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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 22:37

 

 

 

 

27/09/2017 (AFP)

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a estimé mercredi que parler de génocide en Centrafrique, terme employé fin août par le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires de l'époque, n'est pas "justifié".

 

"Génocide, nous pensons que ce n'est pas très justifié", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse à Genève, en marge de la 36e session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.


"Parler dans cette étape de génocide, nous pensons que c'était trop avancé", a-t-il dit, en réponse à une question sur les propos tenus en août par celui qui était encore alors secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien. Il a depuis été remplacé.


"Les signes avant-coureurs de génocide sont là", avait déclaré ce responsable onusien en rendant compte lors d'une réunion à l'ONU de récents voyages menés en Centrafrique et en République démocratique du Congo.

 

M. Touadéra a expliqué que ces propos avaient été tenus par M. O'Brien après une visite dans son pays, où il avait visité la ville de Bangassou (sud-est), "où il y avait effectivement des violences, surtout intercommunautaires".


"Génocide pour nous c'est un mot très fort", a jugé le président centrafricain.
"Des gens de même ethnie se trouvent de part et d'autre dans les communautés qui se battent", a-t-il ajouté.

 

Le conflit en Centrafrique a commencé avec le renversement en 2013 de l'ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens.


La quinzaine de groupes armés recensés en Centrafrique se battent aujourd'hui pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...).

 

Devant le Conseil des droits de l'Homme, le président centrafricain a souligné que "la situation sécuritaire et humanitaire demeure fragile" en Centrafrique et a affirmé sa volonté de mettre fin à l'impunité.


Il a également assuré, devant les médias, que la Cour pénale spéciale, créée légalement en 2015 et qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, sera "très bientôt opérationnelle", "d'ici la fin de l'année".

Centrafrique: parler de génocide n'est pas "justifié", selon le président Touadéra

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 22:33
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : la Société Civile projette une journée nationale de deuil suite aux violences de Bocaranga.

 

PAR NOURA OUALOT LE 27 SEPTEMBRE 2017

 

Bangui, 27 septembre 2017(RJDH)— Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise centrafricaine (GTSC) projette décréter une journée de deuil national en mémoire des victimes de violences dans la Nana-Mambéré et Ouham Pendé. Cette déclaration a été faite ce matin à Bangui.

 

Pour le groupe de travail de la Société civile sur la crise centrafricaine, le gouvernement et la Minusca sont les principaux responsables qui ont endeuillé la ville de Bocaranga, « face à ces violences, nous avons remarqué une passivité de la Minusca, l’inaction du gouvernement qui n’a même pas tenu un discours condamnant les exactions ni adressé un discours de condoléances aux familles endeuillées. Le silence fort et inquiétant des parlementaires censés défendre les populations en détresse. Si on n’y prend pas garde les violences vont atteindre la Mambéré-Kadéi.  Nous tenons pour responsables le gouvernement et la Minusca des morts de nos citoyens centrafricains lâchement abattus par des terroristes déguisés », a expliqué Paul Crescent Beninga porte-parole par intérim du groupe de travail.

 

La société civile penche pour une journée nationale de deuil en mémoire des personnes tombées lors de ces évènements, « ainsi, nous allons décréter dans un bref délai une journée nationale de deuil sur toute l’étendue du territoire en la mémoire de nos compatriotes assassinés notamment ceux de Bocaranga ».

 

L’attaque de Bocaranga a été aussi condamnée par le coordonnateur humanitaire en Centrafrique Najat Rochdi qui parle d’importants déplacements des populations de cette localité dans la brousse, « où ils ne peuvent avoir accès à l’assistance humanitaire ». Le coordonnateur humanitaire rappelle que plusieurs humanitaires ont été contraints de suspendre leurs activités dans la région suite aux violences entretenues par les groupes armés.

 

La ville de Bocaranga  a été attaquée le 23 septembre 2017  par des groupes armés considérés comme des combattants de 3R dirigés par Sidiki. Plus de la moitié des quinze mille habitants de la ville ont rejoint Bozoum suite à cette attaque.

 

 

Centrafrique : Les activités de la ligue de basketball perturbées par les programmes de l’Onasport

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 27 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI 27 septembre 2017 (RJDH)—Le staff managérial du basket-ball déplore la mauvaise gestion des infrastructures par l’office national du sport (ONASPORT). Laquelle gestion impacte négativement sur le championnat en cour. Frustration exprimée au RJDH par les leaders de basket-ball à Bangui.

 

L’Onasport organe de gestion des infrastructures est cité dans l’incompatibilité de programme avec celui de la fédération centrafricaine de basket-ball. Les activités religieuses priorisées en lieu et place du sport constituent le nœud de discorde avec conséquence immédiates le bouleversement dans le programme de l’éliminatoire du premier tour dans le cadre du play off.

 

Hervé Kouroussou déplore la gestion irrationnelle de l’infrastructure.  « Quand l’Onasport met le palais de sports en location, c’est nous au niveau de la ligue qui dépensons le peu qu’on a pour entretenir les lieux », a dit Hervé Kouroussou, le premier vice-président de la ligue de Basketball de Bangui avant d’ajouter que « l’Onasport programme ces mises en location sans tenir compte de la programmation des rencontres de la ligue ».

 

Cette situation perturbe les séances d’entrainement de certains clubs à l’exemple du club BEAC selon Bruno Darlan coach dudit club. « Pour le moment je ne peux pas modifier mon rythme de travail, je ne connais pas la date de la reprise de peur de détruire mon élan de travail », a-t-il dit.

