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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:15

 

 

 

Dr Narcisse Patrice Komas, son frère et ses soeurs en France (Venant, Amandine), ses cousins et cousines germains (Isidore, Alfred, Valentin et Adrienne Koko ; Bernadette Kibangadi) et ses neveux et nièces (Crépin, Thierry, Lili, Gilberte, Patricia, Guylaine, Prisca et Vanessa Koko ; Roselyne Kokongba ; Davy-Aymard, Rita et Daisy Malendoma ; Arnaud, Robert, Léo, Priscilla, Zita, Anaïs, Cynthia et Jeanne Komas ; Viviane Tindani) ont la profonde douleur d’annoncer aux parents, amis et connaissances le décès de leur père, oncle, grand-oncle et grand-père, Mr Robert KOMAS qui était survenu à l’Hôpital de la Source à Orléans à la suite d’une courte maladie, le jeudi 22 janvier 2015. La mise en bière aura lieu le samedi 7 février 2015 à 10h à la morgue de l’Hôpital de la Source à Orléans avant le transfert le Mardi 10 février à Bangui sur le vol Air France.

 

Une veillée sera organisée le samedi 7 février chez Mr Isidore Koko au 4, rue Abbé Gervaise, 45400 Fleury Les Aubrais.

 

Tél : 06 45 48 66 10 / 06 59 72 85 38 / 06 70 68 40 35

Obsèques de Robert KOMAS
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:10

 


 

Bangui, 5 février 2015 (RJDH)- La fermeture de la morgue de l’hôpital de l’Amitié situé dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui, a des répercussions négatives sur la population et sur les autres centres hospitaliers.  D'après le constat fait ce matin  par le RJDH, dans les autres  centres hospitaliers, les morgues sont pleines, les parents se plaignent  de cette situation.

 

Un corps en état de décomposition  se trouve toujours à la morgue de l'hôpital de l'Amitié depuis la fermeture de cette morgue. Des odeurs nauséabondes se dégagent de ce corps et de l’endroit sinistre. Les morgues de l'hôpital Communautaire et celle de l'hôpital général sont remplies des cadavres.

 

S'agissant du corps en état de décomposition à l'hôpital de l'Amitié,  un agent de santé a fait savoir que  « ce corps a été déposé il y’a environ un mois et deux semaines. Personne n’est venue le récupérer ».

 

Germain Piamalé, directeur général de l’hôpital de l’Amitié,  qui a déploré le dépôt de ce corps en décomposition a déclaré  que la morgue a été fermée. « La décision est entrée en vigueur le 1er février 2015. Personne ne pourrait déposer un corps ici, parce que la recrudescence de délestage dans le secteur rend les activités difficiles », a-t-il soutenu.

 

Il a par  ailleurs reconnu les conséquences de la fermeture de morgue de l'hôpital de l'Amitié sur les autres centres.  « La morgue de l’hôpital de l’Amitié a une capacité de plus de 300 corps. Celles de l’hôpital Communautaire et de l’hôpital général, ne reçoivent que 40 corps chacun. De nos jours, ces centres hospitaliers sont submergés », a-t-il déploré.

 

Les corps entassés dans des morgues

 

Selon Maurice-Salvador, surveillant de l’hôpital général, « les corps viennent des quartiers, des centres de santé urbain et de l’hôpital de l’Amitié. Il n’y a pas assez de places  pour les déposer. Un casier qui devait contenir un seul corps, en contient cinq aujourd’hui. Ce n’est pas normal, mais ce sont des cas de force majeur », a-t-il expliqué.

 

« Les agents déployés au service des morgues sont plus exposés. Nous sommes exposés à des contaminations liées aux corps que nous manipulons quotidiennement. Le risque d’être atteint de la pneumonie est certes », a-t-il souligné.

 

Un constat similaire à l'hôpital Communautaire. Le  lieutenant Yao Yves-Anicet, surveillant général de cette structure  à quant à lui relevé que les parents  ont le devoir de lever les corps dans un délai raisonnable, pour éviter tout cas d’encombrement.

 

L'entassement des corps dans un casier est un danger pour les parents qui viennent lever ces cadavres. Germain Piamalé a par ailleurs regretté cette situation dramatique qui perdure et qui serait devenue un danger public, parce qu’il y’a des personnes qui sont mortes des maladies contagieuses. « Les parents des malades sont exposés à la contamination des maladies dont leurs parents sont victimes. Un corps dangereux doit être déposé à la morgue et de la morgue au cimetière, pour éviter des éventuelles contaminations », a-t-il dit.

 

Des  parents interrogés au niveau de la morgue se sont réservés de tout commentaire. Aujourd’hui certains parents n’arrivent pas à trouver de la place à la morgue. « Nous avons dépensé de l'argent pour le soin de mon père. Voilà qu'il est décédé, il nous faut réunir à nouveau de l'argent pour son enterrement.  Mais le morguer vient de nous dire qu'il n y a pas de place pour garder son corps », a répondu Jean Ndokouma, rencontré devant la morgue.

