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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 00:33
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les militaires récemment admis à la retraite bloquent la circulation sur une avenue de Bangui

 

PAR JAPHET BEOROFEI LE 17 SEPTEMBRE 2018

 

BANGUI, 17 septembre 2018 (RJDH)—La circulation sur l’avenue de France est perturbée par les soldats admis à la retraite. Ces derniers réclament le versement des rappels liés à leur admission à la retraite.

Ils sont  plus de deux cent à bloquer la circulation sur cette avenue. Ces soldats admis à la retraite ont érigé des barricades avec des briques sur la voie publique. Séraphin Londo, délégué de ces nouveaux retraités parle d’une situation intenable pour eux, « c’est une décision que nous avons prise avec pincement au cœur. En clair, nous ne pouvons plus contenir la masse de ces anciens éléments Faca qui vivent des situations difficiles », explique-t-il.

Ces retraités visiblement remontés, exigent de l’Etat centrafricain le versement de l’allocation d’invalidité avant la levée de ce mot d’ordre, « nous allons rester dans la rue durant trois jours pour exiger ce qui nous revient de droit. Nous ne voulons plus de promesses parce qu’elles n’ont jamais été tenues. Tous, nous resterons sur place ici jusqu’à ce que nos droits soient respectés », précise le délégué qui accuse le gouvernement de les tromper sur ce chapitre.

Au ministère de la défense nationale, on n’évite de répondre aux accusations.  Un proche de la ministre, a sous couvert de l’anonymat, indiqué que le dossier est en cours de traitement, « le gouvernement fait déjà ce qui est nécessaire pour faire face à ce dossier qui est en traitement à l’heure où je vous parle. Ces anciens militaires le savent, la ministre a mis son poids pour que la situation soit décomptée très vite mais il faut qu’ils soient patients, ils seront payés lorsque les formalités d’usage seront terminées », confie cette source au RJDH.

Nous avons tenté en vain d’entrer en contact avec la ministre de la défense nationale sur ce sujet. Dans le cadre de la restructuration de l’armée nationale, le gouvernement centrafricain a admis 850 militaires à la retraite. Depuis trois mois, ces derniers exigent du gouvernement le versement d’invalidité. Interrogée par le RJDH le mois dernier, Marie Noëlle Koyara, ministre de la défense nationale, avait indiqué que le versement de cet argent aux ayants droits se fera lorsque le toilettage du fichier aura pris fin.

 

 

Centrafrique : Environ 38 millions de frs CFA partis en fumé dans l’incendie d’une entreprise à Combattant

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 17 SEPTEMBRE 2018

 

BANGUI, 17 Septembre 2018 (RJDH) – Les pertes enregistrées suite à l’incendie d’une entreprise à Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui jeudi dernier sont estimées à plus de 38 millions de FCFA. Le propriétaire compte porter plainte contre l’inconnu.

Un magasin était parti en fumée la semaine dernière. Selon le constat du RJDH, le dégât laissé par l’incendie est considérable. La toiture, les portes et fenêtres sont calcinées. Le propriétaire de l’entreprise ‘’Mercilia Bazzar’’, Roméo Hendal, a confié qu’environ 38 millions sont partis en fumé, «  nous avons plus de deux millions à la caisse, les recettes de la journée et tous les articles en vente sont estimés à environ 36 millions », a-t-il déploré.

Plusieurs personnes ajoute-t-il, sont parties en chômage, « les boutiquiers, les chauffeurs, les gardiens et autres agents gagnent leur pain quotidien à travers cette entreprise. Toutes nos activités sont aux arrêts suite à cet incident dramatique », regrette-t-il.

Roméo Hendal, responsable de l’entreprise Mercilia Bazzar, envisage une poursuite contre l’inconnu, « après avoir fait le bilan général de tous les effets perdus, nous allons saisir les instances judiciaires pour qu’une enquête soit ouverte », projette-t-il.

Plusieurs cas d’incendie ont été enregistrés dans la ville de Bangui pour des raisons de court-circuit et du carburant mal protégé.

 

 

Centrafrique : « L’année scolaire 2018-2019, une année d’espoir », dixit Christine Muhigana représentante de l’Unicef

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 17 SEPTEMBRE 2018

 

BANGUI, 17 septembre 2018 (RJDH)—Le Fonds des Nations Unies pour l’Education (Unicef), premier partenaire de l’éducation dans le pays s’évertue chaque année pour la bonne marche de l’enseignement en Centrafrique. Pour cette année scolaire lancée ce 17 septembre sur tout le territoire national, Christine Muhigana représentante de l’Unicef la place sur un signe d’espoir et rappelle que l’école, les enseignants, les élèves ne sont pas une cible. Propos tenus lors d’une interview exclusive avec le RJDH.

RJDH: Mme Christine Muhigana, Bonjour, vous êtes la Représentante de l’UNICEF en République Centrafricaine. A quelques jours de la rentrée scolaire, vous en tant que partenaire numéro 1 de l’éducation en Centrafrique, dites-nous sous quel signe placez-vous cette rentrée ?

Christine Muhigana : L’année scolaire 2018-2019 pour nous commence par une note d’espoir. Elle est marquée par une régularité de la production des annuaires statistiques, nous avons désormais un Rapport d’Etat sur le Système Educatif National qui est en cours de finalisation et nous sommes en train d’appuyer le ministère dans l’élaboration d’un Plan Sectoriel de l’Education. Donc au-delà du fait que nous préparons la rentrée de petites filles et de petits garçons à l’école, nous avons le sentiment que nous accompagnons un système en reconstruction, qui est en bonne voie pour d’être un environnement qui accueillera les enfants pour un apprentissage

RJDH: L’Unicef soutien le secteur de l’éducation depuis plusieurs années, quels sont en résumé les actions menées l’année dernière ?

