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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 17:54
La banque Lazard au chevet du Congo

 

 

 

Par David Bensoussan le 04.01.2018 à 16h09

 

EXCLUSIF

 

La branche française de la banque Lazard, dirigée par Matthieu Pigasse, va conseiller le président congolais Denis Sassou-Nguesso, embourbé dans une grave crise financière. Elle rejoint d’autres conseils officieux, parmi lesquels Dominique Strauss-Kahn.

 

Matthieu Pigasse vole au secours de Denis Sassou-Nguesso. Selon nos informations, la banque Lazard est devenue le conseil officiel du président congolais alors que le pays traverse une grave crise économique et financière. Les négociations pour obtenir le soutien du FMI patinent depuis des mois, le dernier déplacement des équipes du fonds en décembre n’ayant toujours pas permis de trouver un accord. Les banquiers de Lazard viennent s’ajouter à la longue liste des bonnes fées françaises qui accourent au chevet de l’ancienne colonie, de Dominique Strauss-Kahn à Dominique de Villepin en passant par les communicants d’Havas.

 

Le Congo-Brazzaville fait partie des clients historiques de Lazard, très active dans le conseil aux Etats, en particulier en Afrique. Jusqu’à présent, la banque ne détenait toutefois qu’un petit mandat pour aider le gouvernement dans ses relations avec les agences de notations. Le patron, Matthieu Pigasse, s’y implique personnellement; son oncle, Jean-Paul, propriétaire d’un groupe de presse local, est un proche du clan Sassou-Nguesso.

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 17:23
"Coup d'Etat" en Guinée équatoriale: une soixantaine de tchadiens interpellés

 

 

 

4 janvier 2018 (AFP

 

Malabo (Guinée équatoriale) (AFP) - Une soixantaine de commerçants tchadiens ont été interpellés ces derniers jours en Guinée équatoriale, a indiqué jeudi l'ambassadeur du Tchad dans le pays, au lendemain de la visite à Malabo du ministre tchadien des Affaires étrangères après l'annonce par le gouvernement d'un "coup d'Etat" déjoué.

 

Les commerçants tchadiens "étaient 55 détenus hier (mercredi) à Malabo, 9 à Momgomo, et d'autres à Ebebyin", a déclaré à l'AFP Paul Nahari Nguaryanan, ambassadeur du Tchad à Malabo.

 

Selon une source au ministère tchadien des Affaires étrangères, "une partie" des commerçants tchadiens a été libérée jeudi, après l'audience du ministre tchadien des Affaires étrangères, Mahamat Zen Cherif, avec le président Teodoro Obiang Nguema mercredi soir à Malabo.

 

Mercredi, la Guinée avait annoncé avoir déjoué un "coup d'Etat". Selon un communiqué, un groupe de mercenaires étrangers - en majorité tchadiens, mais aussi soudanais et centrafricains - a voulu le 24 décembre "attaquer le chef de l'Etat qui se trouvait dans le palais présidentiel de Koete Mongomo pour les fêtes de fin d'année".

 

Ce palais se trouve sur la partie continentale du pays, à une cinquantaine de km d'Ebibeyin, au carrefour des trois frontières entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale.

 

C'est dans cette zone que les "mercenaires" ont été arrêtés le 27 décembre, du côté camerounais de la frontière, selon des sources camerounaises. Les frontières de la Guinée ont été fermées à cet endroit et des renforts y ont été déployés.

 

Mercredi, Malabo a annoncé que des affrontements avaient eu lieu dans les forêts environnantes d'Ebibeyin entre l'armée et des "mercenaires", faisant un mort parmi ces derniers.

 

Dans la même ville d'Ebibeyin, l'ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesom, en villégiature pour les fêtes de fin d'année, a été interpellé le 30, selon un de ses cousins et un responsable policier.

 

Ni l'arrestation de M. Nsue Anguesom, ni la fermeture des frontières à Ebibeyin ou l'envoi de renforts n'ont été confirmés par les autorités de Guinée équatoriale.

 

- 'Menace sérieuse' pour l'Afrique centrale -

 

Fin décembre, un Tchadien, Mahamat Kodo Bani, présenté comme le "cerveau" de l'opération, avait été arrêté à Douala (Cameroun), a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

 

L'homme est présenté comme un ex-général, ancien membre de la sécurité présidentielle tchadienne par une source sécuritaire camerounaise, mais un proche du ministère tchadien de la Défense a affirmé à l'AFP qu'il n'était ni général ni ex-membre de la sécurité présidentielle.

 

Mercredi à Malabo, le ministre tchadien des Affaires étrangères avait déclaré que cette tentative de "coup d'Etat" était une "menace sérieuse de déstabilisation qui concerne toute la sous-région d'Afrique centrale".

 

Jeudi, le ministre gabonais de l'Intérieur s'est rendu à Malabo, pour "accentuer la coopération", a-t-on appris de source officielle.

