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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 02:26
En Angola, Joao Lourenço désormais seul maître à bord

 

Lu pour vous 

 

DÉCRYPTAGE

 

En Angola, Joao Lourenço désormais seul maître à bord

 

LE MONDE Le 11.09.2018 à 13h02  Par Joan Tilouine

 

Un an après avoir succédé à José Eduardo dos Santos, le président a pris le contrôle du MPLA, son parti, véritable Etat dans l’Etat.

 

Il ne lui manquait plus que le parti, dernière poche de l’influence en voie d’extinction de José Eduardo dos Santos. Le président angolais, Joao Lourenço, a été élu, samedi 8 septembre, à la tête du puissant parti-Etat, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), avec plus de 98 % des voix. Tout comme à la présidence de la République après son élection en août 2017, il succède à l’ancien « camarade numéro un »José Eduardo dos Santos, qui a dirigé le pays et le parti durant trente-huit ans.

 

Samedi, lors de son discours devant le gotha du parti réuni en congrès extraordinaire, l’ancien président, âgé de 76 ans, a convoqué le passé, égrenant les grandes phases de l’histoire récente du pays, de l’indépendance en 1975 à la fin de la guerre en 2002, puis la réconciliation nationale. En écho, Joao Lourenço a fustigé « le népotisme » et« l’impunité », pointant peut-être, sans le citer, son prédécesseur. Et de rappeler l’une de ses priorités, qui l’a rendu si populaire dans son pays comme à l’étranger : la lutte contre la corruption, y compris à l’intérieur du MPLA, comme il a tenu à le préciser.

 

C’est un virage crucial pour le parti et pour le chef de l’Etat, qui dispose désormais de tous les leviers du pouvoir, ce qui renforce son autorité et l’expose d’autant plus aux critiques. A 64 ans, cet apparatchik du MPLA, général à la retraite et ancien ministre de la défense, devient le seul et unique responsable.

 

Le clan Dos Santos écarté des affaires

 

« Cette transition pacifique au sein du MPLA marque une étape importante dans le processus de consolidation du régime de Joao Lourenço et contrecarre de manière décisive le dessein de Dos Santos de garder certains leviers de contrôle sur son successeur, souligne Ricardo Soares de Oliveira, professeur à Oxford. Depuis l’automne 2017, Lourenço a marginalisé Dos Santos en démettant rapidement ses enfants des fonctions stratégiques qu’ils occupaient. Et le chef de l’Etat a obtenu la loyauté de presque tous les fidèles de Dos Santos, qui n’a pas pu être un obstacle politique ni peser sur les grandes décisions. »

 

Le président Lourenço a effectivement écarté brutalement des affaires une grande partie du clan dos Santos. A commencer par la fille de l’ancien dirigeant, Isabel, remplacée à la tête de la compagnie pétrolière nationale, Sonangol, par Carlos Saturnino, qu’elle avait limogée fin 2016. La femme la plus riche d’Afrique est visée par une enquête judiciaire ouverte sur sa gestion de la firme et des soupçons de détournements de fonds, dont elle se défend.

 

Puis, en janvier, son frère José Filomeno do Santos a été démis de ses fonctions de directeur du Fonds souverain angolais, doté de 5 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) en partie gérés dans l’opacité par l’un de ses amis, un Suisse adepte des paradis fiscaux, comme l’ont révélé les « Paradise Papers ».

 

Ces évictions ont surpris par leur rapidité et l’audace nécessaire pour s’attaquer directement aux intérêts du puissant clan dos Santos, dont la richesse se compte en milliards de dollars. Une manière de faire révélatrice de la détermination du président à lutter contre la corruption tout en écartant un clan potentiellement nuisible, et qui a été saluée par le peuple angolais mais aussi par les partenaires étrangers.

 

Pas de « miracle économique »

 

Toutefois, cette purge reste sélective. Ainsi Joao Lourenço a-t-il épargné et protégé l’ancien vice-président angolais et ex-patron de la Sonangol, Manuel Vicente, recyclé malgré les accusations de corruption d’un procureur portugais comme conseiller d’un nouveau chef de l’Etat qui n’a pas hésité a qualifié cette procédure judiciaire d’« insulte » à l’Angola.

 

 « Lourenço a gagné une grande popularité en s’attaquant aux intérêts de la famille Dos Santos. Mais, un an plus tard, ces mesures anti-corruption ressemblent plus à une vendetta politique, constate le chercheur Ricardo Soares de Oliveira. De nombreux hommes politiques accusés de corruption ont été protégés ou tolérés par le nouveau chef de l’Etat. Maintenant que José Eduardo dos Santos a quitté la direction du MPLA, Lourenço devra élargir et approfondir la répression, ce à quoi il s’est engagé dans son discours du 8 septembre. »

 

Le nouveau chef de l’Etat hérite d’un pays qui traverse l’une des pires crises économiques depuis la fin de la guerre en 2002. Le deuxième producteur de pétrole d’Afrique a subi de plein fouet la chute des cours du baril, dont il tire 70 % de ses recettes fiscales. Huit mois après son élection, Joao Lourenço n’est pas parvenu à amorcer le « miracle économique » promis durant sa campagne électorale de 2017. La production pétrolière est ralentie et l’indispensable diversification économique n’a pas vraiment démarré.

