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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 12:06

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-18 10:35:11 - Les frondes sociales, les groupes armés et la rentrée scolaire font mardi la Une de la presse centrafricaine.


‘'Mouvements anti-balaka transformés en parti politique vont-il se présenter aux élections 2015 ?'' s'interroge L'Agora qui ensuite fait ce commentaire : ‘'Voilà comment l'histoire vient de montrer aux humains que personne ne peut savoir de quoi le est fait le lendemain et que rien n'est définitivement ni acquis, ni fait. Tant que l'histoire continue des dérouler ses imprévus dans lequel nous sommes tous embarqués''.


‘'Au-delà des annonces des balaka, il y a forcement un paquet de problèmes à résoudre. Car, qu'est- ce qui justifie cette subite transformation ?'', ajoute L'Angora, là où L'Hirondelle, abordant un tout autre sujet, écrit : ‘'Grogne des étudiants de l'Ecole Nationale des Arts (ENA) à propos de neuf mois d'arriéré de bourse'' et Le Démocrate parle de ‘'le ras-le-bol de la Socatel''.


‘'Décidemment, il faut le reconnaître indique L'Hirondelle, les choses tournent mal en Centrafrique en ces temps-ci au niveau de la gestion des établissements universitaires''. 


Le même journal d'ajouter : ‘'Après l'Université de Bangui qui a connu la semaine dernière un remous social par la grève des enseignants du supérieur, c'est le tour des étudiants de l'ENA qui viennent rentrer cette semaine dans la danse. Ces derniers ont observé un arrêt de travail pour réclamer l'apurement des arriérés de bourse d'étude qui ne sont pas encore régularisés''.


Le Démocrate parle, pour sa part, des agents de la SOCATEL (Société centrafricaine de télécommunications) qui cumulent en ce moment trente et un mois d'arriéré de salaire et qui ne voient pas le bout de tunnel.


‘'A bout de souffle et de nerfs, déployant une banderole avec des inscriptions suivantes +Trop c'est trop. Payez nos trente et un de mois d'arriéré de salaire. Plus jamais ça+, lors de l'assemblée générale du 12 novembre, les agents de la Socatel ont décidé d'observer une grève pour réclamer le versement immédiat de quatre mois de salaire. Preuve de modestie de leur part''.


Le Démocrate de son côté s'interroge de la sorte : ‘'la rentrée scolaire se confirme quid de la sécurité ?''. Pour ce confrère, tous les enfants sont en droit d'attendre de leurs familles et de la communauté internationale le maximum d'efforts pour qu'ils bénéficient de leur droit à l'éducation. 


A en croire ce confrère, les efforts doivent être déployés à fortiori pour réduire la violence, l'enrôlement de ces enfants dans les bandes armées, leur exploitation comme domestique et la maltraitance.


Sur le plan de la sécurité, l'Hirondelle revient sur le passage de témoin entre l'Eufor-RCA et Minusca. Il titre à ce sujet : ‘'L'Eufor-RCA passe la sécurité de l'aéroport à la Minusca''. 


Déployé en avril 2014, en appoint aux forces Sangaris et Misca, ‘'la force européenne qui a finalement atteint sa pleine capacité en juin dernier vient de céder une parcelle de ce champ initial d'intervention à la force onusienne. Il s'agit de la zone de l'aéroport Bangui Mpoko'', souligne L'Hirondelle.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=809937#sthash.Pk7s0o49.dpuf

Remous sociaux, milices et éducation au menu de la presse centrafricaine

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Centrafrique-Presse.com
18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 11:45

 

 

 

Par RFI 18-11-2014 à 02:27

 

Au Tchad, une semaine après les manifestations contre la hausse des prix du carburant, le président Idriss Déby a annoncé avoir pris des mesures contre la contrebande de pétrole. Depuis quand et comment des citernes ont-elles pu se retrouver en Centrafrique et dans les pays voisins ? Enquête.

 

Le chef d’Etat tchadien Idriss Déby a décidé de réagir aux manifestations du 11 novembre dernier – qui portaient, notamment mais pas uniquement, sur la hausse des prix du carburant – en se rendant lui-même vendredi dans la raffinerie de Djermaya. Là, il a constaté publiquement les écarts qui existaient entre ce qui sortait de la raffinerie et ce qui était commandé pour approvisionner les pompes.

 

L’explication ? D’après Idriss Déby, ce sont des dizaines de citernes qui partent en Centrafrique et au nord du Nigeria. Depuis quand et comment des citernes ont-elles pu se retrouver en Centrafrique et dans les pays voisins ? La contrebande a commencé dès le lancement de la raffinerie de Djermaya, il y a trois ans, explique un professionnel de la filière pétrole en Centrafrique. « Un transporteur tchadien m'avait proposé une citerne de 36 m³. C'était au tout début », ajoute-t-il.

 

Meilleur marché qu'en Centrafrique

 

Du carburant détaxé dont le prix était plus concurrentiel que celui fixé par l'Etat centrafricain : l'essence tchadienne était à 500 francs CFA le litre, alors qu'en Centrafrique, le gouvernement l'avait fixé à plus de 800 francs.

 

Depuis l'offensive de la Seleka sur Bangui, la plupart des stations-service situées hors de la capitale ont été détruites. Et avec l'insécurité, les transporteurs basés en Centrafrique n'approvisionnent plus les provinces du pays. À Birao, c'est donc vers le Soudan que la population se tourne. À Paoua, vers le Cameroun. Mais à Ndélé, Kaga-Bandoro, Batangafo, et dans les villes encore contrôlées par la Seleka, c'est encore du Tchad que provient le carburant, malgré la fermeture de la frontière.

 

Enquête des députés

 

« C'est la Seleka qui s'occupe de ça, mais les prix sont très chers », a expliqué à RFI un habitant. Comme au Tchad voisin, les prix sont montés en flèche – entre 2500 et 5000 francs CFA le litre –, et comme au Tchad également, la population se plaint des pénuries. D'autres sources affirment que le carburant tchadien se vendait aussi depuis ces trois dernières années au Cameroun et qu'inversement, ces dernières semaines, avec les pénuries, les commerçants tchadiens venaient s'y approvisionner. Lors de sa visite à la raffinerie de Djermaya, le président tchadien a lui-même évoqué une autre destination : le nord du Nigeria. Idriss Déby ne semble plus rien ignorer de ce trafic.

 

Par ailleurs, le président de l'Assemblée nationale a convoqué le ministre du Pétrole et les représentants de l’organe de régulation de la distribution des produits pétroliers, l’ASART, pour répondre aux questions des députés. Ces derniers ont eux-mêmes lancé une mission d'enquête sur les raisons de ces pénuries au Tchad.

 

Mafia

 

Des mesures ont été prises, a assuré le président Déby lors de sa visite de la raffinerie, pour supprimer les intermédiaires et acheminer le carburant tchadien directement dans les stations-service du pays. Mais l'opposition se dit sceptique par rapport à ces mesures : « Le monopole de la distribution de carburant a été octroyé par le pouvoir à des commerçants qui sont presque tous proches du président de la République. Forts de ce monopole, ils font ce qui leur plaît », affirme Ali Golhor, l'un des porte-paroles de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC).

