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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 19:25

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-18 16:43:25  - La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, quitte Bangui ce mercredi à destination d’Oslo où en sa qualité d’invitée d’honneur elle prendra part à la douzième édition du Forum de dialogue humanitaire qui démarre le même jour dans la capitale norvégienne.


Selon une source proche de la présidence de la république, des imminentes personnalités prendront part à ces assises parmi lesquelles l'ancien Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, l'ancien président américain, Jimmy Carter, et l'actuelle présidente des Philippines.


Organisé par le Centre de dialogue humanitaire, ce forum qui se poursuivra jusqu'à samedi prévoit à son calendrier des échanges sur les crises que connait le monde et en même temps des partages d'expériences dans le règlement des conflits.

La présidente de transition Samba-Panza profitera de cette tribune pour présenter la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans son pays afin de mobiliser la communauté internationale à la cause de la RCA.


L'agenda de Mme Catherine Samba-Panza, prévoit une série de rencontres avec les autorités norvégiennes, parmi lesquelles le Premier ministre norvégien.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=606536#sthash.v3qVWqSX.dpuf  

 

 

Catherine Samba-Panza à Oslo pour le Forum de dialogue humanitaire

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 19:19

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

*************

Ex coalition Séléka

 

Tél. +(236) 725 074 11 / 705 074 11 / 775 074 11 / 755 074 11

 

DECLARATION DE LA SELEKA

 

Relative à l’accord pour un dialogue entre les Antibalaka et la Séléka

 

L’aile politique de la Séléka informe l’opinion publique nationale et internationale de sa surprise quant à la démarche isolée de quelques membres de sa Coordination provisoire, ayant abouti à un accord de dialogue et de réconciliation avec les Antibalakas en date du 16 juin 2014. Ce pseudo accord est considéré comme une démarche individuelle qui n’engage pas le Mouvement. Ni l’aile politique ni l’Etat Major Militaire de la Séléka ne sauraient se reconnaitre dans une initiative biaisée qui n’a pas requis leur avis. C’est ensemble que nous jetterons les bases de la paix.

 

La Séléka, tout en désapprouvant cette malheureuse initiative, tient à rappeler qu’elle demeure ouverte à tout processus de dialogue non exclusif afin de jeter les bases d’une paix véritable issue de réconciliation entre communautés, de justice, de tolérance et de pardon. 

 

Cependant, toute tentative de dialogue et de réconciliation qui ne prendrait pas en compte sur le plan social l’avis des victimes et leur douleur, le volet justice et réparation, la sécurité des personnes et des biens, la liberté de circuler ; et sur le plan politique et militaire l’Accord de N’Djamena, la refondation des Institutions à travers la nouvelle Constitution et la refonte des Forces de Défense et de Sécurité, sera vain. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, car nous devons avoir le courage de rebâtir notre Etat.

 

La Séléka attend d’être appuyée dans les préparatifs de son prochain Congrès afin d’en faire ressortir toutes les résolutions nécessaires pour engager la Nation toute entière dans un processus de sortie de crise définitive.

 

La Séléka demande aux Institutions de la Transition, à la Communauté internationale, à l’Union Africaine et à la CEEAC ainsi qu’à toutes les bonnes volontés physiques et morales de nous aider à appliquer l’Accord de N’Djamena qui constitue en lui seul un début de solution politique à la crise qui a tant déchiré la Centrafrique. Refuser d’appliquer cet Accord politique, c’est repousser l’échéance de la réconciliation entre les Communautés, et encourager ainsi le projet de partition que nous redoutons tous. Sauvons la Centrafrique !

Fait à Bangui, le 17 juin 2014

 

Général Mohamed-Moussa Dhaffane,

 

Président ad intérim de la Séléka,

 

Ancien Ministre d’Etat

DECLARATION DE LA SELEKA Relative à l’accord pour un dialogue entre les Antibalaka et la Séléka

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 19:09

 

 

 

 

18/06/14 (APA)

 

APA Bangui (Centrafrique) - Un incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi à mercredi au ministère des Finances et du Budget de Centrafrique, occasionnant d’importants dégâts matériels.

 

Selon une source policière, le sinistre qui s'est déclenché au niveau du service des dépenses du Ministère des Finances et du Budget serait causé par un court-circuit

 

« Je vous avoue que le dégât est énorme. Parce que nous avons perdu une quinzaine d'ordinateurs avec leurs serveurs, toute la documentation et les archives depuis l'indépendance. Tout a été consumé», s'est-il alarmé.

