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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:45

 

 

 

 

 

01/08/14 (Cameroon-Tribune)

 

Nicolas Nzoyoum a été désigné par un décret du président de la République la semaine dernière.

 

Il était jusque-là chargé d’affaires par intérim à l’ambassade du Cameroun à Bangui. Depuis la semaine dernière, Nicolas Nzoyoum est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en République centrafricaine. Un décret du président de la République signé le 25 juillet dernier l’a confirmé à ce poste. Ministre plénipotentiaire, il est né à Mbanga dans le Moungo le 26 mars 1953. Diplômé de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) depuis 1979.

 

Nicolas Nzoyoum qui a exercé au sein de nombreuses missions diplomatiques du Cameroun à l’étranger, notamment en Algérie et en Ethiopie, a également occupé de nombreuses fonctions dans les services centraux du ministère des Relations extérieures à Yaoundé. Il a été sous-directeur, inspecteur des services, inspecteur général avant de rejoindre la mission diplomatique camerounaise dans la capitale centrafricaine. On l’a particulièrement vu à l’œuvre à l’occasion du pont aérien décidé par le chef de l’Etat à la fin de l’année dernière pour rapatrier les Camerounais pris dans l’engrenage de la crise centrafricaine. Il est commandeur de l’ordre national de la valeur.

Un nouvel ambassadeur du Cameroun nommé en RCA
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:41

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 01/08/14 - Les travaux de la session ordinaire du Conseil municipal de la ville de Bangui, démarrés le 28 juillet, ont pris fin vendredi 1er juillet sur l’adoption d’un compte administratif de 5, 88 milliards de FCFA.

 

Ainsi, le Conseil municipal, réuni sous la présidence de la Maire de Bangui, a examiné et adopté le compte administratif du maire pour l'exercice 2013-2014 qui s'équilibre en recettes à exactement 5 888 709 135 FCFA, en dépenses à 5 661 571 550 FCFA avec un excédent global de 247 137 605 FCFA et le compte de gestion du receveur payeur principal municipal.

 

Au cours de cette session de cinq jours des grandes décisions engageant la vie de la municipalité de Bangui ont été prises : la proposition du limogeage du receveur municipal, Emmanuel Toby, le changement de l'inscription sur l'enseigne lumineuse ‘'Bangui la coquette'' par ‘'Bangui ville de paix'' implantée sur la colline de Bas-Oubangui et l'augmentation des indemnités des vice-présidents et des présidents des conseils d'administration des 8 arrondissements de la capitale, des conseillers municipaux ainsi que des contrôleurs financiers.

 

''Le compte de gestion du receveur municipal de l'exercice 2013 n'ayant pas été présenté et soumis au conseil pour faire le rapprochement avec celui du maire, le conseil a autorisé la maire à saisir les autorités compétentes de solliciter son remplacement au motif de manquement grave à ses obligations professionnelles'', a expliqué un conseiller municipal.

 

Toujours au sujet de remplacement du receveur payeur, l'un des responsables du service des marchés et des foires a expliqué qu'il s'agit d'‘'un problème de gestion. Il n'a pas pu donner les éléments nécessaires pour convaincre le conseil. Il y a une négligence dans sa gestion et c'est ce que le conseil a pu relever''.

 

‘'J'apprécie à sa juste valeur la pertinence des débats parfois vifs et houleux qui ont permis d'arriver à un certain nombre de délibérations'', s'est, pour sa part, réjouie la maire de la ville de Bangui, Mme Yacinthe Wodobode.

Le budget de la mairie de Bangui arrêté à 5,88 milliards de FCFA
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:32

 

 

 

 

 

01/08/14 (AFP)

 

Au moins 22 personnes ont été tuées en Centrafrique lors de violents affrontements mercredi et jeudi entre miliciens anti-balaka et ex-rebelles Séléka à Batangafo (300 km au nord de Bangui), a-t-on appris vendredi auprès de la force africaine (Misca).

 

"Des éléments se réclamant des anti-balaka sont entrés dans la ville mercredi et ont commencé à tirer en direction des bases des ex-Séléka entraînant la riposte de ces derniers. On déplore au moins 22 morts, surtout parmi les civils. On compte aussi quelques anti-balaka et ex-Séléka", a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de la Misca, qui a également fait état de "plusieurs dizaines de blessés".

 

Vendredi matin, "un calme relatif" régnait dans cette localité du centre du pays, a poursuivi la même source, précisant que "devant la violence de ces affrontements, les habitants ont fui en masse pour se réfugier à l'hôpital sous-préfectoral, à la base de la Misca, au domicile du Maire ainsi qu'à la mairie et à la paroisse".

 

"On ne sait pas ce qui a amené les anti-balaka à provoquer ces affrontements", a déploré de son côté un habitant de Batangafo, Paul Ngaïmbé, joint au téléphone depuis Bangui.

 

Les villes de Batangafo, Bouca, Bossangoa, Markounda et Kabo se trouvent dans la préfecture de l'Ouham dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par la coalition rebelle à dominante musulmane dirigée par Michel Djotodia.

 

Dans les mois qui suivirent, les combattants Séléka devaient multiplier les exactions contre les populations majoritairement chrétiennes de la région, entraînant la création de milices d'auto-défense anti-balaka.

 

Les affrontements entre combattants des deux groupes ont plongé la Centrafrique dans une spirale infernale de violences inter-communautaires qui ont fait des milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés et contraint les civils musulmans à fuir des régions entières du pays.

 

Après l'intervention française Sangaris en décembre 2013 pour appuyer la force africaine, M. Djotodia a été contraint à la démission. Depuis les autorités de transition tentent de pacifier le pays, avec le soutien de la communauté internationale.

 

Sous forte pression internationale, des représentants des anti-balaka et de l'ex-Séléka ont signé le 23 juillet un accord de cessation des hostilités, dont la mise en oeuvre suscite beaucoup de scepticisme à Bangui.

 

 

Premières violations du cessez-le-feu

 

01/08/14 (Radio Ndeke Luka)

 

A peine une semaine après la signature de l'accord de cessez-le feu de Brazzaville, des Antibalaka et des ex-Séléka se sont affrontés mardi à Batangafo dans le nord de la Centrafrique. Jusqu'à jeudi, il était difficile de donner un bilan exact des dégâts tant matériel qu’humain. Certaines sources parlent d’une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Un chiffre surement revu à la hausse.

 

Premier à monter au créneau, l'état-major de l'ex-coalition Séléka a accusé les Antibalaka d'avoir déjà violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu. « L'accord a été violé juste après sa signature. Le 23 juillet, à Dékoa et à Boda, des musulmans ont été attaqués par des Antibalaka. Du 29 au 30 juillet, ils ont encore attaqué notre base de Batangafo », a indiqué à RNL, le porte-parole des ex-Séléka, Ahmat Nedjad Ibrahim.

 

Il a appelé l'Union africaine (UA), la Communauté d'Afrique Centrale et, en particulier, le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, à « prendre les toutes mesures possibles » pour faire respecter l'accord de Brazzaville.

 

Ces accusations ont été cependant balayées du revers de la main par les responsables de la milice Antibalaka « C'est faux. Avant de nous rendre à Brazzaville, nous avons demandé aux Antibalaka de cesser d'agresser les Séléka. Après la signature, nous n'avons pas à faire quoi que ce soit », a réagi Brice Emotion Namsio, porte-parole des Antibalaka.

 

Par ailleurs, le mouvement ''Révolution Justice'' (RJ) affirme que certains de ses membres ont été attaqués par un groupe armé mercredi à Paoua, dans l’Ouham-Péndé (nord-ouest) alors qu'ils rentraient de Bossembélé, dans l’Ombella-Mpoko. Selon RJ, l’agression a fait un mort et quatre blessés. « Des hommes en armes ont intercepté notre véhicule. Les 160 passagers ont été systématiquement fouillés et dépouillés de tout bien. Nous avons été lynchés et l'un d'entre nous a été fusillé dans sa fuite », a témoigné l'un des hommes de la ''RJ''.

