Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:00
Lu pour vous : La RCA sous embargo d’un conflit à guichet fermé
Lu pour vous : La RCA sous embargo d’un conflit à guichet fermé
Lu pour vous : La RCA sous embargo d’un conflit à guichet fermé

 

 

 

 

http://www.africadiligence.com  29 juin, 2017

 

[Africa Diligence] Décembre 2012, la RCA bascule dans une guerre civile sans précédente. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir  afin de rétablir la sécurité n’y fera rien. La poudrière va continuer à retentir, laissant derrière elle un chaos qui va paralyser la vie politique et surtout économique du pays.

 

Les acteurs de la guerre en RCA

 

Depuis la fin 2012, la Centrafrique traverse une crise militaire, politique et sociale particulièrement grave, rythmée par l’augmentation des violences qui opposent des membres de l’ex-rébellion Séléka qui avait pris le pouvoir par les armes à Bangui au mois de mars 2013 et qui contrôle aujourd’hui de vastes régions à l’intérieur du pays et des formations d’autodéfense dites « anti-balaka », montées en puissance à l’automne-hiver 2013-2014, qui s’en prennent en particulier aux communautés musulmanes établies sur le territoire. Cette situation dégradée, à laquelle les missions militaires internationales déployées dans les derniers mois ne semblent pas avoir apporté de solution, se répercute sur les populations civiles  et de manière plus générale sur le développement économique du pays.

 

Situation humanitaire déplorable

 

Les humanitaires ont de quoi s’inquiéter de la situation en RCA. Selon RFI, Alors que Faustin Archange Touadéra vient de fêter sa première année à la tête de la Centrafrique, la situation empire pour les personnes déplacées. Ils sont encore 400 000 à vivre dans des camps à l’intérieur du pays, soit 100 000 de plus qu’en septembre. Le financement des ONG ne représente aujourd’hui que 5% de leurs besoins pour l’année 2017 et le conflit continue de se tendre à l’est.

 

Plus grave, selon certaines sources dignes de foi, on aurait enregistré plus de 2000 morts au cours du trimestre passé.

 

Une économie en lambeau aux échos lointains

 

La Centrafrique est un pays peu peuplé  et pauvre, avec un Pib/hab. qui s’élevait à 446 dollars américains en 2012. Ce pays fait partie des PMA (pays les moins avancés), avec un indice de développement qui le place au 180e rang sur 186 pays répertoriés. L’économie centrafricaine se caractérise par la prédominance du secteur primaire (environ 50% du PIB), composé d’une agriculture de subsistance qui occupe 66% de la population, de l’élevage, de la sylviculture et des industries extractives (essentiellement le diamant). Les industries de transformation restent embryonnaires, alors que le secteur des services est particulièrement dynamique, notamment à cause de la percée de la téléphonie mobile.

 

Les mines de diamant constituent traditionnellement la grande richesse nationale, mais leur exploitation reste largement artisanale et soumise à la contrebande. Avec une production qui oscille entre 350 000 et 400 000 carats par an, la Centrafrique exploite, selon les experts, moins de 1% de son potentiel minier. En outre, comme certaines mines se trouvent dans des régions contrôlées par des groupes dissidents, l’État a du mal à établir sa mainmise sur ce secteur.

 

La sylviculture qui représente 4,6% du PIB, constitue un autre atout majeur de l’économie centrafricaine. Cependant, ces dernières années, du fait de la crise économique mondiale, le commerce du bois s’est ralenti avec la chute de la demande, notamment dans les marchés européen et nord-américain où se trouvent ses principaux clients.

 

L’économie sous régionale victime du conflit centrafricain

 

Les échanges commerciaux entre le Cameroun et la Centrafrique tournent au ralenti depuis presque un an. La crise sociopolitique en RCA a généré des pertes considérables, comme le souligne le coordinateur du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) du Cameroun, el Hadj Oumarou, sur le site Cameroun 24. Il estime à 3,7 milliards de francs CFA par mois (environ 6 millions d’euros), relate le site Cameroun 24.

