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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 16:05

 

 


Bangui, 24 avril 2015 (RJDH) — Un autre accord dit d’engagement a été signé entre les groupes politico-militaires et le gouvernement le 23 avril à Bangui. Dans ce document, les groupes armés se sont engagées à observer la cessation des hostilités et le gouvernement a pris l’engagement de prendre en charge les ex-combattants.

 

La colonne vertébrale du document signé, est l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Cinq lignes de conduite à respecter ont été énumérées. Parme ces lignes, il y a le désir de contribuer activement au retour à la paix durable en Centrafrique,  la volonté au dialogue et à la réconciliation nationale afin de contribuer à un climat de confiance et l’esprit d’apaisement en vue de la recherche des solutions à la sortie de crise en Centrafrique.

 

Les groupes se disent conscients des efforts déployés par le gouvernement et les partenaires de Centrafrique, pour la sortie de crise afin d’organiser les élections libres et transparentes, en vue de la mise en place des institutions stables et s’engager résolument sur la voie d’un développement durable.

 

Ils ont décidé de prendre part aux assises du forum de Bangui, dans un esprit de dialogue fraternel et de respect mutuel. « Nous sommes disposés à discuter sans exclusivité, toutes les questions relatives à la paix, à la sécurité, à la gouvernance, à la justice, à la réconciliation et à la lutte contre l’impunité », précise le document.

 

Ils ont ajouté qu’ils sont prêts à discuter pour ressortir les causes profondes qui alimentent les cycles persistants de rebellions et de la violence dans le pays.

 

Ces groupes-militaro-politiques ont également fait savoir qu’ils sont convaincus que le Forum de Bangui prendra en considération les attentes des communautés à la base et adoptera les mesures adéquates tout en prenant en compte la réalité des différentes localités du pays dans leurs aspirations au développement et à la sécurité.

 

Des engagements

 

Ces groupes politiques ont réaffirmé leur engagement pour la mise en œuvre dans son intégrité l’accord de Brazzaville signé le 23 juillet 2014, qui consiste à la cessation des hostilités. Ils se sont convenus de prendre en compte les conclusions des réunions du Groupe International de Contact sur la Centrafrique (GIC-RCA), et la libération immédiate des enfants enrôlés par les groupes armés afin de permettre la libre circulation des humanitaires œuvrant en faveur des enfants, d’accéder aux zones qui sont sous leur contrôle, afin de vérifier la présence des enfants.

 

Ils sont résolus à prendre part au Forum de Bangui dans un esprit de tolérance et de confiance mutuelle en vue d’adopter des accords dans l’intérêt supérieur de la nation centrafricaine.

 

Ils ont décidé de poursuivre dans la sérénité en conformité avec l’article 4 de l’accord de cessation des hostilités, signé à Brazzaville le 23 juillet 2014, les échanges sur les questions relatives à la réforme du secteur de sécurité (RSS), du DDR, qui seront présentés au Forum de Bangui.

 

Il est demandé au gouvernement  prendre en charge les ex-combattants regroupés. Le gouvernement  a le devoir de mettre en place un comité de vérification de suivi et d’évaluation de l’après-forum.

 

Les signataires de cet accord d’engagement sont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), l’Union des forces républicaines fondamentales (UFRF), le Mouvement des libérateurs Centrafricains pour la justice (MLCJ), la coordination des Anti-Balaka, la révolution et justice (RJ), Le Rassemblement Patriotique pour le Renouveau en Centrafrique (RPRC), La Séléka rénovée (SR), Le Front Démocratique pour le Progrès de la Centrafrique (FDPC), L’Unité du Peuple Centrafricain (UPC) et l’l’Union des forces Républicaines (UFR). Le gouvernement était représenté par le premier ministre Mahamat Kamoun.

 

Cet accord d’engagement est paraphé entre les groupes armés et le gouvernement après celui de Nairobi signé le 22 janvier 2015 entre certains leaders des Antibalaka et ceux de l’ex-Séléka./

 

Auguste Bati-Kalamet

 

 

Forum de Bangui : les groupes armés dans un même esprit pour le forum de Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org  vendredi 24 avril 2015 12:59

 

Neuf groupes politico-militaires sur dix ont signé jeudi au complexe Barthélémy Boganda (Stade 20000 places) avec le Gouvernement de la transition un accord d'engagement en vue de leur participation au Forum national prévu du 4 au 11 mai 2015, dans un esprit d’apaisement. Par ailleurs, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) qui a pris part aux travaux n'a pas signé le document. Son coordonnateur adjoint, Abel Balénguélé, est sorti de la salle peu avant la clôture des discussions.


Les discussions avec les responsables des mouvements armés se sont déroulées sous la présidence de Marie Noëlle Koyara, ministre d’Etat à la Défense nationale, en présence des partenaires internationaux notamment l'Union africaine (UA), la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), l'ambassade de France et plusieurs représentants  des   missions diplomatiques et des organisations internationales.


Les groupes armés réaffirment leur engagement pour la mise en œuvre de l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville de 2014, de prendre en compte le conclusions des différentes réunions du Groupe international de contact sur la Centrafrique (GIC-RCA) et à assurer la libération immédiate et inconditionnelle des enfants associés aux groupes armés. Les politico-militaires s'engagent également à prendre part au Forum de Bangui dans un esprit de tolérance et de confiance. Enfin, ils s'engagent à poursuivre les échanges sur les questions relatives à la Réforme du secteur de sécurité (RSS) et du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui seront présentées au dialogue inter-centrafricain.


Selon Nzengué Landa, président de l’Union des forces républicaines fondamentales (UFRF), tous les groupes armés sont dans la dynamique de la paix et de la réconciliation.

« Tous les groupes armés veulent aller au Forum dans un même esprit. Nous y allons pour traiter des problèmes nationaux et des problèmes communautaires qui divisent les groupes armés. C'est la raison pour laquelle nous avons signé un document qui nous engage pour que le Forum puisse se dérouler dans la sérénité », a-t-il dit à RNL.


