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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:21
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Centrafrique : Le mouvement anti-Balaka RDR demande l’arrêt des agissements des ex-Séléka

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 20 AVRIL 2018

 

BANGUI, 20 avril 2018 (RJDH)—La Coordination du Rassemblement Des Républicains (RDR), une faction dissidente des Anti-Balaka basée dans la Ouaka à Bambari demande l’arrêt des agissements des Ex-Séléka dans le Nord du pays. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse rendu public par ce mouvement.

 

Le regroupement et menaces des Ex-Séléka dans le nord du pays, précisément à Kaga-Bandoro  afin d’envisager une descente sur Bangui ne laisse pas indifférents les autres mouvements armés. C’est dans ce contexte que RDR du Général Gaétan sort de silence et demande aux ex-Séléka de cesser avec leur projet.

 

Dans un communiqué de presse, RDR se dit « stupéfait par ce comportement irresponsable de ces chefs des groupes armés ». Pour le RDR, la tenue du dialogue prochain par le Panel de l’Union Africaine soutenu par l’Union Européenne est une garantie pour la paix.

 

Christ Junior Kenguemba porte-parole du RDR, demande dans ce communiqué à la Minusca d’arrêter les agissements de ces groupes armés et aussi de procéder à l’arrestation de «  ces bandits afin d’abréger la souffrance du peuple centrafricain ».

 

« Nous demandons à la population d’organiser une marche de soutien au gouvernement et à la Minusca », a dit le porte-parole avant d’inviter la jeunesse à doubler de vigilance afin de « démasquer les perturbateurs dans le pays »

 

Le RDR, dont le commandement est basé à Ippy dans la Ouaka recommande aussi la restauration de l’autorité de l’Etat afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens

 

Ces positions sont exprimées alors que le Chef de l’Etat, en recevant ce vendredi les forces vives de la nation à Bangui rassure la population et dit prendre des dispositions afin de contrer toutes les attaques des ex-Séléka.

 

 

Centrafrique : Faustin Archange Touadera désormais chef de guerre ?

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PAR JEAN FERNAND KOENA LE 20 AVRIL 2018

 

BANGUI, le 20 Avril 2018(RJDH)—-Suite au regroupement des Séléka à Kaga-Bandoro au nord du pays, Faustin Archange Touadera a rencontré les forces vives de la nation au Palais de la Renaissance où il était question pour lui de faire des mises au point. Il s’est montré plus chef de guerre alors que deux trois semaines auparavant il s’est présenté comme celui qui refuse de la faire. Décryptage.

 

En rencontrant les forces vives de la nation, Faustin Archange Touadera se positionne d’abord en moralisateur de la vie publique et de la scène politique en dénonçant sans citer les auteurs un comportement antirépublicain. En d’autres termes ceux qui envisagent le destituer pour s’emparer du pouvoir par les armes. «Arrêtons de replonger le pays dans le chaos pour le prestige personnel. On ne sert pas le pays en étant ministre ni en faisant de la politique politicienne » a-t-il lâché comme pour faire une mise en garde.

 

Mais ce n’est pas tout pour autant, la précision vaut de l’or lorsque Faustin Archange Touadera rappelle à son auditoire que « le pays ne compte pas de prisonnier politique et d’opinion » a-t-il ajouté.

 

Loin d’être un attentiste, Faustin Archange Touadera arbore sa tenue de chef de guerre en annonçant que l’opération « Soukoula », faisant ainsi allusion à l’opération conjointe contre les forces négatives va se poursuivre. Ayant pris goût de la guerre pour laquelle ses alliés et détracteurs le poussent contre les rebelles, Faustin Archange Touadera a annoncé la projection des FACA dans un proche avenir. Même si le 30 mars dernier il a déclaré refuser de faire la guerre.

 

Faustin Archange Touadera ne cède pas cependant à la panique et aux harcèlements des groupes armés en abordant la question brulante de l’heure. Le regroupement des Séléka à Kaga-Bandoro qu’il qualifie d’agissements. Comme un chef au contrôle de la situation, Faustin Archange Touadera donne avec précision les séquences de déplacement d’Abdoulaye Hissène. Le vol des véhicules appartenant aux chinois ainsi que la mobilisation des troupes par ce dernier ne sont passés inaperçus.

 

Sur un ton peu ordinaire, Faustin Archange Touadera accuse entre les lignes l’extérieur qui soutient les forces du mal, il se veut modeste pour autant en disant « ne pas remettre en cause les amitiés traditionnelles et historiques ». Une manière de dire que la RCA ne tourne pas le dos à la France malgré la présence de la Russie.

 

C’est la première rencontre que le président Touadéra organise avec les forces vives après l’opération conjointe au km5 et le regroupement des Séléka à Kaga-Bandoro.

 

 

Centrafrique : Les groupes armés battent en retrait, selon les journaux de Bangui

 

PAR RJDH LE 20 AVRIL 2018

 

BANGUI, 20 avril 2018 (RJDH)–Le dossier regroupement de Kaga-Bandoro revient dans les kiosques à Bangui. Pour plusieurs titres, les groupes armés n’ont aucune chance de marcher sur Bangui.

