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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 12:17
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Centrafrique-Presse.com
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 11:45

 

 

 

11/12/14 (AFP)

 

 

L’ancien chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé a été arrêté en Centrafrique par des Casques bleus dans le nord de la Centrafrique, a annoncé mercredi la force de l'ONU Minusca.

 

"Les casques bleus ont appréhendé Baba Laddé à Kabo, dans la préfecture de l'Ouham, au nord du pays. Ces soldats sont dans cette ville depuis une semaine", a déclaré à la presse Myriam Dessables, chef du bureau de la communication de la Minusca.

 

Selon une source au sein des forces internationales, "Baba Laddé était à la tête d'une quarantaine d'hommes lourdement armés et il se faisait passer pour un officier de l'ex-Séléka", espérant bénéficier de "mesures de confiance" accordées à l'ex-rébellion centrafricaine qui avait pris le pouvoir en 2013 à Bangui avant d'en être chassée début 2014.

 

L'ancien chef de guerre "faisait depuis le mois de mai 2014, l'objet d’un mandat d'interpellation du Procureur de la République du tribunal de Grande instance de Bangui", a précisé la Minusca dans un communiqué, sans préciser les raisons de ce mandat.

 

Le Front populaire pour le rassemblement (FPR) de Baba Laddé - qui avait pris les armes au Tchad en 1998-, pourchassé par l'armée tchadienne, s'était installé en Centrafrique en 2008, sévissant surtout dans le centre.

 

Début 2012, les bases du FPR avaient été attaquées conjointement par les armées tchadienne et centrafricaine, et Baba Laddé avait pris la fuite. Après des négociations avec les Nations unies, le chef rebelle avait accepté de se rendre en septembre 2012, puis de rentrer à N'Djamena.

 

Revenu à la légalité dans son pays, il a même été nommé préfet du département de la Grande Sido, dans le sud du Tchad, par décret présidentiel en juillet 2014. Mais, démis de ses fonctions fin novembre, il s'est enfui à nouveau en direction de la Centrafrique voisine et était depuis lors recherché par les autorités tchadiennes.

 

 

Un chef de guerre tchadien arrêté par l'Onu en Centrafrique

 

BANGUI, 11 décembre à 15h33 (Reuters) - Les casques bleus de l'Onu en Centrafrique ont arrêté un chef de guerre tchadien accusé d'exactions contre la population du nord du pays, ont annoncé la mission des Nations unies (Minusca) et le gouvernement, jeudi.

 

Abdel Kader Baba Laddé a été arrêté dans la région de Kabo, près de la frontière tchadienne, a déclaré la porte-parole de la Minusca, Myriam Dessables.

 

Selon elle, les casques bleus sont intervenus à la demande des autorités centrafricaines, qui ont émis un mandat d'arrêt contre le rebelle tchadien pour des crimes commis entre 2008 et 2012. Elle n'a pas fourni davantage de précisions.

 

Dirigeant du Front populaire pour le redressement (FPR), un groupe rebelle opposé au président tchadien Idriss Déby, Abdel Kader Baba Laddé a séjourné en Centrafrique entre 2008 et 2012, après avoir été précédemment basé au Darfour (Soudan).

 

En 2012, il était rentré au Tchad dans le cadre d'un accord de paix conclu sous l'égide de l'Onu et y avait occupé brièvement des fonctions officielles.

 

Ancien officier de la gendarmerie tchadienne, il se présente comme un défenseur du mode de vie des pasteurs nomades peuls dont la compétition pour les ressources avec les agriculteurs sédentaires alimente nombre de conflits de la bande sahélienne et d'Afrique centrale.

 

Les autorités centrafricaines accusent le FPR de meurtres, vol de bétail, banditisme ainsi que de l'attaque d'une mine d'uranium d'Areva dans le nord du pays.

 

(Crispin Dembassa-Ketté; Tangi Salaün pour le service français)

 

Un ancien chef de guerre tchadien arrêté en Centrafrique
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 11:21

 

 

 

 

(Alwihda Info) par Djamil Ahmat - 11 Décembre 2014

 

Le chef du FDPC (Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain), Abdoulaye Miskine accorde un entretien exclusif à Alwihda Info depuis sa libération ainsi que celle des otages qui avaient été détenus par son mouvement.

