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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 00:02
Après Libreville, Camair-Co met le cap sur Bangui, dès le 3 décembre 2017

 

 

 

mercredi, 15 novembre 2017 12:24 (Investir au Cameroun) - Après Libreville, en octobre 2017, la compagnie aérienne du Cameroun, Camair-Co, poursuit la réouverture progressive de ses dessertes régionales avec le cap, cette-fois, sur Bangui.

 

 

Camair-Co annonce son atterrissage dans la capitale centrafricaine, à partir du 3 décembre 2017. Selon le chronogramme publié, il y a aura régulièrement deux vols par semaine au départ du Cameroun. Ce sera le jeudi et le dimanche. Ce qui représente la moitié du nombre de vols hebdomadaires que la compagnie offre dans le pays voisin qu’est le Gabon. La destination de Libreville enregistre en effet quatre voyages par semaine, à partir du Cameroun. Les prochains redéploiements  concernent les lignes en direction de Dakar (Sénégal), Cotonou (Bénin), Abidjan (Côte d’Ivoire), Ndjamena (Tchad).

 

Cette réouverture des dessertes internationales est plus ou moins conforme à l’annonce faite en 2016 par le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o. Le membre du gouvernement avait, en effet, indiqué que le transporteur national relancera ses vols internationaux au premier semestre 2017. M. Mebe Ngo’o avait également affirmé que la ligne de Johannesburg, en Afrique du Sud, ferait partie des destinations de Camair-Co.

 

Avec seulement 11% des parts du marché, la compagnie nationale camerounaise, loin derrière Air France et Brussels Airlines, doit cette performance à son exclusivité sur les vols domestiques.

 

S.A

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 17:57
L'ONU renforce de 900 militaires sa mission de paix en Centrafrique

 

 

 

16/11/17 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi à l'unanimité un prolongement d'un an de sa mission de paix en Centrafrique qui sera renforcée de 900 militaires et devra être plus mobile et réactive.

 

Ce renforcement de la Minusca avait été demandé par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres qui a mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans le pays.

 

En vertu de la résolution adoptée, rédigée par la France, la force est autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

Elle devrait permettre à l'ONU d'enrayer la "spirale de violences et recréer une dynamique positive en République Centrafricaine", a jugé l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre.

 

Washington, qui cherche à réduire les coûts des opérations de paix de l'ONU, avait récemment indiqué ne pas être opposé "par principe à une augmentation modeste de troupes pour la Minusca, mais à la condition que les militaires supplémentaires apportent un réel plus" à la mission. Ils devront "faire preuve des plus hauts standards professionnels et s'abstenir de tout abus sexuel", ont réclamé les Etats-Unis.

 

Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l'ONU ont permis de réduire les violences, notamment à Bangui. En province, 2017 a vu au contraire les affrontements reprendre en intensité entre groupes armés et des milices se disputant le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde mais riche en minerais.

 

La résolution prévoit que les troupes de la Minusca soient plus mobiles et réactives. Il faut "tout faire pour augmenter son efficacité et sa capacité sur le terrain", a souligné Antonio Guterres lors d'une récente visite dans le pays, sa première auprès d'une opération de paix depuis son entrée en fonctions en janvier.

 

- 'Enquête spéciale' -

 

Lundi, l'ONU a annoncé l'ouverture d'une "enquête spéciale indépendante" sur de possibles défaillances des Casques bleus lors d'attaques par des groupes armés contre des civils à proximité desquels se trouvaient des militaires de l'ONU.

 

Cette "enquête spéciale est déclenchée dans un contexte de récente détérioration de la situation sécuritaire dans le sud-est du pays, avec l'objectif d'améliorer la capacité de la Mission à empêcher des violences et à protéger des civils sous une menace immédiate, avec ses moyens et dans ses zones de déploiement", a précisé l'ONU

 

La Minusca, qui peine à rétablir l'ordre, a perdu 12 soldats depuis début 2017.

 

Accusés par leurs détracteurs de "passivité" face aux groupes armés et parfois même de "collusion", les contingents onusiens font aussi face à une avalanche d'accusations d'agressions sexuelles. En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé chez lui après des accusations d'agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus de la même nationalité avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

 

"Si nous devons éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile, il y a un besoin urgent d'une meilleure protection des populations civiles", a réclamé mardi l'ONG Norwegian Refugees Council (NRC).

 

A terme, la mission de l'ONU doit être remplacée par les Forces armées centrafricaines (FACA). Fin octobre, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a promis que les premières forces formées par l'Union européenne seraient déployées d'ici à trois mois - et ce, malgré un embargo sur l'acquisition d'armes imposé par l'ONU depuis 2013.

 

La résolution exprime l'"inquiétude" du Conseil face à la "dégradation de la situation sécuritaire dans le sud-est et le nord-ouest".

 

Le pays est embourbé dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l'ex-Séléka), qui a entrainé une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d'"autodéfense" (antibalaka, ou antimachettes).

 

En raison des violences, plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d'une aide internationale.

