Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:40

 

 

 

 

 

par RFI  22-08-2014 à 14:28

 

La présidente de la transition en République Centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s'est adressée ce matin à la Nation. Un discours très attendu après les nombreuses polémiques autour de la nomination de Mahamat Kamoun comme Premier ministre. Malgré les nombreuses critiques sur le choix de Mahamat Kamoun, la présidente tient bon et confirme son choix. Elle a promis un nouveau gouvernement dans la journée de ce vendredi.

 

Lors de cette adresse à la nation centrafricaine, ce vendredi 22 août, Catherine Samba-Panza est d'abord revenue sur les différentes étapes qui ont conduit à la désignation de Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre : les concertations du début du mois d'août, les dix noms qui lui ont été présentés pour le poste de Premier ministre. Et le fait que deux candidats sur les dix avaient, selon elle, les meilleurs profils : Karim Meckassoua et Mahamat Kamoun.

 

Eloge de Mahamat Kamoun

 

Catherine Samba-Panza s'est livrée à un véritable éloge, en cinq points, de Mahamat Kamoun qu'elle a finalement retenu. Et elle a dénoncé ce qu'elle a qualifié « d'agitations » depuis que son choix a été effectué. La présidente de transition a estimé qu'il fallait donner l'occasion au nouveau Premier Ministre de faire ses preuves et qu'elle avait donc « résolument pris la responsabilité » de lui demander de former son gouvernement et de le publier aujourd'hui : « Je veillerai, a ajouté la présidente, à ce que le caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté, en y incluant les principales entités représentatives des forces vives de notre pays et en mettant un accent sur l'équilibre régional ».

 

 

 

 

ADRESSE A LA NATION DU CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION

 

22 Août 2014

 

 

Centrafricaines, Centrafricains,

 

Chers compatriotes,

 

Les 21, 22 et 23 juillet derniers, le peuple frère du Congo, sous la conduite de Son Excellence le Président Denis SASSOU NGESSO, offrait à notre pays, à travers le Forum de Brazzaville, l’occasion de nous retrouver autour des objectifs de paix, grâce à la signature d’un accord de cessation des hostilités entre nos différents groupes armés.

 

Au sortir de ce Forum, il y a environ trois semaines, dans le respect des engagements pris à Brazzaville et afin d’impulser une nouvelle dynamique a la Transition, j'ai demandé et obtenu la démission du Premier Ministre André NZAPAYEKE et de son  gouvernement pour permettre la mise en place d’une nouvelle équipe afin de prendre en compte les attentes légitimes de nos Forces Vives.

 

Aussitôt après, dans une démarche participative selon l’esprit qui s’est dégagé dans la capitale congolaise, et surtout dans le but d’obtenir une implication de toutes les composantes sociales et politiques de notre pays, j’ai tout de suite engagé une large consultation auprès de toutes les entités. Ceci, dans l’objectif de composer un gouvernement inclusif comprenant toutes les sensibilités régionales, politiques, sociales et communautaires de la République Centrafricaine, un gouvernement d'ouverture à qui je vais donner mission de préparer et de mettre en œuvre les étapes 1 et 2 relatives à la réconciliation à la base et au Dialogue politique tant souhaité par nos compatriotes, un gouvernement capable de redonner espoir au peuple centrafricain et tracer la voie de la sortie de crise.

 

Du 6 au 8 août 2014, j’ai reçu les entités représentatives des Forces Vives de la Nation -au total une soixantaine- à qui j’ai présenté les critères devant guider le choix du Premier Ministre et des membres du Gouvernement, en même temps que j’ai demandé à ces entités de me faire leurs propositions. C’est sur la base de ces propositions que j’ai travaillé en toute objectivité et  conscience à la sélection et à la nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Mahamat KAMOUN. 

 

Au total, j’avais reçu 10 noms pour le poste de Premier Ministre, 05 répondaient aux critères retenus et  02 sur 05 avaient les meilleurs profils, à savoir Karim MECKASSOUA et Mahamat KAMOUN. Si le choix définitif s’est porté sur ce dernier, je vais vous dire clairement ce qui a milité en sa faveur.

