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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 20:37
Centrafrique : Violences au quartier musulman PK5 ,3 morts au moins et deux blessés

 

 

Mercredi 03 Octobre 2018 – Le quartier musulman PK5 de Bangui a été secoué par des violences qui ont fait au moins trois morts, apprend-on de sources hospitalières.

Selon nos informations, des échanges de tirs d’armes légères ont eu lieu en début d’après-midi opposant notamment un membre du groupe d'autodéfense de Nimery Matar Djamous, alias Force, et des hommes armés non identifiés.


Les violences ont poussé les habitants à fuir et à fermer leurs différents commerces.

Le bilan fourni par des sources hospitalières fait état de trois morts au moins et deux blessés.


Des dizaines de personnes ont été déjà été tuées dans ce quartier musulman, en proie à des violences intercommunautaires ou de groupes armés.


Le 1er Mai , des combats autour d'une église catholique avaient fait au moins 24 morts et 170 blessés.

La Centrafrique a plongé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l'ex-président François Bozizé par la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 20:29
RCA: le président de l’Assemblée se dit prêt à affronter une procédure de destitution

 

 

 

Par RFI Publié le 02-10-2018 Modifié le 02-10-2018 à 22:06

 

En République centrafricaine, le président de l’Assemblée nationale se dit prêt à affronter une procédure de destitution. Ce lundi, lors de la rentrée parlementaire après trois mois de vacances, Abdoul Karim Meckassoua s’en est pris à ses adversaires. Dans son discours d’ouverture, après avoir appelé à l’unité et à lutter contre la corruption, le président de l’Assemblée est revenu sur les attaques dont il est la cible.

 

C’est un discours offensif qu’a prononcé le président de l’Assemblée nationale ce lundi. « A propos de cette fameuse destitutiona lancé Abdoul Karim Meckassoua aux députés. Je veux dire ceci : que ceux qui veulent lancer la procédure le fassent. Je suis prêt. Je ne suis pas naïf, a-t-il ajouté. Je sais bien ce qui se trame. Des groupes sont formés ici et là, pas une semaine ne passe sans qu’une réunion ait lieu, le tout orchestré jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Tout cela pour obtenir ma destitution ».

 

Le président de l’Assemblée affirme qu’il s’en ira si ses adversaires apportent la preuve d’un manquement de sa part. Le ton est donc donné après trois mois d’absence pour raison de santé. Il revient en force, prêt à se battre même si cela fait quasiment deux ans que dure ce bras de fer entre le président de l’Assemblée et les partisans du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Une centaine des députés ont récemment écrit une lettre demandant qu’une procédure de destitution soit engagée à son encontre. Ils l’accusent de détournement de fonds, de mauvaise gestion financière du Parlement.

 

Mais pour les partisans du président de l'Assemblée, ce ne sont là que des prétextes, qui visent à l'abattre politiquement. D'après eux, il dérangerait par son franc-parler et parce que sous sa présidence, l’Assemblée joue son rôle de contre-pouvoir face à l’exécutif, qui jusque-là a eu les coudées franches.

 

Surtout, affirment ses partisans, Meckassoua – autrefois allié du président Touadera –  est devenu une figure indépendante de la politique centrale. Une figure qui a ses chances lors des prochaines élections présidentielles, dans deux ans.

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 19:46
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Les épidémies de l’hépatite E et de Monkeypox déclarées en Centrafrique

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 3 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, 3 Octobre 2018 (RJDH)—Le ministre de la santé publique et de la population a déclaré l’épidémie de l’hépatite E à Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé au nord du pays et celle de Monkeypox à 32km de Mbaïki dans la Lobaye. Déclaration faite hier, lors d’une conférence de presse.

 

Les statistiques de l’Hépatite E enregistrées le 14 septembre dernier font état de 31 cas, dont 29 ont été confirmés et une personne a trouvé la mort. Selon le ministre de la santé publique Pierre Somsé, « des dispositifs d’urgence ont été dépêchés dans ce district sanitaire de Bocaranga au nord du pays. Le renforcement de l’équipe de surveillance et la prise en charge des cas sont d’une importance capitale », martèle-t-il.

 

Le membre du gouvernement a fait savoir que la transmission de l’hépatite E s’effectue « à travers la consommation des eaux insalubres, des aliments malpropres et mal cuits et contaminés. La transmission entre les humains est rare, mais fréquente chez les femmes enceintes. Cette phase entre mère et enfant s’effectue par le cordon ombilical », précise-t-il.

 

Plusieurs partenaires se sont mobilisés auprès du gouvernement centrafricain pour lutter contre cette maladie infectieuse qui s’attaque au foie,  « des mesures de réponse ont été prises avec les structures humanitaires, dont  Cordaid, IRC, OMS, pour contenir cette flambée épidémiologique », a-t-il affirmé.

 

De l’autre côté, le 26 septembre 2018, le centre de santé privé de Zouméa-Kaka proche de Mbaïki a notifié trois cas suspects de Monkeypox. « Une jeune d’environ 25 ans allaitante, son enfant de 4 mois et une fille de 4 ans ont été suspectées de Monkeypox. Ces trois prélèvements ont été confirmés par l’Institut Pasteur de Bangui », a annoncé le ministre Pierre Somse avant d’ajouter que des partenaires tels que OMS, Unicef, Fairmed, MSF, IPB ont déjà mis en place des dispositifs de contrôle de cette épidémie.

