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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 00:20

 

 

 

 

www.un.org  20 septembre 2017 – Les défis politiques, sécuritaires et humanitaires auxquels est confrontée la République centrafricaine (RCA) nécessitent la poursuite d'un soutien de la communauté internationale, ont estimé mardi les participants d'une réunion ministérielle de haut niveau consacrée à ce pays.

 

La réunion était co-présidée par le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, le Président de la RCA, Faustin-Archange Touadéra, et le Président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat. Elle s'est tenue en partenariat avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, l'Union européenne et la Banque mondiale. Les membres du Groupe international de soutien (ancien Groupe international de contact) ainsi que d'autres partenaires clés y ont également pris part.

 

Le Président Touadéra a présenté la stratégie du gouvernement centrafricain en ce qui concerne la restauration de l'autorité de l'Etat depuis le retour à l'ordre constitutionnel et la mise en place des institutions républicaines, et affirmé sa volonté de poursuivre le processus de consolidation de la paix et de réconciliation nationale par la voix du dialogue. Il a également renouvelé son engagement à entreprendre des réformes institutionnelles et politiques visant à accroître l'efficacité du gouvernement et des services publics, selon un résumé de la réunion par la co-présidence qui a été diffusé à la presse par le bureau du porte-parole du Secrétaire général de l'ONU.

 

Les participants de la réunion se sont félicités des progrès réalisés dans plusieurs domaines, notamment le dialogue avec les groupes armés, le lancement du projet pilote de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et répartition (DDRR), l'adoption de la stratégie nationale de restauration de l'autorité de l'Etat, les efforts de relance économique, l'opérationnalisation graduelle de la Cour pénale spéciale, ainsi que les efforts de promotion et de protection des droits de l'homme.

 

« Malgré ces avancées, de nombreux défis continuent de se présenter sur les plans sécuritaire, humanitaire, de justice, de la réconciliation et du développement socio-économique. Le plein engagement du gouvernement et de toutes les forces vives de la nation, ainsi que des partenaires internationaux, est nécessaire pour que le pays ne retombe pas dans une situation de crise similaire à celle de 2013 », a noté la co-présidence dans son résumé.

 

Les participants à la réunion ont condamné avec la plus grande fermeté les violences contre la population civile et les acteurs humanitaires depuis le mois de mai 2017 au sud-est de la RCA et, plus récemment, dans le nord-ouest, violences qui ont entrainé une aggravation marquée de la crise humanitaire et sécuritaire. Ils ont manifesté leur profonde inquiétude face à la gravité de la situation humanitaire ainsi que des risques de conflit à plus grande échelle.

 

Les participants ont rappelé que la responsabilité première de répondre à cette urgence incombe au gouvernement centrafricain. Ils ont invité les partenaires de la République centrafricaine à prêter une attention particulière à cette situation en appui aux efforts du gouvernement, et ont exprimé leur préoccupation quant au sous-financement criant qui continue à miner la mise en œuvre du Plan de réponse humanitaire révisé.

 

Ils ont aussi souligné l'importance du renforcement des capacités, y compris les effectifs militaires de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) afin de lui permettre de mieux remplir son mandat, surtout en matière de protection de la population civile.

 

Convaincus que la présence continue des groupes armés représente l'obstacle le plus immédiat à la stabilité et au redressement du pays, les participants ont condamné fermement la violence intercommunautaire ciblant parfois certaines populations sur la base de leur affiliation ethnique ou religieuse. Ils ont condamné les attaques persistantes perpétrées contre les Casques bleus de la MINUSCA et dernièrement contre des travailleurs humanitaires et dirigeants religieux.

 

Les participants ont réaffirmé que la Feuille de route adoptée par la Conférence ministérielle tenue à Libreville le 17 juillet 2017, constitue désormais le principal cadre de recherche d'une solution politique en RCA. Ils ont appelé la communauté internationale et les donateurs à maintenir un soutien financier adéquat pour la mise en œuvre du Plan de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) et à mieux coordonner leurs activités.

Centrafrique : une réunion ministérielle juge nécessaire la poursuite du soutien de la communauté internationale
Centrafrique : une réunion ministérielle juge nécessaire la poursuite du soutien de la communauté internationale
Centrafrique : une réunion ministérielle juge nécessaire la poursuite du soutien de la communauté internationale

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 00:14
Touadéra : "Le départ de la force Sangaris de Centrafrique était prématuré"

 

 

Touadéra : "Le départ de la force Sangaris de Centrafrique était prématuré"

 

http://www.france24.com 20/09/2017

 

À l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a accordé un entretien à France 24. Il revient notamment sur les violences qui embrasent son pays et sur l'incapacité de son gouvernement à y mettre fin, alors que le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires a alerté la communauté internationale sur un risque possible de "génocide" en Centrafrique.

