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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 23:38
Les chefs d'Etat africains contraints de céder le pouvoir depuis 2010

 

 

 

 

21 NOV 2017  Mise à jour 21.11.2017 à 18:00

 

© 2017 AFP

 

Le Zimbabwéen Robert Mugabe qui a démissionné mardi après trente-sept années à la tête du pays, est le dernier en date d'une série de chefs d'Etat africains contraints de céder le pouvoir.

 

- 2010 -

 

NIGER - Mamadou Tandja est renversé le 18 février par un putsch militaire pour avoir modifié la Constitution afin de se maintenir à l'issue de ses deux quinquennats légaux.

 

- 2011 -

 

TUNISIE - Après 23 ans de règne sans partage, Zine El Abidine Ben Ali s'enfuit en Arabie saoudite le 14 janvier, chassé par une révolte populaire.

 

EGYPTE - Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, remet ses pouvoirs à l'armée le 11 février, au 18e jour d'une révolte qui a mobilisé des centaines de milliers de manifestants (850 tués).

 

COTE D'IVOIRE - Le 11 avril, Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis une élection controversée en 2000, est arrêté après plus de quatre mois de crise (3.000 morts), née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle face à Alassane Ouattara.

 

LIBYE - Mouammar Kadhafi, qui a gouverné d'une main de fer pendant presque 42 ans, est tué le 20 octobre près de Syrte, après un mouvement de contestation qui s'est transformé en conflit armé.

 

- 2012 -

 

MALI - Des militaires renversent le régime d'Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars, l'accusant d'"incompétence" dans la lutte contre des groupes islamistes et la rébellion touareg dans le Nord.

 

GUINEE-BISSAU - Un coup d'Etat militaire interrompt le processus électoral le 12 avril, à deux semaines du second tour de l'élection présidentielle. Le lendemain, les putschistes annoncent avoir déposé le président Raimundo Pereira et l'ex-Premier ministre.

 

- 2013 -

 

CENTRAFRIQUE - Dix ans après avoir pris le pouvoir par la force, François Bozizé est renversé le 24 mars par la rébellion Séléka, à dominante musulmane, déclenchant un cycle de violences et représailles avec des milices principalement chrétiennes.

 

EGYPTE: Après des manifestations monstres réclamant le départ de Mohamed Morsi, élu en juin 2012, l'armée le destitue et l'arrête le 3 juillet.

 

- 2014 -

 

BURKINA FASO - Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1987, Blaise Compaoré annonce sa démission après 27 ans de règne le 31 octobre, au lendemain d'une journée d'émeutes et de manifestations contre un projet de révision constitutionnelle qui lui aurait permis de rester à la tête du pays.

 

Moins d'un an plus tard, le président par intérim Michel Kafando sera renversé mais rétabli dans ses fonctions une semaine plus tard.

 

- 2017 -

 

GAMBIE - Porté au pouvoir par un coup d'Etat militaire en 1994, Yahya Jammeh est battu à la présidentielle mais refuse le résultat. Après six semaines de crise, il part sous la pression militaire et diplomatique des Etats voisins et s'exile en Guinée équatoriale.

 

© 2017 AFP

 

Mise à jour 21.11.2017 à 18:00

 

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 13:28
5 000 victimes des crimes de Bemba en République centrafricaine attendent réparation
5 000 victimes des crimes de Bemba en République centrafricaine attendent réparation

 

 

 

 

(La Haye, Paris) 20/11/2017 Alors que la Cour pénale internationale (CPI) rendra prochainement son ordonnance de réparation pour les 5229 victimes participant au procès Bemba, la FIDH publie aujourd’hui les résultats d’une enquête menée en République centrafricaine (RCA). La plupart des victimes rencontrées ont tout perdu et continuent à vivre dans leur chair et leur mémoire les conséquences des crimes et traumatismes subis. Elles insistent pour que des compensations individuelles soient attribuées, accompagnées d’un travail de sensibilisation contre la stigmatisation. Si les réparations sont tardives, elles sont néanmoins une exception dans un pays ravagé par l’impunité et les exactions violentes des groupes armés.

