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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 22:35

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

 

Un casque bleu de la MINUSCA tué dimanche lors d’une attaque des anti-Balaka à Bangassou

 

 

Bangui, 23 juillet 2017 – Un convoi militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été la cible d’une embuscade tendue par des anti-Balakas, dimanche après-midi à Bangassou, dans la préfecture du Mbomou (sud-est de la République centrafricaine). Un soldat de la paix de la MINUSCA y a perdu la vie et trois autres ont été blessés.

 

L’attaque a eu lieu alors que les casques bleus du contingent marocain escortaient des camions citernes qui se ravitaillaient en eau dans le fleuve pour les besoins humanitaires de la ville.  

 

La MINUSCA condamne cette nouvelle attaque des anti-Balakas contre les soldats de la paix et rappelle que «porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires ». La Mission tient à souligner que cette nouvelle agression ne restera pas impunie et ne saurait altérer sa détermination et son ferme engagement à œuvrer pour le retour d’une paix et d’une stabilité durables en RCA.

 

La MINUSCA présente ses sincères condoléances à la famille, au peuple et au gouvernement du Royaume du Maroc ainsi qu’un prompt rétablissement aux soldats blessés.

 

 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail:monteiro6@un.org

Un casque bleu de la MINUSCA tué dimanche lors d’une attaque des anti-Balaka à Bangassou
Un casque bleu de la MINUSCA tué dimanche lors d’une attaque des anti-Balaka à Bangassou
Un casque bleu de la MINUSCA tué dimanche lors d’une attaque des anti-Balaka à Bangassou
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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 22:29
Lu pour vous : Sida : «La science a avancé plus vite que la société»

 

 

 Sida : «La science a avancé plus vite que la société»

 

INTERVIEW

 

http://www.liberation.fr  Par Eric Favereau Libération — 23 juillet 2017 à 20:16

 

 

Jean-François Delfraissy copréside la conférence mondiale sur la maladie, qui se tient à Paris jusqu’à mercredi. Même si la recherche a fait des progrès considérables, il interpelle sur le rejet social dont sont victimes les malades du VIH et la possible apparition de virus résistants.

 

La Conférence mondiale sur le sida (IAS 2017), qui a ouvert ses portes dimanche à Paris, est un événement majeur qui a lieu tous les deux ans. Plus de 6 000 médecins et chercheurs s’y retrouvent pour faire le point sur les avancées de la recherche. Jean-François Delfraissy, son coprésident et ancien directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida, a vécu depuis 1981 tous les moments de cette épidémie, qui a fait plus de 35 millions de morts dans le monde. Ce congrès intervient à un moment particulier, où l’engagement international devient plus incertain.

 

Trente-cinq ans de sida et toujours pas de guérison ni de vaccin, même si l’infection par le VIH est devenue une maladie chronique… Qu’est-ce qui bloque à votre avis ?

 

D’abord, reconnaissons qu’il y a eu des progrès spectaculaires en matière de traitements comme en matière de prévention. Mais je dirais que l’on a fait plus de progrès dans le domaine scientifique que dans le domaine social.

 

C’est-à-dire ?

 

Le sida reste une maladie politique, nous souffrons fortement encore d’un déficit de progrès sociaux. L’exclusion et la stigmatisation à l’égard des malades restent très présentes. Si l’on compare avec le cancer, où il y a eu de grandes avancées dans l’acceptation de la maladie, ce n’est pas le cas pour le sida. Là se situe un des blocages les plus importants. Selon les derniers chiffres de l’Onusida, plus de 1,8 million de personnes se contaminent encore annuellement, et près de 45 % des séropositifs ne savent pas leur statut. Nous sommes donc obligés de nous dire que ce n’est pas fini. Je ne fais pas partie des gens qui affirment que la fin du sida est possible, là, très rapidement. Ce n’est pas le cas. Et partir avec un slogan sur la fin du sida me paraît prématuré, voire délétère.

 

Mais aujourd’hui, les patients traités vont bien, ils ne sont plus contaminants…

 

Oui, mais peut-on s’en contenter ? Ou bien va-t-on aller vers la guérison et l’éradication de cette épidémie ? Le constat est là : nous ne disposons pas, comme pour l’hépatite C, de traitements qui guérissent totalement le patient. Nous avons certes fait des progrès magnifiques, mais les médicaments que nous avons ne sont pas les bons. Il faut trouver d’autres modèles. Toutes les nouvelles stratégies qui visent aujourd’hui à stimuler le système immunitaire sont importantes. On peut et on commence à travailler avec des médicaments contre le cancer qui ont cette fonction. C’est un axe majeur. Et il y a d’autres pistes.

 

Lesquelles ?

 

Lors de ce congrès vont être abordés les nouveaux traitements, ceux qui ont de longues durées d’action. Va-t-on continuer à prendre un comprimé par jour, ou bien passer à une injection que l’on se fait une fois par mois, voire à un patch que l’on a sur le bras et qui agit pendant des semaines ? On a aujourd’hui le concept, cela marche. Est-ce que ces traitements de longue durée s’adressent uniquement aux patients séropositifs ou bien aussi à la prévention ? Car on a vu avec la Prep (1) qu’un traitement préventif peut empêcher une personne de se contaminer. Et là, on peut avoir des médicaments qui protégeraient pendant un mois de l’infection. Cela change beaucoup de choses. Nous sommes dans des schémas de prévention révolutionnaires. Et cela pointe le fait que la frontière entre traitement et prévention devient floue, incertaine…

 

Et le vaccin, vous faites une croix dessus ?

