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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 23:01
NOTES D’INFORMATION MINUSCA

 

 

 

La MINUSCA condamne fermement l’attaque dont ont été victimes ses soldats dans l’Ouest du pays

 

Bangui, le 06 juin 2018 - La Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) poursuit ses opérations militaires destinées à mettre fin aux exactions du groupe criminel Siriri contre les populations civiles dans les préfectures de la Mambéré-Kadéï et la Nana-Mambéré, et ailleurs dans le pays, a déclaré, ce mercredi 6 juin, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, la porte-parole par intérim de la Mission, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, déplorant que la Mission fasse régulièrement objet d’attaques de la part de groupes armés.  « Je condamne avec la plus grande fermeté les attaques lâches perpétrées à l’encontre de la MINUSCA par ce groupe armé et qui ont coûté la vie à un Casque bleu tanzanien et fait sept blessés, le dimanche 3 juin, à proximité du village de Dilapoko, à 85 km de Berberati», a-t-elle insisté.

 

« Les casques bleus n’hésiteront pas à faire usage de toutes leurs capacités humaines et matérielles et de toute la légitimité que leur donne le Conseil de Sécurité pour se défendre », a-t-elle ajouté, déplorant que des civils soient souvent utilisés comme boucliers humains par les groupes armés ou que des éléments armés soient faussement présentés le champ de bataille comme de simples civils. « La MINUSCA tient à rappeler à tous les auteurs de ces violences que des enquêtes judiciaires rigoureuses sont menées conjointement par les autorités nationales et la Mission, afin d’établir la responsabilité pénale de leurs auteurs et de leurs commanditaires, qui devront en répondre devant les juridictions nationales et internationales compétentes », a-t-elle ajouté.

 

Mme Ikavi-Gbétanou a aussi condamné les tentatives en cours de manipulation de l’opinion par des groupes armés ou des bandes criminelles relayées par des activistes politiques poursuivant des intérêts particuliers inavouables. « Nous mettons en garde leurs auteurs et complices contre la propagande destinée à déstabiliser les institutions démocratiques du pays en attisant délibérément les tensions religieuses et communautaires par des déclarations dénuées de tout fondement », a-t-elle indiqué. A cet effet, Madame Ikavi-Gbétanou a appelé les populations centrafricaines à faire preuve de vigilance face aux rhétoriques guerrières et déstabilisatrices utilisées par certains acteurs politiques et groupes armés et qui ne visent que leurs propres avantages au détriment de ceux de la population.

 

La conférence de presse a été l’occasion pour la porte-parole par intérim de la Mission de rappeler la participation, le 1er juin 2018 à Brazzaville, du Représentant spécial du Secrétaire général, et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, à la 46e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale, au cours de laquelle a été évoquée la situation de la République Centrafricaine, notamment les défis sécuritaires dans l’Est du pays. Elle s’est, par ailleurs, félicitée de l’adoption par l’Assemblée Nationale d’une loi portant règlement de procédures et de preuves devant la Cour Pénale Spéciale. Cette loi, selon elle, « facilitera le travail de la Cour, qui doit juger les crimes commis en Centrafrique depuis 2003, et représente en ce sens un pas en avant dans la lutte contre l’impunité ».

 

Répondant aux questions des journalistes sur la fin du contrat de Paolo Branco à la Cour Pénale Spéciale (CPS), la Porte-parole a précisé ‘’qu’Il s’agit d’un personnel été recruté dans le cadre de l’opérationnalisation de la CPS, et que la Mission a décelé des incohérences entre son attitude et les exigences inhérentes à son poste. Il a publié et commenté publiquement via des réseaux sociaux sur des responsabilités de crimes avant même son arrivée en Centrafrique. Cette attitude est inacceptable et totalement incompatible avec les obligations de discrétion et de professionnalisme attendues d’une personne jouissant d’un contrat avec l’ONU, surtout lorsqu’il est question d’un volet aussi sensible que la CPS ».

 

Concernant les abus et violations des Droits de l’homme et du Droit International Humanitaire, la Porte-parole par intérim a affirmé que la Mission avait surveillé, vérifié et documenté 66 incidents ayant affecté au moins 81 victimes, au cours de la période du 30 mai au 05 juin 2018, « Les auteurs présumés sont, d’une part, des éléments des groupes armés et d’autre part, des agents de l’Etat ».

 


Pour sa part, le Porte-parole de la Police, le Capitaine Léo Franck GNAPIE, est revenu sur la remise officielle, le 04 juin dernier, des locaux de la Brigade de Gendarmerie de Besson, réhabilitée par la MINUSCA dans le cadre des projets à impact rapide. « Les travaux ont porté sur le bâtiment principal, la toiture, les plafonds, la peinture, l’installation électrique solaire et la dotation en matériel informatique et mobiliers de bureau. Le Capitaine Léo Franck GNAPIE a également fait mention d’une session de formation en cours à Bangui au profit de 24 policiers et gendarmes, relative notamment à la lutte contre la délinquance économique et financière.

 

De son côté, le Porte-parole de la Force, le Major Seraphin Embondzaa fait un bilan de la situation sécuritaire dans le pays, marquée par une normalisation de la situation sécuritaire à Bambari où la force a promptement pu venir á bout des actions des éléments armés, via une double riposte terrestre et aérienne aux attaques perpétrés aussi bien par les éléments armés de l’Union de la Paix pour la Centrafrique (UPC) que par les éléments anti-Balaka. La semaine a également été ponctuée d’activités civilo-militaires dans le cadre de la célébration du 70eanniversaire de la Journée internationale des Casques bleus. Des activités qui se déclinent, entre autres, à travers une campagne médicale gratuite à Beloko et Bocaranga, un programme de soins de santé à Kaga-Bandoro, une opération de nettoyage de l’hôpital de Birao, une campagne de salubrité du stade Tata Sayo par le bataillon marocain à Bangassou, et enfin une opération de nettoyage du marché de Bria par les personnels féminins des casques bleus gabonais.

 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

 

 

communique de presse

 

la minusca s’insurge contre toute tentative de manipulation de nature à attiser les tensions religieuses et communautaires

 

 

Bangui, le 05 juin 2018 : La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) s’insurge contre les tentatives de manipulation en cours de l’opinion par des groupes armés ou des bandes criminelles relayées par des activistes politiques poursuivant des intérêts particuliers inavouables. Elle met en garde leurs auteurs et complices contre la propagande destinée à déstabiliser les institutions démocratiques du pays en attisant délibérément les tensions religieuses et communautaires par des déclarations dénuées de tout fondement. La MINUSCA précise que de telles déclarations peuvent s’apparenter à des incitations à la haine et à la violence et, par conséquent, donner lieu à des poursuites devant les juridictions nationales et internationales, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

 

La MINUSCA rejette avec la plus grande fermeté les accusations pernicieuses contre elle destinées à jeter le discrédit sur son impartialité et à ternir le noble travail qu’elle effectue avec abnégation et dans un esprit de sacrifice. En particulier, la MINUSCA dénonce les accusations diffamatoires concernant des attaques prétendument ciblées contre des communautés spécifiques ou visant des populations civiles sur une base confessionnelle.

