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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 19:03
Une mission parlementaire française en RCA

 

 

 

http://www.dw.com 22.05.2018

 

Pour s’enquérir de la situation qui prévaut et proposer des solutions, une mission parlementaire conduite par Thomas Gassilloud, député français de la majorité "En marche" séjourne depuis quelques jours à Bangui.

 

Arrivé dimanche à Bangui, la délégation a été reçue par le président Faustin Archange Touadéra à qui elle a réaffirmé le soutien de la France dans sa lutte difficile pour la restauration de la sécurité en Centrafrique. Le président du groupe d'amitié France-Centrafrique et la délégation qui l’accompagne ont été reçus ce mardi 22 mai par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, les présidents des commissions, les leaders de l’opposition ainsi que des membres du groupe d’amitié Centrafrique-France.

 

Le programme prévoit aussi des entretiens avec le Général Maio, de nationalité portugaise, commandant de l’EUTM (force de l’union européenne de formation des forces armées de Centrafrique) et avec le représentant de l’Union Africaine (UA), Moussa Nébié, diplomate du Burkina Faso, chargé de piloter le processus de paix.

 

Thomas Gassilloud s’entretiendra aussi avec des acteurs de la société civile et les leaders religieux.

 

 

Ce dimanche, j'ai rencontré longuement Faustin-Archange Touadéra, président de la République de #RCA, pour lui réaffirmer le soutien de la France dans sa lutte difficile pour la restauration de la sécurité en Centrafrique. #CARcrisis #directAN pic.twitter.com/7I3PBiO3bu

7:31 PM - May 20, 2018

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 18:59
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Les ressortissants de la Ouaka appellent à des actions appropriées pour mettre fin aux violences dans la préfecture

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 22 MAI 2018

 

BANGUI, 22 Mai 2018(RJDH)…Dans une déclaration faite ce jour, déclaration relative aux derniers événements tragiques survenus à Bambari et ses environs, l’association pour la solidarité et le développement de la Ouaka (ASD-Ouaka) appelle à des réflexions et à la prise des actions appropriées pour mettre fin à « une autodestruction préjudiciable » à la cohésion sociale dans la préfecture de Ouaka.

 

Cet appel intervient après les violences qui ont coûté la vie à 32 personnes et à 23 autres blessés ainsi que des dégâts matériels importants, alors que Bambari a été déclarée par les Nations unies « ville sans armes ».

 

Rachel Ngakola président de cette association dénonce « une reprise fulgurante des violences qui a entraîné une fois de plus une autodestruction ignoble et inouïe. L’association exprime son indignation, sa forte protestation et la condamnation avec la dernière énergie,  l’occupation du cœur de la RCA par des forces incontrôlables et néfastes » a déclaré Rachel Ngakola présidente de l’association.

 

Les ressortissants de la Ouaka sont appelés à plus de retenue, « face à cette image mortifère de notre préfecture, nous exhortons les fils et filles de notre préfecture à la retenue et à la cessation des hostilités qui ne profitent à personne, ce, depuis six ans bientôt. Aux belligérants de toutes les ethnies ou tendances auxquelles elles appartiennent, nous en appelons à privilégier la voie de négociation et du dialogue inclusif » a lancé l’association.

 

L’association rappelle la promesse d’accalmie faite auparavant, « vous conviendrez avec nous qu’il n’y a pas longtemps la ville de Bambari était déclarée sous les auspices des nations Unies « Bambari ville sans armes » et de l’autorité de l’Etat, « Bambari, ville pilote ». Du coup cette ville commençait à renoncer à la violence. « Malheureusement, cette accalmie est rompue et nous nous questionnons sur les raisons », a dénoncé la présidente de l’association.

 

ASD-Ouakka exerce actuellement ses activités dans les cinq sous-préfectures de la Ouaka qui sont Bambari, Grimari, Ippy, Kouango et Bakala.

 

 

Centrafrique : La Minusca plaide pour la mobilisation de ressources en faveur de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 22 MAI 2018

 

BANGUI, 22 mai 2018 (RJDH) — Depuis sa mise en place en 2017, la Commission Nationale des Droits de l’Homme se confronte aux problèmes de mobilisation de ressources financières. La Division des Droits de l’Homme de la Minusca rappelle le gouvernement sur sa responsabilité première dans la mise en œuvre et la promotion des Droits de l’Homme dans le pays.

 

L’appel de la division des Droits de l’Homme de la Minusca de renforcer la structure nationale des Droits de l’Homme fait suite aux difficultés financières auxquelles est confrontée cette commission afin de faire face à sa charge de la protection des droits humains. Depuis que cette commission a été mise en place, elle peine à mener des actions concrètes sur le terrain. C’est dans cette optique que la division des droits de l’Homme de la mission onusienne en Centrafrique tient à rappeler le gouvernement et les autres partenaires leur devoir d’appuyer financièrement ladite institution.

 

«Après 5 à 7 mois de la mise en place du bureau, il est regrettable que la commission navigue entre deux eaux pour chercher les ressources et le budget nécessaire pour son fonctionnement. Il est fondamental que les acteurs en commençant par l’État et les partenaires internationaux appuient cette commission et le dotent de moyens conséquents lui permettant de mettre en œuvre sa feuille de route», a plaidé le Directeur adjoint de la division des Droits de l’Homme de la Minusca, Salifou Gassama à l’ouverture ce 22 mai de la session du renforcement de la capacité des membres de cette commission sur les questions des droits de l’homme.

