Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 18:16

 

 

 

Sangaris : point de situation du 13 novembre 2014

 

13/11/2014 16:09

 

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 6 au 13 novembre 2014

 

En République centrafricaine, la semaine est restée calme alors que la force Sangaris a achevé l’ensemble de ses relèves.

 

A Bangui, le groupement tactique interarmes (GTIA) Picardie a poursuivi ses patrouilles en ville en appui des forces internationales. Sangaris a fait porter son effort sur le 4earrondissement, théâtre des tensions de la semaine passée. Le 7 novembre, la mairie du 8earrondissement de Bangui a été inaugurée en présence de nombreuses personnalités. Pillé et saccagée durant le plus fort de la crise centrafricaine, elle a été restaurée par des artisans locaux grâce à la coopération de la force Sangaris. Cette inauguration montre le retour progressif de l’ensemble des structures étatiques et administratives en RCA.

 

En province, la semaine est restée calme dans la zone de responsabilité du GTIA Korrigan. Le 7 novembre, des missions de reconnaissance ont été menées dans la région de Dekoa. Le lendemain, une mission de contrôle de zone le long de l’axe principal du couloir central, à Sibut, a permis de limiter l’activité des coupeurs de route. A Grimari, la journée du 6 novembre a été marquée par la visite de l’un des conseiller de la Chef d’Etat de Transition (CET), venu rencontrer les représentants de l'Etat de la localité.

 

Du 6 au 8 novembre, dans la région de Damara, à 70 km au Nord de Bangui, s’est déroulée la première mission du drone de reconnaissance au contact (DRAC). Un groupe DRAC est en effet déployé en République centrafricaine depuis le 26 octobre. Cette capacité nouvelle vient densifier les moyens dont dispose Sangaris pour opérer et appuyer la MINUSCA.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 6 au 13 novembre 2014
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 16:04

 

 

 

 

Par Christophe Boisbouvier  RFI mardi 11 novembre 2014

 

On l’a appris hier, lundi 10 novembre, le Gabon dépose plainte contre le dernier livre de Pierre Péan, dans lequel il est écrit que le président Ali Bongo aurait été un enfant nigérian adopté par Omar Bongo pendant la guerre du Biafra. Pierre Péan connaît bien le Gabon. Dans sa jeunesse, l’essayiste français y a vécu deux ans. En 1983, il a publié un premier livre sur ce pays,Affaires africaines. Aujourd’hui, il publie chez Fayard Nouvelles affaires africaines. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Vous assurez que le président Ali Bongo n’est pas né Gabonais. Qu’est-ce qui le prouve ?

 

Pierre Péan : Je tiens à dire que je sais cela depuis très longtemps. Quand j’ai écrit les Affaires africaines en 1983, je parle des enfants biafrais et de Bongo. La seule chose que j’ai faite en plus, c’est de chercher des anciens qui ont un peu de mal à parler parce que la plupart ont encore des relations avec le Gabon, mais le fait qu’il soit d’origine biafraise, c’est Noël en décembre !

 

Ce n’est pas du tout un scoop. Et même dans le livre Kala-Kala, de Maurice Delaunay, l’ancien ambassadeur et homme de Foccart - c’est lui qui a monté toute cette affaire -, il n’y a pas le nom d’Ali, là non plus. Mais les enfants biafrais, c’était un projet totalement politique, parce qu’on voulait impliquer davantage celui qui s’appelait encore Albert-Bernard Bongo (Omar Bongo) dans la guerre du Biafra.

 

Vous fondez-vous principalement sur des témoignages ou sur des documents ?

 

C’est essentiellement sur des témoignages. Je l’ai écrit, déjà, en 1983. Je mets un peu plus de lignes que dans le livre Affaires africaines.

 

Il y a des témoignages, mais il y a aussi des contre-témoignages. Et pas de n’importe qui puisque l’une des filles de l’ancien président gabonais Léon Mba, Delphine Ayo Mba, affirme aujourd’hui que bien avant la guerre du Biafra, bien avant les années 1967-1968, elle jouait dans les jardins du palais présidentiel de Libreville avec le futur Ali Bongo, qui s’appelait alors Alain Bongo.

 

Il y a quelque chose de très simple pour nous départager. Il suffit que le président Ali Bongo fasse un test ADN. Même chose pour Patience Dabany, qui est censée être sa mère, mais qui est pour moi sa mère adoptive. Et là, ce sera fini.

 

Autre chose : il y a l’acte de naissance. Personne ne peut contester que l’acte de naissance qu’il a produit avant le démarrage de la campagne en 2009, même quelqu’un qui a dix ans, douze ans, peut voir que c’est un faux. Pourquoi, si véritablement il est né à Brazzaville, ne pas donner l’acte de naissance véritable de Brazzaville ou un acte qui se situe probablement à Nantes ?