 

Les responsables de l’Onasport n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations. Cette perturbation intervient dans un contexte de renouvellement de talent des fauves version basket-ball.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 01:17

 

 

 

 

https://mondafrique.com  Par  La redaction de Mondafrique  25 septembre 2017

 

Ancien journaliste au “Monde” en charge de l’Afrique et du Maghreb, Jean-Pierre Tuquoi raconte dans son livre “Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas”, à quel point la Centrafrique, appelée aussi l’Oubangui Chari, est une invention française. Ce pays fantôme a été créé de toutes pièces par une poignée de missionnaires sans états d’âme, d’aventuriers extravagants et de militaires jeunes et exaltés. De ce vaste et lointain territoire ont hérité, pendant la période coloniale, des sociétés concessionnaires qui se sont payées sur la bète. Lorsqu’au début des années 1960, l’indépendance fut octroyée à “la Cendrillon de l’Empire” , le pays avait tout pour se déliter. Ce qu’il a fait, dans l’indifférence au fond de l’ancienne puissance coloniale qui n’a pas réussi à redonner la moindre vigueur à ce non pays. Un entretien avec Marie Hirtzberger.

 

Mondafrique. Pourquoi avoir préféré utilisé pour votre titre l’ancien nom de la Centrafrique, l’Oubangui-Chari? Est-ce vraiment un pays à l’agonie, comme vous le suggérez ?

 

Jean-Pierre Tuquoi. J’ai préféré conserver le nom d’Oubangui-Chari, le nom du Centrafrique lorsqu’il était colonisé, pour donner au titre une dimension mystérieuse, onirique, un peu romanesque. J’aurais pu tout aussi bien l’intituler « Le pays fantôme ». C’est ce qu’il est. L’Etat est en lambeaux. L’administration, un souvenir. La société civile, inexistante. Peut-être que l’histoire aurait été différente si le pays avait conquis son indépendance les armes à la main. Un lien fort cimenterait la nation. Mais l’indépendance lui a été octroyée par la France, qui voulait partir le plus vite possible.

 

Mondafrique : Pourquoi qualifier ce pays de « figure maudite de l’historiographie coloniale » ?

 

J-P. T. : Les malheurs de cette colonie viennent [ndlr : de la crise] de Fachoda, qui a opposé les impérialismes anglais et français à la fin du 19ème siècle. Si les Français avaient réussi à contrôler une zone reliant la côte ouest africaine à la côte est, le Sénégal à Djibouti, l’Oubangui-Chari aurait été une étape à mi-chemin, donc un point stratégique. Mais comme la France a échoué dans son entreprise, l’Oubangui-Chari a perdu tout intérêt stratégique. La colonie est devenue une impasse. La France s’est désintéressée et elle a été livrée à des intérêts privés.

 

Mondafrique : Vous évoquez le statut de « notable évolué » ou tout simplement d’ « Evolué » dans votre livre : très peu de Noirs d’Oubangui l’obtiennent entre 1941 et 1961. Comment analysez-vous ce phénomène ?

 

J-P. T. : Les « évolués » c’était l’embryon de classe moyenne sur laquelle le colonisateur voulait s’appuyer. C’était une avancée à l’époque. La France n’a rien inventé. Les Belges ont fait pareil au Congo. Etre « évolué » ça se méritait. Il fallait réunir tout un tas de conditions bien précises. Seuls quelques centaines d’individus ont bénéficié du statut en Oubangui-Chari, une colonie très peu peuplée. Avec le recul, on voit les choses différemment.

 

Mondafrique : Pourquoi la France intervient-t-elle toujours en Centrafrique ? Quel est le rôle des autres pays frontaliers dans la configuration politique et leurs intérêts sont-ils les mêmes ?

 

J-P. T. : La dernière intervention a eu lieu pour conjurer le fantôme du génocide au Rwanda. La France redoutait je pense d’être mise en accusation dans son ancienne colonie en cas de génocide. Les intérêts économiques ont peu pesé. Ils sont dérisoires. En Centrafrique y a de l’or, du diamant, du bois, sans doute un peu de pétrole. Mais ça n’est pas l’Arabie saoudite ni l’Afrique du sud.

François Hollande, au moment d’envoyer les troupes françaises, avait insisté sur le caractère très bref de l’opération. Elle ne devait pas durer plus de deux ou trois mois. Il s’est lourdement trompé. Je pense que les militaires français l’avaient convaincu qu’ils allaient rapidement régler le problème, qu’ils connaissaient bien le terrain, qu’ils allaient rétablir l’ordre sans tarder. En fait, ils ont eu tout faux.

Aujourd’hui, les militaires français ont plié bagage. Ne restent que quelques centaines d’hommes. Peut-être seront-ils renforcés si la situation continue à se détériorer. Ceux qui sont censés faire le travail désormais ce sont les Casques bleus. Il y en a plus d’une dizaine de milliers sur place. Mais ils n’ont pas la capacité de rétablir l’ordre.

Vous m’avez parlé des pays frontaliers. Ils sont tous fragiles et secoués par des crises. Disons qu’ils sont autant une des sources du problème centrafricain que de sa solution.

 

Mondafrique : La France entretient un rapport intime avec son histoire coloniale (en particulier en République Centrafricaine). Y a-t-il une spécificité de l’armée française de ce point de vue ?

 

J-P. T. : L’armée avait des bases importantes pendant la Guerre froide. Le Centrafrique c’était un porte-avion au cœur du continent noir. L’intérêt de la France pour son ancienne colonie était d’ordre militaire et stratégique. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout la même chose. La guerre froide est terminée. Et le colonel Kadhafi, qui voulait étendre son influence sur le continent noir, est mort. Le Centrafrique n’a plus d’intérêt aux yeux des militaires. Emmanuel Macron est allé au Mali. Pas au Centrafrique.

 

Mondafrique : Qu’est ce qui a changé depuis que les forces françaises ont quitté le terrain en 2016 ?

 

J-P. T. : « Les Centrafricains ont une conscience de colonisés » affirmait Jean-Paul Ngoupandé, un ancien Premier ministre très brillant. Il voyait juste. Les hommes politiques centrafricains – et les Centrafricains – attendent tout de la France. Dès qu’ils sont confrontés à un problème ils se tournent vers l’ancienne puissance coloniale. Ngoupandé avait une expression pour désigner cet état d’esprit. Il parlait du « syndrome Barracuda », du nom de l’opération militaire française montée pour se débarrasser de l’empereur Bokassa.

