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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 19:28
L'avocat de Thierry Vackat demande sa remise en liberté

L'avocat de Thierry Vackat demande sa remise en liberté
L'avocat de Thierry Vackat demande sa remise en liberté
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 19:19
Prêche de l’Imam de la grande mosquée d’Arabie Saoudite

Lu pour vous 

 

RCA : l’Imam de la grande mosquée d’Arabie Saoudite Abdul Rahman Ibn Abdul Aziz Al-Sudais lors d’un prêche

 

https://lafrique.info  29 OCTOBRE 2018

 

L’homme de Dieu a lancé un message fort à la communauté musulmane de la République Centrafricaine

« Je demande aux musulmans  de la République Centrafricaine d’arrêter de se faire utiliser par des ennemis de l’islam.  Nous avons été sollicités par nos frères musulmans lorsque cette guerre religieuse,  fabriquée et bien orchestrée par nos propres frères musulmans a éclaté. Nous  considérons pour notre part que ceux qui se font passer pour des musulmans et qui font tuer leurs frères,  juste pour des intérêts partisans,  iront directement en enfer.

La communauté musulmane dans le monde entier doit respecter les règles de l’islam.  Vous ne pouvez pas faire passer des individus au-dessus de votre religion. C’est pour cela que je demande à la communauté musulmane de la République Centrafricaine,  de ne pas suivre les politiciens criminels,  les mécréants qui utilisent le nom de l’islam,  les ennemis de la paix et de l’islam. Ce qui s’est passé dans votre pays est horrible et cela ne doit plus se répéter avec le nom de l’islam », a martelé l’homme de Dieu.

Pour lui, on ne s’improvise pas musulman. « L’homme politique qui se dit musulman,  doit avoir des partenariats avec les pays islamiques qui font en ce moment beaucoup de don pour aider les pays pauvres. Nous avons un de vos compatriotes qui est membre du bureau à travers lui nous avons des informations et nous prions Allah pour qu’Il vous accorde la bonne compréhension », a estimé l’imam.

Ibra Kariss

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 19:02
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les Députés, Kema Florent et Nampessa Symphorien portent un démenti sur leur arrestation

 

PAR CYRILLE WEGUE LE 31 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, le 31 octobre 2018 (RJDH) —A travers un entretien avec la presse tenu le 30 octobre dernier, Kema Florent et Nampessa Symphorien respectivement député de Nana-Bakassa-2 et de Bossangoa-4 ont porté un  démenti formel suite aux informations faisant état de leur arrestation le 29 octobre dernier à l’Assemblée Nationale pour détention illégale d’armes de guerre.

 

Assis côte-à-côte, Symphorien Aristide Nampessa et Kema Florent  se disent très touchés et déçus par rapport à l’acte posé par leur collègue Romboth. Ils appellent par ailleurs au calme et à la sérénité.

 

Selon Florent Kema « Une partie des députés s’est retiré des locaux de l’Assemblée Nationale après l’incident. Moi également,  je suis rentré à la maison. Ce n’est qu’après que j’ai commencé à recevoir des appels de la part des parents, amis et connaissances faisant état de mon arrestation. Je veux ici  informer la population centrafricaine et mes électeurs de Nana-Bakassa-2 que je n’ai pas fait l’objet d’une quelconque arrestation, ni interpellé par la Gendarmerie, ni mon véhicule n’a été fouillé, ni aucune perquisition n’a été effectué à mon domicile et je n’ai reçu aucune menace de qui que ce soit », a-t-il précisé.

 

Tout en regrettant personnellement l’acte posé par son collègue Député, Florent Kema  qualifie le fait comme étant un acte personnel où,  en tant que responsable, il y répondra devant la justice.

 

Quant à Symphorien Aristide Nampessa de Bossangoa-4, c’est un appel d’apaisement qu’il entend lancer. « Nous ne sommes pas arrêtés. Suite à l’évènement d’hier, l’Honorable Florent Kéma de Nana-Bakassa-2 était lui rentré à la maison. Et moi, Symphorien Aristide Nampessa Député de Bossangoa-4 j’étais resté dans la salle.  Nous avons continué avec le reste des collègues députés pour procéder au vote du nouveau Président. Cela s’est bien passé par la suite ». 

