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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 13:05

 

 

 

 

http://www.lamontagne.fr/ 

 

Le goût de l’aventure et l’envie de voir ailleurs ont poussé Marie De Col vers l’humanitaire. La voilà en Centrafrique.

 

La première fois, on est tombé sur une photo, avec cette seule légende : « Monrovia, Liberia, september 2013 ». La jeune femme qui pose avec un appareil photo n'a pas l'air d'une touriste qui ne trouve plus le chemin de la plage : le look est plus baroudeuse. Et puis, Monrovia, ce n'est pas vraiment un premier choix pour des vacances reposantes.

 

La Vichyssoise Marie De Col était alors en mission dans l'un des pays les plus pauvres au monde, pour l'association Handicap International. C'était suffisamment intrigant pour nous donner envie d'en savoir plus sur le parcours de cette Vichyssoise de 28 ans.

 

Nous avons pu la joindre au téléphone en septembre, alors qu'elle était en France pour souffler un peu. Juste avant qu'elle ne reprenne l'avion pour Bangui, en Centrafrique, où elle pilote une mission pour l'ONG Mercy Corps, depuis février.

 

Quel a été ton parcours depuis que tu as quitté Vichy ? 

 

« Pour faire mes études, je suis allée à Lyon pour un diplôme de commerce et de développement. Tous mes stages étaient orientés vers l'idée de travailler dans l'humanitaire. Puis mon stage de dernière année a débouché sur un boulot dans une ONG, en 2008. Je suis partie au Soudan pour le Comité d'aide médicale, une ONG française qui a fermé depuis. J'étais responsable administration, finance, je travaillais aussi sur la logistique. On travaillait sur quelques camps de réfugiés et des cliniques mobiles dans la campagne. »

 

Quel souvenir gardes-tu de cette première mission ?

 

 « C'était grisant. En même temps, ce n'était pas facile car c'était ma première expérience. Ensuite, je suis rentrée en France et repartie en Haïti juste après le séisme, pour une mission d'urgence de deux mois. Ça m'a permis de commencer avec Handicap International, j'avais déjà un peu d'expérience. Ensuite, j'étais basée en Sierra Leone, pour ce pays et le Liberia : je m'occupais des finances, des ressources humaines et la logistique. Un peu plus tard, je suis partie un mois en Libye toujours en administration pour Handicap, avant de repartir pour un poste sur la recherche de financements pour une petite ONG, Madera, qui ne travaille qu'en Afghanistan. »

 

Pourquoi as-tu quitté Vichy et sa région ?

 

« Il y a sans doute de l'humanitaire à faire à Vichy… mais ce n'est pas le même. Il n'y a pas beaucoup de boulot pour moi, ou alors il faudrait que je me reconvertisse complètement. Ma grand-mère serait ravie… Après, quand je reviens quelques jours pour des vacances, cela me fait vraiment plaisir. Peut-être qu'un jour je me stabiliserai en France. J'ai toujours mes parents, mes grands-parents, ma tante, mes cousins et quelques amis. Quand je rentre en France je passe (presque toujours) par Vichy. »

 

Quand on te demande d'où tu viens, tu réponds quoi ? 

 

« Les gens connaissent souvent Vichy pour des mauvaises raisons, même si certains connaissent quand même les pastilles et les crèmes pour le visage. En Afghanistan, les Afghans ne connaissent que Paris alors je leur disais que ce n'est pas à côté de Paris. Éventuellement, je leur dis que j'ai étudié à Lyon et ça parle un peu plus, notamment parce que le foot est international. Mais Vichy, cela ne parle pas trop, à part aux Français mais pour le régime de Vichy. Du coup, je préfère éviter le sujet. »

 

Qu'est-ce qui te plaît ailleurs que l'on ne trouve pas à Vichy ? 

 

« Le côté interculturel et international… mais je pourrais aussi le trouver à Vichy. C'est peut-être le challenge ; le dépaysement, le fait de travailler avec des gens de tous les pays du monde, il y a les gens du pays mais aussi tous les autres expatriés. Actuellement, dans mon équipe en Centrafrique, j'ai des Américaines, des Anglaises, un Français, des Congolais, un Rwandais, deux Guinéens, deux Burkinabés… En cherchant bien, on peut aussi trouver ça à Vichy. J'avais travaillé un été au Cavilam et c'était sympa d'être avec des gens de tous les pays du monde. »

 

Avec le recul, quel est ton regard sur Vichy et sa région ? 

