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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 11:06
Nouveau massacre dans le sud-est de la Centrafrique

 

 

Nouveau massacre dans le sud-est de la Centrafrique

 

Par RFI Publié le 13-10-2017 Modifié le 13-10-2017 à 09:20

 

Dans le village de Kembe, au moins une vingtaine de musulmans auraient péri après l'attaque de groupes d'autodéfense venus de Bangassou.

 

L'assaut a eu lieu mardi matin 10 octobre dans cette petite ville située pile entre Alindao, contrôlée par l'UPC d'Ali Darass, et Bangassou, aux mains depuis le mois de mai de milices d'autodéfense.

 

Ces milices se sont introduites dans la ville et ont commencé à attaquer les civils musulmans qui sont partis se réfugier dans la mosquée. Durant les combats, un officier de l'UPC, le général Sorongo, a été tué, a indiqué Souleymane Daouda, le porte-parole du groupe armé.

 

Pour le remplacer, Ali Darass a fait appel au général Bello, notamment responsable du massacre de Bakala, au nord de Bambari, en décembre dernier, et où 32 civils auraient été tués selon Human Rights Watch.

 

La Minusca affirme n'avoir aucune information concernant la situation à Kembe, mais plusieurs observateurs anticipent qu'il va falloir s'attendre à des représailles musclées de la part de l'UPC.

 

L'UPC qui dément vouloir se venger et affirme que l'accord de cessez-le-feu signé en début de semaine avec d'autres groupes armés basés plus au Nord ne sera pas remis en question par cette attaque.

 

A l'heure où un membre de l'UPC vient d'être nommé conseiller spécial auprès du président Touadéra, des représailles pourraient bel et bien aggraver une situation déjà catastrophique dans le pays.

 

D'autant qu'en signe de protestation et de soutien aux civils de Kembe, le PK5, le quartier musulman de Bangui, suivra une journée ville morte ce vendredi.

 

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 10:55

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)  octobre 12, 2017 à 11:53 - La visite d’Adama Dieng, Conseiller spécial du SG de l’ONU pour la prévention du génocide, focalise toujours la presse centrafricaine qui s’intéresse aussi au nouveau cas d’abus sexuels qu’auraient commis des casques bleus.

 

« Le conseiller spécial du secrétaire général pour la prévention du génocide inquiet de la situation du pays », titre le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), d’après qui Adama Dieng a constaté qu’« il y a eu recrudescence de violences graves des droits de l’homme et d’atteintes au droit international humanitaire, y compris des violences sexuelles sur fond d’affrontements des groupes armés et d’instrumentalisation de la religion, des sensibilités ethniques ou des origines des communautés, observés du sud-est au nord-ouest du pays.»

 

Pour sa part, Le Citoyen, sous le titre « Adama Dieng : ‘’la responsabilité de protéger les populations incombe à l’Etat centrafricain’’ », note également que le conseiller spécial révèle avoir fait des constats amers lors de ses déplacements.

 

Et Le Citoyen de citer Adama Dieng en ces termes : « de Bria où je me suis rendu, j’ai pu constater avec regret et consternation la destruction systématique des habitations de la population civile dont une bonne partie fut contrainte au déplacement. Des rapports similaires me sont parvenus de Bangassou, Mobaye, Alindao, Bocaranga, Niem, Gambo faisant état de violations graves à l’encontre des populations civiles ».

 

« Adama Dieng consterné par les atrocités commises en Centrafrique et demeure sceptique contre l’impunité », titre, de son côté Le Démocrate, là où l’Agora, affiche : « Adama Dieng : ‘’le génocide est prévenu’’ ».

 

Selon ce dernier journal, le Conseiller spécial du SG de l’ONU en matière de génocide de l’ONU a fait cette déclaration à la presse : « J’encourage tous les efforts de monitoring et de documentation des messages de haine et d’incitation à la violence pour identifier les auteurs ainsi que les instigateurs afin que leurs actes ne restent impunis ».

 

Centrafric Matin s’est intéressé au déplacement d’Adama Dieng à Bria au centre nord de la RCA et titre à ce sujet : « « Bria : refus catégorique des autodéfenses d’échanger avec Adama Dieng, le monsieur génocide des Nations Unies ».

 

Tout en approuvant l’attitude des mouvements d’autodéfense, le journal estime que « les vrais auteurs de génocide en RCA sont certains contingents de la MINUSCA et leurs complices des factions Seleka et anti-Balaka.»

 

Parlant des abus sexuel perpétrés par les casques bleus à Bambari au centre du pays, Le Confident, un quotidien privé de Bangui titre : « Les soldats de la MINUSCA plus aptes à ouvrir la braguette qu’à appuyer sur la gâchette ».

 

Le journal a fait le compte-rendu des événements du cas d’abus et exploitation sexuel par les casques bleus à Bambari fin septembre.

 

Pour sa part, le quotidien La Nouvelle Centrafrique titre : « MINUSCA, plombée par des agressions sexuelles systématiquement étouffées par Onanga Anyanga ».