 

Il détaille les chemins pris par ce pétrole de contrebande : « Quand les citernes sortent de Ndjamena, ont dit sur les papiers qu’elles vont à Moundou, à Sarh, à Abéché. Mais souvent, celles qui sont destinées à Moundou vont servir les commerçants du Cameroun, celles qui arrivent à Sarh continuent en fait leur chemin jusqu’à la Centrafrique, et certaines de celles destinées au nord traversent la frontière pour aller en Libye ou au Nigeria. »

 

Un système bien organisé, sur lequel les mesures promises par Idriss Déby auront peu d’effet, estime Ali Golhor : « C’est une sorte de mafia : la distribution du carburant échappe totalement à l’autorité. Je ne pense pas que les mesures préconisées par le chef de l’Etat après la visite de la raffinerie puissent arranger les choses. »

 

Tchad : sur les traces du pétrole de contrebande

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 02:00

 

 

 

 

LE MONDE | 17.11.2014 à 16h45 • Mis à jour le 17.11.2014 à 17h56 |Propos recueillis par Martine Jacot et Christophe Châtelot

 

Premier ministre (1970-1981) puis président du Sénégal, à la suite de Léopold Sédar Senghor, jusqu’à sa défaite en 2000, devant Abdoulaye Wade, Abdou Diouf termine, à 79 ans, son troisième et dernier mandat de quatre ans, en tant que secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui doit lui trouver un successeur au sommet de Dakar, les 29 et 30 novembre.

 

Pensez-vous que le « cas Compaoré » au Burkina Faso va faire changer d’avis les dirigeants africains qui projettent de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir ?

 

Je suis sûr que cela les fera réfléchir. Nous, à la Francophonie, avons la déclaration de Bamako adoptée en 2000. Cette norme, en termes de démocratie et d’Etat de droit, dit que la Francophonie est contre toute modification subreptice des Constitutions ou du droit électoral à quelques mois d’élections. Lorsque l’on veut modifier la loi fondamentale, il faut un consensus entre les différents acteurs politiques.

 

Je préférerais que l’on ne modifie pas les lois fondamentales mais si cela répond à des impératifs nationaux, alors, il faut un consensus.

 

Avez-vous mis en garde, avant ou pendant la crise, celui que vous appelez « mon ami Blaise Compaoré » dans votre livre, Mémoires (Seuil), qui vient de paraître ?

 

Je ne renie pas mon amitié pour Blaise Compaoré, bien au contraire. Lorsque j’étais chef de l’Etat, nous avons travaillé la main dans la main sur beaucoup de crises, au Niger par exemple. Ici, à la Francophonie, j’ai aussi souvent fait appel à lui. J’ai beaucoup apprécié son rôle dans la résolution de la crise guinéenne, au Togo. Au Mali, c’est grâce à lui s’il y a eu des élections après le coup d’Etat. Il avait la main heureuse. C’était un homme précieux qui a toujours aidé dans la résolution des crises dans la sous-région ouest africaine.

 

Quel était son secret ?

 

C’est un garçon intelligent avec un sens politique très fort. C’est pourquoi ce qui s’est passé au Burkina me déconcerte. Combien de fois, j’ai pris mon téléphone pour dire à untel « Fais attention, je sais que tu veux faire telle chose, je ne te le conseille pas ». Mais je pensais que Blaise Compaoré avait apprécié la situation chez lui, aussi bien qu’il appréciait les situations en dehors de son pays. Je ne m’attendais pas à cela. Je le répète, il faut toujours mieux un consensus dans le cas de modifications constitutionnelles

 

Pourquoi ne pas avoir suspendu le Burkina Faso de l’OIF comme cela avait été le cas avec Madagascar ?

 

Au Burkina, l’armée n’a pas pris le pouvoir. Ce n’est pas un coup d’Etat. Nous avions un président qui, face à une contestation de la rue assez violente, a préféré démissionner pour sauver son peuple.

 

Dans les jours qui ont suivi j’ai parlé à un général de l’armée qui m’a dit :« Notre grand souci c’est l’unité de l’armée ». Tout le monde avait peur de problèmes entre la garde présidentielle et le reste de l’armée.

 

J’ai aussi parlé à de grands leaders politiques qui m’ont dit : « Ce qui nous gêne c’est qu’actuellement dans le pays, comme aurait dit le général de Gaulle, c’est la chienlit ! Il y a la pagaille, le désordre, des pillages, le brigandage. Ce pays n’est pas tenu, que fait l’armée ? »

 

Au bout du compte, l’armée a comblé le vide, rétabli l’ordre et la sécurité des biens et des personnes. Elle a accepté de quitter le pouvoir dès que la charte constitutionnelle aura été adoptée et qu’aura été désigné le nouveau chef de la transition civile, inclusive et pacifique. Ni l’OIF, ni aucune organisation ne pouvaient donc suspendre le Burkina Faso.

 

Plusieurs chefs d’Etat africains veulent modifier leur Constitution, est-ce le signe que la démocratie recule en Afrique ?

 

Non, la démocratie avance. Le problème des limitations de mandat est relativement nouveau.

Les temps changent, les peuples ne peuvent plus supporter que les mêmes restent à la tête de l’Etat pendant trop longtemps. Je pense qu’un mandat renouvelable une fois est suffisant. C’est un élément de décrispation de la vie politique, un élément qui donne de l’espoir à tous les hommes politiques qui ont envie de gouverner et qui ont des idées. Il ne faut pas croire que tout homme politique qui aspire au pouvoir le fait par ambition personnelle.

 

L’Afrique se porterait mieux si tout le monde acceptait la limitation du nombre de mandats à deux. Ça créerait une respiration démocratique, ça permettrait des alternances.

 

Dans cet objectif, nous, la Francophonie, renforçons les capacités des acteurs politiques là où les systèmes sont les plus faibles, toujours dans un souci éthique.

 

Donc vous n’avez pas appelé Blaise Compaoré pour tenter de le faire changer d’avis ?

 

Non je n’ai rien vu venir. Mais d’autres efforts ont été entrepris. Ce n’est plus un secret que la préférence du président Hollande était que Blaise Compaoré acceptât de venir me remplacer [comme secrétaire général de la Francophonie]. Ça aurait été magnifique ! Un homme habitué à gérer les crises, Blaise Compaoré, aux côtés d’un administrateur chevronné et compétent, Clément Duhaime qui continuait à gérer le quotidien de l’OIF et la coopération. Cela aurait été une sortie magnifique pour M. Compaoré.

 

A ce moment-là, le président Hollande a vu beaucoup plus clair que beaucoup, il était sans doute mieux informé. Mais Blaise Compaoré pensait sans doute qu’il pouvait réussir sa modification constitutionnelle sans problème.

 

Comment jugez-vous les interventions militaires, récentes, de la France dans certaines de ses anciennes colonies ?

 

Si François Hollande n’était pas intervenu au Mali, le pays serait aujourd’hui une république islamiste dirigée par des djihadistes. M. Hollande a fait ça pour le Mali, pour toute la zone sahélo-saharienne et pour le monde. Il faut qu’on continue à lutter contre ce terrorisme insidieux ou visible qui peut faire peser des graves menaces sur le monde. Et s’il n’était pas intervenu en Centrafrique, nous aurions eu un génocide de plus. Est-ce qu’il l’a fait pour la France ? Non ! Il l’a fait pour l’Afrique.

 

Les relations entre la France et l’Afrique sont très particulières pour le meilleur, pas pour le pire. Ce ne sont pas des relations de suzerain à vassal. Ce sont des relations entre amis dans lesquelles un ami plus fort va au secours d’un ami plus faible qui le lui demande. C’est sain.

 

Les interventions françaises ne révèlent-elles pas les faiblesses de l’Union africaine ?

 

Lorsque j’étais président, je me suis battu pour que l’on ait une vraie armée africaine avec des éléments prépositionnés dans chacun de nos Etats, capables de se mettre en ordre de marche dès qu’une crise éclate. La France soutenait aussi cette idée mais ce projet n’a pas vu le jour.

