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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 19:02

 

 

LA MINUSCA VA POURSUIVRE SON APPUI AUX AUTORITES DE LA TRANSITION, ASSURE DIANE CORNER

 

 

Bangui, le 19 août 2015 – La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, a réitéré mercredi à Bangui l’engagement de la MINUSCA à poursuivre son appui aux autorités de la Transition, suite au départ de l’ancien Représentant spécial, Babacar Gaye.

 

Mme Corner a rendu un hommage appuyé au Général Gaye, lors du point de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). «Nous sommes tristes d’avoir perdu un grand homme, un grand officier des Nations Unies, et un grand leader » a-t-elle déclaré.

 

«Le Secrétaire général a exprimé sa gratitude au Général Gaye pour les services remarquables qu’il a accomplis pendant une longue période pour les Nations Unies, en particulier au cours de ces deux dernières années, pendant une phase critique en République centrafricaine » a-t-elle ajouté. Son remplaçant par intérim, Parfait Onanga-Anyanga, apporte avec lui plusieurs années d’expérience qu’il a acquise dans le cadre des Nations Unies dans des régions affectées par des conflits.

 

Le Général Gaye a rendu sa démission sur demande du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, suite aux allégations de viols commis par des éléments de la MINUSCA lors d’une opération. Son départ intervient au moment où des défis importants sont à relever. Fort des acquis apportés par le Général Gaye, la Mission derrière son nouveau leadership, continuera son travail pour la mise en œuvre de son mandat.

 

La Représentante spéciale adjointe a ensuite annoncé des nouvelles allégations de mauvaise conduite survenues au cours des dernières semaines dans le centre du pays.

 

Elles portent sur un cas où trois jeunes femmes (dont une mineure) auraient été victimes de viol par des membres de la Force de la MINUSCA. La Mission en a été informée le 12 aout 2015.

 

La MINUSCA a immédiatement informé le siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, qui a notifié le bureau des services de contrôle interne des Nations unies et le pays contributeur de troupes en question. Selon la procédure, ce pays devrait, dans un délai de dix jours, indiquer s’il a l’intention d’enquêter lui-même sur ces allégations. Dans le cas contraire, l’Organisation diligentera sa propre enquête.

 

De son côté, l’UNICEF travaille avec une organisation partenaire qui offre une assistance médicale et psycho-sociale. Les détails spécifiques de cette assistance restent confidentiels pour préserver l’intimité des personnes concernées.

 

La MINUSCA se charge de préserver toutes les preuves disponibles concernant ces allégations. La responsabilité pénale est celle du pays contributeur. Ce dernier est également responsable de la bonne conduite, de l’ordre et de la discipline de ces forces. La MINUSCA et ces agences partenaires ont été chargées de fournir une assistance aux victimes ces allégations. La MINUSCA attache une importance capitale à la protection des victimes, ainsi qu’au respect de leurs droits et à la confidentialité.

 

La MINUSCA réitère son engagement ferme à combattre toute forme de mauvaise conduite de la part son personnel. Elle en appelle à toute personne détentrice des éléments d’information à cet égard à les partager avec la MINUSCA qui leur assurera anonymat et protection. Diane Corner a rappelé le communique du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant dans les termes les plus forts les cas d’exploitation et d’abus sexuels commis par le personnel des Nations Unies.

 

Le Conseil insistait également sur l’importance pour les auteurs de répondre de leurs crimes et les victimes d’êtres assistées. Il avait réitéré la responsabilité première qui est celle des pays contributeurs de troupes et de police de mener des investigations sur des allégations impliquant les hommes en uniforme sur le terrain et d’informer l’ONU des résultats des enquêtes. Le Conseil avait mis un accent particulier sur le fait que les Nations unies ne doivent pas laisser le comportement de quelques-uns de son personnel ternir le travail héroïque que fournissent ses troupes sur le terrain.

 

Dans la même dynamique, Diane Corner a assuré de la détermination de la MINUSCA à enquêter sur toutes les allégations d'exploitation et d'abus sexuels protées contre ses employés et à tenir les éventuels auteurs de ces actes pour responsables. Elle a aussi rappelé sa détermination sans équivoque à appliquer la politique de tolérance zéro de l'Organisation des Nations Unies contre l'exploitation ou les abus sexuels. «La MINUSCA adopte une position de transparence lorsque ses forces ont commis des abus ».

 

A ce sujet, Mme Corner a informé de la poursuite de l’enquête sur les récentes allégations d'agression sexuelle sur une mineure et d’homicides commis par les forces de l'ONU à Bangui. Dans ce cadre, une équipe spécialisée dans la gestion des abus sexuels est arrivée à Bangui. Les informations recueillies par la MINUSCA ont été transmises au Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies chargé d'enquêter sur les allégations de mauvaise conduite par les forces des Nations Unies, d’identifier les auteurs et d'assurer la reddition de comptes pour les victimes. L'enquête est rendue plus complexe par le nombre important de nationalités des policiers et des militaires impliqués dans les opérations lancées dans la zone "PK5" de Bangui les 2 et 3 août 2015. Les résultats préliminaires ne seront pas rendus publics par la MINUSCA de crainte de porter préjudice à l'enquête en cours.

 

Enfin, au titre des activités de la Mission, Mme Corner s’est rendue à Berberati en compagnie du Commandant de la Force en second, pour renforcer les efforts pour la protection des civils, et poursuivre les efforts de prévention contre l’exploitation et les abus sexuels. Ce fut l’occasion pour elle de rencontrer les autorités locales, des membres de la société civile et organisations humanitaires sur les questions de protection des civils. Elle a échangé avec des personnes déplacées revenues récemment vivre dans leur quartier. La visite de Diane Corner a également coïncidé avec la clôture d’une série de formations pour nos forces, sur les questions de protection des civils, de protection des enfants et des femmes, et des questions de discipline et de bonne conduite, notamment sur les abus et l’exploitation sexuelle.

Note d'information de la Minusca
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 18:47

 

 

De nouvelles allégations de viols présumés signalées par la Minusca

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 19 AOÛT 2015

 

Trois jeunes femmes dont une mineure auraient été violées par des éléments de la Minusca, au centre de la Centrafrique, a dit  Diane Corners, représentant spécial faisant fonction du secrétaire général des Nations-Unies, ce mercredi 19 août de point de presse hebdomadaire de la Minsuca.

 

Selon la source, cette nouvelle  allégation a été signalée le 12 août. L’information avait été déclarée à la Minusca par les parents des trois jeunes filles qui auraient été violées et parmi lesquelles figure une mineure. Aussitôt saisie de la situation, le siège des Nations-Unies à News York a été informé de la situation.

 

S’agissant de viol présumé d’une mineure à Bangui, Diane Corners a précisé que les enquêtes sur le viol et d’homicide commis par les forces de l’ONU à Bangui continuent. Car « les informations recueillies par la section des droits de l’homme, de la protection de l’enfance ainsi que la police de la Minusca ont été transmises au bureau de service interne des Nations-Unies ».

 

Elle conclut par ailleurs que le résultat est devenu plus complexe avec des nombres importants de nationalités des policiers et des militaires impliqués dans les opérations lancées du 2 au 3 août au quartier KM5 de Bangui.

 

Selon la procédure, la Centrafrique dispose d’un délai  de 10 jours pour ouvrir  une enquête sur ce cas de viol. En cas de négligence l’organisation diligentera sa propre enquête, a indiqué Diane Corners.

 

 

Centrafrique: trois Casques bleus mis en cause dans trois nouveaux cas de viols


Nations unies (Etats-Unis) AFP / 19 août 2015 19h43 - Trois Casques bleus ont été mis en cause dans trois nouveaux cas de viols en Centrafrique, a rapporté mercredi une porte-parole de l'ONU, une semaine après le renvoi du chef de la mission onusienne dans ce pays pour des faits similaires.


