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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 11:53

 

 

 

 

FRONT POPULAİRE POUR LA RENAİSSANCE DE CENTRAFRİQUE (FPRC)

 

 

COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009

 

Après les événements malheureux et tragiques qui se sont passés à Batangafo, nous tenons  à présenter nos plus sincères condoléances et prenons  part à la profonde douleur de toutes les familles éprouvées. Nous  nous  associons  à leur peine, et  leur apportons  tout notre  soutien en ces durs moments que les ennemis de la paix nous imposent. A cette même occasion,  nous félicitons nos forces républicaines qui, par leurs bravoures ont  tenus  tête haute avec discipline et professionnalisme et sont parvenus à bouter hors de la ville nos agresseurs. Nous n’oublions pas de mentionner que la victoire dans cette bataille comme  dans d’autres, nous la devons à des femmes et des hommes comme vous.

                                                                                         Fait à Birao, le 07/08/2014  

                                                                                      Le 1er Vice-président   

COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009 de Nouredine Adam
COMMINUQUE DE PRESSE N° 00620141009 de Nouredine Adam
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 11:35

 

 

 

 

 

09-08-2014 à 05:06 (RFI)

 

Après trois jours de discussions, la République centrafricaine est toujours sans Premier ministre. La présidente a rencontré toutes les forces politiques et les groupes armés, mais aucune personnalité ne fait encore consensus. Les exigences de la Seleka se heurtent au projet de la présidente et les discussions prennent de plus en plus l'allure d'un bras de fer politique.

 

Pendant trois jours, pour trouver un Premier ministre, Catherine Samba-Panza a consulté les onze entités politiques présentes au Forum de paix de Brazzaville fin juillet. A chacune, la présidente a demandé de lui donner un nom de candidat potentiel pour le poste de chef du gouvernement et trois noms de personnalités ministrables.

 

Mais cette formule, visant à former une équipe d'union nationale, est rejetée par la Seleka. L'ex-rébellion exige en effet que le poste de Premier ministre lui revienne, ainsi que cinq ministères, dont certains régaliens. Pour les négociateurs, de l'ex-rébellion, il s'agit d'appliquer une promesse qui leur aurait été faite à Ndjamena, en contrepartie de la démission de l'ex-président Michel Djotodia, puis renouvelée fin juillet, lors de la signature des accords de paix de Brazzaville avec les anti-balaka.

 

La Seleka n'accepte qu'un seul compromis : que le futur Premier ministre soit de confession chrétienne, à condition qu'il soit issu de ses rangs. En conclusion, l'un des cadres de l'ex-rébellion déclarait hier, vendredi, à RFI : « Le projet de la présidente ne satisfait aucune partie de la Seleka. Elle propose une consultation alors qu'il faut engager des négociations ».

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140809-rca-peine-toujours-trouve...

La RCA peine toujours à se trouver un nouveau Premier ministre
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 11:33

 

 

 

 

 

LUSAKA, 09/08/14 (Xinhua) -- La Zambie va envoyer du personnel militaire en République centrafricaine (RCA) le mois prochain pour soutenir la mission de maintien de la paix de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a rapporté vendredi le Times of Zambia. Le ministre zambien de la Défense, Edgar Lungu, a laissé entendre que les travaux préparatoires sont actuellement en cours.

 

"Le gouvernement est fier des acquis des officiers de la force de défense et nous savons tous que leurs services seraient appréciés et nous espérons que les soldats vont afficher le même engagement au cours de cette mission", a-t-il déclaré devant un groupe de soldats sécurisant les zones frontalières dans la partie occidentale de la Zambie.