Nous sommes passés de l’OUA [Organisation de l’Union africaine] à l’Union africaine. Je n’ai pas vu un grand changement. Kadhafi a agité l’idée des Etats-Unis d’Afrique. On a perdu du temps.

 

Redoutez-vous la propagation d’un extrémisme musulman en Afrique ?

 

Daech [acronyme arabe de l’« Etat islamique »], c’est terrible. Je ne m’attendais pas du tout à ce qui s’est passé. Des erreurs ont été nombreuses au niveau des Etats. Après le 11 septembre 2001, le président George Bush a eu raison de traquer Ben Laden en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. Mais la deuxième guerre d’Irak ne se justifiait pas. Dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, Saddam Hussein était plutôt un allié parce que lui-même était contre Ben Laden. Saddam est tombé. Mais l’administration américaine a ensuite favorisé les chiites par rapport aux sunnites, c’est ce qui a développé un sentiment de révolte. Je n’excuse pas Daech, évidemment.

 

Quelle résonance a l’Etat islamique en Afrique subsaharienne ?

 

Il y a Boko Haram, c’est la même chose. Ils veulent aussi créer un califat. Ansar Dine, c’est la même école.

 

La coalition internationale qui s’est formée contre Daech est totalement justifiée, il faut aller jusqu’au bout. En même temps, il faut tailler le recrutement à la racine. Comment de jeunes Français peuvent-ils se dire : on va avec les djihadistes ? Je ne comprends pas le raisonnement.

 

L’Afrique est-elle un terrain favorable pour les recruteurs du djihad ?

 

Bien sûr ! La pauvreté… On parle à raison de la croissance africaine, même si elle est mal répartie. Il y a des idéologues qui ont de mauvaises interprétations du coran mais les gens qui sont dans l’extrême pauvreté sont des gens vulnérables pour n’importe quel mauvais projet.

 

L’extrême pauvreté a toujours existé en Afrique, pourquoi ce mouvement ultra-radical prospère-t-il aujourd’hui ?

 

Ce terrorisme soit disant islamique ou islamiste s’est développé depuis le 11-Septembre. Le wahhabisme existe depuis longtemps en Afrique mais il n’était pas violent.

 

Le mouvement actuel a besoin d’être stoppé le plus rapidement possible. Je suis totalement d’accord avec les frappes, je souhaite même qu’il y ait des troupes au sol pour tuer cette hydre à mille têtes et l’écraser définitivement. Il n’y a pas d’autre solution. Personne ne peut discuter avec Daech, seule la force peut agir.

 

Est-ce que vous conseilleriez aux pays africains d’interdire les partis constitués sur une base religieuse comme le président Senghor et vous l’avez fait au Sénégal ?

 

Bien sûr. Et je l’avais conseillé au président algérien Chadli Bendjedid, qui était mon ami. Il ne l’a pas fait. En décembre 1991, le Front islamique du salut a remporté le premier tour des élections législatives [le deuxième tour a été annulé et Chadli a démissionné]. Au Sénégal, nous avons la grande chance d’avoir des confréries, où les musulmans se retrouvent sur une base de grand respect de la légitimité démocratique. Les confréries sont l’un des barrages à l’extrémisme. Parce que ceux qui ont tendance à vouloir utiliser l’islam haïssent les confréries.

 

Est-ce que l’OIF, censée rassembler « les pays ayant en commun l’usage du français », est toujours une organisation francophone ?

 

Parmi ses 57 membres, 25 soit près de la moitié n’ont pas le français comme langue officielle ou co-officielle. Ce sont des pays francophiles.

 

L’OIF devait-elle accepter le Qatar comme membre associé en 2012 ? Ne faut-il pas revoir les règles d’admission ?

 

Parce qu’il a développé l’enseignement du français, le Qatar pouvait être considéré comme un pays francophile, donc admissible au statut d’observateur à l’OIF. Mais il réclamait de devenir membre associé. Dans la nuit avant l’ouverture du sommet de Kinshasa en 2012, les Qataris ont fait le tour de tous les chefs d’Etat africains et arabes. De leur part, il y eut un tir groupé, en faveur de ce statut de membre associé. Malheureusement, les pays du Nord n’ont rien dit et cette admission est passée comme une lettre à la poste, par consensus. Mais le Qatar n’a jamais payé sa contribution, calculée au prorata de son PIB par habitant, extrêmement élevé, de 600 000 euros par année. Ce pays, qui dépense des milliards partout a refusé, prétextant qu’il était un pays en voie de développement. De qui se moque-t-on ? Le Qatar n’a toujours pas payé. L’OIF proposera au prochain sommet que le Qatar se contente d’un statut d’observateur.

 

Dans ses sanctions, l’OIF prévoit la suspension de ses membres mais pas d’exclusion. Ne faut-il pas l’envisager ?

Le prochain secrétaire général devra, à mon avis, envisager la possibilité d’exclure les Etats qui ne se conduisent pas bien et durablement, ou bien qui ne remplissent pas leurs obligations vis-à-vis de l’Organisation.

 

Ne faut-il pas aussi réformer le processus de désignation « par consensus » et à huis clos du secrétaire général ?

 

On a toujours préféré jusqu’à présent le consensus mais rien n’empêche d’organiser un vote. Pour le premier secrétaire général de l’OIF élu en 1997, Boutros Boutros-Ghali, le vote a été évité : les chefs d’Etat avaient demandé à l’autre candidat, l’ex-président du Bénin Emile Zinzou, de se retirer, ce qu’il a fait. Quelques mois avant le sommet de Beyrouth d’octobre 2002, le président Abdoulaye Wade m’a demandé de me présenter. Les urnes étaient prêtes. Mais l’autre candidat, le Congolais Henri Lopes, s’est retiré, après que Jacques Chirac a fait pression sur ses deux soutiens, les présidents congolais Denis Sassou-Nguesso et gabonais Omar Bongo. J’ai été élu par consensus.

 

Pour désigner votre successeur, le président Hollande a demandé aux chefs d’Etat africains – près de la moitié des membres de l’OIF – de trouver un consensus entre eux parmi les cinq candidats en lice. Mais ce consensus est introuvable.

 

Je n’exclus pas qu’on ait recours à un vote. Il est aussi possible qu’un candidat dont on ne connaît pas encore le nom émerge au dernier moment. Seuls les chefs d’Etat décident, en huis clos strict.

 

Si blocage il y a, seriez-vous prêt à prolonger temporairement votre mandat ?

 

On me l’a demandé mais il n’en est pas question. Je n’irai pas au-delà de la fin de mon mandat, le 31 décembre. C’est clair, net et précis. Et si vacance il y a, je réfléchirai pour proposer un secrétaire général intérimaire.

 

Selon le dernier rapport de l’Observatoire de la langue française de l’OIF, 274 millions de personnes sont actuellement « capables de s’exprimer en français » dans le monde. Et d’après les projections, à l’horizon 2050, 715 millions de personnes seront francophones, dont 85 % en Afrique. N’est-ce pas optimiste ?

 

Les chiffres actuels ont été affinés avec des méthodes d’enquête sérieuses et la progression a agréablement surpris tout le monde : 7 % de locuteurs francophones de plus par rapport à 2010. Et si nous avions les moyens, on aurait beaucoup plus d’apprenants car la demande de français à travers le monde est très forte.

