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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:14

 

 

 

http://www.elle.fr   27/03/2015 à 13h30  (ELLE)

 

Elles ont tout abandonné. Centrafricaines, Jamila, Kathy, Sukina et Emma* n’ont eu d’autre choix que de fuir au Cameroun, suite au coup d’Etat du 24 mars 2013 qui a vu la chute du président François Bozizé. Traumatisées et épuisées, elles y ont rejoint les camps de réfugiés, où les bénévoles de l’association CARE leur apportent une aide psychologique précieuse. Organisé par la Seleka il y a deux ans presque jour pour jour, le putsch a bouleversé la vie de milliers de familles. Voici leurs témoignages.

 

Les 450 000 réfugiés centrafricains ont tous vécu les mêmes scènes d’horreurKathy, Sukina et les autres réfugiées, ont elles aussi été attaquées dans leur village par les milices armées de la Seleka, et ont marché pendant des semaines, avec pour seul objectif de rejoindre le Cameroun. Ces événements se sont déroulés ces deux dernières années. « Des hommes armés ont tiré sur moi et mes trois fils », se souvient Jamila, professeure exilée avec son fils de 16 ans. « Paul a vu son petit frère mourir dans ses bras. Mon autre fils a également été tué », raconte-t-elle, éprouvée. Kathy a elle aussi fui son village, « pour sauver [sa ]vie ». « J’ai assisté au meurtre de mes voisins, ma maison a été détruite par ces hommes venus piller, terroriser et massacrer la population », explique-t-elle dans son témoignage, soulignant qu’elle a alors été séparée de ses enfants et son époux.

 

« On se cachait continuellement »

 

Sur les routes qui les mènent au Cameroun, ces réfugiées ne sont jamais en sécurité, constamment interpellées par des rebelles. Akila, qui a marché pendant presque quatre mois avec sa mère Emma, a ainsi perdu ses deux frères, assassinés sous ses yeux. « On se cachait continuellement, on marchait nuit et jour », raconte sa mère, alors qu’elle-même se souvient avoir eu les pieds « brûlés » à force de marcher. Sukina garde elle le souvenir du silence qui régnait, alors qu’elle avançait avec ses six enfants. « On vivait dans l'angoisse d'être trouvés et tués. Après deux mois, nous espérions pouvoir rentrer chez nous, mais des hommes armés occupaient notre maison. Ce jour-là, nous avons compris que nous ne retrouverions jamais la vie que nous avions construite », déplore-t-elle aujourd’hui.

 

« Les cauchemars me hantaient »

 

« A bout de force », Kathy rejoint finalement le site de réfugiés de Timangolo, à l’est du Cameroun, où elle retrouve son frère. « Je sursautais encore à chaque mouvement. Je n’arrivais pas à dormir, les cauchemars me hantaient », se remémore-t-elle aujourd’hui, soulignant que « les premiers échanges avec le psychologue ont été difficiles ». A son arrivée au camp de Timangolo, Emma « n’a que la peau sur les os ». « Elle était à bout de force et les enfants pleuraient tout le temps à cause de la fatigue et du manque de nourriture », se souvient sa fille Akila. De son côté, Sukina, installée depuis avril 2014 à Lolo, est toujours très inquiète pour sa fille de 4 ans. « Elle est terrifiée. Elle pleure sans arrêt depuis qu'on lui a posé un fusil sur la tête et souffre d'incontinence », déclare-t-elle, impuissante.

 
Aujourd’hui, ces femmes endeuillées, blessées et sans ressource tentent de se relever, mais l’incertitude pèse sur leur reconstruction. « J’ai retrouvé le sommeil et l'envie de communiquer, mais je voudrais savoir où sont mes enfants et mon mari. Ne pas savoir ce qu’ils sont devenus est insupportable », confie ainsi Kathy, accablée.

 

*Les prénoms ont été modifiés

 

Laura Boudoux @Laura_Boudoux

Lu pour vous : Des Centrafricaines réfugiées au Cameroun racontent leur histoire
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Centrafrique-Presse.com
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:12

 

 

 

http://www.levif.be    26/03/15 à 15:29 - à 15:29  Wided Bouchrika

 

Le silence est tombé sur le conflit en Centrafrique qui a fait des milliers de victimes civiles. "L'état veut faire croire que le calme est revenu" explique Peter Bouckaert de Human Rights Watch. "Mais entre-temps, les musulmans meurent de privations dans les enclaves de la République centrafricaine (RCA) surveillées par des troupes internationales".

