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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:26

 

 

 

http://adiac-congo.com/ Vendredi 30 Octobre 2015 - 14:00

 

Bangui connait à nouveau un cycle de violence, avec des affrontements entre groupes armés depuis le jeudi 29 octobre. Pour les autorités de la transition, il n’y a pas de doute, les « Nairobistes » autrement dit, les partisans de François Bozizé et Michel Djotodia sont à l’origine de ces atrocités.

 

Les dernières tueries de Bangui ont eu des répercussions politiques notamment avec les limogeages du ministre de la Défense et de l’intérieur. «Il s’agit des responsables et leaders politiques qui se sont réunis mi-avril 2015, à Nairobi, au Kenya. Leur but est de créer le chaos pour prouver que rien ne marche dans le pays, afin qu’ils  reprennent la commande du pouvoir dans le cadre d’une troisième transition. J’appelle le peuple centrafricain au calme et à la retenue, et surtout à rejoindre l’union sacrée de la transition qui est la paix et l’organisation rapide des prochaines élections », a déclaré le tout nouveau ministre centrafricain de la Justice, porte-parole du gouvernement Dominique Said Panguindji.

 

Cette recrudescence de la violence est survenue après l’attaque d’une délégation de l’ex-séléka, de la fraction  de l’UPC, à Bangui, la semaine dernière par des anti-Balaka.   La coordination de l’UPC dont le quartier général se trouve à Bambari, au centre du pays, est montée au créneau pour dénoncer l’inaction de Bangui. « Cette délégation est venue dans le cadre du dialogue et n’est pas venue armée. Ils ont été attaqués par des voyous et leurs commanditaires sont des lâches. L’UPC a demandé au gouvernement de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé, de retrouver les deux personnes disparues et, au pire des cas, leurs cadavres », a réclamé Souleymane Daouda, conseiller politique de l'UPC.

 

 « La responsabilité du gouvernement ne saurait être engagée. C’est un acte de banditisme. Le gouvernement n’a pas été avisé de ce déplacement, sinon les mesures d’ordre sécuritaire auraient été prises, puisque ce secteur est réputé très hostile  », a répondu le porte-parole du gouvernement. Par ailleurs, « Le gouvernement entend envoyer une mission à Bambari pour essayer de clarifier la situation et pour que d’autres violences ne puissent pas être exercées. Le gouvernement mettra tout en œuvre en vue de faire toute la lumière sur l’assassinat du porte-parole de l’UPC », a-t-il indiqué.

 

Fiacre Kombo

Violence en Centrafrique : les ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia pointés du doigt
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Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 03:19

 

 

 

Par ledjely.com le 30 octobre 2015

 

La crise centrafricaine serait-elle devenue insoluble ? Cette question, il faut bien se la poser, avec les flambées de violences qui y sont enregistrées de manière récurrente. Ainsi, après un regain de tension qui, en fin septembre, avait fait de nombreuses victimes, y compris parmi les humanitaires, la journée d’’hier a également été émaillée de turbulences. Le quartier du PK5, enclave musulmane de Bangui, cristallise toujours la haine inter-confesssionnelle que les oiseaux de mauvais augure s’efforcent d’instrumentaliser pour avoir raison de la transition chancelante. Les instigateurs de la manœuvre demeurent dans l’ombre, mais il est évident qu’ils n’ont aucun intérêt à la pacification du pays et au retour à l’ordre constitutionnel.

 

Au vu des violences à répétition qui éclatent en Centrafrique, il ne sert à rien de se cantonner en la description fidèle et plutôt simpliste des drames qui se vivent notamment à Bangui. Si l’on veut stopper la spirale de décompte macabre que connait ce pays depuis la chute de François Bozizé, on devrait s’efforcer de trouver les démons qui, au-delà des bouc-émissaires et des faire-valoir, s’acharnent sur cette portion décidément maudite du continent africain. Parce qu’en réalité, il ne s’agit pas là de troubles occasionnés par de petits voyous qui chercheraient juste à provoquer une situation leur permettant de se remplir les poches. C’est d’un plan aux enjeux énormes et aux acteurs très haut placés dont il s’agit.

