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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 23:56
Nouvelles arrivées de réfugiés au Cameroun

 

 

 

Publié le 25.05.2018 à 12h24 par Journalducameroun.com

 

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) révèle que des milliers de Centrafricains et de Nigérians ont trouvé refuge au Cameroun depuis le début de l’année.

 

De nouvelles arrivées de réfugiés centrafricains et nigérians sont enregistrées au Cameroun depuis le début de l’année 2018. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) révèle que « des milliers » de Centrafricains et de Nigérians  ont été accueillis et ont trouvé refuge sur le territoire national à cette période.

 

Dans la seule ville de Minawao, 5  547 Nigérians ont été enregistrés au mois d’avril.

 

En fin 2017, cette localité de l’Extrême-Nord abritait  environ 58 000 personnes ayant fui les violences de Boko Haram dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

 

Dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun comme en Centrafrique et au Nigeria, la situation sécuritaire n’est pas totalement revenue à la normale. Les conflits qui opposent les communautés musulmanes de la Rca aux autres groupes de même pays se poursuivent. Ailleurs, c’est le groupe Boko Haram qui  perpétue des attaques qui ont déjà fait des milliers de morts dans la zone du Lac Tchad et fait naître une crise alimentaire d’envergure.

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 21:54

 

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 24 MAI 2018

 

 

BANGUI, le 24 Mai 2018(RJDH)—Augmenter la production d’ici à 2020, c’est la ligne choisie par la Sucrerie Centrafricaine (Sucaf) pour être plus dynamique et citoyenne. Ce dispositif est inclus dans le plan quinquennal de la filiale du groupe Somdiaa dans le pays. Plan présenté lors d’une visite guidée de la Sucaf ce 24 Mai à Bangui.

 

La Sucaf s’inscrit dans une logique de plus en plus citoyenne en dépit de l’environnement d’affaires difficile caractérisé par le pillage de ses installations à Ngakobo mais aussi et surtout de son convoi pillé soit par la population soit par les groupes armés. Cette situation conjoncturelle sur fond d’insécurité à Bambari a immobilisé plus de 400 camions à convoyer le sucre brut de Ngakobo vers Bangui. A cela s’ajoute la concurrence déloyale dont fait face cette industrie. C’est dans ce contexte que la Sucaf lance son plan tout en y investissant des millions d’euros dans la production de la canne à sucre.

 

Trois engagements importants ont été pris par la Sucaf pour faire face aux défis qui s’imposent. D’abord la volonté de continuer d’investir et d’améliorer le système en collaboration avec le gouvernement. Ce qui inclut la volonté de faire vivre la société et l’amélioration de la production, ce qui revient à dire qu’il faut investir dans les plantations, dans l’équipement et dans les structures de l’usine aux fins d’atteindre l’augmentation soutenue de la production.

 

Selon Stéphane Jaffret, directeur général de Sucaf, le plan quinquennal est un investissement majeur pour le développement économique et social du pays «malheureusement depuis les événements, nous avons un camp de déplacés qui est installé juste à côté de la société pour raison de sécurité puisque nous avons la Minusca qui est juste à côté et qui protège la population et les installations, nous avons aussi la gendarmerie. Si on ajoute les 12 000 personnes déplacées aux familles directement liées à Sucaf, je crois qu’on arrive à 25 000 personnes y compris d’autres personnes qui travaillent dans les parages », a expliqué le directeur général de cette société.

 

Le premier objectif de la projection faite est de faire monter les chiffres d’affaires et de rester fidèle aux engagements inscrits dans le cahier de charge, selon le vœu de Martin Akem, directeur général adjoint qui table sur la citoyenneté de la Sucaf. «La Sucaf verse à l’Etat la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), et l’IRIS. Ensuite, nous avons créé une ONG Fondation Sucaf pour aider la population à s’investir davantage dans la culture, l’élevage etc. Nous faisons aussi le RSE entendez la Responsabilité Sociétale Entreprise. C’est-à-dire nous sommes en développement de reboisement autour de la société. Nous essayons de travailler avec les communautés pour qu’elles puissent travailler avec le programme que nous soutiendrons», ont expliqué les deux responsables de la Sucaf.