Le président du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC), Gontran Djono Ahaba, qui a apposé sa signature au bas du document, trouve qu'il est temps d'enterrer la hache de guerre et de penser au  développement. « L'amour du pays n'est pas seulement l'affaire d'une seule personne, c'est l'affaire de tous les Centrafricains. Après 55 ans aujourd'hui, nous ne pouvons pas penser à diviser cet héritage de Boganda, cela ne nous honore pas. Ce n'est pas avec les armes que les Centrafricains pourront aller de l'avant. Nous devons cultiver le vivre ensemble et penser le développement de notre pays », a -t-il souligné.


La coordination des ex-combattants Antibalaka se dit partant pour un retour à la normale. Selon son coordonnateur général Patrice Edouard Ngaïssona, « L'engagement des Antibalaka, dès le départ, est un retour rapide à la paix. Nous avons amorcé ces discussions avec nos frères ex-Séléka avant le déplacement de Brazzaville. Nous devons, à Bangui, capitaliser ce grand Forum qui doit réunir tous les Centrafricains ».


Le coordonnateur général des Antibalaka a précisé qu'aucune entrave ne sera faite à la justice qui travaillera en toute impartialité et indépendance.


De son côté, le Gouvernement de la transition s'engage à mettre en œuvre l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville pour la prise en charge des ex-combattants casernés ainsi que la mise en place d'un comité de suivi-évaluation des conclusions du Forum.


Le Premier ministre Mahamat Kamoun s’est dit satisfait des échanges. « Je me réjouis que les participants aux discussions ont tous encouragé l'initiative du gouvernement. Je me félicite également que ces discussions se soient déroulées dans une atmosphère apaisée », a-t-il indiqué.


Le Chef du gouvernement a déclaré que le but de la rencontre est « d'encourager les groupes politico-militaires à aller au Forum de Bangui dans un esprit de serennité et de confiance », ce qui semble être positif au sortir de ce rendez-vous.


Les groupes armés qui ont signé l'engagement sont : l'Union des forces républicaines fondamentales (UFRF), le Mouvement des libérateurs pour la justice (MLJC), la Coordination des ex-combattants Antibalaka, Révolution et justice (RJ), le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC), Séléka rénové, le Front démocratique pour le progrès de la Centrafrique (FDPC), l'Unité du peuple Centrafricain (UPC) et l'Union des forces républicaines (UFR).


Les pourparlers qui ont abouti à la signature de cet engagement ont été ouverts le 10 avril dernier à Bangui.

Centrafrique/Bangui : Signature d’un accord d’engagement entre le gouvernement et les groupes armés
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Centrafrique-Presse.com
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 16:04

 


 

Bangui le 24 Avril 2015 (RJDH)---Dans un communiqué de presse publié le 23 dernier, l’Autorité Nationale des Elections (ANE), a expliqué avoir crée ses démembrements dans les 16 préfectures de la RCA. Ce sont les préfectures de la Vakaga, le Bamingui-Bangoran,  la Nana-Gribizi, la Ouaka et la Base-Kotto qui ont été couvertes la semaine dernière, selon le document dont le RJDH  a eu copie.

 

Les démembrements sont créés dans toutes les préfectures de la RCA. C’est ce qui est ressorti d’un communiqué de presse publié hier. 

 

Mais selon un constat fait par le RJDH, ce n’est pas toutes les sous-préfectures et les communes qui sont couvertes dans les faits. Dans la Ouaka où une mission de l’ANE s’est rendue dernièrement, les villes de Kouango, Grimari et Bakala n’ont pas été touchées.

 

Contactée par la rédaction du RJDH, Mme Marie Madeleine N’kouet, rapporteur général de l’Autorité Nationale des Elections n’a pas souhaité se prononcer sur la question. Elle a promis le faire dans les prochains jours après avoir consulté les autres.

 

Les démembrements de l’Autorité Nationale des Elections ont été créés dans plusieurs villes de la RCA sauf que les membres n’ont pas encore prêté serment. Le processus de recrutement des agents recenseurs est déjà lancé./

 

Line Péguy Gondje Demba 

Centrafrique/Bangui : L’ANE affirme avoir couvert les 16 préfectures par ses démembrements
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 15:13

 

 

 

Communiqué conjoint à 23 ONG

 

https://www.fidh.org  24 avril 2015

 

Le gouvernement et ses partenaires doivent maintenant assurer sa mise en place rapide

 

Le Conseil national de transition (CNT) de la République centrafricaine a pris une mesure décisive en faveur de la justice pour les victimes d’atrocités en adoptant une loi créant une Cour pénale spéciale au sein du système judiciaire national, ont déclaré aujourd’hui 23 organisations de défense des droits humains centrafricaines et internationales. [1]

 

Le projet de loi, qui avait été déposé au parlement de transition par le gouvernement le 6 février dernier, a été adopté le 22 avril en plénière à une très grande majorité des voix. La Cour pénale spéciale sera chargée d’enquêter sur les crimes les plus graves et de poursuivre les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis sur le territoire de la Centrafrique depuis 2003.

 

« En validant la création de la Cour pénale spéciale, le Conseil national de transition a dit « assez c’est assez » de l’impunité et s’est résolument positionné du côté de la justice et des victimes qui ont perdu la vie ou souffert de crimes atroces », ont déclaré les organisations de défense des droits humains. « Il n’y a maintenant aucun temps à perdre pour que le gouvernement et ses partenaires internationaux rendent la Cour pénale spéciale opérationnelle dès que possible ».

 

La Cour pénale spéciale telle que décrite dans la loi adoptée sera un mécanisme judiciaire hybride – c’est-à-dire composé de magistrats centrafricains et internationaux – établi au sein du système judiciaire centrafricain pour une période de 5 ans, renouvelable. Le président de la cour sera centrafricain et le procureur spécial sera international. Il y aura une majorité de magistrats nationaux.

