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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:09

 

 

 

 

 

 

http://www.dakaractu.com/  Lundi 24 Mars 2014

 

La violence continue de belle en république centrafricaine et nos compatriotes restés dans ce pays en proie à une grave crise en ont fait les frais ce weekend. Deux Sénégalais ont subi des attaques des milices cataloguées rebelles antibalaka, avec un mort et un blessé grave au bout du compte. 

 

Oumar Ly, le premier de nos compatriotes, un natif de Kanel, a été atteint d’une balle en pleine poitrine tiré par ces tueurs de sang froid qui sévissent en toute impunité. Idy Sy un autre Sénégalais natif lui de Ourossougui a été grièvement blessé à coup de machettes, il est actuellement hospitalisé dans un état critique.

 

 Thierno Ly un de leurs voisins, joint au téléphone par nos confrères de Walfadjri, a expliqué le calvaire vécu en ces termes : « Les faits se sont déroulés hier. Le premier de nos compatriotes a reçu une balle en pleine poitrine hier aux environs de 17 heures. Il est décédé hier nuit (dimanche). Il a été enterré  aujourd’hui, après les prières rituelles. Le second a été acheminé à l’hôpital avoir reçu plusieurs coups de machettes. Il est actuellement entre la vie et la mort ».

 

 Selon lui nos compatriotes sont toujours exposés et les autorités sénégalaises doivent savoir que d’autres Sénégalais résidant en Centrafrique sont dans les provinces et non pas seulement dans la capitale. 

 

 

Un Sénégalais tué à Bangui

 

http://www.setal.net/  Lundi 24 Mars 2014 - 12:08 avec la RFM

 

SETAL.NET - Un sénégalais répondant au nom de Oumar Ly a été tué ce matin par balle à la mosquée de Bangui, en Centrafrique. 


Selon la RFM qui donne la triste nouvelle, notre compatriote qui est originaire de Kanel (nord du Sénégal) s’apprêtait de se rendre au Congo-Brazzaville lorsqu’il a reçu une balle qui lui a été fatale. 


Rappelons que la Centrafrique est secouée par une crise interconfessionnelle depuis que François Bozizé a été renversé par la Séléka qui, à son tour a été contraint de lâcher le pouvoir.

Sénégal : Deux de nos compatriotes encore touchés par les violences en Centrafrique Un Sénégalais tué, un autre dans un état critique

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:07

 

 

 

 

 

Bangui 24 mars 2014 (CAP) - Après plusieurs années de et d’harassantes démarches et de longues et pénibles procédures judiciaires, la succession de feu général André Dieudonné Magalé représentée par son fils Cyrille Magalé a fini par obtenir par référé en date du 10 mars 2014 du Tribunal de Grande Instance de Bangui l’ordonnance d’expulsion de la villa Magalé illégalement occupée depuis dix ans par l’ex-Premier Ministre Elie Doté avec la complicité d’ECOBANK Centrafrique.

 

L’ordonnance de référé mentionne ceci: « Vu les dispositions de l’article 674 du code de Procédure civile, Attendu que par requête susvisée, la succession Magalé a saisi le juge des référés afin de s’entendre ordonner l’expulsion de sieur Elie Doté et de tout occupant de son chef des lieux sous astreinte journalière de 10. Millions de F CFA à compter de la signification de la décision à intervenir ;

 

Qu’elle expose à l’appui de sa requête que courant 1980, l’ECOBANK Centrafrique, sous son ancienne dénomination BICA avait consenti à la Société Agricole et Commerciale de la Lobaye dite SOCOBA, un prêt de quarante millions (40.000.000 F CFA) ;

 

Qu’en garantie dudit prêt, l’ECOBANK Centrafrique avait obtenu une caution hypothécaire sur les titres fonciers n°652 et 3017 appartenant respectivement aux feus Hugues Dobozendi et André Dieudonné Magalé alors actionnaires statutaires de ladite société ;

 

Qu’en outre pour avoir sûreté du paiement, ECOBANK a fait réaliser le nantissement des loyers sur la villa Magalé objet d’hypothèque ;

 

Que pendant que la succession Magalé s’impatiente pour un règlement à l’amiable avec l’ECOBANK, sieur Elie Doté refuse délibérément de payer les loyers et continue d’occuper les lieux sans un moindre contrat de bail mettant ainsi en péril la volonté de la succession de se libérer de son engagement vis-à-vis de la banque ;

