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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 11:07
Lu pour vous : Centrafrique : les douze mois d’un président face à la crise

 

 

Analyse

 

Centrafrique : les douze mois d’un président face à la crise

 

En fonction depuis le 30 mars 2016, Faustin-Archange Touadéra est confronté aux multiples blocages d’un Etat en faillite.

 

Par Camille Laffont  LE MONDE Le 11.04.2017 à 10h00

 

Son élection, en février 2016, puis son investiture le 30 mars, avaient suscité l’espoir dans un pays ravagé par la guerre civile. Premier président de la République centrafricaine élu après la crise, successeur du gouvernement de transition de Catherine Samba-Panza (2014-2016), Faustin-Archange Touadéra avait la lourde responsabilité de reconstruire un Etat en faillite. Mais aujourd’hui, les violences perdurent et le pays ne semble trouver aucune issue à la crise. Une année de mandat jalonnée d’entraves politiques, économiques et structurelles, qui pose la question : le président Touadéra est-il à la hauteur d’une mission qui paraît impossible ?

 

Avril 2016 : un dialogue impossible

 

Du 12 avril au 18 mai 2016, les représentants des principaux groupes armés du pays se succèdent à Bangui, à l’invitation du nouveau président. FPRC, RPRC, MPC, UPC… Autant d’acronymes qui se disputent l’héritage de la Séléka, la coalition de mouvements rebelles arrivée au pouvoir en mars 2013 avant d’en être chassée par l’intervention militaire française Sangaris, déclenchée en décembre de la même année. Les miliciens contrôlent toujours l’est et le nord du pays, soumis aux affrontements entre factions rivales.

 

D’après un rapport d’experts de l’ONU daté du 11 août 2016, Faustin-Archange Touadéra se heurte alors aux revendications des ex-Séléka, qui exigent des portefeuilles dans le nouveau gouvernement. Une requête inacceptable pour l’équipe en place. La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, avait intégré dans l’exécutif des politiciens proches de la Séléka, majoritairement musulmane, et des anti-balaka, une milice composée surtout de chrétiens et d’animistes. Selon les chercheurs Mathilde Tarif et Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), « cette stratégie d’association des modérés des deux camps ennemis a conduit à une surenchère des demandes de nomination. »

 

Juillet 2016 : une « économie criminelle »

 

Dans son discours des « cent jours » à la présidence de la République, le 9 juillet, Faustin-Archange Touadéra réclame « la levée totale de l’embargo sur la commercialisation des diamants, qui a privé l’Etat d’énormes ressources et encouragé le trafic illicite ». Aujourd’hui, l’une des principales richesses du pays est encore pour une bonne partie aux mains des divers groupes rebelles, faute d’en avoir sécurisé les gisements. Mathilde Tarif et Thierry Vircoulon alertent sur « un basculement dramatique de l’économie informelle à l’économie criminelle », qui alimente les violences entre bandes armées et entretient la corruption au sein de l’administration.

 

Octobre 2016 : une souveraineté de façade

 

Le 31 octobre, l’opération Sangaris touche officiellement à sa fin. C’est désormais aux casques bleus de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) que revient le maintien d’une paix précaire dans le pays. Mais leur efficacité est contestée par la population : une semaine plus tôt, des organisations de la société civile centrafricaine ont déclaré Bangui « ville morte », le temps d’une journée, pour fustiger l’inaction des troupes onusiennes face aux violences. Le premier ministre, Simplice Sarandji, enjoint la population à boycotter la grève, mais les Banguissois ne suivent pas son appel et désertent les rues. Un aveu d’impuissance pour le fragile régime central. « Politiquement, la Minusca est le seul acteur à Bangui. C’est elle qui donne la direction au gouvernement », estime Thierry Vircoulon.

 

Novembre 2016 : une relance à financer

 

Ancien professeur de mathématiques, Faustin-Archange Touadéra ne rechigne pas à sortir sa calculette : son administration en faillite dépend de la bonne volonté des donateurs publics et privés, auxquels il doit consacrer la plupart de ses déplacements officiels. Le 17 novembre, il se rend à Bruxelles. Devant un parterre de bailleurs de fonds internationaux, il présente un plan de relance sur cinq ans estimé à 3,1 milliards d’euros : il revient à Bangui avec 2,2 milliards d’euros de promesses de dons. Puis, le 13 janvier 2017, il réclame 21,5 millions d’euros pour aider le Programme alimentaire mondial (PAM) à « prévenir le pire » dans son pays. Et dix jours plus tard, il sollicite l’aide du Fonds monétaire international (FMI) et reçoit la visite de sa directrice générale, Christine Lagarde, à Bangui : le FMI approuve un prêt de 116 millions de dollars (environ 110 millions d’euros).

 

Février 2017 : une justice embryonnaire

 

Le 16 février, la Cour pénale spéciale centrafricaine (CPS) se dote enfin d’un procureur. Le colonel Toussaint Muntazini Mukimapa est chargé d’instruire les crimes les plus graves commis dans le pays depuis 2003. Annoncée depuis 2014, la CPS ne sera pas effective avant la fin de l’année 2017. Le financement de cette juridiction exceptionnelle, composée de juges internationaux et centrafricains, a toutefois accaparé le budget des aides allouées à la justice, selon Mathilde Tarif et Thierry Vircoulon. Au détriment de la formation du personnel policier, pénitentiaire et judiciaire, dont les maigres effectifs suffisent à peine à couvrir la capitale et ses environs proches.

