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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 20:15

 

 

 

 DISCOURS DU PORTE-PAROLE DE L’AFDT MARTIN ZIGUELE

AU IVème CONGRES ORDINAIRE DU « RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN »

 

BANGUI, LE 10 FEVRIER 2015

 

Monsieur le Président du Rassemblement Démocratique Centrafricain et cher frère,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur  du Rassemblement Démocratique Centrafricain,

 

Chères Sœurs et Frères Militantes et Militants du Rassemblement Démocratique Centrafricain,

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Au nom de notre plateforme commune, l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) que votre Parti le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) préside actuellement et dont  je suis le Porte-Parole, et au nom de tous les partis membres de l’AFDT, à savoir l’Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD), la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), le Mouvement Citoyen PATARA (M.C.P), le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) , le Mouvement  pour la Démocratie et l’Evolution Sociale (MDES) et l’Union des Démocrates Centrafricains  (UDECA) , je vous présente nos très vives félicitations et notre totale solidarité pour la tenue ce jour de votre IVème Congrès  ordinaire.

 

Les partis membres de l’AFDT considèrent que notre parti frère le Rassemblement Démocratique Centrafricain est un pilier de la démocratie et de la République en ces temps de  très forts vents contraires, et nous vous encourageons  à continuer de façon aussi déterminée  à contribuer à renforcer les valeurs de Fraternité, de Travail et de Progrès, qui sont ces tryptiques  inscrites en lettres d’or dans la devise de votre Parti.

 

Oui, le Rassemblement Démocratique Centrafricain   a toujours été fidèle, au premier mot de son patronyme, le « Rassemblement ».

 

En effet, depuis sa création en 1987, votre Parti a toujours fait le choix de  rassembler le plus possible de filles et de fils de ce pays, au-delà de leurs origines et de leurs croyances, dans un creuset initialement  unitaire.

 

Ensuite,  depuis le retour à la  démocratie multipartiste en RCA que votre Parti a favorisé en 1992, vous continuez, dans l’environnement multipartite de notre pays, de toujours jouer la carte du rassemblement, malgré les vicissitudes de l’histoire.

 

Et vous continuez à rechercher les voies et moyens, et à saisir toutes les opportunités pour  rassembler les centrafricaines et les centrafricains, autour des valeurs de la République et la démocratie, comme en témoigne votre participation à tous les regroupements politiques de l’opposition depuis de nombreuses années

 

Aujourd’hui, vos frères et sœurs de l’AFDT vous en sont reconnaissants et ont décidé de vous porter à la Présidence du Collège des Présidents des partis membres de l’AFDT, et la dextérité avec laquelle vous vous acquittez de cette tâche est un réel motif de satisfaction et d’espoir pour nous tous.

 

Monsieur le Président d Rassemblement Démocratique Centrafricain et cher frère,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur du RDC,

 

Chères Sœurs et Frères Militantes et Militants du RDC,

 

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Nous émettons le vœu que votre congrès soit une réelle opportunité pour votre Parti, et pour tout notre pays. Pour votre Parti, puisse ce congrès être toujours marqué par le triple sceau de la fraternité en ces temps de division, de travail en ce temps d’inanition, et de progrès en ce temps de recul sur tous les plans de notre pays.

 

Pour notre pays son sort dépend en grande partie de la ferme détermination des militantes et militants de votre Parti, aux côtés de tous les démocrates centrafricains, pour transformer les difficultés actuelles en  autant d’opportunités pour un nouveau départ de notre pays.

 

Nous comptons sur vous, Monsieur le Président et sur les cadres du RDC dont nous connaissons l’engagement patriotique, pour atteindre ces  objectifs que vous vous êtes assignés, et de la plus belle manière, en dépit des difficultés  politiques, administratives et sociales de notre pays.

 

Monsieur le Président,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur du RDC,

 

Militantes et Militants du RDC,

 

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

L’actualité nous  invite à réitérer la ferme condamnation de la pratique de  prises d’otage, qui est devenue le nouveau visage masqué de ces soldats perdus de la haine tribale, de la division et de la violence gratuite et aveugle.

 

Même à genoux, la République centrafricaine reste un Etat de droit, et de tels crimes, qui s’ajoutent à de nombreux crimes antérieurs, ne doivent en aucun cas rester impunis. La ligne politique de l’AFDT est claire : d’abord la justice, puis la réparation et enfin la réconciliation et non pas l’inverse.  

 

C’est pourquoi nous condamnons sans réserve le kidnapping du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Armel Ningatoloum Sayo , dont le sort nous inquiète profondément. Nous exigeons sa libération sans conditions et surtout sans paiement de rançons et sans céder aux chantages des preneurs d’otages.

 

Par ailleurs, nous réitérons nos encouragements aux autorités de la transition, aux  autorités judiciaires et aux forces internationales pour qu’elles poursuivent sans relâche et de manière déterminée les efforts louables déjà entrepris  pour identifier, traquer, arrêter et remettre à la justice, tous les auteurs des crimes et autres actes portant gravement atteinte à l’intégrité des Centrafricains, à la sécurité de leurs biens ainsi qu’aux intérêts de l’Etat.

 

La situation actuelle de notre pays est due en grande partie à notre mauvaise habitude prise lors des foras antérieurs d’accorder à tour des bras des amnisties qui nous reviennent aujourd’hui sous la forme d’un cyclone dévastateur. La survie de notre pays dépend de notre détermination à résister aux chantages dont l’accord mort-né de Nairobi en est une parfaite illustration.

 

Oui à l’accélération ds procédures contre tous les auteurs, co-auteurs et complices des crimes contre le peuple centrafricain devant la Cour Pénale Internationale. Oui à la mise en place très rapide dans notre pays de la Cour Pénale Spéciale Centrafricaine pour enquêter, instruire et juger les crimes graves contre notre peuple sans défense.

 

Monsieur le Président et chers frères et sœurs du RDC,

 

Nous avons  une pensée compatissante pour ceux de nos compatriotes tombés, blessés, meurtris, exilés ou déplacés du fait de cette longue  crise. La recherche de solutions pour aider notre pays à mettre fin à cette situation invivable pour nos populations est pour nous une préoccupation de chaque instant. Nous devons tous, dans une unité d’action, trouver dans les larmes, les sueurs et le sang versé de nos sœurs et frères l’énergie nécessaire au combat pour la survie de notre pays.

 

C’est un défi historique et unique.

