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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 17:03
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les gendarmes désarmés par des miliciens à Bogangolo, retrouvent leurs armes

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 18 JUIN 2016

 

Bangui le 18 juin RJDH—Les jeunes auto-défenses de Bogangolo ont restitués aux gendarmes les armes qu’ils leurs avaient prises. C’est le compromis obtenu à l’issue d’une réunion convoquée par les autorités administratives de la ville.

 

La décision relative à la restitution des armes aux gendarmes a été prise lors d’une réunion de crise convoquée par les autorités de Bogangolo et Damara. Selon les informations RJDH, les leaders communautaires et les autorités locales ont demandé la restitution des armes aux gendarmes.

 

La sous-préfète de Damara, Géneviève Chour Gbadin a confié au RJDH que les autorités de Bogangolo ont repris leur poste à l’issue de la réunion « nous avons pu ramener le sous-préfet et le commandant de brigade. Les armes récupérées sur les gendarmes, ont été restituées par les jeunes » a-t-elle expliqué.

 

Les gendarmes de Bogangolo ont été désarmés le 14 juin dernier en réaction à l’arrestation d’un Antibalaka de Damara par les éléments de la gendarmerie.

 

 

Centrafrique : Un cadre du foot ball féminin sous les verrous pour complicité de faux-billets lors du match RCA-MADAGASCAR

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 18 JUIN 2016

 

Bangui, le 18 Juin 2016(RJDH) : Jean Marie Dickers Moudayen convoqué comme témoin dans l’affaire de faux billet lors du match RCA-Madagascar a été transféré, le 15 juin dernier à la prison centrale. L’information a été confirmée par la fédération centrafricaine de football.

 

Cette arrestation intervient après celle d’un membre du comité exécutif de la Fédération Centrafricaine de Football. Tous sont accusés de falsification de billet banque. Pour mémoire, après le match RCA-Madagascar, dans le décompte des billets vendus, un millions de Fcfa a été retrouvé.

 

Un membre du bureau exécutif de la fédération estime que le parquet ait des preuves contre Jean Marie Dickers Moudayen « peut-être que le procureur a d’autres preuves contre lui. Je sais qu’il était convoqué comme témoin, mais on l’a inculpé pour complicité d’usage de faux » confirme-t-il.

 

Selon les informations RJDH, Jean Marie Dickers Moudayen, président de la commission centrale du football féminin au sein de la Fédération Centrafricaine de Football, était aussi dans l’équipe de vente de billet d’entrée lors de ce match.

 

De sources proches du parquet, d’autres présumés auteurs pourraient être arrêtés « l’enquête se poursuit, d’autres personnes seront arrêtées dans les jours à venir » a confié une source proche du parquet.

 

La procédure a été lancée depuis avril dernier. En mai, le procureur de la République, Ghislain Gresenguet avait présenté à la presse des coupures de 10.000Frs falsifiés, attachés dans un sac plastique.

 

 

Centrafrique : Une centaine d’ex-combattants formés en vue de leur réinsertion professionnelle

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 18 JUIN 2016

 

Bangui, 18 juin 2016 (RJDH)—Cent un adolescents sortis des groupes armés sont en formation en vue de leur réinsertion socioprofessionnelle. C’est une initiative de l’ONG Union des Techniciens en Faveur des Jeunes Désœuvrés (UTEFAJEDE), basée dans le 6ème arrondissement en partenariat avec l’ONG Plan International.

 

Réinsérer professionnellement ces jeunes sortis des groupes armés, c’est l’objectif de cette formation. La couture, la menuiserie, la pâtisserie, le commerce et la saponification sont les domaines d’activités soumis au choix de ces ex-combattants.

 

Selon Jacques Kachuka chef de projet à Plan international, ce projet est mis en œuvre pour soutenir les enfants associés aux groupes armés après leur sortie des rangs « il est question à travers cette formation de donner l’occasion à ces enfants d’avoir un métier. Ce volet concerne ceux dont l’âge ne permet plus de reprendre le chemin de l’école. Il ya aussi une formation pour ceux qui peuvent retourner dans le système éducatif normal » a expliqué le chef de projet.

 

Ce projet selon la même source comprend deux parties, « en dehors de la formation amorcée, la deuxième phase du projet vise le soutien aux écoles. Nous avons soixante écoles au niveau de Bangui que nous allons réhabiliter. Nous allons équiper certaines écoles en table-bancs, former les enseignants, les maitres et maitres formateurs. Nous allons donner des kits scolaires pour chaque enfant à la rentrée scolaire. Tout cela, nous devons le faire dans un délai de six moi » a confié ce dernier.

 

Philippe Bida-Gredibert président de l’ONG UTEFAJEDE salue cette initiative et promet l’accompagnement de ces jeunes après la formation « ces enfants, nous allons les former, et nous allons voir comment les accompagner dans leur insertion pour qu’ils deviennent responsables dans leur communauté respective » a-t-il promis.

