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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 21:01

 

 

 

 

République Centrafricaine 11/8/2014 5:49:09 PM (Apanews)  - L’Agence française de développement (AFD) et la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) ont octroyé à la Centrafrique deux subventions de plus neuf millions d’euros destinées au projet d’extension, de modernisation et de mise aux normes IATA et OACI de l’aéroport international Bangui Mpoko.

 

La signature de deux conventions a au lieu vendredi à Bangui entre le ministre des Transports, Arnaud Djoubaye Abazene , et le directeur général de l'Agence pour l'exécution des travaux d'intérêts publics en Centrafrique (AGETIP-CAF), Marcel Nganassem.

La cérémonie a eu lieu en présence, notamment, de l'ambassadeur de France, Charles Malinas, et du représentant de l'Agence française de développement(AFD), Julien Boglietto .


De cinq millions d'euros dont deux millions destinés au projet des travaux à haute intensité de main d'œuvre (THIMO) IV, la subvention de l'AFD est complétée par celle de la Banque de développement des Etats de l'Afrique Centrale (BDECA) estimée à trois milliards de FCFA. 


Les deux subventions permettront de passer à la phase de mise en œuvre effective du projet de sécurisation de l'aéroport à travers la clôture de périmètre de l'aéroport international Bangui Mpoko. 


Ce projet concerne, entre autres, la réhabilitation du balisage lumineux des chaussées aéronautiques, le dispositif d'approche lumineux, la construction de la centrale électrique et la clôture. Les études d'impact environnemental et social démarreront dans les prochains jours et les travaux de clôture de l'aéroport débuteront au début de l'année 2015.


‘'La signature des présentes conventions témoigne l'engagement de l'AFD et de la BDEAC à soutenir la feuille de route du gouvernement et du gouvernement d'urgence pour le relèvement durable (PURD), dont l'un des piliers est la poursuite des réformes économiques et la promotion d'une croissance durable'', a affimé le ministre centrafricain des Transports Arnaud Djoubaye Abazene.


Il a par ailleurs lancé un appel aux déplacés internes du site de camp Mpoko, leur demandant de regagner les nouveaux sites préparés par le gouvernement. 

L'ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a pour sa part mis en relief l'importance de l'aéroport de Bangui. ‘'C'est la respiration du pays. C'est la possibilité, malgré les crises, les grandes difficultés qu'elle traverse, pour la Centrafrique de rester ouverte sur le monde'', a-t-il dit. 


L'aéroport Bangui Mpoko a été mis en service en 1967. 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=809086#sthash.M5Q1KydT.dpuf

Neuf millions d'euros pour la modernisation de l'aéroport de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 15:12

 

 

 

Par Laurent Correau  RFI samedi 8 novembre 2014

 

Nous avons été les premiers à vous en parler... En Centrafrique, une délégation composée de membres du gouvernement et de représentants de la communauté internationale est allée à la rencontre mardi, mercredi et jeudi derniers, des trois principaux chefs de l'ex-rébellion Séléka... dans leurs fiefs. Ministres et diplomates ont parlé avec ces chefs de guerre du futur dialogue national centrafricain. Ils les ont invités à déposer les armes. Quel accueil la délégation a-t-elle reçu ? Pour en parler notre invité est l'un des participants à cette série de rencontres, l'ambassadeur de France Charles Malinas.

 

RFI : Bonjour Charles Malinas. Vous venez de vous rendre avec d’autres représentants de la communauté internationale à Kaga-Bandoro, à Bambari et à Bria, trois villes donc, trois factions de la Séléka. Quel est le message que vous êtes allés porter aux ex-rebelles ?

 

Charles Malinas : Nous sommes allés porter un message très simple. C’est : rejoignez le processus de dialogue national qui se met en place et qui va aboutir au forum de Bangui et déposez les armes, revenez dans une approche politique de votre participation à la vie ce pays.

 

Qui avez-vous pu rencontrer lors de vos différents déplacements ?

 

Nous avons rencontré les dirigeants ou les nouveaux dirigeants de ce qui apparaît comme de ce qui apparaît comme les trois groupes issus de l’ancienne coalition Séléka. A Kaga-Bandoro, c’était le groupe -peut-être numériquement- le plus important, dirigé par Noureddine Adam. A Bambari nous avons rencontré le groupe de Daras, qui est le groupe dit des Peuls, et puis à Bria nous avons rencontré le groupe des Goula, dirigé par Daman Zakaria.

 

Les trois nous ont tenu un discours très comparable de souhait de paix, souhait d’arrêter les combats, de souhait de déposer les armes après le forum de Bangui et de participer à ce forum. C'est-à-dire que nous avons eu avec les trois groupes issus de l’ex-Séléka, des discussions je dirais constructives, sur leur participation à un processus politique de dialogue national, qui doit se concrétiser dans le forum de Bangui, soit à la fin de cette année ou au tout début de l’année prochaine.

 

Est-ce que ces groupes ont posé des conditions pour une participation au forum national de Bangui ?

Ils n’ont pas posé de conditions, mais en même temps ils ont des revendications. Ils ont des demandes qui sont assez logiques, qui sont au demeurant des demandes anciennes, en particulier sur le développement de leurs régions et de la mise en œuvre de projets concrets permettant à des régions du nord-est et de l’est extrêmement pauvres et extrêmement sous-développées, d’arriver à un niveau de développement acceptable, notamment dans le domaine des écoles, dans le domaine de la santé ou dans le domaine des communications avec des routes qui aujourd’hui sont dans un état tel qu’elles ne sont pas utilisables en saison des pluies.

