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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 14:00
Centrafrique : 24 morts dans les violences à Batangafo (source humanitaire)

 

 

 

 

YAOUNDE, 11/08/17 (Xinhua) -- 24 personnes ont été tuées et 17 autres blessées dans les violences survenues au cours des derniers jours à Batangafo, ville du Nord de la République centrafricaine (RCA) où les rivalités continuent d'opposer plusieurs groupes armés, indique un rapport de Médecins sans frontières (MSF) publié jeudi.

 

"Les combats à Batangafo ont eu lieu en deux vagues, samedi 29 juillet et mardi 1er août, provoquant 24 morts et 17 blessés. Ces derniers, qui ont été soignés à l'hôpital, incluaient des combattants des deux camps", note l'ONG humanitaire dans une nouvelle évaluation des combats survenus il y a plus d'une semaine entre des ex-rebelles de la Séléka et des groupes dits d'autodéfense.

 

Depuis la chute de François Bozizé en mars 2013 par l'ex-coalition rebelle de la Séléka, contrainte de se retirer à son tour sous la pression internationale moins d'un an plus tard, la RCA est restée plongée dans la crise en dépit de la mise en place de nouvelles institutions démocratiques dont l'élection de Faustin-Archange Touadéra à la présidence en février 2016 à Bangui.

 

A cause de ce conflit, plus de 180.000 personnes ont été obligées de fuir leurs foyers au cours des derniers mois, portant à 500.000 le nombre total de déplacés dans le pays depuis le début de la crise, un chiffre similaire à celui des réfugiés enregistrés dans les pays voisins, rapporte MSF dans son rapport transmis à Xinhua jeudi.

 

A Batangafo, précise l'organisation, une grande partie d'un camp de déplacés établi depuis trois ans a été pillée et incendiée lors des affrontements entre les combattants de l'ex-alliance de la Séléka et les groupes d'autodéfense, à la suite desquels "environ 10.000 personnes sont toujours réfugiées" dans l'enceinte de l'hôpital de la ville, dans des conditions d'hygiène non supportables.

 

Mercredi, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a fait part de son côté de son sentiment de choc et de tristesse après "la mort violente" de six volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine lors d'une autre escalade de violences survenue le 3 août à Gambo, dans le Sud-Est de la RCA.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 13:59

 

 

Communiqué de presse du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge République centrafricaine

 

Bangui, le 09 Août 2017

 

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge condamne fermement les violences au cours desquelles des volontaires ont été tués.

  

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA), le CICR, la FICR, la Croix-Rouge française, la Croix-Rouge néerlandaise et le Croissant Rouge qatari) est choqué et attristé par la mort violente des six volontaires du comité de la CRCA de Gambo, dans le Sud-est de la RCA, le 3 août dernier. Les circonstances exactes de cet incident au cours duquel des femmes et du personnel médical auraient également trouvé la mort, n’ont pas encore été élucidées.

 

Le Mouvement de la Croix-Rouge condamne fermement cette attaque, la troisième du genre ayant coûté la vie au personnel de la Croix-Rouge en RCA depuis le début de l’année. « Nous sommes consternés par la nouvelle du décès de nos collègues volontaires », a déclaré Monsieur Mbao-Bogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine. « Nous appelons toutes les parties à prendre des mesures pour épargner la population civile et à respecter les travailleurs humanitaires qui lui viennent en aide. »

 

Le Mouvement de la Croix-Rouge est vivement préoccupé par la détérioration de la situation en République centrafricaine, notamment à l’encontre des travailleurs humanitaires, les empêchant de porter assistance aux communautés durement touchées par le conflit armé. Le Mouvement de la Croix-Rouge appelle les acteurs armés à respecter et protéger le personnel médical ainsi que les ambulances et les infrastructures médicales.

 

Nous appelons également les porteurs d’armes à ne pas pénétrer avec leurs armes dans les structures de santé et à faciliter l’évacuation de toutes les personnes malades ou blessées vers les structures médicales pour recevoir des soins. Le Mouvement de la Croix-Rouge adresse ses condoléances les plus sincères aux familles des disparus, ainsi qu’à leurs collègues et amis en République centrafricaine.

