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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 20:40

 

 


Addis Abeba - AFP / 18 septembre 2015 20h03 - L'Union africaine a annoncé vendredi la suspension du Burkina Faso, ainsi que des sanctions à l'encontre des instigateurs du coup d'Etat militaire qui a donné un coup d'arrêt aux élections prévues en octobre dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.


A l'issue d'une réunion de son Conseil de paix et de sécurité (CPS), l'Union africaine (UA) a décidé de suspendre le Burkina Faso de toutes les activités de l'UA avec effet immédiat, a déclaré à la presse le représentant ougandais Mull Katende, qui assure la présidence tournante du Conseil, au terme d'une réunion d'urgence de plusieurs heures au siège de l'organisation à Addis Abeba.


Le CPS a également voté l'adoption de sanctions à l'encontre de tous les membres du soi-disant Conseil national pour la démocratie qui a mené le putsch, tous frappés d'une interdiction de voyager et d'un gel des avoirs dans tous les États membres de l'organisation panafricaine.


Le diplomate ougandais a qualifié d'acte terroriste qui doit être traité comme tel la séquestration du président de transition Michel Kafando et d'autres membres du gouvernement par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré.


Toutes les mesures prises par ceux qui ont pris le pouvoir par la force au Burkina Faso sont nulles et non avenues. L'UA ne reconnaît aucun processus en dehors de la transition, a ajouté le diplomate au nom du Conseil de paix et de sécurité.


Le Conseil demande en outre à la commission de compiler une liste des membres de la junte et décide de qualifier tous les officiers du RSP d'éléments terroristes. 

Selon la charte de l'UA, tout État membre où se produit un changement inconstitutionnel de pouvoir, doit être suspendu de l'organisation jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel.


La présidente de la Commission Nkosazana Dlamini-Zuma avait déjà qualifié jeudi la séquestration par les militaires du président et du Premier ministre d'acte terroriste et avait rejeté comme nulle et sans effet la destitution de Michel Kafando. 



(©)

 

 

 

Communiqué de la 544ème réunion du CPS sur la situation au Burkina Faso

 

Friday 18 September 2015

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 544ème réunion tenue le 18 septembre 2015, a adopté la décision qui suit sur la situation au Burkina Faso:

 

Le Conseil,


1.    Prend note de la communication faite par la Commission sur la situation au Burkina Faso ;


2.    Rappelle les communiqués PSC/PR/COMM.(CDLXV) et PSC/PR/COMM.(CDLXVIII) sur la situation au Burkina Faso adoptés lors de ses 465ème et 468ème réunions tenues respectivement les 3 et 18 novembre 2014, marquant notamment l’appui de l’UA au processus de transition lancé en novembre 2014, à la suite de l’adoption de la Charte de la Transition et de la mise en place d’institutions de transition, les 16 et 17 novembre 2014, respectivement ;


3.    Exprime son appréciation à la Présidente de la Commission pour les mesures prises en vue d’accompagner le processus de transition, y compris la mise en place du Groupe international de soutien et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso (GISAT-BF), conjointement avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Le Conseil félicite le GISAT-BF pour ses efforts, et exprime son appréciation à la CEDEAO et aux dirigeants de la région, ainsi qu’aux Nations unies et aux autres membres de la communauté internationale, pour leur soutien à la Transition. Le Conseil note que, grâce à l’engagement des acteurs burkinabè et au soutien de la communauté internationale, la Transition au Burkina Faso, malgré les défis rencontrés, a enregistré des avancées remarquables, permettant ainsi de créer les conditions de la tenue des élections présidentielle et législatives, le 11 octobre 2015, et des élections municipales, en janvier 2016;


4.    Rappelle les dispositions pertinentes de l’Acte constitutif de l’UA, ainsi que celles de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, sur le rejet absolu par l’UA des changements anticonstitutionnels de Gouvernement;

5.    Exprime sa profonde préoccupation face à la situation au Burkina Faso, marquée par l’enlèvement et la séquestration, depuis le 16 septembre 2015, du Président de la Transition M. Michel Kafando, du Premier ministre de Transition, M. Yacouba Isaac Zida, et de certains membres du Gouvernement, ainsi que par le coup d’état militaire intervenu le 17 septembre 2015. Le Conseil rejette avec force les actions persistantes d’éléments appartenant au Régiment de sécurité présidentielle (RSP) visant à compromettre la Transition, qui font peser une grave menace sur la paix, la sécurité et la stabilité au Burkina Faso, dans la région et sur le continent dans son ensemble ;


6.    Fait siens le communiqué conjoint publié par l’UA, la CEDEAO et les Nations unies le 16 septembre 2015, condamnant fermement l’enlèvement et le coup d’état perpétrés par des éléments du RSP et demandant la libération immédiate et inconditionnelle des otages, ainsi que le communiqué de presse publié par la Présidente de la Commission le 17 septembre 2015, réitérant la demande de libération des autorités de la Transition, condamnant la prise du pouvoir par des militaires et appelant à des efforts internationaux concertés pour faire échec au coup d’état. Le Conseil se félicite également des déclarations faites par le Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que par l’Union européenne (UE) et des partenaires bilatéraux de l’UA, condamnant le coup d’état et demandant le retour au statu quo ante ;

7.    Condamne fermement l’enlèvement et la séquestration du Président de la Transition, M. Michel Kafando, du Premier ministre de Transition, M. Yacouba Isaac Zida, et de certains membres du Gouvernement, et souligne que ces actions constituent un acte terroriste qui doit être traité comme tel par l’ensemble de la communauté internationale. Le Conseil condamne en outre fermement l’annonce par des militaires de la « dissolution » des institutions de la Transition et la prise du pouvoir par l’armée. Le Conseil rejette totalement cette annonce, et souligne que celle-ci et tous les actes posés par les éléments putschistes qui se sont emparés par la force du pouvoir au Burkina Faso sont nuls et de nul effet. Le Conseil souligne que l’UA ne reconnaîtra ni ne soutiendra aucun processus conduit en dehors de la Transition lancée au Burkina Faso en novembre 2014, et exige en conséquence le retour au statu quo ante ;


8.    Condamne fermement la répression exercée par des éléments du RSP contre la population, faisant plusieurs morts et blessés, et exige la cessation immédiate de ces actes. Le Conseil exprime son entière solidarité avec le peuple burkinabè en ces circonstances difficiles, présente ses condoléances aux familles des victimes de cette répression et souhaite prompt rétablissement aux blessés ;


