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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 17:15

 

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 29.10.2014 à 16h00

 

Trop c'est trop pour les Burkinabés. Dans les rues de Ouagadougou mardi 28 octobre, des centaines de milliers d'entre eux ont exprimé leur refus de voir leur président Blaise Compaoré prolonger un règne déjà long de vingt-sept années, le faisant figurer en sixième position des présidents africains en terme de longévité.

 

L'ancien militaire putschiste de 63 ans entend briguer un cinquième mandat en novembre 2015 et, pour parvenir à ses fins, modifier l'article 37 de la Constitution, qui l'en empêche. L'opposition craint qu'une modification de la loi fondamentale permette à M. Compaoré de s'accrocher au pouvoir, et d'accomplir jusqu'à trois mandats supplémentaires, soit quinze ans de plus à la tête du pays.

 

PUTSCH ET AMENDEMENTS DE LA CONSTITUTION

 

Ce projet de « coup d'Etat constitutionnel », tel qu'il est dénoncé par l'opposition, M. Compaoré a longtemps tardé à le dévoiler. Fidèle à sa réputation d'homme secret, le leader burkinabé ne s'est jamais montré empressé de prendre sa retraite, se posant en garant de la stabilité de ce pays sahélien.

 

Né le 3 février 1951 à Ouagadougou, appartenant à l'ethnie mossi, la plus importante du pays, Blaise Compaoré accède à la plus haute marche du pouvoir à 36 ans, après un coup d'Etat qui lui permet d'éliminer ses opposants. Au cours de ce putsch est également tué son frère d'armes et ami d'enfance, le capitaine Thomas Sankara, père de la « révolution démocratique et populaire ». Un héritage que Blaise Compaoré se charge vite de reléguer au second plan, affichant sa volonté de tourner la page des années Sankara.

 

Il rétablit le multipartisme en 1991, ce qui ne l'empêche pas de modifier l'article 37 de la Constitution six ans plus tard, pour pouvoir participer aux élections. Mais « l'affaire Zongo », du nom d'un journaliste retrouvé mort alors qu'il enquêtait sur un meurtre impliquant le frère du président, provoque une grave crise politique peu après sa réélection en 1998.

 

En 2000, l'article 37 de la Constitution est à nouveau amendé : le septennat devient quinquennat, renouvelable une fois. Mais le Conseil constitutionnel autorise la candidature de Blaise Compaoré en 2005, au nom de la non-rétroactivité d'une révision de la Loi fondamentale.

 

MÉDIATEUR DE CRISES

 

Si ce nouveau projet de réforme constitutionnelle a été critiqué par Paris, qui a appelé le chef de l'Etat burkinabé à se conformer à la charte de l'Union africaine sur la démocratie et la bonne gouvernance, M. Compaoré jouit d'une solide réputation à l'étranger. Et ce malgré des trafics d'armes et de diamants avec les insurrections angolaise et sierra-léonaise épinglés par l'ONU ou ses liens avec les dictateurs libyen Mouammar Kadhafi et libérien Charles Taylor.

 

En effet, Blaise Compaoré est un partenaire majeur de la diplomatie internationale en Afrique. Il fait actuellement office de médiateur au Mali, où l'ex-puissance coloniale française est engagée dans une intervention militaire compliquée.

 

 

Au Burkina Faso, la rue défile contre Blaise Compaoré

 

LE MONDE | 29.10.2014 à 09h56 • Mis à jour le 29.10.2014 à 14h20 |Par Cyril Bensimon

 

Combien étaient-ils dans les rues d’Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, à protester contre la volonté du président Blaise Compaoré de s’accorder une nouvelle prolongation de pouvoir ? « Plus d’un million », comme l’affirment les organisateurs de la manifestation ? Des centaines de milliers ? Là n’est pas l’essentiel. Bien plus encore que lors des précédents rassemblements, l’opposition a démontré, mardi 28 octobre, sa capacité de mobilisation et, en dépit de quelques affrontements avec les forces de l’ordre, la « journée nationale de protestation » a été un succès populaire et s’est tenue sans violences majeures.

 

Le slogan « Blaise dégage ! » a aussi été scandé en province, comme à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays, où la statue présidentielle a été démolie.

 

La capitale, transformée en ville morte, demeure cependant l’épicentre de la semaine de contestation, débutée lundi par une marche d’associations de femmes. « Le combat pour le changement n’est plus celui de l’opposition politique. Il est devenu celui de la grande majorité du peuple burkinabé, qui a décidé de prendre son destin en main », s’enthousiasme l’ancien ministre des affaires étrangères, Ablassé Ouédraogo, qui préside le parti Le Faso Autrement et coordonne les manifestations contre « le coup d’Etat constitutionnel ».