 

Le Confident qui annonce à la une avec une image d’une colonne de véhicules armés, encadrés par des combattants surarmés, « La marche des rebelles sur Bangui n’aura pas lieu ». Pour le journal, le rassemblement de Kaga-Bandoro n’était qu’un chantage car, précise l’auteur de cet article, avec plus de 2000 soldats centrafricains et l’appui de la Russie, ces groupes armés n’avaient aucune chance. Le confident dans cet article fouillé annonce « le repli des leaders de ces différents groupes armés », dans ce que le journal appelle leurs circonscriptions respectives, ce retrait d’après le quotidien marque la fin des velléités exprimées ces derniers jours par les groupes armés réunis au centre du pays.

 

L’Agora consacre un article de deux pages sur le même sujet. Le journal publie plusieurs images des pick up visiblement neufs utilisés par les groupes armés réunis à Kaga Bandoro. L’Agora s’est donné la liberté de comparer l’attitude des combattants rassemblés à Kaga Bandoro avec celle adoptée par le Tchad depuis 20 ans, d’où le grand titre de la Une du journal, « Ils font exactement ce que le Tchad fait depuis 20 ans en République Centrafricaine ». Pour sa comparaison, le journal évoque les violences gratuites, le viol, le pillage et le viol des femmes. Le quotidien tente d’établir le parallélisme entre l’armée tchadienne et les combattants de l’ex-Séléka.

 

Toujours chapitre groupes armés, Adrénaline Info révèle que le leader de 3R, un groupe armés opérationnel dans la Nana Mambéré justifie l’achat de quatre nouveaux véhicules. En citant le général  Sio, porte-parole de ce groupe armé, le journal indique que ces véhicules auraient été achetés pour la sensibilisation conformément à l’accord signé par ce mouvement et les Antibalaka. Selon toujours le général Sio, le gouvernement aurait été informé bien avant l’arrivée de ces véhicules sur le sol centrafricain.

 

Des sujets plus apaisant et loin de la question de l’insécurité. Adrénaline Info annonce la nomination du ministre centrafricain des finances au comité monétaire et financier international comme président du groupe Afrique francophone. Le journal a présenté la mission de ce comité et se réjouit de cette nomination qui honore le pays.

 

L’Agora publie l’accord de paix signé entre les différentes structures à Bangassou, un accord porté par le cardinal Dieudonné Nzapalainga et l’imam Kobine Layama.

 

Le Confident quant à lui, partant d’un accident de circulation dont sont victimes 3 étudiants, a dénoncé le comportement peu déontologique du service d’urgence de l’hôpital communautaire de Bangui. Selon le journal, ces étudiants ont frôlé la mort parce que les agents ont privilégié l’argent avant leur prise en charge. Il s’agit d’une honte selon le quotidien.

 

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:18

 

 

DÉCRYPTAGE

 

L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments

 

Par Florence Rosier  LE MONDE Le 20.04.2018 à 08h00

 

Paludisme, la guerre d’usure (6/10). En Asie, un parasite résistant aux traitements se propage rapidement : son arrivée sur le continent serait catastrophique.

 

C’est un phénomène qui inquiète les experts. « Il pourrait se transformer en catastrophe », s’inquiète Philippe Deloron, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et à l’université Paris-Descartes. De quoi s’agit-il ? De la diffusion rapide, en Asie du Sud-Est, d’une forme de paludisme qui résiste aux traitements actuels.

 

Repéré pour la première fois au Cambodge en 2007, ce paludisme résistant s’est propagé dans les pays voisins, au Vietnam, en Thaïlande, au Laos et en Birmanie. « Dans certaines zones du Cambodge, le parasite Plasmodium falciparum résiste à toutes les combinaisons médicamenteuses à base de dérivés d’artémisinine, précise Philippe Deloron. On essaie donc d’autres combinaisons thérapeutiques ou des médicaments plus anciens, comme les cyclines. »

 

Présentation de notre série   Paludisme, la guerre d’usure

 

Ce problème est lié à l’apparition de mutations chez le parasite, mais il est aussi favorisé par le recours à des traitements de qualité médiocre ou contrefaits, leur sous-dosage ou leur mauvais usage, par exemple quand on utilise l’artémisinine sans l’associer à un médicament complémentaire, comme la luméfantrine.

 

Le premier enjeu est donc de promouvoir le bon usage des anti-paludiques. « Il faut respecter les protocoles thérapeutiques, ne prescrire les traitements combinés qu’à bon escient et après confirmation du diagnostic par des tests biologiques, et bien sûr éviter les contrefaçons », résume la professeure Sandrine Houzé, qui dirige le Centre national de référence sur le paludisme en France.

 

Le risque d’une hécatombe

 

Cette résistance crée aussi un défi de santé publique. Les experts redoutent sa propagation au sous-continent indien et, surtout, à l’Afrique. « Des précédents ont de quoi inquiéter », rappelle Philippe Deloron. Dans les années 1950 et 1960, deux vagues de paludisme résistant aux traitements classiques sont apparues en Asie du Sud-Est : contre la chloroquine d’abord, contre la sulfadoxine-pyriméthamine ensuite.

