Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 17:31
Centrafrique: «Pour le goudron, votez Martin Ziguélé!»

 

 

 

 

Par AFP — 25 décembre 2015 à 15:10

 

«Ici, je suis chez moi!». Large sourire, chemise multicolore à dominante verte, la couleur de son parti, Martin Ziguele à la grande stature s’extrait du petit coucou de brousse avec lequel il sillonne la Centrafrique pour sa campagne présidentielle.

 

L’un des trois favoris de cette présidentielle destinée à sortir l’un des pays les plus pauvres du monde d’un long cycle de violences intercommunautaires est arrivé à Bocangara, dans le nord-ouest, son fief électoral. Il ira le même jour à Paoua, sa ville natale, et Kaga Bangoro, longtemps point de friction entre l’ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka.

 

«Je finis par ma région, pas pour les convaincre, car leur vote m’est acquis, mais pour les remercier».

 

Et la foule est bien présente sur le terrain de football, après 10 kilomètres de piste défoncée qui arrache au candidat d’évidents constats : «Si on ne fait rien pendant cette saison sèche, l’an prochain cette route sera totalement impraticable».

 

«Pour le goudron, votez Ziguélé!», crie aux villageois sortis de leurs cases son directeur de campagne.

 

L’ancien Premier ministre, déjà deux fois candidat et opposant historique à l’ex-président François Bozizé, se fait «bénir» avant le meeting, dans une petite maison où il retrouve les candidats députés de son parti, le MLPC, par deux «tantes», qui posent leurs mains sur sa tête inclinée. «Pour lui demander de ramener la paix et d’aider le pays à en finir avec les violences», explique ensuite l’une d’elles.

 

Devant deux mille personnes, Ziguélé lance son premier slogan de campagne «Victoire!», et la foule reprend «Camarade!». Puis, en fin de discours délivré en sango, la langue nationale, totalement improvisé avec une évidente facilité oratoire, «Premier tour?» «KO!», répond la foule.

 

Entretemps un prêtre est venu prier, puis plus discrètement car chef d’une religion minoritaire, un Imam. Ce sera la même chose dans les trois étapes du jour.

 

- mallettes de billets -

 

«Il faut la réconciliation des Centrafricains, chrétiens, musulmans, nous sommes les mêmes!», lance Ziguélé. «Il nous faut 54 % au premier tour». La foule exulte.

 

Car dans ces coins reculés du pays, non loin de la frontière camerounaise, où l’on survit de récoltes de mil, d’arachide, de sésame et de quelques poulets, la venue d’un chef politique reste un grand événement.

 

«C’est très important pour nous, explique la sous-préfète Hélène Denembaye, nous avons des difficultés: nous manquons de maîtres en primaire, nous manquons de médecins».

 

Le candidat est venu avec deux mallettes pleines de billets, qu’il distribuera pour l’essentiel aux candidats députés de son parti, à chaque étape. Ce sont de petites coupures neuves de 500 francs CFA (76 centimes d’euro), qui sont ensuite distribuées aux électeurs potentiels pendant la fin de cette campagne.

 

Mais Martin Ziguele, venu avec un seul garde du corps, en offre aussi à Paoua aux soldats des Forces centrafricaines venus assurer sa sécurité, de l’aéroport au stade de foot pour le deuxième meeting. «J’avais demandé leur présence», explique-t-il.

 

Car Paoua connaît encore de fortes tensions avec les attaques nocturnes «de peuls, de bandits, de coupeurs de routes qui obligent les gens à partir se cacher en brousse», expliquent à l’AFP deux candidats députés, Barthélémy Yarim et Céline Nadjikouma.

 

Parfois, tel un crooner, Martin Ziguélé se met à chanter pendant son discours, ce qui lui assure un grand succès parmi l’auditoire rangé sous de petites banderoles dont l’un d’elles proclame: «On ne partage pas la pauvreté mais plutôt la richesse à tout moment!»

 

A sa dernière étape, Kaga Bandoro, il se défend «d’avoir facilité l’arrivée de la Séléka» au moment de la chute de Bozizé (2013) comme le lui reprochent les anti-balaka, et demande aux jeunes «de désarmer immédiatement».

 

Puis, en un étonnant parallèle, il évoque «la réussite économique des Etats-Unis d’Amérique», devant des dizaines de déplacés dépenaillés, dont des enfants qui se disputent farouchement la moindre nourriture offerte.

 

Sa tournée finie, le candidat retrouve l’avion léger qui le ramène à Bangui : le temps presse, car il ne peut atterrir de nuit, faute d’éclairage de la piste.

 

AFP

Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 01:27

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

Bangui, le 24 décembre 2015 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont remis, le 24 décembre 2015, une salle de veille électorale entièrement équipée à la Maison de la presse et des journalistes afin d’encourager une couverture médiatique professionnelle et équilibrée des élections présidentielle et législatives.

 

Cette cérémonie fut également l’occasion pour les organisations nationales de journalistes de procéder au lancement officiel de la Synergie des medias pour des élections apaisées en RCA. Pour l’Administrateur de la Maison de la presse et des journalistes, Célestin David Gamou, la Synergie des médias constitue une occasion de consolider les acquis démocratiques de la RCA. Elle offre également une occasion d’accompagner le processus politique au-delà des élections à travers le suivi constant des programmes de développement annoncés par les nouvelles autorités qui seront issues des élections à venir.

 

Ce double évènement a donné l’opportunité au Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies et Représentant résident du PNUD, Aurélien Agbénonci, de rappeler qu’en Afrique, la tenue d’élections donnent encore lieu à des tensions lorsqu’elles ne génèrent pas de nouvelles crises. D’où la nécessité pour les journalistes centrafricains d’être « les gardiens du processus électoral », en alertant « l’opinion publique lorsque surgissent des dysfonctionnements majeurs de nature à fausser le jeu électoral ». Il les a également invités à se garder de diffuser de fausses nouvelles ou des informations non vérifiées susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et ainsi compromettre les progrès si durement acquis.