9.    Souligne  que les auteurs de l’enlèvement et de la séquestration des autorités de la Transition et de leur renversement, ainsi que les éléments impliqués dans la répression des manifestants, seront tenus responsables de leurs actes et devront en rendre compte devant les juridictions nationales et internationales compétentes ;


10.    Exige la libération immédiate et sans condition du Président de la Transition, M. Michel Kafando, du Premier ministre, M. Yacouba Isaac Zida, et d’autres membres du Gouvernement ;


11.    Décide de suspendre, avec effet immédiat, la participation du Burkina Faso à toutes les activités de l’UA, conformément aux dispositions pertinentes de l’Acte constitutif de l’UA et de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ;


12.    Décide en outre que les mesures ci-après à l’encontre des auteurs du coup d’état entreront automatiquement en vigueur, si le retour au statu quo ante n’est pas effectif dans un délai de 96 heures, à compter de l’adoption du présent communiqué:

(i)    interdiction de voyage et gel des avoirs de tous les membres du soi-disant « Comité national pour la démocratie » mis en place par les auteurs du coup d’état et de toute personnalité qui participerait au « Gouvernement » qu’ils pourraient créer. Le Conseil prie à la Commission de circuler la liste à tous les États membres et aux partenaires internationaux dès l’expiration du délai fixé plus haut, et de la mettre régulièrement à jour en vue d’y inclure les soutiens civils de la junte militaire;

(ii)    qualification des officiers supérieurs du RSP impliqués dans l’enlèvement et la séquestration du Président de la Transition, du Premier Ministre et de certains membres du Gouvernement comme éléments terroristes, dans le cadre de la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et de son Protocole de 2004. À cet effet, le Conseil prie la Commission de compiler immédiatement une liste, qui doit inclure des membres de la junte, et de la circuler à tous les États membres, ainsi qu’aux partenaires internationaux, dès l’expiration du délai fixé plus haut;


(iii)    initiation des démarches nécessaires auprès des institutions africaines et internationales compétentes, en vue du jugement des auteurs du changement anticonstitutionnel, conformément aux dispositions pertinentes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance;


(iv)    lancement de consultations avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en vue de priver les autorités de fait de tout accès aux ressources de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), ainsi que cela a été le cas dans la gestion de crises similaires dans la région; et


(v)    demande à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux de suspendre tous les programmes de coopération militaire et sécuritaire avec le Burkina Faso, ainsi que les programmes de coopération économique, étant entendu que tout devra être mis en œuvre pour minimiser l’impact sur la population civile;


13.    Exprime sa détermination à examiner des mesures additionnelles de nature à accélérer la réalisation des objectifs fixés plus haut;


14.    Exprime également son soutien aux efforts actuellement entrepris par la CEDEAO, à travers son Président en exercice, le Président Macky Sall du Sénégal, en vue de permettre le retour rapide au statu quo ante, et ce dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité;


15.    Demande à la Présidente de la Commission de mettre en place un Groupe d’experts pour aider le Conseil et la Commission à assurer le suivi de la mise en œuvre des mesures envisagées plus haut et à mobiliser le soutien international nécessaire pour assurer le fonctionnement effectif du Groupe, ainsi que de convoquer le plus rapidement possible, en consultation avec la CEDEAO et les Nations unies, une réunion du GISAT-BF pour faciliter une coordination internationale étroite et la mise en œuvre des mesures contenues au paragraphe 12 ci-dessus ;


16.    Souligne que les interférences répétées du RSP dans le processus de transition mettent en relief la nécessité d’une réforme en profondeur du secteur de la défense et de la sécurité au Burkina Faso, suivant des modalités à convenir avec tous les acteurs concernés. A cet égard, le Conseil prie la Commission, sur la base du Document-cadre de l’UA sur la réforme du secteur de la sécurité, d’identifier les modalités d’une contribution de l’UA à ce processus;


17.    Demande à tous les États membres de mettre scrupuleusement en œuvre les mesures énumérées plus haut, ayant à l’esprit les obligations qui sont les leurs aux termes de l’article 7 (paragraphes 3 et 4) du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, qui stipule que les Etats membres reconnaissent qu’en s’acquittant de ses devoirs aux termes du Protocole, le Conseil agit en leur nom, et que les Etats membres conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil conformément à l’Acte constitutif de l’UA;

 

18.    Demande à tous les partenaires internationaux, y compris l’UE et ses États membres, le Conseil de sécurité des Nations unies et d’autres partenaires internationaux, de soutenir pleinement le présent communiqué et la mise en œuvre des mesures énumérées au paragraphe 12 ci-dessus;


19.    Prie la Présidente de la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour la mise en œuvre du communiqué et de le transmettre au Conseil de sécurité des Nations unies et aux autres partenaires internationaux concernés, pour leur information et leur action en tant que de besoin;

  
20.    Décide de rester activement saisi de la question.

 

http://www.peaceau.org/fr/article/communique-de-la-544eme-reunion-du-cps-sur-la-situation-au-burkina-faso#sthash.GQazYmo9.WeXQqvU4.dpufhttp://s.romandie.com/news/nbread.php?news=631370 

Après le coup d'Etat, l'UA suspend le Burkina et sanctionne les putschistes
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Centrafrique-Presse.com
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 20:29

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 18 septembre 2015 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a célébré, ce 18 novembre, le premier anniversaire du transfert de responsabilité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) vers la Mission onusienne de maintien de la paix, le 15 septembre 2014. En une année, de multiples défis ont été relevés même si beaucoup reste à faire a reconnu le Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, en présence du Premier ministre, Mahamat Kamoun, d’invités de haut rang qui ont massivement pris part à la cérémonie, ainsi que du personnel de l’organisation.

 

Au plan opérationnel, l’effectif de 10 000 militaires et 1 800 policiers initialement prévus par la Résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies est désormais atteint. La Mission s’est félicitée de ce que 9 266 militaires et 1558 policiers ont déjà rejoints les rangs de la MINUSCA, «déterminés à remplir leur mission de pacification et de restauration de l’autorité de l’Etat centrafricain». Grâce à leurs efforts inlassables, ils ont contribué au retour à la normalité en RCA où les activités économiques et sociales reprennent peu à peu le rythme qu’elles avaient connu avant la crise à la faveur d’une sécurité indéniablement accrue a reconnu le Premier Ministre Kamoun. Dans les zones du pays où les ravages de la crise ont été les plus importants, la MINUSCA a mis un point d’honneur à protéger les civils, favoriser le retour des services déconcentrés de l’Etat et continue d’appuyer le processus politique en vue d’une sortie de crise définitive. Ce travail est aussi à la gloire des soldats tombés pour la paix en RCA.