Christine Muhigana : L’année dernière a été marquée par la fin de deux programmes majeurs que nous menions dans le pays. Un projet appuyé par le Partenariat Mondial pour l’Education et un autre par l’Union Européenne où à travers lesquels nous avons contribué à reconstruire, réhabiliter des écoles, les approvisionner en manuels scolaires, à former des enseignants et les maitres-parents là où il y a des maitres-parents. Donc une année pour nous qui est le socle, la base des espoirs que nous avons aujourd’hui d’un système éducatif reconstruit, ou en tout cas en bonne voie de reconstruction dans le pays.

RJDH: Quels sont les programmes que vous envisagez renforcer cette année pour favoriser la bonne marche de l’enseignement en Centrafrique ?

Christine Muhigana : Dans le même temps que nous allons continuer les efforts que nous avons menés avec l’appui de financement de l’Union Européenne et du Partenariat Mondial pour l’Education, nous allons aussi nous assurer que nous avons une meilleure planification de l’éducation dans le pays. Nous sommes dans une situation aujourd’hui où les choses sont caractérisées par beaucoup de perturbations à cause de la crise, à cause des violences qui ont causé des déplacements des populations. Donc ce que nous envisageons aujourd’hui c’est un espoir que nous pouvons mener des activités de planification et de construction plus stable, avec par exemple le fait que c’est la troisième année où nous allons avoir un annuaire statique pour l’éducation qui est vraiment un signe que l’on peut suivre les choses de façon presque stable dans ce pays

RJDH: Aujourd’hui on assiste à des violences dans certaines villes du pays et le droit à l’éducation des enfants en mis à jeu. Comment faites-vous pour garantir le droit à l’éducation des enfants en âge scolaire dans ces zones si l’on sait que l’autorité de l’Etat est affaiblie ?

Christine Muhigana : Je dois dire que ce n’est pas chose aisé quand les familles, les communautés sont déplacées et leur éducation est perturbée. Souvent ils se déplacent vers des endroits où soit il n’y a pas d’école, ou s’il y a des écoles, elles ne sont pas en mesure d’accueillir un surplus dans leur structure. Donc ce que nous faisons par le biais des espaces qu’on appelle des Espaces Temporaires d’Animation et de Protection de l’Enfant (ETAPE) ce sont souvent des hangars, des structures temporaires, soit des enseignants qui se sont déplacés avec ces enfants ou des maitres-parents que nous amenons à niveau en améliorant leurs connaissances pédagogiques pour qu’ils s’assurent que les enfants qui sont déplacés soient le moins perturbés le temps qu’ils sont loin de leurs écoles. Aujourd’hui, nous avons plus de 50 000 enfants qui sont touchés par ce genre d’interventions qu’on appelle ETAPEs qui sont menées dans le cadre d’éducation en urgence. C’est le terme consacré pour ça mais je dois souligner que ce sont des interventions qui n’ont pas vocation à s’éterniser. Les efforts que nous menons c’est de nous assurer qu’on voit que soit ces enfants peuvent intégrer une structure scolaire normale soit œuvrer avec les partenaires à ce que ces familles puissent retourner chez elles et que les enfants puissent réintégrer leurs écoles d’origine.

RJDH: L’Unicef a été frappé par la tuerie de son personnel de l’éducation au nord du pays. Aujourd’hui comment se situe les activités de l’éducation dans les zones sensibles ?

Christine Muhigana : C’est une situation qui reste préoccupante. Nous continuons à œuvre avec des partenaires essentiellement de la société civile nationale pour aller dans ces zones, pour maintenir ces ETAPEs dont j’ai parlé où un apprentissage continue à être donné aux enfants. Pour les endroits où les écoles sont toujours là, les autorités des inspections académiques sont là, ce que nous faisons, encore une fois avec l’appui des partenaires de la société civile nationale et la Minusca et nous assurer que le matériel dont ces écoles ont besoin leur est acheminé pour que les enfants puissent continuer à aller à l’école et apprendre comme tous les autres dans le reste du pays.

RJDH: Quels messages lancez-vous aux groupes armés qui écument les villes et cibles les biens et personnels de l’éducation ?

Christine Muhigana : Notre message est clair et il n’y en a qu’un : les écoles ne sont pas une cible, les enfants qui sont dans ces écoles ou autour de ces écoles ne sont pas une cible et le personnel de l’éducation que ce soit les enseignants, les maitres-parents, les autorités des inspections académiques ne sont pas une cible. C’est ça le message.

RJDH : Madame Merci

Christine Muhigana : Merci à vous

 

Propos recueillis par Bienvenue Marina Moulougnatho

 

 

 

 

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 21:51
RCA - Cameroun : Visite de Koyara à Garoua Mboulai

 

 

Le gouvernement centrafricain salue la contribution du Cameroun à la mission de stabilisation de la paix dans son pays

 

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net  YAOUNDE - 14-Sep-2018 - 15h14

 

En visite de travail dans la région de l’Est, la ministre centrafricaine de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara, a indiqué que «le Cameroun est un pays frère qui a toujours été à nos côtés pendant les moments difficiles».

 

Marie Noëlle Koyara était à la tête d’une délégation centrafricaine en visite dans la région de l’Est, frontalière avec la RCA. La ministre centrafricaine de la Défense nationale a particulièrement salué le soutien du Cameroun aux forces armées centrafricaines aussi bien dans le maintien de la paix à l’intérieur de son pays qu’à la frontière avec le Cameroun.