 

« Vingt à trente ans plus tard, ces résistances se sont diffusées en Inde et en Afrique. Là, elles ont explosé d’un coup : en cinq ans, elles ont traversé tout le continent africain, où elles ont fait des millions de morts. » C’est qu’en Afrique, la transmission est beaucoup plus intense qu’en Asie. Dans certains villages, 60 à 80 % des enfants sont porteurs du parasite – sans pour autant être malades, le plus souvent. En Asie, cette proportion reste faible, de l’ordre de 1 à 3 %.

 

 

Episode 4   Au Sénégal, deux villages aux avant-postes de la lutte contre le paludisme

 

Comment limiter le risque d’une nouvelle hécatombe en Afrique ? C’est une question qui fait encore débat. « Il y a deux grandes écoles, résume Philippe Deloron. Pour l’Organisation mondiale de la santé [OMS], il faut limiter la transmission du parasite par une recherche active des infections et par leur traitement, mais aussi par une action sur les moustiques. Il faut donc étendre la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide et développer les pulvérisations intra-domiciliaires. » Dans la même logique, des experts préconisent de traiter les malades le plus tôt possible.

 

La seconde école plaide en faveur d’un traitement préventif de masse des populations, à l’aide de différentes molécules. L’idée est de rompre ainsi le cycle de transmission du parasite. « Mais l’OMS n’a pas adhéré à cette stratégie, qui n’est pas pratiquée sur le terrain », relève Philippe Deloron.

 

 

Plateforme collaborative

 

Un Réseau international sur la résistance aux antipaludiques a été mis en place, le Wwarn (pour Worldwide Antimalarial Resistance Network). Cette plateforme collaborative fournit des données fiables sur les facteurs qui affectent l’efficacité des antipaludiques. Elle conçoit aussi des instruments de suivi de la propagation de la résistance des parasites aux médicaments. Et elle développe des outils et des formations gratuites pour favoriser l’utilisation d’antipaludiques de haute qualité.

 

Les vaccins pourraient être une autre arme potentielle. « Le seul vaccin actuellement disponible, le RTSS, est considéré par l’OMS comme un outil utile pour limiter la transmission du paludisme – et donc des résistances –, mais son efficacité n’est que de 30 % », déplore Philippe Deloron.

 

Episode 5   Face au paludisme, le Niger généralise la chimioprévention pour les enfants

 

Alors que faire en Afrique ? Il s’agit bien sûr de fournir des médicaments de qualité, mais aussi, pour l’heure, de « surveiller les mutations du parasite associées à ces résistances », estime Tomas Jensen, de Médecins sans frontières. A ce jour, aucune résistance n’a été détectée sur le continent par les systèmes de surveillance des différents pays. « Le système de suivi que nous avons instauré dans une dizaine de villages du Mali montre que les combinaisons à base de dérivés d’artémisinine sont encore efficaces », se rassure le professeur Ogobara Doumbo, qui dirige le Centre de formation et de recherche sur le paludisme, à Bamako. Même constat au Sénégal.

 

« La France est aussi un bon reflet de ce qui se passe en Afrique. L’analyse des cas de paludisme importés, contractés sur le continent et diagnostiqués en France, confirme que les parasites qui circulent en Afrique restent sensibles à ces traitements », renchérit Sandrine Houzé. Mais demain ? Il faudra sûrement développer de nouveaux anti-paludiques. Et comprendre plus finement les mécanismes de résistance dont s’arme le parasite.

 

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Roll Back Malaria (RBM).

 

Sommaire de notre série : Paludisme, la guerre d’usure

 

Dans une série en dix épisodes, Le Monde Afrique détaille les enjeux de la lutte contre cette maladie parasitaire qui a provoqué 445 000 décès dans le monde en 2016.

 

Présentation de notre série   Paludisme, la guerre d’usure

 

Episode 2   Le paludisme, tueur au quotidien

Episode 3   Les nouvelles armes de la lutte contre le paludisme

Episode 4   Au Sénégal, deux villages aux avant-postes de la lutte contre le paludisme

Episode 5   Face au paludisme, le Niger généralise la chimioprévention pour les enfants

Episode 6   L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/20/l-afrique-en-alerte-face-a-une-forme-de-paludisme-qui-ne-craint-pas-les-medicaments_5288055_3212.html#3DUtTBDUx4hPq8YO.99

Lu pour vous : L’Afrique en alerte face à une forme de paludisme qui ne craint pas les médicaments

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:15
Centrafrique : la Minusca « ne cédera pas à l’intimidation » des groupes armés

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP Le 19.04.2018 à 10h39

 

Les groupes de l’ex-Séléka affirment s’être mobilisés suite à l’opération lancée par la Minusca et le gouvernement contre les milices qui contrôlent le PK5.

 


La Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a assuré mercredi qu’elle « ne cédera pas à l’intimidation » suite au regroupement d’éléments armés à Kaga Bandoro, une ville à 300 km au nord de Bangui. « La Mission ne cédera pas à l’intimidation et continuera, en toute impartialité, à assurer son mandat de protection des civils et des institutions », a déclaré le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, lors d’une conférence de presse.

 

Deux groupes armés issus de l’ex-Séléka, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), ont tenu une réunion vendredi 13 avril à Kaga Bandoro « pour mettre en place une coordination militaire », selon une source au FPRC. « L’option de descendre sur Bangui n’est pas exclue », a déclaré à l’AFP Aboubakar Sidik Ali, chargé de communication du FPRC.

