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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 22:48

 

 

 

Reportages

 

MSF : un facteur de cohésion sociale en Centrafrique ?

 

http://fr.euronews.com   23/12 16:40 CET

 

“Ne serait-ce que notre neutralité, notre impartialité, le fait qu’on puisse travailler aussi bien pour un musulman qu’un chrétien, qu’un animiste, c’est un facteur de cohésion sociale. Dans nos hôpitaux on peut retrouver les gens de groupes opposés. C’est un phénomène de cohésion sociale. Et on a vu malgré tout parfois dans nos hôpitaux, à des moments très critiques, des gens qui disaient « pourquoi vous gardez ce musulman à l’intérieur de l’hôpital, il faut leur donner, ils sont venus le chercher ».. Ca, c’est quelque chose qui coupe le souffle. Il y a eu une période comme ca au mois d’octobre, ca a été très difficile.

 

Maintenant ça a l’air de s’apaiser un petit peu. Mais ma crainte c’est que les problèmes de fond ne soient pas réglés. Et qu’il y ait toujours des gens qui soient prêts à manipuler les autres, pour utiliser ces dissensions, ces ressentiments, pour refaire partir une nouvelle crise.”

 

Copyright © 2014 euronews

 

 

Reportages

 

Centrafrique : une violence à fleur de peau

 

http://fr.euronews.com   23/12 14:16 CET

 

“Les explosions ont eu lieu parce qu’à un moment les Seleka sont descendus du nord comme les hordes Gengis Khan, ont fondu sur Bangui, et au passage ont détruit, volé, pillé, massacré, torturé. Et une fois qu’ils se sont installés au pouvoir à Bangui, ce n’était pas très paisible pour la population des quartiers de Bangui. Ils se sont malheureusement comportés en seigneurs de guerre ayant tous les droits sur une population asservie.

 

Après, quand les anti Balaka sont arrivés, ils n’ont pas su, pas pu, pas voulu s’arrêter également. Et ils étaient aussi un peu livrés à eux-mêmes. Aujourd’hui il y a très peu de coordination chez les anti Balaka, et ils sont un peu partout dans le pays.

 

Tout à l’heure on parlait de DDR, un des outils qui pourrait faciliter les choses, c’est de mettre en place ce DDR: désarmer ces gens, les démobiliser, les réintégrer dans la vie active, la vie civile.

Mais malheureusement, d’une manière générale les DDR sont toujours des processus difficiles à mettre en place, et plus particulièrement dans un pays où l’économie est complètement moribonde. Comment réintégrer les gens dans un pays où léconomie ne fonctionne pas. C’est pratiquement impossible. Donc il faudra être très imaginatif, et cela prendra certainement beaucoup de temps

 

La violence sort très vite, elle est à fleur de peau. Parfois il suffirait de pas grand-chose pour que un père de famille puisse se transformer en tueur. Et il aurait peut-être ses raisons, bonnes ou mauvaises, il ne m’appartient pas de le juger. Je crois que cela va être vraiment un long, long chemin avant que les deux communautés arrivent à vivre en paix. Ce qui s’est passé, c’est que, dans des villages par exemple, à l’arrivée des Seleka, les deux communautés vivaient en parfaite harmonie. Quand les Seleka sont arrivés, la partie de la communauté musulmane ne s’est pas forcément interposée entre ses amis d’enfance et les Seleka. Cela a crée un certain ressentiment assez naturel par la suite. Certains ne se sont pas interposés, d’autres ont profité de la situation pour développer leurs affaires. Et les troisièmes se sont carrément rangés du côté des vainqueurs. Ce qui fait qu’après, la population, même si en face d’elle elle n’a plus de combattants, mais des enfants, des femmes ou des vieillards, en veut toujours à cette partie de leur communauté. Puisqu’ils forment une communauté. Ils en veulent toujours à cette partie de la communauté qui les a abandonnés.


Il y en a beaucoup qui ressentent cela comme vraiment un abandon, et la plaie risque de mettre pas mal de temps à se refermer.

 

Même s’il y a chez beaucoup de gens la volonté de tirer un trait sur ce qui s’est passé, il y aura toujours des gens qui sont là assez prompts à rallumer la mèche.”

 

Copyright © 2014 euronews

 

 

 

Reportages  Insécurité en Centrafrique : un risque sanitaire

 

http://fr.euronews.com   23/12 14:16 CET

 

“ Pour ce qui concerne la prise de risque, elle est claire. Au mois de mars 2014 à Boguila, dans un hôpital géré par MSF 18 personnes ont été tuées. Et c’est venu de nulle part. C’est un drame. Que les gens puissent être tués comme ça, d’un instant à l’autre. Et on ne peut pas dire que c’est la sécurité qui a été mal gérée, non. C’est venu de nulle part, instantanément. Et les conséquences après c’est que les équipes de MSF se retirent, les soins qui étaient donnés à la population automatiquement se retrouvent amputés d’une partie de leur capacité.

 

Maintenant le projet de Boguila est géré depuis Paoua, par une équipe qui vient de Paoua jusqu’à Boguila et repart. Mais la décision n’a pas été prise de remettre une équipe d’expatriés en permanence à Boguila. A Batangafo aussi, il y a eu des incidents très graves, qui ont là aussi nui grandement à la qualité des soins qui peuvent être dispensés à la population.

 

 A Paoua également, MSF a été obligé de se retirer récemment, parce qu’on est arrivé à un moment où un conflit social n’est plus gérable. Et que l’outil étatique ne fonctionnant pas normalement, on arrive pas à avoir l’appui du gouvernement. Dans un autre pays on aurait sans doute pu demander au gouvernement, au ministère de la santé, au ministère de l’action humanitaire, éventuellement au Premier Ministre ou à la Présidente, de venir parler avec les gens. Mais là c’est quelque chose d’impossible. On est arrivé à une impasse et limpasse crée de l’insécurité, et l’insécurité à un moment n’est plus acceptable, donc on retire les équipes. Avec toujours l’espoir de pouvoir revenir, de reprendre la discussion, la négociation, mais c’est difficile. Et c’est arrivé parce que l’Etat n’est pas suffisamment fort. Et là clairement on aurait eu besoin de l’appui de l’Etat

 

Copyright © 2014 euronews

Trois reportages sur la RCA par euronews.com
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 22:48

 

 

 

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MSF : un facteur de cohésion sociale en Centrafrique ?

