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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 13:43

 


 

Ndélé, 07 mars 2015(RJDH)-- Un élément des ex-Séléka a été blessé par balle alors qu’il voulait se rendre à Bria. L’incident s'est  produit  sur la barrière de  Boungou ,  village situé à 25 kilomètres  de Bria (centre).  De sources locales, un groupe des ex Séléka commandé par le  général Yaya voulait désarmer la victime. D'autres cas de blessé ont été signalés suite à cet incident.

 

D'après les témoignages, le blessé  avait quitté la ville de Ouadda pour se rendre à Bria. Arrivé sur la barrière, il a  refusé de se faire désarmer par les éléments du général Yaya Scout.  « C'est ainsi qu'ils lui ont tiré dessus », a relaté un témoin.

 

« Plusieurs personnes auraient reçu des  balles  lors de l’incident et ces derniers demandent à la communauté internationale d’envoyer une ambulance afin de les ramener  à l’hôpital de Bria », a ajouté la même source.

 

Ces incidents font suite à  une mésentente qui existe entre le  groupe armé du RPRC (Rassemblement Patriotique pour le Renouveau en Centrafrique) de Joseph Zoundeko et FPRC (Front Patriotique pour le Renouveau de Centrafrique) de Arda, tous les deux, cadres militaires de la Séléka./

 

JB Dawalbet

Centrafrique / Ndélé : Une opération de désarment tourne au drame
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Centrafrique-Presse.com
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 12:46

 

 

 

L’OUBANGUI‐Chari de la colonisation devenu République Centrafricaine, ainsi dénommé par le Président fondateur Barthelemy Boganda renferme toutes les valeurs qu’un pays peut posséder pour évoluer dans l’harmonie parfaite. Mais, une vision sporadique de Centrafrique de l’indépendance à ce jour met en exergue ce « PARADOXE » à la fois inattendue et incompréhensible.

 

Eveil politique

 

Du temps de l’Afrique Equatoriale Française, Barthelemy Boganda fut l’un des premiers leaders charismatique de cette époque. Ses qualités de leadership l’on porté à la haute fonction de président du grand Conseil de l’Afrique Equatoriale Française à Brazzaville. Panafricaniste convaincu, il projeta la création des États Unis de l'Afrique latine (l'Angola, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, le Burundi, la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad, le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale.). Ce projet a été mal perçu et n’a pas abouti. Cet échec n’ayant pas été complètement effacé dans l’esprit de B. Boganda, il fait dénommer le territoire de l’Oubangui Chari la « République Centrafricaine », laissant ainsi la porte ouverte pour une éventuel fusion ou fédération dans l’avenir. Ce projet audacieux était prématuré et Boganda n’eut point le temps de mener ce combat.

 

La République Centrafricaine Leadership hier avec Boganda est aujourd’hui télé gérée et reléguée au dernier des rangs des pays ayant obtenus leur indépendance à cette époque coloniale.

 

La RCA, cadre agréable. Beau pays, au paysage varié, du climat subéquatorial à la zone sahélienne boisée il faisait bon y vivre. Ainsi Centrafrique était appelée la « Suisse africaine ».

 

La capitale Bangui, « ville de Pari » d’antan n’est plus que ruine et notamment dans ces quartiers périphériques où la vie y est incertaine.

 

Structure administrative

 

Le découpage du territoire national en région (5) préfectures (16) sous-préfecture et postes de contrôle, facilitait l’administration. Ajouté l’administration communale, la gestion de la nation était réglementée et contrôlée par les cadres et les personnels adéquats.

 

Actuellement où en est l’administration ? Les structures pour la plupart inexistantes et les personnels absents aux postes pour raison d’insécurité et non-paiement de salaire, laissent entrevoir une situation chaotique et anarchique de l’arrière-pays.

 

Situation économique

 

La Centrafrique, ce pays aux richesses insolentes répandues sur l’ensemble du territoire national abrite une population des plus pauvres de la terre.

