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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 00:51

 

 

© AFP

 

http://m.france24.com   21/01/2015     par Charlotte BOITIAUX

 

Après le rapt de deux humanitaires, dont une Française, à Bangui, le frère d’un célèbre journaliste centrafricain, Pacôme Pabandji, a lui aussi été enlevé, lundi. Les rapts se multiplient en Centrafrique depuis l’arrestation d’un chef anti-balaka.

 

"Tout s’est déroulé lundi [19 janvier] vers 9 h du matin. Steve allait au lycée. Des hommes armés se sont approchés et lui ont demandé de les suivre. Steve a résisté, mais il s’est pris des coups de crosse", raconte le célèbre journaliste Pacôme Pabandji, le frère de Steve, contacté par France 24. Depuis, il n’a reçu aucune revendication, aucun appel. "C’est pour ça que nous communiquons aujourd’hui", précise-t-il.

 

La famille Pabandji est "extrêmement inquiète". Et pour cause, Steve, âgé de 26 ans, étudiant en anthropologie, a été enlevé dans le quartier de Fouh, dans le 4e arrondissement de Bangui, une zone "contrôlée par les anti-balaka", précise Guy-Jocelyn, le frère aîné de Steve. C’est dans cette même zone qu’une humanitaire française et qu’un employé d’une ONG, dont la nationalité n’a pas été précisée, ont été kidnappés, le même jour. C’est aussi non loin de là, sur l’axe reliant l’aéroport au centre-ville, qu’une employée irakienne de la Minusca a été enlevée, mardi 20 janvier, avant d’être relâchée le soir même.

 

"Nous étudions toutes les pistes"

 

Cette série d’enlèvements survient alors qu’un puissant chef des milices anti-balaka, Rodrigue Ngaïbona, surnommé le "général Andjilo", a été arrêté dimanche par la Minusca, la force de l’ONU. Ce général est notamment accusé d’avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui.

 

Suite à cette arrestation, des centaines de miliciens anti-balaka avaient manifesté leur mécontentement à Bangui, notamment dans le nord-est de la capitale, et tenté d’enlever plusieurs personnes. Selon une source proche du dossier, le rapt des deux humanitaires aurait été mené par des anti-balaka en guise de représailles – bien qu’il n’y ait eu à ce jour aucune revendication formellement formulée.

 

On pensait aussi, jusqu’à présent, que seuls les expatriés intéressaient les ravisseurs. Apparemment non. "Je ne sais pas si les milices anti-balaka sont impliquées dans le rapt de Steve. Peut-être… Nous étudions toutes les pistes", explique Guy-Jocelyn qui redoute surtout que "la renommée" de la famille soit à l’origine de l’enlèvement.

 

"Ce n’est pas la première fois que certaines personnes cherchent à nous atteindre"

 

Pacôme Pabandji est en effet un journaliste centrafricain de 23 ans, très réputé dans le pays et qui a remporté en novembre 2014 le prestigieux prix Rory Peck, une distinction reconnue dans le monde entier qui récompense les meilleurs journalistes reporters d'images (JRI) pigistes. Didier Pabandji, le cadet de la famille, est chargé de mission au ministère de la Communication, Franklin, un autre membre de la fratrie, travaille au bureau des Nations unies à Bangui. "Nous avons beaucoup de soucis, ce n’est pas la première fois que certaines personnes cherchent à nous atteindre, précise Guy-Jocelyn. Je ne suis donc pas vraiment étonné de l’enlèvement de Steve."

 

Pacôme a lui-même été victime d’une agression à la mi-décembre. "Je me demande si c’est à cause de moi, ce qui arrive à Steve, s’interroge-t-il. J’ai prévenu l’ambassade de France à Bangui. Une conseillère m’a dit qu’elle allait nous aider, alerter les forces de Sangaris [la mission de l’armée française en Centrafrique]."

 

Les anti-balaka sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.

Recrudescence des enlèvements dans un Bangui sous tension
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Centrafrique-Presse.com
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 00:33

 

 

Relatif aux réunions de Nairobi et les préparatifs du forum de Bangui

 

La Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice s’étonne des démarches unilatérales et inopportunes dites de réconciliation en son nom à Nairobi (Kenya) et étrangement soutenues par la Médiation Congolaise. Ces démarches ont vu uniquement la présence de ceux qui ont trahi non seulement les combattants, mais aussi les objectifs républicains de la Séléka.

 

C’est ainsi que la Séléka informe donc l’opinion publique nationale et internationale qu’elle rejette en bloc toute entente secrète dont elle ignore le bien fondé, et que les réunions de Nairobi n’engagent en rien la Séléka dans tous ses démembrements militaires et politiques.

 

La Séléka dénonce aussi bien la Médiation du Congo que le Comité préparatoire du Forum de Bangui pour faute de transparence, de partialité et donc de capacité à conduire un meilleur processus de paix dans l’intérêt du Peuple Centrafricain.

 

La Séléka demande à la CEEAC la désignation d’une NOUVELLE MEDIATION NEUTRE qui pourra accompagner la suite du Forum de Brazzaville en vue d’aider la République Centrafricaine à renouer définitivement avec la paix au delà de tout agenda politique inavoué.

 

La Séléka demande à la Communauté internationale de continuer à appuyer le processus électoral du pays par l’implication de toutes les sensibilités Nationales dans un esprit de réconciliation nationale, avec le retour assisté des compatriotes déplacés et réfugiés, ainsi que des perspectives claires de justice et de dédommagement.

