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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:02
Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui
Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui

 

 

Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 NOVEMBRE 2017ACTUALITÉSÉCONOMIE

 

BANGUI, 15 novembre 2017 (RJDH)—Une mission du Fond Monétaire International (FMI) est attendu à Bangui la semaine prochaine a-t-on appris de sources proches du ministère des Finances. Il s’agit, selon les informations du RJDH, d’une mission d’évaluation.

 

Cette mission débute le 20 novembre prochain. Elle se concentrera sur l’évaluation des performances économiques de la RCA. Une source digne de foi contactée au ministère des Finances et du Budget parle d’une mission d’évaluation qui permettra de mesure les efforts consentis ces derniers mois.

 

Toutes les régies financières, selon nos sources, sont mobilisées depuis plusieurs jours pour préparer la mission d’évaluation du FMI, « tous les services des régies financières sont à pied d’œuvre pour préparer cette mission. Toutes les régies financières doivent rendre leurs rapports d’ici vendredi. L’objectif est de présenter la situation économique actuelle pour permettre à nos hôtes de voir si nous avons progressé ou non afin qu’ils fassent des recommandations », explique un cadre du ministère qui a requis l’anonymat.

 

Le pouvoir de Bangui a conclu le programme de Facilité Elargie de Crédit Cette mission d’évaluation est attendue à Bangui plus d’une année après les conclusions de Facilité Elargie de Crédit entre le gouvernement et le FMI. La dernière mission du FMI en Centrafrique remonte au mois d’octobre, mission pendant laquelle Samir Jahja, chef de la mission de cette institution financière internationale s’est félicité des avancées enregistrées par l’économie centrafricaine. Les prévisions du FMI projettent 4% de croissance économique en Centrafrique pour l’année 2017.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:00
Lu pour vous : Surendettée, Azur Gabon va être mis en liquidation judiciaire

 

 

 

https://africtelegraph.com  15 NOVEMBRE 2017

 

L’opérateur de téléphonie mobile, USAN Gabon, qui opère sous la marque Azur pourrait vivre ses derniers jours en territoire gabonais. La démission inattendue de l’Administrateur Directeur Général, Vane Kringer, en pleine grève des employés, laisse peu d’espoir à la survie de cette entreprise.

 

Les employés de Azur Gabon suivent un mouvement de grève depuis près de un mois, pour réclamer des arriérés de salaire. Un mouvement déclenché par des proches de Jean Bruno Obambi, l’actionnaire majoritaire de Azur Gabon.

 

Azur Gabon a été cédée au congolais Jean Bruno Obambi par Bintel au cours d’une opération qui n’a pas été déclarée aux autorités gabonaises. Et qui à l’époque avait failli entrainer un retrait de licence.

 

Ce 8 novembre 2017, Vane Kringer, l’Administrateur Directeur Général a déposé sa démission auprès de la direction générale des ressources humaines. Cela faisait seulement sept mois qu’il était en poste, avec pour mission de redresser la société. Ce qu’il a réussi à faire tant bien que mal jusqu’à ce 8 novembre.

 

Obambi, la goutte d’eau de trop…

 

Jean Bruno Obambi aurait forcé l’ADG à effectuer des paiements vers les filiales étrangères, et les comptes monégasques. Ce que Vane Kringer se refusait mettant en priorité le bon fonctionnement du réseau. La perte d’influence est peu appréciée par l’actionnaire majoritaire, en manque de cash depuis le Congo voisin. Ce serait la raison pour laquelle Jean Bruno choisit de déclencher une grève au sein de la société. Une stratégie désastreuse pour la société et ses employés.

 

C’est en apprenant qui tirait les ficelles avait le syndicat, que l’Administrateur Général a pris la simple décision de démissionner de son poste. A la grande surprise du personnel. Pourtant, Vane Kringer avait réussi à convaincre les autorités locales de donner un nouveau souffle à la société.

 

Perte des créanciers, retrait de licence, et mise en liquidation

 

Surendettée, Azur Gabon avait su reprendre du poil de la bête. Mais la démission de l’ADG entraîne une perte de confiance certaine dans cette société qui emploie plus d’une centaine de personnes. Les créanciers refusent désormais catégoriquement de négocier les échéances de paiements. Des saisies de compte conservatoires sont actuellement en cours. Ce qui va certainement accélérer la mise en liquidation judiciaire.

 

En infraction avec son cahier des charges, plus rien ne retient le conseil de régulation (ARCEP) pour, désormais, retirer la licence de USAN Gabon et assainir définitivement le marché des télécommunications du Gabon.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 22:57
Lu pour vous : Centrafrique : instabilité et territoires hors de contrôle

 

 

 

https://www.ritimo.org  15 novembre 2017, par Forum Réfugiés-Cosi

 

 

Depuis 2013, la Centrafrique est en proie à des conflits internes incessants. Echecs des efforts de démocratisation, multiplications de coups d’Etats, concentration du pouvoir de l’Etat par l’exécutif, porosité des frontières et ingérences de combattants étrangers, pauvreté et instabilité, échecs des tentatives de dialogue avec les groupes d’opposition : toutes ces causes peuvent expliquer la prolifération de groupes armés et la persistance des conflits.


Le dossier fait le point sur les causes structurelles et politiques de l’instabilité chronique de la RCA.

 

Depuis le 19è siècle, la république Centrafricaine, parce que son territoire est fertile et riche en ressources naturelles (pétrole, minerais, etc.), est l’objet de convoitise et de jeux d’influences, notamment de la part de puissances internationales. Cette ancienne colonie française est, pour ces raisons, le théâtre d’instabilité politique et de violences, au détriment des populations qui s’enfoncent dans la pauvreté. La tutelle économique ou politique perdure bien après la colonisation, et va aujourd’hui au-delà d’une ingérence française avec l’entrée en lice de puissances régionales.

 

La décolonisation et le règne de Bokassa

 

A la fin de la deuxième guerre mondiale, la situation géopolitique évolue et la décolonisation entre en marche. L’indépendance du pays est incarnée par Barthélémy Boganda, prêtre catholique, qui périt dans un accident dont les causes restent inexpliquées.

 

Jean Bédel Bokassa arrive au pouvoir en 1966 et met en place un régime qui s’inscrit dans la lignée des régimes dictatoriaux africains de l’époque instaurant un Etat prédateur et répressif. Bien que mal accepté par Paris à son arrivée au pouvoir, les autorités françaises le soutiennent jusqu’en 1979. A cette date, le régime de Bokassa devient de moins en moins recommandable. Paris orchestre alors sa chute.


Après divers rebondissements politiques, André Kolingba, chef d’État-major de l’armée centrafricaine, met en place une oligarchie où la contestation sociale et politique grandit entre 1986 et 1991.

