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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:38

 

 


Le ministre de la sécurité publique, de l’Immigration et Emigration, Nicaise Samedi Karnou, a sommé toutes les personnes détenteurs illégales d’armes, de les restituer aux autorités légales dans un délai de soixante-douze(72) heures, lors d’une conférence de presse hebdomadaire du gouvernement, vendredi 13 février 2015 à Bangui. Le but de cet exercice est de faire le point sur la situation sécuritaire dans le pays.

 

Dans le souci de ramener la paix et la quiétude dans la ville de Bangui et en province, le ministre Nicaise Samedi Karnou a pris certaines mesures notamment l’interdiction de la circulation de Taxi-moto au-delà de 18h00. Le ministre Nicaise Samedi Karnou a aussi promis la libération progressive des villes sous contrôle des ex-Séléka avec l’appui des forces internationales. Il a exhorté ses compatriotes des villes occupées par les forces non conventionnelles de rester serein et vigilent.

 

Il a également promis la mise en marche de la chaine pénale en vue de traduire les auteurs de crimes et violation des droits de l’homme. Par ailleurs, le ministre Samedi Karnou a mis en garde les fauteurs de troubles qui défient l’autorité de l’Etat. Enfin, il a invité la population à collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité en vue de traquer les malfaiteurs.

 

(ACAP)

Le ministre de la Sécurité Publique, de l’Immigration, Emigration somme tous les détenteurs d’armes illégales à les restituer aux autorités
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Centrafrique-Presse.com
16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:21

 

 

 

www.mutations.com  16 février 2015

 

Contenant des grenades, bombes, missiles, torpilles, mines, etc., la cargaison partie du Pad le 23 décembre 2014 n’a toujours pas atteint Garoua-Boulaï.

 

Un camion immatriculé LT TR724 AE parti du Port autonome de Douala (Pad) depuis le 23 décembre 2014 à destination de Bangui en République centrafricaine, pour le compte de la Mission internationale des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca), est porté disparu entre Douala et Garoua-Boulaï. Ledit camion, qui transportait deux conteneurs de matières explosives composées de grenades, de bombes, de torpilles, de mines, de missiles et de munitions, en provenance du Sri Lanka, reste introuvable près de deux mois après. Y compris la cargaison.


Dans un message radio-porté en date du 06 février dernier, le gouverneur de la région du Centre, Joseph Otto Wilson, demande à l’ensemble des préfets des dix départements de son unité administrative d’entreprendre dans l’urgence, en collaboration avec les forces de maintien de l’ordre, des recherches afin de localiser le camion en question. De sources sécuritaires, la même action a été initiée non seulement par ses homologues des régions du Littoral et de l’Est, mais aussi par l’ensemble des patrons des sept autres régions.

 

Interrogations


La disparition de ces deux conteneurs d’explosifs suscite une kyrielle d’interrogations, tant elle relève de l’inédit. Elle survient dans un contexte particulier où le Cameroun subit des assauts répétés de la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, et aussi des attaques des rebelles centrafricains dans la partie Est du pays. Comment, dans une période aussi sensible que celle que traverse le Cameroun actuellement, les autorités aussi bien civiles que militaires ont-elles pu autoriser l’acheminement de cet important matériel de guerre sans une escorte de nos forces de sécurité ?

 

Selon une autorité de la préfectorale en poste dans la région du Centre, cette cargaison destinée aux troupes de la Minusca en Centrafrique aurait du être escortée par la légion de gendarmerie du Littoral jusqu’à Garoua-Boulaï, ville frontalière avec la Rca. Autre curiosité : Comment ce n’est que près de deux mois après la disparition du camion que les patrons des régions sortent du bois pour instruire leurs collaborateurs d’entreprendre des recherches en vue de retrouver ledit véhicule ? Depuis 2009, la Douane camerounaise dispose pourtant du système Tracking par Gps qui permet de contrôler des marchandises sous douane qui entrent ou traversent le territoire camerounais. Dans une interview accordée après le lancement de ce système au site internet aeud.fr, le directeur général des Douanes, Minette Libom Li Likeng, affirmait : « Le tracking par Gps consiste en un suivi en continu et en temps réel par voie satellitaire de la circulation des marchandises en transit des points de départ habituels de Douala et de Limbe à destination des pays voisins, la Rca et le Tchad ». Comment donc ce camion transportant du matériel explosif à destination de Bangui a-t-il pu disparaître sans laisser de traces ?
 

En rappel, créé le 10 avril 2014, la Minusca a pour missions de protéger les populations civiles, appuyer la mise en œuvre de la transition, faciliter l’acheminement immédiat, en toute sécurité et sans entrave, de toute l’aide humanitaire, protéger le personnel et les biens des Nations Unies, promouvoir et protéger les Droits de l’Homme en Centrafrique. Elle a aussi pour tâche prioritaire le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement des ex-combattants et éléments armés. D’ici, l’on imagine le préjudice causé (suite à la disparition de cette cargaison d’explosifs) à cette Mission dans la mise en œuvre de son mandat.

