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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:45

 


 

Bangui, 12 mai 2015 (RJDH)—De son passage à Bangui dans le cadre du Forum inter centrafricain, Jonathan Pednault, représentant de l’Amnesty International livre ses impressions. Il met en garde contre la consécration de l’impunité dans l’accord de Désarment Démobilisation Réinsertion et Rapatriement (DDRR), signé le dimanche dernier, explique les attentes de cette organisation pour la réforme constitutionnelle et encourage les autorités de la transition à persévérer dans la lutte contre l’impunité malgré la pression des groupes armés.

 

Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) : Amnesty International a publié en date du 11 mai 2015, un communiqué de presse relatif  à l’accord sur le désarmement signé par des groupes armés rivaux et le gouvernement de la République centrafricaine.

 

Quelles sont les raisons d’une telle mise en garde ?

 

Jonathan PEDNAULT (J.P) :C’est assez simple. Les accords de désarmement favorisent très souvent une forme d’impunité. Souvent pour obtenir des accords de DDR, on se doit de faire des compromis. Les chefs des groupes armés parviennent parfois à s’en tirer avec des avantages qui sont non négligeables à travers des processus de DDR. Pour l’instant, cela ne semble pas être le cas avec l’Accord qui vient d’être signé durant le forum. Mais, nous tenons à nous rassurer que l’accord de DDRR ne mène pas à des mesures d’impunité et ne permette pas à ceux qui ont commis des crimes graves contre des individus durant la crise, de passer à travers le filet.

 

RJDH : Nous savons que dans cet accord signé entre les groupes armés et le gouvernement, il est clairement interdit dans le cas des combattants étrangers, de rapatrier ceux qui auront commis des crimes en Centrafrique. N’êtes-vous pas satisfait de ces dispositions ?

 

J. P : Il va falloir qu’on s’assure de mettre en place un processus de filtrage, un processus qui va évaluer qui a commis des crimes, qui n’en a pas commis. Pour l’instant, ce n’est pas exactement précis dans l’accord. Donc, ça nous inquiète un peu sur ce plan là. On souhaite s’assurer que des gens qui ont commis des crimes et qui font partie des groupes armés ne puissent pas être rapatriés aussi simplement que ça. Mais surtout, qu’ils soient Centrafricains ou étrangers, que ces gens là répondent de leurs actes devant la justice centrafricaine. On croit que c’est quelque chose d’important et surtout important en vue de la réconciliation entre Centrafricains.

 

RJDH : Dans le dernier paragraphe de ce communiqué, il est dit, « Avant l’ouverture du Forum, Amnesty International avait adressé une lettre aux autorités de transition, faisant valoir que le nouveau projet de Constitution ne devait laisser aucune place à l’impunité et devait inscrire la justice au cœur du processus de réconciliation.

Sentez-vous que cette nouvelle constitution est en train de faire place à l’impunité ?

 

J.P :Il y a un message très clair envoyé par le Forum de Bangui. Les délégués souhaitaient qu’on mette fin à l’impunité et qu’on continue la lutte contre l’impunité. Nous nous inscrivons totalement dans cette démarche. On a pu déjà rencontrer les ministres de la Justice et de la Défense nationale pour faire valoir nos points concernant la réforme constitutionnelle. Pour l’instant, dans le projet de proposition de la Constitution adopté par le CNT en janvier dernier, il y a des mesures qui peuvent permettre la mise en place d’immunités. Les immunités permettent souvent de ne pas poursuivre les personnes devant la justice et elles s’attachent très souvent à des fonctions précises. Nous souhaitons pour nous que ces immunités ne soient pas circonscrites à la personne mais plutôt à la fonction. Lorsque les individus commettent des crimes, il y a donc une responsabilité individuelle. Nous voulons nous assurer s’il y a des clauses très précises dans la constitution, qui permettent à la justice de faire son travail vis-à-vis des officiels, lorsqu’ils commettent un crime et le crime en question tombe sous la responsabilité individuelle.

 

RJDH : Vous avez pris part au nom d’Amnesty International au Forum national de Bangui. Quelle réaction avez-vous à la fin des travaux, hier au Conseil National de Transition ?

