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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 21:36

 

 

 

Par RFI 01-12-2014 à 20:14

 

La Centrafrique célébrait ce lundi 1er décembre sa fête nationale. La présidente de transition avait envoyé ses ministres en province afin que toutes les préfectures participent à cette journée d'union. A Bangui, chrétiens et musulmans se sont retrouvés au quartier Fatima pour un match de football symbolique. C'était la première fois que des musulmans du PK5 quittaient, en groupe, leur quartier pour une journée de réconciliation.

 

Les musulmans du PK5 qui vivent depuis un an dans leur quartier devenu une citadelle assiégée en sont encore tout remués. Pour la première fois, ils ont pu quitter en groupe et sans craindre pour leur vie le PK5. Environ 200 personnes sont allées au quartier voisin, celui de Fatima, pour assister à un match de football et participer à des cérémonies pour la paix.

 

« On s’est embrassés avec nos frères chrétiens ; il y a eu une danse traditionnelle. Cela s’est vraiment très, très bien passé. C’est aussi un bon exemple pour les autres arrondissements qui pourraient organiser de pareilles ambiances pour que la paix revienne définitivement », raconte Makhmoud, un habitant du PK5.

 

Les habitants de Fatima et ceux du PK5 qui se serrent la main, cela peut être considéré comme un exploit, si l'on songe aux multiples drames entre ces deux quartiers. Un seul exemple : le 28 mai dernier, des assaillants attaquaient l'église de Fatima, mitraillant les déplacés et tuant plusieurs dizaines de personnes.

 

Tout au long de l'année, la haine entre les habitants de Fatima et ceux du PK5 a défrayé la chronique. Désormais, l'ambiance s'est rassérénée. Et si Bangui est encore trop habituée aux poussées de fièvre régulières pour y croire encore tout à fait, cette journée de lundi aura cependant marqué les esprits.

RCA : chrétiens et musulmans de Bangui ensemble pour la fête nationale
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 18:30

 

 

 

Daouda GUEYE | 01/12/2014 | 11H32 GMT

 

Venu prendre part au sommet de la  Francophonie l’ancien ministre des affaires étrangères sous le magistère  d’Abdoulaye Wade a interpelé les responsables de la francophonie  sur  les  problématiques  brûlantes qui interpellent aujourd’hui l’Afrique en particulier  et les pays  du Sud  en général. Saluant l’initiative  de l’organisation du sommet  à Dakar  pour une  deuxième  fois, Cheikh Tidiane  Gadio n’en a pas moins  souligné  l’urgence à plancher sur la  maladie  à virus  Ebola à côté des  problèmes  de  succession. 

 

«On parle de succession aujourd’hui mais le plus important, c’est Ebola, si le monde s’était  mobilisé quand  on avait  cinq ou dix cas en Guinée, peut-être qu’on en serait pas là. Maintenant, on frôle les 6000 morts et tout le monde  est mobilisé, on ne va pas venir jusqu’à Dakar et occulté le  sujet. Il faut qu’on parle  d’Ebola», a dit  Cheikh Tidiane  Gadio.

 
L’ancien  ministre  également s’est préoccupé du  sort qui sera réservé aux jeunes et  aux femmes, estimant  qu’on ne leur  avait  pas aménagé  un espace pour  leur  permettre  de s’exprimer  et étaler  leurs  difficultés  et  celles du continent alors que «femmes et jeunes», ce sont  les thèmes principaux  de ce sommet. Mais, «ils  risquent  d’être occultés ou noyés par d’autres thèmes», prévient Dr Gadio.
 
Les jeunes  doivent  prendre la  parole  à ce sommet  car ils  renferment  une  mine d’informations  sur  la  situation du continent et  les défis  auxquels, il est confronté, «on ne  peut pas faire un sommet pour les jeunes sans les jeunes.  Quel est le moment où les jeunes africains  auront  la parole  dans  ce sommet et que les chefs d’Etat vont s’asseoir pour les écouter ? Le cas échéant, ils en apprendront énormément sur le continent».

Idem pour les femmes, on ne peut  pas utiliser  leur  nom seulement  parce que  c’est sexy et sans leur donner la parole.

