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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 21:09

 

 

 

Il est désormais établi qu’il n’y aura pas de désarmement forcé des forces négatives (ennemis de la paix selon certains), qu’on ne leur fera pas la guerre (si elles se tiennent coi) et que les forces armées centrafricaines ne reprendront pas de service de sitôt. C’est à l’étalon de ces trois paramètres que la situation sécuritaire en République Centrafricaine doit être appréciée. N’en déplaise au Conseil de Sécurité et ses différentes résolutions.

 

Seulement, si les séléka sont, eux, cantonnés, localisés et repérés, il n’en va pas de même des antibalaka qui essaiment le pays en partant de Bangui. Entre les vrais et les faux, tout le monde y perd son latin, y compris leur coordonnateur principal et leurs différents « comzone » qui n’admettent jamais que les actes graves posés ne le sont jamais par leurs éléments.

 

En lieu et place des forces armées centrafricaines, les forces internationales qui sont en première ligne en matière de sécurité sont devenus, de ce fait, les empêcheurs de tourner en rond des antibalaka, c’est-à-dire leurs ennemis puisqu’elles les empêchent d’atteindre leur objectif initial : la prise du pouvoir de l’Etat par la force des armes.

 

A l’évidence elles n’y parviendront pas ou plus. Et le sachant, elles sont réduites à poser, au nez et à la barbe des forces internationales, des actes qui frôlent l’humiliation même si une certaine stratégie militaire voudrait laisser venir à l’ennemi. C’est à ce jeu que beaucoup d’antibalaka se sont laissés avoir et dans lequel nombre d’entre eux ont perdu la vie.

 

Le mode opératoire étant désormais connu de tous (action – représailles), on comprend mal que la capture de Ngaïbona Rodrigue alias Andjilo n’ait pas été préventivement accompagnée de précautions d’usage qui auraient pu éviter l’enlèvement de la religieuse française et son assistant, conduits manu militari à Boy Rabé, sanctuaire bien connu des antibalaka contre lequel personne ne veut rien faire.

 

Si les antibalaka n’ont pas gagné la grande guerre, ils accumulent de petites victoires contre les populations civiles, sans distinction de race et de pays. Ce qui leur laisse très souvent une certaine impression d’invincibilité. Comment alors comprendre que la seule témérité de beaucoup d’entre eux – ils n’ont pas la formation et la qualification des forces internationales dont des spéciales – suffise à empêcher Bangui, la Présidente de la transition et les autres institutions de l’Etat de mener une vie normale et même à les terroriser ?

 

Les coups militairement portés aux antibalaka par les forces internationales sont régulièrement contrastés par leurs revers, véritables défis au bon sens.

 

Même si l’on peut admettre qu’on est dans une guerre asymétrique où l’ennemi est le plus souvent invisible, force est tout de même de constater que son bastion et ses tranchées sont clairement identifiés.

 

A ce jeu, force est de constater que les forces internationales et au-delà d’elles, la communauté internationale, se sont mises la corde au cou, obligées qu’elles sont de créer dans les meilleurs délais, les conditions de sécurité permettant le déroulement de tout le processus électoral.

 

La reddition ou la capture de Ogwen par d’autres forces que celles spéciales des américains qui font le siège de la LRA depuis 2008 ; l’imbroglio de Bambari ; l’ultimatum donné à Sangaris de quitter la ville de Bria ; la neutralisation du marabout des antibalaka ; la reddition de Baba Ladé ; la capture de Andjilo, etc. sont autant d’indicateurs qui rendent sceptiques plus d’un observateur et qui font penser d’autres qu’une certaine volonté de laisser-faire des forces négatives est manifeste. Le bout du tunnel de l’insécurité en République Centrafricaine n’est pas pour demain. Vrai ou faux, à chacun de juger.

 

Un citoyen indigné et révolté

JUSQU’A QUEL POINT LES FORCES INTERNATIONALES SE LAISSERONT-ELLES RIDICULISER ET HUMILIER PAR LES ENNEMIS DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE AVANT DE REAGIR ? par un citoyen indigné et révolté
JUSQU’A QUEL POINT LES FORCES INTERNATIONALES SE LAISSERONT-ELLES RIDICULISER ET HUMILIER PAR LES ENNEMIS DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE AVANT DE REAGIR ? par un citoyen indigné et révolté
JUSQU’A QUEL POINT LES FORCES INTERNATIONALES SE LAISSERONT-ELLES RIDICULISER ET HUMILIER PAR LES ENNEMIS DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE AVANT DE REAGIR ? par un citoyen indigné et révolté
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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 20:07

 

 

Par RFI 19-01-2015 à 19:30

 

L’ONG Conflict Armament Research (CAR) a publié ce lundi 19 janvier un rapport sur les armes et munitions entre les mains des groupes armés en RCA. Il a été finalisé après des mois d'enquête sur le terrain. Le Soudan a bel et bien été l'un des parrains de la Seleka avant que ce groupe rebelle centrafricain n'explose en plusieurs factions. Ce sont les armes et les munitions utilisées par les ex-Seleka qui le révèlent. Certains véhicules également.