 

La MINUSCA rappelle qu’elle ne fait aucunement distinction de religion, d’ethnie ou de nationalité dans la mise en œuvre de son mandat de protection des populations civiles. Les actions menées à Bangui ou à l’intérieur du pays, en coordination avec les FACA et les Forces de sécurité intérieure, en appui au gouvernement légitime, n’ont d’autre objectif que la stabilité du pays et la protection des populations civiles. A cet égard, la Mission souligne que combattre la criminalité endémique qui affecte la vie des paisibles citoyens constitue une priorité.

 

La MINUSCA dénonce les actions délibérées des groupes armés visant à brouiller la distinction entre les éléments combattants et les civils. La MINUSCA stigmatise par ailleurs la manipulation, la mobilisation et l’instrumentalisation de populations civiles visant à faire obstacle aux opérations de la Mission, ainsi que la dissimulation de combattants appartenant aux groupes armés au sein des populations civiles. Elle tient à souligner que de tels agissements sont constitutifs de crimes graves.

 

La MINUSCA appelle enfin les populations à faire preuve de vigilance face aux rhétoriques guerrières et déstabilisatrices utilisées par certains acteurs politiques et groupes armés et qui visent, en premier lieu, l’obtention de gains et avantages illégitimes qui sont aux antipodes des aspirations des Centrafricaines et Centrafricains à la paix, la réconciliation nationale et le bien-être.

 

 

 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 01:45
TUERIES EN CENTRAFRIQUE  par David KOULAYOM-MASSEYO

                                      

   

 

   Tuer un abbé en Centrafrique a toujours été le prélude à des événements graves, lourds de conséquences à moyen et long termes . Ainsi la disparition prématurée de l’abbé  Barthélémy Boganda le 29 mars 1959, dans des circonstances jamais élucidées, a littéralement décapité l’Oubangui-Chari à la veille de son indépendance .

Aujourd’hui, c’est l’abbé Toungoumalé-Baba qui est assassiné avec ses paroissiens dans l’église de Fatima, rejoignant ainsi l’abbé Nzalé dans un scénario macabre monté par les Séléka pour faire accroire à une guerre confessionnelle en Centrafrique . Ce plan satanique doit être vigoureusement dénoncé car tous les Centrafricains savent pourquoi et comment des égorgeurs apatrides sont arrivés dans leur pays .

 

  1 . Une situation ahurissante

 

  Seuls les naïfs n’ont pas pris la mesure du travail en synergie des ennemis de la RCA dans la guerre imposée et livrée quotidiennement aux populations centrafricaines depuis bientôt cinq ans ! Le Président élu Touadera continue de réciter son mantra ahurissant : « je refuse de faire la guerre » à la tête d’un pays dont il ne contrôle qu’à peine 20% du territoire . Cela revient à castrer le peuple centrafricain et surtout les FACA . Ensuite il se tait dans les cas de meurtres en province ou décrète des journées de deuil et envoie ses ministres rendre visite aux blessés dans les hôpitaux de Bangui . La guerre, « si on la diffère, c’est à l’avantage de l’ennemi » conseillait déjà Machiavel à son prince . Choisir son champ de bataille peut se révéler plus profitable pour le pays que l’attentisme mortel actuel du gouvernement . Après tout, la guerre ne se fait pas uniquement avec des chars, des grenades et des mitrailleuses . Gouverner, c’est prévoir !

 

   Malgré l’embargo insensé de l’ONU, des accords bilatéraux avec des pays comme le Cameroun, le Rwanda, l’Angola etc auraient permis de desserrer l’étau au lieu d’attendre le bon vouloir de l’ONU qui servait de faux nez à la France dans cette histoire . Cette France qui s’est coalisée avec l’Amérique, la Russie…pour juguler l’état islamique, doit dire aux Centrafricains comment ils peuvent nommer les Sélékistes sanguinaires qui sévissent dans leur pays . Cette question cruciale appelle une réponse sans ambiguïté depuis que deux Français sont censés être derrière les attentats de Fatima . Ah, la France et ses Mirages 2000 survolant à basse altitude Kaga-Bandoro pour amuser la galerie alors qu’elle laisse assassiner de paisibles populations centrafricaines à Alindao, Bambari, Bangassou, Batangafo, Bria… !

 

 

   2 . Une campagne de presse sans précédent

 

  A lire la presse française ces derniers temps, la RCA est devenue le champ clos de la guerre froide depuis que les Russes y ont débarqué ! Cette campagne de presse rappelle furieusement la rumeur à la veille de la Saint Sylvestre 1966 qui prétendait que le Président David Dacko avait vendu la RCA aux Chinois, justifiant a priori le coup d’état de Bokassa .

 

   Rappelons d’abord que la coopération entre la Russie et la RCA n’est pas nouvelle . Des générations de Centrafricains qui ont des professeurs soviétiques peuvent en témoigner .

 

Ensuite, la nature ayant horreur du vide, la Russie de Poutine est arrivée sur une terre laissée en friche depuis sa colonisation par la France : ni voie ferrée, ni routes, ni université, ni hôpitaux…mais un pillage en règle des richesses nationales . Cette prédation sauvage et éhontée a laissé une mine d’uranium à ciel ouvert jouxtant aujourd’hui des champs de cultures vivrières à Bakouma avec une école et un poste de santé inachevés par Areva qui brasse des milliards grâce aux mines africaines . Deux sites à Bangui : le hangar de l’ambassade de France et le building de celle de l’ex-Urss valent le détour .

 

Enfin la RCA est en guerre quoi qu’en pensent la presse française et le quai d’Orsay . Dans cette perspective, l’ouverture vers la Russie qui effraie tant, doit être jugée à l’aune de l’enjeu centrafricain : il s’agit de sauver un peuple en danger de mort . Qu’y a-t-il de mal à cela ? N’est-ce pas le rôle légitime du gouvernement centrafricain de protéger son peuple ?

