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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:47

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-26 16:07:51 Deux projets concernant le secteur eau et assainissement de Bangui et quatre préfectures ainsi que l’interconnexion des réseaux électriques entre la RCA et la RD Congo ont été lancés ce mercredi à Bangui pour un coût total de plus de vingt deux milliards, fournis par la Banque africaine de développement.


Les travaux ont été lancés par les ministres de l'Energie, Jacques Mboliadas, du Plan, Florence Limbio, et le représentant résident de la BAD basé à Yaoundé, Modibo Sangare.


‘'Au titre des résultats attendus, nous pouvons citer, entre autres, l'augmentation de la puissance hydroélectrique de Boali 1 et 2 de 18 à 28 mégawatts et la puissance thermique de Bangui de 2,2 à 8 mégawatts et le raccordement des 40 milles nouveaux abonnés avec des compteurs à prépaiement'', a déclaré à cette occasion Jacques Mboliadas.


Au regard de l'importance que revêt ces projets pour le développement du secteur de l'énergie et de l'eau, il a ajouté : ‘'j'attire l'attention des responsables chargés de la mise en œuvre desdits projets sur l'obligation de résultat à laquelle ils sont astreints''.

‘'Ces deux projets, a pour sa part souligné M. Sangare, contribueront à l'amélioration des conditions de vie de la population de Bangui et de ses environs en facilitant l'accès à l'électricité, à l'eau potable et aux services d'assainissement''.


Il a ajouté que ‘'Le lancement de ces deux projets témoigne l'engagement de la BAD à accompagner la RCA dans ses efforts de restauration de ses services sociaux de base pour le bien-être de la population, de la réduction de la pauvreté et du rétablissement de la paix sociale''.

 

http://www.apanews.net/article_read-810687-vingt-milliards-de-la-bad-pour-l--eau-et-l--assainissement-de-bangui.html#sthash.Szhcx6u5.dpuf

Vingt milliards de la BAD pour l'eau et l'assainissement de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:29

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-26 16:27:28 - Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a octroyé 12 milliards de FCFA au gouvernement centrafricain pour la mise en œuvre du Projet d’appui au cycle électoral (PACEC), aux termes d’une convention signée à Bangui.


L'accord dans ce sens a été signé mardi par la ministre du Plan, Florence Limbio, le ministre de l'Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou, et le représentant résident du PNUD en Centrafrique, Aurélien Agbonency.


‘'La signature des documents du projet d'appui au cycle électoral 2014-2016 est une étape importante pour le retour de ce pays à une vie constitutionnelle normale. C'est un acte significatif pour la consolidation de la démocratie et le retour de la paix'', a indiqué le représentant résident du PNUD, Aurélien Agbonency.


Pour sa part, la ministre du Plan a déclaré que ‘'La cérémonie qui nous réunit constitue ce jour donc un signal fort à tous ceux qui, de bonne foi ou non, pensaient, voire continuent de croire à une transition sans fin. Cet acte donne la preuve de la volonté d'un retour à, l'ordre constitutionnel''.


Selon Florence Limbio, le respect du calendrier proposé par l'autorité nationale des élections (ANE) dépend des ressources que ‘'nous y mettrons ensemble''.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=810689#sthash.eZSqL9i0.dpuf

Douze milliards du PNUD pour l'appui aux élections en RCA
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Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 15:17

 

 

 

 

 

La situation de l’école en RCA incline à penser que ce secteur de la vie publique du pays n’a jamais été une préoccupation majeure et permanente des pouvoirs publics successifs. En témoigne éloquemment l’état de décrépitude dans lequel se trouve l’école centrafricaine. Etat de délabrement tant sur le plan de la qualité des études que sur celui des conséquences matérielles des établissements chargés d’accueillir l’enseignement.  L’école centrafricaine est aujourd’hui hélas laissée à l’abandon sans que cela n’émeuve, le moindre du monde, les gouvernants dont c’est la responsabilité. Ce qui n’est, évidemment, pas sans conséquence sur l’avenir du pays.

Doit-on, pour autant, rester les bras croisés ou laisser les choses se dégrader continûment sans réagir au risque de porter sa part de responsabilité? Je répondrais par la négative. Car, je pense qu’il est de mon devoir de citoyen, ayant pu bénéficier de l’éducation grâce à l’effort de l’Etat centrafricain, ayant l’amour de mon pays chevillé au corps et cœur de proposer des pistes de solutions.

 

Pour sortir de cette impasse éducative, il faut une volonté politique clairement affirmée et exprimée au sommet de l’Etat (I) mais il faut également réhabiliter le système d’enseignement supérieur grâce auquel le pays pourra affronter les grands défis de demain (II). La jeunesse dit-on, c’est l’avenir du pays et on ne peut tourner impunément le dos à l’avenir.

