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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 13:29

 

 

 

Bangui - AFP / 28 octobre 2018 17h51 L'ex-président de l'Assemblée nationale centrafricaine destitué vendredi, Karim Meckassoua, a appelé dimanche au calme et qualifié sa destitution de "coup de force contre la Constitution", dans un discours prononcé dans le quartier du PK5 de Bangui, qui abrite la majorité des musulmans de la capitale.

Devant les habitants du PK5, poumon économique de la capitale et souvent théâtre de violences, Karim Meckassoua a appelé au "calme", a rapporté un journaliste de l'AFP.

M. Meckassoua a dénoncé "ceux qui ont voulu confessionnaliser le débat", en soulignant néanmoins que 38 des 41 députés qui avaient voté sa destitution étaient chrétiens.

Il a indiqué que deux procédures pour contester sa destitution étaient en cours, au tribunal de grande instance et à la cour constitutionnelle. "Le combat continue mais c'est un combat judiciaire", a-t-il déclaré.

Vendredi soir, le président de l'Assemblée, Karim Meckassoua, député musulman du PK5, avait été destitué par les députés centrafricains. 

Dans la foulée de sa destitution, des tirs épars avaient été entendus au PK5 de Bangui vendredi, et dans des villes du centre et de l'est, Bambari et Bria.

Samedi, un des leaders de l'ex-Séléka, Abdoulaye Hissène, avait donné un ultimatum de 48 heures aux représentants de l'Etat centrafricain pour quitter les zones du pays sous le contrôle du Conseil national de défense et de sécurité (CNDS), qui regroupe différents groupes armés de l'ex-Séléka.

M. Hissène a déclaré à l'AFP que la destitution de M. Meckassoua était "illégale". Il "n'a commis aucune faute grave qui justifie qu'il soit destitué par ses pairs".

Dimanche, deux des trois groupes armés membres du CNDS, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), se sont désolidarisés de cette annonce, dans des communiqués séparés.

"Le CNDS (présidé par M. Hissène) est la branche armé (de l'ex-Séléka), ils sont très fâchés par rapport à la destitution brutale de Karim Meckassoua) mais à la fin c'est le bureau politique qui a de la retenue et qui peut apaiser la tension", a expliqué à l'AFP un proche de r, leader du FPRC.

Après le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane et groupes antibalaka prétendant défendre les chrétiens du Sud à partir de 2013, son élection au perchoir en 2016 était apparue comme un symbole de réconciliation en Centrafrique, dirigée par un chrétien, Faustin-Archange Touadéra.

Mais dans ce pays où l'influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n'ont jamais été bonnes.

La réinstallation des représentants de l'Etat dans toutes les régions de la Centrafrique est l'un des principaux défis de Faustin-Archange Touadéra, alors que l'Etat peine à asseoir son autorité dans un pays miné par la violence.

Depuis 2013, la quasi-totalité de celui-ci vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

(©)

Centrafrique: après sa destitution du perchoir de l'Assemblée, Meckassoua appelle au calme
Centrafrique: après sa destitution du perchoir de l'Assemblée, Meckassoua appelle au calme
Centrafrique: après sa destitution du perchoir de l'Assemblée, Meckassoua appelle au calme
Centrafrique: après sa destitution du perchoir de l'Assemblée, Meckassoua appelle au calme
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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 23:17
Centrafrique : le président de l'Assemblée nationale a été destitué
Centrafrique : le président de l'Assemblée nationale a été destitué
Centrafrique : le président de l'Assemblée nationale a été destitué

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 27-10-2018

 

Le président de l'Assemblée nationale de la République centrafricaine (RCA), Abdou Karim Meckassoua, a été destitué vendredi soir à l'issue d'une session plénière du Parlement.

 

Le 17 octobre, une motion de destitution de M. Meckassoua a été déposée avec la signature de 95 des 140 députés, évoquant une mauvaise gouvernance de la législature.

 

La motion étant adoptée, les tensions remontent vendredi soir dans la capitale Bangui. Des tirs intenses ont été entendus, selon des habitants locaux, sans que l'on dispose de détails dans l'immédiat.

 

Depuis le début de la crise centrafricaine fin 2012, la tendance est à l'équilibre entre chrétiens et musulmans, selon des observateurs locaux.

 

Du fait que le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra est d'origine chrétienne, le choix de M. Meckassoua, d'origine musulmane, à la tête de l'Assemblée nationale, a contribué à apaiser des tensions, selon l'opinion publique.

 

Pour rappel, une manifestation de soutien à M. Meckassoua a eu lieu mardi dernier à Bangui. Sur les banderoles et pancartes on pouvait lire entre autres "Au nom de la cohésion sociale".