 

 C’est dans ce sens que l’AFDT, ensemble avec nos frères et sœurs des plateformes de l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP) regroupant sept partis, du  Collectif des Partis et Associations Politiques Sans Plateforme ( CPAPSP) composé de 6 partis et de l’Union des Partis ¨Politiques pour la Renaissance du Centrafrique (UPPRC) constitué de plus de dix partis politiques, nous organiserons ce vendredi  13 février à Bangui dans la matinée une grande Marche pour la Patrie , et à laquelle nous vous invitons, ainsi que tous les démocrates et républicains de Bangui,  à venir massivement y participer.

 

Monsieur le Président,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur du RDC,

 

Militantes et Militants du RDC,

 

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Le Forum de Bangui et ses différentes étapes est et reste l’unique voie et le  passage obligé vers la paix dans notre pays. Toute autre approche en dehors de ces cadres n’est qu’une aventure qui ne saurait lier le peuple centrafricain.

 

Je termine maintenant mes propos pour vous laisser travailler car c’est par notre travail, c’est par notre génie créateur que notre pays s’en sortira.

 

Tout en souhaitant pleins succès aux travaux du IVème  Congrès ordinaire du Rassemblement Démocratique Centrafricain, je voudrais vous  adresser au début de cette année nouvelle tous mes vœux de bonne santé et d’espoir pour une vie meilleure.

 

Je vous remercie.

DISCOURS DU PORTE-PAROLE DE L’AFDT MARTIN ZIGUELE AU IVème CONGRES ORDINAIRE DU RDC
DISCOURS DU PORTE-PAROLE DE L’AFDT MARTIN ZIGUELE AU IVème CONGRES ORDINAIRE DU RDC
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Centrafrique-Presse.com
10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 19:07

 

 

 

         DECLARATION DE CANDIDATURE

 

                        PRESIDENTIELLE DE 2015

 

Mes chers compatriotes,

 

Avant de commencer mes propos, je vous demanderais d’observer une minute de silence à la mémoire de nos concitoyens  et de nos amis de la communauté internationale qui ont perdu la vie pendant ces périodes tristes de l’histoire de notre pays…….Je vous remercie.

 

Centrafricaines, Centrafricains

 

        La République centrafricaine, en plus d’être notre patrie, est notre patrimoine  commun. Elle a vu naître nos parents, nous-mêmes, nos enfants et nos petits enfants. Elle a accueilli et donné à tous ceux qui ont choisi de s’installer sur son sol des chances  et des droits, pourvu que ceux-ci respectent ses lois et règlements. Elle a donné à chacun de ses fils et filles la chance de réussir. En somme, elle nous a donné  individuellement et collectivement des chances et des droits.

 

        Mais, comme par principe, les droits sont assortis de devoirs et d’obligations, notre pays attend fermement de ses enfants que nous sommes, la matérialisation constante de notre gratitude sous diverses formes, et surtout lorsqu’il y’a péril en la demeure.

 

         Dans cette perspective et surtout au bilan de ses 55 ans d’indépendance où nous avons accompagné, individuellement et collectivement son développement économique et son pré-positionnement dans le concert des nations, c’est bien plutôt la désolation qui supplante les grandes espérances nées des indépendances ainsi que des années qui l’ont  suivi .

 

        En place et lieu des nobles ambitions de développement, adossées à la mobilisation des énergies créatrices de notre peuple, nous avons entretenu, cautionné ou soutenu ouvertement des contre-valeurs qui ont conduit à la destruction du seul patrimoine que nous avons en commun à savoir, la République Centrafricaine.

 

         Plongé dans une furie meurtrière, notre peuple qui, hier vivait dans une parfaite fraternité de culte et des cases, s’est mis en embuscade contre lui-même, occasionnant  ainsi pour la première fois dans l’histoire de notre pays, des centaines de milliers de morts, de disparus et des déplacés  mais également, la création de ghettos identitaires sur des bases confessionnelles dans presque toutes les villes de la République Centrafricaine.

 

        A défaut d’être un crime, être musulman ou chrétien devint ainsi un délit à tolérance zéro.

 

        Si par ailleurs, par delà la laïcité et la tolérance, être chrétien, musulman ou animiste est une option de conscience, garantie comme liberté fondamentale, celle-ci vient d’être déclassée et commuée dans notre pays, en compromission fatale.

 

        Alors que les pays avec lesquels nous partageons le même espace socio-économique tels que  la Guinée Equatoriale, le Cameroun, le Congo, le Tchad et le Gabon   sont entrain de niveler les dernières aspérités de leurs économies  pour accéder au statut de pays émergents en 2035, nous nous sommes englués dans des conflits et contradictions de basses classes, adossés à nos petits intérêts égoïstes et partisans,  qui ont plongé depuis bientôt deux ans , notre chère patrie dans un indescriptible chaos. La haine et le désespoir ont gagné les cœurs et les esprits. Les irrédentismes sociaux, tribaux et religieux ont succédé à l’impérieuse solidarité agissante nationale. La méfiance a succédé à la confiance, à l’amour et à la fraternité.

 

        L’espérance de vie de nos concitoyens estimée  à 43 ans en 2012 est réduite à 24 heures, du fait de la prolifération des armes et du développement du grand banditisme sur toute l’étendue du territoire national.

 

        Si  ailleurs, il parait bien normal, d’appartenir à une ethnie, à une tribu de son pays, nous venons de constater ensemble, que ces statuts sociaux qui n’ont jamais résulté d’un choix personnel peuvent être sévèrement réprimés.

 

        Si ailleurs, l’abnégation au travail et la pleine jouissance  est une valeur sociétale, nous venons malheureusement de constater que le fait de travailler dur et d’avoir des biens devenaient un risque social.

 

        Si ailleurs, l’adversité démocratique se gère à travers les débats et dans les urnes, chez nous, elle s’est transformée en inimitié  et se gère sur des fronts  armés, où se nouent des alliances incestueuses entre des démocrates et des politico-militaires.

 

        Nous avons même osé penser à la Balkanisation de notre pays, alors que près de nous,  des peuples se mobilisent  derrière leurs armées pour se battre  afin de préserver l’unité de leur patrie et construire ensemble leur destin.  Tout laisse à penser que ces valeurs universelles fonctionnent à l’envers chez nous et qu’il est urgent de les remettre à l’endroit.

 

        Si  ce triste  bilan par son objectivité vous convainc, alors  c’est  ensemble que nous devons affronter ces défis, car leurs conséquences à court  et moyens termes seront graves sur l’avenir de notre pays et surtout de nos enfants.

 

        Oui !  Nous vivons un drame national.

