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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:43

 

 

05/03/2015 à 19:46 Par Jeune Afrique

 

Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), demande à Bangui un peu de patience avant de pouvoir présenter des dossiers solides sur les exactions commises en Centrafrique.

 

Lors de la visite à Bangui le 25 février de Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), les autorités centrafricaines ont plaidé auprès d'elle pour l'ouverture rapide de procédures contre diverses personnalités soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Réponse de la magistrate (en substance) : "Patience !"

 

Elle a certes promis de "tout mettre en oeuvre pour diligenter enquêtes et poursuites contre les principaux responsables afin que justice soit rendue aux victimes", mais elle veut être sûre de pouvoir présenter des dossiers solides pour éviter de reproduire les erreurs commises dans les dossiers kényan ou ivoirien.

 

À Bangui, on comprend cette prudence, mais on aimerait quand même que les choses aillent plus vite. "Il y a des gens qui courent, et on sait très bien qui", explique un proche de la présidente Catherine Samba-Panza.

Lu pour vous : Justice internationale | CPI : Fatou Bensouda et les impatiences centrafricaines
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Centrafrique-Presse.com
6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 19:30

 

 

 

06/03/2015 à 17:30 Par Didier Niewiadowski  Jeuneafrique.com

 

Les accords de réconciliation nationale se succèdent sans avoir un réel impact sur le processus de retour à la paix et sur la situation humanitaire. Après Libreville, N’Djamena, Brazzaville, Nairobi voici maintenant "l’Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale", lancé le 27 février 2015, par 9 responsables politiques dont plusieurs ont l’intention de solliciter les suffrages du peuple centrafricain.  

 

Ce déplacement à Rome, organisé par la communauté Sant’Egidio, intervient alors que le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, se trouvait en visite officielle à Rome. Il s’agit peut-être d’une pure coïncidence, mais on peut aussi y voir une nouvelle tentative du président congolais de sous-traiter sa médiation.

 

De plus en plus fragilisé par l’affaire des "biens mal acquis" et son projet de révision constitutionnelle, Denis Sassou Nguesso éprouve une grande lassitude vis-à-vis de la crise centrafricaine, surtout depuis la nomination de Mahamat Kamoun et le regain d’influence du président tchadien, Idriss Déby Itno. Après le flop de la réunion de Nairobi, associant les deux principaux protagonistes du drame centrafricain, le président congolais compte mobiliser davantage les réseaux de la franc-maçonnerie et s’appuyer sur quelques personnalités - nostalgiques de l’ère Patassé, membres de l’Alliance des Forces démocratiques de la Transition (AFDT) - pour  peser sur le prochain Forum national de la réconciliation de Bangui et mettre le pied à l’étrier aux candidats à l’élection présidentielle présents à Rome.

 

L’Appel de Rome, fruit d’une initiative qui est loin de faire l’unanimité en Centrafrique, réunit des personnalités politiques de premier plan, mais il est bien trop connoté pour prétendre peser sur le Forum de Bangui. Il est aussi trop éloigné du scrutin pour avoir une quelconque influence sur la future compétition électorale. Une réconciliation nationale et des élections crédibles et pacifiques ne peuvent être envisagées sans la participation des autres anciens Premiers ministres et des candidats à l’élection présidentielle. Un appel au peuple centrafricain, lancé de l’étranger, par des personnalités ayant pour ligne d’horizon l’élection présidentielle, a peu de chances de trouver un écho favorable chez les deux millions de Centrafricains vivant hors de leur domicile.

 

Les choix de  la Communauté Sant’Egidio et de Rome ne peuvent qu’irriter les responsables musulmans, appartenant ou pas à la mouvance Séléka. Qu’aurait-on dit d’une initiative de l’Organisation de la coopération islamique pour un appel lancé depuis Djeddah ?  On peut également s’étonner de voir des leaders de l’AFDT accepter de se rendre à Rome alors qu’ils avaient refusé de se rendre à Brazzaville. L’Accord de fin des hostilités de Brazzaville, du 23 juillet 2014, ne doit pas être pollué par des gesticulations politico-médiatiques, surtout à quelques semaines de la tenue du décisif Forum national de Bangui. Il est également étonnant que Mgr Nzapalainga, inlassable pèlerin de la paix très écouté par le Vatican, n’ait pas été associé à l’initiative de Sant‘Egidio, ce qui aurait peut-être évité le format retenu pour lancer l’Appel de Rome.

