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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 23:16
La Russie autorisée à livrer des armes à la Centrafrique
La Russie autorisée à livrer des armes à la Centrafrique
La Russie autorisée à livrer des armes à la Centrafrique

 

 

 

Par RFI Publié le 14-12-2017 Modifié le 14-12-2017 à 19:10

 

Moscou a obtenu une levée partielle de l'embargo sur les armes qui pèse sur le pays depuis 2013. Des armes destinées à équiper les premiers bataillons centrafricains formés par l'Union européenne, et qui devraient être déployés début 2018 à l'intérieur du pays.

 

Si officiellement la RCA est toujours sous embargo pour la livraison d'armes, d'ici lundi, un avion russe transportant fusils d'assaut, pistolets, ou RPG devrait se poser à Bangui. La Russie a obtenu une exemption pour une livraison planifiée en trois fois : décembre, février et avril. Des armes destinées à équiper les deux bataillons déjà formés par l'EUTM -- bientôt rejoints par un 3e -- dont le déploiement sur le terrain est prévu au premier trimestre 2018.

 

De source diplomatique, il s'agirait d'une cession. Autrement dit, ce stock ne coûterait rien au gouvernement centrafricain.

 

Alors pourquoi un tel cadeau de la part de Moscou ? Début octobre, à l'invitation du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, le président Touadéra s'est rendu à Sotchi. Les deux hommes ont parlé coopération. Le communiqué russe de fin de rencontre évoquait un « potentiel significatif de partenariat en matière d'exploitation des réserves minières, ainsi que de livraison d'équipements industriels russes, de matériel agricole, et d'énergie ». Il notait aussi qu'au cours de l'entretien, « une attention particulière a été également accordée à la situation en RDC, au Soudan du Sud, et au processus de paix en Syrie ». En somme, comme d'autres puissances, Moscou s'intéresse aux potentielles ressources centrafricaines et compte bien sur le soutien de Bangui à l'ONU quand elle en aura besoin.

 

De son côté, la France entend elle aussi obtenir prochainement une dérogation à l'embargo, pour vendre au gouvernement des armes destinées à équiper militaires, policiers et gendarmes centrafricains.

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 23:07

 

 

 

Par  Aza Boukhris 14 décembre 2017 MondAfrique

 

A la tête d’une importante délégation, le président Touadera a effectué a été reçu à Khartoum par Omar el-Bechir, le 11 décembre 2017. Même si la paix n’est pas encore au rendez-vous, le conflit sanglant au Darfour connaît une certaine accalmie. Omar el-Bechir annonce même une pacification dans ce territoire, grand comme la France et composé de trois États fédérés.


Du coup, la Minuad, opération hybride Onu/ Ua du maintien de la paix au Darfour, certes impactée par la diminution des contributions américaines, va perdre près de 30 % de ses effectifs. La baisse d’intensité d’un conflit, qui dure depuis 2005 permet d’envisager une telle éventualité avec sérénité. En effet l’apaisement au Darfour n’est pas sans conséquence positive pour la crise centrafricaine.


Razzias et saccages


Les Centrafricains n’ont pas oublié les razzias des milices arabes, notamment des Djanjanwid venant du Darfour. Ces hordes sanguinaires ont contribué au succès de la Seleka contre le régime de Bozizé. Les Banguissois ont encore en mémoire le fameux “général” Moussa Assimeh qui mit à sac la capitale en 2013.


Omar el-Bechir évoque désormais publiquement la paix dans les trois Etats fédérés du Darfour, ce qui peut expliquer son revirement vis-à-vis des Djanjanwid qui ne lui sont plus indispensables pour lutter contre les tribus darfouriennes rebelles. Il a même fait arrêter le chef historique Djanjanwid, Moussa Hilal, éphémère beau-père d’Idriss Deby Itno qui fut tour à tour son allié puis son ennemi. 

 

Le rapprochement Bechir-Touadera

 

A la tête d’une importante délégation, le président Touadera a effectué sa deuxième visite de chef d’ Etat à Khartoum, le 11 décembre 2017. L’ancien Premier ministre de Bozizé (2008-2013) était déjà un visiteur régulier d’Omar el-Bechir, le proscrit. Cette dernière visite, consacrée à la coopération bilatérale, est loin d’être anodine.

