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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 08:25
Un émissaire du Vatican reçu en audience au palais présidentiel par Ali Bongo

 

 


 

http://info241.com  15 juin 2017 à 07h01min

 

Après une semaine dernière tumultueuse, Ali Bongo est finalement rentré mardi aux aurores à Libreville. Hier mercredi, il a reçu en audience l’archevêque de Bangui et cardinal de la République Centrafricaine pour évoquer les questions de paix dans ce pays voisin et la crise post-électorale gabonaise. L’audience présidentielle voyait la participation du Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet et de l’archevêque de Libreville Basile Mvé Engone.
 

Première grande audience hier au palais de la Présidence de la république après le séjour controversé d’Ali Bongo aux Etats-Unis. Huée et conspuée par des citoyens de la diaspora gabonaise à New-York, l’équipe présidentielle est rentrée mardi à Libreville après un bref séjour de 3 jours au Maroc.

 

Si-tôt rentré, Ali Bongo a reçu donc hier le cardinal de Centrafrique Dieudonné Nzapalainga qu’accompagnait l’archevêque de Libreville Basile Mvé Engone. Bien que le contenu de cet entretien ait peu filtré dans la presse, nul doute que les deux hommes aient évoqué les inquiétudes de l’Eglise catholique sur la paix en Centrafrique où le Gabon a déployé des militaires et la crise post-électorale gabonaise qui perdure malgré la dialogue convoqué par Ali Bongo.

 

Dieudonné Nzapalainga a tenu au sortir de cette audience à remercier le Gabon dont les hommes sont engagés dans les opérations de maintien de paix en Centrafrique. « Le Gabon a joué et continue de jouer un rôle important dans le cadre du retour de la paix en République centrafricaine par la présence de ses militaires là-bas. Beaucoup ont donné leur vie. Je viens donc aussi m’incliner devant les héros de la paix qui ont sacrifié leur vie pour la République centrafricaine », a déclaré le cardinal centrafricain.

 

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga arrivé depuis en milieu de semaine dernière à Libreville, a rencontré depuis les acteurs de la société civile et politiques mais aussi le rival d’Ali Bongo, Jean Ping vendredi dernier. La rencontre avec l’opposant gabonais a assurément porté sur la crise liée à la présidentielle du 27 août qui continuer d’inquiéter en coulisses, là-aussi, les autorités du Vatican.


http://info241.com/un-emissaire-du-vatican-recu-en-audience-au-palais-presidentiel,2872#cWUQ6qpxf4yvGJ6I.99

 

 

L’archevêque de Bangui remercie le Gabon pour son engagement dans la stabilisation en Centrafrique

 

(Le Nouveau Gabon) - Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a reçu le 14 juin à Libreville, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui accompagné de monseigneur Basile Mvé Engone, archevêque de Libreville.

 

Les deux personnalités ont fait le tour d’horizon sur l’évolution de la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA). Selon le compte-rendu d’audience de la présidence de la République, le cardinal Dieudonné Nzapalainga a tenu à exprimer au chef de l’Etat la gratitude de son pays envers le Gabon, engagé dans l’opération de stabilisation et de paix en RCA. « Le Gabon a joué et continue de jouer un rôle important dans le cadre du retour de la paix en République centrafricaine par la présence de ses militaires là-bas. Beaucoup ont donné leur vie. Je viens donc aussi m’incliner devant les héros de la paix qui ont sacrifié leur vie pour la République centrafricaine », a déclaré l’archevêque de Bangui.

 

Le 7 juin déjà, le sujet sur la RCA a fait l’objet d’un échange entre Ali Bongo Ondimba et le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, en marge de la Conférence de haut niveau sur les océans, organisée par l’ONU à New York. D’autant plus que le Gabon, qui assure par ailleurs la présidence en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), contribue depuis 2003 au retour à la paix dans ce pays en proie à une crise politique et sécuritaire.

Sylvain Andzongo

Un émissaire du Vatican reçu en audience au palais présidentiel par Ali Bongo
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Centrafrique-Presse.com
15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 00:11
Lu pour vous : Centrafrique : L'ampleur de la crise sécuritaire réveille les Nations Unies

 

 

 

Christophe SESSOU  14 juin 2017  beninmondeinfos.com  

 

Après deux ans de transition couronnée par l’élection d’un président de la république, les violences se poursuivent toujours en Centrafrique. Après le retrait des forces françaises, les forces onusiennes ont de difficultés à contenir les nombreux groupes armés dont elles deviennent parfois la proie. Une situation qui inquiète les Nations Unies qui veulent désormais revoir leur mandat aux fins d’endiguer ces violences.

