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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 21:04

 

 

POINT DE PRESSE HEBDOMADAIRE

 

DU 22 JUILLET 2015

 

Activités du chef de la MINUSCA

 

Le Chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine, Babacar Gaye, a décidé de dépêcher mardi le Commandant de la Force, le Général, Martin Chomu Tumenta, dans la Préfecture de la Nana-Mambéré.suite à la série d’attaques armées de ces dernières semaines dans l’Ouest du pays.

 

Il s’agit de déterminer les raisons de la recrudescence de la violence dans cette partie et d’y trouver des solutions au moment où la tendance générale est au retour progressif au calme. Parallèlement, le Chef de la MINUSCA a multiplié les consultations pour essayer de voir l’implication réelle des éléments du Front Démocratique centrafricain(FPDC) auxquels sont attribuées les attaques ou celle d’autres forces.

 

Le déplacement du Général Tumenta marque aussi la détermination de la MINUSCA à renforcer la sécurité sur un axe vital pour l’approvisionnement de Bangui et surtout pour l’économie centrafricaine.Le Porte-parole militaire vous donnera de plus amples détails sur cette visite.

 

Situation politique

 

La MINUSCA a pris note du décret de la Chef d’Etat de la Transition sur proposition du Premier ministre, portant nomination ou confirmation des membres du Gouvernement de Transition en date du 20 Juillet 2015. La MINUSCA va continuer de travailler avec les autorités de la Transition dans le cadre de son mandat.

 

La Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, a dirigé mardi la rencontre mensuelle de la MINUSCA avec les partis politiques représentés par une quarantaine de responsables dont les anciens Premiers ministres Martin ZIGUELE et Maitre Nicolas TIANGAYE.

 

A cette occasion, Mme Corner a rappelé brièvement les défis auxquels la RCA se trouve confrontée et donné la parole aux représentants de la Police et de la Force de la MINUSCA pour faire le point de la situation sécuritaire aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Ils seront suivis par une présentation sur les enjeux, l’état d’avancement de la réforme du Secteur de la sécurité et la responsabilité des partis politiques/Candidats pendant le processus électoral. Les débats enrichissants et d’un bon niveau ont permis aux participants d’être suffisamment édifiés et de partager leurs appréhensions relatives à l’effectivité de la sécurité dans le pays, au vote des réfugiés, à la nécessité d’un désarmement réel pendant le processus électoral pour des scrutins apaisés.

 

Processus électoral

 

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a une nouvelle fois prorogé la période d’enregistrement des électeurs de Bangui jusqu’au lundi 27 juillet 2015. Les efforts de sensibilisation et de mobilisation de la population ont commencé à générer des effets avec l’augmentation journalière du nombre de personnes inscrites sur la liste électorale durant toute la semaine dernière. Par contre, il est à noter une tendance à la baisse depuis l’annonce de la prorogation.

 

Les données statistiques partielles de l’enregistrement des électeurs de Bangui à la date du 21 juillet 2015 : au total 278 428 électeurs ont été inscrits sur la liste électorale de Bangui dont 159 766 hommes et 118 662 femmes, soit respectivement 57 % et 43 %.

 

Par ailleurs les données partielles de l’enregistrement de l’aire opérationnelle No2 se présentent comme suit :

 

Ombelle Mpoko (Bégoua, Bimbo, Damara et Boali) : 6010 électeurs inscrits ;

 

Kemo :                                                                         1471

 

     TOTAL GENERAL                                                   7481

 

Pour l’aire opérationnelle 2, la formation des formateurs sous-préfectoraux et des agents recenseurs a été réalisée au cours de la semaine dernière et à l’heure actuelle, l’enregistrement des électeurs est en train de débuter en principe dans tous ces endroits. Ainsi dans l’Ombella Mpoko, l’opération d’enregistrement a débuté dans 4 communes sur 9 depuis samedi 18 et dimanche 19 juillet 2015. Il s’agit de Bimbo, Bégoua, Boali et Damara. Les 5 autres communes restantes n’ont pas encore fini la formation de leurs agents recenseurs.

 

Dans la préfecture de la Kemo, l’enregistrement des électeurs a commencé depuis le 19 juillet à Sibut  et à Dékoa. 

 

Dans la Lobaye, l’enregistrement des électeurs devait commencer ce mardi 21 juillet 2105 à Mbaiki. 

 

Dans l’Ouham-Pende, le lancement de l’inscription des électeurs a démarré depuis lundi 20 juillet 2105 dans la commune de Bocaranga.

 

Le déploiement des matériels et kits d’enregistrement des électeurs est terminé dans l’ensemble du pays sauf à Obo. En effet, l’Assistance Electorale Intégrée avait pris en charge le déploiement des matériels jusqu’au niveau des préfectures.

 

Sensibilisation et Communication :

 

Un plan de déploiement des matériels de sensibilisation est mis en œuvre par l’ANE pour  acheminer vers les préfectures de l’intérieur du pays tous les outils de sensibilisation réceptionnés à Bangui.  Ainsi, certaines préfectures de l’aire opérationnelle 2 comme la Lobaye et Kemo ont déjà reçu tous les outils nécessaires à la sensibilisation des électeurs.

 

Pour l’aire opérationnelle 3, le déploiement de tous les outils de sensibilisation sera fait au même moment que celui des formateurs nationaux chargés de la formation des formateurs sous-préfectoraux et de la supervision de la formation des agents recenseurs.

 

Parallèlement,  les Bureaux Electoraux Régionaux de la MINUSCA continue d’apporter leur appui aux équipes de formateurs nationaux déployés dans leurs zones respectives pour assurer la formation des formateurs sous-préfectoraux ainsi que des agents recenseurs; De même, ils apportent leur soutien aux démembrements de l’ANE sur le déploiement des matériels et kits d’enregistrement des électeurs en vue du démarrage des opérations d’inscription dans leur zone respective ; ils poursuivent l’animation de séances de sensibilisation de la population sur le processus d’enregistrement des électeurs et assurent le suivi de la cartographie électorale.

 

Opération de pré-DDR

 

La MINUSCA , en pleine coopération avec des représentants du gouvernement et de l'équipe de pays des Nations Unies, poursuit ses efforts de sensibilisation vis-à-vis des groupes armés à travers le pays pour expliquer le concept de la phase de pré-DDR, les encourager à accepter le soutien offert au cours de cette phase, et en retour, pour sécuriser leurs armes ; créant ainsi un environnement sécurisé pour garantir un processus électoral apaisé.