Ces nouvelles allégations font état du viol de trois jeunes femmes par trois membres d'un contingent militaire de la Minusca la mission de l'ONU en Centrafrique, a déclaré une porte-parole de l'ONU, Vannina Maestracci.


L'un des victimes est mineure, a-t-elle assuré.


Les viols auraient eu lieu il y a quelques semaines et ont été signalés par les familles des victimes à la Minusca le 12 août, selon Mme Maestracci.


Elle a refusé de donner la nationalité de ces Casques bleus. Plusieurs sources affirment qu'ils seraient originaires de la République démocratique du Congo (RDC) et que le contingent se trouvait en mission dans la ville de Bambari, au nord-est de Bangui.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait qualifié les cas d'agressions sexuelles imputés à des Casques bleus de cancer dans notre système, après le renvoi de Babacar Gaye.


Le chef de la Minusca a été écarté après une série d'accusations d'abus sexuels contre des enfants et remplacé jeudi par le Gabonais, Parfait Onanga-Anyanga.


Assez c'est assez avait intimé Ban Ki-moon en prenant cette décision sans précédent.

La Minusca, forte de 12.000 Casques bleus, fait face à 57 allégations de fautes, dont 11 concernant potentiellement des cas d'abus sexuels sur des enfants. 

Le Conseil de sécurité a exprimé mardi son indignation et sa colère et estimé que les pays dont les troupes sont impliquées doivent enquêter de leur côté.


Une enquête a été ouverte par l'ONU sur des accusations de viol contre une fillette et l'homicide d'un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis par des Casques bleus début août à Bangui.


Cette investigation fait suite à plusieurs cas similaires mettant en cause des Casques bleus marocain et burundais. 


Dans une affaire distincte, la France enquête sur des allégations d'abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique. Ces accusations visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France. Ils n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.


L'ONU a toutefois nommé une commission indépendante pour enquêter sur ce cas et plus précisément sur la façon dont les Nations unies ont géré l'affaire, après des critiques pointant du doigt la lenteur de sa réaction sur le dossier.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=622218 

 

 

Centrafrique/abus sexuels: le Conseil de sécurité "partage la colère" de Ban Ki-moon

 

NEW YORK (Nations Unies) 19/08/15 -- Le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré mardi partager la colère du secrétaire général Ban Ki-moon concernant les allégations d'exploitation et d'abus sexuels par des Casques bleus en République centrafricaine.

 

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil ont également rappelé que les Casques bleus sont là pour protéger les civils dans les zones où ils sont déployés et qu'ils doivent respecter le droit international, notamment en ce qui concerne les droits de l'homme.

 

Dans leur déclaration à la presse publiée mardi, les membres du Conseil de sécurité ont souligné que "l'ONU ne devait pas laisser les actions de quelques-uns ternir le travail héroïque des dizaines de milliers de soldats de la paix et de personnel des Nations Unies".

 

Ils ont salué l'engagement de M. Ban à appliquer strictement sa politique de tolérance zéro et ont noté la récente nomination d'une commission externe indépendante pour examiner les allégations concernant des abus en République centrafricaine et la réponse systémique de l'Organisation. Ils ont dit attendre avec impatience que les conclusions de cette commission soient rendues publiques.

 

 

Viols en Centrafrique: le Conseil de sécurité demande aux Etats d'enquêter

 

18/08/15 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé mardi son indignation et sa colère concernant le scandale de viols présumés par des Casques bleus et estimé que les pays dont les troupes sont impliquées doivent enquêter de leur côté.

 

Les 15 membres du Conseil se sont exprimés une semaine après la décision sans précédent du secrétaire général Ban Ki-moon qui a demandé -- et obtenu -- la démission de Babacar Gaye, le chef de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

 

Les Casques bleus de la Minusca font face à une série d'accusations d'abus sexuels contre des enfants lors de leur mission dans ce pays.

 

Dans un communiqué validé à l'unanimité, le Conseil a dit partager "l'indignation (de M. Ban) et la colère concernant ces allégations".

 

Il a rappelé "la responsabilité des pays qui contribuent par (l'envoi) de troupes et de (forces de) police à enquêter sur ces faits présumés contre leurs personnels en uniforme", ajoutant que les pays concernés devaient, "si cela est approprié, les traduire en justice".

 

Selon les lois onusiennes, il relève de la discrétion de chaque Etat de mener ou non ces enquêtes.

 

Pour l'instant, une enquête a été ouverte à l'ONU sur des accusations de viol contre une fillette et l'homicide d'un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis au cours d'une opération dans la capitale centrafricaine début août par des Casques bleus.

 

Dans une affaire séparée, l'ONU a nommé une commission indépendante pour enquêter sur des allégations d'abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Ces accusations visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

 

L'enquête porte notamment sur la façon dont les Nations unies ont géré l'affaire, après des critiques pointant du doigt la lenteur de sa réaction sur le dossier.

 

De nouvelles allégations de viols présumés signalées par la Minusca
De nouvelles allégations de viols présumés signalées par la Minusca
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 16:21
Parfait Onanga-Anyanga: en RCA, «protéger les civils est sacré»

 

 

INVITÉ AFRIQUE   RFI

 

 

Par Christophe Boisbouvier  mercredi 19 août 2015

 

En Centrafrique, il ne va pas être facile de succéder au général Babacar Gaye, le chef de la Minusca, qui a dû démissionner la semaine dernière à la suite du scandale de viols présumés commis par ses casques bleus. Le nouveau patron de la Minusca est un Gabonais. Il s’appelle Parfait Onanga-Anyanga ; il doit arriver ce vendredi à Bangui. Sur la route, il s’est arrêté hier, mardi 18 août, à Paris et se confie ce matin à Christophe Boisbouvier. Le diplomate gabonais s’exprime aussi sur le Burundi, où il a dirigé pendant trois ans le bureau des Nations unies.

 

RFI : Quelle est votre priorité en arrivant à Bangui ?

 

Parfait Onanga-Anyanga : Il faut tout faire pour tenir des élections crédibles, transparentes et paisibles, afin de mettre fin à la transition. Une transition qui, il faut le dire, a été dans l’ensemble plutôt bien menée et pouvoir doter le pays de nouvelles autorités, démocratiquement élues qui auront la lourde responsabilité de conduire le processus de stabilisation et de consolidation de la paix dans leur pays.

 

Est-ce que la date du 18 octobre prochain pour le premier tour pourra être tenue ?

 

Il n’y a pas de raison à ce jour d’en douter et je crois que tous les acteurs, nationaux, internationaux et régionaux, travaillent à cette fin.

 

Donc les Centrafricains pourront choisir leur président le 18 octobre prochain ?

 

C’est, je crois, ce qu’il devrait se passer. En le disant, j’ai conscience du fait qu’il peut y avoir ici et là encore quelques défis à relever. Mais je crois qu’il n’est pas question de renégocier ce calendrier pour l’instant.

 

Est-ce que les quelque 10% de Centrafricains qui ont dû fuir leur pays à l’étranger, au Cameroun, au Tchad et ailleurs vont pouvoir voter ?

 

Je crois qu’il y a une évolution positive dans ce sens. C’est une question de principe. C’est un droit constitutionnel et tout citoyen centrafricain, y compris ceux que le sort et l’histoire récente ont conduit à l’extérieur de leur pays, devrait avoir ce droit de pouvoir aussi participer à ce processus de choix de leurs dirigeants politiques.

 

Mais vous savez que le Conseil national de transition n’est pas du même avis ?

 

Je crois comprendre que la cour constitutionnelle a rappelé au CNT leur obligation de s’en tenir à la loi et seulement à la loi.

 

Il y a actuellement un trou de 11 millions de dollars dans votre budget électoral, comme allez-vous faire pour organiser cette élection présidentielle ?