 

Évidemment, les engagements pris par les signataires de l’Appel de Rome de "ne pas recourir à la force pour devenir président", de participer à des "élections libres et pacifiques" de "respecter les résultats des élections" et de "soutenir l’Autorité nationale des élections" sont les bienvenus. Mais seront-ils reçus par les groupes armés des forces négatives ?

 

On peut regretter, une fois de plus, qu’une réunion de réconciliation soit organisée hors de Centrafrique, surtout peu de temps avant le Forum national de Bangui, pour lequel la présidence et le gouvernement de Transition ont déployé beaucoup d’énergie et de moyens. Il est dommage que la Communauté Sant’Egidio n’ait pas pris en compte cette importante échéance afin d’éviter toute nouvelle source de division, comme peut apparaître, paradoxalement, l’Appel de Rome. Il serait bon que la Communauté Sant’Egidio analyse l’échec de sa précédente intervention en Centrafrique, avec la conclusion d’un Pacte républicain, signé à Bangui le 7 novembre 2013, qui n’aura pas tenu un mois.

 

Universitaire et analyste politique, Didier Niewiadowski a été conseiller de coopération et d'action culturelle à l'Ambassade de France à Bangui (2008-2012).

Lu pour vous : Tribune L'Appel de Rome est-il utile pour la réconciliation nationale en Centrafrique ? par Didier Niewiadowski
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:22

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 6 mars 2015 11:46

 

Le Professeur des universités à la Sorbonne, le Centrafricain, Jean François Akandji-Kombé, coordonnateur général du Réseau académique européen sur les droits sociaux, attire l’attention des autorités de la transition sur une organisation précipitée des élections en 2015. Il invite les acteurs politiques et le peuple centrafricain à s’abstenir des élections organisées à la va-vite. Selon M. Akandji, la situation sécuritaire reste et demeure encore instable sur l’ensemble du territoire national.
 
« (…) J’ai une impression mitigée comme beaucoup de Centrafricains, beaucoup d’observateurs. Je pense que la stratégie qui a été adoptée sous la contrainte de la communauté internationale est une mauvaise stratégie ; celle qui consiste à fixer des échéances successives est une mauvaise stratégie dans le contexte où nous sommes, parce qu’elle joue sur l’esprit et l’affecte dès lors que vous fixez une date que vous ne tenez pas, vous êtes sujet à suspicion immédiatement. Ceci a un peu jeté la caution sur le processus électoral », a déclaré Akandji-Kombé à l’occasion d'une interview exclusive accordée à RNL ce vendredi.


L’universitaire centrafricain estime que si toutes les conditions sécuritaires ne sont pas réunies, les autorités de la transition et l'Autorité nationale des élections (ANE) ne devront pas proposer des dates insoutenables suivies de reports répétés qui suscitent des suspicions de la part de la population.

 
« Dans les circonstances où nous sommes, il y a des préalables pour que se tiennent des élections qualifiées de libres, démocratiques. La première des conditions, c’est qu’aucun électeur centrafricain n’aille voter avec une arme sur la tempe. On ne peut pas être libre quand on a une arme braquée sur soi pour exprimer un vote. La première des conditions pour moi, c’est le désarmement », a martelé Le Professeur Jean François Akandji-Kombé.


Le Professeur des universités, Jean François Akandji-Kombé, est également président de l'Institut panafricain d'actions et de prospective (IPAP). L’institut a pour objectif d’œuvrer au rétablissement et à la consolidation de la paix au sein des Nations et entre les peuples africains, de contribuer à un développement durable et humain sur le continent, de promouvoir les principes d’une bonne gouvernance, d’une démocratie effective et du respect des droits de l’homme.

