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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 15:45
Le pape appelle à la paix en Centrafrique

 

 

 

Par  Le Figaro avec AFP Mis à jour le 06/05/2018 à 12:59 

 

Le pape François a appelé à prier pour que les Centrafricains parviennent à rejeter «la violence et la vengeance», après une semaine de tensions meurtrières. «J'invite à prier pour la population de la République centrafricaine, un pays que j'ai eu la joie de visiter (en novembre 2015) et que je porte dans mon coeur», a déclaré le pape lors de la prière hebdomadaire du dimanche midi sur la place Saint Pierre.

 

«De graves violences ont fait de nombreux morts et blessés, parmi lesquels un prêtre», tué dans l'attaque d'une église le 1er mai à Bangui, a rappelé le pontife argentin. François a ensuite prié pour que «tous disent non à la violence et à la vengeance, afin de construire ensemble la paix».

 

Des violences ayant fait 24 morts et plus de 170 blessés le 1er mai et font craindre une résurgence d'affrontements intercommunautaires à grande échelle, à l'image de ceux de 2013-2014. Ces derniers avaient éclaté après la descente sur Bangui de la rébellion de la Séléka, composée de nombreux musulmans, qui avait renversé le président François Bozizé. Des milices «antibalakas», essentiellement chrétiennes et animistes, s'étaient ensuite constituées pour combattre la Séléka qui menait une politique de terreur dans la capitale centrafricaine.

 

 

 Le pape François appelle à des prières pour la Centrafrique

 

Le souverain pontife a lancé un appel dimanche pour aider les Centrafricains à rejeter "la violence et la vengeance", après une semaine de tensions meurtrières. 
  
Le pape François s'exprimait lors de la prière hebdomadaire sur la place Saint Pierre à Rome. 
  
"J'invite à prier pour la population de la République centrafricaine, un pays que j'ai eu la joie de visiter et que je porte dans mon cœur", a-t-il déclaré. 
  
Le pontife argentin a rappelé les graves violences ayant fait de nombreux morts et blessés, dont un prêtre tué dans l'attaque d'une église le 1er mai à Bangui. 
  
Le pape François a prié pour que "tous disent non à la violence et à la vengeance, afin de construire ensemble la paix" dans le pays. 


Le 1er mai dernier des violences ont fait 24 morts et plus de 170 blessés. 
  
Ces violences font craindre une résurgence d'affrontements intercommunautaires dans le pays, à l'image de ceux de 2013-2014.

 

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Centrafrique-Presse.com
6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 15:10
Lu pour vous : Pourquoi Vladimir Poutine avance ses pions en Centrafrique

 

 

 

Par Charles Bouessel et Emre Sari   Publié le 05 mai 2018 à 16h54

 

https://www.nouvelobs.com/monde/20180504.OBS6191/pourquoi-vladimir-poutine-avance-ses-pions-en-centrafrique.html

 

Armes et soldats Russes ont débarqué en masse à Bangui, à la demande du président Touadera. Pourquoi cette présence militaire dans un pays en plein chaos, ancienne terre d’influence de la France? Enquête 

 

 Vendredi 13 avril. De nombreux rebelles et leurs pick-up se rassemblent à Kaga-Bandoro, une ville de Centrafrique (RCA), au nord du pays. Abdoulaye Hissene, un chef du FPRC, un de ces groupes armés qui contrôlent la majorité du pays, déclare vouloir “marcher sur Bangui”. Parmi les raisons invoquées : l’implication militaire croissante de la Russie aux côtés du gouvernement centrafricain. Les rebelles s’inquiètent : le rapport de force pourrait tourner en leur défaveur.

 

Moscou a renforcé le pouvoir central militaire de Centrafrique. En décembre 2017, le Kremlin a obtenu le feu vert de l'ONU pour livrer -gratuitement- un chargement d'armes en RCA, sous embargo. Un Ilyushin IL-76MD de l'armée russe, immatriculé RF78805, a déposé le 26 janvier et début février, en plusieurs voyages, environ 5000 fusils d'assaut, des mitrailleuses, des pistolets et des lances-roquettes. Les Nations-Unies ont aussi permis l'envoi de 175 instructeurs russes, qui ont posé leurs valises à Berengo, l’ancien palais de l’Empereur Bokassa, à 60 kilomètres au sud-ouest de Bangui. Leur mission : former 1300 soldats centrafricains. “Tout se fait dans la transparence”, affirme Firmin Ngrebada, directeur du cabinet du Président centrafricain, Faustin-Archange Touadera.

 

 Le tableau, en vérité, est complexe. Le pays, en crise, a connu une nouvelle flambée de violence en 2017. Un cinquième de la population est déplacée ou réfugiée. Les groupes armés s’affrontent pour capter les ressources (bétail, minerais, etc) tout en combattant les soldats de la Minusca (les forces Onusiennes) très critiquée dans le pays et en sous-effectif. Et la France, occupée au Sahel, ne veut pas entendre parler d'une nouvelle opération Sangaris, qui s’est déroulée en pleine guerre civile, entre 2013 et 2016. Pour le gouvernement Centrafricain, en fâcheuse posture, ce soutien militaire russe tombe à pic. Pour les Russes, il s'inscrit en fait dans une stratégie d'influence profonde. Un conseiller spécial en sécurité, Valery Zakarov, a été nommé à la présidence. Les Russes ont également rencontré des chefs de groupes armés rebelles dans tout le pays. Ils ont intégré la garde présidentielle, officiellement pour l’entraîner. Enfin, des entreprises ont été créées à Bangui, dont les ramifications s'étendent jusqu'à un oligarque de Saint-Pétersbourg.

