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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 23:20

 

 

 

 

BANGUI, (Xinhua) 19/09/17-- Le ministre centrafricain de l'Enseignement primaire, secondaire, technique et de l'Alphabétisation, Aboubakar Moukadas Nour, mise sur l'hypothèse d'une offre de trois mois de salaire pour inciter les enseignants des zones à risque de la Centrafrique qui sont la domination des groupes armés de regagner leur poste.

 

Dans une interview accordée à la presse, M. Moukadas considère que "les enseignants seront traités différemment à la rentrée scolaire" de 2017-2018 officiellement prévue le 18 septembre. Une façon de prévenir que ne seront payés que les enseignants retrouvés à leurs postes.

 

M. Moukadas a fait savoir que le mouvement du personnel enseignant a été retardé expressément pour cette raison.

 

La représentante de l'UNICEF en Centrafrique, Christine Muhigana, a lancé un appel aux groupes armés pour qu'ils libèrent les écoles, s'ils en ont fait leurs bases, ou qu'ils facilitent l'accès des écoliers et élèves aux salles de classe.

 

Au premier trimestre de cette année, la mission onusienne de maintien de la paix MINUSCA avait intimé l'ordre aux groupes armés de libérer les écoles dont ils s'en servent comme une base et qu'ils ont tout vandalisé : portes, table-bancs et par endroit toiture. Les archives et les outils didactiques n'ont pas été épargnés.

 

Si la MINUSCA en est arrivé là, le député de la ville centrafricaine de Ngaoundage (extrême nord-ouest), Bernard Dilla, a malheureusement déploré la présence des soldats de l'institution onusienne dans une école dans la localité centrafricaine de Ndjim, proche de Ngaoundaye. Vladimir Montero, le porte-parole de la MINUSCA, a reconnu les faits et croit qu'une solution interviendra avant la rentrée officielle.

 

Pour éviter une année blanche dans les zones en conflit, M. Moukadas avait suggéré l'organisation des examens et concours dans les localités concernées avant la rentrée scolaire officielle de cette année. Il comptait réussir ces examens et concours en acheminant des enseignants de la capitale centrafricaine Bangui vers les localités à risque à bord de bus spécialement affrétés pour la cause, sachant bien que les écoles, collèges et lycées ont, depuis belle lurette, mis les clefs sous le paillasson, faute de sécurité.

 

Avec la crise qui perdure encore dans certaines localités de la RCA, il faut le reconnaître, de nombreuses écoles sont vandalisées, la plupart des enseignants se sont tous repliés sur la capitale centrafricaine Bangui, certains écoliers ou élèves sont tués, d'autres sont à l'abri dans d'autres localités, un grand nombre parmi eux sont dans le sillage de leurs parents sur les sites des déplacés internes ou dans des camps de réfugiés dans les pays limitrophes.

 

Il ne fait l'ombre d'aucun doute, les zones chaudes de la RCA risquent de connaître une année blanche et que toute tentative pour sauver cette année scolaire serait une mascarade.

Centrafrique : le gouvernement promet trois mois de salaire aux enseignants des zones à risque

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 23:13
Lu pour vous : En Centrafrique, des plans de paix en série et toujours la guerre

 

 


POINT DE VUE

 

En Centrafrique, des plans de paix en série et toujours la guerre

 

En dix ans, une douzaine d’accords de réconciliation ont été signés, mais aucun n’a pu être appliqué, déplore le spécialiste de justice transitionnelle Pierre Hazan.

 

Par Pierre Hazan

 

LE MONDE Le 19.09.2017 à 15h28


Le constat est vite fait. De l’accord de Syrte de 2007, conduit par feu « le médiateur et Guide de la grande révolution libyenne » Mouammar Khadafi, aux deux accords conclus ces derniers mois, l’un en juin à Rome sous l’impulsion de la diplomatie du Vatican (Entente de Sant’Egidio), l’autre en juillet à Libreville conduite par l’Union africaine (Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine), les sujets abordés dans ces accords de paix sur la Centrafrique sont pratiquement invariables, tout comme les solutions.

 

L’ensemble est assorti de vaines promesses : arrêt immédiat des hostilités, partage du pouvoir, cantonnement, désarmement, démobilisation, réintégration et réhabilitation des combattants, retour des réfugiés et des déplacés, protection de civils, respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme et, enfin, réconciliation. Ils ne diffèrent sur le fond que sur deux sujets majeurs : l’amnistie générale et le mode de partage du pouvoir.

 

La situation n’a cessé de se détériorer

 

Bref rappel des faits : depuis l’ère de François Bozizé (2003-2013), la Centrafrique a connu quatre chefs d’Etat et une succession de conflits armés entre les forces gouvernementales et les groupes armés, voire entre les groupes armés eux-mêmes. La principale ligne de fracture – mais de loin pas la seule – oppose les ex-Séléka (la Séléka fut officiellement dissoute en 2013), des milices du nord-est du pays composées de musulmans, à des groupes d’autodéfense de la majorité chrétienne, les anti-balaka. Tous deux sont responsables de terribles exactions.

 

Sont aussi intervenues des milices d’autres pays, des forces étrangères (françaises, tchadiennes et ougandaises), ainsi que les casques bleus de l’ONU. Malgré l’élection démocratique de l’actuel chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra en 2016, et la présence de 12 000 casques bleus depuis trois ans, la situation n’a cessé de se détériorer. A l’heure actuelle, 80 % du pays échappe au contrôle du gouvernement. Le nombre de déplacés a bondi de 400 000 en avril à 600 000 aujourd’hui, auxquels s’ajoutent des centaines de milliers de réfugiés dans les pays voisins. Jamais la situation n’a été aussi préoccupante. Une fois encore, les Nations unies alertent sur le risque de génocide, jugeant que « les signes avant-coureurs sont là », les groupes armés cherchant à « nettoyer » les populations qu’ils considèrent hostiles.