 

La Sucaf a hérité sur les fonds baptismaux de la Sogesca depuis 2003 et outre ces activités mercantiles, elle appui le centre de santé hospitalier, l’éducation et la réhabilitation des infrastructures notamment les routes.

 

Centrafrique : La Sucaf lance un plan quinquennal ambitieux pour booster l’économie et satisfaire la demande
Centrafrique : La Sucaf lance un plan quinquennal ambitieux pour booster l’économie et satisfaire la demande

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 21:52
Tribunal pénal spécial pour la RCA : le Parlement appelé à la diligence

 

 

 

http://fr.africanews.com  John Ndinga Ngoma

 

Pour des ONG de défense des droits de l’homme, le Parlement devrait vite adopter des lois définissant les principes de fonctionnement du tribunal pénal spécial pour la RCA destiné à juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis dans ce pays depuis 2013. L’enjeu semble de taille.

 

“Le Tribunal pénal spécial offre une occasion historique de mettre fin à l’impunité alimentée par la violence en République Centrafricaine”, a déclaré Maître Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme à l’issue d’une conférence de presse animée ce jeudi par une quarantaine d’ONG de défense des droits humains dont la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et Human Rights Watch.

 

Ce vœu est à la mesure de la réalité qui prévaut en Centrafrique où une sorte d’impunité alimente les violences les plus horribles depuis ces cinq dernières années. D’après le HCR, près de 14000 personnes ont récemment quitté leurs domiciles pour se mettre à l’abri des atrocités de la guerre civile qui déchire le pays depuis 2013. Et les morts, ce n’est pas ce qui manque ici. Il y a à peine deux jours, 12 personnes ont perdu la vie dans l’explosion d’une grenade.

 

Aux yeux de la communauté internationale, ce sont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui ne devraient pas rester impunis. Il faut alors un tribunal pénal spécial pour la RCA. Mais, comment devrait ou doit fonctionner ce tribunal ? La question alimente les débats depuis plus de deux ans.

 

Lors de cette conférence de presse, les ONG ont donné lecture d’une série de propositions adressées le 15 mai dernier au Parlement centrafricain. Les règles comprennent des dispositions clé pour assurer le respect des droits de l’accusé, la protection des témoins, l’engagement des victimes et le potentiel de réparation.

 

Les règles telles que présentées devraient être adoptées rapidement pour permettre à la cour de faire avancer ses opérations de base, estiment ces ONG. Le travail de la nouvelle Cour devrait ainsi compléter des enquêtes menées par la Cour pénale internationale sur des crimes commis en République Centrafricaine, ainsi que des enquêtes menées par le système judiciaire national de la RCA.

 

Mais, la célérité devrait être de mise. Tant les victimes semblent s’impatienter. “Nous avons déjà attendu trop longtemps. Ces procès tardent à s’ouvrir, car il faut que justice soit faite. Le Parlement est tenu d’envoyer un message fort aux auteurs de crimes : préparez-vous à répondre de vos actes », a déclaré Hervé Séverin Lidamon, président de l’association des victimes des événements 2012-2014.

 

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 21:48
Une mission du Processus de Kimberley en visite à Bangui   

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)  mai 24, 2018 à 20:05 -Une mission du Processus de Kimberley, l'organisme charge de certifier la production et la vente de diamant dans le monde, a entamé jeudi une visite en Centrafrique, a constaté APA

 

La mission est composée du président du groupe de travail sur le monitoring, Dr Sipho Manese et de celui sur la production artisanale minière. A Bangui, elle va rencontrer les autorités et les entités en charge de l’exploitation minière en Centrafrique.

 

Au cours de leur déplacement, Dr Manese et Cie vont faire une évaluation de la situation sur le terrain afin d’étendre les zones conformes au processus de Kimberley pour l’exploitation et l’exportation de diamants centrafricains.