 

Informations complémentaires : Gérald BIKOMBI, CRCA

 

Bangui, tél. : +236 75 47 79 43 Ananie KULIMUSHI, CICR Bangui, tél. : +236 75 27 25 79 Moustapha Diallo, FICR, Sénégal, tél. : +221 774 501 004

Communiqué de presse du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge République centrafricaine
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 13:24

 

 

 

 

11/08/17 (AFP)

 

La Centrafrique est menacée par une prolifération de groupes armés qui se battent pour le contrôle des ressources naturelles, provoquant une partition de fait du pays, selon le rapport d'un groupe de réflexion publié jeudi, au moment où les violences redoublent et où l'ONU évoque un risque de "génocide".

 

"Ces groupes ont proliféré, imposant de facto une partition (du pays) et faisant de la prédation économique un élément central de leur stratégie", explique Enough Project qui cartographie quatorze milices et quatre groupes politico-militaires.

 

Le "contrôle des ressources naturelles" de la Centrafrique, un pays riche en or et diamants, notamment, nourrit des "luttes fratricides" entre groupes armés, ajoute le rapport du think tank américain dont le but la fin des génocides et crimes contre l'humanité, notamment en Afrique.

 

L'ex-colonie française de 4,5 millions d'habitants a basculé dans la guerre civile en 2013 après le renversement du président François Bozizé par la coalition de la Séléka qui affirmait défendre les quelque 20% de musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

Le rapport fait comprendre que cette lecture confessionnelle du conflit n'est plus la seule valable car certains groupes armés, autrefois ennemis, s'allient ponctuellement "selon un agenda politique propre".

 

"Depuis 10 mois, l'alliance formée par trois factions de l'ex-Séléka et un groupe anti-balaka est à l'origine de l'essentielle des flambées de violence en Centrafrique", explique ainsi Nathalia Dukhan, auteur du rapport.

 

Cette coalition regroupe le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), le Mouvement patriotique centrafricain (MPC), le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC) et les anti-balaka dits tendance Mokom, du nom de leur leader, Maxime Mokom.

 

"En contrôlant de larges parties du territoire, ces chefs de groupes armés ont imposé un système qui leur bénéficie ainsi qu'à leurs soutiens, au détriment de la population", explique le rapport.

 

De nouvelles factions armées émergent "à une fréquence alarmante" et la crise "s'approfondit de jour en jour", ajoute la chercheuse.

 

L'ex-Séléka s'est ainsi divisée en huit groupes armés, tandis que les milices anti-balaka se sont divisés en quatre groupes distincts.

 

Chacune de ces entités "constitue des foyers importants de recrutement de la jeunesse rurale".

 

"Ce rapport est le fruit de plus d'un an de recherche, de collecte d'information sur le terrain auprès d'acteurs centrafricains, notamment certains leaders et combattants de groupes armés et d'auto-défense, ainsi que d'acteurs internationaux", indique son auteur.

 

Sa publication intervient alors que des tueries ont fait au moins 60 morts depuis début juillet de Bangassou et Gambo (sud-est) à Ngaoundaye (nord-ouest) en passant par Alindao (sud).

 

"Les signes avant-coureurs de génocide sont là", a averti lundi le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien.

 

L'intervention de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) a permis un retour au calme dans la capitale Bangui mais pas dans l'intérieur du pays.

Centrafrique: "prolifération" des milices et "prédation" des ressources (rapport)
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 22:49
Nouvelles nationales sur RJDH
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CEMAC : Le Tchad matérialise la libre circulation des ressortissants de la communauté

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 10 AOÛT 2017

 

BANGUI, 10 août 2017 (RJDH)— Les autorités tchadiennes ont instruit ce 8 aout 2017 les services d’émigration et d’immigration ainsi que les missions diplomatiques à rendre effective la libre circulation des ressortissants des États membres de la Communauté. Elles ont saisi les services concernés par deux notes circulaires.

 

Ces mesures viennent en application de la décision des chefs d’Etats de la CEMAC, décision prise lors du sommet extraordinaire du 25 juin 2013.

 

Le gouvernement tchadien dans les deux notes circulaires, a engagé les services compétents à appliquer les mesures relatives à la libre circulation des ressortissants de la CEMAC, « tout ressortissant d’un Etat membre de la Communauté, détenteur d’une pièce d’identité sécurisé (passeport ou carte d’identité) en cours de validité n’est plus soumis à l’obligation de visa ou d’autorisation de sortir pour tout séjour ne dépassant pas trois mois.  Les autorités tchadiennes insistent sur la diffusion de la décision pour l’effectivité de cet important pilier de l’intégration » lit-on la note circulaire signée du ministre tchadien de la sécurité publique.