 

La création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de Liberté Fondamentale(CNDHLF) par le gouvernement en Centrafrique fait suite aux graves violations des droits de l’Homme commises depuis décembre 2003. Elle a vu le jour au moment où plusieurs villes du pays demeurent encore sous le contrôle des groupes armés avec comme lot quotidien les violences des droits de l’homme.

 

La loi N°17.015 portant création de la commission nationale des Droits de l’Homme a été promulguée le 20 avril 2017 par le Président de la République Faustin Archange Touadera.

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 01:53
Lu pour vous : Centrafrique : la France recule, la guerre menace, la Russie avance
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https://www.breizh-info.com  21/05/2018 06:41

 

Le moins qu’on puisse dire du bilan de l’opération Sangaris en Centrafrique, c’est qu’il n’est guère glorieux. Près de 2500 hommes mobilisés pour rien – le pays reste toujours profondément déstabilisé et en grande partie incontrôlable, des soupçons d’abus sexuels vite démentis par un non-lieu qui ne permet même pas de blanchir avec certitude les militaires concernés, une ambassade transformée en pétaudière, sur fond de conflits politiques et de harcèlement.. et les russes qui tirent les marrons du feu pendant que la France est forcée de s’effacer.

 

L’opération Sangaris a fait officiellement 3 morts et 120 blessés au sein de l’armée française, pour un coût dépassant les 500 millions d’euros et jusqu’à 2500 hommes mobilisés. Près de12% des hommes sont victimes de stress post-traumatiques, selon le général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset. C’est qu’ils ont été témoins de scènes très violentes de la guerre civile de 2014-2015, qui a fait de 3000 à 6000 morts et près d’un million de déplacés. Aujourd’hui encore, la Centrafrique n’est pas apaisée, loin de là, et ressemble même de plus en plus à un état failli. Précisément ce que Sangaris était censée éviter.

 

Sa position et ses problèmes structurels irradient chez ses voisins, déstabilisant les pays frontaliers, mais en font aussi le carrefour de divers extrémismes, notamment islamiques. En 2015 déjà près de 2000 militants de Boko Haram, d’origine peul, étaient signalés dans le nord du pays, où ils se sont introduits via le Tchad.

 

Le fief islamiste de PK5 à Bangui, étincelle d’une nouvelle guerre ?

 

Surtout, depuis début 2018, les Sélékas sont de plus en plus évoqués comme source de la déstabilisation croissante du pays. Sans oublier le quartier de KM5 à Bangui – à cinq kilomètres du centre-ville, incontrôlable et dont le désarmement, organisé de 1h à 4h30 par la MINUSCA [mission de l’ONU pour la stabilisation en Centrafrique – active depuis avril 2014 avec 12.000 personnels dont 11.200 soldats] a été un échec. Non seulement les milices, mais aussi la population locale s’y sont opposés.

 

Le 1er mai, ce sont des milices islamistes de PK5 qui ont attaqué l’église Notre-Dame de Fatima, située près de leur fief, en plein office religieux. L’église avait déjà été attaquée pendant la guerre civile en 2014, il y avait eu alors 15 morts. L’attaque du 1er mai a fait 16 morts et 99 blessés, les affrontements qui ont suivi, 8 morts et 71 blessés de plus. Déjà tendue, la situation est électrique. Une étincelle suffit pour que la guerre reparte.

 

Dans le nord de la capitale, des quartiers chrétiens se sont couverts de barricades, tandis que des civils préféraient quitter la capitale, voire le pays – trop d’éléments leur rappellent 2013, à la veille de la guerre civile. Mi-avril, à 330 km de la capitale, des rebelles de l’ex-Séléka, qui prétend défendre les musulmans, avaient menacé de lancer une offensive depuis Kaga-Bandoro. La ville a été survolée le 13 mai par deux Mirage 2000-D français, à basse altitude – une démonstration de force bien tardive censée décourager les rebelles. Mais la présence française se limite aujourd’hui à sa plus simple expression, avec cinquante formateurs et des drones. Ainsi que des avions basés à N’Djamena au Tchad.

 

La Russie envoie des conseillers et des armes à Bangui, à la demande du gouvernement

 

Cette présence semble désormais très insuffisante alors que la Russie a annoncé le 22 mars avoir envoyé fin janvier des lance-roquettes RPG, armes anti-aériennes, des fusils d’assaut et de précision, pistolets et mitrailleuses, ainsi que des munitions. La livraison – faite avec l’accord de l’ONU – prévoyait aussi 170 conseillers civils et 5 militaires pour apprendre à deux bataillons de l’armée gouvernementale – 1300 soldats – à s’en servir. Le tout à titre gratuit et à la demande expresse du président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra, précise l’agence TASS. Il a d’ailleurs assisté à la prise d’arme du premier contingent de 200 soldats entraînés au maniement de nouvelles armes, le 31 mars dernier.

 

Cependant cette mission a aussi son volet économique : la recherche de gisements miniers et le développement de futures concessions. Les recherches ont commencé aussi début 2018 et l’on se doute que les experts russes ne se limiteront pas à être protégés par des drones français ou des conseillers civils.