 

 

(Edgar Lungo ministre zambien de la défense)

La Zambie enverra des troupes en Centrafrique
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 11:30

 

 

 

 

 

09/08/14 (PANA)

 

Une délégation des chefs religieux en provenance de la République centrafricaine (Rca) comprenant notamment l'évêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, ainsi que le Grand imam de ce pays, Oumar Kobine Layama, séjourne depuis ce jeudi à Kigali pour un voyage d'études de deux jours au cours duquel ils doivent s'enquérir des progrès accomplis par le Rwanda en matière de résolution des conflits, compte tenu des conséquences du génocide de 1994, a constaté un correspondant de la PANA sur place.

 

Au cours de leur premier jour de visite au Rwanda, les religieux centrafricains accompagnés par leurs pairs rwandais, ont visité le mémorial du génocide de Gisozi, une colline surplombant la ville de Kigali; les deux personnalités religieuses se sont recueillies devant le monument où sont inhumés les restes de quelque 280.000 victimes du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994.

 

'Nous sommes venus visiter le mémorial [du génocide] pour nous rendre compte de l'ampleur des tragédies de 1994 au Rwanda (...) La communauté internationale est exhortée à agir afin que ce qui s'est passé au Rwanda ne se reproduise jamais plus, en Afrique ou ailleurs dans le monde', a déclaré Mgr Nzapalainga, visiblement ému.

 

Par ailleurs, cette visite des chefs religieux centrafricains intervient au moment où les exactions et les représailles entre milices en Centrafrique ont fait plusieurs milliers de morts, notamment parmi la population civile au cours de six derniers mois, selon les organismes humanitaires sur place.

 

Les politologues estiment que le conflit qui prévaut actuellement dans certaines régions isolées de la République centrafricaine, est lié notamment aux tensions qui sont fréquemment présentées comme un nouvel exemple de guerre des religions dans ce pays où la population se répartit en 45% de protestants – surtout évangélistes -, 35% de catholiques, 15 % de musulmans et 5% d’animistes.

 

Depuis le mois de janvier 2014, le Rwanda, comme un certain nombre de pays africains, a participé au maintien de la paix en Centrafrique avec le déploiement de quelque 800 soldats pour renforcer l'effectif des troupes de l'Union africaine en République centrafricaine (Misca).

 

Les troupes de la Misca collaborent étroitement avec quelque 1.600 soldats français déjà déployés sur le terrain, sous le mandat de l'Onu, dans des opérations de maintien de la paix dans ce pays d'Afrique centrale ravagé par le cycle de la violence et de la vengeance symbolisé par des affrontements entre chrétiens et musulmans, indique-t-on.

 

Les milices anti-Balaka ('Ennemis de la paix'), ces paysans chrétiens armés de machettes et de fusils, tendent régulièrement des embuscades sur les routes reliant la capitale centrafricaine à d'autres destinations pour semer le chaos dans ce pays, quelques mois après la démission forcée du président Michel Djotodia et de son Premier ministre Nicolas Tiengaye.

 

D'après un récent rapport rendu public par l'organisation Human Right Watch (Hrw), ce conflit centrafricain a été alimenté notamment par des raids punitifs menés par d'ex-rebelles de la 'Séléka' de Michel Djotodia contre des villages à prédominance chrétienne, qui par la suite ont été suivis par des attaques de représailles contre des musulmans, donnant une dimension sectaire au conflit.

 

 

 

Rwanda: tirer les leçons du génocide pour la RCA et le Soudan du Sud

 

par RFI  09-08-2014 à 11:42

 

Des responsables religieux de République centrafricaine et des associations de jeunes du Soudan du Sud viennent de passer deux jours au Rwanda suivre une conférence sur la paix et la réconciliation. La République centrafricaine et le Soudan du Sud traversent tous deux un très grave conflit dans lequel la religion ou l’ethnie est largement instrumentalisée, au point que la communauté internationale avait pointé le risque pour ces deux Etats de sombrer dans un génocide. Au Rwanda, en 1994, le génocide perpétré par le régime hutu extrémiste contre la minorité tutsi a fait environ 800 000 morts en à peine 100 jours. 