 

« DÉSOBÉISSANCE CIVILE »

 

Le Burkina Faso est entré dans une période de turbulences, divisé par une question simple : faut-il offrir au chef de l’Etat, au pouvoir depuis son putsch de 1987 contre Thomas Sankara, le droit de briguer un cinquième mandat en novembre 2015 ? L’article 37 de la Constitution l’en empêche. Pour faire sauter ce verrou, Blaise Compaoré dispose de deux options : modifier la loi fondamentale par référendum ou par voie parlementaire.

 

Après avoir laissé croire pendant des mois qu’il procéderait à une consultation populaire, le pouvoir a manœuvré ces dernières semaines pour obtenir le ralliement du nombre de députés nécessaires à une révision par l’Assemblée nationale. Avec une majorité des trois quarts des 127 membres du Parlement, soit 96 voix, nul besoin de procéder à un référendum.

 

Le projet de loi présenté par le gouvernement doit être soumis au vote jeudi, mais, s’il n’obtient l’approbation « que » d’une majorité simple, le président Compaoré devra se résoudre à organiser un référendum.

 

Pour l’opposition, appuyée par des organisations de la société civile, comme pour les autorités, cette semaine, et particulièrement la journée de jeudi, est classée à haut risque. Chaque camp joue son avenir mais se doit de montrer des gages de responsabilité. Confronté au basculement de nombre de ses ténors dans l’opposition et à la lassitude d’une bonne partie de la jeunesse qui n’a connu qu’un seul président, le pouvoir a jusque-là autorisé les manifestations et s’est abstenu d’une répression qui n’aurait pas manqué d’enflammer la rue et de provoquer des condamnations internationales.

 

A l’issue de la journée de mardi, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré, se permettait même de louer « les chefs de file de l’opposition qui sont restés dans le cadre républicain ». Pour ces derniers, l’équation est compliquée. Après avoir appelé à la « désobéissance civile »et à bloquer les accès au Parlement jeudi, ils jouent leur va-tout. Comme le résume Ablassé Ouédraogo : « Il faut à tout prix éviter cette révision constitutionnelle, sans tomber dans l’irréparable. »

 

Cyril Bensimon 


Journaliste au Monde

 

Blaise Compaoré, président burkinabé contesté après 27 ans de règne
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:54

 

 

 

 

http://leplus.nouvelobs.com/  le 29-10-2014 à 11h51 

 

Par Joanne Mariner


Amnesty International

 

LE PLUS. La République centrafricaine est secouée par des violences inter-communautaires depuis décembre 2012Seleka et anti-balaka continuent de s'affronter, commettant de nombreuses exactions contre les civils. Notre contributrice, Joanne Mariner, est conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International. Actuellement en mission en Centrafrique, elle nous raconte le quotidien des habitants de Bangui.

 

Édité par Laura Bruneau   Auteur parrainé par Geneviève Garrigos

 

Je suis sur place depuis une semaine et j’ai pu parler à plusieurs habitants de Bangui, qui m’ont fait part de ce qu’ils vivent. Dans le quartier de Nguingo, situé en amont de l'Oubangui par rapport au centre-ville, les gens sont terrorisés.

 

 "Des rumeurs disent que les anti-balaka vont mener une nouvelle attaque cet après-midi" m'a déclaré l'un d'entre eux quand je me suis rendue dans le quartier mercredi 22 octobre. "Ils veulent nous donner une leçon." 

 

Violences intercommunautaires en Centrafrique

 

Depuis quelques années, la République centrafricaine fait beaucoup parler d'elle pour ses graves violences intercommunautaires.

 

 Après le départ du gouvernement de la Seleka, coalition à majorité musulmane, en janvier 2014, le pays a été le théâtre d'une vague de nettoyage ethnique, qui a littéralement vidé le territoire de ses habitants musulmans. Des milliers d'entre eux ont été tués.

 

La Seleka s'est aussi rendue coupable de graves atteintes aux droits humains dans diverses parties du pays, dont la capitale, Bangui.  

 

 Toutefois, les troubles à Nguingo, sous-division du quartier de Ouango, sont d'un autre ordre.

 

 Si Nguingo, comme le reste du quartier de Ouango, comptait autrefois une communauté musulmane prospère, il y a longtemps que ses membres ont fui – chassés par les anti-balaka, une milice composée principalement de chrétiens et d'animistes.

 

Avec le départ des musulmans – dont les maisons ont été pillées et saccagées – les milices anti-balaka ont perdu leurs cibles les plus faciles.  

 

Elles ont maintenant de plus en plus recours à des méthodes de voyous contre les habitants non musulmans de Bangui, s'aliénant même ceux qui les avaient jusqu'à présent soutenues.