 

Mars 2017 : une armée désarmée

 

Le 20 mars, après un discours au siège des Nations unies, à New York, Faustin-Archange Touadéra est de passage à Paris. Parmi les enjeux de ces visites : la levée de l’embargo sur les armes imposé au pays depuis la crise de 2013. Privées de tout matériel létal, les Forces armées centrafricaines (FACA) doivent composer avec les rares vestiges laissés par les précédents gouvernements. Leur entraînement par la Mission de formation de l’Union européenne (EUTM) ne suffit pas à changer la donne face à des milices régulièrement approvisionnées grâce aux trafics en tous genres. Quant au processus de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) censé ramener les milices dans le giron de l’Etat, il ne connaît « aucune avancée », selon Thierry Vircoulon : « Les groupes armés jouent un double jeu. Ils participent aux réunions mais ne suivent pas sur le terrain. » Sept mois après le départ de Sangaris, seule la capitale et ses environs sont partiellement sécurisés. L’Etat est toujours absent dans le reste du pays.

 

Avril 2017 : le « dilemme » de Touadéra

 

A Bangui, le président Touadéra célèbre sans faste le premier anniversaire de son mandat. Une énième crise politique couve. « Des petits jeux de bac à sable sans aucun intérêt pour la situation générale », commente Thierry Vircoulon, pour qui le pays vit toujours « sans gouvernement effectif ». La faute, selon lui, à une « culture politique » bien ancrée dans les institutions : « L’élite au pouvoir est centrée sur Bangui et Paris, mais la Centrafrique n’est pas son affaire. » Pour le chercheur, l’exécutif est aujourd’hui confronté à un « dilemme » : « Restaurer la Centrafrique de François Bozizé [2003-2013] ou tenter une vraie réforme de gouvernance en changeant les mauvaises pratiques. »

 

Il reste encore quatre années au président Touadéra pour satisfaire, au moins en partie, les espoirs que les Centrafricains, exténués par des années d’instabilité, ont placé en lui.

 

Camille Laffont


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/04/11/centrafrique-les-douze-mois-d-un-president-face-a-la-crise_5109330_3212.html#Er0ii4h37MxHc0Pz.99


 

Centrafrique : un an après l’élection de Faustin-Archange Touadéra, où en est la paix ?

 

Par Muriel Devey Malu-Malu

 

Un an après l’arrivée au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, des pans entiers du territoire échappent encore au contrôle de l’État, et le pays peine à se remettre en marche.

 

«Nous en avons assez de la guerre. Nous voulons la paix et vivre en harmonie comme jadis », affirme Lydie Nzengou Koumat-Gueret, la directrice de la Télévision centrafricaine, lors d’une rencontre organisée le 16 mars, à Bangui, sur le thème du vivre-ensemble.

 

Cette paix encore introuvable, la majorité des Centrafricains y aspirent. Le chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra, le premier. Rétablir la confiance entre communautés, accélérer le retour des milliers de déplacés et de réfugiés, désarmer les milices, tels sont les chantiers prioritaires auxquels il avait promis de s’atteler lors de son arrivée à la tête du pays, en mars 2016.

 

Des urgences auxquelles s’ajoutent le redéploiement de l’Administration sur l’ensemble du territoire, la relance de l’économie, la réhabilitation des infrastructures de base ou encore la remise en état des systèmes éducatif et sanitaire… Autant de défis dont la réussite dépend étroitement du retour de la paix et du désarmement des groupes armés.

 

Le régime contrôle moins de la moitié du pays, au-delà de Sibut commence le far west

 

Un an après, où en est-on ? La situation sécuritaire reste critique, et des pans entiers du territoire échappent toujours à l’autorité de l’État. « Le régime contrôle moins de la moitié du pays, dont les préfectures situées dans l’Ouest et le Sud-Ouest. Au-delà de Sibut commence le far west », affirme Hypollite, un journaliste radio.

 

En effet, en dépit des accords de paix signés début 2015, quatorze groupes armés non conventionnels sont toujours actifs. Une partie d’entre eux sont issus de l’ex-Séléka, une coalition de mouvements rebelles créée en septembre 2012 et formée de musulmans.

 

Pillage, taxes illégales et trafic d’armes

 

Constituées de Centrafricains et d’étrangers venus des pays voisins (Tchad, Soudan du Sud, Cameroun et RD Congo), ces factions sont très présentes dans les zones minières, où le pillage des gisements de diamant et d’or, les taxes illégales et le trafic d’armes assurent l’essentiel des revenus de leurs chefs.

 

Les plus importantes sont le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), mené par Noureddine Adam et implanté dans la Vakaga et à Aigbando, au sud de Bria, et l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Daras, qui occupe les préfectures de Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto et une partie de celle de Mbomou – à l’exception de Bangassou, d’où les rebelles ont été chassés par la population.

 

Le « camp adverse » est, lui, composé d’anti-Balaka, groupes d’autodéfense constitués en réaction aux exactions de la Séléka et composés de chrétiens et d’animistes. Ils sévissent surtout autour de Bambari et de Berbérati, où ils ont fait main basse, eux aussi, sur des mines.

 

Ce ne sont pas les projets qui intéressent les chefs de guerre mais les postes ministériels et l’argent

 

Pour obtenir la reddition de cette constellation de groupes armés, le dialogue et le désarmement volontaire sont privilégiés. Une option qui en déroute plus d’un. « Les chefs de guerre vivent de l’exploitation minière et du prélèvement de taxes en tous genres dans les zones qu’ils occupent. Ils ne vont pas renoncer à cette manne sans contrepartie. Ce ne sont pas les projets qui les intéressent, mais les postes ministériels et l’argent », souligne Bertin Béa, le secrétaire général de la Convergence nationale – Kwa Na Kwa (KNK).

 

450 000 Centrafricains sont toujours réfugiés dans les pays voisins

 

Lancé en 2015, le programme DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement) piétine. Et l’essentiel des 450 000 Centrafricains réfugiés dans les pays voisins n’est toujours pas rentré au pays.

 

Pour venir à bout des rebelles, le régime Touadéra ne peut pas compter sur les Forces armées centrafricaines (Faca), qui n’existent que sur le papier. Pour reconstituer cette armée nationale moribonde, une formation est assurée par l’Union européenne. D’ici à la fin de 2017, deux bataillons (soit 1 500 soldats) doivent être formés – dont le premier en mai. Néanmoins, il faudra des années avant que la Centrafrique dispose de forces de défense dignes de ce nom.

