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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 16:26

 

 

 

3 mai 2018

 

Le Secrétaire général condamne les violences du 1er mai à Bangui, en République centrafricaine (RCA), qui ont causé la mort d’au moins 22 personnes et fait plus de 100 blessés. Deux membres du personnel de la MINUSCA ont également été blessés lors de violences ultérieures.

 

Le Secrétaire général transmet ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

 

Le Secrétaire général appelle au calme et exhorte les autorités de la République centrafricaine à enquêter sur ces attaques répétées, ainsi qu’à en traduire rapidement les responsables en justice. Le Secrétaire général exprime également sa préoccupation continue face à la rhétorique incendiaire qui semble prévaloir. Il rappelle qu'il n'y a pas de justification à l'incitation à la violence ou au discours de haine.

 

Le Secrétaire général réaffirme son soutien à la République centrafricaine et au rôle de la MINUSCA pour la protection des civils et la stabilisation du pays. Il exhorte tous les acteurs à mettre fin à la violence et à travailler ensemble pour ramener la paix et la stabilité dans le pays.

DÉCLARATION ATTRIBUABLE AU PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 16:23

 

 

 

GENÈVE 3 mai 2018 - Une experte de l'ONU sur les droits de l’homme a appelé au calme et à la retenue en République centrafricaine (RCA) suite à des attaques meurtrières dans la capitale Bangui. 

 

Marie-Thérèse Keita Bocoum demande aux autorités et à la MINUSCA de renforcer la protection des civils dans un contexte de recrudescence de la violence à travers le pays.

 

« J'exprime mes condoléances aux familles des victimes, et je déplore une fois de plus toutes les attaques contre les civils, les humanitaires et les soldats de la paix à travers le pays », a déclaré Mme Keita Bocoum. 

 

Elle a mentionné que la recrudescence des violences en RCA souligne la nécessité de mettre en œuvre une stratégie sous régionale sur la circulation illégale des armes et la neutralisation des groupes armés.

 

Le 26 avril, l'Experte indépendante a conclu une visite au Gabon portant sur la dimension régionale de la situation des droits de l’homme en RCA.

 

Au cours de sa mission, elle s'est entretenue avec un Conseiller du ministre des Relations Extérieures du Gabon, le Représentant spécial pour l'Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), le Secrétaire général adjoint et chargé du Département de l'Intégration humaine, de la Paix, de la Sécurité et de la Stabilité de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et des représentants du corps diplomatique.



Mme Keita-Bocoum a pris bonne note du renforcement de la coopération entre l'ONU et la CEEAC sur les questions régionales de paix et de sécurité et leur impact sur les droits de l’homme en RCA, de même que les effets de la crise centrafricaine dans la région.

 

« La CEEAC est un partenaire essentiel dans le soutien au dialogue et à l'Initiative africaine pour la paix en RCA, mais aussi dans l’appui aux progrès en matière de justice et de réconciliation et à l’amélioration de la situation humanitaire dans le pays », a-t-elle déclaré.

 

Concernant les questions transfrontalières, l'Experte indépendante a noté la dynamique multilatérale en cours pour parvenir à des accords sur les questions liées à la transhumance et a rappelé l’importance d’adresser la situation critique des réfugiés en Afrique centrale.

 

« J'apprécie les initiatives de rapprochement entre la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la CEEAC en vue du partage d'expériences, notamment dans le cadre de la réforme de la CEEAC et du renforcement mutuel des entités régionales ».

 

« J'ai également noté des développements dans la formulation d'un plan d'action régional pour la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité », a déclaré Mme Keita Bocoum.

La prochaine mission de l'Experte indépendante en République centrafricaine précèdera son compte rendu oral en juin devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève.

UNE EXPERTE DE L'ONU APPELLE AU CALME ET À LA PROTECTION DES CIVILS EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 16:07
Communiqué officiel du Ministère des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger

 

 

 

Le Ministère des Affaires Étrangères et des Centrafricain de l’Etranger a le regret de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que, suite aux événements malheureux survenus le mardi 1er mai 2018 dans la capitale centrafricaine, deux ressortissants sénégalais ont perdu la vie d’une manière tragique.

 

A cet effet, le Gouvernement Centrafricain par l’entremise du Ministère des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger voudrait tout d’abord adresser à l’endroit du peuple frère sénégalais, de la colonie sénégalaise résidant en Centrafrique et de la famille affligée en particulier, ses sincères condoléances ; condamne avec la dernière rigueur cet acte ignoble qui est de nature à refroidir les très bonnes relations de coopérations et de fraternité qui existent si heureusement entre les deux États frères.

 

Enfin, le Ministère des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger tient à informer le Gouvernement sénégalais qu’une enquête est déjà ouverte par le parquet de Bangui et que les auteurs seront traqués et jugés conformément à la législation en vigueur.

 

Bangui, le 04 Mai 2018

Le Ministre Délégué aux Affaires Étrangères.

 


Chancel Sekode Ndeugbayi

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 15:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La démission du Premier Ministre revient dans les débats à l’Assemblée Nationale

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 04 mai 2018 (RJDH)—Le départ du Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji est réclamé dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale lors d’un débat parlementaire.

 

Alors que le gouvernement est interpellé par rapport à l’attaque de l’église de Fatima, le débat dans l’hémicycle est resté concentré sur la démission de Mathieu Simplice Sarandji. Il est certes vrai que la question du départ du Premier Ministre a toujours agité et divisé l’Assemblée Nationale mais depuis quelques semaines, elle semble de plus en plus faire unanimité. Comme a confié sous anonymat, un député de la majorité présidentielle, « nos points de vu s’accordent de plus en plus sur la question de son départ ».

