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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:44

 

 

 

 

Le 26 juin 2017, deux personnes ont été arrêtées à Dapaong, dans le nord du Togo, pour trafic de quatre (4) pointes d’ivoire, deux (2) peaux de ratel, une (1) peau de civette, deux (2) peaux de serval et une (1) peau de chacal au cours d’une interpellation menée par les agents du commissariat de la ville de Dapaong, en collaboration avec EAGLE-Togo.

 

Les deux trafiquants s’apprêtaient  à livrer quatre (4) pointes d’ivoire, et six (6) peaux d’espèces protégées dont deux (2) peaux de ratel, une (1) peau civette, deux (2) peaux de serval et une (1) peau de chacal contenues dans deux sacs, dans un hôtel de la ville, quand ils ont été arrêtés par les agents du commissariat de police de Dapaong en collaboration avec EAGLE-Togo.

 

Il s’agit des nommés Kampyabre Ménobe, boucher de viande d’âne à Lomé et de son petit frère Kampyabre Kanfèngne, tous de nationalité togolaise.

 

Les deux trafiquants sont arrivés dans un hôtel de la ville de Dapaong à bord de deux motos avec les produits. Les agents du commissariat de police de Dapaong, ayant eu vent de l’information, ont suivi les gestes des présumés trafiquants qu’ils ont filé jusqu’à l’hôtel, où les produits doivent être vendus. Les deux trafiquants ont été arrêtés au moment où ils  s’apprêtaient à sortir les pointes d’ivoire et les peaux des espèces protégés des deux sacs.

 

Les présumés trafiquants ont déclaré que pour traverser les frontières, l’ivoire est emballée dans un carton de télévision d’écran plasma et les peaux sont emballées dans son sac à dos. Le tout transporté sur sa moto, rentre au Togo soit par Pogno ou par Djambendi ou encore par Cinkassé

 

Kampyabre Kanfèngne, fauteur de trouble, ayant entravé le travail des agents de la sécurité et créé une violence, dans ses propos, devant les agents de police, reconnait qu’il y a des espèces protégées et c’est pour cette raison qu’il ne voulait pas de ce business.

 

Kampyabre Ménobe, le grand frère, reconnait qu’il est le démarcheur des produits tandis que le trafiquant basé au Burkina Faso est le fournisseur et collecteur. Il fournit également la contrebande de la faune à ses clients. L’année dernière, le même genre de situation a été observé à Dapaong où quatre personnes ont été arrêtées pour trafic d’ivoire.

 

L’éléphant est une espèce faunique menacée d’extinction au Togo. La détention de l’ivoire, son transport et sa commercialisation sans autorisation sont formellement interdits et punis par les dispositions du nouveau code pénal, de la loi-cadre sur l’environnement et du code forestier du Togo. Si les présumés trafiquants sont reconnus coupables, ils encourent une peine de 6 à 24 mois.

 

Le trafic  de la peau des espèces animales protégées est bien plus discret que celui de l'ivoire, mais tout aussi juteux que meurtrier pour les espèces animales protégées. Ainsi, des milliers de chacals, de ratels, de civettes, de servals et d’autres espèces animales protégées sont tués chaque année en Afrique pour leurs peaux, exportées souvent illégalement vers la Chine pour les besoins de la médecine traditionnelle.

 

Les trafiquants appartiennent à un réseau international avec des fournisseurs dans de nombreux pays. Corruption, braconnage, puis vente illicite des espèces protégées, sont des crimes intimement liés. Dans ces cas de vente de peaux d’espèces protégées, la corruption est au beau fixe, du braconnage jusqu’à la vente illicite. Des fois, les agents de sécurité, ou même les agents de justice, traitent avec les trafiquants qui sont du coup protégés. (EAGLE-Togo)

Togo: Deux individus arrêtés en possession de 4 pointes d’Ivoire et 6 peaux d’espèces protégées
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:39
 CENTRAFRIQUE : UN OUBLI DANS LE BILAN DE M. HOLLANDE par Anatole Gbandi

 

 

 

 

 

   Peu avant le départ de M. Hollande, les télévisions françaises ont fait le bilan de son quinquennat. Le volet intérieur de ce bilan est conforme à la réalité du pays, mais son volet extérieur me semble lacunaire.

