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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 18:37

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 01 novembre 2014 18h17 - Les partis de l'opposition et les organisations de la société civile burkinabè, réunis samedi à Ouagadougou, ont exigé une transition démocratique et civile, refusant la confiscation du pouvoir par l'armée après la chute du président Blaise Compaoré.


La victoire issue de l'insurrection populaire appartient au peuple, et par conséquent la gestion de la transition lui appartient légitimement et ne saurait être en aucun cas confisquée par l'armée, selon un communiqué remis à un journaliste de l'AFP.


L'opposition et la société civile réaffirment dans ce texte le caractère démocratique et civil que doit avoir cette transition pour permettre au Burkina Faso de respecter ses engagements régionaux et internationaux, afin d'éviter au pays d'être mis au ban de la communauté internationale.


L'armée a désigné samedi midi le lieutenant-colonel Isaac Zida comme chef du régime de transition au Burkina Faso.


Les partis de l'opposition et les organisations de la société civile se sont réunis pendant une heure en début d'après-midi. Ils devaient tenir une conférence de presse à 17H00 (locales et GMT), qui a été annulée sans explication.


Un appel à la population à se rassembler pour un meeting dimanche matin, un temps envisagé, a été finalement abandonné, a indiqué un participant à un journaliste de l'AFP.

L'ex-président Blaise Compaoré a été chassé vendredi, après 27 ans de pouvoir, par des manifestations et des émeutes populaires massives.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533125 

Burkina: l'opposition et la société civile veulent une transition démocratique et civile
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 17:29

 

 

 

 

30/10/2014 à 18:33 Par Jeune Afrique

 

Dans une lettre datée du 7 octobre, le chef de l'État français, François Hollande, mettait en garde Blaise Compaoré. Il lui expliquait comment le Burkina pourrait "être un exemple" s'il évitait "les risques d'un changement non consensuel de Constitution". "Jeune Afrique" en a obtenu copie en exclusivité.

 

Transcription de la lettre envoyée le 7 octobre par François Hollande à Blaise Compaoré

 

"Monsieur le Président, cher Blaise,

 

Votre courrier du 22 septembre dernier confirme l'engagement du Burkina Faso en faveur du rétablissement de la stabilité au Mali et votre soutien au dialogue mené à Alger. Je tiens à vous en remercier, car je sais à quel point vous avez toujours œuvré en faveur du règlement de la crise malienne.

 

Les négociations inter-maliennes qui se déroulent à Alger devraient aboutir, nous l'espérons, à un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés. Il importe avant tout que cet accord, respectueux de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays et de sa laïcité, puisse permettre au Mali d'en sortir plus fort, de jouir d'une cohésion nationale renforcée et de voir toutes les régions du pays d'avoir un accès égal au développement et à la sécurité.

 

Il importe également que cet accord soit solide et durable. La région et la communauté internationale auront là un rôle à jouer, pour appuyer, suivre et contrôler l'application de l'accord à venir. Un dispositif de suivi, où la Cedeao aurait toute sa place, sera utile. Le processus de démobilisation et de réintégration des combattants, dans les conditions qui seront décidées lors des négociations, devra être suivi tout particulièrement.

 

Dans l'attente d'une issue heureuse des négociations d'Alger, la contribution des voisins du Mali à la Minusma est indispensable, notamment en ce qui concerne la sécurisation des zones où l'armée malienne n'est plus présente depuis les événements de Kidal. L'engagement du contingent burkinabè et sa connaissance du terrain est précieux.

 

Il est important pour le Mali et pour l'ensemble de la région de consolider ses institutions et d'aller encore plus loin en matière de gouvernance et de démocratie. À cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d'un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale.

 

En vous remerciant de nouveau pour votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma très haute considération.

 

Bien à toi,

 

François Hollande"

Lu pour vous : Exclusif : la lettre de François Hollande qui mettait en garde Blaise Compaoré
Lu pour vous : Exclusif : la lettre de François Hollande qui mettait en garde Blaise Compaoré
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 15:49

 

 

 

 

On apprend la mort à 67 ansdu général Jules Bernard OUANDE survenue ce matin, 1er novembre 2014 à l’Hôpital Communautaire de Bangui des suites de maladie.