 

Cet accord de vue est observé lors du débat de ce matin à l’Assemblée Nationale. Déjà dans une déclaration, le bureau de l’Assemblée Nationale dominé par les députés de la majorité présentielle, a promis prendre ses responsabilités à la fin de cette interpellation.

 

Lors des débats, même si le Cœur Uni, (groupe parlementaire de la majorité présidentielle), a évité le mot « démission » la quasi-totalité des groupes parlementaires et plusieurs députés ayant pris la parole, l’ont prononcé à maintes reprises.  La principale raison avancée par les députés est l’incapacité du gouvernement de trouver des solutions à l’épineuse question sécuritaire, « je vois que vous n’êtes pas capable de porter cette question, je pense qu’il faut partir », a lancé un député à la tribune.

 

La démission du Premier Ministre, selon l’honorable Thiery Vackat, président de la commission défense sera un service rendu au président de la République, « si vous aimez votre peuple, je vous demande de démissionner. Si vous voulez aider le chef de l’Etat, je vous demande de démissionner », a résumé ce député à qui la parole a été retirée à la tribune.

 

Ce n’est pas pour la première fois que la démission du Premier Ministre est évoquée lors des débats à l’Assemblée Nationale mais, ce 04 mai 2018, le sujet semble faire davantage unanimité dans les deux camps.

 

 

Centrafrique : Le bilan de l’attaque de Fatima revu à la hausse par la Croix-Rouge Centrafricaine

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 04 Mai 2018 (RJDH) – Environ trente personnes ont trouvé la mort et  99 blessés ont été transférés dans différents centre de santé de Bangui, suite à l’incident perpétré par des hommes armés du Km5. Ce bilan est rendu public ce vendredi 4 mai par le président de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA), Antoine Mbao Bogo.

 

Dans l’attaque de l’église catholique de Fatima le 1er mai dernier, environ 18 personnes ont été tuées dont le prêtre Albert Toungoumale-Baba. Plus 99 blessés ont été transférés à l’hôpital alors que le nombre total des blessés aurait atteint 170 selon d’autres sources humanitaires.

 

Le Président de la Croix Rouge Centrafricaine parle de « 30 personnes mortes. D’autres victimes ont encore succombé de leur blessure, malgré les soins intenses administrés dans les différents centres de santé de la ville de Bangui. Ce bilan est toujours provisoire, tandis que  des cas graves sont encore sensibles », a précisé le Pasteur Antoine Mbao Bogo.

 

Plusieurs barricades érigées dans les artères des quartiers environnants de Fatima, empêchent les volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine de mieux couvrir certaines zones, « il peut y avoir d’autres cas isolés, mais nous ne pouvons pas, parce que des barricades nous empêchent de circuler librement. Ceci constitue des difficultés constatées au

 

15 personnes ont été tuées en mai 2017 toujours à la paroisse notre Dame de Fatima

 

 

Centrafrique : Aide de la Banque Mondiale pour assister les réfugiés Centrafricains du Cameroun

 

PAR FLEURY AGOU LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 4 mai 2018 (RJDH)–Dans le cadre du financement des quatre projets d’appui aux réfugiés et aux populations d’accueil du Cameroun sur l’accès à la santé, l’éducation, la protection sociale et les infrastructures économiques et sociales, la Banque mondiale a accordé le 01 mai 2018 un crédit de 274 millions de dollars à l’Association Internationale De Développement (IDA).

 

Le Cameroun est le pays d’accueil de plus de 350.000 réfugiés de la République Centrafricaine et du Nigeria et, il continue d’en accueillir toujours. Ces personnes et leur pays hôte sont confrontés à de multiples problèmes.

 

Par ce don, le Cameroun est « le premier pays à bénéficier de ce nouveau sous-guichet régional de 2 milliards de dollars créé par l’IDA pour aider les pays à faible revenu, confrontés à un flux important de réfugiés, à répondre aux besoins des réfugiés et des populations d’accueil grâce à une source de financements spécifiques ».

 

Selon Elisabeth Huybens, directrice des opérations pour le Cameroun à la Banque Mondiale, « ces ressources sont vitales pour aider le gouvernement à fournir des services adaptés aux réfugiés et aux communautés d’accueil. La plupart des réfugiés cohabitent avec les Camerounais dans les régions les plus démunies et les plus fragiles du pays, y compris dans la zone subissant les attaques de Boko Haram ». Elle a indiqué que « ces quatre projets seront menés de manière intégrée afin de trouver des solutions plurisectorielles aux problèmes complexes des réfugiés et des communautés d’accueil ».

 

Cette aide permettra « d’améliorer l’accès à la santé et à l’éducation des réfugiés et des communautés d’accueil, offrir une protection sociale aux ménages les plus vulnérables et veiller à ce que les plans de développement municipal soient élaborés en concertation avec les communautés hôtes et les réfugiés pour fournir des travaux publics de faible envergure, cruciaux pour ces deux groupes ».

 

Cette aide de la Banque Mondiale est saluée par le HCR et surtout son approche, a témoigné le responsable de cette organisation onusienne. «Cette nouvelle approche montre que la présence de réfugiés peut également contribuer au développement des communautés hôtes », a indiqué Kouassi Lazare Etien, représentant du HCR au Cameroun.

