Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 21:29

 

 

Emmanuel Dupuy .

25 septembre, 13:45 · 

 

Il convient peut-être d'être plus modéré que M. Le Drian et, concevoir l'initiative russe de Khartoum de cet été, comme "complémentaire" de celle menée sous l'égide de l'Union africaine, la CEEAC et la Conférence Internationale des Grands Lacs (CIRGL) depuis la feuille de route signée à Libreville en juillet 2017.

Comparaison n'est pas raison : mais c'est un processus similaire à celui engagé sur la Syrie à Astana engageant la Turquie, la Russie et l'Iran, en complémentarité avec le processus onusien de Genève 2, qui semble fonctionner...

A regarder, en tout cas, avec beaucoup d'attention...

 

 

Adolphe Pakoua 

N'est-ce pas cette insuffisance qui a engendré l'échec à cantonner les groupes rebelles pour ensuite les désarmer et faire que l'autorité de l'Etat centrafricain soit rétablie ? En retirant précipitamment la Sangaris qui avait encore la possibilité de contenir les forces rebelles, la France n'avait-elle pas donné le signal de l'abandon du pays par un partenaire historique ? Maintenant, que doit-elle reprocher aux autorités centrafricaines qui cherchent des partenaires partout pour combler le vide laissé par la France ? A force d'avoir soutenu à l'époque et à bouts de bras des gouvernements habitués à vivre sous une perfusion assurée par la France, dès lors que cette perfusion est retirée, que fait un malade conscient de l'existence d'un autre médecin capable de l'aider à surmonter sa maladie ? En tout cas, souhaitons que le bon sens revienne dans l'esprit des uns et des autres car le peuple centrafricain ne mérite pas le sort qui est aujourd'hui le sien.

 

Jean-Bernard Pinatel 

Le Drian est un grand incapable

Au lieu de déployer des troupes en Irak et en Syrie où elles ne pèsent rien, il fallait les mettre en centre-Afrique quand Hollande était à l’Elysée .Je n’ai cessé d’écrire que le volume de forces déployées en Centre-Afrique était insuffisant. A force d’être insuffisant partout on laisse la place aux Russes dans notre pré-carré. Eux ont une vraie stratégie alors que la nôtre est au fil de l’eau

 

Antoine Masson 

Vous avez raison mais personne ne croit plus en la soit disante Union Africaine !!!

 

Adolphe Pakoua 

Raisonnons juste et raisonnons bien. En 2016, les consultations populaires ont permis la mise en place de nouvelles institutions que les institutions internationales devaient appuyer pour régler la crise centrafricaine. A la fin de ces consultations, il ne restait plus que deux groupes armés qui auraient dû être désarmés assez rapidement pour permettre aux nouvelles autorités de gérer les affaires publiques dans un climat suffisamment paisible. Les institutions internationales, à travers les forces mobilisées à cet effet, n'ont pas réussi à réduire l'influence de ces bandits armés qui se sont ensuite développés très vite. Il est fort à parier que si la Minusca avait réussi à contenir les groupes armés pour ne pas leur permettre de se développer et de se déplacer librement avec leurs armes, certainement qu'on ne parlerait pas d'une présence russe sur le terrain( des négociations) et certainement qu'on ne parlerait pas non plus d'une enième initiative africaine de résolution de cette crise à laquelle on ne peut même pas trouver de nom, tellement les imbrications sont faussement insaisissables. Bon, on peut toujours chercher à faire couler l'encre, mais il s'agit après tout de vies humaines qui ne méritent pas de vivre ce calvaire "apparemment" tombé du ciel et prenant aujourd'hui les allures d'un vrai dilemme.

Propos de Le Drian sur l'Initiative africaine et la médiation russe en RCA : Quelques réactions d'internautes
Propos de Le Drian sur l'Initiative africaine et la médiation russe en RCA : Quelques réactions d'internautes
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 21:04
La Cemac prépare son retour au siège dans deux ans à Bangui
La Cemac prépare son retour au siège dans deux ans à Bangui

 

 

La Commission de la Cemac prépare son retour au siège dans deux ans à Bangui, en Centrafrique

 

(Investir au Cameroun)   jeudi, 27 septembre 2018 07:08 - Daniel Ona Ondo le président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a présidé le 26 septembre, à Malabo (Guinée équatoriale), une réunion relative à la réhabilitation du patrimoine de la Cemac à Bangui, siège de l’institution sous-régionale en Centrafrique.

