Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:57
Crise migratoire : l’amertume des dirigeants africains
Crise migratoire : l’amertume des dirigeants africains

 

 

 

Par Christophe Châtelot (La Valette, envoyé spécial) Le Monde.fr 

 

Deux poids, deux mesures. L’expression revient sous une forme ou une autre dans la bouche des dirigeants africains pour qualifier la réponse européenne à la crise migratoire, alors que s’ouvre, mercredi 11 et jeudi 12 novembre à La Valette, sur l’île de Malte, un sommet Europe-Afrique consacré à cette question.

 

La guerre en Syrie, qui a jeté sur la route des Balkans conduisant vers l’Union européenne des dizaines de milliers de réfugiés, ainsi que les naufrages à répétition d’embarcations de migrants tentant de traverser la Méditerranée, ont en effet ému les opinions publiques européennes, contraignant leurs gouvernements à formuler une réponse à ces drames. « Cela fait pourtant des années que l’Afrique est confrontée à ce problème sans que personne ne s’émeuve en Europe », lâche un diplomate africain qui rappelle, exemple parmi d’autres, que 200 000 personnes, dont une grande majorité de travailleurs africains, ont fui la guerre au Yémen ces derniers mois pour se réfugier en Afrique de l’Est dans l’indifférence générale. Plus de 80 % des mouvements migratoires africains se font en effet à l’intérieur du continent noir, à cause de la misère ou des guerres. Et des centaines de milliers d’autres réfugiés végètent dans des camps africains de fortune.

 

« C’est un problème de développement économique »

 

« La convocation du sommet de Malte montre que les Etats européens ont pris conscience que le traitement des questions migratoires nécessite une coopération entre les deux continents. C’est un problème de développement économique », souligne Ozonnia Ojielo, directeur régional pour la gouvernance et le maintien de la paix en Afrique au sein du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

 

Il reste que la modicité de la somme mobilisée à ce jour par l’Union européenne – 1,8 milliard d’euros – au travers de son Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, dont la création sera annoncée à Malte, ne permettra pas de fixer les populations africaines en améliorant leurs conditions de vie. Une bonne partie de cette somme – à comparer aux 3 milliards d’euros accordés à la Turquie pour « gérer » la crise syrienne – risque d’ailleurs d’aller vers des projets sécuritaires (lutte contre les filières illégales de trafics d’êtres humains, renforcement des contrôles aux frontières….) plutôt que vers le développement.

 

« C’est bien que les Européens se mobilisent si cela porte sur des projets à long terme, sinon cela ne servira à rien. La répétition des naufrages en Méditerranée et les risques de mort ne dissuadent pas les candidats au départ, ce ne sont pas les murs ou les barrières artificielles érigés en Europe qui y parviendront », pronostique un diplomate ouest-africain.

 

@chatelot

 

chatelot@lemonde.fr

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2015/11/11/crise-migratoire-l-amertume-des-dirigeants-africains_4807035_3210.html#5gjkuMkHiYe6h7jl.99

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:40

 

 

 

LE MONDE • 

 

Le pape François est un homme déterminé. Difficile de lui faire changer d’avis. C’est pourtant ce qu’espèrent le ministère de la défense et l’état-major français, qui voudraient éviter sa venue à Bangui, la capitale centrafricaine, les 29 et 30 novembre. Une discussion est en cours entre le Vatican et Paris pour tenter de le convaincre de raccourcir, voire d’annuler cette visite. « Nous avons fait savoir aux services de sécurité du pape qu’il s’agissait d’une visite à hauts risques », confiait-on dans l’entourage du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian, en marge du deuxième Forum pour la sécurité en Afrique de Dakar, mardi 10 novembre.

 

Le déplacement est prévu à quelques semaines d’élections à hauts risques, dans ce pays déchiré depuis deux ans par des violences entre les milices musulmanes de l’ex-Séléka au pouvoir et les anti-Balaka à majorité chrétienne, et la crainte est grande que les deux camps ne s’échauffent à cette occasion. A Bangui, les autorités de transition, conduites par Catherine Samba Panza, ont le plus grand mal à rétablir le calme dans le pays avec l’aide des 9 000 casques bleus de la force des Nations unies (Minusca) et des 900 soldats français de l’opération Sangaris. Un référendum constitutionnel doit se tenir le 13 décembre, suivi d’élections législatives et présidentielle, afin d’installer un gouvernement. En outre, la visite pontificale devrait attirer des centaines de milliers de croyants venus des pays voisins, dont la venue en masse ne manquera pas de fragiliser durant quelques jours un pays en ruine.

 

Aucun renfort français

 

Le message est clair : il n’y aura aucun renfort français pour la sécurité du pape. La force Sangaris, dont l’action est concentrée sur la capitale, « a une mission claire », ajoute-t-on dans l’entourage de M. Le Drian : « c’est sécuriser l’aéroport et permettre l’évacuation en cas de crise. On ne pourra faire plus. » L’état-major a amorcé ces derniers mois un désengagement de ses effectifs, la force étant censée retrouver en 2016 le niveau de l’ancienne force Boali, présente jusqu’à la fin 2013 (autour de 450 hommes). Mais la manœuvre a été contrariée. « Nous avons constaté depuis plus d’un mois un regain de violence », a expliqué le ministre. « Des groupes extrémistes se rendent compte que le processus électoral est en train d’avancer, l’arrivée d’un pouvoir politique élu peut inquiéter ». Sangaris, a précisé M. Le Drian, maintiendra 900 hommes pendant la période électorale. Ensuite, « il appartiendra à l’autorité élue de dire comment elle veut installer son armée, celle de la République centrafricaine ».

 

« Le pape parle à Dieu, alors ce qu’on peut dire… »

 

Le pape tient à être présent à Bangui. Dix jours avant le début officiel de l’Année sainte de la miséricorde, le 8 décembre, il veut y ouvrir une « porte sainte » dans la cathédrale Notre-Dame. Ce serait la première fois qu’un jubilé ne serait pas lancé par l’ouverture de la « porte sainte » de Saint-Pierre de Rome. Ce serait le signe, a déclaré le pape le 1er novembre, de « la proximité (…) de toute l’Eglise envers cette nation si affligée et tourmentée ». Franchir ces « portes saintes » permet aux fidèles d’accomplir un parcours pénitentiel pour obtenir le pardon de leurs péchés.