 

« Aujourd'hui, les Russes veulent étendre leur influence loin de leurs frontières, comme en Iran, en Libye, en Syrie, en Irak, analyse Emmanuel Dupuy, chercheur à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE). Et plus leur nouvelle zone d’influence semble éloignée de leur intérêt économique direct, plus leur action frappe les esprits. » 

 

Les aventures russes en Centrafrique ont débuté par une négociation dans le cadre du comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Car, depuis le 5 décembre 2013, la RCA est soumise à un embargo total sur les armes ainsi qu’à un régime de sanctions. Initialement, Bangui s'était adressé à Paris pour équiper ses FACA avant que la Russie ne fasse une contre-offre, lors d'une rencontre à Sotchi, le 9 octobre 2017, entre le Président Touadera et Sergueï Lavrov, le Ministre des affaires étrangères russe.

 

Londres, Paris et Washington avaient exigé, et obtenu, des garanties en RCA avant d'accepter la proposition de Moscou à l'ONU. Mais, « il n'y a pas encore eu de réelle inspection », s'inquiète une source diplomatique. Contactée, l'ambassade russe n'était pas disponible.

 

Premier motif d’inquiétude: l’opacité des opérations. Certains observateurs craignent que Moscou ne fasse entrer d'avantage de matériels, militaire ou non, notamment via la piste d’atterrissage, de Berengo, construite par l'Empereur Bokassa et récemment réhabilité par les forces russes. Avec ses 2,2 kilomètres de long, elle a déjà accueilli au moins un IL-76, et ses 40 tonnes de charge utile potentielle. "Cet aéroport est un trou noir d'information", indique une source diplomatique.

 

Autre motif d'inquiétude : l'implication de forces russes dans une opération militaire de terrain. Ce qui serait une violation de l'embargo de l'ONU. Début avril, plusieurs pick-up de la gendarmerie centrafricaine, chargés à l'arrière d'hommes à la peau blanche en tenue militaire et armés de fusils d'assaut, ont été aperçus dans Bangui, pendant une opération conjointe de la Minusca et des FACA, destinée à démanteler les bases des milices du PK5, un quartier de la capitale.

 

Mais qui sont ces hommes ? Font-ils partie des 175 formateurs envoyés par Moscou, ou sont-ils employés par une société de sécurité privé ? Quoi qu'il en soit, une telle société, liée à la Russie, a été créée à Bangui le 7 novembre 2017, sous le nom de Sewa Securité Service. Elle est gérée par un proche de la présidence, et aurait, selon une source diplomatique, «au moins une structure informelle de coordination » avec Lobaye Invest.

 

Lobaye Invest, une autre entreprise, minière, créée le 25 octobre 2017. C'est un certain Evgueny Khodotov, né le 21 mars 1964, qui la dirige. On le retrouve, grâce à sa date d'anniversaire, sous son nom complet, Evgueny Garrievitch Khodotov, sur le site internet d'un groupe de vétérans de forces de sécurité de Saint-Pétersbourg, dont il est membre. Le même homme dirige aussi M-Finance, dont l'activité principale est "l'extraction de pierres précieuses" parmi 64 autres activités déclarées… 

 

Quelle est la vraie nature de cette entreprise ? Kirill Mikhailov, chercheur dans le collectif russe Conflict Intelligence Team, axé sur l'analyse des activités militaires et mercenaires russes à l'étranger, émet une hypothèse : «Le profil de M-Finance rappelle celui d'Evro-Polis, une société créée pour mener des opérations de mercenariat et pétrolières en Syrie, et affiliée à Evgeniy Prigozhin. Cet oligarque proche de Poutine dirige par ailleurs la tristement célèbre «compagnie militaire privée Wagner» et la «fabrique de trolls de Saint-Pétersbourg. M-Finance étant relativement récent, inconnu, et portant un nom très commun, il pourrait s’agir d'une nouvelle entreprise de façade contrôlée par le même Prigozhin, dirigée cette fois vers des opérations en Centrafrique » 

 

Evgeniy Prigozhin, surnommé le « cuisinier de Poutine » à cause de ses activités de restauration pour le Kremlin, a déjà étendu son influence au Soudan frontalier. La BBC y faisait état de la présence de combattants de Wagner. Et selon deux médias russes, Fontanka et Genline, l'oligarque est relié à la société M-Invest, qui a signé avec le gouvernement soudanais un contrat d'extraction d'or.