 

C’est le circuit de l’exportation de cette pierre précieuse, à savoir le suivi et les facilités des exportations qui sont en jeu pour le contrôle de la mission. Car, il s'agit d'apprécier si les fraudes sont réduites dans le secteur minier.

 

La République Centrafricaine est actuellement sous un régime spécial en ce qui concerne le processus de Kimberley puisque les diamants de certaines de ses régions qui alimentent actuellement le conflit que le pays traverse ne sont pas exportés, précisément ceux de l'Est.

 

Toutefois, le Processus de Kimberley a autorisé depuis un an les exportations de diamant de certaines zones dites conformes et qui sont actuellement situées dans la partie Sud-Ouest du pays.

 

Ainsi le Processus de Kimberley envoie périodiquement des missions pour s’assurer du suivi des mesures arrêtées pour faciliter les exportations des zones conformes.

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 11:45
RENCONTRE DES PRESIDENTS EMMANUEL MACRON PAUL KAGAME

 

 

  PARIS  23 MAI

 

LA #RCA A ETE EVOQUEE !

 

Nous avons évoqué plusieurs crises actuelles où le rôle, le travail du président KAGAME est important, et l’action conduite avec plusieurs autres Etats sera soutenue par la France. Je pense en particulier à la République centrafricaine, qui a plus que jamais besoin de la mobilisation de tous les acteurs internationaux, régionaux, nationaux et sur laquelle nous avons décidé de nous coordonner et de nous concerter très étroitement pour soutenir l’action de l’Union africaine. Nous sommes convenus de davantage nous concerter pour s’assurer que la Centrafrique ne bascule pas dans un nouveau cycle de violences et d’instabilité.

 

Nous avons aussi évoqué la situation dans la région du Sahel dont vous savez combien elle est notre priorité, où là aussi le travail est très étroit avec l’Union africaine depuis le début. Nous avons je crois ces dernières années eu de vrais progrès à travers la structuration des forces du G5 Sahel et le déploiement de l’Alliance pour le Sahel. Mais nous souhaitons faire encore davantage et l’intervention de l’Union africaine de manière concrète en termes de formation des troupes et l’initiative en accompagnement est tout à fait souhaitable.

 

Nous avons aussi évoqué la situation en République démocratique du Congo, la position de l’Union africaine et des pays de la région est pour moi essentielle. J'y suis très attaché, et je peux dire ici que nous partageons constamment analyse et position et que la France soutient l’initiative prise par le président de l’Union africaine en lien étroit avec le président angolais.

 

Enfin, sur les sujets de climat nous avons eu à plusieurs reprises l’occasion d’échanger. Nous partageons un engagement déterminé en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, pour le développement durable et l’environnement et je veux ici remercier à nouveau le Rwanda d’avoir voté en faveur de la résolution du Pacte mondial pour l’environnement adopté à une très large majorité à l’Assemblée générale des Nations Unies il y a deux semaines. La prochaine étape ce sont les négociations que nous souhaitons ouvertes et inclusives et je souhaite que nos partenaires africains y prennent toute leur place mais cet engagement était aussi très important pour nous.

 

Voilà les principaux sujets sur lesquels je souhaitais revenir avant de céder la parole au président KAGAME à qui je redis pour moi l’importance des sujets que nous avons traités aujourd’hui et le plaisir que j’aurai non seulement à le retrouver demain à VivaTech mais dans quelques semaines à Nouakchott

 

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 11:28
Terrorisme ou déstabilisation : Deux africains arrêtés à Tsaralalàna
Terrorisme ou déstabilisation : Deux africains arrêtés à Tsaralalàna

 

 

 

https://www.madagascar-tribune.com  mercredi 23 mai | Vavah Rakotoarivonjy

 

L’arrestation musclée de deux ressortissants africains, à proximité de l’hôpital des enfants, à Tsaralalana, a surpris plus d’un mardi matin. Les éléments de l’Emmoreg les ont fait coucher à l’arrière de leur voiture tout terrain, avant de les conduire au commissariat du 1er arrondissement. Les badauds se sont très vite rassemblés. Quelques minutes plus tard, deux voitures de l’Unité d’intervention rapide (UIR) sont arrivées sur place. Ces derniers ont emmené les deux individus à la Brigade criminelle (BC) à Anosy.