 

En amont, une série de formations sur la couverture médiatique des élections organisée par la MINUSCA aura permis à une cinquantaine de journalistes de mieux comprendre toutes les phases du processus pour mieux le restituer aux électeurs.

 

Conscient du rôle décisif que les médias devront jouer dans la bonne conduite du processus électoral, Aurélien Agbénonci, leur a lancé un appel en faveur de la diffusion d’informations équilibrées et impartiales sur les enjeux du scrutin. En effet, en relayant des informations sur la campagne électorale et les programmes politiques des candidats, des notions sur la procédure de vote, en rappelant aux électeurs leurs droits civiques, les medias encouragent la participation au vote.

 

« L’inauguration de la salle de veille et le lancement de la Synergie des medias pour des élections apaisées en République centrafricaine me donne l’opportunité de réaffirmer l’entière disponibilité de toute la famille des nations unies a apporter tout son soutien en vue d’élections apaisées, libres, honnêtes, transparentes et ouvertes à toutes et à tous », a conclu le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies.

 

La MINUSCA et le PNUD ont répondu favorablement à la demande d’appui de la Maison de la presse et des journalistes en équipant la salle multimédia avec 25 ordinateurs ainsi qu’un groupe électrogène de grande capacité pour que les journalistes puissent travailler à toute heure. Dès ce jour, ladite salle sera également dotée d’une connexion internet haut-débit, d’un bouquet satellitaire et deux imprimantes de grande capacité.

 

Selon le calendrier électoral, le premier tour de l’élection présidentielle couplée aux législatives, se tiendra le 30 décembre 2015. Le deuxième tour de l’élection du Chef de l’Etat se déroulera, quant à lui, le 31 janvier 2016.

 

Notons que selon le calendrier de la Rédaction Commune de la Synergie des medias, le premier encart parait ce 24 décembre 2015, la première émission en synergie des radios sera diffusée le samedi 26 décembre 2015 et la table ronde télévisée aura lieu le dimanche 27 décembre 2015.

 

LA MAISON DE LA PRESSE ET DES JOURNALISTES DOTEE D’UNE SALLE DE VEILLE POUR DES ELECTIONS APAISEES EN RCA
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 00:50
La CRPS appelle à voter Martin ZIGUELE du MLPC dès le 1er tour

 

 

 

La CRPS appelle à voter Martin ZIGUELE du MLPC dès le 1er tour
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 00:41
Présidentielle centrafricaine: trois favoris et trois "fils de"
Présidentielle centrafricaine: trois favoris et trois "fils de"
Présidentielle centrafricaine: trois favoris et trois "fils de"
Présidentielle centrafricaine: trois favoris et trois "fils de"
Présidentielle centrafricaine: trois favoris et trois "fils de"
Présidentielle centrafricaine: trois favoris et trois "fils de"

 

 

 

AFP le 24/12/2015 à 19:13

 

Trente candidats participent au premier tour de l'élection présidentielle en Centrafrique, dont trois se détachent par leur implantation dans le pays et leur notoriété pour aspirer à devenir le premier chef de l'Etat de la 6e République centrafricaine.

 

Le scrutin, prévu dimanche, pourrait toutefois être reporté de trois jours, les autorités invoquant jeudi des problèmes de formation des agents électoraux et d'acheminement du matériel électoral.

 

Particularité de cette élection qui doit ramener le pays dans la normalité institutionnelle, aucun des trois derniers présidents n'est candidat. Ni François Bozizé, renversé en 2013 par Michel Djotodia, ni ce dernier, chassé du pouvoir début 2014 par une intervention militaire internationale conduite par la France, ne se présentent.

 

L'un et l'autre, actuellement en exil, sont sous le coup de sanctions internationales.

 

L'actuelle présidente de transition, Catherine Samba Panza, ne pouvait juridiquement être candidate.

 

Autre particularité, on trouve parmi les candidats trois fils d'anciens dirigeants décédés: Jean-Serge Bokassa, fils de l'ex-empereur Bokassa 1er, Désiré Nzanga Bilal Kolingba, fils aîné d'André Kolingba, et Eugène Sylvain Ngakoutou Patassé, fils d'Ange-Félix Patassé.

 

- Les favoris -

 

- Anicet Georges Dologuélé, 58 ans, "M. Propre":

 

Cadre des banques, il a servi à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) à Yaoundé au Cameroun. Il est nommé ensuite Premier ministre par Ange-Félix Patassé (1998-2001).

 

Présenté comme "M. Propre", pour sa gestion rigoureuse, il a pendant sa Primature engagé des travaux de réfection des édifices publics sur fonds propres de l'Etat. Puis il a été désigné président directeur général de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) entre 2001 et 2010.

 

Il a créé l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), parti au nom duquel il se présente à la présidentielle et aux législatives dans la région de Bocaranga (nord) dont il est ressortissant. C'est la première fois qu'il est candidat à des élections et il a reçu mardi le soutien officiel du parti de François Bozizé.

 

- Martin Ziguélé, 58 ans, "l'homme à poigne":

 

Inspecteur principal des impôts, il a exercé comme assureur au Togo. Désigné pour diriger la direction nationale de la BEAC en 2001, il fut nommé Premier ministre la même année par Ange-Félix Patassé.

