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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 22:40

 

 

 

 

 

http://www.legriot.info/  Écrit par Steven Addamah, oct 17, 2014

 

Jeudi, le Conseil National de Transition (CNT), parlement centrafricain, a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête chargée d’investiguer sur un détournement de fonds présumé commis par la présidente de transition Catherine Samba Panza qui dirige le pays depuis janvier et récemment accusée d’avoir détourné plusieurs millions de dollars provenant d’un don du gouvernement angolais. Ce qu’elle a fortement démenti. Pour faire la lumière sur cette affaire qui inquiète les bailleurs de fonds internationaux, le CNT, invoquant l’article 23 de son règlement intérieur, a donc jugé bon de mettre sur pied une commission d’enquête.

 

Pour le Premier ministre Mahamat Kamoun, cette commission d’enquête risque de ne pas être impartiale. D’où sa suggestion de mettre en place une commission internationale. Il a également recommandé au CNT de recourir à un audit indépendant de la Cour des Comptes.

 

Le 7 octobre, la présidente Samba Panza avait appelé à « ne pas lancer d’accusations hâtives » après la disparition d’une partie du fonds octroyé par l’Angola, d’un montant initial de 10 millions de dollars, et destiné à « assurer la sécurité du pays et la défense de la politique du chef de l’Etat, comme dans tous les pays du monde », avait-elle rappelé, tout en promettant de donner plus de détails « le moment venu ».

 

La République Centrafricaine, pays pauvre d’Afrique centrale, traverse depuis plus d’un an une crise sans précédent, dont le point de départ est le renversement du président François Bozizé par la coalition rebelle Séléka. Cette dernière s’est livrée, le temps de son passage au pouvoir, à un pillage systématique des ressources de l’Etat. Aujourd’hui, ce pays est fragilisé sur le plan économique et ne survit que grâce à l’aide internationale.

 

 

Revue de presse  A la une: RCA, rendez l’argent !

 

RFI  vendredi 17 octobre 2014

 

Alors que le Premier ministre Mahamat Kamoun a peiné hier à convaincre le Conseil national de transition au sujet de ce vrai « Angolagate » – vous savez, ces 2,5 millions de dollars du don angolais à la République centrafricaine qui se sont manifestement évaporés – c’est à la présidente de transition elle-même que, sans mâcher ses mots, c’est le moins que l’on puisse dire, s’en prend le quotidien burkinabé Le Pays. Jugez plutôt : Catherine Samba-Panza est « comme ses prédécesseurs ». Elle donne la « triste impression » d’avoir cherché à « s’en mettre plein les poches ». Son image de « femme africaine battante », en sort quelque peu « ternie ». La faute commise est « grave » ; c’est une faute « morale ».Le Pays y voit une « vraie honte » en Afrique, tout en se référant à ce qu’il appelle la « culture de l’impunité ».

Lu pour vous : Centrafrique : Enquête sur un détournement de fonds
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Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 22:28

 

 

 

 

Une exposition dédiée au travail de la photojournaliste d’origine angevine Camille Lepage, du 29 novembre au 28 décembre, au Grand Théâtre d'Angers.

 

Après le Prix d’honneur de la Fondation Manuel Rivera-Ortiz, c'est une exposition exceptionnelle qui aura lieu à Angers en hommage à la photojournaliste Camille Lepage décédée en Centre Afrique à 26 ans.

 

Le décès brutal de la photojournaliste Camille Lepage, le 12 mai 2014, en Centrafrique, a suscité une émotion considérable. La jeune femme a trouvé la mort dans une embuscade, alors qu’elle effectuait un reportage sur le conflit qui déchire le pays. Angers, sa ville d’origine, a décidé de lui consacrer une exposition exceptionnelle, à la fois hommage et rétrospective.

 

70 clichés seront présentés au Grand Théâtre, accompagnés de légendes rédigées par Camille Lepage, autour de trois thématiques : la Centrafrique, le Sud Soudan en guerre, ainsi que des photos inédites et surprenantes d’un défilé de mode au Soudan.

 

A 26 ans seulement, Camille Lepage avait sillonné l’Afrique... Passionnée par les causes oubliées, elle avait été publiée par de très grands journaux comme Le Monde, le Washington Post ou encore le Wall Street Journal.

