Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 23:29
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La frontière du pays avec le Congo tenue par un nombre insignifiant des FACA

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 27 AOÛT 2018

 

MONGOUMBA, 27 Aout 2018 (RJDH)—Les habitants de Mongoumba à la frontière avec le Congo Brazzaville exigent davantage du gouvernement le renforcement de la présence militaire dans cette partie du pays. Exigence exprimées au RJDH lors de son passage dans la localité.

 

Au moment où les FACA sont déployées progressivement dans les zones considérées comme foyer de tension, certaines zones du pays expriment plus de besoin de voir leur armée proche d’elles pour assurer la sécurité et la protection. C’est dans ce contexte que la population de Mongoumba dont son élu est le président de la Commission Défense à l’Assemblée nationale plaide pour plus d’effectif  et des moyens pour la protection de la frontière sud du pays avec le Congo.

 

Au ministère de la Défense on dit prendre cette question au sérieux mais le déploiement des FACA se fait en fonction de l’agenda de l’état-major et des priorités stratégiques. A soufflé au RJDH un officier de l’armée qui ne rien laisser à l’abandon pour l’instant et que la protection du peuple est l’affaire de son armée.

 

L’armée centrafricaine frappée par un embargo monte progressivement en puissance avec l’entrainement des forces européennes ainsi que les russes qui poursuivent ces séries de formation à Berengo.

 

 

Centrafrique : Plusieurs maisons écroulées à Kabo au nord suite à la pluie diluvienne

 

PAR NOËLLA SENGBE LE 27 AOÛT 2018

 

 

KABO, le 27 08 2018 (RJDH)—Environ 500 maisons d’habitation sont écroulées à Kabo après la pluie diluvienne qui s’est abattue dans la ville ce 26 Aout dans la localité. Information confirmée au RJDH par le président de la délégation spéciale de la commune de Kabo Amza Mahamat ce matin.

 

Outre ces maisons 5 personnes sont blessées et se trouvent à l’hôpital où elles reçoivent des soins. Difficile pour l’instant de joindre la croix rouge locale pour plus de précision ainsi que des dispositions déjà prises pour aider les personnes en détresse. Mais un habitant de Kabo que le RJDH a pu joindre parle d’une situation très difficile pour les familles et la récolte.

 

« L’inondation survenu des pluies abattues sur la ville de Kabo laisse des signes de désespoirs pour les familles qui non seulement n’ont pas la sécurité pour bien cultiver et vaquer à leurs occupations. C’est un coup dur et pour l’instant nous ne savons quoi faire. Nous appelons seulement la population à la solidarité pour ceux qui sont à l’hôpital et bien sûr ceux qui ont vu leurs habitations touchées » a rapporté cet habitant de Kabo.

 

La ville de Kabo est sous contrôle des groupes armés, difficile pour l’instant de parler de l’action humanitaire pour le gouvernement pour l’instant où l’autorité de l’Etat n’existe pas. Les regards des victimes sont orientés vers les ONG et la Croix Rouge pour une action qu’elles espèrent tant.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 23:27
Centrafrique: l’Union africaine rencontre les groupes armés

 

 

Lundi 27 Août 2018 - 17:10

 

Le panel de facilitateurs de l’organisation panafricaine a entamé, le 27 août, sa troisième mission auprès des groupes armés pour leur présenter un document unique synthétisant les revendications des quatorze groupes armés.

 

Le processus mené par l’Union africaine (UA) doit aboutir au dialogue et au retour à la paix. Des organisations des droits de l’homme et de la société civile ont déjà partagé leur inquiétude quant à la possibilité d'accorder l'amnistie aux chefs de guerre.
Cette rencontre doit permettre la signature d’un document commun mais aussi rassurer les différents acteurs sur la tenue du futur dialogue. Si les quatorze groupes armés acceptent de signer le document, il servira alors de base de négociation avec le gouvernement centrafricain.


L’initiative de l’UA a débuté en juillet 2017 avec la signature d’une feuille de route de sortie de crise qui tient, elle-même, compte des conclusions du forum de Bangui de 2015.


Un agenda ambitieux qui, en plus de prévoir la facilitation du dialogue entre les groupes armés et le gouvernement, aborde la question de la décentralisation; du désarmement, démobilisation et réinsertion; de la justice transitionnelle ou encore du statut des anciens chefs d'Etat.


Par le passé, plusieurs tentatives de médiation ont été menées sans succès en Centrafrique: accord de Sant’Egidio en 2017, forum de Bangui en mai 2015, forum de Brazzaville en juillet 2014...


Malgré ces tentatives, près de 80% du territoire reste sous la coupe de groupes armés et l'autorité étatique ne dépasse guère les faubourgs de la capitale, Bangui.
Les groupes armés combattent notamment pour le contrôle des ressources. L'intervention de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies (Minusca, quelque douze mille cinq cents hommes depuis 2014) ont permis, début 2016, l'élection d'un nouveau président, Faustin-Archange Touadera.


La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. Le renversement du président François Bozizé par l'ex-rébellion de la Séléka avait entraîné une contre-offensive des milices d'"autodéfense" antibalaka, entraînant les 4,5 millions d'habitants dans une spirale de violences.

