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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 00:07
Centrafrique : Les détenus de camp de roux dénoncent la violation de leur droit

 

 

 

Par RJDH Centrafrique - 01/12/2017

 

Les personnes détenues au Camp de Roux à Bangui ont dénoncé la violation de procédure pénale par le parquet dans le traitement de leurs dossiers.

 

D’aucuns se disent des prisonniers politiques et ayant dépassé largement le délai de garde à vue prévue par la loi. Position exprimée lors de la visite du Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga en prélude à la fête du 1er décembre.


77 présumés criminels sont en détention au Camp de Roux à Bangui, des sources proches du parquet de Bangui, indiquent au RJDH qu’il n’y a pas péril en la demeure. Selon ces sources, l’instruction en matière criminelle peut prendre trois ans. En outre, ces personnes sont des potentiels clients de la Cour Pénale Spéciale et donc les dossiers suivent leur cour. Ce qu’ils qualifient de violation de leur droit ce n’est pas vraiment cela parce que la session criminelle qui normalement devrait se tenir deux fois par an, se tient une fois pour des questions budgétaires. Peut-on comprendre de l’explication.



Un détenu du Camp de roux explique la violation de leur droit en ces termes « la justice ne respecte pas le droit des détenus et viole quotidiennement les prescriptions du code pénal et de la procédure pénale en ce qui nous concerne. Normalement, la détention provisoire est prévue pour 72h mais ceci n’est pas respectée par la justice. On peut faire 1 mois, ou 17 jours et après on nous transfert au Camp De Roux sans pour autant passer devant le juge d’instruction, ni comparaitre de façon contradictoire. Tant est si vrai que nous avons commis des actes qui n’ont pas trait à la loi, la justice devrait nous juger mais c’est plutôt le contraire » a lâché un détenu qui appelle au respect des droits de personne détenue.


Ils se disent être des prisonniers politiques « il y a parmi nous des gens qui ont fait 3 et 4 ans mais qui sont toujours là en prison, nous savons très bien qu’ici c’est une prison politique qui est sous l’autorité du chef de l’Etat .à chaque fois qu’on libère un dès notre la Minusca doit venir vérifier. La lenteur de la justice dans le pays n’est pas acceptable, la justice a même déclaré un non-lieu dans le procès d’un des nôtres le 17 juin dernier mais bizarrement il est toujours resté en prison la décision du juge qui devrait être exécuté n’a même pas été respectée .Si on n’arrive pas à respecter le code pénal qu’est-ce que on va faire du pays ? » se désespère-t-il.



La plainte des détenues est exprimée dans un contexte où la Cour Pénale Spéciale attend la prestation de serment d’un juge internationale et intervient au moment où l’instruction avance. Des sources judiciaires confirment l’acquittement de certains détenus qui dans la foulé sont poursuivis pour assassinat de leur camarade de prison.

 

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 23:57
Centrafrique : disparition des éléphants dans le nord-est

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 01-12-2017

 

Les 60.000 éléphants que comptaient les réserves fauniques, parcs nationaux et zones cynégétiques des préfectures centrafricaines du Bamingui Bangoran (nord-est) et de la Vakaga (extrême-nord-est) dans les années 1960 ont complètement disparu aujourd'hui, a appris Xinhua jeudi auprès de M. Florent Zowoya, coordonnateur du Projet écofaune+.

 

Ces réserves, parcs et zones cynégétiques avaient été ainsi constitués en raison de la diversité de leur écosystème et de leur faune, favorisant de fait la floraison, par le passé, des activités touristiques. Malheureusement, ces endroits sont la cible récurrente des braconniers soudanais et tchadiens surarmés, à la recherche des espèces fauniques rares, des cornes et de la viande de chasse.

 

Le ministre centrafricain des Eaux, forêts, chasses et pêches, Lambert Moukové-Lissane, n'est pas étonné de cette situation. Tout au contraire. Il a annoncé qu' il lui a été signalé "la présence de plusieurs braconniers étrangers dans la zone du projet écofaune+, pourtant chargé de la gestion du potentiel faunique dans la préfecture du Bamingui Bangoran".

 

M. Lissane a également indiqué que "ces braconniers ont des ambitions dirigées vers les aires protégées de Ngotto et de Bayanga (sud-ouest) et celles situées dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), à la frontière entre le Cameroun et le Tchad".

 

Pour faire face à cette menace, il a préconisé la mobilisation des partenaires intéressés par la conservation de la faune, aux côtés des efforts nationaux.

 

Devant les crises qui la secouent presque toutes les décennies, la RCA peine à préserver ses potentialités. Les groupes rebelles, qui contrôlent les treize préfectures sur seize du pays, brillent par la destruction des villes et villages, le massacre des populations, sans compter l'exploitation illicite des ressources minières et fauniques qui leur permet d'alimenter la contrebande. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 00:56
Le Brésil prêt à envoyer 750 Casques bleus en Centrafrique

 

 

 

Le Brésil se prépare à envoyer au moins 750 Casques bleus en Centrafrique "d'ici mars ou avril", a annoncé mardi le dernier commandant en chef de la Mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).

 

La semaine dernière, le Brésil a reçu une demande officielle de l'ONU pour l'envoi de forces afin de renforcer la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

Cette demande doit encore être acceptée par le président brésilien Michel Temer et validée par le Congrès pour que les soldats soient déployés.

