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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 22:23

 

 

 

 

 (Jeune Afrique) 07 août 2017 à 19h53 — Mis à jour le 07 août 2017 à 19h54

Par Jules Crétois

 

C’est un rapport pointu et éclairant qu’a rendu le Groupe d’experts sur la Centrafrique au Conseil de sécurité des Nations Unies fin juillet. Il permet de mieux comprendre les multiples violences auxquelles le pays fait de nouveau face depuis plusieurs mois maintenant.

 

Dans son rapport, le groupe d’experts sur la Centrafrique relève qu’un certain nombre de violences récemment observées dans le pays sont liées aux affrontements entre la coalition dirigée par le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), notamment dans l’est du pays. Les combats entre les deux groupes ont débuté aux alentours de novembre 2016, à Bria et se sont vite étendues à Bambari, où l’UPC avait son siège. Bien que que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) ait obtenu d’Ali Darassa, chef de l’UPC, qu’il quitte Bambari, le conflit n’a pas cessé pour autant.

 

Le FPRC pilote une coalition dans laquelle on retrouve entre autres Mahamat Al-Khatim, Abdoulaye Hissène et Zakaria Damane, et dont le but est de regrouper l’ensemble des groupes ex-Séléka, pour, selon les experts, « constituer une entité qui soit en mesure de peser politiquement dans les négociations avec le gouvernement ». Le fait que l’UPC refuse de participer à cette coalition expliquerait en grande partie l’hostilité entre les deux groupes.

 

Des alliances lâches et multiples

 

Mais le rapport remarque que toutes les alliances politiques restent fragiles et sujettes à des revirements réguliers. Ainsi, la quête d’unité autour du FPRC n’est pas sans susciter des tensions au sein de groupes dont des leaders rejoignent la coalition. Si les alliances sont fragiles, elles sont aussi parfois contre-intuitives. L’alliance constituée autour du FPRC n’hésite pas à collaborer avec des antibalakas de manière ponctuelle.

 

Selon les sources des experts, même le leader antibalaka Maxime Mokom, parfois présenté comme un irrédentiste, aurait coordonné son action avec l’alliance du FPRC. Cette coopération n’est pas allée sans provoquer des tensions avec certains ex-Séléka, qui ont pu se sentir visés ou menacés par des discours xénophobes, hostiles aux Peuls ou aux musulmans, tenus par des antibalakas. Les enquêteurs mettent en avant un exemple récent : « À Bria, en avril 2017, les membres du groupe d’autodéfense local […] et les éléments antibalaka […] ont collaboré sous la houlette du FPRC, qui les a aidé à attaquer l’UPC. Les deux groupes se sont par la suite affrontés. »

 

Des armes en provenance de RDC

 

Le rapport est en partie consacré à la question de l’armement des divers groupes. Le trafic, à en croire les experts, va bon train. Ces derniers relèvent que « les armes se vendraient au vu et au su de tout le monde » dans certaines villes, à l’occasion de marchés réguliers. Les ex-Séléka continueraient de s’approvisionner en armes aux frontières avec le Tchad et le Soudan. « En janvier 2017, Abdoulaye Hissène a reçu d’importantes quantités de matériel militaire en provenance de […] la frontière tchadienne », remarquent par exemple les rapporteurs. Et plus loin : « Le FPRC semble également avoir réactivé ses contacts au Soudan du Sud pour acquérir des armes. »

 

Mais les régions frontalières du Tchad et du Soudan ne sont pas les seules zones de trafic. « L’UPC de son côté, continue d’acquérir des armes et des munitions depuis la République démocratique du Congo », assure le document. Les experts précisent : en janvier 2017, 18 000 cartouches auraient voyagé par bateau de Yakoma, en RDC vers Béma, en Centrafrique, que contrôle l’UPC.

 

La coopération des antibalakas avec le FPRC leur a permis d’acquérir des armes conventionnelles type AK-47 et lance-roquettes

 

Ils mettent aussi en exergue les nouvelles sources d’armement des antibalakas, connus pour utiliser un matériel souvent vétuste et des armes artisanales. Leur coopération avec le FPRC « leur a permis d’acquérir des armes conventionnelles, principalement des fusils d’assauts de type AK-47 et des lance-roquettes ». Là encore, c’est près des frontières du pays que le trafic va bon train : en janvier 2017, un chef antibalaka et un général du FPRC se sont procuré des armes – « notamment des munitions pour mortier » – à la frontière avec le Tchad.

 

Le fleuve Oubangui et le port fluvial d’Ouango seraient aussi largement utilisés pour acheminer clandestinement depuis la RDC et la République du Congo, armes et munitions. Les munitions seraient fabriquées par une société à Pointe Noire, au Congo.

 

 

 

Lu pour vous : Centrafrique : des armes vendues « au vu et au su de tout le monde » sur des marchés, selon des experts onusiens

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 00:22

 

 

ENTRETIEN

 

Anicet-Georges Dologuélé : « La Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide »

 

L’ancien candidat à la présidentielle de 2016 estime que les violences s’étendent à cause du manque de gouvernance et de la passivité de la Minusca.

 

Propos recueillis par Cyril Bensimon LE MONDE Le 04.08.2017 à 11h53



Candidat malheureux face à Faustin-Archange Touadéra lors de l’élection présidentielle de 2016 en Centrafrique, Anicet-Georges Dologuélé est inquiet pour son pays. Les violences s’étendent. La mission des Nations unies, la Minusca, est critiquée pour son manque de réactivité face aux groupes armés qui occupent – et souvent martyrisent – quatorze des seize provinces du pays. Pour le patron de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), le premier responsable de cette situation est à chercher au palais présidentiel.

 

Pourquoi la situation ne cesse de se dégrader en Centrafrique ?

