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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 19:29
Lu pour vous : L'armée de Centrafrique toujours pas sur pied
Lu pour vous : L'armée de Centrafrique toujours pas sur pied
Lu pour vous : L'armée de Centrafrique toujours pas sur pied

 

 

 

 

http://www.dw.com 08.01.2018

 

Depuis l’avènement de la coalition rebelle seleka au pouvoir en Centrafrique en 2013, la RCA a vu son système de défense profondément déstabilisé. Quatre ans plus tard, l'armée nationale n’est toujours pas sur pied.

 

C'est un défi de reconstitution qui incombe à la mission européenne de formation et de conseil aux forces armées centrafricaines, connue sous l'acronyme d’EUTM. Deux bataillons forts de 1.300 soldats sont entièrement formés et attendent leur déploiement sur le terrain. Trois autres compagnies sont en cours de formation au Camp Kassaï, principal centre d’instruction militaire de la capitale centrafricaine où la formation assurée par l'EUTM, la mission européenne de formation et de conseil aux forces armées centrafricaines, se déroule depuis près d’un an. 

 

Respect des droits de l'Homme

 

Le lieutenant Zadanga Frédéric Stève du Bataillon d'Amphibie dispense à l’intention des officiers et sous-officiers un cours sur le droit international humanitaire et la prévention des violences sexuelles au sein des FACA. "Pendant la guerre, il faut savoir tirer sur l’objectif militaire qui est l’ennemi et non la population civile ni leurs biens. Et aussi, on a parlé de la prévention de la violence sexuelle, il faut former nos hommes dans ce domaine pour qu’il n’y ait pas de violence sexuelle. Et ce sont donc ces officiers de l’EUTM qui nous ont formés. A ce propos, on a déjà plus de 1.496 militaires formés dans ce domaine" explique l'instructeur militaire. Une autre rubrique au menu de la formation, c’est le renseignement. Un cours dispensé par le commandant Bissaro, officier de l’armée roumaine. "Ce matin, nous assistons à une formation complémentaire en renseignement. Deux semaines de formation générale et une semaine pour la formation spécialisée seulement en renseignement. La prochaine phase sera donc le redéploiement dans l’armée centrafricaine."

 

Cours théoriques et pratiques

 

Simultanément à ces cours théoriques, il y a la phase pratique qui accompagne l'entrainement des soldats avec le lieutenant Xavier, instructeur de l'EUTM. "Actuellement nous sommes en train de former le DDR. Il s’agit de la partie militaire. Ce sont donc d’ex-rebelles qui sont réintégrés dans les forces armées de Centrafrique. Il y en a un peu de tous les niveaux. Mais globalement, la formation avance assez correctement. Après une séance d’évaluation finale, ils seront donc repartis dans les différents bataillons de l’armée nationale."

 

L'engagement de l'Union européenne

 

 

La formation des Faca, organisée et financée par l’Union européenne, devrait être renforcée par la Russie qui vient de faire une livraison d’armes légères à la RCA. "Nous sommes vraiment contents avec la donation qu’a faite la Russie. C’est une manière de réopérationnaliser les Faca qui ont besoin de ces équipements, de ces armes pour pouvoir se mettre en place, aller aux côtés de la Minusca et travailler ensemble pour la sécurisation de la population centrafricaine" explique pour sa part, le général Fernando Garçià Blàzquez, commandant de la force EUTM en fin de mission qui salue ce geste de la Russie.

 

Moscou vole aux secours de Bangui

 

 

En attendant cette livraison d'armes de la Russie, les Etats Unis ont promis eux aussi d'aider l'armée centrafricaine. Un don de près de 13 millions de dollars. De l'argent sous forme de programmes de formation. Ils concerneront la maintenance des véhicules et du matériel de communication ainsi que des cours d'anglais. 

 

 

Centrafrique : Les États-Unis apportent leur soutien financier à l’armée

 

Dans le cadre d’un programme de formation de l’armée centrafricaine, le gouvernement américain a fait don de 12,7 millions de dollars le 6 janvier à Bangui. 

 

L’annonce a été faite samedi par l’Ambassade américaine à Bangui. 12,7 millions de dollars ont été offert au gouvernement centrafricain. Cet argent est destiné aux Forces armées Centrafricaines (Faca).

 

L’aide américaine servira à la formation tactique et stratégique des militaires centrafricains. Elle permettra également à ces derniers de se former à la maintenance des véhicules et du matériel de communication. L’apprentissage des cours d’anglais pour ceux qui seront appelés à se former aux Etats-Unis sera aussi pris en compte.

 

Pour le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine à Bangui, David Brownstein, les États-Unis croient en la capacité des Forces armées Centrafricaines de maintenir la paix et la sécurité dans le pays. Raison pour laquelle le gouvernement américain soutient son réarmement.

 

Le don américain intervient moins d’un mois après que le conseil de sécurité de l’ONU ait autorisé la Russie de fournir un stock d’armes important au gouvernement Centrafricain. La première livraison de ces armes devant avoir lieu en décembre 2017 n’a toujours pas eu lieu.

 

En dehors des États-Unis et la Russie, la Chine a également apporté du matériel logistique et militaire à la République Centrafricaine en octobre 2017. Depuis l’arrivée au pouvoir de Faustin Archange Touadéra, la Centrafrique sort progressivement de l’embargo sur les armes imposé en 2013 par la communauté internationale.

 

Aujourd’hui, la communauté internationale soutient unanimement le réarmement de la Centrafrique. Car bien que la Minusca ait prolongé son mandat, elle doit à terme être remplacée par les Faca. Et les Faca doivent à cet effet être prêtes à remplir leur mission régalienne.

