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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 18:20

 

 

 

 

 

Bangui, 12 Sept. (ACAP) - Le Général Babacar Gaye, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et patron de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine), est d’avis qu’en raison des moyens du génie civil dont dispose la mission, cette mission est en mesure de réhabiliter certaines chaussées à travers la capitale et très prochainement dans l’arrière-pays, lors du lancement des travaux d’entretien des routes dans le 6ème Arrondissement de Bangui, en présence du Premier ministre Mahamat Kamoun, et du Ministre d’Etat en charge des Travaux publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire, Mme Marie Noëlle Koyara, mardi, 9 septembre 2014, à Bangui.

 

La réhabilitation de certaines routes et quelques ouvrages d’art par les forces de maintien de la paix des Nations Unies en République Centrafricaine a pour objectifs de faciliter la mobilité des populations et des patrouilles des troupes onusiennes après leur déploiement à travers la ville de Bangui ainsi que les actions humanitaires et sécuritaires.

 

La principale avenue pour l’instant concernée est l’Avenue Amadou Toumani Touré, qui part du Pont Jackson au Km5 dans le 3ème Arrondissement de Bangui vers le marché de Pétévo dans le 6ème Arrondissement de Bangui en passant par la citée des 92 Logements.

Est également concerné la route qui longe le siège de la MINUSCA et qui chute sur l’Avenue Amadou Toumani Touré.

 

Le trafic a été basculé sur cette voie à la suite de ce que le pont Langbassi sur l’Avenue David Dacko s’était effondré. Le marché de construction d’un nouveau pont au même endroit a été confié à une société chinoise. Mais en raison de l’insécurité ayant caractérisée la capitale Bangui, ces partenaires s’étaient rétractés, en attendant le retour de la stabilité.

 

Les voies pour l’instant retenues dans ce programme ont la particularité de servir de trait d’union entre des zones économiques de la capitale centrafricaine, d’une part le port de Kolongo, où sont entreposés le carburant et les lubrifiants qui alimentent toutes les stations-service du pays, la brasserie de Bimbo, les sociétés d’exploitation forestières de l’Ombella M’ Poko et de la Lobaye et d’autre part, le Km5.

 

De façon générale, les travaux d’entretien des chaussées dans la ville de Bangui par la MINUSCA, les forces Européennes (EUFOER) et la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique) s’inscrivent dans les programmes du gouvernement de transition visant le désenclavement de tous les arrondissements de la ville de Bangui afin d’assurer la sécurité et le développement économique et social de la population.

 

A côté de ces actions, il est envisagé le revêtement d’une vingtaine de kilomètres et la réhabilitation des routes en terre ainsi que le reconstruction des ouvrages d’art défectueux constatés dans la ville de Bangui.

 

Les autres chaussées qui sont sur la ligne de mire des forces internationales, notamment les forces européennes sont : l’avenue Omar Bongo, qui mène du Commissariat du 5ème Arrondissement de Bangui vers l’Aéroport, et un pont devant autoriser la circulation à la hauteur du pont SICA, actuellement en reconstruction mais dont les travaux ont buté contre la saison des pluies.

 

En prenant le relais après la MISCA, la MINUSCA a pour mission primordiale la mise en œuvre d’un plan d’urgence de relèvement durable comprenant la protection de la population ; l’appui au processus politique et la contribution à la restauration de l’autorité de l’Etat. Toutefois, a indiqué le Général Babacar Gaye, « les membres de cette mission, du fait qu’ils sont appelés à vivre avec la population, ne manqueront pas d’être sensibles aux difficultés de toutes natures de cette population. En conséquence, ils essayeront de faire quelque chose pour cette population quand bien même il s’agit d’une mission de maintien de la paix et non une mission de développement ».

 

La MINUSCA réhabilite des chaussées pour faciliter à la fois la mobilité des populations et des patrouilles des troupes onusiennes
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 18:14

 

 

 

 

 

 

http://www.lapresse.ca/   12 septembre 2014 à 12h27 

 

Trente personnes ont été tuées et une quarantaine blessées en Centrafrique dans un accident de la circulation à une centaine de kilomètres de Bangui, a-t-on appris vendredi auprès de la force africaine (Misca).

 

Un camion «transportant près d'une centaine de personnes» et des bagages, dans un convoi escorté par la Misca, a quitté la chaussée et s'est renversé dans un ravin, faisant trente morts et une quarantaine de blessés, a indiqué la Misca.  «Les corps des victimes et les blessés ont été acheminés vers les formations sanitaires de Bangui par la Misca», selon la même source.

 

L'accident a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi dans la région de Boali, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bangui.

 

Il y a une semaine, un accident similaire avait fait 12 morts et une cinquantaine de blessés dans la région de Mbaïki (sud-ouest).

 

Faute de moyens de transport suffisants, de nombreux voyageurs s'entassent régulièrement dans des camions surchargés et souvent en très mauvais état.

