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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 00:38

 

 

 

 

Rédigé par Africa Media - modifié le 7 Décembre 2014 - 21:34

 

Un avion russe transportant une cargaison militaire française a été retenu à l'aéroport de la ville nigériane de Kano, a annoncé la mission diplomatique russe à Lagos sur son compte Twitter.


"L'avion russe se trouvant à Kano a été affrété par la mission de la paix française au Tchad et transportait du matériel appartenant à cette mission", indique l'ambassade.


Auparavant, les médias ont rapporté qu'un avion russe avec à son bord des armes et des munitions avait été intercepté par les autorités nigérianes à l'aéroport de Kano. L'appareil était à destination du Tchad voisin mais l'aéroport de Ndjamena étant fermé, a dû atterrir à Kano.


Selon les autorités aéroportuaires de la ville, l'avion-cargo parti de Bangui en Centrafrique, transportait des hélicoptères, une jeep et d'autres équipements.

 

L'avion-cargo parti de Bangui en Centrafrique, transportait des hélicoptères, une jeep ainsi que d'autres équipements, mais le contenu n'a été déclaré sur le manifeste du vol. L'avion qui devait se poser au Tchad, a rencontré un problème technique qui l'a contraint d'atterrir à l'aéroport international de Kano. L’ambassade russe au Nigeria a démenti tout lien avec l’appareil qui a été saisi à l'aéroport international de Kano.


L'armée nigériane qui fait de cette saisie une affaire d'état s'exprime sur le média exagérément et a promis de donner des détails dès la fin de l'enquête sur l'avion. Les membres de l'équipage seraient ên état d'arrestation pour l'intérêt de l'enquête a annoncé l'armée dans un message Twitter.

Niger : L'avion russe a été "affrété par la mission de la paix française" depuis Bangui
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 22:28

 

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 5 décembre 2014 14:45

 

Le 5 décembre 2013, la population de la capitale Bangui s’était réveillée sous des tirs nourris d’armes lourdes et automatiques. Les miliciens Antibalaka, groupes d’autodéfense, s’attaquaient aux combattants Séléka  au pouvoir depuis le 24 mars 2013. Les Antibalaka, mouvement s’étant renforcé vers la fin du mois d’août 2013, machettes ou armes de fabrication artisanale en main, se sont soulevés contre la Séléka dont le règne était de plus en plus critiqué. Ainsi naissait la genèse d’une série de violences inter communautaires sans précédentes dans le pays. Les tirs d'armes ont retenti dans plusieurs quartiers de Bangui. Ils ont plus visé les quartiers nord et le centre-ville. 


Dès 5 heures du matin ce jeudi 5 décembre, la psychose  a gagné tous les esprits. Des sources militaires parlaient d’attaques coordonnées, simultanées sur trois fronts : le camp Kassaï, l’Assemblée nationale et le quartier de Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui. Les habitants des quartiers environnants se sont terrés chez eux, d’autres ont trouvé refuge dans les églises ou à l’aéroport Bangui M’Poko.

Les combats qui opposaient les éléments de la Séléka aux milices Antibalaka ont fait de nombreuses victimes. S’il est difficile de donner un bilan précis des accrochages, certaines sources évoquaient au moins 500 morts et des centaines de blessés.

Au rang des centaines de cadavres qui jonchaient les rues de la capitale centrafricaine, le Conseil de sécurité des Nations unies, peu avant la tombée de la nuit de ce jeudi 05 décembre, donnait le feu vert à la France pour lancer l’opération Sangaris en envoyant 2000 hommes pour mettre fin aux tueries et appuyer les forces de la Mission de sécurisation de la Centrafrique, Misca. Un an après le déploiement des soldats de Sangaris qui devait empêcher un désastre humanitaire dans le pays, la situation reste fragile et volatile selon de nombreux Centrafricains à Bangui.

« Je salue partiellement l’opération Sangaris parce qu’elle a réussi à rétablir un peu la sécurité dans la capitale, mais en province rien n’a encore changé jusqu’à lors », a fait savoir un jeune rencontré dans les rues le 4 décembre 2014.


Interrogée sur sa vision des choses, une jeune Centrafricaine estime que rien n’a été fait. « Dès lors que les exactions, l’insécurité et les pillages continuent, je dirais que les soldats français de Sangaris n’ont pas bien travaillé », a-t-elle indiqué.


« Dans le 3ème arrondissement, les activités sont bloquées, pas d’écoles, pas de dispensaires, la mission de Sangaris en Centrafrique n’a pas bien fonctionné. C’est du sur place », a dit un jeune commerçant


Du côté de la Sangaris, c’est le revers de la médaille. Le commandant Laurent Bastide, chargé de communication de la Sangaris, rassure que le plan de campagne de cette opération est bel et bien atteint.


« Le plan de campagne a été atteint. L’objectif de la Sangaris était de ramener le niveau minimal de sécurité de sorte que les forces internationales de la Misca puis de la Minusca puissent se déployer. C’est le cas puisque le niveau sécuritaire a atteint aujourd’hui un palier que la Minusca a pu poursuivre et amplifier son déploiement », a-t-il expliqué.


« La résolution 2127 donne mandat principalement aux forces de l’ONU, et la mission de Sangaris, est d’appuyer ces forces », a-t-il poursuivi.


Depuis le 5 décembre, les militaires français se sont portés au secours de centaines de personnes qui étaient directement menacées, quelle que soit leur confession ou leur communauté d’appartenance.


« Chaque jour Sangaris a sauvé des vies », mentionne un communiqué de Sangaris.

Et justement à propos, du 5 décembre 2014, la coordination nationale des Antibalaka, dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka, promet de ne pas manifester. Le mouvement demande aux populations de Bangui, Bimbo et Bégoua de vaquer librement à leurs occupations. L’appel fait suite aux rumeurs d’une probable manifestation des miliciens en commémoration de cette date.