 

A cet effet, une délégation de la MINUSCA est aujourd’hui à Bria et sera vendredi à Paoua. La semaine dernière, elle avait déjà rencontré les leaders des groupes armés de Bambari pour le lancement des opérations de pré-DDR. Cette semaine, lundi 20 juillet la délégation s’est déplacée à Kaga Bandoro, où la sensibilisation des leaders des groupes armés a réussi à lever certains doutes dans l’esprit des groupes armés et a contribué à une meilleure compréhension du processus de pré-DDR et du DDRR.

 

De même, la MINUSCA poursuit son assistance humanitaire aux habitants des camps Béal, du Bataillon de Soutien et des Services (BSS) et du régiment de Défense opérationnelle du territoire (RDOT).

 

Du 16 au 22 juillet 2015, la MINUSCA a pu surveiller, vérifier et documenter, aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du territoire, 12 incidents portant violations et/ ou  abus des droits de l’Homme ayant porté préjudice à 18 victimes. Après vérifications et recoupements, les incidents rapportés seraient l’œuvre présumé des groupes armés.

 

La MINUSCA reste vivement préoccupée par les atteintes au droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi que par les arrestations et détentions arbitraires de personnes dont des femme (5 ), un homme âgé de 63 ans. Les faits  ont eu pour cadres les préfectures de la Ouaka, de la Haute Kotto et de la Nana-Grebizi.

 

La MINUSCA continue de suivre avec attention les assises de la session criminelle au Tribunal de Grande Instance de Bangui en vue de s’assurer des garanties liées au droit fondamental des prévenus au cours du procès. 

 

Appui à la Cohésion sociale

 

La MINUSCA salue les efforts actuellement déployés par les communautés locales et les autorités centrafricaines pour trouver une solution au cas du cimetière de Boeing dans le 8è arrondissement. La MINUSCA continue d’appuyer le processus de reconciliation avec la participation des communautés chrétienne et musulamane en vue de permettre un accès sécurisé au cimetière pour tous. Il s’agit là d’un pas important vers la paix, la reconciliation et la cohesion sociale.

 

Dans le cadre de sa contribution à la cohésion sociale en RCA, la MINUSCA en collaboration avec les autorités de la Maison Centrale de Ngaragba a organisé une cérémonie qui a réuni les représentants de certaines associations Musulmanes, Catholique, Evangélique et Pentecôtiste autour des pensionnaires de cette prison à l’occasion de la fête de fin du Ramadan. Les représentants de ces différentes communautés ont tour à tour prêché sur les bienfaits et la nécessité de la bonne cohabitation entre Chrétiens et Musulmans à l’intérieur et en dehors de la prison. La cérémonie, présidée par le représentant du Directeur de l’Administration Pénitentiaire a été marquée par un match de football opposant deux équipes composées chacune de détenus chrétiens et musulmans. Des dons en vivres et en espèce ont été offerts aux détenus par les représentants de ces associations.

 

Amélioration des conditions de détention

 

Au courant de la semaine écoulée, la MINUSCA a initié des démarches dans les localités de Bouar et de Bria visant à soutenir les efforts des autorités locales dans l’amélioration de la prise en charge sanitaire des détenus. Au niveau de Bria, ces démarches ont abouti à la distribution des kits d’hygiène aux détenus par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) ainsi que la prise en charge des pensionnaires par le soin des ONGs Médecins sans Frontières et International Médical Corps.  A Bouar, les démarches ont abouti à la reprise des soins aux détenus par les Sœurs de la Paroisse Catholique de la ville. Il faut signaler que les détenus de ces deux localités sont logés soit dans des cellules de commissariats et  gendarmeries soit dans des lieux de détention temporaire et ce, dans des conditions assez précaires. La MINUSCA continue à renforcer les capacités des autorités nationales dans le respect des droits des personnes privées de liberté.

 

Dans le cadre de son soutien au rétablissement de l'autorité de l'État dans l’ensemble du pays, la MINUSCA a fourni un appui logistique et financier qui a permis à 69 des 71 Sous-préfets de rejoindre leurs lieux d’affectation grâce à un appui logistique et financier de la part de la MINUSCA.

 

POINT DE SITUATION DE LA FORCE

 

Le commandant de la Force de la Minusca, le Général de Division Martin Chomo Tumenta, accompagné par certains officiers de son Etat-major, a tenu une réunion de sécurité ce 21 juillet 2015, à l’Etat-major du Secteur Ouest à Bouar, avec le Commandant du Secteur et son Etat-major ainsi que le personnel des Nations Unies œuvrant dans ce secteur.

 

L’objet de la rencontre était d’analyser les voies et moyens d’améliorer la sécurité sur la route principale numéro 1 ( MSR1), régulièrement perturbée par des groupes de bandits armés qui tendent des embuscades occasionnant des morts et blessés ainsi que des biens et matériels endommagés.

 

Le General TUMENTA, profondément préoccupé par cette situation d’insécurité sur cette route d’intérêt capital pour la survie de la population de Bangui en particulier et pour l’économie du pays en général, a pris des mesures énergiques pour neutraliser ces groupes armés.

 

Il s’agit notamment de faire des opérations et des patrouilles régulières dans le secteur et particulièrement dans la partie située entre BELOKO-BEBOUA , occuper en permanence les zones ou se cachent ces bandits armés avant de lancer des attaques sur les convois et d’appliquer à la lettre les mesures arrêtées en commun accord entre la force de la Minusca et les syndicalistes et transporteurs au cours des réunions tenues en dates des 09 et 11 juin 2015.  Pour rappel, les mesures prises dans ces réunions étaient relatives notamment au dispositif des éléments d’escorte dans le convoi, à la vitesse des véhicules, au contrôle technique des véhicules avant le départ, à la conduite à tenir en cas de pannes ,d’accidents et  de halte technique, etc..