 

Du 9 au 16 juin 2017, une délégation de la FIDH s’est rendue en RCA pour s’entretenir avec douze victimes de violences sexuelles et exactions par les troupes de JP Bemba, condamné le 21 juin 2016 à une peine de 18 ans de prison par la CPI. Venant de Bangui, Sibut, Moungoumba, Damara et Bossangoa, elles participent toutes à la procédure contre JP Bemba devant la CPI.

 

Quinze ans après les faits, le rapport souligne l’extrême indigence et détresse des victimes des crimes commis entre 2002 et 2003. Ayant parfois tout perdu (proches, soutiens, biens), beaucoup sont malades (contamination par le VIH lors des viols) et souffrent de séquelles physiques et psychologiques graves. Elles sont en outre stigmatisées et objet de moqueries, rejetées par leurs proches et communautés. Ainsi, toutes les femmes rencontrées ont été abandonnées par leur mari et doivent élever seules leurs enfants. Ces derniers étant à leur tour exclus, ayant eux-mêmes été témoins, victimes ou nés de viols. Ces stigmatisations empêchent la reconstruction des survivants et le retour à un semblant de vie normale, quinze ans après les faits.

 

Les tentatives de poursuites judiciaires en RCA s’étant soldées par des échecs, le jugement de la CPI est selon l’ONU la « seule exception notable » à l’impunité généralisée dans le pays, où les systèmes judiciaire et carcéral se sont effondrés. Il reste à la CPI à déterminer qui sera éligible à ces réparations, leur volume et nature, les fonds étant par nature limités.

 

Si pour la première fois des réparations vont être prononcées, les victimes insistent pour que celles-ci soient individualisées. De préférence en espèces pour leur donner accès à la santé, l’éducation, un emploi, ou un logement. Les projets collectifs gérés par l’État ne sont pas souhaités, les victimes rencontrées arguant de la corruption généralisée dans le pays. Elles souhaiteraient toutefois que des programmes de sensibilisation publique puissent être menés, pour lutter contre leur stigmatisation.

 

Enfin, si un Fonds au profit des victimes (FPV) a été mis en place par la CPI pour remédier à l’indigence des accusés, elles souhaitent que ces réparations puissent surtout être directement financées par Jean-Pierre Bemba.

 

Ancien chef de guerre mais aussi ex vice-président de la République démocratique du Congo, ce dernier a été condamné le 21 juin 2016 à une peine de 18 ans de prison par la CPI, en raison des exactions commises par ses hommes entre octobre 2002 et mars 2003 en RCA. Il les y avait envoyés soutenir l’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé contre la tentative de coup d’État de François Bozizé, devenu malgré tout président du pays en mars 2003.

 

Ses troupes se singularisèrent par les horreurs et crimes contre l’humanité commis. Elles eurent massivement recours aux violences sexuelles pour terroriser et humilier les populations, briser les cercles familiaux et sociaux, et détruire les communautés perçues comme complices de la rébellion.

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 13:07
Lu pour vous : La RCA, six noms pour un Etat failli

 

 

 

 

L’ancien journaliste au « Monde » Jean-Pierre Tuquoi retrace l’histoire, tragique et absurde, de la République centrafricaine.

 

LE MONDE | 21.11.2017 à 10h54 • Mis à jour le 21.11.2017 à 11h54 |Par Cyril Bensimon

 

Livre. Une nation peut-elle être condamnée à l’échec, victime d’une maladie originelle en apparence incurable ? Le premier mérite de Jean-Pierre Tuquoi, ancien journaliste au Monde, est de rappeler que le mal centrafricain ne relève pas d’une fatalité. Illustration caricaturale d’Etat failli, la République centrafricaine, dont le nom a changé à six reprises, évoque un point géographique et non une histoire. Peut-être parce que cette dernière est trop tragique, trop absurde.

