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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 18:32
Le pape François appelle « au silence des armes à feu » en Centrafrique

 

 

 

http://urbi-orbi-africa.la-croix.com  22 mai 2017

 

À la prière de Regina Caeli du dimanche 21 mai devant des milliers de personnes, le pape François a renouvelé son appel « au silence des armes à feu » pour la paix en Centrafrique, une semaine après l’attaque meurtrière de Bangassou à l’est du pays.

 

Le pape François s’est indigné, dimanche 21 mai, de la recrudescence de violences meurtrières en provenance de la Centrafrique, où plusieurs dizaines de musulmans ont été tuées la semaine dernière par un groupe armé dans la région de Bangassou, à 500 kilomètres de la capitale Bangui.

 

« Des nouvelles douloureuses proviennent malheureusement de la République centrafricaine, que je porte dans mon cœur, surtout après ma visite du 29 au 30 novembre 2015 », a-t-il déploré devant environ 20 000 fidèles à la fin de la prière du Regina Caeli, place Saint-Pierre à Rome. Il faisait allusion à l’attaque menée le week-end du 13 et 14 mai, par un groupe centaine d’anti-balakas dans la région à majorité musulmane de Bangassou.

 

Le pape a déclaré que les « affrontements armés constituent une menace au processus de paix ». Il a tenu à inviter à l’amour de Dieu et du prochain comme « le plus grand commandement » de l’Évangile face aux luttes armées tout se faisant « proche du peuple et des évêques et de tous ceux qui se soucient du bien du peuple et la coexistence pacifique en Centrafrique. »

 

L’attaque meurtrière a commencé le 13 mai par l’irruption du groupe armé constitué de plusieurs centaines d’« anti-balakas », qui ont pris pour cible la communauté musulmane du quartier de Tokoyo, malgré la présence d’un contingent de la Minusca (la mission des Nations unies en Centrafrique).

 

Alors que la Croix-Rouge locale fait état de plus de 100 morts, Mgr Juan José Aguirre, évêque de Bangassou interrogé par Radio Vatican, a évoqué 80 morts et 150 blessés. Il dit avoir « aidé la Croix-Rouge à ramasser les corps, qui étaient depuis trois jours dans les rues, pour les enterrer ». L’évêque a dit rester « aux côtés des milliers des musulmans terrorisés pour prêter mains fortes aux pauvres, aux femmes, aux malades et aux enfants comme bouclier humain ».

 

 « Je prie pour les morts et les blessés et je renouvelle mon appel au silence des armes à feu pour que le dialogue l’emporte afin de donner la paix et le développement à la Centrafrique », a imploré le pape au regard d’une guerre civile qui déstabilise le pays depuis la chute du président François Bozize en décembre 2012.

 

Jean-Paul Musangania

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 18:11
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique Les drones français à Bambari en appui à la Minusca

 

Par Fleury Agou le 23 mai 2017

 

BANGUI, 23 mai 2017 (RJDH)–Annoncer depuis septembre 2016 par l’ancien Ministre de la Défense de François Hollande Jean Yves Le Drian, la défense française annonce que ces engins sont déjà déployés à Bambari au centre du pays pour appuyer la Minusca.

 

A la fin de l’opération Sangaris, l’ancien Ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian a promis le déploiement des drones en Centrafrique pour renforcer les actions des forces de la Minusca. Ces drones sont opérationnels au centre du pays alors que 6 forces des nations unies ont perdu la vie dans un affrontement au sud du pays ce mois de mai.

 

Huit mois après son annonce, un site d’information sur les questions militaires, notamment le blog du ministère de la defense.blogs.ouest-france.fr a publié que « les drones SDTI du 61e RA sont prêts à voler dans le ciel centrafricain » avant d’ajouter que « l’Onu confirme désormais leur déploiement, tout comme l’EMA français qui précise toutefois que les modalités pratiques (dans le cadre d’un MoU) ne sont pas encore tout à fait réglées mais que les vols sont imminents. Une annonce conjointe est attendue ».

 

Après la Monusco, le Sud Soudan, ces drones seront-ils efficaces?

 

Depuis octobre 2016, des combats intenses ont opposé d’anciens alliés de la Séléka, le FPRC allié aux Anti-Balaka et l’UPC. Ces violences dans la Ouaka, la Basse-Kotto et la Haute-Kotto ont accentué la crise humanitaire. La semaine passée, une attaque d’un nouveau groupe armé se réclamant autodéfense a causé environ 115 morts à Bangassou. La Minusca a usé de ses moyens aériens pour venir à bout de ces assaillants « organisés tactiquement ». La nouvelle valeur ajoutée de l’ex opération Sangaris mettra-t-elle fin aux actions hostiles des mouvements armés ?

 

En RD Congo, la Monusco dispose de ces engins sans pilotes depuis 2013, mais les groupes armés continuent de piller et de tuer. Au Sud Soudan, malgré leur présence il y a six (06) mois, les Casques Bleus ne jugulent pas la violence. En Centrafrique, l’Opération Sangaris avait de moyens militaires efficaces sur le terrain mais le pays reste instable. Outils très indispensable aux renseignements, les drones ne constituent pas la clé de la sécurité et ne sera pas une réponse à l’« immobilisme » de la Minusca. C’est le même centre de décision comme du temps de Sangaris : l’approche vis-à-vis des groupes armés n’a pas changé, il faut seulement appliquer le mandat de la force onusienne.