 

Le Tchad qui assure depuis février 2017, la présidence tournante de la CEMAC, est le premier pays de la communauté à appliquer la décision des chefs d’Etat relative à la libre circulation des ressortissants des pays membres.

 

 

Centrafrique : Les travaux de construction de la clôture de l’aéroport Bangui M’poko n’ont pas encore commencé

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 10 AOÛT 2017

 

BANGUI, 10 Aout 2017 (RJDH)….. Lancer il y a de cela 5  mois,  les travaux de construction de la clôture de l’aéroport Bangui M’poko tardent à démarrer.

 

Le démarrage des travaux de construction de la clôture de l’aéroport de Bangui connaît un retard notable. Le Chargé de mission en matière de l’aviation civile Guy Blaise Ouaby donne les raisons à la base de cette situation. « La pause de la première pierre a eu lieu le 31 Mars 2017  et les travaux qui étaient censés démarrer depuis ont pris du retard parce qu’il y a un volet du projet qui concerne les populations riveraines, qui exercent des activités commerciales sur le Site. Donc, il fallait déguerpir et c’est ce volet social qui a fait que le projet a pris du retard », a-t-il justifié.

 

Guy Blaise Ouaby soutient qu’ils vont bientôt commencer les travaux. « Le déguerpissement et la compensation de ses personnes va commencer incessamment.  Le démarrage des travaux est attendu dans les prochains jours. Ce retard peut avoir des impacts mais nous allons prendre des dispositions pour que les travaux aillent jusqu’ à leur terme, le délai d’exécution initialement prévu est de 18 Mois», a-t-il déclaré Guy Blaise Ouaby.

 

Pour plus de transparence dans les informations, le Responsable de l’Aviation Civile donne une idée nette sur le montant et les entreprises en charge du projet.  « Le montant initial était de 4.900.000.000 de francs CFA. On vient d’avoir  un financement additionnel d’environ 1.800.000.000 de Francs CFA pour la mise en œuvre du volet social qui est  de faire  déguerpir les personnes de cette espace. Le montant total de ces travaux s’estime en termes de milliards. S’agissant des entreprises qui vont exécuter le projet, il y en a deux : L’entreprise Française SOGIA – SATOM  qui a la charge de la construction du mur en béton   et l’entreprise SNCNBA  qui aura la charge de construire une partie en fer à béton », a relevé Guy Blaise Ouaby.

 

La population, et les jeunes en particulier, ont les yeux tournés vers ce projet offrant des opportunités d’emploi et de revenu.

 

 

Centrafrique : 10 000 personnes toujours réfugiées à l’hôpital de Batangafo, selon MSF

 

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 10 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 10 Août 2017 (RJDH)—Dix mille personnes, selon MSF sont toujours coincées dans l’enceinte de l’hôpital de Batangafo, au nord de la République centrafricaine. Ces dernières ont fui les combats qui ont opposé il y a une semaine les éléments de l’ancienne coalition Séléka à ceux des groupes d’autodéfense.

 

Les combats au début du mois entre les deux groupes rivaux à Batangafo, ont fait, selon MSF 24 morts et 17 blessés. Ces violences ont contraint plus de 10000 personnes à trouver refuge dans l’enceinte de l’hôpital où elles vivent, toujours selon cette ONG dans des conditions difficiles, « Imaginez la gravité de la situation si la population considère que le seul endroit sûr qu’il leur reste est un hôpital. Et dans certains cas, même les hôpitaux ne sont pas respectés », explique Carlos Francisco, chef de mission de MSF en RCA.

 

Dans son communiqué, MSF annonce prendre des mesures pour améliorer l’hygiène au sein de l’hôpital, « Nous renforçons le système d’approvisionnement en eau dans l’enceinte de l’hôpital et installons des latrines pour améliorer l’hygiène car les personnes réfugiées à l’hôpital ne peuvent toujours pas reconstruire leurs abris dans le camp dont elles ont dû s’enfuir. Mais il s’agit d’un hôpital dont les services ont eux aussi été affectés pendant les combats », lit-on dans le document.

 

Les déplacés de l’hôpital de Batangafo viennent d’un autre camp attaqué par les groupes armés au début du mois.