 

Violences sous l’ère Patassé : rivalité pour le pouvoir et rivalité ethnique

 

Suivant le courant de démocratisation amorcée lors du sommet de la Baule en 1992, les premières élections multipartites ont lieu la même année : Ange-Félix Patassé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est élu président pour un mandat de six ans. En 1995, une nouvelle Constitution est adoptée par le Parlement qui prévoit la mise en place d’une politique de décentralisation.

 

Le pays est marqué par la rivalité entre Patassé et Kolingba. Le premier est originaire du Nord. Le deuxième représente les gens du fleuve.


En 1996-97, des mutineries de soldats éclatent à Bangui et dégénèrent en conflits interethniques désorganisant la vie économique, politique et sociale. Patassé maintient son pouvoir en finançant des forces spéciales, agents de sécurité privés et milices personnelles, qui se rendent coupables de graves exactions. Les forces françaises interviennent, suivies d’une force d’interposition africaine, puis de l’ONU. En septembre 1999, Patassé est réélu pour six ans au premier tour d’un scrutin contesté. La situation économique du pays est précaire, l’instabilité politique se poursuit.

 

Kolingba lance un coup d’Etat en mai 2001 provoquant par riposte la mort arbitraire de près de 300 personnes principalement les membres de son ethnie (les Yakoma). Bozizé, chef d’Etat-major des FACA (Forcées Armées Centrafricaines), accusé d’en être l’auteur caché, se réfugie avec ses partisans au Tchad. Cet « asile » tchadien provoque de vives tensions entre les deux pays. Depuis son exil, Bozizé déclenche un deuxième soulèvement à Bangui, réprimé dans le sang par Patassé, avec les appuis libyens et congolais. Patassé affaibli, lâché par la France et ses alliés dans la région, devra laisser la place à son rival.

 

Le régime Bozizé : un pouvoir sous influences dans un pays encore instable

 

En mars 2003, une coalition composée du Tchad, du Congo-Brazzaville, du Congo-Kinshasa, permet à Bozizé de s’emparer de Bangui. L’emprise du Tchad dans le domaine sécuritaire centrafricain est totale. Se proclamant président de la République, Bozizé annonce une transition consensuelle. Bozizé promet un processus de normalisation politique pour le retour à la démocratie avec des élections démocratiques et multipartites.

 

Lors de l’élection présidentielle de mai 2005 Bozizé est élu à 64.6 % et son parti Convergence Nationale remporte 42 des 105 sièges à l’Assemblée nationale. Il promet la formation d’un gouvernement d’union nationale pour « la République centrafricaine », pays sinistré dont l’espérance de vie est tombée en dessous de 40 ans en 2005 et où 95% de la population vit sous le seuil de pauvreté d’un dollar par jour (contre 67 % en 2000).

 

Le pouvoir reste concentré autour de Bozizé. En 2006-2007, deux foyers d’insurrection sont réactivés, au nord-ouest fief de l’ex-président Patassé et au nord-est sous l’influence du conflit du Darfour. Sur ce territoire, très éloigné du pouvoir de Bangui, sans voie de communication, les relations entre populations soudanaises et centrafricaines s’enveniment face à un Etat défaillant. Un mouvement rebelle centrafricain émerge : l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) [1]. L’origine de ce mouvement est floue : pour certains, il est proche de Khartoum pour d’autres, il est issu de rebellions endogènes, notamment d’anciens compagnons de Bozizé. Birao est prise en octobre 2006 : l’armée centrafricaine fera appel aux soldats français pour reprendre la ville. La pacification du territoire ne tient qu’aux soutiens libyen, tchadien et français qui redoutaient que Bangui ne tombe sous l’influence du Soudan.


Le pays connaît une période extrêmement agitée avec les assauts répétés des rebelles de l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) dans le Nord-Est. Liée par un accord de défense à la Centrafrique, la France intervient militairement à deux reprises (en novembre 2006 et mars 2007) pour suppléer à des forces armées locales totalement dépassées.


La région du Nord-Ouest, victime d’une situation humanitaire difficile (200 000 personnes déplacées) subit, en outre, les conséquences de la crise du Darfour et notamment l’afflux de réfugiés fuyant les combats.

 

En 2007 un processus de pacification aboutit aux accords de Birao en avril puis, un an plus tard, à la signature d’un accord de paix avec l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, important mouvement du nord-ouest du pays) [2]. Le pays traverse une période de relative accalmie, tandis que les relations avec Paris semblent se compliquer sur fond d’intérêts pétroliers. En effet, le monopole du groupe Total dans la distribution du carburant semble menacé par un projet de nationalisation.


L’année 2008 est marquée par la réconciliation nationale : le 21 juin à Libreville, est signé un "accord de paix global" entre le gouvernement, l’UFDR et les rebelles de l’APRD. En décembre le Forum sur la paix de Bangui réunit quelques 200 délégués, acteurs politiques et représentants de mouvements rebelles et assiste à la réconciliation entre Ange-Félix Patassé et le général François Bozizé. A cette occasion est créée la Commission vérité et réconciliation et un premier processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) des ex-rebelles, est mis en place.

 

En janvier 2009, Bozizé nomme Faustin-Archange Touadéra premier ministre, son gouvernement intègre des membres de l’opposition non armée, mais aussi d’ex-rebelles.

 

En 2010, après le report des élections, c’est encore Bozizé qui se maintient au pouvoir en emportant 66,1 % des suffrages devant Ange-Félix Patassé (20,10 %) qui décède en avril, tandis que son parti conserve la prépondérance à l’Assemblée nationale. L’opposition se sent flouée reprochant à Bozizé de ne pas respecter les accords de paix visant une gouvernance d’unité nationale.


Le gouvernement de Bozizé est caractérisé par une hypercentralisation qui délaisse et met à l’écart des régions entières du pays, notamment à l’est.


L’absence du contrôle de l’Etat dans les régions enclavées, l’armée extrêmement faible et la porosité des frontières permettent l’intrusion de bandes armées venues des pays voisins (Tchad, RDC). Des exactions de miliciens ou des luttes entre ces groupes qui se disputent les ressources mènent à une escalade de la violence. Ces forces marginalisées vont se structurer en un groupe politique rebelle qui renverse le pouvoir par un coup d’Etat en 2013.

 

Notes

[1] Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, créé en 2006, ce nouveau mouvement provint de la coalition de trois groupes armés : le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLJC), le Groupe de d’action patriotique pour la Libération de la Centrafrique (GAPLC) et le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC). Il s’agit d’ex-compagnons déçus de Bozizé, quelques officiers d’Ange Félix Patassé.


(source : MUNIE Vincent, « En Centrafrique, stratégie française et enjeux régionaux » in Le Monde Diplomatique, février 2008)

 

[2] Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie, rébellion dans le nord-ouest de la Centrafrique. Elle est constituée à la base d’anciens membres de la Garde présidentielle d’Ange Félix Patassé.