 

La Ville d’Angers, en partenariat avec l’agence Hans Lucas et l’association Passeurs d’images,

 

www.angers.fr

Une exposition dédiée au travail de la photojournaliste Camille Lepage
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Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 22:22

 

 

 

 

http://www.lefigaro.fr/   17/10/2014 à 18:04

 

Bangui n'est plus au bord du soulèvement mais quelque chose y a changé. À l'issue d'une semaine de heurts, la capitale de Centrafrique a retrouvé une vie un rien plus calme. Mais la situation reste très volatile. Vendredi matin, des coups de feu étaient entendus dans le quartier de Combattant, interdisant l'accès à l'aéroport, et des barrages étaient érigés au nord, à Gobongo, entretenant une certaine inquiétude. D'autant que la colère semble avoir changé de nature. «Il est évident que les derniers affrontements sont différents de ceux des mois passés. Il y a des visées très politiques cette fois», souligne une source française.

 

Selon plusieurs sources, les miliciens de différentes factions ont reçu ces dernières semaines des armes légères et des munitions provenant des stocks de l'armée centrafricaine mais aussi de l'étranger

 

Les premières tensions, le 9 octobre dernier, sont pourtant nées du clivage religieux qui ronge la Centrafrique depuis deux ans. Le lynchage d'un homme soupçonné d'appartenir à la Séléka, une coalition à majorité musulmane, a déclenché une réaction de cette communauté. Les rixes ont fait une dizaine de morts et plus de 6 500 réfugiés. Dès le lendemain, les miliciens chrétiens Anti-Balaka, qui se muent de plus en plus en bandits armés, avaient changé de cibles. Descendus du quartier de Boy-Rabe ou de Boeing, les hommes s'en prenaient aux habitants, sans grande considération de religion, mais aussi aux troupes internationales. Plusieurs patrouilles de la Minusca, les soldats de l'ONU, mais aussi de l'Eufor, la force européenne, ont été accrochées.

 

Selon plusieurs sources, les miliciens de différentes factions ont reçu ces dernières semaines des armes légères et des munitions provenant des stocks de l'armée centrafricaine (Faca) mais aussi de l'étranger. En réaction, la Minusca a renforcé son dispositif sécuritaire. Dans les jours suivants, plusieurs quartiers ont été pris par cette fièvre. À Ouango, au sud de Bangui, les clashs accompagnés de pillages sont devenus plus «ethniques». Pour circonscrire l'incendie, les contingents pakistanais et rwandais de la Minusca ont ouvert le feu, tout comme l'Eufor. Au total, une quinzaine d'Anti-Balaka ont été abattus en six jours d'affrontements. «Ils voulaient tester notre réponse. Elle a été forte et je pense qu'ils ont compris que la solution au problème ne passe pas par la violence», assure un militaire.

 

L'attaque de Ouango est une première. Cette zone, qui était récemment encore épargnée, abrite des résidences chics, dont celle de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Cette dernière y a vu une tentative de «déstabilisation» des institutions. Non sans raison. Pour un responsable africain, c'est bel et bien la chef de l'État qui est la cible de cette agitation. «Elle a créé beaucoup de frustrations en consultant beaucoup de gens mais sans jamais prendre en compte leur avis», souligne-t-il. La formation d'un nouveau gouvernement en août, dirigé par l'un de ses proches, Mahamat Kamoun, a été très mal prise. La population, qui ne voit guère la vie s'arranger depuis l'accession au pouvoir de la présidente en février, se détourne peu à peu d'une femme qui ne descend jamais dans les rues et a un entourage pléthorique. Sans pour autant soutenir les Anti-Balaka.

 

«On assiste à une coalition assez improbable entre Séléka, Anti-Balaka et politiques, tous unis dans leur rejet de la présidente»

 

Un diplomate

 

La révélation par Jeune Afrique de la disparition de 2,5 millions de dollars sur les 10 millions offerts à la Centrafrique par l'Angola a achevé de ternir son image. La présidence a assuré que le magot avait été directement donné au ministère, sans passer par les caisses de l'État, pour pouvoir agir plus vite. Sans vraiment convaincre. Sentant une opportunité, Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du Conseil de transition, a ordonné une enquête parlementaire.

 

«On assiste à une coalition assez improbable entre Séléka, Anti-Balaka et politiques, tous unis dans leur rejet de la présidente», résume un diplomate. La communauté internationale, à commencer par la France, continue de soutenir officiellement Catherine Samba-Panza, faute de choix. En coulisses, Paris s'agace. L'organisation du futur scrutin présidentiel, comme tous les dossiers gérés par le gouvernement actuel, est au point mort. Or, pour la France, l'élection d'un président légitime est le seul espoir de se dégager du coûteux bourbier centrafricain.

