Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 16:45

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 16 janvier 2015 12:06

 

Les enseignants du fondamental 1 et 2 notamment des établissements primaires, secondaires et techniques du secteur public suspendent ce vendredi leur grève d'avertissement de trois jours déclenchée mercredi. Deux points ont fait l’objet de leurs revendications dont la mauvaise gestion du département de l’Education nationale et la persistance de l'insécurité.


Sabin Kpokolo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs centrafricains (CSTC) en sort convaincu : « les enseignants viennent d'observer une grève de trois qui a connu un succès sans précédant. Les établissements privés ont apporté un soutien à cette grève des enseignants du secteur public. (…) Ce qu'on recherche dans la grève, c'est le résultat qui devrait servir à nos militants ».

Les mécontents estiment que le gouvernement de Mahamat Kamoun n'accorde pas une attention particulière au secteur de l'Education nationale. « Nous déplorons l'attitude du gouvernement de ne pas franchement accorder de l'importance à ce qui se fait dans le secteur éducatif. Nous regrettons parce que ça va contaminer les autres secteurs. Le département des Finances a déjà emboîté le pas. Je ne sais pas si demain ça va être les Travaux publics, le département du Développement rural, le Ministère de la Santé. Je crois que ça risque de gagner tous les secteurs publics », a fait savoir le syndicaliste Kpokolo.


Pour les grévistes, les Centrafricains sont abandonnés à leur triste sort car l'insécurité persiste encore sur l'ensemble du territoire national. « Il nous reste pratiquement cinq mois pour que la transition prenne fin, alors que tout ce qu'on a envisagé faire, nous n'avons encore rien vu de concret. Les militants de la CSTC s'en sont préoccupés. Ils ont essayé de réfléchir sur l'insécurité. Aujourd'hui, même les chasseurs et les pêcheurs ne peuvent pas mener les activités », a indiqué Sabin Kpokolo.


Les membres de la Confédération syndicale des travailleurs de Centrafrique (CSTC) ont déploré la lenteur du gouvernement à réagir face l'insécurité qui perdure en Centrafrique. « Il n'a même pas eu une prise de position officielle du Conseil national de transition, le parlement provisoire même du gouvernement, condamnant sévèrement ces exactions », a souligné Sabin Kpokolo, qui cite pour exemple la réaction des autorités françaises face à l'attaque du siège de l'hebdomadaire ''Charlie Hebdo''.


« Vous avez vu ce qui s'est passé en France. Douze personnes sont mortes, François Hollande a mobilisé le monde entier. Ici, nous mourrons comme des mouches et aucune autorité ne peut mobiliser le monde entier », a-t-il fait remarqué.

« Nous avons préconisé des solutions que nous allons envoyer aux ayants droit pour qu'une réflexion puisse se faire autour afin d'envisager la révision de la charte constitutionnelle et la prorogation de la transition », a signalé Sabin Kpokolo.

Les membres de la Confédération syndicale des travailleurs centrafricains se réuniront ce samedi en vue de décider des conduites à tenir.

Suspension de la grève des enseignants centrafricains à Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 16:26

                                                           

 

       3 . Des mines et autres richesses centrafricaines

 

      Plus de cinquante ans après l’indépendance, nous avons échoué à développer notre pays . Pour réussir ce développement, que dis-je, cette révolution, il faut penser autrement, faire la politique autrement .  Nous devons d’abord faire l’inventaire de nos richesses et envisager différemment notre future coopération internationale . Pour être plus concret, je dirais que nous savons que notre sol et notre sous-sol sont abondamment pourvus de richesses pour nous permettre de vivre décemment : tout ce qui est tropical peut pousser en Centrafrique . Tout le sud de notre pays est couvert de forêt primaire . Les bois de cette forêt font le bonheur des ébénistes du monde entier sauf celui du peuple centrafricain : les écoliers centrafricains manquent de tables, de bancs, de fenêtres, de portes, d’ardoises, de tableaux, de charpentes, de toitures . Ils sont obligés d’apporter leurs sièges et d’arriver très tôt pour assister aux cours . Les retardataires restent debout derrière les portes et les fenêtres béantes  pour noter les leçons du jour sur leurs genoux ou sur le dos d’un copain compatissant  . Le maître détient l’unique manuel qui lui permet de dispenser ses cours . Ne parlons même pas des autres outils didactiques ! Le parc des ordinateurs de l’unique université de Bangui ne dépasse pas vingt ordinateurs . Comment réduire la fracture numérique avec un si maigre parc informatique ?