 

Terre bénie des prédateurs, en premier lieu des sultans esclavagistes venus du nord, l’Oubangui-Chari fut une création de la France, lancée à la fin du XIXe siècle à la conquête du « dernier blanc » sur la carte de l’Afrique. La puissance coloniale s’y comporta très vite de la manière la plus brutale – ses missions pour rallier les rives de l’Oubangui à celles du lac Tchad firent une hécatombe parmi les populations –, avant de céder la gestion de cette « Cendrillon » de l’Empire, trop peu rentable, à des sociétés concessionnaires, dont la plus importante se vit attribuer un territoire deux fois plus grand que l’Irlande.

 

Le discours prononcé en 1885 par Georges Clemenceau fut à cet égard visionnaire, qui déniait « le droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures ». « Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence, l’hypocrisie », déclarait-il.

 

L’ombre de l’ex-colon

 

Pendant les cent trente ans qui suivirent, Paris n’a cessé de déterminer, volontairement ou à son corps défendant, le présent de la Centrafrique, sans être en mesure de lui assurer un avenir. L’auteur le rappelle à travers les portraits de Barthélemy Boganda, « le prophète foudroyé », premier prêtre noir du pays, qui, après s’être émancipé de l’Eglise, devint le premier pourfendeur de la colonisation, avant que son avion ne s’écrase un an avant l’indépendance.

 

Ou bien encore celui de « l’empereur » Jean-Bedel Bokassa, qui, dans la nuit du 31 décembre 1965, conduisit à la pointe de son revolver le président David Dacko devant les membres du Rotary Club de Bangui pour l’introduire en ces termes : « Voilà Dacko, qui a vendu le Centrafrique à Israël, à la Chine et à l’URSS. J’ai fait un coup d’Etat, je l’arrête. J’arrache le Centrafrique à ces pays et je le rends à la France. » Paris couvrira sa prise de pouvoir, financera son sacre ubuesque, avant de le déposer, lorsque l’admirateur du général de Gaulle et le « cher parent » de VGE devint trop encombrant.

 

Jean-Pierre Tuquoi interroge : l’ex-colon fait-il partie de la solution ou du problème ? Près de quatre ans après le déclenchement de la dernière opération militaire française – lancée au nom du « devoir d’ingérence humanitaire », un concept créé, ironie du sort, pour justifier le renversement de Bokassa –, la réponse est forcément complexe pour un pays désormais sous tutelle sécuritaire de l’ONU, sous tutelle financière des bailleurs de fonds et sous tutelle sociale des ONG.

 

« Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas », de Jean-Pierre Tuquoi, La Découverte, 272 pages, 21 euros.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/21/la-rca-six-noms-pour-un-etat-failli_5218038_3232.html#4xJzdMHvVFxt9eMA.99

 

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 03:13
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Ouverture à Bangui de la deuxième session de l’académie centrafricaine de presse

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 20 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, 20 Novembre 2017(RJDH)—Cinq mois après la première session, l’académie centrafricaine de presse ouvre sa deuxième session ce 20 novembre à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui. Objectif, renforcer la capacité managériale des organes de presse à booster l’économie des médias en travaillant selon les règles de l’art avec les entreprises. Une initiative portée par Laurent Foucher PDG de Groupe Télétel.

 

Cette session mobilise les professionnels des médias et les étudiants des Sciences de l’information et de la Communication de l’Université de Bangui. Elle intervient dans un contexte de baisse significative des annonces liées par le découragement des annonceurs, mais aussi par la montée des réseaux sociaux qui bousculent un peu les sources de financement des médias traditionnels. Ce coup de pouce du groupe Télétel est lancé alors que Télécel active des sites alimentés par l’énergie solaire dans 13 villes à l’intérieur reprend du pays.

 

La conviction de Laurent Foucher, PDG du groupe Télécel se résume en quatre points, selon Richard Werly, correspondant permanent à Paris du journal suisse « Le temps ». « L’information est une donnée de base dans un pays en transition, car la peur, l’angoisse se nourrit lorsque l’information n’y est pas. Vous en êtes l’acteur. Ensuite, l’information est un partenaire nécessaire d’une société de téléphonie. Le pays est encore très loin de connexion qu’on connait ailleurs mais à l’avenir, il faut du contenu. La télécommunication et l’information sont liées. Le pétrole de demain sera l’information », a-t-il expliqué avant de poursuivre en disant que « l’information peut être dangereuse lorsqu’elle porte de désinformation, elle ne tue pas mais peut porter des situations de chaos. Attention à la désinformation », a-t-il mis en garde.