 

I. Une volonté politique clairement affirmée et exprimée au sommet de l’Etat

 

Remédier à la crise de l’école centrafricaine nécessite une volonté politique très affirmée de la part des pouvoirs publics. Circonstance qui a malheureusement manqué jusque-là. Pour rattraper le retard de la RCA dans le domaine de l’éducation nationale, il faut tout d’abord consacrer un vaste programme de construction de collèges et lycées sur l’ensemble du territoire national (A), ensuite créer des cycles de formation professionnelle (B) et assurer la formation continue des enseignants du secondaire (C).

 

A. La mise en œuvre d’un vaste programme de construction de lycées et collèges sur l’ensemble du territoire national

Force est de relever avec regret que les rares lycées et collèges qui existent dans le pays ont été construits à l’époque coloniale. Cela veut dire que depuis que la RCA a accédé à la souveraineté nationale, pratiquement aucun collège et lycée n’a hélas vu le jour. Ce, au grand dam de la jeunesse centrafricaine. Cela est dur à reconnaître mais c’est une vérité d’évidence. Si je ne m’abuse, je crois savoir que le dernier lycée construit- pour ne prendre que le cas de Bangui que je connais le mieux-, date de l’époque du règne de Bokassa- je pense notamment au lycée Jean Bedel Bokassa qui a été débaptisé, plus tard, à la faveur du retour au pouvoir du président David Dacko en  septembre 1979, pour être rebaptisé lycée des martyrs. Depuis cette période, plus rien n’a été fait. En dehors du lycée scientifique que le président André Kolingba avait érigé au milieu des années quatre-vingt dans sa région natale (Basse-Kotto) et qu’il avait pompeusement baptisé « Cécile Digo » du nom de sa défunte mère. Aussi, je serais curieux de savoir ce qu’est devenu ce fameux lycée scientifique implanté à Kembe.

 

Comment en est-on arrivé à cet état de fait ? Qu’ont-ils fait les ministres qui se sont succédé, depuis les indépendances à ce jour, à la tête du ministère de l’éducation nationale. A dire vrai, rien mais absolument rien a été fait. Car, à l’analyse, le bilan se révèle nul. Je mets au défi quiconque- je pense ici surtout à nos braves ministres- de m’apporter la preuve contraire.

 

Chers compatriotes, cela n’est pas normal ; cela sort de l’entendement. Le bilan de nos pouvoirs publics en matière éducative est très négatif. On a coutume de dire que la jeunesse, c’est l’avenir et on ne tourne pas le dos à l’avenir. La jeunesse centrafricaine a toujours été sacrifiée. Elle a toujours été le parent pauvre des programmes de réformes économiques et sociales. Cela ne peut plus continuer, cela ne doit plus continuer. Il faut changer radicalement de cap ; de logiciel.

 

C’est pourquoi, je propose de consacrer une part importante de la richesse nationale- 40% du budget national- au secteur de l’éducation nationale sur à peu près dix années consécutives afin de rattraper ce retard éducatif abyssal.

 

L’éducation nationale doit devenir la priorité des priorités nationales. D’autres pays du continent l’ont expérimenté et cela a été, pour eux, un franc succès.

 

Cela passe nécessairement par un vaste programme de construction de lycées et collèges sur l’ensemble du territoire de la République. L’Etat doit se fixer le pari de bâtir au moins seize nouveaux lycées et collèges d’enseignement général, technique et professionnel et dotés des équipements didactiques et de dernière génération dans les chefs lieux des seize préfectures et toutes les sous-préfectures que compte le pays. Ce ne sont pas les terrains qui manquent. Cela passe par une politique généreuse d’attribution de bourses d’études en faveur des élèves méritants issus de familles défavorisées et de bourses d’excellence au bénéfice des meilleurs de nos élèves. La démocratisation de l’éducation a l’avantage de fixer les élèves sur leur terroir d’origine.

 

Il n’est pas rare de voir des salles de classes surchargées, mettant ainsi les enseignants dans la quasi impossibilité de suivre individuellement leurs élèves. Il est évident que ce caractère pléthorique des effectifs de l’éducation nationale est très préjudiciable à la qualité des formations.

 

B. La création de cycles de formation professionnelle

En dehors du lycée technique de Bangui qui offre de rares filières de formation technique, il n’existe quasiment pas d’autres lycées techniques ou professionnels sur l’ensemble du territoire national. Il faut reconnaître que tout le monde n’a pas vocation à suivre une formation d’enseignement général. Certains élèves démontrent plus aptitudes dans les disciplines techniques quand d’autres ont plus de capacités dans les disciplines de l’esprit ou scientifiques. Ainsi, nul ne doit être laissé sans solution au bord de la route.

 

L’Etat doit s’occuper de tout un chacun selon ses facultés intellectuelles. C’est pourquoi, je propose de démocratiser l’enseignement technique et professionnel dans tout le pays afin de répondre, entre autres,  aux besoins de l’économie nationale. Des élèves bien formés ont plus de chance d’être employables sur le marché du travail.