 

Le général Jules Bernard OUANDE fut nommé le 5 janvier 2013 en remplacement du général Guillaume LAPO qui n’avait plus la confiance de BOZIZE. Il fut ainsi le dernier Chef d’état-major des Forces armées centrafricaines peu avant le 24 mars 2013, date du renversement du régime BOZIZE par la coalition Séléka.  Il fut aussi l’avant dernier de leur promotion de sortie de l’Ecole Spéciale de Formation des Officiers d’Active (ESFOA) de Bouar dont François BOZIZE était le dernier.

 

Très proche de BOZIZE et son complice pour les basses besognes, Jules Bernard OUANDE que la rédaction de Centrafrique-Presse avait surnommé « général d’opérette », fut plusieurs fois ministre dans ses différents gouvernements, notamment à la Sécurité publique et l’Administration du territoire où il s’était surtout fait remarquer par ses comportements de soudard excentrique. Il accusa par exemple sans la moindre preuve Martin ZIGUELE de vouloir fomenter un putsch à partir des fiches de renseignements mensongers ainsi que le défunt président Ange-Félix PATASSE de préparer un coup d’état pour renverser François BOZIZE. Il a même poussé le ridicule jusqu’à en lire le chronogramme sur les antennes de la radio nationale. Il fut aussi « élu » député du 8ème arrondissement de Bangui lors de la mascarade électorale de janvier 2011.

 

La rédaction de Centrafrique-Presse adresse ses condoléances les plus attristées à sa famille et ses proches.  

Nécrologie : Le général Jules Bernard OUANDE tire sa révérence
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 14:56

 

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 01 novembre 2014 14h26 - L'armée a désigné samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida pour conduire le régime de transition au Burkina Faso après la chute du président Blaise Compaoré, selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion des hauts gradés à l'état-major à Ouagadougou.


Le lieutenant-colonel Isaac Zida a été retenu à l'unanimité pour conduire la période de transition ouverte après le départ du président Compaoré par la haute hiérarchie (militaire), après concertation à l'état-major des armées, selon ce communiqué signé par le chef d'état-major, le général Nabéré Honoré Traoré, qui briguait aussi le pouvoir et qui reconnaît donc la victoire de son rival.


Les deux hommes avaient déclaré vendredi assumer les responsabilités de chef de l'Etat.

Mais le lieutenant-colonel Zida, le numéro 2 de la garde présidentielle, semblait avoir pris l'initiative samedi sur son rival, impopulaire car jugé trop proche de M. Compaoré.

M. Zida avait annoncé dans la nuit qu'il rencontrerait le général Traoré et la hiérarchie militaire, puis les partis politiques et la société civile ce samedi.


La Constitution burkinabè prévoit que le président de l'Assemblée nationale assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir, mais le lieutenant-colonel Zida a dit l'avoir suspendue.

L'ex-président Compaoré s'est, lui, réfugié en Côte d'Ivoire après avoir été chassé par une insurrection au bout de 27 ans de pouvoir.



(©) 

 

Burkina: l'armée désigne le lieutenant-colonel Zida pour conduire la transition
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 14:46

 

 

 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) - 2014-11-01 13:05:02 - Le Président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été accueillis en Côte d'Ivoire, annonce samedi la présidence ivoirienne dans un communiqué transmis à APA.


" Le Président de la République informe le peuple ivoirien, les populations vivant en Côte d'Ivoire ainsi que la communauté internationale que le Président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été accueillis en Côte d'Ivoire", stipule le communiqué signé de Marcel Amon-Tanoh, Directeur de cabinet du Président Alassane Ouattara.


