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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 13:21

 

 

 

Comme de nombreux jeunes du 4ème Arrondissement de la ville de Bangui, Justin Nganamokoé a décidé d’abandonner les armes de guerre au profit des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) dont il tire l’essentiel de ses revenus.  

 

Comme de nombreux jeunes du 4ème Arrondissement de la ville de Bangui, Justin Nganamokoé a décidé d’abandonner les armes de guerre au profit des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) dont il tire l’essentiel de ses revenus.   J ustin Nganamokoé  t r o q u e l’arme de guerre contre la pioche. Jadis membre du groupe Antibalaka, la trentaine sonnée est aujourd’hui manœuvre de l’entreprise DDN-Construction chargée d’exécuter les Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (HIMO) dans le 4ème Arrondissement de la ville de Bangui. 

 

Comme de nombreux manœuvres travaillant sur le site de Boy-rabe, Justin s’adonne à cœur joie aux travaux HIMO qu’il considère  comme un moyen pour amener les  jeunes à disposer de revenus afin d’assurer leur prise en charge et d’abandonner « les mauvaises pratiques préjudiciables au développement de la République Centrafricaine ».

 

« Le salaire me permet de payer mon loyer... » 

 

Justin Nganamokoé n’aime plus gaspiller son argent. « mon salaire me permet de payer le loyer, assurer les frais de scolarité de ma fille et prendre soin de ma famille », confie-t-il.

 

Il avoue avoir injecté une partie de son revenu dans le commerce de petites glacières. L’un de ses frères est chargé d’acheter ces articles à  GarouaMboulaï (Cameroun) et de les revendre sur les marchés de Bangui.   

 

Justin Nganamokoé compte bien se lancer pleinement dans ce commerce

 

après la fin du programme THIMO. Car   pour ce père de trois enfants, il n’est plus question de reprendre les armes. Il est plutôt important d’envisager comment chacun doit « apporter sa contribution à la reconstruction de la République Centrafricaine longtemps meurtrie ». 

 

Justin Nganamokoé interpelle toute la population centrafricaine en général et les jeunes en particulier au sujet du rôle que doivent désormais jouer les uns et les autres dans le rétablissement de la paix en Centrafrique et le développement du pays. 

 

« Je remercie le Gouvernement... »

 

Justin Nganamokoé dit être très satisfait des efforts abattus par le Gouvernement centrafricain en faveur de la population meurtrie. 

 

Cette population a subi les effets des dégâts collatéraux de récents soubresauts politico-militaires.  

 

C’est pour améliorer la vie  économique et sociale de cette population démunie et à la demande du Gouvernement de la République Centrafricaine, que la Banque Mondiale a décidé de réorienter les financements des différents projets de développement en cours d’exécution dont les activités ne sont pas encore engagées, vers les actions urgentes qui doivent avoir un impact immédiat et réel sur la population, à travers la planification et la mise en œuvre des travaux HIMO. 

 

Plusieurs milliers de jeunes et personnes vulnérables de Bangui bénéficient des avantages de ce programme lancé le 22 janvier 2015 par la Présidente de la Transition, son Excellence Mme Catherine Samba-Panza.  

 

Justin se réjouit de ce que le Gouvernement et les partenaires aient pris la décision de donner des emplois aux jeunes du 4ème Arrondissement à travers les travaux HIMO. Son grand souhait, c’est de voir ce programme perdurer et s’étendre dans d’autres localités de la RCA.   

 

SOURCE : Thimo Magaine N°00 de Septembre 2015.  

Des armes de guerre à la pioche (THIMO)
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:45

 

 

 

25/09/15 (APA)

 

La Communauté Islamique de Centrafrique (CICA) a appelé les fidèles musulmans du pays à profiter de la célébration de la tabaski ce jeudi, pour enterrer la hache de guerre et recommencer à vivre comme par le passé.

 

« C'est une occasion pour nous musulmans de montrer à travers la fête du sacrifice que la cohésion sociale ou le vivre ensemble nous permet de pratiquer notre religion en Centrafrique comme auparavant » a dit l’imam Abdelaziz Magbgakara, un des prédicateurs de la CICA.