 

L’apaisement du conflit au Darfour et la dégradation de la situation dans la Ouaka centrafricaine, notamment autour de Bambari,  a encouragé les 1700  Soudanais réfugiés, depuis 2007, dans le camp de Pladama Ouaka à demander leur retour au Darfour. La même opération avait eu lieu en juin dernier pour les réfugiés soudanais au Tchad. De ce fait, le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU pourra davantage se consacrer aux déplacés centrafricains, nombreux dans la région, et les connexions avec certains seigneurs de la guerre de la région de Bambari seront mises à mal.

 

De même, les Forces de répression spéciales soudanaises vont être en mesure de mettre fin aux sanctuaires darfouriens des rebelles centrafricains et tchadiens et de s’attaquer aux trafics d’armes qui s’y étaient considérablement développés.

 

Vers une solution régionale

 

Avec cette visite à Khartoum, le président Touadera remet à l’ordre du jour l’Accord tripartite Centrafrique- Soudan-Tchad réaffirmé, à El Fasher au nord Darfour, en septembre 2016, par les trois chefs de l’Etat. Une Force régionale pourrait enfin contrôler cette région des trois frontières, source de la plupart des maux centrafricains. La prochaine militarisation des Forces armées centrafricaines, avec ou sans l’armement russe, permettra la participation centrafricaine qui faisait défaut jusqu’à présent. Bien plus que Sassou Nguesso, Paul Biya ou Joseph Kabila, Omar el-Bechir, trop longtemps ignoré, est au même titre qu’ Idriss Deby Itno, un interlocuteur essentiel pour trouver une sortie à la crise centrafricaine. L’Union africaine devrait en convaincre l’Onu et inciter au rapprochement de la Minusca en Centrafrique avec la Minuad au Darfour, dans laquelle elle est partie prenante.

 

Les solutions à la crise centrafricaine se trouvent plus à l’est qu’ à l’ouest.

 

Lu pour vous : Un Darfour pacifié possible facteur d’apaisement en Centrafrique
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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 22:57

 

                                                          

 

L'économie centrafricaine s'appuie généralement sur des entreprises de référence pour se projeter dans l'avenir. La société centrafricaine des télécommunications communément appelée SOCATEL avait le prestigieux privilège d'en faire partie. À la genèse, la SOCATEL est une société d'économie mixte créée en 1990 dont l'Etat est majoritairement actionnaire avec 60% de parts et le restant détenu par France câble et radio qui appartient au groupe France telecom. Pour des raisons encore inconnues, le principal partenaire s'est retiré en 2005 au profit de l'Etat centrafricain qui devient de facto actionnaire à 100% et prit en conséquence la forme juridique d'une société anonyme. Il faut rappeler que la SOCATEL qui avait le monopole des opérations de téléphonie fixe est née d'une fusion de la direction générale des télécommunications et de la société centrafricaine des télécommunications internationales (SOCATI).

 

La SOCATEL est une entreprise qui jadis faisait la fierté nationale avec des personnels les mieux nantis du secteur privé s'écroule brusquement comme un château de cartes. On est même tenté d'assimiler ses effets à un tsunami qui emporta avec lui l'espoir de tout un peuple, de toute une jeunesse et par voie de conséquence priva le pays d'un levier indispensable à son développement et plongea de centaines de familles dans une misère incommensurable avec un effet domino. Cette galopante délinquance économique et financière qui précipita la descente aux enfers de cette célèbre entreprise trouvera un début d'explication dans les auditions des ministres et directeurs généraux qui se sont succédé. Devant le silence assourdissant et accusateur des différentes autorités qu'on peut assimiler à un déni de justice, un acteur clé de l'énigme a pris la résolution unilatérale de vider sa besace, qui devant l'histoire devenait de plus en plus lourde à porter car les rumeurs associent cet imbroglio à son patronyme.