 

La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, connaît depuis plus d'un an des violences intercommunautaires meurtrières, opposant principalement l'ex-rébellion Séléka, au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, aux milices anti-balaka.

 

Quelque 2000 militaires français de l'opération Sangaris ont été déployés fin 2013 aux côtés des 5000 soldats de la force africaine Misca pour tenter d'enrayer ces violences, ainsi qu'une force européenne (Eufor-RCA).

 

Une mission de l'ONU qui comptera à terme 12.000 soldats et policiers va prendre lundi le relais de ces forces internationales.

 

Centrafrique: 30 morts dans un accident de la circulation
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 17:07

 

 

 

 

 

12/09/2014 à 16:00 Par Marie Villacèque, envoyée spéciale Jeune Afrique à Perpignan
 

Comment témoigner du drame centrafricain ? À l'occasion du festival Visa pour l'image, à Perpignan, trois expositions illustrent un quotidien secoué par les violences interreligieuses. Et témoignent des situations extrêmes dans lesquelles travaillent les photoreporters.

 

"Tout a commencé dans le quartier Combattant, sur la route de l'aéroport de Bangui, lors des pillages de commerces musulmans, se souvient Pierre Terdjman, dont l'exposition "Centrafrique. Ils nous mettent mal à l'aise" est produite par l'hebdomadaire français Paris Match.  Nous étions en voiture, et j'ai juste eu le temps de photographier cet homme, machette à la main, qui poursuit les pillards devant sa boutique. J'étais à 5 mètres de la scène ! Cela a été le point de départ de toutes les violences."

 

Choisie pour illustrer l'affiche de cette 26e édition de Visa pour l'image, à Perpignan (France), cette image date du 9 décembre 2013. En quelques jours, les événements se sont alors précipités en Centrafrique.

 

À Bangui, ils ne sont qu'une dizaine de journalistes à être venus couvrir la crise commencée huit mois plus tôt, après la prise du pouvoir par la Séléka, mouvement à majorité musulmane, qui a fait tomber le régime de François Bozizé. Les militaires du nouveau président autoproclamé Michel Djotodia font régner la terreur depuis des mois. Mais, excédées par leurs exactions, les milices d'autodéfense anti-balaka prennent les armes contre eux.

 

Le pays entre dans une période de violence extrême. Début décembre, la morgue de Bangui est saturée. D'une cinquantaine de cadavres, elle passe à 400 en deux jours. "Je me souviens d'avoir vu le corps d'une femme enceinte de huit mois, c'était très dur", raconte William Daniels, lauréat du Visa d'or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) 2014 et qui a travaillé notamment pour le magazine américain Time.

 

Solidarité

 

Très vite, les journalistes sont pris dans un rythme frénétique. "Tous les jours, il y avait de nouvelles victimes, des représailles. Nos journées commençaient par l'incertitude : ils attaquent la ville ? Mais qui ? On partait sur place en sautant dans un pick-up plein de blessés. On était bien renseignés par des fixeurs locaux et on allait partout. C'est ce qui nous donnait de l'adrénaline", raconte Michael Zumstein, photoreporter pour le quotidien français Le Monde.

 

Dans un tel contexte, la solidarité est de mise entre les professionnels de la presse. Il n'y a plus de voitures dans Bangui ? Pierre Terdjman, qui s'est procuré un Land Rover à son arrivée, embarque ses confrères à bord du véhicule. Avoir un chauffeur est devenu trop risqué : s'il est musulman, impossible de l'amener dans un quartier chrétien, et vice versa.

 

Logés dans une résidence tenue par un Français, ils partagent leurs informations le soir, envoient leurs photos aux rédactions grâce à la connexion internet de leur hôte. Parmi eux, Camille Lepage, 26 ans, est extrêmement bien renseignée, elle possède les numéros de téléphone de tous les chefs de guerre. Son cadavre sera découvert le 13 mai 2014. "Sa mort a été un drame absolu", s'émeut Michael Zumstein.

 

"Je considérais Camille Lepage comme ma petite soeur"

 

William Daniels évoque longuement la jeune photographe. Il avait pris contact avec elle par Facebook avant de partir en Centrafrique, et elle lui avait proposé de travailler avec lui. Il a partagé plusieurs jours de terrain avec la jeune femme. Lors de son deuxième séjour, il accepte même de s'installer dans un appartement qu'elle occupe dans le centre de Bangui. "Je me sentais comme son protecteur, je la considérais comme ma petite soeur, raconte Daniels. Mais la Séléka était en colère à ce moment-là contre la France à cause de l'opération Sangaris, et c'était dangereux de rester dans cet immeuble. Nous avons finalement rejoint le groupe des journalistes français de la résidence."

 

Lors de ses quatre séjours, il a photographié des réfugiés à l'aéroport M'Poko de Bangui, vivant dans des conditions sanitaires désastreuses, des militaires des Forces armées centrafricaines (Faca) pleurant la mort d'un des leurs ou encore des chrétiens à Boali ayant pris sous leur protection des musulmans menacés par des anti-balaka. "L'accueil des populations évoluait énormément en fonction des périodes, explique-t-il.