Lu pour vous : En Centrafrique, la violence se fait de plus en plus politique
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 22:13

 

 

 

 

17/10/2014 à 19:58 (AFP)

 

Trois civils ont été tués et un grièvement blessé dans de nouveaux heurts intercommunautaires qui ont éclaté à Bangui vendredi, a déclaré une source au sein de la force onusienne Minusca. Selon cette source, "il y a eu des heurts aujourd'hui au PK5 - quartier musulman de Bangui - qui ont entrainé trois morts et un blessé grave parmi la population". A l'origine de ces violences, "des individus se réclamant des anti-balaka - milices à dominante chrétienne - ont attaqué un sujet musulman qui circulait à moto et l'ont blessé grièvement", a affirmé la source. L'homme a ensuite "succombé à ses blessures, entrainant des représailles des musulmans qui ont ouvert le feu sur des habitants du quartier voisin de Béarex (majoritairement chrétien), faisant deux morts et un blessé grave", a expliqué cette source.


Ces tirs ont fait fuir des dizaines d'habitants des quartiers environnants, même si l'intervention de la force européenne Eufor-RCA a permis de ramener le calme, selon la même source.

 

La capitale centrafricaine a été le théâtre de nouvelles violences qui ont fait une vingtaine de morts, dont un casque bleu pakistanais et plusieurs dizaines de blessés depuis le 8 octobre. Six éléments anti-balaka --milices majoritairement chrétiennes-- qui refusaient d'être désarmés ont été tués mercredi à Bangui lors d'échanges de tirs avec les forces internationales. Ce sont ces milices qui ont paralysé la ville la semaine dernière, érigeant des barricades sur les grandes avenues, pillant et tuant des civils. L'ancienne colonie française riche en diamants et en uranium a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l'arrivée au pouvoir des rebelles Séléka --majoritairement musulmans--, qui ont pillé le pays et l'ont placé en coupe réglée jusqu'à leur départ, en janvier 2014.


Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis, avec notamment une impitoyable chasse aux musulmans menée au début de l'année par les milices anti-balaka. Bangui, ravagée depuis un an et demi par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines, avant que n'éclatent à nouveau ces violences. Les commerçants musulmans contraints à l'exil forcé au Cameroun et au Tchad voisins, avaient même commencé à revenir s'installer par petites vagues au PK5, la dernière enclave musulmane de la ville, où ils vivent souvent retranchés, sous la protection des forces internationales.

Centrafrique: trois civils tués à Bangui
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 22:04

 

 

 

MOUVEMENT NATIONAL DE SOLIDARITÉ

 

Solidarité – Sécurité – Travail

 

 

Communiqué

 

Bangui, notre capitale, a été transformée ces derniers jours en un théâtre de violents affrontements causant une fois de plus des morts et plusieurs blessés au sein de la population, dont des éléments des forces des Nations Unies, en mission pour la Paix dans notre pays.

 

Pendant plusieurs jours, la ville est restée paralysée.

 

Face à ce triste constat de deuil déplorable et de regrettable recul en arrière dans la crise que travers notre pays, le Mouvement National de Solidarité :

 

  • Élève une vive protestation et condamne tous les crimes perpétrés sur le territoire national ;
  •  
  • Présente ses sincères condoléances aux familles éprouvées ainsi qu’aux Nations Unies.

 

Résolument engagé dans la voie de la recherche de solutions négociées à cette crise qui passe nécessairement par un cessez-le-feu préalable à observer par les différents belligérants, le Mouvement National de Solidarité :

 

  • Déplore la tournure que prend en ce moment la crise de confiance ambiante qui gangrène gravement l’atmosphère consensuelle durement obtenue et observée autour de la Charte Nationale de Transition depuis bientôt une année ;
  •  
  • Estime que la rupture unilatérale du consensus doublée du refus de dialogue et de la concertation préalable ruinent les maigres espoirs de sortie crise en République centrafricaine ;
  •  
  • Dénonce avec véhémence les abominables crimes et les violences odieuses ainsi que les actes pernicieux d’irresponsabilité visant à torpiller, non seulement le processus de redéploiement des forces de défense et de sécurité en cours, mais, et surtout, à dicter un autre agenda caché à la Transition actuelle, en violation flagrante des accords de cessation des hostilités difficilement obtenus à Brazzaville ;
  •  
  • Condamne les bandes organisées d’escadrons de la mort qui écument, intimident et terrorisent les paisibles citoyens dans le but inavoué de s’imposer comme « incontournable » dans le paysage politique et surtout de banaliser les crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 