 

L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un autre groupe issu de l’ex-Séléka, va tenir une réunion en fin de semaine pour décider de s’associer, ou non, à cette coordination militaire. « Notre mouvement attend encore des clarifications sur les revendications et l’objectif du FPRC », a indiqué une source de l’UPC.

 

« Ne pas faire d’amalgame »

 

Les groupes de l’ex-Séléka affirment s’être mobilisés suite à l’opération lancée par la Minusca et le gouvernement contre les milices qui contrôlent le PK5, quartier musulman de Bangui qui est aussi le poumon économique de la capitale.

 

Vladimir Monteiro a condamné « la manipulation et la désinformation sur l’objectif de cette opération ainsi que son instrumentalisation par les groupes armés, notamment le FPRC et le MPC »« Ce n’est pas une opération qui vise les membres de la communauté musulmane, il ne faut pas faire de l’amalgame », a renchéri Ange Maxime Kazagui, ministre et porte-parole du gouvernement, lors de la conférence.

 

L’Union africaine promeut une feuille de route pour la paix en Centrafrique, dans le cadre de laquelle un groupe de facilitateurs ont rencontré ces dernières semaines la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence en provinces.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/19/centrafrique-la-minusca-ne-cedera-pas-a-l-intimidation-des-groupes-armes_5287616_3212.html#1ML6YS60m87Tw1Tj.99
 

 

 

Tentative de déstabilisation en Centrafrique: L’ultimatum de l’ONU

 

https://www.cameroon-tribune.cm  Sainclair MEZING | 19-04-2018 11:31

 

Les troupes onusiennes mettent en garde les groupes armés contre tout projet de renversement des institutions en place.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est sur le pied de guerre. La dernière sortie de son porte-parole indique clairement qu’il y a péril en la demeure.

 

Dans une intervention musclée, Vladimir Monteiro a fait savoir mardi à Bangui que les troupes onusiennes pourront recourir à la force si les hommes armés mobilisés Kaga Bandoro, chef -lieu de la Nana Gribizi, dans le nord du pays venaient à sauter sur la capitale centrafricaine comme ils prétendent.

 

«Nous avons constaté effectivement l'arrivée de quelques éléments du FPRC. La MINUSCA suit cette situation avec attention. S'il s'avérait que ces éléments tenteraient quoi que ce soit, des mesures seraient prises», a-t-il prévenu. M. Monteiro recommande aux groupes rebelles de faire preuve de retenue afin que les efforts du panel des facilitateurs de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation soient pris en compte.

 

Cette sortie fait suite à un regroupement progressif et massif des troupes du Mouvement patriotique pour le Centrafrique (MPC) du général Mahamat Al-khatim, de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du général Ali Darassa et ceux du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam, tous équipés de blindés.

 

Pour le moment, aucune source officielle dans les rangs des groupes armés ne s’est encore prononcée sur les raisons de cet important déploiement. Mais des sources internes font état de ce que les dernières opérations de nettoyage du quartier PK5 à Bangui entreprises par la MINUSCA seraient à l’origine de ce branle-bas.

 

Les ex-Séléka se posant en protecteurs des musulmans estiment que cette communauté est particulièrement visée par ces opérations. Une accusation balayée d’un revers de la main côté onusien. «L'opération 'Soukoula Km5' lancée le 8 avril 2018 vise des bandes criminelles. Elle ne vise pas la communauté musulmane (…) toute manipulation dans ce sens est inacceptable», tient à préciser Vladimir Monteiro.

 

A Bangui, l’on se dit prêt à toute éventualité. Au cours d’une conférence de presse donnée mardi, Sébastien Wenezoui, ex-coordonnateur du groupe d’autodéfense anti-Balaka prévient leurs frères ennemis contre toute offensive. «On ne déclare pas la guerre pour l'instant, on attend (… ) si les Seleka arrivent à Bangui, c’est la faute de la communauté internationale et de la MINUSCA».

 

Faute d’une armée digne de ce nom, le gouvernement centrafricain dit s’en remettre à la force onusienne en cas d’agression. «La Centrafrique n’a pas encore remis son armée sur pied. Celle-ci n’est pas encore armée comme il se doit. Pour toute alerte de ce genre-là, Bangui ne peut que travailler avec ses partenaires, c’està-dire la MINUSCA», a déclaré Ange Maxime Kazagui, son porte-parole.

 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 23:50
Les Toyota aperçus à Kaga-Bandoro ont été volés à l'entreprise pétrolière chinoise
Les Toyota aperçus à Kaga-Bandoro ont été volés à l'entreprise pétrolière chinoise
Les Toyota aperçus à Kaga-Bandoro ont été volés à l'entreprise pétrolière chinoise

 

 

EXCLUSIVITE  C.A.P

 

 

Bangui, 18 avril (CAP) – Selon des informations dignes de foi recueillies auprès de sources proches des criminels Abdoulaye Hissène et Haroun Gaye, les nombreux pick-up Toyota BJ 75 aperçus à Kaga-Bandoro et à bord desquels ces derniers ainsi que plusieurs de leurs complices paradent dans cette ville, ont été tout simplement volés aux Chinois de la société qui est à pied d’œuvre dans les travaux de prospection pétrolière dans les préfectures de la Vakaga et du Bamingui-Bangoran.

