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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:45

 

 

 

 

Burkina la France a veillé à évacuer Compaoré avec les moyens utiles


Québec - AFP / 04 novembre 2014 19h28 - La France a veillé à évacuer de son pays le président déchu du Burkina Faso Blaise Compaoré avec les moyens nécessaires, a indiqué mardi à Québec le président français François Hollande.


Pour permettre la transition au Burkina, la France a fait en sorte que le président Compaoré (...) puisse être évacué vers la Côte d'Ivoire et nous avons veillé à ce qu'il soit évacué en mettant à disposition tous les moyens qui pouvaient être utiles, a-t-il déclaré en conférence de presse.


Le départ de Blaise Compaoré était inéluctable pour éviter qu'il y ait des drames, des convulsions, ou même un bain de sang, selon le président français.


A la question de savoir si la France avait mis à disposition un hélicoptère pour cette opération, le président français a expliqué que la France avec les chefs d'Etat dans la région avait facilité l'évacuation du président qui n'était plus président du Burkina Faso.

Au Burkina Faso, le président a voulu se succéder à lui-même après plus de 27 ans de présidence. C'était beaucoup, a estimé le président français. La France lui a fait passer le message qu'il avait sans doute un rôle à jouer mais plus comme chef d'Etat de son pays, a poursuivi M. Hollande.


M. Compaoré a préféré prendre une autre option et des troubles ont éclaté, qui ont été assimilés par François Hollande à une forme de révolution. Dès lors, nous avons dit très clairement qu'il fallait que le président quitte le pouvoir, a réaffirmé le chef de l'Etat.


Pour la France les valeurs démocratiques sont essentielles avec la tenue d'élections dans le calendrier prévu, a-t-il rappelé en marge d'une visite au Québec.


M. Hollande a rappelé que la relation de la France avec l'Afrique était basée sur le respect des ordres constitutionnels avec des élections issues de la volonté populaire.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=534039 

 

« Blaise Compaoré pourra rester en Côte d'Ivoire tant qu'il le veut », tranche Alassane Ouattara

 

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire) - 2014-11-04 18:02:34 - De retour de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne où il a rendu une ‘’visite de courtoisie’’ au Président déchu du Burkina Faso Blaise Compaoré, le Chef de l’Etat Ivoirien Alassane Ouattara s’est exprimé pour la première fois, mardi soir, publiquement sur la crise burkinabè, estimant que « Blaise Compaoré pourra rester en Côte d’Ivoire tant qu’il le veut ».


‘'Blaise Compaoré pourra rester en Côte d'Ivoire tant qu'il le veut (…) A présent nous souhaitons que la transition en cours se fasse dans le cadre d'un processus apaisé et constitutionnel conformément aux orientations de l'Union africaine et de la CEDEAO ‘', a déclaré devant la presse, le Président Alassane Ouattara dans le salon d'honneur de l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.


"La Côte d'Ivoire est reconnaissante envers le Président Compaoré. C'est donc naturel que nous l'accueillons chez nous'', a-t-il ajouté en réponse aux partisans de l'ancien Chef de l'Etat Ivoirien Laurent Gbagbo qui viennent d'initier une opération baptisée "Compaoré dehors''.


Le samedi, M. Ouattara s'était exprimé via un communiqué en annonçant à l'opinion nationale et internationale que le Président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été ‘'accueillis'' à Yamoussoukro.


L'ex-Président Bukinabè, contraint à la démission vendredi face à un mouvement de contestation populaire, a trouvé dans la soirée du même jour, refuge à Yamoussoukro où il a été rencontré le lendemain par M. Ouattara.


Le Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Ghanéen, ‘'John Dramani Mahama envisage de se rendre, mercredi, en personne à Ouagadougou accompagné de deux autres Chefs d'Etat, pour y rencontrer les différentes parties prenantes'', souligne un communiqué de l'organisation sous-régionale.

 

http://www.apanews.net/article_read-808786-%C2%AB-blaise-compaoreourra-rester-en-ced-ivoire-tant-qu-il-le-veut-%C2%BB-tranche-alassane-ouattara.html#sthash.Dx0VHo4V.dpuf

« Blaise Compaoré pourra rester en Côte d'Ivoire tant qu'il le veut », tranche Alassane Ouattara
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:43

 

 

 

 

http://www.dw.de/ 

 

En République centrafricaine, depuis le 25 octobre dernier, existe l'Unité pour la Centrafrique, UPC. Il s'agit d' un mouvement politico-militaire, né d'une scission au sein de l'ex-Séléka, ancien mouvement de rébellion

 

Noureddine Adam, l'un des responsables de cette ex-rébellion veut prendre le contrôle du mouvement actuellement miné par dissensions internes.

 

Si des dissensions minent la Séléka, celle -ci assure pourtant qu'elle respecte et appliquera, quoi qu'il advienne, les accords de Brazzaville exigeant le retour de la paix en Centrafrique et cela avec la coopération de tous les mouvements de rébellion. Pour le Lieutenant Ngabdia Younouss, chef de cabinet de l'état -major de l'ex- Séléka, l'existence de l'Unité pour la Centrafrique, UPC, ne saurait ébranler la ferveur de la Séléka:

 

" On garde toujours le statu quo, parce que c'est un parti qui vient de naître. Et pour l'instant, on attend que les choses se normalisent parce que l'AG de l'aile politique de la Séléka qui devait commencer aujourd'hui a été reportée à début novembre. "

 

En espérant que la rencontre de novembre prochain permette à l'appel de Noureddine Adam de prendre le contrôle du mouvement, l'Unité pour la Centrafrique, UPC dit appliquer les exigences de l'accord de Brazzaville.

 

Ecoutons à ce propos, le porte-parole, Ahamat Nejad Ibrahim :

 

"Nous, on s'appuie sur l'Accord de Brazzaville comme notre texte de base. Nous, ce qu'on veut c'est le retour de la paix dans le pays. »

 

Malgré cette scission, l'ex-Seleka assure contrôler encore plus de la moitié du territoire quand bien même ses responsables Michel Djotodia et Noureddine Adam, sont contestés.

L'UPC, un nouveau mouvement en RCA
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 17:21

 

 

 

 

http://blog.crisisgroup.org/   4 November 2014  By Thierry Vircoulon | @TVircoulon

 

Les violents évènements des premières semaines d’octobre en République Centrafricaine – les meurtres en public et affrontements dans la capitale, Bangui ; les meurtres moins visibles qui sont commis dans un espace rural qui échappe à tout contrôle et qui représente une surface plus grande que la France ; et les incursions à la frontière avec le Cameroun – sont autant d’indices de l’affaiblissement du dispositif sécuritaire mis en place par la communauté internationale et du gouvernement intérimaire centrafricain lui-même.

 

L’attention internationale est naturellement focalisée sur Bangui où le gouvernement de transition est basé. Les affrontements d’octobre ont confirmé le peu de résultats de l’opération française Sangaris en termes de désarmement. Toutes les parties ont des armes, y compris les citoyens qui espèrent seulement se protéger. L’insécurité urbaine est permanente et facilite le déclenchement d’émeutes. En charge du maintien de la paix depuis le 15 septembre, la mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) a subi sa première perte humaine en octobre et peine à contrôler la capitale, sans parler du pays.

