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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:10

 

 

 

 

04/12/14 (PANA) -Justice internationale - Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatou Bensouda, a rendu public mardi son rapport annuel sur les activités menées en matière d’examens préliminaires. Ce rapport couvrant la période du 1er novembre 2013 au 31 octobre 2014, présente un aperçu de l’analyse et des activités menées par le Bureau du procureur dans le cadre de onze situations susceptibles de faire l’objet d’une enquête.

 

Sur les onze situations, l’ouverture d’une enquête est envisagée en République centrafricaine, tandis que dans deux situations, le procureur estime que les conditions juridiques ne sont pas remplies pour justifier l’ouverture d’une enquête. Ce sont les cas de la République de Corée et des navires battant pavillons comorien, grec et cambodgien.

 

Pour les huit situations restantes en Afghanistan, en Colombie, en Géorgie, en Guinée, au Honduras, en Irak, au Nigeria et en Ukraine, le bureau du procureur poursuit son examen. Toutefois, deux nouveaux examens préliminaires ont été amorcés au cours de la période considérée au sujet de la situation en Ukraine et de celle en Irak.

 

Par ailleurs, le rapport présente un résumé de l’état d’avancement de l’examen préliminaire de chacune des situations, y compris l’analyse actuelle du bureau du procureur relative aux questions de compétence et de recevabilité, ainsi que des activités menées par celui-ci en 2014 aux fins de faciliter cette analyse.

 

Le rapport 2014 est le quatrième publié depuis 2011. Il vise, dans un souci de transparence, à mieux faire comprendre auprès du public le processus des examens préliminaires du bureau du procureur, qui est la première étape à franchir avant l’ouverture d’une enquête.

 

Selon les dispositions du Statut de Rome, le bureau du procureur est tenu de mener un examen préliminaire de toutes les situations dont il est saisi afin de déterminer s’il existe une base raisonnable pour ouvrir une enquête. Afin de déterminer s’il existe une base raisonnable pour ouvrir une enquête, le procureur doit examiner la question de la compétence, de la recevabilité (complémentarité et gravité) et des intérêts de la justice.

 

Actuellement, le bureau du procureur mène huit enquêtes dans le cadre de situations en Ouganda, en République Démocratique du Congo, au Darfour (Soudan), en République centrafricaine, au Kenya, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Mali.

CPI : rapport annuel sur les examens préliminaires
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:08

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-04 13:39:21 Le gouvernement ‘’veille et veillera toujours’’ à ce qu’il n’y ait plus en Centrafrique un ''crime impuni'', a déclaré le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et la Régionalisation, M Modibo Bachir Walidou.


Le porte-parole du gouvernement s'était rendu, mercredi, au chevet des blessés de la fusillade de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, pour leur témoigner la solidarité du gouvernement et du peuple centrafricain tout entier.

Survenu dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2014, la fusillade a fait plusieurs blessés parmi lesquels le préfet de la localité, le commissaire de la police ainsi que le directeur général de l'administration du territoire.


Devant les malades, le ministre a lancé un appel à témoin en vue de faciliter la tâche des enquêteurs commis pour faire la lumière sur cet incident et au respect de l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville.


‘'J'en appelle à la vigilance redoublée de la population afin qu'elle collabore avec les enquêteurs afin de mettre hors d'état de nuire ceux qui veulent empêcher les services de l'administration, sécurité, éducation, santé à se redéployer dans ces localités'', a indiqué le ministre.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=811366#sthash.nlxh2rUM.dpuf

 

 

 

RCA : la télévision et la radio publiques sur Canal Sat 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-04 15:18:10 Les médias du service public, Radio Centrafrique et Télévision Centrafricaine, ainsi que Radio Ndéké Luka, une station commerciale sont désormais disponibles sur les bouquets de canal Sat, a annoncé jeudi à la presse le responsable commercial à la Société Scan, Jo Zomas.


Tout en précisant que le lancement technique a été fait il y a deux semaines, il a souligné que l'opération était ‘'l'aboutissement d'un long processus''. ‘'Aujourd'hui, a-t-il ajouté, nous sommes fiers pare que notre pays soit ouvert au monde entier à travers Canal Sat''.


Il a a affirmé : ‘'Cela n'est pas difficile. Car il suffit seulement de s'équiper d'un terminal Canal Sat et d'aller sur le Canal Sat 257 pour suivre Radio Centrafrique, la Télévision Centrafricaine, elle, est sur le bouquet 157 et pour Radio Ndéké Luka c'est sur Canal Sat 248. Toutes ces chaines sont disponibles 24 heures sur 24''.


Pour Jo Zomas, tout cela constitue une opportunité pour faire découvrir au monde le vrai visage de la RCA et ce d'une manière autre que ce que font les médias internationaux.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=811379#sthash.eiFBzedd.dpuf

Le gouvernement centrafricain en guerre contre les crimes impunis (ministre)
Le gouvernement centrafricain en guerre contre les crimes impunis (ministre)
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:06

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-04 10:43:42  L’attaque perpétrée par les séléka de Bambari le 2 décembre contre les éléments de la garde rapprochée du président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet, et la disparition du rebelle Baba Ladé, général et ancien préfet tchadien du Grand Sido, sont largement commentées par les journaux centrafricains parus ce jeudi.


‘'Les séléka s'opposent à la visite du président du CNT à Bambari et tuent un de ses anges gardiens'', titre Médias+, là où L'Hirondelle affiche : ‘'Bambari : des séléka ont abattu un élément de sécurité du président Nguendet'' , Le Démocrate arbore : ‘'Zémio, Ndélé et Bambari dans les griffes des peulhs de la Séléka'' , Le Confident titre : ‘'Bambari réveillé par ses vieux démons'' et Le Citoyen présente cette vitrine : ‘'Un élément des FACA tué par les hommes de Zoundeko''.

Médias+ revient sur le bilan provisoire de l'attaque ayant, selon lui, occasionné ‘'un mort et un blessé grave''. ‘'Cet acte criminel, déplore le journal, est un signe prémonitoire d'un manque de volonté de certains acteurs de la crise centrafricaine par rapport à la tenue prochaine du dialogue national''.