 

 

 

1. LE CHEF DE GUERRE   Tout au long de son mandat, M. Hollande a été présenté comme un excellent chef de guerre. Il a sauvé le Mali, il a sauvé la Centrafrique, il allait contribuer à sauver la Syrie quand l'Américain Obama a fait capoter le projet d'intervention. Ce versant particulièrement reluisant de la politique du président ne pouvait être éludé dans un bilan sérieux. Mais voilà, à la veille de son départ de l'Élysée, le chef de guerre n'avait plus que le Mali sur son tableau de chasse présenté par les chaînes de télévision. Pas un mot de la Centrafrique ! Pas un mot des Centrafricains ! Ces hommes et leur pays ont disparu du tableau. Les nommer reviendrait à le voiler, les nommer reviendrait à relativiser le succès du Mali. Pourtant les deux guerres se ressemblaient par bien des côtés : deux pays pauvres attaqués par des djihadistes, deux armées d'opérette qui se sont effondrées comme un château de cartes... Mais alors qu'au Mali l'armée française intervenait promptement, avec des moyens aériens pour attaquer et anéantir les islamistes, en Centrafrique, le président Hollande, dans un premier temps, avait opposé une fin de non-recevoir à la demande d'intervention de M. Bozizé. Quelques années auparavant, en 2007, son prédécesseur Nicolas Sarkozy avait sauvé le président centrafricain d'une attaque fulgurante des rebelles, qui s'étaient emparés de plusieurs villes du nord. Comment expliquer le refus de M. Hollande ?

 

 

 

2. LE CHANTRE DU CHANGEMENT   En 2012, quand l'ancien premier secrétaire du parti socialiste accéda au pouvoir, l'ombre d'un sous-marin planait sur les relations franco-africaines : la Françafrique. Un mot composé... de réseaux, que le président Ali Bongo, dans un discours en présence de Nicolas Sarkozy, avait dit ignorer le sens. Un nom péjoratif, lourd à porter. Une survivance des pratiques coloniales qu'il fallait enterrer à tout prix. Et qui mieux que le socialiste Hollande pouvait lui tordre le cou ? Lui qui savait que la Françafrique avait survécu à un autre socialiste, François Mitterrand,  qui n'en était d'ailleurs pas l'initiateur. Donc une fois élu, le chantre du changement va prendre ses distances avec l'hydre françafricaine et refuser son aide à Bozizé, qu'il soupçonnait de dérive autocratique. A l'époque, les socialistes centrafricains se trouvaient dans l'opposition, et ferraillaient dur contre le général, dont ils accusaient le parti d'avoir truqué les élections législatives du 23 janvier 2011.

 

 

   Quelques mois après son élection donc, le président français va assister les bras croisés à la chute de Bozizé ou, si l'on veut, au coup d'État de Djotodia. M. Fabius, son ministre des Affaires étrangères prendra acte du changement intervenu en Centrafrique, contrairement aux Américains qui, eux, exigeront un retour à l'ordre constitutionnel. En Afrique, les coups d'État sont condamnés a priori, du bout des lèvres, mais confirmés a posteriori. En Afrique, il y a coup d'État et Coup d'État. Ce dernier, celui de Djotodia, était une véritable invasion avec des destructions et des massacres tels que la Centrafrique n'en a jamais connu. Une question se pose : qui était derrière ce coup d'État ? La réponse se trouve aujourd'hui encore dans un faisceau de présomptions. On va rappeler celle qui revient avec insistance et qui concerne les parrains de Bozizé, ceux qui l'ont aidé financièrement et militairement à prendre le pouvoir, et qu'il aurait déçu. Cette déception serait une raison suffisante pour perpétrer un coup d'État en Françafrique.

 

 

   Mais alors que devient la position du président normal, le chantre du changement, qui ne voulait plus entendre parler de cette hérésie ? Sa position est restée on ne peut plus limpide : en refusant d'aider Bozizé, il condamne apparemment la Françafrique mais avalise implicitement le coup d'État. Malheureusement, pour le président, la Centrafrique est un pays instable dont les réactions sont imprévisibles : le coup d'État dérape : M. Hollande est obligé d'intervenir. A son corps défendant,  pour sauver, me semble-t-il, ce qui pouvait encore l'être. Mais en fait d'intervention, il s'agissait de montrer ses muscles, d'enrayer << les grands massacres >> et de quitter le pays. Les massacres baisseront effectivement mais c'est pour reprendre de plus belle, après le retrait de la Sangaris.

 

 

   Il faut aussi ajouter, et cela a déjà été dit, que les militaires français ne peuvent pas intervenir partout où l'on se bat. Ils n'ont pas le don d'ubiquité. Et quand bien même ils l'auraient, ils le mettraient prioritairement au service de leur pays qui se trouve à son tour guetté par le terrorisme djihadiste. Reste que le combat contre ces fanatiques est partout mené par des coalitions. Un petit pays comme la Centrafrique ne peut rien contre ces gens, que redoute même la première puissance militaire de la planète.

