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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 02:15
Procédure de destitution lancée contre le président de l'Assemblée nationale centrafricaine

 

 

https://www.voaafrique.com  18 octobre 2018

 

En Centrafrique, une procédure de destitution est lancée contre Abdou Karim Méckassoua, président de l'Assemblée nationale centrafricaine.

 

Une demande signée par 95 députés sur les 140 doit être examinée par la conférence des présidents des commissions avant d'être exposée à une session en plénière la semaine prochaine. Une démarche qui fait craindre une nouvelle crise politique dans le pays.


C'est finalement jeudi dans la soirée que la demande a été déposée au secrétariat permanent de l'Assemblée nationale pour être transférée à la conférence des présidents des commissions parlementaires.

 

Les 95 députés qui ont signé le document accusent Abdou Karim Méckassoua de manquement à son devoir et de mauvaise gestion.

 

"Quel exemple pouvons-nous donner aujourd’hui ? Parce que nous sommes vraiment plongés dans des scandales financiers et administratifs. L’assemblée nationale est devenue la risée de la population. Alors qu’est-ce que nous allons dire ? Quel compte allons-nous rendre à nos électeurs? " se questionne Mathurin Dimbele Nakoe, second vice-président de l'Assemblée Nationale.


Dans son discours le 1er octobre dernier à l'ouverture des travaux de la 2e session ordinaire de l'Assemblée nationale en cours, le président du parlement s'était montré déterminé à affronter ses adversaires, arguant "que ceux qui veulent lancer la procédure de destitution le fassent. Je suis prêt. Je ne suis pas naïf. Mais qu'ils le fassent dans la transparence et le respect de la constitution".

 

Si cette demande arrivait à être validée, les députés procéderaient la semaine prochaine à l'élection d'un nouveau président.


Ce climat délétère au sein du parlement inquiète les Centrafricains qui craignent une nouvelle crise politique dans un pays déjà fragilisé par de nombreuses années de conflits armés.

Procédure de destitution lancée contre le président de l'Assemblée nationale centrafricaine
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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 02:02
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

 

Bangui : 95 députés sur 140 déposent une motion en destitution contre le président de l'Assemblée nationale

 

https://www.radiondekeluka.org  jeudi 18 octobre 2018 13:14

 

95 députés ont déposé mercredi 17 octobre en fin de journée sur la table de l'Assemblée une motion en destitution contre le président de l'Assemblée nationale l'honorable Abdou Karim Meckassoua.

Les députés l'accusent de manquement à ses devoirs conformément l'article 70 de la Constitution et de l'article 12 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Accusation portée par Mathurin Dimbélé Nakoé, député de Sosso Nakombo et 2e vice président du bureau Exécutif de l'Assemblée nationale.

L'article 70 de la Constitution stipule que "le Président de l’Assemblée Nationale peut faire l’objet de procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur la demande motivée du tiers (1/3) des Députés. La destitution n’est prononcée que si le vote recueille la majorité des deux tiers (2/3) des Députés composant l’Assemblée Nationale. L’Assemblée Nationale procède alors à l’élection d’un nouveau Président dans les trois (3) jours francs qui suivent cette destitution".              

Le cabinet du président de l'Assemblée Abdou Karim Meckassoua qui a accusé réception du document dispose de trois jours au regard de la loi pour que cette question soit débattue en plénière. D'ores et déjà, selon les informations de Radio Ndeke Luka, la conférence des présidents prendra acte du document demain 19 octobre.

Abdou Karim Meckassoua lors de l'ouverture de la deuxième session ordinaire le 1er octobre passé a évoqué le problème demandant à ses détracteurs de respecter la constitution s'il s'agit de le démettre.

La réaction de la Société civile à cette question ne s'est pas faite attendre. Paul Créscent Béninga porte-parole du groupe de Travail de la Société Civile dit suivre de près ce qu'il qualifie des agitations politico-politiciennes. "Nous suivons de près les agitations politico-politiciennes des alliés d'hier devenu des frères ennemis. Nous demandons que cette crise n'affecte pas la stabilité des Institutions et la stabilité économique et sociale" a insisté le porte-parole du GTSC. 