 

Malgré la mise en place de réformes, la devise angolaise poursuit sa dépréciation (près de 40 %) et l’inflation, qui a dépassé les 24 %, n’est pas contenue. « Economiquement, c’est la Bérézina, explique un homme d’affaires angolais. Il y a encore peu d’investissements et, au sein de l’élite de Luanda, les affaires sont à l’arrêt. La monnaie se déprécie de près de 1 % par semaine. On ne voit pas de changement concret pour l’instant, mais une situation qui empire. » Luanda s’est tourné, fin août, vers le Fonds monétaire international (FMI) pour solliciter un prêt de 4,5 milliards de dollars et, début septembre à Pékin, le président Lourenço a exhorté la Chine – envers qui la dette de l’Angola s’élève à 23 milliards de dollars – à augmenter ses investissements.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 02:13
RCA: la coopération militaire européenne importante malgré les nouveaux acteurs

 

 

 

Par RFI Publié le 09-09-2018 Modifié le 09-09-2018 à 12:14

 

En République centrafricaine, (RCA), la ministre de la Défense et de la reconstruction de l'armée nationale ainsi que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la mission de stabilisation multidimensionnelle des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) ont reçu, samedi 8 septembre, la médaille du service de la politique européenne de sécurité et de défense. L'Union européenne très active en RCA à travers ses différentes missions au fil du temps comme Eufor, puis Eumam, et maintenant Eutm, lancée en 2016. Cette collaboration va se poursuivre malgré l'arrivée de nouveaux acteurs.

 

En deux ans, l'Eutm – mission qui participe à la reconstruction des forces armées centrafricaines (FACA) - a formé quatre bataillons. Un travail que reconnait la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara.

 

« C'est vraiment un travail de longue haleine et, heureusement, ce travail l'Eutm est en train de l'accomplir avec beaucoup de sacrifices. Nous avons vraiment apprécié, au sein du gouvernement, la prolongation du mandat de l'Eutm de deux ans et je crois que les premiers redéploiements qui se font aujourd'hui sur le terrain sont à mettre à l'actif de l'Eutm. C'est une empreinte d'excellence que l'Eutm est en train de mettre dans le cadre de notre armée », déclare Marie-Noëlle Koyara, ministre de la Défense.

 

Les FACA sont désormais également formées par des instructeurs russes. Un nouvel accord de défense a, en plus, été récemment signé entre la Centrafrique et la Russie. Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Minusca commente l'arrivée de ces nouveaux acteurs.

 

« Ils ont évidemment un apport bilatéral qui est apprécié par les autorités centrafricaines. Nous avons un devoir de coordonner entre tous les partenaires et je crois que c'est essentiel que ce travail se fasse davantage dans une transparence plus grande et dans une coordination de tous les acteurs. Nous espérons que ces contributions vont renforcer l'action de la communauté internationale au service de la paix en République centrafricaine », a-t-il souligné.

 

Autre sujet de préoccupation à Bangui, celui de l'armement des FACA rendu difficile par l'embargo et qui est déjà levé partiellement pour une première livraison russe.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 02:02
Changement de ton de la France à l'égard de l'Afrique

 

 

Lu pour vous 

 

Le discours de politique étrangère que le président de la République délivre à chaque rentrée de septembre aux ambassadeurs avait, cette année, une forte tonalité africaine. La force des liens qui relient le continent noir à l'ancienne puissance coloniale n'est pas une nouveauté. Ce qui l'est davantage, ce sont les termes choisis par Emmanuel Macron et la nouvelle narration à destination d'un continent élevé au rang de partenaire de premier plan.

 

Relire le discours de 2017 permet de prendre la mesure du changement de ton. Il était essentiellement question de l'Afrique et de ses plaies : le terrorisme " nourrit des crises régionales et des divisions en Afrique " ; les migrants sur ces " routes de la nécessité, qui déplacent tant d'Africains, qui font qu'aujourd'hui, le désert en Afrique et la Méditerranée sont devenus - des - cimetières " ; les pandémies, " dont le sida, qui continue de constituer une grave menace sur le continent "... L'Afrique en tant que " continent d'avenir " n'était que peu évoquée.

 

Cette année, sans occulter les désastres, le producteur de crises est devenu un partenaire incontournable pour " influer sur le cours du monde "." Il n'y a pas de fatalité dans l'instabilité africaine, a expliqué le chef de l'Etat, qu'il s'agisse des conflits internes ou des conflits entre voisins. L'Afrique n'est pas seulement notre interlocuteur pour parler des crises qui l'affectent, elle est d'abord notre alliée pour inventer les grands équilibres du monde de demain. "

 

La direction avait été donnée, en novembre  2017, lors de son discours tenu devant des étudiants à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Contrairement à ses prédécesseurs, le chef de l'Etat n'avait pas cru nécessaire d'annoncer, pour la énième fois, la fin de la Françafrique, ce modèle vicié et inégal qui régissait les relations de Paris avec ses anciennes colonies. Cela valait acte de décès. Le temps était venu de vanter des relations d'égal à égal entre la France et le continent. " Ce que nous construisons ce faisant, touche par touche, c'est en quelque sorte la conversion d'un regard réciproque. Celle qui va permettre (...) de construire un nouvel imaginaire entre la France et le continent africain ", a-t-il expliqué lundi.

