Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 03:01
Les pierres précieuses ne rapportent presque rien à la Centrafrique

 

 

 

 

http://www.lexpressiondz.com Lundi 20 Novembre 2017 09:15

 

Le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli-Fatran, a déclaré dimanche que les pierres précieuses extraites en République centrafricaine (RCA) ne rapportent presque rien à l'Etat, et encore moins aux artisans miniers. M. Mboli-Fatran, qui revenait d'une conférence internationale sur le diamant africain organisée à l'intention de dix pays producteurs et exportateurs par le Conseil mondial du diamant à Bruxelles, a indiqué que la gestion des ressources naturelles et la répartition des bénéfices issus du commerce du diamant africain, entre l'Etat et les producteurs, étaient parmi les questions abordées à cette occasion.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:59

 

 

 

 

Par RFI Publié le 18-11-2017 Modifié le 18-11-2017 à 01:03

 

Les relations entre le gouvernement centrafricain et la communauté internationale sont au plus mal depuis deux semaines et la nomination des officiers de police judiciaire devant oeuvrer dans le cadre la Cour pénale spéciale. Le ministre de la Justice est suspecté d'ingérence et les bailleurs menacent de couper les financements.

 

Alors que la Cour pénale spéciale se met lentement en place, le 6 novembre dernier, deux juges internationaux et vingt officiers de police judiciaire centrafricains ont prêté serment. Bien qu'invités à cette cérémonie, la Minusca et les bailleurs de fonds, qui financent en partie la CPS, avaient brillé par  leur absence.

 

En raison, la partialité du choix de ces dix policiers et dix gendarmes chargés d'accompagner la Cour dans ses enquêtes. A l'origine, le 29 septembre, le comité de sélection de la CPS avait recommandé vingt noms au ministère de la Justice.

 

C'est là que Flavien Mbata, le Garde des Sceaux, est intervenu en modifiant cette liste au prétexte qu'une ethnie était trop représentée. Il a alors inscrit le nom de dix nouveaux officiers de police judiciaire, une pratique contraire aux règles de la Cour pénale spéciale. Le 6 octobre, le décret était validé et signé par le président Touadéra.

 

Ce qui a fait bondir la communauté internationale, accusant l'exécutif centrafricain d'ingérence dans la bonne marche de cette institution encore fragile et censée être indépendante de toute pression politique.

 

Depuis plusieurs jours, des réunions ont lieu pour tenter de régler cette affaire. Toujours est-il que la formation de ces officiers de police judiciaire, qui devait débuter lundi prochain, a été repoussée à une date encore inconnue et que certains bailleurs ont dès à présent suspendu leurs financements jusqu'à ce qu'une voie de sortie ait été trouvée.

 

RCA: le ministre de la Justice suspecté d'ingérence dans la Cour pénale spéciale
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:55

 

 

 


French.china.org.cn | Mis à jour le 18-11-2017

 

Des positions défavorables de certains groupes armés contre l'installation des préfets et des sous-préfets sont jugées "inacceptables" par les Nations Unies, a-t-on appris d'un communiqué de presse publié jeudi par la mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA).

 

"Les positions exprimées par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) s'opposant au déploiement des préfets et sous-préfets dans certaines localités sont inacceptables", a déclaré le porte-parole de la mission onusienne MINUSCA Vladimir Montéro.

 

"La présence de l'autorité de l'Etat ne peut faire l'objet d'aucun chantage car permettant d'assurer la protection de la population civile", ainsi poursuit dans le communiqué le porte-parole de la MINUSCA.

 

Au mois d'octobre dernier, la MINUSCA a suggéré que l'installation des préfets, qu'elle devrait appuyer dans le cadre du rétablissement de l'ordre et de la sécurité dans les régions, était nécessaire à la restauration de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire de la République centrafricaine (RCA) et à la résolution des conflits.