Général Abdoulaye Miskine, peu avant votre arrestation, certains affirmaient que vous aviez reçu neuf balles, d'autres vous disait mort. Vous l'avez immédiatement démenti. Avez-vous été attaqué ?


Je n’ai pas été attaqué sur ma position, mais c’est quand je venais en renfort à l'une de mes bases attaquée par les éléments de SELEKA.


Jusqu'aujourd'hui, les détails de votre arrestation restent flous. Comment s'est déroulée votre arrestation ? Avez-vous été piégé ?


J’ai été interpelé lors d’un rafle générale à l’hôtel où j’étais logé donc ce n’est pas une arrestation. Les autorités Camerounaises étaient claires dès le début jusqu’à ma libération qu'ils n'ont pas demandé mon arrestation ni émis un mandat d’arrêt contre moi. Donc je n’ai pas été piégé mais ils m’ont gardé parce qu’ils pensaient que j’utilisais le Cameroun comme base arrière. Aussi, c’était un règlement de compte que mes détracteurs politiques ont voulu.


Dans quelles circonstances a eu lieu la libération du prêtre polonais Mateusz Dziedzic et des 25 autres otages camerounais ? Les autorités camerounaises parlent d'une "opération spéciale" menée par l'armée.


Les négociations ont été entamées par le Médiateur de la C.E.E.A.C, S.E. Denis SASSOU NGUESSO, qui ont conduit à ma mise en liberté. Donc c’est une libération obtenue par négociation et non une intervention militaire. Ces négociations ont été menées par le Médiateur en vue de rechercher et consolider la paix en Centrafrique. Il faut noter aussi que l’ancien Ministre d’Etat Karim MECKASSOUA a joué un rôle très crucial dans ces négociations qui ont débouché à ma libération et celle des otages détenus par mes éléments.


Avez-vous bien été traité lors de votre détention à la prison de Yaoundé ? Vous étiez en résidence surveillée ?


J’ai été bien traité et gardé dans un lieu sûr pour attendre la date de la réconciliation qui malheureusement n’a pas abouti pour une raison que j’ignore jusqu’aujourd’hui et cela a conduit à ce malheureux événement de prise d’otage que je condamne fermement.

Vous êtes à la tête d'un mouvement armée. Entendez-vous déposez les armes ?

Justement, je suis à la tête de ce mouvement depuis un peu plus de 11 ans et j’ai décidé de déposer les armes, non pas sous une pression quelconque et bien avant mon interpellation. Je profite de cette occasion pour réitérer ma ferme détermination d’aller à la table de la réconciliation, donc déposer les armes.


Combien de combattants disposez-vous actuellement ?


Le FDPC a effectivement un nombre d'éléments mais présentement, il est difficile de donner un chiffre précis.


Si le gouvernement fait appel à vous, accepteriez-vous d'y entrer ?


Je n’ai aucun problème avec ce nouveau régime de transition qui est un Gouvernement neutre dans tout ce qui se passe en RCA donc il me faut rentrer pour donner un exemple aux autres tendances.


Que comptez-vous faire pour contribuer à la paix en Centrafrique ?


Contribuer à la paix, la réconciliation et la stabilité en RCA était et restera mon objectif prioritaire.


Vous avez été reçu par le médiateur de la crise centrafricaine, le Président congolais Denis Sassou Nguesso. Qu'en ressort-il ?


Pour le moment, je me réserve le droit de répondre à cette question, le moment propice viendra où j’éclairerai votre lanterne.


En parallèle, comment jugez-vous la médiation du Tchad dans le dossier centrafricain ?


Je n’ai pas un jugement à donner, le Tchad s’est donné pour la stabilité en RCA, d’ailleurs le départ négocié de Michel Djotodjia par la CEEAC était sous la présidence du Tchad.


Votre mouvement s'est farouchement opposé aux exactions de la Séléka, provoquant même des affrontements. On évoquait aussi une alliance avec le Front pour le Retour à l’Ordre Constitutionnel en Centrafrique (FROCCA) de François Bozizé. Est-ce toujours valable ?


Je n’ai jamais signé une alliance quelconque avec le Front pour le retour à l’ordre Constitutionnel au Centrafrique (FROCCA) de François Bozizé.