 

Qu’elle sollicite du juge des référés l’expulsion de sieur Elie Doté et de tout occupant de son chef des lieux pour mauvaise foi ;

 

Que sieur Elie Doté a sollicité du Juge un délai de congé de 12 mois pour chercher une autre villa ;

 

Attendu qu’il résulte des pièces du dossier et des débats que pour rembourser à l’ECOBANK un prêt qu’avait contracté leur dfunt père, la succession Magalé avait consenti un nantissement de loyers sur la villa Magalé objet du Titre Foncier n° 3017 ; que cette volonté mise à mal par sieur Doté qui occupe cette villa depuis dix ans et refuse de payer des loyers sous prétexte de ce qu’il a réhabilité la villa à hauteur de 59.765.268 f CFA, que le montant des travaux de réhabilitation par lui affecté dépasse même le montant de la dette par laquelle les loyers sont saisis ; qu’en l’espèce, sieur Elie Doté n’est occupant sans droit ni titre ; puisqu’il n’a pu exhiber un quelconque contrat de bail qui lierait soit l’ECOBANK soit à la succession Magalé ; qu’en raison de l’urgence qui justifie aisément la compétence du Juge des référés, il y a lieu d’ordonner son expulsion et de débouter la succession Magalé du surplus de sa demande ; »

 

Un congé de trois mois a été accordé par le juge à sieur Elie Doté

La succession de feu André MAGALE obtient par voie judiciaire l’expulsion de sa villa de l’ex-PM Elie DOTE

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:59

 

 

 

 

 

 

24 MARS 2014

 

Un an plus tard, la sécurité, l’assistance et la justice demeurent essentielles

 

(Bangui) – Des milliers de civils se trouvent dans un cruel besoin de protection et d’assistance immédiates en République centrafricaine, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Un an après le coup d’État de la coalition rebelle de la Séléka, les efforts internationaux pour s’attaquer à la crise demeurent tragiquement insuffisants. Il existe en particulier une nécessité urgente de mettre fin à l’impunité pour les exactions en cours et de faire en sorte que des comptes soient rendus pour les crimes commis par toutes les parties.


Human Rights Watch a publié aujourd’hui un recueil de 133 pages de documents produits au cours de l’année écoulée depuis que la coalition rebelle de la Séléka a renversé le gouvernement du Président François Bozizé, le 24 mars 2013.

 

« Le coup d’État de la Séléka l’année dernière a semé la terreur et la désolation, suscitant une réaction violente et abusive de la part des milices anti-balaka, et les deux factions continuent de mettre en danger les populations en République centrafricaine », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique au sein de Human Rights Watch. « La réponse amplifiée de la communauté internationale depuis décembre 2013 n’a pas été capable de faire face à la crise, notamment en ce qui concerne le besoin de protection des civils et l’aide apportée aux milliers de personnes déplacées. »

 

La Séléka, qui comprend surtout des musulmans originaires du nord-est du pays ainsi que du Tchad et du Soudan, a commis des massacres dans de nombreux villages, a incendié et pillé des maisons, recruté des enfants comme soldats, violé des femmes et tué probablement des milliers d’habitants. Les attaques ont causé une crise humanitaire massive, contraignant la population à vivre sans logement, alimentation et soins de santé adéquats.

 

En représailles pour les exactions commises par la Séléka, un groupe de combattants, chrétiens et animistes  pour la plupart, et connus comme les anti-balaka [anti-machette], constitués sous Bozizé pour combattre le banditisme, ont commencé en août 2013 à attaquer la Séléka et à prendre pour cible les civils musulmans censés soutenir la coalition rebelle. En décembre, les anti-balaka ont mené une attaque de grande ampleur contre Bangui, la capitale, obligeant la Séléka à battre en retraite et à se regrouper. La Séléka a officiellement cédé le pouvoir en janvier 2014. Une nouvelle présidente, Catherine Samba-Panza, anciennement maire de Bangui, a été élue le même mois pour diriger l’administration intérimaire du gouvernement.

