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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 17:56

 

 

 

Bangui 8 juin (CAP) – Avant même que le Forum National de Bangui n’aient pris fin, la ville grouillaient déjà de rumeurs persistantes faisant état de diverses malversations et surfacturations de marchés plus ou moins fictifs ou réels dont certaines personnes privées ou personnalités auraient bénéficiés. Le limogeage par la présidente de la transition de Mme Antoinette Montaigne née Moussa, ex-ministre de la communication et de la réconciliation avant d’être nommée ministre conseiller à la présidence chargée de la communication porte-parole, intervenu depuis vendredi 5 juin 2015 semble indiquer qu’elle paye sa mauvaise gestion du budget communication du Forum qui a été mis à sa disposition. Il lui est aussi reproché sa mauvaise gestion des fonds à elle alloués pour le premier anniversaire d’un an de pouvoir de Mme Samba-Panza

 

Selon certaines informations émanant d’une source haut-placée au palais de la Renaissance, Mme Montaigne, comme bien d’autres membres du gouvernement ayant eu à présider certaines commissions d’organisation du Forum, se  serait rendue elle-même à Douala au Cameroun effectuer certaines courses. Par exemple, d’après nos sources, on n’a pas concrètement vu pendant les travaux du Forum, les écrans géants prévus au budget et qui figureraient sur certaines factures.  

 

Mme Antoinette Montaigne qui se trouverait actuellement en France, a vu son bureau du palais présidentiel visité et cambriolé. Un ordinateur et certains effets personnels auraient été emportés. Toujours selon nos informations, avant de prendre son avion pour Paris, elle aurait déposé une main courante à la brigade de gendarmerie  pour menaces de mort contre sa personne de la part de quatre personnalités dont nous taisons les noms par décence.

 

Autre limogeage, celui de l’ensemble du conseil d’administration de l’agence de régulation des télécommunications (ART) dont le président, Michel Koyt, est un proche parent de la présidente de la transition, qui épinglé déjà sous le régime Bozizé dans le dossier du prêt indien pour les bus de la SONATU et de la cimenterie de Nzila, croupissait en geôle au camp de Roux avant de se libérer lui-même à l’entrée de Séléka dans Bangui.

 

Une personnalité du régime de transition souhaitant conserver l’anonymat a confié à notre rédaction qu’il n’est pas exclu que dans les prochains jours, certains ministres quittent aussi le gouvernement pour leur mauvaise gestion du budget du Forum et certaines surfacturations qu’on leur impute.

Malversation et mauvaise gestion du budget du Forum de Bangui : des têtes commencent à tomber
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 17:13

 

 

Communique de Presse relatif a la constitution de la Coordination Nationale pour le Salut de la Patrie (CNSP)

 



Afin dharmoniser nos positions, lutter contre la désagrégation des mouvements politico-militaires du Nord et du Nord-Est du pays, davoir des interlocuteurs crédibles et représentatifs du mouvement, nous, Représentants Politiques du Mouvement pour la Refondation Démocratique et le Progrès (MRDP) et de lUnion pour la Paix en Centrafrique (UPC), réunis à MBrés en ce jour du 07 mai 2015, avons décidés conjointement la création dune Coordination politique dénommée «COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle « CNSP».

Cette coordination politique sera chargée danimer la vie politique et de défendre les intérêts du groupe ainsi crée. En outre, cette coordination travaillera aussi pour la convocation dune assemblée extraordinaire qui déterminera lopportunité ou non de la mise sous un commandement unifié de nos forces (chaine de commandement militaire).

En outre, nous invitons tous les autres mouvements politico-militaires de se joindre à nous afin de baliser ensemble les voies et moyens de pacifier le pays et dy ramener la paix, la cohésion et la concorde nationale.
Ainsi, nous tenons à informer tant lopinion nationale quinternationale que cette décision de mise en place de la Coordination Politique prend effet à compter de la date de sa signature et abroge toutes décisions antérieures contradictoires.

Se trouve joints au Communiqué de Presse, les documents de base de la dite Coordination Politique, à savoir lacte constitutif ainsi que les statuts de la coordination.

Pour des amples explications, veuillez nous joindre au (+236) 72714172 ou au hickramkpemwei@gmail.com.

