Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:58

 

 

 

 

30 janvier 2015

 

L’ensemble du Parti du Renouveau Panafricain (PRP), ses adhérents, ses institutions, son président s’opposent avec la plus grande force possible contre les pseudo-accords de Nairobi (Kénya) entre les miliciens Anti-Balaka et Séléka.

 

Non seulement nous dénonçons la forme de cette rencontre qui se déroule en terre étrangère, sans la participation es autorités légitimes de transition (quelques soient les griefs que nous leurs faisons) ni de membres de la société civile centrafricaine, à contre-courant du processus du Forum National.

 

Il est manifeste que l’agenda du Médiateur, Son Excellence le Président congolaiais Sassou Nguesso, est contraire à celui des Centrafricains, à celui des intérêts de la Centrafrique, mais surtout semble parfaitement s’accorder avec ceux des chefs de guerre que sont Michel Djotodia, François Bozizé et leurs faire-valoir respectifs Nourredine Adam et Joachim Kokaté. Ceci nous est absolument intolérable, inacceptable. En ma qualité de Président du Parti du Renouveau Panafricain (PRP) je me présenterai toujours en défenseur de la souveraineté, de la dignité et des droits de notre cher pays la Centrafrique. Ainsi tous les ennemis de la RCA me trouveront sur son chemin.

 

Nous dénonçons également le fond de ce pseudo-accord de Nairobi (Kénya) qui travaille à récompenser les fossoyeurs de la Centrafrique, à accorder une prime à l’impunité à ces derniers en voulant amnistier les idéologues et leurs bras armés, ces funestes milices qui ont massacré des milliers de Centrafricains, détruits le pays, jetés sur la route de l’exil centaines de milliers de nos compatriotes, humilié la Centrafricaine aux yeux de toutes les Nations de la Terre.

 

Que les choses soient claires, jamais au grand jamais le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) n’acceptera l’amnistie pour des criminels qui sont à l’origine du désastre et du malheur des Centrafricains. Justice doit être rendue et nous ferons tout ce qui sera en notre possible pour ramener ces responsables politiques et militaires devant les tribunaux nationaux ou panafricains au nom du peuple centrafricain, des centaines de milliers de victimes du chaos centrafricain.

 

Aussi le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) dénonce l’action ténébreuse du Président congolais Sassou Nguesso, Médiateur de la crise centrafricaine. Il dénonce avec la plus grande fermeté les chefs de guerre François Bozizé, Michel Djotodia, Joachim Kokaté et Nourredine Adam qui doivent être tous traduits (avec leurs sbires) devant les tribunaux centrafricains pour leur responsabilité évidente dans la destruction de la Centrafrique, pour les crimes de guerre et contre l’Humanité perpétrés par leurs janissaires. Notre parti s’oppose et dénonce dans le même temps toute personne, toute entité, toute structure formelle ou informelle qui appuierait, soutiendrait ou ferait la promotion du processus de Nairobi qui est une œuvre de déstabilisation du processus de normalisation en RCA

 

Fait à Dakar le 29 Janvier 2015

 

Maître Tahéruka SHABAZZ, Président du PRP

Communiqué de presse du PRP sur les accords de Nairobi
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:32

 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr  30.01.2015

 

Le "Pont de l’Unité" – une structure métallique de 24 m réalisée par la mission militaire de l’Union Européenne en Centrafrique (EUFOR RCA) – a été inaugurée jeudi à Bangui. Ce pont facilitera les communications entre trois arrondissements de la capitale centrafricaine. 

 

La structure est un projet de l’EUFOR RCA lancé en coopération avec les autorités locales pour fournir temporairement une solution alternative au pont en béton que l’Union Européenne est en train de construire et qui sera prêt dans les prochains mois.

 

De nombreuses nations européennes ont contribué à ce projet: la République Tchèque a fourni le pont, la Suède a pris en charge le transport et les sapeurs du Génie alpin italiens ont construit le pont avec la supervision technique d’une équipe d’experts arrivée de Prague et de la cellule allemande du génie de l’EUFOR RCA.

 

Le général de division Philippe Pontiès – Commandant de l’Opération EUFOR RCA – a inauguré le pont, accompagné par la Présidente centrafricaine Catherine Samba Panza et par le Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Jean-Pierre Reymondet Commoy.

Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs
Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs
Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:28

 

 

 

Par RFI  Pierre Pinto 30-01-2015 à 14:06

 

Dans Appels sur l’actualité, les auditeurs veulent en savoir plus sur ce chef de milice anti-balaka arrêté à Bouca le 17 janvier par la Minusca, la force de l'Onu, à 300 kilomètres au nord de la capitale. Rodrigue Ngaibona dit «Andilo» était recherché depuis des mois pour meurtre, rébellion, viol ou pillage, selon le procureur général de Bangui, Maurice Dibert Dollet, qui n'exclut pas que le suspect soit jugé devant la Cour pénale internationale qui enquête sur les exactions en République centrafricaine.

 

Qui est ce chef de milice anti-balaka arrêté la semaine dernière en Centrafrique ?


Le « Général Andilo », de son vrai nom Rodrigue Ngaibona, fait un peu figure d’électron libre - difficilement contrôlable. Il a d’ailleurs souvent eu maille à partir avec d’autre chefs de milice anti-balaka. On trouve pour la première fois sa trace en 2012 dans un rapport d’International Crisis group. Andilo n’a pas 25 ans, mais il est déjà connu dans la région de Batangafo pour être un coupeur de route, un voleur de bétail, dont les autorités tchadiennes auraient d’ailleurs demandé la neutralisation à Bangui.

 

Quel est son parcours ?

 

Avec son groupe, le 5 décembre 2013, celui qui ne se prétend alors que « colonel », participe à la vaste offensive sur Bangui. C’est déjà un des leaders important de la mouvance anti-balaka, mais les mois suivants, Andilo monte en puissance. S’il fuit les médias, il apparaît dans un reportage de l’AFP effectué après le 5 décembre à Bangui. Il est décrit comme sous l’emprise de drogues ou de médicaments - répétant à l’envi qu’il est là pour chasser Michel Djotodia du pouvoir. Et quand le journaliste l’interroge sur le massacre des musulmans, il élude la question… Mais si Andilo est donc peu visible dans les médias, il est souvent mentionné dans les rapports du groupe d’experts des Nations unies sur la Centrafrique !

 

Que lui reproche-t-on ?

 

En avril 2014 à Bouca, il inflige une cuisante défaite à un lieutenant du puissant chef Seleka Mahmat Al Khatim. En juillet et en août, son groupe, très actif dans cette zone, est à la pointe de l'attaque contre les Seleka à Batangafo. Quelques jours plus tard, il affronte avec ses hommes à Bangui une autre faction anti-balaka commandée par d'anciens militaires dans le 4e arrondissement. Ces affrontements violents ne s'arrêtent qu’en échange de plusieurs véhicules… En septembre, il est soupçonné d'être à l'origine de l'incendie d'un village entre Damara et Bouca, où un proche a été tué la veille. En octobre, il s'en prend à un convoi de la Minusca à Bangui : un casque bleu pakistanais est tué. Début janvier 2015, Andilo joue les stabilisateurs, lançant un ultimatum aux braqueurs et voleurs de son fief de Boy Rabe. Mais quelques jours plus tard, peu avant son arrestation à Bouca, on le soupçonne d'avoir braqué une église du 4e arrondissement de Bangui pour voler le véhicule du diacre ! On le voit, le « Général Andilo » est un homme puissant, violent, beaucoup craint car toujours aux confins de la lutte armée et du banditisme. Et également détesté au sein-même de la mouvance anti-balaka, justement parce qu’incontrôlable.

 

Son arrestation pourrait-elle avoir un impact sur le processus de réconciliation ?


Les faits auxquels on a assisté ces derniers jours sont une réponse à cette question… Andilo est soupçonné d’être derrière une attaque qui a coûté la vie à un casque bleu pakistanais. Et s’en prendre à un casque bleu, en droit international, c’est un crime de guerre que la mission onusienne ne veut pas laisser passer. En l’arrêtant il y a une dizaine de jours, il y avait un message clair de lutte contre l’impunité dans le pays. Enfin, on a assisté à la prise d’otage de la Française Claudia Priest et du religieux Gustave Reosse par les hommes d’Andilo… Si les otages sont restés si longtemps aux mains de leurs ravisseurs, c’est que manifestement le frère d’Andilo exigeait sa libération en échange de celle des otages. Il y a donc bien un impact sur le processus de réconciliation dans la mesure où ses hommes sont capables de prendre en otage des humanitaires ou des religieux… C’est dangereux pour la paix car le signal donné, c’est que quand on a un groupe puissant et armé, on peut faire ce qu’on veut !