 

Le port de Douala, la capitale économique du Cameroun, est la principale voie pour les exportations de la République centrafricaine. Avant le coup d’État de Michel Djotodia, en mars 2013, la route commerciale entre les deux pays voyait transiter plus de 1.300 camions par an, aujourd’hui la plupart d’entre eux sont immobilisés aux frontières. Une situation onéreuse puisque l’immobilisation d’un véhicule de cette taille coûte 1.000.000 Francs CFA par jour (1500 euros).

 

Prévisions  désastreuses

 

La crise politique et sécuritaire que connaît la RCA depuis fin décembre 2012 a amplifié les difficultés économiques habituelles de ce pays. Les prévisions pour 2013 sont pour le moins désastreuses. Tous les observateurs s’attendent à une récession dont l’ampleur varie, selon les sources, entre 14 et 20%.

 

Les événements graves survenus depuis décembre dernier lorsque les rebelles de la Seleka venus du Nord-Est ont commencé à s’attaquer au régime en place avant de chasser Bozizé du pouvoir en mars 2013, se sont traduits par des pillages des entreprises et des banques. Ces pillages doublés de violences ethniques ont touché aussi les populations. Les paysans se sont enfuis en abandonnant leurs récoltes. Selon les estimations, environ 10% de la population ont fui leur habitation et 25% ont besoin d’aide alimentaire. Enfin, le facteur qui aura peut-être les répercussions les plus graves sur l’économie, c’est la suspension de la RCA depuis mai dernier du Processus de Kimberley qui est un système international de certification des diamants bruts. Par conséquent, Bangui ne peut plus exporter ses diamants qui constituent une des principales sources de ses revenus.

 

Tous les indicateurs sont aujourd’hui au rouge tant en matière de production et d’investissement qu’en termes de progrès social : 80% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté en 2013 contre 67% en 2012, zéro investissements directs étrangers contre 72 millions de dollars en 2011 et 60 millions en 2011. À ces difficultés s’ajoute le poids de la dette extérieure qui s’élève déjà à plus d’un milliard de dollars.

 

Au moment où les différents protagonistes viennent une fois de plus de passer un accord pour mettre fin aux violences, nous espérons que cet accord dont les négociations ont été menées à Rome par l’organisation catholique Sant ‘Egidio produira les fruits escomptés.

 

Georges Ondoua Akoa

Consultant indépendant chez Knowdys

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:53
La politique, l’éducation et l’insécurité dominent les journaux de ce jeudi à Bangui

 

 

 

 

jui 29, 2017 à 10:55

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Les journaux centrafricains de ce jeudi s’intéressent à la politique française avec l’élection d’un Centrafricain d’origine à l’Assemblée nationale française, une information déjà relayée par les réseaux sociaux.

 

Le MIROIR titre : « Rodrigue Kokouendo (République Centrafricaine) LREM » (La République en marche). Selon ce journal, Rodrigue Kokouendo a été élu député dans la 7ème circonscription de Seine et Marne avec 61,4% des voix.

 

Fils d’un haut fonctionnaire de la diplomatie centrafricaine, il a grandi avec un pied en Centrafrique et un autre en France. L’Ecureuil pour sa part révèle que Rodrigue KoKouendo est diplômé en gestion et comptabilité. Il a été conseiller municipal et aussi suppléant de la députée socialiste Sophie Cerqueira lors de la précédente législature. Il a rejoint Emmanuel Macron en 2016, écrit le journal.

 

RCA Actualités, un autre journal, a publié une tribune de  Rodrigue Kokouendo.  Selon le quotidien, il a plaidé dans cette tribune pour une nouvelle approche de la politique africaine de la France qui doit inclure aussi l’action de l’Europe. Une nouvelle approche dont l’objectif serait de permettre un véritable partage de connaissances et qui doit prendre en compte les diasporas africaines, tout en laissant derrière soi les vieux modèles paternalistes, précise le journal.

 

La question de l’éducation a préoccupé l’Agence Centrafrique Presse (ACAP) qui titre, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji visite le centre de correction des épreuves du baccalauréat.  Pour cette agence, l’objet de cette visite au centre de correction de bac du lycée technique est de s’imprégner des conditions dans lesquelles travaillent les correcteurs.

 

Le Premier Ministre a exhorté les correcteurs des épreuves du baccalauréat  général et technique à faire leur travail avec professionnalisme.