Cette procédure en destitution d'un président de l'Assemblée nationale deuxième institution du pays est une première dans l'histoire de la démocratie en Centrafrique.

 

 

CNHUB : 957 cas de troubles mentaux dont 323 adolescents en 10 mois

 

https://www.radiondekeluka.org  jeudi 18 octobre 2018 13:34

 

Le Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB) a enregistré de janvier à octobre 2018, 957 cas de malades mentaux. 323 adolescents de moins de 15 ans sont répertoriés selon les responsables sanitaires. Le Ministère de la santé tire la sonnette d'alarme.

"Nous enregistrons au niveau de nos formations sanitaires notamment au service de la psychiatrie, un nombre grandissant de personnes souffrant de troubles mentaux, particulièrement les adolescents. En 2018, sur 957 cas enregistrés attribuables à la toxicomanie, 323 sont des adolescents", précise Docteur Pierre Somsé, ministre de la Santé Publique et de la Population.

La consommation des produits toxiques et des stupéfiants est principalement à l'origine d'après les spécialistes de santé de la montée croissante des malades mentaux dans la capitale centrafricaine et les localités avoisinantes. Et pour le membre du gouvernement "cet aspect fait du problème un vrai fléau social, un danger, une menace à la santé publique et au développement de la République Centrafricaine".

Les drogues telles que le cannabis, le tramadol, la cocaïne, la nicotine, le valium et le chakapain sans oublier les boissons alcoolisées frelatées comme chef, lion d'or sont vendues anarchiquement sur les marchés de Bangui et aux abords des avenues.

"Nous savons que la société est inondée de faux médicaments, de psychotropes auxquels se livrent toutes les couches sociales et particulièrement les jeunes en quête de distraction. On a aussi la consommation de l'alcool qui prend de l'ampleur", a expliqué le ministre Pierre Somsé, mentionnant que le gouvernement attache une importance particulière à la santé mentale.

"Je voudrais déclarer l'engagement du gouvernement à travers le Ministère de la santé à appuyer cette initiative qui consiste à sensibiliser la population sur les danger de la toxicomanie".

Une piste de solutions à la toxicomanie

Selon les responsables du service de la psychiatrie au Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui, 70% des jeunes consultés, présentent des troubles mentaux et sont pris en charge.

Mis en place en octobre 2018, les Frères de la Charité Fracarita ont formé 40 jeunes leaders sur la prévention des conséquences de la toxicomanie. Pour le directeur du centre d’écoute psychosociale de Bimbo, Séraphin Tshijika Mbumba, « quand les jeunes utilisent des drogues et l'alcool, ils n'arrivent plus à se contrôler, c'est une perte pour les familles et le pays ».

Le point focal de santé mentale et de lutte contre la toxicomanie au Ministère de la santé publique, Docteur Abel Namsenmo, a indiqué que « si les jeunes se livrent à la consommation des stupéfiants et autres, il faut s’attendre aux conséquences sur leur santé ».

La consommation abusive de produits toxiques et de stupéfiants reste un problème de société en Afrique.

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 02:00
Péripétie à 90° de l’honorable Rombo : le député de Mbaïki 5 pris au piège

 

 

Lu pour vous 

 

kangbi-ndara Oct 18, 2018

 

Kangbi-ndara.info/ Un député du groupe parlementaire Mouni récuse d’avoir apposé sa signature en bas de la pétition de destitution du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua, déposée au parlement hier devant la Conférence des présidents. Selon de bonnes sources, l’honorable Alfred Yekatom Rombo de Mbaïki 5 s’est fait prendre au piège.

Les recoupements relatifs au démenti de Rombo, fait hier sur les ondes d’une radio privée de la place, révèlent qu’une délégation compacte des députés de Mouni conduite par l’honorable Djeme Dieudonné et lui-même a bien signé ladite pétition, respectivement 14ème  et 15ème  signataires.

