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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:44

 

 

 

Dans le cadre d’une visite effectuée à Sotchi en République Fédérale de la Russie, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a rencontré le 9 octobre 2017, le ministre des Affaires Etrangères Russe, Son Excellence Mr Sergueï Lavrov.
 

Leurs échanges se sont déroulés dans une atmosphère amicale à l’image des excellentes relations d’amitié et de coopération qui existent entre ces pays.

 

Source : Présidence

DIPLOMATIE : LE PRÉSIDENT TOUADERA A RENCONTRE M. SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ETRANGERES
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:23
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le chef de l’Etat ouvre la présidence aux groupes armés

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 11 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 11 octobre 2017 (RJDH)—Des représentants de quelques groupes armés ont été nommés à la présidence de la République. Il s’agit, selon des proches du chef de l’Etat, de l’application de la politique d’ouverture promise par le président Touadéra.

 

Un mois après l’entrée des représentants de groupes armés au gouvernement, le chef de l’Etat nomme encore quelques leaders de groupes armés à la présidence. En dehors de l’ancien ministre de la défense, Joseph Yakété, toutes les autres personnalités nommées par le décret n°17.336 ne sont que de hauts cadres ou des proches des groupes armés concernés par le regain de violence actuel en Centrafrique.

 

Mahamat Ousmane Mahamat, très proche de Michel Djotodia, cadre influent du FPRC qu’il finance, selon nos informations, est nommé conseiller spécial. Assane Bouba, conseiller politique de l’UPC de Ali Daras, devient aussi conseiller spécial de Touadéra. Issa Bi-Hamadou dont des informations font état de sa proximité avec la Séléka, est nommé conseiller spécial en matière de l’agriculture et de l’élevage. Gilbert Toumou Dea, président du MLCJ, devient chargé de mission spécial tandis que Eddy Ali Gonissa devient chargé de mission en matière de diplomatie à la présidence de la République.

 

Ces nominations inquiètent plus d’un observateurs qui estiment que le président Touadéra fait preuve de naïveté, « si le chef de l’Etat pense que c’est en nommant des criminels à des postes de responsables qu’il va réussir à ramener la paix, il est naïf. Cette démarche n’a jamais payé. Il le sait puisqu’avec Bozizé, ils ont pris ce chemin et en mars 2013, leur régime a été chassé du pouvoir par la Séléka c’est-à-dire les gens qu’il nomme aujourd’hui », comment un leader de la société civile.

 

A la présidence, on défend ces nominations qui, selon des proches de Touadéra s’inscrivent dans le cadre de l’ouverture, « nous avons toujours souhaité que la gestion soit consensuelle et c’est dans cette ligne que le chef de l’Etat évolue. Les représentants des groupes armés sont appelés pour apporter leur contribution afin qu’on aille vers la paix. Je pense que nous sommes sur la bonne voie et l’ouverture est en marche », explique un ministre conseiller.

 

La nomination de ces leaders est certes une démarche qui peut créer la confiance entre le gouvernement et les groupes armés mais elle sonne une fois de plus comme une garantie ou une récompense aux bourreaux ou à leurs représentants, une pratique décriée par les Centrafricains lors du forum de Bangui de 2015. C’est d’ailleurs l’inquiétude de Max, leader d’une Association des victimes qui voit à travers cette ouverture, la percée de l’impunité, « ce que tout le monde a rejeté, est en train de revenir sans que nous le sachions. Les bourreaux sinon leurs représentants sont nommés. Ceux-ci ne vont pas défendre le principe de l’impunité bien au contraire, ils vont utiliser leur position pour faire passer l’impunité, se protéger ou protéger les leurs qui sont visés. Le président est en train de travailler pour l’impunité et contre la justice que nous réclamons », regrette ce dernier.

 

Interrogé par le RJDH, le 13 septembre dernier sur les raisons de l’entrée des groupes armés dans son gouvernement, Mathieu Simplice Sarandji a piqué une colère sans donner de raisons convaincantes.

 

 

Centrafrique : Les députés du centre favorables à l’accord de paix acté par les groupes armés à Ippy

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 11 OCTOBRE 2017

 

BANGUI,  11 Octobre 2017(RJDH)—L’accord signé à Ippy ce 9 octobre est la bienvenue et permet à la population de respirer et de vaquer librement à ses occupations. C’est la substance des réactions post-accord d’Ippy exprimées par les honorables Arsène Kongbo de Bria et Emile Andjoumandji Sandjiaba d’Ippy 2.

 

Alors que Bangui évite les questions liées à l’accord initié par les groupes armés au centre du pays, des députés des localités concernées se félicitent de l’initiative pour la paix. L’accord de paix signé par les groupes armés au centre du pays intervient dans un contexte où les pourparlers sous l’égide de l’Union Africaine dans le cadre de la feuille de route signée à Libreville au Gabon sur la République Centrafricaine.

 

Emile Andjoumandji Sandjaba député de la 2e circonscription d’Ippy voit en cette démarche une source d’espoir et d’accalmie dans cette localité « cet accord est pour nous la bienvenue, car il permet aussi à la population qui depuis lors a souffert de leur liberté de vaquer à ses occupations. Plusieurs accords ont été signés mais cela n’apporte rien au pays, mais si les groupes armés eux même décident de faire la paix c’est quelque chose qu’il faut encourager » a-t-il expliqué au RJDH.