 

Mais est-ce qu’ils ont demandé des garanties pour pouvoir se déplacer jusqu’à la capitale ?

 

Ils n’ont pas demandé de garanties.

 

Ces trois groupes contrôlent à l’heure actuelle des régions importantes de la Centrafrique et les ressources naturelles qui vont avec, qu’il s’agisse de diamants, de l’or ou même des taxes imposées sur le commerce du café ou le transit du bétail. Est-ce que vous avez évoqué avec eux ces questions-là et la nécessité d’une restauration de l’autorité de l’Etat sur les territoires qu’ils contrôlent ?

 

Absolument. Nous avons évoqué cette question. Nous leur avons expliqué que dans le processus de dialogue national et de reconstruction de ce pays, il était absolument indispensable que l’Etat puisse rétablir son autorité sur ces régions en commençant par envoyer sur place des préfets, des sous-préfets, des juges, des procureurs, en mesure de faire leur métier et d’assurer les fonctions, l’essentiel de l’Etat dans ces régions.

 

C’est une mission qui reste encore parfois difficile, parce qu’il y a des endroits où l’Etat a totalement disparu et où il a été remplacé par ces groupes, justement. Mais les discussions ont eu lieu de manière tout à fait franche et ouverte. Et Je crois qu’on a une perspective tout à fait positive de ce point de vue et que le forum de Bangui justement, permettra sans aucun doute de progresser sur ce terrain.

 

Est-ce que dans les discussions que vous avez eues avec eux, vous avez eu le sentiment que la tentation de la sécession du Nord-Est qui avait traversé l’esprit de certains à un moment donné, était toujours d’actualité ?

 

Cette question n’a pas été évoquée. Si elle n’a pas été évoquée c’est parce que les trois dirigeants principaux de l’ex-Séléka que nous avons rencontrés, ont tous trois mis de côté cette idée pour participer à un processus de dialogue national. Donc très clairement, ils s’inscrivent dans une perspective d’une Centrafrique unie.

 

Est-ce que les chefs que vous avez rencontrés ont exprimé la nécessité d’en référer à Michel Djotodia pour obtenir un accord de sa part pour la participation au forum, autrement dit, est-ce que vous avez le sentiment que Michel Djotodia conserve encore une autorité sur les responsables militaires de son mouvement ?

 

Non. Aucun des trois n’a évoqué l’idée d’en référer à Michel Djotodia. Alors quelle est l’influence de Michel Djotodia sur les uns et sur les autres ? On ne sait jamais tout. Mais aujourd’hui je constate que cette influence est manifestement beaucoup moins importante qu’elle n’a pu l’être.

INVITÉ AFRIQUE RFI : Charles Malinas: «Déposer les armes et engager le processus politique» en RCA
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 15:03

 

 

 

 

Par RFI  08-11-2014 à 13:03

 

Au Congo-Brazzaville, aucun projet de révision constitutionnelle pour permettre à Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016 n’est officiellement sur la table, mais le débat fait rage. A Brazzaville, la chute de Blaise Compaoré a donc été suivie avec attention. Si l’opposition politique menace quiconque tentera de se maintenir au pouvoir tel Compaoré, le parti au pouvoir insiste sur le fait que le Burkina Faso n’est pas le Congo.

 

En République du Congo, 20 des 32 membres de l'opposition et de la société civile arrêtés mardi ont été libérés, selon un porte-parole du Mouvement citoyen pour le respect de l'ordre constitutionnel. C'est au cours d'une réunion de ce mouvement qu'ils avaient été arrêtés, au domicile même de Clément Mierassa, président du parti d'opposition Parti Social-Démocrate Congolais (PSDC). Douze participants sont toujours en prison.

 

La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) se dit préoccupée par ces événements. Quant au directeur de l’Observatoire congolais des droits de l’homme, l’OCDH ; il estime qu’il s’agit d’une « violation flagrante des libertés fondamentales [...] préoccupante, dans le contexte politique congolais ».

 

Ce contexte, c'est celui d'un débat autour d'une éventuelle réforme de la Constitution pour permettre à Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016. Aucun projet de réforme n'est officiellement sur la table, mais plusieurs ténors de la majorité ont plaidé en faveur d'une révision. A Brazzaville, la chute de Blaise Compaoré a donc été scrutée avec une attention particulière. Quelle influence le scénario burkinabè peut-il avoir sur la République du Congo?

 

L’opposition politique engagera des actions pour l’alternance

 

Pour l’opposant Mathias Dzon, président du parti de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD), pas de doute, le scénario burkinabè a semé le trouble dans le clan du président Sassou-Nguesso. En témoignent, selon lui, les arrestations de mardi dernier, 4 novembre 2014 : « Comme le coup d’Etat constitutionnel de Compaoré a échoué au Burkina, alors pour lui l’horizon se ferme. Voilà pourquoi il est paniqué. Il est prêt à taper sur tout ce qui bouge au Congo. Mais ça ne se passera pas toujours comme ça ! Tous les dictateurs qui essaieront de faire comme voulait faire Compaoré, ils rencontreront le peuple devant eux ».