 

Voilà pour les mots adressés également à la jeunesse africaine, aux femmes, aux artistes, aux entrepreneurs, aux responsables politiques, aux diasporas... Des mots qui ont apparemment été plutôt appréciés de l'autre côté de la Méditerranée, comme on pouvait le lire dans le quotidien burkinabé Aujourd'hui au Faso : " C'est encore un président français qui a répété sa volonté de nouer des rapports décomplexés avec l'Afrique, loin des clichetons paternalistes chiraquiens, de la condescendance sarkozyste, ou de la fausse neutralité hollandienne. "

 

Se pose dorénavant la question des moyens mis à la disposition de cette " ambition nouvelle ". Cela passe principalement par une réforme de l'aide publique au développement (APD), axée sur cinq priorités : l'éducation, la lutte contre les fragilités, le climat, l'égalité femmes-hommes et le renforcement des systèmes de santé.

 

" Une nouvelle méthode "

 

M. Macron a certes confirmé dans son discours une augmentation de 1 milliard d'euros de l'aide publique au développement (APD) dans le budget 2019. En mai  2017, il s'était engagé à faire remonter à 0,55  % du revenu national brut (RNB) le montant de cette aide, tombée à 0,38  % en  2016. Il s'agit également d'accorder davantage à l'Afrique, qui a vu sa part diminuer depuis quinze ans, tandis que celle des pays émergents ne cesse de croître. Les pays d'Afrique subsaharienne, pourtant classés parmi les plus pauvres du monde et donc théoriquement prioritaires, ne reçoivent ainsi que 28  % de l'APD française (contre 45  % en  2010). Paris promet dorénavant de se focaliser sur les pays les plus fragiles, en augmentant notamment les dons bilatéraux.

 

Au-delà des sommes, c'est surtout " une nouvelle méthode " que prône M. Macron. Hervé Berville a planché sur le sujet, et remis un rapport le 24  août au premier ministre. Le député de La République en marche dresse un tableau assez sombre. Selon lui, " il n'existe plus d'instance politique formelle décidant de l'allocation (...) de l'aide publique au développement ". Il propose donc que le ministère de l'Europe et des affaires étrangères soit le véritable maître-d'oeuvre de cette politique multi-dimensionnelle (environnement, éducation, économie, droits de l'homme, démocratie) associant divers acteurs : " Les réseaux collaboratifs, les fondations, les organisations de la société civile, les entreprises privées ou des entités publiques se déploient en dehors des cadres traditionnels pour répondre à l'urgence des défis communs, la politique de développement doit tre le moyen d'intégrer ces dynamiques nouvelles au coeur de nos relations avec les pays en développement. "

 

Il s'agirait ainsi d'orienter davantage d'argent vers la société civile, censée connaître le terrain, les besoins et la façon de remédier aux problèmes, au détriment des Etats, moins souples et réactifs. Cela suppose d'être en mesure d'identifier cette multitude d'acteurs locaux. Une tâche qui reviendrait aux ambassades. Seront-elles en mesure de relever ce défi, alors que le premier ministre a demandé une économie de 10  %, d'ici à 2022, de la masse salariale des personnels travaillant pour les réseaux de l'Etat à l'étranger ? Un projet de loi de programmation de la politique, la première du genre sous la Ve  République, devrait être déposé au Parlement au premier semestre 2019. Son contenu permettra de mesurer si le pouvoir se donne les moyens de ses ambitions.

 

Christophe Châtelot  Le Monde 3 sept 2018

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 01:33
Flambée de violence en Centrafrique sur fond de tensions franco-russes
Flambée de violence en Centrafrique sur fond de tensions franco-russes
Flambée de violence en Centrafrique sur fond de tensions franco-russes

 

Lu pour vous

 

http://www.wsws.org  Par Francis Dubois  10 septembre 2018

 

Les violences qui secouent depuis des mois la République centrafricaine (RCA) ont fait de nouvelles victimes civiles, le 6 septembre, dans la ville de Bria, située à 400 km au nord-est de la capitale Bangui. Bria avait déjà été le théâtre d’affrontements entre milices ayant fait plusieurs dizaines de morts en mai, puis en juillet de cette année.

On a découvert une douzaine de corps au moins, dont ceux de dix femmes dans le camp de déplacés situé à proximité d’une base de la Minusca, la force militaire contestée de l‘ONU en «mission de paix» dans le pays depuis 2014. Plusieurs centaines de déplacés furieux face à ces assassinats ont manifesté devant la base dénonçant l’indifférence des casques bleus.

