Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 16:15

 

 

http://afrikarabia.com   09 avr 2015  par Christophe RIGAUD

 

Un accord de cessez-le-feu a été signé mercredi à Nairobi, sans François Bozizé et Michel Djotodia, sur fond de divisions internes des anti-Balaka et des ex-Séléka.

 

Au forceps et sous pression kényane, l’accord de Nairobi entre les belligérants centrafricains a finalement été signé dans la précipitation ce mercredi. Un accord de cessez-le-feu a donc été ratifié entre anti-Balaka et ex-Séléka, les deux principaux groupes armés en conflit en Centrafrique. Pourtant, cet accord n’apporte rien de neuf dans la résolution de la crise centrafricaine. Contrairement à une première version qui avait jeté le trouble, en demandant l’amnistie générale et l’ouverture d’une troisième transition, l’accord signé mercredi se borne à rappeler l’engagement des belligérants pour une cessation des hostilités et une reconnaissance des autorités de transition actuelles. Des dispositions qui avaient déjà été signées à Brazzaville en juillet 2014 mais jamais respectées. Il faut dire que l’initiative hasardeuse de Nairobi du président congolais Sassou Nguesso avait été peu appréciée par la communauté internationale et les autorités centrafricaines. Bangui ne souhaitait pas voir réapparaître de sitôt les deux anciens présidents Bozizé et Djotodia et craignait que les discussions de Nairobi ne parasitent leur propre Forum de paix, fixé au 27 avril. Mais depuis février, et la signature de la seconde version de l’accord, sa signature a été plusieurs fois repoussée. En cause, les hésitations de l’initiateur de Nairobi : Denis Sassou Nguesso, qui prenait la mesure de la contestation internationale

 

En catimini, sans Bozizé et Djotodia

 

Après deux mois d’atermoiement, la médiation kényane, seule aux commandes, a décidé de forcer le destin. C’est mardi 8 avril, en fin de soirée, que les Kényans précipitent les événements. Sans prévenir le président Sassou Nguesso, Uhuru Kenyatta convoque les signataires pour le mercredi matin. Fini la grande signature avec tambours et trompettes, en présence des chefs d’Etat de la région, comme cela était prévu par Sassou et Kenyatta, la signature se déroule à huis clos, dans un hôtel de Nairobi. Mais si Joachim Kokaté paraphe bien le document au nom des anti-Balaka, Michel Djotodia laisse Nourredine Adam engager les ex-Séléka et François Bozizé, encore à Kampala, est absent de la signature. L’ancien président Bozizé, n’a pas n’ont plus été informé de la signature précipité de l’accord, mais il pourrait cependant rejoindre rapidement Nairobi pour signer le document. Depuis la signature, le président congolais semble s’être réveillé et il tente maintenant de convaincre Michel Djotodia d’apposer sa signature sur l’accord.

 

Divisions en cascades

 

Que vaut donc cet accord, au contenu minimal et sans avancées majeures sur le conflit en cours en Centrafrique ? « C’est une signature pour rien », répond-on à Bangui dans l’entourage de la présidente Samba-Panza. « On a perdu beaucoup de temps pour rien et cela n’aura aucune conséquence sur le Forum de Bangui » veut-on croire. Il faut dire qu’au-delà de cet accord, les deux principaux groupes armés : Séléka et anti-Balaka sont en pleine division interne. Côté Balaka, les dissensions entre Edouard Ngaissona, et Joachim Kokaté (présent à Nairobi) éclatent désormais en plein jour. Ngaissona, coordonnateur national des anti-Balaka, qui a fondé son propre parti, le PCUD, affirme ne pas avoir mandaté Kokaté pour négocier à Nairobi. Le second reproche à Ngaissona la création de son parti et ses « ambitions présidentielles ». Le mouvement anti-Balaka pourrait bien se présenter divisés à Bangui le 27 avril prochain.

 

Djotodia perd le contrôle

 

L’ancien président Michel Djotodia est-il encore le leader incontesté des ex-Séléka ? Pas si sûr. Allié à Nourredine Adam, l’ex-homme fort de la Séléka, Michel Djotodia tient une ligne politique que les autres membres du mouvement peinent à suivre. L’ancien président Djotodia plaide pour ce qu’il appelle « des réparations ». En clair, il demande son retour aux affaires, à la tête d’une nouvelle transition, afin d’organiser les prochaines élections. Djotodia ne comprend toujours pas son éviction du pouvoir en janvier 2014. Il souhaite terminer son « mandat » pendant les 15 mois qu’il était encore censé effectuer à la tête de la présidence de transition avant sa démission. L’ancien patron de la Séléka considère toujours avoir été maltraité « parce que musulman » et se dit victime « d’injustices ». Problème, il est quasiment le seul à le penser et certains militaires de l’ex-Séléka ont déjà lâché Djotodia. Comme par exemple, ce général de l’ex-Séléka : Mahamat Al Khatim. En lien avec l’ancien ministre des Mines, Djono Haba qui s’occupe de la branche politique d’un mouvement dissident, il mène la fronde anti-Djotodia. Selon nos informations, ces ex-Séléka seraient disposés à conclure une alliance avec les anti-Balaka contre Michel Djotodia. C’est dire l’état des divisions internes au sein des anciens Séléka, dont la mouvance a toujours été très « composite ». La représentativité des délégations qui assisteront au Forum de Bangui et le dosage des différences factions Balaka et Séléka constitueront donc le principal défi des organisateurs de cette grande table ronde intercentrafricaine. En cas d’échec à Bangui, tous ces groupes (encore) armés pourraient être tentés par une fuite en avant qui rallumerait alors le conflit. La semaine du Forum de Bangui qui s’ouvrira le 27 avril s’avère cruciale.

