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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 23:45

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 14-08-2014

 

Un match de football dit de " réconciliation" opposera jeudi à Bambari, ville du Centre de la République centrafricaine (RCA) abritant depuis plusieurs mois le commandement opérationnel des anciens hommes forts de Bangui, les ex-rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti- Balakas, a annoncé mercredi à Xinhua un dirigeant de l'ex- rébellion.

 

Signe d'une baisse de tension observée "au cours des trois ou quatre derniers jours", cette rencontre sportive sera marquée par la participation sur l'aire de jeu du stade municipal de Bambari " des officiers et des éléments" des deux camps adverses, en présence du préfet de Ouaka, El Hadj Abakar Ben Moussa, a laissé entendre le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole des ex-Séléka.

 

Principaux belligérants de la crise politique, sécuritaire et humanitaire qui, en dépit de multiples tentatives de résolution par la communauté internationale, perdure en RCA depuis la prise du pouvoir de l'ex-alliance rebelle le 24 mars 2013 après trois mois de conflit avec le régime de François Bozizé, ont conclu le 23 juillet à Brazzaville (Congo) un accord de cessation des hostilités maintes fois violé.

 

Alors qu'un nouveau Premier ministre du gouvernement d'union nationale a été nommé dimanche à Bangui, en la personne de Mahamat Kamoun, et que les dirigeants des ex-Séléka ont fait part du boycott du futur cabinet encore attendu, les unités de l'ex- coalition rebelle stationnées à Bambari ont décidé de jouer la carte de la normalisation avec celles des miliciens anti-Balakas dans la même ville.

 

"La tension a commencé à baisser. Avant-hier, ils nous ont invités, nous sommes partis. Ça s'est bien passé. C'est pour cette raison que nous avons décidé en retour ce match de réconciliation prévu demain, à 15h00 heure locale (14h00 GMT). En dehors du préfet de Ouaka, nous avons invité aussi les responsables des forces internationales (Sangaris et Misca)", a précisé le colonel Narkoyo.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

NDLR : On avait cru comprendre que ces deux entités avaient déjà été dissoutes. Séléka naguère par un décret de Michel Djotodia et les anti-balakas, récemment après leur retour de Brazzaville par auto-dissolution. C'est à ne plus rien y comprendre ! 

Centrafrique : "match de football de réconciliation" jeudi à Bambari entre ex-Séléka et anti-Balakas
Centrafrique : "match de football de réconciliation" jeudi à Bambari entre ex-Séléka et anti-Balakas
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Centrafrique-Presse.com
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:47

 

 

 

 

Paris le 11 Août 2014

 

Mesdames, Mesdemoiselles, BONJOUR !

 

Depuis 2007 l’ONG AFRICA FEMMES PERFORMANTES  

 

(femmesperformantesfrance.org) œuvre pour la femme africaine volontaire et entreprenante grâce à la vision extraordinaire et révolutionnaire de sa Présidente/Fondatrice Madame Patricia SECKE. En effet, cette dernière a eu l’ingénieuse idée de créer un réseau de personnes et d’institutions destiné à promouvoir et à développer l’entreprenariat des femmes de talents, motivées, déterminées à participer activement à l’essor économique de l’ AFRIQUE. Le monde actuel bouge à une vitesse vertigineuse et il est de notre devoir, NOUS, femmes africaines, de relever le défi de prendre part au développement de notre continent ; la nouvelle AFRIQUE  a pris son envol, ne tardons plus pour AGIR !!!

 

AFRICA FEMMES PERFORMANTES a développé une branche à PARIS depuis le début de l’année (femmesperformantesfrance.org), nous vous invitons à vous manifester si vous partagez cette de  idée de collaboration, d’entraide et de solidarité féminines pour une AFRIQUE plus forte ; accédez vite aux différents sites qui vous présenteront La Vision du groupe en détail ainsi que les neuf principes qui portent cette vision.