 

« Nous ignorons tout de l'origine de cet incident. C'est vers une heure du matin que j'ai été alerté» a confié le directeur d'exécution du budget (DEB), M Germais Ngawen, avant de préciser : « nous sommes catastrophés parce que c'est ce service qui gère toutes les dépenses de l'Etat ».

 

Selon Ngawen, le bâtiment du bloc finances a pu être sauvé grâce à plusieurs interventions des sentinelles, des équipes de l'Energie Centrafricaine (ENERCA) et des Sapeurs Pompiers de l'aéroport qui ont réussi à circonscrire et éteindre cet incident.

 

« Cet incident est préoccupant mais il est important vraiment qu'une enquête approfondie soit menée pour détecter son origine. C'est vrai que c'est un vieux bâtiment qui date de l'époque coloniale » a dit le premier ministre André Nzapayéké, lors de sa descente sur les lieux.

 

A en croire M Nzapayéké, le malheur n'est pas toujours de mauvaise chose. Car dit-il « cela nous permet de prendre de mesures nouvelles afin d'améliorer les choses »

 

« Nous espérons de tout cœur que cet incident n'est pas criminel. Mais vu l'état du bâtiment je crois que c'est une surtension » a conclu le chef du gouvernement André Nzapayéké

Centrafrique: le ministère des Finances prend feu, des dégâts matériels signalés

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 18:56

 

 

 

 

18/06/14 (AFP)

 

Cinq Nigérians ont été arrêtés à leur arrivée à l'aéroport de Bangui, en provenance du Brésil, en possession de 660 grammes de cocaïne pure destinée au marché européen, a annoncé mercredi à la presse le ministre de la sécurité publique.

 

La drogue saisie représente 660 grammes de cocaïne pure qui, une fois coupée, aurait eu sur le marché une valeur de 120.000 euros (70 millions de FCFA), selon le ministre, Denis Wangao Kizimalé.

 

"Le mercredi 11 juin, cinq sujets de nationalité nigériane ont débarqué à l'aéroport Bangui M'poko en provenance de Sao Paulo au Brésil via Casablanca et Douala à bord d'un vol commercial de Royal Air Maroc (RAM)", a ajouté le ministre selon lequel "ces délinquants font partie de la catégorie des mules" qui transportent la drogue dans leur corps.

 

Une échographie des voyageurs, effectuée à l'hôpital communautaire de Bangui, a permis de révéler des capsules de 15 à 20 grammes de cocaïne, placées dans des "ballotins" dans l'estomac des "mules", a précisé le ministre.

 

Toujours selon le ministre, "il est à préciser qu'un autre trafiquant de drogue (dont il n'a pas révélé la nationalité) est arrivé d'Espagne par un autre vol le 14 juin 2014 pour récupérer cette marchandise. Tous ces individus sont entrés illégalement sur le territoire national centrafricain et sont détenteurs de faux documents d'immigration".

 

Les narco-trafiquants sud-américains utilisent de plus en plus l'Afrique comme relais pour pénétrer le marché européen.

 

La Centrafrique dispose d'un office central de lutte anti-drogue (OCLAD), dirigé par un commissaire de police, mais, en raison de la situation chaotique dans le pays depuis la prise du pouvoir par la rébellion de la Séléka et les violences qui, depuis, se poursuivent, cet office n'est pratiquement plus opérationnel.

 

La consommation de cannabis, de produits pharmaceutiques à base de morphine (Tramadol, notamment), et de whisky en sachets, a fortement augmenté parmi les combattants depuis l'éclatement des violences, selon l'OCLAD.

 

Cinq "mules" nigérianes arrêtées à leur arrivée à Bangui en possession de cocaïne

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 11:04

 

 

 

 

 

18/06/14 (20minutes)

 

Le pays s’organise depuis six mois pour gérer l’afflux de réfugiés en provenance de Bangui. Les défis à relever sont énormes et les financements ne suivent pas...

 

Des abris blanc fournis par le HCR à perte de vue, qui contrastent avec le vert des plants de manioc encore présents sur le site. «Le gouvernement tchadien a alloué ces 1.000 hectares pour créer le camp de Maingama», explique Guy Yogo, chef des urgences et coordinateur des opérations de terrain de l’Unicef au Tchad.

