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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 11:10

 

 

 

 


Bangui - AFP / 23 octobre 2014 12h02 -  Au moins 30 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées mardi et mercredi dans l'attaque d'un village de la région de Bakala (centre) par des individus armés, a indiqué jeudi une source à la Minusca, la mission de l'ONU en Centrafrique.


Un groupe d'individus armés assimilés aux Peuls et ex-Séléka par les habitants ont attaqué la localité de Yamalé, vers Bakala, faisant au moins 30 morts et plusieurs dizaines de blessés. Les agresseurs ont incendié et pillé des maisons d'habitation, a affirmé cette source. 


Il s'agit d'un bilan qui reste encore provisoire. Car les individus armés ont poursuivi ces agressions dans les villages voisins, a-t-elle ajouté.


La psychose de ces attaques a gagné la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka dont fait partie Bakala, a-t-on appris de même source. Plusieurs centaines de personnes ont fui pour rejoindre les camps de déplacés de Bambari, redoutant un regain de tension dans la ville.


Au moins sept personnes avaient été tuées la semaine dernière dans différents incidents dans la même région par des miliciens tant anti-balaka que ex-Séléka, qui s'en étaient pris à des habitants accusés de collaboration avec leurs rivaux dans le centre de la Centrafrique, selon la gendarmerie de Bambari.


La Centrafrique, ancienne colonie française à l'histoire jalonnée de rébellions et de coups d'Etat, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu'à son départ en janvier 2014.


Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka --à dominante chrétienne-- commettant à leur tour d'innombrables exactions contre la population civile, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.


Si elle a perdu le pouvoir, la Séléka est restée très influente dans la région de Bambari où les flambées de violences intercommunautaires sont récurrentes, ainsi que dans le nord-est du pays.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=530188 

 

 

NDLR : La raison d'être et le mandat de la MINUSCA ne sont ils pas de protéger les innocentes populations de ce pays ?

 

 

Attaque meurtrière en Centrafrique

 

http://www.bbc.co.uk/ 

 

Une attaque attribuée à des peuls et combattants ex-Seleka a fait au moins 30 morts et plusieurs dizaines de blessés, dont plusieurs civils, lundi, dans deux localités du pays.

 

Selon plusieurs sources sur le terrain, le bilan n’est que provisoire.

 

Les assaillants s’en sont pris aux habitants de Yamalé et de Bagoa, pillant et incendiant leurs maisons, a confirmé le correspondant de BBC Afrique.

 

Un autre groupe de peuls armés venant de Bambari, chef-lieu de la région à 400 kilomètres de Bangui, la capitale, a tenté de rejoindre Yamalé mercredi, a-t-il ajouté. Un groupement armé, équipé et prêt à l’assaut.

 

La ville de Bambari, au Nord-Ouest de Bangui, est une zone de tensions. La cohabitation entre les combattants de l’ex-rebellion Seleka et de la milice anti-Balaka y est difficile.

 

Le correspondant de BBC Afrique indique que les tensions y restent vives et généralisées du côté de la population locale qui exige le désarmement des groupes armés. La situation pourrait dégénérer à tout moment, explique-t-il.

 

Cette nouvelle flambée de violence a poussé de nombreuses personnes à fuir leur foyer tandis que les soldats de la force française Sangaris tentent de faire revenir le calme.

 

 

Centrafrique: au moins 30 morts dans une attaque de groupes armés dans le centre

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 10:25

 

 

 

 

Par Pierre Pinto RFI 23-10-2014 à 01:04

 

La présidente Catherine Samba-Panza s'est exprimée, ce mercredi 22 octobre, devant le Conseil national de transition (CNT). Bangui a vécu, ces deux dernières semaines, des violences ayant provoqué une vingtaine de morts dont un casque bleu. Des barricades ont été érigées par les anti-balaka dans toute la capitale. Au même moment, Catherine Samba-Panza a reçu, tout au long de la semaine dernière, les représentants des « forces vives de la nation », c'est à dire les acteurs politiques et institutionnels, la société civile, les opérateurs économiques et sociaux et même les groupes armés, pour les écouter et leur livrer sa lecture de la situation. L'adresse de ce mercredi devant le CNT était l'occasion, pour elle, de livrer les conclusions de ces consultations.

 

Dans son discours, Catherine Samba-Panza est restée dans le registre qu'elle avait amorcé, la semaine dernière, dans un communiqué où elle accusait une « coalition de forces négatives » de mener un « coup d’Etat institutionnel » en vue d’installer une troisième transition .

 

Cependant, dans son adresse de ce mercredi, elle dresse surtout un bilan des consultations. Ce qui en ressort, selon elle, c'est un soutien global à l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville, ainsi qu’une exaspération générale face aux violences récurrentes.

 

« L'insécurité est aujourd'hui le problème numéro un en République centrafricaine », a-t-elle clamé. Pour tenter de pallier à ce « problème » aux allures de fléau, la présidente de transition a annoncé la création d'une « unité rapide d'intervention » capable de sécuriser efficacement la population contre les attaques meurtrières récurrentes .

 

La semaine dernière, un groupe constitué de militaires centrafricains appartenant aux Forces armées centrafricaines (FACA) est intervenu contre des positions anti-balaka dans le sud de Bangui. Une initiative qui, semble-t-il, a inspiré la présidence. Avec cette unité d’intervention, l’exécutif cherche à amorcer une réforme des Forces de défense et de sécurité, voulue depuis longtemps, mais empêchée notamment par l’embargo sur les armes.

 

Catherine Samba Panza a aussi rappelé l'urgence de la mise en place du programme Désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR), très attendu par les groupes armés.

 

Justice et élections

 

« La justice a disparu de notre socle de valeurs depuis bien longtemps », a déclaré la présidente de transition pour qui « l'impunité est le problème numéro deux […] Depuis 20 ans, les crimes politiques ou de droits communs commis massivement restent impunis », a-t-elle dit. Elle exhorte les magistrats à enregistrer toutes les plaintes et à rendre justice rapidement. Elle rappelle qu'elle a saisi la Cour pénale internationale (CPI) qui doit « compléter la justice interne ».

 

Enfin, concernant le dialogue national, elle reconnaît que le temps presse. Les élections, « allons-y le plus rapidement possible », a-t-elle lancé sans s'avancer sur une date avant d’ajouter que « l'Autorité nationale des élections (ANE) devra sans tarder soumettre un chronogramme ».

 

Au passage, pour faire taire certaines rumeurs, Catherine Samba Panza rappelle qu'elle ne sera pas candidate lors de la prochaine présidentielle.

 

Don angolais

 

L’affaire qui a embrasé la sphère politique banguissoise, ces dernières semaines, a été évoquée en quelques secondes à la fin de son discours.