 

Dans le cadre de son développement, AFRICA FEMMES PERFORMANTES a créé la Coopérative Continentale d’Epargne, de Crédit et de Développement des femmes performantes. Cette coopérative s’installera officiellement en République Démocratique Du CONGO lors du congrès les 26/27 et 28 Novembre. Ce sera une institution financière dans laquelle les membres/associés prennent part à la gestion et aux bénéfices ; des principes très stricts régissent ce genre d’institution, en particulier l’adhésion  VOLONTAIRE et OUVERTE à tous. A ce propos nous vous encourageons vivement à vous manifester très rapidement si vous souhaitez prendre part à cette extraordinaire aventure humaine de coopération.

 

Peut-être avez-vous déjà un projet qui a besoin d’être étudié ( budget, stratégie, cohérence, innovation, analyses des risques°  et réalisé de façon efficace ?

 

AFRICA FEMMES PERFORMANTES vous attend !!!

 

femmesperformantes.org/cooperative-financiere.html ?

 

MERCI ET A BIENTÔT.

 

Pour APFE,

Madame Winnie EWANGO , chargée de la Communication : winnieewango@yahoo.fr

 

Madame Edwige Zoe DONDRA, coordinatrice nationale : femmesperformantesfrance.org 06.41.89.11.21

 

ANNONCE DE L’ONG AFRICA FEMMES PERFORMANTES
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:41

26 AFRIQUEDUCATION n° 397 - Du 16 au 31 août 2014 - www.afriqueeducation.com

Lu pour vous : Démission de son premier ministre et retour à la case départ pour Catherine Samba-Panza
Lu pour vous : Démission de son premier ministre et retour à la case départ pour Catherine Samba-Panza
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:24

 

 

 

 

 

13/08/14 (Dw-World)

 

Entre violence, velléités séparatistes et tentatives de réconciliation, la République Centrafricaine célèbre ce 13 août le 54è anniversaire de son indépendance. Une courte histoire parsemée de violences.

 

Depuis qu'il a obtenu sa souveraineté, le pays est confronté à des crises répétitives. A l'origine de cette situation, la lutte pour l'obtention et la gestion du pouvoir. En 54 ans d'indépendance, l'histoire de la Centrafrique est émaillée de transitions politiques difficiles marquée par des affrontements faisant plusieurs morts et déplacés.

 

Histoire mouvementée

 

Territoire faisant partie de l'Afrique-Équatoriale française de 1910 à 1960, après son indépendance le 13 août 1960, la Centrafrique a eu à sa tête différents régimes autoritaires. Il y a notamment celui de Bokassa, arrivé au pouvoir après avoir renversé David Dacko. Il s'autoproclamera empereur.

 

Plus tard, avec le multipartisme, les premières élections libres de 1993 portent au pouvoir Ange-Félix Patassé. Il sera renversé en 2003 par François Bozizé. Après avoir été réélu en 2005 et 2010, il est à son tour renversé en 2013 par la Seleka. Avec ce groupe hétéroclite, fruit d'une alliance entre milices, Michel Djotodia prend le pouvoir.

 

Mais face à une situation humanitaire et sécuritaire qui vont en se dégradant, il est également contraint de se retirer pour céder la place à l'actuelle présidente de transition Catherine Samba Panza, pour qui l'indépendance est une affaire de tous : « Pour que notre indépendance soit une réalité, nous devons sans relâche nous impliquer dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos localités, dans nos villages et dans nos villes pour ramener la paix. »

 

Transition politique difficile

 

Depuis son indépendance, l'histoire de la Centrafrique est donc mouvementée et, actuellement, la situation du pays est loin de s'être améliorée. La transition politique qu'assure actuellement Catherine Samba Panza est difficile à gérer avec des milices qui continuent de s'affronter et une intervention armée de la France et de pays africains qui ne permet pas pour l'instant d'y mettre un terme. De plus, il n'est pas non plus certain que la nomination de Mahamat Kamoun au poste de premier ministre suffise à sortir de la crise.

Lu pour vous : Centrafrique, 54 années tourmentées
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:15

 

 

 

 

 

Une chose devrait s’enchaîner et s’entremêler, mais pas dans la confusion pour reproduire les mêmes schémas, et donner un effet ou un sentiment de faire du  surplace.  Maintenant les choses doivent bougées concrètement. Le peuple n’a plus besoin d’une souffrance supplémentaire, surtout pour le temps qui court ! Amateurisme politique et de la gouvernance n’est plus de mise.