 

Le rapport qui vient d'être publié confirme ce que les chefs de la Seleka disaient déjà en 2013, à savoir que les rebelles ont trouvé une partie de leur armement dans des stocks constitués par le président déchu, François Bozizé. Cependant, le texte documente surtout l'appui apporté, à l’époque, par le Soudan. Les chercheurs de Conflict Armament Research disent avoir les preuves de la livraison par Khartoum à la Seleka d'au moins deux cargaisons d'armes par voie aérienne. Au moment où Michel Djotodia était au pouvoir, « autorisation avait été donnée à un avion militaire soudanais d'atterrir à volonté en Centrafrique », dit le rapport.

 

Une autre preuve de l'implication de Khartoum concerne les forces internationales qui ont trouvé sur les sites rebelles, après le départ des éléments de la Seleka de Bangui, des armes et des munitions de fabrication soudanaise. Elles ont même retrouvé des véhicules tactiques légers « Karaba » produits au Soudan. Des chefs de la Seleka ont reconnu que les véhicules avaient été convoyés par avion depuis le territoire soudanais quand la rébellion tenait Bangui.

 

Non seulement le Soudan a fourni à la Seleka du matériel qu'il a produit mais il a également remis de l'équipement acheté à l'étranger, notamment en Iran. Des armes et des munitions de fabrication iranienne ont été trouvées en Centrafrique dans un conditionnement soudanais.

 

Claudio Gramizzi est un des chercheurs de l’organisation Conflict Armament Research qui mène des enquêtes dans les zones de conflit avec, entre autres, un mandat de l'Union européenne. Joint par RFI, il confirme le pillage des stocks d'armes de l'ancien gouvernement de Bozizé par anti-balaka et Seleka, ainsi que la présence de nombreuses armes en provenance du Soudan voisin.

 

« Une bonne partie des armes qui ont circulé provenaient en fait d’opérations de saisie de la part des éléments de la Seleka à partir des stocks nationaux, mais également de l’approvisionnement qui venait de pays frontaliers. »

 

Claudio Gramizzi Chercheur de l’ONG Conflict Armament Research. 19/01/2015 - par Mélissa Chemam

Centrafrique : un rapport confirme le soutien du Soudan à la Seleka
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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 18:54

 

 

http://geopolis.francetvinfo.fr   Par Jacques Deveaux 19/01/2015 à 11H48

 

L'un des derniers chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise LRA recherché par la Cour pénale internationale (CPI), Dominic Ongwen, sera livré à La Haye où il sera jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. La Lord’s resistance army (LRA) est accusée d’avoir tué 100.000 personnes et enlevé 60.000 enfants.

 

Dominic Ongwen a un étrange parcours. D’enfant kidnappé à l’âge de 10 ans, il va devenir l’une des figures du LRA, un mouvement militaro-mystique, et l’un de ses chefs les plus cruels. Dès son enlèvement en 1980, il est placé dans  la famille d’un des responsables du groupe rebelle, Vincent Otti, qui va l’«élever».

 
En 2005, Ongwen est déjà au sommet de l’organisation. Il commande notamment une attaque sur son propre village natal où 300 personnes seront tuées. Il est recherché par la Cour pénale internationale pour sept chefs d’accusation dont ceux d’esclavagisme, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

 
Car la Lord’s Resistance Army est devenue une terrible machine à tuer et à enlever. Du nord de l’Ouganda, elle va étendre son activité dans les pays limitrophe. Centrafrique, Congo, Soudan. Tueries, mutilations, enlèvements d’enfants, esclavage sexuel des filles, embrigadement militaire des garçons se succèdent sur fond de mysticisme. Des victimes et, aussi, d’anciens membres enrôlés de force ont raconté les sévices et les rites initiatiques sanguinolents. Les attaques contre les villages sont toujours plus violentes. Aujourd’hui, La LRA est créditée de 100.000 morts et de 60.000 enlèvements d’enfants.

 
En 2000, l’armée ougandaise chasse la LRA du pays, mais n’en vient pas à bout. Différents groupes armés se dispersent dans la forêt équatoriale du Centrafrique et du Congo.

 
En 2007, Vincent Otti, devenu son mentor, est victime d’une purge. Le leader du LRA, Joseph Kony, le fait exécuter. A partir de ce moment, Dominic Ongwen se fera de plus en plus électron libre au sein du mouvement, refusant souvent d’obéir aux ordres, et essayant même de se rendre.

 
Curieusement, ce qui ailleurs se serait sûrement traduit par une exécution sommaire, est à chaque fois pardonné par Joseph Kony. A l’été 2011, les troupes de Ongwen ont fondu. Elles se limitent à une demi douzaine d’hommes (au lieu de 60, lors de la tentative de reddition) qui se déplacent entre Soudan du Sud et Congo.

