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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 15:33

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  lundi 27 juillet 2015 13:06

 

Le secteur des transports à Bangui a connu une nette paralysie ce 27 juillet 2015. A l'origine, un arrêt de travail d'une journée décidée par le Syndicat des Conducteurs et Receveurs de Taxis et Bus (SCRTB).


Les conducteurs entendent ainsi protester contre ce qu'ils considèrent comme les « contrôles abusifs d'éléments de la police et de la gendarmerie centrafricaines » sur les différentes artères de la Capitale. Ce mouvement de mécontentement qui a été très suivi par les conducteurs de taxi et bus a débouché sur l'ouverture des négociations avec le Directeur général de la police nationale, Alphonse Mombeka.


Au sortir des négociations, le Directeur général de la Police centrafricaine annonce la reprise immédiate des activités des conducteurs de taxis et bus. « Nous avons trouvé un compromis avec le Syndicat des conducteurs de taxis et bus. Ils ont accepté de reprendre immédiatement le travail en attendant que le ministre de tutelle, qui n'est pas en place, puisse revenir afin que nous puissions débattre de leurs revendications ».


Alphonse Mombeka précise par ailleurs que les contrôles de sécurité – dans le contexte actuel, ont leurs raisons d'être. « Nous traversons une situation très difficile et  les contrôles qui sont installés sur les artères de Bangui sont des contrôles de sécurité. C'est d'ailleurs lors de ces contrôles de sécurité que cette arme AK 52 avec 76 munitions ont été récupérés à bord d'un taxi aux environs de 18 heures ».


Cependant, du côté du syndicat des Conducteurs et Receveurs de Taxis et Bus, la reprise ne se fera que ce mardi, 28 juillet 2015 comme l'a recommandé la base. « Effectivement, nous nous sommes entendus avec le DG de la Police mais des débats que nous avions eus avec la base à la bourse de travail, il ressort le fait que nous allons tout simplement demander aux camarades de rentrer chez eux, se reposer et ne rependre le travail que le mardi », a déclaré René Pierre Sokambi, Secrétaire Général dudit syndicat donne.


 Toutefois, prévient-il, un préavis de grève sera déposé sur la table du gouvernement centrafricain avec comme revendication principale, les multiples tracasseries dont ils sont « victimes » . « En ce qui concerne le préavis de grève, si on ne le dépose pas ce mardi, on le fera mercredi », ajoute René Pierre Sokambi.

Taxis et bus en grève, difficultés de transport à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 01:03

 


 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-26 22:47:14  M. Gilles Gilbert Grezenguet a été élu, samedi, président du Comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA) en remplacement de M. Jacob Gbéti qui a passé plus de 28 ans à la tête de cette instance.


Ancien secrétaire du CNOSCA, M. Grezenguet a été élu par 25 voix contre 19 à  son challenger Yvon Kamach, lors d'une assemblée générale supervisée par deux émissaires du Comité international olympique (CIO) et de l'Association des Comités nationaux olympiques africains (ACNOA).


Le secrétariat général a échu à  M. Anicet Clément Guiama, secrétaire général adjoint dans le bureau sortant,


Le président de la Fédération centrafricaine de football (FECAFOOT), Edouard Patrice Ngaissona, a été élu 2ème vice-président de l'ACNOA, tandis que le poste de 1er vice-président a échu à  M. Stanislas Alima, ancien président de la Fédération centrafricaine de taekwondo.


Le nouveau bureau, dont la trésorière est une femme, dispose d'un mandat de 4ans renouvelable. Il s'est fixé comme objectif la formation des athlètes pour une bonne représentativité pendant les jeux olympiques.


L'assemblée générale élective du CNOSCA n'a pu se tenir en mai dernier conformément aux statuts, en raison des dissensions entre les membres du bureau sortant.


 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=829693#sthash.MdVJGu0h.dpuf

 

Nouveau président du Comité olympique et sportif centrafricain
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 00:08

 

 

Un président nègre blanc entouré de Blancs

pour gouverner la Centrafrique noire pour

l’empêcher de penser par elle-même

de quelle nationalité est le président candidat ?

 

La République Centrafricaine réu-

nit toutes les ressources pour

bâtir un pays fort paisible

grâce au travail de ses fils et

filles

voici notre immense territoire

partout arrosé pour la petite agri-

culture de nos Ancêtres que les

dits civilisés découvrent maintenant

qu’il ne faut pas couper les arbres

en vain

Le Peuple Centrafricain sait qu’il

est couvert d’or et de diamants

du Soleil des eaux de sa terre

d’un bout à l’autre par sa

force debout à travers le colonialis-

me rampant nous parlons Sangho

notre Langue de développement

d’un État Bantou modèle en

Afrique et dans le monde

 

La crise de 2013 a montré notre

Résistance unie qui forme un

Peuple fort sur notre territoire

La Résistance est la juste ressource

de notre gouvernement

malgré leur délabrement dû à

la guerre et aux gouvernements

nègres blancs imposés, il revient

aux régions de se prendre en

mains comme gouvernement local

de toujours avec la petite agriculture

voici donc l’orientation dans

le monde entier de notre Pensée

Bantoue noire

 

Le colonialisme ne tolère pas

que l’Homme noir pense et

pratique lui-même sa pensée

propre

le colonialisme préfère voir les po-

pulations noires le cerveau noué

dans la misère pour voler nos

terres sciemment.

Ils viennent chez vous. Vous ani-

maux ne trouvez pas d’accueil

chez eux dehors sous les métros

sans cœur ni volonté du bien

le Colonialisme toujours aux aguets

a bondi sur la crise de 2013

principalement afin d’empê-

cher la Résistance de se réaliser

en tant Homme noir qui change

le monde par sa civilisation

brisée et aussi son espoir

de cet immense territoire afri-

cain comme le pauvre innom-

brable asiatique, le colonialisme

ne voit que son garde manger

 

la censure de l’esprit bâtisseur

africain avec le pillage systématique

de son patrimoine amènent au

chômage endémique au larcin

des climats d’incertitude et

de brigandages dans les mentalités

du sud au nord de l’Afrique

 

En République Centrafricaine, la crise

de Mars 2013 a permis au colo-

nialisme d’accourir en décembre

avec des troupes non pa-

triotiques des étrangers dont des

violeurs homosexuels de la jeunesse

innocente et des jouisseurs des bordels

dignes apport du colonialisme

à la femme centrafricaine à

l’âge de procréer

on lui ôte son armée nationale

de façon qu’elle ne se défend pas

on lui pille son or ses diamants

comme on oppose l’embargo sur les

armes de tutelle usurière

cette corruption continue avec une

transition délibérément sans pou-

voir encadrée à Bangui par ce

gouverneur et à l’ONU par des

diplomates français

 

le Colonialisme nous a massacré

étêté les Autorités Morales depuis

1881 jusqu’à ce jour 2015, il au-

ra encore massacré Boganda, Lumumba,

Sankara, NKru ma, main-

tenu le Peuple noir proche de la

bestialité de son intention, jamais

il n’a demandé pardon, ni ne

s’est excusé

 

 

En République Centrafricaine, par la

bouche de quelques faux-penseurs

non créateurs africanistes, on

a tenté de prétendre pour paver

la voie à la tutelle que notre Sainte

Terre sous nos pieds depuis des

millénaires n’est pas nôtre.

c’est sans compter le coup de gour

din du Peuple noir dont ils ne

connaissent pas les tréfonds de

l’âme des débuts du Monde

des pratiques

par la faute et erreur de leur faux

gouvernement de nègre blanc au

doigt et à l’œil de leur politique de

surveillance de commandement à

la Romaine, le Peuple Centrafricain s’est

fendu en deux antinomique ?

vaniteux en vain, avez-vous

nommé jamais l’arbre à pala-

bres à travers les guerres ? et

son rôle d’union de paix ?

le colonialisme nous exploite

à mort nous désorganise c’est

pour sans doute que notre

Résistance nous tienne vivant

plus nombreux aujourd’hui

en conséquence de la faute du

colonialisme, suite à ces cri-

mes graves parmi le Peuple

centrafricain la Résistance de

part et d’autre des dégats regret-

tables des combats fraticides

nous savons tous, anti-Balaka

et Séléka auraient topé là

pour la Paix au Pays de Cen-

trafrique.