 

1-   Dans la situation de division larvée entre Nord et Sud, M. Mahamat KAMOUN est aujourd’hui le symbole même de la symbiose communautaire qui a toujours fait la particularité de notre pays, étant de père musulman et de mère chrétienne.

 

2-   A l’encontre des gens arrogants dont le pays n’a pas besoin dans cette période de crise, M.KAMOUN est un modèle d’humilité, ce qui est un atout considérable en ce moment.

 

3-   Au moment où il est question de rechercher et de mobiliser les moyens financiers nécessaires au financement de la reconstruction de notre pays, il n’y avait sans doute pas mieux que M. KAMOUN qui est un fin connaisseur des finances publiques et des circuits financiers régionaux et internationaux.

 

4-   Devant l’impérieuse nécessité d'entretenir des relations normales avec certains de nos voisins, il n’y avait aussi pas mieux que Mr KAMOUN.

 

5-   Pour avoir travaillé avec lui, j’ajoute que c’est un collaborateur dévoué et engagé pour son pays, des qualités dont notre pays a besoin pour ne pas reproduire la même expérience d’une tension permanente à la tête de l’exécutif comme le pays l’a déjà vécu.

 

Ce choix relevait par ailleurs de mon pouvoir discrétionnaire comme la plupart des entités l’ont clairement souligné lors des consultations. Dans tous les cas, Mr Mahamat KAMOUN un digne fils du pays et au lieu de le juger négativement dès le départ, il aurait fallu attendre de le juger à la tâche. Sauf à vouloir bloquer le pays qui souffre déjà de nombreuses difficultés,  ce que je ne peux pas accepter  pour le peuple Centrafricain qui est mon miroir, comme le conseillait sagement le défunt Président Omar  BONGO ONDIMBA.

 

Depuis cette nomination, des réactions et manifestations diverses sont enregistrées dans les médias, sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique.  Certains prétendent que le Premier Ministre nommé est rejeté par la population et qu’un nouveau Premier Ministre devrait encore être nommé pour conduire la Transition. D’autres poussent jusqu’à dire que non seulement le Premier Ministre devrait démissionner mais le Chef de l’Etat que je suis devrait aussi le faire, au risque de déstabiliser une nouvelle fois la transition.

 

De quoi s’agit-il réellement ? Qu’est-ce que le peuple Centrafricain devrait comprendre de toutes ces agitations au lendemain du forum de Brazzaville et à la veille de la formation d’un nouveau Gouvernement ?

 

Le peuple Centrafricain endurci par les épreuves de ces trois dernières décennies est devenu mature et sait se faire une opinion, quand on ne lui cache pas la vérité. J’ai le devoir, en tant que Chef de l'Etat d'informer la population centrafricaine sur ces faits graves de nature à compromettre dangereusement l’avenir de notre pays. J’ai en outre pris l’engagement de défendre résolument les intérêts de mon pays. Je ne voudrais donc pas, par mon silence, me rendre complice des actes ou décision devant sacrifier l'intérêt supérieur de la nation sur l’autel des intérêts égoïstes qui se manifestent.

 

Mes chers compatriotes,

 

Vous êtes nombreux à comprendre ce qui se passe derrière toutes ces manipulations, à comprendre la portée de mes décisions et à m’apporter votre soutien. Cependant, certains compatriotes ne ménagent pas leurs efforts pour dresser des obstacles de toute nature à mes actions. Tout a été mis en œuvre pour me fragiliser et déstabiliser la Transition. C’est dans ce cadre que se situent les blocages que tente de nous imposer  une catégorie de nos compatriotes qui visiblement ne veulent pas que la Transition arrive à son terme.

 

Mon choix s’est fait essentiellement dans l’intérêt supérieur de notre pays et il faut donner l’occasion au nouveau Premier Ministre de faire ses preuves. D’autant plus que son mandat est limité dans le temps avec la perspective de l’organisation des consultations populaires et du dialogue politique national dont les résolutions et recommandations devraient fondamentalement reconfigurer le paysage politique national dans trois ou quatre mois.

 

La majorité de la population qui nous observe ne comprend pas nos tergiversations actuelles, puisqu’il faut en réalité faire avancer la Transition vers les élections libres et démocratiques que le peuple attend avec impatience. Elle ne comprend pas non plus les revendications d’un accord politique préalable à la formation du Gouvernement, ce qui pourtant n’a pas été discuté à Brazzaville. Alors que le gouvernement n’est pas encore formé, il est incompréhensible que certains manifestent déjà des mécontentements.

