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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 13:42

 

 

 

(BANGUI)

 

 

Conformément à sa Charte constitutive l’Observatoire Nationale des Elections a procédé à l’observation des opérations d’inscription des électeurs de l’aire géographique 1 (Bangui). Celle –ci était officiellement lancée le lundi 29 juin 2015 à l’école Jean COLOMB dans le 7ème Arrondissement 

 

Initialement prévue du 26 juin au 11 juillet 2015, l’inscription sur la liste électorale s’est déroulée trois jours plus tard, en raison de quelques problèmes techniques évoqués par le Commissaire des opérations électorales de l’ANE.

 

L’opération d’inscription sur la liste électorale est officialisée à Bangui par Madame le Chef de l’Etat de la Transition, Mme Catherine SAMBA PANZA, en présence du Ministre de l’Administration du Territoire de la Décentralisation et de la régionalisation (MATDR) ; Mr. Modibo Bachir WALIDOU et  de la Rapporteur Générale de l’Autorité Nationale des Elections ; Mme NKOUET  HORNAERT (Voir photo annexes).

 

Une forte délégation de la Mission internationale multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) était également présente. Les militaires armes en mains circulaient librement dans le centre d’inscription au lieu d’être aux abords. (Voir photos annexes).

 

La Coordination de l’Observatoire National des Elections était présente pour observer le lancement des opérations d’inscription des électeurs, grâce à  la parfaite collaboration de Mr. Marc LEMIEUX de la Mission intégrée assistance électorale de la MINUSCA.

 

I –DES AVANCEES NOTOIRES OBSERVEES

 

Relativement à l’inscription des citoyens en âge de voter, les échéances électorales de 2015 ne seront en aucun cas comparables à celles organisées en 2011. La différence fondamentale se situe au niveau de la production des cartes d’électeurs. En 2011, la carte était manuscrite sans aucune photo d’identification de l’électeur. Or, pour les échéances électorales à venir, la carte d’électeur sera informatisée.

 

Elle comprendra la photo de l’électeur, tout en mentionnant le (s) nom (s) et le (s) prénom (s) des électeurs, la date et le lieu de naissance, la filiation, le domicile de l’électeur, et des cases destinées à recevoir le cachet ou le poinçon de contrôle au jour du vote.

 

II –DES DYSFONCTIONNEMENTS ORGANISATIONNELS ET TECHNIQUES

 

L’officialisation des activités d’inscription des citoyens en âge de voter n’a pas eu lieu le 26 juin 2015 tel que prévu dans le chronogramme de l’ANE. Les opérations d’inscription des électeurs ne se sont pas opérationnalisées dans tous les autres arrondissements de la ville de Bangui le même jour que le lancement officiel.

 

A cela s’ajoute des problèmes de capacités pédagogiques de certains agents de l’ANE, que l’Observatoire National des Elections (ONE) a relevés dans plusieurs centres d’inscription des électeurs du troisième et du cinquième arrondissement de la ville de Bangui. Notamment, dans les centres de l’école KOUDOUKOU, de l’école KINA (3ème arrondissement), Ecole maternelle SOS de BENZ VI, Mairie du 8ème Arrondissement pour ne citer que ceux-là. Certains agents recrutés par l’ANE ne savent pas bien écrire.

 

En outre, on a aussi observé, lors de ces opérations, des problèmes liés aux pannes des appareils photographiques qui ont certainement paralysé les opérations d’inscription des électeurs dans plusieurs Centres de la Ville de Bangui. Notamment, aux centres d’inscription de KINA (3ème arrondissement), de PETEVO (6ème arrondissement), du centre de santé de SAIDOU (2eme Arrondissement), à la Mairie et à l’Ecole Combattant dans le 8ème Arrondissement de Bangui. Des opérations d’inscription n’ont pas eu lieu dans ces différents centres pendant une journée ou un après midi, parce qu’il fallait ramener les appareils photo au siège de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) pour qu’ils soient remplacés ou réparés.

 

Or, plusieurs citoyens en âge de voter ont pu se faire inscrire, mais malheureusement ils n’ont pas pu être photographié. Très peu sont ceux là qui sont revenus plus tard se faire photographié.

 

III –DES IRREGULARITES RELEVEES

 

Le Code Electoral prévoit un délai d’un mois pour les opérations d’inscriptions des électeurs. Or, en réalité, l’Autorité Nationale des Elections a transgressé la loi électorale . La ville de Bangui dénommée Aire géographique n° 1 est l’exemple palpable de ces errements dans l’opération d’enrôlement des électeurs, ou l’on a assisté à un enregistrement par séquence. D’abord deux semaines, ensuite une semaine et enfin trois jours.

 

La loi électorale a prévu que, sont électeurs, les personnes de deux sexes ayant la nationalité centrafricaine, âgées de 18 ans révolus au moment de l’inscription, jouissant de leurs droits civiques. Et qui sont régulièrement inscrites sur la liste électorale. Que cette inscription s’effectue sur présentation de la carte nationale d’identité, de l’acte de naissance, du passeport, du livret militaire, du livret de pension,

 

ou à défaut de l’une de ces pièces, ou en cas de doute sur l’identité, la nationalité centrafricaine, le lieu de résidence ou l’âge du candidat, le comité d’inscription requiert le témoignage  du représentant du conseil  du village, de quartier ou de ville et contresigné par le président du bureau d’inscription (Art. 34).

