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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 04:10

 

 

 

29/03/2014 | 23:12 (Reuters)

 

Le général français Philippe Pontiès, commandant de la force de paix européenne qui doit se déployer à Bangui, la capitale centrafricaine, estime qu'il a désormais suffisamment d'hommes et de matériel pour pouvoir lancer la mission, a annoncé samedi l'Union européenne (UE) à Bruxelles.

 

L'UE prévoit d'envoyer en Centrafrique entre 800 et 1.000 soldats au sein de l'"Eufor RCA". Ils se joindront aux 2.000 hommes de la mission française Sangaris et aux 6.000 militaires africains de la Misca pour tenter de mettre fin aux violences entre chrétiens et musulmans.

 

Lorsque le principe de la mission européenne a été approuvé en janvier, ses initiateurs pensaient pouvoir commencer à déployer l'Eufor RCA sur le terrain dès la fin février mais les retards se sont accumulés, faute d'effectifs et de matériel suffisants.

 

Lors d'une réunion à Bruxelles vendredi soir, la mission a reçu le soutien, notamment pour ses aspects logistiques, de nouveaux pays de l'UE et aussi d'Etats n'appartenant pas à l'Union.

 

Grâce à cette évolution importante, le général Pontiès "a recommandé de lancer l'opération", a précisé samedi une porte-parole de Catherine Ashton, haute représentante de l'UE pour la politique étrangère.

 

L'UE n'a pas précisé quels sont les nouveaux pays qui ont proposé leur aide.

 

L'opération devrait être officiellement lancée mardi prochain, à la veille d'un sommet UE-Afrique à Bruxelles.

 

L'Eufor RCA, qui devrait rester six mois sur place avant de passer le relais aux soldats de la paix de l'Union africaine, sera chargée d'assurer la sécurité à Bangui et autour de son aéroport international.

 

(Adrian Croft, Guy Kerivel pour le service français)

 

 

 

Centrafrique : La mission européenne de nouveau sur les rails

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:11

 

 

 

(RFI ) 29/03/14

 

La réconciliation est un travail au quotidien à Bangui. Malgré les violences, les actes de vengeance et de représailles fréquents dans la capitale entre chrétiens et musulmans, le gouvernement met en place sa politique de réconciliation, une politique qui passe par des gestes symboliques. Vendredi, la ministre de la Communication et de la réconciliation, Antoinette Montaigne, s’est rendue à la mosquée du PK5, l’enclave musulmane de Bangui, pour la prière du vendredi.

 

Escortée par la Misca lourdement armée, la ministre de la Communication et de la réconciliation a traversé une partie de Bangui pour rejoindre l’enclave musulmane du PK5. Arrivée à la grande mosquée, Antoinette Montaigne, sourire éclatant et voile noir sur les cheveux a assisté à la prière du vendredi. Puis elle a demandé aux musulmans de ne pas quitter la capitale, malgré la pression des anti-balaka.

 

« Je suis venue à la grande mosquée, a-t-elle déclaré, parce que cette semaine depuis le 24 mars, nous avons lancé la grande semaine de prières, pour apaiser les esprits et les coeurs, en vue de la réconciliation nationale. Et donc aujourd’hui, je suis venue naturellement à la grande mosquée de Bangui pour fraterniser avec nos frères musulmans qui ont peur à cause de tout ce qui s'est passé dans le pays. J'ai réussi à les convaincre de rester dans leur pays.»

 

Sécurité pour tous

 

Les deux imams du PK5 ont remercié la ministre pour son geste et ses propos. Ils ont aussi désigné cet homme pour répondre à la presse. Son message est simple. Les gestes symboliques sont appréciables mais ils ne suffisent pas. « On est content, mais on attend quelque chose de plus important, qui est la sécurité. On nous attaque de partout. Que nous soyons des musulmans ou des chrétiens, il faut que tout le monde se sente en sécurité dans ce pays.»