 

Mais le français est un colosse aux pieds d’argile : le maintien de cette progression, en concomitance avec la croissance démographique de notre bassin de développement le plus important qu’est l’Afrique, suppose des moyens. Il faut que nous développions une politique éducative ambitieuse, en quantité et en qualité, en français et en s’appuyant sur les langues nationales.

 

C’est possible à condition que chacun de nos Etats privilégie l’éducation et la formation dans leur budget, qu’ils en fassent non seulement une priorité mais une surpriorité. Ensuite, il faut étendre les programmes à succès de l’OIF – comme l’Ifadem [Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres] et Elan [Ecole et langues nationales en Afrique] aux nombreux pays qui le demandent. Mais nous avons besoin des financements des bailleurs de fonds traditionnels. Nous allons par ailleurs créer à Dakar un Institut de l’éducation de base pour l’ensemble de la francophonie.

 

Quels sont vos plus grands regrets après vos douze années à la tête de l’OIF ?

 

Je n’ai pas réussi à convaincre les Français, surtout les scientifiques, de ne pas recourir à l’anglais dans les cénacles internationaux. Je ne dis pas que tout le monde y cède : j’ai encore en mémoire le président Jacques Chirac quittant une assistance à Bruxelles en 2006 lorsque Ernest-Antoine Seillière, l’ancien président du Medef, a commencé à parler en anglais. Mais certains sont indécrottables.

J’ai deux autres regrets : n’avoir pu obtenir que l’Algérie et Israël adhèrent à la Francophonie, bien que j’aie tout fait pour.

 

Martine Jacot 

Journaliste au Monde

 

Christophe Châtelot 


Journaliste au Monde

 

Lu pour vous : Abdou Diouf : « L’Afrique se porterait mieux si tout le monde acceptait la limitation du nombre de mandats à deux »

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 00:10

 

 

 

Après le chapitre sur le mouvement de rébellion « Révolution et Justice » d’Armel Sayo et le mercenaire belge François Toussaint, la rédaction poursuit la publication des principaux extraits du rapport du groupe d’experts des Nations Unies du 29 octobre dernier avec cette fois-ci la localisation des bastions et zones principales d’influence et d’action de ces bandes armées.

 

La rédaction

 

B. Groupes armés

 

47. La ligne séparant les milices anti-balaka et la «nouvelle» Séléka, également dénommée «ex-Séléka» ou «Forces républicaines»32, s’est légèrement déplacée vers l’est et le nord depuis la publication du rapport d’activité du Groupe d’experts (voir S/2014/452, par.37), le 1erjuillet 2014, du fait de la pression exercée sans relâche par les groupes anti-balaka sur les villes considérées comme stratégiques et toujours contrôlées par l’ex-Séléka (voir la carte ci-après). Le principal fait nouveau depuis juillet 2014 concerne l’apparition de graves dissensions entre les chefs anti-balaka rivaux et les factions ethniques de l’ex-Séléka, dans leurs bastions respectifs

 

48. Le Groupe d’experts a été en mesure de suivre les conditions de sécurité et les activités des principaux responsables politiques et chefs militaires du mouvement anti-balaka et des différentes factions de l’ex-Séléka dans la capitale et dans les provinces où il s’est rendu. À son avis, la plupart des atteintes à la sécurité résultent de différends entre les anti-Balaka et l’ex-Séléka concernant le contrôle des territoires, ou de la dynamique interne au sein des deux groupes armés, qui est liée à la lutte pour le pouvoir politique ou militaire ou au partage des ressources.

49. Le Groupe d’experts communique à la section III des données de référence concernant les armes et munitions actuellement utilisées par les groupes armés en République centrafricaine et recense aux sections IV et V les actes qui entravent l’acheminement de l’aide humanitaire et les violations du droit international humanitaire que les groupes armés auraient commis.

 

50. Les principales zones de tension au moment de l’établissement du présent rapport sont les suivantes: i) Batangafo (préfecture de l’Ouham), où les groupes anti-balaka placés sous le commandement de Rodrigue Ngaïbona, connu également sous les noms de «Andilo» (utilisé dans le présent rapport), «Général Andilo», «Colonel Andilo», «Angilo», «Angelo», «Andjilo», «Andilou» ou «Andiyo», ont eu des accrochages avec les forces de la Séléka du général de brigade Mahamat Alkhatim en juillet et août 2014; ii)Bambari (préfecture de la Ouaka), où les tensions entre les forces internationales, les groupes anti-balaka et les factions de la Séléka sont vives.

 

51. La situation à Batangafo et Bambari montre comment la dimension nationale du conflit entre les anti-Balakaet l’ex-Séléka peut s’ajouter à la dynamique locale, aux actes de vengeance et à la lutte pour le contrôle des ressources. Le Groupe d’experts a notamment recueilli des informations montrant que la Coordination nationale des libérateurs du peuple centrafricain (CLPC) de Patrice Édouard Ngaïssona, également connue sous le nom de Mouvement des patriotes anti-balaka, ainsi que des groupes anti-balaka de Bangui jusque-là inconnus, participent directement aux affrontements à Batangafo, Bambari et Boda (voir par.201, 202 et 215 et annexe63).

 

Batangafo

 

52. Les tensions sont vives dans le nord-ouest de la préfecture de l’Ouham, depuis avril 2014, lorsqu’une série d’offensives et de contre-offensives ont été lancées à Bouca et en raison d’affrontements entre les groupes anti-balaka placés sous la conduite d’ Andilo» et les forces de la Séléka du général de brigade Alkhatim (voir S/2014/452, annexe 5). Le 26 avril 2014, à Bouca, Andilo a infligé une grave défaite au colonel Mahmat Issa, qui relève du commandement d’Alkhatim, ce qui a permis aux anti-balaka d’attaquer Batangafo.

 

53. En juin et juillet 2014, Andilo a renforcé ses capacités militaires, principalement en transférant à Bouca des camions volés à Bangui33,en créant des camps d’entraînement à la périphérie de Batangafo et en installant son quartier général à Bolom34. La principale attaque contre Batangafo a été menée le 29 juillet 2014 et fait 20 morts. Le Groupe d’experts estime qu’entre 100 et 150 combattants anti-balaka ont participé à l’offensive et a été informé par les forces internationales que les éléments anti-balaka avaient même utilisé un camion pour transporter des combattants de Bouca sur la ligne de front35. Selon des informations obtenues par le Groupe d’experts, l’attaque a été repoussée par le Colonel Saleh Zabadi36, qui a ensuite été promu général et affecté à Kabo (voir S/2014/452, par.53 et annexe 5.5)37.Andilo serait retourné à Bangui le 6 août 2014, laissant au «Colonel Simplice» la direction des opérations. Par ailleurs, deux soldats de la MISCA ont été tués lors d’un autre affrontement avec un groupe placé sous la conduite du colonel Mahamad Zine, commandant de zone de la Séléka à Batangafo.

 

54. Le 4 août 2014, les forces françaises, qui allaient vers le nord en direction de Batangafo pour prêter renfort à la MISCA, sont tombées dans une embuscade tendue à trois kilomètres au sud de la ville par des forces aguerries de la Séléka.

 

Comme indiqué par le Ministère français de la défense sur son site Web38, un appui aérien, fourni notamment au moyen d’avions de chasse français basés à N’Djamena, a été demandé au cours des combats, comme cela avait été le cas pendant l’affrontement entre les membres de l’opération Sangaris et les forces fidèles à Alkhatim le 5 mai 2014 sur la route reliant Bémal à Boguila (préfecture d’Ouham)(voir S/2014/452, par. 52). Malgré de lourdes pertes, la Séléka a lancé le lendemain une contre-offensive contre l’unité de commandement mobile des forces françaises, qui avait de nouveau amené les forces aériennes à intervenir.

