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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 23:06

 

 

http://mwinda.org   24 février 2015 Écrit par Moléki Nzéla

 

De quoi y perdre son lingala : on se demande encore quelle mouche de l’Alima a piqué Sassou quand, dans le dossier centrafricain, il a favorisé des négociations parallèles à Nairobi entre les deux anciens présidents centrafricains Michel Djotodia et François Bozizé.

 

On se souvient que le 17 janvier dernier, le «  bâtisseur infatigable » (surnom donné par ses partisans à Sassou) s’était, dans un communiqué, félicité des « avancées enregistrées lors des discussions de Nairobi » entre ces deux personnalités centrafricaines mais auxquelles les autorités centrafricaines ne furent même pas conviées !

 

En fait d’« avancées », il s’agissait d’un accord signé entre les anciens présidents centrafricains, lequel était censé remplacer celui signé à Brazzaville en juillet 2014. Cet accord de Nairobi prévoyait notamment la révision de la charte de la transition avec en prime la possibilité offerte à Michel Djotodia et François Bozizé de se présenter à la prochaine élection présidentielle, et de bénéficier d’une amnistie générale.

 

Catherine Samba-Panza avait, avec raison, dénoncé les manoeuvres de Sassou et y avait vu un complot fomenté par le médiateur contre la Centrafrique, d’autant que les autorités de la Transition n’avaient pas été associées à ces négociations parallèles.

 

Idris Déby le chef d'Etat tchadien, ne s’y est pas trompé d’ailleurs, qui avait déclaré lors du dernier Sommet de l’Union africaine  que ces accords était « nuls et non avenus ».

 

Isolé, vertement tancé y compris par le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Sassou a dû faire machine arrière et envoyer en urgence une délégation à Nairobi, histoire de déférer à l'ordre qui lui était donné de mettre un terme à son double jeu.

 

Message reçu cinq sur cinq puisqu'aujourd’hui c'est une « déclaration d'engagement » que les ex-présidents centrafricains s'apprêtent à signer à Nairobi. Ces derniers promettent à présent d’adhérer à l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville signé en juillet 2014 et d’appeler leurs partisans à soutenir le processus de sortie de crise. Bref ils s’engagent à rentrer dans le rang.

 

Le poto poto créé par le médiateur Sassou semble donc prendre fin, au grand soulagement des centrafricains. Une tambouille diplomatique qui se termine en eau de boudin.

Lu pour vous : Fin du poto poto de Sassou dans la médiation centrafricaine ?
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:29

 


 

Bangui, 23 février 2015 (RJDH)---Joseph Bendouga, Gaston Nguerekata, Crépin Mboligoumba et Wilibiro Sacko, tous candidats déclarés à la présidentielle ont officialisé leur rapprochement. Pour ces quatre leaders, l’objectif visé est de prendre des positions unanimes sur des questions de l’heure. Ils l'ont annoncé ce matin lors d'une conférence de presse.

 

Le président du Parti de pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), Gaston Nguerekata parle de « plate forme informelle » pour qualifier leur rapprochement. Dans les propos liminaires tenus par Wilibiro Sacko, candidat indépendant,  ce dernier a noté qu’ils ont décidé de se mettre ensemble pour que « dans la diversité, nous puissions apporter notre contribution. Nous ne pouvons pas chacun en ce qui le concerne, rester dans son coin, pour attendre les élections. Nous nous sommes rassemblés pour essayer de prendre des positions sur les questions liées aux préparatifs des élections auxquelles nous sommes candidats déclarés ».

 

Wilibiro Sacko a insisté sur l’indépendance de chacun d’eux. « Nous nous sommes réunis, c’est une réalité mais cela dans l’indépendance de chacun. Ici nous avons chacun, son programme, sa vision de la RCA », a-t-il noté.

 

Les quatre candidats ont abordé un certain nombre de question entre  autres la probabilité d’un report des élections et le scénario qui pourrait être utilisé. Pour Gaston Nguerekata, il est difficile de tenir des élections crédibles dans le délai prévu.

 

Selon le président du PARC, le peuple centrafricain veut des élections crédibles afin que le pays soit doté des autorités légitimes. « Mais à l’état actuel des choses, il est impossible que nous ayons des élections transparentes, selon le calendrier fixé même si nous avons les moyens à l’heure actuelle », a fait observer le président du PARC.

 

Sur l’avant projet de la constitution centrafricaine adopté par le CNT, Me Crépin Mboligoumba a noté que les  choses ne s’étaient pas faites dans les règles de l’art. Pour lui, « cette nouvelle loi fondamentale était montée pour écarter des Centrafricains dans la course à la magistrature suprême. Ceux qui montaient ce coup, ont ignoré que, c’est cette pratique qui a mis le pays dans la situation actuelle».

 

« S’improvisant constitutionalistes, ils ont oublié que la constitution doit entrer en vigueur qu’après les élections. Si cette constitution devrait enter en vigueur pendant la transition, on ne parlerait plus de transition, Catherine Samba-Panza ne serait plus cheffe d’Etat de transition, il y aurait plus de CNT mais d’Assemblée  Nationale. Alors, tous ces paramètres ne sont pas vus par ceux qui veulent écarter des gens à travers cette constitution », a poursuivi Me Crépin Mboligoumba.