 

Du côté de la défense française, on évoque plusieurs hypothèses, sans cacher que la dernière est privilégiée : soit François effectue ses deux demi-journées comme il l’a envisagé dans la capitale centrafricaine, soit il limite sa présence à quelques heures, soit il accepte d’annuler. « Mais vous savez, le pape parle à Dieu, alors ce qu’on peut dire… », commente-t-on dans l’entourage du ministre français. Pour l’heure, d’après les informations en provenance du Vatican, le souverain pontife n’a pas changé d’avis.

 

Nathalie Guibert, avec Cécile Chambraud


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/11/l-armee-francaise-met-en-garde-le-pape-francois-contre-les-risques-de-sa-visite-a-bangui_4806994_3212.html#ZWDEqzBXJ7UmSIYP.99

Lu pour vous : L’armée française veut dissuader le pape François de visiter la Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 03:41

 

 

 


Nations unies (Etats-Unis) - AFP / 11 novembre 2015 02h56 - Un Casque bleu a péri mardi en Centrafrique lors d'affrontements entre factions rivales à quelques semaines des élections qui doivent remettre le pays sur les rails, a rapporté le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric.

La mort de ce soldat a lieu au moment où l'ONU s'apprête à envoyer des centaines de Casques bleus supplémentaires dans le pays.

 

Le soldat a été retrouvé mort à près de 400 km au nord de Bangui, dans la ville de Batangafo, où avaient éclaté des violences entre des éléments armés assimilés aux milices majoritairement chrétiennes anti-balaka d'une part, et d'autres assimilés à l'ex-Séléka, une coalition hétéroclite à dominante musulmane.

Après une flambée de violence entre des éléments armés appartenant aux groupes anti-Balaka et ex-Séléka (...) une confrontation impliquant des éléments ex-Séléka a eu lieu à proximité d'un barrage de la Minusca. Au cours de cette confrontation, un Casque bleu a disparu et a, par la suite, été retrouvé mort, a détaillé dans un communiqué M. Dujarric.

Un responsable de l'ONU a rapporté que le Casque bleu était camerounais.

Le chef des Nations unies, Ban Ki-moon, a déploré la mort du soldat et réclamé que les responsables de sa mort soient traduits en justice.

Ces violences illustrent les nombreuses tensions qui secouent le pays à l'approche des élections législatives et présidentielle le 27 décembre.

Ce premier tour de scrutin, qui sera précédé par un référendum constitutionnel le 13 décembre, a pour objectif de remettre le pays sur les rails après deux ans d'une transition chaotique et la crise déclenchée en mars 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka.

En amont du scrutin, l'Egypte va envoyer 750 soldats et la Mauritanie 140 policiers, selon un responsable de l'ONU.

Deux compagnies de Casques bleus servant en Afrique de l'Ouest pourraient aussi être déployées temporairement en République centrafricaine.

- Des drones pour survoler Bangui -

Ces renforts, qui représentent au total près de 1.140 Casques bleus, viendront compléter les forces de la mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) qui compte déjà 12.000 soldats et policiers.

La Minusca prévoit également de déployer ses premiers drones de surveillance au-dessus de la capitale Bangui.

Des responsables de l'ONU sont par ailleurs en discussion avec le Vatican concernant la sécurité en amont d'une visite du pape François prévue les 29 et 30 novembre.

La Minusca prévoit des renforts pour accroître la sécurité avant les élections. Des renforts devraient déjà être en place avant la visite du pape, a assuré le responsable de l'ONU, s'exprimait sous couvert d'anonymat.

Le chef de la Minusca a par ailleurs réclamé au Conseil de sécurité de l'ONU l'autorisation d'acheter des armes et des équipements pour la police et la gendarmerie centrafricaines.

La Centrafrique est soumise à un embargo international sur les armes depuis décembre 2013.

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

De nouveaux affrontements fin septembre à Bangui ont fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que des forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

Le niveau des violences a baissé depuis, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, ce qui a entraîné plusieurs reports des élections. 


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=647498 

Un Casque bleu tué en Centrafrique, renforts prévus avant les élections
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 21:41

 

 

FIN DE CALVAIRE EN VUE

 

http://www.afriquinfos.com/ Mardi 10 novembre 2015 | 21:27 UTC

 

Bangui (© 2015 Afriquinfos) - Les autorités centrafricaines ont annoncé un nouveau calendrier ce lundi. Les législatives et la présidentielle se tiendront le 27 décembre.

 

«Le nouveau chronogramme des élections arrêté par l’ANE est le suivant: le référendum constitutionnel aura lieu le 13 décembre 2015. Le 1er tour de la présidentielle et des législatives est fixé au 27 décembre 2015 et le 2e tour aura lieu le 31 janvier 2016, avec le 24 février, pour date de publication des résultats», a déclaré ce lundi 9 novembre, Julius Ngouadé-Baba, le rapporteur général de l’Autorité nationale des élections (ANE), organe chargé d’organiser ces consultations. Cependant, l’ouverture des candidatures est fixée au 14 novembre et la clôture aura lieu le 27 novembre 2015.

 

Le  chronogramme annoncé par les autorités connaît donc un glissement d’au moins deux mois, car la transition était censée prendre fin le 31 décembre 2015. Sur ce, l’organe chargé d’organiser les scrutins a lancé un appel aux électeurs afin qu’ils se rendent dans les centres d’enregistrement où ils s’étaient inscrits en vue de vérifier leurs noms «pour d’éventuelles corrections» sur les listes affichées dans les centres de vote de Bangui.

 

La communauté internationale, dans l’espoir de voir un apaisement régner en Centrafrique, ne s’est pas lassée de mettre la pression aux autorités afin que le processus électoral soit élaboré.

