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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:34

 

 

 

Depuis plus d’une semaine, la capitale Bangui a renoué avec le cycle des violences, des tueries, des assassinats gratuits, des cycles de destruction des biens publics et privés, le cycle d’incendies des maisons… Nous nous sommes encore retrouvés au creux de la vague et des communautés se regardent en ennemis alors que nous sommes tous des filles et des fils de ce pays. Nous avons beaucoup pleuré, nous avons beaucoup versé de sang, nous avons perdu beaucoup de compatriotes, des vies des jeunes ont été perdues, des avenirs ont été assombris, l’année scolaire qui vient de commencer devient une épreuve pour nos enfants…

 

J’appelle nos compatriotes à se ressaisir. J’appelle tous ceux savent ou qui se sentent filles et fils de ce pays, dans leur âme, d’arrêter immédiatement cette boucherie humaine. Regardez autour de nous, les gens ne parlent que de construction de routes, d’aéroports, de ports, d’usines, de relance de l’agriculture, d’emploi des jeunes; on ne parle d’investissement qu’en milliards de dollars. Et lorsqu’on arrive à la République Centrafricaine, c’est le nombre de mort qu’on compte. Pourquoi nous nous entre-tuons? Hier, c’était la lutte pour le pouvoir, avant-hier c’était parce que tel a provoqué tel autre, mais aujourd’hui, pourquoi les Centrafricains s’entre-tuent-ils?

 

Chaque fois c’est la même chose, on a découvert un corps, un a été tué, puis on tue l’autre, puis on tue un autre encore, puis on brule des maisons, puis on assassine des jeunes, puis on tue des femmes, puis on tue des enfants… Et chaque fois que nous pensons que l’accalmie est revenue, au moindre incident, les choses repartent.

 

Je ne demande qu’une seule chose aux Centrafricains : arrêtez ces tueries. Il n’y a rien qui puisse justifier la poursuite de cette politique de haine. Je demande également aux forces internationales qui vivent avec nous ce qui se passe, de se doter des moyens si c’est un problème de moyens; de se doter des moyens politiques, militaires et sécuritaires pour arrêter la descente aux enfers de ce pays. Les Centrafricains ont trop souffert, nous sommes trop en arrière sur tous les plans mais il faut qu’il y ait des couloirs humanitaires qui permettent à nos compatriotes qui sont enfermés dans leurs quartiers respectifs de sortir, de regarder le spectacle de ce qui se passe dans ce pays, de se ravitailler, de permettre aux enfants d’aller à l’école. Arrêtons de nous regarder comme des ennemis. Il n’y a personne qui peut avoir raison quand quelqu’un est mort mais nous avons tous tords parce que nous sommes les auteurs de notre propre descente aux enfers.

 

DECLARATION DE MARTIN ZIGUELE RELATIVE A LA RECRUDESCENCE DE VIOLENCES DANS LA CAPITALE CENTRAFRICAINE
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Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 14:41
Centrafrique: le voyage du Pape maintenu
Centrafrique: le voyage du Pape maintenu

 

 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP  02/11/2015 à 12:58

 

L'étape risquée en Centrafrique du voyage du pape François en Afrique "reste au programme", mais le Vatican suit de près et avec préoccupation la poursuite des violences à Bangui, indique aujourd'hui le Vatican.


"Pour nous, la visite du pape en Centrafrique demeure au programme. C'est le grand désir de François de s'y rendre", a souligné le père Ciro Benedettini, porte-parole adjoint pour la presse au Vatican.


Le pape a lui-même créé une incertitude, en déclarant dimanche lors de l'Angelus qu'il "espérait" se rendre dans ce pays marqué par les violences quotidiennes entre milices armées formées de chrétiens et de musulmans. 

 

 

Centrafrique: le voyage du pape François reste "au programme" (Vatican)

 

02/11/15 (AFP)

 

L'étape risquée en Centrafrique du voyage du pape François en Afrique "reste au programme", mais le Vatican suit de près et avec préoccupation la poursuite des violences à Bangui, a-t-on indiqué lundi au Vatican.