 

De fréquentes attaques d'anti-balaka

 

Il y a dix jours, une attaque des anti-balaka dans le quartier de Nguingo a fait trois morts et au moins 20 blessés graves. Quelque 28 maisons et une église ont aussi été incendiées.  

 

"Pour moi c'est une bande de bandits", a déclaré avec colère un vieil homme. "Ils pensent que parce qu'ils ont des fusils et des machettes ils peuvent s'en prendre à nous librement." 

 

Cette incursion des anti-balaka à Nguingo le 14 octobre était une attaque de représailles. Plus tôt dans la journée, un groupe de trois combattants anti-balaka était venu voler dans le quartier. C'était la deuxième fois en l'espace de quelques jours qu'ils menaient une telle opération. Les habitants en avaient assez.  

 

La fois précédente, les anti-balaka avaient volé des voitures, des motos et d'autres engins. Avec l'aide des soldats rwandais – déployés dans le pays dans le cadre de la force de maintien de la paix de l'ONU – les habitants ont pu récupérer la plupart des objets volés, mais ils se sont aussi préparés à résister à de nouvelles déprédations.  

 

Quand les trois combattants anti-balaka sont arrivés le 14 octobre, les jeunes du quartier ont riposté en leur lançant de lourdes pierres. Deux des combattants sont parvenus à s'enfuir, mais le troisième, armé d'un pistolet non chargé, a été grièvement blessé par les jets de pierres. Il avait le visage en sang, dans un tel état que certains l'ont d'abord cru mort, mais il a finalement survécu et a été remis aux autorités et conduit à la prison locale. 

 

Des attaques très violentes 

 

Deux heures plus tard, les anti-balaka sont revenus, en force cette fois-ci. Selon la police locale, le commandant anti-balaka de la zone avait demandé des renforts au commandant de Boy Rabe, principal bastion anti-balaka de la ville.

 

S'il est difficile de savoir exactement combien de combattants anti-balaka ont participé à cette attaque – les estimations vont de plusieurs dizaines à bien plus de 100 – les témoins sont unanimes pour dire que ces hommes étaient très bien armés – notamment de kalachnikovs et de grenades – et disposés à se battre.  

 

Les anti-balaka ont attaqué par le nord, tirant en l'air et hurlant : "Dehors, dehors ! Tous les hommes dehors !", m'a raconté Thérèse, 55 ans. Ils voulaient tuer tous les jeunes hommes. 

 

Les anti-balaka ont commencé par attaquer la maison du chef de quartier, le tenant pour responsable de la contre-attaque des habitants. Si celui-ci est parvenu à s'enfuir avant leur arrivée, ses voisins n'ont pas tous eu cette chance.  

Trois morts dans l'attaque du 14 octobre

 

Jacques Mamadou, 38 ans, a été tué devant chez lui alors qu'il tentait de s'enfuir. Le jour où je me suis rendue sur place, ses chaussures et sa casquette étaient posées sur sa tombe fraîchement creusée près des ruines de sa maison, juste en-dessous de celles de la maison du chef de quartier.  

 

Constant Yaonomo, meunier de 24 ans, a lui aussi été tué. Sa famille vivait juste au coin de la rue où se trouvait la maison du chef de quartier, et ses parents pensent qu'il a été abattu alors qu'il courait se réfugier chez lui. "Il a voulu rentrer à la maison quand les combats ont commencé"  m'a raconté son père, me montrant des photos du corps de Constant.  

 

"Nous n'avons su ce qui lui était arrivé qu'à 20 heures, quand les combats se sont calmés et que mon gendre est venu nous dire que notre fils était mort. C'est ma femme qui a ouvert la porte. Quand elle a entendu la nouvelle, elle s'est évanouie." 

 

"Il y avait encore quelques tirs mais je n'en avais plus rien à faire ; je suis sorti dans la rue chercher son corps. Ses vêtements étaient pleins de sang. Je l'ai lavé et changé, je lui ai mis mon propre costume. Nous l'avons enterré le lendemain matin à 10 heures. La plupart de nos voisins avaient fui, mais il en restait quelques-uns, et ils m'ont aidé à creuser sa tombe." 

 

La troisième victime a été Gilles Francis Beaubiasso, un étudiant de 24 ans. Selon sa belle-mère, la famille était en train de fuir quand il a été touché : il a reçu une balle dans la poitrine et une autre dans le bras gauche. Plusieurs autres personnes ont été blessées par des balles, des coups de machettes ou des éclats de grenades. Au moins 20 personnes ont été soignées dans un centre de santé du quartier, les blessés les plus graves étant ensuite transférés à l'hôpital principal de la ville.  

