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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:47
Centrafrique : le chaos règne à nouveau après le départ des militaires français

 

 

 

JT 20H - Les lynchages intercommunautaires ont repris un an et demi après le départ des forces françaises du Centrafrique.

 

https://www.lci.fr  26 mai 20:20 –

 

Un an et demi après le départ des militaires français, la situation en Centrafrique est redevenue dramatique. Ces derniers jours, des lynchages ont eu lieu entre chrétiens et musulmans. Le spectre des massacres intercommunautaires de 2013 semble planer de nouveau sur le pays. Par ailleurs, la France est peut-être en train de perdre son influence en Centrafrique au profit d'une autre grande puissance étrangère, la Russie.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 26/05/2018 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 26 mai 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

 

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La plate-forme des confessions religieuses engage le gouvernement à clarifier les relations du pays avec la Russie

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 26 MAI 2018

 

BANGUI, le 26 Mai 2018(RJDH)—La plate-forme des confessions religieuses a  dans un mémorandum remis aux autorités du pays exigé du gouvernement la clarification de sa coopération avec la Russie et le parlement de jouer son rôle conformément à l’article 60 de la Constitution relatif aux conventions et accords avec les Etats et les entreprises. Position exprimée ce 25 Mai à Bangui.

 

Alors que le président centrafricain Faustin Archange Touadera se trouve à Saint Petersburg en Russie où il prend part au forum économique, l’occasion pour la plate-forme décidément touchée par les violences armées contre la paroisse Notre Dame de Fatima et le combat de la semaine dernière à Bambari de recommander au pouvoir public de démocratiser la coopération avec le pays de Vladimir Poutine. Plus loin, cette plate-forme appelle l’Assemblée nationale à jouer son rôle. La Russie est autorisée par la résolution de l’ONU à équiper les forces armées du pays, une autorisation qui consacre le retour de la diplomatie russe devant la scène politique dans le pays depuis l’ère Bokassa.

 

Plusieurs points font l’objet de ce mémorandum remis au Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji entre autre la clarification de la coopération bilatérale entre la République Centrafricaine « il est temps que les autorités du pays clarifient et expliquent aux Centrafricains les en dessous de la coopération avec la Russie, nous exhortons aussi l’Assemblée nationale à jouer son rôle en interpellant le gouvernement pour plus d’éclaircissement à la population sur ce sujet » a lâché Mme  Izamo porte-parole de cette plate-forme avant de demander aux croyants de se mobiliser dans la prière.

 

Le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji a salué l’initiative de la plate-forme «la plate-forme est dans son rôle, nous ne pouvons qu’apprécier cette initiative ; tout ce qui concourt à la paix dans ce pays est la bienvenue pour nous », a indiqué le Premier ministre centrafricain.

 

Le dossier russe est suivi de près à tous les niveaux. L’Ambassadeur de France, Christian Bader a appelé à la transparence dans cette coopération alors que la classe politique reste, quant à elle, divisée sur la question. L’Opposant Crépin Mboli-Goumba voit en cela un pari risqué, alors que Martin Ziguélé voit positivement cette présence en se fondant sur la Résolution de l’ONU qui a autorisé les russes à former les forces armées du pays.

 

 

Centrafrique : Le CICR suspend temporairement ses activités à Bambari après le braquage de l’une de ses résidences

 

PAR RJDH LE 26 MAI 2018

 

BANGUI, 26 mai 2018 (RJDH)—Les activités du Comité International de la Croix Rouge (CICR) a Bambari, au centre du pays, sont suspendues après un braquage de l’une de ses résidences.

 

Le braquage de l’une des résidences du CICR à Bambari a été confirmé par Jessica Bary, coordonnatrice-communication à la représentation de Bangui, «il y a l’une de nos résidences qui effectivement a subi ce braquage», nous a-t-elle confirmé.

 

Une source bien informée jointe depuis Bambari parle d’une opération bien préparée et exécutée avec minutie, «les assaillants ont brisé les murs pour entrer dans la maison où résidaient les cadres du CICR. Ces derniers ont du se cacher dans la salle réservée pour ces genres de situation. C’est là que les assaillants qui étaient armés, sont entrés dans chacune des chambres pour piller. Je crois qu’ils ont emporté beaucoup de choses», confie-t-elle.

 

En réaction, le CICR a suspendu temporairement ses activités sans vouloir renoncer à travailler à Bambari, «il y a une enquête qui est ouverte pour situer les responsabilités mais, pour le moment et de manière temporaire, le CICR a suspendu ses activités à Bambari », confie Jessica Bary.

 

Alors que certaines sources proches de l’organisation parlent d’évacuation de Bambari du personnel expatrié, la coordonnatrice-communication du CICR évoque la relocalisation, «je ne peux parler d’évacuation mais, nous avons fait une relocalisation du personnel », explique-t-elle sans aucune forme de détail.

 

Bambari est l’une des villes centrafricaines où les humanitaires sont fréquemment inquiétés. Cette situation est liée à la présence de plusieurs groupes armés avec de multiples commandements qui sont difficiles à contrôler par les principaux responsables desdits groupes armés.

 

 

Centrafrique : L’Institut Universitaire Paramédical de la Croix Rouge Centrafricaine retrouve un nouveau souffle

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 26 MAI 2018

 

BANGUI, 26 Mai 2018 (RJDH)… L’Institut Universitaire Paramédical de la Croix Rouge Centrafricaine (IUFP-CRCA) a retrouvé un nouveau souffle grâce à l’appui technique de la Croix Rouge Française. Le nouveau site délocalisé dans le 2ème Arrondissement a reçu la visite ce 25 mai des différents partenaires ainsi que des autorités locales du 2ème Arrondissement de Bangui.

 

L’Institut Universitaire Paramédical de la Croix Rouge Centrafricaine (IUFP-CRCA)  a vu le jour en 2010 à la suite d’un partenariat conclu entre la Croix Rouge Française et celle de la Centrafrique. Il avait bénéficié du financement de l’Agence Française de Développement (AFD) pour la construction de ses bâtiments dans le 3ème arrondissement.

 

Antoine Mbao Bogo, président de la Société Nationale de la Croix Rouge, a expliqué que « les récents remous sociaux ayant créé l’insécurité ont conduit à envisager sa délocalisation et son implantation sur le nouveau site provisoirement basé depuis le 19 Mars 2018 à l’ex-école UNESCO située au bord du fleuve Oubangui, ceci grâce à l’appui technique de la Croix Rouge Française avec l’important financement du Ministère français des affaires étrangères à travers le fonds ‘’initiative 5% ‘’ géré par «Expertise France».