 

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

Lu pour vous : Centrafrique: accord et divisions à Nairobi
Lu pour vous : Centrafrique: accord et divisions à Nairobi
Lu pour vous : Centrafrique: accord et divisions à Nairobi
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 13:32

 

 

DECLARATION DU « COLLECTIF DES POLICIERS MECONTENTS », RELATIVE A LA NOTIFICATION DE DECISION ASSORTIE DU CONSEIL DE CABINET DU 17 FEVRIER 2015 ET PERSPECTIVE IMMINENTE D’UNE MANIFESTATION D’ENVERGURE DE LA POLICE CENTRAFRICAINE.

 

 

P.J : Copie de Notification de décision du Conseil de Cabinet.

 

Nous, Personnels de la Police Centrafricaine, Corps et Grades confondus réunis, suite à la Notification de Décision N°060/MCSGGRI/DIRCAB, du Ministre Chargé du Secrétariat du Gouvernement et des Relations avec les Institutions, Guy-Marc MOKOPETE, relative à l’examen du Projet de Décret Fixant les Règles d’Application de la Loi N°08.016 du 20 Mai 2008, Portant Statut Spécial de la Police Centrafricaine, tenu le 17 Février 2015 sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la Transition,

 

Avons l’honneur de porter à l’attention de la l’Opinion Nationale et Internationale, la mise au point suivante :

 

En effet, nul n’est censé ignorer le rôle que joue la Police, qui concourt avec d’autres Forces, sur toute l’étendue du Territoire National à la garantie des libertés, à la Défense des Institutions de la République, au maintien de  la Paix et de l’Ordre Public, à la  Protection des Personnes et des biens, à la Surveillance de la circulation des personnes et des biens aux frontières, malgré ses moyens obsolètes et limités et un sous effectif criard.

 

Pour mémoire, c’est la Police qui était la toute première des Forces de Défense et de Sécurité Intérieure (FDSI) à reprendre avec courage et abnégation son travail au lendemain de la prise de pouvoir par la SELEKA le 24 Mars 2013 par devoir de conscience professionnelle et en rappel des obligations de loyauté, d’intégrité et d’impartialité qui l’ont toujours caractérisée à la satisfaction de tous.

 

C’est pourquoi, les Cadres et Agents de Police désapprouvent et récusent à l’unanimité la teneur de  cette Notification de décision du Conseil de Cabinet après son examen minutieux  et une analyse approfondie en déduisant la mauvaise foi du Gouvernement qui continue allègrement de brimer et priver injustement cette véritable gardienne des Institutions qu’est la Police qui fait toujours l’objet d’une discrimination négative de la part des Autorités au plus haut sommet de l’Etat qui se sont succédés à la tête de notre Pays de 2009 à ce jour.

 

Par l’acte, le Conseil de Cabinet s’est délibérément abstenu d’adopter ne-fût-ce-que ce Décret sous réserve de son exécution à l’exercice Budgétaire 2016, mais s’est malheureusement contenté de le rejeter en bloc en prétextant par ce refus poli, de soi-disant différer son examen dans les cadres de la Reforme du Secteur de la Sécurité(RSS) et du Budget de l’exercice 2016.

 

Nous disons : « Faux problème ……, du pur Opium … que des promesses fallacieuses…... Car nous sommes  assez dupés …. Contrairement aux autres catégories socioprofessionnelles qu’il s’agisse des FDS que de la chaîne pénale dont nous faisons partie intégrante».

 

Au demeurant, les personnels de la Police que nous sommes, par l’acte que nous entendons poser, attirons l’attention de la Communauté Nationale et Internationale du délai de grâce accordé au Premier Ministre et son Gouvernement de reconsidérer leur décision impopulaire dans les meilleurs délais, sinon nous envisagerions sous peu :

 

-La cessation pure et simple du travail sur toute l’étendue du Territoire National même à l’Aéroport International de Bangui-M’poko ;

 

-L’organisation d’une journée voire d’une semaine « Ville sans la Police » ;

 

-Le boycott  de la couverture sécuritaire des assises du Forum de Bangui prévues du 27 Avril au 04 Mai 2015.

 

A tous les Policiers, faisons abstraction de nos antagonismes internes ainsi que les conflits d’Ecoles et d’Intérêts en nous unissant le moment venu qui d’ailleurs ne saurait tarder pour faire entendre nos voix et arracher nos droits longtemps bafoués.

 

                                      A bon entendeur, Salut.

 

Fait à Bangui, le 08 Avril 2015

 

Ampliations

 

  • Son Excellence, Madame le Chef de l’Etat de la Transition ;
  • Son Excellence, Monsieur le Président du CNT ;
  • Son Excellence, Monsieur l’Ambassadeur de France en Centrafrique ;
  • Son Excellence, Monsieur l’Ambassadeur des USA en Centrafrique ;
  • Son Excellence, Monsieur le Représentant Spécial du SG des Nations-Unies en Centrafrique ;
  • Son Excellence, Monsieur le Représentant de l’Union-Européenne en RCA.
  • Chef de la composante Police MINUSCA.

 

 

 

 

RCA : Déclaration du Collectif des policiers mécontents
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:43

 

 

 

Centrafrique : la MINUSCA condamne une manifestation violente contre l'un de ces camps

 

NEW YORK (Nations Unies), 11/04/15 (Xinhua) -- La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a condamné vendredi l'attaque perpétrée par plusieurs centaines de manifestants contre un de ses camps, situé à 342 kilomètres de Bangui.

 

Selon un communiqué rendu public par la MINUSCA, entre 300 et 400 manifestants auraient pris d'assaut son camp de Kaga-Bandoro dans la matinée du vendredi 10 avril.

 

"Les casques bleus ont tenté de contenir la foule qui voulait forcer la barrière de l'entrée du camp en y mettant le feu", a déclaré la Mission de l'ONU en République centrafricaine, ajoutant qu'au cours de ces incidents, des manifestants, munis d'armes blanches, ont jeté des projectiles sur les soldats de la MINUSCA, blessant plusieurs d'entre eux, dont certains grièvement.