 

http://fr.euronews.com   23/12 16:40 CET

 

“Ne serait-ce que notre neutralité, notre impartialité, le fait qu’on puisse travailler aussi bien pour un musulman qu’un chrétien, qu’un animiste, c’est un facteur de cohésion sociale. Dans nos hôpitaux on peut retrouver les gens de groupes opposés. C’est un phénomène de cohésion sociale. Et on a vu malgré tout parfois dans nos hôpitaux, à des moments très critiques, des gens qui disaient « pourquoi vous gardez ce musulman à l’intérieur de l’hôpital, il faut leur donner, ils sont venus le chercher ».. Ca, c’est quelque chose qui coupe le souffle. Il y a eu une période comme ca au mois d’octobre, ca a été très difficile.

 

Maintenant ça a l’air de s’apaiser un petit peu. Mais ma crainte c’est que les problèmes de fond ne soient pas réglés. Et qu’il y ait toujours des gens qui soient prêts à manipuler les autres, pour utiliser ces dissensions, ces ressentiments, pour refaire partir une nouvelle crise.”

 

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Centrafrique : une violence à fleur de peau

 

http://fr.euronews.com   23/12 14:16 CET

 

“Les explosions ont eu lieu parce qu’à un moment les Seleka sont descendus du nord comme les hordes Gengis Khan, ont fondu sur Bangui, et au passage ont détruit, volé, pillé, massacré, torturé. Et une fois qu’ils se sont installés au pouvoir à Bangui, ce n’était pas très paisible pour la population des quartiers de Bangui. Ils se sont malheureusement comportés en seigneurs de guerre ayant tous les droits sur une population asservie.

 

Après, quand les anti Balaka sont arrivés, ils n’ont pas su, pas pu, pas voulu s’arrêter également. Et ils étaient aussi un peu livrés à eux-mêmes. Aujourd’hui il y a très peu de coordination chez les anti Balaka, et ils sont un peu partout dans le pays.

 

Tout à l’heure on parlait de DDR, un des outils qui pourrait faciliter les choses, c’est de mettre en place ce DDR: désarmer ces gens, les démobiliser, les réintégrer dans la vie active, la vie civile.

Mais malheureusement, d’une manière générale les DDR sont toujours des processus difficiles à mettre en place, et plus particulièrement dans un pays où l’économie est complètement moribonde. Comment réintégrer les gens dans un pays où léconomie ne fonctionne pas. C’est pratiquement impossible. Donc il faudra être très imaginatif, et cela prendra certainement beaucoup de temps

 

La violence sort très vite, elle est à fleur de peau. Parfois il suffirait de pas grand-chose pour que un père de famille puisse se transformer en tueur. Et il aurait peut-être ses raisons, bonnes ou mauvaises, il ne m’appartient pas de le juger. Je crois que cela va être vraiment un long, long chemin avant que les deux communautés arrivent à vivre en paix. Ce qui s’est passé, c’est que, dans des villages par exemple, à l’arrivée des Seleka, les deux communautés vivaient en parfaite harmonie. Quand les Seleka sont arrivés, la partie de la communauté musulmane ne s’est pas forcément interposée entre ses amis d’enfance et les Seleka. Cela a crée un certain ressentiment assez naturel par la suite. Certains ne se sont pas interposés, d’autres ont profité de la situation pour développer leurs affaires. Et les troisièmes se sont carrément rangés du côté des vainqueurs. Ce qui fait qu’après, la population, même si en face d’elle elle n’a plus de combattants, mais des enfants, des femmes ou des vieillards, en veut toujours à cette partie de leur communauté. Puisqu’ils forment une communauté. Ils en veulent toujours à cette partie de la communauté qui les a abandonnés.


Il y en a beaucoup qui ressentent cela comme vraiment un abandon, et la plaie risque de mettre pas mal de temps à se refermer.

 

Même s’il y a chez beaucoup de gens la volonté de tirer un trait sur ce qui s’est passé, il y aura toujours des gens qui sont là assez prompts à rallumer la mèche.”

 

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Reportages  Insécurité en Centrafrique : un risque sanitaire

 

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“ Pour ce qui concerne la prise de risque, elle est claire. Au mois de mars 2014 à Boguila, dans un hôpital géré par MSF 18 personnes ont été tuées. Et c’est venu de nulle part. C’est un drame. Que les gens puissent être tués comme ça, d’un instant à l’autre. Et on ne peut pas dire que c’est la sécurité qui a été mal gérée, non. C’est venu de nulle part, instantanément. Et les conséquences après c’est que les équipes de MSF se retirent, les soins qui étaient donnés à la population automatiquement se retrouvent amputés d’une partie de leur capacité.

 

Maintenant le projet de Boguila est géré depuis Paoua, par une équipe qui vient de Paoua jusqu’à Boguila et repart. Mais la décision n’a pas été prise de remettre une équipe d’expatriés en permanence à Boguila. A Batangafo aussi, il y a eu des incidents très graves, qui ont là aussi nui grandement à la qualité des soins qui peuvent être dispensés à la population.

 

 A Paoua également, MSF a été obligé de se retirer récemment, parce qu’on est arrivé à un moment où un conflit social n’est plus gérable. Et que l’outil étatique ne fonctionnant pas normalement, on arrive pas à avoir l’appui du gouvernement. Dans un autre pays on aurait sans doute pu demander au gouvernement, au ministère de la santé, au ministère de l’action humanitaire, éventuellement au Premier Ministre ou à la Présidente, de venir parler avec les gens. Mais là c’est quelque chose d’impossible. On est arrivé à une impasse et limpasse crée de l’insécurité, et l’insécurité à un moment n’est plus acceptable, donc on retire les équipes. Avec toujours l’espoir de pouvoir revenir, de reprendre la discussion, la négociation, mais c’est difficile. Et c’est arrivé parce que l’Etat n’est pas suffisamment fort. Et là clairement on aurait eu besoin de l’appui de l’Etat

 

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Reportages sur la RCA par Euronews
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“Ne serait-ce que notre neutralité, notre impartialité, le fait qu’on puisse travailler aussi bien pour un musulman qu’un chrétien, qu’un animiste, c’est un facteur de cohésion sociale. Dans nos hôpitaux on peut retrouver les gens de groupes opposés. C’est un phénomène de cohésion sociale. Et on a vu malgré tout parfois dans nos hôpitaux, à des moments très critiques, des gens qui disaient « pourquoi vous gardez ce musulman à l’intérieur de l’hôpital, il faut leur donner, ils sont venus le chercher ».. Ca, c’est quelque chose qui coupe le souffle. Il y a eu une période comme ca au mois d’octobre, ca a été très difficile.