 

Les motivations de ce nouvel appui sont justifiables, «nous n’avons jamais cessé de dispenser les cours malgré l’insécurité qui plane sur le pays. Premièrement nous avons été délocalisés et relogés au niveau de l’Université de Bangui mais l’espace était insuffisant pour nos étudiants. C’est cette raison qui a incité nos partenaires à nous appuyer et leur appui a fait que nous avons obtenu les locaux de l’Ecole UNESCO sis dans le 2ème arrondissement, avec l’autorisation du Ministère de l’éducation nationale », a justifié Sylvie Ngoadakpa, Directrice de l’institut.

 

L’appui du gouvernement français vise à soutenir le domaine sanitaire dans le pays selon David Germain Robin, Conseiller à la coopération et à l’action culturelle près l’Ambassade de France à Bangui, «la promotion de la santé et des actions sociales vise à assurer un développement humain durable au profit de la population en général et en particulier des plus vulnérables durement affectées par la crise. Et donc cette formation fait partie des priorités de la coopération française en Centrafrique» a-t-il souligné.

 

L’Institut Universitaire de Formation Paramédicale de la Croix Rouge a été reconnu par le Ministère de la santé publique en 2010. Il a pour but de former des cadres dans le secteur de la santé, des diplômés niveau licence/Master en soins infirmiers et des assistants de santé.

 

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:39
Centrafrique : le casse-tête des contingents de l’ONU
Centrafrique : le casse-tête des contingents de l’ONU
Centrafrique : le casse-tête des contingents de l’ONU
Centrafrique : le casse-tête des contingents de l’ONU

 

 

 

  Par Jeune Afrique avec AFP

 

L'ONU peine à trouver des Casques bleus à envoyer en Centrafrique, pays en conflit depuis 2013 où les violences restent quasi-quotidiennes et où plus d'un quart de la population a dû fuir son domicile.

 

Sur le terrain, la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) tente bon gré mal gré depuis 2014 de prévenir les violences dans des provinces majoritairement contrôlées par les groupes armés, qui se battent pour contrôler les ressources et asseoir leur influence.

 

En octobre 2017, « conscient des difficultés d’une opération de maintien de la paix avec des ressources limitées », le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait demandé un renforcement de la Minusca.

 

Mi-novembre, le Conseil de sécurité avait approuvé l’envoi de 900 Casques bleus supplémentaires pour une mission qui en compte déjà 10.000.

 

Mais six mois plus tard, seuls 400 des 900 Casques bleus promis sont arrivés.

 

Parmi ces « soldats de la paix » supplémentaires, 600 doivent venir du Népal et le reste du Rwanda, selon une source onusienne, qui indique « qu’ils devraient tous être là avant le renouvellement du mandat de la mission » fin 2018.

 

Ces arrivées doivent mettre fin à six mois de pourparlers acharnés pour convaincre des pays membres de l’ONU d’envoyer des troupes en Centrafrique: successivement, ont été contactés le Brésil, le Canada, la Colombie, la Côte d’Ivoire et l’Uruguay. Mais aucune de ces pistes n’a abouti.

 

« Faiblesses majeures »

 

En avril, Abidjan avait bien annoncé une contribution de 450 soldats à la Minusca, mais l’information a été démentie à l’AFP par des sources onusiennes.

 

« Ce n’est pas que personne ne veut aller dans le bourbier centrafricain, c’est que c’est un bourbier qui ne sert à rien », affirme à l’AFP Thierry Vircoulon, spécialiste de la Centrafrique à l’Institut français des relations internationales (IFRI).

 

De son côté, Libreville avait indiqué en mars avoir décidé de retirer ses 444 soldats de la Minusca, à la suite de « problèmes d’équipement et d’abus sexuels », selon un responsable de l’ONU à l’époque. Mais des négociations sont en cours pour que les Gabonais restent. « Leur départ prévu en juin a été reporté au 30 septembre », selon une source onusienne.

 

Elle ajoute que le ministre gabonais de la Défense, Etienne Massard, doit prochainement se rendre au siège de l’ONU à ce sujet. Interrogées par l’AFP, les autorités gabonaises n’ont ni confirmé ni infirmé l’information.

 

En parallèle, des enquêtes ont été lancées au Gabon et à l’ONU concernant les accusations d’abus sexuels ou de vente de munitions à une milice armée.

 

« Comme beaucoup de missions onusiennes, la Minusca présente plusieurs faiblesses majeures. Elle est d’abord sous-dimensionnée et sous-équipée. Face à la multiplication des +points chauds+, la mission est complètement débordée », indiquait dans son dernier rapport paru fin 2017 International Crisis Group (ICG).

 

« Révision de la stratégie »

 

« Le problème fondamental des contingents de Casques bleus (en Centrafrique) n’est pas leur quantité mais leur qualité », estime M. Vircoulon.

Fin 2017, une enquête interne de l’ONU a ainsi recommandé une « révision de la stratégie de protection des civils pour s’assurer que sa réponse opérationnelle soit mieux adaptée ».

 

De nombreuses critiques fusent sur les contingents présents en RCA, ses détracteurs les accusant de « passivité » quand ce n’est pas de « collusion » avec certains groupes armés.

 

Depuis mi 2017, différentes enquêtes internes ont été ouvertes sur des violences avec morts de civils impliquant des soldats des contingents marocain, rwandais, mauritanien.

 

Un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé en juin 2017 après des accusations d’agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus congolais avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

 

Près d’un tiers des cas d’abus sexuels recensés par l’ONU en 2017 au sein de ses 15 missions de paix dans le monde concernait la Minusca.

 

Présente depuis 2014 dans le pays, la mission onusienne – qui a perdu trois soldats tués en opération depuis janvier – a pour principal objectif la protection des civils en Centrafrique.

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:36
Centrafrique: au moins un mort dans de nouvelles violences à Bangui
Centrafrique: au moins un mort dans de nouvelles violences à Bangui

 

 

 

26.05.2018 à 15:00  AFP 

 

Au moins une personne a été tuée et plusieurs blessées dans de nouvelles violences qui ont éclaté vendredi soir et se sont poursuivies pendant la nuit dans le quartier à majorité musulmane du PK5 à Bangui, a appris samedi l'AFP de sources officielles.

 

Vendredi en fin de journée, des membres de l'une des milices dites "d'autodéfense" de ce quartier commerçant ont attaqué le domicile du maire du 3ème arrondissement où se trouve le PK5, Atahirou Balla dodo, selon le ministère centrafricain de l'Intérieur.