 

Le corps soignant des différents services hospitaliers disent craindre des contaminations qui  pourraient survenir si l’électricité ne soit pas régularisée à l’hôpital de l’Amitié. « Je crains que partant de cette situation, nous qui travaillons dans les hôpitaux soyons atteints des maladies » a confié un agent de santé qui a requis l’anonymat.

 

La morgue de l’hôpital de l’Amitié est la plus grande de la République Centrafricaine. Elle a été fermée depuis le 1er février 2015 suite au délestage à répétition./ 

 

Auguste Bati-Kalamet.


 

Bangui : Des corps entassés dans les casiers à la morgue par manque de place
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:06

 

 

 

Propos liminaires : Conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, Mercredi 04 février 2015 à 11:00 à MINUSCA-Public-Information

 

Le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République Centrafricaine, Babacar Gaye, est rentré lundi après-midi à Bangui après avoir participé au 24è sommet de l’Union Africaine tenu à Addis Abeba (Ethiopie) le 31 janvier 2015.

 

En marge des assises de l’Union Africaine, le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), qui faisait partie de la délégation du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a eu des contacts destinés à présenter les avancées dans le processus politique ainsi que les défis à relever pour appuyer les efforts de sortie de crise, notamment la réconciliation nationale à travers le Forum de Bangui.

 

Le numéro un de la MINUSCA a expliqué à ses interlocuteurs le bon démarrage des consultations populaires sur toute l’étendue du territoire national malgré des poches de résistance dont le nombre se réduit de plus en plus, particulièrement grâce aux postures robustes des forces internationales.

 

“La MINUSCA continuera de protéger les consultations par les moyens que lui donne son mandat afin que tous les citoyens puissent s’exprimer librement et que leurs vues soient prises en compte dans le cadre du Forum de Bangui”, a assuré le Chef de la MINUSCA.

 

Le Représentant spécial Gaye a aussi pris part à une réunion de concertation des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Il s’est réjoui que la rencontre ait réaffirmé, par la voix du Président tchadien Idriss Deby Itno, le soutien de l’organisation sous régionale au processus de Brazzaville que le gouvernement de Transition est en train de mettre en œuvre avec l’appui de la communauté internationale. “Ce processus est le seul cadre qui puisse aider, à l’heure actuelle, à rétablir la paix et la stabilité dans le pays”, a-t-il fait remarquer.

 

Les différents entretiens du Chef de la MINUSCA ont permis d’enregistrer l’appui renouvelé de la communauté internationale à la RCA aussi bien au niveau bilatéral que multilatéral dans les domaines financier, sécuritaire et humanitaire pour aider au retour de la paix et de la stabilité.

 

CONSULTATIONS POPULAIRES

 

En vue de contribuer à la réussite des consultations populaires lancées officiellement le 21 janvier 2015, la MINUSCA a renforcé son soutien aux équipes qui conduisent ces opérations à travers le pays.

 

A Bangui, le lancement effectif a eu lieu mardi 3 février 2015. Des efforts multiformes sont en cours pour faciliter l’accès aux zones contrôlées par les groupes armés. Les consultations sont prévues la semaine prochaine dans les camps de réfugiés.

 

La MINUSCA note une grande ferveur dans le démarrage effectif des consultations populaires à Bangui et l’interprète comme l’engouement des populations en faveur de cet exercice historique dans les traditions politiques centrafricaines.

 

De même, à l’intérieur du pays, on observe une extension de ces consultations à des endroits hostiles au début mais où l’on comprend de mieux en mieux la nécessité de laisser les citoyens s’exprimer librement sur leurs préoccupations individuelles et également sur l’avenir de la Centrafrique comme nation.

 

Ainsi, à la date du 2 février 2015, les consultations ont eu lieu dans 28 des 39 sous-préfectures dans le Secteur Ouest, 5 des 13 sous-préfectures du Centre et 4 des 9 sous-préfectures dans le Secteur Est. Il y a 77 pour cent de déploiement et 62 pour cent de consultations selon nos dernières statistiques.

 

Au vu de l’évolution positive de la situation, la MINUSCA voudrait encourager toutes les parties concernées à concourir au déroulement sans entraves des consultations qui ont fini de faire la preuve de leur pertinence par les échanges et les propositions de la base auxquels ils ont déjà donné lieu.

 

La MINUSCA reste engagée en faveur de ces consultations car elle les considère comme une occasion historique offerte aux citoyens pour faire entendre leur voix sur les questions qui agitent leur pays et sur les causes profondes de la crise. Les résultats de cet exercice seront versés au Forum de Bangui, qui doit permettre un dialogue inclusif entre tous les protagonistes centrafricains.