 

Le Commandant de la Force de la Minusca a encore une fois réitéré le renforcement de la collaboration entre tous les acteurs en matière de sécurité pour démanteler définitivement ces groupes armés   

 

La Force de la Minusca est en train d’appuyer le gouvernement dans l’escorte et la protection des ministres résident qui se rendent ces derniers jours dans les préfectures sous leur responsabilité pour rencontrer la population locale ;

 

Dans le but de se porter près de la population pour sa protection et de sécuriser le processus électoral en cours, la force  vient de déployer des troupes pour la première fois à OBO. La force de la Minusca a continué aussi à escorter le matériel électoral et les équipes de l’ANE dans les différentes localités du pays.

 

La Force de la Minusca a sécurisé les cérémonies marquant la fin de la période du Ramadhan des musulmans le 27 juillet 2015 ; elle a aussi escorté des aides en vivres offertes par la Présidente de transition Mme Catherine SAMBA PANZA aux réfugiés et déplacés centrafricains de Kaga Bandoro et en a sécurisé la distribution. En date du 15 juillet 2015, la force a sécurisé l’installation d’une antenne de la radio Ndakeluka à Bambari pour permettre à la population de la préfecture de l’OUAKA de capter ses programmes

 

En date du 16 juillet 2015, un groupe d’hommes armés a attaqué le village BANGORO à 10 km sur l’axe Markounda-Paoua. Il a tué une personne, volé du bétail, cassé des boutiques et maisons. Alertés par la population, les casques bleus œuvrant dans le secteur se sont rendus sur les lieux. Après un court moment d’échange de coups de feu, ces bandits se sont enfuis en direction du Tchad dont la frontière se trouve à environ 01 km de la localité. Le bétail volé a été abandonné  par les bandits en fuite et a été récupéré et remis aux propriétaires le lendemain matin.

 

La force de la Minusca a effectué cette semaine passée, 4567 patrouilles dans tous les secteurs. Elle aussi escorté 431 véhicules sur tous les axes.

La réhabilitation de la route Bouar-Baoro, phase II  par le service Génie de la Minusca est à 90% de sa réalisation.

 

POINT DE SITUATION DE LA POLICE

 

La situation sécuritaire à Bangui continue de s’améliorer par rapport aux semaines écoulées, grâce à une présence constante sur le terrain de la Police et la Gendarmerie appuyée par la Police de la MINUSCA. Suivant l’analyse des données en notre possession, 06 infractions ont été recensées par les casques bleus comme la semaine précédente. Il faut cependant déplorer un cas de braquage intervenu hier nuit et un cas d’enlèvement en cours de vérification.. En outre, 02 personnes ont été interpellées cette semaine par la Police de la MINUSCA.

 

Deux cas de découvertes de grenades et un cas de remise volontaire de grenades ont également été enregistrés. A ce propos, la Police de la MINUSCA salue la collaboration des populations qui, de plus en plus, n’hésitent pas à saisir les forces de sécurité pour signaler des armes ou grenades découvertes ou encore des infractions dont elles ont connaissance. C’est le lieu ici de rappeler les numéros mis à leur disposition. Il s’agit des numéros suivants :

 

21 61 33 42

 

21 61 70 98

 

En ce qui concerne le recensement électoral à Bangui, les équipes de la Police de la MINUSCA continuent d’assurer la sécurité dans tous les centres d’enregistrement des électeurs.  A ce jour aucun incident majeur au plan sécuritaire n’a été enregistré. Les forces internationales en liaison avec les forces de sécurité intérieure poursuivent leur mission de sécurisation conformément au Mandat. 

 

La Police de la MINUSCA a renforcé son dispositif sécuritaire dans la ville de Bangui pour permettre aux habitants de passer la fête de Ramadan dans les meilleures conditions. Aucun incident n’a été rapporté.

 

La Police de la MINUSCA continue de soutenir la Police centrafricaine et la Gendarmerie nationale par des projets à impact rapide, conformément à son mandat d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat. En effet, un projet à impact rapide de plus de 24 millions a été initié pour renforcer les capacités fonctionnelles de la Compagnie de la Circulation routière et de la Direction de la Police judiciaire. Ce projet visait deux objectifs :

 

Former 45 policiers de la Compagnie de la Circulation routière en matière de régulation de la circulation, Droits de l’Homme, Genre, Ethique et déontologie, protection des civils.

 

Doter en équipements divers, la Compagnie de la Circulation Routière et de la Direction de la Police judiciaire.

 

Ce 16 Juillet 2015, à l’occasion d’une cérémonie qui s’est tenue à la compagnie Nationale de Sécurité, la Police de la MINUSCA a procédé à la remise officielle de ces équipements à ces deux unités qui sont désormais plus opérationnelles et plus à même d’offrir de meilleures prestations aux populations civiles.

 

La Police de la MINUSCA a renforcé sa présence dans la région de la NANA-MAMBERE. En effet, en plus des UNPOL déjà présents à Bouar et Bossangoa, une unité de police constituée, forte de 147 personnes, a été déployée depuis le 15 juillet dernier dans cette région. L’unité sera basée à Bouar. C’est donc un appui significatif qui est ainsi apporté à la Police et à Gendarmerie locale pour une meilleure sécurisation de la population.

 

MINUSCA - Bureau de la Communication et de l’Information Publique (CPIO)

 Activités du chef de la MINUSCA
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Centrafrique-Presse.com
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 03:25

 

 

 

https://www.laliberte.ch  23.07.2015

 

La responsable de l'ONU la plus haut placée à avoir été informée d'accusations d'abus sexuels commis par des soldats français en République centrafricaine a démissionné, a indiqué mercredi l'ONU. Elle a invoqué des raisons de santé.

 

Flavia Pansieri était la numéro deux du Haut commissariat aux droits de l'homme basé à Genève. De nationalité italienne, elle avait occupé pendant une trentaine d'années divers postes à l'ONU avant d'être nommée il y a trois ans adjointe du Haut commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad al-Hussein.

 

Mme Pansieri avait été informée à l'été 2014 des allégations de viols d'enfants en RCA par Anders Kompass, un diplomate suédois travaillant pour le Haut commissariat.

 

Celui-ci avait aussi transmis de sa propre initiative un rapport de l'ONU sur cette affaire aux autorités françaises. Il avait été sanctionné par sa hiérarchie pour n'avoir pas respecté les procédures en vigueur. L'affaire avait finalement été révélée par le quotidien britannique Guardian.