 

Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS), première formation de l’opposition au Congo, est un peu plus prudent. Pour lui, il faut avant toute chose que le pouvoir en place clarifie ses intentions : « à ce moment-là que toutes les forces démocratiques du Congo se retrouveront pour engager des actions. Ce n’est pas par mimétisme que nous allons le faire. Ce n’est pas parce que ça s’est passé au Burkina Faso, mais parce que nous sommes convaincus nous-mêmes que la démocratie dans notre pays a besoin d’une alternance ! ».

 

Le parti au pouvoir promet un consensus national

 

Du côté du parti au pouvoir, on veut jouer l’apaisement. Pour Pierre Ngolo, secrétaire général du Parti Congolais du Travail (PCT), l’exemple burkinabè ne doit pas étouffer le débat au Congo. Il prévient contre toute tentative d’amalgame : « Le président Compaoré a voulu faire un passage en force, en vue de contourner le peuple, ça n’a jamais été l’approche du Congo ! Si on devait aller, eh bien, ce serait le fruit du consensus national. La Constitution a été votée par référendum. Si elle devait être modifiée, ce n’est que par référendum ! ».

 

Pierre Ngolo en appelle à la retenue. Il invite à tirer les leçons du passé, afin de ne pas replonger le Congo dans une situation d’instabilité et de conflit.

Le soulèvement au Burkina revigore l’opposition congolaise
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 14:30

 

 

 


Ouagadougou AFP / 08 novembre 2014 12h22 - La sous-secrétaire d'Etat adjointe américaine pour l'Afrique, Bisa Williams, rencontrait samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida, l'homme fort du Burkina Faso, a annoncé l'armée.

La visite surprise de la diplomate américaine, alors que le pays est en pleines tractations pour un retour du pouvoir aux civils, a été annoncée un peu plus tôt dans la matinée par un officier de protocole de M. Zida, Gilles Séraphin Bayala.

Le reste du programme de Mme Williams et la durée de sa visite au Burkina n'étaient pas connus dans l'immédiat.

Les Etats-Unis, un allié privilégié et important bailleur de fond du Burkina, ont exercé de fortes pressions sur les militaires pour qu'ils rendent rapidement le pouvoir aux civils.

L'armée avait désigné le 1er novembre Zida comme chef de l'Etat intérimaire au lendemain de la chute du président Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir. Dès le lendemain, Washington avait exigé un retour du pouvoir aux civils.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=535314 

Burkina: visite surprise de la sous-secrétaire d'Etat américaine à l'Afrique, qui rencontre Zida
Burkina: visite surprise de la sous-secrétaire d'Etat américaine à l'Afrique, qui rencontre Zida
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 02:41

 

 

 

 

LE MONDE | 06.11.2014 à 14h55 • Mis à jour le 06.11.2014 à 18h55 |Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)

 

Une forme émergente de paludisme, la plus mortelle et dangereuse, se propage rapidement en Asie du Sud-Est, et particulièrement en Malaisie, révèle une étude présentée lundi 3 novembre devant la Société américaine de médecine tropicale et d’hygiène (ASTMH), à La Nouvelle-Orléans (Louisiane). Dans la région malaisienne de Bornéo, l’une des plus touchées, le paludisme dû à une forme particulière du parasite qui en est l’agent, le Plasmodium knowlesi, représente 68 % du total des cas diagnostiqués, contre seulement 5 % il y a quatorze ans. Cette variété de parasite était jusque-là connue pour provoquer le paludisme chez les singes. A présent, Plasmodium knowlesi est responsable de formes mortelles et se trouve en cause dans les cas sévères de paludisme à Bornéo (Malaisie) trois fois plus souvent que l’agent le plus commun, Plasmodium falciparum.

 

En Asie du Sud-Est, seul le Laos est encore épargné par la maladie. « Le parasite à l’origine de l’infection se reproduit toutes les vingt-quatre heures dans le sang, beaucoup plus rapidement que ce que l’on observe dans les autres formes de paludisme, ce qui en fait l’un des plus dangereux », explique Balbir Singh, auteur de l’étude et chercheur à l’université de Sarawak en Malaisie. Le parasite se transmet du singe à l’homme par le biais des piqures de moustique. « Mais il se pourrait qu’il se transmette déjà de l’humain à l’humain », redoute le scientifique.

 

« De l’humain à l’humain »

 

La déforestation en Malaisie accélère la propagation du parasite en poussant les singes, en l’occurrence des macaques à longue queue et à queue de cochon, hors de leur habitat naturel, à proximité des villages. Le pays a perdu 14 % de sa surface forestière entre 2000 et 2012, selon une étude parue en 2013 dans la revue Science, pour laisser place, bien souvent, à des plantations d’huile de palme. Ce sont dans les zones en lisière des forêts ou touchées par les déforestations et peuplées des macaques que la progression de l’épidémie est la plus forte : 95 % des patients sont des adultes, un taux extrêmement élevé comparé à d’autres formes de paludisme. Si les enfants sont moins touchés, c’est parce que l’insecte forestier, vecteur de la maladie, ne s’aventure pas à l’intérieur des habitations et pique ses proies à l’extérieur, où travaillent des ouvriers agricoles et les chasseurs.

 

Se protéger des piqûres est difficile. « En Afrique, par exemple, on peut enrayer la progression de l’épidémie avec des moustiquaires dans les maisons, mais il est plus difficile et surtout très coûteux de demander à tous les paysans et villageois de se protéger avec des lotions dès qu’ils sortent de chez eux », estime Balbir Singh. Les traitements médicaux peuvent toutefois venir à bout de la maladie si cette dernière est traitée à temps. La chance de survie du patient dépend de la rapidité à laquelle il est pris en charge, ce qui relève parfois de la gageure dans des endroits isolés et reculés.