 

Alors que, pour l’heure, seuls les points d’eau et latrines essentiels pour couvrir les besoins des premiers 2.000 arrivés sont en place, lorsque toutes ses infrastructures seront déployées, le camp de Maingama comprendra un centre de santé, un centre de distribution alimentaire et l’espace nécessaire pour que non seulement chaque famille présente sur le site puisse construire son abri avec des matériaux durables sur 300m2, mais aussi que les retournés qui le souhaitent puissent se voir attribuer un lopin de terre à cultiver.

 

Plus aucune attache

 

Le camp de Maingama se veut en effet la réponse de plus long terme à l’afflux de retournés en provenance de République de Centrafrique (RCA), qui déferle sur le Tchad depuis le mois de décembre. Six mois après le début de l’intervention de la force Sangaris en RCA, près de 350.000 personnes ont fui les violences, dont quelque 100.000 ont trouvé refuge au Tchad voisin. Coincé entre la Libye, le Soudan, la RCA, le Cameroun, le Niger et le Nigéria, le Tchad est depuis 2009 le seul oasis de stabilité dans cette région troublée.

 

Le pays connaît ses propres difficultés: insécurité alimentaire dans la bande sahélienne, épidémies (rougeole, palu), inondations (le sud du pays a été particulièrement gravement touché en 2012), services publics de base (santé, eau, école…) précaires, … Mais sa situation géographique le place en première ligne dès qu’un conflit éclate dans la zone. Le Tchad a ainsi accueilli les Libyens chassés par la guerre en 2012, les Soudanais en 2013, et ceux qui fuient la RCA depuis décembre 2013.

 

Quelque 70.000 personnes en provenance de RCA vivent aujourd’hui dans les camps. «Ce sont pour la plupart des “retournés“», explique Bruno Maes, le représentant de l’Unicef au Tchad, c’est-à-dire des Tchadiens dont les parents ou les grands-parents étaient partis s’installer en RCA et qui ont choisi de revenir au Tchad quand le conflit s’est aggravé et que le gouvernement tchadien a ouvert ses frontières pour mettre en sécurité ses ressortissants. «Mais la majorité d’entre eux ne connait pas du tout le pays, et n’y a souvent plus aucune attache», souligne Bruno Maes.

 

Besoins financiers non couverts

 

Les autorités, qui comptaient initialement renvoyer tous ces retournés dans leurs villes et villages d’origine, ont donc dû se laisser convaincre par les acteurs humanitaires de mettre en place des sites plus pérennes, mieux équipés, dont les infrastructures doivent mieux résister aux intempéries (chaleur, saison des pluies,…), et où ces personnes peuvent s’installer pendant quelques mois pour trouver des schémas de survie et préparer leur intégration dans la société, comme à Maingama. Cependant, le profil des bénéficiaires –population en majorité urbaine, composée à 70% de femmes et d’enfants- risque de rendre plus difficile encore ce travail de réintégration.

 

Sans compter que les financements, condition sine qua non à la réalisation de tous ces projets, ne suivent pas. En effet, la prise en charge de cette population suppose un coût énorme, que le Tchad ne peut supporter. Le gouvernement a donc lancé une demande d’aide de quelque 40 millions de dollars auprès des bailleurs internationaux en avril. Mais les besoins financiers sont loin d’être couverts, y compris pour les agences onusiennes. «A peine 15% des besoins de l’Unicef ont été couverts», souligne ainsi Bruno Maes, le représentant de l’Unicef au Tchad.

 

Bérénice Dubuc

 

http://www.20minutes.fr/monde/1403718-centrafrique-le-tchad-...

 

Lu pour vous : Centrafrique: le Tchad face à l’afflux des «retournés»

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 11:02

 

 

 

 

http://lesalonbeige.blogs.com/  17 juin 2014

 

Ce matin, Chantal Jouanno et Jean-Marie Bockel nous livrent (ici) une analyse de l'opération Sangaris en Centrafrique. Faisant la comparaison entre l'opération Sangaris en Centrafrique et les opérations de maintien de la paix en Afrique de la dernière décennie, les auteurs de l'article en viennent à comparer les moyens mis en oeuvre:

 

"Deux spectres hantent les interventions de maintien de la paix sur le continent africain. Le premier est le génocide rwandais de 1994, face auquel la communauté internationale a réagi, mais trop tard, par l'opération Turquoise. À cet égard, ce fut l'honneur de la France de s'interposer dans la guerre civile centrafricaine, qui menaçait de devenir à son tour un génocide.

