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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 20:53

 

 

 

 

http://www.lacapitale.be/   Belga  Lundi 3 Novembre 2014 à 

 

L’armée belge vient, pour la seconde fois en quelques mois, de renoncer à participer, faute de crédits, à l’opération de l’Union européenne en Centrafrique (Eufor RCA), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

 

À la mi-octobre, une compagnie (soit une bonne centaine d’hommes) du 12ème/13ème bataillon de Ligne de Spa, une unité d’infanterie légère, a reçu un ordre d’avertissement : se tenir prête à se déployer vers la fin de l’année à Bangui. dans le cadre de l’Eufor pour sécuriser durant trois mois l’aéroport de la capitale centrafricaine. Mais une semaine plus tard, le contre-ordre est venu, après que l’état-major de la Défense a appris que le gouvernement imposait des économies à hauteur d’environ 220 millions d’euros l’année prochaine au département.

 

L’information sur l’annulation, à un stade très précoce des préparatifs, de cette possible mission a été confirmée lundi par plusieurs sources militaires en marge de la visite du nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput, aux unités de la composante Terre.

 

Déjà l’an dernier sous le gouvernement Di Rupo, la Belgique avait dû renoncer, pour des raisons budgétaires, à la force européenne en Centrafrique, l’Eufor-RCA,

 

Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l’ordre à l’aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, tout proche de l’aérodrome. Son mandat a été prolongé par l’UE fin septembre de trois mois, jusqu’en mars 2015.

Spa: le 12/13e de Ligne doit renoncer à une mission en Centrafrique faute de crédits
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:47

 

 

 


Addis Abeba - AFP / 03 novembre 2014 18h38 -  L'Union africaine a donné lundi deux semaines à l'armée du Burkina Faso pour rendre le pouvoir aux civils, après qu'un officier a pris vendredi la tête de l'autorité de transition pour remplacer le président Blaise Compaoré, après sa démission.


Nous demandons aux forces armées de transférer le pouvoir aux autorités civiles, et le Conseil a décidé que ce transfert devrait s'opérer dans une période de deux semaines, a déclaré Simeon Oyono Esono, chef du Conseil de paix et de sécurité de l'UA et ambassadeur de Guinée Equatoriale auprès de l'organisation régionale.


A défaut, le pays s'exposerait à des sanctions, a-t-il ajouté, à l'issue d'une réunion du Conseil au siège de l'Union africaine dans la capitale éthiopienne.


Après la démission vendredi du président burkinabè, chassé par un soulèvement populaire après 27 ans à la tête de l'Etat, l'armée a nommé l'un des siens, le lieutenant-colonel Zida, pour assurer un pouvoir de transition.


L'Union africaine est persuadée que le changement est allé à l'encontre de la démocratie. Cependant, nous savons que c'est la pression populaire qui a mené à la démission du président. Les forces armées ont profité de ces circonstances pour accéder au pouvoir mais le peuple est à l'origine, a-t-il ajouté.


Ayant pris note de l'origine populaire de la révolte qui a abouti à une prise de pouvoir par les militaires, nous avons décidé d'un délai de deux semaines, période à l'issue de laquelle nous imposerons des sanctions.


Les Nations unies, l'Union européenne et les Etats-Unis ont tous réclamé ces derniers jours que l'armée rende le pouvoir aux civils.


A l'issue du délai de deux semaines décrété par l'UA, cette dernière dépêchera un envoyé spécial dans le pays et se réunira à nouveau afin d'examiner la situation et décider des mesures à prendre.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533639 

 

 

Burkina: sous pression, Isaac Zida promet une transition rapide


Le nouvel homme fort du Burkina Faso se trouve en position délicate. Contesté dans son pays et sous pression internationale, le lieutenant-colonel Isaac Zida a promis lundi un passage rapide du pouvoir aux autorités civiles. L'Union africaine lui donne 15 jours pour y parvenir.



Lors d'une rencontre des diplomates, Isaac Zida a promis une transition "dans un cadre constitutionnel". L'organe de transition sera dirigé "par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale", a dit M. Zida, soulignant qu'il souhaite que cela se fasse dans un délai "le plus bref possible".



"Nous ne sommes pas là pour usurper le pouvoir et diriger le pays mais pour l'aider à se tirer de cette situation", a-t-il ajouté. Ses propos laissent à penser qu'un civil - et non plus un militaire - pourrait prendre la tête de la transition.



Menaces de sanctions

 

Une ouverture qui satisferait les Etats-Unis. Washington, allié privilégié du Burkina dans la lutte contre les jihadistes au Sahel, avait condamné dimanche "la tentative de l'armée burkinabè d'imposer sa volonté au peuple".



En fin de journée, l'Union africaine (UA) a donné 15 jours aux militaires burkinabè pour restituer le pouvoir aux civils. Faute de quoi, elle imposera des sanctions, a dit à Addis-Abeba Simeon Oyono Esono, président du Conseil de paix et de sécurité de l'UA. Cette organisation compte 54 Etats membres. Elle oeuvre notamment à la promotion de la démocratie en Afrique.



Retour au calme


Lundi, Isaac Zida a poursuivi ses consultations avec les forces politiques et la communauté internationale à Ouagadougou. Dans la capitale, la situation était redevenue calme après l'intervention musclée de l'armée qui a chassé dimanche les manifestants, notamment de la place de la Nation, rebaptisée "place de Révolution".


