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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 22:18
Nouvelles nationales sur RJDH et RADIO NDEKE LUKA
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La mairie de Bangui déplore l’enterrement des ossements humains sans identification

 

http://rjdh.org/  PAR GERARD OUAMBOU LE 10 AOÛT 2015

 

Les puits où les ossements humains sont exhumés dans le 3ème arrondissement, ont été fermés la semaine passée. Une activité menée par la Fondation suisse pour le déménage (FSD). La mairie de Bangui, censée donner l’autorisation, affirme ne pas être informée du remblai et même de l’enterrement des os sans identification.

 

D’après le constat fait par le RJDH sur les lieux, c’est un puits d’environ dix mètres rempli avec des déchets extraits pour chercher les ossement humains. Le responsable du service de l’environnement de la mairie de Bangui s’est étonné du remblai de ce puits avant de préciser  qu’« en principe le puits ne devraient pas être remplis avec ces déchets pollués mais, avec des latérites ».

 

Une descente sur les lieux a été réalisée par le service de l’environnement de la mairie  pour le constat des faits. Joint par téléphone, cette source déplore le comportement de ces partenaires.

 

Une source proche de la mairie a confié au RJDH que les ONG FSD et IRAD sont convoquées au service de l’environnement de la mairie de Bangui pour des explications.

 

Les ossements humains exhumés dans le puits au quartier Kokolo2 la semaine surpassée ont été inhumés le jeudi 06 août dernier au cimetière de Ndress situé dans le 4e arrondissement de la ville de Bangui, alors que ceux-ci devraient être identifiés avant l’inhumation.

 

 

Les forces internationales multiplient les patrouilles à Bria après la mort d’un gendarme

 

http://rjdh.org/  PAR NARCISSE JAUBERT LE 10 AOÛT 2015

 

Après la mort d’un gendarme de 1ere classe  le 1er août 2015 à la brigade de la gendarmerie de la ville de Bria,  les éléments de la Minusca basés dans cette région ont multiplié leur patrouille. Interrogés certains habitants regrettent la mort de cet agent de sécurité et se félicitent du travail des forces onusiennes.

 

Les autorités de la Bria et la population apprécient la multiplication des patrouilles des forces de la Minusca dans la ville de Bria. Une autorité locale contactée par le RJDH se félicite des dispositions prises par ces forces, « des contingents Marocain et Zambien ont mis en place une stratégie des  patrouilles dans la ville pour empêcher les bandits de grands chemins et protéger la population et les agents de l’Etat de la localité de la Haut-Kotto ».

 

Pour un habitant de la ville, « si la Minusca faisait des patrouilles pendant la nuit, ce gendarme ne serait pas tué ».

 

Selon les informations parvenues au RJDH, la Minusca a appréhendé et désarmé des  éléments de L’UPC,  du général  Ali Darass  qui sont dans la ville de Bria, le mercredi. A l’issue de cette opération, plusieurs armes de guerre  ont été récupérées.

 

Les autorités de la ville de Bria ont salué l’acte posé par la force de la Minusca. Au début de ce mois d’août, un élément de la gendarmerie a été tué par des personnes armées non identifiées alors qu’il était de service à la brigade de la gendarmerie territoriale.

 

 

Le ministre de l’Education déplore la baisse de niveau et promet des pistes de solution

 

http://rjdh.org/  PAR ANNETTE MAÉLAINE MALEBINGUI LE 10 AOÛT 2015

 

Le ministre de l’Education nationale, Eloi Anguimaté, a déploré le niveau actuel des élèves.  Selon lui, la baisse de niveau, dans les établissements scolaires, est due à la négligence et à  l’irresponsabilité des parents,  des manquements au niveau enseignants et  la corruption. Un constat fait le weekend dernier lors d’une rencontre avec la presse. Le membre du gouvernement promet chercher des pistes de sortie, afin de garantir un avenir meilleur pour la Centrafrique.

 

 « Il y a plusieurs facteurs qui  interviennent dans ce problème de baisse de niveau.  Il y a des parents qui ne se préoccupent pas de ce que font leurs enfant à l’école et au courant de l’année. (…). Certains parents attendent qu’à la fin des examens pour acheter ou négocier des notes, pour leurs enfants. C’est déplorable », a dit Eloi Anguimaté.

 

Il relève  également des manquements du côté de certains  enseignants, qui ont failli à leur devoir. « Un enseignant qui ne se dévoue pas à son enseignement, qui ne prend pas à cœur son travail quotidien auprès des élèves, est aussi coupable », a-t-il relevé.

 

 « Les enseignants ne sont jamais à leur poste au temps qu’il le faut. Certains sont dans des établissements privés à longueur de journée et à la fin du mois,  ils sont devant les banques, pour percevoir leurs salaires. A ce moment les enfants sont abandonnés  », constate-t-il.  

