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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 16:05

 

 

 

Nous informons la communauté Centrafricaine de France, que suite au décès de notre ami, frère, père, grand père, collègue. Monsieur Abel DAWINAM dit NAGA survenu en son domicile à NOISY le GRAND, le 19 juin 2017. Un programme de mise en bière et de rapatriement du corps à Bangui est prévu cette semaine.

 

                                               PROGRAMME

 

Mise en bière le jeudi 30 Novembre 2017 à partir de 14h à l’adresse suivante.

 

-Funérarium de MONTREUIL : 32, avenue Jean MOULIN                                                                                                        

93100  MONTREUIL

 

Pour s’y rendre en transport, prendre le métro ligne 9 jusqu’au terminus (Mairie de Montreuil) puis, prendre le bus 122 direction Val de Fontenay et descendre à l’arrêt Nouveau Cimetière de Montreuil.

 

Tél : 0148574562

 

Rapatriement du corps le vendredi 1er Décembre 2017 sur un vol en direction de Bangui (REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE).

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Centrafrique-Presse.com
27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 15:46

 

 

 

 

Ces derniers temps, plusieurs journaux de Bangui ainsi que ceux en ligne ont fait état de trafic illicite de diamants centrafricains, relatant abondamment l’affaire d’ diamants saisis sur un citoyen de RDC à l’aéroport international de Bangui Mpoko que sur un citoyen britannique d’origine libanaise en transit à l’aéroport international de Douala et aussi à Dubai sur un responsable de bureau d’achat de Bangui. S’il est vrai qu’on ne peut que difficilement nier l’existence de trafic frauduleux sur le diamant centrafricain - qui défraie suffisamment la chronique de la presse internationale - dont ce n’est un secret pour personne qu’une bonne partie de la production quitte en cachette le territoire national via certains pays voisins, la rédaction de Centrafrique-Presse, a cherché à comprendre afin d’éclairer ses lecteurs. Elle a donc procédé à de sérieuses investigations auprès des services dédiés du ministère des mines et autres, sur le véritable parcours d’obstacles que constitue la procédure d’exportation du diamant, surtout depuis la suspension du diamant centrafricain par le Processus de Kimberley et la levée partielle ces temps derniers de ladite suspension pour le diamant de l’ouest du pays (zone dite verte).     

 

La Commercialisation de diamants bruts en République Centrafricaine est régie par le Code Minier qui en son article 152 stipule que « l’exportation de pierres et métaux précieux  et semi précieux bruts sur les marchés extérieurs est assurée par des Sociétés spécialisées dénommées Bureau d’Achat ».

 

L’exportation du diamant commence par des formalités précises et rigoureuses au sein Bureau d’Evaluation et de Contrôle de Diamants et Or (BECDOR) qui est un Service relevant de la Direction Générale des Mines, crée par  Décret n 93.437 du 13 Septembre 1993. L’exportation de diamants est donc soumise aux recommandations du Processus de Certification de Kimberley et doit en conséquence satisfaire les exigences suivantes :

 

  • Les diamants bruts doivent être obligatoirement accompagnés d’un Certificat de Kimberley RCA délivré, signé et validé après acceptation par tous les membres internationaux par le Secrétariat permanent du PK au sein du  BECDOR. Cette validation se fait par l’apposition d’une signature et d’un sceau dont le modèle est notifié aux pays participants et à la Présidence du Processus de Kimberley ;
  •  
  • Les diamants destinés à l’exportation doivent être placés sous forme de lot dans un conteneur inviolable portant un numéro de série dédié à la RCA ensuite scellé et portant les sceaux des Autorités compétentes ;
  •  
  • Tout exportateur ou Importateur de diamants bruts à l’obligation de tenir des statistiques sur toutes ses transactions commerciales réalisées en RCA, notamment le nombre et la valeur des diamants achetés, vendus ou exportés, la liste des clients en sa possession ;
  •  
  • Le BECDOR fournit au Secrétariat Permanent un rapport mensuel sur tous les Certificats du PK aux fins de vérification. Ce rapport comporte pour chaque Certificat, au moins les informations suivantes :
  •  
  • Le numéro de certificat unique ;
  • Les noms des Autorités ayant émis et validé le certificat ;
  • La date de délivrance et de validation ;
  • La date d’expiration de la validation ;
  • Le pays de destination ;
  • Le pays de provenance ;
  • Le pays d’origine ;
  • Le poids en carats ;
  • La valeur en dollars des Etats unis d’Amérique.

 

Il est à noter que l’exportation au niveau du BECDOR est un travail qui se fait en commission constituée des entités suivantes :

 

  • Les Experts – Evaluateurs du BECDOR ;
  •  
  • Le Secrétaire du Secrétariat Permanent du Processus de Kimberley (SPPK) ;
  •  
  • Un Représentant de la Douane ;
  •  
  • Un Représentant des Impôts ;
  •  
  • Le Commandant de Compagnie de l’Unité Spéciale Anti-Fraude (USAF) et ses Eléments de sécurité.

 

Toutes ses entités ont l’obligation d’apposer leurs signatures sur les documents qui accompagneront le lot de diamant scellé en leur présence. Le colis sera accompagné à l’aéroport par un Expert Evaluateur et les Eléments de l’USAF et contrôlé par la police de l’air et des frontières. En cas de changement de destination, l’Exportateur doit informer le PK RCA de la nouvelle destination et le PK RCA à son tour, informe les pays participants et le pays de destination finale ainsi que celui qui assure la présidence du PK .