 

En Centrafrique, les Russes viennent-ils mettre la main sur les ressources minières, comme on peut l’entendre ? Pas vraiment... Certes, des discussions ont eu lieu avec les groupes armés qui contrôlent les zones diamantifère, aurifères, pétrolifères... La société minière Lobaye Invest a affrété un Cessna 182 qui a effectué de nombreux déplacements à l’intérieur du pays pour les rencontrer. (Selon plusieurs sources concordantes des différents aérodromes, l'avion et ses passagers se sont rendus le 10 février à Birao ; le 16 à Alindao pour rencontrer Ali Darass, chef de l'UPC, dans son fief ; le 24 à Bria, ville diamantifère ; le 25 à Kabo, pour voir Al Khatim, chef du MPC; et enfin, très récemment, le 28 avril à Kaga-Bandoro, chez le FPRC. Des Russes ont aussi rencontré Noureddine Adam au Soudan, un autre chef du FPRC, selon une source haut placée de ce groupe qui ajoute : «On refusera l’offre des Russes tant qu'il n'y aura pas de retombées positives pour la région et que ce ne sera pas fait dans la légalité.")

 

Mais Souleymane Daouda, porte-parole de l'UPC, voit plutôt dans ces volontés minières une sorte de cheval de Troie : “Le projet d'exploitation des ressources avec ces groupes ne va jamais aboutir. Les Russes veulent les endormir. Ils peuvent amener du matériel pour les induire en erreur et les neutraliser ». La “protection des sites industriels” figure en effet dans la raison sociale de Sewa sécurité, qui pourrait donc assurer la surveillance des éventuelles exploitations minières de Lobaye et s'immiscer dans les zones contrôlées par ces groupes armés. “Il n'y a aucune convention minière signée avec les russes, seulement des rumeurs”, objecte Firmin Ngrebada, directeur du cabinet du Président Touadera.

 

Objet de tous les fantasmes, le potentiel minier de Centrafrique demeure difficile à estimer. Il ne constitue pas, de toute évidence, le but ultime de la venue des forces russes. Le diamant ? Vers 2007, au pic de son activité diamantifère -exclusivement artisanale et alluvionnaire- le pays exportait moins de 0,5% de la production mondiale. Même si un rapport conjoint du BRGM et de l'USGS de 2010, chiffrait les diamants inexploités à environ 39 000 000 de carats, soit, remarque le document, « près de deux fois plus que le total de la production historique de diamants exportés de la RCA depuis 1931. »

 

L’uranium ? La configuration géologique du gisement, autour de Bakouma, le rend pratiquement impossible à exploiter (voir encadré). Quant aux nombreux indices (petites quantités) de métaux rares, « il faut s'en méfier, rappelle Hervé Théveniaut, directeur géographique au BRGM. La Centrafrique ne dispose pas de cartographie géologique précise. Les dernières études d'ampleur nationale ont eu lieu dans les années 50 et 60.” Les géologues manquaient donc des techniques modernes pour valoriser le sous-sol de la RCA.

 

"En réalité, les Russes se fichent de capter quelques diamants, ou des petits champs pétrolifères, ou de l'uranium… résume Emmanuel Dupuy, chercheur à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE). Les ressources minières sont un prétexte pour s’implanter.”

 

La Centrafrique pourrait en effet constituer à terme une des vitrines de la réussite de la diplomatie du Kremlin. Pour le Président Touadera, cette aide tombe à pic. "Il a besoin d'un soutien étranger puissant pour reconnaître la légitimité de son action au moment où ses opposants politiques se renforcent, à deux ans et demi de la fin de son mandat, poursuit le chercheur. Car son bilan est faible." Depuis son élection en mars 2016, le Président est critiqué. Il peine à tenir ses promesses de relance de l'économie du pays et de retour à la sécurité. 

 

"La stratégie de Moscou est très opportuniste", analyse Mark Galeotti, chercheur à l'Institut des relations internationales de Prague. «Poutine désire affirmer le rôle de grande puissance de la Russie et, dans sa tête, cela signifie s'impliquer dans des dossiers et des discussions partout dans le monde. Mais la Russie dispose de moyens limités, alors quand ils engagent des ressources, ils attendent une certaine compensation économique”. Les diamants, même s’ils ne constituent pas le but ultime des opérations russes, pourraient couvrir une partie des frais.

 

La présence de la France dans son ex-colonie, de la Chine via des entreprises minières et pétrolière, et des Etats-Unis qui possédaient une base militaire jusqu'en 2017 constituent trois raisons pour les Russes de s'implanter. « La RCA ne revêt pas de valeur stratégique claire pour le Kremlin, ajoute Mark Galeotti. Mais c'est une tactique russe classique: ils « s'injectent » dans des endroits d'intérêt pour d'autres puissances. Puis ils disent: "Maintenant, vous allez devoir traiter avec nous ou nous donner une bonne raison de partir."

 

 

ENCADRE :

 

Que vaut l’uranium de Bakouma ?  