 

Comprendre les mécanismes pouvant mener à un génocide et faire partager l’expérience du Rwanda en matière de réconciliation, tel est l’objectif affiché des organisateurs de cette conférence, à savoir Aegis Trust, l’ONG qui gère le mémorial de Kigali et la société civile.

 

Parmi les invités de la délégation centrafricaine, l’archevêque de Bangui, Monseigneur Nzapalainga. Ce denier voit des similitudes entre ce qui s’est passé au Rwanda et le conflit en Centrafrique, entre l’ex-rébellion Seleka et les miliciens anti-balaka, mouvements respectivement à dominante musulmane et chrétienne : « Au Rwanda, l’ethnie a été instrumentalisée, chez nous on a pris la fenêtre d’entrée "religion" pour essayer d’opposer les gens. Attention, un jour, si on ne fait pas attention, un groupe va se lever pour décider d’en finir avec l’autre. Nous ne voulons pas en arriver là », confie-t-il.

 

Du côté de la délégation du Soudan du Sud, Nicholas Aru Maan Chot, co-fondateur d’une organisation œuvrant pour la paix, a particulièrement été intéressé par l’expérience des Gacaca, ces tribunaux populaires qui ont jugé les exécutants du génocide au Rwanda : « Les tribunaux Gacaca sont très intéressants, car c’est une solution qui n’est pas chère. Les gens ont juste à s’installer sous les arbres. Et ça les encourage à parler librement. Après, ils demandent à être pardonnés, ils sont pardonnés. Il y a tellement de choses ici qui peuvent être empruntées et utilisées au Soudan du Sud... »

 

Les organisateurs de ces rencontres espèrent renouveler cette expérience tous les ans.

Des chefs religieux centrafricains à l'école du Rwanda en matière de résolution des conflits
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 11:27

 

 

 

 

 

09/08/14 (PANA)

 

Une vingtaine de journalistes venus du Tchad, de la République Centrafricaine, du Congo-Brazzaville, de la République démocratique du Congo, du Gabon et du Cameroun, réunis à Douala se préoccupent de la profession et des médias dans la sous-région de l’Afrique Centrale, a constaté sur place la PANA, ce jeudi.

 

«Nous sommes réunis à Douala dans le cadre d’un séminaire sous régional qu’organise l’Union des syndicats des professionnels de la presse et de la communication d’Afrique Centrale (USYPAC) pour examiner les conditions de travail et de vie des journalistes et des médias qui exercent dans la zone», explique Stanis Nkundiye, président de l’USYPAC.

 

A l’ouverture de ce séminaire placé sous le thème «L’avenir des journalistes et des médias d’Afrique Centrale en question : Enjeux, défis et perspectives», les délégués ont présenté respectivement l’état de lieux des journalistes et des médias dans leurs pays respectifs.

 

Au Cameroun par exemple, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) a reconnu que, malgré un cadre législatif et règlementaire abondant, l’environnement médiatique est sous une emprise juridique répressive.

 

«Les délits de presse font donc partie à la fois du champ de la loi sur la communication sociale et du Code pénal, la qualification des infractions étant laissée à l’appréciation du magistrat, avec au fond, une volonté politique manifeste, mais aussi des instructions antérieures de la Chancellerie qui criminalisent à outrance les délits de presse», dénonce le SNJC.

 

Ce syndicat affilié à la Fédération internationale des journalistes (FIJ) relève qu’«il s’agit donc d’un système autoritaire, antisocial et contreproductif. Les procès pour délits de presse sont essentiellement à charge, et les personnes poursuivies presque toujours condamnées».

 

A côté de l’arsenal juridique répressif, le SNJC dénonce le fait que le Conseil national de la communication (CNC), qui est passé d’organisme consultatif en 1991 à organe de régulation en 2012 soit placé auprès du Premier ministre, chef du gouvernement» (art. 3).