Si l'on ajoute à cet incident de Bambari, indique L'Hirondelle, celui de Kaga-Bandoro ‘'où trois autorités locales ont effleuré la mort sous les canons des séléka. Il paraît normal de s'interroger sur le projet malsain de partition que nourrissent les extrémistes séléka. Car il n'y a pas de raison que la descente des autorités politico-administratives puisse poser un problème dans ces localités sous contrôle de cette rébellion''.


Sur tout autre plan, certains journaux ont consacré leurs colonnes à la disparition du général Baba Ladé, précédemment préfet du Grand Sido au Tchad. ‘'Le Général Baba Ladé serait-il venu en Centrafrique ?'', s'interroge Le Citoyen quand dans le même temps Médias + souligne que ‘'le spectre de Baba Ladé hante toujours les populations du Nord-RCA''.


Selon Médias+, la nouvelle de la fuite de Baba Ladé vers une destination inconnue a été diffusée hier mercredi et ce, après qu'il aurait échappé à une tentative d'enlèvement à sa résidence de Maro, au Grand Sido par un groupe de trois véhicules militaires venus de Ndjamena sous ordre de Deby.


De son côté, Le Citoyen souligne que ‘'depuis un certain temps le torchon brûle entre les frères ennemis. La RCA doit avoir des raisons de s'inquiéter''.


‘'Nommé il y a deux mois, préfet de la ville de Grand Sido, Baba Ladé est relevé de ses fonctions le mercredi 26 novembre 2014. Et l'acharnement du régime de N'djamena s'ensuit. Depuis dix jours, toute la question est de savoir où est passé le général Baba Ladé'', note Le Citoyen.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=811335#sthash.8ypog5bB.dpuf

Les séléka et le rebelle Baba Ladé à la Une de la presse centrafricaine
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:03

 

 

 

 

Cheikh Tidiane MBENGUE | 04/12/2014 | 11H01 GMT

 

http://www.sudonline.sn 

 

Mme ANTOINETTE MONTAIGNE, MINISTRE CONSEILLER DE LA RECONCILIATION NATIONALE DE LA RCA

 

C’est avec une voix meurtrie que la ministre conseillère en communication, chargée de suivi de la réconciliation de la République centrafricaine s’est confiée à Sud Quotidien. Evoquant avec regrets et une profonde tristesse le drame que vit son pays depuis quelques années, elle parle surtout de l’épreuve que constitue le gouvernement de transition qui peine à sécuriser un pays dévasté.  Mais, ce qui constitue la nouvelle blessure faite au peuple centrafricain est le fait que son Etat n’était pas convié au banquet de la francophonie à Dakar. Pourquoi cette marginalisation et quel avenir pour ce peuple qui est dans le désarroi le plus total malgré la présence des forces internationale? Réponses dans cet entretien.

 

Malgré la transition réalisée avec la nomination à la présidence de Mme Cathérine Samba Panza et la mise en place d’un gouvernement provisoire, la République de la Centrafrique n’est pas encore sortie du bourbier. Pouvez nous faire la genèse de la situation de votre pays ?

 

Mme Cathérine Samba Panza, chef de la transition le 20 janvier 2014  est le fruit d’une élection du Conseil national de la transition, c’est-à-dire le parlement africain de la transition suite au coup d’état contre les institutions du 24 mars 2013. La Communauté des états de l’Afrique centrale est intervenue pour demander la démission de la première transition qui était issue du coup d’état. C’est dans ce contexte que le conseil national de la transition a été amené à élaborer des critères très sélectifs pour désigner une personnalité centrafricaine neutre et en mesure de conduire la transition.

 

A cet effet, Cathérine Samba Panza a été élue à l’issue d’un vote démocratique de la représentation nationale du pays centrafricain. 

 

Cette élection a donné beaucoup d’espoir aux centrafricains et a permis de mettre un terme au coup d’Etat institutionnel. Mais, la crise était trop profonde, malgré les accords et interventions de la communauté internationale. La situation sur le plan de la sécurité reste très volatile parce que la plupart des groupes armés qui ont mis le pays dans cette situation à partir de décembre 2012 jusqu’aujourd’hui n’ont pas du tout été désarmés. C’est cela l’explication de la poursuite de la violence. Tant que ces groupes armés ne seront pas désarmés, ce sera difficile de retrouver l’apaisement.

 

Mme le président de la République a nommé un musulman Premier ministre. Cela a-t-il un effet pour apaiser le génocide centrafricain ?

 

La Républicaine centrafricaine est un pays laïc, c’est très important de le préciser. Une République est une, indivisible et laïque. On n’a jamais eu dans ce pays des questions sur le plan religieux. C’est un problème plaqué. En République centrafricaine c’est une crise de bonne gouvernance mais on se rend compte que cette crise révèle une crise de prédation de groupes armés qui tiennent ce pays dans cette situation. Ils ont accès aux ressources et organisent un  pillage en règle du pays.

 

Qu’est ce qui explique cette aversion contre les musulmans au point de les exterminer ? 

 

Il n’y a pas eu d’extermination en République centrafricaine, ce sont des représentations très tendancieuses. Comme l’accès au pouvoir en République centrafricaine a eu lieu dans la violence, il ya eu beaucoup de massacres, de violences sur la population. Et la population en se réveillant pour tenter de se libérer a ciblé un certain nombre de catégories de population et la lecture d’une certaine presse internationale a été confessionnelle ou religieuse alors qu’en réalité c’était purement politique. Parce que les personnes avaient dit qu’elles étaient agressées pour une telle  raison, il fallait qu’elles réagissent. Et donc ces raisons on ne peut pas les considérer comme des réactions normales. Il faut situer l’intervention de la violence communautaire en Afrique  plus d’un an après le coup d’Etat institutionnel où il y a eu l’usage des mercenaires internationaux en Centrafrique majoritairement de confession musulmane. Donc, c’est cela qui a perturbé l’équilibre national.