Le grand marché, fermé depuis six jours en raison des événements, a rouvert lundi. Tout comme les banques et les écoles. La circulation a repris dans les artères poussiéreuses de la ville, où le couvre-feu nocturne reste en vigueur.



Globalement, la communauté internationale a vivement réprouvé la prise de pouvoir de facto par les militaires. L'Union européenne (UE) par exemple a aussi demandé à l'armée burkinabè à respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement.



(ats / 03.11.2014 19h01) 

 

 

Burkina: l'armée annonce la réouverture des frontières terrestres


Ouagadougou - AFP / 03 novembre 2014 18h36 - L'armée a annoncé lundi la réouverture des frontières terrestres du Burkina Faso, après trois jours de fermeture, dans un communiqué transmis à l'AFP.


Les frontières terrestres sont rouvertes avec effet immédiat afin de permettre la reprise des activités économiques et la libre circulation des personnes et des biens, selon ce communiqué signé du lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné par l'armée comme chef d'un régime de transition.


Les frontières aériennes et terrestres du Burkina avaient été fermées vendredi. Mais les frontières aériennes avaient été rouvertes dès le lendemain.


Du fait de la fermeture des frontières terrestres, beaucoup de camions chargés de denrées périssables étaient bloqués aux frontières du Togo et du Niger, a expliqué à l'AFP un officier de l'entourage de M. Zida.


Pour autant, le Burkina Faso n'a pas connu de problème d'approvisionnement ces derniers jours, selon les journalistes de l'AFP présents à Ouagadougou, la capitale, et Bobo Dioulasso (sud), la deuxième ville du pays. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533637 

Burkina: l'Union africaine donne deux semaines pour un retour à un pouvoir civil
Burkina: l'Union africaine donne deux semaines pour un retour à un pouvoir civil
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 17:20

 

 

 

 

 

03/11/14 (IRIN)

 

Alors que la Cour pénale internationale (CPI) intensifie son action en République centrafricaine (RCA) en s’engageant à traduire en justice les principaux auteurs d’actes de violence, des efforts concertés sont déployés pour lutter contre l’impunité, endémique dans ce pays. Mais avec l’insécurité qui prévaut dans de nombreuses régions, les solutions rapides sont exclues.

 

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a annoncé en septembre que la Cour était prête à ouvrir sa deuxième enquête en RCA. Selon elle, l’examen préliminaire du mois de février a « rassemblé et analysé scrupuleusement les informations pertinentes émanant de diverses sources fiables », ne laissant aucun doute sur la légitimité d’une intervention de la CPI en vertu du Statut de Rome. « La liste des atrocités commises est interminable », a-t-elle souligné. « Je ne peux pas ignorer ces crimes présumés. »

 

Il se peut que les enquêtes préliminaires soient bouclées à l’heure qu’il est, et que la CPI s’apprête à mener une enquête complète, mais La Hague ne s’est pas prononcée sur les délais à prévoir avant que les suspects soient identifiés, les mandats d’arrêt délivrés et les accusés traduits en justice.

 

Séléka et anti-balaka, recherchés au même titre pour crimes de guerre

 

Un rapport du Bureau du procureur de la CPI, daté du 24 septembre, décrit en détail la manière dont la RCA a plongé dans la guerre civile en août 2012, ainsi que le rôle tenu par les insurgés de la Séléka et par les milices anti-balaka qui ont tenté de contrer la rébellion. La CPI dépeint une période de persécutions et de pogroms pendant laquelle des citoyens ordinaires étaient régulièrement pris pour cible en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse. Le document se fait écho de rapports antérieurs produits par des organisations telles que Human Rights Watch (HRW) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), et de témoignages de défenseurs centrafricains des droits de l’homme. Mme Bensouda elle-même accuse les combattants de la Séléka et les anti-balaka d’avoir commis « des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d'aide humanitaire et le fait de faire participer des enfants âgés de moins de quinze ans à des hostilités ».

 

La Commission des Nations Unies lance un appel au dialogue entre chrétiens et musulmans

 

La Commission d’enquête des Nations Unies sur les violations des droits de l’homme en RCA, instaurée par la résolution 2127 du Conseil de sécurité en décembre 2013, tire des conclusions similaires. Après une première visite en RCA en mars 2014 et une étude de suivi aux mois d’avril et de mai, la commission a présenté son rapport préliminaire en juin. Le document soulignait la prévalence d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, d’actes de torture ainsi que d’arrestations et de détentions arbitraires. Le président de la Commission, le Camerounais Bernard Muna, ancien procureur adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a mis en garde contre le « discours de haine » alimentant les tensions et a appelé de ses vœux un dialogue urgent entre musulmans et chrétiens.

 

Tensions et terreur pour la profession juridique

 

La CPI bénéficie du clair soutien du gouvernement intérimaire de la présidente Catherine Samba Panza. Dans un communiqué adressé à la CPI le 30 mai faisant allusion à la situation en RCA, le gouvernement de Mme Samba Panza a évoqué « de nombreux cas de crimes contre l’humanité et autres odieuses violations des droits de l’homme perpétrés depuis 2012 ».

 

Tandis que l’action de la CPI prend de l’ampleur, défenseurs des droits de l’homme et experts juridiques n’ont de cesse de dénoncer les carences flagrantes du système judiciaire centrafricain.

