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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 15:53

 

 

 

25/02/15 (AFP)

 

Les ex-présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia, accusés par Bangui de saper la transition dans leur pays, sont prêts à signer une déclaration pour rejoindre le processus de réconciliation, a-t-on appris mercredi de source proche des négociations.

 

Les deux hommes, engagés depuis début décembre dans des pourparlers de paix à Nairobi aux côtés d'ex-rebelles de la Séléka et de miliciens anti-balaka, ont paraphé un texte commun dans lequel ils disent adhérer à "l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014".

 

Cet accord, arraché entre l'ex-Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka rivales, majoritairement chrétiennes, n'avait pas mis fin pour autant aux violences intercommunautaires.

 

Dans ce texte, qui, selon une source proche des négociations devrait être formellement signé lors d'une cérémonie en présence du médiateur de la crise, le président congolais Denis Sassou Nguesso, Bozizé et Djotodia appellent leurs "partisans et sympathisants à soutenir le processus de sortie de crise résultant de l'application effective de la feuille de route de la transition".

 

Ils se disent disponibles à participer "à tous les organes et structures en charge de la préparation du Forum politique inclusif de Bangui et des élections à venir".

 

Fin janvier, des ex-rebelles de la Seleka et des anti-balaka avaient déjà signé à Nairobi un nouvel accord de cessez-le-feu. Cet accord, qui prévoyait une amnistie générale pour les belligérants et le remplacement des autorités de transition, avait été rejeté par Bangui et les autres pays d'Afrique centrale.

 

La présidente de transition, Catherine Samba Panza, y était d'autant plus hostile qu'elle n'avait pas été invitée aux discussions, à l'inverse de M. Bozizé, renversé en mars 2013 par la Séléka, et son tombeur, Michel Djotodia, chef de la Séléka, ensuite contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Selon la source proche des négociations, ex-Seleka et anti-Balaka ont amendé l'accord de janvier, qui pourrait être formellement signé avec la déclaration des ex-présidents.

 

Les exactions commises par la Séléka à son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes du pays avaient débouché sur la création des milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sans précédent.

 

Pour Thierry Vircoulon, de l'International Crisis Group, la démarche de MM. Bozizé, sous sanctions onusiennes, et Djotodia, menacé de sanctions, s'apparente à une "opération de blanchiment politique pour revenir au pays et participer aux élections" mais est accueillie avec "hostilité" à Bangui.

 

Les violences en Centrafrique ont obligé des dizaines de milliers de personnes à fuir depuis le début de l'année pour échapper aux tueries, aux viols et aux pillages, a indiqué mardi le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

Centrafrique: Bozizé et Djotodia se disent prêts à rejoindre le processus de réconciliation
Centrafrique: Bozizé et Djotodia se disent prêts à rejoindre le processus de réconciliation
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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:33

 

 

 

https://www.cameroon-tribune.cm   25 Février 2015 Sainclair MEZING

 

En cette période de carême, l’épiscopat demande aux fidèles détenteurs d’armes d’aller les déposer dans les paroisses.

 

Le premier dimanche du carême a servi de tribune aux évêques centrafricains pour inviter leurs fidèles à une repentance d’un autre genre. Dans une lettre pastorale lue dimanche dernier dans les paroisses du pays, ils invitent les chrétiens encore détenteurs d’armes à faire preuve de repentance en cette période, en allant les déposer dans les paroisses. Pour la Conférence épiscopale nationale de Centrafrique, les fidèles chrétiens doivent profiter de cette période de 40 jours pour comprendre que «la vraie paix ne dépend que d’eux-mêmes et que la Communauté internationale n’a pas une baguette magique pour ramener la paix.» Les prélats souhaitent que, «chaque chrétien  dans sa famille, son quartier, son lieu de travail œuvre pour un retour à  la paix en Centrafrique pour cette période de carême.» Pour Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, il est question pour chacun des Centrafricains de contribuer au retour de la paix en ce moment de carême.

