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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 13:19

 

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/    Lundi 6 Octobre 2014 - 10:31

 

Ne nous voilons pas la face : l’intervention militaire que conduit la communauté internationale en Centrafrique risque de déboucher sur un fiasco et de générer au final des violences pires que celles vécues ces derniers mois par la population de ce pays. Ceci pour les trois raisons que voici :

 

1° La France, qui était jusqu’à présent le pivot de cette intervention, n’a plus les moyens de poursuivre son action. Surendettée et engagée sur divers fronts, en Afrique comme au Moyen-Orient, elle n’est pas en mesure de  donner à ses troupes les matériels et les fonds nécessaires pour mener durablement leur action. À terme plus ou moins rapproché, elle sera contrainte de lever le pied, ce qui, soit dit en passant, soulève de profondes inquiétudes dans les milieux de la défense en France même. 

 

2° L’Union européenne pourrait se substituer plus ou moins directement à la France dans l’appui apporté aux unités africaines, notamment celles engagées par le Congo, mais aucun des États qui la composent n’est réellement prêt à le faire. Ce qui se passe en Ukraine et en Irak est, en effet, infiniment plus important pour ces derniers que la déstabilisation de l’Afrique. Une erreur historique que le vieux continent paiera sans doute très cher à bref délai, mais dont on ne voit pas comment l’empêcher. 

 

3° L’Organisation des Nations unies, qui est désormais aux commandes de la force d’intervention en Centrafrique, réédite la même erreur que celle commise depuis vingt ans en République démocratique du Congo. Elle envoie sur le terrain des unités qui ne connaissent rien aux réalités de cette partie du continent, ne contrôle pas vraiment depuis New York le commandement de ses forces, s’avère incapable d’analyser la situation et, donc, se condamne une nouvelle fois à l’impuissance.

 

Il va de soi qu’aucun chef d’État, aucun diplomate, aucun militaire de haut rang n’osera dire ou écrire ce qui précède. Aussi revient-il aux observateurs de la scène internationale de le faire, quitte à être accusés de légèreté, voire même d’incompétence, dans l’analyse des évènements en cours. Car le diagnostic posé plus haut pourrait rapidement se traduire par une explosion de violences contre laquelle, comme c’est le cas en Libye, en Irak ou en Syrie, les grandes puissances s’avèreront incapables de lutter.

 

Dire haut et fort ces évidences apparaît d’autant plus nécessaire que la solution du problème posé est évidente. Elle passe d’abord par la mise en place d’un dispositif de prévention et de gestion des crises, adapté aux réalités de l’Afrique, ensuite par la mise en œuvre de ce dispositif sous-région par sous-région, non par des puissances extérieures mais par les pays africains eux-mêmes. Enfin par la mise à disposition de ces mêmes pays des connaissances et des moyens matériels nécessaires pour construire ce mécanisme. 

 

À plusieurs reprises, nous avons dénoncé, ici même, le scandale que constitue le déploiement dans différents pays d’Afrique de forces internationales non motivées qui sont incapables de mener les actions que la communauté internationale leur confie et qui abusent volontiers sur les populations civiles de la position de force qui est la leur. Admettre de telles dérives en Centrafrique ne ferait qu’aggraver la crise au lieu de la résoudre.

 

Nous sommes désolés de tenir des propos aussi brutaux, mais si personne ne le fait et ne tente de porter remède aux problèmes présents, la situation deviendra vite intenable sur toute l’étendue du Bassin du Congo.

 

Jean-Paul Pigasse

Lu pour vous : Défense et sécurité : une nouvelle et dramatique erreur des Nations unies
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Centrafrique-Presse.com
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 13:07

 

 

 

 

(Hémicycle Conseil National de Transition, Mercredi 1er octobre 2014)

 

·        Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition ;

 

·        Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

 

·        Mes Chers Collègues Conseillers Nationaux;

 

·        Excellences Mesdames et Messieurs les Représentants du Corps diplomatique et des Organisations Internationales,

 

·        Mesdames et Messieurs, distingués personnalités,

 

 

C’est avec un plaisir renouvelé que je vous retrouve ce jour à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 2ème session ordinaire de l’année 2014 du Conseil National de Transition.

 

Je vous souhaite donc un bon retour dans cet hémicycle.

 

Je puis vous assurer que cette présence est pour le Conseil National de Transition(CNT), une source de réconfort et d'encouragement, car nous voyons à travers celle-ci, l'estime que vous avez pour l'institution législative de notre pays, ainsi que l'appréciation positive, que, vous portez à nos travaux.

 

Pour cette raison et pour beaucoup d'autres aussi, soyez assurés que nous nous appliquerons, session après session, à améliorer davantage les prestations de la représentation nationale pour que les questions qui sont au cœur des préoccupations des Centrafricains puissent trouver de justes solutions afin de nous permettre d’aller  à des élections justes, transparentes et incontestables.   

 

En effet, si, comme nous le déclarons régulièrement, l'ambition du Conseil National de Transition (CNT) est de contribuer à la création des conditions de vie acceptables pour nos concitoyens, c'est-à-dire à la création d’un climat de paix, de sécurité, de la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national, d’une ambiance générale marquée par un arrêt total de la violence sur les populations civiles, d’une administration publique qui fonctionne sans discontinuité et pleinement tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays à la satisfaction des usagers du service public, d’une école publique et d’une université qui assurent à nos enfants les enseignements programmées,   il faut que nous arrivions avec une détermination aux dents serrées au bout de la période de transition par l’organisation des élections générales dans un délai raisonnable, car cet ultime objectif  nous semble être la seule aspiration du peuple Centrafricain tout entier et de nos partenaires.

 

Et c’est en travaillant dans le sens de ce but, que nous ouvrons ce jour cette deuxième session ordinaire 2014 du parlement de transition qui est consacrée, comme le prévoit les textes en vigueur, à l’examen de la  loi des finances de l’année suivante, mais au delà, nous aurons à examiner bien d’autres questions sur lesquelles je reviendrai tout à l’heure.

 

  • Mesdames et Messieurs les Conseillers Nationaux, chers collègues,


Après plus d’un mois de séparation, nous voilà à nouveau à la tâche et je devrais dire, dans une nouvelle session. Je suis donc heureux de constater que tout le monde ou presque est présent.

 

Cependant, comme vous le savez tous, il y a quelques semaines, un des nôtres nous a encore quitté, en la personne de la Conseillère Nationale Aicha Tatiana Prisca ATCHIA, représentante de l’entité Organisation des femmes de Centrafrique(OFCA).

 

En votre nom, je salue sa mémoire et j’adresse à nouveau nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

 

Je vous prie de bien vouloir vous lever afin de lui dédier une minute de recueillement.

(Minute de silence)

 

Je vous remercie.

 

  • Mesdames et Messieurs,

 

Je voudrais également en cet instant, rendre un hommage mérité à la MISCA qui a su s’affirmer malgré les défis auxquels elle s’est confrontée et profiter de l’occasion pour regretter les pertes en vies humaines dans ses rangs. Ces soldats sont tombés pour la cause de la paix en Centrafrique. Qu’ils reposent en paix.

 

Enfin, je tiens à saluer la MINUSCA qui vient d’entrer en service tout en l’exhortant à appliquer pleinement les résolutions des Nations Unies en vue d’instaurer durablement la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire national.

 

  • Monsieur le Premier Ministre,
  •  
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,


Je voudrais, après ces quelques mots, saluer votre toute première présence dans cet hémicycle et celle des Membres du Gouvernement de Transition qui vous accompagnent.

 

Votre présence ici annonce votre disponibilité à venir nous écouter, à prendre en compte nos contributions et réflexions pour permettre la bonne marche de la transition.

 

Je pense que cela est nécessaire à la collaboration inévitable qui doit exister entre les divers démembrements du pouvoir de l’Etat, en cette période de transition.

