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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 13:43

 

 

Par RFI 21-01-2015 à 08:05

 

Alors que l'employée de l'Onu kidnappée mardi matin à Bangui par des hommes en armes a été libérée au terme d'une journée de tractations, les proches d'un chef anti-balaka arrêté samedi détiennent toujours une Française, Claudia et un père centrafricain, kidnappés lundi matin. Les négociations menées par l'archevêque de Bangui n'ont pas encore abouti.

 

L'archevêque de Bangui, monseigneur Nzapalainga a passé la nuit dehors dans les rues du quartier de Boy Rabe, là où sont détenus le père Gustav et l'humanitaire française Claudia. Il entendait ainsi marquer les esprits et montrer à tous sa détermination à obtenir une fin heureuse à cette prise d'otage.

 

Durant la journée de mardi, l'archevêque a tenu trois réunions avec des représentants anti-balaka mandatés par les ravisseurs. Selon lui, ces derniers étaient nettement moins nerveux que la veille. Ils lui ont même promis que les choses s'arrangeraient mercredi. Cependant monseigneur Nzapalainga n'en tire aucune conclusion car les négociations sont dans l'impasse.

 

Créer une dynamique pour la libération de Claudia et Gustave

 

Les ravisseurs continuent de réclamer la libération du général Andilo, un chef anti-balaka mais un responsable sécuritaire centrafricain a expliqué aux négociateurs que cette condition n'était pas acceptable. « Les interlocuteurs en face de nous et ceux qui détiennent les otages ne sont pas les mêmes, expliquait hier soir à RFI monseigneur Nzapalainga. Vous voyez bien que nous travaillons avec ceux qui sont à notre portée et depuis hier et aujourd’hui, nous avons mesuré l’évolution… Aujourd’hui on voit le climat qui change et nous espérons que eux aussi pourront apporter ce changement de climat auprès des ravisseurs, pour que eux aussi entrent dans la dynamique afin que Claudia et Gustave soient libérés. »

 

L'archevêque de Bangui a pu aussi s'entretenir au téléphone avec les deux otages. Claudia, 65 ans, s'est plaint de ses conditions de détention, de sa fatigue et de l'absence manque d'eau potable précisait monseigneur Nzapalainga. Elle a demandé et obtenu qu'on lui apporte ses médicaments. « Le paquet de médicament a été envoyé » précise l'homme d'église.

 

 

Centrafrique : la France a fait passer des médicaments et des couvertures à l'otage

 

Selon le ministre des Affaires étrangères, l'archevêque de Bangui mène toujours les discussions.

 

http://www.rtl.fr    par Romain Renner , Jean-Michel Aphatie 21/01/2015 à 11:18

 

Claudia Priest, 67 ans, est actuellement détenue par les milices anti-balaka en République centrafricaine. "Il y a des discussions avec l'archevêque de Bangui, assure Laurent Fabius. Nous lui avons fait passer des médicaments et des couvertures".

Le ministre des Affaires étrangères assure que "tout le monde est mobilisé" et espère "parvenir à un bon résultat". Originaire de la région d’Epinac (Saône-et-Loire), Claudia a été enlevée en compagnie de l'un de ses employés, centrafricain, le 19 janvier. Ils se trouvaient alors à bord d'un 4x4 qui transportait des médicaments, braqué par un groupe de quatre hommes armés de Kalachnikov.


Claudia Priest est une humanitaire à la tête d'une association qu'elle a créée avec son mari, Armand, afin de venir en aide aux populations de la République centrafricaine. C'est après s'être liée d'amitié avec un basketteur originaire de ce pays d'Afrique centrale que le couple a décidé de se lancer dans ce projet. L'association s'appelle Imoholo, du nom du principal village auquel elle vient en aide.

 

Otages en RCA: la médiation de mgr Nzapalainga n'a pas encore abouti
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:28

 

 

http://www.radiondekeluka.org  mardi 20 janvier 2015 08:38

 

Les miliciens Antibalaka ont kidnappé deux humanitaires ce 19 janvier à Bangui en représailles à l’arrestation de leur chef Rodrigue Ngaïbona autoproclamé général Andilo, arrêté samedi dernier par les forces internationales dans le nord de la Centrafrique. Les deux otages, un personnel local et une expatriée de nationalité française (67 ans) en mission à Bangui, travaillent pour le compte de l'ONG médicale catholique Coordination diocésaine de la santé (CODIS). L’enlèvement a eu lieu aux environs de 8 heures (7 heures TU) au quartier Foûh dans le 4e arrondissement.
 
Les humanitaires étaient trois à bord de leur véhicule, une Hilux 4x4 en provenance de Damara (Ombella M'Poko) où ils s'étaient rendus en mission sanitaire. Selon le chauffeur du véhicule, un religieux relaxé après être dépouillé de tout ce qu’il possédait dont son téléphone portable, ses documents bancaires et une somme d'argent, ils ont été arrêtés par un groupe de quatre Antibalaka armés de Kalachnikov.

Le véhicule, transportant des médicaments, des kits médicaux, des effets personnels, et les deux personnes, dont la sexagénaire française, ont pris la direction du quartier Boy-Rabe, quartier général du mouvement Antibalaka.


L’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, les autorités locales du 4e arrondissement et certains responsables du mouvement Antibalaka, multiplient les médiations afin d’obtenir la libération des otages.


Un responsable du mouvement, joint lundi au téléphone à 17 heures (16 heures TU) a rassuré que la cachette des ravisseurs a été repérée et, qu’une équipe a été envoyée pour ramener les otages.


Le pouvoir de Bangui de son côté ne s'est pas encore prononcé sur cet enlèvement.

