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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 23:34

 

 

Centrafrique : les assassins du magistrat Bria condamnés à la peine de travaux forcés à perpétuité

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 10-01-2018

 

 

En Centrafrique, les assaillants ayant abattu le magistrat Modeste-Martineau Bria le 16 novembre 2013, l'année en pleine crise suite à la chute de l'ancien président Bozizé, ont été condamnés dans une procédure de contumace, à la peine de travaux forcés à perpétuité et qu'un mandat d'amener soit délivré en leur encontre, a appris Xinhua mardi auprès du président de la deuxième journée de la session criminelle de 2018, Pamphile Oradimo.

 

Les accusés dans cette procédure sont Junior-Bienvenu Mbolowane, identifié comme ayant abattu à bout portant M. Bria de deux balles, et son chef hiérarchique venu le récupérer à bord de son pick-up de commandement après le forfait, Oumar Saïd Malam, prétendu général de la Séléka au moment des faits.

 

Le procureur général, Eric Didier Tambo, a présenté les accusés comme étant des pisteurs dans les parcs du nord de la République centrafricaine (RCA) et neveux du chef rebelle Michel Djotodja Am Non Droko, qui a reversé le pouvoir de François Bozizé en mars 2013. En conséquence, les accusés avaient une connaissance poussée du maniement des armes et bénéficiaient de la protection de leur oncle au pouvoir de la Séléka.

 

Le 16 novembre 2013, M. Bria, alors Directeur général des services judiciaires depuis 2011, prenait un pot dans un cabaret à Bangui, où il a été suivi puis abattu par des rebelles de la Séléka au moment où il s'apprêtait à quitter les lieux. Son assassinat a provoqué la colère des magistrats et avocats, qui avaient organisé une marche de protestation trois jours plus tard.

 

Au moment des faits, M. Bria était point focal de la Cour pénale Internationale (CPI), et les Séléka craignaient qu'il rende compte de leurs forfaits à cette juridiction internationale. Les avocats et le procureur général ont beaucoup insisté sur la disparition de téléphone portable de la victime, ainsi que son cartable.

 

A la barre, les juges ont reconnu qu'à l'époque des faits, il était impossible de diligenter une enquête comme il se doit, d'où une carence d'éléments versés au dossier.

 

Aux dernières nouvelles, l'accusé Mbolowane aurait été tué dans l'un des multiples affrontements dont il est acteur tandis que M. Malam, lui, s'est retranché, peu après l'assassinat du magistrat à Bria, dans la ville centrafricaine de Bria (centre-nord-est) où il vit de la perception des taxes sur le café et les bétails sur les barrières illégales que lui et ses compares ont érigées.

 

La session criminelle de la cour d'appel de Bangui ouverte le 8 janvier prendra fin le 8 février. Des affaires aussi bruyantes comme les poursuites contre Edouard-Patrice Ngaïssona, actuel président de la Fédération centrafricaine de football et autrefois coordonnateur des anti-balaka, et Abdoulaye Hissène, chef d'une aile du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), tous deux non encore arrêtés, sont très attendues. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : Les assassins d’un haut magistrat Modeste Bria condamné à travaux forcés à perpétuité

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 9 JANVIER 2018

 

BANGUI, 09 janvier 2018 (RJDH)—Les juges de la cour criminelle ont condamné par contumace, les accusés dans l’assassinat du haut magistrat Modeste Bria. La sentence a été prononcée au deuxième jour de la session criminelle.

 

Prison à perpétuité, c’est une ligne défendue à la fois par les avocats de la partie civile et le procureur général. La cour a décidé de suivre cette ligne en condamnant les trois présumés à la prison à perpétuité avec travaux forcés et au versement d’amende de 250 millions à la famille du haut magistrat assassiné et 1 f symbolique aux organisations de défense de droits de l’Homme (OCD).

 

Ces condamnations ont été prononcées en l’absence des présumés que sont Bienvenu Junior Boloyane, Malam Oumar. De sources autorisées, un des trois condamnés a été tué dans les derniers combats qui ont eu lieu à Bria, au nord du pays où il s’était réfugié depuis la chute du régime Séléka en janvier 2014. L’un des deux derniers serait identifié au Km5, un quartier du 3ème arrondissement de Bangui.

