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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 23:33

 

 


L’ONG Oxfam avec son partenaire Apsud a présenté aujourd’hui un projet pour améliorer les conditions de vies des filles, femmes et hommes dans le troisième arrondissement de la ville de Bangui

 

 

(Bangui – 28 Juillet 2016)  La rencontre de présentation du projet a eu lieu aujourd´hui  avec les chefs des 35 quartiers du 3e arrondissement au niveau de la Mairie. Dans l’optique de soulager la souffrance des communautés affectées par la crise depuis Décembre 2013, Oxfam a reçu un financement du Gouvernement  Irlandais (Irish Aid) pour la mise en œuvre d'un projet intégré de Sécurité Alimentaire, Moyens d’Existence et Protection. 

 

Pour Harouna Tamboura, Coordonnateur des programmes de Sécurité Alimentaire d’Oxfam en RCA «  l’objectif de ce projet est de contribuer à augmenter et à garantir  l’accès aux ressources alimentaires et moyennes d’existences de 11.100 personnes soit 1850 ménages ( 500 ménages individuels et 45 groupements de 30 membres chacun) et améliorer les capacités des populations hôtes et déplacées en terme de prévention, mitigation des menaces liées  à la protection et aux traitements inhumains ». 

 

Des subventions seront octroyés aux différents bénéficiaires pour la reprise de leur activités génératrices de revenu et ils recevront également de renforcement de capacité dans l´élaboration et suivi des plans d´affaire, la comptabilité simplifiée et en vie associative.

 

Pendant la présentation, Marie Joseph Fidta Kona, première conseillère de la Mairie  du 3èmearrondissement a déclaré :

 

« La crise a fait que la population du 3ème a tout perdu. De nombreuses personnes et ménages ont fuit leur quartier et sont encore déplacées dans d’autres endroits. Une partie des déplacés est retournée dans certains quartiers mais la situation reste difficile pour ces personnes par manque de travail et le fait que de nombreuses maisons ont été détruites. Ce n’est pas la première fois que Oxfam nous appuie. Ce projet est la bienvenue pour la population parce qu’il va nous à aider à récupérer nos moyens de vie »

 

Oxfam est présent dans le pays depuis janvier 2014 suite aux événements survenus en décembre 2013. Plus 300.000 personnes ont pu bénéficier des actions de l’ONG à travers tout le pays : Bangui, Bria, Paoua et Batangafo.



Depuis janvier 2014, Oxfam intervient dans les sites de déplacés de Bangui à travers les projets d’eau, d’assainissement et protection ainsi que dans les  quartiers dits « de retour », afin d’accompagner les mouvements de retour des  déplacées en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation, dans les 3ème, 5ème  et 8ème arrondissements et dans la commune voisine de Bimbo.

 

Les différentes interventions d´Oxfam ont pour objectif est de contribuer à soulager les souffrances et créer des conditions durables au retour des personnes déplacées, à la cohésion sociale et à la relance économique, et plus spécifiquement d’améliorer l’accès aux infrastructures de base, aux biens essentiels et aux moyens d´existences pour les ménages vulnérables les plus affectés par le conflit.

 

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55

 

email: medocf@oxfamintermon.org, skype:

julia.serramitjana  webmail: www.oxfam.org

 

Oxfam continue l’appui au près des communautés affectées par la crise
Centrafrique-Presse.com
28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:41
Hommage à BAMBOTE MAKOMBO

 

Son cercueil enseveli du drapeau centrafricain, Bambote Makombo a été porté en terre dans un cimetière de Montréal, au Québec, pays où il s'était exilé depuis des lustres, loin de son Bangassou natal resté toujours très cher dans son coeur. Avant de s'en aller, l'illustre disparu a choisi d'honorer régulièrement Centrafrique-Presse de ses précieux et derniers écrits et poèmes. La rédaction lui en sera éternellement reconnaissante et est fière de lui avoir ainsi ouvert ses colonnes, ce qui constitue pour elle un immense privilège. Nous le pleurerons donc à jamais !

 

Nous publions ci-après, les différents écrits en guise d'hommage que sa veuve, Mme Nicole VANDENBOSSCHE nous a gentiment fait parvenir. Nous en la remercions et tenons à lui renouveler nos condoléances les plus émues et toute notre compassion. Il s'agit de M. Gabriel DANZI et de Laetitia ZONZAMBE pour sa chanson. Nous les remercions également en passant. 

 

Adieu BAMBOTE, cher confrère, après une vie aussi bien remplie, tu peux reposer en paix et ta mémoire restera toujours gravée dans nos coeurs ! 

 

Pour la Rédaction

 

Prosper N'DOUBA

 

 

La mort…

La mort…

Quand elle nous touche dans ceux que l’on aime,  elle nous dévaste.

C’est le cas depuis dix jours.

 

Samedi 16 juin2016

 

                        Bamboté a quitté

                       Bamboté m’a quittée

                        Bamboté nous a quittés

 

Il nous laisse son empreinte, ses mots, ses gestes, ses caresses, ses silences et quelques certitudes, celles qui l’ont aidé à bâtir sa vie.

 

D’où venait-il?

 

Il est né en Afrique, au cœur de l’Afrique, en Oubangui-Chari La république Centrafricaine. Il est né un matin à l’heure où le soleil pointe derrière les baobabs et augure la chaleur qui va suivre. Sa  mère, Mandapu a 15 ans.

Son père, c’est Battila.

 

Il m’a dit souvent; ``mon père m’a tout appris``

 

Heureusement car Bamboté se retrouve seul en France, pays si différent, pour y continuer ses études. Il connaît de difficiles épreuves. Comment a-t-il fait pour ne pas perdre pied?

 

Son père lui avait tout appris. L’Afrique lui avait tout appris.

                         L’Afrique, pays des sages,

                                          - De la parole pesée  

                                          - de la parole rare

                                          - du danger toujours guettant que les chants la danse exorcisent.

 

Son père avait été son guide. Il lui répétait

 

  1. qu’il n’était jamais seul, les ancêtres veillaient.
  2.  Que rien ne valait la Nature qu’il fallait évoluer avec elle, la regarder, la respecter.
  3. Enfin qu’il était de la lignée du roi Bangassou avec tout ce que cela comportait.
  4. Au contact de son père, utilisé par le colonisateur comme responsable  de la région de Ouadda, il découvre très vite les  duretés de la vie des hommes et l’implacabilité de la colonisation. Il voit les travaux forcés, les travailleurs obligés de produire du caoutchouc, soumis aux durs impôts, recevant la chicotte ou jetés en prison. Il voit les blessés au dispensaire qui meurent sans soin.