 

A travers ce message, l’Eglise catholique entend contribuer au désarmement volontaire de la population. Afin d’éviter le désarmement forcé réclamé par nombre de Centrafricains suivant la résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations unies, compte tenu de ce qu’il pourra entraîner comme conséquences fâcheuses. Mais, l’appel de l’épiscopat centrafricain est perçu avec scepticisme au sein de l’opinion à Bangui. Car, il n’est pas le premier du genre à inviter au désarmement dans le pays. En 2011, le gouvernement, avec l’appui de la Communauté internationale, avait procédé à une initiative similaire à travers un programme dit de «Démobilisation-Désarmement et Réinsertion des ex-combattants» pour mettre un terme à l’activité des groupes rebelles dans le nord du pays. Ceux des éléments qui ont désarmé ont perçu en retour un pécule. Beaucoup de leurs compagnons attendent toujours que ce programme reprenne. En juin 2014, l’ancien Premier ministre, André Nzapayeke a convié ses compatriotes à un désarmement volontaire. Malheureusement, son appel a été diversement suivi. Car, peu de personnes sont parvenues à déposer les armes dans les arrondissements.  

Lu pour vous : Les évêques prônent l’apaisement en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:26

 

 

 

La procureure de la Cour Pénale Internationale Fatou Ben Souda se trouve à Bangui depuis hier. Le peuple centrafricain meurtri attend avec impatience que la Justice lui soit rendue deux ans après la chute de François Bozizé. Les stimulateurs du tsunami artificiel Séléka qui a dévasté la RCA avec les nombreuses pertes en vie humaine et matérielles sont toujours libres de leurs mouvements deux ans après avoir contribué aux massacres du peuple centrafricain qui est loin de se terminer.

 

Notons que la Séléka est à l’origine de la naissance du mouvement des anti-balaka dont certains chefs ont sans doute leur place à la Haye. Révoltés après les nombreuses humiliations et tueries massives perpétrées par les seigneurs de la mort des Séléka majoritairement musulmans dans leur communauté chrétienne et animiste, ces derniers vont riposter avec les moyens du bord notamment les machettes et des armes traditionnelles avant d’imiter leurs ex-bourreaux en dépeçant des innocents.

 

Les anti-balaka qui sont, dans un premier temps, des villageois vont se faire rejoindre à Bangui et dans les grandes villes du pays par des jeunes désœuvrés qui vont faire un amalgame entre les centrafricains musulmans et les mercenaires de la même religion, venus du Tchad et du Soudan. C’est dans ce contexte qu’ils ont déclenché une chasse à tous les musulmans du pays.

 

Le Président autoproclamé, le principal acteur de la faillite des Institutions centrafricaines, de la mort et de la disparition de nombreux fils de B. Boganda, Michel Djotodia n’a jamais été poursuivi par la Justice centrafricaine un an après l’arrivée de Catherine Samba-Panza. Il y’a malheureusement eu le même son de cloche du côté de la France soit disant le pays des droits de l’homme, pourtant bien impliquée dans les affaires centrafricano-centrafricaines.

 

Le pays colonisateur de la RCA n’a pas rejoint les États-Unis qui par contre, n’avaient pas tardé à inscrire Djotodia, François Bozizé Nourredine Adam… sur la liste des clients potentiels de la Cour pénale internationale. D’après des sources non encore confirmées, Paris serait très remonté contre son ex protégé Michel Djotodia et aurait promis de le lâcher définitivement. Il lui reprocherait sa participation aux pourparlers de Nairobi qui était également destiné à affaiblir son hégémonie en RCA.

 

La France s’est réveillée ces dernières semaines grâce aux frappes ciblées de la Sangaris sur les positions stratégiques de la Séléka à Ndélé, Bria et Bambari et pourtant elle avait bien contribué à l’installation de leur Etat-major et à la déportation des milliers de combattants peuhls jugés responsables de milliers de morts dans le Nord-est et le centre de la RCA.

 

Les Centrafricains ont applaudi le délogement forcé des éléments de la Séléka des locaux administratifs provinciaux par la Sangaris même si cette intervention arrive trop tard. Djotodia va-t-il enfin être poursuivi par la justice internationale aux ordres des occidentaux d’après de nombreux Africains?

 

(Source : Centrafrique libre)

 

Arrivée à Bangui de Fatou Bensouda, Procureure de la CPI
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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:11

 

 

 

http://club.bruxelles2.eu   24 fév 2015 EUFOR RCA, Parlement européen

 

(BRUXELLES2) Au moment où la force européenne EUFOR RCA est « sur le point de passer le relais à l’ONU, il est important de s’assurer que l’engagement de l’UE ne faiblisse pas » a indiqué aujourd’hui Anna Fotyga, la présidence de la sous-commission Défense, au retour d’une visite parlementaire sur le terrain, en Centrafrique, notamment auprès des forces européennes de EUFOR RCA. « Le secteur de la sécurité de ce pays doit être renforcé pour être en mesure de faire face aux défis actuels. L’Europe doit être là pour aider (la RCA). Nous attendons avec impatience le prochain déploiement de la mission consultative de l’UE (EUMAM) qui devrait être accéléré ».

