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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 22:48
L'extravagant et coûteux week-end du fils Obiang au Brésil
L'extravagant et coûteux week-end du fils Obiang au Brésil
L'extravagant et coûteux week-end du fils Obiang au Brésil
L'extravagant et coûteux week-end du fils Obiang au Brésil
L'extravagant et coûteux week-end du fils Obiang au Brésil
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L'extravagant et coûteux week-end du fils Obiang au Brésil
L'extravagant et coûteux week-end du fils Obiang au Brésil

 

Lu pour vous

 

Par  Tanguy Berthemet   Le Figaro 18/09/2018 à 15:20

 

Teodorin Obiang Nguema, fils du dictateur de Guinée Équatoriale, a été interpellé avec sa suite à Sao Paulo avec plus de 1,5 million de dollars en cash et des montres estimées à 15 millions. En 2017, il avait été condamné par la justice française à trois ans de prison avec sursis pour blanchiment.

Teodorin Obiang Nguema n'entend rien changer à sa vie fastueuse. Le fils du président de Guinée Équatoriale, un petit pays pétrolier d'Afrique centrale, continue, sans la moindre limite, ses frasques de pilier de la jetset avec les caisses de l'État. Les scandales et les condamnations ne l'arrêtent en rien. Le dernier épisode en date s'est déroulé au Brésil. Vendredi au petit matin, Teodorin et sa suite de 11 personnes ont été arrêtés par les douaniers à la sortie d'un Boeing 777 privé dans un aéroport proche de Sao Paolo. Dans les 19 valises - Vuitton -, les fonctionnaires ont découvert 1,5 million de dollars en liquide, ainsi qu'une douzaine de montres dont la valeur est estimée à 15 millions de dollars. Or, la loi brésilienne interdit d'introduire dans le pays des sommes en cash supérieures à 10 000 reais (2400 dollars). Les biens ont donc été confisqués.

Teodorin, 48 ans, couvert par l'immunité diplomatique que lui confère son poste de vice-président de Guinée équatoriale, a vite continué sa route, en hélicoptère, vers son somptueux hôtel. Ses proches ont dû attendre, retenus jusque dans la soirée. D'abord silencieuse, l'ambassade de Guinée Équatoriale s'est ensuite émue de cette arrestation «arbitraire» et a affirmé que cet argent était destiné à payer des «soins médicaux». Quant aux montres, elles seraient à «usage personnel», les initiales du rejeton étant gravées dessus. Plus tard, un proche s'est plaint que l'argent restitué - les 2400 dollars légaux - ne permettait pas de payer «une minute de l'hôtel» de Teodorin.

La presse brésilienne s'est emparée de cette affaire. Teodorin Obiang n'est pas un inconnu. Il avait fait grincer bien des dents quand, en 2016, un char aux couleurs de Guinée Équatoriale avait été distingué au Carnaval de Rio. Selon les médias, Teodorin avait versé à l'époque 3,5 millions de dollars à l'école de samba victorieuse.

Une délirante frénésie d'achats

Rentré dimanche à Malabo, le «fils tout-puissant» a sans doute déjà oublié cette mésaventure et la perte financière, somme toute modeste aux regards de ses déboires passés. Une simple peccadille même après les ennuis rencontrés en Suisse et surtout en France. Teodorin a été condamné en 2017 par le tribunal correctionnel de Paris à trois ans de prison avec sursis et à 30 millions d'euros d'amende pour «blanchiment». Il a fait appel de cette condamnation.

La valeur des seuls navires de Teodorin Obiang dépasse le budget annuel consacré l'Éducation en Guinée

Surtout, l'enquête dite des «biens mal acquis» avait étalé au grand jour la délirante frénésie d'achats de Obiang Jr. Outre un hôtel particulier avenue Foch estimé à 90 millions d'euros, les policiers avaient saisi pour des millions de dollars de voitures - Ferrari, Bentley, Maserati… - d'objets d'art ou de vêtements. L'un de ses yachts, l'Ice (90 mètres, 250 millions de dollars), avait échappé aux magistrats. Il a appareillé de Monaco à temps. L'analyse plus précise de son quotidien avait mis en lumière son absolu manque de retenue: le désormais vice-président pouvait flamber en un jour plusieurs centaines de milliers d'euros en montres place Vendôme ou plusieurs millions dans des ventes, comme lors de la succession d'Yves Saint-Laurent.

Au total, entre 1997 et 2011, les enquêteurs ont calculé que Teodorin aurait dépensé au moins 150 millions d'euros en France. Une fortune que son salaire d'alors - ses modestes émoluments de ministre des Forêts - ne justifiait pas. Les juges suisses soupçonnent eux aussi des opérations de blanchiment. En 2016, onze voitures ont été saisies et Berne a demandé aux autorités des Pays-Bas la mise sous séquestre d'un autre yacht, l'Ebony Shine (70 mètres et 100 millions de dollars).