 

J.P On n’est assez satisfait. Il y a un signal très fort qui a été lancé par les participants en faveur de la lutte contre l’impunité, en faveur de la continuation de cette lutte contre l’impunité. Ce n’est pas quelque chose de facile. Hier, nous avons vu qu’il y a des groupes armés qui sont mécontents par rapport aux résultats du forum. Nous espérons que le gouvernement va continuer dans sa démarche voir approfondir sa démarche en vue de mettre fin à l’impunité en Centrafrique.

 

RJDH : D’aucuns disent que la manifestation des combattants des groupes armés hier est un échec pour le forum de Bangui. Êtes-vous dans cette logique ?

 

J. P : Pour l’instant, à moins que ces groupes armés représentent la population centrafricaine, ce qui n’est pas le cas. On a néanmoins eu un consensus national assez fort en faveur des recommandations émises par le forum. Je ne crois pas que ça soit un signal de défaite pour le forum. Lorsqu’on parle de la lutte contre l’impunité, il y a forcément des gens qui seront mécontents. L’essentiel est de continuer dans la bonne direction. Je crois que le gouvernement, jusqu’à présent a persévéré dans cette direction et puis ce n’est pas facile. L’on se souviendra de l’arrestation d’Andjilo, (Rodrigue Ngaïbona) et des kidnappings, le gouvernement aurait pu reculer mais ne l’a pas fait et est resté sur ses positions, on croit que c’est la bonne chose à faire. Nous espérons que le gouvernement et la population vont continuer à mettre en œuvre des actions qui permettront de mettre fin à l’impunité en RCA.

 

Jonathan Pednault, merci !

 

Zamane, merci !

 

Propos recueillis par Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique: Manifestation à la fin du Forum : « Je ne crois pas que ça soit un signal de défaite ", selon Jonathan Pednault d'Amnesty International
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Centrafrique-Presse.com
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:51

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  mercredi 13 mai 2015 12:19

 

Le président du présidium du Forum national de Bangui, Pr Abdoulaye Bathily se félicite du déroulement de la rencontre inter-centrafricain et appelle toutes les parties concernées à un suivi scrupuleux de l'application des conclusions et autres recommandations pour une sortie définitive de la crise.


« J'ai été particulièrement impressionné par le niveau de maturité de nos concitoyens centrafricains parce que ces propositions sont audacieuses et les problématiques sont partout les mêmes. Aujourd'hui, on a abouti à des conclusions très importantes. Notre vœu le plus cher, c'est que ces propositions et recommandations soient appliquées de bout en bout par tous », a indiqué Abdoulaye Bathily.


Pour le président du présidium, « le Forum national de Bangui a été l’occasion d’une rencontre entre les victimes et les bourreaux à différents niveaux. Chose jamais faite lors des précédents fora. Un pas exceptionnel, un pas de grande portée pour l’histoire de la République Centrafricaine ».


Aux organisateurs des soubresauts ou de manifestations en contradiction avec le processus de paix engagé, le Pr Abdoulaye Bathily demande de penser aux victimes de la crise. « Nous avons la conviction qu'avec le souci de responsabilités qui guident les uns et les autres, très rapidement, ces soubresauts, ces contrecoups vont s'apaiser, parce que ceux qui organisent ce type de mouvement doivent penser à ces centaines de victimes qui, en ce début de saison de pluies n'ont pas où aller, n'ont pas d'abris. Pensez à ces concitoyens par centaines de milliers qui sont encore dans les camps de réfugiés, leur pitié tout comme la compassion doit habiter nos cœurs », a-t-il mentionné.

Le Pr Bathily a également proposé la mise en place d’un comité consensuel de suivi périodique de toutes les conclusions et recommandations du Forum national de Bangui considéré comme un signal fort de stabilité donné par les Centrafricains.

« La balle est désormais dans le camp du gouvernement de transition qui devra défendre les différentes conclusions et recommandations de ces travaux le 26 mai prochain à Bruxelles en Belgique, devant les partenaires du pays », a expliqué le Professeur.

Abdoulaye Bathily appelle à l'application des recommandations du Forum inter-centrafricain de Bangui
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:23

 

 

 

Par RFI 13/05/15

 

La situation est quasiment revenue à la normale mardi 12 mai dans la capitale centrafricaine, après le coup de colère de certains anti-balakas et ex-Seleka lundi. Mais la manifestation de colère qui a terni la cérémonie de clôture du Forum de Bangui a vu une première : l'alliance, face aux autorités de transition, d'éléments anti-balaka et ex-Seleka. Les ennemis d'hier sont côte à côte pour faire prévaloir des préoccupations communes.