 

Comme on le voit, de telles précautions contre la fraude sont prises par la règlementation nationale en vigueur ainsi que par le Processus de Kimberley qu’il n’est donc pas facile, voire quasiment impossible de tricher, tant la procédure d’exportation de diamants est assortie de garanties de sécurité et de dispositifs d’alerte. Sauf à vouloir se prêter à la diffamation pour d’obscures raisons, ce qui est condamnable, certains confrères devraient sérieusement préalablement enquêter avant de jeter certains opérateurs économiques nationaux en pâture.

 

La rédaction de CAP

A PROPOS DES EXPORTATIONS DE DIAMANTS BRUTS PAR LES BUREAUX D’ACHAT AGREES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 13:20
APPUI AUX MEDIAS AFRICAINS, CAS DE LA RCA : UN EXEMPLE A SUIVRE

 

 

APPUI AUX MEDIAS AFRICAINS, CAS DE LA RCA : UN EXEMPLE A SUIVRE

 

Née d’une discussion entre vieux copains, l’Académie Centrafricaine de Presse est devenue une réalité. Un parangon de vertu pour l’émancipation des peuples opprimés.

 

Le lundi 20 Novembre 2017, s’est ouverte à Bangui la deuxième édition de l’Académie Centrafricaine de presse. Une centaine de journalistes et étudiants en journalisme à l’Université de Bangui ont bénéficié de deux sessions de formation, l’une tenue en Juin 2017 sur ‘’Journalisme, information et entreprise’’ et l’autre du 20 au 25 novembre 2017 sur ‘’Journalisme en temps de crise’’

 

Laurent Foucher, Président Directeur Général du groupe TELECEL Global, présent à Bangui, a promu l’idée de l’académie centrafricaine de presse, sur avis de ses deux vieux copains journalistes Richard WERLY, grand reporter à Paris du quotidien suisse ‘’Le Temps’’ et Prosper NDOUBA, ancien ministre de l’information sous Ange Félix Patassé et actuel directeur du journal ‘’Centrafrique Presse Info’’.

 

Cette initiative du groupe TELECEL Global vient à point nommé car, comme l’indique Lewis MUDGE, chercheur à Bangui de l’ONG américaine Human Rights Watch, l’information est très importante pour le peuple centrafricain et compte tenu des déplacements massifs des populations dans le pays (1.000.000 de déplacés internes sur une population de 4.600.000). ‘’Il est important que ces personnes puissent avoir une information crédible pour leur prise de décision’’, ajoute le chercheur de HRW à Bangui.

 

Pour Lewis MUDGE, les radios sont, à titre d’exemple, utilisées pour la réconciliation et à rappeler aux différents groupes, qu’à un certain moment, ils ont vécu ensemble en paix. Le chercheur de HRW appelle également les ONGs internationales et les Nations Unies à s’investir dans ce genre de formation car, dit-il, les journalistes sont à l’avant-garde dans la lutte contre des violations massives des droits de l’homme.

 

De son côté, Laurent Foucher, un investisseur passionné de l’Afrique, dit que son soutien à l’académie centrafricaine vise à promouvoir une reconnaissance des actions publiques bien menées par le Pouvoir politique. En outre, le PDG de TELECEL Global estime qu’une presse libre, mature et crédible rend l’action publique forte et crédible vis-à-vis des investisseurs étrangers.

 

Lors de l’ouverture de cette deuxième édition, Monsieur Laurent Foucher a tenu à rappeler que le groupe TELECEL Global est le premier opérateur de téléphonie mobile et d’Internet en République Centrafricaine. Bénéficiaire de la confiance des millions d’utilisateurs et de clients, TELECEL Global se retrouve, selon son PDG Laurent Foucher, être parmi les colonnes vertébrales du redressement de la Centrafrique.

 

‘’En ciblant la formation des journalistes et celle des entrepreneurs des médias, cette initiative a pour but de nous aider à constituer, au sein de la société civile et du monde économique, un réseau de partenaires capables, demain, de travailler en serrant les coudes pour une République Centrafricaine réconciliée’’ a souligné Laurent Foucher dans son allocution dont la quintessence est restée sans appel.

 

Le Président de la République Centrafricaine Faustin-Archange TOUADERA, ayant parrainé les travaux de cette session, a salué cette initiative et a tenu à rappeler que la presse, l’Etat et l’entreprise ne sont pas des entités antinomiques, dès lors que leurs particularités et spécificités sont prises en compte. ‘’C’est dans les périodes de transition, lorsque tout peut basculer, que l’information a un rôle déterminant à jouer’’, a martelé le Chef de l’Etat centrafricain.

 

Les deux sessions de juin et novembre 2017 ont été rehaussées par la présence d’éminentes personnalités du monde médiatique à savoir : Sylvie Coma, ancienne journaliste à RFI actuellement formatrice chez l’EFJ-pro de Montpellier, Richard WERLY, grand reporter à Paris du quotidien suisse ‘’Le Temps’’, Prosper NDOUBA, responsable du journal ‘’Centrafrique Presse Info’’, Colette BRAECKMAN, pionnière du journal belge ‘’Le Soir’’ et spécialiste de la région des grands lacs ainsi que Dominique GERBAUX, ancien président de Reporter Sans Frontières.