 

ACCUSATIONS DE SORCELLERIE

 

La Mission multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est horrifiée par les récents meurtres de personnes sous les fallacieuses accusations de sorcellerie.

 

La MINUSCA condamne avec la plus grande fermeté ces pratiques inhumaines et obscurantistes qui n’ont pas leur place dans un Etat de droit ni dans aucune société de notre époque et dont la récurrence met en péril les efforts de réconciliation nationale entre enfants d’un même pays en vue de la restauration d’une paix durable en Centrafrique.

 

La MINUSCA exhorte les autorités compétentes à identifier les auteurs de tels crimes odieux, à les arrêter et à les mettre à la disposition de la justice, conformément aux lois en vigueur.

 

La MINUSCA réitère sa disponibilité à apporter son assistance dans le cadre de son mandat de protection des populations pour mettre fin à ces actes inadmissibles et intolérables qui constituent autant de violations flagrantes des droits de l’homme et de freins à la cohésion sociale.

 

DROITS DE L’HOMME

 

A ce sujet, dans sa mission de surveillance et de documentation de la situation des droits de l’homme, la MINUSCA a enregistré, au cours de la semaine en revue, au moins 26 incidents de violation et d’abus dans ce domaine. Résultats ; 64 victimes dont 1 cas de torture, 9 cas d’atteinte au droit à la vie, 25 cas d’atteinte au droit à l’intégrité physique, 1 cas de viol sur mineur et 27 cas de détentions arbitraires.

 

Ces incidents se sont produits aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Les témoignages des survivants et familles des victimes pointent un doigt accusateur contre les anti-balaka, les Peuls Bororos et les éléments de l’ex-Séléka.

 

La MINUSCA ne se limite pas à comptabiliser les violations des droits de l’Homme. Elle fait aussi de la formation dans son volet renforcement des capacités. Ainsi, samedi dernier, une session de formation a regroupé 18 personnes dont 4 femmes membres de la plateforme associative des droits de l’homme et de développement des arrondissements PK 5 et PK 8 de la ville de Bangui. La formation a porté, notamment, sur la définition des droits de l’Homme, les violations de ces droits et les sanctions encourues dans ces cas.

 

PROCESSUS ELECTORAL

 

Dans le cadre de la préparation des élections et surtout de la participation des réfugiés aux scrutins, la MINUSCA a facilité une rencontre entre l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) et le Haut- Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR).

 

Les discussions ont porté notamment sur la question des pièces d’identification pour les réfugiés lors de leur inscription, la faisabilité des opérations électorales dans les pays abritant des réfugiés, et sur le statut spécial de protection accordé aux réfugiés. Le HCR partagera avec l’ANE toutes les données sur les réfugiés y compris leur localité. Bientôt, le HCR organisera une réunion transfrontalière pour assurer une méthodologie de collaboration entre toutes les parties prenantes.

 

Avec l’appui de la MINUSCA, l’Autorité Nationale des élections (A.N.E) a mené deux missions de sept jours pour l’installation de démembrements dans les préfectures de Mbomou et Haut-Mbomou (Sud-Est du pays). A ce jour, les 88 démembrements ont été désignés sur les 141 prévus, et ceci dans 10 sur 16 préfectures.

 

ETAT DE DROIT ET JUSTICE

 

La MINUSCA poursuit son soutien technique au Ministère de la Justice pour l’organisation des assises criminelles avec assistance de jury dans le cadre du projet conjoint MINUSCA – PNUD – ONU FEMMES

 

De même, La MINUSCA continue de travailler avec les Services Judiciaires et Services Pénitentiaires du Ministère de la Justice en vue de la réouverture des cours et tribunaux et les maisons d’arrêt dans les provinces en dehors de la ville de Bangui

 

Dans le même ordre, La Mission appuie l’administration pénitentiaire pour améliorer la sécurité des prisons. Concernant les conditions hygiéniques à Ngaragba, de concert avec le Comité International de la Croix Rouge (CICR), la MINUSCA œuvre à trouver une solution durable pour le vidange des fosses septiques et l’approvisionnement en produits d’hygiène.

 

VISITES EN RCA

 

Enfin, je voudrais annoncer la visite de deux importantes personnalités des Nations Unies en Centrafrique. Il s’agit de l’Experte Indépendante sur la situation des droits de l’Homme en RCA, Mme Marie-Thérèse Keita Bocoum et du Directeur du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Abdoulaye Mar Dièye.

 

En plus des réunions avec les collègues des Nations Unies, des rencontres sont prévues avec les autorités gouvernementales centrafricaines, la société civile, la communauté humanitaire etc. Leur séjour leur permettra de toucher du doigt la réalité sur le terrain pour faire des recommandations pertinentes afin pour relever les défis actuels et à venir.

