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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 13:50

 

 

 

Par RFI  06-12-2015  à 01:08

 

En Centrafrique, les candidatures pour la présidentielle n'ont toujours pas été validées, ce qui n'empêche pas les candidats de se lancer dans la campagne. La présidentielle qui doit avoir lieu le 27 décembre. Karim Meckassoua a été le premier à organiser un meeting qui a réuni plusieurs milliers de personnes. Candidat indépendant, il est l'un des rares musulmans à se présenter à cette présidentielle. Il a été plusieurs fois ministre, notamment sous l'ex-président François Bozizé dont il fut un proche.

 

« Si on donne rendez-vous au stade 20 000 places, c'est pour le remplir et pour gagner » : ce sont les mots d'un responsable de l'organisation de la campagne de Karim Meckassoua qui, pour son premier meeting, a vu les choses en grand. Beaucoup de curieux, de partisans et de simples futurs électeurs, à l'instar d'Edith Yakoko laquelle, avant de voter, veut savoir à qui elle à faire.

 

« C'est pas question de me convaincre. Moi j'analyse les candidats, je vois les programmes, je vois les plans d'action. Donc je vais également du côté de Meckassoua pour voir ses plans d'action et si ça m’intéresse je vais travailler pour lui. »

 

Heritir Wambété lui est plus direct. Karim Meckassoua, dit-il, c'est le candidat des jeunes qui comme lui, veulent avancer : « Je vois que dans cette optique là, c'est un grand rassembleur, c'est quelqu'un qui peut être à la fois chrétien et musulman, donc il n'est pas limité seulement à une religion pour ses programmes politiques. Je peux vous citer un exemple. Il avait organisé un match de football sur le terrain de l'Ucatex vers Combattant [quartier de Bangui] et il s'est porté garant car c'est une zone que les musulmans ne traversent pas. Mais il y est allé et ça c'est bien passé. »

 

Beaucoup d'autres candidats, et donc rivaux de Meckassoua, ont également fait le déplacement. Une manière de jauger la concurrence, glisse-t-on en coulisse.

 

La liste des candidatures validées par la Cour constitutionnelle devrait être publiée le 8 décembre.

RCA : Karim Meckassoua se lance dans la course à la présidentielle
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Centrafrique-Presse.com
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 22:28

 

 

 

05/12/15 (AFP)

 

La France maintiendra ses effectifs militaires en Centrafrique (900 hommes) jusqu'à ce que le futur président élu soit "en mesure d'affirmer son autorité", a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

S'il s'est félicité du processus électoral en cours, dans l'hebdomadaire Jeune Afrique daté du 6 décembre, le ministre s'est aussi inquiété de tensions récurrentes dans la capitale.

 

"A Bangui, des criminels, plus ou moins manipulés, entretiennent l’insécurité et provoquent en permanence des situations conflictuelles", a-t-il dit.

 

"C’est pour cela que nous avons décidé de ne pas réduire nos effectifs avant que le nouveau président élu soit en mesure d’affirmer son autorité", a-t-il ajouté.

 

Le premier tour de l'élection présidentielle en Centrafrique est prévu le 27 décembre et un éventuel second tour le 31 janvier.

 

La France devait initialement ramener les effectifs de l'opération Sangaris à 700 hommes dès l'automne mais avait reporté cette réduction après de nouvelles violences en septembre dans la capitale centrafricaine.

 

M. Le Drian a mis en garde Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka (coalition à dominante musulmane), et l'ex-président François Bozizé, tous deux soupçonnés de vouloir se mettre en travers du processus politique en cours.

 

"Comme toujours dans ce genre de situations, il y a des éléments nocifs. Mais ils doivent renoncer à cette logique d’agression permanente. S’ils ne le comprennent pas tout seuls, il faudra le leur faire comprendre", a-t-il averti.

 

François Bozizé a été renversé en mars 2013 par la Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale, après de violents affrontements avec des milices chrétiennes "anti-balaka".

Centrafrique : l'armée française maintiendra ses effectifs au-delà de l'élection (Le Drian)
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 22:15

 

 

 

Par RFI  05-12-2015  à 01:40

 

Il y a deux ans, l'opération Sangaris était déployée en Centrafrique pour contrer une situation pré-génocidaire. Aujourd'hui, la situation est plus ou moins apaisée, mais près de 900 soldats français sont toujours déployés dans le pays, en force de réserve.

 

Depuis 2015, la France désengage petit à petit ses troupes du territoire centrafricain. D'une part, parce que le relai a été passé à la force de l'ONU, la Minusca ; d'autre part parce qu'il faut appuyer les autres opérations françaises notamment dans le Sahel. 


En Centrafrique, ils sont encore 900 soldats français essentiellement à Bangui. Toutes les bases en province ont été cédées à l'ONU, à l'exception de celle de Sibut.

 

Une ville stratégique convertie en plate forme logistique qui permet à la force de disposer de carburant et de matériel notamment, dans le centre du pays. Car le mandat de Sangaris est dorénavant d'agir en appui de la Minusca, « elle qui a maintenant le premier rôle dans la sécurisation du pays », rappelle le chef d'état-major de Sangaris, le lieutenant-colonel Grégoire.