Les miliciens Antibalaka mécontents de l’arrestation de leur chef, général Andilo, multiplient des menaces de tout genre depuis dimanche pour obtenir sa libération. Des tirs nourris ont été entendus toute la nuit de dimanche à lundi dans les quartiers nord de Bangui. Les forces internationales de la Minusca et de l'opération française Sangaris ont bouclé le secteur pour prévenir toute éventuelle action des miliciens armés.

Il convient de signaler qu'un cas de braquage à mains armées a été enregistré dans la journée du lundi, quelques heures après le kidnapping, au siège d’une ONG humanitaire nationale, Vitalité Plus. Les agresseurs ont emporté la somme de 3 millions de francs CFA  (4.573,47 Euros), représentant les frais d'implantation des foyers féminins à Bossangoa dans le nord de la Centrafrique. Plusieurs autres effets ont également été volés.


Jusqu'à l’heure, même si la circulation se poursuit dans cette partie nord de Bangui, la psychose est toujours présente.

 

Bangui : deux humanitaires kidnappés par des Antibalaka
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Centrafrique-Presse.com
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:18

 

 

Les facilitateurs des consultations à la base quittent la capitale demain mercredi 21 janvier

 

Bangui, 20 janvier 2015 (RJDH)—Les équipes appelées à se rendre dans les provinces pour les consultations à la base quitteront Bangui, le mercredi 21 janvier 2015. Le départ sera effectif après le discours que le Premier Ministre de la Transition, Mahamat Kamoun, fera au Complexe Sportif 20 000 Places dès le début de la matinée.

 

L’information est parvenue au RJDH par le biais de M. Koch Komba du ministère de la communication et diffusée sur les ondes de la radio nationale. Les départs seront effectifs dès demain après un discours que prononcera le chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun. « Les facilitateurs retenus pour les consultations à la base quitteront Bangui, demain 21 janvier à destination des préfectures retenues dans la première étape », dit-il sans apporter de précisions quant aux préfectures qui seront couvertes dès demain.

 

« Le Premier Ministre Mahamat Kamoun, prononcera à cette même occasion un discours de lancement des départs. La cérémonie aura lieu demain à 09h30 au Complexe Sportif 20000 Places sur l’avenue des Martyrs », précise-t-il.

 

Au Stade 20 000 Places où le RJDH s’est rendu, quelques témoins ont affirmé apercevoir ce matin, des véhicules transportant des facilitateurs pour les provinces. Cette information n’est pas confirmée par cette personnalité, proche du ministère de la communication.

 

Le départ des facilitateurs des consultations à la base sera officiellement lancé demain alors que la nouvelle de l’arrestation du général Anti-Balaka, Andjilo, met en ébullition, une bonne partie des arrondissements de la capitale. Selon la ministre de la communication Jeanette Dethoua, la Lobaye et l’Ombella sont les préfectures qui seront prioritairement concernées par ces consultations à la base avant les autres préfectures plus éloignées de la capitale./

 

Naim-Kaélin ZAMANE


 

Bangui : Reprise temporaire des cours dans les établissements Publics du fondamental 1

 

Bangui, 20 janvier 2015 (RJDH) – Suite à la grève du 14 au 16 janvier dernier, les cours ont repris temporairement ce 19 janvier. Selon le syndicat des enseignants, cette reprise provisoire est une occasion donnée au gouvernent d’engager des négociations avec eux.

 

Plusieurs établissements publics ont rouvert leurs portes depuis le lundi dernier. Cette reprise de travail intervient après trois jours de grève des enseignants publics du fondamental 1 après la distribution des tracts par le syndicat des enseignants.

 

Un membre du bureau du syndicat des enseignants a confié que cette reprise n’est pas définitive. Elle est décidée pour donner la possibilité au gouvernement de faire face aux revendications de la base, « avant d’aller en grève, nous avions posé des revendications qui se résument à la sécurité, au payement des arriérés…Cette reprise vise à donner la chance au gouvernement de nous répondre. Si rien n’est fait dans la huitaine, nous déciderons d’une nouvelle stratégie, cette fois-ci plus dure ».

 

Pour Ange Gabriel Weneboulo, la grève a été un succès car 85% des établissements publics ont observé son mot d’ordre. Il pense que la balle est dans le camp du gouvernement centrafricain qui « doit tout mettre en œuvre  pour sauver l’éducation ».

 

Selon des informations du RJDH, les enseignants projettent de se réunir d’ici samedi 24 janvier pour décider de la nouvelle stratégie. /

 

Vivien Ngalangou

 


Bouar : La nouvelle stratégie de lutte contre le VIH SIDA
 

Bouar, 20 janvier 2015 (RJDH) – Une rencontre s’est tenue le samedi 17 janvier au centre de dépistage volontaire de Bouar. Une nouvelle stratégie de lutte contre le VIH SIDA et les infections sexuellement transmissible IST dénommée « Sport pour espoir » a été mise en place. L’objectif de cette stratégie est de réduire le taux de prévalence du VIH/SIDA dans la Nana Mambéré.

 

Cette nouvelle stratégie consiste à mettre en place des équipes de foot ball, composées des jeunes qui seront appelés à livrer des matches dans les quartiers ; matches précédés de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Le chef de centre de dépistage volontaire de Bouar, Yves Chilanon, a expliqué que cette rencontre précède les trois jours de formation qui a pour but de renforcer la capacité des entraineurs d’équipes de football, les superviseurs et les paires éducateurs  sur les notions du VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles.

 

 « Ces équipes de football  ne sont pas une équipe de ligue  ou de sous ligue mais c’est une sélection de jeunes de dix à vingt-quatre ans qui vont jouer un match dans les quatre sites choisis au quartier Herman (1er arrondissement), quartier Haoussa (4ème arrondissement), le village wantiguira  à sept kilomètres à la sortie Est de la ville de Bouar et le village Maïgaro à douze kilomètres» a-t-il ajouté.

