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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 23:42

 

 

 

 

Par Le360 (avec MAP) le 23/09/2017 à 21h15 (mise à jour le 23/09/2017 à 22h35)

 

Un militaire du contingent des Forces Armées Royales (FAR) de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies (MINUSCA) en Centrafrique, a été grièvement blessé, vendredi, lors d'un échange de tirs avec un groupe armé anti-Balaka, indique une source militaire.

 

Le groupe armé anti-Balaka a attaqué vers 15H16 une patrouille du contingent des FAR qui était en mission d’escorte d’un convoi logistique onusien, précise la même source.

 

L’attaque a eu lieu à 100 km à l’ouest de Bangassou, lieu d’implantation du contingent des FAR en République Centrafricaine.

CENTRAFRIQUE : UN MILITAIRE MAROCAIN DU CONTINGENT DES FAR DE LA MINUSCA GRIÈVEMENT BLESSÉ

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 23:41

 

 

                                                   

 

Au lendemain du discours d'investiture qui a vu naître la notion de rupture, un vent d'espoir a soufflé sur l'étendue du territoire national. Même les groupes armés qui ont accepté de surseoir leurs agitations pour faciliter l'organisation des élections ont aussi cru. Compte tenu des contraintes et exigences liées à la profondeur de la crise, le peuple centrafricain dans son ensemble a signé tacitement un chèque en blanc aux nouvelles autorités en prolongeant l'état de grâce au-delà de trois semestres. Ces contraintes et exigences sont multiformes au point que chaque geste ou action des nouvelles autorités doit être méticuleux, réfléchi et rationnel afin de rapprocher la crise d'une solution et paix durable.

 

S'agissant de la paix, on ne peut rechercher éperdument la paix sans maîtriser et circonscrire le concept et les différents attributs. La paix, concept très abstrait est une notion qui évoque un état de tranquillité, de calme sans oublié l'absence de perturbations, de guerre et de conflits. Cette fameuse paix tant recherchée par nos autorités ne peut être acquise que par la contribution sans exclusive de tous les centrafricains. Après trois semestres de gouvernance, le Président de la République a effectué plusieurs sorties médiatiques avec des affirmations redondantes et surtout diamétralement opposées des réalités centrafricaines.

 

L'autosatisfaction, corollaire de l'amateurisme et la non maîtrise des réalités socio-politiques ont conduit le Président de la République a affirmé ce qui suit sur les ondes de Radio France Internationale : "Nous sommes à un point charnière du développement". Cette affirmation infondée, erronée car ne reposant sur aucun indicateur plausible a fait bondir le citoyen lambda qui s'interroge : A propos de cette affirmation, le Président de la République faisait-il allusion à notre chère nation déchirée par la guerre ou d'un autre État ? La communauté internationale et nos partenaires au développement ne sont-ils pas étonnés d'une telle affirmation ? Cette affirmation n'a pas fait sourire le patron de la Minusca ? Il est important de rappeler qu'une époque charnière suppose un changement important et décisif, un pas vers la résolution durable de la crise ou alors un moment de sûreté, de quiétude.

 

En dehors du calme latent de la capitale, observez-vous ces ingrédients dans le quotidien des centrafricains ? Le nouveau locataire du palais de la renaissance a t-il fait le suivi-évaluation des différents processus en faveur de la paix avant d'avancer cette affirmation ? Une autopsie ou un diagnostic de la crise centrafricaine avait fait l'objet d'une étude ? Pensez-vous qu'intégrer les représentants des groupes armés dans le gouvernement constitue une phase charnière de développement de la Centrafrique. Pensez-vous que la paix sociale passera nécessairement par le programme DDRR qui est son cheval de bataille ? Êtes-vous informé que la moyenne de fréquence alimentaire des centrafricains correspond à un repas par jour ? Le chef de l'Etat doit redescendre sur terre et d'affronter les réalités centrafricaines car ce n'est que de cette manière qu'il va l'affranchir. Le remaniement gouvernemental attendu comme salvateur a accouché d'une souris. L'erreur de reconduire le premier ministre s'est ajoutée aux précédentes.

 

Fort de ce qui précède, le président de la République réussira-t-il avec cette équipe à forcer la main des bailleurs qui ont donné de promesses de fond lors de la conférence de Bruxelles ? Qu' adviendrait notre chère patrie si ces promesses ne seront pas tenues ? Heureusement que les salaires sont versés depuis toujours par nos partenaires au développement. Et cela jusqu'à quand ? Ils ne se lasseront pas ? Nous espérons que le professeur des mathématiques qui a l'habitude de résoudre des équations beaucoup plus complexes dans les amphithéâtres saura se remettre en cause et appliquer la formule adéquate. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c'est moi.                                                                                                              

 

Paris le 22 septembre 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : LA GOUVERNANCE DES NOUVELLES AUTORITÉS RÉPOND T-ELLE AUX CONTRAINTES DE LA CRISE ? par Bernard SELEMBY DOUDOU

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 17:51

 

 

 

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 22/09/2017 à 12:06 , mis à jour à 12:51

 

Ce triple-antiviral, testé sur des singes, procure une meilleure protection que tous les autres anticorps testés jusqu'alors, neutralisant 99% des plus de 200 différentes souches du VIH.

 

Trois groupes de huit singes ont servi de cobayes aux chercheurs. Les deux premiers groupes ont été traités avec de simples anticorps et le troisième avec le triple anticorps qui vient d'être créé. Cinq jours après, les 24 singes ont été exposés à deux souches du virus simien du sida et à une combinaison de VIH. La majorité des animaux dans les deux premiers groupes, cinq et six sur huit respectivement, ont été infectés. Mais dans le troisième, il n'y en a aucun. 

 

Cet antiviral a été développé par des chercheurs du groupe pharmaceutique français Sanofi et des Instituts nationaux américains de la santé (NIH). Il est présenté comme extrêmement prometteur pour la prévention et le traitement du virus du sida, après avoir protégé le groupe de singe du virus simien du sida (VIS) et des souches du virus de l'immunodéficience humaine (VIH). 

 

Efficace sur 99% des souches

 

Selon les chercheurs, cet antiviral "à trois têtes" a procuré une meilleure protection que tous les autres anticorps testés jusqu'alors, neutralisant 99% des plus de 200 différentes souches du VIH-1.  

 

La grande diversité génétique des VIH de par le monde constitue la principale difficulté pour produire des anticorps capables de combattre efficacement la pandémie actuelle. Testé sur des cellules humaines en laboratoire, ces nouveaux anticorps ont été produits grâce à l'ingénierie génétique pour détecter et neutraliser plusieurs cibles infectieuses simultanément. 

 

"A la différence des anticorps naturels, ce triple antiviral frappe des cibles infectieuses multiples dans une seule molécule", explique Gary Nabel, responsable scientifique de Sanofi, directeur général adjoint de l'entreprise et principal auteur de ces travaux. "Cette approche a le potentiel d'améliorer la protection contre le VIH et constitue également une fondation pour de nouveaux traitements contre le cancer et des maladies auto-immunes et infectieuses", estime le chercheur, qui rappelle que "la combinaison de thérapies a déjà montré son efficacité contre le VIH et le cancer". 

 

Une première phase d'essai clinique en 2018

 

Sanofi produit actuellement ce triple anticorps pour mener un essai clinique de phase 1 qui devrait débuter en 2018 à l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Il sera effectué sur des volontaires en bonne santé et des personnes infectées par le VIH. Il devrait ainsi permettre de déterminer l'innocuité et l'efficacité de cette nouvelle molécule. 

 

"Une combinaison d'anticorps qui, chacun, frappent des sites distincts de l'enveloppe du VIH pourrait bien être la meilleure approche pour neutraliser les défenses du virus et parvenir à produire un traitement anti-infectieux et une prévention", juge le Dr Anthony Fauci, directeur du NIAID. 

Lu pour vous : Sida: des chercheurs développent un antiviral capable de bloquer le VIH

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 17:40

 

 

 

 

Avec notre envoyée spéciale à New York, Laura Martel

 

Par RFI Publié le 21-09-2017 Modifié le 21-09-2017 à 15:10

 

Le financement du G5 Sahel a été au cœur d’une réunion de haut niveau, lundi, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Il s’agissait pour les chefs d’Etat concernés de parler d’une voix forte et unanime pour convaincre la communauté internationale de se mobiliser. Mais contrairement à ce qui avait été annoncé, les cinq chefs d’Etat du G5 Sahel n’étaient pas tous présents. Il manquait le président tchadien Idriss Deby.

 

A l’origine, Idriss Deby n’avait pas prévu de se rendre à l’Assemblée générale de l’ONU, tout comme le président nigérien Issoufou. Des doutes planaient aussi pour le président mauritanien.

 

Mais persuadé qu’il était important de montrer la mobilisation des cinq pays au plus haut niveau pour convaincre la communauté internationale de mettre concrètement la main à la poche, le président malien s’était lancé la semaine dernière dans une mini-tournée auprès de ses homologues, avec une étape à Ndjamena où il avait rencontré Idriss Deby.

 

A l’issue de cette offensive diplomatique soutenue par la France, Ibrahim Boubacar Keïta avait annoncé avoir convaincu tous ses homologues de faire le déplacement ; une information confirmée par Paris.

 

Irrité

 

Finalement, le président tchadien est donc resté à Ndjamena, officiellement pour des raisons de calendrier. Mais selon une bonne source tchadienne, le chef de l’Etat serait particulièrement irrité de la tendance de la communauté internationale à reléguer au second plan les urgences africaines par rapport aux autres foyers de crise dans le monde. Frustré également du manque d’avancées concrètes en matière de financement, le président tchadien n’aurait pas voulu avoir à expliquer une nouvelle fois par A+B la nécessité du déploiement de la force antiterroriste pour la sécurité des pays du Sahel et au-delà, de l’ensemble de la communauté internationale. « Pas question de devoir aller mendier l’aide financière nécessaire », selon les mots de notre source.

 

Cette absence d’Idriss Déby apparaît donc comme un geste politique fort pour pousser la communauté internationale à moins de débat et plus d’action.

 

Lors d'un point de presse, Emmanuel Macron a lui indiqué avoir eu Idriss Deby au téléphone qui l'avait averti qu'il ne pourrait aller à New York pour des questions logistiques. Le Tchad reste pleinement mobilisé pour la mise en place de la force G5, a-t-il assuré.

 

En marge de cette Assemblée générale de l'ONU, le président américain Donald Trump a déjeuné avec plusieurs chefs d'Etat africain. Il a salué « l'énorme potentiel commercial » de l'Afrique et a indiqué qu'il avait « plein d'amis qui se rendaient sur le continent pour devenir riche ».

G5 Sahel: l'absence d'Idriss Déby à la réunion de l'ONU, un geste politique fort

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 17:26
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique Quatre personnes tuées et enterrées dans une fosse commune à Ngaoundaye

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 22 SEPTEMBRE 2017

 

 

NGAOUNGAYE, 22 Septembre 2017 (RJDH) –Quatre personnes sont tuées et enterrées dans une fausse commune à Ngaoundaye au nord-ouest du pays. Acte attribué aux éléments Bahar, un leader des groupes armés de la localité.  L’information a été confirmée au RJDH par Bernard Dillah député de Ngaoundaye ce 22 septembre.

 

Selon des sources locales, ces personnes tuées sont des commerçants venant de Berberati et de Bocaranga. « Ils sont des originaires de Berberati et de Bocaranga qui partent pour le Cameroun voisin en vue de s’approvisionner en produit de première nécessité. Ils sont tombés dans le piège des éléments armés qui leurs ont demandé de creuser leur tombe avant d’être tués » a indiqué au RJDH un habitant de Ngaoundaye sous couvert de l’anonymat.

 

L’honorable de Ngaoundaye Bernard Dilla a qualifié ces crimes de drame humanitaire, « les éléments du général Bahar commettent des hostilités sur la population au vu et su de la Minusca. Début septembre, 11 personnes ont été tuées, la semaine dernière quatre personnes ont été tuées et enterrées dans une fosse commune. Le jeudi 21 septembre, des femmes et des filles de 9 et de 12 ans ont été violées par ce même groupe armé de Bahar », a regretté le député Bernard Dillah.

 

Il a condamné ces violations des droits humains par des groupes armés et relève qu’ « au village Mann à quelques kilomètres de Ngaoundaye, ces groupes armés ont installé leur base. Ils ont encore passé les habitants de ce village au tabacs, pillé leurs biens et violé  les femmes d’autrui, des filles. La population est traumatisée suite à ce regain de violence», a-t-il insisté.

 

Bahar n’a pas été joignable. Une source proche de ce groupe armé de la Séléka rejette ces accusations et les attribue à des groupes non identifiés.

 

Les exactions sont signalées à Ngaoundaye alors que plusieurs  groupes armés sont signataires des accords de cessation des hostilités de Rome et sont parties prenantes au processus DDRR dont la phase pilote vient d’être lancée

 

 

Centrafrique : Les leaders religieux de Bria réclament le départ des milices venus d’autres régions

 

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 22 SEPTEMBRE 2017

 

 

BRIA, 22 Septembre 2017(RJDH)—Les discussions menées par les leaders religieux et les élus de Bria sanctionnées par un accord de cesser le feu, alors que les leaders religieux appellent au retrait des combattants étrangers et l’accélération du processus DDRR dans la région.

 

Les négociations intragroupes armés à Bria sont un succès selon des sources religieuses. Mais les facilitateurs appellent à une solution durable à travers le retrait des combattants étrangers mobilisés par les forces en présence.

 

L’équipe des envoyés spéciaux est arrivée à Bria et est composée des députés de la région 5, des sultans de Ndélé et Birao  pour discuter  avec les groupes en conflit et religieux. Selon eux, le retour de la paix dans cette localité ne dépend que du respect de ces trois (3) points par les groupes armés « nous voulons que les milices qui sont venus en appoint à celles de Bria, puissent regagner leurs régions, le respect des lieux de culte et des leaders religieux, la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens pour permettre le retour très rapide des déplacés », a souligné un religieux.

 

D’autres recommandations ont été formulées à l’endroit de la Minusca. Les leaders sollicitent plus d’engagement et de l’impartialité, «  nous réclamons de la Minusca plus d’engagement et l’application correcte de leur mandat dans  l’impartialité et la protection des civils dans les quartiers et non sur les sites », a souhaité un autre ministre de culte.

 

Les informations recueillies par le RJDH auprès de la population de la ville de Bria, la seule préoccupation de ces habitants est le désarmement immédiat des combattants, « notre seul soucis c’est le désarmement. On ne peut pas vivre avec les gens en arme tout peut découdre pour un rien. Que le gouvernement accélère le processus du DDRR à Bria », propose un chef de quartier interrogé sur la situation.

 

Nos dernières informations en provenance de Bria confirment la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les forces en présence. Difficile d’entrer en contact avec les leaders de ces groupes.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 13:12

 

 


 

Déterminé à rendre opérationnelle la Cour Pénale Spéciale pour juger les crimes de guerre en Centrafrique, le Président Touadera s'est entretenu avec Mme Fatou Bensouda, Procureure Générale de la Cour Pénale Internationale.


Cette opportunité a permis au Numéro un centrafricain et la juge gambienne de faire le point sur l'état d'avancement des enquêtes criminelles que la Cour Pénale Internationale mène dans ce pays depuis 2013.
 

Autre élément à apporter à ce dossier, la formation des juges et du personnel de la Cour Pénale Spéciale de Centrafrique.


Notons que le Gouvernement centrafricain a nommé des juges internationaux et nationaux et s'apprête à rendre opérationnelle cette Cour de justice.


Les victimes de la tragédie centrafricaine ont dit non à l'impunité et à l'amnistie des chefs de guerre. Ces vœux sont partagés par le Président Touadera et son Gouvernement qui tiennent à rendre justice au peuple centrafricain.

 

Source : Présidence

JUSTICE: LE PRÉSIDENT TOUADERA S'EST ENTRETENU AVEC FATOU BENSOUDA, DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE 
JUSTICE: LE PRÉSIDENT TOUADERA S'EST ENTRETENU AVEC FATOU BENSOUDA, DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 12:40

 

 

 

 

BANGUI, (Xinhua) 22/09/17 -- Une mission parlementaire centrafricaine tente depuis quelques jours de réconcilier les groupes armés rivaux qui s'affrontent fréquemment à Bria (centre-est), a appris Xinhua.

 

La mission composée, entre autres, du député local Arsène Kongbo et de Michel Mandaba, député de Bamingui (nord), a tour à tour parlementé avec les leaders des factions rivales du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), des groupes armés du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), ainsi que des groupes d'autodéfense.

 

Des rencontres avec des organisations de jeunesse, de la société civile et des confessions religieuses figurent également au calendrier des parlementaires, tout comme des visites de sites de déplacés afin de mesurer l'ampleur du dénuement de la population, abandonnée même par les organisations humanitaires.

 

M. Kongbo s'est néanmoins dit optimiste "puisque, selon lui, presque tous les leaders des groupes armés ont été attentifs à la médiation parlementaire et que tous aspirent à la paix".

 

A l'issue des échanges, les leaders des groupes armés sont sans cesse revenus sur l'accélération du processus de Désarmement, démobilisation, reconversion et rapatriement (DDRR).

 

Les leaders des groupes d'autodéfense, eux, ont posé comme préalable à toute négociation le désarmement des ex-combattants et surtout le rapatriement des mercenaires dans les rangs des groupes armés.

 

La mission parlementaire se trouve à Bria alors que le président Faustin-Archange Touadéra est à New York pour plaider en faveur du renforcement de la mission de paix onusienne MINUSCA et de l'arrêt de l'embargo sur les armes visant depuis 2014 la République centrafricaine. Celui-ci a rendu inefficace la mission de défense du territoire et des populations par l'armée.

 

Avec ces affrontements récurrents à Bria, les populations sont exposées à un extrême dénuement. Les deux tiers des quartiers étant incendiés, plus de 41.000 personnes se trouvent sur les sites des déplacés, dépendant exclusivement de l'aide humanitaire.

 

Malheureusement, pour des raisons d'insécurité, toutes les associations humanitaires ou presque ont plié bagage. Les dernières évaluations font craindre le risque d'une crise humanitaire aiguë, selon le député Kongbo. Son analyse montre que les populations ne sont plus en mesure de se rendre dans les champs pour produire ou ramener des vivres. En outre, les activités commerciales ne sont plus florissantes.

 

Si une solution est en train d'être trouvée à Bria, les échos provenant de Zémio (extrême sud-est) ne sont pas rassurants, selon des sources humanitaires. "Zémio est une ville fantôme, où la population est passée de 21.000 à 2.000 personnes actuellement", selon l'ONG Médecins sans frontières (MSF). D'après elle, "de nombreuses personnes sont tuées, il y en a d'autres qui sont blessées par balle et une dernière catégorie a trouvé refuge en RD Congo".

 

Centrafrique : une mission parlementaire tente de réconcilier les groupes armés rivaux de Bria
Centrafrique : une mission parlementaire tente de réconcilier les groupes armés rivaux de Bria

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 13:49
Lu pour vous : De Gaulle, Albert Lebrun et Touadera

 

 

 

 

https://mondafrique.com  Par  La redaction de Mondafrique  20 septembre 2017

 

En paraphrasant la fameuse phrase du général De Gaulle à propos du président Albert Lebrun, on pourrait dire que le président Faustin-Archange Touadera est certes un chef de l’Etat mais qu’ au fond il lui manque deux choses  “qu’il fût un chef et qu’il y eût un Etat”.

 

L’ancien professeur de maths qu’est le président Touadera aurait dû rester dans son amphithéâtre plutôt que d’être une marionnette politique, d’abord de l’ancien président Bozizé et de son clan familial, puis de son entourage qui l’utilise depuis une décennie. Nul doute que le professeur Touadera prendra une belle place dans la galerie surréaliste des portraits des anciens présidents de cet Etat en carton-pâte.

 

“Ce pays qui n’existe pas”

 

A l’instar de Jean-Pierre Tuquoi, qui vient de livrer un ouvrage remarquable intitulé “Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas” ” aux Editions La Découverte, on peut constater que la République centrafricaine est un État qui n’existe plus.

 

Ce  vaste et riche territoire est sans frontières, sans administration digne de ce nom. Le budget national, tel qu’il est annoncé urbi et orbi, atteint péniblement, grâce aux concours extérieurs, celui d’une ville française de 200 000 habitants. Les contrôles budgétaires, notamment par la loi de finances de règlement, et le grand principe de la séparation des ordonnateurs et des comptables publics ne font pas partie des pratiques financières.

 

Les responsabilités d’un Etat telles que la tenue de l’état civil et des registres fonciers, la délivrance régulière des pièces d’identité et des passeports, notamment diplomatiques, l’existence d’un journal officiel tenu à jour, la présence d’autorités de l’Etat sur tout le territoire, l’organisation d’une armée nationale et de forces de l’ordre républicaines, la protection des citoyens contre les délits et les crimes grâce à une justice fondée sur le droit, ont disparu en République centrafricaine.

 

La faim pour un centrafricain sur deux 

 

Selon les rapports des experts onusiens, plus de 75% du territoire national est hors de contrôle des autorités officielles reconnues et puissamment aidées par la communauté internationale. Plus de la moitié de la population est en situation d’insécurité alimentaire grave Le quart de celle-ci vit dans des camps de fortune, soit comme réfugiés à l’étranger, soir comme déplacés à l’intérieur du pays.

