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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 18:50

 

 

 

09/05/15(AFP)

 

L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power a réclamé vendredi une "enquête impartiale" sur la manière dont ont été traitées par l'ONU les accusations de viols d'enfants portées contre des soldats français en Centrafrique.

 

Cette enquête, a-t-elle expliqué, devrait se concentrer sur la rapidité avec laquelle les accusations ont été transmises aux autorités compétentes et avec laquelle celles-ci ont réagi, ainsi que sur la nécessaire protection de l'anonymat des victimes et des témoins.

 

"Cette enquête impartiale doit être menée rapidement", a affirmé à la presse Mme Power. "Il faut que tous les individus, à la fois dans les Etats membres eux-mêmes et à l'intérieur de l'administration de l'ONU, qui ont été impliqués dans le traitement de ces graves accusations, se fassent connaître et révèlent tout ce qu'ils savent".

 

Cette enquête devra porter "sur la rapidité et sur la question de la protection des victimes et des témoins", a-t-elle précisé.

 

Elle a qualifié les accusations, contenues dans un rapport de l'ONU, de "très crédibles et très troublantes" et a demandé que les pays concernés "agissent avec énergie pour déterminer les faits et punir tous les responsables".

 

Outre la France, le rapport de l'ONU met en cause des soldats tchadiens et de Guinée équatoriale, selon une ONG qui a eu accès au document.

 

Interrogé sur ces propos, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a estimé que le plus urgent était de "s'assurer que justice soit rendue pour les victimes de ces viols présumés". "Il faudra à un moment ou un autre examiner comment cette affaire a été traitée", a-t-il ajouté.

 

Les autorités françaises ont ouvert une enquête fin juillet 2014, après avoir été saisies du rapport de l'ONU transmis à la mi-juillet par un fonctionnaire du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Anders Kompass.

 

Ce dernier est sous le coup d'une enquête interne pour avoir fait fuiter le rapport sans en expurger les éléments permettant d'identifier victimes et témoins.

 

Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire, dont "très peu" ont été identifiés.

 

Cette enquête, menée par le Parquet de Paris, est restée secrète jusqu'à ce qu'un article du quotidien britannique The Guardian révèle l'affaire la semaine dernière.

 

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad Al Hussein a estimé vendredi que la France avait tardé à ouvrir son enquête.

 

Les viols dénoncés dans le rapport de l'ONU auraient eu lieu entre décembre 2013 et juin 2014, alors que la France menait en RCA l'opération militaire Sangaris et que l'ONU n'avait pas encore déployé dans le pays les Casques bleus de la Minusca.

 

 

Centrafrique/Enfants-L'Onu doit enquêter sur sa gestion-USA

 

NATIONS UNIES, 09/05/15 (Reuters) - Les Etats-Unis ont exprimé vendredi leur dégoût par rapport aux accusations de sévices sexuels infligés à des enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine et ont demandé une deuxième enquête sur la façon dont les Nations unies avaient géré le dossier. Dans un rapport interne révélé fin avril, les Nations unies décrivent les accusations portées à l'encontre de militaires français, tchadiens et de Guinée équatoriale par des enfants qui avaient été accueillis dans un camp pour déplacés à l'aéroport de M'Poko de Bangui, la capitale centrafricaine. Les faits se seraient produits entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Dans un rapport de six pages résumant les faits allégués, les jeunes enfants ont dit avoir été contraints à des fellations sur des militaires français. Les soldats de Guinée équatoriale et du Tchad sont accusés de sodomie. "Ces allégations sont totalement terrifiantes", a déclaré l'ambassadrice des Etats-Unis après de l'Onu, Samantha Power. "Si ces allégations se révélaient être vraies, cela représenterait une violation très grave, non seulement pour la dignité et la sécurité physique des individus dans leur état le plus vulnérable, mais ce serait aussi la fin totale de la confiance". "Ce sont de fait des allégations très crédibles et très perturbantes", a ajouté l'ambassadrice devant les journalistes.

 

SÉCURITÉ DES VICTIMES ET DES TÉMOINS

 

Le procureur de Paris a annoncé jeudi dernier l'ouverture d'une information judiciaire contre X sur des soupçons de viols de mineurs par des soldats français en Centrafrique en 2013 et 2014. Une enquête préliminaire avait été ouverte à l'été 2014. Mais l'information n'a été connue que fin avril après avoir été révélée par le journal britannique The Guardian. Un membre du personnel de l'Onu a reconnu avoir diffusé une version préliminaire du rapport avec les noms des victimes avant même qu'elle ne soit transmise à la direction du bureau du Haut commissaire aux droits de l'Homme. L'homme à l'origine de la fuite aurait été choqué par l'inertie de sa hiérarchie.


Les Nations unies ont estimé qu'il s'agissait d'une "manquement grave au protocole", susceptible de mettre en danger la vie des victimes.

 

"En ce qui concerne la gestion du dossier par les Nations unies et les Etats membres, il est extrêmement important qu'une enquête impartiale soit faite également à ce sujet, en plus de l'enquête sur les allégations elles-mêmes", a déclaré Samatha Power. La représentante des Etats-Unis a estimé qu'il était "extrêmement important que tout individu qui vient à être en possession d'allégations de cette gravité agisse rapidement, (mais) il est également extrêmement important que la sécurité des victimes et des témoins soit prise en considération." Le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a dit qu'il y avait une enquête interne des Nations unies sur la personne qui a divulgué le rapport. La France est intervenue en République centrafricaine, une ancienne colonie, dans le cadre de l'affaire Sangaris, il y a un an et demi pour aider une force de maintien de la paix africaine à faire cesser les violences entre milices chrétiennes et rebelles musulmans de la Séléka. Les Nations unies ont pris le relais de la force africaine en septembre dernier.