 

L’insécurité à Bangui accentue la fragilité du gouvernement de transition ; certains des affrontements les plus violents du mois d’octobre se sont déroulés juste devant la résidence de la présidente intérimaire Catherine Samba-Panza. Depuis le sommet de Brazzaville fin juillet, le gouvernement est incapable de lancer le dialogue intercommunautaire ou la consultation nationale qui devait faire office de processus politique. Les récentes accusations de détournement de fonds provenant d’Angola par la présidente Samba-Panza ont davantage affaibli son gouvernement qui approche dangereusement du moment où il sera considéré par beaucoup comme une partie du problème centrafricain plutôt que sa solution.

 

 …le gouvernement de transition est vivement critiqué non seulement par les groupes armés mais aussi par les partis politiques traditionnels.

 

Par conséquent, le gouvernement de transition est vivement critiqué non seulement par les groupes armés mais aussi par les partis politiques traditionnels. A la tête de la transition, Samba-Panza n’a pas privilégié la réconciliation et l’inclusion. Au contraire, le gouvernement de transition et le conseil de transition sont en porte-à-faux alors qu’ils devraient unir leurs efforts pour sauver le pays. Règlements de comptes et positionnement pour les prochaines élections (prévues en 2015) demeurent les principales préoccupations de la plupart des politiciens, ce qui discrédite encore un peu plus la classe politique centrafricaine aux yeux d’une population déjà très désenchantée. Bien que l’insécurité actuelle et l’absence de bureaucratie rendent les élections impossibles, les rivalités politiques sont exacerbées par la pression française en faveur de la tenue d’élections aussi tôt que possible. Certains politiciens ont déjà annoncé leur candidature tandis que d’autres se préparent en silence.

 

La cohésion régionale de façade se fissure face au désastre qui se joue en Centrafrique. Après le comportement violent et partial des forces tchadiennes à Bangui et leur retrait unilatéral en avril, l’Angola a décidé d’apporter son soutien financier et militaire à Samba-Panza, sans réelle consultation des autres acteurs de la crise centrafricaine (le Congo-Brazzaville, les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, la France et les Etats-Unis).

 

L’affaiblissement du gouvernement centrafricain et du dispositif sécuritaire international s’accompagne d’une fragmentation du pays en zones d’influence.

 

L’affaiblissement du gouvernement centrafricain et du dispositif sécuritaire international s’accompagne d’une fragmentation du pays en zones d’influence. Ces zones sont de plus en plus fluides alors qu’une direction unifiée fait défaut aussi bien au niveau de la Séléka que des milices anti-balakas et que ces deux mouvements se fragmentent en baronnies plus guidées par des considérations tribales, de pouvoir et de contrôle des ressources économiques (particulièrement de diamants, d’or et de pâturages) que par des considérations religieuses per se.

 

Les négociations avec les dirigeants anti-balakas ont envoyé un signal négatif en termes de lutte contre l’impunité et laissent les groupes anti-balakas penser qu’ils ont l’avantage sur le gouvernement. Certains groupes ont fait part de leur disponibilité pour « un autre 5 décembre 2013 » à Bangui (date à laquelle les groupes anti-balakas attaquèrent la capitale afin d’en chasser le gouvernement de Michel Djotodia soutenu par la Séléka). Des appels à la mobilisation venant de dirigeants anti-balakas à Bangui semblent entendus dans les provinces ; les combattants qui s’y trouvent – notamment à Bossembele, Bossemptele et Bossangoa, des zones où l’ancien président François Bozizé, lui-même évincé du pouvoir par Djotodia plus tôt en 2013, conserve une influence – se disent prêts à attaquer la capitale si nécessaire.

 

Pendant ce temps, les anciens chefs de guerre de la Séléka consolident leurs positions, notamment dans le nord et l’est du pays où ces divers groupes ont mis en place leur propre administration. La police, les douaniers et le personnel de justice ont fui la plupart des villes, laissant la Séléka imposer des taxes, arrêter et juger les voleurs. Michel Djotodia conserve une influence sur certains commandants de la Séléka, notamment ceux de la tribu Gula, mais la direction de la Séléka est maintenant officiellement divisée en deux mouvements : l’Unité pour la paix en Centrafrique et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique.

 

A cette fragmentation, qui ne devrait pas être assimilée à un affaiblissement, s’ajoutent de nouveaux groupes armés dans certaines zones (comme Révolution et Justice dans le nord-ouest). Chaque composante des groupes armés travaille à la consolidation de son propre pouvoir, économique aussi bien que militaire, au niveau local. En multipliant le nombre de seigneurs de guerre, la fragmentation croissante des groupes armés rend l’accès humanitaire plus difficile et dangereux et compliquera toute négociation.

 

Tous les éléments d’une crise de longue durée semblent réunis : une force de maintien de la paix qui n’est pas dissuasive, une autorité transitionnelle inefficace, des désaccords entre les acteurs extérieurs, l’impunité et la fragmentation des groupes armés. Afin de sortir de la dangereuse et actuelle impasse, la communauté internationale doit trouver les réponses à au moins six questions difficiles :

 

  • Quelle est la bonne stratégie et quels sont les instruments pour gérer les groupes armés (DDR, négociations, combat contre l’impunité, etc.) ? Comment articuler l’usage de la force militaire et le processus politique ?
  •  
  • Etant donné les limites de la MINUSCA, quelles capacités militaires et policières sont nécessaires pour stabiliser la situation ?
  •  
  • Que faut-il faire des forces de sécurité centrafricaines ? Est-ce que la création d’une unité militaire d’intervention est une bonne idée dans le contexte actuel ?
  •  
  • Le gouvernement de transition est-il toujours en mesure de fournir une solution politique et le cadre institutionnel actuel est-il toujours pertinent ?
  •  
  • Les puissances régionales pourraient-elles jouer un rôle constructif en faveur de la paix plutôt que de compliquer la résolution de la crise ?
  •  
  • Vouloir organiser un vote dans un pays à l’histoire électorale turbulente, sans liste des électeurs et en l’absence d’efforts sérieux pour mettre fin à la violence communautaire récente ou poser les fondations d’une réconciliation politique, contribuera-t-elle à la résolution de la crise ou à son aggravation ?
  •  

Pendant que les Nations unies peinent à mobiliser les ressources nécessaires pour leur mission centrafricaine et que l’Union européenne cogite sur l’après-mission EUFOR-CAR (prolongée jusqu’en mars 2015), ces questions devraient être au centre des discussions du groupe international de contact qui doit se réunir à Bangui la semaine prochaine.

Lu pour vous : RCA : Le temps des questions difficiles (ICG)
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 17:05

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-04 14:23:35 - L’insécurité à Bangui, la rentrée scolaire, l’élection et la Minusca font la Une de la presse de ce mardi Médias + avertit : « Attention au KM5 » tandis que Centrafric Matin s’interroge « A quand le désarmement de KM5 ? ».


Selon Médias +, « le départ des musulmans pacifistes et non Séléka de KM5, donne désormais l'occasion aux tueurs à gage islamistes de faire leur sale boulot et ils sont en train de préparer une vaste opération de vengeance pour leurs parents tués et des biens perdus ».


« Au cas où il n'y a pas de désarment de KM5, Boy-Rabe et de tous les autres arrondissements de Bangui, cette vague de violence ne finira jamais. C'est pourquoi nous demandons aux autorités de la transition de prendre leur responsabilité devant ce phénomène de violence pour lui trouver une solution» commente Centrafric Matin. 


Abordant la question de la Minusca, le même journal se demande : « Babacar Gaye et la Minusca peuvent-il juguler la crise en si peu de temps ? C'est une affaire de gros sous dans les poches », fait-il remarquer ajoutant : « arme à la main on ne pense qu'à repartir aussi riche de pétrodollars saoudiens. Alors Sangaris, l'Eufor-RCA, Minusca, chaque entité met en scène son scénario ».


