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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 15:27
RDC: mourir à Kinshasa, ça revient très cher

 

 

 

AFP / 13 janvier 2018 08h53 - Inondations, violences politiques, choléra...: les événements tragiques qui endeuillent Kinshasa en ce début d'année 2018 rappellent le coût écrasant des obsèques et des cérémonies de deuil pour des familles sans grands moyens, soumises à cette forte tradition de la société congolaise.

Morgue, exposition du corps au funérarium, inhumation, accueil du clan élargi: la facture peut s'élever jusqu'à 2.500 dollars dans la capitale de la République démocratique du Congo, où un employé de supermarché touche entre 100 et 150 dollars par mois, 200 dollars en moyenne pour un fonctionnaire.

La famille de José Fataki porte le deuil de son parent, tué en marge de la marche des catholiques du 31 décembre 2017 contre le pouvoir.

Les proches de ce modeste chauffeur de taxi-moto ont déboursé 620 dollars pour l'exposition du corps dans un funérarium, installé sous un chapiteau à côté d'une salle des fêtes, selon son neveu, Éric Fataki, avocat.

"La salle nous a coûté 520 dollars", confirme Martine Mujinga, sœur de Julie, décédée de maladie et dont le corps est exposé dans une salle voisine.

"Pour chaque corps exposé, l'État prélève 20 dollars", précise à l'AFP le gestionnaire de la salle dans la commune populaire de Matete.

Avec des centaines de deuils par jour, les salles de fêtes qui servent de funérarium représentent une activité prospère dans la capitale aux 10 millions d'habitants: "A Kinshasa, plus de 800 salles sont répertoriées", indique à l'AFP le ministre provincial des Finances, Guy Matondo

On y organise aussi des activités plus joyeuses: mariages, conférences, concerts.

Le parcours du combattant commence à la morgue. Benoît Kulube, fonctionnaire à la retraite, affirme avoir déboursé plus d'une centaine de dollars pour la conservation du corps de son fils de 17 ans, décédé en tout début d'année de l'épidémie de choléra qui touche Kinshasa.

C'est un cercle vicieux: le corps est conservé à la morgue, le temps que la famille réunisse de l'argent pour les obsèques, par exemple auprès de membres de la diaspora en Europe, si elle en a.

Pour embaumer le corps, une pratique en vogue à Kinshasa, M. Kulube a payé de surcroît 50 dollars, sans oublier l'achat d'habits neufs pour le défunt.

- "Proposer l'incinération" -

Vient ensuite le choix du cercueil, avec des entrées de gamme à 250 dollars, jusqu'à plus de 1.000 dollars.

Pour José Fataki, sa famille a acheté un cercueil de 700 dollars. "C'est grâce à l'assistance des autorités de la ville de Kinshasa, de l'église, des cotisations des membres de la famille", explique le neveu et avocat Éric.

Le coût du transport du corps de la morgue au funérarium, puis au cimetière, s'élève entre 100 et 500 dollars.

Le fonctionnaire à la retraite a préféré louer un véhicule ordinaire pour 22 dollars à la place d'un corbillard "hors de portée" de sa bourse.

Du funérarium au cimetière, les familles louent aussi des bus pour transporter les membres du clan et des amis.

Pendant la veillée mortuaire et les jours qui précèdent l'enterrement, voire après, la famille du défunt doit nourrir ses invités, ajoute M. Kulube, le fonctionnaire à la retraite. 

L'enterrement n'est pas donné non plus: 150 dollars pour un espace au cimetière, 100 dollars aux fossoyeurs, plus une taxe obligatoire versée à la garde républicaine de 15.000 francs (10 dollars), récite le fonctionnaire à la retraite qui va inhumer son fils.

Les autorités de Kinshasa ont fait savoir qu'elles avaient distribué des aides aux familles des 44 personnes mortes dans les inondations du 4 janvier. On évoque la somme de 2.000 dollars par personne dans l'entourage du gouverneur de Kinshasa.

Interrogé par l'AFP, un spécialiste de l'histoire des mentalités, le député Zacharie Bababaswe, estime qu'il est temps "d'engager une réflexion approfondie" face à une culture traditionnelle du peuple Kongo, tribu du sud-ouest de la RDC, qui consiste "à économiser de l'argent pour des obsèques en fanfare plutôt que de cotiser pour des soins médicaux".