 

Face à cette menace, les pays touchés doivent redoubler d’efforts en matière de recherche. Plasmodium knowlesi a été découvert en 1930 et le premier cas de transmission humaine constaté en 1965 en Malaisie. Mais ce n’est qu’en 2004 que la première épidémie apparaît à Bornéo. « Il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas sur ce parasite et son mode de transmission », admet Jonathan Cox, chercheur à la London School of Hygiene and Tropical Medecine.

 

Progression rapide

 

Le Plasmodium knowlesi pose de nouveaux défis en matière de recherche, notamment son approche, qui doit être multidisciplinaire. Le projet Monkeybar, démarré en 2012 pour mieux comprendre la transmission de la maladie dans deux régions de Malaisie et des Philippines, mobilise près de 40 scientifiques, dont des anthropologues, des entomologistes, des épidémiologistes et des vétérinaires de plusieurs nationalités. Les mouvements des habitants et des singes sont suivis par GPS, le comportement des moustiques est étudié et des drones volant à 300 ou 400 m d’altitude mesurent l’ampleur de la déforestation. A chaque endroit étudié, le nombre de cas recensés est comparé aux données sur la déforestation ou au mouvement des singes pour mieux comprendre la progression de l’épidémie. « Nous n’en sommes qu’aux hypothèses. Mais il y a un lien de causalité entre les densités de population des hommes et des singes et la progression de la maladie », explique Jonathan Cox, l’un des coordinateurs du projet.

 

Avec plus de 2 000 patients hospitalisés en 2013 en Malaisie, le paludisme dû à Plasmodium knowlesi infecte moins de patients que la dengue et cause moins de décès. L’épidémie est pour l’instant circonscrite à l’Asie du Sud-Est, où vit le moustique vecteur de la maladie. Mais sa progression rapide inquiète les chercheurs.

 

 Julien Bouissou (New Delhi, correspondance) 

 

Journaliste au Monde

Lu pour vous : Un paludisme très dangereux émerge en Asie du Sud-Est
Lu pour vous : Un paludisme très dangereux émerge en Asie du Sud-Est
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 02:26

 

 

 

Penser la violence en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com/ 7/11/14 - 10 H 04

 

Du 22 au 25 octobre, la sociologue Françoise Parmentier, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, l’évêque Marc Stenger, l’imam Tareq Oubrou, le magistrat Antoine Garapon et l’historien Jacques Sémelin se sont rendus en Centrafrique pour rencontrer des intellectuels de l’université de Bangui, du centre catholique, de la faculté protestante, du monde musulman et ceux qui gravitent autour de l’Alliance française. Au cœur des rencontres : le thème de la violence extrême qui se déchaîne dans ce pays depuis deux ans. Une démarche originale – encadrée par l’Observatoire Pharos et impulsée par l’association Liberté pour l’esprit – qui vise à comprendre l’histoire en marche, aussi douloureuse soit-elle.

 

LAURENT LARCHER

 

 

Mgr Marc Stenger Les régimes successifs ont contribué au pourrissement de cette société

 

http://www.la-croix.com/  7/11/14 - 09 H 56 - Mis à jour le 7/11/14 - 10 H 07

 

Mgr Marc Stenger, président de Pax Christi-France

 

On a beaucoup mis en exergue le conflit entre islam et christianisme, présentant le drame centrafricain comme un nouvel avatar de cette confrontation sanglante universelle dans laquelle les minorités chrétiennes sont devenues un peu partout les victimes. En Centrafrique à proprement parler, on ne peut parler de minorités chrétiennes, puisque les chrétiens représentent 80 % de la population, mais si l’on situe ce conflit dans un contexte régional très agité, les proportions seraient probablement inversées. Or, les raisons de la déchirure sont plus profondes et plus complexes que cette interprétation primaire.

 

Il nous est apparu que l’explosion de violence de ces deux dernières années pourrait être le fruit de haines et de frustrations que beaucoup de Centrafricains portent en eux. Celles-ci s’enracinent déjà dans l’avant de la colonisation, une époque où des sultanats en place pratiquaient l’esclavage intensif sur une partie de la population ; elles s’enracinent dans les pratiques de la colonisation française profondément discriminante. Elles sont liées à la soif de prendre et de garder le pouvoir de la part d’un certain nombre d’hommes politiques, instrumentalisant les populations en jouant sur les registres aussi bien religieux que sociaux pour y parvenir.

 

Les régimes successifs ont contribué au pourrissement de cette société, en manipulant les groupes et les ethnies, à partir des situations de pauvreté de certains par rapport aux autres, en exacerbant des clivages qui ont conduit à des ruptures radicales entre des catégories de population traditionnellement proches les unes des autres, tels les chrétiens et les musulmans. Le sentiment d’humiliation et d’exclusion sociale éprouvé par un certain nombre de musulmans a pu contribuer à rapprocher les musulmans centrafricains avec les « envahisseurs » musulmans venus du Nord (Tchad, Soudan) et faire grandir chez les chrétiens le sentiment d’être trahis par ceux avec qui ils vivaient pacifiquement, de faire face à une alliance de possesseurs de biens, les musulmans étant les commerçants de la société centrafricaine.