 

55. Selon Radio France Internationale, une soixantaine de combattants de la Séléka ont été tués pendant l’affrontement, alors que les chefs locaux de la Séléka ont fait état de seulement sept morts dans leurs rangs39. Par la suite, les forces françaises ont pris des mesures de confiance et tenté de cantonner les forces de la Séléka(voir plus loin, par.177, et annexe 56).

 

56. Zine a également été tué pendant les combats contre l’opération Sangaris. Lors d’une réunion avec le Groupe d’experts, le colonel Mohamed Assil s’est présenté comme le nouveau commandant de zone par intérim, avec le colonel Ahmad Ibrahim Ahmad pour adjoint. Toutefois, un autre colonel dénommé Moussa Maouloud s’est également présenté au Groupe d’experts comme le commandant de zone de Batangafo, chargé des négociations avec les forces internationales, et a prétendu avoir été envoyé dans la zone par le général Zoundeko en juin 2014, mais Maouloud n’est manifestement pas reconnu comme chef par ses pairs(voir annexe6 pour les photographies des commandants de la Séléka à Batangafo).

 

57. Le 14 août 2014, l’opération Sangaris a décidé de mettre en œuvre des mesures de confiance pour trois groupes anti-balaka qui contrôlaient Bouca, deux d’entre eux relevant de l’autorité d’Andilo et le troisième étant plutôt considéré comme une milice d’autodéfense. La décision a été annoncée aux responsables locaux en présence du Groupe d’experts.

 

Bambari

 

58. Il ressort des entretiens que le Groupe d’experts a tenus et de ses observations sur le terrain au cours de missions à Bambari du 20 au 23 mai et du 2 au 4 juillet 2014 que différents groupes anti-balaka participent au conflit qui a éclaté à Bambari et dans ses environs, notamment des milices locales d’autodéfense et diverses factions de la «nouvelle» Séléka, ainsi que des groupes de Peuls armés. De l’avis du Groupe d’experts, les Peuls armés à Bambari ne sont pas tous sous les ordres du général Ali Darrassa Mahamat alias «Ali Daras», issu des Ouda, sous-groupe peul connu pour l’élevage de moutons et non de gros bétail. Plus généralement, en raison du manque de transparence qui caractérise le processus de décision au sein de ces groupes, y compris pour les personnes bien informées des fluctuations rapides des alliances politiques ou militaires, principalement en fonction d’intérêts à court terme et aux fins du contrôle des recettes tirées de l’exploitation des ressources naturelles et des postes de contrôle (voir plus loin, par.111 à 150), il est parfois difficile de comprendre la dynamique locale et les facteurs exogènes qui attisent le conflit au niveau local.

 

59. Toutefois, le Groupe d’experts a établi à partir de plusieurs témoignages de première main que des groupuscules anti-balaka, connus comme venant de l’extérieur ou de Bangui, étaient présents à Bambari(voir annexe7). Ainsi, alors qu’il observait l’un de ces groupuscules, un dignitaire local lui a dit que ces miliciens venaient de «l’extérieur». Il a également été informé par des sources locales de la présence d’au moins deux chefs anti-balaka de Bangui, ayant appartenu aux Forces armées centrafricaines et connus sous le nom de «Douze couteaux» et «Riskeur».

 

60. Ces témoignages semblent confirmer la participation d’anti-balaka basés à Bangui dans ce qui pourrait passer à première vue pour un conflit local, et pourraient donner à penser qu’une stratégie est mise en œuvre au niveau national contre les forces de l’ex-Séléka.

 

61. En ce qui concerne la Séléka, le Groupe d’experts a obtenu une lettre signée par Darrassa, commandant de la 5erégionmilitaire (Ouaka) de la République centrafricaine, par laquelle le général Zakaria Santiago et le colonel Amadou Bello Hissen étaient nommés à des postes de responsabilité (voir annexe 8).

 

62. Son autorité étant contestée par des factions rivales de l’ex-Séléka, Darrassa a perdu le contrôle du chef-lieu de la préfecture de la Ouaka suite à la décision de la nouvelle «Séléka» d’établir son quartier général à Bambari (voir S/2014/452, annexe6)40. Le général Zakaria Damane, qui contrôle la faction goula de la Séléka à Bambari et a créé l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Djotodia, s’est rendu de Bria (préfecture de Haute-Kotto) à Bambari le 22 mai 2014, accompagné de Zoundeko, chef d’état-major de la «nouvelle» Séléka et ancien chef d’état-major de l’UFDR, et du général Tom Adam, également connu sous le nom de «Ben Laden», ancien commandant de zone avant la nomination de Darrassa par Djotodia en 2013, qui contrôlait antérieurement la mine d’or de Ndassima (voir annexe9 pour la photographie d’Adam).

 

63. Les tensions entre ces deux factions de la «nouvelle» Séléka ont atteint leur paroxysme le 25 août 2014. Le lendemain, l’Agence France-Presse et Reuters, entre autres, ont indiqué que 17 combattants de la Séléka ont été tués lors d’affrontements entre Peuls et Goulas. L’origine du conflit, qui varie selon les sources, tient au désir de contrôler les recettes provenant de l’exploitation des ressources et à des questions de politique interne, qui ont surgi à la suite de la fusion des composantes peule et «arabe» de la Séléka et de l’alliance entre Darrassa et Alkhatim, qui est issu de la tribu nomade des Salamat au Tchad et auSoudan41. En représailles, Nourredine Adam aurait alors ordonné le désarmement des Peuls par les Goulas de Damane, d’Adam et de Zoundeko.

 

64. Le Groupe d’experts pense que les querelles intestines au sein de l’ex-Séléka à Bambari sont liées au partage des recettes tirées de l’exploitation des ressources. Un commandant de haut niveau d’origine peule lui a dit que le conflit avait éclaté après que les forces des Goulas eurent tenté d’extorquer de l’argent à la succursale d’une société de télécommunication à Bambari, puis créé un point de contrôle pour assurer l’entretien de leurs propres forces sur place. Darrassa aurait cherché à démanteler ce point de contrôle, ce qui aurait conduit aux dissensions entre les deux groupes. Un accord a été conclu et, au moment de l’établissement du présent rapport, les Goulas et les Peuls contrôlaient conjointement le point de contrôle situé dans le nord de Bambari42.

 

65. Dans un communiqué qu’ils ont signé le 17septembre 2014, Alkhatim et Darrassa ont annoncé la scission de l’ex-Séléka et dénoncé «l’irresponsabilité et l’incompétence» des dirigeants politiques du FPCR.Les signataire, qui ont l’intention de mettre en place une nouvelle structure politique, considèrent que ni la partition du pays ni le retour de Michel Djotodia ne permettront de régler la crise actuelle. 

RCA : Rapport du groupe d'experts onusien (suite)

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 20:03

 

 

 

 

Par RFI 17-11-2014 à 15:59

 

Le politicien centrafricain Levy Yakété est mort, en France, samedi 15 novembre dans un accident de la route. Cet ancien porte-parole de l'ex-président François Bozizé, au moment de son exil, était installé dans l’hexagone depuis octobre 2013. Agé de 50 ans, il était dans le collimateur des Nations unies.

 

Dans la crise centrafricaine, Levy Yakété apparaît fin 2012. A l'époque conseiller jeunesse du président François Bozizé, il annonce la création d'une milice d'autodéfense appelée Cocora, afin de contrer l'avancée de la Seleka. Les rebelles finissent par renverser le chef de l'Etat en mars 2013. C'est le temps de l'exil. De l'extérieur, Levy Yakété devient alors le porte-parole du président déchu.

