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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:54

 

 

COMMUNICATION DE MARTIN ZIGUELE A LA TABLE RONDE DE LA FONDATION JEAN-JAURES EN PRELUDE AU CONGRES DU PARTI SOCILAISTE FRANCAIS A POITIERS

 

5 ,6 et 7 JUIN 2015

 

 LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Comme vous le savez sans doute, suite aux élections générales organisées en mars 2011 par François Bozizé, alors Président de la République, le pays s’enfonça dans une grave crise politique parce que ces élections ont été marquées par des fraudes massives jamais connues en RCA. Non seulement François Bozizé avait prétendu avoir obtenu plus de 62% des voix dès le premier tour, mais en plus l’Assemblée nationale issue de cette mascarade électorale était composée uniquement de ses partisans et des membres de sa proche famille.

 

L’opposition démocratique, réunie au sein du « Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de janvier 2011 » en abrégé FARE avait décidé de ne pas reconnaître les institutions issues de ces élections et nous avons appelé à leur reprise intégrale après un dialogue politique. Le pouvoir était resté sourd à nos demandes malgré des recommandations amicales internationales.

 

C’est dans ce contexte que des groupes de rébellion résiduels qui n’avaient pas été démobilisés parce que les fonds destinés au programme de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) étaient détournés par le pouvoir, se sont coalisés sous l’appellation de SELEKA (soit Alliance en langue nationale sango) et ont déclenché une guerre contre le pouvoir central en décembre 2012.

 

Les partis politiques de l’opposition démocratique ont alors exigé que les forces politiques et sociales, c’est-à-dire  toutes les forces vives de la Nation, soient impliquées aux pourparlers convoqués par les Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) à Libreville en janvier 2013, pour sortir de cette crise.

 

C’est ainsi que furent conclus les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, qui décidèrent de la mise en place d’une période de transition politique devant s’achever en mars 2016, avec des élections auxquelles ne pourraient participer ni le Président Bozizé, ni le Premier Ministre issu de l’opposition et son gouvernement.

 

Cette transition démarrera dans d’énormes difficultés politiques qui entraîneront la reprise des hostilités et la prise du pouvoir par Michel DJOTODJIA, leader de la coalition Séléka qui renversera le Président François BOZIZE le 24 mars 2013.

 

Les Chefs d’Etat de la CEEAC se réuniront à Ndjamena pour décider de la poursuite de la transition sans François Bozizé et l’adoption d’une Charte de Transition qui devra élire le Chef d’Etat de transition, et mettre en place le Conseil National de Transition.

 

Michel DJOTODJIA fut élu Chef d’Etat de Transition ainsi que Alexandre Ferdinand NGUENDET à la tête du parlement de transition, le Conseil National de Transition, et Maître Nicolas Tiangaye reconduit Premier Ministre.

 

Cependant le pays plongea dans une grave crise sécuritaire, marqué  par des violences jamais égalées dans le pays, et exercées initialement par les rebelles de la Coalition Séléka, contre lesquelles progressivement des mouvements de riposte s’organisaient.

 

Devant cette situation, les forces de la CEEAC présentes dans le pays, la MICOPAX ne pouvait assurer l’ordre et la sécurité. C’est ainsi que dès avril 2013, du haut de la tribune des Nations Unies à New-York le Premier Ministre Nicolas Tiangaye appela à une intervention internationale pour sauver la RCA et arrêter les violences.

 

La CEEA s’emparera en urgence de ce dossier et en attendant une réaction de l’ONU, l’Union Africaine lancera sur le terrain la force MISCA. Les violences persisteront malgré l’entrée en force de cette mission militaire. Devant le chaos sécuritaire et l’attaque de Bangui le 5 décembre 2013 par les Anti-Balakas, les autorités françaises, sur la base d’une résolution des Nations Unies, déploieront la force française baptisée Sangaris le 8 décembre 2013.  Les forces françaises SANGARIS, et la MISCA feront face en ces mois de décembre 2013 et de janvier 2014, à une situation de guerre civile ouverte.

 

La situation politique était extrêmement fragile, et une fois de plus fut convoqué un sommet de chefs d’Etat de la CEEAC en janvier 2014 à Ndjamena pour demander et obtenir la démission de Michel Djotodjia. Le Premier Ministre Nicolas Tiangaye fut également contraint à la démission.

 

Un nouveau Chef d’Etat de transition, Madame Catherine SAMBA-PANZA sera élue par le Conseil National de Transition (CNT) fin janvier 2014, et un nouveau Premier Ministre, André Nzapayéké fut désigné. Les Nations Unies voteront trois résolutions successives pour la mise en place d’une force internationale, la MINUSCA, qui commencera son déploiement courant 2014, tant à Bangui que dans les villes de l’intérieur.

