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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 11:57

 

 

 

Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) Martin Ziguelé, a appelé à la réadaptation de la résolution 2149 au contexte qui prévaut sur le terrain afin de mieux combattre le grand banditisme dans son pays. Il l’a dit le mercredi dernier lors d’une émission débat avec nos confrères du RJDH à Bangui. Martin Ziguelé a justifié sa prise de position par l’évolution de la situation sur le terrain. Pour le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), la République Centrafricaine est entrée dans l’ère de la grande criminalité, ce qui selon lui, justifie la relecture de la résolution 2149 du conseil de Sécurité afin de l’orienter vers cette nouvelle situation.

 

 « Je ne dis pas et je ne le dirai jamais assez qu’au moment où cette résolution était votée, elle n’était pas bonne. Mais depuis qu’elle est votée, la situation sur le terrain a évolué. Nous faisons face aujourd’hui à des opérations de grande criminalité. Les groupes armés s’en prennent systématiquement à la population qui est la seule victime. Cette grande criminalité qui est en train de se généraliser et appelle une réaction forte. C’est pourquoi, nous pensons qu’il est essentiel de réadapter le cadre juridique de l’intervention afin de l’orienter vers cette grande criminalité ».

 

Le président du MLPC, candidat déclaré à la présidentielle de 2015 pense que sa proposition est réalisable « au Mali, les pays de la CEDEAO qui intervenaient dans ce pays, confrontés à l’évolution de la situation sur le terrain, avaient en son temps écrit au conseil de sécurité des Nations-Unies pour demander la relecture des résolutions. Cela s’est fait à la demande de ces pays avec l’accord des autorités maliennes de l’époque. Aujourd’hui, les chefs d’Etat de la CEEAC peuvent demander cette réadaptation de la résolution en question, en ce qui concerne la République Centrafricaine » a expliqué le porte flambeau du MLPC à la présidentielle de 2015.

 

Martin Ziguelé exige un langage de fermeté vis-à-vis des groupes armés qui selon lui, n’ont aucun projet politique « aujourd’hui, nous savons que ces groupes armés n’ont pas de projet politique. Lorsqu’ils prennent un jeune et enlèvent moto et téléphone, quel est le projet politique qui est derrière cette pratique. Lorsqu’ils dépouillent systématiquement ceux qu’ils croisent, quel est le projet politique qui transparait ? Aucun à mon avis. Je pense qu’aujourd’hui qu’il faut passer à la vitesse supérieure » a indiqué le président du MLPC.

 

Martin Ziguelé a proposé la relecture de la résolution 2149 du conseil de sécurité, une semaine après la libération du ministre de la jeunesse pris en otage par les Antibalaka le 25 janvier alors qu’il rentrait de culte.

 

Sylvestre Sokambi

Centrafrique: Martin Ziguélé appelle au réajustement de la résolution 2149 des Nations Unies sur la RCA
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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 11:32

 


 

Bangui, 18 Février 2015 (RJDH)— Le gouvernement doit relever le niveau de la sécurité, a dit le porte-parole de la Minusca, Hamadoun Touré. Un appel lancé lors d'un point de presse, tenu ce mercredi 18 février. La Minusca a par la même occasion appelé les protagonistes de la crise centrafricaine à la retenue.

 

Faisant le point de la situation sécuritaire du pays, le porte-parole de la police de la Minusca, Eric Kayiranga a d’abord rappelé les évènements qui ont créé des tensions ces derniers jours à Bangui. « Dans la nuit du 14 février, un élément de l’Ex-Séléka a été mortellement poignardé par un ex-Anti-Balaka vers la Primature. Le même jour, deux corps ont été retrouvés la nuit dans le 3e arrondissement visiblement poignardés. Hier, nous avons recensé un cas d’un véhicule qui transportait le préfet de la Ouaka et qui a été détruit par un groupe des voyous au centre-ville et la police de la Minusca est intervenue pour assurer la sécurisation des lieux », a rappelé Eric Kayiranga.

 

Selon Eric Kayiranga, au courant de la semaine, 21 personnes ont été arrêtées dans le cadre des opérations de lutte contre la grande criminalité pour 17 infractions.

 

La Minusca se dit préoccupée du regain de violence observé ces derniers jours à Bangui et dans certaines villes du pays. « Plusieurs actes barbares ont été commis et se trouvent à contre-courant du climat général de détente qui a permis la tenue des consultations populaires à la base dans la majeure partie du pays », a fait observer le porte-parole de la Minusca.

 

C’est à la lumière de ce regain de tension que, Hamadoun Touré a invité le gouvernement  à « prendre des mesures adéquates pour relever le niveau de sécurité et contribuer de manière significative à l’apaisement des tensions ».

 

« La Minusca appelle tous les protagonistes à faire preuve de retenue et à consacrer leur énergie et leur influence à la réconciliation nationale, la cohésion sociale, préalables à une paix durable », a déclaré Hamadoun Touré.

 

Le weekend dernier a été marqué par des actes de violences dans la capitale et dans certaines villes de provinces, occasionnant la mort d’une dizaine de personnes. /

 

Fridolin Ngoulou

 

L’agence Ecobank près de l’université de Bangui vient d’être braquée à 9h30, ce jour jeudi 19 février 2015. Près de 6 millions de F CFA emportés par des braqueurs venus à bord d'un pick up L200

 

 

NDLR : C’est précisément en raison de l’effondrement total de l’état centrafricain et particulièrement de ses forces de sécurité et de défense qu’il a été fait appel aux casques bleus de Nations Unies. Si maintenant les responsables de ces casques demandent encore à ce même gouvernement dont l’incapacité à rétablir l’ordre et à sécuriser le pays n’est plus à démontrer, il faut donc s’interroger sur ce que sont exactement venus faire les casques bleus de la MINUSCA en République centrafricaine alors qu’ils ont pourtant bel et bien reçu mandat de désarmer par la force toutes les bandes armées qui sévissent dans le pays.