 

Deux pistes sont alors possibles et mêmes probables. Une première voudrait que ces violences récurrentes soient alimentées par des acteurs redoutant leur éloignement du centre de décision, mais qui ont cependant conscience qu’ils n’ont aucune chance avec des élections libres, crédibles, transparentes et apaisées. Les manœuvres ainsi en cours seraient destinées à remettre en cause le processus de transition avec comme objectif ultime de détrôner la présidente Catherine Samba Panza. L’idée serait de mettre à profit la confusion qui s’en suivrait pour placer dans le processus des hommes qui pourraient, au moment opportun, jouer des rôles à eux assignés. Selon ce premier scénario, les violences actuelles pourraient être nourries et entretenues par aussi bien les Seleka que les anti-Balaka, si ce ne sont les deux qui se mettent dans une sorte d’alliance dictée par les intérêts convergents de l’heure.

 

La seconde hypothèse dont l’objectif est identique à celui du précédent scénario serait que toutes ces violences aient pour causes ultimes des intérêts économiques dont les ramifications toucheraient jusqu’à des multinationales à travers le monde. Au centre de l’enjeu, se trouveraient alors des réserves pétrolières dans la zone frontalière entre la RCA et le Tchad. Comme cela se passe actuellement en Libye et comme ça l’est très souvent dans l’est de la RDC, on sait que les troubles sociopolitiques sont plutôt propices à l’exploitation clandestine des ressources naturelles des pays africains. Au-delà des déclarations de principe, les multinationales avec l’appui explicite ou l’autorisation tacite des grandes puissances, peuvent faire ce qu’il faut pour ne pas que les pays africains, riches en ressources du sol et du sous-sol, soient dotés d’Etats forts qui soient capables d’exercer leur souveraineté effective sur l’ensemble de leurs territoires respectifs. Logiquement, dans ce cas aussi, il serait compréhensible que le probable retour à l’ordre constitutionnel soit perçu avec une certaine appréhension.

 

Ces éventuelles raisons au caractère interminable de la crise centrafricaine, les autorités ont l’impérieuse nécessité de les identifier et de les affronter avec courage et détermination. Autrement, les morts continueront à s’amonceler à Bangui et dans les autres régions du pays et le fossé entre musulmans et chrétiens, à se creuser sans cesse.

 

Boubacar Sanso Barry 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : Le démon dans les parages
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Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 01:32

 

 

 

Par RFI 30-10-2015 à 00:19

 

Plusieurs personnes ont été tuées ce jeudi dans un cycle de violences et de représailles autour du PK5, l'enclave musulmane de Bangui. Ce soir, à la tombée de la nuit, les coups de feu se sont tus. Mais la journée a été une nouvelle fois très tendue.

 

Ce soir, des centaines de personnes passent la nuit sur des sites de déplacés dans les quartiers sud de Bangui ou à Bimbo, à la sortie de la capitale. Elles ont fui leurs maisons alors que des miliciens venus du PK5 tentaient une incursion dans les quartiers de Fatima et Kina, incendiant des habitations, avant d'être repoussés par la Minusca. Cette colère a été déclenchée par le lynchage de plusieurs musulmans en début de journée. D'autres personnes ont été assassinées en représailles. Mais impossible d'établir un bilan complet.

 

La Croix-Rouge centrafricaine a conduit vers les hôpitaux une vingtaine de blessés aujourd'hui. « Lors d'un de ces trajets, une de nos équipes a été violemment attaquée sur le pont Jackson. Nos trois membres ont été grièvement blessés, déplore le président de la Croix-Rouge centrafricaine Antoine Mbao BogoÇa devient quasiment impossible pour les humanitaires de travailler en Centrafrique. »

 

La capitale centrafricaine est à cran depuis les violences qui ont suivi, lundi, l'assassinat de deux membres d'une délégation de l'UPC, une faction de l'ex-Seleka basée à Bambari, venus à Bangui discuter avec les autorités. L'UPC accuse le gouvernement de ne pas avoir protégé sa délégation et de n'avoir rien fait pour trouver les coupables ou récupérer les corps.

