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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 00:07

 

 

 

http://rjdh.org/    PAR VIRGINIE BERO LE 7 AOÛT 2015

 

De graves violations des Droits de l’Homme ont été enregistrées en Centrafrique, par le Département d’Etat Américain en 2014. D’après le rapport rendu public le mercredi 5 août à Bangui par David Brown, Chargé d’affaires des Etats-Unis en Centrafrique, les actes ont été commis par des ex-Séléka et des Anti-Balaka voire l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.

 

Le document a cité comme violations, des exécutions sommaires et arbitraires, des disparitions forcées et des tortures, y compris des viols et l’utilisation d’enfants soldats.

 

Dans ce rapport qui couvre uniquement l’année 2014, les experts du département d’Etat sur les droits de l’homme ont rapporté les constats faits par le groupe d’experts des Nations Unies qui avait documenté 3.232 assassinats de civils, dont 22 travailleurs humanitaires, commis dans tout le pays entre le 5 décembre 2013 et la mi-août 2014.

 

C’est à la suite de ce rapport qu’en septembre 2014, « la Cour Pénale Internationale (CPI) a ouvert une enquête officielle sur les crimes relevant de sa compétence et ayant été commis dans le pays depuis août 2012 ».

 

Le rapport a mentionné aussi certains manquements de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MUNISCA) sous conduite africaine qui aurait également commis des violations des droits de l’homme au cours de l’année 2014.

 

« En mars 2014, un contingent tchadien de la MISCA avait commis des exécutions sommaires à Bangui et dans de multiples villages alors qu’il escortait des ressortissants tchadiens qui fuyaient les violences pour rentrer au Tchad.  Le même mois, un contingent de la République du Congo était accusé d’être coupable de la disparition forcée d’au moins 11 personnes après avoir procédé à leur arrestation dans une maison privée à Boali », a énuméré le diplomate américain.

 

Au nombre des autres atteintes aux droits de l’homme en RCA observés en  2014, les enquêteurs du département d’Etat ont signalé les arrestations et les détentions arbitraires commises par certains éléments des forces de l’ordre, les conditions de vie pénibles et funestes dans les prisons, y compris l’emploi de locaux pour de détention illégale.

 

Cela était dû à « l’effondrement total de l’appareil judiciaire qui existait en 2014, qui a résulté en des détentions provisoires prolongées, et un déni d’un procès juridique juste et équitable ».

 

Selon David Brown, la corruption était généralisée. « Le gouvernement n’avait pas pris de mesures pour enquêter sur les fonctionnaires auteurs de violations et pour les poursuivre en justice, créant ainsi un climat d’impunité », a-t-il rapporté les faits des enquêteurs.

 

Selon Davis Brown, ce rapport sur les droits de l’homme en RCA de 2014, devrait être un document historique et utile. « En même temps, les Etats-Unis sont à côté du gouvernement et du peuple centrafricain en travaillant ensemble avec eux, avec l’ONU et d’autres partenaires internationaux pour améliorer maintenant et à l’avenir les conditions des droits humains ici en RCA », a-t-il promis.

 

Depuis le début de la crise en République Centrafricaine, les États-Unis ont contribué à plus de 800 millions de dollars sur le plan bilatéral et multilatéral à travers la Minusca, dont 28 % de l’ensemble de ses coûts est injecté dans le maintien de la paix.

David Brown fait le point sur les violations des droits de l’homme en 2014 en RCA
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 20:20
Déclaration de PATRIE
Déclaration de PATRIE
Déclaration de PATRIE
Déclaration de PATRIE
Déclaration de PATRIE

 

 

 

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 20:16

 

 

Centrafrique : 20 millions de dollars de la Banque mondiale pour créer des emplois 

       

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-07 04:19:39 - La Banque mondiale a mobilisé 20 millions de dollars auprès de l’Association internationale de développement (IDA) pour financer un projet gouvernemental dénommé "LONDO" (débout en langue nationale Sango) consistant à fournir des emplois temporaires aux personnes vulnérables sur toute l’étendue du territoire national centrafricain, à l’exception de Bangui, la capitale.


Destiné à faciliter le redressement socioéconomique du pays et à consolider la paix, le projet prévoit le versement d'allocations à 35 500 personnes qui accompliront chacun 40 jours de travail dans l'entretien du réseau routier.


Sous la direction de l'Agence d'exécution des travaux d'intérêt public en Centrafrique (AGETIP-CAF), 71 équipes locales de reconstruction de 500 ouvriers seront chargées d'améliorer et d'entretenir environ 10 000 km de routes nationales et rurales en mauvais état.


S'il est correctement exécuté, le projet pourrait attirer des financements supplémentaires dans les provinces.


Les autorités locales recevront des outils, des équipements et une assistance technique. Des bicyclettes seront distribuées aux ouvriers pour leur permettre de se rendre dans les chantiers.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=830655#sthash.Sgc5lZHF.dpuf

 

 

 

Centrafrique : Pont aérien du HCR pour rapatrier les réfugiés congolais          

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-07 04:35:12 Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a mis en place, depuis le 4 août, un pont aérien pour rapatrier plus de 600 réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC), qui faisaient partie des quelque 5 000 Congolais réfugiés en Centrafrique, dans les zones frontalières d'Ango et d'Obo, pour fuir les attaques et les atrocités du mouvement rebelle ougandais de l'armée de Libération du Seigneur (LRA), entre 2008 et 2009.



Un premier groupe de 39 réfugiés a été rapatriés, lundi dernier, par un avion Dash-8, depuis Zémio, localité au sud-est de la RCA, via Ango, une zone isolée de la province orientale au nord de la RDC. 


Au cours des trois prochaines semaines, le HCR envisage de rapatrier au total 628 réfugiés en 12 vols. Le nombre de réfugiés et le rythme des vols pourraient varier au fur et à mesure de l'opération.


En raison de l'instabilité de la situation sécuritaire en République centrafricaine, tous les réfugiés rapatriés, lundi dernier, avaient souhaité quitter Zemio et rentrer dans leur pays par la région d'Ango. En accord avec les gouvernements centrafricain et congolais, le HCR a facilité le rapatriement librement consenti des réfugiés congolais vers Ango. 