 

Ces enfants viennent de tous les arrondissements de Bangui. Le coût de ce projet s’élève à plus de 2 millions de dollars. Le projet va durer une année.

 

Centrafrique-Presse.com
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 16:49

                                                                                            

 

Le premier ministre centrafricain a engagé le gouvernement en présentant le programme du gouvernement devant les parlementaires. Ce programme fleuve  composé de 73 pages définissait les grandes actions du gouvernement axées sur quatre points à savoir la paix, sécurité et cohésion sociale, la relance économique, ensuite la politique et la bonne gouvernance et enfin les affaires sociales et humanitaires. En dépit de quelques imperfections et manquements qui ont ouvert un débat contradictoire assorti des amendements, l'assemblée nationale a donné son feu vert par un vote plébiscite de 119 votes contre 1 sans oublier les 8 absents. Ce vote du parlement vaut investiture du gouvernement et ouvre la voie à la mise en exécution du programme.

 

Il faut noter que le quitus du parlement ne veut pas dire que le programme politique est parfait. Les représentants de la nation ont intégré dans leur vote le paramètre socio-politique et militaire qu'a connu notre pays offrant ainsi une chance à notre jeune démocratie de prendre le wagon de la bonne gouvernance. En conséquence, nous adressons nos sincères félicitations à l'équipe gouvernementale pour le travail fourni et surtout d'avoir respecter le délai prévu par l'article 54 de la constitution. Les dispositions constitutionnelles de l'article 54 impose au premier ministre de présenter le programme politique du gouvernement devant le parlement dans un délai de 60 jours. Nos félicitations vont également à l'endroit des membres du cabinet du premier ministre qui dans l'ombre ont fait un travail remarquable dans l'élaboration de ce programme politique.

 

Nous exhortons en outre le chef du gouvernement à prendre en compte les remarques et observations des différents groupes parlementaires et surtout à faire attention aux respect des droits fondamentaux, aux actes isolés qui portent atteinte aux droits de l'homme. Nous vous rappelons entre autres le traitement réservé à l'artiste musicien Veyzo, celui d'un sous officier Roger Kongbossomo arrêté à la SERD et des tueries du pont Jackson dans la périphérie de Bangui. L'état de droit, le respect des droits de l'homme et la lutte contre l'impunité doivent être en parfaite symbiose dans la recherche de la paix, la sécurité et la cohésion nationale. Fort de ce qui précède, nous tenons à vous rappeler que la Centrafrique est un pays de droit où le respect du principe de légalité doit être appliqué dans toute sa plénitude.

 

Cela passe nécessairement par le truchement des ministères de la justice et celui de l'intérieur. L'inertie, le laxisme, la mauvaise propagande et la campagne infructueuse d ses deux départements régaliens liés à la paix et la sécurité sont le vecteur de l'accroissement du banditisme, de la criminalité et de la création des zones de non droit dans le périmètre urbain d la ville de Bangui. On a pas encore fait le bilan des 100 jours du gouvernement que certains départements ministériels commencent déjà à montrer leurs limites. Heureusement que les observateurs de la vie politique centrafricaine qui se manifestent sur les réseaux sociaux associés aux initiatives  de la génération douée continueront à vous garder en éveil pour éviter des errements et manquements. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne pas que c'est moi.                                                                                      

 

Yaoundé le 17 juin 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

 

MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, FÉLICITATIONS POUR LE PROGRAMME DU GOUVERNEMENT MAIS...  par Bernard SELEMBY DOUDOU
Centrafrique-Presse.com
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 22:27
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La population de Ngaoundaye enterre ses morts après le retrait des ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 17 JUIN 2016

 

BANGUI, 17 juin 2016—La population de Ngaoundaye enterre ses morts après le retrait des combattants de l’ex-Séléka qui ont attaqué la ville le mercredi dernier. Cette information a été confirmée par le député de la localité et plusieurs sources indépendantes.

 

Selon le député de Ngaoundaye, Bernard Dillah cinq corps ont été retrouvé ce matin dans la ville « chaque jour, les habitants retrouvent des corps dans les coins de la ville. Ce matin, cinq corps ont été retrouvés et enterrés » a-t-il expliqué. Une source religieuse parle d’une dizaine de personnes tuées lors de l’attaque de l’ex-Séléka « il y a déjà plus de dix corps retrouvés et enterrés par la population. Je pense que le bilan est plus lourds que cela car des personnes sont portées disparues jusque-là » confie cette source l’anonymat.