 

Des mandats d’arrêt devraient être délivrés par le parquet à l’encontre des trois condamnés. Si ces documents sont délivrés, ils permettront aux forces nationales et internationales d’engager des arrestations, selon une source proche du ministère centrafricain de la Justice.

 

Ces condamnations ont soulagé la famille Bria« nous sommes contents même si ces décisions ne sauront nous ramener notre grand frère mais au moins, la justice vient de donner un signal fort aux criminels », confie un membre de la famille qui ne pouvait retenir ses larmes.

 

Le conseil de la partie civile se félicite de ces décisions mais espère que tout sera mis en œuvre pour mettre la main sur les condamnés, « c’est la première manche mais la seconde, c’est que les autorités engagent les forces à arrêter ces criminels pour qu’ils puissent purger leur peine », confie un avocat, visiblement satisfait.

 

Lors du procès, la défense avait demandé que la responsabilité morale de l’Etat soit retenue pour déficit de protection de la population en général. Elle avait aussi réclamé l’érection d’un monument en mémoire des victimes au lieu où Modeste Bria avait été assassiné.

Centrafrique : Les assassins d’un haut magistrat Modeste Bria condamné à travaux forcés à perpétuité
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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 23:32
Guinée Equatoriale : le Tchadien Mahamat Kodo Bani impliqué dans le coup d'Etat manqué
Guinée Equatoriale : le Tchadien Mahamat Kodo Bani impliqué dans le coup d'Etat manqué

 

 

 

http://www.adiac-congo.com  Mardi 9 Janvier 2018 - 18:15

 

 

D’après une enquête actuellement en cours, le gouvernement de la Guinée Equatoriale a confirmé, le 8 janvier, l’identité  de quelques assaillants dans le putsch manqué la semaine dernière dans ce pays, parmi lesquels, celle de Mahamat Kodo Bani.

 

Selon les révélations de l'enquête, Mahamat Kodo Bani est un ancien cadre de la Séléka, une coalition qui a renversé le régime de François Bozizé, en mars 2013. Le gouvernement tchadien, de son côté, a nié cette information qui implique son pays dans la déstabilisation d’un Etat de la sous-région, malgré l'existence de plusieurs faits révélateurs de cette accusation.

 

Cependant, pour soutenir sa position, la Guinée Equatoriale décrit Mahamat Kodo Bani comme un personnage embarrassant. Il porterait l’étiquette d’un mercenaire déjà connu, notamment pour avoir vendu ses services à beaucoup de groupes armés écumant le Darfour au Soudan, au Tchad et en Centrafrique.

 

Etayant les pistes de quelques exactions menées par ce dernier, l’enquête guinéenne souligne également qu’en 2008, le présumé mercenaire  aurait rejoint la rébellion au Darfour pour combattre dans le rang de l’Union des forces pour le changement et la démocratie, qui se rebellait contre le régime du président tchadien, Idris Déby Itno. Par ailleurs, toujours dans la vente de ses services de destitution, Mahamat Kodo Bani  a regagné le groupe Séléka en Centrafrique depuis 2013.

 

« C’est au sein du groupe Séléka qu’il a commis des crimes graves. Parce qu'actuellement, il est pointé du doigt par de nombreuses organisations des droits de l’homme. Mais, c’est avec la chute de Djotodia que ce dernier a pu s’éclipser et refait surface cette fois-ci avec le putsch manqué en Guinée Équatoriale en fin d’année 2017 », précise la déclaration guinéenne, avant de signifier que les Centrafricains seraient aussi impliqués dans ce coup d’Etat manqué. Les autorités camerounaises auraient affirmé avoir arrêté des Centrafricains ainsi que des Camerounais et Équato-Guinéens parmi ces mercenaires. 

 

Notons que les gouvernants des pays auxquels leurs ressortissants ont été cités dans cette affaire ont tous réagi et dépêché leurs émissaires en Guinée-Equatoriale  afin d’en connaître la vérité.

 

Rock Ngassakys

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 23:27
Centrafrique : Plus de 50.000 déplacés enregistrés à Paoua par des humanitaires
Centrafrique : Plus de 50.000 déplacés enregistrés à Paoua par des humanitaires
Centrafrique : Plus de 50.000 déplacés enregistrés à Paoua par des humanitaires

 

 

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 9 JANVIER 2018

 

 

PAOUA, 08 Janvier 2018(RJDH)—Les ONG ouvrant à Paoua, dans le nord ont procédé à l’enregistrement des déplacés qui arrivent dans cette ville. Les opérations se poursuivent, selon les informations du RJDH qui indique que 58.000 sont déjà enregistrés.