 

« Pour moi, c'est calme. Mais ce que je trouvais trop calme quand j'étais au collège ou au lycée, maintenant je trouve ça très agréable. En général, quand je rentre, je vais à Lyon et à Paris ; je fais plein de choses. Je vois plein d'amis, je sors un peu plus que sur le terrain. Et puis j'arrive à Vichy… C'est le moment où je me relaxe. Cela me permet de décompresser, d'oublier un peu les missions. »

 

Philippe Cros


philippe.cros@centrefrance.com

[Vichyssois du monde] Marie De Col en Centrafrique sur le terrain du challenge humanitaire
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 12:54

 

 

 

 

 

Bangui, 6/10/2014 (Afrikarabia / MCN, via mediacongo.net)

 

Des soldats congolais de la Minusca dénoncent les mauvaises conditions d’exercice de leur mission en Centrafrique. L’absence de prime et le manque criant de matériels pourraient remettre en cause l’efficacité de leur action, à la veille de leur déploiement à Bambari le 8 octobre.

 

Les ennuis continuent pour les FARDC de la Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine). En mai dernier, nous avions relayé le désarroi des soldats congolais « oubliés » par Kinshasa, sans solde à Bangui. Aujourd’hui, malgré la promesse d’une prime mensuelle de 200$ des autorités congolaises, la situation n’a guère évolué sur le terrain. Selon nos informations, les FARDC n’ont toujours pas touché la fameuse la prime de Kinshasa et les conditions matérielles ne se sont pas améliorées. Une situation qui inquiète les officiers congolais alors qu’ils viennent d’intégrer la force de l’ONU (la Minusca) le 15 septembre dernier.

 

« Il y a urgence »

 

Contacté par téléphone, un officier congolais se dit très préoccupé par le manque de moyens de ses troupes. « Nous avons besoin d’une grande quantité de matériels pour remplir notre mission en Centrafrique, précise cet officier, nous attendons toujours des véhicules blindés, des jeeps, des 4×4, des ambulances, mais aussi du matériel de communication, de vision nocturne et des groupes électrogènes ». Selon ce militaire congolais, « il y a urgence ». « Nous n’avons pas de matériel au standard des Nations-unies et sans ces équipements, notre mission sera très réduite ». 


A Bangui, on assure pourtant que le commandant du bataillon de la RDC a bien envoyé plusieurs mails aux autorités congolaises, Ministère  des affaires étrangères, Ministère de la Défense, bureau du Premier ministre… sans résultat. Le 15 septembre dernier, quatre généraux de l’armée congolaise se sont même rendus à Bangui. Interpellés sur le terrain sur les conditions précaires des soldats congolais, ces généraux n’ont pas pu apporter de réponse aux FARDC.

 

Casque bleu : une première pour la RDC

 

Depuis bientôt un mois, les Nations-unies ont pris le relai de la Misca en Centrafrique. Pour l’instant, les casques bleus ne sont pas plus nombreux sur le terrain : environ 7.600. A terme, la Minusca devrait déployer 12.000 sur place. On peut donc espérer que l’ONU prenne rapidement des mesures pour aider le contingent congolais, même si ce sont les Etats qui équipent leurs propres soldats. Mais attention : la RD Congo est également dans le collimateur des Nations-unies en Centrafrique. L’ONU pourrait être tentée de « faire le ménage » dans les troupes africaines. Selon le journal Le Monde, « 17 policiers de la RDC impliqués dans de graves violations des droits de l’homme ont été sortis in extremis du dispositif ». En attendant, les soldats congolais doivent être déployés le 8 octobre prochain en dehors de la capitale, à Bambari, plus à l’Est. Mais pour notre officier congolais contacté à Bangui, « sans moyen, il sera difficile de faire face aux événements ». « Pour la première participation de la République démocratique du Congo à une mission de l’ONU, ce serait dommage de ne pas être à la hauteur » conclut l’officier congolais.



Christophe Rigaud

Lu pour vous : La «galère» des FARDC en Centrafrique continue
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:29

 

 

 

GLV - Monsieur le Président, vous venez de réaliser une grande interview sur la problématique de la sécurisation et la paix en Centrafrique qui a suscité beaucoup de réactions des Centrafricains et surtout de la Jeunesse au niveau du pays et de la diaspora. Simultanément vous lancez un appel à la mobilisation générale. Qu’attendez-vous de cet appel à la mobilisation et particulièrement de la Jeunesse qui constitue 70% de la population centrafricaine ?

 

F.Z : – La parenthèse historique de la Transition politique, qui a débuté après le départ forcé de Michel Djotodjia Am Nondroko, s’est illustrée par un cafouillage monstre, un cocktail d’immobilisme et d’irréalisme sans précédent des Autorités légales de cette Transition à trouver une réponse à la situation que traverse la République. L’objectif de l’appel à la mobilisation est double d'une part, inviter les Centrafricaines et les Centrafricains à une prise de conscience de cette situation chaotique, dramatique et inédite et d'autre part, demander au peuple de prendre en main son destin et surtout à la Jeunesse de ne pas attendre que cela vienne d’une seule personne c’est à elle et à elle seule d'imposer le renouveau, de renverser la situation. Au jour d’aujourd’hui personne et personne d’autre que la jeunesse ne pourra changer la donne. Cette longue marche vers le changement, le vrai changement est en route.

 

GLV – Est-ce que votre message a impacté sur la famille politique centrafricaine dont l’UDECA fait partie depuis que votre formation politique a vu le jour ?

