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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:19

 

 

MESSE CHRISMALE À LA CATHÉDRALE NOTRE DAME DE BANGUI

 

(Is 61,1-9 ; Ps 88 ; Ap 1,5-8 ; Lc 4,16-21)

 

Mercredi 1er Avril 2015

 

HOMÉLIE

 

Chers frères et soeurs dans le Christ,

 

« Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Jésus Christ, le Témoin fidèle, le Premier-né d’entre les morts, le Souverain des rois de la terre » (Ap 1,5).

 

Selon Mgr Pierre JOUNEL, « le Pape Paul VI a voulu faire de la Messe chrismale la fête du sacerdoce : sacerdoce du Christ qui offrit son sacrifice sur l’autel de la croix et en institua le mémorial à la dernière Cène ; sacerdoce des ministres qu’il a appelés à continuer son oeuvre, les Évêques et les prêtres auxquels il a légué la mission d’annoncer l’Évangile, de conduire son peuple et de célébrer les sacrements, avec le pouvoir exclusif de célébrer son sacrifice et de remettre les péchés en son nom ; sacerdoce du peuple chrétien, chargé lui aussi, de faire connaître Jésus Christ, d’être « dans le monde un ferment de sainteté » et d’ « instaurer le Royaume de Dieu en accomplissant ses tâches temporelles ». En cette fête du Sacerdoce, la Parole de Dieu que nous venons d’écouter mentionne trois personnages qui ont reçu l’onction de l’huile sainte : 1) le Serviteur de Dieu dans la première lecture (Is 61,1-9) ; 2) le Roi David dans le Psaume (Ps 88) ; 3) Jésus de Nazareth notre Seigneur dans l’Évangile (Lc 4,16-21). L’onction de ces trois personnages fait d’eux les serviteurs des pauvres et des prisonniers, des malades et des opprimés.

 

Parmi les trois personnages qui ont été sacrés avec l’huile, Jésus est l’Envoyé de Dieu par excellence. Selon l’Évangile (Lc 4,16-21), pour son premier enseignement dans la Synagogue de Nazareth le jour du Sabbat, Jésus ne dit rien de nouveau. Ces premiers mots sont ceux du prophète Isaïe au début du chapitre 61 de son livre. Écoutons encore cette lecture officielle extraite du rouleau de la Synagogue

:

« L’Esprit du Seigneur est sur moi

parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.

Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,

annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres,

et aux aveugles qu’ils verront la lumière,

apporter aux opprimés la libération,

annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ».

 

Après la lecture de l’Écriture, Jésus commente cette prophétie d’Isaïe en une seule phrase : « Cette Parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit ». Cette phrase évoque l’introduction aux 10 commandements en Dt 5,1 « Écoute, Israël, les lois et les règles que je commande à tes oreilles aujourd’hui ». Le Décalogue en Dt 5,6-21 est centré sur les commandements du Sabbat et de l’honneur dû au père et à la mère. Ces deux commandements articulent la table des commandements envers Dieu qui a libéré son peuple de l’esclavage d’Egypte et la table des commandements envers le prochain qu’il faut, à l’image de Dieu, libérer de la servitude du travail le jour du Sabbat.

 

L’aujourd’hui de Jésus à Nazareth est celui du Sabbat, jour de la lecture de l’Écriture, mémorial de l’ancienne et de la nouvelle alliance. Le Sabbat rappelle la libération opérée par Dieu. Par conséquent il appelle l’homme à libérer les autres de l’esclavage, et à se soustraire soi-même à toute servitude. Dans les Évangiles, Jésus guérit souvent le jour du Sabbat pour libérer les hommes des servitudes de la maladie et de la faim, de l’esclavage du péché et de la mort, à l’image du Seigneur qui fit sortir son peuple de l’Egypte, pays de servitude.

 

L’aujourd’hui décisif de Jésus en cette Semaine Sainte est sa mort sur la croix et sa résurrection pour libérer tout homme et répandre les bienfaits de Dieu à chacun.

 

Chers frères et soeurs ? Que dire de l’aujourd’hui de Jésus en Centrafrique ? L’aujourd’hui de Jésus en Centrafrique est l’intervention de Dieu en faveur des pauvres et des opprimés, des marginalisés et des pécheurs. Cette intervention est faite par la bonne action de l’Église et celle des hommes et des femmes de bonne volonté. Pour cela, on reconnaît un bon prêtre et un bon chrétien à sa façon de servir le peuple de Dieu en touchant les réalités de sa vie quotidienne : ses peines et ses joies, ses peurs et ses espérances. Serviteurs des mystères de Dieu, prêtres et évêques partagent les mêmes ministères d’enseignement, de sanctification et de gouvernement. Lorsque le peuple ressent le parfum du Christ à travers l’évêque ou le prêtre, il n’hésite pas à lui confier ce qu’il veut dire au Père céleste : « prie pour moi, monseigneur, car je veux faire telle chose, ou j’ai tel problème…» ; « Bénis-moi mon père, car je suis malade » ; «Écoute-moi monsieur l’abbé car j’ai des choses à te confier… »  

 

Chers frères dans le sacerdoce, nous ne pouvons pas minimiser le pouvoir des grâces qui se répandent sur les fidèles lorsque nous célébrons les sacrements et annonçons la Bonne Nouvelle. Dans les sacrements, le Seigneur lui-même touche ses enfants et les transforme par le biais des éléments de la création. Le pain et le vin sont des fruits de la terre choisis par le Seigneur comme porteurs de sa présence. L’huile est le symbole de l’Esprit qui nous met en communion avec le Père et le Fils. Par les sacrements, Jésus est capable de donner à notre pays, la guérison, la réconciliation, la paix et le développement intégral.