 

Deux ans de transition et une année de gestion du pouvoir par un président démocratiquement élu n’ont pas suffi pour ramener la paix en République centrafricaine. La question sécuritaire reste toujours de mise et tel un serpent de mer, demeure difficile à être cernée par les dirigeants. Cette situation est devenue plus critique depuis le départ des soldats de la force française, Sangaris en mars dernier. En effet, il ne manque presque pas de jour où il n’est question de violences contre des minorités ethniques et religieuses de la part des milices armées, dont les principales sont les anti-balaka et les séléka. Des Casques bleus ont même été pris pour cible et plusieurs sont morts, il y a quelques semaines.

 

Une telle situation est préoccupante pour les Nations Unies qui, ont décidé de changer d’option au sujet de la mission onusienne en Centrafrique (Minusca). Lors de la réunion du Conseil de sécurité, les nations unies ont décidé de rendre la Minusca plus mobile et plus réactive pour mieux répondre aux éruptions de violence qui secouent le pays.

 

A cet effet, il est envisagé un possible redéploiement de contingents depuis l'Ouest relativement préservé des violences vers l'est et le centre. L'ONU travaillerait aussi à la création d'une deuxième force de réaction rapide, en plus de celle déjà formée de bataillons portugais sans modifier le plafond de troupes déployées sur le terrain.

 

Certes, ces changements visent à mettre fin aux violences qui secouent la Centrafrique depuis de longs mois. Mais une telle initiative aurait dû être prise depuis plusieurs mois. Les Nations Unies savaient pertinemment que le retrait de la force Sangaris allait créer un vide au niveau de la protection des populations. C’est dès lors qu’il fallait revoir le mandat de la force onusienne. Paradoxalement, il a fallu attendre la mort des centaines de milliers de Centrafricains des suites d’une fusillade avant que l’ONU ne se réveille de sa longue torpeur.

 

La Centrafrique a basculé dans une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans. Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes. L'intervention conjointe de la force militaire française Sangaris et de la Mission des Nations unies (Minusca) avait permis de diminuer les tueries massives et l'élection du président Faustin-Archange Touadera. Mais depuis le début de l’année 2017, il y a une nouvelle vague de violences qui n’épargne même pas les soldats de la paix.

 

Christophe SESSOU

 

beninmondeinfos.com

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 23:55
CIS remporte un contrat auprès d'ExxonMobil au Tchad

 

 

 

http://www.boursier.com  Aymeric Val, publié le 14/06/2017 à 18h06

 

(Boursier.com) — CIS vient de remporter un important succès commercial au Tchad. A l'issue d'un appel d'offre international, ExxonMobil, premier Groupe pétrolier mondial côté, a confié à la société française la gestion hôtelière de la base-vie de Komé située au sud du pays, à 600 km de N'Djamena, pour une durée de 3 ans, renouvelable 2 ans.

 

CIS assurera les services de restauration, d'hébergement, de nettoyage, de buanderie et de facilities management pour 400 agents, soit près de 420 000 repas par an.

 

CIS est présent sur ce projet depuis le démarrage des opérations de notre client en 2001. ExxonMobil a apprécié la qualité des services fournis par CIS et lui a attribué, en 2016, le " Prix de l'Excellence " pour ses performances en matière de respect des règles de sécurité de son personnel dans l'exécution de leur travail.

 

ExxonMobil a, également, évalué l'implication de CIS dans le développement socio-économique de cette zone d'opération et notamment, sa politique de formation de la population et de nationalisation des postes d'encadrements. En 2016, 100 % des positions de CIS requises par notre client sur ce projet sont occupées par du personnel national.

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Centrafrique-Presse.com
14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 23:29
Nouvelles nationales sur RJDH et APA
Nouvelles nationales sur RJDH et APA
Nouvelles nationales sur RJDH et APA
Nouvelles nationales sur RJDH et APA

 

 

 

Centrafrique : Des leaders politiques associés à la rencontre des groupes armés initiée à Rome par Saint Egidio

 

Par Sylvestre Sokambi le 14 juin 2017

 

Le 14 juin 2017 (RJDH)—Plusieurs leaders politiques sont partis à Rome pour la rencontre initiée par la communauté Saint Egidio sur la crise centrafricaine. Les politiques rejoignent les groupes armés dont le départ avait été annoncé à la clôture de la 5ème réunion du comité consultatif du DDRR, la semaine dernière.

Tous les poids lourds de la politique centrafricaine font partie, selon nos sources de la délégation. La présence d’Anicet Georges Dologuelé, leader de l’opposition a été confirmée par le 1er vice-président de son parti, l’honorable André Nalké Dorogo. Martin Ziguelé, président du MLPC et un des soutiens de l’actuel président fait aussi partie de l’équipe des politiques. Alexandre Ferdinand Nguendet, selon le service de presse de son parti RPR, est également invité. La présidence de la République a confirmé la présence du ministre conseiller politique du chef de l’Etat.

 

De sources proches de l’église catholique, une quarantaine de personnes est invitée pour cette rencontre, « la délégation est composée de plus de quarante personnes. Il y a des politiques, des leaders de la société civile et ceux des groupes armés » confie une source catholique proche du dossier.