 

(Avec Michelle Nichols; Danielle Rouquié pour le service français)

 

Soupçons de viols en Centrafrique: Washington veut une enquête sur la réaction de l'ONU
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Centrafrique-Presse.com
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 18:20
Communiqué de presse du MRPMC
Communiqué de presse du MRPMC
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 18:00

 

 

 

APA - 09/05/2015  M. Bégong-Bodoli Betina, Maitre de conférences à l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, a identifié sept maux responsables du retard de la RCA

 

 Le président-fondateur du Mouvement patriotique africain (MPA), M. Bégong-Bodoli Betina, Maitre de conférences à l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, a identifié sept maux responsables du retard de la Centrafrique.


"Ces questions, qui ruinent l’émergence de la République centrafricaine et font que les Centrafricains piétinent et ne sont pas visibles sur la scène mondiale, s’articulent autour du mandat présidentiel; des symboles de l’Etat; la sécurité nationale; la souveraineté nationale; l’unité nationale; l’économie; la culture et le tourisme", a expliqué le Pr Bégong-Bodoli Betina, dans son vade-mecum présenté au forum national ouvert lundi dernier à Bangui.

 

Il a demandé à ses compatriotes de contribuer au retour de la paix en Centrafrique et "au rétablissement du calme dans le coeur et du calme dans les têtes, afin que la Centrafrique puisse retrouver sa sérénité, en vue de reprendre le cours normal de la vie d’un pays comme font les autres nations".


Après avoir suivi les témoignages des victimes de la crise centrafricaine et du génocide de 1994 au Rwanda, le Pr. Bégong-Bodoli Betina a invité ses compatriotes à suivre l’exemple des Rwandais qui ont réussi à tirer les leçons qui s’imposent pour le développement de leur pays.

Un universitaire centrafricain identifie sept maux responsables du retard de son pays
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 17:39

 

 

 

Bangui 09 Mai 2015 (RJDH)---Les travaux en commission ont pris fin le vendredi 8 mai, dans les quatre groupes mis en place. Aux termes de ces assises plusieurs recommandations ont été faites. Elles seront présentées ce samedi en plénière au siège du Conseil National de la Transition. La révision du système éducatif centrafricain, l'augmentation de salaires des agents de l'Etat, la sécurisation des frontières et l'intégration des jeunes diplômés dans la fonction, sont  quelques points retenus dans la commission Gouvernance.

 

En plus des points précités, les participants de la commission Gouvernance qui est le troisième groupe ont demandé à ce que le journal  officiel soit insérer, afin de permettre à la population de suivre les activités du gouvernement. Ils ont aussi soulevé la question de la révision des documents signés entre le gouvernement et les ONG en Centrafrique. Le représentant de la préfecture de la Vakaga, a demandé  la couverture territoire centrafricain par la Radio Centrafrique.

 

Dans la commission Gouvernance, on note la présence des représentants des personnes handicapées. Ceux-ci se sont aussi prononcés sur leur situation. Leur revendication porte sur la réhabilitation du centre de formation des handicapés du quartier Benz-vi et l’ouverture d’autres centres à l’intérieur du pays avec augmentation des niveaux, primaires et secondaires.

 

Tous les leaders des partis politiques présents à l’atelier ont réaffirmé l’engagement d’aller aux élections en 2015.

 

Le président de la séance, Jean WilibyroSacko,  a  précisé que,  les préoccupations des consultations populaires à la base ont été prises en compte dans les travaux de cette  commission. 

 

« La gouvernance pour moi est un sujet capital dans ce forum. Aussi, nous devons bien tenir nos engagements assortis de ce forum pour être digne devant la communauté internationale et leur montrer que nous sommes capables de beaucoup de choses et que désormais, nous sommes prêts à relever notre pays du gouffre, auquel il se trouve »,a-t-il dit.

 

Les travaux en atelier ont pris fin dans l'après de la journée du vendredi. Les débats en plénière vont se poursuivre ce samedi, avec amendement des propositions faites dans les quatre commissions mises en place./

 

Line Péguy Gondje Demba

Centrafrique/ Forum de Bangui: La commission Gouvernance réclame la révision du système éducatif et l'augmentation de salaire
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 17:32

 

 

Bangui, 09 Mai 2015 (RJDH) – Le prolongement de la durée de transition et le report de la date des élections tels sont les principaux points retenus  par les participants au Forum de Bangui, à l'issue des travaux en commission. Ces travaux ce sont déroulés le vendredi 8 mai dans la salle de conférence du Conseil National de Transition (CNT). Il s'agit de la commission bonne gouvernance.

 

Après trois jours des débats contradictoires, les délégués au Forum National de Bangui  ont demandé à la cheffe de l’Etat de transition, au président du Conseil National de Transition et au Premier ministre de saisir la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Central (CEEAC) afin de prolonger la durée de la transition.