Elections 2015 : Jean François Akandji-Kombé tire la sonnette d’alarme
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:11

 

 

 

Bangui, 5 Mars (ACAP) - Le Ministre de la Communication , M. Victor Waké, s’est étonné de ce que, lui, Ministre de la Communication de la République Centrafricaine , ait pris part à un débat dans l’émission « Face à l’actualité » sur la chaîne internationale Afrique Média, le 3 mars dernier à 20 heures au Cameroun, dans un communiqué radio, jeudi 5 mars 2015, à Bangui.

 

L’objectif de ce communiqué radio est de démentir l’intervention du Ministre Conseiller du Premier ministre, M. Adrien Poussou, qui n’est pas Ministre de la Communication de la République Centrafricaine.

 
LE Ministre de la Communication, M. Victor Waké, a tenu, à travers ce communiqué radio, « informer et rappeler à la population centrafricaine qu’il n’a jamais pris part à un débat, puisqu’il est toujours à Bangui et continue d’assurer sa fonction de Ministre de la Communication, confirmé par le Décret n°15.017 du 15 janvier 2015.

 
Le communiqué radio a stipulé que « tous les propos avancés sur le plateau par M. Adrien Poussou, Conseiller spécial en Communication du Premier ministre, en présence des ministres camerounais et tchadien de la Communication n’engagent que l’intéressé qui s’est présenté à tort comme Ministre centrafricain de la Communication  ».

 
D’après Victor Waké, le communiqué radio rendu public « tient lieu de démenti formel et s’adresse à tous les Centrafricains et tous les téléspectateurs de cette émissions en vue de rétablir la vérité »

Le Ministre Victor Waké dément l’intervention de M. Adrien Poussou en qualité de Ministre de la Communication de la RCA sur Afrique Média
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:04

 

 

Une mission de l'Autorité Nationale des Elections attendue à Paris pour mettre en place son démembrement en France

Mission de l'ANE attendue à Paris fin mars
Mission de l'ANE attendue à Paris fin mars
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:02

 

 

Bangui, 06 mars 2015 (RJDH) Depuis le 02 mars 2015, les parlementaires centrafricains de la transition sont en session ordinaire pour examiner et adopter entre autres le projet de loi portant création de la Cour Pénale Spéciale. D’après le document dont s’est procuré le RJDH, il s’agit d’une juridiction hybride, chargée d’enquêter, instruire et juger les crimes graves, incluant les violations graves des droits humains et les violations du droit international humanitaire. Ayant son siège à Bangui, la Cour disposera également d’un parquet.

 

Dans ce projet de loi portant création de la Cour Pénale Spéciale, qui compte 73 Articles repartis en 6 Titres, il est aisé de lire entre les lignes la composition de ladite Cour ainsi que les fonctions qui lui sont assignées. Rappelons que le document soumis à l’examen des Conseillers Nationaux reprend dans sa totalité et avec quelques exceptions près le Mémorandum d’Entente du 5 et 7 Août 2014, signé entre le gouvernement centrafricain et la Mission Multidimensionnelle de la Stabilisation de la République Centrafricaine (MINUSCA).

 

Au Point 4 du Mémorandum d’Entente, repris dans le projet de loi en sa première partie Point 1, nous pouvons découvrir que « Le gouvernement s’engage à créer par voie législative une Cour Criminelle Spéciale (ci-après «  la Cour »), qui aura compétence sur tout le territoire de la République Centrafricaine pour enquêter, instruire et juger les crimes graves, incluant entre autres les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire, y compris les violences sexuelles liées au conflit et les violences graves contre les droits des enfants tels que le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits, qui constituent une menace à la paix, la sécurité ou la stabilité de la République Centrafricaine », appliquant le droit centrafricain notamment le code pénal et le code de procédure pénale centrafricains.

 

L’appellation de Cour Criminelle Spéciale a subi un changement dans le projet et prend le nom de Cour Pénale Spéciale, car selon le projet de loi portant création de la Cour, « l’appellation retenue à l’avantage d’être englobante et représentative de l’étendue des missions de la nouvelle juridiction pénale  qui couvre les deux premiers maillons de la chaine pénale».

