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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 14:30

 

 

 


Ouagadougou AFP / 08 novembre 2014 12h22 - La sous-secrétaire d'Etat adjointe américaine pour l'Afrique, Bisa Williams, rencontrait samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida, l'homme fort du Burkina Faso, a annoncé l'armée.

La visite surprise de la diplomate américaine, alors que le pays est en pleines tractations pour un retour du pouvoir aux civils, a été annoncée un peu plus tôt dans la matinée par un officier de protocole de M. Zida, Gilles Séraphin Bayala.

Le reste du programme de Mme Williams et la durée de sa visite au Burkina n'étaient pas connus dans l'immédiat.

Les Etats-Unis, un allié privilégié et important bailleur de fond du Burkina, ont exercé de fortes pressions sur les militaires pour qu'ils rendent rapidement le pouvoir aux civils.

L'armée avait désigné le 1er novembre Zida comme chef de l'Etat intérimaire au lendemain de la chute du président Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir. Dès le lendemain, Washington avait exigé un retour du pouvoir aux civils.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=535314 

Burkina: visite surprise de la sous-secrétaire d'Etat américaine à l'Afrique, qui rencontre Zida
Burkina: visite surprise de la sous-secrétaire d'Etat américaine à l'Afrique, qui rencontre Zida
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 02:41

 

 

 

 

LE MONDE | 06.11.2014 à 14h55 • Mis à jour le 06.11.2014 à 18h55 |Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)

 

Une forme émergente de paludisme, la plus mortelle et dangereuse, se propage rapidement en Asie du Sud-Est, et particulièrement en Malaisie, révèle une étude présentée lundi 3 novembre devant la Société américaine de médecine tropicale et d’hygiène (ASTMH), à La Nouvelle-Orléans (Louisiane). Dans la région malaisienne de Bornéo, l’une des plus touchées, le paludisme dû à une forme particulière du parasite qui en est l’agent, le Plasmodium knowlesi, représente 68 % du total des cas diagnostiqués, contre seulement 5 % il y a quatorze ans. Cette variété de parasite était jusque-là connue pour provoquer le paludisme chez les singes. A présent, Plasmodium knowlesi est responsable de formes mortelles et se trouve en cause dans les cas sévères de paludisme à Bornéo (Malaisie) trois fois plus souvent que l’agent le plus commun, Plasmodium falciparum.

 

En Asie du Sud-Est, seul le Laos est encore épargné par la maladie. « Le parasite à l’origine de l’infection se reproduit toutes les vingt-quatre heures dans le sang, beaucoup plus rapidement que ce que l’on observe dans les autres formes de paludisme, ce qui en fait l’un des plus dangereux », explique Balbir Singh, auteur de l’étude et chercheur à l’université de Sarawak en Malaisie. Le parasite se transmet du singe à l’homme par le biais des piqures de moustique. « Mais il se pourrait qu’il se transmette déjà de l’humain à l’humain », redoute le scientifique.

 

« De l’humain à l’humain »

 

La déforestation en Malaisie accélère la propagation du parasite en poussant les singes, en l’occurrence des macaques à longue queue et à queue de cochon, hors de leur habitat naturel, à proximité des villages. Le pays a perdu 14 % de sa surface forestière entre 2000 et 2012, selon une étude parue en 2013 dans la revue Science, pour laisser place, bien souvent, à des plantations d’huile de palme. Ce sont dans les zones en lisière des forêts ou touchées par les déforestations et peuplées des macaques que la progression de l’épidémie est la plus forte : 95 % des patients sont des adultes, un taux extrêmement élevé comparé à d’autres formes de paludisme. Si les enfants sont moins touchés, c’est parce que l’insecte forestier, vecteur de la maladie, ne s’aventure pas à l’intérieur des habitations et pique ses proies à l’extérieur, où travaillent des ouvriers agricoles et les chasseurs.

 

Se protéger des piqûres est difficile. « En Afrique, par exemple, on peut enrayer la progression de l’épidémie avec des moustiquaires dans les maisons, mais il est plus difficile et surtout très coûteux de demander à tous les paysans et villageois de se protéger avec des lotions dès qu’ils sortent de chez eux », estime Balbir Singh. Les traitements médicaux peuvent toutefois venir à bout de la maladie si cette dernière est traitée à temps. La chance de survie du patient dépend de la rapidité à laquelle il est pris en charge, ce qui relève parfois de la gageure dans des endroits isolés et reculés.

 

Face à cette menace, les pays touchés doivent redoubler d’efforts en matière de recherche. Plasmodium knowlesi a été découvert en 1930 et le premier cas de transmission humaine constaté en 1965 en Malaisie. Mais ce n’est qu’en 2004 que la première épidémie apparaît à Bornéo. « Il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas sur ce parasite et son mode de transmission », admet Jonathan Cox, chercheur à la London School of Hygiene and Tropical Medecine.

