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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 00:50

 

 

 

Droit de Réponse à Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes

 

Nous, Anti BALAKA dans son ensemble, ayant résolument opté pour la Paix et la reconstruction de notre pays, la République Centrafricaine (RCA), condamnons l’arrestation de Rodrigue Ngaibona Andilo et dénonçons fermement l’esprit caricatural, hypocrite et indigne d’un autre âge que tentent d’inculquer au peuple Centrafricain, pour le tromper, Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes, Catherine Samba PANZA, Nicolas TIANGAYE et le tristement célèbre Jean Jacques DEMAFOUTH.

 

Suite à cette arrestation, nous avons pris acte de leurs prises de positions contre la Paix. De ce fait, ils ne seront pas les bienvenus dans nos zones en provinces pour faire la promotion du Forum Exclusif de Bangui et merci pour les campagnes électorales qui se dessinent à l’horizon.

 

Nous déclarons clairement à qui veut l’attendre, le véritable obstacle pour la Paix et le Développement de la RCA, sont ces vieux renards (Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes) qui doivent prendre leurs retraites politiques et confesser tous les malheurs causés au peuple centrafricain.

 

Nous confirmons que cette attitude contre la paix, ne nous détournera pas de notre objectif, la paix en RCA et nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale de notre soutien absolu aux pourparlers de Nairobi au Kenya aux cotés de nos frères de SÉLÉKA pour qu’ensemble nous ramenions la sécurité et la paix au Pays.

 

Vive la Paix en République Centrafricaine

 

Fait à Bozoum, le 25 janvier 2015

 

Pour la Coordination Militaire des Anti BALAKA

 

Capitaine Joséphine NAMSENÉ

 

 

 

NDLR : L’arrestation du criminel et bandit Andjilo fait visiblement sortir de leurs gonds Bozizé, sa clique et les anti-balakas qui montent désormais d’un cran dans leur modus operandi criminel qui se traduit par des enlèvements et prises d’otages à répétition quasi quotidiennement afin de tenter désespérément d’obtenir la libération de leur général autoproclamé. Tout cela s’inscrit aussi dans la droite ligne de la politique du « sans moi c’est le chaos » de François Bozizé qui comme par hasard s’entend paradoxalement maintenant comme larrons en foire avec certains dignitaires de Séléka à Nairobi avec la bénédiction du médiateur congolais. La virulence des termes de ce communiqué vis à vis des personnalités ciblées et ici citées traduit le profond désarroi de leurs auteurs et commanditaires. Le soutien sans réserve ici proclamé des anti-balakas au complot qui se trame à Nairobi pour saboter le processus de la transition devant aboutir à la tenue des prochaines élections libres et démocratiques grandement attendues par le peuple centrafricain, est également très révélateur de la volonté de ces criminels et véritables ennemis de la paix en République centrafricaine.

 

Il est étonnant que depuis la libération des otages, l’humanitaire française et son compagnon d’infortune centrafricain, les forces internationales n’aient pas encore donné l’assaut sur le sanctuaire des anti-balakas de Boy-Rabe bien connu de tous. La multiplication des enlèvements et prises d’otages à répétition est, qu’on le veuille ou non, la preuve d’un évident échec de la mission principale des forces internationales, MINUSCA, SANGARIS et EUFOR-RCA réunies qui, en dépit du mandat pourtant très clair du Conseil de sécurité des Nations Unies, n’en finissent pas de louvoyer et d'hésiter à désarmer les bandes armées. Après l'Accord de cessation des hostilités signé fin juillet dernier Brazzaville entre Séléka et Anti-balaka  que les signataires n'ont jamais respecté une seule fois, on ne voit pas très bien la nécessité d'aller à Nairobi conclure encore en catimini un second accord qui n'aura pas davantage des chances d'être appliqué, d'autant plus qu'il aura été souscrit entre des protagonistes sous sanctions onusiennes et clients potentiels de la Cour Pénale Internationale et dont la seule préoccupation est la recherche d'une amnistie générale pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui les accablent.

Communiqué des Anti BALAKA

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Centrafrique-Presse.com
25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 18:51

 

 

Un ministre enlevé en Centrafrique

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

 

Le ministre centrafricain de la jeunesse et des sports, Armel Ningatoloum Sayo, a été enlevé dimanche 25 janvier par des hommes armés, a-t-on appris auprès de son épouse, Nicaise Danielle Sayo, qui a assisté au kidnapping.

 

« Mon mari [a été] effectivement enlevé au quartier Galabadja dans le 8e arrondissement [nord de Bangui]. C'était ce matin aux environs de 9 heures, alors qu'il se trouvait au volant de sa voiture de commandement. Nous étions trois dans le véhicule en train de rentrer de l'église. Les ravisseurs sont arrivés à bord d'un taxi non numéroté, ni immatriculé. »

 

Selon une source proche de la famille, « le ministre et son épouse rentraient du culte à l'église protestante de Galabadja, quand deux véhicules ont foncé sur sa voiture et bloqué sa progression ».