 

Le ministre de la santé et de la population projette des campagnes de sensibilisation dans cette région sanitaire n°3 afin de lutter contre cette maladie. Il invite par ailleurs la population à s’approprier les mesures d’hygiène.

 

 

Centrafrique : Les retournés centrafricains de Congo-Brazza appellent à une aide pour leur réinsertion sociale

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 3 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, 03 Octobre 2018(RJDH)–123 réfugiés centrafricains vivant au Congo-Brazza sont rentrés ce mardi 02 Octobre 2018 par voie aérienne. Ces derniers, tout comme ceux de Betou rentrés par voie terrestre, appellent le Gouvernement centrafricain et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) à une aide pour leur réinsertion sociale. Appel lancé ce mardi à Bangui.  

 

L’arrivée des refugiés centrafricains vivant dans la capitale Brazzavilloise intervient quatre(4) jours après celle de Betou, ville congolaise frontalière avec le Centrafrique. Ces retours facilités par le gouvernement centrafricain sur appui technique et financier de l’UNHCR visent à ramener tous les Centrafricains qui ont  fui le pays à cause des exactions armées.

 

Après le rapatriement volontaire de 305 réfugiés centrafricains vivant à Bétou par voie terrestre, 123 sont arrivés hier par voie aérienne. Ces retournés ont été accueillis par le directeur de cabinet du ministère de l’action humanitaire et le représentant adjoint du HCR.

 

A peine arrivés, ces réfugiés ont souhaité un appui d’accompagnement de la part du gouvernement et du HCR  pour une meilleure réinsertion, «nous avons beaucoup souffert au Congo. C’est vrai qu’on n’est mieux que chez soi ; nous remercions HCR qui a facilité notre retour mais que cela ne s’arrête pas là car nous avons tout perdu. Nous comptons aussi sur le gouvernement pour accompagner notre réinsertion sociale », a-souhaité Honorine Orombago, mère de famille habitant le quartier Fatima dans le 6ème arrondissement de Bangui.

 

Pendant que les retournés s’inquiètent de leur réinsertion sociale, le représentant adjoint du HCR, Pierre Atchom, a annoncé des mesures pour leur accompagnement, «une fois qu’ils seront dans les communautés, nous allons voir avec les autres acteurs de développement en fonction du nombre des rapatriés dans une localité donnée.  S’il y’a besoin d’école, nous allons voir avec le gouvernement et les partenaires intervenant dans ce domaine pour apporter une solution. En fonction du profil, nous pourrons voir avec le PAM et la FAO dans un cadre coopératif pour qu’ils puissent eux-mêmes se prendre en charge », a-précisé le numéro 2 du HCR.

 

Antoine Georges Maximilien Mbaga, directeur de cabinet au ministère de l’action humanitaire, se félicite de ce retour qui témoigne le retour progressif de la paix et réaffirme l’engagement du gouvernement d’accompagner les retournés dans leur réinsertion sociale.

 

La plainte des retournés auprès du gouvernement et du HCR pour faciliter leur réinsertion sociale, intervient au moment où le gouvernement et le HCR ont validé le 27 septembre 2018 l’avant-projet de protection des personnes réfugiées et retournées. Un autre convoi terrestre des rapatriés de Betou est attendu le 10 Octobre 2018. Pour cette année 2018 déjà 1826 Centrafricains sont rapatriés.

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 19:39
Turquie: La participation des soldats turcs aux missions de l'ONU prolongée d'un an

 

 

Le texte concerne les missions des Nations Unies au Mali et en Centrafrique

 

http://www.trt.net.tr 03.10.2018 ~ 03.10.2018

 

Le parlement turc a prolongé d'un an, le mémorandum offrant au gouvernement le pouvoir d'envoyer des soldats turcs au Mali et en Centrafrique, dans le cadre des missions des Nations Unies (ONU).

 

La Grande Assemblée Nationale de Turquie (GANT) a discuté, mardi, du texte renouvelant pour une année supplémentaire le mémorandum permettant au gouvernement de missionner des soldats turcs au Mali et en Centrafrique.

 

Après les interventions des représentants des différents partis représentés, les députés turcs sont passés au vote.

 

Le mémorandum, qui prendra effet le 31 octobre 2018, a été adopté à une très large majorité de l’assemblée.

 

Ainsi, le gouvernement pourra décider d’envoyer des soldats turcs au Mali et en Centrafrique, pour prendre part aux missions de l’ONU dans ces deux pays.

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 19:29
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LA RENCONTRE DE HAUT NIVEAU SUR LA RCA ET LINITIATIVE DE PAIX ET DE RECONCILIATION ABORDEES PAR LA MINUSCA

 

Bangui, le 03 octobre 2018  La réunion de haut niveau sur la République centrafricaine (RCA) tenue jeudi dernier à New York en marge de la 73e assemblée générale des Nations unies, ainsi que lInitiative de lUA pour la paix et la réconciliation en RCA ont été au centre de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA. La rencontre avait réuni le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commision africaine, Moussa Faki, le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra, et de nombreux partenaires.

