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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:20
Le général Langlade de Montgros à la tête de l'EUTM RCA

 

Le général Langlade de Montgros à la tête de l'EUTM RCA

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

Le général de brigade français Jacques Langlade de Montgros a pris le commandement de la mission militaire de formation de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) dont le mandat a été renouvelé jusqu'en septembre 2022.

La décision du Comité politique et de sécurité date du 26 août.

La cérémonie de samedi s’est déroulée au camp M’poko, à Bangui, en présence du Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadéra, et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye

Le général Langlade de Montgros replace le général de brigade Paulo Manuel Simões das Neves de Abreu qui occupait ce poste depuis septembre 2020.

Ancien patron de la 11e BP (2019-2021), le général Langlade de Montgros sert à l'inspection de l'armée de terre, depuis le 1er août 2021. 

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:16
Le Mali proche d'un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner
Le Mali proche d'un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner
Le Mali proche d'un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Le Mali proche d'un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner

par John Irish et David Lewis

PARIS 13/09/2021(Reuters) - Les autorités maliennes sont proches de conclure un accord avec la société militaire privée russe Wagner, ce qui permettrait à Moscou d'étendre son influence en Afrique de l'Ouest malgré l'opposition de Paris, ont déclaré à Reuters sept sources diplomatiques et sécuritaires.

La France, qui a annoncé en début d'été une transformation de ses opérations militaires dans le Sahel et une réduction de sa présence au Mali, a lancé une offensive diplomatique pour tenter de dissuader la junte au pouvoir au Bamako de concrétiser ce rapprochement avec la Russie, ont ajouté les sources.

Selon une source européenne qui suit le dossier ouest-africain et une source proche des services de sécurité au Sahel, l'accord pourrait porter sur l'envoi d'un millier de mercenaires russes au Mali. Deux autres sources ont dit penser que leur nombre serait moins élevé, sans fournir d'estimation chiffrée.

Quatre sources interrogées par Reuters ont déclaré que le groupe Wagner serait payé six milliards de francs CFA (environ 9,15 millions d'euros) par mois pour ses services.

L'accord pourrait également garantir à la société russe l'accès à trois gisements miniers, deux d'or et un de magnésium, a ajouté une des sources.

Selon une source sécuritaire travaillant dans la région, les mercenaires russes seraient chargés de former les Forces armées maliennes (FAMA) et d'assurer la protection de certains hauts dirigeants maliens, mission qu'effectue déjà le groupe Wagner en Centrafrique.

Reuters n'a pas été en mesure de confirmer ces informations de manière indépendante et le groupe Wagner n'a pas répondu aux demandes de commentaire.

ENGAGEMENT FRANÇAIS REMIS EN CAUSE ?

Pour tenter de convaincre la junte de ne pas signer cet accord, la France a sollicité l'aide de certains de ses alliés, comme les Etats-Unis, et envoyé des émissaires à Bamako et à Moscou, ont dit les sources diplomatiques.

Le président français Emmanuel Macron a directement abordé la question avec son homologue russe Vladimir Poutine, selon l'une d'elles. Ni l'Elysée, ni le Kremlin n'ont répondu aux sollicitations de Reuters.

Selon les sources diplomatiques, Paris craint que l'arrivée de mercenaires russes au Mali déstabilise davantage la région et compromette la lutte antiterroriste au Sahel au moment où la France cherche à transformer l'opération Barkhane en coalition internationale impliquant davantage ses alliés européens.

Le Quai d'Orsay n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters mais une source diplomatique française s'est montrée très critique envers les interventions du groupe Wagner dans d'autres pays, dénonçant pêle-mêle "violations des droits de l'homme", "ingérence dans le fonctionnement de l'Etat", "prédation sur les ressources naturelles" et "détérioration de la situation sécuritaire".

"Une intervention de cet acteur serait donc incompatible avec les efforts des partenaires sahéliens et internationaux du Mali, engagés au sein de la Coalition internationale pour le Sahel en faveur de la sécurité et du développement de la région", a-t-elle prévenu.

UNE "RUMEUR", SELON LA JUNTE

Un porte-parole de la junte au pouvoir à Bamako depuis le coup d'Etat d'août 2020 a dit ne pas être au courant d'un tel projet d'accord avec Wagner.