 

Cette stratégie vise à mobiliser et sensibiliser la population de Bouar sur le VIH SIDA et les infections sexuellement transmissibles qui touchent en majeur partie les jeunes de dix à vingt-quatre ans. Notons qu’au moment de chaque match, il y aura le théâtre sur la prévention contre les IST et les paires éducateurs vont sensibiliser la population en posant des questions sur le VIH SIDA et les infections sexuellement transmissibles sous forme de jeu concours.

 

Mademoiselle Félicité Maï, une participante a loué l’initiative qui va aider la population de Bouar à éviter les risques du VIH/SIDA afin d’atteindre l’objectif zéro nouvelle infection, zéro décès et zéro discrimination liée au VIH/SIDA.

 

Notons que cette nouvelle méthode de sensibilisation est mise en place grâce à l’appui financier du Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF)./

 

Constant Ndolo Babou 


 

Bossangoa : Distribution des kits scolaires par l’ONG COORDAID
 

Bossangoa, 20 janvier 2015 (RJDH)--Dans le cadre du projet d’appui à une cinquantaine d’écoles retenues dans l’Ouham, l’ONG COORDAID sur financement de l’UNICEF a procédé ce lundi 19 janvier à la distribution des kits scolaires aux élèves de l’école primaire de Bossangoa. Le lancement de cette activité s’est déroulé dans l’enceinte de l’école préfectorale mixte de Bossangoa en présence de la préfète de l’Ouham Madame, Clotilde Namboï.

 

Les kits sont composés de sac à dos contenant des cahiers, stylo, crayon et gomme. Jean Marcel Koude, chef de site de COORDAID, a exhorté les parents d’élèves à bien garder ces kits pour leurs enfants car ils sont l’avenir de demain.

 

Jacques Ngaïabiro, président de l’association des parents d’élèves de l’école préfectorale mixte, a remercié l’ONG COORDAID qui a pris la place des parents pour secourir les enfants, « instruire nos enfants c’est préparer l’avenir du pays, espérant que le don de l’ONG COORDAID facilitera la reprise effective des cours dans les écoles préfectorales de Bossangoa ».

 

Le fonctionnement des écoles dans la ville de Bossangoa a été perturbé par la crise qu’a connue le pays. La nouvelle rentrée de classe dans cette localité a eu lieu le 05 janvier 2015./

 

Hippolyte Fedangaï

 

 

Bangui : La pratique de l’excision inquiète dans plusieurs villages de l’Ouham
 

Bangui, 20 Janvier 2015 (RJDH)---Plusieurs filles continuent de se faire exciser dans plusieurs villages situés dans la préfecture de l’Ouham, entre Damara-Bouca. Cette situation est inquiétante pour la santé de ces jeunes filles.

 

Cette pratique est grandissante dans trois villages Gbozo, situé à 110 kilomètres de Bangui, Bogoin situé à 120 kilomètres de Bangui et le village Boyélé à 3 kilomètres du village Gbangou, qui est situé à 210 kilomètres de la capitale centrafricaine.

 

« La pratique de l’excision est fréquente ici à Gbozo. Une vingtaine de filles sont excisées ces derniers temps dans notre village. Les jeunes filles se font exciser par les vieilles dames dans la brousse. Ces derniers temps, le nombre de l’excision a vraiment augmenté et cela a aussi occasionné des pertes de sang chez certaines filles excisées, c’est ce qui était arrivé il y a quelques jours où une fille à failli perdre la vie. Elle a été transférée d’urgence dans un centre de santé pour pouvoir arrêter l’hémorragie », a souligné Eugène Séraphin Kibi, Directeur de l’école du village Gbozo.

 

Le Directeur de l’école, Eugène Kibi a aussi souligné que les filles qui ne sont pas excisées sont marginalisées. Les excisées les appellent des « kpassakara », ce qui veut dire qu’elles ne sont pas dignes où encore qu’elles ne sont pas de vraies femmes. Alors, si ces filles sont insultées kpassakara, celles-ci cherchent à se faire exciser, pour ne plus se faire insulter. Il a ajouté par ailleurs qu’« un service social, chargé de sensibilisation sur les conséquences de l’excision était passé dans le village pour sensibiliser ces filles et ces dames sur les effets néfastes de cette pratique, mais cette sensibilisation est restée sans effet ».

 

Le Maire du village Gbangou Ome-Luc Longkao, déplore aussi cette pratique néfaste qui selon lui, aura des conséquences graves sur la santé de reproduction de la femme excisée. « Nous avons essayé à plusieurs reprises de parler du danger de l’excision aux femmes de nos villages mais malheureusement celles-ci continuent de pratiquer l’excision en cachette. Et comme pour le moment, il n’y a aucune autorité ici, ces femmes ne font qu’à leur tête, sans avoir peur ».

 

La question sur la pratique de l’excision a été posée à plusieurs personnes dans les villages, Gbozo, Bogoin, Bedan, Boyélé et Gbangou, toutes ont confirmé la pratique de l’excision dans ces villages situés sur l’axe Damara-Bouca.

 

Notons que la loi n° 06.032, du 15 Décembre 2006, portant protection de la femme contre les violences en Centrafrique, stipule en son article 19 que  « quiconque, par des méthodes traditionnelles ou modernes, aura pratiqué ou tenté de pratiquer, ou favoriser l’excision ou toutes autres méthodes de mutilations génitales féminines sera puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 100 000 à 1 000 000 de Francs CFA »/.