Centrafrique : La Minusca invite le gouvernement à relever le niveau sécuritaire
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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 11:01

 

 

 

Le Figaro Jeudi 19 Février 2015 PROPOS RECUEILLIS PAR Thréard, Yves

 

Cet ancien premier ministre interpelle la France et la communauté internationale pour qu'elles l'aident à conduire un changement politique radical dans son pays.

 

Premier ministre de la République centrafricaine de 2005 à 2008, Élie Doté vit aujourd'hui entre Bangui, la capitale, et le Maroc. Très inquiet pour l'avenir de son pays de plus de 5 millions d'habitants, complètement détruit par la guerre civile, il demande à la France et à la communauté internationale de l'aider à mettre fin au chaos. Cet ancien haut fonctionnaire de la Banque africaine de développement (BAD), au discours sobre mais précis, devrait prochainement être reçu par François Hollande.

 

LE FIGARO. - Présidentielle et législatives, deux élections doivent avoir lieu dans votre pays en juin. Serez-vous candidat ?

 

Élie DOTÉ : - Ces scrutins ne pourront pas avoir lieu. Toute élection serait actuellement un déni de démocratie. Mon pays est détruit par deux ans de guerre civile : il n'y a plus d'État, plus d'administration, plus d'état civil... La seule voie possible pour sortir de ce chaos est de mettre en place de façon urgente une vraie transition pour engager la reconstruction de la République centrafricaine. Cela prendra beaucoup de temps, peut-être trois ou quatre ans. On assiste aujourd'hui à une « somalisation » de mon pays. Je crie au secours pour la Centrafrique.

 

Mais faire l'impasse sur ces élections reviendrait à perpétrer un coup d'État...

 

Un coup d'État légal avec l'appui de la communauté internationale. Officieusement, celle-ci, la France en tête, reconnaît qu'elle s'est trompée en acceptant la désignation, début 2014, de Mme Catherine Samba-Panza comme présidente par le Conseil national de transition. Cette présidente ne maîtrise rien. Sur place, elle ne représente rien, elle n'est pas respectée.

 

Que feriez-vous de plus à sa place dans un pays livré aux bandes criminelles ?

 

Je tenterais de redresser mon pays, en me plaçant contractuellement sous le contrôle strict de la communauté internationale et d'une haute autorité de la transition, composée de représentants d'ONG. Il faut rebâtir une police, une justice, une armée. Je propose également de placer sous ce contrôle les principaux sites de production d'or et de diamants, sous-exploités et pillés aujourd'hui. Si ces réserves – nous disposons de 472 indices minéraliers, c'est unique au monde - étaient normalement mises à profit, elles suffiraient à l'auto-administration de la Centrafrique. Nous possédons également de l'uranium.

 

Comment régler l'opposition violente entre chrétiens et musulmans, entre milices dites Anti-Balaka, d'une part, et ex-Séléka, d'autre part, qui ont mis la Centrafrique à sac ?

 

C'est possible. Mais il faut redéfinir les missions de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine, NDLR). Celle-ci compte 6 000 hommes qui ne font pas grand-chose d'efficace. Il faudra juger les chefs de gang et, comme en Côte d'Ivoire, envisager une commission de réconciliation.

 

Quelque 1 600 soldats français sont aux côtés des forces de la Minusca. Que demandez-vous à la France ?

 

Je demande à la France de ne pas poursuivre une politique qui échoue, faute d'objectifs partagés et de moyens affectés là où les besoins sont cruciaux. C'est Paris qui peut débloquer la situation. Depuis Bokassa, la France a tout faux en Centrafrique, même si sa présence fut capitale ces derniers mois. Ni la France ni la communauté internationale n'ont jamais voulu un véritable État en face d'eux en Centrafrique. Elles n'ont jamais pris en compte la dimension économique de mon pays, qui peut seule lui assurer sa grandeur et lui garantir son indépendance. Trop d'intérêts privés sous-jacents ont favorisé un double langage : d'un côté, on aide avec compassion un pays à l'agonie ; de l'autre, on en pille les ressources.

 

Mais vous auriez pu tirer la sonnette d'alarme avant, lorsque vous étiez le premier ministre du président Bozizé ?

 

Je n'ai rien demandé, c'est lui qui m'a fait venir à ce poste alors que j'étais haut fonctionnaire à la Banque africaine de développement. Malheureusement, il ne m'écoutait pas. J'ai démissionné en janvier 2008 de mes fonctions, en raison de graves désaccords économiques avec lui.

 

Aujourd'hui, votre discours pourrait-il être entendu par les Centrafricains ?

 

Oui, tous les partis m'écoutent, la population aussi. J'ai créé mon parti, Kelemba, en 2014. Toutes les ethnies de mon pays y sont représentées. C'est la seule formation politique qui dispose d'une parfaite représentativité.

 

Avez-vous le soutien de chefs d'État africains ?

 

Je dois les rencontrer. Les présidents du Gabon, du Sénégal, du Tchad et du Congo sont notamment au courant de ma démarche et de mon offre de service.

 

Existe-t-il un risque djihadiste en Centrafrique ?

 

Bien sûr, l'infiltration de djihadistes libyens est possible par le nord du pays. Par ailleurs, Boko Haram est à notre porte au sud.

 

18 Février 2015

 

YVES THREARD, JOURNALISTE ET DIRECTEUR-ADJOINT DE LA REDACTION DU FIGARO,

 

Copyright 2015 Le Figaro  Tous droits réservés Page 2

Lu pour vous : Élie Doté : « Je crie au secours pour la Centrafrique »
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 22:30

 

 

 

« CE N'EST PAS UN ESPRIT DE TIMIDITÉ QUE

DIEU NOUS A DONNÉ, MAIS UN ESPRIT DE

FORCE, D'AMOUR ET DE SAGESSE »

(2 Timothée 1, 6)

 

 

 

Chers frères et soeurs dans le Christ, et vous tous, hommes et femmes de bonne volonté,  « A vous grâce et paix de la part de Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ, qui s’est livré pour nos péchés afin de nous arracher à ce monde actuel et mauvais ». Dans la tradition de l’archidiocèse de Bangui, chaque année, à l’approche des temps forts de l’Eglise que sont l’Avent et le Carême, l’archevêque métropolitain de Bangui, livre un message au peuple de Dieu se trouvant dans son archidiocèse, et aussi à tous les hommes et femmes de bonne volonté.