 

La Séléka était plus dure avec nous. Mais quand le rapport des forces s'est inversé, les anti-balaka ont vite compris que j'allais montrer mes photos. La veille de l'attaque de Bangui, j'étais dans la forêt avec eux, et ils me laissaient travailler, mais dès le lendemain, ils m'ont menacé."

 

Passer en voiture dans certains quartiers se révèle risqué

 

Pierre Terdjman raconte avoir assisté à des découpages de corps, des scènes qu'il a photographiées en guise de preuves. Il devient alors un témoin gênant. Sans compter que les populations se lassent de voir des photographes immortaliser leur tragédie. Passer en voiture dans certains quartiers se révèle risqué : des grenades fusent.

 

Trois photos d'une famille clôturent l'exposition "Centrafrique. De terreur et de larmes" du photoreporter du Monde. C'était dans le quartier du PK-13 à Bangui, des milices d'autodéfense anti-balaka chassaient les populations musulmanes. Il se retrouve avec quelques collègues face à cette famille menacée par des miliciens. "Ils n'avaient qu'une envie, les massacrer. De l'autre côté de la route, à 10 mètres, ils criaient : "On va vous tuer !" Je savais que si nous partions, ils allaient mourir", raconte-t-il.

 

Quelques photographes vont trouver l'armée française, basée à 500 mètres, et organisent leur évacuation. "Dans une telle situation, comment ne pas dépasser son rôle de journaliste ? Et en même temps, parce que nous sommes journalistes, nous devons nous interdire toute interaction. Par exemple, quand on nous dit : "Venez, on a capturé le seul chrétien du quartier !" Il faut trouver le juste milieu", explique-t-il. Des histoires comme celle-là, il en a des centaines.

 

Être photoreporter en pleine guerre civile centrafricaine, c'est aussi être confronté à l'incertitude d'une publication. "Quand Mandela est mort, le 5 décembre 2013, on s'est tous demandé : comment redonner une place à la Centrafrique dans l'actualité ?" raconte Michael Zumstein. Déjà, en septembre de la même année, convaincre le service photo du Monde de le laisser partir n'avait pas été simple.

 

Il est pourtant l'un des premiers photographes à arriver sur place, et il s'y rendra cinq fois. La préparation du départ est méticuleuse, presque militaire. Mieux vaut prévoir de la nourriture (boîtes de thon, barres énergétiques, biscuits), une tente, un fixeur sur place. "Le rédacteur Afrique du journal, Cyril Bensimon, était déjà venu en mars, donc il avait des contacts, on a pu travailler très vite", explique-t-il.

 

Après son séjour à Perpignan, où il présente l'exposition "Crise humanitaire en Centrafrique", William Daniels repartira à Bangui, grâce aux financements du Visa d'or (8 000 euros) et de la bourse Getty Images (7 000 euros) obtenus au festival. Pierre Terdjman et Michael Zumstein comptent aussi y retourner. Pour continuer de dénoncer l'horreur.

 

Marie Villacèque

 

Qui a tué Camille Lepage ?

 

Quatre mois après la mort de Camille Lepage (26 ans), en mai dernier, les conditions exactes de sa disparition ne sont toujours pas connues. La photojournaliste française a été tuée alors qu'elle effectuait un reportage sur une milice anti-balaka dans le nord-ouest de la Centrafrique. Le convoi dans lequel elle se trouvait était tombé dans une embuscade entre Bouar, Berbérati et la frontière camerounaise.

 

D'après le rapport d'autopsie, la photojournaliste serait morte après avoir reçu une balle dans la tête. Deux hypothèses sont envisagées : un règlement de comptes entre anti-balaka, un guet-apens mené par des Peuls ou des éléments de la Séléka. Particulièrement compliquée, l'enquête diligentée par les justices centrafricaine et française se poursuit. À Bangui, le doyen des juges d'instruction, Yves Kokoyo, est chargé du dossier.

 

À Paris, une information judiciaire a été ouverte. L'enquête a été confiée à l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) de la police judiciaire. Une équipe de gendarmes français s'est rendue en juillet sur les lieux du drame.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Centrafrique - Photojournalistes : à leurs risques et périls
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 16:52

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/  

 

Le 15 septembre démarre officiellement la Minusca, la mission de l'Onu en République centrafricaine. Son mandat est fixé jusqu'en avril 2015, ce qui est bien court pour ramener la paix et la stabilité dans le pays.

 

Environ 1800 soldats et policiers des Nations unies vont se joindre aux 5 800 soldats africains déjà déployés sur place dans le cadre de la Misca. À terme, la force de l'Onu devrait compter 12.000 hommes.

