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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 02:28

 

 

 

http://rjdh.org  Par Babikir Ousmane le 18 décembre 2015

 

La campagne des candidats aux  élections groupées  du 27 décembre 2015, commence à se faire sentir dans les villes des provinces. Les villes de Bria, Birao et Kaga-Bandoro Bouar, Bambari et Mbaïki ont déjà accueilli des candidats à l’élection présidentielle.

 

Les candidats Sylvain Patassé du partie Nouvel élan et Abdou-Karim Mékassoua candidat Indépendant se sont rendus mercredi dans le centre, centre Est et le Nord-est de la RCA.

 

Selon nos informations, Sylvain Patassé était  à Bria et à Birao et Karim Mékassoua à Kaga-Bandoro. Ces candidats ont tenté de convaincre les électeurs.

 

Le candidat Martin Ziguele du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain s’est rendu à Mbaïki le weekend dernier puis à Bambari et à Kouango.

 

La ville de Bouar a aussi reçu le candidat Constant Gouyomgbia Kongba Zeze, un autre candidat à la présidentielle.

 

Le candidat de l’URCA s’est rendu le jeudi dernier dans la ville de Bozoum pour battre campagne.

 

Plusieurs candidats affirment réserver la dernière semaine pour sillonner les provinces

 

Des candidats à la présidentielle battent campagne dans plusieurs villes de province
Des candidats à la présidentielle battent campagne dans plusieurs villes de province
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Centrafrique-Presse.com
18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:47

 

 

 

17 décembre 2015 à 16h53  Jeune Afrique  Par Margaux Benn - à Bangui

 

Les premiers résultats partiels et provisoires du référendum constitutionnel de dimanche dernier en Centrafrique ont été rendus publics ce jeudi. Que faut-il retenir de ce scrutin qui a valeur de test pour les présidentielle et législatives du 27 décembre prochain ?

 

Bangui : hors du PK5, une situation sous contrôle

 

À Bangui, si la situation a dégénéré au PK5, les élections se sont déroulées sans trop d’encombre dans tous les autres bureaux de vote, même si des problèmes logistiques ont entraîné des retards. Dans les quatrième et huitième arrondissements, des grenades ont été jetées dans la matinée, sans faire de victime, et dans le quartier de Gobongo (4e arrondissement) un représentant général de l’Autorité nationale des élections (ANE) a essuyé des tirs. Cependant, les dégâts ont été minimes et les activités ont repris leur cours, selon un document interne de l’ANE que Jeune Afrique a pu se procurer.

 

En province, des problèmes surtout logistiques

 

En province, l’essentiel des problèmes lors du scrutin ont été d’ordre logistique, puisque le matériel électoral n’a pas pu arriver à temps dans certaines localités reculées. Les troubles sécuritaires ont essentiellement touché des territoires dans le nord et l’est du pays, tenus par le leader de l’ex-Séléka, Noureddine Adam, qui avait promis peu auparavant qu’il saboterait les élections.

 

Un succès relatif

 

« Si l’on se détache des violences ponctuelles pour regarder la situation dans son ensemble, on peut dire qu’il s’agit d’un succès indéniable », commente un expert international, qui rappelle les « énormes défis logistiques et sécuritaires » qui ont entravé le processus électoral. Selon des chiffres partiels et provisoires rendus publics par l’ANE jeudi 17 décembre, le scrutin a réalisé 30% de participation à Bangui (86 963 votes valablement exprimés sur 292 696 inscrits) dont 90% de oui et 10% de non. « On s’attendait à de tels chiffres à cause du climat d’insécurité et du manque de sensibilisation au sujet du référendum, réagit un expert proche du dossier. Pour les provinces, il n’y a aucun pronostic pour le moment car tout est extrêmement lent, les données ne sont pas toutes remontées. »

 

La mobilisation de la population, même au PK5

 

En ce qui concerne la capitale, le cantonnement des violences au PK5 peut s’expliquer par le fait que les groupuscules anti-balaka ont peu d’effectifs et ne bénéficient pas du soutien d’une population rassurée, du moins a minima, par la présence des forces de sécurité intérieure, onusienne et française. Dans le quartier musulman en revanche, la population avait jusqu’ici davantage de mal à rejeter les milices affiliées aux ex-Séléka. Assiégés par des groupes anti-balaka, délaissés selon nombre d’entre eux par le gouvernement central, les habitants du PK5 entretenaient une relation ambiguë avec les ex-Séléka.

 

Mais selon le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, un pas a été franchi dimanche lorsque la population du PK5 s’est mobilisée en masse pour voter malgré la grande violence dont ont fait preuve les groupes armés. Pour le diplomate, qui compte à présent sur « la pleine collaboration » de la population, c’est cette détermination qui restera « la marque forte » du scrutin.

 

Violences à prévoir pour les scrutins présidentiel et législatif

 

À peine le référendum terminé, des cortèges à l’effigie de différents candidats aux élections présidentielle et législatives se sont mis à sillonner en musique les rues de Bangui. Le premier tour du scrutin est prévu le 27 décembre prochain.

 

À Bangui, selon une source sécuritaire, des actions ponctuelles sont à prévoir car les groupes anti-balaka qui soutiennent l’ancien président François Bozizé, dont la candidature a été rejetée par l’ANE, se sentiront davantage concernés que pendant le référendum sur la Constitution. Mais cette source doute pour autant que ces troubles éventuels aient une réelle incidence sur le processus électoral. Après les violences de dimanche au PK5, « la Minusca a pris la mesure des actions qu’ils doivent mener pour protéger la population, » poursuit cet observateur.

