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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:38

 

 

 

 

07/11/14 (PANA)

 

L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres, Amnesty International (AI), s'est inquiétée de la situation en République centrafricaine (Rca), en indiquant que la crédibilité des Nations unies était en jeu dans ce pays où l'on assiste à une recrudescence des attaques contre les civils. Ces préoccupations ont été exprimées dans un communiqué d'Amnesty obtenu par la PANA à Dakar.

 

'La Mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit prendre des mesures audacieuses pour protéger les civils dans le contexte d'une escalade des attaques motivées par l'intolérance religieuse dans les régions du centre du pays', a déclaré AI après avoir visité certaines des régions les plus touchées.

 

Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, malgré le déploiement d'une nouvelle Mission de maintien de la paix de l'ONU le 15 septembre, des dizaines de civils, dont de nombreux enfants, ont été tués et des milliers déplacés ces dernières semaines.

 

Le communiqué note que si la capitale, Bangui, a été ébranlée par un regain des violences depuis le début du mois d'octobre, les populations qui vivent dans les régions centrales de la Rca ont été particulièrement touchées par une recrudescence des conflits entre les différents groupes armés.

 

'Si la Mission de maintien de la paix de l'ONU veut rester crédible, elle doit prendre des mesures fermes pour protéger les civils de la série d'abus auxquels ils sont exposés', a fait remarquer Stephen Cockburn, directeur régional-adjoint d'AI pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

 

'Avec les Seleka, les anti-Balaka et les combattants peuls armés qui mènent des attaques dans les régions centrales de la République centrafricaine, la situation est extrêmement explosive et dangereuse. A moins que des mesures urgentes ne soient prises, elle pourrait déboucher sur le genre de violences interreligieuses débridées dont nous avons été témoins au début de cette année à l'ouest'.

 

Dans une visite dans les régions du centre de la Rca, Amnesty a déclaré avoir recensé des attaques récentes contre les civils dans les villes de Dekoa et de Bambari et dans plusieurs villages près de Bambari, dont ceux de Yamalé, Batobadja, Matchika, Tchimangueré, Gbakomalékpa et Baguela.

 

Le communiqué a également révélé que les forces Séléka, à majorité musulmanes, désormais divisées en au moins deux groupes armés, se battent avec les milices chrétiennes et animistes anti-Balaka dans la région depuis ces derniers mois.

 

'Toutes les parties, les Séléka, les anti-Balaka et les Peuls armés (qui appartiennent pour la plupart à un groupe dissident Séléka), ciblent systématiquement les civils dont ils croient qu'ils soutiennent leurs adversaires', a-t-il noté.

 

'Bambari et Dekoa sont désormais des villes fantômes, pleines de maisons vides, de boutiques fermées et de bâtiments abandonnés. Les forces internationales présentes dans le pays doivent intensifier leurs efforts pour protéger les civils et s'assurer qu'ils puissent retourner chez eux et vivre en toute sécurité', a déclaré Stephen Cokburn.

 

L'organisation de défense des droits de l'Homme révèle que la Mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations unies en République centrafricaine (Minusca), déployée le 15 septembre, n'a pas été en mesure d'empêcher ces abus ou d'y mettre fin.

 

' Les forces internationales sont trop sollicitées - en partie parce qu'il manque toujours à la Minusca plusieurs milliers de soldats par rapport à sa taille prévue - et n'ont pas été en mesure de prévenir l'escalade de la violence dans la région centrale de ce pays', a ajouté le communiqué.

 

 

 

 

Monsieur Doctrouvé Euloge KOÏ                             Bangui, le 06 novembre 2014

Membre de la COSAB

Tél : 00236 75 45 62 30

@ :beafrika.dek@gmail.com

 

NOTE

 

A  L’Attention des Membres de la

Commission de Suivi de l’Accord de Brazzaville – COSAB.

 

Objet : Inefficacité de la MINUSCA

 

Mesdames et Messieurs les Membres de la COSAB,

 

« Ce qui ne se mesure pas n’existe pas », a-t-on coutume de dire dans les milieux scientifiques. De fait, la situation sécuritaire du pays, depuis le déploiement des Forces onusiennes placées sous l’autorité du Général Babacar GAYE avec mission prioritaire d’assurer la protection des populations civiles, a fait l’objet de plusieurs analyses des uns et des autres.

 

Un éventail d’indicateurs permet, après ces analyses, de noter que la MINUSCA ne remplit pas pleinement  et efficacement sa mission. Car on continue d’assister, malgré la présence des casques bleus, aux exécutions sommaires, lynchages, crimes crapuleux, violences sexuelles, pillages et destructions des biens publics et privés au vu et au su de ceux-ci sans que le Chef de la MINUSCA ne bronche ; ce qui autorise à croire à la thèse d’un complot contre la République Centrafricaine et sa population.