 

Selon le rapport général présenté à la plénière,  par Wilibiro Sacko, président de la commission 3 sur la thématique ‘gouvernance’,  les participants ont évoqué le problème d’indisponibilité du matériel électoral, l’incompressibilité des délais de certaines opérations du processus électoral, la persistance de foyers d’insécurité sur l’ensemble du territoire national, la grande période des pluies comprise entre les mois de mai et octobre rendant difficile la circulation des personnes et compliquant les opérations pré-électorales et enfin la difficulté de boucler le budget.

 

Les différentes prises de position sur la tenue des élections en Centrafrique et la prolongation de la durée de transition restent l’épineuse question posée à la plénière générale./

 

Vivien Ngalangou  

Centrafrique/Forum de Bangui : La commission Gouvernance suggère le report des élections et le prolongement de la transition
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 17:16

 

 

http://www.radiondekeluka.org  samedi 9 mai 2015 13:12

 

Le gouvernement américain vient d'octroyer la somme de 15,6 millions de dollars (9.072,820,000 francs CFA) au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers le Fonds de Confiance Judiciaire (Trust Fund) pour appuyer le système judiciaire centrafricain dans le cadre de deux projets. Les fonds ainsi octroyés serviront à appuyer le premier projet intitulé : Ré-établir la Cour criminelle de la République Centrafricaine (RCA) et le second : Combattre les violences basées sur le genre (VSBG).


L'annonce a été faite à travers un communiqué de presse signé le 5 mai par la Section diplomatique publique de l'ambassade des Etats-Unis.


Le communiqué précise que le ré-établissement de la Cour criminelle, premier projet, est financé à hauteur de 11,1 millions de dollars soit 6.497,310,000 de francs CFA. Cette assistance financière du gouvernement américain va contribuer également à renforcer la formation et l'assistance technique en matière de compétences d'application de la loi et à fournir des équipements de base à la police centrafricaine, à la gendarmerie nationale, à la police judiciaire, aux procureurs, au personnel judiciaire, aux juges et aux agents pénitentiaires. La rénovation de certains locaux de la police centrafricaine, de la gendarmerie nationale et des prisons sont pris en compte dans le cadre de ce financement.


Le second projet qui vise la lutte contre la violence sexuelle basée sur le genre (VSBG) bénéficie d'une enveloppe de 4,500,000 de dollars soit 2.634,040,000 de francs CFA. Le gouvernement américain entend augmenter les capacités des institutions judiciaires afin d'améliorer les procédures et poursuites des cas de VSBG en traduisant les auteurs de ces abus devant la justice.


Le projet est mis en œuvre par l'Association du barreau américain et sera effectué en coordination avec le gouvernement centrafricain, la Mission Intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la République Centrafricaine (Minusca), l'Union européenne et d'autres partenaires internationaux.

L'Association du barreau américain appuie le système judiciaire centrafricain
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 16:56

 

 

 

 

Texte de l'intervention de l'auteur à une conférence à Troyes en France

 

 

La participation à la vie politique est un thème très très classique en Science politique : « parler » chez les grecs et «  respecter » la Loi chez les romains  étaient deux formes distinctes de participation à la vie politique.  A cours de l’histoire politique, les théories et les pratiques ont toujours opposé la participation directe au système représentatif.  Dans l’intervalle, certains régimes politiques ont opté pour une participation mixte en empruntant procédé direct qu’ils complètent avec quelques éléments du la représentation.

 

A la question de savoir comment participer à la vie politique en République centrafricaine ? La réponse  est automatique en raison des expériences de la vie politique depuis 57 ans si l’on part du 1er décembre 1958. Bien évidemment  on ne peut s’intéresser à l’avenir sans parler du présent et évoquer le passé.

 

En rappel, après avoir mené une lutte politique Barthelemy Boganda a fini par remplacer l’Oubangui  Chari par République centrafricaine.  Mais, tout de même, il n’a pas pu vivre personnellement l’indépendance le 13 août 1960 pour des raisons qu’aucun centrafricain ne peut ignorer et oublier.

 

La mort sacrificielle de Barthélemy Boganda n’a pas engendré une vie politique apaisée en République centrafricaine. Du coup la participation citoyenne est autrement définie.

 

Un citoyen centrafricain actif ne peut participer à la vie politique que lorsqu’il est capable de ramasser les armes, enrôler les jeunes, déclarer la guerre contre le pouvoir en place,  déclencher une offensive, détruire tout lors de son passage, terroriser la population, arriver à Bangui, Capitale de la République centrafricaine, évincer le tenant du pouvoir, abroger la Constitution, suspendre les institutions de la République et s’engager solennellement à donner une vie meilleure au peuple centrafricain. Là, c’est un célèbre citoyen centrafricain qui a participé de façon active à la vie politique de son pays.

 

L’autre définition de la participation à la vie politique centrafricaine se résume à la conception selon laquelle ne peut participer de façon  active et directe que l’on est hissé au rang de Ministre. Même un député, rêve toujours être nommé Ministre pour pouvoir bien agir politiquement.  Autrement dit, ne peut parler politique en République centrafricaine que celui qui est nommé Ministre de la République.

 

Ces deux constats amers démontrent que la République centrafricaine est loin, très très loin de définir la participation citoyenne à la vie politique.

 

La participation à  la vie politique est un droit universellement consacré. L’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme  proclame solennellement que :

 

« 1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

 

2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

 

3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. ».