 

"Face à l'ampleur de l'attaque, les Casques bleus ont dû réagir par des tirs de sommation. On déplore un mort et plusieurs blessés du côté des assaillants. Tous les blessés sont admis à l'hôpital de la MINUSCA à Kaga-Bandoro où ils reçoivent les soins appropriés", a précisé la MINUSCA.

 

Il s'agit là de la seconde attaque contre la MINUSCA en une semaine dans une ville où les relations ont toujours été cordiales avec les populations.

 

La MINUSCA a vivement déploré ces incidents et a décidé d'ouvrir immédiatement une enquête pour en déterminer les circonstances exactes.

 

Elle a présenté ses condoléances à la famille du défunt et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

 

En cette période de transhumance marquée par des tensions communautaires dans la préfecture de la Nana-Gribizi, la MINUSCA a tenu à réaffirmer son engagement au service des populations en vue de contribuer à calmer la situation.

 

 

Centrafrique: un manifestant tué et plusieurs blessés lors d’une attaque contre une base de l’ONU

 

http://www.45enord.ca   par Jacques N. Godbout le 11 avril 2015 à 0:01.

 

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a condamné vendredi l’attaque perpétrée par plusieurs centaines de manifestants contre un de ses camps, à 342 kilomètres de Bangui, où un Centrafricain a trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés.

 

Selon un communiqué de la MINUSCA, entre 300 et 400 manifestants auraient pris d’assaut son camp de Kaga-Bandoro dans la matinée du vendredi 10 avril 2015.

 

Kaga-Bandoro est situé à 350 km au nord de Bangui et reste un foyer de tensions. En janvier dernier, huit membres d’une délégation officielle, dont le maire de la ville, avaient été brièvement enlevés puis libérés par des membres de l’ex-rébellion Séléka.

 

«Les Casques bleus ont tenté de contenir la foule qui voulait forcer la barrière de l’entrée du camp en y mettant le feu», a déclaré la Mission de l’ONU en République centrafricaine, ajoutant qu’au cours de ces incidents, des manifestants, munis d’armes blanches, ont jeté des projectiles sur les soldats de la MINUSCA, blessant plusieurs d’entre eux, dont certains grièvement.

 

«Face à l’ampleur de l’attaque, les Casques bleus ont dû réagir par des tirs de sommation. On déplore un mort et plusieurs blessés du côté des assaillants. Tous les blessés sont admis à l’hôpital de la MINUSCA à Kaga-Bandoro où ils reçoivent les soins appropriés », a précisé la MINUSCA.

 

Il s’agit là de la seconde attaque contre la MINUSCA en une semaine dans une ville où, dit l’ONU, les relations ont toujours été cordiales avec les populations.

 

Cette attaque est le résultat de tensions communautaires entre la population locale et les bergers peuls en pleine période de transhumance, a expliqué Hamadoun Touré, le porte-parole de la Minusca, cité par les médias français: «C’est la seconde attaque en une semaine, indique-t-il. Les manifestants pensent que nous prenons parti pour une communauté alors que nous avons toujours affirmé notre impartialité. Ils pensent que nous prenons parti pour les Mbororo. Ce sont des Peuls qui sont là et en période de transhumance, ce genre d’incidents est fréquent. Un peu partout entre pasteurs et paysans il y a parfois des clashes. Mais cette ampleur est regrettable.»

 

*Avec le Centre d’actualités de l’ONU

 

Centrafrique : la MINUSCA condamne une manifestation violente contre l'un de ces camps
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:01

 

 

 

© Koaci.com - Samedi 11 avril - Mahamat Kamoun, le premier ministre centrafricain, a lancé ce vendredi à Bangui, les concertations entre groupes armés de Rca, signataires du cessez-le-feu du 23 juillet 2014 à Brazzaville au Congo.


Les travaux qui ont débuté à Bangui ce vendredi, et qui vont se tenir pendant une semaine, du lundi 13 au samedi 18 avril 2015, doivent permettre aux groupes armés, de faire des propositions relatives au programme DDR (désarmement-démobilisation-réinsertion).

Les propositions issues de ce pré-forum, devront être soumises au grand forum qui se tiendra du 27 avril au 4 mai prochain, a souligné face aux médias, le chef du gouvernement.

Avant d’ajouter que le « pré-forum était le rendez-vous de la maturité où les groupes armés doivent faire preuve de volonté pour tourner la page sombre de l’histoire de la Rca »

.
En poursuivant sur un ton de réconciliation, «nous devons profiter de ces concertations, pour aplanir nos divergences. (…) L’occasion, nous est donnée de montrer notre maturité et l’image d’un pays résolument engagé dans le processus de la paix », va-t-il fait valoir, devant les représentants de 7 groupes armés, présents à la réunion.


Le général Babacar Gaye, représentant spécial de Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’Onu, et patron de la Minusca, a pour sa part souligné, « le désarmement et la paix, demeurent le passage obligé clairement identifié par le peuple centrafricain tout entier ».


Laurent Djim-Wei, Colonel du groupe armé APRD, a, pour sa part, indiqué que «certains sujets n’allaient pas être abordés au grand forum. Et que les discussions du pré-forum, étaient le cadre idéal, pour expliquer les raisons ayant poussé les uns et les autres, à recourir aux armes ».


Koaci.com, Yaoundé

Centrafrique: Bangui, le Premier ministre lance les concertations entre groupes armés
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 01:22

 

 

Cameroon Tribune  Par Sainclair Mezing  10 Avril 2015

 

Le parlement provisoire dénonce un manque de concertation de la part de la présidente de Transition. La signature par la présidente de Transition de trois décrets portant création d'un comité technique d'organisation du forum de réconciliation nationale; nomination des membres dudit comité et création de son présidium est loin de faire l'unanimité au sein de la classe politique en Centrafrique.

