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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 01:27
UNE « LIGNE ROUGE » AUTOUR DE BANGASSOU POUR LA SÉCURISER
UNE « LIGNE ROUGE » AUTOUR DE BANGASSOU POUR LA SÉCURISER
UNE « LIGNE ROUGE » AUTOUR DE BANGASSOU POUR LA SÉCURISER

 

 

BANGASSOU ET RAFAI : DANS UNE SITUATION AUSSI DIFFICILE, IL FAUT ÉVITER LES MANIPULATIONS, DIT LE COMMANDANT DE LA FORCE

 

13 mar2018

 

Dans une interview accordée à Guira FM, ce lundi 12 mars 2018, le commandant de la Force de la MINUSCA, le Général Balla Keita, fait le point de la situation sécuritaire qui prévaut dans le Sud-Est de la Centrafrique, notamment dans les préfectures de Mbomou et Haut-Mbomou (Sud-est) qui sont en proie à un regain de violence. Il aborde aussi le départ annoncé des Casques bleus gabonais de la Mission, précisant le caractère volontaire que revêt la participation des pays au maintien de la paix de l’ONU.

 

Depuis un certain temps, beaucoup de rumeurs circulent sur la situation sécuritaire à Rafai, faisant état d’attaques ou de prises de cette ville… que peut dire la MINUSCA à propos de la situation qui prévaut dans cette localité ?

 

 Le pays est dans une situation sécuritaire difficile. Pendant que l’on admet qu’il y a des problèmes, il ne faut pas qu’il y ait, dans le même temps, des manipulations. Il y a effectivement eu des violences à Rafai, mais l’on ne peut pas dire que « Rafai est tombée », comme on a pu le lire ou l’entendre çà et là. En fait, notre base opérationnelle temporaire est située à Agoumar, et non à Rafai. Entre ces deux localités, il y a un fleuve. L’opérateur du bac n’étant plus à Rafai, il a fallu héliporter des éléments du génie afin qu’ils ramènent le bac de Rafai pour  permettre aux troupes de traverser le fleuve et contrôler la situation à Rafai. Mais la situation est tout à fait maîtrisée au niveau de cette localité. Il s’agissait d’éléments qui étaient venus pour des raisons que l’on ignore pour l’instant et qui sont entrés en confrontation avec les groupes d’autodéfense qui étaient sur place. Ces éléments sont partis depuis lors. La situation est sous contrôle. Personne n’a pris Rafai. Les populations qui ont quitté la ville peuvent y retourner tranquillement.

Nous avons donné une mission supplémentaire à nos troupes, à savoir être beaucoup plus vigilantes par rapport à toute action qui partirait de l’Est en direction de Bangassou.

 

Au fait, que se passe-t-il exactement à Bangassou ?

 

Cela fait plus d’un an qu’une situation difficile a été créée à Bangassou, aussi bien pour la MINUSCA (rappelez-vous que nous y avons perdu plus de 12 casques bleus), que pour les humanitaires, les populations civiles et même les autorités locales. Il y a un problème avec ces éléments dénommés « groupes d’autodéfense » au niveau de Bangassou. Il faut qu’on ait l’honnêteté de comprendre cela et de travailler avec l’ensemble des autorités centrafricaines pour régler ce problème.

 

L’impression que l’on a, en effet, est que la situation à Rafai a eu une conséquence négative sur la performance de la Mission à Bangassou : les populations se soulèvent, il y a un mécontentement général… Pouvez-vous nous éclairer sur l’action des Casques bleus pour répondre aux attentes des populations ?

 

Il ne faut pas, dans une situation qui est déjà compliquée, que l’on s’adonne de la manipulation de l’opinion pour des intentions inavouées. Cela fait un an qu’il y a un problème à Bangassou. Cela n’a rien à avoir avec Rafai. Lorsque les tueries de Yongofongo ont été perpétrées, Rafai était tranquille. Il ne faut pas faire de propagande. A Bangassou, il y a des gens qui veulent à tout prix tuer sur une base ethnique ou religieuse Et cela est un crime contre l’humanité. La communauté internationale a dit que le nettoyage ethnique ou religieux est un crime. On ne l’a accepté nulle part dans le monde, on ne le fera pas ici parce que c’est contraire aux règles humanitaires. Il faut qu’on trouve la solution dans un monde civilisé où l’on règle les problèmes sans s’entretuer. Maintenant ceux qui veulent tuer coûte que coûte, il faut qu’ils soient neutralisés. Nous allons déployer des troupes nécessaires, en liaison avec les autorités centrafricaines. Les FACA sont en train de se préparer pour nous accompagner comme ils l’ont fait sur d’autres théâtres d’opérations comme Bocaranga ou encore Paoua. Nous irons ensemble en progressant pour que revienne la vie normale qui existait avant le conflit à Bangassou.

 

Au moment où surviennent ces différentes crises en RCA, l’on apprend que le Gabon veut retirer ses troupes de la MINUSCA. Quel commentaire en faites-vous ?