 

Les déplacés enregistrés, sont ceux ayant fui les combats opposant les ex-Séléka et les éléments de RJ. De sources humanitaires, 42000 déplacés sont enregistrés, « nous avons fait un front commun pour recenser ces déplacés. En période d’une semaine, nous avons enregistré 8000 ménages en raison de 6 à 7 personnes par ménage. Ce matin même, certains rescapés sont arrivés donc on risquera d’arriver à 8500 ménages », explique  un personnel de l’ONG Conseil Danois pour le Réfugiés(DRC), contacté sur la question.

 

Les déplacés enregistrés, viennent de plusieurs villages selon un autre humanitaire qui a requis l’anonymat, « les personnes que nous avons recensées, viennent de cinq(5) communes que sont Mia-Pendé, Bah-Bessar, Nana-Baria, Banh et Malé», a-t-il cité.

 

Selon les informations de la coordination humanitaire, les besoins déjà identifiés  concernent les vivres, abris, articles ménagers essentiels, santé-nutrition, eau,  assainissement et protection. « En termes de réponse, les acteurs humanitaires sur place ont commencé à apporter de l’assistance. Elle comprend des cliniques mobiles dans les quartiers de Paoua, la distribution de tentes et d’eau. L’enregistrement des PDI se poursuit car on signale l’afflux d’environ 58 000 à Paoua », relève la source.

 

A l’égard de ce précède, OCHA organise une mission à Paoua afin de s’imprégner davantage de la situation qui prévaut sur le terrain et d’appuyer les efforts des acteurs humanitaires qui ont déjà commencé à fournir une assistance.

 

Selon des sources concordantes, un site est en création à Paoua pour accueillir ces déplacés. Les ONG de la localité notamment DRC, MENTOR, OIM, OXFAM, AFRBD, travailleraient avec le HCR pour apporter une assistance aux déplacés.

 

Cet afflux vient tripler l’effectif des habitants de Paoua qui s’élève à environ 21.000 personnes.

 

 

Centrafrique : Plusieurs villages de Batangafo au nord attaqués et des habitations incendiées

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 9 JANVIER 2018

 

BATANGAFO, 09 Janvier 2018 (RJDH)—Trois villages proches de Batangafo ont été attaqués entre le 31 et 1er janvier 2018. Les organisations humanitaires ont enregistré des maisons incendiées et déploré l’absence d’assistance humanitaire. Information confirmée au RJDH par des sources autoritaires dans la localité.

 

La ville de Batangafo a connu un regain de violence depuis l’occupation de la localité par les branches Séléka et les factions Anti-Balaka qui écument la région. La situation sécuritaire très difficile dans la région empêche les organisations humanitaires à apporter leur appui à la population vulnérable.

 

Une source proche de la ville de Batangafo a relevé que la situation sécuritaire reste précaire du fait de l’absence des organisations humanitaires  « aucune action humanitaire n’a été enregistrée. Les localités incendiées restent sinistres, les activités champêtres, scolaires, commerciales, entre autres, sont bloquées. Les déplacés n’ont reçu aucun appui humanitaire, parce que l’accès dans cette zone est difficile », a décrit cette source sous couvert de l’anonymat.

 

Un habitant joint par le RJDH,  a confirmé que plusieurs personnes sont tuées, « il est difficile à l’heure actuelle d’enregistrer le nombre des personnes tuées. Ces assaillants ont occupé les villages et sévissent partout. Nous avons constaté la présence d’une ONG qui est passée pour effectuer un constat et faire l’état des lieux », a-t-il constaté.

 

Les habitants de cette localité se disent abandonner parce que la présence de Minusca dans la localité n’a pas pu dissuader les groupes armés, à cela s’ajoute le faible niveau de leur patrouille.

 

 

Centrafrique : au moins 25 000 nouveaux déplacés

 

http://www.magazinesansfrontieres.com  9-01-2018

 

Entre 25 000 et 30 000 personnes ont fui les combats entre groupes armés qui ont lieu depuis le 27 décembre 2017 autour de la ville de Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, selon l’AFP.