 

Les organisations signataires ont noté que les autorités centrafricaines avaient reconnu à plusieurs reprises les faiblesses du système judiciaire national. Celui-ci a été, ravagé par des années de conflit, et n’a pas toutes les ressources humaines et matérielles, ainsi que l’expertise pour gérer des enquêtes difficiles portant sur des crimes complexes. Etant donné que les enquêtes porteront sur des atrocités commises par des groupes armés encore actifs en République centrafricaine, la Cour pénale spéciale permettra également de renforcer la sécurité et la protection du personnel judiciaire et des victimes et témoins.

 

« Les crimes de masse sont d’une extraordinaire complexité et ne peuvent être traités comme un simple vol », ont déclaré les organisations. « La Cour pénale spéciale sera un outil adapté qui viendra renforcer le système judiciaire centrafricain pour enquêter sur ces violations graves des droits humains et assurer la sécurité des juges et des témoins ».

 

La loi sur la Cour pénale spéciale doit maintenant être promulguée par la cheffe de l’État de transition, Catherine Samba-Panza. Une mise en place progressive de la juridiction est prévue dans la loi, avec l’opérationnalisation immédiate de la police judiciaire, des cabinets d’instruction, et du Parquet afin que les enquêtes puissent démarrer dès que possible.

 

De nombreuses victimes de crimes graves commis depuis 2012 en République centrafricaine attendent que justice soit faite, ont souligné les organisations signataires. De plus, la MINUSCA, la force de maintien de la paix de l’ONU en République centrafricaine, a procédé à l’arrestation de plusieurs présumés responsables de crimes graves au cours des derniers mois, parmi lesquels trois leaders de la milice anti-balaka, et les procédures à leur encontre doivent avancer. Les organisations signataires ont ajouté que pour devenir une réalité, prête à enquêter et juger les atrocités qui continuent d’être commises dans le pays, la Cour pénale spéciale avait maintenant besoin de personnel qualifié, de financement, et de soutien politique au niveau national et international.

 

Le Mémorandum d’entente signé entre le gouvernement et la MINUSCA ainsi que la loi sur la Cour pénale spéciale, prévoient que la MINUSCA fournira une assistance importante à la nouvelle juridiction, notamment en termes d’appui logistique, d’enquêtes, d’arrestation, et de nomination du personnel. Le Conseil de Sécurité de l’ONU devrait favoriser le soutien financier et logistique à la Cour pénale spéciale dans le mandat de la MINUSCA, qui sera renouvelé à la fin du mois d’avril.

 

Il est crucial pour le succès de la cour que les experts et magistrats internationaux qui viendront appuyer le personnel national soient dotés d’une véritable expérience en matière de poursuites des crimes les plus graves et de la volonté de travailler étroitement avec leurs pairs centrafricains, ont estimé les organisations signataires.

 

Les organisations ont pris note du fait que la plénière du CNT avait retiré du projet de loi un article prévoyant qu’aucune immunité ne s’appliquerait devant la Cour pénale spéciale, qui était pourtant en accord avec le droit international concernant les graves crimes internationaux. Toutefois, l’article 162 du code pénal centrafricain prévoit clairement qu’aucune immunité n’est applicable pour les poursuites en matière de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et crimes de génocide. Les immunités ne sont pas non plus reconnues par la Cour pénale internationale. Les organisations signataires ont également noté que les procès en révision sur la base de faits nouveaux devraient être exceptionnels, soumis à des conditions strictes et relever de la compétence de la Cour pénale spéciale.

 

La loi sur la Cour pénale spéciale prévoit également sa coopération avec la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert une seconde enquête en République centrafricaine en septembre 2014. Ce sera la première fois qu’une cour hybride est établie dans une situation où la CPI est également active.

 

La République centrafricaine est plongée dans une crise profonde depuis le début de l’année 2013, quand les rebelles de la coalition Séléka, majoritairement issus des provinces du Nord, se sont emparés du pouvoir à l’issue d’une campagne caractérisée par des meurtres généralisés de civils, des incendies et pillages d’habitations, et d’autres crimes graves. Vers le milieu de l’année 2013, des milices se dénommant anti-balaka se sont organisées pour combattre la Séléka, commettant des représailles à grande échelle contre les civils, en particulier musulmans, identifiés comme soutenant la Séléka. Des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers ont été déplacées par ce conflit.

 

« Avec un renvoi à la CPI et la création d’une cour hybride, la Centrafrique innove et démontre son engagement fort en faveur de la lutte contre l’impunité pour les crimes les plus graves », ont déclaré les organisations. « Les deux cours devront se partager le travail et élaborer les modalités de leur coopération afin de maximiser leur efficacité et multiplier les opportunités de justice ».

 

 

Organisations signataires :


Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-RCA)
Amnesty International (AI)
Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC)
Association des victimes de la LRA en RCA (AVLRAC)
Avocats Sans Frontières Centrafrique (ASF/RCA)
Bureau Information des Droits de l’Homme (BIDH)
Coalition centrafricaine pour la Cour Pénale Internationale (CCCPI)
Civisme et Démocratie (CIDEM)
Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP)
Enfants Sans Frontières (ESF)
Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Femme Action et Développement en Centrafrique (FADEC)
Human Rights Watch
Initiative pour le Développement de Centrafrique (IDC)
Lead Centrafrique (Lead)
Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH)
Mouvement des Droits de l’Homme et Action Humanitaire (MDDH)
Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH)
Observatoire Centrafricain pour les Elections et La Démocratie (OCED)
Observatoire pour la Promotion de l’Etat de Droit (OPED)
Parliamentarians for Global Action (PGA)
Réseau des ONGs de Promotion et Défense des Droits de l’Homme (RONGDH)
Réseau national de la Jeunesse pour les Droits de l’Homme (RNJDH)

 

 

RCA: création d'une Cour Pénale Spéciale

 

http://www.dw.de 

 

Selon le projet de loi , cette "juridiction mixte", composée de magistrats nationaux et internationaux, devait être chargée de juger "les crimes graves" commis en Centrafrique depuis 2012.