 

Arsène Kongbo, député négociateur de paix avec Abdoulaye Issène à Bria croit à la démarche et ne cache son optimiste «il y a trois semaines, nous nous sommes rendus à Bria et nous avons rencontré les factions rivales. Selon eux, ils ne savent pas pourquoi ils se battent et que la guerre n’a plus son sens. Nous avons également l’assurance d’Abdoulaye Issène que la guerre est fini » a-t-il développé.

 

Quoi que les barrières sont progressivement levées sur les axes menant à Ippy et à Bria, des sources indépendantes expriment leur inquiétude de voir Ippy s’abrasée et attendent de voir comment les ennemis d’hier vont conjuguer ensemble pour la stabilité dans la région.

 

Cet accord est signé à Ippy après celui de Bria sous les médiations des sultans et des personnes de bons offices ce 23 septembre 2017.

 

 

Centrafrique : Les Réfugiés Congolais et demandeurs d’asile interpellent le HCR au sujet de leur sécurité

 

PAR NOURA OUALOT LE 11 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 11 octobre 2017(RJDH)—Dans une note officielle adressée au HCR, CNR et l’ONG ASA, la communauté des réfugiés et demandeurs d’asile a exprimé ses profondes préoccupations devant l’inobservation des promesses faites à elle par ces institutions sœurs le 17 janvier dernier.

 

Dans cette note, la communauté des réfugiés congolais de la RD rappelle les faits suivants, « les différentes personnalités avaient lors de cette rencontre, informé les Réfugiés et les demandeurs d’asile urbains congolais sur la fin des problèmes liés aux trois solutions notamment le rapatriement volontaire consenti, l’intégration locale et la réinstallation qui sont les solutions durables » peut-on lire dans ce document.

 

En outre le même document rappelle à la communauté humanitaire les propos de la chargée des affaires communautaires du UNHCR « qui avait relevé les modifications survenues dans les programmes de l’assistance concernant l’éducation, la santé, et le logement qui stipulent qu’aucune assistance et même de subvention ne seront versées aux réfugiés urbains et que chaque réfugié devrait avoir sa solution à la grande vacance » a précisé le document.

 

Devant ces deux notes, la communauté congolaise note les contradictions et appelle à l’amélioration « la réinscription des élèves au titre de l’année scolaire 2017-2018 alors que toutes les activités de cet organe devrait prendre fin en juin 2017 comme prévu par HCR et la CNR ».

 

Fort de tout cela, la communauté des réfugié se considère comme réfugiés de longue date, sans aucune garantie juridique et sociale à cause du non-respect par l’ONG ASA, le HCR et le CNR du délai  de la solution durable et celle de la convention de 1951, « on note également que le séjour inutilement risque d’amener le désarroi, les inquiétudes, le traumatisme et les délaissements de la communauté dans le pays et son abandon par les humanitaires » selon le document dont le RJDH a eu copie.

 

Les réfugiés et demandeurs d’asile accusent le HCR d’avoir abandonné son crédo, « conscient de la situation sécuritaire de la RCA, le HCR ne pense pas aux trois solutions durables que les activités génératrices de revenue », a déploré le secrétaire général de la communauté qui rappelle le HCR au respect de ses engagements du 10 avril 2014 et sollicite une alternance.

 

L’inquiétude des réfugiés et demandeurs d’asile de nationalité congolaise intervient à un moment où le gouvernement centrafricain lance une opération contre les ressortissants étrangers sans-papiers.

 

Environ 1000 ressortissants de la RDC sont réfugiés et demandeurs asile en Centrafrique. Le HCR n’a pas encore répondu à leur préoccupation.

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:18
Bangui demande plus de moyens pour la Cour pénale spéciale en Centrafrique
Bangui demande plus de moyens pour la Cour pénale spéciale en Centrafrique

 

 

 

https://www.voaafrique.com

 

Le ministre de la Justice centrafricain, Flavien Mbata, a demandé "plus de moyens" financiers pour la Cour pénale spéciale (CPS), qui doit instruire et juger les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.

 

"Il nous faut plus de moyens pour nous permettre d'avoir les premiers jugements dans un an et demi", a déclaré M. Mbata à l'AFP, ajoutant que les financements actuels de la CPS lui permettent de fonctionner pendant 14 mois seulement alors que son mandat court sur 5 ans.

 

La Cour pénale spéciale a été créée en 2015 mais n'est pas encore opérationnelle. Son procureur et ses 25 juges (nationaux et internationaux) ont été nommés en juin, mais les enquêtes n'ont pas encore commencé.

 

"Les organes de poursuite sont en place, nous attendons que l'Assemblée nationale vote les règlements de preuve (le champ d'action de la CPS, ndlr)", a expliqué M. Mbata.

 

"Il faut être efficace pour éviter un dépérissement des preuves", a alerté le ministre de la Justice, qui souligne que "le temps joue contre nous".

 

En mai, l'ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi "les plus abominables" commis en Centrafrique entre 2003 et 2015 par des militaires ou des groupes armés, dans le but de "proposer des axes prioritaires pour les futures enquêtes de la CPS".

 

Deux représentants de groupes armés souvent cités dans des rapports d'ONG, l'Union pour la Centrafrique (UPC) et le Mouvement pour la Paix en Centrafrique (MPC), ont par ailleurs été nommés mercredi conseillers spéciaux à la présidence de la République centrafricaine.

 

Mi-septembre, des représentants d'autres groupes armés avaient fait leur entrée au gouvernement à des postes ministériels.

