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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 12:11
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Les autorités autorisent la neutralisation d’une panthère qui sème la terreur dans la ville de Baboua

 

 

Par Job Mohouna le 3 juillet 2017

 

 

BABOUA, 03 juillet 2017 (RJDH) —La présence d’une panthère sauvage dans la ville de Baboua à l’Ouest du pays à semer la psychose généralisée au sein de la population dans la nuit du 2 au 3 juillet. Les autorités locales ont décidé de sa neutralisation et sa tête est mise à prix ce jour dans la localité.

 

L’apparition de cette panthère dans la localité a laissé la place à la psychose et aux interprétations divergentes. L’animal fait partie des espèces protégées en République Centrafricaine. La panthère a ravagé sur son passage des animaux domestiques tels que chèvres et moutons et la population dans la psychose généralisée est restée terrée à la maison.

 

La décision de la mise à prix de sa tête est prise lors d’une réunion d’urgence convoquée par la commune de Baboua « nous avons convoqué les chefs de groupes et des quartiers pour réfléchir sur les dégâts causés par l’animal et de ce qu’il faut faire. C’est ainsi qu’ils ont décidé de la mise à prix de sa tête et les chasseurs de la localité doivent tout faire pour l’abattre » a indiqué au RJDH David Ngboko président de la délégation spéciale de la Commune de Baboua.

 

La panthère a fait son apparition dans la ville le 30 juin dernier et sa présence est un obstacle pour les cultivateurs qui ont peur d’aller au champ. Nos tentatives pour joindre les défenseurs de la nature ont été vaines.

 

 

Centrafrique : Le HD Centre initie un échange avec les 14 groupes armés autour du DDRR à Bangui

 

Par Jean Fernand Koena le 3 juillet 2017

 

 

BANGUI, 3 Juillet 2017 (RJDH)—Ils sont les représentants des 14 groupes armés à prendre part à l’échange sur le processus DDRR et le respect de leurs engagements ce 3 juillet à Bangui. Une initiative du  Comité consultatif sur le processus DDRR avec l’appui technique et financier du HD Centre (Centre de Dialogue Humanitaire).

 

Tous les groupes armés impliqués dans le processus DDRR réfléchissent sur le processus après la signature de l’accord de Sant ’Egidio dans un contexte d’affrontements intergroupes armés dans plusieurs villes à l’intérieur du pays. Le HD Centre ouvre ces discussions en partenariat avec le Comité Consultatif avec les groupes armés alors que les groupes armés entendent s’accorder sur la stratégie nationale de DDRR-RSS après la signature de l’accord de 10 mai 2015 sur le principe du DDRR.

 

M. Peter Nsinkeng, chef de Mission à HD Centre considère les échanges engagés comme une valeur ajoutée à la paix et à la sécurité et appelle les leaders des groupes armés à la paix. « Le peuple   centrafricain vous observe, les femmes et les mamans qui sont les premières victimes de ces crises. Elles sont décidées à regarder vers l’avenir et sollicitent vous rencontrer et échanger avec vous pour vous encourager et progresser avec vous sur le chemin de la paix », a-t-il déclaré.

 

Samuel Touatena, Chargé de Mission au comité consultatif salue la volonté des groupes armés qui s’inscrit dans une dynamique évolutive de l’accord sur le principe DDRR « dans toutes les sociétés, les problèmes ne manquent pas, mais cela ne doit pas perdurer. C’est ainsi que nous saluons la volonté des groupes armés et l’accord de Sant ‘Egidio qui vient compléter l’accord du 10 mai 2015 sur le DDRR » a-t-il indiqué.

 

Deux consultants encadrent ces échanges à savoir Anzian Kouadja et Régis Gbenzi. Le HD Centre soutient plusieurs efforts de paix en Centrafrique dont le dialogue politique inclusif et le forum national de Bangui.