 

Il s'agit aussi d'être une force de réaction rapide et efficace en cas de besoin. Notamment grâce aux hélicoptères d'attaque Tigre. Preuve en est début octobre, lors que Sangaris a stoppé une colonne d'ex-rebelles Séléka au niveau de Sibut justement, alors qu'ils tentaient de rallier la capitale.

 

Des sursauts de violences sporadiques à l'approche des élections

 

« La force des Nations unies est maintenant déployée depuis un certain temps ; elle a été déclarée pleinement opérationnelle au mois de juillet. Les progrès qui ont été accomplis sont extrêmement significatifs. J'en veux pour preuve la visite du pape ces derniers jours où il n'y a eu aucun incident majeur à déplorer », poursuit le chef d'état-major de Sangaris.

 

Logiquement, l'effectif devrait être abaissé à 600 hommes, mais les violences de fin septembre et les échéances électorales ont poussé l'état-major à stabiliser les effectifs. 900 soldats français vont donc rester en Centrafrique, au moins jusqu'à la fin du processus électoral. Lors des élections, « le rôle de Sangari sera exactement le même qu'aujourd'hui, à savoir appuyer la Minusca autant que de besoin. Pour la première fois depuis un certain temps, on va avoir des autorités élues, on va pouvoir sortir de la transition. Ces élections génèrent un espoir majeur chez les Centrafricains qui se sont inscrits en masse sur les listes électorales », conclut l'officier Grégoire.

 

Mais si l'ouest du pays connaît une période de calme relatif, Bangui reste tout de même secouée de soubresauts de violence réguliers et l'est, lui, reste sillonné par des groupes armés. Thierry Dumont, chef de mission de Médecins sans frontière Suisse en Centrafrique, explique et tempère le satisfecit des autorités militaires : 

 

« Avec ce qui s'est passé fin septembre et début octobre, on ne peut que constater au niveau de Bangui un retour en arrière. On était sur le point de fermer un certain nombre de sites de déplacés et maintenant, on se retrouve avec fin 2015, des chiffres comparables à ceux qui étaient ceux de fin 2014. Donc ce n'est pas un franc succès de ce côté-là. On a eu entre 40 et 45000 nouveaux déplacés. A l'intérieur du pays, la situation n'est pas non plus excellente. En fait, on a à l'heure actuelle une Centrafrique de l'Ouest, donc le long de la frontière avec le Cameroun en remontant jusqu'au Tchad. A l'ouest, la présence de l'Etat est bien assumée, tandis qu'à l'est, il y a encore beaucoup d'affrontements entre anti-balaka, ex-Seleka, des Peuls, et tout cela bien sûr au détriment de la population civile. »

Deux ans après Sangaris, quel état sécuritaire en Centrafrique?
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 21:52
Des hommes pris en otages dans la préfecture de la Kémo

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/ samedi 5 décembre 2015 12:54

 

Au moins 30 personnes ont été prises en otage mercredi 2 novembre par des ex-combattants Séléka dans trois villages à savoir : Mbimbi, Bédamou et Ngoro dans la sous préfecture de Dékoa dans la Kémo. Trois d'entre eux ont réussi à s'échapper des mains de leurs ravisseurs et trois autres libérés par les bourreaux. 

L'information a été donnée deux jours plus tard par le sous-préfet de Dékoa, Yves Guy Mbétigaza qui déplore cette situation. « Un groupe armé se réclamant de l'ex-Séléka est venu de Kaga Bandoro, ils sont passés de maison en maison pour prendre tous les produits agricoles de cette population. Ils ont pris 30 personnes en otage et celles-ci devaient transporter leurs butins à destination de Kaga Bandoro. Trois ont réussi à s'évader. Ils ont du libérer trois femmes. A l'heure actuelle, ils ont encore 26 personnes entre leurs mains et ils sont lourdement armés », a-t-il précisé.  

Yves Guy Mbétigaza appelle aussi bien les autorités de la transition que la communauté internationale à tout mettre en œuvre pour obtenir la libération des otages. « Si j'ai un message à lacer à l'endroit des autorités du pays, c'est de jeter un regard sur la sous préfecture de Dékoa. Aux organisations non gouvernementales, de voler au secours de la population de Dékoa, abandonnée à elle-même », a ajouté le sous-préfet qui mentionne que dans les trois villages visités, les habitants sont dans la brousse.

Pendant à Bangui, l'archevêque Nzapalainga va à la rencontre des autres

L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a fait une descente vendredi matin dans le 3e arrondissement. Cette descente, placée sous le signe de la paix et de la réconciliation entre les centrafricains, vise à ramener la cohésion sociale entre les communautés. 

« Le Pape François est venu dans notre pays, cela a été une grande libération, nos communautés se sont réveillées. Il nous a annoncé un message de paix. Il demande à nous Centrafricains d'aller à la rencontre de l'autre. Voilà pourquoi sans hésiter, j'ai décidé de venir rencontre les frères et voir comment ensemble nous allons chercher les voies et moyens pour la paix revienne dans notre cœur », a expliqué l'archevêque de Bangui pour justifier son action.

Accompagné du Curé de la paroisse Sainte Trinité des Castors, Mgr Nzapalainga a emprunté la ruelle de Yakité considérée comme le couloir de la mort entre le camp des Castors et le PK5. Lors de cette visite, il s'est entretenu avec les jeunes, les hommes et les femmes habitants dans cette localité. 