 

   3. Un gouvernement inaudible

 

  Seulement voilà : le gouvernement centrafricain se mure dans un silence assourdissant dans un pays qui aurait besoin d’exemplarité, de pédagogie, d’encouragements multiformes pour réussir sa lente résilience . De plus, la RCA est le seul pays où un ministre peut laisser un sextape sur les réseaux sociaux sans être puni . C’est encore en RCA qu’un Premier Ministre et son ministre de la Défense plus celui de l’intérieur peuvent aller s’afficher tranquillement avec l’ennemi public numéro un de Bangui . Les photos sur les réseaux sociaux sont rhédibitoires ! A la vue de ces photos, une question me taraude : que se sont-ils dit avec ce brigand, le seul en Centrafrique à parler du « koulomètre 5 » ? Quels engagements ont-ils pris vis-à-vis de ce malfrat qui a du sang centrafricain sur les mains ? Si la paix n’a pas de prix, le gouvernement ne doit pas s’abaisser à faire n’importe quoi non plus . La preuve, le pays n’a pas retrouvé la paix en dépit de leurs courbettes insupportables et reste soumis aux caprices des Séléka qui exécutent leur propre calendrier .

 

   Ce gouvernement lessivé, essoré et au bout du rouleau doit être remplacé par un autre plus restreint et responsable pour amorcer une autre politique et explorer d’autres voies de sortie de crise en Centrafrique . Pourquoi garder un ministère qui ne sert à rien ?

 

   Les tueries en Centrafrique concernent tous les citoyens et pas uniquement un gouvernement autiste, peu réactif qui donne l’impression de surfer sur l’insécurité ambiante pour aller jusqu’aux élections . Ce calcul est faux et éminemment dangereux . Il implique que des Centrafricains vont encore mourir d’ici là . C’est pour cela que le Président élu doit faire confiance au peuple centrafricain, retrouver tous les officiers centrafricains formés dans les académies militaires du monde entier, faire appel à toutes les bonnes volontés, où qu’elles se trouvent pour sauver la RCA que nous avons reçue en héritage de nos ancêtres .

 

   Quant à la guerre froide transposée sur les bords de l’Oubangui, cela me laisse froid et indifférent . Si les Russes permettent un jour de sauver la RCA, je leur dirais BRAVO .

 

Que Dieu bénisse la RCA .

 

 

                         Le 5 juin 2018

 

 

                         David KOULAYOM-MASSEYO .

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 01:41
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique
Enquête judiciaire sur deux mercenaires français présumés en Centrafrique

 

 

 

https://www.voaafrique.com  05 juin 2018

 

Une enquête judiciaire a été ouverte en Centrafrique à l'encontre de deux mercenaires français présumés, accusés d'avoir aidé un chef de milice de Bangui, selon un communiqué du procureur général centrafricain.

 

L'enquête concerne "l'attaque terroriste" du 1er mai visant une église à Bangui, Notre Dame de Fatima, selon le communiqué du procureur, Eric Didier Tambo. La fusillade dans l'église avait fait 26 morts, dont un prêtre.

 

Selon M. Tambo, cette fusillade est une "attaque terroriste" perpétrée par les hommes de Nimery Matar Djamous, alias Force, chef de la principale milice contrôlant le quartier du PK5 à Bangui, qui abrite la majorité des musulmans de la capitale centrafricaine.


Une version contestée par plusieurs témoignages affirmant que les miliciens du PK5 n'ont pas visé l'église en tant que telle, mais des forces de l'ordre qui s'étaient réfugiées à l’intérieur au cours d'une fusillade.

 

Le procureur précise que Force fait déjà l'objet d'un mandat d'arrêt et annonce que des mandats d'arrêt internationaux allaient être lancés contre deux Français accusés d'avoir "aidé, facilité et instruit Djamous dans des actes de terrorisme" visant l'église Fatima".

 

Ces Français, Christophe Raineteau, alias Alpha, et Bernard Cousin, sont poursuivis pour les mêmes chefs d'accusations que Force, à savoir "acte de terrorisme, assassinats, rébellion, incitation à la haine".

 

"Des commissions rogatoires internationales seront adressées aux autorités judiciaires des pays dans lesquelles résident les présumés criminels" ajoute le communiqué, sans préciser quels étaient ces pays.

 

Le procureur affirme que la justice détient des "preuves accablantes (documents, photos, enregistrements sonores)" contre les deux hommes.

 

Contacté par l'AFP, Force a affirmé n'avoir jamais traité avec des mercenaires français.

 

Avec AFP

 

 

RCA deux Français dans le collimateur de la justice

 

Par RFI Publié le 05-06-2018 Modifié le 05-06-2018 à 03:20

 

En Centrafrique, deux Français sont dans le collimateur de la justice. Il leur est reproché d'être complices des récentes violences qui ont eu lieu dans la capitale centrafricaine il y a un mois. Une enquête judiciaire a été ouverte concernant dix chefs d'accusation, dont ceux de terrorisme et d'assassinat.

 

Christophe Rainetau et Bernard Cousin, ces deux noms sont sortis publiquement pour la première fois le 2 mai dernier dans la bouche Faustin-Archange Touadéra, puis répétés par le président centrafricain lors d'une interview accordée à France 24 la semaine dernière.

 

Dimanche, le procureur général Eric Didier Tambo a, dans un communiqué, annoncé qu'une enquête judiciaire avait été ouverte à l'encontre des deux Français, après les violences qui ont fait 24 morts et une centaine de blessés le 1er mai. Il leur est reproché d'être complices du général Force, un chef d'autodéfense du PK5 et d'être proches des rebelles de la Seleka.

 

Actes de terrorisme, assassinat, ou atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat font partie des dix chefs d'accusation pour lesquels un mandat d'arrêt international devrait être livré dans les prochains jours par un juge d'instruction.

 

On ne connaît pas grand-chose sur ces deux Français qui ne se trouvent actuellement pas en Centrafrique. Christophe Raineteau se présente, sur les réseaux sociaux, comme un expert en géopolitique et gérant d'une mine en Sierra Leone, et assure n'avoir jamais cherché à déstabiliser le président Touadéra. Quant à Bernard Cousin, personne ne semble le connaître.

 

Dans son communiqué, le procureur affirme avoir transmis des preuves accablantes sous forme de photos et d'enregistrements sonores au juge d'instruction chargé des poursuites. De son côté, la France n'a toujours pas réagi officiellement à ces accusations.

 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 01:38
La Centrafrique obtient 22 milliards FCFA de la BAD pour construire son backbone de fibre optique

 

 

 

https://www.agenceecofin.com

 

(Agence Ecofin) - La République de Centrafrique a obtenu de la Banque africaine de développement (BAD) un financement de 22,107 milliards FCFA pour réaliser sa composante du Central Africa Backbone (CAB), le projet de maillage de la sous-région d’Afrique centrale en fibre optique. L’accord de financement y afférent a été signé à Busan, en Corée du Sud, par Félix Moloua, le ministre centrafricain de l'Economie, de la Planification et de la Coopération internationale, et Ousmane Doré, le directeur général du bureau régional de développement et d'affaires de la BAD. C'était lors de la 53ème Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD), tenue du 21 au 25 mai 2018.