 

Certains de ceux que nous avons rencontrés plaçaient leurs perspectives d’avenir dans la nostalgie d’une époque révolue, celle de l’empereur Bokassa. Par ailleurs, on pouvait constater que les seuls leaders jouissant d’une vraie crédibilité ne sont pas les responsables politiques ni les décideurs économiques, mais des hommes de religion, l’archevêque de Bangui, le président de l’Alliance évangélique et le grand imam de Centrafrique.

 

Si nous avons pu entendre des analyses d’une extrême pertinence sur les causes proches et lointaines, endogènes et exogènes du drame centrafricain et des violences qui ont mis le pays à terre, dans notre échange, il est apparu combien il est difficile de parler par-delà les causes de la violence, de la violence elle-même, de ce qu’elle signifie, de la manière dont chacun se situe par rapport à elle.

 

Pour cela il faut aller jusque dans les ressorts les plus profonds de la psychologie humaine. Ce qui apparaît, c’est que les agissements des responsables politiques successifs prétendant s’emparer du pouvoir et le garder ont créé des ruptures dans des traditions culturelles et dans une pratique traditionnelle de cohabitation pacifique entre les groupes et les ethnies et ont ainsi contribué à créer une désagrégation sociale majeure.

 

7/11/14 - 09 H 56 - Mis à jour le 7/11/14 - 10 H 07

Lu pour vous : Mgr Marc Stenger Les régimes successifs ont contribué au pourrissement de cette société
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 01:21

 

 

 

 

http://www.7sur7.be/  7/11/14 - 17h44  Source: Belga

 

L'Union européenne a formellement prolongé vendredi de trois mois, jusqu'au 15 mars 2015, le mandat de sa force en Centrafrique (Eufor RCA), a annoncé le Conseil européen.

 

Cette décision fait suite à une demande des autorités centrafricaines et à l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d'un mandat renouvelé. La prorogation doit permettre d'assurer une transition efficace à l'opération de maintien de la paix menée par les Nations unies, la Minusca, a souligné le Conseil dans un communiqué. Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l'ordre à l'aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de M'Poko, contigu à l'aérodrome, ainsi que dans les 3ème et 5ème arrondissements de la capitale centrafricaine.

 

Opération de transition

 

L'EUFOR RCA s'inscrit dans le cadre de l'approche globale de l'UE à l'égard des nombreux défis auxquels est confrontée la République centrafricaine. En tant qu'opération de transition, facilitant la montée en puissance progressive de la Minusca, elle contribue à améliorer la sécurité en RCA, selon l'UE. "L'opération continuera d'exercer la plupart de ces activités dans les deux arrondissements précités pendant la durée de prolongation de son mandat, tandis que la responsabilité de la sécurité de l'aéroport de M'Poko sera transférée à la Minusca à la fin de cette année", ajoute le texte. 

 

Commandement

 

Depuis sa création en février dernier, l'opération est placée sous le commandement du général de division français Philippe Pontiès. Son état-major est situé à Larissa (Grèce). Les coûts communs de l'opération sont estimés à 5,7 millions d'euros pour la période allant du 16 décembre 2014 au 15 mars 2015. Il s'agit de la première opération militaire sans la moindre participation belge, en raison des restrictions budgétaires qui frappent la Défense. 

 

Action

 

L'approche globale de l'UE à l'égard de la République centrafricaine prévoit une action axée sur la sécurité, l'aide humanitaire, la stabilisation et la coopération au développement. Depuis 2013, l'UE a engagé de nouveaux financements pour plus de 360 millions d'euros en vue de faire face à la crise en RCA.

 

Chaos

 

La Centrafrique avait sombré dans le chaos avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, plongeant le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et onusienne dans le pays. Les tueries de masse ont cessé depuis quelques mois, même si la capitale centrafricaine reste régulièrement secouée par des affrontements armés et une forte criminalité.

L'Europe prolonge son mandat en Centrafrique
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:43

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

*************

 

Ex coalition Séléka

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 04/11/14

 

Relatif aux réunions organisées à Kaga Bandoro visant à perpétuer la division entre communautés en utilisant le chagrin et la souffrance des musulmans en vue de peser sur le forum de Bangui

 

L’Ex-Coalition Séléka SIGNATAIRE de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville a suivi de bout en bout les réunions de certaines de ses tendances tenues à Kaga Bandoro le 02 novembre 2014, et qui ont abouti à la mise en place de deux structures, politique et militaire, sans surprise en accord avec les velléités non seulement sécessionnistes mais aussi et surtout divisionnistes sur fond d’un tribalisme dangereux et écœurant.

 

L’Ex-Coalition Séléka, en tant que mouvement patriote, solidement attachée aux principes républicains de l’unité, de l’indivisibilité et de la laïcité de notre pays, ne saura cautionner des comportements et méthodes consistant à déstabiliser indéfiniment la République et à maintenir le peuple dans la souffrance. Elle condamne et rejette en bloc les conclusions irraisonnables et irréalistes de ces assises. Elle demande au Gouvernement centrafricain et à la Communauté internationale d’en faire autant pour ne pas que la voix du désordre et de la partition porte sur celle de la réconciliation et de la paix, car la partition ne doit pas servir de monnaie politique. Le cas du Soudan du Sud doit demeurer une interpellation continuelle.