 

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences inter-communautaires, après le renversement la même année de l'ex-président François Bozizé par les milices de la Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balakas majoritairement chrétiennes.

 

Aujourd'hui, des groupes armés s'affrontent en Centrafrique pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et dans d'intenses luttes politiques pour accéder aux maigres ressources du pouvoir, dans l'un des pays les plus pauvres du monde.

 

Avec AFP

 

 

"L'Union Africaine pourrait aider la Cour Pénale Spéciale": Toussaint Muntazini

 

Le Procureur de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique, Toussaint Muntazini, a exprime son souhait d'obtenir l'appui de l'Union Africaine pour le Tribunal centrafricain pendant un atelier de sensibilisation qui a eu lieu à Bangui du 25 au 27 septembre.

 

D’après le haut magistrat, "la Cour Pénale Spéciale est une juridiction africaine, une juridiction d'un pays membre de l'Union Africaine, un pays qui est en difficulté".

 

Puis que la lutte contre l’impunité est un principe de l'Union Africaine, "ça serait extraordinaire qu'elle puisse se joindre aux autres bailleurs de fonds qui sont extérieurs a l'Afrique", notamment la France, l'Hollande, les EUA et l'UE.

 

"Si nous réussissons le projet de la Cour Pénale Spéciale , il va certainement inspirer d'autres projets" a souligné le juge.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:15
Lu pour vous : Centrafrique: la double peine des femmes violées

 

 

 

 

Par Eléonore Abou Ez@GeopolisAfrique | Publié le 11/10/2017 à 14H16, mis à jour le 11/10/2017 à 14H16

 

 

Dans un rapport publié le 5 octobre 2017, l’organisation Human Rights Watch dénonce le recours aux viols et aux esclaves sexuels durant le conflit en Centrafrique entre 2013 et mi-2017. L’ONG a recueilli les témoignages de près de 297 filles et femmes. Presque toutes racontent comment elles sont aujourd’hui rejetées par leurs proches et par leur communauté.

 
«Dans les rues, les gens disaient: "La voilà, la femme qui a été violée…" A la maison, mon mari a dit: "Tu as accepté qu’ils  te violent. Pourquoi n’as-tu pas crié? Prends tes affaires et pars"», témoigne Yvette*, 27 ans, dans le rapport de Human Rights Watch. L’organisation a mené des recherches en Centrafrique pendant plus de deux ans en interrogeant notamment des victimes de violences sexuelles. Seules 297 ont osé parler. Beaucoup d’autres gardent le silence pour éviter la honte.


 Stigmatisées et rejetées


Comme Yvette, de nombreuses femmes et filles ayant subi des violences sexuelles sont considérées comme des parias. En plus de leurs souffrances et de leur traumatisme, elles sont humiliées et rejetées par leurs proches. «Mon mari m’a dit: "Ce n’est pas la peine que nous restions ensemble. Si on viole la femme d’un homme, il ne doit pas rester avec elle"», témoigne  Rebecca*, 36 ans, qui a été abandonnée par son mari. Des abandons souvent liés à la peur des infections sexuellement transmissibles, comme l’explique Human Rights Watch.

 
La peur du sida


Les victimes des viols et leurs proches craignent le sida. Pourtant, à peine une femme sur trois a passé le test de dépistage. Dans tous les cas de figures, les femmes violées sont montrées du doigt. «Certaines personnes me traitent souvent comme si j’étais très malade, donc je suis stigmatisée au camp de déplacés aussi. J’ai même été agressée. Certaines personnes ne me laissent pas sécher mes vêtements sur le fil à linge», explique Danielle*, 40 ans.

 

«Les gens vont parler partout»


Toutes ces humiliations publiques subies après le viol viennent, entre autres, du manque de confidentialité. «Vous savez, dans les familles centrafricaines, il n’y a pas de secrets… Les gens vont parler, parler partout», raconte Constance*, 22 ans.

De nombreuses femmes violées n’osent pas sortir de chez elles parce qu’elles sont insultées par leur familles et leur entourage qui leur reprochent d’avoir été violées, et les traitent de tous les noms.


«Ils ont détruit ma vie»


Mais le plus dur pour ces femmes victimes de violences sexuelles, c’est de savoir que leurs bourreaux circulent librement en Centrafrique. A ce jour, aucun membre d’un groupe armé n’a été arrêté ou jugé pour violences sexuelles.


«Ils ont tué mon mari, ils m'ont violée, je n'ai plus de maison, je suis infectée (avec le VIH), voilà ce qu'ils m'ont fait. Je veux les traîner devant la justice parce qu'ils ont détruit mavie», affirme Mélanie*, 31 ans, qui espère en finir avec l’impunité.


 Les deux principales parties dans le conflit, la Séléka essentiellement musulmane et la milice anti-balaka majoritairement chrétienne, ont toutes deux pratiqué l’esclavage sexuel et commis des viols en Centrafrique pendant le conflit, selon Human Rights Watch.


 
*Le prénom a été modifié pour respecter l'anonymat des victimes

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:09
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

 

Le Cameroun annonce le renforcement des mesures de sécurité à la frontière avec la Centrafrique 

 

APA – Douala (Cameroun) octobre 11, 2017 à 15:36 Les autorités camerounaises ont annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans la région de l’Est frontalière de la Centrafrique, pour éviter l’entrée dans son territoire, des « éléments armés » suite à la décision des Nations unies de désarmer des « bandes armées » qui sévissent dans le Sud-ouest de ce pays, a appris mercredi APA de sources sécuritaires.

