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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 15:35

 

 

 

BANGUI, 11 février 2015 (IRIN) - L’insécurité et le manque de ressources pourraient faire échouer les élections en République centrafricaine (RCA), pourtant indispensables à un retour à la normale après près de deux ans d’un conflit acharné.

Déjà reportées une première fois, les élections parlementaires et présidentielles – désormais programmées en juillet et août – suscitent le débat sur ce qui devrait primer : la sécurité nationale ou le processus démocratique.


« Le système des Nations Unies dans son ensemble et ses partenaires s’emploient à appuyer ce processus », a dit Abdoulaye Mar Dieye, le directeur Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), lors d’une visite de cinq jours en RCA la semaine dernière.


Il a ajouté que la tenue d’élections était une « condition indispensable » au succès des projets détaillés élaborés par les leaders de la région en 2013 en vue de rétablir la démocratie en RCA. Cette feuille de route a été rédigée après qu’une coalition de groupes rebelles connue sous le nom de Seleka a évincé le président de l’époque, François Bozizé.


Bien que cette coalition ait été dissoute il y a plus d’un an (on parle désormais d’« ex-Seleka »), plusieurs milliers de ses combattants sont encore armés et continuent de régner dans six préfectures du pays. Ils ont empêché l’Autorité nationale des élections (ANE) d’ouvrir des bureaux dans ces régions et, à une occasion, ont même brièvement kidnappé des fonctionnaires qui tentaient de sensibiliser le public au processus électoral. Au total, l’ANE a ouvert 83 bureaux sur les 141 prévus à l’échelle du pays.


Dans une lettre au Conseil de sécurité en date du 5 février, dans laquelle il sollicite l’autorisation de renforcer les effectifs de la Mission des Nations Unies en RCA avec 1 030 soldats et agents de police, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a fait remarquer que « le contexte sécuritaire [en RCA] demeure volatile et les affrontements entre anti-Balaka et ex-Seleka se poursuivent, tandis que les activités criminelles visant notamment à prendre le contrôle des ressources naturelles du pays sont en hausse ». 


Les renforts seront « particulièrement importants s’agissant des ressources supplémentaires devant être opérationnelles à temps pour renforcer la sécurité avant, pendant et après la période électorale », a dit M. Ban.


En RCA, l’opinion est divisée quant à la question de savoir si les élections doivent être organisées bientôt ou être différées en attendant une amélioration du contexte sécuritaire.

Le candidat à la présidentielle Charles Armel Doubane, ancien ministre et ancien ambassadeur de la RCA auprès des Nations Unies, a dit à IRIN qu'il était important que les élections aient lieu bientôt.


« Je suis de ceux qui pensent que quelle que soit la volonté des Centrafricains, nous ne pouvons pas organiser les élections dans 3 ou 5 ans, c’est-à-dire [seulement] quand on aura la paix à 100% », a-t-il dit.


« Les conditions en vertu desquelles la République centrafricaine fonctionne aujourd’hui ne lui permettent pas d’exercer sa pleine souveraineté en matière décisionnaire », a-t-il ajouté, en expliquant que cela était dû au fait que les bailleurs de fonds étrangers finançaient les élections. « Nous devons quoi qu’il arrive aller aux élections pour mettre fin à cette [période de] transition ».


Mais Christophe Gaza-Mbeti, ancien porte-parole de la Séléka et ministre du gouvernement, voit des priorités plus urgentes. « Il faut désarmer. De la même façon que l’on nous impose une date d’élection, nous devons imposer une date de désarmement à ceux qui nous imposent cette date d’élection. C’est la population centrafricaine qui exige le désarmement », a-t-il dit sur le site Internet de Diaspora-Magazine.

« Comment pourrons-nous faire campagne s’il y a encore des gens armés ? », s’est interrogé le candidat à la présidence Joseph Bendouga.


D’autres se sont également interrogés sur l’urgence de tenir des élections. Un fonctionnaire retraité de la capitale, Bangui, a insisté : « L’important pour nous c’est qu’il y ait d’abord la sécurité et la paix pour que les gens puissent aller voter tranquillement ».


