Sommaire

Recherche

Liens

29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:08

 

 

 

 

par RFI 28-03-2014 à 23:30

 

 

L’ancien président centrafricain a accordé un entretien exclusif à RFI, à retrouver dans son intégralité ce samedi 29 mars (4h40 TU). François Bozizé, qui figure sur une liste de personnalités «sanctionnables» par les Nations unies, nie les accusations et annonce son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles en Centrafrique.

 

« Qu’on cesse de m’accuser », a déclaré François Bozizé, en exclusivité au micro de RFI dans un entretien diffusé en intégralité ce samedi 29 mars (4 h 40 TU sur RFI Antenne Afrique). « J’ai souffert de mon renversement, et voilà qu’on m’accuse, qu’on s’acharne sur moi », continue l’ancien président centrafricain. François Bozizé, et son fils Jean-Francis figurent en effet sur une liste de onze personnalités déposées par la France devant le Conseil de sécurité. Les sanctions prévues portent notamment sur un gel des avoirs financiers et une interdiction de voyager des personnalités visées, accusées d’avoir un rôle actif dans la crise qui secoue actuellement la République centrafricaine.

 

Bozizé se présentera à la présidentielle « si Dieu le veut »

 

La France, qui joue un rôle très actif dans ce processus, accuse l’ancien président centrafricain et son fils d’être liés aux milices anti-balaka au travers de certains de leurs chefs. Il est notamment reproché à François Bozizé, après la réactivation des groupes d’anti-balaka, d’avoir cherché à les organiser et à les armer à son profit. « Ce n’est pas vrai. Bozizé est un président élu au suffrage universel. Démocratiquement élu. C’est la bête noire que l’on veut à tout prix écarter des prochaines élections. C’est ça le fond de l’affaire. C’est pas autre chose », affirme-t-il.

 

Interrogé sur son intention de se présenter à l’élection présidentielle prévue en février prochain en Centrafrique, François Bozizé « ne voit pas d’inconvénient ». « Pourquoi est-ce que l’on pourrait m’écarter de cela ? », fait-il mine de s’interroger, prévoyant de se présenter « si Dieu le veut ».

 

► Diffusion de l’intégralité de l’entretien exclusif de François Bozizé à RFI samedi 29 mars à partir de 4h40 (TU) sur RFI Antenne Afrique. Il sera également disponible sur la page de l'émission Invité Afrique, sur RFI.fr.

Centrafrique: François Bozizé en entretien exclusif sur RFI

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 21:35

 

 

 

 

(L'Humanité 28/03/14)

 

L’attaque d’un quartier musulman par des milices anti-balakas a fait une vingtaine de morts malgré la présence des troupes françaises. Il y a un an, le chef de la rébellion Séléka (l’alliance de plusieurs groupes), Michel Djotodia, prenait le pouvoir en Centrafrique, après avoir évincé le président François Bozizé. Douze mois et une intervention militaire française (l’opération « Sangaris ») plus tard, les Séléka se sont enfuis – beaucoup ont trouvé refuge dans le nord-est du pays. Pour autant, rien n’est réglé en Centrafrique. Profitant de la présence des soldats français et du désarmement des rebelles, des milices d’autodéfense se sont constituées – les anti-balakas – se voulant le rempart chrétien et animiste face aux musulmans de la Séléka. Une explication un peu courte néanmoins reprise par les médias internationaux, transformant un problème politique en un affrontement religieux.

 

Aux exactions des uns ont succédé les exactions des autres et les troupes Sangaris, aussi bien que les forces africaines de la Misca, ont montré les limites de leur engagement et la fausseté d’une solution militaire. Une grande partie des communautés musulmanes a dû fuir, notamment au Tchad, et celles qui restent sont en butte au harcèlement sanglant des anti-balakas. C’est le cas à Bangui. Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté au PK-5, un quartier de la capitale, entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balakas et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur, faisant une vingtaine de morts. Dans la nuit de mardi à mercredi, des tirs sporadiques ont été entendus dans des secteurs de Bangui où sont installés des anti-balakas, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation. La Misca considère désormais les anti-balakas comme des « ennemis » qui seront traités comme tels, a annoncé le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko.

 

Pierre Barbancey

 

http://www.humanite.fr/monde/poursuite-des-exactions-en-cent...

 

Lu pour vous : Poursuite des exactions en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 21:31

 

 

 

 

28/03/2014 | 18:38(Reuters)

 

Un "mini-sommet" consacré à la situation en République centrafricaine aura lieu mercredi à Bruxelles avant le sommet Union européenne-Afrique, a-t-on appris vendredi auprès de l'Elysée.