 

Anicet-Georges Dologuélé Les groupes armés se rendent compte qu’il n’y a pas de chef. Ils commencent par une petite ville, ils se rendent compte que rien ne se passe. Puis ils en prennent une seconde. Toujours rien. Ils prennent une région. Toujours aucune réponse. Et aujourd’hui, ils contrôlent pratiquement 75 % du territoire, car jamais le gouvernement n’a donné l’impression de s’intéresser à ce qui se passe. Il a abandonné toute cette gestion à la Minusca, mais la Minusca est au service du gouvernement.

 

On a donc ce sentiment qu’il n’y a aucune gouvernance et que l’on peut faire ce que l’on veut. Quand le président Touadéra a pris le pouvoir, il n’y avait pas beaucoup de violences. Aujourd’hui, de nouveaux groupes armés voient le jour, c’est tout de même paradoxal. Alors qu’ils devraient être en train de démobiliser, les groupes recrutent, s’arment au vu et au su de tous. Ils profitent de l’absence totale de leadership, d’autorité, d’organisation.

 

Que devraient faire les autorités ?

 

Au moins montrer qu’il y a un Etat qui s’organise et qui évolue avec la Minusca. Il faut que la Minusca sente que quand il y a un incident quelque part, le président s’implique, des réunions se font, des enquêtes sont lancées. Pour l’instant, ce n’est pas le cas.

 

Quels sont les ressorts des violences actuelles ?

 

C’est l’enrichissement, la conquête des espaces où il y a quelque chose à prendre. Cela peut être du bétail, du diamant, de l’or, du café, mais les groupes armés ne vont que là où il y a quelque chose à prendre. Ce sont des dynamiques économiques qui profitent de l’absence de l’Etat et de la très faible réactivité de la Minusca.

 

Douze mille casques bleus, n’est-ce pas suffisant pour protéger les populations ?

 

Je ne crois pas que leur organisation le permette. J’ai toujours prôné une coopération avec les FACA [Forces armées centrafricaines]. Certes, les FACA ne sont pas armés, mais ils connaissent le terrain, les populations. Envoyer quelques FACA, même en civil, dans chaque ville pour faire du renseignement et prévenir les crises, cela vaut mieux que de laisser ces crises s’installer. Les casques bleus ne parlent pas le sango. Comment vont-ils faire en ne comprenant rien de ce que leur disent les populations ?

 

Quand je rencontre les autorités de la Minusca, je leur dis de travailler avec les locaux, de prendre des gens dans l’armée ou la police centrafricaine pour faire du renseignement. Mais pour l’instant, cela ne fait que commencer timidement. Des soldats ont été formés par l’EUTM [la mission de formation de l’Union européenne], mais les officiers européens se plaignent que l’Etat n’arrive pas à les armer. Il faut croire que trouver 600 armes est très compliqué pour le président Touadéra.

 

Que savez-vous des massacres qui ont eu lieu en mai à Bangassou et de la situation actuelle dans cette ville ?

 

Quand les choses ont commencé à se préparer, les populations, le préfet, les députés ont averti le gouvernement. Ils savaient qu’il fallait aller très vite. C’était un mois avant les massacres. Personne n’a réagi. Je suis incapable de vous dire qui a fait quoi. Lors des discussions sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio en Italie, j’ai entendu les groupes armés dire que ce n’était pas eux. On leur a dit : « Alors si ce n’est pas vous, c’est qui ? » Je ne sais pas qui fait quoi, mais Bangassou a tout résumé : le gouvernement et la Minusca n’ont aucune organisation pour avoir de l’intelligence sur le terrain, quand on leur apporte des informations ils ne les utilisent pas, et une fois que les dégâts se sont produits, il n’y a pas de réponse pour circonscrire durablement ce genre d’événement.

 

Faut-il amnistier les chefs de guerre pour les intégrer au processus politique et ainsi permettre le désarmement des combattants ?

 

Je ne sais pas si c’est la menace de poursuites ou si c’est l’insuffisance de forces en face qui bloque le désarmement. Je pense qu’il faut combiner les deux. De toute façon, il n’y aura jamais de poursuites si on ne les contraint pas par la force. Et même si l’on décrète une amnistie, en quoi cela empêche quelqu’un de continuer de piller des richesses ? L’amnistie n’est pas une solution et elle nous est de toute façon impossible en raison des traités internationaux que nous avons signés. Je pense qu’il faut combiner la force avec la menace de traduction devant les tribunaux.

 

Fin mai, vous avez été accusé de tentative de déstabilisation de l’Etat. Craignez-vous que votre immunité parlementaire soit levée et avez-vous porté plainte contre Joachim Kokaté, le leader anti-balaka qui a enregistré vos propos et que vous accusez de manipulation ?

 

Je n’ai rien fait, alors ça ne me gêne pas que mon immunité soit levée. J’ai porté plainte et je pense que le président Touadéra joue un jeu dangereux. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes dans l’arrière-pays, il est très préoccupé par la préparation de 2021 [année de la prochaine élection présidentielle]. Son seul souci, c’est d’éliminer ses adversaires. Il passe son temps à cela. Il a fait accuser Karim Meckassoua [le président de l’Assemblée nationale] et une marche contre lui est prévue ce vendredi. J’ai porté plainte contre Kokaté, mais c’est le pouvoir qui bloque le procès.

 

Qu’auriez-vous fait de mieux que le président Touadéra en seize mois ?

 

Tout. Cela fait une grande différence quand les gens sentent qu’il y a un chef, que le gouvernement est organisé et s’occupe des problèmes du pays. Être dans l’action plutôt que dans l’inaction, cela fait une très grosse différence.

 

Vous êtes sans concession à son égard…

 

Je suis quelqu’un de très raisonnable. N’importe quel président souhaiterait avoir un opposant comme moi. J’essaye de participer à tout ce qui est positif et d’apporter ma contribution, mais j’ai l’impression de donner à boire à un âne qui n’a pas soif. Le chef de l’Etat ne collabore avec personne. On ne peut pas être dans ma position et se satisfaire de voir chaque jour des gens se faire massacrer. Je suis obligé de le pousser à réagir car la Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide.

