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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:26
Barthélemy Boganda : Centrafrique année 0

 

 

 

 

https://www.franceinter.fr  mercredi 13 septembre 2017 par Jean Lebrun

 

 

L’histoire a été décidément cruelle pour ce pays car la mort a fauché avant même l’indépendance le seul homme d’état qui aurait pu le diriger.

 

Son père avait été assassiné dans une opération militaire, sa mère battue à mort parce qu’elle n’avait pas porté le quota de caoutchouc à la compagnie concessionnaire. L’enfant que l’Eglise élèvera et prénommera plus tard Barthélemy avait été retrouvé errant au milieu de nulle part.

 

Au milieu du XIXème, nos cartes de la lune étaient plus précises que celles du centre de l’Afrique. Et, en 1910, quand Boganda vient au jour, la colonie de l’Oubangui-Chari que la France a constituée en joignant le bassin de l’Oubangui à celui du Chari n’est qu’une zone improbable, sous-administrée, aux contours incertains. L’histoire lui a été cruelle : elle a été traversée par les razzias des sultans esclavagistes et la colonisation leur a substitué la brutalité des expéditions militaires et une orgie de concessions. Le jeune Boganda grandit dans un pays dépeuplé, une ombre de pays.

 

Il devient en 1938 le premier prêtre indigène de l’Oubangui-Chari. Et quand, après la Deuxième guerre, il faut bien faire évoluer l’Afrique équatoriale française, il en devient le député au Palais-Bourbon. Il siège sur les mêmes bancs que l’abbé Pierre et lui aussi connaît une métamorphose. Il était le plus beau fruit de la colonisation et il passe bientôt pour un agitateur. Mais l’agitateur devient un arbitre et l’arbitre un interlocuteur, immensément populaire chez les Noirs. « Moi Boganda, j’ai dit à de Gaulle : je t’appelle mon semblable et de Gaulle a répondu : moi de Gaulle, j’ai dit oui ».

 

Il voulait, sous le toit de l’amitié franco-africaine, une grande maison. Une Républicaine centrafricaine dix fois plus grande et plus forte que celle de format réduit qui s’est finalement constituée à partir du pauvre Oubangui-Chari. L’histoire a été décidément cruelle pour ce pays car la mort a fauché avant même l’indépendance le seul homme d’état qui aurait pu le diriger.

 

Programmation musicale : A croiser Hymne (Hymne officiel de la Centrafrique)

 

Les invités

Jean-Pierre Tuquoi

Journaliste

 

Les références

Oubangui-Chari, le pays qui n'existait pas écrit par Jean-Pierre Tuquoi (La Découverte)

UN REVE D'AFRIQUE.. Administrateurs en Oubangui-Chari, La Cendrillon de l'Empire écrit par Jean-Joël Brégeon (Denoël)

La France libre fut africaine écrit par Eric Jennings (Perrin)

Barthélémy Boganda écrit par Pierre Kalck (Editions Sepia)

Barthélémy Boganda écrit par Cahiers d'Etudes africaines

La promesse de l'aube écrit par Romain Gary (Futuropolis Gallimard)

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Centrafrique-Presse.com
14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:20
Centrafrique: le panel de facilitateurs poursuit sa délicate mission

 

 

 

 

Par RFI Publié le 13-09-2017 Modifié le 13-09-2017 à 11:51

 

 

Les représentants du panel de facilitateurs de l'Initiative africaine étaient réunis à Bangui lundi 11 et mardi 12 septembre sous l'égide des ministres des Affaires étrangères centrafricain et congolais pour donner une suite à la feuille de route établie en juillet. L'Union africaine est désormais seule à la manœuvre dans les efforts de médiation en vue de parvenir à la paix en RCA. Prochainement, selon un calendrier qui doit encore être établi, le panel ira à la rencontre de chacun des chefs de groupes armés.

 

« Nous allons les rencontrer un à un pour que nous puissions parler directement, franchement, sans aucune présence extérieure. Il y aura tous les membres du panel qui vont se déplacer chez chacun d’eux pour leur montrer le respect que nous avons, notre ouverture et notre disponibilité de les écouter avec suffisamment de temps et avec suffisamment d’attention pour que, à la fin de cette campagne auprès de tous, nous puissions faire une synthèse et réfléchir sur un canevas d’accord politique crédible et praticable dans les meilleurs délais possibles. Mais je répète que ce travail est possible que si les groupes, qu’ils soient des ex-Seleka, des ex-anti-Balaka, ou de nouveaux groupes émergents ou apparaissant, qu’ils arrêtent de se tuer, qu’on arrête le massacre des citoyens paisibles de la Centrafrique, qu’on arrête les violences pour que nous puissions travailler avec d’autres Centrafricains aussi pour trouver une solution rapide. »

 

Mohamed El Hacen Ould Lebatt, coordinateur du panel

 

13-09-2017 - Par Pierre Pinto

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:15
Lu pour vous : Centrafrique, le remaniement consacre l’influence de Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique, le remaniement consacre l’influence de Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique, le remaniement consacre l’influence de Bozizé

 

 

 

 

https://mondafrique.com  Par  La rédaction de Mondafrique 13 septembre 2017

 

Le Président Faustin-Archange Touadera a procédé, le 12 septembre 2017, au premier remaniement ministériel depuis la constitution du gouvernement Sarandji, en avril 2016.

 

Ne voulant pas se séparer de son vieux compagnon de route, le président a maintenu Simplice Sarandji, en dépit des multiples critiques à son encontre, il ne faudra donc pas s’attendre à des changements significatifs dans la conduite des affaires de ce qui reste de l’Etat centrafricain.

 

Les seuls changements notables concernent les domaines de la sécurité et de la Défense. Le retour de Marie-Noëlle Koyara au ministère de la Défense est surtout destinée à rassurer la communauté internationale, tant l’ancienne fonctionnaire internationale à la FAO avait été appréciée lors de la Transition de Catherine Samba-Panza. Le départ de Joseph Yakete est salué de toutes parts car son incompétence n’avait d’égale que son arrogance. Avec son ancienneté au ministère de la Défense sous Bozizé, le général d’armée Antoine Gambi, chef d’Etat-major présidentiel, conserve évidemment une réelle autorité sur l’armée et les officiers.