 

Maintenant ça a l’air de s’apaiser un petit peu. Mais ma crainte c’est que les problèmes de fond ne soient pas réglés. Et qu’il y ait toujours des gens qui soient prêts à manipuler les autres, pour utiliser ces dissensions, ces ressentiments, pour refaire partir une nouvelle crise.”

 

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Centrafrique : une violence à fleur de peau

 

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“Les explosions ont eu lieu parce qu’à un moment les Seleka sont descendus du nord comme les hordes Gengis Khan, ont fondu sur Bangui, et au passage ont détruit, volé, pillé, massacré, torturé. Et une fois qu’ils se sont installés au pouvoir à Bangui, ce n’était pas très paisible pour la population des quartiers de Bangui. Ils se sont malheureusement comportés en seigneurs de guerre ayant tous les droits sur une population asservie.

 

Après, quand les anti Balaka sont arrivés, ils n’ont pas su, pas pu, pas voulu s’arrêter également. Et ils étaient aussi un peu livrés à eux-mêmes. Aujourd’hui il y a très peu de coordination chez les anti Balaka, et ils sont un peu partout dans le pays.

 

Tout à l’heure on parlait de DDR, un des outils qui pourrait faciliter les choses, c’est de mettre en place ce DDR: désarmer ces gens, les démobiliser, les réintégrer dans la vie active, la vie civile.

Mais malheureusement, d’une manière générale les DDR sont toujours des processus difficiles à mettre en place, et plus particulièrement dans un pays où l’économie est complètement moribonde. Comment réintégrer les gens dans un pays où léconomie ne fonctionne pas. C’est pratiquement impossible. Donc il faudra être très imaginatif, et cela prendra certainement beaucoup de temps

 

La violence sort très vite, elle est à fleur de peau. Parfois il suffirait de pas grand-chose pour que un père de famille puisse se transformer en tueur. Et il aurait peut-être ses raisons, bonnes ou mauvaises, il ne m’appartient pas de le juger. Je crois que cela va être vraiment un long, long chemin avant que les deux communautés arrivent à vivre en paix. Ce qui s’est passé, c’est que, dans des villages par exemple, à l’arrivée des Seleka, les deux communautés vivaient en parfaite harmonie. Quand les Seleka sont arrivés, la partie de la communauté musulmane ne s’est pas forcément interposée entre ses amis d’enfance et les Seleka. Cela a crée un certain ressentiment assez naturel par la suite. Certains ne se sont pas interposés, d’autres ont profité de la situation pour développer leurs affaires. Et les troisièmes se sont carrément rangés du côté des vainqueurs. Ce qui fait qu’après, la population, même si en face d’elle elle n’a plus de combattants, mais des enfants, des femmes ou des vieillards, en veut toujours à cette partie de leur communauté. Puisqu’ils forment une communauté. Ils en veulent toujours à cette partie de la communauté qui les a abandonnés.


Il y en a beaucoup qui ressentent cela comme vraiment un abandon, et la plaie risque de mettre pas mal de temps à se refermer.

 

Même s’il y a chez beaucoup de gens la volonté de tirer un trait sur ce qui s’est passé, il y aura toujours des gens qui sont là assez prompts à rallumer la mèche.”

 

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“ Pour ce qui concerne la prise de risque, elle est claire. Au mois de mars 2014 à Boguila, dans un hôpital géré par MSF 18 personnes ont été tuées. Et c’est venu de nulle part. C’est un drame. Que les gens puissent être tués comme ça, d’un instant à l’autre. Et on ne peut pas dire que c’est la sécurité qui a été mal gérée, non. C’est venu de nulle part, instantanément. Et les conséquences après c’est que les équipes de MSF se retirent, les soins qui étaient donnés à la population automatiquement se retrouvent amputés d’une partie de leur capacité.

 

Maintenant le projet de Boguila est géré depuis Paoua, par une équipe qui vient de Paoua jusqu’à Boguila et repart. Mais la décision n’a pas été prise de remettre une équipe d’expatriés en permanence à Boguila. A Batangafo aussi, il y a eu des incidents très graves, qui ont là aussi nui grandement à la qualité des soins qui peuvent être dispensés à la population.

 

 A Paoua également, MSF a été obligé de se retirer récemment, parce qu’on est arrivé à un moment où un conflit social n’est plus gérable. Et que l’outil étatique ne fonctionnant pas normalement, on arrive pas à avoir l’appui du gouvernement. Dans un autre pays on aurait sans doute pu demander au gouvernement, au ministère de la santé, au ministère de l’action humanitaire, éventuellement au Premier Ministre ou à la Présidente, de venir parler avec les gens. Mais là c’est quelque chose d’impossible. On est arrivé à une impasse et limpasse crée de l’insécurité, et l’insécurité à un moment n’est plus acceptable, donc on retire les équipes. Avec toujours l’espoir de pouvoir revenir, de reprendre la discussion, la négociation, mais c’est difficile. Et c’est arrivé parce que l’Etat n’est pas suffisamment fort. Et là clairement on aurait eu besoin de l’appui de l’Etat

 

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Reportages sur la RCA par Euronews
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MSF : un facteur de cohésion sociale en Centrafrique ?

 

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“Ne serait-ce que notre neutralité, notre impartialité, le fait qu’on puisse travailler aussi bien pour un musulman qu’un chrétien, qu’un animiste, c’est un facteur de cohésion sociale. Dans nos hôpitaux on peut retrouver les gens de groupes opposés. C’est un phénomène de cohésion sociale. Et on a vu malgré tout parfois dans nos hôpitaux, à des moments très critiques, des gens qui disaient « pourquoi vous gardez ce musulman à l’intérieur de l’hôpital, il faut leur donner, ils sont venus le chercher ».. Ca, c’est quelque chose qui coupe le souffle. Il y a eu une période comme ca au mois d’octobre, ca a été très difficile.