On a pointé du doigt les milices de l’ex-Seleka, à l‘origine soutenue par la France. Les assassinats auraient été commis pour se venger d‘une embuscade menée par la force adverse anti-balaka. Ces deux alliances ostensiblement opposées sur une base ethno-religieuse, respectivement musulmane et chrétienne, sont depuis des années instrumentalisées par diverses puissances rivales opérant dans la région.

Ce massacre a eu lieu alors que les tensions entre la France et la Russie s’intensifient dans ce pays situé entre le Tchad au nord et le Congo au sud, et marqué depuis des années par la dévastation et les violences. La Centrafrique, que la France considère comme faisant partie de son «pré carré» africain, est déjà un des pays les plus pauvres du monde.

Depuis la demande par le gouvernement actuel du président Faustin-Archange Touadéra d‘une collaboration militaire et économique avec la Russie et l’arrivée d‘armes et de conseillers militaires russes dans le pays, ses rapports avec Paris se sont fortement tendus. L‘opération militaire française Sangaris s‘était terminée en 2016 sur fond d’accusations de violences sexuelles de ses soldats contre la population et était partie, haïe des masses. Mais Paris avait maintenu plusieurs centaines de soldats dans le pays, restant capable d‘acheminer des troupes supplémentaires rapidement. La France est intervenue militairement en juillet 2017.

Touadéra a fait appel à Moscou alors qu’il ne contrôle qu’une petite partie du pays, le reste étant sous contrôle de milices en ligue avec les États-Unis, les puissances européennes et la Minusca qui menacent régulièrement le gouvernement dans la capitale, Bangui. La population, largement déplacée, est une victime systématique des violences sur fond d’énormes tensions sociales. En octobre 2016, une grève générale «ville morte» accompagnée de manifestations et principalement dirigée contre la Minusca, avait paralysé Bangui, malgré une répression brutale du gouvernement.

Trois initiatives diplomatiques de la France, de la Russie et de l’Union africaine ont été lancées récemment avec des objectifs concurrents. Une conférence rassemblant plusieurs groupes armés à Khartoum au Soudan sous l’égide de la Russie et une autre sous celle de l’Union africaine à Bouar ont abouti à des accords de paix différents. Celle organisée par la France dans la capitale tchadienne N’djamena a pour objectif, selon des responsables centrafricains, de faire pression sur Touadéra pour qu‘il renonce à un rapprochement avec la Russie.

Son rapprochement avec Moscou et les perspectives de coopération économique accentuées avec la Russie, mais aussi la Chine, contrarient les plans néo-coloniaux d‘expansion militaire de la France et de l’Europe en Afrique. La RCA, dont la monnaie est le franc CFA lié à l’euro, était jusque-là sous la domination de Paris. Ces développements agitent profondément le gouvernement Macron.

En mai de cette année, l’état-major des armées avait déjà décrit les vols d’avions de chasse à basse altitude au-dessus des populations locales comme «une démonstration de force dissuasive en RCA». On avait rapporté à l‘époque que Paris était prêt a bombarder le pays.

Moscou vient tout récemment de signer des accords de coopération militaire avec la Centrafrique et le Burkina Faso. La Russie et la RCA développent également leur coopération économique, notamment depuis le Forum économique international de Saint-Pétersbourg de mai 2018.

La coopération entre la RCA et la Chine, prévoit d‘investir 60 milliards de dollars en Afrique, se développe elle aussi. Au Forum de coopération sino-africain (FCSA), Touadéra a appelé à un accroissement de l‘investissement chinois en Centrafrique. On a décidé en marge du sommet la construction d‘un barrage hydraulique à Boali, à une centaine de kilomètres de Bangui.

L’hostilité des Centrafricains au gouvernement Hollande et à son opération Sangaris est restée véhémente vis-à-vis du gouvernement Macron. Dans les rues de Bangui, on reproche ouvertement à Paris d’être la cause du désastre actuel, de manipuler les groupes armés et de participer au pillage du pays.

Pour Paris, l’enjeu est énorme comme l’a exprimé Macron dans son discours du 27 août devant les ambassadeurs. «Jamais nous ne remporterons la bataille que j’évoquais sur les biens communs, jamais nous ne parviendrons à construire ces nouvelles coopérations et alliances pour l’ordre international qui est le nôtre sans l’Afrique,» avait-il dit avant d‘ajouter: «L’Afrique est ... le continent où se joue l’avenir de la Francophonie».

Une confrontation militaire entre la France et la Russie en Afrique n’est pas à exclure. L‘opération Barkhane et ses opérations connexes comme la Minusma et le «G5» (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) doivent, selon Macron, être démultipliées et étendues au sud du Sahel, «au Cameroun et au Nigeria». La Centrafrique fait partie précisément de cette zone.

Le conflit sanglant en Centrafrique a des retombées bien au-delà du continent africain. Parallèlement aux conflits que préparent les Etats-Unis et leurs alliés européens en Afrique ou encore en Syrie avec la Russie et la Chine, on prépare de larges conflits en Europe même.