Yvette Reine Nzaba

 

 

Nouvelles discussions pour sortir de la crise centrafricaine

 

https://www.dw.com 27.08.2018

 

C’est aujourd’hui 27 août que débute la rencontre entre le panel d'experts de l'Union africaine et les 14 groupes armés qui sévissent dans le pays. Une rencontre axée sur les revendications des groupes rebelles.

 

C’est à Bouar, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, que l’Union africaine et les 14 groupes armés se rencontrent. Censée faciliter le dialogue entre ces derniers et le gouvernement, l’Union africaine leur remettra ce 27 août la synthèse de leurs revendications.

 

Si un point d’accord est trouvé à l’issue des trois journées de négociations, le panel de facilitation du dialogue pourra avancer vers une nouvelle étape qui sera de présenter les revendications au gouvernement. Francis Che, Porte-parole de l’Union africaine en Centrafrique : 

 

"Le panel de facilitation a récolté les revendications de chaque groupe armé. Elles ont fait l’objet d’un document unique qui sera présenté à chacun des représentants de ces groupes pour voir s’ils se reconnaissent dans le document. Ce document sera ensuite remis au gouvernement et plus particulièrement au président de la République comme base de négociations entre les deux parties."

 

La crainte des Organisations de la Société Civile

 

Alors que les revendications sont pour l’heure inconnues, certains membres de la société civile redoutent que des chefs de groupes bénéficient d’une amnistie. Notamment depuis la publication d’un document le 22 août, faisant état de 12 revendications non-négociables parmi lesquelles figure l’amnistie généralisée. Et si l’authenticité du document a été invalidée par certaines sources au sein des groupes rebelles, l’avocat Matthias Morouba, président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme, reste inquiet concernant l’issue des négociations.

 

"Le gouvernement qui a accepté de négocier peut-il donner son accord sur ces revendications ? C’est la raison pour laquelle nous estimons que l’initiative africaine et sa feuille de route constitue un nouveau piège pour le peuple centrafricain, sinon au gouvernement, contre lequel nous nous élevons", indique-t-il. 

 

Une énième tentative de sortie de crise 

 

L’Initiative africaine n’est pas sa première tentative politique de sortie de crise en République centrafricaine. Brazzaville en 2014, Nairobi en 2015, San Egidio en 2017, tant de négociations qui ont abouti sur des accords non respectés jusqu’alors.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 23:20
[Reportage] RCA dans la région de Paoua, des déplacés encore traumatisés
[Reportage] RCA dans la région de Paoua, des déplacés encore traumatisés
[Reportage] RCA dans la région de Paoua, des déplacés encore traumatisés

 

 

Par RFI Publié le 27-08-2018 Modifié le 27-08-2018 à 12:17

 

En République centrafricaine, dans la région de Paoua, de violents affrontements entre groupes armés ont déplacé plus de 70 000 personnes en décembre 2017. Aujourd'hui, depuis que la Minusca, la Mission des Nations unies sur place, a mis en place des bases temporaires sur les axes routiers, un calme relatif est revenu dans la zone et la majorité des populations, désoeuvrées et sans réelles ressources à Paoua, est rentrée dans les villages. Mais le retour est récent et les séquelles toujours présentes, notamment dans le village de Bemal.

 

A Bemal, en Centrafrique, le maïs vert pousse sur les bas-côtés de la piste. Les populations sont de retour dans les champs. Mais l'activité agricole reste compliquée dans cette zone. Dans la région de Paoua, de violents affrontements entre groupes armés ont déplacé plus de 70 000 personnes en décembre dernier avant que la Minusca, la mission de l'ONU sur place, ne mette en place des bases temporaires.

 

« Il y a des hommes armés qui sont là, s'inquiète Hervé, un cultivateur. Ce sont des gens qui se déguisent. Parfois, la Minusca patrouille mais après, ces hommes reviennent. La population ne peut pas aller au-delà de 5 kilomètres du village pour cultiver. C'est notre souci. On est obligés de cultiver proche du village. »

 

Tout recommencer

 

Bemal se trouve à deux jours à pied de Paoua, mais seulement à une quinzaine de kilomètres de la frontière tchadienne. Ici, des déplacés ne veulent pas rentrer chez eux car ils sont encore traumatisés. Freddy a quitté son village il y a trois semaines. Ce cultivateur doit désormais tout recommencer.

 

« J'ai fui avec seulement mes habits, les gens ont tout détruit et ils ont brûlé ma maison, raconte-t-il. J'ai perdu tout ce qui est récolte. J'ai perdu aussi les boeufs que j'avais pour l'agriculture. Pour le moment, on partage ce qu'il y a dans la famille. Je n'ai pas d'autres sources de revenus à part l'aide de mes parents. Mes parents ont plusieurs champs. Je vais leur en demander un pour cultiver. »

 

Des ONG distribuent déjà des semences pour soutenir les populations dans la reprise de leurs activités. Il faudra des mois à ces communautés pour retrouver leur vie d'avant.

 

"J'ai fui avec seulement mes habits. Les gens ont tout détruit et ils ont brûlé ma maison."