 

Eloquent, le verbe facile et maniant le français, l'espagnol et l'anglais, il est considéré comme un homme à poigne. Il a lancé en tant que Premier ministre une opération "mains propres" visant les douaniers véreux et a été à l'origine du limogeage de François Bozizé du poste de chef d'état-major de l'armée en 2001, pour mauvaise manière de servir.

 

Principal opposant au régime Bozizé, il se présente pour la troisième fois à une présidentielle. Il est le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain, au nom duquel il est candidat à la présidentielle et aux législatives à Bocaranga (nord).

 

- Abdoul Karim Méckassoua, 62 ans, "la bonne réputation":

 

Ergonome consultant de profession, a été plusieurs fois ministre de François Bozizé dont il se présente comme proche. Il jouit d'une bonne réputation dans les milieux intellectuels qui mettent en avant sa compétence, sa rigueur et son efficacité. Il jouit aussi d'une bonne réputation au sein de la communauté musulmane dont il est issu et a beaucoup d'affinités dans les milieux chrétiens.

 

Fin diplomate, il avait réussi à obtenir d'Ange-Félix Patassé son rapprochement avec François Bozizé, son tombeur. C'est aussi un démocrate dont les prises de position tranchées dérangent.

 

Ancien député, il se présente pour la première fois à la présidentielle sous l'étiquette "indépendant" et également aux législatives dans le 3e arrondissement de Bangui où se trouve l'enclave musulmane du PK-5.

 

- Les "fils de" -

 

- Jean-Serge Bokassa, 43 ans:

 

Fils de l'ex-empereur Bokassa, ancien ministre et ancien député, il se définit comme théologien. Il se présente pour la première fois comme candidat indépendant à la présidentielle.

 

- Eugène Sylvain Ngakoutou Patassé, 46 ans:

 

Fils d'Ange-Félix Patassé, président de 1993 à 2003 et renversé par François Bozizé, il est opérateur économique dans le secteur du diamant. Sans expérience politique, il se lance dans la présidentielle pour la première fois comme candidat indépendant.

 

- Désiré Nzanga Bilal Kolingba, 59 ans:

 

Economiste, fils aîné d'André Kolingba, président de 1981 à 1993, a servi à la représentation de la Banque mondiale à Bangui, puis a été plusieurs fois ministre de François Bozizé. Ancien député de la Basse-Kotto, il avait été battu de justesse au second tour par Catherine Samba Panza en janvier 2014 lors de la désignation du successeur de Michel Djotodia.

 

Converti à l'Islam, il se présente pour la première fois à l'élection présidentielle au nom du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), fondé par son père et dont il est l'actuel président.

 

Copyright © 2015 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 00:36
A LA VEILLE D'UN SCRUTIN CAPITAL par Gbandi Anatole

 

  

 

    J'avais informé Victor ( Bisséngué ) que j'arrêterais mes tribunes après Bienvenue en Enfer, pour suivre en tant que simple citoyen la compétition présidentielle.

 

    Je pensais alors que si la Minusca et la Sangaris n'avaient pu faire  entendre raison aux belligérants, ceux-ci seraient assez intelligents pour taire, le temps des élections, le langage des armes qu'ils hurlent depuis trois ans dans le pays.

 

    J'avais tort. Pire : je ne m'étais même pas douté que la présidentielle doperait ces rebelles, qui sortiraient leur drapeau, pour le planter dans leur rêve insensé de République du Logone.

 

    Chacun sait maintenant que le pays n'est pas sorti de l'auberge, que cette campagne pourrait être la dernière avant l'apocalypse. Et que si un inapte à  la fonction présidentielle réussissait à se faire élire président de la République, il parachèverait le travail de ses prédécesseurs, lesquels se sont illustrés par la veulerie, la trahison, la concussion et la couardise dans la bataille contre le sous-développement.

 

     J'ai donc repris ma plume, non pour peser sur les élections ou influencer  le cours des événements qui se déroulent au pays, mais pour me mettre à l'abri de ceux qui pourraient me reprocher demain d'avoir assisté impassible à l'élection d'un autre roi fainéant, et au sabordage de ce qui reste du pays.

 

LA RUEE VERS L'OR

 

     Tout à coup, la mariée a paru irrésistible dans ses oripeaux. Au point de mobiliser trente prétendants, un record, alors qu'elle sent le soufre, alors que ses enfants sont ballottés comme des feuilles mortes, par un orage qui s'éternise, alors que ses diamants voyagent incognito, dans des mains invisibles, alors que le plus grand criminel d'Afrique, après avoir erré entre l'Ouganda, le Congo et le Soudan, s'est fixé dans ses forêts orientales, avec son cortège d'assassins.

 

     Quel homme normalement constitué voudrait d'un tel parti ! A moins que la mariée ne dispose d'atouts cachés, comme la faculté d'immuniser l'heureux élu contre tous les ennuis, contre la justice, contre l'Assemblée nationale, contre la Cour constitutionnelle et contre son opinion publique.

 

     Amis présidentiables, vous vous demandez à quoi rime tout ce galimatias ! Vous vous demandez où je veux en venir ! Eh bien ! à cette question : comment concevez-vous la fonction présidentielle ?

 

     Vous avez vu des dictateurs gouverner ce pays. Vous en avez servi quelques-uns, peut-être à contrecoeur, peut-être pour infléchir un tant soit peu la dureté de leurs règnes. Vous avez vu sombrer votre pays, et maintenant vous vous posez en recours, en solution idoine, celle à laquelle on n'a pas pensé jusqu'ici. Mais le pays est blasé, habitué aux déconvenues des promesses non tenues. Il s'interroge : comment concevez-vous la fonction présidentielle ? Si c'est une sinécure, vous serez vite boudé par vos compatriotes. Par contre si c'est un sacerdoce, le doute dans leur esprit se dissipera, et alors ils pourront vous aider à entreprendre les travaux herculéens qui vous attendent.

