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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 12:03

 

 


 

Bangui, 07 février 2015 (RJDH) - Le président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendouga a déclaré ce matin au centre Mgr Cucherousset, qu’il sera candidat à l’élection présidentielle et législative de 2015. Ce dernier a noté que c’est dans la circonscription de Bimbo 4 qui se présentera aux législatives.

 

Joseph Bendouga a fondé sa candidature sur son expérience politique et le projet qu’il dit porter pour la République Centrafricain. «Je suis le premier et seul homme politique à créer un parti politique d’opposition au moment du parti unique. A l’époque tout le monde était dans le RDC du feu André Kolingba et moi, j’ai décidé de braver l’interdit au nom du peuple centrafricain. Aussi je porte un projet basé sur quinze points dont la sécurité, la relance économique à  travers l’agriculture et l’élevage, la reconstruction d’un vrai Etat de droit où la justice jouera son rôle » a justifié le président du MDREC.   

 

Joseph Bendouga pense qu’il est temps pour lui d’apporter sa contribution à la refondation de la RCA. « C’est pour créer un vrai Etat que je me suis positionné afin de permettre à la population centrafricaine de connaitre un avenir meilleur ».

 

Le président du MDREC a promis faire un seul mandat s’il était élu. « Je vais aller au pouvoir pour un seul mandat qui sera consacré à pousser les Centrafricains à la lumière, à la prise de conscience effective afin de barrer la route à tous les aventuriers tant de l’intérieur que de l’extérieur ».

 

Joseph Bendouga note qu’il n’est bloqué par aucune disposition légale « je me présente sans aucun blocage légal. Je ne suis pas lié par la charte constitutionnelle parce que depuis le 23 janvier 2014, je ne suis plus concerné par la transition et donc libre de poser ma candidature, c’est ce que je viens de faire »  a-t-il souligné.

 

Président du MDREC  Joseph Bendouga a été ministre dans le gouvernement dirigé par Tiangaye. Il pourrait être concerné par l’article 106 de la charte si tous les gestionnaires de la transition devraient être frappés. Notons que l’article 123 de la nouvelle constitution en discussion interdit aux ministres, premiers ministres et aux chefs de l’Etat de toutes les transition depuis après les accords de Libreville de se présenter aux élections législatives et présidentielles./

 

Sylvestre Sokambi

RCA élections : Joseph Bendouga déclare sa double candidature aux élections de 2015
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 10:16

 

 

 

Beaucoup a été déjà dit sur l’accord mort-né signé le 22 janvier dernier à Nairobi qui a résulté de discussions en catimini entre François Bozizé, Michel Djotodia et leurs clans respectifs d’anti-balakas et de séléka. Le document est rejeté par presque tout le monde aussi bien par le gouvernement de transition, toute la classe politique et les forces vives en Centrafrique et à l’international par la CEEAC, l’UA et la France.  le médiateur congolais, le président SASSOU NGUESSO qui avait pourtant mis un avion à la disposition de ces conspirateurs pour les convoyer à Nairobi, a dû faire un rétropédalage lorsqu'il s'est aperçu que l'affaire était mal engagée et que les discussions de Nairobi avaient fait pschitt ! Comme par hasard, le premier signataire de l’accord n’est autre que NOURALDINE ADAM, celui-là même qui est sous sanction du Conseil de sécurité des Nations Unies qui lui interdit de voyager et qui curieusement a pu tranquillement quitter Birao pour se rendre à Nairobi via Brazzaville. On note aussi que ni BOZIZE ni DJOTODIA, n'ont apposé eux-mêmes leurs signatures au bas du fameux accord laissant agir leur place des seconds couteaux. On a ainsi une preuve supplémentaire que c'est bien BOZIZE qui manipule les anti-balakas.

 

En revanche, parmi les signataires dudit accord, figure un anti-balaka notoire, un certain Maxime MOKOM, celui-là même qui, selon certaines informations concordantes relayées notamment par le ministre de la sécurité publique du gouvernement centrafricain Nicaise Samedi KARNOU, aurait commandité par téléphone depuis Nairobi, les récents enlèvements et prises d’otage, tant de la française Claudia PRIEST et du Frère Gustave REYHOSSE ainsi que du chef rebelle et non moins ministre des sports, Armel NINGATOLOUM SAYO. Dans un pays normal, ce Maxime MOKOM ne peut pas regagner Bangui sans être inquiété par la police et les services de sécurité mais comme on est en Centrafrique, on ne sera pas surpris d’apprendre que ce monsieur soit tranquillement et triomphalement revenu de Nairobi comme un héros pour regagner impunément son sanctuaire de Boy-Rabe. Il en est de même pour tous les autres signataires centrafricains dudit accord qui est incontestablement une preuve manifeste de déstabilisation.  

 

CAP

Qui sont les signataires de l'accord mort-né et rejeté de Nairobi ?
Qui sont les signataires de l'accord mort-né et rejeté de Nairobi ?
Qui sont les signataires de l'accord mort-né et rejeté de Nairobi ?
Qui sont les signataires de l'accord mort-né et rejeté de Nairobi ?
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 09:23

 

 

 

COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL 

 

Cela fait deux semaines que le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Armel NINGATOULOUM SAYO est entre les mains de ses ravisseurs. Les mêmes qui avaient enlevé et séquestré pendant plusieurs jours l’humanitaire française Claudia Priest et son collègue centrafricain, le Frère Gustave Reyhossé. 

 

L’enlèvement du Ministre, qui est l’expression du terrorisme primaire et qui est supposé avoir été perpétré en représailles des procédures judiciaires légalement en cours visant des personnes reconnues comme de criminels et citées dans de nombreux rapports des institutions internationales ne saurait entamer la ferme détermination du Gouvernement de lutter sans relâche contre l’impunité. 