La valeur des seuls navires du vice-président dépasse le budget annuel consacré l'Éducation en Guinée où la mortalité infantile est de plus de 90 pour 1000, l'un des taux les plus élevés d'Afrique. En 2008, le PIB par habitant du pays était pourtant supérieur à 22 000 dollars, soit alors presque celui du Portugal. Teodoro Obiang Nguema dirige sans partage la Guinée depuis 39 ans.

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 22:35
Les ravages de l'industrie de la bière en Afrique
Les ravages de l'industrie de la bière en Afrique

 

Lu pour vous

 

http://www.slate.fr Camille Belsoeur — 19 septembre 2018 à 7h00 —

 

Une population jeune en pleine croissance, un pouvoir d’achat en hausse... Le continent est un eldorado pour les géants du secteur qui ne reculent devant rien.

Au Kenya, des milliers de sachets en plastique éventrés jonchent constamment les rues de Nairobi, la capitale, comme les fossés des routes qui sillonnent le pays. On peut lire ceci sur l’emballage: «Konyagi, spirit of the nation» («l’esprit de la nation»). Konyagi est une marque de Gin, dont la teneur en alcool est de trente-cinq degrés. Vendue en bouteille, cette boisson est aussi distribuée en sachet plastique. Une version moins onéreuse et donc très appréciée au Kenya, où le PIB par habitant était de 1.678 dollars en 2017.

Le slogan présent sur les sachets ou les bouteilles Konyagi est visible partout et imprègne les esprits. Du bourrage de crâne pour consommateurs et consommatrices d’alcool. C’est exactement cette stratégie que développent les grands groupes de spiritueux en Afrique, continent où la consommation de bière ou d’alcool fort connaît la plus forte croissance.

Contrairement à l’Europe ou l’Amérique du Nord, le marché est très loin d’être arrivé à saturation dans la région. Les géants du secteur abreuvent donc les populations de publicité tapageuse et commercialisent des breuvages moins onéreux qu’en occident, pour conquérir un public dont le pouvoir d’achat est en hausse dans les grands centres urbains, mais reste limité.

Quatre géants règnent en maîtres

Dans son rapport de 2017 sur les risques sanitaires de l’alcool en Afrique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiétait de la hausse de la consommation à risque. «Le continent africain fait face à un risque croissant de la consommation nocive d’alcool et ses effets désastreux. Il n’y a pas d’autre produit de consommation aussi largement disponible que l’alcool qui entraîne autant de morts prématurées et de problèmes de santé. Il y a deux caractéristiques majeures qui permettent de décrire le paradoxe de la consommation d’alcool en Afrique: un haut niveau d’abstinence dans certains pays et un haut volume de consommation avec des conséquences sanitaires et sociales sévères dans d’autres pays», note l’OMS.

Sur le continent, la consommation d’alcool est bien plus faible dans les pays à forte majorité musulmane où la vente d’alcool est très encadrée, et l’achat d’alcool très mal vu socialement. En Afrique du Nord, en Somalie ou au Soudan, les débits de boissons sont trop faibles pour intéresser les grandes multinationales du marché des spiritueux. C’est plutôt dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne qu’Heineken, Carlsberg, AB InBev et Diageo (propriétaire de la vodka Smirnoff) déploient un marketing agressif pour séduire des millions de consommateurs et consommatrices potentielles.

Ces quatre brasseurs détiennent 93% du marché de la bière sur le continent, écrit le journaliste néerlandais Olivier Van Beemen, auteur du livre Heineken en Afrique (éditions Rue de l’échiquier), tout récemment traduit en français. Dans cette édifiante enquête sur les mauvaises pratiques du brasseur hollandais, il rappelle que Heineken a commencé dès la fin du XIXe siècle à expédier des casiers de bière vers les comptoirs européens le long des côtes. Mais c’est en 2005, avec la nomination du dirigeant van Boxmeer à la présidence du conseil du groupe, que l’entreprise brassicole fait de l’Afrique son nouvel eldorado. À partir de cette date, «Heineken injecta des dizaines de millions dans de nouvelles brasseries, notamment à Lubumbashi (RD Congo), Sedibeng (Afrique du Sud), Addis-Abeba (Éthiopie) et Abidjan (Côte d’Ivoire)».

Marketing sauvage

La forte croissance du marché a mis l’eau à la bouche des fabricants de breuvages alcoolisés. «Ils ont soif de nouveaux débouchés, car les marchés en Europe ou en Amérique du Nord deviennent saturés. Les industriels de l’alcool regardent donc en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie… où il y a toujours beaucoup de gens qui ne boivent pas et la population y est jeune et en pleine croissance. Dans certains pays de ces régions, le niveau de vie augmente», explique Charles Parry, directeur de l’unité de recherche «Alcool, tabac et autres drogues» à l’université de Cape Town en Afrique du Sud.