 

 

Centrafrique : La société civile se félicite de l’observation de la ville morte par la population

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 04 Mai 2018(RJDH) — Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise en Centrafrique(GTSC) se dit satisfait à 80% de l’observation de la ville morte par la population de certains arrondissements. Il appelle les autres à s’aligner pour le concert de casserole prévu ce soir à 18 heures. Un appel de Paul Crescent Beninga porte-parole dudit mouvement.

 

Le mot d’ordre de la société civile prévu ce vendredi 4 mai 2018 est une manière d’interpeller les autorités du pays et la communauté internationale sur la situation qui prévaut depuis quelques jours à Bangui. Paul Crescent Beninga, porte-parole de la société civile se dit satisfait à 80% de l’observation de cette journée malgré la résistance dans les quartiers nord.

 

« Nous sommes satisfaits à 80%, car la ville morte est observée seulement dans les quartiers du Sud de Bangui, Fatima, Castors, Petevo, Bruxelles, Lakouanga, Sica et autres mais dans les quartiers nord comme Combattant, Pk12, et autres, c’est le contraire. C’est pourquoi nous appelons les autres à entrer dans la danse », souhaite-il.

 

Les barricades ne sont pas prévues dans l’observation de la ville morte, selon les organisateurs, « nous n’avons pas prévu les barricades mais nous pouvons comprendre la détermination de certains jeunes qui veulent empêcher les gens qui voulaient se rendre ce matin à leur travail. Mais aucun incident ni violence exercée sur la population n’est enregistrée», souligne-t-il.

 

La société civile reste déterminée quant à l’organisation du concert de casserole ce vendredi 04 Mai à 18heures dans les quartiers, «  nous appelons les habitants à rester à la maison pour le concert de casserole. Ils ne doivent pas  sortir dans les rues », a appelé Paul Crescent Beninga.

 

L’observation de la ville morte ce 4 Mai initialement prévue sur toute l’étendue du territoire intervient 3 jours après l’attaque de la paroisse notre dame de Fatima où près d’une vingtaine de personnes y compris un prêtre sont morts.

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 15:49
LETTRE OUVERTE DE DANIEL NDITIFEI BOYSEMBE AU CHEF DE L’ETAT

 

 

 

Monsieur le Président ;


Le 30 Mars 2018 alors que notre pays est toujours en guerre, occupé aux 2/3 par des mercenaires et leurs commanditaires de la SELEKA, vous avez consacré de l’énergie et confisqué les maigres ressources de l’Etat pour fêter le deuxième anniversaire de votre accession au pouvoir.


Le lendemain de ces festivités à Tabbara et ses environs dans la Ouaka, quarante quatre (44) paisibles citoyens Centrafricains ont été massacrés par l’UPC d’Ali DARASSE, une façon brutale de vous ramener aux réalités de la RCA totalement aux antipodes de l’exo -planète sur laquelle vous vous trouviez.


Le 1er mai 2018, prenant prétexte de cette fête des travailleurs et voulant à tout prix prouver à l’opinion Nationale et Internationale que vous êtes un Président à part entière, vous voilà à nouveau en pleine fête sur l’avenue des martyrs, fier de saluer du haut de la tribune officielle les cortèges des travailleurs mobilisés pour le défilé. 
Pendant ce temps à Fatima, précisément à la paroisse, un terrible drame s’est déroulé. Niméry allias « Force », le chef des gangsters du KM5 que le Gouvernement et la MINUSCA ont été incapables de neutraliser quelques jours auparavant, s’est livré au massacre des Centrafricains venus fêter religieusement le 1er mai 2018. Le bilan est lourd : Seize (16) morts parmi lesquels l’Abbé BABA TOUNGOUMALET aimé des Centrafricains et une centaine de blessés. En réaction, il y’a lieu de déplorer la destruction d’une mosquée et la mort de compatriotes de confession musulmane. Je me permets de souligner qu’aucun dispositif de sécurité n’a été mis en place pour protéger les sites sensibles contigus au KM5 après le fiasco de la tentative d’arrestation du fameux Force. C’est le cas de l’Eglise Catholique de Fatima qui était déjà la cible des extrémistes musulmans.


A l’évidence toutes les forces de sécurité ont été mobilisées pour sécuriser le site du défilé où vous vous êtes trouvé abandonnant les autres Centrafricains à la merci des criminels qui se cachent derrière la religion pour perpétrer leurs forfaits. 


Monsieur le Président combien de morts encore faudrait-il pour que vous réalisez enfin que notre pays depuis qu’il a été envahi par les mercenaires au service de la SELEKA, est en guerre contre les seigneurs de guerre qui massacrent nos populations, pillent sans vergogne nos richesses naturelles et font planer la menace de partition de notre territoire ?


Vous devez changer vos discours et les adapter au contexte de guerre qu’on nous a imposé. Vos discours lénifiants sur la paix et le dialogue sonnent creux tout simplement parce-que pour faire la paix, il faut être à deux or les seigneurs de guerre qui tirent des avantages substantiels de leur position actuelle, ont intérêt à entretenir le chaos.


Monsieur le Président, il faut arrêter d’endormir les Centrafricains avec les discours sur le DDR et autres instruments conçus par les officines Internationaux et leur tenir le langage de la vérité sur la gravité de la situation qui requiert une vigilance à toute épreuve, une mobilisation permanente et une solution de sortie de crise qui passe obligatoirement par la modification des rapports de force sur le terrain militaire. Soutenir le contraire, c’est vouloir tromper le peuple de façon délibérée.