 

Sans cesse évoqué comme une ressource mirobolante, c’est un mirage. Areva a déjà essayé, en vain, d'exploiter ce gisement autour de la ville de Bakouma, dans le sud-est de la RCA, entre 2008 et 2011 à la suite du rachat désastreux d'Uramin. Mission impossible. Le minerai d’uranium, déjà difficile d'accès puisqu'il repose sous des marais, est en effet entouré d’un réseau cristallin, l’apatite, que les techniques minières ne permettent pas de séparer. Mediapart le notait déjà en 2014, en citant un géologue d'Areva et le livre d'un autre géologue du géant nucléaire français, La Mine et les mineurs de l’uranium français. Le chapitre en question se nomme, éloquemment : « Aventure et échec à Bakouma. » Aujourd'hui, le gisement appartient toujours à Areva, mais la Russie a fait connaître son intention de le reprendre, peut-être pour fournir un autre prétexte de s’implanter en RCA

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 23:19
PROGRAMMES DES OBSEQUES DE l'ABBE ALBERT TOUNGOUMALE BABA
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OBSEQUES DE l'ABBE TOUNGOUMALE BABA

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 22:55
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les leaders religieux et la classe politique appellent à l’unité suite au pillage de la mosquée de Ngaragba

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 5 MAI 2018

 

BANGUI,  5 Mai 2018(RJDH)—Plusieurs voix se sont élevées contre le pillage hier de la mosquée de Ngaragba dans le 7e arrondissement de Bangui. Parmi ces voix, Omar Kobine Layama, Dieudonné Nzapalainga et la classe politique centrafricaine qui appellent à l’unité.

 

Le pillage de cette mosquée par des jeunes incontrôlés du secteur intervient après celle de Lakouanga dans le 2e arrondissement suite au regain de violence déclenché le 1er mai avec l’attaque des groupes armés contre la paroisse Notre Dame de Fatima. Les lieux de culte sont sacrés et les Centrafricains ne doivent pas céder à la manipulation. C’est la substance des messages distillés çà et là.

 

Ces jeunes, selon les informations auraient réagi en représailles suite au décès d’une femme du secteur, blessée lors de l’attaque de Fatima et qui a succombé ce 4 mai.  L’annonce de sa mort serait le déclencheur de cet acte que plusieurs autorités locales du secteur dénoncent.

 

Le président de Comité Islamique de Centrafrique l’Imam Omar Kobine Layama joint par le RJDH a regretté le pillage et appelle les Centrafricains à l’unité. «J’éprouve un regret par rapport aux conséquences de cet acte que ces jeunes ont posé. On ne peut pas faire la guerre contre Dieu ; la mosquée tout comme la chapelle ou les églises appartiennent à Dieu et non à une personne. Le pays est déjà par terre, qu’on ne donne pas raison à ceux qui veulent diviser notre pays, les ennemis de la paix. Que l’on ne leur donne pas des occasions en posant de tels actes. Je lance cet appel pour que l’on ne touche pas à une église ni à une maison de Dieu. Nous appelons à l’unité nationale» a-t-il dit.

 

L’Archevêque de Bangui, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, lors d’une visite après le pillage a condamné l’acte porté contre un lieu de culte «nous avons constaté avec désolation qu’un lieu de culte a été détruit; il s’agit de la mosquée de Ngaragba, symbole de la cohésion sociale, puisque beaucoup de chrétiens et musulmans se sont mis ensemble pour la construire. Je voudrais ici saluer le courage des jeunes qui ont voulu résister mais qui n’ont pas pu contenir la furie de ceux qui ont détruit cette mosquée», a-t-il indiqué.

 

Cette destruction des lieux de culte a eu droit de cité dans le débat politique lors de l’interpellation du premier ministre. André Nalké Dorogo appelle les religieux à rester unis. «Au-delà de la douleur, le groupe parlementaire URCA encourage tous les religieux du pays qu’ils soient prêtres, imams ou pasteurs à demeurer plus que jamais unis et solidaires dans leur rôle d’artisans du vivre ensemble», a-t-il souhaité.

 

Le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a, dans son intervention, critiqué l’idée tendant à faire croire que la crise est confessionnelle. «Il ne faut pas vous tromper de combat ; ce n’est donc pas vrai qu’on vous dise que cette crise est confessionnelle. Ceux qui veulent diviser notre pays utilisent ça comme un moyen pour nous diviser. Il faut être prudent et ne pas céder à cela », a-t-il ajouté.

 

Plusieurs personnalités politiques ont aussi condamné les attaques contre les lieux de culte. Bangui a connu un regain de violence depuis le 1er mai, occasion pour ceux qui arrosent les fleurs de la mort d’attiser un conflit identitaire déjà repoussé par une bonne partie de la population.

 

 

Centrafrique : Les réseaux sociaux inondés d’incitation à la haine et fausses nouvelles

 

PAR FLEURY AGOU LE 5 MAI 2018

 

BANGUI, 5 mai 2018 (RJDH)–Depuis l’attaque de l’église Notre Dame de Fatima qui a fait des morts et les représailles à Bangui, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’incitation à la haine. Ces messages postés sont condamnés par les autorités et l’association des blogueurs, malheureusement que le secteur des médias en ligne n’est pas encadré par une loi.

 

Les images, vidéos, discours haineux et les fake news continuent d’empester les réseaux sociaux, surtout Facebook. Des centrafricains trouvent un moyen d’inciter à la vindicte. Certains postent des photos de tuerie pour leur scoop ou font du sensationnel et cela est repris par de grandes chaines internationales qui se reconnaîtront à travers ses lignes.