Votre reconnaissance à l'égard du Cameroun


Je tiens à remercier toutes les forces de défenses et de sécurité camerounaises et en particulier son Excellence Monsieur Paul BIYA, Chef de l’Etat, Président de la République du Cameroun pour avoir assuré ma sécurité et avoir veillé à ma santé depuis la date de mon interpellation jusqu'à ma libération ainsi que celle des otages.

Lu pour vous : Centrafrique : Interview du Général Abdoulaye Miskine, chef du FDPC
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 01:49

 

 

 

Jeune Afrique 10/12/2014 à 13:01 Par Mélanie Soiron-Fallut

 

Mélanie Soiron-Fallut est anthropologue.

 

Le conflit qui ravage la République centrafricaine depuis deux ans s’accompagne d’une multitude d’exactions où les marqueurs religieux sont mis en avant. Le récit opposant chrétiens et musulmans est fonctionnel mais détourne l’attention des véritables raisons du conflit. Celui-ci s’enracine dans la dépossession culturelle, traditionnelle, religieuse, territoriale, mais aussi économique et politique, subie par les populations centrafricaines depuis des décennies. Il apparaît donc opportun de déconstruire cette simplification bien trop efficace.

 

L’un des premiers actes de cette possession remonte aux années 1940, alors que la Centrafrique est encore une colonie française. À Bambari (chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, dans le centre du pays), ville-frontière entre l’Est et l’Ouest, Barthélémy Boganda – qui deviendra le premier président du pays (1958-59) - lance un combat contre ce qu’il nomme les "monstruosités", c’est-à-dire le fétichisme et les cultes traditionnels (notamment le semalì). Premier abbé centrafricain, il veut attirer la population vers la mission des pères catholiques. Se construit alors une dangereuse collusion entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux : celui qui incarne la figure du "père de la nation" pour avoir su unifier les populations centrafricaines, représente également un mouvement religieux. Son action de destruction des fétiches est redoublée par celle du "prophète" Ngoutidé, qui, une vingtaine d’années plus tard, par des tournées dans tous les villages de cette même région, détruit plus de fétiches (notamment du culte de Ngakola) que tous les missionnaires réunis sur le territoire. Les connaissances liées à ces cultes disparaissent. Ancêtres et anciens ne transmettent plus leurs savoirs aux cadets. La continuité est rompue, dépossédant les premiers de leur autorité, de leurs savoirs et donc de leur pouvoirs.

 

Cette perte d’identité a affaibli les communautés. Le pouvoir cultuel, religieux, territorial, s’est effacé. La croix (catholique) est devenue le nouveau fétiche mais n’a pas complètement remplacé les anciens savoirs. Le fait que Bambari soit aujourd’hui l’un des épicentres des tensions entre communautés ne doit donc rien au hasard. Ces violences actuelles plongent leurs racines dans la nécessité, pour les populations, de se réapproprier une identité face à une figure reconnaissable : celle de "l’étranger", de "l’arabe", du "musulman".

 

La conscience collective semble ainsi avoir intégré l’espace urbain.

 

Une autre dépossession prend forme durant la deuxième moitié du XIXe siècle, au cours des razzias des musulmans esclavagistes, puis au moment où les commerçants musulmans imposent leur hégémonie par des moyens pacifiques, mais non moins contraignants, quelques décennies plus tard. Ces "arabes", venus du Nord, tchadiens et soudanais, marchands prosélytes, monopolisent les circuits de distribution, et s’attachent une clientèle. Ceux qui sont endettés travaillent alors comme porteurs ou aides. À leur arrivée sur le territoire, ces musulmans représentent la richesse et la domination économique. Le quartier de "Boy Rabe", dans le quatrième arrondissement de la capitale Bangui, signifie "boy d’un arabe" et est principalement peuplé, à cette époque, par les Manza qui travaillent pour les marchands musulmans. Connu pour être très agité, ce quartier est l’un des bastions des milices anti-balakas. La conscience collective semble ainsi avoir intégré l’espace urbain.

 

Les milices anti-balakas sont, à l’origine, des groupes villageois d’auto-défense créés dans le but de se protéger des coupeurs de route ("Zaraguina" en sango). Elles ont été périodiquement réactivées depuis les années 1970 en fonction des événements, avant d’être redéployées au moment des premières exactions de la Séléka.