 

Le ministère de l’intérieur est confié à un général de Gendarmerie, Henri Wanzet Linguissara. Cet ancien directeur général de la sécurité publique de Bozizé était conseiller à la Primature. Il était un pion essentiel du système de la gouvernance Bozizé-Touadera. L’ancien ministre Jean-Serge Bokassa devra s’occuper de ce qui reste de l’administration territoriale et se documenter sur la décentralisation.

 

L’avocat Jean-Louis Opalegna est nommé à la Fonction publique. Le nouveau ministre défend la cause de Jean-Francis Bozizé, rentré en Centrafrique en dépit d’un mandat d’arrêt international et qui bénéficie de l’impunité institutionnalisée. Très lié également à Jean-Francis Bozizé, le spécialiste en commerce de diamants, Ange-Maxime Kazagui, consul honoraire d’Afrique du Sud, impliqué dans plusieurs affaires sous Bozizé, hérite de la communication et des médias. La mise au pas des médias va se poursuivre.

 

Les autres changements sont cosmétiques et n’auront aucun impact sur un processus de réconciliation nationale qui tarde à être mis en oeuvre. Le plus intéressant est néanmoins celui du retour du neveu de Michel Djotodia, le Goula Gontran Djono Ahaba, au gouvernement. Il sera semé d’embûches à l’Energie et à l’Hydraulique avec la déconfiture des sociétés d’État de ces secteurs. Il aurait dans doute préféré  le ministère des Mines et du Pétrole où il excelle, notamment avec les entreprises chinoises.

 

 Pendant ce temps-là, hors de Bangui, la population est seulement préoccupée par sa survie avec les Ong humanitaires dépourvues de moyens.

 

 

Remaniement ministériel en Centrafrique

 

La Centrafrique a un nouveau gouvernement depuis hier soir. Il passe de 23 à 34 membres. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji reste en place, mais un certain nombre de changements ont été opérés.

 

D'abord, l'omniprésent ministre Jean Serge Bokassa doit céder une partie de ses prérogatives. Il garde l'Administration territoriale, mais l'Intérieur et la Sécurité sont confiés au général de gendarmerie Henri Wanzet Linguissara, qui a été directeur général de la police sous Bozizé et durant la transition.

 

Critiqué notamment pour la lenteur de la reconstruction de l'armée centrafricaine, Joseph Yakété, qui se targuait de soutien au sein du parti socialiste français, cède le portefeuille de la Défense à Marie-Noëlle Koyara qui a déjà occupé ce poste en 2015 et qui a l'oreille des partenaires internationaux.

"

Ce remaniement technique tient compte des forces politiques aujourd'hui établies à l'Assemblée nationale...."

 

Steve Koba, président de la majorité parlementaire à l'Assemblée nationale.

 

13-09-2017 - Par Pierre Pinto

 

L'ex-Seleka fait son retour au gouvernement. Gontran Djono Ahaba, ministre sous la présidence Djotodia, prend cette fois le portefeuille de l'Energie et des Ressources hydrauliques. Lambert Lissane Moukove, cadre du FPRC de Noureddine Adam, devient quant à lui ministre des Eaux et Forêts.

 

Par ailleurs, l'avocat de Jean-François Bozizé, Me Jean Louis Opalegna se voit confier le portefeuille de la Fonction publique.

 

A noter que quatre des principaux postes conservent leur titulaire : l'Economie avec Felix Moloua, les Finances avec Henri Marie Dondra, les Affaires étrangères avec Charles Armel Doubane. Flavien Mbata, lui, conserve la Justice.

 

"C'est un pays qui a des problèmes financiers, 23 ministres ça me paraissait un bon format..."

 

Réaction de l'opposant Anicet-Georges Dologuélé

 

13-09-2017 - Par Michel Arseneault

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:09
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « un gouvernement de diversité régionale et de défi » selon le PM Sarandji

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 Septembre 2017 (RJDH) —Mathieu Simplice Sarandji a qualifié son gouvernement de diversité régionale et  de qualité des femmes en lieu et place de quantité. Position exprimée lors d’un point de presse ce 13 septembre à Bangui.

Un jour après la formation de son gouvernement, Simplice Mathieu Sarandji a qualifié son gouvernement de diversité régionale et de défi alors que trois préfectures manquent à l’appel. Il s’agit de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran, et la Vakaga dans un contexte où l’équilibre régional est une exigence de la loi fondamentale.

 

Les défis sont nombreux et Simplice Mathieu Sarandji en mesure les enjeux. « Mon gouvernement est un gouvernement de diversité régionale et de défi », a-t-il déclaré.

 

Certaines préfectures manquent à l’appel malgré la diversité, mais Simplice Mathieu Sarandji justifie la faille politique de cette manière. « Il y a trois préfectures de notre pays qui n’étaient pas bien représentées dans les dispositifs administratifs du pays.  Et j’ai conscience que ce sont le Bamingui Bangoran, la Vakaga, la Haute-Kotto. Et on est en train de chercher pour équilibrer dans les nominations à venir pour être au service de l’Etat. Le gouvernement qui a vu le jour depuis hier, est un gouvernement qui intègre tous le centrafricains. Cela est un exercice aussi pour ceux de nos compatriotes qui sont appelés au gouvernement à se préparer à gérer leurs régions», dixit le Premier Ministre.

 

Un gouvernement qui n’a pas pris en compte la question de parité entre homme et femme dans les grandes instances de décisions en République Centrafricaine. Le pourcentage des femmes dans ce nouveau est de 14% et  reste encore en deçà des attentes. Le Premier Ministre justifie cette position par rapport à la qualité et non la quantité. « On dit souvent la qualité n’est pas quantité » a-t-il soutenu pour expliquer son choix de cinq femmes au lieu de plus.

 

Sarandji joue à la présomption d’innocence pour expliquer le choix des leaders des groupes armés désormais membres du gouvernement. « J’ai soumis au chef de l’Etat Faustin Archange Touadera la liste des compatriotes centrafricains et non des groupes armés pour ce gouvernement au président de la République»,  a-t-il justifié.

 

Un gouvernement de défi et de diversité régionale prend service alors que les défis humanitaires et sécuritaires sont encore pendant et difficilement résolvables par le gouvernement Sarandji.