 

Le journal russe d’opposition pro-occidentale Snob affirme d’ailleurs qu’en sus des accords officiels, la Centrafrique a mis à disposition des russes le palais Berengo en Lobaye et 40 hectares autour ; selon le média, ce seraient des mercenaires russes issus de compagnies de sécurité privée qui s’y seraient installés. En réalité, le palais semble avoir été investi dans le cadre de la formation par des instructeurs russes de l’armée régulière centrafricaine – mais ça a eu l’heur de déplaire aux héritiers de l’ancien autocrate Bokassa auquel le palais appartenait.

 

Du reste pour la Russie il ne s’agit pas tant d’une arrivée que d’un retour – l’URSS et la Centrafrique ont eu des relations proches dans les années 1960 à 1980. Entre autres, des centaines de centrafricains ont été formés à Moscou, 150 spécialistes soviétiques dans l’enseignement, la médecine, la géologie et l’agriculture travaillaient dans le pays dans les années 1960 et 1970 et au même moment une grande partie des enseignants des écoles primaires étaient soviétiques ou formés en URSS.

 

« L’expérience russe anti-terroriste et diplomatique sera utile en Centrafrique »

 

Expert militaire de la fondation Diplomatie populaire, Serguey Prostakov a déclaré au sujet de la situation en Centrafrique que « la politique coloniale des pays européens qui exploitaient les ressources africaines, ainsi que les circonstances de leurs luttes pour ces ressources et de leur départ ont créé de nombreux pays instables avec des frontières arbitraires. Ils ne prennent pas en compte les situations ethniques et religieuses, ainsi que l’état des lieux. La pauvreté et des antagonismes artificiels sont devenus la cause de conflits utilisés par les vieilles puissances coloniales comme la France pour continuer leur politique coloniale avec de nouvelles méthodes ».

 

L’expert continue : « l’expérience russe de règlement de ce genre de conflit [des guerres civiles politico-religieuses] peut être clairement qualifiée de réussie. Cela a été démontré en Tchétchénie, maintenant, il y a un processus de réconciliation nationale en Syrie qui aurait été impossible sans l’intervention de la Russie ». Et qui d’ailleurs apporte de nouveaux fruits avec la reddition pacifique de la totalité de la poche rebelle entre Homs et Hama – 1200 km² et 65 villes – qui échappaient au contrôle loyaliste depuis 2011. La route directe Homs-Hama, vitale pour l’économie de la Syrie, est d’ailleurs en train d’être réouverte.

 

« C’est pourquoi l’expérience russe anti-terroriste et diplomatique sera utile et sur le territoire centrafricain. On ne peut pas ne pas remarquer que cette expérience est beaucoup plus réussie que les résultats de l’ONU et de l’Occident. La mission de l’ONU [MINUCA] conduite par la France démontre qu’elle est incapable de régler le conflit, ce qui conduit à s’interroger sur l’efficience de ce genre d’instrument dans d’autres régions du monde ».

 

Ressources naturelles et diplomatie : la Centrafrique, une mine d’or stratégique

 

Outre un pavé dans la mare post-coloniale française, l’irruption de la Russie en Centrafrique, aussi riche en problématiques qu’en ressources naturelles (diamant, or, fer, tourmaline, graphites, cuivre, titane, latérite, étain, manganèse, cobalt, pyrite, uranium, fer, cuivre, nickel… dont beaucoup de gisements n’ont pas été explorés et restent à l’état d’indices) est aussi une attaque directe contre l’ONU comme mode de règlement universel – et non moins universellement inefficace – des conflits intérieurs de toutes natures.

 

Outre le champ de bataille diplomatique – qui s’inscrit dans une remise en cause plus globale des institutions occidentales par la Russie – il y a aussi une bataille pour le contrôle des gisements de ressources naturelles et donc les fournitures de base à l’économie du monde. Elle se joue contre les pays occidentaux, mais aussi en concurrence avec la Chine qui investit à tour de bras en Afrique pour en exploiter les ressources minières. De plus la Chine veut aussi acheter des terres arables – une autre denrée rare dont elle manque, comme l’Inde et la Corée du Sud d’ailleurs, autres investisseurs clé de ce marché très opaque.

 

La Chine débarque avec des millions de dollars, finance à fonds perdus les élites locales, forme des étudiants locaux par milliers – les bonnes recettes soviétiques n’ont pas été perdues pour tout le monde – et installe ses travailleurs, dont plus de deux millions habitent déjà sur le continent. L’ampleur de l’activité chinoise sur le continent – qui se déploie même là où nombre d’investisseurs refusent d’aller, tant c’est instable et dangereux – rend presque anecdotique les efforts des pays du Golfe – plutôt dans les pays musulmans ou à forte minorité musulmane – et des Etats-Unis de se tailler une part du gâteau au détriment des vieilles puissances coloniales européennes.

 

La Russie a relancé son activité en Afrique à partir de 2014, en faisant la tournée de ses anciens alliés de l’époque soviétique. C’est ainsi d’ailleurs qu’elle a signé un accord de partenariat avec le Zimbabwe pour exploiter à partir de 2018 le gisement de platine de Darwendale, dont les réserves prouvées sont de 19 T de platine et 775 T d’autres minerais. D’autres projets de recherche, de diamants cette fois ont en revanche été gelés suite à l’instabilité politique interne.