 

Vous regrettez d’avoir reconnu votre défaite ?

 

Pas sur le principe, mais j’ai laissé arriver à la tête d’un des pays les plus difficiles au monde quelqu’un qui ne prend jamais de décision. Cela plonge mon pays dans l’abîme, je me sens donc responsable.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/04/anicet-georges-dologuele-la-centrafrique-n-a-qu-un-probleme-le-fauteuil-presidentiel-est-vide_5168674_3212.html#RIiyiJXbGEHoz6oE.99

Lu pour vous : Anicet-Georges Dologuélé : « La Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide »

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 00:20
Centrafrique : Bangui retrouve l’ambiance nocturne

 

 

Centrafrique : Bangui retrouve l’ambiance nocturne

 

PAR RJDH LE 4 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 4 août 2017 (RJDH)–Contrairement aux trois dernières années, l’ambiance nocturne renait petit à petit dans la ville de Bangui, en dépit de l’insécurité dans certains quartiers.  Un constat fait par le RJDH qui a sillonné certains quartiers de la ville de Bangui le weekend dernier.

 

Bangui la coquète tente de renaitre de ses cendres, peu après la grave crise sécuritaire qui a ébranlé son tissu économique et social. La vie reprend timidement mais progressivement comme nous le témoigne ce reportage.

 

Bangui, il est 19 heures temps universelle sur l’avenue Koudoukou, tout proche du commissariat de 5ème arrondissement, des taxis et motocyclistes privées et mercantiles qui   circulent encore. Au bord de la route certaines personnes continuent de vendre leurs marchandises. Anne Kouam-ngale vend du vin de palme. Elle se dit rassurer de la sécurité dans le secteur contrairement au mois de mai 2016 où elle avait décidé de quitter le quartier du fait de l’insécurité pour le site des déplacés.

 

L’ambiance retrouvée est saluée par les commerçants « J’avais jugé que le fait de rester sur le site des déplacés n’est pas une solution. J’ai regagné ma maison depuis plus d’un an et j’ai commencé à faire mes commerces ici au bord de la route. Je sors à 14 heures et  je fini tard vers 20 heures. Avant, les taxis ne prenaient pas cette avenue ce qui faisait qu’à partir de 19 heures, le secteur était vraiment sinistre. Mais depuis ces derniers temps, avec la reprise des taxis sur l’avenue, les gens circulent jusqu’au-delà de 21 heures », a-t-elle témoigné.

 

Pour plusieurs personnes rencontrées sur cet axe, les patrouilles de la Minusca ainsi que celles des forces de l’ordre ont permis de garantir la sécurité dans la zone.

 

De Koudoukou dans le 3e arrondissement, nous sommes à Fatima en allant au quartier Petevo dans le 6ème arrondissement. Il est déjà 20 heures, le secteur est vraiment mouvementé. L’on peut noter des kiosques sur fond de nuisance sonore. Une activité qui génère de revenu pour les jeunes partout juste devant le bar dancing dénommé « Air Force One », situé à 200 mètres de la paroisse Notre Dame de Fatima sur l’avenue de la communauté CEMAC. L’ambiance est au beau fixe, les clients boivent à cœur joie et mettent derrière eux le risque permanent de l’insécurité qui les hantait par le passé. Juste en face, se trouve aussi le bar Chapaga qui est aussi bien rempli du monde ainsi que les mouvements d’aller et venir des taxis et moto qui témoignent la reprise effective.

 

Après son passage sur la piste, Noëlla Monguéngué est satisfaite de retrouver malgré tout sa joie et considère cela comme un pas vers la cohésion sociale. «  Je viens ici tous les weekends, mais ces derniers temps on sent qu’il y’ a l’ambiance. La circulation est fluide au-delà de 22 heures. Or, avant, c’était le désert et la peur. Avec le retour des déplacés, la cohabitation a repris même entre nous ici et les habitants du Km5 », a-t-elle exploité.

 

A 21 heures, nous voici au croisement du 4ème  arrondissement de Bangui. L’ambiance est quasiment la même avec le bar dancing La Verdure «  dit Notre Dame d’en Face pour sa proximité avec la paroisse » Notre Dame D’Afrique. Plus loin au niveau du marché Gobongo, certaines activités se poursuivent encore. Des jeunes vendeurs du pain sont encore là. Un de ces vendeurs dit qu’il vend jusqu’à minuit car selon lui, « l’insécurité n’est pas comme avant ».

 

Lui aussi témoigne que la multiplication des patrouilles des forces nationales et internationales a découragé les malfrats. Cependant, il regrette les cas des braquages encore persistants dans certains coins de Bangui, « Surtout les conducteurs des taxis motos sont souvent victimes de ces braquages. Pour leur sécurité, je leur demande de ne pas circuler au-delà de  certaines heures » a-t-il expliqué.

 

La ville de Bangui avait perdu son ambiance depuis la nuit du 24 mars 2013 marquant l’avènement de la Séléka. Si les tentatives de donner à cette ville sa place qui lui revient à travers les kermesses organisées avec le soutien de la municipalité peine à prendre ses formes, la détermination des banguissois apporte progressivement la capitale à renouer avec les bonnes habitudes dans un contexte où l’intérieur du pays est en proie à la violence.

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 00:18

 

  

                 

 

Accusé de conspiration, d'intelligence avec les groupes rebelles ainsi que de coup d'état par les comités de soutien du Président de la République, le Président de l'assemblée nationale a brillé par son mutisme assourdissant et culpabilisateur et surtout par sa disparition presque fantomatique qu'inquiétante sur la scène politique centrafricaine. En effet, le Président de l'assemblée nationale était en mission officielle en Europe et depuis plus d'un mois, la deuxième personnalité du pays a disparu des écrans radars. Aucune localisation en Europe et aussi en Afrique. Profitant de son absence sur le territoire national, la panoplie des soutiens au Président de la République organisée en collectif a décidé de découdre avec le Président de l'assemblée nationale en occupant l'espace médiatique et en projetant une gigantesque marche pour réclamer son départ ainsi que de la dissolution de son bureau.