 

[Reportage] En Centrafrique, dans la région de Paoua, les séquelles des déplacés

 

27-08-2018 - Par Charlotte Cosset

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

RCA: «L'assistance humanitaire n'est pas la solution, c'est une réponse d'urgence»

 

Par Charlotte Cosset  RFI  dimanche 26 août 2018

 

En RCA, la Minusca a mis en place des bases temporaires pour venir en aide aux déplacés et les faire revenir dans leur village d’origine. De retour de Paoua, Najat Rochdi, représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU, coordinatrice résidente du système des Nations unies, coordinatrice humanitaire et représentante du PNUD, répond aux questions de Charlotte Cosset.

 

RFI: Vous venez de réaliser une visite à Paoua, dans le nord-ouest du pays. Quelle est la situation, aujourd’hui ?

 

Najat Rochdi: Depuis un mois et demi – depuis, en fait, que la Minusca a mis en place ses bases temporaires tout au long des axes - on a commencé à voir le retour des déplacés vers leurs villages d’origine.

La première chose qui était formidable, c’était de voir la joie revenir, des visages plus sereins que quand on les avait rencontrés à Paoua.

La deuxième chose, c’est que les activités, au niveau des champs, ont repris.

Ceci dit, il y a encore un gap en termes d’abris, soit des toits qui manquent - avec la saison des pluies évidemment il faudrait accélérer ça - soit carrément des maisons qu’il faut reconstruire.

Il y a aussi un gap au niveau de l’accès à l’eau. Nous avons vu qu’il y avait un puits pour 800 personnes, ce qui, bien évidemment, est bien au-deçà des standards.

Le troisième élément qui est vraiment assez tragique, c’est l’absence de Centres de santé, dans beaucoup d’endroits.

L’autre élément sur lequel tout le monde a insisté, c’est la mise en place d’activités génératrices de revenus et de moyens de subsistance, d’abord pour donner des alternatives aux jeunes et les encadrer parce que c’est quand même le meilleur pari sur la paix. Ensuite, pour les aider à se relever. Nous avons vu aussi beaucoup de souffrance. Ils ont subi beaucoup de choses… des violences. Ce n’est pas évident.

 

Quelle est la situation des autres déplacés dans le reste du pays en Centrafrique ?

 

Je vous avoue que, pour nous, Paoua fait partie des meilleures nouvelles. A Kaga-Bandoro, nous avions vraiment commencé un bon mouvement de relocalisation des déplacés mais, malheureusement, les derniers incidents sécuritaires ne nous ont pas permis d’aller plus loin.

A Bangassou, nous continuons de travailler d’arrache-pied avec l’espoir que les déplacés du petit séminaire - qui sont à l’évêché - pourront avoir toutes les conditions de sécurité pour retourner dans leur quartier.

À Bria, nous essayons aussi de déclencher ce mouvement de retour. Seulement, le mouvement de retour dépend aussi de la volonté des déplacés. Si les déplacés ne sont pas rassurés, ils ne vont pas accepter de partir. Par conséquent, nous travaillons, en fait, sur plusieurs plans en collaboration avec la Minusca, les forces de sécurité intérieures et autres pour mettre en place les conditions de retour ainsi que les conditions de sécurité. Bien évidemment, nous travaillons aussi avec les humanitaires pour mettre en place toutes les ressources nécessaires pour ces retours.

 

Faites-vous face à des difficultés particulières dans votre travail ?

 

Oui. Nous devions aller dans un village qui était à 60 km de Paoua. Après deux heures et demie de route, nous avons dû rebrousser chemin tout simplement parce que c’était impossible de traverser. Les voitures ou les pickups étaient totalement embourbés. Imaginez ce qu’il en est si c’est un camion, plein de nourriture, allant faire de l’assistance alimentaire.

Nous rencontrons également des difficultés d’incertitude en termes de sécurité, dans un certain nombre de zones.

Par ailleurs, la troisième difficulté évidente, c’est le manque de financement. Nous sommes actuellement à 28 / 30 % de financement. C’est pour cela aussi que mettre les retours au centre de notre stratégie ou encore réussir les retours des déplacés de Paoua, c’est un message d’espoir pour tout le monde et un message pour dire que nous n’allons pas rester tout le temps juste dans la gestion de la crise humanitaire. Oui, on peut se déplacer vers ce fameux nexus entre l’humanitaire et le développement où l’on sort de l’urgence et on rentre dans la résilience.

 

Aujourd’hui, la crise humanitaire est liée à la crise politique et sécuritaire du pays. Menez-vous des actions concrètes, à ce sujet ?

 

En tant que coordinatrice humanitaire, j’ai bien-sûr, régulièrement, des consultations avec les acteurs politiques, les acteurs humanitaires et les acteurs sécuritaires. Il y a aussi un travail en coopération car, en effet, tout le monde est bien conscient qu’une population qui souffre, qui est frustrée et qui ne peut pas voir un changement dans sa vie n’est pas une population qui, un jour, sera prête à se réconcilier.

Mes contacts avec les groupes armés concernent la négociation de l’accès humanitaire et la sécurisation du personnel humanitaire. C’est dans ce cadre que je les rencontre régulièrement et c’est quelque chose que nous continuerons à faire car dans beaucoup de cas, cela a vraiment permis de sauver beaucoup de vies.