Groupe rebelle ougandais redouté, la LRA dévalisait les villageois, pillait les biens, mettait le feu aux maisons, enlevait les habitants, violait les femmes et les jeunes filles et utilisait les jeunes comme enfants soldats et esclaves sexuels.

Les rebelles ougandais sont toujours présents en RDC mais les autorités congolaises et centrafricaines ont estimé que la situation était suffisamment stable pour permettre le retour des réfugiés qui ont été suffisamment informés de la situation sécuritaire dans les zones de retour avant de prendre la décision finale de rentrer.
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La plupart des réfugiés congolais en Centrafrique a trouvé refuge à Zemio, un camp géré par le HCR qui accueille aujourd'hui 3 499 réfugiés, dont les 628 ont décidé de rentrer dans leur pays dans le cadre du pont aérien établi par le HCR. 


Depuis le déclenchement de la récente vague d'instabilité en RCA en 2012, au moins 2 800 réfugiés congolais sont rentrés chez eux depuis Zemio et d'autres régions de la RCA.

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Dans le même temps, le HCR recherche des solutions durables pour ceux qui choisissent de ne pas rentrer en RDC. Mais l'insuffisance des financements pourrait affecter le niveau d'aide à Zemio, localité située dans une région instable et difficile d'accès. 

Le rapatriement par voie terrestre est pratiquement impossible eu égard à l'absence de routes praticables en toute saison. La solution aérienne a été choisie en raison de la réhabilitation de la piste d'atterrissage à Ango.


A leur retour, les rapatriés recevront 60 dollars Us chacun pour couvrir les frais de voyage vers leurs villages qui se fera en empruntant des pistes, à moto, vélo ou à pied. Le HCR va leur octroyer également une allocation de rapatriement de 150 dollars Us par adulte et de 100 dollars Us par enfant, alors que des coupons alimentaires leur seront distribués par le Programme alimentaire mondial (PAM).
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Les réfugiés rentreront dans une zone où la LRA, affaiblie, a lancé des attaques sporadiques ces derniers mois. Le dernier incident signalé remonte au mois de juillet dernier. Mais le gouvernement de Kinshasa a donné son feu vert à l'opération de rapatriement des réfugiés, estimant que la situation sécuritaire était propice.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=830656#sthash.JwD08yTh.dpuf

Nouvelles nationales sur APA
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 20:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Au total 13.500 personnes inscrites sur la liste électorale du 1er au 5 août à Berberati

 

http://rjdh.org/   PAR JEAN CLAUDE GNAPOUNGO LE 7 AOÛT 2015

 

Dans les 20 centres d’enregistrement des électeurs que compte la ville de Berberati, 13. 500  personnes sont déjà enrôlées depuis le lancement officiel, le 1er au 5 août. Un chiffre communiqué par  le président de l’Autorité sous-préfectorale des élections de la ville de Berberati, Mathurin Mowendjia.

 

 « Dans les vingt centres, on a pu enregistrer 13.500 électeurs sur la liste électorale depuis le lancement officiel des opérations qui a duré cinq jours dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï », a relevé Mathurin Mowendjia.

 

D’après le président, la participation est forte dans certains centres d’enregistrement, mais dans les autres,  les choses se déroulent timidement.

 

Cette même source a affirmé qu’en marge de quelques difficultés rencontrées en ce qui concerne les appareils photo dont la majorité est en panne, les agents recenseurs réclament toujours du côté de l’Autorité Nationale des Elections leur  per diem.

 

« Ils ont souligné que  c’est depuis cinq jours qu’ils ont démarré les travaux et ils n’ont  pas reçu leur frais de travail » a confirmé un agent recenseur.

 

Cette opération d’enregistrement dans la ville de Berberati se poursuit.

 

 

Un présumé voleur battu à mort dans un village proche de Bangassou

 

http://rjdh.org/   PAR VICTOR KOMAS LE 7 AOÛT 2015

 

Un homme d’une trentaine d’années,  père de trois enfants, a été abattu à mort par les habitants du village Barama, situé à cinq  kilomètres de la ville de Bangassou axe Rafaï. La victime serait appréhendée en train de  voler un panneau solaire, la batterie et  le convertisseur chez un particulier.

 

D’après les faits relatés par un témoin, c’est dans la nuit du 3 au 4 août dernier que cet incident s’est produit. « Le présumé voleur avait cassé la fenêtre d’un jeune habitant du village Barama. Il a pris un panneau solaire, une batterie et un convertisseur ainsi que d’autres objets », relate la source.

 

Après l’avoir surpris, la victime a été conduite chez le chef du quartier. Elle a été battue avant d’être conduite à l’hôpital pour des soins.  « Mais malheureusement,  elle a succombé de ses blessures », regrette la source.

 

« C’est la  deuxième fois que ce jeune a été appréhendé et passé à tabac pour des accusations de vols », a relevé une source locale.

 

Aucune poursuite judiciaire n’a été engagée contre les auteurs de cet acte. Le chef de quartier Otmane Ronga,  Bernard Biniboguili,  souhaite l’augmentation de l’effectif des éléments de la gendarmerie et de la police afin de mettre de l’ordre dans la ville et  de traduire en justice, ceux qui continuent de  faire la justice populaire dans la région.

 

 

Difficile prise en charge des orphelins par la paroisse Sainte Famille de Sibut

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 7 AOÛT 2015

 

Les 24 orphelins enregistrés par la paroisse Sainte Famille de Sibut ont été placés  dans des familles d’accueil, par manque de moyen financier. Cette condition empêche le suivi de ces enfants par les responsables du centre d’accueil, a déploré  Jean Claude Assana, responsable de ces enfants.

 

Il s’agit des enfants dont les parents ont été tués pendant la crise militaro-politique de 2013. Ces enfants devraient rester au centre d’accueil de la paroisse Sainte Famille de Sibut. Par manque de moyens, ils  vivent chez des proches parents et des personnes de bonne foi.