 

« Il faut que les correcteurs fassent preuve de sérieux, de sorte à ne pas favoriser certains candidats par rapport à d’autres a martelé le Chef du gouvernement », écrit l’ACAP rappelant que pendant le déroulement des épreuves plusieurs cas de fraudes ont été décelés.

 

Sur l’insécurité, le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en Centrafrique (RJDH), à travers ce titre : « une affaire de moto tourne à l’affrontement intercommunautaire au sud-est du pays » explique qu’à Zémio, une ville du sud-est de Centrafrique, des villages et habitations ont été incendiés.

 

Selon le journal tout est partie d’une dispute autour d’une moto entre deux hommes dont l’un réclame la moto sans en avoir des pièces afférentes et l’autre se dit propriétaire aussi.

 

Face aux disputes, l’avis des autorités judiciaires a été sollicité. Mais le verdict a été en défaveur de celui qui croit toujours être le propriétaire de la moto. Le jugement rendu s’est transformé en un affrontement intercommunautaire. Le journal conclut que l’ampleur de l’affrontement témoigne l’existence d’un conflit latent.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 00:45
Accord de Rome : Communique de Presse de GODEFROY W. MOKAMANEDE

 

 

 

 

Suite aux différentes déclarations ces dernières heures aussi bien sur les ondes que sur les réseaux sociaux, sans vouloir engager une quelconque polémique je voudrais relever les points suivants :

 

1. Je suis l’un des plus proches collaborateurs de l’Archevêque de Bangui, le Cardinal Nzapalainga : Conseiller pour les Affaires Economiques, Administrateur de la Radio Notre Dame, Administrateur de Caritas-Bangui, Administrateur de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique…..

 

2. Ma présence à Rome, comme observateur, aux différents colloques et réunions sur la paix s’est toujours faite en relation avec l’Archevêque ; pour la présente mission j’ai été régulièrement en contact avec son Eminence pour l’informer du déroulement des travaux ;

 

3. J’ai signé l’Accord de Rome comme simple observateur et témoin (comme le stipule le texte «en présence de» avant ma signature) sans prendre aucun engagement ni au nom de son Éminence ni au nom de la CECA (jamais nommée dans l’accord) ni de la Plateforme de confessions religieuses. Je regrette que ma signature ait soulevé des malentendus ;

 

4. Je souligne que le communique de la CECA salue «tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale en RCA ». Je partage entièrement ce sentiment.

 

Aussi je voudrais exhorter les uns et les autres à l’apaisement des cœurs et à la recherche de la paix pour notre pays

 

Que Dieu bénisse la R.C.A.

Paris le 28 Juin 2017

 

​Godefroy W. MOKAMANEDE

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 19:00
Lu pour vous : Coup de ceinture et piment pour corriger l'enfant

 

 

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr  27/06/2017 05:32

 

Une Centrafricaine, habitant l'agglomération de Tours, a été condamnée à six mois de prison avec sursis, hier. Elle éduquait sa nièce par des châtiments corporels.

 

Le signalement est venu d'une école primaire de l'agglomération de Tours. A plusieurs reprises, au cours de l'année 2016, l'enfant s'était plainte de violences perpétrées par sa tante qui l'héberge chez une cousine.

 

 L'écolière évoque de l'huile de piment sur les yeux pour un bol mal lavé, un coup de ceinture pour le vol hypothétique d'un collier, des coups avec une cuillère en bois ou des privations de nourriture (jusqu'à trois jours) quand elle ne lisait pas bien. Un médecin légiste confirme les traces de coups.

 

La fillette a déjà eu une enfance difficile : un père assassiné en Centrafrique cinq ans auparavant, une maman décédée de maladie un an plus tôt, puis, pendant des mois, ballottée chez des oncles et tantes en différents pays d'Afrique, avant d'être finalement accueillie en France par son grand-père. Un aïeul qui, trop âgé, n'a finalement pas pu s'occuper d'elle. Celle-ci a donc été confiée à une tante qui est devenue sa tutrice légale et qui l'héberge chez une cousine dans l'agglomération de Tours. 


