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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 23:56


 

Bria, 20 mars 2015 (RJDH)---Un commerçant au quartier Mandé 1 à Bria, a remis son arme de guerre de marque AK 47 avec deux chargeurs, ce mercredi 18 mars 2015 à la Mairie de Bria, en présence des autorités administratives et la Minusca. Ce geste est intervenu  au moment où se tenait une rencontre à la municipalité de Bria.

 

La Minusca basée à Bria avait lancé un appel à l’endroit des ex-Séléka de venir déposer leurs armes volontairement en attendant le processus de DDR. « C’est ce qui a poussé ce commerçant à se faire désarmer volontairement, pendant la rencontre des autorités administratives et la Minusca à la municipalité », a rapporté une source.

 

Selon nos informations,  ce commerçant était l’un des leaders qui avaient dirigé un incident sur l’aérodrome de la ville de Bria.

 

Une autorité administrative, a souhaité que ce désarmement soit effectivement réel  et volontaire. « J’apprécie cet acte et je demande aux autres de copier son exemple pour que la paix revienne définitivement dans la haute-Kotto », a-t-elle ajouté.

 

C’est la première fois à Bria pour qu’une personne se désarme volontairement. Le 9 février dernier, la Minusca avait mené une opération de déguerpissement des ex-Séléka qui avaient occupé les bâtiments administratifs. /

 

Narcisse Jaubert 

Centrafrique/Bria : Un commerçant a remis volontairement son arme de guerre
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 23:54

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 20 mars 2015 13:22

 

45 policiers en service à la Compagnie de circulation routière dont 11 femmes ont obtenu jeudi leurs attestations de fin de formation après deux semaines de renforcement de capacité. Organisée par le Groupe d'étude en conseil, en entreprise pour le développement (GECED), en partenariat avec la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), l'objectif de ce renforcement de capacité vise à outiller ces forces de sécurité intérieure en déontologie de régulation routière afin d'éviter les nombreux cas d'accidents de circulation régulièrement enregistrés ces derniers temps en République Centrafricaine.  

 
La cérémonie s'est déroulée à l’Ecole Nationale de Police en présence du représentant du ministre de la Sécurité publique et du chef des composantes de la Minusca.

Le président de l'ONG GECED, Jean Christophe Robémbé, initiateur de de cette activité, estime qu'il y a un impératif à recadrer, de nos jours, les agents de police de la circulation routière. « Aujourd'hui, il y a trop d'accidents entrainant des pertes en vies humaines. Il y a la désolation dans les familles. C'est ainsi que nous avons proposé à la Minusca d'aider à travers la formation des agents de police de la circulation routière pour leur permettre de réguler les transports et réduire le taux d'accidents », a-t-il expliqué.


« Il faut essayer d'abord de renforcer la capacité des agents de la police de la circulation routière », a ajouté Jean Christophe Robémbé.


Nadège Bagaza, une  policière ayant pris part aux travaux, se réjouit d'avoir un plus à son actif. Elle promet de mettre au service de la population les acquis de la formation. Elle invite les usagers d'engins, quelle que soit leur marque, à veiller au strict respect des normes qui régissent la circulation dans le pays.


« Nous avons appris la réglementation des circulations, les constats d'accidents et le code de la route. Ce que nous conseillons aux usagers, c'est de respecter les règles élémentaires du code de la route », a-t-elle souligné.


La formation, qui s'est déroulée du  2 au 17 mars à l’Ecole Nationale de Police, est le premier du genre depuis le déclenchement de la crise en Centrafrique. Un autre atelier de ce type est prévu dans les jours qui suivent et concernera les cadres de la gendarmerie nationale.

 
Il faut dire que le 12 septembre 2014, 30 personnes sont mortes et une quarantaine blessées dans un accident de circulation à une centaine de kilomètres de Bangui dans la région de Boali.


Une semaine avant, un accident similaire avait fait 12 morts et une cinquantaine de blessés dans la région de Mbaïki (sud-ouest).


Aujourd'hui, avec la prolifération des taxis-motos dans la capitale centrafricaine, les accidents de circulation routière sont devenus monnaie courante.