 

En ce Mercredi des cendres, s’ouvre pour nous un temps liturgique nouveau, à savoir le carême qui durera quarante jours et qui débouchera sur Pâque. Comme Jésus a passé quarante jours au désert pour se préparer à sa mission, l’Eglise nous invite à entrer en Carême, période de jeûne, d’aumône, de prière et de conversion. La liturgie romaine actuelle nous permet ’ailleurs de lire en ce 1er dimanche de Carême l’Evangile de la tentation de Jésus au désert.

 

Le désert, image de la terre hostile, où l’eau est rare ou absente, tient une grande place dans la Bible. C’est au désert que Dieu fait cheminer le peuple d’Israël pendant quarante ans, entre sa sortie d’Egypte et son entrée dans la Terre promise. Dieu a voulu faire passer son peuple par cette « terre affreuse », pour le faire entrer dans la terre où coulent le miel et le lait. Il faut cette dure épreuve pour qu’Israël prenne la consistance d’un peuple, peuple choisi par le Seigneur, en vertu de l’Alliance passée au désert. Jésus a voulu revivre les étapes les diverses étapes du peuple d’Israël. C’est pourquoi, il est poussé par l’Esprit de Dieu dans le désert, et il a accepté, afin d’y être mis à l’épreuve. Cependant, à la différence de ses pères, il surmonte l’épreuve et demeure fidèle à son Père, préférant la Parole de Dieu au pain, la confiance au miracle merveilleux, le service de Dieu à tout espoir de domination terrestre.

 

Chaque croyant, chaque communauté devra parcourir avec fruit ce chemin de désert, durant ce cycle pascal. Le Seigneur nous conduit au désert, à l’instar d’Israël, pour faire de nous un peuple nouveau, et nous faire découvrir notre fragilité, notre pauvreté, notre impuissance. La crise qui secoue notre pays est la conséquence de cette fragilité, de cette pauvreté, et de cette impuissance à ouvrir grandement notre coeur aux multiples appels du Seigneur : « Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche : convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Il s’agit pour l’Homme de se tourner vers Dieu et d’adhérer au Seigneur en transformant sa conduite : telle est la conversion. Celle-ci ne peut se faire sans que l’Homme prenne conscience de ses péchés et en implore le pardon : tel est le repentir.

 

La figure du désert est indispensable pour comprendre la nature de notre vie chrétienne. Le désert symbolise le dépouillement ; il reste le cadre propice au retour sur soi, à la découverte de sa pauvreté, et à la conversion. Elie, Jean-Baptiste, Jésus lui-même, viennent y puiser la force spirituelle nécessaire à leur mission. En un certain sens, le peuple centrafricain peut être volontiers comparé au peuple d’Israël en marche dans le désert, trouvant sa force dans l’eau qui jaillit du coeur de Jésus à la Croix, et plus encore, dans l’Esprit Saint qui se manifeste à la Pentecôte.

 

· La République Centrafricaine, un pays du désert

 

Sans faire une étude exhaustive du mot désert, nous voudrions néanmoins dire que le terme est ici employé dans un sens métaphorique. Nous sommes en marche au désert. Nous pouvons comparer notre pays, la Centrafrique, au désert, ce lieu où nous avons à lutter contre les tentations du diable. Au désert, le Seigneur a eu à lutter contre Satan. Nous devons nous poser la question suivante : quelles sont les tentations qui nous guettent actuellement dans ce pays, et qui nous empêchent de nous rapprocher de Dieu, et de vivre en harmonie avec nos frères ?

 

· Le combat contre le mal

 

Aussi longtemps que nous sommes encore sur cette terre, nous serons toujours aux prises aux forces du mal. C’est bien là le sens de l’avertissement de l’Apôtre Paul : « Au reste, frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa vertu toute-puissante. Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l'air ».

 

En effet, la vie chrétienne est un combat. Déjà, au premier stade de la conversion, l’homme et la femme saisis par l’appel du Christ, luttent pour envisager au moins un principe de don inconditionnel au Seigneur. Notre Pâque (passage) et la Pâque du monde se réalisent dans cet effort de libération : le passage de la servitude à la liberté.

 

Le Carême est une occasion de nous renouveler dans la recherche d’une vie plus digne de notre vocation de baptisés. C’est également une invitation à nous préparer à Pâques, donc à nous unir au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, et recevoir en plénitude le souffle de l’Esprit de Dieu à la Pentecôte.

 

Les événements survenus ces derniers temps chez nous semblent nous plonger dans une sorte de léthargie spirituelle. Tout se passe comme si nous avons perdu la foi. On tue, on vole, on viole, on braque, on prend les gens en otage. On ne réagit pas en masse. Nous faisons comme si tout est normal. On n’est plus lucide. Nous nous résignons à vivre dans la médiocrité, comme si notre foi est morte.

 

Le temps est venu, avec la grâce de Dieu, de se réveiller, de réveiller notre monde, par notre détermination à combattre le mal dans toutes ses formes.

 

L’appel de Dieu nous invite à choisir entre le Seigneur et les idoles.

 

Comment se nomment-elles les idoles auxquelles nous nous attachons aujourd’hui ? Ces réalités et ses attraits multiples qui réclament tour à tour la première place dans nos pensées : l’argent, le plaisir, le souci démesuré du confort, l’attrait pour le gain facile, la corruption, la hargne à dominer, les armes, le pouvoir, etc.

 

Reconnaître le Christ comme Lumière du monde consiste à refuser de suivre les ténèbres, à ne pas donner une valeur absolue à toutes les autres lumières qui voudraient guider nos vies et qui nous semblent souvent séduisantes. « Veillez et priez pour ne pas succomber à la tentation »: telle est la recommandation faite par Jésus à ses apôtres, en entrant dans le jardin de Gethsémani. Cependant, les apôtres se sont endormis et nous savons ce qu’il en est advenu.

 

Au désert, le Christ vivait en communion avec Dieu le Père. Il lui est resté uni tout au long de sa vie. Avec la force de l’Esprit de Dieu que nous recevrons bientôt à la Pentecôte, nous avons à combattre et extirper en nous l’esprit de division. Cela est d’ailleurs une entorse grave à la devise de notre pays : celle de l’Unité.

 

Le désert est aussi un lieu de parole. Car le Christ a usé de la Parole de Dieu pour dissuader le diable et triompher ainsi du mal. La consultation à la base est une opportunité donnée aux Centrafricains pour se parler. Il est temps de nous retrouver autour de l’arbre à palabre, vider nos sacs, nous libérer de l’esprit de vengeance, de jalousie, de haine, de rancune. Le Forum de Bangui est encore une occasion et une voie de sortie à la crise de Bangui, si et seulement si nous y apprenons à libérer la parole, à donner la parole à chaque entité, à chaque groupe, et à chaque personne. Ces moments sont le début d’un processus de changement de comportements. Nous en appelons aux chrétiens, aux hommes et femmes de bonne volonté, de se souvenir des recommandations de l’Apôtre Paul : « Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise; mais quelque bon discours propre à édifier, selon le besoin, afin qu'il fasse du bien à ceux qui l'entendent. N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été marqués d'un sceau pour le jour de la rédemption. Que toute aigreur, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute médisance soient bannies du milieu de vous, ainsi que toute méchanceté ».

 

· Ne pas se décourager

 

Au désert, le Seigneur a résisté aux tentations du Malin. Le Carême nous associe aux luttes de Jésus au désert, nous rendant ainsi capables de participer véritablement à sa victoire. Les célébrations de la Semaine sainte, du Triduum pascal, et celle de la Pentecôte, sont une source de grâce pour nous, pour une vie chrétienne authentique.

 

Les énormes problèmes de misère, d’insécurité et de développement  poussent bon nombre d’entre nous au découragement et au défaitisme. L’ampleur de ces problèmes nous accable, nous décourage. Il ne faudrait pas sombrer dans le fatalisme. Dieu nous donne la force de lutter et tenir dans les épreuves, comme Il en a donné à Jésus au désert. Même dans les moments les plus difficiles et les situations complexes, nous devons non seulement réagir en conscience, mais aussi, nous référer à Dieu qui donne la force de lutter. La confiance dans l’amour indéfectible de Dieu nous soutient dans nos différents engagements, en politique, en famille, à l’école, au bureau, etc.

 

L’idéal de la vie chrétienne, c’est d’être uni au Christ, que nous puissions dire en toute vérité la parole de l’Apôtre Paul : « et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ». C’est la présence vivante et vivifiante du Seigneur qui fait la fécondité réelle de notre vie, c’est elle qui lui donne sa pleine dimension. Chaque année, à travers ses temps forts, l’Eglise nous met dans les dispositions les meilleures pour sa croissance en nous. Il serait dommage pour nous de ne pas profiter de grâces spéciales que procurent ces moments.

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Les disciples de Jésus qui le suivaient étaient désemparés après la mort de leur Maître. Ils n’avaient jamais cru que Jésus allait subir un échec, en dépit de ses appels répétés. Les miracles éclatants qu’il opérait, tels que la multiplication des pains, la guérison de l’aveuglené, la résurrection de Lazare, le triomphe du jour des Rameaux, les avaient sans doute confirmés dans cette confiance. C’était en fait une illusion ! L’attitude des disciples d’Emmaüs constitue un témoignage éloquent de cette déception des disciples.

 

Il n’y a pas de récit de jour de Pâques sans Vendredi saint. Il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire. Il est la Résurrection et la Vie: c’est d’ailleurs vers cela que nous conduit le temps liturgique de Carême, vers Pâques, où nous célébrerons la Résurrection de Jésus du séjour des morts. Mais, n’oublions pas que c’est après avoir passé par la douleur et la mort, qu’Il est ressuscité.

 

Il est le Vainqueur. Mais, c’est après avoir connu l’humiliation de la défaite la plus retentissante : la Croix. Il en est de même pour les disciples, pour nous, qui avions mission de perpétuer son oeuvre : c’est souvent quand tout semble avoir échoué, que tout est sauvé.

Souvenons-nous des paroles de Daniel Comboni : « Les oeuvres de Dieu naissent et grandissent au pied du calvaire ». C’est là que le Seigneur nous appelle. Nous allons sortir vainqueurs de ces crises.

 

· La puissance salvifique du Christ

 

Le mystère de la Passion du Christ est pour nous une source de force pour mettre en action la puissance salvifique du Christ. Celle-ci contribue véritablement au renouvellement de notre être tout entier.

 

· Renouvelés par le Christ

 

Le Christ n’a jamais péché, mais il est mort à cause de nos péchés.

 

Le temps de Carême nous apprend à mourir à nous-mêmes, à nos péchés et à nous laisser former aux exigences de l’Evangile : c’est bien cela la conversion. Il s’agit au fond d’entrer dans le monde nouveau du Règne de Dieu. C’est dans les réalités concrètes de notre vie que cela doit apparaître. Notre vie doit se transformer, car notre être est renouvelé. Comme nous le rappelle le Pape François, « Le Carême est un temps de renouveau pour l’Église, pour les communautés et pour chaque fidèle ».

 

Selon la Bible, les attitudes et décisions spirituelles viennent du coeur, de l’intérieur. Il faut « aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces ». Dieu demande que le coeur soit saisi : « Revenez à moi de tout votre coeur ». Dans ce coeur, se forme l’engagement profond et se tissent aussi les réticences. Le psalmiste découvre combien il est difficile de vivre à ce niveau profond son engagement envers le Seigneur. C’est pourquoi, il ose demander à Dieu de créer en lui un coeur nouveau. Et Dieu répond au désir de son coeur. Nous aussi, nous pouvons demander cette grâce au Seigneur, en ce temps de Carême, de sorte qu’à Pâques, puis à la Pentecôte, nous puissions renaître dans le Christ Jésus, mort et ressuscité.

 

La conversion que nous offre le Carême, c’est d’abord et avant tout l’oeuvre de Dieu. C’est Dieu qui nous convertit, et Il le fait en nous rendant de plus en plus conformes à son Fils Jésus. Il ne nous convertit pas seuls. C’est en vivant dans et par la communauté chrétienne que nous devenons de mieux en mieux membres du Corps du Christ et que nous nous laissons façonner par l’influence de son Esprit.

 

Acceptons-nous la conversion ? Le mal s’enracine dans notre coeur.

 

C’est ainsi que nous refusons de partager les richesses et de partager le pouvoir. Nous refusons d’inclure les autres dans le dialogue social, gage de la véritable démocratie. Ceux qui sont chrétiens n’agissent pas comme des chrétiens. Ils ont peur d’aller vers les autres. Or, le

Christ est venu nous donner la vie, en s’offrant lui-même comme sacrifice parfait de la nouvelle Alliance. Il nous apprend ainsi à sortir de nous-mêmes, à nous décentrer pour rejoindre les autres. A Pâques, Dieu donne sa vie pour l’humanité toute entière. En ce qui nous concerne, nous ne nous intéressons pas souvent aux problèmes des autres, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent.

 

L’indifférence a gagné notre coeur. Or, Dieu nous apprend juste le contraire : « Dieu n’est pas indifférent au monde, mais il l’aime jusqu’à donner son Fils pour le salut de tout homme. A travers l’incarnation, la vie terrestre, la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l’homme, entre le ciel et la terre, s’est définitivement ouverte. Et l’Église est comme la main qui maintient ouverte cette porte grâce à la proclamation de la Parole, à la célébration des sacrements, au témoignage de la foi qui devient agissante dans l’amour (cf. Ga 5, 6). Toutefois, le monde tend à s’enfermer sur lui-même et à fermer cette porte par laquelle Dieu entre dans le monde et le monde en lui ». Nos paroisses, nos communautés ecclésiales de base, nos familles sont ainsi invitées à faire un « exode » sur elles-mêmes, à ne pas se refermer.

 

L’effondrement de l’économie dans notre pays est la conséquence de cette mentalité à vouloir créer le chaos, afin de tout posséder et tout garder pour soi. La Résurrection nous invite à ouvrir notre coeur et nos mains, à ne pas toujours chercher son intérêt, mais à rechercher le bien commun.

 

· La visite du Pape en RCA, un moment de grâce et de nouvel élan

 

Le Pape est le successeur de Pierre, « pasteur de tous les fidèles, envoyé pour assurer le bien commun de l’Eglise universelle et le bien de chacune des Eglises ». L’Eglise, se fondant sur le Nouveau Testament et sur la vie de la communauté primitive, croit que, par la volonté divine, le Pape reçoit la mission d’être l’instrument et le signe de l’unité dans la foi et la communion des Eglises particulières, pour les confirmer dans leur adhésion à Jésus-Christ et à l’Evangile.

 

C’est au nom de Jésus et de son Evangile que la conversion et le pardon des péchés sont prêchés à toutes les nations. Et c’est par la foi que nous avons tous « la vie en son nom ».

 

Comme le montre le Nouveau Testament, Pierre rendait des visites apostoliques pour voir et encourager les communautés en dehors de Jérusalem, par exemple à Samarie et à Césarée. Il visitait également des lieux déjà évangélisés. De lui, on disait qu’il « se déplaçait continuellement ». C’est là une exigence de la mission apostolique que lui a conférée le Seigneur. Le Pape François, suivant les pas de l’Apôtre Pierre, mais aussi de ses prédécesseurs, a renoué avec cet esprit itinérant et missionnaire.

 

Le Pape François s’apprête à nous rendre visite précisément au moment où nous sommes en train de sortir d’une longue crise qui a secoué et laissé des traces profondes dans l’histoire de notre pays. Sa venue en Centrafrique est comme un signe de bonté divine. Le message de vie qu’il communiquera est bien celui de la paix et de la réconciliation. C’est bien le message de Pâques : un message de vie qui prend corps à la Pentecôte, avec la naissance des communautés chrétiennes. Ainsi, c’est toute la communauté chrétienne, voire nationale et internationale, qui sont mobilisées pour recevoir ce message. Son message et sa présence sont un service rendu non seulement aux croyants, mais aussi à tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

 

Chers frères et soeurs dans le Christ, et vous tous, hommes et femmes de bonne volonté, au terme de ce message, il convient de rappeler que nous sommes un peuple qui s’efforce de consolider sa vie sociale dans la paix, le travail et la liberté. C’est un chemin parsemé d’obstacles. Dans ces conditions, il est important que nous puissions nous revêtir des « armes » dont nous parle l’Apôtre Paul : « Soyez donc fermes, les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice, et les sandales aux pieds, prêts à annoncer l'Evangile de paix. Et surtout, prenez le bouclier de la foi, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin. Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l'Esprit, qui est la parole de Dieu ».

 

La visite du Pape doit être pour nos Eglise un moment de grâce et apporter un nouvel élan à la vie chrétienne, comme nous le rappellent les paroles de l’Apôtre Paul : « C'est donc pour le Christ que nous faisons les fonctions d'ambassadeurs, Dieu lui-même exhortant par nous: nous vous en conjurons pour le Christ, réconciliez-vous avec Dieu (…) Or donc, étant ses coopérateurs, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain ». En tant qu’ambassadeur du Christ, le Pape sera le médiateur de cette grâce qui produira beaucoup de fruits parmi nous si nous y collaborons généreusement.

 

Ainsi, nous devons nous y préparer par la prière, les sacrements de réconciliation et de la communion.

 

Que cette mémorable rencontre avec notre Eglise et notre pays soit un temps de grâce, de renouveau et de nouvel élan. Que la Vierge Marie, Notre Dame de l’Oubangui, prie pour nous !

Message de S.E. Mgr Dieudonné NZAPALAINGA à la communauté chrétienne de Bangui, aux hommes et aux femmes de bonne volonté pour le Carême et la Pâques 2015
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 21:57

 


 

Bangui, 18 février 2015 (RJDH)--Le ministre de la Sécurité Publique de l’Immigration-Emigration, Nicaise Samedi Karnou, a indiqué qu'il y a des membres des ex-Anti-Balaka et ceux des ex-Séléka, parmi les personnes qui ont été arrêtées le dimanche, alors qu'ils tenaient une réunion dans un restaurant au centre-ville.

 

Selon lui, c'est la raison qui a poussé les forces de l'ordre à procéder aux arrestations de 32 membres de l’association Coopération Régionale pour l’Auto Développement Economique en Centrafrique. Nicaise Samedi Karnou l'a dit lors d'un point de presse organisé dans son cabinet le lundi 16 février 2015.

 

« Nous avons des informations concordantes sur probable  tentative d’une réunion dans un centre religieux qui  a échouée. Ils ont profité de la journée de la fête des amoureux pour tenir une  réunion au nom d’un groupement citoyen et au nom d’un mouvement politique sans autorisation d’une autorité publique », a  expliqué Nicaise Samedi Karnou.

 

Par ailleurs, le membre du gouvernement a fait savoir que « non seulement ils n’ont pas une autorisation mais les représentants des ex-Séléka et des Anti-Balaka étaient avec eux. Nous ouvrons actuellement une enquête par rapport à leur procès-verbal pour éclairer les lanternes et ils sont libres pour le moment ».

 

Parmi les personnes arrêtées et détenues pendant une nuit, on note la présence de 12 femmes, dont trois sont enceintes et une mère de bébé. Nicaise Samedi Karnou a confirmé seulement la présence de  trois femmes./

 

Marina Moulougnatho

Bangui : Nicaise Samedi Karnou trouve suspecte la réunion de l'association CRADEC
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 21:52

 

 

http://www.adiac-congo.com   Mercredi 18 Février 2015 - 15:30

 

Radio Guira-FM est la nouvelle station créée par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). Son but, promouvoir la culture de paix, de réconciliation  et faciliter la restauration de l’autorité de l’État.

 

Émettant sur 93.3 MHZ depuis le week-end dernier, la nouvelle station radio couvre d’abord la ville de Kaga-Bandoro, avant de s’étendre dans d’autres localités ou régions du pays: Bria, Bouar, Bossangoa, Berberati, Bambari, Ndélé, Bangassou, Birao et Paoua, avant la fin de cette année 2015.

 

Selon les initiateurs du projet, Guira-FM ambitionne d’étendre sa couverture à plus de 80% de la population centrafricaine. Sa grille de programmes prévoit une diffusion en deux langues : Français et Sangô (la première langue parlée du pays). Cette grille sera fixée sur des reportages, des magazines, spots-radio, diffusant des messages de paix et de réconciliation.

 

« La station accompagne la transition en RCA, en accordant une importance particulière au mandat de la MINUSCA et à son triptyque : protection des populations,  appui au processus politique et aide à la restauration de l’autorité de l’État. Elle s’engage à promouvoir la liberté d’expression avec des programmes consacrés à l’appui au processus électoral, à la cohésion sociale et au respect des droits humains. », a précisé un communiqué de la mission onusienne.

 

Depuis l’émission de la fréquence 93.3 FM à Kaga-Bandoro 24heures sur 24, les habitants ne cachent plus leurs émotions. «Nous sommes ravis d’avoir enfin une radio qui nous donne la parole, diffuse de l’information et de la belle musique. Ce sont ces messages de paix que nous souhaitons entendre, non ceux des groupes armés», a fait savoir un habitant.

 

«Depuis jeudi soir je n’ai cessé d’écouter Guira-FM sur mon téléphone portable », raconte un jeune qui d'ailleurs, a appelé sa famille et ses proches à rester à l’écoute de la nouvelle radio. En effet, une équipe de techniciens et producteurs s’était rendue le 12 février dans la localité pour donner le coup d’envoi de la semaine spéciale Guira-FM/Kaga-Bandoro.

 

Le projet Guira-FM a été officialisé le 14 septembre 2014 à Bangui, à la veille du passage à témoin entre la mission africaine (Misca) et la Minusca. Guira en langue nationale, signifie Baobab, l’arbre à palabres sous lequel les sages règlent tous les différends relatifs à leur vie en commun. Voilà qui justifie le bien-fondé de la principale mission de Guira-FM, à savoir contribuer à la réconciliation des Centrafricains.

 

Fiacre Kombo

 

Centrafrique: la Minusca lance Guira-FM à Kaga-Bandoro
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 21:38

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 18 février 2015 14:28

 

Un véhicule de la gendarmerie, à bord duquel se trouvaient deux gendarmes, a été volé mardi après midi par des hommes armés dans le 4e arrondissement, le bastion des miliciens Antibalaka.

 
Le véhicule aurait été aperçu, selon certaines sources, dans la même nuit à Damara dans l’Ombella M’Poko en direction de la ville de Bouca dans l’Ouham. « Il était environ 22h 43 mn, lorsque nous avons aperçu le véhicule sur lequel il est écrit ‘‘Gendarmerie’’. Le véhicule roulait à toute vitesse et a pris la route de Bouca avec deux éléments à bord, le chauffeur et une autre personne », a indiqué ce mercredi au téléphone un témoin à Damara.

 
RNL attend les explications du directeur général adjoint de la gendarmerie nationale qui a promis donner des explications sur les circonstances de ce braquage.