 

 

 

Un général béninois à la tête d’une enquête sur la MINUSCA

 

Publié le 15.11.2017 à 16h18 par APA News

 

Le général béninois à la retraite, Fernand Marcel Amoussou, dirigera une enquête commanditée sur la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) dont le mandat a été renouvelé ce mercredi lors d’une réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies, a-t-on appris le même jour à Bangui. L’enquête portera sur les éventuelles défaillances des Casques bleus en Centrafrique lors d’une série d’attaques contre des civils par des groupes armés dans les préfectures de Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou, situées au centre et au sud-est de la RCA.

 

Les enquêteurs se pencheront aussi sur la réponse de la MINUSCA à ces incidents, renseigne une note du département des opérations de la paix de l’ONU remise à la presse.

Plus de dix mille soldats de paix de l’ONU exercent en Centrafrique depuis 2014. Cependant, leur utilité se pose avec acuité au vu de la poursuite des violences commises par des groupes armés qui dominent plus de 80% du territoire national.

 

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 17:49

 

 

 

16/11/17 (AFP)

 

Le groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), à la tête d'une coalition de groupes armés participant aux violences qui meurtrissent le pays depuis 2013, a déclaré "suspendre" sa participation au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

 

"Le bureau politique (du FPRC) suspend toutes les négociations en cours avec le gouvernement, et retire ses représentants auprès du comité" du DDR, selon un communiqué daté du 13 novembre et signé par le leader du groupe armé, Nourredine Adam.

 

Le FPRC avait rejoint sur le tard le Comité de consultation et de suivi (CSS) du DDR, en juin 2017.

 

"Trop, c'est trop", a réagi mercredi Fadoul Bachar, un proche de Nourredine Adam joint depuis Libreville. Le gouvernement "a été incapable de sécuriser la population, même dans la capitale", Bangui, a-t-il dit en faisant référence aux violences qui ont fait au moins 7 morts et plus de vingt blessés samedi et dimanche, aux abords du quartier musulman du PK5.

 

Sollicitées par l'AFP, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et les autorités centrafricaines n'ont pas souhaité réagir mercredi.

 

Dans un autre communiqué daté du 12 novembre, le FPRC a refusé l'installation des nouveaux préfets dans la région contrôlée par le groupe armé, dans le nord du pays.

 

Mercredi, la Minusca a réagi en jugeant "inacceptable" la position du FPRC quant au déploiement des nouveaux préfets, ainsi que celle d'un autre groupe armé qui aurait adopté la même position, le Mouvement pour la Centrafrique (MPC).

 

Le 26 octobre, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, après une réunion de travail sur le DDR avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à Bangui, avait déclaré que le dialogue avec les groupes armés était "au centre" de sa stratégie.

 

Mi-septembre, un remaniement ministériel a acté l'entrée au gouvernement de représentants de plusieurs groupes armés.

 

Mercredi, le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution renforçant de 900 hommes la Minusca.

Centrafrique: un groupe armé "suspend" sa participation au programme de désarmement
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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 17:38
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique Des élites accusent la Minusca de nonchalance face aux attaques contre les civils

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 16 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, 16 novembre 2017(RJDH)—Plusieurs griefs sont exprimés contre la Minusca par les élites centrafricaines. Toutes s’accordent sur la nonchalance face aux attaques perpétrées par les groupes armés contre la population civile.

 

Entre novembre 2016 et novembre 2017 plusieurs attaques des groupes armés contre la population civile ont été enregistrées entre autre : l’attaque du MPC à Kaga-Bandoro au nord proche de la base de la Minusca. Celle de Kabo, toujours au nord attribué au MPC. L’attitude de la Minusca a fait l’objet de critique acerbe par les élites qui ne comprennent pas pourquoi la Minusca n’a pas assez fait pour protéger la population civile.

 

Au centre-est du pays à Bria des attaques intergroupes armées à savoir le FPRC et les Antibalaka ont fragilisé la paix et fait plusieurs morts. La protection des civils par la Minusca ne passe pas aussi au regard des élites qui escomptent des actions plus robustes que celle faite par les forces onusiennes.

 

De ces éléments à charge contre la Minusca s’ajoute des attaques contre les populations civiles à Bangassou au sud du pays où la croix rouge fait état de 75 morts et les organisations de défense de droit de l’Homme documentent plusieurs exactions et crimes de guerre contre les soldats de paix. Ces attaques répétées ont  entrainé ainsi le déplacement des populations civiles vers le RD Congo et sur le site des déplacés. La dernière en date est celle de Pombolo où une communauté a été tuée par les groupes armés assimilés aux Antibalaka.

 

Dans ce registre de protection des civils lors des attaques armées, les députés du nord ont critiqué la Minusca dans son approche de protection des civils à Bocaranga, Koui, Ngaoundaye lors de l’offensive des éléments de 3R. Anicet Georges Dologuélé, chef de fil de l’opposition n’a pas manqué l’occasion d’exprimer clairement ces reproches du haut de la tribune de l’Assemblée nationale lors du passage d’Antonio Guteress à Bangui.

 

Ces critiques divisent la société civile qui a envisagé boycotter le séjour de Guterres à Bangui en termes de protestation du 24 au 27. Les extrêmes disent que la Minusca n’a rien fait, alors que les modérés pensent qu’il faut présenter selon leur contexte au SG de l’ONU. Pour tout dire, alors que Guterres suivait les remontrances faites à ces hommes, Batangafo dans le nord du pays était sous tension.