 

Il révèle par contre la farouche volonté des ennemis de la paix et du processus de réconciliation nationale de saper tous les efforts des autorités de la Transition.  

 

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard  si ces manoeuvres de déstabilisation ont redoublé d’intensité au lendemain du lancement des consultations populaires à la base, étape indispensable avant la tenue du Forum de Bangui devant jeter les bases d’une véritable réconciliation nationale.  

 

C’est pourquoi, le Gouvernement prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur les risques graves que ces fauteurs de troubles font peser à nouveau sur la cohésion nationale et la paix sociale. 

 

C’est l’occasion pour le Gouvernement de condamner, une fois encore,  avec la dernière rigueur ces actes de barbarie qui n’honorent ni leurs auteurs et encore moins la République Centrafricaine, naguère havre de paix, appelée « Suisse africaine ». 

 

Aussi, le Gouvernement en appelle-t-il au sens de responsabilité de ceux qui sont désignés comme les coordonateurs des Anti-balaka afin de faire entendre raison aux ravisseurs et de les dissuader à ne pas persister dans cette logique suicidaire qui ne peut qu’aggraver leur situation. 

 

L’ensemble des citoyens ont le devoir de redoubler de vigilance pour empêcher la remise en cause des acquis communs des années de lutte multiforme de millions de Centrafricains. 

 

Fait à Bangui, le 07 Février 2015

 

Pour le Gouvernement 

 

Le Conseiller Spécial du Premier Ministre 

Chargé de la Communication de Relations publiques et des Nouvelles Technologies 

 

Georges Adrien POUSSOU 

 

RCA - L'affaire du ministre toujours en otage : second communiqué du gouvernement
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 11:21

 

 


Paris AFP / 07 février 2015 09h35- Après le fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang mis en examen, c'est la famille du président congolais Denis Sassou Nguesso qui est maintenant ciblée par la justice française dans sa complexe enquête dite des biens mal acquis.


Tout comme le Gabonais Omar Bongo, décédé depuis, et les Obiang, le président du Congo et sa famille sont visés depuis 2009 par une enquête sur leur patrimoine français. Elle a été déclenchée par une plainte de l'association Transparency International qui le soupçonnait d'avoir détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente pétrolière du pays d'Afrique centrale.


Les juges financiers parisiens Roger Le Loire et René Grouman ne semblent guère avoir été impressionnés par M. Sassou Nguesso qui, en visite à Paris en avril 2013, leur avait dénié le droit d'investigation sur le patrimoine de sa famille en invoquant une entorse au principe de non-ingérence.


Selon des sources proches de l'enquête, une quinzaine de véhicules de luxe ont été saisis la semaine dernière chez des membres de sa famille dans la riche banlieue parisienne de Neuilly-sur-Seine.


Les enquêteurs avaient déjà perquisitionné le 3 octobre 2014 dans la même ville un triplex de 300 m2. Ils sont convaincus que les réels propriétaires, dissimulés derrière des sociétés civiles immobilières (SCI), sont un couple de la famille, précisent les mêmes sources.


La pêche a été spectaculaire, selon un inventaire dressé à l'AFP par une source proche du dossier: bijoux, montres parfois serties de pierres précieuses, vêtements de marque pour certains encore munis de leur étiquette avec des prix s'élevant à plusieurs milliers d'euros. Mais aussi des factures d'achats de vêtements pour plus de 1,3 million d'euros entre février 2010 et janvier 2011.


Quand ils ont demandé à une occupante de l'appartement d'ouvrir une valise cadenassée, les enquêteurs y ont trouvé pour plus de 250.000 euros et près de 150.000 dollars en liasses de grosses coupures, rapporte-t-elle.


Entendue début novembre, l'agent immobilier qui a conclu la transaction s'est souvenu d'une vente longue et compliquée car le couple a demandé des modifications avec des requêtes parfois démesurées comme une piscine sur la terrasse ou des dressings de 15m2.


- 'Le Congo, pays souverain' –


Les travaux dans ce triplex acquis pour environ 2,3 millions d'euros en 2009 ont été évalués par les enquêteurs à environ 1,5 million, somme notamment réglée à un architecte d'intérieur par une société offshore de droit mauricien, Cipci International. Les enquêteurs pensent que le compte de cette dernière est essentiellement alimenté par le Trésor public congolais, poursuit une source proche de l'enquête.

Ces mouvements financiers intéressent les enquêteurs: dans le triplex de Neuilly, ils ont aussi saisi des ordres de transfert de fonds du Trésor de Brazzaville vers diverses sociétés, pour un montant de plus de 20 millions d'euros, entre juin 2010 et juillet 2012.


L'échevau de sociétés est complexe, mais les enquêteurs s'appuient notamment sur des signalements de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère français des Finances. Ils s'intéressent par exemple à des virements d'un armateur congolais au bénéfice de sociétés d'aviation privée, d'un parc de loisir, de restaurants ou de traiteurs chics parisiens, rapporte une source proche du dossier.


En juillet, Tracfin s'étonnait des 18 millions réglés entre 2012 et 2014 à des architectes d'intérieur par des entités publiques congolaises, susceptibles de relever du recel de détournement de fonds publics, selon la cellule.


Tracfin a recommandé à la justice de s'intéresser aussi à divers achats immobiliers à Paris réalisés par des ressortissants congolais, notamment un avocat international proche du président Sassou Nguesso et qui gère deux SCI, rapporte la source.

Mais pour l'avocat parisien de la République du Congo, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, l'institution judiciaire française persiste à se mêler de ce qui ne la regarde pas.


Il s'agit des finances du Congo, pays souverain, pas des finances de la France. Toute enquête de ce type est illégale au regard du droit international, dénonce-t-il.