 

Les magistrats ont vu leur salaire augmenter avec l’arrivée au pouvoir de Michel Djotodia en mars 2013. Cependant, à l’instar de nombreux autres secteurs de l’administration, le système judiciaire tourne bien en deçà de sa capacité normale et fait face à de graves difficultés. Le manque de ressources fondamentales est un inconvénient, mais les risques encourus quotidiennement par les magistrats et leurs collègues sont encore plus éloquents. « Lorsque les magistrats essaient de faire leur travail correctement, ils sont menacés, ainsi que leurs familles », a dit un procureur adjoint à IRIN. « Pour l’heure, la priorité est de sauver nos propres vies. »

 

« Même dans les salles d’audience, la sécurité n’est pas garantie », s’est plaint un fonctionnaire du ministère de la Justice. « Il est fréquent que des proches des personnes inculpées se rendent au tribunal pour faire pression. »

 

Plusieurs détenus se sont échappés et ont rejoint les rangs de différents groupes armés. Du fait des difficultés de fonctionnement des structures policières et militaires en RCA, des soldats de l’opération militaire française Sangaris ont arrêté des combattants anti-balaka. Mais l’un des principaux dirigeants du mouvement anti-balaka, Patrice-Édouard Ngaïssona, a ultérieurement été relâché par les autorités.

 

Lors d’une visite à Bangui en avril 2014, le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme de l’époque, Navi Pillay, a dénoncé « l’impunité totale, l’absence de justice, de lois et d’ordre en dehors de ce qu’apportent les troupes étrangères ».

 

Un besoin de justice endogène

 

Mme Pillay s’est prononcée en faveur de profondes réformes juridiques et de la création d’une commission nationale des droits de l’homme, en avertissant toutefois : « Créer un système judiciaire efficace, avec des prisons, des forces de l’ordre et autres institutions publiques fondamentales, en partant de zéro ou presque, est une entreprise colossale et complexe qui ne peut se faire en rognant sur les coûts ».

 

Dans son rapport de juillet 2014, République centrafricaine : il est temps de rendre des comptes, Amnesty International a critiqué l’approche hésitante de la communauté internationale vis-à-vis des problèmes de la RCA en matière de justice et de droits de l’homme.

 

Amnesty a souligné l’importance d’une prise de responsabilité accrue de la RCA dans l’administration de la justice, sans quoi le pays en paiera les conséquences. « Si la République centrafricaine ne lance pas ses propres enquêtes et poursuites, de nombreux auteurs de crimes relevant du droit international continueront d’échapper à la justice »

 

Un tribunal pénal spécial pour Bangui

 

Au nombre des recommandations d’Amnesty figure la création d’un tribunal « hybride », composé à la fois de personnel centrafricain et international. Selon l’organisation, un tel organe pourrait contribuer à apporter crédibilité au système judiciaire national et à le rendre plus digne de confiance.

 

La RCA semble s’engager dans cette voie. En août, le gouvernement et la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA) ont signé un accord relatif à l’instauration d’un tribunal spécial, composé de magistrats centrafricains et d’experts juridiques étrangers. Tandis que la CPI s’occupera de juger les criminels les plus dangereux du pays, le tribunal spécial s’attaquera aux violations des droits de l’homme et aux manquements au droit international humanitaire, y compris aux actes de violence sexuelle et aux violations des droits des enfants. La création du tribunal dépend de l’adoption d’une loi par le Parlement intérimaire de la RCA, le Conseil national de transition (CNT). D’après des sources contactées par IRIN au ministère de la Justice, cette loi devrait être en place d’ici fin 2014.

 

Une unité d’enquête prête à aller plus loin

 

En avril 2014, le gouvernement a annoncé la création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI). La mission de la CSEI, qui travaille sous la houlette du procureur général de la Cour d’appel, va bien au-delà du conflit récent puisqu’elle couvre des crimes commis à partir du 1er janvier 2004, soit neuf mois après le début du mandat de François Bozizé qui dura 10 ans. Cela témoigne d’une volonté d’équilibre, en ne cantonnant pas les enquêtes à une seule administration. Parmi les « crimes graves » sujets à enquête figurent les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression. En vertu de son décret fondateur, la CSEI se compose à la fois de juristes, notamment de juges et de procureurs, et de 20 officiers de police judiciaire issus des forces nationales de police et de gendarmerie. Malgré un accueil favorable de la part des experts juridiques et des défenseurs des droits de l’homme, on s’inquiète déjà du manque de ressources et de la capacité de la CSEI à mener des enquêtes de fond, notamment à l’extérieur de Bangui.

 

La Commission d’enquête mixte créée en mai 2013, sous l’éphémère administration Djotodia, avait soulevé des réserves comparables. Dirigée par Flammarion Gaba, un haut magistrat centrafricain, la commission conférait également un rôle important à Mathias Moruba, le président de l’Observatoire des droits de l’homme (ODH). Les autres membres étaient issus de la gendarmerie et de l’armée. Bien que la commission ait reçu des dizaines de plaintes et de demandes de réparation de la part de victimes de violations des droits de l’homme et autres crimes, son efficacité a été mise en cause. Il semblerait qu’elle ne soit plus opérationnelle.

 

Convaincre les sceptiques

 

La détermination affichée de la CPI à poursuivre les criminels de guerre et la création de nouvelles institutions en RCA n’ont pas suffi à convaincre tout le monde.