 

Les forces de l’ordre auraient reçu des informations sur le comportement suspect de ces deux personnes et se sont mises à leurs trousses. Les deux suspects auraient arpenté les rues de la capitale avec des sachets en plastique noirs. Les premiers éléments de l’enquête ont permis de savoir que les sachets contenaient des outils nécessaires à la fabrication de cocktail Molotov : des bouteilles contenant de l’essence munies de mèche et deux charges explosives qui contiendraient du gaz butane.

 

Ces deux africains seraient originaires de la Centrafrique. Ils ont débarqué à l’aéroport d’Ivato le 17 mai dernier. Le motif inscrit dans leur visa : tourisme. Pour l’heure, les forces de l’ordre ne sont pas encore en mesure de déterminer les véritables intentions de ces deux individus : acte de terrorisme ou tentative de déstabilisation de la manifestation sur la place du 13 mai ? L’enquête est actuellement menée par la gendarmerie et les deux personnes sont transférées à la caserne Ratsimandrava à Ambohijanahary-Ouest.

 

C’est la deuxième fois en un mois que les forces de l’ordre ont découvert des cocktails Molotov dans les environs d’Analakely. Les premières bouteilles découvertes il y seulement quelques semaines, avaient explosé sur l’estrade installée par les manifestants sur le parvis de l’Hôtel de ville, incendiant une partie de cette infrastructure.

 

Lu pour vous dans https://www.madagascar-tribune.com 

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 11:10
Centrafrique: 12 morts dans un quartier de Bangui
Centrafrique: 12 morts dans un quartier de Bangui

 

 

Centrafrique: l'ONU appelle "au calme et à la retenue"

 

(AFP) 24 MAI 2018  Mise à jour 24.05.2018 à 08:00

 

Le Conseil de sécurité, inquiet des tensions communautaires croissantes en Centrafrique, a, à nouveau, appelé mercredi ce pays "au calme et à la retenue", dans une déclaration, demandant notamment aux groupes armés de déposer leurs armes.

 

Lors d'une réunion, les membres du Conseil de sécurité des Nations unies "ont exprimé leur profonde préoccupation face aux tensions persistantes perçues dans plusieurs régions du pays". "Ils appellent tous les acteurs au calme et à la retenue", précise la déclaration qui a été lue à l'issue de la réunion par la présidente en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadrice polonaise auprès de l'ONU, Joanna Wronecka.

 

Le Conseil de sécurité s'inquiète notamment des informations évoquant de plus en plus de discours haineux et de tensions communautaires en Centrafrique, selon sa déclaration.

 

Ses membres "demandent à tous les groupes armés de cesser toute forme de violence et activités déstabilisatrices, de déposer leurs armes et de s'engager de manière constructive dans un processus de paix immédiatement et sans conditions", ajoute la déclaration.

 

La Centrafrique a basculé dans la violence et le chaos en 2013 après le renversement de l'ex-président François Bozizé par la Séléka pro-musulmane, entraînant la contre-offensive de groupes antibalaka, ces milices autoproclamées d'"autodéfense" peu organisées et implantées localement.

 

Une mission de paix de l'ONU (Minusca, 10.000 soldats), présente depuis 2014, tente de maintenir la sécurité dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national.

 

L'armée nationale n'est présente que dans quelques villes, tandis que les groupes armés contrôlent une majorité du pays, où ils combattent pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

 

 

Centrafrique: 12 morts dans un quartier de Bangui

 

Par  Le Figaro.fr avec AFP  24/05/2018 à 11:02 

 

Douze personnes ont été tuées hier dans des violences consécutives à l'explosion d'une grenade dans le quartier musulman du PK5 de Bangui, a indiqué aujourd'hui à l'AFP la Croix-Rouge centrafricaine. L'information a été confirmée par l'imam de la mosquée Ali Babolo du quartier commerçant et à majorité musulmane du PK5, théâtre de violences régulières depuis avril.