 

Depuis 2007, une douzaine de plans de paix et feuilles de route pour la réconciliation ont été élaborés sans prise sur le réel. Les leaders des principaux groupes armés, qui se livrent une guerre sans merci, se retrouvent dans une touchante unanimité pour demander à la communauté internationale d’insérer dans chaque accord de paix un généreux programme de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de réhabilitation (DDRR) des ex-combattants.

 

La quadrature du cercle

 

De même, les groupes armés campent sur des positions identiques pour réclamer une amnistie générale pour les crimes qu’ils ont commis. Ils obtiennent parfois satisfaction, comme dans les accords de paix de Syrte et Birao de 2007, et plus récemment lors de la réunion de Benguela (Angola) de décembre 2016, où l’amnistie est considérée par les leaders de l’ex-Séléka comme « la solution politique et juridique » idoine pour mettre fin à la guerre.

 

D’autres accords (Libreville 2008 et 2017, Brazzaville 2014) limitent l’amnistie aux crimes non couverts par la Cour pénale internationale (CPI) qui, du reste, a ouvert des enquêtes. Particulièrement ambitieux sur le volet justice, le Pacte républicain de Bangui (2015) prône, outre la CPI, la mise sur pied d’une Cour pénale spéciale (en voie de création), d’une Commission vérité, justice et réconciliation, ainsi que la réforme du système judiciaire et l’emploi des mécanismes endogènes de résolution des conflits. Un menu très complet, mais largement inapplicable du fait de l’absence d’autorité de l’Etat sur le territoire national.

 

 

La quadrature du cercle est connue : comment rétablir l’ordre républicain si la réalité du pouvoir est aux mains des groupes armés ? D’où la solution que préconise le président tchadien : privilégier la recherche de la paix quitte à sacrifier provisoirement la justice. Dans un entretien en février à Jeune Afrique, Idriss Déby plaide pour une large politique d’inclusion avec « tous ceux qui sont mis à l’écart par la communauté internationale, à savoir les anciens présidents Bozizé et Djotodia, les chefs de l’ex-Séléka et des anti-balaka. (...) Si parmi eux il y a des gens qui ont du sang sur les mains, laissons du temps au temps. (…) La réconciliation nationale est un préalable. Sans cela, l’essentiel du territoire centrafricain restera sous la coupe de bandes armées. »

 

Pas de véritable paix sans justice

 

Un point de vue que rejette la population centrafricaine qui s’est exprimée lors des consultations populaires de 2015 et continue à le faire à travers des espaces de dialogue, affirmant qu’il ne peut y avoir de véritable paix sans justice. Un point de vue auquel souscrit l’Union européenne, qui estime que l’impunité ferait le lit de nouvelles tragédies. Face à un gouvernement de Bangui sans armée ni système judiciaire qui ne tient qu’avec le soutien d’une communauté internationale de plus en plus divisée, la fragmentation et la criminalisation des groupes armés qui pillent l’or et le diamant du sous-sol, la population n’en finit plus de souffrir. Après avoir évoqué que « la justice serait implaccable », le chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, a annoncé le 12 septembre un remaniement ministériel comprenant des proches des milices ex-Séléka et anti-balaka au nom de « la réconciliation nationale ».Toujours la recherche d’une résolution de la quadrature du cercle.

 

En novembre, les Nations unies devront reconduire le mandat des 12 000 casques bleus de la Minusca. Elles devront faire preuve autant d’imagination que de volonté politique pour éviter que perdure le cauchemar des populations centrafricaines. Sinon, comme dit le proverbe africain : « Les éléphants continueront à se battre et à l’herbe à être piétinée ».

 

Pierre Hazan est conseiller spécial en matière de justice transitionnelle au Centre pour le dialogue humanitaire, à Genève.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/19/en-centrafrique-des-plans-de-paix-en-serie-et-toujours-la-guerre_5187865_3212.html#ZjY5dqKiKwsjdl6j.99
 

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 23:11
Faible production du café en Centrafrique

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -  sep 19, 2017 à 15:18 - La production de café en Centrafrique s’élève cette année à 1050 tonnes pour une prévision estimée à 4500 tonnes, a annoncé, mardi à Bangui, le directeur général de l’Office de réglementation, de conditionnement, de commercialisation des produits agricoles (ORCCPA).

 

Selon Boniface Damboti, cette faible production s’explique par plusieurs facteurs dont la traquemicose, une maladie qui sévit dans des plantations de café de plusieurs zones de production. Cette maladie qui est arrivée en RCA en 2008 à partir de la République démocratique du Congo, entrave la production des caféiers.

 

Cette maladie n’a jamais été combattue par les services en charge de la production du café, si bien que beaucoup de plantations sont devenues de vastes champs en friche, après avoir été abandonnées par les producteurs. 

 

L’autre explication porte sur l’insécurité qui prévaut dans les zones de production.

 

En effet, les groupes armés interdisent à l’ORCCPA de percevoir les taxes sur l’exportation du café. Cependant, ils le font eux-mêmes mais en surtaxant les montants.

 

Cette situation a fait fuir les opérateurs du secteur café, majoritairement des Soudanais. 

 

Du coup, le découragement a gagné les planteurs qui n’ont plus d’intérêt pour la culture du café. 

 

Pour  relancer la production du café, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture(FAO) a promis de financer un projet visant la réorganisation du secteur. 

 

La campagne caféière en Centrafrique démarre souvent au mois de novembre pour s’achever au mois de mars. 

 

Le café fait vivre plus d'un millions de Centrafricains localisés principalement au sud est et à l'ouest du pays. 