 

"Nous n'avons pas de délai précis, mais nous pensons que nos forces iront en Centrafrique d'ici mars ou avril. L'ONU souhaite que ce soit le plus tôt possible et cela arrivera certainement au cours du premier semestre 2018", a déclaré le général Ajax Porto Pinheiro, dont les troupes ont quitté Haïti début septembre, après 13 ans de présence sur place.

 

Selon lui, une mission en Centrafrique représenterait toutefois "un défi plus important", considérant que la situation y est "plus instable" qu'en Haïti.

 

Présent au Brésil cette semaine pour un séminaire sur les 13 ans de participation brésilienne à la Minustah, Jean-Pierre Lacroix, chef des opérations de maintien de la paix à l'ONU, a rappelé que le Conseil de Sécurité avait adopté au début du mois une résolution renforçant de 900 hommes la Minusca.

 

"Le Brésil peut une nouvelle fois faire la différence dans des missions de paix de l'ONU et la Centrafrique est le pays qui a le plus besoin de forces", a-t-il dit dans une tribune publiée dimanche par le journal Folha de Sao Paulo.

 

Il y a dix jours, le ministre brésilien de la Défense, Raul Jungmann, avait déjà manifesté l'intention du pays de participer à la Minusca.

 

La mission de l'ONU en Centrafrique, qui a débuté en 2014, compte aujourd'hui près de 12.500 membres.

 

Dimanche dernier, un Casque bleu égyptien a été tué dans une embuscade dans le sud du pays, portant à 13 le nombre de soldats de la Minusca ayant perdu la vie cette année.

 

Le pays est embourbé depuis 2013 dans un conflit sanglant entre une coalition promusulmane et des milices prochrétiennes qui se présentent comme d'"autodéfense" (antibalaka ou antimachettes).

 

En raison des violences, plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins.

 

Avec AFP

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 00:50
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : 50% de succès déjà enregistré dans la mise en œuvre de la phase pilote de DDRR

 

Par RJDH Centrafrique - 28/11/2017

 

Noël Selesson, ministre en charge du DDRR à la présidence a annoncé 50% de réussite déjà de la phase pilote du DDRR et regrette le retrait du FPRC de Noureddine Adam du FPRC du processus.

 

Propos soutenus lors d’une interview accordée au RJDH ce 24 novembre à Bangui.



Le ministre en charge du DDRR Noël Selesson intervient quatre(4) mois après le lancement de la phase pilote du processus DDRR et quelques semaines après la déclaration de Noureddine Adam, leader du FPRC sur RFI, demandant le retrait de ses éléments du gouvernement et du comité consultatif DDRR.

 


Les signaux sont clairs et encourageant pour le gouvernement qui exécute la mise en œuvre du DDRR « nous sommes actuellement à 60% en terme d’avancé. Sur huit(8) villes, nous avons déjà fini six(6) villes. Il nous reste deux(2) sites à faire que sont la ville de Koui et Bria pour boucler le projet pilote», a expliqué le responsable en charge du DDRR.

 


Ce succès intègre 50% des groupes désarmés dans le cadre de la phase pilote « en ce qui concerne les désarmer, nous sommes à 50% sur un total de 560 combattants soit 40 combattants par groupes armés. Jusque-là, le FPRC n’a pas encore remis sa liste ; du coup on se retrouve avec 520 combattants. Le nombre actuel des désarmer tourne au tour de 400. Ce que je peux vous dire est que le nombre des armes reflète exactement le nombre des désarmés. Car, le seul critère c’est la remise automatique d’une arme de guerre. Par exemple l’équipe qui était parti sur Birao a reçu 58 armes dont 40 sont en bon état », a-t-il clarifié.

 

Mais s’il se félicite des avancées, il ne manque pas d’accuser la Révolution Justice (RJ) d’Armel Sayo de se constituer en obstacle pour le succès du DDR au nord du pays. «A Paoua, nous étions parti désarmer trois(3) groupes, la RJ de Sayo, RJ de Belanga et UFR. Mais la Révolution Justice de Belanga et l’UFR ont déposé les armes. C’est la RJ de Sayo qui a refusé et ils ont leurs raisons puisque le désarmement est volontaire. Ce n’est qu’après que certains éléments nous ont dit qu’ils conditionnent le désarmement avec l’entrée de leur leader dans le gouvernement. Mais pour nous au niveau du Comité Consultatif et de Suivi, on ne fait pas la politique », a lâché le ministre Selesson.

 


Il a déploré l’attitude ambiguë du FPRC. « L’annonce de Noureddine Adam demandant le retrait du FPRC du processus DDRR est un non-événement pour le Comité Consultatif et de Suivi. Car pour nous, l’administration est écrite, il avait écrit pour envoyer ses éléments dans le CCS, s’il veut les retirer il n’a qu’à écrire. D’ailleurs, il n’a jamais envoyé la liste de 40 combattants par chaque groupe armé y compris Abdoulaye Hissene », a-t-il souligné.

 


Le projet pilote du DDRR est lancé depuis 4 mois alors que certains groupes armés adhérant à ce processus continuent de sévir dans plusieurs villes de province du pays.

 

 

Centrafrique : La vente des armes de guerre s’intensifie à Ndélé dans le nord du pays

 

PAR RJDH LE 28 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, 28 novembre 2017 (RJDH)—Le commerce des armes s’est intensifié ces derniers jours à Ndélé, une ville du nord de la République Centrafricaine. L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources indépendantes.