 

Vous dites que l’élève Alain Bongo n’a jamais été à l’école à Alès, dans le sud de la France, car vous n’avez trouvé aucune place de son inscription dans un établissement de la ville. N’est-ce pas une preuve un peu faible ?

 

J’ai vu le président de l’association des anciens élèves, j’ai vu le patron du collège Cévenol pendant quinze, vingt ans. Cette affaire-là, ça ne me gêne pas du tout. Si véritablement on m’amène la preuve que cet aspect-là était faux, je le reconnaîtrais sans problèmes.

 

Pascaline Bongo, sa soeur aînée, prend sa défense alors qu'ils ont des rapports compliqués depuis 2009. Cet élément n'est-il pas à prendre en compte ?

 

C’est le moins qu’on puisse dire, oui. Mais la famille s’est resserrée pour des raisons qui sont assez compréhensibles. Elle n’a pas eu le choix : il fallait bien qu’elle fasse quelque chose. Mais voilà, ça ne me trouble pas outre mesure.

 

Qu’est-ce qui vous prouve que Ali Bongo a menti sur ses diplômes universitaires ?

 

(Rires). Alors là, sur les diplômes universitaires, je peux dire que j’ai vu la personne qui a monté l’opération. Effectivement, je ne cite pas son nom, mais je cite les autres participants. Ca s’est passé par le cabinet de Pierre Abelin, qui était ministre de la Coopération sous Giscard. C'est probablement remonté jusqu’à Valéry Giscard d'Estaing. On peut me dire que je n’ai pas le papier, ok. Par contre, je suis totalement sûr de mon coup.

 

Des élections présidentielles truquées en 2009 ? Le vrai vainqueur aurait été André Mba Obame. Là aussi, quelles preuves avez-vous ?

 

J’ai un papier de la Céna, l’organisation de contrôle des élections. Un document qui rend quasiment impossible la victoire d’Ali. Mais surtout, j’ai quelqu’un qui était dans la mécanique et qui m’a raconté les détails. Et comme il est encore proche du pouvoir, je ne peux évidemment pas donner son nom. Ce serait une trahison à son égard. Mais il a participé et m’a expliqué pourquoi : tout simplement parce qu’on ne voulait pas un Fang. C’est aussi clair que ça.

 

Vous dites qu’à l’époque, Ali Bongo était soutenu par Nicolas Sarkozy et que deux ans plus tôt, la campagne du futur président français aurait été alimentée par les caisses gabonaises à hauteur de plusieurs millions d’euros ?

 

Oui. Evidemment, si vous me demandez les preuves, je ne les ai pas. C’est toujours par du liquide évidemment que ça arrive. Mais là aussi, ce sont des gens qui sont dans l’intérieur du système qui me l’ont dit.

 

Ce lundi, l’Etat gabonais a annoncé qu’il portait plainte contre vous pour des « propos gravement diffamatoires ». Quelle est votre réaction ?

 

Enfin une bonne nouvelle ! Parce que ça va être sur la place publique donc on va voir ce sur quoi ils m’attaquent et moi, ma capacité à me défendre. Donc j’attends cela très sereinement et j’ai tendance à penser que c’est une bonne nouvelle.

 

La semaine dernière, le site Mediapart a écrit que les hommes d’affaires Ziad Takieddine et Fara M’Bow auraient proposé à la présidence gabonaise, en échange de la coquette somme de 10 millions d’euros, que votre ouvrage ne soit jamais publié. Comment réagissez-vous ?

 

C’est totalement scandaleux que des journalistes puissent reprendre ça en laissant le soupçon sur ma participation à cette opération. Ca, ça me tord les tripes. La chose essentielle, c’est qu’en novembre, décembre, il y a un an, il n’y avait pas de livre prévu sur le Gabon. J’ai signé mon contrat avec Fayard le 31 juillet de cette année.

 

Mais si jamais cette opération a eu lieu, est-ce que vous envisagez de porter plainte contre ses auteurs ?

 

Je suis en train d’y réfléchir. Que s'est-il passé ? Il y a bien eu un protocole d’accord par Ziad Takieddine. Mais je n’étais évidemment pas au courant.

 

 

 

Accusations contre Ali Bongo: la présidence gabonaise répond à Pierre Péan

 

Par Christophe Boisbouvier  mercredi 12 novembre 2014

 

Nouvelles affaires africaines. Au Gabon, c'est le livre qui fait scandale. Dans cet ouvrage, publié chez Fayard, Pierre Péan affirme notamment que le président Ali Bongo ne serait pas né Gabonais mais Nigérian. Hier, mardi 11 novembre, vous avez pu entendre sur RFI les explications de l'essayiste français. Aujourd'hui, voici la réponse des autorités gabonaises, qui viennent de porter plainte devant la justice française. Alain Claude Billie By Nzé est le conseiller politique et le porte-parole du président Ali Bongo. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

Pourquoi l’Etat gabonais porte-t-il plainte contre Pierre Péan ?

