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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:30

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-14 12:37:20 Plus de deux-cents enfants, pensionnaires du Centre des enfants malnutris, ont reçu des jouets offerts par Sylvain Patassé, ancien candidat à l’élection présidentielle de la transition de 2014 et par ailleurs fils du défunt président, Ange Félix Patassé.


‘'La Noël est une grande fête des enfants. C'est pour cela que je suis venu aujourd'hui donner des jouets à ces enfants malnutris qui ont aussi droit à s'amuser comme les autres'', a lancé Sylvain Patassé, au cours de la cérémonie de remise des cadeaux tenue au Complexe pédiatrique de Bangui, en présence du staff dirigeant de l'Hôpital.


Placé sous le signe de ‘'Centrafrique nouvel élan'', ce don selon les initiateurs a pour objectif d'attirer l'attention du gouvernement et des partenaires non seulement sur les souffrances de ces enfants malnutris, vivant dans des conditions déplorables mais également sur l'état de dénuement quasi-total de leurs parents.


Le don de jouets vient après celui de lait thérapeutique offert au mois de février 2014 aux enfants malnutris.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812119#sthash.hoOKyhLZ.dpuf

RCA : un ancien candidat à la présidentielle offre des cadeaux à 200 enfants malnutris
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Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:27

 

 

http://www.marianne.net  Dimanche 14 Décembre 2014 à 16:00

 

Une exposition présentée au Grand Théâtre d'Angers, depuis le 29 novembre, rend hommage au travail de Camille Lepage, photoreporter tuée en République centrafricaine en mai dernier.


Le 12 mai dernier, Camille Lepage, jeune photoreporter de 26 ans, était tuée d'une balle dans la tête en République centrafricaine, alors qu'elle s'apprêtait à réaliser des clichés sur le travail des enfants dans les exploitations diamantifères à la frontière du Cameroun. La ville d'Angers - d'où la jeune fille était originaire -, en partenariat avec l'agence Hans Lucas et l'association Tisseurs d'images, présente à partir du 29 novembre une exposition d'envergure consacrée à ses principales œuvres, réalisées durant les conflits armés de Centrafrique et du Sud-Soudan.

 

Après s'être immergée en 2011 dans l'ambiance électrique des manifestations de la place Tahrir au Caire, Camille Lepage avait été l'une des très rares reporters à s'intéresser au conflit du Sud-Soudan, se rendant notamment auprès des populations bombardées des monts Nouba. Soutenue par l'agence Hans Lucas, elle y développera une conception exigeante de l'art photographique, privilégiant des immersions longues et éprouvantes dans des régions oubliées par les médias occidentaux. En septembre 2013, elle s'installe en République centrafricaine alors qu'une nouvelle guerre civile embrase le pays. C'est dans la région de Bouar, tandis qu'elle est escortée par des miliciens anti-balaka, qu'elle trouvera la mort, dans des circonstances qui n'ont toujours pas été clairement établies. La rétrospective présentée au Grand Théâtre d'Angers permet de prendre la mesure d'une œuvre qui va bien au-delà du simple reportage photographique, ses clichés - pourtant pris dans des conditions très inconfortables - offrant des compositions et des cadres d'une beauté saisissante et quasi picturale.


L'exposition est aussi l'occasion de découvrir des œuvres inédites, ainsi cette étonnante série réalisée à l'occasion d'un défilé de mode à Djouba, capitale du Sud-Soudan. Parallèlement à cet événement, un livre hommage, République centrafricaine : on est ensemble, a été publié, présentant les plus beaux clichés d'une jeune artiste disparue trop tôt, mais dont le courage exemplaire nous aura gratifiés de pépites lumineuses arrachées aux enfers oubliés de notre monde.

Exposition du 29 novembre au 28 décembre, Grand Théâtre d'Angers.

Lu pour vous : Hommage à Camille Lepage
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Centrafrique-Presse.com
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 13:13

 

 

 

Bangui, 14 déc (CAP) – On apprend de source officielle l’extradition hier samedi vers la Belgique du mercenaire belgo-congolais François Toussaint qui oeuvrait aux côtés et pour le compte du chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo, aussi paradoxal que cela puisse être, actuellement ministre de la jeunesse et des sports et non moins commandant du mouvement politico-militaire Révolution-Justice.

 

François Toussaint qui est condamné par contumace en Belgique pour « assassinat », avait été arrêté en juillet dernier dans la région de Bouar et détenu à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui. Il a aussi  pris une part active à la dernière mutinerie des détenus de la prison du mois de novembre, essentiellement due aux anti-balakas pour la plupart et au cours de laquelle plusieurs kalachnikovs (plus d’une dizaine et des grenades) entreposés dans le bureau du régisseur de la prison, ont été récupérés par les insurgés.

 

Rien ne peut justifier la présence dans le gouvernement centrafricain actuel, fût-il de transition, d’un chef rebelle qui a eu officiellement et publiquement recours aux services d’un mercenaire étranger, assassin de surcroît dans son propre pays. Au-delà du fait qu’une telle situation soit politiquement inadmissible, elle est aussi surtout moralement intolérable.

 

On peut aussi étendre ces considérations éthiques à la création de partis politiques dont l’annonce est faite quasiment chaque semaine par certains leaders Séléka et anti-balakas aux mains manifestement souillées de sang, dans le seul but de tenter d’échapper à la justice et pour essayer de prendre part aux élections qui se profilent à l’horizon.  

 

François Toussaint, le mercenaire belge condamné à perpète en Belgique est en prison à... Bangui!

 

http://www.sudinfo.be  Mercredi 26 Novembre 2014 à

 

Le 23 janvier dernier, François Toussaint écopait de la peine de perpétuité pour le meurtre de Manuel Maroquin. Io avait avoué l’avoir tué de deux coups de fusil. Dans la tête. Ce mercenaire n’était pas là pour entendre son jugement. Enfui en Afrique depuis 6 ans, il est aujourd’hui en... prison à Bangui, en République Centrafricaine. Il devrait être extradé en Belgique.

 

François Toussaint (49 ans) a été champion du monde de kung-fu (en Chine) et il a enseigné l’art du tir à de nombreux policiers dans le monde. Il a même suivi une formation au... FBI. Parmi ses professions, il cite encore celle d’instructeur en organisation, planning et stratégies militaire et commerciale. Il a aussi été garde du corps, il prétend avoir été celui de Patrick Bruel.

