Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 19:21

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 19/03/15 - L’Association du barreau américain (ABA), une ONG américaine de promotion de l’Etat de droit, opérationnelle dans plus de 60 pays, a démarré à travers son programme « Initiative pour l’Etat de Droit », une série de formations de la société civile centrafricaine sur la participation citoyenne, le plaidoyer et le monitoring.

 

L'objectif est d'aider les participants à doter la République Centrafricaine d'institutions fortes et favoriser une bonne administration de la justice afin d'assurer le développement du pays.

 

Dans le viseur de l'ABA, la nouvelle constitution centrafricaine dont l'avant-projet a été voté par le Conseil National de Transition au mois de février dernier.

 

ABA veut, à travers cette formation, étudier le contenu de la nouvelle constitution avec la société civile pour savoir si elle répond aux aspirations du peuple centrafricain et est susceptible d'apporter la stabilité dans le pays.

 

Cette ONG entend descendre dans l'arrière-pays afin de réveiller la conscience des populations sur leur rôle dans la mise en place des nouvelles institutions en Centrafrique mais surtout leur capacité de s'approprier le processus le électoral en cours dans le pays.

L'Association du barreau américain démarre une formation de la société civile centrafricaine
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 18:54

 

 

Centrafrique /Bria : L'ANE installe les membres du démembrement
 

Bria, 19 mars 2015(RJDH)--Le président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) Dieudonné Kombo Yaya et certains cadres de cette institution ont effectué une mission de travail le mercredi 18 mars 2015 dans la ville de Bria pour la mise en place des membres de l’ANE de ladite localité.

 

« Il était aussi question de sensibiliser les différentes  entités et de les impliquer dans le processus électoral», a dit Dieudonné Kombo Yaya. Une occasion pour lui d'appeler la population de la ville de Bria au sens du civisme, à la dignité et la responsabilité.

 

 Il a par ailleurs relevé que la mise en place des membres de démembrement de l'ANE a été déjà effective à Bangui et  dans bien d'autres  villes de la République Centrafricaine. « Et  c’est le tour de la ville de Bria », a-t-il  souligné.

 

  « La population est bien imprégnée au sujet du démembrement de l’Autorité Nationale des Elections. Le mieux c’est d’être digne et responsable pendant le vote des membres du démembrement », a fait savoir le préfet de la Haute Kotto, Robert Morgode.

 

 Le vote des membres du démembrement de l'ANE  est prévu pour ce vendredi  19 mars. La ville de Bria est la neuvième ville où l'ANE a mis en place les membres du démembrement. /

 

Florentin Gounalahou


 

Centrafrique/Berberati: Une mission du processus de Kimberley séjourne dans la région
 

Berberati, 19 mars 2015(RJDH)- Deux experts angolais ont effectué une mission conjointe avec l’inspecteur central des mines, Jeannot Ndéroumtaté, dans la région ouest de la Centrafrique, le 18 mars dernier. Le but de ce déplacement était de toucher  du doigt la réalité du terrain afin de trouver une solution pour une éventuelle levée de la sanction sur les diamants et or centrafricains.

 

 «Nous voulons d’abord connaitre la réalité du terrain et chercher les voies et moyens pour enlever la sanction sur les diamants et or », a dit  Jeannot Ndéroumtaté,

 

Une occasion pour le 1er citoyen de la ville de Berberati, Albert Eustache Nakombo,  de présenter les conditions de travail dans les chantiers miniers. «La Mambéré-Kadéï reflète les principes de la zone verte, les activités minières évolues en présence des partenaires et non des hommes armés »,  a-t-il précisé.

 

Les artisans miniers se sont réjouis de cette mission. Un sentiment exprimé par Adamou Yacoubou. « Si cette mission pourra aider à  lever l’embargo sur les diamants et or, ça serait une bonne chose », a-t-il suggéré.

 

En réponse à la préoccupation des artisans et celle d’Albert Eustache Nakombo, les deux experts angolais ont déclaré qu’ils sont venus pour faire le constat  et le reste sera apprécié. Ils ont ensuite visité un chantier où les artisans miniers étaient en pleine activité. /

 

Jean Claude Yapongo

 


Centrafrique/Bangui : Deux personnes enlevées par des Anti-Balaka au village de Kouloumadja

 

Bangui, 19 Mars 2015 (RJDH)--La cheffe du village Kouloumadja, situé à 22 kilomètres de Bangui,  a été la cible d'une attaque des Anti-Balaka. Ces derniers ont brûlé trois maisons appartenant à cette autorité communale et ont enlevé deux membres  de sa famille. Des faits confirmés  au RJDH par la victime qui a pu rejoindre la ville de Bangui.