 

Au cours de cette réunion, la société Ravi a présenté des études sur la réfection de la cité de la Commission, composée de sept villas, et le palais qui abrite le siège de l'institution à Bangui. Par ailleurs, les deux résidences de fonction du président et de la vice-présidente ont aussi été incluses dans ce rapport.

 

La société prévoit la construction d'un immeuble R+3, qui devrait contenir 16 appartements. Car le futur bâtiment permettrait d'apporter une solution au principal problème rencontré par les fonctionnaires de la Cemac dans la capitale centrafricaine, en matière de logements.

 

Au terme de la séance de travail, Daniel Ona Ondo a déclaré : « le retour de la Commission à Bangui est un impératif de la feuille de route du président en exercice de la Cemac qui s'impose à nous. Nous devons rapidement passer à l'exécution de ce projet en lançant les appels d'offres. Ce serait un signal fort pour la communauté de voir que nous travaillons pour le retour à Bangui ».

 

Au vu des aménagements apportés par le donneur d’ordre, les experts de Ravi Service ont dit revoir leur copie et transmettre le coût des travaux dans les meilleurs délais. Egalement, ils ont estimé la réalisation de ceux-ci en 24 mois, si les financements sont disponibles.

 

En attendant, le siège provisoire de la Commission reste à Malabo.

S.A

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 20:59
L'émissaire de l'ONU souhaite la "transparence" en Centrafrique

 

 

 

L'émissaire de l'ONU pour la Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, souhaite de la "transparence" dans l'approvisionnement d'armes à l'armée centrafricaine par la Russie, la Chine ou les Etats-Unis, et de la "cohérence" dans les médiations comme celle conduite par Moscou.

 

Dans un entretien jeudi avec l'AFP, Parfait Onanga-Anyanga, dont le mandat s'achève à la fin de l'année, a indiqué aussi avoir un "espoir mesuré mais certain" pour ce pays en reconstruction même si des groupes armés convoitant des richesses minières continuent de s'affronter sur le terrain.

 

Au lendemain d'une nouvelle demande du président Faustin-Archange Touadéra devant l'Assemblée générale annuelle des Nations Unies de levée totale de l'embargo sur les armes pesant sur son pays, le chef de la force de paix Minusca juge que "le besoin d'armes pour la Centrafrique est indéniable".

 

Après l'exemption obtenue cette année par la Russie pour livrer de l'armement aux Forces armées centrafricaines (Faca), "la Chine mais aussi les Etats-Unis ont proposé de nouvelles quantités d'armes". "C'est pour une bonne raison, nous allons cette année aider le gouvernement à recruter 1.023 Faca. Jusqu'à 2023, il faudra recruter 1.300 Faca par an, les former, les équiper", précise-t-il.

 

Les formateurs européens des militaires centrafricains eux-mêmes ont réclamé "une solution parce que c'était dangereux d'avoir des gens formés qui allaient glander à longueur de journée et qui risquaient s'ils n'étaient pas encadrés, utilisés, d'être rattrapés par les démons du passé et refaire de la prédation".

 

Il y a "besoin d'une transparence la plus claire sur ce type d'opérations", souligne Parfait Onanga-Anyanga. Une vérification par l'ONU, avec le ministère de la Défense et la partie russe, des armes déjà livrées par la Russie vient ainsi d'être effectuée. "Le président du Comité des sanctions va se rendre à Bangui le 2 octobre pour examiner les besoins et nous assurer que ces transactions se font en conformité avec les positions du Conseil de sécurité", précise l'émissaire.

 

- Risque de "cacophonie" -

 

Concernant les récents efforts de médiation entrepris par la Russie auprès de groupes armés, dénoncés par la France selon laquelle il n'existe "aucune alternative" au processus conduit par l'Union africaine, Parfait Onanga-Anyanga met en avant l'importance d'une "coordination".

 

"Nous, aux Nations unies, nous n'avons pas d'a priori mais il est important qu'il y ait de la cohérence dans l'action des partenaires surtout lorsqu'il s'agit de s'engager dans le domaine de la médiation politique". "Il faut absolument une coordination entre les partenaires", insiste-t-il.