 

Cela complique, certes, la situation, mais comme vous le savez, il en est toujours ainsi dans toute activité humaine : il y a des hauts et des bas. Nous sommes organisés en tant que communauté internationale pour intégrer toutes ces dimensions. Le Gabon a pris une décision murie et légitime. Personne ne les a forcés à venir, aussi, personne ne peut les forcer à rester. Selon les raisons qu’ils ont données, ils ont fait comprendre qu’ils ont mouillé le maillot suffisamment et que maintenant, quelqu’un d’autre devrait peut-être venir les remplacer. Nous allons travailler avec les autorités gabonaises pour que ce retrait se fasse sans pour autant impacter le travail que nous sommes en train de faire sur le terrain. Ce, notamment, en attendant que leurs troupes soient remplacées par un autre pays et qu’ils repartent tranquillement chez eux. Cela ne nous effraie pas, parce qu’il y a toujours des difficultés pour lesquelles il faut simplement que nous nous organisions.

 

Justement, la MINUSCA attend des troupes additionnelles…

 

Exactement, nous attendons des troupes additionnelles. Comme vous le savez, le maintien de la paix n’est pas chose facile. Les pays se décident à venir aider. Ce ne sont pas des mercenaires, car on ne les paie pas. Ils apportent leur aide à leur rythme et on ne peut pas leur imposer des choses. Il faut qu’on le comprenne. Les autorités à New-York sont en train de tout faire pour que ces troupes puissent venir très rapidement, ce qui va nous permettre de stabiliser les situations de crise qui se développent dans certaines parties de la Centrafrique. Parce que, qu’on le veuille ou non, il va falloir avoir du monde. L’on ne peut faire de la sécurisation sans troupes. Nous avons essayé de faire notre maximum, et nous avons atteint notre limite. Le Conseil de sécurité de l’ONU a accepté ce fait, et décidé de nous renforcer. Nous attendons donc ces renforts pour que nous puissions faire ce que nous avons planifié. Je pense que cela ne devrait plus tarder.

 

 

12 mar 2018

 

Le regain de violence armée qui prévaut depuis quelques jours à Bangassou et ses alentours Sud-Est du pays a été au centre d’une importante rencontre, ce lundi 12 mars 2018, entre le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, et un groupe de parlementaires des régions du Mbomou et Haut-Mbomou (Sud-Est).

 

« Il était important pour nous de venir vers la MINUSCA pour discuter, échanger et surtout savoir quel était le projet de la Mission pour ramener la paix dans cette région et à Bangassou en particulier », a indiqué le député de Bangassou 1, Serge Singha Bengba, au nom de ses pairs.

 

Lors des discussions, « le Représentant spécial nous a garanti que Bangassou est et sera protégée. Comme à Bambari, où la MINUSCA avait tracé une ligne rouge qu’il ne fallait pas traverser, la Mission a également tracé autour de Bangassou une ligne similaire que personne ne pourra plus franchir pour attaquer la ville », a révélé l’honorable Singha Bengba au sortir des échanges qui se sont déroulés à huis-clos.

 

Les députés ont, entre autres préoccupations, soulevé la question du redéploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) dans leurs préfectures, conjointement avec la Force de la MINUSCA en poste dans la zone depuis quatre ans. « Nous nous sommes rendus compte que toutes nos préoccupations ont été prises en compte par la MINUSCA qui nous a aussi garanti que, très prochainement, avec le concours du gouvernement, des FACA seront déployées aux cotés des Casques bleus », qui contribuera à rassurer la population, a fait savoir le porte-parole des parlementaires.

 

Le Commandant de la Force, le Général Balla Keita, a, pour sa part, indiqué que « nous prenons tout au sérieux, et nous faisons notre possible pour gérer les problèmes à leur dimension réelle. » C’est la raison pour laquelle « nous allons déployer des troupes nécessaires, en liaison avec les autorités centrafricaines. Les FACA sont en train de se préparer pour nous accompagner comme ils l’ont fait sur d’autres théâtres d’opérations comme Bocaranga ou encore Paoua », a confirmé le chef de la Force de la MINUSCA.

 

Les défis sécuritaires à Bangassou ont été aussi au cœur des préoccupations lors d’une rencontre, ce lundi, entre le Chef de la MINUSCA et des responsables religieux, notamment le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, puis l’Imam Layama  Kobine. Des rencontres qui, toutes, répondent à l’impérieuse nécessité d’explorer avec différents acteurs les voies pour que soient restaurées la paix et la cohésion sociale dans le Sud-Est du pays.

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Centrafrique-Presse.com
14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 01:07
Le Cameroun relève le niveau d'alerte sécuritaire à sa frontière avec la Centrafrique

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 14-03-2018

 

Les forces de défense et de sécurité camerounaises ont relevé leur niveau d'alerte à la frontière avec la Centrafrique dans la région de l'Est, que des groupes armés venus du pays voisin franchissent régulièrement pour mener des incursions parfois meurtrières suivies d'enlèvements de personnes, pour la plupart des civils, a-t-on appris mardi de sources locales.

 

Cette mesure est la conséquence d'un mouvement de réorganisation opéré au sein de ces forces récemment par le président camerounais, Paul Biya, un acte marqué par la nomination de nouveaux dirigeants militaires à la tête de plusieurs unités opérationnelles dans le pays, dont celles chargées de veiller à la surveillance et à la sécurisation du territoire dans la région de l'Est, selon les mêmes sources.

 

A la tête de la 12e brigade d'infanterie motorisée, mise en place dans cette région, le général de brigade Joseph Nouma, nommé lors de cette réorganisation du commandement militaire intervenue le 22 février après avoir été promu à son nouveau grade, a reçu l'instruction lors de son installation lundi de mener une lutte acharnée contre les groupes armés qui y sévissent.