 

L’intensification du commerce d’armes à Ndélé est signalée quelques jours après la présence massive des rebelles soudanais appelés « Djandjawides ». Selon les informations du RJDH, ces rebelles soudanais auraient fui leur pays à cause des opérations de désarmement qui s’y déroulent depuis plusieurs semaines, « nous avons depuis quelques jours plusieurs groupes de ces hommes armés qui sont entrés dans la ville. Après cette entrée massive, nous assistons à la vente publique d’armes de guerre qu’ils ont amenées », confie une source locale qui a requis l’anonymat.

 

Les armes mises en vente à Ndélé, sont essentiellement des Kalachikovs dont le prix varie entre 80.000 Fcfa et 100.000 Fcfa, « les armes circulent ici comme des bouts de pain. Il suffit d’aller vers eu pour avoir ce dont on a besoin », confie un notable qui dit craindre le pire. Ces armes sont vendues dans plusieurs points surtout sur des sites où habitent ces rebelles qui sont entrés dans la ville de Ndélé.

 

Plusieurs autorités locales contactées par le RJDH ont confirmé la présence de ces rebelles soudanais appelés Djandjawides, « vous savez que les frontières avec le Soudan sont faciles à traverser de notre côté. C’est ainsi qu’ils rentrent et sortent comme ils veulent. Quand ils viennent, les armes inondent les marchés de la ville parce que c’est pour eux un commerce », explique un proche du sultan.

 

Une autorité préfectorale contactée dit avoir été informée de la présence de ces hommes ainsi que la vente des armes, « mais il me faut faire les recoupements nécessaires et avoir des données », fait-elle savoir.

 

Une réunion entre les autorités locales et la Minusca de Ndélé aurait été programmée pour discuter de la question. Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca à Bangui, a dit n’avoir aucune information sur le sujet.

 

Le commerce d’armes de guerre est fréquent à Ndélé. Il atteint souvent des pics lorsque des sujets soudanais traversent en masse. En 2008, ce commerce a favorisé l’éclosion de plusieurs rébellions dans la zone. C’est la fusion de ces mouvements qui a créé la Séléka, mouvement armé qui a pu chasser l’ancien président François Bozizé en mars 2013 et le chaos qui s’en est suivi.

 

 

Centrafrique : Les ex-combattants Séléka du Camp-Beal conditionnent leur déguerpissement

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 28 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, 28 novembre 2017(RJDH)—Les ex combattants de la Séléka basés au Camp Beal à Bangui  ont conditionné leur déguerpissement au versement intégrale de 100 000Fcfa chacun,  promis par le gouvernement. Une exigence exprimée après l’ultimatum du gouvernement à ces groupes armés de quitter les lieux avant le 1er décembre.

 

La sommation du gouvernement intervient dans un contexte de retour des FACA dans leur caserne d’avant la crise. L’ultimatum du gouvernement intervient un mois après le déguerpissement des ex-Séléka basés au Bataillon de Soutien et de Service (BSS) en contrepartie d’un forfait de 100 000 Fcfa. Le refus d’obtempérer des ex-combattants Séléka arrive au moment où le projet pilote du DDRR est en phase d’exécution à Bangui et dans plusieurs localités de l’intérieur du pays.

 

Jospin Seker, commandant de la base du Camp Beal parle de non-respect de clause d’accord par le gouvernement. « Le gouvernement nous demande de prendre 100.000 mille francs chacun afin  de libérer les trois sites dont celui du BSS, Camp Beal, et RDOT. Les accords  qu’on a signés ne sont pas respectés par nos dirigeants. Nous n’avons pas besoin de grand-chose, juste que le gouvernement honore ses engagements en donnant les 100.000Fcfa prévus pour la délocalisation. Brutalement on nous demande de libérer les lieux alors que le gouvernement n’a pas encore versé l’argent. Comment allons-nous vider les lieux alors que les conditions ne sont pas réunies ? » S’est-il interrogé.

 

Prêt pour la mise en œuvre du DDRR, il propose au gouvernement une carte de prise en charge « le gouvernement nous demande de prendre les 100000 mille pour quitter les lieux  alors que parmi nous les gens possèdent des armes, les grenades et plein d’autres armes blanches. Ceci étant, pour que la sécurité revienne, nous devons disposer d’une carte de DDR, c’est la seule condition qu’on pose au gouvernement pour vider les lieux. Nous n’avons pas l’intention de boycotter la fête de la proclamation de la république comme le dit certains, nous sommes tous des centrafricains et nous voulons la paix», a-t-il précisé. 

 

Partie prenante au processus DDRR, 40 personnes parmi ces ex-Séléka sont retenues dans la phase pilote déjà amorcée. Toute la question est celle de savoir l’impact de leur exigence sur la suite du processus.

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 16:05

 

 

 

Nous informons la communauté Centrafricaine de France, que suite au décès de notre ami, frère, père, grand père, collègue. Monsieur Abel DAWINAM dit NAGA survenu en son domicile à NOISY le GRAND, le 19 juin 2017. Un programme de mise en bière et de rapatriement du corps à Bangui est prévu cette semaine.

 

                                               PROGRAMME

 

Mise en bière le jeudi 30 Novembre 2017 à partir de 14h à l’adresse suivante.

 

-Funérarium de MONTREUIL : 32, avenue Jean MOULIN                                                                                                        

93100  MONTREUIL

 

Pour s’y rendre en transport, prendre le métro ligne 9 jusqu’au terminus (Mairie de Montreuil) puis, prendre le bus 122 direction Val de Fontenay et descendre à l’arrêt Nouveau Cimetière de Montreuil.