 

Laurent Foucher, Président Directeur Général de TELECEL Global a révélé que cette initiative touchant une centaine de professionnels des médias en République Centrafricaine est une opération test dont ils comptent étendre partout où ils sont implantés et où les pouvoirs publics y sont favorables comme en Centrafrique. Le groupe TELECEL Global est présent dans 25 pays africains dont deux en qualité d’opérateurs et compte s’installer dans trois nouveaux pays africains en 2018.

 

Le Directeur de la Radio Publique Africaine, la plus populaire du Burundi, estime que ce model centrafricain devrait servir d’exemple au secteur privé burundais, afin de soutenir les médias burundais, qui, selon Bob RUGURIKA, sont soutenus de façon ponctuelle, par des ONGs Internationales, sur financement des bailleurs multilatéraux ou bilatéraux.

 

Les actions sociales du groupe TELECEL Global en Centrafrique portent aussi sur les jeunes et le sport. C’est dans ce cadre que le groupe sponsorise certaines fédérations nationales de sport (boxe anglaise, gymnastique). En 2016, la République Centrafricaine a remporté les jeux de la Zone 3 (Afrique Centrale) en boxe anglaise alors que ce pays sortait d’une effroyable guerre civile. ‘’Le sport est un facteur de cohésion sociale. Raison pour laquelle, le groupe TELECEL Global compte promouvoir les disciplines sportives’’ a indiqué Laurent Foucher.

 

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 13:16
Lu pour vous : Intervenir en Afrique: l’impasse militaire

 

 

 

Géopolitique

 

https://www.letemps.ch  Richard Werly  Publié dimanche 26 novembre 2017 à 18:42, modifié dimanche 26 novembre 2017 à 18:43.

 

A la veille du sommet UE-Afrique d’Abidjan qui s’ouvrira le 29 novembre, la Suisse organise cette semaine à Yaoundé une conférence sur l’extrémisme violent dans la région du lac Tchad

 

«Nous savons intervenir et repousser les groupes armés. Nous savons même installer des gouvernements issus des urnes. Mais nous ne savons pas comment, ensuite, parvenir à rester et assurer une transition civilo-militaire solide.» L’officier qui nous parle ainsi est, à Bangui, un cadre de l’EUTM RCA, l’opération de formation de l’armée centrafricaine soutenue par l’Union européenne. Dans le lobby de l’hôtel Ledger, unique sanctuaire hôtelier sécurisé de la capitale de la République centrafricaine (RCA) – et toujours propriété de Laico, le Fonds souverain libyen de l’époque Kadhafi –, ce colonel espagnol scrute ses arrières. Deux gardes de sécurité privés l’accompagnent dans tous ses déplacements. Un bon résumé des limites de l’intervention internationale.

 

13 000 Casques bleus déployés

 

La paix reste, en RCA, un combat quotidien que la mission des Nations unies au Mali (Minusma) essaie avec difficulté de remporter, malgré ses 13 000 Casques bleus déployés sur ce territoire grand comme la France et la Belgique réunies: «L’échelon provincial fait totalement défaut. L’ONU ne contrôle que Bangui, et encore, explique Martin Ziguélé, député et ancien candidat à la présidentielle de janvier 2016, soutenue par la communauté internationale et remportée par l’actuel chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra. En dehors de la capitale, les soldats onusiens ne peuvent s’appuyer sur aucune structure, et ils ne remplacent pas non plus nos structures étatiques défaillantes. Ils sont autant des cibles que des protecteurs pour la population.»

 

Le cas de la RCA sera abordé les 29 et 30 novembre, lors du sommet Union européenne-Afrique d’Abidjan. Il est aussi à l’agenda de la conférence à huis clos organisée le 28 novembre à Yaoundé par la diplomatie suisse sur l’extrémisme violent dans la région du lac Tchad, gangrené par l’extrémisme islamiste. Objet du débat: comment rétablir l’autorité de l’Etat dans ces zones de la RCA, du Mali, mais aussi du Cameroun ou du Niger, où les groupes armés tiennent le terrain.

 

Affrontements entre milices rivales

 

Dans le sud de la Centrafrique bordé par le fleuve Oubangui, qui fait frontière avec la République démocratique du Congo, la région de Basse Koto est ces jours-ci le théâtre d’affrontements permanents entre milices rivales. Un préfet envoyé de Bangui n’a pas pu prendre ses fonctions, renvoyé à ses foyers par les rebelles, dont les meneurs sont parfois des ressortissants tchadiens ou soudanais. Autre illustration de l’Etat centrafricain foulé aux pieds: des groupes armés ont empêché l’ouverture d’un procès, et tabassé les magistrats locaux. «Il faudrait des proconsuls internationaux pour chaque région, complète le patron d’un journal – quatre feuilles photocopiées – de Bangui. Si seulement les Français de la Sangaris étaient restés…»

 

On doit rester pour gagner la paix. On le sait. Mais avec qui? Avec quels moyens? Sur quel mandat?