 

Bientôt, je vais consacrer le saint Chrême et bénir les saintes huiles, l’huile des catéchumènes, et l’huile des malades. Ces huiles sont bénies une fois par an et seulement pendant la Messe Chrismale. Elles manifestent l’unité qui existe dans le peuple de Dieu entre laïcs, prêtres et Évêque. Chaque prêtre repartira avec ces huiles pour alimenter la vie sacramentelle de l’Église. Ces huiles saintes sont utilisées dans la célébration de 4 des 7 sacrements : le Baptême, la Confirmation, l’Ordre et le Sacrement des malades. L’onction avec le saint Chrême plus particulièrement est toujours faite en référence au Seigneur Jésus Christ dont le nom Christ en grec signifie l’oint ou « consacré par l’onction ». Le Saint Chrême donne aussi l’Esprit Saint pendant la Confirmation, les Ordinations sacerdotales et épiscopales. Au baptême, le saint Chrême est répandu sur le sommet de la tête du nouveau baptisé pour signifier que le Chrétien est « pour toujours membres de Jésus Christ prêtre, prophète, roi ». À la Confirmation, l’onction chrismale est reçue sur le front en tant que « marque de l’Esprit Saint ». À l’ordination sacerdotale, on fait l’onction chrismale est reçue sur les mains, et à l’ordination épiscopale, elle est reçue sur la tête. On use aussi du saint Chrême dans la dédicace des églises et des autels.

 

Les huiles saintes représentent aussi notre entrée dans la vie de grâce et d’Église par le Baptême, la Confirmation et la Consécration spéciale pour le ministère sacerdotal ou épiscopal. Elles montrent la communauté qui porte l’amour et le soin de Dieu aux malades et à ceux qui sont à la fin de leur vie. Les huiles saintes nous rappellent que l’Église est la communauté dans laquelle nous réalisons comment notre vie entière est soutenue par l’amour miséricordieux de Dieu. La bénédiction des huiles atteste que notre unité dans le diocèse est bâtie par la vie sacramentelle de l’Église.

 

Pour célébrer les sacrements, nous avons besoin de ministres ordonnés. Bientôt, les prêtres vont renouveler leur engagement au ministère sacerdotal. Chers frères dans le sacerdoce, je vous exhorte à laisser l’Esprit saint toucher votre foi et votre ministère. Il est important que tous les prêtres se rappellent l’imposition des mains de l’Évêque par laquelle ils partagent le sacerdoce du Christ. Avec le Christ, prenez un nouveau départ.

 

Je félicite tous ceux qui continuent à servir fidèlement le Christ au risque de leur vie. Je rends grâce à Dieu pour tous ceux qui vont célébrer la fête jubilaire de leur ordination cette année. J’exhorte les prêtres à s’entraider, à s’unir aux autres prêtres par les liens de la fraternité de la charité, de la prière. Je remercie sincèrement tous les prêtres qui ont accepté de servir non seulement leurs frères et soeurs, mais aussi de collaborer avec moi, votre évêque.

 

Je salue tous les séminaristes qui sont avec nous. Vous êtes encore jeunes. Dieu vous appelle à participer à son oeuvre de salut. N’ayez pas peur de répondre oui à l’appel de Dieu. Ayez le courage de reconnaître qu’il n’y a rien de plus beau que de connaître le Seigneur, et comme prêtre, de se mettre à son service.

 

Chers frères et soeurs, n’ayons pas peur ! Ne nous décourageons pas ! Prêtres et laïcs, ne négligeons pas nos responsabilités. Avec la grâce de Dieu, continuons à semer dans le coeur de nos frères et soeurs : la Bonne Nouvelle du salut, l’amour, le respect, la connaissance de Dieu, la parole qui ouvre à la joie du Christ. En cette période incertaine, soyons convaincus que le Seigneur est toujours à l’oeuvre pour nous susciter en nous le désir de justice, de réconciliation et de paix. Que le Seigneur vous soutienne dans les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de vos responsabilités.

 

Que le Christ qui nous a aimés jusqu’à la fin, nous inspire non pas à nous faire servir mais à servir nos frères et soeurs jusqu’au don de notre propre vie.

 

Que Notre Dame de l’Oubangui soit la Mère protectrice de tous les prêtres et des centrafricains en quête de paix !