 
Le porte parole des Antibalaka, Igor Lamaka, a promis que des mesures sont déjà prises afin d’éviter tout débordement. « Je demande à la population de Bangui, Bimbo et Bégoua de rester calme, de sortir et de vaquer à ses occupations. Il y a des rumeurs qui circulent dans la ville de Bangui faisant état d’une attaque des Antibalaka et qu’il y aura des crépitements d’armes le 5 décembre. Je dis c’est faux et ce sont des intoxications », a précisé M. Lamaka.

1er anniversaire des violences inter communautaires en Centrafrique
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 22:17

 

 

 

 

(Alwihda Info) Rédigé par Issa Abakar - 7 Décembre 2014 - 19:38

 

L’ancien chef rebelle et préfet de grande Sido est sur le sol centrafricain, prétendent plusieurs sources. Sa présence aurait été signalée a 25 km de la ville de Kabo, au village Bateldje sur l’axe qui mène a Batangafo.


D’après des informations concordantes Baba Lade est arrivée dans la localité de Bateldje le 05 décembre peu avant midi. «C’est à environ 11h00 du jour que Baba Lade est arrivé dans cette ville avec quelques uns de ses éléments, tous armés », a indiqué une source contactée depuis Kabo.

Lu pour vous : Centrafrique : Baba Laddé aperçu au village Bateldje ?
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 14:29

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) 2014-12-07 12:40:20  Le président Denis Sassou N’Guesso a déclaré qu’il est suspendu au verdict du peuple et non au diktat de l’extérieur s’agissant «de la marche démocratique du Congo et notamment du changement ou non de la constitution ».

 

« Sur la Constitution, comme on le dit à souhait, vous connaissez le point de vue du président qui estime que s'agissant des institutions du Congo, surtout la Constitution, la loi fondamentale, ce sera toujours le peuple congolais qui décidera en toute souveraineté », a déclaré samedi le président Sassou N'Guesso à l'aéroport Maya-Maya de Brazzaville.


Il revenait de La Havane (Cuba) où il était en visite d'Etat dans le cadre du cinquantenaire des relations entre le Congo et Cuba.


Le chef de l'Etat congolais, à qui l'on prête l'intention de changer la constitution de son pays pour rester au pouvoir, avait rejoint la capitale cubaine tout juste après le 15ème sommet de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à Dakar où son candidat pour le poste de Secrétaire général de la Francophonie, Henri Lopes, a été recalé au profit de la Canadienne Michaelle Jean pour succéder à Abdou Diouf.


Il a cité l'expérience française vécue sous le Général De Gaulle qui a décidé de changer la constitution de la 4ème République et a soumis les termes de la 5ème République au choix du peuple français.


« C'est le peuple français qui s'est prononcé et même plus tard lorsqu'il a décidé, demandé ou souhaité que le président de la République soit élu au suffrage universel direct, c'est le peuple français qui a décidé. Je pense que c'est une règle qui ne pourra jamais être remise en cause mais en tous les cas, il y a quand même de longues années que notre peuple a lutté ici, au prix de beaucoup de sacrifices, pour ne plus accepter qu'il ne soit plus régi par des règles qui viendraient d'ailleurs », a-t-il insisté.


« L'OIF ne s'est pas substituée aux Nations Unies et n'a pas balayé d'un revers de main les notions fondamentales qui régissent les relations internationales, c'est à dire la non ingérence dans les affaires des autres Etats, et aussi le respect mutuel », a-t-il dit.


Le débat sur le changement ou non de la Constitution fait rage dans les états majors politiques au Congo. L'alliance pour la Démocratie et la République (ARD), une plateforme de l'opposition avec comme pour chef de file Mathias Dzon, a souligné récemment à Brazzaville au cours d'une conférence de presse'', qu'il n'est pas question de changer l'actuelle constitution ».


L'ARD déclare inscrire son action dans la la paix, pour que l'actuel président « achève son mandat le 14 août 2016 et quitte le pouvoir ».


La constitution du 20 janvier 2002 qui régit le Congo, limite à deux le nombre de mandats présidentiels et fixe l'âge limite des candidats à 70 ans. Denis Sassou N'Guesso a été réélu sur la base de cette constitution en 2009 est à son dernier mandat qui prendra fin le 14 août 2016.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=811551#sthash.ufkGKIhz.dpuf

Sassou N'Guesso suspendu au verdict du peuple sur le changement ou non de la Constitution
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 12:58

 

 

 

PARIS, 5 décembre 2014 / PRN Africa / — En RCA, 2014 aura été marquée par de profonds bouleversements : partition de facto du pays[1] ; persécution et fuite des populations musulmanes centrafricaines (184 939 personnes[2] en un an vers des pays tiers), ou enclavement de celles-ci, essentiellement à Bangui, la capitale, et dans l'Ouest du pays ; dégradation du contexte sécuritaire avec d'importants regains de violence et d'affrontements en août et en octobre à Bangui (dont les grands axes sont pourtant intensément patrouillés par les forces internationales).