 

En tant que Député, Elu de la nation, « Je regrette le comportement de notre Collègue Alfred  Romboth Yékatom et nous condamnons cela », a-t-il déclaré.

 

Cette mise au point fait suite à une information faisant état de l’arrestation de ces Députés avec Romboth et Thierry Georges Vackat en possession d’armes de guerre suite à un incident provoqué par ces derniers au moment de l’élection du nouveau Président de l’AN après la destitution de l’ancien Président conformément aux disposition de l’article 70 de la Constitution.

 

 

Centrafrique : OCLAD met la main sur 12 sacs de boisson en sachets et des produits stupéfiants

 

PAR CYRILLE WEGUE LE 31 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, le 31 octobre 2018 (RJDH) — Ce mardi 30 octobre 2018, deux personnes croupissent à l’Office Centrafricain de Lutte Antidrogue (OCLAD) à Bangui. Ceci, pour une affaire de commerce illicite de boisson et de produits interdits de vente sur le marché en RCA.

 

Ces deux individus sont appréhendés par les FSI dans des circonstances et endroits différents. L’un avec 12 gros sacs XXL communément connu sous le nom de « étoile » remplis de sachets de boissons alcoolisées, toutes marques confondues à son domicile au quartier Gobongo. Et l’autre, avec des cartons de produits pharmaceutiques dans son kiosque au PK-12.

 

Interrogé sur les faits, le propriétaire de ces 12 sacs, Junior, n’a pas souhaité se prononcer sur les faits. Seulement,  «Les faits sont-là, vous-même vous avez constaté. Pour l’instant, je ne sais quoi vous dire », a-t-il dit. 

 

Quant à l’autre, prénommé Félicien, vendeur de produits pharmaceutiques jugés dopants et interdit de vente en RCA, «Hier, c’était aux environs de 12h que je suis appréhendé dans mon kiosque avec du Shakapain et des Vegas au Pk-12 avant d’être emmené ici. Je ne savais pas que ces produits étaient interdits de vente en RCA. Si les autorités avaient déclaré que la vente de ces produits était interdite, alors nous ne pouvions pas le faire. Comme c’est brusque, c’est un problème qui est là, donc plus rien à faire. La force reste à l’Etat et tout pour le bien de la population. C’est la loi qui le dit ».

Selon le Directeur de l’OCLAD, Séléngouma Romaric Fourier, cette opération est rendue possible grâce à l’information  de certains citoyens centrafricains de bonne volonté. Il ne faut pas négliger l’appui de l’OCRB, de la CNS et de la Gendarmerie qui ont effectué une descente sur le terrain, ce qui a permis de mettre la main sur ces produits.

 

 « La procédure, c’est de les présenter au Parquet. Pour les produits, on va monter les procédures pour les incinérer. Le haut commandement nous a instruit à travers l’opération « Cobras »  de sillonner les quartiers de la ville de Bangui, cela jusqu’à la fin de l’année. Même là où nous étions passés, nous pouvons revenir demain jusqu’à ce que le phénomène soit éradiqué. Nous demandons à la population centrafricaine de nous aider en nous fournissant des informations. Cela va nous aider à empêcher l’acheminement et la commercialisation de ces produits interdits », a-t-il fait savoir.

 

Selon le Directeur de l’OCLAD, la loi créant l’OCLAD lui confère une compétence à dimension nationale. A côté de la Police, il y a également la Gendarmerie, la Douane et le Ministère du Commerce.

 

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 18:47
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

LA MINUSCA ET LES FACA LANCENT DES PATROUILLES CONJOINTES A BAMBARI

 

Bangui, 31 octobre 2018 – La Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) MINUSCA et les Forces armées centrafricaines (FACA) mènent depuis lundi 29 octobre 2018, des patrouilles conjointes à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka (centre). « Les militaires des deux institutions ont patrouillé à Kidjigra, Lapago, Bbornou, Adji et Sangharis et l’initiative a été bien accueillie par les populations. Le commandant du détachement des FACA a visité le marché central, qui a réouvert ses portes quatre ans après, et a échangé avec des marchands », a souligné le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro.