 

 

ACTIVITES DU REPRESENTANT SPECIAL BABACAR GAYE
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:03

 

 

 

Par RFI 05-02-2015 à 05:26

 

En Centrafrique, les consultations populaires lancées il y a deux semaines se poursuivent. Dans toutes les provinces, des équipes de « facilitateurs » envoyés par le gouvernement vont recueillir les doléances des habitants en vue du grand Forum de réconciliation prévu à Bangui dans quelques semaines. Après des débuts chaotiques par endroits, le processus semble bien enclenché.

 

Sur la soixantaine de sous-préfectures que compte la Centrafrique, près d'une quarantaine ont été visitées par les émissaires des autorités de transition. Des « facilitateurs » souvent emmenés par un « ministre résident », qui partent à la rencontre des habitants pour recueillir leurs doléances en vue de la tenue du grand Forum de Bangui.

 

Dès le début du processus, ces équipes ont été empêchées de travailler dans plusieurs villes tenues par l'ex-Seleka. « Ce problème est en passe d'être réglé, explique Jean-Jacques Démafouth qui coordonne les opérations à la présidence. Nous avons discuté avec les ex-Seleka et ils comprennent que c'est dans leur intérêt. »

 

Bria, Bambari, Kaga-Bandoro ou Birao devraient donc voir arriver dans les prochains jours les facilitateurs. Le désaveu par la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) des négociations de Nairobi a contraint les cadres de l'ex-Seleka présents dans ces villes à se raviser, comprenant que rien de ce qui avait été négocié au Kenya ne pourrait s'appliquer sur le terrain.

 

Si les autorités considèrent jusqu'à maintenant ces consultations populaires comme une « réussite logistique » le processus a pris du retard. « La fin des consultations à la mi-février, c'est impossible », concède Jean-Jacques Démafouth. D'autant que les facilitateurs devront aussi se rendre dans les camps de réfugiés des pays voisins à partir de la semaine prochaine. Une fois les consultations terminées, commencera alors une phase de debriefing d'une semaine. Puis seulement alors pourra commencer le Forum de Bangui.

Forum de Bangui en RCA: les consultations populaires en bonne voie
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 11:33

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 05/02/15 (Xinhua) -- Le directeur du Bureau régional pour l'Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Abdoulaye Mar Dieye, a entamé mercredi une visite de cinq jours en République centrafricaine avec pour objectif de mobiliser la communauté internationale pour soutenir davantage le processus de transition en cours.

 

"C'est le moment ou jamais pour les partenaires de s'investir pour aider la Centrafrique à briser le cycle de la violence et de la pauvreté", a affirmé Mr. Dieye. "Les Centrafricains doivent s'engager dans la voie du dialogue en vue de rétablir l'état de droit, lutter contre l'impunité et bâtir des institutions solides et relancer une économie permettant d'offrir aux citoyens les moyens de subsistance".

 

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la crise centrafricaine a conduit au déplacement de plus de 438.000 personnes à l'intérieur du pays et forcé plus de 423.000 personnes à se réfugier au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République du Congo. Plus de la moitié de la population du pays, soit environ 2,5 millions de personnes, a besoin d'une assistance humanitaire et plus de 60% de la population centrafricaine continue de vivre dans l'extrême pauvreté.

 

Le gouvernement de transition a adopté une feuille de route récemment révisée, fixant comme priorité l'appui au dialogue politique, la réconciliation nationale et l'organisation des élections, l'appui au processus de restauration de la paix et de la sécurité, le relèvement communautaire et l'assistance humanitaire.

 

Cette visite permettra au PNUD d'appuyer les efforts du gouvernement soutenu par la communauté internationale pour le rétablissement de l'autorité de l'Etat, l'appui au processus de réconciliation, dont les consultations régionales et le forum de Bangui constituent les étapes majeures.

 

Elle offrira l'occasion d'échanger avec les autorités et divers partenaires sur l'organisation des élections et le redéploiement de l'administration. Le PNUD a aidé le gouvernement à réaliser une enquête sur l'état des besoins en matière de reprise de l'administration territoriale, des infrastructures et des services et a appuyé le paiement des salaires à travers une contribution du Fonds de consolidation de la paix des Nations unies.

Le PNUD appelle la communauté internationale à se mobiliser pour sortir la Centrafrique de la crise
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 11:31

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  jeudi, février 05, 2015. 10:19 TU

 

Le centre ouvert par MSF en juillet dernier à Bangui cherche à offrir des soins médicaux et psychologiques. Plus de 500 victimes s’y sont présentées.

 

Grâce à l’ONG Médecins sans Frontières (MSF), qui a ouvert à Bangui deux centres pour les victimes des violences sexuelles, en Centrafrique, ces dernières ont enfin un recours dans un pays en proie aux violences intercommunautaires depuis 2013.

 

Ces centres sont d’autant plus important que si les victimes de viols peuvent se faire soigner dans les 72 heures après l’agression, elles peuvent recevoir un traitement d’urgence visant à empêcher la transmission du VIH/sida, ou encore une grossesse non voulue.