 

Dans les provinces, la dynamique change. Car si dans la capitale les « ennemis de la paix », ainsi que les nomment nombre de Banguissois, font face à des forces de sécurité qui peuvent répondre rapidement en cas de violences, en province la Minusca est étirée sur tout le territoire, Sangaris n’est basée qu’à Sibut, et les forces de sécurité intérieure sont quasi-inexistantes. À Bossangoa notamment, lieu de naissance de François Bozizé où aucun vote n’a eu lieu dimanche en raison d’intimidations par les anti-balaka, des violences sont à craindre pendant les élections. Au nord et à l’est du pays, les ex-Séléka représentent la plus grande menace.

 

Le 15 décembre déjà, des partisans de l’ex-Séleka brandissaient à Ndélé des pancartes en faveur de la déclaration de Noureddine Adam d’une « République autonome de Logone

 

Même si les régions contrôlées par les milices en provinces sont généralement assez peu peuplées et que leur vote n’aurait pas forcément une incidence décisive sur les résultats du scrutin, un processus électoral perturbé viendrait renforcer l’impression chez les populations qu’elles sont laissées au ban de la vie politique du pays… Ce qui renforcerait par là même le discours des ex-Séléka. Mardi 15 décembre déjà, un témoin rapportait que des partisans de l’ex-Séleka brandissaient à Ndélé des pancartes en faveur de la récente déclaration de Noureddine Adam d’une « République autonome de Logone. »

 

En attendant, les ONG internationales, prises au dépourvu par les violences de fin septembre, œuvrent à dresser un « plan de contingence » pour organiser au mieux l’évacuation de leurs personnels, au cas où la situation devait dégénérer.

 

 

 

Centrafrique: Résultats provisoires Referendum Bangui

Électeurs inscrits 292.696
Suffrages Exprimés 86.963
Taux de participations 30%
Vote OUI 77.979
Vote NON 8984
Pourcentage OUI 90%
Pourcentage NON 10%

* Ce ne sont que des résultats provisoires au niveau de Bangui

Lu pour vous : Centrafrique : les cinq leçons du référendum constitutionnel
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:31
Nouvelles nationales sur RJDH
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La présence des FACA rassure la population des 5ème et 8ème arrondissements de Bangui

 

http://rjdh.org  Par Carole Bycekoan le 18 décembre 2015

 

Les habitants des 5e  et 8e  arrondissements de Bangui ont apprécié le retour des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans leurs arrondissements. Certains  se disent en sécurité grâce à cette présence et d’autres  demandent l’augmentation de l’effectif de ces soldats.

 

Simplice Ngaka, habitant du 5e  arrondissement a fait savoir que  le retour des FACA apporte la sécurité à la population «  Avant, nous avions des difficultés pour nous promener à cause des tirs d’armes  jour et nuit. Les braquages et les rackets étaient le lot quotidien des habitants du secteur. Après le retour des FACA, toutes les barricades ont été enlevées et nous avons constaté la libre circulation », a-t-il témoigné.

 

Alida, rencontrée sur l’avenue Koudoukou dit constater une amélioration sur le plan sécuritaire « on sent un léger mieux depuis la présence des FACA. Nous pouvons nous promener au delà de 22heures», a-t-elle expliqué.

 

Un conducteur de taxi-moto rencontré au quartier Galabadja dans le 8e arrondissement  se dit aussi satisfait de la présence des FACA dans le secteur mais demande l’augmentation de l’effectif « La présence des forces nationales dans le 8ème arrondissement de Bangui est à saluer. Il est maintenant important d’augmenter leur effectif et de les déployer dans tous les axes», a-t-il souhaité.

 

Le déploiement des FACA attendu depuis, est effectif depuis quelques jours. Il a commencé par la ville de Boali.

 

 

Centrafrique: Faible taux de participation au vote référendaire à Bangui

 

http://rjdh.org  Par Sylvestre Sokambi le 18 décembre 2015

 

Peu de Banguissois se sont déplacés le 13 décembre dernier pour se prononcer sur la nouvelle loi fondamentale. Selon les chiffes de l’Autorité Nationale des Elections, 30% des électeurs se sont déplacés, dimanche dernier. 

 

Sur 292696 inscrits pour les huit arrondissements de Bangui, seulement 86963 se sont déplacés le dimanche dernier soit 30% du taux de participation. C’est, selon l’Autorité Nationale des Elections, dans le 7ème arrondissement où il y a eu plus de suffrage exprimés soit 47% suivi, du 1er arrondissement, 41%, puis le 2ème 31%, le 5ème 30%, les 4ème  et 8ème 28% et le 3ème 23%.

 

Même si le oui l’a emporté avec 90% de suffrage exprimé contre 10% de non, il est évident que la faible participation des électeurs à ce vote référendaire inquiète lors que nous savons que la quasi-totalité des forces avait appelé à une forte mobilisation et à un vote en faveur du oui.

 

Si les observateurs pensent que la faible participation à ce scrutin s’explique dans certains arrondissements comme les 3ème, 4ème et 5ème arrondissements où des tirs à l’arme lourde et/ou légère avait contraint, dès le lancement des opérations, les électeurs à se rétracter, il reste d’autant plus vrai que les quelles forces essentiellement politiques notamment e KNK et l’URD qui avaient appelé à un vote défavorable, prennent cette faible participation comme une victoire.

