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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 21:49

 

 

 

Bangui : Catherine Samba-Panza crée une Unité Mixte d’Intervention et de Répression des violences

 

 Bangui, 12 janvier 2015 (RJDH)—L’Etat centrafricain se dote d’une structure d’intervention et de répression des violences faites aux femmes et aux enfants. Il s’agit de l’Unité d’Intervention rapide et de répression des violences. Créée par un décret et rendu public le 08 janvier, cette nouvelle structure  aura pour mission de prévenir et de réprimer toutes formes de violences sexuelles commises sur les femmes et les enfants.

 

Selon le décret pris par la cheffe de l’Etat de transition, en son article 4, «l’Unité d’Intervention rapide et de répression est composée des éléments de la Gendarmerie nationale et de la Police centrafricaine ».

 

Le décret précise par ailleurs que l’unité sera implantée à Bangui et aura une compétence nationale. C’est dire implicitement que l’unité interviendra lorsque le crime est commis sur n’importe quelle partie du territoire national.

 

Son autorité relève de deux ministères et elle travaillera également avec deux autres ministères : « elle relève de l’autorité du ministre de la Sécurité publique et du ministre de la Justice. L’unité travaille en étroite collaboration avec le ministère des Affaires sociales et du ministère de la Santé publique ».

 

Toutefois, la mise en œuvre effective de cette unité nécessite encore des démarches d’autant plus qu’un autre décret doit être pris pour nommer le commandant de l’unité et aussi « l’organisation et le fonctionnement de l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression sont fixés par des règles particulières ». Or, ces textes ne sont pas encore pris.

 

Néanmoins, la République Centrafricaine vient de faire un grand pas en matière de protection des femmes et des enfants. /

 

Naïm-Kaélin ZAMANE


 

Bouar : Des musulmans reprennent leurs activités dans la ville
 

Bouar, 12 janvier 2015 (RJDH) – Au moins 1750 musulmans sont de retour dans la ville de Bouar et ont repris leurs activités. Ce retour massif est rendu possible grâce la plate-forme religieuse de Bouar.

 

Chaque quatre heure du matin et treize heures, les mosquées du quartier haoussa appellent à la prière. Jules-Bertin Gbidama, l’un des leaders communautaires qui ont œuvré pour la cohésion sociale dans la ville de Bouar, a fait savoir que « le revivre ensemble n’est pas une utopie. Des chrétiens et musulmans ont repris ensemble leurs activités ».

 

« Je vois des musulmans circuler librement dans la ville pour répondre à leurs besoins et même au quartier Haoussa les chrétiens cohabitent ensemble avec les musulmans. Cela relève d’une parfaite collaboration entre ces deux communautés »,  a-t-il dit.

 

Selon Jovin Dakabo-Kete secrétaire général de la plate-forme religieuse de Bouar « la première stratégie pour retrouver la paix et la cohésion sociale est la prière dont la plate-forme religieuse de la ville de Bouar, a mise en place,  car c’est Dieu qui a épargné la ville de Bouar de cette crise ».

 

Bako Mamadou délégué de la jeunesse islamique de la ville de Bouar a précisé que  c’est par la peur que plusieurs musulmans de la ville de Bouar aient pris fuite suite à l’entrée des Anti-Balaka dans la ville. « Je suis resté par ce que je suis centrafricain. Je ne suis pas habitué à vivre dans un autre pays. Mes frères sont revenus me trouver ici et nous avons repris nos acticités ».

 

Des constats révèlent que ces musulmans, qui s’étaient réfugiés au Cameroun et au Tchad reviennent progressivement./

 

Constant Ndolo-Babou


 

Bossangoa : Lancement de la campagne de commercialisation du coton
 

Bossangoa, 12 janvier 2015 (RJDH)—Le Ministre du développement rural, David Bakouzou a lancé officiellement le 6 janvier 2015, la campagne de commercialisation du coton 2014-2015. Une somme de 55.10.000 FCFA a été remise par le membre du gouvernement aux agriculteurs.

 

Un responsable des cultivateurs du coton a salué ce geste, qui selon lui « les soulage après les moments difficiles que les agriculteurs ont  connus dans cette région ».

 

Selon le ministre, cet appui doit permettre aux cultivateurs de doubler leurs activités afin de lutter contre la pauvreté et l’incivisme dans la région.

 

Le membre du gouvernement a été accompagné par Ibrahim Amidou, responsable de la cellule coton qui a rappelé la nécessité pour la jeunesse de Bossangoa et ses environs d’œuvrer pour faire alimenter l’usine de coton, implantée dans la ville en décembre 2012.

 

La préfecture de l’Ouham est reconnue comme zone de culture de coton. Malgré les violences qui ont frappé cette région, la culture du coton reste la principale activité dans la région. /

 

Hyppolite Féidangaï

 

 

Bangui : Construction en cours d'un pont temporaire sur le canal de Sica3
 

Bangui, 12 janvier 2015 (RJDH) - Les activités de construction d’un pont provisoire sur le canal de Sica3 reliant les 2ème, 3ème  et  5ème arrondissements ont  démarré  ce lundi 12 janvier. Une activité menée par des éléments de  l’Eufor- RCA.

 

« Ces travaux sont d’une urgence capitale car ils vont permettre de rétablir la communication entre les populations. La réalisation de ce pont démontable est une nécessité pour les besoins des habitants environnants », a  expliqué le commandant Mario Renna, conseiller en communication de l’Eufor-RCA.


Il a part ailleurs ajouté qu’ « en attendant la reconstruction du grand pont, l’Eufor a le devoir de faciliter la liaison entre les populations des 2ème, 3ème et de 5ème arrondissements ».

 

« Nous louons cette détermination de ces forces étrangères. Notre relation et les difficultés de passage sur ce tronçon sont entrain d’être résolues. L’utilisation et la protection vont de notre devoir », a suggéré un habitant de quartier de Sica3. Cette source a interpelé la population des arrondissements concernés à faire « bon usage de cet édifice public ».

 

La réalisation de cette passerelle temporaire a été annoncée  jeudi 8 janvier, lors d’une conférence de presse organisée par l’Eufor et la Sangaris. Ce pont est temporaire et peut être démantelé lorsque les travaux de la reconstruction du grand pont sur l’avenue de France seront terminés. / 

 

Alexis Makori-Mberdé.


 

Bangui : Une trentaine de personnes séquestrées par des hommes armés
 

Bangui, 12 janvier 2015 (RJDH)- Une trentaine de personnes ont été victimes d’une agression, le samedi 11 janvier, par un groupe de personnes assimilées à des Anti-Balaka. Elles ont eu la vie sauve grâce aux patrouilles militaires des Sangaris. Un adjudant chef des forces armées centrafricaines, l’une des victimes a témoigné les faits au RJDH.

 

L’une des victimes de cette agression est un adjudant-chef des forces armées centrafricaines (FACA). Il présente des blessures à la tête et au bras gauche. Il a des difficultés pour se mettre debout. Il est allongé sur un lit pliant.

 

Selon la victime, une vingtaine d’Anti-Balaka se trouvait à bord d’un pick-up 4X4. Des tirs sporadiques ont paniqué la population du village de Sakaï 5, localité située dans la commune de Bimbo 4. « Ces personnes sont armées de grenades, de gourdins, de kalachnikovs et de machettes. Ils tiraient de partout et les habitants du village ont pris fuite pour se réfugier dans la brousse », a expliqué la victime.

 

« Je suis informé que mon neveu a été séquestré par des Anti-Balaka. Je sortais pour vérifier les faits, ces malfrats m’ont obligé à me mettre à genou. Je me suis opposé. Ils se sont rués sur moi, j’ai reçu des coups de gourdins, de machettes et des coups de crosse. Ils m’ont amené de force dans leur  véhicule. Nous étions environ une trentaine de personnes maltraitées », a-t-il déploré. Des personnes ont été ligotées et torturées, a-t-il fait savoir.