 

Selon les informations RJDH, les ex-Séléka se sont retirés de la ville. Ils se seraient repositionnés à 40km de Ngaounadye où ils auraient promis revenir pour installer leur base dans la localité. Une source indépendante a signalé la présence des éléments de la Minusca dans la ville « il y a déjà la présence des soldats de l’ONU dans la ville même si l’effectif est dérisoire. Nous savons que certains casques bleus sécurisent l’église catholique de la ville et d’autres protègent le site des déplacés » a-t-elle expliqué.

 

Depuis l’attaque de la ville de Ngouandaye par les combattants de l’ex-Séléka ni la Minusca ni le gouvernement n’ont réagi. De sources concordantes, les activités sont restées paralysées malgré le retrait de ces combattants et la population vit dans la peur d’une nouvelle attaque.

 

 

Centrafrique : Les déplacés du Mont Carmel appellent le gouvernement à faciliter leur retour

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 17 JUIN 2016

 

Bangui, 17 juin 2016 (RJDH)—Les déplacés du site de Mont Carmel dans la commune de Bimbo ont appelé le gouvernement à créer les conditions pour leur retour à domicile. Ils l’ont exprimé lors de la célébration en différée ce matin de la journée mondiale des Réfugiés et des Déplacés internes.

 

C’est à travers des productions artistiques et musicales que ces déplacés ont appelé à leur retour. Robert Bia, président dudit site, a indiqué que les déplacés n’attendent que des mesures d’accompagnement pour rentrer « à cause des difficultés que nous avons ici, tout le monde désire rentrer mais, ce sont les moyens qui nous manquent. C’est pourquoi, à travers nos productions, nous appelons les autorités et les ONG à créer les conditions du retour de ces déplacés » explique-t-il.

 

Ce dernier est revenu sur leurs difficultés en ces termes « auparavant, nos conditions étaient acceptables grâce aux ONG mais depuis un certain temps, nous sommes abandonnés et la vie est devenue très difficile. Les vivres sont rares et les conditions d’hygiène inacceptable ».

 

Le supérieur du  Carmel de Bimbo, père Mesmin Dingbedi reconnait la volonté des autorités de faciliter le retour des déplacés mais pour lui, il faut aller au concret « il y a des réunions pour créer les conditions du retour des déplacés mais jusque-là, ce sont des théories, il faut aller à la pratique » souhaite ce religieux.

 

Le site de mont Carmel a été ciblé pour le nombre de déplacés qui s’y trouvent «  nous avons ciblé le site de Mont Carmel pour la première journée parce qu’il y’a entre 4000 et 5000 déplacés ici ». Pour lui, cette activité est organisée pour passer des messages clés liés aux questions d’hygiène ».

 

Cette activité est organisée par l’ONG OXFAM et APSUD. Elle se poursuivra dans les autres sites de déplacés que compte la capitale centrafricaine.

 

 

Centrafrique-Presse.com
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 13:33

 

 

http://adiac-congo.com/  17-06-2016 13:48

 

Une suite d’attaques et de représailles entre les groupes d’auto-défense soutenus par les Anti-balaka et les éleveurs transhumants soutenus par les ex-Seleka a gravement détérioré la situation sécuritaire au nord-ouest du pays, notamment à Ngaoundaye depuis le 10 juin dernier.

 

« Les combats ont occasionné un déplacement important de la population civile » indique la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) dans un communiqué. « Un certain nombre a également trouvé refuge à la paroisse de Ngaoundaye et d’autres ont regagné le Cameroun (…). Des maisons ont été brulées et des biens saccagées », ajoute la force onusienne qui a condamné « cette flambée de violence dont l’impact est dévastateur sur les civils ». La dernière attaque dans cette partie de la préfecture de l’Ouham Pendé a fait au moins 10 morts et plusieurs blessés, selon des sources concordantes.

 

Pour tenter de juguler cette crise, la Mission a appelé les groupes armés et les mouvements qui sont affiliés aux ex-rebelles, « à mettre l’intérêt des civils au-dessus de toute autre considération ». Elle a réitéré sa disponibilité, en collaboration avec le gouvernement centrafricain et les acteurs impliqués dans ces incidents, à trouver une solution à cette crise liée, « au problème majeur de la transhumance ».

 

Dans le cadre de sa mission, la force internationale s’est « interposée entre les belligérants », selon la même source. « Le dispositif sécuritaire a été renforcé à Ngaoundaye et dans ses environs », ajoute la Minusca, précisant qu’elle « planifie d’envoyer davantage de renforts dans la zone affectée, notamment aux frontières avec le Tchad et le Cameroun ».

 

La Minusca a, en outre, réaffirmé « sa détermination à faire régner la stabilité et la sécurité en Centrafrique et à protéger la liberté de mouvement des communautés ». « Elle demeure disposée à apporter tout l’appui nécessaire afin de mener des enquêtes visant à identifier les instigateurs des troubles qui devront répondre de leurs actes devant la justice », assure la force onusienne.