Le contact avec les groupes armés, c’est aussi pour leur dire que quand des ONG ou des humanitaires suspendent leur assistance, ce sont  les communautés, les populations vulnérables qui payent, seules, le prix. Ils ne peuvent donc pas me dire que d’un côté, ils sont là pour défendre les communautés et que d’un autre côté, ils fassent en sorte que ceux qui sont là juste pour les aider soient à un moment donné obligés de fermer et de partir.

C’est aussi un plaidoyer pour leur dire : Ok, les ONG sont importantes. Dans ce cas, faites en sorte qu’on ne les attaque pas et qu’on n’attaque pas leurs bases, qu’on ne vole pas leur assistance parce que c’est la communauté qu’on vole. Quand on vole de la nourriture, on la vole de la bouche des déplacés, de la bouche des populations vulnérables. Quand on vole des médicaments, on l’enlève aux personnes qui en ont besoin.

Nous avons aussi, bien sûr, des réunions sur l’initiative africaine, sur ce qui est attendu de l’initiative africaine et auxquelles je peux participer parce que tout le monde est bien conscient que l’assistance humanitaire, ce n’est pas la solution.  C’est une réponse d’urgence. Donc la solution viendra bien sûr du relèvement, de la sécurité et de la réconciliation.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 22:07
Centrafrique: affrontements meurtriers entre groupes armés à Bria

 

 

AFP 26/08/2018

 

Des affrontements meurtriers ont opposé samedi et dimanche des groupes armés à Bria, dans le centre-est de la Centrafrique, a-t-on appris auprès de la Mission de l'ONU dans ce pays et de témoins.

 

"Il y a eu des affrontements entre les antibalaka (prétendant défendre les non-musulmans, NDLR) et le FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique) avec des pertes dans les deux camps", a déclaré le porte-parole de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), Vladimir Monteiro. Les forces de sécurité centrafricaines et "la police de la Minusca ont pris des mesures de sécurité et sont en alerte dans la ville".

 

Des témoins ont précisé à l'AFP que ces heurts avaient fait au moins quatre morts et plusieurs blessés, un bilan non confirmé par la Minusca. Des dizaines de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile.

 

Les combats entre les antibalaka et les milices de l'ex-rébellion de la Seleka avaient cessé dimanche après-midi, mais des tirs sporadiques étaient toujours entendus dans la soirée, selon des habitants de la ville.

 

Le FPRC a reçu le soutien d'un autre groupe de l'ex-Seleka, l'Unité pour la Centrafrique (UPC), lors de ces affrontements.

 

Les heurts entre antibalaka et éléments du FPRC auraient pour origine un règlement de comptes entre des éléments des deux camps à propos du vol d'une moto, selon les témoins.

 

Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui commettent d'innombrables violences et exactions.

 

La chute cette année-là du président François Bozizé, renversé par l'ex-rébellion de la Seleka qui se proclamait protectrice des musulmans, avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka.

 

Groupes armés issus de la Seleka et milices s'affrontent aujourd'hui pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 00:26
COMMUNIQUE DE PRESSE DU MLPC

 

 


Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

                                                                           

Bureau Politique

         -------

Porte-Parole

         -------

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

L’Honorable Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et la délégation du Bureau Politique qui l'accompagnait , ont regagné Bangui dans la soirée du Jeudi 23 Août 2018, au terme d’une longue tournée qui les ont successivement  conduits à Baoro, Bouar, Gallo, Cantonnier, Béloko et Baboua (dans la Préfecture de la Nana Mambéré), puis Carnot, Berbérati, Gamboula (dans la Mambéré Kadéï), ensuite Nola, Mambéré et Bambio (dans la Sangha Mbaéré) et enfin Boda (dans la Lobaye).

 

Comme à son habitude, le Président Martin ZIGUELE est allé au contact de ses militants pour les remercier pour leur engagement militant et leur fidélité au Parti, deux ans après les élections générales de 2016, et également de nos compatriotes de l’arrière pour toucher du doigt la réalité de leur vécu aujourd'hui en 2018.

 

Cette tournée lui a permis donc, ainsi qu'aux  Membres du Bureau Politique, de faire le constat des difficultés économiques et sociales réelles des populations, malgré un contexte sécuritaire en voie de forte amélioration.

 

Dans toutes les localités visitées, le Parti est  debout, avec des militants plus que jamais déterminés et des organes dirigeants restructurés ou bien en voie de l’être.

 

L’agenda prévoit des visites similaires  à d’autres régions de notre pays, selon un calendrier qui sera  rendu public en temps opportun.

 

 

Fait à Bangui, le 25 Août 2018

 

 

Christophe NDOUBA

Porte-parole

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 00:21
Centrafrique, la Russie va-t-elle vraiment supplanter la France?
Centrafrique, la Russie va-t-elle vraiment supplanter la France?

 

 

Lu pour vous 

 

https://fr.sputniknews.com  Maxime Perrotin 14:40 25.08.2018 (mis à jour 14:49 25.08.2018)

 

Moscou vient de signer des accords de coopération militaire avec le Burkina Faso et la Centrafrique. Un renforcement de la présence russe sur le continent africain, en pleine crise régionale et internationale, qui divise les analystes: diversification bienvenue des soutiens ou tentative de mainmise de Moscou sur la région?