 

Maintenant ça a l’air de s’apaiser un petit peu. Mais ma crainte c’est que les problèmes de fond ne soient pas réglés. Et qu’il y ait toujours des gens qui soient prêts à manipuler les autres, pour utiliser ces dissensions, ces ressentiments, pour refaire partir une nouvelle crise.”

 

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Centrafrique : une violence à fleur de peau

 

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“Les explosions ont eu lieu parce qu’à un moment les Seleka sont descendus du nord comme les hordes Gengis Khan, ont fondu sur Bangui, et au passage ont détruit, volé, pillé, massacré, torturé. Et une fois qu’ils se sont installés au pouvoir à Bangui, ce n’était pas très paisible pour la population des quartiers de Bangui. Ils se sont malheureusement comportés en seigneurs de guerre ayant tous les droits sur une population asservie.

 

Après, quand les anti Balaka sont arrivés, ils n’ont pas su, pas pu, pas voulu s’arrêter également. Et ils étaient aussi un peu livrés à eux-mêmes. Aujourd’hui il y a très peu de coordination chez les anti Balaka, et ils sont un peu partout dans le pays.

 

Tout à l’heure on parlait de DDR, un des outils qui pourrait faciliter les choses, c’est de mettre en place ce DDR: désarmer ces gens, les démobiliser, les réintégrer dans la vie active, la vie civile.

Mais malheureusement, d’une manière générale les DDR sont toujours des processus difficiles à mettre en place, et plus particulièrement dans un pays où l’économie est complètement moribonde. Comment réintégrer les gens dans un pays où léconomie ne fonctionne pas. C’est pratiquement impossible. Donc il faudra être très imaginatif, et cela prendra certainement beaucoup de temps

 

La violence sort très vite, elle est à fleur de peau. Parfois il suffirait de pas grand-chose pour que un père de famille puisse se transformer en tueur. Et il aurait peut-être ses raisons, bonnes ou mauvaises, il ne m’appartient pas de le juger. Je crois que cela va être vraiment un long, long chemin avant que les deux communautés arrivent à vivre en paix. Ce qui s’est passé, c’est que, dans des villages par exemple, à l’arrivée des Seleka, les deux communautés vivaient en parfaite harmonie. Quand les Seleka sont arrivés, la partie de la communauté musulmane ne s’est pas forcément interposée entre ses amis d’enfance et les Seleka. Cela a crée un certain ressentiment assez naturel par la suite. Certains ne se sont pas interposés, d’autres ont profité de la situation pour développer leurs affaires. Et les troisièmes se sont carrément rangés du côté des vainqueurs. Ce qui fait qu’après, la population, même si en face d’elle elle n’a plus de combattants, mais des enfants, des femmes ou des vieillards, en veut toujours à cette partie de leur communauté. Puisqu’ils forment une communauté. Ils en veulent toujours à cette partie de la communauté qui les a abandonnés.


Il y en a beaucoup qui ressentent cela comme vraiment un abandon, et la plaie risque de mettre pas mal de temps à se refermer.

 

Même s’il y a chez beaucoup de gens la volonté de tirer un trait sur ce qui s’est passé, il y aura toujours des gens qui sont là assez prompts à rallumer la mèche.”

 

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“ Pour ce qui concerne la prise de risque, elle est claire. Au mois de mars 2014 à Boguila, dans un hôpital géré par MSF 18 personnes ont été tuées. Et c’est venu de nulle part. C’est un drame. Que les gens puissent être tués comme ça, d’un instant à l’autre. Et on ne peut pas dire que c’est la sécurité qui a été mal gérée, non. C’est venu de nulle part, instantanément. Et les conséquences après c’est que les équipes de MSF se retirent, les soins qui étaient donnés à la population automatiquement se retrouvent amputés d’une partie de leur capacité.

 

Maintenant le projet de Boguila est géré depuis Paoua, par une équipe qui vient de Paoua jusqu’à Boguila et repart. Mais la décision n’a pas été prise de remettre une équipe d’expatriés en permanence à Boguila. A Batangafo aussi, il y a eu des incidents très graves, qui ont là aussi nui grandement à la qualité des soins qui peuvent être dispensés à la population.

 

 A Paoua également, MSF a été obligé de se retirer récemment, parce qu’on est arrivé à un moment où un conflit social n’est plus gérable. Et que l’outil étatique ne fonctionnant pas normalement, on arrive pas à avoir l’appui du gouvernement. Dans un autre pays on aurait sans doute pu demander au gouvernement, au ministère de la santé, au ministère de l’action humanitaire, éventuellement au Premier Ministre ou à la Présidente, de venir parler avec les gens. Mais là c’est quelque chose d’impossible. On est arrivé à une impasse et limpasse crée de l’insécurité, et l’insécurité à un moment n’est plus acceptable, donc on retire les équipes. Avec toujours l’espoir de pouvoir revenir, de reprendre la discussion, la négociation, mais c’est difficile. Et c’est arrivé parce que l’Etat n’est pas suffisamment fort. Et là clairement on aurait eu besoin de l’appui de l’Etat

 

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Reportages sur la RCA par Euronews
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 22:16

 

 

 

MESSAGE A LA COMMUNAUTE CEIMTRAFRICAINE ET INTERNATIONALE

 

Chers compatriotes et amis de la République Centrafricaine (RCA),

 

La Présidente de Transition de la RCA, madame Catherine SAMBA-PANZA a pris la sage décision de créer officiellement la commission de préparation au dialogue national, suite a la conférence de Brazzaville.

 

Nous saluons cet ACTE, important jalon du processus de paix en RCA.

 

Nous constatons que le pays continue d'être ravage par des barbaries innommables.

 

II est urgent de se réunir pour s'entendre sur les modalités de gouvernance et du vivre ensemble dans notre pays afin de dissoudre les causes de ces conflits.

 

Chers compatriotes, comment préparer avec succès ce grand rendez-vous du Forum

National de la réconciliation ?

 

Nous, Centrafricains de la diaspora, sommes organisés au sein d'un comité Intitule

 

« DIASPORA POUR LA PAIX EN RCA ».

 

Nous ceuvrons au sein d'un mouvement citoyen, humaniste, dépassant les clivages politiques, religieux et toutes tendances passionnelles et intéressées.

 

Nous avons pour unique motivation ta construction de la culture de la paix en RCA.