Dans le même esprit, un agriculteur de la ville de Bossangoa, à l’ouest du pays, a dit à IRIN : « Nous voterons le moment venu, mais qu’en sera-t-il des populations vivant encore sous le contrôle des groupes armés ? »


Déficit budgétaire


Le principal obstacle auquel se heurte l’ANE est le financement, et en l’état actuel des choses l’agence n’est pas en mesure de garantir que les délais fixés pour les élections seront respectés.


« À moins que les moyens techniques et financiers nécessaires soient mis à notre disposition très rapidement, nous courrons le risque que ces élections soient retardées », a dit le président de l’ANE, Dieudonné Kombo Yaya, lors d’une conférence de presse récente à Bangui.


Du retard a déjà été pris dans l’inscription des électeurs. Le lancement du processus, prévu en janvier, n’a pas eu lieu et on ignore encore quand ce sera le cas. M. Kombo Yaya a attribué ce retard aux problèmes d’insécurité, ainsi qu’à l’absence de représentants du gouvernement et des documents administratifs requis dans une bonne partie du pays.


L’ANE est loin d’avoir les 22 milliards de francs CFA (38 millions de dollars US) nécessaires à la tenue des élections. Selon des documents obtenus auprès de l’agence, 20 millions d’euros (22,6 millions de dollars US) ont été promis par l’Union européenne en janvier, mais cet argent n’a pas encore été versé. La Banque africaine de développement a décaissé 1 milliard de francs CFA (1,7 million de dollars US) et le Programme des Nations Unies pour le développement a accordé 100 millions de francs CFA à l’ANE ainsi qu’une marge de crédit de 2 millions de dollars. La France a quant à elle versé 100 000 euros (113 000 dollars US) pour les élections de novembre. L’agence se retrouve donc avec un déficit d’environ 20 milliards de francs CFA.


À l’issue de sa visite, M. Mar Dieye du PNUD a dit qu’il ne faisait « aucun doute que les élections seraient financées ».


« Naturellement, il faut aller très vite, il faut sécuriser un minimum de ressources pour que le recensement électoral démarre. Démarrer le processus électoral, c’est rassurer les populations sur le fait que l’on va y arriver », a-t-il ajouté.

Seize personnalités politiques se sont déjà prononcées sur leur intention de se présenter aux élections présidentielles, et la liste est susceptible de s’allonger dans les mois à venir.

RCA : la démocratie risque de devoir attendre
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 15:11

 

 

 

COMMUNIQUE TRES TRES URGENT


Les plateformes politiques de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), de l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP), du Collectif des Partis et Associations Politiques Sans Plateforme (CPAPSP) et de l’Union des Partis ¨Politiques pour la Renaissance du Centrafrique (UPPRC) organisent ce vendredi 13 février 2015 à 8 heures du matin à Bangui, une grande « Marche pour la Paix ».

 

Point de rassemblement pour le départ de la marche : SICA BOIS au PK 4 sur l’Avenue Boganda face à MAMICA, avec deux arrêts (Sièges de la MINUSCA et de la Médiation Internationale pour remise des mémorandums aux Responsables de ces deux institutions) et l'arrivée au Rond Point Zéro avec remise du Mémorandum aux Autorités de la Transition.

 

Tous les militantes et militants des partis membres de ces différentes plateformes, ainsi que tous les démocrates et républicains sont conviés à venir massivement y participer.


AFDT : ASD, CRPS, MCP, MDES, MLPC, RDC, UDECA. ACDP : ADP, PSD, MDI-PS, ARP, CDAP, UNADER, FPP. CPAPSP: ANC, MESAN, CDRC, FODEM, PUP, PPRC. UPPRC: PLD ET ALII

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 14:37

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com   jeudi, février 12, 2015. 11:22 TU

 

Selon l'ONU, 485 policiers opèrent dans trois commissariats de quartier rénovés par le PNUD

 

Les patrouilles de police sont désormais visibles dans les rues de Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA), s'est félicité le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

 

Selon le PNUD, qui est cité par le Centre d'Actualités de l'ONU, la crise en RCA avait entrainé  l'arrêt total des activités de la police et de la gendarmerie. L'ordre n'était plus assuré, les civils n'étaient plus protégés. Les locaux de la police et de la gendarmerie avaient été saccagés.

 

« Aujourd'hui, 485 de ces policiers opèrent dans trois commissariats de quartier rénovés par le PNUD. Au total, huit commissariats et trois brigades de gendarmerie seront réhabilités d'ici la fin de l'année », a déclaré le PNUD dans un communiqué de presse à Bangui.