 

Triste réalité, selon l’infirmière Sylvie Gonekra : la plupart des victimes de sévices sexuels ne se présentent aux centres de soins que beaucoup plus tard.

 

Faute de statistiques, impossible de cerner l’ampleur du problème des violences sexuelles en République centrafricaine. Ce qu’on sait, c’est qu’en dépit des efforts du gouvernement intérimaire et des soldats de maintien de la paix pour rétablir la sécurité, ces violences persistent.

 

Le centre ouvert par MSF en juillet dernier à Bangui cherche à offrir des soins médicaux et psychologiques. Plus de 500 victimes s’y sont présentées ces derniers mois. Un second centre a été ouvert à Bangui, et les efforts se poursuivent pour faire connaitre son existence.

 

En premier lieu, il faut laisser les victimes évoquer librement leur traumatisme. « Je pense à mon mari tout le temps. Il s’est enfui quand les Seleka ont envahi la ville et tué les hommes. Cela fait un an que je suis sans nouvelle. Je pense qu’il est mort depuis » raconte une centrafricaine.

Rassurer, calmer, écouter. Telle est la mission que se sont donnés les responsables de MSF. Mais selon la psychologue Roselyne Menant, le premier défi reste d’aider les victimes à comprendre ce que c’est qu’un psychologue, dans un pays où ils sont rares.

 

Qui se présente aux centres de MSF? Selon Mme Menant, ce sont des femmes de tous les âges, parfois des enfants, ou encore des hommes. Tous sont marginalisés du fait de ce qui leur est arrivé, et ils n’ont personne à qui parler. En plus des consultations individuelles, les victimes sont regroupées pour s’appuyer mutuellement.

Grâce à MSF, les victimes de viol peuvent être mieux soignées à Bangui
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 11:29

 

 

 

Par RFI 05-02-2015 à 05:26

 

En Centrafrique, les consultations populaires lancées il y a deux semaines se poursuivent. Dans toutes les provinces, des équipes de « facilitateurs » envoyés par le gouvernement vont recueillir les doléances des habitants en vue du grand Forum de réconciliation prévu à Bangui dans quelques semaines. Après des débuts chaotiques par endroits, le processus semble bien enclenché.

 

Sur la soixantaine de sous-préfectures que compte la Centrafrique, près d'une quarantaine ont été visitées par les émissaires des autorités de transition. Des « facilitateurs » souvent emmenés par un « ministre résident », qui partent à la rencontre des habitants pour recueillir leurs doléances en vue de la tenue du grand Forum de Bangui.

 

Dès le début du processus, ces équipes ont été empêchées de travailler dans plusieurs villes tenues par l'ex-Seleka. « Ce problème est en passe d'être réglé, explique Jean-Jacques Démafouth qui coordonne les opérations à la présidence. Nous avons discuté avec les ex-Seleka et ils comprennent que c'est dans leur intérêt. »

 

Bria, Bambari, Kaga-Bandoro ou Birao devraient donc voir arriver dans les prochains jours les facilitateurs. Le désaveu par la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) des négociations de Nairobi a contraint les cadres de l'ex-Seleka présents dans ces villes à se raviser, comprenant que rien de ce qui avait été négocié au Kenya ne pourrait s'appliquer sur le terrain.

 

Si les autorités considèrent jusqu'à maintenant ces consultations populaires comme une « réussite logistique » le processus a pris du retard. « La fin des consultations à la mi-février, c'est impossible », concède Jean-Jacques Démafouth. D'autant que les facilitateurs devront aussi se rendre dans les camps de réfugiés des pays voisins à partir de la semaine prochaine. Une fois les consultations terminées, commencera alors une phase de debriefing d'une semaine. Puis seulement alors pourra commencer le Forum de Bangui.

Forum de Bangui en RCA: les consultations populaires en bonne voie
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 09:42

 

 

 

05/02/15 (AFP)

 

Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées mercredi dans six villages du centre-nord de la Centrafrique, lors d'attaques attribuées à des Peuls armés, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

 

"Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, d'après un bilan qui reste provisoire, dans l'attaque de six villages dans la région de Kaga Bandoro (préfecture de la Nana-Gribizi) au nord", a affirmé cette source à l'AFP.

 

Selon elle, les assaillants ont été "identifiés par les habitants comme étant des Peuls membres de l'ethnie Mbarara venue de la région de Kabo (nord)".

 

"Les assaillants, qui sont tous armés, sont pour la plupart des éleveurs venus avec des troupeaux qui détruisent en même temps les semis et les plantations nouvellement cultivées. Selon les habitants fuyant les violences, ils ont quasiment érigé une ceinture autour de Kaga Bandoro et affirment être venus dans la région pour venger leurs proches massacrés par les (milices chrétiennes) anti-balaka", a ajouté cette source.

 

La semaine dernière, au moins cinq personnes avaient été tuées dans la même région dans des attaques similaires, selon un responsable de la gendarmerie, précisant que "la plupart des habitants ont fui pour se réfugier en brousse".