 

 

                                             GBANDI Anatole    

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:15
Centrafrique: un groupe armé anti-balaka dément avoir signé l'accord de paix à Rome

 

 

 

 

29/06/17 (AFP)

 

La "coordination anti-balaka", groupe armé centrafricain, a démenti jeudi avoir envoyé des émissaires aux négociations de Rome, conduites sous l'égide de Sant'Egidio, et à l'issue desquelles deux signataires se réclamant du groupe armé ont signé l'accord de paix en Centrafrique.

 

"Les signataires qui disent avoir signé n'ont pas eu d'autorisation de ma part d'aller à Rome. (On) n'est pas signataire", a expliqué à l'AFP Edouard Patrice Ngaissona, responsable de la "coordination anti-balaka", un groupe armé membre du mouvement anti-balaka qui avait lancé une contre-offensive envers les rebelles séléka après le coup d’État de 2013.

 

Le 19 juin, 13 groupes armés, dont la "coordination anti-balaka", et les anti-balaka dits "tendance Mokom", du nom d'un ancien chef de la coordination ayant fait scission en mai 2015, ont signé à Rome un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat en Centrafrique, sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio.

 

Les deux signataires de la "coordination anti-balaka" à Rome "ont signé en leur propre nom", dénonce Igor Lamaka, porte-parole du groupe armé, joint au téléphone depuis Libreville.

 

Les anti-balaka dits "tendance Mokom" ont signé le texte de leur côté.

 

"Nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de Sant'Edigio, la coordination générale anti-balaka rejette tout ce qui a été fait (à Rome) mais nous sommes pour la paix en Centrafrique", a continué M. Lamaka, porte-parole de la branche affiliée à Patrice Ngaissona.

 

Contacté par l'AFP, un des deux signataires se réclamant de la "coordination anti-balaka" tendance Ngaissona affirme quant à lui que "Edouard Patrice Ngaissona (lui) a demandé d’y aller".

 

Le 27 juin, la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA) avait déclaré n'avoir mandaté personne à Rome, alors qu'un signataire de l'accord de cessez-le-feu immédiat se réclamait de la CECA.

 

Dès le lendemain de la conclusion de l'accord, le cessez-le-feu avait été rompu à Bria (centre) où de violents affrontements ont fait une centaine de morts, selon les autorités locales et des sources sécuritaires.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:13
Brève visite du Chef de l’Etat centrafricain au Tchad
Brève visite du Chef de l’Etat centrafricain au Tchad
Brève visite du Chef de l’Etat centrafricain au Tchad
Brève visite du Chef de l’Etat centrafricain au Tchad
Brève visite du Chef de l’Etat centrafricain au Tchad

 

 

 

 

Après avoir raccompagné à l’aéroport, le Chef de l’Etat Guinéen et président en exercice de l’Union Africaine, Pr. Alpha Condé, le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a eu un entretien au palais présidentiel avec son homologue centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. Le numéro un centrafricain a effectué ce jeudi, une brève visite d’amitié et de travail de quelques heures à N’Djaména.



Fidèle à sa légendaire tradition d’hospitalité et de fraternité, le peuple tchadien et son Président IDRISS DEBY ITNO ont toujours entretenu de bonnes relations avec tous les pays limitrophes du Tchad. Avec la RCA, le lien est particulièrement séculaire. C’est dans cette logique que depuis son ascension à la magistrature suprême Faustin-Archange Touadéra, imprime une nouvelle marque aux relations de coopération entre N’Djaména et Bangui.


Le numéro un centrafricain est accueilli au pied de son avion à l’aéroport international Hassan Djamouss par le Premier ministre, M. Pahimi Padacké Albert.  Le temps d’une pause au salon d’honneur et l’hôte de marque du Tchad est conduit au palais présidentiel où attendait le Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO. Les deux Chefs d’Etat échangent pendant une heure et demie.


S’il y a un Président qui, depuis l’éclatement de la crise centrafricaine a mis tout son génie, son énergie, pour régler le différend entre les frères ennemis centrafricaine, c’est bel et bien IDRISS DEBY ITNO. Malheureusement, en dépit de la bonne foi du Chef de l’Etat et de l’armée tchadienne pour ramener la paix en RCA, le 30 mai 2017, l’ONU publie un rapport de 400 pages accusant l’armée tchadienne d’avoir commis 620 cas d’exactions en RCA entre 2003 et 2013. Que pense le Chef de l’Etat centrafricain de la publication de ce rapport ? « Le rapport n’engage que ces auteurs, le gouvernement centrafricain a été informé 48h avant sa publication. Le Tchad a aidé mon pays dans des moments difficiles et nous n’oublions pas cette inestimable contribution», a déclaré le Chef de l’Etat centrafricain.