 

Mgr Dieudonné NZAPALAINGA

 

Archevêque de Bangui

HOMÉLIE DE MGR DIEUDONNE NZAPALAINGA A LA MESSE CHRISMALE
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 00:38

 


 

Kabo, 02 avril 2015 (RJDH)- Au total 14 barrières illégales ont été érigées par les éléments de l’ex-Séléka, sur l’axe Kabo- Batangafo et les périphériques. Ces hommes en armes rançonnent la population sur le pont qui relie les deux villes. Les conducteurs des taxi-motos sont les principales victimes.

 

Des personnes armées assimilées à des ex-Séléka ont dressé des barrières illégales sur tous les axes qui relient la ville de Kabo et les autres localités. Sur ces barrières, les hommes en arme exigent le versement de l’argent à chaque passage.

 

Selon un conducteur de taxi-moto de la ville de Kabo,  les dépenses pour payer les formalités de chaque jour, exigées par ces hommes en arme, s’élèvent à 15.000 FCFA. « Les ex-Séléka abusent de leur autorité sur la population qui veut se déplacer d’une ville à une autre. La personne qui n’a pas la possibilité de payer les frais au niveau d’une barricade est passée à tabac », a affirmé le témoin.

 

Il a par ailleurs fait savoir que ces ravisseurs prennent de force les motos des habitants dans les quartiers. « La population de la ville de Kabo manque de sérénité suite à ces cas de braquage récurent organisés par ces hommes armés », a déploré cette même source.

 

Une autorité communale a ajouté qu’en dépit des barrières illégales, la dégradation avancée des routes fait partie des difficultés que traversent les habitants de Kabo. « Les infrastructures routières sont en mauvais état. Cette situation freine le développement économique de la Sous-préfecture de Kabo », a-t-elle relevé.

 

La population de la ville de Kabo et les environnants interpelle le gouvernement et les forces internationales à la sécurisation de la ville. La libre circulation des personnes et des biens est compromise par des hommes en arme. / 

 

Japhet Béroféi.

Centrafrique/Kabo : Des barrières illégales érigées par des présumés ex-Séléka
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 20:15

 

 

 

 ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

   

                 

                                         DECLARATION N° 12

 

 

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) se réjouit des conclusions pertinentes  de la 7ème Réunion du Groupe International de Contact (GIC) sur la République Centrafricaine tenue à Brazzaville au Congo le 16 mars 2015.

 

Elle salue la mobilisation sans cesse soutenue de la Communauté Internationale pour le retour de la paix en Centrafrique et de sa  solidarité envers le peuple centrafricain.

 

Elle note avec satisfaction l’intérêt tout particulier porté aux différentes étapes du processus politique devant conduire dans les meilleurs délais à la normalisation de la vie institutionnelle de notre pays (Forum de Bangui, DDR, RSS, élections législatives et présidentielle).

 

Toutefois l’AFDT n’a pas la même compréhension de certaines conclusions de cette réunion du Groupe International de Contact que certains partenaires de la République Centrafricaine.

 

Elle réaffirme ses positions sur les points principaux suivants :

 

1/ SUR LA CLAUSE D’INELIGIBILITE

 

 La 7ème  réunion du GIC avait « lancé un appel aux autorités de la transition afin qu’elles garantissent le respect de la Charte constitutionnelle de transition, notamment sur la question de l’inéligibilité ».

 

L’AFDT soutient cette préoccupation et demande que la clause d’inéligibilité contenue dans l’article 106 de la Charte constitutionnelle de la transition soit incorporée dans le Code électoral.

 

2/ SUR LE PROCESSUS ELECTORAL

 

La 7ème Réunion du GIC  évoquant le Fonds fiduciaire ( Basket Fund ) afin de  permettre la mobilisation de ressources à hauteur de 44 millions de dollars, tout en se réjouissant des contributions déjà faites, avait lancé un appel « à tous ceux qui ont fait des promesses de contributions d’honorer leurs engagements pour combler le déficit de 18 millions de dollars identifiés à ce jour ».

 

L’AFDT salue à l’instar du GIC, l’Union Européenne pour le décaissement d’une première tranche de 8 millions d’euros sur les 20 millions alloués au processus électoral et appelle les autres partenaires internationaux  à contribuer au financement du processus électoral.

 

3/ SUR LA DUREE DE LA TRANSITION

 

Concernant la durée de la transition, l’AFDT souligne que les propos prêtés au Médiateur International sur la crise centrafricaine et selon lesquels il n’y aurait pas une autre prolongation de la transition ne figurent pas dans les conclusions de la 7ème Réunion du GIC.

 

Si de tels propos avaient été tenus, ils violeraient la Charte constitutionnelle de transition qui dispose en son article 102 alinéa 2 «  En cas de nécessité, la durée de la transition peut être examinée par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC sur proposition conjointe et motivée du Chef de l’Etat de la Transition, du Premier Ministre et du Président du Conseil National de Transition ».

 

                                                                                  Bangui le 1er avril 2015

 

 

                                                           Le Président de la Conférence des Présidents

 

 

                                                           Joachim Rainaldy SIOKE

DECLARATION N° 12 DE L'ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 17:00

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 1 avril 2015 14:19

 

Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, rejette sa responsabilité dans l’enlèvement de plus d’une vingtaine de ressortissants camerounais le 20 mars dernier à l’ouest de la Centrafrique.