 

Le moment est venu pour que je dise, ici, publiquement au nom de la représentation nationale que le Conseil National de Transition(CNT) n’est pas contre la personne de Monsieur Mahamat KAMOUN qui est en droit d’assumer les charges de la République comme tous les fils de ce pays.

 

Le problème qui s’est posé et qui a suscité des interprétations diverses entretenues par des personnes mal intentionnées, vu leurs hargnes, pour  saper les rapports entre les pouvoirs exécutif et législatif est celui de la manière utilisée en vue de la désignation du Premier Ministre.

 

Beaucoup de nos compatriotes des partis politiques, de la société civile et même de nombreux Centrafricains se sont plaints du défaut de consensus qui a entouré cette nomination et ont estimé qu’il fallait sursoir à la formation du Gouvernement et rechercher préalablement un compromis acceptable sur cette question de haute portée politique car ne l’oublions pas, nous sommes en période de transition où toutes les grandes questions d’intérêt national doivent être traitées de manière concertée et consensuelle.

 

La règle de base de la transition est la recherche permanente de compromis acceptables entre les acteurs de la transition et ceux de la vie politique autour des questions d’intérêt général, les dirigeants de la transition n’étant pas élus au suffrage universel direct.

 

A la vérité, la nomination de Monsieur KAMOUN n’a pas obéit à cette règle et c’est ce qui a suscité toutes les controverses que nous avons malheureusement vécues et qui ont failli fragiliser les institutions.

 

Suite aux nombreuses contestations que j’ai personnellement reçues au nom du Conseil National de Transition, je me devais de rendre publiques ces plaintes et indiquer quelle est la suite que l’institution leur réservait.

 

Me référant aux dispositions de l’article 106 de la Charte Constitutionnelle de Transition, j’ai demandé et obtenu du Médiateur International de la Crise Centrafricaine son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo une audience qui a justifié mon déplacement de Brazzaville accompagnés d’autres fils du pays dont la liste a été fixée par le Médiateur International lui même.

 

Mon souci était de trouver une juste réponse en face des contestations qui fusaient de partout et pour lesquelles j’ai été saisi.

 

Au moment où je me trouvais encore à Brazzaville, on a vite crié au complot, à une tentative de coup d’état et aussitôt une vaste campagne de dénigrement de ma personne et de déstabilisation du Conseil National de Transition a été lancée par des personnes qui jusque là continuent de jouer à l’autruche, la tête plongée dans le sable et le postérieur totalement dehors.

 

A tout cela, je dis que je n’ai été guidé que par un souci de justice, d’équité et de recherche de compromis.

 

Je n’avais pas d’agenda caché.

 

Je n’ai pas besoin à l’ère de cette transition de fomenter un complot puisque j’aurai pu garder le pouvoir de l’Etat si je l’avais voulu du temps où j’assurai, pendant quinze jours(15), l’intérim de Chef de l’Etat de la Transition.

 

Ces rumeurs persistantes créent une crise de confiance qui n’est pas de nature à arranger les choses au moment où nous avons beaucoup plus besoin de nous unir et de travailler la main dans la main au bénéfice du peuple centrafricain.

 

Je m’abstiens, par ailleurs, de m’attarder sur le faux débat concernant la refondation du CNT et les autres considérations qui ne sont rien d’autres qu’une vue de l’esprit de ses promoteurs à qui je donne conseil de chercher d’autres arguties pour déstabiliser l’institution tant les preuves de son efficacité restent démontrables à chaque instant, et le peuple le sait d’ailleurs. A l’instant où je m’exprime, le Conseil National de Transition a pratiquement épuisé sa Feuille de Route puisqu’il ne lui reste que l’élaboration de l’avant projet de la Constitution comme dernier chantier. Après quoi, il se consacrera à sa mission traditionnelle de vote de la loi et de contrôle de l’action gouvernementale jusqu’à la fin de la transition.

 

Egalement, je pense  qu’il ne sert absolument à rien d’invoquer le pouvoir discrétionnaire dans le contexte actuel qui est une période d’exception où l’application des règles du droit administratif doit se concilier avec les considérations politiques, les autorités de transition n’étant pas investies par le suffrage universel direct.

 

Mais puisque le troisième Gouvernement de transition  est, malgré tout, formé et qu’il est composé des filles et fils de ce pays qu’est la République Centrafricaine, nous disons que nous en prenons acte.

 

Nous attendons de voir ce Gouvernement à l’œuvre, de le voir capable de  prendre en charge les multiples défis de la transition.

 

Le souhait du Conseil National de Transition, qui lui souhaite au passage  bon vent,  est qu’il trouve les moyens de satisfaire les attentes du peuple Centrafricain.

 

·        Monsieur le Premier Ministre,

 

·        Mesdames et Messieurs les Ministres,

 

Comme je le disais lors de la cérémonie de clôture de la 5ème session extraordinaire du Conseil National de Transition le 11 août 2014, en présence de votre prédécesseur et de quelques Membres du Gouvernement sortant, je cite : «   les défis qui s’imposent à la République Centrafricaine dès le 24 mars 2013 restent entiers.


Ces défis concernent la sécurité, la relance économique, l’amélioration des finances publiques, la fourniture des soins de santé, la reprise de l’école publique, le fonctionnement régulier des services publics et une bonne administration de la Justice… Les urgences d’aujourd’hui constituent les défis du prochain Gouvernement.


Le Premier Ministre qui sera nommé doit s’attendre à l’immensité de sa tâche et de celle de son Gouvernement ». Fin de citation.

 

Comprenez donc Monsieur le Premier Ministre que le regard du peuple tout entier est tourné vers vous et votre Gouvernement.

 

Par votre travail et par les résultats des actions de votre Gouvernement vous montrerez que votre nomination était méritée et qu’elle était réellement porteuse d’espoir, faute de quoi vous donnerez raison à ceux là qui ont  pensé que vous n’auriez pas été l’homme de la situation.

 

Pour le reste, je pense à certaines actions qui doivent suivre et qui sont nécessaires à la réussite de la transition.

 

Il y a, en premier lieu, la nécessité absolue pour le Gouvernement de Transition de présenter son programme politique ou Feuille de Route au Conseil National de Transition, conformément à l’article 72 alinéa 1 de la Charte Constitutionnelle de Transition. Cette Feuille doit être accompagnée d’un chronogramme réaliste qui tienne compte de la durée de la transition.

 

Depuis l’Accord politique de Libreville aux Déclarations de Ndjamena, en passant par l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville, la crise politico militaire a connu une profonde mutation. Le Gouvernement est appelé à une révision bien réfléchie des priorités de l’heure et bien les hiérarchiser. Il n’y a qu’un cap, l’organisation des élections libres et transparentes.

 

Il serait ambitieux de vouloir initier de grands chantiers de développement qui vont au-delà des échéances électorales.

 

Aujourd’hui, l’Etat centrafricain n’a pas les moyens de sa politique et donc tout programme de développement ou projet dépendrait des largesses de la communauté internationale.

 

 En second lieu, il est urgent pour votre Gouvernement de déposer sur le bureau du Conseil National de Transition le Budget de l’Etat de l’année 2015 pour nous permettre de savoir s’il porte les engagements que vous allez nous présenter à travers votre programme de Gouvernement.

 

Enfin, je crois sincèrement qu’il nous faut poursuivre la transition dans le sens de la maturité, ce qui signifie, dans le sens d'un plus grand respect des libertés et des droits humains sans doute, mais également et surtout dans le sens de la responsabilité.

 

Parce qu'à la vérité,  nous continuons à donner l’image d’un pays qui ne veut pas prendre sa part de responsabilité dans la gestion de la transition en attendant tout, et vraiment tout , de la communauté internationale.

 

L’exemple le plus frappant est le fait pour  notre Gouvernement de n’avoir  jamais été en mesure de payer sur ses ressources propres même ne fut ce qu’un(1)  mois de salaire aux fonctionnaires et agents de l’Etat depuis le début de la crise, en dépit des maintes interpellations du Conseil National de Transition.  

