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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 21:35

 

 

 

Ils lui en veulent et ne manquent pas d’occasions pour le faire savoir. Décidemment, le conseiller à la Présidence en matière de la Défense, Jean Jacques Demafouth est en passe de devenir pour ses nombreux adversaires, le bouc-émissaire national. 

 

En République centrafricaine, si le ridicule tuait, il n’y aurait certainement pas de survivants. Les péripéties de ces fins des temps de la transition démontrent à suffisance que les vieux démons de la vie politique sont  déjà réveillés. Des mensonges surréalistes aux conspirations ouvertes, tous les coups sont désormais permis pour nuire et détruire. Et dans tels cas de confusion, certains  de nos Centrafricains sont désormais perçus comme des dépotoirs publics où il faut déverser toutes les bêtises et avatars de la transition. Le Conseiller à la Présidence en matière de la Défense et des Relations avec les Forces internationales, Jean Jacques Demafouth est l’une de ces cibles gratuites…

 

Conspirations…

 

Dès les débuts de la transition, les moindres faits et gestes de l’ancien Ministre de la Défense sont aussi sur-interprétés que ceux des premiers acteurs de la transition. On se souvient que ses détracteurs avaient déjà fait de lui « une persona non grata » aux Etats-Unis, du fait qu’il n’ait pas pu effectuer le voyage aux côtés de Samba Panza. Ce gros mensonge s’est évaporé comme il a surgi car le Président de NAP (Nouvelle Alliance pour le Progrès) avait présenté publiquement son passeport sur lequel, on pouvait clairement voir le visa qui lui avait été accordé par le consulat américain à Yaoundé.

 

Peu de temps après, c’est autour de la tragédie de l’Eglise de Fatima qu’on a encore vu ses empreintes parmi celles des conspirateurs. Cette théorie macabre persiste car, les leaders d’une milice armée, dénommée « Groupe d’Attaque de l’Eglise de Fatima » fait croire au grand public qu’ils étaient à la solde de Demafouth qui jusque-là n’a pas encore réglé toutes les factures. Une fois de plus cette stratégie vicieuse cousue à fil blanc cache très mal les volontés de nuisance des malheureux de la transition en Centrafrique car tous les Centrafricains connaissent parfaitement les financiers des « chanvreurs du km5 » qui avaient commis ce forfait.

 

Selon certaines indiscrétions, il ne fait aucun doute que l’ingénieur en chef de ces manœuvres serait invraisemblablement l’ancien ministre d’Etat Karim Meckassoua qui aurait juré sur les tombes de ses aïeux de faire la peau à ce conseiller à travers qui vient son malheur. Et pour cette sale besogne, il aurait financé un site internet du nom de «  Takaparlernews » dont les vrais rédacteurs seraient des proches de l’ancien président Bozizé qui auraient gagné le camp de Meckassoua pour s’en prendre à Jean-Jacques Demafouth. Et ce, par la bénédiction de certains membres du cabinet présidentiel.

 

Les raisons…

 

Aujourd’hui, la présence de Jean Jacques Demafouth, au niveau de la Présidence, du début jusqu'à la fin de la transition traumatise certains acteurs politiques du pays. Tout est donc mis en œuvre pour le détruire car beaucoup d’observateurs le considèrent comme l’un des derniers boucliers du Chef d’Etat. Il faut donc l’abattre afin d’atteindre Catherine Samba Panza. Cette technique de contournement est vieille que le monde.

 

A l’évidence, le projet de la déstabilisation de la transition en cours est toujours d’actualité. Après des manœuvres diplomatiques infructueuses, aux manipulations militaires, en passant par des conspirations politiques de tout bord, les aigris de la transition en cours veulent attaquer de l’intérieur en éjectant le virus de la suspicion entre les acteurs de la transition. Jean Jacques Demafouth, naturellement est le bouc émissaire par qui il faut passer pour que les choses réussissent et pourrissent.

 

Prudence…

 

Heureusement, au niveau de la Présidence, on a toujours resserré les rangs face à des attaques de ce genre. Les malins génies qui rêvent toujours leur transition à eux sont en souffrance. Leurs âmes ne seront jamais en paix tant qu’ils ne parviennent à s’asseoir quelque part à la Présidence ou à la Primature. Les acteurs de la transition doivent rester sur leur garde car, tout comme au début, la fin de la transition sera encore un moment de grandes épreuves. Ils doivent continuer de rester concentrés sur la dernière ligne droite de la transition qui aboutira par les prochaines échéances électorales. Car tant que le chien continue d’aboyer, la caravane ne doit s’arrêter.

 

Eric Francis Selebangue

Journaliste 

Libre opinion : Les aigris de la transition en veulent toujours à Jean Jacques Demafouth
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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 15:12
Bozizé sur BBC afrique : "Pourquoi je suis candidat "
Bozizé sur BBC afrique : "Pourquoi je suis candidat "

 

 

 

BBC Afrique  Lundi 10 Août 2015 - 09:14

 

L'ancien-président centrafricain François Bozizé, investi candidat à l’élection présidentielle d'octobre par son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), a expliqué dans un entretien à la Bbc les raisons pour lesquelles il se présente à ce scrutin.


"Je suis citoyen centrafricain. Je bénéficie de tous mes droits civiques. Rien ne m’empêche d’exercer mes droits civiques dans mon pays", a-t-il déclaré dimanche à la BBC. 

 

M. Bozizé a également annoncé son retour imminent en Centrafrique. 

 

"Je vais rentrer le plus tôt possible s’il n’y a pas d’autres entraves. Comme tout candidat, je m’emploierai à remettre mon parti dans les bonnes conditions pour la victoire", a ajouté l'ancien président. 

 

Selon l’ancien chef d’Etat, renversé en mars 2013 par une rébellion, il est nécessaire de retrouver une cohésion et de relancer l'économie 

 

Le congrès du Kwa Na Kwa a investi l'ancien président de 69 ans, qui vit en exil depuis son départ du pouvoir. 

 

Le général François Bozizé est arrivé à la tête du pays, par la force en 2003 avant d'en être chassé le 24 mars 2013, par une rébellion à dominante musulmane venue du nord, la Séléka. 

 

M. Bozizé et plusieurs chefs rebelles, sont sous le coup de sanctions onusiennes pour le soutien apporté aux milices anti-balaka durant les violences. 

