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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 15:47

 

 

 

http://www.defense.gouv.fr  20/04/2015 14:47

 

Le 17 avril 2015, l’équipe EOD de la force Sangaris a quitté le camp de M’Poko en Centrafrique pour aller détruire une grenade encartouchée plantée dans un arbre au sein du village de Sakpamboro, au nord de Bangui.

 

Arrivée sur place, l’équipe a tout d’abord mis en place le cordon de sécurité avant de commencer la phase de préparation de la destruction de la grenade. Tout le matériel nécessaire a été débarqué du véhicule d’artillerie blindé (VAB), et les soldats déployés ont pu débuter la première étape du processus, qui consiste à radiographier la munition afin de savoir si elle a déjà explosé. La radio a alors révélé que la grenade pouvait toujours exploser, consistant ainsi un danger pour la population. Une charge d’explosif de 25 grammes a été mise en place contre la munition pour la détruire. Un pneu a ensuite été fixé à l’arbre pour recouvrir la charge afin d’éviter les projections de débris.

 

Une fois le dispositif pour la destruction prêt, le détachement a demandé à la population venue regarder la destruction d’évacuer la zone pour se mettre à l’abri. Dès l’évacuation effectuée, les démineurs ont déclenché la mise à feu, détruisant la munition. La population a été ravie de cette action débarrassant la zone des risques d’explosion.

 

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

 

Lu pour vous : Sangaris : Destruction d’une munition à Sakpanboro
Lu pour vous : Sangaris : Destruction d’une munition à Sakpanboro
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Centrafrique-Presse.com
20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:15

 

 

 

Par RFI 20-04-2015 à 12:27

 

Un hommage lui a été rendu à Washington, la semaine dernière, lors des assemblées de printemps de la Banque mondiale et du FMI. Donald Kaberuka, le président de la Banque africaine de développement (BAD), arrive en effet au terme de son mandat en septembre et c'est le 28 mai prochain, au siège de la Banque à Abidjan, que son successeur sera connu.

 

Huit prétendants pour un fauteuil pour succéder au Rwandais Donald Kaberuka. Cela implique que la bataille sera rude et le lobbying intense auprès des 54 pays africains membres et de la vingtaine d'actionnaires non africains.

 

L'usage de l'alternance veut qu'un président francophone prenne le relais d'un président anglophone. Ce qui, a priori, écarte certains candidats comme l'Ethiopien Ato Sufian Ahmed, le Zimbabwéen Zondo Thomas Sakala ou le Sierra-Léonais Samura Kamara.

 

Un handicap que n'a pas un autre sérieux candidat, le Nigérian Akinwumi Adesina qui est, dit-on, parfaitement francophone et représente en outre la première économie du continent. Seule ombre à son tableau, il est soutenu par un président, Goodluck Jonathan, et une équipe gouvernementale qui ont dû quitter le pouvoir récemment.

 

Côté francophone, on note les candidatures du Tchadien Bedoumra Kordje ou encore du Malien Birima Boubacar Sidibé qui pourraient fédérer derrière lui les 15 Etats membres de la Cédéao. C’est aussi le cas de la seule femme candidate, Cristina Duarte dont le pays, le Cap-Vert, fait figure de modèle économique.

 

Enfin, le Maghreb est représenté par le Tunisien Jalloul Ayed, furtif ministre des Finances de Rached Ghannouchi, mais issu d'un pays qui a pour lui d'avoir hébergé pendant dix longues années le siège de la BAD. Ce qui peut être pris en considération au moment delà décision finale.

Banque africaine de développement : la guerre de succession est ouverte
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Centrafrique-Presse.com
20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:04

 

 

http://www.france24.com   20/04/2015

 

La Centrafrique a disparu du devant de l'actualité. Pourtant, les tensions politiques et religieuses sont toujours bien présentes. Plus de 36 000 musulmans restent piégés dans des enclaves disséminées à travers le pays. À quelques jours du forum de réconciliation qui débute la semaine prochaine, et sous la pression de la communauté internationale, la pression se relâche peu à peu autour de ces enclaves. Mais la situation humanitaire reste préoccupante.