 

La Minusca est placée  sous le chapitre 7 de l’ONU qui encourage l’usage de la force. Mais si les élites n’ont pas assez d’observation à faire à la Minusca sur le volet civil qui jusque-là fonctionne à merveille, ces griefs exprimés entre autres, le commerce fait par les soldats, les viols, la non protection des civils ont noyé l’action globale de la Mission. Toutefois, la volonté de Guterres de faire participer les FACA dans la recherche des solutions et l’autorisation des 900 hommes supplémentaires suffisent pour redorer le blason de la Minusca ? C’est une question qui reste poser !

 

 

Centrafrique : Des leaders d’opinion divisés sur le bilan de la Minusca après le renouvellement de son mandat

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 16 NOVEMBRE 2017

 

Bangui, 16 Novembre 2017(RJDH) —Les leaders  centrafricains interrogés par le RJDH ont émis des avis divergents sur le bilan de la Minusca. Ces avis sont recueillis quelques heures après le renouvellement par le conseil de sécurité des Nations Unies du mandat de la mission onusienne en RCA.

 

Le renouvellement du mandat de la Minusca en Centrafrique par la  communauté internationale avec une augmentation de neuf cent(900) hommes, intervient dans un contexte où plus de la moitié du territoire centrafricain est encore sous contrôle des forces  non conventionnelles.

 

Les points de vue des leaders politiques et ceux de la société civile sont divergents sur le bilan de la mission. Crescent Beninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile sur  la crise centrafricaine trouve mitigé le bilan de la Minusca, « en 2012 on était avec six(6) groupes armés et les forces rebelles n’ont pas pu occuper plus de la moitié du  territoire centrafricain. En 2014 avec l’arrivée de la Minusca, on est passé à plus d’une dizaine de groupes armés. Et si la Minusca joue bien son rôle de maintien de la paix, on n’allait pas assister à cette multiplication. Mais on ne  peut pas dire que tout est négatif. Sans la présence de la Minusca, la RCA allait sombrer dans un chao indescriptible donc il faut saluer cet effort »,  s’est-il exprimé.

 

Crescent Beninga estime que rien ne peut changer sans le réarmement des forces armées centrafricaines, « les forces de la Minusca ne peuvent pas maintenir la paix sans les forces de défense nationales. La Minusca doit être aux côtés des forces armées centrafricaines pour ce travail et non les forces armées centrafricaines aux côtés des forces de la Minusca », a-t-il fait savoir.

 

Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Evolution de Centrafrique(MDREC) dresse un bilan négatif, « pour ma part la Minusca n’a rien fait car depuis son arrivée les choses ne font que s’empirer. Tout ce qu’on attend de la Minusca, c’est la levée des sanctions pour permettre au gouvernement d’acheter des armes et réarmer les FACA. La Minusca, c’est un échec parce que malgré les moyens à leur disposition, ces gens laissent faire les groupes armés avec qui ils collaborent la plupart de temps », dénonce ce leader politique.

 

La députée Emile Beatrice Epaye, présidente de la commission affaire étrangères à l’Assemblée Nationale, se réserve de dresser un bilan, « je ne peux pas parler en terme de bilan, le bilan a été déjà fait c’est pour cela que la communauté internationale a prorogé le mandat pour qu’elle intervienne dans notre pays », souligne-elle.

 

Avec le renouvellement du mandat, la Minusca disposera désormais de 12900 hommes qui auront la lourde tâche de renverser la tendance face aux groupes armés qui se réorganisent de plus en plus

 

 

Centrafrique : Béatrice Epaye souhaite que la prorogation de la Minusca apporte un plus à réconciliation

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 16 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, le 16 Novembre 2017(RJDH)—La présidente de la Commission Affaires étrangères Béatrice Emilie Epaye s’est dite favorable à la prorogation du mandat de la Minisca après son speech lors du passage de Guterres devant la représentation nationale. Elle souhaite que la Minusca à partir de cette résolution travaille pour la réconciliation du peuple centrafricain. Position exprimée lors d’une interview accordée au RJDH ce 16 novembre à Bangui.

 

Honorable Emilie Béatrice Epaye bonjour !

 

Emilie Béatrice Epaye : bonjour !

 

Vous êtes la présidente de la Commission Affaires Etrangères à l’Assemblée nationale. Le Conseil de Sécurité vient de voter la résolution, autorisant la prorogation du mandat de la Minusca comment réagissez-vous à cet effet ?

 

Emilie Béatrice Epaye : Moi je suis d’avis qu’il y ait la prorogation de la mission des forces de maintien de la paix en Centrafrique. Et je l’avais déjà affirmé lors du passage du Secrétaire Général des Nations Unies monsieur Antonio Guterres.

 

Mais, c’est vrai nous avons vu les faiblesses de la Minusca. Nous souhaitons que ce nouveau mandat et le nombre des soldats de la paix qui va être augmenté puisse amener un plus dans leurs interventions en RCA ; cela veut dire que nous sortir de ce cycle infernal de violences contre les civils, de la souffrance des centrafricains et nous ramener la réconciliation entre le peuple centrafricain.

 

Lors de son passage à Bangui Antonio Guterres a affirmé sa volonté de voir les forces onusiennes travailler en commun accord avec les FACA alors que les FACA sont visées par le Comité de sanction de l’ONU. Quelles perspectives pouvez-vous dégager de cette attitude ?