 

Ce sommet sera coprésidé par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, le président de l'Union africaine Mohamed Ould Abdel Aziz et le chef de l'Etat français François Hollande.

 

Les représentants de 34 pays et institutions internationales y prendront part.

 

"Ce sommet devrait permettre de refaire un point de la situation en RCA, notamment en ce qui concerne l'accompagnement des actions en cours. Des décisions pourraient être prises", a-t-on précisé à la présidence française.

 

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, sera quant à elle reçue à l'Elysée à 16h00 par François Hollande mardi à la veille du sommet de Bruxelles.

 

Le déploiement de 2.000 militaires français dans le cadre de l'opération Sangaris, lancée en décembre dernier, ainsi que des 6.000 hommes de la force africaine Misca, n'a pas permis jusqu'à présent de mettre un terme aux violences en Centrafrique.

 

Sept personnes au moins ont péri à Bangui, la capitale, dans l'explosion d'une grenade parmi une foule assistant à des obsèques, faisant craindre une nouvelle spirale de violences, a rapporté la Misca.

 

"Il y a eu des incidents graves pendant le week-end et ce matin", a déclaré l'ambassadeur de France à l'Onu, Gérard Araud, à des journalistes À New York.

 

"C'est un fait. Il reste à savoir s'il s'agit d'incidents isolés ou s'il s'agit d'une aggravation durable de la situation. Il faut d'abord analyser ces incidents pour connaître leur signification", a-t-il ajouté.

 

En ce qui concerne l'adoption d'une résolution créant une opération de maintien de la paix en République centrafricaine, "nous espérons présenter au Conseil de sécurité un projet de résolution dans une dizaine de jours, c'est-à-dire au cours de la semaine du 5 au 12 avril", a-t-il ajouté.

 

"En ce qui concerne les effectifs de la force française, pour le moment nous sommes dans une phase d'analyse de la situation", a-t-il dit. 

"Mini-sommet" sur la RCA en marge du sommet à Bruxelles mercredi

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 21:21

 

 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/  28.03.2014

 

Et deux photos prises, jeudi, par le major Balsamo (SIRPA gendarmerie) lors du départ pour Bangui des premiers gendarmes que j'ai eu le plaisir de suivre à Beynes. La douzaine de partants, aux ordres du colonel Massiot (3e à gauche sur la photo du dessous), va préparer le terrain.

 

Les 55 gendarmes seront déployés en franco-français, l'UE n'ayant toujours pas annoncé qu'elle avait réussi à constituer sa mission EUFOR-RCA, en dépit des espoirs du début de la semaine.

 

Petit pas. Toutefois, Berlin a proposé de renforcer son soutien à la mission militaire européenne en Centrafrique (Eufor), en mettant à disposition deux avions de transport Antonov.

 

A noter. Un "mini-sommet" consacré à la situation en République centrafricaine aura lieu mercredi à Bruxelles avant le sommet Union européenne-Afrique.

Les premiers gendarmes mobiles ont quitté la France pour la Centrafrique
Les premiers gendarmes mobiles ont quitté la France pour la Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 18:53

 

 

 

 

(AFP 28/03/14)

 

NATIONS UNIES, 28 mars 2014 (AFP) - La France espère faire adopter "dans une dizaine de jours" par le Conseil de sécurité une résolution autorisant le déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU en République centrafricaine, a indiqué vendredi l'ambassadeur français Gérard Araud.

 

L'ONU prévoit de déployer d'ici la mi-septembre 12.000 soldats et policiers en Centrafrique pour rétablir l'ordre dans un pays immense en proie à l'anarchie et à la violence entre communautés chrétienne et musulmane. Ils prendraient le relais de la force africaine (Misca) présente sur place aux côtés des 2.000 soldats français de l'opération Sangaris.

 

"Nous espérons être capables dans une dizaine de jours, dans la semaine du 5 au 12 avril, de présenter au Conseil un projet de résolution", a déclaré M. Araud à la presse.

 

D'autres diplomates évoquent sous couvert de l'anonymat les dates du 7 ou 8 avril pour un vote.

 

Interrogé sur la recrudescence des violences à Bangui, où 20 personnes ont été tuées dans une attaque à la grenade, M. Araud a estimé qu'il fallait déterminer "si ces incidents étaient isolés ou s'il s'agissait d'une aggravation durable de la situation".

