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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 23:54

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com   lundi, mars 16, 2015. 22:31 TU

 

Le nombre de Centrafricains fuyant vers le Cameroun voisin a chuté de manière spectaculaire – ce qui pourrait indiquer une certaine réduction de la violence en République centrafricaine.

 

Malgré tout, de nombreux réfugiés au Cameroun sont encore réticents à rentrer chez eux en raison de la pauvreté, du manque de nourriture et de la peur d'avoir à tout reconstruire alors qu’il ne pourrait que s’agir d’un calme précaire.

 

Dans l’Est du Cameroun, à la frontière avec la RCA, des agriculteurs et éleveurs centrafricains traversaient en grand nombre depuis février pour chercher refuge en terre camerounaise. Leur nombre qui ne faisait que s’accroitre semble pourtant se réduire depuis peu, d’après une coordonnatrice des Nations Unies au Cameroun, Najat Rochdi.

 

Zamballa Noezo est arrivé au Cameroun le mois dernier. Ce coiffeur de 52 ans a fui Bria, ville du Nord de la Centrafrique, à l’arrivée des soldats pour réprimer une escalade de la violence entre éleveurs et agriculteurs. Pour Zamballa, la vie y était devenue intenable.

 

Il y a également ceux qui ne veulent même plus entendre le mot ‘retour’. C’est le cas notamment de Mamma Ruifah. Cette femme de 40 ans a débarqué à Gado Badzere - l'un des plus grands camps de réfugiés du Cameroun - il y a un an. Mamma Ruifah dit avoir tout perdu dans son pays natal 

 

Il n’y a que de mauvais souvenirs, confie-t-elle. Son mari, son beau-frère et deux ses filles ont été tués devant elle et tous ses biens ont été détruits. Elle dit préférer vendre des haricots et des arachides ici à Gado Badzere afin de pouvoir prendre soin de sa seule fille qui a survécu.

 

Mais la vie de réfugié n’est évidemment pas facile. L’accès aux soins de santé est un des problèmes majeurs pour ces réfugiés au Cameroun.

 

« Quant à certains réfugiés hommes, ils se plaignent de la priorité accordée par les agences humanitaires aux femmes et aux enfants. Mais réplique de Anne Njob de la Croix Rouge du Cameroun qui affirme qu’il y a beaucoup plus de femmes et d'enfants dans le besoin », soutient Zamballa Noez.

 

Une arrivée de réfugiés qui est également synonyme de problème pour les pays d’accueil, comme ici à Gado Badzere, où sévit déjà la pauvreté, affirme Najat Rochdi de l’ONU.

 

Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés affirme que les violences sectaires qui ont éclaté en République centrafricaine en 2013 ont contraint environ 900 000 personnes à chercher refuge dans les pays voisins, dont le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et la République du Congo - la plupart dans des conditions très difficiles.

Centrafrique : chute du nombre des réfugiés fuyant vers le Cameroun
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Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 19:54

 

 

 

16/03/15 (AFP)

 

Biens immobiliers, comptes bancaires, véhicules de luxe... La Centrafrique a récemment accentué son offensive judiciaire en France contre son ancien président François Bozizé, renversé en 2013, qu'elle accuse d'avoir détourné avec son entourage des fonds pour s'enrichir.

 

Après une première plainte en novembre 2014 qui a déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire, Bangui a déposé le 13 mars une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, démarche visant à obtenir la désignation de juges instructeurs, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

 

Les poursuites contre M. Bozizé et son entourage visent des faits présumés de recel de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, abus de confiance et recel de corruption d'agent public étranger.

 

"Le patrimoine de François Bozizé et de son entourage ne peut en effet sérieusement avoir été acquis au travers de leurs salaires officiels", selon la plainte de mars que l'AFP a pu consulter.

 

Les autorités centrafricaines jugent "fort probable" que le patrimoine de François Bozizé, chef de l'Etat de 2003 à 2013, et de plusieurs de ses proches ait "été financé par des moyens illicites".

 

Outre François Bozizé et sa famille, sont explicitement visés par la plainte d'anciens responsables gouvernementaux, comme l'ex-président de la Cour constitutionnelle, Marcel Malonga, ou encore Sylvain Ndoutingai, qui a été ministre de l'Energie et des Mines.

 

Plusieurs millions d'euros de commissions versées pour l'obtention de contrats d'exploitation minière sont au cœur des soupçons des autorités centrafricaines, qui, dans leur plainte, évoquent notamment le gisement d'uranium de Bakouma.

 

Après avoir acheté la société minière canadienne UraMin, le géant français du nucléaire Areva aurait versé des commissions pour exploiter ce gisement, une opération dans laquelle le député français Patrick Balkany serait intervenu.

 

"La multiplicité des infractions dénoncées, au-delà des faits reprochés au clan Bozizé, va conduire à des investigations multiples qui pour partie se croiseront, avec des investigations en cours, notamment concernant M. Balkany", a commenté l'avocat de la Centrafrique, Me William Bourdon.