 

Après une violence économique et symbolique, la prise du pouvoir politique de la Séléka au début de l’année 2013, et la violence physique ont mis le feu aux poudres. La faiblesse des arguments expliquant les tueries de musulmans renvoie à une difficulté de mettre en lumière ces dynamiques historiques. En effet, les anti-balakas indiquent vouloir "voir les musulmans partir", "les anéantir", mais sans expliciter les raisons de ce besoin de les voir disparaître. Peut-être faut-il y voir la volonté de se réapproprier l’espace économique et territorial, de récupérer quelque chose qui leur a échappé, ou encore de reconquérir un espace physique et symbolique.

 

Par ailleurs, si le statut du Président Boganda, père de la nation et père catholique, était polysémique, les "anti-balakas" mettent eux aussi en jeu plusieurs types de représentations. Ainsi, le terme "anti" englobe plusieurs sens. Tout d’abord, les "antì" sont des poudres que les "ngangas" (sorciers ou tradipraticiens) utilisent afin de révéler, en sorcellerie, l’identité de celui qui vous veut du mal. Ceci renvoie aux nombreux "blindages" que peuvent porter les combattants après avoir effectué un rite rigoureux. Ces fétiches arborés ostensiblement autour du cou ou de la taille sont confectionnés à base d’écorces et d’ossements, puis sont cousus sous forme de petits sacs, nommés "warga" en sango. Ceux-ci leur permettraient de posséder une puissance surnaturelle qui pourrait dévier les balles, et les rendre invulnérable aux coupures de machettes. Ensuite, "anti" se révèle d’une part, sous le sens "d’antidote" et d’autre part, sous celui que nous connaissons en français signifiant "contre".

 

Toujours au cœur de cette polysémie, image d’un syncrétisme opérant, le terme "balaka" peut être entendu de différente manière. Premièrement, comme la traduction du mot machette en sango, mais aussi comme "balles AK", soit les munitions des fusils AK47 utilisés par les ex-Séléka ou encore "balles à kala" (pour kalachnikov). Ce cumul de sens renvoie à des pratiques multiples et complexes. On redouble la puissance du fétiche avec les prières chrétiennes. Celles-ci ne s’excluent pas mais se rejoignent dans des pratiques syncrétiques, mêlant la croix et le warga.

 

Toutes ces représentations, la convocation d’images et de double sens, semblent s’attacher à relever, non pas une "simple haine" de l’autre, de l’étranger ici incarné par "le musulman", mais un désir de reprendre possession d’un territoire et de son histoire. Ce dernier a pu être, à un moment donné de l’histoire, celui qui les en a dépossédé physiquement (par les razzias), économiquement (notamment à travers les échoppes des quartiers) et enfin politiquement (par la prise du pouvoir politique de Michel Djotodia).

 

Ainsi, après avoir perdu leurs croyances traditionnelles, vernaculaires, et un certain ordre social ; après les missionnaires, les colons, les anti-fétichistes, et les marchands musulmans, il s’agirait de la reconquête d’un pouvoir perdu. Cette réappropriation doit être prise en compte pour trouver une stratégie de sortie de crise.  Néanmoins, celle-ci sera difficile à trouver entre l’intervention internationale, l’instrumentalisation des leaders et des groupes en présence, et sans nouvelle figure unificatrice.

Lu pour vous :Tribune -  En Centrafrique, la croix et le warga
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 01:26

 

 

 

Par RFI 10-12-2014 à 22:20

 

François Bozizé est sorti de son silence. Dans une longue adresse à la nation, l'ancien président centrafricain revient sur son départ, livre sa lecture de la situation socio-économique et politique centrafricaine, et dessine ses projets politiques. Une lettre datée du 10 décembre, deux ans après l'émergence de la rébellion Seleka qui a abouti a la prise du pouvoir en mars 2013, par les rebelles.

 

Pour François Bozizé, la prise du pouvoir par la Seleka en mars 2013 a mis un coup d'arrêt à plusieurs projets majeurs de développement du pays qui, affirme-t-il, étaient sur le point d’aboutir. Selon l'ancien président, la production de coton s'apprêtait à battre des records. Le pétrole de la Vakaga était sur le point d'être exploité. Les négociations avec Areva « étaient en cours » pour « l’exploitation de l'uranium de Bakouma ». Idem pour l'exploitation industrielle de l'or de Ndassima dans le sud du pays.