"Le Président de la République présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés", poursuit le texte, ajoutant que " le Président de la République et le Gouvernement suivent avec une attention particulière l'évolution récente de la situation politique au Burkina Faso, pays frère avec lequel la Côte d'Ivoire partage une frontière commune et des liens séculaires de fraternité et de solidarité"


"Très préoccupé par la crise que traverse le Burkina Faso, le Président de la République forme le vœu que ce pays frère renoue dans les meilleurs délais avec la Paix et la Stabilité", conclut le communiqué.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808536#sthash.hKnMg6N6.dpuf 

 

 

 

Blaise Compaoré, actuellement en exil à Yamoussoukro (médias)

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-11-01 12:38:46 - Le chef de l'État burkinabè démissionnaire et en fuite, Blaise Compaoré, se serait réfugié à Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d'Ivoire, depuis vendredi dans l’après-midi, selon des sources médiatiques.


L'information a été donnée par le journal Jeune Afrique, confirmée par le bureau de l'AFP à Abidjan.


Blaise Compaoré a quitté le palais présidentiel de Kosyam, à Ouagadougou, hier en début d'après-midi, au moment où le communiqué annonçant sa démission était lue à la télévision.

 
Certains témoins ont affirmé avoir vu son cortège prendre la direction de Pô, ville située au sud du pays et où se trouve l'un des plus grands camps de formation militaire du Burkina Faso.


Une source proche du convoi, citée par Jeune Afrique, explique que le cortège n'a jamais atteint Pô par la route nationale.


« Il a bifurqué dans la brousse juste avant l'arrivée à Nobéré, situé à 45 km de Pô. La foule l'y attendait et les gardes de Compaoré ont préféré éviter l'affrontement », rapporte le journal.


Et d'ajouter qu'«en contact permanent avec le président ivoirien, Blaise Compaoré et ses accompagnateurs ont attendu dans une zone non-habitée l'hélicoptère envoyé par Alassane Ouattara jusque dans le milieu de l'après-midi ».


C'est ensuite à Yamoussoukro que les autorités ivoiriennes auraient emmené Blaise Compaoré pour le mettre à l'abri, où il se trouvait ce matin, selon des sources proches de l'ex-président burkinabè.


Au Burkina Faso, aucune source officielle n'a encore confirmé cette information, mais le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, le nouvel homme fort du pays, a affirmé dans la nuit que l'ancien président en fuite était "en sécurité" et que "son intégrité physique et morale était respectée", sans préciser où Blaise Compaoré a trouvé refuge, suite à démission, vendredi en mi-journée.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808534#sthash.VtFjsKJW.dpuf

Blaise Compaoré et sa famille "accueillis" en Côte d'Ivoire, annonce la présidence ivoirienne
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 01:12

 

 

 

 

250 marsouins du 3è Rima de Vannes sont partis dans la nuit de jeudi pour une mission de quatre à cinq mois en Centrafrique dans le cadre du dispositif Sangaris déclenché par la France en fin d'année dernière pour apaiser les tensions entre milices anti-Balakas et ex-Seleka.

 

Les militaires vannetais seront rejoints par d'autres unités de l'Armée, spaï, sapeurs et tirailleurs. Ils relèveront le groupe tactique déployé dans l'Est du pays, sur une vaste zone de 450 kilomètres sur 250 kilomètres. Ce groupe Korrigan sera placé sous les ordres du colonel Hervé Pierre, chef de corps du 3è Rima.

 

Un second groupe tactique, Magenta, est engagé pour la même mission en Centrafrique, à partir de Bangui, la capitale. Le départ des soldats de la 1er compagnie de combat, de la compagnie logistique et de l'état-major à destination de Paris.


© Le Télégramme 31 octobre 2014 à 10h14

 

http://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/vannes-le-3e-rima-est-parti-en-centrafrique-31-10-2014-10407648.php

Lu pour vous : Vannes. Le 3è Rima est parti en Centrafrique
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 01:00

 

 

 

La maison du co-président du front républicain, Hermann Yaméogo, mise à sac 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) – 2014-10-31 18:30:43 - Le domicile à Ouagadougou de maître Hermann Yaméogo, président de l’UNDD (mouvance présidentielle) et co-président du front républicain, a été mis à sac vendredi soir par une foule de personnes, a constaté APA.


Les assaillants étaient nombreux à prendre d'assaut la maison de maître Hermann Yaméogo, située à quelques mètres du Conseil de l'entente, réputé pour la force de réaction des militaires qui y sont.


La maison de Yaméogo est également près du domicile du chef d'Etat-major particulier de la présidence du Faso, le général de division Gilbert Diendéré.