 

Un contingent de 1100 soldats camerounais, dont 750 militaires et 350 gendarmes ont récemment a récemment été envoyé en République centrafricaine (RCA) pour contribuer au maintien de la paix dans ce pays. C’est dans le cadre de la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca).

 

Selon Cameroon Tribune du vendredi 14 septembre 2018, l’hôte du gouverneur Grégoire Mvongo a cité entre autres: les appuis en formation des soldats centrafricains, la dotation en équipements et en matériels accordée par le gouvernement camerounais. Ce qui favorise la montée en puissance des forces armées centrafricaines.

 

Le gouverneur de la région de l’Est a fait savoir que la situation sécuritaire entre les deux pays s’est beaucoup améliorée. En effet, la région de l’Est est confrontée à de nombreux défis sécuritaires du fait de la crise socio-politique en RCA. De milliers de réfugiés centrafricains ont fui leur pays pour s’installer à l’Est. La seule ville de Garoua-Boulaï compte plus de 80 mille réfugiés enregistrés dans le site de Gado-Badzéré.

 

Si leur encadrement est assuré par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et ses partenaires, les pouvoirs publics, avec l’aide des pays amis, ne ménagent aucun effort pour que ces frères et sœurs en détresse se sentent à l’aise. Mais seulement, la crise centrafricaine a fini par toucher la région du soleil levant.

 

Toutefois, les autorités administratives des deux pays et le haut commandement multiplient les réunions pour que ces attaques et menaces à la sauvegarde de la paix et la sécurité en zone urbaine et rurale soient maîtrisées. Le sens à l’anticipation est de mise et les différents responsables n’ont jamais manqué d’interpeller les populations à faire confiance et à collaborer avec les forces de sécurité et de défense car la sécurité est une affaire de tous.

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 21:46
Le ministre centrafricain des Transports "serein" face aux accusations de scandale

 

 

Interview : le ministre centrafricain des Transports "serein" face aux accusations de scandale

 

https://www.dw.com  14.09.2018

 

Accusé de s'empêtrer dans un scandale de détournement d'une trentaine de millions de Francs CFA, Théodore Jousso se confie à la DW, livre ses arguments et rejette toute faute.

 

Le Ministre des Transports et de l'Aviation civile centrafricain est accusé de s'empêtrer dans un scandale de détournement d'une trentaine de millions de Francs CFA. Théodore Jousso est sous le feu de proches du premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui le soupçonnent aussi de placer sur son compte personnel plus d'une dizaine de millions de francs CFA versés chaque année par l'ASECNA. Dans cette interview, Théodore Jousso se dit "très étonné de savoir qu'il y a scandale soi-disant financieret dénonce des "allégations mensongères". 

 

DW : Monsieur le ministre, comment réagissez-vous aux accusations de détournement  de deniers publics ?

 

Théodore Jousso : Il y a 18 vols hebdomadaires sur l'aéroport de Bangui Mpoko. C'est un petit aéroport. Chaque vol, qui est traité par la société AVIATION HANDLING SERVICE CENTRAFRIQUE (AHS-RCA), qui fournit des prestations d'assistance en escale, est rémunéré autour d'un million de francs CFA, environ 1.500 euros. Si j'ajoute les vols irréguliers, au bas mot, on atteindra entre 40 et 50 millions de francs CFA, environs 70.000 euros. Si vous enlevez les charges d'exploitation, les salaires du personnel, le paiement de la licence, des lubrifiants et du carburant, et l'abonnement à l'informatique et à Internet, etc… comment pourront-ils me donner ensuite 30 millions de francs CFA par mois ? Vous voyez, par l'absurde, que cela n'est pas possible.

 

DW : Des sources que nous avons contactées à la Primature centrafricaine vous pointent du doigt?

 

Théodore Jousso : Ce sont des cabales. Ces sources proches de la Primature on les a mises à nu.

 

DW : Vous ne percevez pas de commissions fictives ?

 

Théodore Jousso : Cela ne tient pas la route. Je vous ai dit qu'il y a 18 vols hebdomadaires. Il ne peut pas y avoir plus que cela. Ce sont des vols réguliers. Même s'ils étaient généreux, ils ne pourraient pas me donner 30 millions par mois, sur un chiffre d'affaire de 50 millions.

 

DW : Vous niez donc en bloc ces accusations ?

 

Théodore Jousso : Je n'ai pas à nier parce que cela n'existe pas.  Les sources de la Primature que vous évoquez ne sont pas une parole d'évangile. C'est leur parole contre la mienne. Moi, je vous donne chiffres à l'appui. Je vous ai fait une démonstration mathématique rigoureuse pour vous démonter, par l'absurde, que ce sont des allégations mensongères. Mais, demandez-leur leur fiche.

 

DW : Pourquoi alors le premier ministre a-t-il suspendu les activités de AHS-RCA et crée un Comité provisoire de gestion de l'assistance en escale à l'Aéroport Bangui ?

 

Théodore Jousso : Tout cela a été orchestré. J'étais avec le chef de l'Etat en Chine, lorsque le premier ministre a émis des arrêtés annulant, en toute illégalité, ce que moi-même avais mis en place. À mon retour, j'ai parlé au médiateur de la République et à des magistrats qui ont prié au premier ministre de retirer les arrêtés ; ce qui a été fait. Le Comité provisoire qu'ils ont mis en place n'a ni l'agrément de l'autorité de l'Aviation civile que je représente ni la qualification du personnel, parce que les licences appartiennent à l'employeur. Et il n'a pas l'assurance, parce que l'assurance appartient à la société. D'ailleurs, on a failli fermer l'aéroport par défaut d'assurance, alors que le chef de l'Etat devait atterrir. Quel scandale.