 

Fait le 20 janvier 2015

 

Pour la Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice,

 

Général Mohamed-Moussa DHAFFANE,

 

Chef de Délégation au Forum de Brazzaville,

 

Ancien Ministre d’Etat

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 01/01/15 de Séléka rénovée
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 01/01/15 de Séléka rénovée
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Centrafrique-Presse.com
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 23:56

 

 

21 janvier 2015

 

Dominic Ongwen, l’un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise de la LRA qui s’est rendu début janvier, est arrivé pendant la nuit au centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a-t-on appris mercredi auprès de la Cour.

 

« Dominic Ongwen est arrivé au quartier pénitentiaire de la CPI à 01H55 (00H55 GMT) », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la Cour, Fadi El Abdallah.

 

L’avion le transportant avait décollé mardi vers 17H00 GMT de Centrafrique. Dominic Ongwen, qui avait été remis samedi aux mains de la CPI, était accompagné par une délégation de la Cour, basée à La Haye.

 

Dominic Ongwen s’était rendu début janvier en Centrafrique, portant un coup sévère à l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) commandée par Joseph Kony qui a semé la terreur pendant une trentaine d’années dans plusieurs pays d’Afrique centrale.

 

Il était recherché depuis près de dix ans par la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Les Etats-Unis offraient cinq millions de dollars pour sa capture.

 

Après son arrivée, M. Ongwen doit effectuer une visite médicale. Il devra ensuite comparaître, le plus tôt possible, devant les juges en la présence d’un avocat de la défense.

 

La date de cette audience doit encore être fixée, a précisé M. El Abdallah mercredi. Elle est destinée à confirmer l’identité du suspect, vérifier la langue utilisée pour les procédures et à l’informer des charges retenues à son encontre.

 

Créée aux alentours de 1987, la LRA opérait alors dans le nord de l’Ouganda, où elle a multiplié les exactions – enlèvements d’enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils. Elle en a été chassée au milieu des années 2000 par l’armée ougandaise, avant de s’éparpiller dans les forêts équatoriales des pays alentour, dont la Centrafrique.

 

Dominic Ongwen est lui-même un ancien enfant soldat.

 

Selon l’ONU, la rébellion a, depuis sa création, tué plus de 100.000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60.000 enfants.

 

Joseph Kony reste le dernier dirigeant de la milice toujours en liberté, selon l’armée ougandaise. La LRA ne compterait plus que 150 hommes environ.

 

 

 « Il faut que tous les leaders de la LRA soient amenés devant la justice »

 

Par RFI 21-01-2015 à 23:02

 

Dominic Ongwen a été transféré par avion, dans la nuit de mardi à ce mercredi 21 janvier, à la Cour Pénale Internationale (CPI), à La Haye, aux Pays-Bas. L'homme est l'un des plus hauts responsables du groupe rebelle ougandais LRA, l'Armée de Résistance du Seigneur. Il est accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il s'était rendu, début janvier, dans l'est de la Centrafrique. L'homme était recherché depuis dix ans. L'audience de comparution initiale de Dominic Ongwen aura lieu lundi prochain, le 26 janvier. Pascal Turlan, conseiller au bureau du procureur de la CPI, est l’Invité d’Afrique soir de RFI. Pour lui, c'est une étape très importante dans la lutte contre la LRA qui est en train de se dérouler.

 

« Nous espérons, d’une part, que cela permettra de maintenir le consensus sur l’importance d’arrêter de tels criminels qui sont en fuite depuis de très nombreuses années et puis, par ailleurs, nous espérons aussi que cela envoie un signal aux membres de l’Armée de Résistance du Seigneur. »

 

Pascal Turlan Conseiller au Bureau du procureur de la Cour pénale internationale. 21/01/2015 - par Sébastien Nemeth

CPI: Dominic Ongwen, un chef de la rébellion ougandaise, arrivé à la prison de La Haye
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Centrafrique-Presse.com
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 23:53

 

 

http://www.la-croix.com/   21/1/15 - 17 H 48

 

Armand Priest n’a plus de nouvelles de sa femme depuis qu’elle a été enlevée lundi par un groupe d’anti-balaka en Centrafrique.

 

Dans un entretien exclusif accordé à La Croix, il évoque son épouse, la Centrafrique et leur engagement pour le développement de ce pays.

 

Armand Priest, 66 ans, l’époux de Claudia Priest, l’humanitaire française enlevée lundi par un groupe d’Anti-Balaka en Centrafrique lundi, devait chercher son épouse à l’aéroport Charles de Gaulle, mercredi matin.

 

Au lieu de cela, il doit attendre et faire confiance. Il n’a pas le choix. Attendre des nouvelles, faire confiance aux négociateurs. « C’est très, très difficile, confiait-il à La Croix, mercredi 21 janvier en début d’après – midi. On ne connaît pas l’issue, on ne connaît pas le délai. Les minutes sont très longues ».

 

Enlevée par hasard ?

 

Des nouvelles, il n’en a pas. Il sait juste que sa femme a été enlevée lundi 19 janvier avec un ami frère spiritain en sortant de Bangui alors qu’ils allaient apporter des médicaments et du matériel médical, « dont deux tables d’accouchement » précise-t-il, au dispensaire d’un village que son association Imohoro soutient.