 

En RCA, fin de parcours pour «Andilo», chef de milice anti-balaka
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:52

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Ex-rebelles centrafricains de la Séléka et miliciens anti-balaka ont appelé vendredi la communauté internationale à reconnaître leur accord de cessez-le-feu signé à Nairobi, à l'issue de pourparlers en l'absence des autorités centrafricaines.

 

"Nous invitons la communauté internationale à utiliser l'accord de Nairobi comme une formule susceptible de résoudre le problème centrafricain" et à le "prendre très au sérieux", a déclaré vendredi Moustapha Saboune, coordinateur politique de l'ex-Séléka.

 

Une faction des ex-rebelles de la Séléka et une autre des miliciens anti-balaka qui s'affrontent en Centrafrique ont négocié pendant deux mois dans la capitale kényane.

 

A ces discrètes négociations ont aussi participé l'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka, et Michel Djotodia, chef de celle-ci qui lui avait succédé à la tête de l'Etat avant d'être contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Les deux parties ont annoncé s'être mises d'accord sur un cessez-le-feu, une cessation des hostilités et un accord de DDR (désarmement, démobilisation, réintégration).

 

Elles réclament également de concert le remplacement des autorités de transition actuelles et la mise en place d'un mécanisme de "vérité, justice et réconciliation nationale entre Centrafricains" devant conduire à une "amnistie générale", a précisé M. Saboune.

 

Depuis le début, les négociations de Nairobi rendent sceptiques les observateurs. Ne serait-ce que parce que les autorités de transition en ont été tenues à l'écart. Beaucoup doutent aussi de la capacité des belligérants à faire valider leur accord.

 

Ceux-ci espèrent au contraire poursuivre le processus engagé à Nairobi, pour y rallier la classe politique centrafricaine, la société civile, et les chefs religieux, ont-ils expliqué vendredi. Et les deux parties, qui contestent l'organisation d'élections en juin compte tenu de l'état du pays, entendent bien jouer un rôle dans la nouvelle transition qu'ils réclament.

 

Un fragile accord de cessez-le-feu avait déjà été arraché en juillet à Brazzaville entre ex-Séléka et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes, mais ne comprenait pas de volet DDR et n'avait pas empêché les affrontements et les violences inter-communautaires de se poursuivre.

 

Plusieurs factions au sein de la Séléka avaient dénoncé l'accord et l'ex-rébellion avait refusé de participer au gouvernement de large ouverture formé dans la foulée.

 

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

 

L'intervention d'une force française - Sangaris - épaulée par des soldats de l'UA a permis de stabiliser la situation, notamment à Bangui, sans pour autant pouvoir pacifier l'ensemble du territoire.

Les belligérants centrafricains demandent la reconnaissance de leur accord
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:42

 

 

 

http://afrikarabia.com   30 jan 2015 par Christophe RIGAUD

 

Dans une lettre au président kényan qu’a pu se procurer Afrikarabia, le président Sassou Nguesso, remet en cause les accords signés à Nairobi. Des négociations qu’il avait lui-même initié.

 

Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, regrette-t-il d’être à l’initiative des négociations de Nairobi entre les ex-séléka et les anti-Balaka ? Visiblement oui, au vu de la lettre envoyée au président Uhuru Kenyatta, qu’a pu se procurer Afrikarabia. Dans une missive du 27 janvier 2015, le président congolais, qui avait portant confié cette « redoutable tâche » au président kényan, affirme que ces négociations « ne vont pas dans le bon sens » . Selon Denis Sassou Nguesso, l’accord signé à Nairobi fait « double emploi » par rapport à l’accord de Brazzaville du 23 juillet 2014. Un « préjudice » pour le président congolais, qui reproche également à cet accord « l’option d’une troisième transition »  Une hypothèse qui n’est « ni envisageable, ni acceptable ». Et de conclure : « cet accord, qui s’écarte du schéma de la médiation internationale ne saurait donc être validé » . Le président kényan, qui n’a pas ménagé ses efforts, ni ses moyens financiers pour organiser la rencontre à Nairobi, appréciera sans doute ce « rétropédalage » de Sassou.

 

Initiative malheureuse ?