Monsieur le Président le moment viendra où les Centrafricains pourront renouer avec les fêtes. En attendant ce jour et compte tenu de l’occupation de notre Nation, le bon sens nous impose de suspendre les fêtes qui sont d’ailleurs l’apanage des Banguissois essentiellement à cause du calme trompeur qui règne à Bangui. Continuer à faire la fête à Bangui pendant que les tueries des populations persistent dans les zones occupées, est non seulement indécent mais choquant. 


Monsieur le Président lors de votre investiture, vous avez pris l’engagement solennel devant la Nation, d’assurer la protection du peuple Centrafricain et de garantir l’intégrité du territoire national. Au regard des centaines sinon des milliers de morts enregistrés depuis votre élection et de l’occupation de 70 à 80% du territoire par les groupes armés, le bilan pour le moins qu’on puisse dire, est négatif.
De plus en plus de voix s’élèvent pour condamner le non-respect de votre serment sur la constitution. Ne Soyez pas surpris si demain cette même population qui vous a élu, demande votre démission.

 

Daniel NDITIFEI BOYSEMBE 


Ancien Ministre des Finances et du Budget

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 13:56
Lu pour vous : Poutine s’installe en Centrafrique

 

 

 

https://mondafrique.com  Par Nicolas Beau 4 mai 2018

 

Après avoir obtenu une autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU de faire une exception à l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine, la Russie s’est engouffrée dans cette brèche inespérée.

 

Les quelques instructeurs russes pour le maniement des armes, prévus par l’autorisation du Conseil de sécurité de l’Onu, ont été vite rejoints par des dizaines d’experts militaires, d’hommes d’affaires, de mercenaires et de membres des forces spéciales. L’accord que le président centrafricain Faustin Archange Touadera a signé à Sotchi, le 9 octobre 2017, hors des procédures habituelles et resté confidentiel, avec le ministre russe Sergueï Lavroff, doit probablement ne pas concerner uniquement la livraison d’armes. Le ministre d’État et directeur de cabinet, Firmin Ngrebada et le conseiller spécial Fidèle Gouandjika sont les promoteurs de cet accord qui fait suite au rapprochement de Bangui avec Khartoum, principal allié de la Russie dans la région. Cet accord avec la Russie montre à quel point le président Touadera dirige le pays en s’appuyant uniquement sur quelques fidèles, pour la plupart de son ethnie et dont la réputation de prédation n’est plus à faire.

 

Le deal centrafricano-russe

 

Le président Touadera a déclaré que « les Russes ne sont pas venus clandestinement ». Si cela est effectivement vrai pour les instructeurs, cela l’est moins pour les autres citoyens et sociétés russes, venus dans une certaine clandestinité. L’ONU et les occidentaux semblent s’y accommoder.

 

Devant l »immensité de la tâche, la Minusca, avec ses 12 000 Casques bleus, peinent à mener des opérations robustes pour réduire les rébellions et protéger les populations réduites quasiment en otages.9 La France essaie de mettre de l’ordre dans son ambassade déboussolée et enverra bientôt un quatrième ambassadeur depuis septembre 2012, début de la crise. Pendant ce temps-là, la Russie peut compter sur son ambassadeur Sergueï Lobanov, en poste depuis le 11 juin 2011. L’ambassadeur russe est devenu un familier de la présidence d’autant que la Russie a placé un conseiller sécurité près du chef de l’État centrafricain, tandis que des forces spéciales russes assurent désormais sa protection rapprochée.

 

La Russie négocie pour le gouvernement centrafricain

 

Plusieurs sources à Bangui évoquent la présence de militaires russes dans des localités occupées par les ex-Seleka. Dernier exemple : un avion Cessna russe, avec quatre militaires russes, a fait l’objet de nombreuses supputations car il venait de Ndélé, où se trouve Nourredine Adam, leader de l’ex Séleka, pour atterrir à Kaga-Bandoro, nouveau centre de la rébellion, dirigé par Abdoulaye Hisséne, criminel et néanmoins ancien ministre, sous sanction internationale. Les rencontres de Cotonou entre émissaires russes et Michel Djotodia, russophone et ancien chef de l’État qui avait renversé le tandem Bozize-Touadera, sont désormais bien connues. Les experts russes présents au Soudan et notamment au Darfour, ne sont pas dépaysés dans le nord-est du pays qui y est identique. Évidemment, il n’est pas sûr que ces négociations soient compatibles avec la Feuille de route de l’Union africaine, soutenue par l’ONU et la France.

 

Une base militaire russe à Berengo ?

 

Comme tout est à vendre et à acheter en Centrafrique, l’ancien domaine impérial de Jean-Bedel Bokassa de Berengo est sûrement une belle affaire. Évidemment les représentants locaux de la famille de Bokassa, notamment Jean-Serge Bokassa, se sont opposés à l’affectation d’un camp d’entraînement russe dans ces lieux mémoriaux, jadis Cour impériale que connaissait bien Valery Giscard d’Estaing. Cette quasi expropriation a été l’élément déclencheur de la rupture de Jean-Serge Bokassa avec Touadera et de sa démission du gouvernement, actée ensuite par le Président.