 

Deux groupes rebelles, le MPC et le FPRC, avaient opposé une fin de non recevoir à l'installation du préfet de la Nana-Gribizi (centre-nord), Augustin Tombeau, à qui ils ont recommandé de se présenter dans la ville centrafricaine de Kaga-Bandoro (centre-nord), comme un citoyen ordinaire, presque sans éléments de sécurité, sans quoi, il prendrait cela comme étant de la provocation. En réponse, ils réagiraient.

 

Il ne faut pas perdre de vue que c'est à dessein que le gouvernement a affecté M. Tombeau dans la Nana-Gribizi, puisqu'il est colonel de l'armée centrafricaine (FACA).

 

A l'heure actuelle, la plupart des préfets ont rejoint leurs postes. Ce sont notamment le commandant Auguste Syllo du Mbomou, Dounda née Philomène Gbéko de la Mambéré-Kadeï, Victor Bissékoin de la Ouaka, etc.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la MINUSCA condamne l'opposition des groupes armés à l'installation des préfets et sous-préfets
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:49
République centrafricaine: Les Casques bleus dans un pays «assis sur une bombe»
République centrafricaine: Les Casques bleus dans un pays «assis sur une bombe»

 

 

 

 

http://www.ledevoir.com 18 novembre 2017 | Adrienne Surprenant - Collaboration spéciale à Bangui, République centrafricaine |

 

 

Le jour où Ottawa a annoncé qu’il revoyait la façon de s’engager dans les missions de paix de l’Organisation des Nations unies (ONU), celle-ci a annoncé qu’elle enverrait 900 Casques bleus de plus en République centrafricaine (RCA). Sur le terrain, la recrudescence des violences est palpable et, plus que jamais, les forces de l’ONU — la MINUSCA — sont essentielles.
 

« Sans les forces des Nations unies, la Centrafrique ne serait pas debout. Le gouvernement centrafricain ne contrôle que Bangui, et à grand-peine », nous dit le cardinal Dieudonné Nzapalainga. Il a pu le constater de visu, il revient tout juste de la ville d’Alindao, actuellement aux mains de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des 14 groupes armés qui se partagent le contrôle de l’arrière-pays.

 

« Ici, c’est le business de la guerre, la religion est seulement un prétexte, un écran », explique le cardinal. Le dimanche 12 novembre, officiant la messe à la cathédrale de Bangui, il a répété qu’il faut « arrêter le cycle de violence », car les Centrafricains « ont déjà trop souffert ».

 

La veille, chrétiens et musulmans organisaient une fête pour réunir les deux communautés au rythme de la rumba centrafricaine du groupe Nouvelle Écriture. Le bar était bondé lorsqu’une grenade a été lancée dans la foule. Emmanuel Ngallos raconte l’avoir vue glisser sur ses synthétiseurs, puis rouler sur le plancher avant de tomber dans un trou. « C’est le manque de finition de la construction qui m’a sauvé », raconte le musicien de 35 ans, blessé au ventre et aux bras par des éclats de grenade. Il est sous le choc, mais surtout inquiet : « Je ne veux pas que les gens retombent dans la violence à cause de ce qui s’est passé samedi. Je suis un artiste, un martyr de la paix. Mais mon seul regret est que les autorités ne viennent me visiter qu’au moment où il y a eu un incident, et pas avant, pour participer à des initiatives de paix. »

 

Dans ce pays traversé par des rumeurs qui ravivent à toute vitesse les violences sectaires, le moindre incident peut vite dégénérer : au cours de la soirée du concert et le lendemain, la grenade et les représailles ont tué au moins cinq personnes, et blessé une vingtaine d’autres. Cela faisait près d’un an que pareille suite d’agressions n’avait pas eu lieu dans la capitale. Au courant de la semaine, entre les rumeurs d’assassinats et les morts réels, la ville est restée sous tension. Douloureux rappel que depuis le coup d’État qui a démis le président Bozizé en 2013, le conflit a forcé un Centrafricain sur cinq sur les routes de l’exil, à l’intérieur de la RCA, ou dans les pays frontaliers.