La liste des électeurs publiée le lundi 9 novembre, mentionne  deux millions de Centrafricains déjà inscrits. Par ailleurs, il faut rappeler qu’il y a quelques semaines, le pays a sombré dans des violences après l’assassinat d’un conducteur musulman de moto-taxi. Il a fallu l’intervention des forces internationales (Casques bleus et soldats français de Sangaris) pour  rétablir le calme. Depuis la reprise des affrontements entre miliciens anti-Balaka majoritairement chrétiens et groupes d’auto-défense musulmans, on note un bilan de plus de 70 morts et plus de 300 blessés.

République centrafricaine : un nouveau calendrier électoral pour enfin clôturer la transition ?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 21:24

 

 

 

http://www.lejdd.fr/  mardi 10 novembre 2015

 

Les responsables militaires français estiment que la dernière étape du voyage du pape François en Afrique, à Bangui la semaine prochaine, est "risquée".

 

Le pape François va-t-il s'arrêter à Bangui la semaine prochaine? (Reuters)

 

Pour l’instant, le Vatican n’a pas renoncé à la visite que le pape François souhaite rendre à Bangui à l’issue de ses déplacements au Kenya et en Ouganda du 25 au 29 novembre. Mais les autorités françaises, qui disposent sur place en Centrafrique de 900 soldats affectés essentiellement par l’opération Sangaris à la sécurisation de l’aéroport de Bangui, estiment que ce déplacement n’est pas "raisonnable". Les violences meurtrières intercommunautaires entre chrétiens et musulmans qui ont émaillé la dernière semaine d’octobre ont laissé des traces. Et la campagne pour l’élection présidentielle, dont le premier tour doit avoir lieu le 27 décembre offre un contexte ou un prétexte à tous les extrémistes tentés par une nouvelle phase de déstabilisation du pays.

 

La sécurité de pape François à Bangui pas garantie?

 

Plusieurs scénarios ont été envisagés dans les contacts diplomatiques et sécuritaires entre Paris et le Vatican : une étape de deux demi-journées, une annulation pure et simple du voyage et une visite de quelques heures qui permettrait au Pape d’honorer sa promesse "d’ouvrir les portes de la cathédrale de Bangui" à l’occasion du Jubilé de la miséricorde. Les chefs militaires français présents en Centrafrique ont transmis à Paris leur crainte de voir de nombreux groupes catholiques camerounais, tchadiens et congolais affluer vers Bangui alors que "les routes menant à la capitale ne seraient pas toutes balisées".

 

Les officiels français ont aussi mis l’accent sur le fait que les troupes onusiennes de la Minusca déployées dans la capitale "ne pourraient pas tout faire", autrement dit qu’il serait difficile de garantir la sécurité du chef de l’Eglise catholique dans un pays "où il n’y a toujours pas d’autorité légitime" et où les institutions sécuritaires sont quasi-inexistantes. Selon un officiel français au courant des échanges d’information entre Paris et le Vatican, le Pape aurait insisté sur sa "détermination" de s’arrêter à Bangui, voyant dans cette étape la possibilité pour lui de contribuer à la "réconciliation" des Centrafricains.

 

François Clemenceau, envoyé spécial à Dakar (Sénégal) - leJDD.fr

 

 

Centrafrique : Paris craint pour la sécurité du Pape

 

 Par Alain Barluet  Le Figaro 10/11/2015 à 21:28

 

La visite du Saint-Père, prévue le 29 et le 30 novembre, intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire du pays.

 

La France se passerait bien de la prochaine visite du Pape François en Centrafrique, fin novembre, et n'en fait pas mystère. Paris a informé récemment les services du Vatican chargés de préparer la visite papale, prévue le 29 et le 30 novembre, que celle-ci présentait des risques sécuritaires. «Nous avons fait savoir au pape que sa venue en RCA était à haut risque pour lui, surtout que des centaines de milliers de pèlerins allaient venir du Cameroun, du Tchad et du Congo», prévient une bonne source à la Défense.

 

Le retrait progressif des militaires français de la force Sangaris présents en RCA -actuellement au nombre de 900- a été stoppé compte tenu de la dégradation, ces dernières semaines, de la situation sécuritaire et de la poursuite des affrontements intercommunautaires. «Ces forces sont nécessaires pour assurer la protection de l'aéroport et d'éventuelles évacuations médicales», souligne cette bonne source en excluant tout «renfort» pour la venue du pape. «Nous ne pouvons pas faire plus en matière de sécurité», déclare-t-on, côté français. Si les responsables de la Défense auraient de toute évidence préféré que le pape renonce à cette visite, on affirme que la France «n'intervient pas» pour demander une annulation. Celle-ci est d'ailleurs jugée peu probable à ce stade, hormis un brusque passage au rouge écarlate des voyants sécuritaires.

 

«Le pape est déterminé à cette visite ait lieu et estime qu'elle ne peut pas être reportée», relève-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. «Les autorités centrafricaines la souhaitent aussi car elles estiment que ce sera un signal positif pour la tenue des élections»dont la date a été finalement fixée au mois de décembre. A l'approche de la visite en RCA - qui sera précédée d'une étape en Ouganda - aucune hypothèse n'est formellement écartée à la Défense: annulation, visite complète sur deux jours, voire un programme écourté qui réduirait la présence en du Saint-Père à quelques heures, ce qui soulagerait d'autant la pression pesant sur Sangaris.

Lu pour vous : La France veut dissuader le Pape François d’aller en Centrafrique
Lu pour vous : La France veut dissuader le Pape François d’aller en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 21:04

 

 

 

http://www.dw.com/ 10.11.2015

 

Les élections législatives et présidentielle ont été fixées au 27 décembre. Le 13 décembre aura aussi lieu un référendum constitutionnel. C'est ce qui ressort d'un décret présidentiel rendu public mardi.