 
Enfin ce 6 janvier 2015, c'est le coup de théâtre. Selon Les Etats-Unis, Dominic Ongwen s’est rendu aux forces américaines présentes en Centrafrique. D’autres sources prétendent qu’il a été fait prisonnier par des troupes de la Séléka centrafricaine. Il espérait peut-être obtenir l’amnistie de son pays, comme 12.000 anciens combattants avant lui. Sauf que les accusations sont bien trop graves, et Kampala a rejeté toute idée d’amnistie.


Ongwen est désormais attendu à la Haye où il comparaitra devant la Cour pénale internationale.


La LRA n’est plus une menace à présent. Pourtant son chef  Joseph Kony est toujours dans la nature accompagné d’une centaine d’hommes.

Le criminel de guerre rwandais Dominic Ongwen traduit devant la CPI
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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 18:40

 

 


Bangui, 19 janvier 2015 (RJDH)— Les avis des habitants du 4ème arrondissement de la ville de  Bangui, se diffèrent sur la question de l’arrestation de Rodrigue Ngaïbona,  un des redoutables chefs des Anti-Balaka connu sous le nom du Général Andjilo. Le contingent camerounais de la Minusca l’a appréhendé et mis aux arrêts le Samedi 17 janvier dernier  à Bouca. Certains de ces habitants sont pour son arrestation, tandis que  d’autres s’y opposent.

 

Des Centrafricaines et Centrafricains se sont prononcés ce jour sur l’arrestation de Andjilo. Un des habitants du quartier Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement, déplore l’arrestation d’Andjilo, qui selon lui va entrainer un trouble à l’ordre public. 

 

« A mon avis ce n’est pas normal. Car nous avons appris qu’il était parti pour sensibiliser les autres Anti-Balaka qui sont sur l’axe Bouka, afin d’enlever les barrières illégales, faciliter  la libre circulation et le retour de  la paix.   Et   c’est ainsi qu’on lui a mis la main dessus »,  a déploré cet habitant de Boy-Rabe.

 

 Un autre habitant explique que  « les efforts qu’a fait Andjilo dans ces derniers temps dans le 4ème arrondissement, pour traquer les braqueurs et les malfrats, ont fait que la population est soulagée», a-t-il dit.

 

Cependant, certains de ces  habitants affirment que « nul n’est au dessus de la loi. Et que l’impunité doit cesser». Pour ces derniers, c’est tout à fait normal que  Andjilo soit arrêté. Car les auteurs des crimes doivent répondre de leurs actes devant la loi.

 

 Réaction des responsables d’Anti-Balaka et la société civile

 

Contactés, les responsables du mouvement des Anti-Balaka, se disent mécontents de l’arrestation de Andjilo, et dénoncent en même temps la justice Centrafricaine.

 

« Nous dénonçons la justice centrafricaine. Sans dossier Adjilo est poursuivi de quoi. Même le chef d’accusation lu hier par le procureur de la République sur les ondes, n’est pas fondé. Andjilo n’est ni bandit, ni délinquant. Les délinquants ou un groupe des bandits ne peut pas libérer un pays, des mains des séléka. Nous dénonçons la justice centrafricaine », a fait savoir Igor Lamaka porte parole des Anti-Balaka.  Il lance  également un appel à tous les Anti-Balaka, un appel au calme.

 

Pour Joseph Bindoumi, de la société civile, c’est un trouble que les gens cherchent à emmener dans le pays, afin de boycotter les négociations à la base.

 

« L’arrestation de Andjilo pour moi c’est un trouble que le gens cherchent à emmener. Depuis que Andjilo commet des crimes en République Centrafricaine, il est connu de la Sangaris, de la Minusca, et de tout le monde. Et nous avons demandé à plusieurs reprises que les auteurs des crimes comme Ali Daras à Bambari, Nourrédine à  Birao et ceux de  Kaga-Badoro et Ndélé, y compris Andjilo  soient arrêtés.  Mais personne n’a voulu le faire. Et c’est à ce moment où les Centrafricains se préparent pour le forum  qu’on décide d’arrêter Andjilo, pour mettre de l’huile sur le feu », a déploré le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de L’homme, Joseph Bindoumi.

 

Cet incident a paralysé les activités dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Certains établissements scolaires ont libéré les enfants, par peur des violences. /

 

Annette Maélaine Malebingui.

Bangui : Les habitants du 4ème arrondissement partagés entre la libération ou non d’Andjilo
Bangui : Les habitants du 4ème arrondissement partagés entre la libération ou non d’Andjilo
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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 18:37

 

 

http://www.adiac-congo.com Lundi 19 Janvier 2015 - 16:52

 

Depuis ce lundi 19 janvier, les autorités en charge de l’organisation du forum de Bangui, ont entamé des consultations populaires dites « à la base » auprès des citoyens sur l’ensemble du territoire national et des pays voisins. C’est un engagement pris par les signataires de l’accord de cessation des hostilités, le 23 juillet 2014 à Brazzaville.