"Ce sont des rumeurs. Les officiels ne commentent pas les rumeurs", a dit le porte-parole, Baba Cissé.

Le porte-parole du ministère malien de la Défense a déclaré de son côté que "l'opinion publique malienne est favorable à une coopération accrue avec la Russie vu la situation sécuritaire", tout en assurant qu'"aucune décision n'a été prise sur la nature de cette coopération".

Des "instructeurs militaires" du groupe Wagner sont déployés en République centrafricaine, où ils ont été accusés par les Nations unies de violations des droits de l'Homme. Moscou, qui nie tout lien direct avec la société privée, a rejeté ces accusations.

    La présence de mercenaires russes à Bamako remettrait en cause le soutien financier des partenaires internationaux du Mali et la formation de l'armée malienne assurée notamment par l'Union européenne, ont déclaré quatre sources sécuritaires et diplomatiques.

Un redéploiement des soldats français encore présents dans le nord du Mali vers des pays voisins comme le Niger serait également envisageable, ont-elles ajouté.

Alors que les relations se sont tendues avec la France depuis le second coup d'Etat à Bamako l'an dernier, la junte malienne a multiplié les signes de rapprochement avec la Russie, comme la visite du ministre de la Défense Sadio Camara à Moscou le 4 septembre.

Un responsable du ministère malien de la Défense a indiqué que cette visite s'inscrivait "dans le cadre de la coopération et de l'assistance militaire", sans plus de précisions.

Le ministère russe de la Défense a évoqué de son côté un entretien entre le vice-ministre russe, Alexandre Fromine, et Sadio Camara, consacré à des "projets de coopération militaire" et aux "questions de sécurité en Afrique de l'Ouest".

Signe de l'inquiétude de Paris, le "Monsieur Afrique" du Quai d'Orsay, Christophe Bigot, s'est rendu le 8 septembre à Moscou pour un entretien avec Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président Vladimir Poutine pour le Moyen-Orient et l'Afrique. Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé leur entrevue.

 

(Reportage de John Irish et David Lewis, avec Robin Emmott à Bruxelles, Tangi Salaün et Elizabeth Pineau à Paris, Aaron Ross et Bate Felix à Dakar, Tiemoko Diallo à Bamako, Tatiana Ustinova, Andrew Osborn et Anton Zverev à Moscou, version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)

 

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:09
Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l'humanité en RCA
Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l'humanité en RCA
Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l'humanité en RCA

 

Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l'humanité en Centrafrique

LE FIGARO

Un important ancien chef d'une des milices qui s'affrontaient au plus fort de la guerre civile en Centrafrique a été inculpé vendredi 10 septembre de crimes contre l'humanité par des juges d'une cour spéciale à Bangui, cinq jours après son arrestation, a annoncé ce tribunal.

L'ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset est un ancien cadre de la garde rapprochée de l'ancien président François Bozizé, renversé en 2013 par une coalition de groupes armés à majorité musulmane, la Séléka. Il a ensuite été un chef important des milices anti-balaka, à majorité chrétienne et animiste, fondées par François Bozizé pour lutter contre la Séléka. Ces deux groupes ont plongé le pays dans une sanglante guerre civile et ont été accusés en 2015 par l'ONU de «crimes de guerre» et «crimes contre l'humanité» durant les années 2014 et 2015, au paroxysme du conflit.

Probable saisie de la CPI

Eugène Barret Ngaïkosset, arrêté le 4 septembre dans la périphérie de Bangui, «a été inculpé de crimes contre l'humanité» vendredi par deux juges d'instruction de la Cour Pénale Spéciale (CPS), a annoncé cette dernière dans un communiqué. Cette juridiction hybride, composée de magistrats centrafricains et internationaux, est chargée de juger les violations graves -depuis 2003- des droits humains dans ce pays d'Afrique centrale en guerre civile depuis 2013.

Le parquet de la CPS devra décider si Ngaïkosset sera placé en détention provisoire en attendant un éventuel procès, précise le communiqué. La Cour pénale internationale (CPI) de la Haye pourrait également se saisir du cas de l'ex-capitaine.