 

Dans un communique daté de mercredi dernier, le G5, groupe partenaire de la Centrafricaine composé de l'Union européenne, de l'Union africaine, de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), de la France, et des Etats-Unis, a qualifié de "tractations" la motion de destitution de M. Meckassoua et a mis en garde contre les "risques d'instrumentalisation pour la stabilité du pays et de ses institutions". F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique: destitution du président de l'Assemblée nationale, tirs à Bangui

 

Le président de l'Assemblée nationale centrafricaine Karim Meckassoua a été destitué vendredi soir par les députés, ce qui a entraîné des tirs dans sa circonscription, le quartier PK5 de Bangui, souvent théâtre de violences et abritant la majorité des musulmans de la capitale.

 

Les tirs, épars et qui ont cessé après quelques minutes, ont été entendus à 18H30 (17H30 GMT), peu après que les députés centrafricains ont voté à 98 voix pour, 41 contre et une abstention la destitution de Karim Meckassoua, président de l'Assemblée.

 

Mardi, plus de 400 personnes, dont de nombreux habitants du PK5, ont manifesté depuis leur secteur jusqu'au quartier général de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca, 13.000 Casques bleus), pour protester contre la procédure de destitution du président de l'Assemblée.

 

Celle-ci a été lancée mi-octobre par une pétition, signée par 95 députés sur 140.

Selon le règlement de l'Assemblée, après réception de la pétition, un vote devait avoir lieu et recueillir au moins les 2/3 des voix des députés, soit 94, pour que M. Meckassoua soit destitué.

 

Il était accusé par ses détracteurs d'avoir "confisqué des dossiers essentiels pour les députés", selon Mathurin Dimbélet Nakoé, 2e vice-président de l'Assemblée, évoquant mi-octobre devant la presse une "opacité dans la gestion des finances" de l'Assemblée, notamment.

 

"Pour que le gouvernement puisse faire son travail, il fallait que la stabilité institutionnelle soit préservée", s'est réjoui après le vote à l'AFP Steve Koba, président du groupe parlementaire "Coeur Uni" réputé proche du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Un nouveau président doit être élu dans les trois jours ouvrés.

 

Lors de la marche mardi, certains manifestants, habitants du PK5, avaient prévenu de possibles troubles si M. Meckassoua était destitué: "Si il y a la destitution du président de l'Assemblée, je vous assure qu'il y aura la crise totale dans le pays", avait ainsi déclaré, lors de cette manifestation, pacifique et sans heurts, Moussa.

 

"Si Meckassoua part, il y aura des tensions, ça sera autre chose" qu'une marche pacifique, avait aussi prévenu Cherif, manifestant.

 

Dans le quartier du PK5, poumon économique de la capitale, des milices armées ont établi leur QG et combattent souvent, entre elles et contre les forces armées nationales et de l'ONU.

 

- Relation tumultueuse avec Touadéra -

 

Début octobre, au moins trois personnes avaient été tuées lors d'échanges de tirs entre un membre d'une milice du quartier et des hommes armés non-identifiés.

 

En avril, le PK5 avait été le théâtre de violences meurtrières qui avaient fait plusieurs dizaines de morts. Les violences s'étaient ensuite propagées à proximité du PK5, avec notamment des combats autour d’une église catholique le 1er mai qui avaient fait au moins 24 morts et 170 blessés.

 

Après le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane et groupes antibalaka prétendant défendre les chrétiens du sud du pays à partir de 2013, l'élection de Karim Meckassoua, un musulman, au perchoir en 2016, était apparu comme un symbole de réconciliation en Centrafrique, dirigée par un chrétien, Faustin-Archange Touadéra.

 

Mais dans ce pays où l'influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n'ont jamais été bonnes. En 2017, des rumeurs de coups d'Etat avaient circulé, des proches de M. Touadéra n'hésitant pas à accuser publiquement M. Meckassoua.

 

En mars, un proche du président Touadéra avait été élu vice-président du Parlement: une volonté, selon les observateurs à l'époque, de saper l'autorité de M. Meckassoua.

 

Selon plusieurs députés interrogés par l'AFP, la pétition et la tentative de destituer M. Meckassoua pourraient avoir été pilotées par la présidence centrafricaine, qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l'Assemblée.

 

M. Meckassoua, qui a répondu vendredi à chacun des points de reproche, a demandé aux députés à la tribune: "qu'est-ce que vous êtes invités à faire aujourd'hui? La procédure qui s'ouvre devant vous est-elle la procédure de destitution voulue par les Centrafricains, où est-ce autre chose?"

 

En Centrafrique, l'Etat ne contrôle qu'une petite partie du territoire: depuis 2013, la quasi-totalité de celui-ci vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

 

Par Charles BOUESSEL à Bangui, Amaury HAUCHARD à Libreville

© 2018 AFP

Mise à jour 26.10.2018 à 22:00  AFP

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 22:09
RCA : Abdou Karim Meckassoua éjecté du perchoir par ses pairs
RCA : Abdou Karim Meckassoua éjecté du perchoir par ses pairs
RCA : Abdou Karim Meckassoua éjecté du perchoir par ses pairs

 

 

Centrafrique: le président de l'Assemblée nationale destitué, une première

 

Par RFI Publié le 26-10-2018 Modifié le 26-10-2018 à 21:20

 

Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine Abdou Karim Meckassoua a été destitué ce vendredi 26 octobre, après le dépôt d’une pétition la semaine dernière l'accusant notamment de détournements de fonds et de favoritisme.