Selon le général Abdoulaye Miskine, le FDPC n’a aucun intérêt à kidnapper des camerounais après avoir obtenu sa libération.


« Vous savez que les opposants centrafricains avaient monté un coup contre moi pour que je reste au Cameroun où j'étais pour mes soins, raison pour laquelle mes hommes ont pris des gens en otages pour réclamer ma libération. On avait conclu avec les Camerounais le jour de ma libération. Il n'y a aucun intérêt de prendre des camerounais en otage. Quand les éléments du FDPC avaient pris des gens en otage, ils n'avaient réclamé ni un franc », a déclaré le général Martin Koumtamadi, alias Abdoulaye Miskine joint au téléphone ce mercredi depuis Brazzaville au Congo.


Il appelle par ailleurs le gouvernement centrafricain à se rapprocher des autorités camerounaises pour de plus amples informations. « Depuis ma libération, je ne suis plus sur le terrain. Mes éléments me tiennent informer de tout ce qui se passe par téléphone. Le gouvernement centrafricain fera mieux se rapprocher des autorités camerounaises pour plus d'informations », a insisté le chef de file du FDPC.


Le porte-parole du gouvernement de la transition, Modibo Bachir Walidou, avait condamné avec le derrière rigueur l'enlèvement qu’il a qualifié d’un acte terroriste et irresponsable.

Le 20 mars dernier, plus d’une vingtaine de ressortissants camerounais avaient été enlevés par un groupe armé non encore connu à l’ouest de Centrafrique.

Rejet d'accusation d'enlèvement de Camerounais par le FDPC
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:54

 

 

Bangui, 02 avril 2015 (RJDH)—Dans un communiqué de presse publié le 28 mars et signé de Richard Soumalekre, porte-parole de la Coordination Nationale des Opérations des Anti-Balaka, les comzones de ce mouvement ont, après une assemblée générale du 28 mars, protesté contre le Coordonnateur National, Édouard Patrice Ngaïssona. Ils ont en sept points montrés les motifs de leur désengagement de ce dernier.

 

Au premier point de leur argumentation, la création du Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD). Selon le document, les groupes Anti-Balaka sont un « mouvement d’insurrection populaire et apolitique, une réponse à l’agressivité et à l’extrême violence infligée à la population centrafricaine. Dès la création du PCUD, notre parti s’est désolidarisé de cette entité ».

 

De cette désolidarisation, découle, selon toujours le document, un certain nombre de conséquences dont la désignation des représentants des Anti-Balaka au Forum de Bangui. « Nous rejetons unanimement…la prétention de M. Édouard Patrice Ngaïssona, chef de ce parti politique de se mêler des affaires des Anti-Balaka et de surcroît de s’arroger en toute illégalité du droit de désignation unilatérale d’une délégation pour représenter les Anti-Balaka au Forum de Bangui », découvre-t-on au troisième paragraphe du communiqué.

 

Une « coordination légitime » sera mise en place après le retour des représentants des Anti-Balaka invités à Nairobi pour des pourparlers. Tel est l’essentiel du troisième point. « La Coordination Nationale des Opérations du mouvement patriote d’auto-défense, les Anti-Balaka attend avec quiétude et fermeté le retour de sa délégation légitime, déployée aux assises de Nairobi aux fins de convoquer une assemblée générale, à l’issue de laquelle, une Coordination Générale crédible sera désignée pour conduire sa destinée ».

 

Les vaines tentatives du RJDH empêchent d’avoir les réactions du Coordonnateur National des Anti-Balaka et président du PCUD, Édouard Patrice Ngaïssona.

 

Le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement a été mis en le 29 novembre 2014./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique/Bangui : La coordination nationale des opérations des Anti-Balaka se désengage de Patrice Édouard Ngaïssona
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:41

 

 

Par RFI 02-04-2015 à 10:45

 

Le Forum national de Bangui se tiendra du 27 avril au 4 mai 2015. La date en a été fixée le mercredi 1er avril par la commission préparatoire. Ce forum qui a été précédé de deux mois et demi de consultations est censé réunir toutes les forces vives de la Nation, dont les anciens belligérants.

 

On ignore encore si les anciens président François Bozizé et Michel Djotodia participeront au Forum national de Bangui ; une question du ressort du gouvernement, d'après la commission préparatoire. En revanche les ex-Seleka et la mouvance anti-balaka devraient y envoyer des représentants. Car ce forum sera aussi un examen de conscience grandeur nature, avec un mort d'ordre, la réconciliation. On écoute à ce propos Raymond Adouma, le porte-parole de la commission préparatoire du Forum :

 

"Tout devra être dit".

 

Raymond Adouma, porte-parole

 

 

 

Centrafrique : le forum de Bangui attendu le 27 avril prochain

 

http://adiac-congo.com   Jeudi 2 Avril 2015 - 12:00

 

L’annonce a été faite mercredi 1er avril par la commission préparatoire. Ce grand rendez-vous de paix et de réconciliation est censé réunir toutes les parties impliquées dans la crise centrafricaine, mais la participation des anciens présidents François Bozize et Michel Djotodia, n’est pas encore confirmée.