 

Louis-Benoît Greffe

 

 [cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 00:19
Centrafrique : Plusieurs déplacés de Bambari arrivent en masse à Sibut

 

 

 

PAR INNOCENT BANGA-ZIAMBI LE 19 MAI 2018

 

SIBUT, le 19 mai 2018 (RJDH) —-Ils sont nombreux à rejoindre Sibut suite aux violences qui ont éclaté mardi à Bambari. Ces déplacés appellent à l’aide.

 

La détérioration de la situation sécuritaire dans la ville de Bambari, ville jadis déclarée sans armes par les Nations-Unies, a contraint plusieurs famille à trouver refuse ailleurs. C’est dans ce contexte qu’une centaine est arrivée à Sibut.

 

Ils sont très nombreux dans leurs familles d’accueils de différents quartiers de trois arrondissements de Sibut. D’autres déplacés sont à la gare routière pour attendre les véhicules afin de chercher à attendre Bangui. Majoritairement des femmes et des enfants, ces déplacés sont arrivés à Sibut à bord des motos et cherchent un refuge après la recrudescence des violences à Bambari.

 

Une femme veuve avec trois enfants se dit dépassée de la monté de violence « nous ne pouvons pas rester à Bambari, tous les jours nous écoutons des crépitements des armes, notre maison a été détruite tous les biens emportés ça sert à rien de rester dans cette ville », s’est-elle indignée.

 

La ville de Sibut  reste et continue toujours de recevoir plusieurs déplacés en provenance de Kaga-Bandoro, Grimari et Bambari.

 

Pour le moment, aucune assistance n’est prévue en leur faveur.

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 23:43
 Les récents événements de Bambari par Stanislas MANKAOU
 Les récents événements de Bambari par Stanislas MANKAOU

 

 

Une armée est l’émanation d’une nation, elle se doit d’être digne

 

 

                                   Les événements de Bambari

                          

 

On ne le répètera jamais assez une nation n’existe que parce qu’elle a une armée, une police, une gendarmerie efficace, digne et courageuse, sans oublier les finances, l’agriculture, l’éducation et surtout la justice.

 

Nous rendons ici hommage et honneur a tous nos compatriotes décédés sur le champ de combats depuis les évènements de 2013 à l’arrivée des Séléka qui ont pillé et détruit cette nation. La faute incombe en partie à une catégorie de nos forces de  défense et de sécurité. Il faut le dire sans ambages, ni contrainte .Toute vérité n’est pas bonne à dire, mais elle a le mérite d’éclairer.

 

On ne construit pas une armée sur les critères de clanisme, de gabegie, de clientélisme, et de népotisme .La défaite de notre armée se repose sur ces maux qui minent la nation.

 

On ne recrute des forces de défense que sur des critères de vocation, compétence, intégrité, courage, abnégation et le sens de devoir servir la nation et non se servir soit même. Ce qui est arrivé a Bambari, illustre parfaitement les propos cités ci-haut. Une armée se doit d’être solidaire et surtout disciplinée, malheureusement la nôtre est truffée d’impolis, d’irrespectueux, d’indisciplinés qui bénéficient paradoxalement du soutien de leurs supérieurs hiérarchiques. On dit souvent que le poisson commence à pourrir par la tête.

 

Lors de l’attaque de la gendarmerie de Bambari le 15 mai 2018, le courageux capitaine qui au passage mérite d’être élevé en grade, avait à sa disposition 90 éléments armés. Largement suffisant pour défendre le camp, vu que lors des formations et le minimum à leur disposition .Malheureusement, 50 ont pris la poudre d’escampette pour aller se réfugier avec armes au camp de la Minusca situé a plus de 15 km à la sortie de Bambari, laissant le capitaine avec 40 éléments seulement qui ont néanmoins empêché trois tentatives d’incursion de la horde des Seleka soudanais, djandjawids.

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Sur les 30 éléments vaillants, un est décédé au combat, et un autre blessé.

 

Le camp de la gendarmerie a été repris 10 min après la 4eme tentative des seleka.

 

Le camp a été protégé aussi par un renfort de Minusca du Congo Brazza le lendemain 16 mai. 30 gendarmes ont donc obéi et se sont sacrifiés pour une cause noble. Les 40 déserteurs poltrons qui sont réfugiés dans le camp de la Minusca, resteront-ils impunis ?

 

Ont-ils au moins le sens de l’honneur du soldat, de la dignité, de la patrie, et surtout du devoir ?

 

Depuis l’époque de KOLINGBA, PATASSE, BOZIZE, les forces de défense et de sécurité ont fini d’être les garants de la nation, de l’intégrité territoriale. Elles sont non seulement budgétivores, mais les complaisances sont légions.

 

A quoi sert-il d’envoyer une horde de gens en formation à grands frais, alors qu’il y a des hôpitaux qui manquent d’infrastructure et de médicaments, les écoles en manque de matériels et d’enseignants. Les maigres recettes d’impôts qui devraient servir à combler nos malheurs vont plutôt servir des hommes qui n’ont rien à faire de la nation.

 

Comment explique-t-on que plus de six mille militaires centrafricains se plaisent à se pavaner dans les rues le samedi à Bangui pour des éternels grands rapports sans effet ?

 

Leur place est dans l’arrière-pays pour défendre l’intégrité du territoire

 

Quand il faut désigner des missions, les critères ne changent pas, clanisme, corruption et népotisme. La RCA se retrouvera-t-elle un jour dans le concert des nations dignes de ce nom ?