(©)

Après Obiang, la famille de Sassou Nguesso dans le viseur des juges français
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 00:37

 

 

 

CONVERSATIONS CENTRAFRICAINES DE LA DIASPORA -AFRIQUE:

SEMINAIRE DE FORMATION, DIALOGUE- RECONCILIATION- PAIX

 

 

 

PRE-FORUM POUR LA PAIX DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE-AFRIQUE

 

Lomé, le samedi 07 février 2015

 

9H30-17H30

                                         

 

Après les Conversations Centrafricaines de la Diaspora organisées les 19 et 20 septembre à Lille, l'IIGC, en lien avec le comité ad hoc, diaspora pour la paix en RCA (dynamique de  Centrafricaines et de Centrafricains de la diaspora qui ont décidé d'oeuver collectivement en collégialité pour contribuer au retour de la paix en RCA, avec une optimisation des apports de la diaspora), organise avec les ressortissants centrafricains du Togo, les Conversations Centrafricaines de la Diaspora-Afrique.

 

Ces dernières sont pensées comme un pré-forum pouvant permettre de mettre en exergue les contributions de la diaspora centrafricaine en Afrique, occidentale notamment.

 

Ce Séminaire bénéficie du soutien du CDH qui accompagne par ailleurs l'organisation du forum de Bangui

 

I- OBJECTIFS.

 

- Échanger et comprendre les tenants et aboutissants du forum de Bangui.

 

- Amener les filles et fils de la diaspora centrafricaine à faire ensemble le point sur la situation de la RCA. Échanger, s'écouter, dépasser les postures partisanes... faire ensemble pour une RCA où chaque Centrafricain aura sa juste place.

 

- Outiller la diaspora centrafricaine (d’un point de vue théorique et technique) afin de pouvoir l’aider et l’accompagner à jouer un rôle de médiateur et de pacificateur 

 

- S'engager réellement sur la voie de la réconciliation et de la Paix, en préparant les acteurs de la diaspora à intervenir directement auprès des familles, des amis, des groupes frères et amis présents en RCA pour faire valoir l'esprit des Conversations Centrafricaines de la Diaspora et inviter à la Paix.

 

- Recueillir les apports de la diaspora sur les thématiques du forum de Bangui

 

- Préparer la diaspora à la pratique du dialogue pour une Paix intégrale et à soutenir l’œuvre de paix en RCA.

 

 

II- LES THEMATIQUES

La diaspora est invitée à apporter sa contribution sur les thématiques principaux qui devront être débattues au forum de Bangui. Une quatrième thématique traitant de la diaspora a été ajoutée.

 

Thème 1 : Dialogue, Vérité, Justice et Réconciliation ;

 

 Comment aborder ces sujets centraux? Quelles contributions de la diaspora ?

 

Thème 2 : Paix, Sécurité (DDR et RSS)

 

Thème 3 : Gouvernance, Constitution, Élections et Assistance aux populations affectées

 

Thème 4 : La diaspora centrafricaine (atelier ajouté aux 3 proposés pour le forum de Bangui)

 

 

NB : Chaque atelier, après un temps de présentation du contenu, de son importance, un cadre de lecture, de compréhension et d'approche sera proposé afin d'aider chaque participant à mieux s'impliquer et surtout à obtenir des livrables à la hauteur de l'enjeu.

 

Chaque atelier fera ainsi l'objet de propositions.

 

 

2- LE PRE- PROGRAMME

 

8H30-9H00 : Accueil

 

9H00-10H00

 

1- Accueil et ouverture

 

1'- Introduction par le Président du comité d'organisation

 

1'- Messages des délégations

 

2- Message des autorités Togolaises

 

3- Exposé du Représentant de l'équipe de la Transition sur la situation en RCA et le Forum de Bangui.

 

            Échanges avec  l'assistance

 

10H15 - 11H15

 

4- Intervention - Préparation sur la pratique du dialogue, de la négociation, de la médiation- Sensibilisation à la gestion des conflits dans le cas centrafricain : rôles et postures de la diaspora. Par l'IIGC et le CDH

 

11H15- 13H00 : Debut des ateliers sur les 3 thématiques du forum de Bangui

 

13H-14H00 : Repas

 

14H15 : Reprise des ateliers

 

16H00 : Plénière de restitution

 

17H30 : Plénière de clôture

 

 

                        

www.institut-international-gestion-conflits.orgiigcafrique@gmail.com

PRE-FORUM POUR LA PAIX DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE-AFRIQUE
PRE-FORUM POUR LA PAIX DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE-AFRIQUE
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 17:41

 

 

 

GENEVE, 06/02/15 (Xinhua) -- Un groupe d'experts de haut niveau des Nations Unies et de la Commission européenne se rendra en République centrafricaine (RCA) du 10 au 14 février afin de faire le point sur la crise humanitaire actuelle dans le pays, qui s'est dégradée depuis l'année dernière, a annoncé vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l' homme.

 

Les experts examineront également la réponse aux besoins en matière d' aide et de protection des personnes déplacées dans leur propre pays, selon la même source.

 

La délégation évaluera les nouvelles dimensions, l'étendue et la gravité de la crise humanitaire en RCA et identifiera les problématiques majeures, ainsi que proposera un plan d'action concret pour promouvoir et protéger les droits des personnes déplacées.

 

A travers leurs conclusions, les experts s'attendent à renforcer le soutien mondial pour la réponse humanitaire et promouvoir la paix et la sécurité auprès des acteurs compétents aux niveaux local, régional et international.