 

L’un des facteurs qui entraine la baisse de niveau, selon le ministre de l’Education nationale, est l’effectif pléthorique des enfants dans les salles de classe et les conditions du travail. Par illustration, le membre du gouvernement a cité les établissements scolaires comme école Benz-vi, Lakouanga, et Ngou-ciment où  les enfants sont même dehors en train de suivre les cours, d’autres sont perchés aux fenêtres et certains sont à même-le-sol.

 

« Quels résultats pouvons-nous attendre de ces enfants. Changeons de mentalité, car nous sommes en train de plonger dans l’abime avec nos enfants », a martelé Eloi Anguimaté.

 

La même source  promet de veiller  cette année, à ce que les salles de classe soient réhabilitées, qu’il y ait d’équipement dans les écoles. «  Ces écoles doivent avoir des documentations. Les kits scolaires sont pour des cas d’urgence », et que la capacité des enseignants soit renforcée.

 

C’est depuis les années 1993, que le système éducatif centrafricain, est perturbé suite aux années blanches répétitives que le pays a connues

 

 

Le démembrement de l’ANE dénonce le manque de matériels pour le recensement électoral à Baboua

 

PAR JOB MOHOUNA LE 10 AOÛT 2015

 

L’enregistrement sur la liste  électorale a démarré dans la sous préfecture de Baboua le lundi 4 août dernier. Dans les cinq communes que compte la sous préfecture, il n’y a que 45 kits qui sont déployés, ce que juge insuffisant le président sous préfectorale de l’ANE. Il note par la même occasion le manque de financement. 

 

Bruce Yadéré, président de l’autorité  sous préfectorale des élections dit avoir  proposé 63  kits pour les centres de recensement «  Les villages d’une partie  de Baboua n’ont pas reçu des kits », relève-t-il avant de relever que la cartographie n’a  pas  pris en compte les réalités du terrain.

 

L’autorité sous préfectorale déplore par ailleurs  le manque de moyen roulant pour déployer les kits  sur le terrain. « Certains agents recenseurs sont partis sur  le terrain avec  leur propre moyen ».

 

Toutefois  les opérations de recensement se déroulent sans incident, grâce à la présence des forces onusiennes.

 

 

Deux points principaux au menu de la 4ème session du CNT

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 10 août 2015 12:58

 

La 4è Session Extraordinaire du Conseil National de Transition (CNT) s'ouvre ce lundi 10 août au siège de l'institution à Bangui. Les Conseillers nationaux auront à plancher sur la relecture du Code Électoral et la prise en compte de l'avis de la Cour Constitutionnelle sur la prochaine Constitution.


Sur le volet vote des réfugiés qui divise au niveau de la classe politique ainsi que certaines institutions de la République, le rapporteur général du CNT, Thierry Patrick Akoloza, précise que « Le CNT et la Cour constitutionnelle n'ont pas regardé dans la même direction. Je pense qu'il y aura une solution. La question est hautement politique et le CNT en débattra ».


Quand au second point à l'ordre du jour de cette nouvelle session du CNT, il précise que certaines dispositions doivent être réadaptées au contexte actuel. « Avec l'évolution de la situation politique et financière, nous avions constaté que certaines dispositions doivent être toilettées afin qu'elles s'adaptent à la situation de l'heure. Le moment viendra où nous dirons ce que le CNT pense définitivement mettre dans ce texte portant cadre juridique d'organisation des élections ».

Entre temps, l'Observatoire National des Élections (ONE) prend position par rapport au vote des réfugiés centrafricains. Selon cette organisation, « comme tout centrafricain,  les réfugiés ont aussi le droit de vote ». 


Tout en reconnaissant la pertinence des inquiétudes de certains partis politiques et des conseillers nationaux à ce propos, l'ONE estime que dans un souci de transparence et de préservation de la paix sociale, le gouvernement et l'Autorité Nationale des Elections devront « procéder à la signature d'un accord qui préserve les règles internationalement reconnues de protection des réfugiés, et facilitent le libre accès aux acteurs sur les sites de réfugiés pour que les partis politiques battent campagne librement et que le vote se tienne effectivement ».

A la Minusca, l'ONE demande à la division intégrée assistance électorale de « présenter les mécanismes de garantie compatibles avec les règles internationales de protection des réfugiés par lesquels les partis politiques pourront accéder à ces camps afin de battre campagne » et également de « présenter la méthodologie qui est adoptée pour favoriser la faisabilité de la mise en œuvre du vote des réfugiés ».


Dans cette même dynamique, l'ONE formule le vœu que le HCR puisse « fournir les statistiques sur les réfugiés centrafricains par tranche d'âge et de sexe ainsi que les statistiques par tranche d'âge et de sexe des étrangers recensés dans les sites des réfugiés centrafricains ».


Ouverte ce 10 août 2015, la 4è Session Extraordinaire du Conseil National de Transition prendra fin le 24 août prochain.

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Centrafrique-Presse.com
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 22:16

 

 

 

Par RFI  10-08-2015 à 22:04

 

Nicolas Tiangaye a été Premier ministre de François Bozizé et de Michel Djotodia, les deux derniers présidents centrafricains déchus à l'origine du conflit meurtrier qui déchire le pays depuis 2013. Célèbre avocat du barreau de Bangui, il brigue cette fois le poste de président. Il a été investi dimanche 9 août par son parti, la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS).