 

Ce dimanche les imams sont invités par la ministre à se rendre à leur tour à la cathédrale pour une prière œcuménique.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140329-rca-bangui-pk5/

 

 

(ministre Antoinette Montaigne Moussa)

RCA : fraternisation à la grande mosquée de Bangui (RFI)
RCA : fraternisation à la grande mosquée de Bangui (RFI)

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:01

 

 

 

(RFI ) 29/03/14

 

La semaine qui s’achève a été marquée par un regain de violences perpétrées par les anti-balaka à Bangui. Et pour la première fois, ceux-ci s’en sont pris directement aux forces internationales, la Misca et la force Sangaris. Les généraux ont mis en garde les anti- balaka. A Bangui, chacun s’interroge sur l’action néfaste de certains provocateurs qui veulent déstabiliser le pays et les autorités de la transition.

 

Pour le général Soriano, le commandant de la force Sangaris, les anti-balaka sont manipulés. Et ceux qui les manipulent veulent déstabiliser les autorités de la transition. « C'est une façon aussi de déstabiliser le gouvernement, explique-t-il. Mais alors, qui y a-t-il derrière tout cela ? Selon nous, au regard des modes d'action qui sont adoptés, il y a très vraisemblablement d'anciens militaires. Quand on voit la façon dont les actions sont menées, quand on voit la détermination, quand on voit aussi la précision des tirs...»

 

Or qui dit anciens militaires, dit souvent partisans de François Bozizé. L’ancien président centrafricain est-il l’instigateur de ces tentatives de déstabilisation ? Charles Malinas, l’ambassadeur de France à Bangui, reste très prudent sur cette thèse.Selon lui, « il y a effectivement la présence des partisans de François Bozizé parmi les anti-balaka. Cela nous inquiète pas plus qu'autre chose. En revanche, ce qui nous pose problème, confie-t-il, ce sont les activités violentes des anti-balaka.»

 

Dénégations

 

Lorsqu'on lui demande pourquoi le gouvernement français a-t-il demandé des sanctions contre l'ancien président Bozizé et son fils, l'ambassadeur explique que « la France a fait de même contre plusieurs personnes, en particulier contre tous ceux qui agissent de manière imprudente contre les intérêts de la République centrafricaine.»

 

Quant à l’ancien président, il dément sur les antennes de RFI jouer un rôle néfaste. Reste à savoir si ces dénégations suffiront à lui éviter les sanctions onusiennes.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140328-rca-recrudescensce-violen...

RCA: les anti-Balaka s'en prennent aux forces internationales (RFI)

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 12:48

 

 

 

 

 

par Laurent Correau  RFI   29-03-2014 à 12:19

 

Une liste de personnalités «sanctionnables» pour leur rôle dans la crise est en cours d'élaboration aux Nations unies. Les noms de François Bozizé, l'ancien président, et de son fils sont avancés. Ils sont soupçonnés d'être liés aux milices anti-balaka, au travers de certains de leurs chefs. François Bozizé, lui dément toute responsabilité dans la crise actuelle.

 

RFI : François Bozizé bonjour. Votre nom est cité sur une liste de personnes sanctionnables par les Nations unies. Comment réagissez-vous ?

 

François Bozizé : Qu’on cesse de m’accuser par ci par là. J’ai souffert de mon renversement et voilà que l’on m’accule, que l’on s’acharne sur moi. Non, non… Quand même ! Où est la justice dans cette affaire ? Qu’on me laisse tranquille ! La France ne peut pas se permettre de faire des choses de ce genre, dans la mesure où nous la considérons comme le grand arbitre dans la situation qui prévaut en République  centrafricaine ! Mais si elle se transforme en bourreau contre des innocents, là les données sont faussées et la situation devient encore beaucoup plus difficile ! Le mal a été provoqué par la Séléka et Djotodia. Mais pas par Bozizé.

 

Tout de même, monsieur le président, on vous reproche, après la réactivation de ces groupes anti-balaka d’avoir cherché à les organiser, à les armer à votre profit, avec l’aide d’ailleurs de certains membres de votre entourage.

 

Non, non, non ! Lesquels ? Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai ! Bozizé est un président élu au suffrage universel, démocratiquement élu ! C’est la bête noire qu’on veut à tout prix écarter des prochaines élections. C’est ça le fond de l’affaire ! Ce n’est pas autre chose !