 

Sangaris comme cadre

 

Devant les critiques accusant l'ONU d'avoir tardé à réagir, une commission d'enquête indépendante a été nommée le mois dernier pour évaluer la façon dont l'organisation a géré cette affaire. Mme Maestracci n'était pas en mesure de préciser si Mme Pansieri avait témoigné devant cette commission. Cette dernière a commencé son travail et doit rendre ses conclusions en septembre.

 

Les accusations de viols, qui visent notamment 14 soldats français, font l'objet d'une enquête judiciaire en France. Les enfants, âgés de 8 à 13 ans, auraient également été violés par des soldats du Tchad et de Guinée équatoriale. Les militaires français faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France en RCA et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

Lu pour vous : Viols en Centrafrique: démission d'une responsable de l'ONU
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Centrafrique-Presse.com
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 03:04

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va 22/07/2015 12:43

 

Coordonnateur humanitaire par intérim, Marc Vandenberghe ainsi que toute la communauté humanitaire en République centrafricaine ont condamné vivement l’attaque contre un convoi de vivres du Programme alimentaire mondial (PAM), perpétrée le 18 juillet 2015, à 20 km de Baboua, une localité située au nord-ouest du pays. Le convoi transportait des vivres destinés aux populations affectées par la crise qui sévit depuis quelques années à Bangui la capitale et dans l’ensemble du pays.

 

Ce convoi de 20 véhicules escortés par les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a essuyé des tirs qui ont causé la mort d’un des chauffeurs, renversant ainsi son véhicule, et blessant d’autres personnes à bord.

 

Exprimant vivement sa préoccupation suite à cette attaque, Marc Vandenberghe, Coordonnateur intérimaire des agences humanitaires déployées en République centrafricaine a condamné mardi 22 juillet cet acte violent en ces termes : « Je condamne cette violence et j’appelle tous les belligérants à respecter et protéger les travailleurs humanitaires qui portent assistance à des milliers de personnes affectées par le conflit dans le pays. La situation humanitaire dans l’ouest du pays est inquiétante et les principes de neutralité, d’indépendance et d’impartialité ainsi que les règles du droit international humanitaire doivent être respectés ».

 

Il faut signaler par ailleurs, qu’en République centrafricaine, l’accès humanitaire continue d’être entravé par diverses contraintes, en particulier par la violence contre les civils, et les agents humanitaires. La recrudescence des attaques armées sur la Route d’Approvisionnement Principale n°1 à l’ouest du pays « met en péril la poursuite des activités humanitaires dans l’ensemble du pays ».

 

Face à ce triste constat, la communauté humanitaire en République centrafricaine « lance un appel pressant à toutes les parties au conflit pour qu’elles s’abstiennent de s’en prendre aux agents humanitaires, et qu’elles leur permettent de faire leur travail et de sauver des vies en toute sécurité dans l’ensemble du pays ». 

 

 

Centrafrique : l'ONU condamne une attaque meurtrière contre un convoi d'aide humanitaire du PAM

 

http://www.un.org 

 

22 juillet 2015 – Le Coordonnateur humanitaire intérimaire, Marc Vandenberghe et toute la communauté humanitaire en République centrafricaine ont vivement condamné mercredi une attaque contre un convoi de vivres du Programme alimentaire mondial (PAM) le 18 juillet, à 20 km de Baboua au nord-ouest du pays.

 

Un camion du convoi de 20 véhicules escortés par les casques bleus de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a reçu des tirs qui ont mortellement touché le chauffeur. Son véhicule s'est renversé, blessant plusieurs personnes.

 

« La communauté humanitaire exprime ses sincères condoléances les plus à la famille de la victime et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », précise le communiqué de presse du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

« Je condamne cette violence et j'appelle tous les belligérants à respecter et protéger les travailleurs humanitaires qui portent assistance à des milliers de personnes affectées par le conflit dans le pays », a déclaré M. Vanderberghe. « La situation humanitaire dans l'ouest du pays est inquiétante et les principes de neutralité, d'indépendance et d'impartialité ainsi que les règles du droit international humanitaire doivent être respectés ».

 

L'accès humanitaire continue d'être entravé par diverses contraintes dans le pays, en particulier par la violence contre les civils, et les travailleurs humanitaires. La recrudescence des attaques armées sur la Route d'approvisionnement principale 1 à l'ouest du pays met en péril la poursuite des activités humanitaires dans l'ensemble du pays.

 

« La communauté humanitaire lance un appel pressant à toutes les parties au conflit pour qu'elles s'abstiennent de s'en prendre aux travailleurs humanitaires, et qu'elles leur permettent de faire leur travail et de sauver des vies en toute sécurité dans l'ensemble du pays », souligne le communiqué de presse.

Centrafrique : Attaque contre un convoi humanitaire près de Baboua
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Centrafrique-Presse.com
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 02:52

 

 

 

http://www.paris-normandie.fr  23 /07/2015

 

Politique. Centrafrique, Congo, Egypte, Djibouti : le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian s’est envolé hier mercredi soir pour une longue tournée en Afrique, qu’il arpente et où il a noué des relations étroites depuis sa prise de fonction en 2012.

 

De jeudi à lundi, M. Le Drian, parfois surnommé « ministre de l’Afrique », visitera les troupes françaises et discutera avec les dirigeants de ces pays de problèmes variés : transition politique, attaques jihadistes, matériel militaire...

 

Plusieurs des étapes étaient envisagées de longue date, mais Jean-Yves Le Drian a été bloqué en France par la prolongation des débats sur la loi de programmation militaire, finalement adoptée vendredi.

 

En Centrafrique, il fera le point sur le désengagement progressif du contingent français de l’opération « Sangaris », passé de 1 700 à environ 800 hommes. « Si la météo le permet, il ira en province pour voir les dernières troupes se retirer, puisque l’idée est d’avoir un dispositif concentré à Bangui », a expliqué son entourage à l’AFP.

 

Le renversement en mars 2013 du président centrafricain François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans le chaos et la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. Pour enrayer les massacres entre communautés musulmanes et chrétiennes, la France avait déployé l’opération « Sangaris » en décembre 2013.

 

Après de nombreuses pressions internationales, une autorité de transition avait été mise en place en janvier 2014. Après plusieurs reports (la première date envisagée était novembre 2014) et dans un contexte toujours hautement instable, elle vient de fixer la tenue des élections présidentielle et législatives au 18 octobre.