 

Au sujet de l’enveloppe de 2,5 millions de dollars versés par l’Angola et qui ne sont pas passés par le Trésor public, « seules les raisons d'Etat ont guidé son utilisation », s’est défendu la présidente qui a évoqué « des polémiques nocives pour l'image du pays ». Catherine Samba Panza reconnaît que les procédures n'ont pas été suivies, mais elle estime que tout a été régularisé. « J'en ai saisi la Cour des comptes qui examinera cette question en toute impartialité », a-t-elle précisé.

 

La semaine dernière, le Premier ministre, Mahamat Kamoun, avait subi le feu roulant des questions des membres du CNT sur cette affaire et n’avait, semble-t-il, pas convaincu. Il avait été question d'une commission d'enquête parlementaire, annoncée à la tribune par le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet, qui s’était ensuite ravisé. Il devrait en être question, de nouveau, en séance, jeudi 23 octobre. On verra alors si la présidente Samba-Panza aura su se montrer plus convaincante que son chef de gouvernement.

 

 

 

NDLR : « Depuis 20 ans, les crimes politiques ou de droits communs commis massivement restent impunis » « l'impunité est le problème numéro deux »… !

 

Réponse : Qui a fait remettre en liberté Patrice Edouard Ngaissona lorsqu’il avait été interpelé par la MISCA au sortir d’une réunion au palais de la Renaissance et présenté au Procureur de la République ?

 

« Seules les raisons d'Etat ont guidé l’utilisation du don angolais »

 

Réponse : Il y a bel et bien eu détournement et si la prétendue régularisation consiste à se reporter au tableau dressé par le dircab de la présidence pour qui « on ne ferait pas la réconciliation seulement en parole », c’est un peu trop court comme justification.

 

« Des polémiques nocives pour l'image du pays ».

 

Réponse : Ceux qui ont abîmé l’image du pays sont ceux-là mêmes qui ont détourné le don angolais destiné à faire face à la crise humanitaire et sociale pour des « raisons d’état » dont le bien-fondé ne convainc personne et en faire une utilisation à d’autres fins pour ne pas dire personnelles.

RCA : « L’insécurité est aujourd’hui le problème numéro un »

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:37

 

 

 

 

Il n’y a pas d’autre idée

Que dans la langue Sangho

La base de notre maison

 

L’éléphant qui a des hyènes sur son dos

Ne peut planifier un accouchement

Aujourd’hui non à tous ceux qui terrorisent le peuple!

 

 

                                 1

 

Le génie de l’esprit Bantou

 De la Centrafrique existe bel et

Bien; notre langue nationale

Le Sangho c’est l’exemple de cet

Effort commun prodigieux

 

                                2

 

Nous voyons le désordre organisé

La soumission, la faim

L’irrespect vis-à-vis de la femme

De l’enfant recruté pour tuer

Aujourd’hui comme en 1914-18

 

                               3

 

Pensons donc et le Président des

États -Unis Monsieur Barack Obama

L’a relevé il s’agit de nos Pères

Ces penseurs Bantous ont retenu

Pour consolider la Paix le Pacte de sang

 

                             4

 

Pour la Paix sur la terre les centrafricains

Bantous ont la jachère

Pour le respect dû à chaque

Chose à chaque animal

Au nourrisson au fœtus

L’âme commune mesure dans le monde

 

                               5

 

Apparemment seuls nous connaissons

Notre sang dans les capacités de

Développement de nos régions

De la petite agriculture

Notre terroir centrafricain plus

Que tout autre dans cet ensemble

De la République centrafricaine

Qui ne se tourne pas le dos

Qui ne se tient pas debout

Devant une chose

Devant une personne

Respect de son oeil

                         

                                      6

 

Apparemment nous sommes et toujours

En résistance dans notre territoire

Déterrons de sous nos terres et

Soufflons nos joyaux brillent

L’essence du Monde

Depuis si longtemps sous les bottes

 

                           7

 

Centrafrique nous sommes tous cet

Effort prodigieux de toutes nos

Régions le Sangho c’est la

Centrafrique! Quels prodiges

Nous ensemençons nos joyaux

Les idées de nos Pères

Pour couvrir ce pays de fruits modèles

 

                        8

 

L’Afrique Bantoue n’a jamais provoqué

Une guerre mondiale

Par l’essentiel de tes joyaux

Centrafrique tu tends la Paix

Le poing de la coopération

Tout d’abord en Centrafrique

Part du Monde

                  

                             9

 

C’est pourquoi il nous faut

Une armée forte moderne

Autour de nos joyaux

Ils ont jailli de la poussière

De dessous les bottes

Nos idées sont une armée forte

Dans toutes nos régions

Le fusil et la houe!

 

                          10

 

Appel

L’hyène associée à deux chimpanzés

Humains carnivores amoureux

Sur le dos de l’éléphant

Ils l’empêchent de voir germer

Ses pensées accoucher

Et de piétiner les bandits

La bave à la bouche

 

                              11

 

Hélons là- bas les fils de cette terre

De Centrafrique de l’Afro-Amérique

De toutes les parties du monde

Cette puissante nation

                          

                         12

 

Passé l’esclavage on n’est pas libre

Accourez les pensées bantoues

Vous attirent votre technique

Votre  pratique  ingénieurs

Médecins entraîneurs de

L’armée forte de Centrafrique

Dans ses régions nous éduquer

Nous-mêmes loger soigner vêtir

Nourrir tracer des routes

De la croissance du renouveau

 

C’est la saison de la santé

Et de notre Pensée Bantoue

 

14 octobre 2014

 

Bamboté Makombo

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:27

 

 

 

 

22/10/14 (Radio Ndeke Luka)

 

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, s'est adressée mercredi à la nation depuis Conseil national de transition (CNT), parlement provisoire. Dans ce discours qui était très attendu, la présidente a abordé tous les sujets de grande préoccupation, en commençant par la sécurité.

 

« La sécurité est aujourd'hui le problème numéro un de la Centrafrique. C'est la raison du déploiement de toutes les forces internationales dans notre pays », a déclaré Catherine Samba-Panza, déplorant les récentes violences meurtrières dans la capitale, Bangui.

 

« J'ai décidé de créer une unité rapide d'intervention en mesure de sécuriser efficacement la population », a annoncé la présidente de la transition.

 

S'agissant de la réhabilitation des forces de défense et de sécurité nationales, elle a estimé que son gouvernement et les Nations unies doivent conjuguer leurs efforts, « en vue de mettre en place la stratégie appropriée en ce qui concerne l'armée nationale ». Plusieurs voix centrafricaines demandent le réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Parlant de la mise en œuvre du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), elle a demandé au secteur chargé de la sécurité de penser « à une réhabilitation, une reformation des forces armées centrafricaines et répondre aux attentes de certains groupes armés ».

 

Le programme DDR a notamment pour mission d'aider à la réinsertion sociale de membres des groupes armés qui continuent de semer la terreur à Bangui et ailleurs dans le pays.