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Centrafrique-Presse.com
15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 14:13
L'ONU appelée à renforcer sa mission de paix en Centrafrique

 

 

 

http://www.forbesafrique.com  Philippe RATER le 15 Novembre 2017

 

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) - Le Conseil de sécurité de l'ONU est appelé mercredi à voter un renouvellement du mandat de sa force de paix en Centrafrique, incluant une révision de sa mission et une augmentation de ses troupes de 900 militaires.

 

Ce renforcement avait été demandé par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres qui a mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans le pays.  

 

En vertu du projet de résolution renouvelant le mandat de la Minusca, rédigé par la France, la force serait autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

"Les Etats-Unis ne sont pas opposés par principe à une augmentation modeste de troupes pour la Minusca, mais à la condition que les militaires supplémentaires apportent un réel plus" à la mission, a fait savoir Washington.Ils devront "faire preuve des plus hauts standards professionnels et s'abstenir de tout abus sexuel", selon la même source.

 

Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l'ONU ont permis de réduire les violences, notamment à Bangui. Samedi cependant, quatre personnes sont mortes et une vingtaine ont été blessées dans une attaque à la grenade contre un café de la capitale, suivie de représailles ayant fait trois morts.

 

En province, où les Casques bleus ne couvrent pas tout le territoire, 2017 a vu au contraire les affrontements reprendre en intensité entre groupes armés et des milices se disputant le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde mais riche en minerais.

 

Le projet de résolution prévoit que les troupes de la Minusca soient plus mobiles et réactives. Il faut "tout faire pour augmenter son efficacité et sa capacité sur le terrain", a récemment souligné Antonio Guterres lors d'une visite dans le pays, sa première auprès d'une opération de paix depuis son entrée en fonctions en janvier.

 

- Enquête spéciale -

 

Lundi, l'ONU a annoncé l'ouverture d'une "enquête spéciale indépendante" sur de possibles défaillances des Casques bleus lors d'attaques par des groupes armés contre des civils à proximité desquels se trouvaient des militaires de l'ONU. 

 

Cette "enquête spéciale est déclenchée dans un contexte de récente détérioration de la situation sécuritaire dans le sud-est du pays, avec l'objectif d'améliorer la capacité de la Mission à empêcher des violences et à protéger des civils sous une menace immédiate, avec ses moyens et dans ses zones de déploiement", a précisé l'ONU

 

La Minusca, qui peine à rétablir l'ordre, a perdu 12 soldats depuis début 2017.

 

Accusés par leurs détracteurs de "passivité" et parfois même de "collusion" face aux groupes armés, les contingents onusiens font aussi face à une avalanche d'accusations d'agressions sexuelles. En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé chez lui après des accusations d'agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus de la même nationalité avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

 

"Si nous devons éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile, il y a un besoin urgent d'une meilleure protection des populations civiles", a réclamé mardi l'ONG Norwegian Refugees Council (NRC).

 

A terme, la mission de l'ONU doit être remplacée par les Forces armées centrafricaines (FACA).Fin octobre, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a promis que les premières forces formées par l'Union européenne seraient déployées d'ici à trois mois - et ce, malgré un embargo sur l'acquisition d'armes imposé par l'ONU depuis 2013.

 

Le texte de la résolution soumise aux 15 membres du Conseil de sécurité exprime l'"inquiétude" du Conseil face à la "dégradation de la situation sécuritaire dans le sud-est et le nord-ouest".

 

Le pays est embourbé dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l'ex-Séléka), qui a entrainé une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d'"autodéfense" (antibalaka, ou anti machettes).

 

En raison des violences, plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d'une aide internationale.

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 13:48
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : 10% de la population est atteinte du diabète

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 14 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI 14 novembre 2017 (RJDH) : Le monde célèbre ce 14 novembre la journée internationale des diabétiques sous le thème « la femme et le diabète ». Cette maladie incurable est  l’une des causes de mortalité dans le monde causée par plusieurs facteurs entre autres l’alimentation. Elle est célébrée en République Centrafricaine par plusieurs activités.

 

Cette célébration intervient dans un contexte où la population centrafricaine souffrant de  cette maladie, ne dispose pas assez de spécialité, seul diabétologue pour une population estimée à 5 millions d’habitants. « Il y a expert qui est au niveau de l’hôpital de l’Amitié qui prend en charge les patients », a dit le Professeur Pascal Mbelesso, président de l’ordre des médecins.

 

«Le diabète, c’est un tout, une femme peut devenir diabétique et la grossesse aussi peut induire le diabète chez une femme, et une femme diabétique peut tomber enceinte », a dit, à propos du thème de cette année, le Docteur Gaspard Kouriah, chef de service de diabétologie à l’hôpital de l’Amitié de Bangui.

 

Le seul diabétologue centrafricain, en appelle au contrôle annuel du diabète à partir de 40ans chez un individu et une alimentation contrôlée. Les moyens de préventions sont d’éviter une alimentation grasse, sucrées en mangeant des aliments sains et en faisant une marche olympique quotidienne et accélérée de 30 minutes sans arrêter.

 

Il est à noter que la tendance est inversée de nos journées. Le diabète considéré comme la maladie est riche a changé de camp aujourd’hui. Le diabète est attribué aux pauvres du fait que ceux-ci ne contrôlent pas leurs alimentations et mangent tout ce qui leur tombe  sous les bras.

 

Plusieurs campagnes de communication et sensibilisation sont organisées à Bangui dans le cadre de cette journée par le HCR, et les autres organisations en charge de la santé.

 

L’étude de prévalence qui montre que la population est atteinte du diabète à 10% date de 2011. Il est aujourd’hui temps cette étude d’actualiser.

 

« Une campagne de dépistage gratuit sera organisé dans les jours à venir à Bangui »,a dit Docteur Gaspard Koriah.

 

 

Centrafrique : ballet diplomatique des ambassadeurs au chevet des victimes du 11 novembre

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 14 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, le 14 Novembre 2017(RJDH)—les représentations de l’Europe, des USA et de la France ont conjointement avec le ministre de la Sécurité publique été au chevet des victimes des événements du 11 novembre à l’hôpital Communautaire ce 14 novembre à Bangui. Un soutien affiché au gouvernement après le drame.

 

Trois jours après les violences ayant paralysé une partie de la capitale centrafricaine Bangui, le gouvernement vient d’avoir un soutient de taille celle de la communauté internationale qui a fait le déplacement de l’hôpital en vue de s’enquérir de la situation des blessés sous soins intensifs. Cette visite s’inscrit dans un contexte de flou autour du bilan exhaustif des événements. Des sources hospitalières parlent de 4 morts et plusieurs blessés alors que d’autres sources parlent des corps inhumés dans la foulé sans être comptabilisés.