 

Sur ces objets Thierry Vircoulon, spécialiste de la région et chercheur à l’IFRI, a déclaré à lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr qu’« on peut avoir des yeux dans les airs mais il faut aussi avoir des gens actifs sur le terrain et les drones ne règlent pas le problème de passivité des casques bleus ».

 

Développé par Sagem, le drone tactique Sperwer décolle au moyen d’une catapulte. D’une endurance de 4 à 5 heures, il affiche un rayon d’action de 80 km. Doté de plusieurs capteurs, il transmet des images en direct via un terminal RVT. Enfin, il peut voler à une altitude de plus de 3.000 mètres avec une vitesse de près de 170 km/h.

 

 

Centrafrique : Les moustiques résistent aux insecticides à Bangui, selon une étude de l’Institut Pasteur de Bangui

 

Par Fridolin Ngoulou le 23 mai 2017

 

BANGUI, 23 Mai 2017 (RJDH)—Les moustiques sont résistantes aux insecticides, cela implique le changement de la stratégie de lutte contre le paludisme. C’est le résultat d’une étude réalisée en collaboration avec l’Institut Pasteur de Bangui, dont la synthèse a été rendue publique ce 18 Mai.

 

Le paludisme en Centrafrique figure au premier rang des causes de mortalité et de morbidité. Cependant, outre des moustiquaires imprégnées, la lutte anti-vectorielle est l’une des approches pour réduire la transmission de cette infection. L’étude a touché les quartiers Ouango, Gbanikola, Yapélé, PK10, Petevo, Centre-ville et Cattin.

 

Afin d’estimer le niveau de sensibilité de ces vecteurs et mettre en évidence les mécanismes impliqués dans la résistance aux insecticides des populations d’An. gambiae ont été collectées en 2014 dans sept quartiers de la ville de Bangui. Cette étude a été menée conjointement par des chercheurs de l’Université de Denver aux Etats-Unis, d’Abomey-Calavi au Bénin et l’Institut Pasteur de Bangui.

 

La Méthodologie adoptée pour arriver à cette conclusion est scientifique selon l’Institut Pasteur « Au laboratoire, les auteurs ont procédé premièrement aux bio-essaies c’est-à-dire à l’exposition de ces populations d’An. gambiae aux insecticides pour évaluer leur mortalité après 24 heures. Ensuite, des analyses moléculaires et biochimiques ont été réalisées pour comprendre les mécanismes à l’origine de cette résistance », précise l’Institut Pasteur de Bangui.

 

Les résultats des bio-essais indiquent que toutes les populations d’An. gambiae testées sont résistantes au DDT et aux pyréthrinoïdes puisque le taux de mortalité enregistré après 24 heures a été inférieure à celle de la souche de référence dite (souche sensible) utilisée lors des tests. « En revanche, ces populations étaient toutes sensibles au malathion et au fénitrothion, exceptée une population collectée sur l’un des sept quartiers (Gbanikola). A cet effet, le malathion et le fénitrothion pourront être proposés pour la lutte contre An. Gambiae », soutient l’Institut Pasteur de Bangui.

 

L’étude relève que les principales causes de résistance identifiées chez ces populations d’An. gambiae sont la présence de la mutation kdr-w (L1014F) dans tous les sites et la quantité élevée d’enzymes de détoxification chez les moustiques analysés, tel que le Cyt P450, le GST et les estérases connues pour empêcher l’action de l’insecticide et donc réduire son efficacité chez le moustique.

 

L’institut Pasteur de Bangui et les chercheurs proposent à ce que de nouvelles études soient menées rapidement pour identifier de nouvelles stratégies de lutte contre le paludisme en RCA.

 

L’élimination du paludisme d’ici 2030, est l’un des objectifs fixés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En Centrafrique, selon les données officielles, le Paludisme représente 70% du taux de morbidité.

 

Lire : https://parasitesandvectors.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13071-016-1965-8

 

 

Centrafrique : La brasserie augmente le prix de la bière castel

 

Par Judicael Yongo le 23 mai 2017

 

BANGUI, 23 Mai 2017(RJDH)—Le prix de la bière Castel a été revu en hausse par la Brasserie MOCAF. Cette augmentation est faite en commun accord avec le gouvernement.

 

Cette augmentation, selon Thierry Lancien, Directeur Général de la MOCAF ne concerne que la bière Castel, « nous avons augmenté seulement la bouteille de la bière de Castel à 700frs contre 650 Fcfa avant », explique t-il.

 

Le ministère du commerce aurait donné son aval pour cette augmentation que la brasserie justifie par le poids des charges, « nous avons fait cela pour faire face aux nombreuses charges qui pèsent sur nous aujourd’hui », confie le numéro 1 de Mocaf.

 

A la radio nationale, la semaine dernière le ministre du commerce a lui-même annoncé cette augmentation du prix de la bière de la Mocaf. Alors que la brasserie dit n’avoir augmenté que le prix d’une seule bière, la quasi-totalité des grossistes et revendeurs l’ont généralisé. Sur toutes les bières, ils ont ajouté 50 Fcfa, situation que la Mocaf dénonce, « nous regrettons ce comportement.