 

Des scènes de pillage

 

Outre la vengeance, les anti-balaka semblaient aussi motivés par la recherche de profit. En effet, ils ont incendié des dizaines de maisons – dont les toits en chaume brûlent comme du petit bois – et en ont dépouillé systématiquement les habitants quand ils sortaient pour échapper à la chaleur et à la fumée.  

 

"Ils ont pris l'argent, les téléphones portables, les bijoux des femmes – tout ce qu'ils pouvaient trouver", m'a déclaré un homme de 59 ans, la tête bandée. "Je n'avais rien à leur donner alors ils m’ont donné un coup de machette sur la tête." 

 

Une femme a raconté que les anti-balaka avaient pointé leurs fusils sur ses deux jeunes fils – âgés de 10 et 11 ans – et menacé de les tuer si elle ne payait pas. "Je leur ai donné 30 000 francs CFA [environ 58 dollars des États-Unis] pour sauver mes enfants."  Malgré la violence de cette attaque, tout le monde s'accorde à reconnaître qu'elle aurait pu être encore bien pire.

 

En effet, c'est l'arrivée de troupes de maintien de la paix de l'ONU – un contingent congolais – qui a mis fin au massacre. "Si les soldats congolais n'étaient pas arrivés, a souligné un habitant, ça aurait été un carnage." 

 

Les anti-balaka ont combattu les soldats congolais pendant un petit moment, puis ont pris la fuite. Cependant, les habitants du quartier craignent que leur retraite ne soit que provisoire et qu'ils reviennent se venger. Plus d'un millier de personnes ont fui en République démocratique du Congo, sur la rive opposée de l'Oubangui ; une centaine d'autres ont trouvé refuge dans l'enceinte d'une église catholique voisine. Malgré les patrouilles des Nations unies, les gens ne se sentent pas en sécurité.  

 

Comment protéger les civils des exactions ?

 

Que faire face à ces milliers de combattants anti-balaka ? C'est l'une des questions les plus difficiles auxquelles le pays est confronté. Certes, la manière dont ces groupes sont perçus par la population est peut-être en train de changer, en particulier au fur et à mesure qu'ils perdent leur statut autoproclamé de "forces d'autodéfense" et adoptent un comportement de bandes criminelles, comme à Nguingo.

 

 Néanmoins, leurs revendications de pouvoir ne s'appuient pas, au final, sur leur légitimité, mais sur leurs armes, leur organisation et leur capacité à commettre des violences.  

 

 Tant que les anti-balaka n'auront pas été désarmés et leur structure démantelée, la violence ne cessera pas. Les forces de maintien de la paix de l'ONU parviendront-elles à protéger les civils de cette violence ? C'est là le véritable enjeu.  

 

 

(anti-balakas à Boda)

Lu pour vous : Attaques, pillages, exactions : je suis à Bangui, les habitants me confient leur quotidien
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:32

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis le 24 mars 2013, l’insécurité, l’impunité, la conflagration sociale et la crise économique ont plombé la transition qui est censée conduire à l’organisation des élections démocratiques libres et transparentes dans la sécurité et la confiance retrouvées.

 

Le Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) dénonce la violation de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014 par ses signataires, laquelle violation a entrainé une recrudescence du banditisme et de la criminalité sur une bonne partie du territoire national et particulièrement dans certains Arrondissements de Bangui, à Bimbo dans l’Ombella-M’poko, dans la Ouaka,dans l’Houam, dans l’Houam-Pendé et dans la Nana Mambéré.

 

Le FODEM appelle à la mobilisation de toute la classe politique et des forces vives de la Nation pour le respect et la stricte application des Accords de Brazzaville et de toutes les dispositions des Résolutions des Nations Unies concernant notre pays la République Centrafricaine.

 

Le banditisme et la criminalité ne se règlent pas par le dialogue. Le FODEM rappelle son ambition d’aider à la construction d’un État de droit où nul ne pourrait se placer au-dessus des Lois de la République.

 

Le FODEM rappelle que la sécurisation de notre pays passe par la mise en œuvre du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), le rétablissement de l’ordre public et la relance économique.

 

Le retard considérable accusé dans la réalisation du DDR et la relance économique qui se fait attendre pourraient justifier la recrudescence du banditisme et de la criminalité attribués aux hommes armés.

 

Le FODEM demande instamment aux Autorités de la Transition la mise en œuvre du programme DDR, d’une stratégie de relance économique et l’organisation des secteurs à hautes intensités de mains-d’œuvre qui permettront aux démobilisés, après cantonnement et désarmement de se lancer dans les activités économiques pérennes génératrices de revenus.