 

Mardi dernier, le mouvement ''Révolution Justice'' a annoncé qu'il mettait fin à la marche pacifique qu'il effectuait en direction de Bangui, depuis début juillet.

 

Le chef du mouvement, le « commandant » Armel Sayo, a expliqué que sa décision visait à donner une chance à la paix.

 

La marche avait été présentée comme une façon de dénoncer pacifiquement l'insécurité dans le nord de la Centrafrique. Après la décision du commandant Armel Sayo, les éléments qui participaient à la marche se sont regroupés à Bossémbélé avant de regagner leurs localités.

Centrafrique: 22 tués dans des affrontements entre groupes armés (force africaine)
Centrafrique: 22 tués dans des affrontements entre groupes armés (force africaine)
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:27

 

 

 

 

 

par Pierre Pinto  RFI  01-08-2014 à 15:41

 

En avril dernier, l’ONU a autorisé l’envoi de 12 000 casques bleus en RCA. Dans Appels sur l’actualité, un auditeur de Bangui demande quel sera le rôle de la Minusca - la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Au vu des atermoiements lors du récent Forum de réconciliation nationale, fin juillet, à Brazzaville, et de la dégradation continuelle de la situation sur le terrain, cette mission pourra-t-elle vraiment changer la donne - là où les autres missions militaires ont échoué ?

 

Comment se présente la prochaine mission des Casques bleus en RCA ?


A terme, cette force doit  théoriquement compter 12 000 hommes. On parle de la date du 15 septembre pour son installation, mais tous n'arriveront pas en même temps. Certains sont d'ailleurs déjà là... Ce sont les soldats de la Misca, qui à ce moment là passeront sous casques bleus : 6 000 hommes auxquels il faut ajouter des Marocains, des Bangladeshis et des Pakistanais, qui eux ont promis environ 2 500 soldats.  De leurs cotés, le Rwanda - qui contribue déjà à la Misca - et le Sénégal ont promis 1 800 policiers...  Il manque encore du monde mais dans les chancelleries, on se dit confiant d'arriver rapidement au nombre de 12 000. D'autant que la France envisage de retirer ses hommes une fois que l'Opération onusienne de maintien de la paix sera en pleine capacité opérationnelle. Idem d'ailleurs pour l’Eufor, la force européenne.

 

Quelle sera leur rôle exactement ?


C'est d'abord d'être partout ! En tout cas, de se déployer sur la plus grande partie du territoire possible, pour poursuivre les missions engagées par Sangaris et la Misca, mais donc avec d'avantage d'effectifs et davantage de logistique et de moyens. Parce que quand on parle de 12 000 casques bleus, il s’agit du volet militaire. Mais une Opération de maintien de la paix comprend aussi des centaines de travailleurs humanitaires qui, eux aussi, vont se déployer un peu partout dans le pays pour travailler. C’est  le gros point sur lequel on insiste à New York : il faut que ces casques bleus soient mobiles. Personne n'a envie de voir comme cela arrive dans certaines opérations de ce genre, des casques bleus qui restent dans leur caserne. Plusieurs diplomates insistent sur le fait que ces hommes devront patrouiller, être visibles. Cela fait partie de leur mission de sécurisation. Mais pour être mobile et pour pouvoir se déployer rapidement, surtout pendant la saison des pluies, il faut des hélicoptères... C'est un peu là que pêchent toutes les OMP. Le patron des casques bleus, Hervé Ladsous, a encore lancé un appel aux pays contributeurs pour qu'ils fournissent des hélicoptères. Pour le reste, les casques bleus devront assurer la sécurité de sites, de populations, appuyer le désarmement, soutenir les autorités de transition.

 

Cette mission peut-elle vraiment changer la situation sur le terrain ?


En tout cas, si personne ne le croyait, cette mission n'aurait jamais vu le jour... On reproche à Sangaris et à la Misca une forme d'impuissance due à leur trop faible effectif. Moins de 8 000 hommes pour couvrir un territoire grand comme la France et la Belgique réunies, c'est peu ! Avec la mission onusienne, on devrait donc atteindre les 12 000 casques bleus, ce qui leur permettra de se déployer davantage. Et puis, on verra si la France retirera tous ses militaires ou si elle n'en laissera pas une partie, comme c'était le cas avant l'opération Sangaris. Même chose pour l'Eufor. Le mandat de l'Eufor ne sera-t-il pas reconduit un certain temps ?  En tout cas, plus d'hommes et plus de logistique : 12 000 casques bleus et une importante machine humanitaire. Cela donne des raisons d’espérer une amélioration. D'autant que parmi les vastes missions de cette Opération de maintien de la paix, il y a la restauration de l'Etat et la préparation des élections de l'an prochain. Quant à  la solution au conflit elle-même, elle n'arrivera pas avec les casques bleus.

 

Bientôt la Minusca en RCA: plus d'hommes et de logistique
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 21:51

 

 

 

F I D H 

 

 

 

Washington, 4-6 Août 2014

 

Rapport de Position

 

A l'attention des Chefs d'Etats et de Gouvernements participant au Sommet Afrique - Etats-Unis d'Amérique

 

En amont du Sommet exceptionnel Etats-Unis – Afrique qui se tiendra du 4 au 6 août à Washington, et qui accueillera des leaders venus de tout le continent africain afin d'approfondir le partenariat Etats Unis-Afrique, la FIDH vous invite à mettre le respect et la protection des droits humains et la lutte contre l'impunité au centre des discussions notamment alors que celles-ci porteront notamment sur la sécurité et le développement démocratique en Afrique. Alors que le Sommet s'intéressera à la thématique « Investir dans la génération future », la FIDH souhaite attirer votre attention sur un certain nombre de priorités visant à contribuer à créer un environnement favorable pour la "génération future", en Afrique.

 

Ce sommet doit être l'occasion pour les dirigeants des pays représentés de prendre des engagements fermes en faveur de la paix notamment par la justice mais également pour le renforcement et la protection du processus démocratique. Ce sommet revêt également une importance particulière alors que le continent va connaître d'ici 2016 pas moins de 50 élections. En effet au cours des dernières années, les processus électoraux ont été à plusieurs reprises accompagnés d'actes de violence ce qui suscite des inquiétudes sur les débordements possibles autour de ces processus électoraux. Il est en ce sens important que tout soit mis en oeuvre pour garantir que ces élections se déroulent dans un climat serein et en conformité avec les standards internationaux. Les risques de révision abusive de certaines constitutions comme en RDC, au Congo Brazzaville ou au Burkina-Faso sont notamment une inquiétude.

 

Dans ce contexte, le travail et le rôle des organisations de défense des droits humains et des défenseurs est crucial. Ceux-ci doivent dès lors être soutenus voire protégés lorsqu'ils sont soumis à la menace et à la répression des gouvernements et d'acteurs non étatiques.

 

1. Justice et lutte contre l'impunité des pré-requis essentiels pour la paix et la stabilité

 

Malgré des avancées sensibles en matière de démocratie, le continent africain est aujourd'hui traversé par la résurgence de crises et conflits, comme au Soudan du Sud, ou en Centrafrique.

 

L'augmentation des menaces terroristes ainsi que des luttes pour le pouvoir sont une autre source d'inquiétude et une entrave au processus démocratique et au respect des droits humains. Garantir la justice est l'un des éléments qui permet de faire face à ces défis : une justice effective pour les victimes des crimes perpétrés depuis des dizaines d'années sur le continent, une justice sociale en faveur d'une meilleure répartition des richesses et d'une meilleure gouvernance. La justice passe par ailleurs par la protection et la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations. Les femmes doivent participer pleinement à la vie publique, politique et économique. A cette fin, il est fondamental d'éliminer les discriminations que continuent à subir les femmes, en droit et en fait, sur tout le continent, et qu'elles aient un accès égal et soient pleinement représentées au sein des institutions politiques, des circuits économiques, de la presse et de la société civile.