Et de s'étonner de l'armada déployé par les forces onusiennes sans qu'il y ait la paix « autant de matériels de guerre, autant d'engins de la mort, autant de bureaucratie sans que la paix ne soit au rendez-vous. Chaque élément, petit et grand rêve d'une villa personnelle grâce à la RCA. S'il y a la paix tout de suite ils seront au chômage », souligne-t-il.


Et Le Confident de renchérir « le pompier Babacar Gaye à Bambari ». Le journal revient sur le déplacement du chef de la Minusca, samedi 1er novembre à Bambari pour « non seulement s'informer sur l'accentuation de l'insécurité dans cette ville mais aussi recueillir des propositions relatives à la régression de ces violences qui ont entrainé des pertes en vies humaines ».


Le Démocrate revient sur « la rentrée scolaire 2014-2015. Les enseignants exigent quatre mois de salaire ». 

 

Décidemment les enseignants se sont entendus pour ne pas reprendre le chemin de l'école afin de contraindre le gouvernement à répondre à leurs exigences. Entre autres exigences le versement des arriérés de salaire, la question de la sécurité et une bonne gestion des ressources humaines » souligne Le Démocrate.


Evoquant les futures élections, L'Hirondelle titre : « Centrafrique : Les élections au plus tôt en août 2015 ».

 

A en croire ce journal, à Bangui plus personne ne croit au respect de l'échéance du 15 février 2015. Donc, prolongation en vue pour la transition.


« On s'en doutait. On a désormais la certitude. Initialement programmées le 15 février 2015, les élections générales en RCA, scrutin présidentiel en tête, sera différé d'au moins d'un semestre. L'enjeu calendaire a été de nouveau évoqué lors d'un récent briefing politique de la Minusca », indique L'Hirondelle.

 

http://www.apanews.net/article_read-808759-inserite-bangui-rentrescolaire-ection-et-minusca-ea-une.html#sthash.3jRV1sOs.dpuf

Insécurité à Bangui, rentrée scolaire, élection et Minusca à la Une
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 16:18

 

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 04 novembre 2014 13h41 - L'homme fort de la transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Zida, a déclaré mardi au roi des Mossi, le plus influent chef traditionnel du pays, qu'il comptait remettre le pouvoir aux civils, a indiqué ce dernier à un journaliste de l'AFP.


Ils sont venus nous dire qu'ils vont remettre le pouvoir aux civils. Nous les avons encouragés à aller dans ce sens. Le pays doit retrouver la quiétude et la paix afin d'envisager son développement, a déclaré le Mogho Naba sur le perron de son palais après son entretien avec M. Zida.


Celui-ci, entouré d'une demi-douzaine de militaires, a rendu visite au Mogho Naba, chef très respecté de la plus importante communauté burkinabè, qui l'a reçu assis sur son trône, avec à ses côtés l'archevêque Philippe Ouédraogo et l'imam Sana, le chef de la communauté musulmane.


Accompagné de sa garde militaire, il s'est engouffré dans un gros 4X4 noir sans faire de commentaires après l'entretien.


Il devait rencontrer à 11H45 heures (locales et GMT) le président du Conseil constitutionnel. 

Ce dernier ne s'est pas exprimé depuis le début de la crise, en dépit de l'annonce par l'armée vendredi de la suspension de la Constitution et de la dissolution de l'Assemblée nationale.


M. Zida avait déjà ouvert la porte lundi à une transition civile, déclarant que le pouvoir exécutif sera conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel, et que cet organe de transition sera dirigé par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale, dans un délai le plus bref possible.

 
Le Burkina Faso est plongé dans une crise politique après la chute du président Blaise Compaoré, chassé par une insurrection populaire après 27 ans de pouvoir. 

Dans l'après-midi, M. Zida recevra des chefs d'entreprises et des responsables des syndicats, après avoir rendu visite à des malades de deux hôpitaux, a annoncé un militaire chargé de sa communication.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533889 

Burkina: le chef de la transition va remettre le pouvoir aux civils, selon un chef traditionnel
Burkina: le chef de la transition va remettre le pouvoir aux civils, selon un chef traditionnel
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 15:39

 

 

 

Le Burkina Faso, une base pour Paris

 

THOMAS HOFNUNG LIBERATION 3 NOVEMBRE 2014 À 20:06

 

ANALYSE

 

Avec Blaise Compaoré, la France perd un allié de longue date, devenu encombrant.

 

A Paris, la crise au Burkina Faso est suivie avec autant d’attention que de discrétion. Une discrétion à la mesure de l’enjeu stratégique que représente ce pays : si l’ex-colonie française n’a ni uranium (contrairement au Niger), ni pétrole (exploité au Gabon ou au Congo-Brazzaville), ni cacao (cultivé en Côte-d’Ivoire), l’ex-Haute-Volta est une importante plateforme militaire pour la France. Alors que Paris a établi en août à N’Djamena, au Tchad, le QG de l’opération Barkhane, «Ouagadougou reste le cœur du réacteur nucléaire du dispositif français dans la zone», assure le spécialiste des questions militaires Jean-Christophe Notin.

 

Entre l’état-major français et Blaise Compaoré, lui-même ancien officier, le courant est toujours bien passé. En 2010, l’armée française a installé à Ouagadougou, sans tambour ni trompette, la base arrière des forces spéciales qui opèrent dans la région. Sur l’aéroport de la capitale, les Français côtoient leurs homologues américains qui sont également à demeure au Burkina Faso, un pays jusqu’ici très prisé pour sa stabilité politique plus que pour sa vitalité démocratique.

 

«Puissance». D’après une source bien renseignée, un homme a joué un rôle clé dans l’installation des commandos français à «Ouaga» : le général Benoît Puga. Ancien patron des forces spéciales, ce dernier est aujourd’hui chef d’état-major particulier du président Hollande, après avoir été celui de Nicolas Sarkozy«En permettant aux militaires français de monter en puissance chez lui, le président Compaoré escomptait sans doute un soutien sans faille en retour», estime ce même observateur.

 

En 2011, l’ex-président burkinabé a fait face à une grave mutinerie au sein de l’armée, qui a gagné les rangs de la très fidèle garde présidentielle. Durant cette crise, qui préfigure à certains égards les derniers événements à Ouagadougou, Paris demeura plutôt discret. Certains observateurs assurent pourtant que Compaoré a pu compter sur le soutien des services français pour se rétablir. L’ambassadeur de France s’appelait alors Emmanuel Beth, un général qui a commandé l’opération Licorne en Côte-d’Ivoire et dont le frère, Frédéric Beth, dirigeait en 2011 le commandement des opérations spéciales avant de devenir le numéro 2 de la DGSE. «A ma connaissance, Paris n’est pas intervenu dans ces événements, même si Blaise Compaoré, paniqué, a appelé à deux reprises notre ambassadeur au plus fort de la tourmente, rétorque une source diplomatique proche du dossier. Il a réussi à se maintenir tout simplement parce que personne n’a eu l’idée parmi les mutins de le déposer.» Après avoir changé le gouvernement et toute la chaîne de commandement de son armée, le «beau Blaise» est parvenu à remonter sur son trône.