 

"Pour que cela soit constructif, il faut être tous dans la même vision, dans la même approche et c'est la raison pour laquelle, à la demande de plusieurs partenaires, la Russie a accepté de devenir membre observateur du processus de médiation" conduit par l'Union africaine, "comme l'est la France ou les Etats-Unis".

 

"Ce qui nous a fait avancer en Centrafrique, c'est l'unité des partenaires" de ce pays. "Des démarches solitaires non coordonnées peuvent créer une vraie cacophonie" et profiter aux "groupes armés qui ne demandent qu'à faire du shopping", met-il en garde.

 

Concernant la force de Casques bleus dont il a la charge - 12.000 militaires et 2.000 policiers -, l'émissaire de l'ONU a admis que le renfort de 900 hommes décidé il y a près d'un an par le Conseil de sécurité n'était pas complètement achevé. "Cela prend du temps de mobiliser les pays", reconnaît-il.

 

Les troupes rwandaises et népalaises prévues dans le cadre de ce renfort "sont arrivées" mais "tous les équipements ne sont pas encore sur place", indique-t-il.

 

Depuis son déploiement en Centrafrique en 2014, la Minusca a perdu 70 soldats, dont six depuis le début de l'année.

Avec AFP

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 20:06
La Centrafrique demande à l’ONU la levée totale de l’embargo sur les armes

 

 

2018-09-27

 

Bangui, Centrafrique (ADV) – Lors de son passage à la tribune de l’ONU ce 26 septembre, le président centrafricain Faustin Archange Touadera, a demandé la levée totale de l’embargo qui pèse sur le pays depuis 2012.

La Centrafrique a été frappée par l’embargo du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur l’importation des armes en avril 2012, après le coup d’Etat de la coalition rebelle Séléka contre le pouvoir du général François Bozizé. Après le retour à l’ordre constitutionnel, marqué par la prise de fonction de l’actuel président Faustin Archange Touadera le 30 mars 2016, le pays avait obtenu la levée partielle en 2016.

« (…) qu’il me soit permis de réitérer, du haut de cette tribune, notre appel pour la levée totale de l’embargo sur les armes qui pèse encore sur notre armée nationale », a lancé le chef de l’Etat Centrafricain Faustin Archange Touadera.

La levée partielle de l’embargo a déjà permis au pays de recevoir les armes livrées par la Fédération de la Russie, de redéployer les FACA dans plusieurs villes aux côtés des casques bleus et d’envisager des nouveaux redéploiements.

Pour le président Centrafricain, depuis deux ans et demi, son Gouvernement œuvre sans relâche à la restauration des valeurs cardinales qui fondent la démocratie, la liberté et les droits de l’homme. « Pour y parvenir, nous nous attelons à restaurer l’autorité de l’Etat en poursuivant le travail de déploiement progressif de l’administration et des services de l’Etat dans nos provinces ainsi que le rétablissement des services sociaux de base. », estime-t-il.

L’absence de l’autorité de l’Etat dans les provinces laisse la place à l’émergence des groupes armés qui imposent leur loi malgré la présence des casques bleus de l’ONU sur l’ensemble du territoire national. L’équipement des FACA se voie comme un impératif pour le retour de la paix.

 

© Bur-csa – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV)

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 01:24
Centrafrique : bientôt, un projet solaire pour l’électrification du monde rural

 

 

A l’issue de l’atelier tenu le 14 septembre 2018 au siège de la Coordination nationale climat (CN-Climat) à Bangui, les représentants des Ministères et certaines institutions ont recommandé à la CN-Climat d’adresser une « lettre de non objection » à la Banque Mondiale ; laquelle permettra à la Banque de rechercher un financement supplémentaire auprès du Fonds Vert Climat pour la mise en œuvre du Projet régional d’électrification hors réseau (ROGEP) au profit de 19 pays africains dont  la RCA.  

 

Un espoir pour les populations rurales centrafricaines d’accéder à l’électrification à partir de l’énergie solaire photovoltaïque. Les kits solaires qui seront fournis dans le cadre du projet ROGEP permettront d’alimenter les ménages, les petites unités de production, les services ou de satisfaire d’autres besoins encore plus élevés en électricité. Bien plus, ce projet créera « les meilleurs conditions pour le développement des activités nécessaires à une croissance économique soutenue et à l’amélioration des conditions de vie de populations », s’est réjoui le Directeur de cabinet du Ministère de l’environnement et du développement durable, Rubens Nambaï.