 

La République Centrafricaine se trouve dans une crise humanitaire généralisée avec plus de 438 000 personnes déplacées à travers le pays, y compris plus de 58 000 personnes dans la capitale Bangui, et plus de 423 000 réfugiés dans les pays voisins. Environ 2,7 millions de personnes sont dans le besoin immédiat d' aide d' urgence, alors que de terribles atrocités et attaques contre les civils et les travailleurs humanitaires continuent d' être signalées.

Visite attendue d'une délégation de haut niveau de l'ONU et de la Commission européenne en République centrafricaine
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 17:27

 

 

 

 

Par Francis Kpatindé RFI 05-02-2015 à 21:35

 

Considérée par certains comme un sanctuaire pour chefs d’Etat peu recommandables, critiquée pour son entrisme et l’affairisme frénétique de certains de ses membres, défendue par d'autres comme un réseau de fraternité humaniste, la franc-maçonnerie n’a jamais fait autant florès en Afrique.  Etat des lieux au moment où s’ouvrent à Lomé les grandes retrouvailles annuelles des « fils de la Lumière ».

 

Plusieurs centaines de francs-maçons africains, européens et caribéens ont rallié Lomé, la capitale du Togo, pour les 23e Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram), du 6 au 7 février. Convoquées tous les ans depuis 1992, chaque fois dans une capitale différente, les Rehfram tiennent lieu de plus grand rassemblement maçonnique africain, allant jusqu’à réunir, parfois, 700 invités. Elles s’étalent généralement sur deux jours, avec pour objectif de débattre autour d’un topique fixé à l’avance. A Lomé, le thème retenu est le suivant : « Tomber, ce n’est pas un échec ; l’échec, c’est de rester là où on est tombé. » Un bon sujet pour candidats au baccalauréat qui tranche, dans sa formulation, avec celui, plus convenu, des précédentes agapes, en février 2014 à Abidjan : « Développement et dignité humaine. »

 

Triple accolade de rigueur

 

A Lomé, tout a été mis en œuvre pour rendre agréable le séjour des « frères » et des « sœurs ». Logement à un tarif négocié à l’Hôtel Eda-Oba, bel établissement du centre-ville, dont la salle de conférence doit accueillir des discussions ouvertes aux seuls initiés. Pour les activités récréatives et la détente, il y a un gymnase, une piscine, un sauna, un salon d’esthétique et une boîte de nuit. La triple accolade étant de rigueur chez les francs-maçons, le comité d’organisation a mis en place une « commission santé » de huit médecins – tous des « frères » - pour prévenir tout risque de contamination par le virus Ebola. Obligation est donc faite aux invités de se laver les mains et de se soumettre à une prise de température au ThermoFlash avant d’accéder à la salle de conférence.

 

Depuis la création par la Grande Loge de France (GLF) à Saint-Louis du Sénégal, en 1781, de « Saint-Jacques des vrais amis rassemblés », première loge sur le continent, la franc-maçonnerie n’a cessé d’être un sujet d’attraction, d’interrogations, voire de controverses. Le grand public et une partie des médias prêtent aux « fils de la Lumière » une influence, sinon des pouvoirs pharaoniques, une forte propension à l’affairisme et, non sans raison, un opportunisme politique à tout crin. Ces contempteurs les soupçonnent de comploter contre la sécurité de l’Etat, d’être une secte, sinon de se livrer, à l’abri des temples, à des rites sataniques. « Ces accusations ne sont pas toutes dénuées de fondement, les francs-maçons n’étant pas exempts de tout reproche », explique au téléphone l’universitaire Oumou Kouyaté. Enseignante-chercheure à l’Université Félix-Houphouët-Boigny et à l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, à Paris, elle ne cache pas son hostilité envers la franc-maçonnerie et son rôle en Afrique.

 

Bousculade sur le parvis

 

Les critiques comme les vociférations n’endiguent nullement l’affluence au portillon. La franc-maçonnerie séduit de plus en plus d’Africains, qu’ils soient en quête de spiritualité, dans le désarroi ou persuadés de trouver dans ce cercle un ascenseur social ou politique. Cadres supérieurs et moyens, responsables politiques, hommes d’affaires, professions libérales, diplomates, enseignants et retraités se bousculent depuis des décennies sur le parvis des loges. « La bonne question, ce n’est plus aujourd’hui qui est franc-maçon, mais qui ne l’est pas », glisse un initié sénégalais qui, requiert l’anonymat, comme d’ailleurs les deux tiers des personnes interviewées dans le cadre de la présente enquête.

 

« En Afrique centrale, comme dans la frange occidentale côtière, les rituels d’initiation renvoient bon nombre de gens à leur propre histoire et culture », explique un dignitaire maçon français initié en Afrique et considéré, à juste titre, comme l’un des meilleurs connaisseurs du sujet. Au Gabon, au Congo tout comme au Bénin, au Togo et en Côte d’Ivoire, les sociétés secrètes font partie du décor et l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie attire comme du miel. Si l’on ajoute à cela le magnétisme que peuvent exercer quelques success stories dont les Africains, francs-maçons ou non, sont à juste titre fiers, la cause est entendue.

 

La réussite de la conférence nationale du Bénin, en février 1990, doit pour beaucoup à la rigueur et à l’habileté politique des frères « triponctués » du Grand Bénin de la République du Bénin (GBRB), alliés, pour la circonstance, avec la hiérarchie catholique locale. De même, le compromis historique entre Frederik W. De Klerk et Nelson Mandela qui a rendu possible le passage en douceur du régime d’apartheid à la démocratie porte-t-il le sceau de la franc-maçonnerie.