 

«Dans la réalité, le régulateur «déontologique» des médias, au Cameroun, c’est le Premier ministre», explique le SNJC qui y trouve «une imposture, un système de contrôle autoritaire et monopolistique, une entrave à la liberté de presse, ainsi qu’à l’indépendance des journalistes».

 

Face à cette situation qui se greffe au « chantage alimentaire » dont sont l’objet les travailleurs de médias au Cameroun, «52% de journalistes exercent une activité secondaire pour arrondir les fins de mois, 37% de leurs revenus vont aux charges locatives, 25% aux charges de santé, 22% aux charges éducatives », et «6% des journalistes camerounais ont une assurance maladie, 60% recourent à l'automédication, 91% des journalistes sont locataires».

 

Dans cette étude présentée par le SNJC, « 45% des journalistes veulent quitter le métier».

 

La situation des journalistes et des médias dans les autres pays de l’Afrique Centrale n’est guère reluisante bien que des avancées remarquables soient relevées. En République démocratique du Congo (RDC), «il ne se passe pas une seule année sans qu’un journaliste ne soit assassiné», a-t-on dénoncé.

 

L’on a enregistré, ces derniers temps, en RDC, 116 entraves à la liberté de presse et d’expression, soit 20 pressions administratives, 20 entraves à la liberté, 7 journalistes incarcérés, 21 journalistes torturés, 21 menacés, etc.

 

«Les revendications en République Centrafricaine ont permis la dépénalisation des délits de presse. Depuis lors, les journalistes ne sont plus trop inquiétés, un seul est en liberté provisoire après 72 heures de détention pour outrage au chef de l’Etat», rassure le responsable de l'association des journalistes centrafricains, Jules Gautier Ngabapo Koigomby.

 

Il précise que les médias centrafricains ont déjà enregistré 3 morts depuis le début des troubles, ainsi que l’assassinat d’une journaliste photographe française par les rebelles.
Au Tchad, « l’environnement juridique et politique est complexe, avec des emprisonnements de journalistes sur des procès d’intention », souligne-t-on.

 

Toutefois, les participants se sont réjouis de la dépénalisation des délits de presse au Gabon et au Congo-Brazzaville.

 

Au regard de ces difficultés rencontrées par les journalistes et les médias en Afrique Centrale, le représentant de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), Louis Thomasi «encourage l’Union des Syndicats des Professionnels de la Presse et de la Communication d’Afrique Centrale (USYPAC) à la formation et à la solidarité syndicale».

 

Déplorant le manque de liberté en Guinée équatoriale, les participants ont invité à la création des associations de défense des droits des journalistes et autres professionnels des métiers connexes.

Des journalistes de l’Afrique Centrale préoccupés par l’avenir de leurs médias
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 21:43

 

 

 

 

 

08/08/14 (Jeune Afrique)

 

Double peine pour les réfugiées de la crise centrafricaine : dans les camps, les femmes seraient victimes de violences sexuelles. Comme sur d’autres théâtres d’opération, des soldats chargés du maintien de la paix en seraient parfois les auteurs. Sont-ils sanctionnés ?

 

À quel saint se vouer ? Timorées en termes de capacité d’intervention militaire, les forces internationales de maintien de la paix ne rassurent souvent que peu. Elles inquiètent parfois. Quand un Haïtien ne subodore pas une souche du choléra sous un casque bleuté, c’est une Africaine qui voit sous un casque vert un violeur en puissance. Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain géopolitique. Les troupes de maintien de la paix ne sont pas des hordes de prédateurs sexuels. Pourtant…

 

En ce mois d’août, c’est la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), héritière de la FOMAC (Force multinationale de l’Afrique centrale), qui fait l’objet d’accusations. Des déplacées du camp de Bambari indiquent qu’elles auraient été victimes de harcèlement sexuel de la part de militaires entrés nuitamment dans les huttes des réfugiés. Les enquêtes pourront-elles distinguer les viols de la prostitution du désespoir, certains témoignages évoquant un consentement "pour avoir de quoi manger et de quoi s’habiller" ? D’ailleurs, peut-on toujours distinguer l’échange de tendresse tarifé de l’abus d’aura d’un “grand quelqu’un” aux galons internationaux et clinquants ? Pot de fer contre pot de terre…