 

Durant trois semaines, vingt et cinq équipes de travail vont interroger toutes les couches sociales centrafricaines sur toute l’étendue du territoire national. Outre, les seize préfectures de la République centrafricaine, ces consultations seront également menées au Cameroun, au Tchad, au Congo-Brazzaville et en République démocratique du Congo (RDC), des pays limitrophes où se trouve une forte population de réfugiés centrafricains.

 

En effet, dans chaque préfecture, il y aura trois jours de discussions où les équipes vont enregistrer le ressenti des populations, les difficultés auxquelles elles ont été confrontées et les propositions de sortie de crise. « L'objectif des consultations à la base est de recueillir les thèmes de discussions et les propositions de participation pour le forum de réconciliation nationale », a indiqué prof. Anicet Guiyama-Massogo, ministre conseiller chargé du dialogue politique et social à la présidence.

 

Pour prof. Anicet Guiyama-Massogo, la campagne qui vient d’être lancée est tout justifiée, « c'est une des clauses de l'accord de cessez-le-feu conclu par les protagonistes de la crise centrafricaine, à savoir les ex- rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti- Balakas, le 23 juillet 2014 à Brazzaville, sous l'égide du président congolais, Denis Sassou N'Guesso, médiateur de la crise au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale. »

 

D’après une source bien informée, le ministre conseiller chargé du dialogue politique et social à la présidence s’était rendu le week-end dernier à Brazzaville. Le but de la mission était de solliciter la présence à Bangui du médiateur, Denis Sassou N'Guesso, à la cérémonie du lancement des consultations populaires. Mais, compte tenu d’une autre cérémonie relative à l’ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations de football en Guinée Equatoriale, cette offre a été déclinée.

 

Ce processus est une étape importante de la transition, dont le mandat s’achève en août prochain, après la tenue d'élections présidentielle et législatives destinées à désigner de nouvelles institutions démocratiques, plus de trois ans après le début en décembre 2012.

 

Fiacre Kombo(Stagiaire)

 

 

Centrafrique: La population de l’arrière pays dans l’attente des consultations à la base

 

Bangui, 19 janvier 2015 (RJDH)—Les habitants de certaines villes de la République Centrafricaine vivent dans l’attente des consultations à la base qui devraient commencer le mardi 20 janvier 2015. Ils expriment une sorte d’impatience quant à la tenue de ces consultations à la base.

 

Pour Claudia habitant Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, à l’Est de Centrafrique, la nouvelle de l’arrivée de l’équipe de consultations à la base parcourt la ville depuis plusieurs jours. « Une réunion y relative s’est tenue aujourd’hui dans la ville, sur initiative du représentant de la Minusca dans la localité. Lors de la réunion tenue ce matin dans la ville, le représentant de la Minusca de Bria est revenu sur l’arrivée prochaine d’une équipe composée du ministre résident et d’autres personnalités », a-t-elle fait savoir. Cette information n’est toutefois pas confirmée par la Minusca.

 

A Ndélé (Bamingui-Bangoran), l’on témoigne vivre depuis le lundi passé dans l’attente de l’accueil des personnalités qui partiront de Bangui. « Nous avons appris que l’équipe devait arriver le lundi passé mais toute la semaine, rien n’a été fait. Une autre information fait état de leur arrivée ce jour lundi 19 janvier 2015 mais ils ne sont toujours pas là », a témoigné le correspondant du RJDH de Ndélé.

 

La ville de Birao qui est dans la Vakaga, à l’extrême Nord de Centrafrique, vivrait dans la même attente selon une source jointe sur place. Les habitants auront reçu les mêmes informations que ceux de Ndélé et attendraient leur hôte.

 

Du côté de la Commission Préparatoire du Forum, c’est un autre son de cloche. Les consultations à la base ne sont pas encore officiellement lancées pour des questions logistiques. « Les véhicules devant assurer le déplacement des facilitateurs ne sont pas encore disponibles. Et même si les consultations à la base démarraient, ce seront d’abord par les préfectures proches de la capitale avant d’arriver aux plus extrêmes. Nous commencerons par la Lobaye et l’Ombella M Poko avant de poursuivre dans les autres préfectures » a confié une source au ministère de la communication.

 

Selon le calendrier établi précédemment par la Commission Préparatoire du Forum, les facilitateurs devaient quitter Bangui ce jour et les consultations à la base démarreront à proprement parler devraient commencer demain mardi le 20 janvier./

 

Naim-Kaélin Zamane

 

 

Centrafrique : la population appelée à participer au forum de réconciliation
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 17:36

 

 

 

Par LeFigaro.fr  le 19/01/2015 à 17:24

 

Une Française de 67 ans, membre d'une ONG, a été enlevée ce matin à Bangui, en République centrafricaine. Les milices anti-balakas, des bandits de l'Ouest du pays, sont soupçonnés d'être à l'origine de cet enlèvement. Ils réclament la libération d'Andjilo, un de leur chef arrêté dimanche. Des négociations seraient en cours avec l'archevêque de Bangui.