 

Une fois en province ou ailleurs, leurs premiers reflexe : les débits de boissons, les femmes, et le racket de la population civile, les commerçants.

 

Que veut-on faire de cette nation, que les gens meurent dans les camps des déplacés, laissant place à nos richesses minières pour être exploités par les étrangers mercenaires ?

 

Que les hommes et femmes paisibles ne peuvent plus vaquer à leurs occupations, cultiver, faire la chasse, la pêche, laissant nos pâturages aux étrangers, à cause des politiciens ?

 

Qu’auront nos enfants en héritage, puisque nous ne sommes pas éternels !

 

La devise des autres pays comme le Burkina  « La Patrie ou la Mort, nous vaincrons  » devrait servir d’étalon à nos dirigeants ! Que DIEU sauve le pays de la dérive actuelle

 

 

S. MANKAOU 

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 23:40
Lu pour vous : Grand angle : Guerre d’intérêts

 

 

 

http://www.elmoudjahid.com   22-05-2018 | 0:00

 

L’histoire tumultueuse que vit la République centrafricaine a quelque chose de paradoxal. Pays d’à peine 3,5 millions d’habitants, pour une superficie de 622.000 km², la Centrafrique a, à sa tête, un président dont l’élection n’avait souffert d’aucune contestation.

 

L’histoire tumultueuse que vit la République centrafricaine a quelque chose de paradoxal. Pays  d’à peine 3,5 millions d’habitants, pour une superficie de 622.000 km², la Centrafrique a, à sa tête, un président dont l’élection n’avait souffert d’aucune contestation. La logique aurait également voulu que la langue sango, parlée par tout le monde, serve de facteur de cohésion, et donc aide à réduire les risques d’affrontements entre les composantes de la nation. Mais c’est loin d’être le cas.

 

Pour les autorités de ce pays d’Afrique, il ne s’agit pas seulement de se remettre du chaos consécutif au coup d’Etat qui, le 24 mars 2013, avait entraîné la chute de François Bozizé. À la fois plus étendu et infiniment plus complexe, le chantier prend nécessairement en compte le  lourd passif du pays. Il est notamment question de considérer les cinq coups d’Etat qui ont jalonné l’histoire de ce pays de l’Afrique centrale, depuis son indépendance en 1960.

 

D’autant qu’à cette instabilité, notoire à l’intérieur, on peut greffer un environnement extérieur tout aussi trouble. On en veut pour preuve que le Tchad, le Soudan, le Soudan du sud, la RDC et le Congo-Brazzaville, entre autres pays frontaliers de la Centrafrique, ne sont pas des ilôts de paix. Ces problèmes d’ordre sociopolitique ont naturellement rejailli sur tous les autres aspects de la nation. Le volet géostratégique a envenimé encore un peu plus les tensions dans ce pays.

 

La présence récente de la Russie sur l’échiquier centrafricain, jusque-là l’apanage des grandes puissances, est perçu comme une violation flagrante des mœurs diplomatiques en vigueur jusqu’ici. « La Centrafrique, c'est un échiquier géopolitique où chacun avance ses pions. Quand l'un bouge, les autres regardent et agissent en conséquence», selon un haut fonctionnaire onusien à Bangui. France, Etats-Unis, Chine et Russie se disputent chaque parcelle

 

Présente dans les domaines de l’armement à la faveur d’une autorisation de l’Onu en 2017, de la santé..., Moscou a décuplé son champ d’interventions grâce à des accords bilatéraux. Les promesses non honorées par les occidentaux ont poussé les dirigeants de ce pays à se retourner vers la Russie et la Chine qui dament sérieusement le pion aux puissances traditionnelles.


«Les Occidentaux ont raté le coche», estiment certains analystes. Lors de la conférence de Bruxelles en novembre 2016, la communauté internationale avait promis une aide d’une somme totale de 2,2 milliards de dollars. Fin 2017, début 2018, Pékin a annoncé concrètement plusieurs «cadeaux» à la Centrafrique : annulation d'une dette de 17 milliards de dollars, formation en Chine de cadres centrafricains, donation de matériel militaire..

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La présence des pays émergents marque désormais un changement clair des relations de l'Occident à l'Afrique beaucoup plus centrées maintenant sur les migrations et la sécurité. Si pour l’actuel président Faustin-Archange Touadéra, ce regain d’intérêt s’inscrit en droite ligne d’une «diplomatie dynamique», les observateurs quant à eux y voient la naissance d’une nouvelle zone de guerre d’intérêts dans cette partie de l’Afrique.


M. T.

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 23:38
Lu pour vous : Gambie : les fantômes du palais de Jammeh

 

 

VISITE GUIDÉE

 

Gambie : les fantômes du palais de Jammeh

 

Par Claire Bargelès, Libération Correspondance à Banjul — 21 mai 2018 à 19:26

 

En exil depuis janvier 2017, l’autocrate Yahya Jammeh a régné vingt-deux ans sur ce petit pays d’Afrique de l’Ouest. «Libération» a visité le vaste complexe présidentiel installé dans son village natal de Kanilai.

 

Derrière une grande arche beige, un lion en pierre accueille les visiteurs avec l’inscription «force et courage». Tous les bâtiments sont verts, couleur militaire du parti de Yahya Jammeh, qui s’accorde avec les vieux tanks gisant sur le bas-côté. Nous sommes à Kanilai, un village de l’ethnie jola, à une centaine de kilomètres de Banjul, la capitale. C’est ici que l’ancien président - battu lors du scrutin de décembre 2016 et exilé depuis fin janvier 2017 après vingt-deux ans de règne - venait renouer avec ses racines.

