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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 20:46
PROLONGATION DE L'EMBARGO SUR LES ARMES, PRÉMICES D'UN QUINQUENNAT MAL ENGAGÉ par Bernard SELEMBY DOUDOU

 

 

 

L'avènement des groupes armés à la magistrature suprême de l'Etat et la gestion éphémère de la chose publique ont contribué largement au trafic tous azimuts des armes de guerre de tout calibre. Cette dissémination massive des armes de guerre sur l'ensemble du territoire national est en partie la résultante des crimes, braquages etc...qui sèment le doute et la panique dans la population centrafricaine. Animé par le souci d'arrêter l'hémorragie, le conseil de sécurité de l'ONU avait voté à l'humanité l'embargo sur les armes en Centrafrique.

 

L'embargo par définition est une interdiction provisoire et limitée dans le temps décidée par le conseil de sécurité de l'ONU en vue d'empêcher la libre circulation de certaines matières ( armes, diamants, certaines marchandises...). L'Etat sous embargo est ainsi mis en situation de pénurie. L'embargo contre la Centrafrique est-il légitime et justifié ? L'armée nationale retrouvée par les groupes armés est ethnique, non formée et à majorité analphabète. Elle a montré son manque de professionnalisme avec les événements de l'Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature (ENAM) sur invitation de la Présidente de transition. Les armes étant disséminées sur l'ensemble du territoire national et les éléments des Forces Armées Centrafricaine (FACA) sont impliqués dans nombre de braquages et crimes. L'embargo était inévitable.

 

L'embargo étant une sanction provisoire est généralement assorti de conditions. La levée de cette sanction est souvent fonction de l'amélioration ou du respect de ces conditions. Aux termes de l'embargo, le conseil de sécurité de l'ONU a décidé de le proroger d'un an. Le citoyen lambda parle de surprise, frustration, mépris et punition. Qu'est-ce qui étonne l'opinion publique centrafricaine dans ce dossier au lieu de poser les bonnes questions ? Pourquoi l'embargo a été prorogé d'un an ? Comment ont été menées les démarches visant la levée de l'embargo ? Pourquoi la prorogation de l'embargo a été votée à l'unanimité par l'ensemble des quinze membres ? Nous tenons à rappeler que lors du vote, il n'y a pas eu d'opposition ni débat, chose rare. Ce qui explique que les prétendus efforts du gouvernement étaient très intéressants. Que fait concrètement le ministre en charge de la défense de ce dossier ?

 

Au passage, quels sont les apports de la coalition (post premier tour des présidentielles ) au Président de la République ? Était-il nécessaire de cogérer de façon clanique le pays avec des personnalités qui avaient tous des envies et ambitions présidentielles ? Rendent-ils véritablement service au Président de la République ? Cette prorogation de l'embargo ne constitue-t-elle pas encore un obstacle au dénouement de la crise ? Nous estimons que la prorogation n'a d'autres sources que d'être la conséquence logique d'une nonchalance chronique et du manque d'anticipation des nouvelles autorités centrafricaines.

 

Elle constitue également un aveu d'échec selon les experts Internationaux spécialisés dans le domaine de sécurité et de circulation d'armes. La décision de prorogation a surpris nos autorités alors qu'une compagnie des FACA venait de finir leur formation. Peut-on ainsi parler d'une manque de cohérence dans les prévisions gouvernementales ? Ainsi, que vaut un État sans son armée ? En formule imagée, que peut faire un maçon sans ses outils de travail ?

 

Au lieu de laisser la place à l'effet de surprise, cette prorogation de l'embargo sur les armes traduit le non respect des conditions ou du non amélioration des motifs de l'embargo. La levée de ce dernier nécessitera des garanties suffisantes. Au delà de la sanction, cette situation nous amène à réfléchir aux solutions alternatives. N'y a-t-il pas une possibilité de faire un recours ou de demander une levée partielle de l'embargo ? Peut-on outrepasser ou violer cet embargo ? Que se passera t-il si les autorités violent l'embargo ? Il est vrai que le pays s'exposera à des sanctions mais cela vaut-il la peine ? Normalement, les nouvelles autorités ne doivent s'en prendre qu'à eux même.