 

C’est vrai, c’est un autre défi, le financement des élections. Mais pour le cas d’espèce, j’ai eu l’occasion de discuter hier à Bruxelles avec les partenaires de l’Union européenne. Je crois qu’il y a une bonne volonté des différents partenaires pour faire en sorte que ces importantes échéances ne butent pas sur une difficulté financière.

 

Parfait Onanga-Anyanga vous succédez au général Babacar Gaye qui a été poussé à la démission la semaine dernière à la suite de crimes sexuels à répétition dont se sont rendus responsables plusieurs casques bleus du contingent de la Minusca. J’imagine que pour vous, ce n’est pas facile de prendre la direction d’un contingent dans de telles conditions.

 

J’en conviens, c’est un immense défi. Cependant il faut reconnaître que sur un terrain, où il y a 12 000 hommes et femmes en uniforme avec des rotations extrêmement lentes, toutes sortes d’exactions peuvent hélas se produire. Nous le regrettons profondément. Et je dois dire ici que dans la décision extrêmement difficile que le secrétaire général a dû prendre, j’aimerais d’abord saluer mon collègue, le général Babacar qui est un fonctionnaire d’une rare compétence et d’une rare intégrité personnelle. Le secrétaire général s’est félicité du fait que dans la décision difficile qu’il a eu à prendre le général Babacar Gaye ait accepté de démissionner en assumant la responsabilité individuelle et institutionnelle à laquelle nous sommes tenus. C’est un précédent fort, mais c’est aussi un précédent qui a valeur de symbole. Parce qu’il veut dire à nous tous, que notre vocation première de protéger les civils est sacrée. Et que lorsque ces situations se produisent, nous ne devons jamais perdre de vue que la majorité, l’écrasante majorité, des hommes et des femmes qui sont sous le drapeau de l’ONU font un travail noble, un travail de dignité auquel d’ailleurs le général lui-même a participé sur plusieurs terrains, pas seulement en Centrafrique.

 

Il y a quelque sept à huit contingents différents de pays différents à l’intérieur de la Minusca. Est-ce qu’il n’y a pas un problème d’autorité du chef de la mission sur ses différents contingents ?

 

Ce serait trop tôt pour moi de me prononcer sur cette question spécifique. Je veux simplement reconnaître qu’il y a une complexité réelle à [être] le chef d’une telle mission, qui est composée de divers bataillons venant de pays différents avec des cultures militaires différentes, de commandements différents. Je crois que c’est un vrai défi. Cependant ce qui est et qui devrait nous rassembler, c’est le fait qu’au fond l’armée partout est fondée sur le principe d’obéissance. Je ne suis pas moi-même un militaire, mais… Il faudrait donc très rapidement qu’il y ait une conversation, je m’emploierai très rapidement à en discuter avec les différents responsables, pour qu’évidemment on s’astreigne à plus de rigueur. Et que toutes les fois que des situations de violation des droits de l’Homme seront identifiées, les sanctions les plus fermes soient prises. Et là, je voudrais dire un mot sur les victimes : aucune population civile, aucune femme, aucun garçon, aucune fille ne devraient avoir peur de la couleur du drapeau bleu des Nations unies. Notre vocation première est de les protéger.

 

Ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que les casques bleus qui commettent ces crimes ne sont pas poursuivis ensuite par un tribunal international, ils ne peuvent être poursuivis que par un tribunal de leur pays d’origine, ce qui arrive très rarement. Est-ce que du coup, ces casques bleus ne vivent pas dans un sentiment d’impunité totale ?

 

Il y a un risque extrêmement grave. Et c’est donc pour cette raison que le secrétaire général a plaidé auprès du Conseil de sécurité pour demander que les pays contributeurs de troupes s’engagent dans la poursuite des auteurs de crimes avérés qui seraient renvoyés dans leur pays d’origine.

Quelles mesures concrètes le secrétariat général compte-t-il prendre pour un suivi des sanctions judiciaires dans le pays d’origine du casque bleu qui a commis un crime ?

 

Nous avons malheureusement les limites que nous impose la souveraineté. Nous ne pouvons que nous engager dans un dialogue constructif avec les pays. Ne pas poursuivre un soldat qui aurait commis des actes graves dans un pays étranger serait quelque part être complice du crime. Alors les victimes auront été doublement agressées.

 

Et qu’est-ce qui vous empêche Parfait Onanga-Anyanga de publier tous les ans un rapport sur le suivi des actions judiciaires dans chaque pays d’où un casque bleu a commis un crime ?

 

Ecoutez, nous sommes une organisation d’Etats-membres et je ne pense pas qu’il serait constructif d’exposer à la face du monde des pays. Si on s’engageait dans une voie qui viserait à stigmatiser des pays, je crois qu’on risque de tomber dans un autre excès. Et donc ce qu’il faut faire, c’est rentrer dans un dialogue constructif avec ces pays, pour faire en sorte que des poursuites judiciaires soient diligentées avec le plus grand sérieux pour faire en sorte qu'il y ait un début de réparation pour les victimes.

 

Parfait Onanga-Anyanga, avant de venir à Bangui vous avez tenu le bureau des Nations unies au Burundi pendant 3 ans de 2012 à 2014, vous êtes parti en décembre dernier. Vous avez fermé le bureau. Pourquoi êtes-vous parti avant la bataille ?

 

Nous sommes partis avant la bataille parce que c’était ce qu’avait décidé le Conseil de sécurité à travers sa résolution 21-37.

 

Mais pourquoi le Conseil de sécurité vous a-t-il demandé de partir ?

 

Le consensus qui s’est dégagé au Conseil de sécurité, c’était de décider que la mission partirait. Mais avant de partir, le secrétaire général avait fait deux demandes importantes : s’assurer qu’une mission électorale soit mise en place, elle y est encore aujourd’hui, c’est la Menub, et qu’il y ait un bureau des droits de l’Homme qui soit également maintenu dans le pays. Sur ces deux questions, nous avons obtenu satisfaction et les Burundais ont été plutôt coopératifs. Maintenant les récents évènements nous ont démontré qu’il y avait certainement quelque chose d’inachevé et qu’il aurait fallu, peut-être, poursuivre encore avec les Burundais un certain accompagnement politique.

 

En décembre dernier, ce sont les Russes, au sein du Conseil de sécurité, qui ont poussé à la fermeture de ce bureau. N’était-ce pas sous pression de leur ami burundais, Pierre Nkurunziza ?

 

Non, j’ai parlé d’un consensus au sein du Conseil de sécurité. Je ne me souviens pas d’un rôle que l’une ou l’autre délégation aurait joué. Mais il faut dire, c’est une mission qui était prise sous le chapitre 6, c'est-à-dire un chapitre de la charte qui demande le consentement express du pays. Dès qu’il n’y avait plus ce consentement du pays, du gouvernement du Burundi, de maintenir la mission, il fallait se rendre à l’évidence qu’il était peut-être bon de fermer la mission.

 

Est-ce que vous craignez un retour d’une guerre civile tragique comme celle que le Burundi a connue dans les années 90 ?

 

Tout le monde la craint. C’est une crainte qui est d’abord le fait de l’expérience, donc c’est des craintes fondées. Mais, tout en déplorant évidemment tout ce qu’il vient de se passer dans ce pays, la mort de plusieurs Burundais, je veux encore croire que ce pays réussira à ne pas tomber dans l’abysse. Je veux espérer qu’il va y avoir un sursaut national dans ce pays qui n’a que trop souffert pour dire non, au cycle de la violence et pour dire non au retour d’un conflit inter-burundais.

 

L’entêtement du régime. Les assassinats politiques. Le début d’une insurrection dans certaines provinces. L’apparition d’une milice, les Imbonerakure, est-ce que tous ces ingrédients ne font pas craindre une explosion ?