 

Selon lui, toutes les personnes ramassées sont destinées à être tuées. « Ils nous amenaient vers Boy Rabe pour nous exécuter, selon les dire d’un des leurs. C’est grâce aux patrouilles des éléments de la Sangaris que nous avons la vie sauve. En voyant les phares de ces forces étrangères, ils ont pris fuite. J’ai été transféré à la base de ces militaires français pour les premiers soins », a témoigné la victime.

 

Les Anti-Balaka sévissent et dictent leur loi dans les environnants de l’aéroport. Les habitants de ces secteurs de la commune de Bimbo3 et 4, vivent dans le désarroi suite aux agressions perpétrées par ces miliciens. /

 

 Auguste Bati-Kalamet.

 

Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 15:51

 

 

http://www.radiondekeluka.org  lundi 12 janvier 2015 14:25

 

Les Évêques des neufs diocèses de la Centrafrique ont noté ce dimanche avec satisfaction l’amélioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans certaines villes de la République Centrafricaine. Dans un message délivré par anticipation à la clôture de la Conférence épiscopale de Centrafrique (CECA)  et retransmis à l'occasion de la messe co-célébrée sous la présidence de l’Évêque adjoint du diocèse, Monseigneur Thaddée Kusy en la Cathédrale immaculée conception de Bangui, les Evêques ont appelé à une mobilisation autour du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.


« Le message essentiel que les Evêques veulent donner en ce début d'année est un message de paix, d'espérance intitulé : ''choisi donc la vie''. Les Evêques centrafricains attirent l'attention des Centrafricains que le moment est venu pour que nous choisissons le chemin de la vie. Nous devons avoir le comportement adéquat, vivre dans la vérité, le pardon, et ne pas mélanger notre foi avec n'importe quoi », a relevé le Père Joseph Tanga-Koti, responsable de la Société des missionnaires africains (SMA) en Centrafrique.


Pour le Père Joseph Tanga-Koti, « Il ne faut aussi laisser les entrepreneurs de la violence nous influencer afin de ne pas suivre le chemin de la vie. Les Evêques nous sollicitent à nous engager résolument pour la vie afin de reconstruire la Centrafrique, où tout le monde musulmans, chrétiens, animistes pourront vivre la main dans la main ».


Les prélats, qui s'étaient réunis depuis le 6 janvier dernier dans la capitale centrafricaine, ont estimé que beaucoup restent à faire tant de la part des autorités de la transition, de la communauté internationale et de la population centrafricaine.

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, le président du parlement provisoire, Alexandre Ferdinand Nguéndet et plusieurs membres du gouvernement de la transition ont pris part à cette messe.


Une action en faveur de la cohésion sociale dans le 8e arrondissement de Bangui.

L’église Évangélique des Frères de Galabadja III  a mis en place  dimanche un comité de coordination dénommé « Providence ». Il s’agit d’un micro projet pour une paix durable. Une initiative appuyée par l’association Synergie pacifique centrafricaine.

L'objectif vise à soutenir les personnes démunies après la crise qu’a connue la République Centrafricaine. Les membres avaient suivi en décembre dernier, une formation organisée par l’Association synergie pacifique sur la cohésion sociale, la réconciliation, le pardon et le développement social et économique. 

 
« Nous avons été chargé par le PNUD de retransmettre le message en faveur de la cohésion sociale pour la pacification de la Centrafrique et du relèvement », a déclaré Alexis Kokanzo l'un des formateurs qui a ajouté, « Nous avons pensé aux églises suite au discours du secrétaire général des Nations Unies qui avait demandé aux leaders ecclésiastiques de s'impliquer dans le processus de pacification de la Centrafrique ».


« Le PNUD estime qu'avant de procéder au relèvement par le truchement des groupements communautaires, il faut asseoir la cohésion sociale. L'argent ne devrait pas être donné dans le désordre », a-t-il conclu.


Après la formation reçue, Gédéon Banguéndjé se dit prêt à se mettre au service de ses frères et sœurs. « On m'a appris à monter un micro projet sur la cohésion sociale, le multi-racial, le développement, l'élevage, l'agriculture voire le commerce. Je suis prêt maintenant à aider mes frères et sœurs qui n'ont pas l'aptitude de monter un micro projet », a-t-il fait savoir.


Le comité de coordination de Galabadjia III gère localement environ 334 groupements.

Amélioration de la situation sécuritaire et humanitaire selon l'église catholique
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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 15:49

 

 

http://www.radiondekeluka.org  lundi 12 janvier 2015 14:17

 

La tension est restée vive à Bria, chef lieu de la Haute Kotto, à 698 Kms de Bangui dans l'est de la Centrafrique. Ce lundi, les activités n’ont pas toujours repris dans la ville. Les commerces sont restés fermer et les bureaux administratifs paralysés. Selon les informations recueillies sur place, des barricades sont érigées dans presque toute la ville. L'aérodrome est bloqué par les manifestants qui conditionnent leur retrait par le départ des soldats français de l'opération Sangaris, malgré la médiation menée par la force onusienne, Minusca.

 
« Depuis deux jours, la ville est devenue morte. Le marché, toutes les boutiques et l'administration sont fermés », a raconté sous le couvert de l’anonymat un habitant joint au téléphone.


La même source a indiqué qu'il s'agit « d'une groupuscule de personnes qui a pris d'assaut l'aérodrome de la ville empêchant l’atterrissage et le décollage des avions ».

 
« Les manifestant exigent le départ des soldats français de la ville », a poursuivi le témoin.


Déjà samedi, une marche de protestation contre les forces françaises de la Sangaris a  tourné au vinaigre. Les manifestants qui se rendaient en masse sur le site de cette force française sis à l’aérodrome avaient été repoussés par des tirs, à en croire des habitants. Jusqu'à présent la force Sangaris n’a pas repris ses patrouilles dans la ville.

Selon le porte-parole de l'opération Sangaris, Laurent Bastide, contacté par une radio internationale, les soldats les militaires français basés à Bria n’ont pas tiré en direction de la foule venue protester samedi près de leur base.


Le soldat a même expliqué que leurs éléments ont compté des jets de pierre et un jet de grenade venus de la foule qui manifestaient. Il n’y a eu aucun tir venu de Sangaris, a conclut le porte-parole.


A  Bangui, la coordination de l’ex-Antibalaka somme les commandants de zone des villes de  province de cesser avec les hostilités. L'appel est lancé ce lundi lors du point de presse tenu au quartier général de ce mouvement dans le 4e arrondissement. « Je lance un appel à tous les commandants de zone de cesser avec les hostilités », a martelé Dieudonné Ndomaté, coordonnateur chargé des opérations de l’ex-Antibalaka.


Les responsables de ce mouvement ont assuré qu'une mission de la coordination centrale fera une descente dans l'arrière pays pour délivrer de nouveaux mandats au nom du Parti centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD).


Selon les dirigeants de cette ancienne milice, les mandats délivrés par l’un des anciens responsables à certains éléments est à l’origine des affrontements qui ont opposé cette semaine à Bambari deux groupes rivaux Antibalaka. « Ce qui se passe est un malentendu entre nos éléments sur les mandats délivrés par un de nos responsables. Le jour de l'assemblée générale de transformation de notre mouvement en parti politique, Parti centrafricain pour l’unité et le développement, les responsables de l'arrière pays étaient présents. A leur retour, le commandant Mokpème leur a délivré des mandats. Arrivée dans leurs zones respectives, ceux détenant les mandats se réclament des vrais Antibalaka et ceux qui n'en ont pas sont des faux Antibalaka. C'est là le nœud du problème », a expliqué le coordonnateur chargé des opérations de l’ex-Antibalaka.


Toujours en sécurité, les auxiliaires de police sont mécontents. Ils revendiquent leur intégration dans le corps de la Police nationale. Ils étaient une centaine à manifester ce lundi devant le Ministère de la Sécurité publique.


Selon les manifestants, certains sont recrutés comme auxiliaires en 2002 et d'autres en 2003. Ils ont exigé du gouvernement la révision de leurs statuts.