 

Mais les parlementaires ont reculé cette date pour permettre de juger aussi les crimes et délits graves commis depuis 2003. Le fonctionnement de ce tribunal sera entièrement financé par les Nations unies et la communauté internationale. Les Etats Unis d'Amérique ont d'ores et déjà annoncé une contribution de 182 millions de dollars.

 

Eclairages à Bangui avec notre correspondant Benjamin Baramoto.

L’adoption de la loi sur la Cour pénale spéciale est une importante avancée vers la justice (FIDH)
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Centrafrique-Presse.com
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 13:39

 

 

 

Par Pierre Pinto RFI  24-04-2015 à 14:00

 

Plus de deux ans après la chute de François Bozizé, la Centrafrique se prépare à de nouvelles élections pour mettre fin à la transition. Etape clé de ce processus, le Forum de Bangui est prévu dans les prochains jours. Qu’attendre de ce rendez-vous ? Eléments de réponse avec Pierre Pinto de la rédaction Afrique de RFI.

 

• Pourquoi ce Forum de Bangui ?

 

Le Forum est l’aboutissement d’un long processus entamé à Brazzaville en juillet 2014. Il s’agit d’assises nationales censées sceller la réconciliation en Centrafrique. Les participants discuteront ensemble des causes de la crise que traverse le pays depuis deux ans et demi, des responsabilités, des solutions, des projets pour l’avenir du pays. Les travaux s’articuleront autour de commissions sur des thèmes comme la sécurité, la cohésion sociale, l’économie, le pardon ou la lutte contre l’impunité.

 

• Quelles sont les forces en présence ?

 

Ce Forum se veut inclusif. Les groupes armés y sont bien sûr conviés. C'est-à-dire les trois factions de l’ex-Seleka, les anti-balaka et les autres groupes armés signataires de l’accord de Brazzaville de juillet 2014. Tous seront censés mettre en application les dispositions de cet accord signé au Congo : cantonnement des hommes, désarmement, démobilisation réinsertion des combattants. Pour les belligérants, il s’agit notamment de voir comment organiser un retour de la paix et de la sécurité pour permettre la tenue d’élections. Les partis politiques seront là également, ainsi que la plateforme religieuse regroupant les confessions catholique, musulmane et protestante. La société civile sera également représentée. A quoi, il faut ajouter les institutions, ou encore les partenaires internationaux.

 

• Pourquoi son organisation semble si compliquée ?

 

La tenue du Forum a été maintes fois repoussée. Parce que l’ensemble du processus a pris du retard. Les consultations à la base, ces états généraux au cours desquels les populations de l’ensemble du pays étaient invitées a faire part de leurs doléances en prévision du Forum ont pris beaucoup plus de temps que prévu. Il fallait que ces consultations puissent se tenir sur l’ensemble du territoire. Or, certains groupes armés les ont empêchés par endroits. Ensuite, il a fallu compiler les données ainsi recueillies, puis mettre en place le comité chargé d’organiser techniquement le Forum. Et là encore, cela a donné lieu à des polémiques qui ont retardé une fois de plus le processus. Enfin, la question du financement pose toujours problème. A quelques jours de l’ouverture théorique de ces assises, l’argent n’est toujours pas là.

 

• Quelle a été la dernière polémique sur les nominations ?

 

Le 4 avril, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, nomme par décret un comité technique d’organisation du Forum, à la tête duquel est nommé Jean-Jacques Démafouth. Le CNT, Conseil national de transition (le Parlement transitoire) dénonce le choix de ce dernier et un manque de concertation dans la composition de ce cabinet, chargé notamment d’établir la liste des participants et les quotas par « entité » (groupes armés, organisations de la société civile, plateformes religieuses, syndicats, partis politiques, etc.). L’exécutif de la transition finit par organiser une concertation et revient sur ces nominations. Encore du temps perdu.

 

• Pourquoi Jean-Jacques Démafouth a-t-il été si contesté ?

 

Jean-Jacques Démafouth a un long parcours derrière lui. Il a travaillé pour différents régimes en Centrafrique et s’est constitué une longue liste d’ennemis. Il y a 20 ans, il est nommé à la tête du centre national de recherche et d’investigation, sorte de police politique du président Patassé aux méthodes très contestées. Quelques années plus tard, il est accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat contre Patassé. Il est acquitté, mais en 2006 on le retrouve à la tête d’un groupe armé du Nord-Ouest, l’APRD. Il revient dans le paysage politique en 2008 à la faveur d’une amnistie. Pour beaucoup donc, ce parcours devrait lui interdire de piloter un processus censé donner un nouveau départ à la Centrafrique.

 

• Quel lien avec les pourparlers de Nairobi qui se sont déroulés au Kenya ?

 

Il n’y a aucun lien direct entre les pourparlers qui se sont déroulés entre décembre et avril à Nairobi et le Forum de Bangui. Les discussions de Nairobi ont souvent été qualifiées d’initiatives parallèles, puisque justement, elles ne s’inscrivaient pas dans le processus lancé à Brazzaville en juillet 2014. Ces pourparlers ont été initiés par Denis Sassou-Nguesso, le président congolais également médiateur de la crise centrafricaine. Nombre d’observateurs et d’acteurs centrafricains se sont d’abord interrogés sur la nature exacte de ces discussions qui rassemblaient des cadres de la mouvance anti-balaka, et des représentants d’une partie de l’ex-Seleka, en associant les deux grandes figures par qui la crise est arrivée : Michel Djotodia et François Bozizé.

 

• Pourquoi ces pourparlers ont-ils été si décriés ?

 

D’abord, peu de gens ont compris l’utilité de cette initiative. Les autorités de transition centrafricaines n’y ont pas été associées. Ni même les partenaires internationaux de la RCA. Au sein de la société civile ou des partis politiques, on voyait d’un mauvais œil cette nouvelle initiative supposée décider du destin de la Centrafrique, hors de la Centrafrique. Au sein de la coordination anti-balaka, censée représenter la chaîne de commandement de la mouvance, on assure n’avoir mandaté personne pour aller à Nairobi. Lorsqu’un premier accord émerge de la capitale kényane en janvier, proposant une troisième transition et évoquant une amnistie, c’est un tollé. Les partenaires internationaux, France en tête, le rejettent, tout comme les autorités centrafricaines. Denis Sassou-Nguesso finit par désavouer à son tour le document. Les discussions de Nairobi ne s’arrêtent pas là pour autant. L’accord est transformé en déclaration d’engagement. Un document par lequel les participants aux négociations se rallient au processus de Brazzaville.