 

Suite aux violences qui se multiplient à Bangui depuis septembre, la présidence centrafricaine a annoncé ce jeudi un remaniement ministériel. A la Défense, Marie-Noëlle Koyara est ainsi remplacée par Joseph Bidoumi, un militant des droits de l'homme, tandis que Chrysostome Sambia, général de gendarmerie, remplace à la Sécurité publique Dominique Saïd Panguindji, nommé à la Justice.

 

RCA: flambée de violence à Bangui, la Croix-Rouge attaquée
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 01:21

 

 

 

En l’espace de 18 mois de règne, dame Samba-Panza vient d’opérer son troisième remaniement gouvernemental ; en moyenne une fois chaque 6 mois donc. Le dernier en date a-t-il sa raison d’être ? Serait-il le fruit de la concertation organisée après les malheureux événements des 26 et 27 septembre 2015 qui ont endeuillé de centaines de familles centrafricaines? Ce remaniement, à mon humble avis, n’a pas de sens et ne pourra apporter une solution durable au problème que traverse le pays. Si Dame Samba-Panza pense que cela constitue une panacée à la crise interminable qu’endurent les centrafricains, c’est qu’elle se trompe. Malgré les efforts accomplis dont elle-même ne cesse de faire l’éloge: Accord de Brazza, Consultations à la base, Forum national et plus récemment les concertations avec « les forces vives de la nation »,  la crise ne fait qu’empirer au point où le centrafricain ne se reconnaît plus dans ce système en déperdition. L’observation de la vie quotidienne donne l’impression que l’autorité de l’Etat a disparu laissant la place à une jungle où le plus fort règne et impose sa loi.

 

Tout porte à croire que Bangui, ville d’environ 1 million d’âmes est une mégalopole de plus de 10 millions d’habitats difficile à contrôler pour y faire régner la sécurité et la paix tant attendues. Les raisons sont très simples. Elles sont au nombre de trois : l’incompétence, la nonchalance et la complicité.

 

Incompétence parce que tous les ministres en charge de la défense et de la sécurité n’ont jamais brillé par leur fermeté en exploitant les éléments d’information que leur livrent les RG intérieurs. Ils sont beaucoup plus enclins à en faire leurs oreillers. Ils rendent compte à la reine en se réveillant que « tout va bien ». Tous les malfrats qui écument Bangui et les villes de l’arrière-pays sont connus de nom et de face. Mais ils sont intouchables car légitimés par le pouvoir en place. Ils reçoivent plutôt des primes en sacs de banco plein de CFA. Dès qu’ils finissent de consommer ils reviennent à la charge pour être reçus en priorité et demander à nouveau leur prise en charge pendant que les travailleurs, producteurs de richesses piaffaient en attendant le versement de leurs maigres dus. Ainsi dame la présidente a usé des mêmes stratégies de son prédécesseur Bozizé qui, en voulant étouffer les rebellions, a passé son temps à verser des liasses d’argent aux seigneurs de guerre croyant que cela pourrait éteindre les velléités de conquête de pouvoir développées par les différentes poches de résistance contre son règne et parallèlement mâtait l’opposition démocratique qui ne demandait que la liberté et l’Etat de droit. La suite tout le monde le sait. Lorsqu’on est incompétent et qu’on use de la corruption et de la gabegie pour gouverner, la manœuvre aboutit à un coup d’épée dans l’eau. 

 

Nonchalance parce que le gouvernement n’a jamais été prompt face à une situation difficile. Il ne joue qu’au pompier qui parfois intervient avec une citerne vide et se contente d’emboucher son mégaphone pour dire à la victime de se calmer pendant que sa maison brûle. Lorsqu’un gouvernement manque de fermeté se montrant incapable d’anticiper sur les événements et attend tout de l’extérieur pour la résolution des problèmes les plus élémentaires de la cité, c’est un gouvernement moribond, mollusque et bon à rien. On en a vu durant ces 19 mois. Pensant mieux mieux faire on le renouvelle et on reprend à zéro. Sisyphe au pied de bazabangui !