 

Dans l’enveloppe financière accordée à la Centrafrique, 8,44 milliards FCFA ont été fournis par le Fonds africain de développement ; 2,480 milliards FCFA ont été apportés par le Fonds d'appui à la transition et 11,184 milliards FCFA ont été apportés sous forme de facilité d'investissement pour l'Afrique de l'Union européenne. Félix Moloua a indiqué que ces financements contribueront à faire du secteur des TIC un moteur de croissance et de création d'emplois, indispensables à la mise en oeuvre  avec succès du plan national de relèvement et de consolidation de la paix 2017-2021.

 

Au-delà de l'installation de plus de 1000 kilomètres de câbles à fibres optiques pour relier le Cameroun et le Congo, la composante centrafricaine du CAB prévoit également la création d'un Centre de données  national, d’une plate-forme de gestion électronique, l'exploitation de 20 centres communautaires numériques et d'un centre de formation numérique et la création d'une pépinière d'entreprises à l'Université de Bangui.

 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 01:36
34 miliciens centrafricains transférés de Bondo à Kinshasa

 

 

 

Kinshasa  05-06-2018 - C’est à partir de la ville de Buta, 324 km au nord de Kisangani, que ces miliciens centrafricains ont été embarqués à bord d’un avion mis à leur disposition par les autorités.

 

L’armée congolaise a transféré 34 miliciens centrafricains Anti Balaka, lundi 4 juin 2018, à Kinshasa. Ces miliciens s’étaient rendus aux FARDC, en mai dernier, lors de la capture de leur leader, le général Pinho, dans le territoire de Bondo (Bas-Uele).

 

C’est à partir de la ville de Buta, 324 km au nord de Kisangani, que ces miliciens centrafricains ont été embarqués à bord d’un avion mis à leur disposition par les autorités.

 

“Ils s’étaient rendus à l’armée le 16 mai. Ils étaient à Buta où ils ont pris l’avion jusqu’à Kinshasa. C’est au total 34 personnes dont le général Pinho. Maintenant, c’est question de processus normal, il y a toute une procédure à suivre. C’est à la hiérarchie de savoir ce que sera la prochaine étape”, a dit à ACTUALITE.CD, le capitaine Carlos Kalombo, porte-parole militaire dans le secteur opérationnel de Uélé (nord-est).

 

En Centrafrique, les miliciens Anti Balaka (chrétiens) et Séléka (musulmans) se sont affrontés lors de la crise dans ce pays jusqu’au renversement de l’ancien chef de l’Etat, François Bozizé, du pouvoir. Une frange des Anti Balaka avait trouvé refuge sur le sol congolais.

Actualité.cd 

 

 

RDC : 34 miliciens centrafricains transférés de Bondo à Kinshasa

 

L’armée congolaise a transféré 34 miliciens centrafricains Anti Balaka, lundi 4 juin 2018, à Kinshasa. Ces miliciens s’étaient rendus aux FARDC, en mai dernier, lors de la capture de leur leader, le général Pinho, dans le territoire de Bondo (Bas-Uele).

 

C’est à partir de la ville de Buta, 324 km au nord de Kisangani, que ces miliciens centrafricains ont été embarqués à bord d’un avion mis à leur disposition par les autorités.

 

“Ils s’étaient rendus à l’armée le 16 mai. Ils étaient à Buta où ils ont pris l’avion jusqu’à Kinshasa. C’est au total 34 personnes dont le général Pinho. Maintenant, c’est question de processus normal, il y a toute une procédure à suivre. C’est à la hiérarchie de savoir ce que sera la prochaine étape”, a dit à ACTUALITE.CD, le capitaine Carlos Kalombo, porte-parole militaire dans le secteur opérationnel de Uélé (nord-est).

 

En Centrafrique, les miliciens Anti Balaka (chrétiens) et Séléka (musulmans) se sont affrontés lors de la crise dans ce pays jusqu’au renversement de l’ancien chef de l’Etat, François Bozizé, du pouvoir. Une frange des Anti Balaka avait trouvé refuge sur le sol congolais.

Patrick Maki

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 01:34
Centrafrique : la recrudescence des attaques contre les Casques bleus inquiète l'ONU
Centrafrique : la recrudescence des attaques contre les Casques bleus inquiète l'ONU

 

 

 

Mardi 5 Juin 2018 - 15:58

 

Dans une déclaration, le 5 juin, le patron des Nations unies, António Guterres, a  manifesté son indignation suite aux violences perpétrées contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

 

La déclaration du secrétaire général de l'ONU intervient deux jours après la mort d’un Casque bleu tanzanien, le 3 juin, à l’ouest du pays, tué par des éléments armés, notamment lors d’une patrouille de la Minusca.  

 

Condamnant fermement cet acte qui avait également blessé sept autres Casques bleus, Antonio Guterres a rappelé que les attaques contre les forces de maintien de la paix des Nations unies peuvent constituer un crime de guerre et que des sanctions peuvent être appliquées contre leurs auteurs.

 

« Cette attaque a conduit à la mort d'un Casque bleu de la Tanzanie et en a blessé sept autres. Cela porte donc à quatre, le nombre de Casques bleus déjà tués dans des attaques ciblées en République centrafricaine depuis janvier 2018 », a-t-il précisé, avant de rendre hommage à tous ces hommes et femmes qu’il a jugé de courageux à travers leurs actes de sacrifice ultime pour la paix en Centrafrique.

 

« Je présente mes plus sincères condoléances à la famille de la victime ainsi qu'au gouvernement tanzanien et je souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Et, j’exhorte les autorités du pays à lancer une enquête pour que les auteurs soient  identifiés afin de les traduire rapidement en justice »,a conclu le secrétaire général de l’ONU, en réaffirmant son soutien indéfectible à la Minusca dans ses efforts pour protéger les civils et stabiliser la République centrafricaine.

 

Rock Ngassakys

 

 

Centrafrique : un casque bleu tanzanien tué et sept blessés dans une embuscade

 

Une patrouille de l’ONU est tombée dimanche dans une embuscade dans le sud-ouest de la préfecture de Mambéré-Kadeï, avons-nous appris. Un casque bleu tanzanien a été tué et sept autres blessés.
 
Dimanche, des hommes armés ont tendu une embuscade à des casques bleus dans le village de Dilapoko dans le sud-ouest de la préfecture de Mambéré-Kadeï. Un casque bleu du contingent tanzanien est mort et sept blessés dont l’un dans un grave état a été hospitalisé à Bangui.
 
Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, a condamné vivement cette attaque, tout en rappelant que des sanctions pouvaient « être appliquées contre leurs auteurs de guerre ». La Centrafrique a plongé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l'ex-président François Bozizé, par la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane. Centrafrique : un casque bleu tanzanien tué et sept blessés dans une embuscade
 

Une patrouille de l’ONU est tombée dimanche dans une embuscade dans le sud-ouest de la préfecture de Mambéré-Kadeï, avons-nous appris. Un casque bleu tanzanien a été tué et sept autres blessés.
 