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 23:10
Le Tchad face aux réfugiés de Boko Haram et de la Centrafrique

 

 

 

https://www.voaafrique.com  19 septembre 2017

 

Une troisième mission conjointe gouvernement-HCR séjourne à Bongor chef-lieu de la région du Moyo-Kebbi-Est. L'objectif est de réévaluer le nombre des réfugiés installés dans cette zone pour une éventuelle assistance.

 

Plus de 2.800 personnes sont placés dans les familles d’accueil de quatre localités de la région: Guelendeng, Moulkou, Bongor et Pont Karol.

 

De nationalités camerounaises et nigérianes, les habitants ont fui les exactions de Boko Haram de 2015. Les Centrafricains, quant à eux, se mettent à l’abri, suite à la guerre entre les séléka et anti-balaka de 2014.

 

Après cette opération biométrique, les réfugiés doivent être regroupés sur un espace déjà délimité par les autorités locales situé à environ 20 kilomètres, à l’entrée nord de Bongor.

 

"On peut s'assurer qu'un réfugié n'est pas inscrit deux fois, mais aussi cela leur ouvre les droits d'avoir la carte d'identité de réfugiés", explique Olivier Jean Marc Ouegnin, administrateur associé en charge de la gestion des données du HCR.

 

Quelques réfugiés ont de la peine à retenir les larmes quand ils se mettent à expliquer les moments les plus difficiles qu’ils ont vécus dans leur pays respectif. Ils ne revendiquent rien d’autre qu’un meilleur cadre de vie.

 

Le préfet du département de Mayo, Bonney Safia Ouangbi, représentante du gouverneur de la région du Mayo-Kebby-Est, estime qu’à l’issue de cette opération, ces réfugiés pourront espérer une vie meilleure.

 

"Nous écoutons les cris de l'administration et de ceux qui sont dans le désarroi", a-t-elle déclaré.

 

Un réfugié qui requiert l’anonymat a déclaré qu’aucun réfugié n’a reçu un centime des fonds collectés dont Mme le préfet a fait allusion.

 

André Kodmadjingar, correspondant à N'Djamena​

 

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 22:58
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Les autorités de Nola procèdent à la ré-inhumation des ossements humains

 

PAR MARIETTE MOWÉ LE 19 SEPTEMBRE 2017

 

NOLA, 19 septembre 2017 (RJDH)—La municipalité  et le tribunal de grande instance de Nola ont procédé vendredi dernier à l’exécution du projet de ré-inhumation des ossements humains. Plusieurs ossements ont alors été ré-inhumés.

 

Selon Narcisse Danboy, procureur près du tribunal de grande instance de Nola, ces ossements ré-inhumés ont été gardés au niveau du tribunal après arrestations et jugements des trafiquants  en 2015, « c’est après des réunions au niveau de la structure judiciaire avec les couches sociales de la localité que la décision de ré-inhumation a été finalement prise », explique-t-il.

 

Cette cérémonie a eu lieu au cimetière du centre commercial de Nola. Au total, trois Cranes et plusieurs fémurs ont été ré-inhumés.

 

Dans cette région du pays, les trafics des organes humains sont fréquents.

 

 

Centrafrique : Des tirs nourris à Bouar suite à la tentative d’arrestation d’un chef de milice Anti-Balaka

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 19 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 19 septembre 2017(RJDH)—Des tirs nourris ont été entendus dans la ville de Bouar dans la soirée d’hier. La tentative d’arrestation d’un chef Anti-Balaka nommé Ndale, serait à l’origine de cette situation. 

 

Les éléments des Faca, détachés dans la ville ont tenté de mettre la main sur le chef des Anti-Balaka de Bouar sauf que l’opération n’a pas abouti, « le général des Anti-Balaka Ndalé a échappé aux FACA aussitôt après les autres milices ont commencé à tirer un peu partout entre 19h et 22h », confie une source jointe dans la localité.

 

Bien qu’il n y a pas eu échange de tirs, une personne a été tuée et un des quartiers de Bouar s’est vidé de sa population, « les choses se sont passées au niveau du quartier Tropicana où les habitants ont dû quitter le secteur », explique une autre source.

 

Ce matin, les éléments du général ont  barricadé la route menant au lycée moderne de Bouar en réaction à la tentative d’arrestation de leur chef, « ils ont empêché la circulation des voitures et autre moyen roulant allant vers le lycée. Malgré l’intervention du président de la délégation spéciale, les choses n’ont pas évolué », relate un notable.

 

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les forces de défense, présentes à Bouar. Mais de sources proches du détachement, il s’agissait d’une tentative de désarmement.

 

Au moment où nous mettons sous presse cette information, la situation à Bouar est encore sensible. Les autorités contactées n’ont pas souhaité se prononcer à l’état actuel de la situation.

 

Depuis deux semaines, les Anti-Balaka empêchent la circulation sur l’axe Bouar-Niem, Bouar-Bocaranga et ont protesté contre les casques bleus de la Minusca, les accusant de vouloir « armer » les rebelles pour attaquer le ville.

 

 

Centrafrique : Plusieurs incidents sécuritaires relevés par des acteurs humanitaires en province

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 19 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 19 septembre 2017 (RJDH)—Plusieurs incidents sécuritaires, entrainant le déplacement de la population et la restriction dans la réponse humanitaire sont enregistrés entre le 12 et 18 septembre par les acteurs humanitaires. C’est ce qui ressort de l’aperçu publiée par la coordination des affaires humanitaires en Centrafrique.

 

Le contexte sécuritaire et humanitaire reste fragile dans plusieurs villes du pays, notamment au centre et à l’ouest de la Centrafrique où des cas d’incursion d’hommes armés ont été signalés, alors que plus de 600.000 personnes restent déplacées et que la réponse humanitaire se butte au sous financement.