 

Un journalisme positif qui n’annihile pas l’esprit critique du journaliste comme un vecteur important pour drainer les financements des entreprises de presse, « le journaliste doit à un moment donné se poser des questions sur les opportunités de l’information et l’esprit critique. Qu’est- ce que je pense de ce que je viens d’écrire ?  » A développé Dominique Gerbaud, journaliste de la Nouvelle République du Centre.

 

Marie Noëlle Koyara, ministre de la  Défense plaide pour un professionnalisme vrai et réel des médias en faveur de sortie de crise. « Si on veut aller loin, il faut investir dans les hommes », a indiqué la ministre pour saluer l’initiative. « Vous avez un pouvoir mais il faut savoir l’utiliser. Autant on veut vous valoriser à travers un atelier, je vous appelle à toutes raisons gardées à donner des informations vraies, vérifiables », a-t-elle exhorté.

 

Une conférence animée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera est attendue samedi prochain pour clôturer cette deuxième session.

 

 

Centrafrique : Reprise des audiences de la Cour Criminelle de Bouar après 8 ans

 

PAR FLEURY AGOU LE 20 NOVEMBRE 2017

 

BOUAR, 20 novembre 2017 (RJDH)–La Cour Criminelle de Bouar a repris ses activités ce 20 novembre 2017. Plusieurs dossiers sont inscrits au rôle.

 

Très attendue, la justice centrafricaine est de retour dans le Chef-lieu de la Nana-Mambéré après 8 ans d’absence. Les assises criminelles de Bouar ont repris ses audiences ce matin. Une quarantaine de dossiers sont inscrits au rôle de la Cour.

 

Ces audiences qui s’étaleront sur un mois permettront de juger des inculpés qui ont passé 2 ou 3 ans en prison sans bénéficier d’un procès. Elles constituent pour les autorités et l’opinion centrafricaine une lutte contre l’impunité et le retour de l’autorité de l’Etat.

 

La défense des accusés est assurée par Me Koutou, le seul avocat de la préfecture  « engagé par l’Association du Barreau américain (ABA) ». Mais avant la tenue de ces assises, les acteurs du secteur judiciaire de l’Ouest craignaient les représailles des groupes armés « si on juge un membre ou un affilié du groupe armé influent ».

 

L’ouverture de la session criminelle de Bouar intervient après celle de Bangui, qui a eu lieu du 23 aout au 23 septembre 2016.

 

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 03:03
L’absence de toilettes publiques, un problème en Centrafrique

 

 

 

 

APA-Bangui(Centrafrique)  novembre 19, 2017 à 12:59 S’il y a une chose dont on ne donne pas d’importance en Centrafrique, ce sont les toilettes publiques.

 

Le constat est d’actualité à l’occasion de la célébration ce dimanche de la journée mondiale des toilettes.

 

Certaines familles mais aussi des administrations publiques n’en disposent pas. Cette situation s’explique par des habitudes régionale et culturelle selon certaines personnes interrogées par APA.

 

Mireille Yamaganda, une sociologue dit avoir remarqué que dans les zones du pays où il y a des cours d’eau, les populations préfèrent déféquer dans l’eau.

 

Cependant ceux qui habitent les forêts et savanes, se soulagent à l’air libre dans la brousse.

 

Rares sont les personnes qui creusent un trou pour en faire une toilette dans ces milieux. Ces zones ne disposant pas des toilettes publiques.

 

Ces comportements provoquent des maladies contagieuses si bien que pour barrer la route à cela des agences du système des Nations Unies telles que l’Unicef ou l’Unfpa financent la construction des latrines dans les villages pour empêcher la défécation à l’air libre, source de propagation de maladies dans les communautés.