 

Dans une déclaration faite mardi dernier, le Conseil national de Transition (CNT), parlement provisoire, rejette les textes signés par Catherine Samba Panza. D'après le parlement provisoire, les trois décrets n'ont pas fait l'objet d'une concertation préalable avant leur publication. «Le Conseil national de Transition invite l'exécutif dans son ensemble et particulièrement Son Excellence, Mme le Chef d'État de Transition à bien vouloir rapporter les décrets portant respectivement création du comité technique d'organisation du Forum national de Bangui, désignation des membres du comité technique d'organisation et création du présidium; à procéder à une large consultation des forces vives de la nation pour la mise en place des structures chargée d'organiser le Forum, en tenant compte des conclusions des travaux de la commission préparatoire», a déclaré Léa Koyassoum-Doumta, vice-présidente du CNT. «Les conseillers nationaux pensent légitimement que le forum national de Bangui risque de connaître un échec si les autorités de la Transition n'y prennent garde», a-t-elle ajouté.

 

D'après les membres du parlement provisoire, les trois décrets pêchent par la désignation d'un comité technique d'organisation avant même la remise officielle au gouvernement du rapport des consultations populaires, la nomination au sein du comité technique d'organisation de certaines personnalités mises en cause par la population lors desdites consultations, l'éviction criarde de la commission préparatoire du forum et l'exclusion du CNT du processus.

 

Pour cela, le CNT entend interpeller le Premier ministre, Mahamat Kamoun, dans les tout prochains jours. Au sein de la classe politique, cette sortie a suscité des réactions. Notamment celle du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK), formation politique créée par François Bozizé, qui qualifie lesdits décrets de «violation délibérée de la gestion consensuelle de la transition», selon son secrétaire général par intérim, Bertin Béa.

 

Dans la foulée, Romaric Vomitiadé, ministre du Tourisme, poursuivi pour une affaire de viol sur mineure, a été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal de grande instance de Bangui et devra payer une amende de 300 000 F et versera 2 millions de F en termes de dommages et intérêts à la partie civile.

Lu pour vous : Centrafrique: Réconciliation au pays - Le comité d'organisation rejeté
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 01:17

 

 

Par RFI 10-04-2015 à 20:54

 

En Centrafrique, un leader de l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) a été arrêté, jeudi 9 avril, à Bangui. Il s'agit de Habylah Awal, le coordonnateur politique de cette branche de la Seleka, à Bambari. Selon les autorités, l'arrestation a été initiée parce que ce responsable détenait des armes et du matériel militaire par devers lui. Il a été arrêté en compagnie de quatre autres ex-responsables militaires de la Seleka.

 

Habylah Awal a été arrêté au PK12 de Bangui alors qu'il se rendait à Bambari où des rencontres politiques, à la base, devaient se tenir, vendredi 11 avril, avec les membres de son parti, pour préparer le Forum national. En chemin, lors d'un contrôle de son véhicule, des gendarmes trouvent des armes et des effets militaires.

 

« Dans ce véhicule-là, nous avons trouvé une arme AK47, des tenues militaires, des téléphones satellitaires et autres effets militaires. A ce jour, nous ne savons pas à quelle fin étaient destinés ces effets militaires », a expliqué, à RFI, le procureur général, Maurice Gilbert Dolé.

 

Parmi les quatre autres personnes arrêtées, figurent d'anciens militaires de la Seleka.

 

L'UPC, de son côté, assure que son coordonnateur devait animer des activités de sensibilisation, dans un esprit pacifique. Cette formation dénonce une arrestation arbitraire et une entrave aux efforts du parti pour préparer le Forum de Bangui.

 

« C’est une manière de nous éloigner de notre objectif, de nous éloigner vers la réconciliation nationale. Il devait venir pour qu’on s’organise au niveau militaire pour voir comment nous pouvons amener notre revendication et gérer le problème d’une manière politique », a déclaré, de son côté, Ahmat Nedjad Ibrahim, porte-parole de l'UPC.

 

Selon les autorités, une enquête a été ouverte. Habylah Awal devrait être fixé sur son sort à l'issue de la garde à vue qui doit durer 72 heures.

 

 

Centrafrique Bangui : Deux hauts gradés de l’ex-Séléka sous les verrous à la SRI
 

Bangui, 10 avril 2015 (RJDH) - Il s’agit du général Aroun Mahamat, et du colonel Habilou Awal Mahamat tous issus des rangs de l’ex-Séléka qui ont été arrêtés le jeudi 09 avril 2015 au pk12, à la sortie nord de Bangui. Dans un véhicule qui les transportait vers Bambari, la gendarmerie a trouvé des effets militaires et une arme de guerre. Ils sont détenus à la Section de Recherches et d’Investigations avec quatre autres personnes pour des nécessités d’enquête, selon une source de la gendarmerie nationale.

 

« Ils étaient 6 personnes à bord d’un véhicule Toyota immatriculé DN 774 BG et se trouvaient dans le convoi escorté par la Minusca en partance pour Bambari. La brigade du pk12 a intercepté le véhicule et nous l’a ramené à la SRI », explique une source de la gendarmerie sous l’anonymat.

 

Elle poursuit en montrant les découvertes faites dans le véhicule après les fouilles. « Nos fouilles ont permis de récupérer des effets militaires (tenues, chaussures, bérets, ceintures) et une arme AK47 et un chargeur. En plus des effets militaires, il y a également une Jumelle, un Thuraya, un GPRS, 4 ordinateurs et chacun avait sur lui plusieurs téléphones », énumère-t-elle.

 

D’autres sources dignes de foi indiquent que « les détenus seront bientôt présentés au Parquet pour la suite de la procédure. Deux chefs d’accusation pèseraient sur eux : l’association de malfaiteurs et la détention illégale d’arme et d’effets militaires ».

 

Hormis le chauffeur et un individu qui se fait passer pour quelqu’un venant de France, les quatre autres membres de l’équipage sont tous de l’ex-Séléka. « Aroun Mahamat, Habilou Awal Mahamat, Baba Nani Mahamat et Féizanne Youssouf  sont des ex-Séléka contrairement à Benjamin Gambati et Koipoi Saint Cyr», précise une autre source.