 

Lors de la dernière et récente session de la cour criminelle en février 2018, plusieurs éléments d’Abdoulaye Hissène, dont Ahmat Tidjani condamné à la perpétuité, ont été confondus à la barre pendant leur procès au sujet de la presque dizaine de pick-up volés à l’UNICEF et certains tiers, qu’ils ont chargés avec un important arsenal de guerre pour leur épopée de la nuit du 12 au 13 août  2016. Le vol de pick-up est une activité dont est coutumier Abdoulaye Hissène, Haroun Gaye et leur bande de criminels dont quelques-uns croupissent en prison à Ngaragba.

 

 Abdoulaye Hissène qui est déjà sous sanctions onusiennes et dont les avoirs sont gelés par le gouvernement tchadien sait qu’il existe un mandat d’arrêt judiciaire contre lui est un véritable bandit de grand chemin et un potentiel gibier de la Cour Pénale Spéciale. Toujours selon nos informations, la prétendue assemblée générale qu’il cherche à tenir à Kaga-Bandoro avec certains « généraux » ex-Séléka tels que Ali Darras et Mahamat Alkhatim est déjà vouée  à l’échec car ceux-ci n’entendent nullement s’associer au funeste projet d’Abdoulaye Hissène qui veut prendre prétexte sur l’opération militaire de la Minusca et les forces de défense et de sécurité visant à neutraliser le gangster Matar Nimeiry alias Force toujours en cavale.

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 23:02
RCA: malgré les violences au PK5, la Minusca poursuit son opération

 

 

 

Par RFI Publié le 17-04-2018 Modifié le 18-04-2018 à 08:55

 

A Bangui, la semaine dernière, dans la nuit du 7 au 8 avril, deux opérations conduites par la Minusca et les forces de sécurité centrafricaines ont échoué à arrêter Nemery Matar Djamous. Celui qui se fait appeler « Force » dirige un groupe d'autodéfense perçu par beaucoup comme un gang qui rackette les commerçants et commet des exactions. Ces opérations se sont soldées par plus d'une vingtaine de morts et des dizaines de blessés, et ont paralysé ce quartier, poumon économique de Bangui.

 

Ce lundi, la vie reprenait son cours au PK5. Les barricades ont été levées. Les boutiques ont rouvert. Chacun reprenait ses affaires y compris « Force » donc qui par deux fois la semaine dernière a échappé à une tentative d'arrestation par la Mission de la paix de l’ONU en RCA, la Minusca, et les Forces de défense et de sécurité centrafricaines.

 

Depuis cet échec, les velléités de désarmement forcé et d'arrestation du chef de gang se sont quelque peu émoussées chez les habitants du quartier. A l'instar de ce notable qui souhaite rester anonyme, chacun prône la négociation avec le chef de groupe d'autodéfense : « Cela ne se fera qu’avec la discussion et la négociation. La force ne se résout pas le problème. Et la violence n’engendre que la violence. Donc en réalité, il faut négocier, il faut parler avec ces groupes armés là ».

 

L'opération se poursuit

 

A la Minusca, on rappelle que le dialogue a été engagé il y a des semaines et n'a pas été rompu malgré les affrontements de ces derniers jours. Officiellement d'ailleurs, on ne considère pas ces opérations de la semaine dernière comme des échecs, mais comme des étapes.

 

L'opération n'est pas suspendue, explique le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro : « Cette opération est en cours. Nos forces et les forces de sécurité et de défense centrafricaines poursuivent les consultations. Mais parallèlement à cette composante militaire, il y a l’aspect dialogue. Mais que ce soit clair, l’opération se poursuit parce que l’objectif, c’est de mettre fin à des activités criminelles au PK5 ».

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 22:58
NOTE D’INFORMATION GVT ET MINUSCA

 

 

 

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA DENONCENT L’INSTRUMENTALISATION DE L’OPERATION MILITAIRE AU KM5

 

 

Bangui, 18 avril 2018 – Le gouvernement centrafricain et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), ont mis en garde mercredi à Bangui, contre toute instrumentalisation de l’opération « Sukula », lancée conjointement par la MINUSCA et les Forces de sécurité intérieures centrafricaines au KM-5, à Bangui. Au cours d’une conférence de presse conjointe, le Ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui et le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, ont rappelé que l’opération ne vise pas la communauté musulmane de PK5 mais les groupes armés criminels de ce quartier.

 

Selon le Ministre et porte-parole du gouvernement, l’opération a été lancée à la demande des habitants de ce quartier, qui sont opprimés par des brigands. « Ce n’est pas une opération qui vise les membres de la communauté musulmane, il ne faut pas faire de l’amalgame », a déclaré Ange Maxime Kazagui. Pour lui, « cette opération ira jusqu’au bout, car son objectif était d’arriver au bout des bandes armées criminelles. Cela prendra du temps, mais cela devra se faire et nous travaillons avec nos partenaires de la MINUSCA pour y arriver ».