 

Hier une photo présumée être le corps d’un centrafricain au Sénégal, assassiné en représailles des leurs lynchés mutilés à Bangui a été postée sur Facebook. L’autre fake new est relative à la cérémonie de réconciliation entre Goula et Mbororos à Bria que des personnes rapportent que c’est la descente des Séléka sur Bangui pour créer la peur et intoxiquer. Aussi une rumeur circulant sur Facebook affirme que « deux musulmans ont été tués à l’hôpital de MSF à SICA Saïdou ». Un internaute a appelé à la vengeance après l’attaque de l’église de Fatima.

 

Pareil aussi pour les extrémistes de l’expression qui publient des images et vidéos qui choquent les esprits. Dans la soirée du vendredi, des publications inondaient les réseaux sociaux pour annoncer le pillage du Centre Artisanal ainsi qu’un super marché  au centre-ville. Il ne s’agissait que des fausses alertes.

 

Ces canulars abondent sur les réseaux sociaux et sont amplifiés par des communautés qui les retransmettent en un clic. La technologie est-elle en train de bouleverser notre rapport à la vérité ?

 

Ces agitations extrémistes ont été dénoncées le 04 mai par le Gouvernement. « C’est le moment d’attirer l’attention de tous sur le fait que des personnes mal intentionnées lancent des fausses informations par SMS et sur les réseaux sociaux sans savoir les bonnes informations et dans le but de créer la frayeur », a prévenu le Ministre Kazagui, porte-parole du Gouvernement.

 

Le Haut Conseil de la Communication constate avec regret que les messages incitant à la haine et à la violence se multiplient dangereusement sur les réseaux sociaux. « Ces messages illégaux doivent cesser immédiatement, car ils compromettent les efforts allant dans le sens de la cohésion sociale et de la paix. Le HCC appelle les uns et les autres à la retenue et exhorte toute la population à respecter les lois de la République », a lancé cette institution républicaine.

 

Même son de cloche des blogueurs centrafricains qui dans une déclaration du 03 mai « prient aussi les utilisateurs des réseaux sociaux à la retenue et à s’abstenir de toute publication à caractère haineux ou à la diffusion d’images qui peuvent inciter à la haine ».

 

On  note une volonté du pouvoir et autres institutions à lutter contre ce comportement délictuel, malheureusement qu’aucune loi n’encadre les médias en ligne. Pour l’heure, l’Association des Blogueurs Centrafricains (ABCA) envisage de partir en guerre contre la haine sur les réseaux sociaux.

 

N’est-il pas temps pour les autorités centrafricaines de réguler les médias en ligne ? N’est-il pas temps de rattraper le retard sans porter atteinte à la liberté d’expression ? N’est-il temps de mener un combat collectif contre les rumeurs et discours haineux ?

 

Rappelons que Facebook et Twitter ne suppriment un message qu’après avoir reçu le signalement d’un utilisateur. Que les centrafricains épris de paix signalent les messages haineux. Nous y reviendrons.

 

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 20:49

 

 

Par Dominique Bilde Députée européenne du FN

 

http://www.bvoltaire.fr 

 

L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration…

 

Pays de plus de 4,5 millions d’habitants, la Centrafrique (« RCA ») est un pays dont la production de diamants destinés à la haute joaillerie s’établit à environ 500.000 carats bruts par an. Paradoxalement, la RCA reste classée parmi les premiers pays les plus pauvres de la planète. Au surplus, à la suite du renversement en 2013 du président François Bozizé, la RCA a connu un réel bouleversement. La situation très instable s’est aggravée après le départ du président Djotodia, contraint à l’exil en janvier 2014.

 

Ce chambardement politique a conduit les chrétiens à se constituer en milices connues sous le nom d’anti-balaka, afin de prendre leur revanche suite aux sévices des musulmans de la Séléka. Ce climat a tourné à l’affrontement interreligieux dont l’enjeu est clair : les vainqueurs de ces affrontements auront droit au contrôle des ressources naturelles dont regorge la RCA, notamment les diamants.

 

Le pays ne parvient plus à sortir cette spirale de violences, et ce nonobstant la présence de l’armée française dans le cadre de l’Opération Sangaris, qui a pris fin le 31 octobre 2016, ainsi que de la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique). En effet, début avril, les forces de sécurité centrafricaines en accord avec l’ONU, avaient lancé une opération militaire contre les groupes armés du PK5, principal quartier musulman de Bangui, afin de « ramener la paix » dans le quartier.

 

Le président Touadera, en fonction depuis mars 2016, a fait appel à la Russie pour ramener l’ordre dans le pays. Cependant, cela n’a pas empêché l’attaque de l’église de Notre-Dame de Fatima le 1er mai dernier, prise d’assaut par des hommes armés musulmans en plein office religieux, dans laquelle étaient rassemblés des centaines de fidèles catholiques pour une messe en hommage à Saint Joseph, patron des travailleurs. Le bilan est lourd : au moins 16 morts et 99 blessés (selon la Croix-Rouge centrafricaine). Ce climat « électrique » et ce regain de violences font craindre à beaucoup un embrasement comme la ville n’en a pas connu depuis plusieurs années.