 

Complicité parce que Dame Samba s’est muée en une mère poule qui a tellement ouvert ses ailes d’ « albatros » à plusieurs poussins et qui finit par envelopper, sans le savoir peut-être, des vipères qui aujourd’hui avalent ses progénitures. Une mère qui accueille et cajole un fils criminel ou  celle qui mange sans vergogne le fruit de rapines de son enfant est une mère complice. Je ne dis pas que Dame Samba-Panza mange avec les Séléka ou les Antibalaka les fruits de leur vol et pillage, mais le fait de les recevoir et par un soi-disant souci d’apaisement, leur confier la charge de l’Etat, c’est plus pire qu’une complicité tacite et un crime contre la République. Elle n’a jamais compris que tout une stratégie est mise en œuvre par ces malfrats et leurs mentors pour rendre ingouvernable le pays. Ceux-là qui ont eu le mandat de le faire connaissent très bien la faiblesse du régime Samba-Panza. La solution n’est pas de remanier le gouvernement mais d’asseoir une politique de fermeté. La fermeté qui ne serait pas l’apanage des hommes frileux, couards à l’affût de gains pour assurer leur retraite dorée en chantant « é té biani é hon na ni », mais des hommes du type de ceux qui ont été au Vietnam, en Indochine et partout pour sauver la France par exemple.

 

Ma grande-sœur tiens bon. Ce n’est pas tard. Sois courageuse et mets un terme rapide à ce qui prévaut. Ta sortie honorable en dépend. Je t’avais applaudie en février 2014 parce que sure que tu allais enfin relever le défi en dame de fer. Mais…

 

Eléonore TITIKAR

Libre tribune : Nième Gouvernement à Bangui par Eléonore Titikar
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:30

 

 

 

L’ambassadeur de la Rca a rappelé ses compatriotes de la région de l’Adamaoua à l’ordre.

 

Venu dans la région de l’Adamaoua dans le cadre du calendrier électoral établi pour recenser ses compatriotes en vue des élections qui se dérouleront bientôt en République centrafricaine, l’ambassadeur désigné de la Rca au Cameroun, son excellence Beti Martial Maracace, a saisi l’occasion pour s’adresser de manière ferme à ses compatriotes par rapport à leur infiltration dans les bandes criminelles. Selon des sources sécuritaires au Cameroun, lors des opérations militaires, parmi les bandits pourchassés, des hommes de nationalité centrafricaine détenant des cartes de réfugiés sont repérés. Outre ces exactions, ceux-ci sont impliqués dans le braconnage.

 

Pour l’ambassadeur, ce sont des actes inciviques qu’il condamne : «On ne peut cautionner des criminels ; il faut dénoncer tout cas de soupçon parmi vous. Et surtout respecter les lois du pays d’accueil», s’exprimait-il à l’égard de ses compatriotes. Le rapport de cet entretien tenu avec les siens a été transmis le lendemain aux forces vives de la région de l’Adamaoua. C’était au cours d’une rencontre tenue le 27 octobre dernier dans les services du gouverneur de la région. L’objectif était de rassurer l’opinion nationale et internationale que l’Etat de la Centrafrique est aux côtés du Cameroun dans la lutte contre l’insécurité dans les frontières.

 

L’occasion aura été également donnée au représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) au Cameroun pour lever toute équivoque sur les informations indiquant que ce dernier ne voulait pas coopérer avec les forces de défense en refusant d’accorder une fouille complète dans les sites des réfugiés. «Ce n’est pas exact, les forces de sécurité ont mené des opérations de fouille dans les deux camps, aucune arme n’a été trouvée. Le message que nous laissons chaque jour, c’est de rappeler à ceux-ci qu’ils sont en territoire camerounais et qu’ils doivent respecter les lois du Cameroun. Nous condamnons tout acte visant à apporter le désordre», rassure Khassim Diagne, représentant Hcr au Cameroun. Pour l’heure, la région de l’Adamaoua compte environ 40 mille réfugiés dont 11 mille dans le camp de Borgop, 6 mille à Ngam et les autres se sont intégrés au sein des populations.