Mardi en fin d’après midi, une partie du 4e arrondissement a été le théâtre des tirs à l’arme automatique. Cette situation a plongé la population dans la psychose généralisée.

Par ailleurs, la tension est montée d’un cran mardi au centre-ville, la situation a occasionné des débandades.


Le véhicule de Mahamat Ousmane Mahamat, ancien ministre de l’Urbanisme, a été attaqué par un groupe de jeunes surexcités, assimilés à des enfants de la rue. Le préfet de la Ouaka, El Hadj Abakar Ben Ousmane, se trouvait à bord de ce véhicule. Il était accompagné de deux aides de camp de l’ancien ministre qui assuraient sa sécurité.


Les vraies raisons de cette agression ne sont pas encore élucidées. Certaines sources parlent d’une suspicion des aides de camp comme étant des ex-combattants Séléka.

Joint au téléphone par RNL, Mahamat Ousmane Mahamat regrette et condamne cet incident. « Mon véhicule de commandement était à la disposition du préfet de la Ouaka, El Hadj Abakar Ben Ousman avec deux aides de camp détachés pour assurer sa sécurité. Arrivé hier mardi au rond point centre ville, le véhicule a connu une panne de carburant. L’aide de camp était descendu pour aller acheter du carburant laissant son arme dans le véhicule, le préfet était rentré à Ecobank et le chauffeur resté dans la voiture », a-t-il expliqué.


Les rapprochés de l’ancien ministre ont eu la vie sauve grâce à l’intervention des forces internationales dépêchées sur les lieux. « (…) la voiture a été prise d’assaut par un groupe de jeunes (…) en présence des éléments de la gendarmerie nationale. C’est la Minusca qui a intervenu pour sauver les aides de camp », a regretté l’ancien ministre. 


Mahamat Ousmane Mahamat rassure qu’il dispose d’une autorisation de port d’arme délivrée par l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA). 

 
Ce mercredi, la tension a baissé à Bangui après la montée en puissance de l’insécurité de ces dernières heures.


A Bambari dans la Ouaka au centre-est de la Centrafrique, une accalmie règne dans la ville après la journée mouvementée de mardi.


Les pro-Séléka, fidèles au général Ali Daras, s’opposent au départ sous pression et au désarmement de leur chef et maintiennent leurs positions dans les locaux de la Douane qu’ils occupent jusque-là.


L’hôpital de Bambari, menacé de prise d’assaut par ces éléments armés, est sous contrôle des Forces internationales. Mais, les esprits sont toujours hantés par la peur.

Le général Ali Daras et ses hommes, qui ont signé un accord de paix, sont toujours retranchés dans leur nouvelle base de l’Elevage située à l’extrémité est de la ville de Bambari.

 

 

Réaction indignée d'une compatriote :

 

Après l'incident d'hier, les antibalaka, sur indication de certains officiers supérieurs de la Gendarmerie et de la Police, ont pris en otage 2 gendarmes et un véhicule BJ 75 de la gendarmerie au niveau de l'église notre dame.

 

Les otages gendarmes sont conduits à une destination inconnue et les ravisseurs qui sont entré en pourparlers hier avec le gouvernement réclameraient de l'argent et la libération des Anti Balaka emprisonnés.

 

Aux dernières nouvelles, les otages sont en dehors de Bangui et le véhicule de la Gendarmerie pris en otage est signalé à Damara, voire Bouca.

 

Ou sommes nous?

Braquage à Bangui : un véhicule de la gendarmerie volé
Braquage à Bangui : un véhicule de la gendarmerie volé
Braquage à Bangui : un véhicule de la gendarmerie volé
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:24

 

 


N'Djamena AFP / 17 février 2015 22h32- Deux soldats tchadiens et plusieurs islamistes ont été tués mardi au cours de violents combats entre l'armée tchadienne et des combattants de Boko Haram à 90 km de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris de source militaire tchadienne.


De violents combats ont opposé les forces tchadiennes à Boko Haram mardi en fin d'après-midi, près de la ville de Dikwa, sur la route de Maiduguri (capitale de l'Etat de Borno dans le nord-est du Nigeria), a affirmé cette source sous couvert d'anonymat.

Deux soldats tchadiens et plusieurs islamistes ont été tués au cours de ces affrontements, a-t-elle ajouté, sans préciser leur nombre.


Selon la même source, les combattants de Boko Haram ont fui après leur débâcle et leur camp a ensuite été repris par l'armée tchadienne.


L'information n'avait pu être confirmée officiellement mardi soir, mais c'est la première fois que l'armée tchadienne pénètre en profondeur en territoire nigérian.

La ville de Dikwa est située à 50 km de Gamboru, à la frontière avec le Cameroun, sur la route de la ville stratégique de Maiduguri, encerclée depuis des mois par les combattants de Boko Haram. C'est également dans cette région que se trouve la forêt de Sambisa, qui abrite plusieurs camps des islamistes.


L'insurrection de Boko Haram qui contrôle de vastes territoires du nord-est du Nigeria a fait au moins 13.000 morts depuis 2009, et a pris ces derniers mois une ampleur régionale, le groupe islamiste ayant multiplié les attaques dans les Etats voisins du Nigeria.

Les pays du bassin du lac Tchad (Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun et Bénin) ont prévu de mobiliser 8.700 hommes dans une force multinationale contre Boko Haram.

Sans attendre, le président tchadien Idriss Deby Itno a pris l'initiative en décidant mi-janvier de lancer ses troupes - déployées de part et d'autre du lac Tchad- dans la bataille.

Environ 2.500 soldats avaient été déployés dans l'Extrême-nord Cameroun (au sud du lac Tchad), à la frontière avec le Nigeria, tandis que d'autres forces tchadiennes sont massées à la frontière entre le Niger et le Nigeria, à proximité immédiate de bastions de Boko Haram.