 

« Quatre hommes armés étaient à bord. Trois sont sortis et ont tiré des coups de feu en l'air. Le ministre leur a demandé “Quel est le problème ?”, mais ils lui ont intimé l'ordre de monter à bord du taxi. Il est donc monté, ils ont fouillé la voiture et pris le sac de son épouse. Puis ils sont partis en direction du 4e arrondissement [quartier de Boy-Rabe]. »

 

Des enlèvements en série

 

Le rapt n'a pas encore été revendiqué. C'est la première fois qu'un membre du gouvernement en fonction est kidnappé au Centrafrique. Armel Ningatoloum Sayo était le chef de la rébellion Mouvement Révolution-Justice basée dans le nord-ouest du pays. Il est entré au gouvernement après la signature de l'accord de cessation des hostilités du 23 juillet.

 

Cet enlèvement survient deux jours après la libération de l'humanitaire française Thérèse « Claudia » Priest, kidnappée lundi 19 janvier par des anti-balaka en compagnie d'un Centrafricain travaillant pour la même ONG médicale catholique, Codis. Une employée de la Mission des Nations-unies en République centrafricaine (Minusca) enlevée mardi par des individus armés dans la capitale a été elle aussi libérée.

 

La République centrafricaine est déchirée par les affrontements entre anciens rebelles musulmans de la Seleka et miliciens anti-balaka, qui ont fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés.

 

La France a décidé de retirer progressivement ses troupes de la République centrafricaine, où les soldats de la Minusca sont en cours de déploiement.

 


 

Série d’enlèvements à Bangui

 

Par Cyril Bensimon   LE MONDE

 

Le rapt, de préférence d’expatriés, serait-il devenu un mode de revendication pour les groupes armés centrafricains ? Une employée irakienne de la Mission des Nations unies (Minusca) a été kidnappée, mardi 20 janvier, à Bangui, au lendemain de l’enlèvement d’une ressortissante française et d’un prêtre centrafricain. Ces deux actes ont été perpétrés par des miliciens anti-balaka qui entendent obtenir la libération d’un de leurs chefs, le « général Andilo », de son vrai nom Rodrigue Ngaïbona, arrêté samedi par des casques bleus à Bouca, une localité du centre-ouest du pays. « Dès le lendemain, on a compris que ça allait chauffer dans les quartiers nord de Bangui car Andilo avait fait une déclaration il y a quelques jours où il appelait à l’apaisement », explique une source sécuritaire.

 

Les craintes étaient fondées. Durant la nuit de dimanche à lundi, des tirs sont entendus, un mort est à déplorer, et dans la matinée, Thérèse « Claudia » Priest, une Française de 67 ans, trésorière d’« Imohoro », une petite association venant en aide à plusieurs villages, ainsi qu’un prêtre, Gustave Reosse, tombent dans une embuscade. « Quatre anti-balaka sont sortis et nous ont pointés avec leurs armes… Ils nous ont dépouillés de tout et ont pris deux otages, dont la dame française », raconte Elknana Dawatcha de la coordination diocésaine de la santé (Codis) qui a échappé aux ravisseurs. Très vite, Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’archevêque de Bangui, entouré de personnalités religieuses et civiles, ouvre des discussions avec des responsables de la mouvance anti-balaka dans une paroisse de Boy Rabe, le quartier où sont retenus les otages bouclé par les soldats français de l’opération Sangaris. En fin d’après-midi, leur libération est annoncée comme « imminente » par des sources officielles françaises mais les pourparlers n’aboutissent pas, principalement en raison de l’intervention du frère du général Andilo qui promet d’autres enlèvements si ses exigences ne sont pas satisfaites.

 

« Contre la réconciliation »

 

Mardi matin, la menace est mise à exécution : un groupe d’anti-balaka attaque cette fois un minibus de l’ONU aux abords de l’aéroport. Une employée irakienne de la Minusca est emmenée. Les Nations unies précisent qu’« une tentative similaire avait échoué un peu plus tôt ». La fonctionnaire de l’ONU sera finalement libérée dans l’après-midi. « Nous condamnons l’arrestation d’Andilo qui ne va pas dans le sens de la réconciliation mais nous travaillons à l’apaisement et essayons de convaincre ceux qui détiennent encore les deux otages », précise Igor Lamaka, un porte-parole des anti-balaka, certain que « ça va aboutir ». Mercredi matin, cette prédiction ne s’était toujours réalisée.

 

Si les ex-rebelles de la Séléka ont été les premiers à mener des enlèvements après leur prise du pouvoir en mars 2013, en séquestrant, pour de courtes durées et contre de modiques rançons, des hommes d’affaires, voire de simples citoyens, humanitaires et diplomates s’accordent à dire que ces rapts sont à mettre en relation avec le précédent Abdoulaye Miskine.

 

Le 27 novembre, le chef du Front démocratique du peuple centrafricain avait été relâché de la prison camerounaise où il était détenu depuis plus d’un an en contrepartie de la libération de 26 otages, dont un prêtre polonais, retenus pendant près de deux mois par ses hommes. Les négociations avaient été menées par les services du Cameroun, dont 15 ressortissants figuraient parmi les otages, du Congo et par un ancien ministre centrafricain, Karim Meckassoua. Aussitôt après sa sortie de cellule, le chef de guerre, accusé de multiples crimes commis entre 2002 et 2013, s’était envolé pour Brazzaville pour y être reçu par le président congolais Denis Sassou Nguesso, le médiateur de la crise centrafricaine. La Fédération internationale des droits de l’homme avait alors dénoncé ce traitement de faveur qui démontre « comment s’est construite l’impunité en Centrafrique ».