 

Riche en pierres précieuses au premier rang desquelles l'or, objet d'une extraction artisanale et semi-industrielle relativement importante, en essences de bois rares, la région de l'est du Cameroun attire des bandes de trafiquants et de braconniers originaires d'autres pays pour l'exploitation illicite de ces ressources, déplorent les autorités camerounaises.

 

Depuis les violences survenues en Centrafrique en 2003, le climat sécuritaire dans cette partie du Cameroun enregistre une dégradation préoccupante, ont fait remarquer des observateurs locaux, rappelant qu'une longue frontière réputée poreuse sépare les deux pays voisins.

 

Avec les troupes sous leur responsabilité, le général Joseph Nouma et d'autres responsables militaires nommés ont la mission d'œuvrer en vue d'y garantir la sécurité et la stabilité mises à mal par des groupes armés dans leur zone de commandement de l'Est, selon la recommandation de Joseph Beti Assomo, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense.

 

Cette recommandation prend une résonance singulière à un moment où le Cameroun se prépare à organiser un important cycle électoral, qui débute le 25 mars par la tenue des élections sénatoriales et suivies quelques mois plus tard des législatives et des municipales, pour se clôturer par un scrutin présidentiel. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

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Centrafrique-Presse.com
14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 00:58
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La situation sécuritaire toujours volatile à Rafaï et Bangassou au sud-est du pays

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 13 MARS 2018

 

BANGASSOU, le 13 Mars 2018(RJDH) —-Les villes de Rafaï et Bangassou dans le Mbomou au sud-est de la République Centrafricaine restent toujours instables après les attaques des peulhs armés et les Anti-Balaka à Rafaï. Les Députés de ces deux circonscriptions, parlent de situation sécuritaire très précaire et plusieurs personnes seraient dans les sites, d’autres vers la RDC.

 

L’instabilité sur le plan sécuritaire à Rafaï et Bangassou intervient quelques jours après l’attaque le 2 mars dernier entre les peulhs venus du Soudan et les Anti-Balaka. Plusieurs personnes selon le Député de Rafaï Benjamin Zanga-Berou ont regagné les sites de fortune, tandis que d’autres à Bangassou et dans la brousse vers la République Démocratique du Congo.

 

La vie semble très difficile pour les populations de Rafaï, souligne le Député de Rafaï car, « les activités sont bloquées en ce moment et les habitants ni les autorités administratives ne peuvent pas vaquer librement à leurs occupations. A cela s’ajoute la situation humanitaire très critique» a confié l’élu de la nation de Rafaï.

 

A Bangassou, des personnes fuyant les combats à Rafaï font face à d’énormes défis sécuritaires, comme le dit un habitant de Bangassou contacté par le RJDH.

 

« Les populations de Bakouma, de Rafaï, étaient redescendues à Bangassou pour chercher la protection, malheureusement avec les rumeurs à Bangassou les gens commencent à traverser la rive en RDC pour éviter le pire » ajoute l’honorable suppléant de Bangassou Paul Daguiyama avant de souligner que des personnes déplacées sur le site à Bangassou ont été blessées lors d’une manifestation.

 

Plusieurs humanitaires à Bangassou et à Rafaï ont quitté les villes la semaine dernière. Les rumeurs d’attaques entre ces groupes d’autodéfense et les  peulhs seraient à l’origine de ce retrait.

 

Le 07 mars dernier, des milliers de femmes ont manifesté à Bangassou pour exiger du gouvernement et  la Minusca le rétablissement de la paix. Un convoi d’hommes armés a quitté Bria pour Bakouma afin de renforcer les ex-Séléka dans la région.

 

 

Centrafrique : L’OIF favorable à la stabilisation des institutions et au redressement du pays

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 13 MARS 2018

 

BANGUI, le 13 Mars 2018(RJDH)— L’apport de la Francophonie se justifie dans le renforcement du processus démocratique depuis 2003, selon le ministre délégué à la francophonie Chancel Sékodé. Propos exprimés lors d’un point de presse du comité préparatoire de la retraite interinstitutionnelle que la ville de Bangui abritera du 17 au 19 mars.

 

La retraite de haut niveau porte sur le  thème retenu notamment «la stabilité des institutions et le redressement national de la RCA». Cette retraite qui, selon le ministre Sékodé, mobilisera 150 participants nationaux issus du gouvernement, de l’Assemblée nationale, de la Présidence de la République et d’autres institutions en sus des personnalités tels Laurent Fabius, Moustapha Nias et d’autres venues d’Afrique, d’Europe et d’Asie.

 

Le ministre Chancel Sékodé salue la contribution de la francophonie dans le pays en ces termes: «Dans le contexte de la crise que notre pays a connue, les institutions de la République bénéficient d’un soutien particulier de l’OIF. Les objectifs généraux sont de réunir tous les Centrafricains et cela s’inscrit dans la continuité des actions de l’OIF dans le pays».

 

Plusieurs personnalités passeront à la tribune pour situer les participants à cette retraite sur la collaboration entre les institutions du pays. Selon des sources du RJDH, Martin Ziguélé, président de la Commission Finance de l’Assemblée nationale présentera un exposé sur les relations entre l’exécutif et le parlement.

 

La retraite de haut niveau intervient 11 mois après le passage à Bangui de la Secrétaire de l’OIF Michaëlle Jean. L’OIF appuie le pays dans plusieurs domaines dont la démocratie et la culture.