 

Le principal gagnant du vote référendaire n’est pas le oui mais l’abstention car selon les chiffres de l’Autorité Nationale des Elections, 70% d’électeurs soit 205733 personnes en âge de voter qui n’ont pas fait le déplacement. C’est important comme taux d’abstention pour un vote référendaire. Si ces résultats sonnent à tort ou à raison comme, une victoire pour les opposants à la nouvelle loi fondamentale, il faut bien dire qu’ils constituent un échec pour les équipes de campagne mises en places pour appeler les Centrafricains à la mobilisation et surtout au vote massif en faveur de cette constitution.

 

Mais, il ne s’agit encore que des résultats de Bangui. Mais si dans la capitale où la sécurité semble plus maitrisée, peu de gens se sont déplacés, une catastrophe dans les villes de provinces, même si cela ne saurait être un souhait de notre part.

 

 

La population de Bogangolo éprouve de difficultés d’eau potable

 

http://rjdh.org  Par Fidèle Ngombou le 18 décembre 2015

 

La population de la sous-préfecture de Bogangolo située à 170 km de Bangui éprouve d’énormes difficultés pour s’approvisionner en eau potable depuis plusieurs années. Ce manque cruel d’eau potable est à l’origine de plusieurs problèmes de santé dans la localité.

 

Éric Thierry Dozoui, un commerçant à Bogangolo, témoigne de la situation en ces termes «  dans la ville il ya qu’un puits. Plus de 600 habitants se ravitaillent sur ce seul point d’eau, c’est pourquoi nous avons ce problème » a expliqué t-il.

 

Ce dernier a indiqué qu’en « saison sèche les femmes font à plus de 5 km pour avoir l‘eau potable. En plus,  il y a une problème de salubrité dans la ville qui est née du fait de la défécation à l’air libre », souligne la même source.

 

Patrick Blembouti, sous-préfet de Bogangolo, confirme ces difficultés et les explique par l’enclavement de la localité «  Bogangolo constitue l’une des sous-préfectures de l’Ombella Mpoko très enclavée qui a été affectée par le conflit armé des deux dernières années. Ces difficultés sont liées à cette situation ».

 

Notons que les ONG nationales et internationales ont cessé toute activité humanitaire dans la localité à cause de l’insécurité.

 

 

Centrafrique : Huit candidats recalés aux législatives repêchés par le Tribunal Administratif de Bangui

 

http://rjdh.org  Par Aggée Yagoua Gueret le 18 décembre 2015

 

Huit dossiers sur dix des candidats traité hier par le tribunal administratif, ont été repêchés par cette institution. Le verdict a été rendu public le jeudi dernier.

 

Ils sont plus d’une vingtaine de candidats recalés  à assister à cette audience. Dans son délibéré, Nadine Pingama Modo, présidente du tribunal administratif, a signifié qu’après la publication de la liste des candidats aux élections législatives par l’Autorité Nationale des Elections(ANE), les candidats recalés ont saisi le Tribunal Administratif pour statuer sur leurs dossiers. «  Aujourd’hui, nous avons tenu la première audience pour statuer sur la première partie des contentieux électoraux en matières législatives », a-t-elle précisé.

 

Pour elle, le Tribunal Administratif a examiné plus d’une dizaine de dossiers dont deux dossiers ont été rejetés et les autres validés selon  les investigations  menées  auprès de l’ANE.  « On a retrouvé les preuves et les pièces qu’il fallait pour permettre à ces candidats de se présenter  aux élections législatives, c’est pourquoi, nous avons reconduit ces candidats là », a-t-elle dit.

 

Les candidats reconduits se disent satisfaits et pensent que la décision du tribunal administratif va leur  permettre de revenir dans la course aux prochaines législatives.

 

Maradona Kenam, l’un des candidats reconduits salue la position du tribunal « je remercie la justice de mon pays  qui a rendu  ce verdict,  car elle a fait le travail du droit » a-t-il signifié.

 

Notons que 406 candidats rejetés ont saisi le tribunal administratif habileté à se prononcer sur cette situation.

 

 

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 13:25
COMMUNIQUE DE PRESSE (G8-RCA)

 

 

 

 

 

Groupe de coordination pour la préparation et le suivi des réunions du Groupe international de contact sur la République centrafricaine

(G8-RCA)

 

 

Bangui, le 17 décembre 2015 

 

 

Le G8-RCA se félicite de l’engouement de la population qui a massivement pris part au scrutin référendaire et salue l’engagement des autorités de la transition : la Présidence, le Conseil National de Transition (CNT), et le gouvernement, ainsi que les autres institutions de la République, notamment l’Autorité Nationale des Elections (ANE), la Cour constitutionnelle, la Haute autorité de la communication, ainsi que le Cadre de concertation, qui a permis, malgré les difficultés, les meilleures conditions possibles d’organisation et de déroulement du scrutin, avec l’appui des Nations Unies et de la communauté internationale.

 

Il relève que ceux qui se sont opposés au scrutin par la violence ont malheureusement empêché la population de s’exprimer dans un certain nombre de localités. Ils l’ont fait en jetant des grenades et en faisant l’usage d’armes à feu, en postant des hommes armés à l’entrée de certains bureaux de vote, en menaçant les citoyens et en détruisant le matériel électoral. Ainsi, loin de représenter la volonté de la population, ces groupes ont pris celle-ci en otage, ce qui est un véritable déni de démocratie.

 

Le G8-RCA note cependant qu’en plusieurs de ces endroits, et notamment à Bangui, les habitants ont trouvé le courage de voter, appuyés par les Forces de sécurité intérieures ainsi que par la Minusca et Sangaris. Le G8-RCA regrette que ce n’ait pas été possible partout. Deux personnes ont été tuées par des meurtriers et plusieurs ont été blessées. Le G8-RCA présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes, condamne ces actes criminels qui ne resteront pas impunis, et assure que la détermination de la communauté internationale reste entière de permettre l’expression démocratique des citoyens sur toute l’étendue du territoire.