Fait à MBrés, le 07 mai 2015

M. Hickram KPEMWEI


Coordonnateur General du CNSP


Ampliations :


- Médiation Nationale et Internationale,
- Présidente de la Transition Nationale,
- Conseil National de la Transition,
- Primature,
- MINUSCA,
- Union Européenne (UE),
- Union Africaine (UA),
- Ambassade de France,
- Ambassade des Etats-Unis,
- PNUD
- OCI (Organisation de la Conférence Islamique)
- OCDH,
- LCDH,
- Presse Nationale et Internationale.

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:46

 

 

 

Pour lever toute équivoque et prévenir les quiproquos, je tiens à signifier d’entrée de jeu que j’écris les lignes qui suivent non pas comme membre du Cabinet du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition, tant s’en faut, mais plutôt en ma double qualité de citoyen centrafricain (fier de l’être) et d’observateur privilégié de la scène politique locale, sous-régionale, africaine, pour ne pas dire internationale. 

 

Inutile de forcer l’évidence en précisant que le sujet évoqué ici est sensible. D’autant plus  polémique que nos détracteurs dont la mauvaise foi et la vilenie ne sont plus à démontrer  n’hésiteront pas, préoccupés qu’ils sont par leur dessein funeste, à se servir de cette tribune pour crier au scandale. Seulement, au lieu de perdre leur précieux temps à vitupérer le « messager », je les invite et les encourage vivement à démonter ce point de vue, le mien, arguments contre arguments. Cela participe de ce que l’écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr appelle le « langage démocratique » dont les signes sont, entre autres, « une attention prêtée à la notion du débat, une vitalité du parlementarisme, une constante vigilance éthique ». Un « langage démocratique » dont le vote ne serait selon lui qu’une « expression » , un « moyen » parmi tant d’autres.  

 

Or, malgré notre prétention à nous considérer comme d’authentiques démocrates (antienne que certains répètent à chaque fois que l’occasion s’offre à eux), ce « langage démocratique », avec ces exigences (les joutes oratoires sans complaisance en font partie), me semble encore, visiblement, faire défaut dans notre pays. Parce que nos élites politiques, universitaires, économiques ne l’encouragent pas (par manque de volonté ou simplement par paraisse intellectuelle?). Et ce ne sont pas les dirigeants, frileux à l’idée même d’une conscience politique des masses,  qui auront le courage de le promouvoir.           

 

Puisque le débat sur l’organisation ou non des élections en 2015 est sensible et qu’il figure en tête de liste des problématiques que je pourrais qualifier, empruntant l’expression à mon ami et frère le président du PATRIE, Maître Crépin Mboli Goumba, de « nécessité nationale », nous sommes tenus, par devoir de responsabilité, de l’évoquer sous toutes les coutures.  

 

D’ailleurs, pour peu que je sache, les plus hautes autorités de la Transition, Madame le Chef de l’État de la Transition en tête, travaillent inlassablement, avec les moyens qui sont les leurs (c’est-à-dire avec pratiquement rien) à la mise en oeuvre de la feuille de route de la Transition décidée (imposée?) par la communauté internationale dont le point culminant est l’organisation des élections exemplaires et saluées afin de doter notre pays des institutions ayant l’onction du suffrage universel. 

 

Des élections à pas forcé ? 

 

Ainsi, les Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC (Communauté économique des États d’Afrique centrale) ont-ils donc, après un brillant plaidoyer de Madame Catherine Samba-Panza, prorogé la Transition en cours jusqu’en décembre 2015. Et ce, il faut le relever pour le saluer, en dépit de l’absence de saisine formelle (au mépris de la Charte Constitutionnelle de Transition?) de la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC par les autorités de la Transition.     

 

 

On polémiquera longtemps sur le bien-fondé de la tenue des élections dans le nouveau délai imparti à la Transition en cours ou de leur renvoi sine die. Il existe plusieurs écoles sur la question et c’est précisément cela qui m’intéresse, indépendamment du reste.  

 

Il y a ceux qui estiment, à juste titre, qu’une Transition, fût-elle consensuelle et apaisée, n’a pas vocation à s’éterniser et qu’il faille bon an mal an, en compressant les délais si l’on veut, en bâclant certaines opérations électorales si l’on préfère, organiser ces scrutins en temps et en heures afin d’installer un régime démocratique qui sera en fait un régime transitoire, avant la normalisation définitive de la situation. D’autant que l’État, grâce aux efforts du Premier ministre Mahamat Kamoun, finance déjà sur fonds propres, les travaux de réhabilitation des bâtiments administratifs en province pour faciliter la restauration de l’autorité de l’État à travers le redéploiement de l’Administration.     