 

« Je pense qu’elle a été enlevée par hasard. Elle s’est trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais je n’ai aucun élément pour pourvoir l’affirmer. Je ne sais rien de ce qui s’est passé », dit-il.

 

Et de l’état d’avancement des négociations, conduites par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga ? « Je n’en sais rien. Je n’arrive pas à joindre Mgr Dieudonné Nzapalainga. Le seul avec qui je suis en contact, c’est l’ambassadeur de France à Bangui. Je lui fais entièrement confiance », explique-t-il.

 

Claudia Priest n’avait pas peur

 

Éducatrice spécialisée de formation, Claudia Priest était arrivée en Centrafrique le 6 janvier, pour une mission de deux semaines. C’était la première fois depuis décembre 2012, depuis le soulèvement de la Seleka contre le gouvernement de François Bozizé, qu’elle retournait en RCA : « Elle y allait pour préparer des projets, rencontrer l’administration, relancer nos activités ».

 

Pendant son dernier séjour, avait-elle eu peur ? « Non, répond Armand Priest. La semaine dernière, elle avait été arrêtée à deux reprises par des anti-balaka. Ils l’avaient finalement laissée passer. Vous savez, depuis que l’on va en RCA, on a pris l’habitude des coupeurs de routes. Cela ne nous impressionne guère. »

 

Un engagement sobre et sincère

 

La Centrafrique, pour ce couple de retraités (deux enfants, cinq petits-enfants) originaires de la Côte-d’Or et résidant en Saône et Loire, c’est un coup de cœur et un engagement, sincère, sans détour, simple et courageux, qui s’est traduit par la création de l’association Imohoro.

 

« Nous l’avons fondée en 2005, au retour d’un voyage en Centrafrique. Nous avons été retournés par ce pays, par la gentillesse des Centrafricains et par leurs conditions de vie. Nous ne pouvions pas rester les bras croisés. Alors nous avons décidé de les aider à notre mesure. »

 

Ingénieur en bâtiment, Armand Priest a voulu mettre son savoir-faire au service du développement de ce pays : construire des écoles, des dispensaires et des puits. Une vingtaine de personnes gravitent autour de l’association : des ingénieurs, des médecins, opticiens, des dentistes, des pharmaciens…

 

« En 2005, l’école du village d’Imohoro était sous paillote. Aujourd’hui, le village est équipé d’une école en dur qui accueille 250 enfants. Nous l’avons construite avec un budget de 13 000 €, là où d’autres auront besoin de 70 000 €. Nous ne sommes que des bénévoles. Nous partons à nos frais. Voilà ce que nous faisons en Centrafrique. »

 

Double nationalité

 

À Bangui, les époux Priest ne descendent pas dans un grand hôtel : « Nous allons au centre d’accueil missionnaire à côté de la cathédrale : une cellule, une moustiquaire, un ventilateur et une douche. Nous avons notre confort en France, on peut faire un effort en Afrique. »

 

Ils aiment tellement ce pays qu’ils ont essayé, il y a 5 ans, d’obtenir la double nationalité : « Pour le moment, notre démarche n’a pas abouti, mais nous ne désespérons pas. »

 

Le dernier coup de fil

 

Lorsque l’un est en mission en Centrafrique, ce couple très uni se parle au téléphone tous les soirs. Leur dernier échange, pour l’heure, date de dimanche 18 janvier, vers 17 heures : « Elle m’a dit, se souvient Armand Priest, qu’elle s’était reposée dans la journée parce qu’il faisait très chaud. Mais qu’elle comptait, le lendemain, monter une dernière fois à Imohoro déposer des médicaments avant son départ. C’est tout. »

 

LAURENT LARCHER

Lu pour vous : Claudia Priest, un engagement pour la Centrafrique
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 22:00

 

 

Après des enlèvements opérés par les éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye MISKINE en novembre dernier, la population de Bangui apprend encore avec étonnement et indignation d’autres enlèvements par les éléments Anti-Balaka dans la capitale depuis 48 heures, suite à l’arrestation de Rodrigue GAÏBONA alias ANDILO, auteur de nombreux crimes et assassinats odieux contre la population, de coups et blessures volontaires, de séquestration, d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes et munitions de guerre, d’incendies de maisons, d’assassinat d’un officier pakistanais de la Force Internationale, de pillages et de rackets, de viols, de crimes contre l’humanité, de rébellion et complicité, de troubles graves à l’ordre public et de tentatives de déstabilisation de la Transition, toutes peines passibles de poursuite devant les tribunaux nationaux et la Cour Pénale Internationale.

 

Devant ce qui apparaît désormais comme le nouveau mode opératoire de certains groupes politico-militaires de satisfaire leurs revendications, le Gouvernement de la République tient à communiquer ce qui suit à toute la population Centrafricaine et aux détenteurs des otages.