 

Dans un entretien accordé à France 24, Faustin-Archange Touadéra rejette l'analyse de l'ONU pointant "des risques avant-coureurs de génocide" dans son pays. Selon le président centrafricain, les violences sont générées par un "vide sécuritaire" qui profite aux groupes armés tournés vers la "prédation" et le "grand banditisme".

 

Le départ de Centrafrique de la force française Sangaris, début 2016, était "prématuré", regrette-t-il par ailleurs. "L'armée centrafricaine doit se reconstruire. Aujourd’hui, il faudrait renforcer la capacité des casques bleus de la Minusca", la mission de l'ONU dans le pays, affirme-t-il, estimant qu’il faudrait "trois ou quatre contingents supplémentaires" pour couvrir les besoins sécuritaires.

 

Enfin, Faustin-Archange Touadéra appelle la communauté internationale à soutenir la Centrafrique sur le plan humanitaire pour répondre aux défis posés par les plus d'un million de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 00:04
Trump salue le "potentiel" de l'Afrique où ses amis vont pour "devenir riches"

 

 

 

 

Nations unies (Etats-Unis) AFP / 20 septembre 2017 23h27 - Le président américain Donald Trump a salué mercredi le "potentiel commercial énorme" qui existe selon lui en Afrique, où se rendent nombre de ses amis pour "devenir riches" et où il va prochainement envoyer son ambassadrice à l'ONU, Nikki Haley.



"L'Afrique a un potentiel commercial énorme. J'ai plein d'amis qui vont dans vos pays pour essayer de devenir riches. Je vous félicite, ils dépensent beaucoup d'argent", a déclaré le milliardaire lors d'un déjeuner partagé avec plusieurs dirigeants africains en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.



Parmi eux figuraient les présidents sud-africain Jacob Zuma et nigérian Muhammadu Buhari.



"Pour les entreprises américaines, c'est vraiment devenu un endroit où elles doivent aller - et elles veulent y aller", a ajouté Donald Trump, sans préciser les pays où se trouve, selon lui, ce potentiel commercial.



Le président américain a aussi évoqué les pays ravagés par des crises et guerres sur le continent africain. "Les gens souffrent des conflits en Afrique. En Centrafrique, au Congo, en Libye, au Mali, en Somalie et au Soudan du Sud notamment, ils vivent des moments très difficiles et très dangereux", a-t-il relevé.



"Des groupes terroristes, comme l'Etat islamique, les shebab, Boko Haram, et Al-Qaïda menacent la paix africaine. Les Etats-Unis sont fiers de travailler avec vous pour éradiquer les refuges terroristes, pour couper leurs finances et discréditer leur idéologie dépravée", a poursuivi le président américain.



"Nous suivons attentivement et sommes profondément préoccupés par la violence en cours au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo. Des millions de vies sont en danger et nous continuons de fournir une aide humanitaire. Mais de vrais résultats pour arrêter ces catastrophes nécessitent un processus de paix dirigé par des Africains et un sincère, réellement sincère engagement de toutes les parties concernées", a-t-il averti.



"Je sais que vous travaillez durement sur cela. Pour vous aider dans vos efforts, j'envoie l'ambassadrice Nikki Haley en Afrique pour discuter des conflits et de leur résolution, et plus important, de la prévention", a annoncé Donald Trump.

La mission diplomatique américaine n'a pas été en mesure de préciser dans l'immédiat quand aurait lieu ce voyage ni les pays qui seraient visités.


Sans expérience diplomatique, ex-gouverneure de Caroline du Sud d'origine indienne, Nikki Haley qui a un rang de ministre aux Etats-Unis, est devenue de facto depuis janvier la voix de la diplomatie américaine, profitant d'un relatif effacement du secrétaire d'Etat Rex Tillerson et surtout de son lien direct et très fréquent avec Donald Trump.



Depuis le début de l'année, elle s'est notamment rendue en juin en Israël et récemment à Vienne pour s'enquérir du respect par l'Iran de l'accord nucléaire de 2015 contrôlé par l'Agence internationale de l'énergie atomique qui y a son siège. 



L'ONU gère de nombreuses opérations de paix en Afrique, notamment en République démocratique du Congo, en Centrafrique, au Soudan du Sud ou au Mali. 


(©)

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 23:54
LA MINUSCA INTENSIFIE LA LUTTE CONTRE LES ABUS ET EXPLOITATIONS SEXUELS

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA INTENSIFIE LA LUTTE CONTRE LES ABUS ET EXPLOITATIONS SEXUELS

 

Bangui, le 20 septembre 2017 – Les exploitations et abus sexuels sont au cœur des préoccupations et des efforts de l’Organisation des Nations Unies. En témoigne la rencontre de haut niveau sur ce fléau organisée en marge de l’Assemblée générale et présidée par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a fait valoir la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission qu’elle a co-animée, ce mercredi à Bangui, avec le chef par intérim de l’Equipe de Déontologie et Discipline de la Mission, Diakaridja Bakayoko.