«Le boucher de Paoua»

Eugène Barre Ngaïkosset est surnommé par la presse centrafricaine « le boucher de Paoua » en référence à des massacres commis dans cette ville du nord-ouest par l'armée, de 2005 à 2007, lorsqu'il était un des commandants de la redoutable garde présidentielle de François Bozizé. Selon un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) de 2009, «des diplomates» avaient alors demandé à François Bozizé qu'il engage des poursuites contre Ngaïkosset, «commandant d'une unité de la garde présidentielle impliquée dans des atrocités généralisées commises dans le nord-ouest».

L'ex-capitaine avait créé une faction des milices anti-balaka après la chute de M. Bozizé en 2013. Et un rapport de l'ONU, qui a gelé ses avoirs à l'étranger et émis un avis d'interdiction de voyager, l'a accusé en 2015 de «s'être livré ou avoir apporté un appui à des actes (...) contraires au droit international des droits de l'Homme».

La guerre civile a considérablement baissé d'intensité depuis 2018 mais des groupes armés, issus ou non de l'ex-Séléka et des anti-balaka, occupaient encore fin 2020 plus des deux tiers de la Centrafrique. Certains ont lancé en décembre une rébellion contre le pouvoir du président Touadéra. Ce dernier a été finalement réélu le 27 décembre et son armée, grâce à l'appui de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd'hui largement reconquis le territoire.

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:06
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire

 

Centrafrique : Mme Denise Brown condamne fermement la mort d’un humanitaire tué par un engin explosif

La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire tué par un engin explosif en République centrafricaine

 

Bangui, 10 septembre 2021 – La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Mme Denise Brown, est profondément choquée et consternée par la mort d’un travailleur humanitaire, tué hier lors d’une mission dans le nord-ouest de la République centrafricaine.

L’équipe de l’ONG internationale Conseil Danois pour les Réfugiés menait des activités humanitaires lorsqu’un de ses véhicules a sauté sur un engin explosif dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Un travailleur humanitaire a été tué. Trois autres ont été légèrement blessés, sont traumatisés et ont été évacués à Paoua pour des soins médicaux. « Nous sommes atterrés par la perte tragique de notre collègue humanitaire, je présente mes condoléances les plus sincères à la famille de la victime, à ses amis et aux collègues du Conseil Danois pour les Réfugiés », a déclaré Mme Brown.

Entre janvier et août 2021, 27 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à au moins 14 civils et ont blessé 21 civils et deux casques bleus des Nations Unies dans l’ouest du pays. La présence ou la présence présumée d’engins explosifs empêche les travailleurs humanitaires de venir en aide aux communautés qui ont été sévèrement affectées par le conflit.

« Je condamne fermement l’utilisation d’engins explosifs et j’appelle toutes les parties à prendre des mesures nécessaires pour protéger la population civile et respecter les travailleurs humanitaires », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire.

2,8 millions de personnes ont besoin d’assistance et de protection en République centrafricaine. Entre janvier et août 2021, deux travailleurs humanitaires ont été tués et 19 blessés. Au cours de cette période, 314 incidents affectant le personnel ou les biens humanitaires ont été enregistrés. Malgré un environnement opérationnel dangereux, les acteurs humanitaires sont venus en aide à plus de 1,4 million de personnes dans le besoin urgent.

 

Source : OCHA

 

En Centrafrique, la multiplication des engins explosifs mine les humanitaires

 

RFI Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

 

En République centrafricaine, un employé centrafricain de l’ONG internationale Conseil danois pour les réfugiés (DRC) a perdu la vie ce jeudi 9 septembre lorsque que son convoi a sauté sur un engin explosif entre Paoua et Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pende dans l’ouest du pays.

L’image du véhicule renversé partiellement détruit témoigne de la violence de l’explosion. Trois autres membres de l’équipe ont été légèrement blessés selon l’ONG qui exprime dans un communiqué son désarroi et met en pause ses activités pour le weekend tandis que que Denise Brown, la coordonnatrice humanitaire de l’ONU en RCA, se dit « profondément choquée et consternée » par l’évènement.

L’utilisation croissante d’engins explosifs, un mode opératoire récent dans le pays, alarme tous les acteurs de terrain. Cela fait à peine un an que l’usage d’engins explosifs est signalé pour la première fois en Centrafrique. Mais il s’est considérablement accu depuis l’offensive rebelle de la CPC en janvier dernier puis la contre-offensive de forces loyalistes. 