 

 

Centrafrique : La Société Civile réorganisée en Plate –Forme dénommée ZO KWE ZO pour le monitoring des droits de l’homme

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 13 MARS 2018

 

BANGUI, 13 Mars 2018 (RJDH) – La Plate-Forme Zo Kwé Zo organise du 12 au 15 mars sa première visite dans les centres de détention pour effectuer la surveillance des violations des droits de l’homme. L’objectif de cette descente est de dénoncer certaines violations constatées, relever les conditions dans lesquelles les agents de la police et de la gendarmerie travaillent.

 

Une vingtaine d’organisations de la société civile (OSC) se sont restructurées en Plate-Forme dénommée Zo Kwé Zo. Cette structure nationale s’est fixé comme objectif, la lutte contre les violations des droits de l’homme en organisant des visites régulières de monitoring dans tous les centres de détention de la ville Bangui et Bimbo.

 

Sandrine Logne, présidente de la Plate-Forme Zo Kwé Zo,  a relevé que les moniteurs ont le devoir d’établir des rapports réguliers après chaque descente dans les centres de détention, « des rapports dûment établis seront envoyés au PNUD et à la Minusca. Ces documents feront l’objet de plaidoyer auprès des instances compétentes. L’objectif de toutes les activités est d’améliorer les conditions des détenus, réduire les violations des droits de l’homme et faciliter la redynamisation des services des policiers et les gendarmes, selon les besoins », a-t-elle expliqué.

 

Selon la présidente de cette plate-forme, les agents de la police rencontrés ont souligné certain manquement dans les cellules, « nous avons constaté le manque literie dans certains centres de détention. Ce fait a été confirmé par certains Officiers de Police Judiciaire (OPJ). Nous réservons de citer d’autres violations constatées pour des raisons de principe », a dit Sandrine Logne.

 

La première vague de la surveillance des violations des droits de l’homme dans les centres de détentions de la ville de Bangui qui a démarré le 12 prendra fin le 15 mars. La suite du monitoring de violations de droits de l’homme est prévue du 19 au 22 mars 2018, dans les centres de détention de Bangui et de Bimbo.

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 00:56
"Pour le Pape François, l'Afrique est un continent d'avenir"

 

 

 

http://www.dw.com 13.03.2018

 

À l'occasion du cinquième anniversaire du Pape François au Vatican, l'archevêque de Bangui, Dieudonné Cardinal Nzapalainga, tire un premier bilan de son pontificat.

 

 

Dieudonné Cardinal Nzapalainga : "Le pape ne ménage pas sa peine pour l'Afrique"

 

Ce mardi 13 mars 2018 marque le cinquième anniversaire du Pape François au Vatican. À cette occasion, l'archevêque de Bangui, Dieudonné Cardinal Nzapalainga se confie à la DW.

Il explique comment le pape prône le contact avec les populations les plus isolées et comment il poursuit l'œuvre de son prédécesseur, Benoit XVI, en soutenant l'Afrique, le "poumon de l'Eglise catholique.

 

Deutsche Welle : Quel bilan faites-vous de plusieurs années de collaboration avec le Pape François ?

 

Dieudonné Cardinal Nzapalainga : "Normalement il ne revient pas à chacun de faire le bilan, cependant on peut peut-être même modestement dire ce que nous avons pu réaliser avec ce grand homme. C'est un pape qui s'est intéressé au "périphérique". C'est un homme de foi et l'église de Centrafrique, le peuple de Centrafrique qui était à la périphérie, abandonné, a touché le cœur de cet homme qui est venu ici. Je peux dire qu'à la suite de sa visite, les barrières pour aller à la rencontre de l'autre ont été levées. Aujourd'hui, nous allons aller au kilomètre cinq. Il y a quelques années, cela était impossible. Nous avons demandé, à la suite du Pape qui était allé au kilomètre cinq, qui était allé chez les protestants, d'ouvrir nos cœurs et d'engager le dialogue. Aujourd'hui, il y a le dialogue de manière permanente. Si vous voyez bien, je fais de petits efforts pour aller à l'intérieur du pays. C'est le cas à Bouar, à Bangassou, à Bambari, et encore à Ndélé, pour toucher du doigt la réalité, la souffrance, la joie, les angoisses, les attentes du peuple centrafricain et pouvoir porter la voix des sans voix."

 

"Plus de transparence"

 

DW : Quels sont les changements positifs ou négatifs que vous pouvez retenir des cinq ans de ce pape ?

 

Dieudonné Cardinal Nzapalainga : "Si vous regardez bien, au niveau de la curie, il a aménagé, il a transformé beaucoup. Ce qui ne plaît pas à tout le monde. Tout changement cause des remises en question. Il a donc invité tous ceux qu'il a autour de lui à s'inscrire dans cette perspective. Et aussi, la façon d'appréhender les événements du monde, il n'a pas peur, non seulement de parler mais de se déplacer pour aller au cœur de l'action. Nous l'avons vu en RCA, nous l'avons vu en Italie aussi, avant que le monde entier ne commence à parler des naufrages, il était allé à Lampedusa. Pour dire : bougeons-nous, mobilisons-nous, ce sont des êtres humains qui arrivent, on n'a pas le droit de les laisser échouer, mourir comme des bêtes. Il avait déjà attiré l'attention des gens. Et nous voyons avec les Rohingyas en Birmanie qu'il attire l'attention des gens pour dire qu'il ne faut pas utiliser la religion pour diviser. Non seulement il le dit mais il se déplace sur les lignes de fractures pour les réduire. Il a transmis une nouvelle joie pour dire que le chrétien n'est pas quelqu'un de triste, il doit être un homme de joie qui se lance pour les autres. Ce sont des chantiers qu'il a ouverts, au niveau des finances du Vatican pour qu'il y ait de la transparence. Et ces sont ces chantiers nouveaux qui sont souvent des réponses."