 

Les consommateurs interrogés exigent le respect du prix réglementaire fixé par les autorités. La brasserie promet une grande sensibilisation sur la question la semaine prochaine, « nous allons faire une sensibilisation pour que les prix soient respectés », promet le DG de Mocaf.

 

Entre 2000 et 2017, le prix de la bière en Centrafrique est augmenté de 45% par la seule brasserie que compte le pays.

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 00:04
RC§!a : Quai d'Orsay – Déclaration du porte-parole

 

 

 

5 – République centrafricaine

 

Quai d'Orsay – Déclaration du porte-parole

 

Q – La situation en Centrafrique ne cesse de se dégrader depuis l'arrêt de la mission Sangaris. Que propose Paris pour éviter que cette situation continue de s'empirer ?

 

R – En étroite concertation avec ses partenaires africains, européens et internationaux, la France suit avec attention la situation en République centrafricaine. Elle appelle l'ensemble des partenaires de ce pays à rester engagés aux côtés du président Touadéra et des autorités.

 

La France encourage l'ensemble des acteurs centrafricains à agir dans un esprit d'unité et de réconciliation nationale. Elle soutient les efforts entrepris pour y rétablir la sécurité et l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire et appelle à la mise en œuvre rapide du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement.

 

Elle salue l'action de l'opération des Nations unies (MINUSCA), à laquelle participent des militaires français et dont nous venons de renforcer la capacité d'analyse stratégique en mettant à sa disposition des drones.

 

En étroite coordination avec les autres bailleurs, la France participe également, à titre bilatéral et européen, à l'aide au développement, en appuyant le renforcement des capacités de l'administration centrafricaine et la fourniture de services aux populations, dont l'éducation et la santé.

 

Nous soutenons également le processus de montée en puissance de l'armée centrafricaine, avec l'apport de la mission européenne de formation EUTM, à laquelle nous contribuons activement.

 

La France appuie par ailleurs les demandes de la RCA en matière de lutte contre l'impunité et salue les progrès en cours vers la mise en place d'une cour pénale spéciale.

[…]

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 23:45
La RCA et le Rwanda signent un accord-cadre de coopération

 

La RCA et le Rwanda signent un accord-cadre de coopération

 

APA-Bangui (Centrafrique) 22/05/17 - Le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane, de retour au pays après un séjour au Rwanda a annoncé la signature avec cet Etat d’un accord-cadre de partenariat dans plusieurs domaines.

 

Cette coopération couvre les domaines politique, économique, social, culturel et technique, précise le ministre dans un communiqué publié vendredi à Bangui.

 

La RCA est très intéressée par le modèle de sortie de crise et du développement du Rwanda et veut s’en inspirer à travers un cadre de coopération qui favorise les échanges.

 

Ainsi avant la signature de ce cadre de coopération plusieurs missions d’échanges ont été organisées au Rwanda par les membres de la société civile centrafricaine.

 

Pour leur part, les victimes de génocide du Rwanda sont venues en RCA témoigner de la manière utilisée pour résoudre la crise qu’ils ont traversée.

 

Selon le communiqué, « c’est dans le souci de promouvoir les relations d’amitié sur une base légale que les deux pays frères et amis ont scellé cet accord dans l’intérêt des deux Etats. »

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 23:36
Maroc- ONU: Obsèques des deux soldats tués en Centrafrique
Maroc- ONU: Obsèques des deux soldats tués en Centrafrique
Maroc- ONU: Obsèques des deux soldats tués en Centrafrique

 

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 23:16

 

 

Reportage

 

Dans l’est du Cameroun, où les réfugiés centrafricains se désolent de vivre « comme des mendiants »

 

Plus de 160 000 ressortissants de RCA ont dû s’installer de l’autre côté de la frontière pour fuir les attaques des anti-balaka depuis 2013. Leur quotidien est précaire.

 

Par Cyril Bensimon (Batouri, Cameroun, envoyé spécial)

 

LE MONDE Le 22.05.2017 à 15h53 • Mis à jour le 22.05.2017 à 17h39

 

Les semi-remorques, chargés d’énormes grumes extirpés des forêts centrafricaines, foncent sans ralentir lorsqu’ils longent les abords du camp de réfugiés de Mbilé. Adamou Mamanga, planté sur la terre sèche et nue, observe d’un œil triste passer les précieux chargements qui rejoindront bientôt le grand port de Douala, au Cameroun, puis l’Europe ou la Chine. Réfugié avec son épouse et leurs huit enfants dans l’est du Cameroun depuis 2014, cet homme de 60 ans évoque son passé avec nostalgie. Son présent est morne et oisif. Son futur n’est fait d’aucun projet. Seulement de souhaits sur lesquels il n’a aucune prise. « Nous avons fui les violences des anti-balaka. Nous avons entendu des coups de fusil alors nous sommes partis aussi vite que possible en louant des motos pour rejoindre la frontière du Cameroun, raconte cet ancien commerçant prospère de Carnot, en Centrafrique. Ils ont tout pris, tous nos biens, s’exclame M. Mamanga. J’ai perdu quinze bœufs, dix moutons, sept cabris [la valeur marchande par tête se situe entre 600 euros et 230 euros] et tout mon matériel de travail dans le diamant. Par chance, nous n’avons pas eu de morts. Ici, nous sommes en paix mais nous vivons comme des mendiants. Nous n’avons rien à faire. Rien du tout ! »

 

Comme lui, 11 000 Centrafricains, tous ou presque issus de la communauté peule, ont trouvé refuge sur le site de Mbilé. Les autorités camerounaises, qui ont accueilli plus de 160 000 réfugiés depuis l’éclatement de la guerre en République centrafricaine (RCA) en 2013, refusent de parler de camps, un terme synonyme d’installation de longue durée : 100 000 Centrafricains arrivés il y a plus de dix ans, lors de précédentes crises, ne sont jamais repartis.