 

Dans son propos liminaire, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou a souligné que cette réunion, qui avait pour objectif de «créer une dynamique de changement » dans le combat contre l'exploitation et les abus sexuels, a été l’occasion pour le Secrétaire général d’appeler les leaders du monde et chefs d’organisations internationales et régionales, ainsi que les partenaires clef de la société civile à s’associer à lui, par solidarité, pour travailler ensemble avec le système des Nations Unies à l'assistance aux victimes qui sont au cœur de la réponse de l'ONU à ce fléau.

 

Dans son intervention, Diakaridja Bakayoko a indiqué que la MINUSCA poursuit et intensifie la lutte contre les cas d’exploitations et abus sexuels. La mission a mis en place de nouvelles initiatives qui s’inscrivent en droite ligne de la « nouvelle approche » du Secrétaire général des Nations Unies. M. Bakayoko a également rappelé l’engagement du leadership de la MINUSCA à éradiquer ce fléau en appliquant la politique de tolérance zéro pour les présumés auteurs, ainsi qu’à apporter le soutien et la protection aux victimes.

 

Afin de mener à bien cette lutte, le chef a.i. de l’Equipe de Déontologie et Discipline de la MINUSCA a souligné que la MINUSCA a mis en œuvre entre autres, une politique de transparence dans la gestion des allégations, l’opérationnalisation des patrouilles spéciales de prévention, le renforcement des mécanismes de signalement et le renforcement des capacités du personnel civil et en uniforme de la Mission à travers des séries de formations. « Tout ceci est possible grâce à l’implication personnelle du Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies et de l’ensemble du leadership civil, militaire et policier dans la sensibilisation du personnel » a indiqué Djakaridja Bakayoko. Cette implication se traduit, notamment, par l’adoption de nouvelles directives plus répressives des Commandants de la Force et de la Police dans la lutte contre les exploitations et abus sexuels.

 

M. Bakayoko a également annoncé que le Représentant spécial est en train de développer un nouveau code de conduite qui mettra l'accent sur l’importance de la protection des droits des victimes. Il a rappelé que la mission a déjà engagé ses fonds propres pour octroyer à des victimes d’actes d’exploitation et abus sexuels de moyens adéquats de subsistance à travers le financement d’activités génératrices de revenus. A titre préventif et en outre de ces mesures, la MINUSCA a adopté une stratégie intégrée de sensibilisation des populations sur les standards de conduite imposés au personnel de l’ONU, afin de les informer sur les mécanismes de signalement existant au sein de la mission et les encourager à signaler toute allégation, clarifier les procédures mises en place au niveau local avec les structures de prise en charge, ainsi qu’à travailler avec la Mission afin de protéger les victimes de la stigmatisation. Grâce à un projet financé par le département des Opérations de Maintien de la paix à New York, l’équipe intégrée de sensibilisation, comprenant les partenaires clés de la mission y compris l’Equipe Pays des Nations Unies en RCA, mènent une campagne de sensibilisation de masse à l’attention des couches les plus vulnérables de la population locale, des ateliers en vue de former des points focaux communautaires en lien avec la mission parmi les autorités administratives, politiques, chefs de quartiers et les groupes de leaders communautaires et religieux, les associations de femmes et de jeunes, ainsi qu'une campagne de communication sur les divers canaux de la Mission.

 

La Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou est revenue sur l’ouverture à New York, mardi, de la 72ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle a mentionné qu’en marge de cette Assemblée, s’est tenue une réunion ministérielle de haut niveau sur la RCA, co-présidée par le Secrétaire général de l’ONU António Guterres, le Président Faustin-Archange Touadéra, et le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

 

« Devant les partenaires, le Président Touadéra a présenté la stratégie du Gouvernement centrafricain en ce qui concerne la restauration de l’autorité de l’Etat depuis le retour à l’ordre constitutionnel et la mise en place des institutions républicaines, et affirmé sa volonté de poursuivre le processus de consolidation de la paix et de réconciliation nationale par la voie du dialogue », a-t-elle dit. Elle ajouté que les partenaires qui ont félicité les reformes en cours dans le pays, ont réitéré leur volonté à aider la Centrafrique la Centrafrique à sortir de la crise et ont condamné la violence dans le pays, tout en appelant la cessation des hostilités.

 

La Porte-parole par intérim de la MINUSCA a également rappelé la célébration jeudi 21 septembre, de la Journée internationale de la paix et a souligné que la MINUSCA et ses différents partenaires organisent à cette occasion une série d’activités autour du thème « Ensemble pour la paix : Respect, dignité et sécurité pour tous ». « Un accent particulier sera mis sur la mobilisation de la population en faveur des groupes vulnérables, notamment les réfugiés, les déplacés et des retournés », a-t-elle affirmé. Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou a conclu en affirmant que les femmes leaders de la RCA ne sont pas en reste, elles comptent faire une nouvelle fois retentir leur voix dans un plaidoyer  en faveur de la paix. Des activités commémoratives seront aussi organisées dans les différentes régions du pays où la MINUSCA est représentée. 