 

Pompier pyromane. Compaoré était sans nul doute un allié précieux, mais pas docile. «Il avait son propre agenda qui ne coïncidait pas forcément avec celui de Paris», souligne ainsi Antoine Glaser, auteur d’AfricaFrance (1). Dans les années 90, il était proche du colonel Kadhafi et a joué un rôle très trouble, pointé dans plusieurs rapports des Nations unies, dans les guerres civiles qui ont ensanglanté le Liberia et la Sierra Leone. Si son soutien actif aux rebelles qui ont tenté en 2002 de renverser Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire n’est un mystère pour personne, la question d’une tacite approbation de Paris reste ouverte. En bon pompier pyromane qu’il fut, Compaoré a ensuite joué les faiseurs de paix chez son voisin. Puis il a armé les forces pro-Ouattara après l’élection contestée de 2010. «Cela nous a bien arrangé à l’époque», confie un responsable français. Les ex-rebelles ont finalement délogé Gbagbo de son palais-bunker, avec l’aide active de l’armée française, en avril 2011.

 

Depuis l’élection de Hollande, Paris a émis de discrets signaux pour inciter Compaoré à passer la main, pressentant les troubles à venir. Début octobre, le président français a adressé un courrier à son homologue burkinabé lui offrant son soutien à une éventuelle candidature à un poste international. Restée lettre morte, cette missive qui a «fuité» dans Jeune Afrique révèle a contrario une forme d’impuissance. «La présence militaire française accrue en Afrique est le cache-misère d’une politique en déshérence sur le continent», assène Antoine Glaser.

 

(1) Fayard, février 2014.

 

Thomas Hofnung

 

 

 

«En fait, le régime Compaoré était carrément satanique !»

 

MARIA MALAGARDIS LIBERATION 3 NOVEMBRE 2014 À 20:06

 

REPORTAGE

 

Dans la villa ensanglantée du frère de l’ex-président ou dans celle encore pimpante de sa sœur : scènes post-insurrection au Burkina Faso.

 

C’est un peu la petite maison des horreurs version burkinabée : des traces de sang sur les murs. Mais aussi des intestins, retrouvés on ne sait où et qui pourrissent sur la pelouse du jardin. Sans oublier l’odeur de macchabée qui, par endroits, s’impose au milieu de cette vaste demeure dévastée. Depuis le week-end dernier, la maison saccagée de François Compaoré, le frère du président déchu, est devenue la dernière attraction à Ouagadougou.

 

L’ambiance y est morbide, fascinante. Tout autour, la capitale semble pourtant avoir retrouvé un rythme de vie normal, ses grandes artères sont à nouveau envahies d’une armada de motocyclettes. Comme si, après les violences de dimanche, les Burkinabés avaient décidé de marquer une pause.

 

Ce lundi, les déclarations du nouvel homme fort du pays (du moins provisoirement) étaient pour la première fois rassurantes : certainement sous la pression de la communauté internationale, le lieutenant-colonel Isaac Zida a promis une transition «dans le respect de l’ordre constitutionnel» et même la désignation d’une personnalité consensuelle pour la mener à bien, et ce rapidement.

 

«Archéologues». Mais la page ne se tourne pas si vite. Et c’est avec une curiosité avide que la foule découvre l’antre de l’homme de l’ombre de l’ancien régime. Plus encore que Blaise Compaoré, son frère cadet était craint et haï. En prenant d’assaut sa villa vendredi, alors que François Compaoré s’enfuyait au Bénin, les manifestants sont allés de surprise en surprise. Aujourd’hui encore, on continue à sonder les trous creusés dans les murs, à fouiller dans le tapis de documents et papiers qui recouvrent les sols de toutes les pièces. Souvent avec un mouchoir sur le visage, pour éviter l’odeur de mort. Lundi, les «archéologues» des vestiges de l’ancien régime ont découvert un fétiche et une tête de bélier. Aussitôt jetés dans un trou d’égout devant la maison. Un groupe de curieux se penchent, sifflent d’un air désabusé, soudain indifférents aux jeunes gens qui les harcelaient pour leur vendre contre 500 francs CFA (moins de 1 euro) «le dossier complet» : des photocopies de documents retrouvés dans la maison, mais aussi des «photos souvenirs» trouvées par les premiers arrivants : on y voit un crâne et une femme penchée sur ce qui ressemble à un corps : «C’est la femme de François ! Sur cette photo, elle est en train de boire le sang d’un albinos !» s’exclame un jeune vendeur.

 

Aussitôt, l’attention est détournée ailleurs : à l’intérieur de la maison, quelqu’un vient de retrouver un nouveau document. Il le brandit. Un attroupement se forme : c’est une longue lettre tapée à la machine qui s’intitule «Conseils au capitaine Diendéré». Impossible de la lire dans le détail au milieu de cette foule excitée. Elle n’est pas datée. Mais s’agit-il de l’actuel colonel Diendéré ? Ce dernier était jusqu’à vendredi le patron de la sécurité présidentielle. D’ailleurs, il est toujours à Ouagadougou, lui. Et ne semble pas avoir perdu pour l’instant beaucoup de son pouvoir, même s’il ne s’expose pas.

 

Pampa. Au Burkina Faso, il y a la rue, qui s’enflamme régulièrement désormais. Et il y a les coulisses, où se nouent les tractations. D’ailleurs, ce n’est pas «portes ouvertes» partout. Pour s’en persuader, il suffit de se rendre à 35 km de la capitale, à Ziniaré, village natal de l’ex-président. On peut y visiter l’église, belle bâtisse en brique rouge, où a été baptisé Compaoré. Et, perdu dans la pampa, l’orphelinat parrainé par sa femme, Chantal. Pour le reste, c’est un bourg poussiéreux et misérable d’où émergent quelques bâtiments administratifs aussi neufs que déserts, devant lesquels paissent des troupeaux de zébus. «Blaise n’a rien fait à Ziniéré, il n’a rien construit», soupire Gaston Sedgho, un typographe au chômage, installé au marché devant un bol de dolo, sorte de sorgho fermenté.

 

Portraits. Pourtant, Blaise Compaoré a bien construit quelques belles maisons. A commencer par la sienne : elle se cache au bout d’une superbe allée encadrée de lampadaires bleu ciel, un peu à l’écart du village. Mais impossible de remonter l’avenue : sous une guérite, trois hommes en civil, peu amènes, bloquent toute tentative. Il y a aussi la maison de sa sœur Antoinette : magnifique villa rose, d’un goût un peu clinquant, au cœur du bourg. Sa famille est toujours là. Derrière l’immense portail, des hommes sont affalés sur de larges canapés sous l’auvent de l’entrée. Sur les fenêtres du rez-de-chaussée, il y a toujours de larges portraits de l’ex-président, accompagnés du slogan «la vision d’un Burkina émergent». On y accueille les visiteurs, on leur offre même une bouteille d’eau. Mais les commentaires sur la situation sont laconiques, sur la défensive. Et «madame Antoinette» restera invisible.

 

C’est à Ziniéré que s’étaient réfugiés ministres et députés jeudi. Tous sont partis et certains sont retournés à Ouagadougou, réfugiés dans l’enceinte surprotégée de l’immense camp de gendarmerie de Paspanga. Dans l’attente de quel dénouement ? Hors de portée en tout cas des commentaires des visiteurs de la maison de François Compaoré : «En fait, ce régime était satanique ! Le frère du Président pratiquait même la magie noire !» s’exclame un petit homme au visage recouvert de scarifications. Qui soupire : «Il a manipulé, il a tué. Mais Dieu n’est pas pressé, et là enfin c’est fini.»

 

Par Maria Malagardis Envoyée spéciale à Ouagadougou

 

 

 

(Blaise et son frère cadet François Compaoré)

Lu pour vous : Avec Blaise Compaoré, la France perd un allié de longue date, devenu encombrant.
Lu pour vous : Avec Blaise Compaoré, la France perd un allié de longue date, devenu encombrant.
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 13:27

 

 

 

 

04/11/14 (Amnesty International)

 

Entretien avec Christian Mukosa, responsable de recherches au programme Afrique d’Amnesty International.