 

Depuis son indépendance, survenue en 1960, la République centrafricaine est marquée par le chaos et les coups d'État. En 2003, François Bozizé a lancé une insurrection contre le président de l'époque, Ange-Félix Patassé. En représailles, les rebelles se sont réunis sous le nom de Seleka, qui signifie "alliance". Fin 2012, les milices rebelles associées ont lancé une offensive. En mars 2013 elles ont pris la capitale Bangui abandonnée par la France. Assermenté en août 2013, l'ancien rebelle Djotodia a dissous Seleka, créant l'illusion d'un retour au calme.

 

Une illusion, car la progression de Seleka - qui a tout brûlé sur leur passage - a entraîné l'éclosion de groupes d'autodéfense réunis sous le nom d'anti-bakala et responsables de massacres de musulmans. "On entend souvent qu'il s'agit d'une confrontation entre musulmans et chrétiens, mais c'est un malentendu" explique le prêtre Bernard Kinvi. "La croyance la plus représentée est l'animisme". Les anti-bakala visent les musulmans du pays par colère du coup d'État par les Seleka. "Alors que Seleka, bien que principalement islamique, compte également d'autres croyances dans ses rangs".

 

La spirale mortelle de violence et de représailles a fait entre 3.000 et 6.000 victimes civiles. Lorsque fin 2013 la violence a atteint la capitale Bangui, un quart de la population - plus de 100.000 personnes - a pris la fuite. En dehors de la capitale, beaucoup d'habitants ont fui vers le Congo, le Tchad et le Cameroun.

 

"Dans l'ouest du pays, la situation s'est plus ou moins stabilisée grâce à l'aide des troupes internationales" déclare le prêtre Bernard Kinvi, qui a accueilli des musulmans pendant la guerre . Lorsque début décembre 2013 le leader de Seleka, Michel Djotodia, a démissionné et que la maîtrise de la violence sectaire a été laissée à Catherine Samba-Panza, les Seleka sont partis vers l'est. "Traditionnellement, cette région connaît une importante population musulmane, mais -malgré la présence de quelques troupes multinationales - il y a encore régulièrement des confrontations violentes".

 

"Évidemment que la violence dans l'ouest du pays a diminué" déclare Peter Bouckaert, directeur de la division Urgences de Human Rights Watch (HRW). "Les musulmans de cette région ont fui le pays en masse, vers le Cameroun et le Tchad. C'est comme si tous les Flamands quittaient Bruxelles et qu'après on dit que la paix est rétablie".

 

Grenades à vendre pour 50 cents

 

"Le pire a été évité grâce à l'aide de la communauté internationale, mais le retrait des troupes survient à un moment très critique" estime Kinvi.

 

Le prêtre invoque l'urgence de désarmer les habitants. "Tous les foyers ont des armes à leur disposition, on trouve des grenades à 50 cents sur les marchés" témoigne-t-il. "La population a été confrontée à la violence, a appris à tuer et a toujours des armes à sa disposition. Les conflits de voisinage se 'résolvent' facilement par un assassinat".

 

Cependant, il y a de plus en plus d'accusations de sorcellerie en RCA. "Une victime a été enterrée vivante, les incidents sont incessants" raconte Kinvi. "Dans ces cas-là, nous devons agir rapidement, afin que les accusés ne soient pas exécutés par les milices anti-balaka".

Centrafrique : "Les musulmans meurent de privation sous les yeux de troupes internationales"
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Centrafrique-Presse.com
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:52

 

 

Centrafrique/Bangui : Des mécontentements après le nouveau programme de délestage de l’Enerca

 

Bangui, 26 mars 2015 (RJDH)—Une partie des habitants du 2ème arrondissement, (Sica I, II et III), ont manifesté ce matin sur l’Avenue de France pour protester contre le nouveau programme de délestage mis en place par l’Énergie Centrafricaine (ENERCA). Ils ont barricadé la route, perturbant ainsi  la circulation sur cet axe avant de la libérer après des pourparlers avec un responsable de l’Enerca.

 

Ils avoisinent une centaine de personnes celles qui ont tôt ce matin occupé l’Avenue de France. Jeunes, grands, vieillards, ils ont tenu un seul langage, « Ramenez-nous l’ancien programme de délestage ».

 

Patrick observe de loin,  mais il trouve que les manifestants ont raison de marcher parce que l’Enerca abuse de ses clients. « Je suis entièrement d’accord avec les jeunes qui sont en train de manifester. L’Enerca est une société d’État, elle ne peut priver les zones qui font avancer le pays. Ce n’est pas normal. Ramenez-nous l’électricité de 7h à 19h comme cela se faisait avant ».