D'après RTL, cette Française appartiendrait à l'ONG "International Rescue Committee". Mais une autre source, qui a révélé l'information, cite l'ONG Caritas.
 

Peter Bouckaert @bouckap

 

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Confirmed French sister working 4 Caritas & CAR priest abducted by #antibalaka this AM, reaction 2 detention of AB leader Andillo Saturday

 

3:14 PM - 19 Jan 2015

 

 

Une humanitaire française enlevée en Centrafrique

 

http://www.ledauphine.com  19/01/2015 à 17:26

 

Une Française a été enlevée ce lundi 19 janvier 2015 à Bangui en République Centrafricaine. Il s'agit d'une femme âgée de 67 ans, membre de l'ONG "International Rescue Committee" révèle le site RTL.fr. Elle aurait été enlevée par des fidèles d'un chef anti-Balaka arrêté par la MINUSCA dimanche. Le parquet centrafricain avait annoncé dimanche l'arrestation par la Minusca, la force de l'Onu dans le pays, d'un chef de milice anti-balaka recherché depuis des mois pour meurtre, rébellion, viol ou pillage.

 

Centrafrique : une Française membre d'une ONG enlevée à Bangui

 

TERRORISME - Une femme de 67 ans, membre de l'ONG International Rescue Committee a été enlevée ce lundi matin à Bangui en République Centrafricaine.

 

Elle s'appelle Cecilia, à 67 ans, et travaille pour une ONG. Cette sexagénaire membre de l'organisation non gouvernementale International Rescue Committee a été enlevée ce lundi matin dans la ville de Bangui en République Centrafricaine, selon une information RTL.

 

La radio précise que les anti-balakas sont soupçonnés d'être les auteurs de ce kidnapping. Ils réclameraient la libération d'Andjilo, un de leur chef arrêté dimanche. Des négociations sont en cours avec l'archevêque de Bangui.

 

 

Deux humanitaires enlevés à Bangui par des Anti-Balaka
 

Bangui, 19 janvier (RJDH)—Deux humanitaires dont une  française, travaillant pour  la Coordination diocésaine de la santé à la Caritas sont enlevés ce lundi 19 janvier par des miliciens Anti-Balaka dans le 4e arrondissement de Bangui, pour exiger la libération d’un de leurs chefs Rodrigue Ngaïbona, alias Andjilo, arrêté  samedi dans le nord du pays par les troupes de l’ONU et conduit à Bangui. Un rescapé des otages a témoigné les faits au RJDH.

 

Elkana Ndawatcha de la coordination diocésaine de la santé, qui conduisait le véhicule a relaté les faits en ces termes  « J’étais à bord comme chauffeur, j’ai pris notre partenaire, une française et un confrère pour nous rendre au PK 35 et PK 45 sur la route de Damara avec des kits sanitaires. Au niveau du quartier Fouh, nous sommes tombés dans une embuscade tendue par des Anti-Balaka. Quatre personnes en arme  nous ont arrêtés et ils m’ont fait sortir du véhicule. Ils ont emporté le véhicule à destination de Boy-Rabe avec deux otages dont notre partenaire la française », a-t-il relaté.

 

Selon Elkana, la française, nommé Claudia soutient sa structure depuis 2005. Sa visite à Bangui devrait prendre fin le mardi prochain.

 

L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a effectué dans la  matinée une descente au quartier Boy-Rabe pour ouvrir les négociations. Une source proche de la Caritas a déclaré que la deuxième otage a été libérée.

 

Selon les informations recueillies auprès des Anti-Balaka, cette prise d’otage est une réaction par rapport à l’arrestation de Andjilo dont le mouvement exige la libération.

 

Le coordonnateur des Anti-Balaka, Patrice-Edouard Ngaïssona est resté injoignable. Toutefois, une source proche de la coordination des Anti-Balaka a déclaré qu’ils vont tout mettre en œuvre pour libérer le véhicule et l’otage française dans la journée, après la sensibilisation des éléments Anti-Balaka sur le terrain. /

 

Fridolin Ngoulou


http://www.rjdh-rca.net/actulites/actualite/centrafrique-deux-humanitaires-enleves-a-bangui-par-des-anti-balaka.html#Y6YMZIKKq8DFEf20.99

 

 

Centrafrique : une humanitaire française enlevée à Bangui

 

Les milices anti-balakas seraient être à l'origine de l'enlèvement d'une Française de 67 ans lundi à Bangui (République centrafricaine) qui fait suite à l'arrestation de l'un de leurs chefs par la force de l'ONU (Minusca).

 

M. Pf. | 19 Janv. 2015, 17h42: 19 Janv. 2015, 19h14

 

Une Française de 67 ans, membre d'une ONG, a été kidnappée ce lundi à Bangui, en République centrafricaine, selon plusieurs médias locaux, puis la radio RTL.