 

Faute de mieux, la population se tourne donc vers la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca), forte de quelque 12 000 hommes. Force de combat ou d’interposition ? Le débat est vif, et nombre de Centrafricains souhaiteraient que la Minusca intervienne davantage militairement sur le terrain au lieu de se cantonner à un rôle de dissuasion.

 

Les cas de malnutrition sévère sont fréquents, et les infrastructures sanitaires et éducatives sont très détériorées

 

Néanmoins, à Bambari, la Minusca défend âprement la « ligne rouge » que tentent parfois de franchir les rebelles. Elle assure en outre la protection de civils et d’ONG, nombreuses à intervenir dans les zones occupées, où la situation socio-économique est très préoccupante. « Les cas de malnutrition sévère sont fréquents, et les infrastructures sanitaires et éducatives sont très détériorées », témoigne Rodrigue, un médecin local.

 

Puisque le processus de désarmement est encore virtuel, les Centrafricains fondent notamment leur espoir sur la Cour pénale spéciale, dont les opérations devraient débuter en mai. Un chantier très attendu car « il n’est plus question d’impunité ni d’amnistie », insiste Rodrigue.

 

Le dialogue intercommunautaire est une autre voie prometteuse pour rétablir la cohésion sociale. Ainsi, les chefs religieux et traditionnels se mobilisent pour sensibiliser les populations aux questions de réconciliation et de citoyenneté.

 

En novembre 2015, la messe célébrée par le pape François à Bangui avait réuni de nombreux chrétiens, mais aussi des musulmans. Et aujourd’hui, les tables rondes et débats animés par Ndeke Luka, la radio créée par la fondation suisse Hirondelle, sont très écoutés et commentés par les auditeurs. À l’initiative du président Touadéra, un programme national de mise en place de Comités locaux de paix et de réconciliation a par ailleurs été lancé en décembre 2016. En attendant la paix, l’objectif est l’apaisement.

 


 

Les premiers chantiers

 

Une partie du territoire étant occupée par des bandes armées, les premiers projets de reconstruction se cantonnent essentiellement aux zones contrôlées par l’État. Dans le Ouham, la culture du coton redémarre, et l’exportation des diamants a repris dans la zone de Berbérati.

 

À Bangui, la capitale, les activités se remettent également en marche. Sur le plan législatif, les actions engagées ont permis l’installation de l’Assemblée nationale, du Haut Conseil de la communication ou de la Cour pénale spéciale. Elles ont aussi favorisé la mise en œuvre du processus de décentralisation territoriale, censé déjouer les tentatives de sécession du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et relancer la vie des régions au lendemain des élections municipales, prévues en 2018.

 

Le système éducatif devrait quant à lui bénéficier d’un projet de « médiathèque numérique décentralisée ». Financé par divers bailleurs, en partenariat avec le ministère de l’Éducation et l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi, ce projet, qui doit démarrer à Bangui, Mbaki et Bouar, vise à équiper neuf centres en tablettes et en liseuses connectées à quelque 20 000 documents, dont des fiches pédagogiques pour les enseignants et le personnel médical.

 

Côté infrastructures, les efforts des autorités ont porté sur la réfection de la voirie et des bâtiments administratifs et sur la remise en état de cinq turbines à la centrale hydroélectrique de Boali, à une centaine de kilomètres au nord de Bangui. Mais beaucoup reste à faire. Privé de nombreuses ressources budgétaires (notamment les recettes minières et douanières), le gouvernement attend avec impatience que se concrétisent les promesses des bailleurs de fonds, réunis à Bruxelles en octobre 2016.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 18:21
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Michaëlle Jean, secrétaire général de la francophonie attendue à Bangui

 

Par Nina Verdiane Niabode le 10 avril 2017

 

BANGUI, 10 avril 2017 (RJDH)… Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie est attendue ce 11 avril à Bangui pour une visite de travail qui la conduira aussi à Bambari à l’est du pays.

 

Michaelle Jean va venir en République Centrafricaine sur invitation de Faustin Archange Touadera. Cette visite a un enjeu de taille depuis le retour de la RCA dans la famille de francophonie après sa suspension des instances suite au coup de force de mars 2013. Cette visite intervient un an après le retour à l’ordre constitutionnel et le retour du pays au sein de la francophonie.

 

Son agenda prévoit des rencontres avec les autorités politiques, un passage à l’Assemblée Nationale, une rencontre avec les leaders religieux et le corps universitaire mais aussi les associations de la francophonie. La Secrétaire va devoir lancer certains programmes de la francophonie tels que le CLAC (centre de lecture et d’animation culturelle). La campagne libre ensemble prévue est suspendue pour des raisons de sécurité.

 

Elle profitera aussi pour remettre les prix aux lauréats de la journée de la francophonie célébrée en différé en Centrafrique, quelques jours avant son arrivée. Elle effectuera un déplacement à Bambari où elle visitera le site des déplacés. Selon le comité d’organisation, Michaëlle Jean recevra le prix Honoris Causa à l’Université de Bangui.

 

Michaëlle Jean reçoit le prix Honoris Causa en 2017, après celui de Catherine Samba-Panza alors présidente de la transition en 2016.

 

 

Centrafrique : Les déplacés internes de site de Benz- vi envisagent leurs retours volontaire

 

Par Ketsia Kolissio le 10 avril 2017

 

BANGUI, 10 Avril 2017(RJDH)—Les déplacés de l’intérieur du pays installés sur le site de Benz-vi envisagent leur retour dans leurs zones respectives. Ils déplorent les conditions difficiles de vie sur le site et appellent à la solidarité.