 

«Un partenaire prometteur sur le continent africain,» déclarait le 21 août le ministre russe de la Défense, à propos de la Centrafrique. En marge du forum militaire Armée 2018, qui ouvrait ses portes le 21 août à Koubinka, dans la région de Moscou, Sergueï Choïgou a ainsi annoncé avoir signé un accord intergouvernemental avec son homologue centrafricaine, Marie-Noëlle Koyara.

 

Un accord visant à «renforcer les liens dans le domaine de la défense», a précisé le ministre russe, avec notamment la formation de membres des Forces armées centrafricaines (FACA) dans des instituts militaires russes. Le même jour, un accord similaire était signé avec le Burkina Faso.

 

La signature de cet accord avec Bangui n'a pas surpris les analystes. Il faut dire que depuis le début d'année, la Russie a déployé cinq officiers militaires et 170 instructeurs civils en Centrafrique afin d'y entraîner les forces armées nationales. Un déploiement qui fait suite à une livraison d'armes. Par ailleurs, depuis la mi-mars, des soldats russes assurent la protection du Président Faustin-Archange Touadéra.

 

Pour autant, certains mettent en garde contre ce renforcement des liens entre la Russie et d'anciennes colonies françaises. Ils soulignent la porte ouverte aux intérêts économiques russes que représentent ces accords de coopération militaire, rappelant aussi les opérations subversives orchestrées par Moscou, du temps de l'URSS, au cœur des pays non alignés.

 

La Russie viserait-t-elle ainsi à supplanter la France dans son pré carré africain?

 

La réponse est clairement «non» pour Emmanuel Dupuy, Président de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), qui salue une diversification des acteurs dans le domaine sécuritaire, dans un pays encore en proie à l'instabilité. Il rappelle que les forces françaises, déployées dans le cadre de l'opération Sangaris, l'ont été, suite à une résolution onusienne en décembre 2013 et se sont retirées en octobre 2016, après avoir rempli leur mission de contenir les violences intercommunautaires et de rétablir la sécurité, suite aux violences nées de la prise de pouvoir par les rebelles de la Seleka en mars 2013.

 

«La Russie contribue, comme d'autres nations avant elle à la formation et l'entraînement des forces armées centrafricaines, d'autant plus que c'est là une mission qui est induite par la résolution onusienne 2149 du 10 avril 2014 qui créée la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en RCA (Minusca).»

 

Le Président de l'IPSE rappelle d'ailleurs que la France ne s'était pas opposée aux livraisons d'armes russes à Bangui. En effet, alors que la Centrafrique est sous embargo de l'ONU depuis 2013, le Conseil de Sécurité ne s'est pas opposé à la demande de dérogation présentée par la Russie, en décembre 2017 et en janvier 2018, contrairement à la proposition de fourniture d'armes formulée en juin dernier par la Chine «là, cette fois-ci, les Nations Unies ont souhaité lever tous les doutes liés à la proposition de la société d'état chinoise Poly technologies de livraison d'armes létales et non létales, avant d‘autoriser ce "don" proposé par Beijing,» insiste le Président de l'IPSE.

 

Une bonne entente au sujet d'un pays en crise en faveur de laquelle plaide également l'historien Philippe Evanno, président de l'Institut de prospective africaine (IPA). Ce dernier s'oppose à une possible «crispation française» à l'encontre de cette présence russe sur le sol de la République de Centrafrique.

 

«On peut très bien, aussi envisager que dans l'avenir, les choses se passent bien entre la France et la Russie sur ce pays. Ce serait la meilleure des solutions et cela simplifierait énormément les choses pour la suite.»

 

Ce spécialiste de l'Afrique est cependant plus critique quant au rôle de la France et au résultat de l'opération militaire française. Selon lui, «les Centrafricains ont été très déçus de l'incapacité française lors de l'opération Sangaris à remplir sa mission» et l'absence de ligne claire de Paris dans la crise centrafricaine ne serait pas étrangère au rapprochement entre Bangui et Moscou.

 

«C'est une incapacité qui venait d'un manque de moyens de l'armée française en particulier, mais aussi d'une grande difficulté de l'État français, pendant le mandat de François Hollande, à avoir une ligne unique concernant la situation centre-Africaine. On voyait s'opposer les points de vue de l'Élysée, de la Défense et du Quai d'Orsay… Il est évident qu'à partir de là, les Centrafricains ont cherché un appui plus cohérent ailleurs et ils l'ont trouvé du côté des Russes.»

 

Une analyse que tempère Emmanuel Dupuy. D'après lui, s'il y a eu des ratés d'appréciation de la crise centrafricaine, ceux-ci se sont avant tout produits au niveau de la communauté internationale et découlent de l'emprise de l'agenda des pays limitrophes à la RCA.

 

«Je relativiserai beaucoup cette affirmation. Je crois qu'il n'y a pas eu suffisamment de consensus de la part de la communauté internationale vis-à-vis des causes de la crise en Centrafrique et de ce point de vue, la France n'a pas l'apanage de ne pas avoir compris que la stabilisation en RCA sur le long terme passait avant tout par la consolidation des forces armées centrafricaines et le rétablissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire pas seulement dans Bangui et ses environs.»