 

De crise identitaire et politique à conflit confessionnel

 

Dans la nuit de lundi, en patrouille avec son bataillon, César, sergent-major du commando portugais de Casques bleus, raconte l’arrivée de ses troupes dans la ville « fantôme » de Bocaranga, qui était occupée par le groupe armé 3R. « Tout le monde avait fui. Ici, ce n’est pas comme lutter contre le terrorisme. Il y a deux camps [les anti-Balakas et les ex-Sélékas]. »

 

Le conflit centrafricain est souvent décrit comme opposant les mouvements d’autodéfense chrétiens anti-Balakas aux ex-Sélékas, à majorité musulmane. Mais il puise ses racines plus profondément, selon Ali Ousman, coordinateur des Associations musulmanes de Centrafrique (COMUC) : « La Centrafrique vit une crise identitaire et politique qui a dégénéré en un conflit confessionnel. Nous sommes assis sur une bombe, car on ne veut pas régler le problème de fond. Là où on voile le problème, c’est l’endroit où il faut creuser. Il y a un manque de prise de conscience de la part de l’élite, des intellectuels, des politiciens. Les gens sont manipulés », confie celui qui a créé un centre d’écoute et d’orientation, documentant les abus perpétrés tout au long de la crise, par les « deux camps ».

 

« Un coup d’épée dans l’eau » ?

 

Alors que les Casques bleus portugais traversent en blindé le marché de Pk5, épicentre des violences en 2014 dans un quartier à majorité musulmane, les quelques personnes assises sur les étals vides pour la nuit crient à leur passage. Des « Cristiano Ronaldo » sympathiques aux regards hargneux, la perception des troupes onusiennes est partagée.

 

« Leur mission est de la protection civile, mais ils ne le font pas à plein temps. Si les 900 viennent travailler [de la même façon], c’est un coup d’épée dans l’eau. Est-ce que ces 900 vont venir répondre aux besoins de la population qui est la protection ? » questionne Moussa Ibrahim, acteur de la société civile et signataire du Pacte de non-agression de 11 février 2016.

 

« Aujourd’hui, on assiste à une dégradation de la situation à laquelle on s’efforce de répondre, souligne de son côté Vladimir Monteiro, porte-parole des forces des Nations unies en Centrafrique. Depuis son arrivée en Centrafrique, la MINUSCA prévient un risque de violence à très grande échelle. Elle a permis la sécurisation du référendum, puis des élections, a protégé les populations et empêché les actions de groupes armés. »

 

La stratégie dévoilée par Justin Trudeau cette semaine esquisse de possibles interventions à la carte, selon les besoins de l’ONU, plutôt que l’envoi de Casques bleus canadiens dans une ou deux missions spécifiques. L’ONU a déterminé trois théâtres d’opérations prioritaires : la Centrafrique, le Mali et le Soudan du Sud. Est-ce à dire que le Canada y interviendra ? Il est trop tôt pour le dire.

 

Le premier ministre a aussi dit qu’il comptait appuyer financièrement le recrutement des femmes dans les Casques bleus. Le besoin de leur présence sur le terrain se fait sentir : « Les femmes sont très importantes au sein de la mission, autant dans la partie civile que militaire. Elles permettent d’atteindre une partie de la population touchée fortement par les violences, et les violences basées sur le sexe », explique Monteiro. En 2016, puis en 2017, les Casques bleus en Centrafrique ont d’ailleurs été au coeur de scandales d’agressions sexuelles.

 

La réalisation de ce reportage a été rendue possible grâce à une bourse de l’International Women’s Media Foundation (IWMF).

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:45
CPI : les victimes de Bemba demandent des réparations individuelles

 

 

CPI : les victimes de Bemba demandent des réparations individuelles

 

http://maliactu.net  20 novembre 2017

 

Plus de 5.000 victimes de crimes de guerre commis en Centrafrique pour lesquels a été condamné l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba demandent des réparations individualisées devant la Cour pénale internationale (CPI).