Le Projet régional d’électrification hors réseau présente de grands avantages  pour la République Centrafricaine : d’abord, il augmentera le taux d’électrification nationale jusque-là estimé à 20% et qui tend vers 1% dans les zones rurales ; ensuite, il contribuera efficacement à booster l’économie nationale à travers le développement des activités friandes d’énergie ; enfin, il aidera le pays à lutter davantage contre les émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts pour ainsi bénéficier des compensations financières internationales.

ROGEP, un projet régional   

Le projet ROGEP était, à l’origine, destiné aux 15 pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). En effet, face au faible taux d’accès à l’électricité et en raison de la dépendance accrue des populations aux combustibles à forte teneur en carbone tels que le bois de chauffe, l’organisation sous régionale, à travers son institution dénommée Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ECREEE), a sollicité et obtenu de la Banque Mondiale le financement, à hauteur de 200 millions de dollars, du projet régional visant la fourniture des services d'électricité durables et abordables aux ménages, aux PME ainsi qu’aux établissements de santé et d'enseignement.

Ce projet sera ensuite étendu aux quatre autres pays frontaliers de la CEDEAO notamment le Cameroun, le Tchad, la Mauritanie et la République Centrafricaine. Ce qui demande une enveloppe supplémentaire. D’où l’avis de non objection que chaque pays bénéficiaire du projet doit adresser à la Banque Mondiale pour autoriser l’institution à lever 150 millions de dollars additionnels nécessaires à la mise en œuvre du ROGEP.

En attendant, les cadres réglementaires des Etats bénéficiaires doivent être améliorés afin d’inciter les entreprises privées à participer aux travaux d’électrification des zones rurales concernées.

Une aubaine pour les entreprises locales !

Les fonds pour la mise en œuvre du Projet régional d’électrification hors réseau seront logés dans les banques des pays bénéficiaires. Les entreprises éligibles présenteront leurs business plan et, une fois retenus, décrocheront des financements leur permettant d’installer les équipements solaires, fournir de l’électricité aux populations. De leur côté, les agences de régulation du secteur veilleront sur le prix de consommation de ce nouveau produit.

En Centrafrique, les entreprises locales retenues commencent déjà à suivre de formations à l’extérieur du pays pour mieux se préparer à la compétition. Mais, par mesure de précaution, il est envisagé de définir un quota pour ces entreprises enfin qu’elles ne soient pas trop défavorisées.

 

Par Jules YANGANDA,

Consultant en Production médiatique auprès du Projet de Préparation à la REDD+ - Coordination Nationale Climat (CN-Climat)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 01:14
Entretien en coulisses Touadéra Macron Le Drian à New York
Entretien en coulisses Touadéra Macron Le Drian à New York
Entretien en coulisses Touadéra Macron Le Drian à New York

 

 

«JE SUIS TRÈS ÉMU DE VOUS MONSIEUR LE PRÉSIDENT...FELICITATION» DIXIT JEAN YVES LE DRIAN A FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA.

 

New-York, ce mardi dans les coulisses, les Chefs d'États français et centrafricains, Emmanuel Macron et Faustin Archange Touadera se sont encore une fois rencontrés pendant la pause en marge de la 73e Assemblée Générale de l'ONU pour apprécier les progrès faits en Centrafrique, qu'ils jugent «excellents».

 

C'est en ce sens que Macron, en serrant la main à Touadera, lui confère le titre de «l'homme de la situation»

 

Il sied de rappeler que c'est ici l'an dernier dans cette gigantesque administration de l'ONU, que le Président Macron a personnellement pris les mains du Président Touadera pour le mettre en contact avec la Russie, après avoir jugé périlleuse la situation chaotique en Centrafrique et trouver capitale, une nouvelle alliance entre la RCA avec la Russie afin de défaire les noeuds du mal centrafricain face aux groupes armés soutenus par daesh et l'État Islamique, qui pillent les richesses et martyrisent la population civile.

 

A la fin de leur échange, Macron a interpellé son ministre des Affaires étrangères, pour lui demander de poursuivre avec les autorités centrafricaines les oeuvres de reconstruction dans ce pays en période post conflit.