 

Les affrontements opposent depuis cette date le groupe armé Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC) créé en octobre par le « général » autoproclamé Ahamat Bahar, au groupe armé Révolution et justice (RJ).

 

Une source au bureau humanitaire de l’ONU (Ocha) a expliqué à l’AFP que « les humanitaires sont en train de voir où installer un site de déplacés car les familles d’accueil ont atteint la limite de leur capacité ».

 

« Ils sont souvent plus de 40 déplacés par famille, ce qui va créer très rapidement des problèmes d’approvisionnement en eau et nourriture », a déclaré, de son côté, Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué.

 

Alors que l’Ocha dénombre 25 000 déplacés, l’ONG estime quant à elle que 30 000 personnes se sont réfugiées à Paoua.

 

Les personnes fuyant les combats ont fait état, selon MSF, de villages brûlés, d’exactions et d’attaques contre tous ceux qui se trouvaient dans la zone. Les affrontements dans cette zone ont violemment repris fin novembre après qu’un chef de RJ, Clément Bélanga, accusé de nombreuses exactions contre la population, a été tué par des membres du MNLC, selon des sources concordantes.

 

La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. L’Etat n’a de contrôle que sur une maigre partie du territoire national, tandis que les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle du diamant, de l’or et du bétail dans ce pays qui est l’un des plus pauvres du monde.

 

(Source : Le Monde)

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 23:25

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 10-01-2018

 

 

La partie du nord-ouest et celle du sud-est de la République centrafricaine (RCA) connaissent depuis une semaine un regain de tension, caractérisé par des tueries à grande échelle, des incendie de maisons et de cases dans les villages, et d'importants déplacements de personnes en quête de sécurité, a appris Xinhua de plusieurs témoins.

 

Ces localités concernées sont, entre autres, Paoua (extrême nord-ouest), Markounda (nord-ouest), Alindao (centre-est), Kémbé (sud-est) et Bangassou (sud-est).

 

La dégradation de la situation sécuritaire à Paoua et à Markounda s'explique par les attaques des éléments de Révolution et justice (RJ) de l'aile Raymond Bélanga, qui avait été tué par des groupes rivaux en novembre dernier.

 

Ces éléments se sont attaqués à des ex-Séléka et également aux rebelles des 3R (Retour, réconciliation et réparation) d'Abass Sidiki, ainsi qu'à ceux du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) de Mohamed Bahar, embrasant immédiatement lesdites villes.

 

Dans la seule ville de Paoua, des témoins parlent de plus d'une centaine de personnes tuées dans les villages incendiés et plus de 35.000 déplacés qui affluent vers le centre de cette ville, certains hébergés dans des familles d'accueil. A Markounda, de plus de 4.000 personnes déplacées sont signalées sur le site de l'église catholique.

 

A Kémbé, de violents combats ont opposé vendredi dernier vers 20h00 heure locale des éléments de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du chef rebelle Ali Darass à des groupes d'autodéfense. Le bilan fait état de plus d'une vingtaine de morts et plus de 1.000 maisons incendiées par les éléments d'Ali Darass.

 

A Paoua, à Markounda, à Alindao et à Kémbé, les témoignages sont concordants : les personnes en détresse sont sans assistance humanitaire, ce qui leur donne l'impression d'être abandonnée. Les humanitaires, par contre, se sont de plus en plus rares dans les zones où prédomine l'insécurité. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : dégradation de la situation sécuritaire dans le nord-ouest et le sud-est du pays (témoins)
Centrafrique : dégradation de la situation sécuritaire dans le nord-ouest et le sud-est du pays (témoins)
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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 23:08
Lu pour vous : RCA : Le salut passe par l’armée…

 

 

 

 

www.cameroon-tribune.cm  Simon Pierre ETOUNDI | 09-01-2018 11:06

 

 

Depuis 2013 et le départ forcé du pouvoir de François Bozizé, la RCA a vu son système de défense profondément déstabilisé. En ce début d’année 2018, l'armée nationale n’est toujours pas sur pied.

 

Face aux nombreux groupes rebelles qui pullulent dans le pays, les Forces armées centrafricaines (FACA) ne parviennent que rarement à s’imposer.