L’ancien inspecteur général de l‘Armée allemande Harald Kujat avait, en avril de cette année, appelé à prendre conscience des conséquences que l’escalade du conflit syrien et d‘une guerre avec la Russie auraient pour l’Europe. Avertissant d‘une «guerre chaude» et que la situation «lui rappelait celle avant la Première Guerre mondiale», il avait dit: «Tout se dirige vers une confrontation entre les deux superpuissances stratégiques nucléaires, les Etats-Unis et la Russie. C‘est une situation qui pourrait avoir des conséquences considérables sur notre propre sécurité». »

C‘est dans ce contexte avéré de marche à la catastrophe que le gouvernement Macron, appuyé par Jean-Luc Mélenchon, exige la réintroduction du service militaire obligatoire en France. Un projet pour fournir la chair à canon nécessaire au pillage impérialiste de pays quasiment sans défense, dont Paris espère violer la souveraineté impunément, mais aussi à préparer des guerres de grande envergure entre puissances nucléaires en Europe même.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 01:26
Centrafrique: Scandale financier au Ministère des Transports et de l’Aviation Civile

 

Lu pour vous sur RNL

 

Le Chef du Gouvernement Simplice Mathieu Sarandji a suspendu par un double Arrêté, signé le 4 et 5 septembre les activités d’exploitation de la société Aviation Handling Service Centrafrique (AHS-RCA) et mis en place une Administration provisoire pour assurer les activités d’assistance en escale pour une période de trois mois.

 

La décision est tombée suite à un scandale financier qui impliquerait directement Théodore Jousso, Ministre des Transports et de l’Aviation civile.

 

Selon des sources proches de la Primature, il s’agirait de tout premier acte scandaleux du régime Touadera. Théodore Jousso toucherait à lui seul et pour son propre compte, la somme de 40.000.000f cfa versés par an par la Représentation régionale de l’ASECNA basée à Dakar et, un chèque de 6.450.000f cfa remis mensuellement par la société AHS-RCA à titre de facilité de transports. En plus, le ministre percevrait mensuellement une somme d’environ de 30.000.000f cfa pour commission fictive, toujours auprès de AHS-RCA.

 

A cela s’ajoute deux véhicules de haut standing mis à sa disposition par l’ASECNA ; tout ceci en violation d’un texte de loi qui fait interdiction aux sociétés privées de verser de l’argent ou de remettre du matériel à un membre du Gouvernement. 

 

Une pratique qui a poussé le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji à prendre un double Arrêté aux dates du 04 et 05 septembre. Le premier suspend l’Agrément de la Société AHS-RCA qui s’occupe des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’Poko. Le second met en place une Administration Provisoire pour « assurer ses activités d’assistance en escale, assurer les recouvrements des droits et taxes, procéder à un audit financier de la société AHS-RCA depuis sa création et, produire un rapport final. »

 

Quatre personnalités composent cette Administration provisoire. Il s’agit du  Conseiller du Premier Ministre en matière du désenclavement de la ville, le Chargé de mission en matière d’Aviation civile au Ministère des Transports, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui et, un Expert comptable. Ceux-ci disposent de trois mois pour déposer le rapport final de leur mission.

 

Les autorités rassurent avoir pris des dispositions pour que tous les vols en partance ou à destination de la RCA ne soient pas perturbés.

 

Lundi 10 septembre, un autre arrêté, toujours signé du premier Ministre, a rapporté les deux premiers. Ce qui rétablirait la société AHS dans ses droits d’exploitation d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui-M’poko.

 

Radio Ndeke Luka  11/09/2018

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 01:01
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui
Centrafrique : L’OCRB met la main sur 14 malfrats dans le 5e arrondissement de Bangui

 

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 11 SEPTEMBRE 2018

 

BANGUI, 11 septembre 2018 (RJDH–L’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB), a démantelé un vaste réseau des gangsters dans le 5e arrondissement de Bangui. Les 14 malfrats arrêtés ont été présentés ce week-end à la presse et la procédure judiciaire suit son cours.

 

Cette opération coup de poing de la police vise à sécuriser la capitale Bangui en proie aux actes de banditisme ces derniers jours. Il intervient alors que plusieurs cas de braquages ont été signalés ces derniers jours dans la capitale et ses environs.

 

Selon le Colonel Bienvenu Zokoue, Directeur de l’OCRB, cette action «consiste au démantèlement des réseaux de malfaiteurs opérant pour voler et braquer des véhicules, des motos et autres biens des ONG, de l’Etat et des particuliers».

 

Pour lui, ces derniers temps, les services de la police ont enregistré une nette recrudescence des cas de braquages et de  vols à main armée et d’autres actes criminels et se sont engagés à éradiquer ce fléau qui connait une croissance exponentielle.

 

Cette détermination des services de la police a abouti, à travers des opérations coup de poing, à l’arrestation de 14 bandits appartenant à 8 bandes armées et à la saisie d’armes et de munitions ainsi que de plusieurs autres objets volés.

 

«Parmi les malfrats arrêtés figure l’assassin présumé de l’Abbé Albert Toungoumale Baba tué en plein culte le 1er mai dernier à la paroisse Notre Dame de Fatima », a-t-il précisé.