 

 

Centrafrique : Les groupes armés font leur retour dans le gouvernement

 0

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 septembre 2017 (RJDH)—Le remaniement annoncé à demi-mot par le chef de l’Etat le 13 Août, est acté le 12 septembre 2017. Les groupes armés ont été rappelés dans l’équipe tandis que le président renouvelle sa confiance à son ami Simplice Mathieu Sarandji.

 

Quelques leaders des groupes armés reviennent aux affaires après une période d’absence au gouvernement. Présenté comme un gouvernement de rupture, le gouvernement Sarandji 1 était fermé aux groupes armés alors que Faustin Archange Touadera envisageait un DDRR négocié avec eux. Sa main tendue pourra permettre une accalmie surtout que 14 préfectures sur 16 sont contrôlées par les bandes armées ?

 

C’est une équation difficile à résoudre du moins pour l’instant. Le clin d’œil de Faustin Archange Touadera aux groupes armés intervient alors que Noureddine Adam et Abdoulaye Issène tous du FPRC exigent la tenue d’un dialogue politique inclusif.

 

Cette ouverture ne concerne pas seulement les groupes armés, elle est orientée aussi vers les alliées d’entre les deux tours des élections présidentielles de 2015-2016. C’est ce qui justifie le nombre des portefeuilles qui augmente de 47,05%  soit 16 ministres de plus.  Parmi ceux, on peut compter 5 femmes représentant 14,70%, loin des 35% voulu par la loi sur la parité promulguée par Touadera et dont le décret d’application est toujours attendu.

 

Outre les groupes armés, Faustin Archange Touadera revêt sa tenue d’acrobate et tacle ses alliés en remerciant Joseph Yaketé, au même moment Ange Maxime Kazagui, un des candidats malheureux à la présidentielle fait son entrée dans le gouvernement Sarandji 2.

 

Certains leaders politiques de l’opposition se sont vus court-circuiter par Faustin Archange Touadera. Leurs cadres dissidents ont été reconduits. C’est le cas de Justin Gourna Nzako en froid avec Nicolas Tiangaye de la CRPS et Jean Christophe Nguinza en relation difficile avec le président de son parti RPR Alexandre Ferdinand Nguendet. Touadéra veut par-là maintenir le doute et la division dans ces deux partis politiques qui ont quitté la majorité présentielle pour carence de résultat.

 

Le président Touadéra nomme son deuxième gouvernement après un an et six mois de pouvoir. Si l’annonce de ce remaniement ne fait aucune surprise, le maintien de Simplice Mathieu Sarandji au poste de premier ministre est une surprise pour l’opinion nationale voire internationale.

 

 

Centrafrique : Hausse du nombre des déplacés et manque d’aide humanitaire

 

PAR FLEURY AGOU LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 septembre 2017 (RJDH)–Batangafo, Bria, Bangassou, Kongbo, Zemio,…les combats entre groupes armés et les violences sur les civils font déplacer la population vers un lieu plus ou moins sécurisé. Le nombre des personnes déplacées ne cesse de croître et le Plan de Réponse Humanitaire 2017 peine à boucler son budget.

 

L’épicentre du conflit centrafricain s’est déplacé à l’Est de la République Centrafricaine depuis que le chef de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), Ali Darass a été enjoint de se retirer de Bambari. Les nouveaux épisodes de violences dans cette partie du territoire ont sapé la sécurité des populations civiles. On assiste alors à un fort taux de mouvement de la population,  s’indignent la Coordination Humanitaire et des ONG des Droits de l’Homme.

 

Ainsi, dans son dernier communiqué, la coordination humanitaire a déploré qu’ « en République Centrafricaine, la protection des civils reste l’un des défis majeurs ». Ajoutant que de janvier à août  et « à cause de l’insécurité, 600.000 centrafricains sont déplacés à l’intérieur du pays ». Cet accroissement du nombre de déplacés qui coïncide avec la saison pluvieuse fait craindre les maladies diarrhéiques et le paludisme.

 

Si 600.000 personnes ont fui leur résidence, le conflit a saboté les moyens de survie de la moitié de la population centrafricaine dont  2,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance. La coordination humanitaire a rappelé que son budget pour l’assistance humanitaire pour 2017 n’a pas encore atteint sa moitié : « Aujourd’hui, le Plan de Réponse humanitaire 2017 qui est chiffré à 497 million de dollars américains pour sauver des vies et atténuer les souffrances n’est financé qu’à 30% ».

 

En Centrafrique, l’Onu dispose d’environ 12.000 casques bleus qui peinent à sécuriser la population civile dans un pays où l’Armée Nationale est sous embargo.

 

 

Centrafrique : Un groupe de Centrafricains réfugiés au Sénégal regagne le pays

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 Septembre2017 (RJDH)—Une autre équipe de Centrafricains réfugiés au Sénégal est rentrée ce matin à Bangui. Ces derniers ont été rapatriés volontairement par le HCR.

 

Ce sont 18 réfugiés dont huit adultes et 10 mineurs qui sont arrivés ce matin à Bangui à bord du vol Kenyan Airways. Ils étaient au Sénégal où ils ont trouvé refuge depuis le déclenchement de la crise en République Centrafricaine. Ils ont été accueillis à l’aéroport Bangui Mpoko par une équipe du HCR.

 

Les retournés interrogés par le RJDH à leur descente d’avion, confient avoir décidé de rentrer suite aux difficultés auxquelles ils font face dans le pays d’accueil, « il n’y a plus de soutien du HCR pour nous au Sénégal. Les difficultés ne font que s’accumuler et face à cette situation, nous avons pris la décision de renter dans notre pays », justifie un des retournés. Un autre a confié au RJDH que l’aide sociale que les réfugiés recevaient a été coupée, « dans ces conditions, il devient impossible de vivre là-bas ».

 

Le transport de ces retournés a été pris en charge par le HCR, information confirmée par les concernés qui se disent satisfaits d’avoir retrouvé leur pays, « nous sommes très contents d’être rentrés parce qu’il est toujours mieux de vivre chez soi », confie un autre.