 

D’après le porte-parole de la commission préparatoire du forum de paix de Bangui, Raymond Adouma, les discussions se tiendront du 27 avril au 2 mai prochain dans la capitale centrafricaine. Ce forum intervient deux mois après la tenue des consultations populaires à Bangui et à l’intérieur du pays notamment dans les seize préfectures que compte la République.

 

Lors de ces consultations, les Centrafricains de toutes les couches socio-professionnelles ont exprimé leurs préoccupations et suggéré des solutions en vue de la sortie de crise. Entre autres : la cohésion sociale, la paix et le pardon, la lutte contre l’impunité, la sécurité, la relance économique. Pour Raymond Adouma, le message du peuple centrafricain est clair : « il n’y aura pas d’amnistie », les responsables des graves crimes seront poursuivis. Le porte-parole de la commission préparatoire du Forum a confirmé par ailleurs la participation des représentants de tous les groupes armés, Anti-bala et séléka.

 

Quant à la participation des deux ex-chefs d’États centrafricains, Bozize et Djotodia, elle reste hypothétique. Les autorités de la transition ne se sont pas encore clairement exprimées sur le sujet.  Pourtant les deux hommes politiques qui se sont rencontrés à Nairobi entre décembre 2014 et janvier 2015, ont affiché leur intention de participer au dialogue de Bangui.

 

Cependant, des leaders politiques et militants de la société ont dénoncé le risque sécuritaire que leur présence dans capitale pourrait engendrer. « François Bozizé et Michel Djotodia présents au forum de Bangui, signifierait que nous avons décidé une fois de plus de consacrer l’impunité dans ce pays. Pour nous, il n’est plus possible de tolérer et d’encourager l’impunité », avait protesté le premier vice-président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Joachim Rainaldy Sioké, qui assure la présidence tournante de l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), cité par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH).

 

Même crédo du côté du leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé. Dans un entretien avec Jeune Afrique en janvier dernier, le président du MLPC s'est dit opposé à la participation des anciens présidents car, selon lui, « lorsqu’on a du sang sur les mains, il faut en rendre compte. Le dialogue n’est pas un prétexte pour consacrer l’impunité ».

 

Fiacre Kombo

RCA: un Forum pour la réconciliation nationale
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Centrafrique-Presse.com
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:33

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 2 avril 2015 15:05

 

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Bangui, Ghislain Grézénguet, a requis mercredi 1er avril, 5 ans d’emprisonnement ferme, une amende de 500.000 de francs CFA et des dommages et intérêts de 20 millions de francs CFA exigés par la partie civile à  Romaric Vomitiadé, le ministre du Tourisme.  L'accusé  Vomitiadé est poursuivi par le parquet de Bangui dans l'affaire qui l'oppose à la dame Victorine Toroma pour trois chefs d'accusation : attentat à la pudeur consommé avec violence, acte de pédophilie et entrave l’émancipation d'une jeune fille. Pour permettre sa comparution devant le Tribunal, la présidente de transition Catherine Samba-Panza a levé son immunité le 13 février dernier.

La salle d'audience du Tribunal de grande instance était pleine à craquer à l'ouverture du procès à partir de 11 heures, heure de Bangui ( 10 heures TU). Les personnes présentes au procès étaient, pour la plupart, des proches du ministre accusé. Romaric Vomitiadé s'est présenté à la barre avec un air relaxe dans un costume bleu, chemise blanche, cravate bleue ; à ses cotés, les quatre avocats de la défense.

Le procès s'ouvre avec la vérification de l'identité du présumé, des six témoins dont un à charge. Poursuivi pour attentat à la pudeur consommé avec violence, acte de pédophilie et entrave à l’émancipation d'une jeune fille, Romaric Vomitiadé ne se reconnaît pas dans les faits qui lui sont reprochés. La défense de l'accusé exige purement et simplement sa mise en liberté en brandissant l'hypothèse d'un dossier vide et monté de toutes pièces.


La défense de la partie civile représentée par un avocat a attesté que les faits reprochés au prévenu sont établis et demande le versement de la somme 20 millions F CFA à titre de dommages et intérêts.


Dans son réquisitoire le Procureur de la République, Ghislain Grézénguet, soutient la thèse de l'avocat de la partie civile. Le magistrat demande au tribunal de déclarer Romaric Vomitiadé coupable des faits qui lui sont reprochés. Le réquisitoire du procureur est tombé après des débats houleux et directs qui ont duré plus de 7 heures.

Le Président du Tribunal, Jules Gaveaux, a renvoyé la délibération du procès au 8 avril prochain. C'est la première fois que Romaric Vomitiadé comparait devant de le Tribunal de grande instance de Bangui. Les faits qui lui sont reprochés remontent au 25 janvier 2015, alors qu'en tant que ministre, il effectuait une mission de consultations à la base dans la sous préfecture de Yaloké.