 

Ce journal rapporte que le porte-parole de l’ONU, Stephane Dujarric, a reconnu que des membres de la Mission de l’ONU en Centrafrique (MINUSCA) ont déjà été accusés dans le passé d’abus sexuels. Ils se seraient produits le 30 septembre à Bambari, dans le sud du pays, et seraient l’œuvre de contingents mauritaniens

 

Pourtant, souligne La Nouvelle Centrafrique, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui doit effectuer prochainement une visite en Centrafrique et s’entretenir avec des victimes, a édicté une tolérance zéro à ce sujet.

 

Visite onusienne et forfaiture de casques bleus au menu de la presse centrafricaine
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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 10:53
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique  Ferdinand Alexandre Nguendet accuse Touadera de faire la chasse aux sorcières

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 12 OCTOBRE 2017

 

 

BANGUI,  12 0ctobre 2017(RJDH) —L’ex président du Conseil National de Transition  et président du parti d’opposition RPR Ferdinand Alexandre Nguendet a accusé Faustin Archange Touadera de précéder à la chasse aux sorcières contre les leaders politiques indociles en instrumentalisant la justice. Accusation formulées ce 12 Octobre après la convocation des leaders politiques de l’opposition par le procureur général, prêt la Cour d’Appel de Bangui dans une interview accordée au RJDH.

 

Plusieurs leaders des partis politiques d’opposition sont soupçonnés et cités par le régime de connivence avec les auteurs des  événements malheureux ayant endeuillé la partie sud du pays entre mai et juin dernier. C’est dans ce contexte que ceux-ci ont répondu à la convocation du procureur général. Ces chefs des partis politiques sont convoqués alors que la suite à leur plainte dans cette affaire est toujours attendue.

 

Ferdinand Alexandre Nguendet qualifie d’illégale la commission instituée et accuse l’exécutif d’être à la manœuvre contre les opposants « en son temps nous avons déposé plainte en citation directe dans cette affaire, mais aucune suite n’a été donnée à notre requête et cela sur instruction du pouvoir exécutif qui a instruit le tribunal de grande instance de ne pas se prononcer sur notre requête et il utilise une commission d’enquête irrégulière. Donc le pouvoir exécutif est en train d’instrumentaliser le pouvoir judiciaire et c’est un très grand risque pour la démocratie dans mon pays », a justifié le président du RPR.

 

Il regrette le fait que l’audition avec le procureur général n’intègre aucune question liée aux événements pour lesquels ils sont convoqués. «  L’audition a duré plus de trois heures et aucune question sur les événements de Niem, Bria, d’Alindao et de Bangassou dont nous avons été accusés. Le tout s’est soldé autour de qu’est-ce qu’il faut faire pour créer les conditions de paix, le décret nommant Ali Darassa etc. » a restitué Ferdinand Alexandre Nguendet.

 

Elu en 14 février 2016, certains partis alliés à Touadera ont rallié le rang de l’opposition après un constat de carence de la majorité présidentielle au profit de l’opposition. Une opposition démocratique  dont le chef de fil est le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé, deuxième du second tour des élections présidentielles. Il s’agit de Me Nicolas Tiangaye, Me Crépin Mboli-Goumba et Ferdinand Alexandre Nguendet soupçonnés de commanditer les violences à l’intérieur du pays.

 

 

Centrafrique : Adama Dieng invite les groupes armés signataires de l’accord de paix d’Ippy au respect de leurs engagements

 

PAR NOURA OUALOT LE 12 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 11 octobre 2017(RJDH)—  Adama Dieng, conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU chargé dela prévention de génocide a invité les groupes armés signataires de l’accord de paix d’Ippy au respect de leurs engagements. Invitation lancée ce 11 octobre, soit deux jours après la signature de cet accord.

 

Il s’agit d’un accord qui vise la cessation des hostilités, le retour des peuhls. Accord signé le 09 octobre entre quatre groupes armés opérant dans cette localité. La signature intervient dans un contexte de rapport de force entre les forces de la Minusca et les groupes armés au nord -ouest du pays, alors que l’Union Africaine est dans une approche de paix négociée avec les bandes armées dans le pays.

 

Adama Dieng est optimiste et satisfait de l’accord. « Je ne peux qu’être heureux de l’accord. Quand des groupes armés acceptent maintenant de signer pour faire la paix, pour déposer les armes. Mais une chose est de signer l’accord, une autre est de l’appliquer. Je ne peux qu’encourager les auteurs à respecter leurs engagements, à respecter leur signature. Pour moi le sens de la parole donnée, c’est comme le sens d’une signature apposée. Il faut respecter cet engagement » a-t-il ajouté.

 

Cet optimiste cache néanmoins des réserves de la part de l’ONU. « On va voir ce que cela va donner. J’ai précisé à certains responsables des groupes armés notamment ceux que j’ai rencontrés à Bria, c’est-à-dire l’UPC et le FRPC qu’il est urgent qu’ils quittent la ville pour que les populations civiles retrouvent  leur foyer et que demain si des crimes graves aient été commis par eux, ils feront  face  à la justice », a-t- il menacé avant d’insister, « qu’il n’y aura pas de tolérance pour les auteurs d’atrocités criminelles ».

 

En mission précurseur pour préparer la visite de son patron Antonio Gouteres, Adama Dieng reste sur la trajectoire de la justice et prône la position claire de la communauté internationale de tolérance zéro contre l’impunité.