 

J’ai donc résolument pris la responsabilité de demander au Premier Ministre Mahamat KAMOUN de former son gouvernement et de le rendre public ce jour.

 

Dans l’esprit du forum de Brazzaville, je veillerai à ce que le caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté, en y incluant les principales entités représentatives des Forces Vives de notre pays, et en mettant un accent sur l’équilibre régional. Cependant, il importe de préciser que tout le monde ne pourra pas entrer dans ce gouvernement. Par contre, il y aura de la place dans les autres structures de l’Etat.  

 

Chers compatriotes,

 

La crise Centrafricaine a véritablement fait l’objet de l’attention soutenue de la Communauté Internationale. Il y a eu une grande mobilisation de cette communauté internationale au chevet de notre pays et une forte solidarité en notre faveur pour que cette crise prenne fin rapidement.

 

Cet engagement sans pareil de la communauté internationale et de la médiation internationale est la claire manifestation d’une volonté inébranlable de nous accompagner.

Sans remettre en question les conclusions et décisions prises par la communauté internationale, la République Centrafricaine doit exprimer d'avantage les aspirations profondes du peuple qui a tant souffert.

 

Nous avons l’obligation de démontrer aux yeux du monde que nous sommes murs et sérieux, que nous savons ce que nous voulons pour aller vers la paix et la reconstruction de notre pays.

 

Comme j’ai déjà eu a le dire, l’heure est au sursaut patriotique. Il est temps que les Centrafricaines et les Centrafricains prennent leur destinée en mains et participent activement au processus de sortie de crise.  Que tous ceux qui croient sincèrement en l’avenir du pays se mettent au travail.

 

Dans le contexte actuel où les défis à relever sont encore nombreux, le peuple Centrafricain doit prendre conscience que son destin est désormais entre ses mains et qu’il lui appartient de reconstruire son pays dans l’entente et la fraternité.

 

Chers compatriotes,

 

Je voudrais vous inviter à plus de vigilance compte tenu de toutes les manipulations qui s’organisent chaque jour pour déstabiliser les Autorités de la Transition et mettre à mal ce qui reste encore de notre souveraineté.

 

Au moment où les amis de la République Centrafricaine sont prêts à nous aider à nous en sortir durablement, je vous exhorte au calme et à la sérénité. Tous ceux qui ont des revendications à faire valoir, ou qui pensent à un recadrage de la transition en cours pourront le faire dans le cadre du dialogue politique national qui se tiendra dans les mois à venir. Dans l’immédiat, donnons l’opportunité au gouvernement de se mettre en place et de s’atteler à la préparation de ce rendez vous historique pour le peuple Centrafricain.

 

Vive la République !

 

RCA: Catherine Samba-Panza persiste et signe
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 12:41

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-22 11:27:52 - Le haut commandement des forces Sangaris et de l’EUFOR-RCA ont fait part de leur détermination à rester à Bangui et à y rétablir la paix, malgré les attaques dont sont l’objet leurs éléments dont 12 d’entre eux ont été blessés dans les affrontements de mardi soir et de mercredi au centre commercial où se trouve l’enclave de la communauté musulmane de KM5 dans le 3è arrondissement de la capitale centrafricaine.


Trois soldats de l'opération Sangaris et neuf soldats de l'Eufor-RCA ont eu des blessures, le Chargé de mission de l'opération Sangaris, Yves Pierre, et le Conseiller en communication de l'Eufor-RCA, Marion Renard lors d‘une conférence de presse donnée jeudi à leur base de Bangui Mpoko.


Cette rencontre avec la presse locale faisait suite à la marche de protestation contre la présence des soldats de l'opération Sangris et de L'Eufor-RCA dans le quartier KM5, organisée par les musulmans.


Selon Pierre Yves, les trois blessés par balle dans les rangs de l'EUFOR-RCA ont été ‘'évacués en France pour des soins''. Il a toutefois ajouté que ‘' leur pronostic vital n'est pas engagé'' et qu'''ils vont bien''.