 

"Il y a un vrai manque de visibilité sur ce qu'il se passe réellement", a expliqué à l'AFP une source diplomatique occidentale de la sous-région. De fait, toutes les informations reçues ces derniers jours à propos de la zone d'Ebibeyin l'ont été par les canaux officiels de communication gouvernementale.

 

Facebook, Whatsapp et autres réseaux sociaux - principaux moyens de communication en Afrique centrale - sont bloqués en Guinée équatoriale.

 

Le principal parti d'opposition de Guinée équatoriale, Citoyens pour l'innovation (CI), s'est défendu mercredi de toute implication dans les troubles présumés, dénonçant un "montage", dans cette ancienne colonie espagnole de 1,2 million d'habitants dont une grande partie vit dans la pauvreté.

 

Le pouvoir en place a affirmé que le "coup d'Etat" avait été orchestré par des "militants de certains partis d'opposition radicale avec le soutien de certaines puissances" étrangères.

 

Depuis les élections générales du 12 novembre, où le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au parlement, le parti CI - qui dispose d'un unique siège - a dénoncé des "dizaines" d'arrestations de ses militants, dans les capitales politique Malabo et économique Bata.

 

 

 

La Guinée équatoriale, un Etat pétrolier, une population pauvre

 

4 janvier 2018  (AFP)

 

 

Malabo (Guinée équatoriale) (AFP) - La Guinée équatoriale, qui a affirmé mercredi "avoir fait avorter" un coup d'Etat préparé fin décembre, est dirigée d'une main de fer depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema, doyen politique des chefs d'Etat africains.

 

Le régime est régulièrement dénoncé par les organisations des droits de l'Homme pour sa violente répression à l'encontre des opposants politiques, des organisations de la société civile et des médias.

 

- Manne pétrolière

 

La Guinée équatoriale a connu au début des années 1990 un boom pétrolier, après la découverte puis l'exploitation d'importantes quantités de brut. Plusieurs compagnies pétrolières ou para-pétrolières, en majorité américaines, se sont installées depuis 1992.Mais le pays, fortement dépendant des exportations de matières premières, a vu ses recettes chuter lourdement depuis 2014, en raison de la baisse des cours du pétrole.

 

Le RNB (revenu national brut) par habitant est passé de 12.850 dollars en 2014 à 7.180 dollars en 2016. Plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

 

Malgré la construction de grandes infrastructures, l'éducation et la santé n'ont pas bénéficié de la rente pétrolière, selon un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW). Et les coupures électriques restent fréquentes.

 

Autres secteurs économiques: le cacao, le café, le bois et la pêche.

 

- Petit pays d'Afrique centrale

 

Petit pays d'Afrique centrale d'une superficie de 28.051 km² pour une population d'1,2 millions d'habitants, la Guinée équatoriale comprend une partie continentale --sur la côte Atlantique entre le Cameroun et le Gabon-- et deux îles principales: Bioko et Annobon. La capitale, Malabo, se trouve sur l'île de Bioko. Bata est la capitale économique, sur la partie continentale.

 

- 'Biens mal acquis'

 

La Guinée équatoriale est souvent dénoncée pour l'ampleur de la corruption qui s'y pratique.

 

Le 27 octobre 2017, le fils du président, Teodorin Obiang, a été condamné à Paris à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende avec sursis pour s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable.

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 17:17
Sept milliards des USA pour les Forces armées centrafricaines

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 05/01/18) - Les États-Unis d'Amérique ont mis une enveloppe de sept milliards de FCFA à la disposition Forces armées centrafricaines (FACA), annonce le chargé d'affaires de l’ambassade des États-Unis d’Amérique en Centrafrique, David Brownstein, dans un communiqué rendu public vendredi.

 

Cette enveloppe est destinée aux programmes de formation, de l'équipement, des véhicules, du matériel de communication, de la logistique, de l'anglais et des premiers soins, explique le diplomate américain.

 

En renforçant les capacités et le professionnalisme des militaires, les Américains aident les citoyens de la République centrafricaine (RCA) à disposer d'une force de sécurité bien formée, souligne le chargé d’affaires.

 

‘’Le succès d'une nation exige, a ajouté M. Brownstein, une armée professionnelle formée, disciplinée, loyale et courageuse. Nous travaillons collectivement pour reconstruire une armée Centrafricaine qui sera en mesure d'assurer la sécurité et la sûreté de ses citoyens à travers le pays sans avoir besoin de l'assistance d'autres forces’’.

 

Cet appui militaire des États-Unis aux FACA vient après celui de la Russie qui les a dotés en armes le mois dernier, après avoir obtenu du Conseil de Sécurité de l’ONU l’allégement de l’embargo sur les armes imposé par l’ONU en 2013 à la RCA.