 

Le trafic a repris mardi place de la Réconciliation à Bangui et les motos taxis ont de nouveau chargé leurs clients. Les commerces étaient ouverts au marché du kilomètre 5. Un barrage a été installé par des jeunes en milieu de matinée à l'entrée du marché combattant, mais deux heures plus tard, un fort déploiement de casques bleus de la Minusca le démantelait.

 

Retour au calme, donc, et les leaders anti-balaka assurent qu'ils ont joué un rôle dans cet apaisement. Sébastien Wenezoui, le numéro 2 de la coordination anti-balaka affirme que des officiers ont fait le tour des troupes pour dissuader les velléités de manifestation. Il lance un message d'apaisement : « Le message que je donne aux éléments anti-balaka, c’est de se calmer au maximum, d’observer le silence et d’approuver le résultat de ce Forum. Ca ne sert à rien de revendiquer leurs droits par la force ou par des manifestations. »

 

Sébastien Wenezoui confirme par ailleurs que lundi les éléments anti-balaka qui ont manifesté leur colère étaient bien aux côtés d'ex-rebelles Seleka. C'est donc une coalition inattendue qui s'est formée pour protester contre les conclusions du Forum de Bangui. Composé d'éléments des deux camps, ce rassemblement les a réunis notamment pour demander la libération de leurs compagnons actuellement en détention. « On a des intérêts communs avec les ex-Seleka, a expliqué à RFI un chef anti-balaka. Certains m'ont même appelé ce matin pour me demander des conseils. »

Bangui: retour au calme après les violences d’une coalition inattendue
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:11

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique)13/05/15 - Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), le général Babacar Gaye, a appelé la communauté internationale à se remobiliser autour de la République centrafricaine qui est sur le chemin de la paix.

 

Dans son allocution à la clôture, lundi après-midi, du forum national de réconciliation, le général Gaye s'est réjoui de l'accord sur le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (DDR), signé en marge du forum, par le gouvernement et les groupes armés.

 

˜'C'est un pas supplémentaire en direction de la paix'', a-t-il dit, soulignant que le pacte républicain pour la paix et la reconstruction élaboré par les participants au forum est important pour la paix.

 

Pour sa part, le représentant du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UICEF), Mohamed Malick Fall, a déclaré que ˜'les enfants centrafricains ont soif de vivre comme les autres enfants du monde et doivent aller à l'école''.

 

''Ils veulent la paix'', a-t-il martelé, soulignant que ''l'enfant a sa place dans sa famille, sa communauté et non dans les groupes armés''.

 

Selon le représentant de l'Unicef, l'engagement des groupes armés de libérer les enfants enrôlés dans leurs effectifs et de plus en enrôler dans leurs rangs est « un engagement majeur, fondateur pour la paix''.

 

˜'La communauté internationale tout comme le Fonds des Nations unis pour l'enfance s'engage à prendre les mesures qui s'imposent pour soutenir l'application de cet accord pour que les enfants retrouvent leurs familles et reprennent le cours normal de la vie'', a-t-il ajouté.

 

Ouvert le 5 mai dernier, le forum national de réconciliation a connu une fin plutôt tumultueuse, lundi après-midi à Bangui, à cause des manifestations organisées dans la ville, par les Anti balakas et les ex sélékas, pour protester contre le fait que les assises n'aient pas prononcé d'amnistie en leur faveur.

 

Le forum a préconisé l'impunité à l'égard des auteurs des violences qui continuent à secouer le pays plutôt que l'amnistie des Anti balakas et des ex Sélékas.

 

Celle-ci était la principale revendication des groupes armés chrétiens et musulmans qui se sont affrontés durant la crise centrafricaine, contraignant à l'errance et à l'exil des milliers de citoyens centrafricains.

Forum national de Bangui: L'ONU appelle à une remobilisation autour de la Centrafrique
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:07

 

 

 

13/05/15 (APA)

 

La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini Zuma, se félicite des résultats ‘’encourageants » auxquels sont parvenus les participants au Forum national de Bangui, et exhorte l’ensemble des acteurs concernés et le peuple centrafricain à s’approprier les résultats de ce conclave qui s’est tenu du 4 au 11 mai derniers dans la capitale centrafricaine.