Parmi ces marchés émergents, l’Afrique est particulièrement ciblée par les géants du secteur. La corruption, la faiblesse de certains États, le manque d’éducation d’une partie de la population permettent aux multinationales de pénétrer le marché à l’aide de campagnes de publicité sans filtre, extraordinairement violentes. Dans Heineken en Afrique, Olivier Van Beemen raconte par exemple qu’en 2006 au Nigeria, une filiale du brasseur de bière industriel a fait appel à 2.500 prostituées pour convaincre des clients de boîtes de nuit ou de bars de consommer leur marque de bière, en leur faisant croire que cette bière augmenterait leur attrait sexuel.

 «La publicité pour la bière envahit les rues»

Le long des grandes artères de Bamako, Nairobi ou Brazzaville, les pancartes immenses à l’effigie de marques de bières se succèdent et vendent les boissons à l'occasion de compétitions de football ou de concerts qu’elles sponsorisent. En Côte d’Ivoire, «depuis l’arrivée en 2016 du groupe néerlandais Heineken, qui a brisé le monopole détenu depuis soixante ans par la Société des limonaderies et brasseries d’Afrique (Solibra), propriété du groupe viticole français Castel, la publicité pour la bière envahit les rues», rapportait l’AFP en 2016. Ce que nous confirme Alain Tahi, président de la Fédération des associations des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire. «La publicité se multiplie dans les rues et il n’y a aucune indication sur le fait que l’alcool est interdit aux mineurs», se désole-t-il.

À Kinshasa, des quartiers entiers sont repeints en bleu, la couleur de la marque Primus. Au Nigeria, nombreux sont les fans de foot qui ne parlent pas de l’UEFA Champions League mais de la Heineken Champions League, raconte Olivier Van Beemen dans son livre. «Chez nous, le nom de la marque est programmé à l’écran pendant la diffusion des matchs. Ça marche de manière fantastique pour eux! Ils profitent qu’il n’y ait pratiquement pas de limitations. On ne peut pas imaginer tout ce qui est possible ici», se désole Ifedapo Adeleye, un spécialiste en marketing nigérian interrogé par le journaliste néerlandais.

«En Afrique, les industriels de l’alcool ont même mis au point de nouvelles bières élaborées à partir de plantes locales pour fabriquer des bières sur place. Ils produisent également un marketing qui utilise beaucoup les jeunes femmes et les héros sportifs pour promouvoir leurs bouteilles. Ces groupes sapent aussi les efforts des gouvernements locaux pour mieux contrôler la vente d’alcool», juge Charles Parry.

Discours catastrophique

Localement, la résistance s’organise parfois face à ce rouleau compresseur, insensible à la santé des populations africaines. En Côte d’Ivoire, la Fédération des associations des consommateurs actifs soutient l’écriture d’un projet de loi visant à interdire la publicité pour des marques d’alcool dans l’espace public.

«Nous sommes conscients que nous nous heurtons à la puissance financière des multinationales. En Côte d’Ivoire, la publicité vante les bienfaits de l’alcool pour la santé. Il y a même un “meilleur consommateur du mois” présenté dans les publicités. C’est complètement aberrant. Si on prouve devant les élus de l’Assemblée nationale que ces publicités sont mensongères, on a espoir de faire passer ce projet de loi», espère Alain Tahi.

En plus de la publicité classique, les festivals de bière, sponsorisés et organisés par des marques, se multiplient. «Le prix de la bière y est divisé par quatre et on assiste à des dérives d’alcoolémie très graves, notamment chez les jeunes. Rendez-vous compte qu’aujourd’hui, un spot pour vendre une marque de bière affirme: “Celui qui ne boit pas de bière n’est pas homme”. C’est catastrophique comme discours», s’alarme Alain Tahi.

Risque accru de transmission du VIH

Cette hausse de la consommation en Afrique risque de peser lourd sur la santé des habitants et habitantes du continent. En plus des risques de maladies comme la cirrhose, le cancer du pancréas ou du foie, l’alcoolémie non maîtrisée entraîne un risque accru d’infection de maladies sexuellement transmissibles. «Le prochain rapport de l’OMS sur l’alcool et la santé en Afrique devrait bientôt être publié, et c’est très probable que les données confirment le haut niveau de corrélation entre consommation d’alcool et transmission de maladies sexuellement transmissibles comme le VIH», note l’universitaire sud-africain Charles Parry.

Dans un pays comme l’Afrique du Sud, où la prévalence du VIH atteint 20%, une «cuite» supplémentaire représente un risque de rapport non protégé, et donc une forte probabilité de nouvelle transmission du VIH. Ce que note l’OMS dans son dernier rapport: «L’alcool est la principale cause de comportements sexuels à risque, tels qu’un rapport non protégé, des relations sexuelles avec de multiples partenaires, et augmente le risque d’agressions sexuelles».