Devant les juges, hier, à Tours, la femme de 45 ans a reconnu les violences : « Pour faire comprendre à la petite, qui faisait beaucoup de bêtises, qu'il fallait se comporter correctement. C'est une méthode d'éducation qu'on utilise en Afrique. Moi aussi, je suis passée par là. »

 

L'avocate de l'Adavip (*), administrateur ad hoc de la mineure, a rappelé que cette enfant, certainement traumatisée par la séparation d'avec ses parents, avait, au contraire, besoin de réconfort et d'un suivi particulier : « Les violences ont été répétées sur la durée, elles ne doivent pas être minimisées. »


 « En France, les maltraitances corporelles sont punies sévèrement », a rappelé le procureur, avant de requérir quatre ans de prison avec sursis.

 

 " Un mode d'éducation normal "

 

 « C'est une enfant perturbée, a plaidé l'avocate de la prévenue. Ma cliente, qui n'est en France que depuis un an et demi, a été très vite dépassée. Pour elle, ces violences étaient un mode d'éducation normal. Cette famille n'a connu que des périodes d'extrêmes violences, ces dernières années, en Centrafrique.


 « Des violences qui ont d'ailleurs éparpillé ses membres en plusieurs pays d'Afrique. Toute cette agressivité a malheureusement été intégrée par la famille. Maintenant, ma cliente a compris que ce mode d'éducation n'est pas acceptable. »


La petite est aujourd'hui placée en famille d'accueil. La tante a été condamnée à six mois de prison avec sursis. Elle devra verser 800 € de dommages et intérêts à l'enfant.

 

 (*) Association d'aide aux victimes d'infractions pénales.

 

Cécile Lascève

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 18:33
« L’important est d’obtenir un cessez-le-feu en Centrafrique » : Mario Giro *
« L’important est d’obtenir un cessez-le-feu en Centrafrique » : Mario Giro *

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  Recueilli par Nicolas Senèze, à Rome, le 28/06/2017 à 14h19

 

Vice-ministre italien de la coopération et membre de la Communauté de Sant’Egidio, Mario Giro a participé au nom de l’Italie aux discussions qui ont mené, le 19 juin, à la signature d’un accord avec les groupes armés en Centrafrique. Un accord désavoué ensuite par l’Église catholique.

 

La Croix : Pourquoi l’accord de paix en Centrafrique signé le 19 juin sous les auspices de Sant’Egidio est-il rejeté par les évêques centrafricains ?

 

Mario Giro : J’ai parlé mardi 27 juin avec le cardinal Dieudonné Nzapalainga et il ne rejette pas l’accord. La semaine prochaine à Bangui, il y aura une restitution des discussions de Rome entre la conférence épiscopale et Sant’Egidio : ce sera l’occasion d’un échange. Mais bien sûr, tout accord est discutable.

 

Le cardinal Nzapalainga estime notamment que l’accord est « une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violences »…

 

M. G. : C’est une question abordée dans l’accord. Mais la Cour pénale internationale et la Cour pénale spéciale y sont nommées, ainsi que les possibilités de justice traditionnelle. Une commission « Vérité, justice et réconciliation » est prévue qui mènera une enquête. Mais l’important est d’obtenir un cessez-le-feu qui soit opérationnel sur le terrain.

 

L’accord de Rome s’inscrit dans le processus « Désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration » (DDRR) promu par l’ONU. Or celui-ci n’a pas encore commencé. On discute depuis des mois sans que les combats s’arrêtent. Le lendemain de l’accord, alors que les délégués étaient encore à Rome, il y a encore eu un massacre : il faut que cela cesse.

 

Il n’y aura donc pas d’impunité ?

 

M. G. : Avant cet accord, il y avait celui de Luanda qui parlait explicitement d’une « amnistie », mot qu’on ne trouve pas dans l’accord de Rome. Encore une fois, la priorité est de mettre en place la paix et le désarmement, ensuite on discutera des responsabilités. Mais il faut un agenda réaliste qui implique et responsabilise les groupes armés : à Luanda, ceux-ci n’étaient que consultés et se sentaient donc exclus. Désormais, ils sont engagés par leur signature. Le pari est qu’ils prennent cet engagement au sérieux. Je le leur ai dit : c’est leur dernière chance.

 

Que va-t-il se passer maintenant ?