 

 Line Péguy Gondje Demba

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 23:58

 

 


La Coordination Générale des Centrafricains de France est née de la libre volonté de la diaspora centrafricaine de France, composée de diverses structures associatives et des personnes à titre individuel sans distinction d'opinions politiques ou religieuses, à la suite de plusieurs réunions tenues en novembre 2013 dans le cadre de la crise en cours.


Sa dénomination, sa vocation à rassembler toute la diaspora et le choix de ses dirigeants actuels ont par ailleurs été décidés librement par ses membres.


Agréée officiellement par les autorités françaises et la Préfecture de Police de Paris, elle est aujourd'hui reconnue par tous ainsi que la communauté internationale, comme la seule entité centrafricaine à proposer depuis le 28 novembre 2013 des solutions globales, parmi lesquelles la tenue d'un Dialogue inclusif, à travers un Mémorandum dont le contenu reste d'actualité face au chaos dans lequel se trouve désormais la République Centrafricaine.


Toutes ses prises de position guidées uniquement par la recherche des solutions concrètes à la fois à la crise en cours et l'avenir de la République Centrafricaine, n'ont fait à ce jour l'objet d'aucune protestation ni des autorités de transition, ni de contestation de la diaspora dans son ensemble, et encore moins de ses propres membres.


La Coordination Générale des Centrafricains de France observe malheureusement depuis plusieurs mois des agitations et manoeuvres de division mal agencées au sein de la diaspora , organisées et financées par certaines autorités de la transition à l'approche du dialogue inter centrafricain de BANGUI, au moment où la sérénité, la paix et l'unité nationale sont pourtant primordiales.


Ainsi, au lieu de l’encourager à poursuivre ce travail de rassemblement de toutes les potentialités indispensables à la reconstruction du pays, tout est mis en oeuvre sournoisement pour briser un tel élan dicté par l'amour de la nation centrafricaine.


Les cas les plus récents qui se situent dans cette droite ligne sont non seulement la désignation arbitraire de Monsieur Simplice KODEGUE par les autorités de la transition comme représentant de la diaspora, mais de surcroît son envoi en France et ailleurs pour des actions maladroites pour diviser davantage les centrafricains qui se concertent dans la perspective du dialogue inter centrafricain.


En effet, la parfaite illustration de cette division et de l'humiliation de la diaspora par les pouvoirs publics se lit très clairement à travers le communiqué de presse du 18 janvier 2015 de Monsieur KODEGUE à l'issue d'une réunion avec deux groupes de centrafricains créés récemment au sein de la diaspora, afin de briser incontestablement une dynamique unitaire en son sein.


En cherchant par divers moyens à caporaliser le dialogue, les autorités de la transition ne mesurent pas la gravité et les conséquences d'un tel acte surtout que la crise qu’elle avait la mission de juguler perdure dangereusement.


La Coordination Générale des Centrafricains de France dénonce très fermement ces manoeuvres de division des autorités de la transition, qui ne semblent pas mesurer l'ampleur du désastre du pays et l'impérieuse nécessité de sortir du chaos actuel par le dialogue de BANGUI dans lequel les Centrafricains fondent un dernier espoir comme voie de sortie de crise.


Elle condamne avec la dernière rigueur la tentative de baillonnement de certains compatriotes par des choix complaisants, même à l'intérieur de la Commission préparatoire du Dialogue.


La Coordination Générale des Centrafricains de France poursuivra sa mission habituelle sans céder à des provocations maladroites et sans tomber dans des pièges de la division.


Par tous les moyens, quels que soient les blocages apparents ou cachés et d’où qu’ils proviennent, elle mettra à la disposition du Dialogue inter centrafricain de BANGUI des propositions dans le seul but de contribuer à la sortie de la crise et à la reconstruction de la République Centrafricaine.


Fait à Paris le 20 janvier 2015.


Pour la Coordination Générale des Centrafricains de France,


Le Président,


Emmanuel Olivier GABIRAULT

COMMUNIQUE DE PRESSE 04/COGECF/15
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 23:52

 

 

M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

Bureau Politique

Présidence

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE AU SUJET DES PRISES D’OTAGES CRAPULEUX PAR LES ENNEMIS DE LA PAIX D’UNE HUMANITAIRE FRANCAISE, D'UN COMPATRIOTE ET D’UNE EMPLOYEE DES NATIONS UNIES

 

Le lundi 19 janvier 2015 tôt dans la matinée, deux membres de l'ONG Codis (Coordination diocésaine de la santé) revenant d’une mission humanitaire dans des villages proches de Bangui ont fait l’objet d’un rapt crapuleux en plein quatrième arrondissement de la capitale par des bandits armés qui ont détroussé le conducteur de leur véhicule et conduit sous la menace de leurs armes vers une destination inconnue, l’humanitaire française et le prêtre centrafricain qui se trouvaient à bord du véhicule. On ignore encore leur sort malgré les pourparlers aussitôt engagés par l’Archevêque de Bangui pour leur libération.


Le lendemain toujours tôt le matin, d’autres hommes armés dont tout indique qu’il s’agit de miliciens anti-balakas, ont également kidnappé sous menaces des armes, en plein quartier Combattant sur l’axe routier menant à l’aéroport international Bangui Mpoko qu’elle ont mise de force dans un taxi, une employée des Nations Unies pour la conduire vers une destination inconnue. Dans la soirée de ce mardi, après d’âpres négociations avec les ravisseurs, l’otage a été heureusement libéré en fin de journée.


Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC);

 

-      Condamne avec la plus grande fermeté la succession de ces rapts inqualifiables et crapuleux qu’absolument rien ne saurait justifier et qui montre que le mouvement anti-balaka vient de franchir un degré supplémentaire dans son processus de criminalisation; 

    

-      Exhorte les forces internationales à user de la force comme le leur en donne le pouvoir les résolutions du Conseil de sécurité pour désarmer sans délai toutes les bandes armées qui s’opposant résolument au retour de la paix dans le pays, continuent de sévir impunément sur l’ensemble du territoire national ;   

 

-      Exige la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes prises en otage ;

  

Fait à Bangui le 19 janvier 2015

 

Pour le Bureau Politique

 

                                                      Martin ZIGUELE

Le MLPC condamne avec fermeté les prises d'otages crapuleux et exige leur libération
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 22:37

 

 

M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

Bureau Politique

Présidence

 

 

 COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A L’ANNONCE D’UNE PROCHAINE VISITE DE SA SAINTETE LE PAPE FRANCOIS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Pour sa première visite en Afrique depuis son entrée en fonction, Sa Sainteté le Pape FRANCOIS vient d'annoncer ce jour 20 janvier 2015, son intention de se rendre en République centrafricaine puis en Ouganda.


Est-il besoin de rappeler que depuis son entrée en fonction au Vatican et l’éclatement de la grave crise politico-militaire en Centrafrique avec son cortège de violences de toutes sortes, le Pape FRANCOIS n’a jamais cessé de s’en inquiéter et n’a ménagé aucun effort diplomatique pour que l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique et les Nations Unies puissent venir en aide à notre pays et l’aider à retrouver la paix et la sécurité.

 

C’est ainsi qu’il a également reçu en audience au Vatican les trois responsables religieux que sont l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, l’Imam Oumar KOBINE LAYAMA et le Révérend Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU.

 

Lors de ses Angélus et dans ses diverses déclarations « urbi et orbi », le Pape François n’a jamais oublié la République centrafricaine et son peuple en adressant d’importants  messages d’apaisement aux différents belligérants et protagonistes de la crise dans notre pays.

 

Pour tout cela, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ;

 

-       Exprime sa satisfaction et sa profonde gratitude à Sa Sainteté le Pape François et le Vatican pour toutes les initiatives et actions déployées en faveur de la paix en République centrafricaine ;

 

-  Se réjouit grandement du projet d’une prochaine visite papale en  République centrafricaine ;

  

-      Proclame sa disposition à tout faire pour contribuer aux côtés de l’Eglise de Centrafrique et de son clergé à la réussite de cette importante visite qui constituera pour le peuple centrafricain à n’en pas douter, un puissant encouragement pour panser ses plaies et renouer avec l’esprit du vivre ensemble dans la paix et la sécurité.


 

                                                                     Fait à Bangui, le 20 janvier 2015

 

                                                                      Pour le Bureau Politique

 

                                         Martin ZIGUELE

Le MLPC se réjouit de l'annonce par le Pape François de sa prochaine visite en Centrafrique
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 20:30

 

 


La Haye AFP / 20 janvier 2015 19h23 - Dominic Ongwen, l'un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise de la LRA qui s'est rendu début janvier, est en route vers le centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a-t-on appris mardi auprès de la Cour.


L'avion transportant Dominic Ongwen a décollé vers 17H00 GMT et devrait arriver demain dans la matinée, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Cour, Fadi El Abdallah.

Dans un communiqué, la Cour a précisé qu'il était accompagné par une délégation de la CPI, rappelant qu'il avait été remis samedi à la garde de la Cour.


Dominic Ongwen s'était rendu début janvier en Centrafrique, portant un coup sévère à l'Armée de résistance du Seigneur commandée par Joseph Kony qui a semé la terreur pendant une trentaine d'années dans plusieurs pays d'Afrique centrale.

Il était recherché depuis près de dix ans par la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Les Etats-Unis offraient cinq millions de dollars pour sa capture.

Le greffier de la Cour a remercié tous ceux qui ont rendu ce transfert possible, dont les Nations unies et la République Centrafricaine : la Cour salue ces efforts communs comme étant une expression concrète de l'engagement de la communauté internationale en faveur de la justice, a-t-il ajouté, cité dans le communiqué.

 

Créée aux alentours de 1987, la LRA opérait alors dans le nord de l'Ouganda, où elle a multiplié les exactions - enlèvements d'enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils. Elle en a été chassée au milieu des années 2000 par l'armée ougandaise, avant de s'éparpiller dans les forêts équatoriales des pays alentour, dont la Centrafrique.


Dominic Ongwen est lui-même un ancien enfant soldat.


Selon l'ONU, la rébellion a, depuis sa création, tué plus de 100.000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60.000 enfants.


Joseph Kony reste le dernier dirigeant de la milice toujours en liberté, selon l'armée ougandaise. La LRA ne compterait plus que 150 hommes environ.



(©)

 

Ongwen, un chef de la rébellion ougandaise (LRA), en route vers La Haye
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 20:26

 

 

http://www.metronews.fr   20-01-2015 18:14

 

PRISE D'OTAGES – La femme enlevée ce mardi matin à Bangui, au lendemain du kidnapping de deux humanitaires, dont une Française âgée de 67 ans, a été libérée en fin d'après-midi. Des miliciens chrétiens anti-balaka, qui réclament la libération d'un de leurs chefs arrêté en fin de semaine dernière, seraient à l'origine de ces rapts.

 

"Les négociations sont en cours et elles se poursuivent". C'est le seul commentaire du quai d'Orsay à la presse depuis lundi, date à laquelle deux humanitaires, dont une Française, ont été enlevés à Bangui, la capitale de la République centrafricaine.