 

L'insécurité, notamment sur les axes routiers et d'approvisionnement menant vers le Cameroun et le Tchad, empêche toujours toute relance économique et désormais c'est l'économie de prédation qui prévaut. Une insécurité qui concerne désormais aussi le personnel humanitaire. En effet, le nombre d'incidents répétés, plus ou moins violents, impliquant et/ou visant des ONG est en nette augmentation depuis que la RCA est en crise (41 incidents en un an pour la section française de MSF). Paroxysme de cette tendance : le 26 avril dernier, 19 civils non armés – dont trois employés centrafricains de MSF – ont été assassinés au cours d'un vol à main armée à l'hôpital de Boguila, dans le Nord du pays. Pour Claude CAFARDY, chef de mission adjoint MSF, de retour de cinq mois en RCA: « La situation en Centrafrique, en cette fin d'année, est loin d'être « normalisée ». Le « job » n'a pas été fait contrairement à ce que le ministère de la défense français peut affirmer. La violence est certes plus sporadique, moins massive, mais toujours présente et d'un niveau important. Le contexte reste imprévisible et volatile ; tout peut rapidement dégénérer. »

 

Malgré la mise en place d'un calendrier fixant des étapes visant à reconstruire le pays (désarmement, préparation d'élections en juin prochain etc.), dans les faits, l'Etat centrafricain demeure fantomatique. Les services publics, notamment sanitaires, sont à terre. Il y a peu de personnel médical qualifié et ce dernier n'a – pour la plupart – pas regagné son poste au sein de centres de santé pillés ; les difficultés logistiques sont importantes ; et l'accès aux soins ou aux médicaments n'est pas une évidence pour la majorité des malades et patients. Si depuis un an, quelques progrès ont tout de même été constatés et obtenus grâce à l'augmentation du nombre d'acteurs de l'aide et de moyens sur le terrain, en l'absence de système de Santé public fonctionnel, les ONG devront continuer à s'y substituer. Mais elles n'auront jamais les moyens de couvrir – à elles seules – tous les secteurs et besoins, massifs, de la population et du pays.

 

De plus, la réalité des ONG aujourd'hui en RCA c'est un rétrécissement drastique de l'espace humanitaire. Ces derniers mois, les attaques, actes de violences et de racket exercés à l'encontre des ONG se sont multipliés. Tout camion sillonnant les parties Ouest ou Nord du pays est désormais la cible potentielle de groupes armés et autres coupeurs de route, ce qui entrave gravement la délivrance de l'aide dans ces zones. « Le manque de perspective, en province et à Bangui, conduit à ces actes de prédation et les ONG sont une cible facile. La population de ces zones vit dans la terreur et des attaques, sont régulièrement menées, y compris contre nos convois et nos véhicules. Nous avons déjà payé un lourd tribut, notamment sur l'axe Nord, avec violences physiques, mises en joue, menaces de mort…» déplore Claude.

 

La souffrance et les besoins de la population sont immenses. « Cela ne se voit pas forcément, mais la RCA est devenue un immense camp de déplacés par la violence (ils seraient encore 430 000[3], dont 166 000[4] à Bangui même) qui attendent qu'on les sorte de là » dénonce Claude. Ainsi, les conditions de vie continuent à se dégrader pour les 20 000 personnes, très vulnérables, vivant toujours dans le camp de Mpoko et ne pouvant pas rentrer chez elles soit parce qu'elles ont tout perdu ou par peur de l'insécurité dans leurs quartiers. Ce camp, situé près de l'aéroport international de Bangui, à proximité immédiate de la base de Sangaris, est une parfaite illustration de l'échec de l'assistance et des stratégies de protection de la population. Ainsi, ces derniers mois, les agences des Nations unies ont mis un terme aux distributions de nourriture et d'abris. Les groupes armés qui sillonnent Mpoko pressurisent et terrorisent les déplacés (taxes sur les petites entreprises, menaces à l'encontre de ceux qui ne veulent ou peuvent pas payer).

 

Aux maux chroniques (paludisme endémique, quasi absence de couverture vaccinale, prévalences importantes du VIH-Sida et de la tuberculose), se rajoutent aujourd'hui d'importants besoins en soins psychologiques. « La population est traumatisée par les violences, attaques, meurtres, atrocités et pillages continuels. Or cette crise – déjà chronique avant qu'elle ne devienne aigue – ne doit pas retomber dans l'oubli. Aujourd'hui, de nombreuses armes circulent et des quartiers entiers se vident lors des affrontements. Il n'y a plus d'Etat, plus d'espoir, plus de perspective. L'afflux de médicaments, de médecins et d'ONG ne feront pas décroître cette violence ni cette insécurité. La RCA ne doit pas être oubliée, ni négligée, et doit absolument rester dans le radar et l'agenda international » appelle Claude Cafardy.


SOURCE Médecins Sans Frontières

 

Copyright : PR NewsWire

« N’oubliez pas la RCA ! »
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 12:52

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  le 07-12-2014

 

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rencontré vendredi à New York la présidente de la transition de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, alors que la situation dans le pays reste fragile.

 

"Ils ont noté que, malgré quelques progrès, la situation humanitaire sécuritaire reste fragile et la présidente Samba-Panza a exprimé ses regrets pour les pertes dont a souffert la Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) en octobre", a précisé le porte-parole de M. Ban dans un communiqué.

 

Le 9 octobre, un convoi de l'ONU avait été attaqué par des hommes armés non identifiés dans la capitale centrafricaine Bangui, causant la mort d'un Casque bleu et en blessant huit autres.

 

M. Ban et Mme Samba-Panza ont convenu qu'il fallait faire des progrès rapidement vers un processus politique inclusif. Le chef de l'ONU s'est félicité de l'annonce de l'organisation du Forum de Bangui dès que possible l'an prochain et de la volonté d'achever le processus électoral avant août 2015.

 

Il y a un an, Bangui était capturée par les anti-Balaka, une milice chrétienne, entraînant le déplacement d'un demi-million de personnes et de nombreux morts parmi les civils.

 

La Coordonnatrice humanitaire principale dans le pays, Claire Bourgeois, a rappelé vendredi que ces affrontements ont laissé des blessures profondes au sein des communautés qui ont encore du mal à vivre côte à côte aujourd'hui.

 

Pour sa part, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a rappelé que plus de 850.000 personnes sont toujours déracinées aujourd'hui et plus de 2,5 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire.