 

Monsieur le président, des gens comme Patrice-Édouard Ngaissona ou Lévy Yakété, qui sont certains de vos proches, ont été très liés à ces anti-Balaka !

 

Oh ! Non ! Sur quelles bases ceux-là sont-ils accusés de quoi que ce soit ?

 

François Bozizé, on vous accuse d’instrumentaliser les milices anti-balaka. Ce que vous niez, vous venez de le dire. Quel est tout de même, en tant qu’ancien président de Centrafrique, votre message à ces milices anti-balaka qui sont responsables d’une grande partie des violences à l’heure actuelle ?

 

Je suis pour la paix ! Je voudrais tout simplement que les anti-balaka cessent leur manière de faire ! C’est tout ce que je peux dire en ce qui les concerne, puisque je ne connais pas vraiment les motivations profondes qui les amènent à se comporter de cette manière. Qu’ils aillent dans le sens de la paix !

 

Si effectivement ce sont eux qui le font, puisqu’il y en a aussi qui veulent la misère en Centrafrique et qui enveniment les choses pour rendre responsables les anti-balaka et autres... Je ne suis pas sur le terrain pour mieux apprécier la situation. Mais je suis pour la paix. Et pendant les dix années je me suis battu pour la paix !

 

Vous dites, monsieur le président, qu’on cherche à vous écarter des prochaines présidentielles. Est-ce que vous avez l’intention de vous présenter à ces élections ?

 

Je ne vois pas d’inconvénient ! Pourquoi on pourrait m’écarter de cela ?

 

Mais vous allez vous présenter en février 2015 ?

 

Si Dieu le veut !

 

François Bozizé, quels commentaires faites-vous sur la poursuite de la violence en Centrafrique ?

 

La solution c’est le dialogue entre Centrafricains. Et ce n’est pas uniquement Sangaris et Misca qui pourront résoudre le problème. C’est les Centrafricains eux-mêmes d’abord, qui doivent se retrouver pour pouvoir discuter du problème de leur pays. Mais jusque-là, les décisions se prennent ailleurs. On impose tout au peuple centrafricain et ce peuple centrafricain n’est jamais consulté.

 

Vous avez le sentiment, François Bozizé, que la communauté internationale a une responsabilité dans la poursuite de la violence ?

 

Dans la gestion de la situation actuelle oui ! C’est, disons, l’extérieur qui impose tout. Mais qu’on rassemble les Centrafricains, les politiques, la société civile, tout le monde, y compris moi-même ! Et nous pourrions résoudre ce problème tranquillement ! Pourquoi on nous écarte de cela ?

 

Vous appelez à la tenue d’un dialogue national ?

 

Un dialogue national…

 

François Bozizé, quel regard portez-vous sur l’action de la force française Sangaris ?

 

Je l’ai demandée ! Moi, je l’ai demandée depuis ce jour ! J’ai apprécié que, enfin, le président Hollande ait décidé d’envoyer les troupes françaises, bien que ce soit en retard. Mais mieux vaut tard que jamais. Mais le problème c’est qu’il gère la situation centrafricaine avec les comploteurs.

 

Et qui sont les comploteurs ?

 

Les forces étrangères qui sont aussi à Bangui. Je n’ai pas besoin de citer des noms. Vous les connaissez.

 

Est-ce que vous avez le sentiment, François Bozizé, que Catherine Samba-Panza, la présidente de transition, fait ce qu’il faut pour ramener la sécurité en Centrafrique ?

 

J’espérais en elle, depuis qu’elle est à la tête du pays, je n’ai jamais dit un seul mot ni entrepris quoi que ce soit contre elle ! Je croyais qu’au départ, vu qu’elle était responsable du Comité de dialogue à l’époque, je croyais qu’elle pourrait réunir tout le monde comme elle l’a fait dans ses premières déclarations. En tant que maire, elle voulait rassembler tous ses enfants. J’espérais, j'étais même sur le point de partir à Bangui. J’avais même averti certains pays.