 

Cette présence militaire et leurs actions sur le terrain ont permis de percevoir courant 2014  les signes d’une amélioration progressive de la situation sécuritaire et économique après qu’en 2013, le PIB ait reculé de 36% !

 

C’est dans ce contexte qu’un Accord de cessation des hostilités a été signé par les factions militaires à Brazzaville en juillet 2014, pour baliser le terrain à un forum de dialogue politique intercentrafricain à Bangui et créer les conditions de celui du programme DDRR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et rapatriement des mercenaires)

 

A la suite de la signature de cet accord, les violences résiduelles et localisées persistèrent, mais un nouveau gouvernement fut mis en place, et avec le soutien financier plus affirmé de la communauté internationale, des progrès notables ont été réalisés par rapport à l’exécution de la feuille de route du gouvernement.

 

Le Forum national de réconciliation de Bangui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015, et a regroupé plus de 700 participants venus de tout le pays et de la diaspora. Il a débouché sur la signature d’un Accord par tous les groupes rebelles pour s’engager dans le programme DDRR, préalable indispensable pour une sécurisation optimale du pays en vue d’avancer sur le front du processus électoral, de la stabilisation économique et du retour des réfugiés et des déplacés dans leurs foyers

 

A l’occasion de ce Forum, le constat a été fait que le chronogramme électoral  qui prévoyait des élections générales en juillet 2015 ne pouvait plus être respecté  pour des raisons à la fois financières et sécuritaires. Un gap de 49% reste non couvert dans le budget électoral, et la libre circulation des personnes sur l’ensemble du territoire n’est pas totalement assurée.

 

Face à ce constat, le Forum a souhaité que ces élections soient tenues avant la fin de 2015, et que la période de transition qui devait s’achever en août 2015 soit ajustée à ce calendrier avec le maintien en fonction des autorités actuelles de la transition par soucis de stabilité des institutions. Et d’ailleurs, la Conférence de la C.E.E.A.C., qui vient de se réunir à N’Djamena ce lundi 25 mai 2015 a entériné ce vœu en approuvant le prolongement technique de la transition et le report subséquent du référendum et des élections.

 

Le gouvernement centrafricain, après le sommet de Ndjamena, a annoncé la tenue d’un Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la C.E.E.A.C. à Libreville au GABON dans la première quinzaine du mois de juin 2015, pour trouver une solution appropriée à la question du financement des élections en R.C.A, car 21,160 millions dollars restent à mobiliser à cet effet.

 

Si cette question financière trouve une réponse rapide, et que les groupes armés rebelles sont effectivement cantonnés très rapidement, le référendum constitutionnel pourrait être organisé en octobre-novembre 2015, et, dans la foulée, les élections générales groupées pourraient suivre avant fin décembre 2015.

 

Notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.),  membre de l’Internationale socialiste, m’a déjà désigné et investi comme son candidat à l’élection présidentielle au cours de notre Congrès extraordinaire du 22 novembre 2014. Nous nous mobilisons pour la paix, la réconciliation et le rassemblement de nos compatriotes,  et une transition stable et apaisée, dans l’attente de ces échéances.

 

Je remercie toute la communauté internationale et notamment la France, pour leur soutien multiforme et conséquent à mon pays et à notre peuple meurtri, et vous exhorte à continuer à nous soutenir, pour que de cette longue nuit se lève un soleil brillant pour la République centrafricaine.

 

Je vous remercie.

 

Martin ZIGUELE, Président du M.L.P.C.

COMMUNICATION DE MARTIN ZIGUELE A LA TABLE RONDE DE LA FONDATION JEAN-JAURES
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 00:04

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 5 juin 2015 14:16

 

La Présidente de la transition, Catherine Samba Panza, a promulgué le 3 juin 2015 la loi organique portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Pénale  Spéciale (CPS) de la République Centrafricaine. Le document a été lu ce jeudi 4 sur la Radio nationale. La loi organique n°15.003 est un document de 23 pages subdivisé en 7 Titres.


La loi commence par le chapitre unique retraçant la création au sein de l'organisation judiciaire centrafricaine, d'une juridiction pénale nationale : la Cour Pénale Spéciale et le lieu de son siège, Bangui, susceptible de transfèrement. La CPS est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire centrafricain depuis le 1er janvier 2003, notamment le crime de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre, objet des enquêtes en cours et à venir.
 
« Les crimes relevant de la compétence CSP sont imprescriptibles » selon l'article 3 paragraphe 2.