 

Le 23 janvier, cet homme qui est aussi mercenaire à ses temps perdus faisait défaut lors du procès en cour d’assises de Liège. On y jugeait l’assassinat de Manuel Maroquin en mars 2005. En conflit avec un autre homme, ce dernier avait été tué de deux balles en quittant son domicile de Xhendremael. Toussaint - qui était employé par cet autre homme pour « assurer sa protection » - avait avoué avoir été l’auteur des coups de feu. Il avait été aidé par des complices.

 

Pour ces faits, Toussaint a écopé de la perpétuité... mais il n’était pas là pour entendre la sentence. Sentant que le vent tournait et profitant d’une sortie de prison, l’homme avait pris la poudre d’escampette en 2006.

 

Il est aujourd’hui détenu à la prison de Ngaragba à Bangui qui, lundi, essuyait une mutinerie ! Il devrait être extradé vers la Belgique. Mais rien n’est moins sûr !

 

 

 

CENTRAFRIQUE : UN MERCENAIRE BELGE, CHEF DES MUTINS A LA PRISON DE NGARAGBA.

 

Pendant la mutinerie à la prison de Ngaragba, un homme blanc tres dangereux était à la manœuvre.Il s’agit de François Toussaint (aussi connu sous les noms de David Ngoy et de Kalonda Omanyama), né à Lodja, dans la province du Kasaï-Oriental (centre de la RD Congo) en 1965, est un parfait inconnu de la barbouzerie.

 

Entre novembre 2013 et février 2014, cet homme était conseiller militaire de Révolution et Justice, un éphémère mouvement armé fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo aujourd’hui ministre de la République.

 

Né au Congo, François Toussaint est un mercenaire belge qui a fini par refaire surface à Bangui. Un parcours improbable qui lui a valu d’être épinglé par l’ONU.


Condamné le 23 janvier à la prison à perpétuité́ pour homicide par la justice belge, François Toussaint, qui se targue d’avoir été cham- pion du monde de kung-fu et l’ex-garde du corps du chanteur français Patrick Bruel, a été arrété par la force africaine Misca, le 7 juillet, à Bouar.Il croupissait à la prison de Ngaragba en attente de son extradition vers la Belgique, où il doit purger sa peine.

 

Parmi les mutins de la prison de Ngaragba ce mercenaire belge François Toussaint, alias « General Ngoy » a joué un rôle stratégique dans la résistance et les plans d’évasion.


L’histoire de ce mercenaire est atypique. Depuis les faits qui lui sont reprochés dans son pays, Toussaint prend la poudre d’escampette. Il séjourne dans plusieurs pays d’Afrique (Gabon, Burundi et RD Congo). À chaque fois, il s’y rend en tant que travailleur humanitaire. Une couverture. Au Congo, il dit travailler avec une association de lutte contre les viols dans l’Est, mais Kinshasa l’accuse d’avoir entraîné des Maï-Maï dans le Sud-Kivu. Toussaint est arrêté en janvier 2009 avant d’être libéré grâce à la mobilisation d’organisations de défense des droits de l’homme…


Il disparaît ensuite des radars. Dans une vidéo de propagande de Révolution et Justice publiée en décembre 2013, on découvre un homme légèrement bedonnant tout de noir vêtu, talkie-walkie à la main. Toussaint y écoute religieusement le discours prononcé par Armel Sayo devant plusieurs centaines de recrues.


Sa première rencontre avec le militaire centrafricain a lieu au Gabon, en marge de la signature de l’accord de Libreville. Nous sommes en janvier 2013, les rebelles de la Séléka viennent de forcer François Bozizé à s’asseoir à la table des négociations après une offensive éclaire. Ils prendront le pouvoir deux mois plus tard.


Toussaint rejoint alors Sayo au Cameroun avant de pénétrer en territoire centrafricain en novembre de la même année et de mettre en place un camp d’entraînement dans la région de Paoua (Nord-Ouest). Les deux hommes partagent la même conviction : la Centrafrique est désormais sous la coupe de jihadistes. S’ils n’interviennent pas, le pays sera bientôt menacé par Boko Haram. Leurs ennemis : les Peuls et la Séléka.

 

Le discours fait mouche, Révolution et Justice parvenant à recruter plus d’un millier d’hommes, principalement des jeunes du coin. Sous la houlette du charismatique Sayo, autant gourou que chef de guerre, et grâce à la tactique militaire de Toussaint, le groupe prend possession de quelques localités du Nord-Ouest. Mais cela ne suffit pas. Sans source de revenu ni moyen de financement, le groupe se divise et bat en retraite en janvier 2014. La collaboration entre les deux hommes s’arrêtera un peu plus tard, après un énième désaccord. Entre-temps, 

 

L’homme est depuis détenu dans la très perméable prison de Ngaragba, à Bangui, et devrait bientôt être extradé vers la Belgique. Signataire de l’accord de Brazzaville, Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 22 août.


Les mauvaises langues rapportent que cette mutinerie a été un scenario monté par le Ministre Armel Sayo pour aider son célèbre ami à s’évader. Selon nos informations, des complices dépêchés à Zongo (localité de Rdc en face de la prison) l’attendaient déjà depuis des jours afin de le conduire vers une planque sure.

 

Pourquoi les autorités ont-elles caché l’existence de Toussaint dans cette prison ? Pourquoi ne pas remettre ce dangereux personnage à la justice belge ? Qui a intérêt à ce que Toussaint ne soit pas extradé ? L’enquête ouverte par le parquet pourra t-elle aboutir un jour?


QUI VIVRA ENCORE VERRA


Bangui, le 03 Décembre 2014


Par Joseph LARABO

 

 

(Armel Sayo et François Toussaint, ici en noir sur la seconde photo, passant en revue les éléments de la rébellion Révolution-Justice dans le maquis vers Paoua)

RCA : Le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé de Bangui
RCA : Le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:56

 

 

 

 

Les jours sont comptés. En juin 2015, les troupes de l'opération Sangaris devraient se retirer de la Centrafrique. Pourtant, le pays est, aujourd'hui encore, dans une situation catastrophique. Est-ce une bonne stratégie ? L'organisation rapide des élections est-elle souhaitable ? L'analyse de Gregor Mathias, spécialiste des questions de sécurité en Afrique.