 

Ils font absolument craindre une explosion. Et c’est bien pour cela, que le secrétaire général continue d’insister auprès des forces politiques burundaises, des autorités en charge de ce pays encore aujourd’hui et des acteurs régionaux. Il faut dialoguer, sans condition, sans préalable. Il faut aller au bout d’Arusha qui a été au fond un moment important pour la nation burundaise, au cours duquel ils se sont tous rendus compte que ce qui a causé tant de mal à ce pays, c’est l’exclusion politique. Elle était au début une exclusion politico-ethnique. Evidemment, là encore une fois, je dirais ethnique ou plutôt communautaire, avec une manipulation de l’identité communautaire. Il faudrait éviter l’autre exclusion qui pourrait être, vous me permettrez le mot, une sorte de tyrannie de la majorité. Et donc il faut que ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir comprennent que les appels et les protestations d’une partie de leur peuple sont un rappel à gouverner différemment. C’est un désir de dignité. C’est un désir de vivre différemment ensemble. Et ils ne peuvent pas être sourds à ces cris, au nom de la majorité que leur donneraient des urnes, dont vous savez le caractère plutôt contesté du processus qui a conduit justement à l’organisation de ces élections. Alors il est possible au fond d’utiliser la période de division actuelle en une occasion de refonder la démocratie burundaise. On ne peut le faire que par le dialogue. Le pain est amer quand on le mange seul. Ce qu’il faut dire également, et il faut s’en féliciter, c’est que jusque-là ce que nous avons vu au Burundi ne nous fait pas dire qu’il y a un glissement dans une sorte de confrontation inter-communautaire telle que celle que nous avons connue dans le passé.

 

Ça, c’est plutôt rassurant.

 

C’est plutôt rassurant, mais nous n’en sommes jamais loin ! Parce que lorsque des personnalités importantes de l’une ou l’autre communauté se retrouvent sauvagement assassinées, c’est un appel à ce qu’il y a de plus émotionnel dans l’une ou l’autre communauté. C’est un appel à une violence aveugle.

 

Comme en 1993 après l’assassinat de Melchior Ndadaye ?

 

Absolument, il faut s’en méfier et tout faire pour mettre fin à ce cycle de la démence.

 

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Centrafrique-Presse.com
19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 16:18

 

 

 

http://www.tdg.ch/  19.08.2015, 16h52

 

Guerre en Centrafrique

 

Ils luttent ensemble contre un conflit soi-disant confessionnel. Cet après-midi à Genève, ils ont reçu le Prix Sergio Vieira de Mello pour leur œuvre de réconciliation. Rencontre.

 

Imam, archevêque et pasteur, c’est un commando spirituel de choc qui depuis plus de deux ans parcourt une Centrafrique à feu et à sang, cherchant à désamorcer un conflit que certains veulent confessionnel. Ce mercredi à Genève, c’est cet impressionnant effort de réconciliation qui est honoré par la remise du Prix Sergio Vieira de Mello à l’organisation Interfaith Peace Platform mise sur pied par les trois «Saints de Bangui»: Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’imam Oumar Kobine Layama, président du Conseil islamique, et le pasteur Nicolas Guérékoyaméné-Gbangou, qui préside l’Alliance évangélique. Pour eux, il n’y a pas d’un côté les combattants musulmans de la Séléka et de l’autre les milices d’autodéfense chrétiennes, dites «anti-balaka». C’est Dieu qui est pris en otage. Rencontre.

 

Comment vous est venue l’idée de ces tournées à trois? Quel a été le déclic?

 

L’imam: C’était le 15 décembre 2012, bien avant que les rebelles de la Séléka ne prennent le pouvoir (ndlr: en mai 2013), des nouvelles inquiétantes parvenaient de l’arrière-pays. Je me suis entretenu avec le pasteur et nous avons contacté l’archevêque. Il a tout de suite compris l’enjeu.

 

L’archevêque: Il y avait des morts, des musulmans tuaient des chrétiens, temples et églises étaient détruites… Inimaginable dans un pays où les familles mélangent chrétiens et musulmans! Avant même d’avoir confirmation des troubles, nous avons vu le danger.

 

Le pasteur: A Mobaye, la Séléka a détruit l’église catholique. La population a traversé la frontière pour se réfugier en RDC. Mais les jeunes voulaient revenir attaquer des intérêts musulmans. C’est là que nous avons commencé nos tournées. A chaque fois que nous entendions parler de tensions, nous nous rendions sur place, pour délivrer ensemble notre message: «Ne laissez pas la religion être instrumentalisée! Qu’on soit musulman ou chrétien, Dieu est amour et pardon.»

 

En pratique, comment faites-vous pour réconcilier les gens?

 

L’archevêque: Nous procédons avec méthode. A notre arrivée, chacun rencontre sa propre communauté et note tous les griefs. Puis nous nous retrouvons tous les trois pour faire le point. Ensuite, nous réunissons tous les imams, pasteurs et abbés autour d’une table et les poussons à formuler leurs accusations, confronter les versions, éclaircir les malentendus, demander pardon… Ces gens ne se parlent plus depuis des mois! Il faut rétablir la vérité. C’est ce que nous faisons ensuite devant toute la population rassemblée, souvent pour la première fois. Un exemple? Tel commerçant musulman est détesté parce qu’on croit qu’il vend des marchandises volées. En réalité, il est lui-même victime de combattants qui occupent son magasin.

 

Le pasteur: On croit les musulmans complices de la Séléka, mais beaucoup en sont la cible.

 

L’imam: Pareil pour les anti-balaka, qui ne visent pas que des musulmans, aujourd’hui à Bangui les chrétiens souffrent davantage.

 

N’êtes-vous pas vous-mêmes pris pour cibles?

 

Le pasteur: Si bien sûr. La maison de l’imam a été détruite. Il a été hébergé six mois par l’archevêque. Moi-même, qui ai recueilli le frère de l’imam et sa famille, mon temple a reçu huit grenades.

 

L’archevêque: Mais on nous reconnaît aussi une autorité morale. Nous leur parlons comme à des enfants égarés. A ceux qui disent combattre au nom de leur foi, nous montrons les contradictions. Quand des gens sont détenus injustement, nous allons réclamer des comptes et obtenons leur libération. Au départ, nous étions les seuls à pouvoir dire ces choses. Quand l’imam déclarait haut et fort «Un bon musulman ne vole pas», la foule l’applaudissait. Depuis, notre démarche en a inspiré d’autres, comme des plates-formes de jeunes ou de femmes.

 

L’imam: A présent il y a même des anti-balaka qui viennent me demander conseil quand ils ont un souci. Et des Séléka vont voir le pasteur ou l’archevêque. (TDG)

 

 

L'archevêque, le pasteur et l'imam de Bangui récompensés par l'ONU

 

19/08/2015 17:55 (Radio Vatica) Le prix des droits de l’Homme des Nations Unies a été remis ce mercredi à la Plateforme de Paix Inter-religieuse de Centrafrique, mise en place par Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, par l'imam Oumar Kobine Layama, président du Conseil Islamique et par le pasteur Guerekoyame-Gbangou, président de l’Alliance évangélique. Ce prix porte le nom de Sergio Vieira de Mello, un fonctionnaire brésilien des Nations Unies, tué dans un attentat à la voiture piégée, en 2003 à Bagdad. Il est attribué aux personnes ou associations qui, par leur travail exceptionnel, œuvrent pour la réconciliation entre les peuples ou les parties divisées par un conflit. Jean-Baptiste Cocagne 

 

La plateforme de paix interreligieuse de Centrafrique a déployé des efforts considérables en vue de la réconciliation des groupes religieux dans ce pays dévasté par une guerre entre factions. Créée en 2013, en pleine guerre, par les représentants des trois religions les plus importantes du pays, la plateforme favorise le dialogue à titre de mesure préventive contre la violence religieuse et combat les désirs de vengeance entre les communautés religieuses. En Centrafrique, la manipulation de la religion à des fins politiques a causé la mort de centaines de milliers de personnes. 