 

Compte tenu des élections annoncées d’ici à la fin de l’année 2015, l’urgence est signalée de ce côté, en vue d’enregistrer sur les listes électorales, tous les Centrafricains se trouvant sur le sol camerounais. 107 mille électeurs potentiels sont répertoriés sur l’ensemble du territoire national. Les actions ont déjà commencé par l’enrôlement des réfugiés dans les zones urbaines, notamment Yaoundé et Douala. Après la signature d’un accord tripartite entre le gouvernement camerounais, celui de la Centrafrique et le Hcr, l’opération d’identification biométrique des réfugiés dans les régions, pourrait se tenir du 16 au 18 novembre prochain.

 

© Mutations : Esaie Meidogo Shakur

Lu pour vous : CAMEROUN - INSÉCURITÉ : SOUPÇONS DANS LES RANGS DES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:15

 

 

 

http://www.rtl.fr/ PAR MARC-OLIVIER FOGIEL , CHRISTOPHE CHAFCOULOFF  29/10/2015 À 20:08

 

REPLAY - Présidente par intérim de Centrafrique depuis janvier 2014, Catherine Samba-Panza doit faire face à un regain de violences dans son pays, déchiré par les affrontements intercommunautaires.

 

Un an et demi après le début du processus de transition, la violence est toujours prégnante en Centrafrique après plus de 60 morts depuis septembreCatherine Samba-Panza, présidente par intérim de la République centrafricaine, a lancé un appel à toutes les enfants, "aux groupes armés chrétiens et musulmans", afin d'"essayer de recoller les morceaux de la cohésion sociale qui était en lambeaux." Bien qu'elle se dit "meurtrie" par la situation actuelle après le regain de violences en septembre, elle estime toutefois que "quand on regarde d'où nous venons, on ne peut pas parler d'échec".

 

"Sur le plan sécuritaire, nous avons beaucoup avancé" explique t-elle, précisant que certains "acquis" existent, sur le plan social par exemple avec "l'ouverture des écoles et des hôpitaux". Catherine Samba-Panza considère les violences comme "un coup de massue qui n'a pas tué la volonté des autorités centrafricaines qui sont déterminées à se battre". Des affrontements fin septembre à Bangui, dont Samba-Panza est l'ancienne maire, avaient fait au final 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales ne réussissent à rétablir temporairement le calme.

 

L'ancienne élue de la capitale de Centrafrique explique que sa multiculturalité lui a permis de voir la situation avec "davantage d'ouverture et de compréhension". "Ma proximité avec les jeunes, la société civile, les femmes, m'ont permis de tenir 20 mois à la tête de la transition. Très peu me donnaient plus de 2 mois" détaille t-elle. Si elle admet avoir eu "des moments de découragement", elle explique avoir tenu notamment grâce au "soutien de beaucoup de femmes". "Je tiens à conduire mon pays vers ces élections". "Il nous faut finir avec la transition".

Lu pour vous : Centrafrique : "Quand on regarde d'où nous venons, on ne peut pas parler d'échec" dixit CSP
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 21:05

 

 

 


Bangui - AFP / 29 octobre 2015 19h45 - Les ministres de la Défense et de la Sécurité publique centrafricains ont été limogés lors d'un remaniement gouvernemental qui fait suite aux violences qui ont ensanglanté Bangui depuis septembre, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Deux nouvelles personnalités font leur entrée dans ce nouveau gouvernement, a annoncé à la radio nationale le porte-parole de la présidence, Clément Thierry Tito.

A la Défense, Joseph Bidoumi, magistrat et jusqu'alors président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), remplace Marie-Noëlle Koyara, qui a été la première femme à occuper ce poste depuis sa nomination en janvier 2015.

Le portefeuille de la Sécurité publique revient à un général de gendarmerie, Chrysostome Sambia, ancien directeur général de ce corps sous l'ex-président François Bozizé (2003-2013). Son prédécesseur, Dominique Saïd Panguindji, magistrat, devient ministre de la Justice et conserve son poste de porte-parole du gouvernement.

La plupart des autres ministres conservent leurs postes ou changent de portefeuilles au sein du gouvernement.

Ce remaniement intervient après de vives interpellations par des membres du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) à l'encontre du Premier ministre Mahamat Kamoun lors d'une séance ouverte la semaine dernière, après les violences qui ont secoué la capitale en septembre.