 

 La colonisation qui broie les corps, dévalorise aussi la culture, les croyances.

 

C’est pour échapper à cette condition aliénante que son père l’envoie chez son oncle Sayo Bangassou pour y recevoir l’éducation de la cour. La lignée s’écoule sur 500 ans d’histoire .Il va écouter, voir comment on dirige un état, comment on rend la justice, il va y apprendre l’exigence et l’humilité. Voir, écouter, se taire.

 

    C’est avec ce bagage d’expérience qu’il aborde la France et y fait L’école supérieure de journalisme de Paris Il devient Journaliste. Puis il obtient un diplôme de l’École des Hautes Études des sciences sociales de Paris.

 

Il rentre au pays pour servir. Il devient Directeur Général de l’information et Directeur de l’hebdomadaire gouvernemental ``Terre Africaine``.

 

Il est heureux il peut travailler à la fois dans son domaine et pour son pays. Il commence alors son travail d’écriture,  touché par la détresse et les difficultés que rencontrent les centrafricains.

 

           -Deux oiseaux de l’Oubangui

          - le grand état central

           -Chant funèbre pour un héros d’Afrique

         -Technique pour rien

          - Civilisation des autres

          - La poésie est dans l’Histoire

         - Journal d’un paysan d’Afrique centrale

 

 Après le pustch    du Général  Bokassa, il est nommé Ambassadeur de Centrafrique auprès de l’UNESCO.

 

Il écrit toujours soutenu par une quête du passé, la recherche de l’identité d’un peuple dont il sent bien que celui-ci a besoin. C’est dans l’histoire du peuple Bandia- Zakara

qu’il plonge pour cette recherche d’identité. Il y retrouve

 

-la permanence du sacré

-le culte des ancêtres

 -La présence du rituel initiatique

-les récits cosmogoniques épiques fondateurs.

Bamboté est animiste.

 

À l’UNESCO, Bamboté se sent combattant. À la tête d’un groupe, il travaille à trouver des solutions pour combattre l’illettrisme et les bidonvilles. Il publie ``princesse Mandapu``. Invité à une émission de Pivot il soulève la colère Bokassa.

 

De son passage près du pouvoir, il constate la corruption et la gabegie. Alors que Bokassa décide de s’autoproclamer « EMPEREUR », Bamboté est le premier diplomate centrafricain à poser un acte de bravoure et de lucidité. Il l’écrit dans JEUNE AFRIQUE. Il démissionne de son poste d’ambassadeur et prend une décision importante dans l’espace politique centrafricain.

 

     Il arrive en exil au Canada, il est reconnu `réfugié`` et demeure au Québec.

 

Bamboté, je te remercie et je t’admire pour avoir résisté aux chants des sirènes et à la corruption, de ne pas être devenu un``nègre-blanc`` C’est un laisser-passer pour l’avenir de ton travail, pour tes kilomètres d’écriture, pour ta réputation d’homme éclairé devant tous les centrafricains et ceux à venir.

 

Il aimait ce pays, le Québec! Il l’adoptait. ``Quel beau pays ! me disait-il  ``Quel espace! Pas de cris, personne ne vous agresse!

 

Être un réfugié est difficile, c’est dur, ne plus être reconnu dans ses compétences c’est insupportable, ne pas trouver de travail c’est féroce et injuste. Comment faire vivre sa famille?

 

Il lui a fallu résister, ne pas couler, se conduire selon les principes reçus de son père et à la cour de Sayo, principes qui l’avaient nourri. Et toujours l’exigence de l’écriture qui impose sa discipline où il entrait dans un autre univers…

 

Bamboté, je me suis trouvée dans ton chemin à ce moment- là.  Était-ce prédestiné?

 

Un lien fort s’est tissé d’être humain à un autre être humain.

 

UN être humain qui n’a rien, n’est-il rien?

 

La question était là parmi les dizaines d’autres plus urgentes : il y avait la douleur d’Alexandre et la bagarre pour ne pas le perdre. Il y avait les démarches d’immigration et ses multiples remises, les documents qui n’arrivaient pas. L’argent parcimonieux. Mes enfants déjà présents pour qui la situation n’était pas simple et qui ruaient parfois mais que j’aimais très fort.

 

Et comme un long fleuve peut-être aussi torrentueux, il y eut deux miracles : Le prix des Etudes françaises de l’U.de Montréal pour les `Nouvelles de Bangui` et notre Guillaume héritier de l’énergie de mille ancêtres.

 

 Un troisième miracle arrivait ensuite, notre Jade avec sa belle âme!

 

Il ne nous restait qu’à être heureux avec notre belle famille et plein de petits enfants. Nous  l’étions si fort, si chaque jour toujours avec ton ``écriture``  et ses corollaires. C’est-à-dire : consulter les nouvelles du monde, en discuter. Tu connaissais si bien la géopolitique que tu étais une vraie mine de renseignements et tu m’aidais à comprendre le sens profond d’évènements souvent incompréhensibles à première vue.

 

Toute ta vie tu as écrit, tous les jours nous avons parlé de Centrafrique. Encore une fois nous avons vu se répéter les mêmes dérives les mêmes exactions  dont les centrafricains paient le prix, celui du sang!

 

Mais le 16 juillet, tu nous as quittés. Nous pleurons tous. Jamais nous n’avons autant parlé de toi.

 

Nous te laissons partir mon Bamboté vers Ouadda là-bas, vers Bangassou à la cour de Sayo  ou te baigner dans la rivière Pipi ou dans l’Oubangui. Peut-être comme lorsque tu étais petit t’accroupis-tu dans les herbes pour mieux observer le parcours d’un jeune serpenteau? Les lions et les panthères ne seront pas loin, tu leur parleras!

 

Moi, mon amour, je te porte dans le cœur, chaque jour je te retrouve dans et entre toutes les lignes de tes livres. Et tu me demanderas encore :``Aimes-tu?``

 

Longueuil le 25 juillet 2016

Centrafrique-Presse.com
28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:28
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La population du quartier Yapélé déplore les fréquentes inondations

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 28 JUILLET 2016

 

BANGUI, 28 juillet (RJDH)—La population du quartier Yapélé 3, située dans le 2e arrondissement de Bangui,  se plaint des fréquentes inondations dont elle est souvent victime en saison de pluie. Ces derniers demandent le curage des canaux d’évacuation d’eau et l’urbanisation de leurs secteurs.

