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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 22:39
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Une attaque armée contrecarrée par les forces nationales et la Minusca à l’ouest

 

PAR VICTOIRE GUIAKOUE LE 23 AVRIL 2018

 

BERBERATI, le 23 Avril 2018(RJDH) —Environ cinq personnes sont tuées à Gamboula suite à une offensive de la Minusca contre les éléments de la coalition Siriri le samedi dernier. Information confirmée par des sources concordantes de la localité.

 

Tout est parti de la barrière érigée par la coalition armée «Siriri» au village Nassolé, situé à 30 km de Berberati où ils perçoivent des taxes à cette barrière. Selon des sources officielles, ce groupe a été sommé de retirer cette barrière mais n’a pas voulu obtempérer. C’est dans ce contexte que le contingent tanzanien de la Minusca a lancé une opération musclée contre les positions de la coalition Siriri ce weekend.

 

Le Député de Gamboula, Martin Angoroa, condamne l’action de la coalition Siriri sur la population de sa circonscription « C’est le 21 Avril qu’ils se sont rassemblés vers village Vila Poko  pour sortir de Nassolé ; quand la Minusca est arrivée, ils ont commencé à tirer sur la Minusca ; ces derniers  ont répliqué aux tirs c’est à ce moment-là qu’ils ont fui pour Gamboula compte tenu de la grande pluie qui s’est abattue ce jour-là sur la localité ; ils ont réapparu à Nassolé », a expliqué l’élu de la nation.

 

L’élu n’a pas manqué de condamner cette attaque. « Je condamne avec fermeté cet acte barbare et criminel et j’engage le gouvernement à l’action, car comment comprendre que la population ne vit que dans la peur au point de fuir les hostilités jusqu’à accoucher dans la brousse ?  » s’est-il indigné.

 

Pour le Procureur du Tribunal de Grande Instance de Berberati, seule une personne a été capturée et le processus de son transfèrement à Bangui est déjà enclenché. «Une personne est tuée par la Minusca dans cette opération et une personne est capturée dans cette opération. Je suis avec le chef de brigade de la gendarmerie pour enclencher le processus du transfèrement du captif à Bangui», a indiqué le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Berberati.

 

Il a par ailleurs indiqué que les 4 autres personnes sur les 5 ont été tuées par la population. «Nous avons enregistré 5 corps sans vie que nous avons inhumés ce matin. Selon nos informations, les 4 autres sont des éléments de Siriri qui ont jeté les armes et qui ont été rattrapés par la population avant d’être tués», a précisé Mokpem, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Berberati.

 

La ville de Gamboula est plongée dans la violence quelques jours seulement après la rencontre du Chef de l’Etat avec les forces vives de la nation sur les questions sécuritaires du pays.

 

 

Banque Mondiale : 12,5 milliards pour des réformes économiques en Centrafrique

 

PAR FLEURY AGOU LE 23 AVRIL 2018

 

BANGUI, 23 avril 2018 (RJDH)–Présente à Washington aux réunions de printemps de la Banque Mondiale, la République Centrafricaine a bénéficié d’un prêt de 12,5 milliards de FCFA, a annoncé ce 23 avril le ministre de l’Economie et du Plan. Cet appui permettra au pays de soutenir les réformes économiques.

 

Pour juguler la pauvreté qui est aussi source de conflit, les autorités de la République Centrafricaine ont initié des réformes économiques et recherchent aussi des fonds pour financer les projets de développement. Cet appui s’inscrit dans le cadre du plan de Relèvement et de la Consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), que le gouvernement a présenté à ses partenaires en 2016 pendant la table ronde des bailleurs de fonds à Bruxelles (Belgique).

 

Selon un communiqué du ministère de l’économie, l’appui vise le rétablissement de la gestion budgétaire et de la transparence par l’augmentation des recettes fiscales, l’amélioration de la gestion des salaires, la réduction au recours aux procédures budgétaires extraordinaires et au renforcement du contrôle budgétaire.

 

La mise en place d’un programme de réformes post-transition en faveur des pauvres susceptible de redynamiser les moteurs de la croissance économique dans les secteurs et sous-secteurs importants comme les routes, l’agriculture et les télécommunications (TIC), sont des objectifs visés par les réformes économiques.

 

« Ces réformes peuvent contribuer à améliorer les conditions de vie des populations les plus pauvres qui représentent 40% de la distribution de l’aide sociale en Centrafrique », a précisé le Ministère de l’Economie et du Plan Felix Moloua.

 

La mobilisation des fonds pour le RCPCA tourne autour de 30 à 40%.

 

 

Centrafrique : Huit personnes tuées dans une attaque armée au village Nguevongba près d’Ippy au centre du pays

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 23 AVRIL 2018

 

BANGUI, 23 Avril 2018(RJDH)— Le village Nguevongba, localité située à 17 Km d’Ippy au centre du pays, a été le théâtre d’une attaque armée ce lundi 23 avril à 4 heures du matin. Le bilan est de huit personnes tuées et sept autres blessés par balles. L’information est confirmée au RJDH par des sources concordantes.

 

L’attaque du village Nguevongba fait suite aux combats opposant des groupes armés opérant dans la ville et intervient après un calme précaire ayant prévalu à Ippy. Malgré le calme signalé dans la ville, la circulation demeure un danger dans la localité.

 

Selon des témoignages recueillis auprès des habitants d’Ippy, l’attaque a eu lieu ce 23 avril aux environs de 4 heures du matin. Cette information est  confirmée par le Curé de la paroisse St Joseph d’Ippy, Roger Stanislas Djamawoua, qui a parlé de huit morts et de sept blessés, «c’est vraiment regrettable ce que nous vivons dans les villes de province. Parmi les huit morts, on compte deux hommes deux femmes trois petites filles et un garçon. C’est vraiment regrettable », a-t-il déploré.