C'est en ces termes que  Jean Yves Le Drian montre sa satisfaction au Président Faustin Archange Touadera.

 

Source : Palais Renaissance

Entretien en coulisses Touadéra Macron Le Drian à New York
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 00:54
L’afflux des réfugiés centrafricains, une menace pour le Tchad ?

 

Lu pour vous 

 

https://tchadinfos.com   26 septembre 2018 14:44

 

Depuis 2002, le Tchad enregistre un afflux des réfugiés centrafricains au Sud du pays, précisément à Goré dans la région du Logone oriental. Cette situation s’est vue accentuer à partir de 2014, suite à l’éclatement de la crise centrafricaine. Le Tchad enregistre à ce jour plus de 76 000 réfugiés centrafricains. Il y a lieu de s’interroger sur les conséquences de cet afflux sur le Tchad sur le plan social et sécuritaire. Est-ce cet afflux constitue-t-il une menace pour le Tchad et singulièrement les communautés d’accueil ? Dans une investigation transfrontalière menée par votre site Tchadinfos et le site congolais Habari, nous vous présentons les répercussions de la crise centrafricaine au-delà des frontières nationales notamment en République démocratique du Congo (RDC) et au Tchad.

 

« Il n’y a pas de changement : on entend toujours des coups de canon vers la frontière. Nous avons quitté la Centrafrique puisque des combattants de Seleka et des miliciens du mouvement Révolution et justice (RJ) s’y affrontent. Nous avons tout abandonné, car c’est notre vie qui importe. » En ce début de l’année 2018, Nodjitel Élysée, réfugié centrafricain, septuagénaire, est recueilli dans une famille d’accueil tchadienne à Goré, dans le sud du Tchad. Agriculteur, il est obligé d’abandonner son champ à cause de la guerre. Avec sa femme, ses trois enfants et ses dix petits-enfants, il a trouvé refuge dans une famille tchadienne de la même ethnie que lui. Car, Nodjitel en Ngambaye, une langue locale tchadienne peut être traduite par « la charité est de retour ». Depuis les premières arrivées en 2002, le Haut-commissariat des réfugiés (HCR) dénombre à plus de 72 000 Centrafricains installés dans six camps, répartis dans 23 villages hôtes. C’est l’afflux le plus important au Tchad depuis 2014. Le pays est le cinquième État qui accueille le plus de réfugiés au monde par rapport à la taille de sa population (14,4 millions d’habitants en 2016).

 

Dans ces villages d’accueil, la situation humanitaire est préoccupante, avec notamment des besoins urgents en abris, vivres, eau potable, prises en charge des enfants, …

 

Dans le Sud du Tchad, plusieurs localités sont aujourd’hui débordées. La situation alimentaire y est précaire, selon un état des lieux dressé en février par Mbili Ambaoumba, représentant du HCR au Tchad. De fait, dans le processus d’accueil des réfugiés et retournés, ces villages frontaliers constituent un pont avant l’enregistrement et l’installation dans les camps des organisations non gouvernementales (Ong).

 

Hyppolite Mbailassem, chef d’équipe du HCR, explique que l’agence humanitaire onusienne a mis en place un « processus » : « Nous avons quatre desks : accueil, protection, direction data et service communautaire ainsi que le desk sortie. » Au mois de janvier 2018, « environ 14 000 personnes [avaient] déjà été enregistrées sur une estimation d’environ 20 000 potentiels nouveaux demandeurs d’asile »complète Merlin Jérôme, administrateur principal de protection au HCR, à Goré. « C’est après cette phase d’enregistrement qu’il y aura la relocalisation, en collaboration avec la CNARR [Commission nationale d’accueil et de réinsertion des réfugiés et des rapatriés] et les autorités dans les zones hors camp. L’objectif est de pouvoir favoriser l’intégration, l’autonomisation pour éviter les déséquilibres dans les assistances »poursuit-il.

 

Mais cet afflux pose problème sur le plan sécuritaire et social dans les localités d’accueil. D’une part, la communauté hôte manifeste la peur des incursions des éléments de la Séléka ou de la RJ dans les villages frontaliers du Tchad. D’autre part, l’accès aux ressources crée quelquefois des tensions entre les réfugiés et les populations hôtes. Au village Bekoninga, par exemple, beaucoup acceptent difficilement le partage de leurs terres. Les écarts de comportements observés ne facilitent pas non plus la stabilité.