 

Selon l'agence onusienne, toujours citée par le Centre d'Actualités de l'ONU, « trois commissariats sont aujourd'hui entièrement équipés et les femmes représentent 20% de leurs effectifs, avec pour fonction de faciliter la résolution des conflits et de sensibiliser les populations sur la question de l'égalité entre les sexes et de la violence à l'encontre des femmes ».

 

Centrafrique: la police patrouille dans les rues, signale le PNUD
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 14:35

 

 

 

Par   12/02/2015 à 10:46

 

Sept éléments de l'ex-rébellion centrafricaine Séléka ont été tués et au moins 20 arrêtés lors des combats qui les ont opposé mardi aux forces internationales à Bria (centre-est), selon un communiqué de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

"Le bilan a été de 7 morts, 9 blessés et une vingtaine de personnes arrêtées chez les ex-Séléka alors qu'il n'y a pas eu de victime du côté des forces internationales", selon le texte de la Minusca parvenu mercredi soir à l'AFP.

 

Le porte-parole de la Minusca Hamadoun Touré a regretté "qu'une telle intransigeance de leur part (Séléka) ait coûté la vie à des ex-Séléka", qui ont été les premiers à ouvrir le feu, indique le communiqué.

 

Mardi, la force onusienne, épaulée par des militaires français de l'opération Sangaris, avait expulsé les ex-Séléka d'édifices publics qu'ils occupaient depuis des mois. Dans un communiqué mardi, la Minusca avait dit s'être "heurtée à l'hostilité immédiate du groupe armé, entraînant la riposte déterminée des forces internationales". Cette opération visait "à mettre fin à l’existence d’une administration parallèle" mais aussi à "permettre la tenue des consultations populaires à Bria".

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans.

 

La présence de trois forces internationales -la force française Sangaris, l'Eufor RCA (UE) et la Minusca - a permis de stabiliser la situation, sans pour autant réussir à pacifier l'ensemble du territoire.

 

Centrafrique : 7 rebelles Séléka tués, 20 arrêtés
Centrafrique : 7 rebelles Séléka tués, 20 arrêtés
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:42

 

 

Le voile commence à se lever sur l’initiative prise par le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui sous-traité à de médiateurs kenyans en rendant possible depuis le mois de novembre 2014, une rencontre à Nairobi entre les deux frères ennemis que sont François Bozizé, son tombeur Michel Djotodia et leurs partisans respectifs. Ils ont fini par se mettre d’accord sur un texte dit Accord de Nairobi qui a été signé le 22 janvier 2015. Celui-ci prévoit grosso modo la mise en place d’une « troisième transition » en RCA à l’issue du forum de Bangui qui doit décréter une amnistie générale avant les prochaines élections.

 

Dans une lettre que les médiateurs kenyans ont adressée au président Sassou Nguesso au lendemain de la signature dudit accord et dont CAP a pu se procurer copie, on lit ceci : « Afin de détendre l’extrême tension et hostilité et dans le cadre du processus de médiation, nous avons délibérément pris la décision d’organiser des visites touristiques à l’intention des deux délégations ainsi que des programmes sociaux durant les week-ends. A chaque occasion, on a fait voyager les deux délégations dans un même autocar.»

 

Plus loin, les auteurs de la correspondance insistent auprès de Sassou  pour le « lancement sans attendre de la Phase II de la médiation (ndlr : il s’agit de la mise en place de la troisième transition) portant essentiellement sur des négociations réunissant toutes les tendances, sur la composition et la formule de partage du pouvoir en vue de la mise en place d’un nouveau gouvernement de transition d’union nationale ». C’est cette exigence que Bangui rejette fermement et considère comme une inacceptable tentative de « déstabilisation » de la transition qu’elle conduit actuellement. Fin janvier dernier, en marge du dernier sommet des chefs d’état de l’UA à Addis-Abeba, Sassou Nguesso a été sommé par ses pairs de s’expliquer au sujet de l’initiative de la rencontre de Nairobi,

 

