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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 12:38

 

 

 

 

24/06/14 (RFI)

 

La ville du centre de la RCA a été le théâtre de violences ce lundi 23 juin. Tout est parti d'un premier assaut près du village de Liwa, à une dizaine de kilomètres de la ville. Ce même village où une dizaine de personnes avaient été tuées le 12 juin dernier. La violence s'est ensuite propagée dans plusieurs quartiers de Bambari.

 

Tout a commencé avant l'aube ce lundi 23 juin. Un groupe d'anti-balaka attaque un campement peul à proximité du village de Liwa, faisant plus d'une quinzaine de morts.

 

Difficile de ne pas y voir une opération de représailles à la tuerie survenue le 12 juin, lorsque des jeunes venus de Bambari avaient tué une dizaine de chrétiens dans ce même village de Liwa.

 

A Bangui, les leaders anti-balaka, joints par RFI, rejettent toute responsabilité dans l'attaque de ce lundi. « Ces gens-là, on ne les maîtrise pas, on n'a aucun contact avec eux, on ne cautionne pas ce genre de chose », explique Sebastien Wenezoui, numéro deux du mouvement. « Ils ne doivent pas continuer à semer du désordre au nom des vrais anti-balaka », conclut-il.

 

Quoiqu'il en soit, quand la nouvelle de l'attaque du campement peul atteint Bambari dans la matinée, les esprits s'enflamment pendant plusieurs heures. Des musulmans et des éléments de la Seleka tentent une sortie en direction de Liwa mais ils sont pris à partie.

 

Plusieurs maisons sont incendiées et des personnes sont tuées dans plusieurs quartiers. Dans la soirée, personne ne se risquait à donner de bilan précis. Toute la journée en tout cas, les habitants des quartiers chrétiens ont afflué vers les sites religieux. « Au moins 6 000 personnes sont à l'évêché », expliquait à RFI en fin de journée une source religieuse. Les forces internationales, elles, se sont déployées pour prévenir une nouvelle flambée de violences.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140624-centrafrique-bambari-sous...

 

Centrafrique : Bambari sous très haute tension

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 12:36

 

 

 

 

 

24/06/14 (AFP)

 

Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu'ils portaient leur aide humanitaire à la République centrafricaine (RCA) à 118 millions de dollars pour l'année 2014, exprimant leur engagement à faire cesser le conflit.

 

Cette nouvelle enveloppe de 51 millions de dollars est destinée aux populations en RCA, comme à celles qui ont fui dans les pays voisins, notamment le Tchad et le Cameroun, selon un communiqué du département d'Etat.

 

Washington estime que plus de la moitié de la population centrafricaine a "besoin d'une assistance humanitaire".

 

Ces 51 millions de dollars de plus vont permettre de financer la distribution d'eau potable, de nourriture et de soins médicaux. Il s'agit aussi d'apporter une aide psychologique aux femmes, hommes et enfants survivants et victimes de "viols, agressions et actes de cruauté perpétrés quotidiennement en RCA", selon la diplomatie américaine.

 

Washington a dit "applaudir l'hospitalité des pays voisins qui accueillent près de 140.000 réfugiés qui ont fui depuis décembre 2013".

 

"Le Cameroun et le Tchad ont reçu le plus grand nombre de réfugiés" et 35 millions de dollars seront alloués pour leurs besoins humanitaires, via les agences des Nations unies et les ONG, a précisé le ministère américain.

"Les Etats-Unis demeurent profondément engagés à mettre un terme aux souffrances en RCA", a assuré le département d'Etat.

 

Depuis plus d'un an, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, dont de nombreux civils musulmans contraints à fuir des régions entières face aux violences des milices chrétiennes anti-balaka.

 

Centrafrique : Washington porte à 118 millions de dollars son aide humanitaire

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 01:02

 

 

 

 

 

 

http://www.fidh.org/   24 juin 2014

 

Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été perpétrés en République centrafricaine (RCA) et continuent de l’être. C’est ce que démontre le rapport rendu public aujourd’hui par nos organisations. Ce rapport fait suite à plusieurs missions d’enquête menées en RCA et établit les responsabilités des parties au conflit, à savoir les anti-balaka et les Séléka. La présidente de transition de Centrafrique vient de saisir la Cour pénale internationale (CPI) et a, il y a peu, créé une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI). Nos organisations se félicitent de ces avancées en faveur de la lutte contre l’impunité pour lesquelles elles avaient plaidé, et appellent les autorités centrafricaines et la communauté internationale à soutenir les enquêtes de la CSEI et de la CPI.

