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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:09

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 24 AOÛT 2015

 

Un nouvel affrontement a opposé les éléments des ex-Séléka aux Anti-Balaka hier 23 Aout 2015 dans la ville de Bambari. Le bilan n’est pas encore connu. D’après une source locale, la ville est sous contrôle de Ali Darass de la Séléka. Une situation qui a amené les habitants à rejoindre les camps des déplacés. Une mission gouvernementale s’est rendue ce matin à Bambari pour décanter la situation.

 

La mission gouvernementale est composée du ministre de la sécurité publique Said Panguendji, du ministre résident de la Ouaka et de celle de la réconciliation nationale Florence Lydie Ndouba. L’objectif de cette mission, selon des sources proches de la primature, est d’écouter les parties en conflit et de trouver des terrains d’entente.

 

Une rencontre entre les membres de cette délégation, les leaders religieux et les groupes armés.  L’abbé Félicien Indimoyo, chancelier de l’évêque de Bambari ayant pris part à cette réunion, a fait savoir au RJDH que toutes les sensibilités étaient représentées sauf les anti-Balaka car ces derniers ne sont pas visibles dans la ville après l’affrontement d’hier.

 

Un élément de la Séléka a fait savoir que la tension a été provoquée par certains évadés de la prison de Bangui  qui ont rejoint la ville de Bambari. « Auparavant, il y avait une entente entre les éléments de la Séléka et les Anti-Balaka, mais il y a 14 éléments des Anti-Balaka qui ont rejoint la ville de Bambari, ils ont contourné la base des Minusca pour nous attaquer et nous avons réagi pour riposter », a-t-il expliqué lors de cette réunion.

 

Comme voie de ramener la paix dans la ville de Bambari, la population présente à cette réunion a décidé de mettre en place un comité de sensibilisation auprès des habitants pour dénoncer les auteurs des crimes. Ce comité doit regrouper les deux partis en conflit c’est-à-dire les Séléka et les Anti-Balaka,  a-t-on appris des sources locales.

 

Les quartiers Bornou, Haoussa et Kidikra sont sous contrôle des éléments des ex-Séléka depuis hier, « 90% de la population ont regagné les sites des déplacés fuyant les exactions car la ville est sous contrôle de Ali Darass », a déclaré un habitant sous l’anonymat joint par le RJDH.

 

« Les ex-Séléka font la patrouille et Ali Daras est toujours présent dans la ville», a-t-elle souligné.

 

Les barrières érigées ne sont pas encore enlevées, et la mission ministérielle a déjà quitté la ville de Bambari pour Bangui. Les activités restent toujours paralysées après l’affrontement d’hier.

 

 

Calme précaire à Bambari après 5 jours de tension

 

http://www.radiondekeluka.org/   lundi 24 août 2015 13:30

 

Cinq jours après les affrontements inter-communautaires qui ont fait plus d'une douzaine de victimes, plusieurs blessés dont deux humanitaires du CICR (Comité International de la Croix Rouge), un calme précaire règne à Bambari, ville encore paralysée et vidée d'une bonne partie de sa population. 


Selon les informations reçues ce matin, plusieurs centaines de personnes ont regagné les 4 anciens sites des déplacées de ladite ville afin de se mettre à l'abri d'autres représailles. Toutefois, en cette matinée du 24 août 2015, la tension a baissé et ce, sans un consensus entre les belligérants. Les barricades érigées par une partie de la population au quartier Kidikra sont, selon certaines sources, « totalement démantelées par les soldats de la Minusca appuyés par les éléments de l'UPC », précisant par la même occasion que « les éléments de l'UPC, ex seleka sont très visibles dans ce quartier  sinon une partie de la ville ». 

Ce que dénonce les responsables Antibalakas de Bambari qui y voient une sorte de « parti pris » des soldats de la Minusca.Marcellin Orobo, porte parole des anti balaka de ladite ville explique : « nous avons donné consigne de ne pas toucher à la Minusca. On s'est retiré leur laissant la possibilité de faire cette opération mais ce qui est étonnant, c'est que l'équipe de la Minusca est mélangée avec celles de Ndarassa, une force non conventionnelle, ce qui nous inquiète ».

Du côté de l'UPC, le colonel Daouda renchérit que l'UPC « est une force conventionnelle envoyée à Bambari en tant que commandement de la 5ème région militaire de la République Centrafricaine par un décret présidentiel ».