 

 Beaucoup parmi nous y sont demeurés sourds parce que, aveuglés par les intérêts immédiats qu’ils tirent de ce deuil National. Malgré les multiples appels à la retenue  lancés par certains d’entre nous et surtout par la Communauté internationale à notre chevet depuis près de 20 ans. Il est temps de s’arrêter, de se mobiliser afin de prendre en main notre destin mais aussi et surtout d’apporter à notre peuple, à notre jeunesse et à la Communauté internationale  la preuve de l’existence dans notre pays d’hommes et de femmes patriotes, matures, expérimentés et responsables, ayant le sens du devoir, de l’honneur, de l’amour de la patrie  et de l’Etat, capables de restaurer l’orgueil et la fierté nationale.

 

        Oui ! il faut des réponses.

 

        Oui ! Il faut des solutions, des solutions originales.

 

Je persiste à penser que c’est du génie créateur de notre peuple que naitront les véritables  solutions du décollage économique et social de notre pays. C’est en inventant et en réinventant  sans cesse le possible que les grands peuples s’approprient les leviers de leur destin.

 

        Elèves, étudiants, enseignants, médecins, fonctionnaires et agents de l’Etat, cadres des Institutions et Organisations publiques et privées, diplomates, acteurs du développement, sportifs, acteurs culturels, opérateurs économiques, cultivateurs, pêcheurs, ouvriers, forces du travail et du renouveau, forces de défense et de sécurité, hommes, femmes, chrétiens, musulmans, animistes, centrafricaines et centrafricains, de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud ,vous attendez des futurs dirigeants, à la tête desquels, le futur Président de la République Centrafricaine,  des réponses à vos angoisses, des raisons de renoncer à la fatalité , d’espérer en un Centrafrique nouveau.

 

        Jeunesse de Centrafrique,  pendant plus de 20 ans, je me suis engagé à vos cotés, d’abord  comme  Professeur  d’Université   dans le domaine de l’éducation et de la formation, mais aussi comme Président de la fédération centrafricaine de Basketball dans le domaine du sport.

 

       J’ai pu mesurer combien il est exaltant de travailler pour l’avenir.    

 

                                                                       Parallèlement à ces activités,  j’ai répondu favorablement aux sollicitations de mon pays pour le servir comme membre du gouvernement ou comme député et Vice – Président de l’Assemblée Nationale. Et c’est avec honneur et dévouement  que je l’ai servi.

 

        Mais à chaque fois, je me rendais à l’évidence des pesanteurs rétrogrades ou inhibitrices de type institutionnel, idéologique, sociologique, les jeux d’intérêts, qui minent notre pays et compromettent dangereusement les perspectives de son développement. Les graves crises de ces deux dernières années en sont les formes évidentes et immergées.

 

        Chers Compatriotes,

 

        C’est donc fort de ces enseignements tirés du livre de la vie et de mes engagements politiques au cours de ces dernières années, dans mon pays que : Je m’engage solennellement ce jour à vos cotés comme candidat à la prochaine élection présidentielle de notre pays. J’en mesure la charge et les contraintes. Mais je puis vous assurer que c’est avec conviction et détermination que j’entends honorer votre confiance.

 

        Je concède que l’élection présidentielle  dans une démocratie est le lieu de rencontre entre un peuple et un homme en vue de la construction d’un destin commun.

 

       C’est pourquoi, ma candidature est également une réponse à la ferme volonté de notre peuple de sortir de ces dures épreuves, par le haut, en dotant notre pays d’Institutions fortes, de nouvelles ambitions de développement, d’Hommes compétents  et intègres , capables de garantir l’unité, la cohésion sociale, la paix et la sécurité dans notre pays.

 

       Le résumé de mon programme d’action, déjà disponible dans ma profession de foi, sera rendu public très prochainement.

 

       D’ores et déjà, je vous exhorte à une grande  mobilisation autour de ma candidature afin de redonner espoir à :

 

  • Notre jeunesse au bord du désespoir, en perte de repère ;
  • Nos fonctionnaires et agents de l’Etat qui, sans moyens mais avec dévouement donnent ce qui leur reste en énergie pour faire fonctionner ce qui reste de notre administration ;
  • Nos  retraités qui auront tout donné à une République qui semble ne plus le leur reconnaitre ;
  • Nos opérateurs économiques, victimes des crises politiques et des options de politique-économiques, hasardeuses et réductrices ;
  • Nos populations rurales qui ont perdu tout espoir en notre République, et  dont la jeunesse est régulièrement abusée par les incubateurs de rebellions ;
  • Nos partenaires au développement qui, après avoir assisté à la destruction par nous-mêmes de nos biens, attendent  de nous voir reprendre  en main la reconstruction de notre pays ; 
  • Nos frères  désarmés et démobilisés  des groupes politico-militaires, prêts à s’impliquer dans de vrais projets de développement socio-économiques ;
  • Nos forces  de  défenses et de sécurité très bien formés au cours de ces 20 dernières années, mais qui ont été successivement piégés puis humiliés par les hommes politiques qui ne leur ont jamais fait confiance, ni donné les moyens de leur mission. 
  •  

Comme toutes les autres composantes de notre patrie, nos soldats attendent des réponses originales et durables à leur frustration afin de continuer à porter le treuilli  national et défendre notre patrie avec honneur et dignité.

 

        Mes chers compatriotes, vous voulez d’une République centrafricaine unie, forte et prospère.  Moi aussi. Alors mobilisons nous tous, pour ce combat.

       

En ce qui me concerne, Je m’y emploierai sans réserve pour que vive la paix, l’unité, la réconciliation, le développement et surtout la fierté retrouvée de notre peuple.

 

Vive la République.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:41

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 10 février 2015 15:52

 

La Ville de Bria (Haute Kotto, 600 kilomètres de Bangui) dans le nord-est de la République Centrafricaine (RCA) a été ébranlée mardi matin par des tirs d'armes lourdes et automatiques des soldats des forces internationales.


Les positions des ex-combattants Séléka ont été attaquées aux environs de 05h 30. Des frappes aériennes de grande envergure, menées par les forces internationales, ont visé les sites occupés par ces ex-rebelles. « L’opération consiste à la reprise de certains édifices publics à Bria, occupés illégalement par les éléments armés ex-Séléka du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) », a indiqué un communiqué de presse de la Minusca.


Des sources locales parlent des morts et des blessés mais ne donnent pas encore de bilan précis. Les frappes ont été menées par les Casques bleus de l'ONU avec l’appui logistique de l'opération française Sangaris.


Les sites occupés par ces ex-combattants Séléka,  cibles de cette frappe, sont entre autres les résidences du préfet, du sous-préfet, le tribunal, le commissariat de police. Difficile de mesurer l’ampleur des dégâts matériels pour l'instant.