 

Tout en rendant hommage au «travail des hommes et des femmes des contingents militaires et de police de la MINUSCA», M. Onanga-Anyanga n’a pas manqué de rappeler que «la Tolérance Zéro contre les abus en tout genre, est une exigence primordiale et toute faute sera sanctionnée avec la plus grande fermeté». La protection des civils étant au cœur du mandat de la MINUSCA, «aucun écart de comportement et manquement dans l’assistance aux populations civiles » ne saurait être toléré.

 

La célébration de ce premier anniversaire arrive au moment où la République centrafricaine se prépare à aller vers une étape charnière de son histoire. En effet, le pays se prépare «à organiser des élections capitales pour son avenir. Le retour à l’ordre constitutionnel sera le gage du rétablissement de la paix et de la stabilité du pays ». A ce titre, le Chef de la MINUSCA a appelé les Centrafricaines et les Centrafricains à «assumer leur responsabilité historique de doter leur pays d’institutions plus démocratiques et stables ».

 

Ces acquis auraient certainement été encore plus difficiles à atteindre sans la mobilisation immédiate des pays de la région auprès de la Centrafrique. «Leurs troupes ont servi d’ossature aux forces de maintien de la paix, d’abord régionales, puis continentales et enfin onusiennes à partir du 15 septembre 2014 ». Aussi, le Chef de la MINUSCA a-t-il également salué «les contingents des autres pays qui ont rejoint la MINUSCA marquant ainsi la force de la solidarité internationale et le caractère indivisible de la paix et de la sécurité mondiale », sans omettre la contribution de la Force française (SANGARIS) et d’EUMAM. Un hommage a aussi été rendu aux autorités de la Transition pour le soutien démontré envers les opérations de la MINUSCA.

LA MINUSCA CELEBRE SA PREMIERE ANNEE D’ACTION OPERATIONNELLE
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:50
Nouvelles nationales surRJDH
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Plus de 8450 électeurs inscrits à Boguila après cinq jours du lancement des opérations

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 18 SEPTEMBRE 2015

 

La population de la sous-préfecture de Boguila s’est  s’inscrite « massivement » sur la liste électorale. Plus de 8450personnes se sont enregistrées après cinq jours du lancement des opérations dans cette localité. Le sous-préfet de Boguila, Gilles Xavier Nguémbassa, parle d’une forte motivation.

 

 « Nous avons débuté le recensement électoral le 09 septembre 2015. Après cinq jours, nous avons dénombré plus de 8450 inscrits. Et le rythme va en hausse, car la population est très motivée à se faire inscrire pour pouvoir prétendre voter dans les prochains mois », a indiqué Gilles Xavier Nguémbassa.

 

L’autorité administrative locale, a déploré les difficultés financières et logistiques rencontrées par les agents recenseurs lors des travaux de recensement. « Les agents recenseurs partagent les problèmes des autres au point que depuis les neuf jours des opérations, leurs indemnités n’ont pas été versées. Même les frais de formation n’étaient pas versés avant le lancement du recensement », explique-t-elle tout en appréciant la volonté manifeste de ces derniers.

 

Sans indiquer le nom des groupes armés, Gilles Xavier Nguémbassa a noté que « dans la sous-préfecture de Boguila, même les hommes armés s’enregistrent. Nous nous sommes approchés d’eux et les avons sensibilisés sur l’Accord de Brazzaville et les Accords signés en marge du forum national de Bangui du mai 2015. Cela, les rassure et les met en confiance ».

 

Devant l’inexistence des forces de défense et de sécurité dans la localité, le sous-préfet a souhaité que « des forces nationales et ou internationales soient le plus vite possible déployées à Boguila pour aider à la réussite du processus électoral dans la région. Pour l’instant aucun incident sécuritaire n’y est constaté mais en matière de sécurité il faut toujours prévoir ».

 

La sous-préfecture de Boguila constitue avec celle de Markounda et Nanga-Boguila des Sous-préfectures les plus instables de la RCA. De fréquentes incursions des groupes armés y sont signalées peu après la fin de la dernière crise

 

 

Les épouses des otages de Baboua veulent entrer en contact avec leurs maris

 

http://rjdh.org/ PAR JOB MOHOUNA LE 18 SEPTEMBRE 2015

 

Deux mois après que le sous préfet et le maire de la ville de Baboua aient été pris en otages, leur famille affirme ne pas avoir de leur nouvelle. Les épouses des ces autorités demandent d’écouter la voix de leur maris, « s’ils sont encore vivants ».

 

« Si réellement le gouvernement est en négociation avec les ravisseurs, je propose à ce que mon mari puisse parler sur les ondes afin qu’on sache qu’il est toujours vivant et que les négociations continuent », a dit Marissa Roukaya épouse du maire de la ville de Baboua.

 

Selon la même source, les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré les ont rassurées que  les négociations avec les ravisseurs sont en cours « sans me donner plus de précisions sur la position ou l’état de santé de mon mari » regrette t-elle.

 

Même réaction du côté des parents du pasteur de l’église apostolique de la commune de Abba qui fait aussi partie des otages. « Ils sont d’abord des Centrafricains,  le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour obtenir leur libération mais on se rend compte que le gouvernement n’aménage aucun effort afin d’obtenir leur libération »,  a-constaté un parent proche des otages qui n’a pas montré son identité.

 

Les épouses des otages de Baboua s’inquiètent non seulement par rapport à la libération de leurs maris mais aussi  par rapport à la rentrée scolaire qui s’annonce. « Bientôt la rentrée scolaire et nous ne connaissons pas là où se trouvent nos maris comment nous allons faire pour préparer la rentrée de nos enfants  » s’est interrogée l’épouse du maire.

 

Le sous préfet, le maire et le pasteur de l’église apostolique de Abba ont été pris en otage par des hommes armés non identifiés le 19 juillet 2015 à 33 kilomètres de la ville de Bouar. Ces derniers revenaient d’une mission de travail avec l’ancien ministre de la communication Victor Waké.