Centrafrique : sécurité routière, une préoccupation de l'heure
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 23:51

 

 

20/03/15 (APA)

 

Le gouvernement japonais vient de décider du déblocage d’une enveloppe de 17,3 millions de dollars destinés à l’aide aux réfugiés de la secte islamiste nigériane Boko Haram et de l’insécurité en République centrafricaine, a appris APA jeudi de source officielle.

 

Il s’agit, indique-t-on, d’un geste de solidarité à l’endroit du gouvernement camerounais via les agences du système des Nations Unies en charge des questions humanitaires.

 

Plus spécifiquement, et selon un communiqué publié par l’ambassade nippone à Yaoundé, cette aide «vise les réfugiés et les communautés hôtes ayant des besoins comme l’alimentation et la nutrition, la protection et la résilience des populations dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord».

 

Il est question, insiste le document, de soutenir le gouvernement camerounais dans la fourniture d’une réponse rapide à la population à risque, mais aussi de travailler à la résilience à plus long terme et les objectifs de développement durable.

 

Selon les statistiques disponibles, le Cameroun accueille actuellement sur son sol 554.000 réfugiés centrafricains et 70.000 réfugiés nigérians dont le flot ne cesse de grandir au fil des jours et des exactions de l’autre côté des frontières est et septentrionales.

Cameroun : le Japon débloque 17,3 millions de dollars d‘aide aux réfugiés de Boko Haram et de RCA
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 23:47

 

 

20/03/15 (RFI)

 

Avec nos envoyés spéciaux,

 

A Bangui, les commissariats d'arrondissement rouvrent les uns après les autres. Ce vendredi c'est au tour de celui du 3ème. Dans cet arrondissement, le commissariat se trouve au cœur du marché du Km5. Et les commerçants attendent de pied ferme l'arrivée des policiers qu'ils accueillent à bras ouverts.

 

 « On souhaite la bienvenue à la police. La population ne peut pas être sans sécurité». A l’instar de Fabrice K., les commerçants du kilomètre 5 voit d’un bon œil la réouverture du commissariat. Un symbole du retour de l’Etat dans le quartier que tous attendaient depuis longtemps, explique Moussa Langaba qui habite ici : « Vous savez, le kilomètre 5, ce n’est pas République autonome, le kilomètre 5 fait partie de la RCA. Il faut une autorité de l’Etat : la gendarmerie, la police. Nous, on est là, on est prêt à les accueillir pour travailler avec eux. On a besoin de la police et de la gendarmerie. »

 

Djibril Youssouf est le président des commerçants du quartier : « Savoir rassurer la population et savoir rassurer les commerçants et savoir rassurer nos clients qui viennent payer leur marchandise et de rentrer tranquillement chez eux». Au plus fort de la crise, les commerçants du kilomètre 5 se sont constitués en comité d’autodéfense pour se protéger des incursions extérieures et pour faire la police à l’intérieur du quartier.

 

Mohamed Ali Fadoul est le président du comité d'autodéfense : « On a demandé au ministre de la Sécurité pour nous ouvrir le commissariat, pour amener les policiers aussi. Toute l’autodéfense sont des commerçants. Ils vont les aider ».

 

Reportage de Pierre Pinto dans les rues de Bangui 20/03/2015 - par RFI

RCA : le retour de la police dans les rues de Bangui
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 20:27

 

 

 

19/03/2015 à 17:33 Par Jeune Afrique

 

L'ancien chef de la défunte Séléka cherche à rallier d'anciens soutiens dans la perspective de faire son grand retour en Centrafrique. Sans grand succès.

 

De retour à Cotonou après plusieurs semaines à Nairobi, Michel Djotodia tente de retrouver des soutiens au sein de la défunte Séléka, la coalition dont il fut le chef de 2012 à 2014. Les 8 et 9 mars, il s'est rendu à Lagos pour tenter de convaincre l'un des leaders de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une faction dirigée par le général Ali Darassa.

 

Mais l'insistance de Djotodia, qui a notamment affirmé au cours de l'entrevue bénéficier du soutien de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et même de plusieurs responsables politiques français, n'a pas eu l'effet escompté.

 

Actuellement en position de force, l'UPC, qui aurait obtenu le ralliement de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) d'Abdoulaye Hissène, estime que le passé de l'ancien président est plus un handicap qu'autre chose. Sa coordination politique doit se rendre dans les prochains jours dans les zones contrôlées par l'ex-rébellion afin d'expliquer son projet aux chefs militaires qui l'ont récemment rejointe.