 

Après plusieurs heures de débat dans l’hémicycle, les députés centrafricains ont finalement voté à bulletin secret. Les chiffres ont été égrainés dans le silence. Il fallait 93 voix pour faire tomber le président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua ; 98 se sont finalement exprimées en faveur de sa destitution.

Abdou Meckassoua a répondu aux questions qui lui ont été posées pendant plus d’une heure, calmement, principalement en langue sango. Il a notamment répondu à celles concernant les soupçons de détournements de fonds liés aux kits électoraux.

Quelques applaudissements ont salué cette destitution, accueillie par quelques larmes dans le camp Meckassoua. Certains députés se sont félicités de ce moment historique de démocratie. D’autres se sont interrogés sur la suite.

Député du PK5, Abdou Karim Meckassoua était la figure musulmane des hautes institutions. Il a essuyé des critiques, ses détracteurs le considérant comme trop proche des Français.

C’est la première fois en Centrafrique qu’un président de l’Assemblée nationale est destitué. Selon le règlement intérieur, un nouveau président doit être élu en plénière dans les trois prochains jours.

 

 

Centrafrique: destitution du président de l'Assemblée nationale

 

Bangui - AFP / 26 octobre 2018 18h02 Le président de l'Assemblée nationale centrafricaine, Karim Meckassoua, a été destitué vendredi soir par les députés avec 98 voix sur 140, a constaté un journaliste de l'AFP.

98 députés ont voté pour sa destitution, 41 contre et un député s'est abstenu, a constaté l'AFP à 18H00 (17H00 GMT), après plusieurs heures de débat à l'Assemblée.

M. Meckassoua est le député du troisième arrondissement de la capitale Bangui, qui comprend le PK5, le quartier abritant la majorité des musulmans de Bangui.

Après le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane et groupes antibalaka prétendant défendre les chrétiens à partir de 2013, son élection au perchoir en 2016 était apparu un symbole de réconciliation en Centrafrique, dirigée par un chrétien, Faustin-Archange Touadéra.

Mais dans ce pays où l'influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n'ont jamais été bonnes. En 2017, des rumeurs de coups d'Etat avaient circulé, des proches de M. Touadéra n'hésitant pas à accuser publiquement M. Meckassoua.

En mars, un proche du président Touadéra avait été élu vice-président du Parlement: une volonté, selon les observateurs à l'époque, de saper l'autorité de M. Meckassoua.

Mardi, plus de 400 personnes, dont de nombreux habitants du PK5, ont manifesté du PK5 jusqu'au quartier général de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca, 13.000 Casques bleus) pour protester contre la procédure de destitution du président de l'Assemblée.

Celle-ci a été lancée mi-octobre par une pétition, signée par 95 députés sur 140.

Selon le règlement de l'Assemblée, après réception de la pétition, un vote devait avoir lieu et recueillir au moins les 2/3 des voix des députés, soit 93, pour que M. Meckassoua soit destitué.

Il était accusé par ses détracteurs d'avoir "confisqué des dossiers essentiels pour les députés", selon Mathurin Dimbélet Nakoé, 2e vice-président de l'Assemblée, évoquant mi-octobre devant la presse une "opacité dans la gestion des finances" de l'Assemblée, notamment.

Selon plusieurs députés interrogés par l'AFP, la pétition et la tentative de destituer M. Meckassoua pourraient avoir été pilotées par la présidence centrafricaine, qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l'Assemblée.

En Centrafrique, l'Etat ne contrôle qu'une petite partie du territoire: depuis 2013, la quasi-totalité de celui-ci vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

(©)

 

RCA : Abdou Karim Meckassoua éjecté du perchoir de l'Assemblée nationale par ses pairs suite à une motion de destitution

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 26 octobre 2018 17:34

 

Le président de l'Assemblée Nationale de la 6e législature Abdou Karim Meckassoua est destitué ce 26 octobre 2018 suite à une motion de destitution déposée contre lui le 17 octobre par 95 députés qui lui reprochent des manquements à sa charge.

Cette destitution est prononcée par 98 voix favorables, 1 bulletin nul et 41 voix contre aux termes d'un débat contradictoire où le président sortant Abdou Karim Meckassoua s'est longuement expliqué sur sa gestion et sa proximité supposée avec les groupes armés avant de solliciter la confiance ses collègues députés.

Le président de la séance l'honorable Symphorien Mapenzy a clos le débat en prononçant la destitution de Abdou Karim Meckasssoua. Conformément à l'article 70 de la Constitution et l'article 12 de l'Assemblée nationale, les députés doivent se rendre aux urnes dans les 3 jours qui suivent pour choisir un nouveau président au perchoir.