 

Dans un communiqué, un des leurs s'est désolidarisé de l'action jugeant que la démarche n'est pas légale. Nous tenons à rappeler que dans ce genre de démarche, il existe un cadre légal pour démettre un Président de l'assemblée nationale et de le traduire devant les tribunaux. Ainsi, pour se conformer à la légalité, nous invitons tous ceux ou celles qui ont un intérêt à emprunter cette unique voie au lieu de perturber impunément l'ordre public. Réveillé de son interminable sommeil, le procureur de la République à travers un communiqué a mis en garde les comités de soutien contre les conséquences de leurs actes. Les griots du Président de la République ont fini par abdiquer malgré eux et continuent quand même de murmurer et de ruminer la haine qui, très certainement se manifestera par d'autres épisodes dignes de téléréalités.

 

Animé par sa traditionnelle curiosité, le citoyen lambda, noyé dans ces manœuvres politiciennes sans lendemain pour le peuple s'interroge : où se trouve actuellement le Président de l'assemblée nationale ? Faut-il lancer un avis de recherche ? Suite aux accusations de coup d'état, s'agit-il d'un exil ? Le procureur de la République retarde- t-il l'ouverture d'une information judiciaire pour éviter que le Président de l'assemblée nationale se constitue Refugié dans un pays tiers ? Cette longue absence conforte t-ils les accusations des soutiens de Touadera ? Les parlementaires ne s'inquiètent-ils pas de la longue absence de leur Président ?

 

Existe-t-il un seuil pour constater la vacance de poste du Président de l'assemblée nationale ? Quel est le vrai mobile des agitations des comités de soutien ? Leur statut juridique leur permet de réclamer le départ du Président de l'assemblée nationale et de son bureau ? Et pourquoi le pouvoir est muet sur les agitations de ses soutiens ? S'agit-il d'un chèque en blanc ou d'un accord tacite ? Le pouvoir est-il le commanditaire de toutes ces manœuvres ? Quel devrait être le sort de quelqu'un d'autre à la place du sieur Kossimatchi ? Notre chère patrie vit un blocage inédit de son histoire par manque de bons diagnostics pour apporter de bons remèdes. Face à ce blocage, deux options prioritaires s'imposent : d'abord le départ du Président de la République et le changement de gouvernement.

 

La première hypothèse c'est à dire le départ du chef de l'état est écarté d'office car elle est chèrement acquise et remettra en cause les efforts consentis par la communauté internationale. L'option la plus plausible reste la mise en place d'un nouveau gouvernement avec un nouveau premier ministre pour insuffler un souffle nouveau. Le Président de la République, incapable de limoger un premier ministre qu'il a lui même nommé et a qui il doit une dette morale conduira les parlementaires à prendre leurs responsabilités devant l'histoire à travers une motion de censure. Il est de notoriété publique qu'à la prochaine rentrée parlementaire le défaillant premier ministre n'échappera certainement pas à une motion de censure.

 

La fois dernière, le maillon faible du système à endormi, enfumé les parlementaires par les vertus du pardon car les centrafricains sont en grandes majorité ancrés dans le respect des principes religieux. Ainsi le premier ministre a tout intérêt à manipuler les comités de soutiens pour destituer le président de l'assemblée nationale et de dissoudre le bureau de l'assemblée nationale afin d'échapper à cette éventuelle motion de censure. Alors il jette tout son dévolu dans ce défi occultant au passage les vrais priorités des centrafricains qui ne se résument qu'à la sécurité et à l'économie. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 04 août 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                            

CENTRAFRIQUE : LA DISPARITION PRESQUE FANTOMATIQUE QU'INQUIÉTANTE DU PRESIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE ET LA HARGNE DE DÉCOUDRE DES COMITÉS DE SOUTIEN DE TOUADERA.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 23:32

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE S.E Catherine Samba Panza, cheffe de Mission d’observation de l’Union africaine au Sénégal échange avec les acteurs impliqués dans le processus électoral

 

https://au.in  August 02, 2017 Press Release

 

Dakar, Sénégal, 31 Juillet 2017 : La Présidente Catherine Samba Panza, cheffe de la Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA) pour les législatives du 30 juillet 2017, a été reçue en audience le 31 juillet 2017 par le chef de l’Etat sénégalais, le Président Macky Sall.


La cheffe de la Mission a indiqué au président sénégalais combien il était important pour l’Union africaine et le Président de la Commission de l’UA S.E Moussa Faki Mahamat, de venir soutenir le peuple sénégalais, qui a une longue tradition de démocratie, dans ce processus électoral.


Le Président Macky Sall a, quant à lui, exprimé sa satisfaction et sa fierté pour le choix porté par l’Union africaine sur la personne de la Présidente Catherine Samba Panza pour diriger la Mission d’observation de l’UA au Sénégal, de par le rôle qu’elle a joué dans la transition de son pays la Centrafrique.


Auparavant, la cheffe de Mission s’était entretenue avant le scrutin par le Ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, qui l’a briefé sur le processus électoral national sénégalais.


La Présidente Catherine Samba Panza a également tenu une série d’entretiens avec différents acteurs impliqués dans le processus électoral, notamment les représentants de l’administration, la Commission électorale nationale autonome (CENA), les partis et coalitions politiques ainsi que des membres de la société civile.


Le jour du scrutin, la cheffe de la Mission d’observation électorale de l’Union africaine, s’est assuré du déploiement des quarante observateurs de l’UA dans les différents bureaux de vote sur le territoire national. Elle a personnellement visité les centres de vote dans les départements de Dakar, Pikine, Guédiawaye et Rufisque, pour s’enquérir des conditions de déroulement du vote. Elle a ainsi pu constater qu’en dépit de quelques dysfonctionnements, les opérations de vote se sont déroulées dans le calme. Elle a également pu noter l’engouement du peuple sénégalais à se rendre aux urnes.