A notre rôle pacificateur, le Colonia-

lisme préfère de loin le sien plus

diviseur plus dominateur, des

deux tribunaux de son cru

ils ont pour destin de briser d’a-

bord la Résistance légendaire de notre

Peuple noir en prenant leur temps

cinq ans renouvelable de tutelle

colonialiste fabrique de nègre blanc

inoffensif et psychiatrique.

Au lieu que le Peuple panpan, arti-

san, berger soit déjà rendu au

travail dans l’ensemble de son ter-

ritoire pour leurs électrons à la fran-

çaise, la République Centrafricaine

se voit imposer des dettes de plus

de cent 100 millions de dollars

afin que le FMI, la Banque Mon-

diale d’autres créanciers cachés

endettent encore plus notre Pays

comme dans le passé depuis l’indépen-

dance en 1960

le Peuple noir devient de plus en plus

pauvre désarmé par ce travail de

sape de pillage du patrimoine

africain par la Colonialisme

prédateur des Résistances

intégrités des Bantous noirs

Demandons au Colonialisme de-

vant quel tribunal jamais et sous

quelle dénomination il a été con-

damné pour ses meurtres, ses cri-

mes de guerre, crimes contre l’Hu-

manité, contre l’esclavage, contre

l’exploitation à mort des gens des

terres, des forêts, des eaux, de l’a-

venir saboté du Continent noir

et devant quel Peuple noir, a-t-il

jamais demandé pardon en lar-

mes, lui Colonialisme, qui pré-

side d’office les tribunaux prison

pour nègre blanc colonisé sans

état d’âme. C’est payant de les juger

les nègres blancs principalement.

Sur les 100 millions de dollars

soi-disant destinés aux élections prési-

dentielles ce qui permettrait d’em-

prunter donc de nous endetter no-

tamment afin de payer les fonc-

tionnaires seulement avec l’habituel-

le corruption des détournements

des trous insondables depuis 1960

mais pour ces élections on n’a

pu s’endetter à hauteur de

25 millions de dollars, pourquoi

donc suggère un intéressé à un

poste politique de strapontin

ne pas déjà entamer les manoeu-

vres ? De corruption habituelle.

ces élections demeurent une tri-

cherie colonialiste qui d’abord

endette la majorité noire de la

population centrafricaine, laquelle

depuis des siècles nourrit en son

sein son mode d’élection par

région ce qui ne lui coûterait pas

les yeux de la tête, oblitérant l’a-

venir de l’État Centrafricain

mais le Colonialisme vaniteux

impose une opinion que son

mode de scrutin serait le meil-

leur étant des plus sucrés pour

les entreprises de Françafrique

et autres capitalistes.

Le Colonialisme s’assied sur le

mode de scrutin des Citoyens noirs

la majorité de ce Pays de Centrafri-

que, Autrement dit cette majorité des

travailleurs qui font la République

centrafricaine n’a pas la parole

cela depuis 1881 date du

partage de l’Afrique entre les

Européens à Berlin Allemagne

Vu que la Pensée noire africaine

à été emprisonnée jusqu’aujour-

d’hui en 2015

la tricherie électorale ça n’est pas

ça des élections. Lorsque l’on procla-

me déjà la victoire en se préten-

dant du côté de l’internationale

socialiste sans un programme

aucun se penchant sur les inté-

rêts prioritaires du Peuple noir

censuré, volé, méprisé, foulé

au pied colonialiste depuis 1881

de quel côté des puissances pré-

datrices est-on ? de l’Europe et

de la Chine oppresseuses. Du côté

d’abord de l’argent ruisselant

des pouvoirs des corruptions et

vite gagné (en prison le Peuple)

Le Colonialisme aura fabriqué

suffisamment les psychologiques

nègres blancs selon Frantz Fa-

non! Les élections présidentielles

n’existent pas en réalité, cette

tricherie étrangère contre leur Peu-

ple. L’essentiel ne se trouve pas

inclus dans un programme de

gouvernement relevant du Peuple

Mais la gouvernance plait aux

maîtres à qui le noir joue au

blanc caméléon pour être choisi

à la queue leuleu

À la queue de cette bête méprisée.

Les présidents africains n’entrent

pas dans l’Histoire blanche. Les

huissiers choisis parmi les gens

de la danse de la Saint-guy gardent

la porte, assassinent le Peuple dans

la boue, gardent la porte ouverte

vers l’immense garde-manger

pour étranger seulement, l’ar-

gent.

Lorsque des français de France

ouvrent des comptes en France pour

soutenir un candidat soi-di-

sant digne de représenter la Ré-

publique Centrafricaine, est-on assu-

ré de sa nationalité réelle ?

sinon que la Population noire

citoyenne a un mot Mouzou

voukou nègre blanc pour cela. Une

faune. La majorité étrangère

continue de gruger la majorité noire.

 

BAMBOTÉ MAKOMBO

 

écrivain

Un président nègre blanc entouré de Blancs  pour gouverner la Centrafrique noire  par Bamboté Makombo
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Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 01:05

 

 

Faustin ZAMETO MANDOKO

Président de l’UDECA

Tél. 0033628921704

Faustin.zameto@orange.fr

Mauléon-Licharre, Dimanche le 19 Juillet 2015

 

 

 

A l'attention de Marcel DIKI KIDIRI,

Conseiller spécial chargé des questions politiques de l'UDECA,

Membre du Bureau politique

 

 

Objet : Clarification

 

Monsieur,
 

Nous avions cheminé ensemble dans la création de notre parti politique, à savoir l'Union des Démocrates Centrafricains (UDECA). Jusqu'à preuve du contraire, vous faites partie des membres fondateurs du Parti et membre du Bureau politique. A notre connaissance, vous n'avez pas pris congé ni démissionné de l'UDECA jusqu'au jour d'aujourd'hui. Or, nous venons d'apprendre par la presse cf. Centrafrique presse que vous vous êtes déclaré candidat à l'élection présidentielle. Ce qui jette un trouble dans l'opinion car certains compatriotes et à tort croient que vous êtes le candidat de l'UDECA. Ce que nous récusons formellement car vous êtes dans une aventure personnelle, individuelle qui n'engage en aucun cas l'UDECA.

 

Nous vous invitons officiellement à nous faire parvenir immédiatement (dernier délai le Mardi 21 Juillet 2015) votre démission de l'UDECA pour éviter tout amalgame de nature à brouiller les pistes.

 

En attendant de vos nouvelles, recevez les salutations respectueuses du Bureau politique de l'UDECA.