 

Au lendemain de ce kidnapping, les miliciens chrétiens anti-balaka qui réclament la libération d'un de leurs chefs arrêté en fin de semaine dernière ont récidivé en procédant à un nouvel enlèvement à Bangui : celui d'une employée expatriée de l'ONU. "Kidnappée par un groupe d'hommes armés assimilés à des anti-balaka" selon une source au sein de la Minusca (Mission des Nations Unies en Centrafrique),  cette femme d'origine kurde dont la nationalité n'a pas été communiquée, a finalement été libérée en fin d'après-midi mardi.

 

D'autres tentatives

 

"C'est une situation extraordinairement choquante (...) je peux vous assurer que les démarches sont entreprises, comme nous le faisons à chaque fois que nous avons des personnes enlevées, pour retrouver notre compatriote (...) nous ne ménagerons pas nos efforts pour retrouver notre compatriote et j'espère que bientôt nous pourrons l'accueillir de nouveau à Paris", a affirmé mardi le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius.

 

Selon une source proche du dossier, l'enlèvement des deux humanitaires a été mené par des miliciens anti-balaka après l'arrestation samedi à Bouca (nord-ouest) d'un de leurs chefs, Rodrigue Ngaïbona "général Andjilo". D'autres enlèvements et tentatives d'enlèvements ainsi que de braquages ont eu lieu dimanche, lundi et mardi, selon des témoignages concordants.

 

 

Centrafrique: une employée de l’ONU libérée, une humanitaire française toujours otage

 

AFP 20 janvier 2015 à 18:19 (Mis à jour : 20 janvier 2015 à 20:20)

 

Une employée expatriée de l’ONU en Centrafrique a été libérée mardi après avoir été retenue en otage plusieurs heures par des miliciens chrétiens anti-balaka, qui réclament la libération d’un de leurs chefs arrêté en fin de semaine dernière.

 

Une humanitaire française de 67 ans et son collègue centrafricain, enlevés lundi, restaient pour leur part otages des miliciens. C’est le premier enlèvement d’une Française depuis le début en 2013 de la crise politique et sécuritaire sans précédent que traverse le pays.

 

«Nous avons obtenu la libération de l’employée de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique). Nous venons de la remettre à la Minusca en présence de soldats de (la force française) Sangaris», a affirmé à l’AFP en fin de journée Igor Lamaka, le porte-parole du mouvement anti-balaka.

 

Le porte-parole de l’ONU à New York, Stephane Dujarric, a confirmé sa libération. Elle a été libérée a-t-il déclaré.

 

La remise de l’otage s’est faite à l’entrée du quartier de Boy-Rabe (nord-est de Bangui), fief des anti-balaka où se sont réfugiés les ravisseurs de la Française et de son collègue de l’ONG Codis (Coordination diocésaine de la santé).

 

«Nous allons repartir là-bas (au quartier Boy-Rabe) pour tenter de faire libérer la Française et son collègue», a assuré M. Lamaka.

 

L’employée de l’ONU, dont la nationalité n’a pas été révélée, avait été enlevée mardi matin au quartier Combattant, près de l’aéroport, alors qu’elle se rendait à son travail dans un mini-bus des Nations unies.

 

«Elle se trouvait en compagnie d’un autre collègue de nationalité ougandaise à bord de notre véhicule, un mini-bus +UN+, chargé de ramasser le personnel tous les matins pour les déposer au bureau», selon un collègue de la Minusca.

 

Selon cette source, «les ravisseurs voulaient d’abord l’amener en moto. Elle a résisté. Ils ont fait venir un taxi dans lequel ils l’ont mise de force (...) Le collègue ougandais a réussi à s’enfuir».

 

Le porte-parole de la Minusca, Hamadoun Touré, a rappelé que «toute attaque contre un Casque bleu ou contre quelqu’un qui est chargé du maintien de la paix est un crime de guerre aux termes des conventions internationales et (que) ce crime sera puni comme tel.»

 

Des négociations entre les ravisseurs et l’archevêché se poursuivaient mardi pour tenter de faire libérer la Française et son collègue.

 

«C’est une situation extraordinairement choquante. (...) Je peux vous assurer que les démarches sont entreprises (...) pour retrouver notre compatriote (...) et j’espère que bientôt nous pourrons l’accueillir de nouveau à Paris», a déclaré le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius.

 

Selon une source proche du dossier, l’enlèvement des deux humanitaires a été mené par des miliciens anti-balaka après l’arrestation samedi à Bouca (nord-ouest) d’un de leurs chefs, Rodrigue Ngaïbona, alias «général Andjilo».

 

- Près de l’aéroport -

 

Les anti-balaka sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d’en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d’avoir commis de graves exactions.

 

Le «général Andjilo», qui a été un des principaux chefs anti-balaka à Bangui, avait fui la capitale. Il est notamment soupçonné d’avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui.

 

Des miliciens avaient manifesté dans le quartier Boy-Rabe dimanche et lundi et une personne avait été tuée. D’autres enlèvements et tentatives de rapts ainsi que de braquages ont eu lieu depuis l’arrestation d'«Andjilo», selon des témoins.

 

«Ca fait mal de voir qu’on peut se faire enlever à quelques centaines de mètres de l’aéroport. (...) Il y a un problème de coordination entre les différentes forces (armée centrafricaine, Minusca, soldats français de Sangaris, force européenne Eufor-RCA)», a affirmé une source sécuritaire.

 

La «coordination» du mouvement anti-balaka, qui s’est transformé en parti politique, a annoncé son retrait du processus du dialogue de Bangui en raison de l’arrestation du «général Andjilo».

 

«Un élément très influent» des anti-balaka «vient d’être arrêté arbitrairement (...) pour des motifs non fondés», a expliqué le mouvement pour justifier son retrait des travaux de la commission préparatoire au futur forum de dialogue national, qui doit se tenir à Bangui en principe d’ici la fin février, selon ce texte.