 

A la question de savoir si Paris serait disposé à augmenter ses effectifs sur place, M. Araud a répondu: "Pour le moment nous sommes en phase d'analyse de la situation", en renvoyant la question au ministère français de la Défense.

 

Au moins 20 personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi à Bangui dans une attaque à la grenade lors d'une veillée funèbre, a annoncé le gouvernement centrafricain.

 

Avant cette attaque, une recrudescence des violences à Bangui avait fait une vingtaine de morts depuis samedi. Des affrontements avaient opposé notamment des miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens, et des pillards à des musulmans.

 

Le chef de la force africaine (Misca) a annoncé mercredi que la Misca considérait "les anti-balaka comme des ennemis".

 

Les forces françaises sont également confrontées à un net regain de tension avec des groupes armés à Bangui et dans l'est du pays.

Centrafrique: Paris espère une résolution à l'ONU dans une dizaine de jours

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 18:14

 

 

 

 

vendredi 28 mars 2014  par Agence de Presse Africaine - apanews.net 
 

Le président du Parlement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Vincent Mavoungou Bouyou, a souligné vendredi la nécessité de « réorganiser les Forces armées centrafricaines (FACA) pour la souveraineté de l’Etat ».

 

Il s’exprimait après la visite de quatre jours des parlementaires de la CEMAC à Bangui pour s’enquérir de la situation réelle de la crise centrafricaine en vue de faire des propositions de solution.

 

A l’en croire, même les miliciens du mouvement anti-balaka, avec qui ils se sont entretenus acceptent la réorganisation des FACA en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

« Les anti-balaka ne seront jamais des adversaires, en termes militaires, des unités des forces africaines qui viennent aider un pays dont les anti-balaka sont une composante », a-t-il soutenu.

 

M. Vincent Mavoungou Bouyou s’est réjoui du bon déroulement de la rencontre dans le contexte actuel qui prévaut à Bangui, notant que sa délégation est parvenue, après une semaine de travail, à collecter les informations dont elle avait besoin.

 

La rencontre qui s’est terminée vendredi, a été une occasion pour les participants d’évoquer avec la presse les questions d’actualités touchant le réarmement des forces centrafricaines, la déclaration de guerre annoncée par le général Martin Tumenta Chomu de la Misca contre les anti-balaka, les élections, les sanctions à l’endroit des auteurs des graves violations des droits de l’homme, la réconciliation nationale, les élections, etc.

 

Centrafrique : La réorganisation des FACA, une nécessité pour la souveraineté de l’Etat

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 18:08

 

 

 

 

http://www.lemondedesreligions.fr/   Matthieu Stricot - publié le 28/03/2014

 

Défendre la liberté religieuse et rendre hommage aux martyrs d'aujourd'hui. Tels sont les objectifs de la Nuit des témoins organisée ce vendredi en la cathédrale Notre-Dame de Paris. La parole aux témoins vivants. Pour cette sixième édition, la fondation « Aide à l'Église en détresse » a choisi des personnalités chrétiennes de quatre pays au coeur de l'actualité : La Syrie, la Centrafrique, l'Égypte et l'Irak. Tous dénoncent l'instrumentalisation de la religion et aspirent à vivre ensemble.

 

 « La diversité religieuse n'est pas un problème. Le problème, c'est l'utilisation de la religion à des fins politiques », regrette Mgr Amel Shamon Nona, archevêque de Mossoul (Irak). Une vision partagée par les trois autres personnalités religieuses qui participent à la Nuit des Témoins ce vendredi 28 mars en la cathédrale Notre-Dame de Paris*. « Ce sont des manipulations politiques. La Syrie était un pays laïc où musulmans et chrétiens se cotoyaient dans le respect et l'acceptation », se souvient la Soeur Raghida Al Khouri, religieuse syrienne. « Ce que l'on appelle le "Printemps arabe" est plutôt un automne ou un hiver. Il a divisé les Syriens ».

 

2013, une année meurtrière

 

En 2013, la situation s'est dégradée pour de nombreuses minorités religieuses dans le monde. « 75 % des atteintes à la liberté religieuse sont dirigées contre des chrétiens »,  note Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Eglise en détresse en France. « Mais le rapport que nous réalisons chaque année sur la liberté religieuse concerne toutes les religions ». En Irak, l'année passée a été la plus sanglante depuis 2008, avec plus de 9000 civils tués. Le directeur signale également l'augmentation des attaques contre les musulmans rohingyas par les bouddhistes en Birmanie et les représailles contre les musulmans de Centrafrique.