 

Parmi ces déracinés, plus de 187.000 ont fui dans les pays voisins l'an dernier, portant le nombre total de réfugiés centrafricains dans la région à plus de 420.000, principalement au Cameroun et au Tchad. Il y a également toujours environ 430.000 personnes déplacées à l'intérieur du pays.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : Ban Ki-moon rencontre la présidente de la transition à New York
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 12:46

 

 

 

 

Par RFI 05-12-2014 à 09:37

 

Le 5 décembre 2013, la France, sous mandat onusien, lançait l'opération Sangaris en Centrafrique. L’intervention était destinée à mettre fin aux violences. 2 000 soldats français ont ainsi été chargés d'accompagner les troupes africaines puis les casques bleus dans leur mission de sécurisation du pays et de protection des populations. Les forces françaises ont perdu trois hommes en un an. Elles ont à leur actif quelques réussites notables, mais elles ont aussi dû revoir leurs ambitions à la baisse en se heurtant, dès le premier jour, à la réalité du terrain. Un an après, la situation s'est un peu améliorée sur le plan sécuritaire, mais la mission n'est pas accomplie pour autant.

 

Aujourd'hui encore, Bangui est prise de poussées de fièvre épisodiques. Début octobre, un homme a lancé une grenade sur un marché bondé. Plus d'une semaine de violences s’en est suivie, faisant 11 morts et plus de 200 blessés.

 

La capitale centrafricaine se fait peur parfois aussi, comme quand des éléments de la Seleka, cantonnés dans deux camps de la ville, ont menacé de faire sauter un dépôt de munitions pour protester contre leurs conditions de vie et leur expulsion supposée. Ou encore quand la prison centrale s'est mutinée.

 

La situation sécuritaire à l'intérieur du pays toujours explosive

 

Mais c'est désormais la Minusca qui est chargée de rétablir l'ordre. Très rapidement, trop rapidement estiment certains, la Sangaris a allégé sa présence à Bangui pour se déployer en province, pour rouvrir la route qui approvisionne Bangui depuis le Cameroun et pour accompagner le déploiement des troupes africaines puis onusiennes.

 

Malgré cela, la situation sécuritaire à l'intérieur du pays demeure explosive. A Bambari, le cycle de violences et de représailles ne s'enraye pas depuis le mois de mai. Dans la zone de Kaga-Bandoro et Batangafo, aux confins des zones d'influences anti-balaka et Seleka, les frictions sont récurrentes et parfois très meurtrières, malgré la présence des soldats français.

 

Aujourd'hui, les Casques bleus poursuivent leur montée en puissance. Ils devraient atteindre leur pleine capacité opérationnelle d'ici le mois d'avril 2015. Alors seulement la France pourra envisager un désengagement progressif de Sangaris.

Opération Sangaris: un an après, les violences perdurent en RCA
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 12:42

 

 

 

Invité Afrique RFI

 

Par Sébastien Nemeth RFI samedi 6 décembre 2014

 

Plusieurs partis de l'opposition gabonaise, de la diaspora, de la société civile ou encore de syndicats sont réunis depuis hier et jusqu'à dimanche, autour d'un Congrès pour l'alternance. Une initiative pour échanger idées et projets en vue de dénoncer les dérives du président Bongo, et notamment lui barrer la route à l'élection de 2016. Parmi les personnalités présentes, figure Jean Ping. Ancien ministre gabonais des Affaires étrangères, et ex-président de la Commission de l'Union africaine, il s'impose toujours comme l'un des plus virulents opposants à Ali Bongo.

 

RFI : Vous avez eu des propos assez virulents vis-à-vis du président Ali Bongo, le chef de l’Etat a dit que vous n’aviez que de la haine pour lui et son parti. Qu’est-ce que vous lui répondez aujourd’hui ?

 

Jean Ping : Je n’ai de haine vis-à-vis de personne, je n’ai pas de haine, je pense simplement qu’il est incapable et qu’il fallait mieux d’aller se voir voir ailleurs, c’est tout. Il est tout le temps en voyage et il laisse le pouvoir à une sorte de régence que les Gabonais ont appelé la Légion étrangère et qui a suscité des remous en parlant de relents de xénophobie. Ce n’est pas du tout le cas, il faut appeler un chat, un chat, un chien, un chien, c’est tout.

 

Comment comptez-vous incarner le renouveau alors que vous-même êtes issu de l’ancien système ?

 

Avez-vous posé cette question à Macky Sall, qui était le Premier ministre de Wade, et qui a mis en place une démocratie ? Avez-vous posé cette question au Burkina Faso, aux anciens ministres de Compaoré, qui sont en train de mettre en place une véritable démocratie  ? J’ai servi à cette époque-là, un régime qui, d’après moi, répondait aux critères que je me faisais du pays. Je me suis peut-être trompé, mais je ne le regrette pas. Les temps ont radicalement changé. Et le pouvoir pense qu’il peut faire entrer le Gabon dans l’histoire à reculons, en restaurant la dictature. Dans des circonstances comme ça, partout ailleurs, il ne reste que la rue. Aujourd’hui, c’est l’aire de la démocratie, ce n’est pas celle du retour au pillage des ressources du pays, c’est fini ! L’Afrique a été au début de son indépendance, partout, sous des régimes de parti unique, de dictatures, parce qu’on estimait à l’époque qu’il fallait créer une nation. Pour cela on avait des Etats mais pas de nations. Les résultats ont été catastrophiques ! Ceux qui ne comprennent pas ça n’ont qu’à se faire voir ailleurs. Moi je comprends, j’ai compris.

 

Vous avez été dans le même gouvernement qu’Ali Bongo, vous avez été membre de sa famille en tant que beau frère, que pensez-vous des conclusions du dernier livre de Pierre Péan qui dit qu’il aurait été adopté ?

 

C’est vrai que j’ai eu deux enfants avec sa sœur, mais je ne le considère pas comme un beau-frère. Avez-vous les papiers qui attestent que j’ai été son beau-frère ? Considérez-vous que le fait d’avoir un enfant signifie que vous avez des liens de famille et de sang avec cette famille ? Pensez-vous qu’il faut accepter n’importe quoi de n’importe qui parce que vous auriez été de la même famille ? Ça, c’est ce que dit le pouvoir pour se donner bonne conscience, mais je n’ai rien à voir avec lui, ni avec sa famille.