À l’unisson, toute la classe politique doit s’opposer à cette inique manœuvre criminelle. Le Mouvement National de Solidarité  :

 

-    Lance un vibrant appel à toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains pour se retrouver dans un nouvel élan patriotique en vue d’insuffler une nouvelle dynamique unitaire à cette transition suspectée de mauvaise gouvernance ;

 

-    Exige que l’organisation en toute transparence des élections pluralistes dans les meilleures conditions de sécurité reste la principale priorité.

 

Le MNS réaffirme son engagement ferme à promouvoir le dialogue et la concertation permanente autour des valeurs vertueuses d’amour, de fraternité et de solidarité en terre africaine de « ZO KWE ZO ».

 

Aujourd’hui, nous nous trouvons à la croisée des chemins dans un monde en pleine mutation, emprunt de perturbations sécuritaires transfrontalières et de terrorisme international. Non seulement la nature et les populations changent, mais également leur évolution est en pleine accélération. Par conséquent, le pragmatisme nous commande à toutes et à tous d’emprunter sagement la voie du dialogue et de la concertation permanente pour recouvrer une paix durable.

 

Le Mouvement National de Solidarité demande aux autorités de la Transition de prendre toutes ses responsabilités pour traduire dans les faits, l’esprit et la lettre du mini sommet de l’Union Africaine de Malabo.

 

Nous demeurons profondément convaincus que seule l’ouverture aux autres pour agir ensemble dans notre vie collective afin de construire une société centrafricaine apaisée, en tenant compte de nos aspirations, pourra nous mettre à l’abri de toutes les contingences regrettables et fâcheuses.

 

Bangui le 14 octobre 2014

 

Le bureau du MNS

 

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 20:08

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-17 16:27:57 - Une délégation des personnalités françaises conduite par Jean Pierre Lacroix, directeur des Nations unies des organisations internationales des droits de l’homme et de la francophonie au ministère français des affaires étrangères, a été reçue en audience vendredi à Bangui par la présidente Catherine Samba-Panza.


L'ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a pris part à l'audience qui selon une source à la présidence a permis à la délégation de s'enquérir auprès des autorités de la transition de la situation sécuritaire dégradante en Centrafrique engendrée par les groupes armés.


La délégation française qui effectue une visite de travail en Centrafrique a en outre examiné avec la présidente la manière dont les Sangaris et les autres forces internationales peuvent contribuer davantage à la pacification du pays. 


Les deux parties ont mis à profit cette rencontre pour débattre du processus politique en cours, l'organisation des élections et la restauration de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire.


''Cette délégation est venue s'entretenir avec la présidente de la transition des grandes questions du moment en liaison avec la montée en puissance des casques bleus'', a, pour sa part, confié à la presse, l'ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, au sortir de l'audience.


‘'Et en même temps, a-t-il ajouté, solliciter l'appui de la communauté internationale et plaider pour l'apaisement des relations entre les autorités de la transition pour qu'on puisse avancer vers les élections et la réconciliation nationale''.

 

 http://www.apanews.net/article_read-807252-des-officiels-franes-ree-en-audience-par-catherine-samba-panza.html#sthash.ZU4dXQ9v.dpuf

Des officiels français reçus en audience par Catherine Samba-Panza
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 20:05

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-16 13:06:16 - Les explications du gouvernement centrafricain, par le biais du Premier ministre Mahamat Kamoun, sur le don fait par l’Angola, l’insécurité, la relance des activités socio-économiques ainsi que les agitations des milices anti-balaka à Bangui et la Minusca, font la Une de la presse centrafricaine de ce jeudi 16 octobre.


Média + titre « Kamoun face à la presse ». En réponse à l'interpellation du Conseil national de transition (CNT) au gouvernement sur le don angolais, « M. Kamoun a confirmé ouvertement qu'il ne s'agit pas de détournement mais plutôt de procédures qui n'ont pas été respectées ». 