 

Jean De Dieu Bidias

Cameroun: Deux conteneurs d'explosifs disparaissent entre Douala et Garoua-Boulaï
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Centrafrique-Presse.com
16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:19

 

 

 

Par RFI 16-02-2015 à 20:55

 

Au Cameroun, le sommet africain de Yaoundé s’est terminé ce lundi 16 février. Les chefs d'Etat d'Afrique centrale se sont réunis pour tenter d'élaborer une stratégie commune afin de lutter contre le groupe islamiste Boko Haram et de le mettre hors d'état de nuire. Autour du président camerounais Paul Biya étaient présents ses homologues tchadien, gabonais, centrafricain, congolais et équato-guinéen.

 

Dans son discours d’ouverture du sommet, Idriss Déby, président tchadien et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), a dit vouloir au terme des travaux de Yaoundé des actions immédiates et concrètes.

 

Ce sommet extraordinaire s’est déroulé dans cet esprit avec, pour principale annonce, l’activation - pour la première fois - du pacte d’assistance mutuelle et de solidarité qui lie les pays de la CEEAC. Un fonds d’urgence à reverser au Cameroun et au Tchad en soutien à l’effort de guerre a ainsi été arrêté. Il est de 50 milliards de francs CFA.

 

Outre ces financements, les chefs d’Etat et chefs de délégation ont convenu de divers appuis en équipement militaire et logistique à affecter aux deux pays déjà engagés dans la guerre contre Boko Haram, mais aussi d’actions à portée sociale et de développement en direction des localités et des populations exposées à la menace jihadiste.

 

Quelque temps avant, Paul Biya, président du Cameroun et hôte de ce sommet, avait fini de convaincre l’assistance que Boko Haram, de par ses méthodes et son mode de société, n’invitait à aucun compromis d’où la nécessité de le combattre jusqu’au dernier retranchement.

 

Précisons par ailleurs que l'armée tchadienne intervient depuis début février contre Boko Haram au Cameroun, au Niger et au Nigeria pour pallier notamment l'incapacité de l'armée nigériane à stopper les attaques islamistes. Ce lundi, l'armée nigériane assure avoir a repris deux villes du nord-est du Nigeria, Mungono et Marte, aux islamistes de Boko Haram.

Sommet de la CEEAC: 50 milliards de francs CFA contre Boko Haram
Sommet de la CEEAC: 50 milliards de francs CFA contre Boko Haram
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Centrafrique-Presse.com
16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 20:38

 

 

Bangui © 2014 Agence Afrique 16/02/2015

 

Le Conseil national de transition (CNT), le parlementaire de transition en République centrafricaine, a examiné et adopté lundi à Bangui la nouvelle constitution élaborée par une commission spéciale en vue d’installer une nouvelle république en Centrafricain. Dans les nouveautés, la création du Sénat.

 

Le CNT a adopté cette nouvelle constitution dont l’une des nouveautés est la création du Sénat. Le mode d’élection, la composition et le fonctionnement de ce nouvel organe parlementaire ont été au plafond de la session plénière du 15 février. En fait la copie du projet de la nouvelle constitution « piaffait » depuis un mois sur la table du CNT.

 

L’adoption de cette constitution au parlement de transition est un début dans la longue marche qui conduire au référendum. Après la guerre civile qui a déchiré la Centrafrique, les autorités de transition mettent en place un nouvel ordre constitutionnel pour permettre au pays de recommencer sur les nouvelles bases. Après l’ultime toilettage du texte visant à intégrer les amendements proposés par les parlementaires, le nouveau texte sera envoyé au gouvernement pour un second examen.

 

Le gouvernement va organiser une table-ronde avec la société civile pour faire passer le texte. La cour constitutionnelle donnera son avis sur la conformité du texte. Le texte reviendra ensuite au CNT pour la copie définitive qui sera soumise à la population pour référendum.

 

 

C'est avec 83 voix de OUI, 08 de NON et 08 abstentions que le Parlement de Transition a adopté ce jour avec amendements l'Avant Proposition de Constitution de la RCA.

 

Il faut noter que parmi les Conseillers Nationaux qui ont dit NON, deux se sont prononcés avec explication de vote. C'est ainsi que selon la procédure, le Président Alexandre-Ferdinand N'Guendet leur a donné la parole à l'issue du vote.

 

Pour le Conseiller PAPENHIA qui avait soumis une Motion de Renvoi du texte, son NON est justifié par le rejet de cette proposition par la Plénière.


Puis, il n'a pas soutenu que la Plénière élague toutes les Dispositions Finales et Transitoires de cet Avant-proposition de Constitution car, il craint un vide institutionnel quand la nouvelle Constitution entrera en vigueur, a t-il mentionné.