 

Le sous-sol est truffé de pierres et métaux précieux ; des minerais de toute nature, des gisements de pétrole qui font l’objet de convoitise; l’uranium, ce fameux minerai stratégique…

 

La surface de la Centrafrique est aussi riche que son sous-sol.

 

‐ Les forêts primaires aux essences précieuses régulièrement exploitées vers des destinations inconnues ne génèrent apparemment aucune retombée profitable au Pays.

 

‐ le sol sur tout l’entendu du territoire national est fertile et copieusement arrosé. Il offre ainsi à l’agriculture un cadre extrêmement favorable à la production non seulement pour les besoins du pays, mais aussi de l’exportation. Or jusqu’en 2014 les moyens de cette agriculture demeurent encore primaires et rustiques.

 

Maintenant quand vient s’installer l’insécurité avec les conséquences qu’on connait, la pèche et l’élevage sont aussi réduits à leurs minimum, l’on devine facilement l’effet néfaste sur la population : pauvreté, famine etc.

 

‐ La République Centrafricaine est un pays bien arrosé : des fleuves et rivières avec débits abondants ; une pluviométrie forte.

 

Tous ce réseau fluvial offre des voies de navigation et surtout des sources d’énergie hydraulique. Des chutes et cascades se trouvent ca et la sur l’étendue du territoire. Il faut citer la MBALI à Boali qui alimente la capitale Bangui. L’énorme barrage de Mobaye qui développe une quantité incommensurable d’électricité non utilisée. Les puissantes chutes de la Kotto à Kembé pourraient alimenter en énergie jusqu’au Soudan. En dépit de toutes ces potentialités, la Centrafrique n’est pas électrifiée. La capitale Bangui est alimentée quelques heures par jour et vit au rythme des délestages plurisectoriels.

 

L’état des services de santé ne répond plus aux normes minimums pour assurer la couverture de la population.

 

Les structures sanitaires sont dans un état de délabrement avancé déjà au niveau des hôpitaux dits de référence de la capitale.

 

Ces « hôpitaux universitaires » manquent cruellement d’équipements adéquats de leurs attributs (notamment plateaux techniques performants et modernes).Quelques rares malades avec moyens financiers sont orientés vers les pays limitrophes. Le reste de la population est abandonné à son propre sort.

 

Les établissements de l’arrière-pays (des hôpitaux généraux aux Centre de santé en passant par les hôpitaux préfectoraux et de districts) désertés et déshérités ne font que figuration.

 

Dans les années 1980 jusque vers le début 1990, la couverture vaccinale atteignait un taux de plus de 70%. Ce qui valut à l’OMS de designer la RCA pays collaborateur.

 

Les taux de morbidité et mortalité étaient relativement modérés

 

Les ressources humaines ;

 

L’Université de Bangui à connu ses périodes de gloire dans les années 1970 à 1990 ou la paix et la sécurité régnaient et où il faisait bon vivre. Les différents établissements encadrés par des jeunes professeurs motivés et enthousiastes mus par une saine émulation dispensaient des enseignements de très bon niveau.

 

La Facultés des Science de la santé est l’un des établissements phares dont la valeur et la réputation transcendaient les limites nationales voir régionales. Les médecins issus de la FACSS étaient compétitifs sur le plan international. Un certain nombre sont installés en France et ailleurs.

 

Or avec cette situation récurrente des troubles graves jusqu’aux guerres permanentes, l’enseignement et la formation, dans le cadre de l’Education nationale et de l’Enseignement Supérieur sont devenus aléatoires.

 

Cependant, la RCA dispose d’un grand nombre d’intellectuels de haut niveau qui hélas sont dispersés aux quatre coins du monde :

 

- Manque d’accueil ou d’intéressement, de ceux ayant terminé leurs cursus

 

- Les conditions de travail en inadéquation avec le niveau de formation reçue etc.

 

- Manque de débouché professionnel.