 

Natif du village, Tumani en témoigne : «A l’époque, on courrait l’accueillir, du rond-point là-bas jusqu’au palais. Des fois, il venait nous voir chaque semaine. Et il organisait des festivals, il invitait d’autres pays, un mois entier, juste pour que tout le monde se divertisse.» Désormais, le calme règne et les habitants vivent dans la nostalgie de l’ancien régime. Le palais a été placé sous le contrôle de l’armée, mais le lieu a beaucoup à raconter sur l’ancien leader et ses pratiques. Le complexe comprend quatre villas, un centre de conférences, des hectares de terres agricoles. Et, cachée par de grands portails, la résidence personnelle de Yahya Jammeh. On est pourtant loin de l’opulence des palaces d’or et de marbre à la Mobutu ou Ben Ali. «C’est vrai que lorsqu’on dit qu’on va voir la résidence de l’ancien président, on pense découvrir un immense manoir», commente le capitaine Ousman Bojang, qui supervise notre visite.

 

«Bazar»

 

A l’intérieur, des cartons éventrés jonchent les couloirs. S’en échappent des chaînes hi-fi, des restes d’un appareil de musculation, des babouches, une carte de fête des pères. «Ça, ça doit être des cadeaux qu’il a reçus», glisse le militaire en désignant des portraits de l’autocrate. Il reste très peu d’objets de luxe, un peu d’ivoire seulement. Mais plusieurs biens, dont des colliers de pierres précieuses et des pistolets plaqués or, ont été retrouvés dans des voitures abandonnées à l’aéroport. «On va bientôt faire un inventaire de tous les objets. Avec ce bazar, difficile de savoir exactement ce qu’il y a…» précise Alieu Jallow, qui est chargé de la centaine de propriétés foncières de l’autocrate, gelées sur décision de justice. Jammeh est soupçonné d’avoir siphonné les caisses de l’Etat, alors que près de la moitié des 2 millions de Gambiens vivent sous le seuil de pauvreté. Selon le ministère de la Justice, le dictateur déchu aurait détourné près de 42 millions d’euros.

 

Le 10 mai, la commission d’enquête qui décortiquait ses comptes et étudiait ses différentes entreprises depuis août 2017 a terminé ses auditions. Ce sera ensuite au nouveau président, Adama Barrow, de décider comment disposer de ces biens, «en suivant ou non les recommandations inscrites dans le rapport final», explique Alieu Jallow«Il pourra s’agir d’une vente, d’une reconversion des bâtiments. Le but, c’est bien de récupérer un patrimoine volé.» Une mesure symbolique pour un pays plombé par une dette publique de 130 % du PIB en 2017, selon le FMI, qui vient d’y conduire une mission. Trois avions et plusieurs voitures de luxe achetés par Jammeh ont déjà été mis en vente, a indiqué le ministre des Finances.

 

Paons

 

Dans la cour résonnent les cris de perroquets et de paons abandonnés. En face se dresse une imposante demeure inachevée, qui correspond davantage aux goûts de luxe de Jammeh. Plus loin, au fond d’un labyrinthe de végétation, une terrasse est encore jonchée d’écorces, de feuilles, de racines… «C’est ici qu’il fabriquait ses remèdes pour les patients», déclare le major Wassa Camara, chef du bataillon de Kanilai. Celui qui s’était autoproclamé guérisseur traditionnel «disait pouvoir guérir avec les plantes les gens atteints du sida, les problèmes d’infertilité, les cas de tuberculose». Plusieurs de ses patients en sont morts.

 

Aujourd’hui, son domaine de Kanilai se dégrade peu à peu. A l’image du zoo, ou de ce qu’il en reste : une dizaine de hyènes efflanquées et les imposants crocodiles présidentiels. La rumeur veut que, s’ils sont si gros, c’est parce qu’on leur faisait dévorer les corps d’opposants. La police a mené des fouilles au sein du complexe, à la recherche de traces d’exactions. Son porte-parole, David Kujabi, explique : «Avec les informations que l’on a pour l’instant, nous n’avons rien trouvé. Mais cela ne veut pas dire que nous en avons fini avec tout ça.»

 

Claire Bargelès Correspondance à Banjul

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 00:43
A Bambari, «des corps jonchent le sol», témoigne le père Firmin Gbagoua
A Bambari, «des corps jonchent le sol», témoigne le père Firmin Gbagoua

 

 

 

https://www.vaticannews.va  18 mai 2018, 07:49

 

Des combats intercommunautaires saisissent la ville de Bambari en Centrafrique, à 300 km de la capitale Bangui. Sur place, le père Firmin Gbagoua nous décrit une ville déserte, délaissée par le gouvernement, où l’Eglise n’est pas épargnée par les attaques.

 

La ville de Bambari, dans le centre de la République Centrafricaine, vit dans la confusion et l'insécurité. Alors que la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, affirmait mercredi avoir repris le contrôle de la cité, le père Firmin Gbagoua, vicaire général du diocèse de Bambari, nous parle d’une ville désertée par sa population. «La population est pillée, les maisons incendiées, saccagées» raconte le religieux. Firmin Gbagoua nous décrit une situation apocalyptique, «il n’y a pas de forces de sécurité intérieure», les pillages sont quotidiens et «des corps jonchent le sol».