 

Environ 15 patients sont encore sous observation médicale selon le directeur de l’hôpital communautaire « Le 11 novembre nous avons enregistré vingt patients et quatre morts. Ces blessés sont pris en charge par les chirurgiens centrafricains et du CICR. Après ces soins, certains patients sont libérés et présentement une quinzaine de patients sont en observation médicale dans notre structure »  a indiqué Paterne Joachim Tembeti, Directeur général de l’Hôpital Communautaire de Bangui.

 

Le Ministre de la Sécurité Publique, dit avoir renforcé des dispositifs sécuritaires. « Cela veut dire que les ennemis de la paix ont trouvé une autre méthode qui est celle de jeter de la grenade dans un bar alors que nous sommes en train de manifester la cohésion sociale. Le gouvernement avec l’appui de la Communauté Internationale est en train de prendre des mesures sécuritaires qui existent déjà mais nous allons les renforcer davantage » a promis Wanzé Linguissara, ministre de la Sécurité.

 

Une occasion pour le collège des ambassadeurs d’afficher leur soutien et appeler à la paix. « La communauté internationale veut toujours témoigner sa proximité et sa solidarité au peuple centrafricain » peut-on lire dans le message de la représentante de l’UE dans le pays Samuela Isopi.

 

L’attaque à la grenade du 11 novembre dans un bar entre le 5è  et 3è arrondissements de Bangui est survenue trois semaines après la visite du Secrétaire Général de l’ONU en Centrafrique Antonio Guterres qui appelle les centrafricains à la culture de la paix.

 

 

Centrafrique : 168 ex-combattants du MLCJ engagés dans le pré-DDRR à Birao au nord du pays

 

PAR GILDAS KINTIN LE 14 NOVEMBRE 2017

 

BIRAO, 14 Novembre 2017 (RJDH)—168 ex-combattants du mouvement de libération et de la justice MLCJ ont opté pour le pré-DDRR et ont bénéficié à cet effet d’une formation. Des kits de fin de formation leur ont été remis pour des  activités génératrices de revenu ce 13 novembre à Birao, un appui de l’UNOPS et la Minusca.

 

Cette remise est rendue possible dans un contexte où la phase pilote du DDRR entre dans sa phase opérationnelle dans plusieurs villes à l’intérieur du pays. Les bénéficiaires ont droit à l’appui direct en vivres et de participation rémunérée dans les projets d’intérêt communautaire. Selon les programmes les combattants démobilisés auront choix entre leur incorporation au sein des FACA soit celui de la réintégration socioéconomique.

 

Un membre du comité présente la substance des kits individuels « Il s’agit des kits composés des brouettes, des outils mécaniques et de la maçonnerie, des machines à coudre  qui ont été fournis officiellement à ces 168 ex-combattants bénéficiaires du pré-DDRR parmi lesquels, 36 femmes, en présence des autorités administratives et locales de la ville de Birao » a indiqué au RJDH un membre du comité.

 

La section DDRR de la Minusca encourage l’engagement des ex-combattants qui selon elle participe à la recherche de la paix, « après le désarmement, la démobilisation et la vérification de leur éligibilité, les bénéficiaires ont participé à une formation de deux mois basée sur les activités génératrices de revenus avant de recevoir ces kits  qui permettront leur réintégration socio-économique et communautaire » a expliqué le responsable de la section DDRR à Birao. Par ailleurs, ils ont interpellé les autres combattants qui détiennent encore les armes à adhérer au DDR  pour la restauration de la paix dans le pays.

 

Ces ex-combattants reçoivent des kits quelques semaines après que d’autres ex combattants à Bangui ont été immatriculés dans l’armée et attendent leur formation militaire.

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 13:41
Lu pour vous : La Centrafrique, ce pays qui n’existe pas

 

 

 

 

https://mondafrique.com Par La redaction de Mondafrique  15 novembre 2017

 

 

Dans son ouvrage “Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas” l’ancien journaliste au Monde Jean-Pierre Tuquoi retrace plus d’un siècle d’histoire oubliée de cette ancienne colonie française si mal aimée. Un ouvrage rigoureux et nécessaire qui éclaire, au prisme du passé, l’actualité brûlante d’un pays en lambeaux vivant sous perfusion de la communauté internationale.  

 

« Fantôme d’Etat », « fantôme de pays » dont la capitale n’a pas de musée et le registre de statistiques pas de données, la République centrafricaine a la mémoire trouble. La vérité de son histoire, elle, est limpide. En un peu plus d’un siècle, l’ancien Oubangui-Chari, territoire enclavé au cœur du continent, est passé d’une colonie mal aimée à un « quasi-protectorat » qui ne dit pas son nom. Cette histoire oubliée, l’ancien journaliste au Monde Jean-Pierre Tuquoi en déroule les épisodes passionnants, souvent violents, à travers les récits d’explorateurs, de missionnaires chrétiens, d’administrateurs coloniaux et de personnalités politiques centrafricaines.

Horreur coloniale

 

Les détails inédits extraits de ces archives et témoignages jettent une lumière crue sur quelques uns des pires volets de la colonisation et de ses conséquences sur « les corps et les âmes en Afrique ». A l’image des résumés sordides rapportés dans les écrits dépoussiérés d’un missionnaire capucin au sujet de l’expédition punitive menée dans le nord-ouest du pays par le lieutenant Duquenne en 1919. « En deux mois, Duquenne et ses deux cents tirailleurs (…) sèment la terreur dans la région de Bocaranga, encerclent des villages, capturent les chefs les attachent à des poteaux et les fusillent devant leur famille horrifiée, en égorgent d’autres, donnent la chasse aux habitants, coupent des têtes qu’ils emportent plantées sur des piquets (…) enfument les grottes pour faire sortir ceux qui s’y sont réfugiés et les tuent à coups de fusil à la sortie. (…) Aucun historien, aucun chercheur n’a travaillé sur ce dossier ».

 

Tortueuses, omniprésentes, les relations avec la France rythment le destin du pays sous des formes mouvantes qu’incarnent de sinueux personnages aux destinées hors du commun. Les périlleuses expéditions de Jean-Baptiste Marchand, Pierre Savorgnan de Brazza ou encore Emile Gentil qui entreprend la périlleuse remontée du fleuve Congo à bord d’un bateau à vapeur, ouvriront la voie à un marchandage territorial tous azimuts entre puissances européennes.

L’absurdité de ce Monopoly à grande échelle atteint son apogée en 1911 lorsque la France fait don d’un morceau d’Oubangui à l’Allemagne contre la garantie qu’au Maroc, “ils laisseront la main libre aux Français”. A l’époque, le dédain pour cette colonie “poubelle”, lointaine, marécageuse “dont il n’y a rien à attendre hormis un peu d’ivoire et de caoutchouc” la transforme en une monnaie d’échange avec d’autres puissances coloniales. A défaut, les portes s’ouvrent en grand pour une myriade de sociétés anonymes qui “exploiteront au sens littéral du terme, le pays et ses habitants en toute impunité, avec la bénédiction des autorités”.