Les Centrafricains se sont montrés émus et se disent favorable à faire la paix et à vivre ensemble comme par le passé à l'issue de la visite. « Les deux communautés vivaient ensemble. Nous voulons que cette cohabitation revienne. S'ils viennent vers nous, c'est une marque de réconciliation et je suis prêt pour me réconcilier avec mes frères. J'exhorte aussi les autres à se réconcilier avec leurs frères. Je suis contente que l'archevêque fasse ce geste de paix en amenant les musulmans à se réconcilier avec les chrétiens », ont expliqué des Centrafricains interrogés au cours de la descente du prélat.

Mgr Dieurdonné Nzapalainga a bouclé sa visite à la mosquée Attique au PK5. Il a été reçu par l'imam de cette mosquée, Aliyou Housseni. Très content de cette visite surprise, l'imam s'est engagé à œuvrer pour le retour de la paix.

« Nous allons sensibiliser nos frères, nos enfants parce que nous voulons la paix. La paix, c'est ce à quoi tout le monde aspire. Nous demandons à Dieu de donner la paix définitive à la Centrafrique »

Le retour à la normale en République Centrafricaine reste une préoccupation de tous les Centrafricains.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 21:46

 

 

 


Bangui, Centrafrique samedi 05/12/2015 -| AFP | "Meckassoua, c'est mon président!" Alors que la campagne officielle n'a pas commencé, plusieurs milliers de personnes ont afflué samedi dans un stade de Bangui pour soutenir l'un des principaux candidats à la présidentielle du 27 décembre en Centrafrique. 

Au milieu des slogans accrochés partout, des groupes de musique et de danses traditionnelles, Karim Meckassoua, applaudi par la foule au Stade 20.000 places, arrive dans une ambiance festive malgré le soleil écrasant. 

Candidat indépendant, M. Meckassoua est l'un des rares musulmans à briguer la présidentielle. Il a été plusieurs fois ministre, notamment sous l'ex-président François Bozizé dont il fut proche. Il était également pressenti pour présider la transition en janvier 2014 après la chute de M. Bozizé, renversé par l'ex-rébellion musulmane Séléka. 

"C'est la personne qu'il faut pour ce pays, quelqu'un qui peut rassembler toute la population centrafricaine quelle que soit sa religion", s'enthousiasme Hassane Doungoucha. 

Sur les gradins, fait exceptionnel, toutes les confessions ont répondu présentes : de nombreux chrétiens mais aussi des musulmans, minoritaires dans le pays, qui vivent d'ordinaire retranchés dans leur enclave du PK5 à Bangui et n'osent pas en sortir de peur de se faire attaquer par les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

Les différentes religions ont toujours cohabité en Centrafrique, y compris au sein d'une même famille, jusqu'à ce que le pays sombre dans les violences intercommunautaires en 2013. 

Abdou, la vingtaine, n'en revient pas: "c'est la première fois depuis longtemps que nous sommes réunis comme ça, sans animosité!" 

"C'est grâce à la visite du pape" François à Bangui les 29 et 30 novembre et à ses nombreux appels à la réconciliation, analyse le jeune musulman, en tee-shirt blanc imprimé du slogan du candidat: "Le rassembleur". 

Karim Meckassoua a même invité un rival, Anicet-Georges Dologuélé, annoncé comme l'un des poids lourd de cette présidentielle, assis à ses côtés à la tribune. 

"Il existe un remède qui peut guérir la Centrafrique et ce remède, c'est vous", lance en français et en langue nationale sango M. Meckassoua, qui se dit prêt à "dépasser les clivages et unir les forces de notre pays (...) pour tirer le meilleur de ses richesses". 

La Centrafrique, dont certains territoires sont contrôlés par des groupes armés, "est à genoux, nous devons d'abord nous dire la vérité (...) il faut rétablir son autorité", rappelle-t-il toutefois. 

- 'Tous ont échoué' - 

Mélissa, 20 ans, reste sceptique malgré l'envie d'y croire. "On a besoin de quelqu'un de très différent pour faire avancer notre pays. Tous ceux qui nous ont gouvernés étaient là juste pour empocher l'argent, ils oublient vite leurs promesses une fois qu'on les a élus", dit la jeune femme aux longs cheveux rouges. 

"Nous ce qu'on veut, c'est la sécurité et un avenir pour nos enfants", affirme Murielle Balangbou, la quarantaine, qui vit dans un camp de déplacés de la capitale après les affrontements entre miliciens anti-balaka et jeunes musulmans proches de l'ex-Séléka qui ont fait 100 morts depuis fin septembre. 

"Nos enfants ne fréquentent plus l'école et nous vivons dans des conditions lamentables, nous voulons retourner chez nous", dit-elle. 

La Centrafrique a basculé dans la violence après la prise du pouvoir à Bangui de la Séléka en mars 2013, qui a commis de graves exactions à l'encontre des civils. Les milices anti-balaka, créées au départ en réaction ont à leur tour participé aux atrocités, plongeant le pays dans un cycle de représailles sans fin. 

