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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 19:15

 

 

21/03/16 (AFP)

 

La Cour pénale internationale (CPI) a reconnu lundi l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba coupable de crimes contre l'humanité pour des meurtres et des viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, le premier jugement de culpabilité pour l'utilisation du viol en tant que crime de guerre.

 

"La chambre déclare Jean-Pierre Bemba coupable en tant que personne faisant effectivement fonction de chef militaire", a affirmé la juge Sylvia Steiner, expliquant qu'il "agissait de fait en tant que commandant militaire et avait le contrôle effectif de ses troupes en Centrafrique pendant toute la durée de l'opération".

 

Ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba était en effet poursuivi, non en tant qu'auteur ou co-auteur mais en vertu du principe de la "responsabilité du commandant".

 

La sentence sera prononcée à une date ultérieure par la CPI. Il risque jusqu'à 30 ans de détention ou la prison à perpétuité, si les juges estiment que l'"extrême gravité du crime" le justifie.

 

Agé de 53 ans, l'ancien homme d'affaires, vêtu d'un costume sombre et d'une cravate lie-de-vin, semblait tendu en écoutant le prononcé du jugement.

 

Jean-Pierre Bemba avait plaidé non coupable lors de l'ouverture de son procès en novembre 2010, deux ans après son arrestation à Bruxelles, en vertu d'un mandat d'arrêt de la CPI. Il était accusé de trois crimes de guerre et de deux crimes contre l'humanité: meurtres, viols et pillages.

 

Quelque 1.500 hommes en armes de l'ancien chef rebelle s'étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d'une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé.

 

Là, ils ont violé, pillé et tué, a assuré la juge, égrenant une longue liste de viols, souvent accompagnés d'autres violences, commis par les troupes de Jean-Pierre Bemba.

 

C'est la première affaire à la Cour pénale internationale qui se concentre sur l'utilisation de viols et violences sexuelles en tant qu'armes de guerre et le premier procès où un chef militaire est tenu responsable des atrocités commises par ses hommes même s'il ne les a pas ordonnées.

 

- 'L'important besoin de justice' -

 

Ce jugement "est un rappel vibrant aux supérieurs – militaires et civils – qu’ils ont la responsabilité d’éviter et de faire cesser les attaques commises par leurs soldats sur des civils", a assuré Géraldine Mattioli-Zeltner, de l'organisation Human Rights Watch.

 

"Ce premier verdict coupable à la CPI pour violences sexuelles met en lumière l’utilisation du viol comme arme de guerre", a-t-elle ajouté, évoquant "l'important besoin de justice" pour ces crimes en République démocratique du Congo, d'où Jean-Pierre Bemba est originaire.

 

Selon la défense, il n'y avait "aucune preuve d'un ordre venant de M. Bemba vers ses troupes en Centrafrique" mais les juges ont estimé que par téléphone, radios ou téléphone satellite, Jean-Pierre Bemba était en "contact constant" avec ses troupes.

 

"Il avait une ligne directe de communication, il pouvait émettre des ordres et c'est ce qu'il a fait", a affirmé la juge Steiner: "Bemba avait le contrôle effectif de ses troupes".

 

La juge a notamment raconté comment des soldats avaient violé le témoin P22, sa femme et ses trois filles lors d'une attaque en novembre 2002.

 

Une autre femme avait été violée par douze soldats alors que des fillettes de 12 et 13 ans avaient été victimes de quatre soldats.

 

Plus de 5.200 victimes ont été reconnues dans cet affaire, le plus grand groupe dans l'histoire de la CPI.

 

François Bozizé avait finalement renversé Ange-Félix Patassé en 2003 avant d'être lui-même renversé en mars 2013 par la rébellion à dominante musulmane de la Séléka, ce qui a précipité la Centrafrique dans un cycle de violences intercommunautaires. Elles ont culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes.

 

Le procès a été entaché d'accusations de subordinations de témoins, menant même à l'arrestation de plusieurs proches de M. Bemba.

 

C'est le quatrième jugement pour la CPI, fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde, et le premier contre un ancien vice-président.

 

 

Centrafrique/Bemba: la procureure de la CPI salue un jugement "historique" (AFP)

 

21/03/16 (AFP)

 

La procureure de la CPI a salué lundi un jugement "historique" de la Cour qui a reconnu l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba coupable de crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour les meurtres et les viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002-2003.

 

"Je crois que c'est un jour très important pour la justice pénale internationale surtout en ce qui concerne les crimes sexuels", a affirmé à l'AFP Fatou Bensouda, ajoutant que ce jour était "historique".

 

Jean-Pierre Bemba, ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo, est responsable des crimes de ses troupes en tant que commandant militaire, ont affirmé les juges.

Quelque 1.500 hommes en armes de l'ancien chef rebelle s'étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d'une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé.

 

Là, ils ont violé, pillé et tué, a dit la juge Sylvia Steiner, égrenant une longue liste de viols, souvent accompagnés d'autres violences, commis par les troupes de Jean-Pierre Bemba.

 

"Les victimes ont attendu très longtemps pour que justice soit rendue et je pense, qu'aujourd'hui, avec ce jugement, cela a été le cas", a assuré Fatou Bensouda.

 

"C'est important car les commandants militaires pourraient penser qu'ils ne sont pas responsables des crimes commis sur le terrain", a-t-elle expliqué, soulignant avoir montré dans le cas de M. Bemba, qu'il "pouvait arrêter la commission des crimes ou les punir, car il avait le contrôle effectif de ses troupes".

 

La sentence sera prononcée à une date ultérieure par la CPI. Il risque jusqu'à 30 ans de détention ou la prison à perpétuité, si les juges estiment que l'"extrême gravité du crime" le justifie.

 

"Nous allons examiner quelle est la sentence appropriée à demander aux juges", a précisé la procureure.

 

 

- Karine Bonneau, responsable du bureau justice internationale de la FIDH : +33 6 72 34 87 59 (à Paris)
- Carrie Comer, représentante de la FIDH à la CPI : +31 6 81 93 97 93 (à La Haye)


FIDH


et son organisation membre en RCA


LCDH - Ligue centrafricaine des droits de l’Homme

Communiqué de presse

Verdict historique contre Jean-Pierre Bemba condamné pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre


 

(Bangui, La Haye, Paris, le 21 mars 2016) Aujourd’hui la Chambre d’instance III de la Cour pénale internationale (CPI) a condamné à l’unanimité l’ancien Vice-Président de la République Démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre perpétrés en République centrafricaine (RCA) en 2002 et 2003. Nos organisations se félicitent vivement de ce verdict historique de la CPI qui, pour la première fois, condamne un accusé, en tant que supérieur hiérarchique, pour viols et insiste sur l’importance de ce jugement pour les milliers de victimes qui ont longtemps attendu que justice leur soit rendue.