 

Cette prière a mobilisé une multitude de musulmans Centrafricains, offrant l’opportunité à certaines personnes de constater que depuis la survenue de la crise dans le pays en 2013, pareille mobilisation religieuse n’a été aussi visible dans la capitale centrafricaine, Bangui.

 

Elle s’est déroulée sur un terrain de football situé derrière le centre de santé de Laouanga, un quartier proche du centre-ville de Bangui, et a enregistré des membres du gouvernement.

 

Cette grande prière a été suivie d’un match de football opposant des jeunes chrétiens aux musulmans venus de leur quartier du Km5

Les musulmans centrafricains appellent au dépassement
Les musulmans centrafricains appellent au dépassement
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Centrafrique-Presse.com
25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:37

 

 

 

Par RFI le 25-09-2015 à 01:15

 

Après deux années de conflit en Centrafrique, la situation se normalise peu à peu dans les écoles, même si beaucoup reste à faire. A Bambari par exemple, 335 enfants affiliés aux groupes armés libérés par l'Unicef en mai dernier vont retrouver les bancs de l'école.

 

Lever des couleurs, hymne du pays entonné à plein poumon par les enfants, la rentrée scolaire à Bambari a des allures de fête nationale. Parmi les écoliers, des ex-enfants soldats dont la réinsertion fait l'objet de toutes les attentions. « Les enseignants ont été formés pour l’encadrement de ces enfants qui, qu’on le veuille ou non, ont connu un autre monde que les autres enfants, explique Benoît Daoundo, le responsable protection de l'enfance pour l'Unicef. Nous travaillons aussi avec les écoles et les enfants pour que ces enseignants aient un regard un peu plus particulier à l’endroit de ces enfants pour qu’ils retrouvent vraiment la vie d’enfant que les groupes armés leur avaient volée entre temps. »

 

Julien avait 14 ans quand il est entré dans les anti-balaka. Aujourd'hui l'école lui redonne de l'ambition. Et pas des moindres. « Je veux étudier le français et les maths pour devenir ministre ensuite, assure-t-il. Ça fait trois ans que je n’ai pas été à l'école à cause de la guerre dans mon pays. Je me suis engagé dans les anti-balaka pour venger la mort de mes parents. Mais maintenant c'est fini, j'ai abandonné les armes et les anti-balaka. »

 

Pour ces ex-enfants affiliés aux groupes armés, c'est le début d'une nouvelle vie. Mais lesrécents affrontements à Bambari risquent bien de contrarier les taux de scolarisation. Beaucoup de parents hésitent à laisser leurs enfants à l'école à cause de l'insécurité

 

RCA: des ex-enfants soldats de retour sur les bancs de l'école
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:33

 

 

 

Depuis quelques jours, le président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) Désiré NZANGA KOLINGBA fait l’objet d’attaques personnelles en tout genre, d’un niveau de bassesse jamais atteint dans un débat démocratique digne de ce nom. Ces attaques notoires qui agitent la haine et l’inquisition à l’égard d’un homme politique qui n’a rien à prouver dans un pays dirigé depuis plusieurs années par d’indécrottables profito-situationnistes sont inadmissibles et indignes de leurs auteurs. Après tout le drame que traverse encore le peuple centrafricain, quoi de plus irresponsable et odieux que d’alimenter la haine tribale et ethnique avec les conséquences que chacun reconnait. Même si l’on sait pertinemment que les vautours ne doivent la vie qu’aux traînées de carcasses, mais il y a des limites du tolérable à ne pas dépasser.