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 14:55

 

 

Le Représentant. Résident du PNUD en RCA a rencontré ce samedi la nouvelle Ministre de la Réconciliation Mme Lydie Florence Ndouba

La ministre de la réconciliation nationale s'entretient avec le Représentant résident du PNUD
La ministre de la réconciliation nationale s'entretient avec le Représentant résident du PNUD
La ministre de la réconciliation nationale s'entretient avec le Représentant résident du PNUD
La ministre de la réconciliation nationale s'entretient avec le Représentant résident du PNUD
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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 12:58

 

 

 

Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
Lettre de demande aux chefs d'état de la CEEAC pour une ultime prorogation de la transition
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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 09:27

 

 

 

http://lepays.bf/ n° 5914 du 10/08/2015 

 

Alors que l’on croyait que la page de l’ancien président était définitivement tournée en RCA, celui-ci rêve encore d’un destin présidentiel dans son pays. En effet, son parti, le KNK, l’a investi ce vendredi, bien qu’il soit en exil, comme candidat pour la présidentielle d’octobre prochain et ce, en dépit du fait que le nouveau pouvoir à Bangui l’accuse notamment de crimes contre l’humanité et d’incitation au génocide. Cela lui avait valu, on se rappelle, en début mai 2013, un mandat d’arrêt émis par la justice  centrafricaine, transmis à Interpol et aux autorités judiciaires camerounaises, pour son extradition. L’investiture donc de Bozizé par son parti, le KNK, pour défendre ses couleurs à l’occasion de la présidentielle prochaine, sonne à la fois comme une défiance des lois de la République et comme une pure provocation. La question est de savoir maintenant si le principal concerné aura le courage de rentrer en Centrafrique. Le doute n’est pas permis du côté de ses partisans puisque, pour Levy Yakété, son porte-parole, le mandat d’arrêt contre son mentor est «une fuite en avant des nouvelles autorités». Et il justifie son point de vue en se fondant sur ceci :«Bozizé n’a rien à se reprocher». Cette posture qui, de toute évidence, se nourrit de la dénégation et de la mauvaise foi des anciens dignitaires du régime déchu de Bozizé, n’est pas propre à la RCA. Elle est généralement observable sous nos tropiques. En effet, que ce soit en RCA ou ailleurs en Afrique, les thuriféraires des régimes déchus font toujours preuve d’une amnésie individuelle et collective en ce qui concerne les excès objectivement imputables à leurs champions pendant que ceux-ci étaient aux affaires.

 

Bozizé a marqué d’une pierre noire son passage à la tête de la RCA

 

Pire, ils s’évertuent, sans aucun scrupule, à vouloir inverser les rôles pour se faire passer aujourd’hui pour les  victimes. Ce comportement dont le cynisme le dispute à la mauvaise foi et à l’indécence morale, devrait choquer toutes les consciences. Malheureusement, ce genre de complaintes finit parfois par susciter un regain de sympathie au sein des populations, à l’endroit des dictateurs déchus à qui il faut pourtant demander la reddition des comptes. C’est ce à quoi l’on semble assister aujourd’hui en RCA où bien des personnes donnent l’impression de regretter la chute de François Bozizé. Et pourtant, il est difficile de justifier ce sentiment. En effet, François Bozizé, comme d’ailleurs tous ses prédécesseurs, a  marqué d’une pierre noire son passage à la tête de la RCA. Et pour preuves. Arrivé au pouvoir par la force des armes, en mars 2003, il s’était employé depuis lors à instaurer une dictature dans son pays et à organiser régulièrement des mascarades électorales qui, invariablement, l’avaient toujours plébiscité. Non content de cela, il s’était aussi employé, vers la fin de son règne, à installer la RCA dans une logique manichéenne, en dressant ses compatriotes les uns contre les autres sur des bases ethniques et religieuses. La suite, on la connaît. La Centrafrique a pratiquement vécu un génocide. C’est cet héritage nauséeux qu’il a laissé à la postérité, lorsque, contraint par la rébellion de la coalition de la Séléka dirigée par Michel Djotodia, il a fui le pays en mars 2013 pour se retrouver en exil au Cameroun, puis en Ouganda d’où il continue à attiser les braises de la haine en RCA.

 

C’est pourquoi l’on est en droit de se poser la question de savoir, à propos de son investiture par le KNK, si la RCA a encore besoin de lui comme président. Le bon sens voudrait que l’on y réponde par la négative. Mais comme l’on est au «Gondwana» où le vote des populations a plus un contenu tribal que politique et où les pratiques politiques sont le plus souvent aux antipodes de l’éthique et de la morale, l’on ne devrait pas être étonné de voir Bozizé, un jour, en toute impunité, au nom d’une prétendue réconciliation nationale, solliciter les suffrages des Centrafricains pour satisfaire ses pulsions pouvoiristes. Une telle hypothèse marquerait selon toute vraisemblance, le retour aussi sur la scène politique centrafricaine, de Michel Djotodia qui forme aujourd’hui avec Bozizé, les deux éléments majeurs du drame centrafricain. Les écarter donc du jeu politique serait une décision sage des nouvelles autorités du pays. Et avec lui, tous ceux qui ont apporté du bois pour allumer le brasier centrafricain. Mais pour cela, elles ne doivent pas craindre d’affronter les personnes de mauvaise foi, qui n’ont que faire de l’intérêt supérieur de la RCA et qui ne manqueront pas de crier comme des orfraies, à l’exclusion. Elles peuvent d’autant plus le faire que la RCA est actuellement dans un contexte de neutralité institutionnelle. Et même si une telle mesure pouvait s’apparenter à une  exclusion politique, il faut avoir le courage de reconnaître que Bozizé et Michel Djotodia l’auraient méritée. L’éventualité de la candidature de ces deux hommes à la présidentielle prochaine, doit être ressentie par les Centrafricains épris de justice et de démocratie, comme un véritable malheur.