 

"Pour nous, la visite du pape en Centrafrique demeure au programme. C'est le grand désir de François de s'y rendre", a souligné le père Ciro Benedettini, porte-parole adjoint pour la presse au Vatican, interrogé par l'AFP.

 

Le pape a lui-même créé une incertitude, en déclarant dimanche lors de l'Angelus qu'il "espérait" se rendre dans ce pays marqué par les violences quotidiennes entre milices armées formées de chrétiens et de musulmans.

 

Jorge Bergoglio a ajouté qu'il voulait ouvrir une "porte sainte" dans la cathédrale de Bangui, dix jours avant l'ouverture officielle du "Jubilé de la miséricorde" à Rome.

 

Ouvrir une "porte sainte" est un acte solennel lors des Jubilés (ou Années Saintes), qui permet aux fidèles de faire un parcours pénitenciel en la franchissant, et d'obtenir ainsi, en vertu de la tradition catholique, le pardon de Dieu pour leurs péchés.

 

Ce geste aurait une haute valeur symbolique pour la réconciliation, alors que les chrétiens centrafricains placent des attentes énormes dans cette visite et s'y préparent activement depuis de mois, par des prières dans les églises. Les Centrafricains sont reconnaissants au pape de rester une nuit à Bangui, alors que Jean Paul II n'était resté que quelques heures en 1985.

 

Samedi encore, au moins deux personnes ont été tuées à Bangui par des musulmans armés qui ont lancé de nouvelles attaques contre des quartiers abritant des chrétiens.

 

Selon l'expert de Radio Vatican, Luis Badilla, "la question la plus délicate, qui oblige à une analyse attentive de tous les évènements jusqu'au 29 novembre (date prévue de l'arrivée à Bangui), porte sur la réaction qui pourrait être enregistrée chez les groupes islamistes extrémistes qui ne sont pas sous le contrôle des dirigeants musulmans modérés. En particulier là où de grandes foules de fidèles sont attendues: la messe dans la cathédrale de Bangui, la veillée de prière avec les jeunes, la visite à la mosquée de Koudoukou et la messe au stade du complexe sportif Barthélémy Boganda.

 

La semaine dernière, lors d'une reconnaissance des lieux, une équipe de l'archevêché et du gouvernement accompagnée d'un émissaire du Vatican, avait été menacée à la mosquée. "Quatre à cinq jeunes ont demandé aux représentants du gouvernement de sortir de la mosquée. Une fois sortis, ils ont commencé à nous menacer verbalement de mort", a rapporté à la chaîne catholique Tg2000 l’archevêque Dieudonné Nzapalainga.

 

Jorge Bergoglio se rend pour la première fois sur le continent africain, en visitant le Kenya, l'Ouganda et la Centrafrique du 25 au 30 novembre.

 

 

Violences en Centrafrique, le pape François espère maintenir son voyage

 

http://www.la-croix.com/ 1/11/15 - 18 H 24

 

Depuis lundi 26 octobre, la capitale centrafricaine est le théâtre de nouveaux affrontements communautaires.

 

Le pape François espère pouvoir tout de même se rendre dans ce pays, le 29 novembre.

 

La capitale centrafricaine Bangui traverse un nouveau cycle de violence depuis une semaine. Au moins une dizaine de personnes ont péri dans des affrontements opposant les habitants des quartiers sous contrôle de l’ex-Séléka, la rébellion issue du nord du pays et à dominante musulmane, et ceux des quartiers abritant les milices anti-Balaka, ces groupes armés à dominante chrétienne et animiste.

 

PREMIER ACTE, LUNDI 26 OCTOBRE

 

La nouvelle vague de violence qui s’est levée en Centrafrique (RCA) fait suite à l’assassinat, lundi 26 octobre, de deux membres d’une délégation de l’UPC, une faction de l’ex-Séléka.

 

Aussitôt après, des échauffourées ont éclaté dans la capitale dans différents quartiers. Selon le ministre centrafricain de la Sécurité, Dominique Saïd Panguindji, ces heurts auraient tué au moins sept personnes.