 

     Jusqu'ici la fonction présidentielle était considérée comme l'aboutissement d'une carrière, une sorte d'ascension soudaine, qui mettait l'élu ou le putschiste sur un nuage, d'où il pouvait capter, au gré de ses caprices, les biens de sa société.

 

    Certes, le président doit être au-dessus de la mêlée, mais cette position lui donne-t-elle le droit de se mêler de tout ?

 

     C'est ici l'occasion de demander aux intellectuels de modérer leurs propos, afin de ne pas s'attacher furieusement à certains candidats. Il y a des slogans qui accentuent les clivages politiques, alors que le prochain président aura besoin de tous les Centrafricains pour reconstruire la Centrafrique.

 

     L'intellectuel doit être à la politique ce que l'âme est au corps, ou plutôt ce que la conscience est à l'esprit. Il doit pouvoir aider son candidat et plus tard son président à voir les pièges que vont lui tendre les gens de son ethnie, les flagorneurs et les membres de son parti. Il doit voir loin pour contrer les dérives et recadrer par des critiques constructives son candidat devenu président de la République.

 

                   GBANDI Anatole ( Je suis membre du GROUPE de REIMS, un club de réflexion. Mais je n'écris pas pour ce groupe. Et je n'ai donné mon accord à personne pour figurer sur une liste de soutien. )            

     

Centrafrique-Presse.com
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 18:55

 

 

 

(Info RFI) RCA: le premier tour des élections présidentielle et législatives reporté au 30 décembre

 

Le premier tour des élections présidentielle et législatives qui devait se tenir dimanche 27 décembre est retardé de trois jours. En cause, des difficultés logistiques qui ont besoin de quelques jours pour être réglées. La décision a été prise par la présidente Catherine Samba-Panza à la sortie d’une réunion avec les représentants des institutions de la transition et de la communauté internationale

 

Les élections en Centrafrique repoussées de trois jours

 

BANGUI, 24/12/2015 à 17:32 (Reuters) - Le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, a annoncé jeudi que le premier tour des élections présidentielle et législatives prévu dimanche avait été repoussé de trois jours en raison de problèmes  logistiques.

 

    Le chef du gouvernement par intérim a expliqué que les urnes destinées à ces scrutins devant parachever la transition démocratique du pays, après la guerre civile de 2013-2014, avaient été reçues tardivement et que certains assesseurs devaient encore être formés à les utiliser.

 

    "Il faut le faire avec du matériel scientifique pour éviter la fraude. Le report est nécessaire si on veut avoir des bons résultats", a déclaré Mahamat Kamoun à Reuters.

 

    Les élections, qui ont déjà été repoussées à plusieurs reprises, devraient désormais avoir lieu le 30 décembre.

 

 (Crispin Dembassa-Kette, avec Joe Bavier; Tangi Salaün pour le service français) 

 

 

Centrafrique: les autorités proposent de repousser les élections au 30 décembre


Bangui - AFP / 24 décembre 2015 17h54 - Les autorités centrafricaines de transition ont proposé jeudi de repousser au 30 décembre les élections présidentielle et législatives prévues dimanche, lors d'une réunion à la présidence retransmise en direct par la radio nationale.

La réunion à laquelle prenaient part les autorités de transition, les candidats ou leurs représentants, les partis politiques, l'Autorité nationale des élections (ANE) et la communauté internationale, faisait le point sur les préparatifs des scrutins, notamment la formation des agents électoraux qui n'ont pas tenu correctement les procès-verbaux des bureaux de vote lors du référendum constitutionnel du 13 décembre et l'acheminement des bulletins de vote.

Nous sommes aujourd'hui jeudi. S'il doit y avoir un glissement (de la tenue des élections), pouvez-vous nous préciser la date du vote?, a demandé la présidente de transition, Catherine Samba Panza, à la présidente de l'ANE, Marie-Madeleine N'kouet Hoornaert, chargée de l'organisation des scrutins.

La date du 30 décembre nous irait mieux, a répondu la présidente de l'ANE. Les parties impliquées dans le processus électoral ont salué cette réponse par des applaudissements.

La validation de cette nouvelle date reste cependant suspendue à une dérogation de la Cour constitutionnelle de transition. Le code électoral centrafricain prévoit en effet que tout scrutin doit se dérouler un dimanche.

Il n'était pas possible dans un premier temps de savoir quand la Cour constitutionnelle serait saisie de cette demande de dérogation. Si la Cour valide la date du 30 décembre, la présidente devra publier un décret convoquant le corps électoral à cette date.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=661476 

 

 

Centrafrique : les élections reportées de trois jours

 

Par Cyril Bensimon  Le Monde.fr • 

 

L’information n’avait ces derniers jours que la forme d’une rumeur comme Bangui en produit chaque jour des dizaines ; elle a été confirmée jeudi 24 décembre après-midi. Le premier tour des élections présidentielle et législatives prévu dimanche a été décalé au mercredi 30. Cette décision, qui doit encore être validée par la Cour constitutionnelle, a été annoncée par le premier ministre, Mahamat Kamoun, à l’issue d’une réunion à la présidence avec l’Autorité nationale des élections, l’institution chargée d’organiser les différents scrutins, des candidats, la Mission des Nations unies et des représentants du corps diplomatique.