Dimanche, des hommes armés ont tendu une embuscade à des casques bleus dans le village de Dilapoko dans le sud-ouest de la préfecture de Mambéré-Kadeï. Un casque bleu du contingent tanzanien est mort et sept blessés dont l’un dans un grave état a été hospitalisé à Bangui.
 

 

Un casque bleu tué et sept autres blessés dans l’ouest de la RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) juin 05, 2018 à 13:36 - Des sources proches de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique(MINUSCA) ont annoncé, mardi, la mort d’un casque bleu de nationalité tanzanienne et les blessures de sept autres soldats au cours d’un combat mené, dimanche dernier, contre un groupe armé de l’Ouest de la République Centrafricaine.

 

Ce contingent de la Minusca a eu ces affrontements face au groupe rebelle « Siriri », basé au village Nassolé, à 30 km de la ville de Gamboula, à plus de 500 km de la capitale centrafricaine, Bangui.

 

Ces rebelles, qui sont à leur énième tentative d’installation d’une barrière dans cette localité, ont été cependant chassés après un rude combat avec les casques bleus tanzaniens qui s’est soldé par leur fuite, selon la Minusca.

 

Cette partie ouest de la Centrafrique, frontalière au Cameroun, est en proie à une insécurité grandissante, avec la naissance de nouveaux groupes armés que la MINUSCA et les forces de défense intérieure essaient d’enrayer.

 

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Centrafrique-Presse.com
6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 01:25
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La presse nationale analyse la présence russe sous l’angle sécuritaire

 

PAR RJDH LE 5 JUIN 2018

 

BANGUI, 05 juin 2018 (RJDH)—Les parutions du jour sont dominées par des questions sécuritaires sur lesquelles nos confrères ont soit fait des analyses soit des reportages.

 

C’est partant de la présence russe que le Confident aborde ce jour à la question sécuritaire. L’analyse de nos confrères, part d’une interrogation sur la peur que créé chez les Français, la présence russe en Centrafrique.

 

Le Confident qui ne cache pas son soutien à la présence russe, souhaite le renforcement de la cette présence. Alors que depuis 2014, les forces onusiennes n’ont pas pu apporter des solutions à la crise, précise le journal, « la paix commence à revenir » avec l’arrivée des forces russes.

 

Adrénaline Info dans la même dynamique décortique une analyse assez proche de celle du journal le Confident. Pour nos confrères, ce qui compte, c’est la résolution de la crise peu importe de qui doit venir cette solution. Aux yeux du journal Adrénaline Info, la RCA a beau être « le pré-carré français », mais si les Russes peuvent intervenir pour aider, il n’y aucune entorse à imaginer car, la volonté populaire actuelle est que la paix revienne, note ce quotidien généralement très dur avec la France.

 

L’Agora s’intéresse aujourd’hui au mandat d’arrêt émis contre le leader d’autodéfense du km5 surnommé Force. Pour ce journal, le président de la République a franchi un pas. Dans une analyse qui rappelle les exactions attribuées à cet ancien militaire, l’Agora défend ce mandat et suppose que les soutiens de Force pourraient manœuvrer pour que ce chef d’autodéfense se retire du km5. Il s’agit d’une hypothèse de l’Agora qui estime que si Force est arrêté, « il pourra parler et citer des noms », ce que ses soutiens sont obligés de tout mettre en œuvre pour éviter.

 

L’insécurité en Centrafrique manipulée par la France, c’est une accusation exprimée ce matin par Libre Opinion qui accuse l’ancienne puissance coloniale d’être « le porte-malheur du peuple centrafricain », à travers son soutien aux groupes armés. Ce journal connu pour ses critiques vis-à-vis de la France annone aussi dans sa parution du jour et en gros titre, le rappel de l’ambassadeur de France en Centrafrique. Citant des sources diplomatiques, le journal indique que Christian Bader pourrait quitter Bangui courant de ce mois de juin.

 

Une marche de la minorité musulmane à Bambari pour exiger le départ des casques bleus portugais. C’est une information du journal Le confident qui, rappelant la vaine opposition de la majorité de la population, à l’époque contre le contingent mauritanien accusé de connivence avec les combattants de l’UPC,  dénonce une manipulation et appelle la Minusca à prendre ses responsabilités.

 

Le sous-préfet de Grimari en difficulté selon le Confident qui fait état des accusations des jeunes qui s’en sont pris à ce haut responsable. Selon les faits publiés par le confident, les jeunes de la ville reprocheraient au sous-préfet de détourner leurs femmes et d’avoir escroqué un des leurs à qui il aurait pris plusieurs cabris.

 

Finissons cette revue avec un fait divers publié par l’Agora qui indique que la tête d’un serpent est sortie d’une plaie au village Gboboro dans la commune de Bégoua.

 

 

Centrafrique : Bambari et Kaga-Bandoro hostiles aux travailleurs humanitaires

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 5 JUIN 2018

 

BANGUI, 5 Juin 2018 (RJDH)—Depuis deux mois, les activités des humanitaires sont fortement handicapées par les violences perpétrées au centre du pays, notamment à Bambari et à Kaga-Bandoro. Ces zones se montrent de plus en plus hostiles aux travailleurs humanitaires.

 

Pillages, braquages et menaces sont le lot quotidien des travailleurs humanitaires dans les villes de Bambari et de Kaga-Bandoro. Les personnes vulnérables deviennent de plus en plus vulnérables suite à la suspension temporaire des activités des humanitaires et l’évacuation du personnel vers les zones moins hostiles.

 

En Avril dernier, on a dénombré pour la ville de Bambari 182.400 déplacés et 25.725 à Kaga-Bandoro. Selon la coordination des affaires humanitaires, pour la ville de Bambari seule, neuf (9) organisations humanitaires ont été pillées juste au cours du mois de mai 2018 alors que la situation demeure très précaire. A Kaga-Bandoro, au moins trois cas de braquage ont été rapportés dont deux sur les véhicules et un autre sur un personnel humanitaire. Cependant, les populations civiles sont les principales victimes des conflits et de la violence qui s’exercent dans le pays.

 

Malgré de multiples campagnes visant à faire comprendre aux groupes armés que la population civile n’est pas la cible,  sur le terrain, on assiste à des faits contraires. En plus des populations ciblées, la RCA est également un pays à haut risque pour les travailleurs humanitaires. Au 1er trimestre 2018, 3 travailleurs humanitaires ont été tués alors qu’ils se rendaient au nord-ouest du pays en appui au secteur de l’Éducation.

 

Selon une note de la coordination des affaires humanitaires, 15 organisations humanitaires ont ainsi dû temporairement suspendre leurs activités dont 10 ont dû relocaliser temporairement des membres de leur personnel.  63 incidents affectant directement les personnels et biens humanitaires ont été enregistrés entre janvier et mars 2018.