 

Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a rappelé que lors de cette rencontre, tous les partenaires de la RCA ont exprimé leur soutien au processus politique en cours dans le pays, en particulier à linitiative africaine. A cet effet, il a rappelé les déclarations à la presse, à la fin de la réunion, du Président centrafricain Faustin Archange Touadéra, selon lequel un appui fort a été donné à lInitiative soutenue par lUA et la CEEAC (Communauté économique des Etats de lAfrique centrale), qui fédère toutes les initiatives et qui a le soutien du Gouvernement et du peuple centrafricains ainsi que du Commissaire paix et sécurité de lUA, Smail Chergui, pour qui les efforts entrepris à Khartoum sont complémentaires et ne sauraient remplacer lInitiative africaine qui reste la seule qui doit fédérer tous les efforts qui doivent permettre aux groupes armés de signer un accord de paix avec le gouvernement, de remettre leurs armes et de sintégrer dans leffort de développement du pays. Pour sa part, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a qualifié lInitiative de lUA de moteur et référence sagissant des efforts politiques en RCA et indiqué que les Nations unies vont doubler defforts pour soutenir encore davantage et de manière conjojnte cette initiative. La MINUSCA est en train de renforcer ses capacités afin dêtre mieux en mesure de soutenir les efforts politiques, les efforts de dialogue conduits par le panel, selon le porte-parole.

 

Le porte-parole est également revenu sur la validation de la stratégie nationale et délaboration dun Plan daction national sur la gestion et le contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC), lors dun atelier organisé par la Commission nationale de lutte contre les ALPC du 25 au 27 septembre 2018 à Bangui, avec lappui de la MINUSCA à travers UNMAS. Le plan permettra de déterminer les priorités et les modalités nécessaires pour soutenir financièrement et techniquement des programmes spécifiques sur les ALPC. Au chapitre droits de lhomme, le porte-parole a indiqué quentre le 26 septembre et le 1er octobre 2018, la MINUSCA a documenté 44 incidents dabus et de violations des droits de lhomme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 51 victimes.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, major Mohamed Ouabed, a déclaré quà lEst de la RCA, en dépit du climat de tension et les actes de violences récents, un calme progressif sinstalle. « Grâce à des patrouilles robustes, les casques bleus ont pu sécuriser et rassurer les populations », a indiqué le porte-parole, ajoutant que des opérations conjointes MINUSCA-FACA se poursuivent à Bangassou ainsi quau niveau des axes Obo-Mboki, Obo-Bambouti et Obo-Djema.

 

De son côté, le porte-parole de la Police de la Mission, capitaine Franck Gnapié, a annoncé lopération de recherche darmes et de criminels dans le camp de déplacés de PK3, à Bria ainsi que dans un quartier de la ville. « Le 26 septembre, avec lappui de la Force, la Police de la MINUSCA a poursuivi son opération dans les endroits suspects du camp. Deux individus ont été appréhendés et quatre armes artisanales ainsi que cinq couteaux de combat ont été saisis. Les casques bleus ont également fait une descente au quartier Amameu, où des mouvements suspects de groupes armés avaient été signalés. Sur place, cinq hommes ont été appréhendés puis relâchés après vérification », at-t-il dit. Le porte-parole a par ailleurs indiqué que la composante Police avait renforcé les capacités de policiers et de gendarmes centrafricains basés à Bangassou, lors dune formation sur l'utilisation de la force dans les opérations de maintien dordre. 

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook: facebook.com/minusca.unmissions

 

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 20:58
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le projet du budget de l’Etat en 2019 tourne autour de 238 milliards de FCFA

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 2 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, octobre 2018 (RJDH)- La seconde session ordinaire de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen du budget 2019 s’est ouverte lundi 1er octobre 2018 à Bangui. Le projet du budget de 2019 est estimé à plus de 238 milliards de FCFA.

 

La deuxième session de l’année à l’Assemblée nationale sera focalisée sur l’étude du budget de l’année 2019. A la cérémonie du lancement de cette session le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Méckassoua a saisi cette occasion pour féliciter le gouvernement pour le dépôt dans le délai de la loi des finances 2019.

 

«En déposant dans les délais sur le bureau de l’Assemblée Nationale le projet de loi des finances de l’année 2019, le Gouvernement a fait montre d’une célérité exemplaire qui l’honore et je l’en félicite », déclare Abdoul Karim Méckassoua.

 

Selon le président de l’Assemblée nationale, le projet de budget de l’État pour l’année 2019 présente la nomenclature suivante: En Ressources : 238.692.619.000 FCFA soit une augmentation de 8.79% par rapport à l’année précédente. En Charges : 242.961.521.000 FCFA en hausse de 3.09% par rapport à l’année 2018.

 

Pour lui, «Il se dégage un déficit budgétaire global de -4.268.902.000 FCFA et un déficit primaire en pourcentage du PIB de 1.2% en accord avec l’exigence majeure de l’accord FEC relatif au déficit budgétaire».

 

Abdoul Karim Méckassoua a cependant attiré  l’attention du Gouvernement sur quelques points qui doivent être corrigés à l’avenir. Le premier point concerne le projet de loi de règlement de l’exercice précédent qui n’a pas été déposé sur le bureau de la Représentation Nationale lors de la première session ordinaire comme le prévoit l’article 82 dernier alinéa de la Constitution de la République, repris à l’article 71 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale. «Cette situation ne permet pas aux députés de vérifier à posteriori la pertinence des choix budgétaires ni de fonder leur démarche sur le principe de la sincérité budgétaire », fait remarquer le président de l’Assemblée Nationale.