 

Le bureau du HCR à Bangui se dit prêt à soutenir le retour volontaire de tous les réfugiés qui exprimeront le désir. Ces dernières semaines, plusieurs groupes de réfugiés ont regagné la République Centrafricaine. Cette équipe venue du Sénégal arrive quelques jours après le groupe revenu du Congo Brazzaville où les réfugiés centrafricains sont pris pour cibles suite à des accusations d’acte de banditisme qui auraient été commis dans ce pays par des sujets centrafricains.

 

Selon le bureau de UNHCR à Bangui, environ 800 Centrafricains sont réfugiés au Sénégal.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:08

 

 

 

 

http://www.cameroon-info.net  YAOUNDE - 13-Sep-2017 - 12h41

 

Le soldat Sébastien Sipakam du 11ème bataillon d'appui (BA) promotion 2013, faisait partie du dernier contingent de soldats Camerounais déployés en République Centrafrique dans le cadre de la Mission des Nations Unis pour le maintien de la paix dans ce pays.

 

Sébastien Sipakam du 11ème bataillon d'appui (BA) promotion 2013 a été retrouvé mort le – septembre dernier,  au dortoir en République Centrafricaine dans la localité de Paoua à 100 kilomètres de Bangui. Ce jeune soldat faisait partie du dernier contingent de soldats Camerounais déployés en Centrafrique dans le cadre de la Mission des Nations Unis (Minusca) pour le maintien de la paix dans ce pays confronté à une crise sociale.  

 

Selon certains témoignages, le jeune homme présentait un comportement inhabituel quelques jours avant la tragédie. La veille de sa mort, il est  resté  connecté jusqu’au petit matin. Il aurait alors eu plusieurs conversations en ligne avec certains de ces proches et amis. « La thèse du suicide semble privilégiée compte tenu de l’arme qu’il aurait utilisée. L’arme en question a la particularité de tirer en rafale. Ce qui signifie que lorsqu’on presse la gâchette plusieurs balles sortent au même moment. L’arme de marque Ak47 est pourvue de deux sélectionneurs de tir. Dans le cas précis c’est le mode rafale qui a été utilisé. Ce qui pourrait justifier la présence de deux balles dans la tête du défunt », confie une source militaire.

 

Cependant cette analyse suscite encore de nombreuse interrogation au sein de l’opinion. « S’il s’agit bien d’un suicide, qu’est ce qui pourrait bien pousser à un tel acte ? Lorsqu’on sait que le traitement salarial des soldats camerounais qui sont déployés en Centrafrique est correct. Ils sont même enviés par leurs collègues présents sur d’autres fronts Souffrait-il de problèmes psychologiques ? »  S’interroge l’opinion.

 

La Mission des Nations Unies en Centrafrique a ouvert une enquête qui permettra de déterminer les véritables circonstances de son décès. A cet effet, une délégation  de la  Minusca s’est rendue à Paoua, le lieu du drame, pour  faire  la lumière sur la  mort  de ce jeune camerounais.

 

La Centrafrique peine à sortir du conflit commencé avec le renversement en 2013 du président François Bozizé par l’ex-rébellion de la Séléka, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka, et ce, malgré l'intervention de la Mission des Nations unies en Centrafrique avec  quelque 12 500 hommes.

 

Marie Louise SIMO

Cameroun - RCA: La Mission des Nations Unies en Centrafrique enquête sur la mort d'un soldat camerounais

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 01:14
Le monde peine à éliminer la tuberculose et le VIH

 

 

 

 

Par AFP le 13.09.2017 à 01h07

 

Aucun pays sur près de 200 évalués n'est en voie d'atteindre l'objectif des Nations unies d'éliminer la tuberculose en 2030 et bien peu d'empêcher de nouvelles contaminations par le virus du sida (VIH), d'après une étude sur la santé mondiale publiée mercredi

 

Moins de 5% des pays attendraient à cette date les objectifs de réduction des suicides, des morts sur la route et d'obésité des enfants et seulement 7% pourraient éliminer les nouvelles infections par le VIH, et pour la tuberculose, aucun pays n'est en bonne voie d'une éradication des nouvelles infections, d'après cette analyse parue dans la revue The Lancet.

 

En revanche, plus de 60% des pays évalués pourraient atteindre les objectifs de réduction de la mortalité infantile, néonatale et maternelle et d'élimination du paludisme.

 

Dans l'ensemble, seulement 20% des 37 objectifs de santé fixés dans le cadre des Objectifs de développement durable de l'ONU (ODD/SDG), adoptés en 2015, sont susceptibles d'être satisfaits, selon les auteurs.

 

Ils relèvent une "inégalité considérable" des projections pour 2030: les pays à revenus élevés atteindraient 38% des buts, et ceux à faibles revenus 3%.

 

Sur la base des tendances enregistrées, le Kazakhstan, le Timor Oriental, l'Angola, le Nigeria et le Swaziland devraient avoir les plus grandes améliorations globales, souligne l'équipe dans un communiqué en évoquant une réduction de la mortalité infantile, un meilleur accès aux soins, à la planification familiale et à la présence de personnel qualifié à l'accouchement.

 

Des pays devraient perdre du terrain - compte tenu des tendances à l'obésité des enfants et de l'abus d'alcool - comme le Sri Lanka, le Venezuela, la Serbie et l'Ukraine.

 

L'équipe dresse également un classement des pays sur la base d'un indice global de réalisation des objectifs liés à la santé.

 

Singapour, l'Islande et la Suède apparaissent ainsi les plus performants, tandis que la Somalie, la Centrafrique et l'Afghanistan arrivent derniers du classement.

 

Les Etats-Unis sont au 24e rang, derrière l'Espagne (23e), vu leurs performances médiocres en matière de suicide, d'agressions sexuelles d'enfants, d'abus d'alcool et d'homicides. Les États-Unis rejoignent le Lesotho et la Centrafrique parmi les pays montrant une "amélioration minime" pour la couverture de santé universelle. Alors que d'autres comme la Chine, le Cambodge, la Turquie ou le Rwanda ont enregistré les meilleures améliorations dans les soins de santé universels entre 2000 et 2016.

 

La France est 26e, alcool, tabagisme et suicides la tirent vers le bas.

 

Les efforts de la Chine, du Cambodge pour l'amélioration de la vie de leurs citoyens "méritent d'être reconnus" relève le Dr Christopher Murray, directeur de l'IHME, un institut de recherche de l'Université de Washington à Seattle (Etats-Unis) citant "des améliorations impressionnantes" concernant "la mortalité infantile, néonatale et maternelle, la couverture vaccinale", et la lutte contre le paludisme.