 

Ce dernier ne cesse de s'agiter et inonde les réseaux sociaux en annonçant la sortie imminente d'un livre autobiographique qui extérioriserait les coulisses du pouvoir et évidemment dénoncerait le quiproquo de la SOCATEL. En effet, ce crapuleux personnage, ingénieur des télécommunications de son état, fut ministre des postes et télécommunications. La bande annonce de ce fameux livre à paraître se résume en ces termes : " je ne me tairais pour tout l'or du monde...limogez-moi mais ne me tuez pas". Surpris et surtout étonné, le citoyen lambda qui continue de croire à la justice de son pays s'interroge : Que s'est-il véritablement passé à la SOCATEL ? Qui a fait quoi et à quel degré de responsabilité ? Comment une entreprise de ce calibre peut s'effondrer brutalement sans chagriner personne ? Qui a intérêt à agir dans un dossier tant redouté ? Pourquoi aucune personne n'ose déposer plainte ? Pourquoi les victimes ne brisent pas le silence en intentant une action en justice ? Pourquoi toute la République s'en prend ou en veut à notre milliardaire ? Que reproche t-on réellement au milliardaire du siècle ? Pourquoi ne pas s'en prendre à la machine judiciaire qui a démissionné devant ses responsabilités ? La volonté de tout vomir résulte t-elle d'une menace de mort ? Si tel est le cas, qui a intérêt à tuer le milliardaire de Boyrabe ?

 

Notre milliardaire national craint-il de perdre sa fortune pour des pratiques ou manœuvres qui ne lui sont pas imputables ? Pensez-vous qu'une seule personne qui évolue en singleton peut détourner tant d'argent entraînant la banqueroute de la SOCATEL ? Il faut rappeler que la parution de ce livre mémoire contribuera au dénouement de l'énigme SOCATEL, éclaboussera la plupart de la classe politique et en conséquence des têtes tomberont...Pour notre part, nous encourageons la parution de ce livre qui sera une première de sa catégorie, marquera de façon indélébile la sphère politique, une révolution et un motif légitime de renouvellement de la classe politique centrafricaine car il éradiquera tout un système et renforcera la vigilance de la jeunesse qui aspire à prendre le pouvoir. L'opinion nationale cherche à comprendre le mutisme et l'immobilisme des autorités judiciaires alors qu'à l'image d'un pays de la sous-région, un écrivain a fait l'objet d'arrestation à l'aéroport de Douala au motif qu'il a posté sur les réseaux sociaux "qu'il n'hésiterait pas à assassiner le Président Camerounais s'il en avait l'occasion".

 

Par analogie, les posts du milliardaire sur les réseaux sociaux devraient intéresser les autorités judiciaires en ouvrant une enquête préliminaire. Aussi ces actions judiciaires peuvent contribuer au redressement économique du pays par des saisies-arrêts, le gel des comptes ou avoirs et même de rapatriement des sommes domiciliées dans des paradis fiscaux. Certaines langues opposeraient à l'immobilisme des autorités la prescription des faits. La prescription est un principe de droit selon lequel l'écoulement d'un certain délai entraîne l'extinction de l'action publique. Les prescription décennales pour les crimes, triennales pour les délits et annuelles pour les contraventions concernent les infractions de droit commun où la prescription court à compter du jour où l'infraction a été commise ( article 7 du code de procédure pénale).

 

En matière économique et financière, la jurisprudence déclare que ces actes qui ont terrassé la SOCATEL relèvent d'infractions occultes ou dissimulées. Ainsi, la prescription ne court qu'à compter du jour où la dissimulation a cessé. En matière du droit pénal des affaires et plus précisément en cas d'abus de biens sociaux, le célèbre arrêt de principe de la chambre criminelle de la Cour de cassation du 4 janvier 1935 a posé le principe que la prescription des infractions occultes ou dissimulées ne court qu'à compter du jour où l'infraction avait pu être constatée même s'il y'a un risque élevé de dépérissement de preuves et témoignages. Devant le statuquo, nous invitons les parlementaires de prendre leur responsabilité devant l'histoire en se saisissant du dossier. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c'est moi. 

 

Paris le 15 décembre 2017

   

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

CENTRAFRIQUE : PROBLÉMATIQUE DE LA GESTION DRAMATIQUE DE LA SOCATEL, POURQUOI UNE ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE N'EST-ELLE PAS DILIGENTÉE PAR LES AUTORITÉS JUDICIAIRES ?  par Selemby Doudou
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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 22:34
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Des habitants de Bangui célèbrent l’autorisation donnée à la Russie d’armer les Faca

 

PAR CHRSITELLE ADRISSE-KOMESSE LE 15 DÉCEMBRE 2017

 

Bangui, 15 décembre 2017 (RJDH)—Plusieurs Banguissois interrogés sur l’autorisation obtenue par la Russie pour armer les Faca, ont exprimé leur joie. Tous affirment que cette mesure permettre de réduire les violences dans le pays.