 

Le sinistre coup d’éclat du soldat rwandais

 

A celui-ci est venu s’ajouter un autre malheur ce samedi. En effet, ce jour-là, un soldat du contingent rwandais de la MINUSCA, a ouvert le feu sur ses compagnons d’armes, faisant 4 morts et 8 blessés avant d’être abattu. Le gouvernement rwandais évoque un acte terroriste, sans pour autant écarter l’hypothèse d’un soldat mentalement fragile. En attendant qu’une enquête vienne déterminer les tenants et   les aboutissants de ce malheur, l’on peut déjà s’attarder sur les propos du porte-parole de la MINUSCA, Hamadoun Touré. Ce dernier pointe du doigt non seulement les conditions difficiles dans lesquelles évoluent les Casques bleus en RCA, mais aussi l’âge des soldats déployés. Ces deux éléments pourraient expliquer l’acte du soldat rwandais. En effet, le risque est grand pour n’importe quel soldat jeune et qui, de surcroît, évolue dans un environnement difficile, de péter les plombs. Ce phénomène a été vu sur bien des théâtres de  guerre où interviennent les forces de l’ONU. C’est pourquoi il se pose la nécessité, en plus de leur aptitude physique, de se pencher sur leurs conditions de vie et de travail et surtout sur un encadrement psychologique adéquat, si l’on veut que les Casques bleus soient pleinement opérationnels.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : INVESTITURE DE L’ANCIEN PRESIDENT  CENTRAFRICAIN PAR LE KNK : La RCA a-t-elle encore besoin de Bozizé comme président ?
Lu pour vous : INVESTITURE DE L’ANCIEN PRESIDENT  CENTRAFRICAIN PAR LE KNK : La RCA a-t-elle encore besoin de Bozizé comme président ?
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 20:15

 

 

 

http://www.lagazette.sn/   par PAPE AMADOU FALL · 9 AOÛT 2015

 

Le chantier de la reconstruction et de la réhabilitation de l’école sera très difficile en Centrafrique. Le constat est de Mohamed Malick Fall, le coordonnateur de l’Unicef en Centrafrique, qui, dans cet entretien, met également l’accent sur la prise en charge des filles et des femmes.

 

La Gazette : Le processus paix et réconciliation est lancé, on peut considérer cependant que l’Unicef, en obtenant de plusieurs groupes armés qu’ils libèrent les enfants, a réussi sa partition. On parle de plus de 10 000 enfants à libérer, où en êtes-vous quelques jours après la fin du sommet de Bangui ?

 

Mohamed Malick Fall : L’accord est très important sur le plan politique, parce que les groupes se sont engagés solennellement à libérer les enfants. Auparavant, il y avait déjà des libérations d’enfants régulièrement (2800 en 2014) mais elles étaient organisées au coup par coup.

 

Cette fois l’accord a été conclu au niveau national, ce qui implique que l’on doive se préparer à de nombreuses libérations d’enfants dans les prochains mois (en tenant compte des contraintes logistiques, très compliquées en Centrafrique, et de la saison des pluies qui va rendre les conditions encore plus difficiles).

 

Le 14 mai dernier, soit à peine plus d’une semaine après la signature de cet accord, 357 enfants ont été libérés par les groupes de Bambari (Ex-sélékas et anti-balakas) ce qui constitue un premier pas. Les libérations devraient se poursuivre et s’accélérer dans les semaines et les mois à venir.

 

Au plan psychologique, ses enfants armés et ceux qui ont été des esclaves sexuels, auront-ils un traitement approprié. Quelle est la stratégie de l’Unicef ?

 

A leur sortie, les enfants sont pris en charge de façon multiforme. Ils sont confiés à des ONG partenaires de l’UNICEF, formées à ces problématiques. Ils passent des examens médicaux, reçoivent un appui psychologique. Ensuite il y a la question de la réunification familiale : certains enfants ont leurs parents près d’eux et peuvent donc rentrer chez eux en restant en lien constant avec les partenaires pour toutes les activités de « reconstruction ». D’autres sont accueillis par des familles d’accueil ou dans des centres de transit temporaires, le temps que l’on prépare la réunification familiale (il faut s’assurer que les enfants soient acceptés dans leur communauté) ; dernier cas de figure enfin, les enfants pour lesquels la recherche des familles est problématique ou compliquée (parents introuvables, grandes distances, voire famille réfugiée à l’extérieur du pays) sont accueillis dans des centres de transit qui peuvent les recevoir pour une durée plus longue.

 

Tout cela s’accompagne évidemment d’évaluation sur le niveau d’éducation et d’un accompagnement au retour à l’école, lorsque cela est possible, ou dans la recherche de solutions alternatives lorsque le retour à l’école est impossible.

 

Activités de «reconstruction» et cours de rattrapage

 

Reconstruire l’école centrafricaine ne sera pas facile, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique centrafricain a développé et adopté un plan de transition pour les années 2015 à 2017. Quel sera le rôle de l’Unicef dans la mise en œuvre de ce plan ?

 

L’UNICEF coordonne toutes les actions menées par les Partenaires techniques et financiers dans le domaine de l’Education. Le plan de transition sur trois ans a été validé en septembre dernier. L’UNICEF travaille en coordination étroite avec le Ministère de l’Education, les partenaires nationaux et internationaux, les parents, les communautés, les élèves et les enseignants.

 

L’appui consiste notamment en formation des enseignants (recrutement et formation de nouveaux enseignants, et formation pour les maîtres-parents), formation continue pour les enseignants dans des domaines comme le psychosocial, la vie en société et l’éducation à l’hygiène. Il y a également la construction de nouvelles écoles dans les endroits où il n’y en n’a pas en nombre suffisant. Notre souci est également de réhabiliter les écoles détruites pendant la crise, de leur fournir du matériel pédagogique et des fournitures scolaires. Enfin il y a l’appui au Ministère pour le suivi et l’évaluation des enseignants et l’appui en fournitures pour le Ministère et ses entités décentralisées. Nous avons prévu de soutenir les cours de rattrapage pour les enfants avant la rentrée académique 2015/2016 et concernant la transition des enfants des espaces d’enseignement temporaires aux écoles, au fur et à mesure de leur réouverture, en fonction des conditions de sécurité, un appui est prévu.

 

Quelle place sera réservée aux filles dans ce processus par rapport à leur maintien ?