 

Si l’intervention française Serval au Mali a été déclenchée au bon moment, l’opération Sangaris est arrivée trop tardivement. François Hollande répugnait à agir pour briser l’offensive des rebelles musulmans de la Séléka en Centrafrique, car il voulait  rompre avec l’interventionnisme de ses prédécesseurs. Il a tenté, en vain, de faire réagir la communauté internationale pour mettre fin aux exactions de la Séléka contre la population chrétienne.

 

Le 5 décembre 2013, lorsque l’armée française arrive à Bangui, elle tente de mettre fin aux massacres ethnico-religieux qui ravagent le pays.

 

Les musulmans, des boucs-émissaires

 

En annonçant la date de son arrivée dans la capitale, la France espérait que la présence de ses barracudas – nom donné à l’armée française par les Centrafricains – calmerait les parties en présence. Or, bien loin de faire tomber les tensions, les milices chrétiennes anti-balakas en profitèrent pour mener une offensive contre les unités de la Séléka relançant la guerre civile.

 

Les musulmans devinrent rapidement les boucs-émissaires des chrétiens après 8 mois d’exactions de la Séléka.

 

L’opération Sangaris, prévue initialement pour 6 mois, dépassera probablement les 18 mois. En annonçant la diminution des effectifs militaires et un retrait pour l’été 2015, la France donne un mauvais signe au pays. En effet, les groupes rebelles de la Séléka, éclatés en trois groupes à l’Est ne sont toujours pas désarmés et les anti-balakas et coupeurs de route sont toujours actifs à l’ouest du pays, ceux-ci peuvent profiter de ce retrait pour reprendre l’initiative.

 

En allégeant son dispositif trop tôt, même en y conservant une force de réaction rapide d’appui aux forces de l’ONU de la MINUSCA, la France risque de se condamner à intervenir à nouveau dans le pays dans quelques années.

 

L’organisation des élections par un État fantôme

 

Quelle urgence y a-t-il à organiser des élections en juin, au milieu de la saison des pluies, quand on compte 423.000 réfugiés dans les pays de la région, 420.000 déplacés et que 2,5 millions d’habitants ont besoin d’une assistance humanitaire, selon le HCR, sur un total de 4,6 millions d’habitants.

 

Comment mettre en place des listes électorales quand l’état-civil des mairies a été détruit ?

Comment organiser sereinement une campagne électorale, alors que l’ouest du pays connaît les coupeurs de route, tandis que l’est du pays est en sécession de fait ? Pourquoi la MINUSCA ne réussit-t-elle pas à désarmer les forces de la Séléka, alors que son mandat l’autorise et que, début décembre, deux préfets nommés dans le nord du pays ont été attaqués par des membres de la Séléka. En l’absence de sécurité, les élections ne seront qu’une mascarade qui contribuera à affaiblir les nouvelles autorités politiques du pays.

 

Enfin, pourquoi les gisements de diamant, moyen de financement des groupes armés, échappent-t-ils toujours au contrôle de l’État, alors que ce dernier manque cruellement de moyens financiers ?

 

Sans sécurisation des routes, sans contrôle de l’exploitation du diamant, sans désarmement des groupes armés, sans une aide humanitaire massive et un retour des réfugiés et des déplacés dans leur foyer, l’organisation des élections ne sera qu’un leurre dans cet État fantôme.

 

La priorité : réformer l’Etat centrafricain

 

La Centrafrique, comme le Mali, ont avant tout un problème d’organisation de l’État : le pouvoir présidentiel a toujours été clanique et trop centralisé.

 

L’argent et l’autorité de l’État ont toujours eu des difficultés à atteindre, voire à dépasser, le douzième kilomètre de la capitale. Il est nécessaire, avant toute élection, de procéder à une réelle décentralisation pour faire émerger de nouvelles élites provinciales et redonner confiance à la population en ses institutions.

 

Confronté à l’urgence de la situation, le père Aurelio Gazzera, missionnaire italien à Bozoum, déclarait au Haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU à Genève qu’en Centrafrique :

 

"Il faut faire vite, il faut faire mieux, il faut faire plus !".

 

Mais c’était en juin 2014, il y a plus de 6 mois…

 

 

Lu pour vous : La fin de l'opération Sangaris programmée pour juin 2015 : une erreur stratégique
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Centrafrique-Presse.com
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:54

 

 

 

http://www.adiac-congo.com   Samedi 13 Décembre 2014 - 16:15

 

Pour l’envoi d’un conteneur et la tenue d’un Arbre de Noël à Bangui en faveur des enfants, une levée de fonds a été initiée par le fonds de dotation « Actions Pour la Centrafrique (APCA), sous le haut patronage de Marie-Vincente Latécoère, belle-fille de Pierre-Georges Latécoère »

 

L’approche de la fin d’année est le temps fort de la solidarité par excellence. C’est le 11 décembre, dans  les prestigieux Salons Latécoère à Paris, que les membres de l’APCA ont pris le pari de récolter des fonds pour égayer la jeunesse centrafricaine. « À l’image de Georges Latécoère, nous partons de l’utopie à la réalité… » , a indiqué, en prélude de la soirée, Evy Dally, directrice du projet. Et d’ajouter: « Nous voulons ici, tous ensemble, remplir nos hôtes de dons susceptibles de redonner le sourire aux enfants ».

 

Selon l’APCA, l’objectif est de faire oublier l’année 2014, marquée par une crise socio-politique et interconfessionnelle sans précédent en Centrafrique. Ces troubles ont entraîné de lourdes conséquences humanitaires, notamment au sein des populations les plus fragilisées. À ce jour, le pays compte 12 % de sa population, soit un total de 2,5 millions de personnes déplacées vivant dans des conditions précaires, dont près de 28 000 enfants touchés par la malnutrition aiguë. Cette population a besoin d’une assistance humanitaire.

 

S’indignant face à l’urgence et la précarité des populations centrafricaines, victimes collatérales de la crise, l’APCA a placé les enfants au cœur de son engagement. «Pour nous, le meilleur moyen d’agir, explique Guy-Maurice Limbo, président du fonds de dotation, c’est de toucher la jeunesse ». À la recherche d’une jonction entre la France et la Centrafrique, le président de la plate-forme fédérative des associations de la diaspora centrafricaine a cité Jean Mermoz en ces termes : « Vous êtes responsables de notre pays, ne l’oubliez jamais. Il faudra toujours tendre moralement, intellectuellement, physiologiquement vers un but : servir votre pays, la collectivité de vos semblables et le progrès humain ».