 

Mais malheureusement, les décisions qu’elle a prises par la suite m’ont retenu et je n’ai pas voulu bouger. Peut-être qu’elle se plie aux décisions extérieures. Je le crois bien. Je ne suis pas contre elle ! Djotodia est parti et j’étais sur le point de repartir chez moi et vivre la paix et tout. Mais malheureusement c’est le grand cafouillage.

Bozizé dénonce sur RFI les «comploteurs» et appelle au dialogue national

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 12:45

 

 

 

 

 

par RFI   29-03-2014 à 01:24

 

À Bangui, la semaine qui s’achève a été marquée par un regain de violence des anti-balaka qui, pour la première fois, s’en sont pris directement aux forces internationales, la Misca et la force Sangaris. Dans la capitale, chacun s’interroge sur l’action néfaste de certains provocateurs qui veulent déstabiliser le pays et les autorités de la transition.

 

Le général Soriano, qui commande la force Sangaris, en est sûr : les anti-balaka sont manipulés. Et ceux qui les manipulent veulent déstabiliser les autorités de la transition. « Derrière tout ça, il y a des mouvements durs. Il y a également très vraisemblablement d’anciens militaires », avance le général qui s’appuie sur la façon dont les actions des anti-balaka sont montées, leur détermination et la précision des tirs.

 

Or, qui dit ancien militaire dit souvent partisans de François Bozizé. L’ancien président centrafricain est-il l’instigateur de ces tentatives de déstabilisation ? Charles Malinas, l’ambassadeur de France à Bangui reste très prudent sur cette thèse : « Il y a effectivement une présence d’anciens partisans de François Bozizé parmi les anti-balaka. Ça ne nous inquiète pas plus qu’autre chose ».

 

Alors pourquoi le gouvernement français a-t-il demandé des sanctions contre l’ancien président et son fils ? « [Le gouvernement] a demandé des sanctions contre plusieurs personnes et contre toutes les personnes qui agissent de manière importante contre les intérêts de la Centrafrique », répond Charles Malinas. De son côté, François Bozizé dément sur les antennes de RFI jouer un rôle néfaste. Reste à savoir si ces dénégations suffiront à lui éviter les sanctions onusiennes.

 

Centrafrique: les anti-balaka sont-ils manipulés? (RFI)

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:10

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 29-03-2014

 

Le général Francisco Soriano, commandant de l'opération française Sangaris, chargée d'aider à restaurer la paix et la sécurité en appui de de la Mission internationale de soutien à la Centrafricaine (MISCA) déployée par l'Union africaine (UA), a annoncé vendredi une opération de réouverture de l'avenue Koudoukou au KM5, un quartier populaire de Bangui difficile d'accès à la population non musulmane depuis le 5 décembre.

 

Cette opération fait suite à une annonce d'une vaste opération de désarmement des groupes armés faite la veille par la présidente de transition Catherine Samba-Panza visant à rassurer la population au sujet des efforts de restauration de la sécurité dans la capitale du pays dont en particulier dans ce secteur très souvent en proie à des scènes de violences meurtrières comme l'attaque à la grenade qui a tué une vingtaine de personnes dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

C'est une attaque menée par des hommes armés de confession musulmane, une communauté accusée de complicité avec les ex- rebelles de la coalition Séléka qui avait porté au pouvoir le 24 mars 2013 son leader Michel Djotodia, poussé à la démission il y a plus de deux mois par les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et la France, avec le Premier ministre du gouvernement d'union nationale Nicolas Tiangaye nommé par l'accord de Libreville du 11 janvier 2013, en raison de la persistance des violences et de l'insécurité dans le pays.

 

L'avenue Koudoukou, qui traverse un important centre commercial de Bangui et les quartiers à dominance musulmane, est qualifié par la population de "couloir de la mort", depuis l'offensive des milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) contre les ex- rebelles de la coalition Séléka en décembre.

 

Selon le général Soriano, l'opération de désarmement annoncée sera menée en appui de la MISCA et de la gendarmerie nationale.