 

En définitive, il s’agit de mettre l’accent sur les formations préparant à l’acquisition d’un métier. Quitte à rendre obligatoire le suivi ou l’orientation vers ces filières professionnelles après deux échecs non justifiés en classe de 3è.

 

 

C. La mise en place d’un programme de formation continue en direction des enseignants du secondaire  

Depuis plusieurs années, ajoutées aux périodes d’années blanches et celles des crises politico-militaires à répétition, la qualité de l’enseignement n’a cessé de se dégrader. Aujourd’hui, en Centrafrique, il n’est pas rare de voir un élève de terminal éprouver beaucoup de mal à s’exprimer et à écrire correctement dans la langue de Molière. Ce qui ne présage rien de bon pour la poursuite de ses études au niveau du supérieur. Cela veut dire que les savoirs de base n’ont pas été acquis.

 

Force est de reconnaître qu’aucune mesure significative n’a prise pour enrayer cette baisse continue du niveau des études en Centrafrique. C’est comme si cela n’est pas le souci- loin s’en faut- des ministres  qui ont conduit les destinées de l’éducation nationale.

 

Afin d’améliorer la qualité de l’enseignement en RCA, l’Etat doit s’atteler à la formation continue de ses enseignants. Des enseignants, en permanence ou à intervalles réguliers, bénéficiaires des programmes de recyclage sont la garantie de pouvoir dispenser de cours de qualité au profit des élèves. C’est la condition de faire de nos enfants de véritables acteurs de développement économique et social, des citoyens responsables.

 

Les mesures de réformes de l’éducation nationale ne vont pas sans celles de l’enseignement supérieur.

 

II. La réhabilitation du système de l’enseignement supérieur

 

Point n’est besoin de revenir sur le fait que depuis sa création au début des années 1970 à ce jour, la qualité de l’enseignement dispensé à l’Université de Bangui n’a pas été au rendez-vous, loin s’en faut. A la faveur des crises politiques à répétition, elle en a subi le contrecoup. Sans compter que la volonté politique n’a pas, non plus, été à la hauteur des enjeux. Du coup, cette volonté politique n’a pas prévu la mise en place de la diversification des disciplines au niveau de l’enseignement supérieur (A) et de la prolongation des cycles de formation dans le cadre de la réforme des licence, mastère et doctorat -LMD- (B) ainsi que la poursuite de la formation continue au bénéfice des enseignants du supérieur (C).

 

A. La mise sur pied de la diversification des disciplines de l’enseignement supérieur

Je suis, une fois de plus, au regret de constater qu’en dehors des filières classiques enseignées à l’ouverture de l’Université de Bangui, aucune autre filière nouvelle n’a été développée à ce jour ou presque. Ce, au grand dam de nos étudiants. Il est temps de développer les filières innovantes aptes à servir les ambitions de l’économie nationale. On ne peut plus rester uniquement sur les disciplines des sciences humaines, sociales, médicales et les sciences pures.

 

L’université doit diversifier son offre d’enseignement pour créer des filières nouvelles comme le commerce, le marketing, la communication, le management, l’informatique, les télécommunications, les cycles d’ingénieur dans les domaines que requièrent les exigences de notre économie, etc.

 

Cela aurait l’avantage de dispenser l’Etat de devoir envoyer ses étudiants boursiers à l’étranger et au prix fort pour pouvoir être formé ou poursuivre les formations de leur choix. C’est là encore une question de volonté politique qui est en jeu et qui a hélas manqué aux autorités.

 

B. La mise en place de la prolongation des cycles de formation

 

A ce jour et sauf erreur de ma part, les cycles de formation universitaires s’achèvent au niveau du mastère selon les cas et dans le meilleur des cas. Il est impératif  de prolonger les cycles de formation au niveau doctoral.

 

L’objectif étant de former des cadres nationaux de haut niveau capables, le moment venu, de prendre le relais et surtout de satisfaire les besoins de notre économie. Cela éviterait également à l’Etat de devoir envoyer nos étudiants à l’étranger à des coûts exorbitants pour nos maigres finances publiques.

 

C. La poursuite de la formation continue des enseignants du supérieur

 

Un enseignement de qualité dispensé suppose des enseignants de qualité. L’Etat doit régulièrement former ses enseignants aux derniers outils de la connaissance afin de mieux prendre en main les étudiants appelés à prendre les rênes du pays.

 

Il est un secret de polichinelle qu’aujourd’hui et sans vouloir leur jeter inutilement l’opprobre de nombreux étudiants issus de l’Université de Bangui ont parfois beaucoup de peine à s’exprimer correctement et à rédiger correctement. Cela est difficilement compréhensible à ce niveau d’études. Ces lacunes sont aussi dues à un déficit de formation continue des enseignants sensés prendre en charge l’éducation de ces jeunes gens.

 

Le suivi de l’enseignement doit être assuré à la base par les professeurs.