 

La lutte contre l'impunité des auteurs et responsables des crimes les plus graves doit être une priorité, c'est une composante essentielle de l'établissement d' une paix durable et profonde. Cette lutte contre l'impunité doit se faire prioritairement lorsque les conditions sont réunies, devant les juridictions nationales et c'est ce que la FIDH grâce à son expérience dans les situations de conflits et de crises a développé. Lutter effectivement contre l'impunité est un des moyens d'amorcer un changement profond dans les pays où l'injustice et l'impunité dominent. C'est notamment le cas en Centrafrique. Outre la déstructuration de l’État par les coups d'État récurrents depuis 30 ans, le chaos est accentué par l'impunité dont bénéficient les acteurs du conflit, une impunité organisée qui leur a permis d'échapper à la justice nationale, régionale et internationale. Face à une telle situation, en l'absence d'une justice structurée en Centrafrique, la FIDH avait proposé aux autorités centrafricaines la création d'une Cellule spéciale d'enquêtes et d'instruction (CSEI) chargée, avec l'aide de la communauté internationale, d'enquêter et de poursuivre les responsables des crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui se commettent au quotidien dans ce pays.

 

En Libye les affrontements entre les milices et l'insécurité se répandent de façon alarmante à l'échelle du pays, affaiblissant de façon dramatique un état déjà fortement fragilisé, le bilan et le nombre de victimes s’alourdit. La justice nationale est aujourd'hui presque totalement paralysée et l'impunité des auteurs et responsables des exactions prévaut. Il est là aussi essentiel que les responsables aient à rendre compte de leurs actes devant une justice indépendante et impartiale.

 

Le Soudan du Sud, plus jeune pays du monde, est également plongé dans un conflit qui était prévisible, l'alerte avait été donnée en ce sens par les ONG de défense des droits de l'homme dont la FIDH, et ce, un an après l'indépendance, alors que le constat de la faiblesse de la protection des droits de la liberté et des contre-pouvoirs était fait. Les crimes internationaux perpétrés au Soudan du Sud appellent à une réponse profonde humanitaire, judiciaire et institutionnelle de l'Afrique et du monde.

 

Des solutions à ces conflits existent. Elles peuvent se construire à travers des dialogues et des négociations politiques mais également par un effort de justice que les Etats concernés, l'Union africaine et l'administration des États-Unis d'Amérique doivent promouvoir en soutenant cette lutte contre l'impunité. C'est la promotion de l'indépendance et de la responsabilité étatique, sur la base des valeurs universelles de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, que la FIDH vous appelle à défendre en Afrique comme dans le reste du monde.

 

2. Soutien aux processus démocratiques : 22 élections présidentielles jusqu’à 2016

 

Ces 3 prochaines années, pas moins de 50 élections se dérouleront sur le continent africain dont 22 élections présidentielles. Moyen privilégié par lequel les citoyens peuvent s'exprimer, les élections n'en sont pas moins des périodes à risque (maintien de régimes autoritaires, conflits ouverts, contentieux mal gérés, etc.). Les conflits et les situations de crise en Côte d'Ivoire, au Kenya, ou encore en Éthiopie, à Djibouti ou en RDC nous ont montré que les échéances électorales sont selon les situations, des moments de crises potentielles comme des moments d'avancées possibles pour lesforces démocratiques. C'est pourquoi la FIDH appelle les participants à ce Sommet à une vigilance particulière à l'occasion de ces processus électoraux à venir.

 

Certaines suscitent en effet de fortes inquiétudes. Dans plusieurs pays, des projets d'amendements constitutionnels risquent de voir le jour visant principalement à permettre au Président sortant de se représenter et dès lors de rester au pouvoir, allant à l'encontre du principe démocratique de l'alternance au pouvoir. En République Démocratique du Congo, l'idée d'une révision de la Constitution, permettant au Président Kabila de se maintenir au pouvoir, a été déjà évoquée, et de tels risques sont également présents au Burkina-Faso, au Congo voisin, etc

 

La FIDH considère qu'il est primordial d'accompagner ces périodes électorales afin de mobiliser pour que les principes démocratiques et de bonne gouvernance prévalent. Notre soutien doit permettre aux sociétés civiles de se mobiliser pour soutenir des scrutins les plus conformes au droit des peuples à choisir librement leur dirigeant, condition essentielle d'une paix durable et profonde dans le pays

 

A ce sujet, la FIDH et ses organisations membres initie à cette occasion une campagne de mobilisation intitulée « Mon vote doit compter », « My vote must count », permettant à toutes les organisations de la société civile et aux partenaires indépendants de se réunir sous un même mot d'ordre afin d'organiser cette mobilisation à l'échelle du continent avec la force d'une société civile rassemblée. La première mobilisation débutera dans quelques semaines puisque dès octobre et d'ici la fin de l'année 2014,des élections se tiendront dans 5 pays et notamment le Botswana et le Mozambique qui organiseront des élections présidentielles. De par son aspect continental, « Mon vote doit compter » permettra aux sociétés civiles de relayer aux niveaux national, régional et international leur engagement pour un processus électoral démocratique.

 

3. Soutien aux défenseurs des droits humains

 

Les défenseurs des droits de l'homme continuent dans plusieurs pays du continent d'être la cible d'actes de répression de la part des gouvernements comme en Egypte, en Algérie, au Cameroun, au Swaziland, en Mauritanie, etc.. Ils sont par ailleurs dans certains pays de plus en plus menacés par des acteurs non étatiques armés y compris des groupes djihadistes comme en Libye ou des dirigeants islamistes radicaux comme en Mauritanie. Les femmes en sont une cible particulière.

 

Le rôle des défenseurs des droits humains, en tant que lanceurs d'alertes et de dénonciation des violations est primordial : il est impératif de soutenir leur lutte pour faire prévaloir les principes universels des droits humains dans leur pays, pour soutenir leur pays dans la résolution de conflits ou dans l'avènement ou le renforcement de processus démocratiques et d'un état de droit.

 

Outre les actions de plaidoyer, missions d'enquête et d'assistance judiciaire aux victimes, et les appels à mobilisation que mène la FIDH avec ses organisations membres, ainsi que d'autres organisations, pour protéger ces défenseurs, le soutien de la communauté internationale doit passer par la lutte contre l'indifférence. Garantir l'accès aux tribunes de la communauté internationale, partager leurs messages et faire pression pour leur libération sont autant de mesures qui contribueront de manière significative à l'avancée de la situation des droits de l'homme, la garantie des libertés fondamentales essentielles au fonctionnement démocratique, et à la viabilité d'un état de droit, sur le continent africain.

 

Recommandations

 

Dans ce contexte, la FIDH adresse plusieurs recommandations à l'attention des dirigeants américains et africains réunis.

 

• Tout d'abord, il est essentiel que les Etats-Unis soutiennent la lutte contre l'impunité  pendant et après les crises: l'accès à la justice pour les violations du passé, du présent, et  pour la prévention de violations futures, est une condition sine qua non d'une paix juste et durable.

 

• Les Etats-Unis doivent appuyer, de concert avec l'Union Africaine, l'Union Européenne, l'ensemble des mécanismes qui prônent la protection du processus démocratique, des droits humains, et de la bonne gouvernance sur le continent Africain, afin d'offrir une vision commune, progressive et claire.