C'est la deuxième fois dans l'histoire du parlement qu'un président de l'Assemblée Nationale soit détrôné. La première c'était en octobre 1960 que le président de cette chambre à l'époque a été destitué.

Selon Dr Alexis Ndui Yabela, enseignant en droit Constitutionnel à l'Université de Bangui "il n'y a pas de recours du point de vu constitutionnel en la matière. Ceci étant seul le choix des députés prime. Le président Meckassoua est politique et seuls ses pairs politiques peuvent le destituer" a-t-il expliqué à Radio Ndeke Luka.

Abdou Karim Meckassoua était élu président de l'Assemblée Nationale le 6 Mai 2016.

 

Abdou Karim Meckassoua : Un parcours politique enchaîné

 

https://www.radiondekeluka.org   vendredi 26 octobre 2018 12:37

 

Ancien ministre d’État à l’Education nationale, aux Affaires Étrangères, Plan et économie et puis au Poste Télécommunication, Abdou Karim Meckassoua ergonome de formation a fait son entrée en politique dans le cabinet de Jean Paul Ngoupandé alors, premier ministre du Gouvernement d’Union Nationale (GUN) après les mutineries de 1996-1997.

Candidat malheureux aux élections présidentielle avec 3,21% des voix, Abdou Karim s’est fait élire député et ambitionne le perchoir face à aux autres prétendant Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, Bertin Béa et Augustin Agou.

Elu président de l’Assemblée nationale le 6  Mai 2016 avec 65 voix sur 127 des députés qui siègeaient en ce temps là. Le pouvoir Exécutif a salué le choix des députés de la 6e législature qui est porté sur lui. Abdou Karim Meckassoua membre de la majorité présidentielle contrôle un groupe parlementaire « Chemin de l’Espérance » bannière sous laquelle il était candidat aux élections présidentielle et législatives.

Mais si son vote laisse transparaître la confiance, le climat politique va très vite se détériorer entre lui et l’Exécutif. D’abord par sa saisine de la Cour Constitutionnelle aux fins d’interprétation de l’article 60 de la Constitution.

Son absence répétée à des cérémonies officielles sera constatée en 2017 pour un certains temps jusqu’à la désescalade marquée par sa rencontre avec Faustin Archange Touadera.

Pendant ce temps, Abdou Karim Meckassoua sera accusé tout comme Dologuélé, Nicolas Tiangaye, Ferdinand Alexandre Nguendet et Crépin Mboli-Goumba par Didacien Kossimatchi d’avoir ourdi les violences au sud du pays notamment à Bangassou et autres. Accusation rejetée par ce dernier par l’entremise de ses avocats qui saisissent le procureur à cet effet.

Mais si cette saisine a permis un temps de répits, le renouvellement du bureau exécutif de l’Assemblée nationale permet à ses collègues députés de revenir à la charge écartant ces proches du "Chemin de l’Espérance" du Bureau.

Dans la foulée, Bertin Béa député de Boali après un désaccord exprime publiquement l'idée de la destitution du président de l'Assemblée après celle soulevée en son temps par Symphorien Mapenzi, député de Bimbo 4 et actuel 1er vice président de l'Institution.

Les choses se sont évoluées après son évacuation sanitaire de longue durée en France dans un contexte de tension sécuritaire à Bangui. L'Assemblée nationale vit au rythme de scandale et de coup de gueule suite à une affaire de détournement des fonds où l'enquête sur la question est encore pendante.

Conforté par l'arrêt de la Cour Constitutionnelle qui lui donne droit de choisir qui devra faire partie de son cabinet, environ 95 députés ont apposé leur signature à la pétition en faveur de sa destitution.

Le président Faustin Archange Touadera dans une interview à RFI dit ne pas être dans les manœuvres visant à destituer le président de l'Assemblée nationale. 

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 21:48
« Au Cameroun, la diplomatie française défend les intérêts d’une élite prédatrice »

 

Lu pour vous 

 

POINT DE VUE

 

« Au Cameroun, la diplomatie française défend les intérêts d’une élite prédatrice »

 

Par Marie-Emmanuelle Pommerolle

 

LE MONDE Le 24.10.2018 à 16h44 • Mis à jour le 24.10.2018 à 17h13

 

La chercheuse Marie-Emmanuelle Pommerolle réagit après que le Quai d’Orsay a adressé « ses vœux de réussite » à Paul Biya, réélu à la tête du pays.

 

Tribune. Emmanuel Macron se targuerait de ne pas serrer la main aux chefs d’Etat à la réputation électorale douteuse en Afrique centrale. Il laisse à la manœuvre la bureaucratie diplomatique, qui n’hésite pas à adresser « ses vœux de réussite » au président camerounais, Paul Biya, pour son nouveau mandat, le septième.