«Compte tenu du temps imparti pour la session d'interpellation, c'est aujourd'hui jeudi 16 octobre à 10 heures que le Premier ministre donnera des réponses aux conseillers nationaux de transition », précise Média +.


Cependant, Le Confident estime que « Kamoun n'a pas convaincu : une enquête parlementaire s'impose ». Selon ce journal, le locataire de la Primature n'a pas convaincu le peuple centrafricain en général et les conseillers nationaux en particulier. Puisqu'il s'est « embourbé dans un complot déstabilisateur qui ne dit pas son nom, ourdi contre le gouvernement pour dissiper les velléités de bonne gouvernance ». 


Pour sa part Le Citoyen voit en « L'Angolagate : (un) sujet de discorde inutile entre le parlement de transition et l'Exécutif ».


Et L'Agora de s'interroger « CNT : Va-t-on vers la destitution du gouvernement Kamoun ? »


Pour ce journal, la sécheresse de ton qui a caractérisé le dernier communiqué de presse du CNT ne dissimule en rien la survenance prochaine d'une crise au sommet de l'Etat centrafricain précisément entre le législatif et l'exécutif de transition.

« En principe, si un gouvernement est jugé défaillant dans sa mission, l'organe législatif est autorisé à voter une motion de défiance donc de demander sa destitution. Or dans la charte constitutionnelle de transition une telle disposition n'est pas clairement prévue», a regretté L'Agora.


Sur un tout autre plan relatif à l'insécurité créée par les anti-balaka dans certains arrondissements de Bangui, certains organes de presse ont mis en exergue les agitations de ces miliciens. 


C'est ainsi que Le Citoyen écrit : « Ouango-Bangui : Attaques des anti-balaka contre la population font cinq morts , des blessés et vingt-huit maisons incendiées », Médias + relève à ce sujet : « 7è arrondissement sous la violence anti-balaka » alors que L'Agora titre « 7è arrondissement : les anti-balaka font la pluie et le beau temps dans le fief de Samba-Panza ».


Les motifs de ces violences divergent d'un journal à un autre. « Certains évoquent un refus de la population de d'adhérer aux projets de pillage orchestrés par les anti-balaka, d'autres pensent que « c'est une réprimande à la population qui a bravé les anti-balaka ».


« La Minusca est-elle démissionnaire ou dépassée par les évènements ? » s'interroge Le Confident qui revient sur la conférence de presse, la veille, du général Babacar Gaye, chef de la Minusca.


En dépit de l'assassinat de l'officier pakistanais, la Minusca apporte une réponse molle alors que l'attente de la population reste intacte dans cette véritable jungle qu'est la République Centrafricaine, s'est encore indigné Le Confident face à l'attitude des casques bleus devant cet « océan de banditisme et de criminalité alimenté par les nostalgiques de François Bozize c'est-à-dire les anti-balaka. 

Le même journal remarque que la Minusca assiste impuissante à la mise en œuvre de son mandat consigné dans la résolution 2149.

 

 

http://www.apanews.net/article_read-807129-les-explications-du-pm-centrafricain-sur-le-don-angolais-la-relance-des-activiteenomiques-et-l--inserite-la-une-eangui.html#sthash.ZmLV8yhN.dpuf

 

 

 

 

Centrafrique : le PM interpellé sur les violences à Bangui et la gestion d'un financement angolais

 

YAOUNDE, 16/10/14 (Xinhua) -- Les membres du Conseil national de transition centrafricain (CNT, Parlement provisoire), réunis en session ordinaire mercredi à Bangui, ont interpellé le Premier ministre Mahamat Kamoun sur les violences meurtrières ayant secoué la capitale du pays la semaine dernière, puis la gestion critiquée d'un financement de 10 millions de dollars octroyé par l'Angola.

 

Pendant quatre jours, entre le 8 et le 12 octobre, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été le théâtre d'une nouvelle escalade de violences où plus d'une dizaine de personnes ont été tuées et plus de 40 autres blessées, sans oublier de nombreuses maisons brûlées et incendiées, selon un bilan établi par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

 

Un Casque bleu de nationalité pakistanaise figure parmi les victimes de ces violences par ailleurs à l'origine d'environ 6.500 déplacés, ont en outre rapporté les Nations Unies. Se fondant sur les dispositions de la Charte constitutionnelle adoptée en juillet 2013 après la prise du pouvoir quatre mois auparavant de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, les membres du Conseil national de transition ont dit interpeller le Premier ministre Mahamat Kamoun pour des " explications sur cette recrudescence de violence".