 

La réussite de EUFOR saluée

 

« Nous avons pu voir de première main à quel point l’opération EUFOR RCA a fait la différence à un moment crucial » a-t-elle souligné, s’exprimant au nom des 4 eurodéputés présents à Bangui (*) ces derniers jours. Cette expérience « réussie d’une « opération de transition » de l’UE à l’appui de l’ONU, est « un modèle » qui devrait être « davantage exploité ». « Nos discussions, avec les acteurs locaux et internationaux semblables, ont clairement montré l’importance du rôle que pourra avoir EUMAM dans la période à venir. »

 

Réconciliation mais justice

 

A l’avenir, la définition d’un programme global de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) sera « crucial » insistent les députés. « Dans le même temps », ils reconnaissent aussi combien est « important que les responsables de graves violations des droits humains soient tenus responsables de leurs actes ». « Malgré les progrès réalisés dans le pays, la situation reste fragile ». La « grande majorité de la population de ce pays rejette la violence », et l’Union européenne doit être prête avec les autorités de transition et la mission de l’ONU à avoir « une approche ferme envers ceux qui veulent porter atteinte à une transition pacifique et la réconciliation ».

 

(*) La délégation était composée de quatre députés: Anna Fotyga, présidente de la sous-commission Défense (ECR, Pologne), Arnaud Danjean (UMP/PPE, France), Gilles Pargneaux (PS/S&D, France) et Bodil Ceballos (Verts, Suède).

Le soutien européen en Centrafrique ne doit pas faillir (Anna Fotyga)
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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:09

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2015-02-25 01:07:57 Cent-vingt policiers et gendarmes formés par Eufor RCA sur les techniques de maintien de l’ordre et les droits de l’homme viennent de recevoir leur certificat de fin de formation à l’Ecole nationale de l’administration et de la magistrature à Bangui.


L'Union européenne a aussi accompagné cette remise de certificat par l'octroi de 4 véhicules 4x4 repartis entre ces forces afin de les doter de moyens de travail.

Cette formation rentre dans le cadre de la réalisation du projet d'urgence de remise à niveau des forces de l'ordre de Centrafrique par l'Union Européenne. Elle a duré 45 jours et a porté sur une série de formations dont vont continuer à bénéficier la police et la gendarmerie centrafricaine suite au retrait progressif de l'Eufor RCA.


La restructuration des forces de l'ordre est une étape importante pour le retour de la paix en Centrafrique. Privées d'armes à cause de l'embargo des Nations Unies, avec un effectif en baisse parce que beaucoup sont dans les milices chrétiennes Anti Balakas, la police et la gendarmerie interviennent pour le moment difficilement sur le terrain. Ce sont les forces internationales qui maintiennent l'ordre dans le pays.

Un travail de remise à niveau des policiers et gendarmes centrafricains s'impose en vue de les rendre opérationnels, a souligné l'ambassadeur de l'Union européenne en Centrafrique Jean Pierre Remondet Comoy, lors de la remise des diplômes aux forces de l'ordre.


 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=817949#sthash.St6gna8c.dpuf

 

RCA : 120 policiers et gendarmes formés par l'EUFOR
RCA : 120 policiers et gendarmes formés par l'EUFOR
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:05

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2015-02-25 00:24:42 La Turquie vient d’envoyer des lots de médicaments à la Centrafrique ainsi qu’une mission médicale composée de dentistes, chirurgiens, ophtalmologues, gynécologues et des médecins généralistes


Ils vont soigner gratuitement pendant deux semaines dans les hôpitaux de la capitale grâce aux produits pharmaceutiques qu'ils ont apportés.


Les hôpitaux concernés sont Amitié, Madame Domitien, Général et Communautaire.

Cette mission médicale turque est une contribution de ce pays pour aider la République Centrafricaine à faire face aux multiples problèmes sanitaires qu'elle connait.

La plupart des services de santé en Centrafrique sont désorganisés à cause de la crise militaro politique. Ce sont les organisations humanitaires qui occupent ces services et offrent gratuitement des soins aux Centrafricains.