 

Il y a, une seconde école qui considère que, tant que l’État n’aura pas repris le contrôle de l’ensemble de son territoire souverain, ce serait illusoire voire carrément utopique de parler des élections. Que le désarmement/démobilisation des groupes armés serait un préalable non négociable avant la tenue de toute élection. 

 

Il y a, ceux peu nombreux, il faut le reconnaitre, forcément en mal de pouvoir qui, sans même se raser, rêvent d’en découdre avec l’actuelle Transition afin d’installer une troisième transition aux contours artistiquement inquiétants qui serait plus légitime, clament-ils, et qui aura la charge d’organiser les futures élections. 

 

Or, rien n’est plus désespérant que l’incertitude. C’est pourquoi, j’estime pour ma part, et très modestement, que si nous ne voulons pas avoir la sensation que le monde qui s’effondre à nos pieds finira par engloutir nos rêves de bien-être et de développement, nous devons organiser les scrutins référendaires, législatifs et présidentiels avant le début de l’année prochaine. Et ce, pour des contingences d’ordre géopolitique et géostratégique. 

 

Car, il se trouve que 2016 sera une année charnière pour certains pays de la sous-région. Nombreuses, seraient les situations où les régimes en place seront amenés à remettre en jeu leur mandat, avec ce que cela comporte de risque d’embrasement et d’instabilité :

 

Je pense notamment aux deux Congo qui devront organiser des présidentielles à très haut risque. 

 

Je m’inquiète de la résurgence des contradictions armées au Tchad qui devra également organiser une élection présidentielle en 2016. 

 

Je crains la réaction, forcément imprévisible, des Camerounais à la fin du consensus national autour de la lutte contre la secte islamiste Boko Haram. Ce posera alors probablement, peut-être même avec violence, la question de la succession du président Paul Biya qui aura 85 ans d’ici-là. 

 

Tous ces ingrédients, plus ou moins détonnants, sont de nature à nous encourager à stabiliser la situation dans notre pays le plus tôt, afin d’éviter le risque réel de nous retrouver, en 2016, entre nous, à nous massacrer à nouveau dans une indifférence royale de la communauté internationale qui nous aura abandonné à notre triste sort d’emmerdeurs devant l’éternel pour s’occuper d’autres pays.  

 

D’ailleurs, cela devient proprement pressant lorsque l’on sait que c’est grâce au leadership de la CÉMAC d’abord, ensuite de la CEEAC et en plus de l’Union africaine que la communauté internationale s’intéresse un temps soit peu à la tragédie que vit le peuple centrafricain depuis deux années. 

 

On me rétorquera - et on aura raison en partie - que les élections ne dépendent pas exclusivement de nous (comprendre des autorités centrafricaines); que son budget reste à boucler parce qu’un gap de 49% manque; que pour des raisons de logistique il serait impossible de tenir le délai de décembre etc. Certes. Mais je répondrai ceci à tout cela : il existe ou doit exister, au sein du génie centrafricain, assez de ressources et de bon sens pour savoir que la non tenue des élections d’ici décembre 2015 fournirait le prétexte inespéré à ceux qui, tapis dans l’ombre, attendent l’occasion de mettre le pays à nouveau à feu et à sang. On devrait plutôt éviter d’en arriver là. 

 

Comme pour le Forum National de Bangui, un consensus national devait être trouvé autour de la question des élections. À preuve, alors que personne ne pouvait parier un kopeck sur l’organisation à bonne date du Forum et sa réussite, le Gouvernement a pris ses responsabilités et à financer ce rendez-vous historique sur les maigres deniers de l’État. Cela va sans dire que l’argutie sur le manque de ressources financières qui empêcherait la tenue de ces élections ne résiste pas à l’analyse. Si nous voulons de ces élections nous les aurions, simplement. Toutes les énergies et les bonnes volontés qui pourraient être mobilisées ne seraient pas superflues.

 

C’est en cela que la question de l'efficacité des forces internationales déployées chez nous m’interpèle à un haut point. Je voudrais ici exhorter les représentants de la communauté internationale à Bangui à changer radicalement de paradigme et d’approche face à ceux qui menacent gravement la paix sociale et la cohésion nationale en République Centrafricaine. Je crois, de nombreux Centrafricains avec moi, qu’elles ont tort (ces forces internationales) à ne pas procéder au désarmement forcé, c’est-à-dire, à la neutralisation des fauteurs de troubles.  Au regard des agissements de ces mystiques sanguinaires et grands criminels contre l’humanité qui, sous des prétextes aussi loufoques que peu crédibles, prennent le peuple en otage, l’urgence est de muscler davantage la réponse militaire. Il ne s’agit pas, pour moi, de stigmatiser un groupe quel qu’il soit. Il s’agit pour moi de défendre une certaine idée de la Centrafrique. Car être Centrafricain, c’est défendre certaines valeurs d’humanisme et de solidarité.    