 

L’Union africaine (UA) et la France ont déployé un nombre croissant de troupes de maintien de la paix pour stabiliser la République centrafricaine, mais les forces de maintien de la paix n’ont pas réussi à stopper la spirale de la violence. Le 10 février 2014, l’Union européenne a accepté de fournir des troupes afin de contribuer aux efforts internationaux pour protéger les populations les plus en danger, mais ces troupes n’ont toujours pas été déployées en République centrafricaine. Une force de maintien de la paix des Nations Unies  à part entière devrait être autorisée et déployée de toute urgence, selon Human Rights Watch.

 

Jusqu’à ce que cette force soit déployée sur le terrain, la force de maintien de la paix de l’UA, connue sous le nom de MISCA, et la force française Sangaris doivent prendre des mesures supplémentaires immédiates pour assurer une plus grande sécurité, notamment en patrouillant activement dans les zones vulnérables à la violence, en particulier celles où restent des populations musulmanes minoritaires. À la suite de l’effondrement de la Séléka, des milliers d’habitants musulmans ont fui pour se réfugier dans les pays voisins, tels que le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

 

« Il reste encore d’énormes lacunes dans la sécurité la plus élémentaire apportée aux populations de la République centrafricaine », a conclu Daniel Bekele. « Des milliers de personnes dont la vie reste en danger imminent dépendent du déploiement urgent de troupes supplémentaires de maintien de la paix et d’une protection élargie de la part des troupes qui sont déjà sur le terrain. »

 

République centrafricaine : Un pays dans la tourmente

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:26

 

 

 

 

 

 

http://jactiv.ouest-france.fr/   Publié le lundi 24 mars 2014 à 09:57.

 

C'était il y a un an, le 24 mars. Les combats plongeaient la République centrafricaine dans l'horreur. Médecins sans frontières (MSF) envoie des chevronnés comme Juliane, une Normande de 29 ans, auprès des civils.

Le 16 décembre, j'étais censée rejoindre un hôpital dans le sud-est de la Centrafrique. La veille de mon arrivée, changement de programme, je dois rester à Bangui, la capitale, pour prêter main-forte à l'équipe de MSF. Des milliers de déplacés se sont installés, à même le sol, près du tarmac de l'aéroport de Mpoko.

 

Tout juste le temps de poser mes affaires, de grignoter un peu, un briefing... je suis opérationnelle. Chaque jour, 150 à 200 femmes enceintes, âgées de 14 à plus de 45 ans, attendent pour une consultation prénatale. En Centrafrique, la situation est très tendue, il y a une dizaine de camps dans les mosquées ou les monastères. Les civils fuient les exactions et les femmes enceintes subissent un stress énorme. Certaines doivent courir sous les balles. Et chaque jour, le camp de Mpoko s'agrandit un peu plus...

 

Sur place, je fais partie d'une équipe de sept personnes. Une maternité improvisée d'une capacité de 10 lits... qui procède à 8 à 12 accouchements par jour ! Le système de santé n'est pas fonctionnel, sans compter qu'il est très difficile pour ces femmes de se rendre dans les rares hôpitaux. Le gouvernement a instauré un couvre-feu entre 18 h et 6 h du matin. Même pour nous, organiser des transferts à l'hôpital Castor, pour celles qui ont des complications obstétricales ou gynécologiques, devient compliqué. Les ambulances aussi restent bloquées ou ne circulent pas la nuit.

 

« Pas dans une bulle »

 

Il faut en permanence s'adapter. Être aux aguets. Changer de route. Les attaques ne nous visent pas directement, mais il y a des moments tendus. Il nous arrive de devoir évacuer la clinique, après des menaces ou des tirs croisés très rapprochés.

 

Les expatriés logent dans une maison. Des conditions plutôt sommaires. Une trentaine pour une maison de sept pièces. On essaie de se reposer un maximum. Le soutien moral et la bonne ambiance sont primordiaux. Mais on n'est pas dans une bulle.

 

Je suis rentrée en Europe cinq semaines plus tard, en janvier. La situation à Bangui est catastrophique et les habitants vivent dans la terreur.

 

Ce qui m'a frappée, c'est la situation de détresse de ces femmes, qui accouchent à même le sol, sous les bâches, ou contre un arbre. Elles n'ont presque pas accès aux soins. Un certain nombre de femmes sont à menace d'avortement, qu'ils soient provoqués ou spontanés et la situation reste critique. Les équipes encore sur place font un travail considérable.