De source hospitalière, on parle de 4 blessés. Un porte-parole de la Séléka, Mahouloud Moussa Moctar, annonce avoir connaissance d’au-moins 4 morts, civils et combattants Séléka, déposés à la Mosquée centrale de Bria. 


Pour la Minusca, « cette opération, intervenue après le refus répété des groupes armés d’évacuer pacifiquement les emprises de l’Etat, vise, entre autres, à mettre fin à l’existence d’une administration parallèle et à assurer davantage la protection des civils ».

 
Selon des témoignages locaux, les forces internationales ont occupé tous les points stratégiques de la ville. Aucune présence d’ex-combattants n’était visible toute la matinée. Ils ont fondu dans la nature, mêlés à la population, selon les témoins. 

L’attaque permet de faire appliquer les mesures de confiance en vue de désarmer les combattants, de lever les barrières illégales érigées par ceux-ci, et de mettre fin aux désignations anarchiques à des postes de responsabilité.

 
Vendredi dernier, le général Arda Hakouna qui s'est autoproclamé chef d’état-major de la région militaire du nord-est, a nommé de nouvelles personnalités à la tête de la délégation spéciale de la ville de Bria, une situation perçue par la population comme le déclencheur de l'attaque.


L'opération d’envergure devrait également permettre la restauration de l’autorité de l’État, à savoir, récupérer les édifices publics sous contrôle des Séléka, les régies financières (douanes, impôts, mines)…, et permettre aux fonctionnaires et agents de l’Etat démis de leur responsabilité de reprendre le travail.


« Cette initiative a également pour objectif de permettre la tenue des consultations populaires à Bria en donnant aux citoyens la possibilité de s’exprimer librement sur ce qu’ils pensent être les racines de la crise centrafricaine et leur vision de l’avenir », a aussi précisé le communiqué de la Minusca.


A la mi-journée, les hélicoptères survolaient encore la ville… la situation est sous contrôle des forces internationales. Des blindés sont positionnés à tous les coins des rues… la circulation est limitée, seuls des groupes de badauds formés spontanément sont visibles à certains endroits… la majeure partie de la population est restée chez elle. Les rues sont désertes, les commerces sont restés fermés ont indiqué des témoins joints par RNL.

Des bâtiments publics repris par les forces internationales à Bria
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Centrafrique-Presse.com
10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:22

 

 

 

Le Monde.fr Le 10.02.2015 à 16h20

 

Des sourires à Bangui. Des enfants qui enfin retournent à l’école. Des déplacés qui quittent les pourtours de l’aéroport pour regagner leur quartier. Des réfugiés musulmans qui rentrent peu à peu. Le visage de la capitale centrafricaine est marqué de cicatrices indélébiles mais le changement est réjouissant. Les forces internationales, soldats français de l’opération Sangaris, Européens de l’Eufor et Casques bleus, en premier lieu les militaires rwandais et burundais, ont ramené à la ville une sécurité appréciable.

 

Au kilomètre 5, la dernière enclave musulmane, Moussa Hassaba Rassoul, qui épaula un temps le plus craint des généraux de l’ex Séléka, le soudanais Moussa Assimeh, a rouvert la boutique familiale et joue désormais les chantres de la réconciliation. Les inscriptions antifrançaises ont été recouvertes et, chose impensable il y encore quelques mois, des drapeaux tricolores ont fleuri dans le quartier. Tout est cependant d’une extrême fragilité. « Les trois fois où je suis allé en centre ville, on a tenté de m’agresser. Un musulman ne sort du quartier qu’en verrouillant sa voiture et en s’arrêtant là où il y a des soldats étrangers », dit-il.

 

Les armes ne sont plus visibles mais communautés ont cédé la place au banditisme. Des combattants de l’ex Séléka ont menacé récemment de faire sauter la poudrière du camp où ils sont cantonnés si leurs revendications n’étaient pas entendues. Des centaines de soldats sans affection constituent une main d’œuvre bon marché pour les ambitieux. La violence est toujours l’un des principaux outils du jeu politique. De bonne source, en octobre, un puissant voisin de la RCA a financé des groupes anti-Balaka pour bloquer la ville et faire tomber les autorités de transition dans l’objectif de préserver ses intérêts miniers et pétroliers menacés par une autre puissance régionale.


Ngou-Komba, dans les environs de Bangui. Une fois l’an, les chrétiens venus par centaines prient au sommet d’une colline, sur laquelle la légende dit qu’une croix est apparue. Avant la crise politique de 2013, la tradition était partagée avec les musulmans.
 

Lu et vu pour vous : Centrafrique : à Bangui, la vie reprend doucement
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:14

 

 

 

10/02/2015 | 17:40 (Reuters)

 

Des affrontements ont éclaté mardi à l'aube à Bria, dans l'est de la Centrafrique, entre des éléments de l'ex-rébéllion Séléka et les forces internationales, faisant au moins six morts dans les rangs des rebelles, a-t-on appris auprès de la Minusca.

 

Selon des témoins, la force onusienne de maintien de la paix et la force française Sangaris ont lancé vers 05h00 du matin (04h00 GMT) une offensive pour reprendre le contrôle de sites administratifs occupés depuis plusieurs jours par des combattants de l'ex-Séléka du mouvement FRPC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique).

 

"Appuyés par la force française Sangaris, nous avons utilisé tous les moyens y compris aériens pour libérer les édifices publics occupés illégalement par les ex-Séléka et qu'ils refusaient d'évacuer", a dit à Reuters le porte-parole de la Minusca, le lieutenant-colonel Hamadoun Touré.

 

La volonté de reprise de contrôle des bâtiments appartenant à l'Etat "s'est heurtée à l'hostilité immédiate du groupe armé, entraînant la riposte déterminée des forces internationales", a précisé un peu plus tard la Minusca dans un communiqué.

 

L'opération visait à mettre fin à l'existence "d'une administration parallèle et à assurer davantage de protection des civils", selon l'Onu.

 

Selon le porte-parole de la force onusienne, une dizaine de personnes ont été tuées dans les combats, dont six rebelles. Un porte-parole de la Séléka, Mahouloud Moussa Moctar, a quant à lui, fait état de quatre morts, dans ses rangs et parmi les civils.

 

Le conflit en Centrafrique a fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés. (Christian Dembassa-Kette, Marine Pennetier pour le service français, édité par Yves Clarisse)

RCA-Combats entre l'ex-Séléka et forces internationales, six morts
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:09

 

 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) 2015-02-10 13:22:58 Le chef de l'Etat Ivoirien Alassane Ouattara a offert, mardi, 2 milliards de FCFA aux Éléphants footballeurs, vainqueurs, dimanche, de la 30è Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en Guinée Équatoriale.