 

Le sens des responsabilités doit remporter sur les justifications aussi scandaleuses qu’immorales parce qu’on ne peut pas acheter les consciences pour gagner la paix. Elle est un comportement qui ne s’accommode pas de la corruption qui est un anti-valeur au même titre que le clientélisme, la délation, le tribalisme et l’incompétence. Le devoir d’explication devant le peuple est désormais un acquis à mettre au crédit de la transition. C’est une exigence de la démocratie et de la bonne gouvernance.

 

Le FODEM rappelle que la solution aux crises politico-militaire et humanitaire est toujours politique. La crise que connait notre pays est multidimensionnelle. Elle est politique, économique et géostratégique au-delà des considérations sociales internes. C’est pourquoi la transition consensuelle demeure la solution devant conduire au retour à l’ordre constitutionnel avec l’organisation des élections dans des conditions acceptables.

 

Le FODEM dénonce le réarmement partiel des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur des critères tribaux qui peuvent diviser et nous entrainer dans une autre crise. L’intégration des Officiers de Commandement et Stratégiques des FACA dans la chaine de commandement de la MINUSCA pourrait être la solution si le réarmement de toutes nos Forces de Défense et de Sécurité et leur formation devraient encore attendre.

 

Le FODEM rappelle son attachement à la réussite de la transition dont les piliers doivent être la sécurité, l’impunité, la Réconciliation nationale et la relance économique.

 

Fait à Bangui, le 28 octobre 2014

 

Le Président

 

Saturnin NDOMBY

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:17

 

 

 

 

http://www.ajib.fr/ 29 OCTOBRE 2014 PAR OUM MICHKET

 

La guerre en Centrafrique se poursuit. Depuis quelques semaines, un regain de violences sévit dans le pays. Des groupes armés ont repris les combats. Des casques bleus ont même été tués. Après ces deux semaines de violence, la Présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s’est exprimée le 22 octobre dans une allocution devant le CNT, le Parlement de transition. […]

 

La guerre en Centrafrique se poursuit. Depuis quelques semaines, un regain de violences sévit dans le pays. Des groupes armés ont repris les combats. Des casques bleus ont même été tués. Après ces deux semaines de violence, la Présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s’est exprimée le 22 octobre dans une allocution devant le CNT, le Parlement de transition. Elle a annoncé la création d’une brigade d’intervention, pour protéger la population contre les attaques meurtrières répétées.

 

Mais pour mettre fin à ces violences de manière efficace, en parallèle des négociations politiques, un dialogue de fond est primordial. Dans cette optique, un grand séminaire a été organisé au sein de l’Université de Bangui, et à l’Alliance Française, la semaine dernière. Rassemblant des représentants des communautés chrétienne et musulmane, le but était d’apaiser les tensions, renouer le dialogue, trouver des solutions pour réconcilier la population.

 

Au cours de trois jours de rencontres consécutives, une délégation de Paris est venue à la rencontre de personnalités locales à Bangui.

 

Plusieurs tables rondes ont eu lieu à huis clos. Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, et Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, le juriste Antoine Garapon, l’historien Jacques Sémelin, mais aussi l’imam de Bordeaux Tareq Oubrou, Françoise Parmentier, présidente de l’association d’intellectuels chrétiens Confrontations étaient présents selon le site d’information Le Journal de Bangui.


Bien évidemment, le conflit centrafricain est beaucoup plus complexe revêtant des dimensions politique, géopolitique, économique, mais une haine entre les communautés religieuses s’est installée entraînant une spirale de violence et un climat insupportable.

 

Qu’Allah apaise et embellisse les cœurs des hommes à travers le monde. Qu’Il nous éloigne de l’injustice et nous rapproche de Lui à chaque seconde.

 

 

NDLR : A propos de l’unité d’intervention rapide dont la création a été dernièrement annoncée par la présidente de la transition devant le CNT, ses conditions de fonctionnement et les critères de recrutement des soldats qui la constituent posent problème et portent en elles-mêmes des germes de division nationale et  de troubles.

Lu pour vous : Violences en Centrafrique : dialogue interreligieux pour la paix
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 15:12

 

 

 

 

29/10/14 (AFP)

 

Le Parlement centrafricain a renoncé à la mise en place d'une commission d'enquête après la disparition présumée de plusieurs millions de dollars donnés par le gouvernement angolais, a indiqué un responsable parlementaire mercredi.

 

A la suite de "l'intervention de la communauté internationale et plus particulièrement celle du médiateur international dans la crise centrafricaine (le président congolais Denis Sassou Nguesso, ndlr), et dans un souci d'apaisement", les conseillers nationaux de transition "ont décidé de surseoir à la mise en place de la commission d'enquête parlementaire prévue sur la gestion du don angolais", a déclaré à la radio d'Etat Patrick-Thierry Akoloza, rapporteur du Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire centrafricain.