 

Du 14 au 15 septembre, des incursions d’hommes armés ont été rapportées dans les villages Tomba et Sema, situés à environ 48 et 45 Km au nord-est de Kouango. Ces attaques s’inscriraient dans une logique de représailles suite au meurtre, le 12 septembre à Bombala d’une personne appartenant à la communauté des présumés assaillants. « Le bilan de ces incursions fait état d’une dizaine de personnes tuées et du déplacement en brousse et vers les villages environnants de la majorité de la population de ces villages. Les autorités locales de Kouango prévoient d’effectuer un déplacement dans la zone pour sensibiliser les deux communautés locales à la paix et à la cohésion sociale », a rapporté l’aperçu de la coordination humanitaire.

 

Cependant à Alindao, des accrochages entre groupes armés ont été rapportés au cours des derniers jours sur l’axe Alindao-Bambari. Les premières informations font état d’incendies de villages et de pertes en vies humaines, tandis que de nouveaux déplacés en provenance de cette zone sont enregistrés depuis le 14 septembre sur le site de la mission catholique d’Alindao et dans les familles d’accueil.

 

A Bambari, la situation reste marquée par la persistance de multiples actes de criminalité « dans la nuit du 14 au 15 septembre, un homme a ouvert le feu sur un bistrot situé à proximité des bureaux de la Minusca. Un staff d’une organisation humanitaire qui se trouvait dans les parages a été atteint par une balle au pied. En début de semaine, au moins deux cas de braquages de passants par des hommes armés ont été rapportés », a relevé la coordination humanitaire.

 

La zone ouest aussi marquée par les violences

 

Selon la coordination humanitaire, durant les deux dernières semaines, les zones de Bouar et Bocaranga ont été les théâtres d’affrontements et menaces entre les groupes armés. « La présence des hommes armés est visible dans plusieurs localités autour de ces villes. Ainsi, UNDSS a découragé jusqu’à nouvel ordre tout déplacement des fonctionnaires des Nations-Unies dans les axes Bouar – Niem et Bouar– Bocaranga. Toutes les activités et évaluations humanitaires dans ces zones sont actuellement suspendues »,  ajoute l’aperçu.

 

Le 14 septembre, des hommes armés ont attaqué le village Mann, à environ 6 km Ngaoundaye. Suite à cette attaque, 3 personnes auraient été tuées par balles et trois femmes violées. Ces incidents ont conduit au déplacement en brousse d’environ 1.500 personnes pour la plupart des femmes et d’enfants. Des pillages de maisons et autres exactions ont été signalés.

 

Dans la sous-préfecture de Gamboula vers Berberati à l’ouest du pays, une incursion d’hommes armés a été rapportée. «  Un groupe d’hommes armés aurait fait incursion dans le village Fanco, situé au nord-ouest de Gamboula sur l’axe Dilapoko à partir de Gbiti (Cameroun). Le 13 septembre, ils se seraient dirigés vers une zone de transhumance située à environ 2 km du village Béina 1 où ils ont tenté d’attaquer un campement d’éleveurs peulhs transhumants. L’accès humanitaire sur l’axe Gamboula-Dilapoko est restreint. Il est nécessaire de plaider pour des patrouilles militaires sur l’axe Gamboula-Dilapoko. L’état de délabrement avancé des infrastructures routières constitue l’un des défis majeurs de l’accès humanitaire dans cette sous-préfecture », notent les humanitaires.

 

Ces incidents sont relevés alors que le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera participe au 72e Assemblée générale des Nations-Unies, où il sera question de discuter sur l’embargo qui pèse sur l’armée nationale et son redéploiement afin de face aux côtés des casques bleus à des multiples poches d’insécurité dans le pays.

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 00:03
UN PAYS DE PARADOXES par David KOULAYOM-MASSEYO

 

 

                                                

 

 

    Cet article devait s’intituler initialement : Parfait Onanga-Onyanga, Balla Keita et consorts doivent quitter la RCA . Leurs incompétences politique, militaire, humaine ; leur non-assistance à peuple en danger, leur connivence avec les ennemis de la RCA justifient amplement ce titre .

 

     Seulement voilà, l’incroyable et incongru remaniement survenu à Bangui, faisant passer un gouvernement déjà joufflu de vingt trois ministres au chiffre faramineux de trente et quatre, sous prétexte d’équilibres régionaux, démontre à souhait que notre malheureux Centrafrique n’est pas au bout de ses paradoxes .

 

     Comme tout cela est loin des préoccupations des Centrafricains : LA PAIX et LA SECURITE !

 

  1 . Parfait Onanga-Onyanga, Balla Keita et consorts doivent quitter la RCA

 

    Leur départ nous débarrasserait momentanément d’une communication stalinienne verrouillée qui ressasse et lasse  à la longue ; d’un général qui se vante de ne pas compter le nombre de morts centrafricains, d’un Représentant Spécial qui n’a aucune compassion pour un peuple qu’il est censé protéger . Considérer la RCA comme une simple sinécure ( plus de 800 millions de dollars par an ), un eldorado où il peut distiller ses déclarations cyniques, ineptes à longueur de journée sans contredit, est non seulement un manque de respect pour Centrafricains mais une preuve supplémentaire qu’il n’a même pas compris l’essence de sa mission en RCA . Imagine-t-on un Danois envoyé en Norvège pour protéger les populations se conduire d’une telle manière ? Non évidemment ! Le malheur de l’Afrique vient des Africains eux-mêmes . Incompétence, mafia, trafics en tous genres ont caractérisé les « experts » africains envoyés par l’ONU en RCA . Les richesses du pays, sa douceur de vivre sont devenues de fait des handicaps pour sa libération, son développement et pour tout dire son avenir en tant que nation .