 

Sûrement pas. Il y a toujours beaucoup de recherche, mais on ne trouve pas. C’est difficile, parce que ce virus joue avec notre système immunitaire, parce qu’il provoque peu d’anticorps neutralisants. Pour autant, on avance, on commence à mieux comprendre ce qu’il faut arriver à réaliser. Mais le constat est là : on n’a pas aujourd’hui de vaccin protecteur. C’est vital. Pour toutes les épidémies - sauf celle de la syphilis -, les maladies infectieuses n’ont pu être contrôlées sans un vaccin. On en a besoin, on ne s’en sortira pas sans. Mais il faut reconnaître que l’on est aujourd’hui dans un moment difficile. Les firmes privées se sont désinvesties, il ne reste que les laboratoires publics qui y travaillent.

 

Sur le front de la solidarité internationale, restez-vous optimiste ?

 

Cela bouge. Aujourd’hui, les pays les plus touchés prennent une part importante dans la réponse et, depuis quelques années, nous avons assisté à un transfert vers les pays touchés. De fait, le modèle d’hier a changé : près de 50 % des ressources dépensées pour lutter contre le sida viennent des pays eux-mêmes, et donc l’effort international n’est plus que de 50 % si l’on peut dire.

 

Cet effort international reste néanmoins important…

 

Mais il est fragile, et surtout il est décidé au plus haut niveau, pas au niveau sociétal. En France, l’effort est venu directement des présidents de la République, que ce soit Chirac, Sarkozy ou Hollande, avec un fort investissement de leur part. Mais voilà, au niveau de la société, il n’y a pas eu de construction d’un consensus social. Or, quand il n’y a pas cet engagement sociétal, les financements peuvent être plus incertains. Les gens demandent : pourquoi met-on de l’argent là, et pas ailleurs ? Pourquoi toujours sur le sida ? Ce n’est vraiment pas le moment de baisser la garde, car on a tous les moyens pour faire diminuer la courbe de façon significative.

 

Que voulez-vous dire ?

 

Le modèle de financement international doit changer. Hier, il y avait des Etats qui avaient besoin d’aide, et en face le Fonds mondial qui agissait comme une banque. Il recevait les contributions des Etats du Nord puis les distribuait. Ce fut un bon modèle, novateur et très efficace. Mais nous ne pouvons pas continuer à demander toujours plus aux pays du Nord. Il faut trouver des financements différents, innovants. En France, on a su le faire avec la taxe sur les billets d’avion, puis avec la taxe sur les transactions financières. Il faut décloisonner, on ne pourra plus rester que sur le sida, la tuberculose ou le paludisme. Il faut ouvrir vers une stratégie globale.

 

Vous coprésidez aujourd’hui ce congrès. Vous avez eu un rôle essentiel pendant trente ans sur le sida. Qu’est-ce qui vous aura le plus marqué ?

 

Comment oublier le début ? Nous avons été confrontés à quelque chose d’imprévu, d’inouï : notre impuissance médicale complète, avec l’arrivée à l’hôpital de patients inhabituels, l’arrivée des homos, des toxicos. Les structures hospitalières étaient dépassées, elles n’étaient pas prêtes pour les accueillir. Entre notre impuissance médicale et cette nouvelle population, nous avons vécu un choc extrêmement violent. En 1984, j’ai vu ma carrière basculer. Cela a été un point essentiel, et cela m’accompagne toujours : les malades debout, les malades citoyens. Ils en savaient plus que nous, médecins. Et pour nous, il a fallu comprendre, adopter un regard différent, ce n’était pas notre maladie, mais la leur.

 

Puis il y a eu l’arrivée des traitements…

 

Oui, en 1995, juste avant le congrès de Vancouver. Cette arrivée fut incroyable, un choc énorme. La donne changeait physiquement devant nous. Des malades qui allaient mourir, en quelques mois, revivaient. C’était saisissant. Enfin, le troisième choc, avec la question de l’accès aux soins des pays du Sud. En 2004 encore, la communauté médicale était partagée, entre prévention et traitement. Ce fut une bataille difficile et longue.

 

Et aujourd’hui, avez-vous des inquiétudes ?

 

L’apparition de résistance aux traitements antiviraux dans les pays du Sud m’inquiète. C’est un vieux thème, un peu récurrent dans l’histoire du sida et des maladies infectieuses. Au début, je n’y étais pas sensible. Mais dans un certain nombre de pays d’Afrique, il y a des ruptures de distribution de médicaments. Des patients prennent donc des traitements en discontinu. Cela n’est pas sans risque, cela peut entraîner l’apparition de virus résistants. J’étais serein il y a quelques années, mais là, nous devons nous interroger sur ces virus mutants et leur transmission, en particulier en Afrique subsaharienne.

Et puis mon autre inquiétude est de voir que la science a avancé plus vite que l’acceptabilité sociétale de la maladie. Pourquoi est-ce toujours aussi dur d’être séropositif, au point qu’on le cache, à ses amis, à sa famille, à ses collègues de bureau ? C’est un échec et c’est un obstacle au dépistage, au traitement. Cela ajoute un phénomène d’exclusion. Il faut trouver de nouvelles réponses.

 

Attendez-vous beaucoup de ce congrès ?

 

Il a lieu à Paris. Paris va être la capitale du sida. En France, nous sommes à un moment particulier, avec une nouvelle équipe au pouvoir, une nouvelle génération aussi dans les hôpitaux et des associations de malades toujours essentielles. Il faut encourager la visibilité de notre pays, d’autant que les Etats-Unis sont dans une position délicate avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. La France peut prendre le leadership et changer la donne. Car, je le redis, ce n’est pas fini. Ce n’est pas le congrès de la fin du sida, mais peut-être du commencement de la fin.