 

Arnaud Danjean, eurodéputé

 

Sangaris: à Paris, le nom de code de l’intervention militaire menée par la France en RCA de mars 2013 à décembre 2016, avec un millier d’hommes, est le symbole de ces demi-réussites militaires aux allures d’impasse. Très vite, les groupes armés furent chassés de Bangui. Mais après? «La question qui se pose en Afrique, dans ce genre d’Etats faillis, est de savoir comment rester», reconnaît l’eurodéputé Arnaud Danjean, à qui le président Macron a confié la tâche de mener une «revue stratégique» au début de son mandat. «On doit rester pour gagner la paix. On le sait. Mais avec qui? Avec quels moyens? Sur quel mandat?» Le budget, côté européen, est le talon d’Achille. La France ne cesse de répéter que le coût de ses opérations extérieures – 1,2 milliard d’euros en 2016 – doit être partagé avec ses alliés de l’UE. A Abidjan, Emmanuel Macron va repartir à l’assaut des portefeuilles.

 

L’initiative du G5 Sahel, une force d’intervention réunissant des bataillons du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie, est l’avant-garde des dispositifs militaires futurs en Afrique. Sauf que: «On sait ce qui manque toujours: des éléments internationaux prêts à combattre en urgence, et des structures pour redonner confiance aux civils abandonnés par leur Etat», nous expliquait, au récent sommet sur la sécurité de Dakar, un ancien général français reconverti dans le secteur privé, très inquiet de la disparition des services publics de base dans la région de Mopti, au centre du Mali.

 

Privatiser le suivi des interventions

 

Si aucun dirigeant européen n’ose le dire en public, a fortiori lors des sommets intergouvernementaux, une idée circule beaucoup dans les cercles militaires: la «privatisation» du suivi des interventions via le déploiement, dans les provinces, d’unités d’experts civils et militaires employés par des sociétés de sécurité, avec l’aval de l’ONU. Au sommet de Dakar, plusieurs ONG humanitaires ont admis, à huis clos, que «l’on peut faire la différence avec des petits moyens très ciblés, très mobiles, très bien équipés». A condition bien sûr que les djihadistes – principal péril ces temps-ci – aient été préalablement chassés de leurs zones d’intervention.

 

Dans un pays très vaste comme le Mali, ou en Centrafrique où l’Etat n’existe plus dans les trois quarts du territoire, ces «brigades civilo-militaires» appuyées par des membres de l’administration locale pourraient remettre l’Etat debout et rétablir un début d’infrastructures en lien avec les acteurs humanitaires. Ou au moins initier cet indispensable retour de l’Etat. Les groupes armés intégrés dans le processus de négociation y sont, parfois, également favorables. Reste l’équation politique. «Rester, c’est assumer que la transition ne peut pas être simplement confiée aux élites politiques locales issues du conflit, complète, à Bangui, la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, qui se bat pour l’envoi sur le terrain des nouveaux bataillons des forces centrafricaines entraînés par la mission de l’UE. C’est très difficile à accepter. Il faut un donnant-donnant pour que les populations comprennent bien que c’est leur Etat que l’on reconstruit.»

 

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Centrafrique-Presse.com
27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 13:10
Centrafrique : à Bangui, les rancœurs contre les casques bleus de plus en plus exacerbées

 

 

 

http://www.france24.com  26/11/2017

 

Des manifestants ont incendié deux véhicules de l'ONU vendredi à Bangui, l'accusant à tort d'être à l’origine de la mort d'un étudiant. L’incident illustre le fort sentiment de défiance des Centrafricains à l’égard des Nations unies.

 

Plusieurs dizaines de jeunes Centrafricains sont descendus dans les rues de la capitale Bangui, vendredi 24 novembre, après la mort d’un étudiant, renversé au matin par un véhicule. Les manifestants, qui incriminaient la mission de l’ONU dans le pays (Minusca), ont incendié deux de ses véhicules.

 

"Un véhicule des Nations unies qui passait sur les lieux a été pris à partie par une foule en colère et a été incendié, mettant en danger la vie des passagers qui ont été sauvés de justesse. Un véhicule des sapeurs-pompiers envoyé sur place par la Minusca a également été attaqué et endommagé par la foule, qui a aussi blessé un sapeur-pompier"annonce l’ONU dans un communiqué, déplorant des attaques "injustes" à son égard.

 

La #MINUSCA est en contact permanent avec les autorités centrafricaines et travaille avec la Police et la Gendarmerie #RCA afin de ramener le calme dans la capitale #CARcrisis

 

  MINUSCA (@UN_CAR) 24 novembre 2017

 

Le ministre de la Communication et des Médias, Ange Maxime Kazagui, a réagi peu après les évènements pour préciser que le véhicule ayant heurté l’étudiant était conduit par un membre des Forces armées centrafricaines (Faca) et n’appartenait pas à la flotte de l’ONU. Il s’agirait d’une ancienne voiture de l’Unicef, léguée récemment au ministère de la Défense.

 

"Tout ce qu’il se passe en Centrafrique, dans l’arrière-pays, la Minusca ne fait rien contre. Ils ne font que se pavaner dans Bangui au lieu de se rendre dans les provinces", lance un jeune étudiant en colère au micro de TV5 Monde.

 

Tension palpable dans la ville

 

Présente à Bangui au moment des faits, la journaliste de France 24 Brenna Daldorph rapporte une omniprésence inhabituelle de casques bleus et une forte tension dans la capitale, pourtant présentée depuis plus d’un an comme seul "havre de paix" d’un pays ravagé et contrôlé à 80 % par des groupes armés rivaux. Les dernières violences dans la ville remontent au 11 novembre, quand une attaque à la grenade dans un café a fait quatre morts, un incident suivi par des représailles qui ont fait trois victimes supplémentaires. L’évènement était une première depuis plus d’un an.