 

La rencontre initiée par la communauté Saint Egidio intervient au moment où la République Centrafricaine replonge à nouveau dans les violences. La communauté internationale s’est inquiétée ces derniers jours, du regain de tension qui risque de basculer le pays dans une nouvelle spirale de violence. 12 des 16 préfectures sont à nouveau sous la coupe des groupes armés qui se disputent des chantiers de diamants et or dans le pays.

 

Difficile de savoir en détail les sujets que les leaders invités à Rome auront à débattre. De sources non officielles, les délégués devront signer des documents d’engagement de sortie de crise à l’issue des discussions de Rome. Des leaders non invités doutent déjà de la plus-value que peut apporter l’initiative de Saint Egidio, « ce n’est pas pour la première fois que cette communauté rassemble des leaders à Rome. Il n’y a au fait aucun espoir à fonder sur cette rencontre qui n’est autre qu’une balade. Le problème centrafricain sera réglé à Bangui avec plus de monde possible » confie Joseph Bendounga, président du MDREC.

 

En février 2015, à l’initiative de la communauté Saint Egidio des hommes politiques réunis à Rome ont signé un document dit « appel de Rome » dans lequel, ils se sont engagés à favoriser la tenue des élections transparentes. Neuf mois plus tard, les vingt candidats déclarés à l’élection présidentielle, sont réunis à Bangui par la même communauté pour un rappel sur les engagements pris entre temps à Rome./

 

 

Centrafrique : La CEJP et certaines organisations se mettent en réseau en faveur des victimes

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 14 juin 2017

 

BANGUI, 14 Juin 2017 (RJDH) –L’annonce du réseau est faite par le secrétaire général de la commission épiscopale justice et paix, l’Abbé Fréderic Nakombo ce 14 juin au RJDH.

 

L’objectif dudit réseau est de faire un plaidoyer en faveur des victimes, recenser les données sur les graves crimes perpétrés dans le pays et mettre à la disposition de la Cour pénale spéciale. Cette initiative intervient à quelque jour de prestation de serment des juges de la Cour Pénale Spéciale dans un contexte de regain de violence dans plusieurs localités à l’intérieur du pays.

 

Le prélat Fréderic Nakombo interpelle le gouvernement à l’accession pour que justice soit faite « nous attirons l’attention du gouvernement, des organismes internationaux, et les chefs rebelles de la gravité de la crise. La commission propose des pistes de solution pour le retour de paix durable en Centrafrique », explique le secrétaire général.

 

Ce réseau de plaidoyer vise à recenser les données des graves violations des droits de l’Homme, « nous avons travaillé en collaboration avec la Cour Pénale Internationale (CPI). Maintenant que la CPS est née, nous avons recensé environ 5.285 dossiers qui seront présentés à cette instance judiciaire. Ensuite, nous assistons régulièrement à toutes les réunions du comité de la cour, afin d’être à la page du processus de l’évolution de la mise en place », a-t-il précisé.

 

Le réseau s’attaque aussi à la violation contre les enfants. Abbé Fréderic Nakombo appelle les ONG à publier leur rapport y relatif, « les membres du réseau de plaidoyer, les responsables des Ecoles catholiques associées en Centrafrique (ECAC), la CEJP, HGH, la communauté des spiritains du 2ème arrondissement, la Caritas, doivent rendre publics leur rapports, afin de dénoncer ces graves violations des droits humains », suggère-t-il.

 

Le rapport de la commission épiscopale devant faire l’objet de piste pour la Cour Pénale Spéciale est constitué de cinq axes de crimes de guerre et autres.

 

 

Paix en RCA : début des discussions mercredi à Rome sous l’égide de St-Egidio

 

APA-Bangui (Centrafrique) 14/06/17 - Les discussions pour trouver des pistes menant à une solution à la crise sécuritaire en RCA démarrent mercredi à Rome sous l’égide de la Communauté catholique de Saint-Egidio qui devrait réunir autour de la table des négociations un ministre du gouvernement centrafricain et au moins cinq groupes armés sur les 14 recensés officiellement en Centrafrique.

 

Durant la transition, plusieurs rencontres entre les groupes armés et le gouvernement avaient eu lieu pour mettre fin à la crise politico-militaire qui empêche le retour de la paix en RCA.

 

Depuis le mois de mars dernier, l’on a noté dans beaucoup de provinces du pays une reprise des violences ayant une forte connotation communautaire.

 

Le gouvernement, excepté le processus de ‘’Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR)’’ qu’il a enclenché pour arrêter ces violences, n’a plus d’autres stratégies pour protéger les civils qui pâtissent de l’embargo en armement dans lequel l’ONU a confiné les forces armées centrafricaines.

 

Les casques bleus venus pour aider l’Etat à retrouver son autorité sont pour leur part dépassés par les violences récurrentes en RCA.