 

Emilie Béatrice Epaye : De toutes les manières, moi je ne parle pas des armes. Aujourd’hui, nous sommes un Etat,  un Etat doit avoir son armée et mon souhait est de voir l’EUTM former nos soldats assez rapidement, augmenter le nombre des gens formés et que la communauté internationale nous permet de les équiper normalement pour protéger nos populations et notre territoire. Et si jamais on commence à déployer les centrafricains, nos soldats centrafricains dans notre pays, ils travailleront en commun accord avec les forces de la paix qui sont chez nous, c’est mon souhait !

 

Honorable, la Minusca est une mission multidimensionnelle qui a volet militaire et volet civile, s’il faut faire un bilan global de cette mission, quel bilan faites-vous de cette mission après 3ans d’exercice ?

 

Emilie Béatrice Epaye : Je ne peux pas parler en termes de bilan. De toutes les manières, le bilan a été fait et c’est pour cela que la communauté internationale a prorogé le mandat de la Minusca pour qu’elle intervienne dans notre pays. Vous avez parlé du volet civil, effectivement la Minusca doit jouer son rôle de médiation, de facilitateur pour nous amener à la paix et à la réconciliation.

 

Pour cela, on n’a pas besoin des armes. Mais le volet militaire, il faut que les gens soient formés, que nos militaires aient la déontologie militaire pour protéger le peuple et le pays. Et nous faisons confiance à l’EUTM, à l’Union Européenne pour les former, augmenter leur nombre, bien les équiper  et les déployer.

 

Et s’ils doivent travailler en partenariat avec la Minusca c’est notre souhait aussi. On a trop souffert, moi je suis député de Markounda et je vois des gens souffrir à l’intérieur du pays. C’est difficile, on ne doit pas rester là, il faut trouver tous les moyens positifs pour faire avancer les choses.

 

Honorable Emilie Béatrice Epaye je vous remercie !

 

Emelie Béatrice Epaye : Je vous remercie aussi !

 

 

Centrafrique : La Minusca perd 13 soldats dans le pays en 2017

 

PAR NOURA OUALOT LE 16 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, 16 novembre 2017 (RJDH)—La Minusca a perdu plusieurs soldats ces douze derniers mois. Certains sont tués dans des combats et d’autres sont morts suite à des maladies.

 

2017 est certainement l’année la plus meurtrière pour la Minusca depuis son déploiement en Centrafrique en septembre 2014.  Officiellement, 13 soldats de la paix ont perdu la vie cette année. La plupart sont tués sur le terrain des combats sur le territoire centrafricain.

 

Le plus lourd bilan a été enregistré après l’embuscade de mai 2017 dans le Haut-Mbomou. Entre Rafai et Bangassou au Sud-est du pays, 6 casques bleus dont quatre cambodgiens et deux marocains ont été tués. Ces soldats escortaient des camions pour une assistance humanitaire dans la région. Pendant l’attaque, dix autres éléments dont neuf marocains et un cambodgien ont été blessés.

 

Une semaine après cette attaque, un soldat a été enlevé puis tué à Mboki. Le 5 janvier 2017, un autre casque bleu est tué entre Koui et Bocaranga, des villes sous contrôle à l’époque des 3R de Sidiki. Notons que parmi les 13 soldats, il y a certains qui sont morts de maladies.

 

Les assassinats répétés des casques bleus dans le Sud du pays, avaient contraint les Nations-Unies à dépêcher en Centrafrique, le 12 mai 2017, le Secrétaire Général adjoint pour le maintien de la paix Jean Pierre Lacroix. Ce dernier avait condamné ces actes et annoncé l’ouverture des enquêtes. Les attaques contre les soldats de la paix, selon la charte des Nations-Unies, sont considérées comme des crimes de guerre.

 

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 00:05
Casques bleus: le Canada offre une force d'action rapide

 

 

 

 

AFP / 15 novembre 2017 21h40 - Le Canada va renforcer son soutien aux missions de maintien de la paix en mobilisant 200 soldats, en favorisant la présence féminine au sein des Casques bleus ainsi qu'en fournissant du matériel et de l'entraînement militaire, a annoncé mercredi le Premier ministre.



La "force de réaction rapide" promise par le gouvernement canadien ne représente que le tiers des 600 militaires promis par Justin Trudeau peu de temps après son arrivée au pouvoir fin 2015 dans son objectif de redonner au Canada une place plus importante sur la scène internationale.



"L'engagement de 600 membres des forces armées canadiennes" représente un objectif ambitieux, a admis le Premier ministre, promettant de respecter cet engagement à terme à travers une série "d'engagements conjoints" dans plusieurs pays.



Pour l'instant, le Canada va mobiliser un contingent de 200 soldats qui pourrait, à la demande de l'ONU, être déployés rapidement sur des actions ponctuelles pour, par exemple, prendre et sécuriser le contrôle de points stratégiques (aéroport, télécommunications...) dans le cadre de missions de maintien de la paix. 



"Les temps ont changé. Maintenant, bien souvent, il n'y a pas de paix à maintenir. Les conflits auxquels nous faisons face aujourd'hui sont insolubles, plus dangereux et plus complexes", a déclaré Justin Trudeau à Vancouver lors de la conférence ministérielle des pays engagés dans les missions onusiennes de maintien de la paix.