 

Ils sont des déplacés de Kaga-Bandoro et autres ayant fui les hostilités dans leur localité pour gagner Bangui. Trois mois après l’opération « Noël à la Maison » lancée par le gouvernement, ces déplacés n’ont pas eu de facilité du HCR et du gouvernement pour pouvoir rentrer. Sur ce site aucun dispositif sanitaire n’est visible et ces déplacés s’estiment abandonner.

 

Ce site regorge 2.446 déplacés et le coordonnateur du site se plaint de leur condition de vie. «C’est depuis 2013 que nous avons occupé ce site. Au début nous avons reçu de l’aide humanitaire et des gestes des religieux. Mais depuis quelques, l’aide tourne au ralenti. C’est par rapport ces conditions que lors d’une réunion avec la coordination du HCR et le ministère des affaires sociales en commun accord avec ceux de Kaga-Bandoro que nous avons envisagé ce retour en dépit de l’insécurité dans l’arrière-pays », a-t-il indiqué.

 

Catherine, l’une de déplacés de Kaga-Bandoro déplore les conditions de vie sur le site en disant : « Nous qui sommes de Kaga-Bandoro nous n’avons aucun parent à Bangui, nous sommes abandonnés à notre triste sort, nous serons obligés de retourner chez nous malgré qu’il y a encore de l’insécurité », a-t-elle lâché.

 

La plainte des déplacés de Benz-Vi intervient dans un contexte de tarissement des ressources pour l’action humanitaire ce qui motive l’appel au fond de Yaoundé par la communauté humanitaire.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 18:13
Neuf milliards de l’UE pour la construction de 200 forages en RCA

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -  avr 10, 2017 à 15:34  Le chef de la Délégation de l’Union européenne en Centrafrique, Jean-Pierre Reymondet-Commoy, a annoncé, lundi à Bangui, le financement d'un nouveau projet de construction de 200 forages sur tout le territoire du pays à hauteur de 21 millions d’euros, soit 9 milliards de FCFA.

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme dénommé « Eau pour la vie, Eau pour la paix », a précisé Jean-Pierre Reymondet-Commoy, ajoutant qu’il prévoit la construction à Bangui d'un siège pour abriter l'Agence nationale pour l'eau et l'assainissement et d’un atelier complet de forage destiné à construire dans la capitale une vingtaine d’ouvrages hydrauliques sur les 200 prévus.

 

"La priorité étant donnée, pour les forages dans la capitale, aux zones de précarité difficiles d’accès par la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) et aux zones de retour des déplacés", a-t-il indiqué.

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:14

 

 

 


1. Le 5 avril 2017, Son Excellence le Président Jacob Zuma, s’est entretenu avec Son Excellence, le Prof. Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, au cours de sa visite de travail en Afrique du Sud.


2. Le Président Jacob Zuma a une fois de plus félicité le Président Touadera pour son élection comme Président de la République Centrafricaine et a loué le peuple centrafricain pour avoir tenu des élections pacifiques et démocratiques en février 2016. A cet effet, le Président Zuma a rappelé que nombreux prédisaient que les élections en RCA seraient accompagnées de violences et d’instabilité, mais le peuple centrafricain a prouvé sa maturité en choisissant le chemin de la paix, de la stabilité et du développement.


3. Les deux Chefs d’Etat ont salué le retour à l’ordre constitutionnel ainsi que la mise en place des institutions démocratiques prévues dans la constitution du 30 mars 2016. Ils reconnaissent cependant que des défis sécuritaires majeurs demeurent.


4. Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé le besoin urgent pour les groupes armés en République Centrafricaine de déposer les armes et de prendre part à la réforme du secteur de la sécurité et au programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR). A cet effet, le Président Zuma a félicité le Président Touadera pour les efforts constants de dialogue avec les groupes armés.

 

5. Les deux Chefs d’Etat ont passé en revue les relations bilatérales entre les deux pays et se sont accordés pour renforcer la coopération initiée dans l’Accord-Cadre signé le 28 avril 2006. Ils ont réaffirmé l’importance stratégique de cet Accord qui vise à promouvoir la coopération politique, économique, sociale, sécuritaire, scientifique et technique.


6. Les deux Chefs d’Etat ont décidé de mettre en œuvre les mécanismes d’une commission mixte. A cet effet, ils ont instruit leurs Ministres des Affaires Etrangères respectifs d’en définir les contours.


7. Les deux Chefs d’Etat ont sollicité les structures compétentes de leurs Gouvernements, ainsi que le secteur privé, pour saisir les importantes opportunités pour promouvoir les échanges commerciaux et les investissements dans leur pays respectifs.


8. Les deux Chefs d’État ont passé en revue la situation politique et sécuritaire de leur région respective, puis du Continent en général. Ils ont exprimé leur préoccupation par rapport à l’instabilité dans certains pays et condamné fermement les activités terroristes et extrémistes. Ils ont réaffirmé leur engagement à travailler de concert dans la poursuite de la stabilité et de la paix durable sur le Continent.
 

9. Les deux Chefs d’État ont également exprimé leur inquiétude par rapport à la détérioration de la situation humanitaire dans certains pays du Continent.
 

10. Le Président Touadéra a tenu à exprimer sa compassion à l’endroit du peuple sud-africain, du gouvernement et des familles des soldats tombés en mission de paix en République Centrafricaine en 2013.

 

11. Le Président Touadera a exprimé sa profonde gratitude pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité qui ont été réservés à sa personne ainsi qu’à sa délégation. Il a également invité le Président Zuma à se rendre en République Centrafricaine.

 
12. Le Président Zuma a accepté l’invitation à se rendre en République Centrafricaine à une date qui sera mutuellement convenue.


13. En conclusion, les deux Chefs d’État ont réaffirmé l’excellence des relations chaleureuses entre les deux pays et se sont engagés à œuvrer étroitement pour renforcer la coopération politique, économique et sociale au bénéfice mutuel de leur pays et de leur peuple.


Fait le 5 avril 2017 à Pretoria, Afrique du Sud.