 

Forte présence de chefs d’Etat

 

Plusieurs chefs d’Etat, en poste, retirés des affaires ou décédés, n’ont jamais fait mystère de leur affiliation ou compagnonnage avec la franc-maçonnerie : le Congolais Denis Sassou Nguesso, qui a offert à ses « frères », à la fin de 2014, un immeuble flambant neuf pour leurs « tenues » (réunions de francs-maçons), le Gabonais Ali Bongo-Ondimba, fidèle à une tradition établie de son père, Omar Bongo-Ondimba, le Tchadien Idriss Déby-Itno, l’ex-chef d’Etat burkinabè Blaise Compaoré, initié au début des années 1990 à Lyon, l’ancien dirigeant du Mali, Amadou Toumani Touré (ATT), le Centrafricain François Bozizé, qui, tout comme Bongo-père, avait installé un temple maçonnique dans les sous-sols du palais de la Renaissance, la présidence de la République, à Bangui. Ou, encore, le Guinéen Alpha Condé, l’ancien président ghanéen John Kufuor et, bien entendu, l’icône de la lutte anti-apartheid et Prix Nobel de la Paix, Nelson Mandela

 

L’opposition n’est pas en reste. Nombre de ses responsables font du forcing, surtout à l’approche des scrutins présidentiels, pour se faire initier, généralement auprès des loges affiliées à la Grande Loge nationale française (GLNF, une obédience classée à droite), en vue d’accéder plus facilement, pensent-ils, au sommet de l’Etat. C’est le cas, depuis peu, de nombre de candidats putatifs à la présidentielle béninoise de mars-avril 2016, initiés à la va-vite aux mystères de la franc-maçonnerie à Brazzaville ou Paris. « C’est un vrai scandale », s’insurge l’Ivoirien Luc Gohou, qui « travaille » à la fois à la loge Arts et Sciences, du Grand Orient de France (GODF, classé plutôt à gauche), à Paris, et à la loge Kébé Mémel (du nom du premier grand-maître de l’obédience la Grande Eburnie), à Abidjan. « Il est normal que des francs-maçons siègent au gouvernement de la République, mais il faut éviter d’y admettre ou d’installer à la tête de l’Etat des gens qui attendent la veille des élections pour, subrepticement, se faire initier. Dans ces cas, l’initiation se réduit à une simple carte d’identité, un faire-valoir ... »

 

Membre influent du Front populaire ivoirien (FPI, la formation politique de l’ex-président Laurent Gbagbo), Luc Gohou accepte volontiers de « se dévoiler », comme on dit dans le jargon maison, et de raconter sans bandeau sa propre quête initiatique : « J’ai entendu parler de la franc-maçonnerie alors que j’étais enfant, en Côte d’Ivoire. C’était dans les années 1963, lorsque le président Félix Houphouët-Boigny a prétexté d’un complot pour arrêter des francs-maçons soupçonnés de sympathies communistes, comme Jean Konan Banny, Jean-Baptiste Mockey, Amadou Thiam et Ernest Boka. Cela m’a intrigué. Plus tard, lorsque je suis arrivé en France, en 1989, je me suis spontanément présenté au siège du GODF, rue Cadet, à Paris. On m’a remis des prospectus et je suis rentré chez moi. » Depuis, ce cadre exerçant dans le secteur du tourisme a gravi les échelons. Au point d’être aujourd’hui l’une des icones africaines de la maçonnerie dite « adogmatique » (qui refuse les dogmes, notamment religieux).

 

Un pied dedans, un pied dehors

 

Vivant aujourd’hui à cheval en Paris et Abidjan, Luc Gohou a créé en Côte d’Ivoire trois loges du GODF. « En dix ans, nous avons initié quelques deux cents personnes selon les règles de l’art car, sur place, je me suis rendu compte que l’enseignement maçonnique était aux antipodes de ce que j’avais appris en France. » Un pavé dans le jardin des obédiences dites « régulières » et qui sont rattachées à la Grande Loge d’Angleterre comme la GNLF, souvent accusée de procéder à des recrutements  « sauvages » en initiant à tour de bras cadres, hommes d’affaires et responsables politiques africains. « Ils refusent de prendre position sur les problèmes de société, poursuit Luc Gohou. Dans notre obédience, nous avons un pied à l’intérieur du temple, et l’autre pied dans la société, histoire de répandre à l’extérieur ce que nous apprenons à l’intérieur… »

 

Pierre Manyo-Soké a décidé, lui aussi, d’évoquer à visage découvert son engagement maçonnique. Il a entendu prononcer pour la première fois le mot « franc-maçon » lorsqu’il était adolescent, au Cameroun. Venu étudier quelques années plus tard en France, il se présente, comme Luc Gohou, au siège du GODF. Après avoir pris connaissance des documents, il hésite quelque peu, à cause, avoue-t-il, de « l’anticléricalisme ambiant », avant de franchir le pas. Il intègre une loge, le Vallon des Pèlerins, et fait très rapidement ses classes au point de se retrouver, aujourd’hui, président du Congrès des loges de Paris IV et des loges de l’Europe de l’Est, au GODF. « Même si c’est avant tout une quête intérieure, la franc-maçonnerie m’a permis d’exposer mon amour des autres. Au Cameroun, j’étais Camerounais. Grâce à la franc-maçonnerie, je suis devenu Africain, voire universel ».