 

Le CNT avait décidé le 16 octobre de la création de cette commission d'enquête après la disparition présumée de plusieurs millions de dollars donnés en liquide aux autorités par le gouvernement angolais.

 

Le magazine Jeune Afrique avait dévoilé fin septembre qu'un quart des 10 millions de dollars de Luanda avait disparu dans la nature, suscitant également l'inquiétude des bailleurs de fonds internationaux.

 

Interrogé sur l'utilisation de cette somme, la présidente centrafricaine Catherine Sampa Panza a promis des détails "le moment venu".

 

La Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l'arrivée au pouvoir des rebelles Séléka --majoritairement musulmans --, qui ont pillé le pays et l'ont placé en coupe réglée jusqu'à leur départ, en janvier 2014.

 

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, avec une impitoyable chasse aux musulmans menée au début de l'année par les milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes.

 

La situation s'est nettement calmée avec l'arrivée au pouvoir du régime de transition et le déploiement de troupes françaises, africaines, européennes et onusiennes, mais des regains de violences ont encore ensanglanté Bangui au début du mois et la région de Bambari (centre) ces derniers jours.

 

Le pays, dont l'économie est à genoux, vit sous perfusion de l'aide internationale.

 

 

RCA: le CNT suspend la création d’une commission d’enquête

 

Par RFI 29-10-2014 à 01:42

 

En RCA, le Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire, a décidé de surseoir à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'utilisation d'une partie du don angolais par l'exécutif. En tout, 2,5 millions de dollars ne sont pas passés par le Trésor. Le Premier ministre Mahamat Kamoun avait été interpellé les 15 et 16 octobre dernier par les membres du CNT. La mise en place d'une commission d'enquête avait été décidée le 23 octobre. Mais dans un communiqué mardi 28 octobre au soir, le CNT annonce donc ce sursis dans un souci d'apaisement et sur l'intervention de la communauté internationale et en particulier celle du médiateur dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou-Nguesso.

 

Faut-il une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur les 2,5 millions de dollars versés par l'Angola et qui n'ont pas transité par le Trésor ? A cette question, les membres du CNT avaient répondu « oui » le 23 octobre. Le président du CNT, Alexandre Ferdinand N’Guendet avait même annoncé la création de cette commission le 16 octobre à l'issue des deux jours d'interpellation du Premier ministre Kamoun sur le sujet, avant de se raviser quelques heures plus tard.

 

Mais ce mardi, les parlementaires ont donc fait marche arrière. « Eu égard à l'intervention de la communauté internationale et plus particulièrement celle du Médiateur international de la crise centrafricaine ; et dans un souci d'apaisement, les Conseillers nationaux de transition ont décidé de surseoir à la mise en place d'une commission d'enquête », déclare le président N’Guendet dans un communiqué. Faut-il comprendre que le médiateur Sassou-Nguesso a donné des ordres ? Pas tout à fait, répond en substance Thierry Patrick Akoloza le rapporteur du CNT : « Ce n’est pas un ordre mais c’est un avis que nous avons considéré comme pertinent et nous ne pouvons pas regretter ».

 

Le gouvernement a pris en compte les critiques du CNT pour mieux gérer les prochains dons, assure-t-on par ailleurs au CNT. Dans son adresse à la nation la semaine dernière, la présidente Catherine Samba-Panza avait annoncé avoir saisi la Cour des comptes, pour examiner ce qu'elle qualifie de « polémiques nocives ».

 

 

NDLR : Tout ça pour ça serait-on tenté de dire. Les raisons de cette grossière reculade du CNT sont peu convaincantes et ne peuvent qu'accréditer les accusations avancées par beaucoup de compatriotes que bon nombre de membres du CNT figureraient parmi les bénéficiaires des enveloppes provenant d'une partie du don angolais détournée. Pourquoi doit on tout pardonner au nom du nécessaire apaisement et passer ainsi l'éponge sur des faits avérés aussi graves que cet inacceptable détournement de deniers publics au plus haut niveau de l'état. Quelle crédibilité peut-on accorder à un CNT qui d'un côté exige l'impunité zéro pour les auteurs d'exactions et crimes et de l'autre, prône la clémence pour les auteurs de détournement de deniers publics juchés au plus haut niveau de l'état. 

 

Centrafrique/accusations de détournements de fonds: le Parlement renonce à sa commission d'enquête
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 15:00

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-29 12:03:28 - La rentrée scolaire 2014-2015, le don angolais et les groupes armés font la Une de la presse centrafricaine de ce mercredi 29 octobre 2014.

 

Parlant de la formation des partis politiques issus des groupes armés, Centrafric Matin titre « de la rébellion à la formation des partis politiques : la fin des Séléka et Anti-balaka a sonné » pendant que Médias + parle de « la séléka au bord l'implosion ».