 

C’est dire que lorsqu’ un centrafricain en âge de voter n’a pas de pièce sur lui il doit être  témoigné par son chef de quartier. Malheureusement nous avons assisté à une autre pratique, la volonté imposée de la personne qui désire s’inscrire et ce sans témoignage du chef de quartier tel a été le cas dans certains bureaux d’inscription notamment au niveau de l’école Saint Paul à OUANGO (7eme arrondissement), dans les bureaux d’inscription du 8ème Arrondissement où l’électeur dicte lui-même sa filiation à l’agent recenseur. Très peu de chefs de quartier étaient présents pendant les opérations d’inscription sur la liste électorale.

 

Des fraudes ou tentatives de fraude, dans certains centres d’inscription ont été relevées, à titre illustratif dans le 3ème et le 2ème Arrondissement notamment dans le centre d’inscription de YAPELE où une personne a pu s’inscrire avec un faux acte de naissance  et a été appréhendée lorsqu’il voulait s’inscrire pour une deuxième fois.

 

Aucun parti politique n’avait de représentant dans la quasi-totalité des centres d’inscription de Bangui.

 

Le terme de « l’Aire Géographique d’enregistrement » est  un vocable qui a troublé beaucoup d’opinions car ne figurant nulle part dans le code électoral.

 

Les centres d’enregistrement sont très éloignés de certaines populations en âge de voter. Or, parmi ces populations il y a des personnes de troisième âge incapables de faire de longs déplacements, une raison de plus de démotivation de la population. 

 

Les organes habilités à gérer les élections en République Centrafricaine sont l’ANE et le Cadre de Concertation. L’ONE constate la violation du Code électoral avec des structures informelles comme le Comité Stratégique de suivi des élections et le pool des élections altèrent parfois l’indépendance de l’ANE, comme ce fut le cas avec la publication du nouveau chronogramme électoral.

 

L’Observatoire National des Elections constate que certains partis politiques et candidats indépendants ont commencé à battre        campagne, à afficher des banderoles, à rendre public leur profession foi  au mépris flagrant du code électoral.

 

Pour assurer la bonne marche du processus électoral avec des élections crédibles, transparentes et inclusives, l’Observatoire National des Elections formule les recommandations ci-après :

 

1) le respect  par tous du code électoral,

 

2) Le Gouvernement de Transition doit financer l’organisation des élections

 

3) Les partenaires financiers et techniques doivent appuyer la société civile pour observer le processus électoral sur l’étendue du territoire, en vue de garantir le respect de l’expression du suffrage populaire.

 

4) L’Observatoire National des Elections renouvelle sa recommandation de voir impliquer la société civile, et les autorités locales en vue de mobiliser la population électrice autour des grandes questions liées au processus électoral en cour. 

 

L’Observatoire National des élections continuera, comme par le passé, à apporter sa modeste contribution à l’amélioration du processus électoral en République Centrafricaine en respectant scrupuleusement le Code Electoral dans la transparence et l’impartialité. Il lance un vibrant appel  à la population centrafricaine de s’impliquer fortement  pour la réussite des opérations d’inscription sur les listes électorales.

 

Il en appelle également au civisme du peuple centrafricain pour fournir aux autorités des informations fiables pour garantir des élections apaisées et crédibles. Il en appelle au professionnalisme et au sens du dialogue des agents recenseurs afin de ne pas prendre en otage le processus en cours. Enfin il demande au Gouvernement d’observer la légalité et de dissoudre tous les organes officieux qui traitent actuellement des questions liées aux élections.

 

                                                           Fait à Bangui, le 14 août 2015

 

                        POUR L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS

                                  

Le Coordonnateur National

 

 

Me Serge Soleil SERAMALE

 

 

RAPPORT PRELIMINAIRE DE L'ONE SUR L’ENREGISTREMENT DES ELECTEURS SUR LA LISTE ELECTORALE DANS L’AIRE GEOGRAPHIQUE I
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:53

 

 

 

                                        

 

    C’est ainsi que m’apparaît le placide, le sourd et surtout le creux Babacar Gaye, placé à la tête des forces onusiennes pour le malheur du peuple centrafricain qui n’en peut plus des années de guerre imposées par ceux que le général sénégalais appelait « ses frères » . Il vaut mieux tard que jamais, le secrétaire général de l’ONU vient de se déciller les yeux pour appeler un chat un chat et un incompétent un incompétent . Pourvu qu’il ne nous envoie pas à nouveau un autre incompétent ! Telle est notre prière .

 

     Et d’abord quelle violence, quelle force dans la dénonciation des viols à répétition perpétrés par les soldats de l’ONU partout où ils ont sévi ! Les diplomates de l’ONU, toujours pondérés, calmes, marchant sur du velours ne nous ont pas habitués à une telle réaction :

 

                    « Il m’est impossible de mettre en mots, la colère, le tourment et la

                       honte que je ressens après les accusations récurrentes au fil des

                       années d’exploitation sexuelle et d’abus commis par les forces

                       onusiennes »

                                                     Ban KI Moon .