Même si la réaction du gouvernement centrafricain est toujours attendue depuis le déclenchement de cette crise, les responsables de la Minusca, accusés de « partie pris », déclarent avoir envoyé une mission à Bambari et qu'ils réagiront à leur retour. 

Du côté du CNT – le parlement provisoire, le président de cette institution, Ferdinand Alexandre Nguendet – lui-même originaire de Bambari, est sorti de sa réserve : « Devant la gravité des faits, le Conseil national de transition dénonce cette violence aux relents communautaires et appelle les populations de Bambari au calme ». 


«  ...rien, absolument rien ne peut justifier de tels actes de violences dans un contexte où le peuple centrafricain tout entier aspire à la paix et à la réconciliation entre les communautés », a par ailleurs ajouté Alexandre Ferdinand Nguendet.


C'est depuis le 20 août 2015 que la Capitale de la Ouaka est secouée par des scènes de violences après l'assassinat sur l’axe Bambari-Simbolo d'un jeune musulman par des individus armés assimilés aux anti-balaka. Une situation qui a mis le feu aux poudres faisant une douzaine de personnes, tuées ainsi que plusieurs autres blessés.

Une mission gouvernementale à Bambari après un nouvel affrontement entre Séléka et Anti-Balaka
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:07

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 24 AOÛT 2015

 

L’inscription sur la liste électorale se poursuit à l’intérieur du pays. Mais quelques difficultés ont été signalées à Kaga-Bandoro et à cela s’ajoute le mécontentement des agents recenseurs de la ville de Baboua qui réclament leurs per diem. Par contre à Nola, le bureau de l’ASPE de la ville  a communiqué ce lundi 24 août 2015 le résultat provisoire des opérations lancées dans la circonscription.

 

Les 159 agents recenseurs de la sous-préfecture de Baboua ont manifesté ce lundi 24 août,  après avoir terminé les opérations d’enrôlement des électeurs, expliquant que c’est  depuis trois jours qu’ils n’ont pas reçu leur argent.

 

« Nous avons travaillé depuis 20 jours dans des conditions difficiles et c’est avec nos propres moyens sans avoir du côté de l’ASPE de Baboua nos primes. Et nous allons confisquer les kits d’enregistrement pour que nos per diem soient versés par l’ASPE de Baboua», a expliqué un agent recenseur.

 

Brice Jefferson  Yadere, président de l’ASPE de Baboua accuse l’ANE à Bangui car ils sont abandonnés depuis leur prestation de serment. D’après lui, « l’ASPE de Baboua ne dispose pas de moyens nécessaires pour répondre aux préoccupations de ces agents même pour superviser les opérations dans toutes les communes de la sous-préfecture de Baboua ».

 

Par contre à cinq jours des opérations du recensement électoral dans la ville de Kaga-Bandoro, quelques difficultés ont été signalées. Ces difficultés sont liées à la mauvaise utilisation des appareils photo par les agents, la rupture des fiches d’enregistrement, le manque des moyens logistiques des superviseurs, le manque de frais de restauration des agents sur les terrains.

 

C’est ce qui a été relevé par le président de l’Autorité Sous-préfectorale des Elections de Kaga-Bandoro Noël Ngodi.« Ces difficultés et surtout la panne des appareils photo entravent souvent la bonne marche d’inscription de la population sur la liste électoral. Malgré que la population est venue massivement pour se faire inscrire sur la liste, il se pose à tout moment des difficultés », a-t-il souligné.

 

Au bureau de l’Autorité Sous-préfectorale des Elections de Nola, le président de cette institution Jean-Pierre Kondho  a donné les résultats provisoires des travaux d’enrôlement des électeurs pour les trois communes de Nola du 23 juillet au 09 aout 2015 dernier.

 

Il s’agit de la commune de Nola où  24.749 électeurs se sont inscrits sur la liste, à Salo 4.741 électeurs et à Bilolo 5.231 électeurs se sont fait  enregistrés. Ces chiffres donnent un résultat provisoire de 34.721 électeurs de la circonscription de Nola  sans compter les centres de Mekaran,  Bandoka, Gonde où les résultats ne sont pas encore connus, a indiqué le président de l’ASPE de Nola Jean-Pierre Kondho.