 

« C’est un conflit politico-ethnique pour le contrôle du pouvoir qui a progressivement pris une dimension religieuse. Ceux qui donnent les ordres aujourd’hui sont en train de se rendre responsables d’une épuration et de commettre des crimes internationaux dont ils devront rendre compte » a déclaré Me Mathias Morouba, vice-président de l’OCDH. 


Le rapport, intitulé « Ils doivent tous partir ou mourir », dénonce également un conflit qui prend ses sources dans l’impunité des crimes du passé, en raison de l’incapacité des justices nationale et internationale à juger les plus hauts responsables de ces crimes et qui sont ainsi aujourd’hui au cœur du conflit actuel. 


Depuis le 5 décembre 2013 et leur offensive sur la capitale Bangui, les anti-balaka attaquent systématiquement les civils, en particulier musulmans. Plus d’une vingtaine d’enclaves regroupant entre 15 000 et 20 000 musulmans sont actuellement assiégées par les milices anti-balaka qui ont profité du repli stratégique des ex-Séléka dans le nord et l’est du pays, où ces derniers continuent de perpétrer des violations graves des droits humains et des crimes internationaux. 


Parmi les Séléka, les responsabilités présumées de l’ex-président Michel Djotodia, de son chef des renseignements, Noureddine Adam ou encore du chef de milice soudanais Janjawid, le général Moussa Assimeh semblent établies au regard des éléments réunis dans le rapport. La présence parmi les Séléka d’Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji, ancien chef de la garde présidentielle sous le régime du président Ange-Félix Patassé et responsable présumé du massacre du marché à bétail de PK12 à Bangui en 2002, démontre à quel point le conflit actuel en Centrafrique est aussi un « conflit de l’impunité ». 


Du côté des anti-balaka, les enquêtes menées ont permis d’établir la présence et l’activisme de très nombreux officiers des Forces armées centrafricaines (FACA) et des personnalités proches du président déchu, François Bozizé. Les instructions données, les revendications énoncées et les actions menées par les anti-balaka visent pour la plupart à provoquer un chaos sécuritaire, humanitaire et politique afin de faciliter le retour de l’ancien président sur la scène politique centrafricaine sous le prétexte de « moi ou le chaos ». 


«  La communauté internationale doit soutenir les forces africaines, françaises et bientôt onusiennes pour mettre un terme à ces crimes, protéger la population civile et traduire en justice les responsables de ces crimes » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. 


En mai 2014, des sanctions ont été prises par le Conseil de sécurité des Nations unies et le président des États-Unis, contre cinq individus, notamment l’ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices anti-balaka, Levy Yakété, et le numéro deux de l’ex-coalition rebelle Séléka, Noureddine Adam. La FIDH, la LCDH et l’OCDH avaient d’ailleurs préalablement présenté aux représentants de la communauté internationale le résultat de leurs enquêtes en avril 2014. Selon le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, ces sanctions sont un« message fort que l’impunité ne sera pas tolérée et que ceux qui menacent la stabilité de la République centrafricaine devront faire face à des conséquences ». « Nous exhortons toutes les parties à mettre fin aux violences, à faire en sorte que justice soit rendue et que ceux qui ont commis des violations des droits humains rendent des comptes », a-t-il ajouté. Pour la FIDH, la LCDH et l’OCDH ces sanctions doivent être étendues à d’autres personnalités et être endossées par d’autres États ainsi que par l’Union européenne.

 
« Les groupes armés, Séléka ou anti-balaka, reçoivent des instructions, de l’argent et des soutiens pour mener cette politique du chaos et ériger les communautés les unes contre les autres. La justice nationale et internationale doit cibler les auteurs des crimes commis mais surtout doit mettre hors d’état de nuire les responsables qui donnent les ordres » a déclaré Joseph Bindoumi, président de la LCDH. 


Nos organisations se félicitent par ailleurs de l’adoption le 9 avril 2014 d’un décret présidentiel créant la CSEI, que nos organisations avaient proposée en février 2014. Celle-ci doit, avec le soutien de la communauté internationale, enquêter sur les exactions en cours, établir les responsabilités des auteurs et responsables des crimes internationaux commis et instruire les procédures criminelles permettant d’arrêter les responsables des groupes armés qui sont encore actifs. 


« La création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI) en Centrafrique est un signe positif des autorités de la transition en faveur de la lutte contre l’impunité. La communauté internationale doit maintenant aider les autorités à rendre la CSEI pleinement opérationnelle afin d’enquêter sur les crimes et poursuivre leurs auteurs présumés de façon complémentaire avec l’action de la CPI » a déclaré Me Patrick Baudouin, responsable du Groupe d’action judiciaire (GAJ) et président d’honneur de la FIDH. 