 

On dénombre ainsi des cas de violences sexuelles dans des camps, selon une source judiciaire sur place. « Des populations hôtes tentent souvent de violer des jeunes filles réfugiées. Il y a eu des cas de grossesse et les parents s’en lamentent. Il arrive qu’on transfère ces problèmes aux institutions judiciaires. Par le passé, quand il y a des cas de viol, cela a entraîné des actes de représailles de la part des réfugiés : plusieurs cas de mort ont été enregistrés dans ce sens »nous confie-t-elle.

 

Ce problème n’est cependant pas l’unique. Des cas d’enlèvement des bœufs sont également signalés. « Plusieurs incursions des groupes armés depuis la Centrafrique ont été enregistrées dans les communautés hôtes tchadiennes.  Plus de 800 bœufs ont alors été enlevés »indique notre source. Et selon le HCR, depuis décembre dernier, plus de 15 réfugiés centrafricains ont été tués des deux côtés de la frontière, suite aux incursions des groupes armés centrafricains. Une insécurité persistante, doublée à une pénurie de vivres, qui contraint de plus en plus certains réfugiés centrafricains à regagner leur pays d’origine. Pendant cette période, « au moins 67 autres (réfugiés) ont été victimes de violences sexuelles et sexistes alors qu’ils tentaient de retourner en RCA pour aller chercher de la nourriture et compléter leurs maigres ressources en exil », avait informé le porte-parole du HCR, Babar Baloch. Des faits qui confirment l’exportation de la crise centrafricaine jusqu’au Tchad.

 

La protection et l’assistance de ces réfugiés « se déroulent dans un contexte très complexe avec une baisse continuelle des ressources, la résurgence des nouvelles crises surtout pour les Centrafricains et des limites dans les perspectives de solutions durables », a reconnu en mars 2018, le Représentant du HCR au Tchad, M. Michel Mbili Ambaoumba, à l’occasion de l’atelier de planification stratégique 2019 pour les réfugiés vivant au Tchad. Le gouvernement du Tchad, par la voix du secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Tahir Oloy Hassan, avait alors affirmé : « tout en préservant la paix et la sécurité sur notre territoire tant pour nous-mêmes que pour les réfugiés que nous avons accueillis, nous estimons que nous devons converger nos efforts vers une vision stratégique et collaborer avec d’autres partenaires pour relever les défis qui se présentent à nous ».

 

Face à ces tensions qui menacent la stabilité de la région, les autorités administratives et les partenaires humanitaires réfléchissent à des pistes de solutions et des stratégies à même de favoriser la cohabitation pacifique et la réinsertion. Pour aider le septuagénaire Nodjitel Élysée, refugié centrafricain, sa famille et bien d’autres à trouver leur place dans leur terre d’accueil, la Banque mondiale et les autres partenaires techniques et financiers entendent répondre à cette crise des réfugiés par une « approche holistique, notamment en améliorant la qualité de vie des communautés hôtes, en s’attaquant aux vulnérabilités spécifiques auxquelles sont confrontés les réfugiés et en aidant les institutions à mieux se préparer aux potentiels nouveaux afflux de réfugiés. ».  Concrètement, Le conseil d’administration de la Banque mondiale a accepté l’octroi de 60 millions de dollars soit 35 milliards de FCFA pour le Tchad en septembre 2018 afin d’améliorer l’accès des réfugiés et communautés hôtes aux services de base et aux moyens de subsistance.

 

En tout état de cause, l’on peut le dire sans risque de se tromper que l’afflux des réfugiés centrafricains constitue d’une manière ou d’une autre une menace pour le Tchad. Car, comme l’a relevé le porte-parole du HCR, Babar Baloch  lors d’une conférence de presse, le 16 mars 2018 au Palais des Nations à Genève, « les pénuries alimentaires et la hausse des prix menacent directement la vie des réfugiés et de la population d’accueil qui partage avec les nouveaux arrivants de maigres ressources alimentaires et autres ». Babar Baloch d’ajouter que, le sud du Tchad, y compris la région de Goré, est l’une des régions les plus pauvres et sous-développées du pays, qui est confronté à une profonde crise socio-économique. L’afflux des réfugiés accentue donc davantage cette situation avec la menace de partage des ressources ainsi que celle sécuritaire.