 

- Et surtout, l’hémorragie la plus grave et plus récente est l’exil des cadres et intellectuels compétents et expérimentés. Ils ont abandonné ce pays qu’ils aiment tant et auquel ils doivent beaucoup. Ils y étaient contraints car il leur fallait préserver leur vie. La Centrafrique s’est trouvée ainsi privée de précieux services et savoir faire.

 

La dégradation profonde du pays touche gravement les structures routières rendant les voies de communications avec l’arrière-pays extrêmement difficiles.

 

L’apogée est atteint par l’invasion des hordes de mercenaires venus de toutes parts, tuant , violant , pillant et détruisant tout sur leur passage, ont tour à tour réduit la Centrafrique à néant. La RCA est de devenue presque un Etat sans Etat

 

Les conséquences logiques sont la mort de l’économie avec manque d’échange et de ravitaillement réciproques avec la capitale ; l’accès aux soins médicaux est devenu aléatoires. L’agriculture et l’élevage sont réduits à l’état de production familiale. Pour le comble de malheur de ce département, la guerre s’est installée de façon chronique dans les provinces et empêche les paysans de vaquer à leurs activités.

 

La plupart des habitants vivent dans des campements protégés pour échapper aux exactions des groupes armés qui sévissent sur l’ensemble du territoire. Ils sont ainsi exposés à la famine et à la malnutrition, la promiscuité, vecteur de maladies contagieuses transmissibles.

 

Comme conséquence logique le sous-développement et le paupérisme constituent le fléau dramatique qui meurtrit la population rurale sans épargner celle de la capitale.

 

Mais pourquoi cette descente aux enfers ?

 

Depuis plus de deux décennies la RCA est entrée dans un cycle de troubles politico‐militaires. Ces périodes étaient marquées par l’instauration d’une pseudo‐démocratie privilégiant des intérêts privés au détriment de la cause nationale, laquelle est complètement ignorée. Des mascarades d’élections ont conduit à la confiscation du pouvoir de l’Etat. L’on devine aisément la kyrielle des événements malheureux menant irrémédiablement à la catastrophe que vit le pays actuellement : des mutineries, des soulèvements de la population ayant déclenché des répressions sanglantes ; La guerre civile a désorganisé voir détruit toute structure de la société centrafricaine. Le brassage de la population, le mariage inter‐ethnique qui sont les éléments qui constituent le ciment de l’unité du peuple de la RCA sont rudement mises à l’épreuve pour céder place au tribalisme et clanisme primitifs, et glisser vers le régionalisme.

 

En 2006, les estimations du PNUD indiquaient que plus du tiers de la population centrafricaine vit avec moins d’UN DOLLAR par jour et la malnutrition touche plus de 50%. Le chômage atteint environ 60% des centrafricains en activité, notamment la jeunesse.

 

Le taux d’alphabétisation du secteur primaire arrive à peine à 40,7% Cette situation en 2006 était déjà très alarmante comme montrent ces indicateurs. Or neuf années ce sont écoulées, sans cesse émaillées de graves troubles tels que l’on connait. Les drames de ces dernières périodes ont atteint l’apothéose jamais imaginée.

 

La crise humanitaire et des droits de l’homme arrivent à un niveau de gravité telle que, de mémoire d’homme, on n’ait jamais connu et qu’on ne pouvait jamais s’y attendre, notamment en Centrafrique.

L’accès aux populations de l’arrière-pays est plus que difficile du fait des mauvais états des infrastructures routières et lesquelles aussi truffés d’embuches de toutes sortes. Il en découle un état de famine chronique et un accès aux soins quasi impossible.

 

Des crimes de toutes natures sont impunément perpétrés et dans une indifférence méprisante.

 

Pays de paradoxe ?