Lu pour vous : Centrafrique : Djotodia cherche des soutiens
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 19:21

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 19/03/15 - L’Association du barreau américain (ABA), une ONG américaine de promotion de l’Etat de droit, opérationnelle dans plus de 60 pays, a démarré à travers son programme « Initiative pour l’Etat de Droit », une série de formations de la société civile centrafricaine sur la participation citoyenne, le plaidoyer et le monitoring.

 

L'objectif est d'aider les participants à doter la République Centrafricaine d'institutions fortes et favoriser une bonne administration de la justice afin d'assurer le développement du pays.

 

Dans le viseur de l'ABA, la nouvelle constitution centrafricaine dont l'avant-projet a été voté par le Conseil National de Transition au mois de février dernier.

 

ABA veut, à travers cette formation, étudier le contenu de la nouvelle constitution avec la société civile pour savoir si elle répond aux aspirations du peuple centrafricain et est susceptible d'apporter la stabilité dans le pays.

 

Cette ONG entend descendre dans l'arrière-pays afin de réveiller la conscience des populations sur leur rôle dans la mise en place des nouvelles institutions en Centrafrique mais surtout leur capacité de s'approprier le processus le électoral en cours dans le pays.

L'Association du barreau américain démarre une formation de la société civile centrafricaine
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 18:54

 

 

Centrafrique /Bria : L'ANE installe les membres du démembrement
 

Bria, 19 mars 2015(RJDH)--Le président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) Dieudonné Kombo Yaya et certains cadres de cette institution ont effectué une mission de travail le mercredi 18 mars 2015 dans la ville de Bria pour la mise en place des membres de l’ANE de ladite localité.

 

« Il était aussi question de sensibiliser les différentes  entités et de les impliquer dans le processus électoral», a dit Dieudonné Kombo Yaya. Une occasion pour lui d'appeler la population de la ville de Bria au sens du civisme, à la dignité et la responsabilité.

 

 Il a par ailleurs relevé que la mise en place des membres de démembrement de l'ANE a été déjà effective à Bangui et  dans bien d'autres  villes de la République Centrafricaine. « Et  c’est le tour de la ville de Bria », a-t-il  souligné.

 

  « La population est bien imprégnée au sujet du démembrement de l’Autorité Nationale des Elections. Le mieux c’est d’être digne et responsable pendant le vote des membres du démembrement », a fait savoir le préfet de la Haute Kotto, Robert Morgode.

 

 Le vote des membres du démembrement de l'ANE  est prévu pour ce vendredi  19 mars. La ville de Bria est la neuvième ville où l'ANE a mis en place les membres du démembrement. /

 

Florentin Gounalahou


 

Centrafrique/Berberati: Une mission du processus de Kimberley séjourne dans la région
 

Berberati, 19 mars 2015(RJDH)- Deux experts angolais ont effectué une mission conjointe avec l’inspecteur central des mines, Jeannot Ndéroumtaté, dans la région ouest de la Centrafrique, le 18 mars dernier. Le but de ce déplacement était de toucher  du doigt la réalité du terrain afin de trouver une solution pour une éventuelle levée de la sanction sur les diamants et or centrafricains.

 

 «Nous voulons d’abord connaitre la réalité du terrain et chercher les voies et moyens pour enlever la sanction sur les diamants et or », a dit  Jeannot Ndéroumtaté,

 

Une occasion pour le 1er citoyen de la ville de Berberati, Albert Eustache Nakombo,  de présenter les conditions de travail dans les chantiers miniers. «La Mambéré-Kadéï reflète les principes de la zone verte, les activités minières évolues en présence des partenaires et non des hommes armés »,  a-t-il précisé.

 

Les artisans miniers se sont réjouis de cette mission. Un sentiment exprimé par Adamou Yacoubou. « Si cette mission pourra aider à  lever l’embargo sur les diamants et or, ça serait une bonne chose », a-t-il suggéré.