 
« Le but de notre revendication est notre intégration dans le corps de la Police nationale. C'est depuis 2002-2003 que nous sommes là sans intégration malgré tout cela, nous travaillons. A l'occasion des recrutement, nous sommes oubliés au profit des civils », a expliqué l’un d’eux sous couvert de l’anonymat.


Contactés pour leur version des faits, les cadres du Ministère de la Sécurité publique ont affirmé qu’ils ne sont pas habilités à se prononcer sur la question. RNL attend donc la réaction du chef de ce département.

 

 

 

RCA: un mort lors d’une manifestation

 

http://www.bbc.co.uk  10 janv 2015

 

Une personne a été tuée lors d’une manifestation contre les forces françaises de l’opération Sangaris, à Bria, une localité située à quelque 600 kilomètres de Bangui, la capitale de la RCA.

 

Les manifestants voulaient se rendre en masse sur le site de la Sangaris, à l’aérodrome de la ville. Mais ils ont été repoussés par des tirs des soldats français, selon des habitants de Bria.

 

Il est difficile d’avoir une idée précise du bilan des échauffourées, même si des sources concordantes annoncent la mort d’une personne et font état de plusieurs blessés.

 

Selon des sources locales, le climat est tendu depuis qu’un homme en arme a ouvert le feu sur l’un des deux hélicoptères de reconnaissance de la Sangaris, qui survolaient la ville.

 

Un civil a été tué et trois autres blessés dans les représailles des soldats de l’opération Sangaris, dans la nuit de vendredi à samedi, a appris la BBC.

 

En colère, des habitants de Bria sont descendus dans la rue, samedi matin.

 

Une autre source, indépendante celle-là, parle d’un mort et d’une dizaine de blessés.

 

Les activités commerciales étaient suspendues samedi, et les administrations paralysées.

 

Les manifestants maintiennent leur position sur la piste de l’aérodrome, conditionnant leur retrait au départ des soldats de Sangaris de la ville. La force militaire de l’ONU, la MINUSCA, tentait de mener une médiation.

Tension encore visible à Bria
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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 14:35

 

 

 

BANGUI 12/01/15 (Reuters) - Les ex-rebelles centrafricains de la Séléka, qui disent avoir capturé Dominic Ongwen, commandant de l'Armée de résistance du seigneur, réclament la récompense de cinq millions de dollars offerte par les Etats-Unis.

 

Les forces spéciales américaines qui apportent depuis 2011 un soutien à la force d'intervention créée par l'Union africaine (UA) pour démanteler le mouvement ougandais particulièrement violent avaient annoncé dans la semaine l'arrestation de ce suspect recherché par la Cour pénale internationale pour crime contre l'humanité.

 

Les autorités ougandaises ont depuis confirmé son identité. Les Etats-Unis avaient promis "jusqu'à cinq millions de dollars" de récompense pour toute information menant à son arrestation. "C'est nous qui l'avons ramené à notre base. Les Américains sont venus à bord de deux hélicoptères, dont l'un s'est posé et a emmené le prisonnier", a déclaré Mounir Ahmat, commandant de la Séléka à Sam Ouandja, dans le nord de la République centrafricaine, interrogé par Reuters. "Nous n'avons toujours pas reçu la récompense promise pour la capture de Dominic Ongwen. J'ai appelé les Américains ce matin et ils ont promis de revenir dans deux jours", a-t-il ajouté.

 

La Séléka, mouvement rebelle à majorité musulmane, s'est emparée du pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant de le quitter en janvier 2014 sous la pression de la communauté internationale.

La Séléka demande la récompense promise pour un chef de la LRA
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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 14:30

 

 

http://www.bbc.co.uk  10 janv 2015

 

Une personne a été tuée lors d’une manifestation contre les forces françaises de l’opération Sangaris, à Bria, une localité située à quelque 600 kilomètres de Bangui, la capitale de la RCA.

 

Les manifestants voulaient se rendre en masse sur le site de la Sangaris, à l’aérodrome de la ville. Mais ils ont été repoussés par des tirs des soldats français, selon des habitants de Bria.

 

Il est difficile d’avoir une idée précise du bilan des échauffourées, même si des sources concordantes annoncent la mort d’une personne et font état de plusieurs blessés.

 

Selon des sources locales, le climat est tendu depuis qu’un homme en arme a ouvert le feu sur l’un des deux hélicoptères de reconnaissance de la Sangaris, qui survolaient la ville.

 

Un civil a été tué et trois autres blessés dans les représailles des soldats de l’opération Sangaris, dans la nuit de vendredi à samedi, a appris la BBC.

 

En colère, des habitants de Bria sont descendus dans la rue, samedi matin.

 

Une autre source, indépendante celle-là, parle d’un mort et d’une dizaine de blessés.

 

Les activités commerciales étaient suspendues samedi, et les administrations paralysées.

 

Les manifestants maintiennent leur position sur la piste de l’aérodrome, conditionnant leur retrait au départ des soldats de Sangaris de la ville. La force militaire de l’ONU, la MINUSCA, tentait de mener une médiation.

 

RCA: un mort lors d’une manifestation
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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 10:54

 

 

 

http://www.tdg.ch  11.01.2015, 18h55

 

Genève internationale. Selon Lionel Saraga Morais, « le flottement politique fait le jeu des affairistes et des états énergivores qui vampirisent le pays ».

 

Fondateur du Cercle des intellectuels africains, ex-ministre conseiller à la stratégie et défense du gouvernement de transition de la République centrafricaine, Lionel Saraga Morais était à Genève ces jours. Pressenti pour mener une mission dans le cadre du projet Démobilisation, désarmement, réinsertion (DDR), il redoute l’enlisement politique qui menace son pays. Il dénonce aussi l’attitude de ceux qui profitent de la mise sous perfusion de la République centrafricaine pour en piller les ressources sans vergogne.

 

Quelle est la situation aujourd’hui en Centrafrique?

Les choses sont encore très fragiles. Nous sommes sur du sable mouvant. La période de transition qui devait s’achever le 15 février va être prolongée de sept mois. Ce nouveau délai est nécessaire. Avant d’organiser une élection présidentielle, il faut d’abord recréer les conditions pour la désignation d’une nouvelle équipe.

 

Vous sous-entendez que Catherine Samba-Panza a échoué?

 

La Maison du peuple (CNT) qui avait désigné Catherine Samba-Panza comme présidente intérimaire est devenue un ventre mou. Il faut changer de formule. Ceux qui ont ouvert leurs bras et leurs maisons pour accueillir les gens en détresse, ce sont les archevêques, les imams, les pasteurs, les chefs de village. C’est vers eux qu’il faut se tourner. Ils sont les mieux placés pour représenter les Centrafricains et désigner une nouvelle équipe de transition. Catherine Samba-Panza était pétrie de bonnes intentions mais sa politique de médiation et de compromis n’a pas fonctionné. Il faut conduire une politique de rupture si l’on veut vraiment se donner les moyens de sortir de l’impasse. Il n’est pas possible de négocier avec des terroristes.

 

Le travail de réconciliation va-t-il prendre beaucoup de temps?

 

Ce sera long. C’est comme un processus de deuil. Il y aura des étapes. On ne pourra pas se taper sur l’épaule, s’embrasser et se dire que nous nous sommes réconciliés. Avant d’entamer une véritable reconstruction, il faut une prise de conscience collective sans laquelle il ne sera pas possible de renouer avec un climat de confiance. Un récent sondage a montré que 90% des Centrafricains étaient fiers d’être Centrafricains. Dans le même temps plus de 90% d’entre eux affirment ne pas avoir confiance dans les autres Centrafricains. Il est urgent de retrouver la confiance perdue. Pour cela, il faut des femmes et des hommes de bonne morale et de bonne réputation pour guider le pays vers la paix. Si on cède encore la place à ceux qui sont associés au drame centrafricain, cela sera perçu comme une provocation.