 

(1) La prophylaxie pré-exposition est une nouvelle stratégie de prévention du VIH. Il s’agit de proposer à une personne - non contaminée mais qui prend des risques lors de rapports sexuels - un médicament contre le virus, ce qui la protège à plus de 90 %.

 

Eric Favereau

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 20:31
La MINUSCA dénonce les violences survenues à Bangassou

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

La MINUSCA dénonce les violences survenues à Bangassou

 

 

Bangui, 23 juillet 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) met en garde les responsables des violences qui ont éclaté vendredi à Bangassou (préfecture de Mbomou, sud de la Centrafrique). La Mission travaille étroitement avec les autorités judiciaires centrafricaines afin que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et traduits en justice.

 

La MINUSCA condamne l’attaque par des éléments anti-Balaka contre le site de la cathédrale où résident actuellement de nombreuses personnes déplacées. Deux enfants ont été grièvement touchés et sont en train d'être soignés par la MINUSCA.

 

La MINUSCA se félicite des efforts de médiation menés par le président du Comité de médiation ayant contribué à la libération des personnes qui avaient été prises en otage par les deux belligérants. La MINUSCA déplore que cette nouvelle série d'attaques contre les populations déplacées survienne au lendemain de médiation louable  pour ramener le calme dans Bangassou.

 

La MINUSCA appelle toutes les parties concernées à privilégier le dialogue et à éviter tout acte susceptible d'exacerber la violence armée. À cet égard, la MINUSCA condamne sans réserve la destruction des biens et des locaux de l'évêché perpétrée par des éléments radicaux parmi les personnes déplacées. Des dispositions sont prises pour arrêter les auteurs de ces destructions, dont les actes mettent en danger la vie des milliers personnes déplacées se trouvant sur le site.  

 

La Mission dénonce également le harcèlement et les attaques répétées contre ses casques bleus, qui n'épargnent aucun effort pour restaurer la sécurité à Bangassou et assurer la protection des personnes déplacées. La MINUSCA s'insurge contre les menaces de nouvelles attaques proférées par les anti-Balaka qui ont entrainé une suspension temporaire des activités de certains acteurs humanitaires.

 

La MINUSCA appelle toutes les personnes de bonne volonté à s'engager résolument aux efforts de paix qu'elle entreprend avec le Gouvernement et toutes les parties prenantes, afin de mettre fin aux violences intercommunautaires sur fond confessionnel qui ont actuellement lieu à Bangassou et dans d'autres localités du Mbomou et du Haut Mbomou. La MINUSCA souligne que le rejet et/ou l’exclusion de toute partie de la population centrafricaine, sur une base religieuse ou etnhique, est contraire à la Constitution de la République centrafricaine et représente une violation grave du droit international. 

 

La MINUSCA réaffirme la détermination des casques bleus à continuer à protéger en toute impartialité les populations civiles, quelle que soit leur identité, les personnels humanitaires et des Nations Unies. Elle agira par conséquent avec fermeté contre toute violence les ciblant. La Mission appelle les belligérants à la raison, à l’arrêt de toute incitation à la violence et à mettre fin immédiatement aux violences intercommunautaires.

 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail:monteiro6@un.org

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 18:24
Lu pour vous : Centrafrique, la Cour Pénale Spéciale va dans le mur !!!

 

 

 

 

http://mondafrique.com  Par Aza Boukhris  23 juillet 2017

 

Par une loi du 3 juin 2015, votée par le Conseil National de la Transition, faisant office d'organe législatif, et promulguée par Catherine Samba-Panza, la Cour Pénale Spéciale à été instituée pour enquêter, instruire et juger les crimes contre les droits humains commis entre 2003 et 2015.

 

Cette juridiction centrafricaine est une forme de déconcentration de la Cour Pénale Internationale qui reste compétente pour les cas les plus importants relatifs aux crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.

 

Plus de deux années sont déjà écoulées, sans qu’aucune procédure n’ait été commencée. Le budget des premiers quatorze mois, soit près de 8 millions de us dollars, sera épuisé lorsque la CPS entamera ses premiers travaux, sans cesse remis à plus tard, désormais prévus pour octobre 2017.

 

Il manquera toujours deux sous pour faire un franc à ce « machin » onusien créé par des bureaucrates onusiens et des spécialistes de la Common law, ignorant tout de la situation centrafricaine et faisant fi de la disparition de la justice dans ce pays, depuis de nombreuses années.

 

Quelques questions sans réponses restent posées:

 

1- Comment concilier le processus Démilitarisation-Démobilisation-Réintégration -Rapatriement (DDRR) avec les futures audiences de la Cour Pénale Spéciale ? Amnistie réparatrice ou condamnation pénale ?

 

2- Pourquoi a-t-on mis plus de 30 mois pour entrevoir un début de fonctionnement de la CPS alors que les massacres de civils s’intensifient ? Les nominations de juges nationaux et internationaux et du Procureur spécial sont-elles si difficiles ? Cette invraisemblable lenteur est-elle annonciatrice d’une structure judiciaire essentiellement budgétivore et peu active destinée surtout à calmer la société civile et les bisounours ?

 

3- Emanation de la Cour Pénale Internationale, la CPS va-t-elle réunir tous ses défauts, bien décrits par un ancien magistrat français, jadis membre de la CPI : personnel hétéroclite aux formations et expériences peu compatibles, conflit entre les droits applicables, prééminence de la Common law des anglo-saxons sur le droit continental d’inspiration napoléonienne, construction plutôt jurisprudentielle avec contribution des témoignages plus ou moins vérifiables. La justice transitionnelle, qui a fait ses preuves au Rwanda, est-elle possible lorsque les victimes dont aussi parfois des criminels et quand il y a pas deux parties en conflit, bien identifiées ?