 

Ces attaques surviennent après l'enlèvement pendant quelques heures, le 25 janvier à Kaga Bandoro, d'une délégation officielle par des membres de l'ex-rébellion Séléka.

 

Le préfet, le maire de Kaga Bandoro et six autres personnes avaient été libérées sans avoir été blessées.

 

La région de la Nana Gribizi a été le théâtre de violents affrontements ces derniers mois entre ex-Séléka et milices anti-balaka.

 

Au moins un millier d'ex-Séléka sont basés à Kaga Bandoro sous le commandement de chefs rebelles fidèles au général Nourredine Adam, numéro 2 de l'ex-coalition et proche de l'ancien président Michel Djotodia, contraint à la démission en 10 janvier 2014.

 

Centrafrique : au moins trois morts dans de nouvelles attaques de villages au nord
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:53

 


 

Bangui, 04 février 2015 (RJDH) Édouard-Patrice Ngaïssona, ex-coordonnateur des Anti-Balaka et président du Parti Centrafricain pour l'Unité et le Développement (PCUD) dit  ne pas se reconnaitre dans  l’accord de Nairobi qu'a signé François Bozizé. Il rejette par la même occasion toute implication dans le kidnapping du ministre Sayo. Cette prise de position a été faite lors d'un point de presse qu'il a organisé ce mercredi 4 février.

 

Édouard Patrice Ngaïssona  a nié avoir mandaté Joachim Kokaté, conseiller des Anti-Balaka,  pour le représenter à Nairobi. « Je n’ai pas participé ni de près ni de loin à l’accord de Nairobi. Je n’ai pas non plus mandaté quiconque pour me représenter. Une telle rencontre devrait prendre en compte toutes les forces vives de la nation parce qu'il s’agit de la recherche de la paix et la cohésion sociale. Il n’a jamais eu une invitation formelle ni un terme de référence pour cette réunion », a déclaré le président de PCUD.

 

S'agissant de la présence de François Bozizé au nom des  Anti-Balaka à la rencontre de Nairobi, Édouard Patrice Ngaïssona répond en ces termes. « Je n’ai pas en ma possession la copie de cet accord, mais je me demande en signant l’accord est ce que Bozizé l’avait fait en tant qu’ancien chef de l’Etat ou au nom des Anti-Balaka et quels Anti-Balaka ? Pour moi, cet accord n’engage que ceux qui l’ont signé », a-t-il soutenu.

 

Selon la même source, l'enlèvement du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatoloum Sayo pour lequel les Anti-Balaka sont mis en cause, n'engage pas sa responsabilité. « Lors de la création de mon parti politique le 29 novembre 2014, je me suis désengagé de tous ceux qui vont prendre les armes après la naissance de mon parti pour commettre des hostilités ou des forfaits. Car, ils seront responsables de leurs actes. Si des cas similaires se produisent, je ne peux pas mettre en mal mon engagement et que la majorité me suit », a dit le président du parti PCUD.

 

La réaction de  Édouard Patrice Ngaïssona intervient deux semaines après la signature de l’accord./

 

Samson Andjoukara

 


Bangui : Une mission du PNUD en Centrafrique pour soutenir la transition
 

Bangui, 4 Février 2015 (RJDH)—Une délégation du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), conduite par Abdoulaye Mar Dieye, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique, est  en  mission en Centrafrique. L’objectif de cette mission est  de mobiliser la communauté internationale afin de  soutenir davantage le processus de transition en cours. Une information rendue publique dans un communiqué de presse publié ce mercredi 4 février.

 

 D’après le document dont le RJDH a obtenu copie, la visite de Abdoulaye Mar Dieye « permettra au PNUD d’appuyer les efforts en cours du gouvernement, soutenu par la communauté internationale pour le rétablissement de l’autorité de l’État, l’appui au processus de réconciliation en cours dont les consultations régionales  et le Forum de Bangui constituent les étapes majeures ».

 

En plus de cet aspect, la mission « offrira l’occasion d’échanger avec les autorités et divers partenaires sur l’organisation des élections et le redéploiement de l’administration ».

 

Cette mission vient s’ajouter à d’autres types d’appui que le PNUD a apporté au peuple centrafricain notamment la réalisation d’ « une enquête sur l’état des lieux des besoins en matière de reprise de l’administration territoriale, des infrastructures et des services et a appuyé le paiement des salaires à travers une contribution du Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies » précise le communiqué.