Il propose que la réflexion aille jusqu'à "proposer l'incinération" des corps, moins coûteuse, "bien que cela risque de choquer de nombreux Congolais".



(©)

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 14:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : L’EUTM a un nouveau commandant

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 13 JANVIER 2018

 

BANGUI, le 13 Janvier 2018(RJDH)—La mission européenne chargée de l’entrainement et d’appui technique des FACA est désormais sous le commandement du général Herminio Maio après La passation de commandement faite ce 11 janvier au camp Moana à Bangui.

 

L’Europe appuie la République centrafricaine dans plusieurs piliers dont le pilier sécuritaire  est assuré par l’EUTM. Elle a pour mission d’apporter l’assistance technique aux forces de défense et de sécurité et certifier les bataillons en vue de le rendre opérationnels. A ce jour deux bataillons entraînés par l’EUTM ont été déjà certifié depuis que l’EUTM a amorcé la phase d’entrainement en 2017.

 

General de Brigade Herminio Maio se montre très confiant et précis sur sa mission. « Mon objectif, c’est de continuer le travail que la rotation antérieure a fait au profit des forces armées centrafricaines et aussi à la stabilisation du pays. Car le mandat de la mission est très clair : soutenir les FACA avec la formation des officiers, sous-officiers, des troupes et des bataillons » a-t-il indiqué.

 

Le général portugais prend service au moment où certains éléments des FACA sont en formation dans un contexte où la question de redéploiement des Forces armées se pose. Il tient cependant à préciser que c’est la responsabilité du pouvoir centrafricain. «  Le redéploiement des FACA n’est pas de ma responsabilité. C’est une affaire en cours.  Il faut aussi avoir des moyens importants pour soutenir ce déploiement » a-t-il ajouté.

 

L’EUTM succède à l’EUMAM qui elle est une mission de conseil. La responsabilité à la tête des forces de l’Europe en Centrafrique est rotative et le général portugais succède au général belge.

 

 

Centrafrique : Le président des musiciens du pays Abi Ngomatéké critique le champ limité de la couverture de session criminelle

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 13 JANVIER 2018

 

BANGUI, le 13 Janvier 2018(RJDH)—Abi Ngomatéké, président des musiciens centrafricains souhaite une large couverture de la session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui sur tout le territoire comme moyen dissuasif des criminels et plaide pour que les centrafricains cessent d’applaudir les bourreaux  présumés. Il l’a dit dans un entretien avec le RJDH ce 12 janvier à Bangui.

 

Le coup de gueule du leader artistique centrafricain intervient au moment où la Cour d’Appel tient sa session criminelle. Laquelle session est couverte par les médias moins suivis à l’intérieur du pays. Il plaide pour une implication de la radio des nations unies dans le pays qui couvre toute la superficie.

 

Abi Ngomatéké se dit choqué par l’attitude de certains centrafricains qui applaudissent Rodrigue Ngaïbona, alias Andjilo alors qu’il comparait « je pense qu’il comparait en ce moment devant la justice et c’est à la justice de trancher s’il a tort ou pas. Je suis choqué de voir mes compatriotes aller soutenir ce qui n’est pas soutenable. En l’applaudissant ce qui sont endeuillés qui va les soutenir ? Ce n’est pas normal et c’est un faux problème et il faut que les gens laissent la justice faire son travail et à partir de ce moment on saura s’il a raison ou pas » a-t-il dit.

 

Selon Abi Ngomatéké les centrafricains doivent éviter de tomber dans le travers du passé et que ce procès en cour doit servir de leçon comme quoi force reste toujours à la loi

 

Nouvelles nationales sur RJDH
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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 14:28
RCA : Témoignages d’un conflit oublié : "Nous vivons constamment dans la peur"
RCA : Témoignages d’un conflit oublié : "Nous vivons constamment dans la peur"

 

 

 

République centrafricaine : "Nous vivons constamment dans la peur"

 

Témoignages d’un conflit oublié

 

https://www.icrc.org  12 JANVIER 2018

 

Sur les cinq millions d'habitants que compte la République centrafricaine, un million ont fui leur domicile en raison des combats ou de la violence et sont aujourd'hui des personnes déplacées ou des réfugiés. Ceux qui sont restés dans leur village doivent lutter pour pouvoir cultiver leurs terres, vivre en sécurité et préserver leur santé et celle de leurs enfants.