 

« La plupart des victimes rencontrées ont tout perdu et insistent pour que des compensations individuelles soient attribuées » par la CPI, a fait savoir la Fédération internationale des ligues des Droits de l’homme (FIDH) dans un communiqué lundi.

 

L’ancien riche homme d’affaires de 55 ans avait été condamné à une peine de 18 ans de prison par la CPI en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC) entre octobre 2002 et mars 2003, en Centrafrique.

 

Alors que la CPI a commencé à se pencher sur les demandes en réparation, la FIDH a publié un rapport présentant les résultats d’une enquête menée en juin auprès de douze victimes de violences sexuelles et exactions commises par les troupes de M. Bemba.

 

« Elles continuent à vivre dans leur chair et leur mémoire les conséquences des crimes et des traumatismes subis », a rapporté la FIDH. « Si les réparations sont tardives, elles sont néanmoins une exception dans un pays ravagé par l’impunité et les exactions violentes des groupes armés », ajoute-t-elle.

 

Jean-Pierre Bemba a interjeté appel de sa condamnation, dénonçant des « vices de forme » et évoquant notamment l’arrestation de son avocat durant le procès.

 

Il s’agira de la troisième ordonnance de réparations dans l’histoire de la CPI, quinze ans après sa fondation.

 

En août, la Cour a déclaré qu’un jihadiste malien avait provoqué pour 2,7 millions d’euros de dégâts en faisant détruire en 2012 des mausolées de la cité historique malienne de Tombouctou.

 

Et en mars, la CPI avait attribué 250 dollars « symboliques » à chacune des 297 victimes d’un ancien chef de milice congolais, Germain Katanga, condamné en 2014 à douze années de détention. Le total des préjudices physiques, matériels et psychologiques s’élevait à 3,75 millions d’euros, selon la Cour.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:42
Lu pour vous : Le père Philibert, de Fougères, met cap sur la Centrafrique

 

 

 

 

Prêt à partir en Centrafrique, d'où il est originaire, le père Philibert a rencontré des lycéens de JB Le Taillandier, site ND des Marais, pour leur présenter sa mission.

 

https://actu.fr  Publié le 20 Nov 17 à 12:05

 

Une fois sur place, le père Philibert (qui officie à Fougères et dans les communes alentours) accompagné de Sylvie, une bénévole, se rendra tout d’abord à Bangui, la capitale.

 

« Nous irons chez les religieuses, nous rencontrerons des enfants de l’école primaire ainsi que dans un centre de la promotion féminine avant d’aller à 180 km de là, à Sibut, dans une autre communauté religieuse. Là encore nous visiterons une école, un centre, et un petit séminaire, celui-là même où j’ai fait mes études », indique le père Philibert.

 

Les deux Fougerais ont parlé aux lycéens de la République centrafricaine et des difficultés auxquelles les habitants doivent faire face.

 

« Vous avez de la chance, d’autres en ont moins que vous. Que pouvons-nous faire ensemble pour aider ? » leur ont-ils demandé.

 

La classe sera la classe pilote des autres Seconde du lycée. Catherine Rimasson, professeur responsable du niveau Seconde, explique : 

 

« Ils devront inciter leurs camarades à réfléchir puis à travailler sur des projets. Le père Philibert les a d’ores et déjà sensibilisés à l’importance de la prière là-bas et leur a suggéré de collecter des chapelets, si possible fluos pour pallier le manque d’électricité, afin de pouvoir en faire don à la population »

 

Sylvie et le père Philibert reviendront au mois de janvier pour projeter aux élèves le film tourné en Centrafrique et faire le point sur les réflexions menées pendant leur absence.

 

Leurs échanges devraient permettre de finaliser les projets initiés en classe au moment du Carême.