Contrairement à l’actualité au parlement, les signatures ne devraient pas être rendues publiques. Elles ont été vulgarisées à dessein par le Chemin de l’Espérance de l’Honorable Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale afin de susciter la réaction de l’opinion.

Déçu de voir sa signature sur les réseaux sociaux, honorable Rombo s’inscrit en faux et dénonce le faux et usage de faux en guise de mécontentement. De toute évidence, le député Rombo ne serait pas le seul à éprouver le même sentiment. Des dispositions devraient être prises par les pétitionnaires pour éviter un tel incident.

Selon nos sources, la réaction du député Rombo est l’effet épouvantail recherché par le clan Meckassoua à l’instar du scenario relatif au mandat donné par Mme Epaye lors du renouvellement du bureau parlementaire.

Contrairement au député de Mbaïki 5 qui recule, un député issu du groupe parlementaire Chemin de l’Espérance vient de faire défection en ralliant les pétitionnaires (ndlr, la rédaction occulte le nom). D’autres députés du Chemin de l’Espérance seraient également prêts à se désolidariser de leur base pour affaiblir davantage leur leader Abdou Karim Meckassoua.

Nos sources ajoutent de plus qu’au rythme où vont les choses, Meckassoua n’aurait que trois choix difficile à faire : démissionner, être destituer ou laisser l’Exécutif trancher par la dissolution de l’Assemblée Nationale.

A compter de la date du dépôt de la plainte motivée, chaque seconde consumée fait dégringoler l’effectif des élus de la nation alignés derrière le PAN et rapproche davantage Meckassoua du fossé la culbute.

Le député Rombo va-t-il honorablement revenir à de meilleurs sentiments ?

L’Exécutif centrafricain est encore observateur de la crise parlementaire.

Par ailleurs, le Groupe de travail de la société civile prévoit une conférence de presse ce jour en faveur du PAN Meckassoua.

 

Kangbi-ndara

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 01:53
L'UE renforcerait-elle son soutien à la République centrafricaine à cause de la Russie?
L'UE renforcerait-elle son soutien à la République centrafricaine à cause de la Russie?

 

 

Lu pour vous 

 

https://fr.sputniknews.com  10:40 18.10.2018 

 

Soucieux de contrer l’influence croissante de la Russie dans la République centrafricaine, les diplomates européens veulent renforcer leur soutien militaire à ce pays, affirme The Wall Street Journal.

 

Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé de renforcer le soutien militaire à la République centrafricaine afin de contrer le rôle croissant de la Russie dans le pays, indique The Wall Street Journal.

 

Les diplomates européens ont exprimé leur inquiétude au cours des dernières semaines au sujet de l'activité russe dans le pays. Certains ont affirmé que Moscou pourrait chercher à s'implanter dans la région avec laquelle les pays européens, notamment la France, ont des liens historiques, selon le journal.

 

Le Kremlin semble considérer la République centrafricaine, riche en minéraux, comme une base d'influence et de ressources en Afrique, ont déclaré des diplomates. Le Kremlin a étendu son influence dans d'autres zones de troubles en Afrique ces dernières années, y compris en Libye, lit-on dans l'article.

 

La Russie et la République centrafricaine ont signé en août un accord militaire qui a ouvert la voie à Moscou pour renforcer la formation des forces armées mal équipées du pays. Moscou a livré des armes légères à ses forces de sécurité plus tôt cette année et a déclaré avoir déployé cinq instructeurs militaires et 170 civils pour les former, précise The WSJ.

 

Plusieurs diplomates européens ont déclaré que la Russie semblait établir des liens avec des milices antigouvernementales dans le pays. Ils affirment également que la Russie a lancé des activités de désinformation contre la France et le rôle de l'UE dans le pays, relate le journal.