 

Cet incident était survenu du 11 au 12 mars, après une mission effectuée par la Minusca dans ce village. Une opération qui a permis de démanteler les barrières illégales érigées par des Anti-Balaka.

 

« Lors de cette opération, ces Anti-Balaka ont fui pour se réfugier sur les collines environnantes. Après le départ des éléments de la Minusca, Ils sont revenus pour s'en prendre à Mamidou Ramatou, cheffe du quartier Koulamadja, l'accusant d'être une traitresse »,  a témoigné un habitant de ce village joint par le RJDH.

 

Pour se venger, ces hommes en arme ont mis le feu aux trois maisons de l'autorité communale  et ont emporté ses biens. Ils ont aussi enlevé deux personnes de sa famille. L'incendie a  été provoqué au moment où la cheffe du village de Kouloumadja, a été alertée par les habitants et a quitté les lieux pour se réfugier à Bangui.

 

« C’est après mon départ qu’ils ont détruit ma maison et ils ont pris en otage ma mère et mon petit frère. Ils ont demandé une somme de 200 000 FCFA en échange de leur libération», a dit  Mamidou Ramatou. Selon ses propos, la gendarmerie a réussi à mettre la main sur un présumé coupable.

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca tenue mercredi 18 mars,  le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole militaire a confirmé  cette arrestation.  « Un des bandits a été arrêté avec des minutions. Il a été conduit à la gendarmerie pour les interrogatoires (...) »,  a-t-il dit. /

 

Flora Sandrine Mbagna


 

Centrafrique/Bangui : Le Syndicat des magistrats annonce la reprise des activités la semaine prochaine

 

Bangui, 19 mars 2015 ( RJDH)- Après une Assemblée Générale tenue ce jeudi 19 mars, le syndicat des magistrats centrafricains,  décide de suspendre son mouvement de grève. "Cette suspension fait suite à des menaces subies  de la part  du gouvernement et de leurs chefs hiérarchiques", a dit Parfait Yangadia, président de cette structure.

 

Le syndicat  s’abstient, dit  Parfait Yangadia,  de signer  tous les documents  de négociation en cours et compte reprendre le travail  le lundi prochain.

 

« A l’issue de cette Assemblée Générale, les magistrats centrafricains, se sont rendus compte de l’affaiblissement  de leur mouvement, par l’intervention intempestive   de leurs chefs, qui sont les chefs de Cours. Et que des pressions ont été faites sur certains magistrats,  pour tenir des audiences.  Cependant, une partie maintient sa position  de continuer la grève.  Au vu de cette division, le bureau a décidé de suspendre la grève. Et le Syndicat demande aux magistrats de reprendre le travail le lundi prochain », a instruit Parfait Yangadia.

 

Lors de séances de négociation avec le gouvernement, il était question de signer un  document conjoint. Mais à l’issue de cette assemblée générale, « nous avons décidé de ne pas signer un document. Et nous laissons cela à la responsabilité du gouvernement et de nos chefs de cours », a notifié le président du collectif des magistrats.

 

Les magistrats centrafricains ont été encore empêchés de tenir leur Assemblée Générale dans les salles d'audience. Cette rencontre a eu lieu sous les arbres. Les magistrats se sont tenus sur leurs pieds pendant les moments de discussion. «  Nous sommes vraiment surpris du comportement des autorités publiques », s’indigne  le président du Bureau du Syndicat des magistrats centrafricains.

 

L'annonce de la reprise des activités intervient après deux séries de grèves observées  par les magistrats Centrafricains. Ils réclament du gouvernement le paiement de leurs indemnités de responsabilité. Le RJDH n’a pas pu mettre la main sur les autorités du ministère de la Justice pour leurs versions des faits/

 

Annette Maélaine Malabingui.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 18:35

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 19 mars 2015 13:54

 

Le Syndicat national des magistrats centrafricains suspend son mouvement de grève déclenché le 4 mars dernier. La décision de suspension est intervenue au cours de l'assemblée générale tenue ce jeudi à Bangui. La rencontre visait à évaluer la grève de 8 jours qui a pris fin ce 19 mars.