 
Néanmoins, le  responsable de MPCL  luy  jot  jotna  vante  le  mérite du Sénégal d’avoir organisé un deuxième  sommet de la Francophonie, une  première en Afrique.
« Le  Sénégal a une tradition d’organisation de ces grandes rencontres internationales.  On a  eu deux sommets de l’Oci, aujourd’hui un deuxième sommet  de la Francophonie  c’est sans précédent dans l’histoire des pays africains  et du monde  d’ailleurs.  Donc, on a déjà un grand sommet, eu égard à la participation des chefs d’Etat, de la mobilisation et  on a des sujets  très sérieux comme la paix et la sécurité  en Afrique ».  

 
Parlant  de paix, le Dr Gadio a regretté l’absence à ce sommet de la présidente de transition de Centrafrique (Catherine Samba-Panza, Ndlr)  qui, selon lui, devrait  être  invitée  par la  Francophonie, car la  situation en Afrique  centrale  est une tragédie  moderne et  qu’elle n’a pas fait de  coup d’Etat  ni  opéré un  tripatouillage  de la  constitution mais, elle a été  plutôt  sollicitée.

 
«Je  regrette l’absence  de Mme  Samba-Panza, elle  aurait  dû être là, elle  aurait  dû être invitée, non pas par le Sénégal, mais par la Francophonie…  la  Centrafrique est au cœur  des tragédies africaines modernes. Elle  a sa place car, elle n’a pas fait de coup d’Etat, ni de changement constitutionnel, elle  a été  invitée  et sollicitée par son pays  pour  aider».

Lu pour vous : GADIO évoque Ebola, les jeunes et Catherine SAMBA-PANZA
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 18:29

 

 

 

Par RFI 01-12-2014 à 11:51

 

Un débat au Tchad a lieu autour de la fête du 1er décembre présentée comme une fête nationale par le gouvernement, mais comme la fête d'un homme, le président Idriss Déby, par l'opposition. Cela fera 24 ans ce lundi que le Mouvement patriotique du salut (MPS), la rébellion dirigée par Idriss Déby a pris le pouvoir au Tchad avec la chute du régime d'Hissène Habré.

 

Depuis une semaine, cet anniversaire est célébré dans le pays. Le point d'orgue, c'est ce 1er décembre avec un défilé militaire et un concert. Pour l'ancien Premier ministre Emmanuel Nadingar, qui co-organise ces festivités, le 1er décembre, c'est la fête de la démocratie, c'est la fête de tous les Tchadiens.

 

« Les festivités du 1er décembre rappellent d’une part la fin de la dictature à la date du 1er décembre 1990, explique ce dernier. Et aujourd’hui, vingt-quatre ans après, nous prenons la mesure de tous les efforts qui ont été faits dans le processus démocratique et l’espace de liberté. Nous pensons que la paix consacre tous les efforts qui ont été faits. »

 

« Paix » et « développement »

 

Et Emmanuel Nadingar de rappeler que le thème de cette année est justement celui de la « paix et du développement » et que le gouvernement actuel a été élu : « Comme dans tous les pays du monde, il y a un parti qui est au pouvoir. Aujourd’hui dans le processus démocratique auquel tous les partis, que ce soit de la majorité ou de l’opposition, ont contribué, nous avons un chef d’Etat qui a été élu, qui est le président de tous les Tchadiens et qui gère le pays au profit de tous les Tchadiens. »

 

L'opposition appelle, elle, au boycott des festivités et une partie de la société civile demande de son côté aux Tchadiens de porter un brassard noir ou de s'habiller en noir en signe de deuil de la démocratie.