 

Le prêtre a par la même occasion appelé le gouvernement et la Minusca à l’action, « les fils du pays sont en train de mourir à cause de la mauvaise politique des dirigeants. Je demande au gouvernement à quand la fin de  tout ça? Et si la Minusca est vraiment là pour protéger la population civile qu’elle le fasse, car la vie humaine est précieuse et sacrée selon la Constitution », a-t-il-souhaité.

 

L’attaque armée à Ippy intervient dans un  contexte où Abdoulaye Hissène remobilise les troupes pour protester contre la présence russe dans le pays et envisager une marche sur pays.

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 22:34

 

 

 

http://les-yeux-du-monde.fr  23/04/2017  Clément LOBEZ 

 

Depuis le 8 avril 2018, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et les Forces armées centrafricaines (FACA) mènent l’opération de désarmement « Sukula » dans le quartier musulman du PK5 (Bangui). Celle-ci fait craindre un renouveau des tensions communautaires en RCA, alors que le processus de paix est encore très fragile. Dénonçant une « attaque contre les musulmans », deux groupes armés de l’ex-coalition « Séléka », le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), se sont rassemblés depuis mi-avril à Kaga Bandoro – à 300 km au nord de Bangui – et font peser une certaine menace sur la capitale. Si selon le porte-parole du FPRC, Aboubakar Sidik Ali, « une descente sur Bangui ne serait pas exclue », doit-on réellement prendre au sérieux cette possible offensive militaire ? 

 

La politisation de l’opération « Sukula » a ravivé les tensions communautaires

 

L’opération « Sukula » a pour but de désarmer les milices « musulmanes » d’autodéfense du Km5 qui rackettaient les habitants du quartier PK5 et de capturer un de leur chef, Nimery Mathar, surnommé le « général Force ». Les premiers résultats de « Sukula » ne sont pas ceux qui étaient escomptés. En effet, l’opération n’a, pour l’instant, pas permis de capturer le « général Force » mais a entraîné une vive recrudescence des tensions communautaires dans la capitale. D’une part, l’intervention des FACA, régulièrement accusées par les musulmans d’être fortement liées aux groupes d’autodéfense « chrétiens » anti-balaka, a été mal perçue par la population du PK5 dont une partie a résisté à l’intervention. D’autre part, certains leaders de groupes armés anti-balaka ont tenté d’assimiler l’ensemble des musulmans aux gangs criminels du Km5. Selon la Croix rouge centrafricaine, les affrontements entre les militaires et les militants pro Nimery Mathar auraient fait 32 morts et 145 blessés. Le chercheur Roland Marchal a déclaré que « Sukula » était un « un véritable fiasco »[1] qui ternissait une nouvelle fois l’image de la MINUSCA dans le pays et affaiblissait le gouvernement du président Touadéra.

 

Dans un communiqué du 20 avril, la MINUSCA a appelé au calme en rappelant que l’opération avait été menée à la demande de la majorité des habitants. Elle a dénoncé « la manipulation et la désinformation » de l’opération par certains acteurs politiques souhaitant raviver les tensions en cherchant à faire « des amalgames ». L’opération de maintien de la paix a indiqué qu’elle ne céderait pas aux intimidations et qu’elle continuerait à mener son opération de police dans le quartier.

 

Possibilité d’offensive des ex-Séléka sur Bangui et sentiment d’inquiétude

 

Prétextant que l’opération « Sukula » était orientée contre les musulmans, deux groupes de l’ex-Séléka se sont rassemblées dans la ville de Kaga Bandoro. Le 13 avril 2018, le FPRC de Nourredine Adam et le MPC du général Mahamat Al-khatim ont indiqué qu’ils avaient tenu une réunion « pour mettre en place une coordination militaire », dans laquelle « l’option de descendre sur Bangui n’était pas exclue ». Un autre groupe de l’ex-Séléka, l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), devrait se prononcer dans les jours qui arrivent sur son choix de participation à cette « nouvelle alliance ».

 

Un sentiment d’inquiétude s’est emparé de la capitale depuis une semaine. Le gouvernement centrafricain, dont l’appareil sécuritaire est en pleine réforme, ne dispose pas des forces nécessaires pour contrer une potentielle offensive « Séléka ». Si cette dernière devait avoir lieu, il place ainsi tous ses espoirs dans la MINUSCA, forte de 10 000 Casques bleus, et la communauté internationale. Parallèlement, plusieurs groupes d’autodéfense anti-balaka ont appelé les groupes de l’ex-Séléka à privilégier le dialogue via le panel de médiateurs de l’Initiative africaine pour le dialogue et la réconciliation[3]. Ils ont néanmoins indiqué qu’il étaient prêts « à prendre leurs responsabilités » si le gouvernement et la MINUSCA laissaient les forces de l’ex-Séléka « franchir une ligne ligne rouge »[4].

 

Une menace « Séléka » à relativiser

 

En réalité, malgré leur actuelle « unité de façade », il semble peu probable que les groupes armés de l’ex-Séléka passent à l’attaque. Depuis que la Séléka a renversé le président Bozizé, la coalition est minée par des divisions internes et ne dispose d’aucun véritable leadership. Ses factions armées, principalement présentes dans le nord et le centre du pays, ont créé des semblants d’administrations parallèles sur de vastes régions. Elles ont régulièrement tendance à passer des accords intergroupes circonstanciels de cessez-le-feu qui ont du mal à s’inscrire dans la durée en raison de luttes d’influence et d’intérêts économiques divergents (ressources diamantaires, transhumance…).