 

Le domaine impérial de Berengo est désormais une enclave russe, hors de tout contrôle extérieur. Il va de soi que Berengo n’a pas été choisi par hasard par les Russes. Ce domaine d’une dizaine d’hectares, situé à 70 km de Bangui, peut être agrandi sans contraintes. Il est surtout jouxté par une ancienne piste d’atterrissage, construite du temps de l’Empereur Bokassa. Cette piste de 2200 mètres sur 35 mètres peut facilement être modernisée et allongée. Des plans sont d’ailleurs dans les cartons depuis de nombreuses années, lorsque Berengo était dans le projet d’un nouvel aéroport international. Un aéroport militaire russe éviterait l’aéroport de Bangui Mpoko, contrôlé par les Français. Les Antonovs pourraient ainsi atterrir à tout moment sans contrôle et des « grandes oreilles » y être installées en toute discrétion. A Bangui, on signale également des intérêts russes envers l’ancienne grande base française du Camp Leclerc à Bouar. Quelques militaires étrangers y auraient été récemment aperçus. La presse banguissoise évoque plutôt des militaires français nostalgiques ou soupçonneux.

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Une base russe en Centrafrique serait beaucoup plus stratégique, au coeur de l’Afrique centrale, qu’une base russe au Soudan, comme cela avait été un moment envisagé par le Kremlin et souhaité récemment encore par Omar el-Bechir. Il va de soi qu’une telle base russe en Centrafrique serait une nouveauté qui ne devrait pas laisser indifférent les Etats-Unis d’Amérique. Ce coup de maître de Poutine marquerait le grand retour de la Russie dans une Afrique centrale qui est de plus en plus fragilisée et prête à de profonds bouleversements.

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 13:47
Les opérations extérieures de la France: Sangaris, ni brève ni jolie (Opinion)

 

 

 

http://www.trt.net.tr  03.05.2018 ~ 04.05.2018

 

En près de 55 ans, les OPEX de la France s'élèvent à plus de 130 campagnes dont la quasi-totalité en Afrique.

 

Avec la fin des conflits de décolonisation en Afrique et dès l'aube des années 1960, la France a prévu des opérations extérieures -communément appelées OPEX- qui s'appuient sur un double principe : défendre l'Hexagone, ses ressortissants et ses intérêts d'un côté, répondre aux accords de défense conclus avec des pays (gouvernements serait plus juste) amis. 



Ce serait une Lapalissade de préciser qu'en politique et en relations internationales, le grand stimulant et l'objectif final des interventions sous mandat national, demeurent invariablement l'intérêt. Personne ne s'en cache, même si par "décence", on ne le met pas de l'avant, lui préférant les prétextes et les subterfuges souvent justifiables de défense de la démocratie, des droits de l'Homme...bref ; de valeurs universelles. Ce qui n'est pas (toujours) le cas des opérations mandatées par l'ONU. 



En près de 55 ans, les OPEX de la France s'élèvent à plus de 130 campagnes dont la quasi-totalité en Afrique. 


Rarement dans le cadre d'une décision onusienne, de l'OTAN ou de l'Union européenne, elles varient de nature, de puissance et d'objectifs, qu'ils soient déclarés ou occultes.

 
Du Tchad, premier théâtre d'une intense OPEX (Limousin 1969 - 1971), au Mali, de la Mauritanie au Rwanda, de la République démocratique du Congo à la Libye, elles se sont accrues à partir du milieu des années 1990 pour atteindre leur apogée avec l'avènement du troisième millénaire qui a coïncidé avec l'élaboration d'un nouveau concept anticipatif ("Défense en avant") qui consiste à préparer à l'avance des contingents et une force de feu capables d'être engagés sinon immédiatement, du moins le plus vite possible, dans les zones à investir. 


L'opération Sangaris en République Centrafricaine (5 décembre 2013 - 31 octobre 2016), l'une des plus controversées, en fait partie. 


-Convoitises 

Sans être le plus riche des pays africains, la Centrafrique en est l'un des plus nantis, notamment en ressources minières très variées qui, de surcroît, ne sont pas toutes exploitées, ce qui lui laisse des réserves fort appréciables pour l'avenir. 

De l'or en abondance, du diamant d'une qualité rare et prisée (parmi les quatre meilleures au monde), de l'uranium, du pétrole, du cuivre... Mais également un potentiel forestier et agricole (logiquement) largement suffisant pour mettre à l'abri de la faim et de la pauvreté les quelques 5 millions d'habitants (statistiques estimatives de 2017) qu'elle compte. 


Ses richesses et ses immenses possibilités en ont fait l'objet de toutes les convoitises de pays limitrophes ainsi que d'autres plus lointains (la France surtout) qui se les disputaient par ethnies et responsables locaux interposés. 


Les conflits internes qui tournent fréquemment en affrontements, notamment entre Selekas, et anti- Balakas (à majorité chrétienne), les massacres perpétrés par ces derniers contre plusieurs centaines de civils musulmans, les incessants déplacements de populations qui s'ensuivent, la déliquescence multidimensionnelle de l'Etat et multitude d'autres facteurs ont rendu la Centrafrique vulnérable et incapable d'instaurer la paix, la stabilité et la protection de son territoire, sans une aide militaire étrangère, d'où les différentes décisions de l'ONU d'y envoyer des Casques Bleus. 

Menacé par la rébellion des Selekas menés par Michel Djotodia, c'est dans ces conditions, somme toute récurrentes, que le président François Bozizé lançait, fin décembre 2012, un appel à l'aide à François Hollande et à Barack Obama. 


Ce dernier, loin d'être va-t-en en guerre, fera la sourde oreille, imité par le premier, trop occupé par les derniers préparatifs à l'OPEX Serval contre les groupes terroristes armés au nord du Mali.