 

Mondafrique : Le dernier chapitre de votre livre s’intitule L’agonie : quelle est la part de responsabilité de la colonisation dans cette agonie ? Quels sont les autres responsables ?

 

J-P. T. : La France n’a pas accompagné le pays devenu indépendant, comme elle aurait dû. Ancien prêtre, le premier président, Barthélémy Boganda était un visionnaire. Il était convaincu que les Etats de l’ancienne Afrique équatoriale française – le Gabon, le Congo, le Tchad et le Centrafrique – devaient se regrouper, s’unir pour être viables. Il rêvait des Etats-Unis d’Afrique latine, sur le modèle de l’Amérique latine, en élargissant le cercle à l’Angola, au Rwanda, à l’ex Congo belge… C’était très bien vu mais ça venait trop tard. Il aurait fallu préparer le rapprochement avant les indépendances.

Mais la faillite d’un pays comme le Centrafrique n’est pas que de la responsabilité de la France, l’ancienne puissance coloniale. Les élites locales sont tout aussi coupables. Il n’y a pas de classe politique digne de ce nom pas de société civile, pas de presse… La seule véritable force du pays, c’est l’Eglise. La visite du Pape dans la capitale a permis de rompre un temps le cercle de violence.

J’ai écrit le chapitre intitulé L’agonie il y a six mois. Depuis, la situation n’a cessé de se dégrader. Je me demande parfois si un individu à poigne qui s’emparerait du pouvoir ne serait pas un soulagement pour tout le monde…

 

Mondafrique : Est ce la France ou son armée qui entretient un rapport intime avec son histoire coloniale (en particulier en République Centrafricaine) ?

 

J-P. T. : L’armée avait une base importante en Centrafrique avant la Guerre froide. C’était un porte-avion au cœur du continent noir. L’intervention française se justifiait alors car elle avait un intérêt stratégique majeur. Mais aujourd’hui, ce n’est plus du tout la même chose. Emmanuel Macron ne se rendra sans doute pas en Centrafrique. Aujourd’hui, la France interviendra seulement, si elle doit le faire,  pour évacuer les Européens.

 

Mondafrique : Qu’est ce qui a changé depuis que les forces françaises ont quitté le terrain en 2016

 

J-P. T. : « Les Centrafricains ont une conscience de colonisés » affirmait Jean-Paul Ngoupandé, l’ancien Premier ministre du pays pendant la présidence d’Ange Félix Patassé. Les hommes politiques centrafricains attendent encore beaucoup de la France qui pourtant a largement retiré ses troupes.

 

 Mondafrique : Le dernier chapitre de votre livre s’intitule L’agonie : quelle part de responsabilité de la colonisation dans cette agonie ? Quels sont les autres responsables ?

 

J-P. T. : La France a littéralement abandonné le pays à l’indépendance. C’est une faiblesse énorme. Le premier président, Boganda, avait raison. Il pensait qu’il fallait que les Etats africains se regroupent pour créer une sorte d’« Afrique latine » et cela devait être enclenché avant l’indépendance. Mais finalement, rien n’a été fait.

Toute la responsabilité n’est pas à incomber à la France, mais aussi aux élites locales. Il n’y a pas d’homme politique d’envergure en Centrafrique, pas d’administration. La seule véritable force du pays, c’est l’Eglise. La visite du Pape dans la capitale a permis de rompre le cercle de violence. L’Eglise locale a d’ailleurs relayé le même message de paix dans tout le pays. Le conflit n’a pas été instrumentalisé par les forces religieuses. Je me demande parfois si un individu à poigne qui s’emparerait du pouvoir ne serait pas un soulagement pour tout le monde…

 

Mondafrique. Votre livre ne plaide guère pour un avenir radieux….

 

J.P.T. Sans doute, mais il y a également des gens sympathiques, optimistes qui forcent l’admiration dans ce pays en lambeaux. Ainsi ce directeur d’école de la commune de Damara, Jean Blaise Armand Bayakou, que j’évoque à la fin de mon livre, m’a vraiment impressionné. Damara, c’est le dernier verrou avant la capitale, Bangui, sur la route qui vient du Tchad, où le vieil hôpital pour lépreux a été abandonné aux herbes. C’est par là qu’ont défilé toutes les rébellions: les hordes de Bemba, les troupes de Bozizé, les combattants de la Séléka ou les milites antibalaka. Et bien, cet instituteur très digne, chemise blanche et costume sobre, croit toujours  en ce qu’il fait. Il incarne ce qui reste de l’Etat dans ce pays à genoux lorsqu’il note dans un grand cahier, d’une écriture désuète et splendide, la liste des écolières qui habitent parfois à dix kilomètres de l’école.

S’il y avait quelques milliers de types comme celui là à qui on donnerait les moyens d’agir, c’est sûr que ce pays marcherait mieux.

 

Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas (Jean-Pierre Tuquoi, éd. La Découverte, 21€)

 

Lu pour vous : A lire : Jean Pierre Tuquoi: la Centrafrique, ce pays qui n’existe pas

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 01:06
Macron assure la Centrafrique de son soutien à l'Onu

 

 

Macron assure la Centrafrique de son soutien à l'Onu

 

PARIS 25/09/2017 à 17:31 (Reuters) - Emmanuel Macron a assuré lundi la Centrafrique du soutien de la France dans les négociations à venir à l'Onu sur le renouvellement du mandat de la Minusca, que Bangui souhaite voir renforcée face au regain de violences qui menacent de faire replonger le pays dans la guerre civile.

 

"La situation du pays reste évidemment très fragile, les groupes armés continuent d'être actifs sur le territoire et notre mobilisation collective continue d'être plus que jamais nécessaire pour garantir une sortie de crise durable", a estimé le chef de l'Etat à l'issue d'un entretien avec son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à Paris.

 

"A ce titre, la France restera pleinement engagée aux côtés de nos amis centrafricains notamment à New York dans la perspective du renouvellement de la Minusca", a-t-il ajouté devant la presse. "Nous y sommes aujourd'hui engagés, nous continuerons à l'être dans toutes les négociations qui viseront à renforcer la place et le soutien de la communauté internationale à vos côtés".