 

Nestor N'Gampoula

 

 

Centrafrique: au moins 10 morts dans une attaque attribuée "à des Peuls et des éléments ex-Séléka" (gendarmerie)

 

16/06/16 (AFP)

 

Au moins dix personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'une attaque dans le nord-ouest de la Centrafrique perpétrée par "des Peuls armés" et des membres de l'ex-rébellion Séléka, plus importante violence dans ce pays depuis l'élection du président Touadéra, a appris jeudi l'AFP auprès de la gendarmerie.

 

"D'après les informations en notre possession, au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par des Peuls armés et des éléments ex-Séléka, au cours d'une attaque de ces hommes armés contre la région de Ngaoundaye au nord-ouest actuellement occupée par les assaillants", a déclaré à l'AFP un officier de gendarmerie sous couvert d'anonymat.

 

Confirmée par la préfecture de Ouham-pendé, cette attaque est la plus grave dans le pays depuis l'élection du président Faustin-Archange Touadéra en février. Cette élection est censée ramener la paix en Centrafrique après plusieurs années de violences entre l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, et le mouvement anti-balaka.

 

Située dans la préfecture de l'Ouham-pendé, la région de Ngaoundaye, a été le théâtre d'attaques fréquentes menées par des Peuls armés et des ex-Séléka.

 

Toujours selon l'officier de la gendarmerie, "les éleveurs peuls en provenance de Kabo et Markounda au nord, ont demandé à traverser Ngaoundaye pour aller vers la frontière avec le Cameroun. Ils se sont heurtés au refus des habitants".

 

"Des gendarmes ont été envoyés à Ngaoundaye le week-end dernier pour sécuriser la région et ses habitants. Mais les peuls appuyés par des ex-Séléka sont entrés dans le centre de Ngaoundaye mardi, tirant sur les habitants, incendiant des maisons ainsi que la brigade de gendarmerie (...)", a ajouté ce responsable

 

"Pour l'instant les lignes téléphoniques sont coupées à Ngaoundaye. Les habitants ont fui pour se réfugier en brousse et dans les régions voisines. Les éléments de la gendarmerie dépêchés sur place ont depuis quitté la région pour celle de Bozoum", a encore affirmé la source.

 

L'Ouham-pendé et la préfecture voisine de l'Ouham, sont les régions où est partie la résistance du mouvement anti-balaka au régime du premier président musulman Michel Djotodia.

 

Démissionnaire au début de l'année 2014, Michel Djotodia avait été porté au pouvoir en mars 2013 à Bangui par l'ex-coalition Séléka, dominée par des combattants musulmans accusés de nombreuses exactions contre les chrétiens.

 

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) a pris le relais de l'opération Sangaris mise en place par la France pour pacifier la Centrafrique.

Centrafrique : résurgence des violences dans le nord-ouest du pays
Centrafrique-Presse.com
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:09

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#13/2016

 

 

Bangui, le 16 juin 2016 - La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) est fortement préoccupée par l’escalade de la violence constatée depuis le 10 juin 2016 à Ngaoundaye, Préfecture de l’Ouham Pendé, à l’Ouest du pays. Une suite d’attaques et de représailles entre les groupes d’auto-défense soutenus par les Anti-balaka et les éleveurs transhumants soutenus par les ex-Seleka a gravement détérioré la situation sécuritaire.

 

Les combats ont occasionné un déplacement important de population civile. Un certain nombre a également trouvé refuge à la paroisse de Ngaoundaye et d’autres ont regagné le Cameroun. Des maisons ont été brulées et des biens saccagées. La MINUSCA condamne dans les termes les plus fermes cette flambée violence dont l’impact est dévastateur sur les civils.

 

La Mission appelle les groupes armés et les mouvements qui leurs sont affiliés, à mettre l’intérêt des civils au-dessus de toute autre considération. La MINUSCA réitère sa disponibilité, en collaboration avec le Gouvernement centrafricain et les acteurs impliqués dans ces incidents, à trouver une solution à cette crise liée au problème majeur de la transhumance.

 

En réponse à l’escalade de la violence, la Force de la MINUSCA, s’est interposée entre les belligérants. Le dispositif sécuritaire a été renforcé à Ngaoundaye et dans ses environs. La MINUSCA planifie d’envoyer davantage de renforts dans la zone affectée, notamment aux frontières avec le Tchad et le Cameroun.

 

La MINUSCA réaffirme sa détermination à faire régner la stabilité et la sécurité en Centrafrique et à protéger la liberté de mouvement des communautés. Elle demeure disposée à apporter tout l’appui nécessaire afin de mener des enquêtes visant à identifier les instigateurs des troubles qui devront répondre de leurs actes devant la justice.