Et le futur est sombre. En charmant les jeunes, les industriels qui brassent les dollars autant que l’alcool s’assurent la fidélité d’une clientèle immense. Plus de la moitié de la population du continent africain est aujourd’hui âgée de moins de 25 ans.

 

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 22:29
Initiative de l'UA en Centrafrique: Moussa Faki satisfait de sa visite à Bangui
Initiative de l'UA en Centrafrique: Moussa Faki satisfait de sa visite à Bangui

 

 

 

Par RFI Publié le 19-09-2018 Modifié le 19-09-2018 à 07:25

 

A la veille de l'Assemblée générale des Nations unies, où une rencontre au sujet de la Centrafrique devrait avoir lieu, le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki était en déplacement à Bangui, mardi 18 septembre 2018. Visite éclair d'une journée, dans le cadre de sa concertation avec les chefs d'Etat et de gouvernement africains. Il a notamment rencontré le président de la République, alors que les attentes autour de l'initiative de l'UA sont très grandes en RCA.

Après sa rencontre à Libreville avec le président gabonais Ali Bongo, à la tête de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), Moussa Faki a effectué une journée marathon en RCA, mardi. Il a rencontré le président de l'Assemblée, le Forum des ambassadeurs et le groupe G5+ (France, Etats-Unis, Union africaine, CEEAC, Minusca, Union européenne, Banque mondiale).

Le président de la Commission s'est entretenu avec le président Faustin-Archange Touadéra pendant plus d'une heure, et s'est dit satisfait de cet entretien, qui a porté sur la sécurité et la paix dans le pays, a-t-il précisé. De grandes attentes entourent l'Union africaine en République centrafricaine. L'UA est à l'initiative des négociations entre les groupes armés et le gouvernement de RCA.

La question de l'amnistie au centre des préoccupations des groupes armés

Fin août, une réunion à Bouar a permis la signature d'un document commun des revendications des groupes armés qui a été remis aux autorités centrafricaines. Des revendications prédominées par la question de l'amnistie, jusqu'à présent refusée par le gouvernement. La rencontre à Bouar avait été quelque peu parasitée par un rendez-vous parallèle organisé à Khartoum par la Russie. Une pression supplémentaire sur l'Union africaine qui est critiquée pour la lenteur de son processus.

Moussa Faki a assuré que « l'initiative africaine en cours est très avancée ». Et d'ajouter : « Le travail qui s'est fait portera je l'espère très bientôt ses fruits. » Pour le président de la Commission de l'Union africaine, cette « crise n'a que trop duré ». Aujourd'hui, la Centrafrique est dans l'attente d'une date pour l'ouverture des discussions entre le gouvernement et les groupes armés.

 

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 21:59
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Une rencontre des chefs d’Etat à Khartoum pour préparer le dialogue avec les groupes armés

 

Par Fridolin Ngoulou le 19 septembre 2018

 

BANGUI, 19 septembre 2018 (RJDH)–Une séance de négociations des présidents de la RCA et du Soudan à Khartoum s’est tenue du 15 au 16 septembre en vue de projeter le dialogue en préparation entre le gouvernement et les groupes armés.

Après la rencontre des leaders des groupes armés à Khartoum qui a conduit à la signature de la déclaration d’entente de Khartoum le 28 aout dernier, une série de consultations diplomatiques se sont déroulées dans le but de faire aboutir positivement le dialogue entre toutes les parties prenantes au conflit en Centrafrique.

Selon les informations du RJDH, le président centrafricain, Faustin et Archange Touadera et ses homologues Omar El Béchir du Soudan et Paul Kagamé  du Rwanda, se sont rencontrés le weekend dernier au Soudan. Cette rencontre à laquelle la presse n’a pas été associée ainsi qu’à la séance de la signature de la déclaration d’entente aurait permis aux protagonistes d’échanger sur les questions politiques.

« Les représentants de l’Union Africaine, avec le président Kagamé en tête de la délégation, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats des efforts de la partie russe lors de la rencontre de Khartoum. La participation de la Russie dans l’avenir, comme observateur dans le cadre du processus des négociations est essentielle», a rapporté une source diplomatique proche de la Russie.

L’implication russe dans l’aboutissement de l’initiative africaine pour la paix a été recommandée par les leaders des principaux groupes armés signataires de l’entente de Khartoum.

 

 

Indice de Développement Humain : La Centrafrique très bas dans le tableau

 

Par Fleury Agou le 18 septembre 2018

 

BANGUI, 18 Septembre 2018 (RJDH) — Le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) a publié le 14 septembre son rapport 2018 sur Indice de Développement Humain (IDH). Sur les 189 pays et territoires étudiés, la République Centrafricaine est avant-dernière (188e) devant le Niger.