 

Cyril Bensimon

Série d’enlèvements à Bangui

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Centrafrique-Presse.com
25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 16:55

 

 

 

leprogres.fr Dimanche 25 janvier 2015 à 16:15

 

L’humanitaire de Pont-de-Veyle (Ain) enlevée à Bangui par des miliciens anti-balakas et libérée vendredi, arrivera dimanche vers 18 heures en France.

 

Toute la famille sera présente en bas de l’escalier de l’avion gouvernemental en provenance de Bangui. Cet après-midi, sur le tarmac de la base militaire de Villacoublay (Yvelines), avec le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, ils seront tous là pour accueillir Claudia Priest. Quand l’ex-otage des miliciens anti-balakas descendra les marches du Falcon, Armand son mari, ses deux enfants et cinq petits-enfants, et peut-être quelque amis proches, seront submergés d’émotion. « On va être très heureux de se retrouver tous ensemble », confiait Armand Priest.

 

À deux reprises hier, Armand Priest a eu sa femme au téléphone. « Elle avait l’air bien. Le moral remonte. Elle a pu dormir un peu. » Avant de s’envoler pour la France, Claudia Priest n’a pas voulu quitter la Centrafrique sans régler quelques affaires en cours pour son association. Hier, depuis l’ambassade de France, elle a trouvé la force de donner des coups de téléphone. « Elle voulait bien préparer les interventions chirurgicales pour des enfants handicapés qui doivent avoir lieu fin février. Elle a contacté des laboratoires pour fixer aux enfants des rendez-vous pour des analyses nécessaires avant leurs opérations », souligne son mari avec qui Claudia a créé l’association humanitaire Imohoro en 2005. « Notre association va continuer ses actions. On ne s’arrête pas », insiste-t-il.

 

Claudia Priest ne devrait pas immédiatement retourner chez elle à Pont-de-Veyle (Ain). « Il y a aura peut-être des examens médicaux et psychologiques complémentaires », indiquait hier Armand. Car le rapt organisé par « des hommes violents » a pu marquer la femme de 67 ans. « Elle a eu très peur au moment du kidnapping. Elle s’est retrouvée dans une carrière contre un rocher pour faire des photos afin de les diffuser sur internet. Ses ravisseurs ont voulu reproduire le scénario des djihadistes de l’État islamique. »

 

« Hommes violents »

 

« Après l’avoir frappée, lui avoir pris son alliance, arraché ses lunettes de vue, donné des coups, elle a pensé qu’ils étaient capables de tout », poursuit son mari. « Ils ont été vraiment très menaçants. Ils avaient des poignards, des machettes. Ils m’ont dit : ‘’On va te tuer, on va t’égorger’’ », a déclaré hier Claudia Priest. Mais pour le couple « cet intermède très douloureux n’entame en rien l’avenir ». « La vie continue. On a quarante-cinq ans de mariage. On se connaît parfaitement. On a les mêmes envies, les mêmes projets… », reste optimiste Armand.

 

Patrice Barrère

Otage : L’humanitaire va retrouver les siens ce soir

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Centrafrique-Presse.com
25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 16:36

 

 


Bangui AFP / 25 janvier 2015 16h23 - Le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, l'ex-chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo, a été enlevé dimanche par des hommes armés, a-t-on appris auprès de son épouse qui a assisté au kidnapping.

C'est la première fois qu'un membre du gouvernement en fonction est kidnappé en Centrafrique.

Le rapt n'a pas été revendiqué. Mais depuis quelques jours, les enlèvements se multiplient à Bangui. Une humanitaire française, Claudia Priest, a été kidnappée lundi dernier par des miliciens chrétiens anti-balaka et libérée vendredi. Elle avait été enlevée en compagnie d'un Centrafricain travaillant pour la même ONG, et lui aussi libéré.

Une employée expatriée de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique) avait été kidnappée mardi et libérée après avoir été retenue quelques heures par des anti-balaka.

Ces milices, principalement chrétiennes, se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.


Mon mari (a été) effectivement enlevé au quartier Galabadja dans le 8e arrondissement (nord de Bangui). C'était ce matin aux environs de 09H00 (08H00 GMT) alors qu'il se trouvait au volant de sa voiture de commandement. Nous étions trois dans le véhicule en train de rentrer de l'église. Les ravisseurs sont arrivés à bord d'un taxi non numéroté, ni immatriculé, a raconté à l'AFP son épouse Nicaise Danielle Sayo.


Selon une source proche de la famille, le ministre et son épouse rentraient du culte à l'église protestante de Galabadja, quand deux véhicules ont foncé sur sa voiture et bloqué sa progression.


Quatre hommes armés étaient à bord. Trois sont sortis et ont tiré des coups de feu en l'air. Le ministre leur a demandé +Quel est le problème?+ Mais ils lui ont intimé l'ordre de monter à bord du taxi. Il est donc monté, ils ont fouillé la voiture et pris le sac de son épouse. Puis ils sont partis en direction du 4e arrondissement (quartier de Boy-Rabe), a expliqué ce proche du ministre.