 

Le nouveau mandat confié à ce premier ministre dont les constats sont établis depuis longtemps sur deux aspects essentiels :

 

La ré-établissement de l’intégrité territoriale et sécuritaire, la restauration de l'Etat sur l’étendue du territoire Centrafricain, sur le plan humanitaire ramener nos compatriotes obligés de quitter leur Pays, et vivres comme des chiens !  Redonner un espoir aux Centrafricains(nes).

 

Donner une réponse judiciaire ferme aux hauteurs des multiples exactions commises à l’endroit des Centrafricains(nes).

 

Le peuple Centrafricain, la diaspora ne comprend pas que les bourreaux continuent de braver les autorités Centrafricains, la communauté internationale sans être punis.

 

Osent-ils, à travers les divers communiqués de presse ! Se moquer même de ce peuple qu’ils prétendent vouloir gouverner, dans les mêmes ordres compatir à leurs souffrances ! De quelles sincérités et condoléances éprouvées vis-à-vis des souffrances des  Centrafricains(nes) ? Au nom de quel droit !? De quel Dieu !?

 

Je pense qu’il est temps nous avancions dans le bon sens et finir définitivement de cette continuelle transition auto renouvelable, pour remettre notre cher Pays sur pied, au lieu de tergiverser ici et là ! Par des positionnements partisans, et rester dans des supputations.

 

Que Dieu bénisse la Centrafrique

 

Aubin-Roger KOMOTO

Vouloir c'est pouvoir, oser c'est avoir ! Seule condition pour vivre ensemble par Aubin-Roger Komoto
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 10:44

 

 

 

 

 

13/08/14 (AFP)

 

Affaiblie, mais toujours là! La guérilla ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) continue de semer la terreur dans le sud-est de la Centrafrique, avec le soutien ponctuel d'éléments de l'ex-rébellion Séléka, selon des experts du dossier.

 

"Chaque semaine, la LRA fait irruption dans un village en brousse, vole, viole, tue et kidnappe", résume Guillaume Cailleaux, coordinateur en Centrafrique de l'ONG américaine Invisible Children.

 

La plus ancienne rébellion du continent, dont le chef, le sinistre Joseph Kony, est recherché par la Cour pénale internationale (CPI), est "toujours active" dans le sud-est de la Centrafrique, où l'on recense en moyenne de huit à 10 incidents par mois, observe M. Cailleaux.

 

"Mais la LRA n'a plus aujourd'hui aucune vision politique ou religieuse. Elle est dans une logique de survie (...), et n'a jamais été aussi faible", estime-t-il.

 

Née dans le nord de l'Ouganda en 1986, où elle prétendait lutter au nom du peuple Acholi contre le régime du président Yoweri Museveni, la LRA s'est déplacée au cours des années au Sud-Soudan puis, après des négociations de paix avortées en 2006, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), pour arriver en mars 2008 dans le sud-est de la Centrafrique (RCA).

 

Eparpillés par petits groupes de cinq à 10 combattants, les rebelles de la LRA opèrent dans la préfecture du Haut-Mbomou, immense territoire où ils sont traqués par l'armée ougandaise et une centaine de membres des forces spéciales américaines.

 

"On estime désormais entre 180 et 220 le nombre de combattants porteurs d'armes", avance M. Cailleaux, rappelant que chaque cellule combattante est accompagnée de nombreux auxiliaires, des captifs faisant office de porteurs, cuisiniers, esclaves sexuelles...

 

- Toujours des défections -

 

Les défections se sont intensifiées depuis novembre 2013, au rythme moyen de quatre à cinq par mois, selon Invisible Children.

"En 2003, la LRA comptait environ 3.000 combattants, pour 200 actuellement. Chaque mois il y a des défections, on pourrait donc penser que la LRA est sur le point de disparaître. Et pourtant, elle survit", observe José Carlos Rodriguez, l'un des rares experts de ce mouvement.

 

"Il y a plusieurs raisons à cela. D'abord, Kony a une capacité d'adaptation extraordinaire, il sait changer de stratégie au gré des circonstances", comme en témoigne sa tactique actuelle d'éparpiller ses troupes en petits groupes extrêmement mobiles.