 

"J’étais tranquillement dans ma maison, en train de rompre le jeûne (du ramadan) et la grenade est arrivée. La police m’a dit qu’une enquête venait d’être ouverte", a déclaré le maire à l'AFP.

 

Des représailles ont alors immédiatement suivi, faisant un mort et des blessés, selon un responsable de la mosquée Ali Babolo du PK5.

 

Plusieurs des blessés ont été évacués vers le centre de santé Henri Dunant de la Croix-Rouge Centrafricaine situé dans le quartier. Quatre ont ensuite été transférés dans l'hôpital géré par Médecins sans frontières (MSF), dans un autre secteur de Bangui, selon cette organisation.

 

Des échanges de tirs ont été entendus dans le PK5 tout au long le la nuit de vendredi à samedi, selon des habitants du quartier.

 

Samedi matin, les rues du PK5 étaient désertes et les boutiques fermées.

 

Ces nouvelles violences interviennent après celles de mercredi qui, consécutives à l'explosion d'une grenade, avaient fait 12 morts.

 

Un calme relatif était pourtant revenu peu à peu au PK5 depuis quelques jours après des semaines de tension qui avaient bloqué toute activité de ce quartier, poumon économique de la capitale centrafricaine.

 

En avril, une opération de démantèlement des bases des milices du quartier par l'ONU accompagnée des forces de sécurité centrafricaines avait entraîné des combats qui ont fait plusieurs dizaines de morts dans le quartier.

 

Les violences s'étaient ensuite propagées à proximité du PK5, avec en particulier des combats autour d’une église catholique le 1er mai qui avaient fait au moins 24 morts et 170 blessés.

 

Des barricades de fortune avaient dans la foulée été érigées dans plusieurs quartiers de la capitale.

 

Plusieurs marches et des journées "ville morte" ont été organisées en protestation contre les violences à Bangui.

 

La Centrafrique a basculé dans la violence et le chaos en 2013 après le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka pro-musulmane, entraînant la contre-offensive de groupes antibalaka, milices se présentant essentiellement comme chrétiennes.

 

© 2018 AFP

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 16:17
Centrafrique : 133 jeunes ex-combattants intègrent les rangs de l'armée nationale

 

 

 

 

French.xinhuanet.com   2018-05-26 01:25:11

 

BANGUI, 25 mai (Xinhua) -- Cent trente trois jeunes ex-combattants ont effectivement intégré les rangs des Forces armées centrafricaines (FACA) ce vendredi après quatre mois de formation dispensée par la mission européenne de formation des militaires centrafricains (EUTM/RCA), a appris Xinhua auprès de l'unité d'exécution de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).

 

Ces 133 nouveaux soldats, constituant la seconde et dernière vague des ex-combattants ayant opté pour les rangs, sont la résultante du projet pilote DDR lancé par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra le 30 août 2017.

 

Lors de la présentation de ces nouvelles recrues ce vendredi au camp militaire de Kasaï à Bangui, le chef d'état-major général des armées, Ludovic Ngaïféï, a rappelé le message du Président de la République lors de la fin de formation de la première génération : "vous n'appartenez plus aux groupes armés et ne devez plus obéir aux ordres des leaders desdits groupes, vous êtes des soldats appelés à défendre le territoire et le peuple centrafricain".

 

Il a aussi prévenu que quiconque tenterait de déroger au règlement militaire, fondé sur l'ordre et la discipliné, sera purement et simplement rayé du contrôle de l'armée. Il a insisté sur le rôle de déclic qu'a joué l'armée dans le processus de réconciliation au Rwanda après le génocide de 1994 et a suggéré que cet exemple peut être suivi en République centrafricaine.

 

Avec cette nouvelle vague de recrues, l'EUTM/RCA aura déjà, au-delà des bataillons réguliers, 240 soldats issus des rangs des groupes armés grâce au projet pilote DDR d'août dernier. Le même projet a également prévu l'insertion socioéconomique de 240 autres ex-combattants, à travers diverses activités génératrices de revenus.

 

Pour les ex-combattants de la deuxième catégorie, huit sites (localités) ont été retenus pour les réinsertions socioéconomiques. Il s'agit de Bouar et Koui (ouest), Paoua (extrême nord-ouest), Kaga Bandoro, Bambari et Bria (centre), Ndélé (nord) et Birao (extrême nord-est). De nombreuses ONG humanitaires sont disposées à accompagner le processus.

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 00:54

 

 


Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a reçu ce matin en marge du Forum Economique de St Petersbourg M. Jean Yves LE DRIAN, ministre des Affaires Étrangères de la France.


Les questions de la sécurité, de la coopération et de l'initiative Africaine pour la paix étaient au Centre de cette rencontre.

 

Source : Palais Renaissance

LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M. JEAN YVES LE DRIAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA FRANCE
LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M. JEAN YVES LE DRIAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA FRANCE
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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 00:44

 

 

 

Par RFI Publié le 25-05-2018 Modifié le 25-05-2018 à 03:22

 

Depuis mercredi,  Faustin Archange Touadéra est en Russie. Le président centrafricain a été reçu par Vladimir Poutine et participe au Forum économique de St Petersbourg. Depuis 8 mois, la Centrafrique et la Russie se sont engagées dans une coopération d'abord militaire puis politique et désormais économique.

 

En recevant le président centrafricain mercredi 23 mai, Vladimir Poutine a annoncé la couleur. « Nous serons heureux d'envisager divers projets pour renforcer nos relations, en premier lieu dans les domaines économique et humanitaire, y compris dans la formation de personnels », a déclaré le président russe, Faustin Archange Touadéra vantant pour sa part « l'immense potentiel » de son pays.

 

Ce vendredi au forum de Saint-Pétersbourg, le président centrafricain doit participer à une rencontre intitulée « Russie-Afrique ». Parmi les participants, un ministre mozambicain, un commissaire de l'Union africaine, mais surtout de potentiels investisseurs russes : Nordgold, compagnie minière spécialisée dans l'or déjà présente au Burkina Faso et en Guinée, GPB ressources qui opère dans les secteurs des hydrocarbures et des mines, mais aussi des banques d'investissements comme l'Afreximbank.

 

Médiation russe

 

Car bien que le sujet soit tabou à Bangui, les Russes n'ont jamais caché leurs intérêts pour le sous-sol centrafricain. Il en a été question dès la rencontre Lavrov-Touadéra à Sotchi en octobre. Des émissaires russes sont même allés rencontrer les chefs de plusieurs groupes armés du Nord et de l'Est pour essayer d'en discuter. Apparemment sans succès.