 

« C’est le début de la fin du règne des groupes armés. Ces armes vont permettre aux Faca de descendre sur le terrain et de faire respecter la loi », confie une mère d’une cinquantaine rencontrée au marché Sango, dans le 2ème arrondissement de Bangui.

 

Quelle est votre réaction à l’autorisation donnée à la Russie pour équiper les Faca ? Un jeune homme d’une trentaine se met à danser sans répondre directement au RJDH. Tout en faisant des pas de danse, il répond en sautant, « pas de réponse, mais comprenez que tour le monde est aux anges avec cette nouvelle ».

 

« Je suis vraiment content à telle enseigne que je ne peux exprimer ma joie. Nos forces sont enfin considérées et elles vont prouver le contraire de ce qu’on leur reproche », explique Marguerite vendeuse de poisson.

 

Moussa, rencontré dans les rues du Km5, se dit aussi satisfait, « on ne peut que se réjouir, parce que  après les malheureux événements  qu’a connus notre pays, nos FACAS ont été dépouillés de matériels adéquats pouvant les aider à protéger le pays. Cette annonce est la relance de nos forces et c’est un motif de satisfaction pour toute la République », fait-il savoir.

 

Dahouda, un autre habitant du Km5 s’inquiète de l’utilisation de ces armes, « cela fait 3 ans que notre pays traverse des moments difficiles. Ce don est une bonne chose mais cela  ne doit pas être utilisé par de mauvaises personnes de peur que d’autres habitants soient volontairement ciblés ».

 

C’est ce 15 décembre que le conseil de sécurité des Nations-Unies, sur demande de la Russie a autorisé la dotation du pays en armes russes. La première pourrait arriver d’ici le lundi 18 décembre. Cette mesure est saluée par les Centrafricains de tout bord.

 

 

Centrafrique : Retour sur un embargo devenu impopulaire dans un pays en crise

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 15 Décembre 2017 (RJDH)—En 2013, en pleine crise, l’opinion nationale souhaitait vivement que la circulation des armes soit contrôlée. Mais l’embargo décidé par le comité des sanctions des Nations-Unies bien que salué au départ, est devenu impopulaire dans ce pays qui peine à sortir de la plus pire crise de son histoire.

 

05 décembre 2013, la capitale centrafricaine, sous la coupe des rebelles Séléka, est attaquée par des milices Antibalaka. En une journée, plus de 1000 morts dans la ville. La confusion règne malgré que le chef des Séléka Michel Djotodia conserve le pouvoir qu’il a pris neuf mois plutôt.

 

Bangui sinon tout le pays fait face à la circulation abusive et anarchique des armes, ce qui alimente les affrontements intercommunautaires. Au courant du mois de décembre, sur demande de la France, le comité de sanction des Nations-Unies autorise l’embargo sur les armes à destination de ce pays en proie à des violences sans précédent.

 

Dans la foulée, malgré l’intervention de la force Sangaris déjà sur le terrain à Bangui pour désarmer les groupes armés, le premier ministre de l’époque, Me Nicolas Tiangaye, seule autorité à odeur de sainteté auprès des Nations-Unies (Djotodia étant infréquentable pour la communauté internationale), plaide pour une intervention des casques bleus en remplacement de la mission militaire de l’Union Africaine.

 

L’embargo sur les armes à destination de la RCA, au fur et à mesure est devenu impopulaire. Déjà sous la transition, plusieurs entités l’ont dénoncé. Depuis le retour du pays à l’ordre constitutionnel, l’impopularité de cet embargo ne fait que se renforcer. Opposition, centriste et majorité sont unanimes même si le pouvoir s’est toujours garder de dénoncer publiquement cette mesure comme le font les opposants.

 

Cette levée partielle intervient après quatre reconductions de la mesure par le comité de sanction des Nations-Unies qui, en d’avril 2016, avait autorisé une exception pour permettre aux soldats formés par la mission européenne EUTM, d’utiliser des armes pour des exercices pratiques, ceci à la demande de l’Union Européenne.

 

 

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 21:32
Centrafrique : le plan de redressement du pays bute sur la question du financement

 

 

 

 

https://afrique.latribune.fr   |  

 

Le plan de redressement économique et politique de la République centrafricaine est handicapé par des difficultés de financement. Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a indiqué que depuis novembre 2016, seuls 10% des 2,2 milliards de dollars promis par les bailleurs internationaux ont été décaissés.