 

M. G. : Les responsables des groupes armés devaient se rencontrer mercredi 28 juin avec le président. C’est un moment important. Il faut espérer que ce qui s’est passé à Rome permette de récréer un climat de dialogue réel et de co-responsabilité.

 

Ce que font l’Église et le cardinal Nzapalainga, qui n’hésite pas à aller s’interposer entre les groupes, est très important. Mais il faut aussi un cadre politique sans lequel rien ne peut tenir.

 

Or, l’instabilité continuelle en Centrafrique a des conséquences sur tous les pays limitrophes. Je rencontrais par exemple la semaine dernière le président tchadien Idriss Déby, pris entre Boko Haram à l’ouest, la Libye au nord, la Centrafrique au sud… Il y a un vrai risque que le terrorisme en Afrique de l’Ouest essaime en Afrique centrale. Il n’y est pas encore arrivé et il faut tout faire pour l’éviter. D’où l’importance de mettre en place des institutions solides.

 

Recueilli par Nicolas Senèze, à Rome

 

* Mario Giro est actuellement Vice-Ministre italien des affaires étrangères et ancien chargé des relations internationales de la Communauté Sant'Egidio

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 17:41
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Une affaire de moto tourne à l’affrontement intercommunautaire au sud-est du pays

 

Par Judicael Yongo le 28 juin 2017

 

ZEMIO, 28 Juin 2017(RJDH) —La tension reste toujours tendue entre les communautés à Zemio où des villages et habitations incendiés ont été enregistrés. Information confirmée par le RJDH par de sources administratives et locales.

 

Selon les témoignages,  tout est partie d’une dispute autour d’une moto entre deux hommes, dont l’un réclame la moto sans en avoir des pièces afférentes et l’autre se dit propriétaire aussi. Face aux disputes, l’avis des autorités judiciaires était sollicité. Mais en défaveur de celui qui croit toujours que c’est sa moto et cette affaire s’est transformée à un affrontement intercommunautaire.

 

Des villages, habitations et des lieux de culte ont été incendiés, selon le sous-préfet de Zemio Jacques Balétchima, « un jeune en provenance d’un village à 25 kilomètres de Zemio dont sa moto était tombée en panne voulait réparer au niveau de la ville. Un autre de la communauté musulmane a réclamé en disant que c’est sa moto mais n’avait pas apporté des preuves et cela après le verdict du parquet, s’est solder à un affrontement et des maisons et églises ont été brulées » a expliqué le Sous-préfet de Zemio Jacques Balétchima contacté par le RJDH.

 

Selon le constat du RJDH, l’ampleur de l’affrontement témoigne que les fusillades ne sont les conséquences d’un conflit latent. Certains parlent de la présence des hommes armés qui seraient venus de Bangassou avec l’appellation des Autodéfenses.

 

Cet affrontement intercommunautaire fait suite à la tension sécuritaire à Bria, l’est de la RCA à un jour après l’accord de cessez-le-feu de Saint ’Egidio le 19 juin dernier.

 

 

Centrafrique : Environ 6 milliards injecté pour le relèvement économique par le fond Bekou

 

Par Bienvenu Matongo le 28 juin 2017

 

BANGUI, 28 Juin 2017(RJDH)—Plusieurs ONG s’organisent en vue d’absorber l’enveloppe  de relèvement économique financée par le fond Bekou. Une initiative lancée par l’Organisation économique et social ODESCA ce 27 juin à Bangui.

 

Pour accompagner l’effort de sortie de crise, l’Union Européenne et les Institutions financières internationales ont lancé en 2014 le fond Bekou. Ce fond dispose d’une enveloppe chiffré de 6 milliards de CFA pouvant financer le relèvement à travers les ONG. C’est dans ce contexte que l’ODESCA a organisé une session pour renforcer leurs capacités à faire face à ce défi du relèvement, sept mois après la table ronde de Bruxelles.

 

Les leaders des ONG sont satisfaits de la démarche « c’est un succès dans la mesure où nous disposons aujourd’hui un compte bancaire pour 200 ONG/nationales. Beaucoup pointent du doigt les insuffisances des ONG, mais à travers cette rencontre, nous avons montré de quoi nous sommes capables à relever ce challenge » a indiqué Salem Déwoko, président de l’ODESCA.