 

Tél : 0148574562

 

Rapatriement du corps le vendredi 1er Décembre 2017 sur un vol en direction de Bangui (REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE).

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 15:46

 

 

 

 

Ces derniers temps, plusieurs journaux de Bangui ainsi que ceux en ligne ont fait état de trafic illicite de diamants centrafricains, relatant abondamment l’affaire d’ diamants saisis sur un citoyen de RDC à l’aéroport international de Bangui Mpoko que sur un citoyen britannique d’origine libanaise en transit à l’aéroport international de Douala et aussi à Dubai sur un responsable de bureau d’achat de Bangui. S’il est vrai qu’on ne peut que difficilement nier l’existence de trafic frauduleux sur le diamant centrafricain - qui défraie suffisamment la chronique de la presse internationale - dont ce n’est un secret pour personne qu’une bonne partie de la production quitte en cachette le territoire national via certains pays voisins, la rédaction de Centrafrique-Presse, a cherché à comprendre afin d’éclairer ses lecteurs. Elle a donc procédé à de sérieuses investigations auprès des services dédiés du ministère des mines et autres, sur le véritable parcours d’obstacles que constitue la procédure d’exportation du diamant, surtout depuis la suspension du diamant centrafricain par le Processus de Kimberley et la levée partielle ces temps derniers de ladite suspension pour le diamant de l’ouest du pays (zone dite verte).     

 

La Commercialisation de diamants bruts en République Centrafricaine est régie par le Code Minier qui en son article 152 stipule que « l’exportation de pierres et métaux précieux  et semi précieux bruts sur les marchés extérieurs est assurée par des Sociétés spécialisées dénommées Bureau d’Achat ».

 

L’exportation du diamant commence par des formalités précises et rigoureuses au sein Bureau d’Evaluation et de Contrôle de Diamants et Or (BECDOR) qui est un Service relevant de la Direction Générale des Mines, crée par  Décret n 93.437 du 13 Septembre 1993. L’exportation de diamants est donc soumise aux recommandations du Processus de Certification de Kimberley et doit en conséquence satisfaire les exigences suivantes :

 

  • Les diamants bruts doivent être obligatoirement accompagnés d’un Certificat de Kimberley RCA délivré, signé et validé après acceptation par tous les membres internationaux par le Secrétariat permanent du PK au sein du  BECDOR. Cette validation se fait par l’apposition d’une signature et d’un sceau dont le modèle est notifié aux pays participants et à la Présidence du Processus de Kimberley ;
  •  
  • Les diamants destinés à l’exportation doivent être placés sous forme de lot dans un conteneur inviolable portant un numéro de série dédié à la RCA ensuite scellé et portant les sceaux des Autorités compétentes ;
  •  
  • Tout exportateur ou Importateur de diamants bruts à l’obligation de tenir des statistiques sur toutes ses transactions commerciales réalisées en RCA, notamment le nombre et la valeur des diamants achetés, vendus ou exportés, la liste des clients en sa possession ;
  •  
  • Le BECDOR fournit au Secrétariat Permanent un rapport mensuel sur tous les Certificats du PK aux fins de vérification. Ce rapport comporte pour chaque Certificat, au moins les informations suivantes :
  •  
  • Le numéro de certificat unique ;
  • Les noms des Autorités ayant émis et validé le certificat ;
  • La date de délivrance et de validation ;
  • La date d’expiration de la validation ;
  • Le pays de destination ;
  • Le pays de provenance ;
  • Le pays d’origine ;
  • Le poids en carats ;
  • La valeur en dollars des Etats unis d’Amérique.

 

Il est à noter que l’exportation au niveau du BECDOR est un travail qui se fait en commission constituée des entités suivantes :

 

  • Les Experts – Evaluateurs du BECDOR ;
  •  
  • Le Secrétaire du Secrétariat Permanent du Processus de Kimberley (SPPK) ;
  •  
  • Un Représentant de la Douane ;
  •  
  • Un Représentant des Impôts ;
  •  
  • Le Commandant de Compagnie de l’Unité Spéciale Anti-Fraude (USAF) et ses Eléments de sécurité.

 

Toutes ses entités ont l’obligation d’apposer leurs signatures sur les documents qui accompagneront le lot de diamant scellé en leur présence. Le colis sera accompagné à l’aéroport par un Expert Evaluateur et les Eléments de l’USAF et contrôlé par la police de l’air et des frontières. En cas de changement de destination, l’Exportateur doit informer le PK RCA de la nouvelle destination et le PK RCA à son tour, informe les pays participants et le pays de destination finale ainsi que celui qui assure la présidence du PK .

 

Comme on le voit, de telles précautions contre la fraude sont prises par la règlementation nationale en vigueur ainsi que par le Processus de Kimberley qu’il n’est donc pas facile, voire quasiment impossible de tricher, tant la procédure d’exportation de diamants est assortie de garanties de sécurité et de dispositifs d’alerte. Sauf à vouloir se prêter à la diffamation pour d’obscures raisons, ce qui est condamnable, certains confrères devraient sérieusement préalablement enquêter avant de jeter certains opérateurs économiques nationaux en pâture.