 

Les conditions de l'embargo sont limpides mais les autorités n'ont pas respecté l'autre volet de la sanction à savoir le gel des avoirs, le retour et la libre circulation des bourreaux d'antan. A défaut de convaincre, les nouvelles autorités cherchent des boucs émissaires. Pourquoi considéré l'embargo comme le seul obstacle au dénouement de la crise ? Le pouvoir n'a t-il pas par le passé écarté toute épreuve de force avec les groupes armés ? N'est ce pas ce même gouvernement qui avait privilégié le dialogue et la négociation ? Quel est le fruit de ce processus à ce jour ?

 

Certains médias de la place rapportent que le ministre de La Défense accuse les parlementaires d'être complices de la prolongation de l'embargo. Si ces propos sont avérés, quelles seront les réactions des parlementaires et à fortiori de la personnalité qui incarne l'institution ? Nous estimons entre autres que les accusations de cette nature sont graves et portent atteinte à l'éthique, aux fondements existentiels du parlement et même cela peut aboutir à une crise de confiance.

 

Fort de tout ce qui précède et en guise de contribution, nous proposons au gouvernement d'œuvre sérieusement pour espérer la levée totale de l'embargo à terme c'est à dire en 2018. Au lieu de pleurnicher, de sangloter sur son sort en emboîtant le pas de l'opinion publique avec des avalanches de condamnations, de déception, d'étonnements, le gouvernement doit se rapprocher du conseil de sécurité de l'ONU pour demander, négocier des mesures d'accompagnement adaptées à la spécificité centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 04 février 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 21:45
Centrafrique: Au moins 15 morts dans les dernières violences dans le nord

 

 

 

AFP   03/02/2017

 

Au moins 15 personnes ont été tuées jeudi dans l'attaque par des groupes armés de la ville de Bocaranga, dans le nord de la Centrafrique, a annoncé vendredi à l'AFP un député de la région.

 

Le coordonnateur des Affaires humanitaires des Nations unies, Michel Yao, a aussi fait état dans un communiqué "de pertes en vies humaines et de plusieurs blessés parmi les populations civiles".


De son côté, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) n'a donné aucun bilan, mais a indiqué que les Casques bleus avaient "ouvert le feu" pour rétablir l'ordre.

 

"D'après les informations qui nous sont parvenues, au moins 15 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans l'attaque de la ville de Bocaranga", a déclaré le député Bernard Dilla.


L'attaque et les pillages contre cette ville proche du Cameroun et du Tchad ont été "perpétrés par des éléments appartenant aux 3R ("Retour, Réclamation et Réparation") et aux antibalakas" a indiqué la Minusca.


"Conformément à leur mandat, les Casques bleus déployés à Bocaranga sont intervenus pour arrêter les violences et ont ouvert le feu contre les éléments des deux camps".

 

Par ailleurs, des milliers de personnes ont fui en brousse, selon le député Bernard Dilla. Le coordonnateur humanitaire en Centrafrique parle de 9.000 personnes qui "se sont réfugiées dans la brousse à environ 15 à 20 km de la ville".


"A la suite des accrochages, les bases de deux organisations humanitaires internationales ont été pillées et l'une d'entre elles, incendiée. L'église ainsi qu'une partie du marché ont été aussi brûlés entraînant des pillages des magasins", selon Michel Yao.

 

La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane.


La contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui.


Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays, régulièrement ponctuée par des violences dont sont victimes les civils.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 19:42
Taux d'accès internet et sa progression de 54 pays africains (suite et fin)

 

 

http://www.agenceecofin.com/

 

30Rwanda12.40%7.30% 1 473 463
31Mali12.20%18.60% 2 212 450
32Djibouti11.70%4.00% 105 253
33Gabon10.30%3.90% 181 604
34Burkina Faso10.20%7.00% 1 900 640
35Liberia8.60%15.50% 396 909
36Congo7.50%4.40% 355 574
37Togo7.30%10.00% 547 269
38Comoros7.30%3.90% 58 920
39Malawi6.50%6.70% 1 153 739
40Mozambique6.40%5.00% 1 840 087
41Benin5.60%4.50% 625 333
42Tanzania5.30%5.60% 2 923 240
43Central African Republic4.50%5.30% 224 932
44Madagascar4.30%7.30% 1 071 380
45Ethiopia4.20%13.40% 4 277 837
46DR Congo3.90%11.00% 3 109 182
47Guinea-Bissau3.50%4.10% 66 095
48Chad2.70%5.50% 391 412
49Sierra Leone2.40%6.60% 158 210
50Niger2.10%6.70% 435 021
51Guinea1.80%4.70% 233 048
52Somalia1.70%4.60% 188 343
53Burundi1.50%5.10% 173 288
54Eritrea1.10%4.80% 58 868

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 19:38
Taux d'accès internet dans 54 pays africains (suite)

 

 

Taux d’accès internet dans les 54 pays africains

 

RangPaysTaux d'accèsProg. 2016Pop. connectée
1Seychelles57.90%2.60% 56 178
2Morocco57.60%1.70% 20 054 629
3South Africa52.00%3.90% 28 589 032
4Tunisia48.10%2.40% 5 471 481
5Nigeria46.10%5.00% 86 201 267
6Kenya45.00%3.70% 21 263 152
7Mauritius42.50%1.10% 542 920
8Cabo Verde42.50%2.90% 223 972
9Egypt33.00%3.30% 30 816 579
10Ghana28.40%14.00% 7 961 479
11Swaziland27.80%2.20% 362 530
12Sudan26.40%4.50% 10 870 343
13Sao Tome and Principe25.60%3.60% 49 764
14Senegal23.40%11.40% 3 647 939
15Angola23.00%5.70% 5 941 120
16Côte d'Ivoire22.00%14.30% 5 115 920
17Botswana21.40%6.20% 493 017
18Libya21.10%9.90% 1 335 664
19Zimbabwe21.00%4.10% 413 030
20Equatorial Guinea20.90%6.10% 181 744
21Lesotho20.60%18.10% 445 024
22Algeria19.70%4.30% 7 954 063
23Uganda19.00%5.50% 7 661 326
24Zambia19.00%5.90% 3 176 293
25Cameroon18.00%16.50% 4 306 393
26South Sudan17.10%5.50% 2 177 416
27Mauritania17.10%15.80% 712 465
28Gambia16.90%5.70% 347 293
29Namibia15.60%3.80% 392 181
     

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 19:34

 

 

http://www.agenceecofin.com/

 

(Agence Ecofin) 3 February 2017 - L’Afrique compte à ce jour 281 millions d’internautes, soit un taux d’accès moyen à Internet de 23,4%, avec des disparités entre les pays qui vont de 1 à 50. C’est ce qui ressort de l’exploitation des statistiques en temps réel d’Internet Live Stats.

 

Les Seychelles, le Maroc et l’Afrique du Sud présentent les meilleurs taux d’accès internet du continent africain. Plus de la moitié de leurs populations est connectée. Ces trois champions sont suivis de la Tunisie, du Nigeria et du Kenya.

 

Le Nigeria est le pays qui compte le plus grand nombre d’internautes. Ils sont évalués aujourd’hui à plus de 86 millions.

 

En terme de progression sur une année, le Mali (+18.6%), le Lesotho (+18,1%) et le Cameroun (+16,5%) avancent à grands pas.

 

En bas de l’échelle, 4 pays affichent des taux d’accès à Internet inférieurs à 2% : l’Erythrée, le Burundi, la Somalie et la Guinée. Trois autres pays sont en dessous de 3% : le Tchad, le Niger et la Sierra Leone.