 

Enfin, le Conseiller SOKAMBI justifie sa position par le fait qu'il avait proposé à la Plénière de ne valider que le Rapport de la Commission Elargie car, selon lui, cet Avant-Proposition de Constitution allait suivre plusieurs étapes de validation.

 

Précisons que le vote s'est déroulé à main levée.

 

 

RCA: le CNT s'entend sur un projet de Constitution

 

Par RFI 16-02-2015 à 21:17

 

Le CNT, le Parlement de transition centrafricain, a adopté ce lundi 16 février avec 83 voix pour, 8 voix contre et 8 abstentions l'avant-projet de Constitution qui sera transmis dans les jours qui viennent au gouvernement. Le texte est loin d'en être à sa version définitive. Mais les grandes lignes sont déjà là et les parlementaires proposent un certain nombre d'innovations de taille par rapport à la Constitution de 2004.

 

Avant d'être soumis au vote des électeurs par référendum, le projet de Constitution doit passer devant un « atelier d'enrichissement » constitué de représentants des forces vives de la nation. Il faudra probablement aussi y intégrer des ajouts décidés lors du forum de Bangui.

 

L'une des plus grandes nouveautés ne figure pas encore dans le texte qui a été voté ce lundi, mais y sera intégré dans les prochains jours : la création d'un Sénat. Les membres du CNT (Conseil national de transition) en ont acté le principe. Et si le Sénat restait dans la version définitive, la définition de ses modalités ferait l'objet d'une loi avant ou après la fin de la transition.

 

Autre innovation proposée par les membres du CNT dans leur projet de Constitution : les fondements de la République sont étayés. Au principe du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » déjà présent dans la Constitution de 2004, sont ajoutés la « séparation de l'Etat et de la religion, l'unité nationale, la paix sociale, la justice sociale, le développement social et économique et la solidarité nationale ».

 

Le projet se veut par ailleurs plus précis quant aux pouvoirs du président de la République. Le mandat serait toujours de cinq ans renouvelables une fois. Mais « en aucun cas le président ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou le proroger pour quelques motifs que ce soit », ajoute le projet. Et parmi les nouvelles conditions pour être président, que le CNT souhaite voir ajouter : « Ne pas avoir été membre d'une milice ou d'une rébellion armée ».

 

Autre disposition potentielle de taille, l'avis de l'Assemblée nationale serait requis « avant la signature de tout contrat relatif aux ressources minières et naturelles du pays ».

Centrafrique : La nouvelle constitution au forceps du parlement de transition
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 20:25

 

 

 

http://www.adiac-congo.com Lundi 16 Février 2015 - 11:42

 

La présidente de transition a levé ce week-end l’immunité du ministre du Tourisme, Romaric Vomitiadé, accusé de viol sur une mineure de 16 ans à Yaloké. Cette décision met le ministre à la disposition de la justice dans une affaire qui remonte à fin janvier.

 

L’étau se resserre de plus en plus sur le ministre Romaric Vomitiadé. Pour la présidence, il ne faut pas perdre du temps « compte tenu de la gravité des accusations, la présidente a immédiatement instruit le Premier ministre, chef du gouvernement de la transition, de la levée de l’immunité du membre du gouvernement mis en cause pour permettre à la justice de mener les enquêtes destinées à faire toute la lumière sur cette affaire », a indiqué le communiqué de la présidence. « D’un côté nous voulons que la justice fasse son travail pour que l’opinion soit située sur cette affaire mais de l’autre, une personnalité sur qui pèse de telle accusation, ne saurait rester au gouvernement de la République. C’est indigne et cela ne peut honorer la République ni le concerné », a confié un conseiller de la présidente Catherine Samba-Panza.

 

L’acte reproché au membre du gouvernement remonterait à la nuit du 24 au 25 janvier 2015.  De sources bien informées, l’affaire a éclaté deux semaines après parce que le ministre n’aurait pas tenu la promesse faite aux parents. « Quand les choses se sont passées, le lendemain, les deux parties ont eu des compromis. Je ne sais pas ce que le ministre a promis mais, il avait quand même promis faire un geste mais une fois à Bangui, les parents ont attendu en vain. C’est pour cette raison qu’ils ont contacté la radio Ndéké Luka (radio des Nations unies) pour dénoncer le ministre », a confié cette source.

 

Dans le cercle de la présidente, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer le départ du ministre. Mais du côté de la primature, on préfère jouer à l’apaisement. « Les choses sont encore fragiles et ce n’est pas à la cheffe de l’État de les rendre plus fragiles encore. Le ministre est nommé parce qu’il était proposé par un groupe armé au nom de la cohabitation. Devant cette situation, nous voulons que le groupe puisse réagir afin d’éviter toute frustration inutile », a révélé un cadre de la primature.