 

• Les Etats-Unis doivent soutenir fermement la mise en oeuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité;

 

• Un soutien fort doit être apporté aux défenseurs des droits humains et aux Organisations nationales de défense des droits humains indépendantes en particulier. Relayer leur message contribuera au renforcement de leur action et favorisera les répercussions positives ;

 

• Enfin, la FIDH considère que la transformation des sociétés est d'abord du ressort des acteurs locaux et nationaux. Elle appelle donc les dirigeants américains à valoriser la construction de liens forts et cohérents entre les dimensions nationales et internationales de la résolution des crises et des conflits et de l'instauration de normes universelles en faveur d'une démocratisation apaisée dans laquelle exprimer sa différence et ses droits ne constitue pas un aller simple pour la prison ou la mort.

 

En outre, la FIDH recommande aux dirigeants africains de s'engager à :

 

• Ratifier la Charte de l'Union africaine sur les élections, la bonne gouvernance et la  démocratie pour les pays qui ne l'ont pas encore fait;

 

• Accepter et faciliter l'observation des élections par des acteurs indépendants dont les organisations de la société civile ainsi que les résultats d'élections transparentes et équitables;

 

• Veiller à ce que les amendements constitutionnels envisagés dans le cadre de processus électoraux respectent pleinement le pluralisme politique et l'alternance au pouvoir y compris par la limitation du nombre de mandats et garantissent la représentation des femmes;

 

• Garantir la lutte contre l'impunité des auteurs des crimes les plus graves, notamment en prenant les mesures nécessaires pour garantir l'indépendance de la justice et permettre le recours à la justice internationale lorsqu'il n'y a pas volonté ou capacité de juger les auteurs de ces crimes au niveau national;

 

• Mettre en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, notamment en assurant la participation des femmes aux processus de paix ; et en mettant en œuvre des actions fortes et efficaces pour lutter contre les crimes sexuels et basés sur le gendre et l'impunité des auteurs;

 

• Abolir les discriminations à l'égard des femmes en droit et en fait, conformément aux obligations internationales, afin de permettre aux femmes de jouir pleinement de leurs droits et de participer à la vie publique, politique et économique de leurs pays ;

 

• Garantir la sécurité et l'intégrité des défenseurs des droits humains, l'indépendance y compris financière de leurs organisations, leur capacité d'action et leur liberté d'association et d'expression.

 

Sommet Afrique – Etats-Unis d'Amérique : Rapport de Position de la FIDH
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 00:25

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 22:28:27 - L’ancien président du haut conseil de la communication (HCC),de Centrafrique, l’écrivain et homme politique, Pierre Sammy Mackfoy est décédé ce jeudi à Paris en France, à l’âge de 79 ans, a appris APA auprès de sa famille.


Plusieurs fois ministre et auteur de plusieurs ouvrages pédagogiques et littéraires dont « l'Odyssée de Mongou » et « Mongou, fils de Bandjia ».


Malade à Bangui, le regretté avait été évacué en France par le gouvernement depuis plusieurs mois pour des soins médicaux.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=800994#sthash.12l34elP.dpuf

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 23:39

 

 

 

 

 

par RFI 31-07-2014 à 22:20

 

A Sibut, ville située à 300 kilomètres au nord de Bangui, des milliers de personnes sont toujours déplacées. L'ONU espère les faire rentrer. Cependant, malgré la signature d'un accord de sortie de crise, à Brazzaville, l'insécurité, liée aux affrontements sporadiques qui se poursuivent entre anti-balaka et Seleka dans les villages alentours, empêche toujours le retour des déplacés.

 

Au pied d'une baraque en terre cuite, une fillette croque dans une racine de manioc. Faute de mieux, c'est l'aliment principal de sa famille réfugiée à Sibut depuis qu'elle a fui les violences de son village de Dekoua, en mai dernier. Une situation inquiétante pour Prosper Niandagazi, de l'ONU, venu évaluer les besoin de ces déplacés.

 

« J’ai l’impression qu’ils mangent les feuilles de manioc et le manioc ensemble, sans qu’il y ait un apport protéinique en addition. Les conséquences, c’est que d’ici un à deux mois maximum, ils seront mal nourris. Ce risque de malnutrition est lié au fait que cette enfant est déplacée. Ses parents n’ont pas de ressources comme ils en avaient, ils ne peuvent pas subvenir à ses besoins et ne peuvent pas trouver des moyens de subsistance ici. Par ailleurs, l’assistance alimentaire qui devait leur être accordée ne les a pas encore touchés », constate Prosper Niandagazi, au micro de RFI.

 

L'ONU espère convaincre les 1 400 déplacés de Dékoua de retourner chez eux, à 70 kilomètres plus au nord. Cependant, pour leur représentant, la sécurité ne le permet pas encore malgré la signature d'un cessez le feu à Brazzaville entre la Seleka et les anti-balaka.

 

« Les gens en ont marre des exactions de la Seleka et c’est pourquoi ils ont choisi Sibut. En ce qui concerne les accords de paix, jusqu’à présent on attend les réalisations sur le terrain », dit le représentant des déplacés de Dékoua.

 

Dans ce village, à 350 kilomètres au nord de Bangui, 5 000 habitants sont toujours réfugiés dans une église par peur des affrontements et exactions des Seleka et des anti-balaka.

 

 

NDLR : Force est de constater que la poursuite de ces affrontements à Sibut et Batangafo entre éléments Séléka et anti-balakas "incontrôlés" ou non, ne peut que donner raison à tous ceux qui réclamaient une meilleure préparation du dialogue intercentrafricain et qui faute de cela, n'ont pas voulu se rendre au forum de Brazzaville. Les doutes exprimés par d'aucuns sur la mise en oeuvre effective du fameux accord de cessation d'hostilités trouvent donc ainsi leur justification et bien-fondé.

RCA: l’insécurité empêche les déplacés de Sibut de rentrer chez eux (RFI)
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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 15:29

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 13:22:52 - Le paysage politique centrafricain s’est enrichi avec la naissance du Parti de l’Unité et de la reconstruction (PUR), annoncée, mercredi au cours d’une conférence de presse, par son président fondateur, Eddy Symphorien Kparekouti.


Selon ce dernier, son parti a été créé pour participer à l'émergence d'une nouvelle société centrafricaine démocratique, décentralisée, solidaire, respectueuse des droits de l'homme et de l'égalité entre les femmes et hommes vivant en harmonie avec tous les peuples.


‘'Face à la succession depuis 30 ans de crises militaro-politiques qui ont considérablement ébranlé l'unité et la cohésion de la RCA, face au constat d'échec de la classe politique toute tendance confondue, face aussi à l'abandon de la jeunesse, il est donc évident pour nous de prendre nos responsabilités et d'offrir enfin au peuple une vision pour son avenir'', a dit M. Kparékouti.


En apportant sa contribution dans le processus de réconciliation nationale en cours, le PUR encourage le gouvernement à inciter les déplacés internes à retourner dans leurs domiciles respectifs, a-t-il ajouté.


Entre autres priorités, il a exigé la réhabilitation de l'armée nationale et exhorté les acteurs signataires de l'accord de Brazzaville à la tenue des promesses faites.

Le PUR a pour devise Unité –Transparence- Travail et pour logo le vert, le jaune et le rouge circonscrits autour d'une femme et d'un homme construisant à l'unisson un mur.

Le PUR, selon son président, veut à travers les briques de ce mur symboliser ‘'l'apport de chaque militant à l'édification d'une Centrafrique nouvelle''.


Ingénieur en génie civil ressortissant de l'Université International de l'Afrique (UIA) de Karthoum au Soudan, Eddy Symphorien Kparekouti est âgé de 45 ans. 