 

Communiqué conjoint à l’occasion de la rencontre bilatérale entre Jacob Zuma et Faustin Archange Touadera
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 07:59
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Centrafrique : L’UE finance la lutte contre l’insalubrité à Bangui et Bimbo à hauteur de 19,2 millions d’euros

 

Par Bienvenu Matongo le 7 avril 2017

 

 

BANGUI, 07 Avril 2017 (RJDH)—La représentation de l’Union Européenne a octroyé 19,2 millions d’euro soit 12,6 milliards de FCFA pour des travaux de développement urbain des communes de Bangui et Bimbo et des activités du renforcement des capacités de personnel desdites mairies. Le chiffre est annoncé par Jean Pierre Reymondet Commoy ambassadeur de l’Union européenne ce 6 mars à Bangui.

 

Ce fonds représente le coût des équipements payés par l’Union Européenne premier partenaire financier du pays pour les travaux d’assainissement et de rechargement à travers les deux communes. L’annonce est faite une semaine après l’appui de l’union européenne au relèvement du secteur de santé dans le pays et constitue un pas après la table ronde de Bruxelles organisée en novembre dernier où des annonces ont été faites pour soutenir le pays.

 

Ce don est constitué de 4 camions, 30 conteneurs bacs à ordures, des pièces de rechange et un lot d’équipement technique composé d’appareils de levée topographique.

 

Ce projet du 10e Fonds européen pour le développement va contribuer à l’urbanisation de la ville de Bangui et ses environs, selon Emile Gros Raymond Nakombo, président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui. « Ce projet s’appuie sur six piliers importants dont le désenclavement des quartiers, l’appropriation des infrastructures, la réduction de l’inondation, l’amélioration des conditions sanitaires et la conservation des axes de communication », a-t-il énumérée.

 

Jean Pierre Reymondet Commoy souligne l’importance des communes dans le développement du pays en ces termes : « Alors que les groupes combattants s’imposent encore trop souvent dans le pays par la force, la capitale Bangui a un rôle important à jouer comme pôle d’apaisement et de réconciliation nationale ; assumer tout son rôle comme pôle de développement économique et social, de modernisation et d’intégration fructueuse ».

 

Ce financement de l’Union Européenne intervient au moment où l’Europe s’engage à financer le projet Backbone de fibre optique qui vise le raccordement de Bangui à l’internet Haut débit.

 

 

Centrafrique: Des institutions mises en place sont dotées de leur bureau

 

Par Suzan Daworo le 7 avril 2017

 

BANGUI, 07 avril 2017 (RJDH) —Le staff managérial des institutions mises en place en fin mars est désormais connu, José Richard Pouambi à la tête du Haut Conseil de la Communication, Alfred Poloko, n°1 du Conseil Economique et Social, Jacques Mbosso, premier médiateur, Mme Darlan à la Cour Constitutionnelle ainsi que la haute autorité à la bonne gouvernance et la haute cour de justice qui vont connaitre leurs leaders prochainement.

 

Ces institutions prévues par les dispositions transitoires de la constitution du 30 mars sont instituées avant la célébration de l’an 1 de Faustin Archange Touadera au pouvoir. Le vote des leaders de chaque institution s’est fait sous la supervision du secrétariat général du gouvernement alors que le Sénat, la deuxième chambre n’est pas encore mise en place.

 

Le mandat de chaque institution ainsi que les règles de fonctionnement de ces institutions sont prévues dans les dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.

 

Certains postes qui devront être pourvus et réservés à la discrétion du président du Sénat sont encore vacants.

 

 

Centrafrique : Des habitants d’une partie du 2e arrondissement de Bangui manifestent pour réclamer l’électricité

 

Par Noura Oualot le 7 avril 2017

 

BANGUI, 07 avril 2017(RJDH)— Le délestage est de plus de plus accru dans certains quartiers de Bangui. Les 8 heures de délestages annoncées ne sont pas respectées et certains quartiers de Bangui en sont privés, ce qui a occasionné une frange de protestation de la population du 2e arrondissement ce 7 mars à Bangui.

 

Un mois après la mise en exploitation des turbines de Boali, la population de Bangui ne voit pas le changement dans la distribution de l’électricité par l’Enerca. Ils sont nombreux, des jeunes hommes, femmes et enfants munis de sifflets, pancartes sur lesquels on peut lire des slogans comme « trois semaines sans électricité, impossible », « insécurité, braquage c’est trop sans électricité ». Ces jeunes qui ont investi l’avenue Barthelemy Boganda avec des concerts de casseroles en guise de protestation, peut-on constater dans la rue prise d’assaut.

 

Une habitante de Bakongo, un quartier sans électricité a expliqué au RJDH les raisons de sa participation à cette manifestation. « Nous en avons marre des braquages, agressions à mains armées, conséquences du délestage abusif, mais ce n’est pas tout, nous préparons les examens de fin d’année, nous n’arrivons plus à avoir de l’électricité pour étudier. Pour les réserves à la maison, on n’en parle pas. Nous allons continuer à manifester jusqu’à ce que l’Enerca nous trouve une solution au cas contraire, nous marcherons sur l’Enerca le lundi prochain », a-t-elle lâché.

 

Ce problème de délestage est aussi souligné par les habitants du quartier Castors dans le 3ème arrondissement dont les huit heures de programme de délestage prévues par l’Enerca ne sont pas respectées, d’après Maurice Providence Bofo. «Il n’y a pas de changement concernant les délestages dans notre secteur même après le changement des turbines. Les heures qui nous ont été promises ne sont pas respectées, l’Enerca ne donne pas le courant à l’heure indiquée pour nous couper l’électricité bien avant. Le temps initial prévu n’est vraiment pas respecté, pourtant, on nous dit que l’électricité est un droit pour notre sécurité», a-t-il remarqué.