Le document met en relief l'organisation de la Cour Pénale Spéciale. L'élection de son président se fait lors de la session inaugurale parmi le collège des juges nationaux. Le règlement intérieur de cette juridiction sera également adopté lors de cette session inaugurale. Implantée en Centrafrique, la Cour Pénale Spéciale dispose de quatre chambres : la chambre d'instruction, la chambre d'accusation spéciale, la chambre d'assises et la chambre d'Appel.


L'Article 20 de la loi organique précise que « les membres nationaux ou internationaux (…) doivent être de bonne moralité, faisant preuve d'une impartialité et d'une intégrité et possédant les qualifications professionnelles requises pour être nommés aux plus hautes fonctions judiciaires ».


Dans le cadre des investigations et d'établissement des preuves des infractions, la Cour sera appuyée par une Unité de Police Judiciaire (UPC) à compétence égale nationale qui lui est rattachée. L'Unité Spéciale de Police Judiciaire rattachée à la CSP exerce les fonctions de police judiciaire.


Le Ministère public près la Cour est indépendante et ne devra pas recevoir des pressions de la part des autorités politiques.


Le fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale est défini au Titre 3 du document. L'accent est mis sur les différentes structures chargées des enquêtes et des poursuites, d'instruction préparatoire et de jugement.


Les locaux qui reçoivent les services de la CSP et des structures sont pris en charge par le budget de l’État. Parallèlement, le budget de la Cour est pris en charge par la communauté internationale, notamment au moyen de contributions volontaires, y compris la participation de la Mission onusienne en Centrafrique.


La loi organique n°15.003 a prévu à l'article 57 des sanctions à l'encontre des Chefs militaires et des supérieurs hiérarchiques.


Au niveau du traitement, les magistrats, juges et fonctionnaires internationaux exerçant au sein de la Cour Pénale Spéciale ainsi que les membres légitimes de leur famille jouissent des privilèges et immunités, exemption et facilités, y compris fiscalité accordés aux agents diplomatiques conformément à la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.


Les magistrats et juges nationaux, ainsi que le personnel national de la Cour jouissent de l'immunité de juridiction en ce qui concerne les paroles, écrits et les actes accomplis par eux en leur qualité officielle. L'immunité continue d'être accordée même après qu'ils auront cessé d'exercer leurs fonctions à la CPS.


La durée d'existence de la Cour Pénale Spéciale est de 5 ans, renouvelable en cas de besoin. Elle commence à courir à partir de son installation effective.


Elle est automatiquement dissoute dès que l'ensemble des procédures dont elle a été saisie auront été définitivement jugées.

Catherine Samba Panza décrète la loi sur la Cour Pénale Spéciale
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:43

 

 

 

Par RFI 05-06-2015 à 23:09

 

Une quarantaine d’élèves scolarisés au lycée Boganda dans le quartier Boy Rabe ont été blessés mercredi 3 juin à Bangui dans des échanges de tirs, alors que la Minusca intervenait pour récupérer un véhicule volé. Deux casques bleus ont également été blessés.

 

Mercredi 3 juin, la Minusca se rend dans le quartier de Boy Rabe, un fief anti-balaka situé sur l’axe nord de Bangui. Selon nos informations, les soldats veulent récupérer un véhicule volé par un membre influent des anti-balaka. Mais la situation dégénère. La Minusca explique dans un communiqué avoir essuyé des tirs nourris de criminels qui ont utilisé les élèves comme bouclier humain. Ceux-ci ont été immédiatement transportés vers les structures hospitalières. Certains sont blessés assez gravement.

 

Toujours dans ce communiqué, la Minusca se dit indignée par l’usage lâche par les criminels des écoliers comme bouclier, au détriment de leur droit à la vie. La mission onusienne rappelle également que l’attaque contre les casques bleus est assimilée à un crime de guerre. Par conséquent, prévient la Minusca, les auteurs seront recherchés et remis aux autorités centrafricaines pour une suite nécessaire.

 

Ces élèves sont scolarisés dans le lycée Boganda du quartier Boy Rabe. La mission onusienne venait de réaliser dans ce quartier une opération de récupération d'un véhicule volé. Dans un communiqué, la Minusca affirme que ses troupes envoyées pour récupérer cette voiture ont essuyé des tirs nourris «de criminels qui ont utilisé des élèves comme bouclier humain». Deux casques bleus ont également été atteints par balles. Les élèves blessés ont été hospitalisés.

 

 

Centrafrique : Le Premier ministre négocie avec les groupes armés

 

04/06/15 (APA)

 

Le Premier ministre centrafricain, M. Mahamat Kamoun, a entamé mercredi des concertations avec les groupes armés responsables de l’insécurité en Centrafrique, pour examiner avec eux les modalités de la mise en œuvre de l’accord de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) signé à Bangui, en marge du forum national de réconciliation qui s’est déroulé du 4 au 11 mai dernier.