 

La rédaction de CAP

A PROPOS DES EXPORTATIONS DE DIAMANTS BRUTS PAR LES BUREAUX D’ACHAT AGREES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 13:20
APPUI AUX MEDIAS AFRICAINS, CAS DE LA RCA : UN EXEMPLE A SUIVRE

 

 

APPUI AUX MEDIAS AFRICAINS, CAS DE LA RCA : UN EXEMPLE A SUIVRE

 

Née d’une discussion entre vieux copains, l’Académie Centrafricaine de Presse est devenue une réalité. Un parangon de vertu pour l’émancipation des peuples opprimés.

 

Le lundi 20 Novembre 2017, s’est ouverte à Bangui la deuxième édition de l’Académie Centrafricaine de presse. Une centaine de journalistes et étudiants en journalisme à l’Université de Bangui ont bénéficié de deux sessions de formation, l’une tenue en Juin 2017 sur ‘’Journalisme, information et entreprise’’ et l’autre du 20 au 25 novembre 2017 sur ‘’Journalisme en temps de crise’’

 

Laurent Foucher, Président Directeur Général du groupe TELECEL Global, présent à Bangui, a promu l’idée de l’académie centrafricaine de presse, sur avis de ses deux vieux copains journalistes Richard WERLY, grand reporter à Paris du quotidien suisse ‘’Le Temps’’ et Prosper NDOUBA, ancien ministre de l’information sous Ange Félix Patassé et actuel directeur du journal ‘’Centrafrique Presse Info’’.

 

Cette initiative du groupe TELECEL Global vient à point nommé car, comme l’indique Lewis MUDGE, chercheur à Bangui de l’ONG américaine Human Rights Watch, l’information est très importante pour le peuple centrafricain et compte tenu des déplacements massifs des populations dans le pays (1.000.000 de déplacés internes sur une population de 4.600.000). ‘’Il est important que ces personnes puissent avoir une information crédible pour leur prise de décision’’, ajoute le chercheur de HRW à Bangui.

 

Pour Lewis MUDGE, les radios sont, à titre d’exemple, utilisées pour la réconciliation et à rappeler aux différents groupes, qu’à un certain moment, ils ont vécu ensemble en paix. Le chercheur de HRW appelle également les ONGs internationales et les Nations Unies à s’investir dans ce genre de formation car, dit-il, les journalistes sont à l’avant-garde dans la lutte contre des violations massives des droits de l’homme.

 

De son côté, Laurent Foucher, un investisseur passionné de l’Afrique, dit que son soutien à l’académie centrafricaine vise à promouvoir une reconnaissance des actions publiques bien menées par le Pouvoir politique. En outre, le PDG de TELECEL Global estime qu’une presse libre, mature et crédible rend l’action publique forte et crédible vis-à-vis des investisseurs étrangers.

 

Lors de l’ouverture de cette deuxième édition, Monsieur Laurent Foucher a tenu à rappeler que le groupe TELECEL Global est le premier opérateur de téléphonie mobile et d’Internet en République Centrafricaine. Bénéficiaire de la confiance des millions d’utilisateurs et de clients, TELECEL Global se retrouve, selon son PDG Laurent Foucher, être parmi les colonnes vertébrales du redressement de la Centrafrique.

 

‘’En ciblant la formation des journalistes et celle des entrepreneurs des médias, cette initiative a pour but de nous aider à constituer, au sein de la société civile et du monde économique, un réseau de partenaires capables, demain, de travailler en serrant les coudes pour une République Centrafricaine réconciliée’’ a souligné Laurent Foucher dans son allocution dont la quintessence est restée sans appel.

 

Le Président de la République Centrafricaine Faustin-Archange TOUADERA, ayant parrainé les travaux de cette session, a salué cette initiative et a tenu à rappeler que la presse, l’Etat et l’entreprise ne sont pas des entités antinomiques, dès lors que leurs particularités et spécificités sont prises en compte. ‘’C’est dans les périodes de transition, lorsque tout peut basculer, que l’information a un rôle déterminant à jouer’’, a martelé le Chef de l’Etat centrafricain.

 

Les deux sessions de juin et novembre 2017 ont été rehaussées par la présence d’éminentes personnalités du monde médiatique à savoir : Sylvie Coma, ancienne journaliste à RFI actuellement formatrice chez l’EFJ-pro de Montpellier, Richard WERLY, grand reporter à Paris du quotidien suisse ‘’Le Temps’’, Prosper NDOUBA, responsable du journal ‘’Centrafrique Presse Info’’, Colette BRAECKMAN, pionnière du journal belge ‘’Le Soir’’ et spécialiste de la région des grands lacs ainsi que Dominique GERBAUX, ancien président de Reporter Sans Frontières.

 

Laurent Foucher, Président Directeur Général de TELECEL Global a révélé que cette initiative touchant une centaine de professionnels des médias en République Centrafricaine est une opération test dont ils comptent étendre partout où ils sont implantés et où les pouvoirs publics y sont favorables comme en Centrafrique. Le groupe TELECEL Global est présent dans 25 pays africains dont deux en qualité d’opérateurs et compte s’installer dans trois nouveaux pays africains en 2018.

 

Le Directeur de la Radio Publique Africaine, la plus populaire du Burundi, estime que ce model centrafricain devrait servir d’exemple au secteur privé burundais, afin de soutenir les médias burundais, qui, selon Bob RUGURIKA, sont soutenus de façon ponctuelle, par des ONGs Internationales, sur financement des bailleurs multilatéraux ou bilatéraux.