 

Sylvain qui l’a succédé ne dit pas autre chose. « La quasi-totalité des jeunes de ce secteur utilise l’électricité pour faire fonctionner leur petit métier : cyber café, les centres de téléchargement, les multi média et les cabines ».

 

Pour Viviane, non seulement l’Enerca change de grille de délestage, mais aussi elle ne respecte pas ses engagements. « Elle a promis nous fournir l’électricité pendant 8h de temps. Or, hier, l’électricité nous était arrivée à 11h et coupée à 17h. On ne comprend plus rien. Il faut ramener l’ancien programme », propose-t-elle.

 

L’Énergie Centrafricaine a dépêché sur place un agent, nommé Banzoli, qui s’occupe de la communication. « Nous sommes une société d’État qui a des problèmes connus de tous. Personne ne peut pas dire qu’il ne connait pas les problèmes de l’Enerca et notre société à nous tous ne peut pas se permettre de porter préjudices à une population qui en a déjà beaucoup. Au niveau de la Direction générale, nous faisons tout pour continuer à distribuer le peu que Boali nous donne », a-t-il dit.

 

La ville de Bangui connait depuis le lundi 23 mars un nouveau programme de délestage mis en place par l’Énergie Centrafricaine. La nouvelle grille réduit de 4 heures la durée habituelle de fourniture d’électricité aux usagers./

 

Naim-Kaélin ZAMANE et Marina Moulougnatho

 

 

Centrafrique/Bangui : Le pasteur Nicolas Guerekoyamé déplore l'implication de certains chrétiens dans la crise centrafricaine
 

Bangui, 26 mars 2015 (RJDH)- Une partie des chrétiens ont pris part à la crise centrafricaine. Un constat fait par le pasteur Nicolas Guerekoyamé, président de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC), à l'occasion d'une assemblée générale qui a réuni les pasteurs des Eglises Coopérations Evangéliques en Centrafrique (ECEC).

 

« Des pasteurs sont venus se repentir après avoir participé aux exactions commises contre des Centrafricains. On estime à plus de 90% l’effectif des chrétiens en Centrafrique. La crise a dominé le pays tout entier, parce que l’église n’a pas joué son rôle prépondérant dans le pays. C’est déplorable », a-t-il fait observer.

 

Mélanie Wakoro, chargée de mission au ministère de l’Administration du territoire, présente à l'ouverture de cette rencontre a appelé les pasteurs de l'ECEC à conscientiser leurs adeptes à la culture de la paix dans tout le pays, afin que la paix puisse revenir définitivement dans le pays. « Le déroulement du processus des élections présidentielles et législatives dépendent de la détermination de tout un chacun », a-t-elle dit.

 

Les participants à cette assemblée générale sont venus de toutes les provinces et de Bangui. Cette assise qui a commencé le 25 prendra fin le 30 mars. Les assises se tiennent à l’Eglise Coopération Evangélique de Lakouanga.

 

Durant cinq jours, les participants vont faire le bilan des activités des quatre dernières années. Ils vont également passer en revu les conséquences de crise sur les églises Coopérations. /

 

 Auguste Bati-Kalamet.


 

Centrafrique/Bangui : La Caritas déplore l'insécurité qui l'empêche d'assister les personnes vulnérables

 

Bangui, 26 mars 2015 (RJDH)— Difficile accès aux personnes vulnérables à cause de l'insécurité est l'un des problèmes que rencontre la Caritas. A l'occasion de la célébration de sa journée internationale, les membres de cette structure non gouvernementale, ont interpellé  les  autorités  de la transition sur l’instauration de la paix et  de la sécurité dans le pays.

 

La directrice de la Caritas Bangui, sœur Flora NGuérékopialo, a relevé  certaines difficultés que rencontre la Caritas Bangui, dans l’exercice de ses activités. «  Nous travaillons auprès des personnes malades, les orphelins, les vulnérables et bien d’autre personnes en difficultés.  La grande difficulté que nous avons actuellement, c’est l’insécurité.  Car on ne peut plus aller là où on veut, pour secourir nos frères et sœurs en détresse. L’accès dans certaines zones est difficile. Et souvent certains  bénéficiaires sont dépouillés des vivres et non vivres que nous leur apportons », se plaint la religieuse.