 

• Quels rôles pour les anciens présidents Michel Djotodia et François Bozizé dans ces pourparlers de Nairobi ?

 

L’accord de Nairobi mort-né, le médiateur congolais et le facilitateur kenyan veulent utiliser ces pourparlers pour permettre à Michel Djotodia et François Bozizé de revenir dans le jeu centrafricain et de les impliquer dans le processus de réconciliation. Ils y parviennent en faisant signer aux deux anciens présidents, le 14 avril, la fameuse déclaration par laquelle ils se rallient au processus de Brazzaville.

 

• Que représentent Michel Djotodia et François Bozizé dans leur mouvance respective aujourd’hui ?

 

Depuis son exil au Bénin, Michel Djotodia est toujours officiellement président du FPRC, l’une des trois branches de l’ex-Seleka. Il est secondé par Noureddine Adam. Le FPRC est contesté par les deux autres branches : le RPRC de Zacharia Damane, et l’UPC d’Ali Darassa.

 

 François Bozizé est soupçonné par les Nations unies d’avoir soutenu des groupes anti-balaka, ce qui lui vaut d’être sous sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU. Il est théoriquement interdit de voyage et ses avoirs sont gelés. S’il bénéficie encore de soutiens parmi les militaires qui avaient rejoint la mouvance anti-balaka, son influence semble s’être émoussée. Edouard Ngaissona, coordinateur des anti-balaka, prend systématiquement ses distances avec lui. Peut-être voit-il en lui un concurrent pour la présidentielle, puisque les deux ont du mal à cacher leurs ambitions.

 

• Seront-ils présents lors du Forum de Bangui ?

 

A Nairobi, François Bozizé avait dit sa « disponibilité » à participer au Forum de Bangui. Son parti, le KNK insiste d’ailleurs pour qu’il soit présent. Quant à Michel Djotodia, il ne semble pas y tenir plus que cela. De toute façon, de source diplomatique on semble certain que ni l’un ni l’autre n’en sera.

Centrafrique: le Forum de Bangui en dix questions (RFI)
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Centrafrique-Presse.com
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 13:05

 


 

Bangui, 24 avril 2015 (RJDH)---Charles Armel Doubane, candidat déclaré à la prochaine présidentielle centrafricaine, a condamné l’incendie du marché central de Bangui qu’il a qualifié d’acte criminel et terroriste. Ce dernier ne croit pas à l’hypothèse d’un court-circuit, hypothèse avancée par de nombreuses personnes pour expliquer cet incendie. L’ancien ministre Charles Armel Doubane l’a dit dans une interview accordée ce matin au RJDH.

 

Charles Armel Doubane est catégorique, l’incendie du marché central n’est pas un fait du hasard. L’ancien ministre et candidat déclaré à la prochaine présidentielle avance la thèse d’un acte criminel perpétré par les ennemis de la paix. « C’est trop facile d’avancer le court-circuit comme la cause de cet incendie. Il s’agit en fait, d’un acte criminel et terroriste posé par les ennemis de la paix et ils sont nombreux », a-t-il confié au RJDH.  

 

Cet incendie est pour Charles Armel Doubane est un acte de sabotage du processus du dialogue, « ce n’est pas le fait d’un hasard lorsqu’un incendie est signalé au moment où nous préparons le forum salutaire de Bangui. Je pense que c’est briser les symboles de l’unité, de réconciliation d’un peuple ». Il a déploré les pertes causées par cet incident, « aujourd’hui plusieurs Centrafricains sont touchés. Les compatriotes qui font du commerce là ont tout perdu sans pourtant avoir quelqu’un pour les aider ».

 

L’ancien ministre Charles Armel Doubane a appelé la justice à rechercher et à punir les responsables de cet acte, « aujourd’hui, ce que j’attends de la justice c’est une enquête rapide afin d’identifier les coupables et les punir pour cet acte criminel que tout fils de ce pays, épris de paix doit condamner ».

 

Le candidat Charles Armel Doubane a noté que la République Centrafricaine gagnera si les Centrafricains mettent leurs différends de côté pour poser les bases d’un nouvel horizon lors du forum de Bangui, « il est essentiel que nous sortions de la dynamique de destruction pour nous mettre ensemble afin de définir de nouvels objectifs pour l’avenir de ce pays. C’est pourquoi lors de ce forum, je délivrerai un message d’unité, de réconciliation, de justice et de paix ».

 

L’incendie du marché central de Bangui s’est déclaré dans la nuit du 22 au 23 avril. Plusieurs boutiques ont été détruites. Pour le moment, les dégâts ne sont pas encore évalués et les causes de l’incendie restent indéfinies./

 

Sylvestre Sokambi

Centrafrique/Bangui : Incendie du marché central, un acte criminel et terroriste selon Charles Armel Doubane
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 12:39

 

 

 

24/04/15 (RFI)

 

Le gouvernement centrafricain a reçu ces derniers jours les représentants de groupes armés, les uns après les autres, dans l’optique de la préparation du Forum prévu du 4 au 11 mai prochain. Les discussions se sont achevées jeudi par une cérémonie en grande pompe et la signature d’un code de conduite dans les discussions à venir.

 

Ils étaient tous là, ou presque. Le gouvernement, la communauté internationale, la Minusca et, bien sûr, les groupes armés. Les anti-balaka. Mais aussi les ex-Seleka de l'UPC, les ex-Seleka du RPRC... Mais pas les ex-Seleka du FPRC, la branche dirigée par Michel Djotodia et Noureddine Adam. Leur émissaire, attendant une décision venue d'en haut, a refusé de signer la déclaration d'engagement paraphée par tous les autres.