« La grève est suspendue. Le Syndicat, par ma voix, appelle tous les magistrats à reprendre le travail lundi prochain. Nous avons décidé de ne signer aucun document avec le gouvernement. Etant donné que les chefs des Cours qui nous gèrent ont pris fait et cause pour le gouvernement et ont poussé à la reprise, nous ne signons rien mais nous laissons cela à la responsabilité du gouvernement », a indiqué Parfait Rodrigue Yangandja, président du Syndicat national des magistrats centrafricains.


Les activités judiciaires ont repris mercredi à Bangui. La reprise a mis un terme au mouvement de mécontentement. Une audience correctionnelle de flagrants délits et une audience publique du Conseil d’État ont eu lieu au Tribunal de grande instance et au Tribunal administratif de Bangui.


Le ministre d’État en charge de la Justice, Garde des Sceaux, chargé de la réforme et des droits de l'Homme, Aristide Sokambi, se félicite de cette reprise. « Le 14 mars 2014, les chefs des Cours se sont saisis de la question et ont demandé une reprise du travail. De mon retour de voyage, avant la fermeture des bureaux, j'ai fait le tour de tous les services du département. Je me suis rendu compte que la reprise était effective, la plupart des magistrats étaient à leur lieu de travail », a rassuré le ministre Sokambi.


Le membre du gouvernement de la transition promet que le gouvernement de Mahamat Kamoun mène des efforts pour trouver un palliatif à ce problème d'indemnités de responsabilité. Selon le ministre de la Justice centrafricaine, il n'est nullement question pour les hommes en toge de paralyser l'appareil judiciaire. 

« Le gouvernement est tout à fait disposé à régler tous les problèmes possibles. Mais, il ne faut pas non plus qu'on fragilise le gouvernement en bloquant. C'est depuis le 4 mars que cette grève avait été entreprise », a souligné le ministre d’État à la Justice.


Pour le Syndicat national des magistrats centrafricains, cette reprise est faite sous la pression des responsables du département de tutelle.


La grève des magistrats visait à exiger du gouvernement de la transition, le paiement des indemnités de responsabilité dont le décret avait signé par la présidente de transition Catherine Samba-Panza au mois de juillet 2014.

Les magistrats centrafricains suspendent leur grève
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 18:12

 

 

 

19-03-2015 à 15:02 RFI Avec nos envoyés spéciaux, Pierre Pinto, Par Bertrand Haeckler

 

Le quartier de Boy-Rab dans le nord de Bangui est l'un de ceux qui donne le plus de fil à retordre aux forces internationales ainsi qu'à la police et à la gendarmerie centrafricaine. C'est à Boy-Rab qu'une patrouille française et des hommes armés se sont affrontés pendant plusieurs heures lundi 16 mars. Rencontre avec un habitant de ce quartier rongé par le banditisme.

 

A Boy-Rab les armes sont partout et la délinquance est endémique. C'est là souvent que les braqueurs viennent cacher leurs véhicules volés. Les habitants de ce quartier sont les premières victimes de ce banditisme. 

 

Franklin, la quarantaine vit à Boy-Rab depuis toujours. Il y a quelques jours au beau milieu de la nuit, alors qu’il sort de sa maison, ce père de famille tombe nez à nez avec six hommes sur deux motos. Le braquage commence.

 

« Ils m’ont demandé de leur donner la clé de la voiture, je leur ai dit : moi, j’ai vendu ma voiture il y a au moins quatre ans aujourd’hui, je n’ai plus de voiture, je n’ai que ma moto de service. Ils ont dit, ils s’en foutent pas mal de ma moto de service, c’est la voiture qu’ils veulent. Que je leur montre là où j’ai caché le véhicule et que je donne la clé pour qu’ils aillent la récupérer. »

 

Le ton monte, Franklin, 1m90, champion d’arts martiaux prend un coup derrière le crâne.

 

« Là, j’ai réagi. J’ai renversé l’autre par un coup de poing, le deuxième je l’ai atterri, le troisième je l’ai atterri et le quatrième, tenant une kalache, c’est lui qui m’a pointé et j’ai mis les mains en l’air. Il y avait deux dans le noir qui ont donné un coup. Ce coup a permis aux autres de se replier mais celui qui m’a frappé en premier et que j’ai frappé, il est tombé. On l’a ramassé pour le mettre sur la moto et ils sont partis avec. »

 

Franklin s’en tire bien. C’est la première fois que l’on s’en prend à lui dans son quartier mais ce genre d’incident est devenu monnaie courante à Boy-Rab et l’exaspération monte.