 

L’Ex-Coalition Séléka précise qu’après la sombre période de cendres et de sang que le pays a connu, toute démarche qui s’inscrirait en dehors du cadre de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville du 23 juillet 2014 n’est que ruine, péril et suicide pour le pays. Car la solution aux revendications légitimes qu’elles puissent paraître n’est plus militaire mais plutôt politique. Elle considère donc que la priorité des priorités est et demeure LA SECURITE. Ainsi, loin d’être la partition ou la réorganisation militaire des groupes armés, la solution de la crise est plutôt politique, économique et rien d’autres. C’est pourquoi :

 

Sur le plan sécuritaire :

 

La sécurité constitue la condition essentielle sans laquelle il ne saurait y avoir ni normalisation ni développement durable. De ce fait, trois urgences s’imposent à savoir le déploiement des Forces internationales sur toute l’étendue du Territoire national, le lancement du programme DDR et la poursuite de la RSS dans la refonte systématique des Forces de Défense et de Sécurité afin de les rendre plus représentatives des différentes communautés et régions de la République Centrafricaine. Puisque la RSS vise à restaurer la confiance, à permettre l’instauration d’un climat favorable à la reconstruction et au développement économique, elle aura ainsi pour vocation de répondre à l’éventail des besoins de sécurité de l’Etat et des populations civiles dans le respect de l’État de droit, de la démocratie et des droits de l’Homme, grâce à la promotion d’une gouvernance responsable, transparente et efficace.

 

Sur le plan politique :

 

Seul le forum national du dialogue inter-centrafricain sera l’occasion de donner des orientations à la nouvelle Constitution pour la prise en compte du recadrage consolidé et du rééquilibrage géopolitique du pouvoir et des intérêts communautaires et régionaux à l’image de certains pays africains comme le Burundi, le Sénégal, le Tchad ou le Cameroun etc. Ainsi seulement, nous aurons résolu les problèmes de partage du pouvoir que nous avons loupé en n’appliquant pas l’Accord de N’djamena du 10 janvier 2014 qui aurait pu nous éviter toutes les complications résultantes de la démission de Michel Djotodia.

 

Sur le plan économique :

 

Des programmes à la hauteur des urgences doivent être mis en place pour ces populations déplacées ou réfugiées afin de favoriser leur réinsertion dans la vie socio- économique. Le déploiement de la MINUSCA va engendrer des retombées socioéconomiques, d’où l’obligation d’aider les commerçants et opérateurs économiques nationaux à accéder à ce marché fructueux. Il est surtout question d’aider à la recherche de financements pour des projets et micro-projets dans des domaines très divers.

 

L’Ex-Coalition Séléka, au regard de ce qui précède, pense qu’il importe aux différents acteurs de la crise de s’inscrire sans condition dans la logique de franche collaboration avec les Autorités de la Transition ainsi que la Communauté internationale pour créer des conditions favorables au retour, à la réinstallation et à l’aide aux déplacés et réfugiés meurtris dans un pays déstructuré par la sottise et l’immaturité politique de certains individus égoïstes, manipulateurs et experts en double langage pensant pouvoir tout le temps tromper tout le monde. Mais le peuple est fatigué, et la Communauté internationale devient de plus en plus très exigeante et ferme.

 

L’Ex-Coalition Séléka note qu’il est inutile de s’en prendre à un gouvernement de transition dont la mission principale est de respecter une feuille de route validée par la Communauté internationale en vue d’organiser des élections crédibles ;  un tel gouvernement ne saurait répondre aux énormes attentes de la Nation au même titre qu’un gouvernement de développement sorti des urnes. Il appartiendra à ce dernier de traiter toutes les revendications jugées légitimes liées aux questions de développement intégré et équitable dont les jalons seront immanquablement posés lors du grand forum national de dialogue inter-centrafricain prévu en décembre 2014 ou janvier 2015.

 

L’Ex-Coalition Séléka estime que les efforts des partisans de la paix et de l’unicité du pays doivent être soutenus sans ambiguïté tant par les Autorités de la Transition que par la Communauté internationale. Le danger serait de les ignorer pour traiter avec les irréductibles ennemis de la paix - qu’il faut d’ailleurs combattre ouvertement - qui n’ont rien compris dans la marche solidaire vers la réalisation du destin National commun aux antipodes de tout intérêt égoïste. Elle en appelle au patriotisme des compatriotes centrafricains ayant conquis militairement le pouvoir de l’Etat en mars 2013 et l’ayant perdu diplomatiquement le 20 janvier 2014, de comprendre que l’ancienne coalition a lamentablement échoué pour avoir été incapable de gérer la transition. A ce titre, elle est de très loin mal placée pour donner des leçons à qui que ce soit. Une vieille dame, pour exprimer sa colère devant cette immaturité, a dit : « vous avez pris le pouvoir par les armes, vos adversaires vous l’ont repris par leurs stylos (politiquement) ».

 

L’Ex-Coalition Séléka, en définitive, continue sa réflexion et sa quête à trouver un endroit susceptible d’abriter un dialogue inter-Séléka afin d’amener les différentes tendances à conclure entre elles un accord crédible aux fins d’aplanir les divergences par le dialogue et rester attachées au processus politique en cours dans l’intérêt bien compris de la Nation et de la Sous-région.

 

L’Ex-Coalition Séléka SIGNATAIRE de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville tient à témoigner à l’endroit du Gouvernement centrafricain, du Médiateur international, du Président de la CEEAC et de toute la Communauté internationale toute sa gratitude pour tous les efforts immenses consentis afin de ramener la paix dans notre cher et beau pays.