 

« Sans la paix et la sécurité, nous ne pouvons rien faire et les partenaires au développement également. C’est pourquoi le retour de la sécurité est nécessaire, pour le développement de notre pays et de notre continent », a-t-elle ajouté.

 

L’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, revient sur le sens de cette journée et les grands points à débattre pendant ces deux jours de réflexion. «  C'est une occasion, pour commémorer les activités menées à travers le monde auprès des plus vulnérables.  C’est pour marquer cet événement que la Caritas Bangui  a proposée  d’organiser deux jours  de réflexion avec les 20  Caritas paroissiales de Bangui, sur la mission et la vision, le but et les stratégies de la Caritas dans le monde en général et dans l’archidiocèse de Bangui en particulier »,  a-t-il dit.  

 

Le prélat a invité  les acteurs de la Caritas à travailler pour le bien être de leurs frères en difficulté, avec l’amour et un cœur  sincère. Selon lui, c’est en agissant de cette manière que la RCA pourra retrouver la paix, l’amour, le pardon du prochain, la cohésion sociale et la sécurité.

 

La Caritas est une ONG Humanitaire de l’église Catholique. Elle œuvre sur toute l’étendue du territoire centrafricain, ceci en partenariat avec les autres partenaires humanitaires./

 

Annette Maélaine Malebingui.


 

Centrafrique/Kaga Bandoro : Le préfet finalement installé par le ministre résident, Eloi Anguimaté

 

 

Kaga-Bandoro, 26 mars 2015(RJDH) -- Gaston Yendemo, préfet de la Nana-Gribizi a été finalement installé, le mardi 24 mars,  à l'issue d'une mission conjointe effectuée par le ministre de l’Education, Eloi Anguimaté et l’ambassadeur de France à Bangui, Charles  Malinas. La première tentative d'installation a été compromise par les ex Séléka présents dans cette région.

 

Le ministre réside de la Nana-Gribizi,  Eloi Anguimaté,  a souligné que l’installation du préfet de Nana-Gribizi prouve que l’Etat est présent dans cette préfecture. Il a par ailleurs annoncé le redéploiement des  autres autorités administratives dans cette localité. « Afin d’assoir totalement la suprématie de l’Etat dans cette partie de la Centrafrique », a-t-il conclu.

 

 Le  sous préfet de la Nana-Gribizi,  Aroun Blaise Nandia, qui a assuré  l’intérim pendant 10 mois, a de son côté, déploré les difficiles conditions de travail liées au manque de matériels  et demande un appui du gouvernement.

 

L'équipe venue de Bangui a visité  les bâtiments administratifs. D'après le constat, ces locaux sont en état de ruine et doivent être réfectionnés.

 

Au mois de décembre dernier, le ministre résident, Eloi Anguimaté a été empêché par les ex Séléka d'installer le préfet. Ces hommes en arme ont pris d'assaut dans la matinée du 1er décembre, la place où la cérémonie devrait se tenir. /

 

Daniel Nguerelessio   

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:22

                 

 

   Des syndromes centrafricains

 

 

    Plus on observe la RCA, plus elle apparaît comme un pays perclus de syndromes depuis l’indépendance jusqu’à nos jours . De fait, la « Séléka » avec ses pratiques moyenâgeuses, ses tueries de masse, ses destructions ciblées, son programme caché, son intégrisme rampant etc…a servi de révélateur aux maux profonds qui minaient sourdement la société centrafricaine . Les « Sélékistes » n’ont eu qu’à se baisser pour ramasser le pouvoir à Bangui . Pourquoi une telle déliquescence ? Qu’est-ce qui n’a pas tourné rond dans le pays de Boganda pour qu’une poignée d’aventuriers sans foi ni loi s’en emparent sans coup férir en ce début du XXI ème siècle ?

 

1 . Le syndrome Matalaki

 

  Tout le monde connaît ce célèbre chanteur centrafricain qui a si bien capté la mentalité de ses compatriotes dans sa chanson « Matalaki » . Soit un homme (Matalaki) dépassé par les évènements de la vie et qui décide d’en finir avec cette même vie malgré les conseils des parents, amis et religieux qui tentent de le raisonner en lui serinant à longueur de journée la notion de destin particulier à chaque individu . Les conseils généreux  glisseront sur notre homme…jusqu’à ce qu’il se souvienne de ses enfants qu’il ne veut pas laisser orphelins car personne d’autre ne s’en occupera après lui . Et notre homme de renoncer définitivement au suicide .