 

 

 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 18:49
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : La Guinée équatoriale confirme l’identité des assaillants tchadiens dans le putsch manqué

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 8 JANVIER 2018

 

BANGUI, 08 janvier 2018 (RJDH)— Mahamat Kodo Bani du Tchad, un ancien cadre de la Séléka, coalition qui a renversé le régime de François Bozizé en mars 2013 est cité dans le putsch manqué en Guinée Equatoriale. Information relayée après que le Tchad ait nié l‘implication de son pays dans la déstabilisation d’un Etat de la sous-région.

 

Décrit comme un personnage embarrassant, Mahamat Kodo Bani est un mercenaire connu pour avoir vendu ses services à beaucoup de groupes armés écumant le Darfour au Soudan, au Tchad et la Centrafrique.

 

De sources concordantes, ce dernier fiché comme membre de la garde présidentielle du président Idriss Deby Itno, ce qui a été démenti par le ministre des Affaires étrangères tchadiennes sur les ondes de la RFI la semaine dernière.

 

En 2008, Mahamat Kodo Bani rejoint la rébellion au Darfour et combat dans le rang de l’UFCD, l’Union des forces pour le changement et la démocratie, une force dissidente contre le régime du président Tchadien Idris Déby Itno. Il rejoint  la nébuleuse Séléka, rébellion en Centrafrique depuis 2013 au sein de laquelle il a commis des crimes graves et est pointé du doigt par de nombreuses organisations des droits de l’homme. Mais avec la chute de Djotodia, ce dernier s’est éclipsé et a refait parler de lui lors de putsch manqué en Guinée Équatoriale en fin d’année 2017.

 

Des centrafricains sont-ils aussi impliqués dans ce coup d’Etat manqué ? Les autorités camerounaises ont affirmé avoir arrêté des Centrafricains, Camerounais et Équato-guinéens parmi ces mercenaires.  Si le chef de la diplomatie tchadienne Mahamat Zene Cherif a botté en touche l’implication réelle des tchadiens dans ce coup manqué, « si ceux que l’on appelle aujourd’hui des Tchadiens, puisqu’on dit que la plupart sont des tchadiens, il reste à savoir si réellement ils sont des tchadiens ou s’ils sont des ressortissants d’un pays détenteur de pièces d’identité tchadienne » avait-t-il rétorqué.

 

Des mercenaires centrafricains ? Voilà toute la question qu’on devrait se poser. Les hommes arrêtés sont recrutés par Mahamat Kodo Bani, le cerveau présumé de cette affaire  et un ancien cadre de la Séléka. Ces personnes sont identifiées comme des ex-Séléka ; ses hommes de main.

 

Les gouvernements des pays auxquels leurs ressortissants ont été pointés du doigt dans cette vaste affaire de coup d’état manqué ont tous réagi et ont dépêché leur membre de gouvernement pour tirer cette affaire au clair, du côté centrafricain aucune réaction officielle n’est jusque-là enregistré et le ministre des Affaires n’est joignable.

 

Au plus fort de la crise, plusieurs personnes ont évoqué l’embrasement de la sous-région si rien n’est fait. Aujourd’hui, la Guinée équatoriale fait la triste expérience dans un contexte de montée du terrorisme en Afrique de l’Ouest.

 

 

Centrafrique : La cour criminelle amorce ses premières audiences

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 8 JANVIER 2018

 

BANGUI,  08 Janvier 2018(RJDH)—Les premières audiences de la session criminelle de l’année ont eu lieu ce matin à Bangui. L’examen du dossier du redoutable chef rebelle Andjilo a été reporté au 11 janvier prochain.

 

Deux dossiers parmi lesquels celui du redoutable chef Anti-Balaka Andjilo, étaient prévus. Mais les avocats de ce dernier ont réussi à renvoyer l’examen du dossier, « il est accusé de six chefs d’accusations et dans ces conditions, il est normal pour la défense d’avoir tous les dossiers. Le parquet général a fait rétention des pièces du dossier simplement dans le but d’entrer en voie de condamnation de notre client commun » a expliqué Me Jean Paul Madoukou, un des avocats du prévenu.

 

La cour a jugé mieux de renvoyer au 11 janvier prochain l’audience du chef Anti-Balaka Andjilo poursuivi pour assassinat, association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et minutions de guerre, vols aggravés, séquestration et recel de vol.

 

Rodrigue Ngaïbona Alias « Andjilo », redouté cruel aux premières heures des affrontements entre Anti-Balaka et Séléka en décembre 2013, a été arrêté par des forces de la Minusca le 17 janvier 2015 à Bouca dans l’Ouham au nord du pays, où il avait installé sa base. Ce dernier est cité dans plusieurs rapports des organisations de défense de droit de l’homme qui l’accusent d’avoir attaqué et tué plusieurs sujets musulmans. Son procès avait été renvoyé lors de la session criminelle de 2017.

 

En dehors de Andjilo, d’autres chefs rebelles vont comparaître lors de cette session criminelle. Selon les informations RJDH, les dossiers de Abdoulaye Hissene et Edouard Ngaissona, respectivement chef Séléka et coordonnateur politique des Anti-Balaka sont aussi enrôlés pour cette session.

 

 

Centrafrique : le procès d'un ex-chef d'une bande armée repoussé au 11 janvier

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 09-01-2018

 

Le procès d'un ex-chef d'une bande armée, Rodrigue Ngaïbona, a été reporté au 11 janvier, à la demande de ses avocats, a appris Xinhua lundi auprès d'Alfred-Rock Ngoumbré, président de la Cour de cassation et président de la session criminelle de 2018.

 

Les avocats, Jean-Paul Modokou et Didier Gonenzapa, ont déploré l'absence de pièces versées au dossier d'accusation en leur possession.