 

La Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca, 10.000 soldats) a annoncé avoir ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ces violences. Les boutiques de ce quartier qui est le poumon économique de la capitale centrafricaine ont de nouveau fermé après ces nouvelles violences.

 

Un calme relatif était pourtant revenu peu à peu au PK5 depuis quelques jours après des semaines de tension qui avaient bloqué toute activité économique. Le centre de santé Henry Dunand, géré par la Croix-Rouge centrafricaine et situé au coeur du PK5, avait pu reprendre ses activités, alors qu'il était paralysé depuis le début du mois. Plusieurs victimes des violences de mercredi y ont été accueillies, selon la Croix-Rouge.

 

En avril, une opération de démantèlement des bases des milices du quartier par l'ONU, accompagnée des forces de sécurité centrafricaines avait abouti à des combats qui ont fait plusieurs dizaines de morts dans le quartier. Les violences s'étaient ensuite propagées à proximité du quartier, avec en particulier l'attaque d'une église catholique le 1er mai qui avait fait au moins 24 morts et 170 blessés.

 

Des barricades de fortune avaient dans la foulée été érigées dans plusieurs quartiers de la capitale. Plusieurs marches et des journées "ville morte" ont été organisées en protestation contre les violences à Bangui. La Centrafrique a basculé dans la violence et le chaos en 2013 après le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka pro-musulmane, entraînant la contre-offensive de groupes antibalaka, milices se présentant essentiellement comme chrétienne.

 

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 11:05
Au Cameroun, interrogations sur le sort d’une réfugiée centrafricaine portée disparue depuis 2016

 

 

 

https://www.journalducameroun.com  24.05.2018 à 08h38 par Louise Nsana

 

Eliana, ressortissante centrafricaine, s’était retrouvée dans la rue à Yaoundé. Elle y a été trouvée par une activiste des droits de l’Homme qui se souvient amèrement de la façon dont elle a été éconduite au Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr).

 

Corinne Ndoung garde un souvenir du jour où elle a trouvé Eliana, une réfugiée centrafricaine, en 2016 dans la rue au quartier Odza, à Yaoundé. Elle se souvient aussi des événements qui ont suivi cette rencontre fortuite. Elle décrit une jeune fille, 25 ans environ, vêtue d’une longue jupe noire et d’un tee-shirt bleu, portant des rastas de couleurs noire et bleue. Rien n’aurait alors attiré l’attention de Corinne Ndoung si elle n’avait constaté que la jeune femme avait les pieds nus. Assise à même le sol, la jeune fille se parlait à elle-même et cela a intrigué des passants qui se sont attroupés autour d’elle. A son tour, l’activiste des droits humains s’approche et interroge l’inconnue sur son identité. Pour toute réponse, la jeune fille sort sa carte de réfugiée d’un emballage en plastique qu’elle tient à la main. « Elle a demandé qu’on la conduise au Hcr [Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Ndlr]. Elle était émaciée, semblait fatiguée et ressemblait à une personne qui avait beaucoup marché», raconte Corinne Ndoung.

 

Des commerçantes offrent des boissons à Eliana qui en boit goulûment, Corinne Ndoung la ramène chez elle et lui offre deux paires de chaussures. Ensemble, elles se rendent au siège de la représentation du Hcr au Cameroun.  Sur la place, des vigiles reconnaissent Eliana. « L’un des gardiens qui s’adressait à son collègue a dit qu’Eliana y  était déjà venue plusieurs fois.  Et là, grande a été ma surprise. Eliana qui était restée silencieuse durant tout le trajet s’est mis à parler. Elle m’a d’ailleurs remis les deux paires de chaussures que je lui avais données. Nous avons été reçus par les responsables qui ont procédé à l’audition d’Eliana. Elle a déclaré qu’elle ne se sentait en sécurité nulle part et donc qu’elle préférait marcher, là où la nuit la trouve elle cherche un coin pour dormir», rapporte l’activiste des droits de l’Homme.