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 23:46
RCA: réunion à l'ONU sur la situation du pays, en marge de l'Assemblée générale

 

 

 

 

Par RFI Publié le 20-09-2017 Modifié le 20-09-2017 à 13:31

 

Mardi 19 septembre à New York, la situation en Centrafrique a fait l'objet d'une réunion à un haut niveau en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. La réunion s'est tenue en présence notamment du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Alors que beaucoup craignent une diminution des crédits alloués aux opérations de maintien de la paix en raison d'un probable désengagement budgétaire américain, OCHA, le bureau des affaires humanitaires de l'ONU, rappelle les besoins criants en République centrafricaine : 1,1 million de personnes ont dû fuir les violences et sont déplacées ou réfugiées à l'étranger. Un triste record. Najat Rochdi est la représentante d'OCHA en Centrafrique :

 

« Nous avons atteint effectivement 600 000 déplacés internes qui sont dans une situation de vulnérabilité assez importante. Mais cela ne nous fait pas oublier non plus que beaucoup de civils - beaucoup de populations civiles - également souffrent beaucoup et ont besoin d’une assistance humanitaire. Et en fait, on considère qu’un Centrafricain sur deux a besoin d’une assistance humanitaire, qu’elle soit en termes de nourriture, qu’elle soit en termes de services de santé, que ce soit par rapport à l’accès à l’école et autres. Donc en fait, les 600 000 déplacés internes, effectivement, sont dans une vulnérabilité beaucoup plus importante et sont réellement dans un besoin d’urgence humanitaire, mais il ne faut pas oublier que la situation humanitaire du reste de la population est touchée et constitue quand même 50 % de la population totale de la Centrafrique qui est également dans ce besoin d’assistance », a-t-elle déclaré.

 

L'action humanitaire en RCA a plus que jamais besoin de financement. Aujourd'hui le plan de réponse pour l'année 2017 n'est financé que pour un quart, soit 130 des 500 millions de dollars nécessaires, explique encore Najat Rochdi représentante d'OCHA en RCA.

 

« Aujourd’hui nous sommes à un tournant où vraiment, avec les 26 % de financement que nous avons eus jusqu’à maintenant, il nous est absolument impossible de renforcer la sécurité des humanitaires et cela ne nous permet pas de faire parvenir l’assistance humanitaire à un certain nombre de localités qui sont très difficiles d’accès. Il y a une multiplication de points chauds, une augmentation des besoins. Les financements qu’on avait n’étaient même pas suffisants pour couvrir le besoin déjà diagnostiqués en 2016. Donc, vous imaginez qu’aujourd’hui, avec un tel changement au niveau du nombre de personnes déplacées, au niveau du nombre de populations acceptées, au niveau de la détérioration de la situation de la malnutrition, au niveau même de l’augmentation du nombre de personnes qui ont besoin de traitement médical - même suite à leurs blessures, etc. -, je peux vous assurer que la situation est vraiment catastrophique ! »

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 23:41
Centrafrique: Face aux violences, le Maroc demande le renforcement de la mission de l'ONU

 

 

Centrafrique: Face aux violences, le Maroc demande le renforcement de la mission de l'ONU

 

HuffPost Maroc avec MAP

 

 

Publication: 20/09/2017 11h12 CEST Mis à jour: 20/09/2017 11h30

 

 

INTERNATIONAL - Au nom de la Configuration République Centrafricaine (RCA) de la Commission de Consolidation de la Paix (CCP), dont il est président, le Maroc a déploré, mardi à New York, la montée récente de la violence en Centrafrique, et appelé à l’augmentation de la capacité de la mission de maintien de la paix (Minusca).

 

"Les groupes armés ne peuvent pas prendre en otage tout le processus politique", a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, lors d’une réunion de haut niveau sur la situation en RCA, organisée dans le cadre de la 72ème Assemblée générale des Nations unies.

 

 

 

 

Le ministre a mis particulièrement en garde contre "la nature ethnique et confessionnelle de cette violence, récemment observée à Bangassou, une région symbolisant jusqu’à récemment la tolérance et la cohabitation".

 

Il a appelé la communauté internationale à s’atteler urgemment sur cette situation qui pourrait susciter de lourdes conséquences sur l'avenir du pays, du fait des signes de nettoyage ethnique apparents.

 

 

Bourita : La capacité de maintien de la paix de la #MINUSCAdevra être augmentée

 

À cet égard, et d’un point de vue sécuritaire, M. Bourita a estimé que la capacité de maintien de la paix de la Minusca devrait être augmentée, compte tenu de la résurgence de la violence, du vaste territoire qu'elle couvre et de la quasi absence des forces de sécurité nationales.