 

Alain-Claude Billie By Nzé : L’Etat gabonais porte plainte pour des allégations mensongères, fallacieuses et calomnieuses. Monsieur Pierre Péan ose affirmer qu'Ali Bongo aurait assassiné des personnalités gabonaises et que, par ailleurs, Ali Bongo et la France auraient fraudé pour les élections de 2009. Ce sont des accusations extrêmement graves que nous ne pouvons pas laisser sans réactions.

 

Le 7 janvier 1992 à Libreville, le directeur de cabinet d’Omar Bongo, Jean-Pierre Lemboumba, a été grièvement blessé par balles et on n’a jamais retrouvé l’auteur du coup de feu. Pierre Péan évoque la « piste Ali Bongo ». Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Nous en pensons que c’est une fable. Monsieur Lemboumba est vivant. Il est aujourd’hui conseiller politique d’Ali Bongo. Monsieur Lemboumba n’a jamais exprimé publiquement que ce serait Monsieur Ali Bongo qui aurait attenté d’une façon ou d’une autre à sa vie. Monsieur Péan n’a qu’à apporter la preuve de cette allégation mensongère et grossière en plus.

 

En avril 2006 le président du Sénat gabonais, Georges Rawiri, décède à Paris. Pour Pierre Péan, il s’agit d’un empoisonnement. Comment réagissez-vous ?

 

Là, encore une fois, monsieur Péan affirme des choses extrêmement graves. Georges Rawiri était un collaborateur de longue date d’Omar Bongo, un ami d’Omar Bongo. Il était ami intime de Monsieur Edouard Valentin, beau-père d’Ali Bongo. Il entretenait avec Ali Bongo de très bonnes relations. Donc cette affirmation de Monsieur Péan, il va en répondre devant les tribunaux.

 

En août 2009, les résultats de la présidentielle ont été très contestés par André Mba Obame et Pierre Mamboundou, les deux chefs de l’opposition. Pourquoi aujourd’hui, voulez-vous attaquer Pierre Péan et pas André Mba Obame par exemple ?

 

Que les opposants gabonais le disent dans le cadre d'un débat politicien au Gabon, c’est une chose. Mais qu’un écrivain qui prétend être journaliste d’investigation vienne l’affirmer... Lorsqu’on fait de l’investigation, on apporte la preuve de ce qu’on écrit. Or là, Pierre Péan construit toute une fable autour de « J’ai entendu dire », « On m’a dit ». Au Gabon, ça s’appelle du « kongossa » [rumeur publique]. Et ce n’est pas sérieux de la part d’un journaliste qui se prétend en plus journaliste d’investigation. Vous observerez d’ailleurs une contradiction que Monsieur Péan apporte puisqu’en 2011, à la télévision gabonaise, Pierre Péan affirmait qu’Ali Bongo est à sa connaissance le seul chef d’Etat africain à avoir été élu sans bourrer les urnes. Et en 2014, il dit exactement le contraire. Où est la vérité ?

 

Autre affirmation de l’essayiste français, le président Ali Bongo ne serait pas né Gabonais, mais Nigérian. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

 

Encore une fois, au Gabon on appelle cela du « kongossa ». C’est celui qui accuse qui doit apporter les éléments de son accusation et des preuves. Monsieur Péan n’en apporte aucune. Il fait parler des morts, il fait parler Jacques Foccart [personnage clé de la Françafrique, ndlr]. Il fait parler Omar Bongo, mais c’est du grand n’importe quoi.

 

En mai 2009, le futur candidat Ali Bongo produit un acte de naissance où il est écrit « Ali Bongo Ondimba », alors qu’il n’a adopté le prénom Ali que bien plus tard dans sa vie. Pourquoi cette anomalie ?

 

Monsieur Ali Bongo Ondimba n’est pas l’officier d’état civil qui a rédigé son acte de naissance. Donc si une question comme cela se pose, qu’on la pose à l’officier d’état civil qui a rédigé cet acte de naissance. A deux reprises au moins dans sa vie, [Ali Bongo] a dû procéder à des ajouts dans son acte de naissance pour des raisons évidentes : la conversion à l’islam et plus tard, l’ajout du patronyme Ondimba au nom global de cette famille Bongo. Celui qui estime que cet acte de naissance n’a pas été élaboré et retranscrit sans les formes s’en prend à l’officier d’état civil et non à la personne. Ce n’est pas vous-même à votre naissance qui rédigez votre acte de naissance.