 

M. Kamoun s’est d’abord entretenu séparément avec les représentants des deux branches des ex Sélékas. Le gouvernement et les partenaires au développement de la République centrafricaine doivent leur donner les moyens pour descendre sur le terrain, identifier les combattants et les cantonner, en vue du démarrage effectif du désarmement.

 

Les responsables des groupes armés doivent convaincre leurs éléments et les amener à adhérer au processus de normalisation en cours.

 

Pour ceux qui sont déjà cantonnés dans des camps militaires à Bangui, le gouvernement et les partenaires de la Centrafrique doivent les prendre en charge pour les amener à déposer les armes.

 

Les responsables des ex sélékas ont affirmé que si l’état mettait à leur disposition les moyens conséquents, les opérations de DDRR seraient rapides et les élections pourraient alors être organisées dans les meilleurs délais sur toute l’étendue du territoire national.

 

Le Premier ministre centrafricain doit se concerter au total neuf groupes armés. Sa prochaine rencontre doit avoir lieu avec les anti balakas et les forces armées non combattantes.

RCA: des dizaines d’élèves blessés dans des échanges de tirs à Bangui
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:33

 

 

 

http://www.republicoftogo.com  05/06/2015

 

Le chef de la diplomatie centrafricaine, Toussaint Kongo-Doudou, a transmis jeudi à Faure Gnassingbé un message de félicitations de Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition, pour sa réélection à la présidentielle.

 

'Ma visite à Lomé a été l’occasion de transmettre un message personnel de la présidente. Nous remercions le Togo pour son soutien en faveur du règlement de la crise en centrafricaine’, a indiqué le ministre à l’issue de l’entretien.

 

Catherine Samba-Panza envoie un émissaire à Lomé
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:18

 

 

 

Par RFI 05-06-2015 à 02:44

 

En Centrafrique, l'armée française poursuit son désengagement. Sangaris ne devrait plus compter que 900 hommes à la fin juin. C'est ce qu'a annoncé l'état-major ce jeudi.

 

Initialement prévue pour ne durer que quelques mois, la force Sangaris est déployée en Centrafrique depuis un an et demi. Depuis longtemps les stratèges français cherchent à réduire la voilure pour déployer des moyens sur d'autres théâtres, d'autant que les coûts se sont envolés en 2014. Selon un rapport de la Cour des comptes, les opérations militaires extérieures ont dépassé de 665 millions d'euros les prévisions l'an dernier.

 

Seulement voilà, l'armée n'a pas été aidée par les circonstances. Sangaris devait décroître à mesure que la force onusienne montait en puissance. Mais la Minusca, lancée en septembre 2014 a tardé à atteindre sa pleine capacité opérationnelle. Ce fut chose faite fin avril. 90% des 10 000 casques bleus prévus avaient été déployés et 1 500 des 1 800 policiers.

 

Cependant, Paris devait encore attendre la tenue du Forum de Bangui, rencontre perçue comme risquée sur le plan sécuritaire avant de renvoyer chez eux près de la moitié des soldats français présents. Cette fois, la machine est bien enclenchée. Sur les 1 700 hommes encore en Centrafrique, 900 resteront à la fin du mois. Les emprises de Ndélé et Bria ont été transférées à la Minusca. A terme, c'est-à-dire le plus rapidement possible, la France souhaiterait garder sur place 400 à 600 hommes basés à Bangui. Une force de réaction rapide susceptible d'intervenir en appui des actions des casques bleus.

 

« A la fin du mois nous serons 900 et notre dispositif va se concentrer de plus en plus sur la capitale de Bangui. »

 

Colonel Gilles Jarron Porte-parole de l'armée française 05/06/2015 - par Olivier Fourt

RCA : la force française Sangaris réduit encore la voilure
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:15

 

 

Chers Patriotes,

 

Depuis quelques jours, une liste de gouvernement en préparation du Mouvement KITÉ circule dans les médias et autres réseaux sociaux  selon laquelle j’aurai été nommé à la fonction de ministre des arts et de la culture.

 

Je pense que ce sont mes engagements dans le domaine culturel depuis ces 15 dernières années, ainsi que ma lutte pour un changement radical de la classe politique, sur le plan générationnel, qui m’offre probablement ce privilège d’avoir été désigné  dans cette publication volontaire ou dérobée.