Dans les provinces où la crise persiste encore, ce sont les éléments de ‘'Médecins sans frontière'', par exemple, qui soignent les populations parfois au péril de leur vie. Le personnel soignant centrafricain a déserté tout l'arrière-pays pour se retrouver à Bangui.


La Turquie est présente en Centrafrique depuis longtemps, à travers une école dénommée ‘'Centrafricano turque'' et a des contingents dans la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

L'année dernière la Turquie avait envoyé une mission pareille en Centrafrique et elle a permis de faire beaucoup d'opérations de la cataracte sur des patients centrafricains et de prodiguer d'autres soins aux Banguissois.


Les hôpitaux dans lesquels cette mission médicale turque avait intervenu, ont bénéficié des matériels médicaux et de lots de médicaments de premiers soins après son retrait.


La Turquie préconise même de mettre sur place à Bangui une équipe médicale qui pourra à la longue favoriser la construction d'un hôpital en Centrafrique.


 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=817945#sthash.QmZ4Wuad.dpuf

 

 

Centrafrique/Bangui : Les médecins turcs appuient certains hôpitaux de la capitale
 

Bangui, 25 février 2015(RJDH)— Une partie de la population de Bangui reçoit des soins de la part des médecins turcs, qui sont à Bangui et consultent à l'hôpital de l’Amitié, Madame Domitien à Bimbo, à l'hôpital général et  Communautaire. 

 

 L'équipe turque est composée des médecins dentistes, chirurgiens, ophtalmologues, gynécologues et des médecins généralistes. Ces derniers  vont soigner gratuitement pendant deux semaines.

 

Au deuxième étage de l’hôpital général de Bangui, on peut voir des patients  qui attendent d’être auscultés. Il s’agit des malades qui ont un problème de vue.   A l’intérieur de la salle de consultations, se trouvent  des médecins  en blouse qui sont attentifs aux malades et semblent très occupés.

 

 «  J’ai été informé du travail que font actuellement les médecins Turcs dans les hôpitaux et c’est ainsi que je suis venu pour me faire consulter car j’ai un problème de vue », a fait savoir Jeans Ngouana, un des patients rencontré sur les lieux.

 

Cette mission médicale est venue appuyer les services sanitaires de Bangui, qui éprouvent de nombreuses difficultés après les multiples crises militaro-politiques  qui ont frappé le pays.

 

En 2014, une équipe des médecins turcs étaient venue à Bangui, soigner des malades. Dans les hôpitaux où  cette mission  a exercé l’année précédente, les services ont bénéficié des matériels médicaux et des lots de médicaments.

 

Le RJDH a tenté sans succès d'entrer en contact avec le chef de mission ou l’un des médecins, afin d’avoir leur impression.

 

La Turquie  est l’un des pays, qui soutiennent la RCA. Elle intervient dans le domaine de l’Education et de la santé./

 

Annette Maélaine Malebingui.

Séjour à Bangui d'une mission médicale turque
Séjour à Bangui d'une mission médicale turque
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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:01

 

 

 

http://afrique.kongotimes.info   24/02/2015 08:21:00

 

Les opérations en Centrafrique et au Mali ont coûté cher à la France qui milite pour que les dépenses de maintien de paix et de sécurité soient prises en compte dans l’aide publique au développement. D'autres pays souhaitent inclure la lutte contre le terrorisme.

 

Les opérations militaires françaises au Mali et en Centrafrique  représentent un coût pour l'Hexagone. Une addition que Paris compte bien faire valoir à l’occasion de la réforme de l’aide publique au développement au sein de l’OCDE.

 

Le comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, qui rassemble  29 pays figurant parmi les principaux donateurs, a entamé une remise à plat des règles encadrant l’aide publique au développement. Un enjeu pour les membres du CAD qui se sont engagés à dépenser 0,7 % de leur revenu national brut pour les pays en développement, mais peinent à atteindre leur objectif.

 

Redéfinition de l’APD

 

L’OCDE encadre strictement ce qui peut être comptabilisé comme de l’aide publique au développement. Selon elle,  l’APD est constituée par « tous les apports de ressources qui sont fournis aux pays et territoires sur la liste des bénéficiaires d’APD, ou à des institutions multilatérales ».

 

Les ressources fournies doivent par ailleurs provenir « d’organismes publics » et  « avoir pour but essentiel de favoriser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie des pays en développement ».