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Centrafrique-Presse.com
14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 23:27

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 14/06/17 (Xinhua) -- Les tensions politiques persistent dans certains pays d'Afrique centrale, "principalement liées à des processus électoraux récents ou à venir", a expliqué mardi au Conseil de sécurité le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (BRENUAC), Francois Lounceny Fall, cité par l'ONU dans un communiqué publié mardi.

 

M. Fall présentait le rapport du Secrétaire général sur la situation en Afrique centrale et sur les activités entreprises par le Bureau depuis la fin du mois de novembre 2016.

 

Depuis son dernier briefing, a-t-il relevé, les tensions continues ont entravé le progrès vers la consolidation de l'état de droit, la paix et le développement, et ont constitué une menace pour les droits de l'homme, notamment les libertés d'expression et de rassemblement, alors que l'espace politique continue de se rétrécir.

 

Au Gabon, le dialogue national, qui s'est tenu du 29 mars au 25 mai, a produit une série de recommandations, notamment sur les réformes institutionnelles et électorales.

 

Au Cameroun, a poursuivi le Représentant spécial, les tensions semblent s'apaiser progressivement suite aux mesures annoncées par le gouvernement pour répondre aux revendications formulées par des avocats et des enseignants dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest. Après trois mois d'interruption, Internet a été restauré dans ces régions.

 

Par ailleurs, en République du Congo, où M. Fall s'est rendu la semaine dernière, les tensions liées à l'élection présidentielle de mars 2016 et la crise qui a suivi dans la région du Pool entre le gouvernement et l'opposition ont continué de s'envenimer.

 

En République centrafricaine (RCA), le Secrétaire général a lancé un plan d'action pour répondre à la récente flambée de violence dans le sud-est du pays. Le BRENUAC, a-t-il assuré, collaborera étroitement avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) pour revitaliser le processus de paix.

 

Les activités de Boko Haram ont sapé le développement et exacerbé les difficultés économiques dans la région du bassin du lac Tchad, a poursuivi le Représentant spécial. En dépit des progrès militaires réalisés par la Force multinationale mixte (FMM), le groupe terroriste continue de menacer la stabilité régionale. Le mois dernier, deux équipes du BRENUAC se sont rendues au Tchad et au Cameroun afin d'évaluer l'impact de Boko Haram sur la population.

 

Il ne faut pas sous-estimer la menace posée par l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), a également averti M. Fall, d'autant plus que l'Ouganda et le Soudan du Sud se sont retirés de la Force régionale d'intervention de l'Union africaine après le retrait des Forces spéciales des Etats-Unis. Il s'est inquiété de l'impact de ce retrait qui va créer "un vide sécuritaire" que la LRA et d'autres groupes armés dans la région pourraient exploiter. La MINUSCA n'est pas mandatée pour mener des opérations militaires contre la LRA et les Forces armées centrafricaines ont encore besoin d'être formées, a-t-il souligné.

 

 

Rébellion LRA: l'ONU redoute un "vide sécuritaire" après le départ de soldats

 

14/06/17 (AFP)

 

L'ONU a dit mardi redouter un "vide sécuritaire" en Afrique centrale après le retrait des troupes ougandaises, sud-soudanaises et américaines qui traquaient en vain depuis des années le chef de la rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony.

 

"La menace persistante que représente la LRA pour la stabilité régionale ne devrait pas être sous-estimée, en particulier au moment où les forces ougandaises et sud-soudanaises se désengagent de la force régionale de l'Union africaine, de même que les forces spéciales américaines", a souligné le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale, François Lounceny Fall.

 

"Je suis préoccupé par l'impact de ce retrait car il va créer un vide sécuritaire qui peut être exploité par la LRA et d'autres groupes armés opérant dans la région", a-t-il affirmé devant le Conseil de sécurité.

 

Il a fait valoir que les Casques bleus de la Minusca (mission de l'ONU en République centrafricaine) "ne sont pas mandatés pour mener des opérations militaires anti-LRA" et que l'armée régulière centrafricaine, "qui pourrait à long terme remplir le vide laissé par les troupes ougandaises, a encore besoin d'entrainement et de réformes structurelles".

 

Malgré l'affaiblissement de la rébellion -- raison invoquée pour les retraits de troupes -- "nous avons encore besoin collectivement de rester concentrés sur l'éradication totale de la LRA" , a-t-il estimé.

 

Cette rébellion ougandaise ne compte aujourd'hui plus qu'une centaine de membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d'années, selon le commandement américain en Afrique (Africom).

 

Le 19 avril, l'Ouganda a entamé le retrait de ses troupes de l'est de la République centrafricaine (RCA).

 

Une centaine de militaires des forces spéciales américaines qui traquaient Kony depuis 2011 dans cette région ont également commencé à se retirer fin avril.

 

Seuls des petits contingents des forces armées centrafricaines (FACA) et de la Minusca sont présents actuellement dans l'est de la Centrafrique.

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA est une des rebellions les plus sanglantes au monde.