 

Pour un pays qui veut se remettre dans le sens de la marche, cette situation est problématique. C’est du reste la raison pour laquelle, la reconstitution d’une armée républicaine est un défi majeur en Centrafrique.

 

Dans ce vaste chantier, la RCA bénéficie du soutien de la communauté internationale qui ne manque aucune occasion pour accélérer le processus de réarmement de l’armée centrafricaine, afin notamment de que la force de paix de l'ONU en Centrafrique soit remplacée sur le terrain par les FACA.

 

Ces derniers jours, les États-Unis ont mis une enveloppe de sept milliards de FCFA à la disposition des FACA comme appui aux programmes de formation, à l'équipement, à la logistique entre autre. L’appui américain vient après celui de la Russie qui a doté les FACA en armes en décembre dernier, après avoir obtenu du Conseil de Sécurité de l’ONU l’allégement de l’embargo sur les armes imposé par l’ONU en 2013.

 

La Chine avait fait la même chose en octobre 2017. Par ailleurs, la restructuration des Forces armées centrafricaines est assurée par une mission européenne de formation.

 

Deux bataillons de soldats ont déjà été formés et devraient rapidement être redéployés à travers le pays aux cotés des casques bleus. Une fois n’est pas coutume, la communauté internationale insiste pour mettre sur pied une armée professionnelle en place pour résoudre une crise humanitaire.

 

Et elle a bien raison. C’est avec une armée disciplinée et courageuse que la sécurité et la sûreté des citoyens centrafricains peut être garantie et par conséquent permettre au pays tout entier d’engager le chantier d’une reconstruction pérenne.

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 23:54

 

 

 

COLLECTIF DES FEMMES, RESSORTISSANTES

DE LA SOUS PREFECTURE DE PAOUA

 

 

            --------------------

 

DECLARATION

Suite aux événements

dans la Sous-Préfecture de PAOUA

 

 

L’opération entreprise par la MINUSCA le 7 octobre 2017 pour libérer la ville de Bocaranga et ses environs ayant abouti à la mise en déroute des bandes armées a eu pour principale conséquence l’invasion des six (6) communes de la Sous-Préfecture de Paoua (Bah-bessar, Mia-Péndé, Nana Barya, Banh, Môm et Malé) par des bandes armées de l’ex-séléka avec à leur tête un certain Ahmat BAHAR.

 

Comme partout ailleurs en République centrafricaine, leur établissement dans ces communes a d’abord commencé par des scènes désormais classiques de criminalité, de viol et de prédation pour atteindre aujourd’hui son point culminant - suite à la confrontation de deux groupes rebelles à savoir ex-Séléka et Révolution et Justice (RJ) de Armel SAYO - avec des tueries de masse, incendie des villages, des greniers, des récoltes etc.

 

Le bilan précis de tous ces actes de razzias ne sera certainement connu qu’à la fin des opérations qui sont toujours en cours. Mais d’ores et déjà, plusieurs sources concordantes font état d’un bilan humain et matériel très lourd.

 

Cette situation qui a contraint nombre de nos parents, d’innocents paysans sans défense à trouver refuge en brousse, a également entraîné une forte affluence de nombreux autres à Paoua chef-lieu de la Sous-Préfecture, faisant perdre progressivement à cette ville, l’exemplarité de sa cohésion sociale et communautaire depuis les événements de 2014.

 

En outre, la situation ainsi créée expose irrémédiablement les populations de la Sous-Préfecture de Paoua en général à la famine, aux maladies et accroit la précarité des couches les plus vulnérables à savoir les enfants, les femmes et les personnes âgées.

 

Les éléments constitutifs d’un drame humanitaire majeur se mettent en place à une très grande vitesse et l’urgence d’une intervention s’impose pour sauver des vies.

 

C’est pourquoi, Nous, Femmes,  ressortissantes de la Sous-Préfecture de Paoua réunies en Collectif :

  • Condamnons avec la dernière énergie la politique de la terre-brûlée pratiquée par ces bandes armées et exigeons la poursuite de ses auteurs et leur traduction devant les juridictions nationales ou internationales afin qu’ils répondent de leurs actes ;
  • Lançons un appel :
  •  

A/ AU GOUVERNEMENT

 

  • de dépêcher sans délai à Paoua et ses environs une mission d’évaluation de la situation humanitaire et de lancer un Appel à la Communauté internationale pour la mobilisation des moyens pour des réponses appropriées et multiformes à la situation humanitaire ;
  • d’entreprendre toute action nécessaire à la sécurisation militaire et policière de la frontière avec le Tchad ;
  • de cesser d’appeler par la voie des ondes nos pauvres parents à regagner des domiciles qui n’existent plus puisque réduits depuis lors en cendres.