- 'De nouvelles choses' –



"Les opérations modernes de maintien de la paix ont lieu dans un contexte qui transcende les frontières", a-t-il poursuivi, évoquant des Etats déstructurés où profitent "des milices, des groupes criminels organisés et maintenant, bien sûr, des terroristes".



"Face à cette réalité, nous devons essayer de nouvelles choses", a estimé le chef du gouvernement canadien.



Le Canada, qui ambitionne un siège au Conseil de sécurité de l'ONU en 2021, va également mettre à disposition des opérations de l'ONU des hélicoptères d'attaques, un avion cargo C130.



Justin Trudeau a évoqué lors d'une conférence de presse la possibilité, en guise de première mission, de fournir du transport de troupes au centre régional des Nations Unies à Entebbe, en Ouganda, qui soutient quelques 80.000 militaires et policiers contribuant à des missions de maintien de la paix sur le continent africain.



Le gouvernement canadien promet également "la mise en œuvre de nouveaux programmes de formation conçus pour rehausser l’efficacité globale des opérations des Nations Unies" à travers l'entraînement des forces de maintien de la paix.



- Plus de femmes –



Le gouvernement s'engage à investir 15 millions de dollars canadiens (10 millions d'euros) pour augmenter la proportion de femmes engagées dans les contingents de maintien de la paix. 



Cette proportion est de seulement 3,7% des Casques bleus, un objectif prévu pour doubler à l'horizon 2020. Au rythme actuel, cet objectif ne sera pas atteint, a déploré Justin Trudeau en invitant les autres pays à également abonder à ce fonds spécial.



"Le Canada prendra la responsabilité de veiller à ce que les femmes jouent un plus grand rôle dans les opérations de la paix", a-t-il dit en soulignant que "lorsque les femmes et les filles participent au processus de paix, la paix est plus durable".



Actuellement, le Canada a seulement 25 membres des forces armées dans des contingents de Casques bleus. Envisagé l'an dernier, l'envoi de Canadiens pour grossir la Mission des Nations-unies au Mali (Minusma), n'est plus à l'ordre du jour en raison des risques encourus avec 140 Casques bleus depuis juillet 2013.



Justin Trudeau a aussi promis la mise à disposition de l'ONU de 150 policiers, soit un peu plus du double des effectifs canadiens actuellement sur le terrain (Haïti, Colombie...).



Les forces armées canadiennes ont été longuement et fortement engagées en Afghanistan mais sous l'égide de l'Otan. 



Des milliers de soldats canadiens ont servi entre 2002 et 2014 en particulier dans le sud de l'Afghanistan, menant régulièrement de durs combats contre les rebelles talibans. 



Le dernier contingent est rentré au printemps de 2014. Près de 160 soldats sont morts dans le cadre de cette mission dont 138 au combat. 




(©)

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:42
Les missions de maintien de la paix de l'ONU condamnées à se réformer en Afrique
Les missions de maintien de la paix de l'ONU condamnées à se réformer en Afrique

 

 

 

15/11/17 (AFP)

 

Matériel insuffisant, vulnérabilité, mandat inadapté... des dirigeants africains ont dénoncé au Forum de Dakar l'inadéquation des missions des Casques bleus au nouvel environnement sécuritaire, une préoccupation partagée par les Nations unies, qui veulent faire évoluer leurs interventions.

 

"Face à la violence asymétrique, les missions de maintien de la paix éprouvent des difficultés, au point qu'elles sont parfois contraintes de consacrer leurs moyens à leur propre sécurité", constate le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, déplorant à ce Forum annuel sur la paix et la sécurité en Afrique "l'impuissance de la puissance".

 

"On ne peut maintenir la paix là où elle n'existe plus, là où il faut la rétablir", a fait valoir le président sénégalais Macky Sall, dont le pays deviendra à la fin de l'année l'un des principaux contributeurs de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), avec quelque 1.500 militaires et policiers.

 

"Nous n'avons pas besoin d'une force de maintien de la paix, nous avons besoin d'une force d'imposition de la paix", juge lui aussi le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Marcel Alain de Souza.

 

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines, avec plus de 140 Casques bleus morts, dont 89 tués par des actes hostiles.

 

Ailleurs sur le continent, qui concentre huit des 15 actuelles missions de maintien de la paix de l'ONU, plusieurs autres peinent à convaincre.

 

Déployée en Centrafrique depuis 2013, l'opération de l'ONU (Minusca) est loin de garantir la paix dans un pays où les violences entre groupes armés se sont intensifiées en 2017.

 

Quant à la mission en République démocratique du Congo, la Monusco, le plus important et coûteux déploiement de Casques bleus au monde, elle est également critiquée pour son inefficacité.

 

- 'Plus mobiles'

 -
Des griefs que n'ignorent pas les Nations unies, qui tiennent mardi et mercredi à Vancouver (Canada) une conférence ministérielle sur le maintien de la paix, pour débattre des défis rencontrés sur le terrain.

 

"Il faut être réaliste, certaines opérations de maintien de la paix de l'ONU ont eu du succès, comme en Côte d'Ivoire ou au Liberia, mais il y aussi des difficultés", reconnaît Jean-Pierre Lacroix, chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU.