 

Nous avons ainsi pris 1'initiative de sensibiliser et de rassembler tous les compatriotes de la diaspora française et dans la monde.

 

Nous lançons un appel patriotique a tous les centrafricaines et centrafricains, de se joindre a notre dynamique afin de défendre cette cause et contribuer a la construction d'une paix durable dont le Centrafrique a besoin.

 

Nous lançons un appel solennel aux associations centrafricaines de la jeunesse, des femmes, aux associations de la diaspora, aux ONG, aux chefs de partis politiques, aux institutions oeuvrant pour la recherche de la paix, aux responsables religieux toutes confessions confondues, aux groupes armées impliques dans la crise centrafricaine, aux milices armées, aux Présidents et Hommes d'Etat centrafricains a I'Etranger et aux opérateurs économiques centrafricains.

 

Nous lançons aussi un appel solidaire a toute personne qui se sent le devoir d'apporter la paix en Centrafrique et dans le monde, aux gouvernements défenseurs de la paix et des droits humains, a la communauté européenne, aux Etats Unis, aux Nations Unis, aux pays frères d'Afrique.

 

C'est une cause vitale pour notre cher pays le Centrafrique berceau de I'humanité, coeur de I'Afrique.

 

Chers compatriotes nous devons absolument réussir ce tournant crucial de I'histoire de notre pays.

 

Nous ne pourrons réussir qu'en étant unis pour la même cause et dans un processus de RASSEMBLEMENT POUR LA REPUBLIQUE :

 

ENGAGEONS NOUS DANS CETTE CARAVANE DE LA RECONCILIATION QUI DEVRA TRANSPORTER A BORD TOUTES LES CENTRAFRICAINES, TOUS LES CENTRAFRICAINS ET AMIS DE LA CENTRAFRIQUE AFIN D'ACCEDER A LA PAIX DANS NOTRE PAYS.

 

Que la Providence fasse descendre sur notre pays la colombe de la paix.

 

ENSEMBLE DISONS DU FOND DU CCEUR :

 

« TOUTES ET TOUS POUR LA PAIX EN RCA »

 

Chers compatriotes et amis de Centrafrique, écoutez votre coeur afin d'apporter votre brique a la construction de cet édifice, havre de paix pour le Centrafrique et de I'Afrique de demain.

 

En cette période de fin d'année, le comité « DIASPORA POUR LA PAIX EN RCA » vous souhaite tous ses voeux de bonheur et de sante.

 

Que la Providence fasse rentrer le Centrafrique dans une ère nouvelle de PAIX et de PROSPERITE.

 

Très cordialement,

 

 

Guillaume HETMAN-ROOSALEM

 

CORDINATEUR DU COMITE « DIASPORA POUR LA PAIX EN RCA »

 

Avec le soutien du « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS »

 

Email: diasporapourlapaixenrca(S)qmail.com

 

SITE INTERNET : http://www.diasporapourlapaixenrca.com

 

MODALITES DESCRIPTION PAR MAIL OU SUR LE SITE INTERNET

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Centrafrique-Presse.com
23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 21:51

 

 

 

http://afrikarabia.com   mardi, 23 décembre 2014

 

L’ancien Premier ministre centrafricain revient pour Afrikarabia sur l’importance du Forum de Bangui fixé début février 2015. Ce Forum doit « concrétiser les accords de cessation des hostilités de Brazzaville » et constitue « une étape indispensable avant les élections de 2015 ». André Nzapayéké affirme « ne pas être hostile à la présence de Bozizé ou de Djotodia » à Bangui, mais refuse « toute impunité ». Interview.

 

- Afrikarabia : André Nzapayéké, vous avez passé 6 mois à la tête du gouvernement centrafricain avant de démissionner en août 2014. Quelle expérience en retirez-vous ?

 

- André Nzapayéké : J’ai été Premier ministre à un moment extrêmement difficile du pays, avec beaucoup de tensions et beaucoup de morts. J’ai appris à devoir fixer les priorités. Lorsque chaque jour il y a des morts, il faut faire des choix difficiles. Que choisir ? L’économie, l’agriculture, les routes, la sécurité ? Nous avions opté pour le dialogue dans le but de limiter au maximum les dégâts. J’ai retenu que le défi le plus important en Centrafrique est de bâtir une stratégie qui permet de contrôler la situation.

 

- Afrikarabia : Vous n’avez pas souhaité votre démission. Vous-a-ton fait payer votre indépendance,  votre inexpérience politique, ou le fait de n’appartenir à aucun clan ?

 

- André Nzapayéké : C’était une démission sous pression, mais pas forcée. J’ai dû faire un choix. On m’a fait croire qu’à ce moment-là, il était important et opportun de nommer un Premier ministre de confession musulmane. Deux mois auparavant, je m’étais déjà engagé à démissionner si cela permettait de faire avancer le processus de paix. J’ai donc fait ce que j’avais promis et je suis heureux de l’avoir fait.

 

- Afrikarabia : Depuis votre démission en août 2014, un nouveau Premier ministre est en place, mais le dialogue politique semble toujours dans l’impasse. Lorsque l’on sait que la solution est politique en Centrafrique, comment faire avancer ce dialogue ?

 

- André Nzapayéké : Avant le Forum de Brazzaville (en juillet 2014, ndlr), nous avions déjà entamé le dialogue politique, suivi d’un chronogramme d’actions sur 4 mois. Jusqu’en novembre nous avions prévu  d’étendre ce dialogue à l’ensemble de la population et notamment en milieu rural. Ce dialogue devait se tenir du « bas vers le haut », de la base vers le sommet, « bottom-up approach » comme disent les anglophones. L’objectif était de faire remonter les informations de la base, comme cela a été fait lors de la Conférence des maires de Centrafrique. Malheureusement, cela n’a pas été possible. Essentiellement à cause d’une logique de la communauté internationale qui souhaitait aller directement au dialogue. C’est regrettable, car cela ne permet pas d’apprécier le niveau de souffrance de la population, rurale essentiellement, et leur volonté à contribuer à la paix.

 

- Afrikarabia : Est-ce qu’on ne prend pas le problème à l’envers concernant le futur Forum de Bangui, prévu début février 2015, où l’on va chercher à créer le dialogue « par le haut », en réunissant les différents leaders politiques, qui ne sont pas forcement représentatifs de leur base ?