 

On notera également le faible score de l’Algérie, au regard de ses moyens. Avec 19,7% de taux d’accès, le pays de Bouteflika fait moins bien que le Zimbabwe, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore le Soudan. Comparé aux 57,6% du Maroc, aux 48,1% de la Tunisie, et même aux 33% de l’Egypte, le retard algérien parait difficilement justifiable.

 

Internet Live Stats, membre du projet Real Time Statistics (www.worldometers.info), est une équipe internationale de développeurs, chercheurs et analystes qui vise à rendre les statistiques disponibles dans un format dynamique. Ses compteurs statistiques en temps réel sont utilisés par de nombreux médias et organisations internationales.

 

à suivre...

Le taux d’accès à Internet et sa progression dans chacun des 54 pays africains, selon Internet Live Stats

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Suspicion de méningite à Paoua.

 

PAR NOURA OUALOT LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, 02 février 2017(RJDH)— Des cas de méningite à pneumocoque ont été signalés ces derniers temps dans les sous-préfectures de Paoua et de Bossangoa. Information confirmée au RJDH par OCHA à travers son aperçu humanitaire du 24 au 30 janvier 2017.

 

Selon ce document humanitaire dont RJDH a eu copie, c’est depuis le mois de Novembre 2016 que les humanitaires observent cette recrudescente des cas de méningite à pneumocoque dans les sous-préfectures de Paoua et Bossangoa au nord de la République Centrafricaine.

 

Ces sources indiquent que la méningite a déjà fait des victimes. Elles rapportent qu’« au 22 janvier dernier, 207 cas ont été enregistrés parmi lesquels 19 décès. Face à cela, un système de surveillance au cas par cas a été mis en place après une investigation menée à Paoua le 5 janvier dernier ».

 

Les acteurs humanitaires ont mis en place un dispositif de riposte pour y faire face. « Les protocoles de traitement ont été élaborés et diffusés et les kits de diagnostic ont été pré- positionnés dans les principales structures de santé de la ceinture méningitique (Paoua, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Ndélé) », peut-on lire dans le document.

 

Les responsables du district sanitaire de Paoua n’ont pas été joignables mais le Dr Eucher Dieudonné Yazipo, contacté par le RJDH a confirmé cette information.

 

Pour ce dernier, c’est depuis fin décembre 2016 que l’on note cette flambée des cas de méningite à Paoua et Bossangoa, « une équipe de nos techniciens a effectué une mission d’investigation dans la zone, mais ces cas enregistrés ne présentent pas des germes qui ravagent », a-t- il expliqué.

 

Comme prévention, le ministère de la santé se prépare en ce moment à faire une campagne élargie de vaccination contre la méningite qui concernera la tranche d’âge de 1 à 29 ans d’ici la fin de ce mois dans la ceinture méningitique (Paoua, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Berberati Ndélé)

 

 

Centrafrique : 573 cas de violations et abus des droits de l’Homme perpétrés entre septembre et décembre 2016

 

PAR RJDH LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, 03 février 2017- La situation des droits de l’Homme en RCA continue de se dégrader à l’intérieur du pays depuis septembre 2016. Entre septembre et décembre 2016, 573 cas de violation et abus des droits de l’homme ont été perpétrés à l’encontre de 894 victimes souligné Marie-Thérèse Keita-Bocoum, Experte indépendante en matière des droits de l’homme en Centrafrique.

 

Selon l’experte en Droits de l’Homme, ces violences sont « caractérisées par des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et détentions arbitraires, des tortures, des violences sexuelles et des enlèvements ». Au cours de la présentation de son rapport, l’Experte indépendante en matière des droits de l’Homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum a indiqué qu’«entre septembre et décembre 2016, 573 cas de violation et abus des droits de l’homme ont été perpétrés à l’encontre de 894 victimes » a-t-elle indiqué.

 

Elle a ajouté que des civils ont été attaqués parce qu’ « ils sont assimilées à des groupes armés, en raison de leur appartenance ethnique ».