Confrontée à une crise multidimensionnelle, la République Centrafricaine est classé 118e dans le rapport 2018 sur l’Indice de Développement Humain (IDH) publié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Sur les 189 pays et territoires étudiés, la Centrafrique a un IDH de 0.367, elle fait partie de la catégorie « Faible ».

Le document rapporte que « l’espérance de vie à la naissance (années) » d’un centrafricain est « 52,9 ans » et peut en moyenne fréquenter les bancs d’une école pendant « 7,2 ans ». Par ailleurs, ces parents vivent avec moins de 500.00 FCA pas an et le Revenu National Brut (RNB) par habitant ($) est « 663 ». Puis, seul « 4% » de la population (4,7millions) utilisent Internet.

En Afrique et dans le monde ?

Le Top 5 africain de l’Indice de Développement Humain est détenu par le Seychelles, l’Ile Maurice, l’Algérie, la Tunisie et le Botswana qui sont tous de la catégorie « Elevée ».

A l’opposé, le Niger, la Centrafrique, le Sud Soudan, le Tchad et le Burundi sont les cinq derniers pays sont, le Burundi (0,417), le Tchad (0,404), le Soudan du Sud (0,388), la République Centrafricaine (0,367) et (0,354).

Cependant, quatre pays européens sont dans le Top 5 du classement selon l’IDH du PNUD : la Norvège (0,953), la Suisse (0,944), l’Australie (0,939), l’Irlande (0,938), et l’Allemagne (0,936).

L’indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. Il tient compte de trois aspects essentiels, notamment, la santé et la longévité, l’accès à l’instruction et un niveau de vie décent. Tous les pays du monde ne sont pas forcément pris en compte, doit-on préciser. «La couverture d’un pays, en termes de son IDH, dépend de la disponibilité des données», a souligné le PNUD.

 

 

Centrafrique : Suspension des jeux de hasard sur l’étendue du territoire national

 

Par Bienvenu Matongo le 19 septembre 2018

 

Bangui le 19 Septembre 2018 (RJDH) — le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a signé en date   du 14 Septembre dernier un arrêté suspendant les jeux de hasard sur toute l’étendue du territoire  national jusqu’à nouvel ordre.

Au terme  de l’Arrêté numéro  027 en date du 14 Septembre 2018  portant suspension   d’activité, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité  publique,  Henri Wanzet-Linguissara en concertation avec son homologue du Commerce, a ordonné la suspension jusqu’à nouvel ordre des jeux de hasard  organisé par les sociétés TV Game Feiyou Mei-mei et BODEM sur toute l’étendue du territoire national jusqu’ à nouvel ordre.

 Cet Arrêté stipule en son Article 2 que le Secrétariat  général du comité interministériel  de censure  et  de la surveillance  des films cinématographiques, jeux et spectacle est chargé de veiller à la stricte application de cette décision ministérielle. L’article 3 dudit Arrêté  donne pouvoir à l’organe précité de réquisitionner les forces de l’ordre  pour l’appuyer dans cette décision.

L’avènement des jeux de hasard instaurés par les sociétés chinoises a généré une carence de pièces de monnaie dans les échanges commerciaux sur le marché centrafricain.

 

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 01:49
Création d’une intersyndicale en RCA: pour ne plus vivre «au rabais»

 

 

Par RFI Publié le 16-09-2018 Modifié le 16-09-2018 à 13:54

 

En République centrafricaine (RCA), la création d’une intersyndicale est une première. Dix-sept organisations -sur dix-huit- se sont réunies sous une même bannière afin de faire entendre la grogne des travailleurs. Un cahier de doléances doit être remis au gouvernement la semaine prochaine. L'intersyndicale s'est réunie, vendredi 15 septembre, pour faire le point avec ses membres. RFI est allée à la rencontrer des travailleurs mécontents.

Les arriérés de salaires et de pensions, c’est surtout ce qui met en colère les travailleurs réunis à la Maison de la bourse. Raoul travaille pour les affaires sociales. Il est obligé de louer un logement. Il a du mal à joindre les deux bouts.

« C'est pendant les évènements que moi-même j'ai perdu ma maison et tous mes effets personnels. Moi, j'ai cru que ces arriérés-là devraient être payés pour me permettre, du coup, de me reconstituer. Mais malheureusement, on nous donne seulement un mois qui n'équivaut à rien. Le coût de la vie est très difficile. Nous vivons au rabais maintenant », dénonce-t-il.

« Il faut tout payer », revendique un participant.