 

Vu l'importance de charges qui pèsent sur l'accusé alias "général Andjilo", la cour a jugé nécessaire de décaler son procès à la première séance.

 

Il est reproché à M. Ngaïbona six chefs d'accusation qui sont : assassinats, associations de malfaiteurs, vols à mains armées, recels de vols, détentions d'armes et munitions de guerre alors que l'accusé n'est pas militaire, et séquestrations.

 

Il a même été accusé d'être parmi ceux qui s'étaient attaqués à un contingent pakistanais de la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA en octobre 2014, tuant un d'entre eux et blessant plusieurs autres.

 

Agé de 25 ans au moment de son arrestation, M. Ngaïbona était presque sur tous les théâtres des opérations, entre Bangui et presque toutes les localités du nord-ouest du pays, notamment Bouca, Batangafo et Bossangoa.

 

Il avait été arrêté à Bouca par une section des forces camerounaises de la MINUSCA le 18 janvier 2015, avec un important butin financier lié à ses actes de braquage. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

NDLR : Ce n'est un secret pour personne que la responsabilité des autorités tchadiennes est difficilement niable dans plusieurs projets ou tentatives de déstabilisation des pays voisins d'où leur embarras actuel dans le dossier équato-guinéen qui ne manquera sans doute pas d'empoisonner durablement les relations entre ces deux pays de la CEMAC. Il n'y a pas longtemps, un rapport du groupes d'experts des Nations Unies a fait état d'armes de guerre achetées à Tel Aviv pour l'usage exclusif de la garde présidentielle du Tchad mais hélas retrouvées dans un véhicule calciné des ex Seleka à Boguila ! 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 18:47
Mahamat Kodo Bani, cerveau présumé du «coup d'Etat» déjoué en Guinée équatoriale

 

 

 

 

Par RFI Publié le 07-01-2018 Modifié le 07-01-2018 à 23:14

 

La lumière n'a toujours pas été faite sur les événements survenus en Guinée équatoriale la semaine dernière, lorsque les autorités ont affirmé avoir déjoué une tentative de coup d'Etat. Le président Teodoro Obiang devrait se rendre mardi 9 janvier à Yaoundé. C'est au Cameroun qu'une quarantaine de mercenaires tchadiens, camerounais, centrafricains et équato-guinéens ont été arrêtés alors qu'ils auraient été en train de fomenter ce coup. Leur commandant sur place serait Mahamat Kodo Bani, un ancien général tchadien.

 

Du Darfour à la Centrafrique, en passant par le Cameroun, Mahamat Kodo Bani a vendu ses services à bien de mouvements différents. Un personnage embarrassant. La semaine dernière sur notre antenne, le ministre des Affaires étrangères tchadien assurait que Mahamat Kodo Bani, n'avait jamais fait partie de l'armée régulière.

 

Pourtant plusieurs sources ont confirmé à RFI que le mercenaire avait été membre de la garde présidentielle, notamment sous les ordres du chef d'état-major Daoud Soumaïn. Après la mort de ce dernier en 2008, Mahamat Kodo Bani rejoint la rébellion au Darfour et se range aux côtés de l'UFCD, l'Union des forces pour le changement et la démocratie.

 

En 2010, Mahamat Kodo Bani est radié de l'armée tchadienne. Quelques années plus tard, il se fait arrêter au Tchad et séjourne dans la prison de Kélo. Libéré en 2013, à la faveur d'une amnistie prononcée par le président Idriss Déby, Mahamat Kodo Bani rejoint alors le mouvement de rébellion centrafricain, Seleka.

 

Mahamat Kodo Bani disparaît alors des radars jusqu'à ce que ses déplacements entre la Centrafrique, le Cameroun et le Tchad soient remarqués. Selon les autorités tchadiennes, il serait le cerveau de cette tentative de coup d'Etat en Guinée équatoriale, dont le commanditaire serait un Equato-Guinéen installé en Europe.

 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 18:40
Au moins 100 personnes tuées dans des affrontements en Centrafrique

 

 

 

 

www.voaafrique.com 06 janvier 2018

 

Une mission gouvernementale s'est rendue vendredi à Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique où plus de 100 personnes ont été tuées et plus villages incendiés dans des violences entre les combattants ex-Séléka et ceux de la Révolution Justice (RJ), rapporte le correspondant de VOA Afrique sur place.

 

Les autorités locales affirment que les combats ont fait plus d’une centaine de morts et 35.000 déplacés depuis mercredi.

 

Un député de la région confirme le bilan.

 

"Les éléments du MPC ont incendié plus de 2000 maisons vers Babessa et Mia-Pendé ", indique le député Lucien Mbaïgotto cité par Radio Ndeke Luka, media soutenu par les Nations unies.

 

Selon le député, des renforts en hommes et munitions sont venus du Tchad pour prêter mains fortes aux combattants du général Bahar, leader des ex-Séléka.

 

La société civile déplore la situation à Paoua.

 

"Quelque chose d’extrêmement grave est en train de se dérouler dans l'Ouham Pendé et plus particulièrement dans les communes de Bah-Bessar et Mia-Pendé. Paoua est devenu une prison géante à ciel ouvert. Et tout ceci sous un silence coupable, " écrit sur Facebook Dieumerci Ndjadder Kanganga, président du Collectif 236-Km5.

 

Vianney Ngbara, président de la jeunesse préfectorale de l’Ouham-Péndé, également cité par Ndeke Luka, soutient que les personnes déplacées n’ont à ce jour reçu aucune assistance et d’autres continuent d’arriver.

 

Des combats ont repris entre les deux groupes. Raymond Mopoyang-Bélanga, leader de Révolution Justice (RJ), a été tué par les ex- Séléka.