 

La cheffe de Mission d’observation de l’UA a assisté à l’ouverture et la fermeture des bureaux au centre de vote Bibi Ndiaye de Dakar. Elle a également rendu visite à la Plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité, pour échanger sur l’implication des femmes dans le processus électoral.


Le lendemain du scrutin, la présidente Catherine Samba Panza, a eu un entretien avec le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Doudou Ndir avec qui elle a eu un échange fructueux sur le déroulement du vote. Par la suite elle s’est rendue au ministre des Affaires Etrangères, ou elle a été reçue par le Ministre Mankeur Ndiaye, avant de rencontrer l’ancien président sénégalais Me Abdoulaye Wade, tête de liste nationale de la « Coalition Gagnante Wattu Sénégal ».


For further information, Contact:


Coordinator:


Mr. Guy – Cyrille Tapoko, Ag Head Democracy and Electoral Assistance Unit / African Union Commission Tel: +221 775434153, E-mail: Tapokog@africa-union.org
Media contacts:


Esther Azaa Tankou, Head of Information Division, Tel: +221 775428866 /+251 911361185, E-mail: yamboue@africa-union.org / esthertankou@yahoo.com
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Observation du scrutin: Jean Paul Dias descend Catherine Samba-Panza et s’en prend à la presse

 

https://www.senenews.com  Publié le - Mis à jour le 

 

Jean Paul Dias, qui participait ce matin à la conférence de presse tenue par des responsables de Manko Taxawu Senegaal, a tiré à boulets rouge sur la mission d’observation dirigée par Catherine Samba-Panza. Selon le père de Barthélémy Dias, les propos de cette dernière « ne peuvent être crédibles« Dias-père a aussi fustigé le « non-neutralité » de certaines presses.

 

La mission d’observation africaine dirigée par Catherine Samba-Panza avait salué le président de la République pour l’initiative de saisir le Conseil constitutionnel afin de permettre aux citoyens inscrits sur les listes électorales et qui n’ont pas eu leur carte biométrique de la Cedeao, de pouvoir voter.

 

La mission s’est également félicité du déroulement du scrutin, mais n’a pas manqué de déceler les manquements constater sur le processus du vote.

 

Cependant, Manko Taxawu Senegaal continue de contester les résultats provisoires des élections législatives qui placent Benno Bokk Yakaar en tête avec un écart considérable de voix et émet des doutes quant à la crédibilité de de cette mission.

 

« Les propos de Catherine Samba-Panza n’ont pas de crédibilité. Elle a été incapable d’organiser des élections dans son pays. Qu’elle nous dise où est l’argent que lui avait remis Denis Sassou-Nguesso pour son pays et qu’elle a emmené aux Etats-Unis« a pesté monsieur Dias.

 

Jean Paul Dias a aussi pointé du doigt les journalistes. Selon lui, il y a certains patrons de presse qui sont proches du pouvoir et qui véhiculent, via leur personnel, de fausses informations. Il soutient que le taux de participation de 54% annoncé dans la presse est fausse et la quotient électoral n’a pas atteint 45.000 comme l’on relaté certaines maisons de presse.

 

 

Jean Paul Dias taille en pièces Cathérine Samba-Panza et certains patrons de presse

 

http://senego.com  SHARIF NDAO 02/08/2017 À 17:10

 

Jean Paul Dias,  n’a pas raté ni Catherine Samba-Panza qui a dirigé la mission d’observateur de l’Ua, ni certains  patrons et maisons de presse, eux aussi égratignés. C’était ce mercredi en fin de matinée, lors d’une conférence de presse de Manko, au siège du Grand-Parti.

 

A l’en croire,  «les propos de la dame qui a tenu à saluer le président de la République du Sénégal pour avoir saisi le Conseil constitutionnel afin de permettre aux citoyens inscrits sur les listes électorales et qui n’ont pas eu leur carte biométrique de la Cedeao, de voter, n’ont pas de crédibilité.

 

Elle a été incapable d’organiser des élections dans son pays. Qu’elle nous dise où est l’argent que lui avait remis Denis Sassou-Nguesso pour son pays et qu’elle a emmené aux Etats-Unis».

 

La presse n’a pas été oubliée par le patron du Bcg: «il y a certains patrons de presse qui sont proches du pouvoir et qui véhiculent, via leur personnel, de fausses informations. Le taux de participation de 54% annoncé dans la presse est faux et le quotient électoral n’a pas atteint 45.000 comme l’on relaté certaines maisons de presse», exhorte-t-il les journalistes à refuser d’être à la solde de leurs patrons.

 

Lu pour vous : Jean Paul Dias taille en pièces Catherine Samba-Panza et certains patrons de presse
Lu pour vous : Jean Paul Dias taille en pièces Catherine Samba-Panza et certains patrons de presse
Lu pour vous : Jean Paul Dias taille en pièces Catherine Samba-Panza et certains patrons de presse

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 23:30

 

 

 

 

http://www.2m.ma

 

Les corps des 3 casques bleus marocains,  membres du contingent marocain de la Mission Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), seront rapatriés jeudi 3 août au Maroc.

 

Les dépouilles du sergent-chef Mohamed Ait Said,  du caporal-chef Hicham Amahrit et du caporal-chef Zaid Kabouz, qui ont été tués dans les environs de Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, seront inhumés respectivement à Ouarzazate, Sefrou et Errachidia.

 

Les militaires marocains ont péri dans deux embuscades distinctes, survenus à deux jours d’intervalle, tendues par de présumés éléments anti-Balaka.