 

Les scrutins ont déjà été reportés plusieurs fois. Mais les autorités de transition, sous la pression de la communauté internationale, insistent pour qu'ils aient lieu avant la fin de l'année. Pourtant, les violences se poursuivent. Ainsi trois combattants de l'UPC, une faction de la Seleka, ont été tués à une dizaine de kilomètres de Bambari, au centre de la RCA. Selon des témoins, leur mort a provoqué une flambée de violence à Bambari, où des hommes armés se sont affrontés dans les rues à coups de lance-roquettes et d'armes automatiques et ont incendié des maisons, provoquant la fuite de centaines d'habitants.

 

A Bambari, parmi la population, on attend le scrutin autant qu'on le redoute. L'approche des élections en Centrafrique risque d'exacerber les tensions. Mais certains espèrent une solution miracle .Abdoulaye Amat est un leader de la communauté musulmane à Bambari:

 

"La population veut des élections, parce qu'on doit avoir un président. Nous en avons assez des transitions. Il faut des élections et un président afin de pouvoir discuter des problèmes de sécurité. Mais il y a beaucoup d'ennemis de la paix. Ce sont eux qui mettent le désordre."

 

Un gouvernement de transition, dirigé par la présidente Catherine Samba-Panza, a été mis en place en janvier 2014, pour un mandat de deux ans. Il est censé être remplacé prochainement par un gouvernement élu. Le taux d'enregistrement des électeurs dépasserait les 90%, selon les Nations Unies, mais les difficultés demeurent. Ibrahim Abakar, vice-président de l'Autorité nationale des élections à Bambari:

 

"A Bambari, il y a 21.000 inscrits, soit un taux de près de 99%. Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'argent. Même pour la distribution du matériel dans les centres de vote. Ca rend les choses très difficiles."

 

Outre les nombreuses difficultés techniques et financières, la tenue d'élections, qui doivent théoriquement être organisées avant la fin de l'année, semble difficile dans le climat sécuritaire actuel. Le risque est que les résultats ne soient pas reconnus par tous, pense l'abbé Félicien Indimoyo, chancelier de l'évêque de Bambari:

 

"Le recensement électoral a été bâclé. Toutes les zones n'ont pas été atteintes, et il y a beaucoup de gens dans la brousse et dans des lieux difficilement accessibles. Cela rendra difficiles les opérations de contrôle pour valider ces élections. Le risque, dans de telles conditions, c'est que certains groupes soient mécontents!"

 

Alors que les violences intercommunautaires se poursuivent en Centrafrique, les élections apparaissent surtout comme une réponse à court terme à des défis immenses.

 

Centrafrique : à Bambari, on se prépare aux élections du 27 décembre
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 18:31

 

 

 

Le Monde.fr | 10.11.2015 à 17h01

 

Sans le savoir, des millions de consommateurs achètent des téléphones portables ou des ordinateurs fabriqués à partir de minerais dont le commerce finance des groupes armés à l’origine de violations de droits humains à grande échelle. On appelle ces minerais les « minerais des conflits » ou « minerais du sang ».

 

Étain, tantale, tungstène ou or, ces minerais sont extraits dans des régions marquées par des violences endémiques, où des groupes armés font la loi, asservissent la population locale et sèment la terreur. Leur longévité et leur puissance de feu s’expliquent notamment par leur contrôle des points d’accès à ces ressources naturelles, nécessaires à de nombreuses industries (aéronautique, électronique, joaillerie, défense). Ils vivent de ce commerce, qui finance leurs exactions. En République Démocratique du Congo, plus de 3,5 millions de personnes ont trouvé la mort depuis le début des années 2000 dans les violences perpétrées par ces groupes armés, qui s’enrichissent par centaines de millions de dollar chaque année grâce à la vente de ces minerais.

 

En 2014, la Commission européenne s’est saisie du dossier et a proposé un texte réglementant ce lien entre exploitation minière, commerce des minerais et financement de groupes armés. Mais le texte de la Direction Commerce s’est révélé inefficace : il se bornait en effet à proposer une réglementation sur la base du volontariat des entreprises, de plus appliquée à une fraction minime de la chaîne de production et de commerce.

 

Le 20 mai, le Parlement européen a refusé cette proposition et a demandé une réglementation courageuse imposant un « devoir de vigilance » à toutes les entreprises liées à ce commerce, y compris celles qui vendent des produits finis (ordinateurs, tablettes, voitures, téléphones portables, etc.) sur le marché européen. Toute entreprise devrait se doter d’instruments précis inspectant l’origine et le cheminement des minerais qu’elle achète directement, ou qui composent ses produits, et en communiquer le résultat.

 

Faute d’accord entre Commission et Parlement, les 28 États membres doivent maintenant forger leur position le 11 novembre au sein du Conseil, avant que ne s’engage une négociation entre ces trois institutions européennes.

 

Sous couvert des difficultés qu’impliquerait une réglementation contraignante imposée de l’amont - les fondeurs et affineurs de minerais - jusqu’à l’aval – les entreprises qui placent des produits finis sur le marché européen -, le gouvernement français semble prêt à capituler et à défendre une réglementation optionnelle.

 

Ce renoncement s’explique par l’influence des lobbies industriels qui gravitent autour du dossier depuis que la Commission a entamé son travail. Business Europe (dont le Medef est membre), Eurométaux (dont l’Alliance des Minerais, Minéraux et Métaux est membre), Safran Industrie, Airbus, ou encore Digital Europe (dont les groupes français Alcatel Lucent, Technicolor et Cassidian sont membres) ont abreuvé la Commission européenne de courriers, de documents et de demandes de rendez-vous. Ces groupes n’ont cessé de défendre l’approche volontaire et d’invoquer tour à tour les coûts et les difficultés qu’impliquerait une réglementation contraignante.

 

La démarche proposée est pourtant graduelle et adaptée : elle appelle des efforts « raisonnables » et une amélioration continue, elle tient compte des circonstances propres à chaque entreprise, par exemple la place qu’elle occupe au sein de la chaîne d’approvisionnement ou sa taille. Le Parlement propose en outre des mesures d’accompagnement pour soutenir financièrement et techniquement les PME dans la mise en place de ce système de gestion des risques.