 

Jean Claude Assana, responsable de ces enfants a souligné que l’éducation de ces  orphelins est assurée par l’église catholique. « Tous les orphelins identifiés de la ville sont inscrits à l’école catholique associée de Centrafrique (ECAC).  A midi, ils doivent manger avant de repartir chez leurs tuteurs », a-t-il relevé.

 

Il a par ailleurs souligné le manque moyen financier pour la prise en charge globale de ces enfants en situation difficile. « Nous n’avons la possibilité de les héberger et les habiller. Ils sont au quartier malgré les responsables de l’église catholique », a déploré  Jean Claude Assana.

 

Antoine  Salamalé, tuteur de deux orphelins, se dit dépasser de la charge de ces enfants. « Je suis âgé et fatigué. Je ne dispose pas de ressources afin de m’occuper correctement de ces deux enfants. J’ai de soucis lorsque je ne réponds pas totalement à leurs besoins », s’est-il plaint.

 

Au total 53 orphelins ont été enregistrés à Sibut. Ils sont pris en charge par deux entités. 29 au centre Jonathan et 24 ont été enregistrés par les responsables de la paroisse Sainte Famille de Sibut.

 

La jeunesse de Bambari sensibilisée sur les méfaits du conflit

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 7 AOÛT 2015

 

Une campagne de sensibilisation sur les méfaits de conflit a été lancée ce vendredi 7 août à Bambari. La population cible est la jeunesse de cette localité. Une activité organisée par l’association « Les frères Centrafricains ».

 

C’est au tour du thème « le conflit nous divise et nous appauvrit. Seule l’unité nationale est la source de développement. Respectons les institutions de l’Etat » que cette activité a été lancée. L’objectif principal est de conscientiser les jeunes et les appeler à l’unité.

 

« Nous voulons donner l’opportunité aux ambassadeurs de la paix afin de conscientiser et sensibiliser la population de dix groupements de la ville sur la paix et la cohésion sociale, les conséquences de la guerre sur la population jeune et le respect de l’autorité de l’Etat », a  justifié le directeur préfectoral de l’association « Les frères Centrafricains » Josué Gbanga-Faye.

 

Le préfet de la  Ouaka, Mathurin Kanda-Séssé, présent aux festivités du lancement de cette activité a suggéré aux jeunes ambassadeurs d’étendre leur champ d’activité afin de permettre aux villages périphériques d’en bénéficier. « Car la préfecture de la Ouaka a beaucoup souffert pendant ces derniers évènements ».

 

C’est la première fois que « Les Frères Centrafricains » organise une grande campagne dans la préfecture de la Ouaka. Cette activité lancée ce vendredi prendra fin mardi 11 août prochain.

 

 

Des professionnels des médias outillés pour la vulgarisation prochaine de la Constitution

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 7 AOÛT 2015

 

Une vingtaine des professionnels des médias sont outillés en vue de la vulgarisation de la prochaine Constitution du pays. Cette activité de deux jours est organisée par l’Association du Barreau Américain, Initiative pour l’Etat de Droit (ABA-ROLI) sur le thème : « Participation citoyenne et le processus de réforme constitutionnelle », du 5 au 6 août 2015 à Bangui.

 

Selon Richard Malenguele, directeur pays de ABA-ROLI, l’intérêt de travailler avec les journalistes se justifie par le fait qu’ils sont des éducateurs. « Nous pensons que les journalistes ont un rôle important à jouer dans le processus actuel de reforme constitutionnelle. L’objectif pour nous est de familiariser les journalistes au contenue de la proposition de la Constitution et de réfléchir sur les stratégies de vulgarisation de ce texte », a dit Richard Malenguele.

 

«Chaque participant va continuer à faire le travail d’éducation et d’information sur le processus actuel. Dès que la campagne de vulgarisation sera lancée par les autorités, nous espérons apporter encore notre appui aux professionnels des médias.  Nous voulons que le peuple s’approprie le texte après sa promulgation », a relevé dit Richard Malenguele.

 

Les participants à cet atelier se disent mieux outillés, avec des thématiques précises tirées dans la proposition de la Constitution pour mieux vulgariser ce texte fondamental.

 

Plusieurs thématiques ont été développées à savoir : « Les notions générales de la Constitution et historique de la constitution en RCA, l’économie de la proposition de la constitution en RCA, le journalisme et citoyenneté, le Rôle et place des médias dans la démocratie participative, le professionnel des médias et le processus de reforme constitutionnelle, les fondements constitutionnels de la liberté d’expression ».

 

La restitution sur les consultations populaires à la base portant sur le processus de réforme constitutionnelle a été aussi faite.

 

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 02:27

 

 

 


Bangui AFP / 06 août 2015 19h33 - Au moins 12 personnes ont été tuées au cours de violences provoquées par une attaque de miliciens anti-balaka contre un campement d'éleveurs peuls suivie de représailles menées par des ex-séléka dans l'est de la Centrafrique, a indiqué à l'AFP jeudi une source de la gendarmerie locale.

Des individus armés se réclamant des anti-balaka ont attaqué dimanche et lundi derniers un campement d'éleveurs au village Malégbassa, dans la commune de Zangba, pour les déposséder de leurs boeufs, faisant au moins 4 morts et quatre blessés, a indiqué cette source de la gendarmerie sous couvert d'anonymat.

Ces attaques ont entraîné lundi des représailles d'éléments ex-séléka et peuls armés contre les habitants du village Ndoma, voisin de Malégbassa faisant au moins huit morts et plusieurs blessés ainsi que des prisonniers, d'après un bilan encore provisoire et qui pourrait s'alourdir, a ajouté la source.


Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la séléka, a plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

Les violences de dimanche et lundi se sont déroulées dans deux villages de la région de la Basse-Kotto, à près de 600 km à l'est de Bangui, et frontalière de la République démocratique du Congo (RDC) où se trouvent plusieurs dizaines de milliers de Centrafricains ayant fui les violences dans leur pays.


Les représailles ainsi menées ont provoqué la fuite en brousse ou en RDC de nombreux habitants de Ndoma et Malégbassa, a encore affirmé la source.