 

    La non-assistance à peuple en danger, mâtinée d’un carriérisme insouciant du destin centrafricain du Représentant Spécial qui entend durer sans rien faire comme au Burundi où il n’a pas laissé un bon souvenir confine au crétinisme et à l’illettrisme : a-t-il SEULEMENT compris la mission à lui confiée par l’ONU ?

 

-S’interposer entre les belligérants ? Il ne le fait guère…

 

-Désarmer alors ? Que nenni !

-Faire du renseignement avec ses hommes et les drones français ? Le Représentant Spécial prétend ne pas connaître les ennemis de la République et se contente d’être à la tête de douze mille soldats l’arme au pied qui jouent les touristes en treillis en RCA .

 

     « Nous sommes le dernier rempart contre le chaos en Centrafrique » osez-vous soutenir récemment dans l’hebdomadaire Jeune Afrique . Savez-vous qu’en vous nommant en RCA, un « état failli » selon vos propres termes, le Secrétaire Général de l’ONU faisait de vous de facto, le dirigeant, le Conseiller de cet état ? Votre attentisme en Centrafrique est mortel pour les Centrafricains, Monsieur Onanga, et cela ne plus durer !   

 

J’en étais là dans mes réflexions quand le crapaud de Bangui s’est pris soudainement pour un bœuf…

 

  2 . A quoi sert un gouvernement en Centrafrique ?

 

     En d’autres lieux, sous d’autres latitudes, des gouvernants confrontés à une crise existentielle majeure promettaient de la « sueur, des larmes et du sang » pour galvaniser leur peuple ( Churchill ).

 

D’autres demandaient de « l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace » .

 

     En Centrafrique, le banal renvoi d’un ministre incompétent de la défense se métamorphose en une gigantesque entrée de seize ministres supplémentaires dans un gouvernement déjà pléthorique coincé à Bangui . Le camouflage se veut un gouvernement respectant les équilibres régionaux ! Ce faisant, des doublons sont créés partout pour obérer inutilement le maigre budget national qui serait mieux investi dans les écoles, les structures sanitaires, les routes, les équipements spotifs…au lieu d’aller remplir les poches des mêmes cent personnes (gouvernement +gouvernement bis du palais de la Renaissance) qui vivent sur le dos de la RCA comme des tiques sur un chien étique . La RCA compte seize régions et dans ce cas, seize ministres suffisent . On eût préféré un gouvernement restreint de COMBAT !

 

-A quoi sert un ministère du tourisme dans un pays où sortir de Bangui vous expose inexorablement aux balles des milices de mercenaires sans foi ni loi qui écument l’arrière-pays ?

-A quoi sert-il de scinder le ministère de l’Education nationale quand le pays manque cruellement de laboratoires de recherches, de bibliothèque nationale et de tables-bancs dans les écoles ? cf résultats calamiteux du dernier Bac .

 

-la RCA est le seul pays du monde à séparer le ministère de l’agriculture de l’élevage pour faire un peu de place autour de la mangeoire !

Et j’en passe et des pires .

 

    Le plus petit dénominateur commun aisément compréhensible et acceptable par tous Centrafricains a pour nom LA PAIX . LA PAIX et LA PAIX . Il faut se doter des moyens pour la réaliser . Tout le reste demeure de la mauvaise littérature et de la gabegie sans lendemain .

 

     Quelle contrepartie le Président Touadera a-t-il obtenue pour faire la part belle aux groupes armés et aux caciques des anciens régimes ? La PAIX sur toute l’étendue du territoire national ? Un long cessez-le-feu en attendant le DDRR avec promesse de remise en bonne due  forme des armes ? Un retour des villageois centrafricains acculés à vivre comme des bêtes sauvages en brousse ? Nous attendrons de voir les résultats de ce qui a tout l’air d’un marché de dupes, mais d’ores et déjà si le Président Touadera veut faire du bozizisme sans Bozizé, signalons-lui que l’original est toujours vivant !

 

     Déjà nous parviennent les échos de protestations de la Basse-Kotto, du Bamingui-Bangoran …et surtout celle de la Sangha-Mbaéré oubliés dans ce gouvernement équilibré .

    

L’équation (LA PAIX) à résoudre en RCA semble évidente à tous sauf à Monsieur Onanga dont le départ de Centrafrique devient un préalable, au Président et son gouvernement qui dépensent des trésors de roueries, de mauvaise foi pour faire croire aux Centrafricains que la solution est dans la quantité alors que la qualité suffit . Le peuple centrafricain n’est pas dupe .   

 

 

                                   Le 17 Septembre 2017

 

                                    David KOULAYOM-MASSEYO .

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 23:32

 

 

 

 

  18 septembre 2017 à 14h06  Par Pacôme Pabandji - à Bangui

 

Au lendemain de sa rentrée politique à Bangui, le 15 septembre, le parti politique de l'ancien président François Bozizé, le Kwa Na Kwa, a réclamé un dialogue politique et le retour de son président fondateur, en exil depuis sa chute en 2013. Le secrétaire général du parti, Bertin Béa, qui a reçu "Jeune Afrique" chez lui, envisage également de voir l'actuel chef de l'État, Faustin-Archange Touadéra, représenter le KNK à la prochaine présidentielle. Interview.

 

Jeune Afrique : Comment se porte le KNK ?

 

Bertin Béa : Je ne dirais pas que le KNK se porte comme un charme, mais nous sommes très satisfaits de l’exceptionnelle mobilisation lors de notre rentrée politique, de gens qui sont venus de loin. On ne s’y attendait pas en raison des contraintes financières que nous avons. Cela marque le niveau de vitalité et de représentativité de notre formation politique.