 

Sollicité lors du dépôt de la première plainte de la Centrafrique en novembre, Patrick Balkany n'avait pas donné suite.

 

Les poursuites judiciaires engagées en France par Bangui font écho à de précédentes affaires dites de "biens mal acquis" par des dirigeants africains. Des juges enquêtent ainsi sur les riches patrimoines de Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) ou du défunt président gabonais Omar Bongo.

"Biens mal acquis": Bangui accentue son offensive judiciaire en France contre Bozizé
"Biens mal acquis": Bangui accentue son offensive judiciaire en France contre Bozizé
"Biens mal acquis": Bangui accentue son offensive judiciaire en France contre Bozizé
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Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 19:11

 

 

APA - Brazzaville (Congo) 2015-03-16 16:45:47 Le Groupe de International de Contact sur la République Centrafricaine, a mobilisé avec le concours de la Communauté internationale, un appui budgétaire estimé à 73 milliards de F.CFA pour la Centrafrique a annoncé lundi à Brazzaville, le Premier Ministre centrafricain Mahamat Kamoun.


« Cette somme a permis de soutenir les efforts du gouvernement de transition dans la mise en œuvre de sa feuille de route », a déclaré le Premier ministre centrafricain

Il a affirmé que l'engagement de la Communauté internationale aux côtés de la Centrafrique est ‘'positif'' avec des résultats ‘'hautement significatifs'' pouvant lui permettre d'atteindre bientôt le bout du tunnel.


Le Premier ministre centrafricain qui conditionne l'atteinte à ce bout de tunnel par la constance des efforts de la communauté internationale en faveur de son pays reste optimiste au regard des consultations qui se tiennent dans tout le pays en prélude au Forum de Bangui.


Pour Mahamat Kamoun si l'on s'en tient aux réalités actuelles sur le terrain « les consultations électorales pourront se tenir en juillet-août 2015. »


Le Premier ministre centrafricain a noté les avancées réalisées par son pays ces derniers mois, avec des améliorations signalées au plan sécuritaire, une baisse du nombre de réfugiés centrafricains dans les pays voisins et l'atteinte d'une croissance de 1,6% en 2014 en RCA


Mahamat kamoun a réaffirmé la détermination de son gouvernement de conduire la transition dans son pays à son terme, avec le soutien de la Communauté internationale.

C'est pour la troisième fois que Brazzaville accueille la réunion du GIC/RCA ,la première réunion dénommée réunion inaugurale s'est tenue le 3 mai 2013.


 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=819527#sthash.BOSaj4PY.dpuf

Un appui budgétaire de 73 milliards de FCFA accordé à la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 18:33

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Les habitants de PK12 et Begoua inquiets suite au retrait de la Sangaris de leur zone


 

Bangui, 16 mars 2015(RJDH)— Les habitants de la localité de Bégoua et ses environs s’interrogent de l’effectif des éléments de la gendarmerie basés à la brigade territoriale de  PK12  sortie nord de la capitale après le départ de la Sangaris la semaine dernière.

 

Le départ de la troupe de l’Opération  Sangaris basée à la brigade territoriale de PK12 à la sortie nord de Bangui, a crée un sentiment d’inquiétude au sein de  la population de PK12 et de ses environs.

 

Ces derniers se posent des questions sur l’effectif insignifiant des Forces Spéciales Intérieures présents sur la barrière ainsi que des moyens dont ils disposent pour maintenir la sécurité dans le secteur où le banditisme est de plus en plus récurrent. 

 

Le dimanche 15 mars aux environs de 19 heures sur la barrière de PK12, un seul élément de la gendarmerie était en faction.  Sous la guérite   proche de la barrière,  étaient réunis moins de 10 éléments des forces centrafricaines (La gendarmerie, la police, les agents des eaux et forêts, les services phytosanitaire...). De l'autre côté c’est le vide, quelques éléments de la gendarmerie se trouvaient à l'intérieur du poste.

 

Don de Dieu Simon, un commerçant au marché de Begoua pense qu’il y a des raisons de s’inquiéter « la présence de la Sangaris à  PK 12 nous a beaucoup aidés. S’il y’a  des cas d’exactions dans le secteur, la Sangaris intervient très rapidement mais avec l’arrivée de ces forces nationales dont l’effectif est très réduit et qui manquent de moyens, je pense qu’il faut s’inquiéter ».

 

Cette inquiétude est partagée par Isaac Degoto, habitant de PK12. « Je suis très  inquiet suite au départ de la Sangaris. Malgré la présence de cette force qui avait les moyens, l’insécurité régnait toujours dans certains coins de Begoua. Mais, quelle sera la situation après leur départ? »

 

« Nous leur sommes reconnaissants parce qu’ils ont joué un rôle important dans la crise. 