 

« Les gens en ont marre ! Ils ne peuvent plus supporter mais ils ne peuvent pas parler parce que quand ils parlent, on va leur donner la mort, c’est ça le problème. C’est pas possible, ça c’est du terrorisme. Ils prennent les gens en otage. Même l'Afghanistan a terminé par la paix, mais pas nous, c’est pas possible... »

 

Chaque soir, il ressent une certaine appréhension à quitter son travail pour rentrer chez lui. Mais pas question pour autant de partir.

 [Reportage] RCA: portrait d'un habitant de Boy-Rab à Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:53

 


 

Bangui, 19 mars 2015 (RJDH)—Plus de 1500 personnes ont été interpellées parmi lesquelles 283 arrêtées par la Minusca, selon le Commissaire de la Police de la Minusca, Luis Carrilho. Cette structure onusienne multiplie des rencontres pour veiller sur leurs conditions de détention. Ces données ont été rendues publiques mercredi 18 mars lors de la conférence de presse qui a permis à Luis Carrilho de faire le bilan de 6 mois d’opération de la police de la Minusca.

 

Luis Carrilho a aussi indiqué que plusieurs armes, munitions, grenades et stupéfiants ont été saisi dans le cadre des opérations de lutte contre la criminalité. « Des armes blanches ont été récupérées ainsi que des véhicules volés », a-t-il ajouté.

 

« Nous avons obtenu avec le soutien du PNUD un montant qui s’élève à 1.5 million de dollar pour la réhabilitation des commissariats et des brigades ici à Bangui. Et dans le mois de mai à Bouar pour récupérer tous les commissariats », a-t-il spécifié, afin de permettre la reprise effective de l’autorité de l’Etat et des activités de la police et de la gendarmerie nationales.

 

Dans le but de veiller sur les conditions des détenus, plusieurs visites des Officiers des Droits de l’Homme ont été organisées. « Il s’agit particulièrement des visites des cachots, des rencontres de suivi  avec les commandants de brigades et commissaires de polices, le procureur, aussi bien à Bangui qu’en province pour vérifier les conditions de détention afin de voir si elles sont conformes aux lois du pays et aux standards internationaux en matière des droits de la personne », a dit Myriam Dessables, chef de Division Communication publique de la Minusca.

 

« La Minusca a tenu une réunion avec le vice-président de la Commission Loi et Affaires Administratifs du CNT. Les discussions ont porté essentiellement sur l’examen de l’avant-projet de la Cour Pénale Spéciale. Il a été mentionné que l’examen de cet avant-projet serait fixé du  16 au 20 mars 2015 », a ajouté Myriam Dessables sur les affaires judiciaires que soutiennent la Minusca.

 

Selon le chef de Division Communication publique de la Minusca, son institution a entamé une série de formation sur le respect des droits des détenus et la prévention des incidents dans la prison à l’intention des éléments du Bataillon d’Infanterie du Territoire (BIT).

 

« Depuis le 7 mars, le BIT est celui qui assure la sécurité de la Maison Centrale de Ngaragba en remplacement de la garde républicaine. Ces formations visent à renforcer leurs capacités dans la prise en charge efficace  de leur responsabilité dans la prison. Dans la semaine,  30 agents du BIT ont bénéficié de cette formation », a indiqué  Myriam Dessables.

 

Le Minusca continue d’enregistrer les cas de violation des droits humains. Selon Myriam Dessables, trois incidents d’atteinte aux droits de la vie ayant entraînés la mort de trois personnes à Bangui ont été enregistrés./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique : Plus de 1500 personnes interpellées, la Minusca dit veiller sur leurs conditions de détention
Centrafrique : Plus de 1500 personnes interpellées, la Minusca dit veiller sur leurs conditions de détention
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:51

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com    jeudi, mars 19, 2015. 11:27 TU

 

Le nombre de Centrafricains fuyant vers le Cameroun voisin a chuté de manière spectaculaire – ce qui pourrait indiquer une certaine réduction de la violence en République centrafricaine

 

Malgré tout, de nombreux réfugiés au Cameroun sont encore réticents à rentrer chez eux en raison de la pauvreté, du manque de nourriture et de la peur d'avoir à tout reconstruire alors qu’il ne pourrait que s’agir d’un calme précaire.