 

Invitant les Centrafricains à veiller à leur mise en œuvre effective, Mme Zuma note avec satisfaction l’adoption, par l’ensemble des acteurs centrafricains, du Pacte républicain pour la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction en République centrafricaine (RCA), ainsi que la signature entre le Gouvernement de transition et les différents groupes armés d’un Accord sur le désarmement, la démobilisation, la réinsertion et le rapatriement (DDRR).

 

Soulignant que la ‘’participation active » des acteurs centrafricains au Forum constitue un signe particulièrement ‘’encourageant pour l’avenir », Mme Zuma salue ‘’l'engagement et la détermination » de la chef de l’Etat de la Transition, Catherine Samba-Panza, à promouvoir le dialogue et la concertation en dépit des contraintes matérielles et des obstacles rencontrés.

 

Réaffirmant la nécessité d’un ‘’engagement continu et renforcé » de la communauté internationale aux côtes de la RCA, elle exhorte les Etats membres de l’UA et les partenaires internationaux à apporter à la RCA tout le soutien nécessaire pour consolider les ‘’importants » acquis enregistrés sur la voie de la paix, de la réconciliation et du relèvement.

L’UA exhorte les Centrafricains à s’approprier les résultats du Forum de Bangui
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 23:32

 

 

 

Par LEXPRESS.fr , 11/05/2015 à 19:26


Des chercheurs ont découvert que la molécule ne permettait pas uniquement de lutter contre les troubles érectiles. En augmentant la rigidité des globules rouges, les petites pilules rouges permettraient de bloquer la transmission du paludisme.

 

C'est une découverte assez inattendue. Des chercheurs ont mis en avant la possibilité de lutter contre le paludisme grâce au Viagra. La petite pilule bleue utilisée pour les problèmes d'érection permettrait en effet également de bloquer la transmission du parasite Plasmodium falciparum, responsable du paludisme, en rendant plus rigides les globules rouges infectés. 

 

"Cette molécule, à la dose habituellement administrée, a le potentiel d'augmenter la rigidité des formes sexuées du parasite et ainsi de favoriser l'élimination des globules rouges parasités par la rate", explique le CNRS dont les chercheurs, associés à des scientifiques de l'Inserm et de l'Université Paris Descartes - à l'Institut Cochin - et de l'Institut Pasteur, en collaboration avec une équipe de la London School of Tropical Medicine and Hygiene, sont à l'origine de la découverte.  

 

"Encore loin d'une recommandation d'utilisation"

 

"Modifier le principe actif du Viagra pour éviter son effet érectile, ou tester des molécules similaires dépourvues de cet effet secondaire pourrait déboucher sur un traitement contre la transmission du parasite de l'homme au moustique", poursuit le CNRS. Un espoir alors que 500 000 personnes meurent chaque année dans le monde des suites du paludisme, selon l'Organisation mondiale de la santé.  

 

Mais attention, ces résultats sont le fruit d'une étude in vitro, qui n'a pas encore été testée directement sur l'homme. "Nous sommes encore loin d'une recommandation d'utilisation du Viagra à tout-va pour enrayer le paludisme", commente ainsi dans Le Temps Hans-Peter Beck, professeur de parasitologie à l'Institut tropical et de santé publique suisse, à Bâle, centre de référence dans les recherches sur le paludisme. Façon d'encourager le grand public à ne pas recourir à l'automédication dans ce but. Pour l'instant en tout cas.  

 

Pilule miracle?

 

Ce n'est pas la première fois que des propriétés du Viagra sont utilisées à d'autres fins que la lutte contre les troubles érectiles. En 2013, une étude réalisée par des chercheurs américains a mis en avant la possibilité grâce aux petites pilules bleues de soulager les maux de ventres liés aux règles. La même année, des scientifiques de l'université de Bonn ont cette fois démontré que le Viagra favorise l'élimination des graisses superflues chez les hommes.