Armel Ningatoloum Sayo était le chef de la rébellion Mouvement Révolution Justice basée dans le nord-ouest du pays.


Il est entré au gouvernement du Premier ministre Mahamat Kamoun, à la suite de la signature de l'accord de cessation des hostilités du 23 juillet 2014 à Brazzaville, au Congo.


 

COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL 

 

 

Le Gouvernement porte à la connaissance de la population centrafricaine que Monsieur Armel NINGATOULOUM SAYO, Ministre de la Jeunesse et des Sports a été enlevé ce jour 25 janvier 2015 alors qu’il se rendait à l’église. 

 

Cet enlèvement crapuleux qui vient s’ajouter aux précédents cas enregistrés ces derniers jours prouve à suffisance la volonté de leurs auteurs de s’attaquer au processus du retour à l’ordre et à la sécurité ainsi qu’à la restauration de l’autorité de l’État. 

 

Le Gouvernement condamne, une fois de plus, ces actes de barbarie et exige la libération immédiate et sans condition de Monsieur Armel NINGATOULOUM SAYO. 

 

D’ores et déjà, le Gouvernement a instruit le Procureur près le Tribunal de Grande Instance de Bangui d’ouvrir immédiatement une enquête préliminaire sur ces faits que notre société ne saurait tolérer. 

 

Le Gouvernement appelle tous les citoyens de bonne volonté à coopérer avec les autorités compétentes en fournissant tous les renseignements qui pourraient permettre le bon déroulement de l’enquête et la libération du ministre. 

 

 

Fait à Bangui, le 25 janvier 2015 

 

Pour le Gouvernement,

 

Le Conseiller Spécial du Premier Ministre 

en matière de Communication 

 

 

Georges Adrien Poussou 

 

Centrafrique: un ministre et ex-chef rebelle enlevé a Bangui
Centrafrique: un ministre et ex-chef rebelle enlevé a Bangui

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 12:58

 

 

URGENT

 

Bangui, 25 janv (CAP) - Le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatoloum SAYO, enlevé à Bangui par des hommes armés alors qu'il revenait du culte avec son épouse. ses ravisseurs sont identifiés par des témoins comme étant des anti-balakas qui l'ont contraint à monter dans un taxi parti vers une destination inconnue. 

 

Chef d'une rébellion armée, le mouvement "Révolution Justice", pour le compte duquel Armel SAYO est entré au gouvernement de transition en août dernier en remplacement d'un anti-balaka, Léopold BARA, et reconfirmé lors du dernier réaménagement technique gouvernemental du 16 janvier 2015. 

 

La rébellion d'Armel SAYO a été identifiée dans le rapport du groupe d'experts des Nations Unies comme le seul mouvement politico-militaire centrafricain à avoir bénéficié des services d'un mercenaire belgo-congolais François TOUSSAINT, qui a été arrêté par les forces internationales, détenu à la prison de Ngaragba où il a organisé une mutinerie, et finalement extradé dernièrement en Belgique où il est condamné par contumace pour assassinat.

 

Malgré la présence au gouvernement de leur chef, les membres de la rébellion "Révolution Justice" essentiellement basée dans la région de Paoua, vivent sur la bête et continuent jusqu'à présent à sévir contre les populations .

 

 

Centrafrique: le ministre de la Jeunesse enlevé

 

Par Le Figaro.fr avec AFP le 25/01/2015 à 13:56

 

Le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatoloum Sayo, a été kidnappé ce matin, selon les informations de RFI. Un porte-parole a confirmé qu'un groupe d'hommes armés l'avait enlevé dans la capitale, Bangui.


Armel Ningatoloum Sayo ramenait en voiture sa femme et son frère de l'église lorsque quatre inconnus ont fait arrêter leur véhicule, dans le 8e arrondissement de la capitale, ont tiré des coups de feu en l'air et ont kidnappé le ministre.


Vendredi, une humanitaire française enlevée mardi par des Anti-Balaka, une milice chrétienne, a été relâchée. Des tensions politiques et religieuses agitent le pays depuis plus de deux ans.

 

Le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatoloum SAYO, enlevé à Bangui (source officielle)

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:48

 

 


Le Bureau de la COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE invite les responsables d'associations et tout Centrafricain préoccupé par la situation désastreuse du pays, à une importante réunion le samedi 31 janvier 2015 de 10 h à 15 h 00 à l’adresse suivante :
Bâtiment de la Bourse du Travail - Salle des Commissions (5è étage) 3, rue du Château d'Eau - Métro République.


L’ordre du Jour porte sur les points suivants :


Point N°1 : Examen des conditions de réussite du Dialogue inter centrafricain de BANGUI par rapport aux attentes de la nation centrafricaine.


Point N°2 : Examen et concertation sur diverses propositions destinées au prochain Dialogue Inter-centrafricain de Bangui.


Point N° 3: Divers.


Tous les compatriotes épris d’unité, de paix et soucieux de la recherche de solutions de sortie de crise à travers le prochain dialogue inter centrafricain seront les bienvenus.