 

En effet, ceux qui agitent la haine tribale et/ou confessionnelle n’ont rien compris à la crise qui frappe le peuple centrafricain. Les clivages ethniques constituent une catastrophe pour toute société humaine en général et, en particulier, pour la société centrafricaine. Au stade actuel des choses, chaque citoyen devra comprendre qu’appartenir à une ethnie ou une tribu n’est pas un défaut, ni même un délit (surtout qu’on ne la choisit pas) ; mais elle est une énorme richesse pour tout le pays. L’unité dans la diversité est une source de fierté nationale pour les Humains ; il n’y a donc pas de raison que ce ne soit pas le cas en Centrafrique. Pourquoi avoir honte de son ethnie ? Pourquoi la renier ? Pourquoi juger ou regarder les gens en fonction de leur appartenance ethnique ou tribale ? Je suis yakoma, banda, gbaya, kaba, mandjia, ngbaka, etc … et alors… Pourquoi nous devrions-nous faire le procès de nos ethnies et nos tribus ? Quelle aberration de s’entretuer parce que tel est yakoma, tel est kaba ou gbaya ? Combien d’innocents ont perdu la vie lors des tristes événements survenus dans le pays simplement parce leur seul tort est d’appartenir à une ethnie détestée ou en conflit avec une autre (alors que personnellement et individuellement ils sont irréprochables ou y sont pour rien dans les causes de ce conflit) ?

 

Il en est de même pour les patronymes que nous portons ! Je m’appelle POLISSE-BEBE et fier de porter ce nom et de le faire porter à mes enfants. Au nom de quoi mes enfants ne pourront-ils pas faire valoir leurs compétences (si elles étaient reconnues) simplement parce qu’il porte mon nom ? Pourquoi un fils KOLINGBA ou PATASSE (par exemple) ne pourrait-il pas briguer la magistrature suprême alors qu’il en a la capacité ? En quoi être fils de (…) constitue-t-il un obstacle à l’ambition de quelqu’un ? Faut-il juger les gens pour les erreurs commises par leurs ascendants ? Ou condamner les enfants pour la faute de leurs parents ???

 

Pour tout parent soucieux de la réussite de ses enfants, ce serait une injustice inqualifiable. Et si mon pauvre père était devenu Président de la République, rien ne m’aurait empêché de penser à le devenir à mon tour, pas par dynastie, mais par ambition personnelle de servir mon pays. D’ailleurs, quand je me rase le matin, … Suivez mon regard !

 

Cela me laisse penser que le reproche fait habituellement aux fils de (…) de faire carrière dans tel ou tel domaine, a fortiori postuler à la magistrature suprême, est un faux procès. Il est, dans ce cas, préférable de s’assurer de la compétence et surtout de la capacité de l’individu à gérer le pays, plutôt que de vouloir l’empêcher de s’assumer. Cela dit, pourquoi s’en prendre à Désiré NZANGA KOLINGBA à cause de son patronyme ? Quelle petitesse intellectuelle de susciter un faux débat de ce type sur un sujet qui, ailleurs, notamment aux USA, (à l’exemple des BUSH) ne préoccupe personne ? 

           

Alors, entendons-nous bien ! Ce qui est révoltant dans ces attaques minables, ce n’est nullement le débat démocratique qui devrait, à mon sens, porter sur les projets des candidats, leur vision politique et leur capacité à conduire la destinée de ce pays dévasté, mais plutôt les diatribes infondées portant sur leur vie privée, leur situation familiale, leur patronyme et leur appartenance ethnique, tribale ou confessionnelle; ce débat-là n’a pas droit de cité dans une société au bord de la déflagration. Car, ne l’oublions pas, le spectre de la scission plane encore sur Centrafrique, et ce n’est pas l’instrumentalisation de la haine tribale et confessionnelle qui l’en épargnerait. Cela dit, ceux qui se livrent à des exercices consistant à fouiller dans les poubelles de l’histoire pour exhumer le passé douloureux des centrafricains (comme  l’histoire des Kaba/Yakoma, Gbaya/Goula, Nordistes/Sudistes, Chrétiens/Musulmans) sont autant responsables du désastre de Centrafrique que les assassins qui ont soumis à la désolation tout un peuple.