 

                                                                                              Fait à Paris, le 26/11/2014

 

 

                                                                               Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM

Remédier à l’effondrement du système éducatif et de formation en RCA : comment enrayer l’état de délabrement avancé de l’école centrafricaine par Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM
Remédier à l’effondrement du système éducatif et de formation en RCA : comment enrayer l’état de délabrement avancé de l’école centrafricaine par Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 14:24

 

 

 

 

(Voix de l’Amérique) mercredi, novembre 26, 2014 Heure locale: 13:12

 

Lorsque l’armée centrafricaine s’est retirée du secteur de Ndassima, les ex-Séléka se sont présentés comme les nouveaux protecteurs des prospecteurs - tout en profitant de leur labeur.

 

L'exploitation de la mine d'or de Ndassima, propriété de la société canadienne Axmin, a été arrêtée en 2011, du fait de l'insécurité croissante en République centrafricaine (RCA). Par la suite, les rebelles de l’ex-Séléka se sont emparés du site, qu’ils contrôlent à ce jour. Pour le gouvernement de Bangui, c’est un trou dans les caisses de l’Etat, signale notre correspondante en RCA, Katarina Hoije.

 

En 2013, un effondrement dans cette mine de Ndassima avait fait une vingtaine de victimes, amenant le président de l’époque, le chef rebelle Michel Djotodia, à décréter un deuil national. Aujourd’hui, les Séléka exploitent toujours le site, dont ils se sont emparés. Plusieurs milliers de personnes s'y sont installées et pratiquent l'exploitation artisanale. Les autorités locales sont impuissantes. Ce sont les ex-rebelles qui achètent l’or, explique un mineur, Frédérique Ningando. 

 

Lorsque l’armée centrafricaine s’est retirée du secteur de Ndassima, les Séléka se sont présentés comme les nouveaux protecteurs des prospecteurs. C’était pour profiter de leur labeur, affirme un commerçant, Ibrahim Kodegeue, qui achète de l’or aux mineurs.

 

Ces derniers se rendent également à Bambari, la localité la plus proche, pour vendre leur or aux commerçants. Des Tchadiens ou des Soudanais qui ont remplacés les dealers qui venaient de Bangui. Les ex-Séléka contrôlent la route qui mène à Bambari. Selon Kodegue, ils servent souvent d’intermédiaire, tout en assurant la sécurité. Il faut coopérer avec eux jusqu’au retour de l’autorité centrale, ajoute Kodegeue.

 

Mais à Bangui, les trafics de ressources naturelles ont un impact dévastateur sur le gouvernement intérimaire, qui se trouve privé des revenus mêmes qui pourraient l’aider à rétablir son autorité.

 

Les trafiquants déménagent leurs minerais hors des frontières, d’autant que l’Etat centrafricain perçoit une taxe à l’exportation sur les diamants chiffrée à 12 %, contre 3,2 % en République démocratique du Congo (RDC) et 5 % au Congo Brazzaville. Par ailleurs, le Cameroun impose moins l’or que la Centrafrique.

 

Les sociétés minières redoutent qu’avec l’intégration du Cameroun au sein du Processus de Kimberley, la fraude n’augmente. En mai 2013, Bangui a été suspendu du processus de Kimberley, le système international de certification des diamants bruts.

 

Les mineurs de Ndassima souffrent de cet embargo, mais le commerce se poursuit, ajoutent-ils.

 

Impossible de prédire si, et quand, la société canadienne Axmin reviendrait à Ndassima. En dépit du déploiement en Centrafrique de soldats de maintien de la paix français et onusiens, la violence perdure. Par ailleurs, en septembre, une partie de la mine s’est effondrée, ensevelissant au moins 27 mineurs artisanaux. Depuis, la production a repris, au péril des vies humaines.

RCA: la mine d'or de Ndassima, toujours aux mains de la Séléka
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 04:14

 

 

 

  2014-11-25 11:06:04  (xinhua)

 

Une mission humanitaire de l'ONU a visité une ville en République centrafricaine suite à une flambée de violences qui a fait au moins trois morts et 14 blessés, a annoncé lundi le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

Dans un communiqué de presse, l'OCHA a confirmé que le 22 novembre, une mission composée de personnel humanitaire de son équipe dans le pays, d'un représentant du ministère des Affaires humanitaires et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a visité la ville de Zémio près de la frontière de la République démocratique du Congo (RDC), afin d'évaluer la situation humanitaire après une flambée de violences intercommunautaires.

 

La crise à Zémio, qui abrite une communauté mixte de chrétiens et de musulmans, est le premier grand incident intercommunautaire dans le sud-est de la RCA depuis que la crise a éclaté en 2012.

 

Les violences à Zémio ont fait trois morts, au moins 14 blessés et ont entraîné le déplacement de 3000 personnes. 

 

La mission a demandé à toutes les parties concernées de mettre fin à la violence et d'assurer la restauration de l'ordre social dans la région.

 

Les acteurs humanitaires, en coordination avec les autorités locales, aident à atténuer les violences intercommunautaires et à assurer le respect des espaces humanitaires pour autoriser l'accès de toutes les populations affectées, indique le communiqué de presse.