 

L’UNICEF travaille en coordination étroite avec le Ministère et les partenaires pour promouvoir l’éducation des filles. L’UNICEF a soutenu des groupes de sensibilisation, organisés au niveau local, qui ont mené des campagnes actives de sensibilisation dans huit préfectures. Ces groupes sont composés des aînés, des sages de la communauté, ainsi que des leaders d’opinion qui insistent auprès de la population sur l’importance d’envoyer les filles à l’école. Une campagne est prévue en prélude à l’année académique 2015/2016, qui insistera sur l’importance de la scolarisation de tous les enfants déscolarisés, en particulier les filles. Cette campagne sera menée au travers de communications dans les médias, mais aussi de sensibilisation au niveau local. Elle consistera également en la distribution de matériel pédagogique et de fournitures scolaires. Dans le même temps, l’UNICEF soutient la mise en place de toilettes séparées dans les écoles ; en effet des études ont montré que leur absence est l’une des raisons pour lesquelles les filles les plus âgées cessent d’aller à l’école. Dans les écoles que l’UNICEF aide à construire ou à réhabiliter, des latrines non mixtes sont installées. La promotion de la parité pour le recrutement et la formation des enseignants : l’UNICEF s’efforce d’appuyer le recrutement de femmes enseignantes. Cela donne un modèle auquel les petites filles peuvent s’identifier, c’est aussi un moyen de renforcer la sécurité dans les écoles pour les filles.

 

«Que la crise centrafricaine ne devienne pas une crise oubliée»

 

La prise en charge des femmes est également préoccupante, il y a eu de nombreux cas de viols et de tortures. Que comptez-vous faire à ce niveau ?

 

La violence basée sur le genre, notamment celle faite sur les femmes, est aussi une des caractéristiques du conflit en RCA. L’UNICEF en partenariat avec le gouvernement et les ONG membres du réseau de protection travaillent sur la question. Les formes d’appui sont multiples: identification et vérification des victimes, appui psychosocial dans les centres d’écoutes, soins médicaux d’urgence, appui pour l’accès à la justice, médiation sociale pour l’acceptation et la réintégration dans les familles et les communautés.

 

Tout est urgence en Centrafrique alors qu’au plan financier, l’Etat est exsangue.

 

Est-ce que cette situation ne pourrait pas compromettre vos programmes ?

 

La recherche de financement est toujours problématique, le contexte international fait que les urgences humanitaires se multiplient dans le monde, et il est important que la crise centrafricaine ne devienne pas une crise oubliée. Les processus de libération et de réintégration des enfants associés aux groupes armés vont nécessiter des ressources additionnelles, dans un contexte financier déjà très tendu pour l’UNICEF en République Centrafricaine. A la date du 30 avril, seuls 17 million de dollars US avaient été reçus sur les 73.9 nécessaires pour les opérations de l’UNICEF en RCA cette année.

Lu pour vous : «Seuls 17 millions de dollars US reçus sur les 73,9 nécessaires pour les opérations de l’UNICEF» Mohamed Malick Fall, coordonnateur de l'Unicef en République Centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 18:18

 

 

Centrafrique: l'ex-président Bozizé investi candidat à la présidentielle d'octobre

 

BANGUI  dimanche 9 août 2015 09:56 -  - L'ex-président centrafricain François Bozizé, renversé en mars 2013 par une rébellion, a été investi candidat à la présidentielle d'octobre par son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), a annoncé samedi son secrétaire général, Bertin Béa.

 

Le congrès du KNK s'est déroulé à Bangui vendredi en l'absence de l'ancien président de 69 ans, qui vit en exil depuis son renversement, même s'il avait fait passer un message à ses sympathisants insistant sur la cohésion nationale.

 

"Nous voulons que Bozizé revienne défendre les couleurs du KNK. Car nous croyons qu'avec lui, nous allons gagner cette présidentielle", a déclaré Bertin Béa, soulignant que "c'est la première fois dans l'histoire" de la Centrafrique qu'il y a "près de 100 candidats à la présidentielle".

 

"Tout est mis en œuvre pour barrer la route au président François Bozizé. Certains veulent l'empêcher d'être candidat, en le rendant inéligible. Or, aucune instance judiciaire, ni aucun magistrat n'a décidé à ce jour, que le président François Bozizé a perdu tous ses droits civiques, il n'est pas en prison", a ajouté M. Béa, cité par l'agence AFP.

 

"Présentement il vit entre le Kenya et l'Ouganda, ce qui prouve bien qu'il peut rentrer dans son pays", selon le secrétaire général du KNK.

 

Plusieurs dizaines de personnalités se sont déjà déclarées candidates à la présidentielle dont le premier tour a été fixé au 18 octobre par les autorités de la transition. Un éventuel second tour est prévu le 22 novembre.

 

Le général François Bozizé, avait pris le pouvoir par la force en 2003, et fut renversé 10 ans plus tard, le 24 mars 2013, par une rébellion à dominante musulmane venue du nord, la Séléka, plongeant le pays dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960.

 

En réaction, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka se sont créées, commettant à leur tour de nombreuses exactions contre les civils et ouvrant la voie à des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Les autorités de transition mises en place lorsque la Séléka a été chassée du pouvoir par une intervention militaire française et internationale début 2014, peinent à relever ce pays déjà meurtri par des années de troubles et rébellions.

 

M. Bozizé, ainsi que plusieurs chefs rebelles, est sous le coup de sanctions onusiennes pour le soutien apporté aux milices anti-balaka durant les violences.

 

 

 

Centrafrique : Bozizé annonce sa candidature à l‘élection présidentielle centrafricaine

 

Bangui 9 août 2015 à 10:42 UTC (APA) L’ancien président centrafricain François Bozizé a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle centrafricaine, à l’issue du deuxième congrès de son parti de la convergence Kwa Na Kwa (KNK), vendredi dernier à Bangui.

 

La candidature de Bozizé porte à deux le nombre de candidats de ce parti à la prochaine élection présidentielle, après celle de Faustin Archange Touadéra, membre du bureau politique du KNK, qui a occupé les fonctions de Premier ministre cinq ans durant, sous le régime de François Bozizé.

 

M. Touadéra, démis de ses fonctions à la suite des accords de paix de Libreville de 2012, a annoncé sa candidature à la présidentielle dans un hôtel de Bangui, deux jours avant la tenue du congrès de son parti KNK.