 

Les milices anti-balakas seraient à l'origine de cet enlèvement. Le rapt pourrait être lié à l'arrestation du «général Andjilo», puissant chef anti-balaka appréhendé samedi à Bouca (nord-ouest) par la force de l'ONU (Minusca).


Les anti-balaka sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions. Le «général Andjilo», qui a été un des principaux chefs anti-balaka à Bangui, avait fui la capitale. Il est notamment accusé d'avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui.


Les ravisseurs de la sexagénaire française réclameraient la libération d'Andjilo en échange de celle de l'humanitaire, enlevée avec un religieux dont la nationalité reste à confirmer. « Ce matin, j’étais avec notre partenaire qui vient d’arriver de la France (l'otage française, NDLR). Nous avons chargé un véhicule avec des tables de consultation et des médicaments afin d’approvisionner les Centres de santé en médicaments et matériels médicaux. Arrivé au niveau du quartier Fouh (quartier du 4ème arrondissement de Bangui), on est tombé dans une embuscade tendue par les éléments anti-balakas qui nous ont pointés avec leurs armes. Ils m'ont fait descendre du véhicule avant de l’emporter avec tous les matériels médicaux qu’il contient et les deux otages dont la dame française », a raconté à l'agence de presse locale Anadolu un responsable de la Coordination Diocésaine pour la Santé (CODIS).


Des négociations seraient en cours avec des autorités religieuses chrétiennes basées à Bangui.

 

Confirmed French sister working 4 Caritas & CAR priest abducted by #antibalaka this AM, reaction 2 detention of AB leader Andillo Saturday

 

— Peter Bouckaert (@bouckap) 19 Janvier 2015

Une Française enlevée en République centrafricaine
Une Française enlevée en République centrafricaine
Une Française enlevée en République centrafricaine
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 17:16

 

 

 

BRUXELLES (Belgique) 19 janvier 2015 à 15h44 (Belga)

 

L'Union européenne a approuvé lundi le lancement de deux nouvelles missions en Afrique, l'une pour entraîner la police malienne et l'autre visant à conseiller la réforme de l'armée centrafricaine. Les ministres des Affaires étrangères des 28 ont décidé de lancer une seconde mission au Mali, destinée à renforcer la capacité des forces de sécurité intérieure maliennes.

 

Baptisée EUCAP Sahel Mali, cette mission aura pour principal objet de permettre aux autorités maliennes de "restaurer et maintenir l'autorité et la légitimité de l'État sur l'ensemble du territoire malien". Elle travaillera en coopération avec les trois services chargés du maintien de l'ordre au Mali (la police, la gendarmerie et la garde nationale), ont précisé les ministres dans une déclaration.

 

L'UE mène déjà une mission européenne de formation de l'armée malienne (EUTM Mali) lancée dans la foulée de l'intervention française Serval qui avait permis de repousser début 2013 les groupes armés qui avaient envahi le nord du pays et qui menaçaient de conquérir tout le pays.

 

Les ministres ont par ailleurs établi lundi une "Mission militaire européenne de conseil" en République centrafricaine (EUMAM RCA). Elle vise à soutenir les efforts entrepris par les autorités de Bangui pour préparer une réforme du secteur de sécurité et en particulier dans la gestion des Forces armées centrafricaines (FACA). La nouvelle mission prendra la relève de la force européenne en Centrafrique (Eufor RCA), qui contribue à assurer la sécurité dans la capitale, Bangui, et dont le mandat expire le 15 mars prochain.

 

L'UE lance deux nouvelles missions en Afrique: au Mali et en Centrafrique
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 17:12

 

 

REPRESENTATION DE LA DIASPORA A LA COMMISSION PREPARATOIRE

 

DU FORUM DE RECONCILIATION NATIONALE ET

 

 DU DIALOGUE POLITIQUE

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE         

 

Les 17 et 18 janvier 2015,  des réunions se sont tenues au sein de la diaspora Centrafricaine. Ces réunions, certes disparates mais nécessaire, marquent le début d’une dynamique à laquelle nous avons le devoir toutes et tous de participer et mieux nous engager d’une seule voix. Je profite de l’occasion pour faire appel à la compréhension de mes frères et sœurs de n’avoir pu assister à l’ensemble des réunions. Ayant eu l’occasion d'avoir des entretiens le 17 janvier 2015, de participer à la réunion du 18 janvier 2015 à Paris ( France) et d’avoir les retours des autres réunions, je tiens à informer tous les compatriotes que j’adhère à la démarche souhaitée par tous, celle de la mise en place  d’une organisation solidaire et constructive de la diaspora. Plus que jamais, et à la veille du forum de reconciliation nationale et du dialogue politique  qui se tiendra prochainement en terre centrafricaine, chacun aura compris que l'intérêt général doit primer. Afin d’aider la mise en place de cette dynamique, atteindre les objectifs fixés et faire le lien entre vous et moi au niveau  du comité préparatoire du forum de reconciliation nationale et du dialogue politique, une coordination structurée est nécessaire. Elle sera assurée par les compatriotes suivants :