 

Des difficultés enregistrées dans les opérations de recensement à l’intérieur du pays
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:17

 

 

         

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-24 18:08:13 - Une formation sur la gestion et le contrôle des armes légères et de petits calibres a démarré, lundi à Bangui, en vue de la mise en place d'une commission nationale de lutte contre les armes légères et de petits calibres conformément aux recommandations du forum national de réconciliation tenu à Bangui du 4 au 11 mai dernier.


Initiée par le centre régional des armes légères et de petits calibres, la rencontre de trois jours est destinée à des cadres centrafricains du ministère de l'Administration du territoire.

Selon le Haut commissaire à la Décentralisation, Pétro Koni Zézé, la circulation des armes légères et de petits calibres est responsable du chaos en Centrafrique.

Ces armes sont détenues par des personnes qui n'ont pas le droit d'en avoir et proviennent souvent de la destruction des poudrières militaires, a-t-il expliqué.

Pour arrêter l'instabilité en Centrafrique, il faut les ramasser en mettant en place le programme Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR), a estimé le Haut commissaire à la Décentralisation.


Les participants à la formation ont la lourde responsabilité de créer la commission nationale de lutte contre les armes légères et de petits calibres, afin de permettre à la République centrafricaine de contrôler leur circulation. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=832022#sthash.rItV6IQq.dpuf

Centrafrique: Vers la création d'une Commission nationale de lutte contre les armes légères
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:01
Lu pour vous : Crime, châtiment et absolution en Centrafrique

 

 

L’AVIS DE L’EXPERT 

 

 

http://www.letemps.ch/  Pierre Hazan  Mardi 25 août 2015

 

En mai dernier s’est tenu un important forum à Bangui visant à extraire le pays d’une crise extrêmement violente. Fait étrange, des victimes ou proches de victimes ont pardonné à leurs bourreaux, alors qu’en même temps les participants ont souhaité que les chefs de milice soient poursuivis. Par Pierre Hazan, chef de projet de Justiceinfo.net et professeur associé à l’Université de Neuchâtel

 

 «Ni punir, ni pardonner.» Par son efficace clarté, la formule de l’essayiste d’origine allemande Hannah Arendt frappe et souligne l’impasse dans laquelle nombre de sociétés se trouvent: que faire des auteurs de crimes si terribles que le châtiment ne serait jamais proportionnel au mal qu’ils ont commis? Que faire face à ce qui paraît de l’ordre de l’impardonnable?

 

Difficile de ne pas souscrire à l’affirmation d’Hannah Arendt, mais c’est pour se trouver aussitôt confronté à un choix binaire – punir ou pardonner – aussi bien moralement que politiquement insatisfaisant, choix auquel les sociétés en transition ne peuvent pas se soustraire. Que l’on soit un adepte de Machiavel et de la realpolitik ou, au contraire, un fervent défenseur des droits de l’homme, la brutalité des faits ne peut être évacuée: des crimes de masse ont été commis souvent par des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, et le châtiment pénal ne concernera qu’une infime minorité de leurs auteurs. D’où le fait que de nombreux pays ont mis sur pied des politiques de pardon au nom de la «réconciliation» et de la recherche de «la paix et la sécurité».

 

Mais comment fonctionnent-elles ces politiques de pardon? A quelle transaction, à quelle contrepartie donnent-elles lieu? Le repentir est-il obligatoire? Comment s’articule le lien entre morale, politique et réconciliation? Entre le pardon individuel et le pardon collectif? Ce sont à ces questions que nous nous attacherons à travers l’examen de trois pays, la Centrafrique (ci-dessous), le Burundi et le Rwanda (à lire dans nos prochaines éditions).

 

Du 4 au 11 mai 2015 s’est tenu le Forum national de Bangui en Centrafrique. Il visait à extraire le pays d’une crise qui a plongé le pays dans un épouvantable bain de sang, les Nations unies n’hésitant pas à décrire un an plus tôt la situation comme «pré-génocidaire» dans un contexte d’effondrement de l’Etat. Aux terribles violences infligées par les milices Séléka qui se sont emparées du pouvoir en 2013 ont répondu, une année plus tard, celles égales sinon pires des milices anti-balaka, les premières s’en prenaient à la majorité chrétienne, les secondes à la minorité musulmane. Le point culminant de violence a été atteint en décembre 2013 quand des centaines de musulmans furent massacrés en quelques jours dans le ghetto dit du «Point kilomètre cinq» («PK5»).