Marié et père de trois enfants, il parle plusieurs langues notamment le français, l'anglais, l'arabe et le Kiswali.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800942#sthash.kJbmDKls.dpuf

 

 

NDLR : Jusqu'où s'arrêtera cette compulsion et propension des Centrafricains à créer des partis politiques dont l'expérience montre qu'en réalité, ils ne sont réduits qu'à la modeste personne de leur créateur et quelques parents alors qu'il y a indiscutablement de la place dans la plus de la cinquantaine de partis politiques déjà existant et créés autour ou poursuivant les mêmes idéaux et valeurs ici déclinés par ce compatriote, comme justifiant la création de ce PUR produit de la fantaisie. 

Le Parti de l'unité et de la reconstruction (PUR) voit le jour en RCA
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Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 15:23

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 14:01:39 - L’Accord de Brazzaville est une chance pour reconstruire la Centrafrique sur de nouvelles bases solides, a déclaré la présidente de la transition, Mme Catherine Samba-Panza, dans un discours à la nation mercredi soir, une semaine après la signature à Brazzaville, au Congo, d’un Accord de cessation des hostilités obtenue au cours de trois jours de travaux.


« Il ne sera plus possible de tolérer les entorses aux efforts de la paix pour des intérêts égoïstes. Les responsabilités individuelles et collectives seront établies et traitées comme telles» a-t-elle prévenu.


Catherine Samba-Panza a réitéré que le forum de Brazzaville n'est qu'une étape avant d'en appeler à sa stricte application. « Tous les signataires de l'Accord ont l'obligation d'en faire une stricte application», a-t-elle menacé. 


Ce qui signifie selon elle que « tous ceux qui ne rentreront pas dans ce processus seraient en rupture de ban et il n'y aura d'autre manière de les qualifier que d'être des ennemis de la paix ».


Elle s'est félicitée de l'élan de patriotisme du peuple centrafricain, encourageant les signataires à consolider la grande conclusion du forum de Brazzaville qu'est une étape importante franchie.


Parlant du prochain réaménagement gouvernemental elle a expliqué qu'elle se fera en conformité avec l'esprit de Brazzaville soulignant que le remaniement va s'opérer selon des critères de technocratie, de région et de compétence


Elle a enfin exhorté ses compatriotes partisans de la partition du pays, d'abandonner cette « idée utopique » et de rentrer dans le processus politique actuel.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800944#sthash.Y8xYph6x.dpuf

Samba-Panza met en garde les saboteurs de l'Accord de Brazzaville
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Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:02

 

 

 

 

 

 

La Diaspora de l’Emergence Centrafrique salue à sa juste valeur le résultat du forum tenu à   Brazzaville,  qui a  abouti le 23 juillet 2014, à la signature d’un  accord de cessation des hostilités  en République Centrafricaine.

 

La leçon à retenir de ce forum est la suivante : tant qu’il y a un brun d’espoir de solutions  quelque part, on  doit  le saisir surtout dans la situation actuelle de notre pays où tout a été essayé jusqu’à présent sans parvenir  à des résultats concrets.

 

Nous adressons nos vives félicitations à tous ceux qui œuvrent pour l’instauration d’une paix durable en RCA notamment :

 

  • au Médiateur de la crise centrafricaine, Son Excellence Monsieur Dénis SASSOU NGUESSO,  Président de la République du Congo,
  • à la Présidente de transition Son Excellence Madame Catherine SAMBA PANZA
  • aux différentes institutions et organismes impliqués dans la recherche des solutions à la crise centrafricaine,
  •  à toute la classe politique et à la Société civile dans son ensemble,  même si pour des raisons compréhensibles, certains acteurs n’ont pas voulu d’un nouveau forum à l’étranger,
  • Aux représentants des Institutions religieuses
  • aux belligérants surtout qui ont fait ‘’ la paix des braves’’ en apposant leurs signatures sur le document de l’accord de cessation des hostilités que nous espérons définitives cette fois ci.

Même si  la route est encore semée d’embuches, c’est la bonne application de l’accord dans son intégralité et la vigilance  des mécanismes du suivi de l’accord qui garantiront  sa réussite sur le terrain.

Ces mécanismes impliquent la contribution de tous, surtout de la diaspora qui a longtemps brillée par son silence face à la tragédie qu’a connue  notre  pays.

 

La nature a horreur du vide, dit-on. Même si la diaspora en tant qu’entité a souvent été absente et ne s’est jamais impliquée dans les processus de règlement des crises à répétition qu’a connues la RCA, il n’en demeure pas moins qu’issue des différentes couches sociopolitiques et ethniques du pays, elle se sent aussi concernée par les souffrances et les affres de la guerre comme tout citoyen   résidant au pays.

 

La passivité et le « désintérêt » de la diaspora à s’impliquer par des actions concrètes en Centrafrique, s’explique aussi par le peu d’empressement des différents régimes qui se sont succédés,  à la considérer comme pouvant être un acteur important et même de premier plan, comme cela se fait dans d’autres pays qui ont mis en place une politique ciblée envers leurs  communautés  vivant à l’étranger, à travers des incitations à l’investissement, la garantie d’accès aux marchés publics, à l’administration etc.

 

Nous constatons malheureusement aujourd’hui que tout centrafricain qui veut « réussir » au pays, arrivera difficilement par ses propres compétences s’il n’est pas membre d’un parti politique au pouvoir ou n’entretient pas un réseau d’amis. Cette attitude de blocage a beaucoup nuit à notre Pays et a contribué à éloigner certains de nos frères et sœurs des activités socio-économiques nationales.

 

C’est pour cette raison que la diaspora a décidé de  s’organiser pour ne pas être un contre pouvoir, mais pour faire profiter le pays de ses compétences et réseaux de relations.

 

Notre organisation veut apporter son expérience et sa contribution aux débats sur les thèmes de l’heure, dans le but de rechercher les solutions à la crise actuelle et si possible, prendre part à la reconstruction du pays.

 

Pratiquement tous les acteurs politiques centrafricains, qu’ils soient de l’opposition ou du  pouvoir sont issus de la diaspora. Ils sont donc bien placés pour connaitre à la fois les talents dont elle regorge et aussi les difficultés que nos compatriotes même hyper formés, rencontrent dans les pays d’accueil en termes d’emploi ou  de possibilité de création d’entreprises.

 

La France, il y a quelques années a  mis en place une politique de coopération décentralisée, permettant aux diasporas africaines d’investir dans leurs pays d’origine dans divers domaines sociaux et économiques ;  avec un appui financier des pouvoirs publics français, sans que cela soit conditionné  par  un retour définitif au pays comme auparavant. 

 

Cette politique n’était  accompagnée  ni des mécanismes adaptés et encore moins des mesures d’incitations à mettre en œuvre dans les pays d’origine. Elles  n’ont finalement pas eu les résultats escomptés.

 

Nous avons publié un mémoire d’expertise comptable sur les mécanismes d’appui à l’économie informelle par le biais des Centres de gestion agréés et Fonds de garantie de crédit. Pour l’heure, c’est le seul mémoire publié sur ce thème qui traite des problèmes de l’économie informelle en Afrique à travers des instruments comptables.

 

Nous avons estimé dans notre étude, que les différentes politiques menées tant en matière de développement, qu’en matière d’organisation de l’économie informelle,  pour qu’elles soient viables devaient être accompagnées d’instruments tels que les Centres de Gestion Agréés, les Fonds d’investissement et de garantie etc. pour accompagner les opérateurs dans leurs projets d’entreprise.

 

Les crédits accordés dans le cadre de ces institutions présentent des avantages indéniables  pour les  différents acteurs économiques, politiques et professionnels tels que les banquiers, emprunteurs, diaspora, experts comptables, états etc.

 

Actuellement aucun pays en Afrique n’a réussi l’implantation d’un Centre de Gestion Agréé. La plupart de ceux créés sur les modèles français qui reposent sur une économie organisée n’ont pas connu de succès en Afrique.

