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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 02:18
Centrafrique: aide de 24 millions d'euros et livraison d'armes de Paris
Centrafrique: aide de 24 millions d'euros et livraison d'armes de Paris

 

Bangui - AFP / 02 novembre 2018 14h21 - La France va accorder à la Centrafrique une aide de 24 millions d'euros et livrer des armes à ce pays en proie à la violence et à l'instabilité, a annoncé vendredi à Bangui le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

"La France souhaite continuer son partenariat historique avec la République centrafricaine", a déclaré M. Le Drian au cours d'une conférence de presse à Bangui après avoir rencontré le président Faustin-Archange Touadéra.

Dans cet esprit, M. Le Drian a signé des conventions d'aide de 24 millions d'euros en 2018 pour contribuer notamment à des paiements d'arriérés de salaires et de retraites, développer les territoires proches du Cameroun touchés par d'importants déplacements de populations et installer des ponts afin de désenclaver plusieurs régions.

Le chef de la diplomatie française a également annoncé que Paris allait "bientôt livrer des armes" à Bangui, en l'occurrence 1.400 fusils d'assaut destinés à équiper les Forces armées centrafricaines (Faca).

"Nous le faisons dans le cadre strict, respectueux et transparent des Nations unies, dans une transparence totale, à la fois sur l'origine, sur l'acheminement, et sur la livraison", a affirmé M. Le Drian. Il serait selon lui "absurde de former des militaires et de ne pas leur donner, à la suite, les moyens d'assurer leurs fonctions".

Interrogé par l'AFP et Radio France internationale (RFI), le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane, a estimé qu'il "était temps que la France se décide à mettre à disposition des Faca, dans le cadre effectivement strict des engagements internationaux, (...) ces fusils d'assaut, et nous nous en réjouissons".

Afin de rétablir la paix en Centrafrique, M. Le Drian a réaffirmé la position française, à savoir qu'"il n'y a pas d'alternative à l'initiative africaine de paix".

"Il faut maintenant mettre en oeuvre" et "il ne s'agit plus maintenant que de volonté politique et que d'un seul sujet, la sécurité et le bien être de la République centrafricaine", a-t-il dit. "Ceux qui ont d'autres pensées, ceux qui ont d'autres agendas devront en faire les frais", a-t-il mis en garde.

La médiation de l'Union africaine (UA) lancée en juillet 2017 et soutenue par l'ONU ainsi que par les principaux partenaires de la Centrafrique est critiquée par des diplomates et des observateurs pour sa lenteur et son manque d'efficacité.

Une médiation parallèle a été initiée par la Russie, de plus en plus présente en Centrafrique.

Depuis le début de l'année, la Russie a envoyé dans ce pays cinq officiers militaires et 170 instructeurs civils (des mercenaires selon certains experts) et livré des armes à l'armée nationale après avoir obtenu une exemption à l'embargo de l'ONU. 

"La République centrafricaine n'est pas dans une situation de division manichéenne, où il y a des bons ou des méchants", a affirmé M. Doubane. "Ce qui est important pour nous, c'est quelles sont les valeurs communes que nous partageons avec les Etats, quels sont les enjeux de paix et de sécurité en Centrafrique, et comment ensemble, on peut mutualiser les moyens", a-t-il ajouté.

Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire centrafricain vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

A la veille de l'arrivée de M. Le Drian à Bangui, des affrontements entre groupes armés, mercredi à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, ont obligé "plus de 10.000 personnes" à se réfugier à l'hôpital de la ville, selon Médecins sans frontières (MSF).

(©)

 

 

Jean-Yves Le Drian débloque des fonds et annonce une livraison d'armes à la RCA

 

Par RFI Publié le 02-11-2018 Modifié le 02-11-2018 à 18:23

 

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a entamé sa deuxième journée de visite en RCA. Il a commencé par la visite du camp de formation de l'armée des soldats centrafricains de l'EUTM, formation dispensée par les Européens et dont la France prendra la tête en 2019. Puis il a rencontré le président Faustin-Archange Touadéra à la présidence. Des conventions d'aide au développement et à l'humanitaire d'un montant de 24 millions d'euros ont été signées. Mais surtout le ministre a annoncé la livraison prochaine d'armes par la France à la Centrafrique.