 

Aujourd’hui, quelle est la politique menée par votre gouvernement pour mettre fin aux multiples violences qui sévissent  en Centrafrique?

 

L’Etat centrafricain a été totalement détruit par ces mercenaires. Le tissu économique et social détruit, les biens publics et privés pillés et amenés dans d’autres  pays. La République centrafricaine est restée sur le carreau des massacres des populations. Cela a été une situation très grave. Donc, l’Etat est en reconstruction et le chef d’Etat de la transition a beaucoup fait. Quand elle a été désignée par le conseil national de la transition le 20 janvier 2O14, l’état centrafricain n’existait que de nom. Les groupes armés y compris les mercenaires occupaient les casernes, la gendarmerie, la police, et les administrations. Elle a fait un travail colossal pour obtenir la libération progressive de tous les espaces appartenant à l’administration. Ensuite, elle a commencé à redéployer l’administration qui était persécutée par les mêmes groupes armés dans les provinces. Elle a commencé à faire ce travail pour réinstaller l’administration. L’activité judiciaire n’a pas eu lieu pendant plus d’un an. En début 2014, elle a relancé l’activité judiciaire en renommant tous les hauts magistrats et chefs de juridiction à Bangui et dans toutes les provinces. Elle a également installé l’état major des armées parce que l’armée était persécutée et détruite. Elle a fait reconstituer les troupes de l’armée centrafricaine. Ils sont aujourd’hui plus de 8000 hommes qui sont entrainés dans un camp de Bangui pour reconstituer une nouvelle armée plus professionnelle, plus nombreuse et plus importante capable défendre le territoire, l’Etat et la population. Donc, tout ce travail, cette dame l’a fait et c’est difficile.

 

Mais est ce que la Centrafrique ne risque pas d’être une réplique de  l’Irak en Afrique ?

 

Cela dépendra de ce que la communauté internationale veut faire de la RCA. C’est important de poser cette question parce qu’il est de plus en plus difficile pour le peuple centrafricain de comprendre que malgré la présence des forces française, européenne et onusienne, les groupes armés circulent armes au poing. Cela crée l’insécurité.

La CPI est en train d’enquêter sur les exactions.

 

Selon vous, quels sont les vrais coupables de la situation centrafricaine ? 

 

Les responsables de cette situation sont toutes les autorités qui ont  géré ce pays dans le sens de l’intérêt égoïste, l’intérêt clanique et qui n’ont pas tenu compte de l’intérêt général. Tout cela, les investigations permettront de les situer. Donc, on ne peut pointer des personnes tant qu’il n’y a pas de faisceaux d’indices ou de mises en examen  ou de jugements. Car, il y a la présomption d’innocence. Mais, par la presse, vous entendez qu’il existe sur certains nombres de personnes des indices qui continuent d’alimenter cette crise et la CPI a commencé à citer des noms. Les Usa citent également quelques noms. Ces noms font partie des investigations et je pense que le chef de l’Etat de la transition Mme Samba Panza est en route pour aller à New York rencontrer la Cour pénale internationale et approfondir ces questions pour que la justice commence enfin à faire son travail.

Je  pense que les forces internationales de défenses la MUNISCA pour les Nations Unies, l’Union européenne, la France vont réussir leur mission, puisque la République centrafricaine est mise sous embargo et  son armée n’a pas le droit de se défendre et défendre sa population.  Pendant ce temps, les groupes rebelles ne sont pas sous embargo; allez comprendre… 

C’est une situation assez incompréhensible et nous souhaitons que ces armées qui remplacent aujourd’hui l’armée centrafricaine par la teneur des résolutions du Conseil de sécurité des nations unies jouent ce rôle de désarmer les groupes armés. Parce que même si la CPI est en train d’investiguer sur les personnes déjà tuées, des personnes continuent d’être tuées. C’est comme si la RCA va être à la CPI le prochain siècle  si on n’arrête pas ceux qui tuent les gens.

 

Vous n’avez assisté au sommet de la francophonie à Dakar. Qu’ est-ce qui l’explique ? ‘

 

Je n’ai pas pu assister au sommet de la francophonie pour la simple raison que notre pays a été exclu de l’invitation d’y participer. Et c’est tout un pays qui en détresse parce qu’il a été ignoré. Par rapport à la morale politique de l’espace francophone, on peut se poser des questions lorsqu’un pays, un peuple qui souffre à ce point avec une présidente de la transition élue dans des conditions difficiles puisse être ignoré à ce point. Alors que ce peuple vit dans une mare de sang sans savoir pourquoi et qu’on essaye de lui faire croire qu’il est un peuple raciste, un peuple confessionnel. Tout cela pour masquer la détresse du peuple centrafricain. On ne sait pas qui veut détruire le peuple centrafricain pour s’accaparer de ses richesses colossales.

 

Qu’est ce qui explique votre voyage à Dakar?

 

Même si  la francophonie n’a pas voulu inviter le chef de l’Etat de la transition, nous nous sommes présentés. L’espace de la conférence  est un endroit sécurisé où l’on vous demande à chaque fois le badge d’accès. Vous avez beau être un état, si vous n’avez pas de badge vous ne passez pas. Mais je tenais à venir à Dakar pour rencontrer les médias et échanger avec eux  dans la mesure du possible de plus près pour que l’opinion sénégalaise et francophone sache que la RCA lance un cri de détresse à l’endroit du monde francophone. Ce peuple martyr ne comprend pas pourquoi il est ignoré de cette façon. Il faudra qu’on lui explique un jour.

 

Pensez vous que la francophonie peut rendre utile à la résolution de vos maux politiques ?

 

Nécessairement, les maux politiques de la RCA sont aussi les maux de la francophonie. Parce que la RCA est au cœur de l’espace francophone en Afrique centrale de la CEAC. Donc la francophonie ne peut pas par une pirouette se laver les mains sur ce qui s’y passe. D’une certaine façon, la RCA est l’échec de la francophonie. Parce que c’est un pays francophone qui n’a pas pu rentrer dans l’heure de la démocratie et de la bonne gouvernance. Donc c’est bien dans cet espace francophone que ce pays n’a pas été rattrapé à temps. C’est aussi l’échec d’une certaine francophonie.