 

DW : N'êtes-vous pas en train de commettre un acte d'insubordination à l'endroit du premier ministre ?

 

Théodore Jousso : Mais non. Vous m'avez interrogé, je vous donne ma version des faits. Les faits sont têtus.

 

DW : Quelle est la position du chef de l'Etat centrafricain dans cette affaire ?

 

Théodore Jousso : Je n'ai pas encore rencontré le président de la République. Mais je suis serein. J'attends d'avoir son autorisation pour faire une conférence de presse et informer les journalistes sur cette affaire.

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 21:34

 

 

LES NATIONS UNIES ONT ACHETÉ POUR 3,9 MILLIARDS DE FRANCS CFA AUX ENTREPRISES CENTRAFRICAINES EN 2017

 

Bangui, 14 septembre 2018 - En 2017, le volume d’achat du Secrétariat des Nations Unies auprès des entreprises centrafricaines a atteint sept millions de dollars (environ 3.9 milliards de francs CFA). Ces achats ont porté sur des biens et des services pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). 

 

Afin d’encourager les entreprises centrafricaines à faire des affaires avec les Nations Unies, la MINUSCA a organisé un séminaire fin juillet 2018, destiné à déveloper une plus grande coopération entre le service des achats de la Mission et la communauté des affaires centrafricaine et permettre aux entreprises de mieux s’imprégner de la manière de faire les affaires avec les Nations Unies.

 

Un total de 178 entreprises nationales y ont participé, en présence de représentants du Gouvernement centrafricain, notamment du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère des Finances ainsi que la Chambre de Commerce. 

 

La Division des Achats des Nations Unies soutient le siège, les bureaux hors siège, les commissions régionales, les tribunaux internationaux et les missions de maintien de la paix partout dans le monde. Lorsque l’Assemblée Générale des Nations Unies approuve le financement d’une Résolution, il incombe à la Division des Achats de trouver les biens et les services nécessaires à la mise en oeuvre du mandat. 

 

Avec la délégation d’autorité, la MINUSCA achète localement un éventail très large et précis de biens et de services également nécessaires à la mise en oeuvre du mandat dans des domaines divers notamment la sécurité, le génie civil, la construction, l’entretien de véhicules, le nettoyage, la maintenance des camps, internet, téléphonie mobile, impression, fournitures, communication, transport, entre autres.

 

Pour devenir vendeur des Nations Unies, l’entreprise doit d’abord s’inscrire gratuitement surwww.ungm.org le site du Marché Global des Nations Unies.  Le processus d’inscription permet aux vendeurs de choisir l’organisme des Nations Unies avec lequel ils souhaitent faire des affaires, ce qui facilite sa localisation par l’organisation. Ensuite, il faut répondre aux invitations de manifestations d’intérêt publiées sur le site du Marché Global et dans la presse écrite en Centrafrique, puis répondre aux appels d’offres en respectant les instructions.

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook:

facebook.com/minusca.unmissions

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 02:26
En Angola, Joao Lourenço désormais seul maître à bord

 

Lu pour vous 

 

DÉCRYPTAGE

 

En Angola, Joao Lourenço désormais seul maître à bord

 

LE MONDE Le 11.09.2018 à 13h02  Par Joan Tilouine

 

Un an après avoir succédé à José Eduardo dos Santos, le président a pris le contrôle du MPLA, son parti, véritable Etat dans l’Etat.

 

Il ne lui manquait plus que le parti, dernière poche de l’influence en voie d’extinction de José Eduardo dos Santos. Le président angolais, Joao Lourenço, a été élu, samedi 8 septembre, à la tête du puissant parti-Etat, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), avec plus de 98 % des voix. Tout comme à la présidence de la République après son élection en août 2017, il succède à l’ancien « camarade numéro un »José Eduardo dos Santos, qui a dirigé le pays et le parti durant trente-huit ans.

 

Samedi, lors de son discours devant le gotha du parti réuni en congrès extraordinaire, l’ancien président, âgé de 76 ans, a convoqué le passé, égrenant les grandes phases de l’histoire récente du pays, de l’indépendance en 1975 à la fin de la guerre en 2002, puis la réconciliation nationale. En écho, Joao Lourenço a fustigé « le népotisme » et« l’impunité », pointant peut-être, sans le citer, son prédécesseur. Et de rappeler l’une de ses priorités, qui l’a rendu si populaire dans son pays comme à l’étranger : la lutte contre la corruption, y compris à l’intérieur du MPLA, comme il a tenu à le préciser.

 

C’est un virage crucial pour le parti et pour le chef de l’Etat, qui dispose désormais de tous les leviers du pouvoir, ce qui renforce son autorité et l’expose d’autant plus aux critiques. A 64 ans, cet apparatchik du MPLA, général à la retraite et ancien ministre de la défense, devient le seul et unique responsable.

 

Le clan Dos Santos écarté des affaires

 

« Cette transition pacifique au sein du MPLA marque une étape importante dans le processus de consolidation du régime de Joao Lourenço et contrecarre de manière décisive le dessein de Dos Santos de garder certains leviers de contrôle sur son successeur, souligne Ricardo Soares de Oliveira, professeur à Oxford. Depuis l’automne 2017, Lourenço a marginalisé Dos Santos en démettant rapidement ses enfants des fonctions stratégiques qu’ils occupaient. Et le chef de l’Etat a obtenu la loyauté de presque tous les fidèles de Dos Santos, qui n’a pas pu être un obstacle politique ni peser sur les grandes décisions. »

 

Le président Lourenço a effectivement écarté brutalement des affaires une grande partie du clan dos Santos. A commencer par la fille de l’ancien dirigeant, Isabel, remplacée à la tête de la compagnie pétrolière nationale, Sonangol, par Carlos Saturnino, qu’elle avait limogée fin 2016. La femme la plus riche d’Afrique est visée par une enquête judiciaire ouverte sur sa gestion de la firme et des soupçons de détournements de fonds, dont elle se défend.