 

Au-delà de ces cas centrafricains noyés dans l’imbroglio politico-sécuritaire ambiant, les accusations d’abus sexuel escortent les interventions internationales comme des queues de comète. En septembre 2013, une femme portait plainte contre des militaires tchadiens de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Des documents de presse de l'ONU évoqueront des "abus sexuels" et une "mauvaise conduite" à Gao, une ville du nord-est du Mali.

 

Deux ans plus tôt, un câble diplomatique de janvier 2010 émergeait sur le site WikiLeaks. C’est dans les environs de la région ivoirienne de Toulepleu que des casques bleus béninois avaient été soupçonnés de dérapage à caractère sexuel, qui plus est sur une dizaine de mineurs à qui auraient été promis "de la nourriture" ou "un toit". Dans le même pays, d’autres cas ont été rapportés à Bouaké, cette fois avec des soldats onusiens d’origine marocaine. Ailleurs, mais toujours dans le cadre de forces de maintien de la paix, d’autres scandales avaient éclaté, de la République démocratique du Congo au Cambodge.

 

Difficile d’anticiper tous ces cas, tant les interventions sont vastes, tant les origines des soldats de la paix sont variées et tant les terrains d’intervention sont chaotiques. Il reste à ne pas laisser la tentation du tabou provoquer des abcès d’opinion. Quand bien même les dérapages seraient rares, l’effet de l’impunité serait dévastateur. La loi du silence doit faire place aux sanctions. Du côté de l’ONU, on réaffirmait récemment qu’était appliquée une politique de tolérance zéro concernant les abus et l’exploitation à caractère sexuel. On indiquait que "des dizaines de Casques bleus impliqués étaient sanctionnés et punis" pour ce type d’infraction.

 

Concernant le cas ivoirien, après une enquête de plusieurs mois, 16 commandants et soldats béninois furent rapatriés et exclus des rangs des Casques bleus. Exclus sans poursuite ? Le Département de l’appui aux missions prévoit des sanctions qui vont du départ à la retraite forcée, à l’annulation de la mission du Casque bleu, jusqu’à des peines d’emprisonnement à durée variable en passant par le licenciement pour faute. L’actuel secrétaire général de l'ONU appelle les pays contributeurs de troupes à mettre en place leurs propres mesures disciplinaires. C’est ce que fit Ban Ki-moon lorsque qu’une trentaine de Casques bleus indiens furent soupçonnés d'avoir commis des abus sexuels en RDC, notamment sur des mineures. En 2009, faute de preuves tangibles, l'armée indienne acquitta les suspects…

 

Damien Glez

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140807194426/o...

 

Lu pour vous : Casques bleus : abus sexuels et abstinence disciplinaire
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 21:38

 

 

 

 

Réaction du groupe de travail de la société civile

Communiqué de presse de la société civile
Communiqué de presse de la société civile
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 19:41

 

 

 

 

 

LE MONDE | 08.08.2014 à 16h44 |Par Cyril Bensimon

 

L’accord obtenu le 23 juillet à Brazzaville vient de démontrer sa fragilité. Sous forte pression extérieure, des représentants des deux factions qui déchirent la République centrafricaine s’étaient engagés à cesser les hostilités mais l’encre du paraphe était à peine séchée que déjà des officiers de l’ex-Séléka en dénonçaient la signature.

 

Un premier accroc suivi d’une première confrontation. Une semaine après les promesses de paix, des miliciens anti-balaka lancent une attaque sur Batangafo, à environ 380 km au nord de Bangui. L’offensive est repoussée par les ex-Séléka, mais la riposte est sanglante. Plus de vingt morts, essentiellement civils. Deux soldats de la Misca, la force panafricaine, sont également tués. La population tente d’échapper aux exactions des hommes du général Al-Khatim, le même qui avait affronté en mai les militaires français dans la localité de Boguila.