 

La population de Kpètènè dans le 6ème arrondissement partage les mêmes causes. Boris, étudiant à l’université de Bangui exige de l’Enerca des réformes structurelles pour sauver la situation. « Ce problème est partout sauf que dans certains secteurs, le courant est permanent. Mais je tiens à ce que l’Enerca mène des réformes profondes concernant la distribution de l’électricité et aussi le personnel ne réagit pas vite au cas de problème. Le programme de délestage de huit heure n’est pas respecté, et je me demande quand-est-ce qu’on aura de l’électricité en permanence dans tout Bangui ? », s’est-il interrogé.

 

Au quartier Bruxelles dans le 2e arrondissement de Bangui, c’est l’indignation. « C’est de l’escroquerie ce que fait l’Enerca et les autorités du pays. Nous payons ce que nous ne consommons pas. Et, c’est de l’injustice. Dans certains quartiers où il ya des autorités comme ministres, premier ministre, président et Directeur général de l’Enerca, les gens n’ont pas de problème. Nous avons plusieurs ONG et entreprises dans notre quartier mais pas d’électricité. C’est regrettable », a déclaré sous l’effet de la colère un leader communautaire.

 

Selon le constat du RJDH, certains secteurs sont privilégiés et d’autres non. Contacté par le RJDH, les responsables de service de distribution et exploitation se disent préoccuper de la monté de protestation et promettent réagir dans un bref délai.

 

Installées dans les années 1950 à Boali, les machines de l’usine de Boali sont vétustes et n’ont pas la capacité de satisfaire la clientèle. Réhabilitées à plusieurs reprises, l’Enerca doit cependant compter sur l’appui de ses partenaires chinois pour convaincre et faire une distribution rationnelle

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 13:17
Le nouvel ambassadeur d’Egypte au Gabon s’imprègne de la situation sécuritaire en RCA

 

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le nouvel ambassadeur d’Egypte en République Gabonaise son Excellence Ahmed H. BAKR s’est entretenu ce matin avec le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) son Excellence Ahmad Allam-Mi. La situation sécuritaire en République centrafricaine était au centre de l’entretien. « Je suis venu m’imprégner de la situation en Centrafrique, de l’origine de la crise, des tenants, des aboutissants et des initiatives entreprises pour juguler la crise », a déclaré le diplomate égyptien.

 

Procédant d’abord par un tour d’horizon de la situation sécuritaire régionale en Afrique centrale, le Secrétaire général de la CEEAC a ensuite dressé les liens entre cette situation et celle qui prévaut en RCA. Il a fait la genèse de la crise depuis des décennies, les liens avec les différents régimes qui se sont succédé depuis l’indépendance du pays à nos jours et l’instabilité quasi chronique des institutions politiques et administratives.

 

L’Afrique centrale a toujours tenu la RCA à bout de bras pour éviter un embrasement régional. De nombreuses initiatives ont été prises pour épargner les affres de la guerre à ce pays qui n’a que tant souffert. De la CEMAC à la CEEAC en passant par l’Union Africaine et les Nations Unies, sans oublier la solidarité agissante des pays frères et amis, tout a été mis en œuvre pour juguler la crise centrafricaine, mais les jusqu’au-boutistes de tout bords n’entendent pas lâcher prise, a expliqué de manière détaillée l’ambassadeur ALLAM-MI.

 

« La solution à la crise centrafricaine est avant tout dans les mains des centrafricains eux-mêmes », a conclu le Secrétaire général de la CEEAC qui s’est dit ouvert à toute initiative pouvant aider à restaurer la paix en RCA, une paix qui passe inéluctablement par le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des sinistrés et des milices armées, puis par la signature d’un accord politique.

 

L’ambassadeur d’Egypte a marqué quant à lui son entière disponibilité à contribuer à rechercher les solutions à la crise centrafricaine dans le cadre d’une action continentale.

 

Gaston Ella

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:53
Centrafrique: la Minusca affirme avoir obtenu le départ des groupes armés de Ngaoundaye

 

Centrafrique: la Minusca affirme avoir obtenu le départ des groupes armés de Ngaoundaye

 

06/04/17 (AFP)

 

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a affirmé mercredi avoir "obtenu le départ des éléments armés" de la localité de Ngaoundaye, à la frontière avec le Cameroun et le Tchad, prise d'assaut mardi.

 

"On a obtenu le départ des éléments armés de la ville hier" (mardi), a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.

 

"La force de la Minusca a dépêché deux patrouilles à Ngaoundaye pour assurer la sécurité des populations et la situation est désormais sous contrôle", avait précisé M. Monteiro lors du point de presse hebdomadaire de la Minusca plus tôt dans la journée.

 

Ngaoundaye (nord-ouest) a été prise d'assaut mardi matin par deux factions alliées de l'ex-Séléka, le Mouvement patriotique de Centrafrique (MPC) dirigé par Al Khatim, qui se présente comme "général", et le mouvement "Révolution justice" (RJ).

 

Des "actes de pillage" ont été enregistrés, selon le porte-parole de la Minusca, qui ignore le bilan des violences.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit commencé en 2013 avec le renversement de l'ex-président François Bozizé par les groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant la contre-offensive des groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.

 

"La zone de Ngaoundaye est une zone où l'on a toujours enregistré des affrontements liés à la transhumance", a précisé M. Monteiro à l'AFP, évoquant des "anti-Balaka qui attaquent les ex-Séléka, qui contre-attaquent".

 

La Minusca a appelé "tous les groupes armés" à "cesser immédiatement et sans condition toute hostilité et de choisir la voie de la paix proposée par les autorités, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du programme de désarmement et de réconciliation nationale", selon un communiqué publié mardi.