 

Boganda, l’homme qui marchait sur l’eau

 

Le vent des autonomies auquel succèdera celui des indépendances fait émerger une personnage hors du commun : Barthélémy Boganda, le père de l’indépendance de la République Centrafricaine. Jeune prêtre devenu député d’un pays où l’Eglise a une influence colossale, il portera jusque sur les bords de la Seine et à la tribune du Palais Bourbon les espoirs d’émancipation des Noirs de l’Oubangui. Les discours de cet homme visionnaire sur l’avenir de l’Afrique reflètent les idéaux qui nourrissent l’élan de libération qui bourgeonne à l’époque. Au coeur des années 1950, celui à qui l’on prête le pouvoir d’avoir marché sur l’eau devant le général De Gaulle rêve d’un grand ensemble comprenant l’Angola, le Cameroun, le Rwanda, le Burundi et une tranche du Congo belge : les “Etats-Unis de l’Afrique latine”. Sa mort précipitée dans un accident d’avion ne fera place qu’à de bien médiocres successeurs mus par les sirènes du pouvoir et l’appât du gain.

 

Caricature de la Françafrique

 

La France, qui tantôt soutient ces leaders tantôt les désavoue, ne cessera, après l’indépendance, de peser sur les évènements que traverse son ancienne colonie. « Quoi qu’il se passe dans le pays, la France n’est jamais loin et pas seulement pour assurer les fin de mois de l’Etat. Ses fonctionnaires sont installés à la présidence. Ses entreprises contrôlent l’embryon d’économie nationale. Dans aucune autre de ses anciennes colonies, ses militaires ne sont intervenus aussi fréquemment pour, selon les circonstances, se débarrasser d’un chef d’Etat, en remettre un autre en selle, mater une rébellion, jouer les arbitres, éviter un bain de sang, etc. Huit opérations au bas mot depuis l’indépendance (…). » C’est bien grâce au soutien de la France que David Dacko, candidat apprécié pour ses positions anti communiste, se retrouve parachuté la tête de l’Etat à la suite de Boganda dont il est le neveu. Paris conserve alors un millier de militaires cantonnés dans le pays. “Les plus proches conseillers de Dacko sont des Français. Le M. Services secrets envoyé par Paris pour avoir un oeil sur tout occupe le plus officiellement du monde un bureau à la présidence.”

 

Suivront parmi les plus célèbres et les plus ahurissants épisodes de l’histoire de la “Françafrique”. Le putsch de Jean-Bedél Bokassa auquel la France de De Gaulle s’abstient de réagir précède l’inénarrable cérémonie de couronnement impérial du chef de l’Etat financée au titre de la coopération française sous Giscard d’Estaing. Quand les massacres du leader sanguinaire contre sa propre population s’intensifient, Paris n’hésite pas à faire ramener Dacko sur le devant de la scène par les hommes du SDECE, les services secrets.  En coulisses, l’ancienne puissance coloniale continue de donner le la sous le règne d’André Kolingba à travers le lieutenant-colonel Jean-Claude Mantion. Officier de la DGSE, cet homme de confiance du président tirera les ficelles au point de devenir un véritable “chef de l’Etat bis”. Pourtant élu démocratiquement après un scrutin considéré comme transparent, Ange-Félix Patassé bénéficiera lui aussi de l’intervention des militaires Français pour calmer des mutineries qui éclatent à Bangui en 1996. Le putsch de son successeur, François Bozizé, soutenu par le président tchadien Idriss Déby mettra finalement un terme à une décennie de ce règne marqué par l’affairisme crapuleux.

 

“Quasi protectorat”

 

Difficile, voire impossible d’identifier les retombées positives héritées de cette accablante frise chronologique. Après des élections qui passent l’éponge sur son coup d’Etat en 2005, Bozizé arrive à la tête d’un pays au fond du gouffre. L’homme n’a guère les épaules pour s’y atteler. “Que ce soit l’espérance de vie, l’indice du développement humain ou n’importe quel autre indicateur, le pays affiche de résultats pitoyables”. C’est aujourd’hui toujours le cas.

 

Au nord, une rébellion s’éveille en 2012 portant le nom de Séléka et soutenue en sous-main par le président tchadien Idriss Déby contre son propre poulain Bozizé. Après s’être ingérée sans limite dans les affaires d’une ancienne colonie déconsidérée, la France anticipe mal la dégradation de la situation et ne prend pas partie. “A Bangui, ni les militaires ni les diplomates français n’anticipent la tempête qui va s’abattre sur la capitale.” Après tant d’immixtions  infructueuses, l’envoi tardif des militaires française de l’opération Sangaris avec le feu vert de l’Onu interroge : “l’ancienne puissance coloniale fait-elle partie de la solution ou du problème?” D’autant que depuis le départ de l’essentiel des troupes françaises, les flambées de violences continuent à ensanglanter le pays jusque dans la capitale. Incapable de relever l’Etat effondré, la classe politique porte une grande responsabilité dans le naufrage du pays  depuis des décennies. Malgré l’élection porteuse d’espoir du nouveau président Faustin Archange Touadéra, la Centrafrique continue à vivre sous la tutelle des bailleurs de fonds, des ONG et de l’Onu. Sans signe notable d’amélioration.

 

Nécessaire, l’ouvrage de Jean-Pierre Tuquoi agit comme une loupe posée sur le présent d’un pays dont l’actualité brûlante rapportée dans les médias n’est aujourd’hui examinée qu’à travers le prisme des conflits qui la submergent. Eclairant.

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 13:29
Reportage à Bangui, EUTM RCA et MINUSCA pour stabiliser un pays
Reportage à Bangui, EUTM RCA et MINUSCA pour stabiliser un pays
Reportage à Bangui, EUTM RCA et MINUSCA pour stabiliser un pays
Reportage à Bangui, EUTM RCA et MINUSCA pour stabiliser un pays

 

 

 

www.bruxelles2.eu  13 NOV 2017 

 

 

(BRUXELLES2 – à Bangui ) Pendant une semaine, Bangui la Coquette a été mon QG. Nous avons pu y rencontrer différents acteurs européens engagés dans la sécurité et la reconstruction du pays, tant au sein de la mission européenne de formation EUTM RCA que de la force des nations unies (MINUSCA). Un reportage exclusif signé B2 (1).

 

Une ville accueillante

 

La ville est plutôt calme, des taxis attendant à tout les coins de rues pour vous amener vers les bureaux d’une des organisations internationales présentes. Les Centrafricains eux, se déplacent plutôt en moto-taxi, pour aller vers le marché dont l’ébullition prouve le retour de l’économie dans la ville. Vers 15h, les rues s’emplissent de jeunes, qui sortent des écoles, lycée et université de Bangui. Les terrains de foot se remplissent. D’autres n’ont pas cette chance, et tentent de vous vendre des fruits ou de l’eau dans la rue. Si la pauvreté est là, dans les rues de Bangui, on en oublie presque que la République centrafricaine est le pays le plus pauvre d’Afrique.