 

  1. L’arrestation et la détention de ANDILO attestent de la volonté des Autorités judiciaires de notre pays de prendre leur responsabilité devant les criminels et grands bandits qui ont terrorisé et terrorisent encore de paisibles citoyens. Elles confirment la ferme détermination de la Présidente de la République, Chef de l’Etat de la Transition de lutter farouchement contre l’impunité dans notre pays. Par conséquent, cette arrestation ne peut constituer un alibi pour des actes inadmissibles et injustifiés qui exposent leurs auteurs et leurs complices aux lois de la République.
  2.  
  3. Le Gouvernement de la République condamne avec la dernière rigueur les enlèvements de sujets étrangers (une française et une iranienne) dans l’exercice de leur fonction d’assistance aux populations Centrafricaines. Il demande aux auteurs de ces actes crapuleux et irresponsables de relâcher immédiatement ces personnes innocentes qui ne peuvent être des monnaies de change. Le Gouvernement tient personnellement responsable le coordonnateur national des Anti-Balaka, Patrice Edouard NGAÏSSONA de tout ce qui peut arriver de grave aux personnes prises en otages.
  4.  
  5.    Le Gouvernement de la République profite de cette occasion pour rendre publiques des informations concordantes sur un plan de déstabilisation de la Transition actuelle ourdi depuis Nairobi et de sabotage des consultations à la base qui devaient permettre aux populations de s’exprimer ouvertement sur toutes les souffrances qu’elles ont endurées dans cette période de crise. Il prévient leurs commanditaires que les Autorités de la Transition ne resteront pas les bras croisés devant ce énième complot contre le peuple Centrafricain et ses dirigeants.
  6.  
  7. Le processus de sortie définitive de la crise en République Centrafricaine avec l’appui des forces internationales de maintien de la paix est bel et bien engagé avec les consultations à la base qui se mettent en place, l’organisation imminente du forum national de Bangui et in fine des élections présidentielles et législatives. Aucune  entrave à ce processus ne sera tolérée et toutes les mesures seront prises pour faire échouer le plan machiavélique des ennemis de la paix en Centrafrique.
  8.  
  9. Le Gouvernement de la République en appelle au calme et à la vigilance au sein de la population pour que tous les fauteurs de troubles soient mis hors d’état de nuire.    

 

Fait à Bangui, le 20 janvier 2015

 

Pour le Gouvernement de la Transition

 

Le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration

 

 

Nicaise KARNOU-SAMEDI

Communiqué de presse du ministre de la sécurité publique
Communiqué de presse du ministre de la sécurité publique
Communiqué de presse du ministre de la sécurité publique
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:52

 

 

Une humanitaire française travaillant  pour l’ONG médicale catholique Codis (Coordination diocésaine de la santé), et un religieux centrafricain ont été kidnappés ce lundi 19 janvier 2015 à Bangui, la capitale centrafricaine. Agée de 67 ans, l’humanitaire Claudia P. effectuait une mission en matière de santé et d’éducation.  C’est la première fois qu’une ressortissante française est prise en otage en RCA, depuis le déclenchement de la crise en 2013. Moins de 24 heures après le kidnapping de ces deux personnes, l’Onu a affirmé qu’un de ses employés sur le terrain, a, lui aussi, subi les foudres d’individus armés non identifiés. Ces enlèvements surviennent alors qu’un puissant chef des milices anti-Balaka, Rodrigue  Ngaibona, surnommé le général  Andjilo, a été arrêté dimanche par la Minusca, la force de l’ONU déployée en RCA. Ce dernier, recherché par la Justice, est accusé d’avoir commis de nombreuses exactions dans la capitale centrafricaine.  Visiblement, on est face à des actions de représailles, puisque les ravisseurs réclament la libération de Rodrigue  Ngaibona, en échange de celle des otages. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les maîtres de la violence que sont les anti-Balaka et la Séléka constituent toujours un véritable danger pour la paix en RCA.

 

Les prises d’otages  montrent   que  le problème sécuritaire reste un défi majeur en Centrafrique

 

Jusqu’à l’heure où nous tracions ces lignes, les anti-Balaka n’avaient fait aucun commentaire sur le rapt, se contentant  de dire qu’ils sont en train de négocier la libération de l’humanitaire française. En tout état de cause, ces prises d’otages  montrent à souhait que  le problème sécuritaire reste, en Centrafrique, un défi majeur que Catherine Samba-Panza et son équipe se doivent de relever au plus vite. Cette situation est révoltante. Elle l’est d’autant plus que les géniteurs (Djotodia et Bozizé) des monstres Séléka et anti-Balaka  qui  mettent à mal la cohésion sociale dans leur pays, sont en pourparlers en ce moment même à Nairobi au Kenya. De ce point de vue, il urge que ces deux personnages soient mis à contribution au cours de ces pourparlers, pour la restauration de la paix dans leur pays. Ils pourraient par exemple commencer par lancer un message d’apaisement aux jeunes désœuvrés centrafricains. Car, derrière ces individus armés non identifiés à la base de ces rapts, peuvent bien se cacher des jeunes victimes du fléau du chômage.

 

La tenue des pourparlers de Nairobi qui s’annoncent cruciaux pour l’avenir de la Centrafrique, doit aussi être l’occasion d’interpeller tous ceux qui rament à contre-courant des initiatives de  paix pour sortir les Centrafricains de l’impasse. Aussi, pour une paix définitive dans ce pays, faudrait-il qu’à l’issue de ces pourparlers, des décisions courageuses soient prises. Pourquoi ne pas remettre au goût du jour, la question de la dissolution des milices qui sèment la mort et la désolation dans le pays ? Cela pourrait permettre l’avènement d’une armée nationale, pour peu qu’elle soit au-dessus de toutes considérations ethniques et religieuses. Autrement, ces milices  continueront de détenir des armes par devers elles, pour le malheur de la Centrafrique qui restera alors toujours une zone de non-droit, sous la pression maléfique des groupes armés.