 

Progression rapide

 

Le Plasmodium knowlesi pose de nouveaux défis en matière de recherche, notamment son approche, qui doit être multidisciplinaire. Le projet Monkeybar, démarré en 2012 pour mieux comprendre la transmission de la maladie dans deux régions de Malaisie et des Philippines, mobilise près de 40 scientifiques, dont des anthropologues, des entomologistes, des épidémiologistes et des vétérinaires de plusieurs nationalités. Les mouvements des habitants et des singes sont suivis par GPS, le comportement des moustiques est étudié et des drones volant à 300 ou 400 m d’altitude mesurent l’ampleur de la déforestation. A chaque endroit étudié, le nombre de cas recensés est comparé aux données sur la déforestation ou au mouvement des singes pour mieux comprendre la progression de l’épidémie. « Nous n’en sommes qu’aux hypothèses. Mais il y a un lien de causalité entre les densités de population des hommes et des singes et la progression de la maladie », explique Jonathan Cox, l’un des coordinateurs du projet.

 

Avec plus de 2 000 patients hospitalisés en 2013 en Malaisie, le paludisme dû à Plasmodium knowlesi infecte moins de patients que la dengue et cause moins de décès. L’épidémie est pour l’instant circonscrite à l’Asie du Sud-Est, où vit le moustique vecteur de la maladie. Mais sa progression rapide inquiète les chercheurs.

 

 Julien Bouissou (New Delhi, correspondance) 

 

Journaliste au Monde

Lu pour vous : Un paludisme très dangereux émerge en Asie du Sud-Est
Lu pour vous : Un paludisme très dangereux émerge en Asie du Sud-Est
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 02:26

 

 

 

Penser la violence en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com/ 7/11/14 - 10 H 04

 

Du 22 au 25 octobre, la sociologue Françoise Parmentier, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, l’évêque Marc Stenger, l’imam Tareq Oubrou, le magistrat Antoine Garapon et l’historien Jacques Sémelin se sont rendus en Centrafrique pour rencontrer des intellectuels de l’université de Bangui, du centre catholique, de la faculté protestante, du monde musulman et ceux qui gravitent autour de l’Alliance française. Au cœur des rencontres : le thème de la violence extrême qui se déchaîne dans ce pays depuis deux ans. Une démarche originale – encadrée par l’Observatoire Pharos et impulsée par l’association Liberté pour l’esprit – qui vise à comprendre l’histoire en marche, aussi douloureuse soit-elle.

 

LAURENT LARCHER

 

 

Mgr Marc Stenger Les régimes successifs ont contribué au pourrissement de cette société

 

http://www.la-croix.com/  7/11/14 - 09 H 56 - Mis à jour le 7/11/14 - 10 H 07

 

Mgr Marc Stenger, président de Pax Christi-France

 

On a beaucoup mis en exergue le conflit entre islam et christianisme, présentant le drame centrafricain comme un nouvel avatar de cette confrontation sanglante universelle dans laquelle les minorités chrétiennes sont devenues un peu partout les victimes. En Centrafrique à proprement parler, on ne peut parler de minorités chrétiennes, puisque les chrétiens représentent 80 % de la population, mais si l’on situe ce conflit dans un contexte régional très agité, les proportions seraient probablement inversées. Or, les raisons de la déchirure sont plus profondes et plus complexes que cette interprétation primaire.

 

Il nous est apparu que l’explosion de violence de ces deux dernières années pourrait être le fruit de haines et de frustrations que beaucoup de Centrafricains portent en eux. Celles-ci s’enracinent déjà dans l’avant de la colonisation, une époque où des sultanats en place pratiquaient l’esclavage intensif sur une partie de la population ; elles s’enracinent dans les pratiques de la colonisation française profondément discriminante. Elles sont liées à la soif de prendre et de garder le pouvoir de la part d’un certain nombre d’hommes politiques, instrumentalisant les populations en jouant sur les registres aussi bien religieux que sociaux pour y parvenir.

 

Les régimes successifs ont contribué au pourrissement de cette société, en manipulant les groupes et les ethnies, à partir des situations de pauvreté de certains par rapport aux autres, en exacerbant des clivages qui ont conduit à des ruptures radicales entre des catégories de population traditionnellement proches les unes des autres, tels les chrétiens et les musulmans. Le sentiment d’humiliation et d’exclusion sociale éprouvé par un certain nombre de musulmans a pu contribuer à rapprocher les musulmans centrafricains avec les « envahisseurs » musulmans venus du Nord (Tchad, Soudan) et faire grandir chez les chrétiens le sentiment d’être trahis par ceux avec qui ils vivaient pacifiquement, de faire face à une alliance de possesseurs de biens, les musulmans étant les commerçants de la société centrafricaine.