 

Puis, en janvier, son frère José Filomeno do Santos a été démis de ses fonctions de directeur du Fonds souverain angolais, doté de 5 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) en partie gérés dans l’opacité par l’un de ses amis, un Suisse adepte des paradis fiscaux, comme l’ont révélé les « Paradise Papers ».

 

Ces évictions ont surpris par leur rapidité et l’audace nécessaire pour s’attaquer directement aux intérêts du puissant clan dos Santos, dont la richesse se compte en milliards de dollars. Une manière de faire révélatrice de la détermination du président à lutter contre la corruption tout en écartant un clan potentiellement nuisible, et qui a été saluée par le peuple angolais mais aussi par les partenaires étrangers.

 

Pas de « miracle économique »

 

Toutefois, cette purge reste sélective. Ainsi Joao Lourenço a-t-il épargné et protégé l’ancien vice-président angolais et ex-patron de la Sonangol, Manuel Vicente, recyclé malgré les accusations de corruption d’un procureur portugais comme conseiller d’un nouveau chef de l’Etat qui n’a pas hésité a qualifié cette procédure judiciaire d’« insulte » à l’Angola.

 

 « Lourenço a gagné une grande popularité en s’attaquant aux intérêts de la famille Dos Santos. Mais, un an plus tard, ces mesures anti-corruption ressemblent plus à une vendetta politique, constate le chercheur Ricardo Soares de Oliveira. De nombreux hommes politiques accusés de corruption ont été protégés ou tolérés par le nouveau chef de l’Etat. Maintenant que José Eduardo dos Santos a quitté la direction du MPLA, Lourenço devra élargir et approfondir la répression, ce à quoi il s’est engagé dans son discours du 8 septembre. »

 

Le nouveau chef de l’Etat hérite d’un pays qui traverse l’une des pires crises économiques depuis la fin de la guerre en 2002. Le deuxième producteur de pétrole d’Afrique a subi de plein fouet la chute des cours du baril, dont il tire 70 % de ses recettes fiscales. Huit mois après son élection, Joao Lourenço n’est pas parvenu à amorcer le « miracle économique » promis durant sa campagne électorale de 2017. La production pétrolière est ralentie et l’indispensable diversification économique n’a pas vraiment démarré.

 

Malgré la mise en place de réformes, la devise angolaise poursuit sa dépréciation (près de 40 %) et l’inflation, qui a dépassé les 24 %, n’est pas contenue. « Economiquement, c’est la Bérézina, explique un homme d’affaires angolais. Il y a encore peu d’investissements et, au sein de l’élite de Luanda, les affaires sont à l’arrêt. La monnaie se déprécie de près de 1 % par semaine. On ne voit pas de changement concret pour l’instant, mais une situation qui empire. » Luanda s’est tourné, fin août, vers le Fonds monétaire international (FMI) pour solliciter un prêt de 4,5 milliards de dollars et, début septembre à Pékin, le président Lourenço a exhorté la Chine – envers qui la dette de l’Angola s’élève à 23 milliards de dollars – à augmenter ses investissements.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 02:13
RCA: la coopération militaire européenne importante malgré les nouveaux acteurs

 

 

 

Par RFI Publié le 09-09-2018 Modifié le 09-09-2018 à 12:14

 

En République centrafricaine, (RCA), la ministre de la Défense et de la reconstruction de l'armée nationale ainsi que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la mission de stabilisation multidimensionnelle des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) ont reçu, samedi 8 septembre, la médaille du service de la politique européenne de sécurité et de défense. L'Union européenne très active en RCA à travers ses différentes missions au fil du temps comme Eufor, puis Eumam, et maintenant Eutm, lancée en 2016. Cette collaboration va se poursuivre malgré l'arrivée de nouveaux acteurs.

 

En deux ans, l'Eutm – mission qui participe à la reconstruction des forces armées centrafricaines (FACA) - a formé quatre bataillons. Un travail que reconnait la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara.

 

« C'est vraiment un travail de longue haleine et, heureusement, ce travail l'Eutm est en train de l'accomplir avec beaucoup de sacrifices. Nous avons vraiment apprécié, au sein du gouvernement, la prolongation du mandat de l'Eutm de deux ans et je crois que les premiers redéploiements qui se font aujourd'hui sur le terrain sont à mettre à l'actif de l'Eutm. C'est une empreinte d'excellence que l'Eutm est en train de mettre dans le cadre de notre armée », déclare Marie-Noëlle Koyara, ministre de la Défense.

 

Les FACA sont désormais également formées par des instructeurs russes. Un nouvel accord de défense a, en plus, été récemment signé entre la Centrafrique et la Russie. Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Minusca commente l'arrivée de ces nouveaux acteurs.

 

« Ils ont évidemment un apport bilatéral qui est apprécié par les autorités centrafricaines. Nous avons un devoir de coordonner entre tous les partenaires et je crois que c'est essentiel que ce travail se fasse davantage dans une transparence plus grande et dans une coordination de tous les acteurs. Nous espérons que ces contributions vont renforcer l'action de la communauté internationale au service de la paix en République centrafricaine », a-t-il souligné.