 

Récemment, pendant une semaine, nous avons parcouru la route reliant Bangui à Paoua pour nous rendre dans de nombreux villages et rencontrer chaque communauté afin de mieux comprendre comment la population fait face au quotidien. L’itinéraire que nous avons emprunté est le même que celui que suivent nos camions pour apporter des articles ménagers, de la nourriture ou d’autres secours aux personnes touchées par les combats dans le nord-ouest du pays.

 

« Vos camions passent et ne laissent derrière eux que de la poussière », nous avait-on dit. Cette remarque, nous l’avons prise comme un appel à écouter les préoccupations des habitants, à comprendre comment ils perçoivent le CICR et à mieux nous faire connaître.

 

« Le premier contact est parfois un peu difficile, mais quand on se rencontre pour la deuxième ou la troisième fois, on se connaît mieux et on peut parler plus en détail de nos préoccupations », a confié un chef traditionnel de Bandero.

 

« Revenez quand vous voulez pour parler à nos mères, aux jeunes et à toutes les personnes que vous souhaitez rencontrer », a déclaré le maire du village de Pembe.

 

« Maintenant que nous vous connaissons, nous n’hésiterons pas à arrêter vos véhicules si nous avons des informations à vous donner, a affirmé le chef d’un autre village. Par exemple, si nous savons qu’il y a un problème sur la route un peu plus loin, nous pourrons vous en avertir. »

 

Dans chaque village, les rencontres ont été enrichissantes à plusieurs égards. Elles nous ont permis de nous faire une idée de la manière dont les communautés perçoivent la Croix-Rouge et de mieux comprendre comment nous pouvons soutenir les habitants dans leurs efforts pour affronter les défis quotidiens – soit par nos programmes, soit en les redirigeant vers d’autres organisations.

 

La République centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres et les plus instables du monde. La crise de 2013 et les combats généralisés qui ont entraîné la chute du régime, une période de transition, puis l’élection présidentielle de 2016 ont conduit à l’effondrement d’une infrastructure socio-économique déjà faible et des services de base. Les conditions de sécurité restent en outre très précaires du fait des combats qui se poursuivent et ont de lourdes conséquences sur la vie et les moyens de subsistance de la population civile.

 

Paroles de mères

 

« Nous vivons constamment dans la peur, a confié en dialecte local une vieille femme de Beboura III, un village proche de Paoua. La nuit, quand il y a des combats à proximité, nous nous cachons dans la brousse. Nous nous y sentons plus en sécurité que si nous restions à la maison. »

 

« Nous savons que la Croix-Rouge travaille dans les zones de conflit. Alors quand nous voyons vos véhicules passer, nous nous demandons si ce n'est pas mauvais signe », a indiqué une autre femme.

 

Les jeunes villageois

 

Dans un autre village, c'est un représentant de la jeunesse qui s'est confié à nous. « Avant la crise, nous avions une équipe de football, a expliqué Valery Maxim. Mais aujourd'hui, tout ce que nous faisons le soir, nous les jeunes, c'est nous asseoir ensemble et discuter. Rien n'est plus comme avant. »

 

Assis sur les racines d’un arbre autour duquel le village s’est réuni, Valery Maxim garde cependant l’espoir que, avec un peu d’aide, les choses s’améliorent pour lui et ses amis. « Si vous pouviez envoyer une troupe de théâtre ici, ou un groupe de danseurs, nous serions tous intéressés. Encore mieux, si vous pouviez nous projeter des films, tout le monde serait heureux. »

 

Cette idée n’est pas aussi irréaliste qu’elle pourrait paraître dans cette zone rurale reculée de la République centrafricaine dépourvue d’électricité, où les routes ne sont guère plus que des rubans de latérite rouge criblés de nids-de-poule qui serpentent à travers la forêt. Certains des plus grands villages possèdent un générateur collectif qui fournit de temps en temps de la lumière, quand il y a du carburant.

 

Les chefs communautaires

 

Dans presque chaque village, les habitants se sont plaints du manque d'eau et de services médicaux.