 

La restructuration des Forces Armées Centrafricaines est assurée pour le moment par une mission européenne de formation EUTM/RCA qui a déjà formé deux bataillons de soldats qui attendent d’être redéployés à travers le pays aux cotés des casques bleus.

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 17:13
Centrafrique : Le monde sportif rend hommage à Anatole Koué

 

 

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 5 JANVIER 2018

 

BANGUI,  05 Janvier 2018(RJDH)—Anatole Koué alias Tola, figure emblématique du monde footballistique centrafricain s’en est allé. Joueur puis encadreur dans son équipe les «Anges de Fatima» il embrasse concomitamment une carrière politique en qualité de député du 3e Arrondissement de Bangui et a crée une ONG dénommée «les frères Centrafricains» aux fins de promouvoir le développement de son pays.  

 

Décédé le 31 décembre 2017, celui que la famille footballistique centrafricaine pleure est né le 28 septembre 1961 à Bangui. Il est  marié et père de 5 (cinq) enfants. Il a débuté sa carrière de Footballeur au sein du club «Diable Rouge de Fatima» devenu par la suite les «Anges de Fatima» où il a eu l’occasion de jouer des matchs internationaux entre autre contre le BB 105 du Gabon, ELEC-Sport  du Congo Brazzaville, le Darling Club Motema Pémbé de la République Démocratique du Congo.

 

Ses performances sur le terrain lui ont valu d’être sollicité par des clubs centrafricains pour renforcer leur équipe pour des rencontres internationales. Ce fut le cas pour les équipes AS Tempête Mocaf de Bangui lors du match contre le «Mouloudia d’Oran» d’Algérie et «Olympique Real» de Bangui. Sa brillante prestation lui a valu d’être sollicité par l’équipe «Canon de Yaoundé» du Cameroun où il évolua pendant un temps. Recruté ensuite par le Paris Saint-Germain de France, il n’y joua que peu de temps car sollicité par son club formateur «les Anges de Fatima». Sur la demande de son ainé feu Gilbert Jonathan Koué, Président du club «Anges de Fatima», sacrifiant la belle carrière qui s’offrait à lui et mu par son patriotisme, il mit fin à cette promotion et revint à Bangui pour redorer le blason de son club en décadence lors du championnat centrafricain.

 

Il fut respectivement Capitaine de son club les «Anges de Fatima», Directeur Technique National de la Fédération Centrafricaine de Football.

 

Elu député du 3eme Arrondissement de Bangui en 2011, Anatole Koué s’est illustré dans son rôle d’homme imbu de vertus démocratiques et un défenseur de la cause de la jeunesse et du développement.

 

Homme d’initiative, Anatole Koué créa parallèlement à ces fonctions évoquées les sociétés SOCATEX, COGECO dont il fut le Président Directeur Général et Fondateur. Il est l’initiateur et le fondateur de L’ONG nationale «les Frères Centrafricains (LFC)» qui œuvrent pour la paix, la sécurité, et l’action sociale.

 

Les obsèques de l’ancienne gloire du football centrafricain auront lieu le lundi 8. Le RJDH exprime ses condoléances à sa famille et aux sportifs centrafricains.

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 13:15
Centrafrique : Les habitants de Paoua au nord du pays vivent dans la psychose
Centrafrique : Les habitants de Paoua au nord du pays vivent dans la psychose
Centrafrique : Les habitants de Paoua au nord du pays vivent dans la psychose

 

 

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 5 JANVIER 2018

 

PAOUA, 04 Janvier 2018(RJDH)— Plusieurs déplacés venant des communes Mia-Pendé, Babessahr et Nana-Barya ont afflué ce jour à Paoua. Ces déplacés joints par le RJDH affirment vouloir échapper à l’intrusion des hommes à cheval qui tuent et blessent les habitants de ces localités. Témoignage recueilli ce matin et confirmé par des sources humanitaires de la localité. 

 

Cette débandade intervient suite à la détérioration de la situation sécuritaire au Nord du pays et plus précisément dans l’Ouham-Pendé qui connait un regain de violence après les attaques inter groupes armés notamment la Révolution Justice et le Mouvement National pour la Libération de Centrafrique(MNLC). On signale aussi la mort de Bahar, une figure du MNLC.  C’est dans ce contexte que la ville de Paoua accueille à son corps défendant des déplacés fuyant les exactions des hommes armés.

 

Un déplacé de Mia-Pendé arrivé à Paoua confirme la présence d’hommes armés à dos de cheval et décrit une scène de chaos, «les affrontements n’ont pas eu lieu proche de notre commune mais nous sommes surpris de voir les hommes armés et à dos de cheval massacrer les habitants de notre commune. Nous avons fui sans bagage pour juste sauver nos vies. Si le gouvernement ne réagit pas vite, ce sera le pire. Beaucoup de personnes sont déjà mortes et aucune réaction ni une intervention de la part du gouvernement », a-t-il déploré.