 

Dans l’Est du Cameroun, à la frontière avec la RCA, des agriculteurs et éleveurs centrafricains traversaient en grand nombre depuis février pour chercher refuge en terre camerounaise. Leur nombre qui ne faisait que s’accroitre semble pourtant se réduire depuis peu, d’après une coordonnatrice des Nations Unies au Cameroun, Najat Rochdi.

 

Zamballa Noezo est arrivé au Cameroun le mois dernier. Ce coiffeur de 52 ans a fui Bria, ville du Nord de la Centrafrique, à l’arrivée des soldats pour réprimer une escalade de la violence entre éleveurs et agriculteurs. Pour Zamballa, la vie y était devenue intenable.

 

Il y a également ceux qui ne veulent même plus entendre le mot ‘retour’. C’est le cas notamment de Mamma Ruifah. Cette femme de 40 ans a débarqué à Gado Badzere - l'un des plus grands camps de réfugiés du Cameroun - il y a un an. Mamma Ruifah dit avoir tout perdu dans son pays natal 

 

Il n’y a que de mauvais souvenirs, confie-t-elle. Son mari, son beau-frère et deux ses filles ont été tués devant elle et tous ses biens ont été détruits. Elle dit préférer vendre des haricots et des arachides ici à Gado Badzere afin de pouvoir prendre soin de sa seule fille qui a survécu.  

 

Mais la vie de réfugié n’est évidemment pas facile. L’accès aux soins de santé est un des problèmes majeurs pour ces réfugiés au Cameroun.

 

« Quant à certains réfugiés hommes, ils se plaignent de la priorité accordée par les agences humanitaires aux femmes et aux enfants. Mais réplique de Anne Njob de la Croix Rouge du Cameroun qui affirme qu’il y a beaucoup plus de femmes et d'enfants dans le besoin », soutient Zamballa Noez.

 

Une arrivée de réfugiés qui est également synonyme de problème pour les pays d’accueil, comme ici à Gado Badzere, où sévit déjà la pauvreté, affirme Najat Rochdi de l’ONU.

 

Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés affirme que les violences sectaires qui ont éclaté en République centrafricaine en 2013 ont contraint environ 900 000 personnes à chercher refuge dans les pays voisins, dont le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et la République du Congo - la plupart dans des conditions très difficiles.

Centrafrique : chute du nombre des réfugiés fuyant vers le Cameroun
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:48

 

 

 

19/03/2015 à 08:35 Par Jeune Afrique

 

La baisse programmée des effectifs de la force Sangaris (l'armée française souhaite ne maintenir que 1 500 hommes en Centrafrique à partir de mai) sera rapidement compensée par le renforcement de la Mission des Nations unies (Minusca), qui compte actuellement 8 500 Casques bleus.

 

Deux nouveaux contingents de 850 hommes fournis par l'Angola et la Zambie sont attendus, ce qui portera les effectifs à quelque 10 000 hommes.

 

Les Angolais devraient être opérationnels dans les prochaines semaines, alors que le contingent zambien ne devrait pas pour sa part débarquer avant le mois de juin, pour lui laisser le temps de se mettre aux normes onusiennes. L'envoi d'un contingent mauritanien est par ailleurs à l'étude. Reste que la réduction des effectifs de Sangaris (au profit de l'opération Barkhane) suscite quelques inquiétudes chez les principaux candidats à l'élection présidentielle - qui devrait, en principe, avoir lieu à la fin de cette année.

 

Timidité opérationnelle

 

Ces derniers, qui auront besoin que le pays soit sécurisé pour pouvoir faire campagne, critiquent en privé l'aspect très restrictif des règles d'engagement de la Minusca. Ainsi que la timidité opérationnelle de son chef, le général sénégalais Babacar Gaye, représentant spécial de Ban Ki-moon à Bangui.

 

"Contrairement à ses adjoints et au commandant de la force, le général camerounais Toumenta, beaucoup plus réactifs, Gaye passe son temps à expliquer pourquoi il ne peut pas intervenir", pouvait-on entendre en marge des pourparlers de paix sur la Centrafrique, au début de ce mois à Rome.