Selon le porte-parole de l'ex-Séléka dans la région, Ibrahim Hamat Nediad, qui a dépêché des hommes sur place, le bilan des morts parmi les éleveurs peuls dans la première attaque pourrait s'élever à seize tués, un bilan impossible à confirmer de source indépendante: l'ex-Séléka, à majorité musulmane, est très proche des éleveurs peuls et les défend militairement contre les attaques des anti-balaka.

Les éleveurs peuls, menacés par les anti-balaka, ne se rendent plus dans la capitale pour vendre leur bétail, comme ils le faisaient traditionnellement avant les violences. Dés lors, le prix du boeuf a augmenté, étant vendu dans la capitale cinq fois plus cher qu'en province, ce qui attire les convoitises et suscite des attaques contre les campements peuls.


Si la capitale connaît un certain retour au calme depuis des mois, en province, de nombreuses zones grises restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale et des forces internationales.

 

(©)

Centrafrique: au moins 12 tués dans des affrontements entre milices dans l'Est
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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 18:47

 

 

 

LE CHEF DE LA MINUSCA EVOQUE LES AVANCEES ET LES DEFIS AU PROCESSUS POLITIQUE EN RCA DEVANT LE CONSEIL DE SECURITE

 

Bangui, le 6 août 2015 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, a fait le point des derniers développements du processus de sortie de crise en Centrafrique, notamment après le démarrage de l’enregistrement des électeurs devant le Conseil de sécurité, le 5 aout 2015. C’était à l’occasion de la présentation du Rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Devant le Conseil, le Chef de la MINUSCA a fait état d’une évolution positive marquée par les avancées enregistrées dans le processus politique même si la situation sécuritaire reste fragile. En effet, 478 000 électeurs se sont enregistrés seulement à Bangui. Le processus est enclenché malgré le gap financier de 11 millions de dollars qui demeure. A cet égard, Babacar Gaye a appelé les donateurs à s’engager davantage envers cet élément indispensable au processus de paix. Il a cependant alerté le Conseil sur «la récente décision du Conseil national de Transition de priver les réfugiés de leur droit de vote représente une régression alarmante et force à rappeler que plus efforts devraient porter sur la réconciliation», rappelant que cette décision va à l’encontre des recommandations du Forum de Bangui.

 

Le Représentant spécial a aussi remercié les bailleurs de fonds qui se sont engagés à accompagner le processus et s’est particulièrement réjoui de la contribution du Fonds de Consolidation de la Paix pour l’appui de 10 millions de dollars qui seront affectés aux priorités identifiées lors du Forum National de Bangui. L’amélioration de la situation sécuritaire a permis une reprise de l’activité économique notamment dans les localités où la MINUSCA est déployée et le retour de déplacés internes, a-t-il fait remarquer. A cet égard, il s’est félicité des efforts de toute la famille des Nations Unies en RCA qui ont conduit à la libération de 91 Fulani musulmans qui étaient maintenus contre leur gré dans des villages de la région de Yaloké.

 

Sur la situation sécuritaire, le chef de la MINUSCA a exprimé sa préoccupation face aux «nombreuses parties du territoire qui demeurent affectées par les exactions de bandes ou groupes armés».

 

A titre d’exemple, dans l’Ouest du pays «l’augmentation récente d’incidents violents sur l’axe principal qui relie Bangui au Cameroun est préoccupante». Dans le secteur Centre, les tensions intercommunautaires entre factions de l’ex-Seleka et groupes anti-Balaka dans les zones de Bambari et de Kaga-Bandoro continuent à constituer des menaces sur la protection des populations civiles. Ces violences ont néanmoins diminué dans le secteur de Bambari. Dans l’Est, l'ex-Séléka continue à avoir une présence militaire importante. Afin de la contrecarrer, la MINUSCA y appuie l’extension de l'autorité de l’Etat afin de mettre fin à leurs pratiques fiscales illicites. Dans le Sud-Est, l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) continue d'opérer en extorquant de la nourriture et d'autres moyens de survie aux populations. Dans ce secteur, la MINUSCA a établi trois bases opérationnelles temporaires pour améliorer la protection des civils et limiter la capacité de nuire de la LRA. A Bangui, la sécurité s’améliore progressivement, et le retour des personnes déplacées du Camp de Mpoko à leurs quartiers respectifs est un signe encourageant même s’il reste fragile. Afin de pérenniser ces acquis, la MINUSCA a recours aux mesures temporaires d’urgence lui permettant d’arrêter les éléments subversifs lorsque les autorités de Transition n’ont pas les capacités requises.

 

Dans le même temps, des fonds sont disponibles et des avancées enregistrées dans des activités de pré-DDR à l’intention de l'ex-Séléka à Bangui ; il ne reste plus qu’à regrouper et à désarmer les combattants dans tout le pays. La plupart des signataires sont enclins à respecter leur engagement conformément à l'accord de DDR, mais les récents développements politiques ont soulevé des réticences, en particulier parmi les ex-Séléka, s’est inquiété le Chef de la MINUSCA. Il a par ailleurs fait état d’une étroite collaboration avec les autorités de Transition afin de créer des conditions propices à des élections calmes et transparentes.

 

A propos de la situation humanitaire, Babacar Gaye a indiqué qu’elle «demeure une préoccupation importante. Plus de 2,7 millions de personnes ont besoin d'aide, 450 000 sont encore réfugiées et près de 400 000 Centrafricains sont des déplacés internes ». Et d’exhorter les Etats-membres à répondre à l’appel humanitaire en vue de maintenir les progrès enregistrés.

 

«La RCA est á la croisée des chemins, les étapes à venir s’annoncent difficiles car elles nécessitent du dépassement de la part des leaders, du pardon de la part de la population et de la justice au bénéfice de tous», a ajouté Babacar Gaye. «Aujourd’hui, la stabilisation de la RCA requiert un soutien multiforme destiné à ouvrir une page nouvelle de l’histoire de ce pays à travers des élections libres, transparentes et ouvertes à tous. Nous avons allumé la flamme de l’espoir, il ne faut pas qu’elle s’éteigne, c’est notre responsabilité morale », a-t-il conclu.