 

Dans le quartier Yapélé, ce mercredi, tout est inondé après une forte pluie qui s’est abattue pendant deux jours à Bangui. On saute par-dessus des eaux qui descendent par endroits dans le secteur. Dans cette portion de quartier Yapélé, les habitants s’activent pour évacuer l’eau à l’intérieur de leurs maisons. Les uns viennent évaluer les dégâts chez leurs voisins ou proposer leur aide.

 

Lucienne est en train d’étaler les habits et les matelas au soleil. Elle exprime son désarroi  « la pluie d’hier a vraiment causée des dégâts, ma maison a été inondée, les assiettes et autres objets flottaient sur l’eau. Même les asticots sont rentrés dans ma maison. Les enfants ont passé la nuit sur la table et certains membres de la maison ont passé la nuit chez les parents dans les autres quartiers. C’est vraiment pénible chaque année c’est toujours comme ça, la pluie déborde les canaux et rentre dans les quartiers », a-t-elle déploré.

 

Une autre habitante du quartier tente de donner les raisons des inondations dans leurs quartiers, « le canal d’évacuation d’eau ne tient plus puisqu’il est petit et ne contient pas les eaux qui viennent des quartiers nord. Les maisons s’écroulent habituellement », a-t-elle expliqué avant de lancer un appel au gouvernement et les partenaires de leurs venir en aide.

 

Christophe qui  a vu sa maison écroulée, ramasse les bagages, « hier à 13h ma maison était remplie d’eau. Nous avons tout fait pour évacuer l’eau, mais en vain. Et quelque temps après,  la maison était écroulée. Nous ne savons où aller», a-t-il témoigné avec regret.

 

Depuis plusieurs années, les  habitants des quartiers sud subissent des cas pareils. Ils réclament du gouvernement l’urbanisation de ce secteur

 

 

Centrafrique : La Cour des Comptes rend son arrêt provisoire dans le dossier CEI-HCC et envisage auditer le CNT et l’ANE

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 28 JUILLET 2016

 

BANGUI, 28 Juillet 2016 (RJDH)—La troisième chambre de la Cour des Comptes a rendu son arrêt provisoire dans le dossier de la Commission Electorale Indépendante et le Haut Conseil de Communication. La décision est tombée lors de son délibéré du 27 juillet 2016.

 

Selon Pascal Tomandji, « des injonctions seront faites à Joseph Binguimalé, Thomas Dzadanga, Robert Djimo et le directeur du trésor à l’époque des faits en vue de répondre à la Cour par écrit dans un délai de deux mois francs », a indiqué le président de la 3e chambre en ce qui concerne l’affaire de  la CEI.

 

En outre, « José Richard Pouambi, Sylvain Guimbioko, M. Mamadou et un haut conseiller sont eux aussi dans les liens et appelés à répondre par écrit pour ce qui concerne le Haut Conseil de Communication » a-t-il ajouté.

 

Dépassant les délais légaux de deux mois, l’arrêt provisoire se transformera en arrêt définitif avec toutes les conséquences de droit, a indiqué un communiqué relatif à la décision de la Cour des Comptes dont le RJDH a obtenu copie.

 

Par ailleurs, Pascal Tomandji a annoncé l’auto-saisine de la Cour des Comptes pour auditer la gestion du Conseil National de Transition, « nous avons établi un programme dans lequel le Conseil National de Transition a été retenu et un avis de contrôle a été déposé à cet effet au Parlement », a-t-il signalé avant d’ajouter que la Cour des Comptes a aussi envoyé un avis de contrôle le 25 juillet à l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

 

Cet arrêt intervient après deux audiences respectivement celle du 15 juin et de 13 juillet 2016, consacrées essentiellement à la gestion de la Commission Electorale Indépendante de 2011 et du Haut Conseil de Communication de 2008 à 2010.

 

 

Centrafrique: L’ITIE-RCA reprend ses activités pour deux années

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 28 JUILLET 2016

 

BANGUI, 28 juillet 2016 (RJDH) — Après plusieurs années d’inactivité, le conseil national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE-RCA) reprend ses activités après la dernière crise. Une session ordinaire relative à cette reprise s’est tenue le 27 juillet à la primature pour débattre des textes fondamentaux qui vont régir la mise en œuvre post conflit de l’ITIE.

 

Au cours de cette session présidée par le chef du gouvernement centrafricain Simplice Mathieu Sarandji, plusieurs points ont été débattus dont les textes fondamentaux notamment le plan d’action biennal budgétisé pour les années 2016-2017 et le projet de décret portant réorganisation des dispositifs institutionnels de la mise en œuvre du processus en RCA, « aujourd’hui, il est question de relancer les activités de la mise en œuvre, c’est pourquoi le conseil a siégé pour décider de ces deux points importants qui  constituent l’une des conditions de la levée de la suspension de la RCA telle que prononcée par la communauté internationale », a expliqué Robert Moïdokana, coordonnateur national de l’ITIE-RCA.

 

D’après le coordonnateur, la levée de la suspension qui pèse sur la Centrafrique nécessite la réunification de cinq conditions : « Il faut d’abord adopter un nouveau plan d’action de relance des activités de l’ITIE-post conflit, ensuite restructurer les organes de la mise en œuvre de l’initiative, enfin disponibiliser les ressources définies dans le plan d’action, et réactiver le site internet de l’ITIE-RCA avec la connexion pour des échanges avec les 51 autres Etats », a-t-il précisé.

 

Avec la relance de ses activités pour deux années 2016 et 2017, le conseil national de l’ITIE-RCA met en priorité la question du renforcement des capacités des membres des organes de mise en œuvre et la sensibilisation, « nous allons renforcer leur capacité en commençant par la mobilisation des ressources indispensables. Et aussi redémarrer les activités par la sensibilisation de toutes les parties impliquées, le secteur de   la forêt, le secteur extractif, le gouvernement, la presse, le parlement sur la question de la gouvernance des ressources naturelles du pays », a projeté Robert Moïdokana.

 

La République Centrafricaine avait adhéré au processus ITIE en mai 2007. Elle a été reconnue pays candidat à l’initiative pour la transparence dans les industries extractives le 21 Novembre 2008 et pays conforme le 1er Mars 2011. Ses activités avaient été suspendues suite aux différents conflits dans le pays.