 

      La savane et la forêt centrafricaines , paradis cynégétiques pourraient devenir de vrais pôles d’attraction touristique pour le pays au même titre que le Kenya , la Tanzanie ou l’Afrique du Sud . Encore faut-il cesser de massacrer les animaux, restaurer la sécurité, installer des infrastructures adaptées et éduquer les populations pour les impliquer dans cet écotourisme profitable à tous points de vue .

 

     Quant au sous-sol centrafricain, il est maintenant bien connu du monde entier depuis les révélations du Canard enchaîné sur les dons en diamants de l’empereur Bokassa à son « cher parent » Valéry Giscard d’’Estaing . Ce sous-sol qualifié  « d’anomalie géologique » qui continue celui du Congo, contient autres choses que des diamants : l’uranium de Bakouma à l’est, l’or de Yaloké, Bambari, Bossembélé, Bossemptélé…et le pétrole de Boromata . Un article récent parle de trente et huit minerais précieux recensés . Un autre annonce le chiffre étourdissant de quatre cents trente et huit indices de minerais ! La fourchette est très large . 

 

Puisque le peuple centrafricain ne mange ni or, ni diamant, ni uranium, ni pétrole, ni coltan , ni aucune autre matière première du sous-sol présente ou à venir, est-ce trop demander que de suggérer une autre politique de nos matières premières ? Je me contenterais de deux exemples pour laisser mes compatriotes décider librement de l’utilisation future de ces biens patrimoniaux . Tout le monde sait que le pétrole est une matière première polluante qui exige un transport particulier, onéreux et fragile . Dans ce cas, pourquoi ne pas confier l’exploitation de ce pétrole à une compagnie, un pays avec un cahier de charges rigoureux , qui offre aux Centrafricains toutes les garanties  de sécurité, une mise sur le marché d’une partie de ce pétrole pour une utilisation locale : pétrole lampant, essence, gasoil, produits dérivés pour les hôpitaux, goudron pour les routes, graisse, paraffine , plastiques divers … ? Et pourquoi ne pas envoyer une délégation en Norvège ( par exemple), étudier dans les détails, ce que les Norvégiens ont décidé de faire de leur pétrole aujourd’hui et demain ? Je pense à ce placement des revenus du pétrole dans les fonds d’investissements pour les futures générations . Bref, essayer de faire du pétrole centrafricain non pas cette matière première de mauvaise réputation mais un vecteur du futur développement centrafricain pour tordre le cou à la malédiction accolée au pétrole . Gouverner, c’est aussi prévoir .

 

     Deuxième exemple de matière première qui ne profite absolument pas aux Centrafricains : le diamant  qui est plus exporté en fraude par les pays voisins avec peu de retombées économiques locales  . Son exploitation est restée dramatiquement artisanale avec des méthodes archaïques d’un autre âge qui paupérisent davantage l’artisan centrafricain . Aucune banque locale n’est habilitée à soutenir spécifiquement le secteur diamantifère pour l’encourager à s’équiper de moyens modernes, aucune école ne forme les futurs artisans, les tailleurs de diamants et les collecteurs sont de braves gens, centrafricains et souvent étrangers qui disposent d’une mise de départ ou d’un bon entregent . Les prix d’achat sont fixés à la tête du client en fonction de son expérience, de ses aptitudes à négocier, de sa précipitation à palper un argent facile . Cet argent vite gagné est aussitôt dépensé dans les bars et dancings par les artisans entourés de leurs affidés  à coup de casiers de bière empilés pour épater la galerie . Certains artisans  se permettent même le luxe de payer une tournée générale à tous les clients d’un bar qu’ils traitent de « bande de souffris » . Cet argent si généreusement dilapidé en une soirée ne mérite -t-il pas un meilleur sort dans un pays démuni comme la RCA ? Les Centrafricains ne s’y trompent pas beaucoup quand ils regardent cet argent comme celui du diable . Ma deuxième solution consisterait à échanger ce diamant futile contre des écoles maternelles, primaires , des établissements secondaires, des universités, des instituts, des  dispensaires, des centres de soins, des hôpitaux, des routes . Si notre partenaire peut y ajouter du matériel agricole, des équipements sportifs, cela me conviendrait parfaitement . L’autre alternative pour le développement serait de troquer nos minerais contre une voie ferrée en X du Nord au Sud et d’Est en Ouest ou en toile d’araignée autour  de la capitale et qui aboutirait au port de Douala , notre cordon ombilical . Mais qu’en pensent mes compatriotes ?