‘'La Sangaris reste dans Bangui et continue ses patrouilles pour la sécurisation de la ville. Notre objectif : imposer ici comme sur toute l'étendue du territoire les mesures de confiance pour qu'on retrouve le chemin de la paix'', a affirmé Pierre Yves.


Pour sa part, Marion Renard, a dénoncé les attaques dirigées contre l'Eufor-RCA, soulignant que la police et l'armée de cette dernière ‘'ont été attaquées par des éléments extrémistes et des criminels qui s'étaient mélangés à la foule. Et là, les attaques ont fait neuf blessés dont cinq blessés par des grenades et quatre traumatisés''.

 

 http://www.apanews.net/article_read-802702-les-forces-sangaris-et-eufor-rca-dermine-eaire-la-paix-eangui.html#sthash.xD2SDkuy.dpuf  

Les forces Sangaris et EUFOR-RCA déterminées à faire la paix à Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 10:25

 

 

 

 

 

22/08/14 (RFI)

 

En Centrafrique, un humanitaire a été tué lors des heurts dans le quartier du PK5 de Bangui qui se sont produits mardi et mercredi 20 août. Les affrontements ont opposé les forces internationales et groupes encore non identifiés, faisant plusieurs blessés et au moins cinq morts. Parmi eux, Bienvenu Bandios. Il était volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine. Alors qu'il récupérait des blessés, Bienvenu Bandios a été tué par une balle.

 

« Bienvenu Bandios était un chauffeur serviable et courageux », témoignent ses collègues de la Croix-Rouge. Mercredi matin, après avoir ramené plusieurs blessés à l'hôpital de Bangui, il s'est efforcé de faire un aller-retour supplémentaire malgré la situation sécuritaire difficile dans la zone du PK5. Au croisement de l'avenue de France et de l'avenue Koudoukou, il s'est arrêté à nouveau pour secourir des blessés. C'est là qu'il a reçu une balle meurtrière.

 

Père de famille d'un peu plus de trente ans, il s'était engagé volontairement à la Croix-Rouge en 2009. Il travaillait avec acharnement au sein de la direction des secours. « Toute la Croix Rouge centrafricaine est en deuil aujourd'hui, car Bienvenu nous est très cher. Il a travaillé sur l'ensemble du territoire national. Sur 30 jours dans le mois, Bienvenu travaillait 25 jours à l'intérieur du pays pour porter secours. C'est quelqu'un qui a passé tout son temps à faire de l'humanitaire », a confié Jean-Moïse Modessi qui était son responsable.

 

Choquée après ce décès, la Croix-Rouge centrafricaine appelle tous les belligérants à respecter le travail des humanitaires qui agissent de manière impartiale au service des civils.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140821-rca-humanitaire-croix-rou...

RCA: un humanitaire de la Croix-Rouge tué à Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 10:16

 

 

 

 

 

(RFI 22/08/14)

 

La Centrafrique, ce vendredi 22 août au matin, est toujours dans l'attente d'un nouveau gouvernement. La nomination du Premier ministre Mahamat Kamoun a provoqué les protestations d'une partie de la classe politique. Une délégation s'est même rendue à Brazzaville pour solliciter l'arbitrage du médiateur Denis Sassou-Nguesso. Un message du chef de l'Etat congolais, dont le contenu n'a pas été rendu public, a en retour été transmis à la présidente de transition.

 

Que va décider Catherine Samba Panza après ce message de son homologue congolais ? Maintiendra-t-elle le choix de Mahamat Kamoun ? Relancera-t-elle les consultations ? Le pays est en attente. Mais la présidence annonce la fin du suspense pour bientôt. Selon le porte-parole de la cheffe de l'Etat, Anicet-Clément Guiama Massogo, une adresse à la nation aura lieu aujourd'hui, vendredi... Discours « d'explication » indique le porte-parole, joint par RFI.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140822-rca-attend-explications-c...

La RCA attend les explications de Catherine Samba-Panza
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 00:28

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-21 14:55:38 - Les habitants des quartiers Fatima, dans le 6è arrondissement ainsi que ceux de Béa-Rex et Km5, à Bangui, se sont réveillés ce jeudi en constatant le déploiement d’impressionnants dispositifs de sécurité par les troupes étrangères.