 

DEUXIÈME ACTE, JEUDI 29 OCTOBRE

 

Jeudi, alors que la tension n’était pas encore retombée à Bangui, deux habitants du quartier musulman PK5 ont été lynchés à mort dans le quartier chrétien de Fatima. En réaction, des jeunes gens du PK5 se sont attaqués au 3e et 6e arrondissement de Bangui. Une opération punitive qui se serait soldée par la mort de quatre personnes selon le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH).

 

Jeudi soir, le ministre de la Défense était limogé et celui de Sécurité déplacé à la justice par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza.

 

Les échauffourées ont repris samedi 31 octobre au PK5 et dans les quartiers chrétiens environnants faisant deux morts et plusieurs blessées.

 

VIVE PRÉOCCUPATION DU PAPE FRANÇOIS

 

« Les douloureux épisodes qui ces jours derniers ont détérioré une situation déjà délicate en Centrafrique suscitent en moi une vive préoccupation », a affirmé le pape François, dimanche 1er novembre, lors de la prière de l’Angélus.

 

« J’appelle toutes les parties impliquées à mettre fin à ce cycle de violences », a-t-il ajouté.

 

LE VOYAGE DU PAPE FRANÇOIS EN CENTRAFRIQUE VA-T-IL ÊTRE ANNULÉ ?

 

Le pape François doit se rendre en Centrafrique le 29 novembre prochain. Ce voyage, inscrit l’agenda officiel du Vatican, n’est plus aussi certain en raison des violences de ces derniers jours.

 

Pendant l’Angélus, dimanche 1er novembre, François a lui même dit qu’il souhaitait « de tout cœur » se rendre comme prévu à la cathédrale de Bangui durant le voyage apostolique qu’il « espérait » accomplir en RCA.

 

FLAMBÉE DE VIOLENCE FIN SEPTEMBRE

 

À la fin du mois de septembre, Bangui avait été le théâtre d’un nouveau cycle d’affrontement communautaire qui s’était soldé par 61 morts, plus de 300 blessés et par le pillage des bureaux de plusieurs ONG.

 

Les forces internationales (Casques bleus et soldats français) avaient dû intervenir vigoureusement pour rétablir le calme dans la capitale centrafricaine.

 

LAURENT LARCHER

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Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 14:39

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/  Lundi 2 Novembre 2015 - 12:00

 

La Grande Muette à Paris, a fait le point sur l’opération Sangaris en Centrafrique, le 29 octobre

 

En Centrafricaine, la situation sécuritaire reste globalement calme mais fragile, avec deux tendances opposées. D’un côté une évolution positive du processus devant mener aux élections – plus de 90% des électeurs ont ainsi été recensés. De l’autre, les agissements de ceux dont la perspective d’un règlement de la crise menace leurs intérêts.

 

À Bangui la capitale centrafricaine, des pics de violence localisés continuent de se produire. Pour autant, le dispositif déployé par la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) permet de contenir toute escalade de la violence.

 

Dans ce contexte, tout en poursuivant ses opérations de relève Sangaris maintient ses patrouilles en appui de la Minusca. En province, les regards sont tournés vers le couloir central et sa périphérie où la situation tend vers un retour progressif au calme. Le climat sécuritaire nécessite cependant la vigilance de la Minusca appuyée par Sangaris.

 

La secrétaire d’Etat française en charge du Développement et de la Francophonie, séjournait le 30 octobre en Centrafrique, où elle a apporté le soutien de la France aux autorités de transition. Annick Girardin est arrivée à Bangui dans un climat de recrudescence des violences communautaires  entre musulmans et chrétiens.

 

Ainsi que la mort d’une dizaine de personnes la semaine dernière, plus de 70 morts en septembre dernier, et la crainte d’un nouveau cycle de violences, au lendemain du limogeage de la ministre de la Défense  et celui de la Sécurité.

 

La présidente de transition, Catherine Samba Panza a indiqué que le référendum constitutionnel et le 1er tour des élections présidentielles et législatives auront lieu « avant la fin  de l'année 2015 ». Il a fait état d’« un consensus sur la tenue de ces élections en décembre ».

 

La communauté internationale, la France en tête, pousse à des élections rapides. Mais beaucoup à Bangui s'inquiètent d'une surchauffe électorale et du contexte sécuritaire de nouveau explosif, avec un regain d'activité depuis fin septembre des groupes armés et des tentatives de déstabilisation des fragiles institutions de la transition.