« Plusieurs généraux de la coalition séléka ont décidé le 25 octobre à Bambari de créer leur propre mouvement politico-militaire dénommé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), Ali Darrass en est le coordonnateur », relève Centrafric Matin.

Et le journal de préciser qu'« à l'issue de cette AG, les participants ont voté leur retrait de la plateforme créée le 11 mai à Ndélé. Dans la matinée de mardi 28 octobre dans la presse nationale, un leader des Anti-balaka a annoncé la création d'un parti politique dénommé « Front pour la défense et l'intégrité du territoire (FDIT) fait encore remarquer Centrafric Matin. 


Pour ce journal, la RCA se dirige lentement et sûrement vers la fin du règne des Séléka et des Anti-balaka.


L'Hirondelle, quant à lui, s'inquiète pour la rentrée prochaine des classes en affirmant que « les syndicats à deux doigts du boycott de la rentrée scolaire 2014-2015».

Selon ce journal, le front social enfle à quelques jours de la rentrée scolaire même si celle-ci est susceptible d'être reportée d'une semaine.


« La promesse (de versement de deux mois de salaire aux fonctionnaires) non tenue du Premier ministre Mahamat Kamoun serait à l'origine de cette exaspération naguère latente » a-t-il expliqué au lendemain du paiement d'un mois de salaire. 


Le Citoyen revient sur la marche arrière du parlement de transition relatif au don angolais : « Don Angolais : le CNT sursoit à la mise en place de la commission parlementaire » et L'Hirondelle de renchérir « Nguendet sursoit au projet de mise en place d'une commission d'enquête parlementaire ». 


Sur le même sujet, Le Confident titre « Alexandre Ferdinand Nguendet s'est déjugé ».


Cette volte-face suscite, selon le journal, des interrogations. « A-t-il subi des pressions de la part des gouverneurs de la RCA ? » Est-ce que le Premier ministre Kamoun n'est pas passé par quatre chemins pour l'accuser d'avoir bénéficié d'une partie du don angolais et qu'il a peur d'assurer ses responsabilités ? », s'interroge le journal.

 

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Rentrée scolaire, don angolais et groupes armés à la Une à Bangui
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 01:09

 

 

 

 

Par RFI  29-10-2014 à 00:29

 

Dans un communiqué du département d'Etat publié ce mardi 28 octobre dans la soirée, Washington s'inquiète non seulement du tour que peuvent prendre les manifestations au Burkina Faso, mais aussi du changement de Constitution que le gouvernement a mise sur les rails, et qui arrive devant le Parlement ce mercredi.

 

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

 

Sur le changement de Constitution en cours au Burkina, le communiqué de la porte-parole de John Kerry exprime sa « préoccupation pour ce qui concerne l’esprit et l’intention du projet de loi, qui vise à amender la Constitution, afin de permettre au chef d’Etat actuel de briguer un nouveau mandat de cinq ans ». Le président Blaise Compaoré n’est pas cité.

 

Cette communication est dans l’esprit des interventions de Barack Obama pendant le sommet Etats-Unis Afrique du mois d’août dernier. L’Amérique, avait expliqué le président, ne soutiendra pas le maintien au pouvoir des chefs d’Etat africains, quelles que soient leurs performances, quelle que soit leur réussite, et la stabilité des Etats en question.

 

Le communiqué du département d’Etat souligne le fait que « les limites constitutionnelles, et les élections, sont des mécanismes irremplaçables pour assurer des transferts de pouvoir pacifiques et démocratiques, afin de donner aux générations montantes, la possibilité de faire leurs preuves.» Dans ce communiqué, la porte-parole de John Kerry demande enfin instamment aux forces de sécurité burkinabè, de procéder sans violence, alors que le climat est volatile dans le pays.

 

 

NDLR : L’Union Africaine qui dispose pourtant d’une commission de prévention des conflits est étonnement muette sur la marmite qui boue au Burkina Faso.

Washington s’inquiète de la situation au Burkina Faso
Washington s’inquiète de la situation au Burkina Faso
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 21:05

 

 

 

 

APA-Kinshasa (RD Congo) - 2014-10-28 19:11:25 - Un proche de Jean-Pierre Bemba a annoncé qu'il va reprendre mercredi sa place à l'Assemblée nationale, la chambre basse du parlement de la RDCongo, après sa liberté provisoire accordée par la Cour pénale internationale (CPI).


Le député Fidèle Babalu a fait l'annonce mardï à Kinshasa à l'issue d'un entretien qu'il a eu avec le président de la chambre basse du parlement congolais, Aubin Minaku. Secrétaire général adjoint du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de Bemba encore détenu à La Haye, le député Babala ainsi que trois autres proches de l'opposant congolais avaient été arrêtés puis transférés à La Haye en novembre 2013.