 

Pour Saleh Kebzabo, chef de file de l'opposition, le 1er décembre n'a rien d'une fête nationale : « On a qu’à l’appeler comme on veut, la réalité est celle qu’elle est. Nous, ça fait vingt ans qu’on a dit à nos militants que ce n’est pas leur fête, c’est la fête de la victoire du MPS. »

 

Argent jeté « par les fenêtres »

 

Et Saleh Kebzabo de se lancer dans la comparaison : « Quand on est démocrate, il y a des choses qu’on ne doit pas accepter. Ce pays a connu le 8 juin d’Hissène Habré et il connaît le 1er décembre d’Idriss Déby. Non. Il faut qu’on bâtisse un pays sur des bases solides, avec des institutions solides et qu’il y ait des références solides partagées par tous les Tchadiens. »

 

L’opposant est confiant et dit être sûr de la défaite de l’actuelle majorité en 2016. « Quand on va battre Déby aux élections, la fête du 1er décembre va être automatiquement annulée. » Mais en attendant, il n’accepte que pas que le pouvoir jette « l’argent par les fenêtres. »

Tchad: le 1er décembre, fête nationale ou fête du pouvoir?
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 18:25

 

 

 

Communiqué de presse du Secrétariat Général du MLPC

Communiqué de presse du Secrétariat Général du MLPC
Communiqué de presse du Secrétariat Général du MLPC
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 17:38

 

 

 

 

http://www.lematin.ma    1 décembre 2014 - MAP

 

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à la Présidente de la Transition de la République centrafricaine, Mme. Catherine Samba-Panza, à l'occasion de la célébration de l'anniversaire de la Proclamation de la République Centrafricaine.

 

Dans ce message, le Souverain exprime Ses chaleureuses félicitations et Ses meilleurs vœux de progrès et de prospérité pour le peuple centrafricain frère.

 

S.M. le Roi saisit cette opportunité pour se féliciter «de la solidité et de la profondeur des liens de fraternité africaine et de solidarité agissante qui unissent nos deux pays».

 

Le Souverain salue, par ailleurs, les efforts louables que Mme. Samba-Panza ne cesse de déployer en faveur de la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité en République Centrafricaine, assurant, à cet égard, Mme. Samba-Panza de «l'engagement résolu du Maroc à soutenir le processus de transition démocratique» en cours en République Centrafricaine, «afin de permettre au peuple centrafricain frère de réaliser ses aspirations au développement économique et au progrès social».

 

http://www.lematin.ma/journal/2014/sm-le-roi-felicite-la-presidente-de-la-transition-de-la-republique-centrafricaine-a-l-occasion-de-l-anniversaire-de-la-proclamation-de-la-rca/213185.html#sthash.8lDstaWD.dpuf

Anniversaire de la proclamation de la RCA : S.M. le Roi félicite la présidente de la Transition de la République centrafricaine
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 15:43

 

 



par Peter Bouckaert , directeur du département urgences de Human Rights Watch 

 

1er décembre 2014


A Brazzaville, la République du Congo, la semaine dernière, la leçon pour les personnes accusées d'atrocités semble être : plutôt que de faire l’objet d’une enquête criminelle, vous pouvez être traité comme un VIP. C’est du moins ce qui est arrivé à Abdoulaye Miskine, connu aussi comme Martin Koumtamadji, un chef de file de mercenaires accusés d'avoir commis de nombreux crimes au cours de la dernière décennie.

 

Les allégations concernant Miskine font état des pires crimes parmi les plus  horribles qu’ait connus la République centrafricaine au cours de la dernière décennie. En 2003, selon une enquête approfondie menée par le respecté groupe de défense des droits de la FIDH, il commandait les mercenaires, principalement tchadiens, massivement engagés qui ont commis des assassinats, des viols et des pillages dans la capitale Bangui, avec les troupes du chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba, sous prétexte de soutenir le régime du président Ange-Félix Patassé, qui a ensuite été renversé par son chef d'état-major de l'armée, François Bozizé. Mais les atrocités commises pendant les batailles de 2003 à Bangui étaient si graves que le procureur de la Cour pénale internationale a lancé une enquête qui a abouti à l'arrestation de Bemba, qui a été inculpé de trois chefs de crimes de guerre (assassinats, viols et pillages) et de deux chefs de crimes contre l'humanité (assassinats et viols).