 

EUTM RCA : former et conseiller les FACA

 

La première visite s’est fait au camp Kassaï, le camp d’entrainement des forces armées centrafricaines, les FACA. Ce qui a permis d’assister derniers exercices de préparation avant le test mettant à l’épreuve chacune des trois compagnies formant le bataillon d’infanterie terrestre Un (BIT 1). Lire : Au camp Kassaï, la formation des FACA avance à bon rythme

 

L’occasion aussi de rencontrer ceux qui sont à leurs cotes jour après jour, les instructeurs de la mission européenne de formation des forces armées centrafricaines (EUTM RCA). Lire : La formation des FACA : plongée dans le travail de la mission

 

Et comme EUTM, ce n’est pas que de la formation. Nous avons rencontré le général français en charge du pilier de conseil stratégique auprès du ministère de la Défense, dont le rôle est de les accompagner pour reconstruire l’ensemble de la structure de défense du pays, et son budget. Lire : EUTM RCA, chef d’orchestre de la reconstruction de la structure de défense

 

Impossible de quitter le camp Ucatex – Moana sans avoir la vision plus globale du commandant de cette mission, le général espagnol Fernando García Blázquez. Lire : EUTM RCA respectera tous les objectifs du premier mandat (Général Blazquez)

 

La MINUSCA

 

 

À Bangui, les Européens ne servent pas uniquement dans la mission de l’Union européenne. On les retrouve également dans la force de l’ONU, la MINUSCA, dans des tâches bien distinctes. Les commandos portugais, force de lance de la mission, ont raconté comment ils ont repris la ville de Bocaranga le 7 octobre dernier. Lire : Les commandos portugais en première ligne des combats en RCA

 

De l’autre côté du spectre d’action de la mission, quatre Espagnols, un Français, ainsi qu’un Nigérien, composent l’unité de police scientifique chargée de participer aux enquêtes les plus délicates, souvent des attaques ayant tués des casques bleus ou des massacres de civiles. Sans grands moyens, ils prennent pourtant à cœur leur deuxième mission, former les policiers et gendarmes centrafricains.

Lire : La police scientifique au sein de la Minusca

 

La situation sécuritaire : pire qu’il y a un an

 

 

Nous avons interrogé nos interlocuteurs sur leur perception de la situation sécuritaire. Les Européens d’EUTM ou de la délégation européenne soulignent une situation plus mauvaise qu’il y a un an. Du côté de la mission onusienne, la MINUSCA, on se montre moins négatif. « Nous avons fait de très grands progrès » nous a expliqué le général Keita, commandant de la force militaire. Arrivé en 2014, il insiste. « L’idée d’une partition du pays a disparue. Les grandes villes du pays sont des endroits surs. S’il y a encore des confrontations avec les groupes armés, les civiles sont nettement moins ciblés. » Lire : Une situation sécuritaire pire qu’il y a un an

 

(Leonor Hubaut)

 

(1) Un reportage à l’initiative et financé en grande partie sur fonds propres par B2. Un grand merci pour l’accueil à toutes les troupes présentes, particulièrement les officiers espagnols et portugais, qui ont facilité notre travail sur place.

 

 

 

Reportage à Bangui 5. La police scientifique au sein de la Minusca

 

14 NOV 2017 

 

 (B2 - À Bangui) La mission de l'ONU en République centrafricaine (MINUSCA) est la première a disposer d'une équipe de police technique et scientifique, déployée au sein de la section d'investigations criminelles. Ils sont six (quatre Espagnols (dont une femme), un Français et un Nigérian), et disposent de peu de moyens pour remplir leurs deux missions : former police et gendarmerie centrafricaine pour renforcer leurs capacités et apporter un soutien opérationnel sur certaines enquêtes (1). Lors de notre visite à Bangui, nous avons eu la chance de passer une journée avec eux et découvrir leur travail.

 

Un constat catastrophique en RCA : ni personnel ni moyens 

 

La première tâche a été de faire une évaluation des capacités opérationnelles de la Police et la Gendarmerie centrafricaines en matière de Police technique et scientifique (PTS). Le constat est sans appel. « La situation est catastrophique. Nous nous sommes rendu compte que les Forces de sécurité intérieures (FSI) ne sont pas en mesure d’apporter des réponses appropriées à la Police technique et scientifique, notamment en raison du manque de personnel qualifié et de moyens matériels au sein des forces de sécurité intérieures. Les commissariats ont été brulés, tous les équipements ont disparu. » Pourtant « les besoins sont réels », nous confie Sergio Sanvicente, de la Policía espagnole, qui dirige l'équipe.  

 

Création d'une base de données 

 

 

L'équipe scientifique réalise une tâche opérationnelle importante. Sur Bangui, ils sont en train de créer un fichier d'identification des personnes en garde à vue. Il s'agit de remplir une fiche, prendre des photos et des empreintes digitales. Cela semble peu mais c'est essentiel car « il n'existe aucune base de données en RCA». « Nous avons commencé avec les détenus transférés de provinces vers Bangui, avec l’appui de la MINUSCA. » Avec la procédure dont nous avons été témoins jeudi 2 novembre, un total de 114 individus ont ainsi été signalisés. « Ce système de signalisation sera implanté dans les unités de la police et de la gendarmerie (SRI et DSPJ) après l'atelier de formation prévu. » 

 

Soutien aux enquêtes les plus délicates : massacre de Boali

 

Depuis leur arrivée en janvier 2017, les policiers espagnols ont participé à huit enquêtes. La plus sensible a été l'enquête menée dans le cadre d’une commission rogatoire internationale, émanant de la RD Congo. Avec des équipes légistes de l’Université de Columbia (États-Unis) et des anthropologues argentins, ils ont exhumé des fosses communes, à Boali, ville située à 80 kilomètres au nord de la capitale. Des soldats congolais, appartenant à la MISMA (mission de l'Union africaine) sont soupçonnés d'avoir tué des civils centrafricains, le 24 mars 2014, en représailles à l'attaque tuant un de leurs soldats la vieille. L'enquête étant toujours en cours, les policiers ne nous ont pas donné de détails et il faudra attendre pour connaitre les résultats de l'investigation. 

 

... massacres de civils et attaques contre la MINUSCA

 

Ils ont ensuite mené une enquête technique sur le meurtre d’un membre du contingent sénégalais de la Minusca par un groupe d’individus armés, à Bangui. Le reste des interventions se sont faites dans les régions du pays, souvent dans un village perdu au milieu de la forêt centrafricaine et dans des conditions plus que difficiles. Les enquêtes ont porté sur des attaques contre des effectifs de la MINUSCA à Bangassou (sud-est, à la frontière avec la RDC) tuant sept casques bleus marocains et cambodgiens notamment. Ils ont également participé à des enquêtes sur des attaques contre des civils, à Bangassou (attaque contre la mosquée et le quartier musulman de la ville, faisant une centaine de morts) et à Gambo (à peine quelques dizaines de kilomètres plus à l'est) après l’assassinat de 10 membres de la Croix rouge Centrafricaine et de dizaines de civils au centre de santé. Dans la région de Bambari (centre du pays), deux enquêtes ont porté sur des « massacres de civils ». 