 

En décembre 2013, la France, qui craignait un génocide en Centrafrique, reçoit l'autorisation du Conseil de sécurité d'intervenir. Lorsque les soldats français arrivent à Bangui, la capitale est déchirée par les affrontements entre Seleka, miliciens rebelles qui avaient pris le pouvoir en mars de la même année, majoritairement musulmans, et les «anti-balaka», partisans du Président en exil et majoritairement chrétiens.

 

Amnesty International dénonçait des «crimes de guerre et des crimes contre l'humanité» et dénombrait, en moins de deux jours, 1.000 chrétiens et 60 musulmans tués dans des combats et des massacres.

 

Des Seleka, que les autorités centrafricaines pointent aujourd'hui du doigt dans l'assassinat fin juillet de trois journalistes russes. Le reporter de guerre Orkhan Jemal, le documentariste Alexandre Rastorgouev et le caméraman Kirill Radtchenko ont été tués dans une embuscade sur la route de Dékoa. Au printemps 2014, trois autres journalistes, dont la photoreporter française Camille Lepage, étaient tués dans des conditions similaires près de la frontière avec le Cameroun.

 

Des drames qui illustrent l'insécurité dans laquelle est encore plongée le pays. à ce titre, Emmanuel Dupuy se félicite que de nouveaux acteurs viennent contribuer à stabiliser la situation:

 

«Alors que les opérations européennes EUFOR-RCA (octobre 2014 — mars 2015) puis EUTM-RCA se sont mises en place depuis 2014 (et dont le mandat a été récemment prolongé jusqu'en septembre 2020 et l'enveloppe budgétaire allouée rehaussée à 25,4 millions d'euros à partir de septembre), il faut voir d'un bon œil — ou en tout cas d'une manière plus bienveillante — le fait qu'il y ait une complémentarité et une diversification de l'offre sécuritaire, puisque l'objectif premier reste de former et de réarmer les forces armées centrafricaines afin de leur permettre de rétablir la sécurité durablement dans l'ensemble des 14 préfectures qui composent le pays.»

 

Cependant, ce regain d'intérêt de la Russie —même au regard des liens entre feu l'URSS et la République centrafricaine durant la Guerre froide- interpelle. Comme le souligne Philippe Evanno, il s'agit là d'un «phénomène tout à fait nouveau», la Russie ayant été «quasi-absente» de la RCA, d'autant plus que parallèlement, Moscou a multiplié les accords militaires avec d'autres nations du continent noir.

 

«Là, c'est vraiment une innovation, c'est à relier à la présence russe dans l'ensemble de l'Afrique centrale, la réactivation des accords de défense en République Démocratique du Congo, les accords qui viennent d'être passés au Rwanda, les accords passés en Angola, au Congo Brazzaville. On voit qu'il y a une politique d'ensemble qui est menée dans la région.»

 

Le Rwanda, un rapprochement qui étonne Philippe Evanno, sauf s'il s'agit de l'expression d'une volonté russe «de prendre des positions partout, simultanément, et d'y donner de la cohérence ensuite».

 

Pour Emmanuel Dupuy, c'est avant tout dû, d'une part, au leadership pris par le Président Paul Kagamé qui assume la présidence de l'Union africaine (UA) en 2018, d'autre part à un renforcement potentiel de la présence de l'Afrique dans les échanges commerciaux mondiaux et donc un intérêt bien compris de la Russie à renforcer ses échanges commerciaux avec le continent, alors que ceux-ci ne dépassent pas les 10 milliards d'euros par an:

 

«Ce qui fait que l'on pourrait, éventuellement, parler d'un rapprochement ou d'un intérêt plus fort de la Russie vis-à-vis du Rwanda réside avant tout dans le fait qu'en mars dernier, a été lancé, à Kigali, la Zone de libre-échange continentale (ZLEC ou African Continental Free Trade Area — AFCTA) qui va bouleverser les relations économiques entre le continent africain et le reste du monde, à l'aune de sa mise en place progressive d'ici 2022.»

 

L'accord pour établir cette zone de libre-échange a été signé par 49 des 54 pays qui composent désormais l'UA (depuis le retour du Maroc, en janvier dernier). Reste désormais à mettre en place concrètement cet accord, dont l'objectif est d'augmenter de 60% le commerce intra-africain (16% seulement aujourd'hui; Ce qui apparait bien faible, en comparaison des 70% que constitue le commerce intra-européen, par exemple). Or, la ZLEC n'a été ratifiée que par quatre pays seulement (Ghana, Kenya, Rwanda, Niger), alors que sa ratification est soumise à au moins 22 états, rappelle le président de l'IPSE, Emmanuel Dupuy.

 

C'est dans ce contexte que la coopération militaire entre Moscou et des capitales africaines pourrait ouvrir la voie à de futurs accords d'une tout autre nature. D'autant plus, qu'à en croire Philippe Evanno, certains projets de développement entrepris par les pays occidentaux- n'ayant pu aboutir en leur temps- attendent dans les cartons des ministères centrafricains, notamment en matière de développement agricole.

 

En effet, si beaucoup évoquent les richesses du sous-sol de la RCA et la convoitise qu'elles pourraient attiser chez les Russes, comme le souligne le président de l'IPA, Moscou pourrait bien choisir de se positionner différemment des Occidentaux afin de trouver un terrain d'entente avec Bangui,

 

«On ne fait pas le développement d'un pays sur les ressources minières, l'expérience le prouve, alors que par contre sur l'agriculture, on peut envisager un véritable développement du pays.»