 

Fait à Mauléon-Licharre, le Dimanche 19 Juillet 2015

 

F.ZAMETO MANDOKO

 

 

PR/SGA/01/19/07/2019

LETTRE DE LA PRESIDENCE

                Marcel DIKI-KIDIRI

                Bangui, (Galabadja 3)


                Centrafrique

               

Candidat indépendant aux élections présidentielles 2015
                en République Centrafricaine.

 

De passage à Paris, le 20 juillet 2015.

 

A l’attention de Monsieur Faustin ZAMETO MANDOKO,


Président de l’UDECA.

 

Objet : Clarification et Confirmation de démission.

 

Monsieur le Président et cher compatriote,

 

Suite à votre demande de clarification, je vous sais gré d’avoir rappelé que je suis toujours Conseiller Politique de l’UDECA,  cofondateur de ce parti et membre de son bureau politique. Avec toutes ces qualités, je m’étonne de n’avoir jamais été consulté une seule fois depuis plus deux ans, ni convié à un débat interne avant toute prise de position comme celle d’une déclaration commune avec l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) laissant penser que l’UDECA serait affiliée à cette formation politique. Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je ne saurais assumer virtuellement une fonction sans l’exercer effectivement. S’il faut choisir entre un poste fictif dans une petite coquille vide et un engagement réel pour la Nation, le choix est vite fait et sans ambiguïté. Je continue de penser que tous les partis qui se réclament de la démocratie (UDECA, RDC, PDCA, MDD, MDI-PS, PSD, ADP CDCAD, CDRC, CSD, FDPC, FND,  FODEM, MDES, MUD,  PDS, PGD, UDPP, UDR-FK, UFDR, UNDPC, UNDP,  etc.)*  devraient se rassembler pour constituer un seul grand parti démocratique pour être crédible et efficace. Force est de constater que cela n’arrivera pas car les leaders de ces partis sont tellement ancrés dans une logique de rivalité nombriliste qu’ils perdent de vue l’intérêt général du pays. J’ai donc repris mon indépendance afin d’agir plus efficacement dans l’intérêt de notre Nation.

 

Et pour ne pas vous embarrasser, je vous confirme par la présente ma démission du poste de Conseiller politique de l’UDECA, du Bureau Politique de l’UDECA, et de l’UDECA. Il n’en demeure pas moins que je ne suis nullement hostile à ce parti dont j’ai été co-fondateur et qui, au départ,  partageait largement mes idéaux. Tout parti qui ne présente pas de candidat aux élections présidentielles est libre de soutenir un candidat indépendant de son choix. Nous serons sans doute amenés à travailler à nouveau ensemble comme alliés dans l’intérêt de notre pays.

 

Veuillez recevoir mes salutations amicales et patriotiques.

 

Marcel DIKI-KIDIRI

 

Candidat indépendant aux présidentielles.

 

*Voir le liste (incomplète) des partis politiques  centrafricains sur Wikipédia :

: https://fr.wikipedia.org/wiki/Partis_politiques_de_la_R%C3%A9publique_centrafricaine

Echange de couAu sujet de la candidature à l'élection présidentielle de Marcel Diki Kidiri
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Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 00:44

 

 

       

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-24 10:55:16 - Plus de 250 agents recenseurs de la préfecture de l'Ombella Mpoko où se trouve Bangui, la capitale centrafricaine, ont refusé de poursuivre les opérations d’inscription des électeurs sur la liste électorale pour exiger le paiement de leurs primes.


Les agents recenseurs se plaignent non seulement de n'avoir jamais rien perçu depuis le démarrage de l'opération le 26 juin dernier mais également d'ignorer le montant journalier du per diem que l'Autorité nationale des élections (ANE) est censé verser à  chacun d'entre eux.


La grève des agents recenseurs risque de compromettre l'opération d'enrôlement des électeurs qui doit en principes s'achever lundi prochain sur toute l'étendue du territoire, surtout que les grévistes ont laissé entendre qu'ils ne reprendraient pas le service tant que l'ANE n'améliorera pas leurs conditions de travail.


Selon le nouveau calendrier électoral, le premier tour de la présidentielle et des législatives centrafricaines aura lieu 18 octobre prochain et le second le 22 novembre. Les deux scrutins seront précédés, le 4 octobre, par un référendum constitutionnel.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=829515#sthash.4hutoaMo.dpuf

 

Centrafrique : Grève des agents recenseurs
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Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 00:32

 

 

 

http://www.journaldebrazza.com   Par Gaspard Lenckonov - 24/07/2015

 

Le ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian, a été reçu en audience le 24 juillet 2015 à Oyo par le Chef de l’Etat congolais.

 

 Au cours de leurs entretiens, les deux hommes ont salué l’évolution du processus électoral en République Centrafricaine (RCA). Jean Yves Le Drian, qui effectue une longue tournée en Afrique, sortait de Bangui, où il a effectué une brève visite jeudi soir. Là-bas, il s’est entretenu avec la Présidente de la Transition en Centrafrique, Catherine Samba Panza. Leurs entretiens ont été focalisés sur l'appui de la France «au bon déroulement du processus électoral» et l'exigence du respect du calendrier électoral, afin de vite tourner la page de la transition. Le problème des mineurs centrafricains abusés sexuellement par des soldats français de la force Sangaris a été également évoqué, rapporte la presse centrafricaine.

 

Le ministre français a tenu à mettre les informations reçues à Bangui à la disposition de Denis Sassou N’Guesso, Médiateur international dans la crise centrafricaine. «Je suis venu au Congo d’abord pour rencontrer le Président Sassou N’Guesso, en sa qualité de Médiateur de la crise centrafricaine, puisque j’ai passé la journée d’hier en RCA, à Bangui, pour assister à l’exercice Sibut. Je voulais lui parler de l’évolution de la Centrafrique. Donc, il n’y a pas beaucoup d’éléments particuliers. Nous avons seulement beaucoup parlé de la RCA, l’évolution de la Centrafrique de manière positive. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation plus sécurisée», a-t-il déclaré au sortir de l’audience à Oyo.

 

 M. Le Drian a ensuite rappelé que la mission des Nations Unies s’était mise en place pour la transition et que le Président Sassou N’Guesso en est garant. «Il fallait évoquer toutes ces questions. Nous nous sommes mis d’accord pour que le processus électoral aille le plus loin possible, jusqu’à son terme pour que ce pays retrouve à la fois la démocratie et la sérénité», a-t-il insisté. L’engagement de la France d’appuyer le processus électoral en Centrafrique a été réitéré le 14 juillet dernier par l’ambassadeur de France en RCA, Charles Malinas.

 

 «La convention qui a été signée porte sur l’aide budgétaire globale de la France. Elle va donner 8 millions d’euros à la Centrafrique pour essentiellement deux choses : d’abord aider l’État à faire face à ses obligations notamment les salaires des fonctionnaires et contribuer à hauteur de 2 millions d’euros au processus électoral», avait-il déclaré. La coopération entre la France et le Congo, précisément en matière militaire, a été également au centre des entretiens entre le Chef de l’Etat congolais et le ministre français de la Défense. A propose de cette coopération, «aucun problème particulier ne se pose. Nous sommes tout à fait en phase de réaliser le plan d’action commun. Nous avons une coopération extrêmement forte, nous avons confiance en des forces armées du Congo. Donc, il n’y avait pas de sujet particulier sur cette question».