 

Marie-Thérèse Keita-Bocoum a déploré que les civils aient payé un frais lourd au conflit UPC-FPRC. « Plus de 3.000 populations civiles se sont réfugiées dans la ville (Bambari) fuyant les combats et les exactions des groupes armés sur l’axe Bambari-Ippy-Bria », a-t-elle déclaré.

 

Ce rapport de la MINUSCA intervient après celui de l’ONG Human Right Watch. Ce rapport de la DDH n’a pas encore été commenté par le gouvernement. Il coïncide avec l’attaque de la ville de Bocaranga par des hommes armés non identifiés.

 

 

Centrafrique : Des artères de Bangui transformées en briqueterie

 

PAR RJDH LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, le 2 février 17 (RJDH) : Certaines avenues et rues de la capitale centrafricaine sont jonchées de briques de construction de maison. Cette situation est déplorée par certains habitants et les autorités administratives.

 

En cette période de saison sèche, des centrafricains de toutes catégories d’âge fabriquent des briques pour combler leurs économies. Après une investigation du RJDH, des artères de la capitale sont transformées en briqueterie avec des conséquences sur la circulation et la dégradation routière.

 

Sur la fabrication de briques le long des voies de communication, Gervais Vidrakpadi l’un des briquetiers en se justifiant a expliqué que c’est une activité génératrice de revenus et par manque d’espace, les avenues sont utilisées comme aire de séchage des briques. « Nous étalons nos briques sur les voies publiques parce que nous n’avons pas d’espaces dans nos concessions», a-t-il-dit.

 

Pour la municipalité, l’occupation de ces artères par les briquetiers occasionne des accidents de circulation. Interrogé par le RJDH, Mme Francette Makake, Maire du 6e arrondissement de la ville de Bangui a déploré la fabrication anarchique de briques sur les infrastructures publiques. Elle a demandé « aux fabricants de ne pas étaler leurs briques sur les voies publiques car cela créé souvent des accidents de routes » avant de les demander « de faire cela dans leurs concessions».

 

Pour mettre un terme à cette pratique anarchique qui dégrade les voies de communication et les canalisations, Mr Samson Manguesazon, conseiller municipal à la mairie du 6e arrondissement de Bangui, a rapporté que le Maire de Bangui appliquera l’Arrêté municipal portant interdiction de la fabrication des briques dans la capitale.

 

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:42
LA MINUSCA DENONCE LES VIOLENCES CONTRE LES CIVILS A BOCARANGA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Bangui, le 03 février 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec la plus grande fermeté les récentes violences contre les populations civiles et les organisations humanitaires commises par les groupes armés à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham Pende (nord-est de la République centrafricaine). La Mission réitère également son engagement à travailler avec tous les partenaires, en particulier les autorités centrafricaines, en vue d’une solution durable à la crise à Koui et Bocaranga.

 

Bocaranga a été la cible d’attaques et de pillages, jeudi matin, perpétrés par des éléments appartenant aux 3R (Retour, Réclamation et Réparation) et aux Anti-Balakas. Des centaines de personnes ont fui le centre de Bocaranga, dont certaines pour se réfugier près de la base de la MINUSCA. Ces nouvelles violences, qui ont visé un site où étaient hébergées des personnes déplacées ainsi que les bâtiments d’organisations humanitaires, aggravent la vulnérabilité de populations civiles déjà affectées par l’insécurité qui perdure dans la région de Koui et Bocaranga.

 

Conformément à son mandat, les casques bleus de la MINUSCA déployés à Bocaranga sont intervenus pour arrêter les violences et ont ouvert le feu contre les éléments des deux camps. L’intervention impartiale des casques bleus a ramené le calme dans la ville et a été suivie par des patrouilles. La protection du camp de déplacés, de l’hôpital et des installations des ONGs a été renforcée. Un hélicoptère de la Force de la MINUSCA a par ailleurs procédé au survol de Bocaranga jeudi après-midi.

 

A Koui, la situation reste tendue et rend difficile le travail des organisations humanitaires, essentiel pour la survie des populations.