 

Il ont apporté une bonne contribution pour pacifier PK 12 qui est l’entrée et  la sortie de Bangui »,  a souligné Jean Charles Korongoto habitant du quartier golf (un secteur de PK12) qui se dit inquiet par le manque de moyen des forces centrafricaines qui ont relevé les éléments de la Sangaris sur la barrière de PK12.  « Mais ils laissent un vide parce que les éléments qui les ont remplacés n’ont pas les matériels qu’il faut pour faire face aux nombreux bandits qui organisent le désordre ici ».

 

Bonaventure Birlo, un autre habitant de Begoua demande au gouvernement d’envoyer d’autres éléments pour compléter l’effectif. « Le PK12, c’est le principal  axe qui alimente  la capitale, il est important que le gouvernement puisse augmenter l’effectif de nos militaires afin de maitriser la situation non seulement au PK12 mais aussi dans les autres coins ».

 

Le secteur de PK12 et ses environs sont sous contrôle des forces de la Sangaris depuis que cette opération est déclenchée en RCA en décembre 2013. La Sangaris s’est retirée le vendredi 13 mars 2015. Ce sont les forces centrafricaines baptisées Forces Spéciales Intérieures (FSI) qui ont pris la relève./

Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique/Markounda : Une autorité communale se plaint de l'insécurité
 

Markounda, 16 mars 2015 (RJDH)- L’insécurité occasionnée  par des hommes armés est le quotidien de la population de la ville de Markounda (nord), a témoigné  une autorité locale jointe par le RJDH. Le dernier cas remonte au 13 mars où des maisons ont été incendiées dans plusieurs localités.

 

 « La situation de la population est précaire et préoccupante », a déploré cette autorité. « Des hommes en arme venus du Tchad sévissent dans la ville. Ils ont tué en deux jours trois personnes. Le 11 mars, ces inconnus ont tiré sur un jeune homme à 7 kilomètres de la ville et se sont emparé de sa moto. Le même jour, une autre personne a été assassinée au village de Béh, situé à 21 kilomètres par des inconnus », a-t-elle énuméré.

 

La même source a fait savoir que le 13 mars dernier, une autre personne a été tuée et quatre maisons ont été encore incendiées par des personnes non identifiées au village Béh.

 

Un habitant a  par ailleurs relevé que « des tirs sporadiques ont été entendus toute la journée du 12 au 13 dans plusieurs localités environnantes de la ville de Markounda. La ville a été déserte suite à cet incident organisé par des hommes en arme venus du Tchad. De nos jours la plupart des habitants se retrouve dans la brousse ».

 

 Aucune force de sécurité n'est présente dans la ville de Markounda. « Les forces onusiennes arrivent rarement dans la ville. La population est abandonnée à elle-même. La gendarmerie et la police sont quasiment inexistantes », a ajouté la source.

 

La population de la ville de Markounda interpelle le gouvernement afin qu’il déploie des forces armées centrafricaines (FACA) et celles de la Minusca dans la ville pour que les habitants retrouvent la sérénité. Les activités administratives tardent à reprendre dans cette localité. /

 

Auguste Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique/Bangui : Les magistrats campent sur leur position malgré l'appel à la reprise

 

Bangui, 16 mars  2015 (RJDH)—Réunis ce lundi 16 mars ,  dans une Assemblée Générale extraordinaire, les magistrats centrafricains décident  de poursuivre leur mouvement de  grève. Ils exigent  des précisions  sur le délai de versement de leur indemnité de responsabilité. Cette résistance fait  suite à un appel  à la  reprise des activités judiciaires,  lancées  le samedi le 14 mars dernier  par les chefs de cours et tribunaux, après une rencontre avec le gouvernement.

 

Au niveau de cours et tribunaux, les portes sont toujours fermées.  Les forces de l'ordre sont déployées devant  chaque salle d’audience. Ceci afin d’empêcher les magistrats de rentrer dans les salles pour leur Assemblée Générale, témoigne un des magistrats. Malgré tout, ils ont tenu leur assemblée générale sous les manguiers de la cour d’appel.

 

Un fait  qu'ils déplorent et qualifient d'humiliant. «  C’est très déplorable de  voir les magistrats  tenir une Assemblée Général débout sous les manguiers. Les gendarmes qui sont là,  et qui bloquent l’accès des salles aux magistrats, ne sont que nos auxiliaires. Je crois que l’exécutif même se moque de nous », s’est indigné Salomon Feïnganazouï, conseillé au conseil d’Etat.

 

A l’issus de cette rencontre, le syndicat des magistrats centrafricains, a décidé de poursuivre la grève qui était  prévue pour 8 jours, ce  jusqu’à ce que le gouvernement leur fixe un délai, pour le versement de leurs indemnités de responsabilité. « Les magistrats veulent que le gouvernement s’engage  à verser les indemnités à une date précise », a dit  Jules Bodenaï , vice président du Syndicat des magistrats centrafricains.