 

Un habitant de la localité joint au téléphone parle des blessés évacués à l’hôpital de Paoua pour des soins, «c’est vraiment douloureux ce que nous sommes en train de vivre. Des blessés continuent d’arriver à l’hôpital; des femmes qui ont perdu leurs enfants ; c’est psychologiquement insoutenable», souligne-t-il avant d’ajouter que « les sites sont actuellement en création pour accueillir ces déplacés».

 

Certains habitants indiquent au RJDH que des organisations humanitaires s’organisent pour apporter une réponse avec l’appui du gouvernement. «Les ONG présentes dans la localité sont en phase d’enregistrement de ces nouveaux déplacés afin de leur porter assistance», confie une autre source locale. De son côté MSF a indiqué avoir pris en charge en moins d’une semaine treize (13) blessés, lesquels sont transférés à l’hôpital de Paoua.

 

Depuis le début de la crise, la ville de Paoua était le symbole de la cohésion sociale, mais avec ces récents événements, la tendance est à l’installation des sites de déplacés sur lesquels va se regrouper la communauté musulmane. Option que certains observateurs ne privilégient pas et qui ne cadre pas avec la dynamique du gouvernement qui a souscrit à celle de la fermeture des sites depuis décembre 2016.

 

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 12:37

 

 

 

La Centrafrique bientôt à court de bière?

 

Par RFI Publié le 05-01-2018 Modifié le 05-01-2018 à 06:15

 

Depuis quelques jours les grossistes de Centrafrique font la grève des achats auprès de la Mocaf, la seule brasserie du pays. En cause, une augmentation du prix de la bière décidée par la Mocaf au 1er janvier pour répercuter une hausse des taxes sur ce même produit.

 

D'abord il y a le FMI qui, parmi les pistes pour faire rentrer des recettes fiscales,  préconise fortement de taxer les alcools et les boissons sucrées, au nom de la santé publique. Ensuite il y a le Parlement qui a suivi, en votant une hausse des taxes sur ces produits au 1er janvier. Puis il y a la Mocaf, seule brasserie centrafricaine, propriété du groupe Castel, qui décide de répercuter cette taxe sur ses prix. Cela correspond à une augmentation de 20 FCFA sur les petites bouteilles de 33cl et de 40F sur les « grandes » bouteilles, de 65cl.

 

Problème, les grossistes qui achètent la bière à la Mocaf pour la revendre aux détaillants ne veulent pas entendre parler de cette augmentation, la deuxième cette année. Ils auraient d'ailleurs voulu être concertés et estiment que la Mocaf peut supporter seule cette hausse fiscale. Ils ont semble-t-il le soutien du ministère du Commerce qui a tenté d'organiser une concertation mercredi. Réunion houleuse qui n'a rien donné.

 

La Mocaf, l'un des plus gros contribuables du pays, et qui depuis l'an dernier investit massivement dans son usine banguissoise, trouve normal de répercuter la hausse, mais dit avoir suspendu cette répercussion en signe d'apaisement. Elle note qu'elle absorbe d'ailleurs la hausse de taxe de 10% appliquée aux boissons sucrées.

 

Une nouvelle réunion de concertation est prévue ce vendredi 5 janvier.

 

 

Centrafrique : le gouvernement s'oppose à une augmentation unilatérale du prix de la bière

 

05/01/18 (Xinhua)

 

Le ministre centrafricain du Commerce et de l'Industrie, Côme Hassane, au cours d'une réunion qu'il a organisé mercredi, s'est catégoriquement opposé à une éventuelle augmentation du prix de la bière décidé unilatéralement par la brasserie Castel, gérant de monopole de production et de commercialisation de la bière en République Centrafricaine (RCA).

 

"La brasserie Castel n'a pas respecté la procédure d'augmentation de prix, devant regrouper le Ministère du Commerce, l'organisation des consommateurs et la brasserie elle-même", a déploré M. Hassane, avant de prévenir "qu'une telle attitude n'engage pas le gouvernement, encore moins le chef de l'Etat Faustin-Archange Touadéra".

 

Il a promis que le gouvernement réagira dans les jours qui viennent.

 

Samedi dernier, le directeur général de la brasserie Castel, Pascal Bérenger, avait annoncé lors d'une conférence de presse que le prix de la bière serait majoré de 80 francs CFA pour les grandes bouteilles de 65 cl et de 40 francs CFA pour les petites bouteilles de 33 cl à compter de janvier 2018, conformément à une disposition de la loi des finances.

 

Depuis l'annonce de la proposition de la majoration du prix de la bière, les grossistes ont quotidiennement manifesté devant la brasserie, pour obliger ses responsables à remettre les prix d'antan.

 

Pour se défendre au cours de la réunion commanditée par le ministre du Commerce, une réunion qui s'est achevée en queue de poisson, M. Bérenger a déclaré avoir injecté plus de 10 milliards de francs CFA dans la modernisation de l'entreprise qu'il dirige et qu'il n'accepte pas une accusation à ce sujet.