 

C’est depuis deux semaines que ces quatre candidats à la présidentielle ont commencé à se rencontrer. C’est suite à la demande de Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) que ces rencontres ont commencé à avoir lieu./

 

Sylvestre Sokambi


 

Centrafrique/Bangui : Quatre candidats à la présidentielle se mettent ensemble
Centrafrique/Bangui : Quatre candidats à la présidentielle se mettent ensemble
Centrafrique/Bangui : Quatre candidats à la présidentielle se mettent ensemble
Centrafrique/Bangui : Quatre candidats à la présidentielle se mettent ensemble
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:24

 

 

 

Le Président de la République du Gabon, Ali Bongo a convoqué ses pairs de l’Afrique centrale pour le sommet des Chefs d’Etat et de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui se tiendra le 02 mars 2015 à Libreville.

 

Président en exercice de l’Institution sous régionale, Ali Bongo évoquera avec ses pairs, plusieurs sujets parmi lesquels, l’Accord de Partenariat Économique (APE) et l’ajustement des conditions bancaires par la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC). Cette dernière mesure vise à permettre aux banques évoluant dans la sous-région, de soutenir davantage la croissance des Etats de l’Afrique centrale.

 

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est créée le 16 mars 1994 à Ndjamena (Tchad). Son siège est basé à Bangui (République centrafricaine.) L’organisation compte six pays (Le Cameroun, le Gabon, La République de la Centrafrique, la Rd Congo, le Tchad et la Guinée Equatoriale).

 

(africatopsuccess.com)

CEMAC : le sommet des chefs d’Etat se tiendra le 02 mars à Libreville
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:55

 

 

http://www.afrik.com   mardi 24 février 2015 / par Frédéric Schneider

 

Les ex-Présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia devraient intégrer officiellement le processus de transition dans les prochains jours.

 

Alors que les deux anciens chefs d’Etat François Bozizé et Michel Djotodia avaient déclaré vouloir faire passer le processus de transition dans une troisième phase, sans le gouvernement centrafricain actuel, ils ont finalement décidé de l’intégrer. Ils devraient signer une déclaration en ce sens d’ici quelques jours, peut-on lire sur RFI.

 

« Déclaration d’engagement »

 

Les négociateurs anti-balaka et ex-séléka ont signé une « déclaration d’engagement » dans laquelle ils promettent d’adhérer à l’accord de cessation des hostilités signé en juillet 2014 à Brazzaville. Ils s’engagent à appeler leurs partisans à intégrer le processus de sortie de crise et se déclarent disponibles pour participer au Forum de Bangui et à la préparation des élections. Ils devraient signer un texte définitif en ce sens, d’ici quelques jours.

 

Entamé en toute discrétion, en décembre 2014, un accord de paix avait été signé entre les anti-balaka et les ex-séléka, renommés FPRC, le 22 janvier 2015, à Nairobi, au Kenya. Il décrétait un cessez-le-feu et une amnistie pour les signataires, dont font partie les anciens Présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia. Le gouvernement de transition de Catherine Samba-Panza ainsi que les politiques centrafricains n’avaient pas reconnu le texte et s’étaient opposés à un accord signé sans leur consentement, qui visait, selon eux, à déstabiliser le pays.

 

Lu pour vous : Centrafrique : après avoir semé le chaos, Bozizé et Djotodia appellent à l’apaisement
Lu pour vous : Centrafrique : après avoir semé le chaos, Bozizé et Djotodia appellent à l’apaisement
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:34

 


 

Bangui, 24 Février 2015 (RJDH)--- Des recommandations et besoins exprimés par la population centrafricaine sont en cours de compilation, afin d'être présentés au prochain forum de Bangui. L’atelier de restitution des activités de ces consultations populaires à la base a commencé le lundi 23 février. Jusqu’à ce mardi, les préoccupations des 10 préfectures ont été présentées par les rapporteurs des différentes localités dont ils ont sillonnées. La paix, la sécurité et la cohésion sociale, sont des points soulevés dans chaque présentation.

 

Ce mardi, c’est le tour de six préfectures de la RCA de présenter leurs préoccupations. Il s'agit des préfectures de la Nana-Mambéré, du Haut-Mbomou et de la Mambéré-Kadéï 2, de l’Ouham-Pendé, l’Ouham 1 et l’Ouham 2.

 

Le ministre de la Jeunesse et des sports Armel Ningatoloum Sayo qui avait supervisé les consultations dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, rapporté les préoccupations des habitants qui sont entre et autres, la paix, la restauration de la sécurité, le souhait du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR). La situation des enfants soldats fait partie des recommandations.

 

 « Plusieurs habitant sollicitent  la dotation et le retour en service des forces de défense et de sécurité précisément des FACA.  Le désarmement des groupes armés sur l’ensemble du territoire, le renforcement du système éducatif, la réinsertion sociaux-économiques et la réintégration de la population », tels sont les recommandations faites dans la Mambéré Kadéï.