 

Pour l'institut de recherche et d'analyses politiques International Crisis Group, il est indispensable de ressusciter l'État centrafricain comme acteur afin qu'il pose des actes effectifs aux yeux de sa population. Mais vu la guerre qui sévit dans le pays, l'ICG craint que la Minusca ne soit encore une mission de trop.

 

Une mission de trop ?

 

La Centrafrique a connu au moins dix missions de maintien de la paix qui ont toutes échoué. Pour David Smith, Directeur de la société Okapi Consulting, qui conseille des organisations internationales en Centrafrique, ramener la paix dans ce pays est un véritable défi:

 

"La question est de savoir combien de soldats il faut pour sécuriser un pays qui est une fois et demi plus grand que la France et dans lequel il n'existe aucune infrastructure adéquate comme les voies et moyens de transport. Dans ces conditions, déployer même 50.000 soldats ne serait pas suffisant pour sécuriser le pays."

 

La Minusca aura pour mission de protéger les populations, soutenir la transition politique, désarmer les ex-combattants, aider à la distribution de l'aide humanitaire et à la protection des droits de l'homme. Mais pour beaucoup d'observateurs, il faudrait surtout rebâtir les institutions de l'État. Ce qui, selon David Smith, sera difficile :

 

"Mettre sur pied des institutions qui fonctionnent prendra probablement une génération. Maintenant la question est de savoir si la communauté internationale et les Nations Unies ont les moyens financiers, humains et la volonté de le faire ? Probablement pas…"

 

Pour Didier Niewiadowski, un spécialiste français de la Centrafrique, si les vieilles recettes ne marchent pas, il faut travailler à décentraliser et autonomiser les régions du pays. La transition politique qu'assure Catherine Samba-Panza doit prendre fin en février 2015, avec l'organisation d'élections présidentielle et législatives qui, pour l'heure, ne soulèvent pas grand engouement.

La Minusca à la rescousse de la Centrafrique
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 16:37

 

 

 

 

 

12/09/14 (AFP)

 

Imposants convois de véhicules entrant en ville, avions cargo géants débarquant du matériel à l'aéroport M'poko: Bangui vit désormais au rythme du déploiement de la mission de l'ONU en Centrafrique, qui prend le relais lundi de la force africaine.

 

"Près de 350 véhicules, 4X4, camions citernes, engins de travaux publics débarqués au port de Douala au Cameroun, sont déjà arrivés à Bangui", explique à l'AFP une source des Nations unies.

 

La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) doit se substituer progressivement aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une crise politico-militaire meurtrière: les 6.000 hommes de la Misca sous la bannière de l'Union africaine, les 2.000 militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l'opération Sangaris, ainsi que la force européenne.

 

Les effectifs de la Misca constitueront l'essentiel de la composante militaire de la Minusca, même si un premier contingent de Casques bleus du Bangladesh est également arrivé à Bangui.

 

- "Mission de la dernière chance" -

 

Dans un pays à l'histoire particulièrement troublée qui a déjà connu de nombreuses opérations militaires internationales, l'arrivée de la Minusca alimente néanmoins presque toutes les discussions à Bangui, où certains n'hésitent pas à la qualifier de "mission de la dernière chance pour la Centrafrique".

 

"Si la Centrafrique ne saisit pas cette dernière chance que lui offre la Minusca pour restaurer définitivement la paix, la sécurité, la réconciliation et s'atteler à son développement, il ne lui reste plus qu'à disparaître de cette planète", dit Isaac Patrick Pangou, enseignant.

 

D'autres au contraire jugent démesurés les moyens déployés par l'ONU alors que la population meurtrie par plusieurs décennies de crises militaro-politiques s'enfonce dans la misère.

 

"Qu'est-ce qu'on n'a pas vu depuis plus de deux décennies? Le Comité International de suivi avec la Misab, la Minurca, la Fomuc, la Fomac, la Micopax 1, 2, et patati et patata", commente Pierre-Claver Doungou, juriste, en citant les acronymes d'interventions passées.

 

"Mais les Centrafricains n'ont pas enterré la hache de guerre pour autant. Il faut à ce pays des solutions politiques et économiques. C'est-à-dire le doter d'un Etat fort capable de s'opposer aux autoritaires qui prennent goût à prendre le pouvoir par les armes et enrayer la pauvreté, c'est tout", tranche-t-il.

 

-L'ONU assure le spectacle-

 

En attendant, l'arrivée des Casques bleus est devenue une source de spectacle pour les Banguissois, comme à l'aéroport Bangui M'poko, où des avions cargos géants Antonov 124 débarquent jour après jour du matériel pour la Minusca.

Accrochés aux grilles de protection du tarmac, ils sont nombreux à observer les mouvements de ces gros porteurs que certains découvrent pour la première fois.

"C'est impressionnant", dit Julien, un adolescent qui a perdu presque toute sa famille dans les violences intercommunautaires et qui vit encore sur le site des déplacés à l'aéroport.