 

La Minusca peut-elle obtenir des résultats là où la force de l’Union africaine et l’opération française Sangaris n’ont que très partiellement réussi ?

 

Le nombre est important, mais c’est d’abord la qualité des troupes qui sera déterminante, leur engagement, leur capacité à se rendre à temps sur les points chauds, à gagner la confiance de la population. Bien déployés dans les endroits stratégiques, et non pas concentrés à Bangui, 10 000 ou même 6 000 hommes peuvent remplir la mission s’ils sont mobiles et efficaces. Le plus important est d’avoir une stratégie concrète de protection. Hélas, c’était loin d’être le cas jusqu’à présent. Il m’est arrivé de voir un nombre impressionnant de militaires de la Misca, assis, oisifs, dans leur cantonnement près de l’aéroport de Bangui alors que les gens avaient besoin de protection urgente dans les quartiers. Beaucoup de témoins ont vu des civils se faire tuer à proximité de militaires de la Misca ou de Sangaris qui préféraient ne pas intervenir de peur de déclencher une réaction qu’ils ne pourraient pas contrôler. Les troupes doivent être formées à ce genre de situations.

 

Le format militaire de la force est-il adapté à la réalité du terrain ?

 

Hors de Bangui et des grandes villes du pays, la Minusca devra faire face à des situations militaires, qui exigent un équipement lourd et les tactiques d’une armée. Mais les forces internationales doivent faire face à des situations où des civils sont imbriqués dans les violences. Or, cela n’a pas de sens d’envoyer un tank contre des individus qui sont armés de machettes. Il est préférable de faire intervenir des éléments formés au maintien de l’ordre. Les policiers peuvent approcher les gens, parlementer avec eux. Ils sont en principe plus outillés pour contenir les foules, désamorcer les situations, intervenir selon les standards des droits humains. Il y a donc un problème sérieux de planification et de stratégie. La force des Nations unies devrait s’adapter à cette situation. C’est pourquoi nous avons suggéré aux autorités centrafricaines de restaurer rapidement les forces de police avec l’appui des forces internationales.

 

Des militaires camerounais et congolais sont mis en cause dans des cas d’exécutions sommaires ou de disparitions. En avril, le Tchad a retiré son contingent, critiqué pour avoir tiré sur une foule qui le prenait à parti. Quelle garantie a-t-on que la Minusca ne commettra pas ce genre de violations ?

 

Nous avons demandé aux Nations unies de mener des enquêtes sur les crimes de membres de la Misca et de mettre en place un système sérieux de sélection. Les éléments qui ont commis des violations des droits humains dans leur propre pays ou en Centrafrique dans le cadre de la Misca, ne devraient pas faire partie de la Minusca. L’expérience montre que les forces qui ont commis des crimes dans leur propre pays, ont tendance à en commettre ailleurs. Mais selon nos informations, les contingents de la Misca ont été transférés après seulement quelques formations. Ce n’est pas suffisant. On sait qu’il est difficile pour les Nations unies d’attirer les troupes dans un pays comme la RCA, mais cela ne doit pas être une excuse.

 

Centrafrique : « La qualité des troupes de la Minusca sera déterminante »
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 13:21

 

 

 

 

Si la RCA est aujourd’hui engluée dans la plus grave crise politique de son histoire des cinquante dernières années de la période postcoloniale, c’est non seulement parce que ses dirigeants n’ont pas su ou voulu définir une vision globale à long terme de son avenir mais surtout parce que ces derniers ont toujours péché par un manque criard de vision de développement économique, ce qui a conduit immanquablement à un véritable pilotage à vue. C’est ainsi que le pays en pâtit douloureusement aujourd’hui et le peuple centrafricain en paie cash, de ce fait, ce très lourd tribut auquel on assiste tous chaque jour un peu plus.

 

N’empêche, plutôt que de continuer à pleurer dans les chaumières, peut-on raisonnablement imaginer une politique économique en faveur de la RCA capable de prendre en charge son destin pour la préparer à affronter les grands défis d’aujourd’hui et de demain liés notamment à la mondialisation et à la globalisation débridées et implacables auxquels notre pays ne peut échapper sous peine de se marginaliser par elle-même? Aussi, au moment où, la plupart des pays du continent s’activent-ils à créer les conditions propices de leur émergence à plus ou moins long terme, notre pays ne peut se permettre le luxe de continuer à tenir la queue de peloton ; à demeurer la risée du monde.

 

A l’épineuse question évoquée plus haut, je vais tenter d’y répondre par une approche endogène du développement économique de la RCA (I) et par une approche exogène de son développement économique (II). Cela requiert, bien entendu, un environnement de paix et de sécurité. Car, l’argent n’aime pas le bruit ; encore moins les bruits de bottes. Et comme disait si justement un grand Africain, Cheik Anta Diop,  la sécurité précède le développement. En effet, il n’y a pas de démocratie, de développement sans- ce que je qualifie- un minimum syndical sécuritaire. Ce triptyque va désormais de pair.

 

I. L’approche endogène du développement économique de la RCA.

 

Cette approche endogène du développement, c’est-à-dire abordée dans une optique de développement autocentré ne peut faire l’économie d’une analyse sectorielle des différents atouts et des handicaps de la RCA. Ainsi, j’analyserai tour à tour ces secteurs selon un mode prioritaire.

 

A. Le développement par l’agriculture, la ruralité et l’élevage.

 

1. Une mécanisation généralisée : Afin d’atteindre une production optimale dans les différents produits destinés à la consommation locale (produits vivriers) et dans ceux destinés à l’exportation (coton, café etc.), la RCA doit s’attacher à mécaniser son agriculture. Dans ce cas, le budget de l’Etat (ministère de l’agriculture et du développement rural) doit mettre un accent particulier sur l’acquisition de machines agricoles. A défaut, recourir, si besoin, à la coopération économique internationale ou aux concours des partenaires au développement.

 

L’Etat doit s’attacher à diversifier ses sources de productions. C’est-à-dire ne pas camper uniquement sur les principales productions, qui datent de l’ère de la période coloniale. Par exemple, expérimenter la culture du cacao, de la noix de cajou prisée sur le marché international, de l’hévéa etc.

 

2. La fourniture d’engrais et de semences : L’Etat doit assurer la fourniture d’engrais, semences et autres méthodes culturales afin de développer l’agriculture pour atteindre, entre autres, l’objectif de l’autosuffisance alimentaire, érigée au rang de priorité nationale et permettre les débouchés à l’export.

 

3. La création de coopératives agricoles : Les paysans et producteurs doivent être organisés en coopératives agricoles fondées sur le principe de l’entraide mutuelle.

 

D’importants moyens doivent être consacrés à l’élevage afin d’accroître le cheptel bovin, caprin, ovin qui a fait le succès de la RCA, lui permettant d’assurer l’exportation de cette production dans la sous-région et au-delà.

 

B. Le développement par l’exploitation rationnelle des mines et de l’énergie.

 

Les filières du diamant, de l’or, du fer et de l’uranium doivent être profondément restructurées afin de lutter contre contrebande et une exploitation anarchique.

Les Bureaux d’achat du diamant et l’activité diamantifère en général seront organisés conformément aux principes du processus de Kimberley qui proscrivent et lutte contre la commercialisation des diamants du sang.