 

Pourquoi cette démarche de la part du futur candidat Ali Bongo en mai 2009, quelques jours avant la mort de son père ? Est-ce parce qu’il craint être attaqué sur sa nationalité d’origine ?

 

Mais cela n’a strictement rien à voir. Il ne vous a pas échappé qu’Omar Bongo a également connu un parcours assez particulier. Il s’est appelé Albert-Bernard au début. Il est devenu Omar Bongo après sa conversion à l’islam. Et ensuite dans les années 2000, il ajoute Ondimba, le nom de son père à son patronyme. Donc tous les enfants se sont appelés ensuite Bongo Ondimba. Il a donc fallu mettre cela dans un acte de naissance. Ça n’a rien à voir avec la filiation de Monsieur Ali Bongo Ondimba.

 

Au Gabon, l’opposition s’empare de cette polémique et remet en doute la nationalité d’origine d’Ali Bongo. Pour mettre fin à cette polémique, est-ce que le président et sa mère, Patience Dabany, n’auraient pas intérêt à se soumettre à un test ADN ?

 

Mais pourquoi devraient-ils se soumettre à un test ADN parce que l’opposition de demande ? Il suffirait qu’on remette en cause la filiation d’un enfant pour que les familles gabonaises doivent aller se soumettre à un test ADN ? Mais dans quel pays s’est autorisé ? Est-ce que Pierre Péan qui vit en France pourrait écrire un tel livre en France pour remettre en cause la filiation de quelqu’un dans un pays où cela est interdit ? Est-ce que parce qu’il s’agit d’un pays africain qu’on s’autorise ce genre de chose ? Monsieur Ali Bongo n’aura à se soumettre à aucun test ADN pour prouver on ne sait trop quoi. Il est le fils d’Omar Bongo Ondimba et de Patience Dabany. Point, à la ligne.

 

La chute de Blaise Compaoré et la sortie du livre de Pierre Péan, est-ce que ce ne sont pas deux évènements simultanés qui peuvent déstabiliser le pouvoir à Libreville ?

 

Le pouvoir au Gabon est assis sur des institutions fortes et il y a une discussion avec les populations gabonaises. Alors qu’une opposition en manque d’inspiration, en manque de projets alternatifs à proposer, essaie de jouer sur les peurs, sur les haines, sur les rancoeurs, ça ne peut pas entraîner le Gabon dans une quelconque tourmente. Les institutions fonctionnent, le dialogue est ouvert. Le 17 novembre prochain, le chef de l’Etat recevra les syndicats pour discuter des questions sociales. Il reçoit les acteurs politiques qui acceptent le jeu démocratique et républicain. Et pour ceux qui n’ont que la haine en bandoulière comme projet de société, ça les engage.

 

Pierre Péan: «Le fait qu’Ali Bongo soit d’origine biafraise n’est pas un scoop»
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 15:46

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-13 13:37:42 Les éléments de la coalition séléka basés au Camp Béal, dans le 1er arrondissement, proche de la Maison de la télévision centrafricaine, ont érigés jeudi matin des barricades sur les avenues des Martyrs et celle de l’Indépendance en vue de protester contre leur délocalisation sans le processus de Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR).


En soutien à leurs collègues, ceux, se trouvant au Camp de l'ex-RDOT, sont entrés dans la danse en empêchant les taxis et bus d'atteindre le PK12.


Lundi, ces mêmes Séléka étaient sortis brandissant et menaçant de la menace de faire sauter la poudrière du Camp Béal qui les abrite. Ce camp abritait le ministère de Défense sous le régime Bozize et a également hébergé des forces françaises. 

‘'Nous attendions le DDR et brusquement, le gouvernement, avec l'appui de l'Organisation internationale pour la migration(OIM), nous a demandé de quitter et regagner nos familles. Comment allons-nous vivre avec cette somme de dix mille francs cfa, sachant pertinemment que nous y sommes basés depuis plusieurs mois et que nous avons tout perdu ?'' s'est interrogé un mutin face à la presse.

Pour tenter de ramener l'ordre et rétablir la circulation, les casques bleus appuyés des forces de sécurité intérieure centrafricaine, c'est-à-dire la police et la gendarmerie, se sont déployées dans plusieurs zones et de la capitale.


‘'Les hautes autorités politiques sont au courant et des dispositions sont en train d'être prises pour une rencontre à niveau assez élevée pour débattre avec certains chefs de la séléka afin de trouver une solution'', a indiqué une source proche de la gendarmerie. ‘'En ce qui nous concerne, a-t-elle ajouté, nous sommes sur le terrain avec les forces internationales pour ramener le calme. ‘'


Ces forces séléka ont donné un ultimatum de trois jours à compter de lundi dernier, au gouvernement pour satisfaire leurs revendications axées sur le DDR, leur enrôlement dans l'armée nationale ou leur réinsertion dans la vie active.