Pour lui, "c'est la sorcellerie des Blancs. Un gros truc comme ça peut voler avec des dizaines de véhicules à l'intérieur. Ils mettent tout au profit du progrès, du bien-être de l'humanité. Alors que nous, nous faisons le contraire. Nous nous entretuons, nous détruisons le peu que nous avons. C'est triste".

 

Le 2 septembre dernier, le gouvernement centrafricain et les Nations unies ont conclu un accord autorisant le déploiement de la Minusca.

 

"Notre mission peut se résumer en un triptyque: protéger la population, appuyer le processus politique et contribuer à la restauration de l'autorité de l'Etat", selon le général Babacar Gaye, chef de la Minusca.

 

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes sur le terrain, et comptera 12.000 soldats et policiers à effectif plein. Son mandat initial court jusqu'au 30 avril 2015.

 

Christian PANIKA

Bangui se met à l'heure de l'ONU
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 10:27

 

 

 

 

 

12/09/14 (La Voix de l'Amérique)

 

Les États-Unis ont annoncé la réouverture de leur ambassade en République centrafricaine (RCA) après une absence de près de deux ans.

 

Dans une lettre au Congrès jeudi, le président Barack Obama a déclaré que 20 soldats américains sont arrivés en Centrafrique mercredi pour établir un périmètre de sécurité à l'ambassade des Etats-Unis à Bangui.

 

M. Obama n'a pas précisé de date pour l'arrivée de nouveaux membres du personnel diplomatique. Cependant, les soldats sont considérés comme la première étape vers le rétablissement de la mission, fermée à la fin de 2012 alors que les rebelles menaçaient de renverser le gouvernement.

 

Cette décision intervient alors que les Nations Unies (ONU) commencent une nouvelle mission de maintien de la paix dans le pays, où le gouvernement peine à rétablir son autorité.

 

Environ 1.500 soldats de la paix internationaux se joindront aux 4.800 soldats africains déjà sur le terrain pour rétablir la loi et l'ordre.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/les-etats-unis-anno...

Les Etats-Unis annoncent la réouverture de leur ambassade en Centrafrique
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 22:12

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  12-09-2014

 

Un montant d'environ 576,5 milliards de francs CFA (1,153 milliard USD) est prévu d'être mobilisé par les autorités centrafricaines pour la relance de l'économie nationale, un des piliers principaux du Programme d'urgence pour le relèvement durable, a révélé à Xinhua la ministre centrafricaine de l'Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Florence Limbio.

 

"Nous avons prévu pour les trois ans un montant de 576,5 milliards (de francs CFA) de besoins de financement. Nous pensons que l'Etat devrait intervenir pour une petite partie, puisque nous n'avons pas beaucoup de ressources propres, mais nous sommes en train de travailler avec les bailleurs de fonds pour pouvoir obtenir le financement de ces projets", a expliqué la ministre de l'Economie dans une récente interview avec Xinhua à Bangui.

 

L'utilisation de ces fonds, a-t-elle précisé, porte sur deux priorités : la mise en oeuvre des réformes économiques et financières puis la promotion d'une croissance vigoureuse et durable, un objectif qui implique la réhabilitation de l'outil de production des entreprises du secteur privé touchées par les pillages perpétrés par les groupes armés en conflit dans le pays, à savoir les ex-rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti-Balakas.

 

Les effets de cette crise sont néfastes sur les performances économiques globales. De 4% en 2012 après un rebond par rapport à l'année précédente où elle s'établissait à 3,3%, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a enregistré une contraction de 39,7% en 2013, selon les estimations officielles qui chiffrent à environ 30 milliards de francs CFA (60 millions USD) les pertes subies par les entreprises. Cette détérioration des indicateurs économiques s'est accentuée avec le recul de l'investissement public de 163,5 milliards de francs CFA (327 millions USD) en 2012 à 124,2 milliards (248 millions USD) en 2013, suite à la suspension provisoire des décaissements des principaux projets financés par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). La prise du pouvoir de Michel Djotodia et de son ex-coalition rebelle de la Séléka le 24 mars 2013 à Bangui avait mis un coup d' arrêt à un retour en grâce de la République centrafricaine (RCA) auprès de ses partenaires au développement à travers un accord conclu par le gouvernement en juin 2012 avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).

 

RETOUR DES CHANTIERS

 

"Les bailleurs de fonds ne nous ont pas laissé tomber. Ils étaient à nos côtés depuis l'élection de Madame la présidente de la République, la formation du gouvernement. Nous avons commencé à travailler très rapidement avec tous les bailleurs : l'Agence française de développement, la France à travers son ambassade, l'Union européenne, la Banque mondiale", soutient la ministre de l'Economie.

 

"Le dernier bailleur avec lequel nous avons commencé à travailler très sérieusement, nous avons d'ailleurs signé beaucoup de conventions, c'est la BAD qui est en train de nous décaisser 11 milliards de francs CFA (22 millions USD) dans le cadre de l'aide budgétaire", poursuit-elle.