Au nom d’une politique africaine rénovée, la France n’aurait pas de leçon à donner à ses partenaires africains. Certes, mais elle pourrait avoir un minimum de respect pour les citoyens de ce continent. Car derrière l’affichage, les pratiques diplomatiques et leurs effets restent identiques : le message envoyé au président Biya est un modèle du genre. Quand le département d’Etat américain dit avoir « constaté un certain nombre d’irrégularités avant, pendant et après les élections du 7 octobre », le Quai d’Orsay omet de mentionner l’étendue inédite des contestations légales des résultats du scrutin.

Tout en « regrettant que de nombreux Camerounais n’aient pu exprimer leur choix », il ose évoquer un « climat apaisé » et « calme », alors que deux régions sur dix sont ravagées par un affrontement armé entre des milices sécessionnistes anglophones et l’armée camerounaise depuis près d’un an. Et sa réitération de l’attachement de la France à la stabilité du pays est une vieille antienne qui a justifié le soutien de l’ancienne tutelle coloniale aux deux seuls présidents qu’a connus le pays depuis son indépendance.

Vieux réflexes de la Françafrique

Car la politique africaine de la France a beau se moderniser, l’histoire de la France en Afrique centrale, et au Cameroun en particulier, continue de hanter les relations entre ces deux pays et leurs citoyens. La répression du mouvement nationaliste – dont la mémoire n’a jamais été soldée –, le soutien au régime alors qu’il était menacé par l’opposition en 1992, le silence face aux divers épisodes de répression (en 2008, par exemple, mais aussi vis-à-vis des leaders anglophones enfermés depuis dix mois sans avoir vu leurs avocats) attestent auprès de nombreux Camerounais du soutien jamais démenti de la France à un régime désormais honni par beaucoup. Les vieux réflexes de la Françafrique se transmettraient-ils donc de génération de diplomates en génération de diplomates ?

Car s’ils devaient défendre les intérêts de la France, il faudrait qu’ils s’y prennent autrement. L’Etat camerounais s’est tourné principalement vers les Etats-Unis et Israël pour sa coopération militaire, les grands intérêts économiques français font l’objet de scandale (Bolloré est officiellement considéré responsable d’une catastrophe ferroviaire d’ampleur) et l’ambassade de France à Yaoundé déconseille aux petites entreprises de venir s’installer dans ce climat incertain. La stabilité de ce nœud de l’Afrique centrale est remise en cause par la guerre menée contre Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, le conflit sécessionniste dans celles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la recrudescence du grand banditisme dans l’est et dans le nord.

La diplomatie française dans la région est donc inefficace, dans la défense des intérêts français comme des citoyens camerounais. Elle ne défend que les intérêts d’une élite prédatrice. Il est temps que ceux qui la mettent en œuvre rendent des comptes.

 

Marie-Emmanuelle Pommerolle est maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et chercheuse à l’Institut des mondes africains.

 

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 21:42

 

 

http://adiac-congo.com  Jeudi 25 Octobre 2018 - 12:15

 

Le président centrafricain a affiché une bonne volonté pour attirer les investisseurs dans son pays, lors du Forum mondial de l’investissement 2018 dont les travaux prennent fin le 26 octobre à Genève, selon un communiqué des organisateurs.

S'exprimant lors d’un débat consacré à l’investissement dans une nouvelle ère d’industrialisation dans le cadre du Forum organisé par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement, Faustin Archange Touadéra a déclaré: « Les investisseurs sont invités à explorer le champ vierge de la République centrafricaine ».

Insistant sur les « réels attraits » de son pays pour attirer des capitaux et des investissements directs étrangers qui ne représentaient que dix-sept millions de dollars en 2017, le président centrafricain a dit espérer que les investisseurs répondront à son appel afin de favoriser « une reprise économique au service des Centrafricains ».

Le chef de l'Etat a assuré que son gouvernement s’efforce en vue de rétablir la confiance et un climat favorable aux affaires en Centrafrique.  « Naturellement, le socle de tous ces efforts reste l’engagement à renforcer la gouvernance, à consolider la paix, à soutenir la stabilisation et la résilience des communautés, et à garantir une gestion durable des ressources naturelles »a-t-il relevé. C’est pour cela que les autorités, à tous les niveaux, veillent à « l’efficacité des institutions publiques pour garantir les principes d’équité, de justice et de juste rétribution de la richesse nationale », a-t-il noté.

Faustin Archange Touadéra s’est posé en garant et défenseur du potentiel de la Centrafrique, soulignant que le rendez-vous de Genève doit permettre d’actionner « les leviers du redressement » économique du pays. Pourtant, à ce jour, environ 80% des Centrafricains vivent en dessous du seuil de pauvreté, près de 50% de la population a besoin d’assistance humanitaire et un Centrafricain sur cinq est déplacé à l’intérieur du pays ou réfugié dans les Etats voisins.