 

Via leurs manœuvres d’intimidation, les groupes de l’ex-Séléka cherchent plutôt à répondre à la pression populaire des populations musulmanes centrafricaines. Ces dernières l’incitent à se positionner comme « le bouclier » de l’ensemble de leur communauté. Déjà fin octobre 2017, suite à des violences qui avaient touché des musulmans du nord de la RCA, les factions de l’ex-Séléka avaient brandi la menace du sécessionnisme. En somme, les dirigeants des groupes de l’ex-Séléka cultivent un double discours. Parallèlement à des manœuvres d’intimidation circonstancielles, comme c’est actuellement le cas à Kaga Bandoro, ils servent leurs propres intérêts en tentant de s’inscrire dans une stratégie de conciliation avec le gouvernement de Touadéra. Ce dialogue avec Bangui a pour but de « soigner » leur image auprès de la communauté internationale mais aussi de bénéficier à terme d’une impunité complète pour leurs crimes de guerre[5]. C’est d’ailleurs pour cette raison que les porte-paroles du FPRC ont répété à plusieurs reprises qu’un désengagement de l’Initiative africaine n’était pour l’instant pas l’ordre du jour.

 

[1] « En Centrafrique, la menace d’une offensive sur Bangui par d’ex-Séléka », France24, 19 avril 2018.

[

2] La Séléka est une vaste coalition de groupes armés « musulmans » du nord de la Centrafrique qui était entrée dans Bangui en 2013 pour renverser le président Bozizé.

[

3] Véritablement lancée en septembre 2017 et basée sur les accords de paix signés à Rome, l’Initiative africaine est pilotée par l’Union africaine et offre un panel de facilitateurs visant à améliorer les relations entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain.

[

4]Déclaration du leader anti-balaka Sébastien Wénézoui lors d’une conférence de presse le 17 avril 2018.

[

5] Clément Lobez, « RCA: difficile politique d’apaisement. La justice transitionnelle menacée ? », GRIP, 27 février 2018.

 

 

Lu pour vous : Opération « Sukula » : la menace « Séléka » sur Bangui est-elle crédible ?
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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:34

 

 

Bangui 20 avril (CAP) - Femme de coeur, Mme Tina TOUADERA a rendu visite à la maternité des Castors de Bangui à une femme démunie ayant accouché de triplés il y a trois jours, Mme Sylvie Ndéma  dont le mari réside à Bambari. Comme on peut en juger sur les photos ci-jointes, Mme Tina TOUADERA lui a offert des biberons pour les trois bébés, des packs d'eau minérale, des cartons de savonnettes, du sucre, et du nécessaire de puériculture. 

Mme TINA TOUADERA assiste une mère ayant accouché des triplés à la maternité des Castors
Mme TINA TOUADERA assiste une mère ayant accouché des triplés à la maternité des Castors
Mme TINA TOUADERA assiste une mère ayant accouché des triplés à la maternité des Castors
Mme TINA TOUADERA assiste une mère ayant accouché des triplés à la maternité des Castors
Mme TINA TOUADERA assiste une mère ayant accouché des triplés à la maternité des Castors
Mme TINA TOUADERA assiste une mère ayant accouché des triplés à la maternité des Castors
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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:28

 

 


Bangui, 20 av. (ACAP)-Le président de la République, Faustin Archange Touadéra, s'est adressé, vendredi 20 avril, aux forces vives de la nation, réunies à sa demande au palais présidentiel, à Bangui, pour s'expliquer sur les remous provoqués par l'opération de désarmement menée au Kilomètre 5, à Bangui.


Pendant près d'une heure en français et en sango, le chef de l'Etat a défendu sa politique en matière de sécurité, expliquant que l'option du désarmement forcé était "incompatible avec la politique de réconciliation que je voulais mener" et que "l'armée n'était pas en capacité de [la] porter".

 

Il a toutefois justifié l'opération de désarmement menée au Kilomètre 5 par l'appel des habitants eux-mêmes, qui ont demandé le démantèlement de toutes les milices d'autodéfense transformées en véritables gangs spécialisés dans le racket et les violences.

 

Faustin Archange Touadéra a mis l'arrivée d'hommes armés à Kaga-Bandoro (342 km au nord de Bangui) suite à l'opération du Kilomètre 5 sur le compte d'Abdoulaye Hissène, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports issu de l'ex-coalition rebelle Séléka, qui a vainement tenté de faire adhérer les autres groupes armés à son projet de descente sur Bangui.

 

"Je condamne avec la dernière énergie cette entreprise de destruction du pays, je lui demande d'arrêter d'utiliser des mercenaires", a lancé le chef de l'Etat qui lui a également demandé "de revenir à la raison et dans la République", ajoutant avoir déjà "pris des dispositions pour que l'aventure projetée ne soit portée nulle part".

 

Le président de la République a saisi l'occasion pour annoncer la décision de projeter une partie des bataillons de l'armée nationale formée par la mission d'assistance de l'Union Européenne (EUTM) aux côtés de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) dans l'arrière-pays.

 

Il convient de signaler qu'avant d'aborder la question de la sécurité, Faustin Archange Touadéra s'est adressé à la classe politique, invitée à cesser "de replonger le pays dans le chaos et l'anarchie pour le prestige personnel".

Le Président Faustin Archange Touadéra s'entretient avec les forces vives sur les questions de sécurité
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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:21
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Centrafrique : Le mouvement anti-Balaka RDR demande l’arrêt des agissements des ex-Séléka

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 20 AVRIL 2018

 

BANGUI, 20 avril 2018 (RJDH)—La Coordination du Rassemblement Des Républicains (RDR), une faction dissidente des Anti-Balaka basée dans la Ouaka à Bambari demande l’arrêt des agissements des Ex-Séléka dans le Nord du pays. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse rendu public par ce mouvement.