 


 http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/le-viagra-pourrait-permettre-d-eradiquer-le-paludisme_1678982.html#XL2DUm0s0XOFFHZK.99

 

 

Lu pour vous : Le Viagra pourrait permettre d'éradiquer le paludisme
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 21:39

 

 

 

L'Accord de DDRR signé au Forum de Bangui
L'Accord de DDRR signé au Forum de Bangui
L'Accord de DDRR signé au Forum de Bangui
L'Accord de DDRR signé au Forum de Bangui
L'Accord de DDRR signé au Forum de Bangui
L'Accord de DDRR signé au Forum de Bangui
L'Accord de DDRR signé au Forum de Bangui
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 20:47

 

 

Le Figaro 12/05/2015 à 17:31

 

Le scrutin prévu cet été est impossible à tenir en raison du manque d'organisation et de l'insécurité persistante.

 

L'élection présidentielle en Centrafrique n'aura pas lieu cet été comme il était prévu. Ce report annoncé est tout sauf une surprise tant le manque de préparation rendait l'opération improbable. L'Autorité nationale des élections (ANE) dans un rapport publié soulignait dimanche que l'organisation d'élections d'ici à juillet était impossible, en raison du manque de matériel électoral et de la persistance de l'insécurité.

 

Le Forum de Bangui, une conférence de six cents délégués devant proposer au pays une sortie de crise, a entériné lundi soir cette impréparation et a appelé donc les présidents de la région à repousser le scrutin. Sauf grosse surprise, les chefs d'État africains devraient accepter. Même si Denis Sassou Nguesso, président congolais et médiateur en Centrafrique, avait insisté sur la nécessité de respecter les délais, ils n'ont guère le choix. Reste que la communauté internationale, qui a fait de l'élection une priorité, a peu apprécié ce retard. Le vote, un temps envisagé, certes de manière très optimiste, en février, avait déjà été repoussé une première fois. «On a le sentiment que les autorités ne font pas leur maximum pour que le scrutin se tienne», euphémise un observateur qui soupçonne désormais le gouvernement de vouloir prolonger la transition pour se maintenir au pouvoir.

 

La présidente par intérim sous pression

 

En coulisses, plusieurs pays, et notamment la France, ont donc accentué la pression sur Bangui et sur la présidente Catherine Samba Panza. Avec un certain succès. En clôture du forum, elle a affirmé «ces élections devraient se tenir au plus tard d'ici la fin de l'année 2015». Une date butoir exigée par Paris et plusieurs autres capitales. Elles auraient laissé entendre à la présidente par intérim qu'un nouveau report du scrutin entraînerait sans doute un changement à la tête de la transition et donc sa démission.

 

La réunion de Bangui devaient être aussi l'occasion pour les milices antibalaka et les ex-Séléka, qui avaient mis le pays à feu et à sang, de désarmer. Officiellement, un accord en ce sens a été signé. Le texte assure que «les combattants de tous les groupes armés acceptent et s'engagent à mettre une fin définitive aux conflits armés en République centrafricaine». Il prévoit un processus d'aide au désarmement et à la démobilisation (DDR) et la création d'un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre. Mais beaucoup doutent des chances de réussite de cet accord. Les signataires, tant d'un côté que de l'autre, sont en effet très loin de représenter tous les combattants. L'encre n'était pas sèche que les combattants mécontents déclenchaient une brève fusillade dans la capitale. «Dans cette négociation, tout n'est pas parfait. Mais l'essentiel est qu'un dialogue s'amorce. C'est l'unique solution pour ramener la paix en Centrafrique», analysait un diplomate.

Lu pour vous : La Centrafrique s'achemine vers un nouveau report de la présidentielle
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 20:26

 

 

 

Q: Monsieur le Professeur, le Forum national de Bangui est fini. Quelles sont vos impressions ?

 

GMN : Vous voulez dire le Forum de Samba Panza ? Un véritable hold-up transitionnel. Un coup de force contre la volonté de la majorité du peuple centrafricain. Un concentré de tous les mauvais ingrédients du passé. Samba Panza n’a tiré aucune leçon du passé.

 

Q : Vraiment ?

 

GMN : En effet. Ce fut le Forum de tous les dangers comme je l’avais prédit plusieurs mois à l’avance. Finalement un Forum caporalisé, orienté vers un seul objectif : le maintien d’une personne incompétente à la tête d’une Transition sans fin, une Transition qui ne rendra jamais compte  au peuple centrafricain et à la Communauté Internationale qui nous porte à bout de bras depuis plusieurs années. Une Transition faite de détournements de fonds publics, de corruption à grande échelle et d’absence totale de vision politique. Une transition fermée au dialogue, fermée à l’assistance aux personnes vulnérables et violentées par cette grave crise de notre histoire. Une transition qui n’a jamais ramené la paix ni restauré l’autorité de l’Etat comme mission à elle assignée par la feuille de route. Que c’est triste.