 

Avec l’arrivée de la MINUSCA et la mise en place de la COSAB, on croyait que des moyens accrus devaient être mobilisés et destinés à :

 

  • La prévention de nouvelles crises, par l’appui institutionnel sincère au processus politique ;
  •  
  • La gestion des crises, par la facilitation du dialogue entre forces et communautés antagonistes ;
  •  
  • La résolution des conflits, par le financement de la mise en œuvre des initiatives de pacification et de sécurisation dans le cadre de l’application de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014.
  •  

Malheureusement, le Chef de la MINUSCA, se prenant pour un Chef traditionnel, ne cesse de pécher et au lieu de faire son aggiornamento, il enchaîne déraillement sur déraillement en affichant des comportements hautains et méprisants ; ce qui est inadmissible.

 

Je rappelle que la crise qui secoue la République Centrafricaine ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’hommes et de femmes valeureux. L’histoire renseigne que de vaillants centrafricains militaires, magistrats, universitaires et intellectuels ont fait leur preuve dans la gestion et la résolution des crises dans d’autres pays.

 

Les centrafricains ne sont pas dupes : tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il y a une volonté manifeste de la part du Chef de la MINUSCA à faire perdurer la crise. Il doit savoir que les centrafricains en général et les intellectuels en particulier sont suffisamment éclairés et outillés sur les mécanismes et stratégies pour rétablir la paix ou raviver un conflit à des fins occultes !

 

Depuis la mise en place de la COSAB, le G7 SIRIRI (Groupe des sept forces politico-militaires, mis en place au lendemain du Forum de Brazzaville pour appuyer le processus) a fait un diagnostic des causes des conflits accompagné des solutions prescrites, formulées dans le double souci d’arrêter les hostilités et les violences et d’éliminer leurs effets pour éviter tout risque de récidives. Ces solutions ne peuvent être confondues avec les simulacres de solutions et stratégies que le Chef de la MINUSCA a tendance à servir comme si les enjeux étaient seulement de façade.

 

On constate malheureusement que le Chef de la MINUSCA, animé par le cynisme et le machiavélisme, ne fait que torpiller le processus par :

 

  • L’usage des méthodes dilatoires et de contournement pour ne pas faciliter la mise en œuvre de l’Accord de cessation des hostilités obtenu après d’âpres négociations ;
  •  
  • L’atteinte à la fierté nationale ;
  •  
  • La non pro activité et la passivité à agir promptement.

 

Dès lors, j’estime que le Général GAYE,  Chef de la MINUSCA constitue désormais la principale menace contre la paix, la cohésion nationale et l’intégrité du  Territoire national. Ses comportements, déclarations, faits et gestes, contraires aux idéaux et principes des Nations Unies, constituent des facteurs de blocage qui vont indubitablement enfiévrer la MINUSCA et conduire à l’échec de l’opération des Nations Unies en Centrafrique.

 

Il ne fait plus aucun doute que le Chef de la MINUSCA inspire au peuple centrafricain la méfiance au lieu de la confiance, le rejet au lieu de l’estime.

 

Il ne bénéficie d’aucune confiance de toutes les forces vives de la Nation qui l’avaient d’ailleurs hué longuement et refusé qu’il prenne la parole lors de la rencontre des participants au Forum de Brazzaville avec la mission dépêchée par la médiation internationale à l’Hôtel Ledger le 18 octobre 2014.

 

Donc, son maintien occasionnerait l’échec du processus politique en cours.

 

Fort de ces raisons il me semble opportun et urgent de saisir le Secrétaire Général des Nations Unies, à l’effet de procéder au remplacement du Général Babacar GAYE, Représentant Spécial, Chef de la MINUSCA. Cette mesure palliative permettra de réaliser les opérations de sécurisation et de pacification de la République Centrafricaine, afin de garantir une transition apaisée, un mieux vivre ensemble, la libre circulation des personnes et des biens et des élections libres, démocratiques, et transparentes, pour une nouvelle Centrafrique réconciliée et engagée sur la voie de la modernisation et de l’émergence.

 

 Doctrouvé Euloge KOÏ

Docteur en Science Politique

Master en Etudes de paix, sécurité et gestion des conflits

Membre de la COSAB

Ampliations :

 

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Centrafrique: la crédibilité de l'ONU en jeu
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Centrafrique-Presse.com
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:36

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 07-11-2014

 

Le Conseil de l'Union européenne (UE) a approuvé vendredi la prolongation du mandat de l'opération militaire de l'UE en République centrafricaine (EUFOR RCA) jusqu'au 15 mars 2015.

 

Cette décision fait suite à une demande des autorités de Bangui et à l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies d'un mandat renouvelé. La prolongation de la présence militaire de l'UE doit permettre d'assurer une transition efficace à l'opération de maintien de la paix menée par les Nations Unies, la MINUSCA.

 

Lancée le 1er avril dernier, l'EUFOR RCA avait atteint sa pleine capacité opérationnelle en juin dernier avec le déploiement d'un millier de militaires européens pour protéger la sécurité de l'aéroport de Bangui ainsi que celle des civils et des opérations humanitaiers. La nouvelle prolongation du mandat du 16 décembre 2014 au 15 mars 2015 coûtera 5,7 millions d'euros.