C'est une annonce qui était très attendue, mais qui était à peine espérée. Les autorités françaises après de nombreuses rencontres avec le président Touadéra a décidé de s'engager dans une livraison d'arme.

Ce sont 1 400 fusils d'assaut qui seront livrés prochainement par la France à la Centrafrique. C'est ce qu'a annoncé Jean-Yves Le Drian ce matin au palais de la Renaissance. « Des éléments pour permettre aux Faca d'assurer leur mission », a expliqué le ministre français. Et ceci « dans le cadre strict respectueux et transparent des Nations unies » a-t-il précisé.

« Nous le faisons dans le cadre strict des Nations unies, dans le cadre strict du comité des sanctions et dans une transparence totale à la fois sur l'origine, sur l'acheminement et sur l'utilisation. Il serait absurde de former des militaires et de ne pas leur donner à la suite les moyens d'assurer leur fonction », a déclaré le ministre Jean-Yves Le Drian.

La Centrafrique est sous embargo des Nations unies depuis 2013. Un embargo renouvelé pour un an au mois de janvier. La France avait tenté d'effectuer une première livraison qui n'avait pas abouti. La Centrafrique s'était alors tournée vers la Russie, qui a réussi à obtenir la levée temporaire de l'embargo et mené sa première livraison en janvier 2018. Une première livraison qui a créé la polémique. Les armes fournies n'avaient pu, jusqu'à très récemment, être vérifiées.

De nouvelles livraisons d'armes faisaient partie des demandes répétées de la Centrafrique qui est en pleine reconstruction de son armée. Cette armée qui doit être redéployée en région dans l'effort de reconquête des territoires aux mains des groupes armés.

Un sujet de frustration jusqu'à présent. Le ministre des Affaires étrangères Charles-Armel Doubane se fait le porte-parole du président Touadéra « Vous savez que c'est un sujet qui lui tient à coeur. C'est lui le garant de la paix, de la sécurité et de la stabilité en République centrafricaine. La République centrafricaine se construit. Elle construit son outil sécuritaire. Et aujourd'hui, nous travaillons à ce que la République centrafricaine reprenne ses droits régaliens. En son nom, je suis comme lui, le peuple centrafricain est content », a déclaré le chef de la diplomatie centrafricaine.

Une livraison qui doit se faire « très rapidement », a assuré le ministre français.

 

 

 

Jean-Yves Le Drian : "La Centrafrique n'est pas un terrain de jeu"

 

https://actudaily.com

 

Le ministre des Affaires étrangères fait le point sur la situation en Centrafrique dans un entretien réalisé par France 24 à Bangui, capitale du pays. « La situation n’est pas stabilisée », affirme Jean-Yves Le Drian, qui loue aussi « la détermination » des autorités centrafricaines. Le ministre réagit par ailleurs à la présence de la Russie dans le pays, et estime que « la Centrafrique ce n’est pas un terrain de jeu, pas un terrain de compétition ». Et il poursuit : « Le seul sujet qui doit préoccuper ceux qui veulent s’occuper de Centrafrique, c’est le bonheur et l’avenir des Centrafricains, la sécurité de ce pays, son développement. Ils n’ont pas à utiliser potentiellement les difficultés de ce peuple et de ce pays pour s’implanter dans un continent où il y aurait des ambitions voilées. »

Centrafrique: aide de 24 millions d'euros et livraison d'armes de Paris
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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 12:54
Jean-Yves Le Drian assure la Centrafrique du soutien de la France

 

 

Par RFI Publié le 01-11-2018 Modifié le 01-11-2018 à 22:48

 

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a entamé une courte visite à Bangui en Centrafrique. Il n'était pas venu depuis le départ de l'opération Sangaris en octobre 2016.