Matelas, lits, chaises, documents, armoires, climatiseurs, télévisions, documents, engins à deux roues, ont tous été emportés par les pilleurs.


Le saccage s'est déroulé à quelques encablures de l'Etat major général de la gendarmerie nationale et sous les yeux des gendarmes. Et ces derniers se sont résolus à disperser les pilleurs après que les objets de valeur ont tous été emportés.

Maître Hermann Yaméogo, fils du premier président de la Haute Volta (actuel Burkina Faso) est le président du parti politique UNDD. Il était également le co-président du front républicain, créé il y a quelques mois pour soutenir les actions de Blaise Compaoré.


Depuis qu'il avait rallié le camp de Blaise Compaoré, il était considéré comme un traitre. 


 

http://www.apanews.net/article_read-808495-la-maison-du-co-predent-du-front-reblicain-hermann-yameo-mise-eac.html#sthash.XykdUR5y.dpuf

 

 

Scènes de pillage dans les grands magasins de Ouagadougou

 

Ouagadougou (Burkina Faso) – 2014-10-31 12:37:39 - La capitale burkinabè, Ouagadougou, s’est réveillée ce vendredi, dans une ambiance surréaliste marquée par des scènes de pillage de plusieurs grands magasins opéré par des populations toujours en colère, a constaté APA sur place.


A bord de motos, de vélos, de tricycles, de charrettes, les Ouagalais convoient des sacs de riz, des paquets de sucre et autres marchandises soustraits des magasins cassés.

Les magasins ciblés sont notamment ceux des proches du régime de Blaise Compaoré. Ces commerces sont situés dans les quartiers de Tanghin (Nord), Tampouy (Ouest) et Karpala (Est).


Ces scènes de pillage ont été également observées la veille au soir quand des manifestants se sont dirigés vers l'hôtel Azalaï Indépendance, lieu où avaient été regroupés les députés de la majorité en perspective du vote de l'article 37 portant modification de la Constitution. Le réceptif où il n'y avait plus l'ombre d'un parlementaire a été saccagé et pillé. 


De même des infrastructures comme les banques ‘'Coris bank'' à Ouagadougou et ‘'Joly hôtel'' qui appartiendraient à des proches du régime, ont subi le même sort.

Actuellement, Ouagadougou est livré aux manifestants qui sont massivement rassemblés dans divers lieux de la capitale du Burkina Faso 

 

http://www.apanews.net/article_read-808457-sces-de-pillage-dans-les-grands-magasins-de-ouagadougou.html#sthash.PKcnalbH.dpuf

Scènes de pillage dans les grands magasins de Ouagadougou
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:34

 

 

 

 

AFP le 31/10/2014 à 18:39

 

Rappel des principaux coups d'Etat et renversements de régime en Afrique depuis quinze ans.

 

- 9 avr 1999: NIGER - Le président Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné lors d'un coup d'Etat par des éléments de la garde présidentielle, dirigée par le commandant Daouda Mallam Wanké.

 

- 30 avr 1999: COMORES - L'armée dirigée par son chef d'état-major, Azali Assoumani, prend le pouvoir.

 

- 7 mai 1999: GUINEE-BISSAU - Joao Bernardo Vieira est renversé par une junte en rébellion depuis 1998 dirigée par Ansumane Mané.

 

- 24 déc 1999: COTE D'IVOIRE - Une mutinerie de soldats se transforme en coup d'Etat, le premier du pays. Robert Gueï annonce la destitution du président Henri Konan Bédié.

 

- 15 mars 2003: CENTRAFRIQUE - Ange-Félix Patassé, au pouvoir depuis 1993, renversé par le général François Bozizé, entré en rébellion fin 2001.

 

- 16 juil 2003: SAO TOME ET PRINCIPE - Bref coup d'Etat dirigé par Fernando Pereira en l'absence du président Fradique de Menezes. Grâce à une médiation internationale, celui-ci reprend ses fonctions une semaine plus tard.

 

- 11 août 2003: LIBERIA - Charles Taylor est contraint de quitter le pouvoir sous la pression de la communauté internationale et d'une rébellion.