 

Autre sujet de préoccupation à Bangui, celui de l'armement des FACA rendu difficile par l'embargo et qui est déjà levé partiellement pour une première livraison russe.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 02:02
Changement de ton de la France à l'égard de l'Afrique

 

 

Lu pour vous 

 

Le discours de politique étrangère que le président de la République délivre à chaque rentrée de septembre aux ambassadeurs avait, cette année, une forte tonalité africaine. La force des liens qui relient le continent noir à l'ancienne puissance coloniale n'est pas une nouveauté. Ce qui l'est davantage, ce sont les termes choisis par Emmanuel Macron et la nouvelle narration à destination d'un continent élevé au rang de partenaire de premier plan.

 

Relire le discours de 2017 permet de prendre la mesure du changement de ton. Il était essentiellement question de l'Afrique et de ses plaies : le terrorisme " nourrit des crises régionales et des divisions en Afrique " ; les migrants sur ces " routes de la nécessité, qui déplacent tant d'Africains, qui font qu'aujourd'hui, le désert en Afrique et la Méditerranée sont devenus - des - cimetières " ; les pandémies, " dont le sida, qui continue de constituer une grave menace sur le continent "... L'Afrique en tant que " continent d'avenir " n'était que peu évoquée.

 

Cette année, sans occulter les désastres, le producteur de crises est devenu un partenaire incontournable pour " influer sur le cours du monde "." Il n'y a pas de fatalité dans l'instabilité africaine, a expliqué le chef de l'Etat, qu'il s'agisse des conflits internes ou des conflits entre voisins. L'Afrique n'est pas seulement notre interlocuteur pour parler des crises qui l'affectent, elle est d'abord notre alliée pour inventer les grands équilibres du monde de demain. "

 

La direction avait été donnée, en novembre  2017, lors de son discours tenu devant des étudiants à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Contrairement à ses prédécesseurs, le chef de l'Etat n'avait pas cru nécessaire d'annoncer, pour la énième fois, la fin de la Françafrique, ce modèle vicié et inégal qui régissait les relations de Paris avec ses anciennes colonies. Cela valait acte de décès. Le temps était venu de vanter des relations d'égal à égal entre la France et le continent. " Ce que nous construisons ce faisant, touche par touche, c'est en quelque sorte la conversion d'un regard réciproque. Celle qui va permettre (...) de construire un nouvel imaginaire entre la France et le continent africain ", a-t-il expliqué lundi.

 

Voilà pour les mots adressés également à la jeunesse africaine, aux femmes, aux artistes, aux entrepreneurs, aux responsables politiques, aux diasporas... Des mots qui ont apparemment été plutôt appréciés de l'autre côté de la Méditerranée, comme on pouvait le lire dans le quotidien burkinabé Aujourd'hui au Faso : " C'est encore un président français qui a répété sa volonté de nouer des rapports décomplexés avec l'Afrique, loin des clichetons paternalistes chiraquiens, de la condescendance sarkozyste, ou de la fausse neutralité hollandienne. "

 

Se pose dorénavant la question des moyens mis à la disposition de cette " ambition nouvelle ". Cela passe principalement par une réforme de l'aide publique au développement (APD), axée sur cinq priorités : l'éducation, la lutte contre les fragilités, le climat, l'égalité femmes-hommes et le renforcement des systèmes de santé.

 

" Une nouvelle méthode "

 

M. Macron a certes confirmé dans son discours une augmentation de 1 milliard d'euros de l'aide publique au développement (APD) dans le budget 2019. En mai  2017, il s'était engagé à faire remonter à 0,55  % du revenu national brut (RNB) le montant de cette aide, tombée à 0,38  % en  2016. Il s'agit également d'accorder davantage à l'Afrique, qui a vu sa part diminuer depuis quinze ans, tandis que celle des pays émergents ne cesse de croître. Les pays d'Afrique subsaharienne, pourtant classés parmi les plus pauvres du monde et donc théoriquement prioritaires, ne reçoivent ainsi que 28  % de l'APD française (contre 45  % en  2010). Paris promet dorénavant de se focaliser sur les pays les plus fragiles, en augmentant notamment les dons bilatéraux.

 

Au-delà des sommes, c'est surtout " une nouvelle méthode " que prône M. Macron. Hervé Berville a planché sur le sujet, et remis un rapport le 24  août au premier ministre. Le député de La République en marche dresse un tableau assez sombre. Selon lui, " il n'existe plus d'instance politique formelle décidant de l'allocation (...) de l'aide publique au développement ". Il propose donc que le ministère de l'Europe et des affaires étrangères soit le véritable maître-d'oeuvre de cette politique multi-dimensionnelle (environnement, éducation, économie, droits de l'homme, démocratie) associant divers acteurs : " Les réseaux collaboratifs, les fondations, les organisations de la société civile, les entreprises privées ou des entités publiques se déploient en dehors des cadres traditionnels pour répondre à l'urgence des défis communs, la politique de développement doit tre le moyen d'intégrer ces dynamiques nouvelles au coeur de nos relations avec les pays en développement. "

 

Il s'agirait ainsi d'orienter davantage d'argent vers la société civile, censée connaître le terrain, les besoins et la façon de remédier aux problèmes, au détriment des Etats, moins souples et réactifs. Cela suppose d'être en mesure d'identifier cette multitude d'acteurs locaux. Une tâche qui reviendrait aux ambassades. Seront-elles en mesure de relever ce défi, alors que le premier ministre a demandé une économie de 10  %, d'ici à 2022, de la masse salariale des personnels travaillant pour les réseaux de l'Etat à l'étranger ? Un projet de loi de programmation de la politique, la première du genre sous la Ve  République, devrait être déposé au Parlement au premier semestre 2019. Son contenu permettra de mesurer si le pouvoir se donne les moyens de ses ambitions.