Faustin-Archange Touadéra a été raccompagné au perron du palais présidentiel par son homologue Tchadien. Cette brève visite du Chef de l’Etat centrafricain vise à renforcer les relations d’amitié et de coopération qui lient Bangui à N’Djaména.

 

Par: DGCOM Le 29/06/2017 19:21

 

 

Touadéra critique le rapport de l'ONU : "Le Tchad a aidé mon pays dans des moments difficiles"

 

Par Info Alwihda - 29 Juin 2017 modifié le 29 Juin 2017 - 22:40

 

"Le Tchad a aidé mon pays dans des moments difficiles et nous n’oublions pas cette inestimable contribution", a déclaré aujourd'hui le Président de la République de Centrafrique.

 

Le Président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a effectué une visite de quelques heures à N'Djamena, où il s'est entretenu au Palais présidentiel avec son homologue tchadien Idriss Déby pendant 90 minutes.

 
Le dirigeant centrafricain a réagi au rapport de la commission des droits de l'homme de l'ONU qui accuse notamment l'armée tchadienne d'avoir commis de nombreuses exactions en RCA. « Le rapport n’engage que ses auteurs, le gouvernement centrafricain a été informé 48 heures avant sa publication. Le Tchad a aidé mon pays dans des moments difficiles et nous n’oublions pas cette inestimable contribution», a déclaré le Chef de l’Etat centrafricain.

 

"Le Tchad a aidé mon pays dans des moments difficiles et nous n’oublions pas cette inestimable contribution"

 


Le 30 mai 2017, la commission des droits de l'homme de l'ONU a publié un rapport de 400 pages accusant l’armée tchadienne d’avoir commis 620 cas d’exactions en RCA entre 2003 et 2013.

 


"S’il y a un Président qui, depuis l’éclatement de la crise centrafricaine a mis tout son génie, son énergie, pour régler le différend entre les frères ennemis centrafricains, c’est bel et bien Idriss Déby", s'est défendu aujourd'hui la Présidence.



Cette brève visite du Chef de l’Etat centrafricain vise à renforcer les relations d’amitié et de coopération qui lient Bangui à N’Djamena, selon la Présidence de la République.

 


http://www.alwihdainfo.com/Touadera-critique-le-rapport-de-l-ONU-Le-Tchad-a-aide-mon-pays-dans-des-moments-difficiles_a55678.html#0rwiP2ieHlREOF51.99

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:09
Centrafrique: la situation humanitaire est &quot;alarmante&quot; à Bria, s'inquiète MSF
Centrafrique: la situation humanitaire est &quot;alarmante&quot; à Bria, s'inquiète MSF

 

 

Centrafrique: la situation humanitaire est "alarmante" à Bria, s'inquiète MSF

 

http://www.notretemps.com  Par AFP le 29 juin 2017

 

La situation humanitaire est "alarmante" à Bria, ville du centre de la Centrafrique vidée de ses habitants, où de violents combats entre milices ont fait une centaine de morts il y a une semaine, a déploré jeudi l'ONG Médecins sans frontières.

 

Les besoins sont "énormes" en termes de latrines ou encore d'accès à l'eau, quand 40.000 des 47.000 habitants se sont déplacés dans la ville ou dans ses environs, a observé Mumuza Muhindo, de retour de Bria, où il était coordinateur de projet depuis janvier 2016.

 

Un camp installé à proximité d'une base de la Minusca à 3 km du centre-ville, prévu pour 3.000 personnes, en accueille désormais 25.000, a-t-il déclaré à l'AFP.

 

Les derniers combats sont tombés au pire moment, quand Bria est en situation de "pic de paludisme" et que la Centrafrique est en pleine saison des pluies. "La surpopulation et le manque d'eau" exposent la population à "un grand risque d'épidémies, notamment de choléra", a-t-il regretté.

 

Quelque 6.000 autres habitants se sont réfugiés dans l'enceinte de l'hôpital, où ils risquent d'être "contaminés" par diverses maladies, dans un confort plus que rudimentaire, a-t-il ajouté.

 

Le reste des déplacés se divise entre deux quartiers, dont l'un est enclavé, a expliqué M. Muhindo.

 

Entre 40 et 50% des maisons de la ville ont été incendiées et pillées, ce qui crée nombre de "difficultés" pour le retour des familles qui y vivaient, a-t-il souligné.

 

"La situation humanitaire est alarmante", dans un contexte inquiétant en termes de "stabilisation du pays", s'est inquiétée Axelle de la Motte, responsable de la cellule Centrafrique pour MSF.