Un nouveau mode opératoire des groupes armés qui, repoussés hors des villes, adoptent des « techniques de guérilla » selon les observateurs. Depuis janvier, l’ONU dénombre au moins 14 civils tués par des mines et 21 autres blessés dont deux casque bleus. En mai, cinq militaires centrafricains ont également perdu la vie dans des circonstances similaires.

Les incidents se concentrent dans l’ouest du pays, la zone où le conflit est actuellement le plus intense où les besoins humanitaires sont les plus urgents et où la présence d’engins explosifs rend encore plus difficile l’accès aux populations. 

Après avoir nettoyé quarante kilomètres de voies dans la zone, la Minsuca vient d’annoncer mercredi la suspension de ses opérations de déminage en raisons d’entraves et de tensions avec les populations. 

Une décision décriée par le parti MLPC de l’opposant Martin Ziguélé qui dans un communiqué exprime sa « déception » et appelle la Minusca à « reconsidérer sa position ». 

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 15:14
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé

 

Dans l’après-midi du 09 septembre 2021, un véhicule de l’ONG Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) venant de Paoua vers Bocaranga a sauté sur une mine au village Bokomboussi dans ma circonscription de Bocaranga 3 dans la Commune Loura.

Le chauffeur du camion a été tué du coup et il y a eu plusieurs blessés graves évacués dans la journée sur l'hôpital de Paoua. Je présente mes condoléances à la famille du chauffeur tué dans cet attentat et compatis au sort des blessés.

Honorable Martin ZIGUELE

Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:52
La MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays
La MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays

 

Centrafrique : la MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays

Par : Vivienne |  French.china.org.cn | Mis à jour le 09-09-2021

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a annoncé mercredi avoir interrompu ses activités de déminage d'engins explosifs dans deux préfectures de l'ouest du pays.

Le major Ibrahim Atikou, porte-parole de la force militaire de la MINUSCA, a précisé que ces activités avaient été arrêtées dans les préfectures de la Nana Mambéré et de l'Ouham Pendé suite aux rumeurs selon lesquelles la mission serait de connivence avec des groupes armés et leur fournirait des mines antipersonnelles.

Il a regretté que de tels explosifs aient tué sept civils et blessé grièvement plusieurs autres depuis le 20 août, amenant la MINUSCA à décider de déminer des axes routiers dans les préfectures concernées, précisant ainsi que quelque 40km avaient déjà été nettoyés.

Le porte-parole a par ailleurs fermement dénoncé les allégations de collusion, de tentatives de manipulation des populations et les entraves physiques commises par d'autres forces de sécurité dans le village de Bondiba contre les missions de vérification de la présence et la neutralisation d'engins explosifs.

Selon le major Atikou, les travaux de déminage reprendront lorsque la tension aura baissé.

L'utilisation de ces mines dans l'ouest du pays a débuté dès le déclenchement en début d'année de l'offensive de l'armée centrafricaine contre les positions des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Source: Agence de presse Xinhua

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:48
RCA : La Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021
RCA : La Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021

Lu pour vous

 

Centrafrique : 6 ans après sa création, la Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021

 

(Agence Ecofin) 09 septembre 2021 15:15 - La Cour pénale spéciale pour la Centrafrique a été créée en 2015 pour juger les crimes de guerre et contre l’humanité commis en Centrafrique depuis 2003, mais n’a pu commencer ses travaux qu’en 2018. Ses premiers procès sont particulièrement attendus, au vu de la situation sécuritaire actuelle.

La Centrafrique va-t-elle enfin juger les personnes impliquées dans les crimes de guerre qui ont marqué le pays depuis plusieurs décennies ? A en croire Alain Tolmo, substitut du procureur près la Cour pénale spéciale (CPS) pour la Centrafrique, les premiers procès pourraient démarrer avant la fin de cette année.

Créée aux fins de poursuivre les crimes contre l’humanité, génocides et crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, année marquée par l’arrivée au pouvoir de l’ancien président François Bozizé, la CPS est composée de juges centrafricains et internationaux. Etablie en 2015 en pleine période de transition, cette institution n’a pu tenir sa première session officielle qu’en 2018.

Dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par les affrontements entre les groupes armés qui ont pris le contrôle du pays et les forces gouvernementales appuyées par la Russie, les travaux de cette Cour seront particulièrement scrutés par la population, mais également par la communauté internationale.

Selon M. Tolmo, « il y a douze dossiers qui sont sous instruction préparatoire, donc des dossiers qui sont en enquête préliminaire au niveau de la phase policière de la recherche de la vérité » et « il y a une vingtaine de mandats qui sont lancés pour justement appréhender les auteurs, complices ou commanditaires de crimes contre l’humanité ».

D’après l’ONU, rien qu’entre juillet 2020 et juin 2021, 526 cas de violations et d’abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont été répertoriés à travers le pays et ont fait au moins 1221 victimes, dont 144 personnes civiles ou hors de combat, qui ont été tuées par les parties au conflit.

« Toutes les parties au conflit continuent de commettre des atrocités, alors que la situation sécuritaire se détériore, en particulier dans les provinces », a déploré en août dernier, le chef de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA), Mankeur Ndiaye.

En plus des groupes rebelles coalisés au sein de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement), il faut rappeler que la présence de mercenaires russes aux côtés des forces armées centrafricaines (FACA) et leur présumée implication dans des atrocités commises dans le pays ont souvent été dénoncées par l’ONU et d’autres organisations internationales. Un dossier sur lequel la CPS sera également attendue au cours des prochains mois.

« C’est un message que nous sommes en train de lancer aux bourreaux et aux futurs prisonniers qui font l’objet de nos mandats d’arrêt. La Cour est en train de travailler », a averti Alain Tolmo.

Moutiou Adjibi Nourou

 

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:45
Des rebelles centrafricains, spécialisés dans les kidnappings, appréhendés par la gendarmerie

Lu pour vous

 

Ngaoundéré: Des rebelles centrafricains, spécialisés dans les kidnappings, appréhendés par la gendarmerie

 

https://www.lebledparle.com/ CLAUDE PAUL TJEG 10 SEPTEMBRE 2021

 

D’autres membres du groupe ont été interpellés après l’exploitation de leurs complices.

L’instabilité politique qui règne en République centrafricaine depuis des années, a contraint plusieurs citoyens de ce pays a trouvé refuge au Cameroun. Ces déplacements difficilement contrôlables, en raison de la porosité des frontières, profitent également à certains acteurs impliqués dans la détérioration du climat sécuritaire en Centrafrique. Certains d’entre eux ont également jeté leur dévolu sur le Cameroun, où ils n’hésitent pas à commettre des actes répréhensibles. C’est notamment le cas de plusieurs membres du groupe rebelle 3R,  qui se sont installés dans la ville de Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua.

Ces seigneurs de guerre, habitués à la violence, ont choisi comme moyen de subsistance, les rapts et les kidnappings contre rançons. Ils ont mené leurs activités illégales dans toute la région de l’Adamaoua pendant plusieurs mois, jusqu’à ce que la Gendarmerie Nationale décide de s’en mêler. Ce corps de l’armée a annoncé jeudi 9 septembre 2021 sur Facebook, avoir mis la main sur plusieurs  membres de ce groupe rebelle.

«Afin de commettre aisément leurs forfaits, ils se sont établis de fausses Cartes Nationales d'Identité à la fois camerounaises et centrafricaines. C'est ainsi que sur renseignements, les éléments de la Légion de Gendarmerie de l'Adamaoua ont interpellé, au cours de la préparation d'une énième opération d'enlèvement, le capitaine du groupe rebelle et ses complices, le 1er septembre 2021.Par la suite, les pandores ont mené une opération coup de poings qui a permis d'interpeller d'autres membres du groupe. Lors des opérations de fouille et perquisition, plusieurs objets frauduleux (Cachets, diplômes, CNI...) ont été découverts et saisis», a révélé la gendarmerie

Lesdits rebelles qui sont accusés de diverses infractions parmi lesquelles, «faux en écriture, immigration clandestine avec complicité, enlèvements», ont été mises à la disposition de la Justice Militaire.