 

Vis-à-vis de l'ONU, un premier incident avait déjà éclaté le 18 novembre après qu’une femme est morte dans un accident de moto devant l’ambassade de France. Les passagers d'un véhicule de l’ONU qui passait sur les lieux avaient alors été, là aussi, pris à partie.

 

"Bangui est une ville de rumeurs, et il y a ici une grande frustration à l’égard de l’ONU", pointe Brenna Daldorph. "À chaque fois qu’un renouvellement du mandat de la Minusca est prévu, il y a des violences."

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté le 15 novembre le renouvellement d’un an du mandat de la mission, composée de 12 500 militaires et policiers. Après plus de trois ans d'activités, troublées par les accusations de violences sexuelles de la part de casques bleus, la Minusca peine toujours à convaincre de son efficacité. En octobre 2016, quatre civils avaient été tués à Bangui lors d’une journée ville morte pour demander le retrait des forces onusiennes.

 

 

RCA: un casque bleu égyptien tué dans une embuscade

 

Par RFI Publié le 27-11-2017 Modifié le 27-11-2017 à 01:18

 

Le casque bleu égyptien tué dans une embuscade dans le sud de la RCA ce dimanche 26 novembre faisait partie d'un convoi parti de Bangassou et attaqué par des anti-balaka à quelques kilomètres de sa destination, la ville de Pombolo, théâtre d'un massacre le mois dernier. C'est le treizième casque bleu tué depuis le début de l'année en Centrafrique.

 

Dimanche matin, un convoi logistique de la Minusca part de Bangassou pour la localité de Pombolo à une centaine de kilomètres de là, pour y renforcer la base temporaire que la force onusienne a installée sur place.

 

Vers 10h, après plus de 80 km parcourus sur cette piste qui traverse la jungle, aux alentours de la ville de Gambo, le convoi tombe dans une embuscade. Un casque bleu égyptien est tué. Trois autres soldats sont blessés.

 

En se défendant, les casques bleus ont « neutralisé 5 assaillants » et mis les autres en déroute selon la Minusca qui accuse « des éléments armés affiliés à la mouvance anti-balaka ».

 

Depuis la prise de Bangassou par des milices anti-balaka il y a six mois, cette route du sud, piste qui longe la frontière avec la RDC et relie notamment Bangassou à Bambari, est devenue l'un des endroits les plus dangereux du pays.

 

Les violences y sont de plus en plus fréquentes. Parfois des combats frontaux ont lieu entre les anti-balaka et leurs ennemis - notamment les Peuls de l'UPC. Mais surtout, des massacres de civils, comme à Pombolo le mois dernier; Pombolo où se rendait le convoi attaqué dimanche. La Minusca est d'ailleurs considérée par ces « groupes d'autodéfense » anti-balaka comme un ennemi.

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 13:06
Nouvelles nationales sur XINHUA

 

 

 

Centrafrique : des ex-rebelles menacent de perturber les festivités de la fête nationale

 

Xinhua | 27.11.2017 08h34

 

A l'approche de la fête nationale de la République centrafricaine (RCA) vendredi prochain, des ex-séléka, cantonnés au camp Béal dans la capitale, ont menacé les autorités centrafricaines de perturber les festivités s'ils n'auront toujours pas reçu leur prime de déguerpissement d'ici là, a appris Xinhua samedi auprès des intéressés.

 

A travers le ministère de la Défense nationale, le gouvernement centrafricain a conçu un plan de déguerpissement des ex-séléka, demeurant depuis la chute de l'ancien président François Bozizé en 2013 dans les trois camps militaires de Bangui (Béal, BSS, et RDOT), tous trois à la sortie nord de la capitale.

 

Environ 1.200 ex-combattants sont concernés par ce programme. Il était prévu que chacun d'eux recevrait une prime d'accompagnement de 100.000 francs CFA (environ 181 dollars). A l'heure actuelle, les ex-rebelles du BSS ont déjà touché leur prime, mais ceux de Béal et RDOT attendent leur tour.

 

Se sentant floués, certains ex-rebelles de Béal ont en conséquence juré de troubler la cérémonie marquant le 58e anniversaire de la proclamation de la RCA. Le grand défilé que les ex-rebelles se proposent de perturber se déroulera sur une importante avenue de la capitale, à moins de 100 mètres du camp Béal.

 

Avant cet avertissement des ex-combattants, le général Jean-Pierre Dolowaya, inspecteur des armées et président du comité des opérations de déguerpissement, a soutenu que le processus avait satisfait à la majorité des revendications des ex-rebelles, appelés à retourner à la vie civile au sein de leurs familles respectives.

 

(Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI)

 

 

Centrafrique : regain d'affrontements entre les factions rebelles à Bria

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 26-11-2017

 

Les combats entre les ex-séléka du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) d'Abdoulaye Hissène et les milices anti-balaka ont repris de plus belle autour de la ville centrafricaine de Bria (centre-nord), a appris samedi Xinhua d'une source locale.