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 18:38
Arrivée de milliers de nouveaux réfugiés centrafricains au Tchad

 

 

Arrivée de milliers de nouveaux réfugiés centrafricains au Tchad

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 06-01-2018

 

Des milliers de nouveaux réfugiés centrafricains sont arrivés au Tchad depuis fin décembre, fuyant une éruption de violences dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), a annoncé vendredi l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

 

"Plus de 5.000 réfugiés seraient arrivés dans le sud du Tchad depuis la fin décembre, après avoir fui des affrontements entre le Mouvement national pour la libération de la Centrafrique - MNLC et Révolution et Justice (RJ) dans la ville de Paoua. Située dans la préfecture d'Ouham-Pendé en RCA, cette ville compte également 20.000 déplacés internes", a indiqué le porte-parole du HCR, Babar Baloch, dans un communiqué.

 

En collaboration avec ses partenaires gouvernementaux tchadiens, le HCR a déjà enregistré près de 2.350 nouveaux réfugiés dans le village d'Odoumian, situé à environ 15 kilomètres de la frontière avec la République centrafricaine.

 

"De nombreux réfugiés ont traversé la frontière à pied et ont rejoint les départements de Nya-Pende et des monts de Lam au Tchad. Selon les autorités locales, quelque 5.600 réfugiés sont arrivés depuis le 27 décembre 2017, date de l'éruption des combats. Plus de 1.000 nouveaux réfugiés seraient également arrivés dans des camps existants de réfugiés centrafricains, près de la ville de Goré", a expliqué M. Baloch.

 

Ce tout dernier afflux est le plus important mouvement de réfugiés centrafricains, il excède le nombre total d'arrivants au Tchad pour toute l'année 2017, qui s'élève à environ 2.000. Beaucoup signalent des violations des droits humains commises par des membres de ces groupes armés dans des villages situés le long de la frontière entre la République centrafricaine et le Tchad.

 

"La frontière avec la République centrafricaine est officiellement fermée. Le HCR se félicite de l'attitude humanitaire des autorités tchadiennes qui permettent aux réfugiés en quête de protection internationale de rejoindre le Tchad malgré la fermeture de la frontière", a conclu le porte-parole.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

La Centrafrique replonge dans la violence

 

Des milliers de réfugiés arrivent au Tchad

 

le 07.01.18 | 12h00

 

Ce tout dernier afflux est le plus important mouvement de réfugiés centrafricains, il excède le nombre total d’arrivants au Tchad pour toute l’année 2017, qui s’élève à environ 2000. Beaucoup signalent des violations des droits humains commises par des membres de ces groupes armés dans des villages situés le long de la frontière entre la République centrafricaine et le Tchad.

 

Des milliers de nouveaux réfugiés centrafricains sont arrivés au Tchad depuis fin décembre, fuyant une éruption de violences dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), a annoncé vendredi l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). «Plus de 5000 réfugiés seraient arrivés dans le sud du Tchad depuis la fin décembre, après avoir fui des affrontements entre le Mouvement national pour la libération de la Centrafrique - MNLC et Révolution et Justice (RJ) dans la ville de Paoua.

 

Située dans la préfecture d’Ouham-Pendé en RCA, cette ville compte également 20 000 déplacés internes», a indiqué le porte-parole du HCR, Babar Baloch, dans un communiqué. En collaboration avec ses partenaires gouvernementaux tchadiens, le HCR a déjà enregistré près de 2350 nouveaux réfugiés dans le village d’Odoumian, situé à environ 15 km de la frontière avec la République centrafricaine. «De nombreux réfugiés ont traversé la frontière à pied et ont rejoint les départements de Nya-Pende et des monts de Lam au Tchad.

 

Selon les autorités locales, quelque 5600 réfugiés sont arrivés depuis le 27 décembre 2017, date de l’éruption des combats. Plus de 1000 nouveaux réfugiés seraient également arrivés dans des camps existants de réfugiés centrafricains, près de la ville de Goré», a expliqué M. Baloch. Ce tout dernier afflux est le plus important mouvement de réfugiés centrafricains, il excède le nombre total d’arrivants au Tchad pour toute l’année 2017, qui s’élève à environ 2000.

 

Beaucoup signalent des violations des droits humains commises par des membres de ces groupes armés dans des villages situés le long de la frontière entre la République centrafricaine et le Tchad. «La frontière avec la République centrafricaine est officiellement fermée. Le HCR se félicite de l’attitude humanitaire des autorités tchadiennes qui permettent aux réfugiés en quête de protection internationale de rejoindre le Tchad malgré la fermeture de la frontière», a conclu le porte-parole.

 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 18:35
Un prêtre agressé au couteau à Bangassou, en Centrafrique

 

 

 

 

www.la-croix.com  Céline Hoyeau (avec AFP) , le 06/01/2018 à 16h23

 

Connu pour ses talents de médiateur dans la crise qui secoue le pays depuis 2013, le père Alain-Blaise Bissialo a été poignardé par des inconnus jeudi 4 janvier à Bangassou, dans l’est de la RCA.

 

Un prêtre catholique, le père Alain-Blaise Bissialo, 51 ans, a été agressé au couteau dans la soirée du jeudi 4 janvier, à Bangassou, ville de l’est de la Centrafrique. Cette agression survient alors que la République centrafricaine ne parvient pas à sortir de la crise ouverte par le renversement du président François Bozizé en 2013 par une coalition de groupes armés à majorité musulmane et la contre-offensive des milices d’autodéfense « anti-balaka », composées d’animistes et de chrétiens.