 

« Nous sommes là dans les moments où cela ne va pas bien, et nous sommes là dans les moments où cela va bien. Et dans les moments où cela ne va pas bien il n'y avait pas beaucoup de monde. Mais j’étais là », a rappelé le ministre des Affaires étrangères français.

 

Nous sommes toujours là. Voici le message passé sur le terrain par Jean-Yves Le Drian. Une rencontre s'en est suivie avec le ministre des Affaires étrangères centrafricain.

 

Comment accélère-t-on le processus de l'initiative africaine pour la résolution de la crise ? C'est la question centrale pour le ministre français. Lancé en mars 2017 le processus prend du temps et des initiatives parallèles comme celle de la Russie à Khartoum en août dernier viennent brouiller un peu plus le contexte.

 

« C'est une des raisons de ma venue, a-t-il souligné. Et la France est évidemment prête à apporter son soutien à partir du moment où la mise en œuvre concrète est décidée et où la France est sollicitée pour tel ou tel aspect de la mise en œuvre. J'aurai des entretiens aujourd'hui et demain à ce sujet qui est le sujet central. Toute autre considération n'a aucun sens. »

 

Une visite importante selon son homologue, Charles Armel Doubane. « Nous attendions cette visite pour permettre de relancer la machine qui était grippée à un moment, a expliqué le ministre des Affaires étrangères centrafricain. Aujourd'hui, quelles que soient les positions différentes, il y a une feuille de route qui a été un choix assumé de la République centrafricaine, ses autorités. Quelles sont vos attentes ? Que la France se réengage comme nombre d'Etats se réengagent aux côtés des Centrafricains et de la République centrafricaine. Et cette visite est pour nous un bon début et nous devons profiter ensemble pour construire ensemble. »

 

Jean-Yves Le Drian doit rencontrer le président Touadéra ce vendredi. La signature de conventions est prévue.

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 12:39
La Russie à la conquête économique de l'Afrique

 

31/10/2018  © France 24

 

L'Afrique, nouvelle terre d'affrontements et de conquête économique pour la Russie? Depuis quelques temps, le Kremlin a choisi de jeter son dévolu sur le continent africain. Ventes d'armes, formations militaires, attrait pour ses sous-sols riches… Quel intérêt pour la Russie de tant miser sur le continent ? Jean-Renaud Fayol, président de la fondation Fondemos, nous apporte quelques précisions.

 

Par Ali LAIDI

 

A voir sur le lien suivant :

https://www.france24.com/fr/lentretien-lintelligence-economique/20181030-afrique-economie-russie-investissements

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 12:33

              

 

    Comme a son habitude, l’histoire de la RCA a connu une foudroyante accélération qui laisse sceptique plus d’un observateurs . L’Assemblée nationale s’est débarrassée de son sulfureux Président pour le remplacer par un autre au prénom chrétien mais islamisé . A l’occasion de cette destitution, un député a tiré dans l’hémicycle sans qu’on sache exactement s’il voulait faire un coup d’Etat, massacrer ses collègues ou seulement les effrayer pour amuser la galerie . Cet épisode rocambolesque révèle au grand jour les tares et les faiblesses de la RCA telle qu’elle va .

  I . Au niveau du législatif

    Le Président de l’Assemblée nationale a acheté sa majorité parlementaire avec « un plat de lentilles » il y a deux ans avec force promesses, monts et merveilles . Les vendus viennent de lui vomir ce plat à la figure et d’une drôle de façon . Décidément, bien mal acquis ne profite pas ! Les « honorables » qui se sont déshonorés ont manifestement préféré sacrifier leur Président que de courir le risque de retourner devant leurs électeurs ! Passons car il y a plus grave dans cet épiphénomène qui eut déjà un précédent en Centrafrique . Après tout, ce mode de gestion de la chose publique n’est pas inscrit dans la loi fondamentale centrafricaine comme au Liban !