 

« Ce village compte 1 200 habitants et nous n'avons qu'une seule pompe à eau, a expliqué Jean-Robert, un chef traditionnel de Bogassa. Souvent, les mères se disputent pour remplir leurs bidons. Elles veulent toutes se servir en premier. »

 

Une jeune femme assise près de lui a confirmé ses propos. « Je dois attendre des heures avant que ce soit mon tour à la pompe a-t-elle affirmé. Alors je vais à la rivière, mais l’eau n’est pas propre et je dois marcher cinq kilomètres pour y arriver. »

 

« Si vous pouviez creuser un puits ou installer une autre pompe, ça nous aiderait beaucoup », a suggéré Jean-Robert.

 

Témoignage d'une femme de pouvoir

 

En République centrafricaine, il n’est pas rare que les fonctions d’autorité soient exercées par des femmes. Brigitte Marto, adjointe au maire du village d’Angarakete, a souhaité parler des problèmes auxquels sont confrontées les femmes enceintes.

 

« Notre poste de santé n’est pas équipé pour les urgences. Récemment, une femme du village a eu des complications lors de son accouchement et a dû être transportée en moto, sur des routes en piteux état, jusqu’à l’hôpital le plus proche qui se trouve à plusieurs heures d’ici. Malheureusement, elle a perdu le bébé, mais au moins elle est en vie. »

 

Ces rencontres nous ont permis de nous rendre compte du combat que mènent les habitants des villages de République centrafricaine, au cœur d'un conflit largement oublié et qui se fait sentir dans tous les aspects de leur vie.

 

Depuis que cet article a été écrit, des combats généralisés ont éclaté dans certaines zones du nord-ouest, y compris près de Paoua, causant le déplacement de dizaines de milliers de personnes. En décembre, suite à l'arrivée massive de déplacés internes à Paoua, le CICR et la Société de la Croix-Rouge centrafricaine ont procédé à des distributions d'urgence de vivres et d'articles ménagers et réparé des points d'eau dans la ville. D'autres opérations de secours sont en cours de planification.

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:17

 

 

 

http://www.corbeaunews.ca  Bangui, le 13 janvier 2018. Par : Gervais Djingatoloum, CNC.

 

Le dimanche 7 janvier dernier, les chrétiens de l’église protestante d’Élim de Ngouciment dans le 5e arrondissement de Bangui étaient surpris de voir prêcher dans leur église un surprenant Pasteur évangéliste dénommé Armel Sayo, chef rebelle du mouvement révolution et justice basée principalement dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au nord de la république centrafricaine. Qui peut-il y croire si tout le monde sait qu’à   Paoua en ce moment, ce sont justement les combattants de ladite rébellion qui font encore des massacres dans cette région?

 

Depuis sa création en 2014 sous les cendres du FDPC d’Abdoulaye Miskine dans lequel le gendarme Armel Sayo faisait partie, le mouvement rebelle révolution et justice, dirigé justement par ce dernier, ne faisait pas parler de lui médiatiquement  sur le plan national et international à cause de sa faible capacité militaire à mener une opération au-delà de la préfecture de l’Ouham-Péndé.

 

Entre temps alliés à l’ex-coalition Séléka de la faction MPC du général autoproclamé Mahamat Al-Khatim, le mouvement RJ du gendarme Sayo était jusqu’au 26 décembre 2017 dernier le supplétif armé du MPC qui est quant à lui lourdement armé. Depuis cette date, l’alliance entre les deux groupes vole en éclat après l’assassinat de l’un des chefs militaires du RJ par les ex-alliés du MPC, baptisé depuis quelque temps le MNLRC dirigé par Bahar.

 

Alors que les combattants du mouvement RJ ont été neutralisés en quelques jours par leurs ex-alliés du Mouvement national pour la libération de la république centrafricaine, chose étonnante, les RJ se sont précipités vers Bozoum pour se rallier au groupe anti-balaka afin de tenir le terrain.

 

Dans ce conflit, le plus choquant c’est le massacre des civils qui n’ont rien à voir dans leur différent. De deux cotés, une centaine des personnes ont été assassinés de sans froid par les rebelles en conflit alors qu’ils vivaient paisiblement dans leur village respectif, ce qui déclenche automatiquement une procédure devant les tribunaux notamment de la Cour pénale spéciale ou de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité contre les auteurs de ces actes et leurs complices.