 

Un groupe de hauts responsables de la mission est resté à Zémio afin de faciliter et soutenir le processus de médiation, selon la même source.

Une mission humanitaire de l'ONU en Centrafrique pour évaluer la situation humanitaire
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 03:58

 

 

 

 

25/11/2014 à 15:26 Par Vincent Duhem (Jeune Afrique)

 

Les experts des Nations unies sur la Centrafrique ont demandé au Conseil de sécurité de sanctionner une dizaine de personnalités dont l'ancien président Michel Djotodia. Tous verraient alors leurs avoirs financiers bloqués et seraient interdits de voyager.

 

Depuis sa villa de Cotonou où il coule des jours paisibles en exil, Michel Djotodia doit commencer à avoir les oreilles qui sifflent. Car son nom pourrait rapidement venir garnir la liste des personnes sanctionnées par les Nations unies. C'est en tout cas le souhait du groupe d'experts de l'ONU sur la Centrafrique, comme l'a révélé RFI mardi 25 novembre.

 

Selon plusieurs sources, diplomatiques et onusiennes, l'ancien président fait partie d'une liste de dix ou douze personnes morales et physiques (et non sept), que les experts ont soumis au Conseil de sécurité lors de la remise de leur rapport final en octobre. Figurent sur cette liste des trafiquants de ressources naturelles et deux compagnies de diamants, Badica en Centrafrique et sa filiale en Belgique, Kardiam. Badica est dirigée par Abdoul-Karim Dan Azoumi, qui passe pour être un des financiers du coup d'État de la Séléka en mars 2013.

 

Les experts de l'ONU estiment que ces personnalités compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA. Il est notamment reproché à Djotodia, aujourd'hui président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC, une des trois composantes actuelles de l'ex Séléka), ses nombreuses références à la partition du pays.

 

"Le 17 août, un document non signé portant l’entête de Michel Djotodia et de Noureddine Adam [vice-président du FPRC, déjà sous sanctions onusiennes], appelant à l’indépendance de la République de Dar el-Kouti, a été communiqué à la presse", expliquent les experts dans leur rapport. "Il avait été envoyé par Mal-Mal Essen, un membre du FPRC connu pour être l’un des principaux idéologues de Nourredine Adam", ajoutent-ils.

 

Les membres du FPRC interrogés par le Groupe d’experts ont confirmé que le document reflétait les propos d'individus qui appartiendraient à la branche radicale du groupe. Et Djotodia a une nouvelle fois mentionné l'option de l'indépendance du nord-est de la Centrafrique dans une interview donnée le 3 septembre au quotidien béninois Matin Libre. Il propose alors deux solutions pour mettre fin au conflit en RCA : le retour au pouvoir de l'ex-Séléka ou la partition.

 

Cette liste d'une dizaine de noms est en ce moment examinée par les pays membres du Conseil de sécurité. Pour qu'une personnalité soit sanctionnée par l'ONU, il faut qu'un des États membres soumette son nom au comité de sanctions, qui statuera ensuite par consensus. "Le processus est en cours, confie une source diplomatique française. Des noms ont été proposés par les experts, il faut maintenant que tout le monde se mette d'accord, fasse le tri pour établir une liste équilibrée."

 

"Tout ça peut prendre du temps, conclu un fonctionnaire de l'ONU. Encore plus si certains États, comme la France, redoutent les conséquences politiques des sanctions contre Djotodia." En mai, l'ex-chef de la Séléka avait échappé à la première salve de sanctions de l'ONU, mais avait été épinglé par les États-Unis quelques jours plus tard (gel de ses éventuels biens et entrée interdite sur le territoire américain).

 

S'il était sanctionné, l'ancien président centrafricain verrait cette fois ses avoirs financiers bloqués et serait interdit de voyager. Notamment dans les pays du Golfe, où il a séjourné pendant plusieurs jours début octobre.

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Par Vincent DUHEM


 

Lu pour vous : ONU - Centrafrique : pourquoi les experts de l'ONU veulent sanctionner Michel Djotodia
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 03:55

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com     Mardi 25 Novembre 2014 - 15:35

 

L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, à la tête d’une forte délégation des chrétiens, femmes et hommes confondus de l’église catholique, a effectué le lundi 24 novembre une visite sur le site des Séléka du Camp BEAL pour apporter une aide aux ex-rebelles.

 

Ce don composé de nourriture préparée et distribuée sur place, a été convoyé par des véhicules mobilisés par CARITAS-Centrafrique. Pour l’Archevêque de Bangui, la visite de la délégation de l’église catholique dans ce site est riche de plusieurs enjeux. « Ici au Camp BEAL, vivent des hommes, des femmes et des enfants. Pour moi en tant qu’homme de Dieu, tous sont des enfants de Dieu, des êtres que le Seigneur a créés à son Image et que j’ai l’obligation de rencontrer. » a, déclaré Mgr Dieudonné Nzapalainga.