Les dépouilles des 3 soldats marocains tués en Centrafrique seront rapatriées jeudi au Maroc

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 23:28
Trafic d'armes entres la RCA et les deux Congos
Trafic d'armes entres la RCA et les deux Congos
Trafic d'armes entres la RCA et les deux Congos
Trafic d'armes entres la RCA et les deux Congos

 

 

Trafic d'armes entres la RCA et les deux Congos

 

http://www.dw.com 03.08.2017

 

Bangassou dans le sud-est de la RCA est le théâtre de nombreux affrontements depuis des mois. L'ONU tire la sonnette d'alarme et publie un rapport sur un important trafic d'armes dans la région.

 

La République centrafricaine connait depuis plusieurs mois un regain de violence. Pour l'heure, Bangui, la capitale, semble épargnée. Mais l'épicentre de l'insécurité se trouve à Bangassou, dans le sud-est. C'est dans ce contexte que le groupe d'experts de l'ONU a publié un rapport dans lequel il souligne l'existence d'un important trafic d'armes entre la Centrafrique, la RDC et le Congo-Brazzaville. Selon le rapport, les groups armés centrafricains profitent de la porosité de la frontière de leurs pays pour se procurer des armes

 

Le document cite plusieurs exemples. En janvier de cette année, l'UPC, l'Unité pour la Centrafrique du chef rebelle Ali Darassa, qui contrôle le Sud-Est de la République Centrafricaine, aurait reçu pas moins de 18-000 cartouches en provenance de Yakoma, une ville de la RDC située de l'autre coté du fleuve Oubangui. 

Récemment, en avril, plus de 11.000 cartouches auraient également été retrouvées dans des commerces de Bangassou, le foyer de tension en ce moment. Des faits que confirme Nelson Alusala, chercheur à l'Institut d'Etudes et de Sécurité de Prétoria.

 

Cette prolifération des armes ne surprend pas la Présidente de l'Académie de la Paix et du Développement Durable de Bangui. C'est pourquoi Antoinette Montaigne plaide pour la levée de l'embargo sur les armes imposé en 2013 à son pays.

 

 6.000 cartouches auraient été récemment livrées  aux anti-balaka en provenance de Zongo, localité congolaise située juste en face de Bangui. Plus grave, selon les experts, la République Centrafricaine est devenue une base de recrutement de mercenaires centrafricains pour déstabiliser le Congo voisin.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 23:24
L’ONU rend hommage à la bravoure de l’officier tunisien Khaled Karoui
L’ONU rend hommage à la bravoure de l’officier tunisien Khaled Karoui

 

 

L’ONU rend hommage à la bravoure de l’officier tunisien Khaled Karoui

 

http://www.leconomistemaghrebin.com

 

L’ONU a annoncé que l’officier tunisien Khaled Karoui de la police de la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a reçu, le 27 juillet 2017, un certificat de reconnaissance de la part de Parfait Onanga-Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la Minusca.

 

Le 8 mai 2017, l’officier Khaled Karoui était responsable du transfèrement d’un détenu lorsque le convoi des Casques bleus des Nations unies, dans lequel il se trouvait, fut attaqué par un groupe armé dans les environs de Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine.

 

Dans le feu de l’action, l’officier tunisien a réussi à sauver trois Casques bleus marocains blessés, dont un grave, en les évacuant dans son véhicule, tout en gardant le détenu.

 

«Je ne suis pas un héros. Je suis un officier de police qui, confronté à une situation de danger imminent, a su garder son sang-froid et terminer sa tâche en limitant les dégâts. Je vous remercie pour cet honneur qui dépassera ma personne pour toucher tous les membres du contingent tunisien et mon pays », a déclaré M. Karoui.

Les opérations de maintien de la paix de l’ONU aident les pays déchirés par des conflits à créer les conditions d’un retour à une paix durable.

 

 

L’officier Khaled Karoui décoré en Centrafrique pour son acte de bravoure

 

http://www.businessnews.com.tn

 

Membre de la Minusca (police de la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique), l’officier tunisien, Khaled Karoui est parvenu à sauver plusieurs de ses collègues alors que son convoi était attaqué par des centaines d’hommes en armes. Il s’agissait d’une mission de transport de prisonnier, dans les environs de Bangassou. L’officier a donc reçu un certificat pour son acte de bravoure.

 

« Le 8 mai 2017, nous transférions un détenu (ex CDK) en convoi, nous avons été attaqués par des hommes armés, en ripostant, il y a eu des blessés du contingent marocain. Je n’ai pas pu m’enfuir et leur tourner le dos ! J’ai donc procédé au chargement de trois des blessés sur mon véhicule. Je me suis ensuite enfui, avec le détenu et les blessés vers Bangassou » a-t-il déclaré, avant d’ajouter, ému : « Je suis fier d’avoir sauvé les vies du détenu et des soldats».

 

S.A

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 23:11
Exploitation minière : la RCA signe un accord avec l’Afrique du Sud

 

 

 

  

APA-Bangui (Centrafrique) aoû 03, 2017 à 12:45 - Le ministre des Ressources minières d’Afrique du Sud, Mosebenzi Zwane, en fin de mission ce jeudi en RCA a signé, mercredi soir, avec son hôte centrafricain, Léopold Mboli Fatran, un protocole d’accord visant à renforcer la coopération minière entre les deux pays.

 

Grâce à cet accord signé en présence du chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, la RCA bénéficiera de l’expertise sud-africaine dans le domaine de l’exploitation et de l’exploration minière. Bangui pourra également faire connaissance avec les bonnes pratiques en matière de réforme législative minière tout en renforçant ses capacités en ressources humaines dans le secteur minier.

 

La coopération minière avec l’Afrique du Sud date de l’époque du régime de François Bozizé qui avait pour Premier ministre Faustin Archange Touadéra et Léopold Mboli Fatran comme ministre des Mines.