 

Le regroupement et menaces des Ex-Séléka dans le nord du pays, précisément à Kaga-Bandoro  afin d’envisager une descente sur Bangui ne laisse pas indifférents les autres mouvements armés. C’est dans ce contexte que RDR du Général Gaétan sort de silence et demande aux ex-Séléka de cesser avec leur projet.

 

Dans un communiqué de presse, RDR se dit « stupéfait par ce comportement irresponsable de ces chefs des groupes armés ». Pour le RDR, la tenue du dialogue prochain par le Panel de l’Union Africaine soutenu par l’Union Européenne est une garantie pour la paix.

 

Christ Junior Kenguemba porte-parole du RDR, demande dans ce communiqué à la Minusca d’arrêter les agissements de ces groupes armés et aussi de procéder à l’arrestation de «  ces bandits afin d’abréger la souffrance du peuple centrafricain ».

 

« Nous demandons à la population d’organiser une marche de soutien au gouvernement et à la Minusca », a dit le porte-parole avant d’inviter la jeunesse à doubler de vigilance afin de « démasquer les perturbateurs dans le pays »

 

Le RDR, dont le commandement est basé à Ippy dans la Ouaka recommande aussi la restauration de l’autorité de l’Etat afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens

 

Ces positions sont exprimées alors que le Chef de l’Etat, en recevant ce vendredi les forces vives de la nation à Bangui rassure la population et dit prendre des dispositions afin de contrer toutes les attaques des ex-Séléka.

 

 

Centrafrique : Faustin Archange Touadera désormais chef de guerre ?

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PAR JEAN FERNAND KOENA LE 20 AVRIL 2018

 

BANGUI, le 20 Avril 2018(RJDH)—-Suite au regroupement des Séléka à Kaga-Bandoro au nord du pays, Faustin Archange Touadera a rencontré les forces vives de la nation au Palais de la Renaissance où il était question pour lui de faire des mises au point. Il s’est montré plus chef de guerre alors que deux trois semaines auparavant il s’est présenté comme celui qui refuse de la faire. Décryptage.

 

En rencontrant les forces vives de la nation, Faustin Archange Touadera se positionne d’abord en moralisateur de la vie publique et de la scène politique en dénonçant sans citer les auteurs un comportement antirépublicain. En d’autres termes ceux qui envisagent le destituer pour s’emparer du pouvoir par les armes. «Arrêtons de replonger le pays dans le chaos pour le prestige personnel. On ne sert pas le pays en étant ministre ni en faisant de la politique politicienne » a-t-il lâché comme pour faire une mise en garde.

 

Mais ce n’est pas tout pour autant, la précision vaut de l’or lorsque Faustin Archange Touadera rappelle à son auditoire que « le pays ne compte pas de prisonnier politique et d’opinion » a-t-il ajouté.

 

Loin d’être un attentiste, Faustin Archange Touadera arbore sa tenue de chef de guerre en annonçant que l’opération « Soukoula », faisant ainsi allusion à l’opération conjointe contre les forces négatives va se poursuivre. Ayant pris goût de la guerre pour laquelle ses alliés et détracteurs le poussent contre les rebelles, Faustin Archange Touadera a annoncé la projection des FACA dans un proche avenir. Même si le 30 mars dernier il a déclaré refuser de faire la guerre.

 

Faustin Archange Touadera ne cède pas cependant à la panique et aux harcèlements des groupes armés en abordant la question brulante de l’heure. Le regroupement des Séléka à Kaga-Bandoro qu’il qualifie d’agissements. Comme un chef au contrôle de la situation, Faustin Archange Touadera donne avec précision les séquences de déplacement d’Abdoulaye Hissène. Le vol des véhicules appartenant aux chinois ainsi que la mobilisation des troupes par ce dernier ne sont passés inaperçus.

 

Sur un ton peu ordinaire, Faustin Archange Touadera accuse entre les lignes l’extérieur qui soutient les forces du mal, il se veut modeste pour autant en disant « ne pas remettre en cause les amitiés traditionnelles et historiques ». Une manière de dire que la RCA ne tourne pas le dos à la France malgré la présence de la Russie.

 

C’est la première rencontre que le président Touadéra organise avec les forces vives après l’opération conjointe au km5 et le regroupement des Séléka à Kaga-Bandoro.

 

 

Centrafrique : Les groupes armés battent en retrait, selon les journaux de Bangui

 

PAR RJDH LE 20 AVRIL 2018

 

BANGUI, 20 avril 2018 (RJDH)–Le dossier regroupement de Kaga-Bandoro revient dans les kiosques à Bangui. Pour plusieurs titres, les groupes armés n’ont aucune chance de marcher sur Bangui.

 

Le Confident qui annonce à la une avec une image d’une colonne de véhicules armés, encadrés par des combattants surarmés, « La marche des rebelles sur Bangui n’aura pas lieu ». Pour le journal, le rassemblement de Kaga-Bandoro n’était qu’un chantage car, précise l’auteur de cet article, avec plus de 2000 soldats centrafricains et l’appui de la Russie, ces groupes armés n’avaient aucune chance. Le confident dans cet article fouillé annonce « le repli des leaders de ces différents groupes armés », dans ce que le journal appelle leurs circonscriptions respectives, ce retrait d’après le quotidien marque la fin des velléités exprimées ces derniers jours par les groupes armés réunis au centre du pays.