 

La colère ? La honte ? Le tourment Monsieur Ban Ki Moon ? Le peuple centrafricain, laissé seul face à ses tueurs armés jusqu’aux dents, ses tortionnaires avec la complicité tacite de ceux-là mêmes qui sont censés le protéger a failli douter de vous…

 

    Vos paroles de fermeté sont reçues cinq sur cinq par les Centrafricains . Faites en sorte qu’elles ne restent pas lettre morte . Surtout quand vous ajoutez :

 

                      « Je ne tolérerai aucun agissement de ceux qui remplacent la

                         confiance par la peur …Assez, c’est assez !» .

 

    Saviez-vous Monsieur Le Secrétaire général que les Résolutions régulièrement votées par l’ONU en faveur de la République Centrafricaine sont contournées par votre Représentant spécial pour pérenniser sa présence en RCA ? Que le temps qu’il mettait à durer, il ne le mettait pas à travailler ?

 

     Saviez-vous qu’il appelait les Séléka « ses frères » parce que musulmans ? Qu’en réalité il était juge et partie dans la crise centrafricaine ?

 

     Sur la base de ce qui suit, nous vous demandons solennellement d’être logique avec vous-même et de ne plus envoyer en Centrafrique un Représentant amorti pour le recycler, mais un homme ou une femme digne de la confiance des Centrafricains . Une personne capable de faire appliquer enfin le chapitre VII de cette Résolution 2149 de manière à restaurer la paix et la sécurité qui sont les souhaits de tous les Centrafricains et les gages d’une reprise économique dans un pays qui ne manque pas de potentialités .

 

    Aujourd’hui, votre Représentant parle de « sa résignation forcée »

 

Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même au regard de son attitude arrogante, ses méthodes barbares, son petit sourire de satisfaction en coin, son mépris ( il ne communique pas ou si mal ) etc …

 

     Bref, le grand OUF de soulagement poussé dans les rues de Bangui ne doit pas être déçu .

 

     Le général Babacar Gaye n’est pas un inconnu pour l’ONU . Il était déjà à la tête de la MONUC au Congo Démocratique avec des moyens autrement plus importants en hommes et en matériels . Là-bas aussi, il s’est montré hostile au chapitre VII de la Résolution des Nations Unies qui préconisait l’emploi de la force pour désarmer les belligérants . Fidèle à lui-même, il a réédité le même exploit criminel en Centrafrique . Ce faisant, le général a prouvé à suffisance qu’il n’aime ni les Congolais, ni les Centrafricains .

 

      Dans une réaction éminemment politique, le Président sénégalais vient de louer le professionnalisme du général Gaye . Macky Sall risque de retrouver Babacar Gaye sur son chemin …

 

      Enfin, quel est l’âge de la retraite à l’ONU ?

 

 

                                         David KOULAYOM-MASSEYO 

LE LIMOGEAGE DE LOU RAVI  par David KOULAYOM-MASSEYO
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:40

 

 

 

17/08/15 (RFI)

 

Le secrétaire général de l'ONU ne s’est pas fait attendre. Dés le jeudi 13 août, il a nommé Parfait Onanga-Anyanga, un Gabonais, à la tête de sa mission en Centrafrique, après le limogeage de Babacar Gaye. La Centrafrique reste un pays en convalescence, à la recherche d'une sortie de crise via des élections démocratiques. Et toute défaillance des partenaires internationaux pourrait être fâcheuse.

 

Le nouveau chef de la Minusca devra très vite se mettre au travail. Et pour cause : les défis à relever pour ce pays encore meurtri par une guerre civile sont nombreux. Pour les autorités de la transition et la communauté internationale, l'objectif est d'organiser dans des délais raisonnables un référendum constitutionnel puis des élections générales.

 

Officiellement, le référendum est programmé au 4 octobre et la présidentielle dans la foulée. Mais d'ici là beaucoup reste à faire : le recensement a pris beaucoup de retard, notamment à l'intérieur du pays. Les circonscriptions électorales ne sont pas toutes constituées. Quant aux autorités centrafricaines, elles n'ont toujours pas validé le code électoral ni le texte constitutionnel.

 

A Bangui, beaucoup concèdent que le timing est impossible à tenir et qu'un nouveau report du calendrier électoral est inéluctable. L'autre incertitude est le sort des 450 000 réfugiés : vont-ils obtenir le droit de vote ? Le CNT, le parlement de transition, devrait rendre sa décision définitive dans les tous prochains jours.

 

Sur le terrain politique aussi tout n'est pas simple. Les bozizistes demandent le retour de leur mentor, l'ancien président déchu François Bozizé, sous le coup d'un mandat d'arrêt et de sanctions internationales.

 

« Redéfinir le contrat social centrafricain »

 

Plus que jamais la Centrafrique a besoin du soutien international. Tout récemment, la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale a décidé de prolonger une nouvelle fois l'actuelle transition, jusqu'à la fin de l'année.