 

Avec l'aide de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), de la force française Sangaris puis de la force européenne Eufor, le climat sécuritaire s'est considérablement amélioré à Bangui. Dans ce contexte, la capitale centrafricaine connaît en effet peu à peu le retour des chantiers routiers et immobiliers interrompus à cause des violences.

 

"Il y a pas mal de choses qui se font dans la ville de Bangui. C'est vrai qu'à l'intérieur du pays, compte tenu de l'insécurité, nous n'avons pas encore implémenté un certain nombre de projets. Mais nous pensons qu'avec l'arrivée des forces des Nations Unies, si on commence à avoir un peu de sécurité à l'intérieur du pays, nous allons reprendre nos activités de pôles de développement par exemple", insiste la ministre.

 

Avec la Banque mondiale, les autorités de transition centrafricaines comptabilisent une aide de 10 milliards de francs CFA (20 millions USD) pour le paiement de deux mois de salaires des fonctionnaires civils, sur quatre promis. Le même montant a été alloué au profit de la relance agricole.

 

C'est aussi le volume d'un financement accordé par le FMI en faveur de la balance de paiement dans le cadre de la Facilité de crédit rapide. Pour l'heure, 6 milliards francs CFA de ces fonds ont été décaissés et l'opération a été suspendue en raison, selon la ministre, de quelques incompréhensions.

 

"C'est vrai qu'il y a eu quelques petits soucis au niveau de l'utilisation de certains fonds, mais je pense qu'il faut que nous, gouvernement centrafricain, on explique et convainque le Fonds monétaire qu'il n'y a pas eu de problème particulier. De toutes les façons, nous sommes toujours en négociation avec eux. Il y a eu une mission qui est prévue d'arriver en Centrafrique bientôt", affirme la ministre.

 

ACCROISSEMENT DES INVESTISSEMENTS

 

Pour ses trois années d'exécution, le Programme d'urgence pour le relèvement durable est porté à un coût global de 1 500 milliards de francs CFA (3,33 milliards USD), soit en moyenne 500 milliards par an. L'apport propre de l'Etat centrafricain est estimé à 8,73%, soit 131 milliards (291 millions USD), le reste devant provenir des bailleurs de fonds.

 

Les autorités tablent sur un accroissement des investissements de l'ordre de 3,8% en 2014 et 5% en 2015, synonyme d'une reprise de la croissance à 1,3% et 5,1% au cours des deux années, suivie d'un bond spectaculaire à 8,2% en 2016.

 

Cette évolution des indicateurs dépendra cependant de la normalisation de l'activité sur le corridor Douala-Bangui par où transitent les échanges commerciaux de la RCA avec l'extérieur. Car à cause de l'insécurité les opérations se limitent pour le moment à deux convois hebdomadaires sécurisés de marchandises avec le concours des forces internationales.

 

"Deux fois par semaine, c'est vraiment insuffisant. C'est vrai que la MISCA a des problèmes d'effectifs et qu'on ne peut pas faire plus que ça. Mais je pense qu'avec l'arrivée de la MINUSCA (Mission de maintien de la paix des Nations Unies) on pourra négocier pour qu'il y ait plus de rotations. Avec l'arrivée des forces des Nations Unies, on aura une demande très forte", assure Florence Limbio.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : 576,5 milliards FCFA à mobiliser pour une croissance de 5,1% en 2015 (INTERVIEW)
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 21:50

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  12-09-2014

 

La baisse des rancoeurs entre les parties en conflit représentées surtout par les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas montre que la Centrafrique se dirige vers un apaisement, a rapporté dans une récente interview avec Xinhua le général Noël Léonard Essongo, représentant spécial à Bangui du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise. "Tout à fait, les rancoeurs ont vraiment pris le dessus à un moment donné, mais je crois que de plus en plus les gens commencent à comprendre qu'il faudrait qu'ils aillent les uns vers les autres. C'est notre tâche ici, c'est ce que nous essayons de faire. Il y a moins de rancoeurs qu'avant", a souligné le chef militaire congolais, plus d'un mois après l'accord de cessez-le- feu du 23 juillet à Brazzaville.

 

Question : En tant que représentant spécial du médiateur, donc facilitateur du processus de sortie de crise en République centrafricaine, est-ce que vous rencontrez régulièrement entre les différentes parties prenantes, à savoir les partis politiques, les autorités de transition, les groupes armés et la société civile ?

 

Réponse : En effet, je rencontre régulièrement tout le monde : les partis politiques, les groupes armés, l'administration locale, le gouvernement. Je travaille pratiquement avec tout le monde. Toutes les portes me sont ouvertes, il faut le reconnaître, c'est intéressant. Ça nous permet d'avoir la même compréhension pour tout le monde. Ce qui nous embête, c'est que la Centrafrique est quand même un pays de la sous-région et nous ne souhaitons pas voir ce pays être la cinquième roue de la charrette. Tous les autres pays d'Afrique centrale devraient avoir leur coeur qui bat à l'unisson pour nous permettre d'aller de l'avant. Nous sommes au 21e siècle, vous voyez nous sommes ici dans un très beau pays, malheureusement les institutions ne marchant pas. C'est vraiment un retard absolu alors que ces populations-là ne méritent pas ce qu'elles sont en train de vivre en ce moment.