 

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 11:48
Note d'information de la MINUSCA

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

PRES D’UNE QUARANTAINE DE JOURNALISTES CENTRAFRICAINS FORMES A LA COUVERTURE DES PROCEDURES JUDICIAIRES

 

 

Bangui, 03 juillet 2017 – Une quarantaine de journalistes des médias publics et privés centrafricains prennent part, du 4 au 7 juillet à Bangui, à un atelier de formation sur la couverture médiatique des procédures judiciaires selon le Droit positif centrafricain. L’atelier sera notamment marqué par le lancement d’un guide pour journalistes, afin de leur permettre de mieux comprendre le Droit en vue d’une restitution simplifiée mais juste auprès du grand public.  

 

Au cours de la formation, journalistes mais aussi des enseignants et des étudiants en journalisme du Département des sciences de communication et d’information (DSCI) de l’Université de Bangui et des attachés de presse de quelques institutions, aborderont des thèmes liés à la procédure pénale et aux techniques journalistiques. Les exposés seront présentés par d’imminents magistrats, avocats et journalistes, et porteront, entre autres, sur la procédure pénale, les organes et les animateurs de la justice étatique, les juridictions spéciales en RCA ainsi que que la couverture judiciaire dans l’agenda des rédactions, les relations entre la presse et les acteurs judiciaires et la collecte et le traitement de l’information du procès pénal.

 

L’atelier est organisé par la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) et l'Observatoire des Médias Centrafricains (OMCA), sous le haut patronage de Haut Conseil de la Communication (HCC) et avec l’appui de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et l’Ambassade de France en RCA. La formation a lieu dans un contexte de réformes mais aussi de défis pour la justice centrafricaine, notamment le renforcement de la bonne gouvernance et de l’état de droit ainsi que la lutte contre l’impunité, avec l’opérationalisation de la Cour pénale spéciale (CPS).

 

Ce chantier titanesque que mène la RCA bénéficie du soutien de la communauté internationale, tant sur le plan bilatéral que multilatéral. (…) Des Etats, des organismes internationaux et des organisations non-gouvernementales apportent (…) une contribution importante au secteur de la justice, d’une valeur approximative de 50 millions de dollars. Grâce à cet engagement, des projets sont menés à tous les échelons de la chaîne judiciaire, comme la lutte contre l’impunité, l’accès aux droits, le renforcement et le développement de la justice administrative, la professionnalisation des services de police, le renforcement de l'administration pénitentiaire, l’effectivité des droits fondamentaux des personnes en situation de vulnérabilité, entre autres », lit-on dans la préface du guide, publié dans le cadre de l’atelier.

 

Tiré à 500 exemplaires, ce guide destiné aux journalistes sera mis à la disposition de tous les organes de presse et organisations des médias centrafricains, du DSCI et de certaines institutions identifiées.​

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 11:46
[Reportage] RCA: rencontre avec Abdoulaye Hissène, l’homme fort de Bria

 

 

 

 

Par RFI Publié le 02-07-2017 Modifié le 02-07-2017 à 03:05

 

C'est l'homme fort de Bria. Abdoulaye Hissène, cadre militaire et politique de la coalition du FPRC qui après des mois de fuite dans la brousse a rejoint Bria à l'automne dernier, contrôle et administre la ville. Aujourd'hui sous le coup de sanctions internationales, il continue de vaquer à ses occupations sous l'œil de la Minusca.

 

Abdoulaye Hissène reçoit chez lui dans le quartier Mendé, à côté du grand marché de la ville. A sa porte, une dizaine d'hommes armés montent la garde en fumant une chicha. Il se présente d'abord comme ancien de ministre au temps de Djotodia, puis comme président de la coalition de la Seleka. C'est lui le maître de la ville, même s'il s'en défend, affirmant qu'il ne fait qu'assurer la protection de la population : « La ville est aux mains de la Minusca. Mais comme il y a une absence totale de l'administration, nous étions obligés de mettre en place une police qui s'appelle "brigade mixte". »

 

Cet ex-bras droit de Nourredine Adam, le chef suprême de la coalition, est aujourd'hui sous le coup de nombreuses sanctions internationales, notamment par les Nations unies, la France, les Etats-Unis. La semaine dernière, c'est le Tchad qui a emboîté le pas en émettant également un mandat d'arrêt contre lui.