 

L'économie centrafricaine peine à se relever alors que le plan de redressement élaboré à cet effet n'est pas encore totalement mis en exécution, à cause des difficultés de financement. Le gouvernement vient en effet d'annoncer qu'à ce jour, 10% seulement de l'enveloppe promise en novembre 2016 pour le plan de redressement économique 2017-2019 ont été mobilisés.

 

Pour les autorités du pays, cette situation s'explique par le fait que les donateurs sont en crise depuis 2013. Un constat partagé par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra qui s'exprimait dans le cadre d'un atelier consacré au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA). «Les décaissements sur l'année 2017 ont atteint 138 milliards de Fcfa, soit environ 210 millions d'euros», a détaillé Faustin-Archange Touadéra.

 

De son côté le le coordonnateur permanent du RPCPA, Nganzé Doukou, a expliqué que «le décaissement des 10% de l'enveloppe totale promise a fait face à des difficultés d'utilisation de ces fonds». Et parmi ces difficultés, l'on peut citer l'insécurité, les difficultés de montage des projets, ou encore celles d'appropriation desdits projets par les ministères concernés. «Le défi, pour le président Touadéra, est avant tout d'arriver à décaisser ces montants rapidement dans le cadre du programme et des projets qui constituent bien les priorités du RPCPA», a ajouté le responsable centrafricain.

 

2,2 milliards de dollars promis sur trois ans

 

Le total des fonds promis la communauté internationale à la Centrafrique s'élève à 2,2 milliards de dollars, étalés sur la période 2017 à 2019. Ces fonds devraient servir à relancer l'économie, remettre en place les institutions, rendre possible les activités commerciales et reprendre totalement en main le pays.

 

Le RCPCA avait été élaboré par le gouvernement centrafricain et les Nations Unies et adopté dans la capitale belge, Bruxelles, le 17 novembre 2016, quelque temps avant la recrudescence des violences perpétrées par les groupes armés et qui se poursuivent encore dans le pays. Les 10% décaissés ont déjà permis de réaliser entre autres des projets à Bambari (centre-est), une ville relativement sécurisée par les Casques bleus.

 

Classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la RCA avait sombré en 2013 dans le chaos, suite à la guerre civile qui a éclaté au lendemain du coup d'Etat fomenté par les rebelles de la coalition Séléka, majoritairement musulmane, contre l'ex-président François Bozizé. Ce renversement avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, d'obédience animiste ou chrétienne.

 

Suite à l'intervention militaire internationale en 2014, un semblant de calme était revenu dans la capitale Bangui. Mais jusqu'à ce jour, le gouvernement de Touadéra ne contrôle qu'une infime partie du pays. La majorité des provinces est encore aujourd'hui sous la coupe de groupes armés qui se déchirent pour le contrôle du diamant, de l'or et du bétail, réduisant chaque jour les chances de redressement de la situation dans le pays.

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 21:27
Assemblée Générale Extraordinaire de la Fédération EAAMOO du MLPC

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

         

 

 

Le Bureau Fédéral EAAMOO du MLPC a le plaisir de convier les camarades militantes, militants et sympathisants à une Assemblée Générale Extraordinaire de la Fédération qui aura lieu le samedi 16 décembre 2017 de 13h à 17h à l’Hôtel Confort - 33, Boulevard du Chevalier Bayard, 77100 Meaux.  Tél 01 60 44 11 34.

 

 

          Le Bureau Fédéral compte sur la présence des représentants de chaque Sous-fédération à cette rencontre, la première depuis les élections de 2016.

 

         

          Compte tenu de l’importance des thèmes à débattre la présence de tous les camarades et sympathisants est vivement recommandée.

 

 

Fait à Paris, le 8 décembre 2017

 

 

Pour le Bureau Fédéral,

 

Le Secrétaire Général

 

Romuald NGBALE

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 12:52
Sanctions américaines contre deux hommes liés aux rebelles ougandais de la LRA

 

 

 

14/12/17 (AFP)

 

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi de nouvelles sanctions financières ciblées visant les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, accusés d'attiser le conflit en Centrafrique.