 

F.Z – Notre préoccupation est la situation actuelle de la République Centrafricaine que je crois doit aussi préoccuper tous les Partis Politiques qui souhaitent un véritable changement dans notre République. L’UDECA ne cherche pas à séduire, ni à plaire. L’UDECA cherche à mobiliser tous les Centrafricaines et les Centrafricains de toute opinion, de toutes confessions religieuses autour de la question SAUVER LA REPUBLIQUE. Ceux qui estiment que notre démarche est la bonne peuvent nous rejoindre pour SAUVER LA REPUBLIQUE : ce bien précieux que nous ont légué nos ancêtres et les pères de l’indépendance.

 

LGV – Votre message de mobilisation à la population centrafricaine meurtrie coïncide avec la prise de fonction officielle de la MINUSCA en Centrafrique. Est-ce qu’on peut dire que c’est une opération coup de poker ?

 

F.Z – Je vous en prie, ne minimisons surtout pas ce qui se passe en République Centrafricaine en parlant de coup de poker. Ne sous-estimons pas non plus ce désordre qui est voulu, qui est structuré, qui est devenu un système politique que tous les gouvernements qui se sont succédé depuis un quart de siècle dans ce pays ont cherché à le maintenir et à l’entretenir à tous les prix, pour employer ce terme de coup de Poker. Nous sommes meurtris face à l’incapacité de tout le monde je dis bien de tout le monde (Partis Politique, et Autorités de Transition) dont le silence en dit long face aux Centrafricaines et aux Centrafricains qui ne cessent de souffrir, de pleurer, de compter leurs morts dans un contexte ou l’État n’existe plus, ou l’Administration ne fonctionne plus sur toute l’étendue du territoire et que même les Autorités actuelles de Transition ont démissionné de leur mission ou alors elles l’ignorent royalement pour ne rien faire. L’UDECA veut seulement briser ce silence et en appelle aux Centrafricaines et aux Centrafricains à prendre conscience de leur avenir et leur destin, l’avenir de la République dépend désormais du peuple, rien que du peuple centrafricain.

 

GLV – Monsieur le Président, nous sommes à presque 60 partis politiques en Centrafrique pour 4 millions d’électeurs seulement. Et l’expérience a prouvé que bon nombre de ces partis politiques centrafricains qui n’ont pas de siège et qui ne se limitent qu’à leur famille respective sont à perpétuelle recherche des postes au sein du gouvernement. Est-ce que l’UDECA a été créé pour chercher des postes ou pour la conquête du pouvoir ?

 

F.Z – Oui vous avez peut-être raison l’expérience à prouver que nos Partis Politiques n’ont jamais fonctionné comme de véritables Partis Politiques d’opposition (sources d’idées novatrices, forces de propositions alternatives, terreaux de prospectives orientées vers la construction nationale), ils n’ont jamais pensé à la République, ils n’ont jamais pensé à l’intérêt général. On peut le constater au jour d’aujourd’hui où le pays connaît les pires périodes de son histoire, personne ne lève le petit doigt pour dénoncer les viols, les tueries, les massacres inter-communautaires à grande échelle et d’autres exactions dont les images traduisent le degré d’animalité dans lequel est tombé la République et la souffrance du peuple centrafricain. Face à cette situation, il devrait y avoir un sursaut patriotique, national je veux dire. Rien de cela, tous, ne pensent qu’aux élections bien que l’administration n’existe plus sur toute l’étendue du territoire, les archives des états civils ont été complètement détruites par la Séléka et les Anti-Balaka, bien que tout est en lambeaux, tous s’arque-boutent sur leurs propres intérêts, ceux des Centrafricains ils s’en servent comme tabouret. L’UDECA ne s’inscrit pas dans cette logique profité-situationniste.  L’UDECA veut mobiliser la Nation tout entière à prendre son destin en main. Nous voulons inverser tout simplement l’ordre des choses. La conquête du pouvoir doit désormais se faire avec les Centrafricaines et les Centrafricains. C’est au peuple centrafricain que nous nous adressons : le peuple centrafricain doit reprendre son pouvoir.

 

GLV – Le peuple centrafricain a trop souffert de la haute trahison et de la médiocrité notoire de l’ancienne classe politique. Si vous êtes candidat à la future présidentielle et que vous avez la chance d’aller au deuxième tour. Êtes-vous prêt pour l’alliance avec les jeunes partis politiques qui poussent à quelques mois des élections comme des champignons ?