 
En plus, Hollande sous-estimait l'ampleur de l'armement des Selekas et croyait peut être encore aux négociations de paix menées sous l'égide de la Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) auxquelles il poussait Bozizé jusqu'au 31 décembre. 


Vite, les accords de cessez-le-feu de Libreville (11 janvier 2013) s'avéreront fragiles et éphémères; Bozizé est chassé du pouvoir et du pays le 24 mars 2013. Djotodia devient président de la Centrafrique. Paris, la tête tournée vers le Mali où Serval battait son plein, n'apprécie pas mais ronge son frein.

 
-Témoignages accablants 


Le nouveau président et le tout récent Conseil national de la transition, tentent vainement d'enrayer la violence, les tueries et les tueries en représailles que se livrent régulièrement Selekas -ex-rebelles- et anti-Balakas, comités d'auto-défense aux pratiques de milices, et dont la majorité des victimes sont des civils musulmans. 

Les déplacements se multiplient dans les provinces et même à Bangui, la capitale, où le chaos s'installe. 


Avec l'accord de l'ONU et l'aval de l'Afrique, la France déclenche le 5 décembre Sangaris, une OPEX qu'elle voulait politiquement "jolie" et de courte durée, exactement à l'image du Cymothoe Sangaris, le beau papillon africain auquel on a emprunté le nom. 


François Hollande annonçait une mission de six mois maximum. Elle en durera six fois plus, soit presque trois ans, coûtera 500 millions d'Euros, laissera des zones d'ombre et entachera l'honneur de l'armée française, sans apporter la paix et la stabilité pour lesquelles elle s'est engagée. 


Sangaris qui consistait, entre autres objectifs, à désarmer les groupes armés, a été marquée dès les premières semaines par un "favoritisme" étonnant et révoltant puisque d'un côté, on affichait du zèle et de l'autre un relâchement des plus douteux. 

Sur le terrain, cela s'est traduit par la montée en puissance et en exactions des anti-Balakas qui ont gardé leurs armes assez longtemps pour lyncher, piller et déplacer par dizaines de milliers la population musulmane. 


L'exemple de Bangui où cette dernière ne comptait plus que 9000 habitants alors qu'elle était estimée à 145.000 (chiffres onusiens), est plus qu'édifiant. Il faut dire que les anti-Balakas se sont vu pousser des ailes avec la démission à laquelle la CEEAC -menée par N'Djamena et poussée par Paris qui ne s'en cachait pas- a contraint Djotodia, un mois et cinq jours après le déclenchement de l'OPEX. 


Pour ne citer que Laurent Fabius, ministre français des A.E à l'époque, il déclarait le 4 décembre devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée que "le président de la RCA et son Premier ministre n'avaient aucune légitimité et ne pouvaient se présenter à de futures élections...". A se demander si l'éviction de Djotodia n'était pas l'objectif primordial de Sangaris. 


Début février, face à l'énormité des atrocités commises contre les musulmans et ne pouvant nier l'évidence, le Général Francisco Soriano, commandant-en-chef de l'opération, dénonçait lui-même et publiquement "des assassins, des pillards, des ennemis de la paix qui stigmatisent les populations...qu'il faut chasser en tant que des bandits hors-la-loi"


Belles paroles qui, à l'évidence, ne trouvaient pas toujours écho sur le terrain. Sinon comment expliquer la passivité manifestée, un mois plus tard, par un contingent français stationné près de Djomo, alors qu'on s'apprêtait, dix kilomètres plus loin, à assassiner une centaine de villageois musulmans désarmés ? A ce propos précisément, le directeur de la section Urgences de l'ONG Human rights watch, Peter Bouckaert, témoigne indigné : "nous les avons informés (les soldats) que des dizaines d'anti-Balakas armés avaient tué l'Imam du village et qu'ils encerclaient les habitations où se sont barricadées environ cent personnes. Ils nous ont répondu que leur mission n'était pas de s'interposer" (!?). 


Cela se passerait de tout commentaire, mais il s'agissait de soldats et de non-assistance à personnes en danger...de mort. Pas reluisant pour une armée qui, de surcroît, s'est trouvée éclaboussée par de nombreuses affaires de présomption de viols sur des mineurs qu'elle avait contradictoirement pour mission de protéger. 

Pas vraiment brillante cette OPEX, ni jolie comme l'est le papillon africain Cymothoe Sangaris. 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 13:45

 

 

 

https://teles-relay.com  by TELES RELAY 3 mai 2018

 

Les autorités camerounaises ont affirmé, jeudi, qu’avec la mise sur pied de la Société nationale du transport d’électricité (SONTREL), le Cameroun se positionne de plus en plus comme le potentiel fournisseur de l’électricité en direction des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et du Nigeria.

 

 

Au regard des infrastructures existantes et de l’entrée en fonction des barrages hydroélectriques de Memv’ele et Mekin (Sud), Lom Pangar (Est) et Warack (Adamaoua) et les autres, le Cameroun qui dispose actuellement d’une capacité installée de 1200 Mégawatts (MW) pourrait enregistrer près de 700 MW supplémentaires d’ici à l’année prochaine.

 

Un « excédent » pour approvisionner la Centrafrique, le Congo, le Tchad et le Nigeria qui en ont besoin.

 

C’est donc à cette lourde mission que la SONATREL qui a voté un budget de 109 milliards de francs CFA pour exercice en cours, va s’atteler à remplir dès courant mai 2018, au moment où 230 agents de la société Energy of Cameroon (ENEO) chargée de la production de l’électricité et à qui incombe encore le transport, ont été transférés à la SONATREL.