 

 

Centrafrique-Presse.com
28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:13
Nouvelles nationales sur APA
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Le PAM déplore la faiblesse du financement de l'aide à la RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) 28/07/16 - Le directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM) pour l’Afrique centrale et de l’ouest, s’est, au terme d’une mission de 4 jours en Centrafrique, plaint du peu de financement suite à son appel à l’aide pour la RCA.

 

Selon le directeur régional du PAM, 600.000 dollars ont été demandés à la communauté internationale pour financer l’assistance humanitaire dans le pays mais 25% seulement de cette enveloppe a été obtenu. Le plaidoyer de M. Dieng porte sur le financement des opérations d’urgence du PAM en Centrafrique jusqu’en décembre 2016.

 

Le PAM veut soutenir le gouvernement dans le domaine agricole en faisant la promotion des achats locaux auprès des petits producteurs et le renforcement de leur capacité, a déclaré à la presse Abdou Dieng après sa rencontre avec le Président de la République Faustin Archange Touadéra.

 

Le but ultime, a-t-il souligné, est de satisfaire les populations jeunes qui s’investissent dans l’agriculture afin qu’elles aient des ressources.

 

Cette visite de quatre jours a permis à M. Dieng de rencontrer également d’autres partenaires de la République Centrafricaine plus spécialement certaines organisations humanitaires installées dans le pays et qui travaillent en collaboration avec le PAM.

 

Le PAM assiste environ 500.000 et 600.000 personnes en Centrafrique, chaque mois à travers les distributions générales de vivres et de bons alimentaires.

 

 

Pluies à Bangui : 500 sans-abris et 30 maisons détruites

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-07-28 16:23:41 Les pluies diluviennes qui se sont abattues deux jours durant sur Bangui ont fait 500 sans-abris et provoqué l’écroulement de plus de trente maisons, selon un bilan présenté ce jeudi par les responsables du ministère des Affaires sociales


Par ailleurs, le centre-ville et tous les quartiers au sud de la capitale centrafricaine sont inondés, à l’issue de ces pluies qui sont tombées de lundi à mardi soir. 
Pourtant, selon les responsables, le bilan dressé est loin d’être exhaustif. 

Pour sa part, le Président Faustin-Archange Touadéra s’est rendu mercredi après-midi dans le 6ème arrondissement de Bangui pour rencontrer et réconforter les victimes des inondations. 


Sur place, il leur a promis un soutien du gouvernement dans les jours à venir, après le bilan dressé par les services des Affaires sociales.


Le manque de canalisation dans ces quartiers est généralement à l’origine des inondations notées pendant la période pluvieuse.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4859139#sthash.20QvW1Vj.dpuf

 

 

Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:53

  

 

http://lepays.bf/  27 juillet 2016

 

Le mardi 26 juillet dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU (Organisation des Nations Unies) a reconduit à l’unanimité, le mandat des Casques bleus en Centrafrique jusqu’en novembre 2017. Ce renouvellement intervient dans un contexte marqué essentiellement par les faits suivants : l’élection, en février 2016, à la présidence de la République centrafricaine, de Faustin Archange Touadéra, la fin de l’opération Sangaris prévue en octobre prochain et les attaques sporadiques des groupes armés qui semblent reprendre du poil de la bête dans le Nord du pays. Le nouveau président, bien qu’il ait été démocratiquement élu et malgré sa volonté affichée de remettre la RCA sur les rails, a encore du chemin à faire pour arrimer le pays à la stabilité et à la paix, condition sine qua non pour la reconstruction et le développement de la RCA. Et quand on sait que le pays a été maintenu jusque-là en vie grâce, notamment à la puissance de feu de l’opération Sangaris dont le retrait est annoncé pour octobre prochain, l’on ne pouvait s’attendre qu’à un renouvellement de la Minusca.

 

Les Centrafricains ne peuvent que s’en réjouir

 

D’ailleurs, les nouvelles autorités du pays, avec le président Faustin Archange Touadéra en tête, l’avaient souhaité en des termes pathétiques et sans la moindre ambiguïté. Et la France qui semble avoir mis un point d’honneur à ce que son ex-colonie ne soit pas rayée de la carte du monde, a relayé ce cri de détresse et cette supplication au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, en proposant une résolution dans le sens d’un renouvellement du mandat des Casques bleus. Dieu merci, peut-on dire, les membres du Conseil de sécurité n’ont pas eu besoin de pinailler, comme ils en ont l’habitude, pour adopter la résolution introduite par l’Hexagone. Les Centrafricains, tout comme tous ceux qui ont une pensée pour ce pays meurtri, ne peuvent que s’en réjouir. Car, le moins que l’on puisse dire, est que c’est une mesure salutaire pour la RCA. Mieux, le mandat des Casques bleus, cette fois-ci, semble avoir pris la pleine mesure de la situation en se fixant pour but d’aider à la stabilisation du pays avec trois priorités : la protection des civils et des droits de l’Homme, un dialogue national inclusif et la réforme du secteur de la sécurité et de la justice. Pour y parvenir, l’ONU se donne 2 à 3 ans. L’on croise les doigts pour qu’à l’heure de l’évaluation, le satisfecit soit au rendez-vous. Mais force est de reconnaître que la tâche de l’ONU ne sera pas de tout repos et c’est un euphémisme de le dire. En effet, en RCA, tout est à refaire. Si l’on prend par exemple la réforme des secteurs de la sécurité et de la justice, qui, à notre sens, est le prérequis pour atteindre les objectifs relatifs à la stabilisation et au dialogue inclusif, l’on peut être circonspect quant aux chances de l’ONU de parvenir, dans les délais qu’elle s’est fixés, à la mise en place d’une armée digne de ce nom et à la réhabilitation de l’ensemble de l’appareil judiciaire. Pour constituer une armée républicaine, on le sait, il faut au préalable que tous les Centrafricains aient  conscience d’appartenir à une même nation. Or, c’est ce qui manque le plus dans l’ex-Oubangui-Chari, où depuis l’indépendance acquise en 1960, tous les présidents qui se sont succédé à la tête du pays, à l’exception de l’actuel président, avaient d’autres chats à fouetter que de bâtir une nation.