 

http://www.apanews.net/article_read-809525-en-cole-des-sekas-egent-des-barricades-sur-deux-avenues-de-bangui.html#sthash.G0wAzQA9.dpuf

 

 

RCA: les éléments de l’ex-Seleka cantonnés à Bangui en colère

 

Par RFI  13-11-2014 à 01:02

 

En République centrafricaine, les éléments de l’ex-Seleka cantonnés à Bangui depuis le mois de janvier, sont en colère. Vivant dans des conditions de vie déplorables, ils sont encore 1 200 répartis dans les trois camps de RDOT, BSS et Beal. Depuis quelques mois, ils sont transférés par convois vers des villes de leur choix dans le nord du pays, mais le gouvernement de transition veut accélérer le processus et récupérer les sites. Les occupants du camp Beal menacent depuis mardi de faire sauter un dépôt de mine si on les déloge de force.

 

Tout est parti d'un appel du ministère de la Défense, samedi, aux responsables des camps de cantonnements à Bangui. Ces bases, occupées depuis le mois de janvier par d'anciens membres de la Seleka, doivent être vidées avant la fin novembre. La délocalisation de leurs occupants doit s'accélérer.

 

Cela ne se fera pas sans problèmes. Si on propose aux gens venus du nord du pays de rentrer dans leurs villes d'origine, c’est-à-dire dans des zones où le risque sécuritaire pour eux est minime, il n'en va pas de même pour ceux originaires de Bangui. On demande à ces derniers de rentrer dans leur quartier avec un pécule de 10 000 FCFA en proche, une somme vécue comme une provocation par ces hommes qui ont souvent femme et enfants et qui risquent leur vie en sortant du site.

 

« Il ne faut pas lâcher les hommes comme ça, comme des animaux, comme des esclaves », s'insurge leur responsable à Beal et au BSS. « On demande aux gens de partir... mais à Bangui, aujourd'hui, c'est l'insécurité. Qui va s'occuper de leur sécurité ? », s'interroge le général Abdelkarim, qui assure avoir fait un peu retomber la colère de ses hommes. Autour des deux sites de casernement, la peur s'est emparée des habitants qui craignent les dégâts énormes que pourraient provoquer l'explosion du dépôt de mines de Beal. 

 

 

NDLR : Le cantonnement au camp Beal en plein Bangui de ces hordes de Séléka après la démission de leur patron Michel Djotodia était une belle connerie. Ils font ainsi la démonstration qu’ils restent les maîtres du jeu en Centrafrique alors que pas plus tard qu’hier, la réunion du groupe international de contact a entériné de cinq mois le report à juin et juillet 2015 des élections législatives et présidentielles. 

En colère, des Sélékas érigent des barricades sur deux avenues de Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 15:31

 

 

 

 

13/11/14 (AFP)

 

La défense de Jean-Pierre Bemba a répété mercredi que l'ancien vice-président congolais n'avait aucun contrôle sur ses miliciens en Centrafrique en 2002-2003 et n'était donc pas responsables des crimes qui y avaient été commis.

 

Quelque 1.500 hommes en armes de Jean-Pierre Bemba s'étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d'une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé.

 

Selon la défense, Jean-Pierre Bemba n'aurait pas pu garder "le contrôle opérationnel effectif" de ses miliciens, qui ne faisaient pas partie de l'armée régulière et qui se trouvaient dans un autre pays.

 

Comme dans une coalition militaire internationale, les contingents de troupes dans un autre pays ne "maintiennent jamais une ligne séparée de commandement opérationnel auprès de leur hiérarchie nationale militaire et restent à tout moment placé sous un commandement national unique", a assuré aux juges l'une des avocates de la défense, Kate Gibson.

 

Lors de son réquisitoire la veille, l'accusation avait affirmé que Jean-Pierre Bemba avait bel et bien gardé le contrôle effectif de ses miliciens en Centrafrique et que ceux-ci avaient violé "tout ce qui se trouvait sur leur chemin", tué et pillé la population civile.

 

Pour Mme Gibson, les troupes de M. Bemba n'étaient pas les seules en Centrafrique.

 

Celles-ci se battaient notamment aux côtés de l'armée centrafricaine : "si tous les contingents au sein d'une coalition internationale suivaient les ordres de leurs propres chefs, ce serait le chaos total", a-t-elle assuré.

 

Il n'y a de plus "aucune preuve d'un ordre venant de M. Bemba vers ses troupes en Centrafrique", a-t-elle ajouté : "les thèses de l'accusation ne correspondent pas à une réalité réaliste".

 

Jean-Pierre Bemba est poursuivi, non en tant qu'auteur ou co-auteur mais en tant que "chef militaire", en vertu du principe de la "responsabilité du commandant".