 

Les actions sociales du groupe TELECEL Global en Centrafrique portent aussi sur les jeunes et le sport. C’est dans ce cadre que le groupe sponsorise certaines fédérations nationales de sport (boxe anglaise, gymnastique). En 2016, la République Centrafricaine a remporté les jeux de la Zone 3 (Afrique Centrale) en boxe anglaise alors que ce pays sortait d’une effroyable guerre civile. ‘’Le sport est un facteur de cohésion sociale. Raison pour laquelle, le groupe TELECEL Global compte promouvoir les disciplines sportives’’ a indiqué Laurent Foucher.

 

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 13:16
Lu pour vous : Intervenir en Afrique: l’impasse militaire

 

 

 

Géopolitique

 

https://www.letemps.ch  Richard Werly  Publié dimanche 26 novembre 2017 à 18:42, modifié dimanche 26 novembre 2017 à 18:43.

 

A la veille du sommet UE-Afrique d’Abidjan qui s’ouvrira le 29 novembre, la Suisse organise cette semaine à Yaoundé une conférence sur l’extrémisme violent dans la région du lac Tchad

 

«Nous savons intervenir et repousser les groupes armés. Nous savons même installer des gouvernements issus des urnes. Mais nous ne savons pas comment, ensuite, parvenir à rester et assurer une transition civilo-militaire solide.» L’officier qui nous parle ainsi est, à Bangui, un cadre de l’EUTM RCA, l’opération de formation de l’armée centrafricaine soutenue par l’Union européenne. Dans le lobby de l’hôtel Ledger, unique sanctuaire hôtelier sécurisé de la capitale de la République centrafricaine (RCA) – et toujours propriété de Laico, le Fonds souverain libyen de l’époque Kadhafi –, ce colonel espagnol scrute ses arrières. Deux gardes de sécurité privés l’accompagnent dans tous ses déplacements. Un bon résumé des limites de l’intervention internationale.

 

13 000 Casques bleus déployés

 

La paix reste, en RCA, un combat quotidien que la mission des Nations unies au Mali (Minusma) essaie avec difficulté de remporter, malgré ses 13 000 Casques bleus déployés sur ce territoire grand comme la France et la Belgique réunies: «L’échelon provincial fait totalement défaut. L’ONU ne contrôle que Bangui, et encore, explique Martin Ziguélé, député et ancien candidat à la présidentielle de janvier 2016, soutenue par la communauté internationale et remportée par l’actuel chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra. En dehors de la capitale, les soldats onusiens ne peuvent s’appuyer sur aucune structure, et ils ne remplacent pas non plus nos structures étatiques défaillantes. Ils sont autant des cibles que des protecteurs pour la population.»

 

Le cas de la RCA sera abordé les 29 et 30 novembre, lors du sommet Union européenne-Afrique d’Abidjan. Il est aussi à l’agenda de la conférence à huis clos organisée le 28 novembre à Yaoundé par la diplomatie suisse sur l’extrémisme violent dans la région du lac Tchad, gangrené par l’extrémisme islamiste. Objet du débat: comment rétablir l’autorité de l’Etat dans ces zones de la RCA, du Mali, mais aussi du Cameroun ou du Niger, où les groupes armés tiennent le terrain.

 

Affrontements entre milices rivales

 

Dans le sud de la Centrafrique bordé par le fleuve Oubangui, qui fait frontière avec la République démocratique du Congo, la région de Basse Koto est ces jours-ci le théâtre d’affrontements permanents entre milices rivales. Un préfet envoyé de Bangui n’a pas pu prendre ses fonctions, renvoyé à ses foyers par les rebelles, dont les meneurs sont parfois des ressortissants tchadiens ou soudanais. Autre illustration de l’Etat centrafricain foulé aux pieds: des groupes armés ont empêché l’ouverture d’un procès, et tabassé les magistrats locaux. «Il faudrait des proconsuls internationaux pour chaque région, complète le patron d’un journal – quatre feuilles photocopiées – de Bangui. Si seulement les Français de la Sangaris étaient restés…»

 

On doit rester pour gagner la paix. On le sait. Mais avec qui? Avec quels moyens? Sur quel mandat?

 

Arnaud Danjean, eurodéputé

 

Sangaris: à Paris, le nom de code de l’intervention militaire menée par la France en RCA de mars 2013 à décembre 2016, avec un millier d’hommes, est le symbole de ces demi-réussites militaires aux allures d’impasse. Très vite, les groupes armés furent chassés de Bangui. Mais après? «La question qui se pose en Afrique, dans ce genre d’Etats faillis, est de savoir comment rester», reconnaît l’eurodéputé Arnaud Danjean, à qui le président Macron a confié la tâche de mener une «revue stratégique» au début de son mandat. «On doit rester pour gagner la paix. On le sait. Mais avec qui? Avec quels moyens? Sur quel mandat?» Le budget, côté européen, est le talon d’Achille. La France ne cesse de répéter que le coût de ses opérations extérieures – 1,2 milliard d’euros en 2016 – doit être partagé avec ses alliés de l’UE. A Abidjan, Emmanuel Macron va repartir à l’assaut des portefeuilles.

 

L’initiative du G5 Sahel, une force d’intervention réunissant des bataillons du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie, est l’avant-garde des dispositifs militaires futurs en Afrique. Sauf que: «On sait ce qui manque toujours: des éléments internationaux prêts à combattre en urgence, et des structures pour redonner confiance aux civils abandonnés par leur Etat», nous expliquait, au récent sommet sur la sécurité de Dakar, un ancien général français reconverti dans le secteur privé, très inquiet de la disparition des services publics de base dans la région de Mopti, au centre du Mali.