 

Amnesty International avait estimé en décembre 2014 dans un rapport que «l’impunité alimentait la violence» qui a fait des milliers de morts depuis le début de la crise en 2013.

Centrafrique : libération d'un des trois otages de Bangui
Centrafrique : libération d'un des trois otages de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 20:23

 

 

 

https://news.vice.com   Par Pierre Longeray   janvier 20, 2015 | 4:45 pm

 

Une ressortissante française de 67 ans a été enlevée lundi 19 janvier au coeur de la capitale centrafricaine de Bangui, en République centrafricaine (RCA). Ses ravisseurs seraient des miliciens chrétiens du groupe dit des « anti-balaka ». Elle a été enlevée en compagnie de deux prêtres — l'un d'eux a ensuite été relâché.

 

L'otage Française, présentée sous le nom Claudia P. , terminait une mission humanitaire (elle devait rentrer à Paris ce mardi raconte le journal Le Parisien ) dans ce pays d'Afrique centrale qui connait de graves affrontements interreligieux depuis le début d'une crise enclenchée en en décembre 2013. Cet enlèvement pourrait avoir été conduit en réaction à l'arrestation ce week-end d'un chef des anti-balaka.

 

On apprenait ce mardi midi qu'une employée de la MINUSCA (Mission des Nations Unies en Centrafrique) avait été enlevée à proximité de l'aéroport de Bangui — un quartier lui aussi tenu par la milice chrétienne. Les raisons et conditions exactes de cet enlèvement sont pour le moment floues. Jointe par VICE News à la mi-journée, la MINUSCA n'était pas en mesure de répondre sur ce sujet.

 

Le Quai d'Orsay, contacté cet après-midi, nous a assuré que les discussions avec les ravisseurs étaient en cours. Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, et Patrice-Édouard Ngaïssona des anti-balaka mènent les tractations

 

La Centrafrique est marquée depuis deux ans par des affrontements interreligieux de grande envergure, qui ont poussé la France à intervenir en décembre 2013. La Séleka, une alliance de milices à tendance musulmane, avait renversé François Bozizé et placé Michel Djotodia à la tête de la RCA début 2013. S'en est suivi une période de conflits ouverts avec un autre groupe dit des « anti-balaka » formé principalement de paysans chrétiens. La Séleka est en principe dissoute depuis janvier 2014, date à laquelle les anti-balaka chassent Michel Djotodia.

 

Lundi matin, un petit groupe d'humanitaires français et centrafricains revenait à bord d'un 4x4 d'une mission à 70 kilomètres au nord de Bangui dans la ville de Damara. Le Frère Elkana Ndawatcha qui conduisait le véhicule explique que leur voiture est stoppée à 8h00 du matin (heure locale) par « quatre anti-balaka armés de Kalachnikov » dans le 4e arrondissement de la capitale centrafricaine — le quartier de Boy-Rabe, tenu par les miliciens chrétiens. Les preneurs d'otage laisseront repartir Ndawatcha, mais enlèvent ses deux « collègues » avec qui ils disparaissent dans les rues de Boy-Rabe.

 

Claudia P. était très impliquée avec son mari dans la région centrafricaine grâce à leur petite association baptisée Imohoro (du nom d'un village à 50km de la capitale) créée en 2005, Claudia P. se rendait régulièrement en RCA pour améliorer les conditions de vie des habitants d'Imohoro notamment avec la construction d'un puits et d'un dispensaire. Elle était lundi matin en mission pour le compte de l'ONG médicale CODIS (Coordination diocésaine de la Santé) qui est gérée par l'Archidiocèse de Bangui — d'où la présence des Frères Ndwatcha et Gustave avec elle.

 

Ce double enlèvement survient quelques jours après l'arrestation ce week-end par la MINUSCA d'un chef anti-balaka : le « général » autoproclamé Andjilo, Rodrigue Ngaïbona de son vrai nom. Le contingent camerounais de la mission onusienne a procédé samedi 17 janvier à la capture d'Andjilo dans la ville de Bouca au nord-ouest du pays, alors qu'il était recherché depuis plus de 5 mois, notamment suspecté d'avoir été un des chefs des massacres de musulmans perpétrés à Bangui le 5 décembre 2013. Il a été transféré dans la nuit de samedi à dimanche à Bangui.

 

Contacté par VICE News, Thierry Viroulon, directeur de la région Afrique Centrale à l'International Crisis Group, estime que ces enlèvements sont « des mesures de représailles des anti-balaka suite à la capture d'Andjilo. » Plusieurs médias dont Le Monde rapportent que les ravisseurs de Claudia P. et du Frère Gustave, Centrafricain enlevé lundi avec l'humanitaire Française exigent la libération du chef anti-balaka en échange des deux otages. Viroulon rappelle pourtant que « Les menaces contre les humanitaires ne sont pas nouvelles. Les milices chrétiennes vivent des rackets perpétrés sur les routes centrafricaines où les humanitaires deviennent des cibles privilégiées. Avec ces prises d'otage, on a passé un seuil. »

 

Joint par VICE News, Roland Marchal, spécialiste des conflits armés en Afrique centrale et chercheur à Sciences Po dresse le portrait d'Andjilo. « Quelqu'un d'assez craint, connu comme l'un des chefs anti-balaka les plus durs. Son parcours est caractéristique de la dynamique de criminalisation du mouvement anti-balaka qui s'est peu à peu spécialisé dans l'industrie du pillage. »

 

Un journaliste de la presse de Bangui contacté par VICE News et qui souhaite garder l'anonymat apporte des précisions. Selon lui Andjilo, ne serait pas âgé de plus de 25 ans, et aurait été arrêté avec près de 40 millions de francs CFA en sa possession.