 

Le ministre continue de clamer son innocence

 

La victime est actuellement à Bangui à la demande de la présidente Catherine Samba Panza. Elle a attesté les faits en direct sur les ondes de la radio onusienne Ndèkè-Luka. Le ministre Vomitiadé rejette en bloc les faits qui lui sont reprochés. « Je ne reconnais pas avoir posé l’acte pour lequel je suis en ce moment attaqué dans la presse », a dit Vomitiadé. Pour lui « cette accusation est politique. Mes actions ministérielles ne plaisent pas à certaines gens. C’est la politique, vous savez tout est possible. Je suis arrivé à Yaloké dans le cadre des consultations à la base. C’est ce que j’ai fait de bout en bout », a-t-il ajouté. Et ce dernier a promis saisir la justice « pour offense à ma personne ».

 

Jamais une affaire de ce type ne s’est produite en Centrafrique, mettant en cause un ministre en fonction. À l'état actuel, la justice peut l’interpeller à tout moment.

  

Fiacre Kombo

 

 

(Romaric Vomitiadé ici en costume gris clair sur la photo)

Centrafrique : le ministre du Tourisme sera bientôt jugé
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 18:50

 


 

Bangui, 16 février 2015 (RJDH) - L’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, interpelle le personnel soignant  à sauver des vies.  En se référant à la parole de Dieu, le prélat a fait savoir que « (...)  s'ils sont guéris quelque part les agents de santé ont contribué à la mission de Christ ». Un appel lancé à l'occasion de  la célébration eucharistique en différée de la journée des maladies et du personnel soignant,  le dimanche 15 février.

 

« Là où vous travaillez, vous êtes au nom du Christ, dans l’évangile de saint Marc, christ ne s’est pas dérober des lépreux, mais il a mis la main, il a touché, il a guérit. Toi chrétien, personnel soignant tu es appelé par ta vocation pour sauver des vies », a-t-il dit.

 

Le directeur du complexe pédiatrique, Dr. Chrysostome  Gody,  qui était présent à cette messe, a fait savoir que c'est une occasion pour le personnel soignant  de prendre conscience de sa mission.  « L’objectif est que le personnel de santé sorte de là avec la prise de conscience que la qualité de l’accueille, de l’accompagnement et de la guérison du malade relève de sa compétence d’une part, et que le patient sort de là en se disant que finalement je ne suis pas abandonné d’autres êtres humains comme moi, font en sorte que je ne sois pas seule dans ma souffrance, d’autre part ».

 

Le personnel soignant a relevé les difficultés de la prise en charge médicale des malades plus du manque de matériels qui entravent leurs activités.

 

Eugénie Yarafa, ministre des Affaire Sociales,  a révélé la stratégie du gouvernement par rapport à la prise en charge des cas sociaux.  Selon elle, « le gouvernement a déjà mobilisé des ressources de son côté et aussi des partenaires.  Il y a aussi le projet de gratuité des soins. Dans le cadre du projet Bekou avec l’Union Européenne, un programme est déjà initié et les ressources sont disponibles pour faciliter l’accès au soin sur toute l’étendue du territoire », a-t-elle signifié

 

Le thème retenue pour la célébration de cette 23e journée est «  J’étais les pieds des boiteux et les yeux des aveugles ». /

 

Samson Andjoukara

Bangui : L’archevêque Dieudonné Nzapalainga, interpelle le personnel soignant à sauver davantage des vies
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 16:44

 

 


Yaoundé AFP / 16 février 2015 15h35 - Les chefs d'État d'Afrique centrale se réunissaient lundi à Yaoundé pour élaborer une stratégie commune destinée à éradiquer le groupe islamiste Boko Haram, actif dans le nord-est du Nigeria et qui frappe aussi les pays voisins.


Il nous faut éradiquer Boko Haram, a réaffirmé le président camerounais Paul Biya devant cinq autres chefs d'Etat de la région à l'ouverture des travaux, organisés sous l'égide de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC).

Autour du président Biya étaient présents Idriss Deby Itno (Tchad), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo), ainsi que Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale) et Catherine Samba Panza (Centrafrique).


Le Nigeria, bien qu'étant le principal pays touché par l'insurrection de Boko Haram, n'était pas présent, car il ne fait pas partie de la CEEAC.


Le 7 février, les pays de la région s'étaient déjà réunis à Yaoundé et s'étaient engagés à mobiliser 8.700 hommes dans une force multinationale contre le groupe islamiste.

Les islamistes de Boko Haram sont les partisans d'une société obscurantiste et tyrannique qui veulent saper les fondements d'une société moderne et tolérante, garantissant l'exercice des droits de l'Homme et la liberté de religion, a estimé le chef de l'Etat camerounais.


Soulignant une totale impossibilité de compromis avec ces ennemis, il a rappelé que la lutte engagée contre le terrorisme n'était pas une croisade contre l'Islam.


Idriss Deby, également président en exercice de la CEEAC, a pour sa part affirmé que Boko Haram n'aura pas droit de cité en Afrique centrale.