 

 Madame Sylvie BAIPO-TEMON

 

Monsieur Maxime NANA

 

Madame LYDIE NZENGOU

 

 Il a également été noté qu’une réunion plénière est souhaitée pour le 31 janvier  prochain. De même que la date du 14 février est retenue pour finaliser les travaux des différentes concertations, devant nous permettre de jetter les bases d'une structure représentative, digne et responsable. Je laisse les coordinateurs cités d' établir les modalités nécessaire pour communiquer avec tout membre de la diaspora Centrafricaine en lien étroit avec des points focaux de Toulouse Lyon,Monpellier... pour la France d'une part, les compatriotes d'autres continents d'autre part  .

 

Cette réunion du 14 février 2015, qui  regroupera l’ensemble des acteurs de cette dynamique et à laquelle je participerai, est nécessaire pour, marquer notre unité et travailler ensemble. La crise que traverse notre pays est très profonde. Le forum de bangui est un rendez-vous historique pour notre nation dont les fondements sont ébranlés et chacun à l'imperieuse nécéssité de donner le meilleur de lui même pour sauver notre pays en péril. C'est le sens des consultations populaires que je vous invite tous à vous approprier afin de contribuer éfficacement aux succès dudit forum. Nous n'avons pas le choix d'abandonner notre pays et nos compatriotes dans cette difficile épreuve. C'est un devoir.

 

Patriotiquement.

Fait à Paris le 18 janvier 2015,

 

Le Représentant de la diaspora à la Commission préparatoire du  Forum de Réconciliation Nationale et du Dialogue politique de Bangui.

 

GUY SIMPLICE KODEGUE

 

 

 

Ampliations:

 

Leurs excellences,

 

Monsieur , Denis SASSOU NGUESSO,Président de la République du CONGO,Médiateur International

Madame Cathérine SAMBA-PANZA , Présidente de la République,Chef de l'Etat de Transition

Monsieur Alexandre Ferdinant N'GENDET ,Président du Conseil National de Transition

Monsieur MAHAMAT KAMOUN ,Premier Ministre ,Chef du gouvernement de Transition

-Ministère centrafricain de la Réconciliation Nationle, du Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique

- Ministère centrafricain des Affaires Etrangères( Ambassades et représentations diplomatiques)

-Toutes les Organisations Internationales, Ambassades et Répresentations diplomatiques accréditées en Centrafrique

-Presse

COMMUNIQUE DE PRESSE de la REPRESENTATION DE LA DIASPORA A LA COMMISSION PREPARATOIRE
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:58

 

 

 

Par Pierre Pinto RFI 19-01-2015 à 10:48

 

Le 20 Janvier 2014, au terme d’une séquence épique qui avait vu le départ contraint de Michel Djotodia et un Parlement de transition centrafricain acheminé par avion au sommet de Ndjamena, Catherine Samba-Panza accédait à la présidence de transition centrafricaine.  Un an après, le pays est toujours plongé dans la crise, même si la situation a évolué.

 

Aujourd'hui encore, 58 000 personnes dorment dans des camps de fortune à Bangui. C’est beaucoup, mais c’est paradoxalement le signe que la situation humanitaire s’est améliorée en un an. Il y a douze mois, le site de réfugiés de l'aéroport de Mpoko abritait à lui seul plus de 100 000 personnes. Cette baisse s’explique par un retour progressif de la sécurité dans la capitale.

 

Mais cette tendance ne doit pas éclipser la réalité globale. Il y a toujours 430 000 Centrafricains réfugiés à l'étranger, dans les pays limitrophes et autant déplacés à l'intérieur du pays.

 

En Centrafrique, si certaines zones, comme la capitale, se stabilisent, il reste de nombreux points qui inquiètent particulièrement les travailleurs humanitaires, ONG comme agences onusiennes. Ces points de crispations se trouvent le long d’un axe qui traverse le pays du nord-ouest au sud-est, entre Batangafo et Bambari, et où le cycle de violences et de représailles se poursuit encore aujourd'hui.

 

D'ailleurs, c’est sur cette ligne que s’affrontent encore parfois miliciens de l’ex-Seleka et anti-balaka, et que des civils sont régulièrement pris pour cible par des groupes armés. Les auteurs de ces violences ne sont pas dissuadés par la montée en puissance des casques bleus de la Minusca (9 000 hommes déployés dans le pays fin décembre 2014 sur les 12 000 attendus à terme) ou la présence de la force française Sangaris.