 

Ce nouveau report n’est pas lié à la situation sécuritaire, meilleure ces derniers jours, mais à « des raisons techniques », soulignent plusieurs sources impliquées dans l’organisation de ces scrutins, jugés capitaux pour permettre à la République centrafricaine de sortir de trois années de crise aiguë. « Ce report a été décidé suite aux difficultés de dernière minute afin de permettre une organisation réussie de ces élections », affirme M. Kamoun. En effet, si les urnes et les isoloirs sont restés en province après le référendum constitutionnel du 13 décembre, les bulletins, les formulaires servant à l’établissement des procès-verbaux de décompte des suffrages, n’ont pas encore été acheminés dans les quelque 2 600 centres de vote.

 

 « En trois jours, du fait de l’état des routes et des problèmes de sécurité, on ne peut atteindre que 70 % de l’électorat, ce qui pose un vrai problème pour la crédibilité des scrutins », expliquait une source onusienne à la veille de l’annonce du report. Selon elle, ces trois jours supplémentaires devraient permettre un déploiement sur toute l’étendue du territoire, ou presque.

 

Autre raison invoquée pour décaler le vote : le niveau déplorable des agents électoraux constaté lors du référendum. Environ la moitié des procès-verbaux redescendus à Bangui étaient invalides ou inutilisables. Pour un référendum qui avait valeur de répétition générale et dont l’enjeu n’était pas forcément compris par la population, cela n’a pas eu de conséquences considérables mais pour une élection présidentielle qui s’annonce indécise, un fiasco de cette ampleur aurait été l’assurance de contestations immédiates de la part des candidats déclarés vaincus.

 

Pour remédier à cette situation, le premier ministre assure que « de nouvelles équipes vont être formées », qu’« une mobilisation générale des fonctionnaires [censés être plus lettrés] disponibles va être lancée ». « On fera ce qu’on peut », tempère un expert. Sous la pression des bailleurs, des chancelleries et en particulier de la France, qui tient à tout prix à ce que ces élections se tiennent avant la fin de l ‘année, les autorités jurent que cet énième report depuis le début de la transition dirigée par Catherine Samba-Panza sera le dernier. « Il est hors de question qu’il y ait un autre report », promet le premier ministre.

 

Cyril Bensimon

 

 

Nouveau report des élections en Centrafrique au 30 décembre 2015

 

http://www.voaafrique.com/  24.12.2015 15:35

 

Les Centrafricains etaient appelés à voter le 27 décembre pour le premier tour des élections présidentielle et législatives. Les autorités centrafricaines de transition ont proposé jeudi de repousser le scrutin, lors d'une réunion à la présidence retransmise en direct par la radio nationale.

 

La réunion à laquelle prenaient part les autorités de transition, les candidats ou leurs représentants, les partis politiques, l'Autorité nationale des élections (ANE) et la communauté internationale, faisait le point sur les préparatifs des scrutins, notamment la formation des agents électoraux qui n'ont pas tenu correctement les procès-verbaux des bureaux de vote lors du référendum constitutionnel du 13 décembre et  l'acheminement des bulletins de vote.

 

"Nous sommes aujourd'hui jeudi. S'il doit y avoir un glissement (de la tenue des élections), pouvez-vous nous préciser la date du vote?", a demandé la présidente de transition, Catherine Samba Panza, à la présidente de l'ANE, Marie-Madeleine N'kouet Hoornaert, chargée de l'organisation des scrutins.

 

"La date du 30 décembre nous irait mieux", a répondu la présidente de l'ANE. Les parties impliquées dans le processus électoral ont salué cette réponse par des applaudissements.

 

La validation de cette nouvelle date reste cependant suspendue à une dérogation de la Cour constitutionnelle de transition. Le code électoral centrafricain prévoit en effet que tout scrutin doit se dérouler un dimanche.

 

Il n'était pas possible dans un premier temps de savoir quand la Cour constitutionnelle serait saisie de cette demande de dérogation. Si la Cour valide la date du 30 décembre, la présidente devra publier un décret convoquant le corps électoral à cette date.

 

Avec AFP

Centrafrique: les autorités proposent de repousser les élections au 30 décembre
Centrafrique-Presse.com
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 18:46
RCA : Martin Ziguélé en meeting dans un bastion de Bozizé
RCA : Martin Ziguélé en meeting dans un bastion de Bozizé
RCA : Martin Ziguélé en meeting dans un bastion de Bozizé

 

 

 

Par RFI Publié le 24-12-2015 Modifié le 24-12-2015 à 15:38

 

La campagne en vue des présidentielle se poursuit en RCA. Les candidats sillonnent la province. Karim Meckassoua est dans le nord-est, ce jeudi 24 décembre, tandis que Martin Ziguélé a rejoint ses fiefs de Paoua, Bocaranga et Kaga Bandoro dans le nord-ouest. Mercredi, Martin Ziguélé s'est rendu dans les villes de Bouar, Bozoum et Bossangoa. Pari risqué puisque cette dernière ville est acquise à Francois Bozizé, son adversaire historique.

 

« Je ne suis pas venu à Bossangoa pour tenir un discours de campagne mais pour dire, aux uns et aux autres, qu’il ne faut pas qu’ils soient enchaînés dans la haine par des manipulateurs »

 

Martin Ziguélé en campagne pour la présidentielle

 

24-12-2015 - Par Pierre Pinto

Centrafrique-Presse.com
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 18:38
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Présidentielle 2015 : « La France n'a pas de candidat », déclare Charles Malinas

 

http://www.radiondekeluka.org/  jeudi 24 décembre 2015 12:19

 

L’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a déclaré au cours d'une interview exclusive accordée à RNL ce jeudi matin, que la France n'a pas de candidat pour la présidentielle du 27 décembre 2015. Une réaction qui fait suite aux rumeurs selon lesquelles le futur président de la République Centrafricaine serait déjà choisi par la France et que le processus électoral en cours n'est qu'une mascarade.