 

« Je rigole, poursuit-il. Si j'ai un problème, il aurait dû demander à la justice centrafricaine de faire ce genre d'action, mais ce n’est pas à lui de le faire. Peut-être que le ministre ne connaît pas son travail. »

 

S'il prend ces sanctions à la légère, Abdoulaye Hissène est actuellement dans une position délicate. Azor Kalite, le sous-chef d'état-major de la coalition, qui contrôle également une partie de Bria, ne le considère pas comme son supérieur : « Abdoulaye Hissène, il n'a pas tellement de responsabilités dans tout ce qu'on fait ici. Dans la branche politique, nous, on voit que Nourredine Adam est le patron. »

 

Celui qui rêve de redevenir ministre dans le gouvernement actuel est toujours bloqué à Bria. Mais sa capacité d'action et de nuisance demeure, elle, d'actualité.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 00:33

 

 

 

 

Annie et Jean Didier KABRAL, leurs enfants, la famille SERVICE,

ont la profonde douleur d’annoncer aux Parents, Amis et Connaissances le décès de leur mère, belle-mère, grand-mère, Mme Catherine NDIWILI, épouse SERVICE survenu le mardi 27 juin 2017 à Clermont-Ferrand en France.

 

La mise en bière aura lieu le mercredi 5 juillet 2017, à 14h00 au Funérarium de Saint-Jacques au 29 Boulevard Louis LOUCHER 63000 Clermont-Ferrand.

 

Le rapatriement de la dépouille à Bangui aura lieu le vendredi 7 juillet 2017

 

Une veillée mortuaire sera organisée au retour de Bangui.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 00:30

 

 

 

 

Par Nina Verdiane Niabode le 1 juillet 2017

 

Bangui, 30 juin 2017 (RJDH)—200 ménages retournés et rapatriés dans les 8e et 5e arrondissements de la ville de Bangui vont bénéficier  des maisons d’habitation. Une initiative portée par l’Association grenier d’Afrique sur financement du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés UNHCR visant à mettre en œuvre l’« appui à la réintégration des retournés et des rapatriés spontanés ».

 

Après l’opération Noël à la Maison lancée par le gouvernement centrafricain en décembre dernier, l’heure est à l’évaluation des besoins immobiliers et la tentative d’une réponse. C’est dans ce contexte que deux arrondissements où le retour a été un succès vont servir de pilote d’appui immobilier à Bangui.

 

L’enveloppe alloué pour financer ce projet est de 147 millions selon Jean Benjamin Ngoloté coordonnateur de AGA «  l’initiative est financée à hauteur 147 millions de franc CFA et vise à aider 200 familles retournées dans les 8e et 5e arrondissements plus précisément les quartiers Galabadja, Malimaka et Ngongonon à avoir des abris pour leurs familles après avoir perdu leurs maisons lors de la crise militaro-politique qui a secoué le pays. Et pour le moment, il se trouve à la phase pilote» a-t-il expliqué.

 

Ahmet Nzoyandoko un des bénéficiaires a souligné que «  ce projet va renforcer la cohésion sociale entre les communautés déchirées. Et aussi ils témoignent leurs gratitudes à l’endroit de l’UNHCR qui a bien accepté financer la reconstruction de leurs maisons car depuis qu’ils ont quitté les sites, ils connaissent des difficultés dans la location des maisons » a-t-il salué.

 

L’appui aux retournés de Bangui intervient alors que les violences enregistrées à l’intérieur du pays font plusieurs morts et des maisons incendiées.

 

Centrafrique : 200 ménages bénéficient d’un appui immobilier dans les 8eme et 5eme arrondissements de Bangui
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 00:01

 

 

 

 

1 Juillet 2017

 

 

Pétition des victimes de la crise centrafricaine exigeant l'arrestation immédiate de Bozizé François, Djotodia Michel, Nourédine Adam et Abdoulaye pour crime en Centrafrique

 

 

Nous victimes de la crise centrafricaine de 2003 à 2015 ;

 

- Considérant que la République Centrafricaine a ratifié la Charte des Nations Unies;

 

-  Considérant la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme;

 

-  Considérant les Statuts de Rome relatifs à la création de la Cour Pénale Internationale;

 

- Considérant la Loi portant création de la Cour Pénale Spéciale pour le Centrafrique;

 