 

Soit ! La « fraternité » n’exclut pas pour autant les luttes d’appareil, les suspicions, les règlements de comptes violents, les putschs ni les conflits… fratricides. Le conflit ivoirien a ainsi accentué la polarisation dans les loges : « La politique est entrée dans la Grande Eburnie, qui avait vocation à être l’obédience de référence, raconte au téléphone un des membres. Les frères proches de Laurent Gbagbo s’asseyaient sur une colonne, et les partisans d’Alassane Ouattara sur une autre, se regardant en chiens de faïence. Gangrénée par des querelles byzantines et ethniques, l’obédience a dû se résoudre à suspendre ses travaux. Les seules loges qui ont survécu à cette période de tension sont celles regroupant en majorité nos frères béninois, togolais, sénégalais et français. Pendant des années, ces derniers ont fait de la maçonnerie sans toucher à la politique, même avec un petit p… »

 

Aujourd’hui, alors que la franc-maçonnerie ivoirienne peine à se relever de la guerre civile et de la crise politique qui ont conduit à la chute et l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, le ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko vient de faire une OPA sur la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI), une obédience « régulière » arrimée à la GNLF, en se faisant introniser Grand Maître. Objectif non avoué : se servir du vivier maçonnique pour faire réélire Alassane Ouattara fin 2015 et entamer sa propre grande marche vers le sommet de l’Etat à l’horizon 2020. « Les velléités de contrôle de la maçonnerie ivoirienne par Hamed Bakayoko sont avérées, mais il n’est pas sûr qu’elles rapportent gros, car la GLCI est moribonde à cause de l’extrême longévité de son désormais ancien grand maître et de la saignée continue dans ses rangs », analyse un haut dignitaire franc-maçon français.

 

Frères ennemis

 

La « fraternité » n’a pas, non plus, dissuadé l’ex-président centrafricain, François Bozizé, de se débarrasser de son « frère », et néanmoins opposant, Charles Massi, probablement mort sous la torture en janvier 2010, après avoir été arrêté au Tchad et livré aux autorités centrafricaines. Bozizé finira lui-même par passer à la trappe, en mars 2013, lâché par les « enfants de la veuve », autre appellation des francs-maçons. Enfin, les liens fraternels supposés entre francs-maçons n’ont pas empêché Pascal Lissouba, initié dans une loge française du GODF, et Denis Sassou Nguesso, initié à Dakar par la GNLF, de se faire la guerre et de réduire Brazzaville en un champ de ruines en 1997. « Au delà de ces péripéties, la franc-maçonnerie africaine francophone est confrontée à deux difficultés majeures, poursuit le dignitaire cité plus haut. La première, c’est sa relation avec les obédiences européennes et l’indispensable nécessité de couper le lien ombilical. La seconde, c’est sa relation trouble et équivoque avec les dirigeants politiques. Lorsque la franc-maçonnerie est indépendante, elle devient une force de proposition. Lorsqu’elle est liée, elle se donne en spectacle et tourne au folklore… »

 

Afrique : faut-il avoir peur des francs-maçons?
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 17:05

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Les populations de Lobaye, Nana-Gribizi, Nana-Mambéré et Bamingui-Bangoran réclament justice, réparation et vérité

 

Bangui, 06 Février 2015(RJDH)---Les consultations à la base se poursuivent à l’intérieur du pays. Dans les préfectures de la Lobaye, Nana-Gribizi, Nana-Mambéré et Bamingui-Bangoran, les populations ont réclamé la vérité, la justice, la réparation, le désarmement. Ces préoccupations ont été faites lors des consultations populaires à la base dans ces régions.

 

La population de la ville de Bouar juge prioritaire les opérations de désarmement, qui selon elle, pourront ramener la paix en Centrafrique. Elle estime aussi qu’il faut appuyer cela du processus de dialogue, la justice et réparation. En plus de ces préoccupations, la population de Bouar réclame la bonne gouvernance, la relance économique, la création d’emplois pour les jeunes, la sensibilisation civique et morale de la jeunesse.

 

Le ministre résidant de la préfecture de Nana Mambéré Victor Wacké, a profitéde cette mission  pour faire un don de fourniture scolaire aux élèves du lycée moderne de Bouar, à l’école nationale d’élevage, l’école de Lokoti-Herman. Ce dernier s’est dit satisfait des consultations à la base qu’il a pilotées dans cette partie de la RCA.

 

Dans la Lobaye, précisément à Mbaiki, la rencontre a enregistré la présence de toutes les couches sociales. Les participants ont réclamé la vérité rien qui devrait se dire entre Centrafricains avant de parler de la réconciliation. Ils ont demandé aussi la justice, car pour eux, tous les auteurs de la crise doivent être jugés et victime obtenir réparation et assistance. La population non musulmane de la Lobaye dit, ne pas être prête pour une réconciliation avec les musulmans de la région.

 

La population a demandé à ce que les forces de la défense et de sécurité soient équipées avec des moyens logistiques et qu’elles reprennent service.

 

La population de la Nana-Gribizi s’inquiète compte tenu de l’inopéralisation des travaux dans la zone. Les consultations ont été bloquées par les groupes armés présents dans la localité.

 

L’un des leaders communautaires Angélique Ndemalé, a appelé à la reprise des consultations dans la ville « le pays a beaucoup souffert de la crise qui à prévalue depuis plus de deux ans. Plus jamais ça et nous ne pouvons plus continuer dans des querelles. Il est désormais question de régler tous les problèmes, de nous réunir autour d’une table pour se demander pardon. Je demande pardon au gouvernement et aux groupes armés de revenir à la raison afin de commencer les consultations pour une réconciliation dans la Nana-Gribizi ».

 

Après huit jours de travail dans la préfecture de Bamingui-Bangoron, le ministre résidant, Abdalah Kadre, de retour à Bangui, a résumé les problèmes contactés « dans cette région, on a constaté le blocage de l’activité économique, l’inaccessibilité aux services sociaux de base, la dégradation avancée des infrastructures routières, une population prise en otage par les forces non conventionnelles qui font la loi dans cette partie du pays, toutes les administrations de collectes de ressources sont tenues par leurs hommes, l’exploitation anarchique des ressources naturelles, le braconnage s’est amplifié avec le passage des ressortissants tchadiens ».