Ces troupes sont sur le qui-vive suite aux menaces d'habitants de Km5, quartier majoritairement musulman, de s'en prendre à elles, indiquent des sources dans la capitale centrafricaine.


Des affrontements survenus mercredi au centre commercial du quartier Km5, dans le 3è arrondissement, entre des musulmans, les troupes de l'Opération Sangaris et celles de l'Eufor-RCA, ont fait neuf morts dont un secouriste bénévole de la Croix Rouge centrafricaine et 33 blessés.


La Croix Rouge centrafricaine affirme que cinq morts et trente et trois blessés ont été évacués par ses soins dans des hôpitaux de la capitale parmi lesquels une femme et deux enfants, tous atteints par balles. 


Un habitant du quartier Fondo, dans le 5è arrondissement, qui a requis l'anonymat, a confié à APA que « quatre musulmans en fuite vers le 5è arrondissement sont tombés dans une ceinture de sécurité mise en place à l'entrée de leur quartier par les anti-balaka et ont été tous tués ».


Le président de la Croix Rouge centrafricaine, Pasteur Antoine Mbao-Bogo, a fait remarquer que s'attaquer aux bénévoles de cette organisation humanitaire c'est s'en prendre à « quelque chose de grandiose pour ce pays », qui n'a jamais refusé « d'accomplir sa mission ».


Il a conseillé aux personnes qui ont choisi la RCA comme seconde patrie de se conformer aux lois et instruments internationaux que ce pays a ratifiés.

 
« Je lance un appel à toutes les personnes vivant en Centrafrique de respecter les humanitaires et surtout les volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine, qui sont des Centrafricains et qui n'ont fait que leur travail », a-t-il souligné.


Il a fait remarquer que le bilan de ces affrontements est lourd mais n'a cependant pas pu confirmer le nombre de morts.

 

http://www.apanews.net/article_read-802640-les-troupes-de-l-eufor-rca-et-de-sangaris-quadrillent-des-quartiers-de-bangui.html#sthash.kGUI5rGg.dpuf

Les troupes de l'Eufor-RCA et de Sangaris quadrillent des quartiers de Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 00:18

 

 

 

 

 

21/08/2014 – (Pana) Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Babacar Gaye, a déclaré que malgré l'existence de quelques améliorations de la situation en Centrafrique, la situation humanitaire et sécuritaire reste, dans son ensemble, inquiétante et 'd'une volatilité extrême'.

 

Intervenant devant le Conseil de Sécurité des Nations - unies à New York, M. Gaye a salué les progrès politiques considérables enregistrés lors du Sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale à Malabo, en Guinée équatoriale, et la réunion du groupe de contact international à Addis - Abeba, en Éthiopie.

'La tenue du Forum à Brazzaville et la signature d'un accord de cessez - le - feu le 23 juillet, ont marqué le début d'un processus politique qui est essentiel pour rendre la stabilité durable en Centrafrique, et ceci constitue un pas important dans le processus de l'obtention d'une paix définitive', a déclaré le patron de la MINUSCA.


'Cependant, les affrontements à Batangafo et plus récemment à Mbres, nous rappellent que la situation sécuritaire reste volatile et le risque auquel les civils sont exposés dans la plupart des endroits du pays', a - t - il ajouté.


L'envoyé spécial des Nations - unies a aussi déclaré que la situation des droits de l'homme reste préoccupante dans le pays, et à ce propos, il a dit en ces termes : 'Bien que plus limité en termes d'ampleur, la violence sectaire et les représailles continuent dans beaucoup d'endroits du pays où l'autorité de l'Etat reste largement absente'.

M. Gaye a rappelé à l'Assemblée une visite récente qu'il a effectuée dans la localité de Bambari, où les autorités locales lui ont fait part de la montée de la tension entre les communautés musulmanes et chrétiennes.


Selon toujours M. Gaye, les priorités de la MINUSCA demeurent, entre autres, la mise en œuvre des dispositions de l'accord de cessez - le - feu, la mise en place d'un mécanisme pour faire une enquête sur les violations des droits de l'homme, ajoutant que 'la cessation de l'impunité reste une priorité majeure'.