 

Emu, et en même temps surpris de ce privilège que les dirigeants du Mouvement KITÉ ont voulu me réserver, bien que je ne fasse pas parti de leur organisation, au point de vouloir me confier une si grande responsabilité pour notre pays. Toutefois :

 

  • Je suis et demeure un fervent démocrate et défendeur d’une paix durable en Centrafrique, donc je demeure convaincu que la voie de conquête du pouvoir passe par des élections claires et crédibles prévues pour la fin de cette année 2015. – Et si à l’issue de l’actuelle transition, nous constatons que la publication finale des résultats n’est pas conforme au choix du Peuple Souverain, alors là, oui il serait utile d’envisager d’autres voies. - A ce jour, il est prématuré d’évoquer une autre solution. Il faut laisser l’actuelle transition aller au bout de sa mission, c'est-à-dire jusqu’à la fin de cette année.

 

Ce sont-là, des éclaircissements, combien nécessaires, qui me semble opportun d’apporter pour éclairer nos concitoyens en cette date du 03 Juin 2015.

 

Patriotiquement,

 

Benjamin BELOUM

 

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:11

 

 

Centrafrique/Yaloké : Le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des USA David Brown rend visite aux déplacés

 

Yaloké, 05 juin 2015 (RJDH)---  La cohésion sociale était au centre d'une rencontre entre le Chargé d’Affaire de l’ambassade des Etats Unies en Centrafrique David Brown, les autorités administratives de Yaloké et les ONG présentes dans cette ville.

 

Les questions de paix, sécurité et cohésion sociale, les préoccupations et les attentes des déplacés peulhs, ainsi  que celles de toute la communauté, ont été également débattues.

 

Lors de ce déplacement le jeudi dernier, David Brown a rendu une visite aux déplacés peulhs campés à Yaloké. Une occasion pour lui de se rendre également sur le nouveau site construit par l'ONG internationale Word Vision.

 

Les peulhs déplacés vont regagner  le nouveau site, le samedi 6 juin prochain. /

 

Bienvenu Matongo.

 

 

Centrafrique/Bangui : Vers le redéploiement de 49 sous-préfets à l'intérieur du pays
 

Bangui, 05 Juin 2015 (RJDH)- Après leur nomination, les sous-préfets suivent une session de recyclage depuis le lundi 1er juin à Bangui, avant d'être redéployés dans leurs localités respectives.

 

Durant cette session, les  49 sous-préfets vont apprendre les notions sur l'administration, comment collaborer avec les membres de l'Autorité Nationale des Elections (ANE) qui sont dans les provinces, la gestion des finances publiques, la gestion des conflits sociaux et la cohésion.

 

En plus, « les sous-préfets ont droit à connaitre ce que font les éléments de la Minusca sur le terrain, leur intervention dans les zones où il y’a problème », a ajouté Amon Eougo-Dino, inspecteur central au ministère de l'Administration du Territoire.

 

 « L’ANE se dit indépendante. Les sous-préfets ont le devoir de gérer cette relation afin que le processus électoral s’effectue dans la quiétude », a-t-il ajouté.

 

Motivée, Isabelle Mapako, sous-préfète de Mbaïki, envisage mener des activités de sensibilisation sur la cohésion sociale auprès de sa population.

 

Cette formation qui a débuté le 1er prendra fin le 5 juin à l’Alliance Française de Bangui. Une activité initiée par le gouvernement et appuyée par la Minusca et l’Ambassade de France. / 

 

Auguste Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique/Bangui : Le marché à bétail transféré dans la clandestinité au KM5


Bangui, 5 juin 2015 (RJDH) - Le pont Yakité et une partie de quartier Sahara, situés dans le 3ème arrondissement de Bangui, sont transformés en marché à bétail et un lieu d'abattage clandestin. Dans ce secteur, les habitants fuyant l'insécurité se trouvent encore sur le site des déplacés de Camp des Castors ou sur d’autres sites.

 

A première vue du pont Yakité, le lieu est insalubre. Il dégage une odeur nauséabonde. Les  peaux des bêtes abattus, les déchets et d'autres ordures sont étalés partout. C’est l'endroit où se fait l'abattage clandestin.

 

"C’est parce qu'on se sent en sécurité ici que nous avons transformé cet endroit  en lieu d'abattage et le marché à bétail", a avoué Gambo l’un des bouchers.

 

Malick, coordonnateur des bouchers  du KM5, est  partagé entre la vente et le suivi des autres bœufs à abattre. Il répond au RJDH en soulignant  qu'ils sont conscients du danger que peut entraîner l'abattage en plein quartiers.  "Mais nous le faisons d’une manière provisoire", a-t-il précisé.

 

A quelques mètres du pont de Yakité, dans le quartier Sahara,  poussent des hautes herbes. Le secteur est encore désert. Dans la journée on ne peut entendre que le meuglement des  bœufs. Le secteur est transformé en lieu de pâturage. 