 

La démarche de Denis Sassou Nguesso de lancer un processus de négociations parallèles à Nairobi avait pourtant été rapidement dénoncée par tous les acteurs du dossier centrafricain. L’initiative personnelle de Sassou, sans avoir consulté ses partenaires régionaux et internationaux était une décision risquée. Cette démarche venait en effet parasiter le futur Forum de Bangui, prévu début mars. Très vite, Sassou est lâché par ses pairs, comme Ali Bongo, mais surtout par la France qui voit d’un très mauvais oeil, cette initiative « en solo » . En Centrafrique, c’est le tollé à la présidence de transition, L’accord signé entre l’ex-séléka Djotodia et Bozizé à Nairobi prône une « troisième transition » (avec comme sans entendu  : un possible retour des deux anciens présidents aux affaires). Le texte octroie enfin « une amnistie générale » aux protagonistes. De quoi mécontenter la présidente de transition Catherine Samba-Panza qui été rejeté l’accord. Une nouvelle transition, assortie d’une impunité totale des belligérants est vite apparu comme une « très mauvaise idée » aussi bien à Bangui qu’à Paris. Denis Sassou Nguesso se retrouve donc prit à son propre piège, obligé de contester un accord qu’il avait lui-même initié. Ce cafouillage laissera sans doute des traces entre Sassou et les autres partenaires du dossier, et notamment la France, en première ligne dans la crise centrafricaine. Une dernière question se pose : après la séquence de Nairobi, Sassou peut-il encore jouer son rôle de médiateur en Centrafrique ?

 

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

Centrafrique : Sassou fait marche arrière sur Nairobi
Centrafrique : Sassou fait marche arrière sur Nairobi
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:25

 

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Au moins cinq personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans des villages du centre-nord de la Centrafrique, au cours d'attaques attribuées aux Peuls armés et ex-rebelles Seleka, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie.

 

"Au moins cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans l'attaque de leurs villages par des individus armés assimilés aux Peuls et ex-Seleka dans la région de la Nana Gribizi" (centre-nord), a expliqué à l'AFP un responsable de la gendarmerie sous couvert d'anonymat.

 

Selon ce responsable, "la plupart des habitants ont fui pour se réfugier en brousse".

 

"De nombreux autres habitants ont fui en direction de Kaga Bandoro (préfecture de la Nana-Gribizi). Parmi eux figurent quelques blessés par balles, notamment des femmes et des enfants", selon la même source.

 

Ces attaques surviennent après l'enlèvement pendant quelques heures dimanche d'une délégation officielle par des membres de l'ex-rébellion Seleka. Le préfet, le maire de Kaga Bandoro et six autres personnes avaient été libérées sans avoir été blessées.

 

La région de la Nana Gribizi a été le théâtre de violents affrontements ces derniers mois entre ex-Seleka et milices chrétiennes anti-balaka.

 

Au moins un millier d'ex-Seleka sont basés à Kaga Bandoro sous le commandement de chefs rebelles fidèles au général Nourredine Adam, numéro 2 de l'ex-coalition et proche de l'ex-président Michel Djotodia, contraint à la démission en 10 janvier 2014.

 

Centrafrique : au moins cinq morts dans des attaques de plusieurs villages au nord
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:23

 

 

 

 

http://afriqueactualite.com   jeudi 29 janvier 2015 21:09

 

L'ex-Séléka exige le départ des représentants de l'Etat et des forces internationales de la Haute-Kotto, la principale zone minière du pays.

 

L'état-major de l'aile dissidente des ex-séléka basés à Bria (600 kms de Bangui) suspend les activités des agents de l'Etat et des forces internationales dans la région. La décision signée du général Arda Hakouna autoproclamé chef d'état-major de la région militaire du nord-est, est diffusée en boucle depuis 24 heures sur les ondes de la radio locale « La Voix de Barangbake ». « A compter de ce jour mercredi, tous les services déconcentrés de l'Etat existants dans la préfecture de la Haute-Kotto doivent immédiatement cesser toutes leurs activités », mentionne la décision unilatérale de l'ex-coalition rebelle seleka. «Toutes les forces de sécurité nationales et internationales (allusion faite à la Minusca, la Sangaris, la gendarmerie, la police) sont aussi invitées à cesser tous leurs mouvements et à quitter la ville », poursuit le document. La mesure vise même certaines personnalités de manière spécifique.

 

« Le préfet, le sous-préfet, le maire de Bria ainsi que certains fonctionnaires et agents de l'Etat sont appelés à arrêter leurs activités jusqu'à nouvel ordre ». Cependant, certains services doivent continuer de fonctionner. « Seuls les hôpitaux et les écoles sont autorisés à poursuivre leurs activités dans la région », indique la décision. La mesure stipule par ailleurs que « toutes les régies financières de la région sont désormais sous le contrôle du chef d'Etat-major ».Jusqu'à lors, les forces internationales ni les autorités gouvernementales n'ont encore réagi à cette décision.