 

DW : Le pape François a bousculé certaines lignes telles que l'homosexualité. Qu'est-ce que cela a eu comme un impact sur la vie de l'église?

 

Dieudonné Cardinal Nzapalainga : "En fait, le pape n'a pas renié l'anthropologie chrétienne. Dieu a créé l'homme et la femme. Mais si quelqu'un choisi une voie, le pape a dit clairement : Qui suis-je pour condamner ? Il laisse cette personne avec son tribunal de conscience devant Dieu et il propose la ligne que l'église est en train de montrer aux gens. Ce n'est pas en chassant ou en excluant l'autre qu'on aura la solution."

"Il a demandé de prier pour la République démocratique du Congo"

 

DW : Comment voyez-vous la relation du souverain pontife avec l'Afrique ?

 

Dieudonné Cardinal Nzapalainga : "Le souverain pontife est un homme de Dieu qui aime beaucoup l'Afrique. Si vous vous souvenez bien, quand il est arrivé au pontificat, parmi les crises qu'il avait nommées, la Centrafrique en faisait partie. Il a commencé à indiquer les crises en Afrique et il a dit qu'il aimerait aller en Afrique. Benoît XVI l'avait dit : c'est le poumon de l'église. Il va falloir qu'on s'investisse spirituellement à plusieurs niveaux pour que l'Afrique puisse se rééquilibrer comme les autres. Et lui-même il ne ménage pas sa peine. Dernièrement, il a demandé de prier pour deux pays qui sont en Afrique alors qu'il y avait la Syrie et d'autres pays qui étaient en guerre. Il a demandé de prier pour la République démocratique du Congo et le Sud-Soudan. L'église catholique universelle, le monde entier, a prié un vendredi 09 février pour ces deux pays. C'est énorme. Cela montre l'amour qu'il a pour l'Afrique qui est un continent d'avenir."

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 01:03
Centrafrique : les humanitaires menacent de quitter Bangassou après le pillage d'une ONG

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 11-03-2018

 

Les travailleurs humanitaires présents dans la ville centrafricaine de Bangassou (sud-est) menacent de cesser leur assistance après que la base d'une ONG a été vandalisée vendredi matin par des hommes armés qui appartiendraient à des groupes d'autodéfense, a-t-on appris dimanche de source locale.

 

On précisait sous couvert d'anonymat que ces hommes armés avaient investi la base de l'ONG néerlandaise Cordaid et l'ont entièrement pillée. Un dépôt de produits pharmaceutiques, des outils de travail, des motos et même des sièges ont été emportés. Ils se sont ensuite dirigés vers le local de Médecins sans frontières (MSF) et l'ont partiellement vandalisé, a-t-on ajouté.

 

Au pic de la crise à Bangassou courant mai 2017, Cordaid avait malgré tout maintenu sa présence dans la ville dans le but d'apporter son assistance à la population, en fournissant aux formations sanitaires de la région des médicaments.

 

A cette époque, des affrontements meurtriers avaient éclaté entre ces groupes dits d'autodéfense et des rebelles supposés appartenir à l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Darass, une branche de l'ancien mouvement musulman Seleka. Des casques bleus et des humanitaires avaient été pris pour cible.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 00:56
Bois tropical: pourquoi Rougier dépose le bilan
Bois tropical: pourquoi Rougier dépose le bilan

 

 

CHRONIQUE DES MATIÈRES PREMIÈRES

 

Bois tropical: pourquoi Rougier dépose le bilan

 

Par Claire Fages RFI  lundi 12 mars 2018

 

Le sort du groupe français Rougier est entre les mains du tribunal de commerce de Poitiers ce lundi. Le négociant en bois tropical a déposé le bilan la semaine dernière. Endetté, Rougier n’a pas résisté aux problèmes d’engorgement du port de Douala, au Cameroun. Le sort du groupe français pose plus largement la question de l’avenir des sociétés européennes dans les forêts d’Afrique centrale.

 

Le groupe français Rougier va-t-il pouvoir fêter un siècle de présence dans les forêts d’Afrique ? Sa situation est en tout cas très délicate, puisqu’il a dû déposer le bilan. L’ancien patron du groupe, Francis Rougier, petit-fils du fondateur, joue les pompiers à 70 ans. Il a demandé au tribunal de commerce de Poitiers d’accorder à la holding un plan de sauvegarde : un gel des créances vis-à-vis des banques ; et un plan de redressement judiciaire pour la filiale de commercialisation Rougier Afrique internationale, qui devrait se traduire par quelques suppressions d’emplois sur la quarantaine qu’elle compte à Paris.

 

Port de Douala sous-dimensionné

 

Cela ne règle pas le sort des filiales africaines du groupe, qui emploient la quasi-totalité des salariés : 2900 personnes. Rougier a des filiales dans quatre pays d’Afrique centrale. Au Gabon, Rougier se porte plutôt bien, la société forestière a digéré l’interdiction d’exporter les grumes, c’est-à-dire le bois brut, après avoir investi dans la transformation sur place. Et les expéditions sont fluides à partir du port de Libreville.