 

Catherine Samba Panza a reconnu que « la justice a disparu » en Centrafrique. « Des crimes politiques et de droit commun commis massivement (…) sont restés impunis », s'est-elle révoltée.

 

« Je demande à tous les magistrats d'enregistrer toutes les plaintes des Centrafricaines et Centrafricains et de rendre justice (en collaboration) avec la composante internationale », a-t-elle instruit. La présidente Samba Panza a réitéré son appui à « la Cour pénale internationale pour qu'elle puisse juger les crimes les plus graves perpétrés contre la sécurité intérieure et extérieure de la Centrafrique et de son peuple ».

 

Elle a également dénoncé « le grand banditisme qui s'est installé dans le pays sous le couvert des rebellions armées », qui se livrent, selon elle, au « commerce illicite des armes et des richesses naturelles comme le diamant, l'or et l'ivoire ».

 

Pour ce qui est du processus électoral, elle a expliqué que le regain de violence dans le pays avait perturbé les préparatifs. Elle a déploré « une série d'évènements venus affaiblir la transition depuis deux semaines », alors qu'elle avait demandé aux institutions concernées de « proposer des actions concrètes sur l'organisation des élections ». Une partie de la classe politique avait dernièrement accusé Catherine Samba-Panza de faire perdurer la transition pour se maintenir au pouvoir.

 

La présidente a enfin adressé ses condoléances aux Centrafricains qui ont perdu les leurs dans les récentes violences. Elle a par ailleurs rendu hommage au Casque bleu pakistanais et au gendarme centrafricain tués alors qu'ils recherchaient la paix pour les Centrafricains.

 

Catherine Samba-Panza annonce la création d'une unité rapide d'intervention

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:12

 

 

 

 

APA-Kinshasa (RD Congo) - 2014-10-22 14:42:15 - Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a fait appel mercredi de la décision de la chambre préliminaire II de cette cour ordonnant la mise en liberté des quatre proches de Jean-Pierre Bemba et demandé à la chambre d'appel que les suspects ne soient pas libérés jusqu'à ce que celle-ci rende son jugement sur cet appel, a annoncé Geneviève Delonois.


La porte-parole de l'équipe-pays des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) donnait une conférence de presse à Kinshasa.


L'appel du procureur est intervenu après que le juge de la chambre préliminaire II de la CPI a ordonné la mise en liberté provisoire d'Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido.


Le procureur a demandé également à la chambre préliminaire II de surseoir à l'exécution de la décision de mise en liberté, à titre provisoire, jusqu'à ce que la chambre d'appel décide si l'effet suspensif est accordé.

Il revient désormais aux chambres saisies de statuer sur ces requêtes en temps voulu.

Les quatre suspects, détenus au quartier pénitentiaire de la CPI, aux Pays-Bas depuis le 25 novembre 2013, sont suspectés d'atteintes présumées à l'administration de la justice dans le contexte de l'affaire qui oppose le procureur à l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba Gombo.


La décision de la Chambre préliminaire II de libération provisoire des suspects ne concerne pas Jean-Pierre Bemba, le cinquième suspect dans cette affaire, puisqu'une autre procédure est en cours en son encontre devant la Cour.

Ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) de 2003 à 2006, Jean-Pierre Bemba a été arrêté à Bruxelles en mai 2008 sur un mandat de la CPI pour être transféré à La Haye. 


Cette cour l'accuse d'avoir été personnellement responsable dans les crimes présumés commis en 2002 et 2003 en République Centrafricaine (RCA) par les hommes de sa rébellion qui sont entrés dans ce pays à l'appel de feu le président Ange-Félix Patassé dont le pouvoir était menacé par l'avancée de la rébellion de François Bozize.


Bemba reste en détention pour affronter, en novembre prochain, le dernier témoin à charge dans cette affaire.

 

http://www.apanews.net/article_read-807637-cpi-appel-contre-la-mise-en-liberteccordeeuatre-proches-de-bemba.html#sthash.lM4bZmyX.dpuf

CPI : appel contre la mise en liberté accordée à quatre proches de Bemba
CPI : appel contre la mise en liberté accordée à quatre proches de Bemba

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 17:28

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 22/10/14 - (APA) - La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza a fait part, mercredi à Bangui, de sa vive préoccupation au sujet des problèmes d’insécurité que vivent ses compatriotes ainsi que le nécessaire processus de réconciliation dans lequel son pays doit s’engager, avant de donner l’assurance que sur tous ses sujets ainsi que la crise politique elle va continuer à travailler sans relâche pour que la RCA retrouve la paix et la sécurité.

 

‘'La sécurité est aujourd'hui le problème numéro un de la République Centrafricaine. La raison du déploiement des forces internationales dans notre pays. Vous avez tous sans exception réclamé l'engagement fort des FACA aux côtés des forces internationales en raison de leur bonne connaissance du terrain. Je vous ai entendu au nom du peuple'', a déclaré la présidente de transition Catherine Samba-Panza dans une adresse à la nation devant le Conseil National de Transition (CNT) qui l'avait élue à son poste de présidente le 20 janvier 2014.

 

Pour elle, la disparition de la justice en Centrafrique explique pourquoi l'impunité est devenue le problème numéro deux de Centrafrique.

 

‘'Depuis au moins deux décennies, des crimes politiques et de droit commun commis massivement sur des innocents sont restés impunis. Je me suis engagée à siffler la fin de l'impunité en RCA. C'est ni plus ni moins ce que demande la communauté internationale'', a-t-elle lancé soulignant avoir instruit les magistrats d'enregistrer toutes les plaintes des Centrafricains victimes de diverses exactions pour ensuite rendre justice.

 

Selon la cheffe de l'Etat, comme peu de temps reste pour la fin de la transition et que ‘'certains d'entre nous pressent le pas pour aller à l'élection'', il faut passer directement à l'étape 3 du forum national qui se veut un ‘'dialogue politique, consensuel et représentatif''.

 

Partant de là, a-t-elle affirmé, ‘'l'autorité nationale des élections (ANE) pourra sans tarder soumettre un chronogramme détaillé à l'ensemble des parties prenantes''.

 

S'adressant aux forces des Nations unies qui ont pour mandat de protéger la population et sévir contre toute tentative de déstabilisation des autorités de transition, la présidente Samba-Panza a dit ‘'je demande au haut commandement de la Minusca de prendre toutes les dispositions nécessaires à l'application intégrale des termes des résolutions pertinentes''.

 

 

NDLR : Les paroles ne suffisent plus ! 

Catherine Samba-Panza décidée à poursuivre le combat contre l'insécurité en RCA

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 17:19

 

 

 

 


Malabo (Guinée équatoriale) - AFP / 22 octobre 2014 17h49 - Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, a accordé une amnistie générale aux opposants en exil dans la perspective d'un dialogue national en novembre, selon un décret présidentiel lu à la télévision nationale mercredi. 