 

Ça tombe bien que vous parliez de papier, justement Pierre Péan dans son livre a avancé un certain nombre de conclusions sur sa supposée adoption, que pensez-vous de cet ouvrage ?

 

Mais le Gabonais en parle depuis dix ans. Nous avons un collègue qui s’appelle Luc Bengone Nsi qui a fait un livre à ce sujet et ce que dit Péan aujourd’hui a été démontré par Monsieur Bengone Nsi il y a dix ans. Nous avons déposé des plaintes. Une première concerne le maire du 3e arrondissement de Libreville, qui a délivré un faux, personne ne met en doute ce fait. Deuxième plainte : Monsieur Ali Bongo a utilisé ce faux comme pièce dans la confection de son dossier pour la candidature à la présidence de 2009, donc il y a faux et usage de faux, c’est indiscutable. D’autres camarades de l’UPG ont déposé une autre plainte, une troisième donc, pour demander la destitution du chef de l’Etat. Alors vous allez me dire que Le Monde, récemment, a publié un article. Moi, je vous affirme catégoriquement que Le Monde a été ou influencé, ou manipulé, ou trompé.

 

Donc le document d’état civil publié par Le Monde, qui prouverait qu’Ali Bongo est bien né à Brazzaville en 1959, fils d’Omar Bongo et Joséphine, pour vous c’est également une fausse pièce ?

 

Je vous dis que c’est une nouvelle fausse pièce  ! Allez à Brazzaville vous renseigner, allez à Nantes c’est un faux.

 

Concernant cette histoire d’adoption, aviez-vous vous-même des doutes depuis longtemps comme vous le connaissez de longue date ?

 

Moi je crois simplement que quand je suis arrivé au Gabon, je ne posais pas la question, j’ai vu ce que j’ai vu et pour moi ce n’était pas un problème, jusqu’à ce que le doute nous gagne, jusqu’à ce qu’aujourd’hui, on a des convictions. Pourquoi a-t-il produit un faux ? Et on lui demande des choses très simples, il n’a qu’à faire un test ADN, pourquoi le refuse-t-il ? Il pourrait clouer le bec à l’opposition en disant « Voici mon ADN ! », il y a anguille sous roche.

 

Le cas burkinabè est très discuté en Afrique, Pensez-vous qu’il puisse également toucher le Gabon et servir d’exemple ?

 

On ne peut pas transposer le cas d’un pays automatiquement sur un autre. Je voudrais vous dire qu’Hollande a été clair et net à Dakar, il a mis en garde un certain nombre de pays. C’est fini l’usurpation.

 

Pourtant le président Bongo dit qu’on ne touchera pas à la Constitution donc il n’y aura pas de limite de mandat ?

 

Mais Dakar c’était aussi le respect des règles démocratiques et quand il a parlé de la Tunisie, ce n’était pas une modification de la Constitution.

L'ancien ministre gabonais des Affaires étrangères, Jean Ping sur RFI
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 12:39

 

 

 

Nous, jeunes de la diaspora du FDPC (Front Démocratique du peuple Centrafricain), réunis en conclave, ce 06 Décembre 2014, à Londres, sur convocation du président FDPC Europe Mr KOSSI BADA MICHEL enfin de montrer un soutiens indéfectible au General de division Abdoulaye Miskine.

 

· Considérant l’engagement du General de Division Abdoulaye Miskine pour le soutien permanent au maintien de la paix, à la sécurisation et à la stabilité de notre pays, la République centrafricaine.

 

· Considérant le souci permanent du General de Division Abdoulaye Miskine de mener à terme, le processus démocratique du pays, avec la matérialisation récente d’entrer avec les autorités Centrafricaine dans les négociations.

 

· Considérant la réussite avec laquelle son Excellence Mr Denis Sassou Nguesso

Président de la République du Congo dans la médiation dans la crise dans notre nous

souhaitons lui dire merci, en temps qu’un grand homme de paix, son aide a été

primordiale dans la libération du General de Division Abdoulaye Miskine.

 

· Considérant l’engagement et l’amour pour la République Centrafricaine de l'ancien

ministre d'État centrafricain Karim Mekassoua, qui saute toujours au chevet des

centrafricains quand ils sont dans les conditions difficiles dans le monde nous souhaitons

lui remercier de cette nième médiations qui aidera à faire revenir la paix en Centrafrique.

· Nous jeunes de la diaspora du FDPC (Front Démocratique du peuple Centrafricain),

encourageons le Président de la République Excellence Mr Denis Sassou Nguesso à poursuivre l’assainissement dans la médiation enfin d’instaurer un Etat paisible et

prospère en Centrafrique.

 

Prions le Dieu Tout-puissant de continuer à donner santé, sagesse et intelligence au General de Division Abdoulaye Miskine pour poursuivre son plan de paix d’unité et de démocratie de notre pays la Centrafrique.

 

Je vous remercie.