"Des faiblesses à transformer en atouts"

Malgré cela, le président centrafricain a estimé que derrière ce sombre tableau, les faiblesses de son pays « peuvent être transformées en atouts pour un développement inclusif et une prospérité partagée ». Pour y parvenir, il a insisté sur l’importance du secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui « représente un vivier considérable d’opportunités d’investissement ». Un secteur qui contribue pour plus de la moitié au produit intérieur brut et occupe environ 80% des personnes actives de la Centrafrique.

Le Forum mondial de l’investissement, tenu du 22 au 26 octobre dans la capitale helvétique, vise à pallier l’inquiétude croissante due à la baisse des flux des investissements et son impact sur les efforts déployés pour réaliser l’ambitieux agenda 2030 pour le développement durable.

La rencontre qui se tient tous les deux ans « reste un lieu privilégié pour forger des partenariats entre les acteurs de l’investissement et du développement, notamment dans le but de combler cet écart », selon les organisateurs. Il s’agit d’un moment unique, en ce sens qu’il rassemble tous les acteurs de haut niveau représentant la communauté mondiale de l’investissement et du développement. Le forum est un moment propice pour nourrir un dialogue ouvert, réfléchir sur les initiatives porteuses de solutions et favoriser des alliances mondiales pour promouvoir la prospérité pour tous.

 

Nestor N'Gampoula

Centrafrique : Faustin Archange Touadéra lance à Genève un appel aux investisseurs étrangers
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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 19:45
Centrafrique: destitution du président de l'Assemblée nationale

 

Bangui AFP / 26 octobre 2018 18h02 - Le président de l'Assemblée nationale centrafricaine, Karim Meckassoua, a été destitué vendredi soir par les députés avec 98 voix sur 140, a constaté un journaliste de l'AFP.

98 députés ont voté pour sa destitution, 41 contre et un député s'est abstenu, a constaté l'AFP à 18H00 (17H00 GMT), après plusieurs heures de débat à l'Assemblée.

M. Meckassoua est le député du troisième arrondissement de la capitale Bangui, qui comprend le PK5, le quartier abritant la majorité des musulmans de Bangui.

Après le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane et groupes antibalaka prétendant défendre les chrétiens à partir de 2013, son élection au perchoir en 2016 était apparu un symbole de réconciliation en Centrafrique, dirigée par un chrétien, Faustin-Archange Touadéra.

Mais dans ce pays où l'influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n'ont jamais été bonnes. En 2017, des rumeurs de coups d'Etat avaient circulé, des proches de M. Touadéra n'hésitant pas à accuser publiquement M. Meckassoua.

En mars, un proche du président Touadéra avait été élu vice-président du Parlement: une volonté, selon les observateurs à l'époque, de saper l'autorité de M. Meckassoua.

Mardi, plus de 400 personnes, dont de nombreux habitants du PK5, ont manifesté du PK5 jusqu'au quartier général de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca, 13.000 Casques bleus) pour protester contre la procédure de destitution du président de l'Assemblée.

Celle-ci a été lancée mi-octobre par une pétition, signée par 95 députés sur 140.

Selon le règlement de l'Assemblée, après réception de la pétition, un vote devait avoir lieu et recueillir au moins les 2/3 des voix des députés, soit 93, pour que M. Meckassoua soit destitué.

Il était accusé par ses détracteurs d'avoir "confisqué des dossiers essentiels pour les députés", selon Mathurin Dimbélet Makoé, 2e vice-président de l'Assemblée, évoquant mi-octobre devant la presse une "opacité dans la gestion des finances" de l'Assemblée, notamment.

Selon plusieurs députés interrogés par l'AFP, la pétition et la tentative de destituer M. Meckassoua pourraient avoir été pilotées par la présidence centrafricaine, qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l'Assemblée.

En Centrafrique, l'Etat ne contrôle qu'une petite partie du territoire: depuis 2013, la quasi-totalité de celui-ci vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

(©)

 

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 00:54
Démenti de la Cour constitutionnelle au sujet des "fake news"
Démenti de la Cour constitutionnelle au sujet des "fake news"

 

Démenti de la Cour constitutionnelle au sujet des "fake news" qui circulent sur sa Présidente sur les réseaux sociaux 

Démenti de la Cour constitutionnelle au sujet des "fake news"
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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 00:38
CNUCED : LE PRÉSIDENT TOUADERA EST ARRIVE A GENÈVE
CNUCED : LE PRÉSIDENT TOUADERA EST ARRIVE A GENÈVE

 

 

10è ANNIVERSAIRE DU FORUM MONDIAL DE L'INVESTISSEMENT DE LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES POUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT: LE PRÉSIDENT TOUADERA EST ARRIVE A GENÈVE.

 

Pays post conflit, la RCA qui est dans sa phase de reconstruction est appelée à vendre ses potentialités afin d'attirer les investisseurs étrangers. C'est dans ce contexte que le Président Touadera a accepté l’invitation du Forum Mondial la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et Développement en abrégé (CNUCED) qui se tient à Genève du 22 au 26 octobre.