 

"Le désarmement se fait tous les jours dans ce secteur du KM5 où certains groupes déterminés à entretenir le chaos sont passés à un niveau de criminalité élevé, empêchant la libre circulation", a observé le commandant de l'opération Sangaris, qui compte à ce jour 2.000 hommes, contre plus de 6.000 pour la MISCA formée de soldats de pays membres de la CEEAC.

 

La vie peine à reprendre au KM5, la population musulmane prise en otage par des groupes armés dont notamment les milices anti- Balakas fidèles à l'ancien régime de François Bozizé.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la force française annonce la réouverture de l'avenue Koudoukou au KM5 à Bangui

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:08

 

 

 

 

par RFI 28-03-2014 à 23:30

 

 

L’ancien président centrafricain a accordé un entretien exclusif à RFI, à retrouver dans son intégralité ce samedi 29 mars (4h40 TU). François Bozizé, qui figure sur une liste de personnalités «sanctionnables» par les Nations unies, nie les accusations et annonce son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles en Centrafrique.

 

« Qu’on cesse de m’accuser », a déclaré François Bozizé, en exclusivité au micro de RFI dans un entretien diffusé en intégralité ce samedi 29 mars (4 h 40 TU sur RFI Antenne Afrique). « J’ai souffert de mon renversement, et voilà qu’on m’accuse, qu’on s’acharne sur moi », continue l’ancien président centrafricain. François Bozizé, et son fils Jean-Francis figurent en effet sur une liste de onze personnalités déposées par la France devant le Conseil de sécurité. Les sanctions prévues portent notamment sur un gel des avoirs financiers et une interdiction de voyager des personnalités visées, accusées d’avoir un rôle actif dans la crise qui secoue actuellement la République centrafricaine.

 

Bozizé se présentera à la présidentielle « si Dieu le veut »

 

La France, qui joue un rôle très actif dans ce processus, accuse l’ancien président centrafricain et son fils d’être liés aux milices anti-balaka au travers de certains de leurs chefs. Il est notamment reproché à François Bozizé, après la réactivation des groupes d’anti-balaka, d’avoir cherché à les organiser et à les armer à son profit. « Ce n’est pas vrai. Bozizé est un président élu au suffrage universel. Démocratiquement élu. C’est la bête noire que l’on veut à tout prix écarter des prochaines élections. C’est ça le fond de l’affaire. C’est pas autre chose », affirme-t-il.

 

Interrogé sur son intention de se présenter à l’élection présidentielle prévue en février prochain en Centrafrique, François Bozizé « ne voit pas d’inconvénient ». « Pourquoi est-ce que l’on pourrait m’écarter de cela ? », fait-il mine de s’interroger, prévoyant de se présenter « si Dieu le veut ».

 

► Diffusion de l’intégralité de l’entretien exclusif de François Bozizé à RFI samedi 29 mars à partir de 4h40 (TU) sur RFI Antenne Afrique. Il sera également disponible sur la page de l'émission Invité Afrique, sur RFI.fr.

Centrafrique: François Bozizé en entretien exclusif sur RFI

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 21:35

 

 

 

 

(L'Humanité 28/03/14)

 

L’attaque d’un quartier musulman par des milices anti-balakas a fait une vingtaine de morts malgré la présence des troupes françaises. Il y a un an, le chef de la rébellion Séléka (l’alliance de plusieurs groupes), Michel Djotodia, prenait le pouvoir en Centrafrique, après avoir évincé le président François Bozizé. Douze mois et une intervention militaire française (l’opération « Sangaris ») plus tard, les Séléka se sont enfuis – beaucoup ont trouvé refuge dans le nord-est du pays. Pour autant, rien n’est réglé en Centrafrique. Profitant de la présence des soldats français et du désarmement des rebelles, des milices d’autodéfense se sont constituées – les anti-balakas – se voulant le rempart chrétien et animiste face aux musulmans de la Séléka. Une explication un peu courte néanmoins reprise par les médias internationaux, transformant un problème politique en un affrontement religieux.