 

"On n'est pas du tout dans une situation de normalisation, mais bien de conflit", a-t-elle poursuivi.

 

Une centaine de personnes sont mortes le 20 juin à Bria, où des affrontements entre groupes armés avaient déjà fait cinq morts et 29 blessés, du 15 au 18 mai. MSF a soigné plus de 80 blessés durant ces deux pics de crise.

 

Un accord de paix avait été signé le 19 juin entre treize groupes rebelles à Rome.

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:00
Lu pour vous : La RCA sous embargo d’un conflit à guichet fermé
Lu pour vous : La RCA sous embargo d’un conflit à guichet fermé
Lu pour vous : La RCA sous embargo d’un conflit à guichet fermé

 

 

 

 

http://www.africadiligence.com  29 juin, 2017

 

[Africa Diligence] Décembre 2012, la RCA bascule dans une guerre civile sans précédente. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir  afin de rétablir la sécurité n’y fera rien. La poudrière va continuer à retentir, laissant derrière elle un chaos qui va paralyser la vie politique et surtout économique du pays.

 

Les acteurs de la guerre en RCA

 

Depuis la fin 2012, la Centrafrique traverse une crise militaire, politique et sociale particulièrement grave, rythmée par l’augmentation des violences qui opposent des membres de l’ex-rébellion Séléka qui avait pris le pouvoir par les armes à Bangui au mois de mars 2013 et qui contrôle aujourd’hui de vastes régions à l’intérieur du pays et des formations d’autodéfense dites « anti-balaka », montées en puissance à l’automne-hiver 2013-2014, qui s’en prennent en particulier aux communautés musulmanes établies sur le territoire. Cette situation dégradée, à laquelle les missions militaires internationales déployées dans les derniers mois ne semblent pas avoir apporté de solution, se répercute sur les populations civiles  et de manière plus générale sur le développement économique du pays.

 

Situation humanitaire déplorable

 

Les humanitaires ont de quoi s’inquiéter de la situation en RCA. Selon RFI, Alors que Faustin Archange Touadéra vient de fêter sa première année à la tête de la Centrafrique, la situation empire pour les personnes déplacées. Ils sont encore 400 000 à vivre dans des camps à l’intérieur du pays, soit 100 000 de plus qu’en septembre. Le financement des ONG ne représente aujourd’hui que 5% de leurs besoins pour l’année 2017 et le conflit continue de se tendre à l’est.

 

Plus grave, selon certaines sources dignes de foi, on aurait enregistré plus de 2000 morts au cours du trimestre passé.

 

Une économie en lambeau aux échos lointains

 

La Centrafrique est un pays peu peuplé  et pauvre, avec un Pib/hab. qui s’élevait à 446 dollars américains en 2012. Ce pays fait partie des PMA (pays les moins avancés), avec un indice de développement qui le place au 180e rang sur 186 pays répertoriés. L’économie centrafricaine se caractérise par la prédominance du secteur primaire (environ 50% du PIB), composé d’une agriculture de subsistance qui occupe 66% de la population, de l’élevage, de la sylviculture et des industries extractives (essentiellement le diamant). Les industries de transformation restent embryonnaires, alors que le secteur des services est particulièrement dynamique, notamment à cause de la percée de la téléphonie mobile.

 

Les mines de diamant constituent traditionnellement la grande richesse nationale, mais leur exploitation reste largement artisanale et soumise à la contrebande. Avec une production qui oscille entre 350 000 et 400 000 carats par an, la Centrafrique exploite, selon les experts, moins de 1% de son potentiel minier. En outre, comme certaines mines se trouvent dans des régions contrôlées par des groupes dissidents, l’État a du mal à établir sa mainmise sur ce secteur.

 

La sylviculture qui représente 4,6% du PIB, constitue un autre atout majeur de l’économie centrafricaine. Cependant, ces dernières années, du fait de la crise économique mondiale, le commerce du bois s’est ralenti avec la chute de la demande, notamment dans les marchés européen et nord-américain où se trouvent ses principaux clients.

 

L’économie sous régionale victime du conflit centrafricain

 

Les échanges commerciaux entre le Cameroun et la Centrafrique tournent au ralenti depuis presque un an. La crise sociopolitique en RCA a généré des pertes considérables, comme le souligne le coordinateur du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) du Cameroun, el Hadj Oumarou, sur le site Cameroun 24. Il estime à 3,7 milliards de francs CFA par mois (environ 6 millions d’euros), relate le site Cameroun 24.