 

Fait à Bangui, le 04 novembre 2014  

 

 

 

Gal Mohamed-M. DHAFFANE,                     

2ème Vice Président, Chef de Délégation,     Ancien Ministre d’Etat

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 04/11/14 de l'ex-Séléka
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Centrafrique-Presse.com
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:38

 

 

 

 

07/11/14 (PANA)

 

L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres, Amnesty International (AI), s'est inquiétée de la situation en République centrafricaine (Rca), en indiquant que la crédibilité des Nations unies était en jeu dans ce pays où l'on assiste à une recrudescence des attaques contre les civils. Ces préoccupations ont été exprimées dans un communiqué d'Amnesty obtenu par la PANA à Dakar.

 

'La Mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit prendre des mesures audacieuses pour protéger les civils dans le contexte d'une escalade des attaques motivées par l'intolérance religieuse dans les régions du centre du pays', a déclaré AI après avoir visité certaines des régions les plus touchées.

 

Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, malgré le déploiement d'une nouvelle Mission de maintien de la paix de l'ONU le 15 septembre, des dizaines de civils, dont de nombreux enfants, ont été tués et des milliers déplacés ces dernières semaines.

 

Le communiqué note que si la capitale, Bangui, a été ébranlée par un regain des violences depuis le début du mois d'octobre, les populations qui vivent dans les régions centrales de la Rca ont été particulièrement touchées par une recrudescence des conflits entre les différents groupes armés.

 

'Si la Mission de maintien de la paix de l'ONU veut rester crédible, elle doit prendre des mesures fermes pour protéger les civils de la série d'abus auxquels ils sont exposés', a fait remarquer Stephen Cockburn, directeur régional-adjoint d'AI pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

 

'Avec les Seleka, les anti-Balaka et les combattants peuls armés qui mènent des attaques dans les régions centrales de la République centrafricaine, la situation est extrêmement explosive et dangereuse. A moins que des mesures urgentes ne soient prises, elle pourrait déboucher sur le genre de violences interreligieuses débridées dont nous avons été témoins au début de cette année à l'ouest'.

 

Dans une visite dans les régions du centre de la Rca, Amnesty a déclaré avoir recensé des attaques récentes contre les civils dans les villes de Dekoa et de Bambari et dans plusieurs villages près de Bambari, dont ceux de Yamalé, Batobadja, Matchika, Tchimangueré, Gbakomalékpa et Baguela.

 

Le communiqué a également révélé que les forces Séléka, à majorité musulmanes, désormais divisées en au moins deux groupes armés, se battent avec les milices chrétiennes et animistes anti-Balaka dans la région depuis ces derniers mois.

 

'Toutes les parties, les Séléka, les anti-Balaka et les Peuls armés (qui appartiennent pour la plupart à un groupe dissident Séléka), ciblent systématiquement les civils dont ils croient qu'ils soutiennent leurs adversaires', a-t-il noté.

 

'Bambari et Dekoa sont désormais des villes fantômes, pleines de maisons vides, de boutiques fermées et de bâtiments abandonnés. Les forces internationales présentes dans le pays doivent intensifier leurs efforts pour protéger les civils et s'assurer qu'ils puissent retourner chez eux et vivre en toute sécurité', a déclaré Stephen Cokburn.

 

L'organisation de défense des droits de l'Homme révèle que la Mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations unies en République centrafricaine (Minusca), déployée le 15 septembre, n'a pas été en mesure d'empêcher ces abus ou d'y mettre fin.

 

' Les forces internationales sont trop sollicitées - en partie parce qu'il manque toujours à la Minusca plusieurs milliers de soldats par rapport à sa taille prévue - et n'ont pas été en mesure de prévenir l'escalade de la violence dans la région centrale de ce pays', a ajouté le communiqué.

 

 

 

 

Monsieur Doctrouvé Euloge KOÏ                             Bangui, le 06 novembre 2014

Membre de la COSAB

Tél : 00236 75 45 62 30

@ :beafrika.dek@gmail.com

 

NOTE

 

A  L’Attention des Membres de la

Commission de Suivi de l’Accord de Brazzaville – COSAB.

 

Objet : Inefficacité de la MINUSCA

 

Mesdames et Messieurs les Membres de la COSAB,

 

« Ce qui ne se mesure pas n’existe pas », a-t-on coutume de dire dans les milieux scientifiques. De fait, la situation sécuritaire du pays, depuis le déploiement des Forces onusiennes placées sous l’autorité du Général Babacar GAYE avec mission prioritaire d’assurer la protection des populations civiles, a fait l’objet de plusieurs analyses des uns et des autres.

 

Un éventail d’indicateurs permet, après ces analyses, de noter que la MINUSCA ne remplit pas pleinement  et efficacement sa mission. Car on continue d’assister, malgré la présence des casques bleus, aux exécutions sommaires, lynchages, crimes crapuleux, violences sexuelles, pillages et destructions des biens publics et privés au vu et au su de ceux-ci sans que le Chef de la MINUSCA ne bronche ; ce qui autorise à croire à la thèse d’un complot contre la République Centrafricaine et sa population.

 

Avec l’arrivée de la MINUSCA et la mise en place de la COSAB, on croyait que des moyens accrus devaient être mobilisés et destinés à :

 

  • La prévention de nouvelles crises, par l’appui institutionnel sincère au processus politique ;
  •  
  • La gestion des crises, par la facilitation du dialogue entre forces et communautés antagonistes ;
  •  
  • La résolution des conflits, par le financement de la mise en œuvre des initiatives de pacification et de sécurisation dans le cadre de l’application de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014.
  •  

Malheureusement, le Chef de la MINUSCA, se prenant pour un Chef traditionnel, ne cesse de pécher et au lieu de faire son aggiornamento, il enchaîne déraillement sur déraillement en affichant des comportements hautains et méprisants ; ce qui est inadmissible.