 

Émission préparée par Patrick Lovett et Elise Duffau

A voir sur France 24 - Centrafrique : impasse humanitaire dans les enclaves musulmanes
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Centrafrique-Presse.com
20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 11:27

 

 

 

Le mouvement déclenché depuis samedi 11 avril 2015 pour revendiquer la signature du Décret d’Application de la loi portant Statut Spécial de la police votée et promulguée depuis 2008, aucune suite n’a été donnée.

 

Grande a été la surprise des policiers écouter sur les ondes la diffusion de décret portant nomination de certains cadres de la police et de la Gendarmerie à des postes de responsabilité , ainsi que l’Arrêté de l’avancement de certains policiers et hommes de rang à des grades supérieurs, ce que nous qualifions de pure provocation.


A ce jour, les policiers restent unanimes sur leur principal point de revendication, à savoir :

 

La signature du décret d’application avec effet financier immédiat.


Rappelons également qu’en dehors du Ministre dont la nomination dépend du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, les autres postes de responsabilité reviennent de droit aux cadres et agents de la police conformément au texte statuaire.
 

Par conséquent le collectif des policiers exige :

 

Le départ sans condition du Directeur Général de la Police chargé de la sécurité nouvellement nommé successivement trois (3) fois en la personne du Colonel de la gendarmerie Henri-LINGUISSARA,

 

Du Directeur de la Surveillance du Territoire Capitaine BATA-SELEWANE
 

Du Directeur de l’OCRB Lieutenant de l’armée YEKOUA-KETTE- Robert
 

Fait à Bangui, le 18 Avril 2015
 

LE COLLECTIF
 

AMPLIATIONS


- Présidence de la République
- Conseil National de la transition
- Primature
- Ministère de la sécurité pour information
- Ambassades de France et des Etats Unis
- Médiation
- Police commissionnaire
- Représentent Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies
- Représentant de l’Union Européenne
- Presse

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DES POLICIE EN COLERE : EVALUATION DES POINTS DE REVENDICATIONS
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 20:46

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-04-19 18:56:16 - Une nouvelle centrale syndicale, le Syndicat uni des travailleurs de Centrafrique (SUTC), a été créée à Bangui par des travailleurs centrafricains des secteurs privé et public, a appris APA.

 

M. Joseph Renaba, un professeur certifié de philosophie, a été porté à la tête du nouveau syndicat, au terme de l'assemblée générale constitutive du SUTC.


« Nous voulons, à partir de la création de cette nouvelle centrale, emmener les travailleurs centrafricains à d'abord redoubler d'ardeur au travail avant de formuler des revendications, car seul le travail peut nous aider à améliorer nos conditions de vie'', a affirmé M. Renaba.


La Centrafrique compte déjà une dizaine de centrales syndicales, indique-t-on.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=822026#sthash.cFnQVQcm.dpuf

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Centrafrique-Presse.com
19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 20:40

 

 

Par RFI 19-04-2015 à 20:48

 

A Bangui, les policiers centrafricains sont en grève. Ils revendiquent de meilleures conditions de travail et une revalorisation des salaires. Les conditions sécuritaires dans la capitale s'améliorent doucement, mais cette soudaine absence des gardiens de la paix risque, à terme, de poser des problèmes.

 

Dans le 4e arrondissement de Bangui, quartier toujours sensible de la capitale centrafricaine, les checkpoints habituellement tenus par des policiers sont déserts. Dans les casernes, les hommes sont là mais refusent de prendre leur poste. Le mouvement de grève a commencé doucement, il y a une semaine, avant de s'étendre à la majorité des commissariats de la capitale.

 

Les gardiens de la paix revendiquent l'application d'un décret datant de 2008, qui n'est dans les faits toujours pas appliqué. Ce décret revalorise le statut des policiers en accordant une hausse des salaires, une prime de risque et une prime de logement. « On fait un travail dangereux et physique, explique un policier qui préfère rester anonyme. Mais le gouvernement ne nous considère pas. En début de carrière, on gagne un peu moins de 100 euros par mois ». Dérisoire au vu des risques du métier, affirme cet homme

 

Les policiers revendiquent également une hausse des effectifs pour assurer au mieux leurs missions. Après huit jours de grève, le gouvernement n'a toujours pas donné suite. Aujourd'hui, les gardiens de la paix l'assurent, ils ne reprendront pas le service avant d'avoir obtenu gain de cause et promettent de durcir encore un peu plus le mouvement.