 

Le G8-RCA se réjouit que la grande majorité de la population ait pu voter dans le calme et il félicite les nombreux Centrafricains qui ont participé au scrutin malgré les menaces. Il salue le nouveau signal ainsi donné de la volonté populaire et il encourage les autorités à poursuivre leurs efforts en vue des prochaines échéances électorales que sont les élections présidentielle et législatives des 27 décembre (1er tour) et 31 janvier (second tour). Il réaffirme à cet égard tout le soutien de la communauté internationale.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:34

 

 

 

18/12/15 (AFP)


Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi de sanctionner deux responsables de groupes armés centrafricains à la suite des violences qui ont marqué le référendum constitutionnel de dimanche dernier à Bangui.


Haroun Gaye et Eugène Barret Ngaïkosset ont été ajoutés à la liste du Comité des sanctions de l'ONU en Centrafrique.


Le premier est décrit par le comité comme un dirigeant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique, "un groupe armé de l'ex-Séléka à Bangui" qui a été "marginalisé". Il dirige aussi le "comité de défense du PK5", le quartier musulman où se sont déroulés les violences pendant le scrutin.


Eugène Ngaïkosset est un ancien capitaine de la garde présidentielle de l'ex-président François Bozizé, chassé du pouvoir par la coalition Séléka à majorité musulmane.


Selon le comité il est "associé au mouvement anti-balaka" et a créé "sa propre faction anti-balaka" depuis qu'il s'est évadé de prison en mai dernier.


Les sanctions du comité sont des interdictions de voyager et des gels d'avoirs. Plusieurs autres dirigeants anti-balaka ou de la Séléka ont déjà été sanctionnés ainsi depuis le début de la crise en Centrafrique.


Il s'agit "d'un message clair à ceux qui envisagent de commettre des violences pendant les élections", a commenté la mission britannique auprès de l'ONU.


Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche pour approuver une nouvelle Constitution, première étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre, censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d'affrontements intercommunautaires.


Le vote a été émaillé d'incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays, notamment dans le nord-est.


Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l'ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les leaders sont exclus de la course à la présidentielle.

 

 

(Eugène Ngaikoisset alias le "boucher de Paoua)  

Centrafrique: l'ONU sanctionne deux responsables de groupes armés
Centrafrique: l'ONU sanctionne deux responsables de groupes armés
Centrafrique: l'ONU sanctionne deux responsables de groupes armés
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:59

 

 

Viols d'enfants en Centrafrique: "échec flagrant" de l'ONU, selon des enquêteurs

 

18/12/15 (AFP)

 

Un groupe d'experts indépendants a dénoncé jeudi un "échec flagrant" de l'ONU dans la gestion des accusations de viol d'enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine.

 

"Le résultat final a été un échec flagrant de la part de l'institution à réagir à ces accusations de manière significative", souligne le rapport d'un groupe de trois experts présidé par la juge canadienne Marie Deschamps.

 

"La manière dont des agences de l'ONU ont réagi à ces accusations a été entachée de graves défauts", ajoute le texte.

 

Le rapport d'une centaine de pages, qui était très attendu, fait état de dysfonctionnements au sein de l'institution internationale, sur place à Bangui ainsi que de la part de hauts responsables à Genève et à New York après la révélation de l'affaire.

 

Il critique en particulier l'ancien chef de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), le Sénégalais Babacar Gaye, qui a démissionné en août.

 

Il critique aussi des responsables de l'Unicef à Bangui et du Haut commissariat pour les droits de l'homme de l'ONU pour ne pas avoir transmis les accusations à leurs supérieurs hiérarchiques, ou ne pas avoir pris assez vite des mesures pour protéger ou aider les enfants.

 

"Les informations sur ces accusations sont passées de bureau en bureau (...) personne ne voulant prendre la responsabilité de traiter ces graves violations des droits de l'homme", affirme le rapport.

 

Dans un long communiqué, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui avait nommé le groupe d'experts en juin dernier, a "pris acte des conclusions générales du rapport" et a promis d'en tirer les conséquences "sans délai".

 

Il a exprimé "son profond regret que ces enfants aient été trahis précisément par les gens envoyés pour les protéger".

 

M. Ban rappelle aussi qu'il revient aux pays dont des Casques bleus fautifs sont originaires de les sanctionner, ce que "trop souvent", a-t-il dit, ces pays ne font pas ou pas assez vite.

 

"Beaucoup reste à faire, notamment de la part des Etats membres (de l'ONU) pour éradiquer ces odieux abus sexuels devenus trop fréquents, par des soldats et des civils de l'ONU ainsi que par des membres d'autres organisations de maintien de la paix", a estimé le Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Zeid Ra'ad Al Hussein, dans un communiqué.

 

La justice française a entendu début décembre quatre militaires français sur des soupçons de viols d'enfants en Centrafrique en 2013 et 2014. En tout, quatorze soldats français étaient mis en cause, de même que des militaires de Guinée équatoriale et du Tchad.

 

L'opération française Sangaris, qui n'est pas sous commandement de l'ONU, avait été déclenchée en 2013 pour stabiliser la situation en Centrafrique, en proie au chaos et aux violences entre communautés chrétienne et musulmane.

 

L'ONU, critiqué pour sa gestion de ce scandale, avait ouvert une enquête et a édicté des recommandations pour améliorer sa réponse à de nombreux cas d'abus ou de harcèlement sexuels dans ses missions de maintien de la paix.