« La condamnation de Bemba envoie un message puissant aux auteurs de crimes internationaux : quelque soit leur fonctions, ils ne peuvent échapper à la justice et seront tenus responsables de leurs crimes. » a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH.

 

Jean-Pierre Bemba a été reconnu coupable de viols, assassinats et pillage en sa qualité de commandant militaire du Mouvement de Libération du Congo. L’importance de ce verdict découle de deux précédents importants qu’il établit. En premier lieu, il s’agit de la première affaire à la CPI qui concerne essentiellement les crimes de violence sexuelle, dont le viol qualifié crime de guerre et crime contre l’humanité. Les crimes de violence sexuelle contre les femmes, les hommes et les enfants ont été utilisés comme un moyen de terroriser la population civile centrafricaine. Ensuite, et pour la première fois, les juges ont considéré que l’accusé devait être tenu pénalement responsable en tant que commandant militaire pour les crimes commis par les troupes agissant sous son contrôle.

« L’importance primordiale de ce verdict ne peut être surestimée. Il constitue un pas supplémentaire sur le chemin de la justice pour les victimes de crimes de violence sexuelle car il s’agit de la première condamnation pour ces crimes devant la CPI. Cet procès a contribué à sensibiliser sur les conséquences de ces crimes atroces sur les victimes et leur vie. » a déclaré Maître André Olivier Manguereka, Président de la LCDH.


Depuis 2002, la FIDH et ses organisations membres en République Centrafricaine, la LCDH et l’OCODEFAD, ont soutenu l’accès des victimes à la justice et à la CPI , en soumettant régulièrement des communications au Bureau du Procureur de la CPI sur les crimes commis en RCA, insistant sur la gravité de ces crimes, ainsi que sur l’absence de volonté et de capacité de l’État à enquêter sur ces crimes et à poursuivre leurs auteurs. Dans la procédure devant la CPI, les éléments de preuve soumis par la FIDH ont été repris par la Bureau du Procureur, les représentants des victimes et les juges, y compris dans leur jugement, et ont ainsi joué un rôle déterminant pour prouver les crimes et le rôle de Jean-Pierre Bemba dans cette affaire.


Les nouvelles autorités centrafricaines et la communauté internationale doivent continuer à soutenir les mécanismes de justice pour les crimes internationaux en RCA.


« Il est d’une importance capitale d’établir la Cour pénale spéciale sans plus tarder et de continuer à soutenir la CPI dans sa deuxième enquête en cours sur les crimes commis depuis 2014. » a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH.


La défense dispose désormais d’un délai de 30 jours pour faire appel du jugement. La Chambre de première instance doit désormais déterminer la peine applicable et décider des réparations pour les victimes qui incluent la restitution, l’indemnisation et la réadaptation. Nos organisations appellent tous les États parties à contribuer au Fonds au profit des victimes de la CPI et coopérer avec la Cour en veillant à ce que les victimes reçoivent les réparations adéquates et intégrale auxquelles elles ont droit en raison des crimes graves soufferts.


Pour plus d'information, lire Bemba devant la CPI : 15 ans d’action de la FIDH, de l’enquête de terrain aux conclusions du Procureur


- FIN –


Contacts presse :

 

Arthur Manet (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 (Paris) - press@fidh.org


Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (Paris) - press@fidh.org

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York,  Pretoria et Tunis.

La CPI juge Bemba coupable de crimes contre l'humanité en Centrafrique
La CPI juge Bemba coupable de crimes contre l'humanité en Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 19:05
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : L’ANE risque de reporter le second tour des législatives

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 MARS 2016

 

BANGUI, 21 mars (RJDH) –Le second tour des législatives, risque d’être reporté. Les discussions sur la question seraient en cours au sein de l’ANE.

 

De sources autorisées, l’Autorité Nationale des Elections n’est plus en mesure de tenir la date du 27 mars. Nos informations indiquent que cette structure électorale souhaite un report d’une ou de deux semaines « pour le moment, il est impossible de tenir le second tour le 27 du mois, c’est l’écho qui nous parvient de l’Autorité Nationale des Elections » a confié un diplomate très impliqué dans le processus électoral en Centrafrique.

 

Au sein de l’Autorité Nationale des Elections, la question de cet éventuel report serait toujours en discussion, selon des sources proches de cette institution « pour le moment, il est difficile de tenir la date parce que les matériels commandés ne sont pas encore disponibles. Ils ne sont pas non plus arrivés et nous n’avons pas encore des éléments précis d’analyse en ce moment, c’est pourquoi nous attendons » a confié un commissaire qui a requis l’anonymat.

 

De sources bien informées, l’Autorité Nationale des Elections a retiré la date du 27 mars dans toutes les publicités et autres campagne de sensibilisations sur ce second tour, une manière d’affirmer le doute qui plane encore sur le respect de cette date.

 

Il y a quatre jours, la présidente de l’ANE indiquait que sa structure était déjà prête pour tenir le second tour des législatives. Les interrogations sur le respect de la date du 27 mars font surface alors que la cheffe de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, sur proposition de l’ANE, avait pris le 15 mars dernier, le décret convoquant le corps électoral pour ces législatives.

 

De sources proches de certaines missions diplomatiques impliquées dans le processus, le second tour des législatives pourrait être reporté au 03 ou 10 avril prochain. Si cela se confirme, la cheffe de l’Etat de transition sera obligée de rapporter le décret du 15 mars pour convoquer à nouveau le corps électoral à la date indiquée.

 

 

Centrafrique : Faible campagne électorale du second tour des législatives à Bangui et dans les provinces

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 21 MARS 2016

 

BANGUI, 21 mars 2016(RJDH)—La campagne électorale pour le second tour des législatives, lancée depuis le 19 mars 2016, peine à Bangui et dans l’arrière-pays. C’est un constat du RJDH deux jours après l’ouverture de ladite campagne.

 

La campagne électorale est quasi inexistante à Bangui et dans certaines villes de provinces. Les banderoles, les affiches ne sont pas visibles. Les réunions et autres manifestations ne sont pas toujours enregistrées dans les circonscriptions où doit se tenir le second tour.