 

- 14 sept 2003: GUINEE-BISSAU - Kumba Yala est renversé par une junte dirigée par Verissimo Correia Seabra, tué un an plus tard lors d'une attaque contre le QG de l'armée.

 

- 3 août 2005: MAURITANIE - Une junte renverse le régime de Maaouyia Ould Taya.

 

- 6 août 2008: MAURITANIE - Le président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi est renversé par une junte dirigée par Mohamed Ould Abdel Aziz.

 

- 23 déc 2008: GUINEE - Une junte dirigée par Moussa Dadis Camara prend le pouvoir quelques heures après l'annonce de la mort du président Lansana Conté.

 

- 2 mars 2009 - GUINEE-BISSAU: Le président Joao Bernardo Vieira est tué par des militaires à Bissau, quelques heures après l'assassinat du chef d'état-major de l'armée.

 

- 17 mars 2009: MADAGASCAR - Le président Marc Ravalomanana, lâché par l'armée, est contraint de démissionner en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les remet à Andry Rajoelina.

 

- 18 fév 2010: NIGER - L'armée prend le pouvoir, déposant le président Mamadou Tandja et déclarant le gouvernement "dissous".

 

- 14 jan 2011: TUNISIE - Zine El Abidine Ben Ali fuit pour l'Arabie saoudite, chassé par une révolte populaire déclenchée par l'immolation par le feu d'un marchand excédé par la pauvreté et les humiliations policières.

 

- 11 fév 2011: EGYPTE - Hosni Moubarak est chassé du pouvoir après 18 jours de révolte populaire, remettant ses pouvoirs à l'armée. Le 3 juillet 2013, l'islamiste Mohamed Morsi, premier chef d'Etat issu d'un scrutin démocratique, est renversé par l'armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Sissi, après d'immenses manifestations poulaires.

 

- 11 avril 2011: COTE D'IVOIRE - Laurent Gbagbo est arrêté après plus de quatre mois de crise (3.000 morts) née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 en faveur d'Alassane Ouattara. Son arrestation par les forces de Ouattara intervient après plusieurs jours de bombardements de la force française Licorne et de l'ONU.

 

- 20 oct 2011: LIBYE - Mouammar Kadhafi, confronté à un soulèvement transformé en un conflit armé qui a abouti à la chute de Tripoli en août, grâce à un appui décisif de l'Otan, est tué dans sa région d'origine, Syrte.

 

- 22 mars 2012: MALI - Des militaires dirigés par le capitaine Amadou Sanogo renversent le président Amadou Toumani Touré. Le coup d'Etat précipite la chute du Nord aux mains de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, chassés en grande partie par une intervention militaire franco-africaine.

 

- 12 avr 2012: GUINEE-BISSAU - Un coup d'Etat, mené par le chef d'état-major, le général Antonio Indjaï, renverse le régime de l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior entre deux tours d'une élection présidentielle.

 

- 24 mars 2013: CENTRAFRIQUE - François Bozizé est renversé par les rebelles de la Séléka. Ceux-ci ont été évincés du pouvoir en janvier 2014 mais le pays reste déchiré par des affrontements malgré une intervention armée de la France et de pays africains.

 

- 31 octobre 2014: BURKINA FASO - Le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, annonce qu'il quitte le pouvoir, au lendemain d'une journée d'émeutes et des manifestations contre un projet de révision constitutionnelle qui lui aurait permis de rester à la tête du pays.

 

Copyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Afrique : de nombreux chefs d'Etat contraints de quitter le pouvoir
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 22:13

 

 

 

 

31/10/14 (AFP)

 

Des dissensions sont apparues vendredi au sein de l'armée du Burkina Faso après l'annonce par le chef d'état-major, le général Nabéré Honoré Traoré, qu'il assumait les fonctions de "chef de l'Etat" à la suite de la démission du président Blaise Compaoré.

 

Un groupe de jeunes officiers, dirigé par le colonel Isaac Zida, ancien numéro 2 de la garde présidentielle, a publié une déclaration dans laquelle ils affirment que la Constitution est "suspendue".