 

Une trentaine de personnes ont déjà annoncé leurs candidatures à l’élection présidentielle centrafricaine. Mais pour qu’une candidature soit retenue, il faudrait qu’elle réponde aux critères définis par le nouveau code électoral qui doit être adopté dans les prochains jours par le Conseil national de transition (CNT).

 

Copyright APA © 

 

 

NDLR : S'il est vrai qu'en Ouganda où il jouit actuellement de la généreuse hospitalité de Museveni, Bozizé ne croupit certes pas en prison mais le régime des sanctions onusiennes toujours en vigueur contre lui ne font pas de lui un homme libre. Annoncer sa candidature à l'élection présidentielle comme il le fait est une chose mais être déclaré éligible pour prendre effectivement part au scrutin du 18 octobre prochain est une tout autre chose que seule la Cour constitutionnelle de Transition est habilitée à dire en temps utile. Le moment n'est plus tellement loin où les Centrafricains seront situés sur cette véritable avalanche de candidatures à laquelle on assiste impuissant avec un certain amusement. 

Centrafrique : Bozizé annonce sa candidature à l‘élection présidentielle centrafricaine
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 17:57

 

 

 

Le parti de Me Nicolas Tiangaye, la Convention Républicaine pour le Progrès Social a ouvert samedi 8 août à l’Hôtel Ledger Plaza de Bangui les travaux de son premier Congrès ordinaire destiné à remplacer le Directoire provisoire qui le dirigeait jusqu'ici, par  la mise en place des structures pérennes et des dirigeants élus de cette formation politique. Plusieurs partis politiques tant nationaux qu’étrangers invités ont répondu présents et lu à la tribune des messages de soutien comme le MLPC de Martin Ziguélé, le RDC de Désiré Kolingba, le PATRIE de Crépin Mboli-Goumba, KELEMBA d’Elie Doté ou encore l’ANC de Maxime Kazagui. Même le KNK de Bozizé n’était pas en reste. Il a dépêché Christian Guénébem pour délivrer son message. Au titre extérieur, un message de l’ancien Ministre d'Etat sénégalais Landing SAVANE, Secrétaire Général de And-Jëf/PADS a également été lu aux congressistes. Les travaux du congrès de la CRPS prendront fin ce lundi 10 août avec sans doute l’investiture de ses candidats aux prochaines élections législatives. 

 

 

DISCOURS D’OUVERTURE DU PRESIDENT DU DIRECTOIRE POLITIQUE PROVISOIRE

 Me NICOLAS TIANGAYE 

 

 

CONVENTION REPUBLICAINE POUR LE PROGRES SOCIAL

 

JUSTICE-PAIX-DEVELOPPEMENT

 

 

1er CONGRES ORDINAIRE (8, 9, 10 août 2015)

 

 

            Monsieur le Représentant de son Excellence Mme la Présidente de la République, Chef de l’Etat de Transition

 

            Monsieur le Représentant de l’Honorable Président du Conseil National de Transition

            Monsieur le Représentant de son Excellence Monsieur le Premier Ministre de Transition,

            Monsieur le Représentant du Président de la Cour Constitutionnelle de Transition

            Monsieur le Président du Haut Conseil de la Communication de Transition

            Monsieur le Représentant du Président de l’Autorité Nationale des Elections

 

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des Organisations Internationales

 

            Mesdames et Messieurs les Chefs de Partis Politiques

            Mesdames et Messieurs les leaders des Centrales syndicales

            Messieurs les Représentants des Confessions religieuses

Mesdames  et Messieurs les leaders des Associations de la Société Civile

Républicains membres du Directoire Politique Provisoire

Républicains membres des Fédérations et sous fédérations du Parti

Républicains membres des organes connexes du Parti

Républicains membres des organes de base du Parti

 

            Chers congressistes

 

            C’est avec une fierté légitime et une joie immense que je souhaite la bienvenue à nos illustres invités.

 

 Excellences, Mesdames et Messieurs, distingués invités, votre présence au 1er Congrès Ordinaire de la Convention Républicaine pour le Progrès Social, malgré vos multiples occupations, rehausse de manière éclatante cette cérémonie d’ouverture. Daignez accepter par ma voix l'hommage de notre sincère reconnaissance pour votre bienveillante et constante sollicitude.

 

            Je remercie ceux d’entre vous qui ont bien voulu nous délivrer des messages d’encouragement dont le contenu ne saurait nous laisser insensible.

 

            L'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) au sein de laquelle nous menons notre combat occupe en ce moment historique, une place de choix dans nos pensées. Notre conviction profonde est que le salut réside dans l’unité d’action. Qu’elle trouve ici l’expression de nos salutations fraternellement militantes et de notre solidarité agissante.

 

            Je salue particulièrement nos militants de provinces qui, malgré les difficultés de tous ordres, dont  l'insécurité qui règne encore dans certaines régions de notre pays, ont bravé les dangers et fait le déplacement, témoignant ainsi leur indéfectible attachement aux idéaux de notre formation politique. Ils ont voyagé avec des moyens de fortune, qui en taxis-motos, qui à bicyclettes, qui en pirogues, qui à pieds. Je suis admiratif de leur courage. Leur sens du devoir nous donne des raisons d’espérer. En mon nom et en celui de tous les membres du Directoire Politique Provisoire, qu'ils reçoivent nos félicitations républicaines.

 

            J’adresse mes encouragements à tous les représentants des Fédérations CRPS de France-Europe-Asie, du Sénégal et du Cameroun qui n’ont pas hésité un seul instant à faire le voyage de Bangui pour se joindre aux  autres républicains afin de participer à ce Congrès.

 

            Je félicite les membres du Comité d’organisation du Congrès qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de ces assises. En leur nom, je sollicite votre indulgence pour les imperfections que vous aurez relevées.

 

            A vous tous chers Congressistes, j'adresse mes salutations républicaines à l'occasion de ce 1er Congrès Ordinaire placé sous le signe de la paix,  de la réconciliation et de l’unité  nationale. En votre nom, je demande une minute de silence pour tous ceux qui, pendant cette crise ont été brutalement arrachés à l’affection de leur famille, aux militants du Parti disparus et aux soldats des Forces Internationales tombés pour la paix dans notre pays.

 

Chers Congressistes,

            L’apprentissage de la démocratie se fait d’abord dans nos partis politiques. Nous devons avoir le sens de la critique, de l’autocritique et de la tolérance pour mieux nous projeter dans le futur.