 

La composition de la Cour Pénale Spéciale fait cohabiter magistrats et juges nationaux et internationaux. Ainsi, selon toujours le Mémorandum d’Entente et le projet de loi, la Cour aura 27 magistrats et juges repartis en 13 juges internationaux et 14 nationaux. Les juges nationaux sont nommés par le président de la République conformément au droit national et les juges internationaux proposés par la Minusca et nommés selon des modalités à définir entre le gouvernement et la Minusca. Le président de la Cour sera élu parmi les juges nationaux lors de sa session inaugurale.

 

Ils sont repartis comme suit : « 1 Procureur Spécial, magistrat international; 3 Substituts du Procureur Spécial, dont deux nationaux et un international; 3 juges d’instruction nationaux et 3 juges d’instruction internationaux; 20 officiers nationaux de police judiciaire dont 10 gendarmes et 10 policiers; 3 juges nationaux et 6 juges internationaux; 6 juges d’appels dont 2 nationaux et 4 internationaux et un greffier national en chef assistant d’au moins un greffier international et de deux greffiers nationaux ».

 

La dernière crise militaro-politique connue en Centrafrique, la fragilisation de la chaine pénale centrafricaine ajoutée aux nombreuses situations de violations massives des droits humains ont fait naitre trois juridictions appelées désormais à juger les auteurs de ces crimes. En plus des tribunaux ordinaires de la République Centrafricaine, il y a la Cour Pénale Internationale dont le premier responsable vient de rentrer d’une visite en Centrafrique et la Cour Pénale Spéciale en cours de création au Conseil National de Transition./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique : Le rôle et la composition de la Cour Pénale Spéciale d’après le projet de loi de sa création
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 17:58

 


 

Bangui, 06 mars 2015 (RJDH)-- Les travaux d'installation du pont reliant le 2e  et le 6e arrondissement ont commencé le mercredi 04 mars dernier. D'après l'officier de la Sangaris, superviseur de ces travaux, l’installation de ce pont métallique prendra fin le samedi 7 mars prochain.

 

Ce pont de 30,5 mètres de long va faire la liaison entre les habitants du 2eme et du  6eme arrondissement de Bangui. « L’installation de ce pont qui a débuté le mercredi 04 mars 2015 prendra fin le samedi 07 mars. Il est uniquement construit avec l’aide du  génie militaire centrafricain », a indiqué le capitaine Dorian, commandant  de la compagnie du génie de la Sangaris, présent sur le chantier.

 

 Ces travaux ont également vu la participation des autorités communales. « Nous avons été sollicités pour sensibiliser notre population afin de les amener à comprendre l’intérêt de ce travail, et nous avons fourni des informations par rapport aux difficultés  que nous avons, concernant la circulation », a dit Gaspard Sosthène Chef, troisième conseillé à la mairie du 6ème arrondissement.

 

 « Notre contribution c’est la voie d’accès, le déguerpissement de la population et leurs indemnisations et c’est avec le concours de la présidence que nous avons réussi ce déguerpissement », a ajouté   Félix Ragbakasse, point focal au ministère des Travaux Publics,    qui relève aussi   l’intérêt de ce pont qui est le désenclavement de  la population du 2eme et du 6eme arrondissement de Bangui.

 

 Les habitants  du 2eme et du 6eme se disent très satisfaits de l’installation de ce pont provisoire  qui va durer 3 à 4 ans  et qui profitera  non seulement aux habitants du 2eme,  6eme mais aussi à toute la population de Bangui pour  une traversée rapide.

 

 C'est depuis le 13 octobre 2011 que le pont de Sapeké s'est affaissé alors qu’il se dégradait depuis 2008. Cet affaissement rend difficile la circulation dans cette partie de la capitale centrafricaine. L'installation provisoire de ce pont métallique est prise en charge par l’Opération Sangaris/

 

Judicaël Yongo

Bangui : Bientôt un pont de l’unité entre le 2e et le 6e arrondissement
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 13:09

 

 

 

Vendredi 06 Mars 2015 - En Centrafrique, les habitants préfèrent marcher pour se rendre à leur lieu de travail face à la pénurie de transports urbains, a t-on appris

A Bangui, capitale centrafricaine, la population est confrontée à d’énormes difficultés de transports. Plus de 8 000 taxis et des 5 000 bus qui assuraient le transport ont été détruits pendant la crise centrafricaine poussant les usagers à se rendre à pied à leur travail et cela pendant plusieurs heures.