 

Fait à Londres, Le 06 Décembre 2014

 

Les signataires :

 

M. KOSSI BADA MICHEL

Mme MAPOUKA SIMONE

M. AZOUKA ALPHONSE

M. YAKOUZOU JEROME

M. MOHAMMED SEDOU

 

Contact : +44 774 261 2274 Email : mkossibada@yahoo.fr

MOTION DE SOUTIEN ADRESSÉE AU GENERAL DE DIVISION  ABDOULAYE MISKINE
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 12:20

 

 

 

 

 IMMACULÉE CONCEPTION 2014

 

(Gn 3,9-15.20 ; Ps 122 ; Ep 1,3-6.11-12 ; Lc 1,26-38)

 

« JE SUIS L’IMMACULÉE CONCEPTION »

 

« Quelle joie quand on m’a dit, allons à la maison du Seigneur ». Ces mots sont ceux du chant joyeux des pèlerins de Jérusalem à leur arrivée devant le Temple (Ps 122,1). Les pèlerins de Jérusalem étaient en joie parce qu’ils arrivaient en présence de Dieu dans la ville sainte. Comme ces pèlerins de Jérusalem, nous sommes joyeux d’être ici à Ngukomba. Notre coeur est plein de joie à cause de la présence de Dieu qui remplit cette montagne de Ngukomba. Le Christ est ici et c’est Lui qui fait notre joie. C’est lui qui fait la joie de notre Eglise ; cette église du large qui est allée au-delà de la peur pour se mettre en route à la rencontre de notre Mère, l’Immaculée Conception.

 

Chers frères et soeurs,

 

Le Pape Jean XXIII a dit : « Quand on a une maman, on a tout ». Cela est vrai pour la vie quotidienne. Mais cela est aussi vrai pour la vie spirituelle. Sans Marie comme mère, la vie chrétienne, notre vie du disciple n’a pas de sens. Sans Marie comme mère, nous manquons de chaleur, de soins, de sécurité et d’amour. Sans Marie, nous manquons de modèle.

 

Aujourd’hui, sur le chemin de Noel, nous marquons une étape importante. Nous nous arrêtons pour célébrer dans la joie et la lumière la solennité de l’Immaculée Conception. Anne et Joachim, les parents de Marie sont à l’honneur. Mais la gloire est à Dieu qui comble Marie de sa grâce. Jésus Christ Sauveur est au centre de cette célébration parce que Dieu a préparé Marie à être sa future mère.

 

Aujourd’hui, nous contemplons l’oeuvre merveilleuse et gratuite de Dieu en Marie. Nous célébrons la gratuité absolue du don de Dieu. Nous reconnaissons Marie comme la « fille de la grâce » qui crie plus haut que Paul : « C’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n’a pas été stérile » (1 Co 15,10). L’immaculée conception. Qu’est que cela signifie ?

 

Le nom « Immaculée Conception » fut une énigme pour la jeune Bernadette lorsqu’elle l’avait entendu de la bouche de la vierge au cours d’une apparition à Lourdes. Bernadette SOUBIROUS, la bergère illettrée de 14ans, était obligée de redire ce nom à chaque pas pour ne pas l’oublier avant de le communiquer à son curé.

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Aujourd’hui encore, le nom fait difficulté et beaucoup confondent Immaculée Conception et Maternité Virginale. En se proclamant « Immaculée Conception », Marie se fait connaître à l’Église en utilisant la langue de l’Église. Elle montre que le pape Pie IX avait agi selon la vérité de foi en définissant quatre ans plus tôt (1854), son privilège unique en ces termes : « La Bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel… ». La proclamation de cette vérité de foi a sa racine dans la tradition qui invoquait déjà la Vierge comme « sainte Marie, Mère de Dieu ». Selon le Dogme de l’Immaculée Conception, Marie est née intacte. Elle est une créature déjà préservée et sauvée du péché et de ses conséquences. La Vierge sauvée par avance du péché et de ses conséquences annonce la réussite de l’oeuvre de salut. Elle est le signe du renouvellement de la création et d’un nouveau commencement, l’aurore de la nouvelle humanité. Elle bénéficie du plus grand privilège jamais accordé à une femme dans l’histoire du salut.

 

Néanmoins, à l’Immaculée Conception, nous ne célébrons pas seulement la sainteté de Marie. Cette fête nous rappelle aussi notre régénération par le baptême et notre vocation à la sainteté. « Soyez saints car moi le Seigneur votre Dieu je suis saint » dit le Seigneur en Lev 19,2. La sainteté signifie d’abord accueil des dons de Dieu (dons de foi, d’amour, de vie, de miséricorde et de service de ses frères et soeurs). Saint Paul dans la deuxième lecture (Ep 1,3-12), rappelle notre vocation à la sainteté. Pour lui, depuis toujours et avant la création du monde, sans aucun mérite de notre part, « Dieu nous a bénis et choisis dans le Christ pour que nous soyons dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard… ». Si Dieu nous a choisis pour être saints, la sainteté est notre engagement, la tâche que Dieu nous a confiée, et que nous devons réaliser chaque jour.

 

Qu’est-ce que notre baptême a changé dans notre manière de vivre ? Quelle attitude avons-nous vis-à-vis de Dieu ? Que faisons-nous des dons reçus de Lui ? Comment nous comportons-nous à l’égard de nos frères et soeurs ? Vous souvenez-vous, chers frères et soeurs ? Vous souvenez-vous d’avoir rejeté le diable et ses manières le jour de votre baptême ? Pourquoi, avons-nous encore tant de peine à nous démarquer du mal et de ses agents ? Pourquoi continuer à nourrir la haine, la vengeance et la destruction ?

 

Chers frères et soeurs, dans la finale de la première lecture, Adam appelle sa femme « ‘‘Êve’’, c’est-à-dire la ‘‘vivante’’, parce qu’elle fut la mère de tous les vivants » (Gn 3,20). Ce nom est un acte de foi à la vie vécue et transmise par la mère en union avec le père. Il est donné à la première femme après que Dieu ait prononcé le jugement miséricordieux qui annonce les sanctions de la première désobéissance. Celle qui prend sa source dans le péché d’orgueil, d’envie et de méfiance.