 

La commission d'enquête externe qui a publié le rapport était présidée par Marie Deschamps, ancienne juge à la Cour suprême du Canada. Ses deux autres membres étaient Hassan Jallow (Gambie), procureur du Tribunal international pour le Rwanda, et Yasmin Sook, directrice de la Fondation pour les droits de l'Homme en Afrique du sud.

 

 

Par RFI Publié le 18-12-2015 Modifié le 18-12-2015 à 07:42

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

Six mois après avoir été nommée à la tête de la commission indépendante chargée d’enquêter sur la gestion de l’ONU dans l’affaire des viols en Centrafrique, la juge canadienne Marie Deschamps a remis son rapport. Et il est accablant. L’ONU a failli au plus haut niveau à rendre compte des crimes commis par des soldats français et africains déployés en République Centrafricaine.

 

La juge canadienne avait dix semaines pour rendre son rapport. Il lui en aura fallu 15 de plus pour venir à bout de ce qu’elle a découvert. Elle décrit une organisation onusienne opaque et terrorisée des conséquences d’un tel scandale sexuel alors que l’ONU déployait sa mission de maintien de la paix en Centrafrique.

 

« La décision a été prise sur place à Bangui de conserver les allégations de façon confidentielle, explique-t-elle. En Mars, il y avait eu un problème avec le gouvernement du Tchad qui avait retiré ses troupes. Et le rôle de la France est très important en Centrafrique et on voulait éviter qu’il y ait une réaction politique aux allégations. »

 

A la place, les hauts responsables onusiens ont préféré se renvoyer de bureau en bureau le mémo de dix pages décrivant les crimes sexuels commis sur une dizaine d’enfants. Il a aussi atterri sur des boîtes mail sans même avoir été lu.

 

L’ONU a failli à sa mission première, écrit la juge, à savoir la protection des droits de l’homme et elle pointe du doigt les responsables, Babacar Gaye, l’ancien chef de la mission onusienne à Bangui débarqué au mois d’août dernier, l’UNICEF et le Haut commissariat aux droits de l’homme. Ban Ki-moon le secrétaire général, a pris acte. Il a dit son profond regret et promis d’en tirer les conséquences sans délai.

 

Allégations d'abus en Centrafrique : Ban Ki-moon promet des mesures

 

NEW YORK (Nations Unies), 18/12/15 (Xinhua) -- Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a promis jeudi d'examiner rapidement les recommandations d'un groupe indépendant d'experts qui a constaté que l'Organisation n'avait pas agi avec "la rapidité, le soin et la sensibilité requis" quand elle a été informée de crimes commis contre des enfants par des soldats - pas sous le commandement de l'ONU - envoyés en République centrafricaine pour protéger les civils.

 

"Le rapport décrit une Organisation des Nations Unies qui n'a pas su répondre de façon significative lorsqu'elle a été confrontée à des informations sur des crimes répréhensibles commis à l'encontre d'enfants vulnérables", a dit M. Ban dans une déclaration après avoir reçu le rapport de l'Examen externe indépendant de la réponse des Nations Unies aux allégations d'exploitation et d'abus sexuels en République centrafricaine, qui a été rendu public jeudi.

 

Le groupe d'experts chargé de cet examen a été établi en juin par le Secrétaire général pour examiner la réponse de l'ONU à ces allégations d'exploitation et d'abus sexuels par des membres de contingents militaires étrangers qui ne se trouvaient pas sous le commandement de l'ONU et pour évaluer l'adéquation des procédures en vigueur.

 

"Bien que les soldats qui ont commis des abus n'aient pas été sous le commandement des Nations Unies, le rapport montre que l'Organisation des Nations Unies, qui a révélé les abus, n'a pas ensuite traité cette affaire avec la rapidité, le soin ou la sensibilité nécessaires", a déploré le chef de l'ONU.

 

Selon le rapport, trois fonctionnaires de l'ONU ont abusé de leur autorité. Compte tenu de la gravité de ces conclusions, M. Ban a dit qu'il agirait rapidement pour déterminer les mesures qui pourraient être nécessaires.

 

"Pour respecter le principe fondamental de responsabilité, et à la lumière de l'historique des allégations d'abus sexuels par des troupes en République centrafricaine, y compris les actuelles allégations, j'avais déjà demandé à l'un d'eux - mon Représentant spécial pour la République centrafricaine - de démissionner", a-t-il déclaré, se référant au général Babacar Gaye.

 

Le rapport a également constaté que, alors qu'il y a eu des lacunes dans la performance de plusieurs autres fonctionnaires et de bureaux de l'ONU, ils n'avaient pas abusé de leur autorité.

 

Le Secrétaire général a déclaré qu'il avait l'intention d'examiner rapidement les recommandations du groupe d'experts et de prendre des mesures sans tarder afin de garantir que les problèmes systémiques, la fragmentation et les autres problèmes soient pleinement pris en compte. Il a souligné, toutefois, que certaines de ces recommandations exigeront l'implication et l'approbation des États membres.

Affaire des viols en RCA: rapport accablant sur la gestion de l’ONU
Affaire des viols en RCA: rapport accablant sur la gestion de l’ONU
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:41
 Lu pour vous : Qui sortira la Centrafrique de l’impasse ?

 

 

 

http://www.lanouvelletribune.info/  Par Eyangoh Ekolle 18 Déc 2015 à 04:53

 

S’il y a une dérive dont tout pays doit se prémunir, c’est certainement celle de refuser à travers sa loi fondamentale et par des actions concrètes, toute prise de pouvoir par la violence ou coup d’Etat.