 

L'EUFOR RCA s'inscrit dans le cadre de l'approche globale de l'UE à l'égard des nombreux défis auxquels est confrontée la République centrafricaine, et son état-major est situé à Larissa en Grèce. Depuis 2013, l'UE a engagé de nouveaux financements pour plus de 360 millions d'euros en vue de faire face à la crise en Centrafrique. Fin

 

Source: Agence de presse Xinhua

L'UE prolonge sa présence militaire en Centrafrique
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:35

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 07/11/14 (APA) - L’ambassadeur de Chine en Centrafrique, Sun Haichao, en fin de mandat, a fait ses adieux, ce vendredi à la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, lors d’une audience au palais de la renaissance à Bangui.

 

Au terme de cet entretien axé surtout sur les questions sécuritaires, économiques et agricoles sans oublier la coopération bilatérale, le diplomate chinois Sun Haichao a indiqué à la presse qu'il lançait un appel aux Centrafricains pour un travail dans la dignité.

 

''Je lance un appel au peuple centrafricain à travailler sur cette terre, donnée par Dieu. Cette terre fertile qui possède beaucoup de richesses et gisements. Et si on travaille bien cette terre va vous rembourser'', a-t-il dit.

 

A en croire Sun Haichao, le seul bémol dans la mise en œuvre des projets chinois en Centrafrique est la situation sécuritaire, d'où il a promis de continuer le plaidoyer auprès de son gouvernement.

 

‘'Si la sécurité le permet, les coopérants chinois vont revenir en Centrafrique pour rouvrir des projets suspendus du fait de la crise'', a-t-il assuré.
Sun Haichao a pris fonction à Bangui en 2011.

RCA : départ de l'ambassadeur de Chine, Sun Haichao
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:33

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 07/11/14  (APA) - Le représentant de l’Union Internationale des Télécom (IUT) pour l’Afrique Centrale et Madagascar, Jean Jacques Massima, a remis, vendredi à Bangui, vingt terminaux satellitaires communément appelés téléphones thuraya et dix autres téléphones fixes satellitaire au ministre centrafricain des Postes et Télécommunications chargé des nouvelles technologies, Abdallah Kadre Assane.

 

Destinés au gouvernement et aux forces vives de la nation, les téléphones, estimés à plus de vingt millions de FCFA, permettront selon l'UIT aux bénéficiaires de s'affranchir ‘'des aléas ou de la rupture du service de communication de tout opérateur de GSM'' dans le pays.

 

‘'Ce geste n'est pas que symbolique. Il traduit l'attachement du bureau de l'UIT pour l'Afrique Centrale et le Madagascar d'assurer un développement serein du secteur des télécommunications quels que soient les aléas politiques, les troubles sociaux, les catastrophes naturelles qui peuvent survenir sur cette partie de ma zone de juridiction'', a indiqué Jean Jacques Massima.

 

Pour le ministre Abdallah Kadre Assane, le don fait suite à la demande du gouvernement centrafricain, sollicitant l'inscription de la RCA en télécommunication d'urgence par l'UIT.

 

‘'Cette remise est la preuve d'une coopération agissante entre l'IUT et la RCA. Car cette réponse immédiate est à la hauteur de l'espoir du gouvernement de transition'', a dit le ministre.

 

La zone de juridiction de Jean Jacques Massima couvre onze pays africains dont dix en Afrique Centrale et le Madagascar.

 

Basé à Yaoundé, M. Massima est en visite de travail à Bangui depuis lundi.

L'UIT offre des terminaux satellitaires au gouvernement centrafricain
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:31

 

 

 

 

Le Point Afrique - Publié le 07/11/2014 à 13:11 

 

Les conflits font rarement les affaires de la production agricole. En RCA, la violence a tout désorganisé. Conséquence : les prix flambent sur les marchés.

 

Par Alain Aka

 

La ménagère a mal à son panier au pays de Bokassa ! Les salariés arrivent difficilement à boucler les fins du mois. "Avant la crise, on pouvait bien manger avec 3 000 CFA par jour. Désormais, ce n'est plus le cas. Il faut au moins 6 000 CFA ou 9 000 pour qu'une famille nombreuse puisse s'alimenter normalement", soupire Agnès Nguiba, fonctionnaire. Marie Yassé, une mère au foyer, confie, dépitée : "Le sac de manioc est passé de 13 000 francs CFA, soit près de 20 euros, à 16 000 francs, voire 18 000 francs. Ce n'est pas à la portée de tous les ménages." 

 

Le quartier PK-5 est paralysé

 

Début octobre, Bangui a replongé dans la violence. Le quartier du PK-5, poumon commercial de la ville, a été totalement paralysé. L'accès difficile aux commerces et l'insécurité ont fait voler le prix des produits de base : farine de manioc - aliment de base des Centrafricains -, viande de boeuf, lait en poudre, huile, sucre, ciment...

 

"On ne peut pas circuler librement pour atteindre l'arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout, il y a l'insécurité", déplore un commerçant. Les choses reviennent peu à peu à la normale, mais la peur est là. "Bon, si c'est calme, on revient vendre. Si ce n'est pas le cas, on se terre, c'est tout", explique Assan Aoudou Mahamat, jeune quincaillier. Les taxis, eux, ne prennent aucun risque. Ils refusent de s'aventurer dans la zone, déposent leurs passagers à plus d'un kilomètre et repartent vers le centre-ville dans un concert de klaxons.