 

Une annonce faite par le Chef d’état-major des armées (CEMA) le général de corps d’armée, René  Claude Meka vient de boucler une mission d’inspection dans cette partie du pays, notamment, à Garoua-Boulaï à la frontière avec la République centrafricaine où séjournent des milliers de réfugiés qui fuient des exactions en Centrafrique.

 

« Nous avons prescrit le renforcement des mesures de sécurité parce que la situation nous l’impose », tant il est vrai que pour l’instant, « nous ne parlons pas de fermeture de la frontière avec la Centrafrique », a déclaré le CEMA.

 

Dans la pratique, il est question du renforcement des troupes et de la logistique dans les unités de l’armée positionnées ici, entre autres, le 43e Escadron de gendarmerie mobile (EGM), la 123e Compagnie d’infanterie motorisée (CIM) et le 2e Bataillon d’intervention rapide (BIR).

 

Si la situation est « sous contrôle » selon les autorités militaires, l’on note quand même quelques accrochages au niveau de certains camps de réfugiés. 

 

Dans ce sillage, le général René Claude Meka a prescrit un renforcement des contrôles, « pour extirper de ces camps d’éventuels rebelles qui s’y cacheraient pour semer le trouble ou se livrer à des exactions ». 

 

La présence des hauts gradés de l’armée consistait également à apprécier le dispositif mis en place pour assurer la sécurité des importants investissements consentis pour le barrage hydro-électrique de Lom-Pangar.  

 

« Je suis venu voir si tous nos hommes sont bien en place et dans quelles conditions ils remplissent leur mission. J’ai rencontré des hommes engagés qui, malgré des conditions de travail et de vie pas toujours faciles, s’acquittent honorablement de leurs missions. S’il n’y avait pas cette sécurité ici, vous pouvez imaginer les conséquences que pourrait subir un investissement de cette importance », a déclaré le général Meka.

 

D’après les mêmes sources, des ajustements ont également été proposés pour améliorer les conditions d’exercice des troupes, ainsi qu’un travail détaillé d’identification des différentes communautés de pêcheurs, composées majoritairement d’expatriés, qui exercent sur les différents îlots en amont du barrage.

 

La crise centrafricaine a non seulement poussé plus de 200 000 ressortissants de ce pays à se réfugier au Cameroun, mais, provoqué également l’ présence des éléments armés auteurs de plusieurs actes de  gangstérisme dans cette partie du pays.

 

 

La société minière chinoise DEWEY démarre ses activités en Centrafrique

 

APA-Bangui (Centrafrique)  octobre 11, 2017 à 19:19 La société minière chinoise DEWEY a démarré officiellement ses activités en Centrafrique, plus précisément à Gadzi, une sous-préfecture située au sud-ouest du pays, selon le ministre des mines Léopold Mboli Fatrane, qui a fait cette annonce mercredi à Bangui.

 

Cette société va explorer et mener une exploitation semi mécanisée de diamant brut et or sur la rivière Lobaye qui arrose la sous-préfecture de Gadzi.

 

La société DEWEY doit selon son cahier de charges, construire et réhabiliter les bâtiments scolaires, administratifs, tracer des nouvelles routes et faciliter la circulation sur la rivière Lobaye pour désenclaver la sous-préfecture et reconstruire un centre de santé au profit de la population de la localité.

 

Le ministre Mboli Fatrane a dit insister auprès des responsables de la société minière chinoise sur le respect des dispositions du code minier centrafricain et de sa feuille de route établie dans le cahier de charge pour qu’elle respecte le paiement des droits et taxes applicables aux activités minières en RCA.

 

Le ministre a chargé des fonctionnaires de son entreprise à veiller au respect scrupuleux du Code minier par DEWEY, la 3ème société minière chinoise reconnue en RCA.

 

Les activités des sociétés minières chinoises ont souvent été critiquées dans le pays pour non-respect des normes écologiques et exploitation anarchique décriée par les populations des zones où elles sont installées.

 

Le ministère des mines a entrepris ces derniers temps des réformes du secteur minier afin qu’il puisse contribuer à l’essor économique du pays. Ainsi une nouvelle base de taxation du diamant brut a été mise en place.

 

L’installation de cette nouvelle entreprise minière chinoise en RCA constitue une bouffée d'oxygène pour l’économie centrafricaine soutenue en majorité par les financements des institutions de Bretton Woods.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:04
La Centrafrique "n'est pas en situation de pré-génocide" (responsable ONU)
La Centrafrique "n'est pas en situation de pré-génocide" (responsable ONU)

 

 

 

11/10/17 (AFP)

 

La Centrafrique "n'est pas en situation de pré-génocide", a estimé mercredi à Bangui le conseiller spécial de l'ONU pour la prévention du génocide, Adama Dieng, alors que ce sujet fait l'objet d'une controverse depuis l'été.

 

"La République centrafricaine n'est pas en situation de pré-génocide. (Un génocide) est un processus long", a déclaré Adama Dieng, lors d'une conférence de presse au terme d'une visite de six jours dans le pays. Pour le conseiller onusien, arrivé sur place le 6 octobre, il y a néanmoins des "indicateurs" qui "peuvent aboutir (...) s'ils ne sont pas maitrisés (...) aux crimes de génocide".