 

Sur le plan sécuritaire, François Bozizé dénonce « le caractère inopérant de l'accord de cessation des hostilités », signé à Brazzaville en juillet. Il se dit par ailleurs, dans cette adresse faite au peuple centrafricain, en faveur de la cour criminelle spéciale. Mais l'ancien président a surtout un agenda politique. Il entend bien prendre part au dialogue intercentrafricain, explique Bertin Béa, secrétaire général du KNK, le parti fondé par Bozizé : « Pour résoudre la question centrafricaine aujourd’hui, il faut bien impliquer tous les acteurs nécessaires. Nous ne pensons pas seulement au président Bozizé, mais nous pensons notamment Djotodia et que sais-je encore. »

 

Ce retour vise-t-il a prendre date en vue de la présidentielle prévue l'été prochain ? « Le président Bozizé n’a pas perdu ses droits civiques ni politiques, rappelle le leader du KNK. Il est le président fondateur du KNK et c’est le candidat le mieux placé au sein du KNK pour être notre représentant pour les futures élections présidentielles. »

 

Enfin, François Bozizé revient en une pirouette sur la plainte déposée en France pour des commissions occultes présumées dans plusieurs contrats miniers. Il se dit prêt à répondre à la justice française, mais il rappelle qu'il est interdit de voyage par le Conseil de sécurité de l'ONU.

RCA : François Bozizé prêt à revenir sur la scène politique
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 01:23

 

 

 

French.china.org.cn  le 11-12-2014

 

Sous le coup d'un mandat d' arrêt émis par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, le chef rebelle Baba Laddé, d'origine tchadienne, a été arrêté à Kabo, son fief dans le Nord-Ouest de la République centrafricaine (RCA), a annoncé mercredi la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSCA).

 

"Dans le cadre de leur mandat de protection des civils et de rétablissement de la sécurité et de la paix en République centrafricaine, et d'appui à la restauration de l'autorité de l' Etat,les Casques bleus de la MINUSCA ont appréhendé dans l'après- midi du 8 décembre, à Kabo (préfecture de l'Ouham), Mahamat Abdul Kadré alias Baba Laddé", a communiqué à la presse à Bangui Myriam Dessables, chef du bureau de la communication et de l'information publique de la MINUSCA.

 

"Ce chef de groupe armé, d'origine tchadienne, faisait depuis le mois de mai 2014, l'objet d'un mandat d'interpellation du procureur de la République du tribunal de grande instance de Bangui", a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse hebdomadaire habituellement organisée mercredi par cette mission de paix dans la capitale centrafricaine en vue de la présentation de ses activités.

 

Cette nouvelle illustre les progrès enregistrés dans le processus de normalisation de la RCA, surtout depuis l'opérationnalisation en mi-septembre de la MINUSCA, en remplacement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine(MISCA) déployée fin 2013 par la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) sous mandat de l'Union africaine (UA).

 

Mais, "la République centrafricaine entame une phase critique à un moment où l'attention internationale sur la crise commence à s' estomper. Les risques restent élevés, des perturbations supplémentaires dans le processus politique et/ou la situation sécuritaire pourraient mettre le processus de transition en péril", s'est inquiété lors d'une session du Conseil de sécurité sur la RCA mardi à New York le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Baba Laddé arrêté en Centrafrique

 

L’ancien chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé a été arrêté dans le nord de la Centrafrique par des soldats de la Minusca.

 

http://www.lavoixdelamerique.com  10.12.2014 18:47

 

D’après la mission onusienne, Abdel Kader Baba Laddé à Kabo a été appréhendé précisément dans la préfecture de l'Ouham, au nord du pays où des casques bleus étaient postés depuis une semaine.

 

Baba Laddé était à la tête d'une quarantaine d'hommes lourdement armés. Il se faisait passer, selon une source au sein des forces onusiennes, pour un officier de l'ex-Séléka et espérait bénéficier de "mesures de confiance" accordées à l'ex-rébellion centrafricaine qui avait pris le pouvoir en 2013 à Bangui avant d'en être chassée début 2014.

 

La Minusca a indiqué que l’ancien chef rebelle tchadien faisait l'objet, depuis mai 2014, d'un mandat d'interpellation du procureur de la République du tribunal de Grande instance de Bangui.

 

Son groupe, le Front populaire pour le rassemblement (FPR) avait pris les armes au Tchad en 1998. Pourchassé par l'armée tchadienne, il s'était installé en Centrafrique en 2008 et sévissait surtout dans le centre du pays.