 

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a précisé qu’outre l’extension de l’autorité de l’Etat, le déploiement progressif et coordonné des FACA ainsi que des forces de sécurité intérieure (FSI) vise à contribuer à la protection des populations civiles. "Dans ce sens, la Mission réitère son appui aux autorités et dénonce les tirs sporadiques par des individus armés présumés de l’UPC » alors que débutaient ces patrouilles conjointes, a-t-il dit. Il a rappelé le déploiement récent des FACA et les opérations conjointes avec la MINUSCA dans d’autres zones comme Paoua, Bangassou, Sibut ou Obo.

 

De même, le processus de recrutement des 1023 recrues des FACA, qui se déroulera du 5 au 14 novembre 2018, a été abordé, en particulier le soutien technique, logistique et matériel de la MINUSCA, « notamment dans la formation des équipes de recrutement et leur déploiement dans les préfectures ainsi que dans le domaine de la sensibilisation et de la communication ». Le porte-parole a par ailleurs condamné la perturbation, par une vingtaine d’éléments du FPRC, d’une activité liée à ce processus dans la mairie de Ndélé, préfecture de Bamingui-Bangoran. « La MINUSCA a renforcé ses patrouilles dans la zone tandis que la Police de la Mission enquête sur cet incident », a-t-il dit.

 

Le porte-parole a en outre rappelé la résolution 2387 du Conseil de sécurité qui « demande aux autorités centrafricaines d’appliquer la politique de nationale de sécurité et la stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité afin de se doter de forces de défense nationale et de sécurité intérieure professionnelles, ethniquement représentatives et régionalement équilibrées, notamment grâce à l’adoption et l’application de procédures appropriées de vérification préalable, notamment du respect des droits de l’homme, pour tout le personnel de défense et de sécurité, ainsi que de mesures permettant d’intégrer des éléments des groupes armés qui répondent à des critères rigoureux de sélection et de vérification préalable ».

 

Le projet de réduction de la violence communautaire (CVR) à Bangui et à Bouar a également été souligné lors de la conférence de presse. Dans la capitale, la formation des 785 bénéficiaires a débuté et se déroulera pendant une période de trois mois dans diverses filières parmi lesquelles le commerce, la menuiserie, la mécanique et l’élevage. A Bouar, l'équipe intégrée DDR/UNOPS a mené une opération de collecte d'armes dans la ville de Bouar avec le soutien de la Force, permettant la récupération de 1.191 armes de chasse, 447 cartouches de différents calibres et 29 grenades, entre autres”.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, Major Mohamed Ouabed, a indiqué que la situation sécuritaire est généralement calme à travers tout le territoire national. « La Force de la MINUSCA, en collaboration avec la police de la Mission, les FACA et les forces de sécurité intérieure poursuit ses efforts pour renforcer la protection de la population civile et pour l’épargner de toute menace », a souligné le porte-parole militaire.

 

De son côté, le porte-parole de la composante police de la MINUSCA, Capitaine Franck Gnapié, a déclaré qu’à Bria, plusieurs cas de menaces de mort par des groupes armés ont été enregistrés dans les camp de déplacés internes de la ville. "La Police de la MINUSCA s’est mise en position d’alerte et accentue les patrouilles dans la ville et surtout dans les camps de déplacés pour maintenir le calme". En outre, poursuit-il, « 10 personnes qui avaient été remises à la police de la MINUSCA par les FSI de la ville ont été transférées à Bangui le 23 octobre 2018, pour être remises aux autorités judiciaires centrafricaines. Quatre autres avaient été relaxées sur place à Bria sur instructions des autorités judiciaires pour manque de preuves ».

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook: facebook.com/minusca.unmissions

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 13:43
Centrafrique: Passation de service entre Meckassoua et Ngon-Baba

 

Centrafrique: Passation de service entre le nouveau Président de l'Assemblée Nationale l'honorable Ngon Baba et le Président sortant Abdoul Karim Meckassoua ce Mardi 30 octobre 2018.