 

Lundi 4 août, des légionnaires du 2e REP et des chasseurs alpins de « Sangaris » montent vers Batangafo pour « ramener le calme », raconte un officier français. Des coups de feu éclatent dans la matinée à l’entrée sud de la ville. Ex-Séléka et Sangaris se rejettent la responsabilité du premier tir mais les combats qui s’ensuivent sont violents.

 

DEUX RAFALE MOBILISÉS

 

Face aux pick-up surmontés de mitrailleuses et aux voltigeurs à moto, Sangaris engage, selon l’état-major des armées, « une riposte ferme et proportionnée ». Deux Rafale et deux hélicoptères sont tout de même mobilisés. Les combats au sol et les bombardements aériens, qui ont notamment décimé une colonne venue en renfort, cessent en fin d’après-midi mais reprennent mardi soir dans le centre-ville, où se sont déployés les soldats français. Deux d’entre eux sont blessés, mais « leurs jours ne sont pas en danger », assure l’état-major. Du côté des ex-Séléka, le colonel Moussa dit avoir perdu quatre hommes mais prétend qu’« une trentaine de civils musulmans ont été tués ». L’information n’est pas confirmée de source indépendante mais des interlocuteurs parlent de dizaine de morts parmi les ex-Séléka. Dans les deux hôpitaux que Médecins sans frontières gère dans la région, on n’a reçu que dix blessés, dont un combattant décédé après son admission. Jeudi après-midi, un calme relatif était revenu après des négociations.

 

Ces violences interviennent alors que le paysage politique se recompose. Le premier ministre, André Nzapayéké, dont les relations avec la présidente de transition et la communauté internationale s’étaient dégradées, a démissionné. Les tractations sont engagées pour former un nouvel exécutif. Les groupes armés, minés par des divisions internes, s’accordent sur un point : ne pas être oubliés dans le partage des postes.

 

 Cyril Bensimon

   
Journaliste au Monde

 

Lu pour vous : La RCA entre combats et tractations
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:42

 

 

 

 

 

LE MONDE 08.08.2014 à 16h44 Par Cyril Bensimon

 

Pas une pierre. Pas un carat. Depuis le 23 mai 2013 et sa suspension du processus de Kimberley – un régime de certification de l’origine des diamants bruts –, la République centrafricaine (RCA) n’a officiellement exporté aucun des diamants dont regorgent ses rivières. Un manque à gagner important pour cet Etat en faillite. En 2012, même si la majeure partie des pierres était déjà exportée frauduleusement, près de 372 000 carats sont sortis légalement du pays pour une valeur d’environ 45 millions d’euros.

 

Aujourd’hui, l’ambassade de France à Bangui plaide pour une levée des sanctions. L’embargo décrété deux mois après la prise du pouvoir par les rebelles musulmans de la Séléka avait pour objectif d’empêcher les groupes armés de se financer par le commerce des pierres, mais cette mesure a fait exploser la contrebande. De quoi inquiéter le Conseil mondial du diamant (CMD), qui, le 30 juin, a menacé de sanctionner tous les contrevenants à cette mesure d’interdiction. Cette déclaration du CMD fait suite à une perquisition menée deux semaines plus tôt à Anvers, dans les locaux de la société Kardiam.

 

Des enquêtes sont en cours pour déterminer si des pierres centrafricaines se trouvaient à l’intérieur de « lots mixés » venus de Dubaï. Plusieurs sources au fait de ces trafics expliquent que l’une des techniques utilisées pour « blanchir » les gemmes exportées de pays sous embargo consiste à les mélanger avec des pierres d’autres origines. Depuis une décennie et les campagnes contre les « diamants de la guerre », le secteur tente de gommer son image sulfureuse. L’instauration du processus de Kimberley répondait à cette ambition, mais sa pleine application demeure difficile dans un milieu où le secret est une tradition.