 

Pour appuyer leurs prétentions, les Russes jouent la carte humanitaire, notamment à travers la distribution de vivres au PK5 fin avril ou l'envoi du Soudan d'un convoi transportant des hôpitaux en kits à destination du nord de la RCA. Ils se posent aussi en médiateurs, comme là encore au PK5 ou à Kaga-Bandoro quelques jours plus tard.

 

 

Russie-RCA: Tout baigne…

 

Par Perspectives Med  Mai 25, 2018

 

Depuis mercredi,  Faustin Archange Touadéra est en Russie. Le président centrafricain a été reçu par Vladimir Poutine et participe au Forum économique de St Pétersbourg. Depuis 8 mois, la Centrafrique et la Russie se sont engagées dans une coopération d’abord militaire puis politique et désormais économique.

 

En recevant le président centrafricain mercredi 23 mai, Vladimir Poutine a annoncé la couleur. « Nous serons heureux d’envisager divers projets pour renforcer nos relations, en premier lieu dans les domaines économique et humanitaire, y compris dans la formation de personnels », a déclaré le président russe, Faustin Archange Touadéra vantant pour sa part « l’immense potentiel » de son pays.

 

Au forum de Saint-Pétersbourg, le président centrafricain doit participer ce vendredi à une rencontre intitulée « Russie-Afrique ». Parmi les participants, un ministre mozambicain, un commissaire de l’Union africaine, mais surtout de potentiels investisseurs russes : Nordgold, compagnie minière spécialisée dans l’or déjà présente au Burkina Faso et en Guinée, GPB ressources qui opère dans les secteurs des hydrocarbures et des mines, mais aussi des banques d’investissements comme l’Afreximbank.

 

Car bien que le sujet soit tabou à Bangui, les Russes n’ont jamais caché leurs intérêts pour le sous-sol centrafricain. Il en a été question dès la rencontre Lavrov-Touadéra à Sotchi en octobre. Des émissaires russes sont même allés rencontrer les chefs de plusieurs groupes armés du Nord et de l’Est pour essayer d’en discuter. Apparemment sans succès.

 

Pour appuyer leurs prétentions, les Russes jouent la carte humanitaire, notamment à travers la distribution de vivres au PK5 fin avril ou l’envoi du Soudan d’un convoi transportant des hôpitaux en kits à destination du nord de la RCA. Ils se posent aussi en médiateurs…

 

RCA : le président Touadéra en Russie sous le signe du rapprochement économique
RCA : le président Touadéra en Russie sous le signe du rapprochement économique
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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 00:13
Lu pour vous : L’ONU au secours des causes désespérées
Lu pour vous : L’ONU au secours des causes désespérées
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Lu pour vous : L’ONU au secours des causes désespérées
Lu pour vous : L’ONU au secours des causes désespérées

 

 

 

Le Monde | 25.05.2018 à 12h00 • Mis à jour le 25.05.2018 à 13h25 |Par Rémy Ourdan (Bangassou et Bangui, envoyé spécial)

 

La base de Bangassou, en Centrafrique, a perdu 13 soldats de la paix en 2017. A l’occasion de la 70e Journée internationale des casques bleus, « Le Monde » raconte le quotidien de ce fortin isolé, où un bataillon tente de protéger les déplacés musulmans et de désarmer les combattants anti-balakas.

 

C’est un fortin perdu dans la brousse. On pourrait se croire un siècle en arrière tant le contraste est saisissant entre ce « poste avancé de la civilisation » et son environnement immédiat, mêlant violence et misère. Il n’a pourtant pas été construit par des explorateurs, des pionniers, ou des colons. Ce fortin du XXIe siècle, quoique rudimentaire, a été érigé « au milieu de la verte », comme disent les soldats qui y sont basés, par une nouvelle espèce de missionnaires, qui célèbrent, ce 29 mai, les 70 ans de leur création en 1948 : les « soldats de la paix » de l’ONU.

 

« Bienvenue à Bangassou », murmure un officier à béret bleu et au sourire narquois, qui, adossé au capot de son 4 × 4 garé à l’ombre du seul arbre en bordure du tarmac de l’aérodrome, attend la sortie des quinze passagers et la fin du déchargement de l’hélicoptère blanc siglé « UN ». Il n’y a ici, par avion ou hélicoptère, que deux rotations aériennes par semaine avec Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Assises au bord de la piste en terre rouge, des enfants dans les bras, des villageoises ont marché des heures pour venir vendre ananas et bananes. « Mille francs ? ! Trop cher ! », s’exclame un casque bleu, en éclatant de rire et en tendant un billet de 500 francs CFA (0,75 euro). La femme ne répond rien ; elle accepte le billet. Le soldat étranger, visiblement content de lui, repart avec ses ananas.

 

« Toi qui restes dans cet enfer ! »

 

L’hélicoptère embarque ses passagers, soldats et agents de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) – l’ONU n’est pas seulement adepte des sigles à rallonge mais souvent aussi d’intitulés un tantinet obscurs – partant en permission. Ils semblent ravis de quitter Bangassou pour quelques jours. Ils donnent l’accolade à ceux qui restent là, avec un air qui semble dire : « Mon pauvre, toi qui restes dans cet enfer ! »

 

Des pilotes russes en tenue couleur sable, qui presque partout dans le monde assurent les vols onusiens, vérifient une dernière fois que les pales du rotor de l’hélicoptère n’ont pas été abîmées lors du vol aller, et que le plein de carburant a été fait. Le MI-8 décolle. En quelques minutes, les 4 × 4 et blindés blancs quittent l’aérodrome, déserté jusqu’au prochain vol. Protégés par des tireurs postés aux tourelles, armes pointées vers la jungle, ils roulent rapidement jusqu’à la base. La barrière du fortin se referme. Le poste est de nouveau coupé du monde.

 

Depuis 1948, le département des opérations de maintien de la paix (DPKO) de l’Organisation des Nations unies envoie des peacekeepers (soldats et civils) à travers le monde. Depuis soixante-dix ans, l’ONU missionne ses hommes, ainsi que tous ceux que les Etats veulent bien lui allouer, au chevet d’une planète tourmentée. Il y a eu 71 opérations de maintien de la paix, déployées dans 120 pays, depuis la création de l’ONU. Actuellement, ils sont un peu plus de 100 000 actifs au sein de 14 missions. La première de l’histoire de l’ONU, envoyée en mai 1948 observer le cessez-le-feu entre Israël et les pays arabes, a toujours un bureau à Jérusalem, ce qui fait d’elle la plus ancienne en activité. La plus récente a été déployée en Haïti, en octobre 2017, avec un mandat de soutien aux institutions policières, judiciaires et ­carcérales du pays.