 

Emboitant le pas à cette consécration internationale, l’article 13 de la Charte africaine des droits de l’homme  et des peuples se veut plus clair en  affirmant que « Tous les citoyens ont le droit de participer librement à la direction des affaires publiques de leur pays, soit directement, soit part l'intermédiaire de représentants librement choisis, ce, conformément aux règles édictées par la loi ».

 

Il m’est un peu difficile de qualifier le régime juridique de participation à la vie politique en République centrafricaine surtout depuis  le 8 décembre 2012 ; date  à laquelle la coalition Seleka déclencha avec véhémence  et virulence inouïes une offensive allant jusqu’à évincer le pouvoir que détient François Bozizé le 24 mars 2013. Actuellement le régime politique de la République centrafricaine est régi par des Accords de Libreville, de Brazzaville et de Ndjamena, les Résolutions 2127 du 5 décembre 2013 et 2149 du 10 avril 2014. Tous ces documents renforcent  la Charte  constitutionnelle  du 18 juillet 2013. Accords, Résolutions et Charte Constitutionnelle ont instauré un régime politique d’exception en République centrafricaine à l’issue duquel la participation à la vie politique est restreinte. (cf. Mon livre L’INSECURITE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE QUEL RÔLE POUR LE DROIT INTERNATIONAL p.72 à 78).

 

Toutefois, je peux dégager trois dimensions de vie politique que chaque citoyen est appelé à participer.

 

La participation à la conquête du pouvoir

La participation à la gestion du pouvoir

La participation à la perte du pouvoir

 

Partie 1 : La participation à la conquête du pouvoir

 

Il y a plusieurs manières d’accéder au pouvoir : au nom de Dieu,  le sang, la naissance,  l’hérédité, la cooptation et la violence. En République centrafricaine, en plus de la force les réseaux et les sectes contribuent au processus de  la conquête du pouvoir. Alors quelle est la responsabilité de chaque citoyen vis-à-vis de ces modes d’accession au pouvoir ?

 

En principe,  l’élection,  qui est un procédé démocratique, a relégué au second rang toutes ces formes d’accession   au pouvoir.

 

Le premier droit d’un citoyen actif c’est de prendre part à une élection organisée par son pays en  vue désigné des personnes capables de le représenter car la participation directe au modèle grec d’antan est non seulement impossible mais irréalisable dans les faits.  Le vote devient donc un droit pour tout citoyen.

 

Mais on ne se lève pas d’un jour au lendemain pour aller voter. L’élection nécessite une préparation et un respect des règles qui peuvent se résumer à cinq notamment :

 

- la liberté de candidature : tous les citoyens  ayant l’âge requis pour se présenter comme candidat ne doivent pas se faire empêcher. Les limitations à la liberté de candidatures doivent être apportées par la Loi censée exprimée la volonté générale.

 

- l’universalité du vote : tous les citoyens ayant l’âge révolu de voter doivent accomplir le devoir de vote.

 

-  le secret du vote : chacun citoyen votant vote dans le secret. Il est responsable  du bulletin qu’il pose dans l’urne.

 

- l’égalité du vote : le vote de chaque citoyen compte une vois. C’est ce qu’on dit Un vote vaut Une voix.

 

- et l’honnêteté du vote : se mesure au degré de la préparation, du déroulement et de la proclamation des résultats.

 

C’est quand ces conditions sont respectées qu’on pourrait qualifier une élection de transparente et démocratique.

 

En République centrafricaine, la première élection qui eût lieu le 17 juin 1952 fut un échec, la dernière a été également un fiasco. Ce qui a conduit au chaos que nous vivons    depuis trois ans (cf. mon livre REPENSER LA SECURITE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE p.15 à 17).

 

Pour paraphraser Samuel Philpps Huntington dans  l’un de ses ouvrages célèbres TROISIEME VAGUE : LES DEMORATISATION DE LA FIN DU XXe SIECLE, le peuple centrafricain n’est pas encore prêt pour accueillir une élection véritablement démocratique.

 

Tout le monde réclame les élections en République centrafricaine afin non seulement de mettre un terme à un  éternel processus de transition mais surtout d’espérer un nouveau départ axé sur la paix et la stabilité. Mais,  est-ce que tout le monde est prêt  accepter le résultat ? Avant d’aller aux élections il faut une éducation à jouer les « fair play ». Sinon, les élections souhaitées vont replonger la République centrafricaine dans un chaos sans nom. 

 

C’est quand une élection est bien menée que le citoyen peut participer à la gestion du pouvoir.

 

Partie 2 : La participation à la gestion du pouvoir

 

La pratique universellement répandue admet que deux forces participent à la gestion du pouvoir politique d’un Etat : la majorité gouverne,  l’opposition critique. Même si la majorité n’est pas atteinte, le gouvernement de coalition intervient pour combler le vide.   La relation entre ces forces politiques est gouvernée par la tolérance.