 

« Les musulmans ne sont pas nos ennemis, ce sont nos frères »

 

Ce pays n'a pas été oublié. Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque de Bangui, vient témoigner des évènements sanglants de l'année écoulée. En mars 2013, les miliciens de la Seleka, majoritairement musulmans, se sont emparés de la capitale centrafricaine. Ils ont multiplié les exactions contre la population, notamment envers les non-musulmans. En réaction sont apparues des milices d'autodéfense, les anti-balaka. « Ceux-ci se font appeler milices chrétiennes. C'est faux. Jamais je n'ai demandé à un groupe d'attaquer des musulmans. les anti-balaka ont été manipulés. Les musulmans ne sont pas nos ennemis, ce sont nos frères », lance l'archevêque de Bangui.

 

Depuis le début des violences, il s'est associé à un imam. « Il a eu le courage de dénoncer ceux qui tuent, violent et pillent. Cela lui a valu d'être convoqué par le pouvoir ». Mgr Nzapalaïnga rend hommage à des chrétiens qui ont donné leurs vies : « Certains ont été tués pour avoir refusé de laisser leurs enfants entrer dans les milices ».

 

Le Patriarche de l'Eglise catholique copte écoute attentivement l'archevêque centrafricain Mgr Dieudonné décrire les violences perpétrées par les milices en Centrafrique.

 

En Syrie, les modérés sont tués

 

Situation similaire en Syrie, où les chrétiens sont victimes de leur neutralité : « Ils sont restés à l'écart des insurgés. Ces derniers les ont donc considérés comme des opposants au changement. Au bout de quelques mois, ils ont été ciblés par des attaques de rebelles », raconte Soeur Raghida Al Khouri. Le 11 novembre dernier, son petit cousin a été tué. « 700 obus sont tombés sur un quartier chrétien de Damas. Il a été tué dans le bus avec d'autres enfants ».


Les Syriens ne voient pas le bout du tunnel. « Ceux qui peuvent partir s'en vont. Quand ils ont une bonne situation, ils louent une maison au Liban. D'autres sont accueillis chez des amis ou de la famille ».

 

Soeur Raghida a perdu son petit cousin dans un bombardement à Damas le 11 novembre dernier.

 

Mais le conflit n'empêche pas chrétiens et musulmans d'être solidaires. « Pendant une semaine, ma soeur a logé une musulmane qui avait perdu sa maison ». Aucune communauté n'est épargnée : « Les Druzes sont modérés. Résultat : leur chef a été tué dans un attentat kamikaze ».

 

La situation des chefs religieux est tout aussi délicate en Irak : « Nous nous entendons bien avec les responsables religieux musulmans. Mais ils n'ont pas d'influence sur les groupes extrêmistes. Et s'ils s'y opposent frontalement, ils se font couper a tête », affirme Mgr Nona.

 

Vers plus de liberté religieuse en Egypte ?

 

Un tableau bien sombre, que seule la situation égyptienne vient éclaircir. Mgr Ibrahim Isaac Sidrak, Patriarche de l'Eglise catholique copte d'Egypte, voit quelques signes d'espérance. « Nous sommes dans un tournant. La nouvelle Constitution votée le 15 janvier met au clair la notion de citoyenneté et englobe toutes les communautés. Elle donne aussi une place aux femmes et aux handicapés ».

 

Une lueur d'espoir dans un cheminement qui a vu le peuple égyptien renverser deux régimes. « Le premier, celui de Moubarak, abusait du pouvoir. Le second, celui de Morsi, instrumentalisait la religion ».

 

Le Patriarche salue l'attitude des chrétiens d'Egypte : « Quand nous avons été attaqués par les Frères musulmans en août 2013, nous aurions pu nous laisser entraîner dans la guerre civile. Mais nous avons compris que c'était l'Egypte qui était attaquée. Contrairement aux Frères musulmans, les chrétiens n'ont pas demandé l'aide étrangère. Les citoyens égyptiens ont ainsi vu que les chrétiens sont de vrais Egyptiens. »

 

En attendant l'élection présidentielle en avril, Mgr Sidrak reste optimiste : « On peut faire quelque chose avec les musulmans sincères qui aiment l'Egypte ».

 

Soeur Raghida aimerait pouvoir en dire autant. Elle demande l'aide de la France et de l'Europe pour « qu'on ramène les libertés de l'homme et la dignité en Syrie comme dans tout le Moyen-Orient ».

 

*La Nuit des Témoins, vendredi 28 mars à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Messe à 18 h 15 puis veillée de 20 h à 22h.