Le procès de Romaric Vomitiadé s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'impunité et les violences sexuelles prônée par la communauté internationale et la Cour pénale internationale (CPI).


Les Etats Unis d’Amérique avaient allouer environ 15 milliards de F CFA au Programme des nations unies pour le développement (PNUD) pour appuyer deux projets de lutte contre l’impunité en République Centrafricaine, dont la lutte contre les violences sexuelles. L’information avait été publiée le 27 février dernier par David Brown, le chargé d'affaires à l'Ambassade des Etats-Unis lors de la visite à Bangui de deux membres du département d’Etat américain, Docteur Marc T. Hove, responsable du programme Afrique-Moyen Orient des droits de l’Homme et Mme Megan Anderson, responsable des droits de l’Homme, de la démocratie et du travail.

 

 

Centrafrique/Bangui : Démarrage du procès du Ministre du Tourisme, le procureur recommande 5 ans d’emprisonnement


Bangui ,02 Avril 2015 (RJDH)— Le procès du Ministre du Tourisme Romaric Vomitiade a débuté hier 01 avril 2015. Le présumé auteur du viol d’une mineure dément toutes les accusations portées contre sa personne. Le membre du gouvernement encourt une peine d’emprisonnement ferme de 5 ans avec une amende de 500 000 fcfa, selon le réquisitoire du procureur. Le verdict final aura lieu le 8 avril prochain.


C’est tout fatigué que le ministre du Tourisme Romaric Vomitiade a pris la parole « et jure devant Dieu et devant le tribunal de grande instance qu’il na pas posé un tel acte». Il dit être « critiqué partout dans les journaux, sur l’internet concernant cette nouvelle ».

 

D’après les explications de la fille, « c’était aux environs de 19 heures que sa tante, madame le sous-préfet de Yaloké, l’avait  envoyée avec les deux téléphones du ministre pour les lui remettre. C’est arrivée dans la chambre du ministre que l’acte a été commis».

 

Sept autres témoins ont été également joints au dossier. Il s’agit des membres de la délégation des facilitateurs des consultations  populaires à la base de Yaloké. Ils seront auditionnés par le président du tribunal.

 

Le viol pour lequel le ministre du tourisme est accusé remonte au 25 janvier 2015, lors de la mission des consultations populaires  à la base à Yaloké./

 

Judicaël Yongo.

 

L'affaire du ministre anti-balaka violeur : 5 ans de prison ferme requis par le parquet
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Centrafrique-Presse.com
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:07

 

 

02/04/2015 à 15:26 Par Vincent Duhem   Jeune Afrique

 

Chassé du pouvoir il y a tout juste deux ans, l'ancien président centrafricain François Bozizé ne se résout pas à ne plus être au centre du jeu et rêve encore du jour où il fera son grand retour à Bangui.

 

Qu'est-ce que deux ans dans la vie d'un homme ? Pas grand-chose pour certains. Une éternité pense très fort, presque à haute voix, François Bozizé Yangouvonda, 68 ans. Contraint de quitter le palais de la Renaissance dans la précipitation, le 24 mars 2013, l'ex-président centrafricain commence à trouver le temps long. À la tête du pays pendant dix ans, il n'a jamais totalement abandonné l'espoir de retrouver son fauteuil et souffre d'un mal répandu chez les anciens dirigeants : le sentiment d'être oublié. "Il n'aime pas ne plus être au centre du jeu, analyse une des rares personnes qui, à l'exception de ses six fils, lui ont rendu visite dans la capitale ougandaise. Il s'ennuie."

 

À deux reprises déjà, ce général de brigade galonné sous Jean-Bedel Bokassa avait dû s'éloigner des rives de l'Oubangui. Direction le Bénin d'abord, après le putsch manqué de 1982. Puis le Tchad et la France après un autre coup d'État raté en mai 2001. Et aujourd'hui, Kampala, où il a posé ses valises depuis plus d'un an. De ces trois exils, celui-ci est sans doute le plus difficile.

 

Longtemps, l'ancien maître de Bangui a cru que l'histoire se répéterait. Que, comme en 2003, du temps d'Ange-Félix Patassé, il ne s'effacerait que quelques mois avant de provoquer la chute de son successeur. C'est ce qu'il avait affirmé à J.A. par un après-midi pluvieux du mois d'août 2013. À l'époque, il venait de s'installer en France auprès de sa famille, après plusieurs mois passés dans la suite 930 de l'hôtel Hilton de Yaoundé puis à Nairobi.

 

En catimini

 

Mais le temps passe et les soutiens s'émiettent. Bozizé est rarement le bienvenu là où il passe. Le Cameroun redoute que sa présence ne soit mal interprétée. Paris la juge trop bruyante et le lui a clairement signifié. En catimini, comme un fugitif, l'ancien chef d'État quitte donc l'Hexagone le 24 septembre 2013, direction Nairobi, via Bruxelles et Addis-Abeba, et enfin Kampala. L'Ouganda, pays qu'il connaît bien, est finalement l'un de ses derniers soutiens.