- Convaincu du Rapport de l'ONU du 30 mai 2017 sur les exactions commises par l'armée  Tchadienne en Centrafrique;

 

par la présente pétition, nous exigeons à l'Organisation des Nations Unies (ONU), le Tribunal Pénal International (TPI), la Cour Pénale Internationale (CPI), et la Cour Spéciale sur le Centrafrique (CPS) d'arreter immédiatement les quatre personnalités dont les suivent qui constituent un danger pour la paix et la stabilité en République Centrafricaine, il s'agit de :

 

1.François Bozizé, ancien Président de la République Centrafricaine renversé par la coalition séléka en 2013;

 

2. Michel Djotodia le N°1 de la coalition Séléka, Chef d'Etat de la Transition démissionnaire en 2014;

 

3. Nourédine Adam, le N°2 de la séléka actuel président du groupe armé FPRC

 

4. Abdoulaye Hissène, Président du groupe armé CPJP, Chef d'Etat Major du FPRC,

 

                                                                   Fait à Bangui le 01 juillet 2017

                                                                                  

Les Victimes

 

C'est à l'issue d'une conférence de presse qu'anime ce jour samedi 1  juillet 2015 que le porte parole des victimes de la crise centrafricaine Monsieur Destin MAPKO, vient par la voix de ses paires les victimes de la crise centrafricaine pour exiger l'arrestation immédiate de François Bozizé, ancien Président de la République Centrafricaine renversé par la coalition séléka en 2013; Michel Djotodia le N°1 de la coalition séléka; Nourédine Adam, le N°2 de la séléka actuel président du groupe armé FPRC et enfin Abdoulaye Hissène Chef d'Etat-Major du FPRC, pour crime de guerre et crime contre l'humanité en Centrafrique sur la base du rapport de l'ONU du 30 mai 2017 et que ces derniers constituent un danger pour la paix et la stabilité en Centrafrique. Par crainte de voir le nombre des victimes qui a déjà atteint plus de cent mille nous exigeons que ces personnalités citées ci-haute soit immédiatement arrêtés a dit Destin Mapko.

Centrafrique : les victimes exigent l'arrestation immédiate de Bozizé François, Djotodia Michel, Nourédine Adam et Abdoulaye pour crime en Centrafrique
Centrafrique : les victimes exigent l'arrestation immédiate de Bozizé François, Djotodia Michel, Nourédine Adam et Abdoulaye pour crime en Centrafrique
Centrafrique : les victimes exigent l'arrestation immédiate de Bozizé François, Djotodia Michel, Nourédine Adam et Abdoulaye pour crime en Centrafrique
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:42
Diplomatie : Jacques Yvon Ndolou nommé ambassadeur du Congo en Centrafrique

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com  Samedi 1 Juillet 2017 - 15:45

 

Par décret 2017-222 du 29 juin 2017, le président de la République a nommé Jacques Yvon Ndolou ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo en République centrafricaine.

 

Depuis le 15 mai 2012, il était ambassadeur de la République du Congo en Allemagne. Jacques Yvon Ndolou fut chef d’état-major général des Forces armées congolaises (FAC) de 1999 à 2002. Ce général de division des FAC a été également ministre à la présidence, chargé de la Défense nationale, des anciens combattants et des mutilés de guerre (2005-2009) ainsi que ministre des Sports et de l’éducation physique (2009-2011).

 

Nestor N'Gampoula

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:38
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences

 

 

Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences

 

(AFP)  01/07/2017

 

Plusieurs centaines de Centrafricains, essentiellement originaires des villes de Bria et Bangassou, théâtres ces dernières semaines de violences meurtrières, ont manifesté samedi à Bangui dans le calme pour réclamer "la paix et la justice", a rapporté un correspondant de l'AFP.

 

Portant des banderoles appelant à la "paix", à la "réconciliation" et à la "justice", les manifestants ont défilé dans les rues de la capitale jusqu'aux abords du palais présidentiel où ils ont entonné l'hymme centrafricain.


"Pour toute réconciliation durable, nous voulons qu'il y ait la justice, nous voulons qu'il y ait la paix, nous voulons qu'il y ait la sécurité, nous ne voulons pas la division de notre pays", a expliqué l'un des organisateurs de la marche, Joachim Sioke.