 

Ensuite, "il n'a pas choisi le sud-est de la RCA par hasard : c'est une zone refuge idéale, un territoire grand comme le Rwanda et le Burundi réunis, couvert de forêts, avec une population d'à peine 40.000 habitants". La région est également proche de l'enclave de Kafia Kingi, au Soudan voisin, où Kony aurait trouvé refuge et continuerait de recevoir un soutien de Khartoum, selon M. Rodriguez.

 

Enfin et surtout, la LRA a bénéficié ces derniers mois d'une complicité "limitée et circonstancielle" de la Séléka, explique le chercheur.

 

En novembre 2013, le chef de la Séléka et président d'alors Michel Djotodia disait être "en train de négocier" avec le chef de la LRA pour obtenir sa reddition. M. Djotodia révélait alors que son gouvernement avait réapprovisionné les guérilleros, notamment en nourriture, une déclaration qui avait suscité scepticisme et consternation.

 

"Il y avait bien des contacts entre l'ex-rébellion et la LRA à Bakouma", localité du sud-est de la Centrafrique, confirme M. Rodriguez. "Ces contacts étaient menés par le général Zaccaria Damani côté Séléka, et Otto Ladeere pour la LRA. Ils se sont poursuivis par la suite", précise-t-il, évoquant une collaboration "informelle, opportuniste".

 

"La Séléka fournit occasionnellement des munitions, des médicaments, de la nourriture" à la LRA, estime également M. Cailleaux.

 

Cette aide serait fournie en échange notamment de main d'oeuvre dans les zones minières, où les captifs de la LRA serviraient de "creuseurs" au profit de la Séléka.

 

Des chefs militaires de la Séléka auraient vu dans ces contacts l'opportunité de prendre pied dans le sud-est de la RCA, d'où ils sont jusqu'à ce jour absents, selon M. Rodriguez.

 

L'armée ougandaise ne s'y est d'ailleurs pas trompée qui, voyant d'un très mauvais oeil cette collaboration de circonstance, a réagi très fermement à l'arrivée d'une colonne Séléka fin juin dans la localité de Nzako (sud-est).

 

Selon la version officielle de l'incident, les militaires ougandais ont ouvert le feu après avoir confondu les rebelles avec la LRA.

 

M. Rodriguez corrige: "l'UPDF (armée ougandaise) savait parfaitement ce qu'elle faisait", elle a tué 16 Séléka, dont un colonel, et désarmé le groupe.

 

La LRA en mode survie dans le sud-est de la Centrafrique
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 10:29

 

 

 

 

 

Par Journalducameroun.com avec Anadolu Agency (AA) - 11/08/2014

 

Une mission de l’organisation humanitaire s’est installée dans les camps de Mbile et Iolo, à l’Est du Cameroun, qui abritent des milliers de réfugiés

 

Une mission de secours du Croissant-Rouge Turc s’est installée vendredi, 08 août 2014, sur les sites de Mbile et IOLO dans l’arrondissement de Kentzou, chef-lieu du district de la Bombé, dans le département de la Kadey, à l'Est du pays, à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique pour une action en faveur des réfugiés centrafricains.


«Des milliers de réfugiés centrafricains, pour la plupart musulmans, installés dans les sites de Mbile et iolo, fuient les anti-Balaka et arrivent chaque jour au Cameroun. Ils sont si nombreux (plus de 9000 au total sur le site de Mbile) que les ressources à disposition du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés, de Plan International, de l’UNICEF, OMS… sont insuffisantes. C'est pourquoi cette action de secours sera reprise sur place par le Croissant-Rouge Turc pour les Réfugiés avec le concours des autres partenaires», a indiqué au correspondant de l’Agence Anadolu, Gokhan Dudu, responsable des programmes internationaux du Croissant-Rouge Turc. Sur place à Mbile, le Croissant-Rouge Turc a installé une tente qui «servira à un centre d’accueil et de prise en charge sanitaire des réfugiés»; a expliqué Gokhan Dudu.

 

Le Croissant-Rouge Turc entend, par la même occasion, inviter les réfugiés centrafricains installés ici, «à un échange de vues sur des programmes de réinstallation et du cas particulier des personnes atteintes du sida» a souligné le Responsable des programmes internationaux du Croissant-Rouge Turc.