 

4- Dans un pays où l’Etat a disparu dans 80 % du territoire, soumis aux hors la loi, comment les enquêteurs de la CPS vont-ils pouvoir faire leur travail en toute sécurité ? Les chefs de guerre incriminés vont-ils se comporter en justiciables respectueux du droit et d’une instance judiciaire hybride ? Les éventuels témoins seront-ils protégés ou laissés sans protection devant des criminels multi récidivistes ? En l’absence de centres pénitentiaires, dignes de ce nom,  où seront incarcérés les mis en accusation ? Quelles seront les réparations données aux victimes ?

 

5- La nomination par le président Touadera, du magistrat militaire de RDC, Toussaint Muntazini-Mukimapa, n’était pas surprenante. Ce colonel de RDC était le point focal de la CPI en RDC et interlocuteur privilégié des ONG droithommistes anglo-saxonnes, promouvant la Common law et la justice transitionnelle. Le président centrafricain ne pouvait pas faire autrement car le challenger du magistrat congolais, le Sénégalais Mbacke Fall, procureur général des Chambres africaines extraordinaires, qui s’était illustré dans le procès Hissen Habré, ne pouvait vaincre cette coalition en faveur du Congolais. La CPS sera-t-elle une CPI tropicalisée ? Il aura fallu treize ans pour juger, en première instance,  Jean-Pierre Bemba. Faudra-t il attendre des décennies pour les jugements des crimes commis entre 2003 et 2015 ?

 

6- Compétente pour les crimes commis jusqu’en 2015, quid des milliers de crimes commis après 2015 ?

 

Avec les coupes budgétaires annoncées par les Etats-Unis d’Amérique et la priorité donnée à l’assistance humanitaire, les coûts de fonctionnement de la CPS sont loin d’être assurés pour l’avenir. Les fortes déclarations du Procureur Muntazini-Mukimapa, drapé dans sa toge à plusieurs milliers d’euros,  devront rapidement être concrétisées par l’ouverture effective des travaux de la Cour Pénale Spéciale.

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 18:19
Lu pour vous : Pour quand la démission de Jean Yves Le Drian?

 

 

 

 

http://mondafrique.com  Par Nicolas Beau  22 juillet 2017

 

Mr chouchou des années Hollande, l'ancien patron des armées Jean Yves Le Drian, doit avaler désormais couleuvre sur couleuvre à la tête du Quai d'Orsay

 

La démission du général de Villiers a été un nouvel épisode du désenchantement de l’ancien ministre de la Défense du président Hollande. Si Jean-Yves Le Drian a salué le « grand soldat » qu’est l’ancien chef d’état-major des Armées, en revanche la nomination du général Lecointre l’a laissé de marbre.

 

Un Le Drian meurtri

 

Le Breton a peu apprécié le discours du président Macron à l’hôtel de Brienne, le 13 juillet. Il a été meurtri par les discours contre les pratiques anciennes du ministère de la Défense vis-à-vis de Bercy et, notamment, les attaques contre son ancien directeur de cabinet, Éric Lewandowski. Le premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances et celui des comptes publics sont issus du parti Les Républicains et ne sont pas réputés pour être des amis de l’ancien ministre préféré du président Hollande. Les économies demandées au ministère des Armées, qui n’est plus chargé seul de la Défense, sont aussi une stratégie visant à mettre la lumière sur les faveurs du hollandisme envers les militaires et de leur ancien ministre. Bercy tient sa revanche. Les échanges entre Darmanin et Le Drian doivent être très différents de ceux qu’avaient jadis Jean-Yves Le Drian avec Michel Sapin.

 

La revanche des diplomates

 

De même au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian mesure l’hyper présidence d’Emmanuel Macron. Les diplomates prennent aussi leur revanche sur les militaires. La politique étrangère est, plus que jamais, définie à l’Élysée avec Philippe Étienne, le conseiller diplomatique, et Franck Paris, le conseiller Afrique. Ces deux diplomates sont des spécialistes de l’Europe et de l’Afrique, aussi le ministre des Affaires étrangères se trouve souvent cantonné dans un rôle de porteur de messages.

 

Jean-Yves Drian est aussi sous la surveillance rapprochée de son dircab, Emmanuel Bonne, spécialiste du Proche et Moyen Orient qui vient du Liban où il était ambassadeur mais qui avait été aussi, jadis, un collègue apprécié d’Emmanuel Macron, à l’Élysée. Il n’est pas sûr que ce nouveau rôle ministériel convienne à l’ancien « duc de Bretagne ».

 

Entre deux

 

Sur ses terres bretonnes, Jean-Yves Le Drian a également beaucoup perdu de son aura. Son ralliement précoce au candidat Macron a déçu les socialistes bretons, légitimistes envers le président Hollande. Le Drian n’est plus des leurs, d’autant qu’il n’est plus le président du conseil régional.

 

Lâché par les socialistes, il n’est pas devenu pour autant un leader macroniste. La place est prise. Richard Ferrand tisse sa toile pour devenir le nouveau « duc de Bretagne », sans égards pour Jean-Yves Le Drian qui commence à s’interroger sur sa place dans un tel gouvernement.

 

Homme de caractère et en bon Breton, le Lorientais ne mangera pas son chapeau très longtemps.