 

Si les acteurs humanitaires sont affectés, alors que dire des populations civiles vulnérables dont la vulnérabilité va s’accroître avec les problèmes humanitaires qui en résulteront?  Attaquer, tuer, empêcher un humanitaire, c’est tuer deux fois une personne vulnérable.

 

En avril 2018, le nombre de personnes déplacées se chiffre presque à 670 000 âmes et le nombre des réfugiés est également resté important, 582 000. Jusqu’à ce jour, plus d’1,2 millions de Centrafricains ont besoin d’une assistance humanitaire alors que la situation humanitaire se détériore suite à la dégradation de la sécurité.

 

 

Centrafrique : La RCA attend une loi contre l’utilisation des sachets et emballages en plastique

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 5 JUIN 2018

 

BANGUI, 05 Juin 2018 (RJDH)–Le monde célèbre ce 5 Juin la journée mondiale de l’environnement autour du thème : «combattre ensemble la pollution plastique». Dans sa déclaration, le ministre de l’environnement et du développement durable Thierry Kamach annonce une loi portant sur l’interdiction des sachets en plastique dans le pays.

 

La journée mondiale de l’environnement de cette année s’est focalisée sur les problèmes environnementaux et sanitaires que posent les déchets et emballages en plastique non dégradable et à usage unique. Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement mise sur une loi et la création d’une police spéciale pour réprimer l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sachets et emballages en plastique.

 

Le ministre de l’environnement et du développement durable, Thierry Kamach revient sur cette journée, «pour cette année, l’humanité tout entière est appelée à combattre la pollution des sols et des cours d’eau sous le thème : combattre ensemble la pollution plastique.  Le thème de la célébration de la journée mondiale de l’environnement de cette année est un appel à l’action. Nous devons nous unir pour combattre l’un des grands défis environnementaux de notre époque. Cette journée nous invite à réfléchir sur la manière dont nous devons changer notre quotidien pour réduire les grandes conséquences de  la pollution des pastiques sur notre écosystème, notre faune et notre santé », a-t-il souligné.

 

En Centrafrique, bien que les plastiques aient de nombreux usages, la population est devenue dépendante des sachets en plastique à usage unique en dépit de ses conséquences néfastes sur l’environnement et sur la santé.

 

Pour le ministre Thierry Kamach, un projet de loi a été initié et soumis à l’Assemblée nationale pour interdire la production, la commercialisation et l’utilisation des sachets en plastique, «ce projet de loi vise à faire la promotion d’une nouvelle génération d’emballages et de sachets en plastique dit bio dégradables. Une unité de police environnementale dénommée « Unité Spéciale de Constatation, de Répression des Infractions Environnementales (USCRIE) sera créée à cet effet », a annoncé le membre du gouvernement.

 

La Journée mondiale de l’environnement est la journée la plus importante célébrée par les Nations-Unies visant à encourager la sensibilisation et des actions mondiales en faveur de la protection de l’environnement. Depuis son lancement en 1974, cette journée est devenue une plate-forme mondiale de sensibilisation du public dans plus de 100 pays.

 

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 00:36
L’ONU préoccupée par les activités terroristes qui continuent de déstabiliser l’Afrique centrale
L’ONU préoccupée par les activités terroristes qui continuent de déstabiliser l’Afrique centrale

 

 

UNSAC - 46 e réunion : l’ONU préoccupée par les activités terroristes qui continuent de déstabiliser l’Afrique centrale

 

Brazzaville (Congo)/Libreville (Gabon), 02 juin 2018 – L’Afrique centrale « continue de faire face au fléau du terrorisme et de l’extrémisme violent, en particulier les activités de Boko Haram », a observé le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de l’UNOCA, M. François Louncény Fall, lors de la cérémonie officielle du segment ministériel de la 46e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), le 1er juin 2018 à Brazzaville.

 

 Pour y faire face, les Ministres et Chefs de délégation des Etats membres ont recommandé à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) d’accélérer le processus de mise en œuvre de la stratégie régionale de lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes légères et de petit calibre adoptée lors de la 41e réunion de l’UNSAC en novembre 2015 à Libreville. La réunion des experts, tenue du 29 au 31 mai, a longuement débattu de cette question et a pris conscience des enjeux.

 

« Le prochain sommet conjoint de la CEEAC et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur les questions de terrorisme et de l’extrémisme violent, prévu en juillet 2018, sera une occasion importante pour renforcer la coopération interrégionale dans ce domaine », a souligné le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, qui s’est également dit toujours préoccupé par l’impact des activités de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) sur les populations civiles et le développement de certains pays de la région.

 

M. Fall a évoqué le cas particulier de la République Centrafricaine (RCA) : la situation à l’Est du pays est de plus en plus inquiétante depuis le départ des partenaires militaires régionaux et internationaux, y compris la Force régionale d’intervention de l’Union africaine chargée de traquer les éléments de Joseph Kony. « J’encourage la sous-région à réévaluer les mécanismes en place pour s’assurer que la LRA ne profite pas de ce vide et pour mettre définitivement fin à cette menace transfrontalière », a-t-il plaidé.

 

De manière générale, il a regretté le « regain de tensions et de violences liées aux activités des groupes armés qui maintiennent en otage le pays et les populations civiles, entravant le processus de paix et de rétablissement de l’autorité de l’Etat ». Il a salué le courage et le professionnalisme des casques bleus de la MINUSCA qui, malgré des attaques répétées et des conditions de travail difficiles, jouent un rôle déterminant dans ce processus, « parfois au péril de leur vie ».

 

Dans ce contexte, le Chef de l’UNOCA a réitéré le soutien des Nations Unies à l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation, qui vise à trouver une solution durable à la crise qui perdure en RCA. « J’encourage les pays de la sous-région à renforcer leur engagement et leur appui au processus de paix dans le cadre de cette initiative, y compris à travers un soutien politique et financier accru », a-t-il souligné, appelant « toutes les parties prenantes à travailler étroitement à cette fin, en tenant compte de la question cruciale de la justice et de la réconciliation nationale ». Par ailleurs, le Représentant spécial est revenu sur le climat politique et la situation sécuritaire dans quelques pays couverts par l’UNOCA.

 

Au Burundi et en République démocratique du Congo (RDC), il a invité les uns et les autres à « placer l’intérêt général au-dessus de toute autre considération et à faire le choix d’un dialogue inclusif et de bonne foi pour résoudre leurs différends et tracer une voie pacifique pour leurs nations respectives ».

 

Au Congo, il a noté que « le processus de paix et le retour à la sécurité dans la région du Pool […] est un développement encourageant » dont l’ONU espère « un aboutissement heureux dans les meilleurs délais ». Quant au Cameroun, il a insisté sur la persistance des tensions et des violences dans les régions anglophones du Nord-ouest et Sud-ouest.