 

Un groupe de chrétiens de Bangui réunis le 30 juin 1997 a rédigé un rapport intitulé LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, UN PAYS BLESSE A LA RECHERCHE DE LA PAIX ET DE LA RECONCILIATION. MENE OKO. Après avoir analysé la situation  générale de la République centrafricaine, ce  groupe a conclu avec amertume que « Le trait caractéristique de tous les régimes politiques centrafricains qu’il convient de relever d’emblée est le « bouc émissaire ». Chaque régime s’en fabrique un ou deux » (p.11). Rancœur, haine, brimades, tracasseries et vengeances minaient  les relations entre les leaders politiques. Ainsi, David Dacko et Jean Bedel Bokassa étaient des ennemis jurés. « La grande erreur politique que j’ai commise dans ma carrière était de laisser  David Dacko en vie » dixit Jean Bedel Bokassa.  Et tout le monde sait la revanche de David Dacko orchestrée contre  Jean Bedel Bokassa. David Dacko et Abel Goumba vivaient politiquement comme chat et chien.  André Kolingba traitaient Abel Goumba et Ange Félix Patassé de « Aigris et assoiffés du pouvoir ». Ange Félix Patassé au pouvoir qualifiait André Kolingba de « raté du pouvoir et de malade mental ».  François Bozizé voyait en l’opposition représentée par Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé  des « sorciers et vampires » de son pouvoir (Azo ti likoundou).  

 

Des comportements totalement ubuesques ont primé lors du passage de chaque leader ci-dessus cité au pouvoir.  Seule la confiance importe et non la compétence. On assiste à une conception toute particulière de la gestion du pouvoir à la centrafricaine « Hier, c’était votre tour de bouffer, aujourd’hui c’est le nôtre ». « Celui qui gagne, gagne tout. Celui qui perd, perd tout ».  « Qui n’est pas avec nous est contre nous ».  Ce qui alimente le phénomène de transhumance politique.

 

Quant à la jeunesse, génération montante destinée à prendre la relève politique, les mots me manquent pour déplorer les rivalités stériles et les déchirements qui fondent son existence. Ses querelles intestines et ses divisions  renforcent  la  tentation des caciques  de la vieille école du pouvoir à s’y maintenir.

 

Ces comportements ont conduit la République centrafricaine à la perdition.

 

On ne devrait pas attendre à être hissé au sommet du pouvoir pour afficher sa participation citoyenne à la vie politique.

 

Le citoyen peut militer dans un parti  politique, aller à l’école du parti, concourir  à l’animation de la vie politique  et gérer le pouvoir s’il advient que son parti remporte les élections dans les conditions requises et selon les idéologies du parti.

 

Que l’intellectuel, le journaliste,  le maçon, le plombier, le couturier, le conducteur, l’avocat, l’économiste, l’homme d’affaire, le diplomate, l’agriculteur, l’informaticien, le menuisier offrent ses services pour le bien de la République centrafricaine en fonction de ses capacités, de ses compétences et de ses limites, bien évidemment. Bien avant de prêter ses services à la Nation à laquelle le citoyen appartient, il devrait se reconnaître heureux dans son métier, le considérer comme une vocation et l’accomplir en conscience professionnelle.

 

En dehors d’un engagement politique, le citoyen peut participer à la vie politique en s’engageant dans une structure associative. Plusieurs associations contribuent à la gestion du pouvoir par leurs actions et leurs influences. De la panoplie des associations existantes, je peux les regrouper en quatre catégories :

 

- association de défense des droits de l’homme ;

- association de défense des valeurs républicaines et démocratiques

- association de défense de l’environnement ;

- association caritative.

 

Ces différentes catégories sont autonomes des structures  politiquent et s’engagent surtout à mener leurs actions dans le cadre défini par la loi. Même dans les associations, le respect de la tolérance est la règle.

 

Ainsi, parti politique et association sont des outils que le citoyen emprunte pour participer de façon active à la vie politique.

 

Partie 3 : La participation à la perte du pouvoir

 

Il m’a été donné de constaté que certains adhérents quittent leur parti lorsque celui-ci n’est plus au pouvoir. L’engagement dans un parti politique est comme l’union de mariage entre  deux êtres qui s’aiment pour le meilleur et pour le pire.

 

Aujourd’hui, plus que jamais toutes les langues en République centrafricaine tant à l’extérieur qu’à l’intérieur  ne réclament qu’un seul mot : la paix, la paix, la paix.

 

Je préfère employer le mot stabilité : stabilité politique, stabilité institutionnelle, stabilité sociale, etc.

 

 

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Centrafrique-Presse.com
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 16:37

 

 

AU PEUPLE CENTRAFRICAIN A L’OCCATION DU FORUM NATIONAL DE BANGUI

 

 

  • Distingués invités au Forum de Bangui
  •  
  • Centrafricaines, Centrafricains, Chers Compatriotes,
  •  

Beaucoup d’entre nous sont venus des points très éloignés de la Capitale : des différentes villes de l’intérieur de notre Pays, des différentes Capitales africaines, européennes et américaines, le cœur plein d’un espoir à faire traduire au monde et à la République Centrafricaine. Nous comptons dans vos rangs des ministres, des éminents citoyens,  des chrétiens, des musulmans, des non-croyants peut-être et surtout plusieurs étudiants, plusieurs jeunes et vaillants cultivateurs qui seront les lumières de la nation centrafricaine de demain.

 

Nous avons voulu dater de Bangui, la cosmopolite jadis à hospitalité légendaire, les déclarations de cet autre forum qui ne veut plus désormais servir le bien d’un individu, d’une ethnie, d’une religion, d’un parti,  mais qui désire le bien de tout le peuple centrafricain.

 

Notre démocratie pluraliste, notre envie de la réconciliation nous somment ici, chers concitoyens et amis de Centrafrique, d’intervenir dans le débat national pour en imprimer l’orientation et de ne plus caresser certains gens en armes, qui depuis belle lurette, se font prier indéfiniment à les faire ranger et de facto, qui continuent de terroriser une population civile plus que meurtrie qui n’aspire désormais qu’à la Paix.