 

L’activité d’orpaillage doit être revue et réglementée. La transformation des produits miniers en produits finis et semi-finis doit être développée afin de leur octroyer une plus-value.

 

Les modalités de relance de l’exploitation de l’uranium de Bakouma doivent être engagées. A défaut d’accord avec notre partenaire traditionnel, il faut envisager d’autres partenariats fondés sur le principe du gagnant-gagnant. Dans cette optique, une attention particulière doit être accordée à la protection de l’environnement et notamment à la protection sanitaire des populations concernées par ce site.

 

Les activités d’exploration et d’extraction pétrolières doivent être poursuivies afin que le pétrole centrafricain puisse devenir une réalité dans la vie du citoyen. Ces opérations, grâce à leur entrée en service effectif, devront impacter positivement le développement de la RCA. A cet effet, il convient de revisiter les études visant à l’exploitation des sites de Boromata, de Carnot et d’autres contrées du pays.

 

Afin de résorber définitivement les problèmes récurrents de délestage, une construction de barrages hydroélectriques et de centrales thermiques d’une capacité de production suffisante de Mégawatt s’impose. La production de l’électricité par biomasse pourrait également être testée.

 

Le réseau d’adduction et de distribution d’eau doit être rendu plus performant afin de fournir une eau potable de qualité aux  populations sur l’ensemble du territoire national.

 

C. Le développement par une utilisation efficiente des ressources hydriques, forestières, de la chasse et de la pêche et des activités touristiques.

 

Les mesures nécessaires doivent être prises afin d’enrayer la baisse constatée du niveau de nos eaux fluviales à mesure que le temps passe.

 

Le patrimoine forestier doit être protégé d’une exploitation sauvage. Les billes de bois doivent être transformées sur place afin de leur accorder une plus-value.

 

La lutte contre le braconnage et le trafic des espèces protégées poursuivie grâce à l’aide des Agents des eaux et forêt avec l’appui, si nécessaire, de la force publique conformément aux engagements internationaux souscrits dans le cadre de la convention internationale de Washington de 1973.

 

L’autre ambition est de faire de la RCA une destination touristique privilégiée car les atouts, en ce domaine, ne manquent pas. Des parcs nationaux, zoologiques et sites touristiques doivent être construits. La construction d’infrastructures hôtelières développée. L’offre touristique ainsi corrélée, en permanence, à la demande du marché.

 

D. Le développement du réseau routier et des moyens de transport.

 

Afin de traiter le problème de l’insuffisance des routes bitumées et très dégradées communément appelées « kissoro »- pas plus de 300 km de routes goudronnées- due à un manque de vision politique et économique à long terme et un manque criant d’entretien ainsi que le problème non moins épineux de la rupture de nombreux ponts sur l’ensemble du pays, accroissant d’autant dangereusement l’enclavement du pays, une Agence nationale des grands travaux (ANGT) devra voir le jour et aura principalement pour mission d’assurer le contrôle et la bonne exécution des projets de travaux publics. Cet organisme pourrait avoir le statut d’un Etablissement public administratif (EPA) pour garantir l’aboutissement de sa mission.

 

La RCA devra être dotée de moyens de transport aériens, routiers, fluviaux viables pour désenclaver l’ensemble du territoire ; aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières. Des pourparlers doivent être engagés avec les partenaires afin d’atteindre cet objectif.

 

E. L’essor par une politique de l’égalité des territoires, du logement et de la domanialité publique.

 

Une politique d’envergure de l’aménagement du territoire doit être conduite afin de développer surtout, à l’intérieur du pays, des Centres (ou pôles) régionaux de développement (CRD) dans le cadre d’une politique de régionalisation accélérée et assis sur la valorisation des richesses du terroir. Cette politique concernera notamment les seize (16) régions que compte le pays et situées dans le ressort des seize (16) préfectures.

 

Cette politique de régionalisation accélérée pourrait également être mise en œuvre à la faveur de l’instauration de l’organisation des festivités nationales tournantes qui seront l’occasion de la réalisation de différents ouvrages publics dans la région hôte c’est-à-dire celle qui accueille, pour la circonstance, la fête nationale.

 

Afin de combler le déficit très important en logements modernes, plusieurs milliers de logements sociaux devront être édifiés dans les grands centres urbains avec l’aide éventuellement de partenaires au développement ou pays amis.

 

Une réforme foncière sera initiée et concernera aussi bien le foncier urbain que rural.

 

F. L’essor par l’accroissement des activités de la poste, des infrastructures des télécommunications et la vulgarisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

 

Le service de la poste doit être redynamisé afin de remplir sa mission de transport du courrier et des colis à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

 

Afin d’assurer la couverture du pays dans le domaine des télécommunications et des nouvelles technologies de l’information et de la communication, la société nationale des télécommunications (SOCATEL) et les sociétés privées de téléphonie seront incitées à se mettre au diapason. Dans cette perspective, des consignes claires seront données à l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) dans le cadre de son cahier des charges.

 

La RCA doit devenir, à terme, un des quartiers phares du numérique en Afrique. Etendue sur son territoire de 623 00 km2, la RCA devrait expérimenter le réseau à fibre optique par une connection au réseau de Congo-Brazzaville qui dispose désormais du haut débit. Ceci, en raison de la faiblesse du taux de pénétration d’Internet en Centrafrique.

 

Rappelons, à toutes fins utiles, que cette mesure est propre à participer de l’amélioration du climat des affaires et contribuerait à qualifier la RCA à une meilleure place lors des prochaines publications des évaluations de Doing Business de la Banque Mondiale.

 

 G. L’essor par le commerce, l’industrie, les PME- PMI et l’artisanat.

 

Les dernières évaluations de Doing Business de la Banque Mondiale place la RCA au 183e rang sur 183 pays. Ainsi, les conditions doivent être créées afin d’offrir à la RCA un environnement juridique et économique sécurisé notamment en droit des affaires et dans le cadre des recommandations de l’OHDA.

 

Les activités économiques doivent être libéralisées pour permettre une concurrence saine, libre et non faussée : aucune prise de position dominante, monopolistique ou de prise de position oligopolistique ne pourrait avoir droit de cité.

 

Le Code des investissements rénové et un nouveau Code de la concurrence et de la consommation adopté.

 

Un Centre de promotion des investissements de Centrafrique (CEPICA) porté sur les fonts baptismaux pour permettre une simplification et un allègement des procédures de création des entreprises.

 

Le principe des zones franches et du partenariat public-privé (PPP) doit être exploré en matière industrielle afin d’attirer le maximum d’entreprises.

 

Aucune entrave à la liberté d’entreprendre ne doit être tolérée.

 

Les journées économiques de la RCA consistant à présenter les différents atouts et potentialités économiques du pays devront être organisées périodiquement dans les pays du nord afin d’attirer l’investissement direct étranger (IDE).

 

Un programme de privatisation doit être conduit afin de sauver les entreprises publiques (sociétés d’Etat et société d’économie mixte) en difficulté mais encore viables. Ainsi, une analyse de la situation économique et financière de chaque entreprise sera effectuée pour répertorier celles qui sont susceptibles de bénéficier de ce type de programme. Selon les cas, l’Etat expérimentera les modes de gestion suivants : le contrat de services, le contrat d’assistance, le contrat de gestion, le contrat de concession. Dans ces conditions, une loi sur le désengagement partiel ou total de l’Etat des entreprises publiques sera votée pour formaliser ces méthodes de gestion modernes de sorte que l’intérêt public soit préservé.

 

Un Comité spécialement créé pourra se charger du pilotage de la restructuration de ces entreprises publiques.