 

Je rappelle que la crise qui secoue la République Centrafricaine ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’hommes et de femmes valeureux. L’histoire renseigne que de vaillants centrafricains militaires, magistrats, universitaires et intellectuels ont fait leur preuve dans la gestion et la résolution des crises dans d’autres pays.

 

Les centrafricains ne sont pas dupes : tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il y a une volonté manifeste de la part du Chef de la MINUSCA à faire perdurer la crise. Il doit savoir que les centrafricains en général et les intellectuels en particulier sont suffisamment éclairés et outillés sur les mécanismes et stratégies pour rétablir la paix ou raviver un conflit à des fins occultes !

 

Depuis la mise en place de la COSAB, le G7 SIRIRI (Groupe des sept forces politico-militaires, mis en place au lendemain du Forum de Brazzaville pour appuyer le processus) a fait un diagnostic des causes des conflits accompagné des solutions prescrites, formulées dans le double souci d’arrêter les hostilités et les violences et d’éliminer leurs effets pour éviter tout risque de récidives. Ces solutions ne peuvent être confondues avec les simulacres de solutions et stratégies que le Chef de la MINUSCA a tendance à servir comme si les enjeux étaient seulement de façade.

 

On constate malheureusement que le Chef de la MINUSCA, animé par le cynisme et le machiavélisme, ne fait que torpiller le processus par :

 

  • L’usage des méthodes dilatoires et de contournement pour ne pas faciliter la mise en œuvre de l’Accord de cessation des hostilités obtenu après d’âpres négociations ;
  •  
  • L’atteinte à la fierté nationale ;
  •  
  • La non pro activité et la passivité à agir promptement.

 

Dès lors, j’estime que le Général GAYE,  Chef de la MINUSCA constitue désormais la principale menace contre la paix, la cohésion nationale et l’intégrité du  Territoire national. Ses comportements, déclarations, faits et gestes, contraires aux idéaux et principes des Nations Unies, constituent des facteurs de blocage qui vont indubitablement enfiévrer la MINUSCA et conduire à l’échec de l’opération des Nations Unies en Centrafrique.

 

Il ne fait plus aucun doute que le Chef de la MINUSCA inspire au peuple centrafricain la méfiance au lieu de la confiance, le rejet au lieu de l’estime.

 

Il ne bénéficie d’aucune confiance de toutes les forces vives de la Nation qui l’avaient d’ailleurs hué longuement et refusé qu’il prenne la parole lors de la rencontre des participants au Forum de Brazzaville avec la mission dépêchée par la médiation internationale à l’Hôtel Ledger le 18 octobre 2014.

 

Donc, son maintien occasionnerait l’échec du processus politique en cours.

 

Fort de ces raisons il me semble opportun et urgent de saisir le Secrétaire Général des Nations Unies, à l’effet de procéder au remplacement du Général Babacar GAYE, Représentant Spécial, Chef de la MINUSCA. Cette mesure palliative permettra de réaliser les opérations de sécurisation et de pacification de la République Centrafricaine, afin de garantir une transition apaisée, un mieux vivre ensemble, la libre circulation des personnes et des biens et des élections libres, démocratiques, et transparentes, pour une nouvelle Centrafrique réconciliée et engagée sur la voie de la modernisation et de l’émergence.

 

 Doctrouvé Euloge KOÏ

Docteur en Science Politique

Master en Etudes de paix, sécurité et gestion des conflits

Membre de la COSAB

Ampliations :

 

  •  Présidence de la République
  • CNT
  • Primature
  • Médiation Internationale
  • SGNU
  • CEEAC
  • COSAB
  • Presse
Centrafrique: la crédibilité de l'ONU en jeu
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:36

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 07-11-2014

 

Le Conseil de l'Union européenne (UE) a approuvé vendredi la prolongation du mandat de l'opération militaire de l'UE en République centrafricaine (EUFOR RCA) jusqu'au 15 mars 2015.

 

Cette décision fait suite à une demande des autorités de Bangui et à l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies d'un mandat renouvelé. La prolongation de la présence militaire de l'UE doit permettre d'assurer une transition efficace à l'opération de maintien de la paix menée par les Nations Unies, la MINUSCA.

 

Lancée le 1er avril dernier, l'EUFOR RCA avait atteint sa pleine capacité opérationnelle en juin dernier avec le déploiement d'un millier de militaires européens pour protéger la sécurité de l'aéroport de Bangui ainsi que celle des civils et des opérations humanitaiers. La nouvelle prolongation du mandat du 16 décembre 2014 au 15 mars 2015 coûtera 5,7 millions d'euros.

 

L'EUFOR RCA s'inscrit dans le cadre de l'approche globale de l'UE à l'égard des nombreux défis auxquels est confrontée la République centrafricaine, et son état-major est situé à Larissa en Grèce. Depuis 2013, l'UE a engagé de nouveaux financements pour plus de 360 millions d'euros en vue de faire face à la crise en Centrafrique. Fin

 

Source: Agence de presse Xinhua

L'UE prolonge sa présence militaire en Centrafrique
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