 

L’Agora consacre un article de deux pages sur le même sujet. Le journal publie plusieurs images des pick up visiblement neufs utilisés par les groupes armés réunis à Kaga Bandoro. L’Agora s’est donné la liberté de comparer l’attitude des combattants rassemblés à Kaga Bandoro avec celle adoptée par le Tchad depuis 20 ans, d’où le grand titre de la Une du journal, « Ils font exactement ce que le Tchad fait depuis 20 ans en République Centrafricaine ». Pour sa comparaison, le journal évoque les violences gratuites, le viol, le pillage et le viol des femmes. Le quotidien tente d’établir le parallélisme entre l’armée tchadienne et les combattants de l’ex-Séléka.

 

Toujours chapitre groupes armés, Adrénaline Info révèle que le leader de 3R, un groupe armés opérationnel dans la Nana Mambéré justifie l’achat de quatre nouveaux véhicules. En citant le général  Sio, porte-parole de ce groupe armé, le journal indique que ces véhicules auraient été achetés pour la sensibilisation conformément à l’accord signé par ce mouvement et les Antibalaka. Selon toujours le général Sio, le gouvernement aurait été informé bien avant l’arrivée de ces véhicules sur le sol centrafricain.

 

Des sujets plus apaisant et loin de la question de l’insécurité. Adrénaline Info annonce la nomination du ministre centrafricain des finances au comité monétaire et financier international comme président du groupe Afrique francophone. Le journal a présenté la mission de ce comité et se réjouit de cette nomination qui honore le pays.

 

L’Agora publie l’accord de paix signé entre les différentes structures à Bangassou, un accord porté par le cardinal Dieudonné Nzapalainga et l’imam Kobine Layama.

 

Le Confident quant à lui, partant d’un accident de circulation dont sont victimes 3 étudiants, a dénoncé le comportement peu déontologique du service d’urgence de l’hôpital communautaire de Bangui. Selon le journal, ces étudiants ont frôlé la mort parce que les agents ont privilégié l’argent avant leur prise en charge. Il s’agit d’une honte selon le quotidien.

 

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:18

 

 

DÉCRYPTAGE

 

L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments

 

Par Florence Rosier  LE MONDE Le 20.04.2018 à 08h00

 

Paludisme, la guerre d’usure (6/10). En Asie, un parasite résistant aux traitements se propage rapidement : son arrivée sur le continent serait catastrophique.

 

C’est un phénomène qui inquiète les experts. « Il pourrait se transformer en catastrophe », s’inquiète Philippe Deloron, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et à l’université Paris-Descartes. De quoi s’agit-il ? De la diffusion rapide, en Asie du Sud-Est, d’une forme de paludisme qui résiste aux traitements actuels.

 

Repéré pour la première fois au Cambodge en 2007, ce paludisme résistant s’est propagé dans les pays voisins, au Vietnam, en Thaïlande, au Laos et en Birmanie. « Dans certaines zones du Cambodge, le parasite Plasmodium falciparum résiste à toutes les combinaisons médicamenteuses à base de dérivés d’artémisinine, précise Philippe Deloron. On essaie donc d’autres combinaisons thérapeutiques ou des médicaments plus anciens, comme les cyclines. »

 

Présentation de notre série   Paludisme, la guerre d’usure

 

Ce problème est lié à l’apparition de mutations chez le parasite, mais il est aussi favorisé par le recours à des traitements de qualité médiocre ou contrefaits, leur sous-dosage ou leur mauvais usage, par exemple quand on utilise l’artémisinine sans l’associer à un médicament complémentaire, comme la luméfantrine.

 

Le premier enjeu est donc de promouvoir le bon usage des anti-paludiques. « Il faut respecter les protocoles thérapeutiques, ne prescrire les traitements combinés qu’à bon escient et après confirmation du diagnostic par des tests biologiques, et bien sûr éviter les contrefaçons », résume la professeure Sandrine Houzé, qui dirige le Centre national de référence sur le paludisme en France.

 

Le risque d’une hécatombe

 

Cette résistance crée aussi un défi de santé publique. Les experts redoutent sa propagation au sous-continent indien et, surtout, à l’Afrique. « Des précédents ont de quoi inquiéter », rappelle Philippe Deloron. Dans les années 1950 et 1960, deux vagues de paludisme résistant aux traitements classiques sont apparues en Asie du Sud-Est : contre la chloroquine d’abord, contre la sulfadoxine-pyriméthamine ensuite.

 

« Vingt à trente ans plus tard, ces résistances se sont diffusées en Inde et en Afrique. Là, elles ont explosé d’un coup : en cinq ans, elles ont traversé tout le continent africain, où elles ont fait des millions de morts. » C’est qu’en Afrique, la transmission est beaucoup plus intense qu’en Asie. Dans certains villages, 60 à 80 % des enfants sont porteurs du parasite – sans pour autant être malades, le plus souvent. En Asie, cette proportion reste faible, de l’ordre de 1 à 3 %.

 

 

Episode 4   Au Sénégal, deux villages aux avant-postes de la lutte contre le paludisme

 

Comment limiter le risque d’une nouvelle hécatombe en Afrique ? C’est une question qui fait encore débat. « Il y a deux grandes écoles, résume Philippe Deloron. Pour l’Organisation mondiale de la santé [OMS], il faut limiter la transmission du parasite par une recherche active des infections et par leur traitement, mais aussi par une action sur les moustiques. Il faut donc étendre la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide et développer les pulvérisations intra-domiciliaires. » Dans la même logique, des experts préconisent de traiter les malades le plus tôt possible.

 

La seconde école plaide en faveur d’un traitement préventif de masse des populations, à l’aide de différentes molécules. L’idée est de rompre ainsi le cycle de transmission du parasite. « Mais l’OMS n’a pas adhéré à cette stratégie, qui n’est pas pratiquée sur le terrain », relève Philippe Deloron.