 

Le KNK se prépare-t-il déjà pour la présidentielle de 2021 ?

 

Il est encore prématuré de parler de 2021. Nous sommes aujourd’hui dans la phase de restructuration des organes dirigeants, du bureau politique, en raison de la démission de certains membres et du décès d’autres. Donc 2021, c’est encore très loin pour nous.

 

En 2021, opposerez-vous un candidat à Touadéra, qu’on sait membre du KNK ? Ou le convaincrez-vous de représenter le parti ?

 

Cela dépendra de lui. Il est aujourd’hui chef de l’État, il est au-dessus de la mêlée, au-dessus des considérations politiques, il est dans une position d’arbitre. Il est encore trop tôt pour répondre à cette question. Le moment venu, vous serez au courant.

 

Quel jugement portez-vous aujourd’hui sur le régime de Touadéra ?

 

Au KNK, nous pensons simplement que la situation de crise multidimensionnelle que traverse notre pays nous oblige à apporter notre modeste contribution pour soutenir Touadéra. C’est un président qui, aujourd’hui, n’a pas de majorité à l’Assemblée nationale. Nous privilégions le dialogue permanent avec le régime, ce qui nous permettra de sortir de la crise que le pays vit depuis un certain temps.

 

La justice est quand même un processus un peu lent et un peu long aussi

 

Justement à propos de dialogue, Bozizé va-t-il revenir ? En avez-vous discuté avec le pouvoir ?

 

Notre souci au KNK c’est de le voir rentrer pour qu’il prenne part au moins au dialogue politique inclusif que nous réclamons depuis un certain temps. Parce que nous sommes convaincus qu’il faut mettre tout le monde autour de la table, même s’il y’a des charges contre eux : en attendant que la justice tranche, ils sont présumés non-coupables. Ils bénéficient du principe de la présomption d’innocence. Et au nom de ce principe, on peut les laisser rentrer chez eux, apporter leur contribution pour le schéma de sortie de crise. Et maintenant, s’il y’a une quelconque poursuite, on en parlera parce que la justice est quand même un processus un peu lent et un peu long aussi. Notre vision est partagée par l’Union africaine qui a publié une feuille de route à Libreville, laquelle constitue désormais le cadre de référence pour la résolution de la crise centrafricaine et la réconciliation.

 

Jean-Francis Bozizé, dès son retour, a été arrêté parce que certaines accusations contre son père pèsent également sur lui. Pour vous, est-ce un acharnement de la part du chef de l’État, qui reste encore vice-président de votre parti ?

 

Bozizé fils a été mis en liberté provisoire et va régulièrement voir un juge d’instruction pour se présenter selon la procédure. Mais dans le même temps nous considérons que c’est une justice à géométrie variable parce qu’il y a des criminels patentés qui sont au kilomètre 5 et qui n’ont pas été arrêtés jusqu’à aujourd’hui, et qui circulent au vu et au su de tout le monde. S’il y a justice, il faut qu’elle s’applique à tout le monde. Nous nous élevons contre la situation actuelle parce qu’elle n’est pas de nature à garantir la paix sociale ni la cohésion nationale dans notre pays. Mais nous ne considérons pas cette affaire comme un acharnement contre Jean-Francis Bozizé. Il y a peut-être des faits réels ou supposés qui ont été attribués aux Bozizé. Il n’y a que la justice qui peut les blanchir ou les condamner. Seulement, pour Jean-Francis, dès qu’il a été arrêté, il a été constaté que les charges n’étaient pas suffisantes, et il a été mis sous contrôle judiciaire. S’il y avait des charges conséquentes, il n’aurait pas été mis sous contrôle judiciaire. Nous demandons aujourd’hui au président Touadéra de veiller à la bonne application de la loi parce que le contraire peut conduire à l’injustice et à des situations de trouble ou de perturbation de l’ordre public.

 

Lu pour vous : Centrafrique : le Kwa Na Kwa (KNK) réclame le retour de Bozizé et un dialogue politique

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 12:00
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique Le conseil de Méckassoua porte plainte contre Kossimatchi

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 18 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 18 Septembre 2017(RJDH)—Le pool des avocats du président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Meckassoua a annoncé la saisine du doyen des Juges d’Instruction prêt le tribunal de grande instance de Bangui d’une plainte pour outrage, diffamation, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine etc. annonce faite ce 18 septembre lors d’un point de presse à Bangui.

 

La saisine du Juge d’Instruction par les Avocats de Meckassoua intervient deux mois après les accusations de Didacien Kossimatchi, porte-parole du comité de soutien au président Faustin Archange Touadera, citant le président de l’Assemblée, Abdou Karim Meckassoua de conspirateur d’un coup d’Etat en intelligence avec les mercenaires étrangers et appelant les députés à la destitution de ce dernier et une marche populaire contre l’institution qu’il dirige.

 

Les avocats de Meckassoua récusent la qualité de Didacien et sa suite et annoncent leur constitution en partie civile dans le procès « nous avons saisi le doyen des juges d’instruction contre Didacien Kossimatchi et sa suite pour injure, diffamation, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine, à la violence et à la révolte, atteinte à la sureté intérieur de l’Etat et immixtion sans titre dans les fonctions publiques et association de malfaiteurs », a énuméré Me Albert Panda Gbianimbi.

 

Ces avocats se disent sereins face à la protection dont bénéficient Didacien Kossimatchi « par le passé, la justice de notre pays a démontré de quoi elle est indépendante et nous croyons toujours à la justice de notre pays. Pour ce qui est de dommage et intérêt cela relève du secret d’instruction », a relevé Albert Panda.