 

"Nous sommes très fâchés, avant on ne connaissait pas la guerre, ou les tueries", a déclaré à l'AFP une manifestante, Bernadine Serengwe, originaire de Bangassou (sud-est) et dont la famille a dû se réfugier en République démocratique du Congo voisine.

 

Des affrontements meurtriers ont opposé en mai des groupes armés aux Casques bleus de la Minusca à Bangassou. A Bria (centre), d'autres affrontements entre groupes armés rivaux ont fait une centaine de morts en juin.

 

La Centrafrique a basculé dans les tueries de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane Séléka, entraînant des représailles de groupes anti-balaka se disant défenseurs des chrétiens.

 

Les interventions de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont ramené le calme dans Bangui mais 50 à 60% du pays reste sous le contrôle de groupes armés.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:28
Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC
Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC

 

 

Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC

 

http://www.radiondekeluka.org   samedi 1 juillet 2017 13:49

 

La population de la ville de Bambari, du chef lieu de la Ouaka, est plongée dans une peur généralisée. Des rumeurs font état d'une probable attaque de la gendarmerie de cette ville par des éléments armés de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). Depuis vendredi, les esprits ne sont pas au beau fixe.


Selon des témoignages recueillis sur place par Radio Ndeke Luka, les éléments de l’UPC d’Ali Darassa, présents dans la ville menacent de libérer cinq des leurs interceptés par les forces de sécurité et maintenus à la brigade de gendarmerie. Ces personnes interpellées se promenaient publiquement avec des armes alors que Bambari a été déclarée ‘‘Ville sans arme’’.


Craignant les représailles, civils et humanitaires sont depuis lors sur le qui vive. Les mouvements des personnes sont  aux limités. Jusque-là, aucun coup de feu n’est entendu à Bambari.


Combats à Zémio, un bilan lourd mais non officiel


Les dégâts humains des affrontements de ces derniers jours entre les éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique et le groupe d’auto-défense, Antibalaka pourraient être lourds.


Selon Ghislain Dieu-Béni Koléngo, préfet du Haut Mbomou, il est impossible pour l’heure d'avoir un bilan exact du nombre de victimes. Car les corps n'ont pas pu être enlevés.

« Pas de circulation, des corps jonchent encore le sol. La Croix rouge n’est pas en mesure de les ramasser. C’est difficile de donner un bilan qui pourrait être élevé ».


Les autorités locales précisent que les déplacés du site du HCR sont estimés à 1600 personnes et environ 2000 à l'église Catholique. Malgré l’accalmie, des tirs à l'arme légère continuent d’être entendus ce samedi dans la ville.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:18

 

 

                  

MEMORANUM RELATIF A LA GENERALISATION DE L’INSECURITE DANS LA REGION N°6

 

 

         Après le court répit qui a suivi les dernières élections générales, l’on a assisté depuis le mois de novembre dernier à des résurgences de violences créant une généralisation de l’insécurité sur tout le territoire national. C’est ainsi qu’en dépit de la présence de la MINUSCA, les préfectures du Nord-Ouest et du Centre ont été et sont les théâtres de violences aveugles dont les premières victimes sont les populations civiles sensées être protégées par cette mission onusienne.

 

   En dépit des recommandations pertinentes du Forum National et des engagements pris par tous les groupes armés, ces derniers continuent à semer la mort et la désolation, certains se sont spécialisés dans la prédation des ressources naturelles de notre pays tandis que d’autres asservissent les populations considérées comme des bêtes de somme.

 

Depuis près de deux mois aujourd’hui, ce climat de violence a atteint dans la région n°6 constituée des préfectures de la BASSE-KOTTO, du MBOMOU et du HAUT-MBOMOU, un niveau insupportable et destructeur. Ce climat de violences innommables et d’insécurité permanente et généralisée se traduit par des meurtres aveugles et ignobles, des viols, des incendies de villages et de maisons conduisant à des déplacements massifs des populations sous le regard indifférent des éléments de la MINUSCA présents à Bangassou, chef-lieu de la préfecture du M’BOMOU, à Mobaye, Chef-lieu de la préfecture de la BASSE-KOTTO et à Zémio, localité abritant le contingent de la MINUSCA dans le HAUT-MBOMOU.