 

L’afflux des réfugiés centrafricains, une menace pour le Tchad ?
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 00:40
« La scolarisation des filles, le combat pour le développement », selon le président Touadera

 

 

Centrafrique : « La scolarisation des filles, le combat pour le développement », selon le président Touadera

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 26 SEPTEMBRE 2018

 

BANGUI, 26 septembre 2018 (RJDH)–Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a, dans une déclaration faite le 25 septembre  la tribune des Nations-Unies sur l’éducation, évoqué l’importance de la scolarisation des filles pour promouvoir le développement de la RCA.

En République Centrafricaine, 22% des filles en âge scolaire ne sont pas scolarisées. Après le cycle primaire, les filles connaissent plus d’éventualités de ruptures de scolarité que les garçons avant même d’embrasser le cycle de secondaire. Elles abandonnent les bancs de l’école pour se consacrer aux travaux ménagers ou agricoles aux fins d’apporter un complément de revenus à leur famille après des mariages précoces forcés ou volontaires.

«Aujourd’hui encore, de nombreuses jeunes filles ne sont pas libres de leur choix, et ne peuvent décider de leur propre avenir. Elles subissent violences et exclusion », regrette le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

Pour le président Touadera, au-delà du combat pour la justice et celui contre les discriminations, la scolarisation des filles est tout simplement la condition du développement mondial.  «La privation d’instruction enferme les filles puis l’adolescente et la femme adulte qu’elles seront dans la vulnérabilité la plus extrême, face à la maladie, au sida, aux violences sexuelles, aux mariages forcés, aux grossesses précoces et à la pauvreté » regrette le chef de l’Etat.

Selon une étude de l’Unicef,  chaque année supplémentaire de scolarité dans la vie d’une fille réduit de 10% le risque de décès de son futur bébé.

«Conscient des défis auxquels demeure confrontée la République Centrafricaine, nous avons pris la mesure de cette situation, en mettant en place un dispositif qui favorise l’accès de la jeune fille à l’école au même titre que le garçon comme le fixe notre Constitution. Pour la rentrée scolaire 2018, nous sommes parvenus à atteindre l’égalité 50/50. », a annoncé le président Touadera

Faustin Archange Touadera a aussi souligné que l’école centrafricaine en ce moment est en voie de réhabilitation et a plus que besoin de l’accompagnement de tous. «Cela passe nécessairement par la formation des enseignants, la mise à disposition des supports didactiques et l’amélioration du cadre de vie scolaire, par la construction des salles de classe en ville et en milieu rural », indique-t-il.

Les données officielles indiquent que le taux de fréquentation des filles qui était de 33% en 2017  est passé à 44% en 2018.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 00:28
Le Pussy Riot hospitalisé à Berlin convaincu d'avoir été "empoisonné" par la Russie

 

 

 

 

Les soupçons de Piotr Verzilov concernant un potentiel empoisonnement dont il a été victime, se transforment peu à peu en certitudes, au fur et mesure que son état s'améliore.  

 

Le militant du groupe contestataire Pussy Riot hospitalisé à Berlin, Piotr Verzilov, "croit fermement" avoir été empoisonné par la Russie, peut-être à cause de sa volonté d'enquêter sur la mort de trois journalistes russes en Centrafrique.

 

Piotr Verzilov, 30 ans, avait été hospitalisé dans un état grave il y a une dizaine de jours à Berlin, après son transfert depuis Moscou par une ONG. Ses médecins estiment qu'il a "très vraisemblablement" été victime d'un empoisonnement. "Je vais bien à nouveau, j'espère sortir dès que possible. Et je veux retourner en Russie", a-t-il dit dans une interview diffusée mercredi par le quotidien populaire allemand Bild. Il affirme se souvenir "à peine de ce qui lui est arrivé".