 

Les trois fondateurs se déplacent sans répit à travers le pays, y compris dans les villages les plus reculés pour sensibiliser les communautés et promouvoir la paix, le respect et la confiance mutuels. Les trois chefs religieux ont également mené leur action sur la scène internationale. Elle a conduit entre autres à la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies d’envoyer sur place une force de maintien de la paix, la Minusca.

 

Les responsables catholique, musulman et protestant travaillent main dans la main pour restaurer le tissu social de leur pays en abordant les causes profondes du conflit. La plateforme qu’ils ont fondé peut servir de modèle dans d’autres pays où les fractures sociales, culturelles et religieuses ont conduit à la violence. La remise du prix s’est déroulée en présence des lauréats ce mercredi à Genève, pendant les cérémonies marquant la Journée humanitaire mondiale au Palais des Nations. 

 

Imam, archevêque et pasteur: «Ne laissons pas la religion être instrumentalisée!»
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 15:59
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Le coordonnateur humanitaire invite la communauté internationale à ne pas oublier la crise centrafricaine

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 19 AOÛT 2015

 

Le Coordonnateur humanitaire, Aurélien Agbénonci, a invité la communauté internationale à ne pas oublier la crise centrafricaine. Il a fait cette déclaration mercredi 19 aout 2015  lors d’une conférence de presse à l’occasion de la journée internationale de l’aide humanitaire, qui sera célébrée le samedi 22 août prochain.

 

Aurélien Agbénonci, a d’abord rappelé la situation humanitaire encore précaire en Centrafrique. « Plus de 2.7 million de personnes ont encore besoin d’une assistance pour sauver des vies et d’un soutien pour renforcer leurs moyens de subsistance. 370.000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays et 461.000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins. L’insécurité alimentaire touche encore 32% de la population (NDLR 4.5 millions d’habitants) ».

 

Le Coordonnateur humanitaire Aurélien Agbénonci a aussi relevé que les humanitaires travaillent dans des environnements difficiles. « De janvier 2014 à juillet 2015, 19 travailleurs humanitaires ont été tués en RCA. Durant la même période, 272 incidents contre les partenaires humanitaires ont été reportés dont 138 en 2015 ».

 

Il a aussi noté que la situation humanitaire s’est améliorée, néanmoins les besoins humanitaires demeurent toujours important et ne sont pas correctement couverts, faute des ressources disponibles.

 

« Seulement 35% de 613 millions de dollar dont nous avons besoin pour l’aide humanitaire dans ce pays ont été décaissés. Je sollicite l’appui de la communauté internationale pour aider la Centrafrique à sortir durablement de cette crise. On a tort de croire que la crise humanitaire en Centrafrique est derrière nous. Il est important de soutenir les acteurs humanitaires dont certains risquent  à court terme d’interrompre les opérations d’assistance faute de financement suffisant», a lancé le coordonnateur humanitaire Aurélien Agbénonci.

 

La 12e célébration de la journée internationale de l’aide humanitaire est placée sous le thème « inspirer l’humanité dans le monde ». Les manifestations y relatives auront lieu samedi 22 août à l’Alliance Française de Bangui.

 

 

Les cultivateurs reçoivent des semences de la part de l’ONG COHEB

 

http://rjdh.org/  PAR VICTOR KOMAS LE 19 AOÛT 2015

 

Au total 1000 ménages issus de 50  groupements et les habitants des villages périphériques de Bangassou ont reçu des semences le weekend dernier. Une aide de la part de l’ONG Coheb, elle s’inscrit dans le cadre de projet d’appui aux cultures vivrières.

 

Les bénéficiaires ont reçu d’arachides, de maïs et de sésame. Des outils agricoles, entre autres, la houe et les machettes ont été également distribués.

 

«  Cette distribution permettra aux cinquante groupements et des habitants des villages périphériques de la ville de Bangassou d’avoir des semences pour la seconde culture de cette année »  a expliqué Abdan Djegon, chef de base de l’ONG COHEB.

 

Une source locale a salué l’initiative, selon lui une occasion pour  la population d’accéder aux travaux champêtres afin de relancer les activités agricole pour le développement de la République Centrafricaine.

 

Faute d’acheminement de semence Bakouma n’a pas pu  bénéficier de semences pour cette distribution a fait savoir un des responsables de l’ONG COHEB.

 

Toute fois l’ONG COHEB promet de poursuivre ces activités dans la préfecture de Mbomou.

 

 

Reprise des activités au rond-point de 5ème arrdt, les menuisiers déplorent la faible demande

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 19 AOÛT 2015

 

Les vendeurs des meubles et lits du 5ème arrondissement ont repris les activités, après des mois de suspensions suite aux violences dans le secteur. Ils déplorent le manque de clientèle afin d’évacuer leurs marchandises. Interrogés par le RJDH, Basile Kabo, délégué des menuisiers, rassure le rétablissement de la sécurité dans ce secteur.

 

Il est 9 heures au rond-point du 5e arrondissement situé sur l’avenue Koudoukou.  On peut voir une trentaine de lits, des salons et autres meubles installés. De l’autre côté en face  de l’ancienne station service Fadoul, des  femmes vendent de brochettes et une station lavage des motos et véhicules y est installée.

 

Sous le hangar est assis un homme vêtu de chemise en couleur carrelet  et pantalon jeans. C’est le délégué des menuisiers Basil Kabo. « Nous avons repris nos activités, il y a de cela deux  mois et demi.  La sécurité est rétablie. Je demande aux clients de ne pas avoir peur, qu’ils viennent acheter des meubles qui sont déjà disponibles et au gouvernement de la transition de veiller sur le rond point du 5e arrondissement », a-t-il lancé.

 

La reprise des activités est un signe d’espoir et de la restauration de la paix, selon Nguessara  Wenseslas, menuisier au rond point du 5e arrondissement. « Quand nous avons commencé les activités, les habitants de ce secteur étaient très contents, même les taxi-moto qui passent pour aller acheter les marchandises au Km5, se disent satisfaits de ce courage que nous avons eu. Par jour, nous pouvons fabriquer sept à dix meubles mais la demande est encore faible ».

 

Guy, un habitant  du quartier  PK 12, qui vient acheter un lit, a exprimé sa joie de voir les menuisiers reprendre les activités au rond point 5ème arrondissement.  « Je peux dire que les prix sont abordables malgré la hausse des prix des bois. Je lance un appel à la population de venir payer les meubles comme avant au 5e arrondissement ».

 

Depuis le 05 décembre 2013, les activités des menuisiers au rond point du 5e arrondissement étaient  suspendues, suite aux multiples affrontements qui ont opposé les groupes armés dans ce secteur.

 

 

L’Unicef demande le respect de l’intégrité de l’enquête sur le viol présumé d’une mineure à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR VIRGINIE BERO LE 17 AOÛT 2015

 

La Direction générale,  du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) à New York, demande le respect de l’intégrité de  l’enquête sur le viol présumé d’une fille par un casque de l’ONU. Un incident survenu au début de ce mois dans le 3ème arrondissement de Bangui.

 

Cette  déclaration a été faite ce lundi 17 août, par le Directeur Général, Anthony Lake.  « Il convient de respecter l’intégrité de l’enquête sur cet incident mais il est clair que cet enfant a subi une épreuve des plus brutales » a relevé le document.

 

A la victime,   « nous lui offrons, à elle et à sa famille, toute l’aide possible, y compris une assistance médicale, l’appui nécessaire pour surmonter l’impact psychologique de cette agression et des conseils juridiques », poursuit le communiqué.

 

Anthony Lake a par ailleurs demandé le respect absolu de l’intimité  de la victime. Cela pour  qu’elle ne souffre pas davantage.