 

Il indique que l’appel à la reprise des activités fait le samedi par les chefs de cours et tribunaux n’engage pas le Syndicat. « Les chefs de cours et tribunaux sont nos chefs oui. C’est au  Syndicat ou encore à la base de décider.  Car  c'est le syndicat qui a lancé le mot d’ordre de grève », a fait savoir Jules Bodenaï.

 

José Christian Londoumon président de  la cour de cassation,  a quant lui, expliqué  que « c’est  suite aux  rencontres qui ont eu lieu entre le gouvernement, le syndicat et les chefs de cours et tribunaux,  que nous avons demandé aux magistrats  de reprendre le travail. Car  les magistrats ne rentrent jamais en grève. C’est des gens qui aiment le bien de tous,  je crois  que les audiences vont démarrer d’ici la semaine prochaine », a indiqué le président de la cour de cassation.

 

Cette grève des  magistrats  coïncide avec la vacance judiciaire qui est prévue du 1er mars au 31 mars de chaque année, par le décret numéro 97.273 du 14 Octobre 1997, réglementant les  vacances   et les rentrées judiciaires dans les juridictions de l’ordre judicaire. Pendant cette période il y’a ralentissement des activités judiciaires.

 

 Cependant, les responsables du syndicat des magistrats centrafricains  ont affirmé que  la vacance judiciaire, n’a pas d’impact sur cette cessation de travail. «  Le congé ne joue en rien sur la suspension du travail que nous observons. C’est en commun accord  que la base qu’on a pris ces décisions », a précisé Jules Bodenaï.

 

Une Assemblée Générale du corps judiciaire est prévue pour le 19 mars 2015 pour une autre Assemblée Générale./

 

Annette Maélaine Malebingui.

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Des enfants traumatisés reçoivent une assistance psychologique
 


Bangui, 16 mars 2015(RJDH) --  Au total 450, victimes de traumatisme de guerre, se sont  libérés  de leurs maux, suite à des activités  cultuelles,  sous forme de thérapie  ludique, qu'ils ont menées la semaine passée. Une initiative de  l’Association "Passe-moi le relais France"  en collaboration avec  les  ONG nationales. Ces enfants ont souhaité le retour de la paix et appellent les Centrafricains à la réconciliation.


Les activités consistaient à faire de  dessins. Les enfants ont appris l'écriture artistique et  des chants. C'était lors de la clôture d'un atelier, le samedi 7 mars,  organisé par l'Association Passe-moi le relai que ces enfants se sont exprimés, sur ce qu'ils ressentent et ont appelé les Centrafricains à faire la paix.

 

Ils ont témoigné avoir souffert à cause de la  guerre. Ce qui a poussé  certains enfants à prendre des armes. "A l’exemple des enfants soldats, il est temps de cesser toutes les mauvaises pratiques et d’aimer notre nation. Car, c’est nous qui souffrons et qui aurons toujours faim",  a déclaré Gessica Gouhoutou, élève en classe ce CM2 au Centre Protestant pour la Jeunesse.

 

"Nous sommes tous égaux et unis par une seule langue qui est le ''Sango'' baissons les armes et construisons notre Pays", un appel lancé par  Pamela Lougouandé élève en classe de CE2 à l’école Notre Dame d’Afrique.

 

Le coordonnateur de l’association, "Les frères centrafricains", Ibrahim Bouhari,  a par la même occasion demandé aux parents de ne pas mêler les enfants des conflits. « On doit protéger les enfants et ne pas les associer  aux conflits. Les enfants  doivent se parler peu importe les religions les ethnies. Car ils sont l’avenir du pays »,  a-t-il.

 

 C'est dans le cadre du projet dénommé" Artisan de siriri" (Artisan de la paix) que cette activité a été menée. Elle concerne huit établissements scolaire, identifiés dans les arrondissements de Bangui./

 

Bienvenue Marina Moulougnatho

Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:50

 

 

 

Bangui, 16 mars 2015 (RJDH) — La préoccupation des personnalités invitées  à Rome s’est limitée au forum national de Bangui et aux élections de 2015, a dit Enoch Dérant Lakoué, lors de la restitution de faite ce lundi à travers un point de presse. C'est de retour de Sant'Edigio.

 

Deux grandes thématiques ont été abordées à Rome. Une première sur le forum de Bangui et la situation sécuritaire et une seconde sur les élections à venir.

 

« La réussite du forum national de réconciliation, la sécurité qui ne peut revenir dans notre pays sans le désarmement des bandes armées et des milices et sans la mise en orbite opérationnelle des Forces Armées Centrafricaines (FACA), qui sont des objectifs à atteindre conformément à la résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et le soutien efficace et résolu au gouvernement centrafricain pour assurer la sécurité et l’ordre public tout au long du processus électoral », sont les points qui composent la première thématique.

 

Les conférenciers ont aussi  abordé la question concernant « les élections à réaliser dans les meilleurs délais et dans de bonnes conditions, le respect des résultats des élections et la tenue dans les meilleurs délais d’une table ronde de soutien financier en vue de permettre aux autorités légitimes qui sortiront des urnes d’entamer efficacement la reconstruction du pays et de faire face aux urgences de toutes sortes ».