 

Noël Ndong

 

Défense & sécurité : le ministère français de la Défense fait le point sur l’opération Sangaris
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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 14:28

 

 

 

Par RFI 02-11-2015 à 04:16

 

A Bangui, les violences ont repris en milieu de semaine faisant une dizaine de morts et plus d'une vingtaine de blessés pris en charge notamment par Médecins sans frontières. Des représailles organisées après l'assassinat de musulmans mercredi matin. Dans les quartiers, des habitants reconvertis en groupes d'autodéfense refusent d'être assimilés aux anti-balaka, mais il patrouillent pour assurer la sécurité, disent-ils, et surveiller leurs maisons, comme à Bazanga.

 

Jean et son petit groupe d'autodéfense serpentent dans le quartier Bazanga vers ce qu'ils appellent la ligne rouge, la frontière entre le quartier chrétien et le quartier musulman. Jean préfère se donner le beau rôle, celui de défenseur du quartier. La réalité est beaucoup plus nuancée mais pour l’heure, la présence des miliciens permet aux habitants de vider leur maison. « Nous sommes là pour sécuriser ceux qui ont l’intention de venir réhabiter le quartier ou ceux qui veulent enlever leur matériel pour s’en aller. Donc nous sommes là juste pour sécuriser en attendant la Minusca, Sangaris et le gouvernement », assure-t-il.

 

Les tirs sont récurrents car à quelques dizaines de mètres de là, de jeunes musulmans font la même chose. Ce jeu du chat et de la souris accroît les tensions entre les deux communautés et rend les quartiers difficilement accessibles.

 

Toussaint Mazembé est un habitant, il n'a pas voulu partir et il ne comprend pas que personne ne vienne l’aider. « Maintenant, on commence à manger les chats et les chiens pour vivre. Est-ce que c’est logique ? S’indigne-t-il. Les chats et les chiens, est-ce que c’est mangeable ? Pour notre survie on ne nous fournit rien, on ne nous donne rien. C’est grâce aux autodéfenses qui nous surveillent que nous survivons actuellement. C’est grâce à eux qu’on a un peu de courage. Sinon, on n’avait plus qu’à attendre notre mort. »

 

Les forces internationales traversent de temps à autre la grande avenue qui relie les deux arrondissements. Les blindés roulent sur les barricades. Les miliciens eux, prennent juste soin de cacher leurs armes pour éviter d'être embêtés.

 

RCA: le rôle des groupes d'autodéfense dans les quartiers de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 14:20

 

 

 

02/11/15 (AFP)

 

C’est un peu l’histoire de l’oeuf et la poule: en Centrafrique, faut-il des élections pour arriver à la paix, ou attendre un retour à la sécurité pour faire les élections.

 

Après deux ans d’une transition chaotique et aujourd’hui à bout de souffle, la RCA est censée organiser d’ici la fin de l’année un référendum constitutionnel, et le 1er tour d’élections présidentielle et législatives. Objectif: mettre un terme formellement à la transition, et remettre enfin le pays sur les rails.

 

Ces échéances ont été plusieurs fois repoussées ces derniers mois, du fait de l’insécurité persistante dans le pays. Elles apparaissent une nouvelle fois menacées, après une vague soudaine de violences qui a éclaté fin septembre à Bangui entre miliciens anti-Balaka majoritairement chrétiens et groupes d’auto-défense musulmans. Et plusieurs poussées de fièvre cette semaine ont semblé sur le point d’embraser la capitale.

 

Lasse de l’interminable et déprimant feuilleton centrafricain, la communauté internationale, France en tête, pousse à ces élections, y voyant une étape nécessaire vers la sortie de crise.

 

« A un moment, il faut y aller. On avance en marchant, (…) Il y a un vrai risque sécuritaire à sans cesse retarder l’échéance », a réaffirmé ce week-end à Bangui la secrétaire d’Etat française au Développement et à la Francophonie, Annick Girardin. « Le taux d’inscription des électeurs démontre la volonté des Centrafricains d’aller aux urnes ». Et « cela nous permettra ensuite de mieux mobiliser les bailleurs », a-t-elle plaidé.