 

C’est donc dans le contexte d’un Etat délétère, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les forces armées des Nations unies, de l’Union européenne et des troupes françaises que s’est tenu le forum qui rassemblait les chefs de milice qui s’affrontaient il y a peu de temps encore, des victimes, des jeunes, des associations de femmes, des représentants de la société civile et des personnalités religieuses. Très rapidement, la question du pardon émerge en séance plénière et dans la commission dédiée aux questions de justice et de réconciliation. Prenant le micro, des responsables de milice s’excusent pour les crimes qu’ils ont commis. Aussitôt des hommes et des femmes accordent leur pardon, bien que leurs enfants ou d’autres membres de leur proche famille aient été assassinés et qu’eux-mêmes aient été victimes de violences. J’étais bien davantage intrigué par l’octroi du pardon si facilement, si généreusement donné par les victimes, que par le repentir des responsables des groupes armés.

 

Pour les seconds, leurs repentirs formulés en termes généraux étaient sans doute de l’ordre du pardon stratégique: peut-être voulaient-ils limiter ainsi le risque de poursuites, voire espérer se légitimer à nouveau aux yeux de leurs concitoyens dans la perspective de l’ouverture d’un nouveau chapitre de la vie politique centrafricaine. En revanche, le pardon des victimes était étonnant, d’autant que simultanément, à une écrasante majorité, l’assemblée décida de renoncer à toute amnistie pour les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Une décision certes conforme au droit international, mais peu habituelle en République centrafricaine, où les amnisties étaient jusqu’ici la règle. En quelques mots qui sonnèrent comme un slogan dans la salle de l’Assemblée nationale de Bangui, une intervenante résuma le sentiment prédominant: «Oui au pardon, non à l’impunité!»

 

Dès lors, comment combiner dans le même temps l’octroi du pardon et la nécessité du châtiment? Comme dépasser cette contradiction? La réponse fut donnée par plusieurs intervenants, ainsi que par l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. Elle fut on ne peut plus simple. Comme l’affirma une femme victime, «le pardon est une puissance qui libère».

 

Ainsi, nombre (mais de loin pas toutes) de victimes affirmèrent renoncer à faire elles-mêmes justice. Elles opéraient une disjonction entre la sphère privée et la sphère publique. D’une part, elles voulaient se libérer de la haine envers leur tortionnaire, dont elles pressentaient que celle-ci risquait d’emprisonner leur énergie dans une éternelle volonté de revanche, perdant ainsi la maîtrise de leur destin. Elles percevaient le pardon comme une étape quasi obligée d’une reconstruction psychologique. Si les victimes renonçaient volontairement à exercer une vengeance privée, elles demandaient par contre à l’Etat de sanctionner les auteurs de ces crimes.

 

C’est dire qu’en l’espèce le pardon n’oblitérait en aucune manière la nécessité du châtiment. Tout au contraire, dans le temps des travaux de la Commission justice et réconciliation, puis en réunion plénière du forum de Bangui, le pardon et le châtiment ont relevé de deux sphères clairement distinctes: la sphère privée où la victime peut – si elle le souhaite – pardonner, et la sphère publique, qui reste chargée de châtier les criminels. D’où le très large consensus qui s’est dégagé lors du Forum national de Bangui afin que les autorités centrafricaines continuent de collaborer avec la Cour pénale internationale (CPI), qu’elles mettent sur pied une Cour pénale spéciale pour sanctionner les chefs de milice qui échapperaient aux poursuites de la CPI, ainsi que pour reconstituer l’appareil judiciaire. Tout en acceptant par ailleurs la création d’une Commission vérité et réconciliation et de comités locaux de médiation.

 

L’exemple centrafricain témoigne de la disjonction radicale entre le pardon qui peut être accordé entre la famille de la victime (ou la victime elle-même) et l’auteur des crimes, et la nécessité que, par ailleurs, justice soit rendue par un tribunal national ou international. Dès lors, la forte formule d’Hannah Arendt évoquant des crimes si graves qu’on ne peut «ni les punir, ni les pardonner» se trouve renversée: ces crimes peuvent être à la fois punis et pardonnés.