 

Note d'information de la MINUSCA
Note d'information de la MINUSCA
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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 16:29
Lu pour vous : Course contre la montre en Centrafrique

 

 

 

06/08/15 (Cameroon-Tribune)

 

Les autorités de transition en Centrafrique ont fixé il y a quelques semaines, la tenue du premier tour de l'élection présidentielle au 18 octobre 2015. Le second tour est prévu pour le 22 novembre, soit plus d’un mois après. Avant ces deux dates, un référendum constitutionnel doit se tenir le 4 octobre. En somme, une feuille de route claire a été fixée par Catherine Samba-Panza, la présidente de transition qui est décidée à quitter le pouvoir avant la fin de cette année 2015. Mais entre la volonté clairement affichée de la présidente centrafricaine de procéder à un passage de témoin, il y a la réalité du terrain qui suscite de graves inquiétudes.

 

En effet, la Centrafricaine traîne encore les stigmates du conflit armé qui a opposé les forces de l’ex-président François Bozizé et celles de la Séléka de son tombeur, Michel Djotodia. Bien plus, ce conflit armé a créé un clivage entre les communautés musulmanes et chrétiennes du pays, qui aujourd’hui encore se regardent avec une méfiance réciproque. Les batailles de pouvoir ont ainsi ébranlé les bases du vivre-ensemble des Centrafricains, ainsi que celles de l’Etat, en tant que garant de l’ordre, de l’autorité et de la coexistence pacifique. Et c’est dans un flot d’incertitudes que vogue la Centrafrique. Pourtant, la présidente de transition pousse pour les élections soient organisées avant la fin de l’année 2015. Y parviendra-t-elle ? Rien n’est moins sûr.

 

A la pratique, le processus électoral qui a débuté par le recensement des potentiels électeurs il y a quelques temps, est tributaire de la mobilisation d’énormes ressources financières. Aux dernières nouvelles, à peine la moitié des sommes requises ont été mobilisées. Au-delà des questions d’argent, malgré toutes les déclarations de bonnes intentions du gouvernement de transition, l’autorité de l’Etat n’a pas été rétablie sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Ces derniers jours, après plusieurs semaines de relatives accalmies, de nouveaux actes de violences impliquant des groupes armés et des soldats onusiens ont éclaté, entraînant de nouveaux morts. Ces derniers éléments sont ainsi venus rappeler aux observateurs que la paix demeure encore fragile en Centrafrique. Dans ces conditions peut-on valablement envisager des élections crédibles dans moins d’un trimestre ? Bien malin qui pourrait donner une réponse péremptoire à cette interrogation.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour les autorités de la transition, le temps presse. Le calendrier très serré est à l’évidence une gageure au regard du délabrement de l’administration qui a cessé d'exister dans certaines zones du pays. Par ailleurs, les populations lassées par les interminables conflits, n’ont guère manifesté un grand enthousiasme lors du récent recensement électoral. Quand on y ajoute, les déplacements massifs de populations provoqués par les violences, de nombreux acteurs politiques centrafricains sont sceptiques sur la tenue aux dates indiquées d’un scrutin présidentiel crédible. « On ne vote pas avec un pistolet sur la tempe. Si toutes les conditions ne sont pas réunies, on risque d'avoir un président mal élu et c'est justement ce qu'il faut éviter si on ne veut pas repartir pour 10 ans d'instabilité », selon une source politique centrafricaine.

 

Malgré les réserves émises sur la situation administrative, financière et sécuritaire du pays, les acteurs politiques de tous les bords sont néanmoins déjà dans les starting-blocks. Chacun compte ses soutiens et jaugent ses forces dans la perspective de la présidentielle d’octobre. Pour Catherine Samba-Panza, tenir la présidentielle avant la fin d’année est un défi qu’elle tient à relever. D’après des observateurs de la vie politique centrafricaine, la présidente de transition veut sortir en beauté en cédant le pouvoir comme promis avant la fin de l’année 2015. Pour ce faire elle met les bouchées doubles. Mais le temps lui est compté…

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 16:13

 

 

       

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-08-06 14:39:26 L’Union africaine (UA) a débloqué 50 millions de FCFA au bénéfice de la Croix-Rouge centrafricaine pour lui permettre d'assister les déplacés des sites de la paroisse Saint Joseph Mukassa et de la Mosquée centrale de Bangui.


Au moins cinq cents déplacés vont bénéficier du financement de l'UA qui a été remis, mercredi, à la Croix-Rouge centrafricaine par le représentant de l'UA à Bangui, M. Jean Marie Mokoko. Le financement va permettre à la Croix-Rouge centrafricaine de lutter contre le paludisme et d'autres maladies qui sévissent dans les deux sites en cette période de saison des pluies. 


Il doit également permettre à certains jeunes de la paroisse Saint Joseph Mukassa et de la mosquée centrale de Bangui d'exercer de petits emplois, afin de pouvoir réfectionner leurs maisons détruites.


Grâce au fonds de l'UA, la Croix-Rouge centrafricaine va pouvoir mener des activités psychosociales, sanitaires, hygiéniques et de réinsertion en faveur des déplacés de deux sites qui se trouvent dans la capitale centrafricaine.


Au-delà de l'appui au retour à la sécurité en République centrafricaine, l'Union africaine apporte une aide humanitaire aux populations centrafricaines meurtries, expliqué Michel Mukoko.


Le financement de l'UA doit permettre à la Croix-Rouge centrafricaine de mener des activités psychosociales, sanitaires, hygiéniques et de réinsertion en faveur des déplacés de deux sites qui se trouvent dans la capitale centrafricaine.


A cette occasion, Jean Marie Mokoko a expliqué qu'au-delà de l'appui au retour à la sécurité en République centrafricaine, l'Union africaine apporte une aide humanitaire aux populations centrafricaines meurtries.


Au moins cinq cents personnes déplacées vont bénéficier de ce financement de l'UA qui doit permettre à la Croix-Rouge centrafricaine de lutter contre le paludisme et d'autres maladies qui sévissent dans ces sites en cette période de saison des pluies. 