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 18:01

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/

 

FÉCONDITÉ 

 

 

Quinze pays veulent faire descendre le taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme en 2017 à 3 d’ici 2030…

 

B.C. avec AFP  Publié le 22/07/17 à 20h16 — 

 

Les parlementaires de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad ont affirmé samedi vouloir limiter à trois le nombre d’enfants par femme afin de faire baisser de moitié, d’ici 2030, le taux de fécondité le plus élevé au monde.

 

« Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (…) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique », a déclaré le président du Parlement burkinabé, Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou.

 

Un milliard d’habitants en 2050

 

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé au monde, la population de l’espace Cédéao se situera, en 2050, autour d’un milliard d’habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les Nations unies.

 

Les propos d'Emmanuel Macron sur l'Afrique suscitent la polémique

 

« Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique qui est de l’ordre de 5 à 6 % avec un taux de fécondité située à 6 ou 7 %, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation, a martelé Salifou Diallo. Il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable. »

 

Les parlementaires devraient, dans leurs Etats respectifs, adopter des stratégies afin de « faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité grâce à l’accès universel à la planification familiale, l’augmentation du niveau d’éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la survie de l’enfant. »

 

Pour que la jeunesse ne devienne pas « une bombe »

 

De son côté, le président du Parlement du Bénin, Adrien Houngbédji, a estimé que « c’est à (nous) qu’il appartient de définir l’équilibre optimal qu’il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et l’amélioration de la qualité de vie de la population active. » Il s’agira de faire « baisser de moitié » le taux de fécondité et d'« arrimer le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance économique trop modéré », a déclaré le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza. « La jeunesse représente les deux tiers de la population. Cette jeunesse, lorsqu’elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe : elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l’immigration clandestine. »

 

Lu pour vous : Les pays d’Afrique de l’Ouest veulent limiter à trois le nombre d’enfants par femme
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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 18:01

 

 

 

 

 

Bangui, le 22 juillet 2017 – La ville de Bangassou, dans la Préfecture du Mbomou (sud-est de la Centrafrique), a été à nouveau le 21 juillet le théâtre de violences intercommunautaires et d’actes de violence commis à l’encontre de populations civiles. Un lieu de culte, la cathédrale, a également subi des vols et d’importantes déprédations. Des personnels d’une organisation caritative et certains de leurs proches ainsi que des personnes déplacées ont été séquestrés. Des maisons ont été incendiées dans le quartier environnant.

 

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi condamne fermement ces incidents « qui surviennent alors que la communauté humanitaire essaie toujours tant bien que mal de répondre aux besoins créés par l’attaque du 13 mai 2017 et dont Bangassou se remet à peine ». Des membres de groupes armés et des différentes communautés ont pris part à ces actes de violence. « Les incidents violents survenus sur le site de déplacés, dans les environs ainsi que la séquestration de civils et de travailleurs humanitaires ne sont pas acceptables et doivent être condamnés par tous », a souligné Najat Rochdi.

 

Le Coordonnateur humanitaire condamne également fermement les attaques contre les convois et installations humanitaires, le vol de biens et d’assistance destinés aux plus vulnérables et les menaces répétées contre les acteurs humanitaires dont la fréquence a sensiblement augmenté à Bangassou depuis la semaine passée. A cet égard, Najat Rochdi a insisté sur le fait que « toute attaque contre le personnel humanitaire et leurs installations constituent une violation grave du droit international ». Elle a rappelé aux parties au conflit « leurs obligations de protection des civils. Cela implique qu’elles doivent s’assurer de leur sécurité, du respect de leur intégrité physique, de leur liberté de mouvement et de leur accès sans entrave à l’assistance humanitaire ».

 

Enfin, Najat Rochdi a souhaité attirer l’attention des auteurs des violences sur le fait que « de telles violences ne sont pas de nature à encourager les investissements nécessaires pour faire face à la situation humanitaire en Centrafrique. Elles vont à contre-courant des efforts colossaux entrepris par les autorités centrafricaines et la communauté internationale qui tentent de remédier à la crise humanitaire grave qui se déroule en RCA » a-t-elle ajouté.

 

 

Ms. Yaye Nabo SENE

 

Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

Central African Republic (CAR)

Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE CONDAMNE FERMEMENT LES VIOLENCES CONTRE LES CIVILS A BANGASSOU
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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 17:56
Bureau de l'OFCA à l'issue de son Congrès
Bureau de l'OFCA à l'issue de son Congrès

 

 

source : Ministère des Affaires sociales

 

ÉLECTION DEMOCRATIQUE DU BUREAU DE L'OFCA: UN PARI GAGNE POUR LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET LE COMITE D'ORGANISATION

 

Les travaux relatifs à l’élection des membres du bureau de l’organisation des femmes centrafricaine (OFCA) ont démarré le Jeudi 20 Juillet et se sont poursuivis dans la matinée du vendredi 21 Juillet 2017. Les personnalités élues sont : 
§ Présidente : Madame RAMANDAN Marguerite 
§ 1ère Vice-Présidente : Mme OUANGO Annette 
§ 2ème Vice-Présidente : Mme YINDOUA Anne 
§ 3ème Vice-Présidente : Mme BEANAM Florence 
§ 4ème Vice-Présidente : Mme AMADJIDA née NDAYE KONGAYE Florence
§ Secrétaire Générale : Mme REDEBALE Antoinette 
§ Secrétaire Générale Adjointe : Mme OUAKA DAMBOUROU Justine Victoire 
§ 2e Secrétaire Générale : Mme LEBOUANDJI Lucienne 
§ 3e Secrétaire Générale : Mme FEIKERE Rita 
§ 4e Secrétaire Générale : Mme NDONGA Yvette 
§ Trésorière Générale : Mme OUAYERE PAWAMA Léa 
§ Trésorière Générale Adjointe : Mme DJAMANI Benjamine
§ Déléguée aux Affaires Sociales : Mme NGBOZOUA Marie Claude 
§ Déléguée aux Affaires Juridiques : KOYAMBOUNOU Jacqueline 
§ Déléguée aux affaires Culturelles : IMIDJI Jeannette 
§ Déléguée à la scolarisation des filles : MONANGA Yvette 
§ Déléguée à la cohésion sociale : SANZE Colette 
§ Déléguée à la communication : DAYO Nicole 
§ Déléguée au Protocole YOKOMO Louise