 

Panique dans la ville

 

« Dès la publication de cette décision, certains habitants pris de peur, se sont refugiés en brousse, et d'autres ont suspendu leurs activités par crainte de potentielles représailles », témoigne Larry Zoumatchi, un employé de l'Etat, résident de la ville de Bria. En début de semaine, la mission des consultations à la base lancée en prélude au Forum de Bangui, conduite par le ministre résident de la Haute Kotto Jacques Ndemanga Kamoun, a été empêchée par les ex-Séléka de travailler.

 

La Haute-Kotto est la plus vaste des 16 préfectures de la République de Centrafrique. Elle constitue la principale zone minière du pays. Cette décision intervient au lendemain de la signature de l'Accord dit de Nairobi portant un cessez-le-feu et la cessation des hostilités entre les représentants des mouvements armés ex-Séléka et Antibalaka, deux groupes rivaux. Pour les signataires, cet « accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre ex-seleka et antibalaka», dessine les contours d'un processus de paix en Centrafrique.

 

L'accord fort d'une quinzaine de pages, prévoit la mise en œuvre immédiate d'un processus national de cantonnement, de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de réinstallation des forces et combattants issus des deux parties. Il est aussi prévu la réhabilitation et la restructuration de nouvelles forces de sécurité nationales, dotées d'une nouvelle structure de commandement.

 

Les parties invitent enfin le gouvernement de transition à envisager d'accorder une amnistie générale à toutes les personnes impliquées dans des combats pendant le conflit en République Centrafricaine.

RCA : le général Arda prend le contrôle de la Haute-Kotto
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:06

 

 

 

http://lepays.bf vendredi 30 janvier 2015

 

Va-t-on vers une  nouvelle transition en Centrafrique ? Telle est la question que l’on se pose, au regard de l’évolution de la situation sociopolitique dans ce pays où la haine ethnique et religieuse est désormais la chose la mieux partagée. En effet, un accord entre partisans de Michel Djotodia et de François Bozizé a été signé, le 27 janvier dernier, à Nairobi au Kenya et ce à l’issue d’un mois de tractations. Cet accord prévoit la cessation des hostilités entre l’ex-Séléka rebaptisée RFRC et les Anti-balaka qui se sont illustrés ces derniers temps par des rapts tous azimuts. Le dernier cas en date est celui du ministre de la Jeunesse et des sports, enlevé le 25 janvier dernier, alors même qu’il revenait de la messe, en compagnie de son épouse et de son frère. En tout cas, le tout n’est pas de signer un accord, mais de travailler à le faire respecter. Car, on se rappelle encore l’accord de Brazzaville en juillet dernier, qui avait suscité beaucoup d’espoirs et qui, quelques jours plus tard, avait été sérieusement malmené, tant la violence était allée crescendo. On revoit pourtant les signataires de cet accord, la main sur le cœur, entonnant en chœur l’hymne national de leur pays, comme pour dire qu’ils étaient décidés à aller à la paix. Que nenni ! Ce n’était que du folklore. Car l’accord a fait long feu . Et sans jouer les oiseaux de mauvais augure, tout porte à croire que le présent accord de Nairobi connaîtra le même sort, et cela pour plusieurs raisons.

 

On a l’impression d’être face à une cacophonie diplomatique

 

La première, c’est qu’il ne fait pas l’unanimité, car certains, même au sein des mouvements associatifs, le rejettent d’avance, estimant qu’il n’engage que ceux qui l’ont paraphé. La deuxième raison c’est que cet accord a été signé en l’absence des autorités de la transition qui, faut-il le rappeler, n’avaient pas été associées aux pourparlers de Nairobi. Comment donc, le mécanisme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) préconisé par la médiation kényane, peut-il se mener concrètement sur le terrain sans l’implication des autorités de la transition qui détiennent, quoi que l’on dise, la réalité du pouvoir ? Ce serait bien difficile. A moins que la médiation n’ait fait le choix de mettre délibérément de côté dame Catherine Samba-Panza dont le mandat qui devait s’achever en février prochain, a été prolongé de six mois par le facilitateur Denis Sassou N’Guesso. Toute chose  qui ouvrira la voie à une troisième transition avec tous les risques que cela comporte.