 

Parmi ces "indicateurs" figurent des "violations graves à l'encontre des populations civiles pour leur supposée appartenance ethnique et religieuse", mais aussi la faiblesse de l'Etat et la prolifération des groupes armés, a-t-il précisé.

 

Fin août, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien, avait mis en garde à plusieurs reprises la communauté internationale contre des "signes avant-coureurs de génocide" en Centrafrique.

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avait estimé ensuite pour sa part que parler de génocide dans son pays n'était "pas justifié".

 

Aucune autre source à l'ONU n'a depuis lors repris le terme de "génocide", alors que les déclarations de M. O'Brien ont suscité d'intenses débats parmi les intervenants de la communauté internationale à Bangui.

 

"La situation est grave" en Centrafrique, a martelé M. Dieng, qui a effectué une visite à Bria (est), théâtre de massacres en juin et en août, où il notamment a rencontré des groupes armés.

 

Il a "condamné avec la plus grande fermeté l'incitation à la haine ethnique et confessionnelles", et nomme ceux qu'il estime en être responsables: les groupes armés, les milices, mais aussi des "hommes politiques complices".

 

Ces derniers veulent selon lui "asseoir leur contrôle territorial, mobiliser des combattants, ou étendre leur prédation aux propriétés privés", a-t-il déclaré sans donner de nom.

 

Lundi, plusieurs groupes armés ont signé un accord de cessez-le-feu et de libre circulation dans deux préfectures du centre-est de la Centrafrique, alors qu'ils avaient déjà signé en juin un accord de cessez-le-feu à Rome sous l'égide de la communauté de Sant'Egidio qui n'a pas tenu plus de quelques heures.

 

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se rendra en Centrafrique d'ici fin octobre, pour sa première visite d'une opération de maintien de la paix depuis sa prise de fonctions début 2017.

 

Début septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, M. il avait déclaré "vouloir mettre les projecteurs sur une urgence insuffisamment soulignée", alors que 12.500 casques bleus sont déployés dans le pays dans le cadre de la Minusca.

 

La Centrafrique connaît depuis plusieurs mois une recrudescence d'affrontements entre groupes armés qui se disputent le contrôle des ressources naturelles et des zones d'influence, tout en prétendant assurer la défense de certaines populations et communautés locales.

 

L'intervention de la France (2013-2016) et celle de la Minusca ont certes permis un retour au calme, mais, depuis le départ de la force française Sangaris il y a presque un an, les violences ont progressivement repris dans les provinces qui restent majoritairement contrôlées par les groupes armés.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:03

 

 

 

 

11/10/17 (Xinhua)

 

Le conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies (ONU) pour la prévention du génocide Adama Dieng s'est dit contre l'impunité des criminels dans la crise centrafricaine lors de sa visite de cet arrière-pays, a-t-on appris mardi dans une déclaration dont Xinhua a obtenu une copie.

 

Après avoir visité la ville centrafricaine de Bria (centre-nord) et rencontré les responsables de certaines institutions, M. Dieng s'est élevé contre l'impunité dont le peuple a souffert des décennies durant et l'amnistie. Il a insisté sur la justice qui doit juger et condamner les auteurs des atrocités vis-à-vis des citoyens.

 

Il a souhaité que le Comité national de prévention du génocide et l'Autorité nationale des droits de l'homme qui sont des structures mises en place par les autorités nationales, aux côtés de la Cour pénale spéciale (CPS) appelée à juger les crimes commis depuis 2002 à ce jour, soient dotés de moyens plus appropriés et de locaux afin de mieux remplir leur mission.

 

Par ailleurs, M. Dieng a affirmé que dans la crise centrafricaine, "il existe des acteurs qui manipulent la religion et l'ethnicité".

 

La visite de M. Dieng est sous-tendue par des informations selon lesquelles il existe dans le pays une montée des violences intercommunautaires opérées par des groupes armés contre les populations civiles dans plusieurs régions.

 

En plus, en séjournant en République centrafricaine, M. Dieng devrait déblayer le terrain avant que n'arrive le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, dont le calendrier prévoit une visite en Centrafrique, entre les 24 et 27 octobre.

 

Au sein de l'opinion publique centrafricaine, l'on considère que la prochaine venue du secrétaire général des Nations Unies est en train de modifier la donne. Durant la seule semaine dernière, un chef des groupes armés Abdoulaye Hissène a changé son fusil d'épaule et joue au médiateur auprès des groupes armés, mêmes ses rivaux, pour que les armes se taisent définitivement dans les zones encore sous le contrôle des rebelles.

 

Dans le même temps, dans la ville centrafricaine de Bocaranga (nord-ouest), la force des Nations Unies MINUSCA, a été obligée d'employer de moyens lourds pour déloger les rebelles qui ont assiégé la localité.

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

ADAMA DIENG MET EN GARDE CONTRE L’INSTRUMENTALISATION ET L’INCITATION A LA HAINE ETHNIQUE ET CONFESSIONNELLE EN RCA

 

Bangui, 11 octobre 2017 – Le Conseiller Spécial du Secrétaire général de Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a conclu mercredi une visite en République centrafricaine (RCA), avec une mise en garde à l’endroit des responsables d’atrocités et de ceux qui instrumentalisent et incitent à la haine ethnique et confessionnelle dans le pays.