 

Cécile Digo-Kolingba, candidate du parti PATRIE au second tour des législatives dans la 2ème  circonscription du 5 arrondissement dit remarquer cette faible campagne. Cela est justifié selon elle, par le désintéressement des électeurs, «  l’endurance est là et on se prépare pour le 27 mars prochain. Vu la date du scrutin, les électeurs ne sont pas motivés et donc nous sommes obligés d’accentuer la sensibilisation et d’expliquer le rôle du député au sein de l’Assemblée Nationale. C’est vraiment un travail ardu » a –t-elle expliqué.

 

Même constat à Nola où le président de l’Autorité Sous-Préfectorale des Elections, Jean-Pierre Kondo déplore aussi l’inexistence des activités liées à cette période.

 

A Kaga-Bandoro, malgré la présence des candidats dans la localité, aucune manifestation n’est encore organisée. Le vice-président de l’ASPE de Kaga-Bandoro, François Saragba parle d’une timidité inquiétante. Ce constat est fait dans plusieurs villes où le second tour est prévu.

 

Ces législatives doivent se tenir d’ici le dimanche 27 mars dans 85 circonscriptions

 

 

Centrafrique : Un touriste allemand interpelé et rapatrié au Cameroun

 

http://rjdh.org/ PAR MARIETTE MOWÉ LE 21 MARS 2016

 

NOLA, 21 mars (RJDH) –Un touriste de nationalité Allemande, André Georges a été interpelé le vendredi 18 mars 2016 à l’auberge Yankoisse de  Bayanga, à Nola, par les policiers. Ce sujet allemand a été rapatrié vers le Cameroun le lendemain.

 

Ce touriste ne dispose pas de papier l’autorisant à séjourner en Centrafrique, selon des sources policières. Après son arrestation, le touriste a été transféré au parquet de Nola, le samedi 19 mars sur instruction du procureur suite à un garde-à vue à la gendarmerie pour nécessité d’enquêtes.

 

Selon les autorités compétentes de Nola, aucun document administratif ne justifie sa présence, « André Georges ne dispose d’aucun document qui justifie sa présence en Centrafrique. Il est ici de manière illégale, voilà pourquoi il fallait le rapatrier purement et simplement vers le lieu de sa provenance », a fait savoir une autorité de Nola.

 

André Georges dit être en mission  d’identification des bâtiments coloniaux, « le but de ma mission  en Centrafrique précisément à Nola, est de repérer et filmer les bâtiments coloniaux allemands », explique t-il.

 

Le cas André Georges n’est pas le premier dans cette ville. Plusieurs étrangers ont l’habitude de se rendre sans papier de séjour à Nola, une ville diamantifère.

 

Centrafrique-Presse.com
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 17:57
Centrafrika ayeké Centrafrika par Bambote Makombo

 

Centrafrika ayeké Centrafrika

                                               Na ti Peuple souverain

 

                                                              1

 

I voté Presidant ti I na 14 février 2016. Presidant Faustin Archange Touadera

ayeké  kota zo ti bé ti I i voté Lo.

I mu na lo  puvoir.

Barthélémy Boganda a mu na I kwé puvoir ti a baba na ti a mama ti I.

Centrafrika ayeké Centrafrika souverain.

Éduquer, loger, nourrir, soigner, nous vêtir nous-mêmes.

I gilisa tené ti Boganda pépé.

 

Centrafrika mo yé na bé ti mo Respect, Unité, Dignité, Travail?

Oui Centrafrika  Ala fa Boganda ngbanga ti gné?

 

                                                                  2

 

Résistance! Na 2013 na 2014 na 2015, résistance na 2016 résistance

depuis 1851 résistance na Partage de l’Afrique à Berlin, résistance

na 2851 ti a molengué ti I résistance Centrafrika oko, na ngungu ti sésé

ti I.

Na 2013 a Séléka a londo na Tchad na Soudan.

Ala mu Kodoro ti centrafrika na maboko ti a kolis. Résistance ti I

Ala  nzi lé ti Centrafrika kwé.

 

                                                                            3

 

Na 12 mars 2016 Presidant a gwé na Paris France.

Ala Wara lo ala wara I na Respect kwé pépé.

Ala téné na I: la France continuera d’être le relai des préoccupations de la Centrafrique

sur la scène internationale.

Centrafrika ayeké état souverain, membre de l’ONU.

Centrafrika ayeké kodoro ti Liberté na ti résistance.

 

                                                                           4

 

Na 1851 na Berlin na la so na Centrafrika na Afrika na 2016

La oko yanga ti ala a dé? : Pardon  vuku zo I fa a baba ti ala na a mama na a mo

lengues ti ala I . I bi ala na kwa ti travo  forcés, na a bira ti guerre mondiale

ti partager sésé so.

I nzi kodoro ti ala I bi ala na ya  ti pasi .

I kanga légué ti kwa ti ala.

Na 2016 a  frances ti modern express ti nzi a fa kéké (3000 tonnes) ti Kamerun, ti

Gabon,  ti Kongo, ti Centafrika. Depuis 1925, ala tuku mené  ti a forêt ti I.

Na Conférence ti environnement na Paris ala tené, ala signé gui sengué.

Colonialisne ayeké  immoral. Ala  respecter a zo, ala respecter kodoro ti a zo pépé.

Depuis 1851, depuis ala fa téré ti Afrika na a lis ti kodoro ti I.

Centrafrika! Mo ba ! mo ayeké  Libre, Souverain na gbé ti Nzapa!

Mo yéké réserve ti  yanga ti a zo ndé pépé.

Na USA na Canada na Grande-Bretagne, na kodoro

Ti a baba ti I I voté. Gouvernemant élu ayeké nzoni

Ti sala kwa.

 

Bamboté Makombo

 

Écrivain

 

15 mars 2016

Centrafrique-Presse.com
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 12:08

 

TRIBUNE

 

www.liberation.fr  Par Benoît Koukébéné, Ancien ministre du Congo Brazzaville, opposant en exil — 19 mars 2016 à 09:41

 

L'élection présidentielle au Congo Brazzaville dimanche suscite bien des inquiétudes, alors que l’homme fort du pays Denis Sassou Nguesso (72 ans) ambitionne de se faire réélire une troisième fois et même dès le premier tour. Alimentant du coup, les craintes de fraude massive, celles qui pourraient être orchestrées par l’inamovible président après plus de trente ans au pouvoir. Ancien ministre et désormais opposant en exil, Benoît Koukébéné alerte, lui, sur les risques d’explosion au cas où Sassou Nguesso persisterait à passer en force.

 

C’est le risque le plus grave qui doit retenir la vigilance des organisations internationales et susciter des mises en garde fermes de la part des chancelleries africaines et occidentales.