 

"Plusieurs de nos opérations ont lieu alors que les processus politiques avancent lentement et dans des environnements sécuritaires de plus en plus difficiles", explique-t-il.

 

Face aux nouvelles menaces, "nous devons nous adapter, être dotés d'équipements à la hauteur pour être moins vulnérables aux attaques, être moins statiques, plus mobiles", juge-t-il.

 

Toutefois, nuance M. Lacroix, "quand il s'agit de lutter contre des groupes terroristes, il faut d'autres types d'instruments. Il faut soutenir les forces comme celle du G5 Sahel (Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso et Mauritanie)", qui s'est déployée pour la première fois en novembre.

 

Selon lui, "l'avenir, c'est la complémentarité entre des forces de maintien de la paix et la lutte anti-terroriste".

 

"Les opérations de maintien de la paix ont été définies après la Guerre (mondiale de 1939-1945, NDLR). Une réflexion est engagée depuis les années 2000 pour les adapter au nouvel environnement", assure à l'AFP le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif.

 

"Mais la Minusma a son rôle à jouer, la réponse ne doit pas être uniquement sécuritaire", se défend-il.

 

"Notre mission est multidimensionnelle: au Mali, il faut aider à reconstruire la justice, défendre les droits de l'Homme et les principes démocratiques, mettre en oeuvre l'accord de paix" de 2015, dont l'application tarde encore, énumère-t-il. "Le terrorisme nous empêche de faire notre travail, c'est sur ce point qu'il faut trouver une solution".

 

 

Françafrique 2017 des képis et des milliards

 

https://www.letemps.ch Richard Werly, Dakar


Publié mercredi 15 novembre 2017 à 16:36, modifié mercredi 15 novembre 2017 à 17:09.

 

Hier, le pouvoir politique français régnait sur son pré carré africain à partir de l’Elysée et de ses antichambres. Aujourd’hui, militaires et clans capitalistes familiaux tiennent le haut du pavé. Le sommet de Dakar sur la sécurité vient d’en apporter la preuve

 

La Françafrique est un sacré morceau d’histoire hexagonale. Quelle autre république peut se prévaloir d’avoir, pendant des décennies, tiré de façon si ostentatoire et souvent dramatique les fils de ses anciens colonisés sur le continent noir?

 

Refrain connu. En arrière-plan? L’incontestable legs culturel, politique, économique d’un siècle et demi de colonisation à la force des sabres, des goupillons, puis de la mise en coupe réglée de ces vastes territoires africains par la caste des administrateurs d’outre-mer, appuyés par des édiles locaux formés à la française. Sur le devant de la scène jusqu’au début des années 90? Le mythe des héritiers de la France libre et du gaullisme – la reconquête de la métropole ne démarra-t-elle pas, en 1941, à Brazzaville? – entretenu habilement par le tout-puissant Jacques Foccart, ses protégés politiques (l’incontournable président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, décédé en décembre 1993, puis le Gabonais Omar Bongo, décédé en 2009) et ses réseaux semi-mafieux. Résultat? Une longue appropriation par la métropole des ressources naturelles des Etats africains (minerais, uranium, pétrole) les plus dociles de sa zone d’influence, devenus indépendants mais contraints d’accorder les concessions les plus juteuses aux compagnies hexagonales.

 

Emergence de la Chinafrique?

 

Ce système, pensait-on, avait succombé au seuil du XXIe siècle sous les coups de la mondialisation et de l’arrivée de nouveaux «partenaires» économiques agressifs comme la Chine ou la Turquie, prêts à sortir le carnet de chèques dont la France ne dispose plus. Antoine Glaser, observateur toujours bien informé de ces réseaux «françafricains», avait même prédit, dans son essai passionnant sur l’Africafrance (Ed. Pluriel), un complet renversement des rôles après la fin de la Guerre froide. Aux dirigeants français le soin de préserver les apparences en continuant de convier sous les ors des palais républicains leurs soi-disant obligés africains. A ces derniers la réalité du pouvoir, grâce aux valises de cash toujours à portée de main. Archétype de ce nouveau modèle des années 2000: le président congolais Denis Sassou-Nguesso, maître dans l’art de distiller sa manne pétrolière.

 

Le sommet de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique qui vient de s’achever a toutefois démontré qu’en 2017, à l’aube de la Macronie triomphante, la réalité est plus complexe. Certes, aucun nouveau Foccart n’est apparu à l’horizon. Certes, l’Elysée n’est plus en mesure de dicter ses volontés à ceux que le général de Gaulle appelait tout simplement «nos rois nègres». Certes, la Chinafrique a émergé, avec sa myriade de contrats dans les infrastructures et ses communautés d’immigrants industrieux débarqués d’Asie.