 

" C’est avec étonnement de voir que nous, habitants du km5, vivons ensemble avec les animaux. Nous sommes à la saison pluvieuse et cela pourrait  entraîner des maladies", s'est plaint un habitant du KM5, sous couvert de l'anonymat.

 

Depuis la crise militaro-politique qu’a connue le pays, les bouchers du 3e arrondissement de la ville de Bangui, précisément ceux du KM5 n’ont pas accès à l’abattoir national qui est la SEGA (Société d’Etat de Gestion et d’Abattage) et se trouvant dans le 6e arrondissement de BanguiCes derniers ont choisi le secteur du pont et une partie du quartier Sahara pour l’abatage de bétail./

 

Carole Bycekoan/Babikir Ousmane

 

 

Centrafrique/Bangui : L'occupation du stade municipale par les vendeurs fait toujours polémique

 

Bangui, 05 juin 2015 (RJDH)---Les vendeurs à la sauvette qui occupaient l’avenue de l’indépendance, devant l’ambassade du Maroc jusqu’au terminal nord, ont été délogés par la police. Ces derniers sont obligés d’occuper le marché qu'à construit la mairie juste en face.

 

Le déguerpissement fait suite à la plainte des propriétaires de l'espace occupé. Ces vendeurs à la sauvette ont accusé la mairie de ne pas prendre des dispositions nécessaires avant l'occupation du  nouveau marché.

 

« Ils ont évoqué comme raison, la mauvaise  répartition des tables du  marché faite par la mairie », propos tenu par Bienvenu Silvère Ouilibona, le délégué provisoire des vendeurs de ce marché.

 

En réaction, le directeur des services financiers de la mairie de Bangui Thomas Djimasse Okidjin affirme que,  l’occupation anarchique de l'espace de la municipalité par les commerçants est provisoire, compte tenu de la situation sécuritaire dans le pays.

 

 « Le statut de la police municipale n’est pas encore adopté. Pour le moment, ce ne sont que des agents habillés. C’est pour dire que la mairie a un sérieux problème. Elle manque de moyens, d’équipements, de matériels et de formation. C’est juste une police de proximité et de dissuasion », a-t-il indiqué.

 

Ces vendeurs sont ceux qui menaient des activités commerciales au KM5. Fuyant les hostilités, ils se sont installés au PK 0 avant d'être délogés. Ils ont ensuite occupé la devanture de l’Ambassade du Maroc./ 

 

Line Péguy Gondje Demba   

 

 

Nouvelles nationales sur RJDH
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 13:37

 

 

 

05/06/15 (AFP)

 

Des milliers de lycéens ont provoqué d'importants dégâts à Brazzaville vendredi en manifestant leur colère contre l'annulation des épreuves du baccalauréat, avant d'être dispersés par la police, selon le correspondant local de l'AFP.

 

A Pointe-Noire (sud du Congo), des saccages similaires à ceux commis dans la capitale ont également été signalés, pour les mêmes raisons, selon des témoins joints par téléphone.

 

Les épreuves du baccalauréat ont commencé mardi dans tout le pays mais un communiqué lu vendredi matin sur les médias d’État a annoncé que l'examen était "annulé pour cause de fraudes massives".

 

Des milliers de candidats ont appris l'annulation alors qu'ils étaient déjà dans leur centre d'examen.

 

A Ouenze, dans le nord de la capitale congolaise, les candidats ont brisé les portes et fenêtres de leur établissement et ont caillassé des voitures, selon des sources proches de la Direction de surveillance du territoire (DST).

 

Au quartier Bacongo (sud de la capitale), des élèves ont érigé des barricades et brûlé des pneus, avant d'être dispersés rapidement à coup de bombes lacrymogènes par la police, selon ces mêmes sources.

 

Après environ une heure de manifestations, le calme est revenu en ville. "Les élèves ont exprimé une colère épidermique. Ils sont rentrés chez eux et la police a le contrôle de la situation", a dit à l'AFP le colonel Jules Monkala Tchoumou, porte-parole de la police.

 

En fin de matinée, la cour du ministère de l'Enseignement primaire et secondaire était jonchée de pierres lancées par les élèves en colère.

 

Dans le parking du ministère, un véhicule caillassé a perdu toutes ses vitres. Une partie du portail de la Direction des examens et concours a été défoncée.

 

"Après l'annonce de l'annulation de l'examen, nous sommes sortis pour manifester pacifiquement. A notre grande surprise, c'est tout un bataillon de policiers, militaires et gendarmes qui est apparu et nous a largué des bombes lacrymogènes. Certains de nos amis ont reçu des coups de matraque", a affirmé à l'AFP Amour Maloula, candidat à Pointe-Noire.