 

Dans les murs de la Fondation Latécoère, la soirée solidaire a vu défiler des personnalités dont Hilde Haneuse Heye, fondatrice de « Femmes Leaders Monaco », mais aussi de Jean Lamy, ambassadeur en charge de la Centrafrique au quai D’orsay et la participation de plusieurs artistes comme le Congolais Gilbert Massala.

 

Une soirée conviviale et festive, ponctuée de témoignages et d’incitations au partage. Pourvu que l’essentiel soit obtenu : récolter l’argent pour illuminer les visages de la jeunesse centrafricaine.

 

L’APCA est un fonds de dotation régi par la loi n°2008-776 du 04 août 2008 sur la modernisation de l’économie, dont le siège est en France. Il a pour mission de travailler sur les problématiques humanitaires et les projets de développement inclusifs en Centrafrique.

 

La Fondation Latécoère a été créée en hommage à Pierre-Georges Latécoère, fondateur de l’Aérospatiale et pionnier de l’aéronautique française de l’entre-deux guerres. Elle a pour objectif de préserver l’esprit de la ligne Latécoère et de l’Aérospatiale.

 

Marie Alfred Ngoma

Lu pour vous : Dîner de gala à Paris : « Centrafrique, un Noël pour un sourire dans leurs Yeux… »
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:50

 

 

Bangui, 14 décembre (CAP) -  La cérémonie de rentrée politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) parti de Me Nicolas Tiangaye commencé le samedi matin à l'hôtel Ledger Plaza de Bangui s’est bien déroulée en présence de nombreux invités de marque dont les représentants de la Présidence de la République, du Conseil National de Transition, de Primature, du Président du Haut Conseil de la Communication de la Transition, des Ambassadeurs et représentants des organisations internationales.

 

Alors que le cocktail qui fut ensuite servi à l’honneur des différents invités à la résidence de Me Tiangaye s’est également bien déroulé, en revanche le rafraîchissement offert aux militants de la CRPS au siège de ce parti au quartier Fouh de Bangui dans le 4ème arrondissement a été perturbé par des tirs intempestifs de quelques quatre anti-balakas dont deux formellement ont été identifiés comme étant les soldats Faca de première classe Romaric Bangué et un autre de deuxième classe, Thierry Sana.

 

Présent lui-même sur les lieux, l’ancien Premier Ministre Tiangaye a dû quitter précipitamment les lieux ainsi que la plupart des militants de son parti pour d’évidentes raisons de sécurité. Les anti-balakas en question ont rejoint les derniers militants de la CRPS restés sur les lieux pour faire du rangement qu’ils ont agressé tout en déchirant les t-shirts de la CRPS et aussi en emportant le reste des boissons et des petits fours.

 

Interrogée par la rédaction de Centrafrique-Presse, la direction de la CRPS entend nullement en rester là et compte saisir le ministère de la défense car les auteurs des incidents sont bien identifiés et engager contre eux des poursuites judiciaires  car la gravité des faits n’échappe à personne. La détention par certains soldats des Faca par devers eux d’armes à feu et qui continuent d’en faire un usage abusif dans certains quartiers de Bangui transformés en zones de non droit n’est plus supportable et doit impérativement cesser.

 

Au moment où on parle de la tenue d’un dialogue national inter-centrafricain de réconciliation, la survenance de tels incidents n’est pas de nature à rassurer les citoyens ni à contribuer à un climat serein favorable à la tenue de ce forum. On voit aussi mal comment des élections pourraient se tenir librement dans le pays aux mois de juin et juillet prochains comme prévu si un minimum de désarmement de tous ces voyous anti-balakas et Séléka n’a pas lieu.  

Des anti-balakas ouvrent le feu et perturbent la fin de la rentrée politique du parti de Me Tiangaye
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:31

 

 

 

     CONVENTION REPUBLICAINE POUR LE PROGRES SOCIAL

 

(CRPS)

 

 JUSTICE-PAIX-DEVELOPPEMENT

 

 

 

RENTREE POLITIQUE 2014-2015

 

 ALLOCUTION DU PRESIDENT DU DIRECTOIRE POLITIQUE PROVISOIRE

 

 Me NICOLAS TIANGAYE ( 13 décembre 2014 )

 

 

 

            Distingués invités;

 

            Républicaines et républicains;

 

            Mesdames et messieurs

 

            Je souhaite la bienvenue à nos illustres invités dont la présence en ces lieux, malgré leurs multiples occupations, rehausse de manière éclatante cette cérémonie. Qu'ils acceptent ici l'hommage de notre sincère reconnaissance pour leur bienveillante sollicitude.

 

            Je salue ceux des militants de provinces qui, malgré l'insécurité régnante encore dans les différentes contrées de notre pays ont fait le déplacement, témoignant ainsi leur indéfectible attachement aux idéaux de notre formation politique. En mon nom et en celui de tous les membres du Directoire Politique Provisoire, qu'ils reçoivent nos félicitations républicaines.

 

            Comment ne pas évoquer le soutien constant et sans faille de nos frères de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) aux côtés desquels nous menons le même combat pour l'avènement d'une société démocratique débarrassée de tout relent de violences inutiles. Cette rentée politique est aussi la leur.

 

            A vous tous chers républicains, j'adresse mes salutations militantes à l'occasion de cette rencontre qui éclairera d'un jour nouveau notre vision sur l'avenir de notre pays actuellement dans la tourmente et qui fait douter plus d'un.

 

            C'est le moment de porter un regard sur le fonctionnement du parti, de faire notre critique et notre autocritique sans complaisance pour baliser le chemin des luttes à venir. Mais c'est aussi   une opportunité pour nous prononcer sur les défis majeurs que notre pays doit relever ici et maintenant pour sa propre survie.

 

            Distingués invités;

 

            Chers républicaines et républicains;

 

             Mesdames et messieurs;

 

            AU PLAN ORGANISATIONNEL

 

            Si notre parti a vu le jour le 24 mai 2008, il avait participé aux élections législatives de 2011 et n'avait pas présenté de candidat à l'élection présidentielle. Ces élections entachées de fraudes massives et sans précédent  dans l'histoire de notre pays avaient été considérées comme "sujettes à caution" par les observateurs internationaux.