 

Pour Emmanuel Dupuy, «il faut dépasser» la question de la présence russe — et de la crainte qu'elle pourrait susciter — en Centrafrique. Insistant sur l'importance de tout appui que peut recevoir le pays qui fait face à un processus de réconciliation nationale «compliqué» qui pour l'heure se concentre sur la capitale et «pas suffisamment sur l'ensemble du pays», le Président de l'IPSE souligne la problématique d'un pays enclavé, victime des jeux de puissance de ses voisins.

 

«Le vrai enjeu de la stabilité en Centrafrique […] est surtout induit par l'agenda et la bonne volonté des pays du voisinage et la manière dont les pays limitrophes (Cameroun, Tchad, Soudan et Soudan du sud, RDC et Congo Brazzaville, auxquels il convient d'ajouter le Rwanda et l'Ouganda, pour leurs influences respectives auprès des présidents Bozizé, Djotodia, Samba-Panza et aujourd'hui Touadéra) jouent, voire surjouent et — évidemment — influencent ou instrumentalisent la faiblesse du pouvoir centrafricain, au gré de leurs propres intérêts économiques comme diplomatiques. La crise en RCA servant aussi de «soupape» à des conflictualités résiduelles dans la zone de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), comme le Sommet de Lomé, l'a montré, fin juillet dernier.»

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 00:18
RCA : les déplacés de la région de Paoua rentrent chez eux

 

 

Neuf mois après la crise qui a secoué une partie du grand Nord de la Centrafrique, le calme revient progressivement dans la sous-préfecture de Paoua. Reportage à Bemal et Betoko où des déplacés retrouvent leur village.

 

TV5 25.08.2018 à 21:10 par  Laure de Matos avec Samuel Thierry Nzam

 

Le marché de Bemal revit.


Ses vendeuses sont de retour, les discussions vont bon train.


Il y a encore quelques mois Bemal, situé à une cinquantaine de kilomètres de Paoua, était un village fantôme. Aujourd'hui, la quasi-totalité de ses quelques 5000 habitants sont rentrés chez eux. Mais la prudence reste de mise.


"On ne peut pas aller loin, c'est ça notre problème, c'est les massacres, explique Michel, commerçant à Bemal. Maintenant que nous sommes là, les Seleka sont proche de nous ici, au niveau de Bingui, et ils sont en train de déranger, on ne peut pas aller en brousse, on reste seulement dans le village. Au niveau de Bedaka, Bedam, Bingui, il y a des problèmes."

 

Bemal a subi de plein fouet, en décembre et janvier derniers, les affrontements entre les groupes armés, MNLC et RJ. Tous les villages autour de la sous-préfecture de Paoua se sont alors vidés de leur population, certains ont même été incendiés.


La case de Roland Biorou a été reconstruite. Mais il ne peut plus aller au champ, comme avant. Trop dangereux. Il survit donc en cultivant du maïs et du sorgo dans son jardin "Nous n’avons pas de quoi nous nourrir, pas de literie, ni de draps.
Si on tombe malade, il faut aller à Betoko pour se soigner et ce n'est pas facile d'obtenir des médicaments,
 déplore-t-il. Nous avons beaucoup de problèmes. Et si tu te déplaces loin du village, tu vas croiser les ennemis et ils vont te tuer."


Les violences dans cette région du Nord-Ouest de la Centrafrique avaient poussé plus de 65 000 personnes sur les routes. Aujourd'hui, il reste moins de 2000 déplacés.
 

Une victoire, pour les humanitaires actifs dans le pays.


"Nous sommes tous mobilisés pour la réussite de ce retour parce que le retour réussi à Paoua, c'est aussi un message qui est très important par rapport à tous les autres déplacés ailleurs, veut croire Najat ROCHDI, coordinatrice humanitaire de l'OCHA, en RCA. On voudrait porter Paoua, l'expérience de Paoua, le courage de Paoua, la résilience des populations de Paoua, la mobilisation des acteurs de Paoua pour leur dire oui, c'est possible. Oui on peut le faire, si vous le voulez on va le faire avec vous, et on va y arriver!"


L'autorité de l'Etat centrafricain reste cependant, ici, à reconstruire.


A l'image du commissariat de Bémal ou de sa mairie. Les FACA patrouillent dans la zone mais l'insécurité demeure en périphérie des villages.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 00:16
RCA: année difficile pour le commerce de chenilles en raison de prix élevés
RCA: année difficile pour le commerce de chenilles en raison de prix élevés

 

 

 

Par RFI Publié le 25-08-2018 Modifié le 25-08-2018 à 04:54

 

En Centrafrique, les mois de juillet et août sont synonymes de saison des chenilles. Alors que des chercheurs travaillent sur le caractère nutritionnel des insectes et leur capacité à lutter contre la malnutrition, les habitants de Bangui eux raffolent déjà de ces chenilles venues de la région de la Lobaye, dans le sud-ouest du pays. Grillées ou préparées en plats, c’est un met très prisé. Mais cette année, le commerce de ces chenilles n’est pas très bon sur les marchés de la capitale, car les prix sont plus élevés qu’à l’habitude et le pouvoir d’achat limité.