 

Seulement 16 % des besoins identifiés sont pourvus

 

Cette situation provisoire à durée indéterminée, Adamou Ibrahim tente de s’en accommoder. Ce jeune trentenaire raconte d’une voix calme l’odyssée qui l’a mené jusqu’à Timangolo, un autre site de réfugiés de l’est du Cameroun. « Trois mois de marche en brousse. » Les proches abattus. « Mon oncle paternel et mon grand frère ont été tués par les anti-balaka à Gaga, dans le centre du pays. » La fortune familiale envolée. « Nous avions trois chantiers d’or et tout notre bétail est mort en route ou de maladie au Cameroun. Nous avons perdu plus de deux cents bœufs. » Les tracasseries des forces de l’ordre. « Les policiers et les gendarmes nous empêchent de voyager. Parfois ils nous arrêtent toute la journée au barrage pour qu’on leur donne 1 000 francs CFA [1,50 euro]. »

 

Pour subvenir aux besoins de ses deux épouses, de ses trois enfants et de ses deux neveux dont il a hérité la charge, Adamou Ibrahim a ouvert une petite échoppe où ses compagnons d’infortune peuvent s’approvisionner en produits de première nécessité (riz, huile, condiments…) grâce à un système de transfert des fonds d’aide sur téléphone portable instauré en mars par le Programme alimentaire mondial (PAM). « Cette pratique, déjà expérimentée dans d’autres contextes, donne davantage de dignité aux réfugiés en évitant les files d’attente pour les distributions. L’offre correspond plus aux besoins des réfugiés, bénéficie à l’économie locale, car ils peuvent s’approvisionner sur place, et permet aussi de réduire les coûts logistiques », détaille Delphine Buyse de la direction générale de l’aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne. « Le problème, c’est que l’argent ne suffit pas pour tout le mois », maugrée Mairama Ousmanou qui veille sur ses quatre petits-enfants, orphelins de guerre.

 

L’Union européenne est le principal bailleur pour la Centrafrique, mais la mobilisation des financements pour ce pays est un problème récurrent. Baseme Kulimushi, le chef du bureau du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour l’est du Cameroun résume d’une phrase le problème : « En 2016, nous avions estimé nos besoins à 55 millions de dollars [49 millions d’euros]. A la fin de l’année, nous n’en avons obtenu que 21. » Récemment, Action contre la faim et le Conseil norvégien pour les réfugiés se sont inquiétés du sous-financement des opérations humanitaires pour la RCA qui « ne permettraient de couvrir que 16 % des besoins identifiés ».

 

Une crise passée au second plan

 

L’un des malheurs de la Centrafrique est de n’avoir jamais été perçue comme une menace d’envergure, un danger digne d’une grande mobilisation internationale. « En 2014, la réponse humanitaire a tardé au Cameroun alors que les réfugiés arrivaient très mal en point, avec de forts taux de mortalité et des taux de malnutrition aigus. Toutes les grandes organisations avaient fermé leurs bureaux et s’étaient tournées vers des crises plus visibles telles Ebola ou la Syrie. (…) La réponse a été beaucoup plus rapide et sérieuse dans le nord du Cameroun avec les réfugiés fuyant Boko Haram, car c’est un enjeu bien plus important », relate le chercheur Joël Glasman du centre Marc-Bloch à Berlin.

 

Le chef du village de Gomala, à quelques centaines de mètres du site de réfugiés de Mbilé, se fiche pas mal des grandes questions géopolitiques. « Quand les réfugiés sont arrivés, ils nous ont beaucoup dérangés et leur présence nous dérange encore. Ils se servaient dans nos champs, volaient nos produits vivriers. Ceux qui ont des bœufs détruisent nos cultures. On ne peut même plus mettre un pied à la rivière tant elle est sale. Des fois, il y a même des bagarres et quand on se plaint ils disent qu’après ce qu’ils ont vécu en Centrafrique, ils ne vont pas avoir peur de nous », clame Félix Kendi sous le regard approbateur de ses subordonnés. Et de conclure : « Avant, nous étions 700 personnes à Gomala et maintenant près de 2 000. Nous ne refusons pas les gens au village, mais il faut penser aussi aux autochtones. »

 

Tous les responsables locaux ne dépeignent pas un tableau aussi sombre alors que la majorité des réfugiés vit au contact des populations locales, dans les villages. L’afflux de population dans cette région la plus déshéritée du Cameroun a permis la création de nouvelles classes d’écoles, le forage de puits qui bénéficient à tous. « En 2012, le département comptait 130 000 habitants. Puis plus de 150 000 personnes sont arrivées. Le premier défi a été de les caser. Il a fallu aussi gérer l’espace vital avec les agriculteurs, car la plupart des réfugiés sont des éleveurs », raconte le préfet Emmanuel Halpha, qui a également accueilli pendant quelques heures à Batouri le plus illustre des réfugiés centrafricains, le président François Bozizé quand celui-ci a été chassé du pouvoir le 24 mars 2013 par la Séléka. Aujourd’hui, tout juste déplore-t-il « des attaques sporadiques de groupes anti-balaka installés de l’autre côté de la frontière qui, lorsqu’ils n’ont plus de nourriture, s’infiltrent pour aller piller des villages ».