 

Après avoir servi un temps dans le gouvernement de transition, Nicolas Tiangaye a été investi sans surprise par son parti, la CRPS, candidat pour les prochaines élections présidentielles. Cependant, la charte constitutionnelle de transition prévoit l'inéligibilité des membres de son gouvernement. Pour Nicolas Tiangaye, ces dispositions ne s'appliquent pas, car il est n'est plus actuellement en poste. « Il n’existe, dans aucun des textes fondateurs de la transition, une seule disposition qui concerne les anciens responsables de la transition. Je mets quiconque au défi de me donner un seul article, une seule disposition, mettant une obligation quelconque sur un ancien dirigeant de la transition », a déclaré Nicolas Tiangaye.

 

Une centaine de militants ont assisté à l'investiture, parmi lesquels Jean Francis Féréol. Il est plutôt satisfait du candidat Tiangaye mais il reste prudent : « Nous espérons que cette investiture puisse apporter quelque chose de dynamique sur le plan politique national. Or, nous avons déjà vu tout ce monde, vu leur passé. Ils ont occupé de hautes fonctions et l’état du pays est toujours pareil ».

 

Les conditions de sécurité, notamment en province, sont des mots qui était dans toutes les bouches, surtout celle de Nicolas Tiangaye qui appelle au désarmement effectif avant toute campagne présidentielle sur le terrain.

RCA : Nicolas Tiangaye investi candidat pour la présidentielle
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Centrafrique-Presse.com
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 22:14

 

 

 

BANGUI, 10/08/2015 à 20:06 (Reuters) - Plus de deux ans après avoir été chassé du pouvoir, l'ex-président centrafricain François Bozizé va rentrer d'exil pour se présenter à l'élection présidentielle prévue en octobre, a annoncé lundi le chef de file du Kwa Na Kwa, son parti politique. Un retour de François Bozizé ne serait pas sans risque car l'ex-chef de l'Etat fait l'objet d'un mandat d'arrêt international lancé par le gouvernement en 2013 pour crimes contre l'humanité et incitation au génocide; il est aussi visé par des sanctions des Nations unies.

 

François Bozizé a été renversé en mars 2013, après dix ans de pouvoir, par l'alliance rebelle musulmane Séléka. Il a trouvé refuge à l'époque au Cameroun et il partage aujourd'hui son temps entre le Kenya et l'Ouganda. Son éviction du pouvoir a ouvert une période d'instabilité et de violences en République centrafricaine, marquée entre autres par les attaques des milices chrétiennes "anti-balaka" visant les musulmans, ce qui a conduit à d'importants déplacements de population.

 

La France avait envoyé sur place plusieurs milliers de soldats à partir de la fin 2013 pour tenter de mettre fin aux violences. La force française Sangaris a aujourd'hui laissé la place à la Minusca, une mission des Nations unies. Bangui, la capitale, a connu un calme relatif ces derniers mois mais le pays connaît encore des violences sporadiques. "Aucune campagne électorale ne peut être menée à distance, donc François Bozizé va rentrer au pays et nous ferons tout notre possible pour qu'il rentre", a déclaré Bertin Bea, le secrétaire général du Kwa Na Kwa.

 

Il a ajouté s'entretenir régulièrement avec l'ex-président, âgé de 69 ans. Rien, sur le plan juridique, n'empêche François Bozizé de présenter sa candidature, a-t-il souligné, en estimant qu'il appartenait aux autorités de transition d'assurer la sécurité du futur candidat. L'ancien Premier ministre de Bozizé Faustin Archange Touadera a annoncé sa candidature pour la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 18 octobre. Un éventuel second tour aurait lieu le 22 novembre.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Marc Angrand pour le service français)

Centrafrique - L'ex-président Bozizé veut de nouveau être candidat
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Centrafrique-Presse.com
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 21:35

 

 

 

Ils lui en veulent et ne manquent pas d’occasions pour le faire savoir. Décidemment, le conseiller à la Présidence en matière de la Défense, Jean Jacques Demafouth est en passe de devenir pour ses nombreux adversaires, le bouc-émissaire national. 

 

En République centrafricaine, si le ridicule tuait, il n’y aurait certainement pas de survivants. Les péripéties de ces fins des temps de la transition démontrent à suffisance que les vieux démons de la vie politique sont  déjà réveillés. Des mensonges surréalistes aux conspirations ouvertes, tous les coups sont désormais permis pour nuire et détruire. Et dans tels cas de confusion, certains  de nos Centrafricains sont désormais perçus comme des dépotoirs publics où il faut déverser toutes les bêtises et avatars de la transition. Le Conseiller à la Présidence en matière de la Défense et des Relations avec les Forces internationales, Jean Jacques Demafouth est l’une de ces cibles gratuites…

 

Conspirations…

 

Dès les débuts de la transition, les moindres faits et gestes de l’ancien Ministre de la Défense sont aussi sur-interprétés que ceux des premiers acteurs de la transition. On se souvient que ses détracteurs avaient déjà fait de lui « une persona non grata » aux Etats-Unis, du fait qu’il n’ait pas pu effectuer le voyage aux côtés de Samba Panza. Ce gros mensonge s’est évaporé comme il a surgi car le Président de NAP (Nouvelle Alliance pour le Progrès) avait présenté publiquement son passeport sur lequel, on pouvait clairement voir le visa qui lui avait été accordé par le consulat américain à Yaoundé.