 

Le ministre de l’Éducation nationale justifie la publication des nouveaux résultats du baccalauréat

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 18 SEPTEMBRE 2015

 

Des nouveaux résultats de baccalauréat ont été publiés ce matin sur les ondes de la radio nationale. Selon le ministre de l’Éducation nationale, Eloi Anguimaté, la première publication ne reflétait pas la réalité. Un dysfonctionnement au niveau de la programmation a tout renversé. Une proclamation qui intervient trois jours avant la nouvelle rentrée académique en Centrafrique.

 

«Après la première publication de baccalauréat, il y a eu des remous de la part des candidats et ces remous sont justifiés. Nous n’avons pas eu de bons informaticiens. Il y a eu couac dans le traitement des résultats surtout s’agissant de la programmation. Nous avons refait tout le travail et ce matin une nouvelle publication était faite », dit-il en expliquant que « les informaticiens ont, dans la programmation utilisé des coefficients non conformes à la réalité et qui ont été défavorables aux candidats ».

 

Le chef de département de l’Éducation Nationale a précisé en outre que ces cas ne concernent que la capitale centrafricaine, les villes de provinces sont épargnées. « Sur les 14 000 candidats au baccalauréat, session 2014-2015, 10 000 sont de la capitale Bangui. Les résultats que nous avons dû refaire concernent exclusivement ceux de Bangui ».

 

Une source proche du ministère de l’Éducation a confié au RJDH que les informaticiens à qui incombe la responsabilité du fiasco des premiers résultats du baccalauréat ont été relevés de leurs postes. « Une nouvelle équipe a été mise sur pied et c’est elle qui a achevé les travaux aujourd’hui à 01heure du matin. Je ne sais pas sur quel critère ils ont été recrutés », a-t-il dit sous l’anonymat.

 

Eloi Anguimaté a réitéré l’ouverture de la rentrée scolaire le lundi prochain. « Le lundi 21 septembre 2015, la rentrée académique 2015-2016 sera lancée à l’École Centre Fille en face de l’Hôpital Pédiatrique de Bangui », rappelle-t-il, « une année placée sous le signe du renouveau de l’Education en République Centrafricaine ».

 

Les statistiques de réussite au bac de cette année seront publiées ultérieurement selon le ministre de l’Éducation Nationale. Il a en revanche indiqué que la ville de Birao a enregistré plus de réussite cette année.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:09

 

 

 

18 septembre 2015

 

Au sortir d’une audience avec le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration, l’ambassadeur de Centrafrique Charles MALINAS s’est confié au service de la communication du Ministère. Un tour d’horizon sur les questions brûlantes de l’actualité et qui engagent la responsabilité du département de la sécurité publique. Et entre aux questions, l’organisation des prochaines élections liée à la fin de la transition.

 

Entretien.

 

Journaliste (J) : Monsieur l’ambassadeur, vous avez honoré le Département de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration par une visite. Que peut-on retenir de cette visite ?

 

Charles Malinas (CM) : Bien, écoutez ! C’est une visite qui fait suite à mon retour à Bangui après quelques semaines de voyage en France et en Europe dans le cadre des vacances et pour le travail. Nous avons eu aujourd’hui, avec le Ministre de la Sécurité notre premier entretien dans son bureau ; on a fait le tour des questions qui préoccupent la Centrafrique et aussi la coopération entre la France et la Centrafrique dans ce domaine.

 

J : Monsieur l’ambassadeur, la ville de Bangui et même certaines provinces centrafricaines ont du faire face à la montée de la criminalité ces derniers temps, le Département de la Sécurité Publique a-t-il à compter sur le soutien de la France pour y faire face ?

 

CM : Je vous avoue que la montée de la criminalité, c’est une phrase que j’entends toujours et j’attends de voir en quoi elle monte. Je suis arrivé dans ce pays en décembre 2013, pendant les quatre premiers jours de mon séjour, 05, 06, 07, 08 Décembre 2013, il y a eu plus de mille morts. Ensuite, il y a eu des centaines de personnes qui ont été tuées, qui ont été victimes d’exactions. Aujourd’hui, il y a une situation apaisée qui permet aux bandits et aux criminels d’exercer leurs activités, c’est-à-dire de voler, de braquer et éventuellement parfois malheureusement de tuer. Mais quand je regarde l’évolution de la situation, je me rends compte que les choses évoluent plutôt vers le mieux. Les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) font un très bon travail, les Forces de la Minusca, bien sûr la Minusca-police font un gros travail, la Sangaris appuie en termes de besoins, ces forces là. Et au total, je crois qu’on peut circuler à Bangui ou aller dans des endroits qu’on veut en provinces sans difficultés. Je n’oublie pas qu’il y a encore des endroits où la situation est compliquée mais dans l’ensemble, le positif est là. Je ne pense donc pas que la criminalité augmente autant. Il y a de la criminalité, c’est vrai et il faut la combattre résolument. La France est aux côtés de la Centrafrique pour faire en sorte que la criminalité ne soit pas dans une voie d’augmentation.

 

J : Le premier défi sécuritaire au jour d’aujourd’hui est la tenue des prochaines élections et à cela s’ajoutent d’autres défis notamment la formation des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) y compris le rajeunissement de ce corps. Le Département de la Sécurité de la Sécurité Publique peut-il compter sur le soutien de la France ?

 

CM : Les élections auront lieu dans un délai très bref, dans quelques mois, je dirai même dans quelques semaines et la formation, la mise sur pied d’un corps prendrait beaucoup plus de temps. Ce qu’il y a pour la sécurité, c’est qu’il y a dispositif de la Minusca, ce qui est un très bon dispositif auquel la Sangaris participe en tant qu’actrice et les Forces de Sécurité centrafricaines sont associées et intégrées à ce dispositif. Mais je pense que pour avoir des informations précises, il faudra que vous interrogiez la Minusca.

 

J : Certains partis politiques ont réclamé la démission des Institutions de la Transition, ce qui a jeté de l’effroi au sein de l’opinion nationale à quelques semaines des échéances électorales. Quelle est la position de la France sur cette question ?