 

Le référendum et le 1er tour des élections auront bien lieu « avant fin 2015 », a voulu rassurer samedi, sous l’amicale mais évidente pression française, la présidente Catherine Samba-Panza. La « date précise reste à fixer » et le second tour, « réalisme » oblige, se déroulera début 2016, a-t-elle ajouté.

 

– des grenades au prix des bananes –

 

Car la dernière vague de violences est « très préoccupante », reconnaissent de concert les autorités centrafricaines et la partie française.

 

Selon elles, ces incidents relèvent d’une évidente tentative de destabilisation de la transition. Ils sont le fait « aussi bien » des anti-Balaka, que des Séléka, et de « certains politiques », accuse Mme Samba-Panza. « Ces agissements sont téléguidés par une poignée d’individus parfaitement identifiés », assure une source très au fait du dossier.

 

Chaque matin, on retrouve des cadavres abandonnés dans les quartiers, pour pousser à l’émeute et au cycle infernal des représailles entre communautés. Des anti-balaka, venus de leur fief de Boy-Rabe (quartier nord), à moto et leurs armes dans de petits sacs à dos, visent des musulmans isolés autour du PK-5, dernière enclave musulmane de la ville.

 

Ces miliciens sont pour la plupart des fidèles de l’ex-président François Bozizé, interdit de se représenter à la présidentielle. En face, des groupes d’auto-défense musulmans se livrent eux aussi à des exactions, avec une capacité de nuisance plus limitée.

 

Une question revient alors comme un leitmotiv chez les Banguissois: que font les forces internationales? Elles avaient déjà eu du retard à l’allumage pour intervenir fin septembre, à la plus grande joie des pillards. « La population est exaspérée », relève un observateur local. « Elle n’attend qu’une chose, que Sangaris et la Minusca montent en puissance pour neutraliser les fauteurs de troubles ».

 

Il y a aussi la simple criminalité, hors de contrôle, et qui empoisonne de plus en plus le quotidien. « Vous ne pouvez plus sortir sans vous faire dépouiller, même en pleine journée », dénonce Evrard Bondade, de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme.

 

Les armes pullulent dans les quartiers, les grenades s’y vendent moins chers que les bananes, ironisent certains. Pour l’OCDH, comme pour d’autres organisations de la société civile, il est donc impératif de commencer à désarmer.

 

« Dans les conditions actuelles, nous aurons des élections précipitées et désorganisées, avec de nouvelles institutions mal élues. Ce qui nous mènera tout droit au chaos », prévient M. Bondade.

 

Sur le désarmement, resté lettre-morte, la transition, « a complètement déraillé », a d’ailleurs rappelé récemment le think-thank ICG, jugeant « que les échéances actuelles ne sont pas tenables ».

 

« Il est désormais hors de question de reculer », tranche Mme Girardin. « Le volet financier des élections est bouclé. Pour le volet technique, les Centrafricains, avec notre appui et celui de l’ONU, seront au rendez-vous », affirme-elle, peut-être un peu vite vu l’ampleur du défi logistique.

 

« Le volet sécuritaire reste problèmatique », concède la ministre, qui ne cache pas au passage « quelques inquiétudes » pour la visite du pape François fin novembre. « Les forces internationales y travaillent et vont définir une stratégie affinée dans les 15 jours pour maîtriser l’insécurité », promet-elle.

 

Centrafrique: des élections avant la fin 2015, mais à quel risque?
Centrafrique: des élections avant la fin 2015, mais à quel risque?
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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 04:03
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui
Visite de Mme Annick Girardin à Bangui

 

 

La Secrétaire d’État au développement et à la francophonie Mme Annick Girardin a rencontré le Premier Ministre centrafricain Mahamat Kamoun.

 

Elle a signé avec l’État Centrafricain le lancement du programme d'appui au renforcement des capacités de l'administration centrafricaine. Ce projet de 1,5 M d'euros est financé par l'Agence française de développement.