 

En réponse à la préoccupation des artisans et celle d’Albert Eustache Nakombo, les deux experts angolais ont déclaré qu’ils sont venus pour faire le constat  et le reste sera apprécié. Ils ont ensuite visité un chantier où les artisans miniers étaient en pleine activité. /

 

Jean Claude Yapongo

 


Centrafrique/Bangui : Deux personnes enlevées par des Anti-Balaka au village de Kouloumadja

 

Bangui, 19 Mars 2015 (RJDH)--La cheffe du village Kouloumadja, situé à 22 kilomètres de Bangui,  a été la cible d'une attaque des Anti-Balaka. Ces derniers ont brûlé trois maisons appartenant à cette autorité communale et ont enlevé deux membres  de sa famille. Des faits confirmés  au RJDH par la victime qui a pu rejoindre la ville de Bangui.

 

Cet incident était survenu du 11 au 12 mars, après une mission effectuée par la Minusca dans ce village. Une opération qui a permis de démanteler les barrières illégales érigées par des Anti-Balaka.

 

« Lors de cette opération, ces Anti-Balaka ont fui pour se réfugier sur les collines environnantes. Après le départ des éléments de la Minusca, Ils sont revenus pour s'en prendre à Mamidou Ramatou, cheffe du quartier Koulamadja, l'accusant d'être une traitresse »,  a témoigné un habitant de ce village joint par le RJDH.

 

Pour se venger, ces hommes en arme ont mis le feu aux trois maisons de l'autorité communale  et ont emporté ses biens. Ils ont aussi enlevé deux personnes de sa famille. L'incendie a  été provoqué au moment où la cheffe du village de Kouloumadja, a été alertée par les habitants et a quitté les lieux pour se réfugier à Bangui.

 

« C’est après mon départ qu’ils ont détruit ma maison et ils ont pris en otage ma mère et mon petit frère. Ils ont demandé une somme de 200 000 FCFA en échange de leur libération», a dit  Mamidou Ramatou. Selon ses propos, la gendarmerie a réussi à mettre la main sur un présumé coupable.

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca tenue mercredi 18 mars,  le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole militaire a confirmé  cette arrestation.  « Un des bandits a été arrêté avec des minutions. Il a été conduit à la gendarmerie pour les interrogatoires (...) »,  a-t-il dit. /

 

Flora Sandrine Mbagna


 

Centrafrique/Bangui : Le Syndicat des magistrats annonce la reprise des activités la semaine prochaine

 

Bangui, 19 mars 2015 ( RJDH)- Après une Assemblée Générale tenue ce jeudi 19 mars, le syndicat des magistrats centrafricains,  décide de suspendre son mouvement de grève. "Cette suspension fait suite à des menaces subies  de la part  du gouvernement et de leurs chefs hiérarchiques", a dit Parfait Yangadia, président de cette structure.

 

Le syndicat  s’abstient, dit  Parfait Yangadia,  de signer  tous les documents  de négociation en cours et compte reprendre le travail  le lundi prochain.

 

« A l’issue de cette Assemblée Générale, les magistrats centrafricains, se sont rendus compte de l’affaiblissement  de leur mouvement, par l’intervention intempestive   de leurs chefs, qui sont les chefs de Cours. Et que des pressions ont été faites sur certains magistrats,  pour tenir des audiences.  Cependant, une partie maintient sa position  de continuer la grève.  Au vu de cette division, le bureau a décidé de suspendre la grève. Et le Syndicat demande aux magistrats de reprendre le travail le lundi prochain », a instruit Parfait Yangadia.

 

Lors de séances de négociation avec le gouvernement, il était question de signer un  document conjoint. Mais à l’issue de cette assemblée générale, « nous avons décidé de ne pas signer un document. Et nous laissons cela à la responsabilité du gouvernement et de nos chefs de cours », a notifié le président du collectif des magistrats.

 

Les magistrats centrafricains ont été encore empêchés de tenir leur Assemblée Générale dans les salles d'audience. Cette rencontre a eu lieu sous les arbres. Les magistrats se sont tenus sur leurs pieds pendant les moments de discussion. «  Nous sommes vraiment surpris du comportement des autorités publiques », s’indigne  le président du Bureau du Syndicat des magistrats centrafricains.

 

L'annonce de la reprise des activités intervient après deux séries de grèves observées  par les magistrats Centrafricains. Ils réclament du gouvernement le paiement de leurs indemnités de responsabilité. Le RJDH n’a pas pu mettre la main sur les autorités du ministère de la Justice pour leurs versions des faits/

 

Annette Maélaine Malabingui.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 18:35

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 19 mars 2015 13:54

 

Le Syndicat national des magistrats centrafricains suspend son mouvement de grève déclenché le 4 mars dernier. La décision de suspension est intervenue au cours de l'assemblée générale tenue ce jeudi à Bangui. La rencontre visait à évaluer la grève de 8 jours qui a pris fin ce 19 mars.