 

S'agissant du choix des personnalités qui ont été invités à Rome, Enoch Derant Lakoue qui présentait la déclaration liminaire des participants  a fait savoir que « la liste des personnalités a été établie par la Communauté Sant’Edigio elle-même sans aucune participation d’aucune sorte des personnalités invitées ».

 

« En février 2015, la Communauté Sant’Edigio a convié quelques personnalités politiques notamment quatre anciens Premiers ministres et des leaders d’opinion à un exercice de réflexion sur le présent, le futur immédiat et l’avenir de notre pays. Le but poursuivi par la Communauté Sant’Edigio étant d’encourager et de conforter ceux-ci dans leur implication pour la recherche et la réalisation d’une paix définitive ainsi que le retour rapide à une vie normale en République Centrafricaine », a soutenu Enoch Derant Lakoué

 

L’appel de Rome a été signé le 27 février entre neuf politiques centrafricains sous l’égide de la Communauté catholique Sant’Edigio, qui mène des travaux de dialogue en Centrafrique. L’Appel a été critiqué par Christophe Gazam-Betty, ancien ministre et Joseph Bendounga, homme politique et candidat déclaré à l’élection de 2015 et Abdoulaye Isseine, leader de l'ancienne rébellion de la CPJP, une faction de l'ex Séléka et ancien ministre de la Jeunesse et des sports./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

DECLARATION LIMINAIRE DES PARTICIPANTS A LA RENCONTRE DE ROME SUR LA SITUATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

(Bangui le 16 mars 2015)

 

La Communauté de Sant’ Egidio, Association Publique de Laïcs,  reconnue par le Saint Siège a pris l’initiative d’organiser à Rome une réunion sur la situation actuelle en République Centrafricaine, qui selon elle, « lui tient beaucoup à cœur ».

 

Ce n’est pas la première fois que cette Association s’intéresse à notre pays. Déjà en Août 2013, elle a invité à Rome une délégation centrafricaine comprenant des représentants des pouvoirs publics, de la société civile et des confessions religieuses pour préparer le Pacte Républicain qui a été signé à Bangui en novembre 2013 par les plus hautes autorités du pays à savoir : le Chef de l’Etat de transition Mr Michel DJOTODIA, Le Président du Conseil National de Transition Mr Alexandre Ferdinand NGUENDET, le Premier Ministre de Transition Mr Nicolas TIANGAYE. Ce Pacte Républicain confirme, au-delà de la Charte Constitutionnelle de Transition, l’esprit d’entente et de confiance dans lequel les acteurs de la transition devraient travailler ensemble pour le retour de la paix et de la légalité constitutionnelle en RCA.

 

En juin 2014, elle a convié à Rome la Communauté musulmane représentée entre autres par 4 Imams et dont la délégation était conduite par El Hadj BALADODO, Maire du 3ème Arrondissement de la Ville de Bangui pour des échanges et des conseils, en vue d’apaiser les tensions intercommunautaires dans notre pays, sur la base de ses nombreuses expériences  dans la résolution des crises sociales et humanitaires à travers le monde.

 

Cette fois-ci, en février 2015, elle a convié quelques personnalités politiques notamment quatre anciens Premiers Ministres  et des leaders d’opinion à un exercice de réflexion sur le présent, le futur immédiat et l’avenir de notre pays, le but poursuivi par la Communauté Sant’Egidio étant d’encourager et de conforter ceux-ci dans leur implication pour la recherche et la réalisation d’une paix définitive ainsi que le retour rapide à une vie normale en République Centrafricaine.

 

La liste des invités a été établie par la Communauté Sant’ Egidio elle-même sans aucune participation d’aucune sorte des personnalités invitées.

 

Il s’agit de :

 

  • Les anciens Premiers Ministres (Enoch DERANT LAKOUE, Anicet Georges DOLOGUELE, Martin ZIGUELE, et Nicolas TIANGAYE)
  • L’ancien Ministre d’Etat (Abdou KARIM MECKASSOUA)
  • Les anciennes Ministres (Léa KOYASSOUM DOUMTA et Béatrice EPAYE)
  • Les anciens Ministres (Désiré BILAL NZANGA KOLINGBA et Gaston NGUEREKATA)
  • Les trois facilitateurs (l’ancien Ministre Prosper NDOUBA, Mr MAURO GAROFALO Chargé des Relations Internationales de la Communauté de Sant’ Egidio et le Père ANGELO)
  •  

Il convient de noter que Mr Andrea RICCARDI, Professeur Emérite et fondateur de la Communauté Sant’ Egidio a participé au début et à la fin des travaux.

 

Il y’a lieu de souligner avec force que les personnalités invitées,  au cours de leurs échanges fraternels et fructueux, se sont accordées notamment sur les questions suivantes:

 

  • La réussite du forum National de Réconciliation ;
  • La sécurité qui ne peut revenir dans notre pays sans le désarmement des bandes armées et des milices et sans la mise en orbite opérationnelle des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui sont des objectifs à atteindre conformément  à la résolution2149 du Conseil de Sécurité des Nations unies ;
  • Le soutien efficace et résolu au Gouvernement Centrafricain pour assurer la sécurité et l’ordre public tout au long du processus électoral ;
  • Les élections à réaliser dans les meilleurs délais et dans de bonnes conditions ;
  • Le respect des résultats des élections ;
  • La tenue dans les meilleurs délais d’une table ronde de soutien financier en vue de permettre aux autorités légitimes qui sortiront des urnes d’entamer efficacement la reconstruction du pays et de faire face aux urgences de toutes sortes.

 

En définitive, les participants ont convenu de lancer un appel au Peuple Centrafricain et à la Communauté Internationale à les soutenir et à les accompagner dans le travail de reconstruction politique, institutionnelle, économique et morale de notre pays bien aimé.

 

Telle est l’essence de l’Appel de Rome signé le 27 février 2015 qui s’inscrit dans la logique des Accords de Cessation des hostilités de Brazzaville en date du 23 juillet 2014, du Forum National de Réconciliation en préparation, de l’accompagnement du Gouvernement de Transition, de la tenue des élections dans un climat apaisé et du soutien multiforme aux autorités qui seront issues des urnes.

 

Cet appel contient également des engagements politiques  pris par les signataires.

 

Un exemplaire de cet Appel a été remis  au Médiateur International dans la crise centrafricaine qui se trouvait en Visite d’Etat à Rome. Un autre exemplaire a été immédiatement envoyé à la Chef de l’Etat de Transition de la RCA.

           

Centrafrique/Bangui : Les élections et le Forum de Bangui, au centre de la rencontre de Sant'Edigio, selon les participants
Centrafrique/Bangui : Les élections et le Forum de Bangui, au centre de la rencontre de Sant'Edigio, selon les participants
Centrafrique/Bangui : Les élections et le Forum de Bangui, au centre de la rencontre de Sant'Edigio, selon les participants
Centrafrique/Bangui : Les élections et le Forum de Bangui, au centre de la rencontre de Sant'Edigio, selon les participants
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Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:43

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  samedi 14 mars 2015 13:57

 

Le département d’Etat américain a réaffirmé son soutien à la République Centrafricaine (RCA) pour permettre à ce pays d'Afrique déchiré par des conflits inter-communautaires de retrouver la paix et la stabilité. L'engagement a été réitéré lors d’un point de presse en marge de la mission du Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique, par Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU et membre du cabinet du président Obama.


Selon la diplomate américaine auprès des Nations Unies, la situation sécuritaire s'est nettement améliorée sur le terrain en dépit du climat de peur au sein de la population civile. Mme Samantha a indiqué que les Etats Unis mettront tout en œuvre pour appuyer les prochaines élections et le forum de Bangui. « C'est encourageant de voir moins de violence contre les civils. Mais nous avons remarqué encore un sentiment de peur parmi la population qui ne se sent pas en sécurité. Je rentrerais aux Etats Unis en parler au président Obama. Nous verrons comment nous pouvons encore renforcer la Minusca, appuyer le processus électoral et le forum de Bangui », a-t-elle promis.


Samantha Power a également signifié que les Etats Unis soutiendront davantage la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca.  « Je suis venue en tant que membre du Conseil de sécurité de l'ONU et en même temps en tant que membre du cabinet de président Obama. Le président Obama attache une attention particulière à la crise en Centrafrique. Il s'engage à tout faire pour appuyer le retour de la sécurité en Centrafrique », a rassuré Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, membre du cabinet du président Barak Obama.


A ce jour, les Etats Unis d’Amérique sont les plus grands bailleurs de la Mission onusienne en Centrafrique. Ils sont aux côtés de la RCA depuis la détérioration de la situation sécuritaire le 24 mars 2013.

Le département d’Etat américain engagé à soutenir la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:32

 

 

 

Par Toulouse7.com le 16 mars 2015.

 

Toulouse se rapproche de la Centrafrique. La ville rose accueille actuellement avec de nombreux partenariats institutionnels, le premier festival Centrafrique. Ce nouveau rendez-vous autour de l’histoire de la République centrafricaine, est organisé en partenariat avec l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, l’Université Toulouse 1 Capitole et le CROUS Toulouse Midi-Pyrénées et la Mairie de Toulouse. Au programme notamment : danse, conférences ou lectures.