 

Les Casques bleus, à eux seuls, ne peuvent pas sauver les Centrafricains

 

La seule personnalité politique qui pouvait relever ce défi, était Barthélémy Boganda. Malheureusement, sa disparition dans des conditions non encore élucidées en 1959, ne lui a pas laissé le temps de le faire. Depuis lors, la RCA a été pilotée par des personnages loufoques et tribalistes jusqu’au bout des ongles, la palme d’or revenant à Jean Bedel Bokassa. Des monstres comme les anti-balaka et la Seleka sont des purs produits de ce passé nauséeux. Et pour faire entendre raison à ces forces du mal à l’effet de conjurer le mauvais sort qui semble s’acharner contre la RCA, il va falloir que les Casques bleus bandent les muscles. Car, les individus qui constituent ces milices n’ont point intérêt à ce que la RCA retrouve la normalité dans le cadre d’un Etat de droit. Mais encore faut-il que la Minusca elle-même se décide à se délester de ses soldats qui, sous la bannière de l’ONU, sont enclins à poser des actes aux antipodes de la morale. Car, il n’y a rien de plus indécent que de profiter de l’état de détresse d’un pays, comme c’est le cas aujourd’hui de la RCA, pour tordre le cou aux bonnes mœurs. L’ONU a l’obligation politique et morale d’appliquer la tolérance zéro par rapport à cela. Déjà, l’on peut se réjouir que la structure dirigée par Ban Ki-Moon ait pris la décision de ne plus accueillir au sein des Casques bleus, des soldats en provenance de certains pays jugés peu regardants sur les principes moraux. Cela dit, les Casques bleus, à eux seuls, ne peuvent pas sauver les Centrafricains si ces derniers, de manière individuelle et collective, refusent de grandir. Tant que cette condition ne sera pas remplie, aucune avancée significative et durable vers la paix et le développement, ne peut être réalisée dans ce pays. C’est pourquoi le nouveau président, Faustin Archange Touadera, doit être encouragé dans sa volonté affichée de transcender les clivages politiques et confessionnels, qui ont fait tant de mal à la RCA, pour fédérer toutes les énergies autour des impératifs de réconciliation et du vivre-ensemble dans la diversité. Si le peuple centrafricain, dans sa majorité, lui a fait confiance en le portant à la tête du pays, c’est que, quelque part, il le croit capable de le conduire vers des lendemains enchanteurs. Il lui revient donc de prouver qu’il n’est pas un président de l’acabit de ses prédécesseurs. Car, les grands hommes se reconnaissent, entre autres, à leur capacité de tirer leur peuple de la désolation et de la fatalité et ce, quelle que soit l’adversité à laquelle il fait face.

 

« Le Pays »

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA PROTECTION DES CIVILS RESTE AU CŒUR DU NOUVEAU MANDAT DE LA MINUSCA

 

Bangui, 27 juillet 2016 – La résolution 2301 adoptée mardi par le Conseil de sécurité des Nations Unies et qui proroge le mandat de la Minusca jusqu’au 15 novembre 2017, maintient la protection des civils au cœur du mandat de la Mission, a défendu le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. «L’objectif principal du nouveau mandat est de réduire durablement la présence de groupes armés et la menace qu'ils représentent », a résumé Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, ce mercredi 27 juillet 2016.

 

Selon le porte-parole, la résolution recommande une approche multidimensionnelle avec trois principaux piliers à savoir un dialogue politique national sans exclusive ; le DDR, la Réforme du secteur de sécurité et la promotion de la réconciliation ainsi qu’une assistance au Gouvernement en matière de justice et de lutte contre l’impunité. Il s’agit d’une résolution importante et adaptée aux récents changements en République centrafricaine avec des élections présidentielle et législatives réussies et la mise en place des institutions nationales », a ajouté Monteiro.

 

Plus adapté aux récents développements intervenus dans le pays, la résolution 2301 appelle à un dialogue politique inclusif et surtout au désarmement, conformément aux Accords de Bangui et de Brazzaville. Dans cette dynamique, Monteiro a rappelé que la Mission est prête à appuyer les autorités centrafricaines afin qu’elles se dotent des attributs d’un État moderne. «La Minusca mènera ses tâches avec diligence, détermination et esprit de sacrifice pour que le pays puisse renouer avec la stabilité et créer un environnement propice à la croissance et au développement au profit de la population » a-t-il insisté. L’effectif maximal autorisé de la Minusca reste fixé à 10 750 militaires, dont 480 observateurs militaires et officiers d’état-major, 2 080 policiers, dont 400 agents de police, et 108 responsables des questions pénitentiaires.

 

Lors de la conférence de presse, le porte-parole a également annoncé l’arrivée à Bangui du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire général auprès de la Minusca, Fabrizio Hochschild, nommé vendredi dernier par Ban Ki-moon. Egalement Coordonnateur résident du système des Nations Unies, Coordonnateur humanitaire et Représentant résident du PNUD, il succède à Aurélien Agbénonci.

 

En ce qui concerne les Droits de l’Homme, Monteiro a indiqué que 16 incidents de violations et abus des droits de l’homme, ayant entrainé au moins 46 victimes, ont été documentés dans tout le pays. D’autre part, le porte-parole a annoncé la poursuite des activités à Haute intensité de main d’œuvre (THIMO) au bénéfice des jeunes à risque à Bangui. Il s’agit de la réhabilitation de la Bibliothèque de l’Université de Bangui avec l’aménagement de l’espace vert et de la construction d’un site de production de biogaz à Boy Rabe, dans le 4e arrondissement, en partenariat avec une ONG locale. Les deux projets emploient 110 jeunes. Les activités THIMO ont déjà contribué à la mise en place de 48 groupements de jeunes qui créent des activités génératrices de revenus, soit un total de 1.127 personnes dont 458 femmes. En plus de l’auto-emploi, le programme mis en place par la Minusca et le PNUD permet de réduire la vulnérabilité des bénéficiaires et de renforcer la cohésion sociale dans les communautés.

 

S’agissant de la Force de la Minusca, son porte-parole, le Lieutenant-colonel Clément Cimana, a fait état d’une situation sécuritaire volatile en raison des affrontements entre groupes armés. A cet égard, la Minusca a renforcé sa présence dans les localités affectées en multipliant les patrouilles, notamment dans la Nana Mambéré (Niem Yelewa), la Nana Gribizi, la Basse Kotto ainsi que dans l’Ouham et l’Ouham Pendé. Le Colonel Cimana a également annoncé la réhabilitation d’infrastructures routières par le génie de la Force entre Bangassou, Rafaï et Obo et la réparation de 12 ponts sur l’axe Bria-Yalinga. Les activités du génie se poursuivent dans d’autres villes du pays, avec entre autres le forage de puits d’eau à Berberati et dans d’autres localités. En appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la Force a escorté environ 800 véhicules commerciaux sur les principaux axes routiers.