 

B/ A LA MINUSCA

 

  • de renforcer le dispositif de son détachement à Paoua pour lui permettre d’étendre son rayon d’action dans les environs de cette ville et jusqu’à la frontière Nord ;
  • d’assumer la plénitude de sa mission principale, celle de protéger sans discrimination des populations civiles en danger;

 

C/ AUX RESSORTISSANTS DE PAOUA

 

  • de se mobiliser comme un seul homme dans les différentes associations pour soutenir nos parents en détresse.

 

Fait à Bangui, le 08/01/2018

 

La Présidente du Collectif

 

 

 

Honorine DEMBA

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 23:46
RCA: le chef de milice anti-balaka Andilo devant ses juges

 

 

 

Par RFI Publié le 08-01-2018 Modifié le 08-01-2018 à 20:18

 

En République centrafricaine, une nouvelle session criminelle s'est ouverte ce lundi 8 janvier à Bangui, pour un mois. Parmi les nombreux dossiers se trouve celui d’un accusé de taille : Andilo, alias Rodrigue Ngaïbona, un jeune chef de milice anti-balaka arrêté en 2015. Il est poursuivi pour cinq chefs d'accusations dont assassinat, association de malfaiteurs, détention illégale d'armes et de munitions de guerre ou encore vol à main armée. Son procès qui a ouvert la session a été renvoyé à jeudi à la demande de ses avocats.

 

Lorsqu'il est arrêté par la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) le 17 janvier 2015 à Bouca, Andilo est à moins de 30 ans l'un des chefs de guerre les plus dangereux et redoutés du pays.

 

Ancien coupeur de routes, il participe avec son groupe à l'offensive des anti-balaka sur Bangui le 5 décembre 2013. En octobre 2014, il serait derrière l'attaque contre un convoi de la Minusca à Bangui, au cours de laquelle un casque bleu pakistanais a été tué. Il est aussi soupçonné d'avoir incendié un village dans le centre du pays. A son palmarès également, l'assassinat présumé d'un gendarme à Bangui en janvier 2015, ainsi que divers braquages.

 

Dans les semaines qui suivent son arrestation, ses hommes, conduits par son frère Dieudonné Ngaibona, tenteront d'obtenir sa libération en prenant en otage une humanitaire française et un prêtre centrafricain, puis un ministre. Dieudonné Ngaibona, arrêté en 2016, est aussi dans le box de cette session criminelle.

 

En attendant la Cour pénale spéciale

 

Beaucoup imaginaient que ce procès serait l'un des premiers de la Cour pénale spéciale. Cette juridiction hybride qui est en train d'être mise en place sera chargée de juger les crimes les plus graves. Mais la justice centrafricaine n'aura pas attendu. « Il est en détention depuis près de trois ans et ça, ce n'était plus pas tolérable », commente Joseph Bindoumi, de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, partie civile dans ce dossier.

 

Andilo ne comparait pas pour crimes de guerre, un chef d'accusation pour lequel il pourrait être poursuivi si l'attaque contre les casques bleus en 2014 lui était effectivement imputée. La Cour pénale spéciale pourrait alors se garder sous le coude cette possibilité de le juger pour ces faits.

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 20:15
Centrafrique : 50 lampadaires solaires pour illuminer la ville de Bambari

 

 

Centrafrique : 50 lampadaires solaires pour illuminer la ville de Bambari

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 09-01-2018

 

50 lampadaires solaires commencent à être déployés à quelques localités jugées stratégiques dans la ville de Bambari, au centre de la République centrafricaine, a appris Xinhua lundi auprès d'une source proche du dossier.

 

Il s'agit des commandes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), mais initialement pour illuminer le camp de réfugiés soudanais de Pladama-Ouaka, à 11 km au sud-ouest de Bambari, a expliqué la même source.

 

Elle a précisé que la mairie de Bambari, la brigade de gendarmerie, le commissariat de police, l'entrée et la sortie du long pont reliant les deux rives de la Ouaka ont été choisis pour l'implantation de lampadaires solaires.