 

H. Le développement par la mise en œuvre d’un programme de sécurisation des recettes publiques.

 

Afin d’assurer la gestion efficiente des finances publiques, il est impératif de prendre les mesures propres à assurer la sécurisation des recettes publiques. Cela passe par la mise en œuvre d’un programme d’informatisation généralisée des régies financières (Douane, Impôts et domaines, Trésor public, Perception etc.) afin d’assurer leur traçabilité en amont. Dans cette optique, des objectifs de résultat devront être fixés aux fonctionnaires et agents publics de ces services financiers en contrepartie de la quote-part, qui leur est périodiquement versée.

 

Une Autorité administrative indépendante dotée de moyens matériels et humains conséquent sera créée et sera chargée de lutter contre la fraude et la corruption. Une Cour de répression des crimes économiques et financiers (CRCEF) se chargera de sanctionner ces faits de fraude et corruption.

 

Des mesures d’économie doivent être prises afin de réduire le déficit abyssal du budget de l’Etat et, éventuellement, celui des collectivités locales. Sans oublier l’objectif fixé année après année de désendetter l’Etat et les collectivités locales. Le tout dans le but de réaliser une croissance économique soutenue. C’est-à-dire un taux de croissance à deux chiffres pour pouvoir réduire le chômage endémique surtout celui des jeunes et la pauvreté structurelle.

 

Afin de parvenir à l’impérieuse nécessité d’assainir les finances publiques, le format du gouvernement, du Parlement et le train de vie de l’Etat seront réduits. Le nombre des membres du gouvernement ne devra pas dépasser vingt-cinq personnes; celui des parlementaires un certain seuil. Ainsi, les considérations politiciennes doivent être mises de côté pour privilégier la gestion des finances publiques et des deniers de l’Etat en bon père de famille.

 

Un train de mesures en faveur de la compétitivité de notre économie et de la stabilisation des prix sera envisagé afin d’améliorer le cadre macro-économique du pays. Une étude sérieuse sur le niveau des prélèvements obligatoires (Impôt sur les sociétés, taxe sur la valeur ajoutée, droits de douane, taxes diverses etc.) sera conduite afin de voir dans quelle mesure accroître l’assiette financière de l’Etat.

 

En l’état actuel de nos finances publiques, le niveau des recettes budgétaires propres- avec un budget évalué à la bagatelle de quelque deux cents milliards de francs CFA- reste très insuffisant pour mettre en œuvre une politique ambitieuse de développement économique. C’est pourquoi, des mesures alternatives doivent être imaginées.

 

En fonction du retour de la santé financière du budget, l’Etat pourrait organiser le déblocage des effets financiers des traitements et salaires de la fonction publique pour soutenir la consommation et la croissance.

 

Je refuse, pour ma part, de croire que la fatalité ou la malédiction serait consubstantiellement centrafricaine ou se serait injustement abattue sur notre pays, plombant définitivement ses capacités d’intervention et son essor.

 

Un nouveau Code des marchés publics doit être voté.

 

L’Etat s’attellera à créer les conditions nécessaires en vue de favoriser l’implantation de Banques agricoles, commerciales et industrielles et des compagnies d’assurances afin de financer l’économie réelle et ainsi densifier le tissu économique encore très embryonnaire. Cette mesure est de nature à accroître le taux de bancarisation encore très faible- autour de 3% dans une hypothèse optimiste- en Centrafrique.

 

J. Le développement par la maîtrise des effectifs de la fonction publique.

 

Pour contenir l’effectif de la fonction publique estimé à vingt quatre mille membres, les fichiers des fonctionnaires et agents publics seront régulièrement toilettés afin d’en extirper le personnel fictif ou fantômes émargeant indûment au budget de l’Etat. Ce, au nom de l’assainissement des finances publiques.

 

La maîtrise de ces effectifs passe par un programme d’informatisation de ces fichiers.

Les agents émargeant doublement ou de façon multiple au budget de l’Etat devront être sévèrement sanctionnés voire radiés des effectifs de la fonction publique.

 

K. Le développement par l’emploi des jeunes et l’entreprenariat féminin.

 

Le renouvellement des générations notamment du personnel administratif doit pouvoir s’opérer au sein de la fonction publique afin de dynamiser l’administration et la rendre plus efficace. Au-delà du recrutement par voie de concours, l’entrée dans la fonction publique doit se faire sur la base de la méritocratie républicaine, de la probité et de la compétence.

 

Le secteur dit marchand ou concurrentiel, voie royale d’entrée des jeunes dans la vie active, doit suivre un rythme de progression, sous l’impulsion des pouvoirs publics, afin d’absorber le flot continu des jeunes qui grossissent chaque année le marché du travail.

 

Avec la mise en œuvre des mesures citées plus haut, la RCA devrait pouvoir créer des milliers d’emplois et ainsi réduire drastiquement le chômage des jeunes.

 

L’entreprenariat au féminin se fera par le mécanisme du micro crédit ou de la micro finance afin de permettre à nos femmes d’entreprendre des activités génératrices de revenu et les rendre plus autonomes. Des mesures d’accompagnement leur seront offertes afin de réussir leur insertion dans le tissu économique.

 

La femme centrafricaine doit devenir une véritable actrice du développement par son insertion dans le secteur formel.

 

II. L’approche exogène du développement de la RCA.

 

Mondialisation oblige, la RCA ne peut vivre en autarcie. C’est-à-dire se couper du reste du monde dont elle fait partie intégrante et dont elle a besoin pour prendre ce train de la mondialisation qui file à la vitesse grand V.

 

A. La dynamique de l’aide publique au développement (APD).

 

Force est de relever qu’aussi longtemps qu’elle n’aura pas acquis sa pleine souveraineté financière et une surface financière suffisante pour faire face à ses dépenses régaliennes et en mesure de mettre en œuvre son programme de développement économique et social, la RCA aura encore besoin de la mythique Aide publique au développement servie par nos partenaires traditionnels pour consolider les bases de notre développement. Cette aide résulte de notre coopération dynamique avec nos partenaires privilégiés.

 

B. La diversification de la coopération au développement.

 

La RCA ne doit lésiner sur aucun moyen pour assurer son développement. A cet égard, elle usera d’une diplomatie économique active pour parvenir à cette fin. Une coopération économique et financière internationale sera donc déployée tous azimuts. En ligne de mire la construction de grands projets de développement.

 

Un accent particulier doit être mis sur les opérations liées au transfert de technologie et au transfert de compétence.

 

C. La conclusion d’un nouveau partenariat avec les institutions de Breton Wood, multilatérales et bilatérales.

 

Notre relation avec le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne ou la Banque africaine de développement doit privilégier une solution basée sur un rapport de partenariat gagnant-gagnant.

 

D. La renégociation de la dette extérieure.

 

Un dialogue permanent doit être maintenu avec les institutions bilatérales et multilatérales pour bénéficier non seulement de leurs concours financiers mais également pour obtenir, dans la mesure du possible, une restructuration de notre dette dans le sens de sa remise partielle ou de son annulation. Car, faut-il le rappeler, le service de la dette handicape lourdement les projets d’investissements.

 

 

                                                                           Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM

Ma vision du développement économique  a minima de la RCA ou comment jeter les bases d’un développement durable en RCA par Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 01:22

 

 

 

03/11/14 (Afrikaweekly.com)

 

Par un arrêté du ministère français des Finances datant du 29 octobre et publié le 31 octobre 2014, les avoirs de Jean-Francis Bozize sont gelés. Dans le texte il est mentionné que le fils de l’ancien président centrafricain détient les deux nationalités, française et centrafricaine. Cette même mesure qui concerne également trois autres citoyens français d’origine centrafricaine et un Français d’origine tchadienne.