 

Ce n’est pas le cas du port camerounais de Douala, il est sous-dimensionné pour recevoir à la fois le bois que Rougier exploite au Cameroun, au nord du Congo-Brazzaville et en Centrafrique. L’entreprise a dû stocker ce bois. Elle attend impatiemment que le port de Kribi soit pleinement opérationnel. En attendant, ces pertes se sont ajoutées aux nouvelles contraintes sur le tonnage des camions au Congo et au retard cumulé des Etats à rembourser la TVA, alors que le groupe était déjà très endetté.

 

Les groupes européens disparaissent des forêts africaines

 

On évoque aussi des choix stratégiques hasardeux. L’incursion de Rougier en Centrafrique, par exemple, Francis Rougier a d’ailleurs mis cet investissement entre parenthèses dès son retour à la tête de l’entreprise.

 

Mais au-delà de Rougier ce sont tous les acteurs européens du bois tropical qui sont fragilisés. Ils ont beaucoup investi dans la certification FSC, un processus d’amélioration continue, pourtant ils voient leur débouché naturel se fermer en Europe. Les importateurs sont frileux depuis le règlement bois européen de 2013. L’Autrichien IFO au Congo, le néerlandais Wijma au Cameroun, l’Italien Cora Wood au Gabon, se vendent aujourd’hui aux Chinois. Ce sont les Asiatiques qui achètent aujourd’hui le bois tropical africain, et ils sont beaucoup moins regardants sur la légalité du bois. Rougier a déjà suspendu sa certification au Cameroun, il pourrait à son tour céder certaines de ses activités à des groupes asiatiques.

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 23:41
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Un gendarme arrêté parmi les braqueurs ayant opéré dans le 2e arrondissement

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 12 MARS 2018

 

BANGUI, le 12 Mars 2018(RJDH)—La police a procédé ce matin à l’arrestation de plusieurs personnes dont un gendarme, toutes soupçonnées d’avoir perpétré un braquage dans la nuit du 5 au 6 mars dernier au quartier Bruxelles à Bangui.

 

Plusieurs personnes sont tombées dans le filet de la police suite à l’enquête ouverte par elle après un cas de braquage. Parmi elles, on retrouve un gendarme cité par la police comme étant le fournisseur des armes ayant servi au braquage. Cette série d’arrestations se poursuit alors que plusieurs gros poissons sont encore en cavale selon les habitants dudit quartier.

 

Selon la police, cette opération est un succès et a permis de démanteler un réseau «aussitôt après ce cas de braquage, nous avons ouvert une enquête pour déterminer les coupables. C’est ce qui nous a permis d’arrêter ces personnes dont un gendarme. Mais vous savez, à ce niveau, ils sont encore présumés innocents jusqu’à ce qu’ils soient reconnus coupables après un procès. Notre travail, c’est de les appréhender et de les mettre à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes» a indiqué un élément de la police ayant participé à l’opération.

 

Selon la déposition de la victime, les braqueurs ont tiré sur lui à balles réelles avant de prendre  la fuite à bord de leur moto. Ces tirs l’ont contraint à fuir jusqu’à détruire une clôture et une partie de la maison où logent des enfants. Selon le constat du RJDH, l’impact d’une balle était visible sur le véhicule. La victime a fait l’objet d’une tentative de braquage alors qu’il rentrait d’une visite dans sa famille.

 

Cette infraction relative au braquage présumé est punie par les articles 167, 168, 169 du Code pénal en vigueur. Ces articles stipulent que «tout vol commis à main armée est passible de la peine de mort », « sera puni de travaux forcés à perpétuité tout individu coupable de vol commis avec trois de circonstances suivantes : si le vol a été commis la nuit ; s’il a été commis par deux ou plusieurs personnes …», «si le vol a été commis avec violence, la même peine sera applicable en cas de vol commis avec violence…. ».

 

 

Centrafrique : Le service de table du couronnement de Bokassa mise en vente en Suisse

 

PAR FLEURY AGOU LE 12 MARS 2018

 

BANGUI, le 12 Mars 2018 (RJDH) — 41 ans après le couronnement de l’ex empereur de Centrafrique, Jean Bedel Bokassa 1er, le service de table du sacre impérial de 1977 est en vente en Suisse, a rapporté le site ledauphine.com.  

 

La vente des objets de couronnement de l’empereur déchu de Centrafrique et de ses biens continuent. Après la mise aux enchères de son costume de couronnement, l’achat de son château par un particulier en 2010, et sa Cour Impériale déclarée « domaine public de l’Etat » par le premier président de la Cour de Cassation dans un Mémo adressé au Ministre de la justice, c’est au tour du service de table du sacre impérial d’être mise en vente.

 

L’identité du vendeur reste un secret, a déclaré Bernard Piguet à nos confrères du journal ledauphine.com : «le vendeur préfère rester anonyme» avant d’indiquer qu’ « il n’y a évidemment rien d’illicite ».


Cette vente aux enchères suscite déjà des critiques des lecteurs. « C’est assez malvenu de critiquer la Suisse sur ce coup-là parce que, si Bokassa est devenu Président puis Empereur c’est grâce à la France », a commenté un lecteur au sobriquet d’El Suego.  « Et si c’est en Suisse qu’a lieu la vente de ce service, (on ne sait en plus absolument pas de quel pays est issu l’acheteur), de nombreux biens immobiliers de Bokassa en France ont subi le même sort », a-t-il souligné avant de s’interroger : « pourquoi c’est toujours en Suisse que l’on retrouve les biens spoliés et détournés par les dirigeants malhonnêtes de ce monde ? Comment ce pays peut-il accueillir toute la malhonnêteté du monde ? »


Un service de 10.000 pièces d’orfèvrerie en 1977:

 

Pour justifier son couronnement, JB Bokassa 1er avait déclaré que « la création d’une monarchie aidera la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde ». Le coût de la cérémonie est évalué à environ 80 millions $.