 

Président du comité de paix, un organe rassemblant chrétiens et musulmans, coordinateur de la commission Justice et paix du diocèse, le père Bissialo est précisément connu pour le rôle de médiateur qu’il joue entre les différents groupes armés dans cette zone sous tension depuis mai 2017. Curé de la paroisse du Christ-Roi de Tokoyo, face à la mosquée centrale, ce prêtre, qui avait fait ses études à Rome puis à Paris, avait d’ailleurs accueilli des familles musulmanes dans sa paroisse.

 

Des agresseurs non identifiés

 

Selon un autre prêtre de Bangassou interrogé par l’AFP, le père Junior, le président du comité de paix a été poignardé par des hommes non identifiés, qui ont dérobé de l’argent et l’ordinateur du prêtre. Cette information a été confirmée par la mission de l’ONU en Centrafrique, la Minusca, qui a renforcé ses patrouilles en ville. Le prêtre a été transporté à Bangui et son état de santé serait stabilisé. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Bangassou pour identifier les coupables.

 

Dans un communiqué publié sur son site le 5 janvier, la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) a souhaité « un prompt rétablissement » à cet « homme de paix et de dialogue ».

 

La ville de Bangassou est aux mains de combattants anti-balaka depuis le 13 mai, date à laquelle ces milices qui prétendent défendre les chrétiens en ont chassé les musulmans. Ces derniers – environ 2 000 personnes – ont trouvé refuge dans le petit séminaire, à l’évêché.

 

Les Casques bleus chargés de les protéger, ainsi que quelques missionnaires, sont les seuls étrangers qui restent à Bangassou, ville de 35 000 habitants, après le départ de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) en novembre, à la suite d’un braquage à main armée. Entre mai et juillet, 9 Casques bleus ont été tués.

 

Aujourd’hui, 14 des 16 provinces de la RCA sont entre les mains des groupes armées, plus de 600 000 personnes sont déplacées et 500 000 se sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, dépendent de l’aide internationale.

 

Céline Hoyeau (avec AFP)

 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 18:34

 

 

                                                                                                                    

Bonne ou mauvaise élection présidentielle, le Président tchadien est responsable de ses propos devant l’histoire. En effet, ce dernier avait proclamé solennellement sur le perron de l’Élysée à Paris « qu’il vaut mieux une élection bâclée qu’une transition chancelante ». Néanmoins, l’élection groupée organisée dans des conditions inédites qui consacre le mathématicien de Boyrabe a connu une mobilisation sans précédent du peuple centrafricain. La recherche de la paix comme solutions aux barbaries des Séléka est la seule leitmotiv de cet acharnement sur les bureaux de vote. Cette élection était unanimement saluée par la communauté internationale et représentait pour la population une chance pour la démocratie.

 

Les différentes commissions d’observation électorale accréditées lors de cette élection ont rythmé leurs rapports sur la célèbre et traditionnelle appréciation « d’élection libre et transparente en dépit de quelques irrégularités enregistrées ». La priorité du peuple meurtri était tellement ailleurs que la légitimité et la transparence des élections importaient peu. La proclamation des résultats de cette élection était suivie d’une liesse populaire et l’espoir était le maître mot qui revenait de façon récurrente dans toutes les conversations. Classé parmi les émotions et reposant sur la confiance, l’espoir se définit comme la disposition d’un esprit humain qui consiste en l’attente d’un avenir meilleur. Généralement, lorsqu’on espère en quelques choses, c’est que présentement cette chose manque.

 

Devant ce vide et après plus de trois semestres de gouvernance, le citoyen lambda s’interroge sur le sort de l’espoir du 30 mars 2016 : Qu’est devenu de nos jours l’espoir du peuple placé au Président de la République au lendemain de son élection ? Monsieur le Président, qu’avez-vous fait de l’espoir du peuple centrafricain ? Si véritablement l’espoir fait vivre et ouvre des perspectives de nos imaginations, pourquoi privé le peuple centrafricain de cet espoir ? Si tel est le cas, comment imaginez-vous monsieur le President la vie du peuple centrafricain sans espoir et surtout dans la crainte du lendemain ? Ce pouvoir mérite t-il l’espoir du peuple centrafricain ? Le mode de gestion du pays est-il en conformité avec le serment et la profession de foi ? Pensez-vous qu’à la fin de la mandature, la situation peut se normaliser ? Et si par malheur la situation ne se normalise pas, quel sera le sort de 2021 ?

 

Le sentiment du peuple après toutes ces interrogations se résume en deux mots : le désespoir et le désamour. Au départ tout le monde espérait aveuglément et sans surprise à l’arrivée tout le monde est déçu. On constate que la courbe de l’impopularité est au galop car le pouvoir n’a rien de différent d’avec les précédents régimes. La politique d’exclusion a atteint l’armée et crée par voie de conséquence des désagréments et frustrations au sein de cette noble institution. La nouvelle armée que le pouvoir est entrain de mettre en place sera t-elle républicaine ? La nouvelle armée respectera t-elle les critères de recrutement définis par la constitution du 30 mars 2016 ? Il faut relever que les récents recrutements des soldats formés localement, au Rwanda, au Burkina Faso, en Israël et ailleurs ont la particularité d’une hégémonie, d’une suprématie de l’ethnie du Président de la République. Cette main mise s’est matérialisée récemment par le limogeage du Général chef d’état major des armées au profit d’un parent colonel de l’armée. Au passage, nous condamnons sans réserve l’instrumentalisation de l’armée en violation des principes constitutionnels et tout cela pour satisfaire des intérêts égoïstes et inavoués.