Le Président de la République son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA est arrivé ce matin dans la capitale de la Suisse en compagnie  de  M Firmin NGREBADA Ministre d’État Directeur de Cabinet à la Présidence.

Le Chef de l'Etat TOUADERA a été accueilli à sa descente d’avion par les autorités suisses, par l’ambassadeur de la RCA en Suisse  M Léopold SAMBA, par quelques  Ambassadeurs   et représentants des Pays africains établis en  Suisse ainsi que M Come HASSAN, Ministre Centrafricain du Commerce.

A l’aéroport de Genève, le Président TOUADERA s’est entretenu avec Tedros Adhanom Ghebrejesus, Directeur Général de l’OMS. 

La situation sanitaire de la sous-région d’Afrique Centrale et la lutte contre la propagation d’Ebola qui sévit actuellement au Congo Démocratique était au menu de cet entretien.

 Le Directeur Général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebrejesus se dit satisfait de la reprise en main de la situation sanitaire en RCA par le Ministère de la Santé publique . Il a par ailleurs affirmé que son institution allait d’avantage appuyer le Gouvernement Centrafricain dans cet élan.

Le Chef de l’État se rend  cet après-midi au siège de l’ONU SIDA pour une visite de travail avant de prendre part demain à la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement où il fera un discours pour inciter les investisseurs du monde entier à saisir les opportunités d’affaires qu’offre la République Centrafricaine.

 

Texte et photos. Service de presse de la Présidence de la République.

 

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 00:27
N'djaména abritera un sommet extraordinaire des chefs d’Etat
N'djaména abritera un sommet extraordinaire des chefs d’Etat

 

CEMAC 

 

N'djaména abritera un sommet extraordinaire des chefs d’Etat

 

Les autorités tchadiennes préparent activement le prochain sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac).

 

La rencontre des dirigeants de la sous-région se tiendra, le 25 octobre, dans la capitale tchadienne, pour aborder des questions économiques, a-t-on appris.

 

Convoqué par le président tchadien, Idriss Déby Itno, également président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), le sommet permettra de faire le point sur la situation qui prévaut dans la sous-région.

 

« Généralement, la situation en Afrique centrale s’est améliorée depuis les décisions de décembre 2016 mais les améliorations ne sont pas encore substantielles. Il faut que les chefs d’Etat se réunissent pour faire le point et donner un coup de pouce pour que la situation soit la meilleure possible », a indiqué le président de la Commission de l'institution, Daniel Ondo.

 

La réunion extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement va se tenir au moment où les six pays de la zone (Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad) sont confrontés depuis cinq ans à un ralentissement de la croissance économique pour plusieurs raisons.

 

Cette situation est causée, entre autres, par la détérioration des déficits budgétaires et des comptes extérieurs, l’accumulation des impayés dus aux créanciers du fait notamment de la baisse d’activités des entreprises et à des tensions sociales. La situation macroéconomique, après avoir été caractérisée en 2016 par une récession (0,4%), une détérioration des comptes publics et extérieurs ainsi qu’une situation monétaire moins confortable, a manqué de vitalité en 2017.

 

Eu égard aux risques que faisait courir cette situation sur la cohésion au sein des Etats, les dirigeants de ces pays ont adopté, en décembre 2016, des mesures d’urgence visant à stabiliser le cadre macroéconomique et à inverser durablement les tendances négatives des économies de leurs pays respectifs.

Parlant des changes au niveau de la sous-région, le président de la Commission de la Cémac a relevé que « la situation n’est pas très bonne ». « Le taux de croissance n’est pas des meilleurs. Au niveau du rapatriement des recettes d’exploitation, ce n’est pas dans la bonne direction », a-t-il précisé.

 

Les chefs d’Etat devront, par ailleurs, tenter de trouver une solution durable à la coexistence de deux marchés financiers concurrentiels dans leur espace communautaire en dépit de l’étroitesse du marché. Ces marchés financiers ne sont autres que la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale, dont le siège se trouve à Libreville, au Gabon, et la Bourse nationale des valeurs mobilières du Cameroun, la Douala Stock Exchange.

 

Outre la décélération des économies de la région, les dirigeants de la Cémac devront réfléchir aux voies et moyens susceptibles de renforcer la paix en Centrafrique, étant donné que des foyers de tensions et autres violences perpétrées par des bandes armées persistent dans le pays.

 

Le sommet des chefs d’Etat est précédé, ce 24 octobre, de la réunion des ministres en charge de l’économie.

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 00:17

 

 

Mise à jour 23.10.2018 à 21:00

 

Près de 400 personnes ont manifesté mardi à Bangui, en Centrafrique, contre une pétition de députés réclamant la destitution du président de l'Assemblée nationale, Karim Meckassoua, pour manquements à sa charge, a constaté l'AFP.

"Meckassoua doit rester!", scandaient les manifestants, dont de nombreux habitants du PK5, le quartier abritant la majorité des musulmans de Bangui.