            Votre tâche au cours de ce Congrès se conformera aux statuts et règlement intérieur de notre parti, à savoir  entre autres:

 

-  prendre des résolutions,

-  définir les grandes lignes politiques ainsi que les orientations stratégiques du Parti,

-  élaborer et voter  le projet de société, amender ou abroger toutes dispositions statutaires ou règlementaires, et autres documents fondamentaux du Parti,

-  décider des sanctions, de la levée des sanctions ou de la réhabilitation des membres des organes sanctionnés après leur audition en commission ou en plénière,

-  élire le Président du Parti et les autres membres du Comité Central, et du Directoire Politique,

-  investir le candidat du Parti à l’élection présidentielle,

 

     - élire les membres de la Commission Nationale de Contrôle  et de la       Commission Nationale chargée du contentieux.

 

            Excellences Mesdames et Messieurs ;

 

Distingués invités;  

                                                 

            Chers Congressistes;

           

La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) est un parti politique qui a vu le jour le 24 mai 2008 lors de son  Assemblée Générale Constitutive. Il avait participé au Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008. J’avais au nom du Parti, siégé au Comité de suivi comme Président de la Commission Politique et Gouvernance. Le Parti avait participé aux élections législatives de 2011 et n'avait pas présenté de candidat à l'élection présidentielle. Ces élections entachées de fraudes massives sans précédent  dans l'histoire de notre pays avaient été considérées comme "sujettes à caution" par les observateurs internationaux et avaient constitué le point de départ de la grave crise que nous connaissons actuellement.

 

Les soubresauts qui avaient secoué notre pays ne nous ont pas permis de tenir notre  1er Congrès Ordinaire en 2013. Toutefois le Parti a pris part à toutes les activités qui ont touché à la vie politique et à l’avenir de notre pays. Il a pris position soit individuellement soit collectivement au sein de plateformes de partis politiques comme « les Autres Partis », « le Collectif des Forces du Changement(CFC) », « le Front pour l’Annulation et la reprise des Elections de 2011 (FARE2011) », «la Coordination des Partis et Associations politiques de l’Opposition Démocratique (COD) » et enfin depuis janvier 2014 « l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) ». 

 

La CRPS avait bénéficié de la confiance des formations politiques de l’opposition démocratique pour coordonner ses activités. Ainsi votre humble serviteur avait dirigé la délégation de l’opposition aux négociations qui avaient conduit à la signature de l’accord politique de Libreville du 11 janvier 2013.

 

Cet accord ayant concédé le poste de Premier Ministre à l’opposition démocratique, celle-ci à l’unanimité avait porté son choix sur ma modeste personne.

 

Le Parti siège au Conseil National de Transition. Il a participé au Forum  National de Bangui, aux discussions sur l’adoption du code électoral et de la nouvelle constitution.

 

Conscient de ses responsabilités historiques, elle œuvre inlassablement avec les forces vives de la nation pour une transition apaisée et respectueuse de la Charte Constitutionnelle de la Transition afin d’aller à des élections justes, équitables, transparentes et inclusives.

  

Tout en respectant les choix des autres forces politiques et sociales, nous pensons qu’il y’a des défis communs que nous devons tous relever ensemble si nous voulons sortir de la spirale des violences cycliques dont notre pays est  malheureusement coutumier.

 

Le premier défi est d’ordre sécuritaire. Nous ne le dirons jamais assez. Dans un contexte de terrorisme international, notre pays peut facilement devenir  le sanctuaire de fondamentalistes aveugles capables de déstabiliser toute la sous-région.   

 

            C'est le lieu ici de saluer la communauté internationale et particulièrement les forces internationales sans l'intervention desquelles, le pays aurait inéluctablement connu une implosion. Je veux féliciter la FOMAC devenue la MISCA et ensuite la MINUSCA, ainsi que la Force SANGARIS et l'EUFOR-RCA. Je m'incline devant le sacrifice de leurs soldats tombés pour la paix en Centrafrique. Nous avons à l'égard de ces pays frères et amis une dette éternelle  de reconnaissance, un devoir inoubliable de gratitude. 

 

            Si le défi sécuritaire n'est pas correctement réglé, il est à craindre que les autres aspects de la crise ne puissent  trouver leur épilogue.

 

Nous restons convaincus que le désarmement des forces négatives, et la mise en orbite opérationnelle des Forces Armées Centrafricaines (FACA) restructurées sont  des prérequis pour la stabilisation de la situation sécuritaire. C'est pourquoi, tout en louant les efforts de la communauté internationale, nous appelons à une approche et à une lecture plus cohérente des résolutions des Nations Unies qui placent le mandat des casques bleus sous le chapitre 7 de la Charte. Nous pensons que certaines situations requièrent l'usage de la force par les soldats de la paix. Ils l’ont courageusement fait à Batangafo et à Bria et récemment au Km 5. Nous  les encourageons à continuer dans cette voie.

 

            Le second défi est politique et porte d’une part sur l’effectivité de la mise en œuvre des conclusions du Forum National de Bangui dont nous saluons les recommandations fortes notamment le Pacte républicain et la signature de l’engagement de désarmement par les groupes armés, la lutte contre l’impunité et d’autre part sur les élections.

 

            Il est important de relever que la quête de l’unité nationale ne doit pas rimer avec l’impunité nationale. Un proverbe africain  nous enseigne que « l’indulgence envers le vautour est une injustice contre le poussin ».

 

 Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité dont a atrocement souffert notre peuple ne sauraient rester impunis. Nous saluons la création de la Cour Pénale Spéciale par les Institutions de la Transition et encourageons la Cour Pénale Internationale dans son initiative de poursuivre et de juger les auteurs de ces crimes.

 

            Si les élections doivent consacrer le retour à l’ordre constitutionnel, elles peuvent soit atténuer, soit aggraver la crise selon qu’elles auront été bien ou mal faites. C’est pourquoi, nous lançons un appel pour que les consultations soient plurielles, inclusives, libres, justes et transparentes, dans le respect le plus strict des lois et règlements de notre pays.