 

LA MINUSCA CONDAMNE LA FLAMBEE DE VIOLENCE A NGAOUNDAYE
Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:27
Pillage d’une mission capucine en Centrafrique

 

 

http://www.la-croix.com/  Loup Besmond de Senneville (avec Fides), le 16/06/2016 à 17h10

 

Des missionnaires capucins ont été attaqués mercredi 15 juin dans le nord-est de la Centrafrique. La région est contrôlée par les rebelles de la Séléka.

 

La mission capucine de Ngaoundaye, dans le nord-est de la République centrafricaine, a été pillée, mercredi 15 juin, rapportent des sources locales relayées par l’agence Fides.

 

« Un groupe de membres de la Séléka, est arrivé à Ngaoundaye. Il est entré dans la cuisine de la mission alors que diverses personnes, dont des missionnaires et des habitants de la région, se sont réfugiées dans les chambres », raconte le P. Francesco, du Centre des Missions étrangères des Frères capucins du Couvent Saint-Bernardin-de-Gênes, qui se trouve en contact avec les Pères capucins de Ngaoundaye.

 

Privés de vivres

 

« Les membres de la Séléka étaient à la recherche de nourriture et heureusement ils n’ont pas fait de victimes au sein de la mission », déclare le religieux. « À la mission, les personnes qui s’y trouvent sont actuellement privées de vivres, parce que tout l’office a été pillé. Les membres de la Séléka se sont installés au siège de la gendarmerie et un religieux entend s’y rendre pour demander un peu de nourriture. » « La situation dans le village demeure incertaine alors qu’il semble que le chaos règne également à Bozum », poursuit le P. Francesco.

 

La Séléka est une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui. Dans sa marche pour la conquête du pouvoir, de décembre à mars 2013, la Séléka a pillé, brûlé et tué sur son passage, visant en premier lieu les biens des chrétiens (environ 80 % de la population).

 

Regain de violence

 

Selon l’agence Fides, qui cite « d’autres sources missionnaires », cette attaque est liée à un incident ayant eu lieu quelques jours auparavant dans la région, et au cours duquel des membres d’un groupe de la Séléka ont été tués au cours d’une fusillade avec les gendarmes.

 

Ces incidents ont lieu dans un contexte de regain de violence dans le pays. Dans la capitale, des incidents ont fait trois morts dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juin. L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, s’est rendu sur les lieux pour lancer un appel au calme.

 

Loup Besmond de Senneville (avec Fides)

 

 

10 morts dans une attaque en Centrafrique

 

Par Lefigaro.fr avec AFP  Mis à jour 

 

Au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'une attaque dans le nord-ouest de la Centrafrique perpétrée par "des Peuls armés" et des membres de l'ex-rébellion Séléka, a appris aujourd'hui l'AFP auprès de la gendarmerie.

"D'après les informations en notre possession, au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par des Peuls armés et des éléments ex-Séléka, au cours d'une attaque de ces hommes armés contre la région de Ngaoundaye au nord-ouest actuellement occupée par les assaillants", a déclaré à l'AFP un officier de gendarmerie sous couvert d'anonymat.

Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:17

 

 

CONVOCATION DE PRESSE

 

 

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale des réfugiés le du 20 juin, le monde entier célèbre aussi les personnes déplacés internes. Oxfam en organise et invite la presse nationale le 17 Juin dans le site de déplacés de Carmel dans la commune de Bimbo une série d’activité pour célébrer le courage et l’endurance de 20% de la population Centrafricainequi est déplacée à l’intérieur du pays et dans les pays voisins. 


Depuis Mars 2013, la Centrafrique enregistre une constance de près de900.000 personnes déplacés internes et réfugiés dans les pays voisins.

 

Cette année, à l’aune de la saison pluvieuse,  près de 130.421 sont encore déplacés dans des sites à travers le pays. Des pluies importantes et des inondations continuent d’affecter et d’aggraver leurs conditions de vie. De même la plus grande partie des déplacés dont environs 235.594 déplacés sont supportés par des familles d’accueil qui partagent avec deux leurs ressources limitées. En dépit de ces conditions de vie et malgré leurs désirs de rentrer chez eux ils demeurent dans ces conditions faute d’alternatives et de conditions de sécurité et dignité.


Pour cette journée mondiale, Oxfam recommande la recherche de solution durables en faveur des déplacés qui commencent à rentrer, passant par une amélioration des conditions dans les zones de retours et/ou de relocalisation à travers des actions conjointes en faveur de la sécurité et de l'accès aux services sociaux de base.