 

Cette forme d’accession au pouvoir entraine deux sortes de conséquences : la joie des putschistes d’arriver au pouvoir et la tristesse des évincés à quitter les affaires. Ces conséquences antinomiques détermineront l’avenir du pays et pourront l’inscrire dans une spirale de violence. C’est le la triste histoire la Centrafrique, qui a vécu douloureusement la dictature de l’empereur Bokassa. Une page que ce pays croyait avoir tourné, avec l’arrivée au pouvoir d’Ange Félix Patassé. Malheureusement l’esprit du malin ne s’était pas éloigné du pays. Il a visité  François Bozizé et l’a inspiré de prendre le pouvoir par la violence, en chassant avec ignominie le Président Ange Félix Patassé. Le faisant, François Bozizié n’avait vu que le succès immédiat, il n’avait pas projeté l’avenir pour comprendre que son acte pouvait aussi inspirer d’autres acteurs. C’est ce qui  arriva lorsque Michel Djiotodia et sa bande ont servi à  François Bozizé le même déshonneur. Mais  ce énième coup d’Etat a été le plus malencontreux. Plongeant le pays dans l’instabilité sociopolitique et l’insécurité, malgré la présence des soldats de la Minusca et des forces françaises. C’est ce coup d’Etat qui a fait naitre en Centrafrique, des affrontements qui opposent des populations appartenant à différentes confessions. A l’image des dissensions qui opposent les membres de la Séléka aux antibalaka. Chaque camp étant soutenu par des élites et des opportunistes politiques qui encouragent ces affrontements la nuit et font des appels de retour à la paix le jour.

 

Le gouvernement de transition désigné installé sous la direction de Catherine Samba Panza au bord de l’essoufflement. Non pas qu’il est incompétent, mais parce qu’il a déjà entrepris tout ce qui est de son possible pour ramener la paix, sans succès. Les pays de la Cemac ont aussi joué leur partition, mais nul ne sait si les différents Chefs d’Etats qui participaient aux négociations, parlaient tous le langage de la vérité et de la sincérité. De nombreux espoirs étaient aussi fondés sur les accords de Brazzaville, malheureusement, du retour de Brazzaville, la violence a repris sans relâche. A chaque qu’on croit parti les démons de la violence, ils refont surfaces presque spectaculairement. C’est certainement dans la perspective de calmer les ardeurs et de ramener la paix dans ce pays, que le pape a décidé de se rendre dans le pays en novembre dernier. Lui qui auparavant depuis le Vatican, ne cessait de lancer des appels en direction de la Centrafrique.

 

Nombreux étaient les observateurs qui pensaient que cette visite du pape en terre centrafricaine, atténuerait ne fut-ce que de peu, ce climat de violence. Malheureusement, la paix n’a duré que le temps de la visité du pape. Le lendemain de son départ, des nouveaux affrontements faisaient une nouvelle  victime. Cet état des choses est cependant, loin de décourager les autorités de la transition et biens des acteurs de la communauté internationale qui croient encore en la possibilité d’aboutir à l’accalmie. Celle qui passe par le retour de l’ordre constitutionnel. Notamment l’organisation des élections présidentielles et la rédaction d’une nouvelle constitution.

 

L’adoption de la nouvelle constitution s’est faite par voie référendaire dimanche 13 décembre dernier les menaces qui pesaient sur les électeurs. L’autorité nationale des élections annoncent d’ailleurs la publication des résultats pour ce vendredi 18 décembre 2015. En attendant les élections présidentielles prévues pour le 27 décembre 2015. Mais la tenue effective de ces élections, reste sujette à caution. Puisque l’irruption d’un nouvel acteur perturbateur en la personne du colonel Nouradine Adama  depuis ce week-end, suscite des interrogations. Lui qui a hissé un drapeau à la gendarmerie de Ndélé en proclamant l’avènement d’un nouvel Etat : l’Etat du Logone. Pendant qu’on pense ramener à la raison les différents camps antagonistes, voici venue une autre thématique aussi plus préoccupante que les précédentes, celles de la partition du pays. D’où la pertinence de notre interrogation de départ : qui sauvera la Centrafrique ?

 

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 22:30

 

 

 

 

 

 

Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 22:04

 

 

 

Bangui - AFP / 17 décembre 2015 20h47 - Les électeurs de Bangui appelés à se prononcer lors du référendum constitutionnel centrafricain de dimanche ont voté OUI à 90%, avec un taux de participation d'à peine 30%, selon des résultats provisoires annoncés jeudi soir par le rapporteur général de l'Autorité nationale des élections (ANE).

Le OUI a obtenu 77.979 voix et le NON 8.984 voix, soit 90% de OUI et 10% de NON à Bangui, a déclaré à la presse Julius Ngouadé Baba, soulignant que le taux de participation s'était à peine élevé à 30% dans la capitale.

Les résultats des villes de province sont en partie parvenus au centre de traitement des données et le reste est en cours d'acheminement, a-t-il ajouté.

Lorsque tous les résultats seront compilés au niveau national, ils devront être validés officiellement. 

Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche pour approuver une nouvelle Constitution, première étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre, censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d'affrontements intercommunautaires.

Le vote a été émaillé d'incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays, notamment dans le nord-est.

Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l'ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les leaders sont exclus de la course à la présidentielle. 

En raison de ces violences, le scrutin a été prolongé lundi dans certaines zones, notamment dans le quartier musulman PK5 de Bangui où des opposants au processus électoral avaient attaqué la veille à l'arme lourde des électeurs s'apprêtant à voter, faisant 5 tués et une vingtaine de blessés. 