L'armée tchadienne intervient depuis début février contre Boko Haram au Cameroun, au Niger et au Nigeria pour pallier notamment l'incapacité de l'armée nigériane à stopper les attaques islamistes.


M. Deby, dont l'armée s'est lancée dans la bataille début février, a appelé à une plus grande mutualisation des efforts contre le groupe islamiste, qui a ces derniers mois frappé le Nigeria et le Cameroun à multiples reprises, et cible aussi désormais le Tchad et le Niger.


Il a exhorté les Etats de la CEEAC qui ne sont pas encore touchés par les actes terroristes, à manifester leur solidarité agissante et invité la communauté internationale à apporter tout son soutien, matériel, diplomatique, financier, logistique et humanitaire aux efforts de la CEEAC.


Dans un discours lu par un représentant, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki moon a souligné toutefois qu'une solution purement militaire ne suffirait pas contre le terrorisme, évoquant une approche multidimensionnelle (...) qui réponde aux défis de la stabilisation à long terme, en allusion à l'importance du développement économique et social, dans des régions frappées par une grande pauvreté.


Les travaux se poursuivaient à huis clos en début d'après-midi.


Les délégations venues de République démocratique du Congo, de Sao Tome et Principe, du Burundi et de l'Angola étaient représentées par des membres de leurs gouvernements.


(©)

 

 

Cameroun: Intervention de S.E.M. Paul Biya, à l'ouverture du Sommet Extraordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement du COPAX

 

  • 16 février 2015  PRC
  •  

SOMMET EXTRAORDINAIRE DE LA CONFEFRENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE DE L’AFRIQUE CENTRALE (COPAX)


(Yaoundé, le 16 février 2015)


INTERVENTION DE S.E.M. PAUL BIYA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN.


Madame, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Messieurs les Chefs de délégations,
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU,
Monsieur le Représentant de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,
Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC,
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Monsieur le Premier Ministre
Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême,
Monsieur le Procureur Général près la Cour Suprême
Mesdames, Messieurs les Membres du Corps diplomatique,
Mesdames, Messieurs les Membres du Parlement,
Excellences, Mesdames, Messieurs,


Au nom du peuple camerounais,


je vous souhaite une chaleureuse bienvenue et un agréable séjour à Yaoundé. Je voudrais très sincèrement vous remercier de votre présence à ce sommet.
Comme vous l’avez voulu, il est consacré à l’agression dont certains de nos pays sont l’objet de la part de la secte terroriste Boko Haram. Votre présence est le témoignage de la solidarité collective de notre Organisation. Elle traduit aussi et surtout notre volonté de concrétiser les différentes décisions que nous avons déjà prises contre Boko Haram. Ce mouvement, vous le savez, rejette les valeurs de la vie humaine. Il emploie les méthodes d’un terrorisme aveugle et impitoyable.
Ses exactions ont déjà fait des milliers de victimes et causé des destructions et des pertes en vies humaines considérables a u Nigeria et dans les pays voisins.
Actuellement, le Tchad, le Niger et le Cameroun, et bien entendu le Nigeria, sont, si je puis dire, en première ligne. Leurs forces armées font vaillamment front... Ai-je besoin de le rappeler : leur combat est aussi ce lui de l’ensemble de notre Organisation.


C’est le lieu pour moi de rendre un hommage fraternel au Président Idriss DEBY.
Avec l’appui du peuple frère tchadien, il a pris la décision courageuse, en signe de solidarité, de nous envoyer, en renfort, un important contingent de soldats tchadiens. Leur bravoure est bien connue, elle s’est illustrée au cours des derniers combats.
Le Cameroun se félicite par ailleurs de la décision prise fin janvier 2015 par l’Union Africaine.


Comme vous le savez, son Conseil de Paix et de Sécurité, réuni au niveau des Chefs d’Etat et de Gouvernement, a autorisé le déploiement d’une Force Multinationale Mixte de 7500 hommes. Il a également décidé de la convocation, à Yaoundé, d’une réunion d’experts pour en préciser le concept opérationnel. Celle-ci s’est tenue du 05 au 07 février 2015. Elle a donné lieu à une analyse approfondie de la situation et à l’élaboration du mandat de la Force Multinationale Mixte.
La décision de l’Union Africaine ouvre également la voie à une saisine du Conseil de Sécurité en vue de l’adoption d’une résolution.


Qu’il me soit permis de repréciser qu’il ne s’agit aucunement d’une « croisade » contre l’Islam ou d’un épisode d’une quelconque « guerre des civilisations ».
La réalité est simple. Il y a d’un côté, le nôtre, les tenants d’une société moderne et tolérante, garantissant l’exercice des droits de l’homme, dont ceux de religion, ainsi que la démocratie représentative. De l’autre côté, c’est-à-dire du côté de Boko Haram et des mouvements qui lui ressemblent, il y a les partisans d’une société obscurantiste et tyrannique, sans considération aucune de la dignité humaine.
Vous en conviendrez avec moi, il y a une totale incompatibilité entre ces deux modèles de société. Et partant une totale impossibilité de compromis.