 

En effet, il apparaît désormais très peu probable voire impossible que Denis Sassou Nguesso l’emporte, dès le premier tour des élections du 20 mars 2016. Car, pour y parvenir, il lui faudra réussir «sa» fraude électorale. Or, pour parer cette éventualité, l’ensemble de l’opposition républicaine vient de mettre en place une «Commission technique électorale» qui a une triple mission : surveiller le bon déroulement des élections, contrôler le dépouillement des bulletins de vote et procéder, en temps réel, à la publication des résultats.

 

Ainsi, dès la nuit du 20 mars, par le «sondage sorti des urnes» et consolidé par l’ensemble des photocopies des procès-verbaux de chacun des 5 800 bureaux de vote, les grandes tendances seront connues de tous.

 

Battu dans les urnes par le corps électoral mais victorieux par les «estimations» de la Commission nationale électorale indépendante, tel sera le paradoxe du président sortant. Pour en sortir, il n’aura d’autre choix que d’user de la force dont il est coutumier. Mais, dans cette matière, il n’est plus le maître incontesté du feu (armes) ni de la force (répression).

Victorieux dans les urnes et perdant dès les premières «estimations» de la CNEI, le corps électoral entrera en colère.

 

Cette élection, qui prolonge les manipulations éhontées de la Constitution congolaise par Denis Sassou Nguesso, est donc un baril de poudre. Un rien, une nervosité, une étincelle, ce sera le chaos et un affrontement sanglant entre les deux forces en présence : le peuple et le président battu.

 

C’est pourquoi, en responsabilité devant l’histoire, il nous incombe d’anticiper et de désamorcer tout bain de sang. Pour ce faire, j’en appelle tout d’abord au président François Hollande dont la responsabilité est grande, afin qu’il somme le président sortant de ne pas s’entêter à organiser «son» évidente fraude électorale. Au reste, le président français, à titre préventif, devrait mobiliser les forces armées françaises pour qu’elles protègent la communauté française du Congo Brazzaville et que, par cette présence dissuasive, Denis Sassou Nguesso n’ait pas la tentation de recourir aux armes pour se maintenir au pouvoir. Ensuite, je demande solennellement au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, de mettre en garde par note verbale le président sortant contre toute utilisation de la force contre le peuple congolais, au risque de supporter toutes les conséquences juridiques qui découleraient des massacres. Enfin, je prie également le président de l’Union africaine, son excellence Idriss Déby Itno, d’organiser, dès à présent, une médiation pour la sortie en douceur du président Denis Sassou Nguesso après sa défaite électorale.

 

L’exemple récent du Burkina Faso, où l’insurrection populaire a eu raison des modifications intempestives de la Constitution, tout comme les élections en cours au Niger, où le peuple a porté au second tour un opposant emprisonné, et le cas emblématique du Bénin où les électeurs ont déjoué tous les pronostics, tous ses exemples sont autant de signes qui attestent d’un grand besoin de démocratie exprimé par les peuples africains.

 

Que nul ne vole au peuple congolais la défaite qu’il s’apprête à infliger à un président sortant. Comme disent Matthieu, Marc et Luc : Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.»

 

Benoît Koukébéné Ancien ministre du Congo Brazzaville, opposant en exil

 

 

ANALYSE

 

Congo : le président Denis Sassou-Nguesso, seul face à son peuple

 

Par Joan Tilouine LE MONDE  Le 19.03.2016 à 16h45 • Mis à jour le 20.03.2016 à 08h16

 

Denis Sassou-Nguesso, dit-on, rêvait de marquer l’histoire du continent africain, de laisser de lui l’image d’un architecte de la stabilité, d’un « homme de paix ». Mais le chef d’Etat congolais, qui veut aussi se succéder à lui-même lors de l’élection présidentielle de ce dimanche 20 mars, se retrouve pris dans le piège de son propre système, aveuglé par le pouvoir et la nécessité de le garder.

 

La constitution qui l’empêchait de se représenter ? La voilà changée en octobre 2015 lors d’un référendum contesté par tous, sauf par lui et son parti. Il passe en force. Et c’est bien là la principale faiblesse de cet ancien général putschiste devenu chef de guerre et président. L’alternance réclamée par une partie des Congolais ? Il n’en veut pas, pour le moment. Lui seul décidera quand le moment sera venu.

 

« Manque de vision »

 

Denis Sassou-Nguesso aime à rappeler sa présence au protocole de Brazzaville, en 1988, et son rôle pour l’indépendance de la Namibie. A 72 ans, usé par trente-deux ans de pouvoir dont de longs mois de guerre civile, il ne manque pas de montrer les photographies de lui-même aux côtés de Nelson Mandela, en 1991, à Brazzaville. Une scène qu’il répète dans le documentaire à sa gloire, « Le pouvoir et la vie », co-réalisé par François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique et diffusé sur la télévision publique quelques jours avant l’élection présidentielle. Le documentaire oublie de mentionner que M. Mandela a quitté le pouvoir en 1999, après un seul mandat de cinq ans.

 

Ces dernières années, devant les diplomates occidentaux et régionaux, M. Sassou-Nguesso a joué le rôle qu’il préfère : médiateur de la crise en Centrafrique. « Il n’a que très rarement évoqué les difficultés du Congo. Il aime discuter de la situation régionale, dit un diplomate. Son régime tient le pays mais le principal problème du Congo, c’est la gouvernance économique, et le manque de vision de Sassou. »

 

A défaut de vision, le candidat s’est présenté durant cette campagne, qui s’est tenue du 4 au 18 mars, comme un bâtisseur au sens premier du terme. Routes, ponts, usine, université, hôpital, le président Denis Sassou-Nguesso a inauguré en grande pompe une série de chantiers à travers le pays, qu’il a sillonné en jet privé et en convoi escorté par l’armée, n’hésitant pas à mobiliser des moyens de l’Etat et des ministres pour sa campagne.

 

Le bâtisseur et son clan

 

Kintélé, à une vingtaine de kilomètres au nord de Brazzaville, est la vitrine de cette folie des grandeurs qui réjouit les patrons chinois de sociétés de construction. Plus de 800 millions d’euros ont été dépensés par l’Etat pour bâtir un stade de 60 000 places qui n’a servi que deux semaines, pour les XIe jeux africains de Brazzaville en 2015, et pour lancer le chantier de la future Université Denis Sassou-Nguesso. « Il a transformé une vision théorique du développement en pratique, il mise sur les infrastructuresabonde un patron français qui lui est resté fidèle. Sassou reste car il n’a trouvé personne pour lui succéder, le moins bien est mieux que le pire. »

 

Parmi le « pire », il y a peut-être des opposants inexpérimentés et revanchards. Et dans son propre camp, son fils cadet, Denis Christel Sassou-Nguesso. Surnommé « Kiki », cet homme d’affaires, pétrolier réputé corrompu et député d’Oyo, le village familial, a caressé le rêve de succéder à son père. En vain. « Tu imagines un Zaïrois à la tête du Congo ? », dit en privé Denis Sassou-Nguesso à son sujet, rappelant l’origine de l’autre côté du fleuve, en République démocratique du Congo, de sa défunte épouse et mère de « Kiki ».