    La chose la plus inquiétante est d’apprendre que certains parlementaires se trimballent tranquillement dans les travées de la représentation nationale armés jusqu’aux dents . Qui, de la Minusca, de la police ou de la gendarmerie centrafricaine est chargé de protéger ce lieu sensible de la jeune démocratie ? Pourquoi ce travail a-t-il été négligé en ce jour crucial ? On attend impatiemment des explications et un portique détecteur de métaux !                                                                

     La destitution du PAN a provoqué une onde de choc chez ses électeurs du KM5 et SURTOUT parmi les fameux « généraux » d’opérette de la Séléka . Le PAN serait-il le chef putatif des Séléka ? Ecoutera-il les imams de Bangui et celui de la grande mosquée de l’Arabie Saoudite ?

    Rappelons que primitivement, le rôle du législatif est de faire des lois et de contrôler le gouvernement et non servir de sinécure ou de simple tremplin pour assoiffés du pouvoir et recalés du suffrage universel .

   II. Au niveau de l’exécutif

   Tout le monde parle de la RCA comme d’un pays qui a la chance d’être dirigé par deux professeurs d’université surdiplômés . Ma philosophie politique me pousse à préférer un paysan centrafricain qui aime son pays à un professeur d’université qui louvoie .

   Le Premier Ministre de la RCA est un géographe de formation . Quelle que soit sa spécialisation, comment peut-il ignorer le titre révolutionnaire de Lacoste : « La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre » ? Ce remarquable titre date de 1976 et pose clairement le géographe comme un géopoliticien capable de comprendre et de gérer une situation de crise dans un espace-temps donné . Cela fait plus de deux ans qu’il est Premier Ministre sans compter les cinq autres années où il a servi de directeur de cabinet à l’actuel Président quand ce dernier était à la primature . Alors pourquoi aucun chef de la horde sauvage venue de l’extérieur semer la discorde dans le pays n’est arrêté ? Pourquoi se laisse-t-il narguer par des apatrides sans foi ni loi, des va-nus-pieds devenus aujourd’hui des millionnaires et des milliardaires ? Des gens qui veulent détruire la RCA parce qu’ils n’ont rien à perdre .

    Une fine stratégie aurait dirigé la Minusca non pas à faire la guerre en lieu et place des Centrafricains mais à s’interposer véritablement pour empêcher les tueries quotidiennes . Et si la Minusca ne veut pas jouer ce rôle, il reste toujours la possibilité de partir en signant son forfait de non-assistance à peuple en danger .

    La Minusca pourrait nous aider à construire des écoles, des ponts, des édifices publics en remplacement de ceux détruits par la Séléka , y compris des prisons hermétiques sans quoi  la Cour Pénale Spéciale mise en place à Bangui apparaîtra pour ce qu’elle est : une coquille vide . Les assassins de la RCA n’ont pas peur parce qu’ils savent qu’il n’y a aucune structure pénitentiaire capable de les contenir dans le pays .

    Les ONG doivent se soumettre à un rigoureux cahier des charges correspondant aux besoins actuels et futurs de la RCA qui ne doit pas être un moulin . Les mécontents seront priés de remballer leurs « biloko » …etc . Les règles doivent être centrafricaines !

    Quant au Président de la République, je ne sais pas s’il continue ses cours de mathématiques à la faculté des sciences mais il ferait mieux de faire donner des cours de maths partout sur le territoire, de détruire les immenses panneaux publicitaires qui polluent les grandes villes pour les remplacer par des figures géométriques de manière à instruire son peuple .  Donner des cours à quatre ou cinq étudiants seulement laisse penser qu’il a du temps à distraire ou qu’il est irremplaçable en RCA . De plus, sa présence à la faculté doit générer d’inextricables problèmes de sécurité .

    Si la géographie doit servir d’abord à faire la guerre, les mathématiques sont là pour étudier les proportions, les volumes, les périmètres…La RCA a deux spécialistes dans chacune des deux sciences . Alors pourquoi depuis bientôt cinq ans que les djihadistes stipendiés de l’extérieur ne sont-ils pas encore arraisonnés et jetés en prison ? Plus prosaïquement pourquoi les monuments censés embellir Bangui sont-ils lourdauds, obèses ( soldats) et cette colombe symbole de la paix qui fait penser plutôt au dodo ! Etonnez-vous après cela que le pays ne décolle pas ! Gouverner c’est penser à tout . La RCA va mal …

                                                   David KOULAYOM-MASSEYO  . Le 2 Novembre 2018 .

 LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE COMME ELLE VA   par  David KOULAYOM-MASSEYO 
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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 12:25

 

https://centrafriqueactu.com  2 novembre 2018 

 

Des affrontements entre groupes armés survenus mercredi à  Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, ont obligé plus de 10.000 personnes à  se réfugier à  l’hôpital de la ville, a rapporté jeudi l’ONG Médecins sans frontière (MSF).

Pendant les affrontements, plus de 10.000 personnes se sont réfugiées dans les enceintes de l’hôpital soutenu par MSF, tandis que plusieurs centaines d’autres ont pris la fuite vers la brousse, a indiqué l’ONG dans un communiqué.

Une personne est décédée à  l’hôpital à  la suite de brûlures et vingt blessés ont été pris en charge par MSF, dont dix nécessitant une opération chirurgicale d’urgence, selon MSF.

L’ONG souligne que trois camps de déplacés internes, de nombreuses maisons et le marché central ont été brûlés lors de ces nouvelles violences.

La situation humanitaire dans cette région devient de plus en plus préoccupante après des mois d’une relative accalmie, et cette dernière flambée de violence risque d’affaiblir davantage les communautés déplacées qui manquent de nourriture, d’abris et d’autres biens de base, a indiqué Omar Ahmed Abenza, chef de mission MSF en Centrafrique, dans le communiqué.

Quels groupes armés combattaient ?


Il n‘’était pas possible de déterminer jeudi quels groupes armés ont combattu mercredi dans Batangafo.

Des groupes armés de l’ex-Séléka (coalition à  majorité musulmane qui avait marché sur Bangui en 2013) y sont établis, de même que des milices antibalaka prétendant défendre les chrétiens. Des affrontements entre ces groupes armés ont régulièrement lieu dans cette partie du pays.

Depuis 2013, la quasi-totalité de celui-ci vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d’habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

Une juridiction extraordinaire, la Cour pénale spéciale (CPS) a été mise en place pour juger les crimes commis en RCA depuis 2003. Sa session inaugurale a eu lieu mi-octobre.

 

Source : ABangui

Centrafrique : plus de 10.000 déplacés à  cause des combats de Batangafo (MSF)
Centrafrique : plus de 10.000 déplacés à  cause des combats de Batangafo (MSF)
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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 11:49
RCA: Jean-Yves Le Drian à Bangui sur fond de présence russe
RCA: Jean-Yves Le Drian à Bangui sur fond de présence russe
RCA: Jean-Yves Le Drian à Bangui sur fond de présence russe

 

Par RFI Publié le 01-11-2018 Modifié le 01-11-2018 à 01:34

 

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian entame ce jeudi 1er novembre une courte visite à Bangui en Centrafrique. Une visite particulièrement attendue après les différentes rencontres plus ou moins formelles qui ont eu lieu à l’extérieur du pays entre les autorités centrafricaines et françaises. Une visite française dans un contexte où la Russie prend une place de plus en importante en Centrafrique.

 

Le ministre Le Drian n’était pas venu en Centrafrique depuis le départ de l’opération Sangaris en octobre 2016. Le ministre des Affaires étrangères effectue cette visite après l’annulation à deux reprises de la venue de Florence Parly, la ministre des Armées.

Ce voyage intervient alors que la Russie joue depuis plus d’un an un rôle grandissant en Centrafrique, notamment via son conseiller à la présidence Valérie Zakharov. Elle a obtenu la levée temporaire de l’embargo qui a permis une première livraison d’armes en janvier. La Russie participe aussi désormais à la formation de l’armée centrafricaine.