 

Au pouvoir depuis février 2016, le président centrafricain a demandé la semaine dernière, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu, un renforcement de la force de maintien de la paix de l'Onu et a appelé la communauté internationale à ne pas "oublier" son pays.

 

Déclenchée en décembre 2013, l'intervention française Sangaris, suivie par celle de la Minusca, ont permis de rétablir un calme fragile et d'organiser des élections mais la situation sur le terrain reste préoccupante.

 

Dans un rapport publié début septembre, l'Onu estime que les violences ethniques dans le pays risquent de mener à un conflit majeur si rien n'est fait pour désarmer les rebelles et les miliciens.

 

"Les progrès sur le désarmement des groupes armés, la réconciliation et la justice, le redéploiement de l'Etat sur l'ensemble du territoire seront cruciaux", a abondé Emmanuel Macron, saluant les premières réformes menées pendant l'été.

 

"Nous sommes convenus d'aider dans les prochaines semaines le président à la mise en oeuvre partout sur le terrain d'actions concrètes de déploiement de l'Etat, de renforcement de la justice et de renforcement de la lutte contre la corruption", a-t-il ajouté, insistant sur l'importance "d'un Etat fort".

 

A ses côtés, Faustin-Archange Touadéra s'est dit "satisfait de la réponse" d'Emmanuel Macron "sur l'ensemble de ces questions", saluant la "solidité" de la "coopération bilatérale".

 

Fort de 13.000 hommes, le contingent de la Minusca - présente dans le pays depuis 2014 - doit être renouvelé en novembre au Conseil de sécurité de l'Onu. Selon plusieurs sources françaises, un renforcement de la présence militaire française sur place n'est, lui, pas à l'ordre du jour.

 

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:38

 

 

 

 

http://www.ces.ro

 

Le 20 septembre 2017, une délégation du Conseil économique et social d'Afrique centrale, composée d'Alfred Taïnga Poloko, Président, Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre, et Clément De-Boutet M'bamba, rapporteur général du Conseil, a eu un entretien avec M. Iacob Baciu, président de CES Roumanie et président de l'AICESIS, au siège social de l'Écosse en Roumanie.

Délégation du Conseil économique et social de la République centrafricaine en Roumanie

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:23
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

 

 

Centrafrique les organisations syndicales projettent une grève illimitée à compter du 5 octobre prochain

 

BANGUI, 25/09/17 (Xinhua) -- A l'issue de leur assemblée générale de samedi, les organisations syndicales centrafricaines, qui venaient de rendre compte des démarches de négociation avec le gouvernement, ont convenu d'une grève illimitée dès le 5 octobre prochain, a appris Xinhua de sources concordantes.

 

Les organisations syndicales reprochent au gouvernement d'observer un mutisme alors qu'elles avaient introduit, il y a de cela trois mois, un mémorandum auprès du Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji et du ministre centrafricain sortant de la Fonction publique, Moussa Abdoulaye, à propos de la régularisation des arriérés de salaire.

 

Ensuite, depuis trois semaines, "les démarches de négociation avec le gouvernement n'ont pas eu lieu", a déploré Firmin Ponguélé, secrétaire général du Groupement des travailleurs de Centrafrique (GSTC). Il a annoncé que les syndicats vont faire parvenir sur la table du gouvernement dès le 25 septembre un préavis de grève illimitée qui prendra effet à compter du 5 octobre prochain.

 

Les organisations syndicales ont signalé que "la grève n'épargnera aucun secteur de l'administration publique", histoire de ne pas laisser seulement les enseignants à l'action, ce qui impacterait directement et exclusivement sur la vie des écoliers, des élèves et des étudiants, comme cela se fait habituellement.

 

Dans le milieu des économistes, il est reproché aux syndicats l'absence de patriotisme et de nationalisme. Selon les analyses des économistes, depuis le déclenchement de la crise en RCA, le salaire qui est versé à terme échu aux fonctionnaires et agents de l'Etat provient des appuis budgétaires de la communauté internationale.

 

Sur seize préfectures, l'Etat n'en contrôle réellement que trois. Les recettes publiques sont générées grâce au seul corridor reliant la capitale centrafricaine Bangui et la capitale économique du Cameroun qui est Douala.

 

A cause des crises qui surgissent presque toutes les décennies en RCA, les fonctionnaires et agents de l'Etat ont, selon les cas, enregistré jusqu'à 20 mois d'arriérés de salaire, entre les régimes des défunts présidents André Kolingba (1981-1993) et Ange-Félix Patassé (1993-2003).

 

L'ancien président centrafricain François Bozizé (2003-2013) s'était, sous son règne, passé des arriérés de ses prédécesseurs. Seulement, il a veillé à ce que les salaires soient versés à terme échu.

 

Avec l'accession au pouvoir de la Séléka, avec Michel Djotodia, les fonctionnaires et agents de l'Etat ont enregistré deux mois d'arriérés de salaire, qui ne sont pas régularisés jusque-là. C'est donc la somme de ces arriérés qui est devenue la pomme de discorde entre les organisations syndicales et le gouvernement, juste à la rentrée officielle des classes.

 

 

Cameroun: quatre morts lors d'une attaque d'un groupe armé centrafricain présumé (presse)

 

French.china.org.cn  le 25-09-2017

 

Quatre personnes, dont un civil, ont été tuées lors d'un violent accrochage ayant opposé les forces de défense et de sécurité du Cameroun et un groupe armé centrafricain présumé après une attaque menée par celui-ci samedi soir dans l'est du Cameroun, selon un bilan officiel rapporté lundi par la presse locale.

 

Le groupe armé, composé d'une dizaine de combattants, a attaqué un groupe d'éleveurs de bœufs et enlevé sept d'entre eux dans la localité camerounaise de Foya, proche de la frontière qui sépare le Cameroun et la République centrafricaine (RCA), dans l'arrondissement de Ketté, où vivent plusieurs milliers de réfugiés ayant fui les violences enregistrées dans ce pays voisin, rapportent des sources officielles.