Chaque joueur reçoit une villa d'une valeur de 30 millions et 30 millions de FCFA en espèce. L'entraîneur Hervé Renard reçoit 75 millions de FCFA. Le staff technique et administratif reçoit 300 millions de FCFA.


Le comité exécutif de la fédération ivoirienne de football s'en sort avec 250 millions de FCFA, quand le comité national de soutien aux Eléphants reçoit 35 millions de FCFA et 20 millions de FCFA pour les journalistes qui étaient en Guinée Équatoriale.

Ces dons ont été annoncés au cours d'une cérémonie de distinction de tous les acteurs qui ont contribué à la réussite de cette équipe des Eléphants.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=816774#sthash.EVyuDuza.dpuf

Alassane Ouattara offre 2 milliards de FCFA aux Éléphants vainqueurs de la CAN 2015
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 17:14

 

Bangassou : Un quartier général de la Minusca en construction dans la ville
 

Bangassou, 10 Février 2015(RJDH) –Un site a été identifié pour abriter l’Etat major de la Minusca dans la ville de Bangassou. Une mission du ministère de l’Urbanisme se trouve sur place à cet effet. La population de la ville de Bangassou se dit très satisfaite des travaux de construction, réalisés par  le Ministère de l’Urbanisme.

 

 La mission est dirigée par Patrice Yakokpa, Directeur régional n°6. L’objectif est de délimiter un site qui servira de quartier général pour la MINUSCA. Ce site est de 3 hectares, d’une longueur de 600 mètres et 500 mètres  pour la largeur. Le terrain se trouve sur l’axe de Badakou vers l’aérodrome de Bangassou.

 

« Les travaux de construction ont commencé ce matin après des dispositions prise depuis  le 5 février 2015 »,  a confié une autorité locale contactée par le RJDH.

 

Selon nos informations, des négociations sont en cours avec les occupants du terrain afin de libérer l’espace pour que les travaux avancent. /

 

Victor  Komas


 

Bangui : Vers la reprise des activités scolaires à l’école Koudoukou
 

Bangui, 10 février 2015 (RJDH)- L’ONG welt Hunger Hilfe (WHH), a recruté une cinquantaine de personnes issues de la  communauté musulmane et  non musulmane, pour le nettoyage de la cour de l’école Koudoukou, situé dans le 3ème arrondissement de Bangui. Le but de cette activité est de préparer la reprise des activités scolaires dans cette localité.

 

Les travaux de nettoyage des locaux de l’école Koudoukou, sont assurés par l’ONG allemande Whh. Une cinquantaine de personnes ont été recrutées. Les musulmans et les non musulmans travaillent ensemble. Ils se côtoient, et échangent des idées. Ces ouvriers exécutent  ces tâches  avec des pioches, des pelles, des brouettes et des houes. Parmi ces personnes l’on compte aussi des veuves.

 

Marie-Josèphe Fita-Kona, 1ère conseillère à la marie du 3ème arrondissement a affirmé qu’ « une réunion avec les responsable de l’ONG et les autorités communales, s’est tenue la semaine dernière, afin de discuter le programme du démarrage des activités scolaires. Notre soucis est la reprise des activités scolaires à l’école Koudoukou », a-t-elle témoigné.

 

 « Les enfants des différents quartiers doivent aller à l’école. Les enseignants et les parents ont été sensibilisés. Nous déplorons les conditions de retour de ceux qui sont encore sur les sites des déplacés. Eux  aussi ont ce privilège que tous les autres enfants », a fait remarquer la 1ère conseillère.

 

Selon Ibrahim Balla, délégué de l’équipe du 3ème arrondissement, a souligné que 50 personnes ont été recrutées, afin de travailler pendant dix jours. « Chaque groupe contient une cinquantaine d’ouvriers temporaires. Ils perçoivent 2500 FCFA par jour et pendant dix jours ensuite, une autre équipe la  remplace », a expliqué le délégué.  

 

 « Ces ouvriers sont composées des musulmans et des chrétiens, des hommes et des femmes. Parmi ces femmes nous avons des veuves qui ont été recrutées », a-t-il dit.

 

L’école Koudoukou est située dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui et se trouve en face de la mosquée centrale. Cet établissement abrite la direction de ladite école et celle de l’inspection de l’enseignement  fondamental 1 de Bangui 1. Depuis les hostilités de 5 décembre dernier, les activités ont été interrompues, à cause des conflits./

 

Auguste Bati-Kalamet


 

Bozoum: Des enfants abandonnent l'école pour le ramassage des chenilles
 

Bozoum, 10 Fevrier 2015(RJDH) --Les élèves des villages situés sur l’axe Bozoum-Paoua ont abandonné les cours  depuis la semaine dernière au profit de la campagne de ramassage des chenilles. Une activité saisonnière dans cette région, entrainant la perturbation des activités scolaires.

 

D'après le constat fait par notre correspondant dans les villages de Baloua à 25 kilomètres et le village de Saleh à 45 kilomètres de Bozoum, les salles de classes des  villages situés sur cet axe sont de plus en plus vides.  Les élèves ont choisi de suivre leurs parents à la recherche des chenilles pour vendre et avoir de l'argent, a déploré une source locale.

 

 Horo Noé directeur de l’école primaire du village Saleh, situé à 45 kilomètres sur l’axe Paoua déplore cet abandon et accusent les parents d'être à l'origine den cet acte.  « Depuis la semaine dernière plus de la moitié des élèves ne viennent plus  à l'école.  Ce sont les parents qui encouragent leurs enfants  à les suivre dans la brousse, au lieu de les pousser à venir étudier », a-t-il réclamé.

 

La campagne de ramassage des chenilles est une activité saisonnière, elle se fait à une période déterminée de chaque l'année et pendant cette période, les enfants abandonnent les études pour suivre leur parents dans la brousse.

 

Cette activité vient en deuxième position comme un frein à l’éducation après les activités minières exercées par des enfants âgés de six à quinze ans./

 

Alban Junior Namkomona

 


Bangui : Le projet genre du fond Békou de l’UE prend forme

 

Bangui, 09 février 2015 (RJDH) - Lors d’une conférence de presse tenue à l’ambassade de l’Union Européenne, le gestionnaire du Fond Békou, Irchad Razaaly  a annoncé la mise en œuvre du projet genre orienté vers les femmes. Le projet liant l’Union Européenne et l’ONG IRC choisie pour la mise en œuvre, a été remis à la ministre du Plan Limbio.