 

Adrien Poussou         

 

 

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Georges Adrien POUSSOU
Ancien Ministre  
Tél: +33 6 47 68 75 77
       +236 72 66 40 46

Tribune libre - Pourquoi décembre 2015 doit marquer la fin de la Transition ! par Adrien Poussou
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:11

 

 

 

08/06/15 (RFI)

 

En Centrafrique, 15 mois après la disparition de onze personnes dont un enfant dans la commune de Boali, le Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU relance l'enquête. Tous les soupçons se portent sur les soldats congolais stationnés dans la localité à cette époque.

 

C’est une ancienne affaire que le Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU n’entend pas voir enterrer. En mars 2014, onze personnes, dont cinq femmes et un enfant, sont portées disparues dans la localité de Boali, à 80 kilomètres au nord de Bangui.

 

A cette époque, les militaires du Congo, sous mandat de la mission de l'Union africaine, sont chargés de veiller à la sécurité des habitants de cette zone. Ce sont eux qui sont aujourd'hui au cœur de l’enquête menée par le Haut commissariat qui, à deux reprises déjà, a envoyé une équipe sur place. Une équipe qui s’est mise en quête d’informations et a recueilli des témoignages accablants contre les troupes congolaises soupçonnés donc d’avoir arrêté puis tué ces onze personnes.

 

Hurlements

 

Un des témoins affirme notamment avoir entendu le soir même des hurlements émaner de la base de stationnement des soldats. « L’enquête porte sur des suspicions de disparitions forcées, de torture et de meurtre », précise Cécile Pouilly, porte-parole du Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU. La porte-parole qui déplore l’absence d’enquête sur ces cas, en Centrafrique et au Congo, « en dépit des demandes répétées ».

 

Pour tenter de faire bouger les choses, une équipe du Haut Commissariat se rendra une nouvelle fois à Boali dans les semaines qui viennent.

 

 

RCA: l’ONU relance l’enquête sur les disparitions de Boali
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:59

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION

            (AFDT)

 

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

DECLARATION N° 13

 

EVALUATION DU FORUM DE BANGUI ( 4  au 11 AVRIL 2015 )

 

 

 

L’AFDT se réjouit de la tenue du Forum de Bangui qui pose les bases de la  réconciliation nationale. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, toutes les couches de notre société en provenance de toutes les préfectures et sous-préfectures  du pays ont décidé de prendre en main leur propre destin.

 

Les débats avaient permis l’affirmation des valeurs fondatrices de la République (laïcité, non-négociabilité de l’unité territoriale, justice et lutte contre l’impunité).

 

La signature d’un accord de paix par les groupes armés et l’adoption du Pacte Républicain constituent des avancées positives sur la voie d’une normalisation de la situation politico-sécuritaire.

 

L’adhésion du forum au principe de la stabilité des institutions de la transition est le signe de la maturité politique des participants. La validation de ce choix par les Chefs d’Etat et de Gouvernement lors de la XVIème session ordinaire de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) tenue à N’Djamena le 25 mai 2015 est l’expression de la justesse de ce choix au demeurant conforme à la lettre et à l’esprit de la Charte Constitutionnelle de Transition. Selon le communiqué final de ce sommet, « la Conférence a autorisé la prolongation technique de la Transition afin de permettre aux Autorités de la transition d’organiser des élections crédibles et transparentes avant la fin de l’année 2015, conformément aux recommandations dudit Forum de Bangui… »

 

L’AFDT  prend acte de la reconnaissance par le Forum des prérogatives administratives de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et de la compétence juridictionnelle de la Cour Constitutionnelle de Transition sur la question de l’inéligibilité.

 

L’attention particulière accordée à la question sécuritaire par la mise en œuvre d’un programme DDRR et à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national est un signe encourageant.

 

La création du Comité de Suivi des Recommandations du Forum de Bangui, structure pérenne, indépendante et jouissant d’une autonomie administrative et financière constitue le gage d’un sursaut qui donne des raisons d’espérer.