 

A propos de l’initiative de l’église catholique, l’Archevêque a indiqué qu’il ne pouvait pas rester indifférent à la misère de ses compatriotes. « Déjà, il y a trois jours, j’étais passé par là et j’ai vu la misère de tout ce monde qui est ici. Je ne pouvais pas rester indifférent. C’est pourquoi, j’ai lancé un appel à tous les chrétiens de l’église catholique, en leur disant qu’il est temps que nous venions à la rencontre de nos frères. Car dans l’évangile de Matthieu au chapitre 25, il est dit que si vous donnez un habit à un petit, c’est à  Jésus que vous l'avez fait. Pour nous chrétiens aujourd’hui, Jésus prend le visage de tous gens qui sont là », a-t- il expliqué.

 

Commentant ce geste, un prêtre s’est exprimé en ces termes : « Ce n’est pas  la prière que Nzapalainga est allé faire au Camp BEAL. C’est vrai que l’homme ne vit pas que de pain ; mais le pain est indispensable à l'intégrité physique de l’homme.»

 

Les conditions de vie dans ce camp sont non seulement précaires, mais aussi à peine supportables. « Notre première difficulté ici, c’est la faim et la santé. On nous a  apporté à manger et fait venir des médecins pour nous soigner, je suis très contente. J’émets aussi le vœu que les Centrafricains puissent pratiquer le pardon en vue de favoriser la réconciliation dans notre pays », a déclaré Nina Ringui, soldat gardienne de la paix cantonnée depuis le 5 décembre 2013. Elle a relevé que ce genre de geste peut contribuer au retour de la paix en Centrafrique.

 

« Les Centrafricains doivent reconstruire la RCA qui est très en retard par rapport aux autres pays parmi lesquels tous ces voisins. Je profite de cette occasion pour demander à tous mes frères de laisser les vielles pratiques d’enlèvement, de torture, etc. qui n’honorent pas notre pays. », a souligné pour sa part le commandant du site de Camp BEAL, Rodrigue Yamendji.

 

Pour faire face aux multiples besoins des personnes qui vivent au Camp BEAL, le Père Patrick Mbea projette l’installation d’une école transitoire pour la centaine d’enfants répertoriés sur place avec la perspective d’étendre l’initiative aux autres sites de cantonnement et d’autres camps des déplacés internes de Bangui. « Nous sommes en train de recenser ces enfants pour voir avec le concours de certains partenaires comme l’Unicef, la Minusca, comment faire pour ouvrir des classes d’instruction de ces enfants », a-t-il précisé. Le prêtre a ajouté que d’autres sites de la capitale seront visités, notamment le Camp RDOT où se trouvent des Anti-balaka.

 

Le Camp BEAL abrite depuis le 5 décembre 2013, 847 soldats de l’ex Séléka. Au  début du mois, ces soldats avaient menacé à faire exploser le dépôt des munitions du Camp BEAL, protestant contre le processus de leur transfèrement en provinces. Ils ont aussi dénoncé les mauvaises conditions de vie dans ce site.

 

Fiacre Kombo (stagiaire)

Centrafrique : les chrétiens catholiques volent au secours des ex-Séléka de Bangui
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 03:29

 

 

 

 

http://blogs.lexpress.fr/ le 25 novembre 2014 13H38 | par Vincent Hugeux

 

Refoulée par des tragédies jugées plus brûlantes, la Centrafrique glisse peu à peu hors des écrans-radars. Dommage. Car il suffit d’une rencontre pour mettre en évidence la persistance d’un foyer de tension plus étouffé que circonscrit, mais aussi discerner quelques lueurs d’espoir, si pâles soient-elles.

 

Voici le P. Bernard Kinvi, croisé jeudi dernier dans les locaux parisiens de l’ONG Human Rights Watch. Ce prêtre de l’ordre des Camilliens -les « serviteurs des malades »- dirige l’hôpital de la mission catholique de Bossemptélé, à 250 km à vol de colombe ou de faucon au nord-ouest de Bangui. Un établissement d’une cinquantaine de lits, dont la chronique, chaotique et convulsive, illustre les tourments de l’ancien Oubangui-Chari. Deux barbaries pour le prix d’une : placée pour son malheur sur le sentier de la guerre, la paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus aura connu tour à tour la sauvagerie des rebelles musulmans de la Seleka -et plus encore celle de ses supplétifs tchadiens-, puis la férocité des miliciens « chrétiens » anti-balaka.