 

Sans attendre l'effet de l'annonce, des détaillants ont modifié le prix d'une bouteille de bière, passant de 650 francs CFA auparavant à 900 francs CFA, provoquant ainsi la colère tant des commerçants grossistes que des consommateurs.

 

 

 

Centrafrique : Le gouvernement, les grossistes et la brasserie Mocaf s’accordent sur le maintien des prix des boissons

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 4 JANVIER 2018

 

BANGUI, 04 janvier 2018(RJDH)—L’annonce de l’augmentation de la bière avancée par la brasserie Mocaf a perturbé la quiétude des grossistes et surtout des consommateurs des produits Mocaf. Les responsables de la brasserie Mocaf justifient cette augmentation du prix de la bière en se fondant sur la loi des finances 2018 tandis que les grossistes jugent cette décision unilatérale. Toutefois après une rencontre tripartite ayant regroupé le gouvernement, la Mocaf et les commerçants et  des consommateurs a abouti à un consensus ce 3 Janvier dernier.

 

Tout était parti de l’annonce faite par le Directeur Général de la société Mocaf Pascal Béranger  le 30 décembre 2017 sur une probable augmentation des prix des bières. Mais les pourparlers sous l’égide du ministre du commerce, Côme Hassan, ont laissé entrevoir une solution concertée, conséquence de discussions engagées entre les parties en présence.

 

Calvin Kamapou, un grossiste se réjouit de ce compromis et demande aux grossistes de ne pas spéculer sur les prix : « C’est pour nous un sujet de réjouissance de ce que le ministre du Commerce n’est pas resté indifférent à nos plaintes. Au sortir de ces discussions, les prix des boissons ont été maintenus. Je profite de l’occasion pour informer les consommateurs que les prix des produits Mocaf n’ont pas varié» a-t-il lancé.

 

Angèle, propriétaire d’une cave est  enthousiasmée à l’écoute de cette décision et dit que ce genre de désagrément impacte négativement sur les affaires.  «Cette question d’augmentation des prix des boissons par la Mocaf a impacté négativement sur la fréquentation de ma cave. D’habitude, j’évacue 6 à 7 casiers par jour ; mais ces 3 derniers jours,  j’ai perdu ma clientèle habituelle. C’est une perte aussi pour l’Etat puisque nous payons aussi nos patentes en fonction de nos revenus et il est important que ce genre de désagrément ne se reproduise plus», a-t-elle dit.

 

La brasserie Mocaf est la seule brasserie du pays depuis une vingtaine d’années après la faillite de la Castel. Elle se heurte ces derniers temps à la concurrence déloyale résultant de l’importation et de la vente des bières étrangères par certains commerçants particuliers qui ne payent pas les taxes ce qui est un manque à gagner pour l’Etat.

Centrafrique : le gouvernement s'oppose à une augmentation unilatérale du prix de la bière
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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 14:38
Le Portugal s’apprête à prendre le commandement de la mission EUTM à Bangui

 

 

 

 

https://fr.metrotime.be  04/01/2018

 

Le Portugal a dépêché jeudi un contingent d’une quarantaine de militaires à Bangui pour prendre le commandement durant l’année 2018 de la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA), a annoncé le gouvernement.


Ces hommes ont quitté dans la matinée la base aérienne de Montijo, située sur les rives du Tage, non loin de Lisbonne. C’est le général Hermínio Maio qui prendra le commandement de l’EUTM RCA, une mission qui compte quelque 170 militaires d’une douzaine de pays. Il en sera le quatrième commandant, après notamment le Belge Herman Ruys (de janvier à juillet 2017) et l’Espagnol Fernando García Blázquez (depuis juillet 2017).

 

Lancée en juillet 2016, la mission européenne vise à aider à la restructuration des Forces armées centrafricaines (FACa) en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l’état-major général à Bangui, ainsi que des cours aux officiers et sous-officiers centrafricains. La Centrafrique (4,5 millions d’habitants) peine à se relever d’une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka, réclamant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.

 

Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes. Les affrontements ont fait des milliers de morts, quelque 800.000 déplacés internes ou réfugiés dans les pays voisins, avec un Etat, une administration, des forces armées et une économie en ruine. Le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra ne contrôle qu’une petite partie du territoire national, tandis que les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des diamants, de l’or et du bétail dans ce pays qui est l’un des plus pauvres au monde.