 

Lui et le président Yoweri Museveni s'étaient rencontrés au début des années 1970, à la faveur de la coopération militaire entre leurs deux pays (le premier était l'aide de camp de Bokassa, le second, membre des services secrets du président Milton Obote), et les liens ne s'étaient pas distendus. Le général Caleb Akandwanaho - dit Salim Saleh -, frère et conseiller militaire de Museveni, venait régulièrement à Bangui. Et, dans les dernières heures du régime, Kampala avait même proposé d'envoyer 700 hommes.

 

Dans la capitale ougandaise, François Bozizé bénéfice de tous les avantages dus à son rang d'ancien président : une villa cossue avec piscine sur les hauteurs de la ville, non loin de la résidence de Museveni, un 4×4 Toyota Prado avec chauffeur et vitres teintées, plusieurs gardes du corps. Il lit beaucoup, mange une fois par jour, apprend l'anglais, se rend à l'église tous les dimanches...

 

Grand amateur de poisson, il se permet quelques escapades sur les bords du lac Victoria pour savourer un bon tilapia ou un capitaine. Mais Bozizé, qui doit informer son hôte de ses moindres faits et gestes, ne mène pas non plus grand train. Surtout, il est seul. Plus d'un an et demi qu'il n'a pas revu Marie-Madeleine Bafatoro, sa seconde épouse, qui habite près de Tours, en France.

 

Son rêve d'un retour triomphal à Bangui s'est brutalement éloigné le 9 mai 2014, date à laquelle il a été officiellement sanctionné par le Conseil de sécurité des Nations unies. S'ils sont contestés par l'intéressé et ses proches, les griefs, tels qu'ils sont formulés sur le site internet de l'ONU, sont sans appel : "Bozizé a apporté un appui matériel et financier à des miliciens qui s'emploient à faire dérailler la transition en cours et à le ramener au pouvoir. Les forces qui lui sont loyales participent désormais aux représailles menées contre la population musulmane du pays."

 

Depuis lors, ses avoirs sont gelés et il lui est interdit de voyager. La surveillance est telle que son fils Jean-Francis se dit victime d'un délit de patronyme. À chaque fois qu'il pénètre sur le territoire français, il est retenu plusieurs heures par la police aéroportuaire, à laquelle il a toutes les peines du monde à expliquer qu'il ne s'appelle pas François et que lui, l'ancien parachutiste du 6e RPIMa et ex-ministre de la Défense, est un citoyen français...

 

Fatigués

 

Et pourtant. Bozizé persévère dans son plan un peu fou de se présenter à la prochaine élection présidentielle. "Il travaille jour et nuit pour proposer un nouveau projet aux Centrafricains", affirme son conseil Lin Banoukepa, avocat français au barreau de Paris. Sceptique, un de ses anciens ministres répond sèchement : "Il veut revenir, mais pour quoi faire ? Il avait la possibilité de devenir notre meilleur président. Au lieu de cela, il s'est refermé sur son clan, sa clique. C'est trop tard."

 

C'est vrai que Bozizé peut encore compter sur quelques soutiens au sein de la garde présidentielle, auprès de personnes qui lui doivent un poste ou l'accès à certaines ressources. "La loyauté est encore présente, mais le noyau se réduit, confie un intime de la famille. Ces gens-là sont fatigués ; ils ont passé plus d'un an dans la brousse, quand Michel Djotodia [tombeur de Bozizé] était au pouvoir."

 

Il peut aussi s'appuyer sur les Gbayas, son ethnie d'origine (25 % à 30 % de la population) que deux des principaux candidats à la prochaine élection, Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé, tentent déjà de séduire. À la Convergence nationale Kwa Na Kwa (KNK, sa formation politique), personne n'a encore osé contester son leadership. Des réunions sont régulièrement organisées en France pour remobiliser les troupes. À Bangui, des comités demandant son retour voient le jour.

 

Conscient qu'il ne peut arriver à ses fins sans un coup de pouce extérieur, l'ex-président a le soin de ménager ceux qui lui ont tourné le dos il y a deux ans. Fini les diatribes contre le tchadien Idriss Déby Itno ou les accusations contre la France... Bozizé s'est placé sous le patronage du médiateur de la crise centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, le seul de ses anciens pairs qui accepte parfois de le prendre au téléphone et que son fils Jean-Francis ainsi que Lin Banoukepa consultent régulièrement à Brazzaville ou à Oyo, le fief du président congolais. Ce dernier lui a d'ailleurs demandé de se faire discret, et Bozizé n'a pas donné suite à notre demande d'entretien.

 

Bozizé s'accroche à l'idée qu'il est indispensable à la résolution de la crise. Il n'est pas le seul à le penser. Cheick Tidiane Gadio, mandaté par l'Organisation de la conférence islamique, ne l'a-t-il pas sollicité en avril 2014 pour qu'il s'engage à oeuvrer pour la paix ? Catherine Samba-Panza n'a-t-elle pas dépêché son conseiller Anicet Guiama-Massogo à Kampala, début septembre, pour lui demander de s'impliquer dans le processus de réconciliation ? Et, fin novembre, c'est une délégation angolaise, menée par le responsable du renseignement, qui lui rendait visite.