 

Peu de temps après, c’est autour de la tragédie de l’Eglise de Fatima qu’on a encore vu ses empreintes parmi celles des conspirateurs. Cette théorie macabre persiste car, les leaders d’une milice armée, dénommée « Groupe d’Attaque de l’Eglise de Fatima » fait croire au grand public qu’ils étaient à la solde de Demafouth qui jusque-là n’a pas encore réglé toutes les factures. Une fois de plus cette stratégie vicieuse cousue à fil blanc cache très mal les volontés de nuisance des malheureux de la transition en Centrafrique car tous les Centrafricains connaissent parfaitement les financiers des « chanvreurs du km5 » qui avaient commis ce forfait.

 

Selon certaines indiscrétions, il ne fait aucun doute que l’ingénieur en chef de ces manœuvres serait invraisemblablement l’ancien ministre d’Etat Karim Meckassoua qui aurait juré sur les tombes de ses aïeux de faire la peau à ce conseiller à travers qui vient son malheur. Et pour cette sale besogne, il aurait financé un site internet du nom de «  Takaparlernews » dont les vrais rédacteurs seraient des proches de l’ancien président Bozizé qui auraient gagné le camp de Meckassoua pour s’en prendre à Jean-Jacques Demafouth. Et ce, par la bénédiction de certains membres du cabinet présidentiel.

 

Les raisons…

 

Aujourd’hui, la présence de Jean Jacques Demafouth, au niveau de la Présidence, du début jusqu'à la fin de la transition traumatise certains acteurs politiques du pays. Tout est donc mis en œuvre pour le détruire car beaucoup d’observateurs le considèrent comme l’un des derniers boucliers du Chef d’Etat. Il faut donc l’abattre afin d’atteindre Catherine Samba Panza. Cette technique de contournement est vieille que le monde.

 

A l’évidence, le projet de la déstabilisation de la transition en cours est toujours d’actualité. Après des manœuvres diplomatiques infructueuses, aux manipulations militaires, en passant par des conspirations politiques de tout bord, les aigris de la transition en cours veulent attaquer de l’intérieur en éjectant le virus de la suspicion entre les acteurs de la transition. Jean Jacques Demafouth, naturellement est le bouc émissaire par qui il faut passer pour que les choses réussissent et pourrissent.

 

Prudence…

 

Heureusement, au niveau de la Présidence, on a toujours resserré les rangs face à des attaques de ce genre. Les malins génies qui rêvent toujours leur transition à eux sont en souffrance. Leurs âmes ne seront jamais en paix tant qu’ils ne parviennent à s’asseoir quelque part à la Présidence ou à la Primature. Les acteurs de la transition doivent rester sur leur garde car, tout comme au début, la fin de la transition sera encore un moment de grandes épreuves. Ils doivent continuer de rester concentrés sur la dernière ligne droite de la transition qui aboutira par les prochaines échéances électorales. Car tant que le chien continue d’aboyer, la caravane ne doit s’arrêter.

 

Eric Francis Selebangue

Journaliste 

Libre opinion : Les aigris de la transition en veulent toujours à Jean Jacques Demafouth
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Centrafrique-Presse.com
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 15:12
Bozizé sur BBC afrique : "Pourquoi je suis candidat "
Bozizé sur BBC afrique : "Pourquoi je suis candidat "

 

 

 

BBC Afrique  Lundi 10 Août 2015 - 09:14

 

L'ancien-président centrafricain François Bozizé, investi candidat à l’élection présidentielle d'octobre par son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), a expliqué dans un entretien à la Bbc les raisons pour lesquelles il se présente à ce scrutin.


"Je suis citoyen centrafricain. Je bénéficie de tous mes droits civiques. Rien ne m’empêche d’exercer mes droits civiques dans mon pays", a-t-il déclaré dimanche à la BBC. 

 

M. Bozizé a également annoncé son retour imminent en Centrafrique. 

 

"Je vais rentrer le plus tôt possible s’il n’y a pas d’autres entraves. Comme tout candidat, je m’emploierai à remettre mon parti dans les bonnes conditions pour la victoire", a ajouté l'ancien président. 

 

Selon l’ancien chef d’Etat, renversé en mars 2013 par une rébellion, il est nécessaire de retrouver une cohésion et de relancer l'économie 

 

Le congrès du Kwa Na Kwa a investi l'ancien président de 69 ans, qui vit en exil depuis son départ du pouvoir. 