 

Le plus de violences

 

Parmi les 14 opérations en cours dans le monde, les missions les plus difficiles du moment sont en Afrique, par ordre d’ancienneté : en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, au Mali et en République centrafricaine. C’est là que l’ONU subit le plus de violences.

 

La liste de ces quatre pays en guerre est d’ailleurs symptomatique du problème originel des missions de maintien de la paix : on envoie des casques bleus maintenir une paix qui n’existe pas. Le Conseil de sécurité définit un mandat – parfois pertinent, parfois inadapté –, puis c’est au secrétaire général de l’ONU, soit, depuis le 1er janvier 2017, l’ex-premier ministre portugais Antonio Guterres, au chef du DPKO, actuellement le diplomate français Jean-Pierre Lacroix, et aux missions sur le terrain de se débrouiller pour parvenir à la paix ou, du moins, pour limiter les violences.

 

Dans l’histoire des 71 missions de paix de l’ONU, 3 326 peacekeepers sont morts. En 2017, le fortin de Bangassou a perdu 13 « soldats de la paix » : neuf Marocains et quatre Cambodgiens. C’est notamment pour cette raison qu’Antonio Guterres y avait effectué, en octobre 2017, son premier voyage de secrétaire général de l’ONU en terre de conflit. Il y avait célébré un anniversaire, la 70e « Journée des Nations unies », et rendu hommage à la fois aux casques bleus déployés dans le monde et aux morts de Bangassou. C’est aussi la raison pour laquelle Le Monde a choisi, pour cette 70e« Journée internationale des casques bleus », de raconter la vie dans ce fortin du bout du monde.

 

Il y a deux chefs dans cette base de l’ONU, comme dans toutes les missions. Le chef civil, chargé de la politique, de l’humanitaire, des droits de l’homme : Rosevel Pierre-Louis, un Haïtien basé au Kenya, en mission en Centrafrique depuis trois ans, et à Bangassou depuis six mois, qui dirige une poignée de civils venus du monde entier. Et le chef militaire : le colonel Mohamed Boungab, un Marocain basé à Marrakech, qui a pris le commandement de la base de Bangassou depuis un an. En appui de son bataillon marocain de 350 hommes, il a sous ses ordres des unités de combat rwandaise et gabonaise, et une unité de génie cambodgienne. Et il y a la police de l’ONU : le chef d’escadron de gendarmerie français Frédéric Coppin dirige six officiers, et une unité, elle aussi rwandaise. C’est la planète onusienne de Bangassou.

 

La mission est simple : s’interposer et veiller à la paix entre les communautés chrétienne et musulmane qui se déchirent depuis cinq ans en Centrafrique. A Bangassou en l’occurrence, ce sont les chrétiens qui sont majoritaires, et leurs milices « anti-balakas » qui sont susceptibles d’ensanglanter la région. L’ONU est donc là en priorité pour protéger la population musulmane, réfugiée et assiégée au petit séminaire, à côté de la cathédrale Saint-Pierre Claver. Dans les régions centrafricaines contrôlées par les rebelles musulmans de l’ex-Séléka, c’est l’inverse : l’ONU y protège les communautés chrétiennes.

 

Maintenir une paix qui n’existe pas

 

Simple en théorie, la mission est aussi impossible : s’il est relativement aisé de protéger le site du petit séminaire, rien n’indique que M. Pierre-Louis et le général Boungab aient la moindre chance de ramener – et encore moins de maintenir – une paix qui n’existe pas.

 

Antonio Guterres l’avait d’ailleurs reconnu lors de sa visite : « Vous tentez de protéger des civils avec un mandat de maintien de la paix, sans que la paix existe. » Créée en avril 2014 pour prendre le relais de l’opération militaire française « Sangaris », la Minusca a pour mandat de « protéger les civils », de « soutenir le processus de transition » – une expression diplomatique qui reconnaît pudiquement que, si la mission de l’ONU peut s’appuyer sur un gouvernement élu, les fauteurs de guerre n’ont pas désarmé –, de « faciliter l’assistance humanitaire », de « promouvoir les droits de l’homme », de « soutenir la justice et l’état de droit », et enfin de « désarmer, démobiliser, et réintégrer » les combattants dans l’armée nationale et dans la société.

 

Au-delà de l’inadaptation du mandat – ce qui arrive forcément à chaque fois qu’une opération de paix n’est pas précédée d’un accord de paix –, ce qui frappe est à quel point les casques bleus de l’ONU sont critiqués, voire haïs. C’est une sorte de constante des opérations des Nations unies, observée de la guerre de Bosnie, il y a vingt-cinq ans, aux missions actuelles. Le degré d’animosité déclenché par des hommes qui ne sont ni des colonisateurs, ni des ennemis, qui sont un peu envahissants mais pas envahisseurs, est irrationnel. Ils sont là, mandat adapté à la situation ou non, pour aider, même si certains achètent leurs ananas à moitié prix. Or, très vite, ils ont presque autant d’ennemis parmi la population que parmi les combattants.

 

Le jour où les « anti-balakas » ont attaqué la ­mosquée

 

Au petit séminaire, où l’évêque espagnol de la cathédrale Saint-Pierre Claver accueille depuis un an les musulmans de Bangassou après l’attaque de leur quartier de Tokoyo, les relations sont bonnes entre les réfugiés et les 65 casques bleus qui y sont postés en permanence. De sa tente de commandement, un capitaine marocain veille sur les sept postes de contrôle érigés autour du camp et sur les trois blindés qui surveillent les accès.

 

On ne peut toutefois pas dire que le respect pour l’ONU soit particulièrement ardent. Il faut dire que la communauté musulmane n’a pas oublié le péché originel : alors que la ­Minusca avait déployé une unité depuis deux ans à Bangassou, bourgade alors étonnement calme du sud-est de la Centrafrique, les ­casques bleus ont soudainement disparu le jour où les « anti-balakas » ont attaqué la ­mosquée. La tuerie a été terrible (entre 26 morts selon l’ONU et 115 selon la Croix-Rouge centrafricaine).

 

Personne, dans le monde de l’ONU, ne songe à blâmer le capitaine marocain qui, ce jour-là, a failli à sa mission de protection des civils. Mis en condition, si l’on peut dire, par une embuscade, quelques jours plus tôt, lors de ­laquelle cinq casques bleus avaient été tués – « C’était horrible, mes hommes ont été découpés à la machette », se souvient le lieutenant-colonel Ngoeuy Nong, qui commande l’unité cambodgienne –, l’officier marocain a pris la décision de quitter la mosquée et de se replier dans le fortin. La première mission des casques bleus, partout dans le monde, est d’abord de se protéger eux-mêmes. Le temps que la Minusca envoie, deux jours plus tard, une unité de forces spéciales portugaises transférer la population terrorisée de la mosquée au petit séminaire, beaucoup étaient morts.