Lu pour vous : Denis Sassou N’Guesso et Jean Yves Le Drian saluent l’évolution du processus électoral en RCA
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Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 00:29

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  vendredi 24 juillet 2015 13:34

 

La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) de Maître Nicolas Tiangaye, avocat et homme politique centrafricain, met en garde ce vendredi contre une nouvelle crise cette fois institutionnelle en République Centrafricaine. Le parti s'inquiète des divergences entre le Conseil National de Transition, CNT (le parlement provisoire) et la Cour constitutionnelle de transition (CCT) au sujet du vote des réfugiés.

Me Nicolas Tiangaye estime que la décision de la CCT contredit la position du CNT et constitue de ce fait un jeu de ping-pong entre les deux institutions étatiques. « Je pense que je n'aurais pas à commenter cette décision, je vais simplement faire un constat. Le constat est que le CNT avait rejeté le projet relatif au vote des réfugiés et la Cour constitutionnelle de transition a décidé à nouveau que les réfugiés ont le droit de vote et a demandé que cette question soit examinée à nouveau par le CNT. Il est évident que si chacune de ces institutions campent sur ces positions, nous allons rentrer dans une crise institutionnelle. Ma crainte, c'est que nous risquons d'aller vers une crise institutionnelle parce qu'il n'y a pas de consensus sur la question au niveau des forces politiques et sociales », a fait savoir Me Nicolas Tiangaye.


L'avocat et homme politique propose que la question du vote des réfugiés puisse faire l'objet d'une entente de toute la classe politique, réunie autour de la table.

« Ce que nous devons rechercher maintenant, c'est le consensus sur la question. J'ai déjà dit que pour ce genre de problème où il n'y a pas de consensus, on ne peut pas imposer les choses et créer de nouvelles crises dans le pays. Les forces politiques et sociales du pays doivent encore se retrouver pour discuter de cette question pour éviter un blocage », a mentionné Me Tiangaye qui trouve que, « Nous devons faire vite pour aller aux élections. Il ne faudrait pas que des divergences entre le CNT et la Cour constitutionnelle nous amène à retarder sur le processus qui doit nous conduire aux élections ».

Le 21 juillet dernier, la Cour constitutionnelle de transition a validé une nouvelle fois que les réfugiés ont droit au vote. Une décision qui contredit la volonté du parlement provisoire, malgré les situations complexes du moment qui mettent en relief les difficultés du vote de ces citoyens centrafricains déplacés et réfugiés.

Vote des réfugiés : le CRPS met en garde contre une crise institutionnelle
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Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 00:25

 

 

24/07/15 (AFP)

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine a estimé que les centaines de milliers de Centrafricains réfugiés dans les pays voisins doivent pouvoir voter aux élections d'octobre, dans une décision dont l'AFP a obtenu copie vendredi.

 

Selon la Cour, "la non prise en compte du droit de vote des Centrafricains déplacés et réfugiés" est une "violation" de la Charte constitutionnelle, qui "garantit à chaque citoyen centrafricain le droit de vote".

 

Le Conseil national de Transition (CNT, parlement provisoire) avait rejeté le 30 juin les dispositions du projet de loi électoral permettant aux réfugiés centrafricains de voter, ce qui obligerait les citoyens désirant participer au scrutin à rentrer en Centrafrique. Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait exprimé mi-juillet son inquiétude face à cette décision.

 

Les difficultés liées à l'"organisation technique et matérielle ne permet(tent) pas de dénier aux citoyens centrafricains qui ont craint pour leur vie, leur droit de vote", affirme la Cour suprême, dont les décisions s'imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.

 

Il y a actuellement 460.000 réfugiés centrafricains (un dixième de la population), installés principalement au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo. Environ 190.000 d'entre eux sont éligibles, dont 80 à 90% de musulmans, selon le HCR.

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a abordé jeudi la question du vote des réfugiés avec la présidente de transition Catherine Samba Panza, lors d'une tournée en Afrique qui faisait étape à Bangui.

 

"Suite à la décision du Conseil constitutionnel, le CNT doit normalement revoir sa décision dans les jours qui viennent", a déclaré à l'AFP une source dans l'entourage du ministre.

 

Quant au calendrier, tous les interlocuteurs du ministre "ont paru mobilisés pour respecter la date fixée", a ajouté cette source. "Le recensement est bien entamé, notamment à Bangui. En province, les choses montent en puissance plus doucement", a-t-elle précisé.

 

Lors de sa visite, Jean-Yves Le Drian a annoncé une nouvelle aide française de deux millions d'euros pour l'organisation des élections.

 

Autre soutien: la France ne reverra pas la dimension de la force Sangaris - passée de 1.700 à environ 800 hommes - pendant la période électorale. "On refera un point en fin d'année" pour le reste des troupes, explique l'entourage du ministre.

 

Les autorités de transition en Centrafrique, qui peine à se relever de décennies de troubles incessants ayant abouti en 2013-2014 à des violences intercommunautaires massives, ont fixé fin juin la tenue de l'élection présidentielle au 18 octobre.

 

Il s'agissait du troisième report de ce scrutin, initialement prévu en novembre 2014 dans cette ex-colonie française plongée dans la plus grave crise de son histoire depuis l'indépendance de 1960.

Les réfugiés centrafricains doivent pouvoir voter (Cour constitutionnelle)
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 11:17

 

 

Centrafrique : Visite éclair du ministre français de la Défense 

       

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-24 10:09:11 Le ministre français de la Défense, M. Jean Yves Le Drian, a effectué jeudi soir une brève visite à Bangui au cours de laquelle il s’est entretenu notamment avec la président de la Transition en Centrafrique, Mme Catherine Samba Panza.


Dans une déclaration à  la presse à  l'issue de son audience, M. Le Drian a indiqué que son entretien avec Mme Samba Panza s'est beaucoup plus focalisée sur l'appui de la France au bon déroulement du processus électoral et l'exigence du respect du calendrier électoral, afin de vite tourner la page de la Transition.


Le problème des mineurs abusés sexuellement par les soldats française de la force Sangaris, sur le site des déplacés de l'aéroport de Bangui Mpoko, a été également évoqué, selon des sources proches de la présidence centrafricaine.


M. Le Drian et Mme Samba Panza se sont félicités de l'arrivée à  Bangui, il y a deux semaines, de deux juges français pour enquêter sur cette affaire, ont indiqué les mêmes sources.


Après son entrevue avec la présidente centrafricaine, le ministre français de la Défense, qui revenait de Brazzaville (Congo), a rencontré les soldats français déployés dans le cadre la force sangaris, une opération de maintien de la paix déployée en Centrafrique depuis 2013


Au cours de cette entrevue qui s'est déroulée sur la base de la force sangaris à  l'aéroport international de Bangui Mpoko, M. Le Drian, qui a déjà  visité la Centrafrique à  deux ou trois reprises, a encouragé les soldats français à  poursuivre leur mission de sécurisation du pays et d'appui aux casques bleus.

Le ministre français de la Défense a ensuite quitté la capitale centrafricaine pour Djibouti, 3ème étape de son mini-périple africain.

 

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Un nouveau groupe armé se signale à l’ouest de la Centrafrique 

       

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-24 08:23:09 Un nouveau groupe armé, dénommé le Groupe d’Attaque de l’Église de Fatima, qui sévit sur l’axe Bangui-Douala, vient de revendiquer le rapt d’un sous-préfet, du maire de la ville de Baboua et d’un pasteur de cette localité située à l’ouest de la République centrafricaine, non loin du Cameroun.