 

« Je condamne avec la plus grande fermeté l’instrumentalisation et l’incitation à la haine ethnique et confessionnelle menée par les groupes armés et milices ainsi que par les hommes politiques complices, pour asseoir leur contrôle territorial, mobiliser des combattants, ou étendre leur prédation aux propriétés privées ainsi qu’aux ressources économiques du pays », a souligné le Conseiller Spécial du Secrétaire général, lors d’une conférence de presse à Bangui à l’issue d’une mission de six jours en RCA. « Tout individu responsable d’atrocités criminelles, ou d’incitation à les commettre, devra tôt ou tard assumer la responsabilité pénale de ses actes, et faire face à la justice nationale ou internationale », a-t-il dit.

 

Le Conseiller Spécial s’est rendu en RCA « suite aux rapports très inquiétants faisant état de recrudescence de violations graves des droits de l’Homme et d’atteintes au droit international humanitaire y compris des violences sexuelles sur fond d’affrontements des groupes armés et d’instrumentalisation de la religion, des sensibilités ethniques ou des origines des communautés observées du sud-est au nord-ouest du pays ». En plus d’un déplacement à Bria en compagnie de la Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée, Adama Dieng a été reçu par le Chef de l’Etat et le président de l’Assemblée nationale centrafricain, et s’est entretenu avec le Premier ministre et d’autres membres du Gouvernement mais également avec des acteurs politiques, des leaders religieux et communautaires, des représentants de groupes armés, de la société civile et des médias ainsi que des victimes.

 

« J’ai pu saisir cette opportunité pour mobiliser les autorités, acteurs nationaux, les représentants de groupes armés, les victimes et partenaires internationaux afin d’ouvrir un dialogue quant aux mesures urgentes, concertées et coordonnées, à adopter pour faire cesser la violence, apaiser les tensions intercommunautaires et soulager les souffrances des populations civiles », a affirmé le Conseiller spécial. Selon Adama Dieng, toutes les victimes lui ont exprimé « le même souhait qui est de vivre ensemble dans la paix et l’harmonie avec tous les centrafricains. Les civils chrétiens, musulmans et peulhs sont pris en otage par les groupes armés ».

 

Le Conseiller Spécial du Secrétaire général de Nations Unies pour la prévention du génocide dit avoir  « partagé avec le Président Touadéra les préoccupations constatées durant cette visite quant à la gravite et l’ampleur des atrocités criminelles commises dans l’arrière-pays, par des groupes armés en toute impunité », en ajoutant que le Chef de l’Etat « est d’avis que  des mesures urgentes doivent être prises pour apporter des réponses aux tentatives de divisions à connotation ethnique ou religieuse ». « Il m’a aussi renouvelé toute sa détermination à poursuivre le dialogue avec les groupes armés afin qu’ils déposent leurs armes », a renchéri Adama Dieng.

 

 

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

Un responsable onusien s'élève contre l'impunité des criminels dans la crise centrafricaine
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:00
Centrafrique: accord de cessez-le-feu entre groupes armés
Centrafrique: accord de cessez-le-feu entre groupes armés
Centrafrique: accord de cessez-le-feu entre groupes armés

 

 

 

 

11/10/17 (AFP)

 

Plusieurs groupes armés ont signé lundi un accord de cessez-le-feu et de libre circulation dans deux préfectures du centre-est de la Centrafrique, a appris l'AFP mardi auprès de représentants de ces groupes.

 

"A cause des combats, les gens ont fui la région. Ils vivaient dans la misère des camps de déplacés. Cet accord est pour dire aux gens +revenez à la maison+", a expliqué à l'AFP l'un des signataires, l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), un groupe disant défendre les intérêts des éleveurs peuls.

 

Cet accord, signé à Ippy (centre-est), inclut différents groupes armés issus de l'ancienne coalition pro-musulmane Séléka, a pu confirmer l'AFP auprès de deux d'entre eux: le Front pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) emmené par Nourredine Adam, et l'UPC.

 

"Depuis juin (2017), nous avons ouvert les discussions, sur (notamment) comment mettre en place une force militaire conjointe pour sécuriser le corridor de transhumance", a dit à l'AFP un coordonnateur politique du FPRC, sous couvert d'anonymat, confirmant que le FPRC a signé l'accord.

 

Selon une source onusienne, deux autres groupes armés sont aussi signataires: le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), et le RDR (Rassemblement des républicains, un groupe anti-Balaka récemment créé).

 

Depuis l'éclatement de l'ex-Séléka en 2014 et malgré différentes tentatives de discussion, l'UPC emmené par Ali Darassa se battait contre la coalition formée autour de Nourredine Adam, homme de main de l'ex-président Michel Djotodia.

 

Cet accord ne concernerait que les préfectures de la Ouaka (centre-est) et Basse-Kotto (sud-est), selon les signataires. Il intervient "dans des zones où il y a beaucoup d'affrontements", note une source onusienne.

 

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires, après le renversement la même année de l'ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entrainé une contre-offensive des milices anti-Balakas majoritairement chrétiens.

 

Les groupes armés en Centrafrique s'affrontent pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et dans d'intenses luttes politiques pour accéder aux maigres ressources du pouvoir, dans l'un des pays les plus pauvres du monde.

 

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son "plus haut niveau" avec 1,1 million de personnes sur 4,5 millions d'habitants.