 

Nous avons été associé à des études dans de nombreux pays (Côte d’ivoire, Tunisie, Congo, Cameroun),  qui souhaitent parfaire leurs systèmes. Le projet de création d’un CGA actuellement en cours au Gabon pour lequel nous avons apporté notre ingénierie, fera du Gabon le Centre pilote pour la CEMAC où aucun projet de Centre de Gestion n’a réussi, tout comme dans l’UEMOA d’ailleurs.

 

Depuis des années, nous communiquons sans relâche sur la nécessité de création des Centres de Gestion dans notre pays pour une organisation efficiente des activités surtout dominées par  l’économie informelle.

 

A la suite d’un récent contact, nous avons produit à l’endroit de certains  pouvoirs publics  en RCA,  le compte rendu de la conférence que nous avions organisée au Ministère du commerce en 2005  sur le sujet, et surtout le rapport d’étape de notre mission actuellement au Gabon sur la création des Centres de Gestion.

 

La création d’un Centre de Gestion relève d’une technicité et complexité  telles que les différentes tentatives menées jusqu’alors en Afrique dans ce cadre n’ont pas abouti.

 

Cet exemple, en dehors de notre cas personnel, démontre que la diaspora centrafricaine dispose des compétences dans divers domaines, capables de remplir  d’importantes  missions ailleurs,  mais souvent ignorées  des acteurs politiques et économiques du pays

 

Le Gouvernement de transition peut marquer sa volonté politique en jetant une base de bonne gouvernance pour la gestion future du pays. L’attribution des marchés publics  à travers  des procédures opaques à fortiori au profit des bureaux d’études étrangers,  sous prétexte qu’il manque de compétences locales,  relève de la mauvaise gouvernance.

 

Certains pays comme le Gabon, le Cameroun et la Guinée Equatoriale  organisent chaque année une rencontre avec leur diaspora,  pour recenser les compétences dont le pays a besoin. Il peut être instauré une banque de données dans un site en création pour notre diaspora,  à l’effet de recenser les compétences pour les besoins de l’économie nationale  et surtout,  permettre  à  la diaspora  de  soumissionner en cas d’appels d’offre publics, sans faveurs particulières.  La diaspora  souhaite seulement être au courant de l’information,  pour  concourir sur un plan  d’égalité  avec  les autres postulants.

 

Nous souhaitons que le forum  sur  la réconciliation et  la bonne gouvernance à venir,  débouche sur un cadre permanent de concertation entre les pouvoirs publics et la diaspora, permettant à celle-ci de jouer son rôle sur l’échiquier  national   et si, possible, de servir de relais  pour aider ou les  représenter  dans certaines démarches telles que :

 

  • les créations d’entreprises pour lesquelles les longues procédures  administratives  font  échouer  nombres  de projets alors que les compatriotes expatriés sont souvent limités dans leurs séjours au pays.
  • les constructions de logements : faute de structures de relais dans les démarches ou suivi des travaux, les projets sont souvent confiés à des membres des familles  qui ne respectent pas toujours les engagements pris en détournant les sommes mobilisées à cet effet.
  • l’acquisition ou les mutations de terrain. Faute d’une présence prolongée au pays, la diaspora est souvent victime d’arnaques dans sa quête de terrain pour une construction. Le même terrain peut être vendu plusieurs fois à des personnes différentes, le recours contentieux est pratiquement impossible faute de temps sur place au pays,
  • les longues procédures administratives,  pour les  créations des associations,  finissent souvent par entamer la bonne volonté des promoteurs,
  •  

Toutes ces problématiques feront l’objet d’échanges et de débats dans les commissions thématiques. Un mémorandum avec une charte de la diaspora  sera adressé au gouvernement de transition et aussi à tous les candidats qui aspirent à briguer la magistrature suprême  pour  nous  permettre de  connaître leurs opinions et engagements en faveur des initiatives de la diaspora.  

  

La diaspora, faute de moyens pour l’instant, ne peut aligner son programme de rencontres et d’actions  pour le faire  coïncider avec les grands évènements au pays tel le forum  sur la réconciliation à l’initiative des partis politiques. 

 

C’est pour cela que nos actions se faisant dans la durée, commenceront en septembre par une plénière au cours de laquelle les rapporteurs des commissions et le coordonateur seront désignés.

 

Par la suite, nous irons progressivement à la rencontre de la communauté centrafricaine dans les grandes villes françaises comme Lille, Bordeaux, Lyon etc. Suivant les moyens, le comité de coordination se déplacera aux Etats unis et dans les pays de la CEMAC, pour porter notre message de réconciliation et écouter les doléances de nos frères dans le cadre de l’organisation de la diaspora à venir. 

 

Les  11 commissions thématiques proposées pour l’instant  sont les suivantes :

 

  • 1 Commission politique et réconciliation :

 

Partant d’un dicton qui dit que ‘’ la guerre est quelque chose de dangereux qu’il ne faut pas laisser sa gestion aux militaires’’ par comparaison, nous pouvons aussi dire ‘’de ne pas laisser la politique qu’aux politiciens’’.

 

Un projet de nouvelle constitution est en cours d’élaboration par le C.N.T., les échanges de la diaspora tenant compte de ce que le pays a vécu,  permettent de proposer  le système politique  le  mieux  adapté pour garantir la stabilité  de  nos institutions, et mettre le pays à l’abri des soubresauts politiques par une bonne gouvernance et la politique de réconciliation qu’on devra mener à travers des actions ciblées.

 

Pour cette commission, et les dix autres qui suivent, nous sollicitons des propositions de la communauté pour une meilleure constitution.

La personne postulant au poste de rapporteur, outre ses propres références ou vision de la situation socio politique du pays, doit avoir un esprit de synthèse permettant de traduire fidèlement les propositions reçues. Les apports de nos frères constitutionalistes sont les bienvenus pour cette commission.

 

  • 2 Commission désarmement :

 

L’on peut constater qu’aucune action de désarmement n’a abouti à ce jour, Les raisons sont nombreuses, chaque camp voudrait qu’on commence d’abord par l’autre et craint d’être démuni et ne plus avoir de moyens de défense face à ce qu’il considère comme son « ennemi ».

 

L’application de la résolution 2127 des nations unies qui préconise  un désarmement coercitif global est restée lettre morte.

 

La synthèse des propositions faites dans ce domaine par les membres de cette commission sera envoyée aux décideurs.

 

Nous ne disons pas que nos propositions seront les meilleures thérapies  pour suppléer ce qui se fait déjà ou est en passe d’être fait, mais comme à l’heure actuelle, les actions de désarmement n’ont pas encore abouti, ce qui   démontre la difficulté  pour remplir cette mission,   la diaspora  est prête à faire des  propositions  qui seront examinées  avec ceux qui œuvrent sur le terrain.

 

 Peut être que certaines propositions dans ce domaine compte tenu de leurs caractères sensibles seront traitées sous le saut de la confidentialité et partagées directement avec ceux qui œuvrent déjà sur le terrain dans ce sens.

 

Pour ce qui concerne la réinsertion  des ex combattants :

 

La Diaspora souhaite apporter la contribution suivante : Le D.D.R. doit être complété par des projets de création d’entreprises à forte intensité de mains d’œuvre notamment dans les mines, l’agriculture, l’artisanat, le commerce de détail etc.

 

Une formation de créateurs d’entreprises peut être envisagée sur divers thèmes,  suivant le profil des ex combattants en tenant compte des besoins de l’économie du pays et l’existence d’un marché potentiel.

 

On ne peut produire que pour vendre. L’enclavement du pays,  loin d’être un handicap, peut permettre en temps de paix  de prospecter des marchés potentiels chez nos voisins pour l’écoulement de divers produits tels que  le café, le riz, la banane et autres produits agricoles ainsi que d’autres besoins disponibles auprès des pouvoirs publics.

 

Pour ceux qui réussissent leurs passeports de créateurs d’entreprises après les stages, une aide substantielle sous forme de prêt ou subvention remboursables peut  leur  être accordée surtout  pour  des projets générateurs de beaucoup d’emplois et de revenus.