 

Un soutien des pays de la sous-région dont le nouveau patron de la force de l'ONU en Centrafrique dit se « réjouir ». Parfait Onyanga-Anyanga estime que le pays est en train d’amorcer un changement positif mais qui reste fragile. « Nous avons en face de nous un pays extrêmement fragilisé où il va y avoir un effort de réconciliation immense, une nécessité de redéfinir un tout petit peu le contrat social centrafricain. Je veux croire que c’est un pays qui dispose d’un potentiel humain, naturel qui n’a pas été malheureusement exploité à son maximum », analyse-t-il.

 

Face à ces multiples défis, le Gabonais, « optimiste de nature », est convaincu qu'il ne faut pas « désespérer » et affirme sa volonté de « travailler avec tous les acteurs afin de sortir ce pays du marasme dans lequel il se retrouve malheureusement depuis des décennies ».

 

« Nous faisons des efforts à l'intérieur pour nous en sortir, mais il ne faudrait pas qu'au niveau international, on vienne encore nous écraser »

 

Maître Mathias Morouba président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme

 

15/08/2015 - par Antoine Cavaillé-Roux

RCA: les nombreux défis qui attendent le nouveau chef de la Minusca
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:36

 

 

 

Par RFI 15-08-2015 à 17:06

 

En République centrafricaine, plus d’une quinzaine de détenus se sont enfuis de la prison de Ngaragba, à Bangui, avec la complicité des gardiens. Une évasion que vient tout juste de révéler le ministre centrafricain de la Justice qui a pris tout son temps pour passer aux aveux, car l'affaire remonte à juillet dernier.

 

Il aura fallu plusieurs semaines avant que la nouvelle de cette évasion ne finisse par éclater au grand jour. Le scénario a des allures de série télévisée.

 

Le 30 juillet dernier, les gardiens de la prison s’aperçoivent qu’un tunnel a été creusé depuis l’intérieur de la maison d’arrêt jusqu’au-delà du mur d’enceinte. « Dix-sept prisonniers, au moins, ont emprunté ce tunnel pour prendre la tangente, sans que personne ne s’en aperçoive et ne soit même en mesure de dire quand a eu lieu précisément l’échappée belle », explique un porte-parole de la Minusca.

 

Aussi, les responsabilités sont partagées puisque les abords extérieurs de la prison sont surveillés par les Casques bleus et, pour ce qui est de la surveillance interne à la maison d’arrêt de Ngaragba, ce sont des militaires et des gardiens centrafricains qui veillent sur les détenus.

 

« Impossible de nier la complicité des gardiens », a déclaré le ministre de la Justice, Aristide Sokambi qui a confirmé que quatre gardiens chargés de la surveillance, le jour de l’évènement, ont été placés sous mandat de dépôt pour complicité d’évasion.

 

Néanmoins, cette complicité est sans doute plus vaste car habituellement, une trentaine de surveillants, en plus de la Minusca, sont présents chaque jour.

 

Entretemps, l’histoire rocambolesque ne s’arrête pas là puisque les fuyards ont pu dérober deux armes automatiques de type kalachnikov. Selon les dires du ministère de la Justice, la sécurité a depuis été renforcée à l’intérieur et à l’extérieur de la prison.

RCA: des gardiens complices de l’évasion de la prison de Ngaragba
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:33
Note d'information de la MINUSCA

 

 

 

LA MINUSCA REMET LE PONT GBADOU REHABILITE AUX POPULATIONS DE BRIA

 

Bria, le 17 août 2015 – Le Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Bria, Préfecture de la Haute Kotto, a remis le 13 août 2015 aux autorités administratives, le Pont Gbadou réhabilité. C’était à l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de la proclamation de l’Indépendance de la République Centrafricaine.

 

Selon le Chef du Bureau de Bria, Oumar Ba, l’ouvrage s’inscrit dans la continuité des efforts de la MINUSCA pour la restauration de l’autorité de l’Etat. Après la réhabilitation des bâtiments de la Préfecture, du Commissariat, de la Brigade de Gendarmerie, la MINUSCA continue de travailler aux côtés des autorités et des populations pour le retour à la stabilité à Bria. Il a souhaité que «ce pont soit un pas de plus vers le développement de Bria ».

 

Le pont Gbadou qui traverse la rivière éponyme est situé sur l’artère principale qui mène à Bangui. Il s’agit d’un axe vital pour l’approvisionnement de Bria. C’est le Génie militaire cambodgien qui a réalisé les travaux d’un coût de plus de neuf (9) millions de FCFA. Les travaux ont été réalisés dans le cadre du «Projet pilote d’appui à la réinsertion des jeunes à risque et des autres personnes affectées par le conflit armé en République centrafricaine» communément appelé «Initiative Article 4». Il s’inscrit dans le cadre de l’Article 04 de l’Accord de cessation des hostilités en RCA signé à Brazzaville le 23 juillet 2014. Ainsi, douze (12) bénéficiaires dont deux femmes ont été retenus.

 

Le Préfet de la Haute Kotto, Robert Morgode, a réitéré ses remerciements à l’endroit de la MINUSCA qui ne cesse de soutenir les autorités de Bria et exhorté, par la même occasion, les populations « à prendre soin de ce pont et à ne pas l’endommager ».

 

L’inauguration du pont réservé aux automobilistes et motocyclistes de Bria a donné lieu des joyeux klaxons et des applaudissements lors de la traversée.