 

La recrudescence de violences à laquelle fait face à la République Centrafricaine depuis trois mois a déjà fait, selon les humanitaire, plus de 180.000 déplacés. La Minusca et le gouvernement n’arrivent toujours pas à protéger les civils qui sont devenus des cibles privilégiés des groupes armés qui ont pourtant signé plusieurs accords de cessation d’hostilité dont le dernier remonte au 17 juillet à Rome où 13 des 14 groupes armés se sont engagés à mettre un terme aux hostilités sur le terrain.

 

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:33

 

 

 

 

https://www.metrodakar.net  8 août 2017

 

Le Pr Abdoulaye Bathily croit savoir ce qui plombe le développement économique du continent africain.

 

Pour l’universitaire, la gestion clanique et familiale exercée par les chefs d’Etats africains a fini de bloquer l’émergence économique de l’Afrique. « De plus en plus, les bases des régimes se rétrécissent, on vient au pouvoir souvent sous un mouvement de mécontentement. Mais dès que le régime s’installe, il (chef d’Etat) écarte ce mouvement populaire ou il n’en fait plus cas ou très peu. Il se concentre à distribuer des avantages à ses proches : les membres de la famille, les membres du groupe ethnique, de sa région et ça, c’est le mal que nous voyons malheureusement sur le continent », fustige-t-il, dans un entretien accordé à la fondation Mo Ibrahim.

 

Pour  l’ex représentant spécial du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour l’Afrique centrale, « Tant qu’on ne rompra pas avec cela, pour qu’on ait des hommes et des femmes qui viennent au pouvoir pour servir la communauté, de manière équitable dans tous ses segments, de manière équitable sur une base éthique suivant des principes éthiques, nous serons toujours dans des guerres civiles et des conflits interminables ».

 

Poursuivant sur sa lancée, l’ex patron de la Ligue Démocratique (LD) a également pointé du doigt la démarche de certains dirigeants africains qui une fois aux affaires, n’hésitent pas à s’enrichir sur le dos du peuple. « Il y’a un problème de gouvernance politique dans le sens global du terme c’est-à-dire la gestion des sociétés, la gestion des hommes et des femmes dans nos pays. Il y’a trop de discriminations sur le continent. Ce que j’ai appelé (…) notre incapacité à gérer la diversité dans nos pays, d’où les guerres. Des gens préfèrent vivre de la politique, on vient et on concurrence les vrais entrepreneurs », a-t-il lâché. Avant d’ajouter. « Le ministre qui est là, il pense aux contrats non pas pour pouvoir créer les richesses pour l’ensemble du pays mais ce qu’il peut, personnellement, tirer de ce contrat avant qu’on ne l’enlève de son poste ».

Lu pour vous : Le Pr Abdoulaye Bathily dénonce « la gestion familiale et ethnique des chefs d’Etats africains »
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:28
Lu pour vous : Attaques et représailles en Centrafrique

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  Karim Lemond et Marie Malzac, le 10/08/2017 à 6h00

 

Une cinquantaine de personnes auraient été massacrées par des combattants de l’ex-Seleka à Gambo, dans l’est de la Centrafrique.

 

L’ONU redoute une reprise des violences à grande échelle.

 

« Ils ont égorgé plusieurs hommes, ainsi que des enfants. » Dans un mail adressé mardi soir à son frère, Mgr Juan José Aguirre, évêque de Bangassou, raconte le massacre survenu la veille dans la ville de Gambo, dans l’est de la Centrafrique (RCA). Il explique que les anti-balaka (milices à majorité chrétienne) ont tenté de prendre la ville, occupée par des ex-Seleka depuis 2013 (groupe armé majoritairement musulman), avant d’être chassés par la Minusca (la force de l’ONU dans le pays).

 

C’est en représailles à cette attaque que les ex-Seleka auraient tué une cinquantaine de personnes, dont six volontaires de la Croix-Rouge. « Généralement, c’est la Croix-Rouge qui donne le bilan car nous inhumons les cadavres. Mais quand on tue les gens de la Croix-Rouge, il ne reste plus personne pour le faire », lâche, effrayé, un responsable de cet organisme. Ce massacre pourrait avoir de graves répercussions à Bangassou, la ville voisine, où 2000 musulmans réfugiés dans la cathédrale sont encerclés et harcelés par des anti-balakas.

 

Les témoignages alarmants de nouvelles tueries se multiplient en Centrafrique où un haut responsable des Nations unies, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, vient d’alerter sur des « signes avant-coureurs de génocide ».Carlos Javier Francisco, responsable de Médecins sans frontières pour la RCA, s’inquiète lui aussi de la généralisation de la violence à l’ensemble du territoire.