 

- André Nzapayéké : En tant que Premier ministre, j’ai eu à tendre la main à de véritable criminels. Des personnes qui ont tué, pillé et dont on sait qu’elles devraient être en prison. Mais nous avons dialogué avec eux, car l’Etat centrafricain avait les mains nues face aux groupes armés. Comme Premier ministre, j’avais des aides de camp qui n’avaient pas un revolver, ni même une balle. Toutes les armureries avaient été pillées par les Séléka et les anti-Balaka. Ma première préoccupation était d’arrêter les massacres. C’est pour cela qu’à Brazzaville nous avons signé un accord de cessation des hostilités. Mais jusqu’ici, les hostilités persistent. Il faut donc aller vers ceux qui tirent les coups de feux.

 

- Afrikarabia : Est-ce que des personnes comme l’ancien président François Bozizé, l’ex-chef des Séléka, Michel Djotodia ou encore l’homme fort des rebelles du Nord, Nourredine Adam, doivent participer à ce Forum ?

 

- André Nzapayéké : Si François Bozizé peut contribuer à faire cesser les exactions, au vu du nombre  de victimes qui continuent de tomber à Mbrès, Bambari, Batangafo… moi personnellement je n’hésiterai pas à dialoguer avec Bozizé. Si Michel Djotodia peut arrêter les hostilités, il faut parler avec lui. Mais attention, cela ne veut pas dire que parce qu’il y a dialogue politique, ces personnes sont exemptées de poursuites judiciaires. La justice est indépendante et doit continuer à faire son travail. Par stopper la violence, il n’y a que le dialogue, même s’il faut pactiser avec son pire ennemi. Par contre, je dis non à l’impunité.

 

- Afrikarabia : Quelle est la priorité du Forum de Bangui ?

 

- André Nzapayéké : Le Forum de Bangui doit à tout prix concrétiser ce qui a été décidé à Brazzaville. Si après le Forum de Bangui il y a encore des coups de feux, cela ne vaut pas la peine. Ce Forum doit rassembler tout le monde pour discuter de la mise en oeuvre de l’accord de cessez le feu de Brazzaville. S’il y a cessation des hostilités, on peut alors mettre en place le processus qui doit nous conduire aux élections. La paix doit revenir dans les régions afin d’installer l’administration nécessaire dans les provinces, créer les listes électorales et sensibiliser la population.

 

- Afrikarabia : Selon vous, il doit y avoir un maximum de personnalités politiques autour de la table à Bangui ?

 

- André Nzapayéké : Ce n’est pas une question de quantité. Si on prend un leader politique qui est à Bangui, je ne pense pas qu’il puisse maîtriser l’ampleur des difficultés sur tout le territoire. Et on risque dès le lendemain du Forum de se retrouver avec les mêmes problèmes d’insécurité.

 

- Afrikarabia : Des élections sont fixées pour le mois de juin 2015. Dans le contexte actuel, ce calendrier vous paraît-il réaliste ?

 

- André Nzapayéké : Pour moi, la réussite du Forum est la chose la plus importante. C’est une étape nécessaire et indispensable. Il faut qu’à la fin de ce Forum, les Centrafricains se disent : ouf, les problèmes sont derrière nous ! Des élections mal préparées risquent de raviver les tensions. Actuellement, ex-Séléka et anti-Balaka cachent les armes et se ruent tous dans les partis politiques. Ces armes peuvent donc très vite ressortir.

 

- Afrikarabia : Le calendrier semble un peu serré pour des élections en juin ?

 

- André Nzapayéké : Pour être très honnête avec vous cela paraît effectivement un peu serré. Il faut se donner le temps pour préparer les élections dans de bonnes conditions. Mais se donner le temps ne veut pas dire simplement repousser la date des élections sans feuille de route claire. On peut se donner 10 ans, si personne ne veut aller aux élections, rien ne sera prêt avant 10 ans ! Il faut donc une volonté politique forte et que les ressources financières soient mobilisées.

 

- Afrikarabia : Si le Forum de Bangui se passe mal, il y a un risque de partition du pays selon vous ?

 

- André Nzapayéké : La partition est un rêve de certaines personnes. Si le Forum ne se passe pas bien, alors il y aura des mainmises de certains groupes armés sur des régions. Mais il n’y aura pas de partition, il y aura juste un partage des richesses : au Nord on parle du pétrole, il y a les diamants à Bria, de l’or à Bambari, de l’uranium… Ce sont ces richesses qui attirent les groupes armés. Le dialogue de Bangui doit nous permettre de nous mettre d’accord sur le juste partage des richesses, pour que les populations puissent en profiter.

 

- Afrikarabia : Avez-vous une partition à jouer dans l’avenir de la Centrafrique ? Etes-vous déjà candidat pour les prochaines élections générales de 2015 ?

 

- André Nzapayéké : J’étais vice-président de la Banque de développement de l’Afrique centrale à Brazzaville. Mon mandat courait jusqu’en 2017 dans cette institution, mais j’ai refusé d’y revenir pour me consacrer à mon pays. Je continue à jouer mon rôle en étant ambassadeur de Centrafrique dans les pays d’Afrique australe et je suis basé en Afrique du Sud. Concernant les élections, je pense pouvoir apporter ma contribution pour qu’elles réussissent et l’Afrique du Sud a beaucoup d’expérience à transmettre dans les processus de réconciliation. Pour l’élection présidentielle, je n’ai pas pour l’instant l’intention d’être candidat… mais rien n’est exclu dans la vie.

Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

Centrafrique : « la réussite du Forum de Bangui est indispensable avant les élections » pour André Nzapayéké
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 21:40

 

 

 

                                                                  ELUCUBRATIONS N°1

 

                De l’Ecole

 

   Plus de cinquante ans après l’indépendance, nous devons cesser de nous voiler la face et faire ce constat aussi réaliste que consternant : nous avons échoué à développer notre pays, la République Centrafricaine . Et à partir de ce constat désolant, repenser le développement . Mais qu’est-ce que le développement pour un pays comme le nôtre ? A qui doit-il profiter prioritairement ?

 

Développer un pays, est-ce construire des gratte-ciel dans la capitale Bangui ? Bâtir une université pour la forme ? Envoyer des délégations nombreuses et ruineuses à tous les sommets internationaux ? Etre vu à Paris, à New York, à Londres, à Bruxelles ou à Dubaï ? Ecumer toutes les places  financières  du globe ? Pour quels résultats ?