 

La proposition des lobbies industriels est...d’utiliser l’outil diplomatique. Aux États de régler des problèmes qui ne sont pas du ressort des entreprises. Et la perspective d’une loi pour protéger les victimes apparaît comme une intolérable entrave au commerce.

 

Mais les violations massives des droits humains, les destructions environnementales et le financement de groupes armés dans lesquels sont impliquées directement ou indirectement nos entreprises peuvent-ils être confondus avec des paramètres de compétitivité parmi d’autres? La vision irresponsable des lobbies industriels peut-elle influencer la prise de décision politique sur les lois régissant le commerce ?

 

C’est entre ces deux positions que le gouvernement français devra trancher lors de la réunion du Conseil européen du 11 novembre.

 

En attendant, des organisations de la société civile ont lancé une pétition visant à demander à Matthias Fekl, secrétaire d’État français au commerce extérieur, de soutenir une législation courageuse et efficace.

 

Emmanuel Umpula Nkumba est directeur exécutif d’African Resource Watch (Afrewatch) ; Lala Hakuma Dadci est coordinatrice d’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec), engagée dans la campagne européenne « Stop Mad Mining »

Lu pour vous : « Minerais du sang » : le gouvernement doit résister aux lobbies industriels
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 16:49
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH

 

 

Nouveau chronogramme électoral réaction du HCCT

 

http://www.radiondekeluka.org/ mardi 10 novembre 2015 13:19

 

Le Haut conseil de la communication de Transition (HCCT) se montre favorable au nouveau chronogramme électoral. L'instance de régulation des médias centrafricains apprécie à sa juste valeur le nouveau document publié lundi 9 novembre 2015 par l'Autorité Nationale des Elections (ANE). 


Le président du HCCT, José Richard Pouambi, déclare avoir été  associé aux travaux d'élaboration de ce chronogramme révisé jusqu'à sa publication.

 
« La décision a été prise en toute souveraineté. Je sais seulement que le Haut conseil de la communication, à l'instar des autres organes de gestion des élections, a suivi de bout en bout l'évolution de la situation puisque l'ANE rendait compte au fur et à mesure de l'évolution de la situation. Il arrive que nous participions à des réunions organisées par l'ANE, c'est pour cette raison que nous sommes parfaitement au courant de la date qui a été fixée par l'ANE. J'avoue que la date a été fixée en toute liberté, en toute souveraineté en fonction des paramètres techniques. Il n'y a eu aucune influence extérieure »


Selon José Richard Pouambi, « L'Autorité Nationale des Elections (ANE) est une institution indépendante qui ne reçoit d'influences d'aucune autre institution, ni de la part du Chef d’État, ni de la part du Premier ministre, ni de la part du Président du Conseil National de Transition ». 


Tension à Bambari


Pendant que les choses se précisent au sujet des élections, des affrontements ont éclaté ce 9 novembre 2015 à Bambari, chef lieu de la Ouaka. Ils opposent des Peuhls armés à des miliciens Antibalaka. Plus d'une dizaine de maisons sont incendiées dans la ville. D'après certaines sources locales, tout serait parti de l'attaque lundi à 10 km de Bambari sur l'axe Alindao, d'un camion escorté par les éléments de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Ndaras, transportant des commerçants Peuhls en provenance d'un marché hebdomadaire.


« Lundi 9 novembre, trois véhicules ayant quitté le marché hebdomadaire de Bokolobo sont attaqués à 10 Km de Bambari sur la route d'Alindao par des Antibalaka. Trois personnes ont été tuées dont une femme, sept autres blessées et quatre enfants pris en otage. Un des véhicules a été incendié après que les marchandises aient été pillées. Ces Antibalaka sont allés au niveau de Akpé pour incendier leurs propres maisons afin de ternir l'image des sujets musulmans », a expliqué Oumar Tidjani, porte parole de la jeunesse musulmane de la Ouaka. 


Les responsables des Antibalaka de la région parlent, eux, d'éléments incontrôlés qui seraient à l'origine de l'attaque du camion. Ils attribuent l'incendie des maisons aux éléments de l'UPC. 


« Cette accusation est portée sur des Antibalaka non identifiés. Les combattants de l'UPC d'Ali Ndaras cantonnés dans le quartier Akpé ont seulement brûlé des maisons », a déclaré Marcelin Orogbo, secrétaire général de la coordination des Antibalaka de la Ouaka.


Cette énième tension a occasionné d’énormes dégâts matériels. Selon des informations, plus d'une dizaine de maisons sont déjà incendiées par ces hommes armés dans les alentours de l'hôpital régional de Bambari, obligeant la population à se réfugier à l'intérieur dudit hôpital. « Environ dix maisons ont été pillées et ensuite incendiées. Je ne peux pas donner un chiffre exact concernant les maisons éloignées de l'hôpital régional universitaire de Bambari. Les habitants sans abris ont trouvé refuge à l'hôpital », a expliqué sous couvert de l'anonymat un habitant joint au téléphone ce lundi.


La population, en détresse, lance un cri d'alarme aux autorités nationales et aux partenaires. « Je demande au Gouvernement, aux forces internationales et à tous ceux qui oeuvrent dans le cadre de la paix de ne pas oublier la population de la Ouaka », s'est lamenté cet habitant de Bambari.

 

 

Les conducteurs déplorent l’organisation sur le parking à Béloko

 

http://rjdh.org/ PAR FIRMIN YAÏMANE LE 10 NOVEMBRE 2015ACTUALITÉS

 

Les  conducteurs des véhicules du transport commun de l’axe Bangui- Garouamboulaye ont manifesté  le lundi 09 novembre à Béloko, ville frontalière. Ces derniers  déplorent l’alignement  anarchique des véhicules qui devaient se faire en tenant compte de l’ordre d’arriver des véhicules, à partir des bordereaux collectés par la douane.

 

Devant le parking  du bureau des recettes de Beloko, Aaron Sabe, délégué de ligne se dit  mécontent du système de convoyage des véhicules à partir de Beloko-Bangui, « Le convoyage  est mal organisé, ce qui fait trainer beaucoup d’entres nous. Nous sommes obligés de passer 1 à 2 mois à Beloko, sans argent  pour la restauration ni  l’hébergement ».