 

Le général François Bozizé est arrivé à la tête du pays, par la force en 2003 avant d'en être chassé le 24 mars 2013, par une rébellion à dominante musulmane venue du nord, la Séléka. 

 

M. Bozizé et plusieurs chefs rebelles, sont sous le coup de sanctions onusiennes pour le soutien apporté aux milices anti-balaka durant les violences. 

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 14:55

 

 

Le Représentant. Résident du PNUD en RCA a rencontré ce samedi la nouvelle Ministre de la Réconciliation Mme Lydie Florence Ndouba

La ministre de la réconciliation nationale s'entretient avec le Représentant résident du PNUD
La ministre de la réconciliation nationale s'entretient avec le Représentant résident du PNUD
La ministre de la réconciliation nationale s'entretient avec le Représentant résident du PNUD
La ministre de la réconciliation nationale s'entretient avec le Représentant résident du PNUD
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Centrafrique-Presse.com
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 12:58

 

 

 

Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 09:27

 

 

 

http://lepays.bf/ n° 5914 du 10/08/2015 

 

Alors que l’on croyait que la page de l’ancien président était définitivement tournée en RCA, celui-ci rêve encore d’un destin présidentiel dans son pays. En effet, son parti, le KNK, l’a investi ce vendredi, bien qu’il soit en exil, comme candidat pour la présidentielle d’octobre prochain et ce, en dépit du fait que le nouveau pouvoir à Bangui l’accuse notamment de crimes contre l’humanité et d’incitation au génocide. Cela lui avait valu, on se rappelle, en début mai 2013, un mandat d’arrêt émis par la justice  centrafricaine, transmis à Interpol et aux autorités judiciaires camerounaises, pour son extradition. L’investiture donc de Bozizé par son parti, le KNK, pour défendre ses couleurs à l’occasion de la présidentielle prochaine, sonne à la fois comme une défiance des lois de la République et comme une pure provocation. La question est de savoir maintenant si le principal concerné aura le courage de rentrer en Centrafrique. Le doute n’est pas permis du côté de ses partisans puisque, pour Levy Yakété, son porte-parole, le mandat d’arrêt contre son mentor est «une fuite en avant des nouvelles autorités». Et il justifie son point de vue en se fondant sur ceci :«Bozizé n’a rien à se reprocher». Cette posture qui, de toute évidence, se nourrit de la dénégation et de la mauvaise foi des anciens dignitaires du régime déchu de Bozizé, n’est pas propre à la RCA. Elle est généralement observable sous nos tropiques. En effet, que ce soit en RCA ou ailleurs en Afrique, les thuriféraires des régimes déchus font toujours preuve d’une amnésie individuelle et collective en ce qui concerne les excès objectivement imputables à leurs champions pendant que ceux-ci étaient aux affaires.

 

Bozizé a marqué d’une pierre noire son passage à la tête de la RCA

 

Pire, ils s’évertuent, sans aucun scrupule, à vouloir inverser les rôles pour se faire passer aujourd’hui pour les  victimes. Ce comportement dont le cynisme le dispute à la mauvaise foi et à l’indécence morale, devrait choquer toutes les consciences. Malheureusement, ce genre de complaintes finit parfois par susciter un regain de sympathie au sein des populations, à l’endroit des dictateurs déchus à qui il faut pourtant demander la reddition des comptes. C’est ce à quoi l’on semble assister aujourd’hui en RCA où bien des personnes donnent l’impression de regretter la chute de François Bozizé. Et pourtant, il est difficile de justifier ce sentiment. En effet, François Bozizé, comme d’ailleurs tous ses prédécesseurs, a  marqué d’une pierre noire son passage à la tête de la RCA. Et pour preuves. Arrivé au pouvoir par la force des armes, en mars 2003, il s’était employé depuis lors à instaurer une dictature dans son pays et à organiser régulièrement des mascarades électorales qui, invariablement, l’avaient toujours plébiscité. Non content de cela, il s’était aussi employé, vers la fin de son règne, à installer la RCA dans une logique manichéenne, en dressant ses compatriotes les uns contre les autres sur des bases ethniques et religieuses. La suite, on la connaît. La Centrafrique a pratiquement vécu un génocide. C’est cet héritage nauséeux qu’il a laissé à la postérité, lorsque, contraint par la rébellion de la coalition de la Séléka dirigée par Michel Djotodia, il a fui le pays en mars 2013 pour se retrouver en exil au Cameroun, puis en Ouganda d’où il continue à attiser les braises de la haine en RCA.