 

Après l'attaque, les assaillants ont repris le chemin pour regagner le territoire centrafricain, en compagnie de leurs sept otages. Mais leur élan s'est vu stoppé net lorsque des unités de la gendarmerie nationale camerounaise et du Bataillon d'intervention rapide (BIR), une force spéciale de l'armée camerounaise, alertées par la population, se sont manifestées par leur intervention.

 

Cette riposte des forces de défense et de sécurité camerounaises a aussitôt provoqué un violent accrochage avec le groupe armé, au cours duquel quatre personnes sont mortes, dont trois assaillants et un otage, communiquent les services de sécurité cités par la presse locale. L'intervention n'a cependant pas permis de libérer les autres otages.

 

Depuis la crise due à la chute du régime de François Bozizé par l'ex-alliance rebelle de la Séléka le 24 mars 2013 dans la capitale centrafricaine Bangui, la région de l'Est du Cameroun est le théâtre, avec celle de l'Adamaoua voisine, d'attaques répétées et d'enlèvements de la part de groupes armés originaires de la RCA.

 

Certains étaient même déjà actifs dans les deux régions depuis plusieurs années auparavant, après le putsch militaire mené par l'ex-dirigeant déchu le 15 mars 2003 contre le pouvoir d'Ange-Félix Patassé, premier président centrafricain démocratiquement élu.

 

Pour contrer ces actions considérées comme une menace à la paix et la stabilité du pays, les autorités camerounaises ont mis en place un dispositif sécuritaire spécial dans les deux régions, comme c'est aussi le cas pour la lutte contre la secte islamiste Boko Haram dans l'Extrême-Nord. Mais la porosité de la frontière n'aide pas à enrayer la menace.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:15
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’inspecteur général des services judiciaires appelle à l’application du code de justice militaire

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 25 Septembre 2017 (RJDH)—Joseph Bindoumi, Inspecteur général des services judiciaires plaide en faveur de l’application des textes du code de justice militaire comme un moyen dissuasif des hommes en treillis, impliqués dans des infractions pénales et des crimes. Plaidoyer fait lors d’une interview accordée au RJDH ce 25 septembre à Bangui.

 

L’absence de la chaîne pénale au sein de la grande muette inquiète les défenseurs des droits humains dans un contexte où plusieurs personnels militaires et paramilitaires sont visés dans les violences basées sur le genre sans aucune forme de sanction adéquate. Selon l’Inspecteur des services judiciaires la redynamisation du tribunal militaire est un début de la réponse.

 

Selon Joseph Bindoumi, cette faiblesse a des conséquences graves « si cette instance a été efficace, les auteurs des infractions et crimes commis par nos forces devant l’Ecole nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) par exemple, devraient être traqués, jugés et condamnés », s’est-il indigné.

 

Il a relevé que l’embargo pèse encore sur nos forces de défense, parce que cette juridiction ne fonctionne pas, «  malgré que la loi portant code de justice militaire ait été votée à l’Assemblée Nationale en 2016,  l’opérationnalisation de cette instance juridique  spéciale pose problème. Le redéploiement des FACA, la nomination des nouveaux fonctionnaires et leur redéploiement à ce poste, la stabilité de l’autorité de l’Etat à l’intérieur du pays, sont les conditions de la redynamisation du tribunal militaire permanent », a-t-il suggéré.

 

Le tribunal militaire permanent (TMP) a été sous Bokassa. En 2016, l’Assemblée Nation a adopté la loi portant code de justice militaire permanent. Le rôle de cette juridiction est de traduire et e juger les auteurs des infractions et crimes commis par des hommes en uniforme.

 

 

Centrafrique : Bozoum accueille par vague les déplacés de Bocaranga

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

BOZOUM, 26 Septembre 2017(RJDH)— Plusieurs déplacés de la ville de Bocaranga arrivent par vague à Bozoum, localité située à 127km de Bocaranga, fuyant les exactions des éléments de 3R. Ils sont accueillis dans des familles d’accueils dans l’attente d’une aide humanitaire.

 

L’arrivée massive des déplacés de Bocaranga à Bozoum est signalée au lendemain des attaques armés contre la population civile de Bocaranga. Attaque attribuée aux éléments de 3R dirigé par Sidiki dans la localité de Bocaranga. Lesquels combats ont fait plusieurs morts et des déplacés et qui suscitent au sein de l’opinion nationale des réactions tant au sein de la classe politique que de la société civile.

 

L’un des déplacés de Bocaranga à Bozoum a souligné qu’il a pu rejoindre Bozoum en moto avec sa famille, « dès que les combats ont commencé, j’ai vite pris ma femme et mes trois (3) enfants pour regagner Bozoum malgré que je n’ai pas des parents à Bozoum. L’essentiel est que je puisse sauver ma peau et celle ma famille. C’est vrai, nous sommes dans une situation critique pour le moment », a expliqué Patrick chef de ménage après avoir gagné Bozoum.

 

La venue des déplacés de Bocaranga commence à inquiéter les habitants de Bozoum et les humanitaires, « nous sommes inquiets de l’arrivée massive des déplacés, les conséquences commencent à se faire sentir car depuis le lundi, les humanitaires ne sont pas sortis sur les axes notamment axe Paoua, Bocaranga et autres pour distribuer des vivres aux vulnérables comme ils le font habituellement en période de crise. Et c’est regrettable », s’inquiète Martine habitante de Bocaranga.

 

Selon des informations à notre possession, une réunion en faveur les déplacés est en train de s’organiser pour apporter de l’aide à ces déplacés.

 

Des sources sécuritaires encore non recoupées indiquent que des renforts en provenance de Bossangoa et Paoua seraient en route pour rejoindre les Anti-Balaka de Bocaranga.