 

Pour la police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a annoncé l’arrestation et l’inculpation depuis le 20 juillet des faussaires dont ont été victimes les joueurs de l’équipe nationale de football et des agents de l’Autorité Nationale des Elections. Dans le cadre de l’appui aux autorités judiciaires et sur instructions du Procureur Général, Salifou Konseiga a indiqué que la Police Minusca a procédé au transfèrement de détenus à haut risque de la prison de Ngaragba à celle du Camp De Roux. Ils avaient tenté une évasion dans la nuit du 20 au 21 juillet 2016.

 

Lu pour vous : RENOUVELLEMENT DU MANDAT DE LA MINUSCA : Une mesure salutaire pour la RCA
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:26
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:02
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 19:10
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le mandat de la Minusca réajusté jusqu’au 15 novembre 2017

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 27 JUILLET 2016

 

BANGUI, 27 JUILLET 2016(RJDH) –Le conseil de sécurité des Nations-Unies a réajusté jusqu’au 15 novembre 2017, le mandat de la Minusca, à l’issue d’une nouvelle résolution, 2301 votée à l’unanimité mardi 26 juillet 2016. Le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro, a relevé que le nouveau mandat de la Minusca met l’accent sur le dialogue, la justice nationale et internationale, le trafic illicite des ressources naturelles, le Désarmement Démobilisation et Réinsertion, la réforme du Secteur de Sécurité et la Réconciliation nationale.  Il l’a dit ce mercredi 27 Juillet lors de la rencontre avec la presse.

 

Selon le porte-parole de la Minusca Vladimir Montéiro, l’objectif de cette prorogation est de « réduire durablement la présence des groupes armés, et la menace qu’ils représentent dans le cadre d’une approche multidimensionnelle avec trois piliers à savoir : un dialogue politique nationale sans exclusif, le Désarmement Démobilisation et Réinsertion, la Réforme du Secteur de Sécurité et la réconciliation et enfin une assistance au gouvernement en matière de justice et de lutte contre l’impunité », a-t-il précisé.

 

D’après ce dernier, la spécificité de ce nouveau mandant se traduit par sa durée, « d’habitude, les mandats de résolution porte sur une année mais celle-ci dépasse une année. Car,  il commence ce 26 juillet et prendra fin le 15 novembre 2017. C’est juste pour permettre à la Minusca d’accompagner les nouvelles institutions du pays. L’autre aspect est la hiérarchisation des tâches urgentes que la Minusca devra mener, comme la protection des civiles, la justice nationale et internationale à travers la création de la Cour Pénale Spéciale(CPS) et un accent particulier sur le trafic illicite des ressources naturelles », a souligné Vladimir Monteiro.

 

Des tâches supplémentaires telles que la coordination de l’assistance internationale et l’assistance au Comité visé par le paragraphe 57 de la résolution 2127 (2013) et au Groupe d’experts créé par la même résolution lui ont été également assignées.

 

La Minusca avait pris le relais de la force africaine Misca le 15 septembre 2014. Il s’agit là d’un premier réajustement des priorités après le retour à l’ordre constitutionnel de la Centrafrique, le 30 mars 2016.

 

 

Centrafrique : Abdou Dieng plaide pour un accompagnement de la Centrafrique et la consolidation de la paix

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 27 JUILLET 2016

 

BANGUI, 27 Juillet 2016 (RJDH) — Abdou Dieng, directeur régional du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour l’Afrique Centrale et de l’Ouest, lors d’un point de presse qu’il a animé au bureau de cette institution mardi 26 juillet à Bangui a plaidé pour le financement des actions humanitaires en Centrafrique. C’est un plaidoyer lancé après une visite de quatre jours dans le pays.

 

« La communauté humanitaire a lancé un appel au début de l’année pour demander  environ 600 000 de dollars pour régler le problème humanitaire dans le pays et malheureusement cet appel n’est financé aujourd’hui qu’aux alentours de 25%. Et ça je le dis pour rappeler aux différents partenaires qui veulent appuyer la Centrafrique que les problèmes humanitaires demeurent », c’est en ces termes que Abdou Dieng a lancé son plaidoyer.

 

Préoccupé, Abdou Dieng  interpelle les partenaires: « L’appui humanitaire fait partie des éléments pour consolider la paix bien entendu ».

 

Le directeur régional est optimiste  face aux défis  et formule le vœu de voir s’attaquer au problème de fond, « il faut commencer à régler les questions du développement, il faut que les travailleurs retournent dans leur lieu de travail, dans les préfectures, les sous-préfectures et les villages. Que les écoles continuent, il faut que les hôpitaux fonctionnent. Donc, il y a encore des défis mais il y a de l’espoir », a-t-il martelé.

 

Il a en outre salué l’amélioration de la situation sécuritaire et condamne les violences perpétrées contre les humanitaires dans le pays, « nous condamnons toute forme de violence. Il faut se dire que ces violences n’ont pas leur place, les humanitaires sont dans le pays pour aider les populations de sortir de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui », a-t-il lancé.

 

Le PAM entend aider le gouvernement dans le domaine agricole en faisant la promotion des achats locaux auprès des petits producteurs et le renforcement de leur capacité, selon une source proche de cette institution onusienne.

 

Cette visite de quatre jours lui a permis de rencontrer les différents partenaires de la République Centrafricaine et le chef de l’Etat. Le PAM assiste environ 500.000 et 600.000 personnes chaque mois à travers  les distributions générales de vivre et de coupons alimentaires.

 

 

Centrafrique : La situation des droits de l’homme préoccupante, la LCDH exige la levée de l’embargo sur les FACA

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 27 JUILLET 2016

 

BANGUI, 27 Juillet 2016(RJDH) — La question des Droits de l’Homme en République Centrafricaine reste encore préoccupante, selon Joseph Bindoumi, Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme. Une situation qui s’explique par l’insécurité dans une partie de la capitale et dans certaines villes du pays. Il envisage pour sa part un dialogue véritable et sincère entre le peuple centrafricain. Un souhait exprimé dans une interview accordée au RJDH.