 

Les combats sont intenses sur les axes Bria-Ouadda (nord) et Bria-Ippy (ouest), a précisé la même source. Plus d'une dizaine de blessés ont été conduits à l'hôpital régional et les corps des combattants tués sont restés en brousse.

 

Fuyant les combats, des centaines de civils ont envahi le site des déplacés, situé à trois kilomètres, sur la route d'Ippy, à côté de la base de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Faute d'abris, les nouveaux arrivants vivent dans un grand dénuement, à la merci des intempéries.

 

La nourriture manque déjà dans la ville, les organisations humanitaires n'ayant pas prévu cet afflux. Pire, la production agricole a sérieusement régressé, car les paysans qui tentent de se rendre dans les champs courent le risque de se faire tuer.

 

En octobre dernier, le chef rebelle Abdoulaye Hissène avait pourtant prêché la réconciliation entre tous les chefs des groupes armés. Malheureusement, son initiative n'a pas porté de fruits.

 

Certains observateurs pensent que les groupes rebelles ne sont pas en mesure de formuler des revendications claires vis-à-vis du gouvernement. Comme le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra le rappelle régulièrement, ces rebelles se battent pour le contrôle des ressources minières, qu'ils exploitent illégalement pour alimenter la contrebande. Bria et les villes voisines sont victimes des minerais de leur sous-sol.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 21:09
Affaire Gadio-Idriss Deby: voici les procès verbaux du FBI

 

 

 

source ; Libé du 22 Novembre 2017

 

 

Le journal Libération a publié dans son édition de ce mercredi le contenu des procès-verbaux de l'enquête du FBI concernant Cheikh Tidiane Gadio. Avec des dates, des échanges de mails captés et d'autres détails croustillants.

 

Extraits.

 

Résumons : l'ancien ministre des Affaires étrangères est en détention à New York depuis vendredi dernier. Un juge de Manhattan l'a placé sous mandat de dépôt pour corruption et blanchiment présumés.

 

Cheikh Tidiane Gadio aurait facilité le versement de pots-de-vin au Président tchadien, Idriss Déby, contre des avantages accordés dans son pays à une société chinoise désireuse d'y mener des affaires. En contrepartie, il aurait touché 400 mille dollars (plus de 200 millions de francs Cfa). Gadio nie, affirmant avoir été rétribué pour son intervention, au nom de son cabinet, dans le dossier en question.

 

Le juge a fixé la caution, pour lui accorder la liberté, à 1 million de dollars (plus de 600 millions de francs Cfa). Son avocat, Me Roberts Blaum, conteste la décision en proposant de verser pour son client 250 mille dollars (plus de 125 millions de francs Cfa). Verdict ce lundi.

 

Comment en est-on arrivé là ? Tout est consigné dans les procès-verbaux d'enquête du FBI, qui a mené trois ans d'investigations. Il y a des dates, des mails captés, du marchandage, des montants…

 

Selon le compte-rendu de Libération, qui a consulté les documents de la police fédérale américaine, l'affaire peut être circonscrite en 8 dates clés.

 

Dans les couloirs de l'Onu…


Octobre 2014. Chi Ping Patrick Ho et Cheikh Tidiane Gadio se rencontrent au siège de l'Onu. Le premier dirige une Ong basée à Hong Kong et en Virginie, mais il cherche à aider une compagnie pétrolière chinoise, la China national petroleum corporation (Cnpc), à reprendre ses activités au Tchad. N'Djaména avait retiré à la compagnie sa licence, décision assortie d'une forte amende, pour violation du Code de l'environnement. Le second, qui a de bons rapports avec le Président tchadien, Idriss Déby, passe pour l'homme providentiel pour faciliter le rabibochage avec le Tchad.

 

Ho est aux anges. "À la réunion de l'Onu, j'ai rencontré un vieil ami, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal ; il s'appelle Dr Gadio, s'enflamme-t-il dans une correspondance adressée à la Cnpc. Je l'ai rencontré en toute confiance et lui ai fait part de notre implication dans la société chinoise au Tchad et j'ai souhaité obtenir l'aide du Président (Déby) pour résoudre le problème."

 

Gadio accepte la mission, contacte par téléphone Déby pour un rendez-vous et promet de rendre compte à Ho. Ce dernier souligne que la rencontre "se tiendra probablement au milieu de la semaine prochaine".

 

Vers fin octobre 2014. Comme prévu, l'ancien chef de la diplomatie sénégalaise rencontre le Président tchadien. Rendant compte de l'entrevue, il révèle à Ho que Déby est prêt à rendre à la Cnpc son permis contre "une aide financière secrète ou très confidentielle pour ses campagnes politiques". Les détails de la rencontre seront versés dans un mail envoyé par Gadio à Ho et auquel est joint un document intitulé "Rapport après la rencontre avec (le Président du Tchad)".

 

Il est précisé dans le "Rapport" que Déby avait prévu de recevoir la délégation chinoise à N'Djaména, mais que, sur conseil de Gadio, il a accepté d'organiser la rencontre dans un village au milieu du désert. Ce, rapporte Libération, citant le FBI, "pour (éviter) que les ennemis et les lobbyistes" leur glissent des peaux de bananes.

 

Gadio : "J'ai peur…"

 


22 octobre. Changement de plan. Patrick Ho informe Gadio que le voyage au Tchad n'est plus urgent. Le gouvernement tchadien ayant signé un accord avec la Cnpc pour la réhabiliter. Il propose à l'ancien ministre de Wade de le rencontrer à Hong Kong d'abord avant le saut à N'Djaména pour une audience avec Déby.