 

Du chef du gouvernement d'union nationale et de transition nommé le 22 août par la présidente de transition Catherine Samba- Panza après la démission d'André Nzpayéké suite à l'accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), les " représentants du peuple" centrafricain affirment aussi attendre des "réponses claires" sur les "mesures prises pour mettre fin à cet état de chose". Ils se sont aussi montrés intéressés par la nature et les modalités de gestion d'un financement angolais de 10 millions de dollars (environ 5 milliards de francs CFA) octroyé aux autorités de transition, en réponse à une demande d'aide d'urgence pour la gestion de la crise.

 

Selon un article publié par le magazine Jeune Afrique, basé à Paris en France, une partie de ces fonds, soit 2,5 millions de dollars (1,25 milliard de francs CFA), est soupçonnée d'avoir " pris une autre direction".

 

Face à l'institution législative provisoire la semaine dernière, selon une source à la présidence, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, objet d'une campagne d'appel à la démission animée par une partie de la classe politique et des groupes armés comme les ex-Séléka et les milices anti-Balakas, avait déjà pourtant justifié elle-même l'utilisation du "don" angolais.

 

Apparemment, ces explications n'ont pas suffi à convaincre. Pour le CNT, il est question de savoir si l'argent reçu est "un don ou un prêt consenti par les Angolais" et à quelles fins son utilisation a servi.

Les explications du PM centrafricain sur le don angolais, la relance des activités économiques et l'insécurité à la Une à Bangui
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:25

 

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

 

En Centrafrique, le Premier ministre Mahamat Kamoun s’est enfin expliqué hier, jeudi 16 octobre, devant le Parlement provisoire sur ce fameux don angolais de 10 millions de dollars dont une partie a disparu dans la nature. A-t-il convaincu les représentants de la Nation ? Va-t-il avoir sur le dos une commission d’enquête parlementaire ? En ligne de Bangui, le président du Conseil national de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : jeudi matin, le Premier ministre s’est expliqué devant votre Assemblé sur l’utilisation d’un don angolais de 10 millions de dollars. Est-ce que vous avez été satisfait par ces explications ?

 

Alexandre Ferdinand Nguendet : jeudi, la représentation nationale a suivi les explications fournies par le Premier ministre et 90% des conseillers nationaux qui sont intervenus ont estimé que les réponses ne sont pas satisfaisantes. Nous allons approfondir la réflexion dans le cadre d’une concertation avec tous les conseillers nationaux au début de la semaine prochaine pour voir quelle orientation il faut donner à la suite de ce problème centrafricain.

 

A l’origine de la polémique, il y a le fait qu’un quart du don angolais, soit la somme de 2,5 millions de dollars, n’a pas transité par le Trésor public centrafricain. Est-ce que le Premier ministre vous a dit pourquoi ?

 

Ça, il faut reconnaître que les règles n’ont pas été respectées. Le Premier ministre a avoué que cette somme a été directement gérée au sein du cabinet présidentiel.

 

Donc ces 2,5 millions de dollars seraient partis dans les fonds politiques de la présidence ?

 

Oui. C’est ce que le Premier ministre a expliqué : lorsque cette somme a été octroyée par l’Angola, que la présidence a décidé de l’utiliser comme fonds politique. L’idéal aurait voulu que ça passe par la représentation nationale dans le cadre d’une loi rectificative.

 

Est-ce que le Premier ministre vous a présenté un justificatif de dépenses sur ces 2,5 millions de dollars ?

 

Oui, mais ces justificatifs, c’est ce que nous avons tous lu dans les journaux, ne sont pas convaincants.

 

Alors officiellement en effet, ces deux millions et demi de dollars sont partis dans des fonds politiques de la présidence et de la primature pour financer notamment de futures opérations de désarmement. Est-ce que vous y croyez ?

 

Même si ces fonds ont été utilisés dans le cadre du désarmement, ça coûtait quoi au pouvoir exécutif de respecter la procédure ? C’est-à-dire verser la totalité sur le compte du Trésor avant d’engager toute dépense.

 

Est-ce que vous pensez qu’une partie voire la totalité de ces 2,5 millions de dollars est allée dans les poches de quelques escrocs ?

 

Une concertation sera convoquée et nous allons approfondir les investigations au niveau du Parlement de transition.