 

Vous avez un mot à dire à la nouvelle secrétaire général élue ?

 

Je voudrais dire à cette dame canadienne qu’il y a peut être un péché de la francophonie lors de la 15e édition qui a vu son accession au secrétariat général. Et que ce péché, c’est que la seule femme présidente d’un pays francophone au monde a été ignorée, méprisée et laissée à l’abandon avec toute sa population en détresse. Nous attendons de voir si elle est bien informée du sort réservé à ce peuple centrafricain dans l’espace francophone et quelle sera sa réaction pour réintégrer notre pays de plein droit dans l’espace  politique francophone.

Lu pour vous : «NOTRE PAYS A ETE IGNORE PAR LA FRANCOPHONIE» : Mme ANTOINETTE MONTAIGNE
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 12:25

 

 

 

 

04/12/14 (Cameroon-Info.Net)

 

C’est un accueil digne des hôtes de marque qui a été réservé à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen à la présidente de la Transition de la République centrafricaine (RCA) en escale technique au Cameroun. Tapis rouge, piquet d’honneur constitué de 16 éléments de la Garde présidentielle sabre au clair. Catherine Samba Panza est accueillie à sa sortie de l’avion, au nom du chef de l’Etat, par le Premier ministre, chef du gouvernement Philémon Yang qui a à ses côtés l’ambassadeur de RCA au Cameroun, Martial Beti-Marace.

 

Mme Samba Panza va ensuite serrer la main aux autorités administratives présentes, dont le gouverneur de la région du Centre, Otto Joseph Wilson, les préfets du Mfoundi, Jean Claude Tsila et de la Mefou-et-Afamba, Mbemi Nyaknga, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna. Au salon d’honneur où elle a été installée, elle a un premier entretien avec Philemon Yang. Une vingtaine de minutes plus tard, elle a quitté l’aéroport à bord de la limousine présidentielle pour l’hôtel Hilton où elle a été installée.

 

La présidente de la Transition centrafricaine a quitté Yaoundé tard hier soir à bord d’un Boeing 777 de la compagnie aérienne française, saluée, comme à son arrivée, par le Premier ministre Philémon Yang.

Lu pour vous : Cameroun : Catherine Samba Panza en escale à Yaoundé
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Centrafrique-Presse.com
4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 02:13

 

 

 

 

Depuis janvier 2014 où à N’djaména, contre toute attente, il a aussi été contraint à la démission par les chefs d’état de la CEEAC comme l’ancien chef d’état de la transition Michel Djotodia, l’ancien premier ministre, Me Nicolas Tiangaye a jusqu’ici, en dépit des nombreuses critiques et attaques de toutes parts, refusé d’accorder quelque interview à quelque organe de presse que ce soit et observé un strict silence qui commençait à devenir très pesant.

 

A présent, il décide de rompre ce lourd silence en acceptant de répondre à quelques questions que Centrafrique-Presse à bien voulu lui poser et pour revenir sur le bilan du laps de temps où il a dirigé les affaires du pays après les fameux Accords de Libreville et jouer au véritable VRP pour la RCA, le chef d’état de la transition et non moins chef de la coalition rebelle Séléka, Michel Djotodia n’inspirant à l’époque pas confiance à la communauté internationale pour cause de putsch.

 

Me Nicolas Tiangaye qui dirige aussi le parti Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), formation politique membre de la plateforme de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), donne ce jeudi 4 décembre une conférence de presse à l’Hôtel Ledger Plaza de Bangui et fera également la semaine prochaine, la rentrée politique de son parti.

 

La Rédaction

 

 

 

CAP : Après votre démission forcée et celle de Michel DJOTODIA  en janvier 2014, c’est la première fois que vous acceptez de vous exprimer et de rompre le silence que vous vous êtes imposé depuis lors?

 

Nicolas TIANGAYE : Ce n'est qu'un silence apparent puisque je participe avec mon parti politique, la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) aux activités de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) pour apporter notre soutien au processus de transition afin que notre pays  retrouve la paix et renoue avec la légalité constitutionnelle. Mais c'est vrai, c'est la première fois que j'accorde une interview en prélude à la rentrée politique de mon parti le 06 décembre 2014.

 

CAP : Reprenons les choses depuis le début. Comment expliquez-vous la chute de BOZIZE?

 

Nicolas TIANGAYE : L'accord politique de Libreville du 11 janvier 2013 avait offert à François BOZIZE l'opportunité de rester au pouvoir jusqu'à la fin de son second mandat non renouvelable en 2016. Piètre stratège, il n'avait pas su évaluer le rapport de force militaire qui était en sa défaveur et faire preuve de flexibilité tactique au plan politique. En  violant de façon ostentatoire l'accord politique de Libreville notamment en déclarant le 15 mars 2013  à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de son coup d'état, qu'il se présenterait à nouveau à l'élection présidentielle de 2016, au mépris de la Constitution et dudit accord, il avait ainsi précipité  sa propre chute.

 

De toutes les façons, la confrontation armée pour la conquête du pouvoir était irréversible puisque BOZIZE  et ses partisans ne cessaient de dire qu'ils étaient arrivés au pouvoir par la force et dans le sang et qu'ils ne partiront que par la force et dans le sang. Leur vœu avait été bel et bien exaucé. La gloutonnerie politique et la soif inextinguible du pouvoir de BOZIZE l'avaient perdu.

 

CAP : On vous accuse, vous et Martin ZIGUELE d'avoir amené les SELEKA au pouvoir…que répondez-vous ?

 

NT : Lorsque les SELEKA avaient déclenché les hostilités le 10 décembre 2012 à N'délé contre les Forces Armées Centrafricaines (FACA),  en l'espace de quelques jours seulement, ils étaient arrivés à Damara  après avoir parcouru plus de 600 Km sans rencontrer de résistance. Cette  progression fut d'une rapidité sans précédent dans l'histoire des rébellions. Cela veut dire qu'il y avait eu une débâcle militaire.