Le patron de la MINUSCA a aussi rappelé à l'Assemblée que le soutien au gouvernement centrafricain pour la création d'une juridiction nationale nécessitera non seulement du soutien de la MINUSCA, mais également de la communauté internationale de manière plus large.


'Les besoins humanitaires restent aussi énormes avec 2,5 millions de personnes, soit la moitié de la population, en besoin d'assistance. Nous avons le devoir moral de rester mobilisés autour de la crise Centrafricaine et autour de la souffrance de sa population', a indiqué M. Gaye.


Pour rappel, la mission pour le maintien de la paix va commencer ses opérations dans 4 semaines avec le transfert du pouvoir à la mission africaine de soutien international à la République Centrafricaine.

Centrafrique : dégradation de la situation humanitaire
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 00:16

 

 

 

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/     - 21 Août 2014

 

Trois soldats français de la force Sangaris ont été blessés dans de violents affrontements avec des hommes armés mercredi à Bangui, capitale de la Centrafrique.

 

Le ministère de la Défense a annoncé ce jeudi que trois soldats français de la force Sangaris avaient été blessés mercredi en Centrafrique.

 

Les militaires ont été touchés dans des accrochages qui ont duré près de trois heures et ont donné lieu à des tirs d'armes d'infanterie, des jets de grenades et un tir de roquette anti-char, précise le ministère dans un communiqué.

 

« Ils ont immédiatement été pris en charge par les services médicaux présents sur place. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Deux d'entre eux ont fait l'objet d'une évacuation sanitaire vers la France », poursuit-il.

 

Selon le ministère, la situation à Bangui est maintenant calme mais tendue.

 

Quelque 2 000 militaires français sont déployés depuis décembre en Centrafrique, où ils opèrent aujourd'hui en soutien de 6 000 hommes de la force africaine de maintien de la paix, la Misca.

Centrafrique. Trois soldats français blessés dans des affrontements
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 00:14

 

 

 

 

 


Bangui - AFP / 21 août 2014 17h33Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement jeudi à Bangui contre la présence militaire française en Centrafrique, après des heurts ces deux derniers jours dans un quartier musulman de la capitale, a constaté le correspondant de l'AFP.


Hommes, femmes et enfants ont marché malgré la pluie sur plusieurs kilomètres depuis le quartier musulman du PK5 jusqu'au siège de la Minusca (représentation de l'ONU).

Aux cris de Hollande criminel, ils entendaient exprimer leur mécontentement contre l'armée française qu'ils accusent de harcèlement contre les musulmans. Les manifestants brandissaient des pancartes en carton dénonçant l'opération militaire française Sangaris et la force européenne Eufor (qui compte une importante composante française): Nous sommes toujours victimes de la France, accusait l'un de ces écriteaux.


Après avoir emprunté l'avenue Koudoukou, puis l'avenue Boganda, ils se sont arrêtés devant le siège de la Minusca, où ils ont remis un mémorandum contenant leurs griefs et revendications.


On ne comprend pas la colère des Français contre les musulmans du PK5. Et on ne comprend pas non plus que devant tous ces morts et blessés, aucune autorité n'a élevé la voix, a déploré Abakar Moustapha, un notable du quartier.


Nous n'avons plus besoin des Français ici. Qu'ils s'en aillent. Ils sont la cause de tous nos malheurs, s'égosillait un manifestant, Ashta Ibrahim.


Le rassemblement s'est déroulé sans incident. La sécurité du cortège était assurée par des éléments burundais de la force africaine Misca.


Des heurts ont opposé mardi et mercredi des soldats français à des individus armés au PK5, faisant au moins 5 morts et près de quarante blessés d'après une source hospitalière. Un calme relatif est revenu dans le quartier, où l'activité n'a cependant pas repris totalement.


Dans un incident séparé mercredi soir, sans connotation politique et dans un autre quartier, une grenade a été jetée au cours d'une bagarre dans une buvette à la sortie nord de Bangui, selon une source au sein de la gendarmerie locale.


Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, a précisé cette source, sous couvert d'anonymat.