RCA: à Bangui, les policiers promettent de durcir leur grève
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 17:13

 

 

http://www.tsa-algerie.com  13:50  dimanche 19 avril 2015 | Par Zahra Rahmouni @ZahraaRhm

 

À tout juste 23 ans, Jean* entame déjà sa sixième année en Algérie. Le jeune homme est dans le pays depuis 2009 après être passé par le Cameroun, le Tchad et le Niger. Orphelin à 12 ans et livré à lui-même, ce réfugié centrafricain a réussi à rejoindre l’Algérie suite à un concours de circonstances. Au gré des événements qui secouent la région, il pénètre le territoire algérien en 2009 par Arlit avec l’aide de passeurs touaregs basés à Tamanrasset et qui monnaient leur service 50 dollars.

 

« Du Cameroun, je me suis déplacé au Tchad pour travailler dans les mines d’or », explique-t-il. Le voyage devait durer quelques semaines, le temps d’amasser assez d’argent et de retourner au Cameroun, son point d’ancrage où l’attend son amie qui vient tout juste d’accoucher. « Un soir des rebelles sont arrivés et ont commencé à tirer de partout, nous nous sommes enfuis sans nos affaires, sans argent et je me suis retrouvé au Niger » explique-t-il.

 

Par la suite, il atteint difficilement la ville de Tamanrasset avec un groupe de migrants : « On n’avait pas d’eau et on a eu du mal a trouvé une route goudronnée. Ensuite, c’était difficile de sortir de Tamanrasset, il y avait beaucoup de contrôles et il faut présenter un passeport pour prendre le bus vers Alger». Le jeune homme, qui possède un statut de réfugié auprès d’une agence internationale au Cameroun arrive finalement dans la capitale avec 8000 dinars en poche, et est orienté vers la branche algérienne de l’organisation.

 

Agé de 17 ans et sans contact, il est recueilli par un béninois travaillant à Alger. Ce dernier le prend sous son aile : « il a essayé de me trouver du travail mais j’étais trop jeune, les gens ne voulaient pas m’employer. Je suis resté six mois sans rien faire. Entre temps, j’ai fait ma demande d’asile ».

 

Des conditions de vie précaires en Algérie

 

Jean finit par trouver du travail au noir. Il occupe des postes de jardinier, gardien, laveur de voiture. Les expériences sont nuancées, parfois traité avec respect par ses employeurs il devient dans d’autres cas un souffre-douleur comme lorsqu’il évoque son statut d’homme à tout faire dans une famille aisé de la banlieue d’Alger. « La femme me parlait mal, me hurlait dessus, elle me traitait comme si je ne valais rien. Il y a des choses qu’on ne peut pas faire à un être humain », explique-t-il sans s’attarder sur le sujet.

 

« J’essaie toujours d’être honnête. Je fais le maximum pour éviter les problèmes. Ici quand on voit un noir, on croit à 90% que c’est un trafiquant ou quelqu’un de bizarre. C’est vrai que certains donnent une mauvaise image. Il y a quelques jours seulement, un vieux m’a craché dessus, j’ai continué ma route même si j’avais envie de le frapper ».

 

Le jeune homme obtient son statut de réfugié en 2012 en Algérie puis passe une formation express en électricité financée par une organisation internationale qui le reloge avec un autre réfugié subsaharien. La formation ne lui donne pas toutes les qualifications requises mais il trouve quand même un emploi sur des chantiers commandés par un important promoteur immobilier à Alger pour 500 dinars la journée.

 

« J’ai accepté ce salaire car je voulais vraiment connaître ce métier ». Il enchaîne les petits boulots, à Hydra, Chevalley et puis il finit par trouver une bonne place dans une entreprise d’automatisme. Le patron, qui reconnaît ses compétences, souhaite le faire entrer dans la légalité et lui fait une promesse d’embauche.