 

La FAO et le PAM sont préoccupés

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sonnent l'alerte. Dans un rapport, ils soulignent que "le secteur primaire, pilier de l'économie centrafricaine, a régressé de 46 % par rapport au niveau d'avant la crise. On note une fuite importante de la production agricole à la suite de la crise qui a provoqué des déplacements massifs des populations." La Centrafrique compte 4,8 millions d'habitants.

 

Arif Hussein, économiste en chef du PAM, note : "Le PAM est particulièrement préoccupé par la situation des communautés isolées et des personnes déplacées à l'intérieur du pays. [...] Les niveaux de consommation alimentaire de la moitié de ces ménages sont très bas. Ce qui aggrave le risque de malnutrition et rend les familles largement dépendantes de l'aide alimentaire."

 

La RCA parmi les pays les plus pauvres

 

La Centrafrique, malgré son potentiel agricole et minier, figure parmi les plus pauvres de la planète. Et même si, en 2014, les productions de céréales et de manioc ont augmenté par rapport à 2013 - année particulièrement calamiteuse -, elles restent "inférieures de 58 % à la moyenne de la période 2008-2012", selon les deux agences. L'élevage ne fait pas mieux. Et ses chiffres sont fortement en baisse. Toujours selon le rapport du PAM et de la FAO, "ils ont régressé de 77 % par rapport au niveau d'avant la crise du fait des razzias et des vols de bétail. Les stocks des réserves alimentaires dans les zones rurales sont actuellement inférieurs d'environ 40 à 50 % à leur niveau antérieur du fait des razzias récurrentes."

Lu pour vous : Centrafrique : la vie de plus en plus chère
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Centrafrique-Presse.com
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:25

 

 

 

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
et son organisation membre en République du Congo


OCDH – Observatoire congolais des droits de l'Homme



Communiqué de presse

 

 


Coalition #MonVoteDoitCompter

 

 

Brazzaville, Paris, le 7 novembre 2014 – Nos organisations expriment leur vive préoccupation après l’attaque par des éléments de la police congolaise du domicile de monsieur Clément Mierassa, les violences à l'encontre de plusieurs membres du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel, ainsi que l'arrestation d'une trentaine de personnes, le 4 novembre.

 

Alors qu’ils étaient réunis au domicile de M. Mierassa, président du Parti Social Démocrate (PSD), pour une assemblée générale, plusieurs membres du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel ont été arrêtés le 4 novembre, par des éléments de la police nationale en uniforme et en tenue civile.

 

Violant le domicile de M. Mierassa, ceux-ci ont, selon nos informations, proféré des menaces à l’encontre de la foule avant de lancer des bombes lacrymogènes en direction des participants. A l'intérieur du domicile, les policiers ont porté des coups aux participants et ont détruit des biens mobiliers et immobiliers, jusque dans sa chambre, d'où ils auraient emporté des objets de valeur.

 

« Cette attaque du domicile d'un responsable politique par des éléments de la police est inadmissible, car elle constitue une violation flagrante des libertés fondamentales. Mais plus largement, elle est préoccupante dans le contexte politique congolais déjà tendu autour de l'élection présidentielle de 2016, à laquelle l'actuel président de la République ne peut, en vertu de la Constitution, se présenter » a déclaré M Trésor Nzila, directeur de l'OCDH.

 

Trois jours après les faits, 24 des 35 des militants du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel sont toujours détenus à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire, tandis que 11 ont été libérés hier, jeudi 6 novembre.

 

Ces arrestations interviennent dans un contexte politique où la question d'une possible révision de la constitution de 2002 occupe une place grandissante. Nos organisations rappellent que la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, signée par le Congo en 2007, sanctionne, en son article 23, «tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique»

 

« Aujourd'hui, beaucoup ont les yeux braqués au Burkina Faso après le départ de M. Compaoré qui avait voulu modifier la constitution. Mais plusieurs pays africains concernés par la limitation constitutionnelle des mandats connaîtront des élections présidentielles au cours des prochains mois ou des prochaine années. La société civile africaine et internationale suivra très attentivement la situation au Congo, tant pour la garantie des droits fondamentaux, que pour le respect de la Charte africaine de la démocratie» a déclaré Dismas Kitenge, vice-président de la FIDH.

 

Nos organisations appellent les autorités congolaises à garantir la libération immédiate des militants politiques arrêtés, à établir les responsabilités dans la commission de ces violations des droits humains et à garantir le libre exercice des libertés fondamentales.

 

« Mon vote doit compter »

 

Entre 2014 et 2016, 52 élections dont 25 élections présidentielles doivent se tenir dans 27 pays africains. Pour éviter les manipulations, fraudes et violences dues aux élections tronquées, la société civile africaine et internationale a décidé de se mobiliser au sein de la coalition « Mon vote doit compter ». Les sociétés civiles exigent des gouvernants qu'ils respectent leur droit légitime à choisir librement leurs représentants à l'occasion d'élections régulières, libres, et transparentes, par une mobilisation publique, des actions de terrains et un plaidoyer politique en amont de chaque scrutin jusqu'en 2016.