 

Cette chanson contient tous les ingrédients constitutifs de la mentalité centrafricaine . Elle dit clairement que l’homme centrafricain voudrait bien accomplir des actes de bravoure, se sacrifier s’il le faut pour la bonne cause mais qu’il n’ose pas à cause de ses responsabilités familiales . Elle révèle par ailleurs que les liens sociaux se sont tellement délités que les orphelins deviennent des parias aujourd’hui, alors qu’auparavant, ils n’étaient pas abandonnés . Vus sous cet angle, les enfants apparaissent comme de parfaits alibis pour ne pas agir et continuer de subir la vie quelle qu’elle soit .   

 

2 . Le syndrome de Stockholm

 

   C’est le nom donné à un phénomène psychologique où des otages (Centrafricains) partageant longtemps la vie de leurs geôliers (Séléka ) finissent par développer une sorte d’empathie, voire de sympathie si ce n’est d’amour .        Des nouvelles surprenantes nous parviennent sur cette relation étrange qui pousse les victimes à collaborer avec leurs bourreaux . Ainsi, dans l’arrière- pays centrafricain, des « Sélékistes » désargentés, ayant fini de tout voler en RCA et de vendre bottes, treillis et autres gadgets militaires pour se nourrir en seraient venus à solliciter de menus travaux domestiques auprès de la ménagère centrafricaine pour subsister . Et la femme centrafricaine, d’abord mère, ensuite sœur et parfois copine, bref généreuse serait ainsi en train de nourrir ses tortionnaires qui n’ attendent que des jours meilleurs pour rééditer leurs forfaits !

Jusqu’à preuve du contraire, la terre centrafricaine reste toujours fertile et ne demande qu’à être mise en valeur . Pourquoi ces porteurs d’armes ne lui prouveraient-ils pas leur attachement en la défrichant pour produire de quoi se nourrir ? Quelle meilleure preuve de leur patriotisme ? Au lieu de quoi, les gueux continuent à s’accrocher comme des puces ou des sangsues à leurs proies, même agonisantes .  Pour combien de temps encore ?

 

3 . Le syndrome de Wasa

 

   Ce syndrome est l’exemple pédagogique illustrant un ensemble de problèmes de communication et de gestion qui peuvent affecter un projet mal ficelé . En l’espèce, il s’agit du vaisseau royal commandé par le roi Gustav II Adolf de Suède qui a coulé en 1628 le jour de son lancement . Ce naufrage est le résultat du manque de communication des responsables de la construction du navire : les architectes hollandais obligés d’ajouter un pont supplémentaire, le responsable  des canons qui en a trop mis, le responsable du lest qui s’est trompé et le roi lui-même qui poussait à la roue pour achever les travaux et en imposer dans sa guerre contre la Pologne …

 

Ne voyez-vous pas de similitudes entre le Wasa et la RCA ? Voilà un pays où quand la Présidente tire à hue, le Président de l’Assemblée tire à dia . L’exécutif pléthorique, bicéphale et familial par la seule volonté de sa « cheffe » ne réussit même pas à coordonner ses actions . Un «forum » est en préparation pour permettre aux Centrafricains de se parler (enfin) et clamer ( fort) leurs doléances et voilà que le Président de l’Assemblée transitoire se permet de rédiger seul dans son coin ce qu’il ose appeler une Constitution au lieu de se contenter de contrôler le gouvernement ! Littéralement, il met la charrue avant les bœufs alors qu’on ne lui demande rien .  L’ANE ( la bien nommée ) se réveille à quelques mois des élections pour crier misère . Les multiples candidats à la  présidentielle cachent soigneusement leurs programmes comme une maladie honteuse . Où a-t-on vu de telles pratiques donner des résultats probants ? Après on s’étonne que la RCA coule comme le Wasa depuis l’indépendance !

 

    Quel médecin appeler au chevet d’une RCA ainsi percluse ? Quel messie viendrait la libérer du joug de l’incompétence, de l’obscurantisme pour lui permettre de jouer sa partition dans le concert des nations ? La RCA traîne dans les bas-fonds alors qu’un petit pays comme le Rwanda, sans ressource, qui vient de sortir des horreurs du génocide, caracole en tête des pays à forte croissance ! Ne croyant pas un seul instant à l’Homme providentiel, je dirai que l’avenir de la RCA appartient avant tout aux seuls CENTRAFRICAINS . A eux de choisir ceux qu’ils estiment dignes de présider à leurs destinées . De toute façon, la vraie transition commencera le lendemain de l’élection présidentielle . 