 

CM : Vous connaissez la position de la France, une position qui est très simple. Le pays est en transition depuis deux ans, l’Union Africaine (UA) et la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont prolongé la transition de manière exceptionnelle jusqu’à la fin du mois de décembre. Il faudrait que les élections se tiennent avant cette date de telle sorte que les nouvelles autorités puissent prendre le relai de la transition. Ceux qui demandent qu’il n’y ait pas d’élections, des élections plus tard, des élections un autre jour, quand on aura le temps, de préférence  jamais, ce sont des gens qui prennent leur responsabilité. Je respecte leur liberté, je n’ai pas à les juger. Ce que je sais, c’est que les partenaires de la République Centrafricaine, ses voisins lui disent régulièrement qu’il faut permettre au peuple centrafricain de s’inscrire massivement sur la liste électorale. Aujourd’hui nous sommes le 14 Septembre, j’ai appris tout à l’heure qu’il y a environ 1,5 million de personnes inscrites sur la liste électorale ce qui fait 67% des électeurs. Je sais que cela bouge très vite, dans les préfectures il y a encore du retard. Ce qui fait qu’il y a 1,5 million de centrafricains et ce n’est pas fini qui veulent voter. C’est pourquoi ils se sont inscrits sur la liste électorale. Je me dis que mon devoir, comme ami de la Centrafrique est d’aider les centrafricains.

 

J : Monsieur l’Ambassadeur, merci !

 

CM : C’est moi qui vous remercie.

Lu pour vous : « IL Y A 1,5 MILLION DE CENTRAFRICAINS ET CE N’EST PAS FINI, QUI VEULENT VOTER. C’EST POURQUOI ILS SE SONT INSCRITS SUR LA LISTE ELECTORALE » DIXIT CHARLES MALINAS
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Centrafrique-Presse.com
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:55
Une semaine de la paix à Bangui

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/   vendredi 18 septembre 2015 14:39

 

La plateforme religieuse a lancé officiellement ce vendredi 18 septembre 2015, la semaine de la paix en prélude au 21 septembre où sera célébrée la journée internationale de la paix. Plusieurs activités prévues pendant cette semaine vont se dérouler à Bangui, Bimbo et Bégoua.

 

Les activités ont démarré par deux caravanes parties de Bimbo et Bégoua pour chuter à l’hémicycle du Conseil National de Transition (CNT, l'ancienne assemblée nationale) à Bangui, lieux de la cérémonie présidée par le Chef d’État de transition, Catherine Samba-Panza en présence des représentants du corps diplomatique et  des organisations internationales. 


La mobilisation sociale autour de cette semaine a été forte. Pour les jeunes, il faut repartir sur de nouvelles bases. D'après Arnold Junior Zémoniako, président de la jeunesse de Bimbo dans le 6e arrondissement de Bangui, « Nous nous sommes mobilisés pour cette marche parce qu'on veut la paix, trop c'est trop. La guerre n'est pas la solution, la guerre ne construit pas ». 

 
Le ministre de la Réconciliation nationale, du dialogue national et de promotion de la culture civique, Lydie Florence Ndouba, estime que les Centrafricains sont préoccupés par la question de la paix : « Les Centrafricains sont prêts à se réconcilier du moment où ils ont tous manifesté, dans le sens d'une vraie réconciliation, cette volonté lors des consultations populaires à la base qui ont abouti sur le forum de Bangui en mai ».


Le Chef de l’État de transition, Catherine Samba-Panza, a relevé l'importance que revêt l'organisation de cette semaine de la paix. « Devant une telle mobilisation qui explique les grandes avancées que nous avons obtenu progressivement sur les différents fronts de la sécurité, de l'humanitaire, du social, du diplomatique et du politique, il est très important de toujours rendre gloire à Dieu, le merveilleux », a-t-elle expliqué, reconnaissant que « C'est une initiative inédite ».

Elle poursuit que « Grâce à cette nouvelle approche, nous arriverons sans doute à une nouvelle prise de conscience de ce qui nous unit et qui devrait nous engager dans la reconstruction de notre pays ». L'enjeu majeur de la transition actuelle repose sur la paix, la réconciliation nationale, la restauration de l’autorité de l’État et la relance des activités économiques.


Le Chef de l’État de transition a souligné que « Les interventions soutenues et salutaires » des leaders religieux ont permis à notre pays d'éviter le pire. « Leurs interventions portent aujourd'hui leurs fruits au plan international avec les différents prix de la paix qu'ils ont récemment reçu à Genève et en Allemagne », a conclu Mme Samba-Panza.


Déjà, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a marqué la semaine d'un sceau particulier. « Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable », a-t-il martelé. 


Le thème international en 2015 est : ''Partenariats pour la paix-Dignité pour tous''. Il vise à démontrer qu’il est primordial que toutes les sphères de la société travaillent ensemble pour la paix.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:52

 

CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION                           REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

                    -----------                                                                          ----------

                    CABINET                                             UNITE   -   DIGNITE  -  TRAVAIL

                   ------------                                                                      ----------                 

CELLULE DE COMMUNICATION     

                     -----------                                              LA CELLULE DE COMMUNICATION

 

                                                                                                                             A

 

                                                                  MONSIEUR LE DIRECTEUR DE PUBLICATION

 

                                                                                                          DE


                                                                                       CENTRAFRIQUE-PRESSE

 

 

Objet :    Droit de réponse

                                                                      Monsieur le Directeur de Publication,

 

La Cellule de Communication du Conseil National de Transition vient de lire dans vos colonnes un article intitulé « Les incessantes et indécentes manœuvres du Monsieur du CNT ». Sachez, Monsieur le Directeur de Publication, qu’il n’est pas dans les habitudes de la Cellule de Communication du CNT, de répondre à des déclarations sensationnelles, dénuées de tout fondement tel que le présent article.

 

Compte tenu des délations  et contrevérités étalées par  votre journaliste YASMINA PERRIERE, l’auteur de l’article, la Cellule de Communication tient à faire les mises au point suivantes que vous daignerez publier in extenso :

 

  1. Du processus électoral

 

Il est aujourd’hui indécent et malhonnête de tromper le peuple centrafricain. Les propos  de celui que vous nommez « le Monsieur du CNT » concernant le processus électoral, sont basés sur des faits objectifs qui sautent aux yeux de tout le monde et qui ne sont pas à démontrer. Il n’y a que vous qui poursuivez cette démagogie rampante  selon laquelle les élections se  tiendront conformément au présent  calendrier de l’ANE. Même le Président en exercice de la CEEAC, Son Excellence Ali BONGO, Chef de l’Etat de la République sœur du Gabon, vient de donner raison au Monsieur du CNT pendant que vous vous entêtez dans des diversions politiciennes.