 

Malgré cela, les locaux restent positifs. Cette note d'espoir qui les accompagne en permanence est, pour les expats, une petite « capsule » de bonheur. »

 

Propos recueillis par Yann-Olivier BRICOMBERT.

Lu pour vous : [Témoignage] Une sage-femme au chevet de la Centrafrique

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:14

 

 

 

 

 

Bangui, 23 mars (ACAP) – L’Evêque du diocèse de Bossangoa, Vice-Président de la Conférence Episcopale des Evêques de Centrafrique, Monseigneur Nestor Nongo Assiagbia, a célébré à la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui, une messe d’action de grâce à l’occasion de la 55ème anniversaire du décès du Président Fondateur de la République Centrafricaine, Barthelemy Boganda, en présence du Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, dimanche 23 mars 2014 à Bangui.

 

Dans son homélie extrait de l’évangile de Jean chapitre 4 les versets  5 à 42, Monseigneur Nestor Nongo Assiagbia, s’inspirant du récit de la samaritaine qui consiste à transcender nos antagonistes, a exhorté le peuple centrafricain à privilégier la voie du dialogue, de la réconciliation et du pardon dans la vérité et la justice. 
 

Il a fait observer que « tout autres options nous mènerons dans l’impasse ». 
  
Cette célébration eucharistique s’est déroulée également en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement de la transition André Nzapayéké quelques ambassadeurs accrédités en Centrafrique. 

 

Il est à noter que dans le même cadre des offices religieux marquant la commémoration du 55ème anniversaire du décès du Président Fondateur Barthelemy Boganda, le ministre de la Sécurité  publique, de l’émigration-immigration, Colonel Denis Wangao Kizimale  a représenté le gouvernement à l’Eglise baptiste Ngoubagara dans le 4ème arrondissement de Bangui. 

  
Le Président Fondateur Barthelemy Boganda était décédé le 29 mars 1959, dans un accident d’avion dans la région de Boda, localité située dans la préfecture de la Lobaye, lorsqu’il revenait d’une mission de travail à Berberati à l’ouest de la Centrafrique 

Messe d’action de grâce en mémoire du Président Fondateur de la République Centrafricaine Barthelemy Boganda

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:33

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/   le 23.03.2014, 23h57 | Mise à jour : 24.03.2014, 00h28

 

Un groupe jihadiste a renouvelé son appel à assassiner le président François Hollande en réponse aux interventions militaires récentes de la France en Afrique, a indiqué dimanche le groupe d'observation des sites terroristes SITE. 


Le Al-Minbar Jihadi Media Network, un site islamiste militant lié à Al-Qaïda, a appelé les musulmans à monter des attaques en France et contre les intérêts français dans le monde en soutien aux musulmans du Mali et de la République centrafricaine. «Les soutenir (les musulmans de ces pays) est une tache facile pour toute personne honnête et loyale, parce que les ambassades de France occupent les terres des musulmans, sans parler des lions de notre oumma (communauté) qui vivent à l'ouest», précise le message d'introduction de la nouvelle campagne anti-française selon le SITE.


Sur le forum internet du site islamiste, 22 messages, une vidéo, un article et un poème alimentent cette campagne engagée depuis le début du mois et appelant à mener des attaques terroristes en France ainsi qu'à assassiner François Hollande. «Nous appelons nos loups bien aimés à assassiner le président de la mécréance et de la criminalité, à semer la terreur dans son gouvernement maudit, à poser des bombes et à les terroriser par solidarité avec les gens vulnérables de la République centrafricaine», précise un message du 9 mars.

 
L'intervention française en Centrafrique en ligne de mire


«Ni Hollande ni ses soldats ne connaîtront la paix aussi longtemps que les les musulmans du Mali et de la République centrafricaine ne pourront pas vivre normalement dans leur pays», ajoute le message.


François Hollande avait réagi à l'époque en affirmant que ce n'était pas la première fois que son pays était menacé et que la France «restait extrêmement vigilante». La France a envoyé des troupes au Mali en janvier 2013 pour en chasser les islamistes et rebelles touaregs qui avaient pris le contrôle du nord désertique du Mali. Bien qu'ils aient été arrêtés dans leur progression vers le sud du pays où se trouve la capitale Bamako, les combattants restés fidèles à des groupes islamistes mènent encore de temps en temps des attaques.