 

Selon le constat du RJDH, plusieurs ONG nationale déplorent l’absence de leur implication dans le processus de relèvement. « Cette rencontre est une réponse à la fois pour les stratégies à adopter et les perspectives à dégager pour atteindre les objectifs » a indiqué un participant à cette session.

 

Le renforcement des capacités visent à combler les insuffisances et répondre aux exigences des bailleurs. Plusieurs ONG ont souscrit pour le relèvement à travers le fond Békou

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 17:32
En Centrafrique, "le conflit prend de plus en plus une tournure communautaire"
En Centrafrique, "le conflit prend de plus en plus une tournure communautaire"
En Centrafrique, "le conflit prend de plus en plus une tournure communautaire"

 

 

 

 

http://www.france24.com  28/06/2017

 

Mumuza Muhindo Musubaho, coordinateur de projets de Médecins sans frontières (MSF), rentre d’une mission de 18 mois à Bria, dans l’est de la Centrafrique, épicentre d’une nouvelle flambée de violences. Entretien.

 

Depuis le mois de novembre, le sud-est de la Centrafrique connaît une nouvelle flambée de violences dont l’intensité prend de l’ampleur et s’étend. Les combats opposent d'une part différentes factions issues de l’ex-coalition séléka, une rébellion politico-militaire à majorité musulmane, et d'autre part des groupes autodéfense anti-balaka, essentiellement chrétiens et animistes.

 

Dans la ville de Bria, épicentre de ces violences, des milliers de civils, pris entre les feux, ont été contraints de quitter leurs domiciles et de rejoindre des camps de déplacés où les conditions de vie sont extrêmement difficiles.

 

Un accord de paix entre les groupes armés prévoyant un cessez-le-feu immédiat a été signé à Rome le 19 juin, aussitôt brisé à Bria par des affrontements qui ont fait des dizaines de morts.

 

France 24 : Vous rentrez d’une très longue mission à Bria. Quelle est la situation dans cette ville du sud-est de la Centrafrique, épicentre des violences ?

 

Mumuza Muhindo Musubaho : La situation est de plus en plus grave. Plusieurs quartiers sont toujours contrôlés par les groupes armés. Les civils sont pris pour cibles. Environ 80 % des blessés que nous recevons à l’hôpital de Bria sont des civils. Ils ont été privés de tous leurs biens, soit parce qu’ils ont été volés, soit parce qu’ils ont été brûlés. Entre 40 et 50 % des maisons ont été incendiées. Dans ce contexte, la quasi-totalité des habitants a rejoint différents sites de déplacés, plus ou moins sécurisés. Les Peuls sont regroupés dans le quartier de Gobolo, une partie de la population est confinée dans le quartier musulman de Bornou, environ 6 000 personnes se trouvent dans l’hôpital soutenu par MSF et la population chrétienne, qui représente 70 % de la ville, est sur un site à côté de la base des forces internationales de la Minusca. Ce site, le PK3, a été créé en novembre 2016, pour accueillir 3 000 personnes : ils sont aujourd’hui 20 000. Les conditions de vie de ces déplacés sont déplorables.

 

Quels sont les besoins les plus urgents ?

 

Nous sommes en période de saison des pluies, mais ils ne disposent pas de couvertures. Par ailleurs, ils n’ont pas de moustiquaires pour se protéger du paludisme qui connaît un pic. Il y a également des besoins en eau et en latrines. Le risque d’épidémie, notamment de choléra, est réel si la situation sécuritaire ne permet pas le retour chez eux de ces déplacés. Malheureusement, on constate une incapacité des forces internationales de la Minusca - Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique, NDLR - à mettre un terme aux combats et à s’interposer pour sécuriser la population. Il est même impossible d’évaluer le nombre de morts, la Croix-Rouge n’ayant pas accès à certains quartiers.

 

Qui est à l’origine de cette nouvelle flambée de violences ?