 

C’est la deuxième fois qu’il est fait appel à la CPI en RCA. En 2004, le gouvernement Bozizé avait réclamé l’intervention de la CPI à l’encontre de Jean-Pierre Bemba, homme politique et ancien chef rebelle congolais, en accusant les troupes de son Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de multiples violations des droits de l’homme en 2002 et 2003, suite à leur enrôlement par le président de l’époque, Ange-Félix Patassé.

 

Bemba a été arrêté en Belgique en mai 2008 et doit répondre de deux chefs d’accusation de crimes contre l’humanité et de trois chefs d’accusation de crimes de guerre. Le procès a commencé en novembre 2010. D’après la CPI, la clôture des déclarations orales est prévue pour novembre 2014.

 

Benjamin Grekoy, un petit entrepreneur, a dit à IRIN que le retard accumulé le laissait perplexe. « Cela fait des années que Bemba a été arrêté et son procès n’est toujours pas terminé. Pourquoi ? Quand sera-t-il jugé ? »

 

M. Grekoy est également sceptique quant à la détermination du gouvernement à enquêter sur des violations des droits de l’homme du passé. « Entre l’époque de Bozizé, celle de Djotodia et Mme Samba Panza aujourd’hui, les enquêtes sont nombreuses, mais sans réel résultat », s’est plaint M. Grekoy. « C’est aux Centrafricains qu’il revient de déposer les armes et d’arrêter de s’entretuer. Autrement nous sommes coincés avec des enquêtes qui ne mènent nulle part. »

 

Mais Joseph Bindoumi, le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH), se montre plus optimiste.

 

« À notre niveau, ici à la LCDH, nous pensons que ces initiatives sont les bienvenues, car la justice est l’arme la plus efficace en situation de conflit », a dit M. Bindoumi à IRIN.

 

« Chaque fois qu’il y a une action du système judiciaire international, la CPI par exemple, cela doit nous encourager, nous autres défenseurs des droits de l’homme, car nous savons que le but de tout ceci est de mettre un terme aux actions des criminels. Pour en finir avec la guerre, des menaces de sanction sont nécessaires. Je sais que tout cela demande du temps, mais les Centrafricains doivent se montrer patients. Ils doivent garder l’espoir qu’un jour les personnes ayant perpétré de graves violations des droits de l’homme devront répondre de leurs actions. »

 

La République centrafricaine en quête de justice (IRIN)
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 16:30

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-03 14:25:37 - Le directeur des sports de la FIBA, le Serbe Lubomir Kotleba, est attendu mardi à Bangui pour une visite de travail de quarante-huit heures, a annoncé le président de la Fédération centrafricaine de basketball.


Selon Jean de Dieu Mageot, le but de cette visite est de rendre aux techniciens et officiels centrafricains des récentes modifications des règles apportées dans le basket par la FIBA lors de son congrès de Séville. Par ailleurs, le Serbe fera avec ses hôtes l'état des lieux du basketball centrafricain. 


‘'C'est une visite de travail pour se familiariser avec le monde du basketball centrafricain pour évaluer ce qui a été fait et débattre de l'avenir de cette discipline en vue d'un éventuel appui de la FIBA'', a notamment expliqué Jean de Dieu Mageot.


Ainsi, Lubomie Kotleba aura, mardi, une série de rencontres avec les dirigeants de la fédération, les responsables des clubs. Il animera aussi une session d'information sur les récentes modifications des règles de FIBA à l'endroit des entraineurs et arbitres ainsi que des capitaines des clubs.


La journée de mercredi est consacrée aux différentes visites des infrastructures de basket et à la découverte de la ville de Bangui.

 

http://www.apanews.net/article_read-808651-un-expert-de-la-fiba-en-visite-de-travail-eangui.html#sthash.4fxJ8IIb.dpuf

 

 

Un expert de la FIBA en visite de travail à Bangui
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 16:15

 

 

 

 

03/11/14 (Afrique Actualité)

 

Dans un communiqué de presse publié à Bangui vendredi dernier, la Mission de stabilisation de l'ONU en Centrafrique, Minusca annonce que « dans le cadre des opérations de sécurisation de la capitale, les Casques bleus, conjointement avec des éléments de la force française Sangaris et des forces de sécurité centrafricaines, ont mené une opération dans les quartiers Gobongo et Boy Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui ».

 

Cette opération de sécurisation, qui a débuté tôt le matin, sous le commandement de l'Etat-major conjoint du secteur de Bangui, a consisté en des visites domiciliaires, des perquisitions et des interpellations. « Pendant cette opération, les forces internationales et nationales ont fait face à des attaques à l'arme automatique et à la grenade », mentionne le communiqué.

 

Au total, cinq (5) personnes ont été interpellées et remises aux autorités locales de sécurité pour enquête criminelle.

 

La Minusca indique par ailleurs, qu' « 1 fusil, 3 Kalachnikov, dont une équipée d'un lance-grenade, 9 chargeurs, 344 munitions de divers calibres, 10 grenades, 4 couteaux, 1 machette et 1 bombe lacrymogène ont été saisis », ajoutant que la MINUSCA poursuivra la mise en œuvre de son mandat avec détermination.

 

Au cours des échauffourées, Mesmin Boulala, un fonctionnaire du ministère de la Santé publique, a été tué à son domicile au quartier Boy-Rabe selon les témoignages de sa famille qui met en cause les soldats de la Sangaris.

 

« Les manifestants, des miliciens antibalaka pour la plupart, ont multiplié des barricades sur les artères à divers endroits des quartiers Foûh, Gobongo et Boy-Rabe (fiefs des Antibalaka), se livrant à des braquages surtout des motos et des taxis des particuliers », témoigne Samuel B., un habitant du secteur.