 

C’est pourquoi l’on est en droit de se poser la question de savoir, à propos de son investiture par le KNK, si la RCA a encore besoin de lui comme président. Le bon sens voudrait que l’on y réponde par la négative. Mais comme l’on est au «Gondwana» où le vote des populations a plus un contenu tribal que politique et où les pratiques politiques sont le plus souvent aux antipodes de l’éthique et de la morale, l’on ne devrait pas être étonné de voir Bozizé, un jour, en toute impunité, au nom d’une prétendue réconciliation nationale, solliciter les suffrages des Centrafricains pour satisfaire ses pulsions pouvoiristes. Une telle hypothèse marquerait selon toute vraisemblance, le retour aussi sur la scène politique centrafricaine, de Michel Djotodia qui forme aujourd’hui avec Bozizé, les deux éléments majeurs du drame centrafricain. Les écarter donc du jeu politique serait une décision sage des nouvelles autorités du pays. Et avec lui, tous ceux qui ont apporté du bois pour allumer le brasier centrafricain. Mais pour cela, elles ne doivent pas craindre d’affronter les personnes de mauvaise foi, qui n’ont que faire de l’intérêt supérieur de la RCA et qui ne manqueront pas de crier comme des orfraies, à l’exclusion. Elles peuvent d’autant plus le faire que la RCA est actuellement dans un contexte de neutralité institutionnelle. Et même si une telle mesure pouvait s’apparenter à une  exclusion politique, il faut avoir le courage de reconnaître que Bozizé et Michel Djotodia l’auraient méritée. L’éventualité de la candidature de ces deux hommes à la présidentielle prochaine, doit être ressentie par les Centrafricains épris de justice et de démocratie, comme un véritable malheur.

 

Le sinistre coup d’éclat du soldat rwandais

 

A celui-ci est venu s’ajouter un autre malheur ce samedi. En effet, ce jour-là, un soldat du contingent rwandais de la MINUSCA, a ouvert le feu sur ses compagnons d’armes, faisant 4 morts et 8 blessés avant d’être abattu. Le gouvernement rwandais évoque un acte terroriste, sans pour autant écarter l’hypothèse d’un soldat mentalement fragile. En attendant qu’une enquête vienne déterminer les tenants et   les aboutissants de ce malheur, l’on peut déjà s’attarder sur les propos du porte-parole de la MINUSCA, Hamadoun Touré. Ce dernier pointe du doigt non seulement les conditions difficiles dans lesquelles évoluent les Casques bleus en RCA, mais aussi l’âge des soldats déployés. Ces deux éléments pourraient expliquer l’acte du soldat rwandais. En effet, le risque est grand pour n’importe quel soldat jeune et qui, de surcroît, évolue dans un environnement difficile, de péter les plombs. Ce phénomène a été vu sur bien des théâtres de  guerre où interviennent les forces de l’ONU. C’est pourquoi il se pose la nécessité, en plus de leur aptitude physique, de se pencher sur leurs conditions de vie et de travail et surtout sur un encadrement psychologique adéquat, si l’on veut que les Casques bleus soient pleinement opérationnels.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : INVESTITURE DE L’ANCIEN PRESIDENT  CENTRAFRICAIN PAR LE KNK : La RCA a-t-elle encore besoin de Bozizé comme président ?
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Centrafrique-Presse.com
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 20:15

 

 

 

http://www.lagazette.sn/   par PAPE AMADOU FALL · 9 AOÛT 2015

 

Le chantier de la reconstruction et de la réhabilitation de l’école sera très difficile en Centrafrique. Le constat est de Mohamed Malick Fall, le coordonnateur de l’Unicef en Centrafrique, qui, dans cet entretien, met également l’accent sur la prise en charge des filles et des femmes.

 

La Gazette : Le processus paix et réconciliation est lancé, on peut considérer cependant que l’Unicef, en obtenant de plusieurs groupes armés qu’ils libèrent les enfants, a réussi sa partition. On parle de plus de 10 000 enfants à libérer, où en êtes-vous quelques jours après la fin du sommet de Bangui ?

 

Mohamed Malick Fall : L’accord est très important sur le plan politique, parce que les groupes se sont engagés solennellement à libérer les enfants. Auparavant, il y avait déjà des libérations d’enfants régulièrement (2800 en 2014) mais elles étaient organisées au coup par coup.

 

Cette fois l’accord a été conclu au niveau national, ce qui implique que l’on doive se préparer à de nombreuses libérations d’enfants dans les prochains mois (en tenant compte des contraintes logistiques, très compliquées en Centrafrique, et de la saison des pluies qui va rendre les conditions encore plus difficiles).

 

Le 14 mai dernier, soit à peine plus d’une semaine après la signature de cet accord, 357 enfants ont été libérés par les groupes de Bambari (Ex-sélékas et anti-balakas) ce qui constitue un premier pas. Les libérations devraient se poursuivre et s’accélérer dans les semaines et les mois à venir.

 

Au plan psychologique, ses enfants armés et ceux qui ont été des esclaves sexuels, auront-ils un traitement approprié. Quelle est la stratégie de l’Unicef ?