 

La première question qui devait se poser comme c'est le cas dans tous les pays du monde en pareilles circonstances, c'est d'établir la responsabilité des chefs politiques et militaires pour que dans l'avenir une telle humiliation ne se reproduise plus.

 

BOZIZE était le Président de la République et il avait l'obligation constitutionnelle de défendre le pays, sa population et l'intégrité du territoire national. Il était le Chef Suprême des Armées, et en même temps Ministre de la Défense Nationale; son fils aîné était le Ministre délégué à la Défense Nationale.

C'est à eux et aux autres chefs militaires que le peuple centrafricain devait demander des comptes et non à TIANGAYE et à ZIGUELE qui n'étaient pas aux commandes de l'Etat.

 

Or ceux qui portent l'entière responsabilité de cette humiliante défaite militaire prétendent que c'est nous qui avions amené les SELEKA au pouvoir. Les acolytes de BOZIZE et une poignée insignifiante de colporteurs inconscients de ragots qui répandent ces grossiers mensonges sont incapables d'apporter la moindre preuve de leurs fantaisistes allégations.

 

Ils sont incapables de dire à quel moment, à quel endroit, et comment, c'est à dire par quels moyens nous avons amené les SELEKA à Bangui. Or le peuple veut des réponses claires à ces trois questions pourtant très simples: où? Quand? Comment?

 

L'un des experts ès-sciences  mensongères qui propagent ces inepties avait même inventé une date  et une photo. Il avait prétendu que c'est le 22 novembre 2012 que nous avions, ZIGUELE et moi, rencontré DJOTODIA à N'Djamena. Pure affabulation. Cet obscur conseiller de BOZIZE était incapable de montrer la photo de la prétendue rencontre.

 

Avait-il oublié que pendant cette période les opposants étaient interdits de quitter le territoire centrafricain? Avait-il oublié que j'avais été plusieurs fois refoulé à l'aéroport de Bangui? Avait-t-il oublié qu'on m'avait retiré mon passeport diplomatique sous prétexte que l'ancien Président du Conseil National de Transition que j'étais n'avait pas le droit d'en posséder un? Avait-il oublié que pendant cette période BOZIZE avait interdit l'évacuation sanitaire du président PATASSE au point de précipiter sa mort?

 

 Les faits parlent pour nous. Nos passeports délivrés à l'époque sont là pour prouver qu'à cette date nous n'étions pas au Tchad . Ces passeports (le mien étant ordinaire) peuvent être consultés à tout moment par quiconque souhaiterait les voir, quoique la charge de la preuve incombe à notre accusateur public.

 

Nos partis avaient, en guise de droit de réponse sur le site "Centrafrique Libre", confondu cet affabulateur en précisant qu'il s'agissait "de délires mégalomaniaques qui peuplent la cervelle d'un mythomane qui prend ses fantasmes oniriques pour la réalité politique et que sa pathologie doit sans doute intéresser les psychiatres".

 

Depuis lors, ce personnage instable et versatile, champion toutes catégories de vagabondage politique a cessé ses rodomontades et autres galéjades.

 

En tout état de cause, le soutien à une rébellion se matérialise sous 3 formes:

 

1/ Le financement;

 

2/ La fourniture d'armes;

 

3/ Le recrutement des combattants.

 

Nous attendons toujours que nos détracteurs présentent au peuple centrafricain qui n'est pas dupe, les preuves que Martin ZIGUELE et moi, avions financé les SELEKA, fourni des armes et recruté des hommes pour cette coalition rebelle. 
 

 

CAP : Cela signifie que vous n'aviez pas eu de contact avec les SELEKA avant l'attaque de NDELE le 10 décembre 2012 ?

 

NT : Non et absolument non ! Nous avions vu les responsables de la coalition SELEKA pour la première fois le 11 janvier 2013 à Libreville au sommet de la CEEAC. Personne ne peut prouver le contraire.

Aucune rébellion armée au monde ne demande l'avis ou l'autorisation des partis politiques  dont elle n'a pas le soutien pour déclencher une lutte armée. François BOZIZE lui-même avait-il obtenu l'autorisation des partis politiques de l'opposition de l'époque pour lancer son offensive contre le pouvoir du Président PATASSE?

 

Quand il avait pris le pouvoir, est-ce que le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) avait accusé les partis politiques de l'opposition qui combattaient le régime du Président PATASSE d'avoir imposé BOZIZE au peuple centrafricain, d'avoir été les complices des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis contre notre peuple par les ex-libérateurs?

 

Martin ZIGUELE et moi sommes des démocrates qui se battent depuis plusieurs  décennies par des moyens pacifiques et nous n'avons pour seules armes que les 3 P: la Pensée, la Parole et la Plume. Nous luttons contre les 3 M : le mensonge, la manipulation et la médiocrité.

 

CAP : Vos détracteurs prétendent aussi que vous  aviez soutenu les SELEKA à leur arrivée à Bangui

 

NT : Nous avions, au sein de notre plateforme politique, condamné cette prise de pouvoir par des voies non constitutionnelles. Au demeurant, à l'arrivée des SELEKA au pouvoir, certains partis politiques avaient organisé au vu et au su de tout le monde une marche de soutien au profit de cette coalition. Nos partis avaient refusé de participer à cette marche. Le problème, c'est que tout le monde aujourd'hui devient amnésique et personne ne parle de ceux qui avaient organisé et participé à cette marche de soutien et qui occupent actuellement des positions de premier plan dans certaines institutions de la Transition. La raison est simple : diaboliser au maximum par le mensonge Nicolas TIANGAYE et Martin  ZIGUELE pour des motifs qui n'ont rien à voir avec les intérêts de nos populations.