 

C’est pourquoi, je pense que le moment est venu pour que notre peuple s’assume en prenant ses responsabilités. 

 

Dès lors, vous me permettrez, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement de dire à mes compatriotes Centrafricains en particulier, que si nous voulons d'un pays  qui doit sortir de l’impasse et qui doit créer les bases d’un développement durable après les élections, il nous faut refuser, de toutes les manières possibles, de continuer à être dépendants ou plutôt trop dépendants des autres.

 

Il nous faut refuser notamment, de considérer l'assistance permanente et gratuite, comme un bienfait une solution éternelle à nos nombreux problèmes.


Il nous faut considérer qu'un peuple, n'a ni fierté, ni dignité d'aucune sorte, à vivre de la charité d'autrui, même la plus bienveillante.  

 

L’accoutumance à la charité tue dans les citoyens qui en bénéficient, le sens de l'effort et du travail.

 

Le Gouvernement doit dorénavant prendre l’habitude de compter sur ses propres efforts pour montrer au peuple que seul le travail libère et que nous devons nous mettre résolument au travail, seul facteur de totale émancipation sociale, impliquant le refus de tendre la main et l'orgueil de se battre pour mériter par soi-même, son pain quotidien et sa dignité, en tout temps et en toutes circonstances.

 

·        Mesdames et Messieurs,

 

J’en reviens aux activités qui ont meublé notre intersession pour vous indiquer, que la Commission élargie chargée de rédiger l’avant projet de la future Constitution de notre pays est toujours à pied d’œuvre et que nous avons au nom du Conseil National de Transition mené quelques actions politiques et diplomatiques.

 

S’agissant de l’état d’avancement des travaux de rédaction de l’avant projet de la Constitution, il sied de dire que la Commission élargie a terminé l’audition des personnalités et de certains partenaires dont les avis étaient indispensables. Elle a inscrit dans son agenda quelques consultations et voyages d’études tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays en vue de prendre note et s’imprégner des approches pouvant permettre l’adaptation de la prochaine loi fondamentale aux réelles aspirations du peuple centrafricain.

 

En tout état de cause, la commission terminera sa mission et produira son rapport au cours de la présente session pour permettre l’organisation d’un séminaire national de validation du projet de la nouvelle constitution, après quoi le Gouvernement se réunira pour examiner en Conseil de Ministres le document validé.

 

Au plan politique,  j’ai conduit une forte délégation du Conseil National de Transition au Forum Inter centrafricain de Brazzaville au Congo du 22 au 24 juillet 2014 et qui a débouché sur la signature de l’Accord de cessation des hostilités entre les différents belligérants de la crise centrafricaine. Je suis à nouveau reparti à Brazzaville pour prendre part à une réunion restreinte de concertation entre  certains leaders de la classe politique centrafricaine et de la société civile suite à la nomination  de l’actuel Chef du Gouvernement de Transition.

 

Au plan diplomatique, j’ai eu à recevoir plusieurs visites des personnalités venues exprimer leurs satisfactions pour le travail remarquable qu’accomplit notre institution et l’encourager à maintenir le cap.

 

Dans ce cadre, je peux citer entre autres les audiences accordées :

 

-          Le 30 août 2014 à Monsieur Louis Michel Représentant Spécial de l’O.I.F pour la République Centrafricaine qui a décerné un satisfecit au Conseil National de transition qui selon ses propres termes «  … fonctionne manifestement bien » ;

-          Le 11 septembre 2014 au Général Babacar GAYE, Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique venu présenter la nouvelle représentante Adjointe de la MINUSCA et échanger sur le processus électoral en cours ;

-          Le 11 septembre toujours, une délégation de l’Union africaine conduite par  l’Honorable Sylvie KAYITESI ZAI NABA, Présidente de la Commission et Présidente du Groupe de travail sur la peine de mort et les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires

-          Le 16 septembre 2014, à son Excellence Hervé LADSUS, Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix venu à Bangui à l’occasion du passage du relai de la MISCA à la MINUSCA ;

-          Le 16 septembre toujours, l’Honorable Hugues NGOUELONDELE, député Maire de la ville de Brazzaville et Président de l’association Internationale des maires francophones, en mission à Bangui dans le cadre des préparatifs de la conférence des maires Francophones qui se tiendra courant octobre à l’hémicycle du Conseil national de Transition.

 
Comme vous pouvez- vous en rendre compte, le siège du Conseil National de Transition a connu un véritable ballet diplomatique.

 

A ce stade, je tiens à vous informer également que j’ai pris part à la réunion spéciale sur la République Centrafricaine tenue le 26 septembre 2014 à New York à l‘invitation du Secrétaire Général des Nations Unies. Les questions liées à l’élaboration de l’avant projet de la Constitution, le processus électoral en cours et la sécurité ont été évoquées à cette occasion.

 

Je répondrai très prochainement à l’invitation du Parlement de la CEMAC qui me demande de prendre la parole au cours de sa deuxième session ordinaire qui se tiendra du 16 octobre au 24 novembre 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale.

 

Je puis vous assurer que je mettrai à profit cette rencontre pour parler des problèmes de notre pays et renforcer les liens de coopération et la diplomatie parlementaire avec ces institutions.

 

·        Mesdames et Messieurs,

·        Chers Collègues Conseillers Nationaux,

 
La présente session d’octobre est généralement connue sous le nom de session budgétaire, en référence à notre loi fondamentale qui prescrit que  le Parlement de Transition vote le projet de loi de finances dont elle est saisie dès l’ouverture de la session d’octobre.


Au cours de nos travaux, notre obligation constitutionnelle sera de voter un budget équilibré, prévoyant les recettes nécessaires à la couverture intégrale des dépenses.


Et nous aurons, Mesdames et Messieurs les Conseillers Nationaux, un délai de  quatre-vingt-dix (90) jours pour nous prononcer sur le projet de loi de finances que le Gouvernement doit nous transmettre.


Présentée comme telle, la loi de finances est une loi qui détermine, pour une année civile, "la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’Etat, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte".


En d’autres termes, cette loi a pour but de prévoir les recettes et les dépenses de l’Etat pour l’année suivante. Comme elle autorise la perception des recettes par l’Etat, elle doit obligatoirement être votée avant le début de l’année de référence.


En plus de cette Loi de finances dite "initiale", une Loi de finances dite "rectificative" peut ensuite intervenir en cours d’année.

 

Le constat qui s’impose et qu’il convient de relever est que le projet de loi de finances 2015 n’est toujours pas parvenu au Conseil National de Transition.

 

C’est pourquoi je demande au Gouvernement de se manifester très rapidement pour être en conformité avec la Charte Constitutionnelle de Transition.

 

Le Conseil National de Transition aurait souhaité dans l’ordre croissant avoir la loi de règlement pour les exercices écoulés et surtout valider le Programme du Gouvernement pour s’assurer que le projet de loi des finances qui arrive sur son bureau a pris en compte les engagements politiques contenus dans ce programme de Gouvernement, car le budget d’un exercice donné est l’expression chiffrée des actions multiformes que compte mener le Gouvernement pour atteindre les objectifs fixés dans la déclaration de politique du Premier Ministre.

 

·        Chers Collègues Conseillers Nationaux,


Cette deuxième session sera également mise à profit pour aborder, à travers nos traditionnelles séances d’information parlementaire, plusieurs préoccupations que j’ai annoncées dans mes précédents discours et qui restent entières auxquelles s’ajoutent les urgences du moment. Il s’agit des questions de l’Ecole, la sécurité nationale, la réconciliation nationale, le fonctionnement de notre administration, le processus électoral et enfin le problème du don angolais qui est à la une de l’actualité.

 
La prochaine rentrée scolaire remet la question au centre des préoccupations des parents que nous sommes et de toute la communauté nationale.