 

Cependant un certain nombre de contributions sont exclues, comme l’aide militaire ou les activités de lutte contre le terrorisme.

 

« Jusqu’à  présent on pouvait comptabiliser une partie des missions de maintien de la paix de l’ONU dans l’aide publique au développement dans la limite de 7% », explique Christian Reboul d’Oxfam France.

 

Mali et Centrafrique

 

Une règle qui exclut les dépenses opérées par la France au Mali en 2013 puis en Centrafrique en 2014 du calcul de l’aide française. Une situation qui agace la France. « Qui parlerait de développement dans ces pays [Mali, Centrafrique] si la France n’était pas intervenue ? » souligne Annick Girardin, secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie.

 

Ce n’est pas la première fois que la France tente de faire valoir les dépenses qu’elle a engagé sur le front de la sécurité auprès de ses partenaires. Outre les négociations en cours au sein de l’OCDE, des voix s’étaient élevées pour que les opérations extérieures soient sorties du calcul du déficit français.

 

Pour Paris, qui s’éloigne de l’objectif de 0,7 % de RNB consacré au développement, l’inclusion de ces dépenses de sécurité et de maintien de la paix tomberait à point nommé. Pour autant, pas question d’intégrer les dépenses purement militaires, qui représentent une ligne rouge pour beaucoup de pays.

 

Un périmètre en débat

 

Il semble « difficile de comptabiliser l’achat d’armes et de matériel militaire comme une dépense de solidarité internationale » avait reconnu Erik Solheim, le président du CAD, dans une interview à EurActiv.

 

« Nous avons discuté de ce volet sécuritaire à l’OCDE et de plus en plus de pays sont sensibles à nos arguments. Je pense qu’on peut y arriver » souligne la secrétaire d’État, qui revendique le soutien d’une dizaine de membres.

 

L’ONG Concord souligne la mobilisation d’un certain nombre d’États sur le sujet. « Plusieurs États membres souhaitent intégrer dans l’aide publique au développement les dépenses militaires, de maintien de la paix et de la sécurité » souligne un rapport de la plateforme d’ONG  qui cite, la France, la Belgique et le Portugal au rang des partisans d’une inclusion de ces dépenses.

 

Lors de la dernière réunion du CAD qui s’est tenue le 16 décembre, les pays membres ont inclus dans leur conclusion la question de la consolidation de la paix et de renforcement de l’État.

 

« Nous convenons d’étudier de manière plus approfondie la possibilité de mieux faire apparaître le soutien apporté dans ce domaine dans notre système statistique par une prise en compte plus large de ce soutien dans le SPTDD, ainsi que par une actualisation des règles relatives à la notification de l’APD, »souligne le communiqué.

 

Du côté de l’OCDE, l’enthousiasme français apparaît excessif. « Nous sommes étonnés, car ces questions ont été abordées, mais les discussions sont restées restreintes » souligne Julia Benn du CAD. « Je ne vois pas comment il pourrait y avoir un élargissement majeur aux opérations militaires bilatérales ».

 

Lutte contre le terrorisme

 

Si la demande française semble ambitieuse, certaines dépenses de maintien de la paix pourraient être incluses dans l’indicateur élargi d’aide au développement, « le soutien officiel total au développement » qui doit prendre en compte certaines dépenses en faveur du développement traditionnellement exclues du champ de l’APD.

 

Enfin, les dépenses liées à la lutte contre le terrorisme « font aussi l’objet de discussion en vue d’une clarification des règles » explique Julia Benn. « Et il y a certains membres qui voudrait aller plus loin sur ce sujet » reconnait-elle.

 

La prochaine réunion de l’OCDE doit se tenir au mois de juin afin de finaliser la réforme de l’aide publique au développement avant la grande conférence internationale sur le financement du développement d’Addis Abeba en juillet.

 

Prochaines étapes:

 

13-16 juillet : Troisième Conférence internationale sur le financement du développement - Addis-Abeba.

 

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Lu pour vous : Les opérations Centrafrique - Mali ont coûté cher à la France
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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 10:59

 

 

 

http://www.un.org  24 février 2015 – Une recrudescence de la violence en République centrafricaine a provoqué de nouveaux déplacements à l'intérieur du pays et à travers la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), a mis en garde mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

 

« Depuis janvier, on estime que 30.000 personnes ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans d'autres régions de la République centrafricaine, principalement dans les villes de Batangafo, dans la préfecture de l'Ouham au nord du pays, et de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, dans la partie centre-est du pays », a déclaré la porte-parole du HCR, Karin de Gruijl, lors du point de presse de l'agence de l'ONU à Genève.