 

En effet, se méfiant de Dieu et de sa parole, l’homme et la femme ont préféré obéir au serpent qui leur a promis deux choses : 1) la possibilité d’une expansion de la nature humaine au-delà des limites que Dieu a fixées lors de la création ; 2) l’intensification de la vie, non seulement dans le sens d’un enrichissement intellectuel, mais dans le sens d’une maîtrise des secrets qui dépassent l’homme. Le serpent tentateur représente l’idole type. Il apparait à ses victimes dans un décor magique. Le voyant, Adam et Êve pensent pouvoir acquérir le savoir propre à Dieu en cédant à des procédés magiques comme celui consistant à manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

 

Leur transgression traduit leur refus d’être ce qu’ils sont. Leur transgression traduit leur volonté de s’arroger une prérogative divine ; la prérogative de décider de ce qui est bien ou mal indépendamment de la Loi de Dieu. Ils veulent devenir dieux sans Dieu et même contre Dieu. Ils veulent renverser l’ordre des valeurs, déclarant bien ce qui est mal et mal ce qui est bien. Is 5,20 dénonce ce péché radical : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal ». Mi 6,8 révèle l’attitude que devrait avoir tout homme :

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« " On t'a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : rien d'autre que d'accomplir la justice, d'aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu. "». Am 5,14 ajoute : « Recherchez le bien et non le mal, afin que vous viviez, et qu'ainsi Yahvé, Dieu Sabaot, soit avec vous, comme vous le dites ».

 

Après la désobéissance, Adam et Êve découvrent la tromperie. « Leurs yeux s’ouvrirent à tous deux », sans qu’ils ne deviennent divins. Dieu s’approche d’eux pour engager un dialogue avec eux. Pris de peur, le couple se cache, cherche à couvrir sa nudité, symbole de sa culpabilité, sa honte et son insécurité. Dieu commence son interrogatoire par une question simple à Adam : « Où es-tu ? ». Où es tu mon frère ? Toi qui te caches derrière le péché et la honte qui te dévorent ? Le Seigneur vient te chercher. Il vient te chercher, toi. Il vient t’appeler en ton nom.

 

- Où es tu, toi le jeune qu’on a armé, drogué et envoyé pour voler, tuer, bruler des villages ? Sors de ces groupes armés, déposes ton arme et reprends le chemin de la formation pour te construire et participer au développement de la Centrafrique.

 

- Où es tu, toi le chef de milice qui manipule, t’enrichit sur le dos des pauvres en semant la peur, la mort et la désolation ? Sors de la rébellion ! Viens faire acte de contrition pour te réconcilier avec ta communauté et retrouver la paix du coeur et de l’âme.

 

- Où es tu, toi la mère ou la soeur qui entretient le feu de la confrontation armée par tes mensonges et tes incitations à la haine et à la division ? Sors de ta colère et de ton désir de vengeance pour dire désormais les mots de la paix, du pardon et de la réconciliation. Ainsi, tu engageras tes enfants et tes frères sur le chemin du bien.

 

- Où es tu, le politicien qui te cache derrière le prétexte d’une crise prétendument religieuse pour assouvir ton désir de vengeance personnelle et conquérir le pouvoir par la violence ? Sors de là, revois ton projet politique et ton engagement pour un mieux être de ce peuple qui ne connaît que la brimade depuis trop longtemps déjà.

 

- Où es tu, toi qui fournis les armes et te caches derrière les groupes armés pour te positionner et avoir des parts de marché ? Où es tu ? où es tu ? Où es tu ?

 

Le Seigneur vient te chercher. Il te parle. A toi comme à Adam et Eve, il vient proposer des lois pour t’aider à vivre en harmonie avec tout homme, en paix, en liberté et grandir en humanité. A toi, il dit : « Un seul Dieu tu adoreras » ; « ne tues pas » ; « honore ton père et ta mère » ; « Tu n'auras pas dans ton coeur de haine pour ton frère » (Lv 19,17) ; «Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19,18). Que faisons-nous des commandements de Dieu ?

 

Dans sa seconde réponse à Dieu qui le questionne, l’homme dénonce et trahit la femme. Il se désolidarise de la faute et tend à mettre la charge sur Dieu : « C'est la femme que tu as mise auprès de moi qui m'a donné du fruit de l'arbre, et j'ai mangé !» (Gn 3,12). Cette réponse paraît un reproche contre Dieu en qui l’homme voit la cause dernière de ce qui est arrivé. C’est aussi le signe d’une communion brisée entre les humains. Le péché commis ensemble n’a pas uni, mais isolé Adam et Êve devant Dieu. Le Seigneur se tourne alors vers la femme et lui demande : « Qu'as-tu fait là ?». La femme fuit sa responsabilité et dit à Dieu : « C'est le serpent qui m'a séduite, et j'ai mangé » (Gn 3,13).

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Le dialogue de Dieu avec Adam et Êve éclaire ce que nous vivons en ce moment dans notre pays. On tue, on brûle les maisons, on fait des enlèvements, mais on accuse toujours l’autre d’être responsable. On ne commence pas encore à s’interroger sur sa part de responsabilité. On juge l’autre. On le condamne. Les auteurs de crimes odieux n’ont pas honte, ni peur, ni sentiment de culpabilité.

 

Dans son verdict, Dieu respecte la liberté d’Adam et Êve, les condamne et leur donne la possibilité de se convertir. La condamnation touche différentes sphères de la vie humaine : sexualité et mariage, naissance et mort, travail et nourriture, relation entre les hommes et le monde animal. Dieu manifeste sa miséricorde à l’homme et à la femme de plusieurs manières : Adam et Êve ne sont pas anéantis, ni maudits ; Dieu vient à leur aide en leur confectionnant des vêtements de peau, signe qu’il ne les abandonne pas ; il annonce qu’ils auront une postérité ; Adam et Êve mourront mais survivront à travers leurs descendants ; la domination du serpent sera vaincue par la descendance de la femme.