 

En ce sens, le gendarme de première classe devenu chef rebelle Armel Sayo et l’autoproclamé général Bahar du MNLRC pourraient se retrouver incontestablement devant les tribunaux pour répondre de leurs actes.

 

Tandis qu’à Bangui, le massacre de Paoua ne semble pas toucher le cœur du pouvoir de Touadera si bien que le gendarme Armel Sayo se promène librement sans se faire de souci quelconque en dépit des morts occasionnés par ses hommes en partie.

 

Comme le ridicule ne tue pas, Sayo se permet de prêcher dans l’église de Dieu au même moment que ses hommes continuent de tuer à Paoua.

 

À qui se moque-t-il ? À Dieu ou aux  hommes ?

 

Affaire à suivre…

 

 

Copyright 2018 CNC.

 

Lu pour vous : Massacre de Paoua: le chef de guerre Armel Sayo pourrait se retrouver devant la cour pénale au côté de Bahar.
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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:15
Centrafrique : le PAM apporte des vivres aux déplacés de Paoua

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 13-01-2018

 

Face à l'afflux massif des déplacés vers le centre-ville de Paoua, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, le Programme alimentaire mondiale (PAM) a décidé de leur apporter une première assistance en vivres, a appris Xinhua vendredi d'une source locale.

 

Les affrontements entre les groupes armés à Paoua a été à l'origine de cette crise humanitaire, avec plus de 100 personnes tuées, plus de 35.000 déplacés, et de nombreuses maisons incendiées.

 

Ces vivres, quand bien même modiques car puisés dans les stocks locaux du PAM, sont constitués de sacs de riz, de farine de soja et de bidons d'huile distribués jeudi et vendredi aux déplacés internes à Paoua, a précisé la source.

 

Des stocks d'autres vivres seraient en route, en partance de la capitale Bangui vers Paoua, dans de gros camions réquisitionnés par le PAM.

 

A ce jour, les personnes sans domicile continuent d'affluer vers le centre-ville de Paoua, craignant de se faire tuer, ce qui rend la situation bien complexe pour les humanitaires. Certains déplacés sont sur des sites, au moins cinq, certains sont hébergés dans des familles d'accueil. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:13
RCA: face aux familles des victimes, Andilo nie en bloc

 

 

 

Par RFI Publié le 13-01-2018 Modifié le 13-01-2018 à 04:53

 

En Centrafrique, le procès de Rodrigue Ngaïbona, alias Andilo, a repris vendredi 12 janvier à la cour criminelle de Bangui. L'ancien chef de milice anti-balakas est poursuivi pour cinq chefs d'accusation. Depuis jeudi, c'est le premier, l’accusation d’assassinat qui fait l'objet des débats à la cour. Vendredi, les parties civiles et les témoins ont été entendus.

 

« Les témoignages entendus sont accablants » a confié au téléphone à RFI, Marta Riggio, représentante de la Fédération internationale des droits de l'homme, partie civile dans le procès d’Andilo, Rodrigue Ngaïbona de son vrai nom.

 

Toute la matinée, se sont succédé à la barre les familles des victimes et des témoins oculaires des assassinats qu'aurait perpétrés Andilo. Il est accusé notamment d'avoir exécuté un gendarme à Bangui en janvier 2015 ou encore le maire de la localité de Bouca, à 300 kilomètres au Nord de Bangui.

 

Stoïque, Andilo a regardé devant lui durant toute l'audience, sans un coup d'œil pour les personnes à la barre. Sa stratégie de défense reste la même : nier toute implication.

 

« Andilo ne reconnait rien, n'a rien vu, rien entendu », se désole maître Albert Panda, avocat des parties civiles, contacté par RFI. « On se demande bien ce qu'il espère avec cette stratégie, il ne collabore absolument pas avec la cour » a-t-il conclu.

 

Une attitude douloureuse pour les victimes. « Il n'y a pas un signe d'abnégation. Les victimes voudraient entendre des excuses », a rajouté Marta Riggio sans grand espoir. Le procès reprendra lundi 15 janvier avec l'examen du deuxième chef d'inculpation : vol aggravé.