 

Certes, les richesses immenses connues, correctement exploitées pouvaient permettre un développement convenable du pays et un niveau de vie acceptable de la population d’un peu plus de quatre millions de centrafricains

 

Or la réalité est toute autre. La RCA est restée un des pays les plus pauvres au monde. Le recensement du PNUD place la Centrafrique 172eme pays sur 177 en ce qui concerne l’Index de Développement Humain pour l’année 2006. En 2007 le taux de mortalité infantile s’élève à 132 pour 1000 ; une très faible expérience de vie de 40 ans pour les hommes et 45,7 pour les femmes. Ces indicateurs doivent être actuellement catastrophiques, l’on imagine bien.

 

Or depuis fort longtemps la RCA survit sous « perfusion » grâce aux généreux donateurs étrangers et des pays amis.

 

La Centrafrique est entrée de plain‐pied dans la guerre, une guerre chronique et dévastatrice, qui ne voit pas bien sa fin.

 

Il est bien évident que chaque épisode de troubles creuse d’avantage la tombe de la Centrafrique. Les indicateurs déjà alarmants en 2006 doivent allumer maintenant plus que rouge, et peut être « noir ».

 

Cependant un important contingent des forces internationales (ONU, EUFOR, France avec les forces Sangaris, etc.) sont sur place. Ces forces avec de grands moyens que l’on connait sont là et bien là.

 

Et comme disait un des maitres de médecine au chevet d’un grand malade :

 

« tout va bien, mais rien ne marche ». Voilà une situation quasi apocalyptique qui interpelle tous les centrafricains. Cela s’adresse plus particulièrement à ceux qui ont pour profession de foi de « rassembler tous les centrafricains du nord au sud et de l’est à l’ouest dans la démocratie vraie. C'estàdire les militants et les amis du Rassemblement Démocratique Centrafricain », ce parti qui a fait ses preuves.

 

Devant une telle situation, le RDC doit s’interroger. Il doit s’engager d’avantage pour le destin de notre pays. Car il en a les moyens : l’expérience de douze années de gestion saine d’exercice de pouvoir, paisible et prospère ; il a des moyens humains capables de jouer le bon rôle à tous les niveaux dans la gérance de notre pays. Le rayonnement du RDC n’a pas laissé des gens indifférents au‐delà des frontières de Centrafrique.

 

Militantes, militants, cher soeurs et frères du RDC, levons nous comme un seul homme et prenons à bras le corps le destin de notre REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE que nous aimons bien. Car il est temps.

 

Président de la fédération France Europe Amérique du RDC

 

Professeur Raymond Max SIOPATHIS

CENTRAFRIQUE, PAYS DE PARADOXE par Raymond Max SIOPATHIS
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:43

 

 

05/03/2015 à 19:46 Par Jeune Afrique

 

Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), demande à Bangui un peu de patience avant de pouvoir présenter des dossiers solides sur les exactions commises en Centrafrique.

 

Lors de la visite à Bangui le 25 février de Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), les autorités centrafricaines ont plaidé auprès d'elle pour l'ouverture rapide de procédures contre diverses personnalités soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Réponse de la magistrate (en substance) : "Patience !"

 

Elle a certes promis de "tout mettre en oeuvre pour diligenter enquêtes et poursuites contre les principaux responsables afin que justice soit rendue aux victimes", mais elle veut être sûre de pouvoir présenter des dossiers solides pour éviter de reproduire les erreurs commises dans les dossiers kényan ou ivoirien.

 

À Bangui, on comprend cette prudence, mais on aimerait quand même que les choses aillent plus vite. "Il y a des gens qui courent, et on sait très bien qui", explique un proche de la présidente Catherine Samba-Panza.

Lu pour vous : Justice internationale | CPI : Fatou Bensouda et les impatiences centrafricaines
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 19:30

 

 

 

06/03/2015 à 17:30 Par Didier Niewiadowski  Jeuneafrique.com

 

Les accords de réconciliation nationale se succèdent sans avoir un réel impact sur le processus de retour à la paix et sur la situation humanitaire. Après Libreville, N’Djamena, Brazzaville, Nairobi voici maintenant "l’Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale", lancé le 27 février 2015, par 9 responsables politiques dont plusieurs ont l’intention de solliciter les suffrages du peuple centrafricain.  