 

Qu’est-ce qui vous inquiète ou vous révolte le plus aujourd’hui?

 

Le pillage de mon pays. Nos ressources sont vampirisées. Pendant que les Centrafricains essaient de dessiner un avenir dans ce désordre et ce chaos, des affairistes peu scrupuleux et des pays énergivores profitent de la situation. Nos frontières sont poreuses, et l’anarchie règne en maître. Normalement, il y a un embargo sur le diamant centrafricain. Or, le marché est inondé de pierres qui proviennent de mon pays.

 

Pourquoi tenez-vous tant à créer une ONG centrafricaine?

 

Parce que nous devons nous réapproprier notre territoire et notre histoire et ne pas laisser les autres décider à notre place. Nous avons besoin d’une ONG 100% centrafricaine qui s’adresse aux Centrafricains et dirigée par des Centrafricains. Elle existe. Nous allons entamer des démarches pour qu’elle soit reconnue par l’ONU.

 

Pourquoi est-ce si important?

 

Il y a un besoin de reconnaissance. Les Centrafricains naissent et meurent dans l’anonymat, sans vraiment avoir une identité. Nous pourrions sceller notre communauté de destin à travers un service national à but éducatif et tourné vers le développement économique. Ce serait une manière de faire circuler les jeunes appelés dans les sept régions qui forment la République centrafricaine. Voilà l’une des idées que je défends. La République centrafricaine a des ressources et un potentiel. Dans le temps, on produisait un coton magnifique. Nous avons du café, du cacao et bien d’autres produits que nous pourrions mieux exploiter. Le travail de réconciliation et de reconstruction est devant nous. (TDG)

«Ils sont en train de piller mon pays, la Centrafrique» : Lionel SARAGA MORAIS
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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 10:01

 

 

 

Cher lecteur, après 2 années de partages, il y a un sujet que nous n’avons pas encore abordé et nous allons donc y remédier aujourd’hui. – Si mon Père, Georges DARLAN, était encore en vie, nous aurions fêté ce 05 Janvier son anniversaire.  - Ainsi, afin de lui rendre Hommage, je vais traiter un sujet qui lui tenait à cœur : -il s’agit de l’éducation du Peuple Souverain, l’Education Nationale en Centrafrique. – Quelque soit notre parcours individuel, nous sommes majoritairement d’accord de dire « qu’Il n’y a pas de désir plus naturel que le désir de la connaissance. - Que développer c’est certes nourrir, mais c’est également en priorité instruire et soigner afin que le progrès soit bénéfique sur la durée ».

 

Ainsi aujourd’hui, et comme toujours il y a une richesse immatérielle, inépuisable, non quantifiable, non exclusive, source d’épanouissement individuel et collectif que toute Nation aspirant au bonheur devrait garantir à ses membres, par la mise en place de politiques éducatives réfléchies s’inscrivant dans une stratégie globale de développement, ayant pour fondement la liberté qui ne peut rimer avec ignorance.

 

De ce fait, l’éducation a pour objectif la formation intégrale de l’homme, c’est à dire lui assurer un développement intellectuel, professionnel, psychologique, moral, physique et civique, et lui permettre de s’adapter à la société, son évolution sur les plans scientifique et technique, de maximiser ses chances de réussite et de se préparer à faire face à la compétition planétaire.

 

Cette richesse immatérielle c’est la connaissance, le savoir dont l’acquisition et la transmission sont de nos jours facilités par les Nouvelles Technologies de la Communication. - Pour relever le défi de la société de la connaissance de ce siècle nouveau, nous devrons, en Centrafrique, faire de ces outils des vecteurs de vulgarisation.

 

Par expérience, nous savons tous que l’éducation demeure un outil fondamental qui, à tous les âges de la vie confère aux hommes des capacités intellectuelles et humaines leur permettant de prendre en main leur destin. – Ceci fait de manière solidaire peut permettre à chacun d’aider un autre à s’inscrire durablement dans la trajectoire commune qui est celle du développement.

 

Comme je le disais dans l’une de mes précédentes publications : « - nous ne devons pas oublier que le développement n’est pas seulement synonyme de financement, d’autosuffisance alimentaire, de transferts de technologies et autres, mais de l’Homme dans toutes ses capacités d’imagination, de création, de choix, de décision et de responsabilité au sein de son environnement ». – Le développement, c’est la promotion de la vie humaine et sociale. - Avec la révolution du management, apparaît une nouvelle forme de richesse, immatérielle, inépuisable, non exclusive et qui peut se multiplier à souhait. Il s’agit du savoir. Or le savoir est la résultante d’un système éducatif performant, exigeant et tourné vers l’excellence ; - ce qui n’est pas le cas en Centrafrique vu que notre système éducatif est désorienté, désorganisé et inefficace, un corps enseignant qui fait l’apologie du diplôme comme gage d’acquisition de connaissances et non comme certificat d’aptitude à apprendre, un corps enseignant qui a oublié, il y a bien longtemps, que les connaissances se périment et que l’acquisition des connaissances est un processus permanent pour permettre de faire face aux défis futurs. – Pour cela, il faut veiller à offrir de la formation continue aux formateurs, afin de maintenir une certaine qualité du savoir qui est dispensé à notre Jeunesse.

 

La Formation Professionnelle.

 

La réalité de la Centrafrique d’aujourd’hui est que nous manquons, cruellement, de bons Techniciens dans tous les domaines. – IL vous suffit d’avoir un problème mécanique, d’électricité, de téléphone, d’imprimante, de photocopieur,  de plomberie, d’électronique, de froid et climatisation ; - un besoin de peintre, de maçon, de conducteur de grue, de chauffeur de poids lourds, d’agent de maîtrise de chantier BTP, de menuisier et autres, pour vous rendre à l’évidence :- Cette race là est quasi inexistante en Centrafrique.

 

– Sur 100 Candidats autochtones qui se présentent, via un petit test pratique, vous vous rendez vite compte que, seuls 3 sont qualifiés et tous les autres ne sont que des bricoleurs.

 

Nous sommes, quotidiennement des centaines à nous faire avoir par ces bricoleurs et j’en donne pour exemple le fait qu’un jour,  j’ai eut un problème d’électricité et le technicien qu’on m’a indiqué a créé plus de problème qu’il n’en a résolu. Je m’en séparai et fit venir un autre : même résultat.

 

Je me souviens qu’il y en a un qui a failli me mettre le feu à la maison, car il n’avait même pas isolé les raccordements électriques. - Au bout du quatrième, un ami me recommanda un Technicien originaire du Cameroun qui put régler mon problème électrique. Entretemps les quatre premiers m’ont fait acheter des pièces de rechanges inutilement. – Perte de temps et d’argent.

 

– D’ici, je vous vois sourire car vous aussi vous avez vécu une expérience similaire avec un plombier, mécanicien, électronicien, menuisier, peintre ou autres. – Eh ! Oui, cher lecteur, c’est çà la réalité de notre chère et tendre Centrafrique d’aujourd’hui. – Arriver à trouver un technicien compétent autochtone est un parcours de combattant. – Nos frères du Cameroun ont bien compris la chose et ils sont de plus en plus nombreux à venir s’installer en Centrafrique. – Et c’est normal qu’ils gagnent la plupart des marchés.

 

– En tendant l’oreille, j’entends déjà dans les faubourgs de Bangui les gens dire : «  A yaoundou so là a mou a marché ti minusca kouè ». – Ce à quoi je réponds : C’est Normal !... Eux au moins ont été formés et, quelque part, heureusement qu’ils sont là.

 

Cher compatriote « bricoleur », ce n’est pas de ta faute, mais celle de ceux qui ont gouverné le pays jusqu’à ce jour. – Toi, tu as fait de ton mieux en essayant d’apprendre sur le tas ; mais cela ne suffit pas et tu t’en rends bien compte.  – En résumé, la réalité est que même pour ces types de métiers, les compétences en nombre ne sont pas locales. – Faut-il rappeler que cela fait plus de 54 ans que nous avons acquis l’indépendance et qu’il n’y a dans le pays qu’un seul Lycée Technique public ; faites y un petit tour et vous comprendrez d’où viennent nos lacunes. Cela n’a jamais empêché les différents ministres de tutelle, qui se sont succédés depuis 1960, à dormir profondément tous les soirs.