 

La MINUSCA met en garde les 3R et les Anti-Balaka dans l’Ouham Pende contre toute forme de violence contre les populations civiles et les acteurs humanitaires et rappelle aux groupes armes leur responsabilité au regard du droit international humanitaire et des droits de l’homme.

 

La MINUSCA poursuit ses efforts, aux côtés d’autres partenaires, dans la recherche d’une solution pacifique. Néanmoins, la mission prendra toutes les dispositions nécessaires pour protéger les populations civiles contre les menaces et les violences commises par les 3R et les Anti-Balakas dans l’Ouham Pende.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 22:31

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

Bangui, le 2 février 2017 – Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Afrique centrale et en République centrafricaine (RCA) appellent à la cessation immédiate des hostilités entre la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) dans les préfectures de la Ouaka (centre) et de la Haute Kotto (est).

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique centrale et Chef de l’UNOCA, François Louncény Fall, et le Représentant spécial en RCA et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, affirment qu’il est impérieux que cessent ces affrontements qui ont trop duré et ont surtout affecté les populations civiles, en causant de nombreuses pertes en vies humaines et des milliers de déplacés.

 

Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies dénoncent le fait que ces affrontements aient lieu au moment où de nombreuses initiatives de paix sont menées tant par le Gouvernement centrafricain que par la région.

 

Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies demandent aux groupes armés de cesser immédiatement et sans conditions les hostilités pour démontrer leur volonté de dialogue pour parvenir à un accord politique en vue d’une paix durable en RCA. Ils appellent les dirigeants de ces groupes armés à la raison et leur rappellent leur responsabilité au regard du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme pour les souffrances infligées aux populations civiles.

 

Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies réitèrent l’engagement de l’Organisation des Nations Unies à faire avancer la cause de la paix en RCA. Ils exhortent à cet égard le FPRC et l’UPC ainsi que l’ensemble des groupes armés à cesser les hostilités, adhérer et participer de bonne foi au programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) initié par le Président Touadéra afin de créer les conditions idoines à un dialogue serein et franc entre centrafricains.

 

Les Nations Unies restent déterminées à prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger les populations civiles contre les menaces et les violences commises par les groupes armés en RCA.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

La MINUSCA et l’UNOCA appellent à la fin immédiate des combats entre l’UPC et la coalition dirigée par le FPRC

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Centrafrique-Presse.com
2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 22:02
Centrafrique: un groupe armé sème la terreur dans l'intérieur du pays

 

 

 

AFP  02/02/2017

 

Un groupe armé, déjà accusé d'exactions contre des civils, a attaqué jeudi une ville en Centrafrique, ont indiqué à l'AFP les Nations unies et un député, signe de tensions persistantes dans l'intérieur du pays.

 

Des éléments présumés du groupe "3R" (réconciliation-réintégration-réparation) du chef rebelle Sidicki ont attaqué et pillé jeudi matin la ville de Bocaranga (nord) près du Cameroun et du Tchad, a annoncé à l'AFP Bernard Dilla, député de Bocaranga.

 

"On ne connaît pas le bilan de cette attaque. Mais ces hommes sans foi ni loi ont indubitablement fait des victimes parmi les civils", a affirmé le député, qui évoque la fuite d'une cinquantaine de personnes vers la base de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca).


"Les hommes de Sidicki ont pillé des maisons de commerce, notamment des magasins et kiosques. Ils ont également emporté une importante somme (prise) à l'Eglise catholique de Bocaranga, promettant de revenir", a poursuivi le député.

 

Comme lors d'autres attaques dans le passé, il a déploré la passivité de la Minusca (12.000 hommes au total). "Pour le moment, la situation est sous contrôle de la force", a répondu un porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, qui a confirmé l'attaque.

 

Selon un autre député, Eusèbe Ngaïssé, "des éléments 3R se livrent aussi à des exécutions sommaires. Ce nouveau groupe armé prétendant défendre les Peuls a tué "au moins" 50 civils depuis sa création fin 2015, a accusé en décembre Human Rights Watch (HRW).