 

Seydou TRAORE  

Lu pour vous : RAPT D’HUMANITAIRES EN RCA : Tant que la Séléka et les Anti –Balaka ne seront pas désarmés…
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 13:43

 

 

Par RFI 21-01-2015 à 08:05

 

Alors que l'employée de l'Onu kidnappée mardi matin à Bangui par des hommes en armes a été libérée au terme d'une journée de tractations, les proches d'un chef anti-balaka arrêté samedi détiennent toujours une Française, Claudia et un père centrafricain, kidnappés lundi matin. Les négociations menées par l'archevêque de Bangui n'ont pas encore abouti.

 

L'archevêque de Bangui, monseigneur Nzapalainga a passé la nuit dehors dans les rues du quartier de Boy Rabe, là où sont détenus le père Gustav et l'humanitaire française Claudia. Il entendait ainsi marquer les esprits et montrer à tous sa détermination à obtenir une fin heureuse à cette prise d'otage.

 

Durant la journée de mardi, l'archevêque a tenu trois réunions avec des représentants anti-balaka mandatés par les ravisseurs. Selon lui, ces derniers étaient nettement moins nerveux que la veille. Ils lui ont même promis que les choses s'arrangeraient mercredi. Cependant monseigneur Nzapalainga n'en tire aucune conclusion car les négociations sont dans l'impasse.

 

Créer une dynamique pour la libération de Claudia et Gustave

 

Les ravisseurs continuent de réclamer la libération du général Andilo, un chef anti-balaka mais un responsable sécuritaire centrafricain a expliqué aux négociateurs que cette condition n'était pas acceptable. « Les interlocuteurs en face de nous et ceux qui détiennent les otages ne sont pas les mêmes, expliquait hier soir à RFI monseigneur Nzapalainga. Vous voyez bien que nous travaillons avec ceux qui sont à notre portée et depuis hier et aujourd’hui, nous avons mesuré l’évolution… Aujourd’hui on voit le climat qui change et nous espérons que eux aussi pourront apporter ce changement de climat auprès des ravisseurs, pour que eux aussi entrent dans la dynamique afin que Claudia et Gustave soient libérés. »

 

L'archevêque de Bangui a pu aussi s'entretenir au téléphone avec les deux otages. Claudia, 65 ans, s'est plaint de ses conditions de détention, de sa fatigue et de l'absence manque d'eau potable précisait monseigneur Nzapalainga. Elle a demandé et obtenu qu'on lui apporte ses médicaments. « Le paquet de médicament a été envoyé » précise l'homme d'église.

 

 

Centrafrique : la France a fait passer des médicaments et des couvertures à l'otage

 

Selon le ministre des Affaires étrangères, l'archevêque de Bangui mène toujours les discussions.

 

http://www.rtl.fr    par Romain Renner , Jean-Michel Aphatie 21/01/2015 à 11:18

 

Claudia Priest, 67 ans, est actuellement détenue par les milices anti-balaka en République centrafricaine. "Il y a des discussions avec l'archevêque de Bangui, assure Laurent Fabius. Nous lui avons fait passer des médicaments et des couvertures".

Le ministre des Affaires étrangères assure que "tout le monde est mobilisé" et espère "parvenir à un bon résultat". Originaire de la région d’Epinac (Saône-et-Loire), Claudia a été enlevée en compagnie de l'un de ses employés, centrafricain, le 19 janvier. Ils se trouvaient alors à bord d'un 4x4 qui transportait des médicaments, braqué par un groupe de quatre hommes armés de Kalachnikov.


Claudia Priest est une humanitaire à la tête d'une association qu'elle a créée avec son mari, Armand, afin de venir en aide aux populations de la République centrafricaine. C'est après s'être liée d'amitié avec un basketteur originaire de ce pays d'Afrique centrale que le couple a décidé de se lancer dans ce projet. L'association s'appelle Imoholo, du nom du principal village auquel elle vient en aide.

 

Otages en RCA: la médiation de mgr Nzapalainga n'a pas encore abouti
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Centrafrique-Presse.com
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:28

 

 

http://www.radiondekeluka.org  mardi 20 janvier 2015 08:38

 

Les miliciens Antibalaka ont kidnappé deux humanitaires ce 19 janvier à Bangui en représailles à l’arrestation de leur chef Rodrigue Ngaïbona autoproclamé général Andilo, arrêté samedi dernier par les forces internationales dans le nord de la Centrafrique. Les deux otages, un personnel local et une expatriée de nationalité française (67 ans) en mission à Bangui, travaillent pour le compte de l'ONG médicale catholique Coordination diocésaine de la santé (CODIS). L’enlèvement a eu lieu aux environs de 8 heures (7 heures TU) au quartier Foûh dans le 4e arrondissement.
 
Les humanitaires étaient trois à bord de leur véhicule, une Hilux 4x4 en provenance de Damara (Ombella M'Poko) où ils s'étaient rendus en mission sanitaire. Selon le chauffeur du véhicule, un religieux relaxé après être dépouillé de tout ce qu’il possédait dont son téléphone portable, ses documents bancaires et une somme d'argent, ils ont été arrêtés par un groupe de quatre Antibalaka armés de Kalachnikov.