 

Saluant "le travail remarquable" de la Minusca, le ministre a rendu hommage aux casques bleus qui ont péri durant leur mission, parmi lesquels des soldats marocains, soulignant l’importance que les responsables de ces tueries soient appréhendés et jugés pour leurs faits.

 

Bourita : #CCP insiste sur le fait que les groupes armés ne peuvent pas prendre en otage tout le processus politique en #RCA

 

Le ministre a aussi souligné l’urgence de la situation humanitaire en RCA, indiquant qu’un soutien accru des bailleurs de fonds demeure "plus que nécessaire", sachant que le plan de réponse humanitaire pour 2017 n’est financé qu’à hauteur de 30%.

 

Nasser Bourita a promis, par ailleurs, que le Maroc continuerait à mettre à disposition de la Centrafrique "son expertise et son expérience dans les domaines souhaités".

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 23:33
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

 

 

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX, SOUS LE SIGNE DE LA MOBILISATION EN FAVEUR DES GROUPES VULNÉRABLES EN CENTRAFRIQUE

 

 

Comme chaque année à travers le monde, la Journée internationale de la paix sera célébrée, ce jeudi, 21 septembre, dans toutes les villes de la Centrafrique, sous le thème : « Ensemble pour la paix : Respect, dignité et sécurité pour tous ».

 

En République centrafricaine, la MINUSCA et différents partenaires nationaux organisent, à cette occasion, une série d’activités autour du thème central. Un accent particulier sera mis sur la mobilisation de la population en faveur des groupes vulnérables, notamment les réfugiés, les déplacés et des retournés.

 

Parmi les activités prévues à Bangui figurent, ce jeudi, une cérémonie officielle prévue au Stade Omnisports de Bangui, en présence des autorités nationales et du leadership de la MINUSCA, suivi d’une exposition-photo au Siège de la MINUSCA, à Bangui, sous le thème « Centrafrique, l’Espoir jusqu’au bout » avec le photographe centrafricain Pacôme PABANDJI en collaboration avec le Bureau de la Communication stratégique et de l’Information publique de la MINUSCA.

 

La Journée internationale de la paix verra aussi un rassemblement de solidarité avec les retournés, rapatriés et réfugiés de Bangui autour du rond-point Abel Goumba. Une activité organisée avec le Réseau des femmes de la Police de la MINUSCA en partenariat les Forces de Sécurité Intérieure (FSI). Une caravane de la paix initiée par le Conseil national de la jeunesse (CNJ) sillonnera tous les arrondissements de la capitale suivie de la finale du Tournoi de la Paix organisée par la Ligue de football de Bangui.

 

Les femmes leaders de la RCA ne sont pas en reste ; elles entendent, une nouvelle fois, faire retentir leur voix dans un plaidoyer en faveur de la paix en Centrafrique.

 

Il convient de rappeler que cette journée a été déclarée par l'Assemblée générale des Nations Unies en vue de renforcer l'idéal de paix, tant au sein des pays et qu’entre les pays eux-mêmes.

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en

République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 19:02
Le Saint-Siège demande à l’ONU de protéger les civils en Centrafrique

 

 

 

 

 par 

 

Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, a appelé la force armée de l’ONU en Centrafrique (MINUSCA) à avoir « une action plus efficace de protection des civils, sans distinction de religion ou de classe ».

 

Dans le cadre de la 72esession de l’Assemblée générale des Nations unies le diplomate du Saint-Siège est intervenu le 19 septembre 2017 lors d’une réunion à huis clos sur la Centrafrique organisée par les Nations unies à New-York. Tout en reconnaissant l’action de la communauté internationale, il a appelé celle-ci à poursuivre ses efforts.

 

Pour le Saint-Siège la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique), la force armée supervisée par l’ONU déployée en Centrafrique, doit avoir « une action plus efficace de protection des civils, sans distinction de religion ou de classe ». Ainsi, la protection de la sécurité de tous les citoyens et la restauration de la paix doivent être prioritaires.

 

Seule la moitié de l’aide promise à été distribuée

 

La communauté internationale est appelée à apporter tout le soutien nécessaire pour le développement démocratique du pays. Il faut donc que l’aide financière promise durant la conférence de Bruxelles de l’automne dernier soit rendue disponible.

Lors de cette rencontre de novembre 2016, plus de deux milliards de dollars d’aide avaient été promis à la Centrafrique. Fin juillet, un rapport relevait que seulement un peu plus de la moitié de cette somme avait été réellement injectée dans l’économie centrafricaine. Une nouvelle table-ronde d’appel de fonds pourrait être organisée d’ici fin 2017.