 

      Sommes-nous condamnés à mourir bêtement assis sur des richesses comme l’uranium qui dépeuple tout l’Est sans profit immédiat, l’or et le diamant qui partent en contrebande, ou devons-nous , dans l’intérêt bien compris de notre nation utiliser ces richesses comme des tremplins pour rebondir et construire autrement notre pays ? Quel Centrafricain refuserait cette solution frappée au coin du bon sens ?

 

Le manioc constitue la base de l’alimentation des Centrafricains . Pourquoi l’argent du diamant ou de l’uranium ne financerait-il pas la recherche agronomique autour de l’amélioration du manioc et des principales ressources agricoles ? Combien de spécialistes du manioc, de la banane plantain, du taro, du mil, du fonio, de l’igname avons-nous à l’Université de Bangui et ailleurs ? Quels instituts agronomiques consacrent leurs travaux au « goussa », au « ngago » et au « gboutou » qui régalent quotidiennement les Centrafricains ? C’est une honte nationale de voir que le manioc est séché de manière totalement aléatoire au bord des routes, sur des affleurements rocheux en guise de claies ! Dans un pays tropical comme le nôtre, il n’y a pas pire solution que d’exposer ainsi ce produit vital au gré des intempéries . Mes compatriotes auront raison de me rétorquer qu’il est facile de pontifier sans apporter de solutions concrètes . A quoi je répondrais que je n’ai pas de solution à toutes les questions que je pose d’une part, et d’autre part la question interpelle tous les Centrafricains . Un seul homme n’y suffirait pas . Si seulement nous avions assez d’énergie pour en dévier une partie pour chauffer les claies ! C’est l’occasion de rappeler ici que la ville de Bangui est dominée par une chaîne de collines appelées Bas-Oubangui qui accueilleraient bien des éoliennes géantes pour suppléer les faiblesses des chutes de Boali à l’origine des délestages récurrents . D’autres chutes existent en dehors de celles de Boali . La troisième possibilité serait de se tourner vers l’énergie solaire où les Chinois sont en passe de damer le pion aux grandes nations occidentales . Osons le troc avec les Chinois pour apporter un peu de bien-être aux Centrafricains en équipant nos écoles, nos universités, nos hôpitaux, nos bureaux …en lieu et place d’un stade de vingt mille places qui jouxte l’Université de Bangui, qui ressemble à un grand lycée européen . La politique est avant tout une question de volonté . La RCA sera ce que voudront en faire les Centrafricains . Un gouvernement qui sacrifie sa jeunesse la condamne à succomber aux tentations des rebelles .

 

      La RCA n’atteint même plus ces quotas de production cotonnière, caféière et cacaoyère ! La première richesse du Centrafrique, ce sont d’abord les Centrafricains . Il faut leur apprendre à manger ce qu’ils produisent eux-mêmes au lieu d’attendre , on ne sait quelle manne céleste qui tarde à tomber ! Tout gouvernement qui ne garantit pas la sécurité ( territoriale, physique, alimentaire, scolaire ) des Centrafricains doit sauter et faire place à un autre gouvernement susceptible d’apporter un mieux-vivre et un mieux-être . Le reste est négociable . Tout le reste .

 

                                    La suite au prochain numéro .

 

                                                                      KOULAYOM-MASSEYO David .