 

L’organisation qui gère son dossier se charge de transmettre les documents au ministère des Affaires étrangères algérien dans le but d’obtenir une autorisation de travail. Mais les mois passent et la demande reste lettre morte. Le patron finit par le lâcher : « On installait des caméras de surveillance sur de grands sites. Un jour, il y a eu un contrôle de police, le patron a eu peur, il a dit qu’il ne pouvait plus prendre le risque de me faire travailler au noir. Je connais plein de gens honnêtes qui pourraient me faire travailler et m’aider. Je ne peux pas dire qu’ils sont méchants avec moi c’est juste qu’ils ont peur. Si l’Algérie me donnait juste un permis de travail, je me débrouillerai très bien ».

 

Jean se retrouve de nouveau à enchainer les périodes de « chômage » et les petits emplois. Entre la peur de la police et les employeurs qui ne le paient pas, sa situation reste instable. A cela s’ajoute le problème du logement. Les règles changent auprès de l’organisation qui le gère.

« Depuis fin 2013, les jeunes célibataires ne figurent plus sur la liste des prioritaires. On bénéficiait juste d’une somme de 90 000 dinars par an pour se loger ». Une fois l’argent en poche, il décide de se réunir avec un autre réfugié pour louer un appartenant en compagnie d’un étudiant zambien. Les deux réfugiés confient une somme totale de 200 000 dinars à leur ami zambien qui est chargé de la remettre au propriétaire. Mais l’étudiant disparait avec la somme. Une déconvenue qui lui mine le moral.

 

« Une fois j’ai eu envie de partir en Libye et prendre l’eau pour l’Europe, j’ai des amis qui l’ont fait, certains sont en Italie, d’autres en Allemagne. Mais j’ai peur de faire ça, pourtant ce serait facile pour moi d’avoir un statut de réfugié là-bas ».

 

Le jeune homme n’en peut tellement plus qu’il souhaite effectuer un retour volontaire vers la République centrafricaine. Pourtant, le pays est enlisé dans une crise politique, sécuritaire et humanitaire depuis mars 2013.

 

« Aujourd’hui j’ai 23 ans, je n’ai pas avancé. J’ai une fille de cinq ans qui est loin de moi. Je ne peux pas travailler, passer mon permis de conduire, signer un contrat de location. Je n’ai aucun papier dans aucun pays et ici en tant que réfugié je n’ai aucun droit. Je ne veux pas être coincé toute ma vie dans ce statut. Je ne connais personne en Centrafrique, mais même si je suis pauvre au moins j’aurai mes papiers et je serai tranquille dans ma tête » conclut-il.

 

*Le prénom a été modifié

 

Lu pour vous : De la Centrafrique à l’Algérie : parcours d’un réfugié
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 18:46

 

 

 

http://blogs.mediapart.fr   Par Freddy  Mulongo 18 avril 2015

 

A quand les élections présidentielles et législatives en République centrafricaine ? C’est la question que Freddy Mulongo de Réveil FM International-Afrique Continent  a posé  à Monsieur Ahmad Fawzi, le nouveau Directeur du service de l’information des Nations-Unies  à Genève et porte-parole,  lors de son premier briefing au Palais des Nations. Monsieur Ahmad Fawzi  a promis de s’enquérir auprès du PNUD basé en République Centrafricaine pour des réponses appropriées. En effet, initialement prévues en février 2015, les élections présidentielle et législatives centrafricaines ont été reportées  au mois de juin de la même année.

 

L’arrestation arbitrairement  de Michel Amine, Candidat  à l’élection présidentielle et  leader de l’Undp-Rca, interpellé à l’aéroport de Bangui, en possession de plusieurs passeports, selon les autorités de Rca, est une erreur. Un énième boulet que Catherine Samba Panza porte dans sa gestion de la transition. Même libéré après 7 jours de détention arbitraire, le président Michel Amine demeure sous contrôle judiciaire sans accusation. Une bonne façon de vouloir éliminer sa candidature à l’élection présidentielle, alors qu’une majorité des Centrafricains ont jeté leur dévolu sur lui.

 

Une question taraude notre esprit: La Madone Catherine Samba-Panza restera-t-elle à la tête de la transition jusqu’à juin ? Sans doute pour mieux éliminer ses adversaires. Ses relations avec les pays de la sous-région et la France sont parfois houleuses.