 

Début 2012, les bases du FPR avaient été attaquées conjointement par les armées tchadienne et centrafricaine, et Baba Laddé avait pris la fuite. Après des négociations avec les Nations Unies, le chef rebelle avait accepté de se rendre en septembre 2012, puis de rentrer à N'Djamena.

 

Revenu à la légalité dans son pays, il a même été nommé préfet du département de la Grande Sido, dans le sud du Tchad, par décret présidentiel en juillet 2014. Mais, démis de ses fonctions fin novembre, il s'est enfui à nouveau en direction de la Centrafrique voisine et était depuis lors recherché par les autorités tchadiennes.

Centrafrique : l'Onu annonce l'arrestation du chef rebelle Baba Laddé, d'origine tchadienne
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 01:15

 

 

 

French.china.org.cn le 11-12-2014

 

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza a regagné Bangui mercredi après avoir pris part à New York aux Etats-Unis aux travaux de la 13e Assemblée générale des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), où elle a lancé un nouvel appel à cette juridiction pour traiter des crimes commis pendant la crise dans son pays.

 

En dépit des critiques qu'elle suscite sur le continent pour son action jugée partielle au détriment des dirigeants africains, la CPI par le biais de don procureur Fatou Bensouda a ouvert fin septembre une enquête sur la situation en République centrafricaine (RCA), en réponse à une requête reçue des autorités de transition de Bangui fin mai.

 

Pour la présidente de transition, cette décision "a ravivé l'espoir d'une justice dans l'esprit de nos concitoyens tout en faisant comprendre aux auteurs de crimes les plus abominables contre leur propre peuple qu'ils ne seront jamais à l'abri des poursuites".

 

"Depuis août 2012 au moins, la République centrafricaine est profondément ébranlée par l'une des crises les plus graves de son histoire récente. Je parle ici d'un conflit armé dans lequel les atrocités et les crimes les plus odieux ont été commis", a-t-elle souligné dimanche devant les participants à la 13e Assemblée générale des Etats parties du Statut de Rome de la CPI.

 

Parmi ces exactions, l'ex-maire de Bangui devenue la première femme présidente depuis l'indépendance de la RCA en 1960 a particulièrement déploré dans discours dont Xinhua a obtenu copie le cas des femmes et des enfants, "victimes de viols et d'autres formes de violences sexuelles et à caractère sexiste".

 

D'après le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) dans un communiqué où il recense 230 millions d'enfants vivant dans des pays et des zones touchées par des conflits armés dans le monde, 2, 3 millions d'enfants sont touchés par la crise centrafricaine.

 

"On signale que jusqu'à 10.000 d'entre eux auraient été recrutés par des groupes armés au cours de la dernière année, et que plus de 430 enfants ont été tués et mutilés – trois fois plus qu'en 2013",mentionne le communiqué publié lundi à New York.

 

"Si nous voulons oeuvrer pour obtenir une paix et une réconciliation durable entre tous les Centrafricains, nous ne pouvons fermer les yeux sur ces crimes. Pour sceller la réconciliation et rétablir durablement la paix en Centrafrique, il faut que la justice soit rendue aux victimes dans un pays dont les fondations se sont écroulées et où la justice a jusque-là disparu", assure Samba-Panza.

 

"Ce n'est pas la première fois, rappelle-t-elle, que la République centrafricaine sollicite le concours de la Cour pénale internationale. En décembre 2004, mon pays a déjà déféré devant votre Cour la situation concernant les crimes commis au cours du conflit de 2002-2003, ce qui a abouti à l'arrestation et à la comparution de M. Jean Pierre Bemba Gombo devant la Cour".

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : nouvel appel de Samba-Panza à la CPI pour traiter des crimes commis pendant la crise
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 01:12

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-10 15:12:34 Le Forum national de Bangui a été ce mercredi au menu de la rencontre de la présidente de transition Catherine Samba-Panza avec la délégation du Groupe huit (G8) représentant le Groupe de contact international sur la république centrafricaine (GIC-RCA) et conduite par le général Léonard Essongo, représentant le président congolais Dénis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine.