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 18:39

 

 

        

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-24 14:57:05 - Les ex-sélékas ont attaqué, dans la nuit de dimanche à lundi, les positions tenues par les anti balakas dans la ville de Bambari, au centre de la République centrafricaine, poussant de nouveau sur le chemin de l’exil des milliers d’habitants qui avaient déjà retrouvé leurs habitations, après l’accalmie observée ces dernières semaines.


Des tirs à l'arme lourde ont été entendus dans la ville semant la panique dans la population. Selon certaines sources, l'offensive qui a déjà fait deux morts, est dirigée contre le quartier Kidicra où se trouvent les antis balakas.


La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) aurait entamé des négociations avec les ex rebelles de la sélékas pour qu'ils se retirent de Kidicra, un quartier passé sous le contrôle des casques bleus, accusés d'avoir aidé les ex-sélekas à le reprendre aux antis balakas.

Les troubles qui secouent la ville de Bambari depuis cinq jours ont déjà fait 20 morts. A l'origine de cette flambée de violence, la mort d'un Musulman, tué par les antis balakas, jeudi dernier.


Une dizaine de personnes ont trouvé la mort lors des représailles lancées le lendemain par les ex-sélékas. Dans la foulée, la population non musulmane a organisé une manifestation pour dénoncer ces représailles qui semblent se poursuivre dans la ville de Bambari qui s'est vidée de ses habitants fuyant les violences.


 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=831986#sthash.2qgIxJYW.dpuf

Centrafrique: Les positions anti balaka attaquées par les ex Séléka à Bambari
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 18:31

 

 

 

Membres de la DNC du candidat Martin ZIGUELE du MLPC
Membres de la DNC du candidat Martin ZIGUELE du MLPC
Membres de la DNC du candidat Martin ZIGUELE du MLPC
Membres de la DNC du candidat Martin ZIGUELE du MLPC
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 18:28

 

 

       

2015-08-24 15:16:17 (APA) - Le nouveau représentant du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, chef de la mission Multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), le Gabonais Parfait Onanga Anyanga, a présenté ses lettres de créances aux autorités centrafricaines, lundi à Bangui.


Parfait Onanga Anyanga est arrivé à Bangui, vendredi dernier, sept jours après sa nomination, le 14 août par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, en remplacement du Sénégalais Babacar Gaye.


Il a présenté ses lettres de créances lundi à la présidente de la Transition, Mme Catherine Samba Panza, et au ministre centrafricain des Affaires étrangères Samuel Rangba.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=831990#sthash.o3RuAGP5.dpuf

 

 

 

Centrafrique : Parfait Onanga Anyanga présente ses lettres de créances
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 14:20

 

 

 

24/08/15 (AFP)

 

Le secrétaire général du parti de l’ex-président centrafricain François Bozizé, Bertin Béa, arrêté le 15 août puis libéré jeudi par ses militants, a regagné volontairement son lieu de détention à Bangui, a-t-on appris lundi de source proche du parquet.

 

« Le secrétaire général du Kwa Na Kwa (KNK) Bertin Béa a regagné son lieu de détention la section recherches et investigations » (SRI, de la gendarmerie), a déclaré la source.

 

« Le lendemain de sa libération, il se trouvait à la cathédrale où il a pris contact avec le parquet et fait part de son intention de ne pas se soustraire à la justice de son pays. C’est ainsi qu’il est reparti de lui même à la SRI », a précisé la source.

 

Bertin Béa, arrêté le 15 août alors qu’il allait prendre un vol pour Paris, avait été libéré jeudi dernier par des militants qui ont attaqué le tribunal de Bangui.

 

Lors de son audition au tribunal de grande instance de Bangui, jeudi, « plusieurs individus en moto munis d’armes sont arrivés, ont assiégé le tribunal avant de jeter une grenade lacrymogène dans le cabinet du juge d’instruction, le faisant sortir à toute vitesse. Et ils ont libéré Bertin Béa », avait indiqué une source proche du parquet.

 

L’avocat de Bertin Béa, Hugues Dongoyo, avait confirmé l’attaque des militants, précisant que le juge venait de faire savoir à l’intéressé qu’il avait « diffusé des informations provoquant la haine à l’égard des autorités, de nature à troubler l’ordre public », avant de le placer sous mandat de dépôt. « Quand les militants ont appris la nouvelle ils se sont opposés à ce qu’il soit déféré à la prison centrale », avait-il ajouté.