 

Le 21 novembre 2016, des combats ont éclaté à Bria. Les miliciens ex-séléka ont voulu reconstituer une coalition, mais un des groupes, l’UPC, l’Union pour la paix en Centrafrique (branche peule de l’ex-séléka), dirigé par Ali Darass, s’est opposé à cette perspective. Conséquence : les autres groupes armés de l’ex-Séléka ont attaqué leurs positions. Jusqu’en mai, on a ensuite constaté une relative accalmie à Bria, jusqu’à ce que des violences éclatent dans la ville voisine de Bangassou où les anti-balaka ont attaqué la population musulmane.

 

À partir de là, les musulmans de Bria, surtout "arabes", ont eu peur et ont commencé les attaques sur les miliciens anti-balaka, ce qui a relancé les hostilités dans la ville. Ce conflit prend de plus en plus une tournure communautaire. Par ailleurs, ces groupes armés ont des intérêts personnels, ils cherchent à se renforcer pour imposer leurs conditions à l’actuel gouvernement démocratiquement élu, notamment pour le contrôle des territoires.

 

Craignez-vous que ces violences s’étendent sur l’ensemble du territoire ?

 

Tout l’est du pays est sous le feu. Des combats sont signalés un peu partout. La crainte que ça continue et que ça se généralise est bien présente. Cela s’explique par l’incapacité des forces internationales de la Minusca à s’interposer. Ils deviennent des observateurs. Ils s’occupent seulement des sites de déplacés et ils laissent le conflit continuer. Ils n’arrivent à empêcher les combats entre les groupes armés.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 17:30
Note d'information MINUSCA

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA PAIX EN RCA PASSE PAR LE DIALO​GUE ET L’IMPLICATION DE CHAQUE CENTRAFRICAIN, SELON LE REPRESENTANT SPECIAL

 

Bangui, 28 juin 2017 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a réitéré mercredi que la paix dans le pays passe par le dialogue, et que chaque Centrafricain a une part de responsabilité dans ce processus « qui est en cours ». « Il y a des Centrafricains qui veulent faire la paix. L’espoir renaît, la dynamique de paix est laborieuse mais elle est en cours. Des structures nationales sont en train de la mettre en œuvre », a affirmé le Représentant spécial lors de la conférence de presse de la MINUSCA à Bangui, précisant toutefois que « ce ne sera pas un exercice facile ».

 

Le Représentant spécial a qualifié de « mirage » l’idée selon laquelle, la paix ne peut être obtenue qu’à travers l’usage de la force par la Mission. « Nous ne sommes pas ici pour faire la guerre, nous sommes ici pour créer les conditions qui permettront aux Centrafricains de parler entre eux », a dit Onanga-Anyanga. 

 

Interrogé sur le mandat de la MINUSCA selon lequel l’objectif est de réduire la présence et la menace des groupes armés, le Représentant spécial a précisé que cela signifie qu’il faut plusieurs éléments, à savoir « l’élément politique, en cours avec le dialogue dans le cadre du DDR; le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures et des Forces armées centrafricaines (FACA) ; et la mise en place du dispositif de justice. Tous ces efforts concourent à cet objectif », a expliqué Onanga-Anyanga.

 

Le Représentant spécial a toutefois précisé que « toutes les fois que ce serait nécessaire », la MINUSCA pourra recourir à la force, comme ce fut le cas à Bambari, pour protéger les populations civiles. « La force a été utilisée constamment. Il y a eu plus de 20 engagements avec les groupes armés », a-t-il précisé. Onanga-Anyanga a ainsi rappelé l’impact de l’intervention des soldats de la paix de la MINUSCA, notamment à Bangassou et Bria, récemment frappées par des violences. « A Bria, nous contrôlons les camps de déplacés et nous faisons tout pour contrôler la situation. A Bangassou, la peur a changé de camp ».  

 

Lors de la conférence de presse, le Représentant spécial a rappelé l’appui de la communauté internationale aux FACA. « Nous travaillons sur le déploiement des FACA », a-t-il dit, en soulignant l’importance des forces armées nationales dans la stratégie de  paix dans le pays. Quant aux groupes armés, Onanga-Anyanga a appelé à la cessation des attaques et à leur engagement sur la voie de la paix, en affirmant que « personne n’a aujourd’hui des justifications pour garder les armes dans l’espoir d’obtenir la satisfaction de ses revendications politiques ». Il s’est par ailleurs réjoui de la décision des autorités centrafricaines qui ont réaffirmé qu’il n’y aura pas d’amnistie pour les auteurs de crimes, en rappelant que « la justice fera son travail ».