 

Q : Les différentes parties elles-mêmes, notamment ceux qu'on peut appeler les irréductibles qui contestent le nouveau gouvernement, vous facilitent-elles la tâche ?

 

R : Bien sûr que lorsque c'est comme ça la tâche n'est pas facilitée, mais nous sommes bien obligé de leur demander d'aller vers un consensus, parce que sans la compréhension mutuelle, c' est difficile de pouvoir avancer. Ce n'est pas la peine que chacun se mette à tirer la couverture de son côté ; ça ne sert à rien. Il est bon que tout le monde s'asseye, que tout le monde s'entende de manière à ce qu'on puisse aller de l'avant.

 

Q : En toute franchise, les rancoeurs et les haines prennent-elles le pas sur la volonté de concorde ?

 

R : Tout à fait, les rancoeurs ont vraiment pris le dessus à un moment donné, mais je crois que de plus en plus les gens commencent à comprendre qu'il faudrait qu'ils aillent les uns vers les autres. C'est notre tâche ici, c'est ce que nous essayons de faire. Il y a moins de rancoeurs qu'avant. Ce que vous écoutez de temps en temps à la radio, oui c'est vrai, mais il y a un travail qui se fait en dessous. On n'est pas obligé de le dire tous les jours, c'est un travail qui porte. C'est ainsi que vous voyez qu'aujourd'hui dans le gouvernement vous avez par exemple trois représentants de la Séléka. Le mouvement Séléka dit : ils ne font plus partie de notre mouvement. Mais hier, ils étaient capables de dire : écoutez, ces gars-là, nous ne voulons plus. Voyez-vous, là c'est radical. Le langage a quand même changé, il s'est amélioré et moi je crois qu'avec cette façon de faire nous allons gagner.

 

Q : Quels sont les responsables de la Séléka et des anti-Balakas que vous rencontrez ? Depuis la formation du gouvernement, les avez-vous rencontrés ?

 

R : Je rencontre tout le monde, j'ai des contacts avec tout le monde. C'est ça le plus important, parce que si je me mets à citer un, il y en a qui se verra lésé.

 

Q : Vous pouvez dire que nous allons vers un véritable apaisement dans les semaines, les mois à venir ?

 

R : Oui, dans les mois à venir, nous allons vers un apaisement. Déjà, voyez-vous il était impossible de circuler ici il y a quelques temps. Maintenant, on a l'occasion de circuler. On a l' occasion de discuter avec les gens, quel que soit le fait que les uns et les autres ont des positions tranchées. Aujourd'hui, après une discussion, on peut pendre rendez-vous pour une prochaine rencontre dans deux ou trois semaines, dans un mois. Nous revenons de Brazzaville, tout le monde n'a pas été au forum de Brazzaville, mais tout le monde est conscient de ce qu'en quelques mois ici à Bangui, d'ici la fin de l'année, nous allons nous retrouver pour le forum de Bangui et là c'est avec toutes les entités, avec tout le monde. Nous sommes en train de nous préparer en conséquence.

 

Q : Les anti-Balakas, les ex-Séléka, vous les encouragez à se muer en partis politiques ?

 

R : A s'accepter d'abord. Ils ont commencé à s'accepter. Tout ne se passe pas de la même façon au même moment partout, simplement parce que les moyens de communication ne sont pas très développés. Sinon, ils ont commencé à s'accepter un peu, difficilement mais ça se fait.

 

Q : Quelques exemples ?

 

R : Vous voyez par exemple le K5 que vous pouvez fréquenter aujourd'hui. Il y a quelques temps c'était impénétrable. Boy Rabe aujourd'hui est fréquentable. Aujourd'hui on parle de Bambari avec de grands mots. Nous sommes allé à Bambari entre-temps, on a vu que les camps sont divisés, c'est vrai, mais la circulation est au moins organisée pour quelques heures, etc. Je crois que dans quelques temps on arrivera à amener tout le monde à s'accepter et à sécuriser tout le pays, par les Centrafricains eux-mêmes.

 

Q : Pour vous, quels sont les obstacles qui subsistent ?