 

F.Z -  Je vous en prie, ne parlons pas des élections dans ce pays meurtri. Dans ce pays ou la Séléka et les Anti-Balaka ont tout détruit, détruit ce qui pourrait être un embryon de l’État. L’UDECA se demande comment organiser des élections libres dans un tel contexte ou l’Administration ne fonctionne plus ou les services des états civils n’existent plus, par ce que détruits par la Séléka et les Anti-Balaka. Vous devriez vous en rendre compte avant de poser la question des élections, bref. L’objectif de l’UDECA est de remettre en marche les rouages du fonctionnement de l’État sur toute l’étendue du territoire, faire renaître la République avant de penser aux élections. L’UDECA ne cherche pas le pouvoir pour le pouvoir. L’UDECA cherche à instaurer un nouveau paysage socio-politique en Centrafrique, une politique de proximité, une politique proche des Centrafricaines et des Centrafricains, une politique qui désormais partira des villages. L’UDECA souhaite créer avec les Centrafricaines et Centrafricains  un espace démocratique moderne par la mise en place des collectivités locales pour la défense des libertés individuelles et la réconciliation du peuple centrafricain avec le politique.

 

GLV – Monsieur le Président, si on fait une comparaison des actions menées par l’ONU à Kosovo quand elle avait déployé 50 000 hommes alors que plus petit en superficie que la RCA qui fait 623 000 km². L’effectif des éléments de l’ONU avoisine seulement 12 000 hommes en Centrafrique. Qu’en dites-vous ? N’y a-t-il pas injustice ?

 

F.Z – Non, il n'y a pas injustice. C'est une question de lecture des différentes résolutions des Nations Unis. Le Kosovo a bénéficié du droit d’ingérence. La communauté internationale ne souhaitant pas la répétition de l’histoire je veux dire le déclenchement de la première guerre mondiale survenue après l’attentat de Sarajevo bien que les causes de cette guerre étaient plus profondes liées plutôt à une crise économique, elle a opté pour le droit d’ingérence pour stopper cette crise, ce qui a nécessité de gros moyens pour le Kosovo. En République Centrafricaine, les forces onusiennes viennent en appui pour accompagner les Autorités légales de la Transition à créer les conditions d’une normalisation. A partir de là, c'est aux Autorités de Transition de prouver qu’elles sont capables de faire le maximum pour faciliter la tâche aux forces onusiennes, et non pas le contraire. Cette situation est à mon avis, une chance extraordinaire que les Autorités de cette Transition doivent saisir pour prouver leur bonne volonté d’aller vers la PAIX.

 

 GLV – Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont dotés de brouettes, pelles et autres outils des travaux de génie civil à la place des armes qu’il leur faut pour la reconstruction de notre armée ? Ce n’est pas de l’humiliation ? Comment voyez-vous cette nouvelle formule ?

 

F.Z – C’est une très bonne initiative pour encourager la paix et montrer à ceux qui ont des armes que la bonne solution c’est de reconstruire le pays avec ce que nous avons comme moyen. La Séléka et les Anti-Balaka devraient en faire autant pour reconstruire ce qu’ils ont détruit comme les centres administratifs, écoles, dispensaires, hôpitaux, etc., et là aussi, faire montre de leur bonne volonté d’aller vers la Paix. Nous n’avons pas besoin des armes, ce que la République a besoin c’est la Paix. C’est davantage de moyens pour la reconstruction nationale.

 

GLV – C’est étonnant pour un pays comme le nôtre voisin au République Démocratique du Congo (RDC), la Présidente n’a pas fait allusion à la fièvre hémorragique Ebola qui continue de décimer les populations en Afrique de l’Ouest et au Congo démocratique. Catherine Samba-Panza a ignoré cette préoccupation de l’heure qui est mondiale. Elle n’est pas à jour avec l’actualité ou bien la République Centrafrique a déjà trouvé sa propre solution à elle pour la lutte contre Ebola ?

 

F.Z - Je vous le dis le plus simplement possible : Mme Catherine Samba-Panza n’aime pas la République. Elle n’aime pas les Centrafricaines et les Centrafricains qui souffrent, qui pleurent, qui n’arrêtent pas de compter leurs morts. Une mère qui n’aime pas ses propres enfants les jette dans une fosse septique. EBOLA va lui faciliter le travail, voilà pourquoi elle ne s’en préoccupera jamais.

 

GLV – la Présidente de la Transition a aussi ignoré le rôle qu’ont joué les hautes personnalités des confessions religieuses, tels que le Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’Imam Oumar Kobine Layama et le Pasteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, pour ne pas dire qu’elle a trop personnalisé son séjour onusien en l’écoutant prononcer son discours ?

 

F.Z – Elle a évoqué les efforts des confessions religieuses, mais pas avec assez de force, mais plutôt avec mépris, c’est comme si elle était obligée de le faire c’est ce qu’on peut dire. Il suffit de lire toutes les interventions faites par Mme Catherine Samba-Panza et de se rendre compte, à quel point elle n’aime pas la République, à quel point elle méprise ce pays qui lui a tout donné, à quel point elle tourne le dos au peuple Centrafricain.

 

GLV – En votre qualité de Président d’un parti politique, êtes-vous satisfait des textes du nouveau Code électoral adopté à Bangui, le 13 novembre 2013 ?