 

De son palais présidentiel, boulevard Denis Sassou-Nguesso, l’ancien agent de renseignement règne en maître absolu. Il gouverne seul, entouré des siens, ceux qui lui sont restés fidèles durant sa « traversée du désert » après sa défaite électorale en 1992 face à Pascal Lissouba. Battu, il se réfugie dans son village d’Oyo, au nord du pays, puis s’installe avenue Rapp, à Paris, plein d’amertume. Il se sent trahi, abandonné par son « ami » Jacques Chirac et par les pétroliers d’Elf (devenu Total). Lesquels le soutiendront pourtant dans sa reconquête du pouvoir par les armes en 1997, avec l’appui militaire de l’Angola. Encore aujourd’hui, il ressent comme une humiliation cet exil parisien ennuyeux et long de près de cinq ans. Sa gouvernance clanique, empreinte d’un zeste de paranoïa et d’interminables calculs d’arithmétique politico-tribale, le rassure.

 

« Le peuple n’a rien »

 

A ses côtés, il y a désormais sa fille Claudia, députée et conseillère de son père pour la communication et quelques affaires stratégiques. Son fils Edgard est à la tête du domaine présidentiel. Ses cousins, neveux, et autres membres éminents de son ethnie Mbochi parsèment l’organigramme du régime. Les querelles de pouvoir et de répartition des revenus du pétrole massivement détournés se résolvent en conseil de familles, ou chez les sages d’Oyo.

 

Entre-temps, des enquêtes ont été ouvertes en France, au Portugal et en Suisse, où les dépenses extravagantes de la famille ont attiré l’attention de la justice et des ONG anti-corruption. « Le président est las de ces affaires et des dérives de ses enfants devenus millionnaires sans rien faire. Ça l’use et attriste », entend-on dans son entourage. Pourquoi alors occupent-ils des postes stratégiques au sein de l’Etat et du secteur pétrolier ? « Il n’a plus le choix, il est en quelque sorte prisonnier de son clan », estime un diplomate africain, habitué du palais présidentiel de Brazzaville.

 

Le contexte ne lui est plus favorable : les cours du baril se sont effondrés, les agences de notation ont abaissé la note du pays, la dette se creuse et devrait atteindre 48 % du PIB en 2017, selon Moody’s. Et plus de 50 % de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté. « Le Congo a gagné en 2013 plus de 5 milliards de dollars, mais nul ne sait où va cet argent,s’indigne l’ancien ministre des hydrocarbures (1993-1997), Benoît Koukébéné, opposant virulent au régime. Le bilan de Denis Sassou-Nguesso ? A part quelques routes, qu’a-t-il fait ? L’économie est en lambeaux, son clan vit dans l’opulence et le peuple n’a rien. »

 

Un constat partagé au sein d’une opposition hétéroclite menée notamment par d’anciens ministres de Denis Sassou-Nguesso et de Pascal Lissouba et par le celui qui veut incarner une troisième voie, le général Jean-Marie Michel Mokoko, 69 ans, candidat sans parti. Cet ancien chef d’Etat major et ancien conseiller du président semble être aujourd’hui un trait d’union entre les différents leaders de l’opposition, et cristalliser l’espoir de l’alternance.

 

Sassou et ses « créatures » face à l’opposition

 

En public, Denis Sassou-Nguesso se montre serein, voire provocateur lorsqu’il affirme qu’il va l’emporter au premier tour. En privé, il se révèle inquiet et agacé, selon des proches. Le président veut affaiblir cette opposition et briser l’élan de M. Mokoko. Il sait bien que ce général, qui joue la carte de l’intégrité, est son principal adversaire. Et il se méfie de son entregent militaire et diplomatique constitué durant ses nombreuses missions au service de l’Union africaine.

 

Depuis le retour de Jean-Marie Michel Mokoko à Brazzaville le 9 février, Denis Sassou-Nguesso s’est bien gardé d’intervenir face aux tribulations de son adversaire : l’encerclement de sa résidence, les convocations par la police et la justice, les perquisitions, les manipulations mises en œuvre par les services secrets. « Mokoko a une volonté de créer des tensions dans le pays, il est en perdition, et on a aucune raison de l’aider à s’en sortir », confiait il y a un mois Thierry Moungalla, ministre de l’information devenu directeur de campagne du président. « C’est vraiment un pays d’un autre âge, me voilà ennemi numéro un, répliquait alors M. Mokoko, en s’esclaffant au téléphone. Vaut mieux en rire, non ? »

 

Mais lorsque la campagne du général a semblé prendre de l’ampleur, Denis Sassou-Nguesso a dû arbitrer. Son neveu, le patron du renseignement, Jean-Dominique Okemba (« JDO »), fin stratège, était en faveur d’un laisser-faire, pour éviter une scission dans l’armée. Alors que le directeur général de la police, Jean-François Ndenguet, connu pour ses méthodes musclées, plaidait pour sa part l’élimination de Mokoko. C’est la ligne « JDO » qui l’a emporté, mais avec la multiplication d’obstacles pour la campagne de M. Mokoko : convocations incessantes chez les services de sécurité intérieure, et interdiction de certains meetings de campagne.

 

Piliers du dispositif sécuritaire, M. Okemba et M. Ndenguet sont des « créatures » de Denis Sassou-Nguesso. A la fois brutal et stratège, il est la synthèse de ces deux hommes dont il ne peut se passer pour surveiller les populations. Le chef d’Etat redoute plus que tout un soulèvement populaire de masse. Il ne peut s’empêcher de penser à la chute de son ami Blaise Compaoré, au Burkina Faso, en 2014. Un scénario qui le hante même s’il sait qu’au Congo, les traumatismes de la guerre civile de 1997 freinent les desseins révolutionnaires.