 

Jean-Yves Le Drian fera le point sur ce processus avec la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, puis ira au Congo pour faire de même avec le président Denis Sassou Nguesso, qui joue le rôle de médiateur chez son voisin.

 

Le ministre français changera ensuite totalement de sujet au Caire, où il discutera de la crise libyenne avec le président Abdel Fattah al-Sissi, avec qui il entretient de bonnes relations.

 

« Vieux couple »

 

Depuis la chute du régime du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est en proie au chaos, avec deux gouvernements qui se disputent le pouvoir et des jihadistes qui profitent de la situation pour gagner du terrain.

 

Des combattants proches du groupe Etat islamique (EI) se sont ainsi implantés dans l’est du pays, non loin de la frontière avec l’Egypte, qui doit déjà affronter la menace jihadiste dans le Sinaï.

 

Dans ce contexte, l’Egypte cherche à renforcer rapidement son armement. En début d’année, Le Caire a acheté à la France 24 avions de combat Rafale et une frégate multimissions, en demandant à ce qu’ils soient livrés le plus vite possible. Trois des Rafale et la frégate viennent de rallier ses rangs. « Le ministre va discuter des suites des livraisons de matériel », a précisé son entourage.

 

Ensuite, cap à l’Est : Jean-Yves Le Drian sera le premier ministre français de la Défense à se rendre à Djibouti depuis 2004, bien que ce petit pays de la Corne de l’Afrique abrite l’une des principales bases militaires françaises à l’étranger (2 000 hommes).

 

La France et Djibouti sont « comme un vieux couple », a déclaré en amont de la visite une source diplomatique locale. « On vit ensemble depuis 150 ans, mais on ne prend pas forcément le temps de faire un dîner aux chandelles. Cette visite, c’est le dîner aux chandelles... »

 

Mais l’heure ne sera pas aux roucoulades : le ministre, qui sera reçu par le président Ismaël Omar Guelleh, devrait officialiser une baisse significative des effectifs militaires français. Selon des sources proches du dossier, le contingent sera réduit de 300 personnes cet été, et d’au moins 300 autres d’ici deux ans.

 

Le ministre de la Défense entame une grande tournée africaine
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 02:30
Des gouttes prometteuses pour réduire la cataracte

 

 


Des gouttes contenant du lanosterol, une petite molécule que l'on retrouve dans des yeux sains, se sont révélées capables de réduire la cataracte sur des chiens. Ce qui constitue un espoir pour cette maladie qui touche un grand nombre de personnes âgées.


Dans une lettre publiée mercredi dans la revue scientifique Nature, une équipe de chercheurs chinois emmenée par Ling Zhao (Université du Sichuan, Chengdu) explique avoir démontré qu'un traitement à base de lanosterol "pouvait réduire la sévérité de la cataracte (...) in vivo sur des chiens".



La cataracte correspond à une opacification partielle ou totale du cristallin de l'oeil. Cette maladie est la première cause de cécité dans le monde. Elle est généralement associée au vieillissement et se manifeste progressivement après 70 ans.


Elle ne peut aujourd'hui se traiter efficacement qu'avec une chirurgie de l'oeil qui consiste à enlever le cristallin opaque pour le remplacer par un cristallin artificiel.


En France, on estime à 600'000 le nombre d'opérations de la cataracte par an alors que ce trouble affecte plus de 20% de la population de plus de 65 ans. Dans le monde, environ 20 millions de personnes sont touchées par cette maladie (estimation OMS de 2010).


Sur chiens et lapins


Dans l'expérimentation, des chiens qui souffraient naturellement de cataracte ont reçu des gouttes contenant du lanosterol. Cette petite molécule naturelle a été identifiée par l'équipe chinoise comme un élément-clé pour prévenir ou empêcher le mécanisme de formation de la cataracte.


Résultat après six semaines de traitement, l'opacité du cristallin des chiens malades a diminué, réduisant la sévérité de la maladie. Des résultats comparables ont été obtenus in vitro sur des cristallins malades de lapin.



Cette recherche pourrait déboucher sur "le premier traitement préventif de la cataracte chez l'homme", estime l'expert indépendant américain Fielding Hejtmancik, dans un commentaire séparé publié par Nature.


Le fait de ralentir et retarder de plusieurs années l'apparition de la cataracte chez les personnes âgées permettait de réduire fortement le recours aux opérations, souligne cet ophtalmologue. Il est aujourd'hui prévu que le vieillissement de la population mondiale se traduise par un doublement des opérations de la cataracte d'ici 20 ans.


(ats / 23.07.2015 02h52) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=614569

 

Des gouttes prometteuses pour réduire la cataracte
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:36

 

 

 

22/07/15 (APA) Le Syndicat des chauffeurs professionnels du Cameroun a annoncé une grève à partir de mercredi prochain en vue de bloquer la frontière terrestre avec la République centrafricaine, à la suite d’une agression survenue samedi dernier de rebelles de ce pays ayant fait 8 morts parmi ses membres.

 

Dans une lettre au Premier ministre Philemon Yang, le syndicat des chauffeurs dénonce le ‘’non-respect par le gouvernement de ses engagements » visant à protéger les camionneurs approvisionnant la RCA, avec pour conséquence la poursuite de ‘’nombreuses bavures des rebelles centrafricains » sur ses camarades.

 

‘’Il nous faut des garanties de sécurité robustes, avant la reprise du trafic sur ce corridor », martèle le syndicat de transporteurs.

 

Le syndicat souhaite, entre autres, l’activation de l’action gouvernementale, côté centrafricain, aux fins de la mise en place d’un cadre de concertation au plus haut sommet du Cameroun et de la RCA, avec l’implication de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (MINUSCA).

 

Samedi dernier, en effet, un convoi de marchandises a été attaqué par une bande armée dans la localité de Lokoti-Bangui, située à 70 kilomètres de la frontière avec le Cameroun.

 

Cette agression a fait huit morts parmi les conducteurs ainsi que 11 blessés, dont deux jugés ‘’graves » et qui ont été évacués dans des structures sanitaires camerounaises.

 

Le sous-préfet de l’arrondissement de Garoua-Boulaï, Lawrence Diyem, a affirmé que sept des camions avaient été ‘’criblés de balles », regrettant au passage la mollesse des mesures gouvernementales depuis que les convois d’approvisionnement sur le corridor qui mène en RCA essuient des attaques parfois mortelles.