 

  1. Du rapport avec DJOTODIA

 

Le Monsieur du CNT  n’a bénéficié d’aucune générosité de l’ancien Président DJOTODIA  sauf mauvaise foi de l’auteur. Ce Monsieur du CNT est une expertise aguerrie et avérée du parlement centrafricain et pour cause ?

 

Pourtant déjà en 2003, ce Monsieur du CNT a déjà été membre du CNT et membre de son bureau. Elu député en 2005, il a occupé la Vice-Présidence de l’Assemblée Nationale pendant plus de cinq ans.

 

C’est au regard de cette riche et longue expérience parlementaire que ses collègues l’ont porté au perchoir de l’actuel parlement de transition. Cela a permis au CNT sous son impulsion, de terminer sa feuille de route dans le délai imparti par les Chefs d’Etat de la CEEAC.

 

  1. De l’Université de Bangui

     

La Cellule de Communication ne comprend pas cet acharnement si ce n’est de la pure méchanceté doublée d’une jalousie pathologique. En aucun moment, le Monsieur du CNT n’a été exclu de l’Université de Bangui pour cause de tricherie  telle que allégué dans votre imagination fertile. Comprenez que dans les années 95-96, le Monsieur du CNT fut secrétaire général de l’ANECA. Il a été traduit devant le Conseil de discipline de l’Université de Bangui pour «  affichage non autorisé » dans l’exercice de ses fonctions. Pour cette raison,  il a été exclu en 2ème année de licence en droit. Peut en témoigner, le Recteur de l’époque, le Professeur Nestor MAMADOU NALI,  encore vivant.

 

Que l’auteur de cet article cousu de mensonges se rappelle que le Monsieur du CNT a suivi un parcours universitaire irréprochable. Il était admis au concours sélectif d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure : option : Histoire-Géographie, sanctionné, trois ans après, par un Certificat d’Aptitude Professionnel « CAP ». Plus tard, il a obtenu sa licence en droit public puis sa maitrise en composant, notez-le bien, toutes les matières parmi ses collègues étudiants de manière régulière. Les témoignages de ses promotionnaires font ressortir la simplicité de l’homme qui a décroché la moyenne de 18/20 lors de sa soutenance. Qui dit mieux !

  1.  
  2. De l’Acharnement contre la Cheffe d’Etat de Transition
  3.  

Ces affirmations gratuites de nature à opposer deux principaux acteurs de la transition ne sont que des velléités machiavéliques sans fondement. En effet, en aucun moment,  la Cheffe d’Etat de Transition n’a jamais refusé un service quand le Monsieur du CNT le lui formule. D’ailleurs,  elle  a soutenu  d’une part, à travers  sa modeste contribution la tenue du  Congrès ordinaire de la formation politique qu’anime ce Monsieur du CNT. D’autre part, il serait malhonnête de méconnaitre qu’au sein de l’actuel Gouvernement de Transition, figure en bonne place, le représentant du parti de ce Monsieur du CNT.

 

Comprenez également qu’en tout état de cause, rien n’empêche le CNT à jouer pleinement son rôle de législateur et à dénoncer l’amateurisme de ceux qui ne maitrisent pas leur feuille de route.

 

  1. De la relation avec BOZIZE
  2.  

 Le ridicule ne tue pas en Centrafrique quand l’auteur de l’article a soutenu que le Monsieur du CNT a écrit au Président BOZIZE pour lui rappeler son prétendu lien de parenté. Quelle amnésie ? Quand on sait qu’en 2011  le Monsieur du CNT a créé sa formation politique farouchement opposée au régime de BOZIZE. On voit mal pourquoi le Monsieur du CNT peut entretenir ce mariage politique contre nature.

 

 De tout ce qui précède, il est regrettable que des compatriotes aveuglés par une haine viscérale qui ne dit pas son nom,  continuent de cultiver gratuitement des vices alors que les filles et fils du pays doivent se serrer les coudes pour tirer la République Centrafricaine du précipice dans lequel elle est engloutie.

 

                                                                              Fait à Bangui le 15 Septembre 2015

 

Pour La Cellule de Communication du CNT

 

Le Chargé de Mission en Communication

 

 

 

NDLR : La rédaction de Centrafrique-Presse tient à préciser que l'auteur de la tribune incriminée qui suscite ce droit de réponse n'est nullement un de ses journalistes et que seul lui porte la responsabilité du contenu de son écrit. CAP s'honore, pour les besoins du débat démocratique, de donner la parole à tous ceux qui veulent la prendre mais ne peut assumer le contenu des écrits publiés en ligne dans ses colonnes

Droit de réponse - cellule Communication du CNT
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:35

 

 

 

11 septembre 2015 à 15h14  Par Jeune Afrique

 

Le Grand Orient de France (GOF) doit tenter de s'implanter en Centrafrique avant la fin de l'année, avec une loge nommée Fraternité centrafricaine.

 

Bien décidé à concurrencer l’influence continentale de la Grande Loge nationale française (GLNF), classée à droite, le Grand Orient de France (GOF), qui est, lui, plutôt classé à gauche, va tenter de mettre en place une loge en Centrafrique avant la fin de l’année.

 

L’idée a été officiellement approuvée par les conseillers de l’ordre lors du convent annuel, qui s’est tenu du 27 au 29 août à Reims (nord-est de la France). Réélu grand maître du GOF, Daniel Keller devrait se rendre en personne à Bangui pour officialiser la naissance de cette nouvelle obédience, qui prendra le nom de Fraternité centrafricaine.

Lu pour vous : Centrafrique : le Grand Orient de France débarque
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:28

 

 

 

http://www.diaspora-magazine.com/  Jeudi 17 Septembre 2015 à 03:24

 

Diaspora Magazine/ Dans son communiqué de presse n° 095 du 15 septembre 2015, le Conseil inter ONG en Centrafrique (CIONGCA) a proposé une nouvelle date relative au processus électoral. 

 

Au cours d’une réunion élargie à ses membres, le Ciongca a proposé une nouvelle date qui, selon lui, est raisonnable pour la tenue des élections en République centrafricaine afin de finir avec la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel : « Novembre 2015, le referendum ; décembre 2015, premier tour pour les élections présidentielle et législatives ; janvier 2016, deuxième tour et février 2016, installation des nouvelles autorités ». 