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 00:01
Minusca : rapport des abus et violations des droits de l’Homme

 

 

Centrafrique : La Division des Droits de l’Homme de la Minusca présente le rapport des abus et violations des droits de l’Homme

 

PAR JEFFERSON CYRILLE YAPENDE LE 17 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, 17 Octobre 2018 (RJDH)—La présentation sur les abus et violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire commis par les Anti-Balaka et les éx-Séléka ( FPRC/UPC/RPRC) à Bria et ses environs en Août et Septembre 2018 a fait l’objet de la conférence de presse de la Minusca de ce Mercredi 17 Octobre 2018.

 

 Ce rapport de mapping qui présente la situation sécuritaire dans la ville de Bria et ses environs au cours des mois d’Août et Septembre 2018, a été caractérisé par des affrontements entre des Anti-Balaka et des factions ex-Séléka telles que  Mouvement pour l’Unité et la paix en Centrafrique (UPC), Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique (RPRC).

 

Ces violents affrontements armés ont entraîné de graves atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique et mentale dont le nombre s’élève à au moins 30 personnes. Les principaux auteurs de ces crimes et violences sont les groupes armés de l’UPC, FPRC, RPRC et des Anti-Balaka.

 

«  Au moins 12 femmes et 2 enfants ont été tuées à Bria et sur l’axe Bria-Irabanda lors des différents affrontements. 5 hommes tués par le FPRC le 5 Août 2018 sur l’axe Bria-Iraband ; 12 civiles dont 5 hommes, 5 femmes, 1 mineur et une personne vivant avec un handicap tués à Bornou le 25 Août par la coalition ex-Séléka et des Anti-Balaka dirigés par Dekamoko ; 9 civiles dont 7 femmes et 2 hommes tués par le FPRC le 6 Septembre non loin du Site des déplacés de pk13 à Bria et 4 personnes civiles blessées. Une femme et son enfant ont été blessés par le FPRC le 5 Août 2018 dans le village de Kolaga et deux personnes, une femme aveugle de 72 ans et un homme aliéné mental ont été blessées le 25 Août dans le quartier Bornou à Bria », telles sont les conclusions de ce mapping.

 

En vue de ce rapport, la Division des droits de l’homme de la Minusca établit clairement la responsabilité des groupes armés précités comme les seuls responsables de ces crimes, « les investigations de la DDH indiquent clairement que la coalition ex-Séléka ( FPRC, RPRC et UPC ) ainsi que les Anti-Balaka sous le commandement de Dékamoko ont intentionnellement ciblé et tué des civils, en violation grave du droit international humanitaire et cela pourrait  constituer un crime de guerre si les faits sont établis par les juridictions compétentes », selon le rapport.

 

En plus, le Directeur de la Division des Droits de l’homme de la Minusca, Musa Gassama croit que ce rapport servira à mettre la pression sur les forces de la Minusca à mieux remplir leur mission, tout en recommandant à la communauté internationale à aider l’Etat centrafricain à être présent là où il doit être pour sa mission régalienne.

 

Le rapport sur les graves atteintes et violations de droit de l’homme présenté par la Minusca intervient après celui de Human Rights Watch  (HRW) du 12 Octobre 2018 dénonçant la tuerie d’au moins 27 civils à Bria, malgré la présence des forces de la Minusca marquée par l’inaction.

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 23:49
RCA - USA - DEFENSE : Renforcement de la coopération
RCA - USA - DEFENSE : Renforcement de la coopération
RCA - USA - DEFENSE : Renforcement de la coopération
RCA - USA - DEFENSE : Renforcement de la coopération

 

 

US Embassy Bangui

 

DÉFENSE : LES USA ET LE CENTRAFRIQUE SUR LES RAILS DU RENFORCEMENT DES COOPÉRATIONS EN MATIÈRE DE DÉFENSE. 

 

La ministre de la Défense et de la Reconstruction de l'Armée, Marie Noelle Koyara, s'est rendue à Washington les 15 et 16 octobre pour des réunions avec le gouvernement des États-Unis et d'autres partenaires.