 

Pas de retour envisagé tant que la sécurité n’est pas revenue

 

Alors que la région est saisie par la fièvre de l’or dont la recherche attire autant les locaux que les réfugiés, les acteurs humanitaires s’inquiètent principalement de la diminution des aides données par les bailleurs qui rend toutes les populations plus vulnérables.

 

L’esprit de revanche ne semble pourtant pas animer le cœur des déplacés. Alors que deux groupes armés prétendent agir pour la défense des Peuls en Centrafrique, aucun jeune réfugié rencontré dans la région ne dit être tenté par la lutte armée. « Ce sont tous des bandits ! », résume Mahdi Amat. Au contraire, des réseaux inattendus se sont mis en place dans la région. Les anti-balaka qui ont fait main basse sur les sites diamantifères de l’Ouest centrafricain, après avoir chassé les musulmans qui contrôlaient l’essentiel de ce commerce, se sont rapidement trouvés incapables d’écouler les pierres précieuses. Ne maîtrisant pas les rouages de ce négoce, ils ont dû faire appel à ceux-là mêmes qu’ils avaient violemment expulsés. « Quelques chefs de famille peuls, qui étaient dans le commerce du diamant, rentrent discrètement en Centrafrique pour remettre le circuit en route », confie une bonne source sur place.

 

Pas de quoi cependant provoquer de retour de grande ampleur. L’immense majorité des réfugiés assure qu’ils ne regagneront la Centrafrique que lorsque la sécurité y sera revenue. Après les quelques mois d’accalmie qui avaient suivi, en 2016, l’élection du président Faustin-Archange Touadéra, le pays est de nouveau le théâtre d’affrontements et de massacres.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/22/dans-l-est-du-cameroun-ou-les-refugies-centrafricains-se-desolent-de-vivre-comme-des-mendiants_5131879_3212.html#Ok1fAELQmzjT4ihw.99

 

Lu pour vous : Dans l’est du Cameroun, où les réfugiés centrafricains se désolent de vivre « comme des mendiants »
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 22:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le MLCJ condamne les violences et exige un quota important dans le DDRR

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 22 mai 2017

 

BANGUI, 22 Mai 2017(RJDH)—Le vice-président du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) Nordine Mahalba a condamné le regain de violence au sud et à l’est du pays et regretté le quota accordé aux groupes armés pour le projet pilote DDRR. Propos tenu dans une interview accordée ce 22 mai au RJDH.

 

La prise de position du vice-président de MLCJ intervient dans un contexte de choix des participants des groupes armés à la phase pilote de mise en œuvre du DDRR. Le MLCJ sort de silence deux jours après l’Assemblée générale pour décider du choix des ceux qui représentent cette structure.

 

Selon le comité consultatif et de suivi, chaque groupe armé doit envoyer 40 combattants pour le projet pilote dont 20 participants seront intégrés dans les corps en uniforme et 20 autres seront réintégrés dans les branches civiles. La clé de répartition est jugée inéquitable par le MLCJ, « le quota a été déjà distribué mais nous déplorons la manière de repartir. Et nous souhaitons qu’il y ait une augmentation en ce qui concerne les corps en uniformes », a-t-il déploré.

 

Le vice-président condamne le regain de violence dans certaines localité du pays « c’est vraiment regrettable ce qui se passe à Bangassou, Alindao et Bria, c’est vrai que nous faisons face à des incursions étrangères dans les zones sous notre contrôle, mais nous devons tout faire pour protéger la population civile et privilégié le processus DDRR», a-t-il lâché.

 

Au moment où le processus DDRR évolue avec le financement bouclé, certains groupes armés adhérant au processus continuent de combattre dans certaines villes de provinces du pays. C’est le cas de l’UPC, le MPC, le FPRC, Anti-Balaka tous des groupes adhérant au processus du DDRR.

 

 

Centrafrique : Des fonctionnaires et agents de l’Etat quittent Bangassou suite aux violences

 

Par Judicael Yongo le 22 mai 2017

 

BANGASSOU, 22 Mai 2017(RJDH) —Plusieurs fonctionnaires et agents de l’Etat quittent Bangassou au sud du pays suite aux combats armés dans la localité. Information a été confirmée au RJDH par des sources concordantes ce 22 mai 2017.

 

Le retrait des cadres et agents de l’Etat intervient après les violences armées faisant au moins 130 morts et plusieurs déplacés internes et externes. Le tout dans un contexte de redéploiement de l’autorité de l’Etat après le retour à l’ordre constitutionnel.