L'amnistie générale vise à favoriser la participation des opposants en exil ou de la diaspora au dialogue politique national qui aura lieu dans la première quinzaine de novembre, a expliqué M. Obiang après la signature du décret.


Cette amnistie --la première du genre-- signifie un pardon général, tourner la page et oublier le passé, a précisé le président Obiang.


Au pouvoir depuis 1979, il avait appelé fin août toutes les composantes politiques du pays, y compris l'opposition en exil, à participer à un dialogue national. 


Plusieurs figures de l'opposition avaient conditionné leur participation à une amnistie générale pour garantir le retour en sécurité des dizaines d'opposants exilés, notamment en Espagne, l'ancienne puissance coloniale.


Le gouvernement a adopté cette amnistie pour démontrer à tous que sa volonté politique est ferme et permettre à tous les acteurs du processus politique national de mettre en oeuvre leurs programmes, a déclaré le chef de l'Etat.


La mesure s'appliquera aux opposants politiques en exil condamnés pour les délits politiques et à des personnes dont la procédure judiciaire était en cours, a-t-il affirmé.

Le nombre et l'identité des personnalités devant être amnistiées n'ont pas été précisés.

On parle de manoeuvres, le dialogue c'est des manoeuvres mais des manoeuvres positives, nous allons négocier et discuter, a ajouté le président Obiang. Nous ne voulons pas que les compatriotes passent toute leur vie hors du pays.


Le gouvernement s'est même engagé à payer les billets d'avion des opposants pour les vols Madrid-Malabo assurés par la compagnie nationale Ceiba Intercontinental, selon la télévision nationale.


Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1979, Teodoro Obiang Nguema, 72 ans, qui dirige la Guinée équatoriale d'une main de fer, a été réélu en 2009 avec 95,37% des voix. 

Son régime est régulièrement dénoncé par les organisations de défense des droits de l'Homme pour sa violente répression à l'encontre des opposants politiques, des organisations indépendantes de la société civile et des médias, ainsi que pour l'ampleur de la corruption dans le pays.


Troisième producteur de pétrole subsaharien, la Guinée équatoriale est considérée par l'ONG Transparency international comme l'un des pays les plus corrompus au monde, classé au 163e rang sur 175.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=529940 

Guinée Equatoriale: amnistie générale pour les opposants en exil

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:36

 

 

 

 

BANGUI, Palais du CNT, le 22 Octobre 2014.

 

Centrafricaines, Centrafricains,

 

Chers compatriotes,

 

Il y a moins d’un mois, je me suis adressée à vous dans cette hémicycle, haut lieu de l’expression de la démocratie de notre pays, où siège le parlement de la transition, lors de la journée de restitution des résultats du forum de Brazzaville. A cette occasion, j’ai donné quelques clarifications et indications sur les perspectives devant nous conduire sur les prochaines étapes à franchir, pour atteindre les objectifs de la transition.

 

Aujourd’hui, je suis à nouveau ici, afin de délivrer un message à la nation, à travers le Conseil National de Transition, conformément à l’article 75 de la Charte Constitutionnelle, suite aux récents évènements dramatiques que notre pays vient de connaître et qui ont failli encore nous replonger dans le chaos.

 

Mes chers compatriotes,

 

Alors que quasiment tous les indicateurs étaient au vert, que les discussions étaient en cours avec l’ensemble de la Communauté Internationale pour accélérer la mise en œuvre des phases 2 et 3 du processus de réconciliation nationale entamé à Brazzaville ; alors que les efforts de mobilisation de ressources se poursuivaient auprès des partenaires au développement pour soutenir le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable et la Feuille de Route de la Transition ; alors que je venais d’instruire le Gouvernement de Transition et l’Autorité Nationale des Elections de faire le point sur l’état d’avancement du processus électoral et de proposer des actions concrètes pour l’organisation des élections dans les délais prescrits, une série d’événements est venue assombrir le ciel de la Transition depuis deux semaines.


Alors que les Autorités de la Transition déploient des efforts pour ramener la sécurité et la paix en vue de la relance de l’économie du pays, une coalition de forces négatives s’est employée à saper ces efforts, par des actions visant à déstabiliser la bonne marche de la Transition.

 

Des barricades sont érigées partout dans la ville de Bangui donnant au pays l’atmosphère d’une ville morte, sur la base d’intoxications savamment orchestrées et distillées dans une frange de la population.

 

Des armes lourdes et légères ainsi que des billets de banques sont distribués au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur et paralyser le pays.


Les Anti-Balakas suspendent leur participation au Gouvernement de la transition et réclament la démission du Chef de l’Etat de la Transition et celle du Premier Ministre.


Le G7 Siriri quitte la Commission de Suivi de l’Accord de Brazzaville.

 

Les grandes expéditions punitives menées dans les arrondissements de Bangui non favorables à ces agissements ne sont pas des actes anodins, surtout qu’elles ont semé la mort et la désolation à grande échelle.

 

Ce plan de déstabilisation dont le point culminant a consisté en des actes de grand banditisme et de grande criminalité ont engendré de lourdes pertes en vies humaines, tant dans la population civile que dans les rangs des forces internationales de maintien de la paix.

 

J’adresse aux familles des personnes qui ont perdu la vie dans cette crise, toutes mes condoléances les plus émues et ma sincère compassion.

 

Je m’incline également devant la mémoire du casque bleu pakistanais tombé au champ d’honneur et devant celle du gendarme de deuxième classe tué dans l’exercice de ses fonctions. J’exprime à l’endroit des nombreuses victimes et propriétaires des maisons incendiées, mes ardents vœux de réconfort moral. Je leur promets que les auteurs de ces actes odieux et crapuleux seront pourchassés jusque dans leurs derniers retranchements, jugés et punis.

 

Mes chers compatriotes

 

Depuis neuf mois, vous et moi avons fait un effort considérable pour aller vers la paix et la réconciliation, recoller les morceaux de la cohésion sociale mise à mal et relever le pays comme en témoigne la reprise progressive des activités socio économiques.


Du haut de la tribune des Nations Unies et lors de la réunion de haut niveau sur la RCA organisée en marge de la 69ème Assemblée Générale des Nations Unies, j’ai salué les efforts fournis par la Communauté Internationale pour nous soutenir dans nos moments difficiles. J’ai également relevé que, sous mon leadership, le peuple centrafricain a affronté avec courage la crise. J’ai surtout exprimé ma fierté pour le courage, la grande capacité de résilience du peuple Centrafricain et sa détermination à se relever de ces récurrentes crises qui lui ont infligé tant de souffrances.


J’ai inlassablement plaidé pour que l’espoir qui renaît en République Centrafricaine soit soutenu et accompagné par la Communauté Internationale. Les partenaires ne sont pas restés insensibles à ce plaidoyer et ont favorablement répondu à mes appels, tout en exhortant les autorités de la transition à redoubler d’effort dans les axes prioritaires que sont le Dialogue Inclusif, la tenue des élections, les reformes financières et le redéploiement rapide de l’Administration sur l’ensemble du territoire national.