 

Des tirs sporadiques d'origine indéterminée continuaient d'être entendus même en début de soirée samedi dans ces secteurs.

 

Intervention

 

Cependant, à Bambari à quelques 384 kms au centre du pays, la tension reste vive entre une partie de la population et les forces françaises de la Sangaris.

 

Le chef de la Minusca, le Général Babacar Gaye est arrivé dans la ville samedi matin pour rencontrer ses pairs les généraux Ali Ndarassa, chef de fil des seleka peuls, Joseph Zoundeko, chef d'Etat-major seleka ainsi que la population locale.

 

A l'issue de cette visite, Babacar Gaye a annoncé un forum prochain de large ouverture à Bangui entre toutes les forces vives de la Nation. « Les groupes armés, Seleka et Antibalaka ont tous demandé au chef de la Minusca d'organiser dans un plus bref délais leur cantonnement et leur désarmement pour leur permettre d'intégrer la vie active pour que la stabilité revienne dans le pays », explique Nono Azouandja.

 

Vendredi, les soldats de la force française Sangaris ont organisé une rencontre avec la population dans le but de s'enquérir des vrais raisons de la persistance des violences dans la ville.

 

« La rencontre a été perturbée par l'arrivée en masse d'un groupe de miliciens antibalaka venus s'en prendre au général Ali Ndarassa, considéré comme le chef des seleka peuls qui commettent des exactions sur des civils dans la région. Pour ces manifestants, les soldats de la Sangaris doivent chasser de la ville ce général Seleka et ses hommes qui sévissent dans la Ouaka », rapporte Jocelyn Nono Azouandja, l'un des participants à la réunion.

 

La même source poursuit en précisant que « des barricades ont été érigées. La tension a failli dégénérer entre la Sangaris et le groupe des Antibalaka. L'intervention de la Minusca a permis de calmer les manifestants ».

 

Jeff Murphy Barès à Bangui

 

http://afriqueactualite.com/societe/societe/2244-echanges-de...

Echanges de tirs entre forces internationales et miliciens à Bangui
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 15:14

 

 

 

 

Dix mois après le début de la mission des forces internationales en République Centrafricaine, d’aucuns s’étonnent de constater que la mise à contribution de la police nationale n’ait pas permis d’éradiquer la criminalité qui a gangréné le pays à la faveur des récentes crises.

 

L’explication est pourtant  simple et réside dans les manœuvres mesquines qui  ont vidé de sa substance le statut spécial de la police arraché de haute lutte par le bureau  syndical de la police, à qui un hommage mérité doit être rendu.

 

IL faut rappeler que c’est au terme d’une longue lutte menée par ce bureau  que l’ex chef de l’Etat François BOZIZE avait fini par marquer  son accord pour l’ élaboration de ce statut spécial, tout en instruisant le comité de rédaction de se référer aux Statuts de la Gendarmerie Nationale et des Forces armées centrafricaines(FACA). Ce qui fut fait.

 

Lorsqu’en mai 2008, l’Assemblée Nationale,représentant  le peuple centrafricain votait par acclamation le projet de loi relatif au statut spécial de la police, le policier centrafricain s’attendait à une amélioration de  ses conditions de vie, à un léger mieux, au moins en terme de salaire décent permettant de joindre les deux bouts. Mais malheureusement, pendant que le projet de loi suivait la procédure complexe en trois étapes, des caciques du régime de Bozize avaient réussi à en soustraire la page 27 comportant les indemnités et autres avantages liés aux fonctions. Ni rancunier, nioublieux, les policiers centrafricains signalent à ceux qui ont posé cet acte qu’ils sont bien connus. Ils saisissent  l’occasion pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale quant aux efforts faits pour redonner à ce document sa partie vitale. Ces efforts sont restés vains, chaque gouvernement ou ministre (de Jules Bernard OUANDE  à Denis  WANGAO KIZIMALE, en passant par Claude Richard GOUANDJA et Josué BINOUA) s’étant employé à endormir les policiers jusqu'à la fin de sa mission.

 

C’est pourquoi, il convient de dire sans ambages aux nouvelles autorités de transition que « TROP C’EST TROP » et qu’elles doivent faire un effort soutenu aux fins de combler  au plus vite le retard accusé par la police depuis l’adoption de la loi (2008) jusqu'à  à ce jour. Les bons prédicateurs nous ont prêché le bon évangile et nous les avons suffisamment écoutés. Nous n’allons pas croiser les bras  devant tant d’injustices et d’injures. Nous  n’allons plus croupir dans la  misère  tandis que d’autres baignent dans une  insolente opulence.

 

IL convient de rappeler à la communauté internationale, surtout à Monsieur le Représentant Spécial de la  MINUSCA  qu’il y’a tout lieu de prêter une attention particulière à ce dossier afin qu’il  soit traité dans les meilleurs délais. Cela permettrait d’éviter des conséquences fâcheuses. L’urgence c’est de hâter le rétablissement de la sécurité dans le pays. La police nationale a beaucoup à apporter. Alors traitez-la avec bienveillance.