Durant son séjour, elle a visité le Département de la défense, le Département d'État, l'Agence des États-Unis pour le développement international, l'Institut de la paix des États-Unis, le Centre d'études stratégiques et internationales et la Maison Blanche.

Les discussions à tous les niveaux ont porté sur l’importance de la réforme du secteur de la sécurité et ont réaffirmé l’engagement continu des États-Unis en faveur de la paix en République centrafricaine.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 23:18
Bangui : La démission du ministre Jousso, une exigence pour le syndicat
Bangui : La démission du ministre Jousso, une exigence pour le syndicat

 

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 17 octobre 2018 10:38

 

Le syndicat du personnel des Transports persiste et signe dans la demande de démission du ministre Théodore Jousso à la tête du département des Transports et de l'Aviation civile. Il a réitéré cette exigence mardi 16 octobre lors d’un point de presse à Bangui.

 

Le secrétaire général du syndicat du personnel des Transports et de l’Aviation civile, Denis Narcisse Bazanguélé, a expliqué que « Théodore Jousso a fait preuve de corruption, de népotisme et de gangstérisme administratif » avant d’exiger du gouvernement sa démission. « Nous demandons au Président de la République et au Premier ministre de démettre Théodore Jousso » a-t-il lâché.

 

Face au silence des autorités nationales, le syndicat projette mobiliser les services  sous tutelle du département. « Si les plus hautes autorités refusent de répondre à nos exigences, nous allons étendre le mouvement dans les sociétés sous tutelles » citant à titre d'illustration « Asecna, personnel de la plateforme aéroportuaire, taxis et bus ainsi que taxi-motos ».

 

Depuis la publication du rapport parlementaire accablant ce membre du gouvernement, l’exécutif n’a pas encore réagi.

 

Des révélations de malversation financière

 

Dans un document de 5 pages, le syndicat du personnel a observé que tous les matériels à l'aéroport international Bangui M'Poko ont été achetés en 2002 sous le régime du feu Président Ange Félix Patassé. Jusqu'en 2018, ils n'ont pas été renouvelés. Le scanner, les tapis de livraison de bagages sont tous obsolètes. Or, la taxe de sûreté aéroportuaire génère entre « 1 milliards et 1 milliards 500 millions de francs Cfa par an » selon Denis Narcisse Bazanguélé. Une question majeure se pose :  pourquoi le matériel n'a pas été renouvelé ?

 

Le syndicat a révélé que sur le programme mensuel d'emploi de la taxe de sûreté du mois de mars 2018, le ministre Jousso a autorisé pour son propre compte 5.000.000 de francs Cfa. L'enveloppe est répartie de la manière suivante : 1 millions de francs Cfa d'indemnité, 3 millions de francs Cfa d'appui, 750 mille francs Cfa de fournitures et consommables et 250 mille francs Cfa pour le carburant. Sur cette taxe, le ministre donne à son chauffeur de commandement, masqué comme chauffeur du 1er véhicule de liaison du président du Comité national de sûreté, un salaire de 120.000 francs Cfa et d'une indemnité de transport de 25.000 francs Cfa. Un montant similaire est aussi attribué au chauffeur des courses personnelles du ministre, caché sous l'appellation  de chauffeur du 2ème véhicule de liaison.

 

Les mécontents ont précisé que cette ligne budgétaire a été créée au mois d'avril 2016 après la nomination de Théodore Jousso comme ministre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 23:10
Mgr Nzapalainga: "la jeunesse centrafricaine va mal"

 

 

LE GRAND INVITÉ   Mgr Nzapalainga: "la jeunesse centrafricaine va mal"

 

https://rcf.fr   Présentée par Stéphanie Gallet   MERCREDI 17 OCTOBRE À 8H10

 

Stéphanie Gallet reçoit Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en Centrafrique, en direct de Rome, à l'occasion du synode des jeunes.