 Tribune libre de David Koulayom Masseyo : ELUCUBRATIONS N°3
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 16:23

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2015-01-16 12:03:23 Le Chef de l’Etat de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a instruit le Premier ministre Mahamat Kamoun de procéder à un réaménagement technique du gouvernement ‘’dans bref délai’’, a-t-on appris de source officielle.


Selon un communiqué du gouvernement, ce souhait a été émis au terme d'une évaluation d'activités de chaque membre du gouvernement, une opération effectuée au cours de premier conseil des ministres de l'année 2015, tenu jeudi au Palais de la Renaissance à Bangui.


Insistant sur la nature de l'équipe gouvernementale qu'elle veut voir en place, Catherine Samba-Panza a parlé d'''un gouvernement capable de donner espoir au peuple centrafricain à travers des actions concrètes et visibles dans la majorité de la population de notre pays''.


En attendant, la présidente a mis à profit le conseil des ministres pour rappeler aux membres du gouvernement les orientations données lors de leur prise de fonction au sein de la nouvelle équipe dénommée ‘'gouvernement de combat et d'action''.

A cette occasion, elle avait notamment indiqué manière claire que le travail de tous les membres du gouvernement serait évalué après trois mois d'activités et que ceux qui n'auraient pas démontré une aptitude à diriger un département ministériel seraient démis de leurs fonctions.


Dans d'esprit du forum tenu le 23 juillet dernier à Brazzaville au Congo, Catherine samba-Panza a respecté le caractère inclusif de ce gouvernement, en y introduisant les principales entités représentatives des forces vives de la nation, tout en mettant l'accent sur l'équilibre régional.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=814655#sthash.7kyYRvHH.dpuf

 

Vers un réaménagement technique du gouvernement centrafricain
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 16:14

 

 

YAOUNDE, 16/01/15 (Xinhua) -- Le dernier bilan du naufrage d' une embarcation survenu mercredi sur le fleuve Oubangui, près de la capitale centrafricaine Bangui, s'établit à 8 morts, une dizaine de disparus et 164 rescapés, a déclaré à Xinhua le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo, vendredi matin.

 

"C'est un incendie qui s'est déclenché et qui a causé le chavirement de la barque. C'est des barques qui sont faites pour prendre une centaine de personnes. Il y a des passagers qui n'ont pas de ticket", a souligné le dirigeant humanitaire joint au téléphone à Bangui.

 

Le naufrage s'est produit à Modalé, une localité située à environ 17 km de Bangui, d'où l'embarcation est partie pour se rendre à Ouango, à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), a-t-il précisé.

 

Pour l'heure, les circonstances de l'incendie à l'origine de l'accident ne sont pas déterminées.

 

"Nous avons mis un piquet d'intervention là-bas. En dehors des Centrafricains, c'est sûr qu'il y aurait des Congolais à bord de la barque. Car, c'est le fleuve Oubangui qui est la colonne vertébrale entre les deux pays", a indiqué M. Mbao Bogo.

 

Ce sont ces embarcations qui permettent les déplacements des populations dans les deux sens.

Les voyageurs sont principalement des commerçants et aussi des simples citoyens rendant visite aux parents dans l'un et l'autre territoire, selon le président de la Croix-Rouge centrafricaine par ailleurs.

 

"Il y a aussi des fonctionnaires", a-t-il affirmé.

 

Les équipes de secours de la Croix-Rouge centrafricaine ont commencé à repêcher les corps des personnes décédées jeudi. Dans un premier temps, certaines informations ont fait état d'une centaine de disparus, le nombre de morts pour d'autres sources.

 

"Il y a une dizaine de disparus qui manquent à l'appelé", a insisté Antoine Mbao Bogo.