 

LE COLLECTIF DES POLICIERS EN COLERE

CENTRAFRIQUE : L’URGENCE D’UN VRAI STATUT SPECIAL  POUR LA POLICE
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 14:45

 

 

 

 

http://www.amnesty.fr/       [03/11/2014]

 

Depuis décembre 2013, la République centrafricaine connaît un déchaînement de violences. Pillages, viols, déplacements de populations, représailles : ce pays, déjà sinistré par de nombreux coups d’État, est le théâtre de scènes insoutenables. Malgré l’intervention de forces internationales, la haine et la peur nourrissent les massacres entre chrétiens et musulmans. En moins d’un an, environ 5 000 personnes y auraient laissé leur vie, selon une enquête de l’agence Associated Press. Retour sur la spirale de cette guerre civile.

 

Le 5 décembre 2013, marque le véritable point de départ de la guerre civile et l’enlisement de la Centrafrique dans le chaos. Bilan de cette effroyable journée de combats à la machette et à l’arme à feu : 500 morts. Cette lutte sanglante oppose d’un côté, les ex-rebelles de la Séléka, une coalition majoritairement musulmane qui, en mars 2013, a renversé le président François Bozizé. De l’autre, les Anti-balakas, des milices d’autodéfense principalement composées de chrétiens, initialement créées pour lutter contre les bandits et les attaques de groupes armés. Ce jour-là, des colonnes de miliciens anti-balakas, fondent sur Bangui pour reprendre la capitale aux mains des ex-Sélékas. La Misca, une mission de soutien pour la Centrafrique sous la houlette de l’Union africaine est déployée, appuyée par les militaires français de l’opération Sangaris, du nom d’un papillon endémique. La poésie sémantique tranche avec l’horreur du terrain. Sur la route, des cadavres. À la morgue de l’hôpital communautaire d’où s’échappent les cris de désespoir des familles, les corps s’accumulent. Les équipes médicales des ONG se retrouvent submergées par l’ampleur des blessures et le nombre de morts. Dans l’enceinte de la mosquée Ali Babolo, dans le quartier PK5, le plus grand quartier musulman de Bangui, des dizaines de victimes sont alignées au sol, recouvertes par des linges et dissimulées derrière une grande bâche noire.

 

LES CIVILS DANS LA SPIRALE DE LA VIOLENCE

 

Les forces internationales n’interviendront officiellement que dans l’après-midi de ce 5 décembre, après avoir reçu le feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu. Mais depuis le matin, les miliciens anti-balakas, en grande majorité des jeunes hommes, parfois tout juste sortis de l’adolescence, qui ont investi Bangui, sont décidés à mettre fin aux exactions des rebelles sélékas. Ces derniers viennent principalement du nord de la Centrafrique et sont arrivés au pouvoir grâce à l’appui de combattants du Soudan et du Tchad. Ensemble, ils ont semé la terreur et la désolation sur l’intégralité du territoire. Des villages entiers sont brûlés, des familles se terrent en brousse comme des animaux pour échapper à la mort. C’est avec ces images en tête que les Anti-balakas comptent bien les chasser du pays. Dans un pays à grande majorité chrétienne (80 % environ de la population), les musulmans sont associés à tort aux ex-Sélékas. Le quartier du PK5, autrefois lieu de commerces, devient vite une enclave. Pris au piège, cette communauté est réduite à peau de chagrin. Les musulmans qui étaient à Bangui de 130 000 à 145 000 début 2013 (Onu), ne sont aujourd’hui que quelques milliers. Certains ont réussi à fuir, se délestant de tout signe susceptible de les associer à leur religion, d’autres sont tués quand ils tentent de sortir du quartier, « vendus » parfois par des chauffeurs de taxi qui les abandonnent dans des zones anti-balakas notamment sur la grande route menant à l’aéroport. Ils sont alors lynchés ou exécutés.

 

Dans les rues de Bangui, les semaines qui suivront ne seront qu’une succession d’actes de vengeance. D’insoutenables scènes de lynchages se déroulent devant les foules qui se pressent au spectacle macabre. Bientôt, le conflit gagne les campagnes ainsi les autres grandes villes du pays. Surtout, il infuse au sein de la population civile qui prend rapidement part aux violences. Bangui se scinde en deux.

 

Le PK5 se réduit à une rue principale de quelques centaines de mètres aux allures de Far-West. Seuls de grands commerçants fortunés sont restés afin de ne pas laisser leurs biens à la merci d’Anti-balakas ou de simples bandits qui tentent presque quotidiennement des incursions dans la zone. Car le banditisme gagne du terrain. Les jeunes de la capitale multiplient les braquages, les agressions. Imbibés d’alcool et drogués au Tramadol, un puissant anesthésiant, ils profitent du chaos ambiant pour imposer leur loi. On est loin de l’affrontement interconfessionnel qui fut au départ une réalité. Ils s’autoproclament Anti-balakas, n’hésitant pas à se couvrir de gris-gris, à l’instar des miliciens, mais ne sont en réalité que les récupérateurs d’une situation incontrôlée.

 

Les forces militaires centrafricaines sont vite dépassées. En sous-effectif pour couvrir un vaste territoire où pas une seule région n’est épargnée par les violences, elles parent au plus pressé, maîtrisent ou éteignent les incendies faute de pouvoir les éviter. Le 15 septembre dernier, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine, (Minusca) [cf. p.14] prend le relais de la force africaine Misca mise en cause notamment après une série d’incidents entre le contingent tchadien et la population civile qui juge ces militaires partie prenante dans ce conflit, rangés derrière la population musulmane. Dès avril 2014, Amnesty International demandait que les Nations unies et l’Union africaine « ouvrent des investigations indépendantes et impartiales sur le rôle présumé des soldats de la paix de la Misca dans deux incidents survenus à Bangui les 27 et 29 mars 2014, au cours desquels des dizaines de civils ont péri ».