 

Christophe Châtelot  Le Monde 3 sept 2018

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 01:33
Flambée de violence en Centrafrique sur fond de tensions franco-russes
Flambée de violence en Centrafrique sur fond de tensions franco-russes
Flambée de violence en Centrafrique sur fond de tensions franco-russes

 

Lu pour vous

 

http://www.wsws.org  Par Francis Dubois  10 septembre 2018

 

Les violences qui secouent depuis des mois la République centrafricaine (RCA) ont fait de nouvelles victimes civiles, le 6 septembre, dans la ville de Bria, située à 400 km au nord-est de la capitale Bangui. Bria avait déjà été le théâtre d’affrontements entre milices ayant fait plusieurs dizaines de morts en mai, puis en juillet de cette année.

On a découvert une douzaine de corps au moins, dont ceux de dix femmes dans le camp de déplacés situé à proximité d’une base de la Minusca, la force militaire contestée de l‘ONU en «mission de paix» dans le pays depuis 2014. Plusieurs centaines de déplacés furieux face à ces assassinats ont manifesté devant la base dénonçant l’indifférence des casques bleus.

On a pointé du doigt les milices de l’ex-Seleka, à l‘origine soutenue par la France. Les assassinats auraient été commis pour se venger d‘une embuscade menée par la force adverse anti-balaka. Ces deux alliances ostensiblement opposées sur une base ethno-religieuse, respectivement musulmane et chrétienne, sont depuis des années instrumentalisées par diverses puissances rivales opérant dans la région.

Ce massacre a eu lieu alors que les tensions entre la France et la Russie s’intensifient dans ce pays situé entre le Tchad au nord et le Congo au sud, et marqué depuis des années par la dévastation et les violences. La Centrafrique, que la France considère comme faisant partie de son «pré carré» africain, est déjà un des pays les plus pauvres du monde.

Depuis la demande par le gouvernement actuel du président Faustin-Archange Touadéra d‘une collaboration militaire et économique avec la Russie et l’arrivée d‘armes et de conseillers militaires russes dans le pays, ses rapports avec Paris se sont fortement tendus. L‘opération militaire française Sangaris s‘était terminée en 2016 sur fond d’accusations de violences sexuelles de ses soldats contre la population et était partie, haïe des masses. Mais Paris avait maintenu plusieurs centaines de soldats dans le pays, restant capable d‘acheminer des troupes supplémentaires rapidement. La France est intervenue militairement en juillet 2017.

Touadéra a fait appel à Moscou alors qu’il ne contrôle qu’une petite partie du pays, le reste étant sous contrôle de milices en ligue avec les États-Unis, les puissances européennes et la Minusca qui menacent régulièrement le gouvernement dans la capitale, Bangui. La population, largement déplacée, est une victime systématique des violences sur fond d’énormes tensions sociales. En octobre 2016, une grève générale «ville morte» accompagnée de manifestations et principalement dirigée contre la Minusca, avait paralysé Bangui, malgré une répression brutale du gouvernement.

Trois initiatives diplomatiques de la France, de la Russie et de l’Union africaine ont été lancées récemment avec des objectifs concurrents. Une conférence rassemblant plusieurs groupes armés à Khartoum au Soudan sous l’égide de la Russie et une autre sous celle de l’Union africaine à Bouar ont abouti à des accords de paix différents. Celle organisée par la France dans la capitale tchadienne N’djamena a pour objectif, selon des responsables centrafricains, de faire pression sur Touadéra pour qu‘il renonce à un rapprochement avec la Russie.

Son rapprochement avec Moscou et les perspectives de coopération économique accentuées avec la Russie, mais aussi la Chine, contrarient les plans néo-coloniaux d‘expansion militaire de la France et de l’Europe en Afrique. La RCA, dont la monnaie est le franc CFA lié à l’euro, était jusque-là sous la domination de Paris. Ces développements agitent profondément le gouvernement Macron.

En mai de cette année, l’état-major des armées avait déjà décrit les vols d’avions de chasse à basse altitude au-dessus des populations locales comme «une démonstration de force dissuasive en RCA». On avait rapporté à l‘époque que Paris était prêt a bombarder le pays.

Moscou vient tout récemment de signer des accords de coopération militaire avec la Centrafrique et le Burkina Faso. La Russie et la RCA développent également leur coopération économique, notamment depuis le Forum économique international de Saint-Pétersbourg de mai 2018.

La coopération entre la RCA et la Chine, prévoit d‘investir 60 milliards de dollars en Afrique, se développe elle aussi. Au Forum de coopération sino-africain (FCSA), Touadéra a appelé à un accroissement de l‘investissement chinois en Centrafrique. On a décidé en marge du sommet la construction d‘un barrage hydraulique à Boali, à une centaine de kilomètres de Bangui.

L’hostilité des Centrafricains au gouvernement Hollande et à son opération Sangaris est restée véhémente vis-à-vis du gouvernement Macron. Dans les rues de Bangui, on reproche ouvertement à Paris d’être la cause du désastre actuel, de manipuler les groupes armés et de participer au pillage du pays.

Pour Paris, l’enjeu est énorme comme l’a exprimé Macron dans son discours du 27 août devant les ambassadeurs. «Jamais nous ne remporterons la bataille que j’évoquais sur les biens communs, jamais nous ne parviendrons à construire ces nouvelles coopérations et alliances pour l’ordre international qui est le nôtre sans l’Afrique,» avait-il dit avant d‘ajouter: «L’Afrique est ... le continent où se joue l’avenir de la Francophonie».

Une confrontation militaire entre la France et la Russie en Afrique n’est pas à exclure. L‘opération Barkhane et ses opérations connexes comme la Minusma et le «G5» (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) doivent, selon Macron, être démultipliées et étendues au sud du Sahel, «au Cameroun et au Nigeria». La Centrafrique fait partie précisément de cette zone.