 

Rédaction Fougères La Chronique Républicaine

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 01:11
TELECEL CENTRAFRIQUE COMMUNIQUE

 

 

 

Communiqué


 
Telecel Centrafrique annonce aux Centrafricaines et aux centrafricains, la couverture de nouvelles villes.


Dans le cadre de l'extension de la couverture dans les zones rurales et afin de permettre aux citoyennes et aux citoyens centrafricains d'accéder aux services de téléphonie mobile et d'internet, Telecel RCA a le privilège d'annoncer la mise en service à ce jour de 12 nouvelles villes: Zawa - Gaga - Yaloké - Bozoum - Grimari - Birao - Boromata - Tiringoulou - Ndiffa - Bokolobo - Sido – Ouadda-Djallé.


D'autre part, les villes de Ndim - Obo – Nanga-Boguila seront également mises en service avant le 24 novembre 2017.

 
Et les travaux d'intégration et de mise en service vont se poursuivre d'ici à la fin de l'année, jusqu'à couvrir 20 nouvelles villes, dont les antennes relais seront exclusivement alimentées grâce à l'énergie solaire.

 
Et ce n'est que le début d'un vaste programme d'investissement qui s'étend sur 2018 et 2019 avec la mise en service de plus de 50 nouveaux sites afin d'offrir aux Centrafricaines et aux Centrafricains la pointe de la technologie en matière de télécommunications et d'internet.

 
Telecel RCA considère toujours son objectif prioritaire de développer le secteur des TIC, renforcer le désenclavement numérique du pays et faciliter l’accès à l’univers des télécommunications et internet au plus grand nombre de Centrafricaines et Centrafricains.

 

BIANI BIANI

 

 

INTERVIEW DE M. Abdallah ELKABDANI, DIRECTEUR GENERAL

DE TELECEL CENTRAFRIQUE

 

 

M. le Directeur Général de Telecel Centrafrique, ce n’est un secret pour personne qu’en raison de la présence de certains groupes armés dans certains endroits de l’arrière-pays, votre société éprouve jusqu’à présent beaucoup de difficultés, soit pour accéder à certains sites abritant vos antennes relais à cause de l’insécurité, soit en raison de la mise à l'arrêt purement volontaire des rebelles ou le vol de vos groupes électrogènes. Or malgré ces aléas, vos équipes techniques viennent de réaliser la prouesse de connecter plus d’une dizaine de villes grâce à l’implantation de sites dits « low cost » c’est à dire qui fonctionnent entièrement à l’énergie solaire. Avez-vous ainsi tourné la page des difficultés en question ou bien les groupes armés sont-ils devenus plus raisonnables ?

 

Malheureusement la page des difficultés demeure toujours dans certaines zones. Pour lancer les villes dans la Vakaga à l'extrême Nord, nos ingénieurs ont été d'abord à Birao grâce à l'avion de la Minusca. Nous avons lancé le reste des villes dans la zone a partir de Birao, nous avons utilisé une stratégie simple qui est celle de faire ville par ville en Moto et ceci grâce au courage sans précédent de notre équipe technique. C'était une opération risquée mais cela a été payant car tous ces sites ont été mis en service sans incident majeur.

  

Une ville comme Birao à l’extrême Nord-Est est restée plusieurs mois durant sans téléphone ni internet. Il a fallu la récente visite du Chef de l’Etat pour que TELECEL aille remettre en état l’antenne relais. Faudrait-il toujours attendre que les politiques donnent le top pour que votre société résolve les difficultés de téléphonie ?

 

 A Birao nous étions hébergés (en co-location) par un autre Opérateur téléphonique et notre site était hors service depuis le mois de juin 2017. L'Opérateur hébergeur allègue un problème de vétusté du modem satellite qui devait être remplacé en juillet 2017 mais malheureusement cette promesse n'était pas tenue. L'argument avancé fait mention de retard dans l'approvisionnement des matériels et repousse le rétablissement du service en Octobre 2017 et toujours promesse non tenue. Nous avons décidé d'installer notre propre site à Birao car l'opérateur qui nous hébergeait n'avait plus la capacité nécessaire de nous garantir un bon fonctionnement du réseau afin d'offrir un  service de qualité à nos abonnés. 