 

Selon l'ONU, elle a fait plus de 100.000 morts et enlevé plus de 60.000 enfants en Ouganda, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique.

 

En 2005, Kony a été inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Afrique centrale: les tensions politiques persistantes entravant les progrès vers la paix, selon l'envoyé de l'ONU
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Centrafrique-Presse.com
14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 23:23
La Centrafrique, l'un des pays les plus risqués au monde pour les humanitaires
La Centrafrique, l'un des pays les plus risqués au monde pour les humanitaires
La Centrafrique, l'un des pays les plus risqués au monde pour les humanitaires
La Centrafrique, l'un des pays les plus risqués au monde pour les humanitaires

 

 

 

13/06/17 (AFP)

 

La Centrafrique, où le responsable humanitaire des Nations unies termine mardi une visite de trois jours, est l'un des pays les plus dangereux au monde pour les humanitaires, qui déplorent aussi le sous-financement de leurs activités en faveur de la moitié des 4,5 millions d'habitants.

 

Médecins Sans Frontières (MSF), Oxfam, la Croix Rouge, Action contre la faim (ACF)...: les membres des grandes ONG et leurs personnels locaux sont pris dans le tourbillon des violences entre bandes armées ex-Séléka pro-musulmans et anti-Balaka pro-chrétiens qui déchirent le pays depuis 2013.

 

Depuis le début de l'année, 123 incidents visant des humanitaires ont été enregistrés (intrusion d'hommes armés, assauts, vols, ...) selon International NGO Safety Organisation (INSO) qui recense les exactions contre les ONG dans le monde. Six travailleurs humanitaires sont morts en 2016 en Centrafrique, selon l'ONU.

 

"Le pays reste un des plus dangereux pour les travailleurs humanitaires, avec 31 % des problèmes de sécurité rencontrés par les agents humanitaires dans le monde en 2016", a récemment déclaré le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres dans un rapport d'activité de l'ONU en Afrique centrale.

 

Alors que le calme est revenu dans Bangui, les ONG doivent souvent ralentir voire suspendre leurs opérations dans l'intérieur en raison de l'insécurité, accentuant la détresse des populations.

 

En avril, MSF avait ainsi dû réduire ses effectifs à Kabo (centre-nord), après une "attaque qui a fait suite à une longue série de braquages dans la région affectant d’autres organisations internationales [ainsi] que la population civile", selon un communiqué.

 

En mai, l'ONG s'est encore retrouvée en première ligne à Bangassou, où plusieurs dizaines de civils ont été tués quand un groupe armé non-identifié a attaqué le quartier musulman.

 

"Les équipes ne pouvaient juste pas sortir car on avait aucune certitude sur la situation sécuritaire", avait alors témoigné à l'AFP René Colgo, chef de mission adjoint MSF à Bangassou où les héritiers des "French doctors" gèrent un hôpital.

 

"On a essayé de faire comprendre aux groupes armés que l'hôpital que nous soutenons est une structure neutre", avait-il ajouté.

 

- "Pas assez" de financements -

 

Ce même mois, le regain de violences a touché Alindao et Bria (centre), et les ONG qui y opèrent.

 

A Bria, un humanitaire préférant garder l'anonymat dénonce "un accès encore difficile" dans la zone. "On reprend peu à peu les activités. On a beaucoup de mal à trouver un terrain d'entente avec les groupes armés. Pourtant on discute avec eux tous les jours".

 

Lundi, le directeur des Opérations du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), John Ging, s'y est rendu pour établir un bilan des besoins.

 

Il n'y a "pas assez" de financements, a-t-il regretté. "Nous vivons dans un monde riche mais les pays riches ne font pas assez pour aider l'humanité."

 

"Au premier semestre 2017, le Plan de réponse humanitaire, d’un montant de 399,5 millions de dollars, n’est financé qu’à hauteur de 27,8%", indique OCHA, qui fait état de ce manque de fonds dans chacun de ses bulletins mensuels.

 

"Pour la première fois depuis août 2014, le nombre des déplacés a atteint 500.000 personnes. Il est passé de 440.400 personnes en avril à 503.600 en mai, soit une augmentation de 14%", s'alarme encore l'agence onusienne.

 

Après la conférence internationale des donateurs en novembre à Bruxelles qui a promis 2,2 milliards de dollars pour le relèvement de la Centrafrique, le président Faustin-Archange Touadéra s'est inquiété à plusieurs reprises que son pays ne disparaisse de l'agenda international.

 

La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balakas.

 

Les interventions de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont ramené le calme dans Bangui mais 50 à 60% du pays reste sous le contrôle des groupes armés.

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 23:12
République centrafricaine : la Secrétaire générale de la Francophonie appelle à mettre fin aux violences
République centrafricaine : la Secrétaire générale de la Francophonie appelle à mettre fin aux violences

 

 

 

Communiqué de presse

Paris, le 14 juin 2017

CP/SG/17

 

République centrafricaine : la Secrétaire générale de la Francophonie appelle à mettre fin aux violences

 

La Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, a pris, avec une attention particulière, connaissance du rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la situation en République centrafricaine présenté le lundi 12 juin 2017 devant le Conseil de sécurité.