 

Selon les informations du RJDH, ces malfrats ont été présentés au Parquet qui ouvre une procédure judiciaire afin de déterminer les responsabilités.

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 21:03

 

 

 

(Beijing le 6 septembre 2018). Arrivé en Chine depuis six jours pour une visite d’État et pour prendre part au 7 è forum sino-africain, le président Touadera a rencontré à son hôtel dans la nuit du 4 au 5 septembre le collectif des étudiants et stagiaires et la communauté centrafricaine vivant résidant dans ce pays. Cette rencontre qui a permis Chef de l’État, de mener des échanges directs avec ses compatriotes, est devenue une tradition. En effet, le Président Touadera reçoit tous les collectifs ou les associations des centrafricains lors de tous ses déplacements en dehors de la Centrafrique.


La majorité des Centrafricains vivant en Chine sont des étudiants et les stagiaires. On estime leur nombre à environ une centaine de personnes.


Dès l’entame de cette rencontre, le Président Touadera s'est dit ému d'avoir été chaleureusement accueilli par ses compatriotes de la Chine. Le Chef de l’État a ensuite cédé la parole au Président de l'association des étudiants et stagiaires centrafricains ainsi qu'à 5 autres compatriotes pour s'enquérir de leurs préoccupations. 
 

Les difficultés liées au retour et à l’insertion professionnelle des étudiants diplômés, le nombre insignifiant des bourses chinoises aux étudiants centrafricains, la sélection des étudiants avant l'attribution des bourses, l'absence d'une structure sociale, culturelle et d’accueil des nouveaux étudiants et stagiaires à l'Ambassade de la RCA en Chine, le problème des arriérés des bourses du Gouvernement centrafricain, la taxation des effets universitaires par le service des douanes centrafricaines, le manque de moyens financiers qui empêchent les étudiants chercheurs d'aller sur le terrain en Centrafrique étaient les principaux maux exposés au Président de la RCA et sa délégation. 
 

Le président Touadera a fait un bref exposé sur l’actualité sécuritaire, socio-économique et politique de la RCA. Ensuite, le Chef de l’État a informé l'assistance que presque tous les étudiants centrafricains éparpillés dans le monde éprouvent les mêmes difficultés et que son gouvernement mettra tout en œuvre dans la mesure du possible pour le bien-être de ses populations vivant aussi bien en RCA et ailleurs. 


Enfin, le président Touadera a exhorté les centrafricains de Chine d'avoir un comportement exemplaire et d'honorer leur pays.

LE PRÉSIDENT TOUADERA A RENCONTRE LES CENTRAFRICAINS DE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE LA CHINE
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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 20:32

 

 

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA A L'OCCASION DE LA TABLE RONDE DU SOMMET CHINE AFRIQUE DE BEIJING

 


Excellence Monsieur XI JINPING, Président de la République Populaire de Chine,

 Secrétaire Général du Comité Central du Parti-Communiste Chinois ;


Excellence Monsieur Matamela Cyril RAMAPHOSA, Président de la République Sud Africaine, Coprésident du Forum ;


Excellence Monsieur Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda,

Président en exercice de l’Union Africaine ;


Excellence Messieurs les Chefs D’État et de Gouvernement ;


Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;


Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine ;


Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ; 


Distingués invités ; Mesdames et Messieurs,


Permettez-moi tout d’abord d’exprimer mes sincères remerciements au Gouvernement et au peuple ami chinois, pour l’accueil très cordial et la marque d’hospitalité qui m’ont été réservés ainsi qu’à toute ma délégation, depuis notre arrivée dans cette belle capitale de Beijing.


Mes remerciements vont également à l’endroit du pays du Co-président de notre Forum, à savoir l’Afrique du Sud, et au Secrétariat du Comité de Suivi du Forum, pour l'excellent travail préparatoire accompli ayant permis la réussite de cette conférence.

La République Centrafricaine, mon pays est honorée de se retrouver aujourd’hui avec tous les autres États africains, à ce grand et important Rendez-vous de notre continent avec la Chine.


C’est ici, le lieu d’exprimer la satisfaction de la République centrafricaine quant au développement croissant de la coopération Sino- Africaine, au rôle joué par notre plate-forme commune depuis 18 ans, ainsi qu’aux réalisations concrètes qui font du partenariat sino-africain, un étendard de la coopération Sud-Sud, basé sur les principes de sincérité, d’amitié, d’égalité et de gagnant-gagnant avec un mécanisme efficace.


Je voudrais également me réjouir des réalisations obtenues dans le cadre de la mise en œuvre des dix programmes de coopération et du plan d’action de Johannesburg (2016-2018) qui ont constitué un appui considérable à nos Etats.
Qu’il me soit permis, d’adresser mes sincères félicitations au Président XI JINPING, pour le rôle catalyseur que joue la Chine en faveur de la promotion du partenariat avec l’Afrique ainsi qu’au Président RAMAPHOSA, pour la coprésidence efficace de notre Forum depuis six ans de l’Afrique du Sud.