« La grève est suspendue. Le Syndicat, par ma voix, appelle tous les magistrats à reprendre le travail lundi prochain. Nous avons décidé de ne signer aucun document avec le gouvernement. Etant donné que les chefs des Cours qui nous gèrent ont pris fait et cause pour le gouvernement et ont poussé à la reprise, nous ne signons rien mais nous laissons cela à la responsabilité du gouvernement », a indiqué Parfait Rodrigue Yangandja, président du Syndicat national des magistrats centrafricains.


Les activités judiciaires ont repris mercredi à Bangui. La reprise a mis un terme au mouvement de mécontentement. Une audience correctionnelle de flagrants délits et une audience publique du Conseil d’État ont eu lieu au Tribunal de grande instance et au Tribunal administratif de Bangui.


Le ministre d’État en charge de la Justice, Garde des Sceaux, chargé de la réforme et des droits de l'Homme, Aristide Sokambi, se félicite de cette reprise. « Le 14 mars 2014, les chefs des Cours se sont saisis de la question et ont demandé une reprise du travail. De mon retour de voyage, avant la fermeture des bureaux, j'ai fait le tour de tous les services du département. Je me suis rendu compte que la reprise était effective, la plupart des magistrats étaient à leur lieu de travail », a rassuré le ministre Sokambi.


Le membre du gouvernement de la transition promet que le gouvernement de Mahamat Kamoun mène des efforts pour trouver un palliatif à ce problème d'indemnités de responsabilité. Selon le ministre de la Justice centrafricaine, il n'est nullement question pour les hommes en toge de paralyser l'appareil judiciaire. 

« Le gouvernement est tout à fait disposé à régler tous les problèmes possibles. Mais, il ne faut pas non plus qu'on fragilise le gouvernement en bloquant. C'est depuis le 4 mars que cette grève avait été entreprise », a souligné le ministre d’État à la Justice.


Pour le Syndicat national des magistrats centrafricains, cette reprise est faite sous la pression des responsables du département de tutelle.


La grève des magistrats visait à exiger du gouvernement de la transition, le paiement des indemnités de responsabilité dont le décret avait signé par la présidente de transition Catherine Samba-Panza au mois de juillet 2014.

Les magistrats centrafricains suspendent leur grève
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 18:12

 

 

 

19-03-2015 à 15:02 RFI Avec nos envoyés spéciaux, Pierre Pinto, Par Bertrand Haeckler

 

Le quartier de Boy-Rab dans le nord de Bangui est l'un de ceux qui donne le plus de fil à retordre aux forces internationales ainsi qu'à la police et à la gendarmerie centrafricaine. C'est à Boy-Rab qu'une patrouille française et des hommes armés se sont affrontés pendant plusieurs heures lundi 16 mars. Rencontre avec un habitant de ce quartier rongé par le banditisme.

 

A Boy-Rab les armes sont partout et la délinquance est endémique. C'est là souvent que les braqueurs viennent cacher leurs véhicules volés. Les habitants de ce quartier sont les premières victimes de ce banditisme. 

 

Franklin, la quarantaine vit à Boy-Rab depuis toujours. Il y a quelques jours au beau milieu de la nuit, alors qu’il sort de sa maison, ce père de famille tombe nez à nez avec six hommes sur deux motos. Le braquage commence.

 

« Ils m’ont demandé de leur donner la clé de la voiture, je leur ai dit : moi, j’ai vendu ma voiture il y a au moins quatre ans aujourd’hui, je n’ai plus de voiture, je n’ai que ma moto de service. Ils ont dit, ils s’en foutent pas mal de ma moto de service, c’est la voiture qu’ils veulent. Que je leur montre là où j’ai caché le véhicule et que je donne la clé pour qu’ils aillent la récupérer. »

 

Le ton monte, Franklin, 1m90, champion d’arts martiaux prend un coup derrière le crâne.