Manifestement, ces efforts ne sont pas de nature à plaire à ceux qui veulent maintenir la République Centrafricaine dans un cycle infernal de violences, pour des intérêts égoïstes. Le grand banditisme qui s’est installé dans le pays sous le couvert des rébellions armées a en effet son terreau dans le commerce illicite des armes et des richesses naturelles comme le diamant, l’or et l’ivoire.

 

Il est particulièrement regrettable que ce soient certains groupes armés signataires de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville qui recourent à la violence contre les populations, en violation de leur propre engagement.

 

Ils se sont rendus coupables d’actes d’incitation à la haine et à la violence dont les Centrafricains n’ont pas besoin dans un contexte où le cap devrait être résolument mis sur la réconciliation nationale, le dialogue politique inclusif, les élections et la reconstruction du pays.

 

Ces agissements nuisibles, au lieu de contribuer à nous conduire vers ces priorités ne pourraient que nous éloigner de celles-ci et n’auront pour conséquence que de prolonger, voire d’aggraver la souffrance du peuple centrafricain qui a déjà assez souffert et qui n’aspire plus qu’à tourner la page sombre du passé, afin de regarder vers un avenir de paix et de développement durable.

 

Mes chers compatriotes,

 

Le Conseil National de Transition m’a confié la destinée de ce pays meurtri en me désignant comme Chef de l’Etat de la Transition.

 

C’est dire Mesdames et Messieurs, que la transition actuelle en République Centrafricaine n’est ni le résultat d’un coup d’état, ni d’une révolution armée. C’est plutôt le résultat d’un consensus national soutenu fortement par la Communauté Internationale.


Comme je l’ai toujours déclaré, j’ai fait du rassemblement et de la réconciliation des centrafricains la priorité absolue de mon action depuis mon accession aux commandes de l’Etat, m’étant engagée, conformément à la Charte Constitutionnelle de Transition à conduire une transition apaisée, consensuelle et inclusive.


Dans cet esprit, j’ai reçu dès le début de cette crise une délégation des Anti- Balakas afin de recueillir les motivations de leurs revendications. Comme j’ai déjà eu à le déclarer, il s’agit fondamentalement de questions de partage de postes, de l’élargissement du Conseil National de Transition aux Anti Balaka mais surtout du sort des nombreux jeunes de ce mouvement, veritablement sans perspectives et obligés d’être à la charge des responsables du mouvement. Dans un esprit d’ouverture, il a été convenu de la mise en place d’un groupe de travail mixte devant examiner les principales revendications formulées. En contre partie, les barricades devaient être levées afin de permettre une reprise des activités dans la ville de Bangui. Force a été de constater bien au contraire une cristallisation du mouvement sur le terrain, accompagnée d’actes de banditismes.

 

Comme je l’ai toujours fait, j’ai été à nouveau ouverte à toutes les discussions constructives pouvant favoriser un apaisement de la situation.

 

Tout au long de cette crise, j’ai pris le temps de consulter toutes les forces vives de la Nation, celles qui ont participé au Forum inter centrafricain de Brazzaville et celles n’ayant pu y participer pour diverses raisons. Je dis toute ma gratitude à tous ceux là qui ont bravé les barricades, l’insécurité du moment pour venir à moi, preuve de l’amour pour la patrie et de leur engagement à servir la Nation.

 

Les entretiens que j’ai eus avec les forces vives de la Nation m’ont permis de relever à quel point le peuple centrafricain est excédé et lassé par les violences répétées qui anéantissent, à chaque fois, les efforts déployés par les Autorités de la Transition et la population pour restaurer la paix et la réconciliation.

 

Dans l’ensemble, elles ont réaffirmé leur adhésion à l’accord de cessation des hostilités signé a Brazzaville. Tous ont fermement condamné les évènements de ces derniers jours qui ont ôté la vie à de paisibles citoyens et paralysé la vie socio-économique du pays. Parmi les attentes prioritaires exprimées figurent la réhabilitation des FACA, leur implication aux côtés des Forces internationales pour la sécurisation du pays, l’engagement des poursuites judiciaires contre les auteurs de troubles dans le pays ainsi que la restauration d’un dialogue constructif et concerté entre les institutions de la transition et la classe politique, indispensable au retour de la confiance.

 

Je saisis encore une fois cette occasion pour saluer l’expression du patriotisme des uns et des autres, traduites par des pistes concrètes de sortie de crise. Pour nous permettre de dialoguer régulièrement sur les grands enjeux et défis de notre pays, j’ai décidé de formaliser les cadres de concertation avec les autres institutions de la transition, les partis politiques, les centrales syndicales, les organes de la société civile et le secteur privé.

 

Mesdames et Messieurs les forces vives de la Nation,

 

Je vous ai tous écouté. En réponse à vos observations, propositions et engagements au service de notre pays, j’ai d’ores et déjà pris les orientations et décisions suivantes :

 

Sur la sécurité

 

L’insécurité est aujourd’hui le problème N° 1 de la République Centrafricaine, la raison du déploiement de toutes les forces internationales dans notre pays. Vous avez tous sans exception réclamé l’engagement fort des FACA aux côtés des forces internationales de sécurité en raison de leur bonne connaissance du terrain. Je vous ai entendu au nom du peuple. J’ai décidé de créer une unité rapide d’intervention en mesure de sécuriser efficacement la population des attaques meurtrières récurrentes. Je convoquerai très rapidement l’encadrement militaire de notre pays pour examiner toutes les mesures destinées à professionnaliser nos forces de défense et de sécurité afin de les rendre plus républicaines qu’hier et au service de toutes nos populations sans distinction d’origine géographique, culturelle ou confessionnelle.


Les questions sécuritaires doivent nécessairement être abordées dans un cadre de dialogue avec les Forces internationales. Pour cela, nous devons collaborer étroitement avec le Comité conjoint de réflexion sur les forces de défense et de sécurité Gouvernement/Nations-Unies en vue de mettre en place la stratégie appropriée en ce qui concerne l’armée nationale.

 

La mise en œuvre des programmes de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et de Réforme du Secteur de la Sécurité(RSS) pour parvenir à une réhabilitation et une refondation des Forces Armées Centrafricaines et répondre aux attentes de certains groupes armes est extrêmement importante et urgente. J’ai instruis le Haut Commissaire en charge de ce secteur d’accélérer sa mise en place et proposer un programme concret dans les meilleurs délais, avec l’appui des partenaires.

 

Aujourd’hui, les populations déplacées et réfugiées ne demandent qu’à retourner chez elles et a retrouver leurs activités habituelles si des moyens leur sont fournis pour reconstruire leurs habitations brûlées ou détruites. C’est dans ce sens que j’avais invité les partenaires à leur donner la chance de reprendre une vie normale à travers la fourniture d’une assistance qui permette aux communautés de se relever.