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:11
RCA: Jean-Pierre Bemba attend désormais le verdict de son procès en appel

 

 

 

 

Par RFI Publié le 13-01-2018 Modifié le 13-01-2018 à 02:06

 

Les audiences se sont terminées plus rapidement que prévu dans le procès en appel de Jean-Pierre Bemba. La Cour pénale internationale (CPI) avait prévu cinq jours, il n'en aura fallu que trois pour entendre les différents points de vue sur les points d'appel de la défense comme de l'accusation. Pour rappel, l'ancien vice-président congolais avait été condamné à 18 ans de prison pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique. On ne connait pas encore la date à laquelle la chambre d'appel va rendre son verdict.

 

Le parti de Jean-Pierre Bemba, le MLC, n'a jamais compris la condamnation dont a fait l'objet son président et dénonçait un procès politique, un acharnement contre un homme qui n'est pas sur le terrain, qui ne commandait pas ses troupes mises au service d'un président « légitime » Ange-Felix Patassé qui lui n'a jamais été inquiété. Mais pour une fois, la secrétaire générale du MLC, Eve Bazaiba, se dit optimiste quant à la conduite des débats.

 

« La manière dont les questions ont été posées par la chambre d’appel nous a rassurés, car nous avons vu que nous n’étions pas les seuls à comprendre qu’il y avait quelque chose qui clochait dans tout celaexplique-t-elle. Lorsque l’un des juges pose la question suivante à l’accusation : "dites-nous quelles différences faites-vous entre les faits et la preuve ?", l’accusation balbutie, et ça, c’est très important ».

 

Pour le bureau du procureur, cet appel est important, car il s'agit pour lui d'obtenir une condamnation plus lourde encore pour que toutes les victimes et pour que tous les crimes soient pris en compte dans la peine.

 

« Pour le procureur, la peine globale devrait être supérieure à la peine de 18 ans qui a été prononcée pour le crime de viol seul, affirme Pascal Turlan, le chargé des relations extérieures au bureau du procureur. Il est important de refléter la multiplicité des crimes en allant au-delà de la peine prononcée pour un seul de ces crimes ».

 

Le bureau du procureur se dit lui aussi confiant, mais se pliera bien sûr à la décision de la chambre d'appel.

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:01

 

 

 

 QUELLES SONT LES RÉACTIONS, CONSÉQUENCES ET DISPOSITIONS PRÉVENTIVES DES AUTORITÉS DE BANGUI ?                                                                                                    

 

Les autorités équato-guinéennes affirment avoir déjoué un coup d’état dans la nuit du 27 au 28 décembre 2017. Le coup d’état communément appelé putsch est par définition la prise de pouvoir dans un État par une minorité grâce à des moyens non conventionnels. Les coups d’état ont généralement une tête pensante appelée communément commanditaire (concepteur ou planificateur) et des agents d’exécution. Ce coup de force aurait été préparé depuis la capitale française avec l’appui des mercenaires de multiples nationalités dont des tchadiens, centrafricains, équato-guinéens et autres. Il apparaît clairement qu’il ne manque que quelques nationalités pour reconstituer la zone CEMAC (communauté économique et monétaire de l’Afrique centra).

 

Ce putsch contre un régime jadis dictatorial est devenu par la force des choses démocratique à cause de son pétrole. Il embarrasse la diplomatie de la sous-région et risque d’éclabousser les autres États. La présence des mercenaires tchadiens et centrafricains surtout pas des moindres suppose ou présume l’implication des pouvoirs tchadiens et centrafricains. Il est important de rappeler que le général commandant les opérations militaires sur le terrain est bien connu du pouvoir tchadien et appartient à l’armée tchadienne. Tandis qu’un mercenaire centrafricain jouit d’un patronyme qui chagrine, il est le frère cadet c’est à dire le benjamin d’un personnage influant qui gravite autour du président centrafricain.