La mise en place de la CSEI ne constitue en rien un obstacle pour la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur les crimes perpétrés en Centrafrique et qui relèvent sans aucun doute de sa compétence. Le gouvernement centrafricain a d’ailleurs saisi officiellement la CPI le 12 juin dernier, sur les crimes commis en RCA depuis le 1er août 2012, estimant ne pas avoir la capacité de poursuivre les plus hauts responsables. Cette décision, recommandée de longue date par nos organisations, est une première étape importante. La Procureure doit maintenant ouvrir le plus rapidement possible une enquête sur les crimes graves commis en RCA. 

« Le besoin de justice est tel en Centrafrique que la justice nationale et la CPI ne seront pas de trop pour juger tous les auteurs et responsables de ces crimes » a déclaré Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH. 


Rappel des faits : 

 

Septembre 2012, des groupes armés centrafricains unis au sein de la coalition Séléka, lancent une offensive dans le nord du pays.

 

Le 24 mars 2013, à l’issue de 4 mois d’intenses combats, la coalition Séléka menée par Michel Djotodia prend la capitale Bangui et chasse du pouvoir François Bozizé, lui-même arrivé au pouvoir par un coup d’état en 2003.

 

Au cours de l’été 2013, des groupes armés d’auto-défense pro-Bozizé, les Anti-balaka, attaquent de plus en plus régulièrement les Séléka et les populations musulmanes auxquelles ils sont assimilés.

 

Le 5 décembre 2013, les Anti-balaka mènent une attaque surprise coordonnée sur Bangui à la veille du déploiement des forces française de l’opération Sangaris autorisée par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies pour venir en aide à la force africaine (MISCA) qui n’arrive pas à faire stopper les massacres des populations civiles.

 

Le 9 janvier 2014, sous les pressions de la communauté internationale, Michel Djotodia, quitte le pouvoir et les Séléka se retirent du sud et de l’ouest du pays pour se regrouper au nord et à l’est. Les milices Anti-balaka profitent de ce retrait pour attaquer systématiquement les populations, essentiellement musulmanes, qu’elles accusent de complicité et de soutien envers les Séléka.

 

Depuis janvier 2013, le conflit aurait fait près de 3 000 morts, des milliers de blessés, des centaines de victimes de crimes sexuels et plus d’un million de personnes déplacées.

 

Centrafrique : « ils doivent tous partir ou mourir » (FIDH)

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 00:50

 

 

 

 

23/06/14 (AFP)

 

Des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis en Centrafrique et continuent de l'être au cours d'un "conflit de l'impunité", affirme la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) dans un rapport publié mardi.

 

Ce rapport, intitulé "Ils doivent tous partir ou mourir", fait suite à plusieurs missions d'enquête en RCA par la FIDH et établit les responsabilités des parties en conflit, l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka.

 

"C'est un conflit politico-ethnique pour le contrôle du pouvoir qui a progressivement pris une dimension religieuse. Ceux qui donnent les ordres aujourd'hui sont en train de se rendre responsables d'une épuration et de commettre des crimes internationaux dont ils devront rendre compte", affirme la FIDH.

 

Depuis le 5 décembre 2013 et leur offensive dans Bangui, les miliciens chrétiens anti-balaka "attaquent systématiquement les civils, en particulier musulmans". Selon le rapport, plus d'une vingtaine d'enclaves regroupant entre 15.000 et 20 000 musulmans sont actuellement assiégées par les anti-balaka.

 

L'ex-rébellion de la Séléka, dont les crimes depuis sa prise du pouvoir en mars 2013 ont entraîné l'intervention armée de la France et d'une force africaine (Misca), "continue de perpétrer des violations graves des droits humains et des crimes internationaux" après s'être repliée dans le nord et l'est du pays, selon le rapport.

 

Parmi les Séléka, les responsabilités présumées de l'ex-président Michel Djotodia, de son chef des renseignements, Noureddine Adam ou encore du chef de milice soudanais Janjawid, le général Moussa Assimeh, "semblent établies", selon la FIDH. "La présence parmi les Séléka d'Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji, ancien chef de la garde présidentielle sous le régime du président Ange-Félix Patassé et responsable présumé du massacre du marché à bétail de PK-12 à Bangui en 2002, démontre à quel point le conflit actuel en Centrafrique est aussi un +conflit de l'impunité+"

 

Pour les anti-balaka, les enquêtes établissent l'activisme de très nombreux officiers des Forces armées centrafricaines (FACA, ancienne armée) et de personnalités proches du président déchu, François Bozizé.

 

"Les instructions données, les revendications énoncées et les actions menées par les anti-balaka visent pour la plupart à provoquer un chaos sécuritaire, humanitaire et politique afin de faciliter le retour de l'ancien président", affirme le texte.