 

VEN 13 MARS 20H00 Théâtre : « Batouala », lecture et mise en espace du roman éponyme de René Maran suivi d’un cocktail dinatoire à l’Espace des diversités et de la laïcité 38, rue d’Aubuisson 31000 Toulouse Métro : Jean Jaurès/ François Verdier ∞ Entrée libre ∞


SAM 14 MARS 15H00 Conférence : « Retour sur la découverte de la République centrafricaine : un territoire encore inconnu », d’Yves Boulvert à l’Université Toulouse 1 Capitole 2, rue du Doyen Gabriel Marty31042 Toulouse (Amphi E – Maury) Métro ligne B : Compans Caffarelli ∞ Entrée libre ∞


SAM 14 MARS 18H30 Projection-débat :« René Maran : l’éveilleur des consciences », documentaire projeté en présence du réalisateur Barcha Bauer à l’Espace des diversités et de la laïcité 38, rue d’Aubuisson 31000 Toulouse Métro : Jean Jaurès/ François Verdier ∞ Entrée libre ∞


VEN 22 MAI 19H00 Conférence : « Histoire de la colonisation française en Oubangui-Chari (Centrafrique) », de Catherine Coquery-Vidrovitch, à l’Espace des diversités et de la laïcité 38, rue d’Aubuisson 31000 Toulouse Métro : Jean Jaurès/ François Verdier ∞ Entrée libre ∞


SAM 07 MARS • 04 AVR • 23 MAI 30 MAI 2015 Danse : Stages de danses traditionnelles centrafricaines, animés par le danseur-chorégraphe Brice Poma-Packotto. Salle polyvalente Mirail-Université 14, chemin du Mirail 31100 Toulouse Métro A : station Mirail-Université Bus 14 : arrêt cité scolaire rive gauche

 

TARIF PLEIN : 12€/stage ou PASS STAGE X4: 40€ TARIF RÉDUIT (étudiants, chômeurs, demandeurs d’emploi, – 18 ans): 7€/stage ou PASS STAGE X4: 20€ + Adhésion : 12 € tarif plein / 5€ tarif réduit

Toulouse accueille du 13 mars au 16 mai la première édition du festival Centrafrique
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:11

 

 

 

16/03/15 (AFP)

 

Le Groupe de contact international sur la Centrafrique, qui réunit les principaux partenaires et bailleurs du pays, s’est réuni lundi à Brazzaville pour examiner le financement des futures élections en RCA, plongée en 2013- 2014 dans une crise sans précédent.

 

"Cette septième réunion a la particularité de présenter aux partenaires les défis auxquels nous sommes confrontés, notamment le financement du gap pour les opérations électorales puis un accompagnement pour financer le déficit budgétaire de l’exercice 2015 sans lequel le climat ne sera pas serein et apaisé pour aller aux élections", a déclaré à l’AFP Mahamat Kamoun, premier ministre centrafricain.

 

"Nous avons déjà eu des promesses de l’Union européenne (UE), de la France et même des Nations unies. Il en reste un gap. C’est ce que nous sommes venus chercher à mobiliser", a-t-il ajouté, estimant ce fossé à 16,6 millions de dollars.

 

La rencontre de Brazzaville doit aussi permettre de faire le point des préparatifs des élections, théoriquement prévues pour juillet-août prochains, sur le Forum national de réconciliation (prévu a priori avant les élections), la situation humanitaire et la sécurité.

 

"Sur le plan sécuritaire, au niveau de Bangui, on a assisté ces derniers temps à la montée du grand banditisme lié aux braquages et à quelques violences. C’est ce qui nous a poussé à multiplier les patrouilles", a affirmé M. Kamoun.

 

Quant au processus électoral, il n’a pas considérablement avancé, selon des délégués à la réunion du Groupe qui réunit différents pays, organisations régionales et internationales.

 

"Un processus est composé de plusieurs étapes: un recensement des électeurs ; la commande du matériel électoral. Sur ce plan, rien n’est fait", a souligné Adolphe Nahayo, représentant du secrétaire général de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) à Bangui.

 

"On est vraiment en retard parce que le processus électoral, tel que planifié, aurait dû commencer en novembre ou décembre de l’année dernière", a-t-il relevé.

 

M. Nahayo espère cependant que "si tous les moyens sont réunis et des équipes sont doublées à certains niveaux, la RCA (République centrafricaine) peut tenir le cap d’organiser les consultations électorales en juillet-août".

 

Les participants se sont réunis à huis clos avant une conférence de presse.

 

Congo: rencontre internationale sur le financement des élections en Centrafrique
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:01

 

 

 

Par RFI 15-03-2015 à 13:15

 

Si dans les quartiers nord de Bangui, les 4e et 8e arrondissements en particulier, la délinquance armée est le fléau du moment, la situation connaît une relative accalmie dans le reste de la capitale. Une embellie qui permet aux marchés de s'agrandir et aux échoppes de fleurir un peu partout. Néanmoins pour les petits commerçants, la reprise est longue à venir.