 

C’était une grande satisfaction pour la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baîkoua, qui s'est exprimée en ces termes : " C'est pour moi un réel plaisir et un soulagement de prendre la parole à l'occasion de la cérémonie de clôture des travaux du congrès de l'OFCA. Comme je vous le disais à l'ouverture de ce congrès, celui-ci se tient après plusieurs années de troubles qui ont dénaturé cette institution, qui jadis faisait la fierté des femmes centrafricaines et qui les représentait sur l'ensemble du territoire national et dans toutes les instances ".

 

La ministre Baîkoua a, par ailleurs ajouté que les nouveaux textes de bases qui régiront désormais de manière objective l’OFCA permettront aux femmes de Centrafrique de ne plus avoir à faire aux dérives connues dans le passé et leurs permettront de démontrer que les femmes centrafricaines sont mûres et responsables.

 

La réaction de la nouvelle présidente de l’OFCA Madame RAMANDAN Marguerite :

 

C’est un sentiment de joie pour l’honneur que mes sœurs m’ont faites en portant leur choix sur ma modeste personne. L’autre sentiment, c’est qu’Il y a un défi qui est là et qu’il va falloir le relever. C’est pour dire que le plus dure reste à faire.

 

Maintenant que vous êtes élue, quelle sera la première action à faire pour la relance de l’OFCA ?

 

L’OFCA vient de retrouver toute sa légitimité et donc sa lettre de noblesse à travers ce congrès.  femmes sont maintenant en ordre pour la marche vers la reconstruction nationale. Il y avait une crise, mais ce congrès a mis fin à cela. Ceux à quoi nous devons nous atteler c’est de suivre notre feuille de route, c’est-à-dire, mettre en œuvre toutes les actions que nous pouvons mener pour l’avancement de la femme centrafricaine.

 

Qu’allez-vous faire avec Marie Annick Service qui ne veut pas reconnaitre ce congrès à l’issue duquel vous venez d’être élue, présidente ?

 

Marie Annick Service, comme vous le savez, c’est une fille qui nous a beaucoup aidées en gardant la maison, OFCA. Elle n’a jamais été élue. C’est notre fille. On lui jette des fleurs parce qu’elle a gardé la maison. Elle a beaucoup de courage.

 

Comment est- elle arrivée à l’OFCA ?

 

Pour une petite histoire, il y avait un congrès en 2008 qui a élu un bureau national. Malheureusement, il y a eu des démissions en cascades et Marie Annick fait partie des femmes qui ont été coptées pour boucher les trous. Mais c’était au mépris des textes. Donc il n’y a jamais eu de légitimité par rapport à ce bureau. C’est à partir de ce moment-là que les femmes se sont levées et ont fait une déclaration pour demander qu’on aille rapidement au congrès pour légitimer notre organisation.

 

Malheureusement il y a eu beaucoup de perturbations qui ont entravé l’organisation du congrès, mais je crois que Marie Anick Service reviendra à la raison, en comprenant qu’un congrès ne se passe pas de cette manière qu’elle est en train de faire.

 

En principe quand on organise un congrès, on fait son rapport moral, financier et quand ces deux rapports sont validés, on vous donne un quitus pour vous permettre de vous présenter en tant que candidate. Ces règles n’ont pas été respectées et il y a une décision de justice qui pèse sur ce groupe-là. Cette décision de justice les condamne depuis 2016 à ne plus poser des actes au nom de l’organisation des femmes centrafricaines. Donc à travers ce congrès, on a légitimé notre organisation, mais nous allons faire une main tendue à elle et son groupe pour qu’elle nous rejoigne en revenant à la raison. On voudrait bien la remercier de nous avoir gardé la maison mais malheureusement il y a eu beaucoup de dégâts là-bas, donc il va falloir réparer tout cela parce qu’il y a une décision de la justice qui est là, et elle poursuit son travail.

 

L’Organisation des Femmes Centrafricaines est créée en 1960 par des femmes Pionnières de Centrafrique, dont la plupart ne sont plus de ce monde. Nous citerons en exemple, Mme Marie-Josèphe FRANCK, initiatrice de l’Association, cette figure de proue qui a su avoir la confiance des autres mamans telles que Mesdames Elisabeth DOMITIEN, Marie-Mathurine PAYAO, Antoinette DOUZIMA, Marthe MATONGO, Joséphine LOUEBA-MAÏDOU, Catherine LAMBAS, Cécile TETEYA, Gertrude DALLOT-BEFIO, pour ne citer que celles-là sans oublié maman Marthe NGOMBE qui, selon la nouvelle présidente, a tenu à être présente à ces assises et qui a certainement eu un contretemps.