 

Ces fonctionnaires et agents de l’Etat regagnent pour la plupart Bangui pour être à l’abri de la sécurité, selon les autorités locales. « C’est tout à fait normal que les fonctionnaires rebroussent chemin. Nous n’avons aucun moyen pour assurer la sécurité de tous les fonctionnaires et leurs familles. Au moment où nous parlons, plusieurs bâtiments administratifs et les résidences des autorités préfectorales ont été vandalisés. Les QG des assaillants sont partout et visibles. Alors, comment les autorités et les fonctionnaires vont travailler pour le relèvement du pays ? » S’interroge une autorité locale de Bangassou sous couvert de l’anonymat.

 

Certains cadres de l’administration conditionnent leur présence au redéploiement des FACA dans la localité. «La situation est grave aujourd’hui avec la présence des assaillants dans les quartiers. Et si les forces de l’ordre et de maintien de la paix ne sont pas faits rapidement dans la ville, ce serait difficile de parler de la reprise des activités en ce moment », a relâché cet agent.

 

Ces fonctionnaires sont pour la plupart transférés ainsi que leur famille par avion y compris certains blessés et vulnérables des violences de Bangassou.

 

Plusieurs localités de Mbomou ont été la cible d’attaque des hommes armés. Ces affrontements ont fait plusieurs morts et blessés tant du côté de la population civile que de la Minusca dans la région. Certains habitants de la localité ont été évacués de la ville pour des raisons de sécurité.

 

 

Centrafrique : La qualité d’eau de la SODECA inquiète les habitants de Bangui

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 22 mai 2017

 

BANGUI, 22 Mai 2017 (RJDH) – Certains habitants de la ville de Bangui s’inquiètent de la qualité d’eau au robinet et distribuée par la société de distribution d’eau en Centrafrique ces derniers jours (SODECA). Un constat décrié par les consommateurs lors d’un micro balade du RJDH ce 22 mai à Bangui.

 

La qualité d’eau distribuée par la Sodeca ne rassure pas les consommateurs qui exigent l’amélioration dans le traitement de l’eau « l’eau de la Sodeca que nous consommons ces derniers temps n’a pas la même qualité d’auparavant. Nous sentons des odeurs et des rouilles qui ne nous rassurent pas. Je me vois obliger de prendre de l’eau de puits pour éviter la maladie », a expliqué un habitant de Miskine dans le 5e arrondissement.

 

Un chef de ménage justifie la dégradation de sa santé suite à la consommation de l’eau de la Sodeca « ma famille et moi avons la diarrhée, suite à la consommation ces derniers jours de l’eau distribuée par la Sodeca. Je suis convaincu que c’est la qualité d’eau qui serait à l’origine de ma situation et ma femme », a-t-il déploré avant d’ajouter qu’il est mécontent de la prestation de la distribution d’eau par la Sodeca.

 

Une ménagère de 38 ans au quartier Lakouanga dans le 2e arrondissement de Bangui a appelé la Sodeca à revoir son slogan « l’eau c’est la vie ». « Je suis inquiète de la qualité d’eau que nous consommons ces derniers jours. L’accès à cette denrée alimentaire est difficile, il faut se lever tôt le matin, faire la queue. Après avoir constaté, l’odeur ne donne pas la soif de consommer et cela pose problème », regrette-elle.

 

Selon Bertrand un autre habitant, le constat est général et nécessite une réponse urgente, « j’ai remarqué que cette situation est générale. Partout où je me rends, je constate que l’odeur de l’eau fournie par la Sodeca est pareille. Cela ne donne pas le goût à la consommation. Ce sont les spécialistes qui peuvent nous définir le danger que nous courrons après avoir consommé cette eau qui triste qualité », souligne-t-il.

 

Que ce soit l’eau en sachet que celle venant directement des points d’eau de la Sodeca, la qualité n’est pas celle ordinairement distribuée. Sollicité, le RJDH n’arrive pas à rencontrer les responsables de la Sodeca pour comprendre pourquoi l’eau est de très mauvaises qualités.

 

La Sodeca avec l’appui de son partenaire CICR procèdent depuis quelques mois au remplacement des conduits d’eaux dans la capitale.

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 23:07

 

 

 

 

http://information.tv5monde.com 21 mai 2017 Mise à jour 21.05.2017 à 23:50  par Laura Mousset

 

Dans quelques jours, il n'y aura plus aucun soldat de l'armée ougandaise sur le sol centrafricain. Le mandat de l'Union Africaine visant à neutraliser la LRA de Joseph Kony se termine et ne sera pas renouvelée. Il revient désormais aux forces armées centrafricaines (FACA), la mission d'assurer la protection de la population et d'essayer de capturer Joseph Kony qui court toujours.

 

Leur mission s'achève et ne sera pas renouvelée. Les soldats de l'armée ougandaise (UPDF) qui opéraient dans l'Est de la Centrafrique depuis 2009 pour neutraliser l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et tenter de capturer son chef, le sanguinaire Joseph Kony, quittent le pays. L'Union africaine (UA) et les forces américaines en Afrique (Africom) considèrent que l'objectif de leur mission a été atteint, même si Joseph Kony n'a pas été capturé. Arrêter le chef de guerre "n’a jamais été notre mission", a affirmé le porte-parole de l’armée ougandaise, le général Richard Karemire. Et d’ajouter : "Notre mission était précise : neutraliser la LRA. Et la LRA a été neutralisée. Elle n’est plus une menace pour l’Ouganda".