 

Puis vient le temps de la revanche. En septembre 2013, Levy Yakété revendique une série d'attaques contre la Seleka dans la région de Bossangoa. Des incursions violentes marquant les débuts du mouvement anti-balaka, et durant lesquelles des exactions contre les civils sont commises par les deux camps.

 

Sanctionné par l’ONU

 

L'homme explique que l'opération mobilise des soldats centrafricains pour réinstaller François Bozizé à la tête du pays. Levy Yakété prend alors des responsabilités dans la nébuleuse anti-balaka, au sein du MRPRC, un organe qui se présente comme leur branche politique.

 

Son rôle pendant la crise le met dans le viseur de l'ONU. En mai, le Conseil de sécurité le sanctionne par un gel des avoirs et une interdiction de voyager. Il est accusé d’avoir ordonné des arrestations arbitraires, des attaques contre des opposants au président Bozizé et recruté des miliciens pour agresser à la machette ceux hostiles au régime. Il aurait aussi encouragé la distribution de machettes à des chrétiens pour attaquer les musulmans. Des crimes qu'il avait toujours niés.

France: mort de Levy Yakété, proche de François Bozizé

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 19:55

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-17 12:36:30 - La situation sécuritaire en Centrafrique avec les parcours respectifs des Seleka et des anti-Balaka résumé par Centrafric Matin et les démêlés judiciaires du clan Bozizé, occupent la une des journaux centrafricains de ce lundi.

 

« Les Séléka ont pris le pouvoir et échoué lamentablement. Objectif atteint et perdu. La restauration de l'ordre constitutionnel désormais une utopie. Pour les anti-balaka, déposons les armes et allons aux élections », écrit Centrafric Matin.


« L'affaire seleka, la main de Nourredine serait-elle derrière la crise de la semaine dernière? », s'interroge de son côté L'Agora qui fait remarquer que l'affaire des 4 millions de francs cfa donnés pour calmer la colère des Séléka , « apparait comme une fausse information.


Selon L'Agora, cette information a été certainement fabriquée pour empêcher au commun des mortels de continuer à scruter dans les sacs à foins de l'insécurité dont le dossier en Centrafrique échappe désormais à toute démarche logique, avec en arrière plan des acteurs invisibles qui tirent les ficelles ». 


Enfin le clan Bozize dans le collimateur de la justice, écrit Centrafrique Matin. Les milliards de commission seront vomis dans la caisse de l'Etat centrafricain » se réjouit le journal qui « jette des fleurs aux autorités centrafricaines et surtout à la justice pour la saisine du parquet de Paris pour que Bozize et ses clans puissent rendre compte eu peuple centrafricain ». 


Abondant dans le même sens, Le Démocrate parle de «Bien mal acquis, la Centrafrique dépose plainte à Paris contre Bozize ». Et Médias + de renchérir que « Bozize père et fils dans des démêles judiciaires en France ».


Selon Médias +, de sources proches du dossier, les autorités centrafricaines jugent dans leur plainte, fort probable que ce patrimoine a été financé par des moyens illicites et que les comptes bancaires aient été alimentés par des revenus frauduleux, tout comme les véhicules. 


L'Agora et Le Démocrate sont revenus sur le décès de Levy Yakité « Levy Yakité n'est plus » titre le premier et second « Levy Yakité décédé à Paris ».


L'Agora présente le défunt en indiquant que « le jeune leader de COCOARA et ancien conseiller à la jeunesse du président François Bozize est mort hier, dimanche à la suite d'un accident de circulation survenu samedi.

 

http://www.apanews.net/article_read-809852-seritet-delejudiciaires-du-clan-bozize-ea-une-eangui.html#sthash.MZXnzRY2.dpuf

Sécurité et démêlés judiciaires du clan Bozize à la une à Bangui

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:45

 

 

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/   Par L'Obs  16-11-2014 à 17h59

 

La République centrafricaine soupçonne le député-maire de Levallois d'avoir empoché plusieurs millions de commissions occultes dans l'affaire Uramin.

 

Révélations sur celui qui fut l'émissaire officieux de Sarkozy sur le continent

 

C'est le dernier mystère des Balkany. On croit presque tout savoir du maire de Levallois, cigare au bec et sourire en coin, et de sa première adjointe, coiffure masculine et manières de soudard. Ils habitent un domaine de 4 hectares dans le village normand de Giverny. Ils passent leurs vacances d'été dans leur merveilleuse villa Pamplemousse des Terres-Basses de l'île de Saint-Martin. Pour les courts séjours, ils lui préfèrent le riad Dar Gyucy, un palais de 1.600 mètres carrés blotti dans la Palmeraie de Marrakech.

 

D'où vient l'argent ?

 

Tous leurs amis louent la générosité d'un couple qui offre billets d'avion et séjours exotiques. Reste une question : d'où vient l'argent ? Comment le modeste député-maire des Hauts-de-Seine, qui a déclaré 143.000 euros de revenus en 2012 avec son épouse et n'est pas assujetti à l'ISF, peut-il s'offrir ce train de vie de millionnaires ?

 

Deux ans que la justice enquête. Déjà condamnés en 1996 pour l'utilisation d'employés municipaux comme domestiques, Patrick et Isabelle Balkany sont soupçonnés par la justice de posséder des comptes cachés dans des paradis fiscaux. Ils ont été mis en examen cette année pour "blanchiment de fraude fiscale", avec une caution hors norme de 1 million d'euros fixée pour Isabelle qui est interdite de sortie du territoire.

 

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon cherchent maintenant à identifier l'origine de leur fortune. Le 21 octobre, ils ont mis en examen Patrick pour "corruption", le suspectant d'avoir touché une commission de 3 millions d'euros du cheikh saoudien Mohamed Bin Issa Al-Jaber, pour un fumeux projet de tours jumelles à Levallois. Les immeubles, qui devaient culminer à 164 mètres de haut en bordure de Seine, n'ont jamais vu le jour. Mais le maire de Levallois aurait gardé sa petite gratification.

 

Mercredi 12 novembre, l'enquête a connu un nouveau rebondissement. Selon nos informations, le parquet national financier a été saisi d'une demande d'information judiciaire visant Patrick Balkany - ce serait la quatrième si elle est ouverte ! - et émanant de... La République de Centrafrique.

 

Ses représentants en France sont en effet persuadés que le règlement du litige entre le groupe Areva et le précédent gouvernement de Bangui, suite au rachat en 2007 de la société Uramin et de ses mines d'uranium de Bakouma, a entraîné le versement de 40 millions de dollars de commissions. Patrick Balkany en aurait été l'un des bénéficiaires, avec l'ancien président François Bozizé, dont les avoirs viennent d'être gelés par l'ONU.

 

J'ai de bonnes raisons de penser qu'une information judiciaire sera ouverte, estime l'avocat de la Centrafrique, William Bourdon, compte tenu des engagements forts pris par la France envers la Centrafrique et des enquêtes connexes à caractère international déjà ouvertes sur Uramin et Balkany."

 

L'Afrique des bonnes affaires

 

Et si le gros du pactole du maître de Levallois venait d'Afrique ? Disciple de Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine, l'édile avait déjà noué des liens avec les puissants de Centrafrique et du Tchad avant sa traversée du désert à la fin des années 1990. C'est à partir de son retour triomphal, en 2001, qu'il a confié à son "conseiller au commerce extérieur", Renaud Guillot-Corail, aujourd'hui à la retraite, le soin de le représenter sur le continent africain.