 

R : C' est la mésentente, simplement. Tant que les gens ne s'accepteront pas, voilà le point d'obstacle que je trouverai. Nous sommes en train de travailler avec les Nations Unies pour vulgariser l'accord (de Brazzaville), parce que l'accord n'est pas vulgarisé, il n'est pas bien compris de tout le monde. Nous allons nous mettre sur le terrain très bientôt. Quand il sera vulgarisé, à partir de ce moment-là on aura le forum de Bangui. Ça prend un peu de temps, c'est compte tenu des moyens de travail dont nous disposons, mais c'est utile, ce n'est pas du temps perdu. Un enfant, pour qu'il naisse, il faut neuf mois.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la médiation rapporte une baisse des rancoeurs et des signes d'apaisement (INTERVIEW)
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:58

 

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/    Jeudi 11 Septembre 2014 - 18:15

 

L'Amnesty international entend consacrer un sujet interactif sur la République centrafricaine, permettant ainsi à la communauté internationale de mieux comprendre la situation  sur place. L’organisation initiatrice de ce projet, dite : « l’Amnesty Stories » a fait savoir que ce pays a été longtemps oublié par la communauté internationale.

 

Près de 2 ans après le début de la crise, la Centrafrique n'a toujours pas réussi à trouver le chemin de la paix. Les affrontements entre partisans de l'ex-Seleka et anti-balaka se poursuivent dans plusieurs provinces du pays. À la veille du déploiement des forces de l'ONU, Amnesty international consacre un dossier sur la Centrafrique, diffusé sur sa toute nouvelle plate-forme internet "Amnesty Stories" et dans laquelle le site internet "Le Nouvel Observateur" est partenaire.

 

Ce numéro d'Amnesty Stories s’articule autour de l’expertise de l'ONG, du travail pluriel des journalistes, envoyés spéciaux et correspondants des rédactions partenaires, et de photojournalistes. « Les travaux de William Daniels et de Michaël Zumstein, photographes qui se sont régulièrement rendus en RCA depuis le début du conflit, viennent renforcer le récit », a expliqué l'organisation internationale. Interactivité, repères historiques, diaporama, archives de presse, cartes, tout ceci a été pensé pour aider à comprendre ce pays où prédomine la haine et l'incapacité à vivre-ensemble.

 

La crise qui secoue la Centrafrique n’a pas laissé indifférentes les sensibilités humanitaires. « Au cours des huit années de mandat en tant que Haut-Commissaire, la situation en RCA m'a causé beaucoup d’angoisse, que mon récent voyage dans le pays. J'ai été profondément choqué par la barbarie, la brutalité et l'inhumanité qui caractérisent la violence présente dans le pays », s'alarmait déjà le 6 mars 2014, Antonio Guterres, Haut- Commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

 

L’ONG internationale se dit, quant à elle, préoccupée du fait que longtemps, la République Centrafricaine a été oubliée par tous, y compris la communauté internationale. Ce n'est qu'en mars 2013 que ce pays d'Afrique centrale a attiré l’attention de la communauté internationale, alors qu’elle a connu de multiples crises ces dernières décennies. Le dernier coup d'État, le énième du genre,  mené par les rebelles de la Seleka, majoritairement musulmans et originaires du nord-est du pays, une région abandonnée par les régimes qui se sont succédé à la tête du pays, a remis en marche le cycle de violences. D’après l’organisation internationale l’Amnesty, tout cela se passe avec l'intérêt de la communauté internationale.

 

Tiras Andang et Fiacre Kombo (stagiaire)

Centrafrique : Amnesty international lance une nouvelle plate-forme internet
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:49

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-11 15:09:01 - Le président François Hollande a fait part à Catherine Samba-Panza du ‘’soutien déterminé’’ de son pays à la République centrafricaine, insistant sur la détermination de Paris à ‘’contribuer’’ sur tous les plans ‘’à la résolution de la crise’’ qui sévit en RCA.


‘'La France continuera à apporter son soutien déterminé à la République Centrafricaine, afin de contribuer à la résolution de la crise, dans les domaines sécuritaires, humanitaires, financiers et de développement'', a notamment le président français, François Hollande dans une lettre adressée le 9 septembre à la Présidente de transition Catherine Samba-Panza et dont APA a reçu copie ce jeudi.

Pour le président français, la réunion que le Secrétaire général des Nations unies prévoit d'organiser en marge de l'assemblée générale de l'ONU, sera ‘'l'occasion pour les principaux partenaires de la RCA, dont la France de réitérer leur soutien à votre pays''.


Il a par ailleurs conseillé à la cheffe de l'état de maintenir le cap pour faire avancer le chantier de la transition qui selon lui est ‘'la mise en œuvre de l'accord de cessation des hostilités et du désarmement des combattants, la lutte contre l'impunité, le dialogue national, la remise sur pied des forces de sécurité, la reconstruction de l'Etat et la préparation des élections libres, régulières et transparentes''.


La correspondance de Hollande fait suite à une note de clarification sur le choix de la nomination du gouvernement Kamoun que lui avait envoyée la présidente centrafricaine au lendemain de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale.

 

 http://www.apanews.net/article_read-804351-hollande-exprime-le-----soutien-dermine039---de-paris-ea-rca.html#sthash.1pFO7L3x.dpuf

Hollande exprime le ''soutien déterminé'' de Paris à la RCA
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