Fait à Paris le 21 Janvier 2015


Pour la Coordination Générale des Centrafricains de France,


Le Président,


Emmanuel Olivier GABIRAULT

COMMUNIQUE DE PRESSE 05/COGECF/15

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:46

 

 

 

DIASPORA CENTRAFRICAINE

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

Dans le cadre des consultations populaires, prélude au Forum de Réconciliation Nationale et du dialogue politique qui se tiendra à Bangui, la diaspora Centrafricaine organisera une importante réunion le samedi 31 janvier à partir de 10 heures précises, dans la salle des réunions de l’Ambassade de la République Centrafricaine de France, située au 30, rue des perchamps 75016 Paris.

 

Vu l’importance des points qui seront débattus, la présence de tous est vivement souhaitée.

                                                                    

    Fait à Paris, le 22 janvier 2015

 

 

        Pour la Diaspora

 

 

          Thierry BONGOLO

 

Ampliations :

 

  • Ministère centrafricain des Affaires et des Centrafricains de l’étranger ;
  • Ambassade de la République Centrafricaine en France ; 
  • Représentation de la Diaspora à la commission préparatoire du Forum de réconciliation nationale et du dialogue politique. /.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:39

 

 

 

 

Bangui, le 23 janvier 2015

 

Propos liminaires de Madame le Chef de l’Etat de la Transition


Mesdames, Messieurs de la presse nationale et internationale, Distinguées Personnalités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Mon agenda n’a pas permis d’organiser la traditionnelle présentation des vœux du Nouvel An 2015, aux Institutions de la République, aux Corps Constitués de l'Etat, au Corps Diplomatique et Consulaire, aux Forces Vives de la Nation et à la Presse comme je l’avais souhaité; je veux profiter de cet instant pour m’acquitter de cet agréable devoir. A vous tous ainsi qu’à vos familles respectives, je souhaite une année 2015 faite de pardon, d'amour et de paix.

 

Mesdames et Messieurs de la Presse,

 

 Ayant moi-même fait mes premières armes dans la communication, j’ai toujours considéré le 4e pouvoir que vous représentez comme l’épine dorsale de mon action. C'est pourquoi, c’est un devoir pour moi d’entretenir de bonnes relations avec les médias.

 

Je souhaite donc placer 2015 sous le signe d’une synergie avec la presse et favoriser, autant que je le pourrai, la liberté de la presse en Centrafrique, en relation étroite avec le droit du peuple à être informé et votre devoir d'informer dans les règles de déontologie et d'éthique professionnelle.

 

Cela étant, je vous remercie d’avoir accepté notre invitation de prendre part à cette conférence de presse dédiée au bilan d’un an de gestion de la Transition sous mon mandat. Comme vous le constatez, la Transition n’étant pas que l’affaire de la Présidente que je suis, j’ai associé à cet exercice l’ensemble des hauts responsables des Institutions de la Transition afin que vous ayez directement auprès de ceux-ci les réponses aux préoccupations qui concernent les Institutions dont ils ont la charge.


Pour ma part, j’aimerai introduire cette conférence par un aperçu global de tout ce qui a été fait en une année dans des conditions souvent très difficiles. Je vais ensuite esquisser les prochaines étapes devant conduire aux élections pour un retour à l’ordre constitutionnel et arriver ainsi de manière apaisée à la fin de la Transition.

 

Mais auparavant, je dois m'acquitter d'un devoir de mémoire. Celui de rappeler à mes compatriotes d'où nous revenons. Celui de faire prendre clairement conscience par chaque centrafricain de la situation de la République centrafricaine au moment de mon accession à la magistrature suprême et des efforts qui ont pu être faits en quelques mois. Car, pour apprécier le présent et construire solidement l'avenir, il faut tirer les leçons du passé.

 

Pour mesurer la situation de la République Centrafricaine en janvier 2014, il suffit de se référer aux analyses et qualificatifs sur notre pays par les analystes politiques et les Organisations Internationales des Droits de l'Homme. Ainsi, dans son Rapport Afrique de décembre 2007 International Crisis Group qualifiait la RCA d'Etat fantôme; pour International Crisis Group la République centrafricaine n’était déjà plus un Etat fragile, mais était devenue, au fil des ans, un Etat fantôme, voire un Etat fictif, car depuis longtemps, les éléments constitutifs d’un Etat ne sont plus réunis.

 

Le rapport Doing Business 2013 de la Banque Mondiale classait la RCA au 188ème rang sur 189 pays pour le climat des affaires. L’indice 2013 Mo Ibrahim qui mesure l’état de la gouvernance dans 52 pays africains, publié le 14 octobre 2013, classait le Centrafrique au 49ème rang (32,7) devant l’Erythrée, la RDC et la Somalie.

 

Didier Niewiadowski, ancien Conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Bangui, dans son ouvrage intitulé "La République centrafricaine: le naufrage d’un Etat, l’agonie d’une Nation" écrivait que la longue descente aux enfers de notre pays avait commencé bien avant le 24 mars 2013: pour lui, l’Etat centrafricain ne jouait plus le rôle qui aurait dû être le sien, notamment dans les domaines de la protection des citoyens, du développement économique et social, de la consolidation de l’Etat de droit et de la cohésion nationale.