 

    Le développement que nous appelons de nos vœux doit être d’abord local, régional avant de s’intégrer dans un ensemble national . Il doit être multidirectionnel et commencer  à l’école . Non pas l’école héritée des colons qui n’avait qu’un seul objectif : former des cadres auxiliaires pour seconder l’administration ; mais une école nationale avec des règles, un fonctionnement , une occupation de l’espace et du temps différente, une approche pédagogique révolutionnaire incorporant l’enseignement de l’agriculture et l’enseignement des langues locales, la chasse et la pêche aux mathématiques, l’apprentissage de tous les métiers utiles pour améliorer l’environnement paysan et rapporter aux producteurs de quoi vivre .

 

    Le paysan centrafricain, quelle que soit son occupation originelle doit pouvoir vivre de sa production avant tout, et si cela n’est pas le cas, il faut lui donner la possibilité de compléter ses revenus par une production supplémentaire susceptible de l’ancrer dans son village, sa localité et/ou dans sa région .

 

L’école de nos vœux doit être aux antipodes  de ce qui a été pratiqué jusqu’aujourd’hui  , elle sera ouverte à tous : jeunes et vieux, hommes et femmes, valides et handicapés, lettrés et illettrés, sourds et muets …Le principe directeur est que tout le monde peut apprendre de tout le monde  et partout . Le cordonnier, le charpentier, le vannier, le potier sont plus qualifiés pour transmettre leur art dans leurs langues et s’il arrive que certains manquent de pédagogie, les apprenants n’auront qu’à les regarder faire dans leurs ateliers . Le chasseur et le pêcheur travailleront in situ : ils transporteront leurs élèves sur les lieux de leurs pratiques.

 

    L’éleveur, le commerçant, le musicien traditionnel et le « sorcier » du village y seront les bienvenus de même que les matrones, les tisseuses, les fileuses pour réhabiliter tout ce qui faisait le tissu social du village . Le réparateur de vélo, le mécanicien de motocyclette ou de l’automobile, le boulanger, le pâtissier et le menuisier professeront dans la nouvelle école. On doit y préparer des plats traditionnels oubliés ou délaissés par les jeunes générations. La liste des professions d’une école nationale ouverte sur le pays avant de l’être sur l’Afrique et le reste du monde ne saurait être exhaustive car c’est une école ambitieuse qui veut attirer tous les talents . C’est une école de la vie . Nous ne voyons aucune raison d’écarter une femme ou un homme capable d’apporter quelque chose, aussi minime soit-il,  sous prétexte de l’âge, du sexe ou d’un quelconque handicap .

 

    Nous voulons changer de paradigme scolaire pour faire place à une nouvelle synergie salvatrice dans l’intérêt du petit peuple .  C’est à ce prix et à ce prix seulement que ce petit peuple ainsi intégré dans un processus qui lui échappait  totalement  jusque-là , acceptera de jouer le jeu du développement en fournissant une main-d’œuvre locale consciente  de creuser des fondations solides, d’élever des murs, de monter des charpentes, de couvrir les toits de nos écoles, de nos maisons, de construire des ponts, de produire non plus pour son autosuffisance mais en dégageant un surplus pour vendre et s’offrir enfin des habits décents, des soins médicaux corrects, une paire de bœufs plus une charrue et pourquoi pas un tracteur demain ?

 

Ce travail sera chaotique au départ, long, onéreux, mal compris par certains de mes compatriotes, peut-être même durement combattu et rejeté. Je n’ai qu’une seule réponse à faire : après plus de cinquante ans de cafouillages, de suivisme, de tâtonnements foireux et finalement d’échec de l’école héritée des colons, il est légitime de poser la question et d’envisager d’autres  alternatives. Je ne prétends pas avoir l’exclusivité des réponses à une question cruciale qui interpelle tous les Centrafricains et les amis sincères de la RCA. Chaque apport comptera et chaque pierre sera la bienvenue à l’édification de cette école nationale. C’est un travail de longue haleine  et personne ne sera de trop .

 

    Après les ateliers pratiques, les élèves de notre nouvelle école auront droit à l’enseignement des autres matières classiques comme les mathématiques, les sciences, l’histoire, la géographie…à une seule condition : rendre ces cours plus proches des participants en parlant des faits locaux qui les impliquent.   Quelques exemples parmi d’autres au passage : au lieu de faire des cours théoriques et barbants aux élèves en classes, les emmener sur un champ de manioc ou une plantation de café pour leur  faire mesurer, comparer, calculer  . Un are ou un hectare de terrain mesuré, arpenté, disséqué par tous sera plus édifiant qu’un cours théorique avec des élèves  assis, donc passifs . Tout cours destiné à ces élèves d’un autre genre doit s’efforcer d’être le plus concret possible pour une utilisation immédiate dans leur vie quotidienne.

 

 Les élèves ne sauront que ce qu’ils auront découvert, vu et appris par leurs propres moyens  . L’école nouvelle doit susciter en permanence la curiosité des élèves en leur donnant le plus  souvent la parole  . Le maître ne doit plus être ce deus ex machina sans lequel, rien ne peut se faire  .

 

En histoire, à quoi cela sert-il de rabâcher  à nos élèves du fin fond de la RCA les péripéties de la première et de la seconde guerre mondiale sans leur parler de la participation de leurs grands parents  génériquement  appelés « tirailleurs sénégalais » ? La collaboration d’un ancien combattant survivant local serait plus indiquée et intéressante que l’enseignement mécanique du plus diplômé des  historiens  . Etudier le réseau hydrographique de telle ou telle région de la RCA tout en faisant l’inventaire de la faune et de la flore pendant un bref séjour aurait l’avantage de combiner la géographie et la science de la vie et de la terre (SVT)  .  A quoi  cela sert-il à  un Centrafricain de savoir  les noms des cours d’eau sibériens ou  américains  , de les situer sur une carte alors qu’il est incapable d’en faire autant pour son propre pays ? A mépriser ses propres cours d’eau, sources de vie sur la terre de ses  ancêtres .