 

Ils sont accusés d’œuvrer à la déstabilisation de la République centrafricaine et à l’encontre des objectifs poursuivis par les résolutions 2134 (2014), 2127 (2013) et 2121 (2013) adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies, e« tentent de commettre un acte de terrorisme (…) dans le but de gravement intimider une population, contraindre indûment des pouvoirs publics et gravement déstabiliser les structures fondamentales politiques et constitutionnelles d’un pays ».

 

C’est le directeur général du Trésor qui a été chargé de la mise en œuvre du présent arrêté, dont les dispositions entrent en vigueur pour une durée de six mois. Selon le code monétaire et financier français, sont gelés les fonds, instruments financiers et ressources économiques qui appartiennent en plus de Jean Francis Bozizé, à Ange-Barthélémy Oueifio-Goningai (RCA), Feibonazoui Mberendeh Oueifio (RCA), Eric Danboy Bagale (RCA) et Abdelmanane Mahamat Katap (Tchad)Sont interdits de leur part les mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques à leur bénéfice.

 

L’ancien président de Centrafrique, François Bozizé, et son fils Jean-Francis font partie d’une liste de onze personnes que le Conseil de sécurité voulait sanctionner. Les diplomates reprochent à l’ancien président centrafricain et à son fils d’organiser et de soutenir les milices anti-balaka et d’être un obstacle à une sortie de crise en Centrafrique.

 

 

NDLR : Le médiateur de la crise centrafricaine doit désormais cesser d'inviter Jean Francis Bozizé à Brazzaville

 

 

 

Arrêté du 29 octobre 2014 portant application des articles L. 562-1, L. 562-2 et suivants du code monétaire et financier

 

JORF n°0253 du 31 octobre 2014 page 18219 

texte n° 20 


ARRETE 


Arrêté du 29 octobre 2014 portant application des articles L. 562-1, L. 562-2 et suivants du code monétaire et financier 


NOR: FCPT1418367A 

 

Par arrêté du ministre des finances et des comptes publics en date du 29 octobre 2014, compte tenu des résolutions 2134 (2014), 2127 (2013) et 2121 (2013) adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies respectivement à sa 7 103e séance le 28 janvier 2014, à sa 7 072e séance le 5 décembre 2013 et à sa 7 042e séance le 10 octobre 2013 ; compte tenu de la décision du Conseil de l'Union européenne 2013/798/PESC modifiée concernant des mesures restrictives à l'encontre de la République centrafricaine ; vu le code monétaire et financier, notamment son article L. 562-1 ; vu le code monétaire et financier, notamment son article L. 562-2 ; considérant que : 

 

BOZIZE (Jean-Francis), né le 19 février 1970 à Bangui, République centrafricaine, de nationalités française et centrafricaine, domicilié dans les Yvelines ; 

 

OUEIFIO-GONINGAI (Ange-Barthélémy), alias : a) Ange Barthélémy OUEIFIO ; b) Ange Barthélémy GONINGAI-OUEIFIO ; c) Ange Barthélémy GONINGAL ; d) Ange OUEIFIO, né le 29 mars 1976 à Bangui, République centrafricaine, de nationalité française, domicilié en Seine-et-Marne ; 

 

OUEIFIO (Feibonazoui Mberendeh), né le 22 mai 1980 à Bangui (République centrafricaine), de nationalité française, domicilié en Seine-Saint-Denis ; 

 

MAHAMAT KATAP (Abdelmanane), alias : a) Abdel Manane KHATAB MAHAMAT, b) Abdelmaname MAHAMAT, c) Abdel Manane MAHAMAT KATAP, d) Abdel Manane KATAPE MAHAMAT, né le 22 juillet 1968 à N'Djamena (Tchad), de nationalité française, domicilié dans l'Oise ; 

 

DANBOY BAGALE (Eric), alias : a) Eric DANBOYE, b) Eric DANBOYE BAGALE, d) Eric DANBOY, né le 27 décembre 1978 à Bangui (République centrafricaine), domicilié en Centrafrique, 

 

œuvrent à la déstabilisation de la République centrafricaine et à l'encontre des objectifs poursuivis par les résolutions ci-dessus citées, et tentent de commettre un acte de terrorisme au sens de l'article 1er, paragraphe 3, sous-paragraphes c et i, de la position commune 2001/931/PESC du Conseil du 27 décembre 2001 dans le but de gravement intimider une population, contraindre indûment des pouvoirs publics et gravement déstabiliser les structures fondamentales politiques et constitutionnelles d'un pays. 

Sont gelés les fonds, instruments financiers et ressources économiques qui appartiennent aux personnes ci-dessus mentionnées. Sont interdits les mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques à leur bénéfice. 


Le directeur général du Trésor est chargé de la mise en œuvre du présent arrêté, dont les dispositions entrent en vigueur à la date de sa publication au Journal officiel de la République française et pour une durée de six mois. 


Notification des voies et délais de recours 


Le présent arrêté peut être contesté dans les deux mois à compter de sa notification, soit par recours gracieux adressé au ministère des finances et des comptes publics, 139, rue de Bercy, 75572 Paris Cedex 12,

 

télédoc 233, ou à liste-nationale@service-eco.fr, soit par recours contentieux auprès du tribunal administratif de Paris, 7, rue de Jouy, 75181 Paris Cedex 04,

 

 téléphone : 01-44-59-44-00, télécopie : 01-44-59-46-46,

 

urgences télécopie référés : 01-44-59-44-99, greffe.ta-paris@juradm.fr.

 

En l'absence de réponse à un recours gracieux dans les deux mois qui suivent la date du recours, il y a rejet implicite de la demande et le tribunal administratif de Paris pourra être saisi dans les deux mois suivant le rejet implicite 

Centrafrique: la France gèle les avoirs financiers de Jean-Francis Bozizé et Cie
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 20:53

 

 

 

 

http://www.lacapitale.be/   Belga  Lundi 3 Novembre 2014 à 

 

L’armée belge vient, pour la seconde fois en quelques mois, de renoncer à participer, faute de crédits, à l’opération de l’Union européenne en Centrafrique (Eufor RCA), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

 

À la mi-octobre, une compagnie (soit une bonne centaine d’hommes) du 12ème/13ème bataillon de Ligne de Spa, une unité d’infanterie légère, a reçu un ordre d’avertissement : se tenir prête à se déployer vers la fin de l’année à Bangui. dans le cadre de l’Eufor pour sécuriser durant trois mois l’aéroport de la capitale centrafricaine. Mais une semaine plus tard, le contre-ordre est venu, après que l’état-major de la Défense a appris que le gouvernement imposait des économies à hauteur d’environ 220 millions d’euros l’année prochaine au département.

 

L’information sur l’annulation, à un stade très précoce des préparatifs, de cette possible mission a été confirmée lundi par plusieurs sources militaires en marge de la visite du nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput, aux unités de la composante Terre.

 

Déjà l’an dernier sous le gouvernement Di Rupo, la Belgique avait dû renoncer, pour des raisons budgétaires, à la force européenne en Centrafrique, l’Eufor-RCA,

 

Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l’ordre à l’aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, tout proche de l’aérodrome. Son mandat a été prolongé par l’UE fin septembre de trois mois, jusqu’en mars 2015.

Spa: le 12/13e de Ligne doit renoncer à une mission en Centrafrique faute de crédits
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