 

  La suite au prochain numéro .

 

 

PS : Avez-vous remarqué que la Présidente de la Transition est sortie de son bunker pour aller promettre monts et merveilles à Ndélé ? Que son conseiller est à Paris et sur toutes les ondes ? A quoi correspond cette soudaine agitation à la veille des élections ? Seraient-ils déjà en campagne ? Les femmes de Ndélé portaient des pagnes à l’effigie de CSP, dame de paix ! Wait and see …

 

                                                       .

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 18:58

 

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi d'augmenter le nombre des Casques bleus opérant en République centrafricaine (RCA) en prévision des prochaines élections dans le pays.

 

Dans une résolution adoptée jeudi, le Conseil autorise le déploiement de 750 soldats et 280 policiers supplémentaires dans le cadre de la mission de l'ONU en RCA, comme l'avait demandé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

Dans sa résolution, le Conseil "considère que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales".


La Minusca, qui a pris le relais le 15 septembre 2014 de la force africaine déployée dans le pays, dispose actuellement de 8.000 soldats et un millier de policiers, pour la plupart issus des rangs de la Misca.

 

Avec l'augmentation décidée jeudi, ses effectifs pleins autorisés seront portés désormais à 10.750 soldats et plus de 2.000 policiers.

 

M. Ban avait indiqué que si le feu vert du Conseil était donné rapidement, les renforts pourraient être opérationnels d'ici à juillet.

 

Des élections présidentielles et législatives sont prévues en RCA en juillet et août prochains.

 

Avec AFP

Centrafrique : l'ONU augmente les effectifs de la Minusca
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Centrafrique-Presse.com
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 16:26

 

 

Bangui, 26 mars 2015 (RJDH) -  La Minusca  s’est félicitée  de la couverture à 65% du territoire national des activités de démembrement de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Cette structure onusienne réaffirme sa volonté d'appuyer le gouvernement  à travers le déploiement des services administratifs, la sécurisation du pays et le renforcement de l’appareil judiciaire. Ceci dans le cadre  des mesures à prendre pour la réalisation légale et opérationnelle des activités électorales.

 

Selon Myriam Dessables, chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la Minusca, toutes les mesures seront prises pour la réalisation légale et opérationnelle des échéances électorales. Elle a notifié qu’une proposition a également été faite dans l’optique d’utiliser les avions militaires pour faciliter la logistique électorale à  l’intérieur et à l’extérieur du pays.

 

La même source s'est dite satisfaite du fait que l’ANE ait atteint 92 démembrements installés à l’intérieur du pays, soit 65% de la couverture nationale. Toutefois, elle a fait observer que dans chaque démembrement, 7 agents de l’ANE ont été sélectionnés après les nominations reçues des membres de la société civile, des partis politiques et des pouvoirs publics.

 

La Haute-Kotto est la dernière préfecture où l'ANE a installé les membres de démembrement. Une délégation de cette structure, conduite par son président Dieudonné Kombo Yaya s’est rendue le 18 mars à Bria pour la mise en place  de 4 démembrements dans 4 sous-préfectures.

 

Dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat, la Minusca a facilité le 21 mars, le déplacement de la Présidente de transition, Catherine Samba Panza dans la ville de Ndélé. Cette mission d’une journée avait pour objectif « de réaffirmer la volonté des autorités de la transition de mener à terme le redéploiement des services administratifs dans l’arrière pays », a fait savoir Myriam Dessables, chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la Minusca pendant la conférence de presse hebdomadaire. /

 

RJDH

Centrafrique/Bangui : Le démembrement de l'ANE a couvert 65% du territoire, la Minusca se dit satisfaite
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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 11:58

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique)  2015-03-26 05:55:43 Les journaux paraissant à Bangui ont consacré leurs manchettes aux questions politiques et au lancinant problème de l’électrification de la capitale centrafricaine.

« A quand Bangui, ville des ténèbres, va-t-elle retrouver la lumière''? A interrogé L'hirondelle, annonçant l'application d'un nouveau programme de délestage dans toute la ville, suivant les principes d'équité et d'égalité.


Le journal note que la capitale centrafricaine ne dispose plus du courant électrique que pendant huit heures contre douze heures dans un passé encore récent. Elle n'a donc plus droit qu'au tiers d'une consommation normale qui est de 24 heures, dénonce l'hirondelle.


Le même journal note que les choses n'avancent pas comme on pouvait s'y attendre, dans le sens de la réhabilitation et du renforcement des centrales hydrauliques de Boali, en dépit de l'implication de nombreux partenaires, dont la Chine.