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:10
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : 64 millions d’Euro de l’Union Européenne pour la reconstruction de la RCA

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 22 JUILLET 2017

 

 

BANGUI,  22 Juillet 2017(RJDH) —-L’Union Européenne vient de signer un montant de 64 millions d’Euros avec le gouvernement centrafricain ce vendredi 21 juillet 2017. La signature du document a lieu au Palais de la Renaissance à Bangui entre le Président de la République Faustin Archange Touadera et Stefano Manservisi, Directeur Général de la Coopération Internationale et du Développement(DEVCO), une commission européenne.

 

Dans le cadre du Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine(RCPCA), la commission européenne vient d’octroyer un montant de 64 millions d’euros à la Centrafrique. Ce fonds servira à soutenir trois secteurs notamment, la santé, l’Education de base, la réconciliation nationale, et la consolidation de l’Etat.

 

Stefano Manservisi, Directeur Général de la Coopération Internationale et du Développement(DEVCO), a indiqué qu’une partie de ces fonds sera octroyée dans quelques jours pour aider le cycle budgétaire de la RCA, « aujourd’hui nous venons de signer un appui budgétaire de 64 millions d’Euro soit 42 milliards de francs qui doit servir à consolider l’Etat c’est-à-dire à remettre les institutions et les programmes budgétaires, à soutenir les dépenses de la santé à Bangui et à l’intérieur du pays, et d’appuyer le secteur de l’éducation », a-t-il dit.

 

Il a annoncé au cours de cette signature, le décaissement immédiat d’une partie de ce montant, notamment 20 millions d’Euro soit environ 13 milliards qui selon lui, « va aider le cycle budgétaire du pays et les autres vont se suivre selon les objectifs que le gouvernement vont se doter », a-t-il ajouté.

 

Felix Mouloua, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale a souligné que l’Union Européenne en Centrafrique concrétise aujourd’hui ses promesses de Bruxelles lors de la table ronde tenue en Novembre 2016, « Suite aux promesses des bailleurs à la Centrafrique, le gouvernement s’est mobilisé pour que les salaires soient régularisés avec l’aide des partenaires. Nous voulons solliciter de l’occasion, la mobilisation de tous citoyens centrafricains pour le relèvement du pays », lance le Ministre du Plan.

 

Cette annonce intervient après celle du Fonds Monétaire International (FMI) de 15 millions de dollars, soit environ 9 milliards 420 millions de FCFA toujours dans le cadre du financement du RCPCA. Des sources de la présidence confient que le pays attend 6 milliards de Fcfa de l’Agence Française de Développement et 8 milliards de la Banque mondiale en novembre et plus de 9 milliards de FCFA après la 3e revue du FMI.

 

Le ministre centrafricain du plan, Félix Moloua avait annoncé que le pays a déjà encaissé près 940 millions de FCFA  dans le cadre du RCPCA.

 

 

 

Treize milliards de FCFA d’aide budgétaire de l’UE à la RCA

  

APA-Bangui (Centrafrique) jui 22, 2017 à 15:40 - L’Union européenne a accordé à la Centrafrique une aide budgétaire de 13 milliards de FCFA, aux termes d’un accord samedi à Bangui par le président Faustin Archange Touadéra et le directeur général du développement de la coopération de la Commission de l’Union européenne, Stéfano Manservisi, en visite dans la capitale centrafricaine.

 

Cet appui financier est destiné à l’amélioration des services de santé, de l’éducation et la réhabilitation de certaines infrastructures en Centrafrique, a expliqué le ministre de la coopération, Félix Moloua présent à la cérémonie de signature.

 

Cette aide budgétaire est la première tranche d’une aide globale d’un montant de 42 millions d’euros octroyée par l’Union européenne à la RCA depuis la table ronde des bailleurs de fonds du pays.

 

Avec cet appui, l’Union européenne se positionne comme l’un des partenaires privilégiés de la RCA, car elle avait organisé à son siège à Bruxelles, en novembre dernier, une rencontre des partenaires financiers du pays qui a abouti à une promesse financière à hauteur de 1600 milliards de FCFA pour aider au relèvement économique du pays.

 

L’UE a également mis en place un fonds dénommé « Fonds Bekou » où certains pays membres de l’Union ont mis de l’argent pour financer certains projets de développement de la RCA.

 

S’y ajoute que l’Union Européenne a une mission militaire en RCA dont le but est de former les militaires et restructurer le secteur de la sécurité en Centrafrique.

 

 

 

Centrafrique : Vers la reprise du CAPMEA après plus d’une vingtaine d’année d’inactivités

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 22 JUILLET 2017

 

BANGUI, 22 Juillet 2017(RJDH) —-Le Ministère de l’Entreprenariat a procédé au lancement officiel, du Conseil d’Administration du Centre d’Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat (CAPMEA) en Centrafrique. Ce conseil qui a suspendu ses activités depuis plus de 27 ans suite à la crise récurrente, a désormais un nouveau bureau qui promet de redynamiser le secteur des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat.

 

La crise qui a frappé la République Centrafricaine a durablement touché le secteur des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat. Ce secteur qui selon le Ministre de l’Entreprenariat Bertrand Touaboy comptait plus de 1.500 entreprises se retrouve aujourd’hui à 500 entreprises opérationnelles. C’est dans ce contexte que le ministère de l’entreprenariat a officiellement lancé le Conseil d’Administration du centre d’assistance aux PME afin de redonner le coup de pouce aux petites et moyennes entreprises en Centrafrique.

 

« Aujourd’hui, le nombre des entreprises Centrafrique varie entre 500 à 600 je voudrai parler de celles qui sont opérationnelles. Après la stabilité dans le pays, le département de l’Entreprenariat veut reprendre avec ce secteur afin de lutter contre le chômage dans le pays. Puisse qu’après la fermeture de certaines entreprises, nous connaissons pour le moment le taux de chômage très élevé », a lancé le Ministre de l’Entreprenariat.