 

« La présentation de ce rapport intervient dans un contexte d’affrontements récurrents entre groupes armés qui sévissent toujours dans le Centre et à l’Est de la RCA. Lors de ma visite officielle dans ce pays en avril, j’ai pu me déplacer à Bambari aux côtés du Chef de l’Etat centrafricain et me rendre compte de l’urgence à rétablir rapidement la paix à travers notamment la réconciliation nationale et à mettre ainsi fin au cycle de violences dont les populations civiles sont les premières victimes » a-t-elle déclaré.

 

La Secrétaire générale réitère avec insistance à l’ensemble de la Communauté internationale la nécessité d’unir les forces afin de contribuer à mettre fin à ce drame auquel le peuple centrafricain est confronté.

 

« Ce rapport fait une description et une analyse de la situation que nous partageons. Il est donc urgent de nous mobiliser contre cette violence armée qui, pour le seul mois de mai, a déjà causé plusieurs dizaines de morts et de blessés, y compris parmi les Casques bleus de la MINUSCA. Mes échanges réguliers avec les plus hautes autorités centrafricaines ainsi qu’avec les partenaires internationaux sur place soulignent avec force l’urgence de mobiliser les fonds nécessaires pour mettre en œuvre, de manière concrète, le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix présenté en novembre 2016 à Bruxelles. Il est également important de tenir compte de la situation des victimes en réservant une place importante à la lutte contre l’impunité à travers notamment le fonctionnement de la Cour pénale spéciale. Il est temps de mettre définitivement un terme aux souffrances d’innocentes populations », a-t-elle ajouté.

 

Michaëlle Jean réaffirme sa détermination à mobiliser tout le soutien politique, technique et financier de la Francophonie afin que l’OIF prenne toute sa part dans la mise en œuvre des initiatives et actions visant à rétablir durablement la paix et la stabilité en République centrafricaine.

 

L’OIF compte 58 Etats et gouvernements membres, et 26 pays observateurs.

 

Pour plus de renseignements sur la Francophonie :

 

Contacts Presse

 

media@francophonie.org

Julie Tilman

 

Chargée de mission auprès de la Secrétaire générale

Diversité culturelle, Presse, Communication, Média

 

Organisation internationale de la Francophonie

19-21 avenue Bosquet

75007 Paris

00.33.1.44.11.12.68

www.francophonie.org

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 23:54
Lu pour vous : La Centrafrique va-t-elle à nouveau s’embraser? L'ONU se montre préoccupée
Lu pour vous : La Centrafrique va-t-elle à nouveau s’embraser? L'ONU se montre préoccupée

 

 

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/  Par Laurent Ribadeau Dumas@GeopolisAfrique | Publié le 13/06/2017 à 14H02, mis à jour le 13/06/2017 à 14H13

 

Dans un rapport d’activité révélé le 9 juin 2017 par l’AFP, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, se dit «préoccupé par l'instabilité généralisée» en Centrafrique. L’ONU y redoute un «embrasement» en raison d’un regain d’affrontements «à connotation religieuse et ethnique». Des violences qui se déroulent dans une relative indifférence malgré la gravité des crimes.


Antonio Guterres se dit également préoccupé «par la persistance des violations des droits de l'Homme (…), de même que par les attaques ciblant des soldats de la paix des Nations Unies dans le sud-est du pays». Six Casques bleus ont été tués en mai à Bangassou et sa région, théâtre avec d'autres localités (Alindao, Bria) d'un regain de violences.


«La tendance actuelle à l'embrasement préoccupe au plus haut point la communauté humanitaire», s'alarme le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) dans son bulletin mensuel de mai. «Pour la première fois depuis août 2014, le nombre des déplacés a dépassé la barre des 500.000 personnes. Il est passé de 440.400 personnes en avril à 503.600 en mai, soit une augmentation de 14%», écrit l’Ocha. La Centrafrique compte également plus de 400.000 réfugiés dans les pays voisins (Tchad, Cameroun...) pour une population de 4,5 millions d'habitants.



«Les affrontements prennent de plus en plus une connotation religieuse et ethnique. Ce fait nouveau est alarmant, car c'est sur cette base que le pays a sombré en décembre 2013», poursuit l’organisme onusien. A cette époque, des massacres de masse entre Séléka pro-musulmans et anti-Balaka pro-chrétiens avaient ravagé la Centrafrique. L'intervention de la France et des Nations Unies a ramené le calme dans la capitale Bangui, mais pas dans l'intérieur du pays.