 

F.Z – La question n’est pas d’être satisfait ou non. Si c’était le cas, la République Centrafricaine ne serait pas dans cette situation. Il faut tout revoir dans ce pays. Je dis bien tout refaire. Il nous faudra repenser une autre manière de notre vivre ensemble avec les Centrafricaines et les Centrafricains. La question  du code électoral ne constitue nullement la priorité des priorités. Elle se fera que lorsque la situation en Centrafrique redeviendra normale. L'urgence reste l'objectif fondamental de l'UDECA à savoir la réussite de la Transition avec comme corollaire la restauration de l’État sur l'ensemble du territoire national.

 

GLV – Monsieur le Président, je vous remercie !

F.Z – L’UDECA vous remercie.

 

Fait à Douala (Cameroun) le 05 octobre 2014

 

Propos recueilli par Pierre INZA, Directeur de publication du Journal Globe le Visionnaire.

 

Seconde Grande Interview de Faustin ZAMETO MANDOKO, Président de l’UDECA
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 13:28

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo)- 2014-10-05 12:19:54 - Le nouveau représentant de l’Union Africaine(U.A) pour la paix en Centrafrique et en Afrique Centrale, Jean Marie Michel Mokoko, s’est dit préoccupé par l’application de l’accord de cessation des hostilités signé récemment par les protagonistes de la crise sécuritaire dans ce pays depuis mars 2013.


Le général Jean Marie Michel Mokoko, ex-commandant de la MISCA (Mission internationale Africaine de sécurité en Centrafrique), était venu à Brazzaville pour échanger avec le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso, sur les avancées sécuritaires en RCA.


«Le 15 septembre on a passé le témoin à l'opération des Nations Unies. La situation était devenue suffisamment calme et la vie a repris son cours normal. Notre dispositif était un peu différent de celui des Nations Unies parce que nous n'avions pas les moyens qu'elles ont. Mais nous avions comblé ce déficit par une stratégie qui nous permettait, dans Bangui par exemple, de faire que les arrondissements soient pris en charge par les unités que nous avions mis en place», a expliqué le général Mokoko, cité par la Présidence congolaise.


Selon lui, ce qui est important dans la situation actuelle en RCA, c'est la suite de ce qui s'est passé à Brazzaville, c'est-à-dire l'application de l'accord de cessation des hostilités, signé entre les différents protagonistes de la crise.


 

http://www.apanews.net/article_read-806202-l---ua-precupepar-l---application-de-l--accord-de-cessation-des-hostiliteen-centrafrique.html#sthash.bR8yxFMJ.dpuf

L'U.A préoccupée par l'application de l'accord de cessation des hostilités en Centrafrique
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 11:41

 

 

 

 

 

Par Sandra Martin-White (LNC) - 5 Octobre 2014


Le Droit des Finances Publiques, en Centrafrique comme pratiquement dans la majorité des pays sur cette planète, distingue très clairement, qui manie les deniers publics de qui les perçoit. 

 

Le principe de séparation entre l'ordonnateur et le comptable est un principe fondamental en Finances publiques.

 

L'agent public, ou autorité publique ordonne les dépense au Trésor, mais ne peut en aucune façon être celui ou celle qui manie les fonds. 


Ce règlement est le fondement même de la comptabilité publique. 


GARANTIE 

Les deniers et les biens publics appartiennent à la collectivité et non à un ou des individus pour des usages privés à discrétion.

 Des lors les entrées et les sorties de fonds publics doivent obligatoirement à chaque parcours du criterium de ces fonds, d'être validées par des procès verbaux édictés ou/et rédigés par un haut fonctionnaire du ministère des finances, ou tout au moins, par un fonctionnaire issu d'un organisme public (État ou collectivité territoriale ou établissement public), ce qui permet une vérification des dépenses avant qu'elles ne soient réalisées. 


DERIVES 

Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, un comptable public, un dépositaire public ou l'un de ses subordonnés, de ne pas déclarer au Trésor tout ou partie d'une rentrée de fonds (fiscale, prêts, Dons etc), ou de ne pas fournir de pièces comptables justificatives ou titres en tenant lieu, CELA SE DENOMME DETOURNEMENT DE FONDS PUBLICS, avec corollaires ABUS SOCIAUX si usage ultérieur constaté. 


LE CAS SAMBA-PANZA AU REGARD DU DROIT DES FINANCES 


Madame Samba-Panza ne semble nullement avoir pris la mesure de la gravité des choses avec ses discours à l’emporte pièce, et certainement pas par ignorance comme son prédécesseur François Bozizé, complètement ignorant des principes élémentaires des Droits. Elle n'a pas cette excuse, elle qui fut longtemps dans les Assurances, donc étant potentiellement juriste et habituée de l'importance de textes légaux, surtout lorsque cela concerne le sacro-saint domaine des biens publics. 

Elle aimerait que sa simple parole fasse foi, telle celle d'une prêcheuse, et office de validation juridique.