 

Ils ont dit s'exprimer "au nom des forces armées et des forces vives".

 

Mais, a précisé le colonel Auguste Barri, ancien ministre de la Sécurité et membre ce groupe, ces officiers ne parlent pas "au nom du général Traoré".

 

Ces "jeunes" officiers ont exprimé leur hostilité envers une partie de la haute hiérarchie militaire, selon eux trop âgée et compromise avec l'ancien régime.

 

 

Burkina: un groupe d'officiers annonce un nouvel organe de transition


Ouagadougou - AFP / 31 octobre 2014 21h17 - Un groupe d'officiers burkinabè a annoncé vendredi la mise en place prochaine d'un nouvel organe de transition pour un retour le plus rapide possible à l'ordre constitutionnel, demandant le soutien de la communauté internationale, dans un communiqué reçu par l'AFP.

Cette déclaration intervient quelques heures après et contredit l'annonce par le chef d'état-major de l'armée, le général Nabéré Honoré Traoré, qu'il assumait les fonctions de chef de l'Etat à la suite de la démission du président Blaise Compaoré.

Nous, forces vives de la Nation, (...) à la demande du peuple burkinabè, avons décidé que la Constitution du 2 juin 1991 est suspendue, affirme le texte signé du lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, n°2 de la garde présidentielle.

Un organe de transition sera mis en place en accord avec toutes les forces vives de la Nation en vue d'organiser une transition encadrée pour un retour à une vie constitutionnelle normale, expliquent ces officiers.

La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées (...) dans les plus brefs délais possibles, ajoute le texte.

Les mêmes officiers sollicitent l'accompagnement de la communauté internationale pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel, et assurent que les engagements pris par l'Etat burkinabè seront respectés.

Nous appelons l'ensemble des forces vives à rester calmes, à nous faire confiance, souligne le texte, qui appelle également les Forces de défense et de sécurité à prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité des biens et des personnes, alors que les scènes de pillages se multiplient.

Un autre communiqué, également signé par le lieutenant-colonel Zida, fait état de la fermeture des frontières aériennes et terrestres du pays.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532995 

 

 

Burkina: Washington appelle à une transition dans le respect de la Constitution


Washington - La Maison Blanche a appelé vendredi à une transition dans le respect de la Constitution au Burkina Faso, exprimant son inquiétude face aux informations selon lesquelles le chef d'état-major de l'armée assume désormais les responsabilités de chef de l'Etat.

Confronté à une contestation populaire d'une ampleur sans précédent, le président Blaise Compaoré a quitté le pouvoir vendredi après 27 ans de règne.

Nous condamnons fermement toute tentative de prise de pouvoir par des moyens qui ne sont pas conformes à la Constitution, a indiqué à l'AFP Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. 

La situation évolue rapidement et nous continuons à rassembler les éléments, mais nous sommes particulièrement inquiets des informations selon lesquelles le chef d'état-major de l'armée, Honoré Traoré, a annoncé qu'il agissait désormais en tant que chef d'Etat, a-t-elle ajouté.

La situation à Ouagadougou était très confuse vendredi soir. 

Un groupe d'officiers burkinabè a annoncé la mise en place prochaine d'un nouvel organe de transition pour un retour le plus rapide possible à l'ordre constitutionnel. Quelques heures plus tôt, le général Nabéré Honoré Traoré avait annoncé qu'il assumerait les responsabilités de chef de l'Etat, s'engageant à procéder sans délai à des consultations en vue du retour à une vie constitutionnelle normale.


(©AFP / 31 octobre 2014 21h16) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532994 

 

 

Burkina : l'Union européenne appelle à des élections démocratiques


Bruxelles - L'Union européenne a pris acte vendredi de la démission du président Blaise Compaoré, et appelé à l'organisation d'élections démocratiques, inclusives et transparentes au Burkina Faso.

Nous prenons acte de la démission du président Blaise Compaoré. Nous appelons tous les acteurs et toutes les forces politiques locales à faire preuve de responsabilité et à respecter les dispositions de la Constitution, notamment en ce qui concerne l'organisation de l'intérim et la tenue d'élections démocratiques, inclusives et transparentes, a déclaré un porte-parole du service diplomatique de l'UE dans un communiqué.