Le financement doit également permettre à certains jeunes de la paroisse Saint Joseph Mukassa et de la mosquée centrale de Bangui d'exercer de petits emplois, afin de pouvoir réfectionner leurs maisons détruites pour les regagner.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=830614#sthash.xrBbV9RK.dpuf

Centrafrique-UA  Centrafrique : Financement de 50 millions CFA de l'UA à la Croix-Rouge centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 15:45
Nouvelles nationales sur RJDH et Radio Ndéké Luka
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PNUD fait un don du matériel de construction à la mosquée de Lakouanga

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 6 AOÛT 2015

 

Le Comité de reconstruction de la mosquée de Lakouanga, située dans le 2ème arrondissement de la ville de Bangui a reçu de matériaux de construction le mardi 3 août. Un don fait par le Programme de Nations Unies pour le développement (PNUD).  La chapelle de la Paroisse Les Saints Martyrs de Lakouanga a été également visitée par la délégation.

 

Ce don est composé de 20 tonnes de ciment, soit 400 sacs de 50 kg160 barres de fer de 12 mm, 70 barres de fer de 10 mm, 96 barres de 6 mm et 20 rouleaux de fil à ligature. Le coût s’élève à  7 071 200 FCFA.

 

Le PNUD a envisagé appuyer la réfection et la transformation de la salle paroissiale de l’église Saint-Martyrs de Lakouanga en salle de réunion et salle multimédia. Il a projeté aussi  favoriser l’emploi des jeunes à travers  des travaux d’assainissement (curage des canaux).

 

La mosquée de Lakouanga a été détruite le 30 Mai 2014, par  des manifestants.  Le 24 décembre les  habitants dudit quartier ont pris l’initiative de nettoyer la mosquée en solidarité de la communauté musulmane. C’était le 1er mai 2015 que la reprise solennelle de la prière a eu lieu en présence du Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies Babacar Gaye et de Charles Malinas, Ambassadeur de France en RCA.

 

 

50 millions de l’UA en faveur des déplacés à travers la Croix-Rouge Centrafricaine

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 6 AOÛT 2015

 

L’Union Africaine a remis une enveloppe de 50 millions de FCFA à la Croix-Rouge Centrafricaine, dans le cadre du projet d’Assistance aux Victimes de la crise en Centrafrique. La cérémonie de remise de ces fonds a eu lieu mercredi 5 août au siège de cette structure internationale.

 

Le Projet est orienté dans la construction d’une unité de traitement d’eau potable, la construction des latrines, l’achat des médicaments pour le traitement des maladies courantes, la mobilisation par la troupe théâtrale de la Croix-Rouge et la prévention des IST/VIH-Sida sur les sites des déplacés de la mosquée Centrale et du Saint Joseph Mukassa dans le 3ème arrondissement de Bangui.

 

« Suite à la crise que la RCA a connue depuis Décembre 2012, la CRCA continue d’aider les familles touchées à Bangui avec les services de santé d’urgence, de l’eau et l’assainissement, ainsi que la sensibilisation pour la paix par le biais de divers canaux de communication. La Société nationale (SN) doit répondre aux urgences quotidiennes, ce qui a en retour débordé ses capacités et ses ressources limitées », a rappelé le président de la Croix-Rouge, Antoine Mbao-Bogo.

 

Selon la Croix-Rouge, le projet d’assistance aux victimes de la crise en RCA a pris en compte les principaux besoins des personnes déplacées tel que exprimé pendant les focus groupes: La Santé et la Promotion de l’hygiène et l’assainissement. Pour ce dernier volet, la CRCA a fait appel à l’Agence Nationale de l’Eau et l’Assainissement (ANEA) pour la construction d’une unité de traitement d’eau potable  et la construction de deux latrines V.I.P sur le site de Saint Joseph Mukassa.

 

« Le volet Santé consiste à l’achat des médicaments pour couvrir les soins des personnes déplacées de la mosquée centrale, et des réactifs pour le dépistage volontaire du VIH/SIDA sur les deux sites après une sensibilisation par  la Troupe Théâtrale »,ajoute le président de la Croix-Rouge Centrafricaine.

 

Jean Marie Michel Mokoko, Représentant Spécial de l’Union Africaine a retracé les circonstances dans laquelle l’UA veut venir en aide aux personnes déplacées à travers la Croix-Rouge qui est une institution humanitaire nationale et le plus proche des victimes

 

 

Le président de l’Autorité sous préfectorale des Elections de Mbaiki déplore l’omission de quelques centres d’enregistrement

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 6 AOÛT 2015

 

Les opérations du recensement électoral ont pris fin le lundi 03 aout dernier à Mbaiki. Dans une interview accordée au RJDH, Raphaël Kobanga, président de l’Autorité sous préfectorale des Elections de Mbaiki a relevé l’omission de plusieurs centres dans les opérations du recensement. Ce dernier appelle l’Autorité Nationale des Elections à trouver des solutions pour permettre à ces Centrafricains de s’inscrire sur les listes électorales.

 

Selon le président de l’Autorité sous préfectorale des Elections de Mbaiki, huit villages n’ont pas été pris en compte lors de ces opérations du recensement électoral. « Dans la sous préfecture de Mbaiki, nous avons  huit communes. Le recensement s’est déroulé dans les huit communes mais de manière partielle. Il y a quatre centres qui n’ont pas été couverts, ce qui correspond à huit villages. Il s’agit des centres des écoles Garabara, Bodjako, Bédoué et Mboulet qui sont dans la commune de Lésé» a déploré le président de l’Autorité sous préfectorale des Elections.

 

Pour Raphaël Kobanga, cette omission relève du travail de cartographie « les équipes qui sont venues pour faire la cartographie électorale, n’ont pas fait le travail comme il se doit. Elles se sont limitées aux grands axes sans touchés les zones régulées, c’est de là qu’est parti le problème » note t-il.

 

Il a confié au RJDH avoir mené les démarches en vain pour que ce problème soit réglé pendant les opérations « nous avons saisi les instances compétentes à ce sujet mais, les solutions ne sont pas venues, ce qui fait qu’aujourd’hui nous finissons le recensement sans que les potentiels électeurs de ces villages n’aient pas eu la chance de s’inscrire ».

 

Selon les informations du RJDH, le chef de groupe du groupement concerné s’était déplacé à Mbaiki pour plaider le sort de ses administrés sauf que celui-ci est rentré sans avoir gain de cause.