 
Le Gouvernement doit tout mettre en œuvre pour que nos enfants en âge de scolarité obligatoire reprennent le chemin de l’école sur toute l’étendue du territoire national. 

 

N’oublions pas que la richesse d’un pays, c’est d’abord une ressource humaine de qualité.

 
Pour ce qui concerne la question récurrente de la sécurité et de l’intégrité du territoire national, il est temps que le Gouvernement mette à profit l’entrée en service de la MINUSCA pour reconquérir selon une programmation concertée l’intégrité de notre territoire national.


L’insécurité dans nos villages et dans nos villes n’a que trop duré et constitue une véritable entrave à la préparation et à l’organisation des élections, en plus du tord qu’elle commet depuis à l’économie nationale. 

 

Aussi, il me semble qu’il nous faut engager la réconciliation nationale et mettre le processus électoral au cœur de nos soucis et des actions urgentes à mener.

Il nous faut réussir la cohésion sociale à partir de l’organisation du dialogue à la base à travers tout le pays et le forum de réconciliation nationale qui devra ressouder notre corps social.

 

Pour ce qui concerne les élections, il devient plausible que son report est à envisager au regard de la dernière déclaration publique du Président de l’Autorité Nationale des Elections(ANE).

 

Cette déclaration nous interpelle tous d’autant plus qu’elle révèle la vérité sur la situation réelle du processus électoral.

 

Le Conseil National de Transition propose la convocation d’une réunion tripartite regroupant le pouvoir exécutif, le parlement de transition et l’Autorité Nationale des Elections pour faire une évaluation de l’état d’avancement du processus électoral.

 

En tout état de cause, le Conseil National de Transition pense qu’il faut consentir rapidement des moyens financiers à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) qui peine à fonctionner après plus de neuf (9) mois d’existence.

 

Nous devons éviter de créer des doutes sur notre volonté d’aller réellement aux élections d’ici l’année prochaine, et cela passe par l’opérationnalité de cette institution.

 

Parlant de la question du don angolais accordé à notre pays et dont on évoque la mauvaise gestion, je dis qu’il s’agit d’une question à éclaircir afin de laver le soupçon de prédation qui pèse sur le pouvoir exécutif.

 

Le Conseil National de Transition va auditionner tout le Gouvernement sur le sujet car me semble t-il il n’y a rien à cacher au peuple. Le peuple a le droit de connaitre la vérité sur les moyens gracieusement mis à la disposition de notre pays  par les partenaires et pays frères ainsi que de la gestion qui en résulte.

 

L’éclairage qui découlera de cette audition sera porté à la connaissance de l’opinion publique.

 

·        Mesdames et Messieurs, 

 

L’une des tâches à laquelle nous allons nous atteler au cours de cette session concerne la modification du Règlement Intérieur du Conseil National de Transition pour régler les questions des absences injustifiées et prolongées des Conseillers Nationaux de Transition.

 

Cette nouvelle disposition nous aidera à améliorer le cadre juridique actuel qui parait défaillant.

 

Aussi, je ne manquerai pas de mettre en place une commission de contrôle de la gestion des ressources financières du Conseil National de Transition pour qu’il fasse l’audit des comptes de l’institution assorti d’un rapport. Après quoi, la Cour des Comptes sera invitée à faire son contrôle de routine.

 

·        Distingués invités,

 

C’est sur ces quelques paroles que je veux clore mon propos en vous renouvelant, à tous, mes sincères remerciements.


Puissent les travaux de notre deuxième session être à la hauteur des attentes des centrafricaines et des centrafricains.

 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple.

 

Je vous remercie.

DISCOURS  D’OUVERTURE DE LA DEUXIEME SESSION ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2014 PRONONCÉ PAR SON EXCELLENCE ALEXANDRE FERDINAND NGUENDET PRÉSIDENT  DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION
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Centrafrique-Presse.com
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 13:05

 

 

 

 

http://www.lamontagne.fr/ 

 

Le goût de l’aventure et l’envie de voir ailleurs ont poussé Marie De Col vers l’humanitaire. La voilà en Centrafrique.

 

La première fois, on est tombé sur une photo, avec cette seule légende : « Monrovia, Liberia, september 2013 ». La jeune femme qui pose avec un appareil photo n'a pas l'air d'une touriste qui ne trouve plus le chemin de la plage : le look est plus baroudeuse. Et puis, Monrovia, ce n'est pas vraiment un premier choix pour des vacances reposantes.

 

La Vichyssoise Marie De Col était alors en mission dans l'un des pays les plus pauvres au monde, pour l'association Handicap International. C'était suffisamment intrigant pour nous donner envie d'en savoir plus sur le parcours de cette Vichyssoise de 28 ans.

 

Nous avons pu la joindre au téléphone en septembre, alors qu'elle était en France pour souffler un peu. Juste avant qu'elle ne reprenne l'avion pour Bangui, en Centrafrique, où elle pilote une mission pour l'ONG Mercy Corps, depuis février.

 

Quel a été ton parcours depuis que tu as quitté Vichy ? 

 

« Pour faire mes études, je suis allée à Lyon pour un diplôme de commerce et de développement. Tous mes stages étaient orientés vers l'idée de travailler dans l'humanitaire. Puis mon stage de dernière année a débouché sur un boulot dans une ONG, en 2008. Je suis partie au Soudan pour le Comité d'aide médicale, une ONG française qui a fermé depuis. J'étais responsable administration, finance, je travaillais aussi sur la logistique. On travaillait sur quelques camps de réfugiés et des cliniques mobiles dans la campagne. »

 

Quel souvenir gardes-tu de cette première mission ?

 

 « C'était grisant. En même temps, ce n'était pas facile car c'était ma première expérience. Ensuite, je suis rentrée en France et repartie en Haïti juste après le séisme, pour une mission d'urgence de deux mois. Ça m'a permis de commencer avec Handicap International, j'avais déjà un peu d'expérience. Ensuite, j'étais basée en Sierra Leone, pour ce pays et le Liberia : je m'occupais des finances, des ressources humaines et la logistique. Un peu plus tard, je suis partie un mois en Libye toujours en administration pour Handicap, avant de repartir pour un poste sur la recherche de financements pour une petite ONG, Madera, qui ne travaille qu'en Afghanistan. »

 

Pourquoi as-tu quitté Vichy et sa région ?

 

« Il y a sans doute de l'humanitaire à faire à Vichy… mais ce n'est pas le même. Il n'y a pas beaucoup de boulot pour moi, ou alors il faudrait que je me reconvertisse complètement. Ma grand-mère serait ravie… Après, quand je reviens quelques jours pour des vacances, cela me fait vraiment plaisir. Peut-être qu'un jour je me stabiliserai en France. J'ai toujours mes parents, mes grands-parents, ma tante, mes cousins et quelques amis. Quand je rentre en France je passe (presque toujours) par Vichy. »

 

Quand on te demande d'où tu viens, tu réponds quoi ? 

 

« Les gens connaissent souvent Vichy pour des mauvaises raisons, même si certains connaissent quand même les pastilles et les crèmes pour le visage. En Afghanistan, les Afghans ne connaissent que Paris alors je leur disais que ce n'est pas à côté de Paris. Éventuellement, je leur dis que j'ai étudié à Lyon et ça parle un peu plus, notamment parce que le foot est international. Mais Vichy, cela ne parle pas trop, à part aux Français mais pour le régime de Vichy. Du coup, je préfère éviter le sujet. »

 

Qu'est-ce qui te plaît ailleurs que l'on ne trouve pas à Vichy ? 

 

« Le côté interculturel et international… mais je pourrais aussi le trouver à Vichy. C'est peut-être le challenge ; le dépaysement, le fait de travailler avec des gens de tous les pays du monde, il y a les gens du pays mais aussi tous les autres expatriés. Actuellement, dans mon équipe en Centrafrique, j'ai des Américaines, des Anglaises, un Français, des Congolais, un Rwandais, deux Guinéens, deux Burkinabés… En cherchant bien, on peut aussi trouver ça à Vichy. J'avais travaillé un été au Cavilam et c'était sympa d'être avec des gens de tous les pays du monde. »

 

Avec le recul, quel est ton regard sur Vichy et sa région ? 