 

La cérémonie marquant la passation de service a eu lieu au Salon d’Honneur de la Maison du Peuple en présence des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, des membres du Cabinet et des cadres de l’Administration parlementaire.

 

Dans son mot de circonstance, le Président sortant de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA a reconnu la valeur de son successeur en ces termes : « C’est un parlementaire, il connait la pratique parlementaire, je ne pense pas une seule seconde qu’il sera stressé en dirigeant cette grande institution. Ne vous attendez pas à ce que je prononce autre chose vraiment que de lui souhaiter bonne santé et c’est extrêmement important pour pouvoir avoir la maîtrise de ses nerfs ». 


« Je lui souhaite de réussir dans cette nouvelle fonction et je lui souhaite d’être guidé par la sagesse, c’est le seul point sur lequel mes vœux doivent l’accompagner très fraternellement » a-t-il ajouté.

 

Au micro de la Presse parlementaire et nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA qui prend désormais les rênes de l’Assemblée Nationale n’a pas tari d’éloges en remerciant son prédécesseur et en qualifiant ce passage de témoin de « permutation ».

 

Aussi a-t-il dit : « Je parle de permutation, vous savez puisse que c’est mon grand frère qui part et j’arrive. C’est un rituel habituel, c’est juste une cérémonie de passation de service qui s’est déroulée dans les meilleures conditions. Ce sont des formalités d’usage tout simplement que nous sommes venus faire ».

 

Poursuivant, le nouvel entrant a indiqué: « Ce qu’il faut retenir, c’est que le Président MECKASSOUA est un grand frère qui a fait son temps pour cette nouvelle législature après une transition de plus de trois ans. Il nous a aidés à entreprendre des reformes en République Centrafricaine, à entreprendre un certain nombre d’actions et aujourd’hui, il part. Vous savez, c’est un homme politique, il s’agit certainement d’un repos politique, je lui souhaite un bon repos politique et surtout bonne chance, vous savez un homme politique, son congé ne dure pas longtemps» a-t-il conclu.

 

Il est à rappeler que la séance relative au vote du nouveau Président de l’Assemblée Nationale a été présidée par le doyen d’âge, l’Honorable René Constant NGBONDO, assisté des deux plus jeunes Députés qui font office de Scrutateurs conformément au Règlement Intérieur.

 

Trois candidature étaient en lice, la première de l'Honorable Thierry Georges VACKAT ayant été invalidée pour non respect du délai de dépôt car déposée avec une minute de retard; celle de l'Honorable Timoléon MBAIKOUA, retirée plus tard et celle de l'Honorable Laurent NGON-BABA qui a remporté le scrutin en recueillant 112 voix sur 116 votants parmi lesquels 04 bulletins nuls. Il a ainsi succédé à l’Honorable Karim MECKASSOUA qui a été destitué le vendredi, 26 Octobre 2018.

 

L’Assemblée Nationale centrafricaine en est toujours à sa VI ème Législature.

 

République Centrafricaine : La communauté musulmane dit Non à la manipulation d’Abdou Karim MECKASSOUA

https://loccident.info    29 octobre 2018

« MECKASSOUA  n’a pas été destitué parce qu’il est musulman.Trop c’est trop, qu’il arrête de mentir à notre population »

 

La communauté musulmane de la RCA se dit indignée par les propos et la manipulation du clan Meckassoua.  « Nous n’accepterons plus de laisser nos populations mourir pour un individu qui ne pense qu’à ses intérêts égoïstes. Abdou Karim Meckassoua,  n’agit pas au nom de l’islam.  Nos populations doivent comprendre et arrêter de se laisser manipuler », ont indiqué des imams en marge de la destitution démocratique de Meckessoua.