 

Source: Belga

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 13:19

 

 

    

 

Reconnue par Arrêté N°008/16/MEPCICPD/DIRCAB/SG/DGCD/DCD du 15 janvier 2016 d’utilité publique  à caractère socio– culturelle – économique : Tél : 0023675506874/0023672072718

 

N°________/ONG.MEKASNA/PR/SG                                                                                 Bangui, le 3 janvier 2018

 

L’ONG MEKASNA

 

Cellulaires : 75 50 68 74 / 72 07 27 18

Email : pdjibao@yahoo.fr

BANGUI

                                                                      A

 

                                       Monsieur Parfait ONANGA ANYANGA,

                                   Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies

                                   Chef de la MINUSCA en Centrafrique

                                   BANGUI

 

 

Objet : Ravitaillement en armes et minutions  des éléments de la SELEKA  par la MINUSCA dans la Sous-Préfecture de PAOUA

 

Monsieur le Représentant du Secrétaire Général,

 

L’ONG MEKASNA vous présente ses compliments et ses vœux pour la nouvelle année 2018 et saisit cette opportunité pour louer tous les efforts que vous consentez dans le règlement du conflit inter centrafricain. Elle suit également avec beaucoup d’intérêts, toutes les actions que vous menez dans le cadre de la restauration de la paix et de la cohésion sociale en République Centrafricaine.

 

MEKASNA est une Organisation Non Gouvernementale qui regroupe tous les ressortissants de la Sous-Préfecture de PAOUA en général, et particulièrement ceux des Communes du Nord de la Sous-Préfecture notamment les communes de BAH-BESSAH et de MIA-PENDE pour défendre les intérêts moraux et sociaux à travers des actions de développement économique en vue de consolider la paix et le vivre ensemble dans la région.

 

Cette attitude sage et digne d’un peuple respectueux de ses droits humains a prévalu entre toutes les communautés tant ethniques que confessionnelles, malgré les multiples crises militaro-politiques qui ont sévit dans le pays. La Sous-Préfecture de PAOUA a été exemplaire.

.

Cette paix a été cruellement déstabilisée ces jours-ci par une irruption inopinée des troupes de la SELEKA dans les communes du Nord de PAOUA, écumant et pillant les villages. Des mouvements d’auto-défense, conscients de l’inexistence et l’in-opérationnalité des FACA,  se sont engagés dans la défense de ses populations, en utilisant des armes traditionnelles à blanc pour barrer la route à ces malfrats et ont même réussi à les mettre dans une banqueroute totale.

 

Voilà qu’à notre grande surprise, nous apprenons par la publication du site d’information d’un blogueur centrafricain dénommé « LA VOIX DES SANS VOIX » et je cite le titre: « La MINUSCA prise en flagrant délit de ravitaillement des éléments du Général BAHAR en armes et munitions » fin de citation. Ce ravitaillement a donc redonné le sourire et la force aux rebelles pour parachever leurs actes ignobles sur la paisible population. Cette scène s’est passée à GOUZE à 20km de PAOUA où les éléments de la SELEKA ont été ravitaillés et transportés à BOGUILA sous la barbe des groupes d’autodéfense impuissants, et puis déployés sur le trajet BOGUILA – BEMAL – BETOKO – BEMAIDE…..

 

Nous ne comprenons pas ce brusque revirement de la MINUSCA dont la mission principale est celle de protéger la population civile en combattant les groupes armés qui s’attaqueront à elles. Il n’a jamais été convenu dans une quelconque résolution que la MINUSCA devrait coopérer avec la SELEKA constituée des mercenaires étrangers pour instaurer le génocide dans la Sous-Préfecture de PAOUA.

 

L’ONG MEKASNA prend à témoin le Gouvernement, car sa position d’expectative face à la recrudescence de la criminalité qui frôle le génocide dans la Sous-Préfecture de PAOUA l’inquiète, et tient aussi à faire endosser l’entière responsabilité du génocide qui est en cours dans la région à la MINUSCA et vous exhorte, Excellence, Monsieur Parfait ONANGA ANYANGA, Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSCA en Centrafrique, à jeter un regard salvateur vers cette population abandonnée à son triste sort et à mettre en application les multiples dispositions des résolutions des Nations Unies que vous maîtrisez mieux que quiconque en République Centrafricaine..

 

Au moment où nous rédigeons cette correspondance, toutes les populations de ces villages sont réfugiées en brousse, ou immigrent vers PAOUA et vers le Tchad. Arrêtez de vous blottir derrières les condamnations avides de sens, mais autorisez à vos éléments de démontrer leur puissance de feu pour sauver des vies humaines, car tout l’arsenal militaire dont dispose la MINUSCA ne doit pas seulement être dissuasif mais efficient. 

 

L’ONG MEKASNA se réserve le droit d’ester en justice devant la Cour Pénale Spéciale  contre la MINUSCA si elle persiste dans son amorphisme ou qu’elle s’obstine à ne pas satisfaire son ultime et solennelle revendication, celle de ne plus ravitailler les bandes armées contre les populations civiles, mais d’être elle-même offensive.

 

Cependant nous avons pris la précaution de demander aux victimes de se constituer en association et de préparer toutes les preuves d’accusations qui doivent être versées au dossier de  la Cour Pénale Spéciale pour nécessité d’enquête judiciaire.