 

Sans surprise, les premiers choix politiques du Président de la République en commençant par la désignation du premier ministre suivie de la formation du gouvernement déterminait déjà l’allure négative de la courbe géométrique. En remaniant ce gouvernement d’amis politiques, le peuple pensait que le guide sera sensible à ses souffrances...hélas, vous leur avez administré une gifle en reconduisant le premier ministre qui est totalement lessivé qui a son tour augmente exagérément et de façon irrationnelle la taille du gouvernement... bref, les erreurs de méthode et de stratégie se multiplient, la justice nationale véritable levier de la réconciliation nationale et du vivre ensemble a démissionné au profit de la Cour pénale spéciale qui avance à pas de tortue faute de clairvoyance, de transparence des nouvelles autorités, le pouvoir se met totalement en retrait et le pays « s’auto-gère » avec l’appui de la communauté internationale, au final on remarque un déphasage, un fossé entre les souhaits de la population et les décisions prises par les autorités.

 

Presqu’a mi mandat, nous rappelons au président de république qu’il bénéficie encore de la grâce du peuple et non de la communauté internationale qui voit d’un mauvais œil l’entrée en jeu des russes. À défaut de tout perdre, nous invitons les autorités à prendre au sérieux les menaces des groupes armés non conventionnels et de saisir l’opportunité de l’Union africaine et surtout d’impliquer les États de la sous régions dans le processus de règlement de crise. Mais attention, ne le dites personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                                                                                                                                       

 

Paris le 05 janvier 2018

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.        

CENTRAFRIQUE : MONSIEUR LE PRÉSIDENT, QU’AVEZ-VOUS FAIT DE L’ESPOIR DU PEUPLE ? par Bernard Selemby Doudou
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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 18:21
Lu pour vous : Centrafrique : qui sont les hommes de Touadéra ?
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05 janvier 2018 à 17h20 — Mis à jour le 05 janvier 2018 à 21h40

 

Depuis son élection en février 2016, à la tête du pays, le président Centrafricain peine à résoudre la situation de crise sécuritaire, économique et sociale qui frappe le pays. Pour faire face, cet ancien Premier ministre du président déchu François Bozizé entend resserrer les rangs. Six hommes composent son premier cercle, vieux compagnons ou membres de sa famille.

 

« J’ai foi que nous réussirons le pari de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national pour permettre le redécollage économique du pays. » Cet espoir, c’est celui qu’affichait Faustin Archange Touadéra, samedi, lors de ses vœux à la nation. Mais le chemin semble long avant que le « Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en RCA » ne porte réellement ses fruits.

 

Depuis la fuite de François Bozizé, chassé par la rébellion Séléka en mars 2013, la Centrafrique traverse en effet une crise dont elle peine à sortir. La situation sécuritaire plus que délétère dans laquelle certaines régions du pays et les difficultés de l’État à reprendre pied hors de la capitale sont toujours plongées oblitère les timides avancées réalisées sur le chemin du « relèvement ».

 

 

À la tête d’un pays et d’institutions qui dépendent essentiellement d’une aide internationale insuffisante – un an après la conférence des bailleurs de novembre 2016 à Bruxelles, seulement 10% des 2 milliards d’euros promis par les bailleurs ont effectivement été versés – Faustin Archange Touadéra a constitué autour de lui un cercle d’hommes de confiance. La moitié sont des neveux du président, et la majeure partie d’entre-eux sont à des postes clefs dans les services de douanes, source quasi exclusive d’autofinancement de l’État centrafricain.

 

Voici le portrait de ces hommes qui font le pouvoir de Touadéra.

 

Simplice Matthieu Sarandji critique ouvertement la « passivité » de la MINUSCA

 

À 62 ans, l’actuel Premier ministre ne s’est fait connaître du public qu’au moment de sa nomination en avril 2016 à la tête du premier gouvernement de Touadéra.

 

Ce Maître de conférences en Géographie, que l’on décrit comme un « fin stratège », est pourtant le « grand compagnon » de Touadéra, avec lequel il a commencé à travailler lorsque ce dernier était encore recteur de l’université de Bangui, entre 2005 et 2008.

 

Nommé Premier ministre par Bozizé en 2008, Touadéra l’appelle auprès de lui à la primature. Il sera son directeur de cabinet durant les cinq années que passera Touadéra à la primature sous Bozizé. Sarandji reviendra auprès de Touadéra en tant que directeur de campagne pour l’élection présidentielle avant, finalement, d’être récompensé en se voyant nommé à la tête du gouvernement.

 

Relations tendues avec la communauté internationale

 

Cette première nomination n’avait pas été vue d’un bon œil par une partie de la communauté internationale, la France et la MINUSCA en particulier. Sarandji est en effet suspecté d’avoir, en 2016, mobilisé des manifestants à Bangui, pour demander le départ de la MINUSCA, notamment lors de la journée ville morte du 24 octobre.

 

Ses relations avec la mission onusienne dans le pays continuent d’ailleurs d’être tendues. Simplice Matthieu Sarandji critique ouvertement la « passivité » de la MINUSCA ou encore le « trouble jeu » de certains pays occidentaux dans la crise. Ce qui n’a pas empêché Touadéra de le reconduire lors du remaniement de septembre 2017.

 

• Sani Yalo, l’« homme de l’ombre »

 

On lui prête le pouvoir de faire et défaire les carrières

 

À 52 ans, Sani Yalo est sans doute le plus « aguerri » des proches de Touadéra, selon un diplomate occidental en poste à Bangui. Président du conseil d’administration du bureau d’affrètement routier centrafricain, Sani Yalo est un très proche ami du président, qu’il a – lui aussi – connu lorsqu’il était encore recteur de l’université de Bangui.