 

Il s'était introduit sur un terrain de foot pendant la Coupe du monde. Piotr Verzilov est l'un des quatre membres des Pussy Riot qui s'étaient introduits sur le terrain pendant la finale de la Coupe du monde de football en Russie en juillet, portant des uniformes de la police. Il est également le fondateur du site internet Mediazona, qui informe notamment sur les procès des défenseurs des droits de l'homme en Russie. "Il y a deux raisons possibles pour lesquelles les services secrets russes pourraient m'avoir empoisonné : d'une part, l'action de la finale de la Coupe du Monde, qui les a embarrassés, et d'autre part, mes liens avec les trois journalistes russes assassinés en Afrique", explique le militant dans Bild.

 

Trois journalistes russes assassinés en Centrafrique. Ces trois journalistes ont été tués par balles le 30 juillet en Centrafrique où ils enquêtaient sur un groupe occulte de mercenaires russes, pour le compte d'un média fondé par l'adversaire du Kremlin Mikhail Khodorkovsky. Piotr Verzilov avait travaillé avec un de ces journalistes. "Je voulais et je veux faire une enquête sur ce qui est arrivé aux trois journalistes. C'est peut-être pour ça que les services secrets ont essayé de m'empoisonner. Je pense qu'il est plus probable qu'il s'agisse de ça que d'un match de Coupe du Monde", fait valoir le Pussy Riot.

 

Un empoisonnement "si professionnel". "Je crois fermement que ce sont les services de renseignements russes qui sont à l'origine de mon empoisonnement, peut-être le GRU", le renseignement militaire, précise Piotr Verzilov. Selon lui, "l'empoisonnement était si professionnel qu'on ne peut en conclure autrement". "Cela ne m'a pas pris plusieurs jours avant de remarquer quelque chose, mais ça a été immédiatement aigu", décrit-il.

 

Son hospitalisation est intervenue à un moment où l'affaire Skripal envenimait à nouveau les relations entre les Occidentaux et Moscou. Le gouvernement britannique accuse deux personnes qu'il présente comme des agents du renseignement militaire russe (GRU) d'avoir empoisonné en mars Sergueï Skripal et sa fille à Salisbury en Angleterre. Ces accusations sont rejetées par la Russie.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 00:19
RCA : Contrat de 175 millions $ pour la construction de 5 000 logements sociaux

 

 

Centrafrique : le groupe libanais SEG International décroche un contrat de 175 millions $ pour la construction de 5 000 logements sociaux

 

(Agence Ecofin) mercredi, 26 septembre 2018 08:34 - Le groupe immobilier et de BTP basé au Liban, SEG International, vient de décrocher via sa filiale marocaine, un contrat de 98 milliards FCFA (environ 175 millions $) pour la construction de 5 000 logements sociaux en Centrafrique.

L’information a été donnée par le promoteur de ce projet, Jules Ndjawé, dans une interview accordée au Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH) de la Centrafrique, précisant que ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la Société d’Entreprise et de Gestion (SEG) Maroc et le gouvernement centrafricain.

« Dans le travail qui est le mien, mon équipe et moi avons déniché un investisseur en l’occurrence la SEG.», a-t-il déclaré. Ajoutant que « nous avons vendu le potentiel de notre pays après 18 mois de négociations. Une convention a été signée avec les autorités centrafricaines, nous sommes en train de terminer les études. Le coût total de ce projet est de 98 milliards de francs ».

Toujours selon Jules Ndjawé, le démarrage des travaux est prévu pour le mois de novembre 2018. Et ceux-ci vont s’effectuer aussi bien dans la capitale Bangui que dans plusieurs autres villes du pays.

« Initialement, nous avions besoin de 5 sites pour nous permettre de faire 1 000 logements par site. Mais le souci de l’Etat est d’agrandir la ville, c’est pourquoi nous avons prévu deux sites à Bimbo, un site au PK 14 non loin de là où l’université sera construite. Nous avons un autre site sur l’axe Damara et un site en étude vers Landja. Au final, nous allons essayer de mettre 4 000 logements à Bangui et répartir les 1 000 dans les zones à forte concentration notamment à Bouar, Berberati, Bambari et donner un nouveau souffle à une ville comme Bangassou.», a-t-il tenu à préciser.

Notons qu’en raison des tensions armées qui ont secoué la Centrafrique, de nombreux logements ont été détruits causant des milliers de sans-abris. Si bien que de nombreuses personnes vivent encore dans des camps de fortune.

Selon les autorités centrafricaines, les besoins en logement sont passés d’environ 500 000 logements avant la crise, à environ un million aujourd’hui.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com