 

 

Centrafrique : les usagers de la route s’inquiète des véhicules sans plaque d’immatriculation

 

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 26 septembre 2017(RJDH)—Plusieurs véhicules circulent dans le pays sans plaque d’immatriculation. Une situation qui inquiète les usagers de la route et fait réagir les services de transport de surface à Bangui. Un dossier du RJDH réalisé après le constat.

 

L’absence de ces plaques d’immatriculation complique la tâche aux usagers de la route et à la police routière quand il s’agit de l’accident de circulation. Certains usagers de la route justifient cette inquiétude par des arguments sécuritaires dans un pays fragilisé par la crise et qui doit renforcer la sécurité à tous les niveaux. Au niveau du département de transport, cette question se justifie par l’arrêt de la délivrance depuis le 4 avril 2016 et indique qu’il existe des autorisations de transports et toutes pièces afférentes provisoires.

 

Le service des transports routiers au ministère des transports reconnait ce problème et dit avoir pris des dispositions, juste pour le secteur des transports en commun, « pour la carte grise et les plaques d’immatriculation et les autorisations de transport, je pense que des mesures ont été prises depuis le 04 avril 2016 en ce qui concerne les taxis et bus. Tous ont une carte provisoire de circulation et dès que la situation du pays sera stable, le département de transport et de l’aviation civile va lancer un communiqué à tous les usagers de venir régulariser leur situation. C’est en partant de là que les véhicules peuvent avoir leur propre numéro, leur carte grise, titre de transport et plus de carte provisoire pour les conducteurs », confie Jean Christophe Ngoamati, chef de service des transports routiers.

 

Certains conducteurs de taxis et bus interrogés sur ce sujet accusent le gouvernement de n’avoir pas pris des dispositions préalables, malgré le retour à l’ordre constitutionnel. « Il est bien vrai qu’après la crise, nous nous sommes confrontés à d’énorme difficultés concernant les titres de transport, les plaques d’immatriculation et les numéros personnels. Mais le gouvernement a pris des dispositions pour nous délivrer des titres provisoires de transport surtout à tous les usagers de la route, mais cela traine encore.  Donc nous souhaitons que les usagers puissent avoir leur carte grise et leur titre de transport »  a lâché un conducteur rencontré au Km5.

 

Les difficultés de la délivrance des cartes grises, plaques d’immatriculation interviennent au moment où le gouvernement suspend les activités de la société d’une entreprise privée sensée délivrer ces pièces et tout autre acte d’état civil.

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:10
DEGRADATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE A L’OUEST DE LA CENTRAFRIQUE
DEGRADATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE A L’OUEST DE LA CENTRAFRIQUE

 

 

Centrafrique: 23.000 nouveaux déplacés dans l'ouest

 

26/09/17 (AFP)

 

Quelque 23.000 personnes ont fui Bocaranga et Niem, deux villes du nord-ouest de la Centrafrique et proches du Cameroun, en raison des violences, a-t-on appris mardi auprès du Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha).

 

"La grande majorité des habitants de Bocaranga, 15.000, et ceux de Niem, 8.000, se sont réfugiés dans la brousse où ils ne peuvent avoir accès à l'assistance humanitaire", a déclaré l'Ocha dans un communiqué de presse.

 

Samedi, des hommes armés du groupe armé 3R ont attaqué Bocaranga, malgré la présence en ville de Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

"Il ne fait aucun doute qu'il y a des victimes. Mais il est encore bien difficile de connaître leur nombre exact", a expliqué une source militaire à l'AFP.

 

Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le mouvement armé 3R prétend protéger la communauté peule contre les attaques des milices anti-balaka.

 

D'après l'Ocha, la ville de Niem, située à une quarantaine de kilomètres de Bouar, dans l'ouest du pays, a aussi été "prise" par un groupe armé.

 

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son "plus haut niveau" avec 1,1 million de personnes ayant dû fuir leur domicile sur 4,5 millions d'habitants.

 

La Centrafrique est depuis 2013 en proie à des violences continues. L'intervention de la France (2013-2016) et la Minusca (12.500 hommes) ont permis la tenue d'une élection présidentielle début 2016 et le retour d'un calme relatif à Bangui, mais pas dans l'intérieur du pays victime d'un regain de violences.

 

A la tribune de l'ONU, la semaine dernière, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé la communauté internationale à "ne pas oublier" la Centrafrique.

 

 

 

DEGRADATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE A L’OUEST DE LA CENTRAFRIQUE

 

Bangui, le 26 septembre 2017 – La situation humanitaire dans l’Ouest de la République centrafricaine se dégrade à nouveau depuis le début du mois de septembre. La prise de plusieurs localités notamment les villes de Bocaranga et de Niem par des groupes armés et les affrontements qui s’en suivent ont causé un grand nombre de déplacements. La grande majorité des habitants de Bocaranga, 15 000, et ceux de Niem, 8 000, s’est réfugiée dans la brousse où ils ne peuvent avoir accès à l’assistance humanitaire. Ces incidents surviennent alors que les actes de violence contre le personnel humanitaire dans cette zone avaient poussé plusieurs acteurs à suspendre y temporairement leurs activités.

 

« Encore une fois, les civils continuent de payer un très lourd tribut aux affrontements entre les groupes armés » s’inquiète le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi. « Dans sa fuite, la population est non seulement coupée de l’assistance dont elle a tant besoin mais elle est aussi davantage exposée à l’adversité et aux exactions des groupes armés et à la destruction de leurs biens ».

 

Le Coordonnateur humanitaire met en garde contre une nouvelle recrudescence de la violence dans l’ouest mais également à l’est du pays qui engendrerait de nouveaux besoins humanitaires. Najat Rochdi a donc rappelé que « les capacités opérationnelles de la communauté humanitaire subissent déjà de fortes pressions dans un contexte marqué par le sous-financement de l’aide ». « L’émergence simultanée de nouveaux foyers de tension dans plusieurs régions aggravera sans aucun doute la situation déjà très fragile de milliers de déplacés ainsi celle des communautés qui se remettent à peine des crises à répétition ».