 

            Face à l'ampleur des fraudes, la Convention Républicaine pour le Progrès Social, avec l'Alliance pour la Solidarité et le développement (ASD), le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et le Candidat indépendant Ange Félix Patassé, avait formé le Front pour l'Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE 2011).

 

            Le FARE 2011 avait contesté la légitimité des institutions issues desdites élections et avait fixé comme objectif  stratégique leur annulation.

 

            Face à cette crise institutionnelle, et sur la suggestion de l'Ancien Président Sénégalais Abdou DIOUF, alors Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Président Tchadien Idriss DEBY ITNO avait effectué au mois de mai 2012 une mission de bons offices à Bangui  en compagnie de l'Ancien Président burundais Pierre BUYOYA, Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l'OIF.

 

            Ces hautes personnalité avaient vivement recommandé au Président François BOZIZE  de faire une ouverture politique envers l'opposition démocratique. Son refus avait conduit à l'impasse politique.

 

            Le FARE 2011 dans l'intérêt  de la lutte avait accepté l'élargissement de la base politique de l'opposition démocratique afin d'atteindre une masse critique sans laquelle le combat serait voué à l'échec. C'est dans ces conditions que sera né le Collectif des partis et associations politiques membres de l'opposition démocratique au régime du Président BOZIZE et regroupant 9 formations politiques:

 

- L'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP)

 

- L'Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD)

 

- La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS)

 

- L'Association Politique LONDÖ

 

- Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

- Le Mouvement démocratique pour la Renaissance et l'Evolution de Centrafrique (MDREC)

 

- Le Parti Africain pour une Transformation Radicale et l'Indépendance des Etats (PATRIE)

 

- Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

 

- L'Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP).

 

            C'est dans cette atmosphère politiquement tendue que la coalition SELEKA  avait lancé son offensive contre les Forces Armées Centrafricaines (FACA) le 10 décembre 2012 à N'délé.

 

            En l'espace de quelques jours seulement, cette coalition hétéroclite était arrivée à Damara  après avoir parcouru plus de 600 Km sans rencontrer de résistance et en commettant sur son passage des crimes abominables: massacres à grande échelle, viols, incendies volontaires, pillages, destructions d'édifices publics et privés etc... Cette  progression fut d'une rapidité sans précédent dans l'histoire des rébellions.

 

             Face à la gravité de la situation, les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) se réunissent le 21 décembre 2012 à N'Djamena au Tchad et tiennent le 1er Sommet Extraordinaire qui décide de fixer une "ligne rouge" à ne pas franchir à DAMARA, d'appeler à la cessation immédiate des hostilités et à l'ouverture de négociations à Libreville entre les belligérants élargie à l'opposition.

 

            Le 11 janvier 2013, se tient le 2ème Sommet Extraordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC à Libreville au Gabon à laquelle l'opposition démocratique était conviée.

 

            Ainsi était signé l'accord politique de Libreville le 11 Janvier 2013 afin de mettre un terme à la crise. C'est cet accord qui avait mis en place un Gouvernement d'Union Nationale  qui devait être dirigé par un Premier Ministre issu de l'opposition démocratique. Celle-ci avait porté son choix sur ma modeste personne. Malheureusement les violations répétées de cet accord par le Président BOZIZE avait servi de prétexte à la coalition SELEKA  pour s'emparer du pouvoir.

 

            Le processus de transition qui avait suivi la prise de pouvoir par la SELEKA n'avait pas laissé indifférent le parti qui, aux côtés de ses partenaires avait décidé de créer le 4 janvier 2014 l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) dont l'objectif principal est de soutenir ledit processus afin d'aller à des élections crédibles et transparentes en 2015.

 

            Pendant cette période, le Directoire Politique Provisoire et les structures du Parti ont vu leurs activités baisser d'intensité. Cette faiblesse doit être rapidement corrigée.

 

            Si la direction du parti a été récemment remaniée dans l'optique de procéder au remplacement de ceux des membres décédés: Pierre NGUISSSABORO, Jean-Christophe N'GREKAMBA, Aimé-Bernard SEREMALET, Francis-Albert OUAKANGA ou des membres défaillants, les organes de base sont en phase de restructuration aussi bien à Bangui que dans les provinces.

 

            C'est ici l'occasion de  saluer la mémoire de nos militants disparus ainsi que de celle de nos milliers de compatriotes arrachés à l'affection de leur famille par la barbarie des SELEKA et ANTI-BALAKA. J'invite respectueusement l'assistance à se lever et à observer une minute de silence en leur souvenir.

 

            Le parti doit œuvrer pour la réconciliation nationale, la paix et l'unité de notre pays. Il doit se préparer aussi aux futures échéances électorales. Les fédérations choisiront les candidats à travers des primaires pour les élections législatives. Le Congrès qui se tiendra en mars 2015 investira son candidat à l'élection présidentielle.

 

            Je  voudrais profiter de cette opportunité pour informer mes compatriotes dont certains se perdent en conjectures inutiles sur la question de mon inéligibilité, que je ne suis plus concerné par cette restriction depuis le 14 janvier 2014, date de la remise de ma démission à Bangui à l'Autorité Nationale compétente, c'est à dire au Président du Conseil National de Transition. Pour leur gouverne, je les renvoie à la lecture de l'article 104 alinéa 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition qui dispose:  "Le Premier Ministre reste en place jusqu'à la nomination de son successeur par le futur Président élu démocratiquement".

 

            N'étant plus en fonction depuis le 14 janvier 2014, je suis légalement délié de cette obligation qui ne pèse désormais que sur le Premier Ministre qui assumera cette charge lors des élections de 2015.

 

            Mais il est de mon devoir de lever l'équivoque sur les mensonges et les affabulations répandues sur le Parti ,  sur son Président ainsi que sur nos partenaires de l'AFDT.

 

 On prétend que c'est le Président du MLPC Martin ZIGUELE et moi qui avions amené les SELEKA à Bangui.

 

            Ceux qui colportent ces ragots sont incapables de dire à quel moment, à quel endroit, et comment, c'est à dire par quels moyens nous avons amené les SELEKA à Bangui. Or le peuple veut des réponses claires à ces trois questions pourtant très simples: où? Quand? Comment?