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 21:18

 

 

 

 

Par L'oeil du Sahel - 12/10/2017

 

L’ambassadeur de la République centrafricaine au Cameroun, revient sur la situation des réfugiés centrafricains dans ce pays voisin

 

Depuis mai 2017, des affrontements ont repris en République centrafricaine. Des villages sont pillés, des maisons brulées, des gens tués. Ce qui favorise le départ des milliers de personnes vers des pays voisins, dont le Cameroun, c’est-à-dire vers les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Avez-vous effectué une descente dans les différents camps de réfugiés centrafricains au Cameroun ?


Nous vous remercions pour l’intérêt que vous portez au peuple centrafricain. Comme tout responsable de mon rang, je suis effectivement descendu sur le terrain. J’ai visité les camps différents de réfugiés centrafricains. Aussi bien à l’Est du Cameroun, que dans l’Adamaoua. Lors de la dernière visite au camp de réfugiés de Ngam, la population était de 16.000. Avec les derniers événements, le chiffre a été revu à la hausse. Malgré cela, c’est le camp de Gado-Badzere qui est le plus peuplé. Il est grand. Il est vaste. Dans ces camps, nous avons eu le plaisir d’échanger avec eux. Ils ont posé des doléances. Et comme vous pouvez l’imaginer, le souhait le plus grand pour un réfugié, c’est de rentrer chez lui, dans son pays.


Chaque fois que je suis arrivé dans l’un des camps de réfugiés, tous me posent la question, monsieur l’ambassadeur à quand le retour ? Pour les réfugiés qui sont régis par la convention de Genève de 1951, qui peuvent rentrer au pays, il y a des préalables. Il faut un accord tripartite entre le pays d’accueil, le pays d’origine des réfugiés et le Haut-commissariat chargé des réfugiés (HCR).


Cet accord tripartite, c’est le cadre juridique qui réglemente, qui encadre les mécanismes des départs volontaires, le retour des réfugiés. Parfois, on parle avec confusion de retours forcés. Aucun réfugié, sous mandat du HCR ne peut être contraint à rentrer dans son pays d’origine.


Aucun réfugié. C’est un sacré saint principe. Les trois parties que sont la RCA, le Cameroun et le HCR, ont un projet dans ce sens. Malheureusement, la détérioration de la situation en RCA ne peut faciliter l’évolution de ce projet. Il y a eu des retours spontanés pendant la période d’accalmie. Et les derniers événements ont contraint certains réfugiés a rebroussé chemin. Il y a de nouveaux réfugiés aussi.

C’est une situation très inquiétante. Nous avons tenu une réunion en République Centrafricaine entre le Cameroun, la RCA et le HCR pour étudier les conditions préalables d’un retour des réfugiés.


Et l’une des conditions retenues était le retour dans la sécurité et la dignité des réfugiés. Sur près de 4 millions de Centrafricains, presque un million sont dans une situation d’errance. Ce qui compromet le développement du pays. Or, le pays a besoin des cerveaux, de ses fils et de ses filles pour son développement. Tous ces foras, sont l’occasion pour échanger et voir dans quelle mesure envisager des retours, une fois la situation rétablie. J’en profite pour remercier, au nom du président centrafricain, le peuple camerounais et son président pour tout le soutien qu’ils nous apportent dans cette épreuve. Ils font preuve d’une hospitalité et d’une générosité légendaire. Je leur dis ma gratitude. Au moment où dans d’autres horizons, sous d’autres cieux, on ferme la porte aux réfugiés, au Cameroun, on les ouvre. C’est à féliciter.


L’année 2014 a été triste. Nos compatriotes, nos frères sont arrivés au Cameroun dans une situation déshumanisante et triste. Et ils ont été très bien accueillis. Pendant la visite du secrétaire général de l’ONU, qui est prévue en RCA vers le 24 de ce mois, nous ne manquerons de lui en parler.


La RCA passe d’amnistie en amnistie. C’est ainsi à chaque trouble. Lors des «guerres civiles» de 2003-2004, 2007, 2013-2014 par exemple, cela a encore été le cas. La constitution de la commission justice et réconciliation a été proposée pour résoudre le problème de la RCA. Est-ce que c’est la meilleure solution pour mettre un terme à la guerre ?


Nous avons eu plusieurs lois d’amnistie en République centrafricaine. Moi-même, en 1995 à l’époque, j’étais garde des sceaux, ministre de la Justice et de la réforme de droit, j’ai négocié avec le rebelles, la loi d’amnistie. Cette loi a été adoptée.

Avant 1995, il y avait d’autres lois d’amnistie. 22 ans plus tard, où en sommes-nous ? La situation n’a pas beaucoup évolué. Le peuple centrafricain, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, personne ne veut entendre parler d’amnistie. On n’en veut plus en RCA. Plus d’amnistie générale.


Les dossiers seront étudiés au cas par cas. Quand la cour pénale internationale fera son travail, elle va étudier des dossiers. On verra. Si certains cas, nécessitent la grâce présidentielle, celle-ci n’intervient qu’après jugement. On verra ce qui va se passer. Le plus important, c’est l’intérêt et la paix de la RCA. C’est le vœu du peuple centrafricain. Il n’est pas question d’amnistie générale comme principe. Vous savez, la paix est un processus.