 

Privatiser le suivi des interventions

 

Si aucun dirigeant européen n’ose le dire en public, a fortiori lors des sommets intergouvernementaux, une idée circule beaucoup dans les cercles militaires: la «privatisation» du suivi des interventions via le déploiement, dans les provinces, d’unités d’experts civils et militaires employés par des sociétés de sécurité, avec l’aval de l’ONU. Au sommet de Dakar, plusieurs ONG humanitaires ont admis, à huis clos, que «l’on peut faire la différence avec des petits moyens très ciblés, très mobiles, très bien équipés». A condition bien sûr que les djihadistes – principal péril ces temps-ci – aient été préalablement chassés de leurs zones d’intervention.

 

Dans un pays très vaste comme le Mali, ou en Centrafrique où l’Etat n’existe plus dans les trois quarts du territoire, ces «brigades civilo-militaires» appuyées par des membres de l’administration locale pourraient remettre l’Etat debout et rétablir un début d’infrastructures en lien avec les acteurs humanitaires. Ou au moins initier cet indispensable retour de l’Etat. Les groupes armés intégrés dans le processus de négociation y sont, parfois, également favorables. Reste l’équation politique. «Rester, c’est assumer que la transition ne peut pas être simplement confiée aux élites politiques locales issues du conflit, complète, à Bangui, la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, qui se bat pour l’envoi sur le terrain des nouveaux bataillons des forces centrafricaines entraînés par la mission de l’UE. C’est très difficile à accepter. Il faut un donnant-donnant pour que les populations comprennent bien que c’est leur Etat que l’on reconstruit.»

 

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Centrafrique-Presse.com
27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 13:10
Centrafrique : à Bangui, les rancœurs contre les casques bleus de plus en plus exacerbées

 

 

 

http://www.france24.com  26/11/2017

 

Des manifestants ont incendié deux véhicules de l'ONU vendredi à Bangui, l'accusant à tort d'être à l’origine de la mort d'un étudiant. L’incident illustre le fort sentiment de défiance des Centrafricains à l’égard des Nations unies.

 

Plusieurs dizaines de jeunes Centrafricains sont descendus dans les rues de la capitale Bangui, vendredi 24 novembre, après la mort d’un étudiant, renversé au matin par un véhicule. Les manifestants, qui incriminaient la mission de l’ONU dans le pays (Minusca), ont incendié deux de ses véhicules.

 

"Un véhicule des Nations unies qui passait sur les lieux a été pris à partie par une foule en colère et a été incendié, mettant en danger la vie des passagers qui ont été sauvés de justesse. Un véhicule des sapeurs-pompiers envoyé sur place par la Minusca a également été attaqué et endommagé par la foule, qui a aussi blessé un sapeur-pompier"annonce l’ONU dans un communiqué, déplorant des attaques "injustes" à son égard.

 

La #MINUSCA est en contact permanent avec les autorités centrafricaines et travaille avec la Police et la Gendarmerie #RCA afin de ramener le calme dans la capitale #CARcrisis

 

  MINUSCA (@UN_CAR) 24 novembre 2017

 

Le ministre de la Communication et des Médias, Ange Maxime Kazagui, a réagi peu après les évènements pour préciser que le véhicule ayant heurté l’étudiant était conduit par un membre des Forces armées centrafricaines (Faca) et n’appartenait pas à la flotte de l’ONU. Il s’agirait d’une ancienne voiture de l’Unicef, léguée récemment au ministère de la Défense.

 

"Tout ce qu’il se passe en Centrafrique, dans l’arrière-pays, la Minusca ne fait rien contre. Ils ne font que se pavaner dans Bangui au lieu de se rendre dans les provinces", lance un jeune étudiant en colère au micro de TV5 Monde.

 

Tension palpable dans la ville

 

Présente à Bangui au moment des faits, la journaliste de France 24 Brenna Daldorph rapporte une omniprésence inhabituelle de casques bleus et une forte tension dans la capitale, pourtant présentée depuis plus d’un an comme seul "havre de paix" d’un pays ravagé et contrôlé à 80 % par des groupes armés rivaux. Les dernières violences dans la ville remontent au 11 novembre, quand une attaque à la grenade dans un café a fait quatre morts, un incident suivi par des représailles qui ont fait trois victimes supplémentaires. L’évènement était une première depuis plus d’un an.

 

Vis-à-vis de l'ONU, un premier incident avait déjà éclaté le 18 novembre après qu’une femme est morte dans un accident de moto devant l’ambassade de France. Les passagers d'un véhicule de l’ONU qui passait sur les lieux avaient alors été, là aussi, pris à partie.

 

"Bangui est une ville de rumeurs, et il y a ici une grande frustration à l’égard de l’ONU", pointe Brenna Daldorph. "À chaque fois qu’un renouvellement du mandat de la Minusca est prévu, il y a des violences."

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté le 15 novembre le renouvellement d’un an du mandat de la mission, composée de 12 500 militaires et policiers. Après plus de trois ans d'activités, troublées par les accusations de violences sexuelles de la part de casques bleus, la Minusca peine toujours à convaincre de son efficacité. En octobre 2016, quatre civils avaient été tués à Bangui lors d’une journée ville morte pour demander le retrait des forces onusiennes.