 

« Pour moi, c'est calme. Mais ce que je trouvais trop calme quand j'étais au collège ou au lycée, maintenant je trouve ça très agréable. En général, quand je rentre, je vais à Lyon et à Paris ; je fais plein de choses. Je vois plein d'amis, je sors un peu plus que sur le terrain. Et puis j'arrive à Vichy… C'est le moment où je me relaxe. Cela me permet de décompresser, d'oublier un peu les missions. »

 

Philippe Cros


philippe.cros@centrefrance.com

[Vichyssois du monde] Marie De Col en Centrafrique sur le terrain du challenge humanitaire
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 12:54

 

 

 

 

 

Bangui, 6/10/2014 (Afrikarabia / MCN, via mediacongo.net)

 

Des soldats congolais de la Minusca dénoncent les mauvaises conditions d’exercice de leur mission en Centrafrique. L’absence de prime et le manque criant de matériels pourraient remettre en cause l’efficacité de leur action, à la veille de leur déploiement à Bambari le 8 octobre.

 

Les ennuis continuent pour les FARDC de la Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine). En mai dernier, nous avions relayé le désarroi des soldats congolais « oubliés » par Kinshasa, sans solde à Bangui. Aujourd’hui, malgré la promesse d’une prime mensuelle de 200$ des autorités congolaises, la situation n’a guère évolué sur le terrain. Selon nos informations, les FARDC n’ont toujours pas touché la fameuse la prime de Kinshasa et les conditions matérielles ne se sont pas améliorées. Une situation qui inquiète les officiers congolais alors qu’ils viennent d’intégrer la force de l’ONU (la Minusca) le 15 septembre dernier.

 

« Il y a urgence »

 

Contacté par téléphone, un officier congolais se dit très préoccupé par le manque de moyens de ses troupes. « Nous avons besoin d’une grande quantité de matériels pour remplir notre mission en Centrafrique, précise cet officier, nous attendons toujours des véhicules blindés, des jeeps, des 4×4, des ambulances, mais aussi du matériel de communication, de vision nocturne et des groupes électrogènes ». Selon ce militaire congolais, « il y a urgence ». « Nous n’avons pas de matériel au standard des Nations-unies et sans ces équipements, notre mission sera très réduite ». 


A Bangui, on assure pourtant que le commandant du bataillon de la RDC a bien envoyé plusieurs mails aux autorités congolaises, Ministère  des affaires étrangères, Ministère de la Défense, bureau du Premier ministre… sans résultat. Le 15 septembre dernier, quatre généraux de l’armée congolaise se sont même rendus à Bangui. Interpellés sur le terrain sur les conditions précaires des soldats congolais, ces généraux n’ont pas pu apporter de réponse aux FARDC.

 

Casque bleu : une première pour la RDC

 

Depuis bientôt un mois, les Nations-unies ont pris le relai de la Misca en Centrafrique. Pour l’instant, les casques bleus ne sont pas plus nombreux sur le terrain : environ 7.600. A terme, la Minusca devrait déployer 12.000 sur place. On peut donc espérer que l’ONU prenne rapidement des mesures pour aider le contingent congolais, même si ce sont les Etats qui équipent leurs propres soldats. Mais attention : la RD Congo est également dans le collimateur des Nations-unies en Centrafrique. L’ONU pourrait être tentée de « faire le ménage » dans les troupes africaines. Selon le journal Le Monde, « 17 policiers de la RDC impliqués dans de graves violations des droits de l’homme ont été sortis in extremis du dispositif ». En attendant, les soldats congolais doivent être déployés le 8 octobre prochain en dehors de la capitale, à Bambari, plus à l’Est. Mais pour notre officier congolais contacté à Bangui, « sans moyen, il sera difficile de faire face aux événements ». « Pour la première participation de la République démocratique du Congo à une mission de l’ONU, ce serait dommage de ne pas être à la hauteur » conclut l’officier congolais.



Christophe Rigaud

Lu pour vous : La «galère» des FARDC en Centrafrique continue
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:29

 

 

 

GLV - Monsieur le Président, vous venez de réaliser une grande interview sur la problématique de la sécurisation et la paix en Centrafrique qui a suscité beaucoup de réactions des Centrafricains et surtout de la Jeunesse au niveau du pays et de la diaspora. Simultanément vous lancez un appel à la mobilisation générale. Qu’attendez-vous de cet appel à la mobilisation et particulièrement de la Jeunesse qui constitue 70% de la population centrafricaine ?

 

F.Z : – La parenthèse historique de la Transition politique, qui a débuté après le départ forcé de Michel Djotodjia Am Nondroko, s’est illustrée par un cafouillage monstre, un cocktail d’immobilisme et d’irréalisme sans précédent des Autorités légales de cette Transition à trouver une réponse à la situation que traverse la République. L’objectif de l’appel à la mobilisation est double d'une part, inviter les Centrafricaines et les Centrafricains à une prise de conscience de cette situation chaotique, dramatique et inédite et d'autre part, demander au peuple de prendre en main son destin et surtout à la Jeunesse de ne pas attendre que cela vienne d’une seule personne c’est à elle et à elle seule d'imposer le renouveau, de renverser la situation. Au jour d’aujourd’hui personne et personne d’autre que la jeunesse ne pourra changer la donne. Cette longue marche vers le changement, le vrai changement est en route.

 

GLV – Est-ce que votre message a impacté sur la famille politique centrafricaine dont l’UDECA fait partie depuis que votre formation politique a vu le jour ?

 

F.Z – Notre préoccupation est la situation actuelle de la République Centrafricaine que je crois doit aussi préoccuper tous les Partis Politiques qui souhaitent un véritable changement dans notre République. L’UDECA ne cherche pas à séduire, ni à plaire. L’UDECA cherche à mobiliser tous les Centrafricaines et les Centrafricains de toute opinion, de toutes confessions religieuses autour de la question SAUVER LA REPUBLIQUE. Ceux qui estiment que notre démarche est la bonne peuvent nous rejoindre pour SAUVER LA REPUBLIQUE : ce bien précieux que nous ont légué nos ancêtres et les pères de l’indépendance.

 

LGV – Votre message de mobilisation à la population centrafricaine meurtrie coïncide avec la prise de fonction officielle de la MINUSCA en Centrafrique. Est-ce qu’on peut dire que c’est une opération coup de poker ?

 

F.Z – Je vous en prie, ne minimisons surtout pas ce qui se passe en République Centrafricaine en parlant de coup de poker. Ne sous-estimons pas non plus ce désordre qui est voulu, qui est structuré, qui est devenu un système politique que tous les gouvernements qui se sont succédé depuis un quart de siècle dans ce pays ont cherché à le maintenir et à l’entretenir à tous les prix, pour employer ce terme de coup de Poker. Nous sommes meurtris face à l’incapacité de tout le monde je dis bien de tout le monde (Partis Politique, et Autorités de Transition) dont le silence en dit long face aux Centrafricaines et aux Centrafricains qui ne cessent de souffrir, de pleurer, de compter leurs morts dans un contexte ou l’État n’existe plus, ou l’Administration ne fonctionne plus sur toute l’étendue du territoire et que même les Autorités actuelles de Transition ont démissionné de leur mission ou alors elles l’ignorent royalement pour ne rien faire. L’UDECA veut seulement briser ce silence et en appelle aux Centrafricaines et aux Centrafricains à prendre conscience de leur avenir et leur destin, l’avenir de la République dépend désormais du peuple, rien que du peuple centrafricain.