Comme la sécurité, la réconciliation. J’ai dit que nous tous, le Cameroun, la communauté internationale, nous avons organisé les élections dans la transparence, tout s’est bien passé; mais les ennemis de l’Etat se sont levés et ont compromis cette paix qui avait repris. Les fondamentaux de la république sont en train d’être mis en place.

Toutes les institutions prévues par la constitution sont mise en place. Le président a été élu, l’Assemblée nationale aussi, le gouvernement a été formé, les préfets nommés, le code électoral... 



Tous les piliers ou les béquilles d’un état sont en train d’être mis en place. Aujourd’hui, nous travaillons pour concilier béquilles humanitaires et développement. Car si nous mettons l’accent sur l’humanitaire et qu’il n’y a pas de développement, il y aura toujours des recrudescences et c’est ce que nous cherchons à éviter. Nous avons besoin de la paix en Centrafrique, nous avons besoin de développement.

 

En l’état actuel des choses, on craint un nettoyage ethnique, et des paroles dures ont été attendues par Madame Najat Rochdi, représentante spéciale adjointe pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et coordonnatrice résidente des Nations Unies. La situation peut-elle se détériorer à ce point ?


Je l’ignore. Le fait est que la situation va de mal en pis. Evidemment, nous ne souhaitons pas qu’elle atteigne ce degré. C’est la raison pour laquelle nous nous battons, nous travaillons dure. Il faut à tout prix éviter que nous arrivions à cette extrémité. Nous faisons tout pour éviter le spectre de 2014. Cette année-là a été très difficile pour nous. Vraiment difficile. Nous ne voulons plus revivre cela. Avec l’arrivée du secrétaire général des Nations unies en RCA, nous allons beaucoup échanger. La visite est prévue depuis longtemps. Les dates ont été arrêtées depuis des mois.

Le séjour sera court, comme la plupart des visites diplomatiques ; mais sa venue est une aubaine, c’est une bonne chose. Les africains ne sont pas rancuniers. Nous n’éprouvons pas ce type de ressentiment.

Quand la situation va revenir à la normale, et que les retours volontaires vont reprendre, quel sort sera réservé aux réfugiés ? Comment est-ce que ça va se passer une fois en RCA ?

 

Quand les réfugiés vont rentrer, ils vont constituer des dossiers, des plaintes seront déposées et ils seront indemnisés.

C’est la procédure normale. Tous les dossiers qui seront déposés seront minutieusement étudiés, avec le plus grand soin. C’est l’un des pans que nous étudions dans les conditions de retour. Ce volet de prise en charge, d’indemnisation des victimes est très important pour les retours. Les centrafricains ont besoin de sécurité. Nous voulons que justice soit faite. C’est légitime. Vous savez, j’ai été réfugié deux fois. Et je sais par expérience, que la vie d’un réfugié n’est pas facile. Mais alors pas du tout. Mon fils a été tué, mon frère ainé aussi.

Jusqu’aujourd’hui, j’ignore où ils ont été inhumés. Je l’ignore. C’est très difficile quand on perd un parent. Ma maison a été incendiée. Actuellement, je n’ai pas de maison dans mon pays. Je n’ai rien. Et ils sont nombreux qui sont dans ma situation et pire que la mienne. Les indemnisations qui seront versées vont permettre de résoudre un ou deux problèmes, la reconstruction des maisons, le lancement de nouveaux projets, mais elles ne vont pas ramener les parents qui ont payé de leurs vies dans ces violences. Nous voulons guérir. Nous voulons la paix. Et pour l’avoir, on doit avancer par pallier. Cette avancée permettra aux gens, aux centrafricains à avoir confiance en eux, aux institutions, à la justice, et avoir de l’espoir pour de lendemains meilleurs.

 

Martial Beti-Marace: «Presqu’un million de Centrafricains sont dans une situation d’errance»
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 02:06

 

 

 

Kinshasa AFP / 11 octobre 2017 23h04 - La République démocratique du Congo ne pourra pas organiser d'élection pour remplacer le président Joseph Kabila avant "504" jours, soit début 2019, a annoncé mercredi la commission électorale, alors qu'une présidentielle devait initialement avoir lieu fin 2017.

"La CENI (commission électorale, ndlr) a besoin de 504 jours après la fin du recensement pour arriver au jour du scrutin", explique la commission sur son site internet.

Ce recensement est encore en cours dans la région troublée du Kasaï.

Le délai peut être réduit "si on accepte d'utiliser la machine à voter et si l'on change la loi électorale", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la commission électorale.

Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin en décembre 2016, la Constitution lui interdisant de se représenter.

Un accord pouvoir-opposition sous l'égide de l'église catholique conclu le 31 décembre 2016 prévoyait "l'organisation des élections en une seule séquence présidentielle, législatives nationale et provinciale au plus tard en décembre 2017".

Ce délai était devenu légalement impossible à tenir le 1er octobre, la loi prévoyant une convocation du corps électoral trois mois avant la fin du scrutin.