 

Naufrage en Centrafrique : 8 morts, une dizaine de disparus, 164 rescapés (Croix-Rouge)
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 01:17

 

 

A la mémoire de notre regrettée feue Victorine AKONDJA KOUAMBA la famille porte à la connaissance des parents, amis et connaissances qu’une messe sera célébrée le

 

  • SAMEDI 17 janvier en l’Eglise Saint Jean Baptise de Belleville à 18 H 30
  •  

139 Rue de Belleville – 75020 PARIS - Métro Jourdain

 

Elle sera suivie à partir de 20 heures d’une soirée de recueillement

 

  • 4 Rue Olivier Métra – 75020 PARIS
  •  

Métro : Jourdain

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 01:15

 

 

Pour ceux qui veulent rendre un dernier hommage à Fidèle MOKOFIO, une messe de requiem sera dite en sa mémoire, le samedi 17 janvier 2015 à 10h00 à la Cathédrale Notre Dame de Bangui, en présence de sa veuve Danielle et de ses enfants Carine et Vincent.
 
Merci pour votre soutien!
 
Bien Cordialement 

 
Georges-Emmanuel  MATONGO
 
Président de la section Français du monde - adfe de Centrafrique
 
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:21

 

 


Yaoundé AFP / 15 janvier 2015 21h58- Le président camerounais Paul Biya a annoncé jeudi soir que le Tchad allait envoyer des troupes dans son pays pour l'aider à combattre les islamistes nigérians de Boko Haram, indique un communiqué du porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary.


Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, annonce que (...) M. Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad, a décidé d'envoyer un important contingent des forces armées tchadiennes pour venir en appui aux forces armées camerounaises qui font face avec courage, détermination et une vaillance reconnue de tous aux attaques répétées de la secte terroriste Boko Haram sur le sol camerounais, selon le communiqué transmis à l'AFP.


Le communiqué ne précise ni les effectifs du contingent tchadien, ni la date de son déploiement au Cameroun.


L'engagement des soldats tchadiens s'inscrit dans le cadre des excellentes relations d'amitié et de bon voisinage qui unissent le Cameroun et le Tchad, tous deux frontaliers du nord-est du Nigeria, fief de Boko Haram, souligne dans le communiqué M. Biya qui salue chaleureusement ce geste de fraternité et de solidarité (de M. Deby) qui s'inscrit dans l'engagement constant des deux chefs d'Etat en faveur de la stabilité, de la paix et de la sécurité de leurs pays et de leurs peuples respectifs.


Mercredi, le Tchad avait proposé un soutien actif à Yaoundé pour lutter contre Boko Haram, exhortant la communauté internationale à agir, après de nouveaux raids meurtriers dans l'extrême-nord du Cameroun,


Lundi, d'intenses combats ont éclaté autour d'un camp militaire au Cameroun, opposant soldats camerounais à des centaines d'islamistes venus du Nigeria voisin. Selon le gouvernement camerounais, 143 terroristes et un soldat ont été tués tandis qu'un important arsenal de guerre a été saisi.


Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés, avait indiqué le gouvernement tchadien dans un communiqué.

Au Cameroun, la passivité du Nigeria et de la communauté internationale face à la progression de Boko Haram est très critiquée, suscitant un sentiment d'isolement grandissant.

Depuis des mois, le groupe islamiste multiplie les actions dans l'extrême-nord Cameroun, entre pose d'explosifs, attaques de véhicules de transports en commun et de bases militaires, incendies dans les villages, ou vols de bétail.


Le Tchad a jusqu'à présent été épargné par les attaques de Boko Haram, mais seule l'étroite bande de terre formée par l'extrême nord Cameroun - une cinquantaine de kilomètres - sépare N'Djamena de l'Etat nigérian de Borno, fief des islamistes.

Les massacres perpétrés récemment par Boko Haram au Nigeria sont un crime contre l'humanité, a jugé de son côté jeudi le secrétaire d'Etat américain John Kerry à Sofia, alors que les islamistes armés ont mené début janvier leur attaque la plus destructrice depuis 2009.


Selon l'organisation Amnesty international, des centaines de personnes, voire plus, pourraient avoir été tuées par les insurgés durant la destruction de Baga, carrefour commercial du nord-est du Nigeria au bord du lac Tchad, et ses environs, dans une offensive lancée le 3 janvier par les insurgés.


Boko Haram s'est emparé ces derniers mois de vastes territoires dans le nord du Nigera et poursuit ses attaques sanglantes quasi quotidiennement.