Il s'est également poursuivi lundi en province, sous la protection des Casques bleus de la mission de l'ONU (Minusca), notamment dans plusieurs localités du nord-est où plusieurs incidents violents (tirs, menaces, intimidations) ont été rapportés dimanche.

Le projet de nouvelle Constitution soumis à référendum prévoit notamment la proclamation d'une 6e république, une limite du mandat présidentiel à deux exercices, la formation d'une Haute cour de justice et des dispositifs de lutte contre la corruption et de mise à l'écart des bandes armées.

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=659714 

Centrafrique: 90% de OUI à Bangui au référendum constitutionnel
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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:48

 

 

 

 

 

Dans le cadre de son accompagnement du processus électoral et de la gouvernance démocratique en République Centrafricaine, la Coordination Nationale de l’Observatoire National des Elections (ONE) s’est déployée dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et les quatre (4) circonscriptions électorales de Bimbo pour observer le vote du référendum constitutionnel, en prélude des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2015.

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) est un réseau des réseaux d’organisations de la société civile Centrafricaine. Il est constitué de plus de quatre-vingt (80) organisations de la société civile Centrafricaine, reparties dans les réseaux que sont :

 

  • Réseau des ONG des Droits de l’Homme (RONGDH) ;
  • Réseau des organisations de confessions religieuses (catholiques, musulmans, protestants) ;
  • Réseau des organisations syndicales (CNTC, ANECA, USTC) ;
  • Réseau des organisations de minorités (Pygmée, Peulhs, Albi noces).
  •  

Dans le cadre du processus électoral  2015-2016 en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) bénéficie d’un accompagnement technique du National Democratic Institute (NDI) et de l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) pour observer le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs du 27 décembre 2015.  De plus, l’observatoire National des Elections (ONE) travaille avec la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA dans le cadre du monitoring des Droits Humains avant pendant et après les deux tours des scrutins couplées des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016.

 

Le référendum constitutionnel étant considéré comme un scrutin test, avant les scrutins présidentiels et législatifs couplés des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016, la Coordination de l’Observatoire National des Elections (ONE) limitée par ses moyens ne  s’est déployée que dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et ses environs (Bimbo) pour observer l’élection référendaire. Ce qui a permis aux observateurs déployés par  la Coordination  Nationale de l’ONE  de faire des constats et de formuler des recommandations.

  •  
  • CONSTAT
  •  

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé le référendum constitutionnel depuis la mise en place du Comité de vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution, la campagne référendaire et le vote du 13 décembre 2015 et a constaté ce qui suit :

 

I.1- SENSIBILISATION  ET VULGARISATION DU TEXTE DE LA CONSTITUTION

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction la mise en place par le Premier Ministre de la Transition d’un Comité chargé de la vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution par arrêté n°034 du 10 novembre 2015.

 

 Cependant, l’ONE regrette que le texte du projet de la Constitution n’ait pas été vulgarisé en Sango la langue nationale de la République Centrafricaine, qu’aucune affiche du texte de la constitution n’ait été visible dans les quartiers ou même aux abords des Centres de Vote observés. A cela s’ajoutent l’absence de la sensibilisation des électeurs sur le référendum constitutionnel et sur les techniques de vote.  

 

I.2- CAMPAGNE REFERENDAIRE

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé toute la campagne référendaire dans les huit (8) Arrondissements de la Ville de Bangui et les quatre circonscriptions électorales de Bimbo malgré le contexte sécuritaire inadapté dans lequel est organisée l’élection référendaire. L’ONE se félicite de ce que la campagne référendaire ait été contradictoire entre les partisans qui militent pour le « Oui » et ceux qui militent pour le « Non ». La campagne référendaire s’est déroulée à Bangui conformément au délai légal et dans un climat favorable à la liberté d’expression, de réunion et de circulation.

 

I.3- LE SCRUTIN REFERENDAIRE

 

Le jour du vote du référendum Constitutionnel à Bangui le 13 décembre 2015, les électeurs Centrafricains se sont mobilisés devant leur bureau de vote pour exercer leur droit de vote. Ce qui  se traduit notamment par leur importante participation au scrutin référendaire, leur discipline et leur patience.

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction quelques points dans certains Centres de Vote des 1er, 2ème, 5ème, 6ème, 7ème Arrondissements et les quatre Circonscriptions de Bimbo. Il s’agit de :

 

  • L’ccessibilité aisée des Centres de vote
  • Une atmosphère calme et sereine,
  • La présence discrète des forces de défense et de sécurité devant le lycée des martyrs à Bangui, qui procèdent à des fouilles des sacs que portent certains électeurs avant de leur donner accès au Centre de Vote,
  • Disponibilité des matériels électoraux
  • Présence effective des membres des Bureaux de Vote.
  •  

Cependant, l’Observatoire National des Elections (ONE) a également noté certains incidents critiques, des abus et violations des Droits Humains fondamentaux, des difficultés et dysfonctionnements de tous ordres qui ont émaillé le processus électoral.

 

Des incidents critiques

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que dans le 3ème Arrondissement de la Ville de Bangui, plus précisément au Centre de Vote de l’école Koudoukou, le groupe armé Texas a brandit un drapeau et des affiches sur lesquels on pouvait lire « pas de vote ». Des tirs à l’arme automatique ont alors retenti provoquant la mort de deux à cinq  électeurs selon des sources non officielles. Le vote référendaire n’a pas eu lieu à l’école Koudoukou dans la journée du 13 décembre 2015 malgré l’important déploiement des forces de la MINUSCA censés sécuriser les opérations de vote.