 

Abdou Karim Meckassoua réclame justice dans un contexte de décrispation de l’atmosphère politique, pollué par des séries d’accusation contre les leaders d’opinion indociles au régime de Faustin Archange Touadera dont Tiangaye, Nguendet, Mboli-Goumba et Dologuélé./

 

 

Centrafrique : Des négociations en cours entre les deux tendances rivales de la Séléka à Bria

 

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 18 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 18 septembre 2017 (RJDH)—Des négociations ont été ouvertes entre le FPRC d' Hissene et FPRC de Azor Khalit, deux tendances rivale de la Séléka. Les opérations sont, d’après nos sources, conduites par les leaders religieux de la ville de Bria.

 

Les négociations entre ces deux tendances sont amorcées depuis trois jours, selon un imam joint au téléphone par le RJDH, « nous sommes en pourparlers avec les deux groupes rivaux. Notre objectif est d’arriver à concilier leur position pour éviter de nouvelles violences dans la ville de Bria et ses périphéries afin de permettre la reprise de la vie normale », explique ce leader religieux.

 

Les leaders religieux ont déjà reçu à plusieurs reprises depuis samedi, les leaders de ces deux groupes armés. Les négociations évoluent difficilement, selon  des sources bien informées sur le dossier, « j’avoue que nous parlons déjà avec les leaders pour leur expliquer la situation et avoir leur adhésion mais, ce n’est pas facile. Mais nous ne pouvons rien, il faut continuer parce que l’avenir de la région en dépend », explique un des négociateurs qui a requis l’anonymat.

 

Ces pourparlers ont été confirmés par plusieurs sources proches des leaders rivaux que nous n’avons pas pu joindre, « des réunions ont eu lieu pour régler les différends mais, nous attendons de voir clair dans cette histoire », confie un proche d’Abdoulaye Hissene.

 

Le camp de Azor dit resté vigilant pour éviter la tromperie, « nous prenons part aux négociations tout en restant sur nos gardes. Nous avançons avec prudence », affirme cette source.

 

Azor, un des cadres du FPRC soutenu par un groupe Anti-Balaka, est en conflit ouvert avec Abdoulaye Hissene à qui il reproche ses liens avec des mercenaires étrangers. Les camps de ces deux frères ennemis s’affrontent régulièrement à Bria dont ils se partagent le contrôle depuis des mois. Les derniers combats entre ces deux groupes remontent à la semaine dernière, combats qui avaient fait, une quinzaine de morts, selon des sources indépendantes.

 

 

Centrafrique : Une réduction de l’effectif du personnel civil de la Minusca attendue en 2018

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 18 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 18 septembre 2017 (RJDH)—La mission onusienne en Centrafrique, devra réduire son personnel civil d’ici janvier 2018, apprend-t-on de sources concordantes au sein de la Minusca. Cette décision serait liée à l’intention des Etats-Unis de revoir à la baise leur contribution financière dans les missions internationales.

 

Ce sont des postes jugés non essentiels qui devront être supprimés à la Minusca à la faveur de cette décision. Le personnel civil occupant ces postes, sera, selon des sources à la Minusca remercié. Cette décision est liée à la volonté des Etats-Unis de réduire leur participation financière dans les missions de l’ONU à travers le monde.

 

En République Démocratique du Congo, les Etats-Unis, premier bailleur de la Monusco, projettent de baisser leur contribution de 40%, confie un diplomate qui précise qu’en « Centrafrique, il y aura une baisse de 7%. Cette décision sera exécutoire d’ici janvier 2018 mais toutes les grandes lignes seront connues à l’issue de l’Assemblée Générale des Nations-Unies actuellement en cours ».

 

Les questions des missions onusiennes dans le monde notamment en Centrafrique et en RDC devront être à l’ordre du jour de la 72ème Assemblée Générale de l’ONU, Assemblée pendant laquelle le président centrafricain Faustin Archange Touadéra devrait demander l’augmentation de l’effectif des militaires engagés dans la Minusca, une demande qui se justifie par la flambée des violences dans l’Est et Sud Est du pays.

 

De sources indépendantes, cette demande a peu de chance d’aboutir à cause de la réduction de la participation américaine qui contraindra la mission à revoir sa carte, « ce que le président peut décrocher, c’est le maintien de l’effectif actuel des soldats de la paix mais pas l’augmentation parce qu’il y aura pas l’argent pour les entretenir », explique une autre source diplomatique.

 

La mission des Nations-Unies, opérationnelle en Centrafrique depuis septembre 2014, fait face depuis quelque mois à des résistances de groupes armés qui ont multiplié des embuscades meurtrières contre les casques bleus. Ces deux derniers mois, six soldats de la paix sont tués dans le pays.

 

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 11:43

 

 

 

 

http://afrique.le360.ma  Mise à jour le 16/09/2017 à 10h26 Publié le 16/09/2017 à 10h23 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

 

 

Le Cameroun est régulièrement accusé de faciliter le transit des pierres de diamant provenant de la République centrafricaine (RCA) et qui alimentent en partie la guerre civile. Les autorités du pays réfutent catégoriquement ces accusations.

 

Le Cameroun est un modeste producteur de diamant. Le pays déclare annuellement une récolte artisane de 2.500 carats, sur un potentiel de 5.000 selon une étude menée par le Bureau de recherche géologique et minière de France (BRGM).



Diverses études et recherche sont menées dans l’espoir de trouver au moins une roche primaire de diamant et, ainsi, lancer une production industrielle.



N'empêche, le Cameroun est membre du Processus de Kimberley (PK) depuis sept ans déjà. Le PK est en effet un mécanisme international permettant de tracer les diamants commercialisés dans le monde, afin d’éviter qu’ils servent à financer des guerres.