 

Le président de l’Autorité sous préfectorale des Elections de Mbaiki pense qu’il faut trouver des moyens pour permettre à ces gens de s’inscrire « aujourd’hui, ce que nous demandons à l’Autorité Nationale des Elections, c’est de permettre une dérogation ou de prolonger les opérations à Mbaiki pour que tout le monde s’inscrive » propose t-il.

 

Le président de l’autorité sous préfectorale des Elections a estimé le nombre de potentiels électeurs de ces villages à environ 2000.

 

 

Exhumation des ossements dans le 3e arrondissement de Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR GERARD OUAMBOU LE 6 AOÛT 2015

 

Bangui, 08 aout (RJDH) – – Des ossements humains sont exhumés dans un puits au quartier Kokolo2 situé dans le 3e arrondissement de la ville de Bangui, pour identifier et informer les parents des victimes afin d’apaiser les cœurs et favoriser la cohésion sociale. Ce travail est fait suite à l’identification de certains puits contenants des ossements humains par la mairie de Bangui en faveur d’un protocole d’accord signé entre la mairie de Bangui et la Fondation suisse pour le déménage (FSD).

 

Ferdinand Songuelema, Chargé des affaires juridiques à la mairie de la ville de Bangui a confié que ces opérations se font dans le cadre d’un projet initié par la mairie de Bangui « L’exhumation de ces ossements humains n’est pas un fait du hasard. La présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui a mis en place un comité composé de la Croix rouge Centrafricaine, Fondation Suisse pour le Déménagement, de l’Ong IRAD et de la Mairie de Bangui pour un projet d’exhumation de ces corps dans la ville de Bangui avant les élections d’octobre 2015 » a-t-il précisé.

 

Pour Thomas Longue, chef du quartier kokolo 2 « l’ONG FSD était venu dans le quartier identifier les puits contenants des ossements humains. C’est ainsi que ce puits a été identifié » a relevé ce notable.

 

Frederick Edilitemo un de ceux qui ont exhumé ces ossements se réjouit du  travail. Ce dernier a indiqué que des mesures sont prises pour protéger les travailleurs.

 

Selon une source proche de la mairie de Bangui, ces ossements humains seront transférés à la Croix Rouge Centrafricaine pour l’identification des corps

 

Trois corps ont été rassemblés depuis le début des opérations, la semaine dernière. Ce sont les cranes des victimes qui n’ont pas été retrouvés.

 

 

Vers le recrutement des jeunes du 6ème arrondissement pour les travaux de THIMO Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR GERARD OUAMBOU LE 6 AOÛT 2015

 

Les difficultés dans l’avancement des travaux du programme THIMO a été au centre d’une rencontre, ce matin à la mairie de 6ème arrondissement. La population  a été aussi sensibilisée sur l’importance du projet lors de cette rencontre.

 

Jules Yanganda, Chef de cellule communication à THIMO Bangui, a donné des précisions sur ce projet en ces termes « la réalisation de ce programme concerne trois volets repartis dans la ville de Bangui à savoir : la Réhabilitation de 10,15 Km de voiries et drainage dans les 1er, 3è, 4è et 8è arrondissement, la  création de fossés maçonnés le long des voies réhabilitées dans les 2è, 3è, 4è, 5è et 8è arrondissement et  les  travaux de cantonnage THIMO.

 

Joël Seregue, Directeur technique de l’entreprise SGTS dans le 6e arrondissement de la ville de Bangui engage les autorités locales dans le choix des jeunes à recruter aussi le respect des travaux faits.

 

D’après certaines sources, certains  chefs de quartier auraient réclamé de l’argent  aux jeunes avant de les  recruter. Une allégation rejetée par  Marie Louise Sitivo, Chef de quartier Gbanikola2.  « Je ne demande rien aux jeunes pour le recrutement et je pense la même hose pour mes collègues ».

 

Lancé officiellement le 22 janvier 2015 par la Cheffe de l’Etat de la transition Catherine Samba Panza, le programme THIMO Bangui vise, à offrir aux jeunes et à certaines populations vulnérables des opportunités d’accès à une source de revenus.

 

Cette activité veut aussi créer une dynamique de construction ou reconstruction afin d’améliorer les conditions de vie  des populations. Une équipe de recrutement des jeunes et d’évaluation des activités de THIMO Bangui sera mise en place dans les jours à venir.

 

 

 

Rapport Global Witness, le gouvernement appelle la société civile à l'aide

 

http://www.radiondekeluka.org/  jeudi 6 août 2015 13:31

 

Le gouvernement centrafricain sollicite la contribution de la société civile pour la gouvernance forestière dans le pays afin d'éclairer l'opinion nationale et internationale sur le rapport produit par l'ONG Global Witness qualifiant le bois centrafricain de « bois de sang » ayant servi à financer la guerre dans le pays.

Les acteurs de la société civile estiment qu'un comité d'investigation sur la gestion des ressources forestières en Centrafrique devra préalablement être mis en place afin de faire la lumière sur cette question. « Il appartient à l’État d'entrevoir la possibilité de mettre en place un comité en urgence pour investiguer afin de voir effectivement sur la véracité du dit rapport », a déclaré Patrice Passe-Sanand, coordonnateur de la Plate-forme pour la Gestion Durable des Ressources Naturelles et de l’Environnement (GDRNE).


La société civile, renchérit Patrice Passe-Sanand, « doit aussi mettre en place un comité de réflexion pour faire la lumière sur le rapport publié par Global Witness. Concrètement, il est ici question de descendre sur le terrain, rechercher les informations et essayer de faire la confrontation avec le rapport publié par Global Witness ». 


Une telle démarche gagnerait en crédibilité, a ajouté  le coordonnateur de la GDRNE qui invite le gouvernement centrafricain à publier le rapport qu'il détient sur cette affaire pour une meilleure confrontation entre les deux. «  La société civile centrafricaine sur  la gouvernance forestière ne peut se prononcer que si l’État publie le rapport qu'il détient, qu'il le mette à sa disposition ; qu'elle puisse apprécier les 11 points contradictoires qui ont été relevés par l'administration ».