 

Dans la nuit du 2 au 3 août, la Minusca a tenté, sans succès, d’arrêter un présumé auteur de troubles dans le 3ème arrondissement de Bangui. Une opération qui a  entraîné la mort de cinq personnes et des blessés. Et une fille de 12 ans aurait été violée par un élément de cette force onusienne.

 

Ce présumé viol, considéré comme un scandale de trop, à  conduit à la démission de Babacar Gaye, le chef de la Minusca.

 

 

La prolongation de la transition et l’arrestation de Bertin Béa font réagir Cyriaque Gonda

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 19 AOÛT 2015

 

Cyriaque Gonda,  président du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) et candidat déclaré à la prochaine présidentielle s’est dit  favorable à la prolongation de la transition. Toutefois il a  déploré  l’arrestation du Secrétaire Général du parti travailliste Kwa Na Kwa, Bertin Béa.

 

« Nous devons faire une lecture objective de la prolongation de la transition en Centrafrique car nous-mêmes avons la responsabilité de perturber un peu le cours de la transition avec les polémiques et les querelles. Je considère que les choses ont été faites conformément à la Charte Constitutionnelle de Transition qui consacre les méthodes d’extension et laquelle consécration a été paraphée par le forum national de Bangui », a-t-il commencé en souhaitant que « cette extension soit la dernière », a noté Cyriaque Gonda.

 

Dans les débats entourant la prolongation de la fin de la transition, il y a celui d’une troisième transition. Sur cette question, le président du PNCN a souligné qu’il faut que « nous soyons sereins et logiques avec nous-mêmes » avant de s’interroger « est-ce que le changement des individus nous amènera à une solution de la gestion institutionnelle d’un Etat ?»

 

L’autre point de l’actualité qui a intéressé le candidat du PNCN est l’arrestation de Bertin Béa. « J’ai déploré l’arrestation de Bertin Béa en tant que leader politique. Toute arrestation d’un leader politique constitue un recul dans le cadre du renforcement d’un Etat de droit et de la démocratie. Si c’est seulement sur ces déclarations qu’il est arrêté, juridiquement ce n’est pas nécessaire, politiquement c’est une erreur et stratégiquement c’est un glissement ».

 

C’est le 31 juillet 2015 que requête conjointe du Chef de l’Etat de la Transition, du Président du Conseil National de la Transition et du Premier ministre, Chef du Gouvernement de Transition, M. Ali BONGO, Président en exercice de la CEEAC, après consultations de ses pairs, a signé la lettre concédant formellement la prolongation de la Transition du 18 août au 30 décembre 2015. En revanche, l’arrestation du Secrétaire Général du KNK est intervenue le samedi 15 août 2015 alors que l’intéressé s’apprêtait à s’envoler pour la France.

 

 

Le bureau du curé de la paroisse Saint Sauveur de Bangui incendié

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 19 AOÛT 2015

 

Le bureau du curé de la paroisse Saint Sauveur a pris feu ce mercredi 19 Aout  aux environs de 1h du matin. Selon les informations reçues par le RJDH, le reste d’un petit morceau de bougie allumée serait à l’origine de cet incendie. 

 

Marc Belikassa curé de la paroisse Saint Sauveur, explique que les faits se sont produits après sa prière de minuit. «  C’était après ma prière de minuit, il restait un petit morceau de bougie placé sur un chandelier.  Quand j’ai eu un moment de sommeil je me suis retrouvé dans une flamme impossible » a-t-il expliqué.

 

« Tout le bureau a été incendié, la seule chose que j’ai pu faire c’est de couper le disjoncteur  afin de sauver les autres bâtiments. Je ne peux pas confirmer que c’est le petit morceau de bougie resté  qui pourra être à l’origine de cet incendie puisque tous mes documents de prière son brulés. Je n’accuse personne, ce qui est arrivé est arrivé, je remercie Dieu car je suis sorti sain et sauf » a-t-il ajouté.

 

L’abbé Marc Belikassa se trouve toujours à la paroisse Saint Sauveur entouré par les chrétiens de cette paroisse qui sont venus lui rendre visite. C’est la première fois qu’un tel incident est signalé au niveau de la paroisse Saint Sauveur.

 

 

La ruée vers l'or à Ndolobo engendre des conséquences dans la Lobaye

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 19 août 2015 13:41

 

Les populations autochtones du village Ndolobo dans la Lobaye appellent les autorités centrafricaines à s'impliquer dans le maintien de l'ordre dans cette localité devenue, depuis quelques semaines, le théâtre d'enrichissement pour bon nombre de compatriotes qui s'y rendent à la recherche de l'or.


Venus de tous les coins de la RCA, des ouvriers miniers et des commerçants se sont retrouvés dans ce village créant ainsi un problème de sécurité dans la zone. 

Interrogé par le correspondant de Radio Ndeke Luka (RNL) dans la région, l'explorateur de l'or de Ndolobo demande que « Pour une exploitation durable de cette ressource qui vient d'être découverte à Ndolobo et qui a drainé autant de personnes avec ce que cela comporte comme conséquences, il faut que les autorités puissent agir pour réglementer la situation ».


Ce petit village d'environ 2800 habitants enregistre déjà une surpopulation  de plus de 20.000 personnes à la recherche de l'or. Conséquences directes, la ville de Mbaïki enregistre en ce moment une crise alimentaire avec pour effet induit, la surenchère sur les autres produits de première nécessité.


« Les populations de M'Baïki éprouvent d'énormes difficultés à s'alimenter. Cela est due en partie à l'exploitation de l'or dans le village Ndolobo situé à 19 km de Mbaïki.  Les produits vivriers tels le manioc, la viande boucanée, le poisson fumé, la viande de bœuf, les légumes et autres marchandises sont déportés dans ce village où une cuvette de manioc qui se vendait à 1000 Fcfa se vend aujourd'hui à 3.000 Fcfa »,  a précisé le correspondant de RNL.


Une situation qui risque d'avoir aussi des conséquences sur les « plans sanitaires, sécuritaires, éducatives et alimentaires », conclut le correspondant. La population autochtone qui se dit disposée à bien accueillir ses hôtes, souhaite également que ceux-ci soient respectueux de l'environnement de leur village et appellent par la même occasion les autorités centrales à prendre toutes les mesures qui s'imposent pour éviter d'autres conséquences.

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 15:16
Affaire Bertin Béa : Réaction des partis politiques
Affaire Bertin Béa : Réaction des partis politiques
Affaire Bertin Béa : Réaction des partis politiques
Affaire Bertin Béa : Réaction des partis politiques
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 19:20

 

 

         

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-17 15:54:58 - Au total, 15 000 candidats sont en lice pour l’examen du baccalauréat session 2015, dont les épreuves écrites démarrent mardi sur toute l’étendue du territoire national centrafricain.


Les élèves de Kaga Bandoro ont été exemptés de l'examen à cause de l'insécurité qui y a perturbé le bon déroulement des cours. Le gouvernement a décidé d'organiser un examen spécial du bac dans cette région. Mais des cours de rattrapage doivent y être préalablement organisés.


En revanche, le bac technique a démarré lundi en Centrafrique. Cinq cents candidats sont en lice pour cet examen qui, en fait, a débuté la semaine dernière par les épreuves pratiques.


Le bac 2014 a été marqué par un faible taux de réussite en raison des violences ayant perturbé le bon fonctionnement de certains établissements. 


A cause des actes de violences, l'examen a été organisé à deux reprises. Les élèves des établissements privés ont été les premiers à passer le bac suivis par ceux des lycées publics.


 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=831424#sthash.B7VB9Tk4.dpuf

Centrafrique: Plus de 15 000 candidats en lice pour le Bac
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 18:47

 

 

 

http://www.africatopsports.com/   LE 17 AOÛT 2015 À 17:02

 

Les Fauves de la Centrafrique iront à la conquête du trophée du 28e Afrobasket sans leur star Romain Sato. L’ailier (arrière) de Valencia BC ne figure pas le groupe des 12 joueurs publié par le coaching staff.