 

Ce déplacement à Rome, organisé par la communauté Sant’Egidio, intervient alors que le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, se trouvait en visite officielle à Rome. Il s’agit peut-être d’une pure coïncidence, mais on peut aussi y voir une nouvelle tentative du président congolais de sous-traiter sa médiation.

 

De plus en plus fragilisé par l’affaire des "biens mal acquis" et son projet de révision constitutionnelle, Denis Sassou Nguesso éprouve une grande lassitude vis-à-vis de la crise centrafricaine, surtout depuis la nomination de Mahamat Kamoun et le regain d’influence du président tchadien, Idriss Déby Itno. Après le flop de la réunion de Nairobi, associant les deux principaux protagonistes du drame centrafricain, le président congolais compte mobiliser davantage les réseaux de la franc-maçonnerie et s’appuyer sur quelques personnalités - nostalgiques de l’ère Patassé, membres de l’Alliance des Forces démocratiques de la Transition (AFDT) - pour  peser sur le prochain Forum national de la réconciliation de Bangui et mettre le pied à l’étrier aux candidats à l’élection présidentielle présents à Rome.

 

L’Appel de Rome, fruit d’une initiative qui est loin de faire l’unanimité en Centrafrique, réunit des personnalités politiques de premier plan, mais il est bien trop connoté pour prétendre peser sur le Forum de Bangui. Il est aussi trop éloigné du scrutin pour avoir une quelconque influence sur la future compétition électorale. Une réconciliation nationale et des élections crédibles et pacifiques ne peuvent être envisagées sans la participation des autres anciens Premiers ministres et des candidats à l’élection présidentielle. Un appel au peuple centrafricain, lancé de l’étranger, par des personnalités ayant pour ligne d’horizon l’élection présidentielle, a peu de chances de trouver un écho favorable chez les deux millions de Centrafricains vivant hors de leur domicile.

 

Les choix de  la Communauté Sant’Egidio et de Rome ne peuvent qu’irriter les responsables musulmans, appartenant ou pas à la mouvance Séléka. Qu’aurait-on dit d’une initiative de l’Organisation de la coopération islamique pour un appel lancé depuis Djeddah ?  On peut également s’étonner de voir des leaders de l’AFDT accepter de se rendre à Rome alors qu’ils avaient refusé de se rendre à Brazzaville. L’Accord de fin des hostilités de Brazzaville, du 23 juillet 2014, ne doit pas être pollué par des gesticulations politico-médiatiques, surtout à quelques semaines de la tenue du décisif Forum national de Bangui. Il est également étonnant que Mgr Nzapalainga, inlassable pèlerin de la paix très écouté par le Vatican, n’ait pas été associé à l’initiative de Sant‘Egidio, ce qui aurait peut-être évité le format retenu pour lancer l’Appel de Rome.

 

Évidemment, les engagements pris par les signataires de l’Appel de Rome de "ne pas recourir à la force pour devenir président", de participer à des "élections libres et pacifiques" de "respecter les résultats des élections" et de "soutenir l’Autorité nationale des élections" sont les bienvenus. Mais seront-ils reçus par les groupes armés des forces négatives ?

 

On peut regretter, une fois de plus, qu’une réunion de réconciliation soit organisée hors de Centrafrique, surtout peu de temps avant le Forum national de Bangui, pour lequel la présidence et le gouvernement de Transition ont déployé beaucoup d’énergie et de moyens. Il est dommage que la Communauté Sant’Egidio n’ait pas pris en compte cette importante échéance afin d’éviter toute nouvelle source de division, comme peut apparaître, paradoxalement, l’Appel de Rome. Il serait bon que la Communauté Sant’Egidio analyse l’échec de sa précédente intervention en Centrafrique, avec la conclusion d’un Pacte républicain, signé à Bangui le 7 novembre 2013, qui n’aura pas tenu un mois.

 

Universitaire et analyste politique, Didier Niewiadowski a été conseiller de coopération et d'action culturelle à l'Ambassade de France à Bangui (2008-2012).