 

« Le faste de cette cérémonie est une grande affaire pour l’artisanat français », avait commenté Hélène de Turckheim, l’envoyée spéciale du Figaro. «231 villas ont été construites pour accueillir les invités (5.000) et spécialement équipées depuis Paris par Christofle, qui a tout envoyé, 10.000 pièces: les assiettes en Limoges, les verres en Baccarat, les couverts gravés. Jusqu’aux seaux à champagne et aux briquets, et même un service à thé en argent du plus pur style Empire», lit-on dans Figaro du 03 décembre 1977.

 

En 2010, les costumes du sacre de Bokassa et de son épouse étaient mis aux enchères. L’identité du vendeur n’a pas été révélée jusqu’aujourd’hui, idem pour les services de table. « Les propriétaires de ces pièces uniques souhaitent s’en séparer. Ils les avaient acquis lors de la destitution de l’empereur grâce aux liens d’amitiés qu’ils entretenaient avec un proche de Bokassa », avait rapporté ladepeche.fr. Qui l’avait acheté ?

 

Devenu Président de Centrafrique en 1966, J.B Bokassa a été déchu en 1979 par l’Opération Barracuda. CondamnRCAé en 1987 pour crimes puis gracié en 1993, l’ex-empereur de Centrafrique est décédé trois ans plus tard.

 

 

Centrafrique : Une colonne d’hommes armés quitte Bria pour Bangassou

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 12 MARS 2018

 

BANGUI, 12 mars 2018 (RJDH)—Une colonne d’hommes armés a quitté Bria pour Nzacko et Bakouma afin de venir en renfort aux groupes armés de l’UPC afin de prévenir d’éventuelles attaques contre les autres groupes qui règnent en maîtres dans la ville de Bangassou, a appris le RJDH de sources sécuritaires.

 

Ce renforcement des forces des groupes armés autour de Bangassou intervient suite aux rumeurs de l’attaque de la ville ayant conduit au départ de plusieurs acteurs humanitaires de la ville de Bangassou et incitant les femmes à organiser le 7 mars une marche pour réclamer la sécurité et le départ du Chef de Bureau de la Minusca et du contingent marocain, accusés selon eux, de «passivité» face aux violences inter groupes armés dans la localité.

 

Selon les informations du RJDH, plusieurs véhicules à bord desquels ont pris place des hommes bien armés ont quitté Bria le week-end dernier pour la ville de Nzacko avant d’arriver à Bakouma. «Leur objectif est d’attaquer la ville de Bangassou», a confié une source sécuritaire qui souligne que les hommes armés, proches de la Séléka, jugent que les éléments d’autodéfense/anti-Balaka de Bangassou ne seraient pas prêts pour la réconciliation qui devrait aboutir à la libre circulation de la communauté musulmane.

 

Ce renfort selon nos sources, vise à soutenir l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) de Ali Darass dont les éléments se trouveraient à Bakouma et dans plusieurs autres villes de la préfecture du Mbomou et de la Basse-Kotto.

 

Depuis quelques jours, les rumeurs circulent dans la ville de Bangassou faisant état d’une attaque armée. Les premiers combats ont eu lieu à Rafai et à Bakouma à partir du 3 mars. L’arrivée de ces hommes armés inquiète la population qui craint un regain de violence dans la région.

 

Pour le moment, l’identité de ces hommes armés n’est pas encore connue. Le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) du général Alkatim Mahamat ne se reconnait pas dans ce mouvement dont certains hommes seraient partis de Kaga-Bandoro. Un autre groupe, le  Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) basé à Bria n’est pas encore joignable au moment de notre publication.

 

Le  Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique et l’Union du Paix en Centrafrique ont signé un accord dit de «Fin de crise dans la Haute-Kotto» le 29 Juin 2016.

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Centrafrique-Presse.com
12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 23:30
Escale technique: le chef de l’Etat centrafricain à Yaoundé

 

 

 

https://www.cameroon-tribune.cm  Grégoire DJARMAILA | 12-03-2018 11:23

 

En route pour l’Europe, le président Faustin-Archange Touadera a été accueilli vendredi soir par le Premier ministre, chef du gouvernement.

 

C’est vendredi dernier à 18h 25 mn que l’avion d’Air France transportant le président de la République centrafricaine a atterri à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

 

En provenance de Bangui et en route pour l’Europe, Faustin-Archange Touadera a été accueilli à sa descente d’avion, au nom du chef de l’Etat, Paul Biya, par le Premier ministre, Philemon Yang qui avait à ses côtés, l’ambassadeur de la République centrafricaine au Cameroun, Martial Beti-Marace, le gouverneur de la région du Centre,  Naseri Paul Bea, le préfet du Mfoundi, Jean-Claude Tsila et celui de la Mefou et Afamba, Emmanuel Djickdent.

 

Avant de prendre la direction de la ville de Yaoundé, le chef de l’Etat centrafricain a marqué une halte au salon d’honneur de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

 

Le cortège s’est ensuite ébranlé en direction de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Ici, le président centrafricain a été ovationné par les membres de la colonie centrafricaine vivant à Yaoundé.