S’il n’y a pas de problème connu, dans la traçabilité du diamant produit localement, le Cameroun est néanmoins indexé régulièrement par des organismes internationaux qui assurent notamment que des diamants de conflit, provenant de la République centrafricaine (RCA) franchissent régulièrement les frontières camerounaises et pénètrent la chaîne d’approvisionnement légale. Et ce, en raison de faibles contrôles, de la contrebande et de la corruption.


La dernière accusation en date a été formulée par l’ONG dénommée Partenariat Afrique Canada (PAC). Celle-ci explique que le Cameroun est incapable de mettre en œuvre le Processus de Kimberley.


Une accusation non fondée, selon les responsables du secrétariat permanent du PK sis à Yaoundé. Ce jeudi, 14 septembre 2017, ils ont reçu la visite du ministre en charge des mines, en qualité de tutelle technique. C’était l’occasion de passer en revue leurs activités et surtout, rassurer le gouvernement du caractère mensonger des accusations répétées des ONG.


Selon Jean Kisito Mvogo, secrétaire permanent du PK au Cameroun, «la frontière entre le Cameroun et la RCA est longue de 800 km. Et nous ne sommes que le 4e voisin en termes de longueur. Le Tchad, le Soudan du Nord, le Soudan du Sud et les deux Congo partagent également la frontière centrafricaine.


Et à l’analyse, le voisin le plus organisé en matière de contrôle et de traçabilité de diamant c’est le Cameroun. Nous comprenons mal qu’on dise que c’est à travers nos frontières que transite le diamant de guerre centrafricain. C’est vrai que nous avons un problème de marquage des frontières et tout n’est pas claire cristal. Mais la bande de l’erreur est extrêmement négligeable».

 


La preuve, le mois d’août dernier, le nommé Abadi Choudi, britannique d’origine libanaise a été interpellé à l’aéroport international de Douala, avec dans ses bagages une cargaison de diamants bruts d’une valeur estimée à environ 630 millions de FCFA. De sources douanières, les diamants saisis dans les bagages d’Abadi Choudi provenaient justement de RCA. «Sans un déploiement crédible côté Cameroun, ces diamants auraient rejoint le circuit légal», se galvanise Jean Kisito Mvogo.



Dans la foulée, il rappelle qu’en décembre 2016, une mission d’évaluation, conduite par des experts du comité international du PK a séjourné au Cameroun. Après diverses enquêtes menées sur le terrain, notamment dans la région de l’Est, ladite mission n’a pu confirmer les accusations dont le Cameroun est victime.


 

Le 16/09/2017 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

Lu pour vous : LE CAMEROUN ACCUSÉ DE FERMER LES YEUX SUR LES "DIAMANTS DU SANG" DE CENTRAFRIQUE

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 11:26
Le HCR préoccupé par des déplacements massifs en Centrafrique

 

 

Le HCR préoccupé par des déplacements massifs en Centrafrique

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 16-09-2017

 

 

L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est dite vivement préoccupée vendredi par la poursuite des violences en République centrafricaine (RCA), qui provoque de nouveaux déplacements massifs.

 

Avec plus de 1,1 million de personnes déracinées, les mouvements de population ont atteint "le plus haut niveau jamais observé", a constaté l'agence onusienne.

 

Selon le HCR, le nombre de réfugiés centrafricains dans les pays voisins s'élève désormais à 513.676. Il s'agit du plus haut niveau jamais atteint depuis le pic de la crise en décembre 2013. Dans le même temps, 600.000 personnes ont également été contraintes de fuir à l'intérieur des frontières de la République centrafricaine.

 

Ces récents mouvements de population sont les conséquences directes d'un regain de tension noté depuis mai 2017. Selon le HCR, ces nouveaux affrontements violents entre des groupes armés en RCA ont provoqué la souffrance, des décès et la destruction de biens. Même après avoir rejoint des lieux sûrs, les réfugiés risquent souvent d'être agressés par des groupes armés s'ils s'aventurent à l'extérieur. Ils sont dans l'incapacité de se rendre auprès des travailleurs humanitaires et ont peu accès à l'aide vitale.

 

A cet égard, l'agence onusienne souligne que l'insécurité les empêche également, ainsi que d'autres organisations humanitaires, d'évaluer l'ampleur des dégâts ou des déplacements causés par les récentes violences. Par ailleurs, les organisations humanitaires, y compris le HCR, sont de plus en plus souvent prises pour cible par des groupes armés et, dans certains cas, ont été contraintes d'évacuer temporairement leur personnel.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique: "le plus haut niveau" de réfugiés "jamais observé"

 

Par  Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 16/09/2017 à 12:07 Publié le 15/09/2017 à 19:37

 

Le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son "plus haut niveau" 1,1 million de personnes sur 4,5 millions d'habitants, a indiqué aujourd'hui l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). La Centrafrique compte désormais 513.676 réfugiés dans les pays voisins, avec des afflux récents en République démocratique du Congo, et "quelque 600.000" déplacés à l'intérieur du pays, a déclaré dans un communiqué le porte-parole de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Andrej Mahecic.

 

Entre janvier et septembre, 200.000 nouvelles personnes ont été forcées de fuir leur domicile en raison d'un regain de violences depuis plusieurs mois, dans l'est et le centre du pays notamment, d'après le HCR. Le nombre de réfugiés centrafricains dans le nord isolé de la République démocratique du Congo "ne cesse d'augmenter" et s'élevait à "167.000 fin août dont 64.000 ayant fui la Centrafrique depuis la mi-mai", selon le HCR.

 

"Le nombre de ces réfugiés pourrait être bien plus élevé car des milliers de personnes se trouveraient dans des zones éloignées et souvent inaccessibles" dans ces provinces du nord de la RDC, ont ajouté les Nations unies. Outre la RDC, le Cameroun accueille 236.732 réfugiés centrafricains, le Tchad 74.450 et le Congo 31 499.

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