 

Il convient de souligner que les derniers évènements font suite à l’exfiltration, par la MINUSCA, du criminel ALI DARASSA de Bambari pour la région n°6 occupée et mise en coupes réglées par les bandes de ce dernier. .

 

  La MINUSCA sait pourtant que l’épicentre des violences dans notre pays s’est déplacé de Bangui à Bambari après l’installation des éléments de la SELEKA dans cette ville en 2014 par l’OIM sans concertation aucune avec les forces vives de la Nation. Il fallait donc prévoir le déplacement de l’épicentre des violences dans cette région et prendre les mesures idoines pour faire face à leur éruption. La MINUSCA n’a rien fait par contre d’autres groupes armés, constitués essentiellement de mercenaires comme le FPRC, ont pris prétexte de cette présence pour s’introduire dans la région en vue de poursuivre leur objectif principal qui est la partition de notre pays dont le premier mot de la Devise est « UNITE ».

 

   En ce qui concerne les forces autoproclamées d’autodéfense, le suppléant du Député de Bangassou 1 a signalé au bureau local de la MINUSCA de Bangassou, deux semaines avant l’attaque de cette ville que sa commune de NIAKARI étaient envahie par des jeunes venus de Bakouma et qu’une attaque sur Bangassou était en préparation. La MINUSCA n’a pas daigné tenir compte de cette information et a juste envoyé une mission à NIAKARI pour proposer à ces jeunes de déposer les armes contre des travaux à haute intensité de main d’œuvre hypothétiques. Pour ce bureau de la MINUSCA, les humiliations et vexations quotidiennement subies, la mise en servage des populations fières de leur liberté acquise de haute lutte n’existent pas ; il exposait, consciemment, ces jeunes à tous les criminels et marchands d’illusions.

 

    Il est clair que la MINUSCA, par sa passivité, non seulement a jeté les jeunes de NIAKARI dans les bras des marchands d’illusions et autres groupes armés criminels qui en ont fait- en définitive - des agents proclamés d’autodéfense, mais surtout a permis l’attaque de Bangassou. On peut, sans aucun doute de se tromper, postuler la même attitude des éléments de la MINUSCA en ce qui concerne les évènements d’Alindao, ville dans laquelle l’on a pu observer la présence des hommes du FPRC et d’autres groupes armés issus de l’ex-SELEKA mener des combats dans l’agglomération tout en s’attaquant aux populations civiles.

 

   Les récits des déplacés des villes de Mobaye et de Zangba dans la BASSE-KOTTO qui ont pu arriver par des embarcations précaires jusqu’à Bangui témoignent de la barbarie des groupes armés qui ont envahi la région : jeunes égorgés et violés, malades et personnes âgées brulés vif dans leur demeure etc. Aujourd’hui, au vu et au su de la MINUSCA le groupe armé du criminel ALI DARASSA a lancé un ultimatum aux déplacés de la zone de LANGANDI qui, s’ils ne retournent pas dans leurs villages réduits en cendres pour apporter des vivres à leurs bourreaux seraient recherchés et simplement exécutés. Les éléments de la MINUSCA basés à Mobaye située à vingt-cinq kilomètres de LANGANDI informés sont restés passifs.

 

Des informations recueillies de sources dignes de foi, les éléments de la MINUSCA soutiennent militairement et activement les hommes de ALI DARASSA dans les diverses exactions comme les meurtres de paisibles citoyens, les pillages et les incendies de villages. Par exemple, pour l’incendie du village MOFOUNGA dans la banlieue de Mobaye, tout en faisant semblant de lutter contre le FPRC qui participe lui aussi à ces crimes d’un autre temps, ce sont les éléments de la MINUSCA qui ont conduit ces criminels dans ce village.