Soucieux de la paix sociale, ces imams ont mis en garde leurs fidèles. « Nous invitons tous les musulmans à ne pas se laisser distraire. Dites-nous si la Kaaba se trouve en France ? Ceux pour qui nos frères sont morts reviennent encore nous manipuler. Nous devons nous mobiliser et être solidaires pour dire non. Nous lançons un appel urgent à tous nos frères musulmans,  pour la mémoire de nos martyres,  nous devons déposer les armes et contribuer à la paix et au développement du pays.

Le prophète Mohamed  (SAW)  condamne tout individu qui fait tuer son prochain pour des intérêts personnels.  Un bon musulman doit savoir pardonner, un bon musulman ne doit pas se laisser manipuler », ont-ils insisté lors de cette conférence qui prenait souvent les allures de prédication. Enfin, ils ont prononcé des Fatiha pour le retour définitif de la paix, l’entente, l’union et la concorde entre Centrafricains.

 

Khalil Cheick Ibrahim

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 13:16

 

http://adiac-congo.com  Mardi 30 Octobre 2018 - 13:13

 

Quelques jours seulement après la destitution d’Abdou Karim Meckassoua, à l’issue d’une session plénière spéciale pour « manquement aux devoirs de sa charge », le député de Baboua (ouest du pays), Laurent Ngon Baba, a été élu le 29 octobre à la tête de l'institution.

 

Porté au perchoir de l’Assemblée nationale centrafricaine par cent douze voix sur cent seize votants, Laurent Ngon Baba, président du Parti d’action pour le développement, avait précédemment occupé plusieurs fonctions. Il avait été nommé de nombreuses fois en tant que ministre et député de Baboua. En 2011, il était devenu le premier vice-président de l’Assemblée nationale.

 

S’adressant à ses collègues après son élection, le nouveau président de l’Assemblée nationale a promis de corriger les erreurs de son prédécesseur afin de faire prévaloir la transparence dans la gestion de la législature. « Nous n’avons plus le droit à l’erreur (…). « Nous allons immédiatement prendre des mesures, surtout en ce qui concerne la gestion des ressources financières », a-t-il précisé.

 

Laurent Ngo Baba affrontait deux autres parlementaires au poste de président de l’Assemblée nationale : Thierry-Georges Vackat, député de Mongoumba (sud) et Timoléon Mbaïkoua, député de Paoua (extrême nord-ouest). Lors de l’examen des dossiers, la candidature de Thierry-Georges Vackat a été invalidée parce que déposée une minute seulement après le délai prescrit. Timoléon Mbaïkoua, quant à lui, a décidé de retirer sa candidature mais son désistement a été rejeté par le président de la séance faute de courrier justificatif.

 

Avant que le vote ne commence et selon des sources concordantes, le député de Mbaïki II (sud), Alfred Yékatom Rombault, avait sorti un revolver contre l’un de ses collègues suite à des échanges violents dont l’origine reste inconnue. Il a tiré deux coups de feu en l’air avant d’être maîtrisé puis conduit à la gendarmerie. D’après l’opinion publique, ce député de Mbaïki II, un ancien chef rebelle d’anti-balaka alias Rambo, avait été élu par les pressions sur la population sous son contrôle. Il avait fait asseoir son hégémonie sur les préfectures de l’Ombella M’Poko (ouest) et de la Lobaye (sud).

 

Tenant compte du climat qui prévalait dans l’hémicycle, tous les députés y ont été évacués puis soumis à des fouilles systématiques. L’opération a révélé que trois autres élus du peuple portaient également des armes sur eux, dont le candidat invalidé Thierry-Georges Vackat.

 

Le prédécesseur de Laurent Ngon Baba est le député du troisième arrondissement de la capitale Bangui, qui comprend le PK5, le quartier abritant la majorité des musulmans de cette ville.

 

D’après Mathurin Dimbélet Nakoé, deuxième vice-président de l’Assemblée, Abdou Karim Meckasoua était accusé par ses détracteurs d’avoir « confisqué des dossiers essentiels pour les députés », évoquant mi-octobre devant la presse une « opacité dans la gestion des finances » de cette chambre du parlement. « On nous a accusés d’agir selon des critères confessionnels mais celui qui a été élu est un musulman », a-t-il fait remarquer.