 

La situation précaire du pays fait de celui-ci une cible évidente pour les pays étrangers, que l’envie de contrôle attire. Il faudra que les autorités centrafricaines redoublent de vigilance afin de conserver leur autonomie. L’attribution de missions claires aux intervenants internationaux parait dès lors essentielle. À ce titre, il faudra arrêter la rébellion, retrouver l’intégrité territoriale du pays, ainsi que traduire les chefs rebelles devant la Cour pénale spéciale de Bangui et la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. À ce stade, la RCA va-t-elle tirer son épingle du jeu ?

 

L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration d’ores et déjà inquiétante en Europe, en offrant une illusion de « sauveur » à ces peuples. Une solution plus rationnelle serait de soutenir ces pays dans le développement de leurs propres richesses, plutôt que de s’immiscer dans leurs affaires internes et de se substituer aux autorités en place, ce qui ne peut qu’encourager l’immigration.

 

L’équilibre proposé par ces intervenants étrangers à la majeure partie des pays africains conduit inévitablement à un déséquilibre profond dont les conséquences se répercutent tant au niveau interne africain, par une perte d’indépendance et d’autonomie, qu’au niveau européen par la hausse de l’arrivée de migrants sur le territoire.

 

Lu pour vous : CRISE EN CENTRAFRIQUE : À LA CONQUÊTE DU DIAMANT AU PRIX D’UNE GUERRE CIVILE ?
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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 20:39
LA MINUSCA NEUTRALISE UNE TENTATIVE D’INFILTRATION D’ELEMENTS DU FPRC A DEKOA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

LA MINUSCA NEUTRALISE UNE TENTATIVE D’INFILTRATION D’ELEMENTS DU FPRC A DEKOA

 

Bangui, le 05 mai 2018 – Suite à des informations faisant état d’un mouvement d’éléments du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) entre Ndomété et Dékoa (centre-nord de la République centrafricaine), la Force de la MINUSCA est intervenue dans la localité, le vendredi 4 mai, faisant échec à la tentative d’infiltration. Au cours de l’opération, un hélicoptère  d’attaque de la MINUSCA a pris à partie un véhicule de type pick-up tandis que des patrouilles terrestres ont été conduites sur le terrain.

 

L’opération s’est soldée par l’arrestation d’un élément armé  et la saisie de fusils AK-47 et d’une importante quantité de munitions de petit calibre et de roquettes ainsi que des uniformes et des radios de communication.

 

La Force de la MINUSCA poursuit actuellement son opération entre Ndomété et Dékoa, avec des patrouilles terrestres mais aussi des moyens aériens pour localiser le reste des éléments et s’assurer que toute tentative du FPRC de descendre vers le sud est neutralisée par les casques bleus.

 

La MINUSCA n’a recouru à la force qu’en dernière instance, après que toutes ses efforts de dissuader le FPRC d’entreprendre sa campagne militaire aient été rejetées par les leaders de ce mouvement. . L’opération en cours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA visant la protection des populations civiles et l’élimination de tout risque de déstabilisation des institutions démocratiques du pays.

 

La MINUSCA condamne fermement l’acharnement du FPRC à ne privilégier que la violence armée qui n’a d’autres conséquences que de semer la désolation parmi la population. Face à cela, la MINUSCA réaffirme sa ferme détermination à veiller, aux côtés du gouvernement centrafricain, à la protection et à la défense de l’ordre constitutionnel. A cet effet, elle utilisera tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité des Nations Unies, y compris la force.

 

La MINUSCA rappelle à cet égard la position de principe sans ambiguïté de l’Union africaine, qui s’oppose à toute tentative de prise de pouvoir par des moyens anti-constitutionnels.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

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LA MINUSCA NEUTRALISE UNE TENTATIVE D’INFILTRATION D’ELEMENTS DU FPRC A DEKOA

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 22:47
Communiqué officiel du Gouvernement de la République.

 

 

 

04 Mai

 

Depuis plusieurs jours, les uns et les autres annonçaient des tentatives d’avancées des assaillants de la seleka de Kaga Bandoro vers Dekoa en contournant Ndomété d’une part et par des colonnes de camions.

 
Cependant, le Gouvernement s’est évertué ce jour à tranquilliser les populations par SMS lancés par le ministère de la Communication.

 

Ce vendredi 04 mai 2018 dans l’après-midi, la MINUSCA à fait décoller ses hélicoptères qui ont détruit la totalité des véhicules qui tentaient de faire mouvement vers Dekoa. Plusieurs assaillants ont été neutralisés et d’autres fait prisonniers.


Le gouvernement réitère à la population ses appels au calme et demande à chacun de vaquer à ses occupations comme le font les populations de KAGA BANDORO et insiste pour que les centrafricains ne cèdent plus à la peur distillée volontairement par les uns et les autres manipulateurs.

 

Par ailleurs, le dispositif sécuritaire à Bangui à été renforcé y compris autour du Km5 et il devrait continuer de s’étoffer.

 

C’est le moment d’attirer l’attention de tous sur le fait que des personnes mal intentionnées lancent des fausses informations par SMS et sur les réseaux sociaux sans savoir les bonnes informations et dans le but de créer la frayeur.

 

Le gouvernement exhorte les centrafricains à la mobilisation contre les ennemis de la Nation. L’heure est à être ensemble pour défendre la patrie et non à la division politicienne.