 

Dans le 3ème, 4ème et le 8ème Arrondissement de la Ville de Bangui l’Observatoire National des Elections (ONE) regrette  que des grenades soient lancées dans les Centres de Vote de l’école Gobongo 1 et 2 puis à l’école Saint Jean de Galabadja occasionnant des cas de blessures parmi les électeurs.

 

Nous avons aussi constaté que dans tous les bureaux de vote de l’école Gobongo filles et garçons les présidents desdits bureaux ont terminé les opérations de vote à 16 heures 00 alors que plusieurs électeurs se trouvaient dans le rang. Selon le code électoral les personnes se trouvant dans les rangs sont les seuls qui doivent voter même si le bureau est fermé.

 

Des violations et abus des Droits Humains

 

L’Observatoire National des élections (ONE) a également relevé plusieurs cas de violations du droit de vote, notamment à l’école Notre Dame d’Afrique dans le 4ème Arrondissement et à l’école Ngouciment dans le 5ème Arrondissement où, les membres du Bureau de Vote ont refusé de faire voter des électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, qui ont présenté leur pièce d’identité, mais qui n’ont pas présenté de récépissé d’inscription sur la liste électorale. L’Observatoire National des Elections a en outre relevé le difficile accès des personnes handicapées dans les Bureaux de Vote. La faible participation des femmes au vote référendaire est remarquée dans les huit (8) Arrondissements et les quatre (4) circonscriptions de Bimbo.

 

De plus, dans le 3ème Arrondissement et plus précisément au quartier Gbaya Dombia, des hommes ont armes ont été observés en train de proférer des menaces de mort aux électeurs pour les dissuader de venir s’acquitter de leur droit de vote au Centre de Vote de l’école Gbaya Dombia. Ces bandes armées ont ensuite lancé des grenades dans l’enceinte du Centre de Vote provoquant des blessures et la débandade parmi les électeurs et des membres du Bureau de Vote.

 

Des difficultés et dysfonctionnements

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté que la confection et l’affichage des listes électorales, l’établissement ainsi que la délivrance des cartes d’électeurs ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés lors du déroulement de l’élection référendaire. Certains électeurs inscrits sur la liste électorale et détenteurs de leurs récépissés n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Tandis que d’autres électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, et qui ne sont pas détenteurs de récépissés (incendiés, pillés, égarés) du fait des crises intercommunautaires n’ont pas pu voter, malgré qu’ils aient présenté leur carte d’identité nationale ou leur passeport.

 

Dans le même registre, les insuffisances et irrégularités suivantes ont été constatées :

 

  • Le démarrage tardif des opérations de vote ;
  • La non disponibilité des cartes d’électeurs dans les bureaux de vote ;
  •  
  • La maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote ;
  • Le laxisme dans les procédures de vote ;
  •  
  • L’inadaptation des lieux désertés dans lesquels sont placés certains bureaux de vote ;
  • Le nombre élevé des cas de refus de vote à certains électeurs qui ont présenté des cartes d’identité nationale ;
  •  
  • RECOMMANDATION
  •  

Afin de remédier aux insuffisances et irrégularités constatées sur le terrain, l’Observatoire National des Elections (ONE) recommande :

  • La poursuite du renforcement des capacités des agents électoraux ;
  • Le choix des lieux plus adaptés pour abriter certains bureaux de vote du 3ème Arrondissement ;

 

  • Le renforcement du dispositif de sécurité des candidats, des électeurs et autres acteurs du processus électoral ;
  • L’intégration des forces nationales dans le dispositif de renforcement de la sécurité des scrutins ;
  • L’impression et la distribution des cartes d’électeurs ;
  • Faciliter l’accès des bureaux de vote aux personnes handicapées ;
  • Intensifier la sensibilisation des électeurs pour participer aux scrutins ;
  • Eduquer et sensibiliser les électeurs sur les techniques de vote ;
  • Augmenter le nombre des assesseurs par bureau de vote pour une meilleure gestion des opérations électorales ;
  • Permettre aux personnes qui ne possèdent pas leurs récépissés mais qui se trouvent sur la liste électorale de voter par dérogation comme l’exige l’ANE car ils ont été effectivement recensés ;
  • Permettre aux électeurs qui possèdent leurs récépissés et qui ne trouvent pas leur nom dans la liste électorale de voter par dérogation car c’est la faute de l’ANE s’ils ont été omis au cours du recyclage de la liste électorale.
  •  

L’Observatoire  National des Elections considère que l’élection référendaire est une élection test avant les scrutins présidentiels et législatifs, et constitue une étape majeure de la restauration de l’ordre constitutionnel. Pour la réussite de la fête démocratique lors des élections présidentielle et législatives, l’Observatoire National des Elections encourage l’Autorité National des Elections, la Société Civile, les Partis Politiques et les candidats à intensifier la sensibilisation des électeurs pour rehausser le taux de participation à ces scrutins à venir. Dans cet esprit, l’Observatoire National des Elections invite les parties prenantes du processus électoral à respecter le Code de Conduite qu’ils ont adopté et paraphé pour assurer la conduite apaisée de ces élections, qui permettront à la République Centrafricaine de traverser de l’autre côté de la rive où elle recouvrera la paix et la cohésion entre ces populations.

 

L’Observatoire National des Elections remercie l’opinion publique nationale ainsi que les électeurs pour la confiance qu’ils lui ont toujours manifestée.

 

Fait à Bangui le 15 Décembre 2015

 

Le Coordonnateur National

 

 

Me. Serge Soleil SERAMALE

DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE  DU 13 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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