Excellence Messieurs les Chefs d’Etat et Chers Collègues,

 

« La Chine et l’Afrique : construire une communauté de destin encore plus solide par la coopération gagnant-gagnant ». Ce thème retenu pour notre sommet est suffisamment évocateur et plein de sens. Car le développement des relations Sino- Africaines constitue un véritable choix stratégique. 


Notre coopération a parcouru un long chemin, avec des résultats remarquables à travers la mise en œuvre des projets concrets, le développement du partenariat public-privé et les financements concessionnels, qui apportent des avantages mutuels et réels aux peuples africains et chinois.


A ce titre, Promouvoir la construction d'une communauté de destin plus solide pour nos nations ne peut que nous interpeller tous. Car la Chine et l'Afrique ont des besoins communs, des avantages complémentaires et des opportunités partagées.
La Chine et l'Afrique qui partagent depuis toujours un destin commun à toute épreuve, doivent continuer à mutualiser leurs efforts, en mettant l'accent sur l'orientation stratégique, afin de pérenniser la convergence de vues, pour construire effectivement une communauté de destin plus forte. 


La Chine et l'Afrique ont aussi besoin d’exploiter des diverses potentialités, à explorer de nouveaux champs d’action, et à promouvoir les échanges entre les civilisations chinoise et africaine en vue d’une prospérité commune.
C’est pourquoi, je voudrais exprimer ma satisfaction et l’entière adhésion de la République Centrafricaine aux huit (08) initiatives annoncées par le Président XI JINPING, ainsi que l’enveloppe des Soixante milliards de dollars américains mis à disposition en faveur des pays africains pour la réalisation de ces initiatives. 
Ce geste fort louable, contribuera sans nul doute, au renforcement de notre coopération pour le bénéfice de nos peuples respectifs. Cela démontre la ferme volonté de notre grand ami la Chine, à porter la coopération avec les pays africains, à un niveau plus élevé.


Aussi, voudrais- je réaffirmer, au nom du peuple et du Gouvernement centrafricains, mon indéfectible attachement au partenariat Chine-Afrique et exprimer par la même occasion, ma ferme volonté et entière disposition à participer activement, que dis-je pleinement à sa consolidation.

 

Excellence Messieurs les Chefs d’Etat et Chers Collègues,


Permettez- moi également de me réjouir des nouvelles perspectives ouvertes à la coopération sino-africaine à travers la mise en synergie de l'Initiative « la Ceinture, la Route », le Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies, l'Agenda 2063 de l'Union Africaine, les stratégies nationales de développement des pays africains, l'industrialisation et la modernisation agricole, sans perdre de vue, les ressources naturelles et le potentiel du marché africain.


Excellence Messieurs les Chefs d’Etat et Chers Collègues,


La Chine s’est hissée au rang des partenaires privilégiés de la République Centrafricaine. Nos deux Etats entretiennent des relations de coopération denses et diversifiées, qui se sont montrées fructueuses dans des domaines aussi variés que les infrastructures, la santé, l'éducation, l'agriculture, les échanges culturels et humains, pour ne citer que ceux-là. 


Aujourd’hui encore, au moment où la République Centrafricaine n’aspire qu’à la paix, à sa stabilisation, ainsi qu’à sa reconstruction, la Chine a pris avec nous, de nous accompagner à travers plusieurs projets de développement. 
C’est ici, l’occasion de témoigner au Gouvernement et au peuple ami Chinois, la profonde gratitude du Gouvernement et du peuple Centrafricains pour cette marque de solidarité et sa contribution significative à la reconstruction de mon pays.


Excellence Messieurs les Chefs d’État et Chers Collègues,

La République Centrafricaine, pays post-conflit a, dans sa stratégie de Relèvement et de Consolidation de la Paix, jeté les bases solides du développement durable qui commencent à porter ses fruits.


L’ouverture de l’Initiative « une ceinture, une route à notre Forum tombe à point nommé. C’est pourquoi, je voudrais ici, exprimer solennellement, l’intérêt pour mon pays d’être partie prenante à cette « initiative ».


Aussi, eu égard à son statut de pays enclavé, sans littoral, ainsi qu’à sa position géostratégique au cœur de l’Afrique, la République Centrafricaine formule le vœu que notre forum fasse d’elle, pourquoi pas, le centre et le hub de connectivité à tous les autres pays africains. 


La réalisation de cette initiative pour les pays enclavés et sans littoral comme la République Centrafricaine, mon pays ne pourra qu’être prometteuse des projets intégrateurs tant au niveau national, sous- régional que régional.
A cet effet, la RCA s’engage à offrir toutes les facilités possibles pour la réalisation de ce projet.


Aussi, voudrais-je solliciter, dans le cadre de la relance économique, davantage d’investissements chinois dans les domaines industriel, agricole, forestier, minier et autres.
Je ne saurais clore mon propos sans réitérer l’attachement de la République Centrafricaine à la consolidation du partenariat Sino Africain ainsi que mes vives félicitations aux autorités chinoises sans oublier le comité d’organisation pour la parfaite réussite de ce Sommet.


Vive la coopération Sino-africaine,


Vive la solidarité entre nos peuples,


Djong Fé Oué yi wane soué !