Le rapt a eu lieu il y a trois jours alors que ces personnalités revenaient de l'atelier de restitution des résultats du forum national de réconciliation, organisé dans le chef -lieu de la préfecture Bouar par le ministre sortant de la Communication, ministre résident de la préfecture, Victor Waké.


Le nouveau groupe armé dont le nom rappelle l'attaque lancée, en 2014, par les musulmans, contre une église catholique de Bangui exige, pour libérer les otages, que le gouvernement centrafricain lui verse une rançon.


Les attaques sur le corridor Bangui-Douala, récurrentes et parfois mortelles, visent généralement les commerçants et les camionneurs.


Elles sont d'autant plus dommageables que ce corridor reste le principal axe de ravitaillement de la capitale centrafricaine en produits de première nécessité.

Les camions empruntant cet axe sont généralement escortés par les casques bleus. Ceux qui s'y hasardent sans cette escorte sont systématiquement attaqués par des groupes armés.

 

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Fin d’une assemblée générale des magistrats centrafricains

 

24/07/15 (APA)

 

Une assemblée générale des magistrats centrafricains s’est achevée jeudi à Bangui, au terme de deux jours de débats consacrés au fonctionnement des cours et tribunaux et aux conditions de vie et d’exercice des membres de la corporation.


Ouverte mercredi dernier par le ministre d’Etat centrafricain de la Justice, M. Aristide Sokambi, la rencontre a permis aux magistrats de faire de leur autocritique et de formuler des recommandations en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie.

 

A cette occasion, M. Sokambi a déclaré que l’assemblée générale avait pour objectif de permettre aux magistrats centrafricains de se remettre en cause et de se rapprocher un peu plus des citoyens qui sont justement nombreux à attendre que justice leur soit rendue à cause des souffrances que les groupes armées leur ont fait endurer.

 

Selon le garde des sceaux, la rencontre a permis aux anciens de partager leurs expériences avec les jeunes magistrats, afin de redorer le blason de la profession.

 

En janvier dernier, les magistrats centrafricains s’étaient en grève pour revendiquer des primes de responsabilité, sans pour autant obtenir gain de cause, en dépit d’un long mouvement de grève qui a paralysé le système judiciaire de janvier à février 2015

 

 

Centrafrique Grève des agents recenseurs 

       

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-24 10:55:16 - Plus de 250 agents recenseurs de la préfecture de l'Ombella Mpoko où se trouve Bangui, la capitale centrafricaine, ont refusé de poursuivre les opérations d’inscription des électeurs sur la liste électorale pour exiger le paiement de leurs primes.


Les agents recenseurs se plaignent non seulement de n'avoir jamais rien perçu depuis le démarrage de l'opération le 26 juin dernier mais également d'ignorer le montant journalier du per diem que l'Autorité nationale des élections (ANE) est censé verser à  chacun d'entre eux.


La grève des agents recenseurs risque de compromettre l'opération d'enrôlement des électeurs qui doit en principes s'achever lundi prochain sur toute l'étendue du territoire, surtout que les grévistes ont laissé entendre qu'ils ne reprendraient pas le service tant que l'ANE n'améliorera pas leurs conditions de travail.


Selon le nouveau calendrier électoral, le premier tour de la présidentielle et des législatives centrafricaines aura lieu 18 octobre prochain et le second le 22 novembre. Les deux scrutins seront précédés, le 4 octobre, par un référendum constitutionnel.
 

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Centrafrique-Presse.com
24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 00:11

 

 

Grande interview de Martin ZIGUELE, candidat du parti MLPC à l’élection présidentielle du mois d’octobre dans L'Agora N°2708 du jeudi 23 juillet 2015

 

 

L’Agora : Absent de Bangui, vous êtes revenu au pays. Quelle est votre lecture du processus électoral à savoir la date des élections, l’enrôlement des électeurs ?

 

Martin Ziguélé : Je vous remercie. Je veux commencer d’abord par le chronogramme électoral, je pense que la transition avait été prévue pour 18 mois,  puis reportée à 24 mois. Puis  devant l’impossibilité matérielle d’organiser les élections en  juin, juillet ; vous avez constaté au forum que des résolutions étaient prises, invitant à la tenue des élections avant la fin de l’année pour qu’au début de 2016 notre pays puisse renouer avec  une situation constitutionnelle normale afin de se consacrer aux tâches de développement. Ce chronogramme a l’avantage d’indiquer un horizon et je pense que c’est une très bonne chose, il faut toujours indiquer un cap et lorsqu’il y a des ajustements internes à faire ; ses ajustements surviendront. Mais cela traduit la volonté de chacun d’aller à ces élections et c’était la même chose pour le forum de Bangui, beaucoup de gens doutaient de la tenue du forum.

 

C’est vrai ! Ce forum avait  été prévu pour le mois de janvier, il a été tenu cinq (5) mois plus tard au mois de mai, mais il s’est tenu ! De la même manière  ses élections sont prévues en octobre, le processus a démarré et c’est l’essentiel que le processus démarre, s’il y a des ajustements à faire, ses ajustements doivent être faits dans la vitesse mais sans précipitation et nous puissions  arriver à redonner la parole au peuple pour qu’il choisisse ses dirigeants. Par rapport au démarrage du processus lui-même. Je pense que le mouvement se trouve en marchant, le processus d’enrôlement des électeurs a commencé Bangui de manière très laborieuse, très lente, c’est vrai ! Parce que tout simplement nous sommes dans une situation psychologique et politique où la population est presque désabusée. Donc il faut faire des efforts beaucoup  plus importants pour convaincre en période de crise les citoyens de la nécessité pour eux d’aller exercer leur devoir civique c’est-à-dire de voter et pour choisir leur dirigeant. Mais nous avons constaté heureusement qu’il y a une mobilisation, après ce constat de long démarrage, y a une mobilisation, un regain, un sursaut qui a impliqué tout le monde, les autorités locales, les ONG, les diverses associations citoyennes qui sont désormais nombreuses dans notre et je leur tire mon chapeau pour leur réactivité.

 

Aujourd’hui, je crois qu’il y a un engouement certain ; en tout cas y a une pression plus forte de la population, il y a un déplacement beaucoup plus forte de la population vers les centres d’enrôlement, il faut encourager le mouvement. Je tiens à saluer également le pragmatisme et la lucidité des autorités aussi bien de l’ANE que,  des autorités de la transition,  de tous nos amis,   de tous les compatriotes qui ont demandé et obtenu qu’à Bangui, qu’il y ait une prolongation d’enrôlement sur la liste électorale jusqu’au 27 Juillet. Donc je renouvelle l’appel citoyen que j’avais lancé  qu’i y a quelques jours pour que les centrafricains ne soient pas spectateurs, pour être des acteurs de leur propre sort, pour être déterminants en leur avenir, il faut qu’ils sortent de chez eux, qu’ils aillent dans le centre d’enrôlement, qu’ils s’inscrivent sur les listes électorales. Je ne répèterais jamais assez la phrase de Nelson Mandela qui s’est battu toute sa vie pour avoir le droit de voter dans son propre pays l’Afrique du sud, le jour où l’apartheid est tombé, il a dit : « La plus grande arme d’un citoyen, ce n’est pas la Kalachnikov, c’est le bulletin de vote ». Parce que le bulletin de vote permet non seulement de choisir celui qu’on veut ou celle qu’on veut pour diriger le pays, mais ça permet aussi de ne pas choisir celui qu’on ne veut pas à la tête de son pays.  