 

Le Ministère du plan qui dispose de la cartographie suivant les monographies des régions peut aider à l’orientation des projets afin d’éviter des saturations.

 

La récupération des armes dans certains cas,  devrait être accompagnée d’un projet d’entreprise pour ceux qui le  peuvent  à défaut pour certains d’exercer comme salariés dans des entreprises où  des compétences sontexigées.

 

Les mécanismes de suivis et d’accompagnement des projets sont explicités dans la commission entreprise.

 

  • 3 Commission recherche de financement

 

Toutes les actions qui peuvent concourir à trouver des financements pour les projets de la diaspora et au-delà,  de l’économie centrafricaine toute entière sont sollicitées dans cette commission. L’aide internationale mobilisée pour la reconstruction du pays  doit être utilisée de la meilleure façon possible afin de ne pas laisser aux générations futures, le remboursement des dettes découlant de nos propres turpitudes (conflit armé, mauvaise gestion du pays etc.)

 

Outre ce qui se fait sur le terrain et dont nous n’avons aucune information,  en l’absence de relai avec les structures de gestion des projets au pays, nous devons nous organiser et proposer des projets pour lesquels nous cherchons des financements, à condition qu’ils soient structurés et leur rentabilité démontrée.

 

Nous ne demandons pas des financements à fonds perdus tels que  les  dons ou  les subventions non remboursables. Nous devrons mettre l’accent d’abord sur des projets qui s’autofinancent dans des secteurs porteurs. Les projets sociaux pouvant bénéficier d’aides non remboursables sont laissés à l’appréciation des bailleurs spécialisés pour des secteurs d’activités bien identifiés.

 

Nous demandons pour cette commission l’expertise et la contribution de tous ceux qui peuvent aider à trouver des financements pour nos projets.

 

  • 4 Commission relations avec les institutions politiques et organisations internationales.

 

 Le rapporteur de cette commission  doit être  le véritable porte parole de la Diaspora de l’Emergence.

Il doit communiquer et savoir traduire nos actions et projets auprès des institutions politiques et des organisations internationales. Il devra entre autre animer le site que la diaspora est en train de mettre en place pour communiquer sur ses actions.

 

5 Commission cité et réseau des élus

 

La diaspora centrafricaine à travers le monde habite dans une ville, dans une commune qui est « sa cité » en quelque sorte.  Certains sont connus de leurs notables ; souvent du Maire ou  du Député pour certains de nos compatriotes vivant en  France.

 

Ces compatriotes peuvent être les portes drapeaux, voire même les porte- paroles  pour le relais de nos doléances et actions auprès de  ces  notables. La médiatisation du calvaire que notre pays a vécu, fait que le problème centrafricain est  connu partout sur la planète aujourd’hui.

En fonction de nos besoins, la Diaspora de l’Emergence peut mandater des compatriotes un peu partout, pour faire connaître nos actions et porter nos messages à ces notables.

 

Le réseau des  élus concerne nos compatriotes bi-nationaux qui exercent comme conseillers dans des municipalités françaises et peut être aussi ailleurs.

Certains œuvrent déjà dans des actions concrètes en faveur du pays. Ainsi la commission « cité et réseau des élus » se doit d’être notre porte parole auprès des notables français ou autres.

Nous souhaitons une forte implication des élus dans cette commission.

 

Cette commission comme les cinq autres qui suivent, est issue des préparatifs du forum de la diaspora de 2010 et dont malheureusement l’application des résolutions est restée lettre morte.

 

Cette commission regroupait six thèmes qui avaient fait l’objet de propositions après débats dans les domaines suivants :

 

  • Problèmes liés aux importations via le guichet unique de Douala,
  • Proposition d’un nouveau code des PME avec recadrage de celui existant dans le domaine des marchés publics, pour offrir des possibilités de soumissionnement à la diaspora au même titre que les autres postulants,
  • Création d’un Fonds d’investissement et d’un Centre de Gestion Agréé pour un soutien institutionnel de l’économie centrafricaine,
  •  Création des pôles d’activités ou pôles de développement dans certaines zones du pays,
  • Promotion de l’économie centrafricaine à travers l’édition des Guides économiques,
  • Création d’un site web et d’un périodique de communication au sein de la diaspora.

Cette liste non exhaustive,  constituait le volet de la commission entreprise. Nous allons la réactualiser dans le contexte actuel de sortie de crise pour des actions de  reconstruction du pays à travers des projets d’entreprise.

 

La commission entreprise est une des commissions phares des projets de la diaspora, qui lui permettra à travers un code de PME incitatif, de mieux s’impliquer dans les actions de créations d’entreprises au pays.

 

D’où notre exigence d’une transparence dans les marchés publics,  ce qui n’a pas été le cas malheureusement jusque là et surtout mettre à la disposition  des décideurs une banque de données recensant les compétences au sein de la diaspora.

 

Nos autorités doivent mettre un terme aux appels d’offre de gré à gré, aux motifs qu’il n’y a pas de compétences nationales  permettant à certaines institutions de ne faire appels qu’à des bureaux d’études étrangers,  alors qu’il existe bel et bien dans certains cas,  des compétences au sein de la diaspora qui ne sont pas  utilisées.

 

Nous saluons à sa juste valeur la récente venue du FAGACE à Bangui, institution dont nous avons été le Commissaire aux comptes par le passé pour la promotion de ses activités.

 

Ayant à sa tête un Dirigeant centrafricain, son apport à l’économie du pays ne peut être que souhaitable, d’autant que ses actions jusqu’à présent ne sont orientées que vers les pays ouest africains.

 

L’ordre du jour de la mission en Centrafrique tel que relayé par la presse comportait les points suivants :

 

  • Création d’un Fonds d’appui au secteur privé
  • Réhabilitation de la Chambre de commerce d’industrie et des mines
  • Renforcement des capacités du Guichet unique
  • Création d’un Centre de Gestion Agréé
  •  

Un don d’un milliard de Francs a même été fait au secteur privé centrafricain. Nous adressons nos félicitations à la direction du FAGACE pour tous ces gestes envers notre pays.

 

Cette action même venant d’une Institution dont le pays est membre, vient à point nommé pour souligner le rôle que peut jouer la diaspora  centrafricaine qui, à un moment ou un autre, trouvera les moyens d’orienter des actions vers son pays ; ce que nous n’avons pas vu pendant des lustres alors que les textes constitutifs du FAGACE remontent au sommet franco africain de 1975 à Bangui.

 

Les autorités de notre pays, qui en cette période de reconstruction reçoivent des propositions d’aide et de dons dans divers domaines, se doivent de les analyser et de les canaliser pour éviter des doublons qui peuvent retarder ou être contreproductif au but rechercher. 

 

En cas de propositions de service nécessitant un financement d’un bailleur quelconque, si l’expertise sollicitée est complexe et multiple, la meilleure façon de faire le choix des consultants est de procéder à un appel d’offre avec toutes les garanties de transparence pour arriver au résultat souhaité.

 

C’est l’occasion pour nous, tout en saluant les efforts que déploie le FAGACE pour apporter son appui au secteur privé centrafricain,  d’exprimer de réserves sur le projet de création de Centre de Gestion Agréé par le FAGACE.

 

A moins d’être démenti par les faits, nous pensons que la création des Centre de Gestion est un domaine hautement spécialisé et ne peut relever de la compétence du FAGACE.

 

Nous devons faire attention en cette période de reconstruction de ne pas prendre le risque de fragiliser nos entreprises par des solutions approximatives.    

 

Pour avoir fait des recherches sur les causes des échecs des créations des Centres de Gestion en Afrique, nous en connaissons les causes avions proposé dans nos études des solutions alternatives tenant compte de la prédominance du secteur informel dans les économies africaines  (80% des activités). Cette situation peu propice à des systèmes importés d’ailleurs a besoin de solutions spécifiques d’où notre démarche dans ce sens.