 

LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE ENTRE EN JEU

 

En Centrafrique où l’État est absent depuis des décennies, une première avancée politique intervient en janvier dernier lorsque les États africains poussent à la démission Michel Djotodia, président à la faveur du coup d’État de mars 2013, et accusé par la communauté internationale de passivité. Catherine Samba-Panza, présidente de transition s’installe au pouvoir le 20 janvier. L’annonce de son élection est accueillie par des cris de joie et des coups de klaxons à Bangui. Celle que beaucoup considèrent comme « la maman de la Centrafrique » appelle aussitôt « ses enfants anti-balakas », comme « ses enfants sélékas », à déposer les armes. Le retour de la sécurité est sa priorité. Elle cherche aussi le rassemblement. Son gouvernement intègre des représentants des deux factions. À partir de mai, quelques musulmans commençaient à revenir chez eux, au PK5. Malheureusement pour y trouver leurs maisons détruites et pillées.

 

UNE ENQUÊTE LABORIEUSE

 

L’autre volet indispensable pour espérer un apaisement est celui de la justice jusqu’à présent gravement défaillante (les magistrats sont menacés, les moyens manquent cruellement, les prisons restent des « passoires »). La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a ouvert en septembre dernier une enquête sur une liste d’atrocités présumées commises dans le pays par les milices armées depuis août 2012. Dans un communiqué, elle a dressé une série de « crimes présumés » : « Les informations en ma possession fournissent une base raisonnable permettant de croire que la Séléka et les groupes anti-balakas ont commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d’aide humanitaire et le fait de faire participer des enfants âgés de moins de 15 ans à des hostilités. La liste des atrocités commises est interminable ». L’enquête s’annonce d’ores et déjà longue et laborieuse même s’il ne faut pas chercher très loin pour trouver les preuves des violences et des crimes. Elles se trouvent par exemple dans les cartes mémoires de l’appareil photo du journaliste Jérôme Delay qui dit avoir « vu le diable » en Centrafrique.

 

Florence Richard

Centrafrique : le jour où la guerre civile a commencé
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 14:32

 

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 03 novembre 2014 13h29 - Le nouvel homme fort du Burkina Faso adoubé par l'armée, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a semblé ouvrir la porte lundi à la mise en place d'un régime de transition dirigé par un civil, lors d'une rencontre avec le corps diplomatique à Ouagadougou.


Le pouvoir exécutif sera conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel, a déclaré M. Zida devant les diplomates, selon un journaliste de l'AFP qui assistait à la rencontre.


Cet organe de transition sera dirigé par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale, a ajouté M. Zida, qui avait été désigné samedi par la haute hiérarchie militaire comme chef de l'Etat intérimaire.


La communauté internationale, notamment les Etats unis ont condamné la prise de pouvoir par les militaires et exigé un retour à l'ordre constitutionnel, après la chute du président Blaise Compaoré vendredi, à l'issue de 27 ans au pouvoir. 


Le nonce apostolique Vito Ralo, s'exprimant en tant que doyen du corps diplomatique, a réitéré à M. Zida son souhait d'un respect des principes diplomatiques et du retour à une vie constitutionnelle normale. 


Nous ne sommes pas là pour usurper (...) le pouvoir, a déclaré un peu plus tard le lieutenant-colonel à des journalistes. 


M. Zida n'a pas précisé de calendrier d'action devant les diplomates, mais a souhaité un délai le plus bref possible.


Nous voulons aller très vite, a-t-il ensuite redit aux journalistes.


Evoquant les acteurs en présence dans la crise, M. Zida a rappelé qu'il allait consulter, outre les partis politiques et les organisations de la société civile, les communautés religieuses et les chefs coutumiers, ainsi que la jeunesse.


Le Burkina Faso est un pays majoritairement musulman, mais la communauté catholique (15% de la population) est particulièrement influente.


Quant aux chefs traditionnels, M. Zida a déjà consulté deux fois le Mogho Naba, chef suprême des Mossi, une autorité morale très respectée de la communauté la plus importante du pays.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533494 

Burkina : Zida semble ouvrir la porte à une transition civile
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 14:09

 

 

 

 

DOUALA - 03 NOV. 2014 (Le Messager)

 

Conscients des risques de troubles qui peuvent survenir s’ils s’accrochent au pouvoir, ces présidents africains sont concernés par la tentation d’un mandat de trop. Même s’ils ne semblent pas encore s’être publiquement prononcés.

 

La Loi fondamentale de leurs pays respectifs le leur interdit. A moins qu’ils procèdent à un changement, plusieurs chefs d’Etat africains dont nous recensons ici quelques-uns sont tentés, à l’instar de l’ex-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré aujourd’hui en fuite en Côte d’Ivoire, par un mandat de trop. Armando Guebuza 70, ans, est le président du  Mozambique. Réélu en 2010 à la tête du Frelimo, parti au pouvoir, a annoncé qu’il ne briguera pas un troisième mandat. Pourtant beaucoup, y compris son entourage, lui prêtent des intentions contraires, entretenant ainsi le doute. Hifikepunye Lucas Pohamba, 78 ans, est le chef de l’Etat de la Namibie. Sam Nujoma avait brigué et remporté un troisième mandat après avoir modifié la Constitution. Mais  son prédécesseur Hifkepunye Lucas Pohamba apparait comme un homme respectueux des lois qui, semble-t-il, n’envisage pas de prendre le chemin contesté de son aîné et prédécesseur.