 

Selon le Chargé de mission en matière de la réconciliation dudit département, José Messongo, il ya la volonté des centrafricains d'abandonner les armes et vivre en paix. « Les centrafricains ont beaucoup parlé, surtout sur leur vécu pendant  la crise. La population avait émis de recommandations.  A travers cette restitution, nous avons compris que le centrafricain est fatigué de cette crise, il a l’envie de vivre en paix, il veut aller de l’avant et veux redorer l’image de son pays à l’extérieur », a-t-il énuméré.

 

Même si les activités des consultations à la base prennent fin progressivement, dans le pays, la date retenue pour le Forum de Bangui n'est pas encore fixée. « Il y a beaucoup de choses à faire  avant la tenue de ce Forum. Car, le gouvernement veut que ce dialogue soit plus ou moins le dernier et donc on doit tout faire pour que ce forum réussisse », a dit José Messongo.

 

Les  consultations populaires à la base, ont  débutés le 21 Janvier dernier à l’intérieur du pays, ensuite dans les huit arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua.  Les Centrafricains vivant  au Congo Brazzaville, Congo Kinshasa, au Cameroun et au Tchad ont aussi exprimé leur besoin. Cette activité avait pris fin le 15 Février 2015./

 

Line Péguy Gondje Demba

Centrafrique/Bangui : Des rapporteurs présentent les besoins des Centrafricains, après les consultations populaires à la base
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:29

 

 

Bangui, 24 février 2015 (RJDH)---Le port et la circulation des armes en République Centrafricaine sont réglementés depuis plus d’une année, aujourd’hui par un texte dit « mesures de confiance ». Un document  signé entre les autorités centrafricaines et les responsables des forces internationales. Ce texte fixe les modalités et les cadres du port des armes par les policiers et les gendarmes à qui des missions sont confiées.

 

Le texte des « mesures de confiance » est structuré en trois annexes. La première annexe fait interdiction aux forces de l’ordre et de défense de circuler avec des armes. Dans cette première partie, le document rappelle que les ex-Séléka et les FACA doivent respectivement être cantonnés et casernés. Cette partie précise que seules la police et la gendarmerie sont autorisées à porter des armes dans l’exercice des services que le document a définis. Il s’agit entre autres de la protection des bâtiments officiels, de la sécurisation des domiciles des autorités de la transition et de l’escorte de ces dernières.

 

Les « mesures de confiance » note également que la protection des bâtiments officiels importants est assurée par les forces internationales et celle des bâtiments de moindre importante est assurée par des policiers et/ou des gendarmes centrafricains.

 

Il est fixé les modalités pratiques de l’escorte des autorités de la transition au cas où la protection de celles-ci n’est pas assurée par les forces internationales. « Dès lors ou  les escortes sont assurées par les éléments des forces autres que la force Misca, le format maximum des escortes sera comme suit : chef d’Etat de la transition : 30 garde armés/6 VHL ; Premier ministre, escorte 10 gardes armés/4 VHL ; président du CNT 10 gardes armés/4 VHL ,  généraux 2 gardes armés/1 VHL , ministre 1 garde armé/VHL et membres du CNT 1 garde armé/VHL »,  précise le texte des « mesures de confiance ».

 

 « L'armement de chacun des gardes est plus ou moins une arme de calibre inferieur à 12,7 mm avec au maximum quatre chargeurs par arme. Les grenades et explosifs sont interdits. Aucun véhicule ne doit comporter d’armement de bord », a précisé le document dont le RJDH a obtenu copie.

 

L'accès à l'aéroport Bangui M'Poko est aussi réglementé

 

La deuxième partie du texte des « mesures de confiance » fixe les conditions d’accès à l’aéroport international Bangui M'Poko. Il est interdit aux forces de l’ordre de pénétrer armées dans le périmètre de sécurité. Seule la police aéroportuaire a le droit de détenir des armes de poing.

 

 Les escortes des autorités sont réduites à l’entrée. La cheffe de l’Etat a droit à deux véhicules de sécurité, le Premier ministre un véhicule lorsqu’ils veulent entrer. Il est précisé qu’une heure avant, le responsable de sécurité doit prévenir la Sangaris en appelant sur sa ligne rouge dont le numéro a été donné dans le document.

 

La troisième partie du document présente les conditions d’accès à l’aéroport à remplir par les forces nationales autorisées à porter des armes.

 

Il est donné mandat aux forces internationales de procéder au désarmement de tout individu porteur d’arme (militaire ou non) qui ne se plie pas  aux modalités fixées dans « les mesures de confiance » « toute entorse à ces règles se traduira par la confiscation des armes soit surnuméraires soit non conformes détenues au domicile de la personne contrôlée ou de la personne en infraction », relève le  document.

 

Le texte des « mesures de confiance » a été signé pour la première fois sous le règne de Michel Djotodia. C’était le 04 décembre 2013, un jour avant l’attaque de Bangui par les Anti-Balaka. Ce document a été révisé le 19 janvier 2014  quatre jours après l’élection de Catherine Samba-Panza à la tête de la transition.