Le véhicule, transportant des médicaments, des kits médicaux, des effets personnels, et les deux personnes, dont la sexagénaire française, ont pris la direction du quartier Boy-Rabe, quartier général du mouvement Antibalaka.


L’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, les autorités locales du 4e arrondissement et certains responsables du mouvement Antibalaka, multiplient les médiations afin d’obtenir la libération des otages.


Un responsable du mouvement, joint lundi au téléphone à 17 heures (16 heures TU) a rassuré que la cachette des ravisseurs a été repérée et, qu’une équipe a été envoyée pour ramener les otages.


Le pouvoir de Bangui de son côté ne s'est pas encore prononcé sur cet enlèvement.

Les miliciens Antibalaka mécontents de l’arrestation de leur chef, général Andilo, multiplient des menaces de tout genre depuis dimanche pour obtenir sa libération. Des tirs nourris ont été entendus toute la nuit de dimanche à lundi dans les quartiers nord de Bangui. Les forces internationales de la Minusca et de l'opération française Sangaris ont bouclé le secteur pour prévenir toute éventuelle action des miliciens armés.

Il convient de signaler qu'un cas de braquage à mains armées a été enregistré dans la journée du lundi, quelques heures après le kidnapping, au siège d’une ONG humanitaire nationale, Vitalité Plus. Les agresseurs ont emporté la somme de 3 millions de francs CFA  (4.573,47 Euros), représentant les frais d'implantation des foyers féminins à Bossangoa dans le nord de la Centrafrique. Plusieurs autres effets ont également été volés.


Jusqu'à l’heure, même si la circulation se poursuit dans cette partie nord de Bangui, la psychose est toujours présente.

 

Bangui : deux humanitaires kidnappés par des Antibalaka
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Centrafrique-Presse.com
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:18

 

 

Les facilitateurs des consultations à la base quittent la capitale demain mercredi 21 janvier

 

Bangui, 20 janvier 2015 (RJDH)—Les équipes appelées à se rendre dans les provinces pour les consultations à la base quitteront Bangui, le mercredi 21 janvier 2015. Le départ sera effectif après le discours que le Premier Ministre de la Transition, Mahamat Kamoun, fera au Complexe Sportif 20 000 Places dès le début de la matinée.

 

L’information est parvenue au RJDH par le biais de M. Koch Komba du ministère de la communication et diffusée sur les ondes de la radio nationale. Les départs seront effectifs dès demain après un discours que prononcera le chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun. « Les facilitateurs retenus pour les consultations à la base quitteront Bangui, demain 21 janvier à destination des préfectures retenues dans la première étape », dit-il sans apporter de précisions quant aux préfectures qui seront couvertes dès demain.

 

« Le Premier Ministre Mahamat Kamoun, prononcera à cette même occasion un discours de lancement des départs. La cérémonie aura lieu demain à 09h30 au Complexe Sportif 20000 Places sur l’avenue des Martyrs », précise-t-il.

 

Au Stade 20 000 Places où le RJDH s’est rendu, quelques témoins ont affirmé apercevoir ce matin, des véhicules transportant des facilitateurs pour les provinces. Cette information n’est pas confirmée par cette personnalité, proche du ministère de la communication.

 

Le départ des facilitateurs des consultations à la base sera officiellement lancé demain alors que la nouvelle de l’arrestation du général Anti-Balaka, Andjilo, met en ébullition, une bonne partie des arrondissements de la capitale. Selon la ministre de la communication Jeanette Dethoua, la Lobaye et l’Ombella sont les préfectures qui seront prioritairement concernées par ces consultations à la base avant les autres préfectures plus éloignées de la capitale./

 

Naim-Kaélin ZAMANE


 

Bangui : Reprise temporaire des cours dans les établissements Publics du fondamental 1

 

Bangui, 20 janvier 2015 (RJDH) – Suite à la grève du 14 au 16 janvier dernier, les cours ont repris temporairement ce 19 janvier. Selon le syndicat des enseignants, cette reprise provisoire est une occasion donnée au gouvernent d’engager des négociations avec eux.

 

Plusieurs établissements publics ont rouvert leurs portes depuis le lundi dernier. Cette reprise de travail intervient après trois jours de grève des enseignants publics du fondamental 1 après la distribution des tracts par le syndicat des enseignants.

 

Un membre du bureau du syndicat des enseignants a confié que cette reprise n’est pas définitive. Elle est décidée pour donner la possibilité au gouvernement de faire face aux revendications de la base, « avant d’aller en grève, nous avions posé des revendications qui se résument à la sécurité, au payement des arriérés…Cette reprise vise à donner la chance au gouvernement de nous répondre. Si rien n’est fait dans la huitaine, nous déciderons d’une nouvelle stratégie, cette fois-ci plus dure ».

 

Pour Ange Gabriel Weneboulo, la grève a été un succès car 85% des établissements publics ont observé son mot d’ordre. Il pense que la balle est dans le camp du gouvernement centrafricain qui « doit tout mettre en œuvre  pour sauver l’éducation ».