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:41
REVUE DE PRESSE AFRIQUE COUP D'ETAT EN GUINEE
REVUE DE PRESSE AFRIQUE COUP D'ETAT EN GUINEE

 

 

Jeune Afrique nous révèle comment le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a pu s’emparer du pouvoir aussi facilement en Guinée. Choyé par le président Alpha Condé à qui il doit son ascension fulgurante, Doumbouya devient très vite « populaire au sein de l’armée » et se permet de critiquer le régime. « Pendant des mois, relate Jeune Afrique, le président préfère ignorer les "notes blanches" de ses services de renseignement, lesquels lui rapportent les propos présumés de l’officier (…). Il se refuse à écarter Doumbouya, incapable d’imaginer que ce dernier puisse tenter quoi que ce soit contre lui, auquel l’ancien caporal-chef de la Légion doit ses cinq galons de lieutenant-colonel. »

« L'affrontement est bref mais meurtrier »

À la veille du putsch, Alpha Condé avait affirmé son intention de « desserrer le budget de l’armée », pour répondre ainsi à la grogne de certains haut gradés qui réclamaient notamment de nouvelles voitures de fonction.

En tout cas, dimanche, poursuit Jeune Afrique, « à la tête d’une colonne d’une cinquantaine de camions et de pick-up armés de mitrailleuses, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya fonce droit sur Kaloum, où il fait son entrée aux alentours de 8h du matin. Il a engagé dans l’aventure la quasi-totalité du Groupement des forces spéciales, soit 500 hommes environ, dont une partie, lourdement armée, prend position devant le camp Makambo pour bloquer toute sortie des renforts de la garde présidentielle, tandis que l’autre, dont l’unité spéciale 8602 entraînée par les Français et les Israéliens, se dirige sur Sékhoutouréya avec l’appui-feu d’un blindé et de plusieurs mortiers. (…) À l’extérieur, l’affrontement est bref mais meurtrier. Selon JA, une vingtaine de gardes présidentiels sont tués (…). Les putschistes s’emparent du président, à qui ils passent des menottes après l’avoir menacé ("Si vous bougez, on tire !"), puis le font descendre dans un salon du rez-de-chaussée où ils le filment et le photographient, à la fois sonné, désemparé et tout de colère contenue. Ces images, qui rappellent celles du couple Gbagbo hagard lors de sa capture en avril 2011, feront le tour du monde ».

Reste à connaître la suite…

Et Jeune Afrique de s’interroger : « le lieutenant-colonel Doumbouya a-t-il agi parce qu’il sentait l’étau se resserrer autour de lui ? Et surtout, a-t-il agi seul ou sous influence ? Dans un pays encore très fortement marqué par les appartenances communautaires, le fait qu’il soit Malinké, comme 90% de ses hommes, explique en partie l’absence de réaction des partisans d’Alpha Condé et de son parti. C’est le troisième coup d’État réussi dans l’histoire de la Guinée après ceux de Lansana Conté et de Moussa Dadis Camara. Comme à chaque fois, les prisons s’ouvrent et la foule applaudit. Reste à connaître la suite, pointe Jeune Afrique, qui, comme on le sait, a souvent tendance à se solder par un désastre politique et économique tant il est évident que les militaires guinéens au pouvoir se sont toujours servis au lieu de servir ».

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Pour l’instant, les putschistes ont le vent en poupe auprès de l’opinion guinéenne et des médias. Les médias guinéens qui, dans leur grande majorité, ont pris fait et cause pour les militaires et certains même conspuent l’ancien régime et la personne même d’Alpha Condé. En témoigne cette tribune publiée par le site Aminata, intitulée : « Alpha doit payer ! »

La Cédéao sous le feu des critiques

Sur le plan international, la Cédéao a suspendu la Guinée de ses organes de décision, sans évoquer dans l’immédiat de sanctions économiques. Une décision qui suscite l’ironie de la presse burkinabé : « que peut bien faire la pauvre Cédéao ? », s’interroge ainsi L’Observateur Paalga. « On n’a jamais vu des putschistes restituer le pouvoir sous la pression de ce qui est considéré à tort ou à raison comme un syndicat de chefs d’État. La dernière preuve en date, c’est le cas malien, où la Cédéao a payé au prix fort ses errements et son manque de fermeté. »