 

Nous sommes venus à Bangui pour ajouter aux principes qui dirigent aujourd’hui nos hommes d’état, nos gouvernants, nos législateurs, un principe supérieur : tourner le dernier et le plus auguste feuillet de l’Evangile et du Coran, celui qui impose la paix aux enfants du même Dieu. Nous y sommes donc venus proclamer deux denrées rares conformément aux idéaux de notre père de l’indépendance : la fraternité non seulement concitoyenne mais avec tous les états africains connue sous le vocable de panafricanisme, ainsi que notre unité nationale aujourd’hui hypothéquée.

 

En présence d’un tel acte historique, permettez-moi Mesdames et Messieurs, dans mes premières pensées, d’élever symboliquement mes regards plus haut afin observer une minute de silence et d’arrêt d’écriture en mémoire de toutes les victimes du conflit centrafricain.

 

Et aussi, avant d’aller plus loin, souffrez que je puisse adresser à nos compatriotes locaux que la Diaspora centrafricaine, leurs frères établis ou déplacés à l’étranger, n’a pas été indifférente aux problèmes sécuritaires, aux exactions et aux massacres perpétrés dans notre Pays. Elle en ressent tout aussi le poids, étant donné que chacun a des parents, frères, sœurs et autres au pays et qu’aussi, l’afflux vers elle des déplacés : refugiées, demandeurs d’asile, a constitué une préoccupation majeure. Pour certains, leurs biens et maisons ont aussi été volés, pillés, saccagés.

 

« On n’est bien que chez soi », reconnait globalement la toute diaspora présente au forum. Dès lors, il est tout aussi important pour  elle de participer à l’effort de paix et la réconciliation chez nous en vue d’un retour rapide aux bercails pour certains, et pour d’autres en vue d’investissement futur et d’entrepreneuriat dans notre cher pays bien aimé.

 

A ceux donc qui veulent escamoter la voix de la diaspora lors de ce dialogue ou lors de la reconstitution de notre pays, je réponds avec toute la diaspora centrafricaine de par le monde, je réponds sans hésiter, et je réponds : Non !

 

Nous avons aussi des solutions somme toute à proposer pour la paix chez nous. Et Je vais plus loin ; je ne dis pas seulement que nous avons des solutions, je dis : nous voulons participer d’où chacun de nous au travers le monde se trouve, aux conditions de la paix, de la réconciliation et du développement chez nous.

 

Chers Compatriotes, la loi de Dieu, je ne vous la fais pas dire, ce n’est pas la guerre, c’est la paix, gage de tout.

 

Et cette lutte, ses massacres, ce chaos ! D’où viennent-ils ? De la guerre, et cela est évident. Mais où vont-ils ? A la paix ; cela n’est pas moins évident.

 

Il est tout simple que notre foi ait rencontré l’incrédulité vis-à-vis de la parole de Dieu ou d’Allah, et que nous ayons cédé aux ruses de « Babylone » et ses valets ; et qu’aujourd’hui encore, dans ces heures de nos troubles et de nos déchirements, l’idée de la paix et la réconciliation surprend et choque presque comme l’apparition de l’impossible et de l’idéal ; il est tout simple que l’on crie à l’utopie car le méchant est encore puissant; mais pendant cette semaine du 04 au 11, quant à nous patriotes, humbles et obscurs ouvriers dans cette grande marche vers la paix et la réconciliation, nous voulons percevoir cette résistance des esprits sans qu’elle nous étonne, et nous décourage. « La nuit fut longue, mais le jour est venu », chers concitoyens.

 

Si quelqu’un, il y a soixante-cinq ans, à l’époque où nos grands parents, sous la houlette de Boganda, se battaient à corps et à sang pour l’indépendance de notre pays commun, de ville en ville, de province en province…, si quelqu’un eût dit à Bossangoa, à Bambari, à Obo… à ceux-là: « Un jour viendra où vos descendants fils, petits fils et arrières petits fils se feront la guerre, un jour viendra où ils se lèveront pour partitionner le Berceau des Bantou qui vous ait si cher », ils l’auraient certain achevé à coup sûr au même titre que le colon.

 

Pourtant, nous avons fait de cette hypothèse impensable une triste réalité aujourd’hui. Que chacun batte sa coulpe : mea culpa...

 

Bref, qu’ici et maintenant commence un tout nouveau jour où l’on ne dira plus :

 

  • Les Séléka, milices ou ex-rebelles musulmans du Nord, ont attaqué les Sudistes ;
  •  
  • les Anti-Balaka, milices ou groupes d’autodéfense chrétiens ont repoussé ces Nordistes ;
  •  
  • Bozize, Djotodia par-ci ; FACA, forces nouvelles par-là.
  •  

Les Centrafricains ont toujours paisiblement vécu, témoignant diversement de leur foi en Dieu pour certains et en Allah pour d’autres. La religion n’a jamais été facteur de division, de crimes et de violences chez eux. D’ailleurs, c’est lors qu’il y a eu rupture avec Dieu ou Allah que cette haine est installée par les impérialistes et leurs valets chez nous et qu’aujourd’hui le pardon difficile.

 

Nous aurons bien encore des différends à régler certes, des intérêts à débattre, des contestations à résoudre, mais savons-nous ce que nous mettrons à la place de tout ceci ? - Le Pardon de Dieu, d’Allah !