 

Bien que Jean-Pierre Bemba n'était alors pas au sein du gouvernement congolais, la décision des juges pourrait empêcher certaines nations d'envoyer leurs troupes vers une démocratie en danger, a estimé un autre avocat de la défense, Peter Haynes.

 

Jean-Pierre Bemba, 52 ans, est détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye depuis juillet 2008. Son procès s'était ouvert en novembre 2010.

 

La CPI a autorisé près de 3.000 victimes à participer à la procédure, un chiffre record.

CPI: Bemba n'avait aucun contrôle sur ses troupes, insiste la défense
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 11:13

 

 

 

 

13/11/14 (AFP)

 

Des combattants centrafricains cantonnés depuis début 2014 dans deux camps militaires à Bangui manifestaient jeudi matin dans la ville pour signifier leur refus d'être renvoyés dans leurs régions d'origine, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

Ces combattants sont issus de l'ex-coalition Séléka, qui avait pris le pouvoir à Bangui début 2013, avant d'être contrainte de l'abandonner en janvier 2014 par l'intervention des forces internationales.

 

Des groupes de quelques dizaines de personnes - la plupart sans armes, quelques uns en possession de grenades - se sont positionnés dans plusieurs endroits de la capitale autour des camps Béal et du RDOT où ils sont cantonnés sous la surveillance des forces internationales, dans l'attente d'être reconduits en province.

 

Les manifestants refusent de quitter la capitale et veulent s'y établir.

 

Les forces onusienne Minusca, française Sangaris, et européenne Eufor-RCA ont déployé un dispositif impressionnant autour des manifestants.

 

Craignant des violences des habitants des alentours ont fui leurs maisons, ou se terrent dans leur domicile et la circulation était coupée aux abords des deux camps. Aucun incident n'avait été signalé.

 

Environ un millier de combattants Séléka sont toujours cantonnés dans la capitale, les autres ayant rejoint leurs régions d'origine (essentiellement dans le nord du pays), lors d'opérations de transfert menées par l'Organisation internationale des migrations (OIM).

 

Ces transferts doivent être suivis d'un programme DDR (Démobilisation, désarmement, réinsertion) financé par la communauté internationale.

 

Depuis son renversement en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, chassée à son tour du pouvoir en janvier 2014, la Centrafrique a sombré dans une très grave crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Des mois de violences intercommunautaires et d'affrontements entre groupes armés ont depuis achevé de ruiner le pays, déjà rongé par des années d'incurie.

Bangui: manifestation d'ex combattants Séléka refusant de quitter la ville
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 19:43

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

Condoléances attristées de la MINUSCA aux familles des deux victimes accidentelles de Paoua

 

Bangui, le 11 novembre 2014 : La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) déplore le décès accidentel de deux membres de la population civile dans la matinée du vendredi 7 novembre à Paoua, dans la préfecture de l’Ouham Pende.

 

Ces décès sont survenus à proximité du marché de Paoua, lorsqu’un véhicule d’une patrouille des casques bleus a mortellement heurté un jeune garçon qui tentait de traverser la route. La deuxième victime a, elle, reçu une balle perdue suite à des coups de feu de somation tirés en l’air par les casques bleus pour disperser la foule qui s’en prenait violemment à eux, détruisant un de leurs véhicules.

 

« Cet incident est très malheureux. Je le regrette d’autant plus que nous sommes justement là pour protéger la population», regrette le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations

 

Unie en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, le Général Babacar Gaye, qui s’incline devant la mémoire des victimes et présente les condoléances émues de la MINUSCA aux familles et proches des victimes.

 

Le chef de la MINUSCA salue par ailleurs la retenue de la population, et invite les casques bleus à l’extrême prudence durant les patrouilles et les opérations sécuritaires.

Des casques bleus tuent accidentellement deux personnes à Paoua
Des casques bleus tuent accidentellement deux personnes à Paoua
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 19:25

 

 

 

 

12/11/14 (AFP)

 

Le Groupe international de contact sur la Centrafrique (GIC), qui réunit les principaux partenaires et bailleurs de Bangui, a entériné sur demande des autorités de transition un report de cinq mois des élections prévues en février, a annoncé mercredi le ministre congolais des Affaires étrangères.

 

"Après évaluation, nous avons estimé que le précédent calendrier des élections en Centrafrique fixé conformément à la Charte constitutionnelle de transition était intenable", a déclaré à la radio nationale centrafricaine le chef de la diplomatie congolaise, Basile Ikouébé, représentant du président Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, à la suite d'une réunion du GCI mardi à Bangui.

 

"Nous avons donc examiné les propositions faites par les autorités de la transition et convenu de repousser les élections en juin ou juillet 2015", a-t-il ajouté.