 

Le colonel Mohamed Boungab qui, à cette période, n’était pas encore arrivé, défend son bataillon. « Le capitaine avait été averti qu’une autre attaque visait la base. Sa mission était d’abord de protéger l’équipe de l’ONU. Et il y avait très peu de soldats à l’époque, seulement deux sections… » De toute façon, même s’il n’hésite pas à autoriser l’ouverture du feu en cas d’attaque directe contre ses hommes, l’officier d’infanterie ne croit guère à l’usage de la force dans ce type de mission : « Imposer la paix, désarmer les combattants, ce sont des paroles et ça fait joli dans les textes, mais sur le terrain c’est différent. Nous ne faisons pas face à une force militaire traditionnelle. Les “anti-balakas” sont habillés en civil et mélangés à la population, il faut en tenir compte. »

 

Au son de la trompette

 

A part la protection des réfugiés du petit séminaire, presque toute l’énergie des casques bleus est consacrée, en cette semaine d’avril comme toutes les semaines de l’année, à la vie du fortin. A 7 heures du matin, lever des couleurs : les soldats marocains se réunissent autour du drapeau, au son de la trompette. Pendant que le colonel va boire son café sous la tente où le rejoint un peu plus tard le chef des opérations, et qu’ils vérifient une dernière fois les missions prévues pour la journée, les officiers vont au mess boire le thé. Le prévôt du bataillon, le capitaine Idriss de la gendarmerie royale, arrive avec son huile d’olive, « bio » précise-t-il, « des oliviers de mes grands-parents », dans laquelle on trempe l’excellent pain cuit sur place par le cuisto, également ­célébré pour son couscous du vendredi midi, après la grande prière hebdomadaire.

 

Puis c’est l’heure d’aller à la rivière. Chaque jour, des unités de 24 soldats se relaient pour accompagner les cinq camions-citernes qui vont pomper l’eau de la rivière Mbomou, qui sépare ici la Centrafrique de la RDC. Au fortin, l’eau sert non seulement à la logistique et aux sanitaires, mais aussi, après avoir été filtrée, à la consommation de chacun. La route entre le fort et la rivière est donc une ligne de survie indispensable. D’ailleurs les soldats renforcent leur dispositif en construisant un poste avancé au bord de la Mbomou. Une pelleteuse achève de combler des talus ; des postes de garde sont érigés. Un blindé et 42 soldats y seront bientôt stationnés jour et nuit.

 

Au fort, une unité de police rentre de patrouille. Le « chef de bureau » Rosevel Pierre-Louis part en tournée, au petit séminaire, puis à une réunion avec les notables de Bangassou. Au programme de la semaine : demander aux élus, aux fonctionnaires et aux chefs de la communauté chrétienne de convaincre les « anti-balakas » de commencer à déposer les armes. Un salaire et une formation professionnelle leur sont proposés par l’ONU, en échange de leur fusil.

 

Le soir, sous la protection de quarante sentinelles, réparties dans treize postes de garde et miradors, la vie dans le fortin s’arrête tôt. Les officiers et les civils de l’ONU rejoignent leurs conteneurs climatisés, et les soldats leurs tentes. Cette semaine-là, il y a quand même deux occasions de se réunir : l’anniversaire du commandant Coppin, autour de quelques bières et au son de chansons centrafricaines, puis pour le Nouvel An khmer, soigneusement préparé par le lieutenant-colonel Ngoeuy Nong, qui a fait venir par avion onusien crevettes, viandes et légumes cambodgiens, ainsi que des bouteilles d’alcool. (à suivre...)

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 00:00
Lu pour vous : L’ONU au secours des causes désespérées (suite et fin)
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Réticents à utiliser la force

 

Presque tous ces hommes sont des habitués des missions de l’ONU. Le colonel Boungab garde un excellent souvenir de l’opération en Côte d’Ivoire. Le commandant Coppin parle de sa femme haïtienne, rencontrée lors d’une mission onusienne, et qui l’attend à Perpignan. Après Port-au-Prince, puis l’Afghanistan, le Liberia et le Mali, il pense que la Centrafrique sera peut-être sa dernière mission avant de prendre un poste en France. Le lieutenant-colonel Ngoeuy Nong, qui semble ne plus bien savoir s’il est arrivé il y deux ou trois ans et ne prévoit aucune date de retour au Cambodge, est le plus acharné à vouloir enchaîner les missions et rester longtemps sur le terrain. Il raconte avec tendresse le Liban, le Soudan, le Mali, et ne prend presque jamais de permission. « C’est dur ici, dit-il. Mes hommes sont plus sereins quand je suis là… »

 

C’est dur, effectivement. Rosevel Pierre-Louis, qui reconnaît que « Bangassou est un endroit très difficile », raconte que « les groupes armés cherchent un drapeau “UN” n’importe où, pour nous attaquer »« Il y a deux problèmes. Premièrement, le climat d’impunité : aucun Etat, aucune autorité ne les rend responsables de leurs actes. L’appareil judiciaire est inexistant. Deuxièmement, notre réticence à utiliser la force, le fait que nous ne pratiquions que l’autodéfense : ils savent que nous allons réfléchir cinq fois avant de répliquer, que nous ne sommes pas ici pour faire la guerre. »

 

Le chef politique du fortin déplore que les casques bleus ne soient pas un peu plus « guerriers ». « Il faudrait un mandat plus robuste. Nous devrions pouvoir attaquer des hommes armés avant qu’ils attaquent des civils. Ils veulent le chaos et l’extermination des musulmans, et il n’y a que nous pour nous y opposer. »

 

Mandat plus interventionniste

 

La question d’un mandat plus interventionniste fait souvent débat de Bangui à New York. A Bangassou, le colonel Boungab ne partage pas ce point de vue. « Les opérations hasardeuses peuvent envenimer la situation, plutôt que régler le problème », pense-t-il. Même s’il s’énerve parfois des lenteurs et tergiversations des civils de l’ONU, l’officier marocain est un partisan du dialogue. Il est réticent à engager sa troupe dans des actions militaires classiques.