 

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 20:54

 

 

 

16/08/15 (AFP)

 

Des représentants des milices anti-balaka et de l'ex-rébellion Séléka, dont les violents affrontements ont déchiré la Centrafrique, ont annoncé dimanche à l'AFP avoir lancé une plate-forme, le Rassemblement centrafricain, appelant à "la paix et la réconciliation" en vue de la présidentielle d'octobre.

 

"Il s'agit de construire et de promouvoir une dynamique nouvelle fondée sur des valeurs d'égalité, de tolérance, de dialogue, de paix et de recherche constante du consensus ou du compromis, en vue de sauver la République Centrafricaine des périls qui la menacent", proclament les signataires.

 

Parmi les signataires figurent Patrice-Edouard Ngaïssona, coordonnateur-général des anti-balaka, très proche de l'ex-président François Bozizé renversé en mars 2013 par la Séléka, et le général Mohamed Moussa Dhaffane, qui fut numéro trois de l'ex-coalition Séléka et dirige actuellement l'une de ses mouvances (Séléka Renovée).

 

Ont également signé à leurs côtés Joachim Kokaté, l'un des "principaux lieutenants" de Bozizé au sein des anti-balaka, et commandant des Forces armées centrafricaines (FACA), ainsi que Jean-Baptiste Koba, le président du Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire (Mesan).

 

Le Mesan fut le parti de Barthélémy Boganda, le président fondateur de la République centrafricaine (RCA), auquel se réfèrent tous les protagonistes de la profonde crise centrafricaine.

 

Les signataires affirment d'ailleurs avoir "décidé unanimement de se rassembler autour des valeurs humanistes de Barthélémy Boganda".

 

"A la veille des prochaines élections présidentielle et législatives, il s'agit également de rechercher de nouveaux modèles de comportement politique, de gestion des conflits, d'exercice de l'autorité de l’État et de la souveraineté nationale", ajoutent les signataires.

 

Il s'agit du plus important regroupement politique réunissant des anti-balaka et des Séléka depuis les violences intercommunautaires de 2013 et 2014, dont le pays peine à se relever malgré une intervention internationale (forces française Sangaris et onusienne Minusca).

 

Plusieurs personnalités des deux groupes armés sont visés par des sanctions onusiennes pour leur participation à ces violences qui se sont traduites par des tueries entre communautés chrétienne et musulmane. L'ex-président Bozizé, notamment, dont la candidature à la présidentielle a été annoncée le 7 août par son parti, et qui vit en exil, est visé par ces sanctions.

 

Des dizaines de personnalités ont annoncé leur intention de se présenter à la présidentielle dont le premier tour est toujours prévu le 18 octobre, malgré des retards pris en province dans les opérations de recensement électoral. La période de transition, mise en place en janvier 2014, a été prolongée jusqu'à la fin de l'année 2015.

Centrafrique: d'ex-miliciens et anciens rebelles lancent une plate-forme "pour la paix et la réconciliation"
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 18:03

 

 

 

© 2015 AFP 15.08.2015 à 12:00 - Les Etats-Unis se sont dit vendredi "profondément choqués" par les accusations de viols d'enfants en Centrafrique visant des Casques bleus, réclamant que les coupables soient punis.

 

"Les Etats-Unis sont profondément choqués et consternés par les accusations" visant des Casques bleus de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Mark Toner.

 

"Ces accusations soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la discipline et au commandement de la mission", a-t-il ajouté. "Il faut enquêter immédiatement et exhaustivement, avec la punition appropriée pour les auteurs des faits qui devront rendre des comptes."

 

De telles accusations "menacent de saper la crédibilité" des opérations de maintien de la paix de l'ONU, a poursuivi Mark Toner dans un communiqué.

 

La Minusca fait face à 57 accusations de fautes, dont 11 concernant potentiellement des cas d'abus sexuels sur des enfants, selon l'ONU.

 

Les dernières accusations en date ont poussé à l'ouverture mardi d'une enquête sur le viol présumé d'une fille de 12 ans par un Casque bleu. La mort d'un adolescent et de son père tués par des tirs ont également été dénoncés.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a nommé jeudi le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga à la tête de la mission en Centrafrique, après avoir demandé et obtenu la veille la démission du Sénégalais Babacar Gaye suite au scandale.

 

Washington a salué les efforts du secrétaire général et assuré être convaincu du rôle "important" joué par la Minusca et plus largement par les opérations de maintien de la paix de l'ONU pour "faire avancer la paix et la réconciliation dans les régions frappées par la violence".

 

"Nous continuerons à pousser l'ONU à agir avec diligence pour améliorer la sélection (des Casques bleus), mettre en place des mesures pour protéger les civils face aux abus et à l'exploitation, enquêter sur toute accusation et adopter les mesures appropriées", a déclaré Mark Toner.