 

Cette nouvelle version sera signée au nom du gouvernement centrafricain par le ministre de la Défense de l’époque, le général de Brigade Théophile Thimangoua et les forces de la Sangaris et de la Misca représentées respectivement par le colonel Bengone Otsaga et le général Martin Tumenta./

 

Sylvestre Sokambi  

Centrafrique/Bangui : Les grandes lignes des mesures de confiance actualisées par le pouvoir Samba-Panza
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:17

 

 

 

http://afrikarabia.com   24 fév 2015  par Christophe RIGAUD

 

Un accord est en passe d’être signé entre François Bozizé et Michel Djotodia afin de respecter la fin des hostilités, signée en juillet 2014. Les deux belligérants sont-ils sincères et quelles conséquences sur le terrain ? Explications.

 

Retour à la case Brazzaville. En quelques articles négociés discrètement à Nairobi, les deux ex-présidents centrafricains, Michel Djotodia et François Bozizé affirment s’engager dans « l’accord de cessation des hostilités signés à Brazzaville en juillet 2014 ». Les deux signataires appellent ensuite « tous (leurs) partisans et sympathisants à soutenir le processus de sortie de crise résultant de l’application effective de la feuille de route de la transition ». Et expriment leur « disponibilité à participer dans l’immédiat à tous les organes et structures en charge de la préparation du Forum politique inclusif de Bangui ». Un accord qui ramène un certain consensus sur l’arrêt des hostilités entre ex-Séléka et anti-Balaka, l’accord devant être signé par Nourredine Adam pour les anciens Séléka et Joachim Kokaté pour les anti-Balaka

 

Bonne nouvelle ?

 

Le premier « vainqueur » (en apparence) de cet accord au forceps, est le président Denis Sassou Nguesso. Son hasardeuse aventure kényane ne se termine pas si mal pour le médiateur congolais. Convoquée par ses soins, sans l’aval de Bangui, de Paris et de l’ONU, la « négociation Sassou » de Nairobi avait soulevé une levée de boucliers internationale – voir notre article. Dans une première version, les belligérants imposaient une amnistie générale et l’ouverture d’une troisième transition, écartant de fait, la présidente Catherine Samba-Panza. Inacceptable, notamment pour la France. Le nouveau texte fait désormais l’impasse sur les deux articles litigieux, passés à la trappe.

 

Condamnés à signer

 

Si Sassou Nguesso sauve son honneur de « patron de la sous-région » et continue, grâce à cet accord, à tenir les cartes centrafricaines éloignés de son rival Idriss Déby… que peut-on attendre de ce texte sur le terrain ? A entendre mes interlocuteurs : pas grand chose. Pour un proche des négociateurs, Michel Djotodia et François Bozizé « ne sont pas sincères » et « ce texte n’aura aucun effet » sur l’insécurité qui prévaut encore en Centrafrique. « Personne n’y croit », me confie-t-il. « Ces deux personnes veulent revenir aux affaires et n’avaient pas d’autre choix que de signer ».  L’ex-Séléka est militairement affaiblie, sous pression de Sangaris et financièrement exsangue. François Bozizé est, quant à lui, très isolé, surestime son poids sur les anti-Balaka et croit dur comme fer à son retour aux manettes. « Boz » aurait donc signé le texte de Nairobi « uniquement pour rentrer en RCA et se présenter aux élections, qu’il est sûr de gagner ».

 

Un « deal » Bozizé-Djotodia ?

 

Ce lundi à Nairobi, un tête-à-tête Bozizé-Djotodia se tenu à 11h du matin dans un hôtel en présence (entre autres) de Jean-Francis Bozizé, Nourredine Adam et Moustapha Saboune. Les deux ex-présidents « se seraient promis de se nommer à la présidence de l’Assemblée nationale si l’un des deux arrivait au pouvoir ». Un « deal » qui en dit long sur les intentions des signataires des accords de Nairobi. De son côté, Michel Djotodia semble ne pas avoir digéré son éviction de la présidence en janvier 2014. Pour l’ex-Séléka, la « partition du pays » et « l’option fédéraliste » sont toujours d’actualité… ainsi que son retour aux affaires pour « finir les 18 mois de présidence de la transition qu’il lui restait à effectuer ».

 

Nairobi, « un mal nécessaire » selon Washington

 

A Bangui, on ne décolère pas sur ces « négociations de substitution » imposée par Sassou. Conséquences de ces « accords », qui rappelons-le, seront signés en dehors de tout cadre légal : c’est l’affaiblissement de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza et le « brouillage » du futur Forum de Bangui, prévu fin mars. La relative confusion qui entoure la signature du texte de Nairobi illustre enfin les rapports de force et les divergences de vues entre la France les Etats-unis sur le dossier centrafricain. Selon nos informations, Washington aurait soutenu les négociations de Nairobi, « un mal nécessaire ».