 

  Ce parti pris manifeste de la MINUSCA trouve ses fondements dans la déclaration de l’actuel Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies lors d’un point de presse commun avec le Chef de l’Etat que beaucoup n’ont pas relevé. Il avait déclaré en substance à propos du groupe armé de Ali DARASSA qu’ « on ne peut pas tirer sur une communauté en arme ». L’UPC qui tue, viole, incendie les villages et quartiers représenterait une communauté en armes donc en légitime défense ; les exactions sont ainsi justifiées et c’est sans doute pour cela qu’on ne daigne pas apporter le moindre secours à ces populations martyrisées. En prétendant protéger des criminels armés contre des populations civiles sans défense, on se discrédite soi-même.

 

   Aujourd’hui, le Haut Mbomou est sous les feux des éléments de l’UPC de ALI DARASSA et de ceux du FPRC de Noureddine ADAM, deux groupes armés ex-SELEKA désormais antagonistes qui sévissent dans la région.Le départ des forces américaines et ougandaises de OBO est mis à profit par ces mercenaires pour s’adonner à leur razzia habituelle. Ainsi, le dimanche 25 juin 2017, le désagrément causé par les tirs des peuls surarmés de MBOKI à l’occasion de la fête marquant la fin du jeûne musulman, ville située à 75 kilomètres de OBO, ont conduit des musulmans de cette ville à se plaindre aux FACA déployés à OBO. Ces militaires venus pour faire entendre raison à ses peuls fanatisés ont essuyé des tirs nourris ayant fait au moins quatre morts dont deux parmi les FACA dont les dépouilles n’ont pu être dignement ensevelies à cause du refus catégorique de leurs assassins.

 

  Après les assassinats de MBOKI, c’est ZEMIO qui, pour une sombre histoire de vol de  moto d’un jeune musulman, est aujourd’hui martyrisée. Des plans de massacres, d’incendies de villages et de maisons, sont froidement et systématiquement mis en œuvre en présence des éléments de la MINUSCA, avec dans certains cas le concours actif de ceux-ci comme dans la BASSE-KOTTO.

 

 En définitive, la MINUSCA, d’une part a érigé la région n°6 en champ clos de règlements de compte entre les différentes factions rivales des ex-SELEKA et d’autre part livrer les populations civiles de cette région à des hordes de criminels.

 

   Par ailleurs, le redéploiement de l’administration territoriale tant vantée par la MINUSCA n’est que factice car, dans la BASSE-KOTTO par exemple, ni le Préfet, ni un Sous-Préfet ne peut établir un programme de travail et l’exécuter sans l’approbation préalable du « Commandant de zone UPC » de la localité. Quant aux forces de sécurité (Police et Gendarmerie nationales), elles sont désarmées par l’UPC avec l’accord tacite de la MINUSCA. On ne peut donc espérer raisonnablement un début de restauration de l’autorité de l’Etat avec  cette force onusienne dont les préoccupations semblent aux antipodes des objectifs qui lui sont assignés par les différentes résolutions du Conseil de Sécurité.    

 

    Pour les ressortissants de la région n° 6, la MINUSCA est le premier responsable des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis par les hordes armées dans la région. Ils se demandent, avec inquiétude, quel forfait la MINUSCA prépare-t-elle encore contre les populations civiles durement éprouvées de cette région d’autant que sa radio diffuse des informations tronquées et non équilibrées. Pour preuve, malgré les dénégations de la MINUSCA, Monsieur Lewis Mudge, chercheur auprès de la Division Afrique de Human Rights Watch a déclaré en parlant de l’UPC en février 2017 à Nairobi : « Ce groupe commet des meurtres sans crainte de punition, malgré la présence des forces de maintien de la paix ».

 

  L’article de «Le Monde Afrique» du 21 juin 2017 intitulé «scandales-absences-et-impuissance-la-faillite-de-la-mission-de-l-onu-en-centrafrique » va plus loin dans l’analyse. Il souligne l’échec de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la République Centrafricaine(MINUSCA) «malgré une enveloppe annuelle de 800 millions de dollars (718 millions d’euros) soit 470.290.000.000 de Francs CFA par an équivalent à deux fois et demie le budget national centrafricain ».

 

   Enfin, les combats entre les différentes factions de l’ex-SELEKA dont les populations civiles innocentes sont victimes trouvent leurs justifications aussi dans la lutte pour la prédation des ressources naturelles de notre pays. Dans ces conditions, les groupes armés et les chefs de guerre n’ont pas, dans leur grande majorité, intérêt à adhérer au programme DDRR.