 

Cependant, le second spectre est celui de la première bataille de Mogadiscio, en 1993. Deux cents hommes de l'opération Restore Hope, essentiellement américains, furent engagés dans des combats acharnés contre des miliciens somaliens trente fois plus nombreux. En mai 2014, deux mille soldats français tentent, aux côtés des forces africaines, de désarmer vingt mille rebelles de la Seleka et soixante-dix mille des anti-Balakas. Donc, en examinant lucidement les rapports de forces en présence - et même si chaque conflit possède sa logique propre -, nos troupes risquent à tout moment de subir un nouveau Mogadiscio pour avoir voulu éviter un Rwanda."

 

La comparaison de la crise centrafricaine avec celle de la Sierra Leone, dans les années quatre-vingt-dix, est pertinente mais cruelle : les Britanniques intervinrent, mais avec cinq mille hommes et non pas deux mille. L'opération Sangaris, elle, se fait avec moins de la moitié de ces effectifs pour un territoire dix fois plus étendu, ayant qui plus est pour voisines des zones de crise parmi les plus instables au monde. Pour des raisons de coût, aucun avion de chasse français, à l'instar du Rafale, n'a été engagé. Or, l'attaque du 5 mai a démontré le caractère indispensable d'un soutien aérien. [...]  En outre, les témoignages de familles de soldats de Sangaris sont édifiants, et font écho au récent débat sur le risque de nouvelles coupes dans le budget de la Défense. Les soldats français sont, par exemple, "obligés de mettre des gilets pare-balles au niveau des portes du véhicule, sinon elles [les balles] les traversent."

 

De fait, le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'Ecole de guerre, juge irresponsable de prolonger Sangaris "sans renforcer les troupes et sans poser la condition suivante à la communauté internationale : nous envoyons plus de soldats jusqu'à cet été mais au-delà, il faudra nous aider. Sinon, nous serons contraints d'abandonner la Centrafrique à son sort au mois d'août." Nous partageons son analyse, à l'heure où la France manque clairement de soutien en RCA.[...]

 

Les auteurs déplorent les manques de moyens de la mission française, soulignant que si l'ONU n'intervient pas assez vite, la France n'aura d'autre solution que de retirer ses troupes en abandonnant les Centrafricains à leur sort.

 

Lu pour vous : Centrafrique: l'armée française au bout de ses moyens ?

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 20:15

 

 

 

 

 

17/06/14 (RFI)

 

En Centrafrique, la machine judiciaire se remet en marche tout doucement. Après l'assassinat de l'un des leurs, Modeste Bria, mi-novembre, les magistrats se sont évanouis dans la nature pendant plusieurs mois. Aujourd'hui, ils sont de retour au travail. Mais la lutte contre l'impunité érigée en principe par le gouvernement de transition se heurte très vite aux réalités matérielles et à la situation chaotique du pays.

 

Dans la salle d’audience, ce lundi 16 juin, sept prévenus font face aux deux magistrats du siège et à celui du parquet. Aucun d’entre eux d’ailleurs n’a eu les moyens de s’offrir les services d’un avocat, mais ce n’est pas obligatoire en correctionnelle. Escroquerie, violence, voies de fait, vols et recels, ce sont des « petits poissons » qui se présentent devant la justice. Pour l’instant il n’y a pas de session criminelle au tribunal de Bangui. Faute de moyens, d’armes et de sécurité, la police judiciaire peine à mener des enquêtes de fond et à alimenter ses dossiers. Ghislain Gresenguet, procureur de la République de Bangui : « Au niveau de Bangui, nous reconnaissons que pour le moment, des procédures de flagrants délits à la différence des crimes, ce sont des affaires qui sont jugées très rapidement. La situation sécuritaire n’est pas encore totalement stable. Il y a toujours ce paramètre-là qu’il ne faut pas exclure parce qu’il y a certains quartiers qui sont toujours un peu inaccessibles à nos officiers de police judiciaires, ce qui pose problème ».