De plus, les négociations avec les groupes armés menées à Khartoum à l’initiative russe n’ont pas été appréciées de tous. Beaucoup d’acteurs sur le terrain dénoncent le manque de coordination et de transparence de l’action russe.

« C’est le retour de la France », commente une personnalité politique centrafricaine. Un sentiment partagé par beaucoup, bien que la France ne soit jamais vraiment partie. En 2017, elle a apporté des contributions à hauteur de 127 millions d’euros environ, soit l’équivalent d’un tiers du budget de l’Etat centrafricain.

 

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 11:43
Interview du Pr Nguérékata

 

Centrafrique : « la destitution de Karim Meckassoua va éclaircir le paysage politique centrafricain », dixit le Président du PARC Gaston Mandata N’Guerekata.

 

La destitution de l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, la menace des groupes armés contre les agents de l’État, meeting populaire et musclé de Karim Meckassoua au quartier PK5 et l’éventualité d’une nomination d’un nouveau premier ministre, le Président du PARC, l’éminent Professeur Gaston N’Guerekata revient largement sur les actualités brulantes de la semaine au micro du CNC.

 

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur le Président,

 

Gaston Mandata N’guerekata (GMN) : Bonjour monsieur le Journaliste,

 

CNC : Depuis quelques jours, l’actualité politique centrafricaine tourne principalement autour de la destitution du Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua du perchoir. Étant un homme politique influant en Centrafrique et Président du parti PARC, que diriez-vous du vote des députés qui met fin à la fonction du Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua ?

 

GMN :  La destitution du Président de l’Assemblée Nationale est prévue dans les textes fondateurs. Ce n’est d’ailleurs pas une première dans l’histoire de notre pays.

 

CNC : Mais il semble qu’une somme importante a été engagée dans cette opération…

 

GMN :  Vous dites bien « il semble ». Et si c’en était le cas, eh bien qui tue par l’épée périt par l’épée. Je reste tout de même convaincu que parmi les 98 députés qui ont voté pour la destitution du Président de l’Assemblée Nationale, il y a des personnalités intègres et respectables. Maintenant il faut regarder de l’avant.

 

CNC : Selon vous, les raisons évoquées dans la motion visant à destituer Karim Meckassoua sont-elles conformes au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ?

 

GMN: Les tribunaux arbitreront s’ils sont saisis de la question. En tant qu’homme politique, je constate que depuis sa mise en place en 2016, la deuxième institution du pays a connu de nombreux scandales de tous ordres, un leadership partisan et arrogant, aucune avancée dans le vote de lois destinées à ramener la paix dans le pays. Le peuple ne se reconnait pas dans son Assemblée Nationale dont le Président passe plus de temps dans les avions entre Paris et Brazzaville ; il était aussi plus préoccupé à créer et alimenter une guerre de Chefs avec le Chef de l’Etat et son gouvernement plutôt que de jouer un rôle stabilisateur en ces temps de crise.

 

CNC : Meckassoua a tout de même tenu un grand meeting au Km5 pour appeler à la paix.

 

GMN : Un premier meeting depuis 2016, avec des partisans lourdement armes, quelques jeunes innocents payes pour la circonstance, vous appelez ça grand meeting ? Bravo. Et quel était le message ? J’ai écouté l’enregistrement de sa prestation. Aucun mot pour la population du 3earrondissement. Je croyais un moment qu’il allait saisir cette occasion pour dire qu’a défaut des 140 véhicules qui n’arrivent pas l’argent pourrait servir à construire le premier lycée du Km5…Pour notre compatriote, tout est calibré en fonction de ses ambitions personnelles. Il est déconnecté du peuple, à commencer par ceux qu’il représente à l’Assemblée Nationale.

 

CNC : Ne pensez-vous pas qu’il y’a deux poids deux mesures dans la politique du chef de l’État Faustin Archange Touadera lorsqu’on voit dans le gouvernement des ministres comme Théodore Jousso qui sont accusés par le Premier ministre de détournements de deniers publics alors qu’ils ne sont pas toujours inquiétés ?