 

Dès le lendemain de cette alerte, Gadio répond sur un ton inquiet : "C'est absolument étrange… J'ai peur que quelqu'un joue contre vous ou contre moi."

 

Mi-novembre. Malgré ses inquiétudes, l'ancien ministre des Affaires étrangères se rend avec Ho au Tchad. Au cours d'une audience avec Déby, celui-ci leur déroule le tapis rouge. Tout se passe comme prévu. Quelques jours plus tard, Gadio suggère à Ho, selon les enquêteurs, de "donner un bon paquet au Président".

 

18 novembre. Le patron de l'Ong basée à Hong Kong et en Virginie envoie un mail à son "vieil ami" sénégalais pour le remercier de sa contribution en l'informant que, pour le remercier, la compagnie allait lui verser la somme de 100 mille dollars (un peu plus de 60 millions de francs Cfa).

 

De la petite monnaie !, se serait indigné le fils de Gadio, directeur de l'Institut panafricain des stratégies (Ips). Ce dernier, dans un mail intercepté par le FBI, propose à son père : "Nous devons élaborer des stratégies par rapport à ce que nous pouvons gagner dans ce marché. 300 ou 500 mille dollars, c'est raisonnable à mon avis. Je suggère que nous demandons 2% sur tous les contrats que nous leur ferons gagner."

 

60 millions, de la petite monnaie


Vers décembre. Ho écrit à Déby pour l'informer du souhait de la Cncp de lui faire un don de 2 millions de dollars (plus d'un milliard de francs Cfa), comme conseillé par l'ancien ministre de Wade, selon les enquêteurs. La lettre est envoyée pour correction à Gadio. Qui reformule la correspondance, gommant toutes les aspérités pouvant gêner Déby.

 

La version finale de la lettre : "En sa qualité de bon ami du gouvernement et du peuple tchadiens (la Cncp) exprime son vœu sincère et son soutien au développement du Tchad. Pour ce faire, nous voudrions faire un don de 2 millions de dollars US au gouvernement du Tchad pour la création d'un fonds de développement, afin de démontrer l'amitié profonde entre nous et le Tchad. (…) Nous espérons que votre Excellence Monsieur le Président acceptera ce don au nom du gouvernement et du peuple du Tchad."

 

12 janvier 2015. La lettre, réécrite, est transmise à une personne présentée par le FBI comme un ministre tchadien. Dans la foulée, rapporte Libération, Gadio demande que les 100 mille dollars prévus pour son compte soient multipliés par cinq, "étant donné, argue-t-il, que la valeur d'opportunités totale accordée à (Cncp) est de plusieurs millions de dollars". "En outre, poursuit l'ex-chef de la diplomatie sénégalaise, il est difficile de comprendre un cadeau de 2 millions de dollars au Président et seulement 100 mille dollars à l'animateur qui a rendu tout cela possible."

 

Cette requête a été envoyée le 5 février.

 

5 février 2015. Le même jour, l'assistant de Ho informe Gadio que son appel a été entendu. Qu'il touchera finalement 400 mille dollars répartis en don pour soutenir ses activités politiques au Sénégal (100 mille dollars), en rémunération du suivi du dossier au Tchad (100 mille dollars) et en commission pour son cabinet (200 mille dollars).

 

L'ancien ministre des Affaires étrangères réfute les accusations de corruption et de blanchiment. Il défend avoir été rémunéré juste pour des prestations effectuées pour le compte de son cabinet.

 

Libération informe que Gadio fera face au juge ce mercredi. Une occasion de se montrer convaincant avec l'espoir de recouvrer la liberté en attendant un éventuel procès.

 

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 21:05
RCA : le Brésil prêt à renforcer la Minusca

 

 

 

Par RFI Publié le 22-11-2017 Modifié le 22-11-2017 à 19:07

 

Il y a une semaine, le Conseil de sécurité des Nations unies renouvelait le mandat de la Minusca, l'opération de maintien de la paix en Centrafrique. Il autorise un renfort de 900 casques bleus en plus de l'effectif maximal jusque-là plafonné à 10 750 soldats. Des discussions sont en cours avec le Brésil.

 

Le Brésil est prêt à envoyer jusqu'à 1 000 soldats en Centrafrique au sein de la Minusca. L'annonce a été faite la semaine dernière par le ministre brésilien de la Défense, Raul Jungmann, en marge d'une réunion sur les opérations de maintien de la paix à Vancouver au Canada.

 

Les discussions sont en cours depuis plusieurs semaines déjà avec le département maintien de la paix de l'ONU dirigé par Jean-Pierre Lacroix. Mais le Brésil a une requête : il souhaite prendre le commandement militaire de la Minusca, comme il l'a fait pour la Minustah, l'opération des Nations unies en Haïti qui vient de s'achever. « Même sans le commandement, le Brésil participera, car nous avons des responsabilités pour la stabilité et la paix dans le monde », a toutefois déclaré le ministre au site brésilien Nexo.

 

Les Nations unies ne confirment pas l'information, mais selon des sources bien renseignées, l'ONU, qui ne peut compter sur des hélicoptères supplémentaires pour la Minusca, cherche surtout des troupes, efficaces, réactives, ayant des capacités logistiques autonomes, c'est-à-dire leurs propres moyens de transport.