 

Malgré l’assurance de la Fédération, Aubin Goporo ne pourra pas composer avec Romain Sato pour l’Afrobasket 2015 qui débute ce 19 août. Le head coach des Fauves de la Centrafrique a dévoilé la liste des 12 joueurs qui seront à Radès pour la compétition. Si Sato brille par son absence, Max Kouguere est bien présent. Le néo-sociétaire d’Orléans va tenter de mener les Fauves à leur mission dans la grande messe continentale du basket. La Centrafrique disputera son premier match de la phase de groupes contre les D’Tigers du Nigeria.

 

La liste des 12 joueurs des Fauves de la Centrafrique pour l’Afrobasket 2015 :

 

Destin Damachoua (meneur), Junior Madozein (meneur), Yannick Zachee (arrière), Junior Pehoua (arrière), Johan Grebongo (ailier), Severin Febou (ailier fort), Philippe Djadda (intérieur), Max Kouguere ( ailier), Dimitri Kongbo (intérieur), Sydney Pehoua (ailier fort), Jimmy Djimarmbaye (intérieur) et Glenn Feidanga (intérieur).

 

 

NDLR : Et dire que le ministre centrafricain des sports et le président de la fédération centrafricaine de basket ball avaient fait exprès le déplacement de Bangui en Espagne pour rencontrer ce Romain Sato afin de tenter de le convaincre de jouer pour son pays en vain. L'interessé les aura tourné en bourrique jusqu'à la fin. Encore des millions inutilement jetés par la fenêtre alors que des milliers de compatriotes continuent de végéter dans les "Ledger".

RCA - AFROBASKET 2015 : LES 12 FAUVES DE LA CENTRAFRIQUE SANS Romain SATO
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 17:05
Nouvelles nationales sur RJDH
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Réouverture de cimetière des musulmans à Boeing, un signe de vivre ensemble, selon la population

 

http://rjdh.org/  PAR LINE PÉGUY GONDJE LE 17 AOÛT 2015

 

La population de quartier Bimbo et celle du 3ème arrondissement ont exprimé le sentiment de revivre ensemble, le mercredi 12 août dernier, lors de la réouverture du cimetière des musulmans qui se trouve dans le quartier Boeing.

 

Interrogées, plusieurs personnes se disent contentes de la réouverture de cimetière, dont les enterrements ont été suspendus depuis le début des affrontements du 5 décembre 2013.

 

« C’est une marque de nouvelle collaboration entre les deux communautés », a avancé un homme rencontré à Boeing. Il souhaite aussi à ce que la paix et la cohésion sociale reviennent définitivement entre ces deux communautés.

 

 « C’est très bien qu’on soit ensemble. On souhaite un véritable changement pour notre pays. Tout ce qu’on veut, c’est la paix pour avoir une vie commune avec les musulmans comme auparavant », a relevé une femme lors de la cérémonie de réouverture, organisée par la Minusca.

 

Pour d’autres personnes, c’est un pacte de non-agression qui vient être signé.  « Nous c’est un pacte de non-agression que nous avons signé entre chrétiens et musulmans du quartier Boeing. Je demande à nos frères de respecter leur engagement et de ne plus agresser les jeunes qui vont vendre au KM5 », a dit  un homme habitant ce quartier.

 

Pour l’Imam Omar Kobine Layama, président du Comité Islamique de Centrafrique,  la réouverture de ce cimetière marque un point fort du processus de retour de la paix, de confiance entre les communautés car « si la population se réunie pour trouver une solution à un problème, cela doit nous interpeller tous ».

 

C’était le mercredi 12 août dernier que la cérémonie de la réouverture de ce cimetière a eu lieu en présence de la Minusca et de certaines autorités de Bangui et dudit quartier.

 

Le cimetière des musulmans de Bangui, situé au quartier Boeing avait été fermé pendant la crise qu’a connue la RCA.

 

 

La population de Birao dans l’attente du recensement électoral

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 17 AOÛT 2015

 

La formation des formateurs et des membres de démembrement de la préfecture de la Vakaga  a pris fin le 5 août dernier. Les participants et la population ont témoigné être dans l’attente du lancement des opérations qui ont pris du retard.

 

« C’est depuis le 3 août que la formation des formateurs et des agents recenseurs des trois communes a eu lieu. Nous attendons le signal de Bangui pour commencer l’enregistrement», a expliqué Songo Guy Vincent, président de l’Autorité sous-préfectorale des élections.

 

Selon la même source, ce retard est lié à l’insuffisance du matériel, notamment des appareils photos qui ne sont pas nombreux. La difficulté financière a été aussi relevée.

 

« La population des trois communes, à savoir Ridina, Voukouma, Ouandja, est prête pour participer à l’enroulement et aux prochaines élections. Ceci s’explique par la présence massive des participants à la formation, donc la population est prête », ajouté Songo Guy Vincent.

 

La préfecture de la Vakaga fait partie de l’aire 3, définie par l’autorité Nationale des Elections.

 

 

La ministre de la défense rassure les parents des otages à Bouar

 

http://rjdh.org/ PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 17 AOÛT 2015

 

Lors d’une mission effectuée le weekend dernier à Bouar, la ministre résidente de la Nana Mambéré Marie-Noëlle Koyara, ministre d’Etat à la Défense a rassuré les parents des autorités prises en otages que des négociations sont en cours afin d’obtenir leur libération.

 

Marie-Noëlle Koyara a également fait savoir que ces otages sont vivants et en parfaite santé. « Nous avons reçu des informations selon lesquelles, les otages sont en parfaite santé », a-t-elle avancé aux termes d’une rencontre avec les parents des otages.

 

Marie Noëlle Koyara, a tenu également une réunion avec les  autorités communales.  A l’issue  de cette réunion, elle a relevé le non respect des chefs coutumiers, entre autres, les chefs des quartiers, de groupes et les maires,  par certains habitants.

 

Une occasion pour le même du gouvernement d’installer, le lieutenant colonel Zéna Nicaise Adouma, à la tête de la garnison de Bouar et présenté à la population.

 

Des matériels, entre autres,  deux véhicules, des effets militaires, ont été remis à la garnison de Bouar.

 

La population de la ville de Bouar a apprécié l’initiative du ministre d’Etat à la Défense Nationale. Les parents des otages se trouvent toujours dans un désarroi, suite à l’enlèvement de leurs parents.

 

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 13:42

 

 

 

(BANGUI)

 

 

Conformément à sa Charte constitutive l’Observatoire Nationale des Elections a procédé à l’observation des opérations d’inscription des électeurs de l’aire géographique 1 (Bangui). Celle –ci était officiellement lancée le lundi 29 juin 2015 à l’école Jean COLOMB dans le 7ème Arrondissement 

 

Initialement prévue du 26 juin au 11 juillet 2015, l’inscription sur la liste électorale s’est déroulée trois jours plus tard, en raison de quelques problèmes techniques évoqués par le Commissaire des opérations électorales de l’ANE.

 

L’opération d’inscription sur la liste électorale est officialisée à Bangui par Madame le Chef de l’Etat de la Transition, Mme Catherine SAMBA PANZA, en présence du Ministre de l’Administration du Territoire de la Décentralisation et de la régionalisation (MATDR) ; Mr. Modibo Bachir WALIDOU et  de la Rapporteur Générale de l’Autorité Nationale des Elections ; Mme NKOUET  HORNAERT (Voir photo annexes).

 

Une forte délégation de la Mission internationale multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) était également présente. Les militaires armes en mains circulaient librement dans le centre d’inscription au lieu d’être aux abords. (Voir photos annexes).

 

La Coordination de l’Observatoire National des Elections était présente pour observer le lancement des opérations d’inscription des électeurs, grâce à  la parfaite collaboration de Mr. Marc LEMIEUX de la Mission intégrée assistance électorale de la MINUSCA.