 

 

 

 

De gauche à droite : Mgr Amel Shamon Nina, archevêque de Mossoul (Irak) ; Mgr Ibrahim Isaac Sidrak, Patriarche de l'Eglise catholique copte d'Egypte ; Soeur Raghida Al Khouri, religieuse syrienne ; Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque de Bangui (Centrafrique)

À Notre-Dame de Paris, des témoins de poids pour défendre la liberté religieuse
À Notre-Dame de Paris, des témoins de poids pour défendre la liberté religieuse
À Notre-Dame de Paris, des témoins de poids pour défendre la liberté religieuse

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 18:05

 

 

 

 

GENEVE (© APO) Vendredi 28 mars 2014 | 12:58 UTC - République centrafricaine : L’Experte indépendante de l’ONU réclame une action urgente pour éviter le chaos dans le pays et la sous-région.

 

L’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, a averti ce jour que le gouvernement de transition avait moins d’un an pour préparer les élections et améliorer la situation des droits de l’homme. Elle a également insisté sur le fait que ces avancées ne pourraient intervenir sans un soutien fort et durable.

 

« Sans une assistance réelle, il sera impossible de faire fonctionner l’Etat et d’améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays », a-t-elle déclaré lors de la présentation de son premier rapport* devant le Conseil des droits de l’homme depuis sa nomination en janvier 2014.

 

« Pour éviter le chaos en République centrafricaine et dans la sous-région, on ne peut plus se contenter de solutions purement cosmétiques ni se contenter de compter les morts et les victimes », a affirmé l’Experte indépendante.

 

Mme Keita-Bocoum s’est félicitée de la prise de conscience, par les autorités de la transition, de la nécessité de protéger les droits de l’homme et de prévenir leurs violations, et de la reconnaissance de la fragilité de l’Etat et de son administration. Elle a expliqué que cette prise de conscience constituait une opportunité réelle d’établir un dialogue et une assistance technique.

 

Cette opportunité ne pourra toutefois se concrétiser que si la communauté internationale tient ses promesses et met à disposition les effectifs de fonctionnaires internationaux civils et militaires nécessaires, conformément à la résolution du Conseil de sécurité, a précisé Mme Keita-Bocoum.

 

Les limites des capacités de l’Etat, qui sont d’ailleurs reconnues tant par les autorités que par l’ensemble des parties prenantes, exigent des mesures intérimaires plus robustes et audacieuses.

 

L’Experte indépendante a exhorté la communauté internationale à doter les missions internationales présentes en RCA d’un mandat, de ressources et de l’expertise nécessaires pour rétablir immédiatement la sécurité et restaurer l’autorité de l’Etat, au besoin, par des mesures et des prérogatives intérimaires d’administration territoriale et de maintien de l’ordre.

 

Certains interlocuteurs ont même avancé l’idée, sinon la nécessité, d’un plan Marshall pour la République centrafricaine (RCA), a précisé Mme Keita-Bocoum. La reprise de l’activité économique, la lutte contre l’impunité, l’effectivité de l’assistance humanitaire et le succès des processus politiques, y compris par le biais d’élections et d’initiatives de réconciliation nationale, sont tributaires de ces mesures intérimaires et de la mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

 

Il est urgent de conjuguer au plus vite tous les efforts possibles pour sauver la RCA qui a été trop longtemps négligée et se trouve à présent au bord du gouffre. « J’ai lu le désespoir dans les yeux des Centrafricains traumatisés par la violence ; ce désespoir interpelle toute la communauté internationale », a ajouté Mme Keita-Bocoum.

 

L’Experte indépendante a également noté que les auteurs des violations actuellement en détention étaient pour la plupart des jeunes. « A mon sens, ces jeunes ne sont pas les vrais instigateurs des violences. Ceux-là courent toujours », a-t-elle ajouté.

 

« Trouver ces personnes, les arrêter et les juger, permettrait de démontrer une volonté réelle de lutter contre l’impunité, de faire la lumière sur les crimes commis et d’établir les responsabilités », a affirmé l’Experte indépendante. « A ce titre le travail de la Commission internationale d’enquête qui est déjà en RCA, revêt une utilité toute particulière. »

 

(*) Pour accéder à une copie du rapport (A/HRC/25/43), veuillez cliquer

 

sur:http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session25/Pages/ListReports.aspx

 

SOURCE - United Nations – Office of the UN High Commissioner for Human Rights (OHCHR) Suisse, 28 mars 2014

 

 

Nécessité d'une action urgente en RCA et sa sous-région
Nécessité d'une action urgente en RCA et sa sous-région

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 18:03

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 

 

Le rendez-vous doit réunir une quinzaine de dirigeants européens et autant d'africains des pays voisins pour tenter de trouver le moyen de stopper les tueries.