Après de multiples reports dus à l'insécurité et à des difficultés logistiques, le premier tour des élections présidentielle et législatives a été fixé au 27 décembre, suivi d'un éventuel second tour le 16 janvier. 

Près de deux millions d'électeurs - sur environ 4,6 millions d'habitants - se sont inscrits sur les listes électorales, signe de l'engouement populaire suscité par le vote. 

Noël, étudiant en droit, ne veut toutefois pas crier victoire trop vite. "Jusqu'à aujourd'hui, tout le monde a échoué à réconcilier les frères de Centrafrique. Y en a-t-il seulement un (parmi les candidats) qui en est capable?" 

par Celia LEBUR 

Centrafrique: chrétiens et musulmans réunis pour soutenir un candidat à la présidence
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 14:54
Nouvelles nationales sur RJDH
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Le conseiller spécial du président des Etats Unis exhorte les déplacés du site saint Sauveur à cultiver la paix

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 5 DÉCEMBRE 2015

 

Le conseiller spécial du président des Etats Unis pour la République Centrafricaine Stuart Symington a exhorté les personnes déplacées du site Saint Sauveur dans le deuxième arrondissement de Bangui à cultiver davantage la paix et la tolérance. Selon lui, la paix doit venir dans le cœur et dans les esprits. Cette visite s’est effectuée dans le cadre de la mission de cette personnalité en Centrafrique.

 

« Le but de cette visite est de montrer l’intérêt des Etats-Unis dans la paix, la prospérité future de la République Centrafricaine et non seulement de voir mais aussi d’écouter les choses les plus importantes du peuple centrafricain.Et dans le monde entier il y a des personnes qui sont déplacées et qui vivent dans les endroits de fois très difficiles », c’est dans ce contexte que je suis venu voir les déplacés dans certains sites au lendemain de la visite du Saint Père en RCA. A dit Stuart Symington dans une interview accordée au RJDH ce samedi 5 décembre 2015.

 

A l’approche « des élections dans le paysil est important que le peuple centrafricain se  rende compte de son pays et que le travail du peuple ne s’arrête pas seulement avec le vote mais également pour développer son pays ».

 

Marc Belikassa, Curé de Saint Sauver n’a pas caché sa satisfaction après la visite du conseiller spécial, « c’est pour nous un sentiment de joie surtout que le pays est dans un contexte de crise et à l’approche des élections il faut que la population centrafricaine prenne conscience et suive le chemin de la paix pour le développement du pays ».

 

C’est avec chants axés sur la paix que les personnes déplacées de Saint Sauveur ont accueilli le conseiller spécial.

 

 

Le KNK de François Bozizé pour le vote du NON au prochain référendum

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 5 DÉCEMBRE 2015

 

Le Secrétaire Général du parti KNK  Bertin BEYA a tenu ce samedi 05 décembre  2015 à son domicile une conférence de presse.  Il appelle les partisans du KNK à voter NON au prochain référendum et met en garde contre un éventuel rejet de la candidature de François Bozizé.

 

Pour Bertin BEYA, le vote du NON se justifie par le fait «  lors d’un atelier organisé à Bangui, il était bien attendu que la question de SENAT devrait être rejetée. Mais force est de constater que le SENAT est revenu dans cette nouvelle constitution.  De manière fondamentale, nous KNK, considérons que cette constitution n’est que le copier-coller de celle de 2004 ». Rappelant que la Constitution de 2004 a été initiée par l’ancien président François Bozizé et que les institutions de cette époque ont vécu, régissant par cette dernière.

 

Sur la  question de l’irrecevabilité  de la candidature de François Bozizé, Bertin BEA pense pour sa part que, «  si réellement le candidat du KNK est écarté, c’est une grande injustice. Nous nous étonnons de voir l’ANE qui  n’est qu’une instance chargée de recueillir  ces dossiers et de les transmettre à la cour constitutionnelle, se met à porter des jugement sur certains dossiers».

 

La candidature de l’ancien président François Bozizé a été déposée à l’ANE le 27 novembre dernier. La publication de la liste définitive des candidatures retenues devrait intervenir le 08 décembre prochain.

 

Le candidat Karim Meckassoua fait sa sortie officielle en appelant au vote du OUI au prochain référendum

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 5 DÉCEMBRE 2015

 

Le candidat indépendant aux prochaines échéances électorales, Abdou Karim Meckassoua a fait sa sortie officielle ce matin. L’évènement qui est placé sous le signe de « rassemblement » a permis au candidat Meckassoua d’appeler au vote de OUI au prochain référendum. La rencontre s’est déroulée au stade 20000 places en présence de plusieurs invités et  partisans.

 

« Une nouvelle République Centrafricaine c’est possible, Ensemble et dans la confiance, bâtissons notre pays », c’est sur ce slogan que le candidat indépendant Karim Meckassoua a lancé cette sortie officielle. Il l’a fait devant des milliers de partisans venus des huit arrondissements de Bangui, des communes de Bimbo et Bégoua et de l’arrière-pays.

 

« Notre pays a connu de multiples crises, il faut aller maintenant aux élections et élire démocratiquement quelqu’un qui peut régner er gouverner notre pays. Meckassoua est un de ceux qui vont à ces élections. Il vient aujourd’hui le réaffirmer », nous a confié Ondobo Poulidor, Coordonnateur  des partisans du candidat Meckassoua dans le 6èmearrondissement.