 

CAP : Certains affirment également que vous aviez collaboré avec eux pour diriger le pays

 

NT : Très bien. Qu'est-ce qu'on entend par collaboration? Cela traduit une méconnaissance du processus politique de la Transition. La clé de voûte de la transition est sans conteste l'accord politique de Libreville du 11 janvier 2013  qui consacre une gestion consensuelle et inclusive du pouvoir comme schéma de sortie de crise. Après la chute de François BOZIZE, d'autres actes fondateurs de la transition étaient venus renforcer cet accord: la Déclaration de N'Djamena du 18 avril 2013 et la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013 ; d'où la mise en place d'un Gouvernement d'Union Nationale de Transition et après la chute de François BOZIZE, d'un Conseil National de Transition regroupant toutes les forces politiques et sociales du pays y compris les partis de l'ancienne majorité présidentielle dont le KNK de François BOZIZE. La diaspora n'avait pas été oubliée.

 

Outre les injures, invectives et récriminations malveillantes, nos adversaires ne présentent pas d'autres schémas alternatifs de sortie de crise.

 

Retenez que contrairement aux supputations distillées ça et là, sur les 135 membres que compte le Conseil National de Transition (CNT), mon Parti la CRPS n'a qu'un seul représentant. Il en est de même du MLPC de Martin ZIGUELE. Et c’est curieusement le KNK  qui a pourtant deux conseillers nationaux,  qui ne cesse de gesticuler.

 

Eux aussi ont participé à l'élection de Michel DJOTODIA comme Chef de l'Etat par acclamation, en violation flagrante de l'article 50 alinéa 4 de la Charte Constitutionnelle de transition qui impose le vote à bulletin secret lorsqu'il s'agit d'élections de personnes.

 

Sachez également que le MLPC n'avait qu'un seul ministre dans les gouvernements successifs que j'avais formés et au sein desquels je n'avais nommé aucun membre de mon propre parti par souci d'équilibre politique et encore moins un membre de ma famille ou de mon ethnie.

 

Tous les segments de la société centrafricaine ont été représentés dans toutes les institutions de la transition. Si c'est cela la collaboration, alors tout le monde a été collaborateur des SELEKA.

 

CAP : Aviez-vous des collaborateurs SELEKA  dans votre Cabinet?

 

NT : La Primature  était la seule structure de l'Etat où aucun SELEKA n'avait occupé de poste de responsabilité jusqu'à la fin de mes fonctions. Pour moi, c'était un choix politique.

 

CAP : On vous reproche aussi de ne pas condamner les exactions des SELEKA

 

NT : Un proverbe chinois dit que si quelqu'un ne veut pas voir un éléphant, il suffit de ne pas le regarder. Non seulement j'avais condamné les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis par les SELEKA, mais mieux, j'avais encore envisagé des actions contre eux:

 

1/ J'étais la première personnalité politique à avoir demandé publiquement et officiellement le désarmement forcé de la coalition SELEKA le 15 mai 2013 devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies c'est à dire un mois et vingt deux jours seulement après sa prise de pouvoir. Non seulement cette initiative salvatrice prise pour mettre un terme aux souffrances de notre peuple n'avait pas reçu de soutien, mais j'avais été vilipendé et traité d'irresponsable par le Président du Conseil National de Transition et le Secrétaire Général du KNK. Personne n'avait réagi.

 

Alors que le pays n'avait ni armée, ni gendarmerie, ni police pour protéger nos populations qui étaient massacrées, martyrisées, pillées, humiliées, comment des responsables politiques pouvaient-ils s'opposer à l'intervention des forces internationales comme seule alternative pour porter secours à leurs frères et sœurs égorgés, leurs pères et mères assassinés, leurs femmes et filles violées? C'est à ceux-là que notre peuple doit poser la question suivante: pourquoi étiez-vous contre le désarmement de la coalition SELEKA?

 

2/ J'avais également demandé aux Nations Unies la création de commissions d'enquête pour que les auteurs des crimes contre nos populations civiles soient poursuivis et jugés. Deux commissions d'enquête onusiennes sont à pied d'œuvre actuellement.  Je me réjouis de ce que tôt ou tard, ces criminels répondront de leurs actes devant la justice.

 

CAP: C’est sans doute ces prises de position qui ont tendu vos relations avec la SELEKA… !

 

NT : Les menaces de mort proférées à mon encontre par les " généraux" SELEKA  à la Section des recherches et d'investigations (SRI) où je m'étais rendu le 3 décembre 2013 à la demande de Michel DJOTODIA et dont les images avaient été largement diffusées sur les chaines de télévision françaises, l'attaque et le pillage par eux de ma résidence le 5 décembre 2013 alors que j’étais en mission à Paris ainsi que la torture et l'assassinat de mes gardes de corps au Camp de Roux les 5 et 13 décembre 2013, ôtent toute crédibilité aux accusations fantaisistes sur ma prétendue complicité avec la coalition SELEKA.

 

CAP: Vos adversaires vous reprochent de n'avoir pas démissionné !

 

NT : Là-dessus, une mise au point s'impose. D'abord je ne suis pas un aventurier qui cherche un poste ou susceptible de s'y accrocher puisqu'en mai 1996 déjà, j'avais décliné le poste de Premier Ministre que m’avait proposé le Président PATASSE. A l'époque, j'étais Bâtonnier de l'ordre des Avocats et Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme dont j'étais le fondateur.  Ensuite, je n'étais pas un Premier Ministre nommé discrétionnairement par François BOZIZE et Michel DJOTODIA et donc révocable ad nutum, c'est à dire à tout moment puisque ma nomination tirait sa source et sa légitimité dans l'accord politique du 11 janvier 2013 de Libreville qui avait concédé ce poste à l'opposition démocratique dont j'étais le coordonnateur.

 

Ceci dit, ma démission n'aurait pas changé le rapport de forces au plan politique puisque ce serait un membre de l'ancienne opposition démocratique qui m'aurait remplacé et qui se heurterait à la même hostilité de la coalition SELEKA.

 

Enfin, pourquoi mes détracteurs n'avaient pas demandé la démission de Michel DJ0TODIA puisque les exactions sur nos paisibles populations étaient commises par les SELEKA dont il était le chef et non par une milice du Premier Ministre? En réalité l'argument de ma démission faisait objectivement le jeu de la coalition SELEKA en vue de la monopolisation de tout  l'espace politique par cette dernière.

 

 CAP: En définitive, quel jugement portez-vous sur les institutions de la Transition?