 

Programme:


Vendredi 17 Juin à 9.30 heures

 

Lieu: site de déplacés de Carmel

Activités: Journée culturelle organisée par les déplacés (sketchs, jeux concours et autres)

Visite du site et possibilité d’interview

 

Pour plus d´informations et interviews : Júlia Serramitjana  medocf@oxfamintermon.org, 72 85 09 55

 

Journée mondiale des réfugiés : Quel avenir pour LES PERSONNES DÉPLACÉS en Centrafrique ?
Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:09
Journée Mondiale du Réfugié : le HCR lance les activités

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

1 | P a g e HCR Service de la Communication et de l’Information

HQPI100 C.P. 2500 CH-1211 Genève 2 Tél. + 41 22 739 85 02 Fax +41 22 739 73 14 www.unhcr.org/fr @RefugeesMedia

 

Journée Mondiale du Réfugié : le HCR lance les activités

 

Bangui, le 15 juin 2016 – La Journée Mondiale du Réfugié est célébrée chaque année le 20 juin. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a ouvert la semaine de célébration par un point de presse le mardi 14 juin au siège de l’Agence à Bangui pour informer les journalistes et le grand public du thème retenu cette année et les inviter à s’associer aux différentes activités qui seront menées par les réfugiés.

 

Le thème de la Journée Mondiale du réfugié cette année «Rêves et espoirs pour un lendemain meilleur» (Bibé na békoutene ti nzoni ti kékéréké) vise à sensibiliser davantage le monde sur le besoin de plus en plus accru de protection internationale des réfugiés mais aussi et surtout sur la recherche nécessaire de solutions durables aux personnes déracinées de force.

 

Du 14 au 20 Juin, des activités culturelles, ludiques mais aussi de réflexion seront organisées à Bangui, Bambari, Zemio, Kaga Bandoro, Paoua et Berberati conjointement par le HCR et ses 3 partenaires en charge des réfugiés. Il s’agit de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR), du Corps Médical International (IMC) et de Afrique Secours et Assistance (ASA).

 

Entre autres activités ouvertes au public à Bangui, une journée portes ouvertes des locaux de la Commission Nationale pour les Réfugié a lieu le mercredi 15 juin, le partenaire Afrique Secours et Assistance organise des jeux concours avec les enfants d’une école primaire à Bangui le vendredi 17 juin pour commémorer la Journée de l’Enfant Africain.

 

Un match de football opposera les réfugiés et les personnes déplacées internes au stade de l’Université de Bangui le samedi 18 juin. Le 20 juin, une cérémonie officielle et culturelle à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale rassemblera les réfugiés, le HCR et la communauté humanitaire en présence des hautes autorités centrafricaines et du corps diplomatique en Centrafrique.

 

Une exposition culinaire et d’arts organisée par les réfugiés aura lieu du 20 au 22 Juin. Notons qu’à la fin du mois de mai, la RCA comptait 18 172 réfugiés et demandeurs d’asile, 415 256 personnes déplacées internes et 480 000 centrafricains réfugiés dans les pays voisins.

 

Contact média: Patience Ntemgwa, portable +236 70552887, e-mail: ntemgwa@unhcr.org

Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 16:49
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH

 

 

Ngaoundaye, assiégée par des hommes armés

 

http://www.radiondekeluka.org/  jeudi 16 juin 2016 15:39

 

La ville Ngaoundaye, située au nord-ouest du Centrafrique notamment dans la préfecture de l'Ouham Pendé est assiégée depuis 72 heures par par des hommes armés assimilés aux rebelles de l'ex coalition Seleka. Au moins une dizaine de personnes seraient tuées, la gendarmerie locale incendiée, les réseaux téléphoniques coupés et de nombreuses familles en fuite.  


Joint au téléphone par RNL, Gabin Serge Nakombo, préfet de l'Ouham Péndé demande aux nouvelles autorités centrafricaines de venir au secours des populations de sa préfecture abandonnées à leur triste sort.


« Depuis quelques jours, les éléments des ex-seleka ont pris d'assaut la ville et l'ont carrément mise à sac » a déclaré Gabin Serge Nakombo qui précise que sa localité se trouve dans une « situation incertaine avec la coupure de tous les réseaux de communication ». Il indique par ailleurs que « le cas de Ngaoundaye donne un peu la dimension de ce qui se passe dans l'Ouham-Pendé », avec d'autres foyers de tension notamment à « Paoua tout comme à Koui qui est depuis plusieurs mois sous le contrôle du général Sibissi et autres ».


Et comme bilan donné par de sources non autorisées comme l'indique le préfet de la Ouaka, une « dizaine de personnes tuées et non encore identifiées ».


Gabin Serge Nakombo explique que l'équipe de la gendarmerie dépêchée dans la zone pour une durée limitée est déjà repartie sur Bangui, laissant ainsi les populations à leur triste sort. Afin de parer à cette éventualité, le préfet demande à ce que les forces de défense soient redéployées dans la zone.