Cette mission aura coûté 780 millions de dollars depuis 2011 selon Africom.

 

L’armée centrafricaine prend le relais

 

Lors d’une cérémonie officielle dans la ville d’Obo (QG de la mission), jeudi 18 mai, en présence du ministre centrafricain de la Défense, l’armée ougandaise a laissé sa place aux forces armées centrafricaines (FACA). Celles-ci devront désormais continuer d’assurer la sécurité des populations et tenter d’arrêter Joseph Kony.



Une mission qui semble bien compliquée lorsque l’on sait que cette armée nationale est en reconstruction et ne dispose pas de l’équipement et de l’armement nécessaire pour le combat.

 

L’armement dont dispose les FACA suffit à peine à équiper une compagnie de combat, soit environ 150 hommes Ludovic Ngaïfeï chef d’état-major

 

Le 11 mai dernier, la mission militaire de formation de l'UE en République centrafricaine (EUTM RCA) a annoncé que le premier bataillon des forces armées centrafricaines formé par la mission européenne (650 soldats) était opérationnel.



Pour Herman Ruys, le général belge commandant la mission interrogé par le site Bruxelles2, cette formation est un "premier pas" dans la reconstruction de l’armée centrafricaine. "Maintenant, on a un bataillon de 600 personnes est capable de faire certaines tâches, mais il faut que l’on continue, assure-t-il. Au fur et à mesure on va augmenter la capacité des FACA."


Toujours selon Bruxelles2, le chef d’état-major Ludovic Ngaïfeï assurait lors d’un colloque, début avril. "L’armement dont dispose les FACA suffit à peine à équiper une compagnie de combat, soit environ 150 hommes. Les munitions à disposition suffiraient à peine à tenir pendant 30 minutes une hostilité à faible intensité".

 

Nous avons la capacité de lutter contre les rebelles Lieutenant Hubert Zinja, porte-parole des FACA

 

La formation du second bataillon a déjà commencé. Elle devrait prendre trois ou quatre mois. Au total, d’ici la fin de son mandat de deux ans, EUTM RCA devrait avoir formé trois bataillons, soit 1800 soldats.


Malgré le peu d’effectifs et le peu de moyens, le lieutenant Hubert Zinja, porte-parole des FACA en est sûr : "Nous sommes prêts, avec ce qu’on a. Nous avons la capacité de lutter contre les rebelles".


Traquer Joseph Kony et ses rebelles n’est pourtant pas la priorité du gouvernement centrafricain en proie à une guerre civile depuis 2013 et le renversement de l’ex-président François Bozizé. Un renversement opéré par les rebelles Séléka pro-musulmans entraînant la contre-offensive de groupes anti-Balaka, majoritairement chrétiens. L’intervention de la France jusqu’en octobre 2016 et de la Mission des Nations Unies en Centrafrique a permis le retour au calme dans la capitale Bangui mais pas dans l’intérieur du pays. Les violences n’ont d’ailleurs jamais cessé dans le Centre-Est.
 

Un vide sécuritaire qui inquiète les populations

 

Si l’armée centrafricaine ne semble pas inquiète pour la suite, les civils, eux, le sont. Ils assistent, impuissants, au retrait des troupes ougandaises qui leur assuraient une réelle protection contre les éventuelles attaques de la LRA. Désormais, elles doivent se contenter d’un petit bataillon, d’à peine 700 hommes, en guise de sécurité. "Les gens d’Obo pensent que les troupes ougandaises les laissent à la merci d’éventuelles attaques. Leur présence ici, ça voulait dire la sécurité", confie Simeon Mbolinjbajbe, directeur d’une école.

 

A cause de ce retrait, de nombreux civils vont être plus vulnérables aux attaques de la LRA mais aussi des autres groupes armés Paul Ronan, directeur de recherche et politique chez Invisible Children

 

​De son côté, Steve Kaimba, porte-parole du gouvernement local, assure : "On dit souvent que les effectifs de la LRA ont été réduits de façon importante, mais si ses combattants sont toujours dans les parages, alors cela veut dire que rien n’a été réglé".


Pour Paul Ronan, directeur de recherche et politique chez Invisible Children, interrogé par TV5MONDE, "à cause de ce retrait, de nombreux civils vont être plus vulnérables aux attaques de la LRA mais aussi des autres groupes armés. Nous l’avons d’ailleurs vu ces dernières semaines : les attaques de l’ex-Seleka, par exemple, sont en augmentations".

 

Le retrait des troupes : un "calcul politique" ?

 

Selon lui, le retrait des troupes est "un calcul politique". "Les faits montrent que la LRA est encore active, qu’elle commet des attaques et que Joseph Kony est encore libre, assure-t-il. Et nous savons par expérience que Kony est capable de la reconstruire en capturant des jeunes filles et garçons et en les entraînant". Il explique également que l’administration Trump a été claire et qu’elle ne s’occupe plus des problématiques comme la LRA. Intervenir en Centrafrique pour traquer Joseph Kony et neutraliser son groupe armé n'a "pas d’intérêt" pour les Américains.