 

NT : Notre pays traverse la crise la plus aiguë de son histoire. Même dans nos pires cauchemars,  nous n'avions jamais imaginé que nous pouvons vivre une telle tragédie. Pour avoir connu et vécu les difficultés et la complexité de la crise, je me garde de porter des jugements de valeur sur les autorités qui ont la charge de conduire dans des conditions très difficiles la transition même si la vigilance des centrafricains dans la gestion de cette crise est nécessaire.

 

Plusieurs leviers qui devraient les aider dans leur tâche font défaut, notamment l'absence de capacité opérationnelle de nos forces de défense et de sécurité pour faire face à l'insécurité qui constitue le problème majeur de la crise. En saluant l'effort de la Communauté internationale pour pacifier notre pays, on peut cependant relever des différences d'approche dans la compréhension des résolutions des Nations Unies et l'exécution du mandat onusien pourtant placé sous le Chapitre 7 de la Charte et qui implique l'usage de la force pour régler l'épineux problème du désarmement des forces négatives à savoir les SELEKA et les ANTI-BALAKA. C'est pourquoi, je suis consterné d'entendre parler de "mesures de confiance" signées exclusivement par les Commandants de la Force Sangaris et de la Fomac, donc inopposables aux autorités centrafricaines, pour contourner la mise en œuvre d'un mandat impératif de l'ONU. Le désarmement sera forcé ou bien il ne sera pas. C'est le sens de mon intervention alarmiste à l'Assemblée Générale de l'ONU le 26 septembre 2013 lorsque je déclarais que " c'est aujourd'hui ou jamais qu'il faut agir, car demain il sera trop tard et la communauté internationale ne pourra plus, face à l'Histoire, s'exonérer de ses responsabilités politiques et morales".

 

 Par ailleurs l'absence de recettes propres et l'ampleur de la crise humanitaire nécessitent la mobilisation d'importantes ressources financières qui ne sont pas à la portée de notre pays. Et ce n'est pas la faute des dirigeants de la Transition.

 

CAP: Pour finir, que retenez-vous de votre passage à la primature ?

 

Le peuple centrafricain a beaucoup souffert et continue de souffrir. Le pays n'avait pas de force défense et de sécurité pour protéger nos populations. Au plan financier, il ressort d'un rapport de mission établi par le Cabinet d'audit 2AC mandaté par l'Union Européenne que la situation consolidée de la trésorerie  de l'Etat centrafricain à la date du 28 février 2013 était de 44,3 millions de Fcfa.

 

Notre pays était considéré comme un non Etat, un Etat fantôme, un Etat fictif, un semblant d'Etat.

Aucun Chef de Gouvernement n'avait été confronté à une telle tragédie avant moi. C'est à l'aune de ces difficultés et obstacles que nous devons avoir une lecture objective de la situation de notre pays. Mais c'est à nous de consentir les sacrifices pour nous réconcilier et sauver notre pays. Personne ne le fera à notre place. Il n'y a pas et il n'y aura pas de messie ou d'homme providentiel pour sauver la RCA. On aura beau changer les hommes et les femmes, on ne changera pas pour autant la nature de la crise. Après ma nomination aux charges de Premier Ministre, j'avais, en insistant sur la notion de sacerdoce, déclaré que c'est collectivement que nous allons sauver la Patrie ou c'est collectivement que nous périrons.

 

Pour ma part j'avais servi mon pays avec dévouement et patriotisme, sans moyens, avec ma volonté certes et aussi avec les erreurs et les faiblesses inhérentes à la nature humaine. Mais j'avais toujours agi dans l'intérêt supérieur de la nation sans trahir ce peuple qui m'a tout donné et qu'en retour, je me fais le devoir de servir encore pour le reste de ma vie.

 

J'exhorte mes compatriotes à ne pas désespérer et à avoir foi en l'avenir de notre pays.

L' ANCIEN PREMIER MINISTRE MAITRE NICOLAS TIANGAYE SORT ENFIN DE SON SILENCE
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 02:04

 

 

 

Bangui, 3 déc 2014 (CAP) – Le parti du président déchu François Bozizé Yangouvonda a effectué sa rentrée politique ce mercredi à l’Hôtel Ledger Plaza de Bangui en présence de plusieurs invités conviés pour la circonstance parmi lesquels on pouvait distinguer l’ancien directeur de cabinet à la présidence, Michel Gbézéra-Bria ainsi que Me Nicolas Tiangaye qui a été très acclamé par l’assistance pour l’élégance et le courage dont il a fait montre en répondant à l’invitation de la direction du parti Kwa Na Kwa.

 

Dans son allocution d’usage, Bertin Béa, le secrétaire général par intérim du KNK s’est montré très critique vis-à-vis de la gouvernance de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza à qui le parti de Bozizé Yangouvonda impute la responsabilité des poursuites judiciaires déclenchées depuis Paris par Me William Bourdon au sujet des biens mal acquis de l’ancien président et ceux qui ont profité de son système.

 

Visiblement le KNK n’apprécie pas ce qu’il considère comme étant des manœuvres visant à empêcher son président fondateur de prendre part à la prochaine élection présidentielle, cela d’autant plus qu’on parle de plus en plus en ce moment de la tenue d’un forum national de réconciliation en janvier prochain à Bangui. Le KNK qui rappelle que le régime Bozizé avait accepté naguère que l'ancien président Ange-Félix Patassé puisse quitter son exil loméen pour venir prendre part au dialogue politique inclusif de décembre 2008, n’entend participer au prochain forum qu’en fonction du sort qui sera fait à son leader actuellement réfugié en Ouganda.

 

Contre toute attente et à la grande surprise de certains participants, c’est le président du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA) et ancien conseiller de Bozizé, Jacob Gbéti, qui a été ensuite appelé à la tribune pour lire le message adressé par l’ancien chef d’état  aux militants participant à ladite rentrée politique.