 

« Blanchiment politique »

 

Vu de Bangui, le possible retour de François Bozizé et Michel Djotodia est « une demande audacieuse » pour Thierry Vircoulon, responsable de l’Afrique centrale à International Crisis Group (ICG), et actuellement en mission dans la capitale centrafricaine. « Pour l’homme de la rue, ce sont eux les responsables de la crise actuelle, explique le chercheur. Ils sont tous les deux discrédités aux yeux de la plupart des gens ». Le retour aux affaires des deux ex-présidents constitue « le but ultime de Djotodia et Bozizé, qui voient cela comme une opération de blanchiment politique ». Concernant le rôle de Denis Sassou Nguesso, Thierry Vircoulon voit dans l’initiative de Nairobi, une volonté de combler l’échec de l’accord de Brazzaville. Ce bon spécialiste de la région note toutefois une mauvaise appréciation de la « dynamique du conflit » par le président congolais. Selon lui, « la Séléka est très fragmentée et ne se limite plus au FRPC, à Nourredine Adam et Djotodia. Et de nombreux anti-Balaka n’obéissent pas à Bozizé ». Une lecture de la situation qui nous a été confirmée par d’autres sources. Selon nos informations, l’accord devrait être signé en milieu de semaine en présence des présidents Kagame, Museveni, Sassou Nguesso et Kenyatta.

 

Christophe RIGAUD- Afrikarabia

 

Lu pour vous : Centrafrique : les dessous de l’accord de Nairobi
Lu pour vous : Centrafrique : les dessous de l’accord de Nairobi
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:10

 

 

 

Au Forces vives de la République Centrafrique unies

Au Bonheur au Bienfait unique de la Résistance joyeuse

de la République Centrafrique contre les Voleurs Mangeurs d’ozone

ce faisceau sur la place de Bangui uni ardent tous nos peuples

 

                   1

 

Au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir est imbibé

par l’esclavage le sien

 

                   2

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

au-delà et maintenant

 

                   3

 

ils portaient les tonsures saignantes

des porte-faix la corde au cou

quand on s’appelle Albert 1er on tranche

les mains et les pieds

 

                   4

 

maintenant il n’y a plus

de fuite possible même en avion

ma tête se sauve de l’esclavage

en ensemençant des champs de poèmes

le Royaume Bangassou à côté de moi

ce sont les nôtres les gousses des forêts

l’eau l’éléphant toute âme a droit

à l’existence quel grand espace !

maintenant à côté d’eux je me tiens

caché de l’esclavage à Bakouma

 

                   5

 

au-delà des mille ans de tonsures

saignantes chauves ils mouraient

dans les pus en portant dans leur

crâne la force de l’usufruit qu’ils

ont saigné dans l’Amérique

les Antilles les Brésil

vous avez secondé le blanc mé-

diterranéen avec son chef  blond

l’œil bleu d’un coup de pied à

débouler l’Améridien

maintenant peau rouge peau

noire vous êtes sans terre

dans les réserves des appartements loués

avec les punaises les gales puantes

sont-elles là vos Ancêtres à prier

maintenant vous mourez à fond

perdu hors de l’Afrique

avec la machinerie le blanc vous

dit tu es libre

vous mourez comme des machineries

surexploitées

le couteau que vous êtes devenus

n’a aucun regard à côté de soi de

moi les nôtres les gousses des forêts

l’eau l’éléphant toute âme a droit

qu’apportez-vous à la trace de l’existence

de l’Afrique ?

l’esclave matérialisé en fuite dans la

honte veut devenir blanc méditer-

ranéen blond aux yeux bleus

le caméléon ainsi tourné veut

devenir maître des nègres du

temps de séparation avec l’alphabé-

tisation avec toute sorte de pour-

riture entassée sous leurs tonsures

saignantes de leur crâne vipère

plate pour servir d’intermédiaire

de blanc caché qui mord la

population, tu es libre comme un Indien

dans sa réserve de poulailler chétif

j’ai déjà loué pour qq ans la

terre de tes Grands-Parents aux Pourra

magasiniers chaudes-pisses vo-

leurs de la population

 

                   6

 

au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir est inhibé

par l’esclavage le sien de coureur

 

                   7

 

À Bangui la réputation du chinois

tonneau l’estomac à ras de la langue

à sa vue le vieillard noir

je vire aussitôt à l’horizon de

nos terres de l’Oubangui-chari

le nom de Centrafrique le jeune orage

noir je vais fondre en éclairs

qui répand les chairs les os

aux points cardinaux de Centrafrique

 

                   8

 

À l’appel du Général De Gaulle

après la deuxième guerre mondiale

les petits poussins du poulailler

le vêtement sur les reins ils avaient

un pas dans le camp des blancs

ce fourre-tout dans vos cervelles

leurs croyances supérieures

gâtées maintenant sur cette terre

en quoi hé quoi ça sert l’Afrique

tes grands-mamans petit vêtement

avec une bouche un anus qui

articulent nourriture récompense

de 1950 à 2015 dans la peau

des vêtements du gouvernement

vous êtes tous des machineries

d’esclaves nègres blancs déjà morts

hors du temps de l’Afrique

 

                   9

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

au-delà et maintenant

c’est dire qu’ils ne font

rien dans leurs champs

côte à côte pour la préservation

la gloire de l’Esprit de leurs Pères

que l’Esprit juste bantou

inonde ce monde mesquin

donne-moi voici tiens !