 

L'attaque de Bocaranga survient au lendemain d'un échange de tirs entre groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka, dans la région de Ngakobo (centre est).


L'incident, qui a fait un mort et au moins trois blessés, a été déclenché par le meurtre d'un Peul par des hommes armés qui seraient des anti-Balaka. L'activité était paralysée jeudi dans la localité.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité des 20% de musulmans parmi 4,5 millions de Centrafricains.


La contre-offensive des anti-Balakas majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France et des Nations unies a permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui.

 

 

Un élu dénonce le "laxisme total" de la Minusca face aux violences de Bocaranga en Centrafrique

 

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En RCA, la ville de Bocaranga au nord-ouest attaquée dans la matinée de ce jeudi par des hommes armés du 3R (Retour, Réclamation et Réparation). Plusieurs personnes auraient été tuées et des bases des humanitaires pillées.

 

Jusqu’en début de la soirée, la tension était encore vive dans cette ville sécurisée depuis plusieurs mois par la Minusca. Il est difficile de dire avec exactitude ce qui s’y passe en ce moment, car toutes les communications téléphoniques sont coupées.

 

Pour Bernard Dilla, député de Bocaranga 1 dénonce l’inaction des Casques bleus. "Il y a un laxisme total de la Minusca", dénonce-t-il.

 

"La Minusca est à Bocaranga, et les attaques continuent, sous le regard de leur impuissance", accuse-t-il.

 

La Minusca n’a pas encore officiellement réagi à cette montée de violence.

 

Selon une source proche du bureau de la coordination des affaires humanitaires à Bangui, plusieurs bases des humanitaires ont été pillées et certains personnels seraient en danger ou en cavale dans la nature.

 

D’autres sources confirment l’attaque de l’Église catholique de Bocaranga abritant plus de 15 000 déplacés internes. Plusieurs personnes également auraient trouvé la mort et de nombreux autres en fuite.

 

L'attaque de Bocaranga survient au lendemain d'un échange de tirs entre groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka, dans la région de Ngakobo (centre est).

 

L'incident, qui a fait un mort et au moins trois blessés, a été déclenché par le meurtre d'un Peul par des hommes armés qui seraient des anti-Balaka. L'activité était paralysée jeudi dans la localité.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité des 20% de musulmans parmi 4,5 millions de Centrafricains.

 

La contre-offensive des anti-Balakas majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France et des Nations unies a permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 19:05
RCA : la Minusca se réorganise autour de Bambari

 

RCA : la Minusca se réorganise autour de Bambari

 

Par RFI Publié le 02-02-2017 Modifié le 02-02-2017 à 11:29

 

En Centrafrique, la situation impose à la Minusca un redéploiement de ses troupes. Les bases les plus petites sont abandonnées au profit de regroupement de forces plus importantes. La situation est particulièrement tendue dans le Centre et l'Est du pays notamment autour de la ville de Bambari. Depuis plusieurs semaines des combats font rage entre groupes armés issus de l'ex-Seleka.

 

Des combats violents qui opposent l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), qui a son quartier général à Bambari, à une coalition Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique-Mouvement patriotique centrafricain (FPRC-MPC), en particulier autour des deux localités d'Ippy et de Bakala.

 

Du coup, la Minusca craint une offensive de la coalition sur Bambari et a renforcé son dispositif pour protéger la ville. « Par rapport à l’expérience qu’on a eue, on a vu que, quand même dans cette ville, on n’avait pas le droit de laisser les combats se dérouler avec les conséquences en pertes humaines, en déplacement des populations », indique le général Balla Keita, commandant de la Minusca

 

« On a tracé une ligne là-bas, c’est une ligne d’engagement. C’est clair et net, on a communiqué avec l’ensemble des groupes armés. Quiconque commencera à bouger en direction de Bambari par rapport à cette ligne, on va s’engager avec nos moyens aériens », prévient encore le responsable de la Minusca.

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