 

"Je me sens proche de la jeunesse et tout cardinal devrait se sentir proche de la jeunesse comme le fait le pape. Si on tourne le dos à la jeunesse, on tourne le dos au présent et à l’avenir. Nous devons nous préoccuper de la jeunesse en voyant où se situe ses préoccupations, et l’accompagner pour chercher des moyens, afin de trouver des solutions avec le Christ" explique ​Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en Centrafrique, le plus jeune des cardinaux participant au synode.


 

"BEAUCOUP DE JEUNES N'ONT PLUS D'ISSUE À LEUR VIE"

 

Le cardinal Nzapalainga garde un bon souvenir de sa jeunesse. "Je garde un bon souvenir de mes parents, de mes collègues. La communauté est très importante. Quand vous êtes accompagné, soutenu, vous avez des repères et vous pouvez avancer. Mais quand vous êtes seul, c’est difficile. Je souhaite aux jeunes de par le monde de se retrouver en communauté. L’Eglise est une communauté. Le Christ envoyait les apôtres deux par deux, ils étaient ensemble. Et c’est ensemble qu’ils reçoivent l’Esprit Saint" ajoute-t-il.

 

En Centrafrique, les moins de 18 ans représentent la moitié de la population du pays. "La jeunesse centrafricaine va mal. Les ¾ de mon pays sont occupés par des rebelles. Beaucoup de jeunes ne vont plus à l’école depuis 2013. C’est une préoccupation pour moi et les autres pasteurs également. Quand on va à l’intérieur du pays, on voit que beaucoup de jeunes ont pris les armes, beaucoup de jeunes se droguent, beaucoup de jeunes n’ont plus d’issue à leur vie et je pense que je dois lancer des cris pour que l’on puisse ensemble chercher à aider cette jeunesse-là" précise-t-il.

 

Cette jeunesse centrafricaine "rêve un jour de devenir adulte et responsable. Les jeunes veulent occuper un poste, apporter leur  contribution. Il faut encourager, encadrer cette énergie que l’on appelle amour pour qu’un jour il puisse aider son pays, son groupe. Si on ne fait rien, on enfouit un talent. Beaucoup de jeunes ont des rêves, et si on ne fait rien pour les aider, ils sombrent dans le pessimisme" lance également Mgr Nzapalainga.


 

AU SYNODE, "CHACUN APPORTE SA CONTRIBUTION"

 

Les problèmes de cette jeunesse centrafricaine, le cardinal Nzapalainga a pu les exposer devant le pape François à l’occasion de ce synode des jeunes. "Il est venu en Centrafrique, il est au courant, et il continue à soutenir la jeunesse centrafricaine. Un hôpital romain est en train de construire un complexe de pédiatrie. C’est un geste fort. Le pape agit. Il intervient. Nous en avons parlé" précise l’archevêque de Bangui.

 

Plus largement, ce dernier est venu au synode pour porter la voix de la jeunesse africaine dans son ensemble. "Il y a un problème fondamental de mal gouvernance. Il faut avoir le courage d’en parler. Si on créait des structures normales pour aider les jeunes à réaliser leurs rêves, ils pourraient bien rester dans leur pays et travailler. Nous voulons que cela change. Quand on est président, on est responsable pour tous les groupes sans exception" explique-t-il.

 

De ce synode, Mgr Nzapalainga retient "ces beaux visages des hommes, des jeunes, qui sont ici avec nous et qui vivent l’appel de l’Eglise. Nous avançons ensemble, l’Esprit nous conduit vers la destination que Dieu lui-même est en train de préparer. Et petit à petit chacun apporte sa contribution. Les débats sont houleux, riches. Et petit à petit, les esprits s’apaisent aussi. On espère que le texte qui sortira sera le reflet des discussions que nous avons eues".

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 12:38

 

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, 16 octobre 2018 (RJDH)—La malnutrition et le paludisme affectent les enfants à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham au nord pays. Plusieurs patients ont été traités par les équipes médicales de MSF.