En revanche, une autre partie de la population voit le départ des soldats ougandais comme un soulagement : ce sont ces femmes qui ont été violées. Un rapport de HWR datant du 15 mai dernier dénonce des abus sexuels de militaires ougandais sur "au moins 16 femmes et filles depuis 2015".


Si le retrait des troupes américaines et ougandaises de la République centrafricaine n’est pas vu d’un bon œil par la population et les ONG qui suivent la situation, il laisse en tout cas du répit à Joseph Kony.


Le leader de l’une des rébellions les plus cruelles au monde court toujours alors que la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé environ 60 000 enfants en Ouganda, au Soudan du sud, et dans plusieurs régions de la RDC et de la République centrafricaine. Joseph Kony est inculpé par la Cour pénale internationale depuis 2011 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité mais les chances de le voir comparaître se réduisent peu à peu…

 

Retrait des troupes ougandaises de Centrafrique : un répit pour Joseph Kony, une crainte pour la population
Retrait des troupes ougandaises de Centrafrique : un répit pour Joseph Kony, une crainte pour la population
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 18:32
Des cellules créées en laboratoire laissent entrevoir la guérison des malades du diabète

 

 

Des cellules créées en laboratoire laissent entrevoir la guérison des malades du diabète

 

http://mashable.france24.com

 

Pour la première fois, des scientifiques américains sont en passe de trouver un remède durable à la prise d'insuline pour les personnes atteintes de diabète, grâce à un mini pancréas artificiel.

 

Les innovations scientifiques sont souvent suivies de déconvenues. Un essai clinique, un nouvel organe artificiel ou une étude innovante ne permettent pas toujours de faire avancer le schmilblick, à l’image du cœur Carmat qui, après avoir fait la une de l’actualité, en est à son cinquième échec. Mais parfois, l’audace scientifique crée de belles surprises.

 

Il y a un an, une femme de 43 ans, atteinte d’un sévère diabète 1 et dépendante de ses prises d’insuline pour vivre, a subi une greffe de cellules d'îlots pancréatiques dans son abdomen. Depuis, grâce à ces cellules issues de la bioingénierie, son corps fonctionne à nouveau correctement et elle n’a plus besoin d’injection d’insuline, selon des résultats publiés le 10 mai dans la revue New England Journal of Medicine.

 

Un pancréas artificiel pour produire de l'insuline

 

Lorsqu’on est atteint de diabète 1, notre corps souffre d’un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres. La prise d’insuline fonctionne alors comme une clé : elle permet à nos cellules d’ingurgiter et d’accepter la prise de glucose. Dans le cas présent, les médecins et chercheurs ont injecté des "cellules pancréatiques bêta" – un substitut des cellules souches – dans l’omentum de la patiente. Tout ceci peut paraître assez technique, mais le résultat est simple : ces cellules ont, pour la première fois, permis au corps de la patiente de recréer à nouveau sa propre insuline.

 

Cette femme participait à un essai clinique mis en place par le Diabetes Research Institute (DRI) de l’université Miller School de Miami, aux États-Unis. Le but était de trouver l’endroit parfait dans le corps humain pour transplanter ces cellules pancréatiques bêta. "Ces résultats montrent à ce niveau de l’essai que l’omentum apparaît comme le site adéquat pour recevoir une implantation de cellules d'îlots pancréatiques", explique David Baidal, membre du comité clinique de transplantation du DRI. "Les données de notre recherche, un suivi sur le long terme et de nouvelles transplantations de cellules permettront de déterminer si cette stratégie d’implantation est sûre et pérenne, mais nous sommes assez excités par ce que nous voyons actuellement."

 

Cet essai clinique est un premier pas dans la création du DRI BioHub, un mini organe qui remplacerait le pancréas pour les personnes atteintes de diabète 1 et qui permettrait de rétablir la création d’insuline. C’est l’objectif final de l’équipe de scientifique. Mais pour le moment, c'est déjà une existence qui s'améliore. "Sa qualité de vie était sévèrement atteinte. Elle devait vivre avec ses parents. Et, si elle voyageait, elle devait partir avec son père", explique David Baidal à HealthDay. La patiente pourra désormais voyager en paix.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 18:20
L'Union africaine veut continuer la traque de Joseph Kony

 

 

L'Union africaine veut continuer la traque de Joseph Kony

 

William Bayiha avec REUTERS

 

Contrairement à l’Ouganda et aux États-Unis, l’Union africaine refuse de croire que la lutte contre l’Armée de résistance du Seigneur doit s’arrêter avant la capture de Joseph Kony.

 

L’organisation panafricaine lance un appel à l’aide internationale pour soutenir les forces qui continuent de combattre la rébellion ougandaise réfugiée aux confins de la Centrafrique et de la République démocratique du Congo.

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a publié un communiqué dans lequel il engage les États membres et ses partenaires à l‘épauler dans la formation, l‘équipement et la coordination d’au moins deux bataillons de Forces armées centrafricaines et de quatre unités de police afin de les préparer « à assumer des responsabilités plus importantes ».

 

Alors que les principales forces engagées dans la traque de Joseph Kony plient bagages, l’Union africaine a décidé de prolonger de 12 mois sa présence dans la région dans le cadre de l’Initiative régionale de coopération.

 

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