 « … depuis la transition et même avec les nouvelles autorités, nous ne cessons de demander à ce que les forces de défense et de sécurité soient remises en place afin de protéger nos populations », a plaidé Gabin Serge Nakombo qui implore Bangui à « se pencher sur cette situation de plus en plus inquiétante ».

Alors que les ex-seleka contrôlent la ville de Ngaoundaye, à Damara, localité située à 75 Km au nord de la Capitale, une altercation a opposé ce 15 juin, des ex anti-balaka à des forces de sécurité intérieure. A l'origine de cette nouvelle montée de tension, le désarmement cette semaine d'un anti-balaka par la gendarmerie de Bogangolo. En représailles, un groupe de miliciens anti-balaka a attaqué la gendarmerie et aurait récupéré trois armes de guerre. Une équipe des militaires de la garde présidentielle a été dépêchée ce jeudi matin à Damara, ville actuellement sous contrôle des forces de sécurité intérieure, selon des informations recueillies par RNL. 


Ce regain de tension sécuritaire constatée sur une bonne partie du territoire centrafricain n'a pas laissé indifférent, les victimes de la LRA de Centrafrique qui dénoncent les dernières exactions de ce groupe armé dans la préfecture du Haut-Mbomou. 

 « Les hommes armés de la LRA ont fait irruption au village Kadjema et ont tout pillé. Ils ont même installé une barrière qui leur a permis de kidnapper  17 personnes », a expliqué Henry Yenzapa, porte-parole de l'Association des Victimes centrafricaines de la LRA dénonçant par la même occasion « l'inaction » des forces ougandaises déployées dans la région. 


« Les éléments de l'armée ougandaise qui se trouvent dans la ville au nom de l'Union Africaine tout comme d'autres forces internationales ne font rien pour protéger cette population », a-t-il déploré.

 

Centrafrique : Tirs d’armes automatiques à Damara, les autorités en réunion de crise à Bogangolo

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 16 JUIN 2016

 

DAMARA, 16 Juin 2016 (RJDH) –Des tirs d’armes automatiques ont été entendus dans la nuit du 15 au 16 juin dans la ville de Damara. A l’origine, deux miliciens Anti-Balaka ont quitté Damara pour Bogangolo où ils ont réussi à désarmer les éléments de la gendarmerie qui sont dans la localité.

 

Selon une source sécuritaire, alerté sur le forfait de ces miliciens, le contingent burundais de la Minusca s’est vite empressé sur les lieux en vue de s’enquérir de la situation, « la patrouille de la Minusca avait croisé ces hommes armés sur la moto et voulant échapper au filet des forces de l’ordre, les deux hommes armés ont fait une chute libre. Selon des sources hospitalières, ce dernier a eu la clavicule droite cassée et a été transféré à Bangui pour des soins par le député de Damara », a rapporté la source.

 

Très remontés, les hommes armés de la région ont promis se faire venger en attaquant les positions des gendarmes de la brigade territoriale de Damara. C’est ainsi qu’à 21h de mercredi, la population a été réveillée par des tirs d’armes automatiques qui ont duré plus d’une demi-heure. La population est traumatisée par ces tirs.

 

Des sources sécuritaires, les miliciens Anti-Balaka rechercheraient des armes partout pour revendre soit pour garder en vue de bénéficier du programme de désarmement, « c’est ainsi qu’ils cherchent toujours à désarmer de force les gendarmes », a lâché cette source.

 

Selon les dernières informations, le dispositif sécuritaire a été renforcé au lendemain. Les soldats de la Minusca patrouillent dans la ville. Les gendarmes et les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont aussi visibles dans la ville, d’après une source proche de la commune de Damara.

 

La première citoyenne de la ville de Damara, la Sous-préfète et les autres autorités n’étaient pas joignables. Selon les informations du RJDH, une réunion de crise est en cour à Bogangolo avec les élus, les forces de la Minusca, la gendarmerie et les autorités politico-administratives des deux sous-préfectures de Bogangolo et de Damara.

 

Le dernier incident dans cette localité remonte au 28 septembre 2015.

 

 

Centrafrique : Des jeunes autodéfenses libèrent des otages de la LRA près de Mboki

 

PAR GUY BONIFACE MBATAPA LE 16 JUIN 2016

 

MBOKI, 16 juin 2016 (RJDH)—Trois otages de la LRA ont été libérées mercredi 15 juin dans la soirée,  suite à une contre-offensive des habitants de Mboki qui se sont constitués en autodéfense. Selon des sources sécuritaires, ils s’agissent des otages pris par la LRA au village Kadjema, lundi 13 juin.

 

Des sources concordantes, une quinzaine d’hommes armés des fusils de chasse et des sagaies  se sont mis à la poursuite des éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) pour les retrouver à 30 kilomètres de Mboki, là où le combat a eu lieux, avant la libération de 3 des 14 otages.