 

RJDH : Monsieur Joseph Bindoumi, vous êtes le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme. Quelle lecture faites-vous de la question des Droits de l’Homme en République Centrafricaine ?

 

JB : Vous savez que nous avons connu des violences graves dans ce pays. Tout est en œuvre pour que nous sortions de ces violences. Mais il faut reconnaitre que la RCA reste encore préoccupante par l’ensemble des violations des Droits de l’Homme. Dans la capitale ces derniers temps, il y a la prise d’otage au km5, à l’intérieur du pays surtout à Bambari, des affrontements ont opposé les belligérants, à Kaga-Bandoro, et à Abba au niveau de la frontière, des groupes armés qui sévissent en ce moment au nom des peulhs. Et donc, la situation des Droits de l’Homme est toujours préoccupante.

 

RJDH : Quelle est la position de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme face à la montée de la criminalité en République Centrafricaine ?

 

JB : La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme n’a jamais quitté ce pays, ni s’absenté de toutes les violences qui se passent jusqu’aujourd’hui. Nous sommes sur toute l’étendue du territoire national, et elle dispose plus de 7.000 membres. Malgré que certains bureaux de cette institution aient été saccagés pendant les crises, mais au moins nos militants rapportent ce qui passent du jour en jour. Nous sommes en train de mettre en place plusieurs projets avec les organisations internationales comme, Cordaid et la Fédération internationale de ligue des Droits de l’Homme et autres pour essayer de rapprocher les victimes de conflits afin de faire la cohésion sociale entre les groupes armés.  Nous restons très vigilants de peur que les violences qui se déroulent maintenant ne puissent pas être perdues de vue au moment venu où les bourreaux auront des comptes à rendre.

 

RJDH : Est-ce qu’aujourd’hui est-il nécessaire de passer par le dialogue pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national puisque les groupes armés détiennent encore des armes?

 

JB : Vous savez, les violences arrivent comme une maladie, mais elles réparent tout doucement. En principe dans un pays, c’est de dialoguer, il faut savoir dialoguer je veux entendre l’autre, c’est le principe dans une république.

 

RJDH : Mais monsieur Joseph Bindoumi plusieurs dialogues ont eu lieu dans ce pays-là et qui demeurent encore sans réponses ?

 

JB : Moi en tant que défenseur des Droits de l’Homme, je privilégie le dialogue. Je sais qu’il y a des irréductibles des gens qui pensent que  pour être entendu, il faut tirer des coups de feu.

 

RJDH : Alors en ce temps-là des personnes perdent leurs vies Monsieur Joseph Bindoumi ?

 

JB : Ouaih ! Des gens meurent c’est vrai, mais nous, nous disons que le dialogue tel qu’on le fait c’est le dialogue franc. Le dialogue, ce n’est pas la faiblesse. Donc, il faut dire à quelqu’un que sa position n’est pas la bonne et qu’il doit arrêter ça. Le dialogue sera bon. Mais si on dit bon comme il a des kalachnikovs, il est fort qu’il faut qu’on lui donne une enveloppe pour qu’il se calme, et on va lui faire le DDR. Si on parle aux gens de cette manière, on donnera l’impression aux groupes  que le seul moyen de leur communication ce sont les armes.

 

RJDH : En date du 4 juillet 2016, une trentaine des organisations nationales de la société civile ont signé un document dans lequel vous demandez au gouvernement de réagir en toute urgence sur la question sécuritaire !

 

JB : La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme fait partie des signataires de ce document. Nous avons remarqué qu’on commençait à s’installer dans les violences avec ce qui s’est passé au km5 et dans certaines régions du pays et nous avons dit que le gouvernement doit hausser le ton en sortant les militaires centrafricains pour qu’ils protègent le peuple. La RCA est un pays membre des Nations-Unies. S’il y a un problème, pourquoi on doit maintenir la RCA indéfiniment sous embargo ? Aujourd’hui, si on répète à chaque fois et on met la RCA dans l’impossibilité d’exister en tant qu’Etat, cela ne devient plus une sanction mais une punition.  A  partir de ce moment-là, l’Etat se révolte contre le système des Nations-Unies. Aucun Etat n’a le droit de punir l’autre. Cet embargo doit être levé, si l’embargo n’est pas levé, l’embargo sera violé par la force du peuple centrafricain. Et nous de la société civile centrafricaine nous demandons au gouvernement de demander la levée de l’embargo en urgence.

 

RJDH : Joseph Bindoumi merci

 

JB : c’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Judicaël Yongo

Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 13:53

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Par Christophe Boisbouvier mercredi 27 juillet 2016

 

En Centrafrique, un nouveau président a été élu démocratiquement il y a 6 mois, mais les Nations unies ne baissent pas la garde. Mardi 26 juillet, à New York, le Conseil de sécurité a voté la prolongation du mandat des quelque 12 000 casques bleus de la Minusca jusqu'à novembre 2017. Rappelons que les troupes françaises de Sangaris plient bagage et que les Nations unies se retrouvent désormais en première ligne. Le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga dirige la Minusca. En ligne de Bangui, le représentant spécial de Ban Ki-moon est l'invité de RFI.

 

RFI : Les 12 000 casques bleus sont maintenus jusqu’en novembre 2017 avec un mandat musclé. Mais plusieurs pays du Conseil de sécurité ont fait enlever de la résolution, la mention que votre force militaire pourrait intervenir de façon robuste avec des technologies modernes. Est-ce que ce n’est pas un problème ?

 

Parfait Onanga-Anyanga : Je ne crois pas que la question des technologies ait été totalement gommée de la résolution. Non, il y a une demande faite au secrétaire général et à son représentant ici, c’est-à-dire moi-même, de tout faire, en sorte que les Etats qui enverraient des troupes ici en Centrafrique s’organisent pour qu’elles soient très bien équipées, bien entraînées, en raison précisément des menaces que ces forces pourraient rencontrer sur le terrain et en raison du fait qu’il y a encore beaucoup trop de groupes armés dans ce pays. Et par exemple, dans l’un des paragraphes du dispositif on peut voir que le Conseil demande à la Minusca de saisir et de confisquer, mais aussi de détruire, les armes dont pourraient disposer ces groupes armés, y compris leurs minutions. Et ce faisant, nous avons là quelque chose qui est clairement robuste et je crois que c’est bien le sens de cette résolution.