En mai, l'explosion d'une grenade jetée dans un dancing dans le second arrondissement de Bangui avait fait un mort. Plusieurs incidents du genre ont été signalés dans la capitale, où circulent encore de nombreuses armes et où il n'est pas rare de croiser dans les bars des individus avec une ou des grenades à la ceinture.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=509736 

 

 

Centrafrique : des manifestants réclament le départ de l'armée française à Bangui

 

21.08.2014, 15h37 16h10

 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement jeudi à Bangui contre la présence militaire française en Centrafrique, après des heurts ces deux derniers jours dans un quartier musulman de la capitale

 

 Hommes, femmes et enfants ont marché malgré la pluie sur plusieurs kilomètres depuis le quartier musulman du PK5 jusqu'au siège de la Minusca (représentation de l'ONU).

Aux cris de «Hollande criminel» ils entendaient exprimer leur mécontentement contre l'armée française qu'ils accusent de harcèlement contre les musulmans. Les manifestants brandissaient des pancartes en carton dénonçant l'opération militaire française Sangaris et la force européenne Eufor (qui compte une importante composante française) : «Nous sommes toujours victimes de la France», accusait l'un de ces écriteaux.


Après avoir emprunté l'avenue Koudoukou, puis l'avenue Boganda, ils se sont arrêtés devant le siège de la Minusca, où ils ont remis un mémorandum contenant leurs griefs et revendications. «On ne comprend pas la colère des Français contre les musulmans du PK5. Et on ne comprend pas non plus que devant tous ces morts et blessés, aucune autorité n'a élevé la voix», a déploré Abakar Moustapha, un notable du quartier.


«Nous n'avons plus besoin des Français ici. Qu'ils s'en aillent. Ils sont la cause de tous nos malheurs», s'égosillait un manifestant, Ashta Ibrahim. Le rassemblement s'est déroulé sans incident. La sécurité du cortège était assurée par des éléments burundais de la force africaine Misca. Des heurts ont opposé mardi et mercredi des soldats français à des individus armés au PK5, faisant au moins 5 morts et près de quarante blessés d'après une source hospitalière. Un calme relatif est revenu dans le quartier, où l'activité n'a cependant pas repris totalement.

Centrafrique : manifestation à Bangui contre l'armée française
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:33

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-21 12:37:03 - Les habitants des quartiers Fatima dans le 6è ainsi que ceux de Béa-Rex et Km5 se sont réveillés jeudi, entourés d’un impressionnant dispositif de sécurité déployés par les troupes étrangères qui comptent prévenir les attaques de certains musulmans du KM5 qui ont promis de se faire entendre dans la matinée.


Neuf morts dont un secouriste bénévole de la Croix-Rouge centrafricain et 33 blessés constituent le bilan des affrontements survenus la veille au centre commercial du quartier KM5, dans le 3è arrondissement de Bangui, entre des musulmans et les troupes de l'opération Sangaris et de l'Eufor-RCA.


Selon la Croix-Rouge centrafricaine, cinq morts et trente et trois blessés ont été évacués par ses soins dans des hôpitaux de la capitale. Parmi ces blessés, a-t-elle précisé, figurent une femme et deux enfants, tous victimes des balles.

 
Un habitant du quartier Fondo, dans le 5è arrondissement a confié à APA que ‘'quatre musulmans en fuite vers le 5è arrondissement sont tombés dans une ceinture de sécurité mise en place à l'entrée de leur quartier par les anti-balaka et tous les quatre ont été tués, pour éviter le pire''.


Pour le président de la Croix Rouge Centrafricaine, Pasteur Antoine Mbao-Bogo, s'attaquer aux bénévoles de la Croix Rouge c'est s'attaquer à ‘'quelque chose de grandiose'' pour ce pays. ‘'Car dit-il nous sommes très importants puisque nous n'avons jamais refusé d'accomplir notre mission''.


Le Président Mbao Bogo a conseillé aux personnes qui ont choisi la RCA comme seconde patrie de se conformer aux lois et instruments internationaux que ce pays a ratifiés. 

‘'Je lance un appel à toutes les personnes vivant en Centrafrique de respecter les humanitaires et surtout les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine, qui sont des Centrafricains et qui ne fait que leur travail.'', a-t-il souligné.