 

Le Fond Békou va financer le projet genre qui est consacré aux femmes. Le gestionnaire du Fond Irchad Razaaly, a noté que ce projet est orienté vers les femmes centrafricaines parce qu’elles ont été les plus touchées lors de la crise que le Centrafrique a connue.

 

Ce dernier a relevé que ce projet va permettre aux femmes de se relever des conséquences subies lors de cette crise « l’objectif est de permettre aux femmes, cibles de ce projet, de sortir de cette crise. Il sera question d’assurer la protection des femmes, de les soutenir en leur offrant des possibilités de se lancer dans diverses activités économique. Il y aura aussi un volet santé et surtout de discussions à travers les maisons de femmes pour qu’elles puissent se réunir pour des activités diverses ».

 

Le gestionnaire du fond Békou a précisé que ce projet sera mis en œuvre « à Bangui, Bimbo, Bégoua Bouar et Kaga Bandoro dans un second temps, il sera étendu dans les localités de Bambi, Bangassou et Bocaranga ».

 

 En se félicitant de la mise en œuvre de ce projet, la ministre du plan Florence Limbio a justifié pourquoi ce projet est orienté vers les femmes « nous savons que les femmes ont été les plus touchées par la crise que le pays a connue. Vu aussi leur importance dans le circuit économique, il était essentiel de les aider à relever la tête. C’est justement l’objectif de ce projet qui prendra en compte les principaux besoins des femmes dans nos provinces ainsi qu’à Bangui ».

 

Pour la ministre des affaires sociales, Eugénie Yarafa, ce projet est arrivé à point nommé « la crise a eu des conséquences incalculables sur les femmes et les enfants. En orientant ce projet vers les femmes, nous pensons être en mesure d’ici là de permettre à ces dernières de s’auto-prise en charge ».

 

Le projet genre est l’un des volets des projets financés par le fond fiduciaire Békou crée le 15 juillet 2014 sur initiative de l’Union Européenne et est doté d’un budget de 74 millions d’euros.

 

Le budget total du projet genre s’élève à 1,5 millions d’euro. Il sera mis en œuvre par l’ONG IRC qui se basera sur une douzaine d’ONG nationales. La durée dudit projet est de 18 mois. Ce projet a été lancé lors de la deuxième visite du gestionnaire du fond à Bangui. La première visite avait eu lieu en novembre 2014 pendant laquelle, Irchad Razaaly  avait promis lancer les projets de ce fon en fin d’année 2014. /

 

Sylvestre Sokambi 


 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 16:57

 

 

 

Bangui, 10 Février 2015 (RJDH) - Le gouvernement a annoncé que 20 éléments de l'ex-Séléka ont été arrêtés dans l'opération de déguerpissement menée conjointement par la Sangaris et la Minusca dans la ville de Bria (centre). Une déclaration faite par le  ministre de la Sécurité Publique, Samedi Nicaise Karnou, qui n'est pas toujours confirmée par les forces internationales. Aucun bilan officiel n'est encore disponible.

 

Vers la fin de la matinée du 10 février,  Samedi Nicaise Karnou a fait une déclaration à la presse dans laquelle il a annoncé l'arrestation de  20 éléments de l’ex-Séléka dont un général de ce groupe armé. Il a souligné que cette opération vise à libérer les locaux administratifs occupés par des ex-Séléka afin de favoriser la restauration de l’autorité de l’Etat dans la région.

 

S'agissant de l'identité du  général arrêté, certaines personnes ont fait allusion au  général Arda Akouma, qui est le chef d'Etat major de la Séléka à Bria.  Jointes par le RJDH, depuis Bria d'autres sources émettent des doutes sur cette arrestation. Même le ministre Nicaise Karnou s’est contenté de dire seulement que parmi les 20 éléments arrêtés se trouve un général, sans donner plus de détails sur son identité.

 

« Quand les forces internationales ont attaqué les Séléka pour les déloger des locaux administratifs, le général Arda et ses hommes de main se sont  réfugiés au marché central. Les éléments de la Minusca et la Sangaris les ont poursuivis et les ont délogé à nouveau. C'est peut-être là-bas qu'il serait arrêté », a dit un habitant joint par le RJDH. Pour le moment, aucun bilan n'est encore disponible.

 

Tôt dans la matinée du mardi, les forces internationales, basées dans la ville de Bria, ont lancé une opération de déguerpissement des ex Séléka qui ont occupé les locaux administratifs. Selon, ces forces, c'est pour faciliter le rétablissement de l'autorité de l'Etat./

 

RJDH

 

 

Centrafrique : trois morts et trois blessés dans des combats entre ex-Séléka et forces internationales

 

French.china.org.cn  10-02-2015

 

Des affrontements ayant opposé mardi matin à Bria, une ville du Centre de la République centrafricaine(RCA), des ex-rebelles de la Séléka et les forces internationales auraient causé deux morts et trois blessés dans les deux camps, selon un bilan provisoire communiqué à Xinhua le général Joseph Zoundéko, dirigeant d'une faction de la Séléka basée à Bambari.

 

Siège de l'un des états-majors régionaux de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), la localité de Bria est un fief du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique ( FPRC),faction de l'ex-rébellion de la Séléka dirigée par le général Arda, ex-patron de la sécurité rapprochée de Michel Djotodia et allié de Nourredine Adam.

 

Egalement actifs à Kaga-Bandoro, autre base régionale de la MINUSCA, ce mouvement armé rejette l'autorité de l'Etat, qu'il défie en interdisant aux autorités administratives (préfet et sous- préfet) et municipales (maire), y compris les responsables sécuritaires (police et gendarmerie) nommés d'exercer leurs fonctions, à en croire le général Zoundéko joint par Xinhua à Bambari.

 

C'est, a-t-il expliqué, l'origine des tensions avec la force française Sangaris en appui à la MINUSCA et à la force européenne Eufor, qui aurait entrepris de déloger le général Arda, chef d' état-major du FPRC, et ses hommes de Bria, une opération ayant dégénéré en violents affrontements mardi matin aux environs de 4h( locales, 5h GMT).

 

"Selon les informations reçues, l'on annonce un mort et deux blessés du côté des FPRC. Côté Sangaris, il y aurait eu également un mort et un blessé", a rapporté le général Zoundéko, dirigeant des troupes du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), mouvement politico-militaire créé en novembre pour marquer "la rupture avec le FPRC".