 

Pour l’instant, la justice centrafricaine est trop faible pour s’attaquer aux suspects de meurtre ou de lynchage. Pour ce qui est des massacres, le gouvernement a appelé la Cour pénale internationale à l’aide. Quant aux délinquants qui passent par le TGI de Bangui, ils purgent leur éventuelle peine à N'garagba, la seule prison pour hommes de la ville, où la plupart d’entre eux ont fait de la préventive et d’où il y a quinze jours une douzaine d’anti-Balaka se sont faits la belle.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140617-centrafrique-justice-trib...

 

A Bangui, la justice se remet en marche

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 20:08

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-17 14:30:25 - L’ancien président burundais, Sylvestre Ntibantungaya, a dit, mardi à Bangui, sa foi en l’avenir de la République centrafricaine, soulignant que d’après les contacts qu’il a eus avec les autorités de la transition il est permis d’espérer que la présidentielle de février prochain aura lieu et que le pays sortira de la crise dans laquelle il se trouve.


A la tête d'une délégation de la conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL), Sylvestre Ntibantungaya a rencontré successivement le Premier ministre, André Nzapayéké, les membres de l'Autorité nationale des élections (ANE) et la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza.


Avec le chef du gouvernement, les échanges ont porté sur la situation sécuritaire et l'appui de la CIRGL à la RCA pour le rétablissement dans la sécurité. Au sujet de l'audience la cheffe de l'Etat de transition, il a été question de faire passer un message à la prise de responsabilité de la part de tous les acteurs de la vie politique et sociale.


‘'Il faut que les leaders de la vie politique et sociale se comportent comme des leaders à travers qui se profilent des solutions et non des problèmes'', a-t-il indiqué à sa sortie de la rencontre avec Samba-Panza.


‘'Nous sommes passés au siège de l'ANE pour leur exprimer notre solidarité et donner nos encouragements aux sept membres de cet organe qui a une responsabilité particulière, et d'après les informations recueillies les élections seront organisées l'année prochaine'', a dit M Ntibantungaya, au sortir de l'audience avec les membres de l'ANE.


A en croire M Ntibantungaya, l'ANE est une institution à travers laquelle va passer une des solutions attendues à savoir l'émergence d'un pouvoir issu de la volonté du peuple centrafricain qui travaillera pour conjurer définitivement les problèmes que connait la RCA.


S'adressant aux leaders des groupes accusés à tort ou à raison d'être des vecteurs de la violence, il a indiqué qu'''il faut que ces leaders disent aujourd'hui à ceux qui se rangent derrière eux qu'il est temps d'arrêter la violence''.


Pour lui, la RCA n'est pas le premier pays dans la sous-région à connaître des conflits graves. ‘'Elle a toutes les ressources nécessaires pour faire face à cette crise et s'en sortir'', a-t-il souligné.


La délégation de la CIRGL quitte Bangui ce mardi.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=606432#sthash.wSy3brhI.dpuf

La RCA s'en sortira, selon l'ex-président burundais, Sylvestre Ntibantungaya

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 20:04

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-17 15:33:15 - La mini campagne de 10 jours d’enregistrement des naissances à Bangui et dans les communes de Bimbo et de Bégoua dans la préfecture de l’Ombella Mpoko a été lancée lundi, sous l’égide du ministère de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et Régionalisation


Organisée en partenariat avec l'Unicef, cette mini-campagne a pour but de délivrer gratuitement des actes de naissance à tous les enfants ayant vu le jour entre mars 2013 et mars 2014.


Non déclarés à cause des crises militaro-politiques, ces enfants auront la chance d'avoir gratuitement des actes de naissance, une fois enregistrés.


La cérémonie de lancement de cette campagne s'est déroulée à l'Ecole Lakouanga dans le 2è arrondissement de Bangui et a été couplée avec la journée internationale de l'enfant africain.


‘'Avoir un acte de naissance, c'est le premier droit de l'enfant. Ce papier aussi modeste confirme la citoyenneté de l'enfant. Il permet au personnel soignant de connaitre l'âge de l'enfant avant toute prescription médicale'', a expliqué le directeur de la collectivité territoriale au ministère de l'Administration, Clotaire Loutomou.


Soulignant l'importance de l'acte de naissance, il a déclaré : ‘'je lance un appel à tous les parents qui ont eu des enfants dans cette période de les faire déclarer. Car un enfant sans acte de naissance est une personne sans existence juridique''.

La campagne prendra fin la semaine prochaine.