 

En dépit des discours officiels, auxquels plus personne ne croit en Centrafrique, la population est bel et bien abandonnée à elle-même.

 

Comme Albert Lebrun avait fait entrer le loup dans la bergerie en pactisant avec le maréchal Pétain et en le nommant chef du gouvernement, on peut se demander si l’entrée au gouvernement du Premier ministre Simplice Sarandji de représentants des anciens présidents Bozizé et Djotodia, sous sanctions internationales, et de représentants des milices qui terrorisent la population, n’est pas le prélude à une catastrophe nationale.

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 13:43

 

 


 

L’Assemblée générale des Nations unies ouvrait cette semaine sa 72ème session, faisant fi de ceux qui critiquent le coût de l’institution et l’absence de pouvoir contraignant. Baptême du feu de Donald Trump, accusations du président turc, la session a démarré sous haute tension.

 

Ne pas oublier la Centrafrique

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a quant à lui demandé mardi un renforcement substantiel de la Minusca, la force de maintien de la paix de l’ONU, pour assurer la sécurité dans son pays et appelé la communauté internationale à « ne pas oublier » la Centrafrique. « La seule force capable d’assurer la sécurité, ce sont les Nations unies », a ainsi déclaré M. Touadéra lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. « Il faut renforcer les capacités de la Minusca en termes d’hommes et de matériels », a-t-il plaidé, estimant les besoins à « quatre contingents » supplémentaires, soit plusieurs milliers de militaires.

 

Forte de quelque 12.000 hommes, la mission onusienne, déployée depuis 2014 dans ce pays d’Afrique centrale, doit voir renouveler son mandat en novembre par le Conseil de sécurité de l’ONU. La Centrafrique avait basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l’ancien président François Bozizé par une rébellion à majorité musulmane, la Séléka. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des anti-Balakas, une milice majoritairement chrétienne, et conduit à des massacres ayant entraîné l’intervention militaire de la France, puis le déploiement de la Minusca.

 

Mais le pays de 4,5 millions d’habitants reste majoritairement sous la coupe de groupes armés (une quinzaine au total) et le gouvernement de M. Touadera, élu en février 2016, peine à établir son autorité au-delà de la capitale, Bangui. Un haut responsable onusien a récemment mis en garde contre des signes avant-coureurs de « génocide » en Centrafrique. Une réunion ministérielle consacrée à la situation en Centrafrique se tenait mardi après-midi en marge de l’Assemblée générale. « La Centrafrique vit un moment critique de son histoire. On a besoin du soutien de nos amis », a déclaré M. Touadéra avant le début de la réunion.

Lu pour vous : Turquie, Palestine, Centrafrique : l’assemblée générale de l’ONU sous haute tension

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 00:26
Lu pour vous : RCA : Le personnel de l’opérateur Azur en grève

 

 

 

 

https://www.ticmag.net  (TIC Mag) – Depuis le 18 septembre 2017, le personnel de la filiale centrafricaine de l’opérateur de téléphonie mobile Azur observe un mouvement de grève. D’après une dépêche de La nouvelle Centrafrique, les grévistes ont érigé des barrières devant l’entrée du siège de la société sur l’avenue de l’Indépendance à Bangui, et fait de même à l’agence commerciale du centre-ville.

 

A l’origine de ce mouvement d’humeur, des revendications en termes de traitement salariale, de management, et de conditions de travail. Ainsi, les employés de l’opérateur revendiquent le paiement de quatre mois d’arriéré de salaires, le paiement du 13e mois conformément à une promesse de la direction de l’entreprise, ainsi que la mise en place d’un suivi sanitaire des salariés. A côté de cette série de revendications, ils exigent également la démission du directeur général de Azur Centrafrique, qui à leur avis, aurait montré ses limites dans l’organisation et le management de la filiale.

 

Notons cependant que les difficultés de l’opérateur Azur ne sont pas seulement en République centrafricaine. Au Gabon et en République du Congo également, l’opérateur éprouve des difficultés financières, et serait à la recherche d’investisseurs. Cependant, en ce qui concerne la Centrafrique, l’opérateur n’a pas encore officiellement réagi à ce dernier mouvement d’humeur.

 

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