Par ailleurs, des signes encourageants se font jour dans le pays mais les obstacles retardant la résolution de la crise actuelle ne manquent pas.


La situation sécuritaire s'est améliorée, mais les groupes armés règnent encore en maître dans de nombreuses régions. Certains ont basculé dans le banditisme. Et ils ne se laisseront pas facilement désarmer, rapporte le point


Au Kenya, les belligérants de la crise l'ex-président François Bozizé, et Michel Djotodia ont promis un cessez-le-feu, le désarmement des milices Balaka et Séléka, ainsi que la reconnaissance du Forum de Bangui et des autorités de transition, menées par la présidente Catherine Samba-Panza.


La Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale.

Centrafrique: Pénurie de transports à Bangui, la population préfère marcher
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 13:01

 

 

 

LE PRIX DU COURAGE FÉMININ 2015 DÉCERNÉ A DEUX AFRICAINES

 

Aujourd'hui à Washington, Béatrice Epaye, de République centrafricaine, et Marie Claire Tchécola, de Guinée, recevront le prix du Courage féminin 2015.

 

Béatrice Epaye est la présidente de Voix du Cœur. Cette fondation offre un refuge aux enfants des rues confrontés aux brutalités des forces de sécurité et s’occupe également de recueillir et réinsérer les enfants abandonnés. Nombre de ces adolescents ont fui pour échapper aux abus sexuels, à l’esclavage sexuel ou à des mariages forcés. Béatrice Epaye milite sans relâche en faveur d’une meilleure gouvernance, du développement de l’économie et de l’octroi de libertés à la société civile. Elle défend également les droits de l’homme et prône la réconciliation nationale.

 

Marie Claire Tchécola, pour sa part, est la première femme de sa famille à avoir fait des études. Originaire d’un petit village de Guinée proche de la frontière sénégalaise, elle aurait pu être médecin mais choisit la profession d’infirmière car, dit-elle, “on peut toucher davantage de personnes”. Seuls les médecins dans le plus grand hôpital du pays avaient droit à des gants, et c’est précisément ce désir de toucher, nourrir et soigner qui lui fit contracter le virus Ebola alors qu’elle traitait une patiente à l’hôpital Donka de Conakry en juillet 2014. Ayant diagnostiqué sa contamination, Marie Claire Tchécola se rendit immédiatement dans un centre de traitement, brisant ainsi la chaîne de transmission de la maladie et protégeant de l’infection ses collègues, ses amis et sa famille. Refusant la peur et la stigmatisation, alors que son propriétaire voulait l’expulser de chez elle, elle reprit son travail de soin aux malades aux urgences de l’hôpital Donka. Marie Claire Tchécola est membre active de l’Association des personnes guéries et affectées d’Ebola, qui mène des actions de sensibilisation publique sur Ebola et de lutte contre la stigmatisation des survivants.

 

Depuis sa création en 2007, le prix du Courage féminin du secrétaire d’État met chaque année à l’honneur des femmes du monde entier qui ont fait preuve d’un courage et d’un leadership exceptionnels en défendant les droits et l’autonomisation des femmes.

 

Félicitations à ces femmes d’exception pour leur contribution. Puissent leur courage et leurs actions inspirer la jeune génération.

RCA : Béatrice Emilie EPAYE lauréate du Prix du Courage féminin 2015
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 12:59

 

 

 

Monseigneur Paulin Pomodimo, Joseph Bindoumi et le Conseiller national Sony Pokomandji représentant la préfecture de la Sangha Mbaéré ont été reçus ce 05 mars par le Premier ministre Mahamat Kamoune en présence de la ministre des Eaux et forêt Isabelle Gaudeuille. Au centre des discussions, le non-respect du cahier de charges par la société forestière Timberland exploitant le bois dans la région de la Sangha Mbaéré. Cette rencontre a aussi vu la présence de la ministre de la réconciliation nationale et ministre résident de la Sangha Mbaéré, Jeannette Dethoua.

 

(Radio nationale/TVCA)

Audience du PM Kamoun
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