 

Aussi, savons-nous ce que nous mettrons à la place de ces manipulations sataniques, des hommes guerres et leurs timoniers qui parcours encore nos forêts, nos villages, nos cantons à pied et à VLRA, armés des AK 47, des lances, des machettes, des couteaux ? - Nous mettrons tout simplement dans toutes les contrées de nos régions de petites boîtes que l’on appelle l’urne du scrutin.

 

Et de ces boîtes il sortira, quoi ? - Un Président auquel nous nous sentirons tous, une assemblée qui feront comme votre âme à tous. Ce seront cette présidence et ce concile souverain et populaire qui décideront, qui jugeront, qui résoudront tout en loi, qui feront tomber le glaive de toutes les mains et surgir la justice dans tous les cœurs, qui diront à chacun : Là finit ton droit, ici commence ton devoir. Bas les armes ! Vivez en paix !

 

Et ce jour-là, nous ne sentirons qu’une pensée commune, des intérêts communs, une destinée commune ; nous nous embrasserons, nous nous reconnaîtrons filles et fils du même sang et de la même patrie ; ce jour-là, nous ne serons plus des peuplades ennemies, nous serons un peuple ; nous ne serons plus Gbaka, Yakoma, Banda, Gbaya, Runga et j’en passe…, nous ne serons plus chrétiens ou musulmans, nous serons Centrafricains tout court une fois de nouveau, voilà tout.

 

 Chers Compatriotes, le temps a marché, que cette chimère devienne enfin réalité au sortir de ce forum de Bangui. Qu’aux esprits corrompus qui diront ici comme ailleurs : une autre réunion des Centrafricains de plus, qu’ils la fassent et nous, avec nos armes en main, nos stratégies de division, nous en empêcherons l’exécution, que nous puissions les combattre avec une seule arme : l’amour entre nous les Centrafricains et non plus la haine.

 

Et, j’insiste sur ceci en suivant cette prophétie faite d’antonymies : L’amour et non la haine, la justice et non l’impunité, la vérité et non le mensonge. Car seuls les premiers termes seront les facettes de cette Paix et vecteurs de cette réconciliation que chacun appelle de ses vœux.

 

J’aurais été Jésus-Christ ou Mahomet, Ngakola ou Yanda, que beaucoup l’entendraient. Mais n’est-ce pas leur précepte à tous : – l’amour ?

 

Le trémolo de ma voix pour terminer se tourne vers Son Excellence Madame SAMBA-PANZA, Présidente de la transition pour lui dire courage : Un jour viendra où l’on montrera un AK 47 dans nos musées comme on y montre aujourd’hui une baïonnette en s’étonnant de ce que cela ait pu être ! Et l’on comparera simplement « Présidente SAMBA-PANZA » pour la légende centrafricaine à ce qui fut « Reine POKOU » pour les ancêtres des ivoiriens.

 

En définitive, qu’allons-nous faire, mieux qu’avons-nous à faire pour voir arriver le plus tôt possible ce grand jour de la Paix et la réconciliation ?

Nous aimer ! Nous aimer ! Nous aimer ! Ce but sublime. Dans cette œuvre immense de la pacification.

 

Dès lors, peuples centrafricains, intellectuels, scientifiques, artistes, religieux ou cercles dirigeants, membres de la diaspora, paysans, mettons-nous au travail. Les comportements de mépris au quotidien, les discours de haine, l’exhibition de titres arrogants de supériorité remettront en place, avec le temps, une autorisation à de nouvelles violences contre le peuple innocent.

 

Surplombons avec l’amour toute la difficulté de faire tenir l’étendard de la patrie pour le brandir ; tant les manipulations et les dominations d’une part, et d’autre part la réalité du criminel devenu momentanément vainqueur de la paix, perdurent dans notre Pays.

 

C’est pourquoi, cueillons dès à présent nos rameaux d’oliviers, Excellences, Mesdames et Messieurs, pour rallumer la flamme de la paix qui va définitivement brûler et chasser du Centrafrique ces ennemis divers.

 

Nous sommes et demeurons, quant à nous la diaspora centrafricaine au côté de notre peuple, les bras compétents et forts de cette noble lutte pour la victoire finale.

 

Que nos conclusions, si minimes soient-elles tirées de ce forum national de Bangui, renforcent celles des autres précédents sur ce chemin difficile mais vital de notre processus de paix et de la réconciliation.

 

Source d’inspiration : Victor Hugo, Discours au congrès de la paix en 1849

 

Bangui le 07 Mai 2015

 

GUIANISSIO Guillaume Dominique

 

Le Président de la Communauté Centrafricaine au TOGO

 

Membre de la Diaspora au Forum de Bangui

Allocution que le délégué de la communauté centrafricaine au Togo n'a pu lire au Forum de Bangui
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 15:38

 

 

 

08/05/15 (AFP)

 

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est étonné vendredi que la France n'ait ouvert qu'en juillet 2014 une enquête sur les accusations de viols d'enfants par des soldats français en Centrafrique alors que les faits ont eu lieu entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Les autorités françaises ont ouvert leur enquête fin juillet 2014, après avoir été saisi d'un rapport de l'ONU transmis à la mi-juillet par un fonctionnaire du Haut-Commissariat, Anders Kompass.

 

Mais pour le Haut-Commissaire Zeid Ra'ad Al Hussein, quelqu'un au sein des forces armées françaises sur place a forcément été informé des faits avant la remise du rapport, voire quand ils se sont produits.