Il nous faut donc mettre un terme aux actions et agissements des mouvements terroristes. Il nous faut éradiquer Boko Haram. De la sorte, nous pourrons rassurer nos populations et mieux nous consacrer au seul combat qui vaille : la lutte contre la pauvreté et pour la dignité de l’homme africain.


Je vous remercie

 

L'Afrique centrale élabore sa stratégie pour éradiquer Boko Haram
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 16:20

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 16 février 2015 09:36

 

Le week-end a été mouvementé à Bangui la capitale centrafricaine. Au moins 03 personnes ont été tuées à l’arme blanche au Pk5 dans le 3e arrondissement, fief des musulmans. La communauté musulmane a réagi en représailles à l'assassinat samedi en fin d’après midi d'un membre de leur communauté devant la Primature par des individus non identifiées.

 
« Un jeune musulman a été tué samedi soir devant la Primature en plein centre administratif par des individus armés non identifiés. A la vue du corps qui a d’abord été déporté au Camp Béal où sont basés les ex-combattants Séléka, puis conduit à nous et déposé à la mosquée, les musulmans de Pk5 sont rentrés dans tous leurs états », a rapporté Abakar Ousmane, porte-parole des musulmans.

 
La violence a connu une ascension exponentielle, bien que les circonstances dans lesquelles le jeune musulman a trouvé la mort samedi soir, ne soient pas vraiment élucidées.
 
« La victime est un combattant ex-Séléka caserné au Camp Béal (Camp militaire non loin de la Primature). Il venait, muni d’un couteau, pour braquer une moto. Le propriétaire de la moto, plus fort que lui, l’a mis à terre, a récupéré le couteau et l’a poignardé dans le cou. Il en est mort par la suite », a expliqué sous l’anonymat, un habitant du quartier 200 villas voisin au Camp Béal et à la Primature, qui affirme avoir suivi la scène.

 
Cette version a été confirmée par des sources hospitalières.

 
L’incident a été mal accueilli au sein de la communauté musulmane de Pk5 qui, en représailles, a donné la mort à deux personnes en déplacement dans le secteur le soir même.

 
« Mon neveu, un vendeur d’éventails s’est rendu samedi soir aux environs de 18 heures au Pk5 pour livrer des pacques d’eau. Il a été tué atrocement. Les bourreaux l’ont décapité, éventré et dépiécé ses membres supérieurs. Des connaissances l’ont transféré à la morgue et nous ont alerté par la suite », a expliqué l’oncle de l’une des victimes, âgé de 17 ans à RNL.

 
La tension s’est dégénérée dimanche matin avec de nombreuses autres scènes de violences. Trois leaders de cette communauté musulmane dont un ministre en fonction qui tentaient de calmer les manifestants, ont même été temporairement séquestrés avant d’être relâchés.

 
Réactions dans d’autres quartiers de Bangui


Des jeunes armés assimilés aux miliciens Antibalaka du quartier voisin de Fatima, ont menacé d’attaquer le quartier Pk5 en représailles, mais ont renoncé à ce projet. Dans les 4e et 8e arrondissements, des miliciens Antibalaka se sont livrés pendant un moment à des tirs sporadiques, bloquant temporairement la circulation.

Un calme relatif est revenu en fin de soirée, suivi de la reprise de la circulation dans les quartiers nord. Tandis qu’au Pk5, les commerces sont restés fermés et, la circulation bloquée toute la journée.


Le président de la Communauté islamique de Centrafrique (CICA) est intervenu pour déplorer ce regain de violence.  « Les ennemis de la paix ont encore mis en mal les efforts de cohésion sociale en cours en République Centrafricaine. Nous devons chercher les auteurs de ces crimes pour les soumettre en justice. Nous devons éviter les tensions inter-communautaires », a déclaré l’Imam Oumar Kobine Layama.


« Nous appelons aussi le gouvernement à prendre ses responsabilités pour protéger la population, faire arrêter les auteurs de ces violences et les traduire en justice », a-t-il ajouté.


Les autorités de transition, elles, ne se sont pas encore prononcées sur cet incident.

 

 

Bangui : Des actes de violences enregistrés durant le weekend
 

Bangui, 16 février 2015 (RJDH) - Le weekend dernier a été marqué par des scènes de violences dans certains arrondissements de la  ville de Bangui. Au total neuf corps ont été ramenés à la morgue de l'hôpital communautaire, a fait savoir une source proche de ce centre. Le 3ème arrondissement est le secteur le plus touché par ces incidents. Une partie du 5ème et 4ème arrondissement ont également enregistré des détonations d'armes et des actes de braquage.