 

Bernard et ses ouailles reviennent de loin. Début janvier, le personnel décide de fuir les exactions des assaillants venus du nord ; et devra à la messe d’adieu miraculeuse qui retarde son départ pour Bouar d’échapper à une attaque meurtrière. Partie remise. « Une semaine plus tard, raconte le prélat, je dois payer les salaires et laisser filer les soignants, médecin-chef compris. Me voilà seul avec deux religieuses infirmières et un blessé par balle sur les bras. Abattu, prostré dans mon bureau. Et là, surprise : le médecin a renoncé à s’éclipser. Bientôt, les autres reviennent. » Le P. Bernard réunit alors son équipe, forte d’une vingtaine de personnes, et lui met le marché en mains en ces termes : » Ici, on soigne tout le monde avec le même amour, sans distinction d’origine ou de confession. Seleka, anti-balaka, amis ou ennemis : je ne veux pas savoir d’où ils sortent ni ce qu’ils ont fait. Que ceux à qui cette règle ne convient pas se sentent libres de nous quitter. » Tous, à une exception près, sont restés.

 

Deux semaines après cet épisode, de retour de Bozoum, l’auteur de ce blog fait escale à Bossemptélé. Sous une rotonde ombragée, je converse alors longuement avec le P. Brice Nainangue, titulaire de la paroisse et ancien patron de l’hosto local. C’est que les deux confrères Camilliens avaient permuté, échangeant à l’été 2013 leurs sacerdoces. Vêtu d’une soutane anthracite ornée d’une imposante croix rouge, le flegmatique Brice me relate le calvaire de ce mois de janvier de sang et de cendres. Les pillages des soudards de la Seleka, le vol des motos, de l’ambulance et du double-cabine Toyota de la paroisse, la fuite affolée des patients, dont quelques convalescents fraîchement opérés. Puis, après la retraite des rebelles, le joug revanchard des anti-balaka, avides de se venger sur la cohorte des musulmans réfugiés dans l’enceinte grillagée de Sainte-Thérèse ; au point d’exiger une rançon de 350000 francs CFA -environ 540 euros- sous peine d’assassiner tous les disciples du Prophète de sexe masculin. Dieu merci, ils ignoraient que, la nuit venue, il arrivait à tel curé d’exfiltrer de chez un pasteur protestant, où il était planqué, un jeune éleveur musulman d’ethnie peule… « Cicatriser de telles blessures prendra du temps, confiait Brice. Et pourtant, il faudra bien que ces gens réapprennent à vivre ensemble. Je connais ici tant de couples mixtes. Lui priant à la mosquée ; elle à l’église. Sans que quiconque s’en offusque. »

 

Dix mois après, où en est-on ? Un contingent camerounais de la Minusca -la force onusienne en cours de déploiement- a pris ses quartiers à Bossemptélé. Une dizaine de gendarmes et autant de policiers, d’ailleurs enclins à la discrétion, ont refait surface. Et un sous-préfet, souvent absent et toujours dépourvu d’autorité, a été installé. « La ville, soupire un témoin privilégié, reste sous influence des anti-balaka, qui agissent à leur guise et en toute impunité. » Des exemples ? Bernard Kinvi en livre trois. D’abord cet homme accusé de sorcellerie, tabassé puis enterré vivant à 50 mètres de la base de la Minusca. Ensuite, ce milicien ivre et drogué qui a poignardé son fils unique de 14 ans. « Nous avons dû procéder dans l’urgence à l’ablation de la rate, perforée tout comme le foie et un poumon, précise le directeur. Mais il n’y a eu ni enquête, ni arrestation. Le coupable, c’est le P. Brice qui est allé le chercher en brousse pour le ramener à la brigade de gendarmerie. » Enfin, ce conducteur de taxi-moto qui, tenu pour comptable du décès de sa passagère, doit à la pugnacité d’un prêtre de n’avoir pas été achevé sur son lit d’hôpital par un commando.

 

Bien sûr, les pères de Sainte-Thérèse ont tenté de raisonner le caïd local, promu semble-t-il à ce poste par Pierre-Edouard Ngaïssona, « coordonnateur » autoproclamé -et contesté- des phalanges prétendument chrétiennes de Bangui. Peine perdue, concède l’un d’eux : « Il ne nie pas les faits, mais décline toute responsabilité. Dire que nous l’avons guéri d’une méningite avant de lui sauver la vie après un grave accident. Depuis, l’intéressé a été aperçu à l’église, sans que l’on décèle chez lui le moindre signe de conversion. » Le Très-Haut, pourvu qu’Il en trouve, reconnaîtra les siens.

 

Lire dans L’Express à paraitre demain mercredi le reportage réalisé avec le photographe Michael Zumstein et intitulé « Centrafrique : Diamants en terrain miné »

 

Lu pour vous : RCA: Il n’y a que la foi qui sauve
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:14

 

 

 

 

25/11/2014 à 08:24 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Son nom ne vous dira rien. Né au Congo, François Toussaint est un mercenaire belge qui a fini par refaire surface à Bangui. Un parcours improbable qui lui a valu d'être épinglé par l'ONU.

 

C'est le genre d'histoire qui fait de la Centrafrique un pays un peu à part, où gravitent aventuriers et personnages fantasques. Celle d'un mercenaire belge condamné pour meurtre dans son pays et qui a offert ses services de conseiller militaire à un groupe rebelle dont le chef est aujourd'hui ministre.