 

COMMENT UNE SOCIÉTÉ ARRIVE-T-ELLE À IMMOBILISER DE TELLES SOMMES ?

 

Que ce soit à Bangui ou dans les zones d’extraction en province, tous les collecteurs et les bureaux d’achat font grise mine. Selon les acteurs du secteur, le commerce tourne au ralenti, les chantiers ne sont pas lancés en raison de l’insécurité et du manque de financements. « On bricole. Je vends à quelques amis, mais je ne garde pas de stock. La semaine passée, trois Blancs sont venus par avion, mais ils ont perdu leur temps », assurait, il y a quelques jours, un collecteur de Bria, dans l’est du pays. A Bangui, les principaux bureaux d’achat ont adopté des stratégies différentes après la suspension. Selon le groupe d’experts nommé par le comité des sanctions des Nations unies, la Sodiam poursuit ses achats dans les zones diamantifères et stocke ses pierres brutes (plus de 40 000 carats pour une valeur de 6 millions d’euros) en attendant la levée de l’embargo. Ce qui suscite des questions dans le milieu des diamantaires. Une fois l’interdiction d’exporter levée, ces pierres seront-elles considérées comme propres ? Comment une société arrive-t-elle à immobiliser de telles sommes pour une période indéterminée ?

 

Second bureau d’achat en termes d’importance, Badica, lui, n’a guère de stocks, mais, d’après plusieurs sources, cette société n’a pas cessé ses achats dans les zones de l’est (Bria et Sam-Ouandja) contrôlées par les ex-Séléka. Les deux compagnies avaient été pillées lorsque la Séléka avait conquis le pouvoir, en mars 2013. Sodiam avait même vu Oumar Younous, l’un de ses anciens acheteurs devenu général rebelle, razzier ses bureaux.

 

A l’époque, le putsch avait été qualifié par certains de « coup d’Etat des diamantaires ». Les principaux acteurs du secteur sont des commerçants musulmans et beaucoup n’avaient pas digéré l’opération « Closing Gate », menée en 2008 par le président François Bozizé et son neveu alors ministre des mines, où en une journée tous leurs biens furent confisqués. La manœuvre avait pour but de faire main basse sur cette richesse facilement monnayable, mais il n’en fallait pas plus pour pousser les commerçants lésés à soutenir des mouvements rebelles dont certains des principaux officiers, Zacaria Damane, Abdoulaye Hissène ou Mahamat Saleh, ont exercé dans le commerce des pierres.

 

Après avoir opéré dans leur zone d’origine du nord de la RCA, leur prise de contrôle des zones minières de l’ouest en 2013 s’est faite dans la violence. En octobre, plus de 50 personnes furent tuées dans la localité de Garga et, comme le signale l’International Crisis Group (ICG) dans son rapport intitulé « La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation »« Certains “creuseurs” [les petites mains de l’extraction] ont intégré les anti-balaka pour se venger des exactions et des rackets commis par la Séléka ».

 

LE PAYSAGE MODIFIÉ DANS LE SANG

 

En effet, depuis l’éviction du pouvoir de la Séléka en janvier, une sorte de « révolution sociale » s’est produite dans l’ouest de la Centrafrique. Le paysage a été modifié dans le sang, une quarantaine de musulmans ont été massacrés à Guen, lorsque les creuseurs, formant le gros des bataillons anti-balaka, ont chassé les collecteurs de confession musulmane et repris le contrôle de l’activité.

 

Selon Aurélien Llorca, le coordonnateur du groupe d’experts des Nations unies, « les images satellites dans cette zone montrent une expansion du nombre de chantiers et les deux leaders anti-balaka sur place ont su reprendre leurs relations avec les collecteurs de la Sodiam et de Badica ». « Ils ne veulent plus de collecteurs tchadiens, car ils les considèrent comme trop associés à la Séléka. Mais ils essayent de faire revenir les Sénégalais et les Maliens, car ils manquent de financement », ajoute une autre source bien informée.