 

Le colonel prend pour exemple l’opération menée, cette semaine-là, à Bangui, contre un chef de gang du quartier musulman de PK5, le « général Force ». Echouant à l’arrêter, les soldats de la Minusca ont fait face à des heures d’émeutes puis de combats. Ils ont dû tuer un certain nombre de jeunes combattants, et ont perdu des casques bleus. L’opération s’est soldée par un fiasco, et le climat s’est nettement détérioré pour les « soldats de la paix ».

 

A Bangui, le commandant militaire de la Minusca, le général sénégalais Balla Keita, lui aussi vétéran des missions de l’ONU (Darfour, RDC, Liberia) dresse, sans fard, un constat des limites de l’action d’une force onusienne. « On maintient le malade centrafricain en vie le temps que les bons docteurs de la diplomatie et de la politique fassent la paix. Nous sommes les seuls à pouvoir maintenir en vie des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes… »

 

« L’histoire d’un mandat plus robuste est un piège, pense le général Keita. Nous sommes entre deux belligérants, dont chacun pense que nous devons mener sa guerre. Chacun croit que l’ONU n’est pas la solution, car nous ne l’aidons pas à anéantir son ennemi. » Il a le même sentiment que le colonel Boungab à Bangassou, lorsqu’il se décrit comme étant « entre le marteau et l’enclume ».

 

Le commandant de la force de l’ONU, constatant que « l’imposition de la paix par les armes, ça ne marche pas », pense qu’il faut, au contraire, « être beaucoup plus teigneux dans le processus politique ». Il admet, cela dit, des faiblesses intrinsèques à l’organisation interne des Nations unies : « On n’est pas bons ! Pour un militaire, il est difficile de mener des opérations en dépendant de toute cette bureaucratie. On ne mène pas une guerre avec des administrateurs et des bureaucrates. »

 

Le chef politique de la Minusca, représentant du secrétaire général de l’ONU à Bangui, Parfait Onanga-Anyanga, connaît par cœur tous ces débats. Il lance « un plaidoyer pour le temps »« Nous sommes dans un pays où il n’y aura pas de solution militaire, pas de victoire militaire d’un camp sur l’autre, mais où le maintien de la paix n’est jamais acquis, pense le diplomate gabonais de l’ONU. Nous sommes au fond du trou ici ! En cinquante-sept années d’indépendance de la Centrafrique, il y a eu quarante-sept ans d’instabilité. Il faut tout reconstruire. Il faut remettre un Etat sur pied. La seule chose que nous pouvons faire, c’est de porter ce rêve de reconstruction de la Centrafrique, qui doit ensuite être réalisée par les Centrafricains eux-mêmes. Nous sommes face à une nation traumatisée, à laquelle il faut donner du temps. »

 

Une tête coupée en trophée

 

A Bangassou, des « anti-balakas » se sont récemment manifestés près du camp de réfugiés musulmans ; en réaction, des jeunes du petit séminaire ont capturé un combattant chrétien en allant couper du bois dans la jungle voisine, l’ont tué, et ont rapporté sa tête coupée au camp, en trophée. Autant dire que Rosevel Pierre-Louis n’a guère apprécié l’épisode, dont il craignait qu’il fiche en l’air des semaines, voire des mois de discussions. L’officier marocain qui, en tournant son doigt sur sa tempe pour mimer la folie, raconte l’histoire, sourit tristement : « L’immense majorité veut vivre en paix, mais certains veulent la destruction de l’autre communauté. » Et il utilise alors la même expression que son colonel pour évoquer des casques bleus pris « entre le marteau et l’enclume ».

 

Au fortin, l’heure est pourtant exceptionnellement à l’optimisme. A la suite d’une visite de bons offices, quelques jours auparavant, du cardinal de Bangui, monseigneur Dieudonné Nzapalainga, en duo avec son ami l’imam Omar Kobine Layama, des « anti-balakas » songeraient à rendre les armes dans le cadre du programme onusien « Désarmement, démobilisation, réintégration » (DDR). La région bruisse de rumeurs. Des discussions discrètes ont lieu. Et puis, après avoir fixé aux combattants un jour de rendez-vous sans trop y croire, le commandant Coppin annonce un matin : « Ils arrivent ! Ils sont nombreux, je vais envoyer des renforts à l’entrée de la base. »

 

Devant la barrière du fortin, tenue par une compagnie de sécurité privée sous l’œil des casques bleus postés dans les miradors, ils arrivent en effet, à dix, puis vingt, cinquante, cent jeunes armés de fusils artisanaux. Ils vont toucher 25 000 francs CFA (38 euros) et obtenir un stage de formation professionnelle en échange de leur arme. L’agent onusien, qui les reçoit cinq par cinq, leur demande s’ils préfèrent la maçonnerie, la menuiserie, la mécanique. Il y a aussi une formation de couturière pour les jeunes combattantes. Les Nations unies, décidément, pensent à tout.

 

« L’ONU, C’EST VRAIMENT LE CIRQUE, ET RIEN NE DIT QU’ON VA RÉUSSIR… POURTANT, CE SERAIT TELLEMENT PIRE SANS NOUS »

 

Un gars aux biceps saillants, Ray-Ban de contrebande sur le nez, arrive avec deux fusils et demande s’il peut toucher une double prime. C’est non. Alors il repart, et attend d’être rejoint par une amoureuse appelée à la rescousse. Derrière un bosquet, en deux minutes, il montre à la jeune fille, qui à l’évidence n’est pas plus combattante que lui n’est curé, comment monter et démonter l’arme. Puis ils reviennent à deux, tout sourire, signer le formulaire du DDR et repartent avec leurs 50 000 CFA (76 euros).

 

Nul ne sait si mademoiselle deviendra couturière, si monsieur ira bien aux cours de mécanique, ou s’il a de toute façon un troisième fusil en réserve pour continuer le combat, mais pendant que certains agents de l’ONU se réjouissent de l’affluence, un officier marocain grommelle : « C’est une mascarade. Cela permet aux chefs de l’ONU d’envoyer de beaux rapports à New York, de justifier tout l’argent qu’on dépense ici et de se mettre en valeur, mais ce programme est une connerie. Les armes artisanales comme ça, ces gars-là les fabriquent en une heure avec un tuyau et deux bouts de bois. »

 

Et ainsi va la vie au fortin de Bangassou… Un autre matin, un officier a à peine fini de manger son œuf dur avec le pain trempé dans l’huile d’olive qu’il se tape la main sur le front : « Merde ! C’est le truc des Rwandais aujourd’hui, il faut y aller ! » Le « truc » des Rwandais, c’est la commémoration du génocide des Tutsi, exterminés en 1994. Une bâche a été tendue entre deux camions blancs. « Mémoire, reconstruction, vie »est-il écrit en lettres vertes.