Centrafrique: Washington "profondément choqué" par les accusations de viols
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 00:04
RCA: le leader du KNK, le parti de Bozizé, placé en garde à vue
RCA: le leader du KNK, le parti de Bozizé, placé en garde à vue
RCA: le leader du KNK, le parti de Bozizé, placé en garde à vue
RCA: le leader du KNK, le parti de Bozizé, placé en garde à vue
RCA: le leader du KNK, le parti de Bozizé, placé en garde à vue
RCA: le leader du KNK, le parti de Bozizé, placé en garde à vue

 

 

 

Par RFI 15-08-2015 à 22:47

 

Le secrétaire général du Kwa Na Kwa, le parti de l'ancien président François Bozizé, a été placé en garde à vue. Une décision du ministère de la Sécurité publique qui estime que certains propos tenus par ce responsable politique encouragent le peuple à la révolte.

 

Béa Bertin, le secrétaire général du KNK, a été arrêté à l'aéroport de Bangui en fin de matinée samedi 15 août avant d'être conduit dans les locaux de la section de recherche et d'investigation où lui a été notifiée sa garde à vue. Elle devrait durer 72 heures selon des sources sécuritaires.

 

La justice lui reproche certaines prises de positions et des paroles trop véhémentes soutenant la candidature de François Bozizé à l'élection présidentielle. « L’annonce de la candidature de François Bozizé a perturbé de paisibles citoyens. Ensuite, lors des réunions politiques de son parti, il y a eu des propos incitant à la révolte, à la haine. Tout ça n’est pas dans le fonctionnement, dans l’attitude d’un parti responsable », argumente Aristide Sokambi, le ministre de la Justice.

 

Ce n'est pas une arrestation politique, se défend-t-on du côté du ministère de la Justice, mais bien l'interpellation d'un citoyen pour des faits que « nous jugeons graves » a également précisé Aristide Sokambi.

 

Pourtant la garde à vue de Béa Bertin, porte-voix de François Bozizé, sonne comme un avertissement clair à destination de l'ex-président. Dans une allocution sur RFI, le ministre Sokambi avait affirmé que si Bozizé remettait le pied sur le territoire centrafricain, il serait immédiatement arrêté.

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 23:31

 

 

 

 

http://www.unmultimedia.org/radio/french/wp-content/uploads/2014/10/onanga-anyanga.jpgBangui, le 14 août 2015 – Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé, aujourd’hui, la nomination de M. Parfait Onanga-Anyanga, du Gabon, en tant que son Représentant spécial par intérim pour la République centrafricaine et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

M. Onanga-Anyanga succède au général Babacar Gaye, du Sénégal, qui a démissionné le 12 août 2015. Le Secrétaire général exprime sa gratitude au général Gaye pour les services remarquables qu’il a accomplis pendant une longue période pour les Nations Unies, en particulier au cours de ces deux dernières années, pendant une phase critique en République centrafricaine.

M. Onanga-Anyanga apporte avec lui plusieurs années d’expérience qu’il a acquise dans le cadre des Nations Unies dans des régions affectées par des conflits, notamment en tant que Chef du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB), et plus récemment en tant que Coordonnateur principal à l’échelle du système sur le Burundi avec rang de Sous-Secrétaire général, en plus de son rôle de Coordonnateur de la réponse du Siège de l’ONU à la crise causée par Boko Haram.

De 2007 à 2012, il a été Directeur de Cabinet de la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, après avoir été Conseiller spécial des Présidents de la soixantième et de soixante et unième sessions de l’Assemblée générale, entre 2005 et 2007. Auparavant, il était Chef de Cabinet du Président de la cinquante-neuvième session de l’Assemblée générale. De 1998 à 2004, il avait occupé divers postes pour les questions politiques ou la gestion à la Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires à Vienne et à New York. Il a débuté sa carrière en assumant les fonctions de Secrétaire par intérim du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale, puis au poste de Premier Conseiller pour le désarmement et les affaires politiques à la Mission permanente du Gabon auprès des Nations Unies à New York.

M. Onanga-Anyanga est titulaire d’un diplôme de troisième cycle en sciences politiques de l’Université Paris1 Panthéon-Sorbonne, en France, et d’une maîtrise en sociologie de l’Université Omar Bongo à Libreville, au Gabon.

Né en 1960, il est marié et père de trois enfants.

LE SECRETAIRE GENERAL NOMME M. PARFAIT ONANGA-ANYANGA, DU GABON, EN TANT QUE REPRESENTANT SPECIAL PAR INTERIM POUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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Centrafrique-Presse.com
15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 23:23

 

 

 

Centrafricaines, Centrafricains,

 

Mes chers compatriotes,

 

Le 55e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance politique me donne l’occasion de m’adresser encore à vous comme je l’avais fait l’année dernière à la même date. Cette tradition doit être respectée parce que le 13 Août est chargé de symbole pour nous tous. Il s’agit en effet d’une date marquante de l’histoire de notre pays puisqu’elle a consacré le passage d’un pays colonisé à un Etat indépendant. Tout en exaltant les figures emblématiques de la lutte pour cette indépendance qui, aux côtés de Barthélemy BOGANDA, ont posé les bases de la construction de l’Etat indépendant, je vous invite tous à méditer ce que nous avons fait de l’héritage de ces pionniers. Je suis fondée à faire cette interpellation car, comparativement aux autres pays qui ont accédé à l’indépendance au même moment que nous, nous ne sommes nullement fiers du bilan de notre indépendance.