 

Telle est, Excellence, Monsieur le Représentant du Secrétaire Général, la substance de la présente note, que l’ONG MEKASNA, a l’honneur de soumettre très respectueusement à votre appréciation pour décision à prendre.  

 

                                                           POUR L’ONG MEKASNA

 

                                                                   LE PRESIDENT

 

                                                                               Pierre DJIBA0

Copie :

  • Procureur Général de la Cour Pénale Spéciale pour nécessité d’enquête.
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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 13:11
LA MINUSCA DENONCE LES RECENTS ACTES DE VIOLENCE A PAOUA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

LA MINUSCA DENONCE LES RECENTS ACTES DE VIOLENCE A PAOUA

 

 

Bangui, 3 janvier 2018 : La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne fermement les actes de violence qui ont entraîné des pertes en vies humaines et des déplacements de population à Paoua (Nord-ouest).

 

Selon les premiers éléments d’information, des hommes armés du groupe armé Révolution et Justice (RJ) ont attaqué, dans la nuit du dimanche 31 décembre, les quartiers musulmans de la ville.

 

Suite à l’intervention de la MINUSCA, la tension a baissé dans l’après-midi du 1er janvier mais la présence des éléments des groupes armés dans la ville empêche un retour à la normalité.

 

Les attaques ont occasionné deux (2) décès et quatre (4) blessés. Plus de cinq cent personnes se sont déplacées, majoritairement des femmes et des enfants. Une grande partie d’entre eux sont protégés par les Casques bleus au niveau du camp de la MINUSCA.

 

La MINUSCA a envoyé des renforts et multiplié les patrouilles dans la ville pour mieux prévenir les attaques contre les civils.

 

La MINUSCA exhorte les groupes armés à s’abstenir immédiatement de toute attaque contre les populations civiles et les tient entièrement responsables des crimes commis.

 

La MINUSCA condamne, en outre, la présence d’éléments des groupes armés dans la ville de Paoua et se réserve le droit de les faire quitter sans délais.

 

 

 

NDLR : Ce qui est demandé à la MINUSCA est d'assurer effectivement et concrètement la protection des populations civiles innocentes et sans défense. 

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 02:16
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : La fabrication des briques à Kolongo, source de dégradation de l’environnement

 

PAR CARLOS WATOU LE 3 JANVIER 2018

 

BANGUI, 03 Janvier 2018 (RJDH)—Plusieurs jeunes de Petevo et des environs exploitent la concession de la villa Kolongo ayant appartenu à l’ex Empereur Bokassa 1er pour la fabrication des briques. Cette situation est source de dégradation de l’environnement, de stagnation des eaux de ruissellement et par conséquent vecteur du  paludisme selon les habitants. 

 

La villa Kolongo a fait l’objet d’abandon par les autorités du pays et de pillage par les populations riveraines depuis le renversement de l’Empereur, sa condamnation et sa réhabilitation après sa mort. C’est dans ce contexte que les jeunes désœuvrés des environs ont décidé d’exploiter le sol de la concession de la villa pour en fabriquer des briques justifiant ainsi le manque d’emploi. Un constat du RJDH sur les lieux.

 

Difficile de reconnaitre ce prestigieux lieu où séjournait de temps en temps l’Empereur de Centrafrique. Le premier constat de l’observateur à son arrivée sur les lieux est celui de voir des flaques d’eau où s’abreuvent les bœufs en divagation. Aussi on peut voir les fosses creusées dans lesquelles stagne une eau purulente qui perdure même pendant la saison sèche.

 

La Mairie du 6e arrondissement n’arrive pas à apporter une réponse à ce problème qui menace la sécurité et la santé de la population. Cette exploitation anarchique du sol qui gagne du terrain inquiète les populations riveraines qui ont finalement décidé d’arrêter ce phénomène en plantant des pancartes sur lesquelles on peut lire «Terrain occupé». Après avoir démoli les murs des villas de Bokassa, ces jeunes désœuvrés s’attaquent désormais au sol pour la fabrication de leurs «briques cuites», détruisant des murs qui représentent pour eux un réel danger mais qu’ils ignorent.

 

Les notables et les autorités locales sont conscients du danger que représente cette situation pour les habitants mais se contentent de justifier et de comprendre le phénomène comme  Angélique, Petevo chef du quartier Petevo qui explique sa vision du problème «  cette pratique est due au chômage et aux multiples difficultés que connaissent ces jeunes. Malgré les diplômes obtenus, ces jeunes n’ont pas pu trouver du travail.  Donc pour éviter le cambriolage, le braquage etc…, ils sont obligés de se lancer dans cette activité pour survivre. Mais les fosses profondes laissées par cette exploitation de la terre constituent un grand danger pour la société  pendant la saison pluvieuse et surtout pour les enfants qui peuvent s’y noyer. Aussi, c’est un endroit qui n’est pas très éloigné du fleuve Oubangui et qui peut servir de conduite d’eau vers le fleuve en cas d’inondation pendant la saison pluvieuse» a-t-elle indiqué.