 

Organisations congolaises co-signataires :


- Commission Justice et Paix
- Rencontre pour la paix et les droits de l'Homme - RPDH
- Cercle National pour les Droits de l'Homme et la Paix
- Association pour les Droits de l'Homme et l'Univers Carcéral

Congo Brazzaville - Arrestation de responsables politiques : les autorités doivent garantir les droits fondamentaux
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 12:41

 

 

 

 

http://lepays.bf/    Vendredi 7 novembre 2014

 

Le récent soulèvement populaire intervenu au Burkina inquiète   de nombreux régimes totalitaires, qui font usage de mandats présidentiels illimités pour se maintenir ad vitam aeternam.

 

Pourquoi donc les dirigeants africains sont-ils parmi les rares en ce monde, à vouloir s’éterniser au pouvoir ? Sans conteste, si l’Afrique ploie aujourd’hui sous le poids des mandats présidentiels illimités, la faute en incombe aux élites corrompues. Les raisons sont multiples. Dans plusieurs pays, elles sont à l’origine de systèmes iniques.   Des prétextes sont avancés : le président travaille fort, il est à l’écoute du peuple, et il est à la base de telles et telles réalisations. Il est salutaire de le reconduire à son poste, non seulement pour qu’il parachève les chantiers en cours, mais aussi afin qu’il en entreprenne de nouveaux. Le comble, c’est lorsqu’on présente le chef de l’Etat comme un homme très dynamique, qui a même rajeuni, alors qu’on le sait pertinemment au bord de la sénilité. Dès lors, les idées convergent. Etant le seul à pouvoir sauver le pays du chaos, et la seule intelligence en service, pourquoi donc hésiter à le reconduire à la tête de l’Etat ? Comme s’il n’existait que lui dans le pays, comme s’il était éternel !

 

 Il est indispensable d’assurer l’éducation politique du citoyen, pour espérer voir la démocratie avancer

 

 Que les textes aient été modifiés bien avant, ou qu’on ait l’intention de le faire pour pérenniser le maintien au pouvoir d’un individu convaincu d’être au-dessus du peuple, il n’est pas vain de souligner que la récente révolution survenue au Burkina Faso a désormais mis la barre très haut pour les apprentis sorciers de la démocratie en république bananière. Nul ne voudra plus voir sur ce continent, un dirigeant s’accrocher indéfiniment au pouvoir. Celui-ci appartient au peuple qui le reprendra le moment venu,  de la manière qui lui conviendra.

 

L’expérience montre que dans nombre de pays africains, l’idée de s’éterniser au pouvoir, outre le monarque qui s’ignore, vient généralement des courtisans parmi lesquels de nombreux intellectuels.   Ils sont d’autant plus aptes à convaincre qu’ils sont parfois membres de réseaux mafieux, prêts à venir en appui à tout moment. Mais, il y a lieu de faire la distinction entre le peuple et ceux qui aiment à parler en son nom. C’est bien connu : en Afrique, la grande majorité de nos populations a un faible niveau d’instruction. Or, du fait de l’opportunisme qui les habite, les élites dirigeantes répugnent à leur assurer l’éducation politique qui convient, dans les langues du milieu. Rédigés le plus souvent dans la langue de l’ancienne puissance coloniale, la plupart des messages relatifs à la vie de l’Etat et à la démocratie, ne sont donc pas accessibles à un nombre considérable de citoyens. Ainsi en est-il des Constitutions et divers documents didactiques sur la bonne gouvernance. Presque rien n’est vraiment traduit dans les langues que maîtrisent les populations. Or, il est indispensable d’assurer l’éducation politique du citoyen, pour espérer voir la démocratie avancer sur ce continent. Mais, maintenu dans son ignorance, le peuple dispose d’une faible capacité d’analyse. A cela s’ajoute la faim qu’on s’acharne à vouloir camoufler par des dons en vivres ou en espèces sonnantes et trébuchantes. L’ignorance dans laquelle on maintient volontairement le peuple, est exploitée à des fins inavouées par une élite corrompue qui préfère de loin parler en son nom. Voilà pourquoi elle est toujours  prompte à organiser des référendums, ou à aller en consultations électorales. La classe dirigeante saura toujours exploiter les pesanteurs socioculturelles à son profit exclusif.

 

 Les lendemains du changement sont toujours amers pour les partisans du prince

 

 Dans la catégorie des partisans où foisonnent de pseudo-cadres ou intellectuels, se recrutent les thuriféraires des régimes dictatoriaux. Très habiles dans l’art de manipuler le verbe et d’interpréter comme bon leur semble les textes de loi, ils savent aussi broder des écrits à usage maléfique. Par mille et une astuces, ils parviennent toujours à faire fabriquer le monstre sur le dos du peuple, et avec le consentement non éclairé de ce dernier. On ne condamnera jamais assez le code électoral et les listes électorales élaborés sur des bases non consensuelles, par ces individus sans foi ni loi.