 

Il a ajouté que, « dans la ville, nous avons observé que la population vit en parfaite symbiose et cette population réclame avec insistance l’avènement du DDRS (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) et de la RSS (Reforme du Secteur de Sécurité). Elle est prête à participer au forum de Bangui, pour une réconciliation véritable et la cohésion nationale ».

 

Les consultations populaires à la base dans les provinces ont commencé depuis le 21 janvier dernier. Elles prendront fin d’ici le 15 février prochain./ 

 

Line Péguy Gondje Demba   


 

Kaga-Bandoro : Une assistance en kits scolaire pour motiver les élèves à reprendre les études

 

Kaga-Bandoro, 6 Février 2015 (RJDH)  - Au total 18. 066 kits scolaires vont être donnés  aux élèves du fondamental 1  dans  33 écoles  de la sous-préfecture de Kaga-Bandoro (Nord). Une assistance de  l’ONG internationale  ''Save The Children'' en partenariat avec l’Unicef. La distribution  se fera du 05 au 17 février.

 

Chaque enfant recevra, un kit scolaire contenant des cahiers, des stylos, des crayons, des  gommes et un sac à dos. De manuels didactiques seront remis aux 137 enseignants. Selon Stéphane Youfeïna, chargé de l’éducation à l’ONG ''Save the Children" ce don constitue un soutien  aux redémarrages du système éducatif. Ceci, dans le but d’encourager les enfants à retourner à l’école.

 

Les distributions qui ont commencé ce jeudi  05 février dans les écoles du centre de la ville vont se poursuivre dans les  communes, d’après le  planning établi. Stéphane Youfeïna a ajouté qu’environ 18. 000 élèves vont bénéficier de ces kits scolaires.

 

D’après Prospère Médard Kotamalet, conseiller pédagogique,  on compte au total 54 écoles dans le  secteur scolaire de la circonscription de  Nana-Gribizi. Mais à cause de l’insécurité dans la zone, 33 écoles  seulement sont fonctionnelles./

 

 Daniel Guéréléssio


 

Bozoum: Une présumée sorcière tuée par un groupe de jeunes
 

Bozoum, 06 Février 2015 (RJDH) – Dans la nuit du 2 au 3 février, une femme d’une cinquantaine d’années a été torturée à mort par des jeunes. Ses bourreaux l'ont soupçonné d’être une sorcière. Les autorités de Bozoum affirment avoir ouvert une enquête en vue de mettre la main sur les auteurs présumés de ce crime.

 

D'après les faits relatés par, Pierre Yabenda, l’un de fils de la victime, sa maman a été enlevée aux environs de 23 heures par un groupe de jeunes dont l’identité n’est pas connue. « Ils l’ont amené dans la brousse où ils l’ont torturé avant de la poignarder dans le dos »,  a expliqué la source.

 

Interrogé sur l’enquête, un agent de la gendarmerie a indiqué que les investigations sont en cours afin d’identifier les présumés coupables. « Mais déjà, le chef du quartier est alerté sur cet incident et sollicite la bonne collaboration de la population afin de dénoncer les auteurs présumés du crime », a  noté la source.

 

Le dernier cas de justice populaire, dans la ville de Bozoum remonte à deux semaines./

 

Alban Junior Namkomona


 

 

Bangui: La mort d'un jeune homme entraîne des manifestations à la mosquée centrale
 

Bangui, 06 février 2015 (RJDH) --- Certains  jeunes hommes  du quartier km5 dans le 3eme arrondissement de Bangui, menacent d’attaquer le site des déplacés de  la mosquée centrale. Ils protestent contre la  mort d'un des leurs. Agée de  23 ans, le défunt a succombé après avoir été poignardé.

 

Selon les explications d’un témoin, c’est environ une centaine de jeunes armés  de kalachnikov et d’armes blanches  qui ont investi l’enceinte de la mosquée centrale. Ils ont déchiré des tentes  et proféré  des menaces à l'encontre des déplacés. Les manifestants ont accusé ces déplacés d'être à l'origine du meurtre du jeune homme.

 

D’après les circonstances du décès relatées par une autorité communale, le jeune homme a été poignardé suite à une dispute entre lui et un autre jeune qui réside au site des déplacés de la mosquée centrale. La victime était la première à pointé son ami avec une arme de guerre. « Quand il voulait appuyer sur la gâchette, son adversaire a sorti un couteau et l'a poignardé. Il a été transféré d'urgence à l'hôpital communautaire, pour des soins mais il n'a pas survécu », a relaté la source.

 

Cet  incident est survenu, alors que depuis plus d'un mois, une accalmie règne dans le 3ème arrondissement de Bangui. /

 

Thierry Messongo 


 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 13:21

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 6 février 2015 09:35

 

25 janvier 2015 - 05 février 2015 : cela fait maintenant dix jours qu'Armel Mingatoloum Sayo, ministre de la Jeunesse et des Sports, est détenu par un groupe de ravisseurs présumés proches de la milice Antibalaka. Les négociations pour obtenir sa libération n’ont toujours pas abouti.


Informations toujours fragmentaires et confuses au sujet du rapt de ce membre du Gouvernement qui lui aussi, est chef d’un groupe armé. Dimanche, sa famille reçoit un premier signe de vie : « le ministre donne de ses nouvelles à travers un sms, une photo et sa voix. Il fait savoir qu’il est toujours en vie. Mais son lieu de détention reste toujours difficilement localisable », a affirmé son épouse Danielle Sayo.


De sources proches à l'ensemble des parties prenantes aux négociations, les ravisseurs, dont l’identité n’est toujours pas clairement dévoilée, exigent une rançon et, seraient d’ailleurs en possession déjà d’une partie du montant exigé.