 

« Beaucoup de groupes armés, pas juste ex-Seleka ou anti-balaka, se disputent le contrôle de villages. On ne peut pas envoyer nos équipes partout à cause de l’insécurité », regrette-t-il. « La violence est en hausse contre tous les civils, sans distinction. » Pris entre les exactions ciblées d’un camp et les représailles aveugles de l’autre, et rattrapés par des pillards qui profitent de ce chaos, les civils sont les premières victimes de ce conflit déclenché en 2013, malgré la présence des 12 500 hommes de la Minusca.

 

L’ONU, qui a jusqu’à présent reçu seulement 24 % des 497 millions de dollars demandés en aide humanitaire, met en garde devant « une rechute imminente dans une crise humanitaire de grande ampleur ». Sur près de 5 millions d’habitants, la RCA compte aujourd’hui 500 000 déplacés internes et 450 000 réfugiés dans les pays voisins. Médecins sans frontières estime à 2 millions le nombre d’habitants en situation de besoin humanitaire. Les conditions sanitaires sont désastreuses. La raréfaction de l’eau potable et des biens de première nécessité pourrait engendrer des épidémies.

 

Par ailleurs, de nombreux réfugiés rejoignent la République démocratique du Congo, en proie elle aussi à une crise politique, aggravant la situation. « S’il n’y a pas de volonté sincère (de la communauté internationale), il ne se passera rien, estime Carlos Javier Francisco. On fait le maximum pour maintenir notre assistance. Mais les gens doivent prendre conscience des souffrances du peuple centrafricain pour que les gouvernements réagissent.»

 

Karim Lemond et Marie Malzac

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:08
Les Nations Unies et la République Centrafricaine signent un nouveau cadre de coopération

 

 

 

Les Nations Unies et la République Centrafricaine signent un nouveau cadre de coopération  pour les quatre prochaines années

 

 

Bangui, le 9 août 2017 - Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, (au nom du Gouvernement) et La Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies, Coordonnatrice Humanitaire, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies et Représentante Résidente du PNUD en République Centrafricaine (RCA), Najat Rochdi, ont signé aujourd’hui le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement, couvrant la période 2018-2021(UNDAF+).

 

L’UNDAF+ apporte un changement notable dans l’accompagnement et l’appui des Nations Unies à la RCA. « Instrument clé de la réforme des Nations Unies, le Plan Cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (UNDAF+) défini la réponse collective, cohérente et coordonnée du système des Nations Unies  aux priorités nationales décrites dans le plan de RCPCA »,  a dit Félix Moloua.

 

Selon les mots de Najat Rochdi : «Ceci implique une intégration des actions et une coopération stratégique entre les acteurs de l’humanitaire, ceux de développement et ceux de la sécurité ».

 

Pour y arriver, DSRSG Rochdi, pendant son allocution a souligné les défis : « Les efforts en cours pour la mise en œuvre des actions de relèvement économique et social, pour la restauration de l’autorité de l’Etat et pour adresser l’impunité doivent être poursuivis de manière coordonnée et cohérente dans le pays tout entier ».

 

L’UNDAF+ constitue la réponse coordonnée de l’ensemble du système des Nations Unies, la MINUSCA et agences et fonds des Nations Unies, aux priorités nationales contenues dans le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) avec la vision future d’une « République Centrafricaine sans personnes déplacées ou réfugiées, où les besoins humanitaires restent résiduels; où la malnutrition est réduite et, où les autorités nationales et locales ont les capacités de fournir  des services sociaux de base aux populations, et ou la cohésion sociale prime» a signalé la Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies.

 

L’UNDAF+ établit ainsi comme priorités stratégiques : (i) la consolidation de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale ; (ii) le bien-être social et l’équité et (iii) le relèvement économique durable.

 

Note aux rédacteurs

 

L’UNDAF+ : un processus inclusif

 

L’UNDAF+ 2018-2021 est le fruit d’un processus de préparation transparent et inclusif entre le Gouvernement, le système des Nations Unies dans son ensemble et la société civile.

 

Ce processus initié en 2015 avait été interrompu du fait de la résurgence de l’instabilité sociopolitique qu’a connu le pays, notamment au cours du dernier trimestre 2015. En accord avec le Gouvernement, l’équipe-pays avait alors élaboré un document intermédiaire pour couvrir la période 2016-2017 : le Cadre Stratégique Intérimaire (CSI 2016-2017), signé avec le Gouvernement en 2016.