 

Source : Service de communication de la Présidence

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 22:28
L'armée américaine interdit les téléphones Huawei et ZTE à son personnel
L'armée américaine interdit les téléphones Huawei et ZTE à son personnel

 

 

 

Washington - AFP / 04 mai 2018 19h30 Le personnel des bases militaires américaines ne pourra plus acheter de téléphones des marques chinoises Huawei et ZTE en raison des risques de sécurité "inacceptables" présentés par ces appareils, a affirmé vendredi le Pentagone.

"Les appareils Huawei et ZTE peuvent présenter un risque inacceptable pour le personnel, les informations et les missions militaires", a déclaré un porte-parole du Pentagone, Dave Eastburn.

"Au vu de cette information, il n'était pas prudent" pour les magasins gérés par l'armée dans les bases américaines à travers le monde "de continuer à les vendre", a-t-il ajouté.

L'ordre de retirer les appareils Huawei de ces magasins a été donné le 25 avril, selon lui.

"En raison des inquiétudes liées à la sécurité concernant les téléphones portables et autres produits ZTE, les magasins (du Pentagone) ont également retiré les produits ZTE", a-t-il précisé.

Le responsable n'a pas donné de détails sur les aspects techniques de ces menaces potentielles mais, d'après le Wall Street Journal, le Pentagone craint que le gouvernement chinois ne piste ses soldats en utilisant des produits Huawei et ZTE.

Le porte-parole de Huawei, Charles Zinkowski, a affirmé que les appareils de la compagnie respectaient les normes les plus élevées en termes de sécurité et de confidentialité dans tout pays où elle opère, y compris aux Etats-Unis.

"Nous restons attachés à l'ouverture et à la transparence dans tout ce que nous faisons et nous voulons dire clairement qu'aucun gouvernement ne nous a demandé de compromettre la sécurité ou l'intégrité de nos réseaux ou de nos appareils", a-t-il dit dans un communiqué.

Contacté par l'AFP, ZTE n'avait pas réagi dans l'immédiat.

En janvier, le Pentagone avait indiqué qu'il était en train de revoir ses règles concernant les applications mobiles liées à la santé et les objets connectés, après que la compagnie Strava eut publié une carte compilant les activités de ses utilisateurs.

En Irak et en Syrie, on pouvait facilement voir des foyers d'activité là où se trouvent des bases militaires, indiquant vraisemblablement des parcours de jogging ou de marche.



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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 22:13
Centrafrique: l'aide de camp de l'ambassadeur soudanais abattu "par erreur" à Bangui

 

 

INCIDENT GRAVE ENTRE UNE PATROUILLE DE POLICE ET UN GARDE DU CORPS DE L'AMBASSADE DU SOUDAN ENTRAÎNANT MORT D'HOMME

 

Comme chacun le sait et suite aux derniers événements dans la capitale, les patrouilles et opérations de police sont renforcées et multipliées, ainsi que le souhaitent les centrafricains.

 

C'est lors d'une de ces patrouilles que les éléments de l'OCRB ont aperçu entre l'ENAM et Le National Hotel, un individu dans son véhicule, porteur d'une arme. A sa tentative d'interpellation, l'intéresse a démarré en trombe, répondant par des tirs.

 

Les policiers l'ont poursuivi jusqu'à ce qu'il soit entré dans une résidence officielle du Soudan et finirent par abattre le suspect identifié par la suite comme un garde du corps à l'ambassade du Soudan.

 

Bureau du Porte-parole du Gouvernement.

 

 

 

http://www.lalibre.be  vendredi 04 mai 2018 à 22h19 à BANGUI (CAF)

 

L'aide de camp de l'ambassadeur du Soudan en Centrafrique a été tué vendredi à Bangui, visiblement par erreur, par des hommes de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), a-t-on appris de source gouvernementale.

 

L'aide de camp avait été repéré par les hommes de l'OCRB avec une arme dans sa voiture. Ils l'ont alors pris en chasse et l'ont abattu alors qu'il venait de rentrer à son domicile, une enceinte diplomatique soudanaise, selon cette source.

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s'est rendu sur les lieux pour présenter ses excuses au Soudan, à la suite de cet incident qui s'apparente à une "bavure" des hommes de l'OCRB.

 

La situation a été très tendue tout au long de la journée de vendredi à Bangui à l'occasion d'une journée "ville morte" décrétée par la société civile. Un mouvement intervenu après des violences impliquant des chrétiens et des musulmans qui avaient fait 24 morts et plus de 170 blessés. (Belga)

 

© 2018 

 

 

Tension à Bangui à l'occasion d'une journée "ville morte"

 

Bangui - AFP / 04 mai 2018 18h49 La tension a été vive tout au long de la journée de vendredi à l'occasion d'une journée "ville morte" décrétée par la société civile à Bangui, où la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a été prise à partie, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs barricades ont été érigées à divers endroits de la capitale centrafricaine, dont le quartier musulman du PK5 isolé du reste de la ville. Des habitants en colère ont également bloqué des véhicules et des membres de la Minusca, avec une attitude hostile à leur égard.

Face à la crainte de subir la vindicte populaire, au moins 12 personnes blessées en début de semaine au PK5 ont refusé de sortir du centre de soins de la Croix rouge centrafricaine situé dans ce quartier.