Hélas, les derniers événements ont renvoyé de nouveau de nombreuses familles sur les sites des déplacés. Le gouvernement se mobilise de nouveau pour apporter les réponses urgentes et adéquates, avec l’aide des ONG et des Agences humanitaires.

 

Concernant la justice

 

La justice a disparu de notre socle de valeurs depuis bien longtemps. Cela n’est évidemment pas sans conséquence. A cet égard, l’Impunité est le problème N° 2 de notre pays. En effet, depuis au moins deux décennies, des crimes politiques et de droit commun commis massivement sur des innocents sont restés impunis. Les dialogues politiques de ces dernières années les ont purement et simplement absous, laissant les victimes sans justice mais surtout encourageant les éternels égoïstes de la nation à abuser du pardon consenti par le peuple. Je me suis engagée à siffler la fin de l’impunité en République Centrafricaine. C’est ni plus ni moins ce que demande la Communauté Internationale. Je demande à tous les magistrats d’enregistrer toutes les plaintes des Centrafricaines et Centrafricains victimes des diverses crises et de rendre justice très rapidement en lien avec la composante internationale venue renforcer l’action judiciaire dans notre pays. Pour compléter la justice interne, j’ai déjà saisis la Cour Pénale Internationale pour juger les crimes les plus graves perpétrés contre la sécurité intérieure et extérieure de la RCA et de son peuple. Des enquêtes sont ouvertes. Je ne manquerai pas de vous tenir régulièrement informés de l’évolution de la justice dans notre pays.

 

Quand à la Réconciliation Nationale et au Dialogue Politique,

 

Je l’ai dit dans ma profession de foi, notre pays ne pourra pas se construire dans la confrontation et la violence. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous concerter, de palabrer pour trouver des consensus acceptables en mesure de garantir l’intérêt général de tous les Centrafricains. Une fois trouvés, ces consensus doivent être respectés. Bien souvent nous cédons à la tentation de renier nos engagements signés, nous mettant en situation d’éternels recommencements de dialogues et vaines résolutions.

 

J’ai solennellement pris l’engagement d’œuvrer constamment dans un esprit d’apaisement et de fraternité avec l’ensemble des Institutions de la Transition afin que les objectifs de la transition aboutissent sereinement dans l’intérêt supérieur de la Nation. Je continuerai à me conformer à cet engagement.

 

Mes Chers compatriotes, nous sommes aujourd’hui au pied du mur ! Ou bien nous comprenons le risque imminent de notre disparition comme peuple et nation pour survivre ou bien nous poursuivons nos vieilles recettes de la division et nous disparaitrons assurément.

 

Et comme le temps qui nous sépare de la fin de la transition presse et que certains d’entre nous pressent le pas pour aller aux élections, j’ai pensé utile de vous soumettre la proposition d’aller directement à l’étape N°3 du Dialogue Politique en veillant à ce que toutes les Forces vives de la nation de province soient représentées au grand forum pour la refondation, la réconciliation et la reconstruction nationales. La question de l’élargissement du Conseil National de Transition sera, bien entendu, examinée lors de ce dialogue comme j’ai déjà eu à le déclarer à plusieurs reprises.


Avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire (CDH) et des Nations Unies, un comité d’organisation du dialogue politique consensuel et représentatif sera mis en place très rapidement d’ici à la fin du mois pour définir les contours de ce travail d’importance capitale pour le reste de la transition et l’avenir du pays. Je demande au CNT à travers les 16 Préfectures d’être actif dans la réussite du dialogue politique dans notre pays. Le gouvernement recevra sans tarder mes orientations pour agir vite afin de compléter les actions de la communauté internationales en faveur du dialogue politique.

 

Quand à moi, je marque ma totale disponibilité à adhérer au choix que les acteurs politiques auront fait, de manière concertée, pour ce qui est de la tenue effective des prochaines élections qui sont la voie royale vers l’amorce d’une nouvelle ère démocratique et de la bonne gouvernance. Allons-y le plus rapidement possible, tout en nous entourant de toutes les précautions qu’elles requièrent afin celles-ci soient véritablement libres, transparentes et crédibles. Nos partenaires qui nous accompagnent sont invités à déployer toute l’expertise dont a besoin l’Autorité Nationale des Elections pour que ce défi soit relevé à l’échéance prévue par notre Charte Constitutionnelle de Transition.

 

J’ai déjà indiqué clairement en de nombreuses circonstances, que je ne serai pas candidate à l’élection présidentielle et soyez assurés que je tiendrai cet engagement. L’Autorité Nationale des Elections (ANE), institution autonome de l’organisation des élections, devra sans tarder soumettre un chronogramme précis et détaillé à l’ensemble des parties prenantes.

 

Nous avons prouvé notre engagement en libérant l’intégralité de notre contribution au budget de l’ANE.

 

Centrafricaines, Centrafricains,

 

Chers compatriotes,

 

A vous toutes et tous, composantes patriotes de notre pays, je demande votre implication directe, active, individuelle et collective au sauvetage urgent de notre pays. Je vous en sais motivées au regard de vos propositions à l’occasion des entretiens que j’ai eus avec vous tous ces derniers jours. Soyons tous, ensemble frères et sœurs au rendez vous du sursaut patriotique et du tournant d’une nouvelle République Centrafricaine ! Ne manquons plus ce rendez vous qui ne dépend que de nous !

 

Jeunesse centrafricaine,

 

Je te lance un appel appuyé à la vigilance. Connais-tu les intentions réelles de ceux qui distribuent armes et argent pour te faire ériger des barricades et empêcher la circulation dans la ville de Bangui ?

 

Tu dois dire non à la paralysie économique afin d’éviter à ton pays la misère.


Tu dois dire non aux pillages, à la destruction, aux actes de vandalisme en tout genre qui éloignent les investisseurs de la République Centrafricaine.


Les jeunes ont pris conscience des méfaits de la violence sur leur avenir. Multiplie les actions de sensibilisation et de réconciliation dans les quartiers et les arrondissements.

 

Ne te laisse plus instrumentalisé aujourd’hui pour aller dans la rue et tuer. Je te demande de te réveiller. Celui qui aime son enfant lui offre l’éducation, la formation, l’accès à l’emploi, plutôt que l’arme pour tuer.

 

Dans cette optique, depuis mon élection à la tête du pays comme Présidente de la Transition, j’ai à cœur de mettre en place des programmes de développement et le lancement des Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre pour occuper les jeunes. Mon plaidoyer pour la mobilisation des ressources auprès de la Communauté internationale englobe justement le besoin urgent d’opérationnalisation des programmes en faveur des jeunes.

 

Les partenaires ont répondu favorablement à mon appel. Si le calme revient véritablement à Bangui, dans les jours à venir, une mission conjointe du FMI, de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et de la Banque Africaine de Développement est attendue à Bangui. Le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable de la RCA élaboré par le Gouvernement et dans lequel, les programmes en faveur des jeunes et des femmes sont en bonne place, n’échappera pas à l’attention de cette mission.