 

La Minusca n’était pas joignable pour sa version des faits. Cette arrestation fait suite à celle d’un homme politique candidat à l’élection présidentielle Amine Michel Bagaza, arrêté pour usage illégal d’un passeport camerounais, au début de cette semaine./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Un véhicule volé a été intercepté ce 09 avril au PK12 par les éléments de la Gendarmerie nationale. Le véhicule lourdement chargé, en provenance du KM5, voulait faire mouvement à l’intérieur du pays. Le véhicule et ses occupants ont été transférés à la Section de Recherches et d’investigations (SRI) pour nécessité d’enquête. Selon le Lieutenant-Colonel Antony Gbongui, Directeur général adjoint de la Gendarmerie nationale, « sur la base des renseignements en notre possession, on nous a signalé qu’un véhicule, au niveau du KM5, s’apprêtait à quitter Bangui. Nous avons mis nos éléments au PK12 et ces éléments ont pu intercepter ce véhicule de marque Toyota double cabine avec une inscription de la MINUSCA et avec une antenne comme celles des ONG ».

 

(Radio Ndeke Luka)

RCA: arrestation de Abylah Awal, responsable politique de l'ex-Seleka
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 00:52

 

 

Centrafrique/Kaga-Bandoro : Une Manifestation contre un camp de la Minusca pour protester contre les exactions des peulhs armés

 

Kaga-Bandoro, 10 avril 2015(RJDH) --  Trois personnes ont trouvé la mort et d’autres ont été blessées  suite à une attaque des habitants de Kaga-Bandoro, protestant contre les exactions commises par les peulhs armés. Tôt ce matin, des barrières ont été  érigées par ces derniers à la sortie de la base des éléments de la Minusca pour montrer leur mécontentement.

 

Selon les informations reçues par le correspondant du RJDH dans la localité, les habitants ont manifesté car les forces pakistanaises qui se trouvent dans la ville « ne font rien en ce qui concerne la sécurité de la population et les peulhs armés font leur loi », a rapporté le correspondant du RJDH dans la ville.

 

Un autre  habitant qui a accompagné son frère qui a reçu une balle  à l’hôpital affirme avoir vu trois corps par terre et un autre mourant, mais « les éléments de la Minusca ont empêché l’accès à l’hôpital ».

 

Des détonations d’armes ont été entendues ce matin, des barricades ont été érigées jusqu’à la base de la Minusca.

 

Selon le communiqué de presse de la Minusca, dans la matinée du vendredi 10 avril 2015, des manifestants estimés entre 300 et 400 personnes, se sont attaqués au camp de la MINUSCA à Kaga-Bandoro. Les Casques bleus ont tenté de contenir la foule qui voulait forcer la barrière de l’entrée du camp en y mettant le feu.

 

« Au cours de ces incidents, des manifestants, munis d’armes blanches, ont jeté des projectiles sur les soldats de la MINUSCA, blessant plusieurs d’entre eux dont certains grièvement. Face à l’ampleur de l’attaque, les Casques bleus ont dû réagir par des tirs de sommation. On déplore un mort et plusieurs blessés du côté des assaillants. Tous les blessés sont admis à l’hôpital de la MINUSCA à Kaga-Bandoro où ils reçoivent les soins appropriés », note le communiqué de presse.

 

Pour la Minusca, En cette période de transhumance marquée par des tensions communautaires dans la préfecture de la Nana-Gribizi, la MINUSCA tient à réaffirmer son engagement au service des populations en vue de contribuer à calmer la situation.

 

Cet incident intervient au moment  où un Casque bleu du contingent bangladais le Caporal Nazrul Islam, est décédé le jeudi 9 avril 2015, suite à un accident de la circulation survenu à Boali, situé à 90 kilomètres à la sortie nord de Bangui.

 

L’accident a fait douze blessés parmi les Casques bleus bangladais dont trois dans un état critique./ 

 

Daniel Ngurelessio

 

 

Centrafrique Bangui : Deux hauts gradés de l’ex-Séléka sous les verrous à la SRI
 

Bangui, 10 avril 2015 (RJDH) Il s’agit du général Aroun Mahamat, et du colonel Habilou Awal Mahamat tous issus des rangs de l’ex-Séléka qui ont été arrêtés le jeudi 09 avril 2015 au pk12, à la sortie nord de Bangui. Dans un véhicule qui les transportait vers Bambari, la gendarmerie a trouvé des effets militaires et une arme de guerre. Ils sont détenus à la Section de Recherches et d’Investigations avec quatre autres personnes pour des nécessités d’enquête, selon une source de la gendarmerie nationale.

 

« Ils étaient 6 personnes à bord d’un véhicule Toyota immatriculé DN 774 BG et se trouvaient dans le convoi escorté par la Minusca en partance pour Bambari. La brigade du pk12 a intercepté le véhicule et nous l’a ramené à la SRI », explique une source de la gendarmerie sous l’anonymat.

 

Elle poursuit en montrant les découvertes faites dans le véhicule après les fouilles. « Nos fouilles ont permis de récupérer des effets militaires (tenues, chaussures, bérets, ceintures) et une arme AK47 et un chargeur. En plus des effets militaires, il y a également une Jumelle, un Thuraya, un GPRS, 4 ordinateurs et chacun avait sur lui plusieurs téléphones », énumère-t-elle.

 

D’autres sources dignes de foi indiquent que « les détenus seront bientôt présentés au Parquet pour la suite de la procédure. Deux chefs d’accusation pèseraient sur eux : l’association de malfaiteurs et la détention illégale d’arme et d’effets militaires ».

 

Hormis le chauffeur et un individu qui se fait passer pour quelqu’un venant de France, les quatre autres membres de l’équipage sont tous de l’ex-Séléka. « Aroun Mahamat, Habilou Awal Mahamat, Baba Nani Mahamat et Féizanne Youssouf  sont des ex-Séléka contrairement à Benjamin Gambati et Koipoi Saint Cyr», précise une autre source.