 

Face à la montée de colère et de menace de représailles du pouvoir équato-guinéen, le pouvoir tchadien a dépêcher son ministre des affaires étrangères pour dissiper tous malentendus, à condamner avec vigueur cette tentative de putsch, et à nier l’implication du pouvoir tchadien dans ce complot. Après un long silence synonyme d’hésitation, d’éternuement, le président de la république a pris son courage pour se rendre personnellement à Malabo pour témoigner sa solidarité. Mais  nonobstant ce balai diplomatique le citoyen lambda entrevoit en filigrane la malhonnêteté et l’hypocrisie politique qui risque de nuire à l’efficacité de la sous-région dans une proportion importante: Quelles sont les conséquences d’un tel quiproquo sur le processus de paix en Centrafrique ? Quelles sont les mesures préventives prises par les autorités de Bangui en cas de contagion ? Les supposés mercenaires centrafricains possèdent-ils de vrais ou faux passeports centrafricains ? Ces mercenaires dits centrafricains ont-ils vraiment la nationalité centrafricaine ? Dans l’affirmative, appartiennent-ils aux forces armées centrafricaines ? Si les passeports sont vrais, sont-ils délivrés par quelle autorité ?

 

Étant donné qu’un mercenaire jouit d’un patronyme bien connu du pouvoir centrafricain, quel rôle ce dernier a-t-il joué dans cette tentative de coup d’état ? Si un rôle nuisible est avéré, comment comprendre de tels agissements quand on sait que quelques mois avant le pouvoir équato-guinéen a formé à ses frais une centaine de nos soldats ? Même si le pouvoir centrafricain n’a joué aucun rôle, était-il au courant de ce complot ? Pourquoi le pouvoir centrafricain a observé un long silence avant de s’exécuter ? Ne perdant pas de vue que le pouvoir équato-guinéen a beaucoup soutenu le pouvoir centrafricain et a trop œuvré en coulisse pour que la Centrafrique garde le bénéfice du siège de la CEMAC à Bangui malgré l’insécurité galopante. Pourquoi l’Etat centrafricain ne s’attelle pas à demander l’extradition de ses ressortissants composant le commando d’exécution ? N’existe-t-il pas de convention de justice entre les états de la sous-région ?

 

La justice centrafricaine n’est-elle pas apte pour offrir un traitement humain et équitable aux extradés ? Pourquoi le parlement centrafricain n’interpelle pas le gouvernement sur le sujet ? Sous d’autres cieux, ce genre d’affaire déclencherait le processus de destitution du président si son implication est avérée. L’accord de libre circulation dans la zone CEMAC semble favoriser cette tentative de coup d’état.  Après ce forfait, quel sera le sort de l’accord de libre circulation ? Et si les autorités équato-guinéennes dénoncent cet accord après ratification, quel sera le sort des autres lois supra-nationales ? Cet imbroglio sonnera-t-il le glas de l’efficacité de la zone CEMAC ?

 

Au final nous craignons l’embrasement de la sous-région instrumentalisé  par une main invisible car à chaque États de la sous-région son fossoyeur : en Centrafrique nous avons les groupes armés incarnés par Nouredine Adam, au Cameroun nous avons les mouvements sécessionnistes anglophones, au Congo-Brazzaville nous avons le pasteur Ntoumi, au Gabon nous avons l’opposant charismatique Jean Ping etc... Nous ne pouvons occulter le courage du Président de la République et nous le félicitons au passage car contrairement aux autorités tchadiennes, il s’est déplacé personnellement pour peser de tout son poids et témoigner sa solidarité au pouvoir équato-guinéen. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                                                                                            

 

Paris le 13 janvier 2018.                  

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.     

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 21:49
Centrafrique : un groupe armé s'oppose à l'installation d'un préfet militaire

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 13-01-2018

 

Un groupe armé basé dans le nord de la République centrafricaine a réfuté catégoriquement l'idée de l'envoi dans la localité d'un préfet officier de l'armée gouvernementale, a appris vendredi Xinhua auprès d'une source sûre.

 

Il s'agit du Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), qui s'active à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

Selon un membre d'une mission composée des ministres et des députés qui a mené une visite à Ndélé, le porte-parole du FPRC, Idriss Ali Aboubakar, a énergiquement rejeté le préfet nominé, pour la seule raison qu'il est officier de l'armée gouvernementale, se disant disposé à accueillir un administrateur civil.

 

L'objet de la mission est d'obtenir les avis des différents auteurs militaires, politiques, économiques et humanitaires de la localité sur les questions de la restauration de l'autorité de l'Etat et de la sécurité.

 

En août dernier, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a nommé le lieutenant-colonel Venant-Nicaise Adouma comme préfet à Bamingui-Bangoran. Des 16 préfets au total nommés en République centrafricaine, huit sont des officiers et un est sous-officier de la gendarmerie nationale.