 

 Ce texte prend la forme d’un « code de bonne conduite », par lequel les groupes armés s'engagent à participer au Forum dans un esprit de sérénité et d'apaisement. Mais au cours de ces discussions, il a aussi été question de choses concrètes.

 

Le processus DDR, enjeu central des discussions à venir

 

Le gouvernement a ainsi présenté sa stratégie Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) qui servira de base au programme qui doit être adopté au Forum. La ministre centrafricaine de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, s'est par ailleurs dit satisfaite de ces rencontres préalables : « Au moins, ils s’engagent à aller au Forum dans un cadre de sérénité. Ça peut faire des dialogues plus constructifs pour permettre de sortir de ce Forum avec des propositions concrètes. On a eu vraiment à faire à des Centrafricains qui voulaient se parler. » La ministre, qui dit sa confiance dans l’issue de ce futur Forum, juge que « les Centrafricains sont fatigués et veulent vraiment aller rapidement à ce Forum et aller vers des élections libres et transparentes et avoir un pays gouvernable. »

 

Chaque groupe armé a également pu présenter une série d’exigences qui se ressemblent beaucoup. Le FPRC - qui n'a pas signé le texte, mais a participé aux discussions - exige la libération de ses éléments encore sous les verrous, comme Ousmane Mahmat Ousmane. Même chose pour l'UPC et les anti-balaka. Ces derniers réclament la libération de leurs chefs emprisonnés, y compris Andilo, ainsi que l'annulation de tous les mandats d'arrêt existants. Malgré cela, tous les participants, gouvernement et groupes armés, se félicitent de l'esprit qui a présidé à ces discussions.

 

La Minusca en quête de moyens

 

« Tout le monde est sensible, tout le monde est au chevet de la Centrafrique. Mais il est clair que tous les partenaires veulent que les progrès soient consolidés, et ils le seront d’abord par le forum de Bangui, il faut que les Centrafricains comprennent cela », a déclaré au micro de RFI Babacar Gaye représentant spécial de l'ONU et chef de la Minusca.

 

« Il nous manque de l’argent pour l’appel humanitaire. Il nous manque de l’argent, bien sûr, pour les élections. Il nous manque de l’argent pour la démobilisation », souligne Babacar Gaye. Cela fait en effet plus de six mois que la Minusca se déploie en Centrafrique, mais la pleine capacité opérationnelle n'est toujours pas atteinte, et il manque des financements conséquents pour assurer la bonne organisation des élections à venir. Pour lui, « il faut que les Centrafricains soient eux-mêmes au chevet de leur pays et qu’ils fassent de ce Forum de Bangui un succès, c’est-à-dire une refondation de leur pays. » Un préalable qui permettra, selon le représentant spécial de l’ONU d’ « encourager [tout le monde] à passer à l’étape qui consiste à transformer les intentions en véritable mobilisation financière ».

 

Babacar Gaye salue également le « chemin parcouru depuis Brazzaville : Aujourd’hui, des groupes armés viennent discuter avec le gouvernement dans des discussions préliminaires avant le Forum. Et une population se mobilise autour de ce Forum, puisque partout aujourd’hui le grand débat c’est la participation. Tout le monde veut être de “cette messe” de refondation de la Centrafrique. Nous plaçons beaucoup d’espoir dans ce Forum. »

 

 

Centrafrique/Bangui : La Coordination des Organisations des Musulmans Centrafricains réclame 346 places pour le forum de Bangui


Bangui, 23 avril 2015 (RJDH)—Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 22 avril au siège de la COMUC au km5, le Coordonnateur de ladite organisation, Ali Ousmane,  a déclaré que la communauté musulmane a droit à 346 places pour les assis de Bangui qui se pointent à l’horizon.  Il déplore la cooptation de certains musulmans, pour  participer au forum de Bangui.

 

La COMUC exige 346 places pour les assises du forum de Bangui.

 

« Nous sommes dans un pays laïc où les fils et filles du pays doivent être traités sur les mêmes pieds d’égalité. Malheureusement, on nous traité aujourd’hui comme des étranger. Sur les 600 places, nous réclamons 346 places pour nous les musulmans  », a dit Ali Ousmane.

 

Ali Ousmane a ajouté que le mode de désignation, proposé par les organisateurs du forum de Bangui (homme femme et enfant), ne rencontre pas leur agrément.

 

« Pour tout le pays, nous n’avons que 13 places. Ce n’est pas normal,  je pense que c’est un mépris vis-à-vis de la communauté musulmane. Le mode employé pour la participation exclut d’office  nous les musulmans.  Les gens ont tendance à privilégier les politiciens et les gens de la diaspora.  Or, cette crise ne les concerne pas vraiment. Et c’est n’est pas à eux de décider de ce forum. C’est une crise religieuse, qui oppose les chrétiens et les musulmans. Elle est communautaire, car elle oppose les deux communautés »,  a constaté le coordonnateur.

 

Il dit passer à la vitesse supérieure au cas où leur cri n’est pas entendu, « nous sommes organisons des marches pour faire entendre notre voix ».

 

La réaction de la COMUC intervient quelques heures après le décret numéro 15.148 modifiant et complétant le décret numéro 15. 110 du 1er avril 2015, fixant la période de la tenue du forum de Bangui. /

 

Annette Maélaine Malebingui.

 

 

RCA: les acteurs du Forum en ordre de bataille pour les discussions
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 12:36

 

 

 

23/04/15 (Agence d'information d'afrique centrale)

 

Le vice-président kényan, William Ruto, a été reçu le 22 avril dernier par le président Denis Sassou-N’Guesso. Il est venu rendre compte des négociations inter centrafricaines tenues ces derniers mois à Nairobi.

 

« Je suis venu rendre compte de l’accord de Nairobi et de la mission que le président Sassou-N’Guesso, en sa qualité de médiateur, a confiée au président Uhuru Kenyatta et au gouvernement kényan », a indiqué le vice-président, Ruto.