 

Dans ce communiqué, la Minusca a également dénoncé deux autres factions ex-Séléka, le FPRC et l'UPC, accusées de menacer les civils dans d'autres villes du pays.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 16:11
 LE PRÉSIDENT TOUADERA EN VISITE DE TRAVAIL EN AFRIQUE DU SUD
 LE PRÉSIDENT TOUADERA EN VISITE DE TRAVAIL EN AFRIQUE DU SUD
 LE PRÉSIDENT TOUADERA EN VISITE DE TRAVAIL EN AFRIQUE DU SUD

 

 

 

LE PRESIDENT ZUMA REÇOIT LE PRESIDENT TOUADERA EN VISITE DE TRAVAIL EN AFRIQUE DU SUD

 

Le Président sud-africain Jacob G. Zuma a reçu son homologue Faustin Archange Touadera le 5 avril 2017 au terme d'une visite de travail de 48 heures (3-5 avril) du Chef de l'Etat centrafricain en Afrique du Sud.

 

Les deux Chefs d'Etat ont essentiellement passé en revue les relations bilatérales entre les deux pays et se sont accordés pour renforcer la coopération initiée dans l'Accord-Cadre signé le 28 avril 2006. Ils ont réaffirmé l'importance stratégique de cet Accord qui vise à promouvoir la coopération politique, économique, sociale, sécuritaire, scientifique et technique.

 

Le Président de la République Faustin Archange Touadera est en visite de travail de 72 heures en Afrique du Sud. Le Chef de l’État a quitté Bangui ce lundi en compagnie de M. Léopold Mboli Fratrane, ministre des Mines et de l’Énergie, de M. Stanislas Moussa Kémbé, ministre conseiller diplomatique à la Présidence et de M. Maxime Kazagui, Consul d’Afrique du Sud en RCA.

 

A son arrivée à l’aéroport international de Lancéria, le Président Touadera a été accueilli par M. David Mahlobo, ministre de la sécurité d’État d’Afrique du Sud. Après quelques minutes d'échanges entre les deux hommes d'Etat, la délégation centrafricaine a mis le cap sur Prétoria, capitale du pays de l’Arc-en-ciel et a pris ses quartiers dans la Villa terne à Waterklof. La relance de la coopération bilatérale entre la RCA et l’Afrique du Sud et la rencontre des industriels sud-africains sont les principaux menus de cette visite de travail.(Radio Centrafrique)

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA EN VISITE DE TRAVAIL EN AFRIQUE DU SUD


Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera est en visite de travail de 72 heures en Afrique du Sud.


Le Chef de l’État a quitté Bangui hier à 15 heures en compagnie de, M. Léopold Mboli Fratrane, ministre des Mines et de l’Énergie, de M. Stanislas Moussa Kémbé, ministre conseiller diplomatique à la Présidence et de M. Maxime Kazagui, Consul d’Afrique du Sud en RCA.


A son arrivée à l’aéroport international de Lancéria, le Président Touadera a été accueilli par M. David Mahlobo, ministre de la sécurité d’État d’Afrique du Sud.


Après quelques minutes d'échanges entre les deux hommes d'Etat, la délégation centrafricaine a mis le cap sur Prétoria, capitale du pays de l’Arc-en-ciel et a pris ses quartiers dans la Villa terne à Waterklof.


La relance de la coopération bilatérale entre la RCA et l’Afrique du Sud et la rencontre des industriels sud-africains sont les principaux menus de cette visite de travail.


Voici le Programme de la visite de travail du président Touadera en Afrique du Sud


Mardi 4 avril 2017


8h30-11h30 : Rencontre bilatérale avec les membres du gouvernement sud-africain


11h30-13h00 : Visite de la résidence et de la chancellerie de la RCA en Afrique du Sud


15h00-18h00 : Rencontre entre le Président Touadera et la communauté centrafricaine à l’ambassade.


19h00-20h00 : Diner avec le corps diplomatique sud-africain à Burgers Park Hotel
Mercredi 5 avril 2017


09h30-11h30 : Rencontre entre le Président Touadera et le Président Jacob Zuma au Palais de l’Union(Union building)


11h30-12h30 : Conférence de presse à la Villa terne de Waterklof
 

15h00-17h00 : Visite des sites industriels de Clever Child et de Canvas and Tent


17h15 : Départ pour l’aéroport


18h00 : Décollage de l’avion pour Bangui.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 16:04
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le ministre de la défense annonce le déploiement prochain des FACA dans trois régions du pays

 

Par Jean Fernand Koena le 5 avril 2017

 

BANGUI, 5 Avril 2017(RJDH)—Le ministre de la Défense Joseph Yaketé a annoncé le déploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Obo à l’est, à Amdafhok au nord et à Boali au sud. Il l’a fait savoir lors d’une conférence de presse ce 4 avril à Bangui.

 

Le redéploiement des FACA à l’est est annoncé après la volonté exprimée par les Etats-Unis de retirer leurs forces basées à Obo dans le cadre de la lutte contre la LRA. Ce déploiement se fait aussi dans le nord conformément à l’accord tripartite de sécurisation des frontières entre le Tchad, la RCA et le Soudan. Au sud, à Boali les FACA auront à travailler proches des éléments français qui sont dans la localité.

 

Ces éléments seront équipés, selon le ministre de la Défense nationale, « les FACA seront redéployées sur les théâtres d’opération notamment à Boali, Obo et à Amdafhok et je tiens à préciser que l’embargo n’empêche pas le gouvernement d’équiper les FACA déjà formées », explique Joseph Yakete.

 

Ce sera le premier déploiement des FACA depuis quatre années. Ce sont les FACA formées par l’EUTM qui sont exclusivement concernés par ces opérations de redéploiement.

 

 

Centrafrique : Des tombes profanées au cimetière de Ndrèss

 

Par Nina Verdiane Niabode le 5 avril 2017

 

BANGUI, 5 Avril 17, (RJDH)—Plusieurs tombes sont profanées au cimetière Ndress situé entre les 4e et 7e arrondissements de Bangui. Cette pratique qui constitue une menace pour la santé publique, semble échapper au contrôle de la municipalité de Bangui.

 

La profanation des sépulcres intervient au moment où dans le sud-est du pays, les informations relatives au trafic des ossements humains, sont de plus en persistantes.