La France a également envoyé environ 2000 militaires en Centrafricaine en soutien à une force de maintien de la paix de l'Union africaine de 6000 militaires à la suite d'une vague d'affrontements sanglants entre chrétiens et musulmans après un coup d'État.

Un groupe islamiste appelle à assassiner François Hollande

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:22

 

 

 

 

 

http://www.lejourguinee.com/    Publié le dimanche 23 mars 2014 23:14

 Écrit par Waziri BIBOUBA HOUSSEINI/ALADJI OUSMANOU ALIHOU

 

L’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, lance aujourd’hui un appel aux gouvernements camerounais, tchadien, aux agences humanitaires et à la communauté internationale :

 

Nous, Peuhls-MBororo de la R.C.A, par la voix de notre organisation l’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), venons vous informer de la situation des peuhls centrafricains, une communauté minoritaire, marginalisée et très souvent premières victimes des crises successives qu’a connues notre pays.

 

Nous sommes des éleveurs et des gardiens de bétail dont nous ne sommes souvent pas les propriétaires. Depuis plusieurs années, à chaque changement de régime, nous sommes victimes de représailles : le nouveau nous accusant d’être à la solde du précédent.

 

Par exemple, lorsque Monsieur Ange Félix PATASSE arrive au pouvoir en 1993, son entourage et les membres de la garde présidentielle arrêtent et rackettent les éleveurs Peuhls-MBororo en les accusant d’être les gardiens du bétail et les partisans de son prédécesseur André Kolingba.

 

Plus tard après la chute du président PATASSE, les membres de la garde rapprochée de son tombeur, François BOZIZE, ont également arrêté arbitrairement et rançonné notre communauté, nous accusant d’être des coupeurs de route et des partisans du président Ange Félix PATASSE.

 

L’an dernier, après que quelques groupes peuhls centrafricains aient rejoint la Séléka, toute la communauté a été stigmatisée par le régime de Monsieur BOZIZE qui a ensuite mené des représailles contre nous.

 

Après son coup de force, la Séléka nous a accusés d’être les complices et gardiens de bétail des figures de l’ancien régime. C’est ainsi que depuis l’année dernière, nous sommes victimes de meurtres et de rackets. Sous la Séléka, les éleveurs peuhls se sont vus imposer « un droit de pâturage » illégal variant de 500 000 à 10 000 000 FCFA par famille en fonction de la taille du bétail. Cette rançon était dix fois plus élevée que celle qui nous était imposée sous le régime de François Bozize.

 

Ce sont maintenant les anti-BALAKA également, qui tuent, torturent, violent et massacrent les Peulhs Bororo du fait de leur appartenance religieuse musulmane et en les accusant d’être de connivence avec les Sélékas.

 

Toutes ces exécutions et violations des droits des Peulhs ont entraîné des déplacements massifs des populations à l’extérieur du pays où la situation est loin d’être favorable.

Au Cameroun, les membres de la communauté qui ont fui la R.C.A et ont réussi à traverser la frontière camerounaise ne sont pas encore pris en charge par le HCR. Quelques-uns sont encore bloqués à la frontière pour des raisons qui nous sont inconnues.

 

Selon nos représentants, les peuhls centrafricains à l’intérieur du territoire camerounais seraient déjà plus de 22.580 réfugiés majoritairement composés de femmes et d’enfants. Ces derniers rencontrent d’énormes difficultés à se faire enregistrer auprès du HCR et de la Croix Rouge internationale car nos communautés n’ont pas l’habitude de vivre en ville et de se confronter aux autres communautés. On nous a déjà signalé qu’à Kentzou, ville camerounaise situé à 210 km de Bertoua la capitale de la région de l’Est du Cameroun, la communauté peuhl – Mbororo centrafricaine a déjà enregistré de nombreux morts parmi lesquels des enfants de moins de 5 ans victimes de paludisme et de la malnutrition. Il nous a également été signalé des cas d’avortements involontaires faute de consultations prénatales. Les mêmes cas sont également enregistrés dans la ville de Garoua-Boulaïà 244 km de Bertoua.

 

Ils seraient également plus de 15 800 toujours bloqués en Centrafrique faute de moyen de transport pour leurs familles respectives pour arriver à la frontière. Les réfugiés peuhls Mbororos dont il est ici question sont dans la brousse. Leurs campements ont été attaqués par les anti-Balakas et le bétail est pillé par les Sélékas. Ils cherchent à rejoindre les zones habitées mais n’ont plus d’argent pour se déplacer. Pour traverser la frontière du Tchad ou du Cameroun on leur demande parfois des taxes illégales de 5000 francs par famille pour leur permettre de passer.