 

Le groupe rebelle resté fidèle, contre au RPRC, à Michel Djotodia,ex-leader de la Séléka et éphémère chef de l'Etat de transition porté au pouvoir après la chute du régime de François Bozizé en mars 2013 à Bangui, a néanmoins a été chassé de sa base militaire, a-t-il par ailleurs renseigné. "Ils ont déposé les armes. Ceux qui ont tenté de faire la force ont été neutralisés".

 

Le général Arda, lui, aurait pris la fuite. Pour l'heure, un retour au calme précaire est observé dans la ville.

 

La semaine dernière face à la presse à Bangui, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et chef de la MINUSCA, le général Babacar Guèye, avait prévu que cette mission de paix n' hésiterait pas à recourir à la force pour mettre hors d'état de nuire les groupes armés qui font obstacle au processus de transition en cours en continuant d'entretenir les violences en RCA.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Une vingtaine d'éléments de la Séléka seraient arrêtés suite à l'attaque de leurs positions à Bria
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 15:32

 

 

 

10/02/15 (AFP)

 

Au moins 10 personnes ont été tuées et plus d'une dizaine d'autres blessées dans l'attaque d'un village du nord de la Centrafrique attribuée à des Peuls armés, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie.

 

"Au moins 10 personnes ont été tuées et plus d'une dizaine d'autres blessées lundi dans le village de Boloum situé à une quinzaine de kilomètres de Batangafo (...) lors d'une attaque d'hommes armés" ayant été identifiés comme étant des Peuls installés dans la région, a affirmé cette source sous couvert d'anonymat.

 

"Les assaillants ont aussi incendié des maisons d'habitation et des plantations comme ce furent les cas dans la région de Kaga Bandoro" récemment, a ajouté la source, précisant que "de nombreux habitants ont fui ces violences pour se réfugier en brousse, ou encore dans les régions et villages voisins".

 

Ces deux dernières semaines, au moins huit personnes avaient déjà été tuées dans des attaques similaires dans le Nord de la Centrafrique. Le 4 février, les attaques de six villages, déjà attribuées à des Peuls armés, avaient fait au moins trois morts et plusieurs blessés dans les environs de Kaga Bandoro.

 

Batangafo, à 300 km au nord de Bangui, avait été le théâtre de violents affrontements en août 2014 entre soldats français et l'ex-coalition rebelle Séléka, qui reste très présente dans la ville.

 

Deux soldats français avaient été blessés au cours de ces affrontements, qui avaient également fait une soixantaine de morts côté Séléka.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans.

 

La présence de trois forces internationales -la force française Sangaris, l'Eufor RCA (UE) et la Minusca - a permis de stabiliser la situation, sans pour autant réussir à pacifier l'ensemble du territoire.

Centrafrique: au moins 10 villageois tués dans une nouvelle attaque dans le nord
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 14:08

 

 

 

Collectif pour la lutte                                                                                          

Contre l’Impunité en Centrafrique                              

37 rue de Kerbertrand 29300

Quimperlé, France.

 

Enregistré sous N° W294006079

       Préfecture du Finistère                                                                                                                                                                                                                                                 Monsieur

                                                                           Le Procureur de la République

                                                                           4 boulevard du Palais

                                                                           75055 PARIS CEDEX 01

                                                                                      France

 

 

Objet : Dépôt de plainte

 

   Je  soussigné,  Chancel SEKODE NDEUGBAYI, agissant  en qualité de  président du Collectif pour la Lutte Contre l’Impunité en Centrafrique,  défenseur des Droits de l’Homme et membre à part entière de la société civile, reconnu officiellement par les autorités françaises sous  le numéro ?  dont le siège est situé au  37 rue DE KERBERTRAND à Quimperlé,

 

Ai l’honneur de porter plainte entre vos mains contre Monsieur: Michel Djotodia, Ancien chef d’Etat de Transition de Centrafrique, président de la coalition rebelle Séléka, fondateur du mouvement rebelle l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement(UFDR) demeurant actuellement à Cotonou au Benin et ses principaux complices à savoir :

 

Monsieur  Noureddine Adam dirigeant militaire  de la Convention des patriotes pour la justice et la paix ( CPJP)

 

Monsieur Mohamed Moussa Dhaffane, fondateur de la  Convention patriotique du salut du kodro (CPSK),

 

Monsieur Arda AKOUMA, en raison des faits suivants :

 

_ assassinats, arrestations arbitraires, viols

 

_ destruction et incendie des maisons d’habitation,


_ exécutions sommaires  et toutes autres qualifications qui pourraient se révéler utiles.

 

En effet, depuis le déclenchement de la guerre civile centrafricaine  par la coalition rebelle la Séléka en  2012,  à laquelle  plusieurs groupes militaro-politiques ont participé, Monsieur Michel DJOTODJA AM NONDROKO  et ses généraux se sont distingués par des assassinats et de nombreux cas de violations des Droits Humains restés impunis jusqu’à ce jour.

 

Le 7 janvier 2013, Madame Elisabeth OLOFIO, journaliste de la Radio communautaire ‘’Bé-Oko’’ de Bambari (centre) a été enlevée pendant l’occupation de la ville par les rebelles de Séléka, maltraitée et violée. Elle mourut quelques mois plus tard des suites des traitements inhumains subis.

 

Six (6) personnes ont été tuées par les hommes de la Séléka à Bayanga ville située à environ 100 kilomètres de Nola en mars 2013

 

Le 6 mars 2013 à Berberati, les hommes de la SELEKA ont ouvert le feu sur des populations qui  manifestaient pacifiquement pour dénoncer les exactions dont elles étaient victimes. Cinq personnes ont trouvé la mort et plusieurs d’autres ont été blessées.

 

Au même moment,  trois 3 jeunes adultes ont  été pendus en plein Centre ville de MBRES  par les Fulani, une faction de la Séléka  dont certains éléments ont tiré à bout portant sur les populations civiles.

 

Le 10 mai 2013  les rebelles  Séléka  ont causé la mort d’au moins 13 personnes qui avaient été réunies de force dans une maison avant d’être brûlées vives lors de l’attaque , dans un village dans la région de Kaga-Bandoro au centre du pays.

 

Trois femmes ont été tuées dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 octobre, au quartier Maliko, dans la ville de Bangassou (sud-est) par des éléments de l’ex Séléka sous prétexte qu’ils voulaient démanteler les barrières érigées par les jeunes en colère.
 