 

GLV – Monsieur le Président, nous sommes à presque 60 partis politiques en Centrafrique pour 4 millions d’électeurs seulement. Et l’expérience a prouvé que bon nombre de ces partis politiques centrafricains qui n’ont pas de siège et qui ne se limitent qu’à leur famille respective sont à perpétuelle recherche des postes au sein du gouvernement. Est-ce que l’UDECA a été créé pour chercher des postes ou pour la conquête du pouvoir ?

 

F.Z – Oui vous avez peut-être raison l’expérience à prouver que nos Partis Politiques n’ont jamais fonctionné comme de véritables Partis Politiques d’opposition (sources d’idées novatrices, forces de propositions alternatives, terreaux de prospectives orientées vers la construction nationale), ils n’ont jamais pensé à la République, ils n’ont jamais pensé à l’intérêt général. On peut le constater au jour d’aujourd’hui où le pays connaît les pires périodes de son histoire, personne ne lève le petit doigt pour dénoncer les viols, les tueries, les massacres inter-communautaires à grande échelle et d’autres exactions dont les images traduisent le degré d’animalité dans lequel est tombé la République et la souffrance du peuple centrafricain. Face à cette situation, il devrait y avoir un sursaut patriotique, national je veux dire. Rien de cela, tous, ne pensent qu’aux élections bien que l’administration n’existe plus sur toute l’étendue du territoire, les archives des états civils ont été complètement détruites par la Séléka et les Anti-Balaka, bien que tout est en lambeaux, tous s’arque-boutent sur leurs propres intérêts, ceux des Centrafricains ils s’en servent comme tabouret. L’UDECA ne s’inscrit pas dans cette logique profité-situationniste.  L’UDECA veut mobiliser la Nation tout entière à prendre son destin en main. Nous voulons inverser tout simplement l’ordre des choses. La conquête du pouvoir doit désormais se faire avec les Centrafricaines et les Centrafricains. C’est au peuple centrafricain que nous nous adressons : le peuple centrafricain doit reprendre son pouvoir.

 

GLV – Le peuple centrafricain a trop souffert de la haute trahison et de la médiocrité notoire de l’ancienne classe politique. Si vous êtes candidat à la future présidentielle et que vous avez la chance d’aller au deuxième tour. Êtes-vous prêt pour l’alliance avec les jeunes partis politiques qui poussent à quelques mois des élections comme des champignons ?

 

F.Z -  Je vous en prie, ne parlons pas des élections dans ce pays meurtri. Dans ce pays ou la Séléka et les Anti-Balaka ont tout détruit, détruit ce qui pourrait être un embryon de l’État. L’UDECA se demande comment organiser des élections libres dans un tel contexte ou l’Administration ne fonctionne plus ou les services des états civils n’existent plus, par ce que détruits par la Séléka et les Anti-Balaka. Vous devriez vous en rendre compte avant de poser la question des élections, bref. L’objectif de l’UDECA est de remettre en marche les rouages du fonctionnement de l’État sur toute l’étendue du territoire, faire renaître la République avant de penser aux élections. L’UDECA ne cherche pas le pouvoir pour le pouvoir. L’UDECA cherche à instaurer un nouveau paysage socio-politique en Centrafrique, une politique de proximité, une politique proche des Centrafricaines et des Centrafricains, une politique qui désormais partira des villages. L’UDECA souhaite créer avec les Centrafricaines et Centrafricains  un espace démocratique moderne par la mise en place des collectivités locales pour la défense des libertés individuelles et la réconciliation du peuple centrafricain avec le politique.

 

GLV – Monsieur le Président, si on fait une comparaison des actions menées par l’ONU à Kosovo quand elle avait déployé 50 000 hommes alors que plus petit en superficie que la RCA qui fait 623 000 km². L’effectif des éléments de l’ONU avoisine seulement 12 000 hommes en Centrafrique. Qu’en dites-vous ? N’y a-t-il pas injustice ?

 

F.Z – Non, il n'y a pas injustice. C'est une question de lecture des différentes résolutions des Nations Unis. Le Kosovo a bénéficié du droit d’ingérence. La communauté internationale ne souhaitant pas la répétition de l’histoire je veux dire le déclenchement de la première guerre mondiale survenue après l’attentat de Sarajevo bien que les causes de cette guerre étaient plus profondes liées plutôt à une crise économique, elle a opté pour le droit d’ingérence pour stopper cette crise, ce qui a nécessité de gros moyens pour le Kosovo. En République Centrafricaine, les forces onusiennes viennent en appui pour accompagner les Autorités légales de la Transition à créer les conditions d’une normalisation. A partir de là, c'est aux Autorités de Transition de prouver qu’elles sont capables de faire le maximum pour faciliter la tâche aux forces onusiennes, et non pas le contraire. Cette situation est à mon avis, une chance extraordinaire que les Autorités de cette Transition doivent saisir pour prouver leur bonne volonté d’aller vers la PAIX.

 

 GLV – Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont dotés de brouettes, pelles et autres outils des travaux de génie civil à la place des armes qu’il leur faut pour la reconstruction de notre armée ? Ce n’est pas de l’humiliation ? Comment voyez-vous cette nouvelle formule ?

 

F.Z – C’est une très bonne initiative pour encourager la paix et montrer à ceux qui ont des armes que la bonne solution c’est de reconstruire le pays avec ce que nous avons comme moyen. La Séléka et les Anti-Balaka devraient en faire autant pour reconstruire ce qu’ils ont détruit comme les centres administratifs, écoles, dispensaires, hôpitaux, etc., et là aussi, faire montre de leur bonne volonté d’aller vers la Paix. Nous n’avons pas besoin des armes, ce que la République a besoin c’est la Paix. C’est davantage de moyens pour la reconstruction nationale.

 

GLV – C’est étonnant pour un pays comme le nôtre voisin au République Démocratique du Congo (RDC), la Présidente n’a pas fait allusion à la fièvre hémorragique Ebola qui continue de décimer les populations en Afrique de l’Ouest et au Congo démocratique. Catherine Samba-Panza a ignoré cette préoccupation de l’heure qui est mondiale. Elle n’est pas à jour avec l’actualité ou bien la République Centrafrique a déjà trouvé sa propre solution à elle pour la lutte contre Ebola ?

 

F.Z - Je vous le dis le plus simplement possible : Mme Catherine Samba-Panza n’aime pas la République. Elle n’aime pas les Centrafricaines et les Centrafricains qui souffrent, qui pleurent, qui n’arrêtent pas de compter leurs morts. Une mère qui n’aime pas ses propres enfants les jette dans une fosse septique. EBOLA va lui faciliter le travail, voilà pourquoi elle ne s’en préoccupera jamais.

 

GLV – la Présidente de la Transition a aussi ignoré le rôle qu’ont joué les hautes personnalités des confessions religieuses, tels que le Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’Imam Oumar Kobine Layama et le Pasteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, pour ne pas dire qu’elle a trop personnalisé son séjour onusien en l’écoutant prononcer son discours ?

 

F.Z – Elle a évoqué les efforts des confessions religieuses, mais pas avec assez de force, mais plutôt avec mépris, c’est comme si elle était obligée de le faire c’est ce qu’on peut dire. Il suffit de lire toutes les interventions faites par Mme Catherine Samba-Panza et de se rendre compte, à quel point elle n’aime pas la République, à quel point elle méprise ce pays qui lui a tout donné, à quel point elle tourne le dos au peuple Centrafricain.

 

GLV – En votre qualité de Président d’un parti politique, êtes-vous satisfait des textes du nouveau Code électoral adopté à Bangui, le 13 novembre 2013 ?

 

F.Z – La question n’est pas d’être satisfait ou non. Si c’était le cas, la République Centrafricaine ne serait pas dans cette situation. Il faut tout revoir dans ce pays. Je dis bien tout refaire. Il nous faudra repenser une autre manière de notre vivre ensemble avec les Centrafricaines et les Centrafricains. La question  du code électoral ne constitue nullement la priorité des priorités. Elle se fera que lorsque la situation en Centrafrique redeviendra normale. L'urgence reste l'objectif fondamental de l'UDECA à savoir la réussite de la Transition avec comme corollaire la restauration de l’État sur l'ensemble du territoire national.