 

Ces mesures concernent deux hommes, Okot Lukwang et Musa Hatari, accusés d'avoir "facilité le transfert d'ivoire, d'armes et d'argent en soutien à la LRA", a déclaré le Trésor américain dans un communiqué.

 

"Le Trésor continuera à cibler les groupes armés comme la LRA et les réseaux qui les soutiennent, qui s'appuient sur le braconnage et le trafic mondial de l'ivoire pour financer leurs campagnes violentes", a affirmé un haut responsable américain, John Smith, dans ce communiqué. "Le gouvernement américain ne tolèrera pas les actions de ceux qui financent des activités déstabilisatrices en Afrique centrale."

 

Selon le Trésor, Okot Lukwang est notamment un responsable du renseignement et de la logistique au sein de la rébellion de l'insaisissable Joseph Kony, une des plus cruelles au monde. Il a aussi joué le trafiquant d'ivoire pour fournir le groupe en devises, armes et munitions.

 

Quant à Musa Hatari, un commerçant de la région de Kafia Kingi, dans le sud du Darfour soudanais, où Joseph Kony pourrait se cacher, il est décrit comme un important fournisseur de munitions, mines, armes et nourriture de la LRA. Il est aussi accusé d'avoir fait du trafic d'ivoire au profit de la rébellion.

 

Ces deux hommes ne pourront plus faire d'échanges avec des Américains et leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis sont gelés.

 

Joseph Kony, traqué sans succès depuis des années par des forces étrangères en Afrique centrale, sème depuis 25 ans la mort dans la région. Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix Commandements, la LRA s'est forgée une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

 

Ce prophète autoproclamé a été chassé avec la LRA du nord de l'Ouganda en 2006 et a poursuivi ses exactions en République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique, au Soudan et au Soudan du Sud.

 

Le Trésor américain avait déjà annoncé en 2016 des sanctions financières contre la LRA, Joseph Kony et deux de ses fils pour leurs exactions en Centrafrique.

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 12:04
Armes russes en Centrafrique Washington, Paris, Londres demandent plus d'informations

 

 

 

 

14 DÉC 2017  Mise à jour 14.12.2017 à 11:00 (AFP

 

 

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont demandé à la Russie davantage d'informations sur une fourniture d'armes russes à l'armée centrafricaine, sans toutefois s'opposer à leur livraison, ont indiqué mercredi des diplomates.

 

Une décision à ce sujet qui revient à accorder à Moscou une exemption à l'embargo sur les armes imposé à la Centrafrique depuis 2013 était sous procédure de silence à l'ONU jusqu'à 20H00 GMT.

 

Elle n'a pas été rompue par Washington, Paris et Londres mais ces trois capitales ont demandé des renseignements complémentaires à la Russie, selon des diplomates. "Nous avons demandé davantage d'informations sans nous opposer à cette demande", a expliqué l'un d'eux.

 

"Notre seule demande est que la délégation russe fournisse les numéros de série des armes données au Comité chargé de contrôler l'embargo, comme ça on pourra suivre les armes entrant en Centrafrique", a indiqué à l'AFP un responsable américain sous couvert d'anonymat. "C'est une demande raisonnable et qui souligne l'importance de bien prendre en compte ensemble la protection physique, le contrôle et la sécurité des entrepôts, ainsi que la gestion des armes et munitions remises", a-t-il ajouté.

 

Le mois dernier, la France avait rompu une procédure de silence similaire sur le même sujet, en faisant état de craintes sur le stockage des armes et munitions, selon une source diplomatique. La Russie y a répondu en promettant une sécurité renforcée pour les entrepôts et en échelonnant ses futures livraisons. Une première livraison est attendue lundi, deux autres sont prévues les 1er février et 1er avril.

 

Moscou veut équiper deux bataillons de l'armée centrafricaine, en cours de formation, totalisant 1.300 hommes. La Russie entend notamment leur fournir, avec munitions, 900 pistolets Makarov, 5.200 fusils d'assaut AKM, 140 armes de précision, 840 fusils mitrailleurs Kalachnikov, 270 lance-roquettes RPGs et 20 armes anti-aériennes.

 

La Russie a aussi proposé d'entraîner l'armée centrafricaine à l'utilisation de ces armes, un projet qui doit encore recevoir un feu vert de l'ONU.