 

Quand on pense que le prix d’achat d’un seul véhicule 4X4 permettrait d’équiper convenablement notre seul et ngêhngo Lycée Technique, on se dit que « Vraiment, est-ce que ces gens-là aiment leur pays ? ». – Ils sont tout le temps dans les avions à voyager et ils voient bien, dans les autres pays notamment africains, comment les établissements techniques sont équipés, mais une fois de retour à Bangui,  ils n’ont jamais rien fait de constructif pour le seul établissement technique public qui existe en Centrafrique. Même pour ça aussi, faudra t-il attendre une aide de l’Union Européenne, du Pnud ou autres institutions ?. – A ce niveau là, nous ne sommes plus dans le cadre de l’aide au développement, mais plutôt dans celui de la mendicité. Pas étonnant que dans l’indice IDH, sur 185 pays sondés, la République Centrafricaine occupe la 177ème place ; Doungourou chez les Doungourou. -  Le Gouvernement n’est t-il pas capable, souverainement, de remédier à cela ?  – Celui qui n’a plus l’initiative perd généralement ; - celui qui la conserve gagne habituellement. – En Centrafrique, cela fait des décennies que nous avons perdu l’initiative ; … voyez où nous en sommes aujourd’hui.

 

NOTA : Un autre cas frappant = Savez-vous que dans toute la république, il n’existe que 2 Bibliothèques scolaires dignes de ce nom ; celui du Lycée des Rapides dans le 7ème Arrondissement, tenu jusque là par des religieux catholiques et le second qui se trouve dans les locaux de « L’Alliance Française »…. Pour  paraphraser une expression en vogue, je dirais : « NON, Mais Allo Quoi… !!! ».

 

Médiocrité de médiocrité ! - Irresponsabilité et cécité, jusqu’à quand allons-nous vous laisser nous maintenir dans les méandres du sous-développement, de la pauvreté et de la misère alors que notre potentiel naturel nous autorise à espérer mieux.

 

Cher Lecteur, fort de cette expérience locale, j’affirme avec insistance que la formation d’une race de « citoyens-techniciens » autochtone est une nécessité absolue pour les 20 années à venir, si l’on veut améliorer de façon significative la situation socioéconomique de la Centrafrique. Pour cela, il faudra revoir tout notre système de formation professionnelle pour jeunes et adultes. Par ailleurs, il nous faudra mettre un accent particulier sur la formation des formateurs et engager ensuite la refonte des programmes, qui devront être vidés des tares héritées de la colonisation afin d’être adaptés aux exigences de notre époque.

 

L’éducation et la formation des jeunes constituent un investissement vital, tant pour sécuriser le parcours individuel et professionnel des jeunes que pour donner au pays un capital de connaissances et de compétences sans lequel il ne pourra pas assurer son propre avenir.

 

Pour la Centrafrique de demain, je dis, avec insistance, que l’acquisition du socle de base signifie d’abord de pouvoir aller jusqu’au bout de l’éducation secondaire. L’expérience a clairement démontré que les niveaux d’éducation atteints par les jeunes prédéterminent fortement les parcours professionnels.

 

Si les employés du secteur public cumulent en moyenne 11,3 années de scolarité contre 8,2 pour les employés du secteur privé, les travailleurs du secteur informel, qui représente plus de 70% des emplois, n’ont fréquenté en moyenne l’école que durant 3,5 années. – Il est à noter que les bénéfices économiques et sociaux de l’éducation de base ne peuvent être récoltés que si la scolarisation permet d’obtenir des acquis durables en termes d’alphabétisation, lesquels supposent l’achèvement du cycle primaire pour chaque nouvelle génération d’enfants.

 

A l’instar des autres pays en voie de développement, la Centrafrique est confrontée à la nécessité de donner un socle de connaissances et de compétences de base aux jeunes afin de garantir un bagage minimal leur permettant non seulement d’accéder à l’emploi, mais encore de maintenir et de développer leurs capacités à se professionnaliser tout au long de leur vie active et, plus globalement, à s’intégrer dans la société dont ils sont membres. Il est à noter qu’il n’y a pas de professionnalisation sans socialisation, ce qui signifie que le socle de base doit non seulement aider les jeunes à entrer sur le marché du travail, mais aussi à y évoluer avec un minimum d’autonomie, d’initiative personnelle et de capacités de coopération.

 

Depuis les politiques d’ajustement structurel, les emplois dans l’économie formelle ont fortement régressé, ce qui limite fortement les possibilités d’entrée des jeunes dans un marché du travail structuré. Seuls ceux ayant un niveau d’éducation et de formation élevé peuvent y accéder. Les autres ont, jusque là, pour seul choix de trouver un emploi sinon une activité dans le secteur de l’économie informelle.

 

Afin de palier à cette errance des jeunes, il faut certes qu’il y ait des jeunes compétents pour répondre aux besoins du marché du travail, mais ce qu’il faut surtout c’est des chantiers demandeurs de main d’œuvre.

 

Et pour que les Jeunes obtiennent des compétences et qualifications, il faut absolument que nous créons des CFP. - Les CFP = les Centres de Formations Professionnelles afin d’offrir plusieurs possibilités à nos jeunes pour qu’ils développent leurs capacités à se professionnaliser.

 

Ces Centres vont nous permettre de former une race de « citoyens-techniciens » car cela est une nécessité absolue pour les vingt ans à venir, car nous voulons améliorer, notamment, de façon significative la situation socioéconomique de la Centrafrique, car il est de plus en plus évident, dans une économie du savoir, que la capacité d’une petite, moyenne ou grande entreprise à se développer et par conséquent à créer de la richesse et de l’emploi, repose avant tout sur les compétences de ses ressources humaines et a pour principal ressort la dynamique du savoir et des compétences.

 

Par ailleurs, l’enjeu primordial ici est de développer une formation professionnelle qui permette à la très grande majorité des jeunes, qui entrent sur le marché du travail par la voie de l’activité en secteur économique informel, d’acquérir les compétences générales, techniques, comportementales et sociales dont ils auront besoin pour passer peu à peu d’un emploi de survie vers un emploi de subsistance puis au développement économique et professionnel.

 

Un autre sujet que nous devons traiter est l’Education des Filles car : - « Nulle ne peut prétendre amorcer durablement le développement d’un pays en laissant plus de 50% de la population active de côté ». – Ah !... J’adore cette phrase ; lorsque je l’ai prononcé et argumenté pour la première fois, il y a quelques années lors d’un séminaire, j’ai été longuement applaudi à la fin de mon intervention. – C’est d’une telle évidence que la plupart d’entre nous n’y font pas attention, ou minimisent son importance.

 

La capacité d’une société à produire, sélectionner, adapter, commercialiser et utiliser le savoir est essentielle à une croissance économique durable et à l’amélioration des niveaux de vie. Le savoir est devenu le facteur le plus important du développement économique.

 

La République Centrafricaine dispose, en temps normal (2011-2012), de 1251 écoles primaires actives comptant quelques  382788 élèves et de 5118 enseignants du fondamental 1(primaire) sur toute l'étendue du territoire. Le fondamental 2 (secondaire) pour sa part compte 1481 enseignants pour 64905 élèves, sans compter les vacataires. Taux d'alphabétisation : 60 %.

 

A l'heure actuelle, il y a une fille scolarisée pour deux garçons au niveau du secondaire et les déséquilibres importants entre les filières ; -il y a seulement 10% de l'effectif qui sont scolarisés dans l'enseignement techniques, ajoutant également un faible taux d'encadrement d'un enseignant pour 76 élèves à Bangui et un enseignant pour 200 élèves dans le Fondamental 1 au niveau de l'arrière pays.