 

                                                                                              Bangui, le 06  juin 2015

 

                                                                                                 Pour l’AFDT

 

Le Président de la Conférence des Présidents

 

Me Nicolas  TIANGAYE

EVALUATION DU FORUM DE BANGUI PAR L'AFDT
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:54

 

 

COMMUNICATION DE MARTIN ZIGUELE A LA TABLE RONDE DE LA FONDATION JEAN-JAURES EN PRELUDE AU CONGRES DU PARTI SOCILAISTE FRANCAIS A POITIERS

 

5 ,6 et 7 JUIN 2015

 

 LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Comme vous le savez sans doute, suite aux élections générales organisées en mars 2011 par François Bozizé, alors Président de la République, le pays s’enfonça dans une grave crise politique parce que ces élections ont été marquées par des fraudes massives jamais connues en RCA. Non seulement François Bozizé avait prétendu avoir obtenu plus de 62% des voix dès le premier tour, mais en plus l’Assemblée nationale issue de cette mascarade électorale était composée uniquement de ses partisans et des membres de sa proche famille.

 

L’opposition démocratique, réunie au sein du « Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de janvier 2011 » en abrégé FARE avait décidé de ne pas reconnaître les institutions issues de ces élections et nous avons appelé à leur reprise intégrale après un dialogue politique. Le pouvoir était resté sourd à nos demandes malgré des recommandations amicales internationales.

 

C’est dans ce contexte que des groupes de rébellion résiduels qui n’avaient pas été démobilisés parce que les fonds destinés au programme de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) étaient détournés par le pouvoir, se sont coalisés sous l’appellation de SELEKA (soit Alliance en langue nationale sango) et ont déclenché une guerre contre le pouvoir central en décembre 2012.

 

Les partis politiques de l’opposition démocratique ont alors exigé que les forces politiques et sociales, c’est-à-dire  toutes les forces vives de la Nation, soient impliquées aux pourparlers convoqués par les Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) à Libreville en janvier 2013, pour sortir de cette crise.

 

C’est ainsi que furent conclus les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, qui décidèrent de la mise en place d’une période de transition politique devant s’achever en mars 2016, avec des élections auxquelles ne pourraient participer ni le Président Bozizé, ni le Premier Ministre issu de l’opposition et son gouvernement.

 

Cette transition démarrera dans d’énormes difficultés politiques qui entraîneront la reprise des hostilités et la prise du pouvoir par Michel DJOTODJIA, leader de la coalition Séléka qui renversera le Président François BOZIZE le 24 mars 2013.

 

Les Chefs d’Etat de la CEEAC se réuniront à Ndjamena pour décider de la poursuite de la transition sans François Bozizé et l’adoption d’une Charte de Transition qui devra élire le Chef d’Etat de transition, et mettre en place le Conseil National de Transition.

 

Michel DJOTODJIA fut élu Chef d’Etat de Transition ainsi que Alexandre Ferdinand NGUENDET à la tête du parlement de transition, le Conseil National de Transition, et Maître Nicolas Tiangaye reconduit Premier Ministre.

 

Cependant le pays plongea dans une grave crise sécuritaire, marqué  par des violences jamais égalées dans le pays, et exercées initialement par les rebelles de la Coalition Séléka, contre lesquelles progressivement des mouvements de riposte s’organisaient.

 

Devant cette situation, les forces de la CEEAC présentes dans le pays, la MICOPAX ne pouvait assurer l’ordre et la sécurité. C’est ainsi que dès avril 2013, du haut de la tribune des Nations Unies à New-York le Premier Ministre Nicolas Tiangaye appela à une intervention internationale pour sauver la RCA et arrêter les violences.

 

La CEEA s’emparera en urgence de ce dossier et en attendant une réaction de l’ONU, l’Union Africaine lancera sur le terrain la force MISCA. Les violences persisteront malgré l’entrée en force de cette mission militaire. Devant le chaos sécuritaire et l’attaque de Bangui le 5 décembre 2013 par les Anti-Balakas, les autorités françaises, sur la base d’une résolution des Nations Unies, déploieront la force française baptisée Sangaris le 8 décembre 2013.  Les forces françaises SANGARIS, et la MISCA feront face en ces mois de décembre 2013 et de janvier 2014, à une situation de guerre civile ouverte.

 

La situation politique était extrêmement fragile, et une fois de plus fut convoqué un sommet de chefs d’Etat de la CEEAC en janvier 2014 à Ndjamena pour demander et obtenir la démission de Michel Djotodjia. Le Premier Ministre Nicolas Tiangaye fut également contraint à la démission.