Lu pour vous : Tribune L'Appel de Rome est-il utile pour la réconciliation nationale en Centrafrique ? par Didier Niewiadowski
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:22

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 6 mars 2015 11:46

 

Le Professeur des universités à la Sorbonne, le Centrafricain, Jean François Akandji-Kombé, coordonnateur général du Réseau académique européen sur les droits sociaux, attire l’attention des autorités de la transition sur une organisation précipitée des élections en 2015. Il invite les acteurs politiques et le peuple centrafricain à s’abstenir des élections organisées à la va-vite. Selon M. Akandji, la situation sécuritaire reste et demeure encore instable sur l’ensemble du territoire national.
 
« (…) J’ai une impression mitigée comme beaucoup de Centrafricains, beaucoup d’observateurs. Je pense que la stratégie qui a été adoptée sous la contrainte de la communauté internationale est une mauvaise stratégie ; celle qui consiste à fixer des échéances successives est une mauvaise stratégie dans le contexte où nous sommes, parce qu’elle joue sur l’esprit et l’affecte dès lors que vous fixez une date que vous ne tenez pas, vous êtes sujet à suspicion immédiatement. Ceci a un peu jeté la caution sur le processus électoral », a déclaré Akandji-Kombé à l’occasion d'une interview exclusive accordée à RNL ce vendredi.


L’universitaire centrafricain estime que si toutes les conditions sécuritaires ne sont pas réunies, les autorités de la transition et l'Autorité nationale des élections (ANE) ne devront pas proposer des dates insoutenables suivies de reports répétés qui suscitent des suspicions de la part de la population.

 
« Dans les circonstances où nous sommes, il y a des préalables pour que se tiennent des élections qualifiées de libres, démocratiques. La première des conditions, c’est qu’aucun électeur centrafricain n’aille voter avec une arme sur la tempe. On ne peut pas être libre quand on a une arme braquée sur soi pour exprimer un vote. La première des conditions pour moi, c’est le désarmement », a martelé Le Professeur Jean François Akandji-Kombé.


Le Professeur des universités, Jean François Akandji-Kombé, est également président de l'Institut panafricain d'actions et de prospective (IPAP). L’institut a pour objectif d’œuvrer au rétablissement et à la consolidation de la paix au sein des Nations et entre les peuples africains, de contribuer à un développement durable et humain sur le continent, de promouvoir les principes d’une bonne gouvernance, d’une démocratie effective et du respect des droits de l’homme.

Elections 2015 : Jean François Akandji-Kombé tire la sonnette d’alarme
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:11

 

 

 

Bangui, 5 Mars (ACAP) - Le Ministre de la Communication , M. Victor Waké, s’est étonné de ce que, lui, Ministre de la Communication de la République Centrafricaine , ait pris part à un débat dans l’émission « Face à l’actualité » sur la chaîne internationale Afrique Média, le 3 mars dernier à 20 heures au Cameroun, dans un communiqué radio, jeudi 5 mars 2015, à Bangui.

 

L’objectif de ce communiqué radio est de démentir l’intervention du Ministre Conseiller du Premier ministre, M. Adrien Poussou, qui n’est pas Ministre de la Communication de la République Centrafricaine.

 
LE Ministre de la Communication, M. Victor Waké, a tenu, à travers ce communiqué radio, « informer et rappeler à la population centrafricaine qu’il n’a jamais pris part à un débat, puisqu’il est toujours à Bangui et continue d’assurer sa fonction de Ministre de la Communication, confirmé par le Décret n°15.017 du 15 janvier 2015.

 
Le communiqué radio a stipulé que « tous les propos avancés sur le plateau par M. Adrien Poussou, Conseiller spécial en Communication du Premier ministre, en présence des ministres camerounais et tchadien de la Communication n’engagent que l’intéressé qui s’est présenté à tort comme Ministre centrafricain de la Communication  ».