 

I –DES AVANCEES NOTOIRES OBSERVEES

 

Relativement à l’inscription des citoyens en âge de voter, les échéances électorales de 2015 ne seront en aucun cas comparables à celles organisées en 2011. La différence fondamentale se situe au niveau de la production des cartes d’électeurs. En 2011, la carte était manuscrite sans aucune photo d’identification de l’électeur. Or, pour les échéances électorales à venir, la carte d’électeur sera informatisée.

 

Elle comprendra la photo de l’électeur, tout en mentionnant le (s) nom (s) et le (s) prénom (s) des électeurs, la date et le lieu de naissance, la filiation, le domicile de l’électeur, et des cases destinées à recevoir le cachet ou le poinçon de contrôle au jour du vote.

 

II –DES DYSFONCTIONNEMENTS ORGANISATIONNELS ET TECHNIQUES

 

L’officialisation des activités d’inscription des citoyens en âge de voter n’a pas eu lieu le 26 juin 2015 tel que prévu dans le chronogramme de l’ANE. Les opérations d’inscription des électeurs ne se sont pas opérationnalisées dans tous les autres arrondissements de la ville de Bangui le même jour que le lancement officiel.

 

A cela s’ajoute des problèmes de capacités pédagogiques de certains agents de l’ANE, que l’Observatoire National des Elections (ONE) a relevés dans plusieurs centres d’inscription des électeurs du troisième et du cinquième arrondissement de la ville de Bangui. Notamment, dans les centres de l’école KOUDOUKOU, de l’école KINA (3ème arrondissement), Ecole maternelle SOS de BENZ VI, Mairie du 8ème Arrondissement pour ne citer que ceux-là. Certains agents recrutés par l’ANE ne savent pas bien écrire.

 

En outre, on a aussi observé, lors de ces opérations, des problèmes liés aux pannes des appareils photographiques qui ont certainement paralysé les opérations d’inscription des électeurs dans plusieurs Centres de la Ville de Bangui. Notamment, aux centres d’inscription de KINA (3ème arrondissement), de PETEVO (6ème arrondissement), du centre de santé de SAIDOU (2eme Arrondissement), à la Mairie et à l’Ecole Combattant dans le 8ème Arrondissement de Bangui. Des opérations d’inscription n’ont pas eu lieu dans ces différents centres pendant une journée ou un après midi, parce qu’il fallait ramener les appareils photo au siège de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) pour qu’ils soient remplacés ou réparés.

 

Or, plusieurs citoyens en âge de voter ont pu se faire inscrire, mais malheureusement ils n’ont pas pu être photographié. Très peu sont ceux là qui sont revenus plus tard se faire photographié.

 

III –DES IRREGULARITES RELEVEES

 

Le Code Electoral prévoit un délai d’un mois pour les opérations d’inscriptions des électeurs. Or, en réalité, l’Autorité Nationale des Elections a transgressé la loi électorale . La ville de Bangui dénommée Aire géographique n° 1 est l’exemple palpable de ces errements dans l’opération d’enrôlement des électeurs, ou l’on a assisté à un enregistrement par séquence. D’abord deux semaines, ensuite une semaine et enfin trois jours.

 

La loi électorale a prévu que, sont électeurs, les personnes de deux sexes ayant la nationalité centrafricaine, âgées de 18 ans révolus au moment de l’inscription, jouissant de leurs droits civiques. Et qui sont régulièrement inscrites sur la liste électorale. Que cette inscription s’effectue sur présentation de la carte nationale d’identité, de l’acte de naissance, du passeport, du livret militaire, du livret de pension,

 

ou à défaut de l’une de ces pièces, ou en cas de doute sur l’identité, la nationalité centrafricaine, le lieu de résidence ou l’âge du candidat, le comité d’inscription requiert le témoignage  du représentant du conseil  du village, de quartier ou de ville et contresigné par le président du bureau d’inscription (Art. 34).

 

C’est dire que lorsqu’ un centrafricain en âge de voter n’a pas de pièce sur lui il doit être  témoigné par son chef de quartier. Malheureusement nous avons assisté à une autre pratique, la volonté imposée de la personne qui désire s’inscrire et ce sans témoignage du chef de quartier tel a été le cas dans certains bureaux d’inscription notamment au niveau de l’école Saint Paul à OUANGO (7eme arrondissement), dans les bureaux d’inscription du 8ème Arrondissement où l’électeur dicte lui-même sa filiation à l’agent recenseur. Très peu de chefs de quartier étaient présents pendant les opérations d’inscription sur la liste électorale.

 

Des fraudes ou tentatives de fraude, dans certains centres d’inscription ont été relevées, à titre illustratif dans le 3ème et le 2ème Arrondissement notamment dans le centre d’inscription de YAPELE où une personne a pu s’inscrire avec un faux acte de naissance  et a été appréhendée lorsqu’il voulait s’inscrire pour une deuxième fois.

 

Aucun parti politique n’avait de représentant dans la quasi-totalité des centres d’inscription de Bangui.

 

Le terme de « l’Aire Géographique d’enregistrement » est  un vocable qui a troublé beaucoup d’opinions car ne figurant nulle part dans le code électoral.

 

Les centres d’enregistrement sont très éloignés de certaines populations en âge de voter. Or, parmi ces populations il y a des personnes de troisième âge incapables de faire de longs déplacements, une raison de plus de démotivation de la population. 

 

Les organes habilités à gérer les élections en République Centrafricaine sont l’ANE et le Cadre de Concertation. L’ONE constate la violation du Code électoral avec des structures informelles comme le Comité Stratégique de suivi des élections et le pool des élections altèrent parfois l’indépendance de l’ANE, comme ce fut le cas avec la publication du nouveau chronogramme électoral.

 

L’Observatoire National des Elections constate que certains partis politiques et candidats indépendants ont commencé à battre        campagne, à afficher des banderoles, à rendre public leur profession foi  au mépris flagrant du code électoral.

 

Pour assurer la bonne marche du processus électoral avec des élections crédibles, transparentes et inclusives, l’Observatoire National des Elections formule les recommandations ci-après :

 

1) le respect  par tous du code électoral,

 

2) Le Gouvernement de Transition doit financer l’organisation des élections

 

3) Les partenaires financiers et techniques doivent appuyer la société civile pour observer le processus électoral sur l’étendue du territoire, en vue de garantir le respect de l’expression du suffrage populaire.

 

4) L’Observatoire National des Elections renouvelle sa recommandation de voir impliquer la société civile, et les autorités locales en vue de mobiliser la population électrice autour des grandes questions liées au processus électoral en cour. 

 

L’Observatoire National des élections continuera, comme par le passé, à apporter sa modeste contribution à l’amélioration du processus électoral en République Centrafricaine en respectant scrupuleusement le Code Electoral dans la transparence et l’impartialité. Il lance un vibrant appel  à la population centrafricaine de s’impliquer fortement  pour la réussite des opérations d’inscription sur les listes électorales.

 

Il en appelle également au civisme du peuple centrafricain pour fournir aux autorités des informations fiables pour garantir des élections apaisées et crédibles. Il en appelle au professionnalisme et au sens du dialogue des agents recenseurs afin de ne pas prendre en otage le processus en cours. Enfin il demande au Gouvernement d’observer la légalité et de dissoudre tous les organes officieux qui traitent actuellement des questions liées aux élections.

 

                                                           Fait à Bangui, le 14 août 2015

 

                        POUR L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS

                                  

Le Coordonnateur National

 

 

Me Serge Soleil SERAMALE

 

 

RAPPORT PRELIMINAIRE DE L'ONE SUR L’ENREGISTREMENT DES ELECTEURS SUR LA LISTE ELECTORALE DANS L’AIRE GEOGRAPHIQUE I
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