 

La Minusca n’était pas joignable pour sa version des faits. Cette arrestation fait suite à celle d’un homme politique candidat à l’élection présidentielle Amine Michel Bagaza, arrêté pour usage illégal d’un passeport camerounais, au début de cette semaine./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Centrafrique/ Kabo : MSF réduit son effectif dans la ville après un cas de braquage
 

Kabo, 10 avril 2015 (RJDH)-  L’ONG  Médecins Sans Frontières (MSF) retire une partie de son équipe et a partiellement suspendu ses activités au sein de l’hôpital de Kabo, dans le nord de la Centrafrique, après un cas de braquage sur la base de cette entité.  L’information est rendue publique dans un communiqué de presse.

 

 «Cette agression contre la communauté humanitaire implique un sérieux obstacle pour l’activité de MSF en faveur de la population de la zone, où près de 50 000 personnes vivent sans aucun autre agent pour leur apporter une assistance sanitaire », a souligné Laurence Barros-Duchène, chef de mission MSF.

 

Selon le communiqué du MSF, le nord de la Centrafrique englobe plusieurs sortes de maladies fréquemment constatées, entre autres, le paludisme, les infections respiratoires et les conjonctivites. Des milliers de patients de la région dépendent de l’intervention de MSF pour pouvoir obtenir un diagnostic et un traitement de leurs pathologies.

 

Dans ce document il est rappelé que,  lors du dernier cas de braquage, qui s’était déroulé le mercredi, deux inconnus armés ont profité de la forte pluie qui s’était abattue sur la ville pour assaillir violemment le complexe de MSF, prenant ensuite la fuite avec divers objets de valeur.

 

Laurence de Barros-Duchène, chef de mission des MSF a réitéré que, « des attaques comme celle-ci se répercutent sur une population dans le nord de Centrafrique, qui vit déjà dans une situation très précaire et qui est victime des violences depuis des nombreuses années », a-t-elle ajouté.

 

MSF a développé des activités à Kabo depuis 2006 et l’année dernière, elle a appuyé d’une manière sanitaire environ 46 000 personnes dans cette localité.  La suspension des activités et la réduction de l’effectif du personnel de cette organisation humanitaire sont liées à l’insécurité et des cas de braquage perpétrés sur les installations de la base de MSF. /

 

Auguste Bati-Kalamet et Fridolin Ngoulou.


 

Centrafrique/Berberati : Des auteurs de braquages en cours de transfèrement à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui

 

Berberati, 10 avril 2015 (RJDH)—L’audience correctionnelle du 09 avril 2015 a reconnu coupables des cas de braquage trois miliciens Anti-Balaka. Nestor Ngougbou, comzone des Anti-Balaka est condamné comme auteur intellectuel des braquages et est condamné à 8 ans d’emprisonnement. Il sera transféré avec les deux autres à la prison centrale de Ngaragba à Bangui.

 

« Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Berberati, Romaric Kpangba dans son réquisitoire a inculpé Nestor Ngougbou, Comzone des Anti-Balaka auteur intellectuel des braquages et a demandé au tribunal de le condamner à 8 ans d’emprisonnement ferme », a rapporté le correspondant du RJDH dans la ville.

 

« Ulrich Batilde et  Jacques Boromalé  sont coupables de détention illégale d’armes de guerre, association de malfaiteurs et vols. Ils sont aussi condamnés à 7 ans d’emprisonnement ferme avec une amende de 700.000 FCFA chacun  et un transfert à la prison centrale de Ngaragba », a ajouté la source.

 

Un autre présumé,  Ulrich Yapépé est mis en liberté pour infraction non constituée.

 

Il s’agit d’une première audience correctionnelle dans la ville, après l’accalmie constatée dans la région et le redéploiement des autorités judiciaires./

 

JC Yapoungo

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Des braquages se multiplient sur la route du cimetière Ndrès
 

Bangui, 10 Avril 2015 (RJDH)--Des motos, des appareils portables et autres biens ont été braqués par des  hommes armés non identifiés sur la route de Ndrès dans le 4eme arrondissement de Bangui le samedi 04 Avril 2015. Selon des informations, ces cas de braquages se multiplient sur cet axe qui mène au cimentière.

 

Ces présumés auteurs, assimilés aux Anti-Balaka volent des motos, des voitures, des appareils portables ainsi que d’autres biens. Un autre cas remonte au samedi 04 Avril 2015, alors que des gens se rendaient au cimentière.

 

Une victime a témoigné « c’est juste au niveau du cimetière Ndrès, lors d’un enterrement que les personnes non identifiées braquent les gens. Ils visent des motos en premier lieu».

 

Une autorité communale a confié au RJDH que des braqueurs circulent dans ce secteur et n’hésitent pas à commettre leur forfait. Cette autorité appelle les forces internationales à multiplier des patrouilles dans le secteur afin de dissuader les braqueurs.

 

Des sources de Boy-Rabe confient au RJDH que des cas de braquages seraient perpétrés par une équipe de trois miliciens Anti-Balaka, qui continuent à « terroriser » la population./

 

Judicaël Yongo


 

Centrafrique/Bangui : Une association et un syndicat appellent au report des élections
 

Bangui, 10 avril 2015 (RJDH) - -L’association Génération Consciente et l’Union Générale des Travailleurs de l’Hydraulique de l’Industrie et des Mines en Centrafrique (UGTHIMCA) ont appelé au report des élections générales en République Centrafricaine. Ces deux organisations de la société civile l’ont dit dans une déclaration conjointe rendue publique ce jour.

 

Dans cette déclaration, les deux organisations de la société civile ont indiqué que les élections d’ici deux ou trois mois sont impossibles. L’association Génération Consciente et l’Union Générale des Travailleurs de l’Hydraulique de l’Industrie et des Mines en Centrafrique (UGTHIMCA) craignent des élections contestées au cas où le calendrier actuel est respecté.