 

A leur sortie, les enfants sont pris en charge de façon multiforme. Ils sont confiés à des ONG partenaires de l’UNICEF, formées à ces problématiques. Ils passent des examens médicaux, reçoivent un appui psychologique. Ensuite il y a la question de la réunification familiale : certains enfants ont leurs parents près d’eux et peuvent donc rentrer chez eux en restant en lien constant avec les partenaires pour toutes les activités de « reconstruction ». D’autres sont accueillis par des familles d’accueil ou dans des centres de transit temporaires, le temps que l’on prépare la réunification familiale (il faut s’assurer que les enfants soient acceptés dans leur communauté) ; dernier cas de figure enfin, les enfants pour lesquels la recherche des familles est problématique ou compliquée (parents introuvables, grandes distances, voire famille réfugiée à l’extérieur du pays) sont accueillis dans des centres de transit qui peuvent les recevoir pour une durée plus longue.

 

Tout cela s’accompagne évidemment d’évaluation sur le niveau d’éducation et d’un accompagnement au retour à l’école, lorsque cela est possible, ou dans la recherche de solutions alternatives lorsque le retour à l’école est impossible.

 

Activités de «reconstruction» et cours de rattrapage

 

Reconstruire l’école centrafricaine ne sera pas facile, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique centrafricain a développé et adopté un plan de transition pour les années 2015 à 2017. Quel sera le rôle de l’Unicef dans la mise en œuvre de ce plan ?

 

L’UNICEF coordonne toutes les actions menées par les Partenaires techniques et financiers dans le domaine de l’Education. Le plan de transition sur trois ans a été validé en septembre dernier. L’UNICEF travaille en coordination étroite avec le Ministère de l’Education, les partenaires nationaux et internationaux, les parents, les communautés, les élèves et les enseignants.

 

L’appui consiste notamment en formation des enseignants (recrutement et formation de nouveaux enseignants, et formation pour les maîtres-parents), formation continue pour les enseignants dans des domaines comme le psychosocial, la vie en société et l’éducation à l’hygiène. Il y a également la construction de nouvelles écoles dans les endroits où il n’y en n’a pas en nombre suffisant. Notre souci est également de réhabiliter les écoles détruites pendant la crise, de leur fournir du matériel pédagogique et des fournitures scolaires. Enfin il y a l’appui au Ministère pour le suivi et l’évaluation des enseignants et l’appui en fournitures pour le Ministère et ses entités décentralisées. Nous avons prévu de soutenir les cours de rattrapage pour les enfants avant la rentrée académique 2015/2016 et concernant la transition des enfants des espaces d’enseignement temporaires aux écoles, au fur et à mesure de leur réouverture, en fonction des conditions de sécurité, un appui est prévu.

 

Quelle place sera réservée aux filles dans ce processus par rapport à leur maintien ?

 

L’UNICEF travaille en coordination étroite avec le Ministère et les partenaires pour promouvoir l’éducation des filles. L’UNICEF a soutenu des groupes de sensibilisation, organisés au niveau local, qui ont mené des campagnes actives de sensibilisation dans huit préfectures. Ces groupes sont composés des aînés, des sages de la communauté, ainsi que des leaders d’opinion qui insistent auprès de la population sur l’importance d’envoyer les filles à l’école. Une campagne est prévue en prélude à l’année académique 2015/2016, qui insistera sur l’importance de la scolarisation de tous les enfants déscolarisés, en particulier les filles. Cette campagne sera menée au travers de communications dans les médias, mais aussi de sensibilisation au niveau local. Elle consistera également en la distribution de matériel pédagogique et de fournitures scolaires. Dans le même temps, l’UNICEF soutient la mise en place de toilettes séparées dans les écoles ; en effet des études ont montré que leur absence est l’une des raisons pour lesquelles les filles les plus âgées cessent d’aller à l’école. Dans les écoles que l’UNICEF aide à construire ou à réhabiliter, des latrines non mixtes sont installées. La promotion de la parité pour le recrutement et la formation des enseignants : l’UNICEF s’efforce d’appuyer le recrutement de femmes enseignantes. Cela donne un modèle auquel les petites filles peuvent s’identifier, c’est aussi un moyen de renforcer la sécurité dans les écoles pour les filles.

 

«Que la crise centrafricaine ne devienne pas une crise oubliée»

 

La prise en charge des femmes est également préoccupante, il y a eu de nombreux cas de viols et de tortures. Que comptez-vous faire à ce niveau ?

 

La violence basée sur le genre, notamment celle faite sur les femmes, est aussi une des caractéristiques du conflit en RCA. L’UNICEF en partenariat avec le gouvernement et les ONG membres du réseau de protection travaillent sur la question. Les formes d’appui sont multiples: identification et vérification des victimes, appui psychosocial dans les centres d’écoutes, soins médicaux d’urgence, appui pour l’accès à la justice, médiation sociale pour l’acceptation et la réintégration dans les familles et les communautés.

 

Tout est urgence en Centrafrique alors qu’au plan financier, l’Etat est exsangue.

 

Est-ce que cette situation ne pourrait pas compromettre vos programmes ?