 

Un autocrate isolé

 

Alors les vieux réflexes de militaire reviennent et ses troupes sont déployées dans les villes et le long des routes. Songe-t-il à renforcer l’équipement de son armée ? Un responsable « Afrique francophone » du groupe sud-africain d’armement Paramount a en tout cas fait le déplacement à Brazzaville le 15 février, en provenance de Johannesbourg. C’est cette entreprise qui loue les deux Mirage avec pilote dont dispose l’armée congolaise.

 

En parallèle, « JDO », le patron du renseignement, a été discrètement envoyé à Paris où il s’est entretenu avec ses homologues français. Pendant ce temps, d’autres émissaires faisaient les va-et-vient entre Brazzaville et Luanda dans l’espoir d’obtenir un soutien de l’Angola, la puissance militaire régionale, en cas de débordements à Brazzaville. En vain. Le président angolais, José Edouardo Dos Santos, arrivé au pouvoir en 1979, comme Denis Sassou-Nguesso, a annoncé qu’il quittait la vie politique en 2018. Et a refusé le principe d’une intervention au Congo. « Les Angolais se méfient des changements démocratiques mais ont peu de considération pour Sassou », confie un diplomate africain.

 

De fait, l’influence régionale du président congolais s’est considérablement réduite et ses relations avec les pays frontaliers se sont dégradées. Jugé arrogant par ses homologues, Denis Sassou-Nguesso est de plus en plus isolé. Nul parmi les pays voisins ne serait plus opposé à son départ. Il n’est pas non plus le bienvenu en France, où les relations avec François Hollande sont « courtoises mais froides ». Les relations sont pires encore avec les Etats-Unis depuis que ses partisans ont insulté l’ambassadrice américaine en poste à Brazzaville, jugée trop proche de l’opposition. L’Union européenne a décidé ne pas envoyer d’observateurs à cette élection, qui se déroule dans des conditions opaques et propices à la fraude.

 

L’« homme de paix » qui voulait rayonner en Afrique a ainsi échoué, malgré sa longévité, à devenir le grand personnage de ses chimères. Il lui est arrivé, durant cette dernière campagne, pour se justifier, d’invoquer le général de Gaulle : « Je crois qu’aux Etats-Unis, en France et ailleurs, on a vu des chefs d’Etat rester longtemps au pouvoir. Le général de Gaulle est resté longtemps au pouvoir. » Dix ans et dix mois pour le général de Gaulle, 31 ans et onze mois pour Denis Sassou-Nguesso, sans compter son probable nouveau mandat de cinq ans, renouvelable jusqu’en 2031. Un pouvoir sans partage pour un homme retranché dans son pays, seul avec lui-même et face à son peuple.

 

Joan Tilouine

Lu pour vous : Congo Brazaville: et si nous vivions un bain de sang? par Benoît Koukébéné
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 19:00

 

 

 

Par RFI  19-03-2016 Modifié le 19-03-2016 à 18:01

 

En Centrafrique, le président nouvellement élu Faustin Touadéra s'est rendu à Obo dans le sud-est de la Centrafrique, une zone où sévit l'Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony. Une zone où l'Union africaine, les Américains et l'armée centrafricaine se battent contre ces rebelles.

 

C'est une visite stratégique, confie-t-on dans l'entourage du nouveau président. Stratégique pour Faustin Touadéra, mais aussi pour les forces spéciales américaines qui sont présentes dans cette partie du pays, pour lutter contre Joseph Kony et la LRA. C'est sur invitation des Américains que Touadéra s'est rendu à Obo. Il a qualifié la LRA de groupe terroriste, tout en reconnaissant qu'il faut plus de moyens pour pouvoir lutter.

 

« La LRA étend ses rayons d’action, donc il faudrait suffisamment d’hommes pour couvrir l’ensemble des territoires dans lesquels la LRA opère en ce moment. Nous allons solliciter toutes les entités, l’Union africaine et aussi le gouvernement américain, qui nous prête main-forte ici, pour qu’ensemble nous puissions trouver des mesures et des stratégies pour enfin éradiquer ce fléau que constitue la LRA. », a déclaré le président centrafricain.

 

A Obo, plusieurs dizaines de forces spéciales américaines extrêmement bien équipées, travaillent en étroite collaboration avec les Ougandais de l'UPDF et les forces armées centrafricaines. Une coopération que tous les acteurs veulent voir se renforcer. Depuis le début de l'année, plus de 200 personnes ont été enlevées par la LRA, en Centrafrique.

RCA: le président Touadéra en visite à Obo, où sévit encore la LRA
Centrafrique-Presse.com
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 17:33
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Faustin Archange Touadera à Obo pour s’enquérir de la lutte contre la LRA

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 19 MARS 2016

 

Obo, 19 mars (RJDH) — Faustin Archange Touadera nouvellement élu président de la RCA a effectué vendredi  18 mars, une visite dans la ville d’Obo afin de s’enquérir de la lutte contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.

 

D’après Ricardo Dimanche, correspondant  du RJDH dans la localité, Faustin Archange Touadera s’est entretenu lors de sa visite avec les Forces Armées Centrafricaines, les forces de la Minusca, l’armée ougandaise et les conseillers militaires américains, sur les difficultés et les défis à relever pour la lutte contre de la LRA après son investiture.

 

 Après son entretien avec les forces nationales et internationales, le nouveau président a expliqué à la population qu’il y’a d’autres forces négatives que la LRA installées dans la brousse.

D’après le président Touadera, « la LRA étend ses rayons d’action, donc, il faudrait suffisamment d’hommes pour couvrir l’ensemble des territoires dans lesquelles elle opère ».

 

Selon les informations du RJDH, la population n’a pas eu l’occasion de présenter ses vœux, relatifs au déguerpissement de la LRA en Centrafrique.

 

La LRA sévit en Centrafrique depuis 2008. Au total, 217 personnes ont été enlevées depuis le 1er janvier 2016 par la LRA dans l’est du pays, selon Invisible Children et « The Resolve LRA Crisis Initiative », dans leur rapport paru début mars. Ils notent 54 sont des enfants et 42 sont toujours en captivité ou portés disparus.

 

Après la visite d’Obo, le président Centrafricain s’est rendu après midi à Birao.

 

 

Centrafrique : Un don japonais à la Croix-Rouge pour la sécurité alimentaire

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 19 MARS 2016

 

BANGUI, 19 mars (RJDH)–Le gouvernement du Japon a promis  fournir 300 000$ US (environ 144 millions) pour soutenir les opérations de sécurité alimentaire de la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA) dans cinq régions les plus affectées par la crise à Ouest du pays. C’est ce qu’ont annoncé vendredi 18 mars la CRCA et la FICR dans un communiqué.