 

Mais vu ses performances insuffisantes contre la pollution de l'air, les accidents de la route et le tabagisme notamment, la Chine est classée 74e. L'Inde se trouve au 127e rang, pénalisée par des performances médiocres en matière de pollution de l'air, d'assainissement, d'hépatite B et de malnutrition infantile.

 

La parution de l'étude, financée par la fondation Bill & Melinda Gates, coïncide avec la tenue de la 72e session de l'assemblée générale des Nations Unis à New York.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 00:59
Centrafrique : les humanitaires décident de se retirer durablement de Batangafo

 

 

 

French.xinhuanet.com   2017-09-13 01:49:50

 

 

BANGUI, 12 septembre (Xinhua) -- A la suite de l'agression du personnel de Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et du pillage des locaux dans la ville centrafricaine de Batangafo (extrême-nord), toutes les ONG intervenant dans la localité, réunies au sein d'une coordination, ont décidé de suspendre toutes leurs activités et en même temps retirer leurs personnels de ladite ville, a appris mardi Xinhua.

 

Le Comité de coordination des ONG internationales (CCO) dénoncent une agression de trop dirigée contre des humanitaires et des civils les 7 et 8 septembre derniers.

 

Duccio Staderini, coordonnateur du CCO, dénoncent l'ampleur de la violence et l'attaque du siège d'une ONG au sein de laquelle s'étaient entassés quelques habitants et des humanitaires dont leurs sièges ont été pillés et saccagés.

 

M. Staderini parle de l'usage d'armes automatiques et surtout des menaces concernant directement les humanitaires, d'où la décision de la coordination de retirer tous les humanitaires et d'abandonner les structure qui ne sont pour l'heure que des ruines, et surtout suspendre pour une durée indéterminée toutes les interventions humanitaires.

 

M. Staderini a déploré le non-respect, par les belligérants, du Droit internationale humanitaire (DIH), caractérisé par l'inviolabilité des infrastructures d'aides, à l'exemple des hôpitaux et des installations humanitaires et qui sont malheureusement la cible des attaques en RCA des groupes armés.

 

Les échauffourées dans la localité de Batangafo sont nées de l'assassinat d'un antibalaka par des ex-Séléka. Ses camarades ont récupéré la situation pour créer la confusion dans la localité. Ces tirs à l'arme automatique et à l'arme lourde ont provoqué la panique au sein de la population. Les locaux des ONG humanitaires ont été pris pour cible.

 

Ce n'est pas non plus la première fois que les groupes armés s'affrontent à Batangafo et qu'ils s'en prennent aux humanitaires.

 

Avec la décision des humanitaires de suspendre leurs activités à Batangafo, les populations centrafricaines vivant dans les villes d'Alindao (centre-est), de Bangassou de Zémio (sud-est) et de Bria (centre-nord), sont désormais laissées pour compte.

 

En plus des problèmes sécuritaires, ces populations seront exposées aux problèmes de santé, de nourriture, d'eau potable, d'assainissement, etc.

 

 

Centrafrique: des civils réfugiés tués par des individus armés

 

 

http://www.afrique-sur7.fr   DAVID-GONE  SEP 12, 2017

 

 

En Centrafrique, la fin de l’insécurité n’est pas pour demain. Des civils réfugiés viennent de trouver la mort, attaqués par des individus non encore identifiés, armes aux poings qui ont ouvert le feu sur eux dans la ville de Batangafo.

 

Des individus armés tirent sur des civils réfugiés

 

Ils étaient au chiffre de sept (07), ces civils qui cherchaient un refuge dans un hôpital de la ville de Batangafo, mais qui malheureusement, ont été abattus froidement par des individus armés non encore identifiés.

 

Les autorités de Médecins Sans Frontières (MSF) ont rapporté ces faits faisant état de huit personnes qui ont perdu la vie dans ce drame dont les sept civils réfugiés mentionnés plus haut. Le drame a donné froid dans le dos, surtout qu’il s’agissait d’adolescente et de fillette parmi les victimes qui cherchaient simplement à sauver leurs vies.

 

La ville de Batangafo, dans le nord-ouest de la Centrafrique, est réputée pour la profondeur des dissensions ethnico-religieuses qui ont fini par braquer le peuple centrafricain les uns contre les autres en fonction de l’ethnie et de la religion. Ce qui a occasionné le retrait des ONG d’aide humanitaire laissant sans secours environ 28.000 personnes dans cette ville à risque, Batangafo.

 

Les agents de Médecins Sans Frontières (MSF) se disent même en danger, car récemment ils ont perdu dans ce type d’agression bien des leurs. Ils dénoncent alors et condamnent « ces attaques à l’encontre des populations civiles et des travailleurs humanitaires » et demandent à la Communauté internationale d’ouvrir les yeux et d’agir en conséquence en Centrafrique.

Centrafrique : les humanitaires décident de se retirer durablement de Batangafo

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 00:04
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement remanié, le PM Sarandji confirmé

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 12 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 12 septembre 2017 (RJDH)—Annoncé dans son discours du 13 aout 2017, à l’occasion de la fête de l’indépendance, c’est finalement ce 12 septembre que le gouvernement est remanié en Centrafrique. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji reste chef du gouvernement.