 

Le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire, Hellot Matson Mampouya a annoncé à la presse qu'une nouvelle date serait fixée ultérieurement pour le baccalauréat.

 

 

Décryptage

 

Au Congo, les « consultations » controversées de Denis Sassou Nguesso

 

Par Laudes Martial Mbon (contributeur, Le Monde Afrique, Brazzaville)

 

Le Monde.fr

 

Soigneusement triées par les services de la présidence congolaise, diverses personnalités politiques se succèdent au Palais du peuple, la résidence officielle du chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso. Depuis le 20 mai, ce dernier a entamé une série de consultations sur « la vie de la nation et de l’Etat ». Problème, une grande partie de la classe politique n’accorde aucun crédit à ce « dialogue ». Pour certains opposants au régime, cette opération n’est qu’un « fourre-tout » et pour d’autres, elle est une « une mascarade, de la poudre aux yeux ».

 

« On s’attendait à ce que le président nous invite pour discuter de la gouvernance électorale. L’organisation des élections pose problème dans notre pays. Mais, aller parler de la vie de la nation et de l’Etat, c’est à la limite amusant », souligne Clément Miérassa du Parti social démocrate congolais (PSDC). Son parti est membre du Frocad, un front mis en place pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique au Congo, qui a boycotté ces assises. Il invite plutôt Denis Sassou Nguesso à quitter le pouvoir en 2016 comme le prévoit la Constitution.

 

Pour l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, première formation d’opposition), cette initiative ne répond pas à la préoccupation du peuple congolais. « Il s’agit d’un trompe-l’œil qui ne profite qu’à son initiateur et pourrait cacher un autre souci du pouvoir que celui de rechercher le bien-être des Congolais », ont indiqué les instances de l’UPADS, première formation d’opposition et parti de l’ancien président Pascal Lissouba (1992-1997), chassé du pouvoir par Denis Sassou Nguesso à la suite de coup de force militaire.

 

Changer ou non la Constitution ?

 

Officiellement, l’objectif de ces consultations est le dialogue et in fine un référendum constitutionnel pour l’avènement d’une nouvelle République. « Il faut aller au dialogue. C’est une vertu. Ce n’est pas un fétiche », clamait fin avril le président Sassou Nguesso qui, théoriquement, ne peut se représenter à la présidentielle de 2016, car frappé par la limite d’âge et de mandats. Agé de 72 ans, le chef de l’Etat congolais tient son pays d’une main de fer depuis 1997, après l’avoir dirigé de 1979 à 1992.

 

« Le président a bien fait de convoquer les consultations. Tout le monde doit y aller sans conditions. C’est une sorte de négociations ; et dans des négociations on ne perd pas tout, on ne gagne pas tout non plus », soutient Jean-François Kando, membre du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), qui plaide en faveur d’une modification de la Constitution élaborée en 2002. Cette position est partagée par Ines Nefer Ingani, une responsable politique qui dirige également une association pour la paix et le développement culturel au Congo.

 

 « Nous avons exprimé clairement que nous sommes contre cette loi fondamentale parce que lorsque nous regardons bien les choses, cette loi n’a jamais été en adéquation avec la politique sociale de notre pays », a indiqué après avoir été reçue lors de ces « consultations présidentielles ».

 

« Ce n’est pas notre Constitution qui a fait son temps, mais plutôt le président de la République. Depuis que M. Sassou Nguesso est au pouvoir, les Etats-Unis et la France ont connu chacun cinq présidents. Il doit partir pour que nous renouvelions la classe politique congolaise », soutient Crépin Ngouala de la Dynamique pour une nouvelle éthique républicaine et la démocratie.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/06/05/au-congo-les-consultations-controversees-de-denis-sassou-nguesso_4648295_3212.html#hOz4XT0qILRsWqMR.99

 

Congo: saccages à Brazzaville après l'annulation de l'épreuve du bac
Congo: saccages à Brazzaville après l'annulation de l'épreuve du bac
Congo: saccages à Brazzaville après l'annulation de l'épreuve du bac
Congo: saccages à Brazzaville après l'annulation de l'épreuve du bac
Congo: saccages à Brazzaville après l'annulation de l'épreuve du bac
Congo: saccages à Brazzaville après l'annulation de l'épreuve du bac
Congo: saccages à Brazzaville après l'annulation de l'épreuve du bac
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Centrafrique-Presse.com
5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 13:21

 

 

04/06/15 (AFP)

 

La force française Sangaris, engagée en Centrafrique depuis décembre 2013, va passer de 1.700 à 900 hommes d'ici la fin du mois de juin, a annoncé jeudi l'armée française.