 

A terme, la force de paix de l'ONU en Centrafrique, qui vient d'être prolongée pour un an, doit être remplacée sur le terrain par les Forces armées centrafricaines (FACA). Bangui a récemment promis que de premières forces formées par l'Union européenne seraient déployées d'ici à trois mois malgré l'embargo.

 

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l'ex-Séléka), qui a entrainé une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d'"autodéfense" (anti-balaka, ou anti-machettes).

 

© 2017 AFP

 

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 19:33
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Des personnalités proches du pouvoir de Bangui nommées à la tête de CBCA

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 13 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 novembre 2017 (RJDH)—Le Conseil d’Administration de CBCA a procédé à de nouvelles nominations à la Direction Générale de cette banque. Cette décision a été prise lors de la réunion du Conseil d’Administration du mardi 12 décembre 2017.

 

Yves Dessandet, Directeur Général de CBCA depuis quatre ans, a été débarqué par le Conseil d’Administration. Son adjoint Hervé Kogboma-Yogo, très proche du ministre des Finances, a été nommé Directeur Général tandis que Mme Nambea, jusque-là Directrice des opérations et très proche du président Touadéra, devient Directrice Générale Adjointe.

 

Dans les couloirs de la Banque, ces nominations n’étonnent personne, « le DG savait qu’il ne pouvait pas garder son poste et le DGA était pressenti depuis longtemps pour le remplacer. L’équipe s’attendait à ces nominations, c’est pourquoi, personne n’est surprise ici », a confié un cadre de cette banque.

 

Un autre cadre contacté par le RJDH parle de nominations dictées par les intérêts de l’actuel pouvoir qui veut avoir ses hommes à la tête de cette institution bancaire, « comme d’habitude, nous avons à la Direction Générale les hommes du pouvoir et cela est une tradition depuis des années, ceci parce que c’est l’Etat qui a la plus grosse part d’action ici », explique ce dernier.

 

Malgré leur proximité avec le pouvoir, les deux nouveaux dirigeants de la CBCA sont reconnus par des agents interrogés, comme des travailleurs, « je sais que les deux-là, sont des travailleurs et nous les avons vus à l’œuvre. Mais cette fois ci, ce sont de nouveaux défis qui consistent à conjuguer avec la pression politique et l’avenir de la banque », commente un agent.

 

L’Etat centrafricain détient 71% du capital de la banque, capital évalué à 10 milliards de Fcfa.

 

 

Centrafrique : Les magistrats de la Cour Pénale Spéciale en formation au Maroc

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 13 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, le 13 Décembre 2017(RJDH)—Les magistrats nationaux et internationaux de la Cour Pénale Spéciale sont partis en formation à Rabat au Maroc. C’est une initiative conjointe  de la Cour Pénale Internationale et l’Ecole Nationale de la Magistrature de France (ENM).

 

Ce sont les neufs magistrats de la CPS ( 4 internationaux et 5 nationaux) qui ont quitté Bangui pour Rabat depuis le 09 décembre. Ils devront, selon les informations du RJDH, suivre une formation de dix jours sur les crimes de masse. Cette formation est inscrite dans le programme d’opérationnalisation de la CPS, « l’objectif de cette formation est de renforcer les capacités des membres de la CPS avant le démarrage des enquêtes dans le pays. Je puis vous précise que cette formation fait partie du programme conçu dans le cadre de la mise en place de cette cour » a confié au RJDH une source proche du comité du projet conjoint de la mise en place de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique.

 

Tous les magistrats de la CPS sont partis au Maroc pour la formation sur les crimes de masse après une visite de quelques-uns de ces membres à Dakar au Sénégal pour s’inspirer du modèle de la Chambre africaine extraordinaire qui a condamné à la prison à perpétuité en avril 2017, l’ancien président tchadien Hissène Habré. Les magistrats de la Cour Pénale Spéciale devront, selon nos sources se rendre début 2018 à la Haye pour des échanges avec les juges de la Cour Pénale Internationale

 

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Centrafrique-Presse.com
13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 18:46
Centrafrique: 10% seulement des montants promis décaissés en un an

 

 

 

13 DÉC 2017 (AFP) Mise à jour 13.12.2017 à 17:00

 

Les donateurs de la République centrafricaine en crise depuis 2013 n'ont versé en un an que 10% de l'enveloppe promise en novembre 2016 pour un plan de redressement sur la période 2017-2019 en raison notamment de difficultés sur le terrain, ont affirmé mercredi des responsables centrafricains.