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a également condamné la manipulation et la désinformation sur l’objectif de cette opération ainsi que son instrumentalisation par les groupes armés, notamment le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). « Tous ceux qui tentent de faire de la lutte contre la criminalité au KM5, une attaque contre une communauté, ont des desseins inavoués de déstabilisation et s’accrocheraient à tout prétexte même fallacieux, pour justifier leur projet de déstabilisation. Qu’ils aient le courage d’avouer à la nation toute entière qu’ils sont les sponsors des organisations criminelles du KM5 », a dénoncé le porte-parole.

 

Tout en soulignant la poursuite de lopération, le porte-parole a souligné que la MINUSCA, en collaboration avec les autorités nationales, « poursuit un dialogue constructif avec les citoyens du KM5 désireux de prévenir lexacerbation de la violence armée dans leur quartier et dans la ville de Bangui. Lors de leur visite en République centrafricaine la semaine dernière, le Secrétaire général adjoint pour les opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix,  et le Commissaire paix et sécurité de lUnion africaine, M. Smaïl Chergui, ont rencontré ces mêmes acteurs du PK-5 ». Le porte-parole a par ailleurs annoncé louverture dune enquête interne sur les événements du 8-11 avril 2018, conduite par la police miliaire, avec lappui de la police criminelle de la MINUSCA.

                                                                                          

Concernant l’arrivée des éléments du FPRC et MPC dans la ville de Kaga-Bandoro ainsi que les menaces sur Bangui, Monteiro a tenu à rassurer, précisant qu’ils ne constituent pas une menace tout en mettant en garde contre toute atteinte à la sécurité. « La Mission ne cèdera pas à l’intimidation et continuera, en toute impartialité, à assurer son mandat de protection des civils et des institutions et à poursuivre sa mission de restauration de l’autorité de l’Etat », a dit le porte-parole, qui a demandé à ces groupes armés de continuer de s’inscrire dans le processus de dialogue, notamment dans le cadre de l’initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation, qui a le soutien sans réserve des Nations Unies et de la MINUSCA. « Plus rien ne justifie aujourd’hui le recours aux armes pour exprimer des revendications de quelque nature que ce soit », a-t-il ajouté.

 

Lors de la conférence de presse conjointe avec le gouvernement, la MINUSCA a salué les efforts du Cardinal, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga et de l’Iman Kobine Layama qui ont abouti à la signature d’un accord de paix, la semaine dernière, entre les leaders communautaires chrétiens, musulmans et groupes armés. « Grâce à leur médiation, l’espoir de voir la page de la violence tournée à Bangassou peut devenir une réalité. La MINUSCA va continuer à appuyer les acteurs locaux de paix dans la mise en œuvre de l’accord, notamment l’arrêt des violences, la libre circulation des personnes dans la ville et le retour de tous les déplacés », a précisé le porte-parole. ​

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 22:53
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement déclare ignorer à ce jour les tenants et les aboutissants du conclave des Séléka à Kaga-Bandoro

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 18 AVRIL 2018

 

BANGUI, le 18 Mars 2018 (RJDH)—Le gouvernement centrafricain déclare ne pas connaitre encore le mobile réel du regroupement d’hommes en armes à Kaga-Bandoro. Position affichée ce matin par le Ministre, porte-parole, Ange Maxime Kazagui, lors de la traditionnelle conférence de presse conjointe avec la Minusca à Bangui.

 

Voilà trois jours que la ville de Kaga-Bandoro dans la préfecture de Nana-Gribizi est sous tension et fait l’objet d’inquiétude. Cette inquiétude est due au rassemblement insolite d’hommes en armes dans cette ville au centre de la RCA.

 

Le gouvernement, par la voix de son porte-parole, dans cette rencontre avec la presse dit ne pas connaitre les motivations de ces groupes armés. «Nous avons observé depuis quelques jours bien entendu un regroupement d’hommes en armes à Kaga-Bandoro. Selon nos observations, nous ignorons encore le mobile de cette rencontre», s’inquiète-t-il.

 

Mais il tient à rassurer l’opinion sur la position du gouvernement qui est prêt à prendre des dispositions avec ses partenaires, «A l’heure actuelle, des dispositions très  claires sont prises par les partenaires de la Centrafrique de manière à ne permettre, en aucun cas, que quelques groupes armés puissent entamer une descente folle ou inutile sur Bangui », a-t-il prévenu.

 

Position partagée par Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, «si jamais il y a des actes de belligérance, la Minusca dans le cadre de son mandat prendra des mesures qu’il faudra. Nous demandons à ces groupes armés de cesser immédiatement de remettre en cause les acquis légitimes en faisant obstacle à la restauration de l’autorité de l’Etat», a-t-il fait savoir.

 

Depuis plusieurs années, les autorités dirigeantes peinent à restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire.

 

 

Centrafrique : L’OCDH s’indigne de l’interpellation du casque bleu de trafic illicite de munitions de guerre

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 18 AVRIL 2018

 

BANGUI, le 18 Avril 2018 (RJDH) —L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a dans un  communiqué critiqué la Minusca dont l’un des éléments a été pris la main dans le sac pour trafic de munitions de guerre en quantité importante. Il est resté perplexe de l’issue de l’enquête conjointe ouverte à cet effet selon le communiqué et l’interview accordée au RJDH sur la question.

 

L’Observatoire suit de près l’évolution de la situation sécuritaire du pays. Outre sa prise de position contre la vente illicite de munitions de guerre, il trouve normal que les groupes armés se retrouvent pour un conclave mais précisent  cependant que si l’objectif est de marcher sur Bangui comme laisse entendre les médias et les réseaux sociaux, c’est malsain.