 

La persistance de la violence en République centrafricaine depuis le début de l’année 2017 et la hausse vertigineuse des besoins ont amené la communauté humanitaire à réviser le Plan de réponse humanitaire. A ce jour, seul 30% du financement requis a été sécurisé. Ce défaut de financement entrainerait une baisse quantitative et qualitative de la réponse. D’ores et déjà, dans plusieurs régions, certains acteurs ont dû se retirer faute de ressources financières adéquates. Dans la majorité des cas, ils étaient les seuls à accorder une assistance à ceux qui sont dans le besoin. Najat Rochdi « appelle la communauté internationale à ne pas abandonner la Centrafrique où la moitié de la population nécessité une assistance pour sa survie ».

 

 

Virginie Bero

 

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:06
La Centrafrique "a besoin d'un État fort" (Macron)
La Centrafrique "a besoin d'un État fort" (Macron)

 

 

La Centrafrique "a besoin d'un État fort" (Macron)

 

25/09/17 (AFP)

 

Le président français Emmanuel Macron a affirmé lundi à son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra que la France allait continuer ses efforts pour aider à "la réconciliation" en Centrafrique, qui "a besoin d'un État fort" pour sortir de la crise.

 

Notant que la situation sécuritaire restait "très fragile" dans le pays, M. Macron a "encouragé" M. Touadéra, qu'il a reçu au palais présidentiel de l'Elysée pour la première fois depuis son élection, "à poursuivre les efforts destinés à faciliter la réconciliation nationale".

 

La France "va soutenir les actions de consolidation de l’Etat, de renforcement de la justice et de la lutte contre la corruption", a-t-il ajouté, sans entrer dans les détails.

 

Le gouvernement de M. Touadéra peine à établir son autorité au-delà de la capitale, Bangui, la majorité du pays restant sous la coupe de groupes armés qui se livrent, selon des sources diplomatiques et des ONG, à une véritable "prédation" des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et commettent des massacres de civils.

 

M. Touadéra a exprimé sa "reconnaissance" pour le soutien de la France, qui "a été le premier pays à dépêcher sur place une opération pour rétablir l'ordre", l'opération Sangaris. "Sans cette intervention, la situation aurait pu dégénérer en une tragédie irréparable", a-t-il dit.

 

Sangaris, composée d'environ 2.000 hommes, s'est retirée de Centrafrique début 2016.

 

Devant l'ONU la semaine dernière, le président centrafricain avait appelé la communauté internationale à "renforcer les capacités" de la mission de l'ONU, la Minusca, déployée depuis 2014 et forte de quelque 12.000 hommes.

 

 

 

DÉCLARATION CONJOINTE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, EMMANUEL MACRON, ET DE M. FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

http://www.elysee.fr  Publié le 26 Septembre 2017

 

Je suis heureux d’avoir reçu aujourd’hui à l’Elysée le président de la République centrafricaine, Monsieur TOUADERA, je le remercie pour sa visite.

 

Cet entretien suite à nos échanges téléphoniques a permis de faire un point complet sur la situation et sur le travail en profondeur conduit par le président, son gouvernement en Centrafrique.

 

Nous avons échangé sur la situation du pays qui reste évidemment très fragile, les groupes armés continuent d’être actifs sur le territoire centrafricain et notre mobilisation collective continue d’être plus que jamais nécessaire pour garantir une sortie de crise durable pour la Centrafrique et je sais que c’est dans cet esprit que travaille le président, nous l’avons constaté cet après-midi ensemble.

 

À ce titre, la France restera pleinement engagée aux côtés de nos amis centrafricains notamment à New York dans la perspective du renouvellement de la mission des Nations unies en Centrafrique, la MINUSCA. Nous avons été fortement engagés sur le terrain et nous continuons à l’être dans toutes les négociations qui viseront à renforcer la place et le soutien de la communauté internationale à vos côtés.

 

J’ai encouragé le président TOUADERA à poursuivre les efforts conduits pour faciliter la réconciliation nationale pour le pays. Nous avons évoqué à ce titre la feuille de route pour la paix et la réconciliation en Centrafrique signée à Libreville le 17 juillet dernier ; cette initiative qui fixe le cadre pour avancer notamment sur les questions relatives aux groupes armés doit être à mes yeux appuyée par l’ensemble des pays de la région et la France aidera autant qu’elle le peut le président TOUADERA à œuvrer en ce sens parce que la mobilisation de l’ensemble des acteurs régionaux comme de l’Union africaine est essentielle pour accompagner la Centrafrique.

 

Les progrès sur le désarmement des groupes armés, la réconciliation et la justice, le redéploiement de l’Etat sur l’ensemble du territoire seront cruciaux. Des premières réformes ont été conduites durant l’été avec la nomination de préfets, de sous-préfets, et nous sommes convenus d’aider dans les prochaines semaines le président de la République à la mise en œuvre partout sur le terrain des actions concrètes de déploiement de l’Etat, de consolidation de l’Etat, de renforcement de la justice et de renforcement de la lutte contre la corruption ; ce sont des actions nécessaires là aussi à la stabilisation à la réconciliation. Nous avons besoin d’un Etat fort.

 

Sur tous ces sujets, le président TOUADERA sait qu’il peut compter sur mon soutien et celui de la France dans la mise en œuvre de tous ses efforts en faveur de la paix et justement de la soutenabilité de celle-ci, de la stabilité politique à tous égards en République centrafricaine.

 

Merci encore à la fois pour votre visite mais plus largement pour le travail qui est conduit dans votre pays.