 

 

Plateforme collaborative

 

Un Réseau international sur la résistance aux antipaludiques a été mis en place, le Wwarn (pour Worldwide Antimalarial Resistance Network). Cette plateforme collaborative fournit des données fiables sur les facteurs qui affectent l’efficacité des antipaludiques. Elle conçoit aussi des instruments de suivi de la propagation de la résistance des parasites aux médicaments. Et elle développe des outils et des formations gratuites pour favoriser l’utilisation d’antipaludiques de haute qualité.

 

Les vaccins pourraient être une autre arme potentielle. « Le seul vaccin actuellement disponible, le RTSS, est considéré par l’OMS comme un outil utile pour limiter la transmission du paludisme – et donc des résistances –, mais son efficacité n’est que de 30 % », déplore Philippe Deloron.

 

Episode 5   Face au paludisme, le Niger généralise la chimioprévention pour les enfants

 

Alors que faire en Afrique ? Il s’agit bien sûr de fournir des médicaments de qualité, mais aussi, pour l’heure, de « surveiller les mutations du parasite associées à ces résistances », estime Tomas Jensen, de Médecins sans frontières. A ce jour, aucune résistance n’a été détectée sur le continent par les systèmes de surveillance des différents pays. « Le système de suivi que nous avons instauré dans une dizaine de villages du Mali montre que les combinaisons à base de dérivés d’artémisinine sont encore efficaces », se rassure le professeur Ogobara Doumbo, qui dirige le Centre de formation et de recherche sur le paludisme, à Bamako. Même constat au Sénégal.

 

« La France est aussi un bon reflet de ce qui se passe en Afrique. L’analyse des cas de paludisme importés, contractés sur le continent et diagnostiqués en France, confirme que les parasites qui circulent en Afrique restent sensibles à ces traitements », renchérit Sandrine Houzé. Mais demain ? Il faudra sûrement développer de nouveaux anti-paludiques. Et comprendre plus finement les mécanismes de résistance dont s’arme le parasite.

 

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Roll Back Malaria (RBM).

 

Sommaire de notre série : Paludisme, la guerre d’usure

 

Dans une série en dix épisodes, Le Monde Afrique détaille les enjeux de la lutte contre cette maladie parasitaire qui a provoqué 445 000 décès dans le monde en 2016.

 

Présentation de notre série   Paludisme, la guerre d’usure

 

Episode 2   Le paludisme, tueur au quotidien

Episode 3   Les nouvelles armes de la lutte contre le paludisme

Episode 4   Au Sénégal, deux villages aux avant-postes de la lutte contre le paludisme

Episode 5   Face au paludisme, le Niger généralise la chimioprévention pour les enfants

Episode 6   L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/20/l-afrique-en-alerte-face-a-une-forme-de-paludisme-qui-ne-craint-pas-les-medicaments_5288055_3212.html#3DUtTBDUx4hPq8YO.99

Lu pour vous : L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments
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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:15
Centrafrique : la Minusca « ne cédera pas à l’intimidation » des groupes armés

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP Le 19.04.2018 à 10h39

 

Les groupes de l’ex-Séléka affirment s’être mobilisés suite à l’opération lancée par la Minusca et le gouvernement contre les milices qui contrôlent le PK5.

 


La Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a assuré mercredi qu’elle « ne cédera pas à l’intimidation » suite au regroupement d’éléments armés à Kaga Bandoro, une ville à 300 km au nord de Bangui. « La Mission ne cédera pas à l’intimidation et continuera, en toute impartialité, à assurer son mandat de protection des civils et des institutions », a déclaré le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, lors d’une conférence de presse.

 

Deux groupes armés issus de l’ex-Séléka, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), ont tenu une réunion vendredi 13 avril à Kaga Bandoro « pour mettre en place une coordination militaire », selon une source au FPRC. « L’option de descendre sur Bangui n’est pas exclue », a déclaré à l’AFP Aboubakar Sidik Ali, chargé de communication du FPRC.

 

L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un autre groupe issu de l’ex-Séléka, va tenir une réunion en fin de semaine pour décider de s’associer, ou non, à cette coordination militaire. « Notre mouvement attend encore des clarifications sur les revendications et l’objectif du FPRC », a indiqué une source de l’UPC.

 

« Ne pas faire d’amalgame »

 

Les groupes de l’ex-Séléka affirment s’être mobilisés suite à l’opération lancée par la Minusca et le gouvernement contre les milices qui contrôlent le PK5, quartier musulman de Bangui qui est aussi le poumon économique de la capitale.

 

Vladimir Monteiro a condamné « la manipulation et la désinformation sur l’objectif de cette opération ainsi que son instrumentalisation par les groupes armés, notamment le FPRC et le MPC »« Ce n’est pas une opération qui vise les membres de la communauté musulmane, il ne faut pas faire de l’amalgame », a renchéri Ange Maxime Kazagui, ministre et porte-parole du gouvernement, lors de la conférence.

 

L’Union africaine promeut une feuille de route pour la paix en Centrafrique, dans le cadre de laquelle un groupe de facilitateurs ont rencontré ces dernières semaines la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence en provinces.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/19/centrafrique-la-minusca-ne-cedera-pas-a-l-intimidation-des-groupes-armes_5287616_3212.html#1ML6YS60m87Tw1Tj.99
 

 

 

Tentative de déstabilisation en Centrafrique: L’ultimatum de l’ONU

 

https://www.cameroon-tribune.cm  Sainclair MEZING | 19-04-2018 11:31

 

Les troupes onusiennes mettent en garde les groupes armés contre tout projet de renversement des institutions en place.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est sur le pied de guerre. La dernière sortie de son porte-parole indique clairement qu’il y a péril en la demeure.