 

La Centrafrique compte environ 4,5 millions d’habitants, dont plus de 51% de femmes. A l'heure actuelle il y a une fille scolarisée pour deux garçons au niveau du secondaire et les déséquilibres importants entre les filières. Notons que 67 % de la population ont moins de vingt-cinq ans. 52 % de ces 67 % sont des filles. Cela dit bien toute l’importance des filles et des femmes dans le pays.

 

Les différentes contraintes liées à l’éducation des filles sont l’excès des travaux domestiques. En effet, quand les filles quittent l’école, elles reviennent à la maison travailler auprès de leur mère. Ces tâches domestiques ne laissent donc pas de temps pour réviser ou apprendre les leçons. Elles font évidemment partie de la préparation des filles à leur vie future d’épouse et de mère. Il est simplement à déplorer que c’est ce qui continue à prendre le pas sur l’éducation, la vie active et professionnelle.

 

Parallèlement, les filles sont l’objet de harcèlement sexuel, de la part des enseignants et aussi des autres élèves masculins. – Certes, cela n’a pas lieu seulement en Centrafrique, mais dans presque tous les pays du monde, il n’empêche que nous devrons trouver des solutions pour éradiquer ces faits.

 

Une autre contrainte est la grande distance qui sépare l’école de leur résidence. Souvent, les filles doivent parcourir de cinq à sept kilomètres à pied pour rejoindre l’école la plus proche. Dans de telles situations, les parents décident souvent de les retirer de l’école. Il se trouve aussi que l’école se limite seulement à six classes dans certains villages. Au-delà, la fille doit quitter son village pour continuer son cycle ailleurs, avec tous les risques que cela peut entraîner (absence de logement, difficulté de nourriture). Cela constitue aussi un facteur d’abandon des études pour les filles.

 

Les filles et jeunes femmes non scolarisées regrettent souvent de n’avoir pas été à l’école pour la simple raison qu’elles sont dépendantes économiquement et socialement de leur conjoint. Cet état de dépendance les met aussi dans un état de vulnérabilité sur le plan social en ce qui concerne les violences et la connaissance de leurs droits.

 

Pour les hommes, la scolarisation des filles est un acquis. Ils sont favorables à la scolarisation des filles, car ils pensent qu’une fille scolarisée a beaucoup plus pitié de ses parents quand ceux-ci deviennent pauvres et qu’elle peut les soutenir économiquement. Les raisons évoquées sont donc plus affectives que politiques.

 

Parmi les contraintes liées à la scolarisation des filles, il y a aussi l’insuffisance de structures, c’est-à-dire les écoles, et l’insuffisance du nombre d’enseignants et d’enseignantes. Ceci s’accompagne d’autres difficultés, telles que les mariages précoces, les grossesses non désirées ou précoces, la délinquance. - Des raisons économiques peuvent également expliquer la faible éducation des filles en Centrafrique. La pauvreté est un facteur très important par rapport à la scolarisation des filles. À ce niveau, la famille va être amenée à faire un choix entre envoyer un garçon ou une fille à l’école. L’éducation des garçons est considérée comme un investissement à long terme pour la famille parce que le garçon reste à la maison, alors que l’éducation de la fille est considérée comme une perte de temps et de ressources, car elle est appelée à se marier et à fonder un foyer ailleurs. La famille paternelle subit alors une perte, alors que, si c’est un garçon, elle a réalisé un investissement.

 

Les filles peuvent être aussi victimes de la tradition et de la mauvaise interprétation de la religion, surtout musulmane. Les catholiques et protestants sont beaucoup plus favorables à l’éducation des filles que la communauté musulmane, qui pense que l’éducation en langue française détourne la fille de sa religion ; mais c’est un autre débat.

 

Les conséquences de la non scolarisation des filles font que si on prend le nombre de femmes salariées, comparé au nombre d’hommes, évidemment le taux des femmes est inférieur à celui des hommes. Quand on examine ce taux par rapport à l’enseignement, on s’aperçoit qu’il y a plus de femmes dans les niveaux inférieurs de l’enseignement. Plus le niveau d’enseignement s’élève, moins il y a de femmes ; - c’est également le cas dans les matières scientifiques. Les femmes sont plus nombreuses dans les langues et la littérature que dans les sciences. Les séries scientifiques ont été longtemps considérées comme des séries de garçons.

 

La même situation de discrimination est visible au niveau de l’administration scolaire. Il y a moins de femmes dans les instances de prise de décision. Dans l’histoire de la République Centrafricaine, La première Femme occupant un poste élevé fut celui de Doyen de la Faculté de droit et sciences économiques (1983-1986). – Puis, il n’y a eut qu’une femme comme « Recteur » d’Université (2011). – Et ce n’est que récemment que le pays a eut une Femme comme Ministre de l’Éducation (2014).

 

L’éducation est considérée comme l’un des facteurs essentiels, sinon le facteur essentiel, du développement. - Dans l’équation éducation-développement, bien que les femmes constituent plus de la moitié de la population en Centrafrique et qu’elles soient de grands agents du développement de ce pays, elles sont victimes d’inégalité et de discrimination quand il s’agit d’éducation. Le taux de scolarisation des filles est très faible. Si l’éducation est un droit fondamental, cela doit être vrai pour tous les individus et les femmes sont aussi des individus. Pourquoi ne pourraient-elles donc pas bénéficier complètement de ce droit?

 

Néanmoins, il existe des raisons endogènes à ce facteur de non-scolarisation ou d’insuffisance de scolarisation des filles, comme nous l’avons dit ci-dessus. D’autre part, l’école ne débouche plus forcément sur un emploi. Jusqu’en 1980, avant le programme d’ajustement structurel, l’école débouchait automatiquement sur un emploi donné par le gouvernement. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

 

Les parents pensent donc que c’est une perte de temps de garder la fille à l’école si c’est pour terminer au chômage. On juge préférable d’enlever les filles de l’école à l’âge de quinze ans pour qu’elles se marient.

 

Les raisons exogènes de cette insuffisance d’éducation des filles proviennent des politiques macroéconomiques internationales. Les programmes d’ajustement structurel des années 80 sont en grande partie responsables du faible niveau de scolarisation en Afrique. Ces programmes ont porté pour l’essentiel sur les secteurs sociaux, dont l’éducation, la santé et l’emploi. La dévaluation du franc CFA en 1994 a aussi porté un coup très dur à l’éducation des filles, parce qu’il fallait alors faire un choix entre éducation des filles et des garçons. Le coût économique est devenu tel, que les familles se trouvent dans des situations de paupérisation permanente.

 

Il y a donc une contradiction entre le concept d’éducation lié au développement et les politiques qui y sont associées. Ce sont les mêmes partenaires qui nous disent que la condition du développement est l’éducation et qui, en même temps, nous disent qu’ils ne peuvent plus financer ces secteurs, quand ils savent que les pays n’ont pas les moyens de le faire par leurs propres moyens. On nous dit qu’il faudrait licencier des enseignants et des enseignantes. Mais de tels licenciements impliquent la nécessité de fermer des écoles ou d’accepter des classes de plus de cent élèves. Et, si les enfants ne vont alors plus à l’école, cela entraîne un retard dans le développement. Toutes ces exigences sont contradictoires.

 

On nous dit que nous devons nous développer et que cela passe par l’éducation, mais en même temps on nous impose une baisse des budgets de l’éducation. On nous demande de ne plus recruter les enseignantes et enseignants en nombre suffisant, alors qu’il est impossible d’avoir 100 enfants dans une classe et d’espérer qu’après six ans d’études ils sortent avec un bagage suffisant. Les  partenaires au développement donnent ainsi l’impression de vouloir nous maintenir dans la sous scolarisation et dans la dépendance éternelle et, ceci, dans tous les domaines. La Banque Mondiale a reconnu — vingt ans après ! — qu’elle avait échoué et qu’elle s’était trompée de politique macro-économique dans nos États. Quel gâchis ! – Afin de corriger cela, dans la Centrafrique de demain, il faudra sanctuariser, s’il le faut par une Loi, les ressources de l’Education Nationale.