 

« Les Nations Unies exhortent tous les acteurs à s'abstenir de tout acte susceptible de contribuer à une nouvelle détérioration de la situation, y compris l'incitation à la violence sur les réseaux sociaux », a affirmé M. Fall, rappelant que « le dialogue constitue la meilleure voie pour identifier une solution durable à la crise ».

 

Les ministres et chefs de délégation des Etats membres de l’UNSAC ont réaffirmé le rôle politique du Comité dans la promotion des mesures de confiance à travers une Déclaration adoptée lors des travaux, qui ont également été marqués par un huis-clos sur la situation en Guinée équatoriale.

 

Outre le Chef de l’UNOCA, plusieurs autres hauts fonctionnaires de l’ONU ont participé à la 46e réunion du Comité, notamment la Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC et Cheffe de la MONUSCO (Mme Leila Zerrougui), l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs (M. Said Djinnit) et le Représentant spécial du Secrétaire général en RCA et Chef de la MINUSCA (M. Parfait Onanga-Anyanga).

 

La 47e réunion de l’UNSAC aura lieu à Ndjamena en décembre 2018. Le Ministre congolais des Affaires étrangères, M. JeanClaude Gakosso, y fera le bilan de ses six mois de présidence du Comité. Le Tchad (1ere Vice-présidence), la RDC (2e Vice présidence) et l’Angola (Rapporteur) font également partie du bureau. Celui-ci était précédemment dirigé par le Rwanda, représenté à Brazzaville par M. Olivier Nduhungirehe, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères.

 

 

Contact presse/UNOCA : Norbert N. Ouendji, Responsable de l’Unité de la Communication stratégique et de l’Information publique ▪ ouendji@un.org ▪ Tél. +(242) 06 542 83 27 Pont de Gué-Gué, BP : 23773 Libreville, Gabon - Tél : + (241) 01 44 47 16 - Fax : (+ 241) 01 44 4730 – Mob. +(241)05 72 23 23 http://unoca.unmissions.org I piounoca@un.org I twitter.com/UNOCA_NEWS I facebook.com/unoca.onu

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 22:45
République centrafricaine : le Parlement a adopté le règlement de la Cour pénale spéciale

 

 

 

Le procureur devrait aller de l’avant avec les enquêtes (HRW)

 

(Bangui) 4 juin 2018 2:01AM EDT – Le parlement centrafricain a adopté, le 29 mai 2018, le règlement de procédure et de preuve pour la Cour pénale spéciale, le tribunal chargé de juger des crimes de guerre au sein du système de justice de la République centrafricaine, avec une participation et un soutien internationaux.

 

« L’adoption par le Parlement du règlement de procédure et de preuve est un pas important vers l’opérationnalisation de la Cour pénale spéciale », ont commenté conjointement 40 organisations centrafricaines, ainsi que Human Rights Watch et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). « Nous nous tournons maintenant vers le procureur spécial de la Cour pénale spéciale pour qu’il enquête sur les crimes commis, et vers le tribunal pour que les victimes soient pleinement associées à ses procédures afin que justice puisse être rendue. 

 

Préalablement au vote, ces organisations ont écrit aux parlementaires et organisé une conférence de presse pour demander l’adoption du règlement. La Cour est confrontée à d’autres défis, notamment la protection des victimes et des témoins ainsi que le soutien et la sécurité du personnel judiciaire. Mais ce vote est un pas en avant vers la fin de l’impunité qui a recouvert des années de conflits sanglants et de violations des droits humains en République centrafricaine, ont estimé les organisations.

 

Les organisations centrafricaines sont les suivantes :

 

  1. Association chrétienne d’aide sociale (ACAS)
  2. Association chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT-RCA)
  3. Association des éleveurs centrafricains de volailles (AECV)
  4. Association espérance pour la paix en Centrafrique (AEPAC)
  5. Association des femmes juriste de Centrafrique (AFJC)
  6. Association pour l’intégration des jeunes (AIJ)
  7. Association des jeunes pour l’éducation chrétienne et les œuvres sociales (AJECOS)
  8. Association de secours aux enfants atteints de concert (ASEAC)
  9. Association de solidarité pastorale pour un développement communautaire holistique (ASPDCH)
  10. Association des victimes des événements de Fatima (ASVI-2015)
  11. Association des victimes des événements de 2012-2014 (AVED)
  12. AVIDESC
  13. Association des victimes de la LRA en Centrafrique (AVLRAC)
  14. Association des victimes solidaires (AVS-2013)
  15. Centre d’alphabétisation pour la formation des aveugles en Centrafrique (CAFBAC)
  16. Coopération agro-pastorale et minière pour le développement (CAMDCA)
  17. Alerte humanitaire (CALL)
  18. Carrefour des jeunes
  19. Coalition pour la cour pénale spéciale (CCPS)
  20. Centre de documentation d’information et de formation pour le développement (CEDIFOD)
  21. Commission épiscopale justice et paix (CEJP)
  22. Civisme et démocratie (CIDEM)
  23. Conseil inter organisation non gouvernementale centrafricain (CIONGCA)
  24. Coordination des organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC)
  25. Coordination des plates-formes des organisations nationales d‘action humanitaire et de développement en Centrafrique (CPFON-AHDCA)
  26. Femme homme action plus (FHAP)
  27. Gestion durable des ressources naturelles et environnementales (GDRNE)
  28. Groupe de travail de la société civile pour la justice transitionnelle (GTSC-JT)
  29. Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH)
  30. Mouvement de défense des droits de l’Homme (MDDH)
  31. Observatoire centrafricain de droits de l’Homme (OCDH)
  32. OECSPAE
  33. Organisation des partisans pour le développement communautaire (OPPDCH)
  34. Radis-Formation
  35. Réseau des peuples autochtones et locaux de Centrafrique (REPALCA)
  36. Réseau national des organisations de la jeunesse pour les droits de l’Homme (RNOJDH)
  37. Sewa maï (SEMA)
  38. SOS-Environnement
  39. SISSITIAKO
  40. Volontaires unis pour la paix et le développement (VUPAD)

 

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 22:41
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Nimery Matar Force poursuivi pour dix chefs d’accusation dont le terrorisme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 4 JUIN 2018

 

BANGUI, le 04 Juin 2018(RJDH) —Le chef d’autodéfense Nimery Matar alias Force est dans le viseur de la justice centrafricaine qui le poursuit pour terrorisme, outrage au chef de l’Etat, incendie des boutiques et maisons… Une volonté affichée hier par le procureur général près la Cour d’Appel de Bangui, le magistrat Didier Éric Tambo.