 

En juin 2014, les camionneurs camerounais avaient déjà entamé un arrêt de travail consécutif à l’assassinat d’un de leurs camarades par des bandes armées centrafricaines, un mouvement d’humeur finalement levé à la suite de promesses des pouvoirs publics de remédier à la situation.

Agressés par des rebelles, les camionneurs du Cameroun menacent de bloquer la frontière avec la RCA
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:30

 

 

 

APA – Dakar (Sénégal) – 2015-07-22 15:21:01 Le magistrat tchadien Djimrabaye Bourngar a été nommé vice-président de la chambre d’instruction de la Commission d’Éthique de la Fédération internationale de football (FIFA) jusqu’au 66-ème congrès de l’organisation prévu en 2016, a annoncé la FIFA sur son site officiel visité mercredi à APA.


Bourngar intègre une commission où siègent déjà deux Africains : le Mauritanien Yahya Ahmed et le Sénégalais Abdoulaye Makhtar Diop. Le premier à la chambre d'instruction et le second à la chambre de jugement de la Commission d'Ethique. Cette structure est chargée de veiller sur toutes questions relatives à l'éthique, à la gouvernance et à la transparence au sein de la FIFA.


Depuis que l'enchaînement des dérives et des soupçons de corruption ont touché la FIFA, celle-ci a fait depuis son 56e congrès tenu en 2006, de l'éthique l'une de ses priorités.

Ce qui n'a pas empêché la propagation du phénomène de la corruption, notamment dans l'attribution de l'organisation des éditions de la Coupe du monde 2018 et 2022.

Le scandale qui en a découlé avec la vague d'interpellations de hauts responsables de la FIFA a provoqué la démission de la personne morale de l'organisation, Sepp Blatter, le 2 juin 2015, trois jours après sa réélection pour un cinquième mandat.

Le congrès extraordinaire devant élire son successeur est prévu le 26 février 2016 à Zurich.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=829346#sthash.bwsQU30i.dpuf

Le Tchadien Djimrabaye Bourngar nommé vice-président de la Commission d'éthique de la FIFA
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:16

 

 

La communauté humanitaire de Centrafrique condamne l’attaque du véhicule du PAM à l’ouest du pays

 

http://rjdh.org  Par Fridolin Ngoulou le 22 juillet 2015

 

Un convoi de vivres du Programme Alimentaire Mondial (PAM) destiné aux populations affectées a fait l’objet d’une attaque des hommes armés,  le 18 juillet, à 20 km de Baboua.  Un acte condamné par le  Coordonnateur humanitaire intérimaire, Marc Vandenberghe. Une prise de position exprimée ce mercredi 22 juillet dans un communiqué de presse.

 

« Je condamne cette violence et j’appelle tous les belligérants à respecter et protéger les travailleurs humanitaires qui portent assistance à des milliers de personnes affectées par le conflit dans le pays, » a déclaré Mr Vanderberghe.

 

Le document a par ailleurs rappelé l’attaque d’un autre convoi de 20 véhicules escortés par les casques qui  a reçu « des tirs qui ont mortellement touché le chauffeur. Son véhicule s’est renversé, blessant des autres personnes. La communauté humanitaire exprime ses sincères condoléances les plus à la famille de la victime et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ».

 

Selon le communiqué la communauté humanitaire lance un appel pressant à toutes les parties au conflit pour qu’elles s’abstiennent de s’en prendre aux travailleurs humanitaires, et qu’elles leur permettent de faire leur travail et de sauver des vies en toute sécurité dans l’ensemble du pays.

 

Le weekend dernier deux autorités administratives locales de la ville de Baboua ont été enlevées par des hommes armés sur l’axe Bouar Garou-Boulaï. Ces personnes sont toujours entre les mains des ravisseurs.

 

Selon des anciens otages, les ravisseurs ont exigé une négociation avec le gouvernement comme condition de libération de ces autorités.

 

 

La population de Batangafo dénonce l’attaque d’un véhicule humanitaire

 

Par Justin Singa le 22 juillet 2015

 

La population de la ville de Batangafo déplore l’attaque du personnel d’une structure humanitaire, le  20 Juillet sur l’axe Batangafo-Bouca. Les victimes ont été dépouillées de tous avant d’être libérées. Les habitants demandent au gouvernement de déployer les Forces armées centrafricaines pour assurer leur sécurité.

 

Selon les informations reçues par RJDH,  les victimes  étaient en mission  lorsque ces hommes en armes les ont arrêtées. « C’était juste à deux kilomètres de la ville que cinq hommes armés ont attaqué le véhicule, ils ont pris des téléphones de l’argent et des ordinateurs », a expliqué une source locale.

 

« Ces malfrats  sont assimilés aux  ex-Séléka présents dans le secteur. Et c’est pour la 5ème fois qu’ils attaquent les gens afin de prendre leurs biens », a déclaré un habitant sous couvert de l’anonymat.

 

La population mécontente lance un cri de détresse à l’endroit du gouvernement pour veiller sur la population et les ONG dans le domaine de la sécurité pour leur permettre de vaquer librement à leurs occupations.

 

 

Le propriétaire de poissonnerie TKG de Fouh a promis rouvrir ses portes après le braquage

 

http://rjdh.org Par Gerard Ouambou le 22 juillet 2015

 

La poissonnerie TKG située au quartier Fouh dans le 4ème arrondissement de Bangui, qui a été victime de cambriolage le lundi 20 Juillet 2015 va rouvrir ses portes. L’annonce a été faite ce matin lors d’un entretien avec le RJDH. Le propriétaire dit avoir abandonné l’idée de poursuite judiciaire et pardonne à ses présumés voleurs.

 

En faisant cette déclaration, Hyppolyte Ngasson, gérant et propriétaire de la poissonnerie TKG a rappelé son parcours dans le commerce. « J’étais venu à Bangui juste pour vendre des bœufs. Mais j’ai réalisé que mes frères centrafricains ont vraiment besoin de la nourriture. Une situation qui m’a amené à m’investir dans ce domaine depuis près de 12 ans à Berberati, et à Bangui depuis 3 mois ».