 

Bertin Béa avait annoncé le 7 août la candidature de François Bozizé à la présidentielle d’octobre 2015, déplorant que « tout (soit) mis en œuvre pour barrer la route au président François Bozizé ».

 

Le général Bozizé avait pris le pouvoir par la force en 2003, et fut renversé 10 ans plus tard, le 24 mars 2013, par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, ce qui plongea le pays dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960.

 

Il est l’objet de sanctions onusiennes pour son soutien aux milices anti-balaka, responsables de nombreuses exactions comme l’ex-rébellion Séléka au cours des violences intercommunautaires de 2013 et 2014.

Centrafrique : Libéré de force par des militants, le secrétaire général du parti de Bozizé retourne volontairement à son lieu de détention
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:40
RCA: des chrétiens réhabilitent un cimetière musulman

 

 

 

Par RFI 23-08-2015 à 14:02

 

En République centrafricaine, le cimetière musulman, situé dans le quartier de Boeing, à Bangui, est en cours de réhabilitation. Ce quartier a longtemps été un fief des milices anti-balaka. Depuis deux ans, il était difficile, pour la communauté musulmane, d'y accéder, pour des raisons de sécurité. Cependant, depuis quelque temps, chrétiens et musulmans travaillent ensemble, main dans la main, pour désherber le terrain. Tout un symbole de paix et de réconciliation.

 

La route, laissée à l'abandon pendant près de deux ans, est difficilement praticable. Après 7 km d'ornières et de fossés effondrés, une vaste friche en plein désherbage apparaît soudain au détour du chemin. C'est le cimetière musulman de Boeing. Vincent Pingo, pasteur, fait partie du comité de suivi de la réouverture du cimetière. Il se souvient de l'état du terrain lors de sa première visite.

 

« La première fois, quand nous sommes venus, nous n’avons vu que des herbes. Nous ne pouvions pas sentir qu’il s’agissait du cimetière. Mais aujourd’hui, après les travaux vous avez vus, il y a des tombes qui sont là ainsi que des panneaux de croix et donc cela ressemble maintenant au cimetière », a précisé, à RFI, le pasteur Vincent Pingo.

 

Depuis près de deux semaines, plusieurs dizaines de chrétiens travaillent d'arrache-pied pour désherber le terrain et faire réapparaitre les tombes. Mamadou Ramadi est membre du comité de pilotage mis en place par le gouvernement.

 

« Vous voyez, aujourd’hui, sur un cimetière musulman, il y a des chrétiens et des musulmans pour faire ce travail. C’est déjà un très bon départ parce que cela démontre qu’eux-mêmes, dès la base, sont pour la paix », a-t-il ajouté.

 

Florent Aitai est un des chefs de chantier. Il explique pourquoi c'est important, pour lui, de venir travailler ici.

 

« Nous sommes en train de désherber sur le cimetière musulman de Boeing. Je suis un chrétien. Ce qui m’a poussé à venir travailler, main dans la main avec les musulmans, c’est la cohésion sociale. Si nous sommes réunis, c’est parce que nous voulons que la paix revienne dans notre pays et pour éviter les problèmes qui se posent encore dans notre pays », a tenu a préciser Florent Aitai.

 

Il reste encore plusieurs hectares à défricher avant que le cimetière puisse à nouveau retrouver ses fonctions. « Dans trois mois », promettent, d'une seule voix, les ouvriers. 

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:27

 

 

 

24/08/15 (AFP)

 

Les affrontements intercommaunautaires qui avaient éclaté la semaine dernière à Bambari (centre) ont repris ce week-end, faisant au moins 15 morts et 20 blessés selon un nouveau bilan, a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie locale.

 

Vendredi, un premier bilan faisait état de 10 morts et 5 blessés dans les violences de la veille.

"Des tirs nourris d'armes automatiques ont été entendus dimanche vers 19 heures dans les quartiers non musulmans, faisant fuir des milliers d'habitants en brousse", a affirmé un responsable de la gendarmerie sous couvert d'anonymat.

 

Selon cette source, les tirs provenaient de jeunes musulmans et d'ex-rebelles Séléka et "visaient des positions tenues par les miliciens anti-balaka", majoritairement chrétiens.