 

En mai 2014, rappelle la FIDH, des sanctions ont été prises par le Conseil de sécurité de l'ONU et les États-Unis, contre cinq personnes, dont François Bozizé, un responsable des anti-balaka, Levy Yakété, et le numéro deux de la Séléka, Noureddine Adam. Des sanctions qui "doivent être étendues à d'autres personnalités et être endossées par d'autres États ainsi que par l'Union européenne".

 

"Les groupes armés, Séléka ou anti-balaka, reçoivent des instructions, de l'argent et des soutiens pour mener cette politique du chaos et ériger les communautés les unes contre les autres. La justice nationale et internationale doit cibler les auteurs des crimes commis mais surtout doit mettre hors d'état de nuire les responsables qui donnent les ordres".

 

Enfin, la FIDH rappelle que le gouvernement centrafricain a saisi la Cour pénale internationale le 30 mai, "estimant ne pas avoir la capacité de poursuivre les plus hauts responsables". La FIDH demande à la procureure de la CPI "d'ouvrir rapidement une enquête".

 

Centrafrique: des crimes contre l'humanité au cours d'un "conflit de l'impunité" (FIDH)

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 00:25

 

 

 

 

24/06/2014 | 00:01 (Reuters)

 

* Des milliers de morts et déplacés

* Crimes de guerre et crimes contre l'humanité

* Bangui a officiellement saisi la CPI

 

L'impunité qui règne depuis une décennie en Centrafrique est une des causes des violences qui déchirent depuis plus d'un an le pays, selon un rapport de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) publié mardi.

 

La RCA est plongée dans une spirale de violences depuis le renversement du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013, dernier acte d'une histoire récente marquée par une série de coups d'Etat.

 

Les exactions commises par la rébellion à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réaction de défense des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane. A ce jour, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et déplacés.

 

"L'ex-président Bozizé et ses partisans, les rebelles tchadiens et les rebelles centrafricains du Nord (...), sont autant d'acteurs des crises de 2002-2003, de 2007 et 2012-2013", souligne la FIDH dans son rapport.

 

"Mettre de côté ces acteurs de l'instabilité contribuerait grandement à faire stopper et prévenir de nouveaux crimes."

 

CELLULE D'ENQUÊTE

 

La Cour pénale internationale (CPI), chargée de juger les responsables présumés de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, a annoncé en février l'ouverture d'un examen préliminaire sur des crimes commis en Centrafrique.

 

Cet examen consiste à vérifier si les critères sont remplis pour l'ouverture d'une enquête.

 

Le 30 mai, le gouvernement centrafricain de transition a saisi la CPI sur les crimes commis depuis août 2012, une initiative qui pourrait permettre d'accélérer le processus.

 

Parallèlement, une cellule spéciale d'enquête et d'instruction (CSEI) a été créée début avril. Elle est chargée d'enquêter sur les exactions en cours, d'établir les responsabilités et d'instruire les procédures criminelles permettant d'arrêter les responsables des groupes armés actifs.

 

"La nature des crimes perpétrés en Centrafrique depuis la fin 2012 répond manifestement à la qualification de crimes internationaux", lit-on dans le rapport qui évoque une épuration politico-religieuse après l'exode forcé de populations, tout en refusant de parler de "génocide".

 

Se basant sur de nombreux témoignages, le rapport liste avec précision les attaques commises par les deux parties.

 

"Les groupes armés, Séléka ou anti-balaka, reçoivent des instructions, de l'argent et des soutiens pour mener cette politique du chaos et ériger les communautés les unes contre les autres", souligne Joseph Bindoumi, président de la LCDH.

 

Signe de ce "conflit de l'impunité", la FIDH fait état de la présence dans les rangs de la Séléka d'Abdoulaye Miskine, ex-chef de la garde présidentielle sous le régime du président Ange-Félix Patassé et responsable présumé du massacre du marché à bétail de PK12 à Bangui en 2002.

 

CRIMES DE GUERRE

 

Il remonte des enquêtes de terrain "la violence inouïe" des membres de la Séléka, qui se rendent coupables de meurtres, d'exécutions sommaires, de disparitions, de viols ou encore d'enrôlement d'enfants-soldats.

 

Face à eux, les milices anti-balaka sont rapidement passées du rang de victimes à bourreaux, et se révèlent "aussi prédatrices et violentes", en s'attaquant systématiquement aux populations civiles considérées comme proches de la Séléka.

 

"Séléka et anti-balaka se rejoignent et se ressemblent donc dans l'horreur dans un conflit (...) où les victimes sont découpées à la machette et les corps brûlés", dit le rapport.