 

Au Benin, Thomas Yayi Boni a fait la promesse qu’il ne se représenterait pas. Quelles que soient ses envies, il lui sera cependant difficile de se dédire après de tels serments.  Le 24 septembre, la Commission des lois du Parlement béninois a rejeté le projet de réforme constitutionnelle voulue par le président Boni Yayi. « Le projet actuel de révision proposé par le président n’est pas méchant, mais il est en deçà du minimum démocratique attendu. Le texte actuel n’est pas suffisamment représentatif des idées agitées dans le pays, par les forces vives, et formulées, à la demande du chef de l’État, en propositions de réformes par les commissions constitutionnelles. Il n’enrichit pas suffisamment la Constitution et ne permet pas d’apporter en un coup les réponses pourtant attendues et surtout disponibles aux dysfonctionnements de notre modèle constitutionnel», analysait  le constitutionnaliste Joël Aïvo. Pour qui « le rejet de la réforme cache une mine anti-personnelle, une grogne, une fronde. C’est un avis de révolution qui a été délivré au gouvernement».

 

Denis Sassou Nguesso aujourd’hui âgé de 71 ans n’en est pas moins tenté par la modification de la Constitution qui devrait lui permettre de briguer un autre mandat. Bien qu’il ne se soit pas encore prononcé sur la question, au Congo,  beaucoup lui prédisent une candidature de plus en plus considérée comme probable. Via un référendum constitutionnel sur un changement de régime ? « Comme tout bon dictateur endurci, Denis Sassou-Nguesso entend rester aux commandes du Congo jusqu’à sa mort. Pas question de laisser la jouissance de l’importante manne pétrolière du pays entre d’autres mains comme en 1992.  Mais pour cela, il lui faut d’abord modifier sa Constitution actuelle qui, bien que taillée sur mesure, ne lui accorde que deux mandats et impose une limite d’âge à 70 ans. Et naturellement, ça ne sera pas une épreuve difficile pour lui. Plus que jamais sûr de son pouvoir, il est serein. En effet, galvanisé par des certitudes de sa longévité aux affaires compte tenu notamment de l’absence d’une opposition forte et capable d’inverser les rapports de forces, l’enfant d’Edou ne compte pas s’arrêter en si bon chemin », croit Bienvenu Mabilemono, Sg du Mouvement pour l’unité et le développement du Congo (Mudc).

 

Idem pour Joseph Désiré Kabila de la République démocratique du Congo. A 42 ans, le président de la Rdc a affirmé qu’il respectera « l’esprit et la lettre » de la Constitution. Mais un report de deux ans de l’élection présidentielle est envisagé. Au Rwanda, Paul Kagamé lui âgé de 56 ans a toujours  répété qu’il se soumettrait à la Constitution. Mais il a laissé s’ouvrir un débat national sur la paix, la sécurité et le développement du Rwanda dont devrait découler l’identité (secondaire aux yeux) de la personnalité la mieux à même de garantir les valeurs cardinales. Ellen Johnson Surlearf 75 ans semble avoir pris goût au pouvoir. A l’aube de sa réélection fin 2011, elle disait vouloir « terminer ce qu’elle avait commencé ». En 2017, elle devrait toutefois respecter la Constitution, consciente des risques de troubles qui pourraient survenir si elle s’accrochait au pouvoir.

 

© B-P.D. | Le Messager

 

Lu pour vous : Révision constitutionnelle: Sassou Nguesso, Kabila, Kagamé, Yayi Boni  sur les traces de Compaoré
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:48

 

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 03/11/14 - La Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) a retiré le visa à la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) dans le cadre de l’opération d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne ‘’BDEAC 4,5 pour cent brut 2014-2021’’.

 

Cette décision est motivée par ‘'l'absence d'actes matérialisant le placement des titres dans la sous région'' de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

 

D'après le régulateur, la BDEAC qui a introduit une demande de visa le 13 février 2014 ‘'pour pouvoir procéder à l'émission d'un emprunt obligataire par appel public à l'épargne dénommé +BDEAC 4,5 pour cent brut 2014-2021+'' d'un montant de 35 milliards de francs CFA, n'a pas matérialisé cette demande à la date impartie.

 

Par ailleurs, ‘'l'absence d'une demande de prorogation de la période de souscription par l'émetteur auprès de la COSUMAF'' constitue l'une des raisons de ce retrait.

 

Le communiqué de la COSUMAF signé de son président Rafael Tung Nsue précise que ce retrait du visa entraîne d'office ‘'l'annulation de l'opération de l'emprunt obligataire correspondante'' et que ‘'la BDEAC est autorisée sous réserve de la mise à jour des informations juridiques, économiques et financières à soumettre un nouveau document d'information visa à la COSUMAF''.

 

D'après des observateurs, l'échec de cette opération est un coup dur pour la Bourse des valeurs mobilière d'Afrique centrale (BVMAC) qui a du mal à mobiliser des souscriptions aussi bien dans le compartiment des actions que celui des obligations, par rapport à sa rivale, la Douala stock exchange (DXS) qui connait un frémissement d'activités.

Le régulateur du marché financier d'Afrique centrale retire le visa à la BDEAC
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