 

Assaut final

 

Quelques semaines plus tard débutaient les pourparlers de Nairobi. Dans la capitale kényane, Bozizé a retrouvé son tombeur, Michel Djotodia. Les deux hommes se sont vus une fois en tête à tête, dans les salons de l'hôtel Weston. Entre présidents déchus, on a "beaucoup parlé", on s'est "compris" et on a "aplani les malentendus". L'espace d'un instant, l'ex-président s'est dit que l'heure du retour avait sonné, que la communauté internationale accepterait un texte lui accordant l'amnistie et appelant à une troisième transition. Ce ne fut pas le cas.

 

Mais Bozizé ne veut pas d'un destin à la Patassé qui, depuis son exil togolais, ne parvint pas à se présenter à la présidentielle de 2005. Peu importent les obstacles, il ne lâchera pas, c'est dans sa nature. L'exil l'a renforcé. En deux ans, il a eu tout le temps de ressasser ses derniers mois au pouvoir : la première offensive de la Séléka fin 2012, les tractations, l'accord de Libreville, la formation du gouvernement d'union, la reprise des hostilités mi-mars 2013, son aller-retour à Pretoria afin de s'assurer des intentions de Jacob Zuma...

 

Puis son dernier survol du front le 23 mars, à l'aube, à bord d'un hélicoptère russe de combat Mi-24. L'espoir, pensait-il alors, était encore permis. Quelques heures plus tard, deux colonnes de la rébellion lançaient l'assaut final. Bozizé prenait la fuite le lendemain, trente minutes avant que la Séléka vienne à bout de la résistance de la garde présidentielle.

 

A-t-il appris de ses erreurs ? A-t-il simplement conscience d'en avoir commis - et de graves ? À écouter son entourage n'évoquer que des "défaillances de communication" et expliquer "qu'il a fait confiance aux mauvaises personnes aux mauvais moments", on peut en douter. Pour lui comme pour ses partisans, l'heure de l'autocritique n'est pas encore venue.

 

Dans le viseur de Bangui... Et de la CPI ?

 

Deux menaces pèsent sur François Bozizé. La première vient de Bangui. Après l'ouverture, par le parquet financier de Paris, d'une enquête préliminaire contre l'ancien président pour détournement de fonds, les autorités centrafricaines ont déposé une nouvelle plainte, le 15 mars, toujours à Paris. Elle vise à obtenir la désignation de juges instructeurs et s'attaque à d'autres personnalités de l'ancien régime, comme l'ex-président de la Cour constitutionnelle, Marcel Malonga, ou encore le neveu de Bozizé, Sylvain Ndoutingaï, autrefois ministre des Finances.

 

Mais ce n'est pas tout : la Cour pénale internationale (CPI) pourrait elle aussi ouvrir une procédure contre lui. La présidente Catherine Samba-Panza en a fait la demande à la procureure Fatou Bensouda, en visite à Bangui le 25 février. Mais Bensouda veut être sûre de pouvoir présenter des dossiers suffisamment solides pour éviter de reproduire les erreurs commises dans les dossiers kényan ou ivoirien.

 

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 10:58

 

 

Toute la famille MBERYO, les enfants Florence, Christian Aimé, Sophie et Samuel et leur maman, ont la profonde douleur d’annoncer le décès survenu le 31 mars 2015 à l’hôpital de Reims en France des suites d’une longue maladie de M. Salomon MBERYO, professeur d’Education Physique et Sportive au Lycée Technique de Bangui, ancien champion national centrafricain du lancer de javelot.

 

La rédaction de Centrafrique-Presse adresse à la famille et aux proches du disparu, ses condoléances les plus attristées

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 01:23

 

 

01/04/15 (APA)

 

De nombreux habitants de Béma, localité à 900 km à l’est de Bangui, se sont réfugiés en République démocratique du Congo (RDC) pour fuir deux factions rivales des ex-rebelles de la coalition Sélékas qui se disputent le contrôle des postes de douanes et de police qualifiés de juteux, dans cette région frontalière, a appris APA. Proche de l’ethnie de l’ancien président Michel Djotodjia, le premier groupe rebelle a occupé les postes frontaliers et y prélève, pour son propre compte, les droits des douanes ainsi que les recettes fiscales et autres taxes.

 

La minorité peulh, qui compose le second groupe, veut s’emparer de ces positions, afin de prendre possession des recettes qui doivent normalement revenir aux services de l’Etat.

 

Selon des sources contactées sur place, les casques bleus, qui se trouvent à Bangassou, une ville située à 100 km de Béma, ont mis en garde les groupes armés contre un affrontement dont la population serait la victime.

 

La situation à Béma est symptomatique des difficultés de redéploiement des forces de défense intérieure et internationale sur toute l’étendue du territoire national, afin de garantir la sécurité de la population et assurer le retour de l’autorité de l’Etat, alors qu’approchent des échéances électorales cruciales pour l’avenir du pays.

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