Dans l’arrondissement de kentzou, deux sites ont été créés:IOLO et Mbile qui comptent déjà près de 20 000 réfugiés. «Les données varient au jour le jour», a indiqué à l’Agence Anadolu ; un haut cadre de la Direction de la protection civile au Ministère Camerounais de l’Administration Territoriale et de la décentralisation(Minatd).

Fuyant les violences inter-communautaires dans lesquels a sombré leur pays depuis plus d’une année, des centaines de milliers de Centrafricains ont trouvé refuge dans les pays limitrophes.

Lu pour vous : Le Croissant-rouge turc s’implique dans la gestion des réfugiés centrafricains
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 10:20

 

 

 

 

 

13/08/14 (AFP)

 

La présidente de transition Catherine Samba Panza a appelé à lutter contre les "fauteurs de troubles" qui alimentent le "chaos sécuritaire" en Centrafrique, dénonçant les "extrémistes" partisans du "projet suicidaire" de la partition du pays.

 

"Nous devons tous (...) apporter tout notre appui et notre collaboration aux forces internationales pour extirper de nos quartiers les fauteurs de troubles que nous connaissons tous et qui continuent à semer le désordre dans notre pays", a déclaré mardi soir Mme Samba Panza, dans un discours à l'occasion de la fête nationale du 13 août marquant le 54è anniversaire de l'indépendance de la Centrafrique.

 

Cette ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka. Ceux-ci ont été évincés du pouvoir en janvier mais le pays reste déchiré par des affrontements entre milices à dominante chrétienne et musulmane malgré une intervention armée de la France et de pays africains.

 

"Tous les indicateurs de notre société sont aujourd'hui au rouge et expliquent à eux seuls la difficile transition politique dont j'ai la charge", a-t-elle expliqué.

Centrafrique: la présidente dénonce les "fauteurs de trouble" et les partisans de la partition
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 10:17

 

 

 

 

 

 

13/08/14 (Dw-World)

 

La nomination de Mahamat Kamoun continue de faire débat en RCA. Pour les dignitaires religieux cependant, ce qui compte avant tout, c'est comment le Premier ministre va s'y prendre pour sortir le pays de la crise.

 

L'imam Omar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique salue la nomination de Mahamat Kamoun. Il dit espérer que ce dernier va oeuvrer en faveur de la cohésion sociale et le retour de la confiance entre les communautés. L'imam Omar Kobine Layama, dit également croire que la nomination du nouveau premier ministre ne s'est pas faite sur des considérations religieuses :

 

«On dit que c'est un Premier ministre musulman. Nous souhaitons que l'on dise que c'est un Premier ministre centrafricain. Que le ministre soit musulman, chrétien, animiste, l'essentiel c'est qu'il puisse remplir les conditions nécessaires pour rassembler le pays et conduire les Centrafricains vers les élections. »

 

Donner une chance à Mahamat Kamoun

 

Les rebelles de la Séléka ont affiché leur désaccord face à la désignation du nouveau premier ministre et refusent de participer au nouveau gouvernement. L'archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, demande à la Séléka de lui donner une chance :

 

«Si je devais donner un conseil, je dirais volontiers à tous nos frères des Séléka de penser à la souffrance du peuple centrafricain, à tous ces enfants, tous ces malades et tous ces paysans. Les uns et les autres aspirent à la paix. Nous pouvons donner une chance à celui qui vient d'être nommé, unir nos forces pour apporter des contributions afin de sortir de la crise. Défendre des intérêts partisans ne fait que prolonger encore la souffrance du peuple centrafricain. »

 

Le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun nommé dimanche dernier doit former un gouvernement plus représentatif de la société centrafricaine. Une équipe qui aura surtout pour mission de trouver des solutions aux violences qui ont fait des milliers de morts et environ un million de déplacés.

 

http://www.dw.de/avant-tout-un-centrafricain/a-17847680

Lu pour vous : "Avant tout un Centrafricain"
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:41

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/   Mercredi 13 août 2014

 

Après la nomination du musulman Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre, qui a suscité une controverse qui est loin d’être retombée en RCA, un autre défi pourrait se présenter à Catherine Samba-Panza : celui de la formation du gouvernement. A ce sujet, le parti de l’ancien président François Bozizé, la Convergence nationale Kwa na Kwa, a fait une sortie dans laquelle il a exprimé une crainte et un souhait.