 

Les opérateurs économiques de notre pays que j’ai rencontrés, continuent de croire qu’il est possible d’investir dans ce pays. Ils sont disposés à user de leur ingéniosité afin d’offrir des perspectives d’emploi et contribuer à la reconstruction de notre pays. Pourvu que la paix s’enracine dans le pays. Pour cela, la contribution de chacun est indispensable.

 

Pour sa part, en plus de toutes les diligences techniques et administratives à faire pour que les programmes soient soumis à l’examen des partenaires, j’ai fermement instruit le Gouvernement de réactiver très rapidement le Cadre Permanent de Concertation secteur public/secteur privé (CPC) afin de rechercher ensemble avec les opérateurs économiques, les voies qui leur permettront de jouer leur partition dans le relèvement économique et d’amplifier la création de la richesse nationale. J’ai également instruit le Gouvernement de veiller à ce que la question de l’apurement de la dette intérieure puisse connaître un début de dénouement, sur les fonds que nos partenaires ont déjà mis à notre disposition. J’exprime ici mon soutien au secteur privé, grande victime de cette crise de paralysie du pays.


S’agissant des revendications des Centrales Syndicales, j’ai instruit le Ministre Conseiller à la Présidence de la République d’être davantage à leur écoute et de faire la courroie de transmission avec le gouvernement pour que les questions relatives aux arriérés des salaires, pensions et bourses soient traitées avec réalisme au regard des difficultés de trésorerie évidentes de l’Etat.

 

Femmes de Centrafrique,

 

J’ai besoin de votre soutien. J’ai besoin de votre solidarité. Levez-vous pour dire non aux tentatives d’insurrection populaire qui visent à compromettre la transition et partant votre avenir et celui de vos enfants. Mobilisons-nous auprès de nos époux, de nos frères et de nos enfants pour les engager à œuvrer pour la paix durable sans laquelle, la reconstruction ne peut se faire. Les femmes se sont déjà résolument engagées dans cette dynamique et n’hésitent pas à exprimer le rejet de la violence et des conflits armés en multipliant les actions de sensibilisation. Continuez inlassablement ce travail à mes côtés pour porter très haut le flambeau d’une femme centrafricaine à la tête du pays.

 

Mes chers compatriotes,

 

J’ai la conviction que ce n’est qu’ensemble que nous pouvons prendre en mains notre destin. Pour mieux le faire, il nous faut dépasser toutes les barrières artificielles qui ont été érigées entre nous pour nous diviser.

 

Les leaders des communautés musulmanes, chrétiennes et protestantes doivent continuer à œuvrer ensemble pour interpeler la population à la tolérance et au réapprentissage du vivre ensemble. Nous devons tous nous réveiller et être vigilants en faisant le bon choix qui est celui de dire non à la manipulation, non à la division, non à la violence. Faire le bon choix en disant oui à la paix, ou à l’unité nationale, oui à la reconstruction de notre pays.

 

Quant aux groupes armés,

 

Certes, en toutes circonstances, il nous faut privilégier la concertation et le dialogue. Mais je ne peux tolérer le désordre et l’anarchie qui font parler la rue et les armes, avec tous les risques que cela comporte pour les innocentes populations.


J’en appelle à la cessation immédiate des violences sur les populations et au respect sans condition de l’accord de cessation des hostilités Brazzaville du 23 juillet 2014 dont ils sont signataires.

 

Je leur demande de reprendre leur place dans la Commission de Suivi de cet accord pour examiner ensemble la mise en œuvre de l’article 4 de cet accord relatif à leur regroupement. N’eut été les polémiques nocives pour l’image du pays autour du don Angolais, nous aurions eu l’appui multiforme de ce pays frère engagé à nous aider dans ce domaine.

 

S’agissant du don angolais, je précise que seules les raisons d’Etat ont guidé son utilisation selon des procédures dérogatoires suivies de régularisation par les services techniques du Ministère des Finances. Mais puisqu’on en a fait un drame, j’en ai saisi la Cour des Comptes qui examinera cette question en toute impartialité.

 

Chers Compatriotes,

 

Comme tout le monde le sait, la sécurité de notre pays est entre les mains des Forces Internationales de maintien de la paix qui ont le mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies de protéger la population, mais surtout de sévir contre toutes les tentatives de déstabilisation des Autorités de la Transition.


Je demande au haut commandement de la MINUSCA de prendre toutes les dispositions nécessaires à l’application intégrale des termes des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la République Centrafricaine dans ce domaine.

 

Des dispositions devront être prises pour consolider les acquis de la MISCA appuyés à l’époque par Sangaris et Eufor et qui ont permis de faire des pas considérables dans la sécurisation du pays, en étroite collaboration avec les forces nationales de défense et de sécurité.

 

Je saisis cette occasion pour remercier nos partenaires techniques et financiers et les pays amis qui, malgré ces évènements continuent de soutenir la transition. Cependant, nous avons conscience que la rigueur et la transparence dans la gestion des ressources extérieures et internes sont une nécessité et conditionnent la capacité du pays à mobiliser des appuis extérieurs. Je les rassure de notre ferme détermination à tout mettre en œuvre pour respecter nos engagements.


Nous avons également conscience qu’il est plus qu’urgent de redonner à l’Etat Centrafricain des capacités financières propres. C’est pourquoi, la sécurisation des zones minières est une action prioritaire devant conduire à terme au rétablissement de la République Centrafricaine dans le processus de Kimberley. Mon souhait le plus ardent est que les forces de l’ONU désormais déployées dans le pays apportent tout leur appui à cette action prioritaire.

 

Pour finir, je tiens à remercier tout particulièrement le Médiateur International de la crise centrafricaine, son Excellence Denis Sassou Nguesso Président de la République sœur du Congo qui n’a ménagé aucun effort pour soutenir notre pays durant tous ces moments difficiles et qui vient de s’impliquer une fois encore par l’envoi d’une mission de haut niveau pour dénouer la dernière crise. Nous avons perçu les messages fermes et sans ambigüité transmis par nos frères de la médiation internationale. Il nous appartient désormais à nous centrafricains, dans un dernier sursaut de survie, de nous ressaisir et de reprendre notre destin en main.


Que Dieu bénisse la République Centrafricaine. Qu’Il nous aide à rétablir le calme et la sécurité et à évoluer résolument vers le relèvement de notre pays.

 

Vive la République Centrafricaine, une et indivisible.

 

Je vous remercie.

 

ADRESSE A LA NATION DE Madame CATHERINE SAMBA-PANZA, CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION

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Centrafrique-Presse.com
22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 15:32

 

 

 

 

http://www.amnesty.fr/      [02/11/2014]

 

Après des années de crise et de violences, l’Onu a déclenché une opération de maintien de la paix. À terme, elle comptera 12 000 militaires et policiers déployés dans l’ensemble du pays pour rétablir la sécurité et aider au retour de l’État de droit. A-t-elle les moyens de ses ambitions ?