 

Une fois assuré de tout, le monarque qui s’ignore, ne prend plus la peine de vérifier les faits, ses partisans lui ayant souligné plusieurs fois que tout est sous contrôle ! C’est pourquoi le réveil est toujours brutal, comme on l’a vu du reste avec Blaise Compaoré ! Ceux des dirigeants africains qui se croient toujours à l’abri, doivent se convaincre qu’un jour ou l’autre, le peuple frappera à leur porte. Il leur appartient de se donner des leçons de sagesse, et d’éviter de se laisser entraîner dans des dérives difficiles à contrôler.

 

Déplorable que les élites politiques en viennent à faire montre d’autant de cupidité et d’indifférence à l’égard des peuples qu’elles sont pourtant censées représenter et défendre. Certes, il y a les privilèges rattachés au poste. Les agissements de nos élites politiques sont contraires à l’éthique. Elles hypothèquent gravement l’avancée de la démocratie autant que l’avenir du continent. Triste en effet, que de mandat en mandat, de régime en régime, des individus de l’entourage des chefs d’Etats africains s’acharnent à les faire reconduire, même lorsque l’évidence crève les yeux. L’Afrique a besoin de sang neuf, et donc d’un leadership constamment renouvelé, pour relever les défis qui sont les siens. L’alternance est impérative ! Les lendemains du changement sont toujours amers pour les partisans du prince, adepte du pouvoir absolu.

 

Aussi faut-il s’abstenir de dire que les choses avancent, alors que le pouvoir qu’on prend plaisir à encenser s’obstine à faire reculer la démocratie, et à se détourner de la demande sociale.   C’est pourquoi, dans sa révolte, un peuple longtemps sevré, s’attaquera avec d’autant plus de férocité à ses bourreaux, que ces derniers ne l’auront pas ménagé tout au long du cheminement.  

 

Les mandats présidentiels illimités constituent en tout état de cause, de véritables boulevards pour la dictature.  A gouverner sans partage, et à écouter sans discernement leurs partisans à la bouche mielleuse, nos princes régnants finiront tous de la même manière : chassés tels des pestiférés par le peuple en colère. Tout simplement pour les avoir trop longtemps supportés.

 

« Le Pays »

 

 

RISQUES DE CONTAGION DE LA REVOLUTION BURKINABE : Peut-on nier l’évidence ?

 

http://lepays.bf/    Vendredi 7 novembre 2014

 

Le soulèvement populaire qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir fait des vagues au-delà  des frontières du pays, voire au-delà de la sous-région ouest-africaine. En effet, l’évolution de la situation politique au pays des Hommes intègres met  certains  chefs d’Etat africains en  alerte maximum, craignant une éventuelle contamination de leurs populations par le syndrome burkinabè. Ainsi, dans les deux Congo (RDC  et Congo Brazzaville), les autorités rivalisent d’ingéniosité pour  empêcher leurs populations de s’informer sur les péripéties ayant conduit le peuple burkinabè à prendre ses responsabilités face à la boulimie du pouvoir du désormais ex-président Blaise Compaoré. Brouillage de signal pour perturber la réception radio- télé, censure  de la presse étrangère, interdiction aux organes de presse publics de relayer les informations sur l’évolution de la situation au Burkina, menaces diverses, bref, rien n’a été épargné par  Denis Sassou Nguesso et Joseph Kabila pour empêcher leurs populations d’apprendre comment un peuple peut  chasser un dictateur. En RDC, les autorités ont même poussé le ridicule jusqu’à confisquer tous les postes téléviseurs et les radios qui étaient dans les cellules des prisonniers, « pour les empêcher de suivre l’évolution de la situation à Ouagadougou. »

 

Ironie du sort, une délégation de la RDC se trouvait au même moment dans la capitale burkinabè, pour étudier la stratégie utilisée par Blaise Compaoré pour faire modifier la Constitution de son pays.

 

 Toute volonté de maintenir un peuple dans l’ignorance est la plus utopique des manœuvres

 

 Ce qu’il faut retenir de cette fébrilité qui s’est emparée des capitales des deux Congo, c’est que les dirigeants de ces deux pays sont très loin d’être en phase avec les aspirations de leur peuple. Et, en bons dictateurs, leurs premiers réflexes  n’ont pas consisté à chercher à comprendre comment faire pour éviter la colère du peuple, mais plutôt comment faire pour le maintenir dans l’obscurantisme et la docilité. L’obscurantisme, c’est, du reste, l’arme de prédilection de tous les dirigeants dont le règne est bâti  sur le mensonge, la manipulation et les intrigues les plus sordides. Il faut dire d’ailleurs que de ce point de vue, tous les dictateurs se ressemblent, en ce sens qu’ils ne retiennent jamais aucune leçon susceptible de les ramener vers les peuples. Ainsi, au lieu de tirer leçon du soulèvement populaire qui a eu raison de « l’homme fort » du Burkina et actionner immédiatement le levier de l’alternance pour éviter que les mêmes causes qui ont conduit au soulèvement populaire au Burkina ne produisent les mêmes effets à Kinshasa et à Brazzaville, ils ont choisi plutôt la répression et la censure, comme s’ils cherchaient à cacher le soleil avec leurs doigts. Ces bidasses mal inspirés semblent toutefois oublier que nous sommes dans un monde de technologie, où toute volonté de maintenir un peuple dans l’ignorance est la plus utopique des manœuvres.