Toujours à propos de l’Accord de Nairobi, Abdoulaye Bathily le représentant spécial de Ban Ki moon pour l’Afrique centrale, s’est aussi vu contraint de prendre sa plume pour recadrer le médiateur Sassou Nguesso dans une lettre de rappel à l’ordre en date du 8 février 2015 où le diplomate sénégalais tout en déplorant les discussions en cours à Nairobi, dénonce le texte de l’accord signé comme un document qui « viole les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Charte constitutionnelle de la transition de la RCA et l’esprit de Brazzaville ». Il demande pas moins en outre au président congolais de « mettre fin, de manière à la fois formelle et publique, aux consultations en cours dans la capitale kenyane et à inviter tous les acteurs à s’insérer dans le processus de Brazzaville car selon Bathily, la crédibilité de la Médiation internationale et le déroulement apaisé de la transition en République centrafricaine. »

 

CAP

Pourparlers parallèles de Nairobi : Tirs croisés sur Sassou Nguesso
Pourparlers parallèles de Nairobi : Tirs croisés sur Sassou Nguesso
Pourparlers parallèles de Nairobi : Tirs croisés sur Sassou Nguesso
Pourparlers parallèles de Nairobi : Tirs croisés sur Sassou Nguesso
Pourparlers parallèles de Nairobi : Tirs croisés sur Sassou Nguesso
Pourparlers parallèles de Nairobi : Tirs croisés sur Sassou Nguesso
Pourparlers parallèles de Nairobi : Tirs croisés sur Sassou Nguesso
Pourparlers parallèles de Nairobi : Tirs croisés sur Sassou Nguesso
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:19

 

 

 

La Lettre du Continent N°699 12/02/2015

 

Centrafrique

 

L'Onu exige de Sassou qu'il mette fin aux pourparlers de Nairobi

 

Les Nations unies ont peu apprécié l'accord de cessez-le-feu intervenu entre ex-milices Seleka et anti-Balaka, le 22 janvier, à Nairobi, sous l'égide de l'ex-président de l'Assemblée nationale kenyane, Kenneth Otiato Marende. Dans une lettre adressée à la présidence congolaise le 8 février (cliquez ici) Abdoulaye Bathily, le représentant spécial de Ban Ki-moon au sein de la médiation internationale sur la Centrafrique, a demandé à Denis Sassou Nguesso d'intervenir pour mettre un terme à cette initiative...

 

(lire la suite sur : http://www.africaintelligence.fr/LC-/alerte-lc/2015/02/12/l-onu-exige-de-sassou-qu-il-mette-fin-aux-pourparlers-de-nairobi,108061198-ART)

 

 

 

 

Quand Abdoulaye Bathily recadre Sassou Nguesso le médiateur de la crise centrafricaine
Quand Abdoulaye Bathily recadre Sassou Nguesso le médiateur de la crise centrafricaine
Quand Abdoulaye Bathily recadre Sassou Nguesso le médiateur de la crise centrafricaine
Quand Abdoulaye Bathily recadre Sassou Nguesso le médiateur de la crise centrafricaine
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:17

 

 

 

 Rfi.fr   Jeudi 12 Février 2015 - 10:36

 

En Centrafrique, les discussions de Nairobi entre anti-balaka et ex-Seleka se poursuivent, mais les arguments des délégations présentes dans la capitale kényane n'ont pas convaincu. Les diplomates de la région se refusent à considérer les pourparlers en cours comme un complément à l'accord de Brazzaville et continuent à les percevoir comme un danger pour l'ensemble du processus de sortie de crise. Une délégation du Congo s'est donc rendue ce mercredi au Kenya. Son objectif : mettre fin à cette médiation parallèle.

 

Une délégation congolaise est effectivement, selon nos informations, arrivée à Nairobi. Des sources diplomatiques expliquent qu'il s'agit de mettre un point final, dans les formes, aux discussions menées par les Kényans sur le dossier centrafricain.

 

« La délégation, explique l'un de nos interlocuteurs, a été chargée de remercier le président Uhuru Kenyatta pour les efforts qu'il a consentis, mais aussi de demander aux belligérants de rentrer dans le processus de Brazzaville et de mettre fin à cette médiation qui apparaît de plus en plus comme une médiation parallèle. »

 

Le désaveu de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), le 31 janvier dernier, n'avait apparemment pas suffi. En dépit de la déclaration des chefs d'Etat de la sous-région à Addis-Abeba indiquant que tout accord signé en dehors du processus de Brazzaville était « nul et de nul effet », les délégations présentes à Nairobi avaient continué à travailler.