(©)

RDCongo : pas d'élection pour remplacer Kabila avant début 2019 (Commission électorale)
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:44

 

 

 

Dans le cadre d’une visite effectuée à Sotchi en République Fédérale de la Russie, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a rencontré le 9 octobre 2017, le ministre des Affaires Etrangères Russe, Son Excellence Mr Sergueï Lavrov.
 

Leurs échanges se sont déroulés dans une atmosphère amicale à l’image des excellentes relations d’amitié et de coopération qui existent entre ces pays.

 

Source : Présidence

DIPLOMATIE : LE PRÉSIDENT TOUADERA A RENCONTRE M. SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ETRANGERES
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:23
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le chef de l’Etat ouvre la présidence aux groupes armés

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 11 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 11 octobre 2017 (RJDH)—Des représentants de quelques groupes armés ont été nommés à la présidence de la République. Il s’agit, selon des proches du chef de l’Etat, de l’application de la politique d’ouverture promise par le président Touadéra.

 

Un mois après l’entrée des représentants de groupes armés au gouvernement, le chef de l’Etat nomme encore quelques leaders de groupes armés à la présidence. En dehors de l’ancien ministre de la défense, Joseph Yakété, toutes les autres personnalités nommées par le décret n°17.336 ne sont que de hauts cadres ou des proches des groupes armés concernés par le regain de violence actuel en Centrafrique.

 

Mahamat Ousmane Mahamat, très proche de Michel Djotodia, cadre influent du FPRC qu’il finance, selon nos informations, est nommé conseiller spécial. Assane Bouba, conseiller politique de l’UPC de Ali Daras, devient aussi conseiller spécial de Touadéra. Issa Bi-Hamadou dont des informations font état de sa proximité avec la Séléka, est nommé conseiller spécial en matière de l’agriculture et de l’élevage. Gilbert Toumou Dea, président du MLCJ, devient chargé de mission spécial tandis que Eddy Ali Gonissa devient chargé de mission en matière de diplomatie à la présidence de la République.

 

Ces nominations inquiètent plus d’un observateurs qui estiment que le président Touadéra fait preuve de naïveté, « si le chef de l’Etat pense que c’est en nommant des criminels à des postes de responsables qu’il va réussir à ramener la paix, il est naïf. Cette démarche n’a jamais payé. Il le sait puisqu’avec Bozizé, ils ont pris ce chemin et en mars 2013, leur régime a été chassé du pouvoir par la Séléka c’est-à-dire les gens qu’il nomme aujourd’hui », comment un leader de la société civile.

 

A la présidence, on défend ces nominations qui, selon des proches de Touadéra s’inscrivent dans le cadre de l’ouverture, « nous avons toujours souhaité que la gestion soit consensuelle et c’est dans cette ligne que le chef de l’Etat évolue. Les représentants des groupes armés sont appelés pour apporter leur contribution afin qu’on aille vers la paix. Je pense que nous sommes sur la bonne voie et l’ouverture est en marche », explique un ministre conseiller.

 

La nomination de ces leaders est certes une démarche qui peut créer la confiance entre le gouvernement et les groupes armés mais elle sonne une fois de plus comme une garantie ou une récompense aux bourreaux ou à leurs représentants, une pratique décriée par les Centrafricains lors du forum de Bangui de 2015. C’est d’ailleurs l’inquiétude de Max, leader d’une Association des victimes qui voit à travers cette ouverture, la percée de l’impunité, « ce que tout le monde a rejeté, est en train de revenir sans que nous le sachions. Les bourreaux sinon leurs représentants sont nommés. Ceux-ci ne vont pas défendre le principe de l’impunité bien au contraire, ils vont utiliser leur position pour faire passer l’impunité, se protéger ou protéger les leurs qui sont visés. Le président est en train de travailler pour l’impunité et contre la justice que nous réclamons », regrette ce dernier.

 

Interrogé par le RJDH, le 13 septembre dernier sur les raisons de l’entrée des groupes armés dans son gouvernement, Mathieu Simplice Sarandji a piqué une colère sans donner de raisons convaincantes.

 

 

Centrafrique : Les députés du centre favorables à l’accord de paix acté par les groupes armés à Ippy

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 11 OCTOBRE 2017

 

BANGUI,  11 Octobre 2017(RJDH)—L’accord signé à Ippy ce 9 octobre est la bienvenue et permet à la population de respirer et de vaquer librement à ses occupations. C’est la substance des réactions post-accord d’Ippy exprimées par les honorables Arsène Kongbo de Bria et Emile Andjoumandji Sandjiaba d’Ippy 2.

 

Alors que Bangui évite les questions liées à l’accord initié par les groupes armés au centre du pays, des députés des localités concernées se félicitent de l’initiative pour la paix. L’accord de paix signé par les groupes armés au centre du pays intervient dans un contexte où les pourparlers sous l’égide de l’Union Africaine dans le cadre de la feuille de route signée à Libreville au Gabon sur la République Centrafricaine.

 

Emile Andjoumandji Sandjaba député de la 2e circonscription d’Ippy voit en cette démarche une source d’espoir et d’accalmie dans cette localité « cet accord est pour nous la bienvenue, car il permet aussi à la population qui depuis lors a souffert de leur liberté de vaquer à ses occupations. Plusieurs accords ont été signés mais cela n’apporte rien au pays, mais si les groupes armés eux même décident de faire la paix c’est quelque chose qu’il faut encourager » a-t-il expliqué au RJDH.