 

Au cours de cette réunion, les participants se sont félicités des progrès réalisés dans plusieurs domaines, notamment le dialogue avec les groupes armés, le lancement du projet pilote de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et répartition (DDRR), l’adoption de la stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat ou encore l’adoption de la Politique nationale de sécurité et de la stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité (RSS.)

 

Malgré ces avancées, de nombreux défis continuent de se présenter sur les plans sécuritaire, humanitaire, de justice, de la réconciliation et du développement socio-économique. Le plein engagement du gouvernement et de toutes les forces vives de la nation, ainsi que des partenaires internationaux, est nécessaire pour que le pays ne retombe pas dans une  situation de crise similaire à celle de 2013. Les participants ont aussi condamné avec la plus grande fermeté les violences contre la population civile et les acteurs humanitaires depuis le mois de mai 2017 au sud-est de la Républmique Centrafricain et, plus récemment, dans le nord-ouest, violences qui ont entrainé une aggravation marquée de la crise humanitaire et sécuritaire. Ils ont manifesté leur profonde inquiétude face à la gravité de la situation humanitaire ainsi que des risques de conflit à plus grande échelle.

 

Rappelons que la MINUSCA a joué un rôle de premier plan dans la sécurité du pape François en novembre 2015 en Centrafrique, Plus de 3.000 Casques bleus avaient été mobilisés et déployés à Bangui pour la visite du souverain pontife.

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 18:49
À l’ONU, le Saint-Siège s’engage pour la Centrafrique et contre l’esclavage moderne

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  Nicolas Senèze, à Rome, le 20/09/2017 à 14h01

 

Le responsable de la diplomatie vaticane est intervenu mardi 19 septembre lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

 

Dans le cadre de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies, Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, a demandé mardi 19 septembre que les casques bleus de l’ONU aient en Centrafrique « une action plus efficace de protection des civils, sans distinction de religion ou de classe ».

 

Appelant à un renforcement des soldats engagés dans la Minusca, il a souligné que celle-ci devait avoir pour « priorité la sécurité de tous les citoyens et la restauration de la paix ».

 

« Dialogue inclusif »

 

Mgr Gallagher, qui intervenait dans une réunion ministérielle à huis clos au siège new-yorkais de l’ONU, a aussi appelé la communauté internationale à soutenir le développement démocratique de la Centrafrique et à rendre effectifs les 2 milliards de dollars d’aide promis lors de la conférence de Bruxelles en novembre 2016.

 

Pour l’instant, seulement la moitié de cette somme aurait été réellement injectée dans l’économie centrafricaine.

 

En conclusion, Mgr Gallagher a aussi rappelé les conditions d’un nécessaire « dialogue inclusif » pour le Saint-Siège : « un cessez-le-feu entre toutes les parties », « un réel désarmement des différents groupes armés » et la réinsertion de leurs membres dans la société civile, « la justice pour les victimes d’attaques haineuses sur la population désarmée » et « la garantie du retour des migrants et réfugiés, chrétiens comme musulmans »la récupération de leurs propriétés et « un retour à une vie sereine et tranquille ».

 

Le même jour, Mgr Gallagher a aussi participé à une réunion de haut niveau sur l’esclavage moderne, organisée par la Grande-Bretagne et à laquelle participaient également le premier ministre britannique Theresa May et Ivanka Trump, fille et conseillère du président américain.

 

Rappelant que le pape François a fait de la lutte le travail forcé, l’esclavage moderne et la traite des personnes « l’une des priorités déterminantes de son pontificat », Mgr Gallagher a insisté sur le fait que cette question « ne peut être intégralement abordée qu’en promouvant des instruments juridiques efficaces et une collaboration concrète (pour) mettre fin à ces crimes odieux, punir les criminels et aider les victimes ».

 

 « L’expérience a montré que de nombreuses victimes se méfient de l’engagement des autorités qu’elles confient plus facilement leurs histoires au personnel religieux, en particulier aux religieuses », a-t-il souligné, rappelant que « les institutions et les organisations catholiques », et notamment les religieuses, sont en première ligne pour aider les victimes, « en particulier les femmes et les filles ».

 

Nicolas Senèze, à Rome

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 13:11
A l'ONU, la Centrafrique en crise craint de retomber dans l'oubli
A l'ONU, la Centrafrique en crise craint de retomber dans l'oubli

 

 

 

Centrafrique : Le Maroc demande l'augmentation de la capacité de la MINUSCA

 

http://www.atlasinfo.fr Mercredi 20 Septembre 2017 - 12:10


 

Au nom de la Configuration République Centrafricaine (RCA) de la Commission de Consolidation de la Paix (CCP), dont il est président, le Maroc a déploré, mardi à New York, la montée récente de la violence en RCA, et appelé à l’augmentation de la capacité de la de maintien de la paix (MINUSCA).