 

La recherche de financement est toujours problématique, le contexte international fait que les urgences humanitaires se multiplient dans le monde, et il est important que la crise centrafricaine ne devienne pas une crise oubliée. Les processus de libération et de réintégration des enfants associés aux groupes armés vont nécessiter des ressources additionnelles, dans un contexte financier déjà très tendu pour l’UNICEF en République Centrafricaine. A la date du 30 avril, seuls 17 million de dollars US avaient été reçus sur les 73.9 nécessaires pour les opérations de l’UNICEF en RCA cette année.

Lu pour vous : «Seuls 17 millions de dollars US reçus sur les 73,9 nécessaires pour les opérations de l’UNICEF» Mohamed Malick Fall, coordonnateur de l'Unicef en République Centrafricaine
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 18:18

 

 

Centrafrique: l'ex-président Bozizé investi candidat à la présidentielle d'octobre

 

BANGUI  dimanche 9 août 2015 09:56 -  - L'ex-président centrafricain François Bozizé, renversé en mars 2013 par une rébellion, a été investi candidat à la présidentielle d'octobre par son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), a annoncé samedi son secrétaire général, Bertin Béa.

 

Le congrès du KNK s'est déroulé à Bangui vendredi en l'absence de l'ancien président de 69 ans, qui vit en exil depuis son renversement, même s'il avait fait passer un message à ses sympathisants insistant sur la cohésion nationale.

 

"Nous voulons que Bozizé revienne défendre les couleurs du KNK. Car nous croyons qu'avec lui, nous allons gagner cette présidentielle", a déclaré Bertin Béa, soulignant que "c'est la première fois dans l'histoire" de la Centrafrique qu'il y a "près de 100 candidats à la présidentielle".

 

"Tout est mis en œuvre pour barrer la route au président François Bozizé. Certains veulent l'empêcher d'être candidat, en le rendant inéligible. Or, aucune instance judiciaire, ni aucun magistrat n'a décidé à ce jour, que le président François Bozizé a perdu tous ses droits civiques, il n'est pas en prison", a ajouté M. Béa, cité par l'agence AFP.

 

"Présentement il vit entre le Kenya et l'Ouganda, ce qui prouve bien qu'il peut rentrer dans son pays", selon le secrétaire général du KNK.

 

Plusieurs dizaines de personnalités se sont déjà déclarées candidates à la présidentielle dont le premier tour a été fixé au 18 octobre par les autorités de la transition. Un éventuel second tour est prévu le 22 novembre.

 

Le général François Bozizé, avait pris le pouvoir par la force en 2003, et fut renversé 10 ans plus tard, le 24 mars 2013, par une rébellion à dominante musulmane venue du nord, la Séléka, plongeant le pays dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960.

 

En réaction, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka se sont créées, commettant à leur tour de nombreuses exactions contre les civils et ouvrant la voie à des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Les autorités de transition mises en place lorsque la Séléka a été chassée du pouvoir par une intervention militaire française et internationale début 2014, peinent à relever ce pays déjà meurtri par des années de troubles et rébellions.

 

M. Bozizé, ainsi que plusieurs chefs rebelles, est sous le coup de sanctions onusiennes pour le soutien apporté aux milices anti-balaka durant les violences.

 

 

 

Centrafrique : Bozizé annonce sa candidature à l‘élection présidentielle centrafricaine

 

Bangui 9 août 2015 à 10:42 UTC (APA) L’ancien président centrafricain François Bozizé a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle centrafricaine, à l’issue du deuxième congrès de son parti de la convergence Kwa Na Kwa (KNK), vendredi dernier à Bangui.

 

La candidature de Bozizé porte à deux le nombre de candidats de ce parti à la prochaine élection présidentielle, après celle de Faustin Archange Touadéra, membre du bureau politique du KNK, qui a occupé les fonctions de Premier ministre cinq ans durant, sous le régime de François Bozizé.

 

M. Touadéra, démis de ses fonctions à la suite des accords de paix de Libreville de 2012, a annoncé sa candidature à la présidentielle dans un hôtel de Bangui, deux jours avant la tenue du congrès de son parti KNK.

 

Une trentaine de personnes ont déjà annoncé leurs candidatures à l’élection présidentielle centrafricaine. Mais pour qu’une candidature soit retenue, il faudrait qu’elle réponde aux critères définis par le nouveau code électoral qui doit être adopté dans les prochains jours par le Conseil national de transition (CNT).

 

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NDLR : S'il est vrai qu'en Ouganda où il jouit actuellement de la généreuse hospitalité de Museveni, Bozizé ne croupit certes pas en prison mais le régime des sanctions onusiennes toujours en vigueur contre lui ne font pas de lui un homme libre. Annoncer sa candidature à l'élection présidentielle comme il le fait est une chose mais être déclaré éligible pour prendre effectivement part au scrutin du 18 octobre prochain est une tout autre chose que seule la Cour constitutionnelle de Transition est habilitée à dire en temps utile. Le moment n'est plus tellement loin où les Centrafricains seront situés sur cette véritable avalanche de candidatures à laquelle on assiste impuissant avec un certain amusement. 

Centrafrique : Bozizé annonce sa candidature à l‘élection présidentielle centrafricaine
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