 

L’apprentissage de l’anglais, du russe ou de l’espagnol serait plus pertinent associé à l’étude des langues locales centrafricaines pour une meilleure  compréhension . On n’apprendra plus pour avoir des points  et réussir seulement un examen scolaire . On apprendra des connaissances pratiques . En un mot comme en cent, on ne bachotera plus bêtement par cœur les réalités allogènes . Celles du terrain seront priorisées . La future école centrafricaine sera une école de la libération comme il existe par ailleurs des théologies de la libération . Sinon, il sera parfaitement  inutile d’y envoyer nos enfants .

 

    Le maître-mot de cette école qui se veut révolutionnaire restera la pluridisciplinarité pour un meilleur épanouissement des  apprenants . L’échec sera combattu en donnant la chance à chacun des élèves de briller dans au moins une des matières  enseignées . Ainsi  pourrons -nous espérer relever l’énorme défi auquel fait face le Centrafrique .

 

    La suite au prochain numéro .

 

                                                      David KOULAYOM-MASSEYO    

Tribune libre - Elucubration n° 1 : De l’Ecole par David KOULAYOM MASSEYO
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 20:00

 

 

 

YAOUNDE, 23/12/14 (Xinhua) -- L'ex-coalition rebelle de la Séléka affirme avoir perdu cinq de ses combattants dans des combats avec les miliciens anti-Balakas samedi à Bambari et Balaka, dans le centre de la République centrafricaine (RCA), faisant état d'un "bilan lourd" dans le camp adverse.

 

"Le 20 décembre, nos éléments ont été surpris par les anti- Balakas à PK30 (30 km hors de la ville) de Bambari, vers la sortie sud où nous avons un poste avancé. Il y a eu des échanges de tirs. Le bilan est de 7 morts dont 3 militaires ex-Séléka et 4 civils, c' est-à-dire des anti-Balakas. Il y a aussi des blessés qui ont été ramenés à Bambari", a déclaré le lieutenant Younouss Ngabdija de l' ex-rébellion de la Séléka.

 

Le même jour, d'autres affrontements ont opposé les deux protagonistes de la crise centrafricaine à Bakala, à 71 km de Bambari.

 

"Il y a eu 2 morts du côté des ex-Séléka et du côté des anti- Balakas, le bilan serait lourd. Nos éléments les ont mis en déroute", a précisé le lieutenant Ngabdija, directeur de cabinet du général Joseph Zoundéko, chef de la chaîne de commandement des ex-Séléka à Bambari.

 

Ces incidents surviennent après l'échec, suite au boycott du responsable local des miliciens anti-Balakas, de la signature d'un accord de cessation des hostilités entre les parties en conflit, un processus initié par la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine(MINUSCA) dans la perspective du futur Forum de réconciliation nationale annoncé en janvier à Bangui, à en croire cet ex-rebelle.

Centrafrique : combats à Bambari et Bakala samedi, "bilan lourd" chez les anti-Balakas
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 19:53

 

 

 

23/12/14 (AFP)

 

Dix-huit personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées dans le sud-ouest de la Centrafrique, au cours de deux attaques menées ce weekend par des Peuls armés, a-t-on appris mardi de source préfectorale.

 

"Plusieurs dizaines de Peuls armés ont attaqué les localités de Gamboula et de Nola, très tôt dans la matinée du dimanche, faisant au moins 8 morts dans la première localité et 10 morts dans la deuxième", a affirmé à l'AFP un responsable de la préfecture de Mambéré-Kadéï, sous couvert d'anonymat.

 

"La plupart des habitants ont été surpris dans leur sommeil par les assaillants qui ont aussi incendié des dizaines de maisons", a précisé la même source.

 

Au total, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées mais "ce bilan est loin d'être exhaustif".

 

Depuis dimanche, "de nombreux habitants regroupés sur des motos taxis, parmi lesquels des blessés, fuient les deux localités", notamment vers Carnot, Berbérati et Salo.

 

A Gamboula, des affrontements étaient toujours en cours mardi "entre les assaillants et les (milices) anti-balaka" qui sont intervenues en représailles, a ajouté le responsable.

 

Les Peuls sont majoritairement musulmans tandis que les anti-balaka sont pour la plupart chrétiens.

 

Des violences similaires ont régulièrement lieu dans le nord et le centre de la Centrafrique, où des affrontements entre groupes armés ont fait au moins 20 morts au début du week-end dans la région centrale de Bambari, selon la gendarmerie centrafricaine. Toutefois, aucune attaque n'avait été signalée depuis des mois dans l'ouest.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka - chassée à son tour en janvier 2014 - la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Ces troubles et la déliquescence de l'Etat centrafricain ont permis à des bandes armées de prospérer dans nombre de régions, où elles rançonnent et volent la population, mais aussi les organisations humanitaires.

 

Trois forces internationales sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser: Sangaris (française), Minusca (ONU) et Eufor-RCA (Union européenne.)

Centrafrique: 18 morts dans des attaques de Peuls armés dans le sud-ouest
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 19:46

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-12-23 12:59:46 L’ambassade de France et le ministère de l’Administration du territoire ont signé mardi à Bangui, une convention de partenariat d’un coût de 101.500 euros portant sur un appui institutionnel et un programme de renforcement des capacités de l’administration centrale, du corps préfectoral dans le cadre de la préparation du processus électoral.


Lors de la signature des documents, l'ambassadeur de France en poste à Bangui, Charles Malinas, a remis au ministre de l'Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou, un lot d'appareils électroniques composé de quinze ordinateurs et d'une flotte téléphonique de 115 appareils.

‘'Ces appareils électroniques vont permettre d'améliorer très sensiblement la communication entre l'administration centrale et les autorités préfectorale, sous-préfectorales et communales pour un travail efficace'', a expliqué le diplomate français.

Pour M. Malinas, ce don est également destiné à encourager les autorités politico-administratives qui ont accepté en dépit de l'aspect sécuritaire de prendre service en regagnant leurs nouveaux postes d'affectation.

‘'Ceux-ci ont besoin d'un soutien matériel pour pouvoir travaillé efficacement. Et c'est ce que nous voulons faire aujourd'hui pour permettre à la RCA de se remettre sur pied'', a-t-il souligné.

‘'Enfin, nous pouvons suivre de très près toutes les activités de nos services déconcentrés. Puisque cette flotte téléphonique favorisera la fluidité des communications'', s'est réjoui le ministre, Modibo Bachir Walidou.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812830#sthash.YfazJd0p.dpuf

Appui de la France à l'administration centrale de la RCA
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