 

Selon des informations du RJDH, les enseignants projettent de se réunir d’ici samedi 24 janvier pour décider de la nouvelle stratégie. /

 

Vivien Ngalangou

 


Bouar : La nouvelle stratégie de lutte contre le VIH SIDA
 

Bouar, 20 janvier 2015 (RJDH) – Une rencontre s’est tenue le samedi 17 janvier au centre de dépistage volontaire de Bouar. Une nouvelle stratégie de lutte contre le VIH SIDA et les infections sexuellement transmissible IST dénommée « Sport pour espoir » a été mise en place. L’objectif de cette stratégie est de réduire le taux de prévalence du VIH/SIDA dans la Nana Mambéré.

 

Cette nouvelle stratégie consiste à mettre en place des équipes de foot ball, composées des jeunes qui seront appelés à livrer des matches dans les quartiers ; matches précédés de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Le chef de centre de dépistage volontaire de Bouar, Yves Chilanon, a expliqué que cette rencontre précède les trois jours de formation qui a pour but de renforcer la capacité des entraineurs d’équipes de football, les superviseurs et les paires éducateurs  sur les notions du VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles.

 

 « Ces équipes de football  ne sont pas une équipe de ligue  ou de sous ligue mais c’est une sélection de jeunes de dix à vingt-quatre ans qui vont jouer un match dans les quatre sites choisis au quartier Herman (1er arrondissement), quartier Haoussa (4ème arrondissement), le village wantiguira  à sept kilomètres à la sortie Est de la ville de Bouar et le village Maïgaro à douze kilomètres» a-t-il ajouté.

 

Cette stratégie vise à mobiliser et sensibiliser la population de Bouar sur le VIH SIDA et les infections sexuellement transmissibles qui touchent en majeur partie les jeunes de dix à vingt-quatre ans. Notons qu’au moment de chaque match, il y aura le théâtre sur la prévention contre les IST et les paires éducateurs vont sensibiliser la population en posant des questions sur le VIH SIDA et les infections sexuellement transmissibles sous forme de jeu concours.

 

Mademoiselle Félicité Maï, une participante a loué l’initiative qui va aider la population de Bouar à éviter les risques du VIH/SIDA afin d’atteindre l’objectif zéro nouvelle infection, zéro décès et zéro discrimination liée au VIH/SIDA.

 

Notons que cette nouvelle méthode de sensibilisation est mise en place grâce à l’appui financier du Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF)./

 

Constant Ndolo Babou 


 

Bossangoa : Distribution des kits scolaires par l’ONG COORDAID
 

Bossangoa, 20 janvier 2015 (RJDH)--Dans le cadre du projet d’appui à une cinquantaine d’écoles retenues dans l’Ouham, l’ONG COORDAID sur financement de l’UNICEF a procédé ce lundi 19 janvier à la distribution des kits scolaires aux élèves de l’école primaire de Bossangoa. Le lancement de cette activité s’est déroulé dans l’enceinte de l’école préfectorale mixte de Bossangoa en présence de la préfète de l’Ouham Madame, Clotilde Namboï.

 

Les kits sont composés de sac à dos contenant des cahiers, stylo, crayon et gomme. Jean Marcel Koude, chef de site de COORDAID, a exhorté les parents d’élèves à bien garder ces kits pour leurs enfants car ils sont l’avenir de demain.

 

Jacques Ngaïabiro, président de l’association des parents d’élèves de l’école préfectorale mixte, a remercié l’ONG COORDAID qui a pris la place des parents pour secourir les enfants, « instruire nos enfants c’est préparer l’avenir du pays, espérant que le don de l’ONG COORDAID facilitera la reprise effective des cours dans les écoles préfectorales de Bossangoa ».

 

Le fonctionnement des écoles dans la ville de Bossangoa a été perturbé par la crise qu’a connue le pays. La nouvelle rentrée de classe dans cette localité a eu lieu le 05 janvier 2015./

 

Hippolyte Fedangaï

 

 

Bangui : La pratique de l’excision inquiète dans plusieurs villages de l’Ouham
 

Bangui, 20 Janvier 2015 (RJDH)---Plusieurs filles continuent de se faire exciser dans plusieurs villages situés dans la préfecture de l’Ouham, entre Damara-Bouca. Cette situation est inquiétante pour la santé de ces jeunes filles.

 

Cette pratique est grandissante dans trois villages Gbozo, situé à 110 kilomètres de Bangui, Bogoin situé à 120 kilomètres de Bangui et le village Boyélé à 3 kilomètres du village Gbangou, qui est situé à 210 kilomètres de la capitale centrafricaine.

 

« La pratique de l’excision est fréquente ici à Gbozo. Une vingtaine de filles sont excisées ces derniers temps dans notre village. Les jeunes filles se font exciser par les vieilles dames dans la brousse. Ces derniers temps, le nombre de l’excision a vraiment augmenté et cela a aussi occasionné des pertes de sang chez certaines filles excisées, c’est ce qui était arrivé il y a quelques jours où une fille à failli perdre la vie. Elle a été transférée d’urgence dans un centre de santé pour pouvoir arrêter l’hémorragie », a souligné Eugène Séraphin Kibi, Directeur de l’école du village Gbozo.

 

Le Directeur de l’école, Eugène Kibi a aussi souligné que les filles qui ne sont pas excisées sont marginalisées. Les excisées les appellent des « kpassakara », ce qui veut dire qu’elles ne sont pas dignes où encore qu’elles ne sont pas de vraies femmes. Alors, si ces filles sont insultées kpassakara, celles-ci cherchent à se faire exciser, pour ne plus se faire insulter. Il a ajouté par ailleurs qu’« un service social, chargé de sensibilisation sur les conséquences de l’excision était passé dans le village pour sensibiliser ces filles et ces dames sur les effets néfastes de cette pratique, mais cette sensibilisation est restée sans effet ».