 

L’insécurité qui perdure en RCA a entraîné le déplacement massif des communautés et a eu pour conséquence le manque d’accès à la nourriture et aux structures de santé. Cela a conduit à l’émergence de la malnutrition sévère dans cette région.

 

Selon MSF,  on a enregistré une courbe exponentielle de cas compliqués à l’hôpital de Bossangoa, auxquels « Médecins Sans Frontières (MSF)» apporte son appui.  Au cours des huit premiers mois de 2018, MSF a déjà traité plus de 721 cas de malnutrition sévère ce qui est inférieure aux cas enregistrés durant toute l’année 2017, cas qui s’élevaient à 671. »

 

«  Cette augmentation du nombre de patients signifie que les personnes ont un meilleur accès aux structures de santé et que les activités de promotion de la santé de MSF ont été efficaces : elles ont permis l’identification et le référencement de ces patients à l’hôpital », explique Hilaire Doutoumbay, l’un des médecins de MSF en service à Bossangoa.

 

En Septembre 2018, le service de nutrition de 45 lits a accueilli plus de 80 patients souffrant de malnutrition. «Nous avons dû installer des tentes et engager davantage du personnel de santé, pour répondre à cette situation. Je travaille dans cet hôpital depuis 2013 et je n’avais jamais vu un nombre aussi élevé de patients jusqu’à présent», ajoute Doutoumbay.

 

Tout comme le service de nutrition, celui de pédiatrie ainsi que l’unité de soins intensifs ne désemplissent pas d’enfants souffrant de paludisme. x révèle MSF dans un article y relatif.

 

Alors que le monde entier célèbre la journée mondiale de l’alimentation, ce 16 octobre 2018, l’UNICEF relève qu’environ 110 000 enfants de 0 à 5 ans sont atteints de malnutrition à travers le pays.

Centrafrique : La malnutrition et le paludisme, deux problèmes de santé chez les enfants de Bossangoa
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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 12:23
Bangui- Paris : Le torchon brûle
Bangui- Paris : Le torchon brûle
Bangui- Paris : Le torchon brûle
Bangui- Paris : Le torchon brûle
Bangui- Paris : Le torchon brûle
Bangui- Paris : Le torchon brûle
Bangui- Paris : Le torchon brûle
Bangui- Paris : Le torchon brûle

 

 

Lu pour vous 

 

http://lafrique.info   CORINE GOGAHI 15 OCTOBRE 2018

 

Plus rien ne va entre Bangui et Paris. Si les relations entre les deux Présidents étaient tendues et que les uns et les autres feignaient d’entretenir la flamme d’excellents rapports, aujourd’hui, l’heure des comptes a sonné. Emmanuel Macron a décidé de régler ses comptes avec le Président centrafricain à la façon française. C’est à dire en infantilisant son homologue en présence de certains chefs d’États africains. Si le Président Touadéra a désapprouvé la procédure, il est encore plus remonté contre Idriss Déby et Dénis Sassou N’guesso, des Présidents qui cumulent plus de 20 ans de règne.

 

Par conséquent, ils ne sont pas des parangons de vertus. Par leur attitude désinvolte vis-à-vis de lui, les relations déjà tendues entre Paris et Bangui, Bangui-N’Djamena, le Président centrafricain devra pour laver son honneur bafoué, rompre toute relation avec les pays et les personnalités impliquées dans cette vidéo dans laquelle on peut voir Emmanuel Macron, Jean Yves Le Drian, Sassou N’guesso, Idriss Déby et Moussa Fakir déshonorer un Président en exercice. 

 

Les Africains doivent refuser ce néo-colonialisme et dire non à cette nouvelle forme d’assujettissement. La Centrafrique n’est pas un territoire français, le Président Touadéra non plus n’est pas un sous-préfet ou un valet de la France. Le torchon peut brûler entre Paris et Bangui. Mais pour une prochaine relance de leur relation, le Président Touadéra devra exiger de tous ceux qui ont voulu salir sa réputation, des excuses publiques. C’est la condition sine qua none pour un retour à la normale.

Gogahi Corine

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