 

Par rapport à d’autres marchés de la capitale, celui de Pétévo dans le sud de Bangui connaît depuis longtemps un regain d’activité. Pourtant, ici comme ailleurs, le commerce est difficile. Justin vend du sel et des casseroles : « Le set complet comme ça on le vend 4 000 francs ou soit 3 000, 2 500 francs ont peut prendre celui-là. Par rapport à la conjoncture, ça ne marche pas bien actuellement. Il n’y a pas d’argent pour le moment. »

 

A quelques kilomètres de là, au PK5, le cœur commercial de Bangui avant la crise, le marché a repris. Toutes les échoppes de quincaillers pillées l’année dernière ont rouvert, les clients reviennent, mais le constat est le même, leurs poches ne sont pas assez remplies.

 

Burma est quincailler : « Le business, ça marche, mais pas beaucoup. Il n’y a pas d’argent. C’est comme ça. Tous les clients ils pleurent, ils disent que la présidente, elle paie seulement un mois, il y a des dettes tout ça. Et la paix, ça commence à revenir petit à petit. Mais on a le problème de l’argent. » Pour le voisin de Burma, Radoul tout devrait s’arranger après les élections.


Ministre de la sécurité publique : les « criminels sont connus et nous sommes en train de les traquer »

 

A Bangui, alors que les agressions et les braquages sont quotidiens, en particulier dans le nord de la ville, les forces de sécurité intérieures (FSI) sont de plus en plus visibles partout en ville. Depuis le début de l'année, avec les forces internationales, elles multiplient les opérations destinées à faire baisser la délinquance en prévision du Forum national. Contrôles, saisies d'armes et de véhicules volés, arrestations, en particulier dans les 4e et 8e arrondissements de Bangui. Les précisions du ministre de la Sécurité publique, Nicaise Karnou :

 

« Nous avons réussi à faire monter en puissance la police dans les commissariats de Bangui, à rouvrir le commissariat du 3e arrondissement, à renforcer le dispositif dans le commissariat du 5e arrondissement. Aujourd’hui, nous avons des check-point qui contrôlent la cartographie, la lutte contre la criminalité. Ces criminels qui agissent de manière disparate, précisément dans le 4e arrondissement, mais de manière volatile dans le 8e arrondissement sont connus et nous sommes en train de les traquer.

 

Il y a une mission mixte des forces de sécurité intérieure avec la force internationale, la police, la Minusca, Sangaris. Nous procédons à des ratissages dont nous sommes à la troisième opération dans le 4e arrondissement. Ce qui nous a permis de récupérer plus de 400 motos volées, plus de 20 véhicules 4x4 volés, et tous les jours nous sommes à pied d’œuvre et la situation sécuritaire s’améliore.

 

Et ces bandits, ils sont connus. C’est les anciens gardes présidentiels. Ils sont au nombre de dix. Ils sont connus et nous sommes à leur traque et nous ferons tout pour leur mettre la main dessus. Et la population du 4e arrondissement coopère à ce que nous puissions leur mettre la main dessus. »

RCA: sur les marchés, on attend des jours meilleurs
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 16:52

 

 

 

16/03/15 (APA)

 

Une trentaine d’enfants centrafricains ont remis vendredi à Bangui à la Présidente de la Transition, Catherine Samba Panza, les recommandations de leur forum d’une journée dans lesquelles ils mettent l’accent sur l’amélioration de leurs conditions d’existence dans un environnement post-conflit. Le but de ce forum des enfants financés par l’Unicef était de réunir les enfants de différents horizons en Centrafrique pour qu’ils témoignent des violences qu’ils vivent dans leurs régions respectives afin d’attirer l’attention des décideurs sur leurs cas.

 

Les tueries, la destruction des établissements scolaires et lieux culturels, les viols, les incorporations forcées dans les groupes armés ont été relatés par ces enfants. Ces violences ont impactés durablement sur leur vie ont-ils affirmé souhaitant que des actions concrètes puissent être menées par les décideurs afin de mettre fin à ces violences à leur endroit.

 

Ces enfants dont l’âge varie de 10 à 16 ans ont recommandé principalement aux autorités la réinsertion des enfants soldats, les reconstructions des écoles, la fin de l’injustice et de l’impunité dans le pays, de même que l’accès gratuit aux soins médicaux et aux écoles.

 

En recevant les doléances, la Présidente de la transition a reconnu la situation difficile que traversent les enfants centrafricains dans le conflit qui déchire le pays. Elle a jugé consistantes ces recommandations des enfants dont la réalisation permettra un retour à la paix en Centrafrique, grâce à leur prise en compte dans le forum national de réconciliation au mois prochain.

 

Le représentant de l’Unicef en Centrafrique, Mohamed Malick Fall, a aussi joint sa voix à celle des enfants pour souligner le taux élevé de mortalité infantile dans le pays estimant que cela doit constituer une préoccupation pour les décideurs. Il s’est dit prêt à soutenir le gouvernement dans les actions concrètes qu’il aura à prendre en faveur des enfants.

 

Des enfants centrafricains remettent des recommandations pour l’amélioration de leurs conditions de vie
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