 

            A ce sujet, la CRPS  rappelle les valeurs républicaines aux rangs desquelles on doit inscrire l’indépendance de la justice qui constitue la clé de voûte de toute démocratie. C’est un principe universel qui a aussi droit de cité en Centrafrique. Notre parti portera un regard critique sur toute velléité d’atteinte à cette indépendance judiciaire.

 

Si la CRPS salue l’action de la communauté internationale sans laquelle le pays aurait connu une désintégration totale, elle pense que c’est aux centrafricains et à seuls que revient la mission historique de définir les enjeux politiques de leur propre avenir. Ils ne sauraient être comptables des conséquences dommageables de décisions prises sans eux ou contre eux.

 

C’est pourquoi la CRPS voit avec appréhension une certaine prétention à vouloir décider à la place de notre peuple ou à imposer des solutions à nos institutions. L’Histoire est là pour attester que la solidarité internationale n’a jamais existé à sens unique et qu’elle constitue le ciment unificateur de la civilisation humaine. 

 

Quant à nous les acteurs politiques, nous devons reconnaître notre propre responsabilité dans la décadence de notre pays et les souffrances endurées par notre peuple à qui nous devons demander pardon pour n’avoir pas été à la hauteur de ses attentes et de ses espérances. Maintenant que le pays est déjà dans l’abîme par notre propre faute, nous devons prendre conscience de l’urgente nécessité de le sauver quelques soient nos divergences.

 

Un proverbe africain dit : « Les chiens se détestent, mais s’unissent dès qu’ils voient un chacal ». Alors mes chers compatriotes, si ne pouvons pas faire  mieux que les chiens, au moins faisons comme eux. Nous unir face au péril de désintégration de notre pays est une exigence patriotique minimale de survie nationale.

 

Le troisième défi est d’ordre humanitaire : en effet la situation humanitaire dans l'ensemble du pays est très préoccupante avec plus de 2,7 millions de personnes ayant besoin d'assistance, 450.000 réfugiés dans les pays voisins et près de 400.000 personnes déplacées à l'intérieur du pays pour une population totale de 4,500.000 habitants. Tous les efforts doivent porter sur le retour des réfugiés et des déplacés dans leurs foyers. La réconciliation nationale est à ce prix.

 

Le quatrième défi est d’ordre économique et social. Le redressement économique de notre pays doit constituer un axe prioritaire de l’action gouvernementale. La CRPS au cours de ce Congrès adoptera un projet de société et un programme politique qui constitueront sa contribution à l’œuvre de reconstruction de notre pays.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs

 

Distingués invités

 

Chers Congressistes

 

Je termine en disant avec humilité à mes concitoyens : « aucun de nous ne possède la lumière, mais chacun de nous peut apporter un éclairage » pour sauver notre pays.

 

Certains l’ont fait avec lucidité en tirant la sonnette d’alarme. Le 29 janvier 2010 déjà, le Président du Parti Social Démocrate (PSD) l’ancien Premier Ministre centrafricain Enoch DERANT LAKOUE prononçant le discours d’ouverture du Troisième Congrès Ordinaire de son Parti s’écriait en ces termes :

 

«  JE DIS AUJOURD’HUI HAUT ET FORT CECI : ATTENTION, ATTENTION, ATTENTION AU FEU QUI COUVE SOUS LES CENDRES, A L’IMPREPARATION GENERATRICE DE CONTESTATIONS VOIRE DE GRANDS DANGERS.

 

NE DEMANDONS PAS A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DE REFLECHIR A NOTRE PLACE PUISQUE NOUS SOMMES MATURES.

 

TOUT CE QU’ELLE PEUT NOUS DIRE AUJOURD’HUI, ME SEMBLE-T-IL, C’EST NOUS CONSEILLER DE RESPECTER NOTRE PROPRE CONSTITUTION, DE TENIR NOS PROPRES ENGAGEMENTS DONT NOUS SOMMES SEULS COMPTABLES DEVANT NOTRE PEUPLE ET LE MONDE QUI NOUS OBSERVE.

 

TOUT CE QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE PEUT CONFIRMER C’EST QU’ELLE EST PRÊTE A NOUS ACCOMPAGNER DANS LES EFFORTS POSITIFS ET CONSTRUCTIFS QUE NOUS FERONS NOUS-MEMES ».

 

Ces propos prophétiques prononcés il y a plus de cinq ans sonnent encore aujourd’hui comme un ultime appel à la raison.

 

            La communauté internationale ne restera pas éternellement à notre chevet.

 

          Chez  les Sénoufos en Côte d’Ivoire, on dit « qu’on peut aider quelqu’un à monter sur l’arbre. Mais la manière d’attraper les branches pour ne pas tomber le regarde ».

 

            Mais l’optimisme qui m’habite me fait dire que le peuple centrafricain, même s’il tombe dix fois, il se relèvera onze fois.

 

            Excellences Mesdames et Messieurs, distingués Invités, Chers Congressistes, c’est sur cette note d’espérance que je déclare ouverts les travaux du 1er Congrès Ordinaire de la Convention Républicaine pour le Progrès Social.

 

            Je vous remercie pour votre bienveillante attention.

 

                                               Bangui, le 08 août 2015

 

                                               Me Nicolas TIANGAYE 

Me Nicolas TIANGAYE ouvre les travaux du Congrès ordinaire de la CRPS
Me Nicolas TIANGAYE ouvre les travaux du Congrès ordinaire de la CRPS
Me Nicolas TIANGAYE ouvre les travaux du Congrès ordinaire de la CRPS
Me Nicolas TIANGAYE ouvre les travaux du Congrès ordinaire de la CRPS
Me Nicolas TIANGAYE ouvre les travaux du Congrès ordinaire de la CRPS
Me Nicolas TIANGAYE ouvre les travaux du Congrès ordinaire de la CRPS
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 10:50

 

 

 

http://rjdh.org/PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 8 AOÛT 2015

 

Le Programme Alimentaire Mondial(PAM) a remis le vendredi 7 Aout un véhicule et des matériels de bureau au ministère du développement du monde rural à Bangui. Le but de ce don est de permettre à ce ministère d’effectuer des missions pour la mise en œuvre et le suivi des activités du projet d’aide d’urgence aux ménages affectées par les conflits en Centrafrique. La cérémonie de remise a eu lieu dans l’enceinte dudit ministère et présidée par le représentant du PAM en Centrafrique.