 

Quelle est la situation des électeurs centrafricains qui vivent notamment en France ?

 

En France, depuis 1981 où  y a eu des élections multipartistes,  puis les autres  élections qui se sont tenues par la suite ; nos compatriotes qui sont en France et qui ont vraiment un cœur très proche de leur pays d’origine c’est-à-dire de la RCA, participent  à ses élections et ce sera la même chose pour les élections à avenir, les démembrements de l’ANE en Europe ont été mis en place, pas seulement en France,  mais en Belgique, aux Etats-Unis ; les compatriotes sont très mobilisés pour cela. Naturellement, en tant que Président du MLPC, nous avons une fédération Europe-Amérique. Nous avons une direction de campagne Europe-Amérique également, j’ai tenu une grande séance de travail qui nous a pris toute la journée pour qu’ils s’organisent afin que les camardes puissent le moment venu participer au choix des dirigeants de leur pays.

 

L’ANE croit que d’ici le 27 juillet 2015, elle sera en mesure d’enrôler les 300.OOO électeurs potentiels de Bangui, quelles sont vos impressions en tant que leader du parti politique et candidat à l’élection présidentielle du mois d’octobre ?

 

Je préfère parler en tant que citoyen, parce qu’il ce qui importe c’est mon pays. Nous avons tous pleurés, soufferts, nous avons été victimes des violences, d’invectives et de beaucoup de souffrances morales et physiques. Pendant ses dernières années à cause des troubles que notre pays a connu et je pense que pour le démocrate que je suis et pour le citoyen que je suis. La seule voie de sortie de crise, c’est de redonner la parole au peuple à travers ses élections. C’est pour cela que c’est extrêmement important que nous dépassions même le chiffre des 300.000 inscrits sur la ville de Bangui qui est la capitale du pays et qu’à l’intérieur du pays également qu’il y ait des inscriptions massives de nos compatriotes. Parce que demain, lorsque ces élections se seront déroulées, il faut que les centrafricains aient le sentiment légitime que ceux et celles qu’ils ont élu comme député est le fruit du choix majoritaire. Que celui ou celle qu’ils auront élu comme Président de la République à la légitimité nécessaire pour se consacrer à la tâche difficile de demain, qui sera le redressement de notre pays sur tous les plans. Donc ce n’est pas quelques choses d’anodin. L’enrôlement sur la liste électorale, 

 

Ce n’est pas une formalité, c’est un acte de foi dans l’avenir de notre pays. Si nous croyons à l’avenir de notre pays,  si nous aimons  notre pays, si nous aimons nos enfants, parce que nous sommes à l’âge où nous sommes, nous construisons pour l’avenir,  pour nos enfants, pour nos petits-enfants. Comme hier et comme avant-hier, la génération des Boganda, des FAYAMA, des KANGALA, des NGOUGNON se sont battus pour qu’il ait une Centrafrique indépendante. Des générations de Dacko, etc. sont morts à la tâche pour que ce pays soit debout et c’est un redoutable devoir, c’est un redoutable défi, c’est une lourde responsabilité pour nous centrafricains aujourd’hui que, nous ne déméritons pas des anciens, que nous ne faisons pas honte aux anciens là où ils se reposent aujourd’hui. C’est pour ça que les centrafricains, les centrafricaines partout où ils sont, à Bangui, en province, dans les camps de réfugiés demain, il faut que tout le monde aille s’inscrire sur les listes électorales et que demain ; quelqu’un ne dise pas non ce régime n’est pas le mien. Il n’y a pas de régime pour une partie des centrafricains, ce sera le régime que les centrafricains auront voulu.

 

Des voix s’élèvent pour demander le départ du 1er Ministre et de son gouvernement pour incompétence ?

 

Vous savez le Président B. Boganda, paix à son âme disait que : « Lorsque vous montrez une étoile à un demeuré, il regarde votre doigt, il ne voit pas l’étoile ». Le problème de la RCA, ce n’est ni le gouvernement de transition, ni le Conseil National de Transition, ni quelque autorité de transition. Le problème de la RCA, c’est que nous sommes en crise et que nous sommes dans une situation de transition politique, parce que tout a échoué avant et,  que nous devons sortir de cette situation par des élections. Consacrons nos efforts pour la sécurité de notre pays, consacrons nos efforts pour réconcilier les cœurs, consacrons nos efforts pour rassembler et consacrons nos efforts pour qu’il y ait des élections et  les élections ne sont pas une fin en soi ! Après les élections, il y aura la RCA, il y aura les problèmes de développement, de santé, d’éducation et d’emploi des jeunes. Tous ces problèmes qui nous ont emmenés par cette crise- là. Donc le problème n’est pas le problème d’individu, ni de personne. La position du MLPC, nous l’avons suffisamment exprimé à travers le mémorandum de l’Alliance des Forces démocratiques de la Transition (AFDT) a soumis au forum. Nous voulons la stabilité des institutions jusqu’aux élections.

 

D’ici au 18 Octobre, le MLPC est-il prêt pour le 1er tour des élections ?

 

Je voudrais très modestement et rappeler que le MLPC participe à toutes les élections en République Centrafricaine depuis 1981, parce que le MLPC a été créé en 79. Deux ans après notre création, nous avons participé aux élections. Nous sommes un parti de masse, un parti d’élection, nous sommes prêts à tout moment, je dis bien à tout moment pour aller devant le peuple.

 

Y compris également  votre programme politique ?

 

Le programme politique du MLPC, c’est la volonté du peuple centrafricain,

1-    C’est la réconciliation ;

2-    Le rassemblement ;

3-    La réconciliation ;

4-    La paix

5-    Le pain.

Nous le savons, parce que nous sommes dans le peuple et nous sommes un parti du peuple

 

. Nous sommes un parti progressif, nous sommes un parti social-démocrate et nous sommes un parti socialiste. Nous vivons avec le peuple, nous savons ce que le peuple veut. Nous n’avons pas besoin de rédiger mille (1000) pages de programme. Nous allons dire au peuple ce que le peuple nous demande de le dire, en quelque sorte, comme dit les progressifs, nous demandons au peuple centrafricain de nous donner le pouvoir pour que nous le lui restitutions.

 

M. le Président, sur cette question du vote des compatriotes exilés dans certains pays, comment peut-on techniquement procéder à leur enregistrement et assurer le contrôle des scrutins le jour du vote ?  

 

Je vous remercie, c’est une question très importante que vous venez de poser et je venais de vous dire que le MLPC est parti progressif, un parti qui défend les valeurs de la République et au cœur de la République, il y a les questions de la citoyenneté. Si vous regardez les causes de la crise qui est survenue et continue dans notre pays, à la base, vous avez la question de citoyenneté d’exclusion. Et  par principe le MLPC est pour une démarche inclusive c’est-à-dire notre objectif c’est la réconciliation du peuple centrafricain ; notre objectif, c’est le rassemblement du peuple centrafricain, notre objectif c’est la reconstruction de notre pays.