 

Dans une intervention musclée, Vladimir Monteiro a fait savoir mardi à Bangui que les troupes onusiennes pourront recourir à la force si les hommes armés mobilisés Kaga Bandoro, chef -lieu de la Nana Gribizi, dans le nord du pays venaient à sauter sur la capitale centrafricaine comme ils prétendent.

 

«Nous avons constaté effectivement l'arrivée de quelques éléments du FPRC. La MINUSCA suit cette situation avec attention. S'il s'avérait que ces éléments tenteraient quoi que ce soit, des mesures seraient prises», a-t-il prévenu. M. Monteiro recommande aux groupes rebelles de faire preuve de retenue afin que les efforts du panel des facilitateurs de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation soient pris en compte.

 

Cette sortie fait suite à un regroupement progressif et massif des troupes du Mouvement patriotique pour le Centrafrique (MPC) du général Mahamat Al-khatim, de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du général Ali Darassa et ceux du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam, tous équipés de blindés.

 

Pour le moment, aucune source officielle dans les rangs des groupes armés ne s’est encore prononcée sur les raisons de cet important déploiement. Mais des sources internes font état de ce que les dernières opérations de nettoyage du quartier PK5 à Bangui entreprises par la MINUSCA seraient à l’origine de ce branle-bas.

 

Les ex-Séléka se posant en protecteurs des musulmans estiment que cette communauté est particulièrement visée par ces opérations. Une accusation balayée d’un revers de la main côté onusien. «L'opération 'Soukoula Km5' lancée le 8 avril 2018 vise des bandes criminelles. Elle ne vise pas la communauté musulmane (…) toute manipulation dans ce sens est inacceptable», tient à préciser Vladimir Monteiro.

 

A Bangui, l’on se dit prêt à toute éventualité. Au cours d’une conférence de presse donnée mardi, Sébastien Wenezoui, ex-coordonnateur du groupe d’autodéfense anti-Balaka prévient leurs frères ennemis contre toute offensive. «On ne déclare pas la guerre pour l'instant, on attend (… ) si les Seleka arrivent à Bangui, c’est la faute de la communauté internationale et de la MINUSCA».

 

Faute d’une armée digne de ce nom, le gouvernement centrafricain dit s’en remettre à la force onusienne en cas d’agression. «La Centrafrique n’a pas encore remis son armée sur pied. Celle-ci n’est pas encore armée comme il se doit. Pour toute alerte de ce genre-là, Bangui ne peut que travailler avec ses partenaires, c’està-dire la MINUSCA», a déclaré Ange Maxime Kazagui, son porte-parole.

 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 23:50
Les Toyota aperçus à Kaga-Bandoro ont été volés à l'entreprise pétrolière chinoise
Les Toyota aperçus à Kaga-Bandoro ont été volés à l'entreprise pétrolière chinoise
Les Toyota aperçus à Kaga-Bandoro ont été volés à l'entreprise pétrolière chinoise

 

 

EXCLUSIVITE  C.A.P

 

 

Bangui, 18 avril (CAP) – Selon des informations dignes de foi recueillies auprès de sources proches des criminels Abdoulaye Hissène et Haroun Gaye, les nombreux pick-up Toyota BJ 75 aperçus à Kaga-Bandoro et à bord desquels ces derniers ainsi que plusieurs de leurs complices paradent dans cette ville, ont été tout simplement volés aux Chinois de la société qui est à pied d’œuvre dans les travaux de prospection pétrolière dans les préfectures de la Vakaga et du Bamingui-Bangoran.

 

Lors de la dernière et récente session de la cour criminelle en février 2018, plusieurs éléments d’Abdoulaye Hissène, dont Ahmat Tidjani condamné à la perpétuité, ont été confondus à la barre pendant leur procès au sujet de la presque dizaine de pick-up volés à l’UNICEF et certains tiers, qu’ils ont chargés avec un important arsenal de guerre pour leur épopée de la nuit du 12 au 13 août  2016. Le vol de pick-up est une activité dont est coutumier Abdoulaye Hissène, Haroun Gaye et leur bande de criminels dont quelques-uns croupissent en prison à Ngaragba.

 

 Abdoulaye Hissène qui est déjà sous sanctions onusiennes et dont les avoirs sont gelés par le gouvernement tchadien sait qu’il existe un mandat d’arrêt judiciaire contre lui est un véritable bandit de grand chemin et un potentiel gibier de la Cour Pénale Spéciale. Toujours selon nos informations, la prétendue assemblée générale qu’il cherche à tenir à Kaga-Bandoro avec certains « généraux » ex-Séléka tels que Ali Darras et Mahamat Alkhatim est déjà vouée  à l’échec car ceux-ci n’entendent nullement s’associer au funeste projet d’Abdoulaye Hissène qui veut prendre prétexte sur l’opération militaire de la Minusca et les forces de défense et de sécurité visant à neutraliser le gangster Matar Nimeiry alias Force toujours en cavale.

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 23:02
RCA: malgré les violences au PK5, la Minusca poursuit son opération

 

 

 

Par RFI Publié le 17-04-2018 Modifié le 18-04-2018 à 08:55

 

A Bangui, la semaine dernière, dans la nuit du 7 au 8 avril, deux opérations conduites par la Minusca et les forces de sécurité centrafricaines ont échoué à arrêter Nemery Matar Djamous. Celui qui se fait appeler « Force » dirige un groupe d'autodéfense perçu par beaucoup comme un gang qui rackette les commerçants et commet des exactions. Ces opérations se sont soldées par plus d'une vingtaine de morts et des dizaines de blessés, et ont paralysé ce quartier, poumon économique de Bangui.