 

A cause de la vétusté des infrastructures et de leur insuffisance, près de 40 % de l’électricité produite se perd dans le transport, renseigne-t-on à ENEO.

 

Des manquements que la SONATREL qui dispose d’un plan d’investissement de 900 milliards de francs CFA devrait palier alors que le Cameroun projette de produire à l’horizon 2025, plus de 3 000 MW d’électricité.

Le Cameroun pourrait bientôt approvisionner la Centrafrique, le Congo, le Tchad, le Nigeria en électricité

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 13:41
Tension à Bangui à l’occasion d’une journée « ville morte »

 

 

4 mai 2018 AFP

 

La tension était vive vendredi à l’occasion d’une journée « ville morte » décrétée par la société civile à Bangui, où la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a été prise à partie, a-t-on appris auprès de cette force onusienne.

 

Plusieurs barricades ont été érigées à divers endroits de la capitale centrafricaine, dont le quartier musulman du PK5 isolé du reste de la ville, a constaté un journaliste de l’AFP.

 

Des habitants en colère ont également bloqué des véhicules de la Minusca, l’un d’eux ayant été caillassé près du rond-point de l’ONU, détaille un rapport interne de la force de maintien de la paix de l’ONU.

 

Ce rapport note « une attitude hostile » à l’égard des soldats de la Minusca.

 

Face à la crainte de subir la vindicte populaire, au moins 12 personnes blessées en début de semaine au PK5 ont refusé de sortir du centre de soin de la Croix rouge centrafricaine situé dans ce quartier.

 

Cette tension survient après des violences qui ont fait 24 morts et plus de 170 blessés mardi et ont fait ressurgir le spectre d’affrontements inter-religieux.

 

L’élément déclencheur de ces violences a été l’interpellation par des forces de défense et de sécurité centrafricaines de « Moussa Empereur », un élément d’une milice du PK5.

 

Une église a dans la foulée été attaquée par des hommes armés venus du quartier musulman, causant la mort de plusieurs civils et d’un prêtre, l’abbé Albert Tougoumalé-Baba.

 

Une enquête a été ouverte et une cellule d’investigation mise en place par la justice centrafricaine sur ces événements.

 

Selon la Minusca, l’attaque de l’église était une « réaction à l’interpellation » de « Moussa Empereur », mais selon le gouvernement, elle était « une action planifiée » depuis plusieurs jours.

 

Selon plusieurs témoignages recueillis par l’AFP, les miliciens du PK5 n’auraient pas ciblé l’église en tant que telle, mais des forces de l’ordre qui s’étaient réfugiées à l’intérieur.

 

Planifiée ou non, l’attaque de l’église a déclenché une vague de colère à Bangui, et a fait resurgir le spectre des violences confessionnelles dans le pays, rappelant les années 2013-2014.

 

Des tensions inter-religieuses avaient éclaté après la descente sur Bangui de la rébellion de la Séléka, prétendant défendre les musulmans, entraînant la réaction de milices « antibalakas », souvent chrétiennes et animistes, contre ces hommes venus du Nord considérés comme des envahisseurs.

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 13:33

 

 

 

  03 mai 2018 à 17h29  Par Pacôme Pabandji

 

Livraison d’armes aux forces armées, protection rapprochée du président… Moscou gagne du terrain à Bangui, au grand dam des diplomates occidentaux. Et dans la capitale centrafricaine, un homme est perçu comme la cheville ouvrière de ce rapprochement : Firmin Ngrebada, directeur de cabinet du président Faustin Archange Touadéra.

 

Dans les couloirs des ministères, on le surnomme « Foccart ». Firmin Ngrebada, né en 1968, a beau assurer à ses interlocuteurs que le rapprochement de Faustin Archange Touadéra avec les Russes, dont la présence se fait chaque jour un peu plus visible à Bangui, doit essentiellement à « l’efficacité diplomatique du président », il y a joué un rôle central. Des premiers contacts avec le ministère russe des Affaires étrangères à la signature de l’accord militaire entre les deux pays, Firmin Ngrebada, ministre d’État et directeur de cabinet, a participé à tous les échanges.

 

Discret, mais central

 

La rencontre entre les deux hommes remonte à l’époque où Touadéra était Premier ministre de François Bozizé, entre 2008 et 2013. Parti en exil après la prise de Bangui par la Séléka, en mars 2013, Firmin Ngrebada revient en 2014, pour devenir le directeur de cabinet de Ferdinand Nguendet, alors président du Conseil national de transition. Il renouera très vite avec Touadéra, avant de monter son équipe de campagne pour l’élection présidentielle.

 

Homme discret, membre du cercle très fermé qui s’est constitué autour de Touadéra, il a aussi coordonné tous les rendez-vous du président centrafricain dans le dossier de la livraison de l’armement russe, en janvier dernier. « D’ailleurs, il était seul avec le président quand ils sont allés rencontrer Sergueï Lavrov [le ministre russe des Affaires étrangères, en octobre 2017, à Sotchi] pour conclure le dossier », précise à Jeune Afrique une source diplomatique.

 

Une proximité avec Moscou qui étonne, dans les ambassades occidentales. « Il n’a jamais été proche de la Russie et n’y a jamais fait des études », constate ainsi un autre diplomate occidental, interrogé par JA, qui s’avoue « particulièrement surpris de voir qu’il [Ngrebaba] a réussi à développer des contacts dans ce dossier ».