 

L'hôpital préfectoral de Bambari et le centre de santé de la commune de Pladama-Ouaka, construit pour accueillir des villageois jusqu'à 65 km aux alentours, ont également été retenus dans le projet.

 

L'école normale des instituteurs (ENI) a été intégrée dans le projet, à cause des cours dispensés par ses ressortissants aux enfants de réfugiés soudanais du camp de Pladama-Ouaka.

 

D'autres localités ont été signalées comme pouvant procurer la sécurité aux femmes qui vendent les nuits et qui sont, de temps en temps, victimes d'attaques ou de viol aux heures tardives.

 

Originellement, ces lampadaires solaires sont destinés au camp de réfugiés de Pladama-Ouaka. Du fait qu'ils aient été livrés avec beaucoup de retard, à un moment où un grand nombre de réfugiés ont délibérément décidé de retourner dans leur pays d'origine grâce aux avions affrétés par le HCR, le projet a été rétrocédé à la ville de Bambari, que le gouvernement et la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA veulent en faire une cité pilote "sans groupes armés". F

 

Source: Agence de presse Xinhua

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 20:10
Affrontements à Paoua, en RCA : treize blessés à l’hôpital et des milliers de déplacés »

 

 

 

 

www.msf.fr   8 Janvier 2018

 

 

Depuis le 27 décembre 2017, de violents affrontements opposent les membres du groupe RJ (Révolution Justice) aux combattants du Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC). Au moins 30 000 personnes ont fui la zone des affrontements pour affluer vers la ville de Paoua, faisant état de villages brûlés, d’exactions et d’attaques indiscriminées contre quiconque se trouvant dans le secteur. La situation reste excessivement volatile.

 

Situation

 

 

Tous les centres de santé périphériques fermés et seuls 13 blessés ont rejoint l’hôpital

 

À l’hôpital de Paoua, l’équipe de Médecins Sans Frontières a pris en charge 13 blessés suite aux combats et attaques depuis le mercredi 27 décembre. « Ce chiffre nous semble bas, si l’on considère le nombre de déplacés arrivés à Paoua et la violence extrême qu’ils décrivent à nos équipes. Beaucoup parlent d’hommes à cheval qui tirent sur tout ce qui bouge, de personnes décédées ou blessées laissées en brousse, explique Gwenola François, cheffe de mission MSF. Nous sommes très inquiets de la situation. »

 

Parmi les blessés soignés à l’hôpital, il y a Léonard Gangbe, 33 ans, un cultivateur. Il a fui son village lorsque les combats ont commencé et s’est réfugié avec quelques voisins et du bétail dans une maison en brousse. Voulant empêcher le vol de ses bœufs par des hommes armés, il a reçu une balle dans la joue gauche qui est ressortie sous le nez, lui déchirant la paroi nasale et la lèvre supérieure.

 

En raison des combats, MSF a dû suspendre ses activités dans les sept centres de santé que ses équipes soutiennent en périphérie de Paoua. Trois de ces centres auraient été pillés.

 

Une région fragilisée par une violence continue

 

La région de Paoua a été relativement épargnée par les combats et la recrudescence des combats durant l’année écoulée. Mais même dans cette région considérée comme un peu plus sûre que d’autres dans le pays, la violence est partout. Elle n’est pas seulement caractérisée par les combats entre groupes armés, par les attaques ciblées sur la population et le nombre de blessés ou de morts qui en résultent. Elle est rendue possible par l’incapacité de l’État a assuré la sécurité des populations sur la majorité du territoire, ainsi que par la prolifération d’hommes armés qui imposent des taxes pour n’importe quel prétexte : le fait de se déplacer sur telle route, de posséder du bétail, voire même d’habiter sa propre maison. L’histoire de Josianne Wankian, 37 ans, mère de neuf enfants en est un bon exemple.

 

Désormais à Paoua, Josianne vivait dans un village appelé Betokomia, à quelques kilomètres de la ville. Le 28 décembre 2017, à 5 heures du matin, des tirs ont retenti à proximité de son domicile. Son mari et son fils de 13 ans avaient déjà fui car si les femmes sont épargnées, les rumeurs disent que les hommes seraient immédiatement tués. Elle était donc seule avec ses enfants lorsque des hommes armés sont venus demander de la nourriture et de l’argent. Josianne a emprunté 12 000 francs CFA (18 euros) à un vendeur de chèvre pour pouvoir quitter son village saine et sauve et chercher refuge avec ses enfants chez sa sœur aînée qui habite Paoua.