 

Les Nations Unies (agences et MINUSCA), avec d’autres partenaires (Union Européenne, Banque Mondiale), avaient ensuite soutenu le Gouvernement dans son exercice d’évaluation des besoins de relèvement et de consolidation de la paix. Cette analyse s’est traduite par un Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), reflétant la stratégie du Gouvernement pour la période 2017-2021. C’est sur cette stratégie que s’aligne l’UNDAF+ 2018-2021. 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:05

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

L’OPÉRATION DES CASQUES BLEUS A BANGASSOU VISE LA STABILITÉ ET LE RETOUR DES DÉPLACÉS

 

 

Bangui, 9 août 2017 – L’opération menée par les soldats de la paix de la MINUSCA à Bangassou (700 km à l’est de Bangui) se fait dans le respect du droit et vise la restauration de la sécurité ainsi que le retour des populations civiles déplacées dans la ville. “Ces forces sont dans la ville afin d’y restaurer l’ordre et la sécurité, de permettre à toute la population de pouvoir retourner en ville et d’y vivre”, a indiqué le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Côme Ndayiragije.

 

Selon le porte-parole, deux personnes interpellées dans le cadre de l’opération par les soldats de la paix, “viennent d’être remises aux services gouvernementaux compétents en matière d’instruction, après leur transfert hier (mardi) à Bangui”. La ville de Bangassou a été touchée par des violences ayant causé plusieurs victimes, y compris des casques bleus tués par des présumés anti-Balaka, ainsi que des milliers de déplacés.

 

Le porte-parole a ajouté que “la Force poursuit bon nombre d’opérations locales ou régionales”, notamment des escortes de convois à vocation humanitaire ainsi que des patrouilles, dans le cadre de la protection des civils. “A Bangassou comme partout en Centrafrique, la population fait l’objet de toute l’attention et de la protection de la Force”, a renchéri le Lt-Col.Ndayiragije.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a fait part de la collaboration continue avec les forces de sécurité intérieure centrafricaines, notamment sur le recrutement de 500 policiers et gendarmes.“L’atelier de finalisation et de validation des outils pédagogiques pour la formation initiale de 500 élèves policiers et gendarmes se poursuit à Bangui. Au terme de cet atelier, lesdits outils seront officiellement remis aux autorités de tutelle”, a-t-il précisé. Le Lt. Konseiga a ajouté que le processus de recrutement est au stade des enquêtes de moralité, “étape obligatoire et importante pour avoir des résultats de qualité et des agents dignes de confiance”.

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a dénoncé les accusations portées contre la mission onusienne, selon lesquelles ses casques bleus auraient été complices d’un des belligérants lors des violences à Gambo, préfecture du Mbomou. “Les casques bleus ne disposent pas de base à Gambo et n’étaient pas présents lors des incidents en question”, a-t-il lancé. Monteiro a réitéré l’impartialité et le professionnalisme des casques bleus dont la mission en Centrafrique est de protéger les populations civiles, appuyer le retour à l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et contribuer au retour à la stabilité dans le pays.

 

M. Monteiro a également mentionné la signature mercredi, par le Gouvernement centrafricain et les Nations Unies, du Plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement 2018-2021(UNDAF+). “Il s’agit d’un document important qui permettra à la MINUSCA et l’équipe-pays d’accompagner le Gouvernement, comme contribution aux priorités nationales exprimées dans le plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) 2017-2021”, a ajouté Monteiro.

 

Le porte-parole a rappelé quelques activités relatives au mandat de la MINUSCA, notamment la destruction, lundi à Bossangoa, d’armes artisanales, munitions et engins explosifs qui avaient été remis volontairement par des ex-combattants, ainsi que la formation de 35 responsables, cette semaine à Bangui, dans le cadre de la mise en place des comités locaux de sécurité.Monteiro a conclu en précisant que “35 femmes et quatre enfants ont été victimes des abus et violations des droits de l’homme documentés par la MINUSCA entre le 3 et le 6 août 2017, dans la capitale et les préfectures”. Ces abus et violations, au nombre de 44, ont fait affecté un total de 81 victimes.​

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

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L’OPÉRATION DES CASQUES BLEUS A BANGASSOU VISE LA STABILITÉ ET LE RETOUR DES DÉPLACÉS
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:02
La République centrafricaine replonge dans la violence
La République centrafricaine replonge dans la violence

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va

 

 

(Radio Vatican) 09/08/2017 17:03 Lors de l'audience générale de ce mercredi matin, le Pape François a invité les fidèles à prier pour le Nigeria et pour la Centrafrique, pays qu'il avait visité en novembre 2015, pour soutenir un processus de réconciliation qui semblait alors rencontrer des résultats positifs.