Je vous remercie. .

ALLOCUTION DU PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA AU SOMMET CHINE AFRIQUE DE BEIJING
ALLOCUTION DU PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA AU SOMMET CHINE AFRIQUE DE BEIJING
ALLOCUTION DU PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA AU SOMMET CHINE AFRIQUE DE BEIJING
ALLOCUTION DU PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA AU SOMMET CHINE AFRIQUE DE BEIJING
ALLOCUTION DU PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA AU SOMMET CHINE AFRIQUE DE BEIJING
ALLOCUTION DU PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA AU SOMMET CHINE AFRIQUE DE BEIJING
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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 19:43
RCA : L'ONM et une compagnie chinoise signent un accord de partenariat
RCA : L'ONM et une compagnie chinoise signent un accord de partenariat
RCA : L'ONM et une compagnie chinoise signent un accord de partenariat
RCA : L'ONM et une compagnie chinoise signent un accord de partenariat

 

 

CENTRAFRIQUE :  CONSTRUCTION DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES, LE GROUPE CHINOIS CHINA COMMUNICATIONS CONSTRUCTION COMPANY LTD (CCCC) ET L’OFFICE NATIONAL DE MATÉRIELS (ONM) SIGNENT UN ACCORD DE PARTENARIAT

 

Dans le souci de désenclaver la RCA et de reconstruire les infrastructures routières détruites durant les crises militaro-politiques, l’Office National des Matériels entendu l’OMN a signé un mémorandum d’entente avec le géant chinois China Communication Construction Company (CCCC).

 

La cérémonie s’est déroulée le mercredi 5 septembre 2018 au siège de cette entreprise à Beijing en présence du couple présidentiel Faustin et Brigitte Touadera, de quelques membres du gouvernement et de l’Ambassadeur de la Chine Populaire en Centrafrique, M. Chen Dong.

 

Cet accord de partenariat prévoit une assistance mutuelle entre les deux groupes ; le partage du savoir-faire et des connaissances ainsi que la formation du personnel de l’ONM.

 

Autre bonne nouvelle pour la RCA, le groupe CCCC va s’installer dans la capitale centrafricaine pour travailler main dans la main avec l’entreprise ONM.

 

Pour le Président Touadera ce partenariat est du pain béni pour les pays africains et les centrafricains qui vont enfin espérer le désenclavement de leur pays « Suivant la situation géographique de la RCA qui se trouve au cœur de l’Afrique, le thème « la ceinture et la route » qui fait un lien entre la connectivité entre les États et les peuples devrait permettre la liaison des pays africains. A travers la présence de  CCCC dans leur pays, les centrafricains pourraient réaliser ce rêve.

 

Une visite guidée a précédé la signature de ce mémorandum entre le PDG de China Communications Constructions Company Peng Dapeng et M. Mano Mathias, Directeur général de l’Office National de Matériels.

 

Spécialiste de la construction des routes, des autoroutes, des ports, des ponts, des voies ferrées, des ouvrages d'art, c'est le groupe CCCC qui a construit  le plus grand  pont du monde situé sur le Lac Gouzigou Sayram.

 

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 19:42
COMMUNIQUÉ DE PRESSE MINUSCA

 



La MINUSCA condamne la mort de civils et renforce la sécurité du camp de déplacés de Bria

 


Bangui, 7 septembre 2018 - La MINUSCA condamne fermement le meurtre de neuf personnes déplacées internes à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto (centre-est de la République centrafricaine), suite à de violents affrontements entre des groupes armés FPRC et anti-Balaka. La Mission réitère son engagement à mener des enquêtes pour déterminer les responsabilités en vue de poursuites judiciaires appropriées. De même, la Mission a renforcé la sécurité du camp de déplacés de PK3 pour protéger la population.

La police de la MINUSCA enquête sur des informations selon lesquelles neuf personnes déplacées de PK3 ont été enlevées jeudi à l'extérieur du camp et tuées. La Mission a immédiatement envoyé une patrouille après avoir été informée du meurtre et a pu récupérer les cadavres sur l'axe Ippy.

Par ailleurs, la MINUSCA appelle la population civile au calme et dénonce la manifestation hostile de 400 civils dans la matinée de ce vendredi devant son quartier général à Bria. Les manifestants ont lancé deux grenades à l’intérieur du camp, lesquelles ont explosé sans faire des victimes. Une réunion a ensuite été organisée entre les représentants de la MINUSCA et des personnes déplacées internes pour apaiser les tensions.  La MINUSCA a multiplié les patrouilles dans la ville pour protéger la population civile et prévenir une nouvelle escalade de la violence.

La MINUSCA exhorte tous les groupes armés à cesser toute violence contre les civils, à mettre un terme à la tension actuelle dans la région, et rappelle que les auteurs d’attaques contre des civils seront arrêtés et traduits en justice.

Dans le contexte actuel de dialogue sous les auspices de l'Union africaine et des efforts de paix locaux pour réduire les tensions et favoriser la cohésion sociale, les groupes armés doivent respecter leurs engagements à mettre un terme à la violence.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

 

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