 

Certains de ceux que nous avons rencontrés plaçaient leurs perspectives d’avenir dans la nostalgie d’une époque révolue, celle de l’empereur Bokassa. Par ailleurs, on pouvait constater que les seuls leaders jouissant d’une vraie crédibilité ne sont pas les responsables politiques ni les décideurs économiques, mais des hommes de religion, l’archevêque de Bangui, le président de l’Alliance évangélique et le grand imam de Centrafrique.

 

Si nous avons pu entendre des analyses d’une extrême pertinence sur les causes proches et lointaines, endogènes et exogènes du drame centrafricain et des violences qui ont mis le pays à terre, dans notre échange, il est apparu combien il est difficile de parler par-delà les causes de la violence, de la violence elle-même, de ce qu’elle signifie, de la manière dont chacun se situe par rapport à elle.

 

Pour cela il faut aller jusque dans les ressorts les plus profonds de la psychologie humaine. Ce qui apparaît, c’est que les agissements des responsables politiques successifs prétendant s’emparer du pouvoir et le garder ont créé des ruptures dans des traditions culturelles et dans une pratique traditionnelle de cohabitation pacifique entre les groupes et les ethnies et ont ainsi contribué à créer une désagrégation sociale majeure.

 

7/11/14 - 09 H 56 - Mis à jour le 7/11/14 - 10 H 07

Lu pour vous : Mgr Marc Stenger Les régimes successifs ont contribué au pourrissement de cette société
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 01:21

 

 

 

 

http://www.7sur7.be/  7/11/14 - 17h44  Source: Belga

 

L'Union européenne a formellement prolongé vendredi de trois mois, jusqu'au 15 mars 2015, le mandat de sa force en Centrafrique (Eufor RCA), a annoncé le Conseil européen.

 

Cette décision fait suite à une demande des autorités centrafricaines et à l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d'un mandat renouvelé. La prorogation doit permettre d'assurer une transition efficace à l'opération de maintien de la paix menée par les Nations unies, la Minusca, a souligné le Conseil dans un communiqué. Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l'ordre à l'aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de M'Poko, contigu à l'aérodrome, ainsi que dans les 3ème et 5ème arrondissements de la capitale centrafricaine.

 

Opération de transition

 

L'EUFOR RCA s'inscrit dans le cadre de l'approche globale de l'UE à l'égard des nombreux défis auxquels est confrontée la République centrafricaine. En tant qu'opération de transition, facilitant la montée en puissance progressive de la Minusca, elle contribue à améliorer la sécurité en RCA, selon l'UE. "L'opération continuera d'exercer la plupart de ces activités dans les deux arrondissements précités pendant la durée de prolongation de son mandat, tandis que la responsabilité de la sécurité de l'aéroport de M'Poko sera transférée à la Minusca à la fin de cette année", ajoute le texte. 

 

Commandement

 

Depuis sa création en février dernier, l'opération est placée sous le commandement du général de division français Philippe Pontiès. Son état-major est situé à Larissa (Grèce). Les coûts communs de l'opération sont estimés à 5,7 millions d'euros pour la période allant du 16 décembre 2014 au 15 mars 2015. Il s'agit de la première opération militaire sans la moindre participation belge, en raison des restrictions budgétaires qui frappent la Défense. 

 

Action

 

L'approche globale de l'UE à l'égard de la République centrafricaine prévoit une action axée sur la sécurité, l'aide humanitaire, la stabilisation et la coopération au développement. Depuis 2013, l'UE a engagé de nouveaux financements pour plus de 360 millions d'euros en vue de faire face à la crise en RCA.

 

Chaos

 

La Centrafrique avait sombré dans le chaos avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, plongeant le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et onusienne dans le pays. Les tueries de masse ont cessé depuis quelques mois, même si la capitale centrafricaine reste régulièrement secouée par des affrontements armés et une forte criminalité.

L'Europe prolonge son mandat en Centrafrique
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:43

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

*************

 

Ex coalition Séléka

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 04/11/14

 

Relatif aux réunions organisées à Kaga Bandoro visant à perpétuer la division entre communautés en utilisant le chagrin et la souffrance des musulmans en vue de peser sur le forum de Bangui

 

L’Ex-Coalition Séléka SIGNATAIRE de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville a suivi de bout en bout les réunions de certaines de ses tendances tenues à Kaga Bandoro le 02 novembre 2014, et qui ont abouti à la mise en place de deux structures, politique et militaire, sans surprise en accord avec les velléités non seulement sécessionnistes mais aussi et surtout divisionnistes sur fond d’un tribalisme dangereux et écœurant.