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 20:35
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La main tendue de Touadera à certains groupes armés aiguise l’appétit des autres

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 25 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 25 Septembre 2017(RJDH)—La ville de Bocaranga au nord du pays a atteint un pic de violence avec les exactions attribuées aux hommes de 3R de Sidiki depuis le samedi 23 septembre aggravant ainsi la situation sécuritaire et humanitaire alors que Faustin Archange Touadera plaidait pour le renforcement des troupes de la Minusca devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

 

Les violences resurgissent deux semaines après la formation du gouvernement Sarandji 2 dans lequel les groupes armés font leur entrée inégalement répartie. Le MPC de Alkatim responsable présumé des violences armées contre la population civile en octobre 2016 à Kaga-Bandoro a décroché un portefeuille, le FPRC de Nouredine Adam cité dans plusieurs cas de violences au nord et au centre-est du pays s’est fait une place même si le patron récuse ce gouvernement dont ses membres font partie au bénéfice d’un dialogue politique inclusif qu’il réclame. Les Anti-Balaka signataires de l’accord de Rome sont aussi désormais Co-gestionnaires du pouvoir avec Faustin Archange Touadera au nom du gouvernement Sarandji 2.

 

Mais l’ouverture faite aux groupes armés, est loin de calmer les ardeurs des politico militaires bien au contraire. L’attaque des 3R à Bocaranga montre la fragilité de la main tendue de Faustin Archange Touadera qui doit renégocier la paix avec les abonnés absents du gouvernement qui détiennent les armes et qui se positionnent clairement comme des interlocuteurs crédibles pour qui le gouvernement doit discuter.

 

Toute la question est aujourd’hui de savoir jusqu’où la politique de Touadera sur la sécurité, le DDRR et la RSS peut aboutir à une paix durable. A la présidence de la République, on refuse d’admettre que la politique de la main tendue est un échec, alors qu’en face, les groupes armés sont droit dans leur botte et font fi du processus DDRR dont ils sont membres.

 

Touadera se targue d’être un rassembleur, les violences de Bocaranga constituent pour son gouvernement un baptême de feu et un rappel à l’ordre contraignant. Entre l’éthique politique et le choix stratégique pour la paix, l’écart est une pilule amère à avaler pour Sarandji.

 

 

Centrafrique : La couverture sanitaire en ARV est faible contrairement au pays de la sous-région selon CNLS

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 25 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 25 Septembre 2017 (RJDH)—Le Comité national de lutte contre le VIH/Sida déplore la faible couverture sanitaire en ARV dans le pays contrairement aux autres pays de la sous- région. Inquiétude exprimée par Léon Gabriel Bango, nouveau coordonnateur du CNLS lors de sa prise de service à Bangui.

 

Selon lui, le taux de couverture se situe entre 25% et 30% alors que dans d’autres pays comme ceux de l’Afrique occidentale, ce taux se situe à 80%. L’inquiétude du nouveau coordonnateur du CNLS sonne comme un défi à relever après l’initiative en faveur des perdus de vue après la crise.

 

Le nombre des personnes sous traitement connait une légère hausse « quand nous étions arrivés à la coordination, le nombre de malades qui bénéficiaient d’une couverture en ARV était de 9.000. Et aujourd’hui ce chiffre est passé à 35.000 personnes. C’est pour dire qu’il y’a encore un gap important » a regretté Léon Gabriel Bango, nouveau coordonnateur du CNLS.

 

Face à ce phénomène, le CNLS définit un nouvel agenda et un changement de cap «  notre tâche ici est de faire en ce que le suivi et évaluation soit effectué par la coordination de lutte, selon le principe de Truhans  et que cela soit notre fer de bataille pour nous permettre en harmonie avec les grandes décisions que les autorités nationales ont pris pour dire que d’ici 2020, 90% des personnes doivent être dépistées et traitées afin que leurs charges virales deviennent négatives » a-t-il projeté.

 

Le gouvernement s’est fixé comme objectif un monde sans sida d’ici 2030, le faible  taux de couverture en ARV est un handicap qu’il faut corriger en vue d’atteindre l’objectif escompté.

 

 

Centrafrique : Négociations attendues de la troisième revue de facilité élargie de crédit avec le FMI

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 25 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI,  25 Septembre 2017(RJDH)—Le gouvernement entend négocier la semaine prochaine avec le Fond Monétaire International (FMI) sur la facilité élargie de crédit. Il s’agit des discussions relatives à la troisième revue amorcées. L’annonce de ces négociations est faite  ce 25 septembre par le chef de mission du FMI et le département centrafricain des Finances à Bangui.

 

Cette facilité élargie de crédit intervient un an et deux mois après celle conclue entre le gouvernement et le FMI en juillet 2016. En accordant cette facilité élargie de crédit, le FMI encourage le gouvernement à assainir les finances publiques et augmenter la pression fiscale en vue d’équilibrer les dépenses publiques. La mission d’évaluation du FMI intervient dans un contexte de révision à la baisse des prévisions de croissance de la République Centrafricaine par la banque centrale et les institutions de Bretton Woods.

 

 Le chef de mission du fond monétaire international est optimiste de l’aboutissement des discussions et exprime son assurance. «Je suis en Centrafrique pour accompagner la mission de la troisième revue. Des discussions vont commencer la semaine prochaine ; et je suis confiant que le FMI contribue davantage au financement des besoins de la RCA comme d’autres partenaires, nous sommes là pour accompagner ce pays  dans les semaines à venir et je pense que cette troisième revue est bien partie » a-t-il dit.

 

Le Ministre des Finances et du Budget Henri Marie Dondra a indiqué que cette mission est arrivée pour constater l’effectivité de la gestion des finances publiques de son pays au regard des exigences du FMI. « Après ces discussions, la RCA pourra s’attendre à la troisième revue de la facilité élargie de crédit. Il s’agit pour la mission de vérifier comment les finances de la RCA sont gérées » a précisé Henri Marie Dondra.

 

Des sources proches du ministère des Finances indiquent que si les discussions sont concluantes, la RCA peut prétendre à un décaissement du fond monétaire à investir dans le secteur prioritaire à savoir la sécurité, l’éducation et l’agriculture pouvant permettre la poursuite des objectifs du développement durable.

 

La facilité élargie de crédit est un instrument permettant au FMI d’appuyer les Etats membres qui en font la demande ou ceux qui font face à des difficultés de la balance de paiement. La RCA négocie cette facilité élargie de crédit 11 mois après la table des bailleurs à Bruxelles.

 

 

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