 

Selon la même source, « Karim Meckassoua étant un rassembleur,il est le candidat le mieux placé pour le pays. Car il a fait ses preuves au niveau national et tout le monde le connait ».

 

Cette occasion a permis à Meckassoua de mobiliser ses partisans à voter OUI pour le prochain referendum qui aura lieu le 13 décembre.

 

 

Une nouvelle vague des déplacés signalée à Dékoa et dans la commune de Tilo

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 5 DÉCEMBRE 2015

 

Les habitant de Dékoa(Nana-Gribizi) ont de nouveau regagné les sites des déplacés et les villages environnants la semaine dernière, fuyant les exactions des éléments de l’ex-Séléka venus de Kaga-Bandoro. Ces derniers ont pris en otage dix-neuf(19) personnes des  villages Dimbi et Bedombou. Le sous-préfet de cette localité, Guy Yves Mbetigaza appelle au secours.

 

Guy Yves Mbetigaza a souligné au RJDH qu’, « Une grande partie des déplacés avait regagné leurs domiciles, malheureusement l’arrivée des éléments de l’ex-Séléka de Kaga-Bandoro en provenance des villages comme Dimbi, et Bendombou a fait retourner ces derniers dans les sites notamment dans la commune de Tilo et l’église Catholique de Dekoa. Ces malfrats ont pris dix-neuf(19) personnes en otage et on n’a pas le pouvoir ni la force de les poursuivre »,  a- expliqué le sous-préfet.

 

Par ailleurs, la source a souligné le nombre élevé des déplacés sans aucune aide humanitaire et interpelle le gouvernement afin de trouver une solution face à l’effectif restreint des forces de l’ordre. « Que les organisations non gouvernementales nous viennent en aide à travers la nourriture et autres. Certaines familles dorment à même le sol. A cela s’ajoute aussi le manque des éléments de la gendarmerie. Que le gouvernement fasse de son mieux pour renforcer l’équipe de la gendarmerie qui ne compte actuellement que cinq élément », a-t-il souhaité.

 

La population de la sous-préfecture de Dékoa vie dans une psychose depuis le 02 Décembre à cause de l’infiltration des éléments de l’ex-Séléka dans les villages périphériques.

 

 

Un homme tué à Bakouma lors d’une chasse

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN-MARIE ANDIBIKOUNDA LE 5 DÉCEMBRE 2015

 

Le défunt a été confondu à un animal par son frère avec qui il mène la chasse. L’acte s’est produit à Nzako, localité située à 12 km de Bakouma.

 

Il s’agirait de Simon David Kossiongué un chasseur qui a été tué par son frère Marcelin Ngoyéma. Selon les informations, « en apercevant son frère, Marcelin Ngoyéma pensait être en face d’un grand singe. C’est ainsi qu’il lui a tire dessus ».

 

Ces cas sont fréquemment enregistrés dans la ville de Nzako selon les habitants. « En espace de deux mois, au moins trois cas d’accidents de chasse ont été enregistrés ».

 

La source a ajouté qu’au mois de novembre 2015, « au village Zabè dans la localité de Nzako, deux chasseurs ont été grièvement blessés suite d’un échange de tirs entre eux. Fin novembre 2015, un accident de chasse a fait une victime ».    

 

Ce 2 décembre 2015 d’après cette même source, « Paulin Nissa a fusillé Amadou Mahamat par accident et il est admis au centre de santé de Nzako et le présumé auteur s’est rendu lui-même à la gendarmerie de ladite ville ».

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 14:10
Côte d’Ivoire : Enquête sur le « magot » de Félix Houphouët-Boigny

 

 

 

http://www.connectionivoirienne.net/  vendredi 4 déc 2015

 

La fortune de l’ancien président ivoirien suscite beaucoup de convoitises.

 

L’argent vient de la filière café-cacao. « L’or brun » de la Côte d’Ivoire. C’est grâce à cette filière que le président Houphouët-Boigny, propriétaire de plantations, s’est bâti une immense fortune.

 

Quand il meurt en 1993, le « magot » d’Houphouët-Boigny est estimé entre sept et onze milliards de dollars. Cette fortune, le président ivoirien l’investit dans l’immobilier, en France.

Un véritable « Monopoly » explique le spécialiste des affaires africaines, Antoine Glaser :

 

« On ne connait même pas exactement le nombre d’appartements qu’il a acheté pour ses enfants, pour des parents. Ça s’est étendu tout autour de l’ambassade de Côte d’Ivoire, avenue Raymond Poincaré, ils ont racheté tous les immeubles autour, des hôtels particuliers. Il allait beaucoup à Marne la Coquette où il avait acheté dix-sept villas. Il était quasiment l’un des principaux propriétaires de l’immobilier parisien. C’était vraiment impressionnant ! »

 

Une fortune dans des coffres en Suisse

 

L’argent est essentiellement placé à la banque UBS, et il affole l’entourage du président ivoirien. « Son héritage a été pillé et son épouse spoliée», estime l’avocat de la veuve d’Houphouët-Boigny, Jean-Paul Baduel :

 

Elle a été totalement écartée de la succession, il y a eu des courtisans qui ont utilisés des procurations, voire des fausses signatures pour détourner les fonds ou pour faire fonctionner les comptes suisses. C’est extraordinaire : vous êtes mort et les comptes continuent de fonctionner, d’envoyer de l’argent, à gauche à droite. Il faudrait des explications précises.