Pour Ponziac, ingénieur des travaux publics, à la retraite depuis 2016, vivre sans pension devient très compliqué. « J'ai des arriérés de pension, six trimestres que je n'ai pas pu obtenir. 2 millions et quelques que je n'ai pas pu avoir. C’est bientôt la rentrée. Mes enfants, mes petits fils, comment vont-ils faire pour aller à l'école ? C'est très compliqué. Jusqu'à présent, c'est bloqué au niveau de la perception. On ne nous donne même pas le carnet de pensions. On est roulé ! Heureusement que je suis propriétaire de la maison », s'indigne t-il.

L'intersyndicale va présenter un document d'une quarantaine de revendications. Elle demande l'ouverture d'un dialogue et n'exclut pas un appel à la grève si elle n'est pas entendue.

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 01:38
Brésil: le fils du président guinéen coincé à la douane avec 16 millions de dollars
Brésil: le fils du président guinéen coincé à la douane avec 16 millions de dollars

 

 

 

AFP|16 septembre 2018, 20h53 17 septembre 2018, 8h57

 

Teodorin Obiang, accusé de mener un train de vie somptueux avec des fonds publics, a été condamné en octobre 2017 à trois ans de prison avec sursis en France pour blanchiment d'argent.

 

Son peuple et les diplomates internationaux le savent dépensier et le soupçonnent de mener un train de vie somptueux aux frais de sa Guinée équatoriale. Le fils du président Obiang, également vice-président de ce pays d’Afrique centrale, condamné en France en 2017 à de la prison avec sursis pour blanchiment d'argent est ce week-end aux prises avec la douane brésilienne.

 

En effet, plus de 16 millions de dollars en espèces et en bijoux ont été saisis dans les bagages d'une délégation accompagnant Teodorin Obiang Mangue Nguema dans un aéroport brésilien, ont annoncé plusieurs médias locaux samedi soir. Dans le détail, la police fédérale brésilienne a saisi près 1,5 million de dollars en espèces dans une valise et des montres de luxe d'une valeur estimée à 15 millions de dollars dans une autre.

 

Peu de choses pour celui qui, au moment de son procès en France, avait un patrimoine qui donnait le vertige : des bijoux pour 10 M€, des œuvres d’art pour 15 M€, un parc automobile « hors du commun » et un palace de 4 000 m2 qui comprenait notamment un hammam et une discothèque...

 

Immunité diplomatique

 

Le fils de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 38 ans, faisait partie de cette délégation de 11 personnes arrivée vendredi à bord d'un avion privé près de Sao Paulo. Toutefois, la délégation n'était pas en mission officielle, seul M. Obiang bénéficiait d’une immunité diplomatique. Les autres membres ont eu leurs bagages fouillés par la douane et ont répondu à un interrogatoire, pendant que le vice-président attendait donc dans une voiture, à côté de l'aéroport.

 

Il ne s’agit certes pas de drogue mais la loi brésilienne interdit l'entrée sur le territoire avec une quantité d'espèces supérieure à 10 000 réais (environ 2 400 dollars). D'après une source diplomatique équato-guinéenne citée par le journal Estado de Sao Paulo, M. Obiang aurait amené cette grande quantité d'espèces pour payer un traitement médical qu'il devait suivre à Sao Paulo. Les montres, quant à elles, seraient destinées à « l'usage personnel » du fils du président, ses initiales étant gravées dessus.

 

Condamné en octobre 2017 à trois ans de prison avec sursis en France pour blanchiment d'argent, Teodorin Obiang Mangue Nguema s'est déjà rendu au Brésil à plusieurs reprises. En 2015, il a assisté aux festivités du célèbre carnaval de Rio de Janeiro, où une école de samba avait défilé sur le thème de son pays. Cette école avait remporté le titre, mais avait été fortement critiquée en raison de son financement présumé par le régime du président Obiang.

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 01:26
RCA : Des domaines administratifs en voie de disparition
RCA : Des domaines administratifs en voie de disparition

 

 

RADIO-NDEKE LUKA  jeudi 13 septembre 2018 09:14.

 

La question se pose en urgence pour les hautes autorités nationales ! Les édifices de l'Etat sont en voie de disparition sur le territoire national. Le phénomène a duré et est loin de connaître une fin. Il remonte à après la chute de l'Empereur Jean Bedel Bokassa en 1979 où un laisser-aller politique s’est installé jusqu’alors.  

 

La plupart des bâtiments publics et espaces verts sont bradés à des opérateurs économiques étrangers ou à certains dignitaires centrafricains. La disparition du « Domaine Administratif » est orchestrée par les dignitaires des différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat. Dans une totale opacité, des fleurons ont été bradés, des biens immobiliers liquidés au profit de dignitaires et également au profit des étrangers notamment des Libanais.