 

                   10

 

commençons nous sommes

trois cent millions d’Africains bantous

à renouveler le monde par devoir

 

                   11

 

Le Chinois de Bangui se promène

avec une corde d’esclavagiste

contre notre Pensée le sourire

de l’aide étranger tu es libre

de voter un gouvernement d’esclavage

il veut attacher le cou de

nos terres je l’ai achetée aux Pourra

je la ferai travailler jour et nuit

pour beaucoup d’argent et pour

ce tracé de route ventre des chinois

 

                   12

 

Centrafrique, Oubangui-Chari

République Centrafrique ! au-delà

de quatre vingt ans j’ai vu des esclaves

leur peau est noire. Donne-moi

un nègre esclave tiens je prends

toutes les terres d’Afrique Centrafrique

                  

13

 

Le français les arabes les chinois

chacun cogne à son tour et ensemble

la Résistance s’est levée contre la Seleka

à chaque coup d’argent de fusil

à chaque coup de fouet et de ruse

tu es libre tu votes pour un de

ces présidents dans le camp des blancs

nous disons : et Centrafrique et l’Afrique ?

il faut nos terres entières donc nos

propres pensées nos propres mémoires

ancestrales pour le bienfait dans le

monde chétif maintenant

 

                   14

 

la Résistance tu as fait sauter tous

les coups de douleurs possibles

le général De Gaule n’a pas frappé son peuple

 

                   15

 

République Centrafrique Laka Pana

Karakare côte à côte Bouli kaba

côte à côte dans la poitrine des

côtes mâles Bikolo, vous Boudigrés

Banou, Ngao Manja, Dagba

MBaka Manja Luto Ali Banziri

Banziri Langbwassi

de l’autre côté de la danse au travail

nous sommes les contenants pleins

il n’y a plus de place que notre adresse

République Centrafrique Sango Dakpa Yakpa

Linda Issongo NDouka Sara Kara

Goula kounga Dokoa Ngao

Kreich Tangbago Sabanga vous

Vidre Biri MBinou vous les

Kaka les Zandé les Yakoma

Nzakara Ngbandi, Youlou Golo

Prembia Kpakili, Dendi nous

vous tous sans viscères cette eau

sacrée contre la soif du bourgeon

qui éclot Centrafrique nous sommes

le contenu entre le Chari et l’Ou-

bangui brûlés du Soleil d’au-

tant de siècles millénaires

 

                   16

 

aimer ce Pays ses plantes ses

oiseaux ses croissances dans le

champ de l’expertise bantou

aimer le ciel de Centrafrique

de là nos croyances accouchant

côte à côte toute chose respectée

de l’existence manger c’est rester

sur sa faim dans la danse

de l’abondance contenance de Centrafrique

Hé quoi que resterait-il à l’Indien

noir sans terre même pas les

terres de ses Pères donc de son Esprit

aimer les uns les autres côte

à côte jusqu’à la frontière du Pays

au-delà tous nous ne sommes pas

des pauvres nous tous avec les

troncs des arbres les flancs des rochers

les sommets des montagnes de

ce Pays les français nous ont cognés

les arabes nous ont frappés, les chi-

nois nous ont dit Peuple Centrafricain

pour encore mieux la corde de la chaîne

cachée dans les papilles de leur langue

au ras de leur estomac de tronc

tonneau aussitôt enchaîner le cou

de la terre mâchoire à produire jour

et nuit mère machinerie à crever

 

                   17

 

Centrafrique nous formons un nœud

qui se dénoue sous nos yeux

nous les écarquillons pour voir

la vérité en face debout résistance !

si vous traînez à Bangui vous

n’êtes pas contenu contenance ces

viscères des terres vos grands-parents

vous avez un pas dans l’esclavage

qu’ils les caméléons tendent là

cou l’esclave noir ne comprend jamais

rien de leurs pièges bonnes aides

bon vêtement contenance de nourriture

de cochon esclave

 

                   18

 

À quatre-vingt ans passés Centrafrique

ta résistance m’a libéré de l’esclavage

d’une magnitude d’un grand souffle

Afrique celui qui libère ses terres

d’une chiquenaude d’une torsion de

bras noueux voici le ciel entrer

au-dessus de nos têtes noires

ici bantou de pensées de nos

Pères noirs à côtés à toute chose

de l’existence noire

 

                   19

 

à quatre-vingt ans passés je

ne suis plus un vieillard

grisonnant l’adolescent noir

je suis maintenant ce madré

ce front têtu ses yeux noirs ce

sont maintenant ces regards les

yeux des graines libres des récoltes

il y en a des générations de frères

dans la main de la Centrafrique

ouverte de force de l’existence noire

 

                   20

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu madré à travers la Centrafrique

les jambes géantes traçant notre chemin

d’Obo à Birao de Djéma à Ndélé

vous enjambez par Markounda vers

Bossangoa Bokaranga à Dekoa vers

Bossembelé vous êtes quels vents

de quelle saison avant les routes

de guerre tracée de Damara à Krebedjé

notre chemin de résistance ne

tombe pas en déroute sous les pneus

de carcasses de fer abandonnées

Oubangui-Chari Centrafrique !