 

Un nouveau Chef d’Etat de transition, Madame Catherine SAMBA-PANZA sera élue par le Conseil National de Transition (CNT) fin janvier 2014, et un nouveau Premier Ministre, André Nzapayéké fut désigné. Les Nations Unies voteront trois résolutions successives pour la mise en place d’une force internationale, la MINUSCA, qui commencera son déploiement courant 2014, tant à Bangui que dans les villes de l’intérieur.

 

Cette présence militaire et leurs actions sur le terrain ont permis de percevoir courant 2014  les signes d’une amélioration progressive de la situation sécuritaire et économique après qu’en 2013, le PIB ait reculé de 36% !

 

C’est dans ce contexte qu’un Accord de cessation des hostilités a été signé par les factions militaires à Brazzaville en juillet 2014, pour baliser le terrain à un forum de dialogue politique intercentrafricain à Bangui et créer les conditions de celui du programme DDRR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et rapatriement des mercenaires)

 

A la suite de la signature de cet accord, les violences résiduelles et localisées persistèrent, mais un nouveau gouvernement fut mis en place, et avec le soutien financier plus affirmé de la communauté internationale, des progrès notables ont été réalisés par rapport à l’exécution de la feuille de route du gouvernement.

 

Le Forum national de réconciliation de Bangui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015, et a regroupé plus de 700 participants venus de tout le pays et de la diaspora. Il a débouché sur la signature d’un Accord par tous les groupes rebelles pour s’engager dans le programme DDRR, préalable indispensable pour une sécurisation optimale du pays en vue d’avancer sur le front du processus électoral, de la stabilisation économique et du retour des réfugiés et des déplacés dans leurs foyers

 

A l’occasion de ce Forum, le constat a été fait que le chronogramme électoral  qui prévoyait des élections générales en juillet 2015 ne pouvait plus être respecté  pour des raisons à la fois financières et sécuritaires. Un gap de 49% reste non couvert dans le budget électoral, et la libre circulation des personnes sur l’ensemble du territoire n’est pas totalement assurée.

 

Face à ce constat, le Forum a souhaité que ces élections soient tenues avant la fin de 2015, et que la période de transition qui devait s’achever en août 2015 soit ajustée à ce calendrier avec le maintien en fonction des autorités actuelles de la transition par soucis de stabilité des institutions. Et d’ailleurs, la Conférence de la C.E.E.A.C., qui vient de se réunir à N’Djamena ce lundi 25 mai 2015 a entériné ce vœu en approuvant le prolongement technique de la transition et le report subséquent du référendum et des élections.

 

Le gouvernement centrafricain, après le sommet de Ndjamena, a annoncé la tenue d’un Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la C.E.E.A.C. à Libreville au GABON dans la première quinzaine du mois de juin 2015, pour trouver une solution appropriée à la question du financement des élections en R.C.A, car 21,160 millions dollars restent à mobiliser à cet effet.

 

Si cette question financière trouve une réponse rapide, et que les groupes armés rebelles sont effectivement cantonnés très rapidement, le référendum constitutionnel pourrait être organisé en octobre-novembre 2015, et, dans la foulée, les élections générales groupées pourraient suivre avant fin décembre 2015.

 

Notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.),  membre de l’Internationale socialiste, m’a déjà désigné et investi comme son candidat à l’élection présidentielle au cours de notre Congrès extraordinaire du 22 novembre 2014. Nous nous mobilisons pour la paix, la réconciliation et le rassemblement de nos compatriotes,  et une transition stable et apaisée, dans l’attente de ces échéances.

 

Je remercie toute la communauté internationale et notamment la France, pour leur soutien multiforme et conséquent à mon pays et à notre peuple meurtri, et vous exhorte à continuer à nous soutenir, pour que de cette longue nuit se lève un soleil brillant pour la République centrafricaine.

 

Je vous remercie.

 

Martin ZIGUELE, Président du M.L.P.C.

COMMUNICATION DE MARTIN ZIGUELE A LA TABLE RONDE DE LA FONDATION JEAN-JAURES
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 00:04

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 5 juin 2015 14:16

 

La Présidente de la transition, Catherine Samba Panza, a promulgué le 3 juin 2015 la loi organique portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Pénale  Spéciale (CPS) de la République Centrafricaine. Le document a été lu ce jeudi 4 sur la Radio nationale. La loi organique n°15.003 est un document de 23 pages subdivisé en 7 Titres.


La loi commence par le chapitre unique retraçant la création au sein de l'organisation judiciaire centrafricaine, d'une juridiction pénale nationale : la Cour Pénale Spéciale et le lieu de son siège, Bangui, susceptible de transfèrement. La CPS est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire centrafricain depuis le 1er janvier 2003, notamment le crime de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre, objet des enquêtes en cours et à venir.
 