 

S’agissant de Désiré NZANGA KOLINGBA qui fait l’objet de manœuvres dilatoires tendant à ternir son image et jeter le discrédit sur sa personne, l’on ne peut  que déplorer l’obsession, l’acharnement et l’obscurantisme avec lesquels ses détracteurs s’activent. La plupart de ces derniers sont pourtant les transfuges du RDC ou les opportunistes patentés dont la volonté effrénée de ravir la fédération France-Europe-Amérique s’est évaporée un certain temps grâce à la vigilance des militants et qui souffrent aujourd’hui du manque d’intérêt, voire (pour reprendre leur propre terme) du « mutisme » soit disant des dirigeants. Sinon, comment comprendre qu’un militant discipliné puisse faire avec délectation l’étalage, sur les sites internet et réseaux sociaux, de ses états d’âmes et critiques obsessionnelles contre, non pas la politique, mais la personne de celui qui est désigné par le congrès pour porter le projet du parti  auprès de ses concitoyens ? Comment comprendre qu’un militant sensé puisse déclarer publiquement qu’il ferait campagne pour les députés et non le candidat de sa formation politique aux présidentielles ? Comment comprendre qu’un militant à qui l’opportunité a été donnée de faire part des problèmes personnels qu’il a avec ses dirigeants (on ne sait trop pourquoi ?) et qui se dit démissionnaire, refusant ainsi tout dialogue, puisse se défausser tout azimut sur ses anciens camarades du parti ?

 

Tout cela est triste et pathétique… Bref, évitons de tomber plus bas !

 

Par ailleurs, il est tout de même important de rappeler que, dans la situation actuelle, Centrafrique a besoin d’un homme de Paix, d’Unité, de Rassemblement, un homme calme et plein de sang-froid (et non d’un belliqueux, un va-t’en guerre ni même un fou furieux) pour faire sortir ce pays du désastre dans lequel il a été plongé. De ce point de vue Désiré NZANGA KOLINGBA ainsi qu’Emile Gros Raymond NAKOMBO sont des vaillants cadres du RDC (entre autres) qui répondent à cette exigence, et dont les énormes qualités peuvent aider la République centrafricaine à éviter le pire. Et s’il y en a qui fantasment encore sur l’extrême tension, voire une rupture entre ces deux frères (au profit de qui ???), je vous recommande de cesser de prendre vos chimères pour des réalités. Pour avoir eu le privilège de travailler à leur côté, je puis vous assurer qu’il n’y a pas l’ombre d’une divergence politique entre les deux, ni même un doute sur l’engagement ou le soutien de l’un en faveur de l’autre pour les prochaines échéances.

 

Je recommande à ceux qui se livrent à ces manœuvres indignes du niveau de la crise que traversent les centrafricains de cesser immédiatement ces attaques de bas étages à l’égard des candidats aux élections présidentielles et législatives, et d’élever le débat en cette période préélectorale plutôt au niveau de la confrontation des projets de société, des programmes d’actions et des différentes visions politiques. Ce pays meurtri a besoin d’aller à ces élections dans des conditions apaisées, surtout dans l’unité et la dignité. Je lance, de ce fait, un vibrant appel à tous les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain et, à travers eux, à tous ceux qui aiment ce beau pays de Centrafrique de redoubler de vigilance afin de barrer la route à toutes les velléités de déstabilisation d’où qu’elles viennent, ainsi qu’à tous les apôtres de malheur et de la haine tribale ou confessionnelle qui soufflent indéfiniment sur les braises de la crise centrafricaine dans le seul but de maintenir cyniquement le statu quo total et ainsi pérenniser la souffrance des populations centrafricaines.  

 

En définitive, j’ai envie de dire que la politique est belle et noble, pourvu qu’on la fasse bien ! On ne s’improvise pas politique. Je comprends pourquoi sous d’autres cieux, elle est une affaire de spécialistes.

 

Médard POLISSE-BEBE

POURQUOI S’EN PRENDRE A Désiré KOLINGBA ? par Médard Polisse Bébé
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 21:56
Lu pour vous : Les Fennec repartent en Centrafrique

 

 

 

http://www.journal-aviation.com /    Helen Chachaty

 

Après un été de pause dans l’Hexagone, les Fennec reprennent finalement le chemin de la République Centrafricaine. Deux appareils devraient décoller ce weekend pour Bangui et retrouver le tarmac du camp de M’Poko en début de semaine prochaine. La durée du mandat n’est pas encore connue de manière exacte.