Il est indispensable que la sortie de la crise actuelle se déroule dans un climat apaisé, fondé sur un retour du dialogue national, a-t-il ajouté. L'Union européenne se tient prête à contribuer aux efforts engagés. Elle salue en particulier la mission commune de l'Union africaine, de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et des Nations unies.

Le président Blaise Compaoré, confronté à une contestation populaire d'une ampleur sans précédent, a annoncé vendredi qu'il quittait le pouvoir après 27 ans de règne.

Le chef d'état-major de l'armée, le général Nabéré Honoré Traoré, a aussitôt annoncé qu'il assumerait les responsabilités de chef de l'Etat. Assurant agir conformément à la Constitution, il s'est engagé à procéder sans délai à des consultations avec toutes les forces vives de la Nation en vue du retour à une vie constitutionnelle normale.

Mais vendredi soir, un groupe d'officiers a dit prendre le destin du pays en main, et annoncé la fermeture des frontières.


(©AFP / 31 octobre 2014 21h09) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532992 

Burkina: dissensions au sein de l'armée après la chute de Compaoré
Burkina: dissensions au sein de l'armée après la chute de Compaoré
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 19:09

 

 

 


Paris - AFP / 31 octobre 2014 16h42 - Le président burkinabè Blaise Compaoré, contraint à la démission après 27 ans de règne vendredi par une contestation populaire sans précédent, a quitté Ouagadougou pour le sud du pays, selon la diplomatie française.


Il est parti vers le sud. Il est toujours dans le pays. Il va vers Pô, ville proche de la frontière avec le Ghana, a-t-on indiqué à Paris, sans pouvoir dire si l'objectif de l'ex-président est ensuite d'aller dans un autre pays, le Ghana ou la Côte d'Ivoire par exemple.

Pour Paris, Blaise Compaoré devrait pouvoir trouver un point de chute assez facilement, n'étant pas mis au ban de la communauté internationale. L'ex-chef d'Etat n'a pas demandé à se réfugier en France et la question d'un tel exil n'est pas d'actualité, ajoute-t-on de même source.


Après l'annonce du chef d'état-major des armées burkinabè, le général Honoré Traoré, qu'il assumait les responsabilités de chef d'Etat, les autorités françaises espèrent que la médiation tripartite ONU-Union africaine-Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) permettra aux différents acteurs de se parler.

Si l'annonce du chef militaire devait être confirmée par le Conseil constitutionnel, il s'agirait alors d'un coup d'Etat qui entrainerait une mécanique de sanctions qui vont pénaliser la population, estime-t-on à Paris, en souhaitant que cette perspective ne se réalise pas.


La Constitution burkinabè prévoit en cas de démission du président un intérim par le président de l'Assemblée nationale, dissoute par l'armée jeudi après l'incendie du Parlement par les émeutiers. Le sort de ce dignitaire restait inconnu vendredi en milieu de journée.


Il y a eu ces derniers jours des pillages importants et il faudrait que ça s'arrête, a-t-on aussi indiqué de source diplomatique française, en jugeant que la démission de Blaise Compaoré répond à la demande brandie depuis deux jours par l'opposition et la population.


Ancienne puissance coloniale, la France compte quelque 3.500 ressortissants au Burkina qui ont été appelés à rester chez eux dans l'immédiat.



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Burkina: le chef d'état-major des armées annonce "assumer" la fonction de "chef de l'Etat"

 

31/10/14 (AFP)

 

Le chef d'état-major de l'armée burkinabè, le général Nabéré Honoré Traoré, a annoncé vendredi dans un communiqué qu'il "assumera" les "responsabilités de chef de l'Etat", après le départ du pouvoir du président Blaise Compaoré.

 

"(...) Constatant la vacance du pouvoir ainsi créée, considérant l'urgence de sauvegarder la vie de la nation (...), j'assumerai à compter de ce jour mes responsabilités de chef de l'Etat", a déclaré le général de division Traoré.

 

L'officier supérieur affirme agir "conformément aux dispositions constitutionnelles".