 

http://www.apanews.net/article_read-606443-acte-de-naissance-gratuit-pour-les-enfants-centrafricains.html#sthash.1X4NTeO6.dpuf

Acte de naissance gratuit pour les enfants centrafricains

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 19:41

 

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/  17/06/2014 à 17h19 -- Mis à jour le 17/06/2014 à 18h22

 

REPORTAGE - Certains enfants arrivent seuls en provenance de République de Centrafrique. Le but des centres d’accueil qui leur sont dédiés dans les camps: retrouver leurs parents, ou à défaut un membre de leur famille pour les prendre en charge…

 

De notre envoyée spéciale à Sarh (Tchad)

 

Dairou a 3 ans. Dans le camp de Doyaba, près de Sarh dans le sud du Tchad, les animateurs du centre de regroupement des enfants non accompagnés le connaissent bien. Avec sa sœur, Oumoul, 4 ans, ils sont en effet arrivés seuls en provenance de République de Centrafrique (RCA), sans parents ni famille. Les frères et soeurs ont bénéficié du dispositif spécifique mis en place pour les «enfants non accompagnés» (ENA) grâce auquel ils ont pu retrouver la trace de leurs parents.

 

«Nous assurons la protection des enfants arrivés sans leur famille, et nous leur proposons des activités récréatives et psychosociales», explique Hassan Youssouf Fachir, superviseur des activités psychosociales au centre de regroupement des enfants non accompagnés de Doyaba.

 

Recherches pour réunir les familles

 

Dans la journée, les ENA sont invités à participer à diverses activités. Objectif: les divertir, mais surtout les amener à oublier ce qu’ils ont vécu. «Ils sont en situation de trauma, indique Hassan Youssouf Fachir. Certains enfants ont vu mourir leurs parents, certains venaient avec des machettes pour se protéger… Les premières semaines après leur arrivée, cela a été très difficile. Ils pleuraient beaucoup, ne mangeaient pas, ne jouaient pas… Il leur a fallu du temps pour intégrer les activités».

 

Chaque jour, des animateurs s’occupent de ces enfants seuls, particulièrement vulnérables. Ils sont nourris, habillés, envoyés à l’école (quand le camp le permet, comme ici à Doyaba), et soignés. La nuit, les enfants sont répartis par tente de huit. Les tout petits, eux, dorment dans une chambre avec une animatrice qui passe la nuit avec eux. A son arrivée, Dairou, qui était malade, a été pris en charge par le centre de santé mis en place par l’Unicef et ses partenaires locaux.

 

Le travail du centre de regroupement des enfants non accompagnés et de l’action sociale tchadienne ne s’arrête pas là. Il diligente aussi des recherches pour réunir les ENA et leur famille. «Nous prenons des photos des enfants, qui sont envoyées à tous les autres camps au Tchad, pour que les familles puissent les reconnaître», détaille Hassan Youssouf Fachir, qui précise que même lorsque les parents sont décédés, «une famille peut être composée des oncles, des tantes, de la famille élargie»«Nous conduisons des entretiens avec les enfants pour recueillir des informations à leur sujet, savoir s’ils ont des nouvelles de leur famille, s’ils savent où pourraient se trouver leurs parents ou au moins un membre de leur famille…».

 

«Je pensais que je ne les retrouverais jamais»

 

Dairou et Oumoul font ainsi partie des 173 ENA de Doyaba sur 400 qui ont retrouvé leur famille. Leur mère, Habsatou Abdoulaye, raconte: «Nous avons été séparés au moment de monter dans le convoi militaire. Il y avait une foule importante. Tous les gens voulaient monter en même temps. Moi j’ai pu monter dans le véhicule et j’attendais que mon mari m’amène les enfants, mais le véhicule a démarré, et ils n’ont pas pu monter.» La jeune femme ne sait pas vraiment comment ses enfants sont arrivés jusqu’à Doyaba, probablement dans un autre convoi militaire. «Je pensais que je ne les retrouverais jamais. Je n’espérais pas vraiment, je pensais qu’ils étaient perdus à jamais, ou même morts.»

 

Mais, à sa grande surprise, elle a vu les photos de ses enfants dans le camp où elle se trouvait, et elle a pu être transférée à Doyaba pour les retrouver, il y a un peu plus de deux mois. «Quand on réussit à réunir des familles, c’est une grande émotion», commente Hassan Youssouf Fachir, un sanglot dans la voix.

 

Au Tchad, à la recherche des familles d’enfants non accompagnés

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