Ils ont marché mardi matin du PK5 jusqu'au quartier général de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca, 13.000 Casques bleus).

Mercredi, une pétition réclamant la destitution du président de l'Assemblée nationale avait été signée par 95 députés sur 140. M. Meckassoua est le député du troisième arrondissement de Bangui, qui comprend le PK5.

Selon le règlement de l'Assemblée, après réception de la pétition, un vote doit avoir lieu et recueillir au moins les 2/3 des voix des députés, soit 93, pour que M. Meckassoua soit destitué. Ce scrutin à bulletins secrets devrait avoir lieu vendredi, selon des sources concordantes.

Le président de la République Faustin-Archange Touadéra étant chrétien et M. Meckassoua musulman, l'élection de ce dernier à la tête de l'Assemblée en 2016 était apparue comme un symbole de réconciliation après le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane et antiBalaka prétendant défendre les chrétiens.

Mais dans ce pays où l'influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n'ont jamais été bonnes. En 2017, des rumeurs de coups d'Etat avaient circulé, des proches de M. Touadéra n'hésitant pas à accuser publiquement M. Meckassoua.

En mars, un proche du président Touadéra avait été élu vice-président du Parlement: une volonté, selon les observateurs à l'époque, de saper l'autorité de M. Meckassoua.

La pétition et la tentative de destituer M. Meckassoua pourraient de nouveau être pilotée par la présidence centrafricaine, qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l'Assemblée, estiment plusieurs députés interrogés par l'AFP.

Mathurin Dimbélet Makoé, 2e vice-président de l'Assemblée, a accusé vendredi devant la presse M. Meckassoua d'avoir "confisqué des dossiers essentiels pour les députés" et a évoqué une "opacité dans la gestion des finances" de l'Assemblée.

Le 1er octobre, lors de la rentrée parlementaire, Karim Meckassoua avait fustigé les tentatives en cours pour le destituer: "Ce serait un coup de force, une tentative de déstabilisation d'une institution majeure, et une violation de la Constitution".

"Je ne me laisserai pas conduire à l'autel de l'agneau sacrificiel sans me battre", avait-il affirmé.

 

© 2018 AFP

 

 

RCA : Marche à Bangui des proches de Meckassoua contre la procédure de sa destitution

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 23 octobre 2018 12:11

 

Une foule de personnes proches du président de l'Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua, a marché ce mardi 23 octobre pour dire non à sa destitution du perchoir. Les manifestants ont remis un mémorandum au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Centrafricaine.

Les pro-Meckassoua, plus d'une centaine et en majorité des jeunes, sont partis du rond point Koudoukou dans le 3ème arrondissement pour chuter au QG de la Minusca dans le 2ème arrondissement. Ils ont dénoncé "un coup d'état parlementaire", si la destitution du président de l'Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua, se concrétisait.

Tirant la sonnette d'alarme, Patrick Kossangué, coordonateur du mouvement Chemin de l'Espérance du président Meckassoua, voit une manipulation dans cette motion de destitution. "On est en train de monnayer, de manipuler pour prendre ce qui n'est pas clair et mettre à la place de ce qui ressort du Règlement Intérieur de l'Assemblée Nationale. Dans ce pays, c'est la population qui en souffre", a-t-il fait savoir.

Dans le mémorandum qu'ils ont remis au chef de la Minusca, Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Parfait Onanga Anyanga, les mécontents ont clairement affiché leur volonté contre cette destitution.

"Nous nous opposons à cette machination qui menace notre démocratie et notre vivre ensemble encore fragile", a indiqué le document de deux pages. A travers leur document de contestation, les manifestants ont interpellé le Président Faustin Archange Touadéra, garant de toutes les institutions républicaines "de mettre un terme aux agitations des fossoyeurs de la démocratie".

Ces pro-Meckassoua ont estimé que cette procédure de destitution n'est nullement une réponse "pour résoudre les vrais problèmes urgents du pays". Ils ont mis en exergue "l'insécurité, l'absence de libre circulation, d'infrastructures scolaires, sanitaires et sociales; le chômage en particulier des femmes et des jeunes".

La procédure de destitution du président de l’Assemblée Nationale est désormais acté. La motion de déchéance a été déposée le 17 octobre dernier à son cabinet à Bangui. 95 députés sur 140 ont signé la pétition. Les élus de la nation reprochent au chef du législatif le manquement à son devoir dans la gestion du parlement. Le sort du président Abdou Karim Meckassoua sera connu vendredi 26 octobre à l'issue de la plénière des députés.

Centrafrique: manifestation contre une procédure de destitution du président de l'Assemblée
Centrafrique: manifestation contre une procédure de destitution du président de l'Assemblée
Centrafrique: manifestation contre une procédure de destitution du président de l'Assemblée
Centrafrique: manifestation contre une procédure de destitution du président de l'Assemblée
Centrafrique: manifestation contre une procédure de destitution du président de l'Assemblée
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