 

Analyse.

 

Après des années de crise et de violences, l’Onu a déclenché une opération de maintien de la paix. À terme, elle comptera 12 000 militaires et policiers déployés dans l’ensemble du pays pour rétablir la sécurité et aider au retour de l’État de droit. A-t-elle les moyens de ses ambitions ? Analyse.

 

La mobilisation des Nations unies pourra-t-elle renflouer cet État naufragé qu’est devenue la Centrafrique ? Le 15 septembre a débuté officiellement la onzième mission de l’Onu dans ce pays. Créée par la résolution 2 149 adoptée par le Conseil de sécurité, le 10 avril dernier, la Mission multidimentionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) est le fruit d’une mobilisation tardive de la communauté internationale pour tenter de sortir la Centrafrique du chaos politique et d’une tragédie humanitaire.

 

Sur le papier, ce n’est pas rien. Près de 12 000 casques bleus, dont 10 000 militaires et 1 800 policiers, déployés au titre du chapitre VII, et donc habilités à faire usage de la force. En plus de tout le système des agences et des programmes onusiens déjà présents pour parer aux défis humanitaires, une composante civile conséquente assistera l’État dans les dossiers les plus vitaux pour sa réhabilitation : les négociations politiques avec les acteurs du conflit, la gestion régionale de la crise, la réhabilitation du système judiciaire, la refonte des forces de sécurité, la restauration de l’autorité de l’État sur tout le territoire et l’organisation des élections (reportées à février 2015). Une opération destinée à durer plusieurs années et d’une ampleur prometteuse. À condition que les moyens suivent.

 

Au moment de son déploiement, seuls 7 200 casques bleus ont été mobilisés et pour la plupart, il s’agit des 6 000 hommes de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) déjà présents, auxquels le Rwanda, la République démocratique du Congo et le Burundi, ont ajouté quelques troupes supplémentaires. Les opérations françaises Sangaris et européenne, Eufor-RCA, seront, quant à elles, prolongées de quelques mois. Les Nations unies seraient en pourparlers avec le Pakistan et le Bangladesh, mais l’efficacité de contingents non francophones reste problématique. Quant à la composante civile, elle commence tout juste à se déployer.

 

QUELS INTERLOCUTEURS POUR NÉGOCIER ?

 

Même si, bon an mal an, la Minusca parvient à atteindre ses effectifs théoriques, dispose-t-elle des remèdes au mal centrafricain ? À court terme, il n’y a pas de raison que la Minusca réussisse à achever le désarmement et la démobilisation des groupes armés avec plus d’efficacité que les opérations précédentes, sans un accord politique solide. Or, amener les protagonistes de la crise à la table des négociations pose deux problèmes de fond. D’une part, il faut négocier avec des leaders sous le coup de poursuites internationales pour crimes de guerre, en contradiction avec les exigences de la lutte contre l’impunité. D’autre part, il faut disposer d’interlocuteurs capables de contrôler les troupes, et malgré tous les efforts déployés pour structurer les Anti-balakas et l’ex-Séléka, ces mouvements ne cessent de se déchirer, au gré des ambitions personnelles ainsi que des logiques tribales et locales.

 

À plus long terme, au-delà de l’impunité dont les effets délétères sont régulièrement évoqués, c’est la capacité de l’État à s’attaquer aux faiblesses structurelles du pays qui déterminera son avenir. Cul-de-sac de l’expansion coloniale française, l’administration de la Centrafrique avait été confiée à des compagnies privées motivées par l’exploitation de l’or et du diamant. Selon la tradition étatique dont le pays a hérité, détenir le contrôle de l’État c’est détenir la clé du « coffre-fort ».

 

En dehors de rares épisodes, le développement économique, la gestion des tensions sociales, la réduction des fractures territoriales entre l’Est et l’Ouest, le contrôle des frontières ont paru des exigences secondaires. Dans son rapport publié en juin 2014, De la prédation à la stabilisation, l’International crisis group estimait que l’assainissement du secteur des activités extractives était l’une des clés de sortie de crise. Le sauvetage de la Centrafrique se joue à l’échelle d’une génération, bien plus que d’une opération des Nations unies.

 

Thierry Brésillon

L’Onu entre volontarisme et impuissance en Centrafrique (Amnesty International)

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 15:07

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 2014-10-22 12:52:54 - (APA) - Le conseiller politique du mouvement des patriotes anti-balaka, Alfred Legrand Ngaya a rendu son tablier au lendemain de la dernière flambée de violences qui a paralysé Bangui et ses environs pendant dix jours occasionnant plus d’une vingtaine de pertes en vies humaines, des maisons incendiées et des biens pillés.

 

« Des gens qui sont venus pour la cause du peuple puissent se retourner contre le peuple et l’empêcher de jouir de la quiétude. C’est inadmissible » a décrié Alfred Legrand Ngaya, mercredi face à la presse, pour justifier son acte.

 

« Le dimanche 12 octobre j’ai vécu l’irréparable. Je rends grâce à Dieu qui m’a accordé la vie sauve. Ma maison a été pillée, ma moto et un véhicule de fonction ont été emportés. Tout ceci, parce que j’aurais reçu des fonds de la présidente de transition pour pouvoir retirer de la liste des revendications des anti-balaka, celle concernant la démission de Mme Catherine Samba-Panza » a-t-il expliqué.

 

M Ngaya s’est par ailleurs étonné que « les trois autres leaders à savoir Joachim Kokaté, Paléon Nzilavo, Jacob Bionli Mokpem ne soient pas inquiétés puisque faisant partie de la délégation qui a rencontré la cheffe de l’Etat de transition ».

 

«Actes barbares d’assassinats, d’incendie de maisons d’habitation, de braquage de véhicules, des vols des motos, etc. Je ne me retrouve plus par rapport à l’idéal qui justifiait mon engagement au sein de ce mouvement et ne me reconnais pas du tout à travers ces actes. Il y a un temps pour tout. Je tire définitivement mon épingle du jeu, et ne peut plus être compté parmi les anti-balaka » a –t-il décidé.

 

Enrôlé dans ce mouvement politico-militaire depuis le 20 janvier 2014, Alfred Legrand Ngaya a été nommé par le coordonnateur général Edouard Patrice Ngaissona, comme conseiller politique.

 

« Ma contribution au sein de ce mouvement est de prodiguer aux leaders et éléments anti-balaka des conseils et orientations dans le sens d’un retour à la normale, à la paix et la sécurité dans notre pays » a rappelé M Alfred Legrand Ngaya.

 

 

NDLR : Un qui a compris qu'il s'était engagé dans un guêpier et une voie sans issue

Le conseiller politique du mouvement anti-balaka démissionne

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