 

Le Premier ministre propose la saisie éventuelle de la Cour des comptes. Est-ce que cela vous satisfait ?

 

Cela n’engage que le gouvernement. Il revient au président du Conseil national de Transition, s’il juge nécessaire, de saisir la Cour des comptes qui assiste la représentation nationale dans le contrôle de la gestion des deniers publics de l’Etat.

 

Est-ce que vous allez former une commission d’enquête parlementaire ?

 

L’idée a été émise par une bonne partie des conseillers nationaux. Au début de la semaine, nous allons organiser une concertation afin d’approfondir la réflexion sur la formation de cette commission d’enquête parlementaire.

 

Donc la semaine prochaine, sans doute, sera formée cette commission d’enquête ?

 

A l’issue de la concertation qui sera organisée, la représentation nationale vous le dira.

 

Après avoir été attaqués sur leur gestion, la présidente Catherine Samba-Panza et le Premier ministre Mahamat Kamoun contre-attaquent. Ils accusent une coalition de forces négatives de distribuer de l’argent, des armes légères et même des armes lourdes à une partie de la population de Bangui pour déstabiliser la capitale. Qu’est-ce que vous pensez ?

 

Il appartient au gouvernement d’utiliser les moyens répressifs de l’Etat, de ramener la paix, l’ordre et la sécurité. Il faut agir au lieu de dénoncer. Le peuple veut des solutions et non des dénonciations.

 

Et est-ce que vous pensez comme madame Samba-Panza et le Premier ministre que derrière ces fauteurs de troubles, il y a en effet des forces négatives ?

 

Le pouvoir dispose de moyens pour neutraliser toutes les forces négatives.

 

Et est-ce que vous pensez, comme la présidente, que ces forces négatives vont tenter de la renverser ?

 

Nous savons que les anti-balaka ont donné un ultimatum au chef de l’Etat de transition de démissionner. Après cet ultimatum, il y a eu une rencontre au plus haut sommet de l’Etat, entre la chef de l’Etat de transition et des délégations des anti-balaka.

 

Est-ce vos relations se sont améliorées avec la présidente et le Premier ministre ?

 

Fondamentalement, je n’ai pas de problèmes avec la chef de l’Etat de transition, encore moins avec le Premier ministre. Notre priorité au niveau de la représentation nationale, c’est d’exhorter le gouvernement à faire avancer sa feuille de route pour amener très rapidement le pays sur la voie de la légalité constitutionnelle. En tout état de cause, il faut aller aux élections avant 2016.

 

Donc d’ici la fin de l’année prochaine ?

 

Au plus tard.

 

Et est-ce que vous pensez que la présidente Catherine Samba-Panza et le Premier ministre Mahamat Kamoun sont habilités à rester à leur poste jusqu’à la fin de la Transition ?

 

Mais bien sûr. Catherine Samba-Panza a été élue par le Conseil national de transition. Donc jusqu’à preuve du contraire, elle bénéficie encore de la confiance de la représentation nationale. Nous les exhortons à appliquer la feuille de route tracée par les chefs et de gouvernement de la CEAC [Communauté économique des Etats d'Afrique centrale] qui consiste à redéployer l’administration et à organiser les futures élections générales.

Alexandre Ferdinand Nguendet: «l’Etat doit ramener la paix, l’ordre, et la sécurité»
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:11

 

 

 

 

17/10/14 (AFP)

 

Une responsable de l'ONU en Centrafrique a réclamé l'ouverture d'enquêtes sur les violences qui ont secoué Bangui ces derniers jours, faisant une vingtaine de morts dont un casque bleu, dans un communiqué publié vendredi.

 

"Les attaques contre les officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile constituent un manquement grave au droit international humanitaire dont les auteurs et les instigateurs, ne doivent pas rester impunis", a déclaré l'experte indépendante de l'ONU sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum.

 

"De telles violences à l’encontre de ceux qui sont venus aider le gouvernement et le peuple centrafricains ne peuvent être orchestrées et perpétrées que par ceux-là qui tirent et qui ont toujours tiré profit de la souffrance de ce peuple", a-t-elle ajouté, en référence aux groupes armés qui ont mis le pays à feu et à sang depuis un an et demi.

 

"J’exhorte donc le gouvernement, en collaboration avec la Minusca, (force onusienne) à ouvrir des enquêtes afin d’identifier les coupables, de les arrêter et de les traduire devant la justice", a affirmé Mme Keita-Bocoum.