 

Loin de faire confiance aux enquêtes de la Minusca, l’OCDH demande une enquête qu’il veut indépendante pour faire la lumière sur cette affaire. D’ores et déjà, l’OCDH se constitue partie civile dans cette affaire rocambolesque en saisissant le Procureur de la République près le Tribunal de grande Instance de Bangui.

 

Il réitère cependant sa demande afin que la dite enquête devienne effective et qu’à l’issue, il y ait démantèlement de tout le réseau de trafics des munitions et armes de guerre avec les forces négatives qui sèment la désolation au sein de la population. L’OCDH emboite le pas aux autorités politiques qui ont critiqué cette pratique de vente illicite d’armes aux groupes armés.

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 12:00
Centrafrique : des combattants rebelles se rassemblent à Kaga-Bandoro
Centrafrique : des combattants rebelles se rassemblent à Kaga-Bandoro
Centrafrique : des combattants rebelles se rassemblent à Kaga-Bandoro

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 18-04-2018

 

Des combattants rebelles transportés dans 24 pick-up lourdement armés et sur des motocyclettes sont entrés dans la ville centrafricaine de Kaga-Bandoro (centre-nord) depuis samedi dernier, a constaté mardi une source locale sous couvert d'anonymat à Xinhua.

 

"Ces combattants rebelles qui investissent la ville de Kaga-Bandoro n'ont pas fait preuve d'agressivité vis-à-vis de la population qui, elle, est plongée dans une profonde angoisse", a ajouté la même source.

 

Elle a fait savoir que des leaders de la formation rebelle de la Séléka étaient présents à Kaga-Bandoro et que les rebelles pourraient tenir une assemblée générale afin de trouver une réponse à l'opération de désarmement qui avait eu lieu la semaine dernière dans la capitale de Bangui.

 

Les 8 et 10 avril, des Casques bleus de la Mission onusienne en Centrafrique MINUSCA, accompagnés par les forces de sécurité centrafricaines, ont mené une opération de désarmement dans un quartier à forte population musulmane de Bangui, ciblant un chef d'une bande dite des autodéfenses. Au cours de l'opération, un Casque bleu rwandais a été tué et neuf autres blessés.

 

Le gouvernement centrafricain n'a pour l'instant fait aucune déclaration sur ce qui se passe à Kaga-Bandoro. La MINUSCA a de son côté signalé le renforcement de son dispositif militaire. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 11:57
Centrafrique : Le PAM compte augmenter son assistance dans le pays
Centrafrique : Le PAM compte augmenter son assistance dans le pays

 

 

RCA: le Pam a besoin de 100 millions de dollars pour ses actions (Directeur)

 

Publié le 17.04.2018 à 20h18 par APA

 

Pour l’année 2018, le Programme Alimentaire Mondial (Pam) a besoin de plus 100 millions de dollars pour venir en aide à 800 mille personnes confrontées au manque de nourritures en Centrafrique, a annoncé mardi à Bangui, son directeur régional Afrique de l’Ouest et du centre, Abdou Dieng.« Le Pam devra mobiliser une importante ressource financière pour acheter de la nourriture aux Centrafricains qui sont dans le besoin. Cependant, seuls 35 % de cet argent sont mobilisés », a dit M. Dieng, en marge d’une visite à Bangui.

 

Malgré la souscription du pays aux Objectifs de développement durable (ODD) qui préconisent, entre autres, l’autosuffisance alimentaire afin de barrer la route à la famine dans le monde en 2030, beaucoup de cultivateurs centrafricains sont des déplacés internes ou externes. A cause de l’insécurité généralisée, beaucoup d’entre eux ne parviennent pas à cultiver.

 

Pour favoriser la recherche de financements, le gouvernement centrafricain et le Pam ont signé le 10 avril dernier une lettre d’entente de financement qui s’étale de 2018 à 2021 et doit mobiliser 145 milliards f cfa.

 

 

Centrafrique : Le PAM compte augmenter son assistance dans le pays

 

PAR FLEURY AGOU LE 17 AVRIL 2018

 

BANGUI, 17 avril 2018 (RJDH)–En visite de travail à Bangui, le  Directeur régional du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour l’Afrique Centrale et de l’Ouest, Abdou Dieng, a noté une aggravation de la situation humanitaire en Centrafrique. A cet effet, le PAM augmentera son aide à la République Centrafricaine.

 

L’instabilité sécuritaire en République Centrafricaine a une incidence directe sur la situation humanitaire du pays, situation qui ne cesse de se dégrader, augmentant ainsi le nombre de personnes assistées. Le PAM en RCA recherche alors 100 millions de dollars US pour ses programmes en 2018.

 

Abdou Dieng a annoncé que son institution augmentera son assistance à la RCA. «La situation humanitaire en République Centrafricaine continue de se dégrader.  Le nombre de personnes vulnérables a augmenté. En 2017 nous avons assisté à peu près 800.000 personnes et en 2018 nous comptons assister environ 1.200.000 de personnes», a-t-il déclaré.