 

"Les décaissements sur l'année 2017 se montent à 138 milliards de francs" CFA, soit environ 210 millions d'euros, a déclaré à la radio locale Ndeke-Luka le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra lors d'un atelier consacré au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA).

 

En 2016, réunis à Bruxelles, les bailleurs de fonds de la Centrafrique s'étaient engagés à aider à hauteur de 2,2 milliards de dollars sur trois ans la Centrafrique dans ce cadre.

 

Le décaissement des 10% de l'enveloppe totale promise a fait face à des difficultés d'utilisation de ces fonds, selon le coordonnateur permanent du RPCPA.

 

"Parmi ces faiblesses figurent l'insécurité, les difficultés de montage des projets, ou encore celles d'appropriation desdits projets par les ministères concernés", a affirmé Nicolas Nganzé Doukou, coordonnateur permanent du RPCPA, sur la radio Ndeke-Luka.

 

"Le défi, pour M. Touadéra, est avant tout d'arriver à décaisser ces montants rapidement dans le cadre du programme et des projets qui constituent bien les priorités du RPCPA", a-t-il ajouté.

 

Ce plan de développement du pays a été élaboré par le gouvernement et les Nations unies, puis adopté à Bruxelles le 17 novembre 2016, quelques mois avant la recrudescence des violences des groupes armés, toujours très actifs hors de Bangui.

 

Bambari (centre-est), relativement sécurisée par les Casques bleus, est considérée comme la ville pilote où sont expérimentés les premiers projets dans le cadre de ce plan.

 

La Républicaine centrafricaine, classée parmi les pays les plus pauvres du monde, peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes. Une intervention militaire internationale en 2014 avait permis un retour au calme dans la capitale Bangui.

 

La majorité des provinces est aujourd'hui sous la coupe de groupes armés, qui s'affrontent pour le contrôle du diamant, de l'or et du bétail.

 

© 2017 AFP

 

 

Centrafrique : les donateurs peinent à honorer leurs engagements

 

13-12-2017 17:38

 

A ce jour, 10% seulement de l’enveloppe promise en novembre 2016 pour le plan de redressement national de relèvement sur la période 2017-2019 ont été décaissés, selon le gouvernement centrafricain.

 

Bangui explique cette difficulté de décaissement de fonds par le fait que les donateurs sont en crise depuis 2013. C’est ce qu’a indiqué le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra lors d’un atelier consacré au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA). « Les décaissements sur l’année 2017 se montent à 138 milliards de F CFA, soit environ 210 millions d’euros », a-t-il précisé.

 

Pour le coordonnateur permanent du RPCPA, Nganzé Doukou, « le décaissement des 10% de l’enveloppe totale promise a fait face à des difficultés d’utilisation de ces fonds ». Il a affirmé que « parmi ces faiblesses figurent l’insécurité, les difficultés de montage des projets, ou encore celles d’appropriation desdits projets par les ministères concernés ». « Le défi, pour le président Touadéra, est avant tout d’arriver à décaisser ces montants rapidement dans le cadre du programme et des projets qui constituent bien les priorités du RPCPA », a ajouté Nganzé Doudou.

 

Elaboré par le gouvernement et les Nations unies, le RCPCA avait été adopté à Bruxelles le 17 novembre 2016, soit quelques mois avant la recrudescence des violences des groupes armés qui se poursuivent dans le pays.  La même année, les bailleurs de fonds, réunis à Bruxelles, s’étaient engagés à aider la Centrafrique à hauteur de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Et les premiers projets réalisés dans le cadre de ce plan se trouvent à Bambari (centre-est), une ville relativement sécurisée par les Casques bleus.

 

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par les rebelles de la coalition Séléka, majoritairement musulmane. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, d’obédience animiste ou chrétienne.

 

Nestor N'Gampoula

 

 

NDLR : Il est permis de penser qu’entre le ministre centrafricain de l’économie et du plan qui a déclaré lui, que les décaissements rien que de l'UE et de la Banque Mondiale ont déjà dépassé plus de 54 % de l’enveloppe promise à l’issue de la table ronde de Bruxelles et seulement 10% comme l’affirme le coordonnateur permanent du RPCPA, il y en a forcément un qui ment.  

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