De ce fait, le Ciongca interpelle les autorités de la transition, les forces vives de la nation, la population centrafricaine et la communauté internationale de conjuguer les mêmes efforts pour tout mettre en œuvre afin de  tenir ses engagements aux partenaires de soutenir ces initiatives en mettant à disposition les moyens nécessaires pour la réussite de ces élections. 

Pour cette organisation, il n’y a pas de troisième transition. Les élections doivent avoir lieu pour finir avec les transitions. 


Toutefois, dans son communiqué le Ciongca a  demandé la réhabilitation des forces armées centrafricaines afin d’asseoir la sécurité des candidats et de la population pour le bon déroulement du processus électoral. 

Pour Célestin Ngakola,  président du Conseil inter ONG en Centrafrique, signataire de ce document : « Le Ciongca est, cependant, disposé à apporter sa modeste contribution et son expertise à l’aboutissement de tout ce processus ». 

Notre rédaction rappelle ici qu’un cadre des Nations Unies en mission en Centrafrique, Hervé Ladsous, avait instruit les autorités de la transition qu’il n’y aura pas de troisième transition et que tout doit être fait avant 2016. Est-ce dans cette optique qu’a réagi le Ciongca ?

   
Une transition est, en principe, une période relativement courte lors de laquelle les autorités doivent concentrer toutes leurs énergies sur ce qu’elles ont, elles-mêmes, fixé comme priorités de la transition et qu’elles doivent appliquer avec une volonté ferme de sortir de l’impasse.

 
Mais le défi majeur qui reste à relever est celui de la sécurité avant toute chose. Sans cela les élections peuvent passer et on retombera dans une situation à laquelle on ne s’y attendait pas. Si les forces étrangères en Centrafrique et la communauté internationale en général assurent la sécurité, faut-il compter aveuglement ? 

 

Herve Serefio

 

 

NDLR : Faut-il rappeler que c'est bien à l'Autorité Nationale des Elections (ANE) et à nulle autre structure, fût-elle le Ciongca, qu'il revient de fixer le calendrier des élections à partir des éléments d'appréciation et d'évaluation qui sont les siens.

Lu pour vous : Centrafrique : Le CIONGCA propose une date pour la tenue des élections en RCA
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 15:10

 

 

 

Allocution Du Représentant spécial du Secrétaire général des NU M. Parfait Onanga-Anyanga

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions diplomatiques,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Chers collègues,

 

Je vous souhaite à tous, au nom du Secrétaire général des Nations Unies, la bienvenue à cette cérémonie.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Je voudrais remercier par votre entremise Madame la Cheffe de l’Etat de Transition pour son engagement qui a convaincu le Conseil de sécurité des Nations Unies d’établir la MINUSCA et ainsi permis à son personnel civil et en uniforme d’apporter leur pierre à l’édifice de la paix en République centrafricaine.

 

C’est également grâce à sa détermination que la MINUSCA a trouvé des conditions propices à la mise en œuvre de son mandat, ici, en terre centrafricaine. C’est donc à son appui politique personnel et à son engagement précieux que je souhaite ainsi rendre hommage.

 

Dans quelques jours seulement, le Secrétaire général lui-même renouvellera de vive voix à Madame la Cheffe de l’Etat toute son appréciation pour son immense contribution au retour de la paix en République centrafricaine, lors de l’événement de haut niveau qu’il a tenu à organiser le 1er octobre prochain à New York en marge de l’Assemblée générale pour mobiliser la Communauté internationale en appui à votre pays.

 

Je tiens également à vous exprimer toute ma gratitude pour votre disponibilité et votre dévouement à la cause de la paix dans votre pays. J’aimerais aussi exprimer mes remerciements à tous les chefs des Institutions de la Transition pour leur collaboration au succès de notre Mission. Notre gratitude va aussi à nos partenaires privilégiés en Centrafrique, les membres du G8 qui est une émanation du Groupe international de contact.

 

Nous remercions aussi la Communauté des Nations présentes ici en République centrafricaine pour leur concours multiforme.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Une année après le transfert d’autorité entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, la MISCA, et la MINUSCA, nous pouvons nous réjouir des immenses progrès qu’ensemble nous avons accomplis. Rappelons–nous à cette occasion des grands absents du jour dont les sacrifices et l’engagement ont permis ces avancées significatives.

 

Je pense en particulier au Général Babacar Gaye et à tous les personnels qui, pour une raison ou une autre, ont quitté la Mission, certains dans des circonstances tragiques. Nous leur devons à tous et toutes notre gratitude.

 

Rendons donc solennellement hommage aux hommes et femmes en uniforme qui, laissant derrière eux leurs familles, amis et Patrie, se sont mis au service des populations centrafricaines et ont fait sur ces terres le sacrifice ultime de leur vie. Ensemble, saluons leur mémoire ainsi que celle de toutes les victimes centrafricaines de cette crise.

 

Je vous propose d’observer une minute de silence en leur mémoire.  Je vous remercie.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

C’est à une période charnière dans l’histoire de la République Centrafricaine que nous célébrons ce premier anniversaire de la MINUSCA. Le pays se prépare en effet à organiser des élections capitales pour son avenir. Le retour à l’ordre constitutionnel sera le gage du rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat dans le pays.

 

Je note à cet égard, avec une certaine admiration, l’engouement des populations centrafricaines à prendre part à ces importantes échéances - à en juger par le nombre de ceux et celles qui se sont déjà inscrit sur les listes électorales.

 

On ne peut en effet que se féliciter que près d’un million et demi de centrafricains aient déjà décidé d’assumer leur responsabilité historique de doter leur pays d’institutions plus démocratiques et stables. Nous devons les écouter.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Je voudrais vous féliciter pour la détermination avec laquelle vous assumez vos lourdes fonctions et notamment la présidence du Comité Stratégique Elections qui sert de véritable boussole et de locomotive au processus électoral, en appui à l’Autorité Nationale des Elections.