 

Le PAM a signé avec le gouvernement centrafricain un Plan National de Lutte contre la Faim qui définit les actions à mener pour lutter contre l’insécurité alimentaire d’ici 2030.

 

En Centrafrique, les besoins pour le plan de réponse humanitaire de 2018 sont estimés à 515,6 millions de dollars. Selon OCHA, 21,8 millions $ ont déjà été mobilisés, soit 4% des fonds requis.

 

Il y a quelques semaines, «le PAM a reçu près de 180 millions de dollars de fonds flexibles pour mieux répondre aux crises humanitaires pour 60 opérations dans le monde. Les efforts de secours se concentrent sur la Syrie, le Yémen, la République Centrafricaine et la République Démocratique du Congo».

 

En 10 ans, le Fonds Humanitaire pour la RCA a reçu 163,5 millions de  dollars, alloués à des projets de réponse d’urgence.

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 11:55
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Coordination des Anti-Balaka appelle les Séléka à ne pas franchir la ligne rouge

 

PAR CARLOS WATOU LE 18 AVRIL 2018

 

BANGUI, 18 Avril 2018(RJDH—La Coordination des Anti-Balaka a appelé les Séléka à ne pas franchir la ligne rouge et à rester dans le cadre tracé par la feuille de route de l’Union Africaine qui projette un dialogue d’ici là. Elle a pris cette position lors d’une conférence de presse hier à Bangui.

 

La réaction des Anti-balaka, groupe armé rival à la Séléka fait suite à l’assemblée générale des principaux leaders des groupes armés proches de la Séléka qui a dirigé le pouvoir en 2013 et démis du pouvoir suite à l’incursion des Anti-Balaka en décembre de la même année. Cette menace intervient dans un contexte de pourparlers avec l’Union Africaine mais aussi du mécontentement des ex Séléka suite à la frappe des forces conventionnelles au km5 la semaine dernière.

 

Le cadre étant indiqué, ceux-ci appellent les groupes armés à la raison «notamment Noureddine Adam et autres, de saisir l’opportunité offerte par la communauté internationale pour le dialogue à travers l’initiative Africaine du 17 juillet 2017 pour la paix et la réconciliation nationale dont la mise en œuvre est suffisamment et sérieusement avancée grâce au travail du panel des experts», a déclaré Sébastien Wenezoui, coordonnateur du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), une faction des Anti-Balaka et Séléka dissidents.

 

Cette coordination appelle à la vigilance en ces termes : «Habitants du KM 5 et de ses environs de continuer toujours sur la voie de la cohésion sociale et de cesser ou de refuser d’être instrumentalisés ou manipulés à des fins personnelles, sources de chaos et de destruction de notre pays un et indivisible ».

 

La réaction des Anti-Balaka engagés dans le processus DDRR survient alors que le pays est suspendu à la conclusion du conclave des ex-Séléka à Kaga-Bandoro au nord du pays.

 

 

Centrafrique : Le rapprochement avec la Russie est risqué, selon l’opposant Crépin Mboli Goumba

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 17 AVRIL 2018

 

BANGUI, 17 avril 2018 (RJDH)—Le président du PATRIE, Crépin Mboli-Goumba, est très réservé sur le rapprochement entre la RCA et la Russie. Il l’a fait savoir dans l’émission «Actualité et Nous», réalisée ce jour par Fréquence RJDH.

 

Même s’il évite d’utiliser le mot «rapprochement», Mboli Goumba est clair, «le contact avec la Russie est très risqué». L’opposant a ses raisons, «il n’y a pas de ligne précise en plus. Je pense que lorsqu’un contact ou comme vous le dites, un rapprochement doit nous amener des problèmes, vaut mieux prendre une autre option », explique le président du PATRIE.

 

L’ancien ministre d’Etat attaque la politique extérieure du pouvoir actuel, «nos dirigeants actuels n’ont pas une vision précise sur la politique extérieure, c’est pourquoi ils vont partout et sans précaution. Il faut savoir choisir, soit nous sommes du coté de la Russie soit nous sommes du côté des Occidentaux qui sont nos partenaires habituels», déclare l’opposant qui prend le soin de proposer «le choix au niveau international se fait à partir des forces ou des faiblesses de l’Etat mais chez nous, ces précautions ne sont pas respectées», confie-t-il.

 

Le rapprochement avec la Russie est une aubaine pour la République Centrafricaine, selon le camp présidentiel. Bida Koyagbelé, président du mouvement KITE, parle de prouesse diplomatique incontestable, «à moins d’être aveugle, mais le rapprochement avec la Russie, deuxième puissance mondiale, est la solution aux maux dont souffre la RCA», explique-t-il avant d’étaler les avantages de cette coopération, «d’ici juin toute l’armée sera sur pied grâce à la Russie qui nous fournit des armes. Quoi de mieux que d’avoir son armée et être capable de défendre le pays. C’est parce que le président a trouvé la solution, le rempart que les esprits malins s’agitent».

 

Le dossier russe est aussi défendu par le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Firmin Ngrebada, et le porte-parole de la présidence. A nos confrères de Jeunes Afrique, ces deux proches de Faustin Archange Touadéra n’ont pas caché l’espoir que leur donne la présence des soldats russes qui ont intégré depuis le 30 mars dernier, la garde rapprochée du chef de l’Etat./

 

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