Plusieurs d'entre eux ont ainsi critiqué l'incapacité des forces de défense et de sécurité nationales - démantelées durant la crise et aujourd'hui en restructuration - à enrayer les violences et à protéger la population.

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Un calme relatif était revenu depuis des mois dans la capitale mais les tensions intercommunautaires restent vives et de nombreux groupes armés continuent de sévir.

Fin septembre, de nouveaux affrontements à Bangui ont fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

Au moins sept personnes ont encore été tuées lundi et mardi dans des violences à Bangui, après l'agression de représentants d'une faction de l'ex-rébellion Séléka (à majorité musulmane) par des miliciens anti-balaka (essentiellement chrétiens), selon des sources gouvernementales et militaire.

Ces violences ont entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre.


(©)

 

 

Centrafrique : Remaniement technique du gouvernement Kamoun pour la 4e fois

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 29 OCTOBRE 2015

 

Le gouvernement Mahamat Kamoun vient d’être réaménagé pour la 4e fois ce jeudi 29 octobre 2015. 5 ministres ont changé de portefeuille, 23 gardent leurs départements ministériels, 2 personnes font leur entrée au gouvernement, 3 ministres : Eloi Anguimaté, Théotime Soule Balouwe et Jacques Médard Mboliaedas ont quitté le gouvernement et le ministère de l’éducation fusionné. Ce remaniement intervient après celui du 20 juillet 2015.

 

Ministres d’Etat

 

1-          Ministre d’Etat en Charge du Développement du monde rural : Mme Marie Noelle Koyara (Changement de portefeuille)

2-          Ministre d’Etat en charge de l’Energie et de l’hydraulique : Aristide Sokambi (Changement  de portefeuille)

Ministres

3-          Ministre des transports et de l’aviation civile Arnaud Djoubaye Abazene (Maintien de portefeuille)

4-          Ministre des Finances et du Budget : Assane Abdalla Kadre (Maintien de portefeuille)

5-          Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Francophonie : Samuel Rangba (Maintien de portefeuille)

6-          Ministre de l’Economie, du plan et de la Coopération Internationale, Chargé des Pôles de Développement : Mme Florence Limbio (Maintien de portefeuille)

7-          Ministre de la Défense Nationale, de la Restructuration des  Armées, des Anciens Combattants et Victimes de Guerre : Joseph Bindoumi  (Nouveau)

8-          Ministre du Travail, de la Sécurité Sociale, de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Gaston Makouzangba ((Maintien de portefeuille)

9-          Ministre des Eaux, Forêts, Chasses et Pèches : Charlotte Isabelle Gaudeuille ((Maintien de portefeuille)

10-      Ministre de la Santé et de la Population : Marguerite Samba Maliavo (Maintien de portefeuille)

11-       Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé de la Reforme Judiciaire et des Droits de l’Homme, Porte-parole du Gouvernement: Dominique Saïd Panguindji (Changement de portefeuille)

12-      Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et Régionalisation : Modibo Bachir Walidou (Maintien de portefeuille)

13-      Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises : Gertrude Zouta (Maintien de portefeuille)

14-      Ministre des Mines et de la Géologie : Joseph Agbo (Maintien de portefeuille)

15-      Ministre des Postes, des Télécommunications, Chargé des Nouvelles Technologies : Bounandele Koumba (Maintien de portefeuille)

16-       Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique :  Pr. Bernard Simiti (Maintien de portefeuille fusionné)

17-      Ministre de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration: Général Chrysostome Sambia  (Nouveau)

18-      Ministre de la Communication : Bruno Yapandé (Maintien de portefeuille)

19-      Ministre en Charge des travaux publics, de l’équipement et de l’Aménagement du Territoire : Laurent Clair Malefou (Maintien de portefeuille)

20-      Ministre de la Réconciliation nationale, du dialogue politique et de promotion de la culture civique : Florence Lydie Ndouba (Maintien de portefeuille)

21-      Ministre des Affaires sociales, de la promotion du genre et de l’action humanitaire : Eugénie Yarafa (Maintien de portefeuille)

22-      Ministre de l’Urbanisme et des édifices publics : Dr. Jacques Demanga-Kamoune (Maintien de portefeuille)