 

Mais si la situation s'est effectivement améliorée dans la capitale Bangui, d'autres localités ont connu de graves épisodes de violences ces dernières semaines. «Malheureusement ce matin est parvenue la nouvelle de violences meurtrières en République centrafricaine, contre les communautés chrétiennes», a déclaré le Pape au terme de l'audience générale. Il faisait allusion aux informations encore très partielles et confuses provenant du diocèse de Bangassou. Selon des messages transmis dans la soirée du mardi 8 août par un missionnaire combonien à des vaticanistes, et relayées par le site "Vatican Insider", la mission de Gambo, à 75 kilomètres de Bangassou, aurait été attaquée, et divers hommes et femmes auraient été égorgés. Une cinquantaine de morts seraient à déplorer. L'évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre Muñoz, a transmis des messages Whatsapp particulièrement alarmants à ce religieux combonien, frère Miguel, faisant aussi état de menaces imminentes sur une autre localité, à Bema. 

 

Ces exactions seraient le fait des milices Seleka, formées essentiellement de combattants musulmans, et qui s'opposent aux anti-balaka, essentiellement chrétiens et animistes. Mgr Aguirre Muñoz, de nationalité espagnole, tente inlassablement depuis plusieurs mois de désamorcer la tension entre chrétiens et musulmans. Il accueille d'ailleurs dans son propre évêché des familles musulmanes pourchassées par les anti-balaka.

 

Nous n'avons pas réussi pour le moment à joindre directement l'évêque de Bangassou pour confirmer ces informations relatives aux évènements de ces dernières heures.

 

Dans une dépêche publiée ce mercredi en fin de matinée, l'Agence France Presse rappelait les témoignages alarmants de nouvelles tueries, visant parfois des humanitaires, qui se multiplient en Centrafrique où un haut responsable des Nations unies vient d'alerter sur des «signes avant-coureurs de génocide». Au moins soixante personnes sont décédées ces dernières semaines, conséquences de combats entre groupes armés à Ngaoundaye (nord-ouest) et Kaga-Bandoro (centre) début juillet, Batangafo (nord-ouest) fin juillet, et autour d'Alindao (sud) et à Gambo (sud) début août, d'après des témoignages parvenus à l'AFP mardi.

 

À Gambo, lieu de l'attaque la plus récente, des humanitaires de la Croix-Rouge centrafricaine et «plusieurs dizaines de personnes» ont été tuées au centre de santé, selon le directeur de la Croix-Rouge centrafricaine Antoine Mbao Bogo.

 

(CV avec AFP et Vatican Insider)

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 22:48
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Centrafrique : Des ex-combattants se lèvent contre la FAO

 

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 09 Août 2017 (RJDH)… Les ex-combattants Anti-Balaka et Séléka sont mécontents depuis lundi de la FAO. Ils exigent de cette institution les kits dans le cadre de réduction des violences communautaires dont la FAO est chargée de la mise en œuvre.

 

Ils étaient 766 ex-combattants, hommes et femmes à suivre, durant trois mois, une formation dans les filières mécanique, agriculture et élevage. Ceci dans le cadre du projet de réduction des violences communautaires financé par la Minusca en collaboration avec la section DDRR, pour la mise en œuvre de son programme pré-DDR.

 

Ce projet se propose d’offrir des alternatives au recours à la violence aux éléments des groupes armés qui acceptent de déposer volontairement les armes et de participer à des activités d’intérêt communautaire ou génératrices de revenu, «  nous avions été identifiés par la Minusca qui a bien accepté de soutenir notre réinsertion à travers le financement de ce projet. Nous avons été formés pendant 3 mois avec l’appui technique de FNEC, ANDE, et JPN dans les domaines de mécanique, agriculture et élevage ». a expliqué Eric Begoto, un des ex-combattants.