 

Le port de Douala, la capitale économique du Cameroun, est la principale voie pour les exportations de la République centrafricaine. Avant le coup d’État de Michel Djotodia, en mars 2013, la route commerciale entre les deux pays voyait transiter plus de 1.300 camions par an, aujourd’hui la plupart d’entre eux sont immobilisés aux frontières. Une situation onéreuse puisque l’immobilisation d’un véhicule de cette taille coûte 1.000.000 Francs CFA par jour (1500 euros).

 

Prévisions  désastreuses

 

La crise politique et sécuritaire que connaît la RCA depuis fin décembre 2012 a amplifié les difficultés économiques habituelles de ce pays. Les prévisions pour 2013 sont pour le moins désastreuses. Tous les observateurs s’attendent à une récession dont l’ampleur varie, selon les sources, entre 14 et 20%.

 

Les événements graves survenus depuis décembre dernier lorsque les rebelles de la Seleka venus du Nord-Est ont commencé à s’attaquer au régime en place avant de chasser Bozizé du pouvoir en mars 2013, se sont traduits par des pillages des entreprises et des banques. Ces pillages doublés de violences ethniques ont touché aussi les populations. Les paysans se sont enfuis en abandonnant leurs récoltes. Selon les estimations, environ 10% de la population ont fui leur habitation et 25% ont besoin d’aide alimentaire. Enfin, le facteur qui aura peut-être les répercussions les plus graves sur l’économie, c’est la suspension de la RCA depuis mai dernier du Processus de Kimberley qui est un système international de certification des diamants bruts. Par conséquent, Bangui ne peut plus exporter ses diamants qui constituent une des principales sources de ses revenus.

 

Tous les indicateurs sont aujourd’hui au rouge tant en matière de production et d’investissement qu’en termes de progrès social : 80% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté en 2013 contre 67% en 2012, zéro investissements directs étrangers contre 72 millions de dollars en 2011 et 60 millions en 2011. À ces difficultés s’ajoute le poids de la dette extérieure qui s’élève déjà à plus d’un milliard de dollars.

 

Au moment où les différents protagonistes viennent une fois de plus de passer un accord pour mettre fin aux violences, nous espérons que cet accord dont les négociations ont été menées à Rome par l’organisation catholique Sant ‘Egidio produira les fruits escomptés.

 

Georges Ondoua Akoa

Consultant indépendant chez Knowdys

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:53
La politique, l’éducation et l’insécurité dominent les journaux de ce jeudi à Bangui

 

 

 

 

jui 29, 2017 à 10:55

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Les journaux centrafricains de ce jeudi s’intéressent à la politique française avec l’élection d’un Centrafricain d’origine à l’Assemblée nationale française, une information déjà relayée par les réseaux sociaux.

 

Le MIROIR titre : « Rodrigue Kokouendo (République Centrafricaine) LREM » (La République en marche). Selon ce journal, Rodrigue Kokouendo a été élu député dans la 7ème circonscription de Seine et Marne avec 61,4% des voix.

 

Fils d’un haut fonctionnaire de la diplomatie centrafricaine, il a grandi avec un pied en Centrafrique et un autre en France. L’Ecureuil pour sa part révèle que Rodrigue KoKouendo est diplômé en gestion et comptabilité. Il a été conseiller municipal et aussi suppléant de la députée socialiste Sophie Cerqueira lors de la précédente législature. Il a rejoint Emmanuel Macron en 2016, écrit le journal.

 

RCA Actualités, un autre journal, a publié une tribune de  Rodrigue Kokouendo.  Selon le quotidien, il a plaidé dans cette tribune pour une nouvelle approche de la politique africaine de la France qui doit inclure aussi l’action de l’Europe. Une nouvelle approche dont l’objectif serait de permettre un véritable partage de connaissances et qui doit prendre en compte les diasporas africaines, tout en laissant derrière soi les vieux modèles paternalistes, précise le journal.

 

La question de l’éducation a préoccupé l’Agence Centrafrique Presse (ACAP) qui titre, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji visite le centre de correction des épreuves du baccalauréat.  Pour cette agence, l’objet de cette visite au centre de correction de bac du lycée technique est de s’imprégner des conditions dans lesquelles travaillent les correcteurs.

 

Le Premier Ministre a exhorté les correcteurs des épreuves du baccalauréat  général et technique à faire leur travail avec professionnalisme.

 

« Il faut que les correcteurs fassent preuve de sérieux, de sorte à ne pas favoriser certains candidats par rapport à d’autres a martelé le Chef du gouvernement », écrit l’ACAP rappelant que pendant le déroulement des épreuves plusieurs cas de fraudes ont été décelés.