 

L’Ex-Coalition Séléka, en tant que mouvement patriote, solidement attachée aux principes républicains de l’unité, de l’indivisibilité et de la laïcité de notre pays, ne saura cautionner des comportements et méthodes consistant à déstabiliser indéfiniment la République et à maintenir le peuple dans la souffrance. Elle condamne et rejette en bloc les conclusions irraisonnables et irréalistes de ces assises. Elle demande au Gouvernement centrafricain et à la Communauté internationale d’en faire autant pour ne pas que la voix du désordre et de la partition porte sur celle de la réconciliation et de la paix, car la partition ne doit pas servir de monnaie politique. Le cas du Soudan du Sud doit demeurer une interpellation continuelle.

 

L’Ex-Coalition Séléka précise qu’après la sombre période de cendres et de sang que le pays a connu, toute démarche qui s’inscrirait en dehors du cadre de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville du 23 juillet 2014 n’est que ruine, péril et suicide pour le pays. Car la solution aux revendications légitimes qu’elles puissent paraître n’est plus militaire mais plutôt politique. Elle considère donc que la priorité des priorités est et demeure LA SECURITE. Ainsi, loin d’être la partition ou la réorganisation militaire des groupes armés, la solution de la crise est plutôt politique, économique et rien d’autres. C’est pourquoi :

 

Sur le plan sécuritaire :

 

La sécurité constitue la condition essentielle sans laquelle il ne saurait y avoir ni normalisation ni développement durable. De ce fait, trois urgences s’imposent à savoir le déploiement des Forces internationales sur toute l’étendue du Territoire national, le lancement du programme DDR et la poursuite de la RSS dans la refonte systématique des Forces de Défense et de Sécurité afin de les rendre plus représentatives des différentes communautés et régions de la République Centrafricaine. Puisque la RSS vise à restaurer la confiance, à permettre l’instauration d’un climat favorable à la reconstruction et au développement économique, elle aura ainsi pour vocation de répondre à l’éventail des besoins de sécurité de l’Etat et des populations civiles dans le respect de l’État de droit, de la démocratie et des droits de l’Homme, grâce à la promotion d’une gouvernance responsable, transparente et efficace.

 

Sur le plan politique :

 

Seul le forum national du dialogue inter-centrafricain sera l’occasion de donner des orientations à la nouvelle Constitution pour la prise en compte du recadrage consolidé et du rééquilibrage géopolitique du pouvoir et des intérêts communautaires et régionaux à l’image de certains pays africains comme le Burundi, le Sénégal, le Tchad ou le Cameroun etc. Ainsi seulement, nous aurons résolu les problèmes de partage du pouvoir que nous avons loupé en n’appliquant pas l’Accord de N’djamena du 10 janvier 2014 qui aurait pu nous éviter toutes les complications résultantes de la démission de Michel Djotodia.

 

Sur le plan économique :

 

Des programmes à la hauteur des urgences doivent être mis en place pour ces populations déplacées ou réfugiées afin de favoriser leur réinsertion dans la vie socio- économique. Le déploiement de la MINUSCA va engendrer des retombées socioéconomiques, d’où l’obligation d’aider les commerçants et opérateurs économiques nationaux à accéder à ce marché fructueux. Il est surtout question d’aider à la recherche de financements pour des projets et micro-projets dans des domaines très divers.

 

L’Ex-Coalition Séléka, au regard de ce qui précède, pense qu’il importe aux différents acteurs de la crise de s’inscrire sans condition dans la logique de franche collaboration avec les Autorités de la Transition ainsi que la Communauté internationale pour créer des conditions favorables au retour, à la réinstallation et à l’aide aux déplacés et réfugiés meurtris dans un pays déstructuré par la sottise et l’immaturité politique de certains individus égoïstes, manipulateurs et experts en double langage pensant pouvoir tout le temps tromper tout le monde. Mais le peuple est fatigué, et la Communauté internationale devient de plus en plus très exigeante et ferme.

 

L’Ex-Coalition Séléka note qu’il est inutile de s’en prendre à un gouvernement de transition dont la mission principale est de respecter une feuille de route validée par la Communauté internationale en vue d’organiser des élections crédibles ;  un tel gouvernement ne saurait répondre aux énormes attentes de la Nation au même titre qu’un gouvernement de développement sorti des urnes. Il appartiendra à ce dernier de traiter toutes les revendications jugées légitimes liées aux questions de développement intégré et équitable dont les jalons seront immanquablement posés lors du grand forum national de dialogue inter-centrafricain prévu en décembre 2014 ou janvier 2015.