 

Entre temps, nos projets des sites "Low Cost" sont arrivés à leur phase effective de déploiement mais malheureusement nous étions confrontés à un problème d'accès au site pour des raisons sécuritaires. La visite du chef de l'Etat dans la ville de Birao ayant permis de renforcer la sécurité ce qui nous a permis d'accéder à notre site pour pouvoir le mettre en service. 

 

Nous voulons tout de même remercier le passage du Chef de l'Etat à Birao qui nous a permis d'atteindre nos objectifs grâce à la sécurité renforcée.

 

Lors du récent Forum des investisseurs à Bangui, Mme Samuela Isopi, ambassadrice de l’Union Européenne a fait l’annonce que son institution allait finaliser prochainement un accord de financement dans la mise en place d'un réseau de fibre optique en Centrafrique, en partenariat avec la Banque africaine de développement.de concert avec la BAD. Qu’en dites-vous ? 

 

 Les Centrafricains méritent la démocratisation de la connectivité. Cette infrastructure de dorsale nationale de fibre optique ouvrira la grande porte de la connectivité "haut débit" à travers la République  Centrafricaine.

 

Notre vision est de connecter la RCA avec le reste du monde par des câbles sous-marins. Notre rêve est de voir naître un consortium des opérateurs de télécommunications du pays uni ensemble sous le leadership du gouvernement pour construire un réseau national de fibre optique. 

 

Cette structure est fondamentale pour créer un environnement favorable et constructif pour le développement du secteur des TIC en particulier et le développement de la RCA en général.

 

Propos recueillis par la rédaction de Centrafrique-Presse

 

BIANI BIANI

TELECEL CENTRAFRIQUE COMMUNIQUE
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 01:03
L’ONU enquête sur l’inefficacité des Casques bleus en Centrafrique

 

 

 

 

https://www.ouest-france.fr  Modifié le 14/11/2017 à 14:19 | Publié le 14/11/2017 à 14:10

 

 

Les Nations Unies ont annoncé lundi le lancement d’une enquête spéciale indépendante portant sur un certain nombre d’incidents survenus dans le sud-est de la République Centrafricaine (RCA) entre le 1er mai et le 31 août 2017.

 

Les Casques bleus de la Minusca ont-ils correctement rempli leurs missions ? C’est la question à laquelle le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) veut apporter une réponse. Lundi, il a annoncé le lancement d’une enquête spéciale indépendante, dans un contexte de détérioration de la sécurité dans le sud-est de la République Centrafricaine.

 

La poursuite des violences sur fond de tensions ethniques a eu pour conséquences une augmentation de plus de 50 % du nombre de Centrafricains déplacés depuis le début de l’année. 600 250 Centrafricains sont actuellement déplacés à l’intérieur de la Centrafrique et plus de 500 000 autres ont trouvé refuge dans les pays voisins de la RCA. « Un bond en arrière » de trois ans pour la cheffe adjointe de la MINUSCA. Ces chiffres sont effectivement identiques à ceux de 2014.

 

Les Casques bleus dans le viseur

 

« L’enquête portera sur les attaques menées contre des civils par des groupes armés à proximité de la présence de la MINUSCA (Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique) dans les préfectures de Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou, ainsi que la réponse de la Mission à ces incidents », explique le Département des opérations de maintien de la paix.

 

L’enquête sera menée en vue d’améliorer la capacité de la MINUSCA à prévenir la violence et à protéger les civils de menaces imminentes dans la mesure de ses capacités et dans ses zones de déploiement. Elle formulera des recommandations pour remédier à toute lacune, le cas échéant, a précisé le DOMP.