 

Beaucoup de progrès ont été réalisés. Nous sommes plus que jamais près du but. Cependant, des défis, qu’il nous faudrait ensemble relever, subsistent. Ils exigeront de nous tous courage, abnégation et désintéressement, en ayant pour seul objectif l’intérêt commun des Centrafricains, au-delà des choix partisans. Je demeure convaincu qu’ensemble, les Autorités de la Transition, la MINUSCA et tous les partenaires de la République centrafricaine, nous pourrons mener ce processus à son terme et à bon temps.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Excellences,

 

Distingués invités,

 

C’est aujourd’hui le travail des hommes et des femmes des Contingents militaires et de police de la MINUSCA que nous célébrons en particulier.

 

J’exprime ici la reconnaissance du Secrétaire général des Nations Unies envers les dirigeants de la région qui, très tôt, se sont mobilisés auprès de la République sœur de Centrafrique.

 

Leurs troupes ont servi d’ossature aux forces de maintien de la paix, d’abord régionales, puis continentales et enfin onusiennes, depuis le 15 septembre 2014. Je salue également les Contingents des autres pays qui ont depuis rejoint la MINUSCA, marquant ainsi la force de la  solidarité internationale et le caractère indivisible de la paix et de la sécurité mondiale. C’est ici aussi le lieu d’apprécier à sa juste valeur la précieuse contribution de SANGARIS et d’EUMAM à notre labeur commun.

 

Nous nous réjouissons qu’à ce jour, les 9266 militaires et 1558 policiers qui forment les rangs de la MINUSCA soient déterminés à remplir leur mission de pacification et de restauration de l’autorité de l’Etat centrafricain.

 

Je me tiens avec fierté à leurs côtés. Là où même les populations civiles centrafricaines viennent chercher refuge dans l’épreuve.

 

Dans le doute, vous serez innocents jusqu’à ce que la preuve du contraire appelle toute la rigueur de la loi qui protège les plus vulnérables.

 

Ces hommes et femmes, dont l’écrasante majorité servent sous le drapeau des Nations Unies avec dévouement et compétence savent, désormais, qu’il ne leur sera toléré aucun écart de comportement et manquement dans l’assistance aux populations civiles qu’ils sont venus protéger.

 

La Tolérance Zéro contre les abus de tout genre est une exigence primordiale et toute faute sera sanctionnée avec la plus grande fermeté.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Nous savons les défis immenses à l’horizon. Mais il n’en est aucun qui ne puissent être relevé par la volonté et la détermination des centrafricains eux-mêmes.

 

Résolus, une fois pour toute à faire taire les armes de la désunion et de la mort en renouant avec le dialogue qui est source de vie, de réconciliation et de prospérité partagée dans la diversité de votre riche nation. Certes, l’ennemi qu’il faudra combattre ensemble ne sera pas facile à vaincre, car ses racines sont profondes de plusieurs  décennies. Elles prolifèrent dans la méfiance mutuelle, les luttes intestines et politiciennes mais aussi la rumeur, l’ignorance et la pauvreté.

 

Mais il n’y a pas en la matière de fatalité et nous connaissons la résilience de votre nation et la grande qualité intrinsèque de ses femmes et de ses hommes.

  

Dans votre noble quête d’une République centrafricaine plus sûre et prospère, je tiens à vous renouveler, au nom du Secrétaire général, le soutien de la Communauté internationale et celui tout particulier de la MINUSCA et de toute la famille des Nations Unies en République centrafricaine.

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

                           Bangui, le 18 septembre 2015

Cérémonie marquant le Premier Anniversaire du Transfert d’Autorité entre la MISCA et la MINUSCA
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 14:48

 

 

 

17/09/15 (AFP)

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé jeudi qu'il "n'hésiterait pas à rapatrier des contingents entiers" de Casques bleus s'ils commettent des exactions et que leurs pays d'origine ne les sanctionnent pas, après une série d'accusations de viols.

 

Ban Ki-moon a adressé une sévère mise en garde aux représentants des pays contributeurs, affirmant qu'il "n'hésiterait pas à rapatrier des contingents entiers ou à mettre fin au déploiement" de leurs Casques bleus si ceux-ci commettent des exactions et que leurs pays d'origine n'enquêtent et ne sanctionnent pas rapidement.

 

"Trop peu de cas font l'objet de poursuites et les sanctions ne sont pas assez fermes", a-t-il déploré, appelant les Etats à poursuivre en justice les coupables de façon systématique, y compris en instaurant "des cours martiales sur place".

 

Tout pays qui aura découvert des brebis galeuses parmi ses Casques bleus devra notifier l'ONU sans délai et l'informer des suites données, a-t-il martelé. "Tout retard ou silence contribue à une impression d'impunité".

 

Seize missions de maintien de la paix de l'ONU, comptant près de 105.000 soldats et policiers venant de 124 pays, sont actuellement déployées dans le monde.

 

Le pays contributeur reçoit environ 1.000 dollars par mois pour chaque Casque bleu.

 

Il revient à chaque pays de sanctionner ses Casques bleus responsables d'infractions.

 

"Je compte sur votre plein soutien et j'attends de vous une action concrète et immédiate", a lancé Ban Ki-moon. "Travaillons ensemble, sans chercher d'excuses, pour protéger la bonne réputation du maintien de la paix".

 

Plusieurs affaires récentes d'abus sexuels, notamment en République centrafricaine (RCA), ont forcé l'ONU à revoir ses procédures.

 

Dix-sept cas d'accusations d'exploitation ou d'abus sexuels visant le personnel de l'ONU en RCA ont été signalés à la Mission de l'ONU dans ce pays (Minusca). Des soldats français de l'opération Sangaris sont aussi sous le coup d'une enquête pour viols d'enfants en RCA.

 

M. Ban a limogé en août le chef de la Minusca puis a commencé à suspendre les salaires de Casques bleus impliqués dans des abus.

 

Il a recommandé jeudi aux pays de mieux vérifier les antécédents des soldats avant leur déploiement et de mener des "enquêtes rapides et efficaces". "Notre objectif est de conclure ces enquêtes (...) dans un délai de six mois", a-t-il affirmé.

 

Il a également suggéré aux pays contributeurs "d'inclure des enquêteurs nationaux expérimentés, femmes et hommes" et d'envisager "la possibilité de recueillir des échantillons d'ADN du personnel en uniforme" à titre de preuves.

 

Enfin il a annoncé la création d'un fonds en faveur des victimes. Il a demandé aux Etats membres d'y contribuer et suggéré que les soldes supprimées aux responsables d'abus soient versées dans ce fonds.

 

ONU: Ban "n'hésitera pas à rapatrier" les Casques bleus soupçonnés de viols
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