 
D’après Victor Waké, le communiqué radio rendu public « tient lieu de démenti formel et s’adresse à tous les Centrafricains et tous les téléspectateurs de cette émissions en vue de rétablir la vérité »

Le Ministre Victor Waké dément l’intervention de M. Adrien Poussou en qualité de Ministre de la Communication de la RCA sur Afrique Média
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:04

 

 

Une mission de l'Autorité Nationale des Elections attendue à Paris pour mettre en place son démembrement en France

Mission de l'ANE attendue à Paris fin mars
Mission de l'ANE attendue à Paris fin mars
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:02

 

 

Bangui, 06 mars 2015 (RJDH) Depuis le 02 mars 2015, les parlementaires centrafricains de la transition sont en session ordinaire pour examiner et adopter entre autres le projet de loi portant création de la Cour Pénale Spéciale. D’après le document dont s’est procuré le RJDH, il s’agit d’une juridiction hybride, chargée d’enquêter, instruire et juger les crimes graves, incluant les violations graves des droits humains et les violations du droit international humanitaire. Ayant son siège à Bangui, la Cour disposera également d’un parquet.

 

Dans ce projet de loi portant création de la Cour Pénale Spéciale, qui compte 73 Articles repartis en 6 Titres, il est aisé de lire entre les lignes la composition de ladite Cour ainsi que les fonctions qui lui sont assignées. Rappelons que le document soumis à l’examen des Conseillers Nationaux reprend dans sa totalité et avec quelques exceptions près le Mémorandum d’Entente du 5 et 7 Août 2014, signé entre le gouvernement centrafricain et la Mission Multidimensionnelle de la Stabilisation de la République Centrafricaine (MINUSCA).

 

Au Point 4 du Mémorandum d’Entente, repris dans le projet de loi en sa première partie Point 1, nous pouvons découvrir que « Le gouvernement s’engage à créer par voie législative une Cour Criminelle Spéciale (ci-après «  la Cour »), qui aura compétence sur tout le territoire de la République Centrafricaine pour enquêter, instruire et juger les crimes graves, incluant entre autres les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire, y compris les violences sexuelles liées au conflit et les violences graves contre les droits des enfants tels que le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits, qui constituent une menace à la paix, la sécurité ou la stabilité de la République Centrafricaine », appliquant le droit centrafricain notamment le code pénal et le code de procédure pénale centrafricains.

 

L’appellation de Cour Criminelle Spéciale a subi un changement dans le projet et prend le nom de Cour Pénale Spéciale, car selon le projet de loi portant création de la Cour, « l’appellation retenue à l’avantage d’être englobante et représentative de l’étendue des missions de la nouvelle juridiction pénale  qui couvre les deux premiers maillons de la chaine pénale».

 

La composition de la Cour Pénale Spéciale fait cohabiter magistrats et juges nationaux et internationaux. Ainsi, selon toujours le Mémorandum d’Entente et le projet de loi, la Cour aura 27 magistrats et juges repartis en 13 juges internationaux et 14 nationaux. Les juges nationaux sont nommés par le président de la République conformément au droit national et les juges internationaux proposés par la Minusca et nommés selon des modalités à définir entre le gouvernement et la Minusca. Le président de la Cour sera élu parmi les juges nationaux lors de sa session inaugurale.

 

Ils sont repartis comme suit : « 1 Procureur Spécial, magistrat international; 3 Substituts du Procureur Spécial, dont deux nationaux et un international; 3 juges d’instruction nationaux et 3 juges d’instruction internationaux; 20 officiers nationaux de police judiciaire dont 10 gendarmes et 10 policiers; 3 juges nationaux et 6 juges internationaux; 6 juges d’appels dont 2 nationaux et 4 internationaux et un greffier national en chef assistant d’au moins un greffier international et de deux greffiers nationaux ».