 

Lors de leurs enquêtes, les défenseurs des droits de l'homme ont reconstitué la chaîne de commandement de la Séléka qui inclut l'ex-président Michel Djotodia et ses proches.

 

Le rôle joué par les anciens militaires des forces armées centrafricaines et des personnalités proches de l'ancien président Bozizé dans les rangs des anti-balaka a également été démontrée. L'enquête de la CPI pourrait, selon le rapport, permettre de clarifier la relation entre les cercles bozizistes, qui structurent largement le mouvement, et l'ancien président.

 

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

L'impunité en cause dans le conflit en Centrafrique-FIDH

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:16

 

 

 

 

23/06/14 (AFP)

 

La Centrafrique, pays "complètement détruit", a besoin d'un "gouvernement fort" pour sortir de la situation "quasi-anarchique" créée par la crise armée ouverte en 2013, a affirmé lundi Médecins sans frontières (MSF).

 

"C'est un pays complètement détruit", a déclaré à Nairobi lors d'une conférence de presse Sylvain Groulx, qui était jusqu'à ces derniers jours le chef de mission de l'ONG en Centrafrique.

 

La situation est "quasi-anarchique", le gouvernement "n'a aucun contrôle sur Bangui et certainement pas (sur) les provinces", a-t-il souligné.

 

Aujourd'hui, la Centrafrique a "besoin d'un gouvernement fort" et "uni", a-t-il insisté, en appelant à la "volonté politique des Centrafricains".

 

Pour l'heure, "on voit qu'il y a des fractures" au sein du gouvernement, de même que les groupes armés sont déchirés "en interne" par des conflits, a-t-il dit.

 

Dans ce pays qui traverse une crise sans précédent depuis 2013, les civils vivent au rythme des exactions commises par les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, et les milices anti-balaka, principalement chrétiennes, malgré le déploiement de forces internationales.

 

Formé en janvier, le gouvernement de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, est entravé par de vives tensions internes.

 

"Le gouvernement a ses responsabilités" et doit "s'efforcer de sécuriser, de réconcilier", a encore jugé M. Groulx.

 

"Il doit y avoir une vision" commune entre le gouvernement et les donateurs extérieurs mais parvenir à une telle vision est "impossible" sans sécurité, a-t-il assuré.

 

Sur le plan humanitaire, "il y a de grands besoins aujourd'hui. Malheureusement ces problèmes d'insécurité qui persistent font qu'aujourd'hui il n'y a pas assez d'acteurs humanitaires sur le terrain et pas assez qui est fait par les agences onusiennes", a-t-il insisté.

 

Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

La Centrafrique a besoin d'un "gouvernement fort" contre l'anarchie (MSF)

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:02

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-06-23 12:15:04 - Des épouses de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) en poste à Birao, dans l'extrême nord de la Centrafrique, une zone menacée de reprise des hostilités par une rébellion en gestation, ont pris d'assaut, lundi, la devanture de la résidence de la cheffe de l'état sise à Ngaragba, proche de la prison centrale de Bangui dans le 7è arrondissement, pour demander la relève des troupes stationnées dans cette zone.


Aux dernières nouvelles, « l'aérodrome de Birao est passé ce lundi 23 juin sous le contrôle de cette rébellion qui est lourdement équipée», a confié à APA un des soldats joint au téléphone. 


Une rébellion en gestation à Birao, dans l'extrême nord de la République centrafricaine (RCA), a lancé le 16 juin dernier un ultimatum de 15 jours aux Forces armées centrafricaines (FACA) et à celles du Soudan, qui constituent les Forces tripartites Tchad-RCA-Soudan, leur demandant de se désengager et libérer les lieux.

Cette rébellion composée majoritairement de généraux dissidents de la Coalition Séléka, selon les informations recueillies, a menacé d'attaquer les positions des forces ciblées si elles ne quittent Birao. 


« Faites quelque chose pour vos militaires, nos maris», maman la présidente, a lancé une des épouses de militaires rappelant : « nos époux ont passé déjà deux ans à Birao sans être relevés ».


Le ministre de la défense, le général Théophile Tchimangoa, qui suivait cette marche pacifique, est intervenu pour prendre cinq déléguées pour les accompagner dans la résidence présidentielle.