 

Peu avant minuit, il a repris le chemin de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen pour rembarquer à bord de l’appareil d’Air France à destination de l’Europe.

 

Pays voisins, membres de la CEMAC, le Cameroun et la RCA ont établi des relations diplomatiques depuis 1962. Yaoundé prend une part active au processus de normalisation en cours en Centrafrique. Le Cameroun accueille de nombreux réfugiés centrafricains tout en participant aux opérations militaires de la MINUSCA.

 

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Centrafrique-Presse.com
12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 23:08
[Reportage] RCA: à Berengo, la présence des militaires russes fait l’unanimité
[Reportage] RCA: à Berengo, la présence des militaires russes fait l’unanimité

 

 

 

Par RFI Publié le 12-03-2018 Modifié le 12-03-2018 à 02:27

 

Depuis fin janvier, des soldats russes occupent, avec la validation de l'Etat centrafricain, l'ancien palais impérial de Jean-Bedel Bokassa pour former des soldats centrafricains, loin des regards indiscrets. Reportage.

 

Terrain militaire, propriété de l'Etat, photos et vidéos interdites... C'est par ces mots qu'est accueilli le visiteur qui se présente au grand portail de l'ex-palais impérial.

 

Là, deux Faca, les Forces armées centrafricaines, montent la garde et appellent des instructeurs russes qui vivent ici depuis un mois un demi. Autorisation de se rendre jusqu'à la tombe de Jean-Bedel Bokassa. Pas plus. Et interdiction même de jeter un œil à la cour impériale où les soldats russes ont pris leurs quartiers.

 

A une dizaine de mètres du mausolée et de la statue de l'ancien dictateur, une quinzaine de tentes où dorment, eux, les soldats centrafricains. Fin de la visite.

 

Pour Roger Okouapenguia, le maire de la commune et ancien intendant de Bokassa, leur présence ne pose aucun problème.

 

« Ces militaires viennent parce qu'il est question de les aider un peu en armement à cause de l'embargo sur les armes en faveur des Faca centrafricains. Eh bien, nos amis russes viennent prêter main-forte aux Faca pour qu'ils défendent le pays », dit-il.

 

Au marché, la présence russe fait également l'unanimité. Et c'est la France que l'on tient pour responsable. « Tout ça c'est vous, c'est la France. Si la France avait accepté de bien contrôler la RCA, on n’aurait même pas à ramener les Russes ici », souligne un homme.

 

Une bataille diplomatique qui tend à donner une influence supplémentaire à la Russie dans une Centrafrique toujours occupée à 80% par les groupes armés.

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Centrafrique-Presse.com
11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 02:15
"Coup d'Etat" manqué en Guinée équatoriale: la justice désigne Les exécutants
"Coup d'Etat" manqué en Guinée équatoriale: la justice désigne Les exécutants
"Coup d'Etat" manqué en Guinée équatoriale: la justice désigne Les exécutants

 

 

 

10.03.2018 à 20:00 (AFP)

 

Un Français, un Tchadien et un Centrafricain ont été désignés par la justice de Guinée équatoriale comme étant les exécutants de la tentative de "coup d'Etat" que Malabo a affirmé avoir déjoué début janvier, a rapporté samedi la télévision d'Etat TVGE.

 

Les commanditaires sont des "Equato-guinéens" qui "ont contacté et contracté à Paris un citoyen français, Dominique Calas, à qui ils ont donné une avance de 500.000 euros", a affirmé David Nguema Obiang, procureur général de Guinée équatoriale, lors d'une conférence de presse retransmise par la TVGE.

 

Ce Français a ensuite fait appel à "un général tchadien, Mahammat Kodo Bani, chef de l'opération, et un militaire centrafricain, Ahmed Diallo", a ajouté le procureur.

 

Le 10 janvier, le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Agapito Mba Mokuy, avait affirmé que la tentative de "coup d'Etat" du 24 décembre avait "été organisée sur le territoire français", excluant cependant toute implication des autorités françaises.

 

Le 3 janvier, la Guinée équatoriale avait annoncé avoir déjoué un "coup d'Etat" en affirmant que le 24 décembre, un groupe de mercenaires étrangers avait voulu attaquer le chef de l'Etat, Téodoro Obiang Nguema.

 

Le président se trouvait à ce moment-là dans sa résidence de Koete Mongomo, située au carrefour des trois frontières entre Guinée équatoriale, Gabon et Cameroun.

 

Mahamat Kodo Bani avait été arrêté à Douala fin 2017 et désigné comme le "cerveau" de l'opération par des sources camerounaises.

 

II avait été présenté comme un ancien général de l'armée tchadienne et ex-membre des services de sécurité du président Idriss Déby Itno, déclenchant l'ire de N'Djamena qui avait très vite démenti cette information.

 

Ni M. Calas, ni M. Diallo n'avaient jusqu'à lors été cités dans cette affaire.

 

"Les mercenaires arrêtés sur le territoire équato-guinéen, ainsi que les commanditaires sont détenus dans les centres pénitentiaires de Guinée équatoriale", a affirmé le procureur général, sans en préciser le nombre.

 

Il a ajouté que le parquet avait déposé plainte le 6 février au tribunal de Bata pour "terrorisme", "trahison", et "détention d'armes et munitions".

 

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité de sa population vit dans la pauvreté, a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d'Etat depuis son indépendance de l'Espagne en 1968.

 

© 2018 AFP

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