 

Il n’empêche, dans un rapport publié il y a quelques semaines, le numéro 2 du secrétariat général de l’ONU, le Français Hervé Ladsous, constate que la situation est fragile et réversible. Il note notamment que l’ancien chef Seleka Noureddine Adam essaie de réunifier l’ancien mouvement qui tenait Bangui en 2013.

 

C’est des informations préoccupantes. C’est vrai, nous sommes, en tout cas toute la mission est à pied d’œuvre. Et l’un des accents particuliers de ce mandat ce sera précisément de doter la Minusca d’une plus grande mobilité avec une grande flexibilité dans sa capacité opérationnelle. Et donc cela nous permettrait, je crois, j’en suis convaincu, d’avoir le dessus sur toute force négative sur le terrain. Et le vrai défi pour les Centrafricains c’est de se retrouver. Le chef de l’Etat Touadéra a tendu la main, il a invité tous les acteurs politico-militaires autour d’une table. Il faut saisir cette opportunité parce qu’il n’y en aura pas d’autres.

 

C’est un message à Noureddine Adam ?

 

On espère que tous, y compris évidemment que monsieur Noureddine Adam, entendra raison et viendra autour de la table.

 

Est-ce que vous ne péchez pas par excès d’optimisme ? Le président Touadéra dit que la patrie est en danger et que la vaste zone de son territoire continue d’échapper à tout contrôle. On pense notamment aux régions de Bambari, de Ndélé, de Birao, qui sont sous contrôle rebelle. On a l’impression que vous parlez comme si tout allait bien.

 

Ah non, mais pas du tout, pas du tout ! Ce que je dis c’est précisément que nous sommes au milieu du gué. Mais aujourd’hui, le monde entier est autour de la Centrafrique. En novembre, bientôt, il y aura une table ronde des partenaires, des bailleurs de fonds pour dire à la Centrafrique : « Bravo ! Il va y avoir un dividende de la paix si vous continuez sur la voie de la paix ».

 

Est-ce que vous ne craignez pas que le départ des Français ne laisse un grand vide ?

 

Si ça ne dépendait que de moi, on n’aurait jamais dû changer une équipe qui gagne, parce qu’ensemble on a fait de très belles choses. Mais la Minusca va monter en puissance. Bientôt, elle va recevoir de nouvelles capacités, des éléments renforcés de sa troupe qui viendront ici avec des spécificités particulières. Maintenant, nous ne le ferons pas seuls. Depuis près de dix jours, la nouvelle équipe de formation de l’Union européenne est en place et commence donc le dur labeur de former les forces armées centrafricaines.

 

De nouvelles capacités, ça veut dire quoi ? Plus d’hélicoptères, plus de blindés ?

 

Un peu tout cela. Mais pour moi, je crois que rien ne pourra remplacer la volonté des Centrafricains de renégocier ensemble leur contrat social.

 

En septembre prochain, les quelque 300 gendarmes burundais de votre force Minusca ne seront pas remplacés quand ils partiront. Pourquoi cela ?

 

Il y en aura d’autres.

 

Venus d’autres pays ?

 

Voilà exactement. Exactement. La Jordanie ou de…

 

Mais pourquoi ne souhaitez-vous pas garder les Burundais ? Est-ce parce que vous craignez que les nouveaux arrivants ne soient des officiers et des soldats du Burundi qui auraient pu commettre des exactions dans leur pays et qui cherchent à se recycler en Centrafrique par la grâce de l’ONU ?

 

Il faut reconnaître que c’est une exigence qui n’est pas négligeable. Vous savez, nous sommes porteurs de valeurs qui permettent justement à l’humain de s’épanouir.

 

Au mois de janvier vous avez demandé le départ de tout le contingent en provenance du Congo-Kinshasa. Est-ce aussi pour des raisons de valeur, parce que certains d’entre eux avaient été accusés d’avoir commis des viols sur des jeunes filles centrafricaines ?

 

Ce que je peux dire c’est qu’aujourd’hui il faut se satisfaire du fait que le gouvernement de la République démocratique du Congo a pris l’initiative de mener un certain nombre de procès assez exemplaires dans leur pays, précisément pour condamner ceux qui avaient été des auteurs de ces crimes horribles.

 

Quand vous avez pris la tête de la Minusca, il y a un an, on avait déjà recensé 14 cas de viols ou d’abus sexuels commis par des casques bleus. Quelles mesures avez-vous prises depuis un an ?

 

Enormément et depuis, il y a eu l’adoption de la résolution 22 72 du Conseil de sécurité. Désormais il y est dit que le secrétaire général est habilité à renvoyer des contingents entiers, si jamais il était avéré que les pays d’origine de ces contingents ne faisaient pas diligence dans l’exigence de faire toute la lumière sur les crimes qu’auraient pu commettre justement les éléments de leur contingent. Nous ne pouvons pas nous permettre, en tant que Nations unies, de cautionner de telles horreurs.

 

Selon Parfait Ononga-Anyanga, sur RFI : «la Minusca va monter en puissance»
Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 11:33

 

 

APA- 26/07/16 Bangui (Centrafrique) - Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international, au terme d’une mission de l’institution financière effectuée au mai dernier en Centrafrique, a validé le programme financier du pays en mettant à la disposition des nouvelles autorités une enveloppe de 60 milliards de FCFA, a annoncé, mardi à Bangui, le directeur de cabinet du ministère des Finances, Guy Samuel Nganatoua.

 

Pendant son séjour, la mission a tenu à s’assurer de l’amélioration de la compétitivité de l’économie centrafricaine et de la manière dont est promue la bonne gouvernance dans les finances publiques après plusieurs mois de crise humanitaire très couteuse.

 

Des recommandations ont été formulées par la mission en vue d’aider la Centrafrique à retrouver le chemin de la bonne gestion des finances publiques afin de prétendre à d’autres finances des partenaires.

 

L’approbation du programme financier du gouvernement par le FMI ouvre la voie à d’autres partenaires de Centrafrique de le soutenir financièrement dans l’avenir.

 

Cependant cette approbation démontre également la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les recommandations du FMI.

 

Ainsi la table ronde des bailleurs de fonds de Centrafrique qui aura lieu à Bruxelles en Belgique au mois de novembre prochain augure de bonnes perspectives pour l’économie centrafricaine.

Le FMI valide le programme financier du gouvernement centrafricain
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