 

Les commissariats de Bangui ont également bénéficié de cet appui. Celui du 2ème arrondissement, réhabilité sur financement du PNUD, a été visité ce jour, 4 février 2015 par Abdoulaye Mar Dieye et le ministre de la Sécurité Publique, Nicaise Karnou Samedi./ 

 

Naim-Kaélin Zamane

 


Bangui: La Minusca réaffirme son soutien aux consultations à la base

 

Bangui, 4 Février 2015 (RJDH)—La Minusca a réaffirmé son soutien aux consultations à la base, lancées le 21 janvier 2015, en prélude au Forum de Bangui sur la sortie de crise centrafricaine. Selon cette structure onusienne, à la date du 2 février, 62% des consultations sont déjà organisées sur 77% de déploiement. Ces données sont rendues publiques par le porte-parole de la Minusca, Hamadoun Touré au cours de la conférence de presse hebdomadaire du mercredi 4 février 2015.

 

Selon Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca, les consultations à la base ont eu lieu dans 28 des 39 sous-préfectures dans le secteur Ouest, 5 des 13 sous-préfectures du Centre et 4 des 9 sous-préfectures dans le secteur Est.

 

« La Minusca note une grande ferveur dans le démarrage effectif des consultations populaires à Bangui et l'interprète comme l’engouement des populations en faveur de cet exercice historique dans les traditions politiques centrafricaines », a-t-il dit.

 

Selon Hamadoun Touré, citant le représentant spécial du Secrétaire des Nations Unies en Centrafrique, le général Babacar Gaye, « la Minusca continuera de protéger les consultations par les moyens que lui donne son mandat afin que tous les citoyens puissent s’exprimer librement et que leurs vues soient prises en compte dans le cadre du Forum de Bangui ».

 

Autres points abordés lors de cette rencontre

 

Les questions du préparatif des élections, la lutte contre les grandes criminalités, la lutte contre les accusations de sorcellerie et la réhabilitation des routes ont été aussi abordées. Selon Hamadoun Touré, plusieurs discussions se poursuivent sur la faisabilité du vote des réfugiés centrafricains. « A ce jour, les 88 démembrements ont été désignés sur les 141 prévus, et ceci dans 10 sur 16 préfectures », a –t-il ajouté.

 

Le porte-parole de la Police de la Minusca, Léo Franck Gnapié  a noté que pour la lutte contre le banditisme et la grande criminalité, 10 personnes ont été interpellées pour 16 infractions dont deux cas de meurtre, deux cas de découverte de corps sans vie, six cas de vol armé. « Deux grenades ont été saisies, 25 cartouches de calibre 12, une arme blanche, un véhicule volé et retrouvé, 2 kg de chanvre indien. La sécurisation des convois a continué selon la Minusca. « Cette semaine, 405 véhicules ont bénéficié de la protection de la Minusca soit 288 véhicules des commerçants. En plus de ces protections, les travaux de réhabilitation de la route sur l’axe Sibut-Grimari-Bambari-Bria continuent. La génie de la Minusca a déjà fait 36% des travaux », a relevé le Colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole militaire de la Minusca.

 

 La Minusca a noté avec regret les récents meurtres de personnes sous les accusations de sorcellerie et exhorte les autorités compétentes à identifier les auteurs, les arrêter et à les mettre à la disposition de la justice./

 

Fridolin Ngoulou

Bangui : Edouard-Patrice Ngaïssona du PCUD conteste l'Accord de Nairobi
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Centrafrique-Presse.com
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:25

 

 

 

AFDT- ACDP- CPAPS- UPRN

 

        

 

            Les partis politiques et associations politiques soussignés, face à l'aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire, ainsi qu’aux derniers développements négatifs de la situation politique qui risquent de conduire  à l'enlisement du processus politique et compromettre aussi bien la bonne tenue du Forum de réconciliation nationale que celle des  élections libres, justes, apaisées et démocratiques à venir dans notre pays, font l'analyse ci-après:

 

1/ Sur l'accord de  cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre les ex-Séléka et les Anti-Balaka signé le 22 janvier 2015 à Nairobi

 

            Les signataires de la présente déclaration ne sont nullement concernés par un accord à l'élaboration et à la signature duquel ils ont été exclus.

 

            Ils rejettent en bloc ledit accord  qui est global et qui porte sur des questions politiques et institutionnelles en vue d’une nouvelle transition (Assemblée législative constituante intérimaire, révision de la Charte Constitutionnelle de Transition, changement de gouvernement, recomposition du Conseil National de Transition, amnistie générale etc...)    

 

            Ils considèrent cet accord   entre les  belligérants armés comme une manœuvre de déstabilisation des institutions actuelles de la transition et comme un complot contre le peuple centrafricain.

 

            Ils désapprouvent l’existence de médiation parallèle fondée sur un agenda caché  et qui est de nature à conduire le processus politique dans l’impasse totale.

 

            Au regard de ce qui précède, un recadrage structurel et humain de la médiation internationale ainsi qu’un recentrage stratégique de ses objectifs politiques et diplomatiques s’imposent afin de garantir sa neutralité et son impartialité vis-à-vis de tous les acteurs nationaux.