‘'Nous avons évoqué avec elle la poursuite du processus politique axé sur trois phases à savoir le forum de Brazzaville au mois de juillet 2013 puis une consultation de la communauté à la base qui a été un moment remise en question enfin le Forum National de Bangui'', a confié à la presse, le chef de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (Minusca), le général Babacar Gaye.


‘'Nous sommes, a-t-il, venus féliciter la présidente de transition pour sa contribution très remarquée à l'occasion de l'assemblée de traité de Rome. Où elle a fait un plaidoyer pour la lutte contre l'impunité qui est un repère important dans cette perspective qui n'est pas aisée à mettre en œuvre''.


‘'Ce forum a été annoncé à janvier pour lequel nous devons tous travailler. Non pas seulement pour qu'il puisse se tenir au mois de janvier mais qu'il se passe dans les meilleures conditions. C'est de cela que nous sommes venus nous entretenir avec la cheffe de l'état de transition'', a fait savoir Babacar Gaye.


Pour le patron de la Minusca, les derniers évènements de Ndélé, de Kaga-Bandoro où la séléka s'est opposé à l'installation des autorités désignées par le pouvoir de Bangui et celui de Bambari où des dizaines de personnes ont été tuées démontrent que ‘'nous ne sommes pas dans une situation qui doit être linéaire on peut y avoir des soubresauts mais il est incontestable que la situation s'améliore et que les actions du gouvernement sont de plus en plus visibles''.


Selon lui, ‘'c'est cela qui va encourager les bailleurs de fonds à poursuivre leur soutien à la Centrafrique''.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=811825#sthash.hXsPrP4y.dpuf

Le Forum national de Bangui au menu de la rencontre Catherine Samba-Paza-Groupe 8
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 01:09

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-10 14:54:40 Honoré Nzessiwé, directeur de cabinet du Premier ministre centrafricain, a rencontré mercredi à Bangui les délégués des retraités qui en sont au deuxième jour de leur manifestation pour non perception de quatre arriérés de pension, en vue de les rassurer sur la volonté du gouvernement de tout faire pour qu’ils rentrent dans leurs fonds.

« Le gouvernement que je dirige est entrain, sur les maigres ressources de l'Etat, de provisionner un compte du Trésor Public pour le paiement des pensions'', a dit Honoré Nzessiwé, rapportant aux délégués des retraités les paroles du Premier ministre.


Cette rencontre, selon M. Nzessiwé, a permis de partager le constat que tout 'doit « être mis en oeuvre pour verser un trimestre de pensions aux retraités''.

« C'est pour permettre aux retraités de passer les festivités de Noêl, fête de famille par excellence et du nouvel an que le gouvernement a cru nécessaire de payer les pensions avant la fin du mois'', a-t-il ajouté.


Tout en comprenant la préoccupation de ceux qui ont servi ce pays avec abnégation et patriotisme durant plusieurs années, le directeur de cabinet n'a pas moins souligné que « le chef du gouvernement les invite à la retenue, au calme pour ne pas prêter flanc aux ennemis de la nation''.


Les retraités centrafricains sont sortis la veille dans les rues pour exiger le versement des quatre arriérés de trimestres que leur doit le régime de la transition.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=811822#sthash.CosfctdT.dpuf

 

 

RCA : la primature promet le règlement des arriérés de pension des retraités
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 13:03

 

 

 

 

Jeune Afrique n° 2813 • du 7 au 13 décembre 2014

 

Sous le coup d’une interdiction de voyager, Noureddine Adam s’est pourtant rendu à Brazzaville le30novembre et le 1er décembre dans le cadre des préparatifs du forum inter-Centrafricains de Bangui, prévu en février 2015. Le numéro deux de la Séléka n’était pas le seul cadre de l’ex-rébellion présent.

 

Selon plusieurs sources, l’ancien président centrafricain Michel Djotodia lui-même a participé aux tractations.

 

Après avoir regagné Cotonou le 2 décembre, ce dernier est immédiatement reparti, direction Nairobi, pour participer à une nouvelle réunion dans le cadre de la recherche de la paix. Sous la menace de sanctions onusiennes, l’ex-président, qui a reçu, le 28 novembre à Cotonou, la visite d’une délégation angolaise conduite par le chef des renseignements militaires, se démène pour rester au centre du jeu. Début octobre, il s’est rendu à  Ankara, Dubaï et Doha. Djotodia a également envoyé des émissaires à Chypre et au Ghana dans le but de récolter des fonds.

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