 

Il ressortait de l'ensemble de ces analyses que bien avant 2013, l’insécurité gagnait déjà tout le territoire national et faisait croître le nombre de réfugiés dans les pays voisins. Un exode ininterrompu de centaines de milliers de Centrafricains était déjà constaté par les organisations humanitaires, dans les zones frontalières, notamment en RDC et au Cameroun.

 

Divers documents indiquaient clairement que bien avant la chute du Président Bozizé, près de 60 % du territoire national échappait totalement au contrôle de l’Etat centrafricain. Les autorités de l’Etat avaient disparu, les Forces Armées (FACA) et les policiers n’assuraient plus la sécurisation des populations, les services déconcentrés ministériels étaient livrés à eux-mêmes, les services de santé étaient sans moyens tandis que les maîtres-parents étaient souvent les seuls enseignants. Après l’arrivée de la Séléka le 24 mars 2013 et l'avènement des Anti Balakas le 5 décembre 2013, c’est tout le territoire qui est tombé dans l’anarchie. L’Etat-Nation avait simplement disparu. Et bien avant cette anarchie, la population était déjà dans une situation de grande détresse. Voilà, Mesdames et Messieurs, la situation de la RCA dont j'ai hérité en janvier 2014. Face à cette situation chaotique, les autorités de la Transition ont décidé de faire courageusement face aux nombreux défis sécuritaires, humanitaires, institutionnels et socio- économiques afin de répondre aux nombreuses attentes des populations. Si je devais résumer le bilan de nos actions au cours de l’année 2014, je n’aurai qu’une phrase : après les deux tsunamis qui ont frappé notre pays le 24 mars et le 05 décembre 2014, la RCA se relève lentement mais sûrement, grâce aux efforts conjugués de nombreux centrafricains de tous bords, malgré les divers soubresauts et obstacles dressés devant nous.

 

Pour preuves : - La sécurité gagne fortement du terrain avec l’appui des forces internationales qui montent en puissance et qui accomplissent leur mission avec beaucoup de professionnalisme, en dépit de nombreux actes de sabotage et de déstabilisations de ceux qui ont pourtant participé au désastre actuel de notre pays; - L’exemple de la cohésion sociale existe désormais au sommet de la Transition, tout comme la dynamique de cohésion à la base impulsée par les Organisations Non Gouvernementales et les populations elles mêmes; - Un gouvernement inclusif et composé de toutes les sensibilités politiques, confessionnelles et sociales dirige les affaires du pays; - L’autorité de l’Etat est progressivement restaurée avec le déploiement de l’administration dans l’arrière pays.

 

Celle-ci est davantage affirmée à travers la réhabilitation des services judiciaires à Bangui et dans certaines villes de l’arrière pays pour une lutte implacable contre l’impunité et la protection effective des citoyens contre les actes de violence; - Les sites de déplacés internes se vident progressivement et des réfugiés des pays voisins regagnent leur foyer bercail; - Le climat social connaît une relative sérénité avec le paiement quasi régulier des salaires, pensions, bourses et vacations: en 2014, 12 mois de salaires et de bourses ont été payés ainsi que 5 trimestres de pension, alors que par le passé, les fonctionnaires ont accumulé jusqu'à 36 mois d'arriérés de salaires; - Les plaidoyers faits au cours des différentes missions effectuées à l’étranger ont permis une mobilisation effective de la Communauté Internationale au chevet de la République Centrafricaine avec les effets palpables des appuis multiformes dont bénéfice le pays de la part des partenaires extérieurs.

 

L’appui budgétaire reçu du FMI, de la Banque Mondiale et de l’Union Européenne avoisine les 80 milliards de FCFA; - L’arrestation et le transfert de Baba Ladé au Tchad et de Dominique ONGWEN à la CPI ainsi que celui de Rodrigue GAÏBONA Alias Andilo, ont donné des signaux forts de la volonté des Autorités de la Transition de lutter contre l’impunité dans le cadre des accords et traités dûment ratifiés par notre pays; - La relance des activités économiques dans les zones sous contrôle de l’Etat et la mise en place de procédures d’assainissement des finances publiques ont permis de mobiliser des ressources propres et de jeter les bases d’une amélioration effective des capacités propres de résolution de nos problèmes financiers.

 

L’élaboration et la mise en œuvre d’un Programme d’Urgence et de Relèvement Durable du pays constituent le cadre de référence des efforts du gouvernement dans ce sens; - L’appui effectif à l’Autorité Nationale des Elections d’un montant d’un milliard de FCFA pour le lancement des opérations électorales conformément à son chronogramme; - La révision en cours de la Constitution par le Conseil National de la Transition et la préparation du référendum constitutionnel; La liste des réalisations de l’actuelle Transition est sans doute longue et je m’en tiendrai aux plus saillantes énumérées ci-dessus. Je préciserai toutefois que toutes les actions prévues dans la feuille de route du gouvernement ont été la grille à partir de laquelle nous avons travaillé. J’ajouterai sans démagogie que des acquis de cette première étape de mon mandat existent réellement et je profite de cette occasion pour remercier toutes les personnalités et entités comme le GIC RCA, le Médiateur International dans la crise centrafricaine et la Conférence Episcopale de l’église catholique qui ont reconnu en toute objectivité les avancées de cette première année.