 

"Je suis allé en Centrafrique, au Congo, en Côte d'Ivoire, et au Gabon notamment, car Libreville est jumelée avec Levallois", explique ce dernier, dont le bureau est alors mitoyen de celui de Balkany, au rez-de-chaussée de la mairie. Les allers-retours incessants de Guillot-Corail vers l'Afrique, qui lui valent le surnom de "marquis de Bangui" dans la capitale centrafricaine, ne sont pas passés inaperçus à Levallois.

 

Renaud me disait souvent : 'Tiens, on revient d'Afrique avec Patrick, on n'arrête pas, on a vu tel président...'", se souvient Loïc Leprince-Ringuet, un opposant divers droite.

 

Pour en savoir plus sur ces intrigants voyages, Renaud Van Ruymbeke a auditionné en début d'année, dans le plus grand secret, un homme qui a beaucoup fréquenté Guillot-Corail entre 2006 et 2008, Jean-Paul Chirouze. Baroudeur aujourd'hui installé à Genève, ancien proche de feu le général Jeannou Lacaze, chef d'état-major des armées françaises entre 1981 et 1985, ce personnage haut en couleur a raconté au juge comment il a joué les intermédiaires pour Guillot-Corail.

 

Il voulait que je lui présente des Africains, a confié Chirouze. Il me demandait sans cesse : 'Quelles sont les bonnes affaires à faire en Afrique en ce moment ?' J'étais là le jour où il a téléphoné à l'ambassadeur du Tchad pour lui proposer de venir s'installer à la mairie le temps des travaux dans son ambassade."

 

C'est une filiale immobilière de la mairie qui se chargera plus tard de réaliser lesdits travaux. Un chantier "sans lien avec le champ de compétence de la ville", dénoncé par la suite par la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France. Jean-Paul Chirouze a précisé :

 

Tous les Africains se précipitaient à Levallois, pensant que Balkany serait le Monsieur Afrique de Sarkozy."

 

A cette époque, on peut croiser à la mairie le Rwandais Fabien Singaye, conseiller du président Bozizé, et le Tchadien Abakar Manany proche des services secrets français.

 

Diplomatie parallèle

 

L'accession à la présidence de l'ami de trente ans n'offre pas à Patrick Balkany, trop sulfureux, le maroquin espéré. Qu'à cela ne tienne, le député-maire, que Nicolas Sarkozy emmène quand même dans ses bagages pour son premier voyage officiel en Afrique, en Libye, au Sénégal et au Gabon, en juillet 2007, décide de tirer parti de la situation.

 

La scène n'a jamais été racontée. Trois mois après cette virée africaine, Balkany organise un fastueux cocktail au restaurant gastronomique Apicius, à quelques encablures de l'Elysée, pour une vingtaine de représentants de l'Afrique francophone.

 

Là, entre deux bouffées de cigare et une gorgée d'armagnac, il a fait comprendre qu'il était désormais l'envoyé spécial du président et que l'Afrique, c'était lui !", rapporte un fin connaisseur du continent africain.

 

Ces déclarations intempestives créent un fort malaise au sein de la cellule diplomatique de l'Elysée. Ancien conseiller du Palais, Dominique Paillé se souvient bien de la gêne de la cellule Afrique et de son chef, André Parant.

 

Il était atterré. Il avait le sentiment que Patrick Balkany menait une diplomatie parallèle, quand il n'entretenait pas des réseaux personnels."

 

De fait, "Patrick faisait passer des messages de Nicolas Sarkozy aux présidents africains qu'il connaissait bien", témoigne Guillot-Corail.

 

Pour voyager plus facilement en Afrique, le nouveau Foccart demande, dès les premières semaines du quinquennat, une faveur au nouveau chef de l'Etat, la délivrance d'un passeport diplomatique, destiné, selon les spécifications officielles, "à des ressortissants qui doivent se rendre à l'étranger pour l'accomplissement d'une mission ou pour y exercer des fonctions pour le compte du gouvernement français".

 

Quelle est cette mission ? Quelles sont ces fonctions ? L'appartenance de Patrick Balkany à la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, où il ne se montre guère, ne justifie pas l'octroi de ce sauf-conduit. Durant tout le quinquennat, son existence reste un secret bien gardé.

 

On a découvert qu'il avait un passeport diplomatique quand il en a réclamé le renouvellement, raconte un conseiller d'Alain Juppé, nommé ministre des Affaires étrangères en 2011. On a demandé des instructions à l'Elysée qui nous a dit de le reconduire."

 

Au Palais, le dossier semble être suivi personnellement par Sarkozy. Même Claude Guéant, le secrétaire général par qui tout passait, affirme aujourd'hui avec force qu'il n'était au courant de rien !

 

George Forrest et les 5 millions de dollars

 

Le juge Renaud Van Ryumbeke se demande aujourd'hui si le député français n'a pas profité de ses nombreux déplacements en Afrique pour endosser un costume d'affairiste. Il s'intéresse de près aux relations entre Patrick Balkany et le Belge George Forrest, à la tête d'un empire minier au Congo-Kinshasa. Les deux hommes se sont rencontrés au milieu des années 2000 et ont aussitôt sympathisé.

 

« Forrest était tout le temps fourré dans la salle à manger de la mairie de Levallois en train de faire des courbettes à Balkany", se souvient un proche de l'élu.

 

En 2007 et en 2008, c'est dans le Falcon 900 du roi belge des mines que Balkany se rend à Bangui pour négocier au nom d'Areva le déblocage du délicat dossier des mines d'uranium. George Forrest est aussi désigné comme l'un des bénéficiaires des millions de dollars de pots-de-vin de l'affaire Uramin par la République de Centrafrique, dans la plainte déposée par maître Bourdon.

 

Entendu par le juge Renaud Van Ruymbecke le 18 septembre dernier, Forrest a reconnu avoir versé 5 millions de dollars en 2009 à Balkany qui lui a donné les coordonnées d'un compte à la Commerzbank de Singapour. Il s'agirait d'une commission reçue en tant qu'"apporteur d'affaires" dans le rachat, finalement avorté, d'une société minière présente en Namibie, Forsys. Mais cette explication ne convainc pas la Centrafrique, qui estime que les millions de Singapour viendraient plutôt d'Uramin.

 

Dans tous les cas, l'accusation est grave. Patrick Balkany n'est pas avocat d'affaires ni consultant. Aucune société à son nom n'est enregistrée aux greffes des tribunaux français. En juillet 2014, il n'a déclaré à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique aucune activité professionnelle pour les cinq dernières années, en dehors de ses mandats électifs. Alors, qui ment, Balkany ou Forrest ?

 

Paterfamilias

 

Selon nos informations, Patrick Balkany n'aurait pas seulement joué les go-between pour George Forrest, mais aussi pour son jeune demi-frère, Julien Balkany. Trente-trois ans séparent les deux hommes qui n'ont pas la même mère. Ils sont restés longtemps sans se voir jusqu'au mariage de Vanessa Balkany, la fille de Patrick, en avril 2008. A partir de ce jour, le grand frère a joué le paterfamilias protecteur et s'est employé à aider son cadet, qui a fait ses premières armes avec le controversé Pierre Falcone et s'est ensuite spécialisé dans les fusions-acquisitions pour le secteur pétrolier.

 

Patrick était fier de ma réussite professionnelle et a pu me présenter des gens", concède par téléphone Julien Balkany qui vit à New York.