 

Lorsque nous rappelons  ses principes, c’est pour dire que nous sommes également respectueux de la volonté profonde des centrafricains. Les compatriotes qui sont aujourd’hui refugiés à l’extérieur, ils sont partis à l’extérieur parce tout simplement  qu’il y avait une crise dans le pays, ces compatriotes ont été recensés par le Haut-Commissariat aux réfugiés ou par d’autres organismes et la majorité de ses compatriotes sont dans des pays où vivent déjà des centrafricains immatriculés auprès de nos chancelleries et qui sont donc indentifiables. Deuxièmement, la Cour Constitutionnelle de Transition, je ne suis pas juriste.  Mais la Cour Constitutionnelle de Transition qui,  à ma connaissance est la juridiction qui juge en dernier ressort et,  a déjà dit que les centrafricains réfugiés à l’extérieur doivent participer au référendum constitutionnel et aux élections présidentielles.

 

Maintenant, s’il y a des questions pratiques (2fois), c’est le lieu de réunir les partis politiques, les autorités de transition, la Communauté Internationale et nos représentants à l’extérieur pour voir quelles sont les attentes des uns et des autres, quels sont les écueils à éviter pour que cela ne donne pas lieu à des inquiétudes par rapport aux fraudes etc.  La critique fondamentale qui est portée à la question de vote des réfugiés à l’extérieur, c’est le risque des fraudes et il y a des moyens de prévenir la fraude. Je vous rappelle (2foi) qu’il y a un pays qui nous a précédé dans la crise, c’est le Mali ! Et je vous dis puisque c’est un camarade socialiste qui a gagné des élections au Mali que les maliens réfugiés en Mauritanie, en Algérie et ailleurs ont voté. Ils ont été recensés avec le concours des autorités maliennes, concours des organisations internationales qui ont une expertise dans la gestion des réfugiés  dont le HCR et pas uniquement le HCR et ces personnes ont voté et cela n’a pas donné à des problèmes particuliers. Il  y a le principe et il y a les moyens de garantir le principe.

 

Le moyen pour garantir le principe, c’est une démarche transparente qui ne puisse pas permettre le risque des fraudes. Voilà la position du MLPC sur la question. Troisièmement,  il faut toujours lire les leçons de l’histoire, pourquoi croyez-vous que la République Démocratique du Congo est en guerre depuis 20 ans ? C’est parce que  justement,  le problème des réfugiés se sont ma réglés. Pourquoi y a eu la guerre au Rwanda avait fait plus de un million (1.000.000) de morts ? 800. 000 morts,  c’est parce que le problème des réfugiés au Rwanda qui s’est posé en 1858 et en 1960 n’a pas été réglé. Donc la politique ne consiste pas seulement   à refuser de voir les problèmes. La bonne gouvernance consiste à identifier les problèmes à être lucide devant ces problèmes et à mettre en œuvre une batterie de mesures qui permettent d’éviter les fraudes, d’éviter la perversion de l’application du principe.

 

S’il faut respecter les lois de la République, on doit respecter la Charte Constitutionnelle de transition qui, en son article 1O6 interdit à certaines personnalités (ancien président de la Transition, premier ministre et ministres de la transition) de prendre part aux futures échéances. Et pourtant, votre parti qui fait partie de l’AFDT à une autre interprétation de disposition, qu’en pensez-vous ?

 

Je vous disais tantôt que la question des votes des réfugiés soulève des questions légitimes, y a la question de l’identification des personnes, y a les risques des fraudes, y a la possibilité de faire compagne etc. Je n’ai pas dit qu’il y a des problèmes. Je dis qu’il y a des problèmes, mais ses problèmes doivent être examinés et ces problèmes doivent avoir des solutions. La question des principes que vous posez sauf si je me trompe ; dans un pays lorsqu’une décision a été prise par la Cour Constitutionnelle de Transition, y a aucune autre institution qui peut la remettre en cause. C’est un problème de droit. Si vous me dites que la Cour Constitutionnelle de Transition est une institution de transition qu’on peut la remettre sa décision donc ça veut dire qu’on peut dire la même chose pour les autres institutions de la transition qui sont aussi nées d’un consensus temporaire. Je pense qu’il faut faire attention à des choses que nous disons et ce que nous faisons.

 

Cette question n’est pas uniquement une question de droit mais c’est une question  politique. Nos compatriotes qui se sont réfugiés à l’extérieur et vous le savez en majorité, parce qu’il y avait eu  des graves violences inter-communautaires. Ses compatriotes se disent et se sentent exclure, il ne faut pas que par notre démarche, nous renforcions le sentiment d’exclusion, ça risque de nous revenir sur la figure de manière beaucoup plus violentes. C’est pour cela que nous disons qu’il faut être serein  dans ce type de problématique. Le principe a été énoncé par la Cour Constitutionnelle de Transition, on ne choisit pas des décisions de la Cour Constitutionnelle de Transition ; on dit celle- là on respecte et l’autre on ne respecte pas.

 

En ce moment- là on sort de l’Etat de droit et on arrive à l’arbitraire. Parce que l’arbitraire justement consiste à agir selon sa volonté en dépit de ce que la loi dit ou de ce que les juridictions sont censées de dire la loi disent, donc il faut éviter de tomber dans ce travers. Dès le moment la Cour Constitutionnelle de Transition a déjà pris une décision, c’est aux autorités de la transition, avec toutes les parties prenantes de voir l’applicabilité de ses décisions en tenant en compte la préoccupation des uns et des autres pour que le problème principal de la fraude ne soit pas une réalité pour que les mesures soient prises ou des arrangements soient faits  pour que ces personnes puissent avoir accès aux informations pendant la période électorale. Cela n’est pas impossible (2) fois, il ne faut pas que les décisions que nous prenions rendent encore plus difficiles la solution à la crise centrafricaine, parce que notre pays est encore dans une situation d’extrême fragilité sociale et politique.

 

Et ceux qui ont pris part à la transition, doivent-ils participer aux élections ?

 

Je suis à l’aise pour vous répondre à cette question, j’étais à Libreville quand les accords ont été discutés et l’accord disait que ceux qui organisent des élections, ceux qui sont à la tête du pays pendant l’organisation des élections ne peuvent pas être candidats. Parce que quand les accords de Libreville se négociaient, personne n’imaginait que l’équipe qui dirigerait la transition pouvait être changée, c’était ça l’esprit de départ. Si vous avez bien lu la déclaration de l’AFDT ; l’AFDT a demandé un arbitrage.

 

Mais vous n’avez pas eu ?

 

Nous sommes dans une démarche où nous demandons un arbitrage et nous nous engageons à respecter la décision de cet arbitrage. Et c’est une décision plus politique que de droit à mon avis. Parce que lorsque vous entrez dans un processus où il est énoncé un certain nombre de conditions pour l’exercice d’un droit. Vous vous engagez et qu’il y ait un changement entre temps, vous demandez aux personnes compétentes, est ce que l’interprétation que vous avez de la loi, est ce qu’elle est juste ? Elle est normale ou pas ? C’est un arbitrage que nous avons demandé. Nous n’allons pas dire qu’on va mettre le feu à la RCA, si les responsables de l’AFDT ne sont pas candidats ? Ce n’est pas ce qu’on a dit. Nous avons dit qu’on a une autre lecture, parce que  nous étions à Libreville et  lorsque l’accord a été signé, donc nous nous savions dans quelle condition et dans quel esprit ces textes ont été faits. Si aujourd’hui et c’est normal que d’autres compatriotes ont eu une lecture et qui sont fondées et ils doivent développer leurs arguments, puisque nous étions témoins de l’histoire. Nous avons dit que, ce n’était pas l’esprit qui était à la base. Si maintenant que l’arbitrage que nous avons sollicité aura lieu et on nous dit que vous avez tort, nous en prendrons acte !