Les accusations d'atrocités contre les forces commandées par Miskine ont continué au cours des dernières années. Depuis 2006, il a commandé un groupe rebelle, le Front démocratique pour le peuple d'Afrique centrale (Le Front démocratique du peuple centrafricain, le FDPC). Ses forces ont combattu aux côtés des rebelles Séléka qui ont renversé président Bozizé en 2013, conduisant à d'horribles bains de sang et la terreur dans la capitale du pays et dans d'autres parties du pays. Le FDPC a quitté la coalition Séléka en Avril 2013 sur "les divergences d'opinion," mais le groupe a continué de sévir dans les villages à la frontière RCA-Cameroun, avec des attaques armées. Miskine était l'un des cinq individus placés sur une liste de sanctions des États-Unis l'an dernier, accusés de menacer la paix, la sécurité, et la stabilité de la République centrafricaine.


En Septembre 2013, les autorités camerounaises ont arrêté Miskine, le soupçonnant lui et ses rebelles du Front démocratique pour la Libération du peuple centrafricain, qui écument sur les deux côtés de la frontière de la RCA et du Cameroun, de vouloir opérer des raids transfrontaliers. Bien qu'ils aient eu des "différences de point de vue" avec Miskine, les rebelles de Séléka ont protesté de son arrestation, le considérant toujours comme un frère d'armes. Les autorités camerounaises n’ont pas effectué d’enquête criminelle le concernant.


Au premier anniversaire de sa détention, les rebelles de Miskine ont répondu au maintien en détention de leur chef en intensifiant leur brutalité, les raids sur des villages en RCA et au Cameroun, et par la prise de dizaines d'otages. La semaine dernière, ils détenaient au moins 26 otages, dont un prêtre polonais, Mateusz Dziedzic, enlevé dans sa mission catholique de la République centrafricaine, le 12 Octobre.


Le 26 Novembre, les rebelles ont accepté de libérer le prêtre polonais et 15 des otages qui étaient ressortissants camerounais (les dix otages restants de la République centrafricaine ont été remis au Comité international de la Croix-Rouge le 29 Novembre). Un jour plus tard, le 27, les autorités camerounaises ont libéré Miskine. Ils ont affirmé que les otages avaient été libérés dans une "opération de l'armée" plutôt que par un échange de prisonniers, bien que peu de gens croient que cela ait été le cas.


Quelle que soit la complexité de l’affaire de la libération des otages, ce qui a suivi est inacceptable, étant donné que Miskine reste un homme avec plusieurs graves allégations portées contre lui.


A sa libération, Miskine a été escorté dans l'avion privé du président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, le médiateur en chef de la crise en République centrafricaine, et transporté à Brazzaville accompagné d'un proche collaborateur du président, et ironiquement par le prêtre polonais qui avait été pris en otage. À l'arrivée, Miskine a été accueilli par le ministre congolais de l'Intérieur, Zéphirin Mboulou, et le soir se trouvait confortablement assis au palais présidentiel en face du président Sassou-Nguesso.


Dans un pays qui a connu une telle violence horrible et l'impunité absolue pour les crimes commis, traiter comme un VIP un chef rebelle accusé de crimes graves envoie le mauvais message, en particulier lorsque ces crimes remontent à une décennie et après que ses combattants aient terrorisé et pris en otages des civils. C’est une annonce à tout le monde que l'impunité continue et que les seigneurs de guerre brutaux vont continuer à dominer le pays.


Les personnes intéressées par la justice en République centrafricaine doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour dénoncer le statut de VIP apparemment protégée de Miskine et le traduire en justice. Comme médiateur en chef dans la crise, la République du Congo devrait faire pression pour que la responsabilité et chercher à minimiser le rôle de chefs de guerre dans les violations du processus de paix, pas les traiter comme des VIP. La place de Miskine est dans le box des accusés pour répondre de ses crimes, et non d’être glorifié dans le palais présidentiel à Brazzaville.

 

 

(traduit de l'anglais par la rédaction de CAP)

Lu pour vous : Le traitement de VIP pour un seigneur de guerre envoie un mauvais message en RCA
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 14:33

 

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2014-12-01 12:08:07 L’invitation au respect du jeu démocratique, faite par le chef de l’Etat français François Hollande à ses homologues africains samedi à Dakar (Sénégal), à l’ouverture des travaux de la XVè conférence de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a tenu en haleine les journaux camerounais parus lundi.