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 00:58
Centrafrique : des Casques bleus mauritaniens accusés à leur tour de viol

 

 

 

Une jeune femme affirme avoir été droguée et violée par un ou des Casques bleus en Centrafrique, indiquent mercredi l’ONU et Amnesty International, qui évoquent respectivement une victime âgée de 16 ans ou 19. Dans ce nouveau cas, qui se serait produit le 30 septembre à Bambari (sud), ce sont des Casques bleus envoyés par la Mauritanie au sein de la Minusca qui sont suspectés, selon Amnesty International. L’ONU a demandé au pays contributeur d’enquêter sur ces allégations. La victime a raconté avoir été droguée en buvant un thé à un point de contrôle et s’être réveillée plusieurs heures après presque nue.


Ce n’est pas la première fois que des abus sexuels perpétrés par des Casques bleus en Centrafrique sont rapportés. Une délégation de plusieurs centaines de Casques bleus du Congo-Brazzaville, présents sur place dans le cadre de la Minusca, a ainsi été rapatriée durant l’été, après des plaintes au sujet du comportement de ses plus de 600 soldats. La décision de les renvoyer avait été annoncée en juin. Outre des agressions sexuelles, les soldats congolais étaient accusés de trafiquer du carburant et de manquer de discipline. En 2016, 120 soldats de ce même contingent avaient été renvoyés à la suite d’accusations d’abus sexuels sur plusieurs victimes, dont des enfants.


La Centrafrique a basculé dans l’anarchie en 2013 avec le renversement de l’ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant une contre-offensive des milices à majorité chrétienne anti-balakas. Récemment, et malgré la présence de milliers de Casques bleus de la Minusca, une résurgence inquiétante de violences dus à des groupes armés a été observée.

 

source: Belga

 

 

Centrafrique: nouvelle accusation de viol contre des Casques bleus

 

AFP Publié le mercredi 11 octobre 2017 à 22h55 - Mis à jour le mercredi 11 octobre 2017 à 22h56

 

Une jeune femme, âgée de 16 ans selon l'ONU, 19 selon Amnesty international, affirme avoir été droguée et violée par un ou des Casques bleus en Centrafrique, ont indiqué mercredi les deux organisations.

 

Des membres de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) ont déjà été accusés dans le passé d'abus sexuels. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui doit effectuer prochainement une visite en Centrafrique et s'entretenir avec des victimes, a édicté une tolérance zéro à ce sujet.

 

Ce nouveau cas de viol se serait produit le 30 septembre à Bambari, dans le sud du pays, selon le porte-parole de l'ONU, Stephane Dujarric. L'ONU a réclamé une enquête au pays d'origine des Casques bleus suspectés, a précisé le porte-parole.

 

En vertu des règles en vigueur aux Nations unies, il revient au pays contributeur en Casques bleus d'enquêter et de sanctionner le cas échéant les crimes imputés à ses militaires.

 

Selon Amnesty international, les Casques bleus suspectés du nouveau cas de viol viennent de Mauritanie. La victime a raconté avoir été droguée en buvant un thé à un point de contrôle et s'être réveillée plusieurs heures après presque nue.

 

La Minusca, déployée depuis 2014 en Centrafrique, compte quelque 12.000 militaires. En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé dans ce pays après des accusations d'agressions sexuelles et de divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus congolais avaient déjà été renvoyés chez eux après des allégations d'agressions sexuelles.

 

La Centrafrique connait depuis plusieurs mois une recrudescence d'affrontements entre groupes armés, qui se disputent le contrôle des ressources naturelles et des zones d'influence.

 

Si l'intervention de la France (2013-2016) et celle de la Minusca ont permis un certain retour au calme, les violences ont progressivement repris depuis le départ de la force française Sangaris. Pour des faits remontant à 2014, des militaires français avaient aussi été mis en cause pour des abus sexuels présumés en Centrafrique.

 

AFP

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 23:41
UN PACTE COLONIAL PERPETUEL ? par David KOULAYOM-MASSEYO

 

 

 

 

   De plus en plus d’Africains se lèvent aujourd’hui pour constater ce qui tombe sous le bon sens : l’indépendance politique nominale est une coquille vide si elle n’est pas solidement adossée à une indépendance économique . Des générations d’Africains ont grandi sans bien comprendre ce qu’on leur racontait dans leur jeunesse sur des prêts obtenus par leurs pays auprès de certains pays et malheureusement bloqués à Paris par la Banque de France .  Cette pratique scandaleuse, cette prise en otage a rendu l’Afrique francophone complètement exsangue …

 

    Pour maintenir la fiction de cet espace francophone, la France a soutenu sans vergogne des autocrates, des dictateurs, des ennemis de leurs peuples qui continuent d’alimenter son Trésor . Tant et si bien que c’est à Chamalières ( banlieue de Clermont Ferrand) que sont fabriqués les fameux francs CFA( Comptoirs Français d’Afrique devenus Colonies françaises d’Afrique ) .

 

    Plus de cinquante après les indépendances, voilà un noble défi à relever pour l’ Afrique francophone : frapper sa propre monnaie pour signifier son raz-le bol à une France ingrate .

 

Le premier pacte colonial

 

    Il était caractérisé essentiellement par le système de l’Exclusif qui consacre une économie de prédation avec son pillage intégral des matières premières africaines, son esclavage pour le travail forcé ( un nègre par traverse pour le Congo Océan écrivait Albert Londres ), le portage généralisé ( la France préférait ce moyen de transport au chemin de fer entre l’Oubangui-Chari et le Tchad par exemple) . Cette économie de prédation est solidement verrouillée : la colonie est condamnée à écouler exclusivement ses matières premières vers la métropole .