 

Début septembre, le président de l'Autorité nationale des élections (ANE), Dieudonné Kombo-Yaya, avait indiqué que "les élections générales prévues pour février 2015 ne pourraient se tenir à cette date", en raison de l'insécurité persistante et d'un manque de moyens financiers.

 

L'un des problèmes vient du fait que "le code électoral impose la carte biométrique. Et aujourd'hui les partenaires techniques et financiers du processus électoral ne sont pas disposés à financer la biométrie parce qu'elle coûte cher", avait-il relevé ajoutant: "la biométrie exige des préalables: il faut l'électricité partout, on n'en a pas. Les infrastructures routières, on n'en a pas".

 

En outre, un recensement électoral dans tout le pays reste un préalable nécessaire, les fichiers électoraux de certaines villes ayant été entièrement détruits.

 

Deux mois plus tard, le constat établi par le président de l'ANE est toujours valable et nombre de Centrafricains doutent de la possibilité d'organiser des élections en juin ou juillet.

La création de l'ANE et d'une carte électorale biométrique avait été décidée en 2012 pour éviter les fraudes après la réélection contestée de l'ex-président François Bozizé.

 

Depuis son renversement en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, chassée à son tour du pouvoir en janvier 2014, la Centrafrique a sombré dans une très grave crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Fin 2013, les autorités de transition, sous la pression internationale, avait accepté la tenue d'élections générales en février 2015.

 

Des mois de violences intercommunautaires et d'affrontements entre groupes armés ont depuis achevé de ruiner le pays, déjà rongé par des années d'incurie.

Centrafrique: la communauté internationale entérine un report de 5 mois des élections
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 18:28

 

 

 

 

Par RFI 12-11-2014 à 13:10

 

Alors que dans la région de l'Ouham, au nord-ouest de la RCA, Médecins sans frontière (MSF) dénonce l'action des coupeurs de route qui l'empêchent de faire son travail, dans une autre région du Nord, celle de la Vakaga, l'ONU envisage d'accroître sa présence humanitaire. Le 8 novembre dernier, la coordinatrice humanitaire des Nations unies, Claire Bourgeois, a effectué une tournée dans plusieurs villages de la région. Elle en est revenue avec l'intention de plaider pour un accroissement de la présence des agences humanitaires dans la zone.

 

Lorsque la rébellion de la Seleka était partie de la Vakaga, le chef rebelle Michel Djotodia prenait comme prétexte le quasi abandon par l'Etat dont était victime, selon lui, cette région. Aujourd'hui encore, la Vakaga est délaissée. La présence de l'Etat se fait peu sentir et sur le plan humanitaire, la Vakaga doit affronter la présence de milliers de réfigiés chassés de Bangui.

 

Les ONG y sont peu nombreuses et les agences onusiennes absentes. Claire Bourgeois, la coordinatrice humanitaire des Nations unies en RCA revient de la Vakaga et plaide pour une présence accrue des agences onusiennes dans la zone.

 

Mais le principal problème demeure la sécurité. Difficile d'acheminer de l'aide et des personnels quand les routes sont aux mains des groupes armés parfois violents. Dans une autre région du Nord, celle de l'Ouham, MSF voit ses convois régulièrement rackettés et dénonce le silence du gouvernement ainsi que l'incapacité des forces internationales à protéger les axes routiers.

RCA: l'ONU s'inquiète de la situation dans la Vakaga
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 18:25

 

 

 

 

par: APA publié le : 12/11/2014 à 15:14 UTC

 

Une mission d’information et d’enquête, dépêchée par le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et conduite par le conseiller en coopération judiciaire de la CPI, Pascal Turlan, séjourne depuis mardi à Bangui, la capitale centrafricaine.


Selon une source judiciaire, il s’agit d’une première mission d’information et d’enquête de la CPI en Centrafrique après la saisine par la présidente de transition Catherine Samba-Panza, au mois de mai 2014.

 

Celle mission va pendant son séjour diversifier ses sources à travers différentes séances de travail avec les officiels, les partenaires et le corps judiciaire ainsi que les plaignants pour se documenter sur les crimes et atrocités ainsi que d’autres graves violations des droits humains commis durant la crise centrafricaine.

 

Ce mercredi, la délégation a été l’hôte du ministre de la Justice, Garde des sceaux, le magistrat Gabriel Faustin Mboudou. A cette occasion, des questions d’ordre judiciaire et l’appui du gouvernement centrafricain à la CPI ont été évoquées.

 

‘’La présence des enquêteurs de la CPI en Centrafrique est un signal fort dans la lutte contre l’impunité », s’est réjoui le membre du gouvernement Gabriel Faustin Mboudou, à l’issue de la rencontre.