 

En effet, nombreux sont les Centrafricains qui ne sont pas fiers de la situation de leur pays qui a pourtant tous les atouts pour se développer et se hisser au même niveau que les Etats prospères. Aussi, dès mon accession à la tête de l’Etat en janvier 2014, je me suis engagée, dans le court délai de la Transition, de m’investir à fond dans le relèvement des défis majeurs de notre pays qui étaient d’ordre sécuritaire, politique, humanitaire et économique. Quand on sait l’état dans lequel le pays se trouvait en janvier 2014, on peut aisément mesurer le chemin parcouru et noter les efforts accomplis. Sur le plan sécuritaire, la tendance générale est très nettement positive, malgré la persistance d’incidents liés davantage au banditisme et à la transhumance.

 

Certes, le contexte global reste encore fragile à cause des poches de résistance à la dynamique de paix. Il n’en demeure pas moins que nous sommes résolument sur la voie de la normalisation de la situation du pays, après la tenue du forum national de Bangui dont le Comité de Suivi mis en place est désormais à pied d’œuvre pour veiller à l’application effective des recommandations issues de ce rendez-vous des Centrafricains.

 

Mes chers compatriotes, Nous devons tous nous réjouir de cette embellie et être fiers de notre capacité de résilience et de relèvement des défis qui ont permis d’arriver à ce résultat qui est positivement apprécié par tous nos partenaires. Cette satisfaction incontestable ne doit cependant pas masquer les défis et les difficultés qui demeurent dans le processus de sortie durable de crise.

 

En effet, bien qu’elle s’améliore, la sécurité demeure encore fragile. C’est pourquoi, nous devons poursuivre inlassablement nos efforts de sécurisation, de désarmement, de cohésion sociale et de réconciliation véritable. Après le forum national de Bangui que toute la population a vécu dans l’enthousiasme et la ferveur, l’espoir est permis en Centrafrique et c’est à dessein que j’ai immédiatement mis le cap sur l’organisation du référendum constitutionnel et des élections législatives et présidentielle qui devraient marquer la fin de la Transition. Ma volonté de garantir de bonnes élections s’est manifestée sans ambages dans la mise en place d’un cadre stratégique des élections ayant la vocation d’appuyer les efforts de l’ANE visant à organiser des élections dans un pays entièrement détruit. Grâce à l’apport du cadre stratégique des élections, des avancées significatives ont été enregistrées dans la réalisation des opérations électorales à l’échelle du pays. Il en est particulièrement ainsi de l’opération d’enrôlement des électeurs à Bangui qui, malgré les difficultés de départ, s’est déroulée finalement de manière satisfaisante puisque le nombre des électeurs inscrits jusqu’au 6 août dépasse largement celui de l’année de référence qu’est 2011.

 

D’importants efforts sont déployés pour résoudre les difficultés rencontrées dans le processus électoral, notamment dans les provinces. Les Centres conjoints de coordination des opérations électorales récemment créées ont spécialement pour mission d’assurer un suivi diligent des problèmes rencontrés et d’apporter, en liaison avec l’ANE, les solutions appropriées. Alors que ces appréciables efforts permettent d’avancer résolument sur la voie de l’organisation des élections et la sortie de la Transition, certains compatriotes trouvent le moyen de formuler des revendications totalement utopiques et irresponsables. L’idée d’une 3ème transition que distille une partie de la classe politique rentre dans la catégorie de ces revendications.

 

Au moment où toute la communauté nationale doit faire montre de lucidité, de perspicacité voire de patriotisme dans la gestion des problèmes politiques délicats, au lendemain du forum national de Bangui et de l’adoption d’un pacte républicain de réconciliation et de reconstruction nationale, nous assistons ces derniers temps à de fréquentes irruptions de violences, avec des objectifs politiques clairement perceptibles tant à Bangui qu’en province. Après la tenue du Forum de Bangui, rien mais absolument rien, ne saurait justifier ces actes. Comment comprendre cette volonté de retourner à la case de départ avec toutes les conséquences négatives pour les populations ?

 

Quant à l’idée saugrenue d’une 3e transition qui n’est pas nouvelle puisqu’elle a déjà été agitée à Nairobi, le moins qu’on puisse dire est qu’elle procède d’un aventurisme politique. Il est honnête que ceux qui n’ont pas les capacités d’aller aux élections ne se cachent pas derrière l’artifice d’une 3e transition inacceptable au regard des engagements pris vis-à-vis de nos partenaires internationaux. Que ferait de plus une 3 e transition que la transition actuelle n’a pas déjà fait?

 

Pourquoi une 3ème transition alors que je ne serais pas candidate aux prochaines échéances électorales et que ma détermination à organiser les élections est manifeste ?

 

Pourquoi vouloir 5 maintenir le pays indéfiniment dans une transition politique avec les conséquences au plan des relations internationales que l’on connaît ? Au regard de toutes les agitations et tentatives de déstabilisation qui s’organisent actuellement à l’approche du 17 août, ce sont là autant de questions qui méritent réflexion. D’ailleurs qui a dit que la Transition devrait prendre fin le 17 août ?

 

J’invite les auteurs de cette interprétation tendancieuse des dispositions régissant la Transition à se référer à l’une des recommandations phares du forum de Bangui qui portait sur la prolongation de la Transition jusqu’à fin 2015 et le maintien en place de toutes les institutions de la Transition.