 

            En tout état de cause, le soutien à une rébellion se matérialise sous 3 formes:

 

1/ Le financement;

 

2/ La fourniture d'armes;

 

3/ Le recrutement des combattants.

 

            Nous attendons toujours que nos détracteurs présentent au peuple centrafricain qui n'est pas dupe, les preuves que Martin ZIGUELE et moi, avions financé les SELEKA, fourni des armes et recruté des hommes pour cette coalition rebelle. 

 

            Nous avions vu les responsables de la coalition SELEKA pour la première fois le 11 janvier 2013 à Libreville au sommet de la CEEAC. Personne ne peut prouver le contraire.

 

            Aucune rébellion armée au monde ne demande l'avis ou l'autorisation des partis politiques  dont elle n'a pas le soutien pour déclencher une lutte armée.

 

            L'histoire récente des rébellions antérieures dans notre pays constitue la meilleure illustration.

 

 Nos détracteurs prétendent que nous avions soutenu les SELEKA à leur arrivée à Bangui.

 

            Nous disons que  notre plateforme politique avait condamné cette prise de pouvoir par des voies non constitutionnelles. Au demeurant, à l'arrivée des SELEKA au pouvoir, certains partis politiques avaient organisé au vu et au su de tout le monde une marche de soutien au profit de cette coalition. Nos partis avaient refusé de participer à cette marche. Le problème, c'est que tout le monde aujourd'hui devient amnésique et personne ne parle de ceux qui avaient organisé et participé à cette marche de soutien et qui occupent actuellement des positions de premier plan dans certaines institutions de la Transition. La raison est simple : diaboliser au maximum par le mensonge Nicolas TIANGAYE et Martin  ZIGUELE pour des motifs qui n'ont rien à voir avec les intérêts de nos populations.

 

 Certains affirment que nous avions collaboré avec eux pour diriger le pays

 

             Qu'est-ce qu'on entend par collaboration? Cela traduit une méconnaissance du processus politique de la Transition. La clé de voûte de la transition est sans conteste l'accord politique de Libreville du 11 janvier 2013  qui consacre une gestion consensuelle et inclusive du pouvoir comme schéma de sortie de crise. Après la chute de François BOZIZE, d'autres actes fondateurs de la transition étaient venus renforcer cet accord: la Déclaration de N'Djamena du 18 avril 2013 et la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013 ; d'où la mise en place d'un Gouvernement d'Union Nationale de Transition et après la chute de François BOZIZE, d'un Conseil National de Transition regroupant toutes les forces politiques et sociales du pays y compris les partis de l'ancienne majorité présidentielle dont le KNK de François BOZIZE. La diaspora n'avait pas été oubliée.

 

            Outre les injures, invectives et récriminations malveillantes, nos adversaires ne présentent pas d'autres schémas alternatifs de sortie de crise.

 

            Retenez que contrairement aux supputations distillées ça et là, sur les 135 membres que compte le Conseil National de Transition (CNT), mon Parti la CRPS n'a qu'un seul représentant. Il en est de même du MLPC de Martin ZIGUELE. Et le KNK  a  deux conseillers nationaux.

 

            Tous les conseillers nationaux ont participé à l'élection de Michel DJOTODIA comme Chef de l'Etat par acclamation, en violation flagrante de l'article 50 alinéa 4 de la Charte Constitutionnelle de transition qui impose le vote à bulletin secret lorsqu'il s'agit d'élections de personnes.

 

            Tous les segments de la société centrafricaine ont été représentés dans toutes les institutions de la transition. Si c'est cela la collaboration, alors tout le monde a été collaborateur des SELEKA.

 

 On me reproche de ne pas avoir dénoncé les exactions de la coalition SELEKA

 

             Un proverbe chinois dit que si quelqu'un ne veut pas voir un éléphant, il suffit de ne pas le regarder. Non seulement j'avais condamné les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis par les SELEKA, mais mieux, j'avais encore envisagé des actions contre eux:

 

            1/ J'étais la première personnalité politique à avoir demandé publiquement et officiellement le désarmement forcé de la coalition SELEKA le 15 mai 2013 devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies c'est à dire un mois et vingt deux jours seulement après sa prise de pouvoir. Non seulement cette initiative salvatrice prise pour mettre un terme aux souffrances de notre peuple n'avait pas reçu de soutien, mais j'avais été vilipendé et traité d'irresponsable par certaines personnalités politiques sans que cela n'émeuve personne.

 

Alors que le pays n'avait ni armée, ni gendarmerie, ni police pour protéger nos populations qui étaient massacrées, martyrisées, pillées, humiliées, comment des responsables politiques pouvaient-ils s'opposer à l'intervention des forces internationales comme seule alternative pour porter secours à leurs frères et sœurs égorgés, leurs pères et mères assassinés, leurs femmes et filles violées? C'est à ceux-là que notre peuple doit poser la question suivante: pourquoi étiez-vous contre le désarmement de la coalition SELEKA?

 

            2/ J'avais également demandé aux Nations Unies la création de commissions d'enquête pour que les auteurs des crimes contre nos populations civiles soient poursuivis et jugés. Deux commissions d'enquête onusiennes sont à pied d'œuvre actuellement.  Je me réjouis de ce que tôt ou tard, ces criminels répondront de leurs actes devant la justice.

 

            3/ Les menaces de mort proférées à mon encontre par les " généraux" SELEKA  à la Section des recherches et d'investigations (SRI) où je m'étais rendu le 3 décembre 2013 à la demande de Michel DJOTODIA et dont les images avaient été largement diffusées sur les chaines de télévision françaises, l'attaque et le pillage par eux de ma résidence le 5 décembre 2013 alors que j’étais en mission à Paris ainsi que la torture et l'assassinat de mes gardes de corps au Camp de Roux les 5 et 13 décembre 2013, ôtent toute crédibilité aux accusations fantaisistes sur ma prétendue complicité avec la coalition SELEKA.