 

« Là, j’ai réagi. J’ai renversé l’autre par un coup de poing, le deuxième je l’ai atterri, le troisième je l’ai atterri et le quatrième, tenant une kalache, c’est lui qui m’a pointé et j’ai mis les mains en l’air. Il y avait deux dans le noir qui ont donné un coup. Ce coup a permis aux autres de se replier mais celui qui m’a frappé en premier et que j’ai frappé, il est tombé. On l’a ramassé pour le mettre sur la moto et ils sont partis avec. »

 

Franklin s’en tire bien. C’est la première fois que l’on s’en prend à lui dans son quartier mais ce genre d’incident est devenu monnaie courante à Boy-Rab et l’exaspération monte.

 

« Les gens en ont marre ! Ils ne peuvent plus supporter mais ils ne peuvent pas parler parce que quand ils parlent, on va leur donner la mort, c’est ça le problème. C’est pas possible, ça c’est du terrorisme. Ils prennent les gens en otage. Même l'Afghanistan a terminé par la paix, mais pas nous, c’est pas possible... »

 

Chaque soir, il ressent une certaine appréhension à quitter son travail pour rentrer chez lui. Mais pas question pour autant de partir.

 [Reportage] RCA: portrait d'un habitant de Boy-Rab à Bangui
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:53

 


 

Bangui, 19 mars 2015 (RJDH)—Plus de 1500 personnes ont été interpellées parmi lesquelles 283 arrêtées par la Minusca, selon le Commissaire de la Police de la Minusca, Luis Carrilho. Cette structure onusienne multiplie des rencontres pour veiller sur leurs conditions de détention. Ces données ont été rendues publiques mercredi 18 mars lors de la conférence de presse qui a permis à Luis Carrilho de faire le bilan de 6 mois d’opération de la police de la Minusca.

 

Luis Carrilho a aussi indiqué que plusieurs armes, munitions, grenades et stupéfiants ont été saisi dans le cadre des opérations de lutte contre la criminalité. « Des armes blanches ont été récupérées ainsi que des véhicules volés », a-t-il ajouté.

 

« Nous avons obtenu avec le soutien du PNUD un montant qui s’élève à 1.5 million de dollar pour la réhabilitation des commissariats et des brigades ici à Bangui. Et dans le mois de mai à Bouar pour récupérer tous les commissariats », a-t-il spécifié, afin de permettre la reprise effective de l’autorité de l’Etat et des activités de la police et de la gendarmerie nationales.

 

Dans le but de veiller sur les conditions des détenus, plusieurs visites des Officiers des Droits de l’Homme ont été organisées. « Il s’agit particulièrement des visites des cachots, des rencontres de suivi  avec les commandants de brigades et commissaires de polices, le procureur, aussi bien à Bangui qu’en province pour vérifier les conditions de détention afin de voir si elles sont conformes aux lois du pays et aux standards internationaux en matière des droits de la personne », a dit Myriam Dessables, chef de Division Communication publique de la Minusca.

 

« La Minusca a tenu une réunion avec le vice-président de la Commission Loi et Affaires Administratifs du CNT. Les discussions ont porté essentiellement sur l’examen de l’avant-projet de la Cour Pénale Spéciale. Il a été mentionné que l’examen de cet avant-projet serait fixé du  16 au 20 mars 2015 », a ajouté Myriam Dessables sur les affaires judiciaires que soutiennent la Minusca.

 

Selon le chef de Division Communication publique de la Minusca, son institution a entamé une série de formation sur le respect des droits des détenus et la prévention des incidents dans la prison à l’intention des éléments du Bataillon d’Infanterie du Territoire (BIT).

 

« Depuis le 7 mars, le BIT est celui qui assure la sécurité de la Maison Centrale de Ngaragba en remplacement de la garde républicaine. Ces formations visent à renforcer leurs capacités dans la prise en charge efficace  de leur responsabilité dans la prison. Dans la semaine,  30 agents du BIT ont bénéficié de cette formation », a indiqué  Myriam Dessables.

 

Le Minusca continue d’enregistrer les cas de violation des droits humains. Selon Myriam Dessables, trois incidents d’atteinte aux droits de la vie ayant entraînés la mort de trois personnes à Bangui ont été enregistrés./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique : Plus de 1500 personnes interpellées, la Minusca dit veiller sur leurs conditions de détention
Centrafrique : Plus de 1500 personnes interpellées, la Minusca dit veiller sur leurs conditions de détention
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