 

Plusieurs députés estiment, quant à eux, que la pétition et la tentative de destituer Abdou Karim Meckassoua pourraient avoir été pilotées par la présidence centrafricaine qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l’Assemblée. L’ex-président avait été destitué le 26 octobre, suscitant de fortes tensions dans la capitale où des tirs nourris avaient éclaté au Kilomètre 5, le quartier musulman.

 

Après le début de la crise centrafricaine fin 2012, suivie du déferlement de haine entre les rebelles de la coalition Séléka, à dominante musulmane, et les groupes antibalaka, prétendant défendre les chrétiens à partir de 2013, la tendance était déjà à l’équilibre entre les deux camps, lorsque la présidence a été échue à Faustin-Archange Touadéra, d’origine chrétienne, et qu’Abdou Karim Meckassoua, d’origine musulmane, avait été élu à la tête de l’Assemblée nationale. Ce qui a contribué effectivement à apaiser des tensions en ce sens que cela était apparu comme un symbole de réconciliation en Centrafrique.

 

Fort malheureusement, dans ce pays où l’influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n’étaient plus bonnes, des rumeurs de coups d’Etat avaient circulé, des proches de l’actuel président du pays n’hésitant pas à accuser publiquement Abdou Karim Meckassoua. Sa destitution était prévisible puisqu’en mars dernier, un proche du président Faustin-Archange Touadéra avait été élu vice-président de l’Assemblée : une volonté, selon les observateurs à l’époque, de saper l’autorité de Abdou Karim Meckassoua.

  

Nestor N'Gampoula

Centrafrique : le nouveau président de l’Assemblée nationale promet de mieux gérer la législature
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 13:07

 

Jeune Afrique 30 octobre 2018 à 18h31 | Par Pacôme Pabandji - à Bangui

 

Le principal groupe d'autodéfense du quartier musulman du PK5, dont le chef est recherché par la police et par la Minusca, a assuré la sécurité d’un meeting organisé par Abdou Karim Meckassoua, à Bangui, aux côtés des Casques bleus. Une présence qui embarrasse la mission de l'ONU et le gouvernement.

 

À Bangui, c’est l’homme le plus recherché du moment. Dimanche 28 octobre, il est pourtant apparu, lourdement armé, dans le service d’ordre d’Abdou Karim Meckassoua. En première ligne, sur une moto, loin devant le cortège du président sortant de l’Assemblée nationale, qui s’apprêtait à tenir un meeting, Nimery Matar Djamous, alias «Force», brandissait sa kalachnikov, des lunettes noires vissées sur le nez.

 

En avril dernier, des casques bleus de la Minusca et des éléments des forces de sécurité centrafricaines avaient lancé une opération contre Force et son groupe d’autodéfense dans le quartier musulman du PK5. La mission de l’ONU en Centrafrique lui reprochait d’alimenter le désordre dans ce quartier sensible de Bangui, mais aussi d’organiser un racket contre les commerçants musulmans en échange de la « sécurité » du quartier, qu’il revendiquait d’assurer avec son groupe d’autodéfense

 

Lu pour vous 

 

Centrafrique : Le patron des groupes armés dévoilé, quelle est la réaction de la France?

 

https://lequotidiendafrique.net 29 OCTOBRE 2018

 

Karim Meckassoua, l’homme de main de la France, officiellement dévoilé patron des groupes armés par les chefs rebelles suite à sa destitution démocratique. Ceux-ci  veulent venger leur mentor. La France peut- elle encore nier son implication dans la crise centrafricaine ?

 

La destitution légale du Président de l’Assemblée nationale,  Abdou Karim Meckassoua, a suscité beaucoup de panique et d’inquiétude dans le camp des groupes armés qui ont fini par dévoiler officiellement leur mécontentement concernant la destitution de leur patron et parrain nationale.  Karim Meckassoua,  l’homme de main de Jean Yves Le Drian, donc de la France  est officiellement présenté comme étant le patron des groupes armés.