 

Après le coup d’État de la Séléka en 2013, Yalo a quitté la Centrafrique précipitamment, avant d’y retourner après une tentative d’assassinat. Plusieurs fois inquiété par la justice de son pays sous Bozizé, notamment dans des affaires d’escroquerie et pour des soupçons de tentative de déstabilisation, Sani Yalo a été à nouveau emprisonné dès son retour à Bangui sous divers chefs d’accusation – dont des « vols de véhicules ».

 

Il a cependant su jouer de ses appuis politiques dans la sous-région. Ceux-ci ont mis la pression sur Michel Djotodia, président de la transition en 2013 après le coup d’État contre Bozizé, qui finira par le faire libérer. Yalo fuit alors à nouveau le pays pour partir en France.

 

Aux commandes du BARC

 

Il compte parmi les premiers soutiens de Faustin Archange Touadéra, dès que celui-ci s’est déclaré candidat à la présidentielle. Il a également usé de ses relations acquises au cours de ses 27 années d’expérience politique dans le pays pour convaincre d’autres soutiens à s’allier à Touadéra, dont il a coordonné les groupes de soutien. On lui attribue notamment un rôle de premier plan dans la constitution d’une représentation de la diaspora centrafricaine en France à la légitimité discutée.

 

Une fois élu, Touadéra l’appelle auprès de lui pour prendre la tête du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), une société d’économie mixte dont l’État est actionnaire minoritaire. Le BARC, qui joue un rôle central dans les flux routiers intérieurs et internationaux, est l’une des mannes financières du pays.

 

Sani Yalo utilise également ce poste pour organiser des rencontres avec des représentants de certains pays frontaliers. On lui prête le pouvoir de faire et défaire les carrières de cadres du public, tant il aurait l’oreille de Touadéra sur de nombreux sujets.

 

• Donatien Maleyombo, le « technicien »

 

Il s’occupe de tous les dossiers “particuliers”

 

Lui aussi venu des finances, Donatien Maleyombo est le chef de cabinet particulier du président. C’est lui qui filtre les demandes des ministres, collaborateurs et organise les rencontres avec Augustin Archange Touadéra.

 

« Il s’occupe de tous les dossiers “particuliers” », selon un conseiller à la présidence. Il est notamment à l’œuvre lors de l’organisation des sorties du chef de l’État sur le terrain.

 

Encore inconnu du public, et même des ténors de la politique, Donatien Maleyombo se fait très discret, mais « il sait bien faire son travail », assure un diplomate occidental.

 
• Jean-Claude Rameaux Bireau, le neveu et conseiller économique

 

Jean-Claude Rameaux Bireau est dans le sillage du président depuis plusieurs années

 

Inspecteur de douanes de 56 ans, le ministre-conseiller à la présidence chargé de l’Économie est un neveu de Faustin Archange Touadéra. Jean-Claude Rameaux Bireau est dans le sillage du président depuis plusieurs années.

 

Lorsque celui-ci est nommé à la primature, en 2008, il quitte le poste de directeur de l’antenne des douanes de Douala, au Cameroun, pour devenir le chef de cabinet particulier de Touadéra.

 

Formé à l’économie à Bangui et Abdijan, il a fait un passage au sein du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC, actuellement dirigé par Sani Yalo) avant de poursuivre l’essentiel de sa carrière au sein des services de la douane.

 
• Henri Wanzet-Linguissara, le nouveau ministre de la Sécurité

 

Il est observé à la loupe et il le sait. Il n’a pas droit à l’erreur

 

Henri Wanzet-Linguissara a rejoint le premier cercle présidentiel à la faveur du remaniement ministériel de septembre. Il est désormais ministre de la Sécurité publique. Il est, lui aussi, un parent du président. « Il est observé à la loupe et il le sait. Il n’a pas droit à l’erreur. Il travaille beaucoup en étant sur le terrain », assure un diplomate basé à Bangui.

 

Ancien directeur général de la gendarmerie, puis de la police, sous Bozizé, Henri Wanzet-Linguissara a déjà été ministre de la Sécurité, sous Michel Djotodia. Touadéra a fait appel à lui sur proposition de certains de ses proches, qui voulaient écarter l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa.

 

Sa mission est des plus délicates, dans un pays en proie à une guerre civile qui ne dispose pas d’armée – une première autorisation de levée partielle de l’embargo sur les armes a été délivrée en fin d’année à la Russie par l’ONU – et d’une police et d’une gendarmerie sous équipée.

 
• Frédéric Inamo, le nouveau venu

 

Le président sait qu’il peut faire beaucoup de choses en étant à la tête de la douane

 

C’est l’un des nouveaux visages qui compte dans la gestion de la chose publique, d’après plusieurs proches du cercle de Touadéra. C’est, lui aussi, un neveu du président. Douanier lui-même, Frédéric Inamo a été nommé directeur général de l’institution par Touadéra en décembre.

 

L’essentiel des revenus de l’État provient aujourd’hui des taxes et droits de douanes, bien qu’une très grande partie du territoire soit de fait gérée par des groupes armés. En nommant l’un de ses neveux à ce poste, « le président sait qu’il peut faire beaucoup de choses en étant à la tête de la douane, c’est pourquoi il l’a mis là », commente un des conseillers à la présidence.

 

Une confiance que le nouveau directeur des douanes a voulu « mériter » en multipliant les réformes au sein de l’institution. Il a notamment suspendu le système des documents de « main levée », un document permettant l’exonération de taxes douanières sur certains produits à l’importation, notamment les véhicules.

 
• Arthur Piri, le « petit frère »

 

Arthur Piri est un neveu du président. Et l’un de ses soutiens de la première heure.