 

Dans un courrier adressé à Denis Sassou-Nguesso - et dont RFI a pu se procurer une copie - le représentant de Ban Ki-moon pour l'Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, s'est inquiété dimanche dernier de la « continuation de cette initiative ». Il a demandé au président congolais de mettre fin « de manière à la fois formelle et publique aux consultations en cours dans la capitale du Kenya ». Abdoulaye Bathily indiquait que, selon lui, « la crédibilité de la médiation internationale et le déroulement apaisé de la transition en République centrafricaine en dépendent ».

RCA: le Congo veut mettre fin aux pourparlers de Nairobi
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:14

 

 

 

Par Pierre Pinto RFI  11-02-2015 à 23:49

 

Le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports Armel Sayo a été libéré mercredi 11 février après 16 jours de captivité. L’ancien leader du groupe armé Révolution-Justice , devenu ministre en août dernier, avait été enlevé le 25 janvier par des hommes se réclamant du leader anti-balaka Andilo, actuellement en prison à Bangui. Ils exigeaient sa libération en échange de celle du ministre. Une rançon a aussi été évoquée, mais les autorités assurent avoir obtenu la libération d'Armel Sayo sans contrepartie.

 

Quand tombe l'annonce du rapt d'Armel Sayo, une cellule de négociations se met en place. A sa tête, le ministre de la Sécurité publique Nicaise Karnou, assisté de l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga et de l’ancien chef de la coordination anti-balaka Patrice Edouard Ngaissona.

 

Deux jours après la libération de l’otage française Claudia Priest et du religieux centrafricain Gustave Reosse, les autorités entendent alors faire feu de tout bois. Elles se tournent notamment vers Joachim Kokaté, ancien camarade de promotion d'Armel Sayo. Il conduit à Nairobi une délégation d'anti-balakas qui a discuté ces deux derniers mois un accord de paix pour la Centrafrique, d'emblée rejeté par toutes les instances internationales. Depuis Nairobi, Joachim Kokaté avait participé quelques jours auparavant aux discussions en vue de la libération de Claudia Priest. Il mandate alors un de ses hommes liges à Bangui, le capitaine Charles Grémangou, qui entre en contact avec les ravisseurs, mais n’en obtient rien de concret.

 

Il faut dire qu’à Nairobi aussi ce nouveau kidnapping divise. Si Joachim Kokaté est proche d’Armel Sayo, un autre membre de la délégation, Maxime Mocome, lui, est proche d’Andilo. Le général Andilo, alias Rodrigue Ngaibona, est un chef anti-balaka en prison depuis plus d’un mois. Lors des dernières prises d’otages, sa libération était mise dans la balance par les ravisseurs. « Mokome et Andilo sont proches. Ils sont de la même ethnie. Ils ont partagé la même maison », affirme un fin connaisseur de la mouvance anti-balaka. Dans l’entourage de la présidente Catherine Samba-Panza, certains vont même jusqu’à penser que l’ordre de l’enlèvement du ministre de la Jeunesse et des Sports est venu de Nairobi. Mais rien ne permet de l’affirmer.

 

« Pas de rançon versée »

 

A Bangui, une autre figure de la mouvance anti-balaka, Sébastien Wenezoui, est aussi sollicitée par les autorités. Avec un de ses lieutenants, il entre en contact avec les ravisseurs qui constituent un petit groupe mouvant. A leur tête, un jeune homme de 19 ans qui se présente comme le « frère » d'Andilo. Il réclame donc la libération de son frère emprisonné et une rançon de 4 millions de francs CFA. Comme il est d’usage pour un officiel, le ministre Nicaise Karnou a soutenu avec force sur l’antenne de RFI mercredi qu’aucune rançon n’avait été versée. Sébastien Wenezoui est tout aussi catégorique sur ce point. Toutes les parties prenantes contactées assurent que la libération s’est faite sans contrepartie, ce qui explique la longueur des pourparlers.