(©)

 

Attaques de Boko Haram : le Tchad relève son niveau de sécurité

 

Par RFI 15-01-2015 à 11:22

 

La recrudescence des attaques de la secte islamiste Boko Haram au Nigeria et au nord du Cameroun pousse à un renforcement des mesures sécuritaires au Tchad. Augmentation de la surveillance, multiplication des barrières de contrôle : Ndjamena, qui a anticipé la menace, redouble de vigilance avec les nouveaux afflux de Nigérians sur son territoire.

 

De sources humanitaires, ce sont désormais plus de 12 000 Nigérians qui ont fui le nord du Nigeria en direction du Tchad. Ils proviennent de toutes les composantes de la société nigériane, ce qui élève le risque d’infiltration d'éléments de la secte islamiste Boko Haram. C’est pourquoi les services de sécurité ont renforcé la surveillance, que ce soit au pont de Ngueli, aux portes de Ndjamena ou le long du Logone, le fleuve qui sert de frontière naturelle entre le Tchad et le Cameroun.

 

Cette frontière de plus de 200 kilomètres est étroitement surveillée depuis quelques jours. Aux entrées sud et nord de Ndjamena, les barrières se sont également multipliées.

 

Selon plusieurs sources, des éléments de Boko Haram ont entrepris de pénétrer au Tchad à partir du sud du pays. « Ils ont commencé à utiliser les méthodes les plus sales, comme par exemple utiliser des filles de dix ans pour faire exploser des bombes. Nous devons redoubler de vigilance », ajoute une source policière qui annonce que le 20 janvier prochain, le Tchad, le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Bénin se retrouveront pour, peut-être, s’entendre enfin sur une réponse commune à apporter à la menace Boko Haram.

Le Tchad envoie des troupes au Cameroun contre Boko Haram
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 23:27

 

 

 

Par Philippe Chapleau, ouest-france.fr - 15/01/2015

 

Les sapeurs italiens de l’EUFOR RCA ont achevé avec succès les essais de montage du pont métallique modulaire TMS. 

 

Les sapeurs italiens de l’EUFOR RCA ont achevé avec succès les essais de montage du pont métallique modulaire TMS. Une structure d’essai de 30 mètres de longueur (comprenant les rampes d’accès) a été réalisée dans une zone dédiée de la base UCATEX, à Bangui. Le montage a été précédé par une formation théorique sur les procédures techniques d’assemblage (photos EUFOR RCA).


Six modules (un millier de pièces d'un poids de 20 tonnes) ont été mis en œuvre pour reproduire la structure qui va être posée prochainement dans le but de relier les arrondissements 2, 3 et 5 de la capitale centrafricaine, divisés à présent par un canal. Il s'agit d'une solution d'attente puisqu'un pont en béton sera réalisé dans les prochains mois par l'UE.

 

Voilà une initiative véritablement européenne:


- la structure est de fabrication polonaise,


- elle a été fournie par la République Tchèque,


- elle a été transportée grâce à la Suède,


- elle a été mise en œuvre par le Génie des troupes de montagne italiennes, avec la supervision tchèque et allemande,


- le dispositif sécuritaire du chantier est assuré par le bataillon multinational de l’EUFOR et l'unité de la gendarmerie européenne.

Des missions de reconnaissance technique seront menées sur le site de construction afin d’établir les mesures préalables à la pose du pont en toute sécurité.

L'EUFOR s'entraîne à poser un pont modulaire pour relier des quartiers de Bangui
L'EUFOR s'entraîne à poser un pont modulaire pour relier des quartiers de Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 23:25

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 15 janvier 2015 12:13

 

Le budget de la République Centrafricaine au titre de l'exercice 2015 s'élève à près de 228,5 milliards de francs CFA soit environ 348.346.000 Euros. Ce budget a été voté par la majorité des parlementaires provisoires (90 voix pour) ce mercredi à l'occasion de l'adoption de la loi des finances 2015. Quatre voix se sont élevées contre ce budget et deux se sont abstenues.