Le 3 février, l'armée tchadienne a lancé à partir de Fotokol au Cameroun, sa première offensive terrestre sur le sol du Nigeria, reprenant aux islamistes la localité nigériane frontalière de Gamboru après de durs combats.


Mais le lendemain, Boko Haram a mené une contre-attaque à Fotokol, particulièrement sanglante: 13 militaires tchadiens, six soldats camerounais et 81 civils ont péri dans cet assaut, selon Yaoundé.



(©)

Nigeria : violents affrontements entre armée tchadienne et Boko Haram, 2 soldats tchadiens tués
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:24

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-02-17 20:09:19 - La Chine et les Etats Unis se sont engagés à aider la Centrafrique à trouver des solutions aux difficultés d’approvisionnement en électricité en Centrafrique un pays secoué par d’innombrables crises politico-militaires.


L'Ambassadeur de Chine en Centrafrique Ma Fulin et le Chargé d'affaires de l'Ambassade des Etats Unis David Brown ont visité ce mardi les barrages hydroélectriques de l'Energie Centrafricaine (ENERCA) situés à Boali, une ville qui se trouve à 95 km de Bangui pour toucher du doigt la faible capacité de production de l'électricité par cette société.


Cette visite des diplomates des deux pays va permettre d'évaluer rapidement l'ampleur des dégâts par les techniciens afin d'établir un bilan financier pour que leurs pays respectifs puissent réagir positivement.


Le but de cet déplacement est de se rendre compte des difficultés que les usines de productions de l'électricité de l'Energie Centrafricaine (ENERCA) rencontrent afin de leur trouver des solutions idoines.


Car la demande en électricité s'accroît alors que l'ENERCA n'arrive pas à satisfaire les fortes demandes et cette situation ne fait que s'empirer.


La République Centrafricaine connait pour le moment beaucoup de problèmes d'électricité qui se manifestent par des coupures intempestives de courant à cause de l'assèchement des eaux de la rivière Mbali où se trouve les barrages hydroélectriques qui fournissent l'électricité.


A part ces barrages, il n'existe pas de générateurs de grande puissance pour produire de l'électricité suffisante.


Cette situation impacte sur les activités de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) ainsi que les Agences du système des Nations et les Ambassades accréditées en Centrafrique.

Cela ne permet pas aussi l'installation dans le pays des grandes usines qui ont besoin d'importante source d'énergie pour fonctionner.


La population souffre énormément par ailleurs de ce manque d'électricité qui ne favorise pas son bien-être.


L'ENRCA n'a pas échappé aux destructions et pillages qui ont touché les entreprises de l'Etat pendant les crises militaro politiques qui ont secoué le pays.


Les installations et équipements de nouveaux barrages en construction par des techniciens chinois ont été vandalisés et sabotés poussant ces Chinois à plier bagages.

Pour l'Ambassadeur chinois Ma Fulin, le réengagement de son pays pour la réhabilitation des barrages hydroélectrique de l'ENERCA illustre une grande page de la coopération entre la République Centrafricaine et la République populaire de Chine.
 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=817353#sthash.q9Cy3EhG.dpuf

 

 

La Chine et les Etats Unis au chevet de l'électricité en Centrafrique
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 20:25

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 17 février 2015 15:24

 

La situation reste volatile et très précaire depuis le départ du général Séléka Ali Daras de la Cour d’appel de Bambari dans la Ouaka (centre-est) de la République Centrafricaine. Selon les témoignages, des barrières érigées par les jeunes Musulmans et ex-Séléka, depuis vendredi dans la ville, ont été démantelées par les forces internationales et les Casques bleus du contingent congolais.


« La situation à Bambari reste tendue. (…) des barrières illégales ont été érigées par les Musulmans et des ex-Séléka en face de la Cour d’appel et sur le pont du marigot Boukako sur l’axe Bangassou. Lundi, les barrières ont été démantelées par les forces Sangaris et des jeunes déplacés internes », a témoigné un déplacé sous couvert de l’anonymat. 

 
« Lors du démantèlement du pont de la Ouaka, des jets de grenades ont fait deux morts et quinze blessés parmi les déplacés internes », a ajouté un témoin des évènements.

 
« Depuis trois jours, les Musulmans ont envahi la Cour d’appel abandonnée par Ali Daras et ses hommes », a expliqué sous l’anonymat un membre de la société civile joint au téléphone. « Au niveau du pont de la rivière Ouaka, personne ne peut traverser, les manifestants empêchent tout le monde d’aller de l’autre côté de la rive pour se ravitailler en nourriture. Ils jettent des projectiles sur quiconque essaie de discuter », a-t-il ajouté.


Du coup, les déplacés internes de la ville, localisés au centre administratif, éprouvent des difficultés à avoir de l’eau potable et même de la nourriture. Les organisations humanitaires, qui traitent et leur fournissent de l’eau de consommation, sont empêchées par des manifestants de circuler.


« Les déplacés internes manquent d’eau et de nourriture. L’ONG Triangle international éprouve des difficultés à les ravitailler », a précisé une habitante du site sous contrôle des forces internationales.


Selon une autre source de la société civile, « Les Musulmans ne sont pas d’accord du départ d’Ali Daras qui les a laissés dans une situation désastreuse et à la merci des Antibalaka ».


D’après d’autres sources locales, il n’est pas facile de donner le bilan exact des dégâts humains.


Les Casques bleus Congolais, appuyés par les soldats français de l’opération Sangaris, contrôlent depuis ce mardi la ville, après avoir repoussé les manifestants de la Cour d’appel. Selon des témoins, les Musulmans sont encore visibles à la direction de la douane de Bambari.


L’hôpital régional et universitaire de Bambari aurait été pris d’assaut, selon des sources, ce mardi par les jeunes musulmans armés. Le général Ali Daras et ses éléments se sont retirés de la Cour d’appel sur instruction des Forces internationales et se trouveraient toujours dans la ville de Bambari.

Ali Daras quitte la Cour d’appel de Bambari : mécontentement des Musulmans
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