 

Guy Adoua directeur du Programme Alimentaire Mondial(PAM) a souligné lors de la cérémonie que ce don est la preuve de la franche collaboration entre le PAM et le ministère du développement du monde rural car « les échanges, les activités en faveur des ménages affectées par la crise ont été fait de manière conjointe entre ces deux structures depuis le début de cette crise » a-t-il précisé.

 

« Nous sommes en fin de phase d’urgence et nous devons aussi passer à une autre phase qui est celle de la relance agricole. La Centrafrique est un pays à vocation et caractère agricole, nous avons le devoir de nous pencher pour pouvoir remettre le pays sur cette voie afin que la population de ce pays ne dépende plus de l’assistance du PAM mais plutôt qu’il soit entrain de produire pour se prendre en charge» expliqué le représentant du PAM.

 

Il a fait savoir que « le véhicule, remis, va aider ce ministère à suivre les activités d’aide aux ménages affectés à l’intérieur du pays par les conflits. Et les fournitures de bureau vont permettre au ministère de rédiger les rapports afin de prouver le suivi de ce projet » a souligné Guy Adoua.

 

Téotime Soulé Balouwé, ministre de développement du monde rural a attiré l’attention du personnel sur l’utilisation de ce don,  « c’est un plaisir pour nous de recevoir ce véhicule et les fournitures de bureau qui vont nous permettre de mieux travailler surtout  à l’intérieur du pays. J’appelle le personnel du ministère à en faire bon usage car c’est pour le ministère» a-t-il suggéré.

 

Le don est accompagné d’un crédit de communication d’un montant de 720.000 francs cfa au profit du ministère de développement du monde rural.

Le PAM fait don d’un véhicule et des fournitures au ministère du développement rural
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 10:41

 

 

         

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-09 09:23:48 Un soldat du contingent rwandais des casques bleus basés en Centrafrique a abattu, samedi, quatre de ses compagnons d'arme avant de se donner la mort dans leur base à Bangui.


Ce n'est pas la première fois qu'une situation similaire se produit au sein des casques bleus déployés en Centrafrique.


L'année dernière, un soldat burundais avait été arrêté après avoir mortellement blessé un de ses compagnons d'arme. 


Le contingent rwandais des casques bleus s'occupe de la protection de la présidente de la République de Transition, Mme Catherine Samba Panza.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=830769#sthash.FFC1GiUx.dpuf

 

 

 

Fusillade sur une base rwandaise en Centrafrique : un acte sans doute « terroriste »

 

09 août 2015 à 15h40 Par AFP  La fusillade fratricide, qui a coûté la vie à quatre casques bleus rwandais samedi à Bangui sur une base du contingent rwandais de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), est un « acte déplorable », vraisemblablement à caractère « terroriste », a affirmé dimanche l'armée rwandaise.

 

Un casque bleu du contingent rwandais a ouvert le feu sur ses frères d’armes, tuant quatre d’entre eux et en blessant huit autres. « Les enquêtes indiquent pour le moment une motivation terroriste à cet acte déplorable », a indiqué dimanche un communiqué de l’armée publié à Kigali.

 

« L’incident a eu lieu le (samedi) 8 août vers 5H45 à Bangui, à l’état-major du Bataillon rwandais de la Minusca, dans le 5ème arrondissement » de la capitale, dans le quartier Socatel M’Poko, selon le communiqué.

 

« Les RDF (Forces de défense rwandaises) sont intervenues et ont tué le soldat assaillant, sauvant la vie de plusieurs autres casques bleus rwandais », ajoute le texte.

 

« Les victimes ont été immédiatement évacuées vers un hôpital de Bangui, quatre ont été opérées avec succès, aucun des huit blessés n’est dans un état critique ».

 

Une enquête ouverte

 

Ce communiqué, signé du porte-parole de l’armée, le général Nzabamwita, ne précise pas s’il s’agit d’une attaque à caractère islamiste ou d’une action isolée d’un partisan de l’opposition armée rwandaise en exil.

 

A Bangui, la Minusca a annoncé avoir ouvert une enquête pour « déterminer les circonstances et le mobile de cet incident inédit depuis la création de la Mission en avril 2014″.

 

En décembre 2013, des échanges de tirs avaient opposé soldats tchadiens et burundais de la force africaine de maintien de la paix (Misca, depuis remplacée par la Minusca), sans faire de victime.

 

La Minusca compte 10.800 hommes – Burundi, Cameroun, Congo, RD-Congo, Guinée Equatoriale, Gabon, Rwanda, Maroc, Sénégal, Pakistan et Indonésie -, appuyés par la force française Sangaris déployée fin 2013 pour enrayer les massacres entre communautés chrétienne et musulmane.

 

 

Centrafrique : Ban Ki-moon attristé par la mort de cinq Casques bleus rwandais de la MINUSCA

 

http://www.un.org/  9 août 2015 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré attristé samedi soir d'apprendre la mort de cinq Casques bleus rwandais déployés au sein de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

« Une enquête approfondie est en cours afin de déterminer les circonstances de cet incident au cours duquel huit autres casques bleus ont été blessés », a ajouté le chef de l'ONU dans un communiqué de presse rendu public par son porte-parole à New York.

 

Le Secrétaire général a présenté ses plus sincères condoléances aux familles des défunts ainsi qu'au gouvernement et au peuple rwandais.

 

Il a également souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

 

 

LA MINUSCA DEPLORE LA PERTE DE CINQ CASQUES BLEUS

 

Bangui, le 8 août 2015 - Un casque bleu de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a ouvert le feu, le samedi 8 août 2015, sur ses frères d’armes, tuant quatre d’entre eux et en blessant huit autres. L’auteur de cette tragédie survenue à la base du contingent rwandais à Bangui a lui aussi trouvé la mort.

 

La MINUSCA a diligenté une enquête pour déterminer les circonstances et le mobile de cet incident, inédit de par son ampleur depuis la création de la Mission en avril 2014.

 

La MINUSCA présente ses condoléances émues au Gouvernement rwandais et aux familles des victimes. Elle souhaite prompt rétablissement aux blessés qui reçoivent actuellement des soins à l’hôpital de la MINUSCA à Bangui.

Centrafrique: Un soldat du contingent rwandais des casques bleus se suicide après avoir abattu quatre de ses compagnons
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