 

Au cimetière Ndress à Bangui, un groupe de jeunes déterrent les restes humains et revendent les fausses à d’autres familles. Plusieurs tombes sont détruites, selon un constat du RJDH. Agnès, visiblement émue devant cette pratique, regrette ce comportement, « c’est une triste réalité de voir la dernière demeure de son parent, profanée de la sorte. Ce qui est déconcertant, c’est que les parents ne savent pas ce qu’ils font avec les restes qu’ils déterrent » , a-t-elle affirmé.

 

Un des jeunes interrogés par le RJDH, accuse la mairie, « la municipalité doit déployer des gardes pour veiller sur les tombeaux. Mais cela n’est pas fait alors, nous sommes obligés de faire ce que nous faisons pour vivre », défend t-il.

 

Ferdinand Songuelema, Directeur des affaires juridiques à la mairie de Bangui, promet des mesures fortes pour mettre fin à cette pratique, « les inhumations ont été interdites sur le cimetière de Ndrèss mais c’est bien dommage que certains continuent de se rendre toujours à Ndrèss. Alors nous comptons mener des actions conjointes avec le ministère de l’Intérieur afin de freiner cette pratique. Je promets des mesures contre la profanation que nous condamnons avec dernière énergie », annonce ce cadre.

 

La santé publique, d’après un médecin au ministère de la Santé, est menacée, « ce qui est grave, c’est que nous ne savons pas comment les restes humains déterrés sont utilisés. En réalité, c’est un canal de contamination qui est dangereuse pour la santé de la population », explique t-il.

 

Deux arrêtés municipaux de 2005 et 2015, avaient interdit l’enterrement au cimetière Ndress pour saturation. Mais depuis, pour avoir de la place, il faut acheter les fausses où des corps ont été retirés par ces jeunes. Il s’agit d’un véritable business pour cette frange de la jeunesse.

 

 

Centrafrique : Une vingtaine de maisons écroulées dans un quartier pauvre de la commune de Bimbo

 

Par Noura Oualot le 5 avril 2017

 

BANGUI, 05 Avril 2017(RJDH)—La pluie du dimanche dernier, a occasionné l’écroulement de plusieurs maisons au quartier Cité de la paix 2, dans le 8ème arrondissement de Bangui.

 

Vingt neuf (29) maisons écroulées et 238 personnes sans abris, ce sont les dégâts causés par la pluie du 02 avril au quartier Cité de la paix 2, dans la commune de Bimbo. Louis Liguizia, père de famille, rencontré avec son fils et cinq de ses petits- fils, explique son calvaire, « la pluie nous a surpris avec des vents violents. Elle a emporté beaucoup de maisons. Il y a eu des blessées qui reçoivent encore des soins à l’hôpital. Depuis dimanche jusqu’aujourd’hui, nous vivons dans des conditions déplorables avec les enfants sous des bâches et dans des maisons à moitié couvertes », confie-t-il.

 

Louis Liguizia dit attendre l’aide du gouvernement, « je demande au gouvernement et aux humanitaires de nous donner un coup de mains à travers des bâches », fait-il savoir.

 

Le constat a été établi par le chef du quartier, selon Daniel Donassé dont la maison a été complètement détruite, « la pluie a endommagé beaucoup de choses. Nous avons fait appel au chef du quartier qui est venu faire le constat et nous a enregistrés. Mais nous sollicitons une aide d’urgence », précise ce dernier.

 

Aucune organisation humanitaire n’est encore entrée en contact avec ces sinistrés.

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 15:52
Lu pour vous : Centrafrique : le président Touadéra de plus en plus isolé

 

Centrafrique : le président Touadéra de plus en plus isolé

 

http://mondafrique.com Par Aza Boukhris 5 avril 2017

 

Alors que le pays est toujours en proie à de nombreux problèmes sécuritaires et financiers, un véritable bras de fer s’est installé entre les représentants du pouvoir exécutif et législatif.

 

Depuis plusieurs semaines, les ministres du Gouvernement Sarandji snobent l’Assemblée Nationale et refusent de répondre aux interpellations. De son côté le ministre des Finances, Henri-Marie Dondra, règle ses comptes avec les députés qui ne reçoivent plus d’indemnités depuis 3 mois.

 

D’influents conseillers

 

La tension gagne désormais les relations entre le gouvernement et la Présidence. L’équipe qui entoure le président Faustin-Archange Touadera est de plus en plus contestée par le Parlement et les ministres du gouvernement mis à l’écart par les puissants conseillers de la présidence. Par exemple, le ministre des Affaires étrangères, Charles Doubane, est quasiment consigné à résidence à Bangui, alors que le ministre-conseiller, Stanislas Moussa Kembe, est le véritable responsable des Affaires étrangères. Le ministre-conseiller Jean-Baptiste Koba, chargé des investissements à la Présidence négocie les contrats juteux avec les entreprises étrangères comme la sulfureuse société israélienne Nikuv International Projects pour la numérisation des documents administratifs. Le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) est laissé entre les mains des ministres-conseillers de la Présidence.

 

Au manettes du pouvoir, le directeur de cabinet du chef de l’État, Firmin Ngrebada, fait désormais de l’ombre au président Touadéra lui même totalement sous l’influence de son excentrique conseiller spécial, Fidèle Gouandjika, ancien ministre de François Bozizé et candidat malheureux à la dernière présidentielle.

 

Le Premier ministre Simplice Sarandji commence à prendre ombrage de cette situation et ne cache plus son agacement. La tension fut particulièrement palpable lors de la fête du 30 mars qui s’est tenue au stade des 20 000 places en l’honneur du premier anniversaire de l’élection du chef de l’Etat. La réunion, qui se voulait populaire n’a réuni qu’un millier de personnes dont très peu de ministres et de personnalités de premier plan. Évidemment le Président de l’Assemblée nationale était absent.

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