 

« Tout un peuple ne peut pas souffrir à cause de 3 ou 4 personnes », a-t-il relevé. Aucune enquête n’a été ouverte afin de mettre la main sur les présumés coupables.

 

Selon les responsables de cette poissonnerie, au moins 1.500.000 FCFA a été emporté par des braqueurs lundi 20 juillet.

 

 

L’USCC suspend les activités et demande le renforcement de la sécurité sur le corridor Bangui Garoua-Boulaï

 

http://rjdh.org Par Annette Maélaine Malebingui le 22 juillet 2015

 

L’Union Syndicale des Conducteurs de Centrafrique (USCC), a suspendu les activités depuis le 20 juillet, pour dénoncer plusieurs cas d’agressions dont les conducteurs ont été victimes sur l’axe Bangui-Garou-Boulaï.

 

Au Bureau d’Affaitement Routier Centrafricain, (BARC) des feuilles de palmiers sont placées devant le portail barricadé. Dans la cours, les marchandises sont stockées à même-le-sol. Les commerçants et les conducteurs qui s’y trouvent semblent être abattus et mécontents.  Les portes des bureaux sont hermétiquement fermées. Des centaines de véhicules y sont stationnés.

 

Vêtu en costume noire et chemise blanche,  Wilfried Dimanche NGuissimale président de l’USCC, donne les raisons de cet arrêt de travail. « Le 19 juillet dernier, nous avons perdu un collaborateur conducteur de nationalité camerounaise. Ce dernier a été froidement abattu par des hommes armés non identifiés au village Lokoti-Fambele. Nous ne sommes pas sécurisés. C’est pourquoi nous  avons décidé lors de notre Assemble Générale de suspendre les voyages sur le corridor Bangui-Garoua-Boulaï », a-t-il expliqué.

 

Selon la même source,  les habitants des villages  longeant le corridor, constituent un danger pour les conducteurs.  « Une fois qu’un véhicule est tombé en panne et abandonné par les éléments Bangladeh de la Minusca, la population attaque le chauffeur, pille le véhicule. Ceci de connivence avec les autorités locales » a-t-il déploré.

 

« Au paravent avec les autres contingents, nous n’avions pas de soucis. Mais avec les Bangladesh, c’est tout un  problème. Manque de communication, non identification des points de résistance de certains groupes armés en vue de leur démantèlement, l’excès de vitesse et bien d’autres problèmes.  Ils ne respectent même pas les résolutions de la réunion du 09 juin entre la Minusca et l’USCC et ne font qu’à leur tête. Nous ne voulons plus des Bangladesh pour les escortes. Il nous faut d’autres contingents », a déploré un conducteur qui requiert l’anonymat.

 

L’USCC décide d’arrêter le trafic import-export, sur le corridor Bangui-Garoua-Boulaï en vue de trouver un mécanisme plus efficace pour la sécurisation des camionneurs sur ledit tronçon.

 

Il  demande l’amélioration  de la sécurité des véhicules en pannes et accidentées par  des Forces Armées Centrafricaine (FACA) au  sein du convoi sécurisé de la Minusca, l’assistance physique, matérielle et financière aux parents du regretté et la mise à l’écart du contingent Bangladesh de la Minusca à la mission de sécurisation de route numéro 1 Bangui-Garoua-Boulaï.

 

 

Bangui : des justiciables centrafricains condamnés par la Cour criminelle

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 22 juillet 2015 13:09

 

Plusieurs personnes ont été condamnées par la Cour criminelle de Bangui à l'issue de la session qui a clos ses travaux ce 21 juillet 2015.  Des 62 dossiers inscrits au rôle de cette session criminelle, 50 accusés ont été poursuivis pour assassinats, meurtres, association de malfaiteurs, vols aggravés, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, détournement de deniers publics, faux et usage de faux et autres…

Des dossiers pour lesquels des peines ont été prononcées par la Cour criminelle. Selon Fidèle Mbango, premier avocat général près la Cour, des chiffres officiels obtenus du rôle définitif, 59 dossiers ont été évoqués et jugés.


« L'échelle des peines prononcées va de l'acquittement (13 dossiers) au sursis (1 dossier) en passant par des condamnations fermes (50 dossiers) dont une peine capitale dont les effets sont paralysés par le pourvoi en cassation du parquet général, 6 condamnations à des travaux forcés à perpétuité, 22 condamnations à des peines de travaux forcés allant de 10 à 20 ans, 20 condamnations à des peines de prison de 4 mois à 10 ans », a expliqué Fidèle Mbango.


Tout de même, cette session criminelle a renvoyé à la plus prochaine session criminelle, 13 dossiers pour compléments d'enquêtes et un seul dossier d'incompétence de la Cour en raison de la minorité de l'accusé.


« Cette session criminelle qui s'inscrit dans le cadre de l'impunité prônée par les autorités de la transition s'est tenue après plus de deux ans d'inactivité et a concerné aussi bien les ex-Séléka, les miliciens Antibalaka que d'autres citoyens qui ont commis des actes délictueux qui leurs sont reprochés par la loi », conclut le premier avocat général.

Nouvelles nationales sur RJDH et Radio Ndéké Luka
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 13:09

 

 

 

 

LE PRESIDENT DE L'UNION DES DEMOCRATES CENTRAFRICAINS (UDECA),

 

DECISION N°14.007 PORTANT EXCLUSION DE MARCEL DIKI-KIDIRI DE L’UDECA

 

  • Vu l'ordonnance N°05/007 du 2 Juin 2005 relative aux Partis Politiques et aux Statuts de l'opposition en République Centrafricaine ;

 

  • Vu les Statuts et Règlement intérieur de l'Union des Démocrates Centrafricains.

 

            SUR PROPOSITION DE L'ASSEMBLEE GENERALE

 

DECIDE :

 

Art. 1 : L’Assemblée générale après avoir constaté avec surprise la candidature à la présidentielle de 2015 de Monsieur  Marcel DIKI-KIDIRI, cofondateur, Conseiller politique et membre du Bureau politique de l’UDECA ; Ayant pris connaissance de la lettre de démission du 20 Juillet 2015 de Monsieur DIKI-KIDIRI au Président de l’UDECA.

 

Art. 2 : Mr Marcel DIKI-KIDIRI est exclu de l’Union des Démocrates Centrafricains (UDECA).