 

 Le parti de Bozizé cache mal son intention d’être associé à la conduite des affaires de l’Etat

 

 Par rapport à la crainte, le Kwa na Kwa a regretté que le nouveau Premier ministre ne soit pas un homme politique suffisamment averti pour apporter les réponses appropriées à la problématique centrafricaine qui, à ses yeux, a avant tout un caractère politique. Cet argumentaire pourrait ne pas résister à l’analyse pour les raisons suivantes : d’abord, l’on peut estimer que Mahamat Kamoun n’est pas politiquement vierge puisqu’il a exercé, de par le passé, des fonctions politiques au sein du cabinet de Michel Djotodia dont il était d’ailleurs le premier responsable. Avant même d’être nommé Premier ministre, il était conseiller spécial de Catherine Samba-Panza. Il est donc censé connaître la faune politique centrafricaine. Ensuite, même dans l’hypothèse où Mahamat Kamoun ne répondrait pas au profil d’homme politique tel que l’entend le parti de François Bozizé, l’on peut dire que ce handicap, si l’on peut l’appeler ainsi, pourrait être perçu comme un atout puisqu’il ne serait pas tenté de prêcher pour une chapelle politique en particulier.

 

A propos de l’appel à la formation d’un gouvernement inclusif par le parti de Bozizé, qui cache mal son intention d’être associé à la conduite des affaires de l’Etat, l’on peut comprendre la pertinence d’une telle formule dans le contexte de la RCA, marquée, on le sait, par une désunion prononcée de ses fils et filles. Même si la formation d’une telle mouture gouvernementale pourrait ne pas représenter d’emblée la panacée, la situation du pays commande de n’écarter aucune piste de sortie de crise. C’est l’éventualité d’un gouvernement d’exclusion qu’il faut plutôt redouter en RCA. C’est pourquoi le refus de la Séléka de prendre part au gouvernement en gestation peut être perçu comme une menace grave pour la cohésion nationale au pays de Barthélémy Boganda.

 

 On a l’impression que les intérêts de la nation passent après les intérêts des individus

 

Dans l’intérêt supérieur du pays, ce parti doit, dans l’urgence, revoir sa copie pour donner une ultime chance à la paix. En tous les cas, les différents protagonistes de la crise centrafricaine ne doivent pas perdre de vue l’esprit de la feuille de route élaborée par les accords de Brazzaville dont le maître-mot est la paix dans le cadre d’un Etat unitaire. De ce point de vue, l’on peut déjà se féliciter des négociations actuelles entre la Séléka et les anti-balaka, si tant est leur souci de fumer le calumet de la paix. Vivement alors que cette initiative permette aux Centrafricains de transcender les clivages communautaires et leurs ego pour se rassembler autour de l’essentiel, c’est-à-dire l’intérêt supérieur du pays. Cela dit, même dans l’hypothèse où tous les acteurs politiques seraient partants pour un gouvernement inclusif, l’on peut craindre que la répartition des portefeuilles ministériels ne constitue pour le nouveau Premier ministre, une véritable alchimie dont la mauvaise gestion pourrait donner le coup de grâce à un pays qui est déjà grabataire. Il va donc falloir dans la formation d’un éventuel gouvernement inclusif, que les Centrafricains privilégient le fond à la forme. Cela passe par un dépassement de soi et un patriotisme sans faille pour éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais, il faut avouer que cela ne sera pas chose aisée en RCA, puisque dans ce pays, l’on a l’impression que les intérêts supérieurs de la nation passent très loin après les intérêts des individus et que la chose la plus partagée est la mauvaise foi des acteurs politiques. C’est pourquoi l’on a envie de dire à Catherine Samba-Panza de nouer davantage le pagne, puisque ses compatriotes dorment sur le même lit mais sont loin d’avoir le même rêve : la Centrafrique d’abord.

 

Pousdem PICKOU

Lu pour vous : FORMATION D’UN GOUVERNEMENT INCLUSIF A BANGUI : L’alchimie compliquée de Mahamat Kamoun
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