 

L’Ex-Coalition Séléka estime que les efforts des partisans de la paix et de l’unicité du pays doivent être soutenus sans ambiguïté tant par les Autorités de la Transition que par la Communauté internationale. Le danger serait de les ignorer pour traiter avec les irréductibles ennemis de la paix - qu’il faut d’ailleurs combattre ouvertement - qui n’ont rien compris dans la marche solidaire vers la réalisation du destin National commun aux antipodes de tout intérêt égoïste. Elle en appelle au patriotisme des compatriotes centrafricains ayant conquis militairement le pouvoir de l’Etat en mars 2013 et l’ayant perdu diplomatiquement le 20 janvier 2014, de comprendre que l’ancienne coalition a lamentablement échoué pour avoir été incapable de gérer la transition. A ce titre, elle est de très loin mal placée pour donner des leçons à qui que ce soit. Une vieille dame, pour exprimer sa colère devant cette immaturité, a dit : « vous avez pris le pouvoir par les armes, vos adversaires vous l’ont repris par leurs stylos (politiquement) ».

 

L’Ex-Coalition Séléka, en définitive, continue sa réflexion et sa quête à trouver un endroit susceptible d’abriter un dialogue inter-Séléka afin d’amener les différentes tendances à conclure entre elles un accord crédible aux fins d’aplanir les divergences par le dialogue et rester attachées au processus politique en cours dans l’intérêt bien compris de la Nation et de la Sous-région.

 

L’Ex-Coalition Séléka SIGNATAIRE de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville tient à témoigner à l’endroit du Gouvernement centrafricain, du Médiateur international, du Président de la CEEAC et de toute la Communauté internationale toute sa gratitude pour tous les efforts immenses consentis afin de ramener la paix dans notre cher et beau pays.

 

Fait à Bangui, le 04 novembre 2014  

 

 

 

Gal Mohamed-M. DHAFFANE,                     

2ème Vice Président, Chef de Délégation,     Ancien Ministre d’Etat

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 04/11/14 de l'ex-Séléka
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:38

 

 

 

 

07/11/14 (PANA)

 

L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres, Amnesty International (AI), s'est inquiétée de la situation en République centrafricaine (Rca), en indiquant que la crédibilité des Nations unies était en jeu dans ce pays où l'on assiste à une recrudescence des attaques contre les civils. Ces préoccupations ont été exprimées dans un communiqué d'Amnesty obtenu par la PANA à Dakar.

 

'La Mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit prendre des mesures audacieuses pour protéger les civils dans le contexte d'une escalade des attaques motivées par l'intolérance religieuse dans les régions du centre du pays', a déclaré AI après avoir visité certaines des régions les plus touchées.

 

Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, malgré le déploiement d'une nouvelle Mission de maintien de la paix de l'ONU le 15 septembre, des dizaines de civils, dont de nombreux enfants, ont été tués et des milliers déplacés ces dernières semaines.

 

Le communiqué note que si la capitale, Bangui, a été ébranlée par un regain des violences depuis le début du mois d'octobre, les populations qui vivent dans les régions centrales de la Rca ont été particulièrement touchées par une recrudescence des conflits entre les différents groupes armés.

 

'Si la Mission de maintien de la paix de l'ONU veut rester crédible, elle doit prendre des mesures fermes pour protéger les civils de la série d'abus auxquels ils sont exposés', a fait remarquer Stephen Cockburn, directeur régional-adjoint d'AI pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

 

'Avec les Seleka, les anti-Balaka et les combattants peuls armés qui mènent des attaques dans les régions centrales de la République centrafricaine, la situation est extrêmement explosive et dangereuse. A moins que des mesures urgentes ne soient prises, elle pourrait déboucher sur le genre de violences interreligieuses débridées dont nous avons été témoins au début de cette année à l'ouest'.

 

Dans une visite dans les régions du centre de la Rca, Amnesty a déclaré avoir recensé des attaques récentes contre les civils dans les villes de Dekoa et de Bambari et dans plusieurs villages près de Bambari, dont ceux de Yamalé, Batobadja, Matchika, Tchimangueré, Gbakomalékpa et Baguela.

 

Le communiqué a également révélé que les forces Séléka, à majorité musulmanes, désormais divisées en au moins deux groupes armés, se battent avec les milices chrétiennes et animistes anti-Balaka dans la région depuis ces derniers mois.

 

'Toutes les parties, les Séléka, les anti-Balaka et les Peuls armés (qui appartiennent pour la plupart à un groupe dissident Séléka), ciblent systématiquement les civils dont ils croient qu'ils soutiennent leurs adversaires', a-t-il noté.

 

'Bambari et Dekoa sont désormais des villes fantômes, pleines de maisons vides, de boutiques fermées et de bâtiments abandonnés. Les forces internationales présentes dans le pays doivent intensifier leurs efforts pour protéger les civils et s'assurer qu'ils puissent retourner chez eux et vivre en toute sécurité', a déclaré Stephen Cokburn.