 

Avant que la RCA ne sombre dans la crise, les Sud-africains avaient des entreprises minières dans le pays comme De Beers qui exploitait le diamant à l’est du pays et là où d’autres implantées dans l’ouest s’investissaient dans l’exploration pétrolière.

 

Du fait de l’insécurité en Centrafrique, beaucoup de zones minières sont encore sous la coupe des bandes armées.

 

 

 

LA RCA ET L’AFRIQUE DU SUD SIGNENT UN PROTOCOLE D’ENTENTE DANS LE DOMAINE D’EXPLOITATION MINIÈRE

 

Source : Présidence RCA


Effectuant sa première visite d’État en Afrique du Sud en tant que Chef d’État de la République centrafricaine, le Président Touadera et sa délégation avaient tenu plusieurs réunions de travail avec le Président Zuma et les ministres importants de son Gouvernement. Ces réunions ont permis aux dirigeants de ces deux pays de travailler ensemble à la promotion de la coopération bilatérale dans les domaines politique, économique, social, sécuritaire, culturel, scientifique, technique et minier. 
 

Joignant l’acte à la parole, une délégation des officiels sud –africains accompagnée de l’Ambassadeur de la RCA en Afrique du Sud André Nzapayèkè et conduite par le ministre des Mines Mosebenzi Zwane est arrivée lundi dernier à Bangui.
 

Au terme de deux jours de travaux qui ont réuni les experts miniers de ces deux pays, il est ressorti des besoins de formation des universitaires et des étudiants centrafricains dans le domaine de la géologie et de la cartographie.


En plus de ce besoin en formation, l’Afrique du Sud a promis de faire le lobbying pour inviter ses entreprises minières à investir en République centrafricaine. A cet effet un forum d’investissement minier sera organisé à Bangui dans les mois à venir.

 
Soulignons au passage la forte implication de leurs excellences Ramalebana, Ambassadeur d’Afrique du Sud en RCA et André Nzapayèkè, Ambassadeur de la RCA en Afrique du sud qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour la tenue de cet évènement historique pour ce pays qui n’a jamais connu l’exploitation industrielle de ses ressources minières 


Le ministre centrafricain des mines Mboli Fratrane et son homologue sud-africain Mosebenzi Zwane ont conclu cette visite de travail hier au palais de la Renaissance à travers la signature d’un protocole d’entente dans le domaine de l’exploitation minière.


Les domaines ciblés sont:


-La Géologie, l'Exploration, l'Exploitation minière, la Transformation et l'Enrichissement des minéraux.


-La formulation de politiques minières afin d'aider la RCA à apprendre et à adopter les meilleures pratiques en particulier en matière de réforme législative et de législation minière.


-La coopération dans les domaines de la gestion de l'environnement, du développement communautaire, de la santé, la sécurité et des mines


-La coopération entre les entités concernées et les institutions des deux pays dans le secteur minier avec une référence spéciale aux institutions de géologie


- Échange d'expertise, de compétences et de renforcement des capacités en ressources humaines dans le secteur minier


-Une initiative de la promotion de l'investissement réciproque


La cérémonie s’est déroulée dans la salle des Ambassadeurs en présence du Président de la République, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 23:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Le peuple centrafricain écarté de débat sur la justice », constate Jeffrey Hawkins

 

 

PAR THIERRY KHONDE LE 3 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 03 Août 2017 (RJDH) – Il est temps pour le peuple centrafricain de s’exprimer sur les questions de DDRR, l’amnistie et les pourparlers de Paix de façon républicaine et pacifique avec un engagement politique. Un souhait qu’a formulé le diplomate américain Jeffrey Hawkins au terme de sa mission diplomatique en Centrafrique.

 

Jeffrey Hawkins, Ambassadeur sortant des Etats-Unis en Centrafrique a fait cette déclaration dans son allocution devant certains membres de la Société civile ce jeudi 03 août 2017 au centre Martin Luther King de l’Ambassade des Etats Unis en Centrafrique.

 

Au moment où la société civile avec la coalition pour la Cour Pénale Internationale se mobilise pour que la voix du peuple soit écoutée sur la question de la lutte contre l’amnistie et l’impunité, Jeffrey enfonce le clou avec cette interpellation de la société civile à aider le peuple à s’exprimer.

 

« Je pense que le moment est venu pour que le peuple centrafricain s’exprime encore. Dans tous les débats qu’on aurait pu avoir sur le DDRR, les pourparlers de Paix avec les groupes armés le peuple a été écarté de tout ce débat-là, je pense qu’il est temps pour ce peuple de s’exprimer de façon républicain et  pacifique avec un engagement politique pour trouver une vraie solution durable », a-t-il dit.

 

Il trouve que le leadership centrafricain devrait d’être à l’écoute des vœux  de ce  peuple meurtri. Il a évoqué l’élan de l’expression qui s’est déclenchée depuis les consultations populaires et le Forum de Bangui, où les centrafricains ont refusé l’impunité en optant pour la justice. « J’ai encore les souvenir de la population du KM5, lors du référendum  constitutionnel, qu’on avait voulu empêcher de voter, mais qui a lutter pour que leurs voix compte.  Aujourd’hui, nous avons des institutions acceptées par tous et qui fonctionnent », a-t-il expliqué.

 

Pour lui, il est de la mission de la société civile d’aider le Gouvernement en donnant les opportunités à la population de s’exprimer de manière pacifique avec un esprit de dialogue constructif en respectant les institutions pour une paix durable.

 

Jeffrey Hawkins est rappelé après avoir succédé à David Brown qui était chargé d’affaire après deux ans de fermeture de l’Ambassade des Etats Unis en Centrafrique avec le déclanchement des violences à Bangui. Il a été le premier Ambassadeur accrédité auprès de la RCA après l’ouverture de leur ambassade. Il a le mérite de beaucoup d’impliquer dans le succès de la table ronde de Bruxelles organisé par l’Union Européenne et le Gouvernement Centrafricain.