 

Cette opération s’étendra sur les neuf prochains mois, et cible 10 000 personnes avec un accent sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, après plus de deux ans de violence qui ont fait plus d’un million de personnes sans abri, détruisant leurs moyens de subsistance.

 

Selon la Croix-Rouge, la destruction de greniers et champs a contribué à la flambée des prix des denrées alimentaires. « Ceci a augmenté la vulnérabilité des personnes déplacées et des familles d’accueil, dont la plupart ne peut plus, se permettre plus d’un repas par jour», a fait observer Jean Moïse Modessi Waguedo Directeur de la Gestion des Catastrophes et de la Coordination des Urgences à la CRCA.

 

Antoine Mbao Bogo, Président National de la Croix-Rouge Centrafricaine a salué ce soutien qui, pour lui,« contribuera grandement à atténuer les souffrances de nombreuses personnes vulnérables ».

 

En 2015, le gouvernement japonais a fourni une ambulance neuve et équipée à la Croix-Rouge centrafricaine, avec laquelle elle continue de porter assistance aux personnes affectées.

 

Selon la FAO et le PAM, plus de 2.5 millions des Centrafricains sont touchés par l’insécurité alimentaire.

 

 

Centrafrique : MSF confirme le vol de son véhicule à Ndélé par des hommes armés

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 19 MARS 2016

 

BANGUI, 19 mars (RJDH)–MSF a confirmé vendredi 18 mars 2016, le vol d’un de ses véhicules par trois hommes armés, le lundi 14 mars 2016 à 13h30 à Ndélé.

 

Le service de communication des MSF a noté que l’un de ses véhicules, avec à son bord un chauffeur, a été volé par trois hommes armés lundi dernier à 13h30 à Ndélé. Le chauffeur a été relâché, et souffre d’une blessure légère à la tête.

 

Suite à cet incident, MSF dit informer les autorités locales, qui se sont alors lancées à la poursuite des assaillants.

 

« La voiture a été retrouvée sur la route entre Ndélé et Birao. Des échanges de tirs ont alors eu lieu. Un membre de l’équipe déployée par les autorités a été touché et est décédé »,  précise MSF.

 

Pour MSF, la voiture a été ramenée à Ndélé et demeure dans les mains des autorités locales.

 

MSF demande à toutes les parties au conflit en RCA de respecter les populations, le personnel humanitaire et les structures sanitaires. En tant qu’organisation humanitaire médicale, l’ONG soutien qu’il n’a pour but que d’assister les populations vulnérables.

 

La ville de Ndélé est depuis 2012 sous contrôle des ex-Rebelles de la Séléka, malgré la présence des forces internationales. 

 

Centrafrique-Presse.com
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 17:08

 

 

 

Par RFI 18-03-2016 Modifié le 18-03-2016 à 00:03

 

L’information date de plusieurs jours mais on ne l’apprend que maintenant. Dieudonné Ngaïbona, dit Djié, est aux mains de la Minusca. Son nom ne vous dit probablement rien mais c'est ce chef anti-balaka qui aurait enlevé l'an dernier l'humanitaire française Claudia Priest ainsi qu'un prêtre centrafricain, le père Gustav.

 

Le 19 janvier 2015, le 4x4 blanc à bord duquel se trouvent Claudia Priest et deux religieux centrafricains est arrêté par des hommes armés sur l'avenue qui longe le quartier Boy-Rabe à Bangui. L’un des religieux est relâché mais l'humanitaire française et le deuxième prêtre sont conduits dans un lieu secret.

 

S'engage un long bras de fer avec les autorités. Les ravisseurs demandent la libération d'un chef anti-balaka, Andilo, alias Rodrigue Ngaïbona, arrêté quelques jours plus tôt par la Minusca. Aux commandes de ce rapt, le frère d'Andilo, Dieudonné Ngaïbona connu sous le pseudonyme de colonel Djié. C'est avec lui que l'archevêque de Bangui Mgr Nzapalainga discutera durant quatre jours pour obtenir la libération des otages.

 

Depuis, le colonel Djié avait disparu des radars, réapparaissant épisodiquement dans sa région de Bouca à quelques centaines de kilomètres au nord de Bangui. Il est soupçonné par la justice d'être lié à d'autres enlèvements comme celui du ministre Armel Sayo, peu de temps après le rapt de la Française. La justice centrafricaine souhaite enquêter sur son implication présumée dans un certain nombre d'attaques et de braquages, au côté de son frère ou non.

 

De source sécuritaire, Djié Ngaïbona a été arrêté le 1er mars à Kaga-Bandoro alors qu'il semait le trouble dans des sites de déplacés. Détenu depuis à Bossangoa, il devrait être transféré sous peu à Bangui.

[INFO RFI] RCA: le ravisseur et chef anti-balaka Djié aux mains de la Minusca
Centrafrique-Presse.com
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 17:04

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Sous embargo jusqu’au dimanche, 20 mars 2016, 00:01Hs GMT

 

Publication du rapport des Nations Unies sur les graves violations et abus des droits humains à Bangui de septembre-octobre 2015

 

Bangui, 21 Mars 2016 -  Un rapport des Nations Unies publié aujourd'hui fait état de graves violations et atteintes aux droits humains, commises lors des violences qui ont touché Bangui du 26 septembre au 20 octobre 2015. La capitale de la République centrafricaine a été plongée dans un cycle de violence intercommunautaire, alimenté par des groupes armés visant à déstabiliser la situation sécuritaire.

 

Les principales conclusions du rapport font état d’au moins 41 civils tués et 17 blessés; des cas de viol et d'autres formes de violence sexuelle; enlèvements et détentions illégales; pillage généralisé et systématique, destruction de la propriété et vol des ressources humanitaires des organisations intergouvernementales et des ONG. Cependant, les enquêtes menées suite à la crise, ont été affectées par l'insécurité continue et les restrictions de mouvement, en particulier dans les zones à prédominance musulmane de Bangui. Par conséquent, le nombre réel de victimes et de violations est susceptible d'être beaucoup plus élevé que celui détaillé dans le rapport.

 

« La résurgence des violences et les attaques en représailles de septembre 2015 ont exposé la volatilité de la situation sécuritaire à Bangui, en dépit des améliorations enregistrées en vue d’un retour de la paix et de la stabilité en Centrafrique », note le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga.