 

"Quelqu'un était au courant et n'a rien dit. Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'enquête nationale (en France)?" à ce moment là, a-t-il demandé, lors d'une conférence de presse à Genève.

 

"Quelqu'un était au courant (...) Cela peut être un officier subalterne, cela peut être un sous-officier. Il est impossible de croire que ces soldats aient agi sans que personne d'autre ne soit au courant", a insisté le Haut-Commissaire.

 

"Il faut une enquête sur ce qui s'est passé", a-t-il répété, appelant les autorités françaises à mener "une enquête très sérieuse" afin de comprendre pourquoi les allégations de viols n'ont pas été vérifiées plus tôt.

 

Il a toutefois salué l'engagement de la France en Centrafrique, via l'opération Sangaris, estimant qu'elle a sûrement permis d'éviter un génocide.

 

Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique, dont certains, "très peu" selon cette source, ont été identifiés.

 

Cette enquête, menée par le Parquet de Paris, est restée secrète jusqu'à ce qu'un article du quotidien britannique The Guardian révèle l'affaire la semaine dernière.

 

Les témoignages des enfants sont contenus dans un rapport de l'ONU. Ils retracent des faits commis envers un petit nombre de mineurs, sur le site de l'aéroport de M'Poko, à Bangui.

 

"Les abus rapportés dans le document (de l'ONU, ndlr) n'étaient probablement que la pointe de l'iceberg", selon M. Zeid, qui a exprimé "son dégoût" face à de tels actes.

 

Il a par ailleurs indiqué avoir rencontré M. Kompass pour faire le point. Le directeur des opérations du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme avait été suspendu le 17 avril pour avoir transmis à l'été 2014 ce rapport confidentiel à la France. Il a été réintégré dans ses fonctions mardi suite à un jugement d'un tribunal administratif de l'ONU.

 

Le cadre suédois continue malgré tout de faire l'objet d'une enquête interne de l'ONU qui l'accuse d'avoir transmis un document confidentiel, sans avoir pris la précaution d'enlever les noms des victimes présumées, et d'avoir court-circuité ses supérieurs.

 

«Enquête impartiale»


L’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power a de son côté réclamé une «enquête impartiale» sur la manière dont ont été traitées par l’ONU les accusations de viols d’enfants portées contre des soldats français en Centrafrique. Cette enquête, a-t-elle expliqué, devrait se concentrer sur la rapidité avec laquelle les accusations ont été transmises aux autorités compétentes et avec laquelle celles-ci ont réagi, ainsi que sur la nécessaire protection de l’anonymat des victimes et des témoins.

Cette enquête, menée par le Parquet de Paris, est restée secrète jusqu’à ce qu’un article du quotidien britannique The Guardian révèle l’affaire la semaine dernière. Les témoignages des enfants sont contenus dans un rapport de l’ONU. Ils retracent des faits commis envers un petit nombre de mineurs, sur le site de l’aéroport de M’Poko, à Bangui.

M. Kompass, directeur des opérations du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, avait été suspendu le 17 avril pour avoir transmis à l’été 2014 ce rapport confidentiel à la France. Il a été réintégré dans ses fonctions mardi suite à un jugement d’un tribunal administratif de l’ONU.

Le cadre suédois continue malgré tout de faire l’objet d’une enquête interne de l’ONU qui l’accuse d’avoir transmis un document confidentiel, sans avoir pris la précaution d’enlever les noms des victimes présumées, et d’avoir court-circuité ses supérieurs.

 

Accusations de viols en Centrafrique: la France aurait dû enquêter plus tôt, selon l'ONU
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 18:43

 

 

 

Baboua, 08 mai 2015 (RJDH) – Un mort et plusieurs blessés sont les bilans provisoires d’une attaque, le jeudi 7 mai, à 18 heures à environ 12 kilomètres de la ville de Baboua. Un acte perpétré par un groupe armé assimilé aux rebelles du Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine.

 

Selon les faits rapportés au RJDH, c'est un véhicule de transport en commun en provenance de  Garoua-Mboulaï à destination de  Bouar et Bangui, qui a été la cible de cette attaque.   

 

« Les malfrats ont tiré sur le véhicule sans avoir l’arrêté. Un vendeur au marché Saïdou à Bangui d’après sa carte identité nationale, a trouvé la mort. Et plusieurs autres passagers ont été blessés. Les agresseurs auraient enlevé certaines passagers », a relaté un passager, témoin de l'attaque.

 

L'incident s'est produit à quelques kilomètres de la ville de Baboua. Un fait qui a créé la psychose au sein de la population. « Depuis hier nuit, une partie de la population a passé la nuit dans la brousse et les conducteurs des taxis-moto et d’autres véhicules de transport en commun en provenance de Bouar et Bangui, ont rebroussé chemin et ils ont passé la nuit dans l’enceinte de la douane de la ville de Baboua », a témoigné un habitant de cette localité joint par le RJDH.

 

Les éléments de la gendarmerie ont ramené le corps et les blessés à Baboua. Certains blessés ont été transférés  à Bouar pour des soient », a expliqué une source qui a requis l’anonymat.

 

Cet incident intervient après l'attaque d'une voiture dans la matinée du jeudi. Une femme d’une trentaine d’années a reçu des balles à la jambe./

 

Job Mohouna

Centrafrique/Baboua : Un mort plusieurs blessés dans une attaque des hommes armés
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