Le  13 mai 2013, une jeune femme a été violée par les hommes de la Séléka stationnés à l’entrée du quartier Boy Rabe.  L’acte s’est produit à quelques mètres du lycée Barthélémy Bonganda, dans le 4ème arrondissement de Bangui, alors qu’elle amenait son fils malade au centre pédiatrique ‘’Emergency’’. Celle-ci a  été violentée avant d’être violée. Elle  s’en est sortie de justesse avec  des blessures au dos et a une enflure au genou droit.

 

 Le 20 aout 2013, exécutant les ordres du Général Nouredine Adam, sous le prétendu prétexte du désarmement du quartier Boy Rabe, des  dizaines de personnes dont sept enfants ont été abattus par les forces de la Seleka.

 

 Le 9 septembre 2013 à BOUCA, les hommes de la Seleka ont tué une trentaine de civiles et incendié  sept cents (700) maisons.

 

Les soldats de la  Séléka  ont  également commis des massacres à GAGA, après s'être  emparée de cette ville  minière en septembre 2013.  La Croix Rouge centrafricaine basée à Yaloké à 45 km de là,  a ramassé au moins 213 corps dont des gens brûlés vifs. Il y avait aussi eu plus de 400 maisons incendiées.

 

Le 10 novembre 2013,  prenant prétexte d’une contre attaque contre les milices  anti-balaka, le Général Abdallah Hamat , commandant militaire d'une grande partie de la province d'Ombella-Mpoko, et Colonel Ahmed Akhtahir ont  rassemblé leurs hommes dans la ville de Gaga. Au final, la ville  de Camp Bangui a été totalement détruite.

 

 En Décembre 2013, les hommes de la Séléka, sur ordre de Monsieur Michel Djotodja, alors président de la république ( de transion) ont massacré plus de six cents ( 600) personnes à Bangui.

 

En représailles à l’annonce officielle de la démission de leur chef Michel DJOTODJA, les villes comme Bozoum, Paoua   et  Bocaranga  ont  été  le théâtre  de  nombreuses exactions perpétrées par les hommes de la Seleka.

        

C’est ainsi que le 8 et le 10  janvier 2014, le convoi du nommé  RAKIS ADOUM, l’ex-Directeur général adjoint de la Police de Bangui du président déchu Michel Djotodja qui affirmait mener une large opération de pacification, a détruit  près de sept cents (700) maisons de villages sur la route entre Paoua et Bocaranga et  six cents (600) autres sur la route menant vers Bangui ont été incendiées. Une dizaine de personnes ont péri dans ces attaques.

 

Le  mercredi 19 février, les hommes de l’ex Séléka en provenance de Batangafo à destination de Kaga-Bandoro, ont ouvert le feu sur la population des villages de Kamakota et de Kouki, faisant 9 morts parmi lesquelles des femmes et des enfants.

 

Toujours en février 2014, Trente-quatre (34)  habitants de Mbrès, dans le centre de la République centrafricaine, et de plusieurs  villages environnants ont été tués par des ex-rebelles de la Séléka.

 

Deux personnes ont été tuées le jeudi 9 août 2014 au village de Zéré, situé à 27 kilomètres de la ville de Bossangoa (Nord), par des éléments de la Séléka. Des cas de  viols et pillages ont été également enregistrés.

 

Le lundi 7 juillet 2014 au soir, une attaque menée par des éléments de la SELEKA contre  la cathédrale Saint-Joseph de Bambari, où s'étaient réfugiés de nombreux civils, a tourné au carnage. Selon une source  locale, confirmée plus tard par  la Misca (la force africaine),  au moins 20 personnes ont été tuées et  vingt cinq  (25) autres blessées  par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-Séléka.

 

Ce même jour, Monsieur MANDATA Norbert, un habitant du quartier Akpé 1 à Bambari a été abattu dans sa propre maison dans une opération dite « porte- à- porte ».

 

Entre le 16 et le 20 août 2014, une dizaine de village ont été entièrement ravagés par les ex-rebelles de la coalition Séléka, dans l’est de la ville de Bouar. On a compté une cinquantaine de morts, plus de 4500 maisons incendiés, des milliers de déplacés.

 

Les villages commençant à Forté jusqu’à Bohong, présentent encore à ce jour  l’image d’une apocalypse. Ces localités sont situées à environ 60 kilomètres de la ville de Bouar. Des  squelettes humains ont été ramassés dans  les rues, des maisons incendiées.

 

En décembre 2014 ? Le Sergent Chef Simplice NZANGO garde du corps de Monsieur Alexandre NGUENDET, président du Conseil National de Transition  en visite officielle à Bambari  a été assassiné   à BAMBARI par  le Commandant de la Séléka  Assan Ngrévaï.

 

Quelques heures plus tard, le général ZOUNDEKO Joseph le chef d’Etat major de la Séléka a ordonné une opération baptisée « porte-  à- porte» au quartier Mbrepou  à Bambari : une dizaine de corps ont été retrouvés ainsi que plus de quinze blessés dont des enfants et des femmes aux bras et jambes amputés.

 

Le Collectif pour la Lutte Contre l’Impunité en Centrafrique  tient à rappeler qu’une enquête judiciaire  a déjà été ouverte en 2014 par la Cour Pénale Internationale  contre Monsieur DJOTODJA Michel et ses complices.

 

Aussi, nous tenons à signaler  que depuis sa démission du pouvoir en janvier 2014,  Monsieur Michel DJOTODJA séjourne entre Cotonou précisément en république du  Benin pays signataire de la charte des Nations-Unies et Nairobi au Kenya.

 

 

Dans ces conditions, le Collectif pour la Lutte Contre l’Impunité vous saurait gré d’enregistrer cette plainte afin de donner à cette affaire sa suite légale  et de faire valoir les  droits de l’Homme.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Procureur de la République, l'expression de notre considération distinguée.                                      

                                                   Fait à Quimperlé, le 09/02/2015

                                                

                                               Pour le Collectif,

 

                                              Le président.

 

 

                                      SEKODE NDEUGBAYI Chancel

 

 

Un Collectif pour la lutte contre l'impunité en Centrafrique porte plainte à Paris contre Michel DJOTODIA, Nouredine ADAM et d'autres dignitaires Séléka
Un Collectif pour la lutte contre l'impunité en Centrafrique porte plainte à Paris contre Michel DJOTODIA, Nouredine ADAM et d'autres dignitaires Séléka
Un Collectif pour la lutte contre l'impunité en Centrafrique porte plainte à Paris contre Michel DJOTODIA, Nouredine ADAM et d'autres dignitaires Séléka
Un Collectif pour la lutte contre l'impunité en Centrafrique porte plainte à Paris contre Michel DJOTODIA, Nouredine ADAM et d'autres dignitaires Séléka
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