 

Le Rwanda, un épisode noir

 

S’il existe, parmi les multiples pages sombres des missions de l’ONU dans le monde, un épisode noir par excellence, c’est bien celui de Kigali. A l’époque, le général canadien Roméo Dallaire et les casques bleus belges n’avaient pas tiré une seule balle pour défendre les Tutsi. Le commandant Steven Semwaga, qui commande depuis un mois l’unité rwandaise à Bangassou, affirme que, pour leur part, les soldats rwandais « sont prêts à mourir pour défendre des civils et accomplir cette mission »« Nous, on n’a pas peur de combattre, dit-il d’une voix douce, mais avec un regard qui ne laisse guère de doute sur sa détermination de soldat. Notre armée l’a d’ailleurs prouvé, au Congo, au ­Soudan, au Mali. »

 

L’aide de camp du commandant Semwaga lui sert un café. Si l’huile d’olive est « marocaine » et les crevettes « cambodgiennes », le café est évidemment « rwandais », et ne pourrait venir de nulle part ailleurs – l’ONU vit en autarcie et, à part pour l’eau de rivière, ne consomme rien venant de la région.

 

L’officier constate que les Centrafricains rencontrés en ville ne le questionnent guère sur l’expérience rwandaise. « Ils ne connaissent pas l’histoire du génocide. Ils sont peu éduqués ici… Pourtant j’en parlerais volontiers avec eux. Je leur raconterais comment le Rwanda a surmonté cette tragédie. » La discussion sur le génocide continue. On sent qu’il ne comprend pas l’inaction onusienne face à l’extermination des siens. Le commandant parle du livre de souvenirs et de regrets du général DallaireJ’ai serré la main du diable« Vous l’avez lu ? On m’en a souvent parlé. Je crois que je vais finir par le lire ici… »

 

Le matin suivant, une colonne part vers l’aérodrome. C’est le jour de la rotation aérienne. La vendeuse d’ananas et de bananes est là. Avec une heure de retard, l’hélicoptère blanc arrive et débarque ses passagers. Certains ont la mine déconfite de ceux qui rentrent de permission. Un officier prend des nouvelles : « Alors, c’est vrai ce qu’on dit à Bangui, ils déposent les armes ? » Son camarade confirme la scène de désarmement, et ajoute : « On verra, tu sais… Ils n’ont rendu que des vieilles pétoires. »

 

Puis ils partent dans leurs 4 x 4 vers la base, dans un nuage de poussière. « Franchement, parfois je ne sais pas très bien ce que je fais là… confie un officier. Même si c’est l’enfer cet endroit, c’est une aventure intéressante, c’est sûr. Mais bon, l’ONU c’est vraiment le cirque, et rien ne dit qu’on va réussir. » Il réfléchit puis, dans un murmure, glisse que « pourtant, ce serait tellement pire sans nous… » Et il repart pour des semaines, des mois, s’enfermer dans le fortin.

 

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 23:58

 

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 MAI 2018

 

 

BANGUI, 25 Mai 2018 (RJDH) La rencontre Touadéra-Poutine et les événements de km5 font la une des journaux à Bangui.

 

Le confident met à la une, l’image du président Touadéra et son homologue russe, les deux présidents entourés des drapeaux de leurs pays respectifs. Cette image renvoie à l’article, « les temps forts de la rencontre entre Vladimir Poutine et Faustin Archange Touadéra ». Nos confrères considèrent la visite en Russie du chef de l’Etat et sa rencontre avec son homologue comme des victoires diplomatiques. Le Confident est ferme sur un point : la République Centrafricaine attend beaucoup de cette rencontre et au journal de rassurer, « il y aura beaucoup de retombées après cette visite surtout en terme d’aide militaire ».

 

Le rapprochement Russie-RCA est un tournant dans l’approche du chef de l’Etat, selon l’Agora qui défend la dynamique du président centrafricain qui, face à la montée des violences, est contraint d’aller chercher des solutions. Se fondant sur les derniers évènements de km5, nos confrères de l’Agora estiment que Touadéra est obligé « de changer de fusil d’épaule ».

 

Dossier km5

 

Environs 10 morts, c’est le bilan que nos confrères de Adrénaline Info font des affrontements intervenus le 23 mai dernier au km5 et ses environs. Ces actes, Adrénaline Info les qualifie de terroristes avant de s’interroger sur l’identité de ceux à qui ils profitent. Le journal accuse ceux qu’il appelle des mercenaires étrangers de maintenir les violences dans les 3ème et 5èmearrondissements pour garder la main sur le circuit économique très avantageux dans ces secteurs.

 

Mercenaires étrangers, c’est aussi le nom que le journal l’Agora donne aux auteurs des violences au km5. Contrairement à Adrénaline Info, l’Agora parle de 12 morts qui font suite à l’explosion d’une grenade.

 

« Le km5 continue de saigner », c’est un titre du journal Le confident dans lequel, nos confrères font un bilan de 12 morts et plusieurs maisons incendiées. La plume de nos confrères du journal le confident laisse entrevoir une certaine exaspération par rapport à la persistance de la violence dans cette partie de la capitale. La solution selon le confident n’est plus le dialogue. Nos confrères tablent sur l’organisation conjointe d’une opération forte Minusca-gouvernement afin de contraindre ceux qu’ils appellent « les fausseurs de violence » à rentrer dans la République.

 

Toujours questions sécuritaire dans les colonnes du journal le confident. Le journal évoque le cas du village Zila où les auto-défenses, selon ce titre,  font la loi. Le journal prend le cas d’un Monsieur torturé par ces auto-défenses qui utilisent la justice populaire comme arme et loi du village.

 

Adrénaline info a publié ce matin un article sur la ville de Bouca précisément le village Marazet où selon nos confrères est sous tension depuis l’assassinat de deux chef Antibalaka qui faisaient les éclaireurs dans ce village sous contrôle des combattants de l’UPC. Nos confrères craignent des risques réels d’affrontements entre les deux groupes armés.

 

Nous terminons cette revue de presse avec la campagne de sensibilisation initiée par des groupes rebelles centre du pays. Dans un article d’enquête, le Confident fait savoir que cette initiative vient des leaders de groupes armés nommés ministres et conseillers au palais. Il s’agit, selon l’auteur de cette investigation, d’un projet dont l’objectif est de faire croire au pouvoir de Bangui la volonté du FPRC, RPRC et UPC dont les cadres sont nommés, de faire la paix, histoire de converser leur fauteuil qui vacille.

Centrafrique : Le tête à tête Touadéra-Poutine et les derniers combats du km5 préoccupent la presse écrite nationale
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