 

Le deuxième point est relatif au Règlement N°12/07-UEAC-186-CM-15 portant cadre de référence de la politique d’endettement public et de gestion de la dette publique qui impose aux États bénéficiaires de l’initiative PPTE de joindre au projet de loi des finances un document de « politique d’endettement » qui expose d’une manière claire les orientations du gouvernement en matière d’endettement. «Force est de constater que le gouvernement n’a toujours pas présenté à l’Assemblée Nationale son document de politique d’endettement alors que notre pays présente un risque élevé d’endettement selon nos partenaires techniques et financiers », relève-t-il.

 

Cette session ouverte en présence du premier ministre, chef du gouvernement, des responsables des institutions républicaines et de l’ensemble des diplomates accrédités en Centrafrique s’étend sur 90 jours et pourra aussi traiter d’autres sujets notamment le vote des lois soumis par le gouvernement.

 

 

Centrafrique : L’Etat perd au moins 56 milliards en 2018 à cause de l’exonération

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 2 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, 02 octobre 2018 (RJDH)–Le président de l’Assemblée nationale, Abdoul Karim Méckassoua, a déploré lors de l’ouverture de la session budgétaire de l’assemblée nationale, le fait que l’exonération fait perdre à l’Etat plusieurs milliards de FCFA par année.  Abdoul Karim Méckassoua invite le gouvernement à plus de vigilance.

 

La Centrafrique est un pays fiscalo-douanier. Elle tire ses ressources des taxes et impôts. Malgré cette situation, l’exonération des produits appartenant aux organisations internationales humanitaires et agences du système des nations-unies, pèse sur l’économie nationale dont la croissance annuelle tourne autour de 5%.

 

L’allégeance du gouvernement à ces organisations fait profiter plusieurs personnalités pour des affaires personnelles. Selon plusieurs observateurs de la vie économique du pays, nombreuses sont des personnalités qui passent par des circuits de certaines organisations internationales pour importer des marchandises destinées à la commercialisation.

 

 «L’on constate que le volume du manque à gagner lié aux exonérations s’élevait à fin juin 2018 à 28,74 milliards de FCFA; cela veut dire que pour peu que l’on fasse une projection pour l’ensemble de l’année 2018 sur la base des données du premier semestre, ce manque à gagner atteindrait la faramineuse somme de 56 milliards. Plus concrètement cela signifie que les exonérations font perdre à l’Etat d’importantes ressources indispensables à sa reconstruction », a déploré le président de l’Assemblée Nationale.

 

Abdoul Karim Méckassoua exhorte le gouvernement à faire en sorte que la lutte contre la fraude, la corruption et l’élimination des taxes parafiscales ainsi que le transfert rapide de toutes les ressources au Compte Unique du Trésor, mais aussi la maîtrise des exonérations puissent se poursuivre inlassablement.

 

 « Ceci doit constituer un motif de préoccupation pour l’Assemblée Nationale, mais aussi pour le Gouvernement qui doit prendre les taureaux par les cornes à travers des mesures correctrices car les exonérations constituent de niches de recettes pour l’Etat « , a relevé Abdoul Karim Méckassoua.

 

Selon nos investigations, les ambassades, les organisations des nations-unies, les forces internationales, les ONGs, les accords de siège et les projets du gouvernement à financement extérieur sont concernés par les exonérations.

 

 

Centrafrique : L’Observatoire Pharos remet mercredi à Bangui le rapport « Justice et priorité aux victimes » au chef de l’Etat

 

PAR RJDH LE 2 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, 2 octobre 2018 (RJDH)—L’Observatoire Pharos remet ce mercredi 3 octobre le rapport intitulé « Justice et priorité aux victimes » au président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera, a appris le RJDH de cette organisation.

 

Après un travail d’enquête et d’études auprès des victimes, l’Observatoire Pharos remet officiellement au Président un rapport définitif de trois ans de travail, accompagné d’une série de recommandations au gouvernement, aux institutions, comme à la société civile.

 

« Des enquêtes, de grande qualité, ont bien été menées par le passé sur certains types de violations des droits humains, comme par exemple le rapport de Human Rights Watch sur les violences sexuelles commises en Centrafrique (2017). Des communiqués de presse ont bien été publiés, appelant à l’impunité zéro et à la justice. Mais jamais les voix des victimes de manière globale, c’est-à-dire les voix de ceux qui se définissent victimes de cette crise, n’ont été portées ainsi, intactes, aux oreilles des décideurs et du public », a confié au RJDH Catherine Bossard, Coordinatrice de projets à l’Observatoire Pharos.

 

Pour elle, c’est ce qui a amené son organisation au mois d’octobre 2017, à former 20 enquêteurs aux méthodes d’écoute pour qu’ils aillent dans les villes de Bangui, Bouar, Kaga-Bandoro, Bria, Bambari et Bangassou. « Ils y ont recueilli plus de 400 témoignages de victimes. Nous avons traduit ces témoignages et les avons décryptés pour formuler 61 recommandations à destination du gouvernement, des parlementaires, des médias et de la société civile », précise Catherine Bossard.

 

« Ce travail d’enquête vise à contribuer au processus de paix et de réconciliation en donnant la parole aux victimes de la crise centrafricaine, dont les voix sont très peu audibles car rarement écoutées et en rappelant l’importance de placer les victimes au cœur de la reconstruction du pays, ce qui commence par le respect de l’engagement pris par M. Touadera de mener une lutte sans merci contre l’impunité », a déclaré Catherine Bossard.

 

Depuis quatre ans, les autorités ont sollicité l’Observatoire Pharos pour mener des activités comme en  2017, où le Président Faustin Archange Touadera a missionné cette organisation pour la conduite de travaux de médiation avec la société civile.

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 16:43

 

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 SEPTEMBRE 2018

 

BANGUI, 29 septembre 2018 (RJDH)—L’état-major des armées a dépêché le mercredi dernier une équipe des forces de défense dans la ville de Paoua. Il s’agit, selon les informations du RJDH, d’un dispositif visant à renforcer la présence des Faca déjà opérationnels dans la région.

 

Ces éléments de forces armées centrafricaines sont déployés à Paoua après une série d’accrochages entre les forces loyalistes et des hommes armés considérés comme des sujets tchadiens. Lundi dernier,  deux réfugiés centrafricains, ont été tués au niveau de la frontière centrafricano-tchadienne.

 

Le renforcement des dispositifs militaires à Paoua a pour objectif, selon une source proche de l’état-major d’étendre les patrouilles militaires et de contrôler la frontière entre les deux pays, « les informations de ces derniers jours montrent qu’il y a des hommes armés qui traversent la frontière et sèment la panique alors qu’avec notre présence, tout était en train d’être calme. Nous voulons bien qu’il y ait plus de Faca sur place pour mieux contrôler la frontière et mettre un terme à ces agissements », explique un cadre militaire qui a souhaité s’exprimer sous l’anonymat.

 

Difficile d’avoir une idée précise sur le nombre des Faca déployés même si certaines sources indépendantes parlent d’une section. Ce qui est certain, le convoi a quitté Bangui dans la journée du mercredi et serait déjà entré dans la ville de Paoua où il a retrouvé les premiers éléments déployés.

 

Paoua est la première ville de la République Centrafricaine à accueillir les forces de défense après le coup d’Etat de la Séléka en mars 2013. Les patrouilles que ces forces ont multiplié dans la région a rassuré les déplacés qui ont à 100% regagné les villages qu’ils avaient fuis à cause de l’insécurité. Du 22 au 23 Août dernier, une mission conjointe gouvernement-organisations humanitaire s’était rendue dans la région pour évaluer les besoins des retournés.

 

 

Centrafrique : Un gendarme retrouvé mort au quartier Doloko dans le 3e arrondissement

 

PAR CARLOS WATOU LE 1 OCTOBRE 2018

 

BANGUI, le 1er Octobre 2018(RJDH)—Un corps sans vie d’un gendarme a été retrouvé hier soir au quartier Doloko situé dans le 3e arrondissement de la ville de  Bangui, a appris le RJDH des parents du disparu.

 

Agé d’une trentaine d’années, le corps du prénommé Cyrille alias Corbo a été retrouvé pendu dans un arbre au quartier Doloko, alors qu’il reviendrait du travail vers 20 heures,  heure locale. Pour le moment, les circonstances de ce décès ne sont pas encore connues.

 

Selon les jeunes qui ont récupéré le corps, « les malfrats se seraient servis de la ceinture de la victime pour la pendre sur un arbre».

 

Le corps de ce dernier a été récupéré par les jeunes de cette localité pour être transféré à la morgue. « Jusqu’à présent, les circonstances de la mort de notre parent sont entourées de nuages », a lâché un parent.

 

Les jeunes du secteur Cattin -plateaux déplorent cet acte qu’ils qualifient de barbare. Aucune information officielle n’est pas encore disponible au moment où nous mettons sous presse cette information.

L’Etat-major renforce les dispositifs militaires à Paoua après plusieurs kidnapping de certains Centrafricains
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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 16:33
Rentrée pastorale archidiocésaine de Bangui : Cardinal Nzapalainga appelle les Centrafricains à la réconciliation

 

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 1 octobre 2018 10:44

 

Quelle que soit leur appartenance religieuse, les Centrafricains doivent transcender les clivages pour s'unir les uns les autres. C'est la substance du message lancé dimanche 30 septembre par Dieudonné Cardinal Nzapalainga, à l'occasion de la clôture de la rentrée pastorale archidiocésain de Bangui. C'était en présence du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et du président de la communauté islamique Centrafricaine (CICA), Imam Oumar Kobine Layama.

 

Malgré la pluie, les fidèles ont participé massivement à la célébration en la Cathédrale Notre Dame de l'Immaculée Conception de Bangui. Une occasion pour le Cardinal de lancer son message de paix et d'apaisement.

 

"Nous sommes dans une maison, dans un pays où nous avons des frères qui ne croient pas en Jésus mort et ressuscité et qui prennent une autre voie. Il est temps pour nous, en tant que croyants, d'engager une relation, un dialogue avec eux pour découvrir qui ils sont. Même si nos voies sont différentes, elles vont toutes vers l'unique Dieu" a expliqué l'archevêque de Bangui, Dieudonné Cardinal Nzapalainga, pour justifier le choix du thème de cette rentrée pastorale : 'l'œcuménisme et le dialogue inter-religieux'

 

L'archevêque de Bangui appelle les Centrafricains à enterrer l'esprit de division pour rebâtir un Centrafrique prospère.

 

"Le nom de Jésus, c'est le nom qui sauve, qui rassemble, qui unit les gens. J'ai interpellé tous ceux qui nous écoutent de faire attention au fanatisme, à l'intégrisme, au replis sur soi, pour nous ouvrir parce que l'esprit de Dieu descend"

 

La clôture de cette rentrée pastorale archidiocésaine de Bangui a permis à cinq (5) prêtres et un (1) diacre d'être ordonnés. L'ordination presbytérale est la première du genre depuis l'élévation de Dieudonné Nzapalainga au rang de Cardinal en novembre 2016 par le Souverain pontife François. 

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 16:12
Bangui : Affaire SODIAC, Théodore Jousso mis en cause par les députés
Bangui : Affaire SODIAC, Théodore Jousso mis en cause par les députés

 

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 1 octobre 2018 10:29

 

Le ministre des Transports Théodore Jousso est mis en cause par les députés de la commission Equipement dans la gestion de la société du développement des infrastructures aéroportuaires de Centrafrique (SODIAC) sous tutelle du ministère des Transports. La vacuité de plusieurs milliards et des enrichissements illégaux sont notés par cette commission.

 

Ce rapport du 22 juin 2018 comportant 28 pages dont Radio Ndeke Luka a eu copie,  révèle un réseau de malversation et de corruption dont le ministre des Transports Théodore Jousso se trouve au centre avec ses collègues de la Justice, Défense et celui de la Sécurité publique y compris son prédécesseur Djoubaye Abazène.

 

À l’origine du rapport la taxe de 20000F payée par passager instituée en 2002 pour combattre le terrorisme, entretenir et équiper l’aéroport Bangui M’Poko. Cette taxe génère en moyenne 1,5 milliard alors que l’aéroport souffre d’un problème d’investissement pour son équipement pointe le rapport qui parle d’utilisation de ce fond à d’autres fins.

 

La loi de finance en cours a identifié cette poche de recette en inscrivant dans la ligne au profit du Trésor public. Cependant le rapport déplore le fait que le ministre Jousso mis en cause ait continué à faire le programme d’emploi entre janvier, février et mars 2018. Première charge de détournement et un échantillon brandi du mois de février avec 53.142.000F repartis entre le ministre cité et ses collaborateurs.

 

Djoubaye Abazène ancien ministre des transports sous la transition est lui aussi cité comme un profiteur du système. Les élus notent 20 millions en faveur du ministre de la Défense alors que ce fond devrait aller dans la caisse du Trésor et les élus d’ajouter que ce système remonte de l’ère Bozizé ancien chef d’Etat Centrafricain.

 

Président du comité national de sûreté aéroportuaire, Théodore Jousso Touche 3 millions de plus, pour un comité qui ne fonctionne pas et ce, en plus d’un million de prime mensuelle perçue. Les élus l’accusent de créer une ligne de 15 millions attribuée à la Défense de la Primature et la Présidence qui selon eux n’ont rien à voir avec la sûreté aéroportuaire.

 

Sur le compte de SODIAC domicilié à Genève en Suisse, les députés soupçonnent la disparition de 4 milliards nonobstant l’achat de 2 véhicules, de matériels inutilisables d’enregistrement à hauteur de 600 millions, financement illégal de bâtiment.  Le ministre a perçu la somme de 10 millions du pot de vin et n’est pas capable de sanctionner le DG intermédiaire avec l’opérateur Alpha Airport.

 

Reçu par deux fois en audition par les élus, le 22 juin 2018, Théodore Jousso n’a pas convaincu les membres de la commission qui s’en remettent à la commission Finance de déclencher le processus d’interpellation de ce dernier. La société civile dans sa déclaration du 26 septembre a engagé le premier ministre à démettre M Jousso ou le suspendre pour permettre à la justice de faire librement ses enquêtes.

 

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 23:42
HOMELIE DU CARDINAL DIEUDONNE NZAPALAINGA

 

 

26ème DIMANCHE T.O. B.

MESSE D'OUVERTURE DE L’ANNÉE PASTORALE 2018-2019

 

(Nb 11, 25-29; Ps 18; Jc 5, 1-6; Mc 9, 38-43.45.47-48)

 

HOMELIE

 

« Puisse tout le peuple du Seigneur devenir un peuple de prophètes »         (Nb 11,29)

 

Excellence Monseigneur le Nonce Apostolique

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Très Honorable Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Honorable Monsieur le Vice-président de l’Assemblée Nationale,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,

Messieurs les Ambassadeurs,

Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,

Honorables députés,

Messieurs les représentants des églises sœurs,

Monsieur le Président de la Communauté Islamique de Centrafrique,

Distingués invités en vos rangs et grades respectifs,

Chers frères dans le sacerdoce,

Chers religieux et religieuses,

Chers frères et sœurs, et vous hommes et femmes de bonne volonté!

«Chrétiens de l’Archidiocèse de Bangui, au nom du Christ dialoguons avec nos frères»

L’année passée, du 25 septembre au 1er octobre, nous nous sommes réunis à la paroisse Notre Dame de Fatima pour la rentrée pastorale autour du thème « La famille comme lieu d’éducation » inspiré par 1 Tm 5,8 qui dit : « Si quelqu’un ne prend pas soin de sa famille, surtout de ceux qui vivent avec lui, il a renié sa foi : il est pire qu’un infidèle ». Le slogan retenu était : « Chrétien de l’Archidiocèse de Bangui –  Debout ! Sois responsable de ta famille ». Sept mois plus tard, il y a eu le drame du 1er mai survenu à Fatima. L’attaque d’une Eglise en pleine célébration eucharistique manifeste les déchirures et la haine au sein de notre grande famille, la nation centrafricaine. Le projet de Dieu pour notre pays ce n’est pas la guerre, mais la paix.

 

Nous venons de passer quatre jours ici à la Cathédrale, pour chercher ensemble le chemin de la paix à travers le thème que nous avons choisi pour la nouvelle année pastorale : «Œcuménisme et Dialogue interreligieux dans un pays de conflits : le cas de la République Centrafricaine ». Notre nouveau slogan est, « Chrétiens de l'archidiocèse de Bangui, au nom du Christ – Dialoguons avec nos frères ». Les recommandations et le questionnaire qui nous seront communiqués, nous donneront les nouvelles orientations pastorales. Aussi, les textes bibliques que nous venons d’écouter cadrent providentielllement avec le thème de l’œcuménisme et le dialogue interreligieux.

 

Chers frères et sœurs, la Parole de Dieu de ce 26ème dimanche du temps ordinaire nous exhorte à entrer dans la dynamique de la liberté et de la générosité de Dieu, apprécier le bien qui se déploie dans l’humanité, accueillir les autres, éviter le scandale, nous mettre au service des plus démunis.

 

La première lecture est un extrait du chapitre onze du livre des Nombres (Nb 11,25-29). Dans ce chapitre, les lamentations du peuple à cause du problème de nourriture (source de sécurité économique et politique), poussent Moïse à se plaindre à Dieu tout en reconnaissant qu’il ne peut plus guider le peuple tout seul. Dieu répond à Moïse et lui demande de choisir Soixante-dix (70) anciens qui vont recevoir une portion de son esprit afin de gouverner le peuple avec lui. Soixante-dix est un nombre symbolique qui exprime la totalité, c’est-à-dire, ce que les soixante-dix reçoivent est pour le bien de tout le peuple. Moïse obéit et choisit les soixante-dix anciens tels que Dieu lui a demandé. Il les convoque à la Tente de la rencontre, un lieu de la présence divine. Dieu descend alors dans la nuée, prend une portion de l’esprit de Moïse et le communique aux anciens. Dès que les anciens reçoivent l’esprit de Moïse qui est l’Esprit de Dieu, ils prophétisent momentanément. En prophétisant, les anciens ne communiquent pas le message de Dieu en forme de parole comme le font les prophètes classiques, mais ils démontrent par leur propre comportement que la force de Dieu est présente et active dans le monde. Les anciens sont prophètes dans le sens de leaders charismatiques choisis par Dieu pour guider son peuple, et dans le sens de témoins de Dieu qui aident le peuple à comprendre que Dieu est avec lui. Le charisme de Moïse est ainsi multiplié. Y a-t-il encore des leaders charistimatiques dans notre pays ? c’est-à-dire des hommes et des femmes qui portent des visions libératrices pour le peuple centrafricain?

Dans cette même première lecture, parmi ceux qui ont reçu l’esprit de Moïse, il y a Eldad et Médad qui ne se sont pas déplacés pour aller à la Tente de la rencontre. Josué qui représente la tendance  au fanatisme, à l’intolérance et au cléricalisme, se sent menacé et s’inquiète à cause de la présence de l’Esprit de Dieu hors de l’espace sacré. Il veut contrôler l’Esprit et ordonne à Moïse de faire taire Eldad et Medad : « Moïse Monseigneur, empêche-les » (Nb 11,28). Moïse répond comme celui sur qui repose l’Esprit de Dieu : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! puisse tout le peuple du Seigneur être prophète, le Seigneur leur donnant son Esprit ! "». Moïse refuse le désir de Josué de contrôler la transmission de l’Esprit aux 70 anciens. Il souhaite que tous les membres du peuple reçoivent l’Esprit de Dieu et soient des prophètes, anciens ou non, dans le camp ou en dehors. Dieu donne avec générosité et à qui il veut. Apprenons donc à discerner, à reconnaître et à apprécier les charismes des autres. Mettons-nous aussi à l’écoute de la voix de Dieu qui résonne en dehors du cercle religieux officiel, à travers nos parents, nos éducateurs, nos collègues, nos frères et sœurs séparés, les adeptes des autres religions…

L’Evangile en Mc 9,33-43c.45-47 s’inscrit dans le cadre des instructions de Jésus à ses disciples. Il donne un enseignement essentiel sur l’œcuménisme. Dès le début, l’apôtre Jean, soucieux des prérogatives de son Maître et du privilège apostolique concernant l’exorcisme dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il nest pas de ceux qui nous suivent ».  C’est une question importante parce que Jésus, qui expulsait lui-même les démons, considère l’exorcisme comme un geste typique de la venue du règne de Dieu. Quand les scribes l’ont accusé d’expulser les démons par la force de Béelzéboul, le prince des démons, il leur a dit : « … Si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous » (Lc 11,20).

Dans l’évangile de ce dimanche, l’apôtre Jean pense que pour utiliser le « nom de Jésus », il faut être dans l’unique groupe des disciples. Mais dans sa réponse, Jésus dénonce l’esprit sectaire : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous ». Par cette réponse, Jésus refuse d’être monopolisé par une classe privilégiée. Il autorise ceux qui ne sont pas très proches de lui à utiliser son nom pour combattre le mal et répandre le bien qui vient de Dieu. Apprenons donc à reconnaitre et accueillir le bien qui vient de Dieu même si les auteurs ne sont pas dans notre Eglise, notre fraternité, notre communauté religieuse…

Que faisons-nous aujourd’hui au nom de Jésus ? À Antioche, les disciples du Christ étaient désignés comme « ceux qui invoquent son Nom » (Ac 9,21). Selon Ac 2,44 ; 4,32-35 vivre « au nom du Christ » c’est avant tout s’aimer les uns les  autres et partager les biens selon les besoins de chacun.

Chers frères et sœurs, dans l’évangile, en employant un langage hyperbolique, Jésus parle de trois membres de notre corps que nous avons en pair : la main, le pied et l’œil. Généralement, la main déploie la force, le pouvoir, la puissance. Le pied exprime la manière d’agir, de se comporter ou de se conduire. L’œil souligne le regard, l’évaluation de la réalité, l’aspiration, le désir. Jésus nous invite à tailler ou arracher les membres de notre corps qui nous entraînent au péché. « Tailler » ou « arracher » signifie supprimer une dimension, aspect de soi, une idée, un désir, un comportement ambigüe qui entrave le dialogue et la paix. Nous avons durant les assises parlé de l’oecuménisme comme la maison commune. Par extension la République centrafricaine est notre maison commune. Hors, certains frères pour des raisons politiques, économiques, ethniques et égoistes y ont fait entrer des mercenaires qui ont remis en cause le vivre ensemble en compliquant le dialogue. Aujourd’hui encore, les groupes armés et ceux qui les soutiennent ont la mainmise sur les biens de notre pays. L’enrichissement excessif et rapide de certains au détriment des autres nous inquiète.

Saint Jacques, dans la deuxième lecture, condamne les riches propriétaires fonciers qui exploitent leurs ouvriers et vivent dans le plaisir et le luxe alors que les autres souffrent dans le dénuement. Au nom de Jésus, apprenons à promouvoir la justice et à être solidaires des plus démunis quelque soit leur appartenance religieuse.

Depuis un certain temps, l’esprit de Caïn qui a tué son frère Abel en Gn 4,1-16 s’est multiplié dans notre pays et a engendré la haine, la désolation, la vengeance, la misère, la division… Certains souhaitent même que cet esprit maléfique se répande partout. Mais l’esprit de Caïn n’a pas pu vaincre l’esprit de Moïse qui est l’Esprit de Dieu.

 

Chers frères et soeurs, tout à l’heure, le charisme diaconal et le charisme sacerdotal qui viennent de l’Esprit de Dieu, vont se multiplier à travers l’ordination d’un diacre, Marcel Jasmin KPONDAYEN et de cinq prêtres, Dieu-béni BANDA BELADE WENDE; Guénolé  FIZOUA-ABDI; Donald NDOUA NOAZI; Jerry Junior YOUANE BEKAKA de l’Archidiocèse de Bangui et  Olivier Leonardo KOZZO de la congrégation des fils de l’Immaculée Conception (appelés Conceptionistes). Mes chers enfants, Dieu lui-même va faire de vous des leaders religieux. Sachez que Moïse n’a pas monopolisé le prestige et le pouvoir pour lui seul. Le charisme que vous allez recevoir n’est pas un bien individuel destiné à élever le niveau de votre prestige personnel. Ce charisme est plutôt le don de Dieu pour l’édification de son peuple dans le monde. Comme vous le savez déjà, vous, les trois prêtres de l’archidiocèse de Bangui, vous êtes nommés dans les diocèses où vous avez fait votre stage diaconal : Abbé Guénolé  FIZOUA-ABDI dans le diocèse de Mbaiki; Abbé Donald NDOUA NOAZI dans le diocèse d'Alindao et  Abbé Jerry Junior YOUANE BEKAKA  dans le diocèse de Bossangoa, tandis que l’Abbé Dieu-béni BANDA BELADE WENDE est envoyé comme économe au Moyen Séminaire Saint Paul de Bangui.

 

Chers frères et sœurs, l'Archidiocèse de Bangui, après presque 125 ans d'évangélisation, envoie ses prêtres en mission. C’est le signe de la vitalité de notre Eglise particulière et de la solidarité entre les Eglises. Allez, mes chers enfants semer la Bonne Nouvelle du salut et allumer la flamme de l’amour dans les cœurs de ceux et celles que vous rencontrerez. Nous serons à vos côtés pour vous accompagner et vous soutenir.   

 

Que le Seigneur arrache en nous l’intolérance, la discrimination, la méfiance, la misère, la colère, la haine, le désir de vengeance. Qu’il sème dans nos cœurs la confiance, la tolérance, la bonté. Que la Vierge, Mère de l’Oubangui, reine de la paix, nous apprenne à dialoguer avec nos frères et sœurs dans l’amour et la vérité.

 

Donnée à la Cathédrale Notre Dame IC, Bangui, 30-09-2018

Dieudonné Cardinal NZAPALAINGA

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