Les hélicoptères, opérés soit par l’EH 3/67 « Parisis » ou l’EH 5/67 « Alpilles », seront employés pour des missions de reconnaissance, de transport logistique, d’appui-feu ou encore d’évacuations sanitaires. Ces « couteaux suisses » de l’armée de l’air ont déjà fait leurs preuves sur le territoire centrafricain, ayant été déployés entre décembre 2013 lors du lancement de l’opération Sangaris et le mois de juin dernier. En 19 mois, le détachement a accumulé 1 700 heures de vol sur 800 vols.

Sur les missions des Fennec en Centrafrique, voir notre reportage de décembre 2014 : Les Fennec à l'épreuve de Sangaris

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 21:06

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 24 SEPTEMBRE 2015

 

La clause d’inéligibilité et la période qui suivra le 30 décembre date de la fin de la transition sont deux sujets encore préoccupants de la transition en Centrafrique. Ils défraient la chronique et continuent d’alimenter les discussions dans le pays et partout ailleurs. Si sur l’inéligibilité, un arrêt de la Cour Constitutionnelle de Transition avait été rendu le 28 août 2015 déclarant inéligibles les anciens et nouveaux acteurs de la transition, les débats autour de la fin de la transition, eux vont crescendo.

 

Une interview avait été accordée au RJDH par le Ministre Conseiller politique de la cheffe de l’État, le Pr Anicet Guiyama Massogo sur la fin de la transition. Serein le philosophe plus serein que la sérénité déclarait que l’expression « ultime » n’avait jamais été utilisée dans la lettre de la CEEAC du 30 juillet dernier concédant la prorogation de la transition en Centrafrique. Il est allé plus loin en invoquant les dispositions de la Charte Constitutionnelle d’après lesquelles, « la transition finit avec les élections », une manière de renvoyer aux calendes grecques la fin de la transition.

 

Ces sujets étaient en trame des thèmes abordés ce 23 septembre 2015 par le RJDH avec son invité du débat « Actualité et Nous », Charles Armel Doubane.

 

L’ancien ministre et candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Charles Armel Doubane, tout en refusant de commenter la décision, selon lui émanant de la plus haute juridiction qu’est la Cour Constitutionnelle de Transition en a trouvé un motif de satisfaction et de fierté. « Pour le juriste que je suis, quand j’ai lu la décision, j’étais fier d’être centrafricain. Les argumentaires développés en se fondant sur les textes et au regard du contexte ont permis de trancher définitivement cette question. Je ne vais pas faire de commentaire mais simplement l’avenir de la RCA doit se bâtir avec deux dynamiques. Première chose à faire c’est toujours respecter ce qui est du cadre légal. Deuxième manche c’est le compromis politique », a-t-il confié aux journalistes du RJDH.

 

La décision de la Cour bien qu’irrévocable et opposable à tous, pouvoirs publics en premier lieu sans oublier tout l’ensemble politique pourrait se déjuger sur le terrain politique. La jurisprudence largement évoquée par les partisans de la levée du verrou de l’inéligibilité est celle de 2005 où des candidatures déclarées d’abord irrecevables par la Cour Constitutionnelle, ont fini par l’être suite à des arrangements politiques. Au grand dam des défenseurs de l’État de droit, les recalés des élections de cette époque ont emboité le pas sans scrupule aux autres candidats qui, eux jouissaient de leur plein droit. Charles Armel Doubane ne nie pas cette situation mais la regrette au cas où elle adviendra, « Ce sera la volonté des Centrafricains. Malheureusement, autant nous devons construire ce pays en acceptant les compromis politiques ou les arrangements politiques mais je crois que le véritable État de droit ne peut se construire que sur le respect scrupuleux des textes que nous nous donnons ».