 

Q : Forum de Samba Panza dites-vous ?

 

GMN : Oui. Experte en manipulations, elle a mis ses hommes et femmes à tous les niveaux d’organisation et d’encadrement du Forum. Pour les autres collabos, l’argent a été d’un grand secours.

 

Q : Vous êtes sévère. Ce Forum a atteint ses objectifs, à savoir réunir des délégués de tout le pays.

 

GMN : Nous avons eu à écouter quelques témoignages du drame Rwandais. Sur plus d’une heure et demie. Par contre, aucun témoignage des centrafricains sur leurs propres tragédies. Au mieux, il nous est accordé trois maigres minutes par intervention pour parler de tout, sauf de la transition et des drames vécus. La parole libère, dit-on. Les délégués à ce Forum retournent chez eux sans être entendus, frustrés, la rage au cœur, incapables de se débarrasser de ce qu’ils ont refoulé pendant ces deux dernières années. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge

 

Q.  Selon vous ce Forum est un échec ?

 

GMN : Je l’avais déjà dit: prolonger la transition avec Samba Panza, sans un instrument de contrôle de celle-ci serait une prime à l’échec. En aucun cas le Forum n’a daigné sanctionner l’incapacité de Samba Panza à ramener la paix et la sécurité et à organiser les élections. On lui a donné un chèque en blanc. Encore une fois, une troisième transition de CSP est un mauvais signal en direction de la Communauté Internationale aussi bien que les populations de Centrafrique. Hélas, c’est compter sans la cupidité d’une partie de nos leaders politiques et d’opinions et autres personnalités à la recherche d’un rôle politique à l’échelle nationale.

 

Q. Que dites-vous de l’absence du Médiateur Sassou Nguesso à la cérémonie de clôture ?

 

GMN : Le Président Sassou est un grand ami du Centrafrique. Il a beaucoup donné de son temps et de son assistance personnelle pour la paix et le retour à la stabilité dans notre pays. Ne l’oubliez jamais. Alors que nous étions terrassés par la folie meurtrière Sélékiste début 2013, il fut le seul à nous voler au secours avec une aide substantielle de plus de 25 milliards de FCFA pour payer les salaires et remettre notre administration  debout. Qui d’autre pouvait faire autant ? La France ? La Banque Mondiale ? J’en doute.

 

Q : Vous n’avez pas répondu à ma question. Pourquoi selon vous Sassou est absent ce 11 mai ?

 

GMN : De sa part, comme de celle des autres Chefs d’Etat de la CEMAC et la CEEAC, il y a probablement de la lassitude face à notre incapacité à nous entendre sur des questions d’intérêt général. Par ailleurs, le Congo, pays frère, a aussi besoin de son Président, à temps plein. En tout cas, l’absence de Sassou, notre parrain, à la cérémonie de clôture sonne comme notre échec à nous tous. 

 

Q : Un accord a été signé par les antibalakas et ex-sélékas. Qu’en dites-vous ?

 

GMN : C’est l’un des résultats positifs de cette rencontre. Chaque fois que des frères ennemis font la paix, il y a espoir. En attendant, ceux-ci demandent le départ de Samba Panza, qui n’écoute personne, sauf son ego. La paix n’est donc pas pour demain.

 

Q : D’autres résultats positifs ?

 

GMN : Oui, la commission gouvernance a émis des idées très constructives pour une meilleure gestion des biens publics dans l’intérêt du plus grand nombre de citoyens.  J’ai particulièrement apprécié les propositions en faveur des minorités y compris l’instauration de fêtes religieuses musulmanes. Si celles-ci sont adoptées par le gouvernement, nous aurions fait un grand pas vers l’égalité confessionnelle et la justice sociale. Cependant, les actions en faveur des victimes de la crise me paraissent en deçà de leurs attentes. Nous devons nous engager à secourir massivement et efficacement nos frères et sœurs qui souffrent gravement de cette crise ; que ça soit les déplacés internes comme les réfugiés dans les pays voisins, les victimes d’agressions sexuelles, les personnes traumatisées, etc…Il ne faut pas tout attendre de l’extérieur.