La CPI les avait accusés d'atteintes présumées à l'administration de la justice dans l'affaire qui oppose le procureur à M. Bemba.


Les quatre proches bénéficient d'une liberté provisoire.

 

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RDC : Un proche de Bemba libéré par la CPI reprend sa place au parlement
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 20:53

 

 

 

Confidentiel Jeune Afrique n 2806 du 19 au 25 octobre 2014

 

Centrafrique Samba-Panza contestée

 

Au ministère français de la défense on n’a jamais fait mystère du peu d’estime dans lequel on tient la présidente intérimaire de la république centrafricaine, Catherine Samba-Panza. Pour preuve, ce constat glacé d’un stratège de l’Hôtel de Brienne : « Elle n’a été placée là que pour s’acquitter d’une mission, mettre sur les rails des élections crédibles. Or depuis son installation en janvier 2013, la commission électorale ne s’est pas réunie une seule fois. »

 

 

Centrafrique mercenaires anti-balakas

 

Depuis plusieurs mois, les autorités recrutent d’anciens membres des Forces armées centrafricaines (Faca), qu’elles rétribuent en liquide pour combattre les poches de résistance anti-balaka à Bangui. Ces militaires ont été utilisés lors d’interventions armées dans plusieurs quartiers de la capitale, en juillet, et dans les heurts qui éclatent périodiquement depuis le 7 octobre. Une nouvelle stratégie dont les instigateurs seraient Aristide Sokambi, ministre de la défense et Jean Jacques Demafouth, conseiller chargé des relations avec les forces internationales et le colonel Jules Kogbia qui, en 2001, participa à une tentative de putsch contre Ange-Félix Patassé et qui récemment, a été nommé commandant de la Sécurité présidentielle. 

Lu pour vous : Centrafrique Samba-Panza contestée (J.A)
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 19:37

 

 

 

  

APA - Brazzaville (Congo) - 2014-10-28 18:25:59 - Trois chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), ont pris part mardi à Pointe-Noire (département du Kouilou /sud-Congo) à la prise d’armes sanctionnant la fin de l’exercice militaire ‘’Loango 2014’’


Entamé le 20 octobre dernier pour durer huit jours l'exercice avait pour but de tester la capacité de déploiement la Force multinationale de l'Afrique Centrale (FOMAC) dans le but de pérenniser la paix et la sécurité dans la sous–région.


La cérémonie s'est déroulée en présence des présidents Teodor Obiang Guema de Guinée, Ali Bongo du Gabon et Denis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville.

Cet évènement a connu aussi la participation des Premier du Tchad, Kalzeubé Payimi Deubet, de Centrafrique Mahamat Kamoun, des ministres de la défense du Cameroun, d'Angola, de Sao -Tomé et Principe, des ministres des affaires étrangères du Burundi et du Rwanda.


Le représentant de Kigali à la cérémonie a annoncé le retour de son pays à la communauté qu'il a quittée en 2007.

A cette occasion, le président tchadien Idriss Deby Itno également président en exercice de la CEEAC, a dans un message lu par son premier ministre Kalzeubé Payini Deubet félicité le Congo pour l'organisation « méthodique de cet exercice qui marque un tournant décisif pour les populations de la sous-région et la solidarité entre les Etats de la CEEAC. »


Le président tchadien a appelé aussi les Etats de la CEEAC à : « mutualiser leurs efforts pour débarrasser la sous-région des menaces sécuritaire et de paix. »
Le Secrétaire général de la CEEAC, l'ambassadeur Ahmad Allam-MI, a remercié les chefs d'Etat de la CEEAC qui, a –t-il dit, à travers « la tenue de cet exercice, ont démontré leur engament pour la paix et la sécurité dans la sous.


La tenue de l'exercice ‘'Loango 2014'' avait été décidé lors de la tenue de la Commission défense en 2013 à Malabo (Guinée Equatoriale) après celle de Kwandza en Angola en 2010 .

 

http://www.apanews.net/article_read-808178-ceeaccongo-trois-chefs-d--etat-ea-prise-d--armes-de-l--exercice-----loango-2014-%E2%80%98--eointe-noire.html#sthash.Jd7qTIrq.dpuf 

 

 

NDLR : On note que curieusement la cheffe d'état de la transition Catherine Samba-Panza naguère prompte à se déplacer pour les moindres occasions de rencontre avec les autres chefs d'état de la sous-région, n'a pas cru devoir quitter Bangui cette fois-ci pour Pointe-Noire. Elle a préféré envoyer son PM la représenter...!  

CEEAC/Congo : Trois chefs d'Etat à la prise d'armes de l'exercice ''Loango 2014‘' à Pointe-Noire
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