 

Pendant ce temps, les amis d’Armel Sayo au sein de son ancien groupe armé Révolution-Justice perdent patience. Le 5 février, ils menacent de marcher sur Bangui pour libérer eux-mêmes leur ancien leader. Sébastien Wenezoui parvient à désamorcer une crise qui risque selon lui de tourner à l’affrontement tribal. Un argument de plus à opposer au jeune ravisseur. Mais les négociateurs déploient encore des trésors de diplomatie pour tenter de le convaincre de renoncer à exiger l’élargissement de son « frère Andilo » poursuivi par la justice centrafricaine. « On a fait intervenir tous les gens qui ont de l’influence sur lui, explique une source au sein des négociations. On a demandé à sa mère de le ramener dans le droit chemin. Même Andilo, depuis sa prison lui a parlé au téléphone ».

 

L’intransigeance du frère d’Andilo sur ce point avait déjà retardé au mois de janvier la libération de Claudia Priest. De bonne source, cette libération avait finalement eu lieu à l'insu du jeune homme… Selon les dires de cette source impliquée au premier chef, pendant qu’une partie des négociateurs discutaient avec lui à distance du lieu où la Française et le religieux centrafricain étaient retenus, d’autres émissaires se mettaient d’accord avec les geôliers et les caïds locaux sur la nécessité de mettre fin à cette captivité, et récupéraient les deux otages.

 

Une manœuvre habile qui a eu le mérite de l’efficacité sur le moment, mais qui aura probablement vexé le jeune homme et aurait pu le pousser à prendre un nouvel otage. « Il ne ciblait pas Sayo en particulier. Il ne savait même pas qui c'était. Il a saisi l'opportunité », estime cette même source.

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, à minuit, l’otage Sayo a donc été remis au ministre Nicaise Karnou accompagné de madame Sayo et d’autres participants aux négociations sur une colline au nord de Bangui.

RCA: les dessous de la libération d’Armel Sayo
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 21:35

 

 

 

MARCHE DES PARTIS POLITIQUES LE 13 FEVRIER 2015

 

POUR ENTRE AUTRE :

 

EXIGER L'APPLICATION IMMEDIATE DE LA RESOLUTION 2149 DU CONSEIL DE SECURITE PREVOYANT LE DESARMEMENT FORCE DE TOUTES LES BANDES ARMEES ;

 

 DENONCER L'ACCORD PARALLELE DE NAIROBI;

 

 DENONCER LES RAPTS ET PRISES D'OTAGE PAR CERTAINS ANTI-BALAKAS

RCA : La classe politique décide de marcher pour exiger le désarmement forcé des bandes armées
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 20:22

 

 

 

http://www.ouest-france.fr    Vannes - 11/02/ 2015  -

 

En Centrafrique, des unités du 3e Régiment d’infanterie de marine, de Vannes, ont participé, avec des casques bleus marocains, à la reprise de la ville de Bria.

 

Mardi matin, vers 5 h, des casques bleus marocains de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) ont lancé une opération dans la ville de Bria, à l’est du pays. Les casques bleus étaient appuyés par une colonne de forces françaises du groupement Korrigan, dont des marsouins du 3e Régiment d’infanterie de marine, de Vannes.

 

Reprendre le contrôle

 

L’objectif était de restaurer l’autorité du gouvernement en reprenant le contrôle, selon le communiqué du ministère français de la Défense, « de bâtiments appartenant à l’État illégalement occupés par des miliciens du FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique) ».

 

Des combats très violents

 

Selon le ministère, les casques bleus se sont heurtés aux miliciens « qui ont ouvert le feu ». « À la demande de l'Onu », les militaires français ont alors soutenu les casques bleus. Les combats « très violents », selon un habitant de Bria cité par l’AFP, se sont prolongés pendant plusieurs heures. « La préfecture, le commissariat et l’ensemble des autres édifices publics ont été libérés puis fouillés », précise le ministère.

 

Sept miliciens tués

 

Les affrontements qui auraient fait sept morts parmi les miliciens, selon Jeune Afrique, ont « cessé en fin de matinée ». Il n’y a pas de pertes du côté des forces françaises et de l'Onu. « Plusieurs civils auraient également été tués », rapporte Radio France internationale (RFI).

Lu et vu pour vous : 3e Rima. Les marsouins engagés dans des combats à Bria
Lu et vu pour vous : 3e Rima. Les marsouins engagés dans des combats à Bria
Lu et vu pour vous : 3e Rima. Les marsouins engagés dans des combats à Bria
Lu et vu pour vous : 3e Rima. Les marsouins engagés dans des combats à Bria
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