 

Élu président, Touadéra a fait de lui le ministre Contrôleur des sociétés parapubliques. Ce fiscaliste a alors mis en place des systèmes de contrôle strict des fonds publics. Une rigueur affichée dans la gestion des fonds publics qui fait de lui la « bête noire » de plusieurs ministres. Il a même interdit à plusieurs d’entre-eux d’utiliser directement l’argent de l’État.

 

Plusieurs membres du gouvernement accusent cependant Arthur Piri d’utiliser sa position de « petit frère » du président pour asseoir son autorité.

 

« C’est le plus jeune du groupe mais il apprend vite, même s’il s’arrange toujours à faire plaisir au président », commente un conseiller du président.

 

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 18:18
Paoua : Démenti de la MINUSCA

 

 

LA MINUSCA DEMENT FORMELLEMENT LES ALLEGATIONS SELON LESQUELLES ELLE FOURNIT DES ARMES ET DES MUNITIONS AUX GROUPES ARMES

 

 

 

Bangui, 5 janvier 2018 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) rejette catégoriquement les allégations contenues dans l’article : « Paoua: La MINUSCA prise en flagrant délit de ravitaillement des éléments du général Bahar en armes et minutions ». Les faits relatés dans l’article – publié par le quotidien Le Démocrate le mercredi 3 janvier (No. 4053) et l’Expansion le jeudi 4 janvier (No. 908) – sont inexacts. La MINUSCA affirme sans ambiguïté qu’elle n’a pas et qu’elle n’a jamais fourni des armes, munitions ou tout autre équipement militaire au Général Bahar ou à un groupe qui lui serait affilié.

 

La MINUSCA condamne la publication de ces affirmations sans fondement et souligne les graves conséquences que ces fausses allégations engendrent pour ses Casques Bleus qui servent en République centrafricaine. La diffusion de cette désinformation incendiaire affecte négativement la présence du personnel de la MINUSCA auprès des communautés qu’elle sert, en compromettant leur sécurité et en entravant leur capacité de protéger et d’assister les populations vulnérables.

 

La MINUSCA est déçue et profondément inquiète de ce que Le Démocrate et L’Expansion ont relayé des allégations provenant d’un blog privé, sans autre vérification auprès de sources fiables, et sans offrir au préalable à la MINUSCA l’opportunité d’y répondre et de les réfuter ; une pratique non conforme à l’éthique journalistique de base.

 

Enfin, la MINUSCA prend au sérieux toute action interférant avec sa capacité de remplir son mandat en République centrafricaine. En ce sens, la MINUSCA se réserve le droit de saisir les plus hautes autorités de la communication afin qu’elles prennent les mesures adéquates. 

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 18:09
Reprise des violences en RCA : Des milliers de Centrafricains fuient au Tchad

 

 

 

http://www.unhcr.org  05 janvier 2018  

 

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Babar Baloch – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 05 janvier 2018 au Palais des Nations à Genève.

 

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, enregistre et vient en aide à des milliers de nouveaux réfugiés arrivés au Tchad, dont la plupart sont des femmes et des enfants qui fuient une éruption de violences dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA).

 

Plus de 5 000 réfugiés seraient arrivés dans le sud du Tchad depuis la fin décembre, après avoir fui des affrontements entre le Mouvement national pour la libération de la Centrafrique - MNLC et Révolution et Justice (RJ) dans la ville de Paoua. Située dans la préfecture d’Ouham-Pendé en RCA, cette ville compte également 20 000 déplacés internes.

 

En collaboration avec ses partenaires gouvernementaux tchadiens, le HCR a déjà enregistré près de 2350 nouveaux réfugiés dans le village d’Odoumian, situé à environ 15 kilomètres de la frontière avec la République centrafricaine.

 

De nombreux réfugiés ont traversé la frontière à pied et ont rejoint les départements de Nya-Pende et des monts de Lam au Tchad. Selon les autorités locales, quelque 5 600 réfugiés sont arrivés depuis le 27 décembre 2017, date de l’éruption des combats. Plus de 1 000 nouveaux réfugiés seraient également arrivés dans des camps existants de réfugiés centrafricains, près de la ville de Goré.

 

Ce tout dernier afflux est le plus important mouvement de réfugiés centrafricains, il excède le nombre total d’arrivants au Tchad pour toute l’année 2017, qui s’élève à environ 2 000. Beaucoup signalent des violations des droits humains commises par des membres de ces groupes armés dans des villages situés le long de la frontière entre la RCA et le Tchad.

 

La frontière avec la RCA est officiellement fermée. Le HCR se félicite de l’attitude humanitaire des autorités tchadiennes qui permettent aux réfugiés en quête de protection internationale de rejoindre le Tchad malgré la fermeture de la frontière.

 

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés apporte également un appui aux autorités tchadiennes pour enregistrer et venir en aide aux réfugiés. Avec ses partenaires, le HCR fournit également des soins médicaux à de nombreux réfugiés qui arrivent en mauvaise santé. Certains ne peuvent pas marcher.

 

Le Tchad accueille plus de 75 000 réfugiés centrafricains - sur un total de 545 000 Centrafricains accueillis dans tous les pays voisins.

 

En RCA, la situation humanitaire s’est considérablement aggravée durant le second semestre 2017. Des violences et des attaques armées contre des employés humanitaires et des soldats pour le maintien de la paix ont provoqué une augmentation de 50 % du nombre des déplacés internes, qui est passé de 400 000 en mai à 600 000 à la fin 2017. Le nombre total de réfugiés et de déplacés internes est le plus élevé jamais enregistré - avec près d’un quart de la population d’environ 4,6 millions.

 

 

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

 

A Genève, Babar Baloch, baloch@unhcr.org, +41 79 513 9549

A N’Djamena, Ibrahima Diane, dianei@unhcr.org   +235 65274775 

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