 

C’est loin d’être la première fois que Josianne et sa famille sont taxés par des hommes armés. En août 2017, ces derniers ont même brûlé sa maison. « Mon mari est cultivateur, nous avions quatre bœufs, ce qui nous permettait de cultiver plus et d’avoir de meilleurs revenus avec la vente de nos produits, explique Josianne. Quand les hommes armés voient une belle maison, ils viennent y chercher de la nourriture, du bétail ou de l’argent. Ils nous ont demandé de payer une taxe de 50 000 francs (76 euros) pour nos bœufs et 120 000 francs supplémentaires (183 euros) pour habiter notre maison. Nous n’avions pas cet argent. Je leur ai donné tout ce que j’avais, soit 25 000 francs (38 euros). Comme la maison n’avait pas encore de toit, ils ont dit qu’ils reviendraient quand elle serait finie, mais ils sont quand même rentrés pour voler nos affaires, puis ils y ont mis le feu. Après cela, j’ai habité dans les champs avec mes huit enfants pendant plusieurs mois. Nous avions commencé à reconstruire notre maison à Betokomia quand les combats ont repris ces derniers jours. »

 

Comme Josianne, plus de 30 000 habitants de la région de Paoua ont fui les villages avoisinants pour chercher refuge dans des familles d’accueil en ville où la situation sécuritaire se tend également. Ils sont souvent plus de 40 déplacés par famille, ce qui va créer très rapidement des problèmes d’approvisionnement en eau et en nourriture.


 

MSF travaille à Paoua depuis 2006. L’organisation y soutient les services d’urgence et la pédiatrie de l’hôpital. Elle soutient également sept centres de santé périphériques où elle offre des soins de santé primaire principalement aux enfants et femmes enceintes. En République centrafricaine, MSF offre aujourd’hui une aide médicale aux populations de Bria, Bambari, Alindao, Batangafo, Kabo, Bossangoa, Boguila, Paoua, Carnot et Bangui. Depuis le début de 2017, avec l’intensification du conflit armé, l’organisation a dû adapter plusieurs de ses projets pour répondre aux besoins urgents des personnes directement affectées par les violences. 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 19:46

 

 

 

 

Reconnue par Arrêté N°008/16/MEPCICPD/DIRCAB/SG/DGCD/DCD du 15 janvier 2016 d’utilité publique  à caractère socio– culturelle – économique : Tél : 0023675506874/0023672072718

N°________/ONG.MEKASNA/PR/SG                                                                                 Bangui, le 7/1/2018

 

 

COMMUNIQUE RADIO DIFFUSE

 

(Large diffusion)

 

 

L’Organisation Non-Gouvernementale (ONG) MEKASNA informe les frères et sœurs ressortissants de la Sous-préfecture de Paoua et tous les sympathisants, qu’elle organise un grand recueillement de solidarité à la mémoire des victimes des événements malheureux en cours dans la localité, le vendredi 12 janvier 2018 à l’ESPACE LINGATERE de 15h00 à 20h00.

 

Par conséquent, il est demandé à tous les originaires de le Sous-préfecture, sans exception, de contribuer et d’assister obligatoirement à cette manifestation de solidarité.

 

Des animations à caractère religieux et funèbre, des chansons traditionnelles ainsi qu’une conférence de presse seront au menu de cet événement. Une collecte sera organisée à l’occasion pour venir en aide aux déplacés.

 

Pour tout contact, s’adresser aux représentants suivants :

 

  1. Monsieur DOTAR Esaïe, Trésorier de MEKASNA, tél. 72 50 48 68 ou 72 50 48 68
  2.  
  3. Monsieur DJIM BODEMEURE, tél. 75 04 45 14
  4.  
  5. Monsieur BOBEGOTO Eloi, tél. 75 50 20 97
  6.  

L’ONG MEKASNA, prie toute personne à l’écoute de ce communiqué d’en faire part aux intéressés.

 

Fait à Bangui, le 08 Janvier 2018.

 

LE PRESIDENT

 

Pierre DJIBAO

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