 

En début de semaine, des hommes armés, proche du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ont attaqué la gendarmerie, le commissariat, ainsi que la base de la Minusca dans la ville. Huit personnes ont perdu la vie durant les combats, selon l’AFP. La ville de Bambari est au carrefour de zone d’influences de groupes armés, certains issus de l’ancienne rébellion de la Séléka.

 

ONG et églises ne sont pas épargnées

 

Des bases d’ONG et la paroisse catholique Saint-Jean ont aussi été attaquées, «l’Eglise n’est pas épargnée», soupire Firmin Gbagoua.

 

Réveillant la douleur des violences de 2013 qui avaient fait des milliers de morts, la Centrafrique est de nouveau face à ses vieux démons: les violences intercommunautaires. Des combats dans la capitale Bangui en avril avaient fait plusieurs dizaines de morts. L’Etat centrafricain ne contrôle qu’une petite partie de son territoire, tandis que les groupes armés s’affrontent pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.  

 

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 00:30
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Ali Daras de l’UPC fait son retour à Bambari

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 18 MAI 2018

 

BANGUI, 18 mai 2018 (RJDH)—Ali Daras est de retour à Bambari qu’il avait contraint de quitter début 2017. L’information est confirmée par plusieurs sources concordantes.

 

Ali Daras dont la présence à Bambari est confirmée au RJDH par plusieurs sources indépendantes, était déjà signalé depuis quelques mois dans les environnants de Bambari. Malgré son retrait de cette ville en 2017, le leader de l’UPC a maintenu des bases dans la quasi-totalité des cinq sous-préfectures de la Ouaka où ses lieutenants contrôlent des sites miniers, le commerce du bétail, du café et lèvent les impôts.

 

Depuis deux mois les soupçons sur la présence du chef de l’UPC sont persistants. Ali Daras était signalé à Ngakobo, puis à Maloum, ensuite aux alentours de Séko où en mars dernier plusieurs personnes dont un prêtre ont été tuées en représailles à une attaque attribuée aux Antibalaka.

 

Le mardi dernier, Ali Daras, selon des informations concordantes est entré dans la ville de Bambari officiellement pour une opération de DDRR. Il se serait aussitôt retiré à cause des violences attribuées à ses hommes, selon un de ses proches que le RJDH a pu joindre. Cette version est contestée par des sources indépendantes qui tablent sur la présence de ce dernier dans la ville de Bambari, « il est là mais sa présence est silencieuse par crainte de la Minusca », confie une source indépendante.

 

La présence de ce chef militaire fait l’objet de commentaire en Centrafrique parce qu’elle est toujours accompagnée par des violences. Quand le 21 février 2017, sous pression de la Minusca, Ali Daras avait quitté Bambari pour l’est, les villes de Bangassou, Mobaye et Alindao jusque-là épargnées par les violences, ont basculé dans le chaos. D’aucuns affirment que les violences de ces derniers jours à Bambari sont liées à son retour dans cette partie de la RCA.

 

 

Centrafrique : L’ONG Internationale World Vision victime de braquage à Batangafo au Nord du pays

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 18 MAI 2018

 

BANGUI, 17 Mai 2018(RJDH) — La base de l’ONG Internationale World Vision de Batangafo a été victime de braquage attribué aux éléments de MPC qui contrôlent la localité. L’acte s’est produit dans la nuit du Mardi à Mercredi à l’orphelinat de cette localité.

 

Le braquage de l’ONG Internationale World Vision à Bataganfo a été confirmé au RJDH par plusieurs sources concordantes. Cette situation est d’autant plus inquiétante dans un contexte où la coordination humanitaire ne cesse d’appeler au respect des humanitaires dans l’accomplissement de leur mission dans le pays.

 

Un notable contacté sur la question, a présenté les faits en ces termes, «C’était dans la nuit que les hommes armés étaient entrés à l’orphelinat où se trouve la maison qu’habite le chef de base de l’ONG World Vision. Arrivés sur le lieu il nous est rapporté que les hommes ont pris deux téléphones Turaya, un ordinateur, un ventilateur ; ils ont emporté avec eux une somme de 100.000fcfa », a-t-il expliqué.

 

Un notable de la localité qui a requis l’anonymat a souligné que l’ordinateur a été retrouvé sans pour autant donner plus de précision sur le lieu où l’ordinateur a été retrouvé.

 

Un habitant de la localité sous couvert de l’anonymat a déploré ce cas de braquage qui selon lui pourrait freiner l’implantation de cette ONG dans la localité, « L’ONG Internationale World Vision cherche à s’implanter dans notre région. Actuellement elle n’a pas beaucoup de personnel ici c’est seulement une mission d’évaluation, mais avec l’allure où vont les choses l’ONG peut abandonner notre région », s’est-il inquiété.

 

Le chef de base de l’ONG Internationale World Vision, victime du braquage n’a pas souhaité se prononcer sur le sujet. Difficile pour nous d’avoir la réaction de l’organisation au moment où nous mettons sous presse cette information.

 

Les humanitaires sont devenus ces derniers temps la cible des hommes armés. Ce cas de braquage intervient deux jours après l’embuscade tendue au véhicule de l’ONG DRC entre l’axe Batangafo-Bouca où les gens qui étaient dans le véhicule ont été dépouillés de tout et passés à tabac.