 

L'organisation de défense des droits de l'Homme révèle que la Mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations unies en République centrafricaine (Minusca), déployée le 15 septembre, n'a pas été en mesure d'empêcher ces abus ou d'y mettre fin.

 

' Les forces internationales sont trop sollicitées - en partie parce qu'il manque toujours à la Minusca plusieurs milliers de soldats par rapport à sa taille prévue - et n'ont pas été en mesure de prévenir l'escalade de la violence dans la région centrale de ce pays', a ajouté le communiqué.

 

 

 

 

Monsieur Doctrouvé Euloge KOÏ                             Bangui, le 06 novembre 2014

Membre de la COSAB

Tél : 00236 75 45 62 30

@ :beafrika.dek@gmail.com

 

NOTE

 

A  L’Attention des Membres de la

Commission de Suivi de l’Accord de Brazzaville – COSAB.

 

Objet : Inefficacité de la MINUSCA

 

Mesdames et Messieurs les Membres de la COSAB,

 

« Ce qui ne se mesure pas n’existe pas », a-t-on coutume de dire dans les milieux scientifiques. De fait, la situation sécuritaire du pays, depuis le déploiement des Forces onusiennes placées sous l’autorité du Général Babacar GAYE avec mission prioritaire d’assurer la protection des populations civiles, a fait l’objet de plusieurs analyses des uns et des autres.

 

Un éventail d’indicateurs permet, après ces analyses, de noter que la MINUSCA ne remplit pas pleinement  et efficacement sa mission. Car on continue d’assister, malgré la présence des casques bleus, aux exécutions sommaires, lynchages, crimes crapuleux, violences sexuelles, pillages et destructions des biens publics et privés au vu et au su de ceux-ci sans que le Chef de la MINUSCA ne bronche ; ce qui autorise à croire à la thèse d’un complot contre la République Centrafricaine et sa population.

 

Avec l’arrivée de la MINUSCA et la mise en place de la COSAB, on croyait que des moyens accrus devaient être mobilisés et destinés à :

 

  • La prévention de nouvelles crises, par l’appui institutionnel sincère au processus politique ;
  •  
  • La gestion des crises, par la facilitation du dialogue entre forces et communautés antagonistes ;
  •  
  • La résolution des conflits, par le financement de la mise en œuvre des initiatives de pacification et de sécurisation dans le cadre de l’application de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014.
  •  

Malheureusement, le Chef de la MINUSCA, se prenant pour un Chef traditionnel, ne cesse de pécher et au lieu de faire son aggiornamento, il enchaîne déraillement sur déraillement en affichant des comportements hautains et méprisants ; ce qui est inadmissible.

 

Je rappelle que la crise qui secoue la République Centrafricaine ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’hommes et de femmes valeureux. L’histoire renseigne que de vaillants centrafricains militaires, magistrats, universitaires et intellectuels ont fait leur preuve dans la gestion et la résolution des crises dans d’autres pays.

 

Les centrafricains ne sont pas dupes : tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il y a une volonté manifeste de la part du Chef de la MINUSCA à faire perdurer la crise. Il doit savoir que les centrafricains en général et les intellectuels en particulier sont suffisamment éclairés et outillés sur les mécanismes et stratégies pour rétablir la paix ou raviver un conflit à des fins occultes !

 

Depuis la mise en place de la COSAB, le G7 SIRIRI (Groupe des sept forces politico-militaires, mis en place au lendemain du Forum de Brazzaville pour appuyer le processus) a fait un diagnostic des causes des conflits accompagné des solutions prescrites, formulées dans le double souci d’arrêter les hostilités et les violences et d’éliminer leurs effets pour éviter tout risque de récidives. Ces solutions ne peuvent être confondues avec les simulacres de solutions et stratégies que le Chef de la MINUSCA a tendance à servir comme si les enjeux étaient seulement de façade.

 

On constate malheureusement que le Chef de la MINUSCA, animé par le cynisme et le machiavélisme, ne fait que torpiller le processus par :

 

  • L’usage des méthodes dilatoires et de contournement pour ne pas faciliter la mise en œuvre de l’Accord de cessation des hostilités obtenu après d’âpres négociations ;
  •  
  • L’atteinte à la fierté nationale ;
  •  
  • La non pro activité et la passivité à agir promptement.

 

Dès lors, j’estime que le Général GAYE,  Chef de la MINUSCA constitue désormais la principale menace contre la paix, la cohésion nationale et l’intégrité du  Territoire national. Ses comportements, déclarations, faits et gestes, contraires aux idéaux et principes des Nations Unies, constituent des facteurs de blocage qui vont indubitablement enfiévrer la MINUSCA et conduire à l’échec de l’opération des Nations Unies en Centrafrique.