 

Arsène Kongbo, député négociateur de paix avec Abdoulaye Issène à Bria croit à la démarche et ne cache son optimiste «il y a trois semaines, nous nous sommes rendus à Bria et nous avons rencontré les factions rivales. Selon eux, ils ne savent pas pourquoi ils se battent et que la guerre n’a plus son sens. Nous avons également l’assurance d’Abdoulaye Issène que la guerre est fini » a-t-il développé.

 

Quoi que les barrières sont progressivement levées sur les axes menant à Ippy et à Bria, des sources indépendantes expriment leur inquiétude de voir Ippy s’abrasée et attendent de voir comment les ennemis d’hier vont conjuguer ensemble pour la stabilité dans la région.

 

Cet accord est signé à Ippy après celui de Bria sous les médiations des sultans et des personnes de bons offices ce 23 septembre 2017.

 

 

Centrafrique : Les Réfugiés Congolais et demandeurs d’asile interpellent le HCR au sujet de leur sécurité

 

PAR NOURA OUALOT LE 11 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 11 octobre 2017(RJDH)—Dans une note officielle adressée au HCR, CNR et l’ONG ASA, la communauté des réfugiés et demandeurs d’asile a exprimé ses profondes préoccupations devant l’inobservation des promesses faites à elle par ces institutions sœurs le 17 janvier dernier.

 

Dans cette note, la communauté des réfugiés congolais de la RD rappelle les faits suivants, « les différentes personnalités avaient lors de cette rencontre, informé les Réfugiés et les demandeurs d’asile urbains congolais sur la fin des problèmes liés aux trois solutions notamment le rapatriement volontaire consenti, l’intégration locale et la réinstallation qui sont les solutions durables » peut-on lire dans ce document.

 

En outre le même document rappelle à la communauté humanitaire les propos de la chargée des affaires communautaires du UNHCR « qui avait relevé les modifications survenues dans les programmes de l’assistance concernant l’éducation, la santé, et le logement qui stipulent qu’aucune assistance et même de subvention ne seront versées aux réfugiés urbains et que chaque réfugié devrait avoir sa solution à la grande vacance » a précisé le document.

 

Devant ces deux notes, la communauté congolaise note les contradictions et appelle à l’amélioration « la réinscription des élèves au titre de l’année scolaire 2017-2018 alors que toutes les activités de cet organe devrait prendre fin en juin 2017 comme prévu par HCR et la CNR ».

 

Fort de tout cela, la communauté des réfugié se considère comme réfugiés de longue date, sans aucune garantie juridique et sociale à cause du non-respect par l’ONG ASA, le HCR et le CNR du délai  de la solution durable et celle de la convention de 1951, « on note également que le séjour inutilement risque d’amener le désarroi, les inquiétudes, le traumatisme et les délaissements de la communauté dans le pays et son abandon par les humanitaires » selon le document dont le RJDH a eu copie.

 

Les réfugiés et demandeurs d’asile accusent le HCR d’avoir abandonné son crédo, « conscient de la situation sécuritaire de la RCA, le HCR ne pense pas aux trois solutions durables que les activités génératrices de revenue », a déploré le secrétaire général de la communauté qui rappelle le HCR au respect de ses engagements du 10 avril 2014 et sollicite une alternance.

 

L’inquiétude des réfugiés et demandeurs d’asile de nationalité congolaise intervient à un moment où le gouvernement centrafricain lance une opération contre les ressortissants étrangers sans-papiers.

 

Environ 1000 ressortissants de la RDC sont réfugiés et demandeurs asile en Centrafrique. Le HCR n’a pas encore répondu à leur préoccupation.

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:18
Bangui demande plus de moyens pour la Cour pénale spéciale en Centrafrique
Bangui demande plus de moyens pour la Cour pénale spéciale en Centrafrique

 

 

 

https://www.voaafrique.com

 

Le ministre de la Justice centrafricain, Flavien Mbata, a demandé "plus de moyens" financiers pour la Cour pénale spéciale (CPS), qui doit instruire et juger les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.

 

"Il nous faut plus de moyens pour nous permettre d'avoir les premiers jugements dans un an et demi", a déclaré M. Mbata à l'AFP, ajoutant que les financements actuels de la CPS lui permettent de fonctionner pendant 14 mois seulement alors que son mandat court sur 5 ans.

 

La Cour pénale spéciale a été créée en 2015 mais n'est pas encore opérationnelle. Son procureur et ses 25 juges (nationaux et internationaux) ont été nommés en juin, mais les enquêtes n'ont pas encore commencé.

 

"Les organes de poursuite sont en place, nous attendons que l'Assemblée nationale vote les règlements de preuve (le champ d'action de la CPS, ndlr)", a expliqué M. Mbata.

 

"Il faut être efficace pour éviter un dépérissement des preuves", a alerté le ministre de la Justice, qui souligne que "le temps joue contre nous".

 

En mai, l'ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi "les plus abominables" commis en Centrafrique entre 2003 et 2015 par des militaires ou des groupes armés, dans le but de "proposer des axes prioritaires pour les futures enquêtes de la CPS".