 

    D’ailleurs il suffit de comparer n’importe quelle colonie française à une colonie anglaise pour voir les différences entre le maillage ferroviaire, la densité des routes, l’importance des ports pour ne pas parler des installations sanitaires et autres architectures urbaines dans les colonies anglophones .

 

    Le credo de la colonisation française se résumait à ceci : « la colonie ne doit rien coûté à la métropole » . Conséquemment, une colonie comme l’Oubangui-Chari a été littéralement abandonnée à dix sept compagnies concessionnaires qui y faisaient la pluie et le beau temps .       

Le manque chronique de formation des Africains en dehors des nécessaires auxiliaires de l’administration, d’ailleurs formés au rabais par les pères missionnaires arrivés concomitamment avec les militaires et les colons est venu parachever « l’œuvre civilisatrice » de la France en Afrique . Ce manque de formation fut à l’origine de l’émergence d’une catégorie de personnages particuliers appelés interprètes qui ont causé un tort considérable dans les régions où ils ont sévi .  

 

    L’introduction de nouvelles maladies (syphilis, fièvre jaune…), la propagation d’autres ( maladie du sommeil,  kwashiorkor …) ont fini de dépeupler le continent .

 

  2 . Un nouveau pacte colonial qui ne dit pas son nom

 

    La traumatisante dévaluation du franc CFA en 1994 par le gouvernement Balladur est venue éclairer d’un jour nouveau l’œuvre de destruction méthodique de l’économie africaine et des Africains par un libéralisme forcené . D’abord l’école et l’administration africaines ont été sapées par le DVA ( Départ Volontaire Anticipé ) qui consiste à appâter les fonctionnaires les mieux formés, les enseignants les plus aguerris, les infirmiers les plus doués etc…pour qu’ils abandonnent leurs postes moyennant quelques milliers de francs CFA, cette monnaie de singe ! Entretemps, les Bouygues, les Bolloré, les Suez, les Orange et autres entreprises françaises se sont jetés sans vergogne, comme des charognards, sur une Afrique agonisante pour prendre le contrôle , qui des moyens de communication, qui des ports, qui des télécommunications, jusque y compris l’eau que beaucoup d’Africains au sud du Sahara ne considèrent pas comme une marchandise, mais un don gratuit du ciel .

 

    Ces nouvelles sociétés françaises ont-elles seulement résolu les problèmes africains ? Les ont-elles adoucis ? L’Afrique se porte-elle mieux depuis leur implantation ? Quel Africain peut-il comprendre l’incroyable information brandie par France 2 d’un Congo Brazzaville endetté à plus de 140% de son PIB et non 70% officiellement soutenu par les autorités ? Si le Congo, producteur de pétrole en est là, que penser des autres pays moins bien lotis ?

 

Toutefois, dans sa grande magnanimité, la directrice du Fonds Monétaire International, la Française Christine Lagarde, a promis son indulgence à l’autocrate de Brazzaville …

 

    L’Afrique francophone peut-elle maîtriser son destin dans un monde mondialisé en fonctionnant comme une périphérie de la France en lui confiant et ses matières premières et la confection de sa MONNAIE ?

 

    Le 25 septembre 2017, Air France crée une succursale « low cost »tournée vers l’Europe et non vers le Congo et le Gabon qui fournissent presque gratuitement du pétrole à la France, ni vers le Niger, source d’uranium pour les 58 centrales nucléaires françaises, ni vers le Tchad qui se bat aux côtés des soldats français au Mali !

 

    Pour le Centrafrique, aller au pays se traduit par un prix de billet exorbitant de plus de mille cinq cents euros pour Bangui . Mille cinq cents euros suffisent pour nourrir une famille centrafricaine pendant des années ou construire une petite maison au pays !

 

    Peu de Français de France savent ce que fait leur gouvernement en Afrique . La majorité se contente de bénéficier des retombées de l’exploitation éhontée de l’Afrique : ils cautionnent par leur silence des pratiques qu’ils ne veulent pas connaître . Posez-leur la question de savoir où sont leurs champs pétrolifères, leurs mines d’uranium, leurs mines d’or, leurs mines de diamants, leurs cacaoyers, leurs mines de coltan …

 

 

    L’Afrique est pauvre de ses richesses qui profitent EXCLUSIVEMENT aux autres et en premier lieu à la France en ce qui concerne l’Afrique francophone . Voilà la triste réalité qu’il s’agit maintenant de changer . Barack OBAMA l’a martelé à Accra : « l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts » . La première de ces institutions que nous appelons de nos vœux est la souveraineté monétaire de l’espace francophone qui regroupe quinze pays, suivie du départ des soldats français et leurs quincailleries de guerre stationnés en Afrique sous des prétextes ineptes . Cette présence massive n’a guère empêché l’entrée triomphale des Séléka à Bangui ni celle des Forces Nouvelles à Abidjan .

 

    L’Afrique n’a pas d’autre choix que de se fédérer pour faire barrage un jour à ses exploiteurs et usuriers de toujours . C’est une question de vie ou de mort . La jeunesse africaine réclame cette fédération, les peuples épuisés l’escomptent et les vieux dirigeants inféodés corps et âme à la France sont à bout de souffle . Les récentes insultes du président français Macron contribuent également à cette prise de conscience d’une Afrique désireuse de prendre son destin en mains . Vivement une monnaie africaine pour que nous déchirions allègrement les billets de francs CFA, symboles d’un temps honni !

 

 

                                Le 10 Octobre 2017

                              

David KOULAYOM-MASSEYO .

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