 

GLV – Monsieur le Président, je vous remercie !

F.Z – L’UDECA vous remercie.

 

Fait à Douala (Cameroun) le 05 octobre 2014

 

Propos recueilli par Pierre INZA, Directeur de publication du Journal Globe le Visionnaire.

 

Seconde Grande Interview de Faustin ZAMETO MANDOKO, Président de l’UDECA
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 13:28

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo)- 2014-10-05 12:19:54 - Le nouveau représentant de l’Union Africaine(U.A) pour la paix en Centrafrique et en Afrique Centrale, Jean Marie Michel Mokoko, s’est dit préoccupé par l’application de l’accord de cessation des hostilités signé récemment par les protagonistes de la crise sécuritaire dans ce pays depuis mars 2013.


Le général Jean Marie Michel Mokoko, ex-commandant de la MISCA (Mission internationale Africaine de sécurité en Centrafrique), était venu à Brazzaville pour échanger avec le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso, sur les avancées sécuritaires en RCA.


«Le 15 septembre on a passé le témoin à l'opération des Nations Unies. La situation était devenue suffisamment calme et la vie a repris son cours normal. Notre dispositif était un peu différent de celui des Nations Unies parce que nous n'avions pas les moyens qu'elles ont. Mais nous avions comblé ce déficit par une stratégie qui nous permettait, dans Bangui par exemple, de faire que les arrondissements soient pris en charge par les unités que nous avions mis en place», a expliqué le général Mokoko, cité par la Présidence congolaise.


Selon lui, ce qui est important dans la situation actuelle en RCA, c'est la suite de ce qui s'est passé à Brazzaville, c'est-à-dire l'application de l'accord de cessation des hostilités, signé entre les différents protagonistes de la crise.


 

http://www.apanews.net/article_read-806202-l---ua-precupepar-l---application-de-l--accord-de-cessation-des-hostiliteen-centrafrique.html#sthash.bR8yxFMJ.dpuf

L'U.A préoccupée par l'application de l'accord de cessation des hostilités en Centrafrique
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 11:41

 

 

 

 

 

Par Sandra Martin-White (LNC) - 5 Octobre 2014


Le Droit des Finances Publiques, en Centrafrique comme pratiquement dans la majorité des pays sur cette planète, distingue très clairement, qui manie les deniers publics de qui les perçoit. 

 

Le principe de séparation entre l'ordonnateur et le comptable est un principe fondamental en Finances publiques.

 

L'agent public, ou autorité publique ordonne les dépense au Trésor, mais ne peut en aucune façon être celui ou celle qui manie les fonds. 


Ce règlement est le fondement même de la comptabilité publique. 


GARANTIE 

Les deniers et les biens publics appartiennent à la collectivité et non à un ou des individus pour des usages privés à discrétion.

 Des lors les entrées et les sorties de fonds publics doivent obligatoirement à chaque parcours du criterium de ces fonds, d'être validées par des procès verbaux édictés ou/et rédigés par un haut fonctionnaire du ministère des finances, ou tout au moins, par un fonctionnaire issu d'un organisme public (État ou collectivité territoriale ou établissement public), ce qui permet une vérification des dépenses avant qu'elles ne soient réalisées. 


DERIVES 

Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, un comptable public, un dépositaire public ou l'un de ses subordonnés, de ne pas déclarer au Trésor tout ou partie d'une rentrée de fonds (fiscale, prêts, Dons etc), ou de ne pas fournir de pièces comptables justificatives ou titres en tenant lieu, CELA SE DENOMME DETOURNEMENT DE FONDS PUBLICS, avec corollaires ABUS SOCIAUX si usage ultérieur constaté. 


LE CAS SAMBA-PANZA AU REGARD DU DROIT DES FINANCES 


Madame Samba-Panza ne semble nullement avoir pris la mesure de la gravité des choses avec ses discours à l’emporte pièce, et certainement pas par ignorance comme son prédécesseur François Bozizé, complètement ignorant des principes élémentaires des Droits. Elle n'a pas cette excuse, elle qui fut longtemps dans les Assurances, donc étant potentiellement juriste et habituée de l'importance de textes légaux, surtout lorsque cela concerne le sacro-saint domaine des biens publics. 

Elle aimerait que sa simple parole fasse foi, telle celle d'une prêcheuse, et office de validation juridique.

 

 Et oser déclarer : "j'ai pour principe de laisser les choses mourir de leur propre poison", c'est non seulement de l'enfumage, mais une imprudence égotique, en tentant par le fait de se placer au-dessus des lois, drapée dans sa dignité. 


De tels propos pourraient faire boomerang et lui revenir au coin de la figure. 


"Nous avons réglé le problème" déclarait-elle, invitant même les Institutions internationales à venir faire des audits. 

 

Mais si cela se fait, elle va droit au-devant de grandes surprises et d'une certaine agitation.
Car qui dit Audi, dit évaluation d'une situation avec des éléments concrets. 

Car suivons le Droit dans ce cas du Don Angolais. 

 

Réception de 10 millions de $, en liquide en deux fois. 

 

Il y'avait obligation dès Luanda, d'établir un procès-verbal de réception des fonds, à transmettre dans les plus brefs délais au ministère des finances, afin de marquer le caractère propriété de l'Etat de cet argent. 

 

Cela ne fut pas fait. Première infraction à la loi. 


Mr Mahamat Kamoun ni comme Mlle Christelle Sappot, étant des politiques et non des fonctionnaires du ministère des finances, n'ont ni autorité, ni pouvoir légal pour non seulement détenir des fonds publics, mais de surcroît les utiliser. 


Deuxième infraction à la loi. 


LE PLUS GRAVE ET CAS HAUTEMENT DELICTUEL 


Soustraire 2.5 millions de $ du regard du Ministère des Finances, quelque soient les explications et autres justifications fumeuses à propos, cela reste DU DETOURNEMENT DE FONDS DE L'ETAT. 


A supposer que l'on joue aux naifs, en accordant un semblant de crédit au 'papier' de Joseph Mabingui, le directeur de cabinet de Catherine Samba-Panza, au pire, cela justifierait des DEPENSES, mais par quelles RECETTES de l'Etat ont-elles été financées, étant donné que le TRESOR Centrafricain en ignore l'existence ? 


Ainsi, bascule-t-on dans l'ABUS DE BIENS SOCIAUX. 

 

Le principe de la trésorerie en Comptabilité, qu'elle soit privée (d'entreprise) ou publique (celle de l'Etat), obéit toujours au principe de l'équilibre entre les RECETTES et les DEPENSES. 


C'est ce que réclamerait n'importe quel Audit financier. 

Dès lors, le document de Mr Joseph Mabingui est un FAUX GROSSIER, n'étant pas attaché des nécessaires pièces comptables justifiant les dits dépenses, aux fins de contrôle. 

Aucune loi de finance centrafricaine n'a autorisé l'instauration de "fonds occultes". C'eut pu être une excuse. 

La Loi étant têtue, et ne se fondant que sur des faits et des documents, et non sur des professions de foi, la présidente intérimaire de la Centrafrique s'est bien mise dans l'ILLEGALITE. 


Et ses mouvements de menton n'y changeront rien. 


Ses manipulations de l'argent public qu'elle reconnaît, ne sont inscrites nulle part dans les cahiers des comptes publics de la Centrafrique. 

A partir de là, les fausses justifications sur l'utilisation de cet argent pour ceci ou cela, n'ont aucune valeur ni aucune espèce d'importance. 


Ce qui compte en Droit des Finances, c'est le point de départ : l'enregistrement de cette rentrée de fonds en RECETTES dans les livres de la comptabilité publique. 


Ce ne fut DELIBEREMENT pas fait.

 
La logorrhée présidentielle ne démontre rien, il faut des PREUVES. 