 

En 2013, l’avocat dépose une plainte pour « recel d’escroquerie et recel de succession. » Après deux ans d’enquête préliminaire, cette plainte a été classée sans suite par le parquet de Paris, mais l’avocat de la veuve d’Houphouët-Boigny va déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile afin qu’un juge d’instruction soit désigné.

 

La gestionnaire d’un empire immobilier

 

A partir des années 80, c’est une Française, Dominique Folloroux, qui gère ce patrimoine colossal, tout comme celui du président gabonais, Omar Bongo. Dominique Folloroux dirige une agence immobilière : l’AICI, implantée en France et en Afrique. Sa gestion intrigue un ancien conseiller du président Gbagbo : Bernard Houdin qui dit avoir retrouvé la trace d’étranges virements effectués depuis un compte UBS d’Houphouët-Boigny :

 

Il y a à peu près l’équivalent de 24 millions de francs français qui sont transférés entre le compte d’Houphouët-Boigny et le compte de Madame Folloroux, à l’époque. Sur des comptes qui sont ou à Sanary, en France, ou à Monaco, ou directement à Genève, à la Société des banques suisses. Si ça correspond à la rémunération de ses activités de gestionnaire des comptes du patrimoine d’Houphouët-Boigny, pourquoi ça atterrit sur son compte personnel et pas celui de l’entreprise qui gère ?

 

Au début des années 90, Dominique Folloroux, épouse Alassane Ouattara, l’actuel président ivoirien.

 

L’influente femme d’affaires, Dominique Ouattara, est donc devenu aujourd’hui la « première dame » de Côte d’Ivoire. Et elle n’est pas pour rien dans l’ascension de son mari. Elle a notamment effectué un intense lobbying auprès des partis politiques français, à droite comme à gauche. Au PS, le député François Loncle en a été le témoin :

 

Elle a visé les deux personnes qu’il fallait, à l’époque, à gauche c’est-à-dire : Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Je me suis rendu compte que les deux hommes, à cette époque, étaient « ouattaristes », si j’ose dire. Elle a un savoir-faire lobbyiste qui est absolument remarquable. Elle les a convaincus que l’homme d’avenir, en Côte d’ivoire, c’était Alassane Ouattara.

 

Contacté, le responsable de la communication de Dominique Ouattara a refusé de répondre à nos questions.

 

Source: Franceinter.fr

 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 12:07

 

 

 

Bangui (AFP) 05 décembre 2015 à 10h00


Les sabots liés par une corde, gorge tranchée au-dessus d'un trou creusé dans la terre, le zébu étalé de tout son long pousse son dernier soupir. Faute de pouvoir sortir de l'enclave isolée du PK5, les éleveurs musulmans de Bangui ont improvisé un abattoir clandestin en plein air.

 

Le rendez-vous est quotidien. Dès six heures, les boeufs à l'encolure surmontée d'une grosse bosse viennent par centaines paître, en pleine ville, parqués sur un bord du canal "Essayez voir", débordant d'immondices. Malgré les petits ponts en planches de fortune, impossible de traverser: les milices armées anti-balaka des quartiers chrétiens voisins veillent à asphyxier le quartier musulman.

 

"C'est devenu dangereux de faire paître les boeufs: si on sort du périmètre, ils tirent pour nous faire reculer (...) ou pour nous voler", explique en arabe Seydou Gazi, un éleveur qui ne se sépare jamais de son arc et de ses flèches en bois, "pour se protéger".

 

La viande de boeuf est très prisée en Centrafrique. Elle entre dans la composition des trois quarts des plats consommés, particulièrement à Bangui.

 

Préparée au "coco", aux feuilles de manioc, à la sauce tomate, au "goussa" (sauce gluante), elle peut être grillée, braisée. On la trouve aussi dans les galettes aux courges et dans beaucoup d'autres plats. Elle est également fumée par les Peuls à des fins de conservation.

 

Olivier Doua, jeune boucher du quartier chrétien Gobongo, vient chaque jour s'approvisionner en viande fraîche. Cette fois, il a déboursé 500.000 francs CFA (760 euros) - les prix varient habituellement de 300.000 à 600.000 CFA pour un boeuf bien gras. "Ici c'est moins cher" que dans les deux autres abattoirs situés près de chez lui, explique-t-il.

 

-Ressource majeure pour le pays-

 

L'élevage et le commerce des bovins faisaient vivre jusqu'en 2012 près de 300.000 personnes, sur une population de d'environ cinq millions d'habitants. Cette activité dépassait même les 10% du PIB dans les années 2000, selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

 

Les violences intercommunautaires ont coupé l'approvisionnement en boeuf de la capitale: le marché au bétail et l'abattoir qui rassemblaient le bétail venu de tout le pays au PK-13, à l'entrée nord, sont toujours fermés.