 

Au marché de Bimbo, des motos-taxis se fraient un chemin entre les vendeuses. Celles-ci présentent leurs chenilles vivantes rouges, jaunes, noires sur des plateaux argentés. Mais la déforestation dans la région de la Lobaye impacte la reproduction des chenilles et donc les affaires.

 

Marina attend derrière ses bassines remplies, les clients ne se bousculent pas. « Cette année le commerce est dur », se désole-t-elle. Il n’y pas beaucoup de chenilles, car « là-bas au village tous les arbres de chenilles sont détruits. Les gens ont détruit tous les arbres pour faire des planches ». Résultat « les pygmées vendent les chenilles très chères et après nous on a dû mal à les vendre à ce prix-là ».

 

Des prix qui ont des conséquences sur la marge des vendeuses. Les mamans partent le matin vers Mbaïki acheter les chenilles aux Pygmées, qui les vendent plus cher que l’année dernière. Puis elles reviennent les vendre sur le marché l’après-midi.

 

Beaucoup de travail pour peu de résultats se plaint Nelly : « Au village je vais payer ces chenilles 7 500 francs. Et quand je les ramène à Bangui, je vends ça 12500 francs Et si ça ne marche pas à 12 500 francs je peux baisser le prix à 10 000 francs. L’année passée les marchandises se vendaient bien, mais cette année ça ne va pas ».

 

2 500 francs à 5 000 francs CFA de bénéfice par jours maximum auxquels il faut encore retirer les frais de transport et les taxes de péage

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 00:14
Centrafrique : des ONG rejettent l’amnistie des chefs rebelles
Centrafrique : des ONG rejettent l’amnistie des chefs rebelles

 

 

http://www.adiac-congo.com  Samedi 25 Août 2018 - 14:30

 

Alors qu’il est prévu, le 27 août, une rencontre de haut niveau entre l’Union africaine (UA ) et les autorités centrafricaines sur l’épineux problème d’amnistie, réclamée par les combattants des groupes armés, des organisations de la société civile se sont opposées à cette idée, le 24 août, à travers un communiqué.

 

« Il est impensable que des personnes responsables et complices des crimes les plus graves puissent prétendre bénéficier d’une amnistie à la table des négociations. Cette idée doit être écartée et rejetée sans condition par le gouvernement », a déclaré le président de l'Observatoire centrafricain des droits de l'homme, Mathias Morouba.      

   

Dans le communiqué signé conjointement par Amnesty international, Human Rights Watch et la Fédération internationale des droits de l'homme, il est souligné que malgré le fait que cette médiation entre le gouvernement, l’UA et les chefs des groupes rebelles est destinée à mettre un terme aux violences dans le pays, ce dialogue politique ne doit pas avoir un caractère absoudre pour favoriser les criminels de guerre. En effet, ces groupes armés en Centrafrique ont présenté au gouvernement et aux experts de l’UA qui organisent leur médiation plus de cent revendications, dont l'amnistie générale.

 

Selon le communiqué, les émissaires de chacun de ces groupes rebelles devraient se rencontrer avec les experts de l’UA et le gouvernement, le 27 août à Bouar, notamment à l’ouest de la Centrafrique. L’objectif est d’harmoniser ces revendications avant de les soumettre aux autorités en vue d'un accord.

 

« Nous refusons ces mesures et revendications qu’ils ont exigées depuis 2012. Parce que, plusieurs chefs de groupes armés sont cités dans des rapports d'enquête de l'ONU et d'autres sont sous la menace d'un mandat d'arrêt. Et, c’est dans cette optique que la Cour pénale spéciale a été mise en place à Bangui, pour juger les crimes commis depuis 2003 », a ajouté le communiqué.

 

Il faut noter que soutenues par l’ONU et l’UA, de nombreuses tentatives de médiation ont déjà eu lieu en Centrafrique, depuis le début de la crise en 2012.  Sept accords de paix ont été signés sans qu'aucun ne parvienne à un retour au calme. Alors que le pays est ravagé par des combats incessants entre des groupes armés qui s'affrontent pour le contrôle des territoires et leurs ressources.  

 

Rock Ngassakys

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 23:35
Le chef de l'ONU condamne la mort d'un casque bleu en Centrafrique

 

 

French.china.org.cn  le 25-08-2018

 

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné vendredi la mort d'un casque bleu de la mission onusienne au Centrafrique, la MINUSCA.

 

Ce soldat de nationalité burundaise a été tué jeudi dans un attentat soupçonné d'avoir été perpétré par des miliciens anti-Balaka.

 

M. Guterres a présenté ses plus profondes condoléances à la famille du soldat décédé, ainsi qu'au gouvernement burundais, a déclaré dans un communiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric.

 

Le secrétaire général a rappelé que toute attaque ciblant intentionnellement des membres des opérations de maintien de la paix de l'ONU constituait un crime de guerre et que ses auteurs devaient être punis, selon le communiqué.

 

M. Guterres a appelé les autorités centrafricaines à enquêter sur cet attentat et à traduire promptement leurs auteurs en justice. Il a par ailleurs réaffirmé son soutien à la MINUSCA dont la mission est de protéger les civils et de stabiliser le pays.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com