 

Renforcer les capacités des FSI centrafricaines en les formant...

 

Le quotidien de l'équipe est également marqué par les formations qu'elle réalise au sein d'un travail plus global de la division UNPOL. « Les missions onusiennes ont évolué » nous explique-t-on depuis UNPOL. Sécuriser n'est plus l'unique objectif. « Il y a un besoin de former les forces locales dans les domaines spécialisés, pour les rendre autonomes.» Il est crucial de « faire entrer du sang neuf dans les FSI, formé par UNPOL, sur la base des standards internationaux ». Une formation initiale, de 12 heures, en police technique et scientifique a été donnée aux 250 recrues de l'école de Police et aux 250 élèves de l'école de Gendarmerie. Ils seront les premiers à arriver sur les scènes de crime. « Il est donc essentiel de leur donner les bases pour protéger ces scènes». Deux formations ont été organisées, en février et juillet 2017, au profit de l'UMIRR (Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression des violences sexuelles faites aux femmes et enfants), qui fait face à un important poids de travail. Des ateliers de sensibilisation ont également été réalisés en juin, auprès de différentes unités des forces de sécurité intérieures, dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée.  

 

... et en les équipant

 

C'est le PNUD (Programme des nations unies pour le développement) qui est chargé, au sein de la MINUSCA, de fournir du matériel aux forces de sécurité intérieures (FSI). Pour tout ce qui relève de la police technique et scientifique, l'équipe PTS a joué un rôle de conseil en établissant d'une liste de moyens les plus urgents. Le matériel, en grande partie déjà à Bangui, sera livré aux FSI lorsqu'ils auront reçu la formation spécialisée en PTS. Elle a également contribué à l’élaboration d’un manuel de procédure de gestion des pièces à convictions. Devrait également être mis en place, courant 2018, un laboratoire de police technique au profit des FSI centrafricaines au sein du Centre Opérationnel Commun.

 

Des effets limités par le manque de moyens

 

Malgré tout leur enthousiasme, cette équipe de police technique et scientifique ne peut faire davantage...  par manque de moyens. Son déploiement n'a pas été accompagné de l'envoi de matériel. Ils sont littéralement arrivés les mains dans les poches. Et tout ce qu'ils font, c'est avec du matériel qu'ils ont apporté eux même (appareil photo, gants, combinaisons cagoules...). Pourtant, seuls 20.000 euros permettraient de booster considérablement les résultats. Les négociations sont en cours pour obtenir cela... peut-être d'ici à 2018. Un premier atelier de formation pour les unités spécialisées de la police (DSPJ) et de la gendarmerie (SRI) prévu en juin dernier, a du être annulé par manque de matériel. Cela devrait être réglé « prochainement » avec, notamment, la mise en place d'un laboratoire qui servira pour la formation des FSI et la réalisation d'analyses de prélèvements. 

 

Soutien à la Cour pénale spéciale 

 

Un membre de l’équipe spécialisée a participé à la sélection des officiers de police judiciaires (OPJ) qui seront rattachés à la Cour et leur formation en PTS sera assurée par l'ensemble de l'équipe. Outre la formation «nous sommes prêts à apporter notre appui aux enquêtes de la Cour Pénale Spéciale » affirme Sergio Sanvicente.   

 

(Leonor Hubaut)

 

(1) Le Conseil de sécurité a adopté lundi (6 novembre) la résolution 2382 reconnaissant « l'importante contribution que fournissent les services de police des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix et aux missions politiques spéciales de l'Organisation ».

 

Leonor Hubaut

 

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 13:36
Reportage à Bangui 4. Les commandos portugais en première ligne en RCA

 

 

Reportage à Bangui 4. Les commandos portugais en première ligne en RCA

 

www.bruxelles2.eu  (BRUXELLES2 – à Bangui) 13 NOV 2017  Ils sont commandos, Portugais (1)… en principe, on les attend sur d’autres terrains que la République centrafricaine. Et pourtant, ces 159 hommes sont devenus indispensables au sein de la mission de l’ONU, la MINUSCA. Leur mission : contribuer à la stabilisation, sécurité et contrôle du territoire centrafricain. Tout juste rentrés d’opération dans le nord-ouest, B2 a pu les rencontrer à Bangui.

 

Le « dernier recours »

 

Ils sont le « dernier recours », lorsque la politique et les négociations ne fonctionnent pas et que seule la force semble possible face aux groupes armés. Ils sont ainsi intervenus récemment à Bocaranga. Vers la mi-septembre le groupe armé 3R avait pris le contrôle de cette localité du nord-ouest de la Centrafrique. Les 15.000 habitants ayant déserté, Bocaranga n’était plus qu’une « ville fantôme ».

 

La reprise de Bocaranga

 

Le contingent des casques bleus bangalais se limitait à protéger la base de ONGs, où s’est réfugié le personnel humanitaire, et le camp des déplacés à côté de sa position. Une délégation de la MINUSCA et du gouvernement a tenté d’obtenir le retrait du groupe armé. Sans résultat. Ce sont donc les commandos portugais, à bord de véhicules blindés, qui ont été envoyés pour reprendre la ville, avec le soutien aérien d’hélicoptères de combat. L’opération, contre ces 100-115 rebelles, a duré deux jours (7 et 8 octobre). Les Portugais inspectant maison par maison. Ils y ont trouvé « de nombreux prisonniers, enfermés dans une pièce de leur propre maison ». S’il y a bien eu des affrontements armés, rien qu’ils n’aient pas déjà vu sur d’autres terrains d’opération. Le pire ? : « la pauvreté, les conditions de vie de la population… »

 

… puis cap sur Bang

 

Une fois tous les membres du groupe armés expulsés de la ville, ce sont les contingents du Bangladesh et du Rwanda qui ont pris le relais, avec pour mission de contrôler la ville et éviter le retour du 3R, d’autres groupes armés, y compris les anti-balaka. Les Portugais ont, eux, pris la route vers Bang, petit village plus au nord (à seulement deux kilomètres du Tchad), qu’il fallait également reprendre… Chaque déploiement peut durer jusqu’à un mois.

 

À Bangui : préparation

 

 

Lorsqu’ils ne sont pas déployés dans les régions centrafricaines, les Portugais sont basés à Bangui, au camp M’Poko. Ils ont alors trois tâches : le maintien de l’équipement (véhicules, armement, équipement…), maintenir un « haut niveau de préparation individuelle et collective », et mettre à jour leur connaissance de la situation dans le pays. Pour ce dernier point, l’officier du renseignement, qui travaille en permanence avec le quartier général (QG) de la MINUSCA, leur transmet les informations. « Nous devons savoir comment évoluent chacun des groupes armés. » Objectif : préparer tous les scénarios possibles.