 

Alors que la majorité des violations et des abus a été commise par les groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka ainsi que leurs alliés, le rapport détaille également les violations des droits de l'homme commises par des membres des forces armées de la RCA. La faiblesse de l’autorité de l'Etat à Bangui et son absence généralisée hors de Bangui, montrent qu'il y a un risque sérieux que les responsables de violations des droits humains puissent jouir de l'impunité. Les violences à Bangui ont également provoqué une série d'incidents violents dans toute la République centrafricaine, y compris à Bambari, Kaga-Bandoro, Bouar, Carnot et Sibut.

 

Le rapport recommande, entre autres, la fin de l'impunité et les poursuites contre les responsables de violations et abus passés et présents des droits de l’homme; la fin des attaques contre des civils par les groupes armés et la réforme des forces armées centrafricaines. En outre, le rapport appelle à la mise en œuvre des programmes robustes et efficaces de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) et de la Réduction de la Violence Communautaire (RVC); à la protection et à l’assistance aux victimes de violences sexuelles et sexistes et à un soutien financier et technique accru de la communauté internationale pour la mise en place et le fonctionnement de la Cour pénale spéciale pour la RCA.

 

« Il n’y a pas de paix durable bâtie sur l’impunité concernant les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. La MINUSCA jouera pleinement son rôle aux côtés de l’Etat centrafricain dans ses efforts de lutte contre l’impunité des violations et abus documentés dans le rapport », ajoute le Représentant spécial.

 

Une grande partie de la violence survenue à Bangui entre septembre et octobre 2015 a été de nature confessionnelle (les musulmans ciblant les chrétiens et les chrétiens ciblant les musulmans) et a été facilitée par l’actuel climat d'instabilité et d'impunité. Cette violence a été considérée comme un sérieux revers après un an de calme relatif et une évolution politique positive vers la réconciliation nationale et la reconstruction. 

 

Contacts:

Musa Gassama, Chef de la division des droits de l'homme de la MINUSCA et Représentant du HCDH

Tel: +236 75265072

E-mail: gassama@un.org

 

______________________________________________________________________________

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

Publication du rapport des Nations Unies sur les graves violations et abus des droits humains à Bangui de septembre-octobre 2015
Centrafrique-Presse.com
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 16:46

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-03-18 15:36:52 - Une épidémie de méningite sévit dans cinq préfectures de la Centrafrique où elle fait 24 morts sur 90 personnes atteintes par la maladie, a déclaré le ministre de la Santé et de la Population.

 

Selon Marguerite Samba Maliavo qui s'exprimait jeudi à la radio nationale, l'épidémie de la méningite concerne les préfectures de l'Ouham, de l'Ouham-Pendé, de la Nana-Mambéré, de la Nana Gribizi et de la Ouaka. Elles sont toutes situées dans la ceinture méningitique des pays subsahariens, au nord-ouest et centre-nord de Centrafrique.


La commune de Kabo dans la préfecture de l'Ouham Pendé compte le plus grand nombre de cas avec 10 personnes atteintes en moins d'une semaine au cours de ce mois de mars, a précisé le ministre.


Elle a ajouté que les germes épidémiologiques de la maladie ont été confirmés par le laboratoire de l'Institut Pasteur de Bangui.


Le ministre a fait état d'une mission complémentaire pour cerner l'ampleur de la maladie afin d'entreprendre une campagne de vaccination dans les zones concernées grâce à l'appui de Médecin Sans Frontière Espagne.

Vingt-quatre personnes mortes de la méningite en RCA
Centrafrique-Presse.com
17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 18:14

 

 

http://adiac-congo.com/  Jeudi 17 Mars 2016 - 12:03

 

L’évasion spectaculaire mercredi de ce chef rebelle et ancien ministre séléka, illustre bien la difficulté pour Bangui de restaurer l’autorité de l’Etat et de mettre fin à l’impunité.

 

Ce seigneur de guerre est soupçonné par la justice centrafricaine d’être le commanditaire d’une vague de violences qui avait secoué Bangui fin septembre 2015. Près d’une centaine de personnes ont été tuées, et plusieurs centaines d’autres blessées dans des affrontements ayant opposé à Bangui ses ex-séléka proches d’Abdoulaye Hissen et des groupes d’auto-défense. Des victimes ont été enregistrées dans les rangs des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies (Minusca).

 

Le mardi 14 mars, Abdoulaye Hissen a été appréhendé à l’aéroport international de Bangui, alors qu’il tentait de fuir à l’étranger. Il a été conduit par la gendarmerie à la Section de recherche et d’investigations (SRI) pour nécessité d’enquête. De sources judiciaires, il devait être présenté ce jeudi au doyen des juges d'instruction afin de faire la lumière sur son implication supposée dans les violences de septembre 2015. Le concerné s’opposant à son arrestation, a indiqué qu’il ne répondra a aucune sollicitation de la justice, tant que le nouveau gouvernement ne sera pas en place.

 

Mercredi, au vu et au su des forces nationales et internationales sur place, des hommes lourdement armés à bord de quatre véhicules 4x4 venus du quartier musulman km5 ont attaqué une brigade de la gendarmerie où il est détenu, et libéré Abdoulaye Hissen, ancien ministre de la jeunesse et des sports de Michel Djotodia. Les coups de feu nourris, entendus pendant l’attaque, ont provoqué la panique dans les quartiers tout autour. Après son exfiltration, le chef rebelle reconnait les faits avant d’accuser le procureur  de la République, Ghislain Gresenguet, « d’une arrestation arbitraire ».

 

A Bangui, la crainte cède la place à la colère. Le ministre centrafricain de la Justice, Dominique Said Panguindji, a appelé l’évadé à se mettre à la disposition de la justice. « Le gouvernement tient à condamner, et de manière ferme, un acte qui vient entamer l’image des autorités de la transition et de la justice en particulier – et demande à ce dernier de se rendre à la justice, s’il pense qu’il n’a rien à se reprocher, il doit se rendre pour que la justice puisse se prononcer sur sa responsabilité », a déclaré sur RFI le porte-parole du gouvernement centrafricain.

 

Après plus de 2 ans de guerre civile, la RCA vient d’élire son nouveau président, Faustin Archange Touadera. Les législations sont encore en cours. Lors du Forum de paix et de réconciliation, les Centrafricains ont réclamé la mise en place d’une Cour pénale spéciale pour juger les auteurs des atrocités commises dans ce pays. Les autorités centrafricaines se sont également engagées à mettre fin à l’impunité dont jouissent ces criminels.

 

Fiacre Kombo

 

Centrafrique: un leader ex-séléka, Abdoulaye Hissen, s’évade de la prison
Centrafrique: un leader ex-séléka, Abdoulaye Hissen, s’évade de la prison
Centrafrique-Presse.com