 

Et en cherchant à soustraire leur peuple des informations sur le comportement héroïque du peuple burkinabè, Sassou Nguesso et Kabila sèment eux-mêmes, sans le vouloir, les graines de la révolte dans leurs pays respectifs. Car « on peut tromper une partie du peuple pendant une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ». En attendant, plutôt que de ramener des leçons de despotisme, la mission congolaise à Ouagadougou ramènera dans ses valises les images d’un peuple en colère et de dirigeants aux abois, implorant l’indulgence de ceux qui n’étaient pour eux que du bétail électoral, taillable et corvéable à volonté. Demain, quand le soleil de la liberté se lèvera dans le ciel des deux Congo, les dictateurs en place se demanderont, comme leurs prédécesseurs, comment cela a pu arriver.

 

Dieudonné MAKIENI

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:59

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-07 10:52:03 - Les perturbations de la rentrée scolaire, l’insécurité et la pratique du journalisme en Centrafrique ont fait la Une de la presse centrafricaine de ce vendredi.


Ainsi, Centrafric Matin s'inquiète en faisant remarquer : « quand un gouvernement confond l'accalmie à la sécurité c'est dangereux pour les humanitaires dans nos provinces ». 


Le journal fait remarquer à ce propos que « la sécurité se mesure par le degré de l'emprise de l'Etat sur les localités. Or l'autorité de l'Etat n'existe nulle part et l'administration publique se déploie à compte-goutte. Même à Bangui, l'Etat ne contrôle que le palais de la renaissance ».


« Les ONG internationales en ont vu de toutes les couleurs, à Kaga-bandoro, à Kabo, à Markounda, à Paoua, personnes tuées, véhicules emportés, biens et médicaments, tout est exposé au braquage des malfrats de tout bord » souligne-t-il. 

Dans le domaine de l'éducation « Les fédérations et syndicats des enseignants posent cinq conditions avant la reprise des activités pédagogiques » écrit Le Démocrate, pendant que Le Confident parle de « la rentrée scolaire grippée ».


Selon le journal, les enseignants ne veulent plus végéter comme ils l'ont fait auparavant à force de cumuler des arriérés sous les régimes précédents.


« L'enseignant qui a été le miroir de la société a été réduit à la mendicité et tourné en ridicule », se désole-t-il.


De son côté Le Démocrate revient sur les cinq revendications, entre autres : le rétablissement de la sécurité, l'apurement total des arriérés de salaire (4 mois), de même que la bonne gestion du département de l'éducation.


Sur un tout autre plan, L'Hirondelle aborde la question du professionnalisme des journalistes en ces termes : « le Haut Conseil de Communication de la Transition (HCCT) demande aux journalistes des organes audiovisuels publics et privés beaucoup plus de professionnalisme ». 


Selon L'Hirondelle, c'était au cours d'une réunion regroupant les responsables des organes audiovisuels privés et publics, mercredi dernier. 


A ce titre, explique le président de cette institution, M. José Richard Pouambi, « les journalistes doivent s'interdire tout commentaire partisan, tout dénigrement ou propos malveillants à l'égard des citoyens de la république. Malheureusement à partir des constats, les réalités de l'heure démontrent que certains organes procèdent à des pratiques non professionnelles diffusant ainsi des informations portant atteintes à la vie privée des citoyens et ne sont mêmes pas vérifiées et provenant souvent des rumeurs». 

 

http://www.apanews.net/article_read-809001-la-rentrescolaire-la-question-seritaire-et-la-pratique-du-journalisme-ea-une-eangui.html#sthash.6wwQfo5c.dpuf

La rentrée scolaire, la question sécuritaire et la pratique du journalisme à la une à Bangui
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:41

 

 

 

 

Par RFI 07-11-2014 à 04:54

 

En République centrafricaine, une délégation gouvernementale accompagnée de représentants de la communauté internationale s’est rendue, durant trois jours, à la rencontre des principaux chefs de la Seleka à Kaga-Bandoro, Bambari et Bria. À l'issue de cette tournée, un constat : les échanges ont été constructifs. Les groupes rencontrés se sont engagés à participer au dialogue national qui devrait avoir lieu à Bangui en janvier 2015.

 

Le ministre centrafricain de la Défense Aristide Sokambi, qui dirigeait la délégation gouvernementale, est satisfait. À Kaga-Bandoro, Bambari et Bria, il a transmis aux principaux chefs de tendance de la Seleka l'invitation de la présidente de transition au forum de réconciliation de Bangui, prévu pour janvier. Le ministre dit avoir obtenu l'accord des chefs de tendance pour une participation à la rencontre. « Le ton de nos échanges a beaucoup changé par rapport aux premiers contacts que j'avais eus avec la Seleka, a-t-il indiqué à RFI. Nos interlocuteurs n'ont posé aucune condition ».