Cette tension est survenue après des violences qui ont fait 24 morts et plus de 170 blessés mardi et qui font craindre une résurgence d'affrontements intercommunautaires à grande échelle.

Au nord de Bangui, des hommes appartenant au groupe armé du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) ont été arrêtés à Dekoa, localité située sur la route menant de Kaga Bandoro à la capitale, a annoncé vendredi le Premier ministre Simplice Sarandji devant l'Assemblée nationale.

Mi-avril, deux des principaux groupes rebelles armés issus de l'ex-Séléka prétendant défendre les musulmans, dont le FPRC, avaient menacé de lancer une offensive sur Bangui depuis Kaga Bandoro.

Selon une source onusienne, plusieurs véhicules chargés d'éléments du FPRC ont été repérés vendredi matin dans un village non loin de Dekoa.

"On les a vu entrer, ça a semé la panique chez la population", a témoigné un habitant. 

Plusieurs postes renforcés constitués de sacs de sable ont récemment été installés sur la route de Bangui à Damara, ville située à 70 km au nord de Bangui, axe menant jusqu'à Kaga Bandoro en passant par Dekoa, à constaté l'AFP.

Le spectre d'affrontements entre musulmans et chrétiens ou animistes a resurgi depuis les violences perpétrées à Bangui mardi.

L'élément déclencheur a été l'interpellation par des forces de défense et de sécurité centrafricaines de "Moussa Empereur", un élément d'une milice du PK5.

Une église a dans la foulée été attaquée par des hommes armés venus du quartier musulman, causant la mort de plusieurs civils et d'un prêtre, l'abbé Albert Tougoumalé-Baba.

Une enquête a été ouverte et une cellule d'investigation mise en place par la justice centrafricaine.

Selon la Minusca, l'attaque de l'église était une "réaction à l'interpellation" de "Moussa Empereur", mais selon le gouvernement, elle était "une action planifiée" depuis plusieurs jours.

Selon plusieurs témoignages recueillis par l'AFP, les miliciens du PK5 n'ont pas ciblé l'église en tant que telle, mais des forces de l'ordre qui s'étaient réfugiées à l'intérieur.

Planifiée ou non, l'attaque de l'église a déclenché une vague de colère à Bangui, et a fait resurgir le spectre des violences communautaires dans le pays, rappelant les années 2013-2014.

Des violences avaient éclaté après la descente sur Bangui de la rébellion de la Séléka, composée de nombreux musulmans, qui avait renversé le président François Bozizé. Des milices "antibalakas", essentiellement chrétiennes et animistes, s'étaient ensuite constituées pour combattre la Séléka qui menait une politique de terreur dans la capitale centrafricaine.

Une intervention internationale, onusienne et française (Sangaris) dans Bangui et en province avait ensuite considérablement réduit le niveau des violences. Lesquelles ont peu à peu repris depuis le départ des soldats français, en octobre 2016.


(©)

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 16:59

 

 

 

https://www.franceculture.fr   04.05.2018 (MIS À JOUR À 17:02)

 

Nous avons reçu Rémy Ourdan, grand reporter du Monde, qui nous revient tout juste de Centrafrique. Le journaliste de guerre était à Bangui où plane la menace grandissante d’une attaque 

 

Rémy Ourdan revient de Centrafrique, un pays qu'il suit depuis plusieurs années. Il s'est notamment rendu sur place en 2013. A cette époque, le pays avait sombré dans la guerre civile conduisant la communauté internationale à envoyer, en 2014, via l’ONU, une mission de stabilisation du pays, la Minusca. Cette mission de l’ONU qui est beaucoup critiquée et dont il sera —entre autre— question aujourd’hui puisqu’elle est au cœur du regain de violence qui touche le pays.

 

Écouter

Écouter Interview de Rémy Ourdan - revenu de Centrafrique

 

 https://www.franceculture.fr/geopolitique/rrrr

 

Interview de Rémy Ourdan - revenu de Centrafrique

 

En effet, les 8 et 10 avril dernier, à Bangui, deux opérations militaires de la Minusca dirigées contre le QG d’un chef de guerre, le général Force  —dans le quartier « PK5 », l’enclave musulmane de la ville— se sont soldées par un échec total. Ceci, non seulement car le général Force était prévenu et avait disparu, mais surtout en raison de la mort d’une vingtaine de personne et une centaine de blessés provoqués par cette opération compromise dès son lancement. 

 

Depuis, la capitale, qui semblait connaître un calme relatif depuis presque 1 an, sombre à nouveau dans la violence confessionnelle. 

 

Remy Ourdan: "Aujourd'hui des gars patrouillent à moto avec des kalashnikov et des machettes, qui n'appartiennent pas aux forces de sécurité. Ce sont des anti-balaka."

 

Remy Ourdan évoque également la présence opaque des Russe qui ont pris en charge la sécurité de la présidence, occupent Bangui avec des forces armées et prennent des rendez-vous dans des zones rebelles. Comment expliquer cette présence russe ?  Une chose est sûre, ce débarquement spectaculaire soulève de nombreuses questions. 

Rémy Ourdan: "A Bangui, des gars patrouillent désormais à moto avec des kalachnikovs et des machettes"

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