 

Les administrations publiques  du pays aussi manquent de toilettes publiques ou encore si elles en possèdent, elles sont mal entretenues.

 

Une fois, une radio privée de Bangui  sollicité auprès d’un département ministériel, l’autorisation de réaliser un reportage sur les toilettes publiques dans le département, le ministre a refusé de leur accorder l’autorisation jugeant leur demandant inopportune.

 

Cela montre à suffisance le manque d’importance que les Centrafricains accordent à l’existence des toilettes ou latrines publiques dans leur communauté.

 

Au niveau de telles administrations, lorsque le personnel a la diarrhée, il ne va jamais au travail faute de lieu pour se soulager.

 

Pour uriner le personnel de certaines administrations se cache derrière un arbre s’il en existe dans le département ou au coin d’un bâtiment.

 

Dans les établissements scolaires, ces toilettes existent mais sont mal entretenues. Celles que les enseignants utilisent au moins sont tenues propres mais celles des élèves manquent d’entretien.

 

Ainsi les élèves pissent parfois au coin des bâtiments scolaires. Les urines dégagent des odeurs nauséabondes dans les écoles et lycées quand il fait très chaud.

 

Ingrid Yongalo, une élève dans un établissement scolaire de Bangui, affirme qu’avant de venir au cours, elle prend toutes ses précautions pour ne pas sentir un besoin à l’école. Cependant, elle a déclaré, un jour n’ayant pas pris ses dispositions, elle n’a pas pu supporter de rester plus de 3 minutes dans une toilette de leur école à cause de la mauvaise odeur qu’elle dégageait.

 

Si certains milieux comme les administrations publiques manquent de toilettes publiques les places privées en disposent et sont bien entretenues.

 

Pour Igor Tatolo, un comptable dans une banque a expliqué que les toilettes dans les administrations privées sont très bien nettoyées à tel point qu’on peut se permettre de s’y cacher et même y manger en cas de difficulté sécuritaire.

 

Comme solution au problème de manque de toilette publique la municipalité de Bangui a envisagé construire des lieux d’aisance dans certaines places publiques, payables avant l’utilisation.

 

C’est ainsi que dans les hôpitaux, les jardins publics, à la Mairie il en existe. Le tarif est de 50 fcfa par utilisation. Cependant le nombre de ces latrines reste tout de même restreint par rapport à la population de Bangui

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 03:01
Les pierres précieuses ne rapportent presque rien à la Centrafrique

 

 

 

 

http://www.lexpressiondz.com Lundi 20 Novembre 2017 09:15

 

Le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli-Fatran, a déclaré dimanche que les pierres précieuses extraites en République centrafricaine (RCA) ne rapportent presque rien à l'Etat, et encore moins aux artisans miniers. M. Mboli-Fatran, qui revenait d'une conférence internationale sur le diamant africain organisée à l'intention de dix pays producteurs et exportateurs par le Conseil mondial du diamant à Bruxelles, a indiqué que la gestion des ressources naturelles et la répartition des bénéfices issus du commerce du diamant africain, entre l'Etat et les producteurs, étaient parmi les questions abordées à cette occasion.

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:59

 

 

 

 

Par RFI Publié le 18-11-2017 Modifié le 18-11-2017 à 01:03

 

Les relations entre le gouvernement centrafricain et la communauté internationale sont au plus mal depuis deux semaines et la nomination des officiers de police judiciaire devant oeuvrer dans le cadre la Cour pénale spéciale. Le ministre de la Justice est suspecté d'ingérence et les bailleurs menacent de couper les financements.

 

Alors que la Cour pénale spéciale se met lentement en place, le 6 novembre dernier, deux juges internationaux et vingt officiers de police judiciaire centrafricains ont prêté serment. Bien qu'invités à cette cérémonie, la Minusca et les bailleurs de fonds, qui financent en partie la CPS, avaient brillé par  leur absence.