 

   Eu égard à la gravité de la situation caractérisée par  l’invasion et l’occupation systématiques et méthodiques de la région n°6 par des groupes armés dont les chefs sont pourtant identifiés et connus ; la Coordination des Ressortissants de la région N°6 :

 

  • Considérant l’urgente nécessité de protéger la population civile des exactions des bandes armées dont les motivations sont connues ;
  •  
  • Convaincue que les actions des groupes armés constituent « une déclaration de guerre au peuple centrafricain » ;
  •  
  • Constatant la faillite de l’Etat centrafricain depuis près de dix ans caractérisée par l’inexistence de forces de défense et de sécurité opérationnelles ;
  •  
  • Considérant l’impuissance notoire de la MINUSCA à protéger la population civile ;
  •  
  • Consciente de la nécessité pour le Gouvernement légitime de notre pays d’assumer toutes ses responsabilités ;
  •  
  • Consciente de l’urgence humanitaire dans toute la région N°6 ;
  •  
  • Soucieuse de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ;
  •  
  • Consciente de l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale d’une part et l’intégrité territoriale de notre pays d’autre part par le dialogue et la concertation ;
  •  
  • Convaincue que le retour à la paix et à la sécurité véritables dans notre pays passe par la justice ;
  •  
  • Constatant le retrait des forces américaines et ougandaises du Haut-Mbomou,
  • Convaincue que les crimes odieux perpétrés par les groupes armés dans la région N°6 étaient prévisibles du fait de la délocalisation de Ali DARASSA dans la région N°6 et pouvaient etre évités ;
  •  
  • Remercie la communauté internationale pour ses actions multiformes en faveur des populations centrafricaines meurtries ;
  •  
  • Exhorte l’Union Européenne à accélérer les actions de formation des forces de défense et de sécurité ainsi que leur redéploiement ;
  •  
  • Exige du Gouvernement de revoir avec les Nations Unies les modalités de travail  de la MINUSCA en mettant un accent particulier sur les patrouilles mixtes des forces nationales et onusiennes ;
  •  
  • Demande au Gouvernement d’user de sa légitimité pour créer sans délai les conditions du rétablissement de l’autorité de l’Etat et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national ;
  •  
  • Exhorte le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies de prendre acte de l’impuissance de la MINUSCA et de demander au Conseil de Sécurité d’appuyer le Gouvernement Centrafricain dans ses efforts de réarmement des forces de défense et de sécurité ;
  •  
  • Demande la mise en place d’une équipe mixte Gouvernement-Système des Nations Unies afin d’évaluer les besoins urgents de cette région, notamment ceux des personnes vulnérables, pour apporter des solutions adaptées ;
  •  
  •  Exige l’arrestation immédiate des criminels ALI DARASSA, Noureddine ADAM, Abdoulaye HISSEN,SIDIKI ainsi que de tous les autres criminels de guerre issus des Ex-SELEKA et des forces dites d’autodéfense dont la MINUSCA connait les repères et les déplacements, et leur traduction en justice ;
  •  
  •  Exige de la MINUSCA la neutralisation dans un bref délai de tous les groupes armés non conventionnels présents dans la région ;
  •  
  • Demande à la MINUSCA de procéder sans délai à la relève de ses éléments qui ont perdu toute crédibilité dans cette région si elle veut appliquer son mandat ;
  •  
  • Exige le démantèlement immédiat de toutes les barrières illégales ;
  •  
  • Demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies la levée sans restriction de l’embargo sur les armes en ce qui concerne exclusivement les Forces de défense et de sécurité centrafricaines ;
  •  
  • Demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies que soit diligentée une enquête internationale indépendante pour établir les responsabilités sur les récents évènements et en tirer toutes les conséquences.

 

Fait à Bangui, le 1er juillet 2017

 

LA COORDINATION DES RESSORTISSANTS DE LA REGION N°6

MEMORANUM RELATIF A LA GENERALISATION DE L’INSECURITE DANS LA REGION N°6  PAR LA COORDINATION DES RESSORTISSANTS DE LA Basse-kotto, Mbomou, Haut-bomouREGION N°6
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