 

 Et oser déclarer : "j'ai pour principe de laisser les choses mourir de leur propre poison", c'est non seulement de l'enfumage, mais une imprudence égotique, en tentant par le fait de se placer au-dessus des lois, drapée dans sa dignité. 


De tels propos pourraient faire boomerang et lui revenir au coin de la figure. 


"Nous avons réglé le problème" déclarait-elle, invitant même les Institutions internationales à venir faire des audits. 

 

Mais si cela se fait, elle va droit au-devant de grandes surprises et d'une certaine agitation.
Car qui dit Audi, dit évaluation d'une situation avec des éléments concrets. 

Car suivons le Droit dans ce cas du Don Angolais. 

 

Réception de 10 millions de $, en liquide en deux fois. 

 

Il y'avait obligation dès Luanda, d'établir un procès-verbal de réception des fonds, à transmettre dans les plus brefs délais au ministère des finances, afin de marquer le caractère propriété de l'Etat de cet argent. 

 

Cela ne fut pas fait. Première infraction à la loi. 


Mr Mahamat Kamoun ni comme Mlle Christelle Sappot, étant des politiques et non des fonctionnaires du ministère des finances, n'ont ni autorité, ni pouvoir légal pour non seulement détenir des fonds publics, mais de surcroît les utiliser. 


Deuxième infraction à la loi. 


LE PLUS GRAVE ET CAS HAUTEMENT DELICTUEL 


Soustraire 2.5 millions de $ du regard du Ministère des Finances, quelque soient les explications et autres justifications fumeuses à propos, cela reste DU DETOURNEMENT DE FONDS DE L'ETAT. 


A supposer que l'on joue aux naifs, en accordant un semblant de crédit au 'papier' de Joseph Mabingui, le directeur de cabinet de Catherine Samba-Panza, au pire, cela justifierait des DEPENSES, mais par quelles RECETTES de l'Etat ont-elles été financées, étant donné que le TRESOR Centrafricain en ignore l'existence ? 


Ainsi, bascule-t-on dans l'ABUS DE BIENS SOCIAUX. 

 

Le principe de la trésorerie en Comptabilité, qu'elle soit privée (d'entreprise) ou publique (celle de l'Etat), obéit toujours au principe de l'équilibre entre les RECETTES et les DEPENSES. 


C'est ce que réclamerait n'importe quel Audit financier. 

Dès lors, le document de Mr Joseph Mabingui est un FAUX GROSSIER, n'étant pas attaché des nécessaires pièces comptables justifiant les dits dépenses, aux fins de contrôle. 

Aucune loi de finance centrafricaine n'a autorisé l'instauration de "fonds occultes". C'eut pu être une excuse. 

La Loi étant têtue, et ne se fondant que sur des faits et des documents, et non sur des professions de foi, la présidente intérimaire de la Centrafrique s'est bien mise dans l'ILLEGALITE. 


Et ses mouvements de menton n'y changeront rien. 


Ses manipulations de l'argent public qu'elle reconnaît, ne sont inscrites nulle part dans les cahiers des comptes publics de la Centrafrique. 

A partir de là, les fausses justifications sur l'utilisation de cet argent pour ceci ou cela, n'ont aucune valeur ni aucune espèce d'importance. 


Ce qui compte en Droit des Finances, c'est le point de départ : l'enregistrement de cette rentrée de fonds en RECETTES dans les livres de la comptabilité publique. 


Ce ne fut DELIBEREMENT pas fait.

 
La logorrhée présidentielle ne démontre rien, il faut des PREUVES. 

In fine, un pays, même au plus haut niveau de sa direction, sans foi ni loi, avec une Présidente fictive d'un Etat fictif, circonscrit à 3km² dans Bangui ! 


© Octobre 2014 LA NOUVELLE CENTRAFRIQUE

Centrafrique : Lu pour vous : Don angolais, le point de Droit qui vitrifie Samba-Panza
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:53

 

 

 

 

Par RFI  05-10-2014 à 08:17

 

 

L'ancien président centrafricain Michel Djotodia a donné une interview au quotidien régional français l'Est Républicain. Paru ce samedi 4 octobre, l'entretien est titré « J'ai le droit de revenir au pouvoir ». Michel Djotodia s'est exprimé par téléphone depuis le Bénin où il vit en exil depuis neuf mois, pour la première fois depuis son départ de Centrafrique.

 

Dans cet entretien, il semble clair que Michel Djotodia cherche à s'adresser à des interlocuteurs français plutôt qu'à ses compatriotes. Sébastien Michaux, journaliste à l'Est Républicain, a obtenu cette interview après des mois de demandes et via un intermédiaire parisien.

 

Michel Djotodia insiste pour réitérer qu'il juge légitime son éventuel retour en politique en Centrafrique, après sa réélection en juillet dernier à la tête du mouvement Seleka, terme qu'il récuse d'ailleurs désormais. « Il ne faut plus parler de Seleka, affirme-t-il, dans la mesure où cette alliance composée de plusieurs tendances politico-militaires n'est plus (...). On parle désormais de Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique ».