 

Nimery Matar alias « Force » est un déserteur des rangs de l’armée centrafricaine. Ancien Libérateur de François Bozizé, il s’est retranché au km5 où il mène plusieurs actions. Après plusieurs plaintes des opérateurs économiques, le gouvernement a tenté une opération dite Soukoula pour le désarmer.

 

Quelques semaines après c’est la frappe des groupes armés contre la paroisse Notre Dame de Fatima faisant plusieurs morts et des blessés. C’est dans ce contexte que la  justice va qualifier ces actes de terroriste tout en le soupçonnant d’en être le commanditaire. La goutte d’eau déborde le vase, c’est le soupçon d’être en intelligence avec les mercenaires français pour renverser le régime de Bangui.

 

Selon le communiqué lu par le Procureur général près la Cour d’Appel de Bangui Éric Didier Tambo, Force est en intelligence avec des mercenaires étrangers,  « Force n’est pas le seul à être recherché par la Justice centrafricaine. Il y a également ses complices comme Christoph Renaito, Alias Alpha et Bernard Cousin et des personnalités nationales et étrangères » peut-on lire dans le document.

 

Le lancement de mandat d’arrêt contre Alias Force vient en réponse à plusieurs organisations de la société civile et politique qui ont exigé du gouvernement, l’ouverture d’une information judiciaire sur les crimes commis dès l’attaque de Fatima.

 

Contactés par le RJDH, certains leaders des organisations de la défense des Droits de l’Homme souhaitent voir « Force et ses complices arrêtés et jugés par la justice pour crimes et les meurtres qu’ils ont commis dans le pays ».

 

Pour le parquet, « les jours de Force sont comptés».  Et des mandats d’arrêts internationaux sont déjà lancés contre les présumés complices de Force, l’une des personnes considérées comme le problème au Km5. Au même moment où la justice fait de précision sur le recherché, l’intéressé lui, lance une opération de désarmement dans son fief du Km5.

 

La justice centrafricaine s’active peu après le vote de la loi de règlement de procédure et de preuve de la Cour Pénale Spéciale par les élus de la nation alors que plusieurs localités sous contrôle des rebelles de la Séléka sont menacées par une opération imminente.

 

 

Centrafrique : Le FPRC poursuit l’enrôlement des hommes dans ses rangs à Ndélé au Nord du pays

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 4 JUIN 2018

 

BANGUI, 4 Juin 2018(RJDH)—Plusieurs hommes ont marqué leur loyauté au FPRC d’Abdoulaye Issène ce samedi à Ndélé, localité acquise à ce groupe armé hostile au pouvoir de Bangui et au processus DDRR porté par la présidence de la République.

 

Des informations de sources concordantes ont indiqué au RJDH l’enrôlement des hommes fidèles au FPRC piloté par Abdoulaye Issène. Ceux-ci  ont fait allégeance à ce groupe armé après quelques semaines de formation militaire dans cette localité. Ces hommes portent des uniformes neufs a indiqué cette source sans en préciser la provenance.

 

Le FRPC s’active dans la militarisation en dépit des discussions avec le panel des experts de l’Union Africaine mais aussi de l’implication russe dans les pourparlers en vue de ramener cette faction autour de la table des négociations. Selon les informations RJDH, Michel Djotodia, le patron de la Séléka aurait donné son accord pour la cessation des hostilités mais en contrepartie, il réclame l’amnistie qui pour lui est sa chance de survie.

 

Sauf que son adhésion est loin de faire l’unanimité au sein de l’état-major du FPRC dont les ténors sont visés par des mandats d’arrêt lancés contre eux. Entre avril et mai derniers, des leaders de l’aile dure de la Séléka se sont régulièrement réunis à Ndélé alors qu’au même moment le FPRC recevait d’importantes cargaisons d’armes en provenance du Soudan et du Tchad.

 

Peut-on parler de la division au sein du FPRC ? Difficile à dire. Un regard dans le passé récent peut éclairer : en 2012 par exemple, alors qu’Abdoulaye Issène et Abakar Sabone signaient sous le régime de Bozizé l’Accord de paix à Bangui sous l’égide du Binuca de Margaritte Vogte et de l’Union Africaine, la Séléka se structure forme et in fine renverse le pouvoir de Bozizé. Et aux experts de souligner que l’enrôlement peut être une manière pour le FPRC d’aller aux négociations avec force pour obtenir ce qu’il veut avec moins de pression judiciaire pour ses leaders.

 

Au moment où Bangui a les yeux tournés vers Addis-Abeba pour la suite à donner au 77 points de revendication des groupes armés, les agissements du FPRC risquent de modifier les donnes.

 

 

Centrafrique : Des barricades érigées dans les quartiers sud de Bangui suite à des inondations après une pluie diluvienne

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 4 JUIN 2018

 

BANGUI, le 4 Juin 2018(RJDH)—Plusieurs maisons se sont écroulées dans les quartiers Sud suite à l’inondation générée par la pluie diluvienne qui s’est abattue dans la nuit d’hier sur la ville de Bangui. En réaction à cette calamité, plusieurs jeunes desdits quartiers sinistrés ont pris d’assaut les artères et y ont érigé des barrières pour certains et des tranchées pour bloquer toute circulation sur les axes routiers sillonnant les quartiers sinistrés. Ils exigent du gouvernement l’urbanisation des quartiers.

 

Selon le chef du quartier Yapele 3, Pascal Lambert Bandokpa-Kpassi, 70% des habitations de son quartier sont inondées tandis qu’au quartier Cattin on dénombre environ 12 habitations écroulées suite à cette inondation. Les habitants de ces quartiers très remontés accusent le gouvernement de n’avoir pas urbanisé le secteur. Pour eux, c’est la conséquence selon eux, de cette catastrophe naturelle appelée inondation avec en filigrane des sans toit livrés aux intempéries.

 

Ces manifestations ont des conséquences fâcheuses. A titre d’exemple, l’Avenue CEMAC où les travaux de réhabilitation ont été interrompus depuis quelques jours et qui devraient reprendre demain 5 juin est touchée par la création anarchique des tranchées en guise de canalisation par de jeunes riverains en colère comme en témoigne ce jeune «chaque fois qu’il pleut, c’est l’inondation dans notre quartier ; hier nous avons passé la nuit à la belle étoile ; c’est vraiment regrettable » a déclaré ce chef de ménage.

 

Un autre accuse le gouvernement d’en être responsable « c’est depuis 37 ans que je suis dans ce secteur ; aucune initiative allant dans le sens de l’urbanisation du quartier n’a été prise. Le gouvernement porte la responsabilité politique et morale de notre situation ; c’est pourquoi nous souffrons ».

 

Le premier citoyen de la ville de Bangui et le ministre de l’Urbanisme Franky GabbyLeffa et l’honorable Tossa Besa se trouvent au moment où nous mettons sous presse cette information sur le terrain.

 

 

 

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