 

Il ne fait plus aucun doute que le Chef de la MINUSCA inspire au peuple centrafricain la méfiance au lieu de la confiance, le rejet au lieu de l’estime.

 

Il ne bénéficie d’aucune confiance de toutes les forces vives de la Nation qui l’avaient d’ailleurs hué longuement et refusé qu’il prenne la parole lors de la rencontre des participants au Forum de Brazzaville avec la mission dépêchée par la médiation internationale à l’Hôtel Ledger le 18 octobre 2014.

 

Donc, son maintien occasionnerait l’échec du processus politique en cours.

 

Fort de ces raisons il me semble opportun et urgent de saisir le Secrétaire Général des Nations Unies, à l’effet de procéder au remplacement du Général Babacar GAYE, Représentant Spécial, Chef de la MINUSCA. Cette mesure palliative permettra de réaliser les opérations de sécurisation et de pacification de la République Centrafricaine, afin de garantir une transition apaisée, un mieux vivre ensemble, la libre circulation des personnes et des biens et des élections libres, démocratiques, et transparentes, pour une nouvelle Centrafrique réconciliée et engagée sur la voie de la modernisation et de l’émergence.

 

 Doctrouvé Euloge KOÏ

Docteur en Science Politique

Master en Etudes de paix, sécurité et gestion des conflits

Membre de la COSAB

Ampliations :

 

  •  Présidence de la République
  • CNT
  • Primature
  • Médiation Internationale
  • SGNU
  • CEEAC
  • COSAB
  • Presse
Centrafrique: la crédibilité de l'ONU en jeu
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:36

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 07-11-2014

 

Le Conseil de l'Union européenne (UE) a approuvé vendredi la prolongation du mandat de l'opération militaire de l'UE en République centrafricaine (EUFOR RCA) jusqu'au 15 mars 2015.

 

Cette décision fait suite à une demande des autorités de Bangui et à l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies d'un mandat renouvelé. La prolongation de la présence militaire de l'UE doit permettre d'assurer une transition efficace à l'opération de maintien de la paix menée par les Nations Unies, la MINUSCA.

 

Lancée le 1er avril dernier, l'EUFOR RCA avait atteint sa pleine capacité opérationnelle en juin dernier avec le déploiement d'un millier de militaires européens pour protéger la sécurité de l'aéroport de Bangui ainsi que celle des civils et des opérations humanitaiers. La nouvelle prolongation du mandat du 16 décembre 2014 au 15 mars 2015 coûtera 5,7 millions d'euros.

 

L'EUFOR RCA s'inscrit dans le cadre de l'approche globale de l'UE à l'égard des nombreux défis auxquels est confrontée la République centrafricaine, et son état-major est situé à Larissa en Grèce. Depuis 2013, l'UE a engagé de nouveaux financements pour plus de 360 millions d'euros en vue de faire face à la crise en Centrafrique. Fin

 

Source: Agence de presse Xinhua

L'UE prolonge sa présence militaire en Centrafrique
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:35

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 07/11/14 (APA) - L’ambassadeur de Chine en Centrafrique, Sun Haichao, en fin de mandat, a fait ses adieux, ce vendredi à la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, lors d’une audience au palais de la renaissance à Bangui.

 

Au terme de cet entretien axé surtout sur les questions sécuritaires, économiques et agricoles sans oublier la coopération bilatérale, le diplomate chinois Sun Haichao a indiqué à la presse qu'il lançait un appel aux Centrafricains pour un travail dans la dignité.

 

''Je lance un appel au peuple centrafricain à travailler sur cette terre, donnée par Dieu. Cette terre fertile qui possède beaucoup de richesses et gisements. Et si on travaille bien cette terre va vous rembourser'', a-t-il dit.

 

A en croire Sun Haichao, le seul bémol dans la mise en œuvre des projets chinois en Centrafrique est la situation sécuritaire, d'où il a promis de continuer le plaidoyer auprès de son gouvernement.

 

‘'Si la sécurité le permet, les coopérants chinois vont revenir en Centrafrique pour rouvrir des projets suspendus du fait de la crise'', a-t-il assuré.
Sun Haichao a pris fonction à Bangui en 2011.

RCA : départ de l'ambassadeur de Chine, Sun Haichao
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:33

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 07/11/14  (APA) - Le représentant de l’Union Internationale des Télécom (IUT) pour l’Afrique Centrale et Madagascar, Jean Jacques Massima, a remis, vendredi à Bangui, vingt terminaux satellitaires communément appelés téléphones thuraya et dix autres téléphones fixes satellitaire au ministre centrafricain des Postes et Télécommunications chargé des nouvelles technologies, Abdallah Kadre Assane.