 

Liste des membres du gouvernement

 

1-      Ministre de I ‘Économie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Félix MOLOUA

 

2-     Ministre des Finances et du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA

 

3-     Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de I‘Etranger : Monsieur Charles Armel DOUBANE

 

4-     Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noëlle KOYARA

 

5-      Ministre de la Justice, des Droits de I ‘Homme, Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA

 

6-     Ministre du Développement de I‘Energie et des Ressources Hydrauliques : Monsieur Gontran DJONO AHABA

 

7-      Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local Monsieur Jean Serge BOKASSA

 

8-     Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold MBOLI FATRANE

 

9-     Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Monsieur Théodore JOUSSO

 

10-  Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale: Madame Virginie MBAÏKOUA

 

11-  Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Lambert MOUKOVE – LISSANE

 

12-  Ministre de la Communication et des Média : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI

 

13-  Ministre de I ‘Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Général de Brigade Henri WANZET LINGUISSARA

 

14-  Ministre de I’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE

 

15-  Ministre de I’Elevage et de la Santé Animale : Monsieur Yérima Youssoufa MANDJO

 

16-  Ministre du Commerce et de l’Industrie: Monsieur Côme ASSANE

 

17-  Ministre des Postes et Télécommunication:  Monsieur Justin GOURNA-ZACKO

 

18-  Ministre de I’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de I’Alphabétisation : Monsieur Moukadas NOUR

 

19-  Ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de I’Habitat : Monsieur Gaby Francky LEFFA

 

20-  Ministre du Travail, de I’Emploi et de la Protection Sociale : Monsieur Jean-Christophe NGUINZA

 

21-  Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de I’Artisanat et du Secteur informel: Monsieur Bertrand TOUABOY

 

22-  Ministre de la Promotion de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Silvère Simplice NGARSO

 

23-  Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de I ‘Enfant: Madame Aline Gisèle PANA

 

24-  Ministre de l’Enseignement Supérieur : Monsieur Jean-Jacques SANZE

 

25-  Ministre de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre SOMSE

 

26-  Ministre des Travaux Publics et de I’Entretien Routier : Monsieur Ahamed SENOUSSI

 

27-  Ministre de la Recherche Scientifique et de I’ innovation Technologique : Madame Ginette AMARA

 

28-  Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Jean-Louis OPALEGNA

 

29-  Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public Monsieur Nabia HAROUNE

 

30-  Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierrv KAMACH

 

31-  Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Monsieur Jean-Alexandre DEDET

 

32-  Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Jacob MOKPEM BIONLI

 

33-  Ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO ;

 

34-  Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat: Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI.

 

 

Centrafrique : La présence des mercenaires étrangers confirmée dans trois villes du pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 12 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 12 septembre 2017 (RJDH)—Plusieurs sources concordantes ont confirmé au RJDH la présence des mercenaires étrangers dans trois régions de la RCA. Les soupçons sur cette présence circulent à Bangui, capitale du pays, depuis quelques semaines.

 

La présence de ces hommes armés parlant ni Sango (langue nationale et officielle) ni français, est signalée à Zémio dans l’Est, à Bria au centre et à Ndélé au nord-Est. Ces hommes lourdement armés, viendraient du Soudan et du Tchad.

 

Selon des sources concordantes, les récentes attaques à Zémio ayant conduit au retrait des prêtres catholiques et au départ des milliers de déplacés de l’église vers la République Démocratique du Congo, ont été perpétrées par ces mercenaires qui se déplacent avec des chevaux.

 

Un autre groupe de ces hommes serait proche de Bria, une  ville discutée par deux tendances du FPRC commandée d’une part par Abdoulaye Hissene et d’autre part par Azor, tous deux cadres de ce mouvement rebelle que continue de piloter l’ancien président Michel Djotodia depuis son exil béninois. A Bria, ces hommes armés dont l’origine et l’identité font peur, n’ont pas réussi à entrer dans la ville, d’après des sources indépendantes, « ils sont bloqués par les ex-Séléka à quelques kilomètres de la ville. La population a pris peur seulement à cause de cette présence qui plane comme une épée de Damoclès », confie au RJDH, un leader de la société civile de Bria.

 

Ces mercenaires seraient, selon nos sources déjà dans la ville de Ndélé, « ils sont entrés dans la ville depuis des mois. Ce qui les distingue, c’est qu’ils ne parlent ni le Sango ni le Français. Ce ne sont pas des Centrafricains et ils sont plus dangereux. Nous savons qu’ils viennent du Soudan mais leur objectif n’est pas maitrisé », explique un leader religieux qui a requis l’anonymat.

 

Difficile pour l’instant d’avoir des précisions sur les objectifs de ces combattants étrangers. Leur présence pourrait toutefois compliquer les opérations du DDRR dans les zones dont ils ont le contrôle. Le processus DDRR a prévu prendre en compte 500 combattants étrangers. Ce chiffre semble être au deçà de la réalité surtout avec la présence de ces différentes groupes de combattants étrangers signalée dans trois villes du pays.

 

 

Centrafrique : Les ressortissants de Batangafo au nord, condamnent les violences signalées dans la localité

 

PAR NOURA OUALOT LE 12 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 12 septembre 2017(RJDH)— Les violences signalées ces derniers jours dans la ville de Batangafo, au Nord sont injustifiées selon le collectif des ressortissants de cette ville qui appellent les autorités à protéger la population de la localité. Cette position a été exprimée dans un communiqué de presse dont le RJDH a eu copie.

 

Le communiqué du collectif des ressortissants de Batangafo parle de plusieurs morts et d’‘importants dégâts matériels enregistrés à l’issue des violences de ces quatre derniers jours, « les locaux de l’hôpital de Batangafo pris en charge par l’ONG Médecin Sans Frontière qui apporte secours et assistance aux populations, ainsi que ceux des autres acteurs humanitaires ont été saccagés en plus des pertes en vies  humaines  », a déploré le coordonnateur du collectif Fiacre Ursul Serema Salabe.

 

Les ressortissant de cette localité condamnent ces violences qui n’ont aucune justification, « le collectif condamne avec énergie les violences qui se font sur la population innocente et appelle les auteurs de ces actes ignobles à la cessation immédiate des violences contre les paisibles habitants de ladite localité », lit-on dans le communiqué.

 

Le collectif appelle à l’intervention urgente des autorités et de la Minusca, « les autorités doivent veiller à la sécurité des populations de Batangafo. Nous lançons aussi un appel aux troupes onusiennes présentes à Batangafo afin qu’elles assurent la sécurité des populations conformément à la résolution 2301 consistant à la protection des populations civiles », précise le document.

 

Les ressortissants de Batangafo à Bangui ont promis rassembler des dons pour apporter un premier appui à la population. Selon des informations dignes de foi, plusieurs centaines de personnes ont trouvé refuge dans la brousse suite à des affrontements qui ont opposé, il y a quatre jours, un groupe Anti-Balaka et un autre ex-Séléka.

 

L’attaque de l’hôpital de la ville lors de ces violences, a contraint l’ONG Médecins Sans Frontières  à réduire ses activités dans cette ville.