 

De la même manière, les différentes conférences sur l’éducation — de Jomtien et de Dakar — ont prôné l’éducation pour tous en l’an 2000. - En 2000, on s’est aperçu qu’il n’y avait eu que 1 % d’avancement. On a reporté l’échéance à 2015. - Ces conférences donnent l’impression de ne pas connaître les véritables besoins des pays africains, en particulier, et des pays en voie de développement, en général. Elles donnent l’impression de ne pas connaître les réalités du terrain.

 

En conclusion, il a été dit qu’éduquer un homme, c’est éduquer une personne et qu’éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation. - Partant de cela, la société centrafricaine a tout à gagner d’un enseignement non discriminatoire qui contribue à instaurer des relations plus égalitaires et plus justes entre les hommes et les femmes, d’une part, et qui permette aux femmes de prendre une part très active aux changements socio-économiques et politiques de notre pays. – IL est certes vrai, qu’avec le manque de résultat probant de cette Transition politique entamée en Mars 2013, qu’un sondage de proximité démontre clairement que la majorité d’entre nous, hommes et femmes confondus, ne sont pas prêts à remettre un Avocat ou une  Femme à la tête de l’Exécutif. – On peut débattre longuement là dessus, mais à tort ou à raison, c’est ainsi dans la Centrafrique d’aujourd’hui. – Toutefois, en ce qui concerne les femmes, j’attire l’attention de tous qu’il ne faudrait pas, à partir de cette unique expérience, que les autres hauts postes de responsabilités leurs soient, insidieusement, interdits ; - ce sera dommage et inutilement discriminant car, des compétences : il y en a.

 

N’oublions pas qu’il  a été aussi constaté que, quand une femme est éduquée, au moins à un niveau élémentaire d’éducation, cela se reflète positivement sur la vie sociale et économique de la famille et du ménage. Cette femme est disposée à envoyer sa fille à l’école. – Imaginez ce que cela donnerait avec plus de la moitié ayant, au minimum, un niveau BAC +. Ce serait la prospérité pour Tous et c’est la Centrafrique qui serait la Gagnante toute catégorie.

 

L’avenir de la Centrafrique dépend évidemment et surtout des femmes et des jeunes, sans pour autant exclure les hommes. Comme nous l’avons dit plus haut, la capacité d’une société à produire, sélectionner, adapter, commercialiser et utiliser le savoir est essentielle à une croissance économique durable et à l’amélioration des niveaux de vie. Le savoir est devenu le facteur le plus important du développement économique.

 

Afin d’apporter des remèdes à ce problème et sachant que la jeunesse est et demeure l’avenir du pays, nous devons en Centrafrique initier diverses interventions concrètes du type : - Soutien financier à l’éducation pendant au moins 15 années, mise en place d’un programme propice à l’accumulation des années conquérantes, la construction de 2000 écoles, collèges, lycées, centres de formations professionnelles et techniques, Instituts supérieurs et Universités ; - le tout équitablement répartis sur l’ensemble du territoire. – Il ne faudra pas oublier  la formation de nouveaux formateurs afin de réduire le nombre d’élèves par classe et par enseignant. – NOTA : - Récemment en novembre 2014, le compatriote ROOSALEM Wilfried a publié une belle tribune sur ce sujet relatif à notre système éducatif ; je vous invite à le lire ; - voici le lien Internet : http://centrafrique-presse.over-blog.com/2014/11/remedier-a-l-effondrement-du-systeme-educatif-et-de-formation-en-rca-comment-enrayer-l-etat-de-delabrement-avance-de-l-ecole-centraf

 

Cher lecteur et compatriote, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, pose-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Gui tênè ti ôkô bozo ti mbi la akè so mbi ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » au travers d’un système éducatif de qualité a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? – Wala mbi kê na vourou bê ti molengué ti kodro, wala mbi kê zo ti kion ???.....».

 

La jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays complexé où la médiocrité occupe une place considérable;… - cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la Centrafrique reste à la traîne, alors que les autres avancent. – Sachant cela, ne soyons pas étonné de voir des manifestations de mécontentements populaires. -  Le Peuple est mûr et a conscience qu’il faut agir, et que lui aussi devra agir et impulser une dynamique ; - Raison de plus pour que nous remettions maintenant tout sur la table et fassions un tri.

 

Toutefois Cher Compatriote, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS. – C’est Wilson Churchill qui disait : « Là où existe une Volonté, il y a un Chemin ». - Notre YES WE CAN Collectif exige cette détermination individuelle.

 

Christian Dominique DARLAN. – Janvier 2015.

 

Consultant en Stratégies de Développement

 

E-mail : batir.rca@gmail.com

Désormais en RCA, il faut sanctuariser les ressources de l’Education Nationale, par Christian Dominique DARLAN
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 01:57

 

 

 

A la mémoire de notre regrettée feue Victorine AKONDJA KOUAMBA la famille porte à la connaissance des parents, amis et connaissances qu’une messe sera célébrée le

 

  • SAMEDI 17 janvier en l’Eglise Saint Jean Baptise de Belleville à 18 H 30
  •  

139 Rue de Belleville – 75020 PARIS - Métro Jourdain

 

Elle sera suivie à partir de 20 heures d’une soirée de recueillement

 

  • 4 Rue Olivier Métra – 75020 PARIS
  •  

Métro : Jourdain

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 01:50

 

 

http://afrique.lepoint.fr  10/01/2015 à 17:53 Par Clémence Njanjo

 

Sur les pancartes des centaines de manifestants marquant leur solidarité avec les 17 victimes françaises des attentats à Paris, l'inscription : "Je suis Charlie".

 

"Nous compatissons avec la France", "Non au terrorisme", "Non à la barbarie", ou encore "Je suis Charlie" : les inscriptions sur les pancartes en ont dit long sur le sentiment d'horreur généralisée des Africains face aux événements qui ont conduit aux assassinats à Paris par des extrémistes islamistes de journalistes de Charlie Hebdo, d'otages et de membres des forces de l'ordre.

 

"Une marche de solidarité" à Bangui...

 

Deux ministres centrafricains - Aristide Sokambi à la Défense et Victor Wake à la Communication - ont participé à cette marche qui s'est déroulée dans le calme. Des membres de la délégation de l'Union Européenne et de l'ambassade de France à Bangui étaient également présents. "Il s'agit d'une marche de solidarité. Depuis 96 heures, la France est victime d'événements condamnés un peu partout dans le monde. L'initiative a été spontanée pour dire non à la prise en otage d'un peuple", a déclaré à l'AFP l'organisateur de la marche, Thierry Vackat, membre du Conseil national de transition (parlement provisoire).

 

Paris est intervenu militairement, il y a un an, en Centrafrique pour tenter de casser une spirale de violences intercommunautaires née du renversement du régime de François Bozizé en mars 2013 par une coalition rebelle à dominante musulmane, la Séléka. Les exactions de ces rebelles contre la population très majoritairement chrétienne du pays avaient abouti à la formation de milices d'auto-défense, les anti-balaka, qui à leur tour s'en sont prises aux civils musulmans, contraints de fuir des régions entières.

 

 

A la marche républicaine, des dirigeants peu attachés à la liberté de la presse

 

Le Monde.fr | 11.01.2015 à 10h08 • Mis à jour le 11.01.2015 à 13h12

 

Alors que la liste des dirigeants mondiaux présents, dimanche 11 janvier, à la manifestation en hommage à Charlie Hebdo et aux victimes des attentats qui ont frappé la France ne cesse de s'allonger, la présence de certains responsables, dont les pays sont peu connus pour leur respect de la liberté d'expression et de la presse, suscite des critiques.