«François Hollande met en garde», résume ainsi La Nouvelle Expression pour qui le dirigeant «n'a point usé de circonlocutions pour signifier à ses pairs d'Afrique qu'ils ne doivent pas forcer la volonté de leur peuple pour s'éterniser au pouvoir».

C'est une sorte d'«avertissement aux dirigeants africains qui voudraient s'accrocher au pouvoir à tout prix», renchérit Le Messager qui rappelle que M. Hollande avait déjà émis le même avertissement avant son départ pour la capitale sénégalaise.

Pour Le Jour, c'est un véritable «appui de la France aux peuples» et, pendant que les dirigeants africains hostiles à l'alternance sont ainsi mis à l'index, un ancien chef d'Etat est célébré par ses pairs : Abdou Diouf, le secrétaire général sortant de l'OIF, «présenté comme un modèle de démocrate et d'homme d'Etat exemplaire».

Dans le bihebdomadaire La Météo, c'est un François Hollande qui «fait l'éloge des soulèvements populaires. Et de tempérer : «C'est bien beau, de conseiller à certains dirigeants d'avoir une oreille attentive aux désidératas de leurs citoyens. Mais la France n'a-t-elle pas, par ses tergiversations, du fait de ses louvoiements ou au nom de la protection de ses intérêts, une part de responsabilité dans le sort connu aujourd'hui par plusieurs pays africains sur les plans de la démocratie, du développement et du respect des droits de l'homme ?»


Malgré tout, ajoute cette publication, quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, bien des Africains soutiennent cette sortie du président français à Dakar, qui est à marquer en lettres d'or dans les annales de l'histoire.


Dans le registre de la circonspection, Mutations constate également que les dirigeants français présentent toujours deux visages dans leurs relations avec le pré carré africain : la France qui prononce des discours enjôleurs et l'autre qui applique la real politik, cette dernière ayant toujours le dernier mot.


«Paris n'a jamais tapé sur les doigts de ses amis africains dont les comportements sont hautement et constamment décriés par des peuples appauvris et frustrés. Paris n'a-t-il pas exfiltré Blaise Compaoré, ne l'a-t-il pas aidé à trouver refuge en Côte d'Ivoire puis au Maroc, alors que le peuple burkinabè s'apprêtait à lui demander des comptes ? C'est toujours le même Paris qui reste aphone lorsque certains dirigeants africains triturent les Constitutions pour s'accrocher au pouvoir.»


Bien éloigné de ce sujet qui fâche, le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune préfère ne retenir, de François Hollande, que le constat de «réussite du début à la fin», fait lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de Dakar.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=811058#sthash.cZMQWyWC.dpuf

L'adresse de Hollande aux dirigeants africains à la Une de la presse camerounaise
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:59

 

 

 

http://www.dw.de 

 

Journée mondiale de lutte contre le sida. La maladie continue d'endeuiller de nombreuses familles. En République centrafricaine, la crise politique et sociale est un facteur de propagation du virus. Interview.

 

Le 1er décembre, chaque année, c’est la Journée mondiale de lutte contre le sida. Dans de nombreux pays, cette journée est consacrée à la sensibilisation sur cette pandémie qui continue d’endeuiller de nombreuses familles. Dans le cadre de l’Objectif de développement pour le millénaire n°6, concernant la santé, l’ONU s’était assigné pour objectif en l’an 2000 de réduire de moitié le taux d’infection d’ici 2015. Mais, malgré les efforts fournis par les gouvernements et les ONG, le taux de prévalence demeure toujours élevé dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne.

 

C’est le cas notamment en République centrafricaine, où la crise politique que traverse le pays est un facteur de propagation du virus, selon Gilbert Gremalet. Il est le coordonnateur du Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

La crise entrave la lutte contre le VIH-sida en Centrafrique
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:57

 

 

 

 

01/12/14 (AFP) Le prêtre Mateusz Dziedzic, enlevé le 12 octobre par un groupe armé à Baboua, dans l'ouest de la Centrafrique, et libéré mercredi après 44 jours de détention, est rentré en Pologne dimanche.