 

Abandonné par la France

 

Il affirme surtout avoir été chassé du pouvoir « injustement » et demande même « réparation » car il a été « le seul à respecter tous les engagements politiques lors de la transition ». Il estime avoir été abandonné par la France notamment. Or, il pense qu'après son départ, seul « le chaos s'est installé ».

 

S'il juge la date de février 2015 « techniquement impossible » pour les prochaines élections centrafricaines, il annonce que son « retour se fera » et ce « par des moyens pacifiques, au moment opportun, en accord avec la communauté internationale ».


Son but, écrit-il, reste de « favoriser la paix » et de « rassembler le peuple centrafricain ».

Michel Djotodia et la RCA: «J'ai le droit de revenir au pouvoir»
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:47

 

 

 

 

 

Par RFI 05-10-2014 à 05:35

 

 

En Centrafrique, les musulmans ont célébré la Tabaski, également appelée Aïd el-Kebir, dans un contexte rassurant de réconciliation. Malgré les difficultés persistantes pour les déplacés du quartier du PK5, autour de la mosquée centrale de Bangui, les quelque 8 000 musulmans y résidant ont pu se rendre dans leur lieu de culte et partager un repas en famille. Ils ont également reçu la visite surprise de la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Le premier Ministre s'est quant à lui rendu dans le 7e arrondissement aux côtés de l'imam Kobine Layama, ainsi que de membres des anti-balaka. L'heure était aux messages de paix et de réconciliation.

 

Au PK5, cette journée de Tabaski a été marquée dans une ambiance de fête autour de la mosquée centrale. Une atmosphère rare dans ce quartier musulman de la capitale.

 

Pour l'occasion, la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza, est venue saluer ses concitoyens musulmans. Ce geste a été apprécié comme le confirme Mahmoud Issène, le représentant de la jeunesse musulmane du PK5 : « C’est la première fois qu’elle nous a assistés dans une fête très importante. Les musulmans sont très contents, affirme-t-il. Elle est la maman de tous et elle doit aimer tous ses enfants ensemble comme elle l’a fait aujourd’hui. On a prié ce matin et après on est revenu. Certains qui ont des béliers, ils ont égorgé leur bétail et on a partagé le repas ensemble. Et on a même invité certains chrétiens avec nous. »

 

De son côté, le premier Ministre Mahamat Kamoun s'est rendu dans le 7e arrondissement de Bangui, entouré de la ministre de la Réconciliation, de l'imam Oumar Kobine Layama, et de représentants des communautés chrétiennes, tous invités pour l'occasion, dont des membres des groupes anti-balaka.

 

Pour Adrien Poussou, conseiller du Premier ministre, une telle rencontre est aujourd'hui possible parce que la réconciliation est effectivement en marche en Centrafrique : « Nos compatriotes ont compris que la religion n’a rien à voir avec la politique. Nos frères musulmans peuvent vivre avec nous parce qu’ils sont centrafricains. »

 

L'imam a demandé l'aide du gouvernement pour la reconstruction de la mosquée du 7e arrondissement. De leur côté, les anti-balaka ont assuré de leur détermination à consolider le vivre ensemble.

La Centrafrique fête l’Aïd dans un contexte de réconciliation
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:40

 

 

 

« SAUVONS  LE CENTRAFRIQUE »

 

LONDO-PATRIE-PGD-UDPP

 

 

DECLARATION RELATIVE AU SCANDALE « DON ANGOLAIS »

 

C’est avec stupéfaction que le peuple Centrafricain a suivi les révélations gravissimes de l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, sur la gestion peu orthodoxe du don Angolais.

 

Au moment où des centaines de milliers de nos compatriotes sont en proie aux affres de la misère,  où ils dorment à la belle étoile, exposés à la pluie, au paludisme et aux morsures des serpents, ces révélations viennent jeter une lumière crue sur les motivations des autorités de transition, qui sont à des années-lumière des intérêts du peuple Centrafricain.

 

Les tentatives désespérées du Directeur de Cabinet de la Cheffe de l’Etat de Transition, devenu, le temps d’un don, et contre le bon sens le plus élémentaire, ordonnateur des dépenses de l’Etat en lieu et place du Ministre des Finances, et comptable public, ne font que renforcer le soupçon. 

 

En effet, un récapitulatif dans un tableau Excel, même pour une épicerie, ne saurait tenir lieu de justificatifs, quand, dans le même temps, les autorités citées dans cette affaire ont soigneusement évité les circuits autorisés et le trésor public. 