 

M. le Président, pendant ce dernier temps, vous faites l’objet des diatribes sur les réseaux sociaux, on vous impute la responsabilité morale et matérielle qui a eu lieu dans notre pays, vos réactions ?

 

Je répète toujours la même chose ! Lorsque nous étions à Libreville déjà, vous le savez ! Les médias d’Etat ont mobilisé des compatriotes et ont défilé dans la rue ici à Bangui pour dire que l’AFDT avait la même position que l’ex coalition Séléka et par conséquent nous étions complices des Séléka. Lorsque l’accord de Libreville a été signé, les mêmes personnes qui ont marché dans la rue, sont revenues dans la rue pour crier à la victoire du parti au pouvoir à l’époque, parce que les accords de Libreville n’ont pas débauché au départ de leur chef. Ils fêtaient plutôt cette victoire, donc soit nous étions complices de Séléka et nous avions obtenu le départ à Libreville et nous n’étions pas complices, puisque le parti au pouvoir a célébré la victoire c’est-à-dire les accords de Libreville leur convenaient et il y a eu des développements ultérieurs. Ces développements se sont passés entre ceux qui étaient au pouvoir et  qui étaient dans la rébellion. Et c’est ce conflit qui a amené à ce changement

 

En 2003, les compatriotes ont considéré le coup d’état de Bozizé était un sursaut patriotique, mais nous avons condamné le coup d’état de la Séléka ; moi-même sur RFI, j’étais la première personnalité centrafricaine de 25 mars au matin sur les ondes de RFI, invité de Boibouvier, nous avions condamné ce putsch. Et nous avions insisté pour que l’esprit des accords de Libreville demeure. C’est pour ça qu’il y a eu réunion des Chefs d’Etat de la CEEAC pour qu’on mette en place un processus de transition avec le CNT et les institutions de la transition. Lorsque les compatriotes affirment que c’est moi qui l’importateur de la Séléka ou c’est moi qui même financier la Séléka, mais je demande qu’une seule chose, qui est un principe universel de droit. Lorsque vous accusez quelqu’un, vous en apportez la preuve. Parce qu’il y a des personnes qui ont dit que j’ai signé un document avec la Séléka pour qu’elle vienne prendre le pouvoir, voire ;;; d’autres disent que j’ai financé. Mais quand vous financez, ce n’est pas un mandat de western de 1000 euros, y a des virements, des transferts. Y a même qu’ils disent que j’ai fait des réunions avec la Séléka à l’extérieur.

 

Depuis que je ne suis plus premier ministre, j’ai un passeport diplomatique centrafricain, y a des cachets de déplacement sur mon passeport, y a beaucoup d’éléments que les uns et les autres peuvent être vérifiés. Si quelqu’un me dit que ce que je n’ai pas dit est vrai, je demande une seule chose, c’est d’apporter les preuves de leurs accusations. Dans quel pays au monde, on demande à un accusé qu’il est innocent ? C’est à l’accusateur d’apporter les preuves de son accusation. Ça fait trois ans  que j’attends cette preuve. Je vais ajouter quelque chose, vous avez vu que depuis le mois de novembre et décembre dernier, les deux principaux de cette première transition se réunissent régulièrement en Afrique de l’Est et se sont mêmes réconciliés, c’est l’occasion pour l’un de donner à l’autre l’ensemble de preuves pour mon implication dans la Séléka et que ses preuves soient publiées. Pourquoi les centrafricains croient-ils aux Fables ? J’ai aucune immunité, je n’exerce aucune fonction, je ne suis pas membre de CNT, je ne suis pas membre du gouvernement, je suis un citoyen comme tout autre. Il y a une Cour Pénale Spéciale qui vient d’être créée, il y a la CPI, il y a les juridictions internationales et il y a même la juridiction locale centrafricaine.

 

Que tous ceux qui ont une preuve quelconque de mon soutien financier, matériel, politique en matière d’arme, en matière de munition, ou j’ai fourni des hommes, qu’ils saisissent immédiatement sans délai  aussi bien les juridictions nationales et qu’internationales et que tous les centrafricains découvrent que  Ziguélé est finalement quelqu’un qui a participé à une insurrection armée. Or personne sous ce ciel n’a aucune quelconque preuve et c’est l’ancien parti au pouvoir qui alimente ces rumeurs. Mon maître en politique, c’est le Président Patassé et il avait l’habitude de dire que : « Le mensonge court beaucoup plus vite que la vérité. Et la vérité est comme la tortue, elle avance, elle tombe, elle se relève. Mais à un moment elle vient, elle dépasse le mensonge, elle frappe le mensonge ». ça fait trois ans qu’on me raconte la même chose, que Dieu fasse que cette personne ait le courage de sortir les preuves des transferts de fonds, des photos de réunions ou bien des factures d’armes et je n’attends que cela.

 

Pendant ce dernier temps, on appelle le candidat Martin Ziguélé « grand pigeon vert », êtes optimiste à remporter ses élections ?

 

Vous savez, je suis un militant, un militant se bat c’est parce qu’il espère toujours pour apporter quelque chose à son pays. Si les centrafricains pensent qu’après plusieurs années que j’ai passés dans l’opposition, ici dans ce pays à leurs côtés, à cause des prises de position que j’ai prises pour renforcer la démocratie dans ce pays et à cause de ma constance aux côtés du peuple centrafricain que nous avions mené et que vous-mêmes vous aviez vu, quand on a été lapidé et c’est parce qu’on pouvait pas faire un simple meeting. On est resté dans ce pays et on s’était battu. Il ya un proverbe de chez moi dit que, « lorsque la bouillie est refroidie, vous pouvez les boire par vos narines ». Donc la bouillie est refroidie et y a beaucoup de démocrates. Mais hier vous étiez témoin, nous étions combien à nous battre dans ce pays, Pour que ce pays ne soit pas ensevelie par la dictature.

 

Si les centrafricains me font confiance, je serai présent. L’élection présidentielle, c’est une rencontre entre un homme et son peuple. Les centrafricains me connaissent, ils savent ce dont je suis capable, mais je suis un être humain, j’ai aussi des insuffisances et c’est ensemble avec eux que nous allons reconstruire ce pays.

 

Je ne peux pas ventre la peau de l’ours avant de le tuer. Je ne sous-estime pas tous les compatriotes qui sont mes adversaires politique et qui eux aussi pensent qu’ils ont quelque chose à donner à ce pays.

 

Mais le dernier choix revient au peuple centrafricain, la seule chose que je dis aux compatriotes, regardez-ceux qui ont été toujours à vos côtés dans ce pays ici et qui sont battus avec vous. Parce qu’on a dit dans l’évangile, « au dernier jour, y a beaucoup de prophètes qui arrivent et ce ne sont pas les vrais.

 

Donc il y a des prophètes de malheur ?

 

Je vous laisse compléter

 

Propos recueillis et scriptés par Jean-Bruno GAMBI du quotidien de l’Agora

 

 

RCA Présidentielle : Le candidat réformateur Martin ZIGUELE parle aux Centrafricains
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