Les forces multinationales basées à Birao ont pour mission de contrôler les flux migratoires aux frontières Tchad-RCA-Soudan, d'y assurer la sécurité des personnes et des biens et précisément du site d'exploration pétrolière de Boromata à Birao. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=606877#sthash.jD7lbu03.dpuf

Manifestation d'épouses de soldats des FACA en poste à Birao

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 15:59

 

 

 

 


L'histoire explique le présent et permet de le comprendre. Elle sert à préparer l'avenir et est le seul ingrédient de la vie sur lequel l'homme dispose d'un contrôle complet. Si la RCA de 2014 est devenu un territoire où il y a des morts et des mourants car aucune loi n’est respectée, cela est inscrit dans son histoire.

Tout, absolument tout fut dit pour justifier la naissance et la folle aventure des Khmers rouges centrafricains appelés SELEKA. La principale justification réside dans l’abandon des préfectures de la Bamingui et de la Vakaga qui forment avec la Haute Kotto, la région n° 5 dite du Fertit.


La Bamingui Bangoran et la Vakaga, ce sont 104.700 km² soit 16% du territoire national pour quatre-vingt-quinze milles quatre cents quatre-vingt-quatre(95484) habitants soit 1,90% de la population nationale constitués des tribus Aiki(roungarisés), Arabes (Heymat, Ta'aisha et Rizaykat), Banda, Fer (Kara), Gèmé, Gùlà, Haousa, Litos, Mvang (vang), Nduka, Rounga, Sara dunjo, Sara Kaba, Wada et Yulu. C'est par cette région que l'islam fit son entrée sur le territoire de l'actuelle RCA entre les 16 ème et 18ème siècles. 

En 1891 Mohamed El Senoussi, un Rounga originaire du Soudan est installé à Ndélé comme Sultan par son oncle Rabah qui a déposé le Sultan Kober, un Nduka, fondateur de la ville de Ndélé. Les Rounga sont un groupe ethnique originaire du Salamat (Tchad) et du Darfour/Kordofan (Soudan), ils sont une sorte de dérivés des Banda et des Saras. Entre 1890 et 1900, Mohamed El Senoussi déporte environ 6000 esclaves par an vers le Moyen-Orient via le Tchad et la Libye soit 60.000 (1) personnes essentiellement des Gula, Banda, Mandja et certains Rounga. Cette razzia a modifié durablement la démographie de la région et les stigmates sont encore visibles de nos jours. Ainsi la préfecture de la Bamimgui Bangoran qui fait 58.200 km² dispose d'une densité de moins d'UN habitant au KM²(0,7) soit la plus faible de toute la RCA. Le Dar El Kouti « le Pays des Végétations denses » (1890-1911) fut le dernier grand état esclavagiste de toute l'Afrique (Afrique du Sud incluse). Ndélé était à son apogée, la 1ère véritable cité cosmopolite du territoire qui deviendra l'actuelle RCA grâce au commerce des esclaves. Atteignant déjà à l'époque près de 30.000 habitants au moment où Bangui en comptait à peine 10.000.

À l'instar des quatorze autres préfectures de la RCA, la Bamingui et la Vakaga sont restées à l'âge de la pierre taillée du développement post-révolution industrielle. Même les préfectures où l'on extrait du diamant depuis 90 ans, l’étranger qui y pénètre a de la peine à croire que c'est bien de ces endroits là que proviennent les diamants de Centrafrique qui rendent tant de personnes folles. Bria, Berberati et Carnot sont en 2014 de gros villages.


Il n y a pas eu en RCA depuis 1958(proclamation de la République) certaines régions développées au détriment d'autres. Avant Djotodia, la RCA connut cinq chefs d'état. Si l'on se rend aujourd’hui à Mokinda (Dacko), Berengo (Bokassa), Kembe (Kolingba), Paoua(Patassé) et Benzambé(Bozizé) ; on verra des villages figés au stade primaire de l'évolution. 

Aujourd'hui, ici et là, naissent des structures supposées défendre « les musulmans ». Ailleurs, ce sont des individus autoproclamés « généraux » c'est à dire jouissant d'une promotion illicite, ce qui est interdit à la fois par le Coran et la Bible, donc « une promotion HARAM » qui réclament l'application des accords (promesses) de Ndjamena encadrant les démissions de Djotodia et Tiangaye. Une Libanisation en douce du pays c'est à dire une répartition des fonctions politiques sur une base religieuse, enterrant de fait, le caractère LAÏC de la RCA.


Il y a peu avec Bozizé, nous déplorions sa tendance à la gestion clanique du pouvoir. Avant lui, le même reproche fut fait à Patassé lorsque les trois premières personnalités du pays pendant quatre ans (1999 -2003)  étaient originaires du même groupe ethnique et de la même ville. Avant Patassé, c'était à Kolingba que ce procès fut intenté au civil et au militaire. 


