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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 16:02
Centrafrique : La Conférence Episcopale s’inquiète de l’insécurité grandissante

 

 

 

APA - Bangui(Centrafrique)  janvier 10, 2018 à 12:45 - L’église catholique en Centrafrique est préoccupée par l’insécurité qui sévit à l’intérieur du pays, une situation qui fait que les agents pastoraux n’ont plus de contacts avec les chrétiens en exile ou déplacés.

 

Les 10 Evêques de Centrafrique qui ont démarré  mardi à leur siège à Bimbo au sud-ouest de Bangui les travaux de leur session ordinaire de l’année 2018, ont de nouveau alerté sur cette situation qui affecte la vie quotidienne des populations

 

En illustration de ce sombre tableau, le Cardinal Nzapalaïnga Archevêque de Bangui, regrette que plusieurs paroisses soient fermées sous la menace des hommes armés.

 

Il a évoqué l'est de la RCA avec les exemples de la ville d’Alindao dans la Basse Kotto et Bangassou dans le Mbomou où seules les cathédrales fonctionnent et des prêtres sont agressés.

 

Le Cardinal a déploré le fait que la détresse des populations centrafricaines continue et se propage. 

 

Les écoles qui ne fonctionnent pas ainsi que les hôpitaux dans plusieurs régions de la RCA sont dénoncés par le prélat qui s’est posé la question de savoir où allons-nous avec cette situation. 

 

Les Évêques de Centrafrique jouent encore un rôle important dans la résolution de conflit que le pays connaît car ils sont les seules personnalités écoutées dans les milieux des groupes armés tout bord.


L’église catholique à travers ses activités supplée l’Etat à l’intérieur de Centrafrique. Elle s’occupe des déplacés, soigne, fait fonctionner les écoles, mène des médiations entre groupes armés.

 

 

 

En Centrafrique, le cardinal Nzapalainga dénonce les agressions de prêtres et pillages de lieux de culte

 

https://africa.la-croix.com   10 janvier 2018

 

En marge de la rencontre plénière des évêques de Centrafrique qui a débuté le 8 janvier, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, a dénoncé les agressions de prêtres et les pillages de lieux de cultes.

 

Du 8 au 14 janvier, se tient la rencontre annuelle ordinaire de la Conférence épiscopale de Centrafrique.

 

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, a estimé, dans son discours d’ouverture, que 2017 a été « une année malheureuse » qui a vu l’assassinat et l’agression de nombreux « serviteurs de Dieu » à Bangui mais aussi dans les provinces. « Des églises ont été vandalisées, saccagées ou incendiées, des fidèles martyrisés », a-t-il encore déploré. « Le bilan de l’an dernier est alarmant mais nous avons foi dans la grande bonté du Seigneur vis-à-vis de nous, ainsi que le pape François nous l’a tant rappelé lors de son séjour à Bangui », a-t-il ajouté.

 

Ce discours intervient alors qu’un prêtre catholique, le père Alain-Blaise Bissialo, 51 ans, a été agressé au couteau dans la soirée du jeudi 4 janvier, à Bangassou.

 

« Où allons-nous ? Que deviendra le peuple de Centrafrique en 2018 ? », s’est encore demandé le cardinal Nzapalainga.

 

Regain de violence

 

Depuis plus d’une semaine, la Centrafrique connaît un regain de violence, notamment dans le nord-ouest et sud-est. Les massacres et pillages se sont accentués, obligeant de nombreuses personnes à se déplacer. 35 000 déplacés fuyant les violences dans leurs villages se sont réfugiés à Paoua (nord-ouest).

 

À Markounda (nord), 4 000 personnes se sont réfugiées dans la paroisse catholique.

 

Alors que la moitié des Centrafricains dépend de l’aide humanitaire, celle-ci est inaccessible dans les zones touchées par l’insécurité, faisant craindre une catastrophe humanitaire.

 

La République centrafricaine est empêtrée dans une crise depuis la chute du président François Bozizé, en 2013, chassé par une coalition de groupes armés à majorité musulmane venue du nord du pays et de mercenaires venus du Tchad et du Soudan. Cette coalition appelée Séléka s’est repliée dans le nord à la suite de l’intervention militaire française en décembre 2013.

 

En réaction aux actions de la Séléka, des milices d’autodéfenses « anti-balaka », composées d’animistes et de chrétiens se sont formées. Ces milices s’en sont pris aux musulmans, donnant au conflit une tournure religieuse.

 

Lucie Sarr

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