           

Art. 3 : La présente décision qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

                                                                   

 

Fait à Mauléon-Licharre, le 22 Juillet  2015

 

LE PRESIDENT DE L'UDECA

 

  • Faustin ZAMETO MANDOKO

 

 

En se portant candidat à la présidentielle, Marcel Diki-Kidiri est exclu du parti UDECAL’UDECA
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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 19:23

 

 

La Cour Constitutionnelle de Transition décide du vote des réfugiés aux prochaines élections

 

http://rjdh.org  Par Naïm-Kaélin Zamane le 21 juillet 2015

 

La Cour Constitutionnelle de Transition (CCT)  a tranché sur la question du vote des réfugiés. En sa séance du 20 juillet 2015, la CCT a statué sur la requête de la Cheffe de l’Etat de transition sur la conformité à la Charte Constitutionnelle de Transition des amendements apportés au Code Electoral par le parlement de transition en sa session extraordinaire du 30 juin 2015. La non-prise en compte du vote des réfugiés et personnes déplacées est une violation de la Charte, a décidé la Cour.

 

La décision  de CCT mentionne que sa sentence sur le vote des réfugiés est la réponse à la requête de la présidente de la transition qui a sollicité son avis sur les amendements du Conseil National de Transition (CNT) avant la promulgation du Code Electoral.

 

« Considérant que par requête en date du 10 juillet 2015, le Chef de l’Etat de la Transition a saisi la Cour d’une demande aux fins d’examiner la conformité à la Charte Constitutionnelle de Transition, de la loi portant dérogations à certaines dispositions du Code électoral de la République  Centrafricaine », peut-on lire dans la formulation.

 

La Cour fonde sa décision sur le principe du droit de vote consacré par la Charte Constitutionnelle de transition et garanti à tout citoyen. « Considérant qu’aux termes de l’article 20 alinéa 6 de la Charte. Tout citoyen a le droit de vote. Qu’il résulte de cette disposition, que la Loi Fondamentale garantit à chaque citoyen centrafricain le droit de vote. Qu’en application de l’article 28 de sa loi organique n° 13.002 du 14 août 2013, la Cour avait relevé d’office comme étant une violation d’une disposition de la Charte Constitutionnelle de Transition en son article 20 alinéa 6, la non prise en compte du droit de vote des Centrafricains déplacés et réfugiés ».

 

Tout en rappelant que les décisions de la CCT ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent aux pouvoirs publics et à toute personne physique et morale, la CCT souligne, « que si les situations complexes du moment mettent en relief les difficultés du vote des citoyens centrafricains déplacés et réfugiés, cette question d’organisation technique et matérielle ne permet pas de dénier aux citoyens centrafricains qui ont craint pour leur vie, leur droit de vote ».

 

C’est la deuxième décision rendue par la CCT sur le vote des réfugiés et des personnes déplacées. La première date du 15 janvier où elle a rappelé le principe constitutionnel du droit de vote. Cette décision était encore en vigueur lorsque le parlement de transition s’est opposé au vote des réfugiés le 30 juin 2015.

 

Plusieurs voix se sont levées pour exprimer des inquiétudes sur l’exclusion d’une catégorie de la population centrafricaine des prochains scrutins. Nous citons entre autres le représentant du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR), le représentant de la Minusca et le Coordonnateur Humanitaire principal.

 

 

Les parents du sous-préfet et le maire pris en otage demandent l’intervention du gouvernement

 

http://rjdh.org  Par Annette Maélaine Malebingui le 21 juillet 2015

 

Les parents des autorités administratives locales de la ville de Baboua qui ont été prises en otage le dimanche dernier, témoignent restés sans leur nouvelle depuis le kidnapping. Ils appellent le gouvernement à réagir afin d’obtenir la libération des otages.

 

 « Depuis dimanche, nous n’avons pas de leurs nouvelles. Par les biais d’un otage libéré, nous avons appris qu’ils ont demandés qu’il y’ait une négociation entre eux et le gouvernement. Le gouvernement doit intervenir pour sauver les deux. Car, ils ont toute une famille derrière eux », a dit l’un des parents qui requiert l’anonymat.

 

Jean Gabriel, habitant de la ville de Baboua, déplore pour sa part l’inaction du gouvernement. « C’est déplorable. Ce sont  des autorités locales qui sont prises en otage. On ne doit pas les abandonnés entre les mains des ravisseurs. Et en plus, il y’a aucune présence des forces internationales dans la ville actuellement. Les policiers et les gendarmes qui sont là ne sont pas armés. La population est à la merci d’hommes armés qui ont la gâchette facile », a-t-il déploré.

 

« Le gouvernement est en train de prendre des dispositions, afin d’entreprendre des négociations avec les ravisseurs », a répondu ministre résident de la Nana-Mambéré Victor Waké en mission dans la zone. Ces propos ont été rapportés par la Radio Siriri de Bouar.

 

C’est de retour à Baboua, après avoir pris part à une réunion à Bouar que le maire et le sous-préfet ont été pris en otage. Des éléments du Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine ont été mis en cause.

 

 

Nouvelles attaques signalées sur l’axe Bouar Garoua-Boulaï

 

http://rjdh.org  Par Annette Maélaine Malebingui le 21 juillet 2015

 

Deux véhicules de transport en commun, en provenance de Bouar à destination de Garou-Boulaï ont été interceptés par des hommes armés ce mardi 21 juillet. L’attaque s’est produite à 35 kilomètres de Bouar. Un autre cas a été signalé dans la journée du lundi passé.

 

Il s’agit de  deux taxis brousse transportant des commerçants, qui se sont fait attaqués par une bande armée. « Les deux véhicules sont présentement au niveau de la brigade de Baboua », a signalé la source.

 

Dans la journée du dimanche, les religieux ont également fait l’objet d’une attaque au village Foro situé à 45 kilomètres de la ville de Bouar.   Les passagers qui sont les membres et pasteurs de l’église apostolique de Beloko, témoignent avoir été déportés dans la brousse, avant d’être dépouillés de   tous les biens qu’ils possédaient.

 

« La circulation est interrompue ainsi que les activités dans la ville de Baboua », a constaté un habitant joint par le RJDH.

 

La ville de Baboua fait partie des villes, qui ont déjà commencé les activités électorales.

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