 

Au Tchad, de nombreux peulhs venant de la Centrafrique sont stationnés dans la zone de Mandoul, du Logone oriental et du Chari-Baguirmi avec une forte présence en milieu rural (zones frontalières avec la RCA) et dans les périphéries des villes telles que Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro, Bépopen et Sahr. Des familles entières ne sont pas pour le moment prises en charge.

 

D’après nos représentants, les réfugiés peuhls centrafricains au Tchad sont repartis comme suit : 800 (Koumra) 3000 (Moyenne-Sido), 2435 (Sahr), 350 (Ndjamena), 4320 (Goré) 2500 (Moundou). La majorité d’entre eux hésite à s’approcher du HCR de peur d’être à nouveau marginalisés comme dans leur pays d’origine.

 

Il faut signaler que de multiples champs non récoltés ont été dévastés sur le sol tchadien parcertains troupeaux appartenant à des peuls centrafricains qui ont traversé la frontière tchadienne avec une partie de leur bétail. Une forte insécurité des biens et des personnes est perceptible dans les villes suscitées à cause de la circulation d’armes légères.

 

Ne rien faire serait suicidaire. Nous lançons un appel aux partenaires cités plus haut de venir au secours de cette communauté en détresse.

Nous demandons au Gouvernement camerounais de faciliter la traversée des frontières camerounaises à cette communauté victime de toutes sortes de violences, de dénis de leurs droits et de leur réserver une hospitalité raisonnable conformément au droit international.

 

Nous demandons au Gouvernement tchadien d’intervenir sans délai dans les villes de Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro et Sahr pour la sécurité des réfugiés peuhls centrafricains et de leur prise en charge raisonnable conformément au droit international.

 

Nous demandons au HCR, aux partenaires internationaux et à la communauté internationale, en attendant la stabilisation de notre pays d’origine et le retour au calme, d’utiliser tousles moyens requis pour l’installation des réfugiés Peulhs MBororo, de les accompagner pendant cette période difficile, matériellement, financièrement et juridiquement etde les aider à se réinstaller dans leur pays d’origine le moment venu.

 

Nous demandons au HCR et à la Croix Rouge Internationale de mettre en place, en lien avec nos représentants, un dispositif particulier adapté à la communauté peuhl.

La communauté internationale doit aider à identifier et à traduire devant les juridictions compétentes les auteurs des crimes et des violations des droits des Peuls, donner aux forces internationales déployées en République Centrafricaine le mandat d’assurer la sécurité des Peuls MBororo présents dans les campements.

 

En espérant que notre mémorandum retiendra votre haute attention, Veuillez recevoir notre sincère gratitude.

 

Monsieur Waziri BIBOUBA HOUSSEINI


Président AIDSPC,


Réfugié à Ndjamena (Tchad)

Monsieur ALADJI OUSMANOU ALIHOU


Chargé de communication AIDSPC


Réfugié à Bertoua (Cameroun)

 

Lu pour vous : Les Peuhls Mbororo centrafricains réfugiés au Cameroun et au Tchad : des communautés en danger

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:05

 

 

 

 

 

par RFI 24-03-2014 à 05:05

 

Il y a un an, jour jour,  le président François Bozizé était renversé par une coalition rebelle dirigée par Michel Djotodia. S'ouvrait alors une période de transition de dix mois, avant la démission de Djotodia, au cours de laquelle le pays à sombré dans la violence et l'anarchie.

 

Lorsque François Bozizé fuit vers le Cameroun le 24 mars 2013, la Centrafrique vient déjà de subir quatre mois de combats entrecoupés de cessez le feu. Mais la prise du pouvoir par Michel Djotodia donne le coup d'envoi d'une rapide descente aux enfers pour la République centrafricaine. De mars à juin les exactions se multiplient.

 

La Seleka, assemblages de rebelles nordistes, de mercenaires tchadiens et soudanais, multiplie les massacres, les viols et les pillages. Michel Djotodia ne parvient pas à imposer sa volonté à la Seleka qui l'a propulsé au pouvoir. L'un de ses collaborateurs se souvient d'un chef que les commandants militaires n'écoute pas. D'ailleurs, lorsque Michel Djotodia ordonne la dissolution de la Seleka en septembre 2013, cette décision n'est pas suivie.