 

Le jeune Balkany collabore depuis plusieurs années avec le troisième trader mondial en produits pétroliers, Trafigura. Cette société a mauvaise réputation en Afrique depuis qu'elle a été accusée d'avoir déversé des déchets toxiques en Côte d'Ivoire, ce qui a valu à son fondateur, Claude Dauphin, cinq mois d'emprisonnement dans les geôles ivoiriennes. Elle est aussi réputée faire travailler l'intermédiaire Alexandre Djouhri. Tout cela n'a pas empêché Patrick Balkany de recommander le tandem au président mauritanien, le général Abdel Aziz, à qui il a rendu une visite politique en juin 2009.

 

Ce rôle d'intermédiaire nous a été confirmé par la société Trafigura, installée à Singapour. "Patrick Balkany nous a été présenté par Julien Balkany et a facilité certains contacts en Afrique. Il est notamment intervenu auprès du gouvernement mauritanien et une délégation s'est rendue sur place [en octobre 2010, NDLR] pour évoquer d'éventuels investissements. Mais nous n'avons jamais fait de business avec lui ou grâce à lui", nous a-t-il été répondu par mail.

 

Le scénario s'est reproduit au Tchad entre 2009 et 2011, mais sans Trafigura. Julien Balkany a été reçu par l'entourage du président tchadien Idriss Déby que son frère connaît depuis vingt ans.

 

J'ai prospecté des investissements dans le secteur pétrolier mais cela n'a pas marché. Au final, je pense que mon nom de famille m'a plus desservi qu'autre chose", assure Julien Balkany.

 

Dans les allées du pouvoir au Congo-Brazzaville, on prête aussi aux Balkany d'avoir aidé le consortium de télécommunications Agilis à s'implanter dans le pays, ainsi que la société pétrolière Lynx Energy, détenue par les frères Cyrille et Cédric Costes, des "amis" de Julien. Sollicité par nos soins sur tous ces points, par mail et par texto, Patrick Balkany n'a pas donné suite.

 

Isabelle est "lasse de tout ce bazar"

 

A 66 ans, le vétéran de la Sarkozie est aujourd'hui bien seul. Au meeting de son ami Nicolas, le 7 novembre à la porte de Versailles à Paris, il n'était pas au premier rang mais relégué derrière, à côté de Claude Guéant, l'autre paria de l'UMP.

 

L'ancien aspirant acteur, qui joua en 1967 dans "J'ai tué Raspoutine" réalisé par Robert Hossein, continue de donner le change, avec toujours la même verve provocatrice.

 

Quand on a rien à se reprocher, on se sent bien", répond-il quand on l'interroge sur son moral.

 

En vrai, "c'est dur à vivre", confesse une amie proche. "Patrick est solide, il veut continuer à s'occuper de sa mairie. Mais Isabelle n'a pas bien vécu sa garde à vue. Elle est lasse de tout ce bazar."

 

Retranché dans son fief de Levallois, Patrick Balkany reçoit toujours les intermédiaires qui demandent à le voir. A l'un d'eux, il a lancé récemment : "Alors, y'a des affaires en ce moment en Afrique ?"

 

Julien Martin et Caroline Michel

 

Lu pour vous : Le mystérieux magot de Balkany l'Africain

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:01

 

 

 

 

Par RFI 15-11-2014 à 06:14

 

Alors que des projets de réformes constitutionnelles sont en débat dans plusieurs pays africains, des opposants originaires de huit pays du continent se sont réunis vendredi à Paris pour signer une déclaration commune exigeant le respect des textes fondateurs.

 

Venus du Congo-Brazzaville, de République démocratique du Congo, du Burundi, de Centrafrique, du Bénin, du Gabon, du Sénégal et de Guinée équatoriale, les opposants réunis à Paris ont exigé le respect des textes fondateurs, l'organisation d'élections libres et le respect du caractère républicain des armées.

 

Dans plusieurs pays africains, des projets de réformes constitutionnelles sont en effet en débat ; elles permettraient à certains chefs d'Etat de se maintenir au pouvoir. Ce rassemblement d'opposants est une première et fait suite au soulèvement populaire qui a fait chuter le président Blaise Compaoré au Burkina Faso.

 

« Se regrouper davantage »

 

La révolte burkinabè sonne le glas de l'épidémie de révision constitutionnelle proclame en substance la déclaration de Paris signée par ces opposants. La réunion est une initiative de Mathias Dzon, le président du parti ARD, du Congo-Brazzaville. Il estime que les événements de Ouagadougou ont entraîné un électrochoc : « On ne peut pas dire que les Burkinabè se sont jetés spontanément dans les rues de Ouagadougou pour changer de président. Un travail se faisait, que nous ignorions, souligne Mathias Dzon. Nous avons besoin de regrouper davantage et d’informer davantage nos partenaires à l’extérieur pour qu’ils comprennent ce qui se passe chez nous, et pourquoi pas pour nous soutenir dans notre lutte pour libérer nos pays, et que la démocratie puisse s’installer durablement. »

 

Le texte sera le point de départ d'un lobbying pour empêcher le maintien au pouvoir de certains présidents, notamment Joseph Kabila, en République démocratique du Congo, assurent les participants à la réunion de Paris. Le député du parti d’opposition congolais UDPS Samy Badibanga estime que les jeunes congolais ont été galvanisés : « Ça les a boostés. On en entend parler dans les universités et un peu partout à travers le pays. »

 

Un « printemps africain » ?

 

Au Burundi, le président Nkurunziza est déjà candidat à un troisième mandat. Ancien prisonnier, réfugié politique, Abdoul Nzeyimana prévoit déjà des violences : « Si rien ne change, nous sommes, nous Burundais, en mesure de faire davantage que ce qui a été fait au Burkina Faso, avertit Abdoul NzeyimanaPour préparer une omelette, il faut casser des œufs. » Pour ces opposants, le choc burkinabé sera durable. Certains prédisent même un « printemps africain. »

Afrique: réunion à Paris d'opposants aux réformes constitutionnelles
Afrique: réunion à Paris d'opposants aux réformes constitutionnelles
Afrique: réunion à Paris d'opposants aux réformes constitutionnelles

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 15:08

 

 

   

APA Bangui Centrafrique) - 2014-11-16 13:06:29 -Le professeur centrafricain Eugène Sérédouma, professeur agrégé en gynécologie obstétrique, a passé avec succès le 17è concours d'agrégation de médecine, pharmacie, odonto stomatologie, médecine vétérinaire et production animale, du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) tenu du 3 au 11 novembre 2014 à Yaoundé au Cameroun.


Sur trois candidats présentés par l'Université de Bangui, seul un a pu franchir les trois étapes du concours d'agrégation. 


Le nouveau professeur agrégé a présenté samedi son diplôme à la communauté universitaire venue l'accueillir à l'aéroport.


Le 16è concours du CAMES s'était déroulé à Libreville au Gabon

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=809785#sthash.91ilO2O8.dpuf

Un Professeur centrafricain agrégé en gynécologie obstétrique admis au CAMES

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 14:09

 

 

 

La famille Kombet et Mme Hortence Mokosse Kizima ont l'immense douleur de vous faire part du décès de leur époux, petit frère, oncle, Mr Gatien Kizima, survenu à Washington, le 13 Novembre 2014, dans sa cinquante-troisième année. La levée de corps aura lieu le 19 novembre 2014, à 12 heure a Atlanta, Georgia- USA. Les obsèques auront lieu au cimetière du Liberty Hill Cemetery dans la ville d' Acworth en Georgia -USA.

 

16 novembre 11:23

 

Luce Evelyne Haefke Kombet

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