 

Lu pour vous : Centrafrique : des Casques bleus bien timides
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:44

 

 

 

BRAZZAVILLE, 19/03/15 (Xinhua) -- Les membres du Groupe international de contact sur la crise en République centrafricaine (GIC-RCA) ont appelé lundi à Brazzaville à une mobilisation d'au moins 20 millions de dollars pour la réalisation des opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), en vue d'un rétablissement rapide et effectif de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

 

Cet appel a été lancé au cours de la 7ème réunion de ce groupe, consacrée à l'examen de l'évolution de la situation dans ce pays et des efforts déployés pour mener à bien la transition en cours. Les participants à cette réunion se sont accordés sur les prochaines étapes de leurs actions collectives en appui au gouvernement et aux acteurs centrafricains pour le retour à l'ordre constitutionnel dans les délais impartis et le retour à la normalité dans ce pays.

 

Par ailleurs, ils ont lancé un appel à la contribution de 3 millions de dollars pour la réalisation du DDR pour une période de 6 mois.

 

"Les participants ont exprimé leur préoccupation face au retard pris dans la mobilisation des fonds nécessaires pour le regroupement des combattants de différents groupes armés afin de permettre le retour progressif de la stabilité du pays, ainsi que pour le désarmement, la démobilisation et les programmes de réinsertion communautaires qui garantissent la réussite du programme dans le long terme", ont souligné les conclusions de cette réunion.

 

Au cours de leurs assises, les membres du Groupe international de contact sur la RCA ont en outre salué la décision de l'Union européenne (UE) de procéder à un décaissement par tranches de la somme de 20 millions d'euros consacrée au lancement des opérations du processus électoral et se sont également félicités de la mise en place en novembre dernier d'un programme d'appui au cycle électoral centrafricain (PACEC), programme qui met en place un fonds fiduciaire d'un montant de 44 millions de dollars pour soutenir le processus électoral.

 

Par rapport à l'absence de financements pour le démarrage du processus électoral, "l'Union africaine (UA) se propose de verser dans les toutes prochaines semaines, une enveloppe d'un demi-million de dollars en appui au processus électoral", a déclaré le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, co-président du Groupe de contact sur la RCA, Smaël Chergui.

 

De son coté, le chef de la mission des Nations unies en RCA (MINUSCA), Babacar Gaye, a indiqué qu'il s'agit pour l'ensemble des acteurs au processus de paix centrafricain de se mobiliser pour contribuer au financement des élections, à celui du processus du DDR, du forum de Bangui ainsi qu'à celui de mise en œuvre de l'article 4 des accords de cessation des hostilités du forum sur la réconciliation inter-centrafricain de Brazzaville.

 

Selon le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun, depuis la première réunion du GIC-RCA, tenue en mai 2013 à Brazzaville en République du Congo, le gouvernement de transition a pu mobiliser avec ses partenaires une somme de 73 milliards de FCFA sous forme d'appui budgétaire en 2014. Cette somme a permis de contenir certains effets de la crise et de soutenir les efforts du gouvernement de transition.

 

 

Pacification et réinsertion en RCA : appel à une contribution de 3 millions de dollars

 

19/03/15 (APA)

 

La 7ème réunion du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC/RCA) a pris fin, lundi, sur un appel lancé à la communauté internationale afin qu’elle continue d’appuyer pendant d’ici six mois et à hauteur de trois millions de dollars le programme de Désarmement, de démobilisation et de réinsertion(DDR).

 

C’est là le gage d’une solution durable à la sortie de crise en RCA, estiment les participants à la 7ème réunion du GIC/RCA qui déplorent le retard accusé dans la mobilisation des fonds nécessaires au regroupement des combattants des différents groupes armés afin de permettre le retour progressif de la stabilité dans le pays.

 

En attendant, ils ont salué la promesse tenue par l’Union africaine de décaisser une enveloppe de 1,5 million de dollars. Sur la même lancée, les participants à la réunion ils ont demandé ‘’à tous ceux qui avaient fait des promesses d’honorer leurs engagements pour combler le déficit de 18 millions de dollars enregistré à ce jour ».

 

De même, ils ont noté avec satisfaction l’amélioration de la situation économique de la Centrafrique, tout en se réjouissant des dispositions qui sont en train d’être prises par ‘’l'UE, la Banque mondiale et la Banque Africaine de développement(BAD), en vue de la mise à disposition d’un appui budgétaire en Centrafrique ».

 

Après avoir pris acte de la mesure décidée par le médiateur, Denis Sassou N’Guesso, de proroger la transition de six mois jusqu’au 15 août 2015 conformément à l’article 102 à la charte constitutionnelle de transition et aux recommandations de la 6ème réunion du GIC/RCA, la réunion de Brazzaville a ‘’salué la décision de l’Union européenne de procéder à un décaissement par tranche de la somme de 20 millions d’euros allouée au processus électoral en RCA, pour le lancement des opérations y relatives ».