 

La dernière crise militaro-politique connue en Centrafrique, la fragilisation de la chaine pénale centrafricaine ajoutée aux nombreuses situations de violations massives des droits humains ont fait naitre trois juridictions appelées désormais à juger les auteurs de ces crimes. En plus des tribunaux ordinaires de la République Centrafricaine, il y a la Cour Pénale Internationale dont le premier responsable vient de rentrer d’une visite en Centrafrique et la Cour Pénale Spéciale en cours de création au Conseil National de Transition./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique : Le rôle et la composition de la Cour Pénale Spéciale d’après le projet de loi de sa création
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 17:58

 


 

Bangui, 06 mars 2015 (RJDH)-- Les travaux d'installation du pont reliant le 2e  et le 6e arrondissement ont commencé le mercredi 04 mars dernier. D'après l'officier de la Sangaris, superviseur de ces travaux, l’installation de ce pont métallique prendra fin le samedi 7 mars prochain.

 

Ce pont de 30,5 mètres de long va faire la liaison entre les habitants du 2eme et du  6eme arrondissement de Bangui. « L’installation de ce pont qui a débuté le mercredi 04 mars 2015 prendra fin le samedi 07 mars. Il est uniquement construit avec l’aide du  génie militaire centrafricain », a indiqué le capitaine Dorian, commandant  de la compagnie du génie de la Sangaris, présent sur le chantier.

 

 Ces travaux ont également vu la participation des autorités communales. « Nous avons été sollicités pour sensibiliser notre population afin de les amener à comprendre l’intérêt de ce travail, et nous avons fourni des informations par rapport aux difficultés  que nous avons, concernant la circulation », a dit Gaspard Sosthène Chef, troisième conseillé à la mairie du 6ème arrondissement.

 

 « Notre contribution c’est la voie d’accès, le déguerpissement de la population et leurs indemnisations et c’est avec le concours de la présidence que nous avons réussi ce déguerpissement », a ajouté   Félix Ragbakasse, point focal au ministère des Travaux Publics,    qui relève aussi   l’intérêt de ce pont qui est le désenclavement de  la population du 2eme et du 6eme arrondissement de Bangui.

 

 Les habitants  du 2eme et du 6eme se disent très satisfaits de l’installation de ce pont provisoire  qui va durer 3 à 4 ans  et qui profitera  non seulement aux habitants du 2eme,  6eme mais aussi à toute la population de Bangui pour  une traversée rapide.

 

 C'est depuis le 13 octobre 2011 que le pont de Sapeké s'est affaissé alors qu’il se dégradait depuis 2008. Cet affaissement rend difficile la circulation dans cette partie de la capitale centrafricaine. L'installation provisoire de ce pont métallique est prise en charge par l’Opération Sangaris/

 

Judicaël Yongo

Bangui : Bientôt un pont de l’unité entre le 2e et le 6e arrondissement
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 13:09

 

 

 

Vendredi 06 Mars 2015 - En Centrafrique, les habitants préfèrent marcher pour se rendre à leur lieu de travail face à la pénurie de transports urbains, a t-on appris

A Bangui, capitale centrafricaine, la population est confrontée à d’énormes difficultés de transports. Plus de 8 000 taxis et des 5 000 bus qui assuraient le transport ont été détruits pendant la crise centrafricaine poussant les usagers à se rendre à pied à leur travail et cela pendant plusieurs heures.


Par ailleurs, des signes encourageants se font jour dans le pays mais les obstacles retardant la résolution de la crise actuelle ne manquent pas.


La situation sécuritaire s'est améliorée, mais les groupes armés règnent encore en maître dans de nombreuses régions. Certains ont basculé dans le banditisme. Et ils ne se laisseront pas facilement désarmer, rapporte le point


Au Kenya, les belligérants de la crise l'ex-président François Bozizé, et Michel Djotodia ont promis un cessez-le-feu, le désarmement des milices Balaka et Séléka, ainsi que la reconnaissance du Forum de Bangui et des autorités de transition, menées par la présidente Catherine Samba-Panza.


La Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale.

Centrafrique: Pénurie de transports à Bangui, la population préfère marcher
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