 

Quant à la problématique de la troisième transition qui n’émeut ni ne fait bouger la présidence centrafricaine, Armel Doubane a ressuscité son génie de juriste pour réponde au Conseiller politique de la présidente de la transition. Anicet Guiyama Massogo estimait au début de ce mois que la transition est encore envisageable après 30 décembre. « Les autorités actuelles pourront adresser une demande aux Chefs d’Etats de la CEEAC pour solliciter un autre report et aussi la Charte Constitutionnelle dit que la transition finit avec les élections », proclamait le Ministre Conseiller. En réponse, « Voilà encore ce qui tue ce pays. Je respecte les uns et les autres. Nous tous aimons ce pays et par moment il faut prendre des actes courageux pour avancer. Les textes sont clairs, les trois têtes avaient demandé au président en exercice de la CEEAC l’ultime report et une réponse a été donnée à cela. J’ai lu le texte, on parle de nécessité et la nécessité c’est ce qui a justifié l’ultime report. Donc il n’y a plus de nécessité par ce qu’il n’y a pas de nécessité avec (S). Il faut par conséquent dire la vérité au peuple centrafricain, que nous courons vers une difficulté majeure pour notre pays. Il faut sortir des calculs politiciens et dire que c’est notre pays à nous et on ne peut pas le construire avec des clivages parce qu’on veut garder sa position », une véritable interpellation pour tout le Centrafrique.

 

Il appelle la présidente de la transition à convoquer un dialogue qui permettra de déboucher sur un accord politique et de continuer le processus.

 

 

 

 

 

La clause d’inéligibilité et l’après 30 décembre, C.A Doubane en parle
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 20:48
Burkina Faso : «Le coup d’Etat le plus bête du monde»
Burkina Faso : «Le coup d’Etat le plus bête du monde»

 

 

 EDITO

 

Par Isabelle Hanne — 24 septembre 2015 à 19:56

 

Qu’il semble loin, le temps où quelques treillis maladroits installaient un homme pour vingt, trente ans au pouvoir ! Le coup d’Etat de la semaine dernière au Burkina Faso est anachronique. Hors sujet, presque. Les acteurs déjà : des putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, renversé en octobre 2014. Le lieu, ensuite : un pays d’Afrique de l’Ouest, à la société civile très structurée et dont le soulèvement, l’an dernier, a donné des envies de printemps à tout un continent. Le premier acte, enfin : prendre le contrôle de la télé publique, et laisser un militaire ahuri annoncer l’avènement d’une nouvelle autorité à l’intitulé pour le moins antiphrastique - le «Conseil national de la démocratie» - alors que la population écoute les radios pirates, communique via Whatsapp et reste vissée sur Twitter et Facebook…

 

Une semaine plus tard, le «coup d’Etat le plus bête du monde» - si tant est qu’il en existât d’intelligents -, comme l’ont surnommé des manifestants burkinabés, est terminé. L’armée loyaliste a permis d’inverser le rapport de force, et de contraindre le RSP à déposer les armes. Le Président et le Premier ministre, renversés jeudi dernier, ont repris les rênes du pouvoir. Idem pour l’ensemble du gouvernement et l’assemblée intérimaire.

 

Même si une série de questions épineuses restent en suspens. Le RSP, armée dans l’armée et épée de Damoclès des autorités de transition, va-t-il être désarmé et dissous ? Les putschistes vont-ils être amnistiés pour les violences depuis le coup d’Etat, comme le proposait la première médiation, désastreuse, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ? Les proches de Compaoré pourront-ils se présenter aux prochaines élections ? Des décisions d’importance devraient être prises, ce vendredi, lors du premier conseil des ministres post-crise. Quel bilan tirer de ce coup d’Etat ? Dix morts et plus d’une centaine de blessés pour sept petits jours de pouvoir d’un homme, le général Gilbert Diendéré, qui a piteusement avoué «regretter» cet acte. Des autorités de transition ébranlées, déjà épuisées par une année de gestion d’un pays exsangue. Le report des élections présidentielle et législatives.

 

Il aura, néanmoins, eu quelques vertus inattendues. Comme mettre hors d’état de nuire le général Diendéré, à la tête des putschistes, ce à quoi la transition n’était pas parvenue. Malgré le palmarès qu’on lui attribue - l’assassinat de l’icône Thomas Sankara, entre autres -, il n’avait pas jugé nécessaire de s’exiler après la chute de Blaise Compaoré.