 

"Je remercie Dieu et tous ceux qui ont rendu possible ma libération", a déclaré le prêtre à son arrivée à l'aéroport Okecie, à Varsovie.

 

Le prêtre a été libéré avec 15 autres otages camerounais, au cours d'une "opération spéciale" menée dans la nuit de mardi à mercredi par des forces de défense et de sécurité camerounaises.

 

Il n'a pas exclu de repartir en mission en Centrafrique, "si Dieu le veut, j'y reviendrai un jour", a-t-il déclaré.

 

Le gouvernement polonais a évoqué "des négociations complexes impliquant plusieurs pays, pays de la région et organisations internationales", et souligné en particulier "le rôle de la France", l'ancienne puissance coloniale qui dispose d'une force militaire en Centrafrique.

 

Le père Dziedzic avait été enlevé à la mi-octobre par des hommes armés qui avaient indiqué ne pas vouloir de rançon mais chercher à l'échanger contre un de leurs chefs détenu au Cameroun voisin.

 

Le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine a été libéré de sa prison camerounaise moins de 48 heures après la libération du prêtre polonais.

 

M. Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane qui a été au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013. Il a été arrêté l'année dernière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, et il est depuis lors détenu au Cameroun.

Le prêtre Mateusz Dziedzic, libéré en Centrafrique, est rentré en Pologne
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 19:49

 

 

 

 

Bangui 30/11/2014 | 17:58 (Reuters) - La milice des "anti-balaka", qui s'était constituée pour contrer les violences infligées par les rebelles de la Séléka parvenus au pouvoir l'an dernier en Centrafrique, a annoncé samedi soir qu'elle allait poser les armes et se transformer en un mouvement politique.

 

Les représentants de cette milice essentiellement chrétienne ont décidé, lors d'une assemblée générale dans la capitale Bangui, que le nouveau mouvement serait baptisé Parti centrafricain de l'unité et du développement (PCUD).

 

"A partir d'aujourd'hui, aucun membre des anti-balaka ne doit faire usage de ses armes, pour quelque raison que ce soit. Nos armes doivent toutes êtres enterrées", a déclaré Patrice-Edouard Ngaissona, homme d'affaires et coordinateur de la milice.

 

Ngaissona, qui s'exprimait devant un parterre comprenant des diplomates et des responsables gouvernementaux, n'a pas dit qui serait le candidat du nouveau parti à l'élection présidentielle prévue pour l'année prochaine, censée concrétiser la transition vers la démocratie.

 

Des milliers de personnes ont péri dans les violences depuis que les anti-balaka ont pris les armes, en septembre 2013, après des mois de tueries, de pillages et de viols commis par les forces de la Séléka.

 

Le chef de file de la Séléka Michel Djotodia, qui s'était autoproclamé chef de l'Etat en mars 2013 après la fuite du président François Bozizé, a démissionné le 10 janvier dernier de la présidence centrafricaine, cédant le pouvoir à un gouvernement de transition, mais les violences ont continué sporadiquement à secouer le pays.

 

Des dizaines de milliers de musulmans ont fui vers la zone du pays contrôlée par la Séléka dans le Nord, ce qui divise de fait la Centrafrique selon les lignes de partage religieuses.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Eric Faye pour le service français)

 

 

NDLR : Il serait intéressant de savoir quelle sera la réaction des autorités de la transition face à cette scandaleuse tentative de reconversion politique d’une bande armée aux mains souillées de sang de fils du pays et dont le coordonnateur autoproclamé était pourtant qualifié entre temps de « fugitif » par le général Mokoko parce qu’activement recherché. On s’étonne que l’A.G dont il est question ici se soit déroulée « devant un parterre de diplomates et des responsables gouvernementaux ». Selon nos informations, d’autres clans d’anti-balakas en désaccord avec Ngaissona se prépareraient déjà à sévir sur la population dans les prochains jours en bloquant la circulation sur l’axe routier allant du carrefour du 4ème arrondissement vers le quartier Gobongo.    

Centrafrique-Les "anti-Balaka" veulent devenir un mouvement politique
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