 

Ces révélations venant s’ajouter  à des actes attentatoires à l’esprit et à la lettre de la Charte de  Transition, notamment la nomination d’un Premier Ministre sans le consensus requis, constituent la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Face à cette gestion solitaire et clanique d’un pouvoir dont la préoccupation aurait dû être la recherche permanente de l’adhésion populaire à partir du constat de déficit de légitimité du fait du mode d’élection exceptionnel ;

 

Face aux graves soupçons de prévarication qui pèsent sur certaines autorités de transition ;

 

Face à l’arrogance érigée en mode de gouvernement et tenant lieu de substitut à la compétence et à la bonne gouvernance ;

 

La plateforme politique « Sauvons le Centrafrique » exige :

 

·         L’ouverture sans délai d’une information judiciaire, concomitamment avec la constitution d’une commission parlementaire, qui permettraient de dévoiler l’identité des bénéficiaires des détournements présumés. Le fallacieux prétexte de « fonds politiques » ne saurait tenir lieu de paravent, dans la mesure où l’argent n’a jamais atteint le Trésor public pour être ordonnancé dans les règles de l’art.

 

·         La Convocation d’une concertation entre toutes les forces vives de la nation sur l’avenir de la transition, notamment par rapport au report annoncé des élections générales. Cette concertation pourrait se tenir en une journée.

 

D’ores et déjà, la plateforme politique « Sauvons le Centrafrique » estime qu’il vaut mieux organiser des élections au plutôt que de rester dans un quasi-régime à la légitimité se fracassant chaque jour sur les récifs des « affaires ». 

 

En tout état de cause, il n’y a pas à ce jour un seul périmètre du territoire nation qui soit inaccessible, ce qui justifierait le report sine die des élections générales.

 

Fait à Bangui le 4 Octobre 2014

 

 

LE COORDONNATEUR

 

 

MAITRE HENRI POUZÈRE

DECLARATION DE "SAUVONS LE CENTRAFRIQUE" RELATIVE AU SCANDALE « DON ANGOLAIS »
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 03:54

 

 

 

 

Par RFI  03-10-2014 à 21:18

 

La ville de Bambari en Centrafrique se remet d'une journée de combats qui a fait une dizaine de morts et une quinzaine de blessés le 1er octobre. La tension est toujours palpable dans la troisième ville du pays après la tentative d'attaque par de jeunes musulmans sur un camp de déplacés. Un représentant de la communauté musulmane condamne ces nouvelles violences et lance un appel au calme.

 

« On sent toujours beaucoup de rage et de frustration ici ». C’est ainsi qu’une humanitaire décrit la situation à Bambari suite aux affrontements meurtriers qui ont secoué la ville mercredi. Cette nouvelle flambée de violences serait la conséquence directe d’une attaque commise sur des civils musulmans au petit matin.

 

Selon Moussa Zoubirou, un des représentants de cette communauté à Bambari, trois personnes auraient perdu la vie ce jour-là et une aurait été blessée. « Leurs corps ont été déposés dans l’enceinte de la mosquée centrale et c’est là que la foule s’est rassemblée pour crier son indignation », explique-t-il, décrivant des jeunes alors « très fâchés ». Ce sont ces derniers qui attaqueront en milieu de matinée le camp de déplacés situé sur le site de la Minusca. Ils pensent trouver dans ce camp où se massent plus de 2000 personnes les meurtriers des musulmans, des anti-balaka selon eux.

 

« Nous condamnons cette attaque. Les jeunes qui ont attaqué ce camp sont des brigands », insiste Moussa Zoubirou. Par ailleurs, les locaux de l’association américaine Mercy Corps ont été entièrement saccagés et un des membres de leur personnel blessé. Les forces militaires françaises et celles de la Minusca s’interposeront à plusieurs reprises face à différents groupes armés.  

 

RCA: appel au calme après les nouvelles violences à Bambari
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 03:22

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ 03/2014/ (BRI)

 

 

Assemblée Générale pour la refondation d’un Mouvement et de la désignation de sa Coordination Politique et Militaire.

 

Chers compatriotes, nous, officiers, sous-officiers, militaires de rang de l’ex coalition Séléka, tenons à informer la Communauté nationale et internationale de la tenue d’une Assemblée Générale Constitutive qui se tiendra du 09 au 10 octobre 2014 à Bambari (Ouaka). Cette assemblée a pour objectif de se pencher sur les maux qui avaient gangrené le précédent mouvement d’en tirer les conséquences et de mettre en place une nouvelle coordination Politique et Militaire.

 

 Les organes, une fois constitués, seront les représentants légaux du mouvement.

 

Par contre, toute personne ayant participée à la gestion chaotique de la précédente Coordination politique, est indéfiniment et solidairement responsable de la situation de détresse que nous traversons. Par conséquent, elle ne peut prétendre à la candidature pour un poste donné dans cette nouvelle Direction.

 

 En outre, nous lançons un appel solennel à nos frères d’armes pour qu’ils se désolidarisent de ces opportunistes et de se joindre à nous afin de rebâtir ensemble « la nouvelle Centrafrique, réconciliée avec elle-même, unie et prospère ».

 

 

 Fait à Bambari, le 03 Octobre 2014

 

 Le Bureau Provisoire

 

Capitaine AHMAT NAJAT IBRAHIM

 

 

 

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Ex-Séléka : Encore une AG de refondation d'un nouveau mouvement
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