 

Concrètement, une fois les discussions achevées, les Nations unies devront formellement inviter le Brésil qui de son côté devra faire ratifier cette participation éventuelle par son Parlement. Si les deux parties trouvent un terrain d'entente rapidement, un déploiement pourrait être envisagé avant avril 2018.

 

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 21:00

 

 

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 22 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, 22 novembre 2017 (RJDH)—Le décret nommant des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) de la Cour Pénale Spéciale (CPS) pourrait être révisé. Il s’agit, selon des sources concordantes, d’un compromis trouvé par le gouvernement et les partenaires internationaux sur les différends liés audit décret.

 

L’affaire a éclaté après la prestation de serment des Officiers de Police Judiciaire pour la Cour Pénale Spéciale le 06 novembre dernier. La cérémonie a été boycottée par la Minusca et d’autres partenaires qui estiment que la retouche de la liste définitive des OPJ retenus par le comité de sélection est inconcevable.

 

Depuis ce jour, deux listes circulent à Bangui. Selon des sources proches du dossier, les partenaires ont menacé de suspendre le financement de cette cour. La primature s’est saisie du dossier et de sources dignes de foi, un comité de crise a été créé.

 

Les deux parties se sont accordées sur la révision du décret nommant les OPJ, lors d’une réunion que le premier ministre aurait lui-même présidée le vendredi dernier à Bangui. Une source proche de la CPS a confirmé ces informations, « ce problème est désormais derrière nous parce qu’à l’issue de la réunion de la semaine dernière, les uns et les autres ont accepté de réviser le processus, ce qui signifie que le décret va être revu », confie un cadre de la CPS qui a requis l’anonymat.

 

Interrogé sur la question, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro a rappelé que la mission onusienne tient à la transparence du processus de recrutement des agents de la Cour Pénale Spéciale et à l’indépendance de la cour. Il n’a pas souhaité se prononcer sur le compromis trouvé par les parties sur la nomination des Officiers de Police Judiciaire.

 

Depuis l’éclatement de cette affaire, la pression est mise sur le pouvoir de Bangui. Le mardi 21 novembre dernier, quatre partis politiques de l’opposition ont exigé du gouvernement l’abrogation de ce décret. Pour le leader de l’opposition Anicet Georges Dologuelé, ce dossier prouve la volonté des autorités de compromettre l’élan de la Cour Pénale Spéciale. Le ministre de la justice, Flavien Mbata n’a pas communiqué sur le dossier mais un de ses proches a estimé que l’opinion a mal interprété l’orientation donnée par le ministre, « ce sont les textes qui imposent à ce que les membres de la CPS soient de diverses régions. Le ministre a voulu appliquer ce principe », explique cette source.

 

Le compromis trouvé sur cette affaire devrait être officiellement annoncé par le ministère de la justice dans les prochains jours./

Centrafrique : Le gouvernement et les partenaires s’accordent sur la révision du décret des OPJ de la CPS

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 20:53
Au moins cinq patients morts à Bangassou depuis le départ de MSF

 

 

 

 

Au moins cinq patients de l'hôpital de Bangassou (sud-est de la Centrafrique) tenu par Médecins sans Frontières (MSF), sont décédés depuis mardi et le rapatriement des équipes de l'ONG vers Bangui en raison de l'insécurité, indiquent des sources de l'l'ONG.

 

Le directeur de l'hôpital, Alexis Moboy, toujours présent à Bangassou, a témoigné auprès de MSF de la mort de ces cinq patients, a-t-on indiqué au siège banguissois de l'ONG.

 

aBangui -Centrafrique : L’hôpital de Bangassou tente d’organiser la prise en charge des malades après le retrait de MSF (Autre presse) @Afropages https://t.co/CnWD7dbKRD pic.twitter.com/IWTYDRii1P

 

— Afropages (@Afropages) November 23, 2017

 

MSF avait suspendu ses activités dans la ville mardi à la suite d'un violent braquage à main armée dans la nuit du 20 novembre. 46 patients restent toutefois hospitalisés, dont 9 en chirurgie.

 

Bangassou est aux mains depuis mai de milices autoproclamées d'"autodéfense" et prétendant défendre les chrétiens, les antibalaka (antimachettes).

 

2.000 déplacés musulmans ont trouvé refuge dans un séminaire catholique et l'instabilité demeure en ville, malgré l'installation d'un nouveau préfet et d'une dizaine de policiers et gendarmes.

 

Après le départ de MSF, les Casques bleus de la mission des Nations unies (Minusca) et quelques missionnaires sont désormais les seules personnalités internationales présentes en ville.

 

#MSF encore menacé à #Bangassou en #RCA obligé d'évacuer son équipe à #Bangui#CARcrisis https://t.co/otQswulSgX

 

— Julien Binet (@JulienBinet1) November 22, 2017

 

"La situation à Bangassou est tendue ces deux ou trois dernières semaines. Deux groupes antibalaka se battent entre eux pour contrôler la ville", a indiqué mardi une source humanitaire à Bangui.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'était rendu fin octobre à Bangassou, où neuf Casques bleus ont été tués entre mai et juillet.

 

Plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, dépendent de l'aide internationale.

 

Avec AFP

 

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