« Je veux m'exprimer en faux avec la plus grande vigueur et la plus grande fermeté contre ces bruits, ces rumeurs ou ces déclarations qui sont parfois utilisées par certains candidats contre d'autres candidats. La France n'a pas de candidats, je dirais même que la communauté internationale n'a pas de candidats », a déclaré le diplomate français.


Il précise également que « le candidat ou la candidate, c'est celui ou celle qui va gagner l'élection. Quelque soit la personne qui gagnera les élections, aucun candidat ne peut dire qu'il est le candidat de la France, il n'y en a pas. La France, comme la communauté internationale, soutiendra celui qui gagnera pour qu'il puisse travailler au mieux pour le bien de la Centrafrique ».


Dans cette dynamique de reconstruction de la République Centrafricaine, Charles Malinas ajoute « qu'il y' a tellement de travail à faire qu'il faut que la communauté internationale, et la France en particulier, continuent d'être là pour aider la Centrafrique à continuer de sortir de l'ornière, à se redresser, à reconstruire l’État, la justice, l'éducation, la santé, l'économie...  ».


Même si beaucoup de choses doivent être mises en œuvre pour relever le pays de la situation chaotique dans laquelle il se trouve, la France, conclu Charles Malinas, « ne laissera pas tomber la Centrafrique ». 


Les élections, présidentielle et législatives, selon le chronogramme électoral arrêté par l'Autorité Nationale des Élections (ANE), auront lieu le dimanche 27 décembre 2015.

 

 

Centrafrique : Une vague des réfugiés du Sud-Soudan arrivée à Bambouti

 

http://rjdh.org/  PAR RICHARDO DIMANCHE LE 24 DÉCEMBRE 2015

 

La présence des réfugiés soudanais est signalée à la frontière entre la République Centrafricaine et le Sud-Soudan, précisément dans la sous-préfecture de Bambouti, une ville située à 110 km de la ville d’Obo, chef-lieu de Haut Mbomou.

 

Selon les informations du RJDH, c’est depuis deux (2) semaines que le nombre de ces réfugiés ne cesse de s’accroitre.

 

Une source humanitaire dans la ville d’Obo a fait savoir que, «la plus part de ces réfugiés sont logés sous des bâches et des arbres».

 

«Ils sont au nombre de 662 réfugiés, dont parmi eux 154 femmes, 125 enfants et 80 hommes âgés d’une trentaine d’année. Jusqu’à lors, ils n’ont jamais reçu une aide en vivre ni en matérielle de la part des ONG dans la région», a ajouté la même source.

 

Les premiers réfugiés soudanais dans cette localité ont été rapatriés volontairement  en 2005.

 

Cette nouvelle vague fait suite aux violences qui secouent encore le Sud-Soudan.

 

 

Les forces américaines, centrafricaines et la Minusca s’engagent à sécuriser les élections dans le Haut-Mbomou

 

http://rjdh.org/  PAR RICHARDO DIMANCHE LE 24 DÉCEMBRE 2015

 

La sécurisation des élections,  le déploiement des matériels électoraux, la formation des membres des bureaux de vote, sont des résultats issus d’une rencontre des autorités locales et des organisations internationales basées dans la ville d’Obo. Ces entités s’investissent pour la réussite des élections groupées du 27 décembre 2015.

 

Selon un membre de l’ANE locale,  la sécurité de la population lors des scrutins sera garantie. « Les trois forces présentes dans la sous-préfecture d’Obo, à savoir les Forces Armées Centrafricaines (FACA), les casques bleus de la Minusca du contingent marocain et les forces américaines se sont mises d’accord pour sécuriser les élections du dimanche 27 décembre 2015 dans la préfecture de Haut-Mbomou en général », a-t-il dit.

 

Ce dernier a fait savoir que la réunion a aussi permis d’éviter les irrégularités le jour du vote en ce qui concerne les retards dans la formation des membres des bureaux de vote. « Quelques fonctionnaires et agents de l’Etat dans la ville sont identifiés par les membres de l’ASPE de la ville d’Obo pour renforcer les membres des bureaux de vote, afin d’éviter les dérapages», a-t-il poursuit.

 

La population de Haut-Mbomou se dit prête à aller aux élections du 27 décembre prochain.

 

 

Reprise progressive de la circulation sur l’avenue Koudoukou à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 23 DÉCEMBRE 2015

 

Les activités commencent à reprendre progressivement sur l’avenue Koudoukou, reliant les 3e et 5è arrondissements de Bangui. Des taxi-motos et quelques passagers empruntent cet axe grâce à la présence des éléments des Forces Armées Centrafricains (FACA) et de la Minusca qui assurent la sécurité. Cette avenue est restée impraticable depuis plus de 2 ans malgré des initiatives de reprise.

 

Des mouvements se font sentir sur cet axe depuis le carrefour du 5è arrondissement. L’on voit des motos taxis et des voitures personnelles qui empruntent la voie.

 

Toutes les barricades érigées par des groupes armés et des groupes d’autodéfenses ont été enlevées.

Un taximan en provenance de Benz-vi témoigne sous l’anonymat que, « la circulation essaie tout petit peu de reprendre son cour initial et surtout avec la présence des forces nationales qui patrouillent dans la localité ».

 

En face du commissariat du 5ème arrondissement juxtaposé à la Mairie dudit arrondissement, un groupe de jeunes du quartier Combattant, Yassimandji et Boeing est en train d’observer les activités. Un d’entre eux, livre ses expressions. « Nous sommes contents pour cette reprise qui va nous permettre de reprendre nos activités de  nettoyage des véhicules et engins ici », s’est-il exprimé.