« Nous avons appris que les ravisseurs ont exigé 4 millions de F CFA. Le gouvernement a donné ce montant à l’un de nous qui prétend l’acheminer aux ravisseurs. Malheureusement, il ne leur a remis que la moitié. Conséquence, le Ministre n’est toujours pas libéré », a regretté Patrice Edouard Ngaïssona, Coordonnateur du mouvement ex-Antibalaka devenu parti politique PCUD.

Patrice Edouard Ngaïssona a confié avoir déconseillé au gouvernement de donner de l’argent aux ravisseurs pour ne pas qu’ils en fassent une habitude.


Cette information de remise de rançon n’est pas encore confirmée de source officielle.

Les autorités continuent de prendre la chose à bras le corps. Une cellule de crise a été mise en place et, se réunit sous l’égide de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, pour conduire les tractations. Les négociations sont directement menées par le ministre de la Sécurité publique, l'archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, et un groupe d’anciens leaders Antibalaka dont le Coordonnateur dudit mouvement P. E. Ngaissona. Elles se poursuivent, mais n'ont guère avancé.


Jeudi matin, les membres du mouvement RJ dont Armel Sayo est le Commandant, clament leur impatience et, lancent un ultimatum aux ravisseurs. « Les ravisseurs ont temps jusqu’à samedi  pour libérer notre Commandant. En cas contraire nous n’excluons pas une marche sur Bangui », a mis en garde Raymond Belanga, chef d’état-major de RJ depuis leur QG à Paoua dans le nord.

Les Antibalaka auxquels seraient liés les ravisseurs, se sont désengagés de ce rapt. Pour eux, « ceux qui ont commandité l'enlèvement prennent leur ordre de Naïrobi, où viennent de terminer des négociations informelles entre leaders des groupes armés rivaux en RCA », a expliqué Ngaïssona mercredi au cours d’un point de presse.


Certains représentants Antibalaka présents à Naïrobi conditionneraient maintenant la libération du ministre des Sports à la nomination de nouveaux représentants au sein du gouvernement. Ce qui rend complexes les choses.

10 jours d’Armel Sayo en détention, RJ menace de marcher sur Bangui
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 13:07

 

 

 

06/02/15 (AFP)

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon veut augmenter le nombre des Casques bleus opérant en République centrafricaine en prévision des prochaines élections dans le pays, indique une lettre rendue publique jeudi.

 

Ban demande dans cette lettre au Conseil de sécurité d'autoriser le déploiement de 750 soldats et 280 policiers supplémentaires dans le cadre de la Minusca (mission de l'ONU en RCA).

 

La Minusca, qui a pris le relais le 15 septembre 2014 de la force africaine (Misca) déployée dans le pays, dispose actuellement de 8.600 hommes, pour la plupart issus des rangs de la Misca. Il est prévu qu'elle compte 12.000 soldats et policiers à effectif plein.

 

M. Ban note dans sa lettre que "malgré des progrès, la situation sécuritaire reste fragile" et que des affrontements continuent entre des éléments des milices anti-balaka et l'ex-coalition rebelle Séléka.

 

"Il sera particulièrement important que les renforts soient disponibles pour améliorer la sécurité avant, pendant et après la période électorale, notamment dans le contexte du retrait progressif annoncé des forces de l'opération (française) Sangaris", souligne le secrétaire général.

 

Si le feu vert du Conseil est donné rapidement, estime-t-il, les renforts pourraient être opérationnels d'ici à juillet.

 

Des élections présidentielles et législatives sont prévues en RCA en juillet et août prochains.

 

 

L'Onu veut un millier de casques bleus supplémentaires en RCA

 

06/02/15 (Reuters)

 

NATIONS UNIES (Reuters) - Le secrétaire général des Nations unies a demandé jeudi au Conseil de sécurité de valider l'envoi de 1.030 casques bleus supplémentaires en République centrafricaine (RCA). Ban Ki-moon a expliqué que la Minusca, la mission de l'Onu en RCA, avait dû affecter des hommes à la protection de la capitale après des violences en octobre dernier, ce qui laisse moins de troupes disponibles en dehors de Bangui.

 

Cela, souligne Ban, "limite la capacité de la Minusca à répondre avec souplesse et rapidité aux crises émergentes à travers le pays". Le secrétaire général réclame le renfort de 750 militaires et 280 policiers, qui porteraient les effectifs en uniforme de la Minusca à près de 13.000 hommes.

 

Le Conseil de sécurité de l'Onu doit renouveler en avril prochain le mandat de la mission. "La situation est fragile et les affrontements se poursuivent entre les anti-balaka (chrétiens) et des éléments de l'ex-Séléka (ex-rebelles majoritairement musulmans)", écrit Ban Ki-moon dans une lettre à l'instance onusienne.

 

"Des poches de communautés musulmanes vulnérables restent pratiquement tout le temps sous la menace et dans des conditions humanitaires désespérées, en dépit des efforts des forces internationales", ajoute-t-il.

 

Environ 5.600 casques bleus africains et 2.000 soldats français se sont déployés en décembre 2013 en Centrafrique pour mettre fin aux violences politiques et religieuses. L'Onu a pris le relais de la mission de l'Union africaine en septembre dernier et la force française, baptisée Sangaris, doit s'effacer peu à peu derrière la Minusca, qui aura normalement déployé en avril les neuf dixièmes de ses effectifs.

 

 

 

NDLR : On a beau augmenter l'effectif des casques bleus mais tant que leur commandement sur le terrain refusera de procéder au désarmement de force des bandes armées qui sèment l'insécurité et dont certaines se targuent de contrôler des zones entières du territoire centrafricain et d'autres, d'enlever des personnes et de les prendre en otage, la question du véritable rôle des casques bleus en Centrafrique se posera.

RCA : Ban réclame des renforts pour la Minusca avant les élections
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