 

Prince, un jeune qui fait partie des autodéfenses a raconté au RJDH que les assaillants étaient au nombre de quatorze, armés de kalachnikov et un était armé de A 52 « nous les avons rencontré à une dizaine de kilomètres de Kadjema. Nous avons attaqué avec nos armes de chasse, ils ont fui, les otages aussi en débandade et nous avons juste libéré trois otages. Un élément de la LRA était tué et quand ils ont commencé à tirer à A 52, on ne pouvait pas résister, nous avons replié », a-t-il expliqué.

 

Clément, l’une des otages libérées a confirmé au RJDH l’information avant de qualifier de « sauvage » les actions de la LRA« ils sont sauvages. J’ai été chargé de 60 litres d’huile de palme et trois cuvettes d’arachides. L’un des amis portaient à lui seul 8 cabris pillés au village Kadjema », a-t-il témoigné.

 

Un notable qui a requis l’anonymat a confié au RJDH que « vue la faiblesse des soldats ougandais à dissiper la LRA, la population elle-même va prendre sa responsabilité. C’est juste le début. Nous allons nous même organiser notre propre sécurité. Que les soldats à la traque de la LRA repartent chez eux », a-t-il lancé sous l’effet de la colère.

 

Une source sécuritaire à Obo a relevé que c’est la réponse du gouvernement « qui pourra apaiser la tension froide qui oppose la population du Haut-Mbomou aux soldats ougandais à la traque de la LRA depuis 2008 dans la région ».

 

Les éléments de la LRA avaient attaqué lundi dernier le village Kadjema, là où ils ont pillés et emporté des vivres, des médicaments, une radio phonie et 14 otages.

Centrafrique-Presse.com
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 11:56
L'Onu s'inquiète des exactions de la LRA en Centrafrique

 

 

15/06/2016 | 20:54 (Reuters)

 

Les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont multiplié les exactions en République Centrafricaine au cours du premier trimestre, a déploré mercredi Abdoulaye Bathily, représentant spécial de l'Onu sur place, lors d'une intervention au Conseil de sécurité.

 

Le diplomate sénégalais s'est en outre inquiété du retrait annoncé des 2.500 militaires ougandais déployés en Centrafrique dans le cadre de la lutte contre le mouvement.

 

"La LRA semble désormais se départir de la relative retenue dont elle a fait preuve pendant un certain temps, avec l'attaque de zones plus peuplées et moins isolées, et l'enlèvement d'un nombre croissant d'enfants", a-t-il déclaré.

 

Le dernier rapport de l'Onu, qui porte donc sur le premier trimestre 2016, fait état de 42 incidents, de six civils tués et de 252 enlèvements en Centrafrique.

 

"Le retrait des troupes ougandaises pourrait créer un vide susceptible de profiter, non seulement à la LRA, mais aux autres groupes armés de la région", a averti Abdoulaye Bathily.

 

L'Ouganda, qui se trouve à la tête de la mission mandatée par l'Union africaine pour lutter contre la LRA, a annoncé la semaine dernière son intention de rapatrier son contingent à la fin de l'année.

 

Joseph Kony, chef du groupe armé, et ses lieutenants sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) qui les accuse entre autres de mutilations et d'enlèvements d'enfants.

 

(Michelle Nichols, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

 

Centrafrique: une enquête de l'ONU sur des Casques bleus est dans l'impasse

 

16 juin 2016 à 03h24 NATIONS UNIES (USA)

 

L'enquête sur la mort de deux civils à Bangui en 2015 lors d'une opération de Casques bleus, a abouti à une impasse en raison de l'impossibilité de déterminer la responsabilité des forces onusiennes. 

 

Les deux civils -- un père et son fils adolescent -- ont été abattus le 3 août, au lendemain d'une opération de police des Casques bleus dans le même quartier, qui avait coûté la vie à un soldat camerounais et en avait blessé plusieurs autres. "La commission d'enquête n'a pas été en mesure d'établir l'origine des coups de feu qui ont tué les deux civils centrafricains", a déclaré le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric.

 

La commission a en revanche souligné qu'il y avait eu des erreurs commises dans la manière de mener l'opération, pendant laquelle les deux hommes sont morts, et a fait des recommandations sur la meilleure façon de procéder à des arrestations. L'ONG Amnesty International a trouvé des témoins qui ont affirmé que le père avait été tué de dos alors qu'il essayait de mettre en garde sa fille. Son fils a été abattu de face en venant porter secours à son père.

 

L'enquête a aussi permis de déterminer que des tirs visaient les Casques bleus. La mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, fait l'objet de nombreuses accusations d'exactions, de viols et de proxénétisme. Quelque 12.000 hommes servent dans la Minusca, qui a pris le relais d'une force de maintien de la paix de l'Union africaine en septembre 2014.

 

(Belga)

Centrafrique-Presse.com