 

Selon le HCR, une grande partie de la récente flambée de violence dans le pays est en rapport avec les mouvements saisonniers liés à l'élevage et aux affrontements entre les éleveurs, d'une part, et les populations locales et agricoles et les milices chrétiennes anti-Balaka, d'autre part. Certains éleveurs se sont tournés vers les milices ex-Séléka à majorité musulmane pour assumer leur protection, contribuant ainsi à envenimer le conflit, a précisé l'agence de l'ONU.

 

Par ailleurs, le HCR a fait état d'opérations militaires récentes visant à chasser les membres des milices ex-Séléka des bâtiments publics à Bria, une ville située à l'est de Bambari, provoquant en représailles des attaques contre des villages voisins.

 

Au cours de ces évènements, « les populations civiles ont été prises au piège et ont vu leurs villages, leurs maisons et leurs biens incendiés. Les gens qui sont arrivés à Bambari étaient totalement démunis et désemparés. La majorité d'entre eux sont des femmes et des enfants, et certains s'étaient cachés dans la brousse pendant des semaines », a déploré la porte-parole.

 

Le HCR a distribué des articles de secours, notamment des couvertures, des jerrycans, des ustensiles de cuisine et des bâches en plastique à plus de 1.170 familles récemment déplacées à Bambari. A Batangafo, 800 familles ont également reçu ces kits d'urgence. Cependant, alors que la situation sécuritaire demeure précaire, les besoins humanitaires restent très importants, a déclaré le HCR, ajoutant que des éléments armés ont pénétré dans certains des sites pour personnes déplacées à Bambari et à Batangafo, menaçant les gens et leur extorquant de l'argent.

 

Ces déplacements intérieurs s'accompagnent également, selon le HCR, de flux de réfugiés en dehors des frontières de la République centrafricaine.

 

« Au-delà de la frontière avec la République démocratique du Congo, nous avons dénombré plus de 19.000 réfugiés qui sont arrivés sur le territoire de Bosobolo dans le nord de la province de l'Equateur à la suite de nouvelles violences constatées depuis décembre à Kouango en RCA, dans la préfecture de la Ouaka », a déclaré la porte-parole du HCR, ajoutant que les équipes de l'agence sur le terrain faisaient état d'un flux continu de réfugiés fuyant les affrontements entre miliciens anti-Balaka et ex-Séléka dans leurs villages.

 

« Ils disent que leurs maisons ont été brûlées et qu'ils n'ont pas d'autre choix que celui de fuir. S'ils restent dans leurs villages, ils risquent d'être torturés ou tués et les femmes sont violées», a poursuivi Mme de Gruijl.

 

La porte-parole a également fait mention de rapports alarmants selon lesquels des violences sexuelles seraient commises par des éléments armés en République centrafricaine.

 

« Le 9 février, trois filles réfugiées ont été enlevées par des éléments armés qui ont traversé la frontière avec la RDC près de Dula et les ont ramenées en République centrafricaine. Une fille qui a réussi à s'échapper nous a dit qu'elles ont été violées », a déploré Mme de Gruijl, ajoutant que le HCR soupçonne l'existence de nombreux cas similaires non déclarés.

 

La porte-parole a par conséquent appelé tous les partenaires du HCR et les autorités de la RDC à joindre leurs efforts afin de permettre le transfert des réfugiés en RDC loin de la zone frontalière.

 

Selon le HCR, au total, plus de 893.000 personnes ont été déplacées de force par les violences en République centrafricaine, dont 442.000 à l'intérieur du pays et 451.000 dans les pays voisins.

Centrafrique : un regain de violence provoque de nouveaux déplacements, selon l'ONU
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 23:09

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 24 février 2015 13:26

 

Les étudiants boursiers sont montés au créneau ce mardi 24 février pour réclamer du gouvernement, dirigé par le Premier ministre Mahamat Kamoun, le versement de la totalité des bourses d’études au titre de l’année académique 2013-2014.
 
« Nous sommes là pour revendiquer le paiement de nos anciennes bourses de l’année 2013-2014. Il y a un mois que la liste définitive des étudiants boursiers est bloquée quelque part. A partir d’aujourd’hui, nous n’allons pas céder jusqu’à ce que le gouvernement trouve une solution », a déclaré l’un des leaders de ces manifestations.