 

En raison, la partialité du choix de ces dix policiers et dix gendarmes chargés d'accompagner la Cour dans ses enquêtes. A l'origine, le 29 septembre, le comité de sélection de la CPS avait recommandé vingt noms au ministère de la Justice.

 

C'est là que Flavien Mbata, le Garde des Sceaux, est intervenu en modifiant cette liste au prétexte qu'une ethnie était trop représentée. Il a alors inscrit le nom de dix nouveaux officiers de police judiciaire, une pratique contraire aux règles de la Cour pénale spéciale. Le 6 octobre, le décret était validé et signé par le président Touadéra.

 

Ce qui a fait bondir la communauté internationale, accusant l'exécutif centrafricain d'ingérence dans la bonne marche de cette institution encore fragile et censée être indépendante de toute pression politique.

 

Depuis plusieurs jours, des réunions ont lieu pour tenter de régler cette affaire. Toujours est-il que la formation de ces officiers de police judiciaire, qui devait débuter lundi prochain, a été repoussée à une date encore inconnue et que certains bailleurs ont dès à présent suspendu leurs financements jusqu'à ce qu'une voie de sortie ait été trouvée.

 

RCA: le ministre de la Justice suspecté d'ingérence dans la Cour pénale spéciale
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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:55

 

 

 


French.china.org.cn | Mis à jour le 18-11-2017

 

Des positions défavorables de certains groupes armés contre l'installation des préfets et des sous-préfets sont jugées "inacceptables" par les Nations Unies, a-t-on appris d'un communiqué de presse publié jeudi par la mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA).

 

"Les positions exprimées par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) s'opposant au déploiement des préfets et sous-préfets dans certaines localités sont inacceptables", a déclaré le porte-parole de la mission onusienne MINUSCA Vladimir Montéro.

 

"La présence de l'autorité de l'Etat ne peut faire l'objet d'aucun chantage car permettant d'assurer la protection de la population civile", ainsi poursuit dans le communiqué le porte-parole de la MINUSCA.

 

Au mois d'octobre dernier, la MINUSCA a suggéré que l'installation des préfets, qu'elle devrait appuyer dans le cadre du rétablissement de l'ordre et de la sécurité dans les régions, était nécessaire à la restauration de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire de la République centrafricaine (RCA) et à la résolution des conflits.

 

Deux groupes rebelles, le MPC et le FPRC, avaient opposé une fin de non recevoir à l'installation du préfet de la Nana-Gribizi (centre-nord), Augustin Tombeau, à qui ils ont recommandé de se présenter dans la ville centrafricaine de Kaga-Bandoro (centre-nord), comme un citoyen ordinaire, presque sans éléments de sécurité, sans quoi, il prendrait cela comme étant de la provocation. En réponse, ils réagiraient.

 

Il ne faut pas perdre de vue que c'est à dessein que le gouvernement a affecté M. Tombeau dans la Nana-Gribizi, puisqu'il est colonel de l'armée centrafricaine (FACA).

 

A l'heure actuelle, la plupart des préfets ont rejoint leurs postes. Ce sont notamment le commandant Auguste Syllo du Mbomou, Dounda née Philomène Gbéko de la Mambéré-Kadeï, Victor Bissékoin de la Ouaka, etc.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la MINUSCA condamne l'opposition des groupes armés à l'installation des préfets et sous-préfets
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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:49
République centrafricaine: Les Casques bleus dans un pays «assis sur une bombe»
République centrafricaine: Les Casques bleus dans un pays «assis sur une bombe»

 

 

 

 

http://www.ledevoir.com 18 novembre 2017 | Adrienne Surprenant - Collaboration spéciale à Bangui, République centrafricaine |

 

 

Le jour où Ottawa a annoncé qu’il revoyait la façon de s’engager dans les missions de paix de l’Organisation des Nations unies (ONU), celle-ci a annoncé qu’elle enverrait 900 Casques bleus de plus en République centrafricaine (RCA). Sur le terrain, la recrudescence des violences est palpable et, plus que jamais, les forces de l’ONU — la MINUSCA — sont essentielles.
 