 

« A la fin de l’entretien, les responsables du Hcr m’on demandé de la conduire à Elig-Essono. Ils y ont un centre d’accueil. Nous y sommes allés et on a trouvé l’infirmière qui a commencé à poser des questions à Eliana. Au fil de la conversation elle a compris qu’ Eliana n’était pas stable mentalement. Et là, Eliana a sorti un vieux carnet qui attestait qu’elle avait déjà été interné dans un hôpital psychiatrique à Bangui (Centrafrique). L’infirmière a dit que le lieu n’est pas indiqué pour la garder»ajoute Corinne Ndoung.

 

Aucune trace d’Eliana

 

Corinne Ndoung est la présidente de l’association Fafed, une organisation qui œuvre à l’assistance des femmes violentées. Elle affirme avoir fait jouer ses relations pour lui trouver un abri. Hélas, en vain. Elle appelle alors un responsable de l’un des centres d’accueil du ministère de la Promotion de la femme et de la famille, qui lui explique qu’il lui est impossible d’accueillir Eliana vu l’heure (plus de 18h). Les consignes de leurs administrations sont claires: les portes doivent être fermées dès 18h pour plus de sécurité.

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 10:57
Bangui et Moscou officialisent leur rapprochement

 

 

 

24/05/2018 à 09:22 

 

C’est officiel, la République Centrafricaine et la Russie ont décidé de se rapprocher, politiquement et économiquement parlant. En effet, désireuse de se « réimplanter » en Afrique, Moscou a exprimé son envie de collaborer avec certains Etats afin que chacun y trouve son compte : « Nous serons heureux de réfléchir à différents moyens d’intensifier nos relations, en premier lieu et avant tout dans les sphères économique et humanitaire », a ainsi déclaré Vladimir Poutine à son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadera à l’occasion de sa venue à Saint-Pétersbourg.

 

 

Engluée dans une situation interne désastreuse, marquée notamment par de nombreux conflits, la Centrafrique est également visée par l’ONU qui a décidé d’appliquer un embargo sur les armes jusqu’en 2019. Or, la Russie a réussi à obtenir une exemption et peut de fait, vendre des armes au gouvernement – armes de poing, fusils d’assaut, mitrailleuses et lance-roquettes.. Une aubaine pour le président Touadera qui n’a pas hésité à remercier chaleureusement la Russe et Vladirmir Poutine pour l’aide  apportée alors que son pays vit une « situation humanitaire difficile » et « un processus de consolidation et de réconciliation du pays ».

 

 

La Russie et la Centrafrique veulent renforcer leur coopération

 

23 mai 2018 à 20h47 (AFP)

 

La Russie, désireuse de reprendre pied en Afrique, souhaite renforcer ses liens avec la République centrafricaine, a indiqué mercredi Vladimir Poutine au président centrafricain dont le pays, déchiré par la guerre, est riche en ressources naturelles.

«Nous serons heureux de réfléchir à différents moyens d'intensifier nos relations, en premier lieu et avant tout dans les sphères économique et humanitaire», a déclaré le président russe à son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadera, présent à Saint-Pétersbourg.

M. Touadera a remercié M. Poutine pour l'aide de la Russie alors que son pays vit une «situation humanitaire difficile» et «un processus de consolidation et de réconciliation du pays».

«Notre pays est actuellement parmi les moins développés mais nous avons un énorme potentiel», a-t-il ajouté, dans des propos traduits en russe et publiés par le Kremlin.

Les deux présidents ont par ailleurs loué les liens entre leurs pays pendant l'époque soviétique.

Pendant la guerre froide, les États-Unis et l'Union soviétique menaient une lutte d'influence sur le continent africain. Aujourd'hui, la Russie tente de reconstruire sa présence en Afrique.

Divisé par des conflits ethniques et religieux, la République centrafricaine est visée par un embargo sur les armes décidé par l'ONU et prolongé jusqu'en février 2019.

Mais la Russie a récemment réussi à obtenir une exemption afin de vendre des armes au gouvernement centrafricain. En décembre, Moscou a ainsi livré un important stock d'armes, incluant des armes de poing, des fusils d'assaut, des mitrailleuses et des lance-roquettes.

La Russie a également obtenu l'autorisation de l'ONU pour dispenser une formation militaire à deux bataillons - environ 1300 hommes - des Forces armées centrafricaines.

Officiellement, le programme russe vise à renforcer une armée en grande difficulté dans un pays où des pans entiers de territoire sont contrôlés par des groupes armés.

Mais par cette mission, Moscou vise également à renforcer son influence dans un État stratégique, riche en ressources telles que les diamants, l'or, l'uranium et le bois.

M. Touadera doit assister cette semaine au Forum international économique de Saint-Pétersbourg, où plusieurs chefs d'État sont attendus, dont le président français Emmanuel Macron.

Les interventions de la France (2013-2016) et des Nations Unies (depuis 2014) ont permis un relatif retour au calme en Centrafrique, mais, depuis le départ de la force française Sangaris, les violences ont progressivement repris dans les provinces qui restent majoritairement contrôlées par les groupes armés.

 

Bangui et Moscou officialisent leur rapprochement

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 22:27
RENCONTRE ENTRE LES PRESIDENTS POUTINE ET TOUADERA CE 23 MAI A ST PETERSBOURG
RENCONTRE ENTRE LES PRESIDENTS POUTINE ET TOUADERA CE 23 MAI A ST PETERSBOURG
RENCONTRE ENTRE LES PRESIDENTS POUTINE ET TOUADERA CE 23 MAI A ST PETERSBOURG
RENCONTRE ENTRE LES PRESIDENTS POUTINE ET TOUADERA CE 23 MAI A ST PETERSBOURG
RENCONTRE ENTRE LES PRESIDENTS POUTINE ET TOUADERA CE 23 MAI A ST PETERSBOURG
RENCONTRE ENTRE LES PRESIDENTS POUTINE ET TOUADERA CE 23 MAI A ST PETERSBOURG
RENCONTRE ENTRE LES PRESIDENTS POUTINE ET TOUADERA CE 23 MAI A ST PETERSBOURG

 

 

 (Texte original en anglais)



Président de la Russie #vladimirputin : Monsieur le président (Touadera),

C'est un plaisir de vous accueillir à Saint-Pétersbourg.

Je voudrais vous remercier d'être venu au forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Tout d'abord, je voudrais rappeler que notre pays a été l'un des premiers à reconnaître l'indépendance de la République Centrafricaine.

Dans les années 1960 et 70, des spécialistes de notre pays ont travaillé dans de nombreux domaines dans votre pays, des dizaines de spécialistes hautement qualifiés dans de nombreux domaines. Plus de 500 500 personnes ont été formées en Russie et ont réussi à appliquer les connaissances et les compétences qu'elles ont reçues pour développer leur patrie.

Plus tard, pour de nombreuses raisons, notre coopération a été, si elle n'était pas complètement réduite, bloquée à un niveau assez bas. Nous serons heureux d'envisager divers plans visant à renforcer nos relations, tout d'abord dans les domaines économique et humanitaire, y compris la formation du personnel.

Je suis heureux de vous voir, monsieur le président, et j'espère qu'aujourd'hui nous pourrons trouver des domaines où nous pourrons travailler ensemble pour faire avancer nos relations.


 

REPONSE DE TOUADERA 



Président de la République Centrafricaine #Faustinarchangetouadera(retraduite) (parle en anglais) : merci beaucoup, monsieur le président (Putine).

Je vous suis très reconnaissant personnellement et au gouvernement de la fédération de Russie pour l'invitation. C'est un grand honneur pour moi de participer au forum économique de Saint-Pétersbourg.

Vous avez évoqué la coopération historique très importante entre notre pays et la fédération de Russie dans les années 1960 et 1970 Au cours de ces périodes, nos contacts étaient beaucoup plus proches.