 

http://www.apanews.net/article_read-802623-impressionnant-dispositif-seritaire-eangui-pour-prenir-toute-violence.html#sthash.dXc6Gyyj.dpuf

Impressionnant dispositif sécuritaire à Bangui pour prévenir toute violence
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:06

 

 

 

 

LE MONDE | 21.08.2014 à 11h57  Cyril Bensimon

 

Les Banguissois pensaient en avoir fini avec les affrontements de grande ampleur. Le 9 août, des querelles internes entre miliciens anti-balaka (chrétiens) avaient dégénéré en bataille rangée dans le quartier de Boy-Rabé, mais ces heurts étaient sans commune mesure avec les violences qui ont éclaté au niveau du PK5 (poste kilométrique 5), le dernier bastion de la communauté musulmane dans la capitale centrafricaine.

 

La mort d'un jeune musulman armé d'une grenade, tué dans la soirée du mardi 19 août par des soldats européens de l'Eufor en patrouille, a replongé Bangui dans la psychose, avec des populations fuyant à la hâte par peur des balles perdues. Le corps du défunt a été porté mercredi matin jusqu'au siège des Nations unies et, à la suite de cette manifestation, d'intenses échanges de tirs ont opposé des groupes d'autodéfense du PK5 aux forces internationales.

 

Les soldats français de l'opération « Sangaris » et les militaires africains de la Misca ont dû prêter main-forte à leurs confrères de l'Eufor. Deux hélicoptères Puma de l'armée française ont été mobilisés et ont ouvert le feu. « Ça a castagné sévère. C'est la première fois qu'on a des combats de cette intensité dans la capitale », dit une source au ministère de la défense.

 

« MARÉE STAGNANTE » POUR LE PROCESSUS POLITIQUE

 

Mercredi soir, un calme très relatif, ponctué de quelques rafales, était revenu au PK5 et chacun comptait ses pertes. Un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, Bienvenu Bandios, a été tué. Le maire du 3arrondissement, Balla Dodo, assure que huit musulmans ont trouvé la mort du fait des affrontements. Un soldat français a été grièvement blessé. A l'hôpital général, 31 blessés par balle ont été admis en fin de journée. Trois d'entre eux ont succombé à leurs blessures.

 

Sans qu'il soit pour l'heure possible d'établir un lien entre ces deux événements, ce regain de violences intervient alors que la République centrafricaine est plongée dans une nouvelle crise politique. La nomination, le 10 août, de Mahamat Kamoun au poste de premier ministre est sérieusement contestée tant en interne qu'en externe. Malgré leurs divisions, les anciens tenants du pouvoir de la Séléka (musulmans) s'accordent pour la rejeter. Une partie des responsables politiques et de la société civile juge que la personnalité de ce musulman, qui fut directeur de cabinet de l'ancien chef de l'Etat Michel Djotodia, avant de poursuivre sa route au côté de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, est loin de faire consensus.

 

« TROP D'ASPÉRITÉS »

 

Cette désignation a également fait grincer des dents chez les présidents d'Afrique centrale et à Paris où l'on avait fait de Karim Meckassoua, un ancien ministre doté d'un sérieux carnet d'adresses, le favori pour prendre les rênes d'un nouveau gouvernement chargé de redynamiser un processus politique qualifié de « marée stagnante » par un officiel français.

 

« Mahamat Kamoun a trop d'aspérités, notamment avec son épouse à la tête des douanes et qui oublie de reverser l'argent dans les caisses de l'Etat », confie avec une pointe de perfidie un diplomate influent à Bangui. De bonne source, le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, a fait passer le message à Mme Samba-Panza de revenir sur ce choix aux allures de déclaration d'indépendance.

 

Cédera-t-elle sous la pression ? L'équation est compliquée pour celle qui est chargée de conduire la Centrafrique à de prochaines élections. Se dédire serait une nouvelle humiliation après celle subie fin juin, en marge d'un sommet de l'Union africaine à Malabo (Guinée équatoriale) où les chefs d'Etat d'Afrique centrale l'avaient tenue à l'écart d'une rencontre consacrée à son pays. Résister serait prendre le risque de se mettre à dos une partie de la communauté internationale, qui maintient la Centrafrique sous perfusion.

 

Cyril Bensimon 


Journaliste au Monde

Lu pour vous : Regain de violence à Bangui sur fond de crise politique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com