Le Palmarès a fait observer, pour sa part, qu'avec l'arrivée des forces internationales, le besoin en électricité se fait de plus en plus grand alors que la quantité produite n'est pas en mesure de satisfaire tout le monde.


Le Journal la Renaissance affirme, quant à  lui, que la crise énergétique à  Bangui a des répercussions sur les plans économique et social.


« Les secteurs qui utilisent l'énergie électrique sont en train de disparaitre alors que les braquages se multiplient à  Bangui'', note Renaissance.


Le Pays a consacré ses commentaires aux questions politiques. Ce journal s'est notamment demandé « que serait la RCA sans Bozizé et Djotodjia?

 
« Leur temps est révolu et la moindre des choses qu'ils peuvent encore donner aux Centrafricains c'est de leur foutre la paix'', écrit-il.


Le Démocrate a titré, pour sa part, sur l'interview que la présidente centrafricaine, Mme Catherine Samba Panza, a accordée, mardi, à  une radio internationale.

A cette occasion, le chef de l'Etat a dit sa détermination à  faire appliquer la résolution 2196 limitant les déplacements des deux anciens chefs d'Etat.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=820277#sthash.ScdwLJXe.dpuf

 

La politique et l’électrification de Bangui à la Une des journaux centrafricains
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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 11:55

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-03-26 04:53:26 La direction générale des douanes et celle des impôts se sont engagées à mutualiser leurs efforts pour lutter contre la fraude fiscalo-douanière en Centrafrique, conformément aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI), lors d’un séminaire sur la mobilisation des recettes de l’État, organisé récemment à Douala (Cameroun).

 

Les deux administrations viennent de signer à Bangui un accord de coopération qui leur impose de partager les informations, mener des actions conjointes sur le terrain et renforcer les capacités de leurs personnels, en vue de l’efficacité de la lutte contre la fraudes fiscalo-douanière.

 

La crise militaro-politique qui a déchiré la Centrafrique a entrainé la disparition de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et la déliquescence des réseaux de collecte des recettes de l’Etat.

 

Certaines recettes sont aujourd’hui collectées par des groupes armés et des individus à la moralité douteuse qui essaiment le pays.

 

Centrafrique : la douane et les impôts mutualisent leurs efforts pour lutter contre la fraude
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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 23:55

 

 

http://lepays.bf   mercredi 25 mars 2015

 

Depuis deux ans, le peuple centrafricain, soutenu à bout de bras par la communauté internationale, s’efforce tant bien que mal de réussir sa transition. Il aspire à un Etat dont les institutions fonctionnent normalement et dont la cohésion sociale ne subit aucune violation au point de mettre en danger l’existence même de l’Etat. Car,  c’est bien ce qui a le plus manqué à ce pays, depuis  maintenant deux ans. En effet, depuis le débarquement de François Bozizé en mars  2013, violences diverses, dysfonctionnements des organes de l’Etat,  désarticulation des structures de défense, sont désormais une réalité en Centrafrique. Ce pays  a traversé toutes les épreuves, frôlant parfois même la désintégration pure et simple. Deux ans après le départ du pouvoir de celui qui était accusé de tous les maux du pays, le bout du tunnel semble encore lointain pour les Centrafricains. 

 

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, à  la tête d’un gouvernement de transition, qui était censée  conduire le pays à la réconciliation et à l’organisation d’élections libres et transparentes, semble, depuis  lors, constituer elle-même une  partie  du problème centrafricain.  Beaucoup d’engagements ont été pris, mais très peu ont vraiment été exécutés.  Tout se passe comme si l’horloge du temps s’était soudainement arrêté aux frontières du pays de Barthélémy Boganda. La paix, condition sine qua non pour tout retour à une vie normale, reste introuvable et tout laisse croire que demain n’est pas la veille où l’horloge de cette vie normale recommencera à marcher. Alors que  la sécurité du pays a été confiée à la  France qui la gère tant bien que mal à travers Sangaris, l’espoir d’un retour à la normalité relève toujours d’une vue de l’esprit. Quel bilan objectif peut-on dresser aujourd’hui sans verser dans le pessimisme et le désespoir ? Difficile ne pas voir de gros nuages noirs dans le ciel de Bangui.  Certes, rebelles de la Séléka et anti-Balaka ne s’affrontent plus directement, mais ils continuent de se regarder en chiens de faïence et on sait que  la moindre étincelle peut remettre le feu aux poudres. 