 

"Le volume des forces dans le mois à venir passera de 1.700 à 900 militaires", a déclaré le porte-parole de l'armée, le colonel Gilles Jaron, soulignant que ce retrait s'inscrivait dans un processus de désengagement amorcé il y a plusieurs mois.

 

"De plus en plus notre dispositif va se recentrer sur la capitale Bangui. A partir de Bangui nous serons capables de nous déployer extrêmement rapidement en appui des forces de l'Onu" mobilisées dans le pays, a ajouté l'officier, précisant qu'un certain nombre de sites où étaient présents les soldats français allaient passer sous l'autorité de l'Onu.

 

L'opération Sangaris a été déclenchée en 2013, sous mandat de l'Onu, pour stabiliser la situation en Centrafrique alors en proie au chaos total, et tenter d'enrayer les tueries entre communautés chrétienne et musulmane.

 

Au plus fort de sa présence elle a compté 2.000 hommes.

 

Une force onusienne de maintien de la paix de quelque 10.000 hommes est déployée dans le pays, censé organiser des élections avant la fin 2015.

 

La Centrafrique a plongé dans la tourmente après le renversement du président François Bozize par une rébellion à dominante musulmane, la Seleka, en mars 2013.

 

Cette rébellion a été évincée du pouvoir en janvier 2014 après l'intervention de l'armée française, consécutive à un cycle sanglant de violences et de représailles entre combattants de la Séléka et milices anti-balaka à dominante chrétienne.

 

Paris, qui au départ misait sur une intervention de six mois, n'a jamais fait mystère de sa volonté de se désengager, notamment pour renforcer son dispositif anti-terroriste Barkhane déployé dans cinq pays du Sahel.

 

L'opération Sangaris a été entachée par des accusations de viols sur des enfants qu'auraient commis des militaires français.

 

Une enquête est ouverte en France sur cette affaire où 14 soldats ont été mis en cause, dont trois identifiés, par les témoignages de six enfants dénonçant des faits commis entre fin 2013 et début juin 2014.

Centrafrique: la force française Sangaris va passer de 1.700 à 900 hommes fin juin (armée)
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Centrafrique-Presse.com
5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 13:03

 

 

Centrafrique: l'ONU enquête sur un autre cas d'abus sexuels présumés sur enfant

 

04/06/15 (AFP)

 

La mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête sur un nouveau cas d'agression sexuelle présumée sur une enfant, impliquant l'un de ses Casques bleus.

 

Babacar Gaye, le chef de la Minusca, a ordonné l'ouverture d'une enquête après la divulgation mardi d'informations accusant un militaire de la force de maintien de la paix d'avoir abusé sexuellement d'une enfant.

 

Le pays d'origine du Casque bleu n'a pas été communiqué, mais une source diplomatique a affirmé qu'il s'agissait d'un Marocain.

 

"Des mesures immédiates ont été prises pour protéger la victime et lui prodiguer des soins appropriés", a assuré la Minusca dans un communiqué.

 

L'ONU a par ailleurs appelé le pays d'origine du Casque bleu à mener sa propre enquête.

 

L'ouverture de l'enquête onusienne intervient au lendemain de l'annonce d'une investigation sur la gestion par l'ONU d'une autre affaire d'agressions sexuelles présumées d'enfants en Centrafrique par des militaires étrangers n'étant sous l'autorité des Nations unies.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a décidé mercredi de mettre en place une enquête externe indépendante sur la façon dont l'ONU a géré cette affaire, mettant en cause des soldats français et africains entre décembre 2013 et juin 2014.

 

 

 

http://www.yabiladi.com  le 05.06.2015 à 11h27

 

La mission de l’ONU en Centrafrique a ouvert une enquête sur le cas d’un casque bleu accusé d’agression sexuelle sur une fillette. A en croire le site Ouest France, une source diplomatique a indiqué que le casque bleu mis en cause était un ressortissant marocain.

 

Le chef de la Minusca, Babacar Gaye a demandé l’ouverture d’une enquête. L’ONU a également saisi le pays d’origine du Casque bleu pour qu’il lance une enquête de son côté. Cette affaire intervient après le lancement d’une investigation sur la gestion par l’organisme onusien d’une affaire d’agressions sexuelles sur des enfants commises par des soldats n’étant pas sous autorité des Nations Unies.

 

Il faut dire que l’ONU est secouée par un scandale depuis que The Guardian avait révélé que des militaires français étaient suspectés d’avoir violé des enfants en échange de nourriture au début de l’intervention française en Centrafrique. La France a reconnu que 14 de ses soldats étaient mis en cause après que le ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian a déclassifié l’enquête interne de l’armée française. 

Centrafrique : Un Casque bleu marocain soupçonné d'abus sexuel sur une enfant
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