 

 

Centrafrique : Difficile de retirer des actes de naissance à la Mairie de Bangui

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 12 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 12 septembre 2017(RJDH)—Retirer un acte de naissance à la mairie de Bangui, est désormais un parcours de combattant. Plusieurs usagers se plaignent de cette situation.

 

La mairie de Bangui est quotidiennement envahie par les parents de nouveaux nés à la recherche d’acte de naissance de leurs enfants. Tous se plaignent de la lenteur et des difficultés rencontrées dans les opérations, « il faut passer deux à trois mois pour entrer en possession du document », explique un père, retrouvé dans la cour de la mairie.

 

Igor, un autre père d’enfant, visiblement fâché dit ne pas comprendre les complications, « j’ai du mal à comprendre la mairie qui est une structure habilitée à délivrer des documents de naissance mais qui en réalité, nous traine pendant des mois. J’ai déjà passé deux mois pour retirer un acte de naissance », confie-t-il.

 

Solange n’a pas caché son indignation face à ce phénomène, « cela fait aujourd’hui trois mois que je passe à la mairie centrale pour retirer l’acte de naissance de mon enfant. Chaque jour, on me dit de revenir un autre jour. On ne comprend rien dans ce scénario-là », explique-t-elle.

 

Des sources contactées à la mairie de Bangui, ont sous l’anonymat reconnu les faits qu’elles justifient par l’insuffisance de registres permettant de délivrer les actes de naissance.

 

L’article 7 de la Convention Relative aux Droits de l’Enfant stipule que : « L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaitre ses parents et d’être élevé par eux ». Ce droit ne peut être acquis que la délivrance d’un Acte de Naissance.

 

Le taux de natalité, selon les données officielles est de 33,91%  et le nombre d’enfants par femme en 2015 est de 4,21.

 

 

 

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 00:02

 

 

L’ACCES HUMANITAIRE ET LA PROTECTION DES CIVILS ENTRAVES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, le 12 septembre 2017 – Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, condamne l'attaque ciblée contre les civils et les organisations humanitaires à Batangafo. Elle appelle au respect du droit international humanitaire ainsi qu'à un accès humanitaire libre. 

 

Le 7 septembre à Batangafo, un groupe d’hommes lourdement armés a attaqué la base d’une ONG internationale qui abritait plusieurs organisations humanitaires ainsi que de nombreuses familles déplacées. A plusieurs reprises les personnels humanitaires ont reçu des menaces de mort. La base a été entièrement pillée. Les personnes déplacées ont été contraintes à nouveau de fuir. Face à cette énième vague de violence, la quasi-totalité des organisations humanitaires présentes à Batangafo a relocalisé ses personnels à Bangui et a donc dû suspendre temporairement ses activités. Au moins 28 000 personnes déplacées seront donc privées de l’aide humanitaire dans cette zone.

 

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, met en garde les auteurs de ce regain de violence sur les multiples conséquences de leurs actes et déclare : « j'exhorte toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à assurer la protection des civils et j’en appelle à leur conscience pour nous permettre d’apporter l’assistance d’urgence ».

 

«  Je demande à toutes les parties de respecter leurs obligations relatives à la protection des civils et je les appelle à ne pas entraver la liberté de mouvements des acteurs humanitaires ». Najat Rochdi a saisi cette occasion pour réitérer les principes de neutralité et d’impartialité qui guident l’action humanitaire.

 

La persistance de l’insécurité et des violences continue d’entraver l’accès humanitaire. Depuis le mois de juillet 2017, l’augmentation du nombre des attaques perpétrées contre les humanitaires a contraint plusieurs organisations humanitaires à suspendre leurs activités dans différentes régions du pays et à transférer leurs personnels à Bangui.

 

En République centrafricaine, la protection des civils reste l’un des défis majeurs. A cause de l’insécurité   600 000 centrafricains sont déplacés à l’intérieur du pays et 2,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire pour survivre. Aujourd’hui, le Plan de réponse humanitaire 2017 qui est chiffré à 497 million de dollars américains pour sauver des vies et atténuer les souffrances n’est financé qu’à 30%.

 

 

Virginie Bero

 

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

 

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

 

Centrafrique : nouvelles attaques des groupes armés à Bouar et à Ngaoundaye

 

BANGUI, 12/09/17 (Xinhua) -- Le village Vakabé, situé à 30 km de la ville centrafricaine de Bouar (ouest), et l'autre ville centrafricaine de Batangafo (extrême-nord) ont été attaqués par des groupes armés, a appris lundi Xinhua auprès d'un rescapé.

 

Augustin Ndémandja, un habitant du village Vakabé, a attribué l'attaque de vendredi et samedi derniers aux éléments des 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), le groupe rebelle dirigé par Abass Sidiki. Le bilan de cette attaque spontanée serait de trois personnes tuées, plusieurs blessés et de nombreuses maisons incendiées.

 

Tout comme M. Ndémandja, qui a réussi à s'enfuir en brousse pour se mettre à l'abri à Bouar, de nombreuses personnes sont encore cachées dans la brousse.

 

Du côté de l'autre ville centrafricaine, Bantagafo, des affrontements sont nés, depuis trois jours, de ce que des ex-Séléka ont tué un jeune antibalaka. Les camarades de la victime ont aussitôt réagi, créant alors une panique généralisée dans la ville.

 

Dans la confusion, l'hôpital de Batangafo a été saccagé tandis que le siège de l'ONG internationale NRC (Conseil norvégien pour les réfugiés) a été entièrement pillé.

Le personnel du NRC, exfiltré précipitamment pour Bangui, ignore tout du bilan.

 

Dans l'un ou l'autre des deux cas, la MINUSCA a affirmé ne pas être au courant, d'après son porte-parole, Vladimir Montéro.

L’ACCES HUMANITAIRE ET LA PROTECTION DES CIVILS ENTRAVES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 00:57
Lu pour vous : L’ombre d’un génocide se dessine en Centrafrique
Lu pour vous : L’ombre d’un génocide se dessine en Centrafrique

 

 

 

 

En dehors de la capitale, le pays, sans armée ni police ni système judiciaire, est sous le joug des bandes armées. Et les acteurs les plus influents sont divisés sur les moyens de parvenir à la paix.