Vous avez parlé de la formation du personnel. Certains étudiants ont reçu une éducation en Union soviétique, tandis que d'autres ont étudié dans notre pays. Par exemple, j'ai étudié chez moi, mais mes professeurs étaient russes, ce qui illustre le très haut niveau de nos relations.

Je suis très heureux d'être ici à votre invitation. Je pense qu'il s'agit là d'une excellente occasion de renforcer notre coopération dans de nombreux domaines. Je pense que nous pouvons tracer des voies, des domaines et des moyens pour une coopération plus active. Vous avez parlé de l'économie et des contacts humanitaires et je suis d'accord avec vous.

Aujourd'hui, notre pays est parmi les moins développés, mais nous avons un énorme potentiel. Je pense que la participation au forum économique nous permettra de dire à ses participants ce potentiel et les opportunités économiques et économiques qui s'ouvrent dans notre pays.

Je suis allé à Sotchi le 7 octobre et j'ai vu qu'il y avait une opportunité pour un partenariat à grande échelle fondé sur la confiance entre nos pays.

Je voudrais encore une fois vous remercier, monsieur le président, tout le gouvernement et le peuple de la fédération de Russie pour votre soutien dans le processus de consolidation et de réconciliation dans notre pays.

D'ailleurs, récemment, un convoi russe a couvert une route très difficile de l'est à l'ouest dans le cadre de ce partenariat. Son objectif était de mettre en place des hôpitaux mobiles qui rendraient tout simplement un soutien inestimable à notre population qui se trouve actuellement dans une situation humanitaire très difficile.

Nous avons de grandes attentes en ce qui concerne les échanges économiques et humanitaires potentiels. Nous discuterons des moyens de promouvoir notre coopération.

 

 

President of Russia #VladimirPutin: Mr President (TOUADERA),

 

It is a pleasure to welcome you to St Petersburg.

I would like to thank you for coming to the St Petersburg International Economic Forum.

At the outset, I would like to recall that our country was one of the first to recognise the independence of the Central African Republic.

In the 1960s and 70s, specialists from our country worked in many spheres in your country, dozens of highly qualified specialists in many fields. Over 500 people were trained in Russia and managed to apply the knowledge and skills they received to develop their homeland.

Later, for many reasons our cooperation was, if not completely curtailed, stuck at a rather low level. We will be happy to consider various plans to boost our relations, first of all in the economic and humanitarian fields, including personnel training.

I am happy to see you, Mr President, and hope that today we will manage to find areas where we can work together to advance our relations.

 

REPONSE DE TOUADERA

 

President of the Central African Republic #FaustinArchangeTouadera(retranslated): Thank you very much, Mr President (Putine).

 

I am most grateful to you personally and the Government of the Russian Federation for the invitation. It is a great honour for me to take part in the St Petersburg Economic Forum.

You mentioned the very important historical cooperation between our country and the Russian Federation in the 1960s and 1970s. In these periods, our contacts were much closer.

You spoke about personnel training. Some students received education in the Soviet Union, while others studied in our country. For example, I studied at home but my teachers were Russian, which illustrates the very high level our relations were at.

I am very happy to be here at your invitation. I think this is a wonderful opportunity to enhance our cooperation in many areas. I believe we can map out ways, areas and means for more active cooperation. You mentioned the economy and humanitarian contacts and I agree with you.

Today our country is among the least developed but we have huge potential. I think participation in the economic forum will allow us to tell its participants about this potential and the business and economic opportunities opening up in our country.

I went to Sochi on October 7 and saw that there is an opportunity for large-scale partnership based on trust between our countries.

I would like to once again thank you, Mr President, the entire Government and the people of the Russian Federation for your support in the process of consolidation and reconciliation in our country.

Incidentally, recently a Russian convoy covered a very difficult route from the East to the West in the framework of such partnership. Its goal was to set up mobile hospitals that will render simply invaluable support to our population that is currently in a very difficult humanitarian situation.

We have big expectations for potential economic and humanitarian exchanges. We will discuss ways of promoting our cooperation.

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