 

Le nouveau calendrier proposé par l’Autorité nationale des élections (ANE) prévoit désormais la tenue des scrutins présidentiel et législatifs couplés en juin 2015 pour le premier tour et en juillet 2015 pour le second.

 

L’ANE n’a pas choisi ces dates au hasard. Si le délai est respecté, il permettra d’éviter la saison des pluies (août-novembre) qui rend particulièrement délicat l’accès à une bonne partie du pays.

 

Michel Amine fait-il de l’ombre à Catherine Samba Panza ? Son arrestation arbitraire pour l’empêcher de postuler à la magistrature suprême est un boulet pour la Madone de la transition.

 

Un ancien diplomate français qui connait bien la République Centrafricaine écrit:

 

En Centrafrique, on cultive l’embrouillamini, avec une certaine constance. A quatre mois du 17 août 2015, échéance normale de la Transition, l’amateurisme, les intérêts personnels, les pressions claniques et le cynisme ont conduit les autorités de la Transition à multiplier les chausse-trappes au point de rendre illisible leur feuille de route et de compromettre le retour à la paix.

 

Un pouvoir exécutif hors sol et une médiation hors jeu

 

Le chemin vers la réconciliation nationale est de plus en plus sinueux. La faute en incombe évidemment d’abord aux belligérants de l’ex-Séléka et des anti-balaka, désormais divisés en factions rivales. Le pouvoir exécutif n’est pas aussi exempt de reproches. Les chevauchements  entre les compétences des ministres membres du gouvernement et celles, plus occultes, des ministres-conseillers de la chef de l’État polluent l’action politique. Dans ce méli-melo gouvernemental, les agitations politico-médiatiques de Jean-Jacques Demafouth, cousin de Catherine Samba-Panza, compromettent, un peu plus, la  réconciliation nationale que devait faciliter le Forum national de Bangui, prévu du 27 avril au 4 mai 2015. En prenant trois décrets, le 3 avril 2015, concernant un comité technique et un praesidium de ce  forum, la chef de l’État a suscité l’ire du Conseil national de la transition (CNT) et une nouvelle condamnation de la classe politique.

 

En évinçant la commission préparatoire du forum qui faisait consensus et en nommant des parents ou des proches, Catherine Samba-Panza a peut-être mis un terme au processus de réconciliation nationale, déjà semé d’embûches. L’Accord de Brazzaville de fin des hostilités, du 23 juillet 2014, devait être fondateur. Il n’en fut rien. L’Appel de Rome, du 27 février 2015, signé par plusieurs présidentiables, ne faisait qu’accroître la cacophonie et l’absence de leadership du pouvoir exécutif. Quant à l’Accord de Nairobi, du 8 avril 2015, il met surtout en exergue les profondes dissensions dans les camps des ex-Séléka et des anti-balaka et la volonté du Médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, de sous-traiter sa médiation.

 

Un CNT peu légitime et en somnolence

 

Le CNT n’est pas une assemblée d’élus de la nation. Il a été constitué par deux arrêtés du tandem Michel Djotodia-Nicolas Tiangaye, en avril 2013. Sa composition de 135 membres a été validée par l’article 50 la Charte constitutionnelle qui énonce simplement que le CNT est composé de « représentants les différentes catégories politiques et socioprofessionnelles ». La plupart des 135 conseillers, toujours en place en avril 2015, sont d’anciens sympathisants de l’ex-Séléka et des nostalgiques des présidences Kolingba et Patassé. De par sa création et sa composition, ce CNT peut difficilement exprimer la souveraineté nationale et engager l’avenir du pays, à travers sa Constitution.

 

Il aura fallu dix-neuf mois pour que le CNT adopte, le 16 février 2015, un avant-projet de Constitution. Après la consultation du gouvernement, un atelier national devra procéder à l’ « enrichissement » du texte amendé par le gouvernement. La réunion de cet atelier prendra du temps et les débats risquent de ne pas être une simple formalité. La Cour constitutionnelle donnera ensuite son avis et il reviendra au CNT de soumettre, au référendum, le projet de  loi  constitutionnelle. Étant donné que la transition se terminera le 17 août 2015, il est peu probable que ce référendum puisse avoir lieu, d’autant que l’article 163 du code électoral, concernant le référendum,  rappelle que « les électeurs sont convoqués au moins soixante jours avant le jour du scrutin ».