 

Mais si les autorités essayent de comprendre pourquoi, les habitants, eux, expriment leur crainte face à la prolifération et à la propagation du paludisme résultant de la stagnation des eaux dans ces fosses devenues un véritable paradis des moustiques. L’absence de suivi et de vigilance par les autorités compétentes ouvre la voie à ces jeunes de transformer ce bien public en un véritable paysage lunaire avec des cratères et ce sont les populations riveraines qui pâtissent des effets pervers de cette détérioration de cet environnement»  a expliqué un habitant sous couvert de l’anonymat.

 

Outre cela le bois du manguier, véritable matière première pour la cuisson des briques cuites va causer un grand préjudice pour la survie de l’espèce, ce qui est un  manque à gagner pour les consommateurs de mangues. Au rythme galopant de la cuisson des briques, l’abattage massif des arbres provoquera certainement l’avancée du désert. Enfin un habitant de Kolongo explique sa crainte en ces termes « cette zone devrait être en principe une zone protégée de cette production anarchique en briques. Vous conviendrez avec moi que la proximité du port pétrolier avec ces usines à briques produisant des fours ardents constitue un réel danger d’embrasement des énormes réservoirs de carburant à Bangui.» s’inquiète cet habitant.

 

Les jeunes responsables de ces faits refusent systématiquement de se prononcer, jugeant que « ce sont des média qui poussent les autorités à venir les chasser ».

Après la réhabilitation de Jean Bedel Bokassa par François Bozizé, la question de ses biens reste posée.

 

 

Centrafrique : Une école villageoise catholique proche de Bangui, donne l’exemple en matière de scolarisation des filles

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 3 JANVIER 2018

 

BANGUI, 03 janvier 2018 (RJDH)— L’école catholique de Mboko, située à plus de 10 km de Bangui du côté est, est un exemple dans la scolarisation des filles. Plus de filles que de garçons sont inscrites au sein de cet établissement qui n’a pas tout d’une école moderne.

 

Dans les zones reculées de la RCA, une fille sur cinq est scolarisée. Le taux de scolarisation des garçons, selon les données officielles, est toujours supérieur à celui des filles chez qui la déperdition scolaire avoisine 40% dans certaines régions.

 

L’école Mboko 2, village situé à plus de 10 km de Bangui fait exception en matière de taux de scolarisation des filles et des garçons. Dans cette école villageoise catholique, presque 80% d’élèves sont des filles, « nous avons plus de filles inscrites ici que de garçons. Sur les 130 inscrits, au moins 80% sont des filles, ce qui signifie que notre établissement est un exemple pour la scolarisation des filles », explique Thierry Gildas, Directeur de l’école villageoise catholique de Mboko.

 

Ce fort taux de scolarisation dans ce nouvel établissement aux moyens limités, est la résultante des discussions avec les parents, «si nous avons ces résultats, c’est parce que nous avons eu plusieurs séances de discussions avec les parents à qui on a expliqué le bien-fondé de la scolarisation des filles; nous sommes contents d’avoir réussi à les convaincre», précise la même source.

 

L’école villageoise de Mboko a gagné le pari de la scolarisation des filles mais il reste à relever le défi de la déperdition scolaire dont le taux reste élevé en RCA. L’avantage de ce village est que les parents et les enseignants sont tous conscients de ce défi, « il y a certes beaucoup de filles scolarisées mais, ce n’est pas tout. Il faut que ces filles continuent de fréquenter jusqu’à la fin de l’année. C’est pourquoi, nous continuons d’échanger avec les parents et de suivre les familles », confie un responsable de l’Association des Parents d’Elèves interrogé par le RJDH.

 

Le Directeur de l’école envisage des rencontres régulières avec les parents d’élèves pour traiter de la question, « nous sommes conscients de ce défi mais notre stratégie, c’est de maintenir les discussions avec les parents pour les pousser à laisser les filles aller à l’école. L’objectif est de minimiser le taux de déperdition scolaire chez les filles », explique Thierry Gildas.

 

Dieudonné Cardinal Nzapalainga en remettant à la communauté un bâtiment de trois salles de classe construit par l’église catholique à hauteur de 32 millions, a encouragé les parents dans la scolarisation des enfants, « il y a un impératif aujourd’hui. Cet impératif, c’est de laisser les enfants aller à l’école parce qu’ils pourront défendre leur pays demain voire nous aider en tant que parents », a lancé le prélat.

 

Le système éducatif centrafricain a traversé depuis 2012 diverses situations difficiles. Selon les données de l’Unicef, pendant la crise 38% des 2323 écoles primaires que compte le pays, ont été détruites, attaquées, pillées endommagées ou occupées par des groupes armés.

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