« L’organisation panafricaine a, une fois encore, raté le coche, dénonce pour sa part WakatSéra, oubliant son protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. Une démocratie violée par Alpha Condé qui a constamment muselé son peuple et son opposition, verrouillant toutes les voies possibles à l’alternance par les urnes, réprimant, sans autre forme de procès, et dans le sang, toute manifestation contre son pouvoir. »

 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 21:10
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA

Lu pour vous

 

Françafrique: Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas de la Centrafrique

https://www.financialafrik.com/ Par Achille Mbog Pibasso 8 septembre, 2021

Les années passent, les méthodes changent, mais les objectifs restent les mêmes. Tel peut-être sommairement résumé les relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique de l’Ouest et du Centre plus connues sous le nom de la françafrique. Du Cameroun au Sénégal en passant par la Côte d’Ivoire, le Gabon, et les toutes les anciennes colonies d’Afrique francophone, la France fait feux de tout bois pour maintenir son influence qui s’effrite avec le temps. Les libertés prises par certains dirigeants et l’esprit de liberté qui anime les peuples ne sont pas de nature à conforter le leadership de « la mère patrie ».

Toujours est-il que poussée dans ses derniers retranchements en Centrafrique avec la montée en puissance de la Russie, la France entend revenir en force pour reconquérir « son empire de diamant » en proposant « un dialogue constructif » à la République centrafricaine. Pour ce cas d’espèce, le président français Emmanuel Macron a instruit le ministère des Affaires étrangères de mener une « offensive » diplomatique en Centrafrique. Afin de remettre Paris au centre du dispositif, la France y a dépêché une délégation conduite par Sylvain Itté, ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique qui effectue depuis le 7 septembre 2021 une visite de cinq jours en République centrafricaine avec au programme, des rencontres avec les plus hautes autorités du pays au rang desquelles le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Au cours ce séjour, il sera question de « dresser un bilan » des relations entre les deux pays en vue de reprendre « un dialogue constructif ». Cette visite intervient dans un contexte de relations tendues entre les deux pays, la France ayant décidé en début d’année de geler son aide budgétaire et de suspendre une partie de sa coopération militaire avec la Centrafrique. Des mesures de « rétorsions » qui apparaissent comme un chantage à cause de la distance prise par Bangui vis-à-vis de la France et concomitamment le rapprochement confirmé avec la Russie.

Visiblement, Paris aurait opté pour la désescalade dans un contexte de multiplication des fausses informations et de propos hostiles à la France. Toutefois, l’Hexagone pense qu’il faut recréer des conditions de confiance, d’autant que « les manipulations multiples, multiformes, se situent en RCA, en France, dans des pays limitrophes de la RCA. Nous les connaissons, nous savons absolument qui en sont les auteurs et parfois les commanditaires», a confié le sherpa de la diplomatie française.

Dans ce positionnement du politiquement correct, les autorités centrafricaines semblent sur la même longueur d’ordre que leurs homologues françaises  car « nous voulons dire à l’ensemble de la population centrafricaine et de la population française que nous n’avons aucun souci avec la France » a affirmé Serge Ghislain Djorie, ministre de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement. En d’autres termes, « par rapport à ce qui se trame en termes de campagne de désinformation, nous allons travailler là-dessus. Ceux qui sont en charge de cela, nous commençons à les identifier. Je pense que dans un bref délai, nous allons répondre à leurs préoccupations ».

Selon nos informations, Paris qui envisage de revenir sur ces décisions notamment sur le gel de son aide budgétaire et la suspension d’une partie de sa coopération militaire voudrait des « garanties » de la part des autorités centrafricaines, alors qu’on a annonce une offensive diplomatique française en Afrique, ce qui lui permettrait de maintenir son influence dans le pré-carré.  C’est dire les enjeux du prochain sommet Afrique-France du 7 au 9 octobre 2021 à Montpellier qui, officiellement se définit comme un « nouveau format, avec de nouveaux acteurs, de nouvelles thématiques et de nouveaux enjeux » et dont l’objectif est de « porter un regard neuf sur la relation entre l’Afrique et la France pour offrir un nouveau cadre de réflexion et d’action aux nouvelles générations ».

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Centrafrique-Presse.com