 

                   21

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu madré adolescent les

lames de tes tibias à travers les herbes

les buissons les forêts les montagnes

les fossés serais-tu un Nganza à

lunettes végétales un adolescent

tout neuf traverse le pays de Centrafrique

le Ciel de l’Oubangui-Chari s’étend

Il bénit la Tête de tous les Centrafricains

le Ciel de Centrafrique est cet œil béni

par-dessus la tête de la Centrafrique

 

                   22

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu les rencontres de la houe

des gens des champs, partout les gardiens

de ces chèvres à côté des étendues d’herbes

auprès des protecteurs des branches

mères à côté des nœuds pères

veillant dans les eaux des racines

des choses en attente de dénouement

sous le toit de paille l’éclair du

forgeron de Markounda à Obo

je m’époumonne de citer le nom

de chaque chose de chacun de nous

artisans de la résistance à chaque

pas la résistance rencontre la résistance

 

                   23

 

la résistance m’a rendu mon âme

l’Esprit de nos Pères couvre ce pays

cette terre Oubangui-Chari Centrafrique

la Résistance madrée a chassé l’esclavage

il se promène au loin avec la corde

à mettre attachée au cou des terres

l’esclavage dit je suis ton frère aidant

demandons-lui résistants depuis quand

donc ? notre liberté maintenant tu

fais quelque chose pour l’âme de notre

pays notre liberté vous nous avez

tant frappés ! elle s’est levée redressée

notre liberté n’est pas la liberté de

l’esclavagiste européen, arabe, chi-

nois, vous tous

 

                   24

 

au-delà de quatre-vingt ans le

vieillard noir tombe dans les tonsures

saignantes d’un cul de guenon

esclave de quatre-vingt-dix ans

c’est la loi Konté tu es avocat

en connaissances de cause et

moi dans la réserve de ce jardin

des abattages tout est déjà abattu

aussitôt espionnés hurleurs deux policiers

nous ont intimé l’ordre de regagner

nos quartiers des réserves s’il y a lieu

la loi des forces armes contre les punaises

des lits des jours et même des nuits

 

                   25

 

À quatre-vingt-dix ans passés

je fais un rêve de résistance : nous

vous avons vaincus avec des flèches

et des machettes notre force d’âme

nue seulement de la peau noire

du corps des pelages des écailles des écorces

des troncs des arbres des herbes le

dos roux de cette sorte de tortue de

chez nous cette eau que nous buvons

rend brave elle nous le dit : tu

attaches le cou de cette chevrette neuve

pour la vendre, donne tiens donc esclave

contre esclave, le cochon est dans la

merde y compris la sienne sans détour

pour l’engraisser il mange de plus

en plus d’appétit le ver est dans

la terre l’homme d’affaire l’estomac

à ras de sa langue enfile son

vêtement avec un trou du cul

d’ozone esclave incombable

serre tes fesses baillantes

 

                   26

 

Oubangui-Chari Centrafrique

Grand-Peuple ensemble chaque

ethnie est à sa place comme les

mûres noires toute chose s’ouvre

la forêt s’ébroue pour donner l’eau

ruisselante des fleuves fils des rivières

faudrait-il que l’esclave homme

d’affaire le cul béant à côté de

moi que me proposes-tu ? trancher

les troncs des canopées source de vie ?

Grand Peuple ensemble République

Centrafrique au-delà des mille ans

au-delà de cinq cents ans d’esclavage

comme l’adolescent moi, comme un

Nganza j’ai fait un saut fouettant

le soi-disant trou d’ozone je l’ai bouché

par-dessus la Centrafrique l’Oubangui

Chari le seul Ciel le seul Dieu

Le seul regard universel

 

                   27

 

au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir les ronces tordues

de ses jarrets tantôt je me tiens

à gobongo c’est-à-dire à Ouango

à Kouango ce ruisselet fort de

Birao serpent de NDelé petite rivière

tu désaltères tant avant le Mbomou

tu en fais des détours l’Oubangui s’y reconnaît

l’Esprit Ba Li partout l’accouchement

des récoltes des regards se parlent

ces Centrafricains esquissent des sauts

périlleux des danses de la Résistance

je m’assieds à l’ombre d’un village

n’importe qui est-il lequel chez nous ?