 

"L'engagement est pris de procéder sans délai à des consultations avec toutes les forces vives de la nation en vue du processus devant aboutir au retour à une vie constitutionnelle normale", a-t-il annoncé, ajoutant "prendre acte de la démission" du président Compaoré.

 

Le chef d'état-major a appelé "tous les citoyens organisés dans les différentes sphères de la vie nationale à répondre aux sollicitations qui leur seront adressées".

 

"Les forces de défense et de sécurité prendront toutes les dispositions nécessaires qui s’imposent pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national", a également prévenu le général Traoré.

 

Cette annonce va à l'encontre de la volonté de dizaines de milliers de manifestants, qui alors qu'ils manifestaient vendredi matin devant l'état-major pour réclamer l'aide de l'armée contre Blaise Compaoré, s'étaient formellement prononcés contre le général Traoré, considéré comme trop proche du chef de l'Etat sortant.

 

Le slogan "Honoré Traoré démission" alternait ainsi avec celui de "Blaise dégage" et surtout "Kouamé Lougué au pouvoir", du nom d'un général en retraite, ancien ministre de la Défense et chef d'état-major des armées, qui bénéficie d'un fort capital de sympathie au sein de la population.

 

"Nous ne souhaitons pas que le général Traoré soit aux affaires. Il faut quelqu'un de valable. Traoré est l'homme de main de Blaise Compaoré", avait accusé Monou Tapsoaba, un militant du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP - opposition).

 

A l'inverse, le général Lougué, dont le nom avait déjà été scandé par un foule importante jeudi, est "un homme intègre", "qui ne mâche pas ses mots", un "homme exemplaire au plan militaire", avait estimé M. Tapsoaba.

 

Kouamé Lougué, qui a rencontré jeudi les plus hauts gradés de l'armée, aurait été écarté par ces derniers, ont indiqué des sources militaires.

 

 

Burkina: pillages en cours dans le quartier des ministères

 

31/10/14 (AFP)

 

Des pillages étaient en cours vendredi dans le quartier des ministères à Ouagadougou, quelques heures après la démission du président Blaise Compaoré, et la prise du pouvoir par le chef d'état-major de l'armée, a constaté l'AFP.

 

De nombreux hommes, poussant des charrettes à bras, étaient visibles avenue de l'Indépendance, l'un des principaux axes de la capitale, que bordent l'Assemblée nationale, incendiée jeudi, et de nombreux ministères ou directions administratives, a constaté l'AFP.

 

Fenêtres arrachées aux bâtiments, portes, tables, chaises, climatiseurs... tout a été méthodiquement raflé et circule à présent dans les rues, selon un journaliste de l'AFP.

 

"Nous ne sommes pas des voleurs. Nous ne faisons que récupérer ce que le clan Compaoré nous a volé", s'est justifié un pillard.

 

Les forces de l'ordre interviennent rarement. "Il y a des pillages depuis (vendredi) matin, a confirmé un gendarme pour l'instant. On fait des patrouilles pour vérifier. Parfois, nous demandons aux gens de tout laisser, et ils le font."

 

Aucune instruction n'a pour l'instant été communiquée aux gendarmes pour stopper ces vols à grande envergure, a-t-il révélé.

 

Un couvre-feu a toutefois été instauré par l'armée pour "protéger les biens et les personnes", selon l'armée, mais il est très diversement mis en pratique par les forces de l'ordre.

 

Jeudi, des domiciles de plusieurs personnalités du régime Compaoré avaient été saccagés ou brûlés dans la capitale ou à Bobo Dioulasso, la seconde ville du pays.

 

Des commerçants proches du président déchu ou de son frère François ont été particulièrement visés. Plus rien ne restait jeudi soir dans un magasin d'électroménager dont le propriétaire était connu pour ses liens avec la famille de l'ex-chef de l'Etat, avait constaté l'AFP.

 

Vendredi après-midi, un manifestant appelait les nouvelles autorités à faire des efforts en terme de sécurité. "Il nous faut la liberté mais aussi la sécurité pour pouvoir manger", affirmait Husseini Tientoré, un chauffeur de 40 ans.

Burkina : Compaoré a quitté Ouagadougou vers le sud du pays
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