 

 Le chemin  qui mène à  la paix est parsemé d’embûches

 

 C’est un très mauvais signe pour la paix, d’autant plus que  dans les deux camps, les responsables des massacres  n’ont pas été désarmés.  Dans ces conditions d’insécurité, comment peut-on parler d’organisation d’élections  crédibles et transparentes? Or, l’organisation de ces élections est l’une des principales missions du gouvernement de la transition. Et on sait que sans élections, le pouvoir de Dame Catherine  perdra bientôt sa légitimité, avec le risque  d’un retour à la case départ.  

 

Décidément, la Centrafrique d’après-Bozizé  peine encore à trouver le chemin de la paix et de la réconciliation. Que faire ? La France dont le contingent assure la sécurité à Bangui et dans ses environs, est fortement  sollicitée sur d’autres champs de bataille, notamment  les chantiers de la lutte contre le terrorisme qui la menace directement. C’est dire  que si les autorités de Bangui ont encore la moindre  fibre patriotique, elles devraient taire leurs querelles d’ego et se donner la main pour faire revivre ce pays, avant qu’il ne tombe dans la catégorie des pays qui vivent  une guerre oubliée. Si tel devait être le cas, toute la classe politique en porterait  la responsabilité.  Cela dit, le bilan de la situation politico- sociale de la Centrafrique se révèle plutôt déplorable, mais les Centrafricains ne doivent pas pour autant  tomber dans le désespoir.  Le chemin  qui mène à  la paix est certes parsemé d’embûches, mais l’amour de la patrie et le désir de vivre ensemble peuvent leur permettre de les surmonter.  Pour cela, il ne faut exclure aucun  Centrafricain, quel que soit le rôle  qu’il a joué de par le passé dans ce qui est désormais l’histoire de la République centrafricaine.  Mais, évidemment, toute inclusion doit passer par la case justice.

 

Dieudonné MAKIENI

Lu pour vous : RCA : L’accalmie mais pas la paix
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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:33

 

 

French.china.org.cn  le 25-03-2015

 

En perte de vitesse face à l'offensive de la coalition militaire formée du Tchad, du Cameroun et du Niger, rejointe après un temps d'attentisme par le Nigeria, des hordes de combattants de Boko Haram prennent la fuite vers des pays de la région, tels le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine (RCA), rapportent des sources sécuritaires camerounaises.

 

A l'origine composée de ressortissants du pays, le groupe terroriste nigérian considéré comme le plus barbare au monde a réussi à étendre, de par ses actions faites d'attentats-suicides, d'attaques armées, de tueries et d'enlèvements de personnes, ses tentacules hors de ses fiefs du nord-est du Nigeria au point d' attirer des adeptes en provenance de pays voisins comme le Cameroun ou encore le Tchad.

 

Dotée d'un arsenal réputé sophistiqué faisant découvrir des armements de fabrication française, selon des sources militaires, l'organisation compterait aussi, à en croire les mêmes sources, dans ses rangs d'ex-insurgés libyens, des rebelles soudanais et des jihadistes du Mouvement national de libération de l'Azawad ( MNLA) du Nord-Mali.

 

Le déploiement des forces tchadiennes mi-janvier en renfort à l' armée nationale du Cameroun, où plusieurs camps d'entraînement de Boko Haram ont été démantelés et par la suite au Nigeria, a favorisé une réelle avancée dans le combat en vue de l'éradication de ce groupe terroriste, chassé de plusieurs villes du nord-est nigérian et secoué en conséquence par une débandade au sein de ses troupes.

 

Certains parmi ces combattants islamistes en fuite vers le Tchad, le Soudan et la RCA "abandonnent armes et motos" utilisées pour les attaques surprises, d'après les sources sécuritaires camerounaises dans l'Extrême-Nord du Cameroun, centre des opérations menées par le Cameroun et le Tchad, dont le dispositif redéployé lundi vers Waza était annoncé en direction de Mora mercredi.

 

C'est une mission, précisent ces sources, destinée à poursuivre aux côtés de l'armée camerounaise la sécurisation de la frontière avec le Nigeria, autour des localités de Fotokol et d'Amchidé, suite à des menaces de nouvelles attaques de Boko Haram au Cameroun, dont la dernière remonte au 16 février, le jour où a eu lieu à Yaoundé un sommet extraordinaire du Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (COPAX).

 

© Source : Xinhua

Des combattants de Boko Haram en fuite vers le Tchad, le Soudan et la Centrafrique
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