23-      Ministre de la jeunesse e des sports : Nicaise Samedi Karnou (Changement portefeuille)

24-      Ministre chargé du secrétariat du Gouvernement et des relations avec les institutions : Guy Marc Mokopete (Maintien de portefeuille)

25-      Ministre du Tourisme, des arts, de la culture et de l’artisanat : Monthe Mauricette Joséphine née Psimhis (Maintien de portefeuille)

26-      Ministre de l’Environnement, de l’Ecologie et du développement durable : Sébastien Wénézoui (Maintien de portefeuille)

27-      Ministre de l’habitat et du Logement : Armel Ningatoloum Sayo (Changement de portefeuille)

28-      Ministre de la fonction publique : Odile Zitongo (Maintien de portefeuille)

Ministres Délégués

29-      Ministre délégué auprès du ministre chargé du développement du monde rural, chargé de l’élevage : Mahamat Taïb Yacoub (Maintien de portefeuille)

30-       Ministre délégué auprès du ministre des finances, chargé du Budget : Célestin Yanindji (Maintien de portefeuille)

31-      Ministre délégué auprès du ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale, chargé des Pôles de développement : Michel Bindo (Maintien de portefeuille).

 

Centrafrique/remaniement: les ministres de la Défense et de la Sécurité limogés
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 20:10

 

 

 

29.10.2015 à 19:30 (AFP) Des tirs nourris ont retenti durant plusieurs heures dans plusieurs quartiers de Bangui jeudi, où des musulmans armés menaient des représailles après la mort de deux d'entre eux, a-t-on appris de source militaire.

 

Selon cette source, les corps de deux jeunes musulmans tués dans la nuit de mercredi à jeudi ont été découverts au matin dans les quartiers Fatima et Nzangoyen, majoritairement chrétiens, dans le sud-ouest de la capitale centrafricaine.

 

En réaction, "des musulmans armés du PK5 (le quartier musulman de la ville, Ndlr) ont mené des représailles contre les habitants de ces quartiers. Des tirs nourris ont duré plusieurs heures", a-t-elle ajouté, précisant que plusieurs maisons avaient été incendiées.

 

Par ailleurs, "plusieurs centaines de personnes avaient fui leurs foyers pour se réfugier dans l'église Notre Dame de Fatima, que les musulmans ont tenté d'attaquer, mais ils ont finalement été repoussés par la force onusienne (Minusca)" et un petit détachement des forces armées centrafricaines, a expliqué la source militaire.

 

Aucun bilan des violences n'était disponible dans l'immédiat, mais selon la même source, "il y a probablement des victimes", au vu de l'intensité des tirs. Les coups de feu avaient cessé en fin d'après-midi.

 

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Des affrontements fin septembre à Bangui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

 

Le niveau des violences a baissé depuis mais les tensions intercommunautaires restent vives dans la capitale et de nombreux groupes armés continuent de sévir, ce qui a entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre.

 

Au moins sept personnes ont été tuées lundi et mardi dans des violences à Bangui, après l'agression de représentants d'une faction de l'ex-rébellion Séléka (à majorité musulmane) par des miliciens anti-balaka (essentiellement chrétiens), selon des sources gouvernementales et militaire.

 

© 

Centrafrique: tirs nourris et nouvelles tensions intercommunautaires à Bangui
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 19:42

 

 

Centrafrique/remaniement: les ministres de la Défense et de la Sécurité limogés


Bangui - AFP / 29 octobre 2015 19h45 - Les ministres de la Défense et de la Sécurité publique centrafricains ont été limogés lors d'un remaniement gouvernemental qui fait suite aux violences qui ont ensanglanté Bangui depuis septembre, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Deux nouvelles personnalités font leur entrée dans ce nouveau gouvernement, a annoncé à la radio nationale le porte-parole de la présidence, Clément Thierry Tito

A la Défense, Joseph Bidoumi, magistrat et jusqu'alors président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), remplace Marie-Noëlle Koyara, qui a été la première femme à occuper ce poste depuis sa nomination en janvier 2015.