 

Chers frères et soeurs, Marie est affranchie de toutes les conséquences que le péché a introduit dans la nature humaine héritée d’Adam et Êve : ni inclination au mal, ni déséquilibre entre la sensibilité et la raison, ni désharmonie entre le corps et l’âme. L’être de Marie tout entier est orienté à l’amour gratuit de Dieu. Néanmoins la vie qui s’inaugure à l’Immaculée Conception est une vie progressive dans la lumière et l’obscurité de la foi. Le privilège de l’Immaculée Conception ne diminue pas la liberté de Marie. À l’annonciation, elle délibère, s’informe, afin de mieux dire le « oui » qui est attendu d’elle dans un projet où la gloire de Dieu et le salut des hommes sont engagés.

 

Dans l’évangile que nous avons écouté (Lc 1,26-38), la double intention de l’évangéliste Luc est de mettre en lumière la conception virginale de Jésus et son origine divine. Au début de l’évangile situé entre l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste à Zacharie et la Visitation d’Elisabeth, Dieu par l’ange Gabriel révèle la mission qu’il confie à Marie : « Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin » (Lc 1,30-33). Avant de lui faire cette grande révélation, l’ange donne un très grand nom à Marie : « comblée de grâce » qui signifie « favorisée de Dieu ». Souvent Dieu change le nom de celui à qui il confie une mission importante (Abraham, Pierre, Paul…).

 

Le nom « comblée de grâce », indique que Marie est inscrite dans une destinée universelle. Avec la grâce de l’Immaculée conception, Marie est la première créature à bénéficier du rapport positif que le Christ a établi avec le Père avant même son Incarnation. L’oeuvre de Dieu en Marie est absolument gratuite. Le nom « comblée de grâce » est suivi de l’expression « le Seigneur est avec toi » qui souligne l’assistance que Dieu accorde à ceux à qui il confie une mission importante : juges, rois, prophètes, prêtres. Le résultat de l’action de Dieu en Marie est merveilleux : une nouvelle création. Dieu fait de Marie le « Temple de Dieu », le « sanctuaire de l’Esprit Saint », « la femme du oui au Seigneur » pendant toute sa vie.

 

Marie immaculée est le signe que Dieu n’a pas abandonné l’homme à lui-même, mais le sauve à travers son Fils, lieu d’une nouvelle rencontre entre le ciel et la terre, entre la sainteté et la fragilité, entre Dieu et l’homme. Êve a rallié son mari Adam à sa révolte contre Dieu. Maintenant, c’est Marie qui va s’associer à son mari Joseph pour réaliser dans l’obéissance le dessein transcendant de Dieu pour le salut des hommes. Marie s’est laissée façonnée et habitée par la Parole de Dieu. Contrairement à Êve qui a désobéi au commandement de Dieu, le récit de l’annonciation se termine par la réponse favorable de Marie à l’ange prononcée avec une foi humaine, intelligente et proportionnée : « " Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ! "» (Lc 1,38). La foi de Marie se traduit par une espérance et un engagement abandonnant tout projet personnel. Marie est servante du Seigneur comme Abraham, Moïse, David… …/… 5

 

Une telle disponibilité montre qu’elle s’est déjà préparée intérieurement. Par elle, nous sommes tous aimés du Seigneur. Avec elle, nous sommes comblés de grâce. La grâce du verbe, celle de la parole à promouvoir dans le dialogue entre factions, dans nos communautés et nos familles. Nous ne pouvons plus, aujourd’hui, attendre trop longtemps de nous mettre aux pieds de l’arbre à palabre pour traiter du problème centrafricain entre centrafricain. C’est pourquoi, nous soutenons l’idée d’un dialogue national. Mais ce dialogue doit être initié à la base de notre société. C’est dans les villages et les villes que nous pouvons porter à terre les semences d’une Centrafrique réconciliée avec elle-même, une Centrafrique qui a pris conscience de ses erreurs et qui prend l’option de les corriger pour se relever.

 

Alors, pourrons-nous accueillir la grâce de la réconciliation et de l’unité qui font les peuples solidaires, forts face à l’épreuve et heureux. Faisons-nous à nouveaux à l’idée de vivre en harmonie avec tous nos frères. Ceux qui parlent comme nous ou pas. Ceux qui mangent comme nous ou pas. Ceux qui habitent dans le même quartier que nous ou pas.

 

Nous avons encore sous les yeux tout le mal et la destruction que la confrontation et la désunion peuvent occasionner. Le moment est venu de s’arrêter. De faire place à la grâce du pardon reçu aujourd’hui pour tourner la page, se revoir à nouveau dans les yeux et marcher à nouveau ensemble. Nous souhaitons tous le retour de la paix pour permettre à chacun de vivre de son travail et d’élever ses enfants. Cette paix ne sera jamais de retour si nous ne pardonnons pas.

 

Avec Marie, nous pouvons être comblés de la grâce de la vérité. Celle qui nous interdit de faire courir les rumeurs, de mentir aux autres, de les détourner des vrais problèmes pour les plonger dans la haine, le désordre.

 

Chers frères et soeurs,

 

Notre responsabilité en temps de crise est d’être des artisans de paix et d’unité, des messagers d’amour et de vérité, les promoteurs du pardon et de la non-violence, les semeurs de la persévérance et de l’espérance.

 

Que la Vierge, mère de l’Oubangui, soit pour chacun une mère toujours disponible… Comme Marie, rendons-nous disponibles à accueillir l’impulsion que l’Esprit saint donne à notre capacité d’agir et de sentir. Qu’avec Marie, nous collaborions à la construction d’une Centrafrique plus paisible, plus unie et plus fraternelle.

 

Que l’Immaculée Conception nous dirige tout au long de notre pèlerinage de foi.

 

Amen !

 

 

 

Homélie prononcée par Mgr l'Archevêque de Bangui à la messe de clôture du pèlerinage diocésain de Ngukomba (06 décembre 2014)
Homélie prononcée par Mgr l'Archevêque de Bangui à la messe de clôture du pèlerinage diocésain de Ngukomba (06 décembre 2014)
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