 

Les milices, le point de bascule

 

En septembre, face à la poursuite des violence, naissent les milices d'autodéfense, les anti-balakas. Elle s'en prennent à la Seleka et aux musulmans. En décembre lors de l'offensive conjointe des ex Faca et des antibalakas, marque une accélération des violences interrreligieuses. L'intervention internationale ne peut empêcher l'épuration.

 

Dépassé, sans aucune prise sur les évènements, Michel Djotodia est poussé vers la sortie par la France et les pays de la région. Selon l'un de ses collaborateurs sa démission est actée dès le 2 janvier. Elle sera mise en scène le 10 à Ndjamena au cours du sommet extraordinaires de la CEAC.

 

Le rôle de la France

 

En Centrafrique, Paris a été rattrapée par l'histoire. Dès le début de l'offensive de la Seleka, la France se montre réticente à soutenir François Bozizé, multipliant les appels au dialogue entre le président et son opposition armée.

 

En décembre 2012, lorsque François Bozizé réclame l'aide des autorités françaises, Paris détourne la tête. Trois mois auparavant, à Dakar, François Hollande annonçait la fin de la France Afrique. Terminés les clauses secrètes, Paris ne signe plus des accords de défense pour soutenir les régimes en place. François Bozizé est de fait la première victime de la doctrine Hollande.

 

L'envoi de la mission Sangaris

 

Pourtant l'année 2013 est une rapide descente aux enfers pour les Centrafricains. Et face au désastre centrafricain qui menace d'embraser toute la région, la France est obligée d'intervenir. Changement de cap à l'Elysée : en décembre l'opération Sangaris est lancée. Paris veut désarmer les Centrafricains.

 

La France estime aussi que le changement passe par un départ de Michel Djotodia et de son gouvernement de transition. Avec l'appui des pays de la CEAC Paris pousse Michel Djotodia à démissionner. En périphérie de la crise centrafricaine début 2013, Paris est coeur du problème un an plus tard.

La RCA toujours en crise un an après le renversement de François Bozizé

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:21

 

 

 

 

 

 

La situation des musulmans en Centrafrique est très inquiétante. Les milices chrétiennes Anti-Balaka pourchassent et assassinent leurs voisins centrafricains parce qu’ils sont musulmans. Il arrive par ailleurs que ces derniers mangent les dépouilles des musulmans croyant que cela est bénéfique pour leur intelligence… 

Un véritable nettoyage ethnique qui n’épargne pas femmes et enfants cibles eux aussi des miliciens chrétiennes. Les « arabes » – comme ils les appellent – sont condamnés à fuir la Centrafrique ou mourir. Des scènes de mort se déroulant sous les yeux de l’armée française censée protéger la population. 


Le conflit ne fait plus l’objet d’une couverture médiatique conséquente pourtant les morts se comptent tous les jours. L’émission « l’effet Papillon » de Canal + y a consacré un reportage. Comme le montre l’image ci dessous, on peut y voir des hommes s’entraîner à égorger des musulmans.

 

Dimanche 23 Mars 2014 - 18:04

 

http://www.ndarinfo.com/VIDEO-Reportage-de-Canal-sur-les-chasseurs-de-musulmans-en-Rca_a8160.html

Vu pour vous : [VIDEO] Reportage de Canal + sur les chasseurs de musulmans en Rca

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:12

 

 

 

 

Vous pouvez réécouter l'émission d'Alain FOKA de  RFI, du dimanche 23 mars 2014  sur :

 

 Télé-MLPC http://livestre.am/4OimJ

 

 

 

Avec

 

Martin Zigueleprésident du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ancien Premier ministre de la RCA

 

Marie Noëlle Koyara : Ministre du Développement Rural du Gouvernement Nzapayeké

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga: Archevêque de Bangui

 

L'imam Omar KobineLayama:  Président de la conférence islamique de Centrafrique

 

Pascal Bida Koyagbélé : Parti paysan centrafricain « KITE »

 

Centrafrique : non, ce n’était pas une guerre de religion - réécouter l'émission d'Alain FOKA de  RFI, du dimanche 23 mars 2014 avec notamment comme invité Martin ZIGUELE

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