 

Bolloré, Bouygues et consorts

 

Antoine Glaser, toujours lui, a donc raison de pointer du doigt le syndrome Arrogant comme un Français en Afrique (Ed. Fayard). Mais un coup d’œil dans la salle plénière du Centre international de conférences Abdou Diouf à Dakar démontrait ces jours-ci que la Françafrique a de beaux restes. Une kyrielle de généraux français, salués avec déférence par leurs homologues africains en mal d’interventions protectrices contre le péril djihadiste. Une escouade de dirigeants des groupes Bolloré, Bouygues ou autres, toujours incontournables dans les capitales francophones de la région. Des brigades d’anciens officiers reconvertis en entremetteurs avec leurs carnets d’adresses bien remplis. Telle est la nouvelle Françafrique: une conjugaison de képis et de milliards…

 

Le changement est en fait tectonique. Le curseur d’influence et de prise de décision s’est déplacé. Hier, au temps de Foccart, de ses barbouzes et de ses réseaux (souvent corses), le pouvoir politique élu rythmait le bal depuis Paris. La Françafrique était un axe vertical. Vingt-cinq ans après le décès de l’intéressé, les généraux et quelques dynasties familiales ont raflé la mise. Coté glaive, les 10 000 soldats français prépositionnés en Afrique – dont 4000 dans le Sahel pour l’opération «Barkhane» – demeurent la clé de voûte des pouvoirs locaux qui ne peuvent rien refuser à cet allié majeur. Coté portefeuille, Bolloré, Bouygues et consorts recrutent à tour de bras les anciens centurions pour protéger leur pré carré. Emmanuel Macron, nouveau venu sur la scène africaine, l’a d’ailleurs compris: son Conseil présidentiel pour l’Afrique, créé en juin, met en avant de jeunes entrepreneurs de la diaspora. Une façon de ne pas gêner les «éléphants» en uniforme. Mais aussi, peut-être, de desserrer l’étau militaro-capitaliste de cette Françafrique en apparence au garde-à-vous.

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:39
Centrafrique: les civils "doivent être protégés", appel au renforcement de l'ONU (ONG)
Centrafrique: les civils "doivent être protégés", appel au renforcement de l'ONU (ONG)
Centrafrique: les civils "doivent être protégés", appel au renforcement de l'ONU (ONG)

 

 

 

14/11/17 (AFP)

 

Les civils centrafricains, souvent pris pour cibles dans les violences, "doivent être protégés" et la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) "renforcée" pour "éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile", appelle l'ONG Norwegian Refugees Council (NRC) dans un communiqué mardi.

 

"Si nous devons éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile, il y a un besoin urgent d'une meilleure protection des populations civiles", estime la directrice régionale de l'ONG, Marianne Irion.

 

Ce besoin de protection des civils doit se faire par un renforcement de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca, 10.000 hommes déployés depuis 2014), selon l'ONG.

Le 6 novembre, 28 organisations de la société civile centrafricaine et internationales avaient déjà lancé un appel à plus de troupes pour la Minusca, dont le renouvellement du mandat doit être examiné mercredi au Conseil de Sécurité de l'ONU, à New York.

 

Ce renforcement avait été demandé dans un récent rapport au Conseil de sécurité par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, après une visite dans le pays en octobre.

 

La Minusca est déployée depuis 2014 et le renouvellement de son mandat vise, outre une augmentation de ses contingents (900 militaires supplémentaires), à les rendre plus flexibles et mobiles pour contrer les menaces et les atteintes à la paix.

 

En vertu du projet de résolution rédigé par la France, la Minusca serait autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la coalition pro-musulmane de l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive de milices anti-balaka, prétendant défendre les chrétiens et auto-proclamées d'"auto-défense".

 

Ces groupes armés s'affrontent désormais pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde.

 

Plus de 600.000 personnes sont déplacées dans le pays et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d'une aide internationale.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:28

 

 

 

LA MINUSCA CONTRE TOUTE TENTATIVE DE PERTURBATION DE LA SÉCURITÉ DANS LA VILLE DE BANGUI

 

Bangui, 15 Novembre 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne les violences survenues samedi au PK5, à Bangui, et précise qu’elle sera aux côtés des autorités pour empêcher toute tentative visant à perturber la sécurité dans la capitale centrafricaine.

 

« La MINUSCA ne permettra pas que la paix et la stabilité dans la ville de Bangui soient perturbées par qui que ce soit, et demeure déterminée à appuyer les autorités centrafricaines pour prévenir tout tentative dans ce sens », a déclaré mercredi en conférence de presse, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. La MINUSCA a dénoncé le jet de grenade lancée par des individus, provoquant des morts et des blessés parmi les spectateurs d’un concert, ainsi que les représailles meurtrières qui s’en sont suivies dans les premières heures.

 

Selon le porte-parole, dès les premiers instants qui ont suivi l’incident, la MINUSCA a renforcé son dispositif sécuritaire dans la zone, avec des militaires et des policiers, aux côtés des forces de sécurité nationale, afin de prévenir toute escalade de violence armée et pour accélérer le retour au calme. « La MINUSCA a également travaillé avec le Comité de Pilotage du Pacte de non-agression entre PK5 et Boeing, le Comité de Retour pour les Musulmans et Chrétiens et les leaders communautaires, afin de stopper les rumeurs et appeler la population au calme et à ne pas répondre aux provocations », a ajouté le porte-parole, qui a salué l’ouverture d’une enquête pas les autorités judiciaires nationales.