Le portefeuille de la Sécurité publique revient à un général de gendarmerie, Chrysostome Sambia, ancien directeur général de ce corps sous l'ex-président François Bozizé (2003-2013). Son prédécesseur, Dominique Saïd Panguindji, magistrat, devient ministre de la Justice et conserve son poste de porte-parole du gouvernement.

La plupart des autres ministres conservent leurs postes ou changent de portefeuilles au sein du gouvernement.

Ce remaniement intervient après de vives interpellations par des membres du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) à l'encontre du Premier ministre Mahamat Kamoun lors d'une séance ouverte la semaine dernière, après les violences qui ont secoué la capitale en septembre. 

Plusieurs d'entre eux ont ainsi critiqué l'incapacité des forces de défense et de sécurité nationales - démantelées durant la crise et aujourd'hui en restructuration - à enrayer les violences et à protéger la population.

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Un calme relatif était revenu depuis des mois dans la capitale mais les tensions intercommunautaires restent vives et de nombreux groupes armés continuent de sévir. 

Fin septembre, de nouveaux affrontements à Bangui ont fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

Au moins sept personnes ont encore été tuées lundi et mardi dans des violences à Bangui, après l'agression de représentants d'une faction de l'ex-rébellion Séléka (à majorité musulmane) par des miliciens anti-balaka (essentiellement chrétiens), selon des sources gouvernementales et militaire.

Ces violences ont entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre.


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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 18:28

 

 

 

http://adiac-congo.com/  Jeudi 29 Octobre 2015 - 13:00

 

Les violences qui se succèdent en Centrafrique ne remettent pas en cause le voyage du pape à Bangui le 29 et le 30 novembre, assure le cardinal Parolin.

 

C’est le cardinal, secrétaire d’Etat (premier ministre du pape) qui l’assure : le pape François n’a pas peur ; il ira bien en Centrafrique comme prévu. « Je ne crois pas que le pape ait peur, s’il en était ainsi, il s’abstiendrait d’y aller. Sa première visite en Afrique aura bien lieu (25-30 novembre Ndlr) avec l’étape de Centrafrique ». C’est elle, en effet, qui semble à ce jour la plus problématique. Les épisodes de violences se succèdent en Centrafrique et il ne passe pas de semaine que Bangui, la capitale, ne se signale par des affrontements ou des attaques.

 

« Le pape va partout », souligne le cardinal Parolin. « Il a tenu à aller en Centrafrique dans la situation de conflit dans laquelle se trouve le pays » pour aller y encourager le processus de paix. « Et pour cela, il est prêt à affronter tous les risques. Je sais, il y a des risques éventuels, mais je suppose que si le pape maintient ce voyage c’est parce que les conditions de sécurité sont réunies », a dit,  mercredi, le cardinal, Secrétaire d’Etat en marge d’une conférence à l’université jésuite grégorienne de Rome.

 

« Tout est sous contrôle », assure donc le N°2 du Vatican. « Donc, tout ce qui survient est bien maîtrisé. Le fait que le voyage se réalise signifie que les conditions minimes sont présentes pour qu’il puisse y aller, rester le temps d’accomplir son programme ». Pour lui, le pape tire son courage « dans sa foi et dans son amour pour les gens. Il a tenu que ce voyage en Afrique ait lieu avec cette étape de Centrafrique pour les situations de conflit dans lesquelles le pays se trouve, pour adresser une parole de réconfort non seulement aux chrétiens mais aussi à tous pour la construction de la paix », a dit le cardinal Parolin.

 

Rappelons que ce voyage pontifical qui commence le 25 novembre, portera le pape François d’abord au Kenya, puis en Ouganda. Dans le premier pays, il visitera un bidonville de Nairobi, dans le deuxième  sanctuaire marial de Namugongo. C’est là que furent brûlés vifs les premiers martyrs chrétiens de l’Afrique noire, les fameux 21 Martyrs de l’Ouganda, en 1885. Cette année, l’Eglise d’Ouganda entendait donner un faste particulier à la commémoration du 130e anniversaire de cet événement.

 

Lucien Mpama

Voyage à Bangui ? Le pape n’a pas peur, affirme le Saint-Siège
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