 

 

RCA: un casque bleu égyptien tué dans une embuscade

 

Par RFI Publié le 27-11-2017 Modifié le 27-11-2017 à 01:18

 

Le casque bleu égyptien tué dans une embuscade dans le sud de la RCA ce dimanche 26 novembre faisait partie d'un convoi parti de Bangassou et attaqué par des anti-balaka à quelques kilomètres de sa destination, la ville de Pombolo, théâtre d'un massacre le mois dernier. C'est le treizième casque bleu tué depuis le début de l'année en Centrafrique.

 

Dimanche matin, un convoi logistique de la Minusca part de Bangassou pour la localité de Pombolo à une centaine de kilomètres de là, pour y renforcer la base temporaire que la force onusienne a installée sur place.

 

Vers 10h, après plus de 80 km parcourus sur cette piste qui traverse la jungle, aux alentours de la ville de Gambo, le convoi tombe dans une embuscade. Un casque bleu égyptien est tué. Trois autres soldats sont blessés.

 

En se défendant, les casques bleus ont « neutralisé 5 assaillants » et mis les autres en déroute selon la Minusca qui accuse « des éléments armés affiliés à la mouvance anti-balaka ».

 

Depuis la prise de Bangassou par des milices anti-balaka il y a six mois, cette route du sud, piste qui longe la frontière avec la RDC et relie notamment Bangassou à Bambari, est devenue l'un des endroits les plus dangereux du pays.

 

Les violences y sont de plus en plus fréquentes. Parfois des combats frontaux ont lieu entre les anti-balaka et leurs ennemis - notamment les Peuls de l'UPC. Mais surtout, des massacres de civils, comme à Pombolo le mois dernier; Pombolo où se rendait le convoi attaqué dimanche. La Minusca est d'ailleurs considérée par ces « groupes d'autodéfense » anti-balaka comme un ennemi.

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 13:06
Nouvelles nationales sur XINHUA

 

 

 

Centrafrique : des ex-rebelles menacent de perturber les festivités de la fête nationale

 

Xinhua | 27.11.2017 08h34

 

A l'approche de la fête nationale de la République centrafricaine (RCA) vendredi prochain, des ex-séléka, cantonnés au camp Béal dans la capitale, ont menacé les autorités centrafricaines de perturber les festivités s'ils n'auront toujours pas reçu leur prime de déguerpissement d'ici là, a appris Xinhua samedi auprès des intéressés.

 

A travers le ministère de la Défense nationale, le gouvernement centrafricain a conçu un plan de déguerpissement des ex-séléka, demeurant depuis la chute de l'ancien président François Bozizé en 2013 dans les trois camps militaires de Bangui (Béal, BSS, et RDOT), tous trois à la sortie nord de la capitale.

 

Environ 1.200 ex-combattants sont concernés par ce programme. Il était prévu que chacun d'eux recevrait une prime d'accompagnement de 100.000 francs CFA (environ 181 dollars). A l'heure actuelle, les ex-rebelles du BSS ont déjà touché leur prime, mais ceux de Béal et RDOT attendent leur tour.

 

Se sentant floués, certains ex-rebelles de Béal ont en conséquence juré de troubler la cérémonie marquant le 58e anniversaire de la proclamation de la RCA. Le grand défilé que les ex-rebelles se proposent de perturber se déroulera sur une importante avenue de la capitale, à moins de 100 mètres du camp Béal.

 

Avant cet avertissement des ex-combattants, le général Jean-Pierre Dolowaya, inspecteur des armées et président du comité des opérations de déguerpissement, a soutenu que le processus avait satisfait à la majorité des revendications des ex-rebelles, appelés à retourner à la vie civile au sein de leurs familles respectives.

 

(Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI)

 

 

Centrafrique : regain d'affrontements entre les factions rebelles à Bria

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 26-11-2017

 

Les combats entre les ex-séléka du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) d'Abdoulaye Hissène et les milices anti-balaka ont repris de plus belle autour de la ville centrafricaine de Bria (centre-nord), a appris samedi Xinhua d'une source locale.

 

Les combats sont intenses sur les axes Bria-Ouadda (nord) et Bria-Ippy (ouest), a précisé la même source. Plus d'une dizaine de blessés ont été conduits à l'hôpital régional et les corps des combattants tués sont restés en brousse.

 

Fuyant les combats, des centaines de civils ont envahi le site des déplacés, situé à trois kilomètres, sur la route d'Ippy, à côté de la base de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Faute d'abris, les nouveaux arrivants vivent dans un grand dénuement, à la merci des intempéries.

 

La nourriture manque déjà dans la ville, les organisations humanitaires n'ayant pas prévu cet afflux. Pire, la production agricole a sérieusement régressé, car les paysans qui tentent de se rendre dans les champs courent le risque de se faire tuer.

 

En octobre dernier, le chef rebelle Abdoulaye Hissène avait pourtant prêché la réconciliation entre tous les chefs des groupes armés. Malheureusement, son initiative n'a pas porté de fruits.

 

Certains observateurs pensent que les groupes rebelles ne sont pas en mesure de formuler des revendications claires vis-à-vis du gouvernement. Comme le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra le rappelle régulièrement, ces rebelles se battent pour le contrôle des ressources minières, qu'ils exploitent illégalement pour alimenter la contrebande. Bria et les villes voisines sont victimes des minerais de leur sous-sol.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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