 

Pour sa part, le chef des opérations des forces de la MINUSCA, Colonel Moussa Mboup, est revenu sur le plan de sécurisation mis en place par l’Etat-major intégré de Bangui, composé de la Force et la Police, pour faire face à cette situation. « L’action de la force, en appui aux initiatives d’apaisement des autorités et des communautés, consistait à endiguer ces incidents et à éviter qu’ils ne se propagent à d’autres quartiers de Bangui », a-t-il souligné. « L’Etat-major intégré a renforcé sa posture dans le 3ème arrondissement, et établi des zones tampons, entre le 3ème  arrondissement et le 5ème, et entre le   3ème et le 6ème arrondissements », a ajouté l’officier.

 

Lors de la conférence de presse, la MINUSCA s’est par ailleurs félicitée du déploiement, la semaine dernière, de nombreux préfets dans leurs régions d’affectation, tout en réitérant sa « disponibilité à appuyer, dans la mesure de ses capacités, ces représentants de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions ». Tout en estimant que « le déploiement des préfets et des sous-préfets dans les régions est essentiel en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire », le porte-parole a qualifié « d’inacceptables les positions exprimées par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), qui s’opposent au déploiement des préfets dans certaines préfectures ». « La présence de l’autorité de l’État sur le terrain ne peut faire l’objet de chantages », a indiqué le porte-parole.

 

De son côté, le porte-parole de la composante police de la MINUSCA, Franck Gnapié, a indiqué qu’à Bria, la Police de la MINUSCA a organisé une activité de sensibilisation contre les exactions et la circulation des armes sur le site sur le site des Personnes Déplacées du PK-3. Cette cérémonie a vu la participation des différentes autorités et leaders communautaires ainsi que des responsables de la MINUSCA environs 1000 personnes étaient présentes à cette sensibilisation.

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:03
L'ONU renforce de 900 militaires sa mission de paix en Centrafrique
L'ONU renforce de 900 militaires sa mission de paix en Centrafrique
L'ONU renforce de 900 militaires sa mission de paix en Centrafrique

 

 

 

 17h21, le 15 novembre 2017

 

900 Casques bleus supplémentaires vont être déployés en Centrafrique, en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité qui prolonge d'un an la mission de paix de l'ONU.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi à l'unanimité un prolongement d'un an de sa mission de paix en Centrafrique, qui sera renforcée de 900 militaires, et devra être plus mobile et réactive. Ce renforcement de la Minusca avait été demandé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans le pays. En vertu de la résolution adoptée, rédigée par la France, la force est autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

"S'abstenir de tout abus sexuel". Cette force devrait permettre à l'ONU d'enrayer la "spirale de violences et recréer une dynamique positive en République Centrafricaine", a jugé l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre. Washington, qui cherche à réduire les coûts des opérations de paix de l'ONU, avait récemment indiqué ne pas être opposé "par principe à une augmentation modeste de troupes pour la Minusca, mais à la condition que les militaires supplémentaires apportent un réel plus" à la mission. Ils devront "faire preuve des plus hauts standards professionnels et s'abstenir de tout abus sexuel", ont réclamé les États-Unis.

 

Violences en hausse en province. Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l'ONU ont permis de réduire les violences, notamment à BanguiEn province, 2017 a vu au contraire les affrontements reprendre en intensité entre groupes armés et des milices se disputant le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde mais riche en minerais. La résolution prévoit que les troupes de la Minusca soient plus mobiles et réactives. Il faut "tout faire pour augmenter son efficacité et sa capacité sur le terrain", a souligné Antonio Guterres lors d'une récente visite dans le pays, sa première auprès d'une opération de paix depuis son entrée en fonctions en janvier.

 

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:02
Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui
Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui

 

 

Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 NOVEMBRE 2017ACTUALITÉSÉCONOMIE

 

BANGUI, 15 novembre 2017 (RJDH)—Une mission du Fond Monétaire International (FMI) est attendu à Bangui la semaine prochaine a-t-on appris de sources proches du ministère des Finances. Il s’agit, selon les informations du RJDH, d’une mission d’évaluation.

 

Cette mission débute le 20 novembre prochain. Elle se concentrera sur l’évaluation des performances économiques de la RCA. Une source digne de foi contactée au ministère des Finances et du Budget parle d’une mission d’évaluation qui permettra de mesure les efforts consentis ces derniers mois.

 

Toutes les régies financières, selon nos sources, sont mobilisées depuis plusieurs jours pour préparer la mission d’évaluation du FMI, « tous les services des régies financières sont à pied d’œuvre pour préparer cette mission. Toutes les régies financières doivent rendre leurs rapports d’ici vendredi. L’objectif est de présenter la situation économique actuelle pour permettre à nos hôtes de voir si nous avons progressé ou non afin qu’ils fassent des recommandations », explique un cadre du ministère qui a requis l’anonymat.

 

Le pouvoir de Bangui a conclu le programme de Facilité Elargie de Crédit Cette mission d’évaluation est attendue à Bangui plus d’une année après les conclusions de Facilité Elargie de Crédit entre le gouvernement et le FMI. La dernière mission du FMI en Centrafrique remonte au mois d’octobre, mission pendant laquelle Samir Jahja, chef de la mission de cette institution financière internationale s’est félicité des avancées enregistrées par l’économie centrafricaine. Les prévisions du FMI projettent 4% de croissance économique en Centrafrique pour l’année 2017.

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