 

Par ailleurs Aoron Sabe souligne que le stationnement est parfois  monnayé par certains conducteurs. « Les chauffeurs qui ont passé plus d’un mois ne sont pas alignés pour le départ, par contre d’autres  qui viennent d’arriver sont  programmés. Ceci est perçu par certains comme de l’injustice ou de la corruption ».

 

« Sur les 80 véhicules, nombre exigé par les casques bleus qui assurent la sécurité, selon eux, la priorité est accordée aux cargaisons des produits périssables. La douane fait son travail sans discrimination, le receveur à plusieurs fois plaidé auprès de la force Onusienne pour l’augmentation des véhicules. Malheureusement la demande n’a pas eu gain de cause » a dit Rodrigue Beguon, inspecteur a la douane de Beloko.

 

Cette situation met les conducteurs du corridor Bangui-Garamboulai en difficulté, situation qui parfois  les oblige à s’endetter  pour pouvoir  survivre

 

 

Des maisons incendiées après le meeting de la COMUC au km5

 

http://rjdh.org/ PAR VIVIEN NGALANGOU LE 10 NOVEMBRE 2015

 

Des maisons sont encore incendiées au km5 après le meeting organisé hier par la  Coordination de la Communauté des Musulmans de Centrafrique (COMUC) dans le 3ème arrondissement de Bangui devant l’Agence d’Ecobank. Le nombre des maisons et kiosques incendiés n’est pas encore connu.

 

Selon les responsables de la COMUC, les jeunes désœuvrées sont à l’origine de l’incident qui a paralysé hier  le km5.« Nous œuvrons pour la paix et le retour de la sécurité et la cohésion sociale, mais des ennemis de la paix sont toujours prêts à boycotter nos actions », a dit l’un des responsables de ce groupe.

 

Quelques habitants du km5 affirment que des maisons sont encore brulées dans les quartiers Fodé et Kina. Aucun coup de feu n’a été entendu et les forces de l’ordre sont  absentes. « Les forces de la Minusca viennent momentanément patrouiller et restent sur la grande route », a relaté un habitant du km5.

 

Rappelons que l’assassinat des deux jeunes musulmans le 29 Octobre dans le 6ème Arrondissement de Bangui a mis le feu à la poudre. Plusieurs maisons ont été incendiées aux quartiers Cattin, Fatima, Bercy et une partie de Kpetene.

 

 

Retour au calme à Bambari après les incidents de la veille

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 10 NOVEMBRE 2015

 

Un calme précaire est constaté dans la ville de Bambari suite aux affrontements survenus le lundi dernier entre des groupes armés non conventionnel au village Liwa, une localité à 10 kilomètres. Des pertes en vie ont été enregistrées et des maisons incendiées.


« Ce matin, les activités ont repris. Les commerçants ont ouvert les boutiques, la circulation a repris même si la peur se fait sentir au sein des communautés », a constaté une autorité locale jointe par le RJDH.

 

A l’origine des troubles de lundi, un véhicule de transport en commun a été la cible d’une attaque de groupe des hommes armés dont une personne a été tuée et plusieurs autre blessées. « C’est au village Liwa à environs 10 kilomètres de la ville de Bambari sur l’axe Alindao où des Anti-Balaka ont attaqué des véhicules de transport en commun appartenant aux ex-Séléka dont plusieurs cas de morts ont été enregistrés. 

 

Selon une source humanitaire à Bambari, il est difficile pour le moment d’établir le bilan des affrontements qui ont occasionné des pertes en vies humaines et matérielles, dans la ville de Bambari centre et au village Awatché, situé à 25 kilomètres sur l’axe Kouango car, les humanitaires ne se sont pas déployés sur les lieux. 

 

Face à ce regain de tensions, le préfet de la Ouaka Maturin Kanda-Séssé a expliqué que des actions de sensibilisation sont menées pour ramener la paix dans la région, «nous sommes toujours dans le cadre de sensibilisation des deux communautés ainsi que des groupes armés avec l’appui de la Minusca de Bambari afin qu’ils puissent se désarmer», a-t-il avancé. La minusca qui a été contactée à répondu n’avoir pas encore de données fiable à nous fournir.

 

 

Les déplacés du camp des Castors reçoivent des matelas et des moustiquaires

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 2 JUILLET 2015

 

- L’ONG Association missionnaire pour les gagneurs d’âmes (AMGA), une structure nationale chrétienne, a fait don de plus 300 matelas en mousse aux 300 déplacés du site des castors, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Le but de cette action humanitaire est de faciliter le retour de ces personnes chez elles.

 

Plus de trois cent déplacés se sont rendus au siège de cette entité chrétienne, située au camp des castors dans le 3ème arrondissement. Des matelas d’une à deux places sont stockés sous un hangar. Chaque personne répondait  à l’appel du coordonnateur, afin d’y bénéficier.

 

Teddy-Arnauld Wouédane, coordonnateur de l’ONG AMGA, a fait savoir que le but de cet appui aux déplacés est de les aider à regagner les quartiers d’origine ou d’autres localités de leur choix.  Il s’agit aussi d’aménager les conditions des déplacés avant leur départ du site des castors, parce qu’ils ont perdu des biens pendant la crise militaro-politique.

 

 « Nous voulons rendre les conditions adéquates à ces personnes vulnérables. Nous allons leur donner aussi des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée d’action », a ajouté le coordonnateur.

 

La remise des matériaux de construction aux déplacés du site des Castors a été prévue. « , nous allons étendre notre activité auprès de ces personnes  en leur fournissant des matériaux de construction qui sont entre autres, des tôles, pour la réhabilitation de leur domicile détruit », a annoncé Teddy-Arnauld Wouédane.

 

Ursul-Paulin Bémondoloko, bénéficiaire d’un matelas se dit satisfaite de l’action humanitaire qu’a posée l’ONG AMGA. «  Nous allons passer une bonne nuit, sur un matelas de grande épaisseur. Les mots me manquent pour exprimer ce sentiment de joie, après la réception de cette couchette et une moustiquaire», a-t-il affirmé.