« Sans les forces des Nations unies, la Centrafrique ne serait pas debout. Le gouvernement centrafricain ne contrôle que Bangui, et à grand-peine », nous dit le cardinal Dieudonné Nzapalainga. Il a pu le constater de visu, il revient tout juste de la ville d’Alindao, actuellement aux mains de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des 14 groupes armés qui se partagent le contrôle de l’arrière-pays.

 

« Ici, c’est le business de la guerre, la religion est seulement un prétexte, un écran », explique le cardinal. Le dimanche 12 novembre, officiant la messe à la cathédrale de Bangui, il a répété qu’il faut « arrêter le cycle de violence », car les Centrafricains « ont déjà trop souffert ».

 

La veille, chrétiens et musulmans organisaient une fête pour réunir les deux communautés au rythme de la rumba centrafricaine du groupe Nouvelle Écriture. Le bar était bondé lorsqu’une grenade a été lancée dans la foule. Emmanuel Ngallos raconte l’avoir vue glisser sur ses synthétiseurs, puis rouler sur le plancher avant de tomber dans un trou. « C’est le manque de finition de la construction qui m’a sauvé », raconte le musicien de 35 ans, blessé au ventre et aux bras par des éclats de grenade. Il est sous le choc, mais surtout inquiet : « Je ne veux pas que les gens retombent dans la violence à cause de ce qui s’est passé samedi. Je suis un artiste, un martyr de la paix. Mais mon seul regret est que les autorités ne viennent me visiter qu’au moment où il y a eu un incident, et pas avant, pour participer à des initiatives de paix. »

 

Dans ce pays traversé par des rumeurs qui ravivent à toute vitesse les violences sectaires, le moindre incident peut vite dégénérer : au cours de la soirée du concert et le lendemain, la grenade et les représailles ont tué au moins cinq personnes, et blessé une vingtaine d’autres. Cela faisait près d’un an que pareille suite d’agressions n’avait pas eu lieu dans la capitale. Au courant de la semaine, entre les rumeurs d’assassinats et les morts réels, la ville est restée sous tension. Douloureux rappel que depuis le coup d’État qui a démis le président Bozizé en 2013, le conflit a forcé un Centrafricain sur cinq sur les routes de l’exil, à l’intérieur de la RCA, ou dans les pays frontaliers.

 

De crise identitaire et politique à conflit confessionnel

 

Dans la nuit de lundi, en patrouille avec son bataillon, César, sergent-major du commando portugais de Casques bleus, raconte l’arrivée de ses troupes dans la ville « fantôme » de Bocaranga, qui était occupée par le groupe armé 3R. « Tout le monde avait fui. Ici, ce n’est pas comme lutter contre le terrorisme. Il y a deux camps [les anti-Balakas et les ex-Sélékas]. »

 

Le conflit centrafricain est souvent décrit comme opposant les mouvements d’autodéfense chrétiens anti-Balakas aux ex-Sélékas, à majorité musulmane. Mais il puise ses racines plus profondément, selon Ali Ousman, coordinateur des Associations musulmanes de Centrafrique (COMUC) : « La Centrafrique vit une crise identitaire et politique qui a dégénéré en un conflit confessionnel. Nous sommes assis sur une bombe, car on ne veut pas régler le problème de fond. Là où on voile le problème, c’est l’endroit où il faut creuser. Il y a un manque de prise de conscience de la part de l’élite, des intellectuels, des politiciens. Les gens sont manipulés », confie celui qui a créé un centre d’écoute et d’orientation, documentant les abus perpétrés tout au long de la crise, par les « deux camps ».

 

« Un coup d’épée dans l’eau » ?

 

Alors que les Casques bleus portugais traversent en blindé le marché de Pk5, épicentre des violences en 2014 dans un quartier à majorité musulmane, les quelques personnes assises sur les étals vides pour la nuit crient à leur passage. Des « Cristiano Ronaldo » sympathiques aux regards hargneux, la perception des troupes onusiennes est partagée.