 

Serait en particulier visé le contingent marocain de Bangassou (à 700 km à l’est de Bangui) dont le manque de réactivité a été critiqué. Cette unité a elle-même été visée par des attaques et huit de ses soldats ont péri. L’absence de Casques bleus à Gambo, préfecture du Mbomou, théâtre de violences, a aussi été dénoncée, la MINUSCA étant même accusée d’avoir été complices d’un des belligérants.

 

L’équipe d’enquêteurs sera dirigée par le général béninois Fernand Marcel Amoussou. Ancien Chef d’état-major des forces armées béninoises de 2000 à 2005, Amoussou a commandé la Force de l’Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) de 2006 à 2010.

 

Cette décision intervient alors que le mandat de la MINUSCA va être prolongé et que les effectifs onusiens pourraient être augmentés de 900 hommes. La force serait autorisée à déployer sur le terrain jusqu’à 11 650 personnes, dont 2 080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 00:58
Washington réautorise l'importation de trophées d'éléphants
Washington réautorise l'importation de trophées d'éléphants

 

 

 

 

AFP / 16 novembre 2017 23h57 - L'administration de Donald Trump faisait face jeudi à une avalanche de critiques de la part des associations de défense des animaux pour avoir réautorisé les chasseurs américains à importer des trophées d'éléphants tués au Zimbabwe et en Zambie. 



La décision a d'autant plus choqué que les arguments sur lesquels s'appuie ce changement brutal de politique sont jugés fallacieux par ces organisations.



Les autorités américaines ont renversé une précédente interdiction, imposée sous Barack Obama, d'importer notamment les très recherchées défenses d'ivoire de cet animal menacé et dont la population en Afrique décroit rapidement.



Le U.S. Fish & Wildlife Service (USFWS), "va émettre des permis autorisant l'importation des trophées d'éléphants chassés par loisir au Zimbabwe à partir du 21 janvier 2016 et jusqu'au 31 décembre 2018", a écrit jeudi sur son site l'agence fédérale américaine chargée des questions de chasse et de pêche. 



Elle confirmait ainsi une annonce faite cette semaine lors d'un forum sud-africain pro-chasse, le Safari Club International Foundation, qui a bataillé dur au côté du lobby américain des armes, la NRA, pour obtenir cette victoire.



Une réévaluation sera menée mi-2018 pour envisager une prolongation de l'autorisation. 



"Comportement répréhensible de l'administration Trump. 100 éléphants sont déjà tués chaque jour. Cela mènera à davantage de braconnage", a dénoncé The Elephant Project sur Twitter.



Pour sa part, le centre américain pour la biodiversité a déploré qu'en autorisant à faire entrer "des têtes, des pieds et des queues d'éléphants morts aux Etats-Unis", Donald Trump "légalise le fait du tuer des éléphants menacés". 



Selon l'organisation Great Elephant Census, le nombre de pachydermes a chuté de 30% entre 2007 et 2014 en Afrique, avec une baisse de 6% pour le Zimbabwe.

 

- Protection ou aberration? -



L'administration du président républicain exploite avec cette décision un aspect de la loi américaine sur les espèces en danger (Endangered Species Act), qui stipule que l'importation de tels trophées peut être légale si preuve est apportée que la chasse bénéficie à la conservation plus large des espèces. 



"La chasse pour le loisir, légale, bien encadrée, dans le cadre d'un programme, peut bénéficier à la conservation de certaines espèces en incitant les populations locales à conserver les espèces et en injectant l'argent dans la conservation", explique ainsi l'USFWS.



"Pour soutenir la conservation, les chasseurs devraient choisir de chasser seulement dans des pays qui ont une forte gouvernance, un encadrement intelligent et des populations sauvages en bonne santé", ajoute l'agence.



Ce raisonnement, dénonce l'association américaine de défense des animaux PETA, "revient à vendre un enfant sur le marché noir afin de lever de l'argent pour combattre les violences faites aux enfants".



Hasard du calendrier, la diplomatie américaine a rendu jeudi son premier rapport annuel sur le trafic d'espèces sauvages, dans lequel il émet une liste de pays qui font l'objet d'"inquiétudes", mais dont le Zimbabwe et la Zambie sont absents.