 

Thierry Viroulon ajoute qu'Andjilo a « commencé sa carrière en volant du bétail, mais était en train de devenir une étoile montante des anti-balaka grâce à des attaques audacieuses menées contre la Séleka. »

 

D'après le journaliste centrafricain joint par VICE News, la population centrafricaine se détache de la milice chrétienne. « Les vrais anti-balaka », c'est-à-dire ses membres des premières heures se seraient rétractés alors que ceux qui continuent la lutte armée comme Andjilo sont des « bandits qui se comportent comme la Séléka ». Vircoulon confirme cette analyse, pour lui, le mouvement anti-balaka serait devenu « une simple galaxie de commandants locaux sans réel leadership, » donc sans réelle visée politique, mais uniquement criminelle.

Pourquoi une humanitaire française a été enlevée en Centrafrique
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:24

 

 

 

http://lepays.bf/   mardi 20 janvier 2015

 

Le 20 janvier 2014, Catherine Samba-Panza succédait à Michel Djotodia poussé à la démission, à la tête de la Centrafrique, pour conduire la transition. L’on se rappelle encore les scènes de liesse qui avaient accueilli son élection, à un moment où le pays traversait une crise sociopolitique doublée d’une crise ethno-religieuse très profonde. Mais très vite, l’espoir suscité par l’élection de cette dame allait s’estomper peu à peu, car elle montrera par la suite, des signes de non-maîtrise des événements. Les Centrafricains allaient alors déchanter. Et passée l’émotion des premiers jours, les défis allaient s’avérer des plus difficiles à surmonter pour cette dame dont  la seule bonne volonté ne suffira pas à venir à bout de la détermination des Séléka et des anti-Balaka à en découdre les uns avec les autres par les armes. S’en suivra une période trouble où le pays va connaître une descente aux enfers, avec une recrudescence de la violence qui, de la capitale Bangui, allait finalement embraser presque tout le pays, malgré l’intervention des troupes étrangères. C’est dire combien le mal était profond.

 

Après un an de transition, le moins que l’on puisse dire, c’est que la présidente centrafricaine doit davantage nouer le pagne, car il reste encore beaucoup à faire. En effet, les défis sont nombreux. Aussi au défi sécuritaire, faut-il ajouter celui de la réconciliation nationale puis celui de l’organisation des élections pour un retour à une vie constitutionnelle normale. Ce qui est loin d’être gagné.

 

Un an après, le bilan de Samba-Panza est loin d’être reluisant. Il est, pour ainsi dire, mi-figue mi-raisin. Plus figue, diraient certains, eu égard notamment aux nombreuses maladresses qui ont émaillé le parcours des autorités de la transition, comme par exemple cette nomination du Premier ministre Mahamat Kamoun, contesté pratiquement par tous les acteurs, et qui a failli remettre de l’huile sur le feu. Ou encore la fameuse affaire des deux millions cinq cent mille dollars de don du président angolais, dont l’utilisation a quelque peu failli aux règles de l’orthodoxie financière, entre autres. Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres, certains trouvent que Dame Panza a simplement échoué. Oui, elle a échoué à mener la transition à son terme, dans le délai d’un an qu’elle s’était elle-même fixé. Raison pour laquelle celle-ci a été prolongée de six mois. Mais à sa décharge, les pantalonnades et le manque de sincérité des belligérants ne lui ont pas non plus facilité la tâche. A cela s’ajoutent les actions de sabotage des ex-présidents Djotodia et Bozizé qui tiraient les ficelles.

 

Même si l’on n’est pas encore sorti de l’auberge, l’espoir est tout de même permis

 

 Toutefois, l’un des atouts majeurs de Catherine Samba Panza  aura sans doute été d’avoir su rester à équidistance des chapelles des belligérants, en gardant une certaine neutralité, tout en essayant de rapprocher et de concilier de son mieux les parties avec le soutien indéfectible de la Communauté internationale dont il faut saluer l’action en Centrafrique.

 

Cela dit, après un an de transition, la RCA n’est pas totalement pacifiée. Mais il faut reconnaître que  du chemin a été parcouru, surtout qu’il a été parsemé de beaucoup d’embûches qui ont parfois fait craindre le pire : la partition pure et simple du pays, entre un Nord musulman et un Sud chrétien ; toute chose  qui aurait constitué un point de non-retour à une cohabitation possible entre concitoyens. Aujourd’hui, même si les violences n’ont pas complètement cessé, elles ont considérablement baissé en intensité. De ce point de vue, l’on pourrait dire que le défi sécuritaire a été quelque peu relevé. Peut-être faut-il y voir un signe de lassitude des Centrafricains, en quête de voies et moyens pour se sortir du bourbier. Reste maintenant le défi majeur de l’organisation des élections présidentielle et législatives pour clôturer cette transition. Pour cela, les Centrafricains se donnent jusqu’en août prochain pour y parvenir. Mais d’ores et déjà, des consultations populaires sont actuellement en cours dans le pays, en prélude au lancement du forum de réconciliation nationale qui est une étape importante de cette transition. En tout cas, tout le mal que l’on puisse souhaiter à ce pays, c’est de parvenir à franchir ces étapes  en dominant les démons de la division, pour s’engager résolument sur le chemin de la reconstruction.

En cela, aucun sacrifice n’est de trop, et si des pyromanes comme Djotodia et Bozizé peuvent être d’une certaine utilité, ce serait tant mieux. Il y va de l’intérêt de la Centrafrique. En somme, même si l’on n’est pas encore sorti de l’auberge, l’espoir est tout de même permis.

 

Outélé KEITA

Lu pour vous : AN I DE LA TRANSITION EN RCA : Il reste encore beaucoup à faire
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