 

Plusieurs opérateurs du secteur racontent que des bureaux se sont ouverts de l’autre côté de la frontière, au Cameroun, pour écouler la marchandise. Dans l’est du pays, où sont repliés les ex-Séléka, les sites ne sont, le plus souvent, pas directement contrôlés par les anciens rebelles, mais leurs officiers rackettent les collecteurs et la route des contrebandiers mène vers le Soudan et le Tchad.

 

Enfin, une dernière voie passe par la frontière avec la République démocratique du Congo par le biais de réseaux libanais, principalement chiites. De bonne source, toutes ces filières d’exportations illégales, qui bénéficient de la complicité des autorités des différents pays, mènent principalement à Dubaï, où les pierres obtiennent sans difficulté des certifications du processus de Kimberley avant de repartir vers Anvers, Tel-Aviv ou Bombay.

Pour M. Llorca« le principal défi des casques bleus lorsqu’ils seront déployés [le 15 septembre au plus tôt] sera de reprendre le contrôle de la filière diamant ». Depuis des années, la RCA est une « gemmocratie », estime l’ICG. L’empereur Bokassa, Ange-Félix Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia ont tous tenté, lorsqu’ils étaient au pouvoir, de mettre la main sur le commerce des pierres.

 

Une autre richesse dont dispose la RCA attire moins l’attention, c’est l’or, dont les exportations continuent. De graves violences se sont produites fin juin dans la région de Bambari et, selon certaines sources, la volonté des anti-balaka de prendre le contrôle de la mine de Ndassima, sous la coupe des ex-Séléka, n’est peut-être pas étrangère à cette vague meurtrière.

 

 Cyril Bensimon 

 
Journaliste au Monde

 

Lu pour vous : La contrebande de diamants centrafricains explose (Le Monde)
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:29

 

 

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - 2014-08-08 12:24:19 - Alioum Garba alias ‘’Alioum Douk Saga’’, ancien mécanicien-chauffeur du général centrafricain Moussa Dhaffane, qui accompagna Michel Djotodia au pourvoir à Bangui à la suite du coup d’Etat de mars 2013, négocie actuellement son exfiltration vers l’Afrique du Sud avec les autorités camerounaises contre la fin des exactions contre les civils à l’Est de ce pays, a appris APA de sources introduites.


L'homme, la trentaine, est installé avec femme et enfant dans un hôtel de Yaoundé depuis juillet dernier.


‘'Il a avoué que ses troupes, qui ont quitté la forêt d'Amadagaza et sont aujourd'hui basées à Bambari, à la lisière de la frontière avec le Cameroun, ont effectué plusieurs assauts parfois meurtriers en territoire camerounais'', a indiqué un haut gradé de la police sous le sceau de l'anonymat.


Alioum Garba, qu'on présente comme un mégalomane (il se targue aujourd'hui d'être à la tête d'un groupe rebelle Séléka fort d'un millier d'hommes), se dit prêt à coopérer avec le Cameroun en vue du désarmement de son groupe rebelle contre des primes de réinsertion à la vie civile que son pays de transit est appelé à payer.


Lors de son interrogatoire par la police, apprend-on, il a balancé quelques noms de contacts camerounais, dont un homme d'affaires de la région septentrionale ayant pignon sur rue à Bangui et exerçant notamment dans le trafic des pierres précieuses en République centrafricaine.


Alioum Garba a aussi indiqué avoir participé à plusieurs tractations dans le cadre d'un projet de déstabilisation du Cameroun par les armes, et donné des noms de dignitaires de ce pays avec qui il était préalablement en affaires, avant d'être dissuadé par son géniteur.

 

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Cameroun : un chef rebelle centrafricain négocie une exfiltration vers l'Afrique du Sud
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