 

« Il y a la zone de Batangago où le nombre de personnes déplacées atteint presque 27 000 personnes, détaille Claire Bourgeois, coordinatrice humanitaire de l’ONU en Centrafrique. Il y a également la zone de Bambari, en fait toute la préfecture de la Ouaka [dans le sud du pays, ndlr] pour laquelle le nombre de personnes déplacées est extrêmement préoccupant, et s’explique par les nombreux problèmes sécuritaires. Et ce sont des zones qui demandent même une attention plus soutenue qu’il y a un an. »

 

Réconciliation

 

A Brazzaville, en juillet dernier, poussée par ses partenaires internationaux, la transition a initié avec les groupes armés, les acteurs politiques et la société civile un processus de paix et de réconciliation. Si l’accord de cessation des hostilités paraphé par les milices n’a pas tenu plus de quelques jours, le processus de réconciliation avance. Il doit aboutir en février à un grand « Forum de réconciliation nationale » à Bangui qui regroupera là tous les acteurs de la crise.

 

Avant cela, les autorités de transition ont lancé ce qu'elles appellent les « consultations à la base », qui démarrent d'ailleurs ce lundi, sorte d'états généraux où les Centrafricains sont invités à se rendre - dans les préfectures ou les sous-préfectures - pour soumettre leurs doléances et leurs idées pour sortir de la crise.

 

« On s’est dit que, puisqu’il y a eu par le passé un certain nombre de fora au cours desquels les problèmes ont été posés, il fallait nécessairement innover en faisant en sorte que les populations des seize préfectures de la République centrafricaine soient associées intimement à ce processus, explique Anicet-Clément Guiyama-Massogo, ministre conseiller à la présidence de transition, en charge du dialogue politique et social. C’est pour cela que ce qu’on appelle les consultations à la base, concernent les populations qui non seulement sont les victimes, mais sont aussi celles par lesquelles les problèmes devraient trouver leur début de solution, sinon leurs solutions définitives. »

 

Elections

 

Février 2015 avait initialement été choisi comme date butoir pour l’organisation des élections qui mettront un terme à la transition. Ce délai n’ayant pu être tenu, les élections ont été reportées à l’été prochain. Il faut organiser un référendum constitutionnel, une présidentielle à deux tours et des législatives. Mais là aussi, ce délai semble très difficile à tenir.

 

Le recensement électoral qui devait démarrer au début de ce mois de janvier n'a, par exemple, toujours pas commencé faute de financement. Certes, le budget de l'organisation de ces élections, initialement estimé à 36 milliards de FCFA (54 millions d'euros) financé par les partenaires internationaux, va être réduit. Pour faire des économies, il a été décidé de coupler les scrutins et de renoncer à l’enrôlement biométrique. Mais même sans cela, l'argent se fait toujours attendre.

 

Les bailleurs de fonds internationaux ne semblent pas pressés de faire les chèques. « A l’issue de la réunion du Groupe international de contact en novembre à Bangui, le président du GIC a lancé un appel à la mobilisation des ressources pour nous permettre de travailler, raconte Dieudonné Kombo Yaya, le président de l’Autorité nationale des élections. Cet appel n’a pas été entendu, car depuis lors, il n’y a que la France qui a fait une annonce. Mais à part la France, aucun partenaire n’a fait d’annonce, ce qui est assez inquiétant. »

 

En décembre 2014, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, avait parlé de l'organisation des élections avant août 2015 comme d'un « défi considérable ». Pour l'instant, il est loin d'être relevé.

Centrafrique: état des lieux d'une difficile et longue transition
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:53

 

 

19/01/15 (AFP)

 

Une personne a été tuée dans un quartier nord de Bangui, où régnait lundi une forte tension après l'arrestation d'un puissant chef anti-balaka dans le nord-ouest de la Centrafrique, a-t-on appris de source policière.

 

"Il y a en ce moment une vive tension à Boy-Rabe. Une personne a même été tuée cette nuit (de dimanche à lundi) par balles. Par ailleurs, de nombreux tirs d'armes automatiques ont été entendus toute la nuit et ce matin encore", a-t-elle déclaré.

 

D'après cette source policière, les partisans du "général Andjilo", puissant chef anti-balaka arrêté samedi à Bouca (nord-ouest) par la force de l'ONU (Minusca), "manifestent leur mécontentement".

 

Les anti-balaka sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.

 

Le "général Andjilo", qui a été un des principaux chefs anti-balaka à Bangui, avait fui la capitale. Il est notamment accusé d'avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui.

 

Son nom a été aussi cité dans l'attaque d'un convoi de soldats pakistanais de la Minusca, le 9 octobre 2014 au nord de Bangui. Un soldat avait péri et plusieurs autres avaient été blessés.

 

Dimanche, la coordination du mouvement anti-balaka a dénoncé cette arrestation. "Nous dénonçons le désordre dans lequel la communauté internationale veut nous maintenir pour faire perdurer le chaos dans ce pays. Nous ne tolérerons aucune justice à double vitesse", a déclaré le porte-parole Igor Lamaka.

 

En septembre 2014, quatre autres chefs anti-balaka avaient été arrêtés et inculpés de détention illégale d'armes de guerre. Leur procès doit s'ouvrir le 28 janvier.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé et la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent, qui a fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Centrafrique: un mort à Bangui après l'arrestation d'un chef milicien dans le nord-ouest
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