 

Selon le ministre, son département apportera l’appui nécessaire pour la conduite des enquêtes.

 

Dans le cadre de l’harmonisation des approches et méthodes de travail, la mission de la CPI tiendra dans la journée une séance de travail avec les magistrats du parquet et la chancellerie.

 

Copyright : © APA

Visite à Bangui d’une mission d’information de la CPI
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 18:18

 

 

 


Le Groupe international de contact devrait mettre en avant le besoin de justice lors de sa réunion à Bangui

 

(Bangui, le 10 novembre 2014) – Le Groupe international de contact (GIC) sur la République centrafricaine (RCA), qui se réunit le 11 novembre 2014, devrait appeler publiquement à mettre fin aux violences sectaires, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le GIC, qui se réunit pour la première fois à Bangui, capitale de la RCA, devrait rappeler à tous les acteurs armés que ceux qui se sont rendus responsables de graves violations des droits humains seront tenus pour responsables de leurs actes.


« Mettre fin aux violences contre les civils en République centrafricaine devrait être la priorité numéro une du Groupe international de contact, qui se réunit pour la première fois à Bangui », a affirmé Daniel Bekele, directeur de la division Afrique de Human Rights Watch. « Il s’agit d’un moment clé pour que les responsables politiques internationaux disent clairement et fortement que ceux qui tuent, torturent et violent devront un jour faire face à la justice. Le temps de l’impunité est révolu. »


Parmi les membres du GIC figurent des représentants des Nations Unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), des États-Unis, de la France et de la République du Congo. Sa dernière réunion a eu lieu en juillet 2014 dans la capitale de l’Éthiopie, Addis-Abeba.

La RCA traverse une crise aiguë depuis début 2013, lorsque les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, ont pris le pouvoir après une campagne caractérisée par un grand nombre de massacres de civils, de maisons pillées et incendiées et d’autres crimes graves. En 2013, des groupes s’appelant eux-mêmes les anti-balaka, se sont organisés pour combattre la Séléka. Les anti-balaka ont commencé alors des représailles à grande échelle contre des civils musulmans et d’autres personnes.


Le cycle meurtrier des violences sectaires s’est aggravé dans les derniers mois dans le centre et l’est du pays, en particulier dans les préfectures de Ouaka et de Nana-Gribizi, malgré la signature d’un accord de cessez-le-feu le 23 juillet dernier à Brazzaville (République du Congo).


En septembre dernier, Human Rights Watch a documenté le meurtre d’au moins 146 personnes depuis juin dans les villes de Bambari et Bakala (préfecture d’Ouaka), Mbres (préfecture de Nana-Gribizi) et Dekoa (préfecture de Kémo), ainsi qu’aux alentours de ces villes, toutes situées dans le centre et l’est du pays. Ce chiffre ne représente toutefois qu’une fraction du nombre total de meurtres présumés, étant donné que de nombreux massacres ont eu lieu dans des zones reculées et difficiles d’accès.

Human Rights Watch appelle le GIC à faire une déclaration publique à l’issue de sa réunion, rappelant à tous les acteurs armés que la violence contre les civils doit cesser et qu’ils risquent de faire face à la justice à l’avenir, soit devant une cour nationale ou devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Suite à une demande faite par le gouvernement de transition de la RCA, la Procureure de la CPI a annoncé en septembre que son Bureau allait ouvrir une seconde enquête dans ce pays au sujet des crimes graves qui y auraient été commis depuis août 2012.

Des efforts importants sont aussi en cours pour renforcer la capacité du système judiciaire de la RCA pour traiter des crimes internationaux graves. En avril, la Présidente de transition Catherine Samba-Panza a créé par décret une Cellule spéciale d’enquête et des discussions sont en cours pour la création d’une Cour pénale spéciale.


Les membres du GIC devraient exhorter le gouvernement de transition de la RCA à coopérer pleinement avec la CPI, et à créer rapidement un mécanisme efficace, impartial et équitable au sein du système pénal centrafricain pour enquêter et juger les crimes graves, a souligné Human Rights Watch.


Le GIC devrait aussi insister pour que tous les acteurs humanitaires aient accès à ceux qui sont dans le besoin en RCA, et rappeler que toute entrave volontaire à cet accès constitue une violation du droit international humanitaire.


« Le peuple centrafricain a besoin de savoir que les responsables politiques internationaux se trouvent à ses côtes dans son désir d’en finir avec les violences et de voir la justice », a conclu Daniel Bekele. « Pendant sa présence à Bangui, le GIC devrait saisir cette opportunité pour rappeler directement aux divers acteurs armés leur obligation de respecter le droit international humanitaire. »

République centrafricaine : Le GIC doit insister pour que les tueries prennent fin (HRW)
Repost 0
Centrafrique-Presse.com