 

GMN : Je n’ai pas eu connaissance que le Premier Ministre a accusé le Ministre Jousso. Cette allégation vient de certains médias. Il y a tellement de rumeurs en Centrafrique. Les Ministres sont nommés par le Chef de l’Etat. Il les révoque s’il n’a plus confiance en eux. Il n’y a aucune comparaison avec la destitution d’un Président de l’Assemblée Nationale.

 

CNC : Sur le plan sécuritaire, certains groupes militaropolitiques comme le MPC et l’UPC menacent de rompre tout contact avec Bangui et de ne plus reconnaitre Faustin Archange Touadera comme chef de l’État centrafricain après la destitution de Meckassoua. N’est-ce pas que le jeu politique du clan Touadera ne fait que remettre le pays à la case du départ ?

 

GMN : La destitution de Méckassoua va éclaircir le paysage politique Centrafricain. Tous ces imposteurs qui traitent la nuit avec les terroristes et le jour se proclament des démocrates seront démasqués. En réalité Meckassoua était mal inspiré de jeter à la face de ses collègues à l’ouverture de cette session historique ces mots d’une arrogance sans pareil : « Je ne me laisserai pas faire ». Il avait fini par repousser certains qui hésitaient encore sur la question. Enfin et surtout, il aurait mieux fait de se retirer en toute dignité, mais son ego était si fort qu’il n’avait pas vu la détermination des élus du peuple.

 

CNC : Monsieur le président, des informations qui circulent depuis quelques semaines sur une probable prochaine nomination d’un nouveau premier ministre de confession musulmane. Que diriez-vous de ce schéma politique qui ressemble étrangement à celui de la transition dirigée par madame Catherine Samba-Panza ?

 

GMN: Je suis opposé a toute idée de nomination sur une base sectaire. Seul le mérite devra prévaloir au choix de nos dirigeants. On nous avait fait croire qu’avec un Premier Ministre ou un Président de l’Assemble Nationale musulman, la paix reviendrait de facto. Que neni. La question religieuse est un fond de commerce pour politiciens véreux. Sur 41 députés ayant voté contre la destitution de Meckassoua 38 sont des chrétiens contre seulement 3 musulmans. Maintenant Le Tres Honorable Gon Baba est musulman, élu par plus de 112 voix. Qui dit mieux? Les centrafricains, les vrais centrafricains de souche, ne sont ni anti-musulmans, ni anti-chretiens. Nous avons vécu en harmonie depuis des siecles.

 

CNC : Et si jamais le Président Touadera vous consultait pour le poste du Premier ministre ?

 

GMN : Il y a tellement de compatriotes méritants, y compris l’actuel locataire de la tour Pétroca, qui a même l’avantage d’avoir la confiance du Chef de l’Etat.

 

CNC : Merci Monsieur le Président.

 

GMN : C’est moi qui vous remercie de l’honneur que vous me faites.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata.

 

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 11:39
Violence aveugle contre les civils à Batangafo et à Bambari
Violence aveugle contre les civils à Batangafo et à Bambari

 

Bangui, le 1er novembre 2018 – La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, condamne avec la dernière énergie la résurgence de la violence dans les villes de Bambari et Batangafo, qui a causé plusieurs victimes et des déplacements forcées de la population. Elle a également mis en danger la sécurité du personnel humanitaire sur place.

 

A deux reprises, le 31 octobre et le 1 novembre, le site de déplacés de la ville de Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, a été incendié. Les tirs d’armes à feu et l’incendie ont jeté dans le plus grand désarroi plus de 27 000 personnes qui étaient déjà extrêmement vulnérables. Elles ont été déplacées à nouveau et ont tout perdu. Des centaines de maisons, latrines, douches ont été détruites. Le marché et quatre Espaces temporaires d’apprentissage et de protection de l’enfant (ETAPE) qui permettaient aux enfants déplacés de continuer une scolarité et de bénéficier d’autres activités pédagogiques ont également été ravagés par le feu.