 
"Les groupes armés ne peuvent pas prendre en otage tout le processus politique", a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, lors d’une réunion de haut niveau sur la situation en RCA, organisée dans le cadre de la 72è Assemblée générale des Nations Unies (AGNU).

 
Le ministre a mis particulièrement en garde contre "la nature ethnique et confessionnelle de cette violence, récemment observée à Bangassou, une région symbolisant jusqu’à récemment la tolérance et la cohabitation". 


Il a appelé la communauté internationale à s’atteler urgemment sur cette situation qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur l'avenir du pays, du fait des signes de nettoyage ethnique apparents. 


À cet égard, et d’un point de vue sécuritaire, M. Bourita a estimé que la capacité de maintien de la paix de la MINUSCA devrait être augmentée, compte tenu de la résurgence de la violence, du vaste territoire qu'elle couvre et de la quasi absence des forces de sécurité nationales. 


Saluant le travail remarquable de la MINUSCA, pour permettre à la RCA de retrouver le chemin de la paix et de la stabilité, le ministre a rendu un hommage appuyé aux casques bleus qui ont péri durant l’accomplissement de leur devoir, parmi lesquels des soldats marocains, qui ont sacrifié leurs vies pour défendre celle des populations vulnérables, soulignant l’importance que les responsables de ces tueries soient appréhendés et jugés pour leurs faits. 


Il a assuré que le Maroc, partenaire de longue date de la RCA, a toujours répondu présent pour soutenir ce pays frère et ami dans les moments les plus difficiles. "Nous demeurons disposés à continuer à mettre à sa disposition notre expertise ainsi que notre expérience dans les domaines souhaités", a-t-il promis. 


Sur le plan régional et continental, il a salué l’engagement des pays de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) et de leurs Chefs d’Etats, en particulier le président gabonais Omar Bongo Odimba, président en exercice de ce groupement régional pour ses efforts en faveur de la paix en RCA. 


Le ministre n’a pas manqué de souligner l’urgence de la situation humanitaire en RCA, soulignant qu’un soutien accru des bailleurs de Fonds demeure plus que nécessaire, sachant que le plan de réponse humanitaire pour 2017 n’est financé qu’à hauteur de 30 %. 


Cet événement de haut niveau sur la RCA vise à identifier les actions qui doivent être prises sous le leadership du gouvernement pour créer une dynamique positive et maintenir le momentum pour l’avancée de son programme national de relèvement et de consolidation de la paix.

 

Mercredi 20 Septembre 2017 - 06:08

 

Atlasinfo


http://www.atlasinfo.fr/Centrafrique-Le-Maroc-demande-l-augmentation-de-la-capacite-de-la-MINUSCA_a85711.html#K1DicB8qwKmgGIik.99

 

 

Assemblée générale de l’ONU – Le président centrafricain demande un renforcement substantiel de Casques bleus

 

20/09/2017

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a demandé mardi un renforcement substantiel de la Minusca, la force de maintien de la paix de l’ONU, pour assurer la sécurité dans son pays et appelé la communauté internationale à « ne pas oublier » la Centrafrique. « La seule force capable d’assurer la sécurité, ce sont les Nations unies », a déclaré M. Touadéra lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. « Il faut renforcer les capacités de la Minusca en termes d’hommes et de matériels », a-t-il plaidé, estimant les besoins à « quatre contingents » supplémentaires, soit plusieurs milliers de militaires.

Forte de quelque 12.000 hommes, la mission onusienne, déployée depuis 2014 dans ce pays d’Afrique centrale, doit voir renouveler son mandat en novembre par le Conseil de sécurité de l’ONU.


La Centrafrique avait basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l’ancien président François Bozizé par une rébellion à majorité musulmane, la Séléka. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des anti-Balakas, une milice majoritairement chrétienne, et conduit à des massacres ayant entraîné l’intervention militaire de la France, puis le déploiement de la Minusca.


Mais le pays de 4,5 millions d’habitants reste majoritairement sous la coupe de groupes armés (une quinzaine au total) et le gouvernement de M. Touadera, élu en février 2016, peine à établir son autorité au-delà de la capitale, Bangui.
Un haut responsable onusien a récemment mis en garde contre des signes avant-coureurs de « génocide » en Centrafrique.


Une réunion ministérielle consacrée à la situation en Centrafrique se tenait mardi après-midi en marge de l’Assemblée générale. « La Centrafrique vit un moment critique de son histoire. On a besoin du soutien de nos amis », a déclaré M. Touadéra avant le début de la réunion.

 

source: Belga

 

 

La RCA souhaite le renforcement des soldats de la MINUSCA

 

http://www.bbc.com/afrique

 

Près de quatre ans après l'intervention française et onusienne en Centrafrique, le pays, toujours plongé dans la violence et sous perfusion internationale, a demandé à l'ONU plus de Casques bleus et une aide accrue pour ne pas sombrer de nouveau dans le chaos.