 

Tout a commencé le  samedi 14 février au km5, localité située dans le 3ème arrondissement, où un corps sans vie d'un jeune homme qui serait de la communauté musulmane a été retrouvé près de la Primature. Les présumés coupables n'ont pas encore été identifiés. Un fait qui a entrainé la colère de certains membres de cette communauté qui auraient par la suite tué neuf personnes.

 

Selon des sources concordantes, une douzaine de personnes ont été blessées avec des armes blanches. « J’ai vu des victimes qui ont été des personnes non identifiées issues de la communauté musulmane, admises à l’hôpital communautaire. Environ 7 personnes ont été décapitées, d’autres ont été  éventrés », a fait savoir le témoin.

 

Selon un responsable d’une entité musulmane, joint par le RJDH,  ce sont des jeunes malintentionnés, issus de la communauté musulmane,  qui ont posé l’acte. Ce n'est  pas au nom des jeunes musulmans de Centrafrique. « Nous sommes en train de mener des enquêtes afin de retrouver les auteurs de cet incident. La communauté musulmane n’est pas d’accord de tout ce qui s’est passé », a-t-il indiqué. 

 

Une victime des agressions a témoigné que les malfrats se sont rués sur lui sur l’avenue Koudoukou. « Nous étions deux, mon amie et moi. Sept personnes en armes blanches et automatiques nous ont interpellés. J’ai réussi à sauver ma campagne. Ils se sont rués sur moi et m’ont agressé avec arme blanche. D’autres ravisseurs portaient des kalachnikovs », a relaté la victime.

 

Des ex Séléka du camp Béal créent la panique à l'hôpital Communautaire

 

 Malgré la présence des forces de la Minusca, les éléments de l’ex-Séléka ont fait irruption  au sein de l’hôpital Communautaire empêchant les activités. Une source hospitalière a relevé que certains éléments de l’ex-Séléka du camp Béal se sont rendus à l’hôpital Communautaire. « Ces ex-Séléka ont menacé le personnel soignant. Pris de peur, les infirmiers ont remis leur blouse au vestiaire et les activités ont été temporairement suspendues dans la soirée du samedi à dimanche matin », a-t-il martelé.

 

D'après d'autres sources, les ex Séléka ont fait des tirs d'armes dans la soirée du samedi. "Ils ont aussi agressé les personnes qui ont tenté d'emprunter la rue qui se trouve à côté de leur base", a rapporté une femme qui témoigne être battue par ces hommes en arme.

 

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les responsables des ex-Séléka du camp Béal pour leur version sur l’incursion des ex-Séléka dans l’enceinte de l’hôpital communautaire

 

Des détonations d'arme ont été également entendues dans le 4ème arrondissement de Bangui et une partie du 8ème. Toutefois, aucun incident majeur n'a été signalé. La circulation qui était timide dans la journée du dimanche a repris normalement ce matin./

 

RJDH

 

Un témoignage sur ces violences du week-end

 

Oui depuis deux jours au Km5 il y a eu des bruits d'armes avec mort d'homme. Tout est parti de l'assassinat d'un jeune musulman au niveau du Barc et les représailles au niveau du Km5 qui ont entraînés deux morts le samedi dernier. Je dis bien deux et non autre chose. Deux parce que je suis allé vérifier. Le dimanche matin les corps ont été enlevés pendant que se déroulait la cérémonie religieuse à la mosquée Ali Babolo avant le départ de la dépouille pour l'inhumation.

 

Un fait marquant était le fait que parmi la population un groupe de nervis étaient allés chercher "manu militari" le ministre de l'administration du territoire afin qu'il vienne constater de visu le cadavre. Après l'inhumation le ministre a passé un mauvais quart d'heure, traîné jusque chez lui et séquestré pendant plus de trois heures. Un général Séléka a connu la même situation.

 

Le Maire du troisième arrondissement, complètement barricadé chez lui, n'a pu être emmené de force comme en avait l'intention ces jeunes. Vers 15 heures tout est rentré dans l'ordre puisque, non seulement les jeunes se sont calmés, mais en plus j'ai retrouvé le maire chez ministre lors de mon passage. La paix, rien que la paix et le développement en Centrafrique en commençant par le Km5.

Au moins 3 morts ce week-end à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 16:13

 

 


Plus de 2,7 millions de Centrafricains ont besoin d’aide. Environ 500'000 d’entre eux sont toujours déplacés. Beaucoup, en particulier les minorités, se retrouvent pris dans la violence et sont dans une situation encore plus désespérée.


Tel est le bilan dressé lundi, au terme d'une visite de cinq jours dans le pays, par une mission composée de la coordinatrice adjointe des secours d’urgence de l'ONU Kyung-wha Kang, du rapporteur de l'ONU pour les personnes déplacées Chaloka Beyani et du directeur des opérations humanitaires de la Commission européenne Jean-Louis de Brouwer.


Si le pire a été évité, les besoins en assistance restent extrêmement élevés, a conclu la mission. La crise est devenue encore plus complexe et a pris la forme d’un conflit aux dimensions multiples.