 

Mme Girardin a ensuite été reçue par la Cheffe de l'Etat de la Transition Catherine Samba Panza, pour évoquer la situation politique et sécuritaire qui prévaut actuellement en Centrafrique.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 03:25
COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL

 

 

 

 

Suite à la procédure judiciaire engagée contre les auteurs et complices des événements du 26 septembre dernier à Bangui, des mesures conservatoires ont été prises à l’égard de certains agents de l’Etat et des éléments des forces de défense et de sécurité centrafricaines impliqués dans lesdits événements qui ont engendré des dizaines de morts et des centaines de blessés.

 

Il importe de mentionner en plus que les éléments des forces de défense et de sécurité impliqués n’ont pas respecté les ordres donnés par la hiérarchie militaire en refusant de se présenter au grand rapport durant les quartiers consignés.

 

Le Gouvernement suit avec beaucoup d’attention la procédure qui est toujours en cours, tout en respectant l’indépendance de la justice. Certains agents de l’Etat et éléments des forces de défense et de sécurité à l’encontre desquels les enquêtes n’ont pas relevé la preuve de leur implication ont vu leurs salaires rétablis.

 

Selon les informations qui sont parvenues au Gouvernement, des personnes mal intentionnées et en mal de pouvoir sont en train de manipuler certains éléments sous enquêtes pour continuer de déstabiliser le pays.

 

Le Gouvernement prend à témoin la communauté internationale et la population centrafricaine. Il invite la population à garder son calme et à doubler de vigilance.

 

Il en appelle au sens patriotique de chacun des éléments des forces de défense et de sécurité de notre pays et les encourage à continuer de veiller à ce que l’image des institutions qu’ils représentent, ne soit pas ternie par les agissements d’un groupuscule d’individus irresponsables.

 

Fait Bangui, le 29 octobre 2015

 

Pour le Gouvernement

 

Le Ministre de la Sécurité

 

Porte-parole

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 02:55

 

 

 

Par RFI 01-11-2015 à 10:21

 

Alors que Catherine Samba-Panza, la présidente de transition, a confirmé que le référendum et le premier tour de la présidentielle se dérouleraient bien avant la fin de l'année (les 6 et 13 décembre respectivement), Annick Girardin s'est rendue ce samedi à Bangui pour confirmer l'appui de la France. La secrétaire d'Etat chargée du Développement et de la Francophonie a rencontré la présidente et son Premier ministre Mahamat Kamoun ainsi que des jeunes de toutes les confessions. Elle a aussi visité l'Autorité nationale des élections d'où elle est ressortie optimiste sur la tenue des scrutins aux dates prévues.

 

« Les deux millions de personnes inscrites sur les listes montrent que les Centrafricains veulent la paix... »

 

Annick Girardin Secrétaire d'Etat chargée du Développement et de la Francophonie 01/11/2015 - par Olivier Rogez

RCA : Paris est confiant sur le calendrier électoral centrafricain
RCA : Paris est confiant sur le calendrier électoral centrafricain
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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 02:28

 

 

 

Par RFI 01-11-2015 à 21:57

 

Avec notre correspondant au Vatican, Antoine-Marie Izoard

 

Dans à peine plus de trois semaines, le pape François doit se rendre pour la première fois en Afrique. Mais le Saint-Père vient de laisser entendre qu'il pourrait renoncer à se rendre en République centrafricaine, troisième et dernière étape de cette visite qui le mènera aussi au Kenya et en Ouganda.

 

Le tout premier déplacement du pape François en Afrique doit être dominé par son encouragement à la recherche de la paix et au dialogue entre religions. Mais une nouvelle aggravation de la situation en République centrafricaine pèse sur ce voyage. Dimanche, le pape a lancé un nouvel appel aux parties en conflit afin qu'elles mettent fin à la violence. Il s'est dit « vivement préoccupé » par la « situation délicate » que vit la Centrafrique, en appelant à « mettre fin au cycle de violences ». Des dizaines de morts sont à déplorer depuis septembre dans des conflits qui opposent à Bangui musulmans et chrétiens.