 

C’est sur la base de ces acquis que nous envisageons la seconde étape qui a déjà commencé et dont les actions phares ont déjà aussi été rendues publiques.

 

Je rappellerai simplement que les priorités de nos actions pour les mois à venir sont les suivantes : - Les consultations à la base portées par ma vision de la sortie de crise et fortement réclamées par les Forces Vives de la Nation. Au moment où je m’adresse à vous, les équipes constituées sont déjà à pied d’œuvre sur le terrain après l’encadrement dont elles ont bénéficié de la Communauté Internationale et notamment de la MINUSCA qui nous accompagne dans ce processus; - Le forum national de Bangui, passage obligé pour réunir le peuple centrafricain autour d'une vision commune de la renaissance de notre pays. La commission de préparation de ce forum a été mise en place par décret et est déjà à pied d’œuvre. Les résultats des consultations à la base seront la source nourricière de ses travaux; - L’adoption de la nouvelle constitution par référendum; - La préparation et l’organisation effective des élections dans la période fixée par la prolongation de la Transition, en souhaitant que l’ANE dispose des moyens requis pour tenir ce délai.

 

Tenir les échéances électorales est pour nous un pari audacieux, alors que l’Etat a disparu, que les collectivités territoriales ont été anéanties, que les actes de l’état civil ont été détruits, que les listes électorales doivent être entièrement reconstituées, qu'il y a encore un nombre importants de déplacés et de réfugiés. Mais nous devons absolument tenir ce pari. Tout en ayant conscience que nous ne devons pas organiser une mascarade électorale dont notre pays n’a pas besoin et qui risque de le replonger dans le chaos ; - Evidemment notre responsabilité de tous les jours jusqu’à la fin de notre mandat nous portera à accorder une attention permanente aux fronts sécuritaire et social où nous savons que les Centrafricains nous attendent; - La mise en œuvre des processus DDR et RSS qui ont par le passé fait preuve de leur inefficacité et qui doivent être totalement repensés. Mesdames, Messieurs de la presse nationale et internationale

 

Distinguées Personnalités, Mesdames et Messieurs,

 

La restauration d’une paix durable et la reconstruction d’un Etat exigent du temps et une union nationale. Nous devons tous avoir conscience que la période de pacification sera longue et nécessitera des sacrifices et la contribution de chaque centrafricain.


Le décor étant planté, je vous donne maintenant la possibilité de poser toutes les questions sur tous les volets de ce qui a été fait et qui reste à faire.


Toute la tête de la Transition sera à votre disposition pour répondre à ces questions et je souhaite que cette occasion d’échanges soit la plus courtoise possible.
 

Je vous remercie.

 

Conférence de Presse à l’occasion de la célébration de l’An 1 de la Transition de Catherine SAMBA-PANZA

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:09

 

 

 

Bangui, 24 janvier 2015 (RJDH)— L’avenue Koudoukou, situé dans le 3e arrondissement au KM5 tente de reprendre les activités après les sensibilisations menée, il ya deux semaines. Malgré les cas de vol des taxis-motos, les conducteurs des motos et des véhicules personnels sont déterminés à franchir cette avenue longtemps perturbés à cause des violences.

 

Il est 9heure, nous sommes au marché du Km5, sur l’avenue Koudoukou. Du rond point Koudoukou à la Mosquée centrale, en passant par le croisement du 5e arrondissement, la circulation est un peu intense. Des véhicules et motos personnelles, des taxis motos et taxis circulent à vitesse ralentie sur cet axe.

 

Le marché est mouvementé, les piétons se flottent à la recherche des marchandises. Certains viennent à bord du taxi, d’autres sur des taxis-motos. Au rond point du 5e arrondissement là où sont stationnés des motos-taxis, chacun observe à sa manière la reprise des activités.

 

Yves, un jeune conducteur de moto-taxi parle d’une reprise mais perturbée par le dernier cas de vol de moto au quartier Benz-vi. « Les personnes méchantes ont volé une moto d’un habitant du Km5(…). En représailles, six moto-taxi ont été confisquées par les habitants du KM5. C’est ce qui nous a poussé à rester au croisement de 5ème arrondissement, mais de temps en temps, nous franchissons et les conducteurs de KM5 aussi viennent parfois dans notre secteur ».

 

Malgré ces incidents qui freinent la reprise intense sur cette voie, les conducteurs sont déterminés à œuvrer pour la libre circulation. Un homme âgé de 69 ans est conducteur de taxi-moto. Il donne les raisons qui l’ont poussé à conduire la moto-taxi avant de témoigner la circulation sur cette avenue. « Je suis retraité, j’ai 69 ans. J’ai évité la mendicité et comme les pensions ne sont pas payées régulièrement. Mais pour la circulation, je vais jusqu’au KM5. Même hier pendant la marche des musulmans, j’ai transporté plusieurs marcheurs », a-t-il expliqué.

 

« Je viens acheter mes marchandises. Je suis venue du quartier Combattant dans le 8ème arrondissement à bord d’un taxi. Les gens ne doivent pas avoir peur. C’est la peur qui crée la méfiance et la suspicion », a relevé une commerçante.