Avec la Seleka, nous passons du procès en « tribalisme » au procès en « religion », de l'alibi ethno-régional à l'alibi religieux. Et pourtant Gazambeti, Neris, Kodegue, Mboli Goumba et tralala ne sont pas à ce que je sache, originaires de la Vakaga ou de la Bamingui et encore moins des musulmans. 


Aujourd'hui certains Seleka prétendent défendre les musulmans, ce qui n'était pas le discours entre décembre 2012 et mars 2013. Au nom de cette défense catégorielle, ils exigent une Libanisation du pays ou sa division. A côté, le Gabon à majorité chrétienne est dirigé par des musulmans depuis 1967. La Côte d'ivoire à majorité chrétienne est dirigée par un musulman mais dans ces deux pays, on ne parle pas de Libanisation du processus politique. Pourquoi l'arrivée de Djotodia au pouvoir fut-elle le point de départ de l'utilisation de l'alibi religieux et sa démission, l’élément déclencheur du chantage à la partition?

Sans s'en rendre compte, depuis le début de cette crise, on ne parle presque plus des ethnies. Gbanou, Mbati, Langbassi, Mbemou, Ngama, Dagba, Ali...le discours ethnique ou son apologie a disparu. Est-ce le début de la naissance de l'identité centrafricaine ? Ce sentiment que l'identité nationale dépasse les locales dont elle est la somme ? Je formule les vœux qu'il en soit ainsi !

Revenons aux Khmers rouges centrafricains, oups, la Seleka. Loin de défendre les musulmans de Centrafrique, nous sommes là en face d'une entreprise purement criminelle dont les méthodes rappellent la traite negro-orientale avec Rabah et El Senoussi. Voire avec les vrais Khmers rouges du Cambodge.

Une entreprise criminelle qui est parvenue à prendre le pouvoir car la gestion de l'ordre politique en RCA depuis la restauration de la République en 1979 a créé les conditions de la liquidation de toutes les institutions nationales (Ce n'était guère mieux de 1958 à 1979).
 

Il y a une dizaine d'année, j'évoquai la théorie des dates clés. C'était avant la rébellion des Ex Libérateurs (Sabone&Co) en 2006. Il s'agissait d'une réflexion autour de certaines dates centrales liées à des événements dont les conséquences cumulées font de la RCA de 2014, UN ETAT NEANT :

-1946 : la 1ère élection de Boganda (le 10 novembre)
-1956 : la Loi Cadre (23 juin)
-1966 : le Coup d’État de la St Sylvestre (1er janvier) 
-1976 : la proclamation de l'empire centrafricain (4 décembre)
-1986 : la constitution du 28 novembre
-1996 : les 3 mutineries (18 avril, 18 mai, 15 novembre)
-2006 : la Rébellion des ex Libérateurs (avril)

Nous ne nous sommes pas réveillés un bon matin pour nous retrouver au fond du trou. La descente fut une belle, lente et progressive trajectoire avec quelques moments d’éclaircis qui nous donnèrent l'illusion d'être dans une société normale. Jamais nous n'avons voulu rattraper les précédentes erreurs et à chaque changement, l'impulsion espérée se transforme rapidement en immobilisme amplifiant le défaut originel.

Alors que les problèmes centraux ne sont pas encore résolus:
1. sécurité, assistance humanitaire et pacification ;
2. réunification territoriale du pays;
3. Remise en ordre de l'administration et de la justice ;

Nous voilà déjà en train de préparer le prochain bal des dupes appelé « dialogue » ou le bal des conjurés nommé « élections ».

La situation est trop grave pour qu'on continue ainsi de nous amuser et de fatiguer ceux qui veulent aider la RCA et ses populations.

Nous devons accepter de faire le deuil de ce pays que nous avons toujours cru Riche, Uni, Unique, Béni des dieux, convoité pour son sol et son sous-sol, pays avec une seule langue nationale, pays de Boganda...Ce pays-là n'a été qu'une illusion ou a cessé d'exister. C'est le prix à payer pour obtenir la Renaissance. Pour cela, la RCA doit mourir pour espérer revivre car c’est un nouveau pays que nous devons FONDER. En effet la RCA n’est un pays normal et ses réalités sont anormales. Continuer de croire au contraire, nous fais passer à côté de l'essentiel en prolongeant notre agonie.

LA RCA EST MORTE, VIVE LA RCA. 