 

En signe de proximité et pour encourager la réconciliation, le pape François a aussi annoncé qu'il souhaitait anticiper de quelques jours le Jubilé de la miséricorde censé s'ouvrir à Rome le 8 décembre. Il entend ainsi ouvrir fin novembre la porte sainte de la cathédrale de Bangui. Un geste symbolique programmé lors d'un voyage, a-t-il confié, « qu'il espère réaliser ». Dans le langage prudent du Vatican, cette précision inhabituelle laisse à penser que le pape pourrait renoncer à se rendre à Bangui.

 

D'à peine plus de 24 heures, cette visite est pourtant pleine de sens. Le pape doit notamment visiter un camp de déplacés, rencontrer les communautés évangéliques du pays, mais aussi se rendre à la rencontre de la communauté musulmane de Bangui.

 

 

Version française de l’Appel lancé aujourd’hui, à midi, par le Pape François depuis Place Saint Pierre, à Rome, après la prière de l’Angelus.

 

Chers frères et sœurs, les événements douloureux de ces derniers jours, qui ont aggravé la situation délicate de la République Centrafricaine, ont suscité en moi une vive préoccupation.

 

Je lance un appel aux différentes parties impliquées afin que cesse ce cycle de violences.

 

Je suis spirituellement proche des Pères comboniens de la Paroisse de Notre-Dame de Fatima à Bangui, qui accueillent de nombreux déplacés.

 

J’exprime ma solidarité à l’Eglise, aux autres confessions religieuses ainsi qu’à toute la nation centrafricaine, si durement éprouvée alors qu’on est en train de faire tous les efforts pour dépasser les divisions et reprendre le chemin de la paix.

 

Pour manifester la proximité et la prière de toute l’Eglise à cette Nation si affligée et tourmentée et pour exhorter tous les Centrafricains à être toujours plus témoins de miséricorde et de réconciliation, le dimanche 29 novembre j’ai l’intention d’ouvrir la Porte Sainte de la Cathédrale de Bangui, au cours du Voyage Apostolique que j’espère pouvoir effectuer dans cette Nation.

 

 

 

Le pape "vivement préoccupé" par le "cycle de violences" en Centrafrique

 

 http://www.france24.com/ 01/11/2015 (AFP)  Le pape François espère pouvoir se rendre comme prévu, le 29 novembre, à la cathédrale de Bangui, en Centrafrique.

 

Lors de sa traditionnelle prière de l'Angelus devant la foule rassemblée place Saint-Pierre, dimanche, à Rome, le pape François a reconnu être vivement préoccupé par la situation en Centrafrique, où deux personnes ont été tuées la veille à Bangui.

 

Le pape François s'est dit, dimanche 1er novembre, "vivement préoccupé" par la "situation délicate" que vit la Centrafrique, en appelant à "mettre fin au cycle de violences" dans ce pays où il doit se rendre à la fin du mois.

 

"Les douloureux épisodes qui ces jours derniers ont détérioré une situation déjà délicate en Centrafrique suscitent en moi une vive préoccupation", a affirmé le pape devant la foule rassemblée place Saint-Pierre pour la traditionnelle prière de l'Angelus.

 

Samedi, au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées à Bangui par des musulmans armés qui ont lancé de nouvelles attaques contre des quartiers abritant des chrétiens dans le sud-ouest de la capitale. Selon une source militaire, plusieurs centaines de personnes ont fui ces zones par peur des violences.

 

Ces évènements surviennent 48 heures après que quatre personnes ont été tuées et une vingtaine blessées jeudi dans des violences à Bangui où, après la mort de deux d'entre eux, des musulmans armés avaient mené des représailles dans des quartiers chrétiens.

 

"J'appelle toutes les parties impliquées à mettre fin à ce cycle de violences"

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

"J'appelle toutes les parties impliquées à mettre fin à ce cycle de violences", a ajouté le pape, qui a ensuite affirmé qu’il souhaitait "de tout cœur" se rendre comme prévu le 29 novembre à la cathédrale de Bangui.

 

Le 10 septembre, Jorge Bergoglio avait annoncé qu'il se rendrait pour la première fois sur le continent africain, en visitant le Kenya, l'Ouganda et la Centrafrique du 25 au 30 novembre. Mais ce voyage comporte plusieurs risques liés à la sécurité, les trois pays visités, qui comptent d'importantes communautés catholiques, étant secoués par des conflits ou des violences.