 

Le président français François Hollande doit coprésider mercredi un "mini-sommet" sur la Centrafrique, au premier jour du 4e sommet UE-Afrique qui se tiendra à Bruxelles mercredi et jeudi, ont indiqué des sources européennes. Le rendez-vous, coorganisé par l'Union africaine et l'Union européenne, doit réunir une quinzaine de dirigeants européens "les plus impliqués" dans la gestion de la crise centrafricaine, et autant d'africains des pays voisins. Ils tenteront de "voir comment restaurer la sécurité et stopper les tueries" alors que la situation en Centrafrique est jugée "désastreuse" par l'UE. "Un premier pas crucial à franchir est de restaurer un embryon d'État", ont souligné les mêmes sources.

 

La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, s'était alarmée jeudi de "l'escalade de la violence" ces derniers jours dans ce pays africain, appelant la communauté internationale à "agir rapidement". Elle s'était affirmée particulièrement préoccupée par "la vulnérabilité des minorités qui sont victimes d'actes de représailles", alors que Bangui a connu ces derniers jours une flambée de violences qui a fait une vingtaine de morts. À la demande de la France, l'UE est convenue de mettre sur pied une mission militaire Eufor-RCA pour venir en appui aux forces africaines et françaises déjà déployées sur le terrain. Mais les pays européens rechignent depuis des semaines à mobiliser les effectifs et les moyens nécessaires, et le déploiement, prévu au départ en mars, n'est désormais pas prévu avant courant avril.

 

 Lors du sommet européen des 21 et 22 mars, M. Hollande avait appelé ses homologues à "faire un effort" pour mobiliser les quelque 500 militaires nécessaires au début du déploiement. Une réunion au niveau des responsables de la sécurité des 28 États membres de l'UE devait faire le point vendredi sur les nouvelles contributions offertes.

Hollande coprésidera mardi un mini-sommet sur la Centrafrique à Bruxelles

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 18:01

 

 

 

 

28 mars 2014 - 10:15

 

Berlin a proposé de renforcer son soutien à la mission militaire européenne en Centrafrique (Eufor), en mettant à disposition deux avions de transport Antonov, ont annoncé vendredi les ministères allemands de la Défense et des Affaires étrangères.

 

« La situation humanitaire en Centrafrique est alarmante », a souligné la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, dans un communiqué, soulignant qu’il est « d’autant plus important que la mission de l’UE renforce la stabilité et la sécurité, avant que les violents combats dans le pays se renforcent et s’étendent ».

 

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, cité dans le même communiqué, affirme de son côté: « nous sommes prêts à soutenir la mission temporaire de l’Union européenne en République centrafricaine » et souligne que « par conséquent, l’Allemagne va offrir des capacités de transport aérien supplémentaires ».

 

Il s’agit de deux appareils de transport de type Antonov, précise le communiqué qui souligne que l’engagement de soldats allemands sur place n’est « pas nécessaire ».

 

De source française, on s’inquiétait que l’Allemagne tarde à concrétiser le soutien qu’elle avait promis. Mais on saluait l’annonce de vendredi en espérant qu’elle incite d’autres pays européens à s’engager dans l’opération.

 

Fin janvier, le gouvernement fédéral avait indiqué que l’Allemagne soutenait l’intervention en Centrafrique et prévoyait d’envoyer un Airbus médicalisé sur le terrain.

 

La semaine passée, le président français François Hollande avait appelé les Européens à faire un effort pour fournir des forces permettant le lancement de la mission militaire européenne Eufor-RCA. Depuis des semaines, les pays européens rechignent à mobiliser les effectifs et les moyens, notamment logistiques, nécessaires au lancement de cette mission destinée à venir en appui aux forces africaines et françaises.

 

Jeudi, la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, s’est alarmée de « l’escalade de la violence » en Centrafrique, et a appelé la communauté internationale à « agir rapidement ».

 

Bangui a connu ces derniers jours une flambée de violences qui a fait une vingtaine de morts. Des affrontements ont éclaté entre des groupes armés, opposant notamment des miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens, et des pillards à des musulmans.

Berlin veut renforcer son soutien à la mission militaire en Centrafrique
Berlin veut renforcer son soutien à la mission militaire en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog