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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 10:27
Communiqué de presse de l'ONE

 

 

OBSERVATOIRE NATIONALE DES ELECTIONS

 

COORDINATION NATIONALE

*************************

                                                     COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Le 30 Décembre 2015, le peuple centrafricain est appelé à  choisir son président et ses représentants à l’Assemblée Nationale par l’organisation des scrutins afin d’élire les représentants devant conduire  la destinée de la République centrafricaine.

 

L’ONE qui est une plateforme d’organisation de la société civile regroupant les  minorités, les syndicats, les confessions religieuses, les ONG de Droits de l’Homme, a déployé 250 observateurs sur toute l’étendue du  territoire Centrafricain.

 

L’ONE  salut la forte  mobilisation des citoyens à accomplir leurs devoirs de vote et se félicite des efforts consentis par l’ANE et de toutes les parties prenantes pour la tenue effective de ces élections.

 

En effet, les contats partiels a mi-journée montrent que sur les 250 bureaux de votes observés, les matériels électoraux sont quasi-effectifs, les  03 membres du bureau de vote sont présents, les délégués des candidats, ainsi que la présence des forces de sécurité constatée aux alentours des centres de vote rassure les électeurs.

 

L’ONE, malheureusement  à la mi-journée, constate ce qui suit :

 

  1. Le Démarrage tardif dans la quasi-totalité des bureaux de vote  des activités électorales  sur l’ensemble du territoire  du au déploiement des matériels de bureau de vote,
  2. La délocalisation des bureaux de vote vers d’autres circonscriptions;
  3. L’insuffisance des bulletins de certains candidats aux législatives  et aux présentielles constatée dans certains bureaux de vote occasionnant l’arrêt des opérations ;
  4. L’arrivée tardive dans les bureaux de vote de certains agents électoraux et des forces de sécurités ;
  5. La présence visible de certains délégués dans les bureaux de vote arborant les messages de leurs candidats,
  6. La présence de certains électeurs possédant plusieurs cartes électorales dans les bureaux de vote (Désinformation faisant état des  omissions sur la liste électorale) ;
  7. L’absence d’aménagement  facilitant l’accès des handicapés  aux bureaux de vote;
  8. Le refus de voter aux électeurs ayant voté au referendum en raison de leurs omissions sur la liste électorale.
  9. Contrairement aux dispositions de l’article 76 du Code Electoral qui stipule que les éléments de force de défense et de sécurité sont autorisées à voter 72h avant l’organisation des scrutins dans les casernes ou lieux appropriés l’on malheureusement vu des soldats voter ensemble avec les civils ;
  10. La présence d’un seul délégué de candidat à Betou ;
  11. L’augmentation du nombre des bureaux de vote à Douala au Cameroun.

 

L’ONE estime que ces actes sont de nature  à compromettre dangereusement les issues des consultations électorales et de facto, engendrer une éventuelle crise postélectorale.

Fort de ce constat, l’ONE :

  1. Interpelle une fois de plus le peuple  centrafricain  à  doubler de vigilance sur l’organisation de la présente consultation ;
  2. Demande aux autorités en charge de la conduite des élections (Gouvernement et ANE) de tout mettre en œuvre pour parvenir à une élection équitable, juste et transparente afin d’éviter à notre pays une nouvelle crise post-électorale;
  3. Prend à témoin la communauté nationale et internationale des irrégularités ci-dessus mentionnées ;
  4. Exhorte les acteurs de mise en œuvre du processus électoral de tout mettre en œuvre afin de corriger les imperfections constatées ;
  5. L’ONE recommande à l’ANE de prendre les mesures diligentes pour prolonger la durée du scrutin conformément aux dispositions de l’article 78 du Code Electoral afin de permettre aux citoyens d’accomplir leurs devoirs civiques.
  6.  

L’ONE continue sa veille et son observation citoyenne. Il fera une déclaration préliminaire sur le déroulement de l’ensemble des opérations de  de vote le jeudi 31 Décembre 2015  à 12 h.

 

Nous voudrions remercier les partenaires techniques et financier notamment le NDI et le NED ayant contribué à la mobilisation des observateurs pour garantir le bon déroulement du scrutin.

 

                                Fait à Bangui le 30 Décembre 2015       

                         

                    Le Coordonnateur  

 

                  Me. Serges Soleil SERAMALE           

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 10:02
Lu pour vous : RCA : Cette fois-ci, c’est la bonne !

 

 

 

 http://lepays.bf/  JEUDI 31 DÉCEMBRE 2015

 

Lentement mais surement, le bateau battant pavillon Centrafrique vogue vers l’épilogue de son histoire tumultueuse et ensanglantée. Déjà, force est de constater que le pari d’un taux honorable de participation est gagné et le défi d’un scrutin sécurisé est magnifiquement relevé. Repoussées à plusieurs reprises, ces élections présidentielle et législatives de l’ancien Oubangui-Chari auront donc finalement eu lieu hier 30 décembre 2015, un jour de grâce s’il en est, pour ce pays encrassé par les turpitudes nombreuses et multiformes de ses propres enfants. De l’empereur ubuesque Jean Bedel Bokassa Ier au boulimique  Bozizé en passant par David Dako II,  André Kolingba et consorts, la Centrafrique aura connu le sort des républiques bananières perdues dans l’océan des égoïsmes et des ambitions d’un establishment politique dont l’irresponsabilité le dispute à la myopie politique. Depuis hier donc, tout semble basculer dans l’optimisme, et la perspective de la sortie d’une longue nuit harassante, rassure et embaume le cœur des Centrafricains. Jusque tard dans la soirée, aucun incident majeur digne de tempérer l’espérance d’une sortie de crise n’était véritablement enregistré. Assurément, l’expérience du référendum du 13 décembre dernier, a servi. On a envie de dire que les dieux de la politique qui avaient condamné Bangui au supplice de Sisyphe, consentent enfin à desserrer l’étau autour du pays de Barthélémy Boganda.

 

La Centrafrique semble désormais positionnée sur les starting-blocks pour une échappée vers le vivre-ensemble

 

En tout cas, après trois harassantes années de tâtonnements, de soubresauts, d’incertitudes et de violences qui ont laissé sur le carreau plus d’un millier de macchabées, Bangui semble enfin bénéficier d’un très rafraichissement appel d’air. Même Sangaris n’aura pas pu empêcher pendant ces années, l’épopée sanglante de ce pays. Mais  on peut aussi imaginer légitimement ce qu’aurait pu être la Centrafrique sans l’opération Sangaris et sans l’implication de l’ONU. En tout état de cause, le bonheur ou à tout le moins la paix, semble enfin frapper à la porte de ce pays meurtri jusque dans ses entrailles. Catherine Samba-Panza, l’amazone de la Centrafrique, est en passe de réussir, quoique tardivement, le pari d’une sortie apaisée de crise. Elle aura au passage relevé le défi du fameux supplément de trois jours qui lui semblait indispensable pour accomplir son œuvre de salubrité publique. Un supplément qui, dans l’esprit de beaucoup d’observateurs,  ne devrait servir à rien. Au total, et comme par un mystique effet de contagion, la Centrafrique, à l’instar du Burkina Faso qui vient de refermer sa douloureuse parenthèse, semble désormais positionnée sur les starting-blocks pour une échappée vers le vivre-ensemble, la paix et le bien-être. Certes, tout est à reconstruire mais la volonté, la tolérance et la cohésion ne sont pas des obstacles rédhibitoires pour ce peuple qui peut désormais se targuer d’avoir un caractère bien trempé et qui mesure à leur juste importance, les ravages de l’intolérance et de la bêtise.

 

« Le Pays »

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 09:42

 

 

 

http://www.dakaractu.com/ 

Chers compatriotes, 


Le 29 Décembre 2015, veille des élections en République Centrafricaine,  tout semble fin prêt pour que le peuple centrafricain exprime son choix. 


Sous l'égide de la MINUSCA, tous les candidats ont été conviés à une rencontre de mise à niveau et d'écoute pour préparer la journée du 30 Décembre et dissiper les éventuels malentendus fondés sur la rumeur et surtout sur un déficit d’informations. 


Après les exposés de la Mission de L'ONU et de l'Organe qui organise les élections, à savoir l'ANE, la parole à été donnée à tous les candidats qui l'ont demandé. 


Après la réunion, tous les candidats, les membres du corps diplomatique, les membres des organismes en charge des élections, se sont rendus au centre de Traitement des données, un service rattaché à l'Autorité Nationale des Élections qui centralisent et traitent les PV venant des 16 Préfectures du pays sous la surveillance de la MINUSCA et destinés à l'ANE. 

 

Le traitement des PV se fait en présence des candidats ou de leur représentant. J'y ai trouvé deux officiers de la police sénégalaise qui y travaillent en qualité d'expert en matière de traitement informatique de données personnelles ou électorales. 


La rencontre s'est terminée vers 14 h par un pot convivial avec les candidats, les Ambassadeurs des grandes puissances ayant contribué à la préparation et à l'organisation des élections en République Centrafricaine. 

 

Dans l'après-midi, j'ai été rendre visite au contingent de la gendarmerie nationale présente à Bangui et en charge de la protection rapprochée des autorités centrafricaines. 


J'ai trouvé des hommes fiers d'être là pour aider un pays ami à dépasser cet épisode de leur histoire. 

 

La journée s'est achevée sur plusieurs interviews accordées à la presse internationale : La Voix de l'Amérique, France24, RFI… 


Mercredi 30 Décembre 2015… 


Aujourd’hui, 30 Décembre, jour du vote, à  11h55mn, j'ai parcouru toute la ville de Bangui avec mon équipe. 

 

Les élections se tiennent dans de bonnes conditions en dehors de quelques couacs notés surtout au centre de vote Koudoukou au PK 5 où le Général Keita et moi, avions été mis au courant de la suppression intempestive du Bureau de vote numéro 9. J'ai appelé la Présidente de l'Autorité Nationale des élections qui promit d'apporter une solution à ce problème. 

 

Sinon ici et là, les bureaux de vote n'ont pu démarrer à l'heure convenue ,pour cause de mise à disposition tardive du matériel électoral .  

 

Il n'y a qu'au centre dit Notre Dame à Bangui, précisément au bureau numéro 1, où le scrutin a démarré à 6 h du matin précises en présence des représentants des candidats aux législatives et de la présidentielle. Dans les autres bureaux de ce centre, le scrutin a démarré avec un léger retard. 


Espérons que cela se poursuive ainsi partout en République Centrafricaine. 


Je prie Allah pour qu’Il vienne en aide à ce pays frère et ami. 

Souleymane Ndéné Nidaye 


Depuis Bangui, RCA

ELECTION EN CENTRAFRIQUE : Déclaration de Souleymande Ndéné Ndiaye chef de la mission d’observation de l’UA
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 23:57
Lu pour vous : Martin Ziguélé,  le grand favori (JDD)
Lu pour vous : Martin Ziguélé,  le grand favori (JDD)

 

 

Centrafrique : les trois favoris d’une élection présidentielle imprévisible

 

mercredi 30 décembre 2015  Marie-Lorraine Tresca - leJDD.fr

 

Sous haute surveillance internationale, le premier tour de l’élection présidentielle centrafricaine se jouait mercredi à Bangui et dans l’ouest du pays. Parmi la trentaine de candidats en lice pour ce scrutin, qui pourrait mettre fin à deux ans de guerre et de tueries entre chrétiens et musulmans, trois hommes se distinguent.

 

Martin Ziguélé,  le grand favori

 

Ex-premier ministre de l’ancien chef de l’Etat Ange-Félix Patassé de 2001 à 2003, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé fait figure de leader de l’opposition depuis des années dans le pays. Âgé de 58 ans, cet expert en assurance, qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle, est aujourd’hui annoncé comme le candidat le mieux placé dans la course à la tête de l’Etat.

 

Il est pourtant loin de faire l’unanimité. Tour à tour accusé d’être "le candidat de la France" pour sa proximité avec les réseaux de l’Internationale socialiste et le PS français, ou d’être un ancien soutien au coup d’Etat de la rébellion séléka en 2013, cet adversaire historique de François Bozizé peut compter sur une formation très bien implantée sur le territoire centrafricain. Il a pris le pari risqué, après l’annonce d’un report de trois jours du scrutin justifié par des problèmes logistiques, d’aller chercher le 24 décembre de nouveaux électeurs à Bossangoa, le bastion de son ancien rival.

 

Axé sur le tryptique "Réconciliation, Rassemblement et Reconstruction", le projet politique de Martin Ziguélé s’engage à mettre en œuvre une réforme de la sécurité, un plan de DDRR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion-Rapatriement), et un redéploiement de l’administration pour réhabiliter l’Etat partout sur le territoire national.

 

Anicet-Georges Dologuélé, l’allié de Bozizé

 

Il est "le" candidat des milieux d’affaire du pays. Ancien président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), économiste de formation, Anicet-Georges Dologuélé se présente sous la houlette d’un tout jeune parti, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), qu’il a créé en rentrant à Bangui en 2013 après des années d’exil. Son passé rappelle par plusieurs aspects celui de Martin Ziguélé. Lui aussi âgé de 58 ans, il a précédé le grand favori du scrutin au poste de premier ministre d’Ange-Félix Patassé, entre 1999 et 2001. Mais là où Dologuélé pourrait prendre l’avantage, c’est grâce au soutien –de taille- que lui apporte l’ancien président déchu François Bozizé. L’annonce, mardi 22 décembre, d’un accord entérinant le ralliement du parti de ce dernier, le KNK, à l’URCA, a résonné comme un coup de théâtre à quelques jours de la fermeture de campagne du premier tour.

 

Pas sûr cependant que cette nouvelle consigne de vote suffise à Dologuélé pour faire le poids. Si elle devrait lui permettre de s’attirer les voix de la communauté Gbaya, partisane de Bozizé, elle pourrait aussi freiner le choix d’une frange importante de la population qui exige la condamnation de l’ancien président. Une réserve importante, à laquelle s’ajoute, pour ses détracteurs, la crainte d’avoir un président "trop parisien". Par ce reproche, ses opposants pointent du doigt l’implantation de son cabinet de consultance, AfriPartners International Consulting, dans le 8e arrondissement parisien. Un argument que l’ancien chef du gouvernement balaie, faisant valoir sa lourde implication dans la campagne de proximité qu’il mène en Centrafrique.  

 

Prônant "une rupture radicale", ce candidat entrepreneur a fait de la relance de l’investissement et de l’emploi une de ses principales promesses de campagne, derrière le rétablissement de la sécurité et de la justice dans le pays.

 

Abdoul Karim Meckassoua, le candidat indépendant

 

Il est l’un des rares musulmans à se présenter à la présidentielle. A 63 ans, "M. Audit", comme il se présente lui-même, est le plus âgé des trois favoris du scrutin mais est paradoxalement perçu par beaucoup  comme "le candidat de la jeunesse". Ministre à plusieurs reprises sous le régime de Bozizé, où il s’est vu attribuer divers portefeuilles, il entretient son réseau entre la haute sphère politique congolaise et le ministère de la Défense, à Paris. En 2014, la France avait appuyé sa candidature au poste de président par intérim de transition. Mais son passé d’ex-putschiste lui avait valu un rejet de dossier. Soutenu par la communauté musulmane, mais aussi par de nombreux chrétiens, il jouit d’une bonne réputation dans les milieux intellectuels du pays.

 

Sa confession pourrait se révéler, à terme, à double tranchant. Les ravages commis en 2012 et 2013 par la Séléka, milice à coloration musulmane, sont restés ancrés dans les têtes de tous les habitants de ce pays où plus de 80% de la population est chrétienne. Son élection pourrait raviver des blessures encore loin d'avoir cicatrisé. Un risque que l’ingénieur de formation tente d'endiguer en se revendiquant comme "le candidat de l’union".

 

"(Si je suis élu demain) président de la République, je défendrai deux projets simples. Simples, mais attendus depuis si longtemps", a-t-il martelé en meeting devant plusieurs milliers de personnes réunies quelques jours après la venue du pape au stade de Bangui. "Le premier : nous réconcilier. Le second : nous développer."

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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 21:35

 

 

 

30/12/15 (AFP)

 

Les Centrafricains votaient mercredi avec ferveur et calme pour une présidentielle et des législatives, une étape importante censée les sortir de trois ans de violences intercommunautaires qui ont entraîné ce pays très pauvre dans une crise sans précédent.

 

A Bangui, dans de nombreux bureaux de vote les opérations se poursuivaient au-delà de 16H00 (15H00 GMT) heure prévue de clôture des scrutins.

 

Dans ces bureaux, le vote avait commencé avec du retard, notamment dans l'enclave musulmane du PK-5, à l'école de Koudoukou, cible de tirs de roquettes le 13 décembre lors du référendum constitutionnel. Ces tirs, oeuvre d'extrémistes hostiles au processus électoral, avaient fait cinq morts.

 

Mercredi, le quartier était sous haute protection de Casques bleus et les électeurs, très nombreux, se pressaient pour voter, dans une ambiance animée mais calme.

 

"Je vote car je suis patriote. Pour construire le pays, les hôpitaux et même l'école", expliquait à l'AFP l'un d'eux, Ousmann, 27 ans.

 

Cette ferveur s'est manifestée dans l'ensemble de la capitale, où aucun incident violent n'avait été signalé en milieu d'après-midi.

 

"On doit changer la destinée du pays aujourd'hui. Il faut cette fois que le suffrage du peuple ne soit pas détourné", commentait dans le 2e arrondissement de Bangui Philippe Bodo, administrateur civil. "On va élire un bon président pour le pays", assurait Lucie, une jeune électrice.

 

Dans ce pays de 4,8 millions d'habitants, essentiellement rural, les Centrafricains se sont massivement inscrits sur les listes électorales pour ces élections reportées plusieurs fois en raison de l'insécurité persistante dans certaines zones sous la coupe de bandes armées.

 

Pour le référendum, beaucoup de résultats ont été écartés en raison de mauvaises procédures de validation de votes.

 

Mercredi, l'Autorité nationale des élections (ANE) a relevé "des erreurs matérielles sur des bulletins de vote dans plusieurs circonscriptions électorales", à Bangui comme en province.

 

"Dans certaines localités, les bulletins de vote pour les élections législatives, ne sont pas parvenus dans les bureaux", a indiqué un communiqué de l'ANE, selon laquelle cela entraînerait vraisemblablement un certain nombre d'"élections partielles", une fois tous les problèmes recensés.

 

Selon des éléments recueillis par l'AFP, les opérations électorales ont globalement commencé dans plusieurs villes de province, notamment Bouar, Berbérati, Bossangoa, Bambari ou Ndélé, localité où le référendum avait été perturbé par des hommes armés.

 

Trente candidats sont en lice pour la présidentielle. Le nombre des candidats députés (1.800 au départ) n'avait pas été officialisé mardi, en raison de recours.

 

Trois personnalités émergent dans la course à la présidence: deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, ainsi que Abdoul Karim Méckassoua, plusieurs fois ministre.

 

Les trois rivaux ont minimisé les soucis d'organisation en mettant l'accent sur la mobilisation des électeurs.

 

- 'La paix et la sécurité' -

 

"Les enjeux de ces élections, c'est la reprise en mains du destin de notre pays. Parce que nous n'avons que des problèmes graves dans ce pays", a déclaré à la presse M. Ziguélé. "Même s'il y a des imperfections, même si des bulletins des législatives n'arrivent pas ici ou là (...) il faut qu'ils (les Centrafricains) votent".

 

Pour M. Méckassoua, "les enjeux de ces élections, c'est la sécurité et la paix. Il y a de cela quelques jours, on nous tirait dessus", a-t-il rappelé à la presse au PK-5: "certes tout n'est pas parfait (...) Tout ce que je souhaite, c'est que la désorganisation ne puisse pas entacher la sincérité du résultat".

 

M. Dologuélé a salué la ferveur des électeurs: "je note un grand engouement. Ce vote est important pour en finir avec la souffrance des Centrafricains".

 

Les forces internationales (ONU et française Sangaris) étaient mobilisées pour assurer la sécurité du vote.

 

Le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane Séléka de Michel Djotodia a précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 avec des massacres et le déplacement de centaines de milliers de personnes, contraintes de fuir les exactions des combattants Séléka et des miliciens essentiellement chrétiens anti-balaka.

 

M. Djotodia a finalement été contraint à la démission début 2014, dans la foulée d'une intervention militaire internationale sous la conduite de la France, ancienne puissance coloniale.

 

Dirigée depuis par la présidente de transition Catherine Samba Panza, la Centrafrique a une économie détruite, sous perfusion des bailleurs qui, France en tête, ont poussé à l'organisation rapide d'élections malgré l'insécurité.

 

Les trois derniers chefs d'Etat sont exclus du scrutin. MM. Bozizé et Djotodia, en exil, sont sous le coup de sanctions internationales et la Charte de transition interdisait à Mme Samba Panza d'être candidate.

 

Les opérations de dépouillement des résultats s'annoncent longues. Un probable second tour est prévu le 31 janvier.

Présidentielle: les Centrafricains votent avec ferveur et calme pour retrouver la paix
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 21:21

 

 

 

30/12/15 (AFP)

 

L'importante participation des électeurs et le calme dans lequel se déroulaient mercredi la présidentielle et les législatives dans toute la Centrafrique sont "un succès", a déclaré à l'AFP à Bangui le chef de la mission de l'ONU (Minusca), Parfait Ganga-Anyanga.

 

"Nous sommes absolument satisfaits, c'est un succès", a-t-il déclaré en effectuant une visite dans l'école Koudoukou du quartier musulman du PK-5, où attendaient encore patiemment vers 17H00 (16H00 GMT) des centaines d'électeurs pour voter.

 

Le chef de la Minusca était de retour de Bossangoa, où il s'était rendu en compagnie notamment de représentants de la France, de l'Union européenne, de l'Union africaine et des Etats-Unis.

 

Bossangoa, situé dans le nord-ouest, est considéré comme un fief des milices anti-balaka et de l'ex-président François Bozizé, dont la candidature n'a pas été retenue car il est sous le coup de sanctions internationales.

 

"Nous en sommes partis à 15h00, il y avait encore de longues files d'attente. Il y a un vrai engouement de la part des Centrafricains", a-t-il poursuivi.

 

"Honnêtement, on a fait un miracle dans un pays en guerre", a déclaré le chef militaire de la Minusca, le général sénégalais Balla Keita, qui accompagnait M. Onanga.

 

Selon le général, "aucun incident sérieux" n'a eu lieu dans l'ensemble du pays. Mais, selon Parfait Onanga-Anyanga, "il faut rester vigilant, car les périodes post-électorales peuvent être difficiles".

 

Les bureaux de vote devaient théoriquement fermer à 16H00 mais, en raison du retard pris à l'ouverture, le scrutin se poursuivait encore à 18H00 dans plusieurs centres de vote.

 

"Les bureaux de vote fermeront quand tous les Centrafricains auront voté", a conclu le chef de la Minusca.

Présidentielle centrafricaine: "un succès" pour le chef de la Minusca
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 20:16
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Centrafrique : Décryptage à Bangui des élections participatives malgré certaines irrégularités

 

http://rjdh.org/

 

Malgré quelques difficultés enregistrées dans certains bureaux de vote de la ville de Bangui, les élections groupées de ce 30 décembre ont connu une forte participation des électeurs. Catherine Samba Panza, cheffe d’Etat de transition s’est félicitée de la tenue de ce scrutin, qui résulte l’attente de la population.

 

Les heures d’ouverture ont varié d’un bureau de vote à un autre, suite au retard constaté dans le déploiement des matériels électoraux.

 

En passant par le 7ème arrondissement, au lycée d’Etat des Rapides, les opérations des élections groupées se sont déroulées avec quelques difficultés entre autres, le manque de certains documents électoraux. Bienvenu-Célestin Ndoson, président du bureau n°2 du lycée d’Etat des rapides déplore le manque des procès verbaux et le registre de vote par dérogation

 

Le même constat est relevé dans le 6ème arrondissement ou le vote a eu lieu pourtant dans le calme. A la mi-journée, en commençant par l’école Fatima Garçon, Nzagogna et l’école Pétévo, le vote s’est déroulé dans le calme. On constate l’engouement de la population qui attend voter dans ces bureaux de vote.

 

Quelques difficultés ont été enregistrées dans la deuxième circonscription de cette localité  particulièrement à l’école Kangala où le vote a démarré à 11 heures suite à l’arrivée tardive des bulletins de vote des législatives.

 

« Une confusion a eu lieu. Les bulletins de vote pour les législatives de la 1ère circonscription du 6ème arrondissement ont été retrouvés au bureau de vote de la deuxième circonscription », a expliqué le président du bureau de vote. C’est ce qui a accusé ce retard », a-t-il justifié, avant d’ajouté que « les électeurs de la deuxième circonscription de l’école Kangala sont autorisés à voter seulement la présidentielle et les législatives sont reportées ».

 

La sécurité dans ces différents centres de vote sont assurées par les forces intérieures avec l’appui des éléments de la Minusca et de la Sangaris.

 

Dès 06 heures du matin, dans tous les centres du vote où l’équipe du RJDH s’est rendue, les bureaux sont ouverts. L’on a constaté  l’engouement devant les bureaux, et également la file d’attente devant les différents bureaux. Les raisons sont : le retard dans le déploiement des matériels électoraux, l’absence des mandats pour certains représentants des candidats.

 

Assis à l’entré d’un bureau de vote de jardin d’enfants de Yapelé, Jonathan Kogueret  patiente sous la chaleur à l’horizon et reste optimiste : « Il est juste midi, nous en avons jusqu’à 18heures. J’entends mon tour », espère-t-il.

 

Des irrégularités constatées dans certains bureaux de vote

 

C’est dans le 2è arrondissement que l’on a constaté un certain nombre élevé d’irrégularités. Particulièrement dans les centres de vote de l’ENAM et du centre de santé de Seydou où les bulletins de  vote aux législatifs sont arrivés tardivement. En conséquence, c’est vers 10 heures 30 que les opérations électorales ont commencé. Les dispositifs sécuritaires sont néanmoins renforcés. Sous notre vue, les éléments de la police centrafricaine, appuyés par les forces onusiennes assurent la sécurité.

 

Au km 5, la population vote la présidentielle et les législatives sans incidence. Au centre de vote de l’école Baya-Doumbia, la participation des électeurs est plus élevée de celui du centre de l’école Koudoukou. Quelques irrégularités sont aussi relevées par les électeurs. Certains d’entre eux, leurs cartes sont transférés vers le site des déplacés de M’Poko.

 

 Les observateurs de certains candidats ne sont pas tous présents. Au lieu de 30 représentants des 30 candidats à la présidentielle, 15 seulement sont présents.

 

 Le genre est respecté. L’exemple est que les femmes enceintes et les personnes handicapées ont voté bien avant, après les électeurs valides, a constaté le RJDH.

 

Le vote s’est déroulé dans le 3e arrondissement au km 5, dans une bonne ambiance. L’heure de la fermeture des bureaux de vote pour ce scrutin est prévue à 16 heures et demi.

 

Dans presque tout le huitième arrondissement de Bangui, les opérations relatives au vote se sont déroulées sans aucun souci majeur. En dépit de quelques irrégularités constatées, qui sont aussitôt réglées.

 

Au centre de vote de l’école Galabadja en passant par celui du centre de santé de Gobongo, l’école saint Floris et Saint Tite de Combattant, les choses ont connu un léger retard. Les matériels électoraux n’étaient pas au complet. Le vote a commencé à  10 heures, alors que la plupart des bureaux de vote a démarré à 7 heures.

 

Le scrutin est placé sous la supervision des observateurs nationaux et internationaux. La clôture des bureaux de vote est prévue pour 18heure locale. Malgré quelques difficultés rencontrées dans certains bureaux, le vote a eu lieu, ce 30 décembre 2015.

 

Contrairement au vote référendaire du 13 décembre perturbé par des tirs et qui a connu peu d’engouement, les élections de ce 30 décembre ont mobilisé plus d’électeurs et se sont déroulées sans coup de feu.

 

 

Centrafrique: L’ONE salut la forte mobilisation des citoyens à accomplir leurs devoirs

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 30 DÉCEMBRE 2015

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a présenté à la mi-journée le rapport préliminaire des 250 agents sur le terrain. L’ONE salut la forte mobilisation des citoyens à accomplir leurs devoirs avant de relever quelques manquements, notamment le retard d’ouverture des scrutins.

 

Des manquements constatés par l’ONE

 

Les manquements constatés par l’Observatoire National des Elections (ONE) se sont des actes de nature à compromettre les résultats des élections en République Centrafricaine. C’est ce qui est ressorti d’un communiqué de presse ce mercredi 30 décembre 2015 par l’ONE  à Bangui.

 

L’ONE a fait le constat partiel dans 250 bureaux  et publié à la mi-journée « Le démarrage tardif dans la quasi-totalité des bureaux de vote des activités électorales sur l’ensemble du territoire dû au déploiement des matériels de bureau de vote, la délocalisation des bureaux de vote vers d’autres circonscriptions, l’insuffisance des bulletins de certains candidats aux législatives et présidentielle, l’arrivée tardive dans les bureaux de vote de certains agents électoraux et des forces de sécurités ».

 

L’ONE note « la présence visible de certains délégués dans les bureaux de vote arborant les messages de leurs candidats, la présence de certains électeurs possédant plusieurs cartes électorales dans les bureaux de vote, l’absence d’aménagement facilitant l’accès des handicapés aux bureaux de vote, le refus de voter aux électeurs ayant voté au référendum en raison de leur omission sur la liste électorale ».

 

Le document poursuit que « contrairement aux dispositions de l’article 76  du Code électoral qui stipule que « les forces de défense et de sécurité sont autorisées à voter 72 heures avant l’organisation des scrutins dans les casernes, ceux-ci ont voté le jour du scrutin ».

 

L’ONE recommande enfin à l’ANE de prendre les mesures diligentes pour prolonger la durée du scrutin conformément aux dispositions de l’article 78 du Code Electoral afin de permettre aux citoyens d’accomplir leurs devoirs civiques, en votant les députés.

 

 

Centrafrique : Les électeurs de Bossangoa, motivés achèvent le vote

 

http://rjdh.org/ PAR EMMA KOTAYA LE 30 DÉCEMBRE 2015

 

Les électeurs de Bossangoa sont sortis tôt ce matin avant les membres des bureaux de vote afin d’accomplir leur devoir civique. Ils viennent d’achever le vote.

Selon les informations du RJDH, les bureaux de vote étaient envahis par des électeurs, très motivés pour voter. Le vote s’est déroulé dans le calme et sous une surveillance des forces onusiennes et les forces de sécurité intérieure.

« Les autorités de Bossangoa étaient tous là pour encourager les électeurs. Ceux qui ne s’étaient pas inscrits regrettent en voyant l’engouement des autres. Aucun incident n’est signalée même dans les zones périphériques », a constaté RJDH dans la ville.

 

Le dépouillement vient de démarrer dans cette ville.

 

 

Les Centrafricains élisent leurs président et députés aujourd’hui

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 30 décembre 2015 15:24

 

Près de deux millions d’électeurs ont finalement voté ce mercredi 30 décembre pour élire un nouveau président de la République parmi les 30 candidats en lice et 149 députés sur les 1600 retenus. Plus de 500 bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 6 heures, heure locale. Les opérations de vote ont pris du retard dans la totalité des centres. Les difficultés sont d’ordre logistique. « Les matériels électoraux ne sont pas déployés à temps par l’ANE (Autorité Nationale des élections) », a-t-on, appris auprès des bureaux de vote.


C'est à 10 heures, au centre de l'école Jean Colomb dans le 7e arrondissement et au bureau de vote n°4 que la Cheffe d’État de Transition, Catherine Samba Panza, a exprimé son droit civique. Tout en invitant, les centrafricains à faire comme elle, Mme Samba Panza s'est dite satisfaite de l'engouement des électeurs. « Je suis citoyenne centrafricaine, il était de mon devoir de venir voter. J'exhorte tous mes compatriotes, femmes, hommes, jeunes en âge de voter de venir faire le même exercice comme moi. Je suis heureuse de voir que dans mon centre de vote, il y a autant de queue », a fait savoir Mme Samba Panza. 


Pour le président du parlement provisoire, Alexandre Ferdinand Nguéndet, dont le mandat est arrivé à expiration avec les élections législatives, « C'est la fin de la transition qui est en train de nous conduire la voie de l'ordre constitutionnel normal ».

Le mercredi 30 décembre 2015 marque un tournant décisif pour le peuple centrafricain selon l'archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga. « Aujourd'hui, c'est un grand jour pour la Centrafrique. Nous avons tant attendu ce jour pour nous lever et choisir le président, les députés qui vont nous représenter au niveau du pays, au niveau international. (...) Je peux vous dire que les Centrafricains veulent tourner une page », a indiqué le prélat.


La fin des opérations de vote est officiellement prévue à 16 heures, mais elle risque d’être légèrement rallongée compte-tenu du retard accusé au démarrage.


Réaction de l'ANE face aux contentieux électoraux


L’ANE a réagi ce mercredi 30 décembre face aux nombreux cas de contentieux électoraux signalés dans plusieurs circonscriptions électorales tant à Bangui que dans les provinces. L’institution en charge de l'organisation des élections invite les parties concernées à user des voies de recours légales face à cette situation. Radio Ndeke Luka vous propose l'intégralité du communiqué officiel signé de la présidente de l'ANE, Marie-Madeleine N'Kouet-Hoornaert.

 

 


           COMMUNIQUE OFFICIEL



L'Autorité Nationale des Elections (ANE) porte à la connaissance des électeurs, des partis politiques et des candidats que des erreurs matériels ont été relevées sur certains bulletins de vote dans plusieurs circonscriptions électorales tant dans la capitale qu'à l'intérieur du pays. Par ailleurs dans certaines localités, les bulletins de vote pour les élections législatives ne sont pas parvenus dans les bureaux de vote.

L'ANE demande aux présidents des bureaux de vote et des démembrements des circonscriptions électorales concernées ainsi qu'aux électeurs, candidats et partis politiques de porter des différents cas à sa connaissance.


Elle demande également aux présidents des bureaux de vote de poursuivre les opérations électorales et en appelle au calme, au sens du civisme et à la collaboration de toutes et tous.


L'ANE invite les parties concernées (candidats) à user des voies de recours légales face à cette situation. Elle rassure que les autorités judiciaires compétentes une fois prendront les mesures nécessaires dans le cadre de la gestion du contentieux des élections. L'ANE prendra les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre  de ces décisions en vue des permettre aux électeurs concernés d'exercer leur droit de vote notamment à l'occasion d'élections législatives partielles.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 19:48

 

 

 

French.xinhuanet.com   2015-12- 3016:58:19  Par Raphaël MVOGO, envoyé spécial à Bangui

 

BANGUI, 29 décembre (Xinhua) -- Quelque 1,9 million d'électeurs inscrits se rendent aux urnes mercredi 30 décembre en République Centrafricaine (RCA) pour élire leur futur président et les 140 députés de l'Assemblée nationale (Parlement) pour les cinq prochaines années, un scrutin crucial pour la recherche d'une solution durable à une douloureuse guerre civile vécue depuis trois ans.

 

Pour la conquête du Palais de la renaissance de Bangui, au décor décati qui tranche complètement avec le faste à l'éclat de l'or de l'époque de Jean Bédel Bokassa (1966-1976), empereur autoproclamé, trente candidats s'affrontent, dont l'un des fils de ce dirigeant qui aura marqué l'histoire de son pays par son caractère fantasque.

 

Homme politique d'envergure peu imposante, Jean Serge Bokassa, apparaît comme l'un des petits poucets, plus nombreux, venus gonfler le bulletin de vote aux côtés d'une poignée de figures marquantes dans cette course à la magistrature suprême dont l'issue s'annonce finalement incertaine, après une campagne électorale sans panache clôturée lundi.

 

Fils respectifs d'Ange-Félix Patassé, seul chef de l'Etat centrafricain élu, deux fois de suite (1993 et 1997), démocratiquement à ce jour et renversé par François Bozizé en 2003, et d'André Kolingba (1981-1993), tombeur de David Dacko, Sylvain Patassé Ngakoutou et Désiré Bilal Kolingba Nzanga défendent eux aussi leurs patronymes.

 

Contrairement au premier, plus connu des milieux d'affaires du pays, le second, par ailleurs économiste de formé aux Etats-Unis et ancien cadre de la Banque mondiale, jouit d'un atout d'expérience d'ancien ministre et d'ancien député à l'Assemblée nationale, qu'il tente de faire valoir sous la bannière du Rassemblement démocratique centrafricain (RCD, le parti de son père).

 

Ancienne ministre déléguée à l'Action humanitaire dans le gouvernement d'union nationale et de transition d'André Nzapayéké, désigné après l'élection de Catherine Samba-Panza comme présidente par intérim en janvier 2014, Régina Konzi Mongot est l'unique femme en lice à cette élection et sollicite les suffrages d'un électorat auquel elle se présente pour la première fois.

 

PERSONNALITES BIEN CONNUES

 

C'est aussi la première participation d'Anicet Georges Dologuélé et d'Abdou Karim Meckassoua, qui ont cependant la particularité des personnalités bien connues de la sphère politico-administrative centrafricaine.

 

Banquier et économiste de formation, le premier, fondateur en 2003 de l'Union pour le renouveau centrafricain (URC), a été président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) après avoir été occupé les fonctions de ministre des Finances et promu au poste de Premier ministre sous Patassé entre 1999 et 2001.

 

Directeur de cabinet de Jean Paul Ngoupandé, ex-Premier ministre, Meckassoua a aussi été six ans durant ministre sous le régime de Bozizé, ayant géré, entre autres, les portefeuilles des Affaires étrangères et, en tant que ministre d'Etat, de l'Education nationale.

 

Homme d'affaires, Emile Gros Nakombo en est quant à lui à sa deuxième tentative, après le rendez-vous de janvier 2011 que Martin Ziguelé, classé troisième derrière Patassé et Bozizé, le putschiste et vainqueur contesté, vécu comme un revers inattendu, un mauvais souvenir que l'ex-chef du gouvernement cherche à effacer de sa mémoire lors de la présente consultation.

 

Leader du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC), le parti repris à son ex-mentor Patassé, fait aujourd'hui figure de ténor de la scène politique nationale, un statut qu'il devra défendre face à la multitude de concurrents retenus par la Cour constitutionnelle pour doter la RCA d'un nouveau chef de l'Etat chargé de panser les blessures de trois ans de conflit armé et de chaos.

 

Pour une population estimée à 4,6 millions d'habitants, cette multiplication de candidats intrigue y compris au sein du peuple centrafricain lui-même. Du coup, des inquiétudes sont exprimées quant à la participation des électeurs au vote, qui n'avait été déjà que de 33% lors du référendum tenu le 13 décembre.

 

Certes, la principale cause de cette faible participation réside dans la dégradation du climat sécuritaire qui continue de préoccuper.

 

Mais, la réalité est que beaucoup de Centrafricains manifestent un enthousiasme modéré à l'égard des trente candidats à l'élection présidentielle.

 

ISSUE DU SCRUTIN INCERTAINE

 

"Parmi les trente, qui peut faire l'affaire ? C'est la grande question", s'interrogeait par exemple une dame rencontrée mardi au siège de l'Autorité nationale des élections (ANE) à Bangui. "Je suis sceptique quant à la capacité de tous ces candidats à convaincre positivement. Pour cela, la partie sera très difficile à jouer", résumait un autre responsable.

 

Cette observation est proche des analyses qui prédisent un émiettement de l'électorat, qui rend effectivement l'issue du scrutin incertaine, au point de penser à un jeu d'alliances logique lors d'un probable second tour, que le calendrier électoral a programmé pour le 16 janvier 2016.

 

Aux législatives, 1790 candidats se disputent les 140 sièges de députés à pourvoir de la nouvelle Assemblée nationale.

 

Pour le déroulement du vote, 5.996 bureaux de vote seront ouverts dans les 140 circonscriptions électorales créées dans les seize préfectures de la RCA. A elle seule, Bangui, la capitale du pays, qui représente entre 50 et 55% de l'électorat, selon les estimations, fera fonctionner 622 bureaux de vote dans ses huit arrondissements.

 

Environ 17.040 personnels électoraux seront déployés, dont un président et deux assesseurs par bureau de vote, selon les chiffres communiqués par l'ANE.

 

ATTAQUE DE PERSONNELS ELECTORAUX

 

Une équipe de ces personnels commise pour la ville de Bossembelé près de 160 kilomètres au Nord de Bangui) a été attaquée et dépouillée de ses biens, dont de l'argent, des téléphones portables et du matériel électoral (composé de calculatrices et bordeaux) mis à sa disposition, par un groupe d'individus armés non loin du site de l'aéroport de Bangui M'Poko mardi matin, a appris Xinhua.

 

C'est la preuve que le danger lié à l'insécurité n'est guère écarté, en dépit des assurances données pour la sécurisation de ce grand moment de l'évolution de la RCA par les forces nationales et internationales, en l'occurrence les Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et la force française Sangaris.

 

Ces élections auraient en principe dû se dérouler depuis 2014. Fixées précédemment au 27 décembre, elles ont été repoussées une nouvelle fois à cause des retards dans la mise en place du matériel et d'un défaut de formation des agents électoraux. Fin

Les Centrafricains votent pour tenter de tourner la page de 3 ans de guerre civile et de chaos
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 19:28

 

 

 

Par RFI  30-12-2015  à 18:44

 

C'était une journée très attendue et très observée, ce mercredi en RCA : les Centrafricains étaient en effet appelés aux urnes pour élire leur président et leurs représentants. Des scrutins d'autant plus attendus qu'ils ont été reportés plusieurs fois, dont la dernière fois la semaine passée en raison de problèmes logistiques. Les bureaux de vote ont ouvert à 6h, heure locale, même si de nombreux retards ont été constatés, mais la mobilisation des électeurs était au rendez-vous.

 

La mobilisation des électeurs est en effet très importante à Bangui. Les files d’attente ont commencé à se former tôt ce matin. Des milliers d’électeurs qui souvent sont arrivés dès l’ouverture des bureaux à 6 heures, trop tôt souvent puisque les opérations ont commencé avec du retard en raison de problèmes d’organisation.

 

Les opérations de vote devaient commencer à 6 heures, mais au bureau de l’Hôtel de ville de Bangui où RFI se trouvait, et qui compte quelques centaines d’inscrits, le matériel a été livré quelques minutes après l’ouverture officielle, par un camion des Nations unies. Le temps de déballer urnes, isoloirs et bulletins, de vérifier le matériel, les opérations ont pris du retard. Les observateurs étaient présents, ainsi que les mandataires de certains des candidats. Les agents, eux, étaient encore en train de compter les bulletins qu’ils ont reçus.

 

En général, ça va plutôt bien. La population est venue très nombreuse.

 

Modibo Bachir Walidou

 

30-12-2015 - Par Pierre Pinto

 

Même retard dans le deuxième arrondissement, à l’école Lakouanga qui regroupe sept bureaux de vote. Pas moins de 3 000 personnes sont inscrites ici. Les files d’attente ont commencé à se former très tôt ce matin et l’impatience se lisait chez les électeurs. « C’est comme si l’Autorité nationale des élections ne voulait pas de ce scrutin », s’est emporté l’un d’eux.

 

Vote dans le calme

 

Un peu plus loin au centre orphelinat, les agents ont fait d’abord voter les gens à la présidentielle, puis ont reçu vers 9 heures 30 les bulletins des législatives. Au PK5, à l’école Koudoukou, il manquait ce matin la moitié de la liste électorale. Alors les gens inscrits sur cette partie manquante et munis de carte d’électeur ont pu voter, mais en émargeant sur un cahier à part.

 

Il y a aussi de très nombreux bureaux où tout se passe normalement. C’est le cas par exemple au lycée Boganda vers Boy-Rabe ou au lycée Fatima. Partout en tout cas, les files d’attente s’étendent sur des dizaines de mètres. Mis à part l’agacement qui a pu s’exprimer de temps en temps à cause des problèmes d’organisation du début de la matinée, le scrutin se déroule depuis ce matin dans une atmosphère sereine partout à Bangui. Et les problèmes techniques que nous avons pu constater ici ou là se réglaient au fur et à mesure.

 

Mettre un terme à trois ans de transition

 

Ces élections doivent marquer une étape importante dans la quête de stabilité du pays. Elles marquent, en tout cas, la fin de trois années de transition, si l'on compte les dix mois sous Michel Djotodia qui avait pris le pouvoir par la force en mars 2013.

 

Deux millions d'électeurs sont appelés à choisir un président et 140 députés. La course à la magistrature suprême est assez ouverte mais des favoris se dégagent néanmoins : Anicet-George Dologuélé, qui a conclu un accord avec le KNK, le parti de François Bozizé, le patron du MLPC, Martin Ziguélé, qui a reçu lui à la dernière minute le soutien d’une frange anti-balaka et Karim Meckassoua qui espère siphonner également une partie de l’électorat boziziste. Mais des surprises pourraient venir d'outsiders sérieux : Faustin Touadéra, ou encore Désiré Kolingba.

 

Défi sécuritaire

 

A Bangui, la sécurité a été renforcée en cette journée électorale. Les casques bleus patrouillent en ville et se postent à l’entrée des centres de vote. Les militaires de l’opération Sangaris sont également visibles, tout comme d’ailleurs les forces de défense et de sécurité centrafricaines.

 

Tout le monde voulait éviter ce scénario du référendum du 13 décembre dernier, qui avait été perturbé par des groupes armés. Au PK5, à Bangui, il y avait eu cinq morts. Alors cette fois-ci, les chefs de guerre qui avaient promis de perturber le vote se sont manifestement ravisés. Mais les forces internationales et les autorités ont déployé les grands moyens.

 

L'enjeu de l'organisation

 

Au-delà de l’enjeu politique et historique évident pour la Centrafrique, ce scrutin doit montrer en fait si l’Autorité nationale des élections (ANE), ainsi que ses partenaires internationaux notamment, ont réussi, dans les trois jours supplémentaires qui leur ont été impartis à surmonter le défi logistique que représentent ces élections présidentielles et législatives couplées.

 

Le chef de la mission de l'UA, l'ancien Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye, espère que tout va bien se passer. « Nous, nous essayons de positiver les choses, explique-t-il à RFI. L’ensemble des observateurs internationaux a constaté que, à l’occasion du référendum, la population est sortie massivement, même dans des zones où les questions sécuritaires étaient les plus sensibles. »

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a appelé, de son côté, à un scrutin pacifique et crédible.

#UNSG Ban Ki-moon appelle à des élections pacifiques et crédibles demain

en #RCA@UN_CAR @UNPeacekeepinghttps://t.co/kyJ1fqFXpj

 

— UN Spokesperson (@UN_Spokesperson) 30 Décembre 2015

 

Les attentes des Centrafricains sont, elles, nombreuses, au devant desquelles la sécurité et la bonne gouvernance.

 

Nous en avons marre de ces dinosaures qui viennent nous enfoncer dans la boue...

 

Les Centrafricains en quête de bonne gouvernance

30-12-2015


■ Jour de vote pour les réfugiés

 

Les réfugiés centrafricains dans les pays voisins, comme le Tchad, peuvent aussi participer à ces élections grâce à l'aide du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Au Tchad, c’est près de 13 500 réfugiés centrafricains qui peuvent voter ce mercredi. Pour ceux-là, le HCR a appuyé l’Autorité nationale des élections (ANE) dans l’organisation pratique du scrutin.

 

« Le HCR est en train d’aider les membres de l’ANE concernant les aspects logistiques, par exemple la construction des bureaux de vote, l’approvisionnement des lots et aussi le transport. Le HCR aide aussi les réfugiés avec des besoins spécifiques qui vivent dans les camps et qui doivent sortir de ces camps pour voter. Parce que le vote ne peut pas avoir lieu dans les camps de réfugiés », explique José Fischel de Andrade, représentant du HCR.

 

L’autre défi est le taux de participation. Au référendum du 13 décembre dernier, seulement 61% de réfugiés enrôlés ont pu prendre part au scrutin. Pour les organisateurs, il faut que cette fois-ci plus de réfugiés centrafricains participent à la désignation de leurs futurs dirigeants.

 

Présidentielle, législatives: affluence pour les élections en RCA
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 19:13

 

 

MISE A JOUR DE LA REVUE DE PRESSE

 

MERCREDI 30 DECEMBRE 2015

 

 

-      Les Centrafricains élisent leur président – AFP

 

Voter pour sortir du chaos. Les Centrafricains ont commencé à voter mercredi matin pour une présidentielle et des législatives, une étape importante censée les sortir de trois ans de violences intercommunautaires qui ont entraîné ce pays très pauvre dans une crise sans précédent. À Bangui, les bureaux ont commencé à ouvrir avec du retard et, à 8 heures (heure locale), les opérations n'avaient pas débuté autour de l'enclave musulmane du PK-5 ou encore dans le 2e arrondissement en raison de problèmes d'acheminement du matériel, notamment des bulletins de vote des législatives, alors que le vote était censé commencer à 6 heures, a constaté un journaliste de l'Agence France-Presse. Le scrutin a commencé en milieu de matinée à l'école de Koudoukou, cible de tirs de roquettes le 13 décembre lors du référendum constitutionnel, qui avaient fait cinq morts.

 

-      La Centrafrique élit son président et ses députés – Reuters

 

Les bureaux de vote ont ouvert mercredi en République centrafricaine pour des élections présidentielle et législatives qui visent à rétablir la règle démocratique dans un pays divisé où les violences communautaires ont fait des milliers de morts. Des files d'attente se sont formées à Bangui, notamment dans le quartier PK5 à majorité musulmane. Les casques bleus de la Minusca patrouillaient dans les rues de la capitale et des transports de troupes blindés étaient positionnés devant les bureaux. "Nous sommes venus voter parce que nous voulons être libres de reprendre notre métier. Nous voulons la fin de ce conflit", a déclaré Gradias Vara, un homme d'affaires. Les bureaux de vote fermeront à 17h00 (16h00 GMT). Des résultats provisoires seront dévoilés dans les jours suivants. La Cour constitutionnelle a quinze jours pour proclamer les résultats définitifs.

 

-      Centrafrique: les citoyens votent avec ferveur pour retrouver la paix – AFP

 

Les Centrafricains votaient mercredi avec ferveur pour une présidentielle et des législatives, une étape importante censée les sortir de trois ans de violences intercommunautaires qui ont entraîné ce pays très pauvre dans une crise sans précédent. A Bangui, de nombreux bureaux ont ouvert avec retard, notamment dans l'enclave musulmane du PK-5, où les opérations ont débuté en milieu de matinée à l'école de Koudoukou, cible de tirs de roquettes le 13 décembre lors du référendum constitutionnel. Ces tirs, oeuvre d'extrémistes hostiles au processus électoral, avaient fait cinq morts. Mercredi, le quartier était sous haute protection de Casques bleus et les électeurs, très nombreux, se pressaient pour accomplir leur devoir, dans une ambiance animée mais calme.

 

-      C.Africa voters flock to elect leaders in push for peace – AFP

 

Voters went to the polls in Central African Republic to elect a president and parliament in crucial elections seen as vital to restoring stability after years of sectarian bloodshed. Snaking queues had formed outside polling stations in the capital Bangui by the scheduled start of the election at 0600 GMT but in many places the start of voting was delayed for a few hours by logistical glitches. Among the areas affected by the delays was the flashpoint PK-5 district, a Muslim enclave where five people were killed during voting in a referendum on December 13. Security was tight, with UN troops patrolling the neighbourhood which has been a focal point in clashes between rebels from the Muslim minority and Christian militia, but the enthusiasm of voters was undimmed.

 

-      Elections législatives et présidentielle en Centrafrique – Media Part

 

Les bureaux de vote ont ouvert mercredi 30 décembre en République centrafricaine pour des élections présidentielle et législatives qui visent à rétablir la règle démocratique dans un pays divisé où les violences communautaires ont fait des milliers de morts. Des files d'attente se sont formées à Bangui, notamment dans le quartier PK5 à majorité musulmane. Les casques bleus de la Minusca patrouillaient dans les rues de la capitale et des transports de troupes blindés étaient positionnés devant les bureaux.

 

-      Centrafrique : début du vote pour les élections présidentielle et législatives – Le Monde

 

Les Centrafricains ont commencé à voter mercredi 30 décembre au matin pour les élections présidentielle et législatives. Huit fois reportée, cette étape importante pourrait leur permettre de sortir d’un cycle de violences intercommunautaires qui, depuis trois ans, a entraîné ce pays très pauvre dans une crise sans précédent.

 

-      Centrafrique : A Kaga-Bandoro et Mbrès, les élections se déroulent normalement – RJDH

 

Les bureaux de vote sont ouverts à 6heures30 du matin. Les agents électoraux et les représentants des candidats sont présents dans les bureaux pour suivre les scrutins. « L’engouement est considérable, les électeurs votent dans le calme, la sérénité et sans violence. Sauf, que certains candidats aux législatives s’inquiètent par rapport à la modification de leur numéro, une modification qui selon eux, est intervenue à la veille », a rapporté le correspondant du RJDH. Selon la source, « la sécurité est ferme, les éléments de la Minusca et la Sangaris patrouillent partout dans la ville et dans les zones périphériques ». Dans la ville des Mbrès, le Maire Ousman Pierre a lancé le vote à 6h et la population vient massivement, dans la quiétude pour voter.

 

-      Centrafrique : A Mboko, des électeurs décident de voter même s’il y a des manquements - RJDH

 

Les bureaux de vote ont été ouverts dans la commune de Bimbo 5, Landja Mboko à 7 heures du matin. La population s’est mobilisée pour les élections législatives et le présidentielle. A l’école Mboko, le vote a démarré avec un léger retard car le nombre des bulletins aux législatifs est insuffisant. Selon le président du bureau de vote, l’ANE n’a envoyé que 20 bulletins des candidats à la députation. Ce qui a provoqué le mécontentement des électeurs qui ont refusés de voter.

 

-      Centrafrique : Affluence des électeurs à Bozoum, Boda et Mbaïki - RJDH

 

Les bureaux de vote sont ouverts selon le code électorale 6 heures dans les villes de Bozoum, Boda et Mbaïki. Une forte mobilisation des électeurs est constatée par RJDH dans ces villes.

 

-      Les populations redoutent de tomber de Charybde en Scylla – Afrique sur 7

Les populations sont à un tournant décisif de leur histoire. Elire leur président et renouveler le Parlement sont autant de responsabilités qu’ils leur incombent d’accomplir en ce jour. Maintes fois reporté, ce scrutin s’annonce comme un rendez-vous historique pour un retour triomphal à l’ordre constitutionnel et à un Etat de droit et mettre fin à la transition conduite par Cathérine Samba-Panza. Sur la trentaine de candidats à la présidentielle et les 140 postes de députés à pourvoir, bien malin qui pourrait s’aventurer dans un pronostic au succès peu probable. Toutefois, Anicet-George Dologuélé, Martin Ziguélé et Karim Meckassoua font office de favoris en vertu des soutiens non moins négligeables qu’ils ont reçus.

 

-      Central African Republic’s long-delayed elections bring hope for peace – The Globe and Mail/AP

 

Central African Republic will hold much-delayed national elections Wednesday that residents and the international community hope will bring stability after years of sectarian violence. A transitional government has steered the nation toward elections that have been delayed several times. The National Election Authority proposed the most recent delay, from Dec. 27 to Dec. 30, to deal with technical and organizational difficulties. “This time, everything will be fine throughout Central African Republic,” said Julius Rufin Ngoadebaba, spokesman for the National Electoral Authority. He shot down allegations that illegal voter cards had been distributed.

 

-      Central African Republic votes in election to restore democracy – Reuters

 

Peacekeepers patrolled the streets of Central African Republic as voting began on Wednesday in a presidential election aimed at restoring democratic rule after years of inter-religious violence in which thousands have died. Lines formed at polling stations in the capital Bangui and in the mainly Muslim PK-5 neighborhood. U.N. peacekeepers staged patrols and positioned armored personnel carriers at voting stations, witnesses said.

 

-      Centrafrique. Présidentielle et législatives : enfin le bout du tunnel ? – Courier International

Au terme d’une longue transition, les Centrafricains se rendent ce 30 décembre aux urnes pour le premier tour des élections présidentielle et législatives. Plusieurs fois reporté, ce scrutin devrait contribuer à sortir le pays de trois années de crise. Pendant que la capitale burkinabé vivait le 29 décembre au rythme de la cérémonie d’investiture de Roch Marc Christian Kaboré, président élu au bout de treize mois de transition, son homologue de la Centrafrique s’apprêtait à vivre une ambiance électorale, et ce après presque trois ans de crise. Aujourd’hui 30 décembre 2015, les Centrafricains se rendent aux urnes pour élire leur président de la République et leurs députés. Ces élections ont été reportées plusieurs fois pour différentes raisons. Et à maintes reprises, les Centrafricains ont dû se demander si un jour ils pourraient aller aux urnes pour sortir de leur “enfer”.

 

-      As new Burkina president sworn in, can Central African Republic vote allow Africa to set off a 2016 'peace rush'? – Mail and Guardian Africa

 

ROCH Marc Kabore was Tuesday sworn in as Burkina Faso president, marking the close of an often-troubled but ulitmately successful transition that the conflict-plagued Central African Republic will be hoping to replicate when it votes on December 30.The swearing in ceremony was conducted by the country’s constitutional court in a stadium in the capital to wide jubilation by supporters, following a bumpy ride that even managed to accommodate a short-lived coup.

 

LES TENDANCES SUR TWITTER

 

@supermootooLe G8 en RCA se félicite de l'ambiance du vote

 

@supermootoo17h02 Le vote se poursuit à #Bambari. Engouement général!

 

 @RJDH_RCA#Centrafrique: Ouf#KagaBandoro, engouement exceptionnel pour le vote

@supermootoo17h11 Le dépouillement des bulletins à#Bossangoa a commencé

 

@theIRCAs #CARVotes today, we hope the elections will help put the country on the road to peace & the end of #CARCrisis.

 

@agoufleury#CentrafriqueParis, Lyon, Bordeaux, les centrafricains votent.

 

@euronewsHopes high for stability as polls open in Central African Republic

 

#Centrafrique: Population de Km 5 a envahi le centre de vote. Devoir citoyen.@UN_CAR @achebe54 @ODouacle@RJDH_RCA https://t.co/B8Oo2LT8NK

 

@UN_CAR#UNSG Ban Ki-moon appelle à des élections pacifiques et crédibles en #RCA #CARelections http://bit.ly/1SlCZn0https://t.co/C9

 

@DlaminiZumaBest wishes to the people of #CentralAfricanRepublic#CAR, holding today, 30 December Presidential & Legislative

 

@supermootoo: 12h05 Manque de bulletins:#ANE invite ceux qui le souhaitent aux recours légaux. Législatives partielles suggérées

 

@F24videos: VIDÉO. Jour d’élections en #Centrafrique - Double scrutin pour ramener la paix dans le pays

 

@RJDH_RCA: #CentrafriqueDes électeurs de Nola votent dans l’apaisement

 

@Barrie Freeman #CARvotes in Boy Rabe#Bangui atmosphère calme

 

@AntoineGiniauxLa fraude à la présidentielle en #centrafrique : aux urnes, à tout prix;VIDEO:http://www.franceinter.fr/node/1213533 via@franceinter

 

#RadioNdekeLuka 4 salles sur 6 ne peuvent plus voter pour les Législatives à l'école Plateau #Bimbo2 

 

@TV5MONDEINFOAprès 3 ans de crise et d'attente, la #Centrafrique retrouve le chemin des urnes.

 

 

AVERTISSEMENT

 

La revue quotidienne de presse est un support d’information destiné au personnel et aux partenaires de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Elle est confectionnée à partir d’articles de presse publiés par les moyens d’information nationaux, régionaux et internationaux, publics et privés, sur des sujets ayant trait à l’actualité centrafricaine. La Revue de presse quotidienne ne reflète ni les opinions de la MINUSCA ni celles des Nations unies.

SPECIAL ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES - Revue de presse
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