 

 

Clément DE BOUTET-M'BAMBA

Post-Scriptum : pour ceux qui veulent savoir, les principaux sites du marché aux esclaves de Centrafrique (1870 - 1911) se situaient à :


- Site de Mbonzo et port de Mongoumba, rassemblement des esclaves
- Tata (Palais) du sultan Senoussi à Ndélé 
- Sites de kaga Yara et de Kaga Poungoubou à Ndélé, refuges d’esclaves
- Zériba (entrepôts) des Sultans Bangassou 
- Village des esclaves – Bamingui-Bangoran
- Marché aux esclaves de Yamando

 

1 : Les razzias esclavagistes débutèrent sur le territoire de l'actuelle RCA par le bassin de l'Ouéle et de l'Oubangui vers 1850 sous les ordres du pacha Zubeyr, un bahara du Haut-Nil dont Rabah était un Lieutenant. Les estimations sur le nombre d'esclaves originaires du territoire de l'actuel Centrafrique ne se limitent pas à la période de 1890 – 1900 mais sur une période plus longue. Le sous peuplement du Haut Mbomou, de la Haute Kotto, de la Vakaga et de la Bamingui trouve ici explication.

 

LA RCA EST MORTE, VIVE LA RCA par Clément DE BOUTET-M'BAMBA

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Centrafrique-Presse.com
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:27

 

 

 

 

http://alpesdusud.alpes1.com/ 

 

Hautes-Alpes – 23/06/2014 à 12:15 - Des militaires du 3ème escadron de combat du 4ème Régiment de Chasseurs (RCH), basé à Gap, ont participé à une reconnaissance offensive, entre le 15 et le 18 juin, en République centrafricaine (RCA).

 

Selon le Ministère de la Défense, les militaires Gapençais, présents dans la cadre de l’opération Sangaris, ont été engagés dans le Nord-Ouest de la RCA « pour reconnaître une zone fragilisée par la présence avérée de groupes armés près de la frontière tchadienne ».

 

Selon le communiqué officiel du ministère de la Défense, « cette opération de plusieurs jours a permis de contraindre un groupe armé qui menaçait la population du village de Bodjobo, qui s’était réfugiée en brousse ». Les militaires Français « ont procédé au désarmement de miliciens surpris par la rapidité de la manœuvre. Leurs armes ont été saisies ».

 

Parallèlement, le 2ème escadron de combat du 4ème Régiment de Chasseurs (RCH), déployé en RCA depuis mars dernier, devrait être rapatrié en France au mois de juillet.

 

Environ 2.000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5.800 hommes de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA). Lancée le 5 décembre 2013 par François Hollande, l’opération Sangaris « vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel », rappelle le Ministère de la Défense.


 

Hautes-Alpes : des militaires Gapençais désarment des miliciens

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Centrafrique-Presse.com
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 11:24

 

 

 

 

par RFI 23-06-2014 à 10:24

 

En Centrafrique, la presse est de nouveau en deuil. Une journaliste de la radio Bé Oko de Bambari, Blanche Elisabeth Olofio est décédée dimanche à Bangui de complications liées à ses blessures. Elle avait été violemment frappée par les hommes de la Seleka à Bambari en janvier 2013. Sa mort montre à quel point la prise en charge des blessés est problématique en Centrafrique.

 

En janvier 2013, les Seleka entrent dans Bambari. Ils sont guidés par une personne mal intentionnée vers la maison de Blanche Elibateh Olofio, journaliste à la radio Be Oko. Les rebelles se livrent au pillage de son domicile. Quand la journaliste vient constater les faits, elle est passée à tabac.

 

Des blessures dont elle ne s'était jamais vraiment remise. « Elle avait reçu des coups de crosse sur la tête, sur la colonne vertébrale, raconte un membre de sa famille. Elle a succombé ce dimanche matin vers 6 heures et le docteur a dit que c’était suite au passage à tabac des Seleka ».

 

Les hôpitaux de Bangui mal adaptés et en surcapacités

 

La mort de Blanche Elisabeth vient rappeler à quel point la prise en charge des blessés est difficile dans une Centrafrique en crise. Agressée à Bambari, il a fallu qu'elle soit transférée à Bangui pour être traitée, car certains types de blessures ne peuvent être soignés dans les hôpitaux de l'intérieur du pays.

 

« Il faut que l’état du patient permette son transfert d’une province à la capitale, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas, explique Jean-François Sangsue, le chef de délégation du CICR Bangui. Et si l’état le permet, encore faut-il avoir la possibilité logistique de faire ce déplacement et trouver une structure d’accueil qui puisse encore admettre un nouveau blessé ».

 

Arrivée à Bangui, Blanche Elisabeth Olofio a continué à payer le prix de la crise. Faute de scanner adapté dans la capitale, ses blessures n'ont jamais pu être parfaitement diagnostiquées. Son évacuation sanitaire vers un autre pays avait été demandée par les médecins, mais elle n'a pas pu avoir lieu par manque de moyens.

RCA: mort d’une journaliste centrafricaine blessée à Bambari

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