Les attaques et les exactions contre les civils sont monnaie courante, y compris la violence sexuelle et l'enrôlement forcé des enfants dans les groupes armés.

Fragmentation de la société

Ces groupes se sont fragmentés, ce qui a engendré une criminalité de grande ampleur. La situation pour les civils est devenue tendue et les rumeurs et manipulations politiques ne font qu’exacerber la violence.


Mme Kang a exprimé sa vive inquiétude quant au sort des minorités et des personnes déplacées, notamment dans le site de Mpoko à l’aéroport de Bangui, où les humanitaires restent engagés auprès des autorités afin de trouver des solutions alternatives basées sur des décisions volontaires.


Pour les communautés musulmanes confinées dans des quartiers clairement délimités de Bangui et d’autres villes comme Berberati, la réinsertion dans le tissu économique et social du pays paraît éloignée.


Les minorités peules, éleveurs de bétail piégés par le conflit dans des régions comme Yaloké, se retrouvent coincées dans des conditions dramatiques dans des enclaves.


(ats / 16.02.2015 16h01)

 

 

Centrafrique : Les besoins en assistance restent élevés, selon la communauté internationale
 

Bangui, 16 février 2015 (RJDH)—Plus de 2,7 millions de Centrafricains ont besoin d’aide pour survivre. Plus de 500 000 d’entre eux sont toujours déplacés. La crise est devenue encore complexe et a pris des dimensions multiples. Telle est la conclusion d’une mission conjointe Nations-Unies/Union-Européenne, qui a séjourné à Bangui du 10 au 14 février.

 

La mission a fait le constat d’une évolution positive de la situation. « Les choses ont changé depuis le début  de la crise il y a un peu plus d’une année. Le pire a été évité », selon un communiqué de presse de l’Union Européenne et des Nations Unies. Le changement reste toutefois compromis par la situation sur le terrain, « malgré une augmentation importante de l’aide humanitaire, les besoins en assistance restent extrêmement élevés ».

 

Parmi un demi-millier de personnes déplacées, « les minorités se trouvent prises dans la violence continue et sont dans une situation encore plus désespérées. La crise est devenue encore plus complexe et a pris la forme d’un conflit aux dimensions multiples. Les groupes armés se sont fragmentés en de nombreux groupes. Ce qui a engendré une criminalité généralisée.  La situation des civiles est devenue tendue et les rumeurs et manipulations politiques ne font qu’exacerber la violence »?

 

Face à cette situation, Kyung-wha Kang, coordonnatrice adjointe des secours d’urgence a indiqué qu’ « une communication entre toutes les communautés est clé dans les situations de peur et de méfiance ».

 

Dr Chaloka Beyani, rapporteur spécial sur les droits de l’homme des personnes déplacées, a quant à lui rappelé l’importance du respect des droits dans la promotion et la restauration de la cohésion sociale. « Tout centrafricain doit jouir des mêmes droits y compris la liberté de circulation pour tous. Les gens ont la liberté de choisir les solutions les mieux adaptées à leurs besoins et leur situation et leurs choix doivent être soutenus et respectés. Cela contribuera beaucoup à rétablir la cohésion sociale », explique-t-il.

 

Les conclusions de cette mission ont été rendues publiques le samedi 14 février 2015 au siège de Ocha à Bangui, lors d’une conférence de presse tenue le même jour./

 

Naim-Kaélin Zamane

Plus de 2,7 millions de Centrafricains ont besoin d’aide en urgence
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 00:05

 

 

 

http://www.bbc.co.uk  15/02/2015

 

Une vive tension régnait dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, ce dimanche, après l’assassinat d'un jeune musulman, selon le correspondant de BBC Afrique.

 

Les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidées. Mais certaines sources affirment que l'homme, un ex-Séléka, a été tué à l’aide d’une arme blanche lorsqu’il tentait de braquer une moto.

 

Des membres de la communauté musulmane de Bangui ont protesté contre sa mort, déclenchant des scènes de violence.

 

Trois responsables de la communauté musulmane, dont un ministre en fonction, ont été séquestrés par des manifestants qu’ils tentaient de calmer, avant d’être relâchés.

 

Dans le quartier PK5 de Bangui, des miliciens anti-balaka se sont livrés à des tirs à l’arme automatique et ont bloqué temporairement la circulation.

 

Les commerces étaient fermés dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, ce dimanche.

 

Le président de la Communauté islamique centrafricaine est intervenu pour lancer un appel au calme. Il a invité le gouvernement à veiller à la sécurité des populations.

 

Dimanche soir, les autorités gouvernementales ne s’étaient pas encore prononcées sur la mort du jeune homme.

 

3 morts: Deux tués au Km5 en représailles à la mort d'un sujet "ex.seleka" devant la Primature!

Vive tension à Bangui (BBC Afrique)
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