De son côté, Médecins sans Frontières (MSF) redoute que Bambari, la deuxième ville du pays, ne retombe à son tour dans le chaos avec l'afflux de personnes déplacées par les récents affrontements. «Les déplacés représentent déjà 60% de la population et les habitants s'inquiètent du fait que la violence, qui a submergé Bangassou et Bria depuis début mai sous la forme de massacres, ne touche Bambari», rapporte MSF dans un communiqué cité par l’AFP.

Crimes de guerre et/ou contre l’humanité?
 

La Centrafrique se trouve ainsi prise dans un nouveau cycle de guerre à l’issue imprévisible. Et ce «dans une relative indifférence et une totale impunité des auteurs malgré la gravité des crimes contre l’humanité commis dans ce pays depuis des années», comme l’écrit Le Monde. Une analyse confirmée par un autre document de l’ONU, intitulé Rapport du Projet Mapping documentant les violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine de janvier 2003 à décembre 2015. Rapport rendu public en mai 2017.


La période étudiée «a été marquée par une succession de crises politiques majeures caractérisées par des conflits armés entre forces gouvernementales et groupes armés, voire parfois entre différents groupes armés rivaux. Un grand nombre de civils ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires et de violence sexuelle ou basée sur le genre, d’autres ont été mutilés, torturés, sévèrement maltraités, violés et déplacés de force ou ont disparu. Des milliers d’enfants mineurs ont été recrutés par des groupes armés. Les biens de nombreux civils ont été pillés et leur foyer détruit», lit-on notamment dans le document.


Le rapport onusien a répertorié «620 incidents». Lesquels «constituent des violations graves relevant du droit international (…) qui pourraient également constituer des crimes internationaux, notamment des crimes de guerre et/ou des crimes contre l’humanité».



Violences venant de partout

 

Pendant la période étudiée, toutes les parties semblent avoir commis des violences. C’est notamment le cas «des groupes armés (provenant) à la fois de la République centrafricaine (…) et des pays voisins (notamment de la République démocratique du Congo (MLC), du Tchad (le Front populaire pour le rétablissement, connu comme le FPR) et l'Ouganda (la LRA.


De leur côté, «les forces de défense centrafricaines (les FACA et la Garde présidentielle) ainsi que dans une moindre mesure des forces armées étrangères opérant dans le pays, ont commis de graves violations du droit international humanitaire qui pourraient constituer des crimes de guerre», poursuit le rapport Mapping.


De décembre 2013 à avril 2014, les Tchadiens formaient le plus important continent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), devenue la Minusca. Ils ont été accusés d’exactions. Des accusations rejetées par le Tchad qui les qualifie d’«allégations mensongères». Dans le même temps, «la justice française a clos plusieurs enquêtes à l’encontre de 14 soldats français, sur des viols présumés qui auraient été commis en Centrafrique pendant l’opération Sangaris entre décembre 2013 et juin 2014», rappelle Jeune Afrique.

Divisé en deux


Dans cette situation confuse, «le pays s’est retrouvé globalement divisé en deux, une grande partie des régions du Sud et de l’Ouest étant aux mains des anti-Balaka, et la plupart des régions du Nord et de l’Est, occupées par (la Séléka)», constate Mapping. Bangui, la capitale, est «l’un des rares endroits où l’Etat (a continué) d’exercer un certain contrôle».


Pour autant, en 2017, la situation reste toujours aussi confuse. Antonio Guterres demande ainsi aux «partenaires régionaux et sous-régionaux» de l’ONU de «tout faire» pour éviter que les rebelles ougandais de la LRA profitent «de l'appel d'air» créé dans le sud-est par le retrait de l'armée ougandaise et des forces spéciales américaines qui étaient venues pour traquer, sans succès, Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Un homme que Géopolis décrivait, dès 2012, comme un «chef de guerre mystique et sanguinaire».

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Centrafrique-Presse.com
13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 23:36
Le document de la politique de sécurité en Centrafrique en chantier

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) jui 13, 2017 à 13:24  - Le président du comité de rédaction de la politique de sécurité, le général Henry Wanzet-Linguissara, a annoncé ce lundi que la République Centrafricaine se dotera d’une première mouture de document d’une politique nationale de sécurité.

 

Ce document sur la politique nationale de sécurité sera bientôt opérationnel, a-t-il souligné précisant que ce texte définit quand et comment peut entrer en action la police, la gendarmerie, les forces de défense et l’implication des agents des eaux et forêts et de la douane en matière de sécurité.

 

Avant c’était une stratégie de la Réforme du secteur de sécurité (RSS) qui était mis en place.

 

Cette politique va permettre au département de la sécurité de faire la part des activités que mèneront les forces de défense et de sécurité, notamment à quelle période utiliser la police qui est la première force, la gendarmerie et l’armée venant en dernier ressort, et enfin à quel moment utiliser la douane et les Eaux et forêts.

 

Cette politique sécuritaire est établie pour éviter les dérapages dans le domaine de rétablissement de l’ordre, de la paix et de la sécurité dans le pays, indique-t-on.