 

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Le pape François pourrait annuler sa visite en Centrafrique

 

CITE DU VATICAN 01/11/2015 à 14:59 (Reuters) - Le pape François a laissé entendre dimanche que sa visite prévue à la fin du mois en République centrafricaine pourrait être annulée si les violences inter-religieuses s'intensifient.

 

S'exprimant devant des fidèles réunis sur la place Saint-Pierre, François a réclamé la fin du cycle de violence dans le pays où il est prévu qu'il se rende les 29 et 30 novembre.

 

Le pape a évoqué "un voyage que j'espère pouvoir faire dans cette nation", prenant une précaution dont il n'avait jusqu'à présent pas fait preuve.

 

Le programme de sa visite à Bangui prévoit qu'il se rende dans la mosquée centrale de Koudoukou, un des quartiers les plus violents de la capitale centrafricaine.

 

"Si la situation se dégrade, il ne pourra pas s'y rendre", a dit la source contactée par Reuters.

 

Jeudi dernier, quatre personnes ont été tuées à Bangui, portant à 11 le nombre de victimes des violences entre factions chrétiennes et musulmanes au cours de la semaine.

 

L'ancienne colonie française est secouée par des violences depuis 2013 et les autorités ont du mal à désarmer les milices rivales malgré l'accord de paix conclu en mai dernier.

 

(Philip Pullela,; Nicolas Delame pour le service français)

 

Le pape François fait planer le doute sur sa venue en Centrafrique
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 01:57
lu pour vous : Centre-Afrique. L'école-nomade des enfants

 

 

 

http://www.letelegramme.fr/  31 octobre 2015

 

Pour Marie-Christine Courteille, âgée de 57 ans, « l'humanitaire pour l'humanitaire », ce n'est pas son truc. Née au Tchad, élevée à Bangui, en Centrafrique jusqu'à l'âge de 13 ans, l'enseignante en français installée à Plougasnou, « veut faire quelque chose pour le pays où [ELLE]a grandi ». En 2002, avec un collègue, elle crée l'association Zo Kwe Zo Education et lance plusieurs projets dans le pays. Mais en 2013, « face à la crise là-bas, j'ai à nouveau voulu m'investir ».

 

« Leur donner quelque chose auquel se raccrocher »


En septembre dernier, la Plouganiste, en année sabbatique a, une nouvelle fois, rejoint Bangui. « L'occupation par des groupes rebelles et la guerre civile laisse les enfants livrés à eux-mêmes », ajoute-t-elle. Écoles fermées, insécurité : « Il y en a beaucoup dans les rues, et j'ai voulu voir ce qui existait déjà pour aider les enfants ». Forte d'un réseau sur place qu'elle entretient depuis son enfance, Marie-Christine Courteille sait où elle va, et avec qui : « L'idée, c'est d'avoir une camionnette ambulante, pour aller là où s'agglutinent les enfants des rues. Je me suis aperçue que mon projet était attendu et mes interlocuteurs vont m'aider à le pérenniser ». À l'aide de supports pédagogiques, l'objectif serait de proposer des activités aux enfants « pour leur donner quelque chose auquel se raccrocher », explique-t-elle. Côté enseignants, à Bangui, nombre d'entre eux sont au chômage depuis la fermeture progressive des écoles, souvent détruites. « Les fonds serviront également à les recruter ».

 

Un financement participatif pour trouver les fonds



Si elle n'envisage pas de s'installer sur place, l'enseignante compte y retourner régulièrement pour suivre le projet. « L'objectif n'est pas de laisser perdurer ces écoles-nomades, j'espère qu'elles s'arrêteront le jour où il y aura un gouvernement stable... », souhaite-t-elle, pleine d'optimisme. En attendant, grâce au financement participatif, c'est bien avec sa camionnette école qu'elle espère rejoindre Bangui, le plus tôt possible. 


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/centre-afrique-l-ecole-nomade-des-enfants-31-10-2015-10832630.php#R5qFpOsxVFqH0tJq.99  

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