Selon le ministre des Finances, Bounandélé Koumba, le budget 2015 vise à rétablir entre autres la sécurité, la cohésion sociale et l’autorité de l’Etat. Le membre du gouvernement de la transition s’explique sur sa particularité. « La spécificité de cette loi des finances, c'est que par rapport à l'année dernière, nous avons des charges de 228 milliards de francs CFA (347.584.000 Euros), des ressources de 268 milliards de francs CFA (408.563.000 Euros), ce qui nous dégage un gap de 59 milliards de francs CFA (89.944.900 Euros) », a expliqué le ministre des Finances.


« Nous nous réjouissons de son vote parce que le Ministère des Finances s'engage à mettre un accent particulier dans la mobilisation des ressources internes. Nous allons avec le concours de nos partenaires au développement chercher les ressources extérieures pour le financement du gap », a ajouté  M. Bounandélé Koumba.


Deux amendements ont été faits par des parlementaires, visant la réduction des taxes sur l’importation des véhicules d’occasion et des matériaux de construction. La plénière a réaffecté les 150 millions de francs CFA soit 228.674 Euros de l'année 2015 relative à l'organisation de Miss Centrafrique alloué au Ministère du Tourisme. La réaffectation de la ligne budgétaire ''organisation Miss Centrafrique'' a suscité la réjouissance des parlementaires provisoires.


« C'est la victoire du bon sens. Nous sommes dans une période d'exception, on ne peut faire des abus. Il y a des urgences ailleurs. L'organisation de Miss pour l'année 2015 n'a pas son sens », a indiqué le parlementaire Thierry Vackat,  l'initiateur de ce rejet.


Le vote de la loi des Finances 2015 s’était déroulé au scrutin secret. Sur 135 parlementaires de la transition, seulement 98 étaient dans l'hémicycle.

Centrafrique : budget 2015, près de 228,5 milliards F CFA
Centrafrique : budget 2015, près de 228,5 milliards F CFA
Repost 1
Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 23:23

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com   jeudi, janvier 15, 2015. 22:18 TU

 

Intenses tractations diplomatiques autour d'un des chefs de la LRA. Ongwen s'est rendu aux forces spéciales américaines présentes dans la région. Il pourrait être transféré à la CPI d’ici la fin de la semaine.

 

Des représentants de la CPI ont rencontré mercredi à Bangui la présidente Samba-Panza pour discuter du cas Ongwen.

 

Cette équipe de la CPI va se rendre dès jeudi à Obo, cette ville préfecture centrafricaine aux confins de la RDC et du Soudan du Sud.

 

C’est là que les forces spéciales américaines ont remis Dominic Ongwen à un commandant ougandais de la force de l’Union Africaine chargée de traquer la LRA

 

Selon l’ambassade des Etats-Unis en Ouganda, les forces spéciales américaines qui appuient le contingent africain dans sa mission ont livré  Ongwen tôt mercredi aux militaires ougandais.

 

Un porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda, a déclaré mardi qu’Ongwen sera envoyé à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

 

Cette reddition hautement symbolique d’un chef de l’Armée de Résistance du Seigneur a mis Bangui dans l’embarras. Yoweri Museveni, en froid avec la CPI, ne souhaitant pas le transférer depuis Kampala.

 

Le président ougandais a appelé la présidente centrafricaine de la transition et les deux leaders ont convenu du transfert d’Ongwen à partir de la Centrafrique.

 

Dominic Ongwen pourrait rapidement arriver à La Haye, peut-être même dès la fin de la semaine selon une source centrafricaine.

 

La justice internationale l’accuse d’esclavage d'enfants, de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

L’Ouganda, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) et la Centrafrique ont tous fourni des contingents à la force africaine chargée de pourchasser les rebelles de la LRA aux confins des forêts aux frontières de la RCA, de la RDC et du Soudan du Sud.


Pour les Etats-Unis, la reddition d’Ongwen "est un symbole visible de la réussite du partenariat" contre la LRA. Celle-ci est accusée d'avoir tué et kidnappé des dizaines de milliers de personnes au cours des trois dernières décennies, d'abord dans le cadre d’un soulèvement contre le gouvernement ougandais, puis en tant que bande armée errante.

 

Quatre autres dirigeants de la LRA ont été inculpés par la CPI de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

LRA : une mission de la CPI en route pour rencontrer Dominic Ongwen
Repost 0
Centrafrique-Presse.com