 

Les raisons du mécontentement des bénéficiaires s’expliquent par le retard dans la réalisation des activités par la FAO, déplorent-ils, «  il y’a trois mois aujourd’hui après notre formation que nous n’avons pas pu obtenir les produits pour démarrer nos activités. Alors que nos frères qui ont opté pour les autres filières ont déjà reçu leurs kits. Voilà pourquoi nous sommes venus manifester devant le siège de la FAO car nous avons constaté que la FAO est en train de nous rouler dans la farine », a déploré Arsène Legbalamo.

 

Du côté de la FAO, le retard est lié à la difficulté d’avoir les bétails pour livrer aux bénéficiaires. Ce projet est aussi une activité de l’UNOPS qui apporte son appui à la FAO.

 

 

Centrafrique : La Croix Rouge observe trois jours de deuil suite à l’assassinat de ses agents au sud-est

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 09 Aout 2017 (RJDH)—La croix Rouge Centrafricaine observe depuis ce matin, un deuil de trois jours. L’information a été rendue publique dans un communiqué de presse dont le RJDH a eu copie.

 

La croix rouge est en deuil, ce jusqu’au 11 aout prochain. Ce deuil est déclenché quatre jours après que trois volontaires aient été tués à Gambo, une ville du sud-est où un centre de santé a été attaqué le 05 aout dernier par un groupe armé. De sources autorisées, les volontaires de la croix rouge tenaient une réunion dans l’enceinte de l’hôpital dans le but d’organiser les descentes sur le terrain.

 

Le président national de la CRCA, Antoine Mbao Bogo, a dans son communiqué, proteste contre cet acte avant d’annoncer l’observation de trois jours de deuil, « face à cette situation douloureuse, nous demandons aux volontaires de la CRCA d’observer trois jours de deuil en la mémoire de leurs vaillants collègues à compter de ce jour 9, ce jusqu’au 11 aout ».

 

Selon les informations du RJDH, au moins six (6) volontaires de la CRCA ont été tués lors de cette attaque à Gambo.

 

De nombreux habitants de Gambo ont regagné Bangassou, ville la plus proche depuis que les groupes armés ont attaqué ce groupe de volontaire. Le bilan de cette attaque, selon des sources non officielles, fait état d’une cinquantaine de tués et au moins 15 blessés reçus à Bangassou.

 

Cette attaque intervient moins d’un mois après la signature de l’accord de San’t Edigio qui engage les groupes armés à cesser toute violence sur le territoire centrafricain.

 

 

 

Centrafrique : Plus de 1,8 milliards de dollars à mobiliser dans le cadre de coopération entre les Nations-Unies-RCA

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 9 août 2017 (RJDH)—Plus de 1,8 milliards de dollars américain devront être mobilisés pour le financement du cadre de coopération Nations-Unies, République Centrafricaine, dénommé UNDAF+ 2018-2021. La signature de l’accord cadre a eu lieu ce 9 aout à Bangui, entre le ministre du plan et de l’économie Félix Moloua et la représente spéciale adjointe des Nations-Unies Rochdi Najat.

 

UNDAF est une réponse des Nations-Unies au Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix (RCPCA), en termes des contributions techniques, financières et de mise en œuvre. Le plan de Réponse Humanitaire, un autre document du gouvernement avec ses partenaires humanitaires, se présente aussi comme une réponse de la communauté humanitaire au RCPCA. Ce document est signé dans un contexte où le gouvernement attend des bailleurs de fonds la réalisation des annonces de la Table Ronde de Bruxelles pour mettre en œuvre RCPCA.

 

La représente spéciale adjointe des Nations-Unies Rochdi Najat a souligné que le document est signé en faveur de la population. « Il a été élaboré pour améliorer la situation de la population car, il est important d’aller vers le relèvement », a-t-il déclaré.

 

UNDAF+, adapté au contexte et besoins spécifiques de la population comprend trois grands axes stratégiques, notamment la consolidation de la Paix, de la Sécurité et de la cohésion sociale, le bien-être social, l’équité et enfin le relèvement économique durable.

 

Le ministre Centrafricain du plan et de l’économie, Félix Moloua, soutient qu’UNDAF+ « est une réponse aux besoins exprimés par la partie nationale, en ce qui concerne la sécurité, le redéploiement de l’administration et le relèvement économique du pays », après les violences qui l’ont fragilisé.

 

Conçu pour une période de 4 ans, seulement 10% de financement de UNDAF+ est déjà disponible.

 

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