 
Les étudiants en colère ont érigé des barricades sur les axes routiers accédant au campus universitaire. Munis de projectiles, barres de fer et de bouts de bois, ces manifestants se sont attaqués aux véhicules et autres engins qui tentaient de forcer le passage.


Un véhicule des Nations Unies a même essuyé des projectiles. L’équipe de patrouille de la Force française Sangaris a également été prise à parti par les protestataires. Pour les disperser, les soldats français de la Sangaris ont fait usage des gaz lacrymogènes. La circulation a été perturbée sur l’avenue des Martyrs et l’avenue Kongowara pendant plusieurs heures.

 
Le ministre délégué aux Finances et au budget, Célestin Yanéndji, dépêché en émissaire du gouvernement sur le campus est rentré en négociation avec les représentants des étudiants en présence du Recteur de l’université de Bangui, Professeur Gustave Bobossi-Sérengbé. Selon le ministre délégué, le gouvernement est surpris par ce mouvement de contestation et attend mettre tout en œuvre pour répondre à la revendication.


Kévin Yabada, président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) demande à ses pairs d’user de patience.


« Nous sommes à 9 heures, donnez-nous le temps de vite faire. Nous irons avec le ministre qui est lui-même sur le terrain, et si c’est possible [Ndlr : que l’argent soit décaissé] il y a encore du temps [Ndlr : pour payer] », a proposé le président de l’ANECA.


L’appel au calme lancé par Kévin Yabada est aussitôt suivi d’effets. Le mouvement de grève est suspendu en attendant la suite des pourparlers qui devraient aboutir au versement d’un mois de bourse aux ayants droit. Conséquences, les cours sont perturbés dans toutes les filières de l’université de Bangui.

Vive tension ce mardi à l’université de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 23:06

 

 

http://mwinda.org   24 février 2015 Écrit par Moléki Nzéla

 

De quoi y perdre son lingala : on se demande encore quelle mouche de l’Alima a piqué Sassou quand, dans le dossier centrafricain, il a favorisé des négociations parallèles à Nairobi entre les deux anciens présidents centrafricains Michel Djotodia et François Bozizé.

 

On se souvient que le 17 janvier dernier, le «  bâtisseur infatigable » (surnom donné par ses partisans à Sassou) s’était, dans un communiqué, félicité des « avancées enregistrées lors des discussions de Nairobi » entre ces deux personnalités centrafricaines mais auxquelles les autorités centrafricaines ne furent même pas conviées !

 

En fait d’« avancées », il s’agissait d’un accord signé entre les anciens présidents centrafricains, lequel était censé remplacer celui signé à Brazzaville en juillet 2014. Cet accord de Nairobi prévoyait notamment la révision de la charte de la transition avec en prime la possibilité offerte à Michel Djotodia et François Bozizé de se présenter à la prochaine élection présidentielle, et de bénéficier d’une amnistie générale.

 

Catherine Samba-Panza avait, avec raison, dénoncé les manoeuvres de Sassou et y avait vu un complot fomenté par le médiateur contre la Centrafrique, d’autant que les autorités de la Transition n’avaient pas été associées à ces négociations parallèles.

 

Idris Déby le chef d'Etat tchadien, ne s’y est pas trompé d’ailleurs, qui avait déclaré lors du dernier Sommet de l’Union africaine  que ces accords était « nuls et non avenus ».

 

Isolé, vertement tancé y compris par le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Sassou a dû faire machine arrière et envoyer en urgence une délégation à Nairobi, histoire de déférer à l'ordre qui lui était donné de mettre un terme à son double jeu.

 

Message reçu cinq sur cinq puisqu'aujourd’hui c'est une « déclaration d'engagement » que les ex-présidents centrafricains s'apprêtent à signer à Nairobi. Ces derniers promettent à présent d’adhérer à l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville signé en juillet 2014 et d’appeler leurs partisans à soutenir le processus de sortie de crise. Bref ils s’engagent à rentrer dans le rang.

 

Le poto poto créé par le médiateur Sassou semble donc prendre fin, au grand soulagement des centrafricains. Une tambouille diplomatique qui se termine en eau de boudin.

Lu pour vous : Fin du poto poto de Sassou dans la médiation centrafricaine ?
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