 

Cette annonce faite par les chefs des groupes armés eux-mêmes, au moment où le Président Français Emmanuel Macron fait des mains et des pieds pour maintenir la collaboration avec l’homme fort de Bangui, les groupes armés,  viennent de mettre à nu et à découvert l’implication de la France, en tant que parrain extérieur.  La destitution de Meckassoua faite dans les normes démocratiques  ne fait que consolider l’État de droit en RCA.

 

Les chefs rebelles sont-ils réellement des intellectuels ? Avaient-ils l’intention de faire un coup d’État au Président Touadéra ?  Y’a-t-il un coup qui a été déjoué par cette destitution ?  Nous pouvons vous rassurer que la RCA  ne reviendra plus en arrière.  Abdou Karim Meckassoua  doit être poursuivi pour crimes contre l’humanité et représentant légal et financier d’un groupe terroriste et la rigueur de la loi doit s’appliquer à lui, comme à tous les renégats de la RCA.

Crown James

Centrafrique : le service d’ordre d’Abdou Karim Meckassoua fait polémique
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 11:24
Assemblée : Deux députés arrêtés et une enquête judiciaire ouverte

 

https://www.radiondekeluka.org  mardi 30 octobre 2018 14:42

 

Le procureur général près la Cour d'Appel de Bangui Eric Didier Tambo a annoncé aujourd'hui l'ouverture  d'une enquête sur l'incident du lundi 29 octobre à l'Assemblée nationale.

Alfred Yékatom Rombot et Thierry Georges Vackat respectivement député de Mbaïki et de Mongoumba au sud du pays ont été arrêtés par les commandos de la gendarmerie nationale. Le premier est arrêté après avoir fait usage de son revolver dans l'hémicycle de la représentation nationale, tandis que le second a été interpellé après l'incident avec des armes dans son véhicule.

Les députés disposent de l'immunité parlementaire lorsqu'ils sont en session et dans l'exercice de leur fonction. Mais le procureur général Eric Didier Tambo justifie leur arrestation par l'application de l'article 67 de la loi. "Lorsqu'un député est surpris en flagrant délit de crime ou de délit, il peut être poursuivi sans l'avis du bureau de l'Assemblée nationale" a-t-il précisé.

Certains députés proches de l'ancien président de l'Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua ont vu leur domicile perquisitionné. C'est le cas de Simplice Aurélien Zinghas député de Mobaye, ancien vice-président du bureau de l'Assemblée nationale.

Le parquet général n'exclut pas d'étendre son enquête à d'autres députés. Dans sa première interview en qualité du président de l'Assemblée nationale, Laurent Ngon-Baba a qualifié de tentative d'assassinat l'incident et que la justice déjà saisie doit faire son travail, a-t-il insisté.

Outre l'ouverture d'enquête judiciaire ouverte par le procureur général, le gouvernement n'a pas encore réagi au vote du nouveau président de la 6e législature.

 

Centrafrique : quatre chefs d'accusation contre un député pour utilisation d'arme à feu à l'Assemblée nationale

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 31-10-2018

 

Le député de la circonscription de la ville centrafricaine de Mbaïki II (sud), Alfred Yékatom Rambault, est accusé de quatre chefs d'accusation, selon un communiqué publié mardi par le parquet général de la Cour d'appel de Bangui.

Selon le communiqué, le procureur général Eric-Didier Tambo a fait mention de quatre chefs d'accusation contre M. Yékatom Rombault qui sont : tentative d'assassinat contre les élus du peuple, détention illégale d'armes et de munitions de guerre, menaces à mains armées, et rébellion.

Lundi dernier, lors d'une session plénière à l'occasion de l'élection du nouveau président de l'Assemblée nationale, M. Yékatom Rombault avait sorti un revolver contre l'un de ses collègues suite à des échanges violents dont l'origine reste inconnue. Il a tiré deux coups de feu en l'air avant d'être neutralisé puis conduit à la gendarmerie.