 

Les jours à venir nous situeront davantage. Mais d’ores et déjà, on a l’impression d’être face à une cacophonie diplomatique. Car pendant que les uns prônent une remise à plat de la transition, d’autres estiment qu’il n’est pas question de remettre en cause l’accord de Brazzaville. C’est le cas par exemple du vice-médiateur, le Malien Soumeylou Boubeye Maïga, pour qui « il n’est pas question de torpiller ce qui a été signé à Brazzaville. Cet accord de Naïrobi ne peut être validé ». Pourquoi alors avoir signé un accord s’il ne peut pas être validé ? Tout se passe comme si les médiateurs ne communiquent pas entre eux, si bien qu’on ne sait plus qui fait quoi et pourquoi. En tout cas, tout ce dont la RCA a besoin aujourd’hui, c’est de retrouver la paix.

 

B.O

Lu pour vous : RENCONTRE DE NAIROBI SUR LA RCA : C’est bien de signer un accord mais…
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 22:51

 

 

 

29/01/15 (AFP)

 

Les établissements scolaires publics primaires et secondaires de Centrafrique sont paralysés par une grève de huit jours, des enseignants demandant le paiement de quatre mois d'arriérés de salaires, a constaté l'AFP.

 

"Les enseignants exigent le paiement des salaires des mois de novembre, décembre 2013, janvier 2014 et janvier 2015. Ils étaient entrés en grève d'avertissement de trois jours la semaine dernière sans que le gouvernement n'ait cherché à trouver une réponse à leurs revendications", a déclaré à l'AFP Blaise Mélé, l'un des responsables syndicaux.

 

Jeudi à Bangui, la plupart des élèves n'ont pu accéder à leurs classes. Le pays est plongé dans une grave crise sécuritaire depuis plus de deux ans, une multitude d'écoles hors de la capitale centrafricaine n'ont pas repris les cours depuis le début des troubles.

 

"C'est décevant ! On ne peut pas entamer une année scolaire et la poursuivre jusqu'à la fin sans que des mouvements sociaux liés aux revendications salariales ne viennent la perturber", a déploré Lisette Madé, élève au lycée des Martyrs.

 

"Personne ne se soucie de l'avenir des jeunes dans ce pays. Nous sommes délaissés, abandonnés", a relevé Ange Yolo, élève au lycée Bartélémy Boganda, un des plus grands de la capitale.

 

Seules les écoles de la capitale et de régions du sud-ouest avaient réellement repris les cours en début d'année scolaire. Dans le reste du pays, l'insécurité est telle que les écoles n'ont pas rouvert alors que de nombreux professeurs ou instituteurs ont fui sans regagner leurs postes.

 

Centrafrique : les professeurs en grève en raison de 4 mois de salaires impayés
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 22:50

 

 

 

Par RFI 29-01-2015 à 19:28

 

A Bangui, Armel Sayo, ministre de la Jeunesse et des sports, est toujours otage de combattants anti-balaka. Il a été enlevé dimanche 25 janvier dans la capitale centrafricaine. Les négociations pour tenter d'obtenir sa libération piétinent.

 

Ce sont les autorités, via le ministre de la Sécurité publique, qui suivent le dossier. Néanmoins, comme pour la Française Claudia Piest, c’est l'archevêque de Bangui qui est en première ligne. Monseigneur Nzapalainga reste très discret, car « le silence est la meilleure des solutions lors d'une prise d'otage », dit-il.

 

Selon nos informations, les ravisseurs exigent en priorité une rançon, mais le contact avec ces combattants anti-balaka est complexe car la filière - qui doit permettre d'ouvrir des négociations concrètes - n'est pas fiable.

 

« Nous essayons d'avoir chaque jour une preuve de vie et c'est déjà compliqué », indique un membre de l'équipe de négociation.

 

Pour les autorités, qui estiment que l'utilisation de la force n'est pas une solution et qui parlent désormais d'un acte terroriste, il est temps que les leaders des anti-balaka mettent la pression sur ceux qui détiennent le ministre de la Jeunesse et des Sports.

 

Difficile donc de savoir quand le colosse Armel Sayo - il mesure près de 2 mètres et affiche plus de cent kilos sur la balance - sera libéré.

 

« Cela peut durer longtemps ou se débloquer, comme pour l'otage française, en quelques minutes », a conclu une source au sein du gouvernement.

RCA: le ministre Armel Sayo toujours aux mains de ses ravisseurs
Repost 0
Centrafrique-Presse.com