 

INTERVIEW REALISEE LE 12 MAI 2015 PAR SYLVESTRE SOKAMBI

Forum de Bangui : Réaction du Pr Gaston Nguérékata
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 18:11

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 12 mai 2015 13:57

 

Le gouvernement de transition a dénoncé ce mardi les manifestations qui ont éclaté hier devant le siège du Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire) à la clôture du Forum national de Bangui. Le ministre de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karmou, qualifie les auteurs de ces actes de groupe de jeunes manipulés par des individus connus par les services de police et de gendarmerie. « Ces personnes sont connues. Les dispositions sont prises par mon département, elles seront interpellées afin de rendre compte. Je tiens à rappeler qu'après le Forum de Bangui, il y aura zéro tolérance », a rassuré Nicaise Samedi Karnou.

« Je tiens ici à informer le peuple centrafricain qu'il y a un groupuscule d'individus qui avait une autre vision de déstabilisation des institutions de la République. Ne l'ayant pas obtenu au Forum national de Bangui, (…) ces individus ont opté pour une manipulation d'une frange des jeunes. Ils ont acheté les drogues, les ont distribués pour pouvoir semer dans leur tête un comportement déshonorant au moment où,  l'ensemble de la communauté internationale s'est engagé d'aider le peuple centrafricain, enfin avec la ferme volonté des groupes armés des ex-Séléka, des ex-Antibalaka qui, aujourd'hui,  sont acceptés comme partie intégrante dans l'accord de DDR pour servir la nation », a expliqué le membre du gouvernement de transition.

Le ministre Karnou appelle par ailleurs la population de la capitale au calme et à la vigilance. Il affirme que les auteurs de cet acte sont décelés par son département. « La police, la gendarmerie, avec les forces internationales, sont à pied d’œuvre pour pouvoir assurer leur sécurité. Je leur demande de contribuer efficacement, d'accepter nos éléments de police, de gendarmerie et les forces internationales, de les appuyer afin que nous puissions leur donner la chance de vivre en paix », a averti le ministre.


Accusé d’être l'instigateur des troubles d'hier, le lieutenant Yvon Konaté des Antibalaka, qui n'a pas voulu se prononcer sur la question, dit ne pas se reconnaitre  dans les accusations.


De son côté, l’UFDR Fondamentale du général Abdelkader Kalil, justifie les manifestations d’hier devant le siège du CNT par une expression de frustrations de la part des ex-combattants Séléka. Les manifestants avaient été présentés comme des éléments proches de la branche de l’UFDR Fondamentale que dirige aujourd’hui l'ex-officier Séléka.


Pour Abdelkader Kalil, les autorités de transition n’ont pas reconnu leurs efforts d’intégration dans le processus de la paix en les écartant de la signature de l’accord du DDRR obtenue en marge du Forum de Bangui.


« Au niveau de l'UFDR Fondamentale, nous avons saisi le gouvernement et l'opinion internationale qui nous ont confirmé que nous devons entrer dans le processus DDRR. Or, des individus qui hier, ont roulé l'ex-président Michel Djotodia dans la farine, l'incitant à torturer le peuple centrafricain, ont créé d'autres mouvements pour tromper la vigilance du gouvernement. S'il y a des ennemis de la paix qui veulent tromper le gouvernement, il appartient au gouvernement de prendre ses responsabilités. En tout cas, cela ne change rien dans nos actions. Je demande aux militants de l'UFDR Fondamentale de garder leur calme », a déclaré Abdelkader Kalil dans une interview exclusive accordée mardi à RNL.


Hier, la clôture du Forum de Bangui a été entachée de crépitements d'armes. Près de 300 manifestants se sont rassemblés devant le CNT pour réclamer la démission de Catherine Samba-Panza et exiger la libération des Séléka et Antibalaka arrêtés.

Des explosions de grenades et des tirs à l'arme automatique ont été entendus. Les Casques bleus de la Minusca ont effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants. Une situation qui a créé la panique, ralentissant du coup la circulation sur l'avenue de l'indépendance, principal artère menant du point zéro au Pk12 à la sortie nord de Bangui.


Mardi matin, la situation semble se rétablir et les véhicules de transports en commun ont commencé à emprunter cet axe.

Manifestation devant le CNT : le gouvernement évoque une manipulation
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