M. Tambo a rappelé les dispositions de l'article 67 alinéa 4 de la Constitution qui stipulent que "le parlementaire pris en flagrant délit ou délit de fuite, après la commission de faits délictueux ou criminels peut être poursuivi ou arrêté sans l'autorisation de l'Assemblée nationale, du Sénat ou de leurs bureaux". F

 

Source: Agence de presse Xinhua

Assemblée : Deux députés arrêtés et une enquête judiciaire ouverte
Assemblée : Deux députés arrêtés et une enquête judiciaire ouverte
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 11:21

 

http://www.gabonactu.com  par Modérateur mardi 30 octobre 2018

 

Libreville, 30 octobre (Gabonactu.com) – Un contingent gabonais a quitté Libreville mardi à destination de Bangui en République centrafricaine par voie terrestre en passant par le Cameroun, a-t-on appris de source militaire gabonaise.

 

Le nombre de soldats du contingent n’a pas été indiqué. Les militaires gabonais et leur matériel sont cependant convoyés par 36 soldats. Lorsqu’ils rentreront en territoire camerounais, ces derniers seront conduits jusqu’à la frontière centrafricaine par leurs homologues camerounais.

 

C’est la 5ème mission gabonaise qui rejoint la Centrafrique par la route, a affirmé le chef d’état-major des forces armées gabonaises, le général de Corps d’armées Ferdinand Gaspard Ollame Ndong.

 

Le Gabon est l’un des contributeurs des soldats dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), une mission de paix de l’ONU. Le contingent gabonais en Centrafrique serait fort de 500 hommes.

 

Le Gabon a envisagé le retrait de son contingent en juin dernier avant de changer de décision suite à un plaidoyer du président centrafricain, Faustin Archange Touadera auprès de son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba.

 

Antoine Relaxe & Xinhua

Un contingent gabonais a quitté Libreville par la route pour la Centrafrique
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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 02:00
Centrafrique : un député arrêté après avoir tiré dans l’hémicycle
Centrafrique : un député arrêté après avoir tiré dans l’hémicycle
Centrafrique : un député arrêté après avoir tiré dans l’hémicycle

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 29 octobre 2018 17:59 Tchadinfos

 

Alors que les députés centrafricains étaient réunis en plénière ce lundi pour élire leur nouveau président, Alfred Yekatom, élu de la ville de Bimbo, a sorti son pistolet et a tiré en l’air avant d’être interpellé par la gendarmerie.

 

Décidément, un chef milicien, même dans le costume de député, ne perd pas facilement ses habitudes. Alfred Yekatom, alias « colonel Rombhot », en a fait la démonstration ce 29 octobre à Bangui. En pleine plénière de l’Assemblée nationale, l’élu de Bimbo, dans la préfecture d’Ombella-Mpoko, a sorti son pistolet, braqué un de ses collègues avant de tirer deux coups de feu en l’air.

 

Cette scène insolite est intervenue soixante-douze heures après la destitution, le 26 octobre, du Karim Meckassoua, président de l’Assemblée nationale, en raison de plusieurs griefs, notamment des « décaissements sans justificatifs ». Les députés étaient donc réunis pour élire le successeur de ce dernier. La séance a été ainsi perturbée par cet acte hallucinant du député Yekatom.

 

Des gendarmes sont rapidement intervenus pour arrêter le « colonel Rombhot » lorsque ce dernier tentait de s’approcher d’un des candidats à la présidence du bureau qui était en train de prononcer son discours.

 

Qui est Alfred Yekatom

 

Depuis 2015, le nom d’Alfred Yekatom est inscrit sur la liste noire des Nations unies pour avoir « [apporter] un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine, y compris des actes qui mettent en péril ou qui violent les accords de transition, menacent ou entravent la transition politique (…), ou alimentent les violences ».

 

Alfred Yekatom est en effet un des chefs miliciens anti-balaka de la faction dite « du Sud ». Ancien caporal-chef dans l’armée régulière centrafricaine, le « colonel Rombhot » est accusé par l’ONU d’avoir « tué des civils » dans des zones que ses hommes contrôlaient, entre le pont principal reliant Bimbo et Bangui à Mbaïki (préfecture de la Lobaye) et entre Pissa et Batalimo (près de la frontière avec la République du Congo).

 

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