 

Pour l'heure, presque tous les préfets sont en place, il ne reste plus que les deux préfectures de Bamingui-Bangoran et de Nana-Grébizi où l'Etat n'existe pas encore. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 21:44
Nouvelles nationales sur RJDH
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Premières distributions des vivres aux 65.000 déplacés à Paoua

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 12 JANVIER 2018

 

PAOUA, 12 Janvier 2018  (RJDH)—Les déplacés ayant trouvé refuge depuis quelques jours à Paoua reçoivent des vivres du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Les distributions ont commencé depuis jeudi 11 janvier et ce, pour une semaine.

 

Plusieurs ménages ont trouvé refuge dans la ville de Paoua dans l’Ouham Pendé après les affrontements qui opposent les groupes armés depuis le 27 décembre 2017. Pour le moment, 13.000 ménages déplacés à Paoua reçoivent des vivres.

 

Des sources proches du PAM ont confié au RJDH dans la ville que la ration alimentaire distribuée pourra aider les déplacés pendant sept jours. « C’est la deuxième journée de distribution qui va durer entre 6 à 7 jours. La ration alimentaire pourra soulager pendant 7 jours ces personnes vulnérables », confie une source du PAM.

 

Selon les informations du RJDH, plus de 450 tonnes des vivres sont mobilisés en faveur des déplacés à Paoua dont l'effectif ne cesse d’augmenter. « Hier, la prévision était de 60.000 mais aujourd’hui, nous sommes à 65.000 déplacés dans la ville. Il y’a encore des gens en route et cet effectif va certainement augmenter », a relevé le Pasteur  de l’église des Frères du quartier Avenu, Djabaou Epaphrodite qui appui une organisation humanitaire à enregistrer les déplacés dans les familles d’accueil.

 

Plusieurs autres besoins sont enregistrés. Les acteurs humanitaires apportent des soins gratuits aux déplacés. Ces déplacés attendent encore l’assistance en non vivre qui devrait accompagner les vivres en cours de distribution.

 

Une mission de la coordination des affaires et du ministère de l’action humanitaire et de la Réconciliation est dans la ville de Paoua pour appuyer les acteurs humanitaires dans la réponse aux préoccupations des déplacés mais aussi des familles d’accueil et des autochtones.

 

 

Centrafrique : Les ONG de défense des intérêts des victimes s’accordent sur un fichier unique des victimes de la crise

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 12 JANVIER 2018

 

BANGUI, le 12 Janvier 2018 (RJDH) —Plusieurs ONG de défense des intérêts des victimes de la crise se sont accordées sur un fichier unique des victimes. La présentation de ce fichier est faite le 11 janvier à Bangui.

 

Ce fichier contient des indicateurs et consiste à harmoniser les actions des organisations déjà opérationnelles sur le terrain. L’action des organisations des victimes intervient dans un contexte où la Cour criminelle de Bangui procède à la comparution des présumés coupables de crimes. Un procès test devant juger la capacité des tribunaux du pays à juger à côté de la Cour Pénale Spéciale, cette juridiction hybride. Ce procès se propose d’exécuter un travail de qualité et un travail fiable selon des sources proches des organisations des victimes.

 

 Loïc Herbert Yambéti, gestionnaire de la base des données près de l’ASVI, explique «la réalisation de la base de données n’était pas un exercice facile, mais nous avons enregistré une tendance de plus de 3400 victimes. Au besoin nous continuons toujours à nous atteler à atteindre notre objectif, celui de la fiabilité aux fins de mettre ces données à la disposition de notre partenaire stratégique et de la Cour Pénale Spéciale (CPS).»

 

«Cette application que nous avons mise en œuvre consiste à enregistrer les victimes dans les 3ème, 5ème et 6ème arrondissements de Bangui. Les 1400 dossiers qui restent à traiter devront être ficelés d’ici la fin de ce mois ce qui implique qu’il importe de renforcer l’équipe de saisie », a-t-il ajouté.

 

La conception des données a démarré depuis le mois d’Avril 2017 et l’application a été mise en œuvre à la mi-septembre de l’année dernière grâce à l’appui de l’ONG Cordaid. De Septembre 2017 à ce jour, les Organisations de la société civile disposent désormais d’un fichier unique de collectes des données relatives aux victimes de la crise.

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