 

En effet, fin décembre 2014 sur initiative de Denis Sassou N’Guesso, médiateur international dans la crise centrafricaine, s’était ouvert, dans la capitale kényane, un round de négociations entre les représentants des groupes armés ex-Séléka et Anti-balaka. Les anciens présidents François Bozize et Michel Djotodia, se sont rencontrés à cette occasion.

 

Trois accords y ont été signés a rappelé le vice-président Kényan. Le premier a été signé en janvier par les parties présentes mais a été rejeté par les autorités de Bangui et la communauté internationale. Une deuxième version a été paraphée par les représentants des groupes armés, le 8 avril dernier, visant à accompagner le processus de Brazzaville. À la surprise générale, les deux ex-chefs d’État, Bozize et Djotodia, ont approuvé une « déclaration inconditionnelle soutenant l’accord de Brazzaville » réaffirmant, ainsi, leur détermination à participer au Forum de Bangui.

 

À propos de la participation des anciens présidents centrafricains qui n’est pas validée par les entités en charge de l’organisation de la grand-messe de Bangui, le vice-président est favorable à un dialogue inclusif. « Ce forum se fera de façon inclusive, et permettra de restaurer la paix, de faire avancer le processus démocratique dans ce pays », a martelé William Ruto qui, en guise d'annonce, a déclaré que le chef de l’État congolais est attendu à Nairobi au cours des semaines à venir. Une invitation de son homologue kényan, Uhuru kenyatta.

 

Fiacre Kombo

William Ruto : « Le forum de Bangui se fera de façon inclusive… »
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 01:41

 

 

 

Comme tout semble porter à le croire, sauf extraordinaire, l’ex-ministre anti-balaka du tourisme, Romaric Vomitiadé, condamné à deux ans d’emprisonnement ferme et 300.000 f CFA d’amende pour viol, qui a cru devoir s’évader des geôles de la SRI pour pensant trouver refuge en RDC avant de se faire mettre la main dessus par les autorités de Kinshasa, sera vraisemblablement extradé dans les prochains jours  sinon dans les prochaines semaines puisque le ministre centrafricain en a fait la demande à son homologue congolais lequel a déclaré n’attendre que la demande formelle d’extradition.

 

Au-delà de la grave atteinte à l’image de marque de la RCA - qui n’était déjà pas très reluisante - que le feuilleton du scandale de ce ministre anti-balaka et violeur a encore occasionnée, se pose aussi et surtout une fois de plus, la problématique de l’impunité et de la chaîne pénale en Centrafrique. Si Romaric Vomitiadé a osé se faire la belle, c’est parce qu’il savait qu’en Centrafrique cela était parfaitement possible.  Par le biais d’une « permission » bidon pour raison de santé qu’il a sollicitée et obtenue une première fois du parquet, il a pu rentrer chez lui. C’est à l’issue de la seconde autorisation d’absence à lui accordée qu’il n’a plus regagné la SRI mais a directement traversé le fleuve pour se retrouver à la ville de Zongo en RDC, juste en face de Bangui, avant de se faire arrêter par les autorités de RDC pour « entrée irrégulière » sur leur territoire.

 

Que la gendarmerie et le parquet, tous les deux très embarrassés par ce énième cas d’évasion, tentent après coup de se rejeter les responsabilités ne change rien au problème. On ne peut comprendre ni admettre que des délinquants notoires, fussent -ils d’anciens ministres, déjà condamnés dans des affaires sensibles et grandement susceptibles de se soustraire de la chaîne pénale, puissent bénéficier de permissions pour des motifs en réalité fallacieux pour regagner leur domicile et en profiter pour fondre dans la nature. Sous le régime Séléka, le fameux « colonel Daz » pour Danzoumi Yalo, avait réussi à quitter le pays dans des conditions similaires alors qu’on l’avait conduit sous bonne escorte à son domicile pour prendre ses affaires avant de regagner les geôles où il était détenu.

 

Avant de devenir ministre du tourisme dans le gouvernement de transition, Romaric Vomitiadé est surtout un membre et représentant des rebelles anti-balakas, nébuleuse dont la particularité est hélas le grand banditisme, les enlèvements crapuleux de personnes, les braquages et vols des biens d’autrui ainsi que d’œuvrer inlassablement pour que notre pays demeure indéfiniment dans le désordre et l’anarchie, profitant de l’effondrement de l’autorité de l’état pour vivre de rapines de toutes sortes tout en cherchant à exister ainsi, tout en recherchant en permanence l’impunité totale. Les cas du tristement célèbre Rodrigue Ngaibona alias Andjilo et autre « Chocolat » pour ne citer que ces deux bandits qui croupissent depuis quelques mois en prison on ne sait pour combien de temps encore, sont assez édifiants.

 

Alors que la sinistrement célèbre prison de Ngaragba sous le règne de Bokassa s’était surtout distinguée par le nombre de compatriotes qui y ont perdu la vie, cette maison d’arrêt est devenue ces derniers temps une véritable passoire avec des évasions répétées de pensionnaires, les unes aussi rocambolesques que les autres. Actuellement, la présence encore en geôle de certains délinquants dangereux style Andjilo et d’autres criminels ant-balakas et Séléka n’est due qu’à l’appui des soldats de la Minusca. Qu’en sera-t-il après le départ des forces internationales ? Le choix a été porté sur la réhabilitation par la Minusca d’une cinquantaine de geôles au camp de Roux pour y garder des détenus dangereux alors que la question de la construction d’une vraie prison avec un quartier de haute sécurité en bonne et due forme se pose dorénavant avec acuité dans ce pays.

 

Le CNT vient de voter une loi créant la Cour pénale spéciale qu’aussi bien les Centrafricains que la communauté internationale appelaient de leurs vœux mais a-t-on déjà pensé à la structure pénitentiaire qui accueillera les premiers clients de cette Cour pénale spéciale qui seront, à n’en pas douter nombreux ? L’île des singes ou Bongossoua sur le fleuve Oubangui en face de la capitale pourrait abriter par exemple une telle prison répondant aux standards internationaux de nos jours et avec une capacité d’une centaine de places réservées aux premiers condamnés  de la CPS. Cela permettrait de déplacer la prison de haute sécurité du camp de Roux qui a vocation à abriter l’état-major des Faca ainsi que la résidence de standing chef de l’état qui s’y trouve que Bokassa, Kolingba et Djotodia ont occupée, à l’exception de Patassé et Bozizé.