In fine, un pays, même au plus haut niveau de sa direction, sans foi ni loi, avec une Présidente fictive d'un Etat fictif, circonscrit à 3km² dans Bangui ! 


© Octobre 2014 LA NOUVELLE CENTRAFRIQUE

Centrafrique : Lu pour vous : Don angolais, le point de Droit qui vitrifie Samba-Panza
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:53

 

 

 

 

Par RFI  05-10-2014 à 08:17

 

 

L'ancien président centrafricain Michel Djotodia a donné une interview au quotidien régional français l'Est Républicain. Paru ce samedi 4 octobre, l'entretien est titré « J'ai le droit de revenir au pouvoir ». Michel Djotodia s'est exprimé par téléphone depuis le Bénin où il vit en exil depuis neuf mois, pour la première fois depuis son départ de Centrafrique.

 

Dans cet entretien, il semble clair que Michel Djotodia cherche à s'adresser à des interlocuteurs français plutôt qu'à ses compatriotes. Sébastien Michaux, journaliste à l'Est Républicain, a obtenu cette interview après des mois de demandes et via un intermédiaire parisien.

 

Michel Djotodia insiste pour réitérer qu'il juge légitime son éventuel retour en politique en Centrafrique, après sa réélection en juillet dernier à la tête du mouvement Seleka, terme qu'il récuse d'ailleurs désormais. « Il ne faut plus parler de Seleka, affirme-t-il, dans la mesure où cette alliance composée de plusieurs tendances politico-militaires n'est plus (...). On parle désormais de Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique ».

 

Abandonné par la France

 

Il affirme surtout avoir été chassé du pouvoir « injustement » et demande même « réparation » car il a été « le seul à respecter tous les engagements politiques lors de la transition ». Il estime avoir été abandonné par la France notamment. Or, il pense qu'après son départ, seul « le chaos s'est installé ».

 

S'il juge la date de février 2015 « techniquement impossible » pour les prochaines élections centrafricaines, il annonce que son « retour se fera » et ce « par des moyens pacifiques, au moment opportun, en accord avec la communauté internationale ».


Son but, écrit-il, reste de « favoriser la paix » et de « rassembler le peuple centrafricain ».

Michel Djotodia et la RCA: «J'ai le droit de revenir au pouvoir»
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:47

 

 

 

 

 

Par RFI 05-10-2014 à 05:35

 

 

En Centrafrique, les musulmans ont célébré la Tabaski, également appelée Aïd el-Kebir, dans un contexte rassurant de réconciliation. Malgré les difficultés persistantes pour les déplacés du quartier du PK5, autour de la mosquée centrale de Bangui, les quelque 8 000 musulmans y résidant ont pu se rendre dans leur lieu de culte et partager un repas en famille. Ils ont également reçu la visite surprise de la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Le premier Ministre s'est quant à lui rendu dans le 7e arrondissement aux côtés de l'imam Kobine Layama, ainsi que de membres des anti-balaka. L'heure était aux messages de paix et de réconciliation.

 

Au PK5, cette journée de Tabaski a été marquée dans une ambiance de fête autour de la mosquée centrale. Une atmosphère rare dans ce quartier musulman de la capitale.

 

Pour l'occasion, la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza, est venue saluer ses concitoyens musulmans. Ce geste a été apprécié comme le confirme Mahmoud Issène, le représentant de la jeunesse musulmane du PK5 : « C’est la première fois qu’elle nous a assistés dans une fête très importante. Les musulmans sont très contents, affirme-t-il. Elle est la maman de tous et elle doit aimer tous ses enfants ensemble comme elle l’a fait aujourd’hui. On a prié ce matin et après on est revenu. Certains qui ont des béliers, ils ont égorgé leur bétail et on a partagé le repas ensemble. Et on a même invité certains chrétiens avec nous. »

 

De son côté, le premier Ministre Mahamat Kamoun s'est rendu dans le 7e arrondissement de Bangui, entouré de la ministre de la Réconciliation, de l'imam Oumar Kobine Layama, et de représentants des communautés chrétiennes, tous invités pour l'occasion, dont des membres des groupes anti-balaka.

 

Pour Adrien Poussou, conseiller du Premier ministre, une telle rencontre est aujourd'hui possible parce que la réconciliation est effectivement en marche en Centrafrique : « Nos compatriotes ont compris que la religion n’a rien à voir avec la politique. Nos frères musulmans peuvent vivre avec nous parce qu’ils sont centrafricains. »

 

L'imam a demandé l'aide du gouvernement pour la reconstruction de la mosquée du 7e arrondissement. De leur côté, les anti-balaka ont assuré de leur détermination à consolider le vivre ensemble.

La Centrafrique fête l’Aïd dans un contexte de réconciliation
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:40

 

 

 

« SAUVONS  LE CENTRAFRIQUE »

 

LONDO-PATRIE-PGD-UDPP

 

 

DECLARATION RELATIVE AU SCANDALE « DON ANGOLAIS »

 

C’est avec stupéfaction que le peuple Centrafricain a suivi les révélations gravissimes de l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, sur la gestion peu orthodoxe du don Angolais.

 

Au moment où des centaines de milliers de nos compatriotes sont en proie aux affres de la misère,  où ils dorment à la belle étoile, exposés à la pluie, au paludisme et aux morsures des serpents, ces révélations viennent jeter une lumière crue sur les motivations des autorités de transition, qui sont à des années-lumière des intérêts du peuple Centrafricain.

 

Les tentatives désespérées du Directeur de Cabinet de la Cheffe de l’Etat de Transition, devenu, le temps d’un don, et contre le bon sens le plus élémentaire, ordonnateur des dépenses de l’Etat en lieu et place du Ministre des Finances, et comptable public, ne font que renforcer le soupçon. 

 

En effet, un récapitulatif dans un tableau Excel, même pour une épicerie, ne saurait tenir lieu de justificatifs, quand, dans le même temps, les autorités citées dans cette affaire ont soigneusement évité les circuits autorisés et le trésor public. 

 

Ces révélations venant s’ajouter  à des actes attentatoires à l’esprit et à la lettre de la Charte de  Transition, notamment la nomination d’un Premier Ministre sans le consensus requis, constituent la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Face à cette gestion solitaire et clanique d’un pouvoir dont la préoccupation aurait dû être la recherche permanente de l’adhésion populaire à partir du constat de déficit de légitimité du fait du mode d’élection exceptionnel ;

 

Face aux graves soupçons de prévarication qui pèsent sur certaines autorités de transition ;

 

Face à l’arrogance érigée en mode de gouvernement et tenant lieu de substitut à la compétence et à la bonne gouvernance ;

 

La plateforme politique « Sauvons le Centrafrique » exige :

 

·         L’ouverture sans délai d’une information judiciaire, concomitamment avec la constitution d’une commission parlementaire, qui permettraient de dévoiler l’identité des bénéficiaires des détournements présumés. Le fallacieux prétexte de « fonds politiques » ne saurait tenir lieu de paravent, dans la mesure où l’argent n’a jamais atteint le Trésor public pour être ordonnancé dans les règles de l’art.

 

·         La Convocation d’une concertation entre toutes les forces vives de la nation sur l’avenir de la transition, notamment par rapport au report annoncé des élections générales. Cette concertation pourrait se tenir en une journée.

 

D’ores et déjà, la plateforme politique « Sauvons le Centrafrique » estime qu’il vaut mieux organiser des élections au plutôt que de rester dans un quasi-régime à la légitimité se fracassant chaque jour sur les récifs des « affaires ». 

 

En tout état de cause, il n’y a pas à ce jour un seul périmètre du territoire nation qui soit inaccessible, ce qui justifierait le report sine die des élections générales.

 

Fait à Bangui le 4 Octobre 2014

 

 

LE COORDONNATEUR

 

 

MAITRE HENRI POUZÈRE

DECLARATION DE "SAUVONS LE CENTRAFRIQUE" RELATIVE AU SCANDALE « DON ANGOLAIS »
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