 

Deux représentants de groupes armés souvent cités dans des rapports d'ONG, l'Union pour la Centrafrique (UPC) et le Mouvement pour la Paix en Centrafrique (MPC), ont par ailleurs été nommés mercredi conseillers spéciaux à la présidence de la République centrafricaine.

 

Mi-septembre, des représentants d'autres groupes armés avaient fait leur entrée au gouvernement à des postes ministériels.

 

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences inter-communautaires, après le renversement la même année de l'ex-président François Bozizé par les milices de la Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balakas majoritairement chrétiennes.

 

Aujourd'hui, des groupes armés s'affrontent en Centrafrique pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et dans d'intenses luttes politiques pour accéder aux maigres ressources du pouvoir, dans l'un des pays les plus pauvres du monde.

 

Avec AFP

 

 

"L'Union Africaine pourrait aider la Cour Pénale Spéciale": Toussaint Muntazini

 

Le Procureur de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique, Toussaint Muntazini, a exprime son souhait d'obtenir l'appui de l'Union Africaine pour le Tribunal centrafricain pendant un atelier de sensibilisation qui a eu lieu à Bangui du 25 au 27 septembre.

 

D’après le haut magistrat, "la Cour Pénale Spéciale est une juridiction africaine, une juridiction d'un pays membre de l'Union Africaine, un pays qui est en difficulté".

 

Puis que la lutte contre l’impunité est un principe de l'Union Africaine, "ça serait extraordinaire qu'elle puisse se joindre aux autres bailleurs de fonds qui sont extérieurs a l'Afrique", notamment la France, l'Hollande, les EUA et l'UE.

 

"Si nous réussissons le projet de la Cour Pénale Spéciale , il va certainement inspirer d'autres projets" a souligné le juge.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:15
Lu pour vous : Centrafrique: la double peine des femmes violées

 

 

 

 

Par Eléonore Abou Ez@GeopolisAfrique | Publié le 11/10/2017 à 14H16, mis à jour le 11/10/2017 à 14H16

 

 

Dans un rapport publié le 5 octobre 2017, l’organisation Human Rights Watch dénonce le recours aux viols et aux esclaves sexuels durant le conflit en Centrafrique entre 2013 et mi-2017. L’ONG a recueilli les témoignages de près de 297 filles et femmes. Presque toutes racontent comment elles sont aujourd’hui rejetées par leurs proches et par leur communauté.

 
«Dans les rues, les gens disaient: "La voilà, la femme qui a été violée…" A la maison, mon mari a dit: "Tu as accepté qu’ils  te violent. Pourquoi n’as-tu pas crié? Prends tes affaires et pars"», témoigne Yvette*, 27 ans, dans le rapport de Human Rights Watch. L’organisation a mené des recherches en Centrafrique pendant plus de deux ans en interrogeant notamment des victimes de violences sexuelles. Seules 297 ont osé parler. Beaucoup d’autres gardent le silence pour éviter la honte.


 Stigmatisées et rejetées


Comme Yvette, de nombreuses femmes et filles ayant subi des violences sexuelles sont considérées comme des parias. En plus de leurs souffrances et de leur traumatisme, elles sont humiliées et rejetées par leurs proches. «Mon mari m’a dit: "Ce n’est pas la peine que nous restions ensemble. Si on viole la femme d’un homme, il ne doit pas rester avec elle"», témoigne  Rebecca*, 36 ans, qui a été abandonnée par son mari. Des abandons souvent liés à la peur des infections sexuellement transmissibles, comme l’explique Human Rights Watch.

 
La peur du sida


Les victimes des viols et leurs proches craignent le sida. Pourtant, à peine une femme sur trois a passé le test de dépistage. Dans tous les cas de figures, les femmes violées sont montrées du doigt. «Certaines personnes me traitent souvent comme si j’étais très malade, donc je suis stigmatisée au camp de déplacés aussi. J’ai même été agressée. Certaines personnes ne me laissent pas sécher mes vêtements sur le fil à linge», explique Danielle*, 40 ans.

 

«Les gens vont parler partout»


Toutes ces humiliations publiques subies après le viol viennent, entre autres, du manque de confidentialité. «Vous savez, dans les familles centrafricaines, il n’y a pas de secrets… Les gens vont parler, parler partout», raconte Constance*, 22 ans.

De nombreuses femmes violées n’osent pas sortir de chez elles parce qu’elles sont insultées par leur familles et leur entourage qui leur reprochent d’avoir été violées, et les traitent de tous les noms.


«Ils ont détruit ma vie»


Mais le plus dur pour ces femmes victimes de violences sexuelles, c’est de savoir que leurs bourreaux circulent librement en Centrafrique. A ce jour, aucun membre d’un groupe armé n’a été arrêté ou jugé pour violences sexuelles.


«Ils ont tué mon mari, ils m'ont violée, je n'ai plus de maison, je suis infectée (avec le VIH), voilà ce qu'ils m'ont fait. Je veux les traîner devant la justice parce qu'ils ont détruit mavie», affirme Mélanie*, 31 ans, qui espère en finir avec l’impunité.