 

Le Maire du village Gbangou Ome-Luc Longkao, déplore aussi cette pratique néfaste qui selon lui, aura des conséquences graves sur la santé de reproduction de la femme excisée. « Nous avons essayé à plusieurs reprises de parler du danger de l’excision aux femmes de nos villages mais malheureusement celles-ci continuent de pratiquer l’excision en cachette. Et comme pour le moment, il n’y a aucune autorité ici, ces femmes ne font qu’à leur tête, sans avoir peur ».

 

La question sur la pratique de l’excision a été posée à plusieurs personnes dans les villages, Gbozo, Bogoin, Bedan, Boyélé et Gbangou, toutes ont confirmé la pratique de l’excision dans ces villages situés sur l’axe Damara-Bouca.

 

Notons que la loi n° 06.032, du 15 Décembre 2006, portant protection de la femme contre les violences en Centrafrique, stipule en son article 19 que  « quiconque, par des méthodes traditionnelles ou modernes, aura pratiqué ou tenté de pratiquer, ou favoriser l’excision ou toutes autres méthodes de mutilations génitales féminines sera puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 100 000 à 1 000 000 de Francs CFA »/.

 

 Line Péguy Gondje Demba

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 23:58

 

 


La Coordination Générale des Centrafricains de France est née de la libre volonté de la diaspora centrafricaine de France, composée de diverses structures associatives et des personnes à titre individuel sans distinction d'opinions politiques ou religieuses, à la suite de plusieurs réunions tenues en novembre 2013 dans le cadre de la crise en cours.


Sa dénomination, sa vocation à rassembler toute la diaspora et le choix de ses dirigeants actuels ont par ailleurs été décidés librement par ses membres.


Agréée officiellement par les autorités françaises et la Préfecture de Police de Paris, elle est aujourd'hui reconnue par tous ainsi que la communauté internationale, comme la seule entité centrafricaine à proposer depuis le 28 novembre 2013 des solutions globales, parmi lesquelles la tenue d'un Dialogue inclusif, à travers un Mémorandum dont le contenu reste d'actualité face au chaos dans lequel se trouve désormais la République Centrafricaine.


Toutes ses prises de position guidées uniquement par la recherche des solutions concrètes à la fois à la crise en cours et l'avenir de la République Centrafricaine, n'ont fait à ce jour l'objet d'aucune protestation ni des autorités de transition, ni de contestation de la diaspora dans son ensemble, et encore moins de ses propres membres.


La Coordination Générale des Centrafricains de France observe malheureusement depuis plusieurs mois des agitations et manoeuvres de division mal agencées au sein de la diaspora , organisées et financées par certaines autorités de la transition à l'approche du dialogue inter centrafricain de BANGUI, au moment où la sérénité, la paix et l'unité nationale sont pourtant primordiales.


Ainsi, au lieu de l’encourager à poursuivre ce travail de rassemblement de toutes les potentialités indispensables à la reconstruction du pays, tout est mis en oeuvre sournoisement pour briser un tel élan dicté par l'amour de la nation centrafricaine.


Les cas les plus récents qui se situent dans cette droite ligne sont non seulement la désignation arbitraire de Monsieur Simplice KODEGUE par les autorités de la transition comme représentant de la diaspora, mais de surcroît son envoi en France et ailleurs pour des actions maladroites pour diviser davantage les centrafricains qui se concertent dans la perspective du dialogue inter centrafricain.


En effet, la parfaite illustration de cette division et de l'humiliation de la diaspora par les pouvoirs publics se lit très clairement à travers le communiqué de presse du 18 janvier 2015 de Monsieur KODEGUE à l'issue d'une réunion avec deux groupes de centrafricains créés récemment au sein de la diaspora, afin de briser incontestablement une dynamique unitaire en son sein.


En cherchant par divers moyens à caporaliser le dialogue, les autorités de la transition ne mesurent pas la gravité et les conséquences d'un tel acte surtout que la crise qu’elle avait la mission de juguler perdure dangereusement.


La Coordination Générale des Centrafricains de France dénonce très fermement ces manoeuvres de division des autorités de la transition, qui ne semblent pas mesurer l'ampleur du désastre du pays et l'impérieuse nécessité de sortir du chaos actuel par le dialogue de BANGUI dans lequel les Centrafricains fondent un dernier espoir comme voie de sortie de crise.


Elle condamne avec la dernière rigueur la tentative de baillonnement de certains compatriotes par des choix complaisants, même à l'intérieur de la Commission préparatoire du Dialogue.


La Coordination Générale des Centrafricains de France poursuivra sa mission habituelle sans céder à des provocations maladroites et sans tomber dans des pièges de la division.


Par tous les moyens, quels que soient les blocages apparents ou cachés et d’où qu’ils proviennent, elle mettra à la disposition du Dialogue inter centrafricain de BANGUI des propositions dans le seul but de contribuer à la sortie de la crise et à la reconstruction de la République Centrafricaine.


Fait à Paris le 20 janvier 2015.


Pour la Coordination Générale des Centrafricains de France,


Le Président,


Emmanuel Olivier GABIRAULT

COMMUNIQUE DE PRESSE 04/COGECF/15
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