 

Sur l’insécurité, le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en Centrafrique (RJDH), à travers ce titre : « une affaire de moto tourne à l’affrontement intercommunautaire au sud-est du pays » explique qu’à Zémio, une ville du sud-est de Centrafrique, des villages et habitations ont été incendiés.

 

Selon le journal tout est partie d’une dispute autour d’une moto entre deux hommes dont l’un réclame la moto sans en avoir des pièces afférentes et l’autre se dit propriétaire aussi.

 

Face aux disputes, l’avis des autorités judiciaires a été sollicité. Mais le verdict a été en défaveur de celui qui croit toujours être le propriétaire de la moto. Le jugement rendu s’est transformé en un affrontement intercommunautaire. Le journal conclut que l’ampleur de l’affrontement témoigne l’existence d’un conflit latent.

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 00:45
Accord de Rome : Communique de Presse de GODEFROY W. MOKAMANEDE

 

 

 

 

Suite aux différentes déclarations ces dernières heures aussi bien sur les ondes que sur les réseaux sociaux, sans vouloir engager une quelconque polémique je voudrais relever les points suivants :

 

1. Je suis l’un des plus proches collaborateurs de l’Archevêque de Bangui, le Cardinal Nzapalainga : Conseiller pour les Affaires Economiques, Administrateur de la Radio Notre Dame, Administrateur de Caritas-Bangui, Administrateur de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique…..

 

2. Ma présence à Rome, comme observateur, aux différents colloques et réunions sur la paix s’est toujours faite en relation avec l’Archevêque ; pour la présente mission j’ai été régulièrement en contact avec son Eminence pour l’informer du déroulement des travaux ;

 

3. J’ai signé l’Accord de Rome comme simple observateur et témoin (comme le stipule le texte «en présence de» avant ma signature) sans prendre aucun engagement ni au nom de son Éminence ni au nom de la CECA (jamais nommée dans l’accord) ni de la Plateforme de confessions religieuses. Je regrette que ma signature ait soulevé des malentendus ;

 

4. Je souligne que le communique de la CECA salue «tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale en RCA ». Je partage entièrement ce sentiment.

 

Aussi je voudrais exhorter les uns et les autres à l’apaisement des cœurs et à la recherche de la paix pour notre pays

 

Que Dieu bénisse la R.C.A.

Paris le 28 Juin 2017

 

​Godefroy W. MOKAMANEDE

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 19:00
Lu pour vous : Coup de ceinture et piment pour corriger l'enfant

 

 

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr  27/06/2017 05:32

 

Une Centrafricaine, habitant l'agglomération de Tours, a été condamnée à six mois de prison avec sursis, hier. Elle éduquait sa nièce par des châtiments corporels.

 

Le signalement est venu d'une école primaire de l'agglomération de Tours. A plusieurs reprises, au cours de l'année 2016, l'enfant s'était plainte de violences perpétrées par sa tante qui l'héberge chez une cousine.

 

 L'écolière évoque de l'huile de piment sur les yeux pour un bol mal lavé, un coup de ceinture pour le vol hypothétique d'un collier, des coups avec une cuillère en bois ou des privations de nourriture (jusqu'à trois jours) quand elle ne lisait pas bien. Un médecin légiste confirme les traces de coups.

 

La fillette a déjà eu une enfance difficile : un père assassiné en Centrafrique cinq ans auparavant, une maman décédée de maladie un an plus tôt, puis, pendant des mois, ballottée chez des oncles et tantes en différents pays d'Afrique, avant d'être finalement accueillie en France par son grand-père. Un aïeul qui, trop âgé, n'a finalement pas pu s'occuper d'elle. Celle-ci a donc été confiée à une tante qui est devenue sa tutrice légale et qui l'héberge chez une cousine dans l'agglomération de Tours. 


Devant les juges, hier, à Tours, la femme de 45 ans a reconnu les violences : « Pour faire comprendre à la petite, qui faisait beaucoup de bêtises, qu'il fallait se comporter correctement. C'est une méthode d'éducation qu'on utilise en Afrique. Moi aussi, je suis passée par là. »

 

L'avocate de l'Adavip (*), administrateur ad hoc de la mineure, a rappelé que cette enfant, certainement traumatisée par la séparation d'avec ses parents, avait, au contraire, besoin de réconfort et d'un suivi particulier : « Les violences ont été répétées sur la durée, elles ne doivent pas être minimisées. »


 « En France, les maltraitances corporelles sont punies sévèrement », a rappelé le procureur, avant de requérir quatre ans de prison avec sursis.