 

L’association missionnaire pour les gagneurs d’âmes (AMGA) est une organisation non gouvernementale créée en 1989. Elle œuvre dans le cadre de la lutte contre la corruption et  appuie les personnes en détresse. Cette ONG est appuyée par le gouvernement américain.

 

 

Le corps électoral convoqué par décret présidentiel en vu du référendum

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 10 NOVEMBRE 2015

 

La cheffe de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza a pris, ce jour le décret convoquant le corps électoral en vu du référendum du 13 décembre prochain. Le décret a été lu à la télévision nationale par le ministre, conseillé en matière de communication à la présidence Mr Clément Thierry Tito.

 

C’est par décret n°15.401 Les électeurs centrafricains sont convoqués pour voter la loi fondamentale de leur pays. Selon les termes du document, la campagne relative au vote constitutionnel se déroulera du 02 au 11 décembre 2015.

 

Le corps électoral est convoqué par décret, 24 heures après le lancement officiel de la publication des listes électorales et de la publication du nouveau chronogramme électoral qui a fixé le vote de la nouvelle constitution au 13 décembre, le 1er tour des élections législatives et présidentielles le 27 décembre et le second tour au 31 janvier 2016.

 

Les électeurs quant à eux sont convoqués pour le référendum 33 jours avant le scrutin qui se tiendra le 13 décembre 2015. Après la convocation du corps électoral en vu du référendum, la présidente de la transition devra encore convoquer ce même corps pour le 1er tour des élections.

 

 

Les habitants du 1er arrondissement de Bangui, mécontents de non affichage de la liste électorale comme prévue

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 10 NOVEMBRE 2015

 

Les habitants du 1er arrondissement de la ville de Bangui ont montré leur mécontentement ce matin suite à non affichage de la liste électorale par l’Autorité Nationale des Elections. Pour eux le lancement officiel de l’affichage de cette liste électorale a eu  lundi 09 Novembre 2015 à l’école Assana n’est qu’un scénario de l’ANE. Toutefois, ils se disent prêts pour accueillir cette liste qui leur permettra de connaitre leur position pour les prochaines élections.

 

 «  Je suis voisin de l’école Assana hier après le lancement j’étais passé pour vérifier mon nom, mais à ma grande surprise la liste n’est pas affichée et on se demande c’est dans quelle école Assana qu’ils ont affichée la liste » s’est interrogé Ndacko Freddy habitant du 1er arrondissement.

 

Bernardin Makela un autre voisin de cet établissement,  a  confirmé le lancement r en présence des corps diplomatiques et des responsables de l’Autorité Nationale des Elections. « Hier dans les après-midi, nous avons vu l’ambassadeur de la France avec des délégations y compris ceux de l’ANE, c’était le lancement de la liste électorale puisse que tout les médias ne parlent que de ça. Nous étions fiers de notre secteur car cela a commencé chez nous. Malheureusement la liste n’est pas effectivement affichée après le lancement », a-déploré Bernardin Makela.

 

« Nous avons fait le recensement depuis trois mois, et on attendait la publication de la liste électorale, que l’ANE nous dise pourquoi la liste n’est pas affichée alors qu’elle a demandé à la population du 1er arrondissement de venir vérifier les noms. Nous sommes là depuis le matin rien n’est affichée », a martelé David Bamango.

 

« Nous avons acclamé le travail de l’ANE suite à la publication du chronogramme électoral, mais on ne sait pas réellement ce qui s’était produit pour que la liste ne soit pas affichée, que l’ANE fasse de son mieux afin d’afficher le plus tôt possible la liste, car elle l’a déjà dit, si non cela prouve que y’a pas des choses sérieuses pour les prochaines élections que nous attendons à cœurs ouvert » a-souhaité Jephté Béléké.

 

La cérémonie de la publication de la liste électorale a eu lieu le lundi dernier. Selon l’ANE, Le temps prévue pour la publication sur toute l’étendue du territoire c’est  deux semaines

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 15:20

 

 

 

Bangui 10/11/2015 à 14:57 (AFP) Les autorités de transition centrafricaines ont finalement adopté un nouveau calendrier électoral maintenant l'organisation du premier tour de la présidentielle dès décembre, suscitant doutes et inquiétudes sur une telle marche forcée aux élections dans un pays qui reste une poudrière.

 

Sous très fortes pressions internationales, et en premier lieu de la France - ancienne puissance coloniale dont l'intervention militaire Sangaris en décembre 2013 a permis de mettre fin aux massacres intercommunautaires -, les autorités de transition ont fixé lundi soir au dimanche 27 décembre le premier tour de l'élection présidentielle et des législatives et un éventuel second tour le 31 janvier.

 

Ce nouveau calendrier fait suite à une série de reports des élections du fait de l'impossibilité pratique d'organiser des scrutins, par manque de fonds et surtout à cause de l'insécurité régnant dans le pays du fait d'une kyrielle de bandes armées issues de diverses rébellions.

 

Le scrutin doit être précédé dès le 13 décembre d'un référendum constitutionnel. La Centrafrique n'a actuellement pas de Constitution, une charte de transition en faisant office pour le moment, donnant leur légalité aux institutions de transition jusqu'au 31 décembre. S'il n'y a pas d'élections avant cette date, il devra donc y avoir une nouvelle transition.

 

- Référendum test -

 

Le référendum doit servir de test à la tenue des élections. Symptôme du peu d'attention que l'on semble accorder aux électeurs centrafricains, personne n'envisage l'hypothèse qu'ils puissent rejeter la Constitution, ce qui bloquerait tout le processus.

 

Pour la communauté internationale, l'essentiel est de voter, vite et coûte que coûte.

 

"On est en situation d'organiser le premier tour avant la fin de l'année et le deuxième au début de l'année prochaine", a ainsi encore insisté lundi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en marge du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, affirmant que "le recensement (des électeurs) est achevé. Ce n'est plus un argument de report".