 

Le Représentant spécial a conclu la conférence de presse en rappelant l’impact de la présence de la MINUSCA sur le plan sécuritaire et sur d’autres secteurs. « La MINUSCA n’est pas qu’une Force. Elle fait beaucoup de choses dans le pays. Il faut profiter de cet engagement de la communauté internationale », a lancé Onanga-Anyanga, reconnaissant toutefois quelques limites auxquelles la Mission fait face.

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:46
Centrafrique: gel des avoirs au Tchad d'un chef de guerre centrafricain
Centrafrique: gel des avoirs au Tchad d'un chef de guerre centrafricain

 

 

 

 

27/06/17 (AFP)

 

La justice tchadienne a annoncé le gel des avoirs et biens au Tchad d'Abdoulaye Hissene, un chef du groupe armé centrafricain Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a déclaré samedi le ministre tchadien de la Justice.

 

"Les fonds et avoirs financiers, directs ou indirects, d'Abdoulaye Hissene sur le territoire national ont été gelés", a indiqué à l'AFP le ministre, Ahmat Mahamat Hassan sans préciser ce que le milicien pouvait posséder au Tchad.

 

"Le gouvernement prend aussi toutes les mesures interdisant l'entrée ou le passage en transit de ce dernier sur [le] territoire", a-t-il ajouté.

 

Le 17 mai 2017, le Conseil de sécurité des Nations unies avait inscrit Abdoulaye Hissene sur la liste des personnes visées par des sanctions onusiennes et, en avril, les États-Unis avaient ajouté le chef de milice à leur liste noire économique.

 

Abdoulaye Hissene est l'un des chefs du FPRC, ancien chef de l'ex coalition musulmane de la Séléka, ex conseiller de l'ancien président de la République Michel Djotodia et ministre de la Jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous M. Djotodia.

 

Michel Djotodia et l'ex Séléka avaient renversé en 2013 le président François Bozizé, précipitant le pays et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos. La chute de M. Bozizé avait été suivie d'une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes puis d'une intervention française pour rétablir l'ordre.

 

Le FPRC est l'une des principales milices de l'ex Séléka et a été mêlé aux violences qui ont fait une centaine de morts mardi à Bria, dans le centre de la Centrafrique.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:46
Centrafrique: gel des avoirs au Tchad d'un chef de guerre centrafricain

 

 

Centrafrique: gel des avoirs au Tchad d'un chef de guerre centrafricain

 

27/06/17 (AFP)

 

La justice tchadienne a annoncé le gel des avoirs et biens au Tchad d'Abdoulaye Hissene, un chef du groupe armé centrafricain Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a déclaré samedi le ministre tchadien de la Justice.

 

"Les fonds et avoirs financiers, directs ou indirects, d'Abdoulaye Hissene sur le territoire national ont été gelés", a indiqué à l'AFP le ministre, Ahmat Mahamat Hassan sans préciser ce que le milicien pouvait posséder au Tchad.

 

"Le gouvernement prend aussi toutes les mesures interdisant l'entrée ou le passage en transit de ce dernier sur [le] territoire", a-t-il ajouté.

 

Le 17 mai 2017, le Conseil de sécurité des Nations unies avait inscrit Abdoulaye Hissene sur la liste des personnes visées par des sanctions onusiennes et, en avril, les États-Unis avaient ajouté le chef de milice à leur liste noire économique.

 

Abdoulaye Hissene est l'un des chefs du FPRC, ancien chef de l'ex coalition musulmane de la Séléka, ex conseiller de l'ancien président de la République Michel Djotodia et ministre de la Jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous M. Djotodia.

 

Michel Djotodia et l'ex Séléka avaient renversé en 2013 le président François Bozizé, précipitant le pays et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos. La chute de M. Bozizé avait été suivie d'une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes puis d'une intervention française pour rétablir l'ordre.

 

Le FPRC est l'une des principales milices de l'ex Séléka et a été mêlé aux violences qui ont fait une centaine de morts mardi à Bria, dans le centre de la Centrafrique.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com