 

Au total, les violences "ont déjà fait au moins 15 morts et plus de 20 blessés d'après un bilan encore provisoire et qui pourrait bien s'alourdir", d'après la même source.

 

"Devant l'ampleur des tirs, des casques bleus de la Minusca (Mission des Nations Unies en Centrafrique) et les forces de sécurité et de défense intérieures ont effectué des tirs de sommation pour séparer les deux camps", a ajouté le responsable de la gendarmerie.

 

La Minusca n'était pas joignable dans l'immédiat pour confirmer ces informations.

 

"Nous sommes tous en brousse en ce moment. Même des femmes avec des bébés ont fui en brousse nuitamment pour se mettre à l'abri, tant les tirs étaient intenses", a témoigné Fabrice Watcha, un habitant de Bambari joint au téléphone.

 

"Quelques tirs étaient entendus ce matin (lundi). Mais il nous est difficile de savoir ce qui se passe depuis notre position dans la brousse", a-t-il expliqué.

 

"Bambari est scindée en trois parties": l'une contrôlée par les forces internationales, l'autre par l'ex-Séléka et une troisième par les anti-balaka, a déclaré un enseignant, Juste Ngbangba.

 

Jeudi, des violences avaient éclaté après la mort d'un jeune musulman tué par des miliciens anti-balaka dans les environs de Bambari, déclenchant un cycle de représailles entre communautés chrétienne et musulmane.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

 

Chassée du pouvoir en janvier 2014 par une intervention militaire internationale (française et onusienne), l'ex-coalition rebelle Séléka avait installé son état-major à Bambari, depuis lors régulièrement secouée par de nouvelles violences intercommunautaires

 

 

Centrafrique: deux humanitaires blessés lors de violences intercommunautaires

24/08/15 (AFP)

 

Deux humanitaires, dont un expatrié européen, ont été pris à partie et blessés lors de violences intercommunautaires qui ont fait 10 morts à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, a-t-on appris samedi auprès du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

Les violences sont parties de la mort d'un jeune musulman tué par des miliciens anti-balaka dans les environs de Bambari, et qui a déclenché un cycle de représailles entre communautés chrétienne et musulmane (notamment les ex-rebelles Séléka) faisant 10 morts et 5 blessés jeudi, selon une source au sein de la gendarmerie locale.

 

Jeudi, "une équipe du CICR conduite par son responsable local avec des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine est sortie en ville pour évacuer les blessés et les corps sans vie, quand ils ont été pris à partie par un groupe de manifestants", a affirmé à l'AFP le porte-parole du CICR en Centrafrique, Germain Mwehu.

 

Le responsable local du CICR, un expatrié "d'origine européenne", et un volontaire de la Croix-Rouge centrafricain "ont été légèrement blessés au couteau mais leurs vies ne sont pas en danger", a-t-il affirmé.

 

Toutefois, "il s'agit d'un acte grave, de s'en prendre à des humanitaires", a-t-il souligné.

 

"Tout se passait bien jusque-là, nous sommes en contacts avec toutes les parties. On espère que c'est un acte isolé", a ajouté M. Mwehu, précisant que le CICR avait un bureau à Bambari depuis fin 2013.

 

Une porte-parole du CICR à Genève, Claire Kaplun, a confirmé cet "incident", affirmant qu'une enquête était déjà en cours "pour tenter de comprendre ce qui s'est passé exactement".

 

Samedi, la tension subsistait à Bambari, où des barricades bloquaient encore l'accès de certains quartiers, selon Germain Mwehu.

 

Des jeunes des différentes communautés chrétiennes et musulmanes avaient dressé des barricades pour se protéger des tirs et empêcher les miliciens de venir dans leurs quartiers, avaient affirmé vendredi des témoins joints par téléphone.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

 

Chassée du pouvoir en janvier 2014 par une intervention militaire internationale (française et onusienne), l'ex-coalition rebelle Séléka avait installé son état-major à Bambari, depuis lors régulièrement secouée par de nouvelles violences intercommunautaires.

 

Contrairement à la capitale Bangui, qui connaît un certain retour au calme depuis des mois, en province, de nombreuses "zones grises" restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale et des forces internationales.

 

Centrafrique: au moins 15 morts dans des violences intercommunautaires dans le centre (nouveau bilan)
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