 

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 01:24
République centrafricaine : Une Cour cruciale pour les victimes

 

 

 

https://www.hrw.org   17 mai 2018 12:01AM EDT

 

La Cour pénale spéciale fait des progrès mais elle a besoin d'un soutien international

 

(Nairobi) – Les récentes violences en République centrafricaine font de la nouvelle Cour pénale spéciale du pays un moyen particulièrement important de rendre justice aux victimes de crimes atroces commis dans ce pays au cours des conflits, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Un nouveau rapport de Human Rights Watch estime que la Cour aura besoin de davantage de soutien de la part des Nations Unies ainsi que des gouvernements bailleurs de fonds afin de mener des poursuites pour les crimes graves, notamment des meurtres généralisés, des viols et des violences sexuelles, ainsi que des destructions de maisons.

 

Le rapport de 34 pages, intitulé « ‘En quête de justice’ : La Cour pénale spéciale, une nouvelle opportunité pour les victimes en République centrafricaine », examine les progrès, les obstacles et les défis pour la Cour pénale spéciale dans ses phases initiales. S’appuyant sur l’observation régulière de la Cour et sur des entretiens avec des représentants des victimes, des activistes, des membres du personnel de la Cour, des représentants des Nations Unies, des bailleurs de fonds et des représentants du gouvernement, Human Rights Watch présente des observations sur l'état actuel du développement de la Cour.

 

« Il n'y a presque pas eu de justice pour les crimes les plus graves commis en République centrafricaine ces dernières années, et cette impunité alimente encore plus d'abus », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe du Programme Justice internationale à Human Rights Watch. « La Cour pénale spéciale est un effort sans précédent afin d’aider à rendre la justice pour les crimes les plus graves, mais les partenaires internationaux doivent fournir un plus grand soutien politique et financier pour qu’elle puisse réussir. »

 

Ces dernières semaines, des dizaines de personnes dont de nombreux civils ont été tuées à Bangui, la capitale, alors que la violence menace de ruiner les gains durement acquis pour stabiliser la ville.

 

La Cour pénale spéciale offre une chance de rendre la justice au niveau national et elle pourrait également servir de modèle à d'autres pays qui cherchent à rendre la justice pour les crimes internationaux dans leurs systèmes nationaux.

 

Depuis 2017, la Cour a beaucoup progressé avec les nominations du procureur spécial, des juges, des enquêteurs et des administrateurs. Des règles pour régir ses opérations ont été rédigées et la Cour a commencé à mener des activités de sensibilisation auprès de la population locale. Mais des défis majeurs sont encore à venir. La Cour compte sur des contributions volontaires pour fonctionner, et la majorité du financement permettant d’assurer son mandat de cinq ans renouvelable n'a pas encore été obtenue.

 

Assurer la sécurité du personnel de la Cour et protéger les victimes et les témoins sera difficile, car la violence persiste partout dans le pays. Il n'existe pas de programme opérationnel d'aide juridique dans le pays pour les accusés indigents, et les centres de détention sont totalement inadéquats. Les enquêteurs et les administrateurs centrafricains travaillant à la Cour pénale spéciale manquent d'expérience dans les affaires de crimes d'atrocité, et le parlement doit encore adopter le Règlement de la Cour.

 

Au cours des recherches menées depuis 2013, le désir de voir les responsables de la violence traduits en justice devant les tribunaux est demeuré ferme parmi les victimes, les activistes et les membres de la communauté juridique. Bruno, une victime qui travaille avec une association de victimes de crimes, a déclaré à Human Rights Watch fin 2017 : « Des personnes qui devraient déjà être reconnues comme des criminels continuent de commettre des crimes. Les victimes recherchent la justice. Elles veulent voir les auteurs et leurs complices tenus pour responsables. » Son nom a été modifié pour sa protection.

 

La Cour pénale spéciale, établie par une loi organique en 2015, est intégrée dans le système judiciaire national de la République centrafricaine, mais elle est dotée de juges, de procureurs ainsi que d'administrateurs internationaux et centrafricains. La Cour est compétente pour les crimes graves commis depuis 2003 et elle fonctionnera aux côtés de la Cour pénale internationale (CPI), qui a deux enquêtes en cours sur des crimes commis dans le pays. La CPI est susceptible de ne juger qu'un nombre limité de cas étant donné ses ressources et son mandat limités.

 

Les victimes jouent un rôle important à la Cour pénale spéciale. En plus de servir de témoins potentiels, les victimes peuvent se joindre aux procédures pénales en tant que parties civiles. Les parties civiles peuvent prendre part à la procédure, aux côtés du procureur et de l’accusé, ce qui est une caractéristique des systèmes de droit civil. Les parties civiles peuvent généralement prendre des mesures telles que présenter des pièces au dossier, demander une enquête ou faire en sorte de faire avancer une enquête, et examiner des témoins.

 

« La Cour pénale spéciale a réalisé d'importants progrès depuis 2017, et la demande pour cette cour est élevée en République centrafricaine », a conclu Elise Keppler. « La justice pour les crimes les plus graves n'est pas une panacée, mais des procès crédibles peuvent faire respecter l’État de droit et signaler que les responsables de crimes graves peuvent être tenus responsables, marquant ainsi un nouveau chapitre pour le pays. » 

 

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