 

 

Centrafrique : Le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko réhabilité à plus de 60%

 

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 3 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 03 Juillet 2017 (RJDH)—Les travaux de réhabilitation de la piste de l’aéroport évoluent positivement et niveau d’exécution est de 60% selon Alain Guy Kamegba, directeur général de planification, suivi et évaluation au ministère des Travaux publics lors d’une interview accordée au RJDH à Bangui.

 

Dans le cadre de coopération entre la République Centrafricaine et l’Emir d’Arabie Saoudite, une convention de réhabilitation des infrastructures aéroportuaire a été signée entre ces deux pays. 7 milliards 500 millions de francs est déboursé pour financer les travaux en cours d’exécution. Ces travaux sont lancés à un moment où le tarmac de l’aéroport connait un affaissement avancé, alors que le gouvernement projette faire de cet aéroport d’un standard international.

 

Alain Guy Kamegba indique  que les travaux répondent aux exigences de la structure qui veille sur les aéroports. «  Suite à une inspection de L’OACI, la structure qui gère les aéroports il nous a été demandé de réhabiliter très rapidement notre aéroport qui est la seule porte d’ouverture à l’internationale. C’est ainsi que nous avons bénéficié d’un fond Saoudien  qui consiste a renforcé la chaussée aéronautique de cet aéroport. Les travaux consistent premièrement  au traitement des fissures des couches de base ; il y a aussi l’aspect reprise des balisages » a-t-il précisé.

 

Il a en outre précisé que les travaux ont  déjà atteint 60%   « C’est une entreprise  Sud-africaine, qui a décroché le marché et elle travaille  sous le contrôle d’un bureau d’études  Français Eddy-Sevia, le montant déboursé pour  ses travaux est de 7.500.000.000 Francs et à ce jour les travaux sont à 60% parce que tout ce qui concerne le traitement des fissures, le curage des fossés et d’assainissement de drainage sont déjà finis, nous sommes à l’ultime phase qui est le renforcement de la piste d’atterrissage en béton bituminé »  a-t-il ajouté.

 

Les cadres de la navigation aérienne sont mis à contribution pour leur expertise et le délai d’exécution est de 6 mois. Les travaux s’effectuent entre 18h à 4h du matin et n’empêchent pas les avions d’atterrir ni de décoller le jour.

 

 

Centrafrique : L’insalubrité, une préoccupation oubliée à l’hôpital de l’Amitié à Bangui

 

PAR NOURA OUALOT LE 3 AOÛT 2017

 

BANGUI, 03 aout 2017(RJDH)—L’insalubrité à l’hôpital de l’Amitié est de plus en inquiétante. Cette situation constitue une menace pour la santé des malades et de leurs parents.

 

Il est 10h à Bangui, nous sommes à l’hôpital de l’amitié situé au quartier Fouh dans le 4ème arrondissement. A première vue, l’hôpital est somptueux avec une devanture propre. Les signes de l’insalubrité apparaissent lorsque nous empruntons les couloirs. Un peu partout, des toiles d’araignées. Les murs sont sales ainsi que les persiennes dont beaucoup sont cassées. Au service de la traumatologie, nous rencontrons Adèle qui depuis deux semaines est au chevet de son père. Cette femme d’une trentaine fait le même constat, « l’hôpital est trop sale. L’entretien des salles est nul, les sols ne sont pas bien nettoyés. Les eaux nous envahissent même à l’intérieur pour ne pas parler des toilettes où on n’a même pas envie d’y aller. Ce qui fait que les moustiques nous piquent».

 

En passant derrière la traumatologie, on tombe sur le foyer, là où la nourriture des malades est préparée. Mais, là encore, l’insalubrité est à son comble. L’endroit est envahi par de hautes herbes, ce jusqu’au niveau de la morgue. Nous sommes accueillis par une odeur qui fait vomir malgré tout, les parents des malades sont là pour préparer. Marina, un des parents parle de leur souffrance, « nous respirons avec peine, mais nous sommes obligés de supporter ces odeurs qui proviennent de ces ordures et parfois des produits périmés brulés juste à côté de là où nous dormons et préparons pour nous et les malades ».

 

A côté d’elle, Maryse est assise sur une natte. Elle prépare avec une certaine rapidité parce qu’elle veut vite quitter les lieux.  Pour elle, la santé des malades et de leurs parent est menacée, « l’alentour et même l’intérieur de l’hôpital sont sales. Je fais vite ici pour quitter le foyer à cause de cela. Ici, c’est la santé de tout le monde qui est en danger.  Nous sommes vraiment exposés aux moustiques au risque d’attraper encore des maladies. Je demande au directeur et surtout au chef du service d’assainissement de prendre  leur responsabilité», a lancé Marlyse sur un ton coléreux.

 

A quelques pas du foyer et à gauche, se trouve un groupe de parents des malades. Pour les rejoindre, nous passons entre des tas d’ordure avec le bourdonnement des mouches. Nous sommes obligés de nous boucher le nez. Pour Pierre, un des membres de ce groupe, il faut aménager la place du point d’eau, « en dehors de hautes herbes qui nous  envahissent, je remarque aussi que là où l’on fait les vaisselles et la lessive  n’est pas propre. L’eau, c’est la vie mais aussi un moyen facile pour attraper des maladies, nous supplions le personnel soignant de mettre ces places au propre ».

 

L’insalubrité est l’un des problèmes majeurs de l’hôpital de l’Amitié même si l’on ne semble pas le voir ainsi. Joachin Paterne Témbéti, directeur intérimaire de l’hôpital ainsi que le chef du service d’hygiène n’ont pas souhaité se prononcer sur cette situation qui constitue une menace réelle pour la santé des malades et de tous ceux qui fréquentent cet hôpital qui est le deuxième hôpital en Centrafrique en terme de capacité d’accueil.

 

Inauguré en 1987, cet hôpital est le fruit de la coopération sino-centrafricaine.

 

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