 

Destinés au gouvernement et aux forces vives de la nation, les téléphones, estimés à plus de vingt millions de FCFA, permettront selon l'UIT aux bénéficiaires de s'affranchir ‘'des aléas ou de la rupture du service de communication de tout opérateur de GSM'' dans le pays.

 

‘'Ce geste n'est pas que symbolique. Il traduit l'attachement du bureau de l'UIT pour l'Afrique Centrale et le Madagascar d'assurer un développement serein du secteur des télécommunications quels que soient les aléas politiques, les troubles sociaux, les catastrophes naturelles qui peuvent survenir sur cette partie de ma zone de juridiction'', a indiqué Jean Jacques Massima.

 

Pour le ministre Abdallah Kadre Assane, le don fait suite à la demande du gouvernement centrafricain, sollicitant l'inscription de la RCA en télécommunication d'urgence par l'UIT.

 

‘'Cette remise est la preuve d'une coopération agissante entre l'IUT et la RCA. Car cette réponse immédiate est à la hauteur de l'espoir du gouvernement de transition'', a dit le ministre.

 

La zone de juridiction de Jean Jacques Massima couvre onze pays africains dont dix en Afrique Centrale et le Madagascar.

 

Basé à Yaoundé, M. Massima est en visite de travail à Bangui depuis lundi.

L'UIT offre des terminaux satellitaires au gouvernement centrafricain
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:31

 

 

 

 

Le Point Afrique - Publié le 07/11/2014 à 13:11 

 

Les conflits font rarement les affaires de la production agricole. En RCA, la violence a tout désorganisé. Conséquence : les prix flambent sur les marchés.

 

Par Alain Aka

 

La ménagère a mal à son panier au pays de Bokassa ! Les salariés arrivent difficilement à boucler les fins du mois. "Avant la crise, on pouvait bien manger avec 3 000 CFA par jour. Désormais, ce n'est plus le cas. Il faut au moins 6 000 CFA ou 9 000 pour qu'une famille nombreuse puisse s'alimenter normalement", soupire Agnès Nguiba, fonctionnaire. Marie Yassé, une mère au foyer, confie, dépitée : "Le sac de manioc est passé de 13 000 francs CFA, soit près de 20 euros, à 16 000 francs, voire 18 000 francs. Ce n'est pas à la portée de tous les ménages." 

 

Le quartier PK-5 est paralysé

 

Début octobre, Bangui a replongé dans la violence. Le quartier du PK-5, poumon commercial de la ville, a été totalement paralysé. L'accès difficile aux commerces et l'insécurité ont fait voler le prix des produits de base : farine de manioc - aliment de base des Centrafricains -, viande de boeuf, lait en poudre, huile, sucre, ciment...

 

"On ne peut pas circuler librement pour atteindre l'arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout, il y a l'insécurité", déplore un commerçant. Les choses reviennent peu à peu à la normale, mais la peur est là. "Bon, si c'est calme, on revient vendre. Si ce n'est pas le cas, on se terre, c'est tout", explique Assan Aoudou Mahamat, jeune quincaillier. Les taxis, eux, ne prennent aucun risque. Ils refusent de s'aventurer dans la zone, déposent leurs passagers à plus d'un kilomètre et repartent vers le centre-ville dans un concert de klaxons.

 

La FAO et le PAM sont préoccupés

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sonnent l'alerte. Dans un rapport, ils soulignent que "le secteur primaire, pilier de l'économie centrafricaine, a régressé de 46 % par rapport au niveau d'avant la crise. On note une fuite importante de la production agricole à la suite de la crise qui a provoqué des déplacements massifs des populations." La Centrafrique compte 4,8 millions d'habitants.

 

Arif Hussein, économiste en chef du PAM, note : "Le PAM est particulièrement préoccupé par la situation des communautés isolées et des personnes déplacées à l'intérieur du pays. [...] Les niveaux de consommation alimentaire de la moitié de ces ménages sont très bas. Ce qui aggrave le risque de malnutrition et rend les familles largement dépendantes de l'aide alimentaire."

 

La RCA parmi les pays les plus pauvres

 

La Centrafrique, malgré son potentiel agricole et minier, figure parmi les plus pauvres de la planète. Et même si, en 2014, les productions de céréales et de manioc ont augmenté par rapport à 2013 - année particulièrement calamiteuse -, elles restent "inférieures de 58 % à la moyenne de la période 2008-2012", selon les deux agences. L'élevage ne fait pas mieux. Et ses chiffres sont fortement en baisse. Toujours selon le rapport du PAM et de la FAO, "ils ont régressé de 77 % par rapport au niveau d'avant la crise du fait des razzias et des vols de bétail. Les stocks des réserves alimentaires dans les zones rurales sont actuellement inférieurs d'environ 40 à 50 % à leur niveau antérieur du fait des razzias récurrentes."

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