« Les crimes relevant de la compétence CSP sont imprescriptibles » selon l'article 3 paragraphe 2.


Le document met en relief l'organisation de la Cour Pénale Spéciale. L'élection de son président se fait lors de la session inaugurale parmi le collège des juges nationaux. Le règlement intérieur de cette juridiction sera également adopté lors de cette session inaugurale. Implantée en Centrafrique, la Cour Pénale Spéciale dispose de quatre chambres : la chambre d'instruction, la chambre d'accusation spéciale, la chambre d'assises et la chambre d'Appel.


L'Article 20 de la loi organique précise que « les membres nationaux ou internationaux (…) doivent être de bonne moralité, faisant preuve d'une impartialité et d'une intégrité et possédant les qualifications professionnelles requises pour être nommés aux plus hautes fonctions judiciaires ».


Dans le cadre des investigations et d'établissement des preuves des infractions, la Cour sera appuyée par une Unité de Police Judiciaire (UPC) à compétence égale nationale qui lui est rattachée. L'Unité Spéciale de Police Judiciaire rattachée à la CSP exerce les fonctions de police judiciaire.


Le Ministère public près la Cour est indépendante et ne devra pas recevoir des pressions de la part des autorités politiques.


Le fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale est défini au Titre 3 du document. L'accent est mis sur les différentes structures chargées des enquêtes et des poursuites, d'instruction préparatoire et de jugement.


Les locaux qui reçoivent les services de la CSP et des structures sont pris en charge par le budget de l’État. Parallèlement, le budget de la Cour est pris en charge par la communauté internationale, notamment au moyen de contributions volontaires, y compris la participation de la Mission onusienne en Centrafrique.


La loi organique n°15.003 a prévu à l'article 57 des sanctions à l'encontre des Chefs militaires et des supérieurs hiérarchiques.


Au niveau du traitement, les magistrats, juges et fonctionnaires internationaux exerçant au sein de la Cour Pénale Spéciale ainsi que les membres légitimes de leur famille jouissent des privilèges et immunités, exemption et facilités, y compris fiscalité accordés aux agents diplomatiques conformément à la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.


Les magistrats et juges nationaux, ainsi que le personnel national de la Cour jouissent de l'immunité de juridiction en ce qui concerne les paroles, écrits et les actes accomplis par eux en leur qualité officielle. L'immunité continue d'être accordée même après qu'ils auront cessé d'exercer leurs fonctions à la CPS.


La durée d'existence de la Cour Pénale Spéciale est de 5 ans, renouvelable en cas de besoin. Elle commence à courir à partir de son installation effective.


Elle est automatiquement dissoute dès que l'ensemble des procédures dont elle a été saisie auront été définitivement jugées.

Catherine Samba Panza décrète la loi sur la Cour Pénale Spéciale
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Centrafrique-Presse.com
5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:43

 

 

 

Par RFI 05-06-2015 à 23:09

 

Une quarantaine d’élèves scolarisés au lycée Boganda dans le quartier Boy Rabe ont été blessés mercredi 3 juin à Bangui dans des échanges de tirs, alors que la Minusca intervenait pour récupérer un véhicule volé. Deux casques bleus ont également été blessés.

 

Mercredi 3 juin, la Minusca se rend dans le quartier de Boy Rabe, un fief anti-balaka situé sur l’axe nord de Bangui. Selon nos informations, les soldats veulent récupérer un véhicule volé par un membre influent des anti-balaka. Mais la situation dégénère. La Minusca explique dans un communiqué avoir essuyé des tirs nourris de criminels qui ont utilisé les élèves comme bouclier humain. Ceux-ci ont été immédiatement transportés vers les structures hospitalières. Certains sont blessés assez gravement.

 

Toujours dans ce communiqué, la Minusca se dit indignée par l’usage lâche par les criminels des écoliers comme bouclier, au détriment de leur droit à la vie. La mission onusienne rappelle également que l’attaque contre les casques bleus est assimilée à un crime de guerre. Par conséquent, prévient la Minusca, les auteurs seront recherchés et remis aux autorités centrafricaines pour une suite nécessaire.