 

« Si les dates actuelles c'est-à-dire juin et juillet sont tenues pour organiser les élections, nous irons droit vers des élections à la malienne », a souligné François Emmanuel Kouzouaki Yondo, président de l’Union Générale des Travailleurs de l’Hydraulique de l’Industrie et des Mines en Centrafrique (UGTHIMCA).

 

L’Union Générale des Travailleurs de l’Hydraulique de l’Industrie et des Mines en Centrafrique (UGTHIMCA) souhaite que le peuple centrafricain soit au cœur du processus électoral. « Les problèmes des élections dans tous les pays démocratiques dans le monde sont les expressions de la souveraineté des peuples et qu’il est nécessaire de laisser ce choix au peuple centrafricain souverain de définir le mandat de la transition et de fixer la date des échéances électorales en vue de prendre en main sa destinée », a précisé la déclaration.  

  

Ces deux organisations ont relevé dans leur déclaration conjointe un certain nombre de faits qui selon eux ne permettent pas de penser à l’effectivité des élections d’ici trois mois, « ayant à l’esprit les problèmes de la révision de la constitution (…), le désarmement forcé réclamé par le peuple lors des consultations à la base, la non mobilisation des fonds pour le financement des élections promis par la communauté internationale, la soumission du projet de constitution au référendum constitutionnelle ceci avant les élections (…), le rapatriement de tous les Centrafricains ».

 

L’Union Générale des Travailleurs de l’Hydraulique de l’Industrie et des Mines en Centrafrique (UGTHIMCA), propose des élections d’ici début 2016. « Février 2016, 1er tour des élections présidentielle, législatives et sénatoriales. Mars 2016, 2ème tour des élections présidentielle, législatives et sénatoriales », propose la déclaration des deux organisations de la société civile. Dans le document, L’Union Générale des Travailleurs de l’Hydraulique de l’Industrie et des Mines en Centrafrique (UGTHIMCA) propose que le référendum constitutionnel puisse avoir lieu en décembre 2015.

 

Notons que les forces vives de la nation sont partagées sur le calendrier des élections, calendrier qui voudrait d’ici juin-juillet qu’il y ait les élections en République Centrafricaine pour mettre fin à la transition. A deux mois de cette date, l’Autorité Nationale des Elections, organe chargé d’organiser ces échéances n’a pas encore créé ses démembrements sur tout le territoire national.

 

Selon la Minusca, seulement 65% du territoire est couvert par l’Autorité Nationale des Elections./

 

Sylvestre Sokambi


 

Centrafrique/Bangui : Des usagers des téléphones se plaignent des perturbations téléphoniques

Bangui, 10 Avril 2015 (RJDH) --- Les abonnés de certaines sociétés de téléphonie mobile comme Orange et Télécel déplorent les cas de perturbation enregistrés ces derniers temps à Bangui et dans certaines régions de la Centrafrique.  Les appels, les envois de SMS, et les opérations de transfert de crédit  sont difficilement accessibles.

 

Dieu Béni Tomté, un abonné des sociétés Orange et telecel de la ville de Bossangoa joint ce matin sur le réseau Azur ne cache pas sa déception. « L'objectif d'utiliser un téléphone c'est de joindre rapidement des correspondants. Mais les sociétés Orange et Télécel, ne nous offrent plus cette opportunité », a-t-il déploré.

 

Selon les propos de Leonel Ignalokoa, habitant de la ville de Mbaïki, qui a envoyé un message sur l’adresse E-mail du RJDH,  c'est très difficile de joindre la personne qu'on veut appeler. « Parfois, si le client insiste, la communication crache et s’interrompt. Cependant, Nous payons les frais de cette communication perdue. C'est une exploitation », a-t-il constaté.

 

« Deux types de désagrément sont très récurrents ces derniers temps. Chez certains opérateurs de téléphonie,  il y a de brouille de fond  qui perturbe, d'une part, d'autre par la communication est difficile, lorsqu'on réussi à joindre le correspondant, on arrvie pas à s'entendre, malgré tout cela nous cooût financièrement. L’autre aspect, c’est parfois la coupure intempestive des communications, ce sont des problèmes fréquents», a expliqué Marcel Mokoapi, président de l’Association des Consommateurs de Centrafrique.

 

Selon lui, l’intérêt d’un opérateur économique est que son produit soit apprécié par les consommateurs. « De fois quand nous appelons le service client, ils mettent de temps pour nous répondre,  quand nous écrivons, il n’y a toujours pas de réponse et quand on se présente chez eux, c’est comme si nous sommes des pestes. Alors que l’intérêt d’un opérateur économique est que son produit soit apprécié par les consommateurs », a-t-il ajouté.

 

Certains usagers demandent à la direction de ces sociétés de téléphonie de tout mettre en œuvre pour résoudre ce problème. « Car la communication constitue le pilier du développement », a dit une source./

 

Flora Sandrine Mbagna


 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 00:50

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 10 avril 2015 15:07

 

La chef d'Etat de transition Catherine Samba-Panza, a rencontré ce 10 avril au palais de la Renaissance les quatre plates-formes politiques qui ont  contesté la configuration du comité technique préparatoire du Forum de Bangui nouvellement mis en place.


Ont pris part à l'audience l'Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), l'Alternative citoyenne pour la démocratie et la paix, (ACDP), la Coordination des partis politiques sans plate-forme et l'union des partis politiques pour la reconstruction nationale (UPPRN).


Le coordonnateur de l'AFDT, Clément Bélibanga, rapporte que la présidente de la transition s'est dite guidée par la raison d'efficacité dans la nomination. « Nous avons estimé que nous sommes dans une période de transition consensuelle et qu'il fallait aussi discuter avant la sortie du texte. Elle nous a expliqués et nous avons vu effectivement qu'elle était préoccupée par l'efficacité », a-t-il dit au sortir de l'audience.