 

Octave Aladoum, âgé d’une cinquantaine d’année, sur sa bicyclette,  est de retour de promenade et souhaite l’augmentation de l’effectif des éléments de forces de défense. « La paix revient dans notre secteur et il faudrait que le gouvernement renforce davantage l’effectif des FACA, afin que la sécurité des biens et personnes soit rassurée. Nous avons constaté qu’avec les FACA et la Minusca, tout rentre en ordre », a fait observer Octave.

 

Sylvie quant à elle exhorte les jeunes du Km5 à prôner l’esprit de tolérance. «  Les jeunes doivent abandonner les mauvaises pratiques telles que le braquage à main armée, le banditisme et consolider les acquis du vivre ensemble qui règne dans le secteur», a-t-elle confirmé.

 

L’avenue Koudoukou a fait  l’objet de plusieurs cas d’exactions pendant la crise militaro-politique qui a secoué Bangui.

 

Le camp du candidat Patassé présente les grands axes de son programme politique

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 24 DÉCEMBRE 2015

 

Le parti Centrafrique Nouvel Elan, du candidat à la présidentielle, Sylvain Eugène Ngakoutou Patassé a appelé les Centrafricains à plus de vigilance lors du vote de dimanche prochain. Cet appel a été lancé lors d’un point de presse animé le mercredi 23 décembre par le conseiller politique dudit parti, Firmin N’gbeng-Mokoue.

 

Firmin N’gbeng-Mokoue a commencé son point de presse par la présentation du  projet de société du candidat, lequel projet selon lui, vise à assurer et développer le bien-être de la population centrafricaine à travers la croissance économique. «Cela fait plusieurs mois que le candidat sillonne certaines villes de la RCA et les échos de ces déplacements sont encourageants. Donc, nous voulons faire savoir aux électeurs que c’est dans les urnes que le vote se fait. Ainsi, nous appelons les Centrafricains à soutenir cette candidature qui va apporter un nouvel élan en Centrafrique», a dit Firmin N’gbeng-Mokoue.

 

Le camp de ce candidat a fait savoir que  la reconstruction de la République Centrafricaine ne peut se limiter à la réfection des bâtiments et des édifices publics, elle signifie aussi rebâtir une société, une nation et promouvoir le vivre ensemble. « Les directives permettront d’atteindre les fins immédiates visées par le projet de société qui sont organisées autour de quatre axes stratégiques à savoir, la sécurité, et la gouvernance, le développement économique et progrès social, ainsi que la question de l’environnement et le désenclavement pour une Centrafrique nouvelle»,  a précisé le document politique du candidat.

 

Centrafrique-Presse.com
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 18:14

 

 

 

http://www.afrik.com/  JEUDI 24 DÉCEMBRE 2015 / PAR ADRIEN SEYES

 

À quelques jours de l’élection présidentielle en Centrafrique, l’accord politique passé entre François Bozizé et Anicet Georges-Dologuélé suscite la polémique. Beaucoup redoutent en effet que l’ancien Président centrafricain, qui figure dans le viseur de la Justice centrafricaine et de la CPI, ne bénéficie d’une impunité en cas de victoire de Dologuélé.

 

C’est un accord qui passe mal à Bangui et dans la sous-région. Après avoir vu sa candidature à l’élection présidentielle rejetée par l’Autorité nationale des élections, l’ex-Président François Bozizé tente par tous les moyens de se maintenir dans le jeu politique centrafricain.

 

Pour ce faire, son parti, le Kwa Na Kwa, a signé cette semaine un accord électoral avec l’un des candidats à l’élection présidentielle, Anicet-Georges Dologuélé. Pour Arsène, qui tient une petite boutique dans le quartier Combattant, "il s’agit d’un calcul électoraliste cynique. C’est irresponsable de remettre en scelle celui-là même qui a contribué à plonger le pays dans la pire crise qu’ait connue son histoire".

 

François Bozizé figure en effet sur la liste dite des personnalités "sanctionnables" des Nations Unies et des États-Unis pour son rôle dans les troubles qui ont endeuillés la RCA ces derniers mois. "Sans compter le fait que ses dix années passées au pouvoir ont été caractérisées par un népotisme, une gabegie et une corruption sans précédent. Tout cela a plongé la Centrafrique dans l’ornière dans laquelle elle se trouve aujourd’hui", ajoute Marceline, une femme d’affaires centrafricaine, qui se rend régulièrement à Douala.

 

"Même après avoir été chassé du pouvoir en 2013, François Bozizé a continué à attiser la haine, en entretenant une rébellion armée responsable de nombreux crimes", analyse un fin connaisseur du pays. Pas plus tard que le 13 décembre dernier, la tenue du référendum d’approbation de la nouvelle Constitution avait été perturbée notamment par des groupes proches de l’ex-président centrafricain, François Bozizé, entraînant ainsi une nouvelle mise en garde de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda.

 

Dologuélé joue son avenir politique, Bozizé son avenir judiciaire

 

"Dologuélé justifie cet accord par la nécessité de faire la paix. Mais il s’agit en réalité d’un habillage marketing destiné à vendre à l’opinion publique nationale et internationale un deal électoral avec une personnalité jugée infréquentable. Or il ne peut y avoir de paix et de réconciliation sans justice", renchérit notre interlocuteur. À Bangui, nombreux sont ceux à penser que du point de vue de Bozizé, cet accord est motivé par la volonté de conserver son influence sur la scène politique centrafricaine, mais également par la volonté d’obtenir à terme la garantie d’une immunité judiciaire, la justice centrafricaine et internationale s’intéressant de près à son cas.

 

Dologuélé à quitte ou double

 

Sur les réseaux sociaux, les réactions outrées sont légions. "Cet accord funeste rappelle celui signé dernièrement en Guinée entre Cellou Dalein Diallo et Dadis Camara", peut-on lire sur Twitter ; et sur Facebook : "Dologuélé a signé un pacte avec le diable".