 

 Mes adversaires me reprochent de n'avoir pas démissionné

 

            Là-dessus, une mise au point s'impose. D'abord je ne suis pas un aventurier qui cherche un poste ou susceptible de s'y accrocher puisqu'en mai 1996 déjà, j'avais décliné le poste de Premier Ministre que m’avait proposé le Président PATASSE. A l'époque, j'étais Bâtonnier de l'ordre des Avocats et Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme dont j'étais le fondateur.  Ensuite, je n'étais pas un Premier Ministre nommé discrétionnairement par François BOZIZE et Michel DJOTODIA et donc révocable ad nutum, c'est à dire à tout moment puisque ma nomination tirait sa source et sa légitimité dans l'accord politique du 11 janvier 2013 de Libreville qui avait concédé ce poste à l'opposition démocratique dont j'étais le coordonnateur.

 

            Ceci dit, ma démission n'aurait pas changé le rapport de forces au plan politique puisque ce serait un membre de l'ancienne opposition démocratique qui m'aurait remplacé et qui se heurterait à la même hostilité de la coalition SELEKA.

 

            Enfin, pourquoi mes détracteurs n'avaient pas demandé la démission de Michel DJ0TODIA puisque les exactions sur nos paisibles populations étaient commises par les SELEKA dont il était le chef et non par une milice du Premier Ministre? En réalité l'argument de ma démission faisait objectivement le jeu de la coalition SELEKA en vue de la monopolisation de tout  l'espace politique par cette dernière.

 

            Je ne suis plus Premier Ministre depuis janvier 2014, est-ce que les exactions sont finies et les problèmes du pays réglés?

 

             Je pense que nous devons nous serrer les coudes afin de relever ensemble les défis qui mettent en péril l'existence même de notre pays. Quels sont-ils?

 

 AU PLAN SECURITAIRE

 

            La République Centrafricaine, confrontée à la crise la plus aiguë de son histoire est paradoxalement le seul pays au monde qui n'a pas de force de défense et de sécurité disposant d'une capacité opérationnelle pour faire face aux agressions intérieures et extérieures.

            C'est le lieu ici de saluer les forces internationales sans l'intervention desquelles, le pays aurait connu une implosion. Je veux citer la FOMAC devenue la MISCA et ensuite la MINUSCA, ainsi que la Force SANGARIS et l'EUFOR. Je m'incline devant le sacrifice de leurs soldats tombés pour la paix en Centrafrique. Nous avons à l'égard de ces pays frères et amis une dette éternelle  de reconnaissance, un devoir inoubliable de gratitude. 

 

            Si le défi sécuritaire n'est pas correctement réglé, il est à craindre que les autres aspects de la crise ne puissent  trouver leur épilogue.

 

Le désarmement des forces négatives, à savoir les  SELEKA et les ANTI-BALAKA est un pré requis pour la stabilisation de la situation sécuritaire. C'est pourquoi, tout en louant les efforts de la communauté internationale, nous appelons à une approche et à une lecture plus cohérentes des résolutions des Nations Unies qui placent le mandat des casques bleus sous le chapitre 7 de la Charte. Nous pensons que certaines situations requièrent l'usage de la force par les soldats de la paix.

 

            La CRPS considère que "les mesures de confiances" signées de manière exclusive par les Commandants de la Force SANGARIS et de la FOMAC sont inopposables aux autorités centrafricaines, outre le fait qu'elles sont de surcroit inadaptées à la situation sécuritaire actuelle. Seules les résolutions du Conseil de Sécurité répondent aux exigences de stabilisation du pays.

 

            Nous soutenons l'initiative du Chef de l'Etat de la Transition qui a envisagé la création d'une unité d'intervention rapide dont les contours seront examinés avec l'aide de nos partenaires extérieurs. 

 

 Le forum de réconciliation nationale de Bangui

 

            Nous adhérons à la tenue de ce forum à condition qu'elle soit précédée d'un dialogue à la base dans les 16 préfectures du pays afin que les populations qui ont souffert dans leur chair puissent donner l'orientation qui convient.

 

            Nous pensons qu'il doit être inclusif et impliquer la participation de tous les acteurs de la crise et de toutes les forces politiques et sociales du pays. Autrement dit, il s'agira d'un forum sans exclusive. 

 

            Nous invitons les autorités de la Transition de tout mettre en œuvre avec l'appui de nos partenaires extérieurs afin que la Radio Centrafrique et les autres radios privées aient une couverture nationale avant , pendant et après ce forum pour une meilleure assimilation par nos populations des messages de paix, de pardon et de réconciliation.

 

            La CRPS estime que ce forum ne doit pas porter atteinte à la stabilité et l'intangibilité des institutions de la Transition. Elle ne doit pas non plus déboucher sur une loi l'amnistie au profit des auteurs des crimes abominables dont notre peuple a souffert, lesquels doivent répondre de leurs actes devant la justice nationale et internationale.

 

 Le processus électoral

 

             La prolongation de 06 mois de la Transition jusqu'en Août 2015 est conforme à la Charte Constitutionnelle de Transition, les élections ne pouvant se tenir comme prévu en février 2015. Toutefois cette décision prise par la communauté internationale sans concertation avec la classe politique accrédite la thèse de la marginalisation de cette dernière.

 

            La CRPS opte pour la nécessité de surseoir à la biométrie et au couplage des élections présidentielle et législatives pour les élections de 2015 exclusivement.

 

            La CRPS réitère avec force que sans le désarmement des forces négatives, les élections feront courir à notre pays le risque en amont d'une perturbation du processus électoral et en aval d'une déstabilisation des institutions issues du suffrage universel d'une part et d'autre part de la consécration définitive de la partition.

 

            Ce danger est d'autant plus perceptible aujourd'hui que les forces négatives ont la prétention de se muer en partis politiques tout en gardant leurs armes.   

 

            La CRPS s'étonne du silence des autorités sur la création de partis politiques par des bandes armées. Elle rappelle que l'ordonnance du 02 juin 2005 relative aux partis politiques et au statut de l'opposition en République Centrafricaine dispose en son article 9 qu' " aucun parti  politique ou groupement politique ne doit...-disposer d'une organisation militaire, paramilitaire, d'une milice ou de mercenaires".

 

            La CRPS s'opposera fermement à l'agrément de ces pseudo-partis par l'administration.

 

            Pour terminer, la CRPS considère que deux périls majeurs guettent notre pays: son implosion et sa partition. Au delà de la classe politique, ce sont toutes les forces vives de la nation qui doivent, par un sursaut patriotique former cette union sacrée dictée par l'instinct de survie pour éviter que notre pays ne sombre définitivement dans l'abîme. Au regard des périls qui nous guettent, nous ne devons voir que l'intérêt supérieur de la nation si nous voulons être les dignes héritiers de Barthélémy BOGANDA, d'illustre mémoire.