 

La politique de l’autruche arrive bientôt à son terme

 

Étant donné le contexte centrafricain, que le Groupe international de contact (GIC-RCA) refuse obstinément de prendre en compte (comme par exemple la saison des pluies, les camps de réfugiés et de déplacés non administrés, l’exil en brousse de dizaines de milliers de villageois, la destruction des services de l’état-civil et du fichier électoral), des élections crédibles ne pourront pas se tenir en juillet-août 2015. Comment organiser en cent jours un référendum et des élections législatives couplées à une élection présidentielle, alors que les préliminaires ne sont pas encore réunis ?

 

Après deux prolongations, la transition se terminera normalement le 17 août 2015, soit 24 mois après la prestation de serment du chef de l’État déchu, Michel Djotodia. L’alinéa 2 de l’article 102 de la charte constitutionnelle prévoit néanmoins qu’ « en cas de nécessité », la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC peut examiner la durée de la Transition. Quels seront les nouveaux arguments de la demande conjointe de la chef de l’État, du Premier ministre et du président du CNT ? Sans véritable plan de vol, avec des pilotes ayant montré les limites de leur compétence et des alarmes qui ne peuvent plus désormais être négligées par les aiguilleurs du ciel du GIC-RCA, « l’avion » centrafricain ne pourra arriver à destination des élections crédibles et transparentes. Un changement d’équipage est prévisible, comme l’avait imposé la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC, le 10 janvier 2014.

 

Membres de l’Action des Journalistes de l’Espace Schengen (AJES), Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International, Fondateurs du site Afrique Continent sommes très préoccupés par la situation en République Centrafricaine. L’arrestation arbitraire de Michel Amine pour l’empêcher de postuler allègrement à la magistrature suprême est un alerte qui ne peut laisser aucun panafricain insensible.

ONU: A quand les élections en République Centrafricaine ? par Freddy  Mulongo
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 17:01

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  samedi 18 avril 2015 13:43

 

Le Rassemblement pour le Renouveau de Centrafrique (RPRC), une des factions de l'ancienne rébellion de la Séléka, exige du Comité technique d'organisation du Forum national de Bangui, la révision en hausse de la liste de leurs représentants devant prendre part au Forum inter-centrafricain de Bangui. Le RPRC trouve insignifiant le quota de trente participants sur l'ensemble des 680 accordé aux groupes armés, ex-Séléka et Antibalaka. Toutefois, le RPRC se dit partant pour le Forum national prévu du 27 avril au 4 mai 2015.


« Nous nous sommes lancés dans la recherche de la paix depuis Libreville et Brazzaville. Je suis parmi ceux qui cherchent la paix » a affirmé Abdoulaye Issène, vice-président du RPRC, lors d'une interview exclusive accordée ce samedi à RNL


Le vice-président de ce mouvement armé, l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoulaye Issène, en appelle à la sagesse dudit comité. Il demande un quota de cinquante participants ex-Séléka et Antibalaka, qui selon lui sont les principaux acteurs de la crise centrafricaine.


« Nous ne sommes pas d'accord, nous, les groupes armés. Nous nous sommes entendus et nous demandons 25 ex-Séléka et 25 Antibalaka. (...) C'est inacceptable. On ne peut pas accepter que parmi 680 participants, qu'on prenne 15 ex- Séléka et 15 Antibalaka pour participer au Forum de Bangui. Les acteurs ne sont pas à Bangui, ils sont dans les préfectures du pays. (…) Il faut dialoguer avec les acteurs qui créent l'insécurité », a-t-il martelé.


Abdoulaye Issène souligne également la faible représentativité de la communauté  musulmane dans le présidium du Forum de Bangui et salue l'accord de Nairobi. « C'est un accord de principe et ils ont reconnu le pouvoir de transition. Il faut l'applaudir. (...) S'ils sont d'accord de participer au Forum [Ndlr : Michel Djotodia et François Bozizé], c'est salutaire », a ajouté le vice-président du RPRC.