 

Bruno Serengana, Directeur de crédit à la CBCA désigné  Président du Conseil d’Administration du centre d’assistance aux petites et moyennes entreprises et de l’artisanat promet refondre le centre, longtemps fragilisé suite à la crise, « ça fait aujourd’hui plus de 27 ans que le CAPMEA n’existe pas et les structures ont été détruites même les archives ont été vandalisés. Les administrateurs qui ont été désignés, ensemble avec eux, nous allons nous atteler à remettre le CAPMEA afin d’aider nos entreprises et PME à être compétitives sur le marché », promet-il.

 

Le Conseil d’administration du CAPMEA joue un rôle prépondérant dans la relance du secteur privé centrafricain. Après la crise, des PME centrafricaines ont des difficultés d’accès au crédit bancaire en raison notamment de l’insuffisance de formation sur le montage des dossiers, et parce qu’elles évoluent dans l’informel mais aussi disposent de peu de garantie sécurisante.

 

 

Centrafrique : Un nouveau bureau pour la relance de l’OFCA

 

 

PAR NOURA OUALOT LE 22 JUILLET 2017

 

 

BANGUI, 22 juillet 2017(RJDH)—  L’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA),  dispose enfin d’un nouveau bureau. Marguerite Ramadan est la nouvelle présidente élue avec 89 voix contre Cécile Nguéret qui a obtenu 54 voix.  

 

Marguerite Ramadan succède ainsi à  Marguerite Kofio légalement élue à la tête de l’OFCA en 2008. Ce congrès de trois jours a permis à l’OFCA de retrouver enfin sa légitimité  perdue depuis 2013. Le mandat  du nouveau bureau sera de quatre ans, renouvelable une fois.

 

Ce nouveau bureau est constitué de 21 membres dont quatre vice-présidentes, selon les nouveaux textes amendés lors de ce congrès. Ces dernières  seront affectées dans certaines préfectures pour assister leurs sœurs de provinces.

 

Les congressistes n’ont pas donné du quitus aux anciens bureaux dirigés par Marguerite Kofio et Marie-Annick Service qui assurait l’intérim. Toutes fois, « ces femmes ont unanimement tirer l’attention du nouveau bureau sur le caractère apolitique de l’OFCA, la transparence, la bonne gestion, le dialogue avec les organisations de base, la reddition des comptes, le courage et une bonne collaboration pour le meilleur devenir des femmes », comme rapporte Nadine Pingama-Modo présidente de l’organisation du congrès.

 

Marguerite Ramadan a remercié ses paires pour leur choix et appelle toutes les femmes à mutualiser leurs efforts pour la relance de leur organisation, « beaucoup d’autres défis restent à relever, ainsi seule une solidarité agissante pourra nous aider à les surmonter. J’encourage les femmes leaders de toutes les organisations féminines à se mettre en réseau pour faciliter la mobilisation des ressources nécessaires pour la mise en œuvre de nos différents projets », a-t-elle lancé.

 

« Le nouveau bureau ne saurait tarder à faire son plan d’action pour le relèvement de notre organisation. Toutes fois, nous sollicitons l’aide du gouvernement et des partenaires dans cette lourde tache. Car soutenir l’OFCA rénovée, c’est soutenir le relèvement de ce pays meurtri par des spirales des conflits armés », a ajouté Marguerite Ramadan.

 

L’Organisation des Femmes Centrafricaines a été créée en 1960 avec l’objectif principal l’émancipation de la femme. Elle a pour mission de renforcer la capacité des associations féminines à travers des formations et conseils pour une vie démocratique, économique et sociale de la nation.

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:08
Centrafrique: situation toujours très tendue à Bangassou

 

 

 

 

Par RFI Publié le 22-07-2017 Modifié le 22-07-2017 à 14:59

 

Situation très tendue à Bangassou, dans le Sud-Est de la Centrafrique après des prises d'otages entre les communautés chrétienne et musulmane hier, vendredi 21 juillet. Ces événements interviennent après la visite du coordonnateur humanitaire Stephen O'Brien, en début de semaine dans la ville.

 

Vendredi dans l'après-midi, c'est d'abord une déplacée musulmane, enceinte, qui a été kidnappée par des membres des groupes d'auto-défense qui contrôlent la ville depuis plusieurs mois. En représailles, des habitants du site du Petit séminaire où sont réfugiés environ 2.000 musulmans, à côté de la cathédrale, ont eux-mêmes empêché de sortir du séminaire des personnels de l'ONG Caritas. Après des négociations qui ont eu lieu ce samedi matin, toutes ces personnes sont désormais libres.

 

Tensions à Bangassou

 

Mais entre temps, la tension a été vive à Bangassou. Des Casques bleus du contingent marocain de la Minusca ont essuyé des tirs venant des groupes d'auto-défense.

 

Selon l'évêque de Bangassou, actuellement à Bangui, les déplacés regroupés au séminaire s'en sont pris aux biens de l'évêché voisin. Motos brûlées, voitures détruites, église pillée : autant d'actes de violences qui témoignent de la situation toujours très tendue dans la ville.

 

Avec ces nouveaux affrontements, des habitants ont pris la fuite vers le Congo voisin, rejoignant ainsi des milliers de réfugiés déjà présents de l’autre côté de la frontière après les violences de ces derniers mois.

 

De son côté, une partie de la communauté humanitaire a décidé d'interrompre de manière temporaire ses activités en relocalisant certains de ses personnels, dans l'attente d'une accalmie.

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