 

L'Elysée s'est justifié à ce sujet :

 

« Le président a été clair. Compte tenu du mal mondial que représente le terrorisme, tout le monde est bienvenu, tous ceux qui sont prêts à nous aider à combattre ce fléau. Ces terroristes ont une démarche totale. Ils se sont attaqués à la liberté de la presse à des policiers et ont commis des crimes antisémites. Nous ne pouvons pas nous permettre des distinctions entre les pays et des stigmatisations. Tous ces dirigeants ont clairement condamné l'attaque contre “Charlie Hebdo”. »

 

LONGUE LISTE DE PERSONNALITÉS CONTROVERSÉES

 

Seront donc présents, entre autres personnalités controversées, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, le président de la République gabonaise Ali Bongo, le roi et la reine de Jordanie Abdallah II et Rania, le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban, le ministre des affaires étrangères égyptien Sameh Choukryou encore Naftali Bennett, ministre de l'économie israélien qui se vantait d'avoir tué « beaucoup d'Arabes ». 

 

A titre d'exemple, leurs pays respectifs sont très mal placés sur le classement mondial 2014 de la liberté de la presse réalisé par Reporters sans frontières (RSF) : sur 180 pays, la Turquie est 154e, la Russie 148e, la Jordanie 141e, le Gabon 98e, Israël 96e et la Hongrie 64e.

"Charlie Hebdo"-L'Afrique réagit : manifestations à Bangui et Johannesburg
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 00:14

 

 

Par RFI 10-01-2015 à 10:19

 

Depuis le massacre perpétré à Paris à la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier, l'émotion reste vive, particulièrement en Afrique. Nos correspondants dans les capitales ouest-africaines étaient présents aux nombreux rassemblements de soutien. A noter que le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé sa présence à Paris pour la marche républicaine ce dimanche.

 

■ A Dakar (Sénégal)

 

Pour exprimer sa solidarité au peuple et au gouvernement français, le président sénégalais Macky Sall s’est rendu à l’ambassade de France à Dakar vendredi après-midi. Macky Sall a signé le registre des condoléances, en présence de la presse dont notre correspondante à Dakar, Carine Frenk.

 

Dans la salle des droits de l’homme où l’on célèbre les mariages, un registre est posé sur la table. Le président sénégalais Macky Sall écrit ces quelques mots : « Je présente mes condoléances émues au peuple ami et au gouvernement français suite aux attentats barbares contre Charlie Hebdo et les populations civiles innocentes à Paris. Le Sénégal par ma voix réaffirme son engagement et sa détermination sans faille dans la lutte contre le terrorisme international ».

 

Un geste important pour le chef de l’Etat sénégalais : « Le terrorisme est devenu une internationale de la terreur. Aucun pays n'est épargné. C'est la raison pour laquelle ce n'est pas par la peur que cette question doit être traitée, il faut une véritable synergie de tous les Etats, il faut un véritable combat, que ce soit en Irak, en Syrie, en Libye, dans le Sahel et partout ailleurs, aujourd'hui à Paris, hier au Canada, en Australie... La sphère mondiale est touchée. Il faut une action internationale déterminée, il faudra des soldats au sol partout au cela est nécessaire. Il faut que les Etats réagissent de façon appropriée ».

 

« On ne peut pas au nom de l’islam faire cette barbarie, ajoute le président Macky Sall. Il faut éviter de tomber dans le piège qui consiste à opposer les religions. »

 

A Bangui (Centrafrique)

 

« Nous sommes choqués. » Le deuxième vice-président de la Communauté islamique de Centrafrique, Akhmed Deliris, ne prend pas de détour pour condamner la tuerie de Charlie Hebdo. Les musulmans du PK5 se sont rendus en délégation à l'ambassade de France ce vendredi après-midi pour exprimer au peuple français leur sympathie. « Au nom de tous les musulmans centrafricains, poursuit Akhmed Deliris. Nous condamnons cet acte odieux et barbare. Nous présentons toutes nos condoléances à la famille des victimes et à tout le peuple français. Cet acte est contraire à la religion musulmane, l'islam ne nous a pas demandé cela. Ceux qui ont posé cet acte-là, n'engagent qu'eux-mêmes et non les musulmans ».

 

A Antananarivo (Madagascar)

 

« C'est inhumain ce qui s'est passé. Je suis musulman, j'habite dans un pays accueillant, nous n'avons jamais eu de problèmes entre nous ici. La religion, c'est individuel ». A l'image de beaucoup d'autres, cet expatrié français à Madagascar ne cache pas son indignation.

 

Les autorités malgaches ont exprimé leur solidarité et leur soutien à la France suite aux attaques terroristes de ces derniers jours. Dans la communauté française de la Grande Ile, l'émotion est immense. Madagascar compte 25 000 ressortissants hexagonaux, c'est la plus grande communauté française d'Afrique subsaharienne. Vendredi, un moment de recueillement a été organisé à la résidence de l'ambassadeur à Antananarivo. « Je suis venu, explique cet homme, car il me semble très important qu'on puisse se retrouver entre Français pour partager notre émotion face à l'horreur qui attaque notre pays et pour défendre les valeurs auxquelles on croit, et la première d'entre elles, la liberté ». « Même quand on vit loin de la France longtemps, on reste Français », confie un autre. Sa voisine ajoute : « On sent que ce sont nos valeurs qui sont attaquées. J'ai très peur d'un repli sur nous-mêmes. Ce serait la pire des choses ».

 

Ce monsieur a accroché un badge « Je suis Charlie » « par solidarité tout simplement, comme des millions de personnes dans le monde. L'éloignement ne change rien à ce qu'on peut ressentir ».

 

A Alger (Algérie)

 

La stupeur, mais aussi « l'inquiétude et la lassitude », sont les sentiments qui dominent à Alger, rapporte notre correspondante sur place. Les Algériens revoient le spectre des années noires. Les images ont tourné en boucle sur les chaînes algériennes qui ont « cassé l'antenne », c'est-à-dire bouleversé leurs programmes. Pour les Algériens, rapporte encore la journaliste de RFI, la France représentait un territoire de sécurité. Personne n'avait imaginé que l'on pouvait être attaqué à Paris.

 

Rabat (Maroc)

 

Au moins 500 personnes se sont rassemblées vendredi soir à Rabat devant les locaux de l’AFP, pour un sit-in de deuil et de solidarité avec Charlie Hebdo. Unanimes, les Marocains présents ne se reconnaissent pas dans la religion revendiquée par les terroristes et qui les « déshonore ».

 

Ce sont des monstres, des barbares, qui essaient d'opposer les Français entre eux, d'opposer les étrangers entre eux ; ce type de manifestation montre bien que la France et le Maroc sont unis

 

Le Maroc sous le chocHabitants de Rabat et ambassadeur de France au Maroc 10/01/2015 - par Sara Doublier écouter

 

Guinée

 

A Conakry, la Maison de la Presse a appris avec consternation la tuerie survenue chez Charlie Hebdo. En ces circonstances douloureuses, la presse guinéenne présente ses condoléances les plus attristées aux hommes de médias français, aux parents et proches des défunts, à l’ambassade de France en Guinée et à tout le peuple français.

 

La Maison de la Presse réaffirme aussi son soutien à la presse française, engagée plus que jamais dans le même combat : la défense de sa liberté. Le jour où il n'y a plus de place pour l'humour, c'est qu'on est en « dictature », dit Sanassé Diané, présidente de la Maison de la Presse en Guinée : « Nous sommes solidaires dans le combat qu'ils [les salariés de Charlie Hebdo] portaient vis-à-vis de la liberté d'expression. C'est ce à quoi nous aspirons, en Afrique, en particulier en Guinée. Sans elle, nous n'avons pas de démocratie. C'est un combat que les journalistes guinéens mènent tous les jours. Un combat de responsabilité, un combat difficile, dans l'honneur de ce qui fait ce métier, c'est-à-dire sa déontologie. Les pays où l'on ne peut plus rire s'apparentent à une dictature. »

Charlie Hebdo: en Afrique, personnalités et anonymes très solidaires
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