 

Les participants à la rencontre se sont réjouis des initiatives par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), dans le cadre des programmes pré-DDR. Ces initiatives ont porté sur le lancement de petits projets communautaires rassemblant les combattants et les membres des communautés en vue de contribuer à jeter les bases pour la sécurisation et la, stabilisation au niveau communautaire.

 

Enfin, la 7ème réunion du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC/RCA) s’est félicitée de la mise en place du projet du Programme d’appui au cycle électoral centrafricain(PACEC), signé le 25 novembre 2014 et instituant un fonds fiduciaire (Basket Fund) évalué à 44 millions de dollars.

 

Demande a été adressée à ce propos aux autorités de transition et à l’Autorité nationale des élections(ANE) ‘’de prendre d’urgence les dispositions politiques, juridiques, financières et matérielles nécessaires pour accélérer le processus électoral et faciliter la tenue avant août 2015 au plus tard, d’élections libres, transparentes et crédibles qui marqueront la fin de la transition » en RCA.

Centrafrique: la communauté internationale appelle à la mobilisation de 20 millions de dollars pour la réalisation du processus de DDR
Centrafrique: la communauté internationale appelle à la mobilisation de 20 millions de dollars pour la réalisation du processus de DDR
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:42

 

 

 

19/03/15 (Xinhua)

 

La Zambie a annoncé qu'elle allait envoyer 500 militaires pour des opérations de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré mercredi un officiel.

 

Le contingent sera envoyé par groupes à partir du mois prochain, a fait savoir le ministre adjoint de la Défense, Christopher Mulenga, cité par Zambia National Broadcasting Corporation.

 

M. Mulenga a fait part de cette information lors de la cérémonie de remise des kits militaires offerts par le gouvernement américain, qui seront utilisés dans les opérations de maintien de la paix en République centrafricaine.

 

Ces kits comprennent des uniformes, des casques, des bottes, et d'autres équipements de protection, et ont été offerts dans le cadre d'un programme d'entraînement spécial des troupes par le gouvernement américain.

La Zambie envoie 500 soldats pour le maintien de la paix en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:38

 

 

 

UNITÉ RELATIONS PUBLIQUES

Comité international de la Croix-Rouge

19, avenue de la Paix

1202 Genève

Suisse

Tél. : +41 22 730 34 43

Fax : +41 22 734 82 80

press@icrc.org

www.cicr.org

 

Bulletin CICR n° 02 / 2015

 

18 mars 2015

 

Des centaines de personnes sont sans nouvelle de leurs proches en République centrafricaine suite au conflit et aux violences armées. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec les volontaires de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, poursuit ses efforts pour aider les membres des familles dispersées à rétablir le contact.

 

En quête d’un lieu sûr, forcées de se déplacer à l’intérieur du pays ou de chercher refuge dans un des pays voisins, de nombreuses familles sont dispersées. Des enfants et des adultes ainsi séparés des membres de leurs familles sont souvent sans nouvelle de leurs proches durant de longs mois. Cette incertitude est cause de souffrance, rendant le quotidien encore plus difficile.

 

La séparation brutale a des effets négatifs aussi bien pour la personne disparue que pour le reste de la famille. Plus le temps passe, et plus le désespoir et l’angoisse augmentent. Seules, sans la protection, l’assistance et la solidarité de la famille, les personnes séparées sont encore plus vulnérables, en particulier les enfants. « Cette problématique risque de perdurer en République centrafricaine à cause de la persistance du conflit et des violences armées », souligne Ahmed Berrad, responsable des activités protection du CICR en République centrafricaine.

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec les volontaires de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, apporte une aide à ces personnes afin de soulager leur souffrance. Il s’emploie à élucider le sort des personnes portées disparues et si possible, à rétablir les liens familiaux.

 

« Dans la plupart des cas, le fait d'avoir des nouvelles de leurs proches procure un grand soulagement psychologique aux familles et redonne espoir aux personnes séparées. Nous nous efforçons, avec leur accord, à ce que les enfants soient réunis avec des membres adultes de leurs familles », explique M. Berrad.