 

            C'est pourquoi la CRPS place sa rentrée politique sous le tryptique " JUSTICE-PAIX-DEVELOPPEMENT" qui est sa propre devise.

 

            Cette devise est tout un programme. Et sans avoir la prétention d'être une vision prophétique, c'est aussi une source féconde de réflexion au regard du drame que connait notre pays. Quel développement au service des plus démunis sans la paix? Peut-il y avoir de paix quand les injustices sont criardes?

 

            Distingués invités

 

            Républicaines, républicains

 

            Mesdames et messieurs

 

La Convention Républicaine Pour le Progrès Social vous invite très respectueusement et très humblement à partager avec elle cette réflexion.

 

Je vous remercie.

             

Allocution de Me Nicolas Tiangaye lors de la rentrée politique de son parti, la CRPS
Allocution de Me Nicolas Tiangaye lors de la rentrée politique de son parti, la CRPS
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Centrafrique-Presse.com
13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 01:24

 

 

 

 

French.china.org.cn  le 13-12-2014

 

Le ministre marocain de l'Equipement, du transport et de la logistique Aziz Rebbah a eu, jeudi à Rabat, une réunion de travail avec le ministre centrafricain de l'Urbanisme, de l'habitat et des édifices publics Carlo Kamoun, en vue de renforcer la coopération dans leurs domaines de compétences.

 

Les discussions ont ainsi porté sur différents axes de coopération dans les domaines de l'équipement, du transport et de la logistique, notamment la formation dans le secteur aéroportuaire et l'assistance technique marocaine pour l'étude et la construction du réseau routier de Bangui, selon un communiqué publié vendredi par le0 ministère marocain de l'Equipement.

 

A cette occasion, M. Rebbah a fait part de son engagement à assister et à faire bénéficier la Centrafrique de l'expérience marocaine dans différents secteurs, notamment ceux évoqués par la partie centrafricaine.

 

Lors de cette rencontre, les deux parties ont également évoqué les relations amicales liant le Maroc et la Centrafrique, exprimant leur volonté d'asseoir un cadre de coopération fructueux.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Le Maroc et la Centrafrique explorent les moyens de renforcer la coopération dans les domaines d'équipement et de transport
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Centrafrique-Presse.com
13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 01:16

 

 

 

 

https://www.cameroon-tribune.cm   12 Décembre 2014 Sainclair MEZING

 

La présidente de  la Transition invite cette juridiction internationale à enquêter sur les crimes et atrocités commis dans son pays.

 

En séjour à New York aux Etats-Unis, dans le cadre des assises de la 13e assemblée générale des Etats-parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), Catherine Samba Panza a, à nouveau, interpelé cette juridiction internationale sur les crimes et autres atrocités commis pendant la crise dans son pays. En réponse à une requête des autorités centrafricaines en mai dernier, la CPI a ouvert une enquête en septembre dernier sur ces crimes. Mme Samba Panza reconnaît tout de même que cette décision a ravivé l'espoir d'une justice dans l'esprit de certains Centrafricains, tout en faisant comprendre aux auteurs de ces abominations qu'ils ne seront jamais à l'abri des poursuites. Raison pour laquelle la présidente de la Transition reste convaincue que le retour à la paix et à une véritable réconciliation passe nécessairement par une justice équitable. «Si nous voulons œuvrer pour obtenir une paix et une réconciliation durable entre tous les Centrafricains, nous ne pouvons fermer les yeux sur ces crimes. Pour sceller la réconciliation et rétablir durablement la paix en Centrafrique, il faut que la justice soit rendue aux victimes, dans un pays dont les fondations se sont écroulées et où la justice a jusque-là disparu», assure-t-elle.

 

Dressant un état des lieux de la situation, la présidente de la Transition parle de la plus grande crise de l’histoire de la Centrafrique. «Depuis août 2012 au moins, la République centrafricaine est profondément ébranlée par l'une des crises les plus graves de son histoire récente. Je parle ici d'un conflit armé dans lequel les atrocités et les crimes les plus odieux ont été commis», souligne-t-elle. Au chapitre de ces exactions, elle cite pêle-mêle : «des viols, d’autres formes de violences sexuelles et à caractère sexiste» avec pour principales cibles les femmes et les enfants.  Dans un communiqué publié lundi dernier à New York, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) mentionne que sur 2,3 millions d’enfants touchés par la crise en Centrafrique, 10 000 enfants auraient été enrôlés par des groupes armés et plus de 430 autres tués et mutilés l’année dernière.

Catherine Samba Panza sollicite à nouveau la CPI
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 23:30

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 12 décembre 2014 12:10

 

Les forces internationales déployées en Centrafrique se sont engagées une nouvelle fois à accompagner le gouvernement de transition centrafricain dans le processus de restauration de l'autorité de l'Etat. « Les groupes qui menacent les administrations vont être contactés dans un premier temps pour un dialogue. Et si jamais le dialogue ne suffit pas, on interviendra de manière beaucoup plus déterminée », a annoncé jeudi lors d'une conférence de presse à Bangui, le commandant Laurent Bastide, conseiller en communication de l'opération française Sangaris. « Voilà déjà une expression de Sangaris. Si jamais, il y a à nouveau des pressions exercées à l'endroit des administrations, Minusca et Sangaris ne seront pas sans réaction, c'est certain », a assuré le commandant Laurent Bastide.


Les forces internationales promettent de faire respecter « les mesures de confiance », adoptées par Bangui et la communauté internationale au début de la crise centrafricaine et qui sont contenues dans la résolution 2127 du Conseil de sécurité. Ces mesures interdisent aux groupes armés de porter des armes en public et prévoient le cantonnement des hommes en armes et des milices actives en Centrafrique. « Attention, si les mesures de confiance ne sont pas respectées, il y aura la réaction de Sangaris. Les choses sont bien claires », a averti l'officier français.

Lundi dernier, le président du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) Alexandre-Ferdinand Nguéndet avait demandé la révision de ces mesures de confiance. « Le contexte n'est plus le même », avait-il expliqué, à son retour de Bambari où sa garde avait essuyé des tirs attribués à des combattants ex-Séléka.

Les troupes internationales promettent de faire respecter l'autorité de l'Etat
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