 

Ces derniers jours dans la ville de Bambari, des violences ont également causé des déplacements d’enfants, hommes et femmes dans une grande précarité. « Il faut mettre fin à cette violence aveugle contre les plus démunis. J’appelle toutes les parties à respecter leurs obligations conformément au droit humanitaire international et à protéger les civiles ainsi que les infrastructures civiles » a déclaré Najat Rochdi

 

La forte tension qui prévaut dans ces deux villes et leurs environs a suscité la suspension temporaire des activités humanitaires dans des secteurs vitaux de la réponse, à l’exception de services de santé d’urgence.

 

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 11:38
Centrafrique : la ville de Bambari perturbée par des tirs à l'arme lourde
Centrafrique : la ville de Bambari perturbée par des tirs à l'arme lourde

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 01-11-2018

 

Des tirs d'armes lourdes et automatiques ont contraint ce mercredi en milieu de matinée les habitants de la ville centrafricaine de Bambari (centre) à rester chez eux, ceux qui étaient dans la zone des tirs ont rejoint les quartiers paisibles, a appris Xinhua mercredi d'une source locale.

D'après cette source, ces tirs ont été entendus ce mercredi dans les quartiers du nord de la ville, obligeant les casques bleus de la mission onusienne MINUSCA et les militaires des forces armés centrafricaines (FACA) à se déporter de ce côté, pour repousser les assaillants. Jusque-là, aucun bilan n'est disponible.

Le maire de la ville, Abel Matchipata, interrogé ce mercredi sur les faits, s'est étonné surtout de la motivation de l'agression. Il se réjouissait pourtant de la réouverture lundi du marché centrale de la ville, occasion qui a suscité beaucoup d'engouement de nombreux commerçants et clients.

Il a regretté que les groupes armés aient de la peine à se conformer au projet du gouvernement et de la communauté internationale, voulant faire de Bambari "une ville sans arme et sans groupes armés".

Après que le gouvernement et la MINUSCA aient chassé en janvier 2017 le chef rebelle Ali Darassa, patron du mouvement dénommé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ils ont choisi de célébrer dans la ville en différé la Journée mondiale de l'alimentation les 15, 16 et 17 novembre prochain.

Pour cela, des opérations de déguerpissement des populations des sites des déplacés internes ont eu lieu. Aussi, la réhabilitation des édifices publics et administrations est en cours, sous la protection des militaires des FACA, que les habitants avaient exigé comme condition sine qua non de leur retour dans leur lieu de résidence d'avant la crise.

Actuellement, casques bleus et FACA effectuent des patrouilles conjointes à Bambari et tiennent des check-points afin d'assurer la sécurité des habitants de la ville. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 11:33

 

Bangui, Centrafrique (ADV) 2018-10-31 – La seconde session criminelle de l’année est convoquée du 19 novembre au 20 décembre 2018. C’est l’annonce faite dans une décision signée du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Flavien Mbata.

La volonté politique de lutter contre l’impunité s’affiche depuis un certain temps. Après la première session de l’année tenue en juillet, le gouvernement convoque à nouveau une nouvelle session afin de juger des présumés auteurs des crimes commis dans le pays.

Selon la décision ministérielle signée le 23 octobre, le tirage au sort des jurés de cette deuxième session criminelle est prévu le 9 novembre 2018. Dix jours après cette date, le début des audiences est attendu alors le 19 novembre 2018.

« Le programme des audiences et la liste des présumés auteurs ne sont pas encore connus », a confié le procureur général près la Cours d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo.

Une trentaine d’auteurs des crimes graves ont été condamnés lors de la première session criminelle de la Cour d’appel de Bangui. Cette session est convoquée alors que la Cour pénale spéciale, une juridiction mixte a aussi lancé sa session inaugurale à Bangui, qui ouvre la voie aux enquêtes.

A travers cette série d’audiences, le gouvernement consacre la lutte contre l’impunité dans le pays où les violations des droits de l’homme sont attribuées pour la plupart aux groupes armés qui écument les villes de province du pays.

 

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV)

Centrafrique : la deuxième session criminelle de l’année convoquée au 19 novembre
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