 

Qu’est-ce qui a donc motivé le leader de l’URCA à passer un tel accord ? Pour ce responsable d’une ONG spécialisée dans l’observation électorale, Anicet Georges-Dologuélé, de peur de se retrouver en troisième position au soir du premier tour tente de nouer toutes les alliances politiques possibles, même les moins recommandables. "La probabilité que Martin Ziguélé soit présent au second tour étant très forte, la seconde place se jouera entre lui et Karim Meckassoua qui mène une campagne très offensive. Dologuéle tente donc le tout pour le tout car il sait que les reins de son nouveau parti l’URCA, ne sont pas suffisamment solides", analyse-t-il.

 

Quand bien même, il n’est pas certain que le calcul fait par Dologuélé sur le plan électoral soit le bon. En effet, le KNK, autre fois parti-Etat, est désormais affaibli et surtout très divisé. Dès le lendemain de sa signature, certains de ses responsables se sont empressés de dénoncer cet accord, à l’instar de Samuel Toko Feisse, membre du bureau politique et coordonnateur de la base du parti. De fait, beaucoup de ses militants ne se reconnaissent plus dans les instances dirigeantes du KNK et notamment dans son Secrétaire général, Bertin Béa. Parmi eux, nombreux sont ceux à avoir rejoint les rangs des antibalakas, un mouvement très hétérogène dont les leaders appellent à voter pour des candidats différents.

 

Anicet-Georges Dologuélé court-il le risque de ternir son image sans profiter pleinement des fruits électoraux de son accord avec Bozizé ? Verdict dans quelques jours.

 

Présidentielle en Centrafrique : polémique sur l’accord Bozizé Dologuélé
Présidentielle en Centrafrique : polémique sur l’accord Bozizé Dologuélé
Centrafrique-Presse.com
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 14:14
RCA : élection aux multiples enjeux

 

 

 

http://www.bbc.com/ 24 décembre 2015

 

Après plusieurs reports, le premier tour de l'élection présidentielle est prévu le 27 décembre.

 

Cette élection singulière à plus d’un titre est censée mettre fin à la transition dirigée par Catherine Samba Panza depuis le départ de Michel Diotodia, contraint à abandonner le pouvoir par la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Une élection singulière

Pour la première fois dans l’histoire du pays, le pouvoir en place ne se présente pas à une élection qu’il organise. Quarante-trois dossiers de candidatures ont été déposés auprès de l’Autorité nationale des élections (ANE), 29 ont été validées par la Cour constitutionnelle et quatorze dont celles de Bozizé rejetées.

Selon certains observateurs, Martin Ziguélé semble bénéficier d’une certaine avance malgré deux tentatives manquées en 2005 et 2011. Il dispose d’un parti, le MLPC structuré et présent dans la plupart des circonscriptions du pays. Créé en 1979 par l’ancien président Ange-Félix Patassé, le MLPC a déposé 131 dossiers de candidature aux législatives sur 141 circonscriptions.

Toutefois beaucoup de ses compatriotes le considère comme un homme du système associé aux terribles répressions de 2001 après le putsch manqué contre le président Patassé.

Dans un contexte de conflit interreligieux, Karim Meckassoua, musulman originaire du PK5, 60 ans, ingénieur de formation veut également devenir président de la Centrafrique.

Anicet-Georges Dologuélé, un ancien ministre sous Bozizé est aussi candidat.

L’équation Bozizé

En exil en Ouganda, l’ancien président Bozizé tente de peser de tout son poids dans le scrutin. Les 64,34 % des voix qu’il a obtenues en 2011 sont un argument de taille. Son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), a annoncé son soutien au candidat Dologuélé.

Malgré cette volonté de peser de tout son poids, le retour dans le pays de l’ancien président est plus qu’hypothétique. En mai 2013, la justice centrafricaine a émis un mandat d’arrêt international à son encontre.

En août 2015, le ministre centrafricain de la Justice a promis qu’il serait arrêté dès qu’il poserait un pied dans le pays. Il est, depuis mai 2014, sous sanctions de l’ONU (gel des avoirs et interdiction de voyager) et des États-Unis.

Un pays divisé

Même s’il a renoncé à la partition du pays et à perturber le scrutin dans les zones qu’il contrôle, sous la pression de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), l'ancien numéro deux de l’ex-Seleka et actuel patron du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique demeure un cas pour les autorités centrafricaines.

Depuis le renversement de François Bozizé par la rébellion Seleka en mars 2013, le pays est plongé dans une guerre civile aux relents de conflits interreligieux.

Le pays est contrôlé par deux forces armées rivales toujours prêtes à en découdre. A défaut d’être désarmées de force, elles ont été tenues à distance par les forces internationales présentes dans le pays.

Au nord, il y a les ex-rebelles de la Seleka qui ont leur état-major à Bambari, au centre du pays. Au sud, il y a les anti-balakas, des milices composées de paysans et d’anciens militaires fidèles au président déchu François Bozizé.

Des milliers de personnes ont été déplacés et malgré la présence de la Mission des Nations Unies pour la République Centrafricaine (MINURCA), il y a souvent des morts en raison des heurts entre musulmans et chrétiens.

Le Pape François s’y est rendu fin novembre. Il a délivré un message de paix et d’espoir dans la mosquée centrale de Bangui située en plein cœur du quartier musulman PK5.

 

 

NDLR : Les 64,34 % des voix de Bozizé en 2011 étaient frauduleusement acquis et vigoureusement contestés. La preuve : le bénéficiaire se trouve présentement en exil en Ouganda et sous sanctions onusiennes

Centrafrique-Presse.com