 

A ce propos, je suis plutôt heureuse de vous annoncer qu’en conformité avec les dispositions pertinentes de la Charte Constitutionnelle de Transition, suite à une requête conjointe du Chef de l’Etat de la Transition, du Président du Conseil National de la Transition et du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition, Son Excellence M. Ali BONGO, Président en exercice de la CEEAC, après consultations de ses pairs, a signé la lettre concédant formellement la prolongation de la Transition du 18 août au 30 décembre 2015.

 

Il se dégage donc clairement que nous n’avons pas une autre alternative que d’aller aux élections et de tenir le chronogramme proposé par l’ANE. Il est de l’intérêt supérieur du pays qu’il ait de nouvelles autorités légitimes et légalement établies en 2016. J’ai la responsabilité de veiller à cela et tout sera mis en œuvre pour avancer avec détermination sur l’organisation des élections. 6 Mes chers compatriotes, Je suis informée des actions nuisibles en cours pour déstabiliser la transition. Je mets en garde ces aventuriers connus qui ont pourtant montré leur limite dans la gestion du pouvoir dans un passé récent, qui ont plongé le pays dans le chaos et qui ont abandonné le peuple centrafricain à son triste sort dans les pires moments de la crise. Le peuple centrafricain profondément meurtri ne saurait oublier leur forfaiture.

 

En conséquence, je lance une sévère mise en garde à l’endroit de tous les auteurs de ces agitations actuelles et à venir ainsi que de tous ceux qui les soutiennent ou les instrumentalisent. Leurs actes ne resteront pas impunis. Aujourd’hui, il est incompréhensible et inacceptable que des éléments opérant sous la bannière de groupes armés incontrôlés puissent continuer sans inquiétude de tuer, piller, voler les paisibles populations centrafricaines. Il est tout aussi inadmissible que des individus poursuivis pour crimes et frappées par les sanctions ciblées des Nations Unies se permettent de narguer le peuple centrafricain et la communauté internationale en se déclarant candidat aux prochaines élections ? Je rappelle que les résolutions 2127, 2134 et 2196 du Conseil de Sécurité ont institué un régime de sanctions ciblées et individuelles à l’encontre de quiconque ferait obstacle au processus de transition et aux efforts de la communauté internationale pour rétablir la stabilité en RCA ou attise la violence.

 

Au moment où le Gouvernement appelle au rassemblement, à la tolérance et à la réconciliation nationale, certains de nos compatriotes veulent prendre sur eux la lourde responsabilité de déstabiliser la transition. En tant que Chef de l’État, je ne saurais tolérer aucun acte de nature à compromettre la Transition politique en cours et à déstabiliser la République Centrafricaine. J’appelle à cet égard tous les acteurs en RCA et tous les pays de la région à coopérer avec le Comité des sanctions du Conseil de Sécurité pour l’application effective du régime des sanctions. Bien entendu, je condamne avec la dernière vigueur les crimes de guerre que constituent les attaques contre les soldats de la paix venus à notre secours et regrette très sincèrement les derniers actes qui se sont traduits par la mort de plusieurs casques bleus et de victimes innocentes.

 

Je présente toutes mes condoléances à la MINUSCA et aux familles éprouvées. Les autorités de la transition par ma voix réaffirment leur plein soutien à la Mission de maintien de la paix dont l’arrivée en République Centrafricaine a été âprement obtenue à travers les diverses résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies afin d’assurer la protection des civils, de restaurer la paix et la sécurité dans notre pays. J’invite en outre, les forces de la MINUSCA et les éléments de Sangaris à faire pleinement usage des mandats qui leur ont été confiés par le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour accomplir leur mission dans notre pays.

 

Mes chers compatriotes, Pour ma part, dans le laps de temps qui me reste à présider aux destinées du pays, je continuerai à mettre toute mon énergie à consolider une paix durable, à restaurer l’autorité de l’État sur tout le territoire national, à favoriser la réconciliation de toutes les filles et tous les fils de notre pays et à organiser des élections qui confirmeront la légitimité des acteurs en charge d’animer les institutions de la République.

 

Je formule le vœu que le 13 août de chaque année soit le jour d’un plus grand amour pour notre pays et d’un nouvel engagement en faveur de son indépendance véritable. Je formule le vœu que le 13 août de cette année soit l’occasion pour le peuple centrafricain tout entier de réitérer son attachement indéfectible à l’Unité de la République Centrafricaine, une et indivisible, au Travail dans l’Unité et la Dignité, à la compréhension mutuelle, au dialogue, à la tolérance, à la laïcité, au respect mutuel, à la solidarité et à la défense de l’intérêt général.

 

Chers compatriotes, je vous appelle encore solennellement à vous unir à moi ainsi qu’à toutes les Autorités de la Transition pour aller résolument aux élections et ramener notre pays dans l’ordre constitutionnel en 2016.

 

Vive la République Centrafricaine indépendante,

 

Vive le peuple Centrafricain uni dans sa diversité et engagé vers un avenir meilleur.

 

Je vous remercie.

Adresse à la Nation de Son Excellence Madame la Cheffe de l’Etat de Transition pour la fête nationale du 13 août 2015
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