 

François Toussaint (aussi connu sous les noms de David Ngoy et de Kalonda Omanyama), né à Lodja, dans la province du Kasaï-Oriental (centre de la RD Congo) en 1965, est un parfait inconnu de la barbouzerie. Selon le rapport final des experts de l'ONU sur la Centrafrique, publié le 1er novembre, cela ne l'a pas empêché d'être, entre novembre 2013 et février 2014, conseiller militaire de Révolution et Justice, un éphémère mouvement armé fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo.

 

Difficile de retracer avec précision le parcours de François Toussaint. On sait qu'il est né de père belge (membre des services de renseignement belges) et de mère congolaise. Qu'il est décrit comme rusé, manipulateur, charismatique et mythomane. Qu'il raconte avoir été formé à la sécurité par une agence américaine de renseignements. Et qu'il a eu plus d'un démêlé avec la justice belge. Le dernier épisode date de janvier dernier : reconnu coupable d'un meurtre commis en 2005, il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité - il est depuis visé par une notice rouge d'Interpol.

 

C'est justement peu après les faits qui lui sont reprochés que Toussaint prend la poudre d'escampette. Il séjourne dans plusieurs pays d'Afrique (Gabon, Burundi et RD Congo). À chaque fois, il s'y rend en tant que travailleur humanitaire. Une couverture. Au Congo, il dit travailler avec une association de lutte contre les viols dans l'Est, mais Kinshasa l'accuse d'avoir entraîné des Maï-Maï dans le Sud-Kivu. Toussaint est arrêté en janvier 2009 avant d'être libéré grâce à la mobilisation d'organisations de défense des droits de l'homme...

 

Il disparaît ensuite des radars. Dans une vidéo de propagande de Révolution et Justice publiée en décembre 2013, on découvre un homme légèrement bedonnant tout de noir vêtu, talkie-walkie à la main. Toussaint y écoute religieusement le discours prononcé par Armel Sayo devant plusieurs centaines de recrues.

 

Sayo, autant gourou que chef de guerre

 

Sa première rencontre avec le militaire centrafricain a lieu au Gabon, en marge de la signature de l'accord de Libreville. Nous sommes en janvier 2013, les rebelles de la Séléka viennent de forcer François Bozizé à s'asseoir à la table des négociations après une offensive éclair. Ils prendront le pouvoir deux mois plus tard.

 

Toussaint rejoint alors Sayo au Cameroun avant de pénétrer en territoire centrafricain en novembre de la même année et de mettre en place un camp d'entraînement dans la région de Paoua (Nord-Ouest). Les deux hommes partagent la même conviction : la Centrafrique est désormais sous la coupe de jihadistes. S'ils n'interviennent pas, le pays sera bientôt menacé par Boko Haram. Leurs ennemis : les Peuls et la Séléka.

 

Le discours fait mouche, Révolution et Justice parvenant à recruter plus d'un millier d'hommes, principalement des jeunes du coin. Sous la houlette du charismatique Sayo, autant gourou que chef de guerre, et grâce à la tactique militaire de Toussaint, le groupe prend possession de quelques localités du Nord-Ouest. Mais cela ne suffit pas. Sans source de revenu ni moyen de financement, le groupe se divise et bat en retraite en janvier 2014. La collaboration entre les deux hommes s'arrêtera un peu plus tard, après un énième désaccord. Entre-temps, la force africaine Misca procède à l'arrestation de Toussaint, le 7 juillet, à Bouar.

 

L'homme est depuis détenu dans la très perméable prison de Ngaragba, à Bangui, et devrait bientôt être extradé vers la Belgique. Signataire de l'accord de Brazzaville, Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 22 août.


 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:26

 

 

 

Par RFI 25-11-2014 à 06:50 Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

 

L’ancien président centrafricain est dans le viseur des Nations unies. Michel Djotodia figure sur une liste de personnes qui pourraient être sanctionnées par le Conseil de sécurité dans les prochaines semaines.

 

Michel Djotodia figure sur une liste encore confidentielle de sept noms que le groupe d’experts de l’ONU veut sanctionner. L'ancien chef d'Etat partage cette liste avec des trafiquants de ressources naturelles et deux compagnies de diamants, Badica en Centrafrique et Kardiam en Belgique.

 

Le groupe d’experts reproche à Michel Djotodia de nuire au processus de Brazzaville et de continuer à agiter ses partisans contre le gouvernement de transition. Les experts demandent au Conseil de sécurité de le placer sur la liste noire de l’ONU. L’ancien président centrafricain verrait ses avoirs financiers gelés et serait frappé d’une interdiction de voyager. La décision n’a pas été prise.

 

Le Conseil de sécurité doit juger s’il est plus utile de punir Michel Djotodia, comme François Bozizé avant lui, ou de conserver cette menace jusqu’au Forum de Bangui en janvier pour le pousser à s’impliquer dans la réconciliation nationale.

Info RFI: Michel Djotodia dans le viseur de l’ONU
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