 

Dans la capitale centrafricaine, plusieurs centaines d’édifices, espaces verts et espaces libres d’intérêt public ont été illégalement acquis par des Libanais et certaines personnalités de la République. A titre d'exemple, la « Cité STA » derrière l'ambassade des Etats Unis a été récupérée par l'ancien Président Michel Djotodia Am Nondroko, et l'ancien Premier ministre Mahamat Kamoun. Le 1er bloc de quatre appartements leur revient de droit suivant l'arrêté 028/13 du 22 juillet 2013. « SOS Santé » à côté du commissariat du 1er arrondissement a été vendu au Libanais Ali Akhras à 35 millions de francs Cfa par arrêté 094 du 27 juillet 2014. L'ancienne base-vie des Chinois située derrière le Complexe Sportif Barthélémy Boganda  est vendu à un autre libanais, Bitar Wissam à 60 millions de francs Cfa sous l'arrêté 002 du 19 mai 2014.

 

Un autre cas de vente est celui de la résidence du Préfet de l'Ombella-M'Poko à Bimbo. L'ancienne base des Chinois, devenue magasin de construction de l'hôpital Domitien à Bimbo, a été liquidée au Britannique Richard Mwanzé. Elle est devenue l'actuel siège de l'ONG BEAFRIKA. Les locaux de l'Office de réglementation de la commercialisation et du contrôle de conditionnement des produits agricoles (ORCCPA), en face de l'Energie centrafricaine (ENERCA), est bradé à un ancien ministre à hauteur de 4 millions et demi de francs Cfa.  

 

Les espaces verts longeant la rive de l'Oubangui ont été morcelés et monnayés aux anciens ministres Nicaise Karnou-Samedi et Dobélé. La Maison des Coopérants, entre le Lycée français et l'UNFPA, est vendue à 5 millions de francs Cfa au Professeur Alfred Gaudeuille. Sous le règne de l'ancien Chef de l'Etat François Bozizé, des portions de la Tour d’Uzès ont été fractionnées et vendues à des particuliers qui, à leur tour, les ont revendues au Libanais Le musée des femmes situé derrière le bar dancing La verdure dans le 4e arrondissement, a été bradée à une dame.

 

Ces ventes illicites n'ont pas épargnées les villes des provinces. A Berberati dans la Mambéré Kadéï, un bâtiment administratif  immatriculé B 6-7 et 8 au Camp des Fonctionnaires a été acheté par l’ancien ministre Joseph Agbo. A Bambari chef lieu de la Ouaka, un logement administratif est récupéré par l’ancien ministre Jacques Démanga Kamoun.  

 

Selon une source proche de l'actuel gouvernement, la Cité des Mines, les 36 et 200 villas, la Cité Kolongo ainsi que les 92 logements seraient déjà repartis entre certains proches du Président Faustin Archange Touadéra. La même source précise que l’espace vert, à proximité de la base de pompage de la Société de distribution d'eau en Centrafrique (SODECA) serait aussi accaparé par certaines autorités du pouvoir.

 

La plupart des immeubles à Bangui n’existe que de nom. Partout, on ne parle qu’en termes de « Maisons des enfants Bokassa, Kolingba, Patassé ou Bozizé »… A ce jour, ni la municipalité ni le ministère de l’Habitat n’ose intervenir pour arrêter l’hémorragie.

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 01:18
Subornation de témoins: la CPI confirme la peine du Congolais Bemba
Subornation de témoins: la CPI confirme la peine du Congolais Bemba

 

 

 

AFP / (17 septembre 2018 17h34 - La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé lundi la peine infligée en première instance à l'ex-chef de guerre congolais, Jean-Pierre Bemba, pour subornation de témoins, une condamnation qui lui a valu d'être exclu de la course à la présidence de la RDCongo pour laquelle il faisait figure de favori.

"La Chambre condamne Jean-Pierre Bemba à une peine de douze mois d'emprisonnement. Après déduction du temps qu'il a déjà passé en détention, la Chambre considère que la peine d'emprisonnement a été purgée", a déclaré le juge Bertram Schmitt, qui a réimposé une amende de 300.000 euros.


Bemba avait été acquitté à la surprise générale en appel en juin devant la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, mais les ennuis judiciaires ont continué d'entraver ses projets politiques.

Dans son procès général, l'ancien riche homme d'affaires de 55 ans avait été condamné à 18 ans de prison en 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Dans une affaire inédite pour la juridiction, M. Bemba a été condamné par la CPI en 2017 à un an de prison et 300.000 euros d'amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès.

- Témoins corrompus -

M. Bemba avait été reconnu coupable d'avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

L'ex-chef de guerre, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que le député du parti MLC, Fidèle Babala, et le témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l'argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une installation en Europe en échange d'un faux témoignage devant la CPI.

D'une affaire annexe, cette condamnation pour subornation de témoins s'est révélée être une véritable épine dans le pied pour le Congolais, qui nourrit encore de grandes ambitions politiques.

Il avait déposé sa candidature à la présidentielle début août après un retour triomphal à Kinshasa à la suite de son acquittement en appel par la CPI.