 

La commerce a repris peu à peu, mais chacun de son côté. Dans les quatre abattoirs clandestins que compte de PK5, les bêtes arrivent par convoi routier principalement depuis Bambari (est) et Kaga Bandoro (nord), des zones tenues par l'ex-rébellion majoritairement musulmane Séléka. Tandis que les chrétiens acheminent désormais par voie fluviale leurs troupeaux de Kouango (est).

 

En fonction de la clientèle, dix à vingt bêtes sont mises à mort chaque jour dans la poussière, contre le double ou le triple auparavant.

 

Malgré une chaleur étouffante, Rose Imi Nguere, grossiste au marché de Ouango, surveille avec attention le découpage de sa vache. C'est une habituée des lieux.

 

-Acheteurs nigérians-

 

Même pendant "les èvènements du 26 (septembre)" au cours desquels des affrontements entre anti-balaka et jeunes musulmans proches de l'ex-Séléka ont fait des dizaines de morts, la jeune femme traversait le no man's land entre les deux communautés. "Avant de venir, j'appelle toujours (un commerçant du PK-5) pour me faire une idée de la situation", dit-elle avec le sourire.

 

Repartir avec son chargement ne sera pas une mince affaire. Pour des raisons de sécurité, peu de véhicules osent s'enfoncer dans ces ruelles non goudronnées et isolées. Alors Rose engage un "pousse" (charrette à bras) pour faire parvenir la viande jusqu'aux avenues plus fréquentées, avant de pouvoir la charger à bord d'un taxi jaune.

 

Quatre jeunes garçons s'activent à briser les os d'une carcasse à l'aide de puissants coups de hâche. Viscères et excréments sont rejetés dans le canal. Tout le reste est réutilisé, jusqu'au sang, qui une fois séché au soleil sous des nuées de mouches, sera mélangé à la nourriture donnée aux poussins.

 

Quant à la peau, Ali Dogo s'en charge. Dans son boubou blanc impeccable au milieu des mares de sang, il négocie avec chaque éleveur.

 

Une fois par mois, malgré les périls du voyage à cause des bandes armées qui jalonnent le parcours, un camion part en direction du Nigeria, géant industrialisé qui fabrique de nombreux produits manufacturés. Le cuir sera transformé en sac, en chaussures...

 

"Là-bas, ils ont des usines pour bien travailler, déplore le commerçant. Nous n'avons aucun matériel, aucun équipement".

 

© 2015 AFP

 

 

Centrafrique: des abattoirs improvisés face à la faillite de l'économie
Centrafrique: des abattoirs improvisés face à la faillite de l'économie
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 01:21

 

 

 

http://www.leparisien.fr/  05 Déc. 2015, 00h36

 

La France maintiendra ses effectifs militaires en Centrafrique (900 hommes) jusqu'à ce que le futur président élu soit «en mesure d'affirmer son autorité», a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian à l'hebdomadaire Jeune Afrique daté du 6 décembre


S'il s'est félicité du processus électoral en cours, le ministre s'est aussi inquiété de tensions récurrentes dans la capitale. «A Bangui, des criminels, plus ou moins manipulés, entretiennent l'insécurité et provoquent en permanence des situations conflictuelles. C'est pour cela que nous avons décidé de ne pas réduire nos effectifs avant que le nouveau président élu soit en mesure d'affirmer son autorité»..


Le premier tour de l'élection présidentielle en Centrafrique est prévu le 27 décembre et un éventuel second tour le 31 janvier.


La France devait initialement ramener les effectifs de l'opération Sangaris à 700 hommes dès l'automne mais avait reporté cette réduction après de nouvelles violences en septembre dans la capitale centrafricaine. M. Le Drian a mis en garde Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka (coalition à dominante musulmane), et l'ex-président François Bozizé, tous deux soupçonnés de vouloir se mettre en travers du processus politique en cours. «Comme toujours dans ce genre de situations, il y a des éléments nocifs. Mais ils doivent renoncer à cette logique d'agression permanente. S'ils ne le comprennent pas tout seuls, il faudra le leur faire comprendre», a-t-il averti.


François Bozizé a été renversé en mars 2013 par la Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale, après de violents affrontements avec des milices chrétiennes «anti-balaka».

Centrafrique : l'armée française maintiendra ses effectifs au-delà de l'élection
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 22:40
Centrafrique: 8 civils tués

 

 

 

Par Lefigaro.fr avec Reuters 04/12/2015 à 18:40

 

Des hommes armés ont tué huit civils et blessé un soldat des Nations unies dans un camp pour personnes déplacées en République centrafricaine, quatre jours après la visite du pape François, a annoncé aujourd'hui le coordinateur des opérations humanitaires de l'Onu dans ce pays.

 

L'attaque s'est produite jeudi à Ngakobo, à une soixantaine de kilomètres au sud de la ville de Bambari, dans le centre du pays.

 

Les affrontements entre miliciens musulmans et chrétiens ont fait des dizaines de morts depuis septembre en Centrafrique.

 

Le pays a sombré dans le chaos en mars 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont pris le pouvoir. Leurs exactions ont entraîné des représailles des milices chrétiennes anti-Balaka et l'armée française a dû intervenir dans le cadre de l'opération Sangaris pour mettre fin aux massacres.  