 

Rédaction CAP

 

Problématique de la chaîne pénale et de l’impunité en RCA à la lumière du cas Romaric Vomitiadé
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 23:21

 

 

Invité Afrique soir

 

 

Par  jeudi 23 avril 2015

 

Cela fait plus de six mois maintenant que la Minusca se déploie dans en Centrafrique. La pleine capacité opérationnelle n'est toujours pas atteinte, il manque des financements conséquents pour assurer la bonne organisation des élections à venir. Babacar Gaye représentant spécial de l'ONU et chef de la Minusca s'est exprimé au micro de RFI. Il fait le point sur la situation sécuritaire du pays et sur les échéances qui approchent notamment le forum de Bangui.

 

« Notre composante militaire commence à gagner ce qui me paraît essentiel sur le terrain : l'ascendant moral vis à vis des groupes armés. Nous serons à la fin de ce mois pratiquement à 85 % de nos effectifs. Ils nous manquera quelques unités du génie dont les moyens sont en route, mais ce qui est essentiel est que nous sommes déjà en mesure de remplir notre mission. »

 

 

 

RCA: la Minusca «est en moyen de remplir sa mission» : gl Babacar Gaye
RCA: la Minusca «est en moyen de remplir sa mission» : gl Babacar Gaye
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 23:15

 

  

 

APA-Dakar (Sénégal) Par Demba Jawo - 2015-04-23 13:28:43  Il est vraiment accablant d'entendre pratiquement tous les jours, les médias faire état de la mort en haute mer de centaines de jeunes africains essayant d'atteindre l'Europe à travers la Méditerranée.


De nombreux analystes, se penchant sur les causes d'une telle tragédie qui hypothèque l'avenir de tout un continent, ont tendance à reprocher à l'Europe son manque d'hospitalité vis-t-à-vis des immigrants africains. Un reproche fondé, mais qui, en vérité, n'est qu'une partie de l'explication de cette tragédie.


Les principales causes sont ailleurs et à ce propos, il convient d'indexer la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion injustifiée des ressources humaines et matérielles de nos propres dirigeants.


Qu'attendons-nous de l'Europe pour améliorer la situation? La plupart des personnes pensent que si l'Europe avait assoupli ses politiques d'immigration et rendu l'immigration sur le continent beaucoup plus facile pour les Africains, beaucoup de ces jeunes qui ont recours au voyage clandestin en mer, auraient pu obtenir des visas et voyager à travers des voies légales.


Agir dans ce sens reviendrait à ouvrir toutes grandes les portes de l'Europe, laquelle, convenons-en, ne serait pas en mesure d'accueillir tous les Africains candidats à l'émigration.

Ainsi, l'Europe n'a pas d'autre choix que de renforcer ses politiques en matière d'immigration pour protéger le niveau de vie de ses populations. Pour ce faire, l'Union européenne est en train de tenir une rencontre d'urgence pour discuter de la question relative à ces tragédies qui coûtent la vie aux fils du continent.


Dans le même temps, on doit se demander pourquoi l'Union africaine ne se prononce pas sur cette tragédie, vu que la grande majorité de ceux qui perdent chaque jour leur vie sont des Africains.

Pourquoi l'Union africaine n'est pas prête à s'attaquer au phénomène ? Est-ce parce que nos dirigeants ont peur de reconnaître leur propre incapacité ? Ou simplement, méprisent-ils à ce point le sort de leur peuple?


La vérité est toute crue : la responsabilité de cette tragédie repose entièrement sur les épaules de nos dirigeants africains dont la mauvaise gouvernance et les politiques économiques ont rendu la vie difficile à l'Africain lambda.


Les personnes occupant des postes élevés et qui sont une minorité sont souvent aveuglées par leur pouvoir et occupées à accumuler des richesses qu'elles oublient leur devoir de travailler au bien-être des populations qui les ont mis au pouvoir.

En conséquence, l'une de leurs principales obsessions est de voir comment user de tous les moyens, légaux comme illégaux, en vue de rester autant que possible au pouvoir.

En Gambie, pays illustratif d'une telle gouvernance, le pourcentage des jeunes qui continuent de périr en mer en tentant d'atteindre l'Europe est extrêmement élevé.

C'est sans doute à cause de la mauvaise politique économique et sociale du régime en place et du cadre de mauvaise gouvernance du pays que les jeunes gambiens ont à peine l'opportunité d'exprimer leur potentiel, d'où leur départ en masse vers l'étranger.

Exemple du mal-vivre en Gambie : récemment une confrontation a opposé pendant près d'une semaine la police et l'opposition gambienne, l'United democratic party (UDP), à cause simplement d'une demande d'autorisation de réunion.


Si le pouvoir ne peut pas obéir à la constitution qu'il a juré de protéger et si les forces de police et de sécurité se laissent instrumentaliser par les tenants du pouvoir jusqu'à bâillonner le peuple qu'elles sont censées protéger, il est alors difficile de voir comment la justice prévaudra dans nos pays.


Cette triste situation est une raison suffisante pour que les jeunes africains perdent confiance en la capacité de leurs gouvernants à leur assurer le droit de jouir de leurs libertés les plus élémentaires dans leur propre pays.


Partant de là, il n'y a pas d'autres moyens de solutionner le problème de l'émigration clandestine que de bonifier la gouvernance en Afrique afin de permettre à tout un chacun de jouir en y participant au développement de son pays.


Le développement comme celui de l'Europe et des USA que nous envions est à ce prix, si nous ne voulons pas continuer d'assister à la domination d'un petit groupe de personnes sur le reste des peuples martyrs d'Afrique.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=822401#sthash.mAUKdqJn.dpuf

Migration des jeunes africains : une conséquence de la mauvaise gouvernance en Afrique
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