 

« Leur mission est de la protection civile, mais ils ne le font pas à plein temps. Si les 900 viennent travailler [de la même façon], c’est un coup d’épée dans l’eau. Est-ce que ces 900 vont venir répondre aux besoins de la population qui est la protection ? » questionne Moussa Ibrahim, acteur de la société civile et signataire du Pacte de non-agression de 11 février 2016.

 

« Aujourd’hui, on assiste à une dégradation de la situation à laquelle on s’efforce de répondre, souligne de son côté Vladimir Monteiro, porte-parole des forces des Nations unies en Centrafrique. Depuis son arrivée en Centrafrique, la MINUSCA prévient un risque de violence à très grande échelle. Elle a permis la sécurisation du référendum, puis des élections, a protégé les populations et empêché les actions de groupes armés. »

 

La stratégie dévoilée par Justin Trudeau cette semaine esquisse de possibles interventions à la carte, selon les besoins de l’ONU, plutôt que l’envoi de Casques bleus canadiens dans une ou deux missions spécifiques. L’ONU a déterminé trois théâtres d’opérations prioritaires : la Centrafrique, le Mali et le Soudan du Sud. Est-ce à dire que le Canada y interviendra ? Il est trop tôt pour le dire.

 

Le premier ministre a aussi dit qu’il comptait appuyer financièrement le recrutement des femmes dans les Casques bleus. Le besoin de leur présence sur le terrain se fait sentir : « Les femmes sont très importantes au sein de la mission, autant dans la partie civile que militaire. Elles permettent d’atteindre une partie de la population touchée fortement par les violences, et les violences basées sur le sexe », explique Monteiro. En 2016, puis en 2017, les Casques bleus en Centrafrique ont d’ailleurs été au coeur de scandales d’agressions sexuelles.

 

La réalisation de ce reportage a été rendue possible grâce à une bourse de l’International Women’s Media Foundation (IWMF).

 

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 02:45
CPI : les victimes de Bemba demandent des réparations individuelles

 

 

CPI : les victimes de Bemba demandent des réparations individuelles

 

http://maliactu.net  20 novembre 2017

 

Plus de 5.000 victimes de crimes de guerre commis en Centrafrique pour lesquels a été condamné l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba demandent des réparations individualisées devant la Cour pénale internationale (CPI).

 

« La plupart des victimes rencontrées ont tout perdu et insistent pour que des compensations individuelles soient attribuées » par la CPI, a fait savoir la Fédération internationale des ligues des Droits de l’homme (FIDH) dans un communiqué lundi.

 

L’ancien riche homme d’affaires de 55 ans avait été condamné à une peine de 18 ans de prison par la CPI en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC) entre octobre 2002 et mars 2003, en Centrafrique.

 

Alors que la CPI a commencé à se pencher sur les demandes en réparation, la FIDH a publié un rapport présentant les résultats d’une enquête menée en juin auprès de douze victimes de violences sexuelles et exactions commises par les troupes de M. Bemba.

 

« Elles continuent à vivre dans leur chair et leur mémoire les conséquences des crimes et des traumatismes subis », a rapporté la FIDH. « Si les réparations sont tardives, elles sont néanmoins une exception dans un pays ravagé par l’impunité et les exactions violentes des groupes armés », ajoute-t-elle.

 

Jean-Pierre Bemba a interjeté appel de sa condamnation, dénonçant des « vices de forme » et évoquant notamment l’arrestation de son avocat durant le procès.

 

Il s’agira de la troisième ordonnance de réparations dans l’histoire de la CPI, quinze ans après sa fondation.

 

En août, la Cour a déclaré qu’un jihadiste malien avait provoqué pour 2,7 millions d’euros de dégâts en faisant détruire en 2012 des mausolées de la cité historique malienne de Tombouctou.

 

Et en mars, la CPI avait attribué 250 dollars « symboliques » à chacune des 297 victimes d’un ancien chef de milice congolais, Germain Katanga, condamné en 2014 à douze années de détention. Le total des préjudices physiques, matériels et psychologiques s’élevait à 3,75 millions d’euros, selon la Cour.

 

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