Centrafrique : Rentrée politique du KNK, parti de François Bozizé
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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 23:02

 

 

Soirée de réouverture de l’Alliance française ce samedi 6 décembre 2014 à 18h00

L'Alliance Française de Bangui rouvre ses portes
L'Alliance Française de Bangui rouvre ses portes
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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:53

 

 

 

 

http://www.franceinter.fr  jeudi 4 décembre 2014

 

Il y a un an l’opération Sangaris - et ses 2000 hommes - se déployait en Centrafrique. Le pays venait alors de plonger dans l’horreur. Un déferlement de violences qu’on a souvent résumé à un affrontement entre milices chrétiennes et musulmanes. La réalité est plus complexe. Dans le centre du pays, comme à Bangui, Sengaris et intervenu et la situation semble s’améliorer mais reste assez tendue.

 

A Dekoa, une petite ville perdue dans la brousse, à sept heures de route de Bangui, on remarque que le marché a rouvert très récemment, premier signe tangible d’amélioration. D’autant qu’il y a six semaines seulement, la ville a subi une attaque des Séleka, ce groupe armé à majorité musulmane.

 

Les Séleka s’en sont pris à la paroisse et on fait huit morts et une dizaine de blessés, que des civils - il y a encore des impacts de balles sur la façade de l’église -.

 

Une journée terrifiante, racontée par celui qui l’a vécue en première ligne, le père Brésilien de la paroisse, Everaldo de Suza. Il a tenté de sauver un maximum de personnes, en les cachant dans sa mission catholique, et lui-même a été blessé par un éclat de grenade.

 

Everaldo de Suza 

 

« Ils ont entouré la mission et on tiré en direction des pièces où j'avais fait entrer les gens pour les protéger »

 

Pendant quelques temps les militaires français sont restés aux abords de l’église de Dekoa, désormais ils patrouillent régulièrement en proximité mais n’y sont plus en permanence depuis qu’ils ont cantonné les miliciens Séleka dans leur caserne,  en fait une bâtisse en mauvais état qui se trouve très près du centre-ville et de l’église qu’ils ont attaqué .

 

Il reste 22 combattants Séléka, ils sont dirigés par le général Comix

 

Le général Comix rit et ce rire fait comprendre beaucoup de choses. Lui il ne parle pas de conflit religieux, mais une guerre pour le pouvoir, seulement le pouvoir, dit ce combattant.

 

"Si les Séléka n'agissent pas, les anti Balaka n'ont pas de raisons d'agir"

 

Pour les soldats de l’opération Sangaris, l’un des objectifs, c’est de faire respecter des consignes très précises pour contrôler ses rebelles, ce qu’on appelle les "mesures de confiance". Le capitaine Christophe commande les 150 soldats français à Dekoa. Il parle des Séleka comme des "rebelles en sommeil".

 

Capitaine Christophe

 

Tous les samedi matin on compte leur effectif et leur armement

 

Les choses s’améliorent lentement. Dans le quartier musulman de Dekoa, 70 des 1059 personnes sont revenues. L’adjoint au maire, lui-même musulman, assiste à la messe tous les dimanches, pour montrer que les deux communautés ont toujours vécu côte à côte…

 

 A Sibut, à 70 km et deux heures de piste 

 

Ici on est surpris de l’apparente normalité dans la ville. L’église est pleine, le marché animé, c’est une ville stratégique, un carrefour commerçant. Mais ce sentiment de normalité est très vite dissipé quand on rencontre Nelson, il est pharmacien.

 

Nelson

 

« Les musulmans sont des mauvais gens on les a dégagés, ils sont partis chez eux et on pille leurs mosquées »

 

De leur côté, les hommes de Sangaris ne peuvent que constater l’exode des musulmans de Sibut, comme le confie ce soldat qui a préféré ne pas donner son identité

 

« Ils se sont fait tellement de mal entre eux qu'ils estiment que si tout le monde est séparé c'est  mieux comme ça »

 

Ces deux situations, très différentes et à si peu de distance, montrent bien la complexité de ce conflit plus ethnique que religieux, en réalité. Conflit qui continue d’exploser sporadiquement dans des zones de plus en plus localisées.

 

La Centrafrique n’est plus en guerre, mais elle est très très loin d'être en paix.

 

La Centrafrique un an après Sangaris
La Centrafrique un an après Sangaris
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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:08

 

 

Comme en attestent son communiqué de presse que la rédaction publie ci-dessous  ainsi que la copie de la lettre de remerciement que le ministre polonais des affaires étrangères lui a adressée, la Communauté Sant'Egidio de Rome a conduit des négociations très serrées avec les autorités camerounaises et les preneurs d'otages du FDPC dans le plus grand secret comme à son habitude et joué un rôle très important dès le départ et cela, des semaines durant, pour que les otages centrafricains, camerounais et le prètre polonais de Baboua, puissent retrouver la liberté. La rédaction de Centrafrique-Presse qui s'en est fait l'écho se doit de restituer ce fait et cette vérité à ses lecteurs.

 

La Rédaction

 

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                                                      Communiqué de presse

 

                                               26 Novembre 2014

 

Joie et satisfaction pour la libération en Centrafrique du missionnaire polonais Mateusz Dziedzic

 

La Communauté de Sant’Egidio a suivi toutes les phases de la négociation pour sa libération.

 

La Communauté de Sant’Egidio, qui, depuis le début de l’enlèvement, a suivi toutes les phases de la négociation pour la libération du Père Mateusz Dziedzic, prêtre polonais missionnaire en République centrafricaine, et des autres séquestrés camerounais et centrafricains détenus par le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), exprime sa satisfaction et sa joie pour la libération du Père Padre Dziedzic survenue aujourd’hui notamment grâce à l’intervention du gouvernement du Cameroun.

 

Enfin une bonne nouvelle pour un pays qui vit une situation difficile depuis plusieurs mois.

 

La Communauté de Sant’Egidio est entrée en contact au cours de ces dernières semaines avec les responsables du FDPC, demandant à plusieurs reprises la libération du Père Dziedzic et des autres ressortissants retenus prisonniers, comme un geste humanitaire et de bonne volonté.

 

La Communauté de Sant’Egidio continuera pour sa part son action en faveur de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine.

 

Rome, 26 novembre 2014

La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
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