 

… et patrouilles

 

Pendant les trois semaines entre déploiements, ils effectuent également des patrouilles dans Bangui, avec des casques bleus d’autres nationalités. Si la situation est plus calme à Bangui, le niveau d’alerte doit être maximum, notamment en raison des incidents ponctuels qui peuvent arriver rapidement. NB : l’attaque contre un bar, tuant quatre personnes, dans la nuit de samedi à dimanche 12 novembre, ainsi que les affrontements qui s’en sont suivis sont un exemple.

 

Intense préparation au Portugal

 

Avant d’être déployés comme force de réaction rapide de la MINUSCA, les compagnies de commandos passent par trois étapes de préparation. En premier lieu, la préparation administrative et la logistique (habilitation, obtentions de passeports spéciaux, préparation sanitaire… ). Deuxièmement, la préparation opérationnelle centrée sur les capacités individuelles mais aussi collectives. Ce point prévoit la « systématisation des connaissances sur la MINUSCA, le terrain d’opération et la mission des divers composants de la Force militaire ». Pendant l’entraînement, les commandos ont été placés en « battle rythme » afin d’exercer « la planification et exécution d’opérations de combat et de stabilisation au niveau « groupe » et « compagnie » dans des conditions semblables à celles existantes dans le TO ». Un exercice final de certification est organisé. Troisièmement, la préparation pour la projection.

 

(Leonor Hubaut)

 

(1) Le détachement portugais, de 159 personnes, est composé d’une compagnie de 90 commandos et d’une équipe de trois personnes appartenant au Tatical Air Control Party (TACP) de l’Armée de l’Air Portugaise, d’un commandement et d’un détachement de soutien avec 66 personnes. Ils sont basés sur le camp français de M’Poko, à Bangui.

 

(2) Arrivés en septembre, il s’agissait du premier déploiement de ces commandos. La première rotation (janvier-août 2017) avait elle été déployée dans l’est du pays,

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 12:56

 

 

 

Dans une telle situation, comment peut-on comprendre que les autorites de Bangui   celebrent  les festivites du 1er decembre alors que la Centrafrique  traverse des periodes  tres diffíciles . Le budget de ces festivites pourrait servir et ou  aider nos compatriotes qui souffrent dans l arriere pays sur le plan educatif , sanitaire et humainitaire .  Depuis l accession  au pouvoir des autorites  de Bangui notre pays la Centrafrique se trouve  dans une impasse politique en dépit de nombreuses tueries perpetrées par les criminels connus de tous a Bangui et ces tueries sont bien planifiées par centains responsables de la Munusca .

 

Triste face à cette tragédie du 11/11/17 du Carrefour de paix et continuons à enterrer nos morts et condamnons cette barabrie. Encore une fois les barbares continues de tuer sans distinction, ils  tuent des milliers d’innocents dans les villes et villages . La Centrafrique est en Deuil chaque jour ! Quelle douleur pour les familles de disparus et des blessés que de voir autant d’innocents mourir ,Courage au peuple Centrafricain .Ces  Terroristes  , ces monstres doivent etre juger un jour.La vie pour ces familles, ces frères, ces sœurs, ces parents, n’aura plus jamais le même goût. Il n’y aura plus de fêtes pour eux.C'est malheureux que les autorites  cherchent toujours à  organiser le 1 decembre alors il y a un besoin  humanitaire IMPORTANT dans le pays.

 

La démarche envisagée par les autorites dorganiser ces festivites  ne serait-elle pas une erreur politique et ou une decision impopulaire  de depenser largent du contribuable  Centrafricain pour des fins inutiles.

 

SIMON- KOITOUA

Point de vue :  CENTRAFRIQUE  / ANNULATION DES FESTIVITES  DU 1 ER DECEMBRE par Simon Koitoua
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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 12:49
Lu pour vous : Philippe Hugon: "il faut reconstituer un Etat centrafricain"
Lu pour vous : Philippe Hugon: "il faut reconstituer un Etat centrafricain"
Lu pour vous : Philippe Hugon: "il faut reconstituer un Etat centrafricain"

 

 

 

 

https://rcf.fr  Présentée par Christian Vadon MARDI 14 NOVEMBRE À 6H32

 

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir dans les heures qui suivent pour se pencher sur la situation toujours aussi tendue en Centrafrique.

 

UN RISQUE DE NETTOYAGE ETHNIQUE EN CENTRAFRIQUE

 

Depuis le renversement du président Bozizé en 2013, le pays s’enlise dans une crise où le risque de nettoyage ethnique est bien réel. Les milices pro-chrétiennes autoproclamées d’autodéfense affrontent une coalition pro-musulmane à l’origine du coup d’Etat.

 

Cependant, le conflit est moins religieux que régional. L'un des enjeux de cette crise, c'est en effet le contrôle des ressources naturelles et minières du pays. Par ailleurs, les pays voisins mettent actuellement plus d’huile sur le feu que d’eau. C'est en tout cas l'analyse de Philippe Hugon, directeur de recherche à l'IRIS, en charge de l'Afrique.

 

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, souhaite aujourd'hui que les forces de paix sur place, la MINUSCA, soient renforcées. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit justement prolonger le mandat de la Minusca et surtout décider du déploiement de 900 militaires supplémentaires en renfort des 12 500 hommes déjà présents sur le terrain. Un renforcement soutenu par un groupe d'ONG internationales et centrafricaines.

 
 UNE AUTORITÉ DE L'ETAT QUASI-ABSENTE

 

Il faut dire que depuis le coup d’Etat de 2013, les tentatives ont été nombreuses pour sortir le pays de la crise. Alors que la France avait engagé son intervention militaire Sangaris juste après avant d’y mettre un terme courant 2016, l’ONU avait auparavant lancé la mission de maintien de la paix en avril 2014.

 

Tout au long de ces années, les sommets, les réunions, les forums internationaux africains et centrafricains se sont succédé. Il y a un an, l’élection démocratique du président Touadéra, soutenu par l’ONU et la France, avait bien suscité une vague d’espoir. Le chef d'Etat n’a cependant pas réussi à restaurer à ce jour l’autorité de l’Etat. Pour Philippe Hugon, au-delà du renforcement de la Minusca, c’est bien le retour d'une autorité étatique forte qui permettra de sortir de la crise. 

 

Au total, ce sont plus de 600 000 personnes qui sont déplacées dans le pays et 500 000 qui se sont réfugiées à l’extérieur en raison des violences. Par ailleurs, on estime à 2,4 millions le nombre de Centrafricains dépendants d’une aide internationale, soit la moitié de la population.

 

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