Dans un rapport publié le 15 juillet 2015 et couvrant la période allant du mois d’avril 2013 à janvier 2014, l'ONG britannique Global Witness a qualifié le bois centrafricain de « Bois de sang ».  Une mauvaise publicité pour le gouvernement centrafricain qui, à travers Charlotte Isabelle Gaudeuille, ministre centrafricaine des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche avait automatiquement réagi pour dénoncer ce rapport. 

« Nous ne comprenons pas pourquoi Global Witness veut décourager le commerce du bois centrafricain alors que des efforts sont fournis par le régime de la transition pour corriger les forfaits des rebelles de l’ex-coalition Séléka, au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014 et qui n’avaient pas directement participé à l’exploitation du bois », avait-elle déclaré avant de préciser que « le comité a déniché d’importantes contradictions sinon irrégularités dans le rapport de Global Witness ».

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Centrafrique-Presse.com
6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 14:01
Lu pour vous : Centrafrique : tout un pays à reconstruire

 

 

 

http://www.secours-catholique.org   05/08/15

 

La dernière crise centrafricaine, en deux ans, a appauvri et déchiré la population. Tandis que les belligérants promettent la paix, les ONG locales que soutient le Secours Catholique-Caritas France éduquent, forment et reconstruisent. Arrivé au pouvoir en 2003 par un coup d’État, le président Bozizé a été renversé en 2013 par un autre coup d’État. Chacun a été suivi ou précédé d’une guerre civile. Les Centrafricains en ont assez.. La population de la République centrafricaine (RCA) est estimée entre 4 et 5 millions d’habitants sur un territoire grand comme la France et la Belgique réunies. Un quart des Centrafricains vivent à Bangui, la capitale. Ce déséquilibre est une des causes de la crise actuelle car le pouvoir a progressivement abandonné les provinces. « Livrés à eux-mêmes, les gens ont perdu le sentiment d’appartenir à un État », confie Béatrice Epaye, ancienne ministre et députée d’une circonscription du nord.

 

Le tombeur de Bozizé, Michel Djotodia, ancien ministre de la défense et représentant des populations du nord, arrive à Bangui au printemps 2013 à la tête d’une coalition (Séléka) constituée de nordistes exaspérés (mais peu nombreux) et d’une horde de mercenaires étrangers ne parlant ni sango ni français, les deux langues officielles du pays. Ces mercenaires, en majorité musulmans, tuent, violent et pillent – sans distinction de religion – ceux qui tombent à leur portée. L’ennemi, Tchadien ou Soudanais, est d’abord perçu par ses victimes comme musulman. Ce simple amalgame va servir aux milices d’auto-défense, dites “antibalakas” et composées d’anciens militaires et de nostalgiques de régimes précédents, à enrôler des combattants et à commettre à leur tour assassinats et pillages. Un amalgame que les plus hautes autorités religieuses du pays combattent depuis le début, l’archevêque de Bangui, Mgr Nzapalainga, en tête.

 

Rumeurs

 

La dernière guerre civile a révélé une jeunesse centrafricaine très sensible aux rumeurs et facilement manipulable. Dans le rapport de l’observatoire Pharos, commandé par le ministère des Affaires étrangères français en début de crise et rendu public début 2015, il est noté que cette nouvelle génération « semble ne disposer d’aucune capacité de défense éducative, sociale, intellectuelle et encore moins politique ou mémorielle de nature à lui permettre de résister au déchaînement contagieux de la violence ».

 

Comment redonner espoir à une nation meurtrie et divisée ? En mai dernier, 600 représentants de la société centrafricaine (autorités de transition, partis politiques, membres de la société civile et, surtout, représentants des groupes armés) ont apporté une première réponse en signant un Pacte obligeant tout le monde à démobiliser, à désarmer, à libérer les enfants-soldats et à organiser rapidement des élections. Mais pour réaliser les promesses, il faut de la volonté et du temps.

 

La première réaction du Secours Catholique à cette crise a été d’apporter son soutien à la Caritas locale dans sa réponse à l’urgence. Ensuite, d’appuyer les programmes favorisant la réconciliation et la paix.

 

L’organisation de développement Accord-RCA, par exemple, incite de jeunes leaders à redynamiser leurs quartiers en reconstruisant, en favorisant les rencontres et le dialogue. Même philosophie chez ATD Quart Monde-RCA, dont le représentant à Bangui, Michel Besse, vit en totale empathie avec les plus désemparés. ATD anime un réseau de jeunes leaders, grands frères capables de faire imaginer la paix aux enfants de leur quartier ou de leur camp de réfugiés. Une cinquantaine d’entre eux, la plupart diplômés d’université, ont suivi une formation sur les traumatismes post-conflit dispensée par Umuseke, une organisation rwandaise.

 

Traumatismes

 

Lorsque les antibalakas se sont levés pour répliquer aux Sélékas, de nombreux observateurs ont qualifié la situation de “pré-génocidaire” tant elle rappelait le Rwanda de 1994. L’intervention des forces de maintien de l’ordre des Nations unies (Misca) et des soldats français de l’opération Sangaris a sans doute limité le nombre de victimes, mais les traumatismes sont les mêmes qu’à Kigali il y a vingt ans. C’est le constat de Sœur Philomène.

 

Cette Rwandaise vit à Bangui depuis 2002 : « J’étais déjà là quand Bozizé a pris le pouvoir. Aujourd’hui, c’est bien plus grave. » Formée à l’Institut de formation intégrale de Montréal (IFHIM), elle organise des “séances de restauration de forces vitales” avec des personnes de confession différente qui ont subi des traumatismes ou des exactions.

 

La Commission épiscopale centrafricaine de Justice et paix, qui a hébergé d’innombrables déplacés dans son centre Jean XXIII, en plein Bangui, tient, elle, un centre d’écoute où des milliers de victimes racontent leur calvaire. Ce travail de fourmi a produit 6 000 dossiers qui peut-être ouvriront droit à des réparations, mais qui serviront sans doute à la Cour pénale internationale, saisie pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

Depuis 2013, l’effort financier du Secours Catholique en Centrafrique s’élève à plus de 1,25 million d’euros.

 

Jacques Duffaut

 

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