Le conflit sanglant en Centrafrique a des retombées bien au-delà du continent africain. Parallèlement aux conflits que préparent les Etats-Unis et leurs alliés européens en Afrique ou encore en Syrie avec la Russie et la Chine, on prépare de larges conflits en Europe même.

L’ancien inspecteur général de l‘Armée allemande Harald Kujat avait, en avril de cette année, appelé à prendre conscience des conséquences que l’escalade du conflit syrien et d‘une guerre avec la Russie auraient pour l’Europe. Avertissant d‘une «guerre chaude» et que la situation «lui rappelait celle avant la Première Guerre mondiale», il avait dit: «Tout se dirige vers une confrontation entre les deux superpuissances stratégiques nucléaires, les Etats-Unis et la Russie. C‘est une situation qui pourrait avoir des conséquences considérables sur notre propre sécurité». »

C‘est dans ce contexte avéré de marche à la catastrophe que le gouvernement Macron, appuyé par Jean-Luc Mélenchon, exige la réintroduction du service militaire obligatoire en France. Un projet pour fournir la chair à canon nécessaire au pillage impérialiste de pays quasiment sans défense, dont Paris espère violer la souveraineté impunément, mais aussi à préparer des guerres de grande envergure entre puissances nucléaires en Europe même.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 01:26
Centrafrique: Scandale financier au Ministère des Transports et de l’Aviation Civile

 

Lu pour vous sur RNL

 

Le Chef du Gouvernement Simplice Mathieu Sarandji a suspendu par un double Arrêté, signé le 4 et 5 septembre les activités d’exploitation de la société Aviation Handling Service Centrafrique (AHS-RCA) et mis en place une Administration provisoire pour assurer les activités d’assistance en escale pour une période de trois mois.

 

La décision est tombée suite à un scandale financier qui impliquerait directement Théodore Jousso, Ministre des Transports et de l’Aviation civile.

 

Selon des sources proches de la Primature, il s’agirait de tout premier acte scandaleux du régime Touadera. Théodore Jousso toucherait à lui seul et pour son propre compte, la somme de 40.000.000f cfa versés par an par la Représentation régionale de l’ASECNA basée à Dakar et, un chèque de 6.450.000f cfa remis mensuellement par la société AHS-RCA à titre de facilité de transports. En plus, le ministre percevrait mensuellement une somme d’environ de 30.000.000f cfa pour commission fictive, toujours auprès de AHS-RCA.

 

A cela s’ajoute deux véhicules de haut standing mis à sa disposition par l’ASECNA ; tout ceci en violation d’un texte de loi qui fait interdiction aux sociétés privées de verser de l’argent ou de remettre du matériel à un membre du Gouvernement. 

 

Une pratique qui a poussé le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji à prendre un double Arrêté aux dates du 04 et 05 septembre. Le premier suspend l’Agrément de la Société AHS-RCA qui s’occupe des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’Poko. Le second met en place une Administration Provisoire pour « assurer ses activités d’assistance en escale, assurer les recouvrements des droits et taxes, procéder à un audit financier de la société AHS-RCA depuis sa création et, produire un rapport final. »

 

Quatre personnalités composent cette Administration provisoire. Il s’agit du  Conseiller du Premier Ministre en matière du désenclavement de la ville, le Chargé de mission en matière d’Aviation civile au Ministère des Transports, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui et, un Expert comptable. Ceux-ci disposent de trois mois pour déposer le rapport final de leur mission.

 

Les autorités rassurent avoir pris des dispositions pour que tous les vols en partance ou à destination de la RCA ne soient pas perturbés.

 

Lundi 10 septembre, un autre arrêté, toujours signé du premier Ministre, a rapporté les deux premiers. Ce qui rétablirait la société AHS dans ses droits d’exploitation d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui-M’poko.

 

Radio Ndeke Luka  11/09/2018

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 01:01
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui

 

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 11 SEPTEMBRE 2018

 

BANGUI, 11 septembre 2018 (RJDH–L’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB), a démantelé un vaste réseau des gangsters dans le 5e arrondissement de Bangui. Les 14 malfrats arrêtés ont été présentés ce week-end à la presse et la procédure judiciaire suit son cours.

 

Cette opération coup de poing de la police vise à sécuriser la capitale Bangui en proie aux actes de banditisme ces derniers jours. Il intervient alors que plusieurs cas de braquages ont été signalés ces derniers jours dans la capitale et ses environs.

 

Selon le Colonel Bienvenu Zokoue, Directeur de l’OCRB, cette action «consiste au démantèlement des réseaux de malfaiteurs opérant pour voler et braquer des véhicules, des motos et autres biens des ONG, de l’Etat et des particuliers».

 

Pour lui, ces derniers temps, les services de la police ont enregistré une nette recrudescence des cas de braquages et de  vols à main armée et d’autres actes criminels et se sont engagés à éradiquer ce fléau qui connait une croissance exponentielle.

 

Cette détermination des services de la police a abouti, à travers des opérations coup de poing, à l’arrestation de 14 bandits appartenant à 8 bandes armées et à la saisie d’armes et de munitions ainsi que de plusieurs autres objets volés.

 

«Parmi les malfrats arrêtés figure l’assassin présumé de l’Abbé Albert Toungoumale Baba tué en plein culte le 1er mai dernier à la paroisse Notre Dame de Fatima », a-t-il précisé.

 

Selon les informations du RJDH, ces malfrats ont été présentés au Parquet qui ouvre une procédure judiciaire afin de déterminer les responsabilités.

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