 

 

LE MONDE | 09.09.2017 à 12h12 • Mis à jour le 11.09.2017 à 10h23 | Par Cyril Bensimon

 

ANALYSE. Un risque de génocide plane sur la Centrafrique. Par deux fois, un ­cadre des Nations unies, le secrétaire général adjoint pour les ­affaires humanitaires, Stephen O’Brien, a lancé cette alerte au mois d’août : il a en effet évoqué des « signes avant-coureurs » montrant que le pire pourrait être commis dans ce pays.

 

Déjà, fin 2013, Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, avait parlé d’une nation « au bord du génocide », sans indiquer quelle communauté était en danger d’extermination. Dans le contexte du déclenchement de ­ « Sangaris », il s’agissait alors pour Paris d’obtenir des appuis internationaux et de justifier auprès de son opinion la septième opération militaire française en Centrafrique.

 

Douze mille casques bleus déployés

 

Cette fois, les déclarations du diplomate britannique peuvent au mieux ramener un peu d’attention sur ce pays, susciter des sanctions de l’ONU sur un chef de guerre, générer de nouvelles menaces de poursuites.

 

Douze mille casques bleus sont désormais déployés en République centrafricaine (RCA) et s’ils sont souvent incapables de protéger les populations, aggravant ainsi l’hostilité à l’égard de la Mission des Nations unies (Minusca) – neuf de ses soldats ont été tués au premier semestre –, rien n’indique que leurs capacités de dissuasion seront sérieusement renforcées lors du renouvellement de leur mandat en novembre. Les tueries n’ont pourtant pas cessé.

 

Au 5 août, le projet ­Armed Conflict Location & Event Data (Acled) avait comptabilisé 1 145 victimes depuis le début de l’année, un bilan très sûrement sous-estimé tant de nombreuses parties du territoire demeurent hors de tout radar.

 

Un engrenage génocidaire est-il enclenché ? En première ligne pour empêcher que son diocèse poursuive sa plongée dans l’horreur, Mgr Juan José Aguirre Munos, l’évêque de Bangassou, dans le sud-est du pays, peut témoigner de « la gratuité terrible avec laquelle les ex-Séléka s’en prennent aux villageois », des représailles « des anti-balaka qui jettent leurs victimes dans les puits pour qu’elles ne soient pas enterrées sur la terre centrafricaine », « des casques bleus marocains qui mettent mal à l’aise la population en ne prenant que la défense des musulmans ».

 

Complexité de cette crise

 

Depuis près de quatre mois, le prélat espagnol s’est fait le protecteur de plus de 2 000 musulmans réfugiés à l’évêché, « comme dans une prison », pour échapper à la mort que leur promettent les miliciens anti-balaka qui les encerclent. « Il y a une rancune, une haine, qui se développe entre les deux camps. Je ne sais pas si cela peut mener à un génocide. Mais je peux confirmer que quand les ex-Séléka sont entrés à Gambo, ils ont épargné les femmes et les enfants. C’était un massacre, pas un génocide, mais des massacres, nous en avons beaucoup », souffle l’évêque.

 

Gambo, à 75 kilomètres de Bangassou, est l’un de ces villages martyrs de la RCA. Selon un prêtre et un journaliste de l’Agence France Presse (AFP) qui s’y sont rendus, une faction de l’ex-Séléka a massacré, le 5 août, au moins 32 personnes, dont six bénévoles de la Croix-Rouge, allant jusqu’à égorger près de l’enceinte du petit hôpital local.

 

Aujourd’hui, hors Bangui, toute la RCA ou presque est sous le joug des bandes armées, aucune communauté n’est épargnée, mais le groupe le plus en danger est la minorité peule, composée principalement de pasteurs et de commerçants. Le 21 août, Maxime Mokom, l’un des chefs de la ­galaxie anti-balaka, a appelé la Minusca « à bouter les mercenaires étrangers hors du territoire national », menaçant de se charger si besoin de cette besogne.

 

L’injonction visait sûrement l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa, un chef de guerre peul « nigérien » selon ses détracteurs, dont les exactions ont exposé à la vindicte la communauté qu’il défend. Son parcours, pourtant singulier, illustre la complexité de cette crise, qui ne peut être résumée à un affrontement entre ­les « anti-balaka chrétiens ou animistes » et les « ex-Séléka musulmans ».

 

Plus d’armée ni de police

 

« Protégé » à Bambari par les forces internationales qui l’utilisaient comme un rempart aux menaces de partition et comme verrou à une redescente sur Bangui de ces frères d’armes de la Séléka, avec lesquels les relations se sont vite dégradées pour des raisons financières (contrôle des mines, du ­bétail et des taxes), Ali Darassa a quitté la deuxième ville du pays en février après des négociations avec l’ONU. Le conflit, qui l’opposait à une coalition de circonstance formée de la branche de l’ex-Séléka dirigée par Noureddine Adam et d’anti-balaka, a alors glissé vers le Sud-Est.

 

« Conséquence d’une combinaison de facteurs ­locaux et de dynamiques plus larges », comme le note le Groupe d’experts des Nations unies, l’attaque du 13 mai sur le quartier musulman de ­ Bangassou et la base de la Minusca, lancée par des anti-balaka (72 morts), a été, selon plusieurs sources, instrumentalisée par des autorités locales et des personnalités politiques à Bangui.

 

Un observateur averti relate même que des gardes forestiers se sont joints à la tuerie dans l’espoir de bénéficier de la manne promise au désarmement. Alors que certains chefs de guerre, Nourredine Adam et Maxime Mokom notamment, massacrent pour maintenir un chantage sur les autorités, résumable à « l’amnistie ou la guerre », d’autres tuent pour ne pas être les oubliés d’une paix invisible en dépit de la profusion d’accords signés.

 

« Je demande aux commanditaires des crimes d’arrêter leurs machinations et artifices coupables, car la justice sera implacable », a martelé le président Faustin-Archange Touadéra, le 13 août, lors de la Fête de l’indépendance. Une menace sans frais. La République centrafricaine n’a plus d’armée, de police, de système judiciaire, et les acteurs les plus influents sur place – la France, le Tchad, le Rwanda, l’Angola – ne partagent pas les mêmes visions pour parvenir à la paix.


 


http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/09/09/l-ombre-d-un-genocide-se-dessine-en-centrafrique_5183359_3232.html#mWUv6XpB1mdEtH48.99

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