 

Au cours de l’année 2014, le CICR et la Société de la Croix-Rouge centrafricaine ont enregistré plus de 561 personnes séparées. Les recherches menées en République centrafricaine et à l’étranger ont permis au CICR de réunir 108 enfants et trois adultes vulnérables avec leurs familles, et le sort de 38 personnes portées disparues a été élucidé. Des familles séparées par le conflit ont pu également maintenir le lien grâce à l’échange de plus de 650 messages Croix- Rouge et à 172 appels téléphoniques facilités par le CICR.

 

Dans un conflit ayant mené les populations à parfois trouver refuge au-delà des frontières de la République centrafricaine, le CICR, de par sa présence dans les pays limitrophes, assure une réponse régionale à cette problématique. Dans les camps de réfugiés de la Likouala, aux confins du nord du Congo, et dans ceux de Moundou, dans le sud tchadien, le CICR et les Sociétés nationales sur place poursuivent inlassablement leurs efforts pour retrouver les êtres chers séparés par la violence. En République démocratique du Congo, en 2014, le CICR a localisé et enregistré 113 enfants non accompagnés centrafricains, et deux enfants sortis de groupes armés, dont l’un a été rapatrié en République centrafricaine. Des enfants centrafricains, ayant fui leur pays en raison du conflit, ont également été enregistrés au Tchad (16), au Cameroun (5) et au Congo Brazzaville (4) et réunifiés avec leurs familles respectives.

 

En République centrafricaine, entre le 25 janvier et le 28 février 2015, en collaboration avec la Croix rouge centrafricaine, le CICR a :

 

· réalisé plus de 150 interventions chirurgicales à l'hôpital communautaire de Bangui et orienté plus de 20 patients depuis l'hôpital préfectoral de Kaga Bandoro ;

 

· assuré plus de 500 consultations d’urgence à l’hôpital communautaire de Bangui et plus de 3 000 consultations à l'hôpital préfectoral de Kaga Bandoro ;

 

· assuré près de 700 consultations et plus de 140 soins prénatals au centre de santé de Dissikou ;

 

· assuré 890 consultations et traité 758 patients pour paludisme à Obo et Birao ;

 

· évacué 38 personnes blessées vers l’hôpital préfectoral de Kaga Bandoro ;

 

· distribué des vivres à quelque 11 000 personnes déplacées à Bangui ;

 

· distribué des vivres à plus de 3 000 personnes déplacées sur l’axe Bambari-Ippy ;

 

· distribué des vivres à quelque 120 familles ayant des enfants malnutris traités à l’hôpital de Kaga Bandoro ;

 

· continué de fournir 220 000 litres en moyenne d'eau potable par jour aux personnes déplacées sur le site de l'aéroport de Bangui ;

 

· garanti l’approvisionnement en eau potable de la population de Ndélé avec 250 000 litres d'eau par semaine, via le réseau de la SODECA et 4 000 litres d’eau par jour à l’hôpital de Ndélé ;

 

· distribué 250 000 litres d'eau potable par jour aux personnes déplacées de la ville de Kaga Bandoro ;

 

· fourni chaque semaine entre 375 000 et 490 000 litres d'eau potable aux personnes déplacées à Bambari ;

 

· fourni chaque semaine 20 000 litres d’eau potable à l'hôpital régional de Bambari ;

 

· organisé des séances de sensibilisation au droit international humanitaire à l’attention de 470 militaires des forces armées centrafricaines et quelque 150 combattants des groupes armés ;

 

· sensibilisé près de 300 représentants des associations et groupements de jeunes et de femmes des arrondissements de Bangui à la mission et aux activités de la Croix- Rouge.

 

Par, ailleurs, au cours de la même période, les délégués du CICR ont visité 76 personnes privées de liberté. Informations complémentaires :

 

Germain Mwehu, CICR Bangui, tél. : +236 75 64 30 07

 

Céline Buvelot Corthésy, CICR Genève, tél. : +41 22 730 30 84 ou +41 79 574 28 89 ou sur notre site : www.cicr.org

 

 

Pour visualiser les dernières vidéos du CICR et les télécharger en qualité professionnelle, veuillez consulter le site : www.icrcvideonewsroom.org

 

Visitez aussi la page du CICR sur la protection des soins de santé : www.healthcareindanger.org

Suivez le CICR sur Facebook (facebook.com/icrc) et Twitter (twitter.com/icrc

République centrafricaine : des centaines de personnes séparées par le conflit
Repost 0
Centrafrique-Presse.com