 

Nous n’excluons pas cependant d’échanger avec le FAGACE s’il le souhaite, sur le volet relatif aux financements devant bénéficier de sa caution et de l’accompagnement et suivis de ces projets dans les Centres de Gestion tels que nous l’avions proposé pendant notre mandat sur la création d’un site pilote au Mali, avant sa généralisation dans les autres  pays  membres de l’institution.

 

Notre complémentarité peut être un atout pour notre pays,  surtout en cette période de reconstruction où les entreprises doivent être sécurisées dans leurs fonctionnements et les recettes fiscales élargies et garanties.

 

La  mission de création des Centres de Gestion que nous menons actuellement au Gabon a pris en compte toutes les tentatives menées partout en Afrique, dans ce domaine et qui ont donné des fortunes diverses. 

 

Bien avant la venue du FAGACE à Bangui, nous avons produit à  certains pouvoirs publics du pays le résultat actuel de notre mission sur la création des Centres de Gestion au Gabon.  Ils ne peuvent donc ignorer les difficultés qui procèdent de telles démarches. Nous attendons la suite à donner à leurs propres sollicitations à notre endroit, en espérant qu’elles ne resteront pas lettres mortes comme dans de nombreux cas par le passé.

 

Une collaboration avec le FAGACE que nous n’excluons pas peut être source de créativité et de richesse au profit de notre pays. A nos autorités de saisir cette opportunité au lieu d’ignorer les talents dont regorge notre diaspora dans son ensemble,  comme cela a été souvent le cas.

 

Nous avions produit lors du forum de la diaspora de 2010 à la demande du Ministère des petites et moyennes entreprises, un projet de code des PME très volontariste qui mettait l’accent sur toutes les difficultés que rencontre l’économie centrafricaine en termes de :

 

  • création et développement des entreprises en les classant par catégories (micro, petites, moyennes et grandes entreprises) permettant  des politiques ciblées en termes d’incitation à mettre en place,
  •  
  • création de Fonds d’investissement pour pallier les insuffisances des capitaux propres, du fait des difficultés d’obtention des prêts bancaires,
  • création de bourses de sous-traitance pour favoriser l’expertise locale, vu que les systèmes actuellement en vigueur ne favorisent que les bureaux d’études étrangers pour les grandes missions,
  •  
  • révision du code des marchés publics permettant à la diaspora de faire valoir son expertise en cas d’appels d’offre publics,
  • création de Centre de Gestion Agréé, de Centre d’affaires etc.  
  •  

Toutes ces propositions pour lesquelles nous avions pris le temps d’y réfléchir en nous inspirant dans certains cas des systèmes en vigueur ailleurs qui peuvent être adaptés à notre contexte ont été purement et simplement jetées aux oubliettes par ceux qui pensent que les meilleures solutions pour notre pays ne peuvent pas venir de sa diaspora.

 

 Ceux là se trompent. Ils peuvent retarder la vérité, mais pas indéfiniment. Aucun pays ne peut se construire sans les apports de sa diaspora.

 

Nous avons beaucoup de propositions à faire dans la ‘’commission entreprise’’ pour une meilleure organisation de notre économie, mais préférons laisser d’abord prévaloir les idées qui viendront des échanges avec la communauté et dont la synthèse servira de socle à nos débats. 

 

Nous résumons les grandes lignes des autres commissions en attendant un développement ultérieur de leurs contenus.

 

7 Commission santé

 

Il s’agit principalement pour cette commission des actions suivantes à réactualiser dans le contexte actuel de la crise au pays :

  • Contrôle des filières d’approvisionnement des médicaments
  • Proposition de jumelage avec les hôpitaux occidentaux
  • Développement de la télémédecine
  • Promotion des assurances santé permettant des évacuations sanitaires à l’étranger.    
  • Aide à apporter par les médecins de la diaspora sous divers formes à notre système de santé actuel

8 Commission sociale

  • Proposition des mesures devant faciliter les procédures d’agréments des associations,
  • Proposition de création d’une maison des associations.
  • Financement des projets solidaires

9 Commission éducation

  • Renforcement et développement des établissements publics et privés de formation professionnelle,
  • Mobilisation des cadres qualifiés de la diaspora pour pallier le problème d’effectif dans l’enseignement

10 Culture et sport,

  • Instauration d’une semaine culturelle et sportive à l’initiative de la diaspora dotée de prix et de coupes dans les différents sports,
  • Identification et sélection des talents dans la diaspora à travers les conseils régionaux.
  • Recensement des sportifs de hauts niveaux dans les différentes disciplines sportives pour alimenter nos équipes nationales
  • Relations avec les différentes fédérations sportives nationales

11 Organisation de la diaspora

  • Problème de statut juridique et de règlement intérieur
  • Développements des conseils régionaux

Lien organique avec les pouvoirs publics

  • Création et mise en place d’un département de tutelle ou toute autre institution au pays devant gérer les intérêts de la diaspora.
  •  

Nous attendons les propositions des personnes désirant intégrer un groupe de travail en cours actuellement afin de préparer la réunion plénière de la rentrée pour le lancement de nos actions et   l’adoption d’un  calendrier de travail.

 

L’objectif en cette période de reconstruction de notre pays et surtout devant sceller la réconciliation après les crises qu’il a traversées, nous nous devons d’attirer l’attention de la classe politique à travers les différents candidats briguant la magistrature suprême de l’Etat sur l’engagement d’une politique de bonne gouvernance et de réconciliation véritable dont la diaspora élaborera une charte qu’elle adressera aux candidats à cet effet.

 

Notre bataille actuelle concerne toute la diaspora centrafricaine à travers le monde, pas seulement celle de France, même si par notre position géographique  nous pouvons être l’inspirateur de certaines idées.

 

Nous attendons des propositions de nos frères et sœurs des Etats unis, du Canada, du Sénégal, du Bénin et partout où il y a une forte diaspora centrafricaine afin d’apporter notre concours à la reconstruction de notre pays  en enrichissant les thèmes des différentes commissions.

 

Nous profitons de l’occasion pour remercier certains de nos compatriotes tant en France qu’à l’étranger qui participent à notre groupe d’échanges d’idées et de propositions en attendant de rendre formelle notre structure d’organisation.  Ces remerciements s’adressent aux personnalités et acteurs de la société civile et professionnelle ci-après : l’actuelle Ministre de la communication, l’ancien Ministre Théodore JOUSSO, les avocats Sando Wang-you et Michel LANGA,  Messieurs Jacques KABYLO, Prosper YAKA, Martin NGBONDA, Philippe LOUNGOULAH, Jean Bosco PELEKET pour ne citer que ceux là.

 

Nous encourageons d’autres compatriotes à se joindre à nous pour enrichir les thématiques de la préparation de notre forum. 

 

Nous avons appris par la presse que la communauté Sant’ Egidio dont l’expertise n’est plus à démontrer dans la résolution des crises à travers le monde, se propose d’inviter les candidats à l’élection présidentielle pour une rencontre de sensibilisation avant les joutes des campagnes électorales et faire des propositions de bonnes conduites tant pour la campagne que pour la gestion future du pays.

 

Pourquoi la diaspora en tant qu’acteur neutre n’aura t’elle pas sa place dans une telle tribune ? D’autant qu’elle n’a apporté sa contribution jusqu’alors à aucune solution de sortie de crises dans notre pays. Nous allons faire des démarches dans ce sens et ne manquerons pas de vous en informer. 

 

Bertrand KEMBA Tel o6 62 37 44 06 adresse mail bertrandkemba@yahoo.fr    

Préparation du forum de la diaspora centrafricaine : résumés des thèmes des commissions
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