 

2/ Sur la question de la sécurité

 

            La sécurité ne peut revenir dans le pays sans le désarmement des bandes armées et des milices et sans la mise en orbite opérationnelle des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

            C’est un préalable pour la réussite de la Transition. C’est aussi la condition sine qua none de la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et du bon déroulement du processus électoral. La communauté internationale a l’obligation politique et morale de relever ce défi par l’application sans fioriture du mandat onusien.

 

            Parmi les objectifs spécifiques assignés à la MINUSCA, la démilitarisation du territoire national occupe une place centrale. La résolution 2149 des Nations Unies sur la rubrique du désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement, est claire : « Regrouper et cantonner les combattants, et confisquer et détruire, selon qu’il convient, les armes et munitions de ceux qui refusent de les déposer » (- article 30 g) iii)-)

 

            Placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le mandat des forces internationales en Centrafrique, ne doit souffrir de tergiversations sur la question incontournable de l’usage de la force le cas échéant pour atteindre l’objectif  stratégique de la stabilisation du pays.

 

            Il n’existe pas d’alternative à la restauration de l’autorité de l’Etat sans ses propres forces de défense et de sécurité, c’est-à-dire sans le monopole par l’Etat de la violence légale et légitime.

 

            Toute autre solution conduira inéluctablement à l’implosion de la RCA et à sa partition, au regard des événements vécus quotidiennement à Bangui et dans nos provinces.

 

3/ Sur les élections

 

            Les signataires de la présente déclaration prennent acte de la prolongation de six mois de la transition conformément à l’article 102 alinéa1er de la Charte Constitutionnelle de transition.

 

Ils souhaitent que les autorités de Transition et les partenaires extérieurs mettent tout en œuvre pour que ce délai soit respecté pour ne pas ouvrir la voie à une nouvelle prolongation qui, cette fois,  relèvera exclusivement de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC sur le fondement de l’alinéa 2 de l’article 102 de la Charte. 

 

            Ils relèvent que l’Etat centrafricain s’est acquitté de son obligation en mettant la somme d’un milliard de francs CFA à la disposition de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Ils encouragent la communauté internationale à concrétiser sa contribution financière, matérielle et en expertise afin que le délai de prolongation soit respectée.

 

            Ils notent qu’aucune élection crédible, apaisée, transparente, juste et démocratique ne peut se dérouler dans un pays entièrement occupé par des bandes armées. Les campagnes seront perturbées par les forces négatives et les résultats seront contestés. Les risques pour le pays sont faciles à imaginer : la guerre civile et la consécration de la partition.

 

            La communauté internationale doit faire une option claire pour ne pas organiser une parodie électorale qui débouchera sur le chaos total.

 

4/ Sur l’impunité

 

             Les partis politiques et associations politiques condamnent les rapts et enlèvements opérés par des criminels sous des mobiles prétendument politiques contre une ressortissante française et deux centrafricains dont le Ministre Armel Ningatoloum Sayo toujours séquestré.

 

Ils exigent que les auteurs de crimes atroces dont a souffert le peuple centrafricain depuis fin 2012 répondent de leurs actes devant la justice nationale et internationale. Ils exhortent le Gouvernement à actionner tous les mécanismes pour la mise en place rapide de la Cour criminelle Spéciale pour la RCA prévue à cet effet par les Nations Unies,  et à lancer un appel à la communauté internationale pour son financement.

 

 Ils exigent  également le transfert des principaux responsables des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité devant la Cour Pénale Internationale.

 

Ils sont opposés à toute loi d’amnistie, car sans justice pour les victimes, il ne peut y avoir de paix et de réconciliation dans le pays.

 

5/ Sur le Forum de réconciliation nationale

 

            Les soussignés encouragent la tenue de ce forum et condamnent les actes de sabotage des éléments de la Séléka à Ndélé, Kaga Bandoro, Bria et Bambari pour empêcher les consultations populaires à la base. Ces entraves au processus de paix confortent l’option d’un désarmement préalable à toute action pour stabiliser le pays.

 

            Ce forum ne sera bénéfique pour notre pays que s’il doit permettre un vrai retour à la sécurité sur l’ensemble du territoire, une cohésion sociale et une meilleure coexistence entre les différentes communautés en vue d’un retour à la légalité constitutionnelle à la suite d’élections apaisées, crédibles et transparentes.

 

            Il doit éviter le double écueil de la remise en cause des institutions actuelles de la Transition et la recherche effrénée des postes. Il y va de l’intérêt supérieur de la Nation.

           

 

                                                                                  Fait à Bangui le  02 février 2015

 

                        Ont signé :

 

  1. Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT)

 

  1. Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP)

 

 

 

  1. Coordination des Partis et Associations Politiques Sans Plateforme (CPAPS)

 

 

 

  1. Union des Partis Politiques pour la Reconstruction Nationale (UPPRN)
DECLARATION LIMINAIRE A LA CONFERENCE DE PRESSE  DU 4 FEVRIER 2015
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