 

Ces élèves sont scolarisés dans le lycée Boganda du quartier Boy Rabe. La mission onusienne venait de réaliser dans ce quartier une opération de récupération d'un véhicule volé. Dans un communiqué, la Minusca affirme que ses troupes envoyées pour récupérer cette voiture ont essuyé des tirs nourris «de criminels qui ont utilisé des élèves comme bouclier humain». Deux casques bleus ont également été atteints par balles. Les élèves blessés ont été hospitalisés.

 

 

Centrafrique : Le Premier ministre négocie avec les groupes armés

 

04/06/15 (APA)

 

Le Premier ministre centrafricain, M. Mahamat Kamoun, a entamé mercredi des concertations avec les groupes armés responsables de l’insécurité en Centrafrique, pour examiner avec eux les modalités de la mise en œuvre de l’accord de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) signé à Bangui, en marge du forum national de réconciliation qui s’est déroulé du 4 au 11 mai dernier.

 

M. Kamoun s’est d’abord entretenu séparément avec les représentants des deux branches des ex Sélékas. Le gouvernement et les partenaires au développement de la République centrafricaine doivent leur donner les moyens pour descendre sur le terrain, identifier les combattants et les cantonner, en vue du démarrage effectif du désarmement.

 

Les responsables des groupes armés doivent convaincre leurs éléments et les amener à adhérer au processus de normalisation en cours.

 

Pour ceux qui sont déjà cantonnés dans des camps militaires à Bangui, le gouvernement et les partenaires de la Centrafrique doivent les prendre en charge pour les amener à déposer les armes.

 

Les responsables des ex sélékas ont affirmé que si l’état mettait à leur disposition les moyens conséquents, les opérations de DDRR seraient rapides et les élections pourraient alors être organisées dans les meilleurs délais sur toute l’étendue du territoire national.

 

Le Premier ministre centrafricain doit se concerter au total neuf groupes armés. Sa prochaine rencontre doit avoir lieu avec les anti balakas et les forces armées non combattantes.

RCA: des dizaines d’élèves blessés dans des échanges de tirs à Bangui
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:33

 

 

 

http://www.republicoftogo.com  05/06/2015

 

Le chef de la diplomatie centrafricaine, Toussaint Kongo-Doudou, a transmis jeudi à Faure Gnassingbé un message de félicitations de Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition, pour sa réélection à la présidentielle.

 

'Ma visite à Lomé a été l’occasion de transmettre un message personnel de la présidente. Nous remercions le Togo pour son soutien en faveur du règlement de la crise en centrafricaine’, a indiqué le ministre à l’issue de l’entretien.

 

Catherine Samba-Panza envoie un émissaire à Lomé
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:18

 

 

 

Par RFI 05-06-2015 à 02:44

 

En Centrafrique, l'armée française poursuit son désengagement. Sangaris ne devrait plus compter que 900 hommes à la fin juin. C'est ce qu'a annoncé l'état-major ce jeudi.

 

Initialement prévue pour ne durer que quelques mois, la force Sangaris est déployée en Centrafrique depuis un an et demi. Depuis longtemps les stratèges français cherchent à réduire la voilure pour déployer des moyens sur d'autres théâtres, d'autant que les coûts se sont envolés en 2014. Selon un rapport de la Cour des comptes, les opérations militaires extérieures ont dépassé de 665 millions d'euros les prévisions l'an dernier.

 

Seulement voilà, l'armée n'a pas été aidée par les circonstances. Sangaris devait décroître à mesure que la force onusienne montait en puissance. Mais la Minusca, lancée en septembre 2014 a tardé à atteindre sa pleine capacité opérationnelle. Ce fut chose faite fin avril. 90% des 10 000 casques bleus prévus avaient été déployés et 1 500 des 1 800 policiers.

 

Cependant, Paris devait encore attendre la tenue du Forum de Bangui, rencontre perçue comme risquée sur le plan sécuritaire avant de renvoyer chez eux près de la moitié des soldats français présents. Cette fois, la machine est bien enclenchée. Sur les 1 700 hommes encore en Centrafrique, 900 resteront à la fin du mois. Les emprises de Ndélé et Bria ont été transférées à la Minusca. A terme, c'est-à-dire le plus rapidement possible, la France souhaiterait garder sur place 400 à 600 hommes basés à Bangui. Une force de réaction rapide susceptible d'intervenir en appui des actions des casques bleus.

 

« A la fin du mois nous serons 900 et notre dispositif va se concentrer de plus en plus sur la capitale de Bangui. »

 

Colonel Gilles Jarron Porte-parole de l'armée française 05/06/2015 - par Olivier Fourt

RCA : la force française Sangaris réduit encore la voilure
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