 

Ce lundi, la vie reprenait son cours au PK5. Les barricades ont été levées. Les boutiques ont rouvert. Chacun reprenait ses affaires y compris « Force » donc qui par deux fois la semaine dernière a échappé à une tentative d'arrestation par la Mission de la paix de l’ONU en RCA, la Minusca, et les Forces de défense et de sécurité centrafricaines.

 

Depuis cet échec, les velléités de désarmement forcé et d'arrestation du chef de gang se sont quelque peu émoussées chez les habitants du quartier. A l'instar de ce notable qui souhaite rester anonyme, chacun prône la négociation avec le chef de groupe d'autodéfense : « Cela ne se fera qu’avec la discussion et la négociation. La force ne se résout pas le problème. Et la violence n’engendre que la violence. Donc en réalité, il faut négocier, il faut parler avec ces groupes armés là ».

 

L'opération se poursuit

 

A la Minusca, on rappelle que le dialogue a été engagé il y a des semaines et n'a pas été rompu malgré les affrontements de ces derniers jours. Officiellement d'ailleurs, on ne considère pas ces opérations de la semaine dernière comme des échecs, mais comme des étapes.

 

L'opération n'est pas suspendue, explique le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro : « Cette opération est en cours. Nos forces et les forces de sécurité et de défense centrafricaines poursuivent les consultations. Mais parallèlement à cette composante militaire, il y a l’aspect dialogue. Mais que ce soit clair, l’opération se poursuit parce que l’objectif, c’est de mettre fin à des activités criminelles au PK5 ».

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 22:58
NOTE D’INFORMATION GVT ET MINUSCA

 

 

 

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA DENONCENT L’INSTRUMENTALISATION DE L’OPERATION MILITAIRE AU KM5

 

 

Bangui, 18 avril 2018 – Le gouvernement centrafricain et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), ont mis en garde mercredi à Bangui, contre toute instrumentalisation de l’opération « Sukula », lancée conjointement par la MINUSCA et les Forces de sécurité intérieures centrafricaines au KM-5, à Bangui. Au cours d’une conférence de presse conjointe, le Ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui et le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, ont rappelé que l’opération ne vise pas la communauté musulmane de PK5 mais les groupes armés criminels de ce quartier.

 

Selon le Ministre et porte-parole du gouvernement, l’opération a été lancée à la demande des habitants de ce quartier, qui sont opprimés par des brigands. « Ce n’est pas une opération qui vise les membres de la communauté musulmane, il ne faut pas faire de l’amalgame », a déclaré Ange Maxime Kazagui. Pour lui, « cette opération ira jusqu’au bout, car son objectif était d’arriver au bout des bandes armées criminelles. Cela prendra du temps, mais cela devra se faire et nous travaillons avec nos partenaires de la MINUSCA pour y arriver ».

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a également condamné la manipulation et la désinformation sur l’objectif de cette opération ainsi que son instrumentalisation par les groupes armés, notamment le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). « Tous ceux qui tentent de faire de la lutte contre la criminalité au KM5, une attaque contre une communauté, ont des desseins inavoués de déstabilisation et s’accrocheraient à tout prétexte même fallacieux, pour justifier leur projet de déstabilisation. Qu’ils aient le courage d’avouer à la nation toute entière qu’ils sont les sponsors des organisations criminelles du KM5 », a dénoncé le porte-parole.

 

Tout en soulignant la poursuite de lopération, le porte-parole a souligné que la MINUSCA, en collaboration avec les autorités nationales, « poursuit un dialogue constructif avec les citoyens du KM5 désireux de prévenir lexacerbation de la violence armée dans leur quartier et dans la ville de Bangui. Lors de leur visite en République centrafricaine la semaine dernière, le Secrétaire général adjoint pour les opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix,  et le Commissaire paix et sécurité de lUnion africaine, M. Smaïl Chergui, ont rencontré ces mêmes acteurs du PK-5 ». Le porte-parole a par ailleurs annoncé louverture dune enquête interne sur les événements du 8-11 avril 2018, conduite par la police miliaire, avec lappui de la police criminelle de la MINUSCA.

                                                                                          

Concernant l’arrivée des éléments du FPRC et MPC dans la ville de Kaga-Bandoro ainsi que les menaces sur Bangui, Monteiro a tenu à rassurer, précisant qu’ils ne constituent pas une menace tout en mettant en garde contre toute atteinte à la sécurité. « La Mission ne cèdera pas à l’intimidation et continuera, en toute impartialité, à assurer son mandat de protection des civils et des institutions et à poursuivre sa mission de restauration de l’autorité de l’Etat », a dit le porte-parole, qui a demandé à ces groupes armés de continuer de s’inscrire dans le processus de dialogue, notamment dans le cadre de l’initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation, qui a le soutien sans réserve des Nations Unies et de la MINUSCA. « Plus rien ne justifie aujourd’hui le recours aux armes pour exprimer des revendications de quelque nature que ce soit », a-t-il ajouté.

 

Lors de la conférence de presse conjointe avec le gouvernement, la MINUSCA a salué les efforts du Cardinal, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga et de l’Iman Kobine Layama qui ont abouti à la signature d’un accord de paix, la semaine dernière, entre les leaders communautaires chrétiens, musulmans et groupes armés. « Grâce à leur médiation, l’espoir de voir la page de la violence tournée à Bangassou peut devenir une réalité. La MINUSCA va continuer à appuyer les acteurs locaux de paix dans la mise en œuvre de l’accord, notamment l’arrêt des violences, la libre circulation des personnes dans la ville et le retour de tous les déplacés », a précisé le porte-parole. ​

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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