"Le trafic d'espèces sauvages reste un grave crime transnational qui menace la sécurité, la prospérité économique, l'état de droit, les efforts de conservation et la santé humaine", écrit le département d'Etat. "Le gouvernement américain combat ce commerce illégal aux Etats-Unis et à l'étranger."



Une semblable décision avait déjà été prise - sans faire de remous - en octobre, lorsque l'USFWS était déjà revenu sur l'interdiction d'importer des trophées de lions venus du Zimbabwe et de Zambie. Le braconnage du lion Cecil au Zimbabwe en 2015 avait pourtant provoqué une polémique mondiale.



De nombreux observateurs se demandaient également si la décision prise sur les éléphants par l'administration américaine a un lien avec la passion des deux fils aînés du président, Don Jr. et Eric, qui se rendent régulièrement à la chasse aux trophées en Afrique. 



Une photo, notamment, était très partagée sur les réseaux sociaux. On y voit Donald Trump Jr poser, cartouches de fusil à la ceinture, un canif dans la main droite et une queue d'éléphant dans la main gauche, à côté de l'animal mort.



(©)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 00:50

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 16-11-2017

 

La vie reprenait petit à petit au Km5, un quartier majoritairement musulman de la capitale centrafricaine, Bangui, après deux journées consécutives de violences intercommunautaires, a appris mercredi Xinhua de sources concordantes, certains témoins parlant de "boucherie humaine".

 

Des assaillants non identifiés ont attaqué samedi soir à la grenade un cabaret du Km5 lors d'un concert, faisant au moins quatre morts et une vingtaine de blessés. En représailles, des musulmans s'en sont pris le lendemain à l'arme blanche à des chrétiens, qui ont répliqué. Les corps ont longtemps jonché le sol, selon plusieurs témoins.

 

"Je me suis rendu au Km5, à la mosquée Ali Babolo, je me suis rendu à la morgue de l'hôpital communautaire. Les corps que j'ai vus ont été charcutés", a affirmé Cyriaque Gonda, ancien ministre et leader du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN).

 

Benoît Kémata, le père d'une victime, a raconté que son fils revenait de l'église quand il a été "assassiné comme un animal. Je suis médecin et je ne veux pas décrire ce que j'ai vu sur son corps".

 

Presque toutes les familles des victimes, une dizaine environ, ont fait des descriptions qui sont proches les unes des autres, parlant d'une véritable "boucherie humaine" : des corps égorgés, poignardés en de multiples endroits, éventrés, les yeux crevés et même des membres ou organes amputés.

 

Vu les violences récurrentes au Km5, les habitants des autres arrondissements de Bangui ne sont plus très chauds pour s'y rendre et faire leurs achats, au grand dam des commerçants locaux qui ne cachent pas leur réprobation vis-à-vis des auteurs des actes criminels. Très souvent, ils disent protéger leurs clients chrétiens jusqu'à s'assurer d'une accalmie pour les laisser repartir.

 

L'opinion publique s'est élevée pour appeler à l'apaisement, dénoncer et condamner ces actes et demander l'ouverture d'une enquête judiciaire. Ces voix ont par ailleurs appelé le gouvernement et la mission onusienne MINUSCA à arrêter et traduire en justice les auteurs de ces crimes abominables.

 

Cette série de violences intercommunautaires en plein coeur de la capitale du pays "a ébranlé les efforts de cohésion sociale entre les chrétiens et les musulmans", a déploré un responsable d'une ONG en Centrafrique.

 

A ce jour, certaines familles continuent de rechercher leurs membres portés disparus. Par ailleurs, certaines maisons dans les quartiers jouxtant le Km5 et ayant été désertées par leurs occupants de peur d'être tués font déjà par endroits l'objet de pillage.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : accalmie au Km5 de Bangui après 48 heures de "boucherie humaine"
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com