 

Depuis le 7 janvier, une cérémonie officielle avait eu lieu pour lancer les activités sur cette avenue. Plusieurs personnes empruntent cet axe longtemps considéré comme le ''couloir de la mort''./

 

Fridolin Ngoulou

Bangui : La circulation tente de reprendre sur l'avenue Koudougou malgré les vols des motos

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 22:56

 

 

 

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme

 

Communiqué de presse

 

24ème Sommet de l'Union africaine :

 

 

Paris, Abidjan, Tunis, 23 janvier 2015 – La FIDH appelle l'Union africaine (UA) à démontrer, à l'occasion de son 24ème Sommet ordinaire, son engagement à faire face aux enjeux du terrorisme et de l'insécurité en Afrique, au travers d'une coordination de l'action de ses États membres fondée sur le respect des droits humains, et d'un soutien aux mécanismes de justice pouvant contribuer à maintenir ou à rétablir la paix.

 

Pour Karim Lahidji, Président de la FIDH, «aucune région du continent africain n'est désormais épargnée par l'impact des nouvelles formes de conflictualités et par l'aggravation des menaces transnationales. Face à ces défis sécuritaires multiformes, l'Union africaine devrait s'engager en faisant des droits humains et de la justice le socle de sa légitimité à combattre le terrorisme et l'insécurité ».

 

L'UA doit pour cela développer non seulement une stratégie continentale de lutte contre le terrorisme qui respecte les droits humains, mais également une stratégie cohérente de lutte contre l'impunité des auteurs de crimes internationaux. Dans sa lutte contre le terrorisme, l'UA doit par exemple envisager le déploiement d'observateurs des droits humains dans les situations de crise comme au Nigeria ou au Cameroun. Elle doit par ailleurs prévenir toute instrumentalisation de cette lutte contre le terrorisme qui vise à sanctionner l'exercice légitime de libertés, comme constaté dans plusieurs pays dont l'Égypte. L'UA doit également soutenir les procédures judiciaires engagées au niveau national dans des pays encore fragiles comme le Mali, où des informations judiciaires ont été ouvertes concernant les crimes commis dans le nord en janvier 2012 et ceux commis par la junte militaire en 2013. Pour de nombreux acteurs maliens, l'aboutissement de telles procédures constituera une garantie de non-répétition des atrocités commises dans ce pays.

 

Au Soudan du Sud et en République centrafricaine (RCA), l'action de l'UA doit être renforcée. Elle doit être à la mesure de l'ampleur et de la gravité des crimes commis par les belligérants. Dans ces deux pays, l'UA doit soutenir la mise en place de cours pénales hybrides, composées d'enquêteurs et de juges nationaux et internationaux spécialisés dans l'enquête et la poursuite des auteurs des crimes les plus graves.

 

Pour Me. Patrick Baudouin, président d'honneur de la FIDH et responsable du Groupe d'action judiciaire, « la création de cours hybrides semble essentielle au Soudan du Sud et en Centrafrique où les civils ont été victimes de crimes de masse, où aucune procédure judiciaire nationale effective n'a été engagée, où les structures étatiques manquent cruellement de capacités et où les populations ne font plus confiance à des institutions dont elles craignent qu'elles ne soient devenues trop partisanes. La création de telles juridictions peut permettre le retour de la justice dans ces pays où la corrélation entre impunité et récurrence des conflits ne peut être plus évidente ».

 

Pour ce faire, au Soudan du Sud, l'UA doit publier sans délai les conclusions de la Commission d'enquête mise en place en mars 2014 tout en s'assurant qu'elles contiennent des recommandations appelant à la création d'une cour pénale hybride. En RCA, où les autorités et les Nations unies ont signé, le 8 août 2014, un protocole d'accord portant création d'une cour pénale spéciale (CPS) composée de juges centrafricains et internationaux, l'UA doit appeler le Conseil National de Transition (CNT) à adopter au plus vite un projet de loi portant création de cette cour et mettre à sa disposition des enquêteurs et des magistrats spécialisés.

 

Pour la FIDH, les procédures judiciaires nationales ou la mise en place de cours hybrides ne doivent pas se substituer à l'action de la Cour pénale internationale (CPI) qui dispose des capacités et de l'expertise permettant de poursuivre et juger les plus hauts responsables de crimes internationaux. Pour Me. Drissa Traoré, vice-président de la FIDH, «les efforts entrepris par l'Union africaine pour enrayer les cycles de violence doivent aussi s'inscrire dans une coopération accrue avec la CPI. Des enquêtes ont été ouvertes récemment par la Procureure de la CPI sur les crimes commis au Mali et en RCA, à la demande de ces États qui doivent être soutenus dans leur lutte contre l'impunité. L'effet dissuasif de la CPI peut par ailleurs s'avérer indispensable dans des situations d'extrême urgence où la justice est dans une incapacité quasi-totale d’œuvrer ou pour répondre à la menace que représente des groupes terroristes tels que Boko Haram, Aqmi ou les Shebabs somaliens ».

 

 « L'UA doit garantir une paix et une sécurité en Afrique fondées sur les droits humains et la justice » : FIDH

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