 

Après plusieurs semaines d'accalmie, Bangui a été le théâtre de nouvelles violences qui ont fait une vingtaine de morts, dont un casque bleu pakistanais et plusieurs dizaines de blessés depuis le 8 octobre.

 

Six anti-balaka --milices majoritairement chrétiennes-- qui refusaient d'être désarmés ont été tués mercredi à Bangui lors d'échanges de tirs avec les forces internationales.

 

Ce sont ces milices qui ont paralysé la capitale la semaine dernière, érigeant des barricades sur les grandes avenues, pillant et tuant des civils.

 

Depuis les affrontements de mercredi, le retour au calme se poursuivait vendredi, même si des tirs sporadiques étaient encore signalés ça et là. Les barricades érigées dans les quartiers nord, fiefs des anti-balaka, ont été démontées par les forces internationales (européenne et onusienne), permettant la réouverture de la sortie nord de Bangui.

 

Ainsi, 300 camions et 150 véhicules transportant des marchandises et des voyageurs en provenance du Cameroun, ont pu entrer vendredi dans Bangui, alors qu'ils étaient bloqués à Boali (95 km au nord) depuis le début de la semaine dernière.

 

La Centrafrique, ancienne colonie française à l'histoire jalonnée de rébellions et de coups d'Etat, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion majoritairement musulmane Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu'à son départ en janvier 2014.

 

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka commettant à leur tour d'innombrables exactions contre la population civile, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.

Centrafrique: l'ONU demande l'ouverture d'enquêtes sur les récentes violences à Bangui
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:09

 

 

 

 

17/10/14 (Organisation de la Presse Africaine)

 

L'Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s'indigne contre les violences enregistrées depuis le 8 octobre en RCA et condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre des officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile à Bangui.

 

« Rien ne justifie ces actes odieux et les violences actuelles en RCA au moment même où la communauté internationale a pris des dispositions pour venir au secours du peuple centrafricain à travers la MINUSCA devenue effective depuis le 15 Septembre », a-t-elle souligné.

 

« De telles violences à l'encontre de ceux qui sont venus aider le gouvernement et le peuple centrafricains ne peuvent être orchestrées et perpétrées que par ceux-là qui tirent et qui ont toujours tiré profit de la souffrance de ce peuple depuis des décennies », a déclaré l'Experte indépendante.

 

« Les attaques contre les officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile constituent un manquement grave au droit international humanitaire dont les auteurs et les instigateurs, ne doivent pas rester impunis », a-t-elle poursuivi.

 

Mme Keita-Bocoum encourage le gouvernement, les populations et toutes les parties-prenantes à poursuivre leurs efforts de coopération avec les instances nationales et/ou internationales d'enquêtes compétentes afin d'identifier, de poursuivre et de sanctionner les auteurs et instigateurs de ces actes ignobles constitutifs de crime grave contre les droits des gens.

 

« J'en appelle à ceux qui se livrent à ce genre d'attaques pour leur rappeler qu'ils ont l'obligation de respecter les droits de l'homme en général et le droit international humanitaire en particulier, et de cesser immédiatement toute violence à l'égard des forces de maintien de la paix, du personnel des Nations Unies, des acteurs humanitaires et de la population civile en RCA », a-t-elle dit.

 

J'exhorte donc le gouvernement en collaboration avec la MINUSCA à ouvrir des enquêtes afin d'identifier les coupables, de les arrêter et de les traduire devant la justice», a encore déclaré Mme Keita-Bocoum.

 

La déclaration de l'Experte indépendante intervient alors que les Nations Unies ont subi au total 14 attaques perpétrées par des homme armés entre les 8, 9, 10 et 15 Octobre à Bangui ?dont trois contre trois convois des Nations Unies et ayant couté la mort à deux soldats du maintien de la paix et fait 13 blessés parmi ces soldats. Le nombre des victimes civiles de ces attaques s'élève à plus de 10 morts, 55 blessés et 6500 nouveaux déplacés. Des violences et attaques de cette nature, soit contre les humanitaires, contre les civils ou contre les forces internationales sont aussi rapportées dans les régions de l'intérieur telles que : Dekoa, Bouar, Bambari, Bossangoa.

Seuls ceux qui trouvent un intérêt à la souffrance du peuple centrafricain sont derrière les dernières violences ? l'Experte de l'ONU
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