 Les deux principales parties dans le conflit, la Séléka essentiellement musulmane et la milice anti-balaka majoritairement chrétienne, ont toutes deux pratiqué l’esclavage sexuel et commis des viols en Centrafrique pendant le conflit, selon Human Rights Watch.


 
*Le prénom a été modifié pour respecter l'anonymat des victimes

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 01:09
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

 

Le Cameroun annonce le renforcement des mesures de sécurité à la frontière avec la Centrafrique 

 

APA – Douala (Cameroun) octobre 11, 2017 à 15:36 Les autorités camerounaises ont annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans la région de l’Est frontalière de la Centrafrique, pour éviter l’entrée dans son territoire, des « éléments armés » suite à la décision des Nations unies de désarmer des « bandes armées » qui sévissent dans le Sud-ouest de ce pays, a appris mercredi APA de sources sécuritaires.

 

Une annonce faite par le Chef d’état-major des armées (CEMA) le général de corps d’armée, René  Claude Meka vient de boucler une mission d’inspection dans cette partie du pays, notamment, à Garoua-Boulaï à la frontière avec la République centrafricaine où séjournent des milliers de réfugiés qui fuient des exactions en Centrafrique.

 

« Nous avons prescrit le renforcement des mesures de sécurité parce que la situation nous l’impose », tant il est vrai que pour l’instant, « nous ne parlons pas de fermeture de la frontière avec la Centrafrique », a déclaré le CEMA.

 

Dans la pratique, il est question du renforcement des troupes et de la logistique dans les unités de l’armée positionnées ici, entre autres, le 43e Escadron de gendarmerie mobile (EGM), la 123e Compagnie d’infanterie motorisée (CIM) et le 2e Bataillon d’intervention rapide (BIR).

 

Si la situation est « sous contrôle » selon les autorités militaires, l’on note quand même quelques accrochages au niveau de certains camps de réfugiés. 

 

Dans ce sillage, le général René Claude Meka a prescrit un renforcement des contrôles, « pour extirper de ces camps d’éventuels rebelles qui s’y cacheraient pour semer le trouble ou se livrer à des exactions ». 

 

La présence des hauts gradés de l’armée consistait également à apprécier le dispositif mis en place pour assurer la sécurité des importants investissements consentis pour le barrage hydro-électrique de Lom-Pangar.  

 

« Je suis venu voir si tous nos hommes sont bien en place et dans quelles conditions ils remplissent leur mission. J’ai rencontré des hommes engagés qui, malgré des conditions de travail et de vie pas toujours faciles, s’acquittent honorablement de leurs missions. S’il n’y avait pas cette sécurité ici, vous pouvez imaginer les conséquences que pourrait subir un investissement de cette importance », a déclaré le général Meka.

 

D’après les mêmes sources, des ajustements ont également été proposés pour améliorer les conditions d’exercice des troupes, ainsi qu’un travail détaillé d’identification des différentes communautés de pêcheurs, composées majoritairement d’expatriés, qui exercent sur les différents îlots en amont du barrage.

 

La crise centrafricaine a non seulement poussé plus de 200 000 ressortissants de ce pays à se réfugier au Cameroun, mais, provoqué également l’ présence des éléments armés auteurs de plusieurs actes de  gangstérisme dans cette partie du pays.

 

 

La société minière chinoise DEWEY démarre ses activités en Centrafrique

 

APA-Bangui (Centrafrique)  octobre 11, 2017 à 19:19 La société minière chinoise DEWEY a démarré officiellement ses activités en Centrafrique, plus précisément à Gadzi, une sous-préfecture située au sud-ouest du pays, selon le ministre des mines Léopold Mboli Fatrane, qui a fait cette annonce mercredi à Bangui.

 

Cette société va explorer et mener une exploitation semi mécanisée de diamant brut et or sur la rivière Lobaye qui arrose la sous-préfecture de Gadzi.

 

La société DEWEY doit selon son cahier de charges, construire et réhabiliter les bâtiments scolaires, administratifs, tracer des nouvelles routes et faciliter la circulation sur la rivière Lobaye pour désenclaver la sous-préfecture et reconstruire un centre de santé au profit de la population de la localité.

 

Le ministre Mboli Fatrane a dit insister auprès des responsables de la société minière chinoise sur le respect des dispositions du code minier centrafricain et de sa feuille de route établie dans le cahier de charge pour qu’elle respecte le paiement des droits et taxes applicables aux activités minières en RCA.

 

Le ministre a chargé des fonctionnaires de son entreprise à veiller au respect scrupuleux du Code minier par DEWEY, la 3ème société minière chinoise reconnue en RCA.

 

Les activités des sociétés minières chinoises ont souvent été critiquées dans le pays pour non-respect des normes écologiques et exploitation anarchique décriée par les populations des zones où elles sont installées.

 

Le ministère des mines a entrepris ces derniers temps des réformes du secteur minier afin qu’il puisse contribuer à l’essor économique du pays. Ainsi une nouvelle base de taxation du diamant brut a été mise en place.

 

L’installation de cette nouvelle entreprise minière chinoise en RCA constitue une bouffée d'oxygène pour l’économie centrafricaine soutenue en majorité par les financements des institutions de Bretton Woods.

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