 

Firmin Ngrebada, lui, insiste pourtant sur la « modestie » de sa participation. À Jeune Afrique, ce très proche du président centrafricain vante plutôt « les mérites du président Touadera, qui tient à restaurer la sécurité sur le territoire ».

 

Autre proche de Touadéra, qu’il a soutenu lors de la dernière campagne présidentielle, Pascal Bida Koyagbélé, par ailleurs président de l’Association des paysans centrafricains (APC), fait écho à cette thèse. « Le président Touadéra gère personnellement ce dossier et Firmin Ngrebada joue son rôle de directeur de cabinet du président en prenant les rendez-vous », assure cet homme qui entretient, lui aussi, des relations d’affaires avec les Russes à Bangui.

 

Firmin Ngrebada assure que l’élément déclencheur de ce rapprochement entre Bangui et Moscou serait venu… de Paris. « C’est le président français qui nous a envoyés vers la Russie », lâche-t-il.

 

La rencontre Touadéra-Macron

 

Pour preuve, il rapporte une rencontre entre Emmanuel Macron et Faustin Archange Touadéra, le 25 septembre 2017, à Paris. Le président centrafricain est alors de passage en France après avoir pris part à l’Assemblée générale de l’ONU, à New York.

 

Au cours de cette rencontre, « le président Macron l’a assuré de la volonté de la France de livrer des armes à la Centrafrique », affirme Firmin Ngrebada. Mais le président français lui aurait alors expliqué que « la Russie s’y est opposée parce que les armes avaient été saisies au large de la Somalie et ne pouvait donc plus être livrées à un autre État ».

 

D’autant que la Centrafrique est soumise à un embargo de l’ONU sur les armes depuis le début de la crise. Conclusion du directeur de cabinet de Touadéra : « Le président Macron nous a renvoyés vers la Russie ».

 

Si une source diplomatique française confirme la rencontre à Jeune Afrique, son interprétation est sensiblement différente. « Si Macron a envoyé Touadéra vers la Russie, c’est parce que Moscou a bloqué la livraison des armes devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Macron a voulu que Touadéra tente de convaincre les Russes pour qu’ils donnent leur accord pour la livraison. Malheureusement, ces derniers en ont profité pour proposer leurs propres armes et obtenir, en plus, un accord de coopération », détaille notre source.

 

En mars 2016, la marine française avait en effet saisi une importante quantité d’armes au large de la Somalie. Ce serait ces armes qui ont été proposées par la France à la Centrafrique. La Russie s’y serait alors opposée, arguant de l’embargo de l’ONU pesant sur le commerce d’armes avec la Somalie, en vigueur depuis 1992. Si cet embargo a été assoupli en 2013 – pour permettre au gouvernement somalien d’équiper son embryon d’armée nationale -, toutes les armes saisies dans ce pays n’en doivent pas moins être détruites.

 

Accord militaire et livraisons d’armes russes

 

Ce serait donc après cette rencontre, en septembre 2017, que Firmin Ngrebada a pris contact avec les autorités russes. Et qu’il a décroché un rendez-vous entre Touadéra et Lavrov à Sotchi, un mois plus tard. « J’y suis allé avec le président Touadéra. Et le ministre Lavrov nous a proposé gracieusement des armes », raconte l’intéressé.

 

Une fois l’accord obtenu, le processus s’est accéléré. Et trois mois plus tard, fin janvier 2018, après avoir obtenu une dérogation du Conseil de sécurité de l’ONU, la première livraison d’armes russes a été réceptionnée à Bangui. Au total, les stocks d’armes légères (pistolets, fusils d’assaut, de précision et mitrailleuses, mais également lance-roquettes RPG et armes anti-aériennes) doivent permettre d’équiper 1 300 hommes.

 

Firmin Ngrebada ne mesure pas les conséquences de son geste

 

« En mars 2017, lorsque le président Touadéra a prêté serment, nous nous sommes rendu compte que l’ensemble du territoire n’était pas pacifié, alors qu’il n’existait même pas d’armée. Nous avons fait de cela l’une de nos priorités », insiste Firmin Ngrebada pour justifier la nécessité de trouver un moyen – aussi rapide que possible – d’obtenir la levée de l’embargo de l’ONU sur les armes destinées aux FACA, les Forces armées centrafricaines.

 


Sauf  qu’« en amenant Touadéra aux Russes, Firmin Ngrebada ne mesure pas les conséquences de cette relation », s’inquiète une source diplomatique. Un rapprochement qui intervient alors que, dans le même temps, l’ex-Séléka a, elle aussi, été approchée par les Russes – par l’intermédiaire de Michel Djotodia.

 

« Le contact avec l’ex-Seleka ne m’inquiète pas jusqu’à manifestation de preuve contraire », assume Firmin Ngrebada, qui « ne doute pas de la sincérité de [s]es amis ». Se voulant rassurant, il évoque des relations qui « ne datent pas d’aujourd’hui » et rappelle que « dans les années 1970, sous Bokassa, la Russie soutenait l’armée centrafricaine ». Et Ngrebada, qui parle d’un « accord à durée indéterminée » entre Moscou et Bangui, d’assurer qu’« en relançant ces relations, on ne remet pas en cause celles que nous avons avec nos partenaires traditionnels ».

 

Lu pour vous : Centrafrique : qui est Firmin Ngrebada, l’homme du rapprochement Moscou-Bangui ?

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