 

                   28

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

à Ouidah au Benin l’acheteur

blanc arabe c’est aussi le vendeur

 

                   29

 

le fer sur la bouche de sa chose

le Seleka ainsi épouse une fillette

de cinq ans pour sa chose légale

dévaliser légalement librement

 

                   30

 

la liberté du regard du cochon

dans sa cage de fer vêtement

de nourriture frère je ne peux

rien faire à quoi ça sert cette

existence de la mer de l’air

les plus grands bateaux déversent

l’eau de l’usifruit sur l’autre rive

un jour on les a mis tant ensemble

les poulets les vaches l’une dans l’autre

la goutte d’eau pure dans l’impure

le bois d’okoumé abattu de l’argent

la diarrhée disenterie dégouline

automatique de son vêtement

de corps

 

                   31

 

au-delà de ce que l’Esprit se

lève du chaos des millions de siècles

je suis Gbasaragba joyeux calme aux

armements de fer le long des bras  

sursaut de Nganza la Résistance joyeuse

je suis verte svelte à côté de vous

 

                   32

 

de l’autre rive laquelle vous avez

conduit vous-mêmes les vendus

les vendeurs la bouche dans le fer

du vêtement de terre ample le

cochon mange le cochon de vache

son regard dans le trou du cul

de l’ozone un nom inconnu de

nouvelle nourriture vous-mêmes

 

33

 

à côté de l’au-delà adolescent

Gbasaragba verte Résistance

J’ai vu tant d’esclavage ample

Gonflé à éclater vêtement seul

Seulement

 

 

                   13 janvier 2015

 

                   Bamboté Makombo

 

 

 

 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:08

 

 

24/02/15 (AFP)

 

Les violences en République de Centrafrique ont obligé des dizaines de milliers de personnes à fuir depuis le début de l'année pour échapper aux tueries, aux viols et aux pillages, a indiqué mardi le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

 

Quelque 30.000 personnes ont fui leur domicile et ont cherché refuge ailleurs dans le pays depuis le début de l'année, et plus de 20.000 se sont réfugiées en République démocratique du Congo voisine depuis décembre, a indiqué à Genève une porte parole du HCR, Mme Karin de Grujil.

 

"C'est l'anarchie la plus totale et la population se trouve prise au milieu', a souligné Mme de Grujil.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka essentiellement musulmans.

 

Les dernières violences sont liées aux mouvements saisonniers de bétail et elles opposent les éleveurs, les fermiers locaux et les anti-balaka, a expliqué la porte parole du HCR.

 

"Les populations locales se retrouvent au milieu de ces violences et voient leurs maisons brulées, ce qui ne leur laisse pas d'autres choix que de fuir car s'ils restent ils risquent d'être torturés ou tués et les femmes d'être violées", a précisé la porte-parole.

 

Au total quelques 873.000 personnes ont été déplacées par les violences en Centrafrique, en majorité depuis le paroxysme de la crise en décembre 2013, dont près de la moitié se sont réfugiées dans les pays voisins, le Tchad, le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Congo, selon le HCR.

Centrafrique : des dizaines de milliers de nouveaux déplacés et réfugiés (HCR)
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:06

 

 

24/02/15 (AFP)

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé mardi un appel de fonds d'un milliard de dollars à la communauté internationale pour une aide humanitaire en faveur de 4 pays considérés comme une urgence absolue : la Syrie, la République centrafricaine, l'Irak et le Soudan du Sud.

 

Cet appel a été lancé à l'issue d'une réunion à Genève à l'OMS, réunissant plus de 50 pays donateurs, ainsi que les secteurs santé des organisations humanitaires.

 

Sur le milliard réclamé, 322,7 millions sont demandés par l'OMS elle même, qui entend venir en aide à plus de 21 millions de personnes dans ces 4 pays, des femmes et des enfants en majorité. Le reste des fonds est destiné au secteur santé des autres agences onusiennes.

 

Selon le Dr Bruce Aylward, responsable des opérations d'urgence à l'OMS, le monde fait face "à un nombre sans précédents d'urgences humanitaires".

 

Plus de la moitié des fonds réclamés sont destinés à la Syrie, soit 687 millions de dollars, dont 157 millions pour l'OMS.

 

12,2 millions de personnes ont besoin d'un soutien médical, dans ce pays déchiré depuis plus de 3 ans par une guerre civile.

 

Selon le Dr Elizabeth Hoff, représentante de l'OMS en Syrie, des maladies comme l'hépatite A et le typhus sont en recrudescence en Syrie du fait du manque d'eau potable.

 

218,7 millions USD de cet appel sont destinés à l'Irak, dont 134 millions USD pour l'OMS.

 

5,2 millions de personnes ont besoin d'un soutien humanitaire en Irak, qui accueille aussi plus de 235.000 réfugiés syriens.

 

L'année dernière, un appel de fonds de 314 millions USD avait été lancé pour l'Irak, mais seulement 90 millions USD ont été versés par la communauté internationale.

 

Pour le Soudan du Sud, ravagé par une crise intérieure depuis un an, l'appel de fonds s'élève à 90 millions USD, dont 16,7 millions pour l'OMS.

 

3,35 millions de personnes dans ce pays ont besoin d'une aide humanitaire.

 

Enfin, en République centrafricaine, l'appel de fonds est estimé à 48 millions de dollars pour venir en aide à 1,47 million de personnes.

OMS : appel de fonds d'un milliard de dollars pour venir en aide à 4 pays
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