 

De libérateur d’otages occidentaux décoré par Sarkozy, Diendéré est devenu en une semaine un «terroriste», pour l’Union africaine. Et ses déclarations de gosse pris la main dans le pot de confiture ont fini de le décrédibiliser, aux yeux du monde - «Le putsch est terminé, on n’en parle plus […]. Le plus grand tort a été d’avoir fait ce putsch. Aujourd’hui, quand on parle de démocratie, on ne peut pas se permettre de faire des actions de ce genre.» Pas faux. Le coup d’Etat aura également permis de rappeler l’engagement et la détermination des Burkinabés. Leur humour aussi, comme cette invention du verbe «diendérer». Pour «faire le mal, s’entêter, puis dire qu’on n’en parle plus». 

 

Isabelle Hanne

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 20:33

 

 

        

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-09-24 17:27:13 Des bons d’achat ont été distribués à quelque 2 650 réfugiés congolais de Zémio, localité de la préfecture du Haut Mbomou, à l’est de la République centrafricaine, pour leur permettre de s’approvisionner en denrées alimentaires sur le marché local à l'occasion d’une foire agricole.


La manifestation entre dans le cadre d'un partenariat entre le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM), a annoncé le HCR dans un communiqué de presse publié jeudi à Bangui.


Les réfugiés passent de stand en stand et achètent avec leur bon, manioc, riz, haricots, arachides, viande, poisson, tomates en conserves, lait en poudre, huile, sucre et condiments. 


Chaque réfugié a reçu un bon de 5 000 FCFA par personne à charge. C'est ainsi que le chef d'une famille de 4 membres doit recevoir 4 coupons pour un montant total de 20 000 FCFA. 


Les réfugiés congolais avaient fui les violences de l'Armée de libération du Seigneur (LRA) en 2009 et trouvé refuge à Zemio. En 2010, le gouvernement centrafricain leur a octroyé des parcelles de terre pour les encourager à développer des activités agricoles. 

Mais les attaques persistantes de la LRA dans la zone frontalière avec la République démocratique du Congo (RDC) a entrainé un ralentissement des activités agricoles et maraichères des réfugiés qui ne peuvent toujours pas subvenir à leurs besoins essentiels. 


Près de 80 Congolais, arrivés la semaine dernière à Rafai, à 150 km de Zemio, ont fui devant les nouvelles attaques lancées par la LRA au chantier minier de Mabia, dans le Bas-Uele en RDC, à une quinzaine de km de la frontière centrafricaine

Le HCR et ses partenaires facilitent l'accès à l'eau potable aux réfugiés congolais et leur fournissent également les services de santé et l'éducation. 


Une assistance particulière est également fournie aux personnes vulnérables, notamment les personnes âgées et les orphelins.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834621#sthash.aHXkAO52.dpuf

Centrafrique : Programme d'assistance alimentaire pour les réfugiés congolais
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:31

 

 

 

http://www.lapresse.ca/  Agence France-Presse  LA HAYE  24 septembre 2015 à 13h24 

 

La Cour pénale internationale a dévoilé jeudi au moins 60 nouvelles accusations de crimes contre l'humanité et crimes de guerre à l'encontre de Dominic Ongwen, un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion de la LRA, née dans les années 1980 en Ouganda.

 

«L'accusation a formellement fait état de son intention d'augmenter l'étendue des charges contre Dominic Ongwen», a annoncé la CPI, qui siège à La Haye, dans un communiqué, précisant que le procureur soumettrait officiellement ces charges le 21 décembre.

 

«Une notification précoce de ces charges additionnelles était requise afin de laisser à la défense suffisamment de temps pour se préparer», a souligné la CPI.

 

Dominic Ongwen, écroué à La Haye après sa reddition en janvier en Centrafrique auprès des forces spéciales américaines, est le premier haut responsable de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), dirigée par Joseph Kony, à comparaître devant la CPI.

 

Les nouvelles charges portent toutes sur des attaques menées entre octobre 2003 et juin 2004 sur des camps de civils forcés à fuir leurs foyers suite à la sanglante rébellion de la LRA, débutée dans les années 1980.