S'agissant des élections, Abdoulaye Issène estime qu'il est encore trop tôt d'en parler. La question, pour lui, sera débattue pendant le dialogue inter-centrafricain de Bangui. « On ne peut pas parler d'élections aujourd'hui. C'est au final de ce Forum que nous allons signer l'accord politique qui va déterminer les conditions d'aller aux élections. Il ne faut pas se précipiter  », a-t-il averti.


Par ailleurs, le vice-président du RPRC n'a pas perdu de vue la grève des policiers qui perdure depuis le 11 avril dernier. Il invite les autorités de la transition à entreprendre des négociations avec les grévistes en vue de mettre fin à ce mouvement de mécontentement qui paralyse le fonctionnement de la Police nationale.

« Il ne peut pas avoir de manifestation sans raison. Si les policiers sont mécontents certainement, ils réclament quelque chose. C'est inacceptable qu'une police nationale se manifeste et une semaine après, on ne trouve pas de solutions. Le gouvernement n'entame pas de négociations ni de pourparler avec les policiers. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités », a conclu Abdoulaye Issène.

Forum de Bangui: le RPRC réclame 50 places pour les groupes armés
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 14:24


 

 

Bangui, 18 avril 2015 (RJDH)- L’ONG internationale Search for Common Ground a organisé une marche, ce samedi 18 avril. Les buts recherchés après cette activité, sont entre autres, la libre circulation des personnes et des biens sur l’avenue Koudoukou, dans le 3ème arrondissement et la facilitation de la communication entre les habitants des 8ème, 4ème et 3ème arrondissements.  

 

Environ un millier de personnes a envahi ce matin l’avenue Koudoukou en partant de l’avenue de l’indépendance dans le 4ème arrondissement, pour chuter au Km5 dans le 3ème. Des jeunes et personnes âgées marchaient, d’autres dans des bus, des taxis, taxi-moto et des véhicules des particuliers. Ils chantaient, criaient et dansaient. Plusieurs banderoles ont été confectionnées à l’occasion.   

 

Tout le long de la marche, les forces de maintien de l’ordre de la gendarmerie et de la Minusca encadrent les personnes venues pour la circonstance. Un hélicoptère de la Minusca faisait la ronde dans l’espace au fur et à mesure que la marche avançait vers le KM5.

 

Les musulmans qui n’ont pas pris part à la marche se sont mis debout lorsque les gens s’approchaient du km5. Des personnes qui ne se sont pas rencontrées pendant longtemps, se sont embrassées. Un musulman et un non musulman ont pleuré à chaudes larmes lorsqu’ils se sont retrouvés. « C’est un rêve ou une réalité ? C’est bien moi mon frère. Merci à Dieu », a répondu l’autre.

 

Selon une musulmane qui a requis l’anonymat, « que cette marche soit pour nous une solution durable et de libre circulation entre les habitants de tous les arrondissements. Je suis remplie de joie lorsque je vois mes frères et sœurs venir vers nous, qu’ils nous laissent aller librement vers eux aussi ».

 

Un conducteur de taxi a fait savoir qu’il est confiant de la réouverture de l’avenue Koudoukou qui a été pendant longtemps bloquée. « Je suis sûr qu’après cette manifestation, nous pouvons emprunter librement cet axe et sans peur », a-t-il suggéré.

 

Selon Belfort Gobou-Bivot, assistant en communication à l’ONG Search for Common Ground, l’objectif visé est de faciliter la libre circulation sur l’avenue Koudoukou. « Nous avons organisé cette marche dans le but de réunir la population de plusieurs arrondissements. Nous cherchons la libre circulation des personnes et des biens sur cette avenue », a-t-il dit.

 

Le point de chute a été au monument Koudoukou situé dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui.

 

L’avenue Koudoukou a été inaccessible après la crise de 2013 jusqu’à nos jours. La libre circulation des personnes et des biens a été compromise par des personnes en arme. Plusieurs structures ont mené des activités pour la réouverture de cet axe sans succès. / 

 

Auguste Bati-Kalamet.

Centrafrique/ Bangui : Une autre marche pour la cohésion sociale sur l’avenue Koudoukou
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