 

 

Centrafrique : Attaque meurtrière de l'ex-Séléka contre un camp de déplacés à Bambari

 

Une attaque contre un camp de personnes déplacées près de Bambari, au centre de la République centrafricaine, a fait 13 morts jeudi soir dont huit parmi les résidents du camp, a annoncé vendredi l'ONU. La mission de l'ONU en RCA (Minusca) est intervenue à la suite de cette attaque menée à Ngakobo par des éléments de l'ex-rébellion Séléka.

 

Outre les huit réfugiés tués, cinq assaillants ont été tués et deux autres blessés.

 

Un Casque bleu, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été "légèrement blessé", a indiqué le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq.

 

Il a noté que plusieurs incidents s'étaient produits dans la région de Bambari depuis deux jours, impliquant des groupes Séléka et des anti-Balaka qui ont fait monter la tension dans cette zone.

 

La Séléka est une ex-rébellion majoritairement musulmane tandis que les anti-Balaka sont majoritairement chrétiens.

 

Les deux groupes s'affrontent depuis que le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé la RCA dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Toujours selon l'ONU, des miliciens anti-Balaka ont attaqué jeudi un "convoi commercial" entre Bangui et Bambari, endommageant et pillant un des camions.

 

La Minusca est intervenue pour mettre en fuite les agresseurs et a "appréhendé leur chef présumé", a indiqué le porte-parole.

 

 

Regain de violences en Centrafrique en vue des élections

 

http://www.voaafrique.com/  vendredi, décembre 04, 2015. 23:19 TU

 

Une attaque contre un camp de personnes déplacées près de Bambari, a fait 13 morts jeudi soir dont huit parmi les résidents du camp, a annoncé l'ONU. Dans le même temps, le numéro 2 de l'ex-rébellion prévient que les élections n'auront pas lieu dans sa région.

 

La mission de l'ONU en RCA (Minusca) est intervenue à la suite de cette attaque menée à Ngakobo par des éléments de l'ex-rebellion Séléka.

 

Outre les huit réfugiés tués, cinq assaillants ont été tués et deux autres blessés.

Un Casque bleu, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été "légèrement blessé", a indiqué le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq.

 

Il a noté que plusieurs incidents s'étaient produits dans la région de Bambari depuis deux jours, impliquant des groupes Séléka et des anti-Balaka qui ont fait monter la tension dans cette zone.

La Séléka est une ex-rébellion majoritairement musulmane tandis que les anti-Balaka sont majoritairement chrétiens.

 

Les deux groupes s'affrontent depuis que le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé la RCA dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Toujours selon l'ONU, des miliciens anti-Balaka ont attaqué jeudi un "convoi commercial" entre Bangui et Bambari, endommageant et pillant un des camions.

 

La Minusca est intervenue pour mettre en fuite les agresseurs et a "appréhendé leur chef présumé", a indiqué le porte-parole.

 

Pression sur les élections

 

Le numéro 2 de l'ancienne rébellion centrafricaine Séléka, Nourredine Adam, qui dirige une faction armée active dans le nord et l'est, a déclaré vendredi sur une radio locale qu'il ne laisserait pas les élections prévues en décembre se tenir dans ses régions.

 

"De Sibut à Birao, de Sibut à Sido, il n'y a pas d'hôpitaux, il n'y a pas d'écoles, ni de routes. C'est ce qui nous a poussé à prendre les armes", a affirmé en langue nationale sango le chef du Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) sur les ondes de la radio privée Ndeke Luka.

 

"Si on nous envoie des médecins et des enseignants pour soigner et instruire nos familles, ils sont les bienvenus. Mais d'autres fonctionnaires, nous ne les acceptons pas. Le processus électoral dans le contexte actuel n'est pas possible" a-t-il asséné.

 

Un référendum constitutionnel est prévu le 13 décembre et des élections présidentielle et législatives le 27 décembre. 

 

Pour le chef de guerre, "nous sommes tous fils de ce pays. Si un problème nous oppose, nous avons intérêt à dialoguer afin de faire avancer le pays". Toutefois, "s'il faut se fier à des personnalités pour des intérêts égoïstes et abandonner le peuple dans la souffrance, nous ne l'acceptons pas".

 

Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP que "les élections risquent d'être difficiles à tenir dans la région de Kaga Bandoro", où est basé Nourredine Adam depuis la fin septembre, après un long exil, avec "environ 500 à 700 combattants" sous ses ordres.

 

La Séléka, rébellion majoritairement musulmane venue du nord dirigée par Michel Djotodia avait renversé en mars 2013 le président François Bozizé, avant d'être chassée du pouvoir par une intervention militaire française et internationale début 2014.

 

Accusé de nombreuses exactions, ce mouvement a plongé le pays dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. En réaction, des milices majoritairement chrétiennes et animistes anti-balaka se sont créées, commettant à leur tour des attaques contre les civils musulmans et ouvrant la voie à des tueries de masse intercommunautaires.

 

La Séléka a depuis lors éclaté en de multiples factions contrôlant des territoire dans le nord et l'est du pays, et dont le FPRC est aujourd'hui l'une des franges les plus radicales, refusant de reconnaitre les autorités de transition mises en place après la chute de Djotodia, et dirigées par la présidente Catherine Samba Panza.

 

Avec AFP

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