- Prêt à s'effacer? -

M. Bemba avait été investi par son parti, le MLC, comme candidat à l'élection du 23 décembre, qui doit désigner le successeur du président Joseph Kabila. Le second mandat de ce dernier aurait dû s'achever en décembre 2016 et il n'avait pas le droit de se représenter.

Le 4 septembre, la Cour constitutionnelle a définitivement invalidé la candidature de M. Bemba, confirmant une décision de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique paru lundi, Jean-Pierre Bemba s'est déclaré prêt à soutenir un candidat unique de l'opposition.

"Si les élections se déroulent dans le respect des conditions mentionnées, et si l'opposition s'unit derrière un candidat, alors oui, je pourrais faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu'un et je le ferai gagner", a-t-il déclaré.

Celui qui passait pour l'un des favoris à la succession de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, a cependant dénoncé une "parodie d'élection", estimant que M. Kabila choisissait les opposants devant concourir contre son candidat.



(©)

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 01:08
5 morts et une dizaine de blessés dans un accident de route à Bangui
5 morts et une dizaine de blessés dans un accident de route à Bangui
5 morts et une dizaine de blessés dans un accident de route à Bangui
5 morts et une dizaine de blessés dans un accident de route à Bangui
5 morts et une dizaine de blessés dans un accident de route à Bangui

 

 

https://www.radiondekeluka.org  dimanche 16 septembre 2018 22:12

 

Au moins 5 personnes ont été tuées et une dizaine d'autres blessées. C'est le bilan d'un accident de circulation survenu dans la soirée du dimanche 16 septembre dans le 5e arrondissement de Bangui.

Le drame a eu lieu aux environs de 18H, heure locale. Un camion de marque CBH transportant des bœufs a percuté une foule massée aux abords du carrefour Miskine-Benz-vi dans le 5e arrondissement. Le drame s'est produit alors que cette intersection connue pour son bouillonnement était en pleine activité. Une défaillance technique sur le système de freinage du camion serait à l'origine de la tragédie.

"Le véhicule venait de l'intersection place de la réconciliation. On voyait l'apprenti au dessus qui faisait signe aux gens, annonçant un danger", explique Emmanuel HENDJITO, témoin oculaire du drame.

Taxi, motos taxis, vendeurs à la sauvette et badauds ont été renversés par ce grand engin de 18 roues à bord duquel se trouvaient plusieurs bovins sur pattes.

Selon une source hospitalière, au moins 5 morts et une dizaine de blessés ont été enregistrés à l'hôpital Communautaire. Un bilan qui pourrait s'alourdir selon une autre source.

Les victimes ont été évacuées par les forces de sécurité et les sapeurs-pompiers dépêchés d'urgence sur les lieux.

L'intersection Miskine-Benz-vi est connue pour son attraction la nuit en raison d'une forte concentration d'activités de tout genre. Plusieurs fois, Radio Ndeke Luka a alerté sur les dangers que cette saturation pourrait provoquer.

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 00:56
CENTRAFRIQUE : LA REPRISE ÉCONOMIQUE SE POURSUIT

 

 

http://pagesafrik.info  Par Martin Kam  17 septembre 2018

 

 

La croissance économique de la République centrafricaine devrait se maintenir à 4,3 % en 2018 et s’accélérer à moyen terme, selon les dernières estimations du Fonds monétaire international.

« Les projections de croissance reposent sur le rétablissement de la paix, la restauration de services publics sur l’ensemble du pays et la mise en œuvre résolue des réformes », a indiqué le FMI notant toutefois qu’une croissance vigoureuse et soutenue est nécessaire pour créer des emplois et faire reculer la pauvreté.

Soulignons qu’une équipe des services du FMI, dirigée par Norbert Toé, a séjourné à Bangui du 7 au 14 septembre 2018 pour examiner l’évolution récente de l’économie et la mise en œuvre du programme.

« Sur la base des données provisoires et des informations collectées pendant la mission, le programme économique demeure sur les rails. Les indicateurs quantitatifs de suivi qui ont été convenus avec les autorités pour fin juin 2018 ont été atteints», a relevé Norbert Toé constatant cependant que les dépenses sociales ont été inférieures aux objectifs.

Quant aux réformes structurelles, l’organisation a indiqué qu’elles « progressent, bien qu’avec retard ».

Le FMI, qui soutient le programme économique et financier de la RCA à travers la Facilité élargie du crédit (FEC) adoptée depuis 2016, a, en outre, estimé « qu’il est nécessaire d’accroître les dépenses sociales à fort impact sur la population afin de réduire la pauvreté ».

Soulignons enfin que le FMI et les autorités « ont convenu de la nécessité d’accélérer le renforcement de la gouvernance et de la transparence et de poursuivre des réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires ».

 

Martin Kam

 

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