 

Aux exactions des uns ont succédé les exactions des autres et les troupes Sangaris, aussi bien que les forces africaines de la Misca, ont montré les limites de leur engagement et la fausseté d’une solution militaire. Une grande partie des communautés musulmanes a dû fuir, notamment au Tchad, et celles qui restent sont en butte au harcèlement sanglant des anti-balakas. C’est le cas à Bangui. Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté au PK-5, un quartier de la capitale, entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balakas et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur, faisant une vingtaine de morts. Dans la nuit de mardi à mercredi, des tirs sporadiques ont été entendus dans des secteurs de Bangui où sont installés des anti-balakas, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation. La Misca considère désormais les anti-balakas comme des « ennemis » qui seront traités comme tels, a annoncé le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko.

 

Pierre Barbancey

 

http://www.humanite.fr/monde/poursuite-des-exactions-en-cent...

 

Lu pour vous : Poursuite des exactions en Centrafrique

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 21:31

 

 

 

 

28/03/2014 | 18:38(Reuters)

 

Un "mini-sommet" consacré à la situation en République centrafricaine aura lieu mercredi à Bruxelles avant le sommet Union européenne-Afrique, a-t-on appris vendredi auprès de l'Elysée.

 

Ce sommet sera coprésidé par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, le président de l'Union africaine Mohamed Ould Abdel Aziz et le chef de l'Etat français François Hollande.

 

Les représentants de 34 pays et institutions internationales y prendront part.

 

"Ce sommet devrait permettre de refaire un point de la situation en RCA, notamment en ce qui concerne l'accompagnement des actions en cours. Des décisions pourraient être prises", a-t-on précisé à la présidence française.

 

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, sera quant à elle reçue à l'Elysée à 16h00 par François Hollande mardi à la veille du sommet de Bruxelles.

 

Le déploiement de 2.000 militaires français dans le cadre de l'opération Sangaris, lancée en décembre dernier, ainsi que des 6.000 hommes de la force africaine Misca, n'a pas permis jusqu'à présent de mettre un terme aux violences en Centrafrique.

 

Sept personnes au moins ont péri à Bangui, la capitale, dans l'explosion d'une grenade parmi une foule assistant à des obsèques, faisant craindre une nouvelle spirale de violences, a rapporté la Misca.

 

"Il y a eu des incidents graves pendant le week-end et ce matin", a déclaré l'ambassadeur de France à l'Onu, Gérard Araud, à des journalistes À New York.

 

"C'est un fait. Il reste à savoir s'il s'agit d'incidents isolés ou s'il s'agit d'une aggravation durable de la situation. Il faut d'abord analyser ces incidents pour connaître leur signification", a-t-il ajouté.

 

En ce qui concerne l'adoption d'une résolution créant une opération de maintien de la paix en République centrafricaine, "nous espérons présenter au Conseil de sécurité un projet de résolution dans une dizaine de jours, c'est-à-dire au cours de la semaine du 5 au 12 avril", a-t-il ajouté.

 

"En ce qui concerne les effectifs de la force française, pour le moment nous sommes dans une phase d'analyse de la situation", a-t-il dit. 

"Mini-sommet" sur la RCA en marge du sommet à Bruxelles mercredi

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 21:21

 

 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/  28.03.2014

 

Et deux photos prises, jeudi, par le major Balsamo (SIRPA gendarmerie) lors du départ pour Bangui des premiers gendarmes que j'ai eu le plaisir de suivre à Beynes. La douzaine de partants, aux ordres du colonel Massiot (3e à gauche sur la photo du dessous), va préparer le terrain.

 

Les 55 gendarmes seront déployés en franco-français, l'UE n'ayant toujours pas annoncé qu'elle avait réussi à constituer sa mission EUFOR-RCA, en dépit des espoirs du début de la semaine.

 

Petit pas. Toutefois, Berlin a proposé de renforcer son soutien à la mission militaire européenne en Centrafrique (Eufor), en mettant à disposition deux avions de transport Antonov.

 

A noter. Un "mini-sommet" consacré à la situation en République centrafricaine aura lieu mercredi à Bruxelles avant le sommet Union européenne-Afrique.

Les premiers gendarmes mobiles ont quitté la France pour la Centrafrique
Les premiers gendarmes mobiles ont quitté la France pour la Centrafrique

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