 

À Kaga Bandoro, la délégation a rencontré Noureddine Adam entouré de ses généraux. À Bambari, elle s'est entretenue avec Ali Darassa et Joseph Zoundéko. À Bria, elle a pu rencontrer Zacharia Damane avec ses principaux conseillers et lieutenants. Les discussions ont eu lieu à chaque fois sur les sites de la mission des Nations unies, la MINUSCA.

 

Souhait de paix

 

Les membres du gouvernement ont été accompagnés, tout au long du parcours, par des représentants de la communauté internationale, au travers du G8. « Les trois groupes de la Seleka nous ont tenu un discours comparable de souhait de paix, de souhait d'arrêter les combats, de volonté de déposer les armes après le forum de Bangui » a indiqué à RFI Charles Malinas, l'ambassadeur de France, qui participait à ces rencontres.

 

 

NDLR : Les discours seuls  de ces seigneurs de guerre qui ont mis certaines zones minières du pays en coupe réglée ne suffisent pas. Il faut des actes concrets. 

RCA: les chefs de la Seleka prêts à participer au dialogue national
RCA: les chefs de la Seleka prêts à participer au dialogue national
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:33

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 07.11.2014 10:00 - Par Christian PANIKA

 

Les troubles persistants en Centrafrique ont provoqué une nouvelle flambée des prix à Bangui sur fond d'effondrement de la production agricole, aggravant encore les difficultés au quotidien d'une population épuisée.

 

La dernière vague de violences dans la capitale, en octobre, s'est traduite par une paralysie du quartier du PK-5, poumon commercial de la ville et épicentre des affrontements intercommunautaires depuis le déclenchement de la crise centrafricaine, en 2013.

 

Le centre commercial a depuis repris ses activités mais la peur continue de hanter les esprits. "Bon, si c'est calme on revient vendre. Si ce n'est pas le cas, on se terre c'est tout", explique à l'AFP Assan Aoudou Mahamat, jeune quincailler.

 

Au PK-5, on trouve un peu de tout sur les étalages, dans les échoppes et sur les marchés.

 

Mais les taxis refusent de desservir le secteur, redoutant de nouvelles violences dans le quartier, dont presque tous les commerçants sont musulmans et qui a été assiégé pendant des mois par des miliciens anti-balaka à majorité chrétienne, hostiles à la minorité musulmane, et des bandes de pillards.

 

Ils s'arrêtent à plus d'un kilomètre, déposent les passagers et repartent vers le centre-ville dans un concert de klaxons.

 

- Manioc 'pas à la portée de tous' -

 

L'accès difficile aux commerces, ajouté à l'insécurité dans le pays, alimente l'inflation des produits de base: farine de manioc - aliment de base des Centrafricains -, viande de bœuf, lait en poudre, huile, sucre, ciment...

 

"On ne peut pas circuler librement pour atteindre l'arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout il y a l'insécurité", déplore Albert Yonga, commerçant.

 

"Le sac de manioc est passé de 13.000 francs (CFA, près de 20 euros) à 16.000 francs, voire 18.000 francs. Ce n'est pas à la portée de tous les ménages", constate, dépitée, Marie Yassé, mère au foyer.

 

"Avant la crise, on pouvait bien manger avec 3.000 CFA par jour. Désormais ce n'est plus le cas. Il faut au moins 6.000 CFA ou 9.000 pour qu'une famille nombreuse puisse s'alimenter normalement", soupire Agnès Nguiba, fonctionnaire.

 

Car la crise s'est aussi traduite par un effondrement de la production agricole, aggravé par la présence de groupes armés éparpillés dans le pays qui pillent les camions de marchandises, malgré le déploiement de forces internationales.

 

"On ne peut pas circuler librement pour atteindre l'arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout il y a l'insécurité", s'insurge Albert Yonga, commerçant.

 

- "Razzias récurrentes" -

 

Cette semaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) ont redit leur forte préoccupation sur la situation alimentaire des 4,8 millions de Centrafricains.

 

Dans un rapport, elles soulignent que "le secteur primaire, pilier de l'économie centrafricaine, a régressé de 46% par rapport au niveau d'avant la crise. On note une fuite importante de la production agricole à la suite de la crise qui a provoqué des déplacements massifs des populations".

 

Même si en 2014, les productions de céréales et de manioc ont augmenté par rapport à 2013 - année particulièrement calamiteuse -, elles restent "inférieures de 58% à la moyenne de la période 2008-2012", selon les deux agences.

 

"Les chiffres de l'élevage sont également en baisse. Ils ont régressé de 77% par rapport au niveau d'avant la crise du fait des razzias et des vols de bétails. Les stocks des réserves alimentaires dans les zones rurales sont actuellement inférieurs d'environ 40 à 50% à leur niveau antérieur du fait des razzias récurrentes", indique le rapport.

 

"Le PAM est particulièrement préoccupé par la situation des communautés isolées et des personnes déplacées à l'intérieur du pays (...) Les niveaux de consommation alimentaire de la moitié de ces ménages sont très bas. Ce qui aggrave le risque de malnutrition et rend les familles largement dépendant de l'aide alimentaire", dans un pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète malgré son potentiel agricole et minier, s'inquiète Arif Hussein économiste en chef du PAM.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: les troubles persistants font flamber les prix
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