 

La RCA dont les services de sécurité ont été désorganisés du fait des conflits, est en train de les reconstituer grâce aux appuis de ses partenaires plus particulièrement l’Union européenne qui a une mission de formation des forces de défense intérieure EUTM/RCA.

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 23:23
Lu pour vous : « Les oppositions africaines sont minables »

 

 

Chronique

 

 

Notre chroniqueur étrille les hommes qui dénoncent les systèmes au pouvoir sur le continent, et sont prêts à toutes les compromissions pour prendre leur place.

 

Par Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique)

 

LE MONDE Le 13.06.2017 à 14h10 • Mis à jour le 13.06.2017 à 14h11

 

Les oppositions africaines ont la particularité de posséder souvent les mêmes tares que les pouvoirs dont elles dénoncent les actions et auxquels elles veulent succéder.

 

Les péripéties actuelles des opposants sénégalais au régime de Macky Sall prouvent leur incapacité à constituer une alternative pour une population qui pourtant est en droit d’attendre une offre de gouvernement crédible.

 

La campagne actuelle pour les législatives du 30 juillet est un bon laboratoire de ce que nos oppositions peuvent sécréter de négatif dans leur volonté d’accéder au pouvoir sans autre projet que celui de vaincre le régime.

 

D’abord, les opposants significatifs ont mis sur pied une coalition unique qui a fini par péricliter à la suite de querelles d’investitures et de leadership, accouchant ainsi de près de 50 listes concurrentes. Entre vieux routiers qui veulent toujours exister, jeunes pressés mais vides de propositions pertinentes et autres clowns politiciens, l’électeur sénégalais aura droit à un véritable cabinet de curiosités. Le PDS, l’ancien parti au pouvoir, a poussé l’ignominie jusqu’à investir Abdoulaye Wade, 91 ans, tête de liste de sa coalition.

 

Ailleurs, au Burkina Faso, je n’ai pas été surpris récemment de voir que le CDP, ancien parti de Blaise Compaoré, était convié à la marche de l’opposition officielle dirigée par Zéphirin Diabré. Dans ce pays, les mêmes incohérences et les mêmes ambitions de pouvoir produisent les mêmes effets : une décrédibilisation de l’opposition traditionnelle. Zéphirin Diabré et l’écrasante majorité des gens qui ont battu le pavé aux côtés du CDP pour pourfendre le gouvernement de Roch Marc Kaboré avaient tous souscrit à la décision scandaleuse durant la période de transition d’exclure les anciens partisans de Compaoré de toute compétition électorale. Cette décision était grave, car elle violait les principes démocratiques, et dangereuse, car elle montait des Burkinabés, jugés dignes, contre d’autres, frappés d’indignité nationale au regard de leur simple appartenance politique.

 

Moins de trois ans plus tard, par opportunisme, l’opposition accueille en son sein ceux qu’elle vouait aux gémonies, pour grossir les rangs de la contestation politicienne.

« Nos hommes politiques nous font honte ! »

 

Dans toute leur évolution, les oppositions manquent cruellement de propositions pertinentes autres que des invectives et une litanie d’absurdités. Les citoyens ne méritent pas, selon eux, le respect qui exige de proposer un projet de société, un programme ou, a minima, des propositions qui laissent au moins croire à une réflexion sérieuse en amont. En un mot, nos hommes politiques nous font honte !

 

Entre regroupements contre nature, renonciations idéologiques et opportunisme compulsif, les oppositions n’inspirent plus confiance et poussent même des électeurs désabusés à voter pour des régimes qui pourtant ne gouvernent ni dans la vertu ni dans le respect de leurs engagements. Car, au fur et à mesure de leurs reniements et de leurs postures alambiquées, elles montrent que seul le pouvoir les intéresse et non la volonté d’apporter des ruptures transformatrices dans l’intérêt, notamment, des plus pauvres.

 

Les cas sénégalais et burkinabé ne sont pas isolés hélas, mais symptomatiques de l’écrasante majorité des oppositions dans nos pays.

 

 « L’opposition congolaise est minable », avait dit le journaliste sénégalais Ousmane Ndiaye relativement aux incohérences de celle-ci dans son bras de fer avec Joseph Kabila et son traitement du retour de la dépouille d’Etienne Tshisekedi.

 

Je me suis largement exprimé à l’époque sur les Béninois qui avaient choisi les arguments les plus nauséabonds pour fustiger la candidature de Lionel Zinsou à la dernière présidentielle. En Guinée, l’opposition a aussi montré qu’elle ne valait pas mieux que le pouvoir qu’elle combattait. Et la liste est encore longue. Mais le plus important est que ce constat rend urgente l’émergence d’un nouveau leadership politique de rupture et de progrès dont nous pourrions nous sentir, enfin, fiers.

 

Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/13/les-oppositions-africaines-sont-minables_5143713_3212.html#Q8fyV3SBtjXGhMbf.99

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