 

Alors que le gouvernement de M. Touadéra peine à établir son autorité au-delà de la capitale Bangui, la majorité de la Centrafrique reste sous la coupe de groupes armés (une quinzaine recensés) qui se livrent, selon des sources diplomatiques et des ONG, à une véritable "prédation" des ressources naturelles et commettent des massacres de civils.

Un haut responsable onusien a récemment mis en garde contre des signes avant-coureurs de "génocide" en Centrafrique, et le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) a estimé mi-septembre que le nombre de réfugiés et de déplacés fuyant les violences avait atteint son plus haut niveau, 1,1 million de personnes.

"La seule force capable d'assurer la sécurité, ce sont les Nations unies", a plaidé le président centrafricain. Estimant les besoins à "quatre contingents" supplémentaires, soit plusieurs milliers de militaires.

Forte de quelque 12.000 hommes, la mission onusienne, déployée depuis 2014 dans ce pays, doit voir renouveler son mandat en novembre par le Conseil de sécurité de l'ONU.

 

 

A l'ONU, la Centrafrique en crise craint de retomber dans l'oubli

 

20/09/17 (AFP)

 

Près de quatre ans après l'intervention française et onusienne en Centrafrique, le pays, toujours plongé dans la violence et sous perfusion internationale, a demandé à l'ONU plus de Casques bleus et une aide accrue pour ne pas sombrer de nouveau dans le chaos.

"La Centrafrique vit un moment critique de son histoire. On a besoin du soutien de nos amis", avait prévenu le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avant même le début de la réunion présidée par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et regroupant les principaux bailleurs et partenaires du pays.

"Il y a des risques qu'on nous oublie", s'est-il inquiété lors d'une conférence de presse devant une petite poignée de journalistes.

La réunion à huis clos s'est tenue alors que le pays de 4,5 millions d'habitants s'enfonce dans la crise et que les violences reprennent de plus belle.

Alors que le gouvernement de M. Touadéra peine à établir son autorité au-delà de la capitale Bangui, la majorité de la Centrafrique reste sous la coupe de groupes armés (une quinzaine recensés) qui se livrent, selon des sources diplomatiques et des ONG, à une véritable "prédation" des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et commettent des massacres de civils.

Un haut responsable onusien a récemment mis en garde contre des signes avant-coureurs de "génocide" en Centrafrique, et le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) a estimé mi-septembre que le nombre de réfugiés et de déplacés fuyant les violences avait atteint son plus haut niveau, 1,1 million de personnes.

"La seule force capable d'assurer la sécurité, ce sont les Nations unies", a martelé M. Touadéra avant la réunion. "Il faut renforcer les capacités de la Minusca en termes d'hommes et de matériels", a-t-il plaidé, estimant les besoins à "quatre contingents" supplémentaires, soit plusieurs milliers de militaires.

Forte de quelque 12.000 hommes, la mission onusienne, déployée depuis 2014 dans ce pays enclavé d'Afrique centrale, doit voir renouveler son mandat en novembre par le Conseil de sécurité de l'ONU. Plusieurs casques bleus ont été tués depuis son déploiement.

 

- 'Fiction' –

 

Le communiqué final de la réunion souligne "l'importance du renforcement des capacités, y compris les effectifs militaires de la Minusca", mais ne s'engage sur aucun chiffre.

Et les participants se sont bornés à faire des déclarations lénifiantes à l'issue de la rencontre, le patron des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, assurant que les Nations unies étaient "pleinement aux côtés du président Touadéra dans ses efforts", et le représentant de l'Union africaine Smaïl Chergui évoquant "un grand jour pour la Centrafrique".

"C'est un désastre. Le pays se désagrège, il n'existe plus", estime quant à lui Thierry Vircoulon, spécialiste de l'Afrique centrale pour l'IFRI (Institut français des relations internationales). "On joue une fiction comme quoi il y a toujours un Etat en République centrafricaine. Il y a des gestes de bonne volonté des Européens et de l'ONU, mais globalement tout le monde fait semblant", a-t-il récemment déclaré à l'AFP.

La communauté internationale n'a toutefois pas ménagé ses efforts pour soutenir le pays. En novembre 2016, Bangui s'était vu promettre plus de 2 milliards de dollars lors d'une conférence des donateurs à Bruxelles.

La Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l'ancien président François Bozizé par une rébellion à majorité musulmane, la Séléka. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des anti-Balakas, une milice majoritairement chrétienne, et conduit à des massacres ayant entraîné l'intervention militaire de la France, puis le déploiement de la Minusca.

L'opération française Sangaris (2.000 hommes) s'est retirée de Centrafrique début 2016, et récemment les forces américaines et ougandaises qui opéraient dans l'est du pays contre la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont à leur tour quitté le pays, créant, de l'avis de nombreux observateurs, "un appel d'air" pour les groupes armés.

 

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