 

Mais Paris, engagé sur plusieurs théâtres militaires dans le combat contre les groupes jihadistes, veut aussi se désengager au plus tôt de Centrafrique. L'ONU, qui a 10.000 Casques bleus dans le pays, suit la France sur ce recours à des élections rapides.

 

Les Centrafricains, bien que désireux d'en finir avec la transition et de revenir à la normalité institutionnelle, sont eux beaucoup plus réservés.

 

Martin Ziguélé, un des poids lourds de la classe politique centrafricaine et candidat à la présidentielle, explique certes à l'AFP que "le calendrier nous satisfait car il faut aller à ces élections".

 

- 'L'agenda des va-t-en-guerre' -

 

Toutefois, ajoute-t-il aussitôt, "le paramètre sécuritaire handicape lourdement la situation générale du pays et, bien sûr, il fait peser une lourde hypothèque sur le déroulement pacifique du processus électoral dans tout le pays".

 

"C'est précisément l'objectif des forces politico-militaires qui ne veulent pas de ces élections. Ne pas tenir les élections en raison de la situation sécuritaire effectivement préoccupante a l'inconvénient majeur de se plier à l'agenda des va-t-en-guerre", argumente M. Ziguélé.

 

"Je souligne que des mesures drastiques et urgentes doivent être prises pour la sécurisation de ce processus, car les menaces sont réelles", demande-t-il.

 

C'est là la principale question. Comment neutraliser en un mois les multiples groupes armés qui pour certains contrôlent des portions du territoire depuis des années alors que les forces internationales n'ont pu le faire en bientôt deux ans?

 

Même à Bangui, ils restent actifs, comme en ont témoigné les dernières violences meurtrières fin septembre qui ont fait au moins une soixantaine de morts et plus de 300 blessés.

 

Interrogé récemment par l'AFP sur cette nouvelle flambée de violences, l'analyste Thierry Vircoulon du centre de réflexion International Crisis Group (ICG) relevait qu'elle était "le résultat de l'accumulation des erreurs de la communauté internationale qui veut organiser des élections dans un vide sécuritaire et institutionnel à peu près complet et qui privilégie sa stratégie de sortie de la crise sur une stratégie de résolution de la crise".

 

Par Christian PANIKA à Bangui, Michel CARIOU à Libreville –

 

© 2015 AFP

Centrafrique: la marche forcée aux élections suscite doutes et inquiétudes
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 14:55
Nouvelles nationales sur ACAP

 

 

Denis Wangao-Kizimalé nommé au grade de Général

 

Bangui, 10 nov. (ACAP)-La Présidente de Transition, Catherine Samba-Panza a nommé par décret et à titre exceptionnel, le Colonel Denis Wangao-Kizimalé au Grade de Général de Brigade de l’Armée Centrafricaine, mardi 10 novembre 2015.

 

Le nouveau  promu qui est  du Bataillon de soutien et de services à la retraite, est repris en activité de service pour une durée de deux (2) ans renouvelables selon l’article 1er du décret. 

 

Denis Wangao-Kizimalé a été ministre de Sécurité publique dans le gouvernement Nzapayéké. 

 

 

La libre circulation de la Communauté Musulmane du PK 5, préoccupe l’Imam Camara.

 

Bangui, 10 nov. (ACAP)-L’Imam Camara de la Mosquée « Ali Baboro » du Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui est préoccupé par la libre circulation de la Communauté Musulmane et a interpellé le Gouvernement ainsi que l’opinion Internationale sur la question, à l’occasion d’un meeting organisé par la Coordination de ladite Communauté le 09 novembre 2015, à Bangui.

 

L’objet de cette rencontre était de l’occasion aux Leaders de cette Communauté de rappeler aux autorités tant nationales qu’internationales que la libre circulation est un droit reconnu à tous par les Nations-Unies. 

 

Pour Monsieur Camara le meeting devait interpeller également les Conseillers nationaux qui sont les représentants du peuple afin qu’ils aient de compassion pour la communauté musulmane de PK 5. 

 

« Le réarmement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour la défense territoriale est une bonne nouvelle pour vue que cet réarmement ne soit pas destinée à neutraliser la communauté musulmane de Centrafrique » a-t-il souligné . 

Il faut rappeler que la montée des violences et les récentes crises militaro-politiques ont occasionné le retranchement d’une partie de la population de la communauté musulmane au PK 5, dans le troisième arrondissement de Bangui. 

 

 

La Présidente Catherine Samba-Panza convoque le corps électoral pour le 15 décembre 2015

 

Bangui, 10 nov. (ACAP)- La Présidente de Transition, Catherine Samba-Panza a pris deux décrets convoquant le corps électoral en vue de la tenue du référendum constitutionnel et le corps électoral convoquant les centrafricains pour les élections combinées du Président de la République et des Députés à l'Assemblée Nationale, le 10 novembre 2015 à Bangui.

 

Il s'agit du décret N° 15 401 convoquant le corps électoral sur le projet de la Constitution de la République pour le dimanche 13 décembre 2015. La campagne référendaire débute le 2 décembre 2015 à 06 h 00 et prend fin le 11 décembre 2015 à 24h00 

  
Enfin, le décret N° 15 402 convoquant le corps électoral le 27décembre 2015 en vue de procéder respectivement à l'élection du Président de la République et à celle des députés à l'Assemblée nationale. La campagne électorale du premier tour débute le 12 décembre 2015 à 06H00 et prend fin le 25 décembre 2015 à 24h00. La campagne du deuxième tour débute le 23 janvier 2016 et prend fin le 29 janvier 2016 à 24h00. 


Il convient de noter qu'au premier tour, est élu le candidat ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour de scrutin est organisé le dimanche 31 janvier 2016 entre les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix. Au second tour, l'élection du Président de la République et de chacun des députés à l'Assemblée nationale est acquise à la majorité des suffrages exprimés. 

  
Il est à signaler que la Présidente de l'ANE est chargée en collaboration avec le gouvernement de transition de l'exécution des termes du présent décret, conformément aux dispositions pertinentes du Code électoral. 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com