 

Plus de 100 personnes, dont de nombreux enfants et bébés, avaient été tuées lors de ces attaques. La CPI a également évoqué le recours à des enfants-soldats et à des esclaves sexuels.

 

Dominic Ongwen, qui a environ 40 ans, est poursuivi pour sept crimes contre l'humanité ou crimes de guerre. L'accusation souhaite lui imputer au moins 60 autres exactions.

 

Lors d'une des attaques, contre le camp Lukodi dans le nord de l'Ouganda, «de nombreux civils dont des enfants ont été brûlés vifs dans des huttes que les combattants de la LRA avaient mises en feu», a affirmé l'accusation dans un document de la CPI.

 

M. Ongwen est dans l'attente d'une audience de confirmation des charges, étape préalable à un éventuel procès.

 

Créée dans la deuxième partie des années 80, la LRA opérait dans le nord de l'Ouganda, où elle a multiplié les exactions - enlèvements d'enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils.

 

Elle en a été chassée au milieu des années 2000 par l'armée ougandaise avant de s'éparpiller et de semer la terreur dans les forêts équatoriales des pays alentour, dont la Centrafrique.

 

Dominic Ongwen est lui-même un ancien enfant-soldat. Il avait été enlevé à l'âge de 10 ans sur le chemin de retour de l'école.

 

Selon l'ONU, depuis sa création la rébellion a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60 000 enfants.

 

La CPI dévoile 60 nouvelles charges contre un chef de la LRA
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:04

 

 

 

http://adiac-congo.com/  Jeudi 24 Septembre 2015 - 13:34

 

Selon l’ONU, le financement marocain de 250 millions de FCfa et japonais de 334 millions de FCfa, contribuera au budget électoral notamment à la participation des réfugiés centrafricains aux prochaines élections.

 

Le besoin financier global suscité par l’Autorité nationale des élections (ANE), l’administration chargée d’organiser les élections en RCA, est estimé à environ 10 milliards de FCfa. Cependant, des interrogations subsistent quant à la tenue du calendrier électoral car le fonds électoral géré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) n’a pour l’heure pas reçu l’intégralité de l’enveloppe concourue.

 

La préoccupation des autorités de la transition centrafricaine, tout comme de celle des partenaires du pays, est de parvenir à tenir dans le délai les prochaines échéances électorales en vue du retour à l’ordre constitutionnel. « Le déroulement des élections pacifiques contribuera à la stabilité et au développement social et économique du pays. C’est la raison pour laquelle le Japon a décidé de soutenir les élections pour l’avenir éclatant de la population centrafricaine », a indiqué l’ambassadeur du Japon en poste au Cameroun, Kunio Okamura, rapporte le RJDH.

 

L’un des volets importants du processus en cours, est l’opération de recensement électoral amorcée depuis fin juillet. La divergence liée à la participation ou non des déplacés ou réfugiés centrafricains dans les pays voisins, n’a pas du tout facilité l’allure du processus. L’enrôlement des réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains dans les pays limitrophes ayant été achevé, l’ANE ne parvient pas à rendre public le fichier électoral complet.

 

D’après des chiffres provisoires publiés par l’administration électorale, le 10 septembre dernier, environ 1,4 millions de personnes sont déjà inscrites soit 64, 97% de l’électorat attendu. Des détails ont été affichés par préfecture et grande-ville, « l’Ombella-M’Poko et de la Lobaye raflent respectivement, 97% et 93% ; l’Ouham 26% ; la Bamingui-Bangoran avec 114% et le Haut-Mbomou 66% ainsi que la Ouaka et la Vakaga avec 11% chacun. », a dévoilé dans un communiqué le président de l’ANE, Dieudonné Kombo Yaya cité par la même source.

 

Le calendrier électoral en Centrafrique prévoit la tenue d’un referendum constitutionnel, le 4 octobre, alors que le premier tour de la présidentielle et des législatives est fixé pour le 18 octobre 2015.  

  

Fiacre Kombo

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