 

 " Un mode d'éducation normal "

 

 « C'est une enfant perturbée, a plaidé l'avocate de la prévenue. Ma cliente, qui n'est en France que depuis un an et demi, a été très vite dépassée. Pour elle, ces violences étaient un mode d'éducation normal. Cette famille n'a connu que des périodes d'extrêmes violences, ces dernières années, en Centrafrique.


 « Des violences qui ont d'ailleurs éparpillé ses membres en plusieurs pays d'Afrique. Toute cette agressivité a malheureusement été intégrée par la famille. Maintenant, ma cliente a compris que ce mode d'éducation n'est pas acceptable. »


La petite est aujourd'hui placée en famille d'accueil. La tante a été condamnée à six mois de prison avec sursis. Elle devra verser 800 € de dommages et intérêts à l'enfant.

 

 (*) Association d'aide aux victimes d'infractions pénales.

 

Cécile Lascève

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 18:33
« L’important est d’obtenir un cessez-le-feu en Centrafrique » : Mario Giro *
« L’important est d’obtenir un cessez-le-feu en Centrafrique » : Mario Giro *

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  Recueilli par Nicolas Senèze, à Rome, le 28/06/2017 à 14h19

 

Vice-ministre italien de la coopération et membre de la Communauté de Sant’Egidio, Mario Giro a participé au nom de l’Italie aux discussions qui ont mené, le 19 juin, à la signature d’un accord avec les groupes armés en Centrafrique. Un accord désavoué ensuite par l’Église catholique.

 

La Croix : Pourquoi l’accord de paix en Centrafrique signé le 19 juin sous les auspices de Sant’Egidio est-il rejeté par les évêques centrafricains ?

 

Mario Giro : J’ai parlé mardi 27 juin avec le cardinal Dieudonné Nzapalainga et il ne rejette pas l’accord. La semaine prochaine à Bangui, il y aura une restitution des discussions de Rome entre la conférence épiscopale et Sant’Egidio : ce sera l’occasion d’un échange. Mais bien sûr, tout accord est discutable.

 

Le cardinal Nzapalainga estime notamment que l’accord est « une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violences »…

 

M. G. : C’est une question abordée dans l’accord. Mais la Cour pénale internationale et la Cour pénale spéciale y sont nommées, ainsi que les possibilités de justice traditionnelle. Une commission « Vérité, justice et réconciliation » est prévue qui mènera une enquête. Mais l’important est d’obtenir un cessez-le-feu qui soit opérationnel sur le terrain.

 

L’accord de Rome s’inscrit dans le processus « Désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration » (DDRR) promu par l’ONU. Or celui-ci n’a pas encore commencé. On discute depuis des mois sans que les combats s’arrêtent. Le lendemain de l’accord, alors que les délégués étaient encore à Rome, il y a encore eu un massacre : il faut que cela cesse.

 

Il n’y aura donc pas d’impunité ?

 

M. G. : Avant cet accord, il y avait celui de Luanda qui parlait explicitement d’une « amnistie », mot qu’on ne trouve pas dans l’accord de Rome. Encore une fois, la priorité est de mettre en place la paix et le désarmement, ensuite on discutera des responsabilités. Mais il faut un agenda réaliste qui implique et responsabilise les groupes armés : à Luanda, ceux-ci n’étaient que consultés et se sentaient donc exclus. Désormais, ils sont engagés par leur signature. Le pari est qu’ils prennent cet engagement au sérieux. Je le leur ai dit : c’est leur dernière chance.

 

Que va-t-il se passer maintenant ?

 

M. G. : Les responsables des groupes armés devaient se rencontrer mercredi 28 juin avec le président. C’est un moment important. Il faut espérer que ce qui s’est passé à Rome permette de récréer un climat de dialogue réel et de co-responsabilité.

 

Ce que font l’Église et le cardinal Nzapalainga, qui n’hésite pas à aller s’interposer entre les groupes, est très important. Mais il faut aussi un cadre politique sans lequel rien ne peut tenir.

 

Or, l’instabilité continuelle en Centrafrique a des conséquences sur tous les pays limitrophes. Je rencontrais par exemple la semaine dernière le président tchadien Idriss Déby, pris entre Boko Haram à l’ouest, la Libye au nord, la Centrafrique au sud… Il y a un vrai risque que le terrorisme en Afrique de l’Ouest essaime en Afrique centrale. Il n’y est pas encore arrivé et il faut tout faire pour l’éviter. D’où l’importance de mettre en place des institutions solides.

 

Recueilli par Nicolas Senèze, à Rome

 

* Mario Giro est actuellement Vice-Ministre italien des affaires étrangères et ancien chargé des relations internationales de la Communauté Sant'Egidio

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