« Pour le moment, nous estimons que la paix et la sécurité sont essentielles pour notre pays », a-t-il ajouté.


Au sujet de la mise en place du comité technique d'organisation du Forum de Bangui, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), dans un communiqué publié le 7 avril, estime que l'observation de la concertation avant toute prise de décision est importante pour l’intérêt de la nation.


« Nous pensons qu'en des périodes comme celle que nous connaissons aujourd'hui, qui tendent vers le retour à la paix et à la réconciliation nationale, la concertation, qui est le maître mot avant toute prise de décision, aurait du être observée pour permettre aux Centrafricains de s'associer afin que des décisions non contestées soient prises pour un apaisement réel », déclare Maître Blaise Fleury Otto, secrétaire général du RDC.


Par ailleurs, Maître Otto précise que la polémique entretenue autour de la décision des autorités de la transition n'est pas la première du genre. « Ces genres de pratiques ont déjà alimenté beaucoup d'autres contestations, lesquelles ont porté sur la nomination du Premier ministre après l'élection du Chef d'Etat de la transition, la gestion du don angolais, la mise en place des démembrements de l'Autorité nationale des élections (ANE), la question de l'organisation du Forum de Brazzaville, la nomination du Premier ministre après le Forum de Brazzaville et l'organisation des consultations populaires à la base. Ce sont autant de sujets qui ont fait l'objet de contestations, soit dans l'organisation ou dans la manière de prendre les décisions », a-t-il rappelé.


Mahamat Kamoun ouvre aussi des discussions


Le Premier ministre de la transition Mahamat Kamoun a lancé ce vendredi des discussions avec sept groupes armés non conventionnels en République Centrafricaine conformément aux closes des documents signés en juillet 2014 à Brazzaville au Congo. Le rapport de la rencontre va être inscrit au dossier Forum de Bangui au nom des groupes armés non conventionnels.


Les échanges vont durer une semaine et porteront sur le recueil des propositions faites par les différents groupes armés en ce qui concerne le volet restructuration des armées et le processus d'intégration desdits groupes au sein des Forces armées Centrafricaines (FACA).


« Aujourd'hui c'est le tour des groupes armés qui depuis Brazzaville ont fait le choix de poursuivre les discussions à Bangui en vue de sortir définitivement notre pays de cette crise. Les discussions qui vont se dérouler porteront sur deux documents. Il s'agit premièrement des propositions sur les principes de la restructuration des forces de défenses et de sécurité ensuite les propositions pour un processus d'intégration des ex-combattants des groupes armés dans les corps en uniforme », a expliqué Mahamat Kamoun, chef du gouvernement de transition.


Le Premier ministre indique que diverses activités de terrain ont été menées en amont depuis le retour de Brazzaville. « Depuis l'accord de cessation des hostilités à Brazzaville, nous avons commencé par les consultations populaires à la base auxquelles vous avez pris part et qui ont débouché sur des recommandations tout aussi pertinentes les unes que les autres au Forum de réconciliation qui se tiendra dans les jours à venir », a-t-il souligné.


Le chargé de mission de l'Union des forces républicaines  fondamental (UFR), Maxime Mbéanani, apprécie cette initiative et souhaite voir leurs propositions prises en compte lors du Forum de Bangui.


« Cette initiative est la bienvenue, c'est ce que nous attendons du gouvernement. Je souhaite que le ministre de la Défense prenne au sérieux tout ce que nous avons dit pour faire avancer les choses », a-t-il souhaité.

Forum de Bangui la présidente sur la voie du consensus
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 00:48

 

 

 

http://lepays.bf   vendredi 10 avril 2015

 

Les autorités de la transition centrafricaine viennent d’obtenir un engagement des miliciens Séléka et anti-Balaka de reconnaître les Accords de Brazzaville. Cet engagement de Nairobi devait recueillir aussi les signatures respectives de François Bozizé et de Michel Djotodia, mais les deux hommes ont fait faux bond. Qu’à cela ne tienne. L’engagement est signé par les représentants des deux camps armés qui s’affrontent depuis un certain temps en République centrafricaine (RCA). En rappel, les Accords de Brazzaville avaient été signés dans une sorte d’euphorie par les deux groupes armés, en juillet 2014. En son temps, on a eu un grand espoir de sortir de cette spirale de violences dans laquelle le pays est plongé. Hélas, les fruits n’ont jusque-là pas tenu la promesse des fleurs. Les violences n’ont pas cessé. Certains ont trouvé dans l’absence des mentors des deux camps que sont François Bozizé et son tombeur, Michel Djotodia, lors de la signature de ces accords, la raison de l’échec de leur application. Tant et si bien qu’en voulant redresser les choses, les négociateurs que sont le président congolais, Denis Sassou N’Guesso et son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, ont failli tomber dans l’excès inverse. En effet, ils ont voulu négocier la signature d’un accord par les deux mentors par-dessus la tête des autorités de la transition centrafricaine.

 

Les autorités centrafricaines sont vent debout contre l’accord de Nairobi

 

Et ce qui devait arriver, arriva. La communauté internationale ne s’est pas fait prier pour rejeter ledit accord. La présidente Catherine Samba-Panza et son équipe qui n’ont pas été associées à la négociation de cet accord, ne se sont pas senties non plus liées par ses dispositions. Mieux, les autorités centrafricaines sont vent debout contre cet accord de Nairobi qui prônait la mise en place d’une nouvelle équipe de transition. Pour elles, accepter cet accord reviendrait à reconnaître qu’elles ne se sont pas montrées à la hauteur de la tâche qui leur a été confiée et donc devraient céder la place à plus « compétents » qu’elles. Catherine Samba-Panza ne l’a pas entendu de cette oreille. Jusque-là, elle est décidée à ne pas lâcher prise. Cette hostilité des autorités de la transition vis-à-vis de ce qu’on pourrait appeler Accord de Nairobi I, a contribué à en faire un mort-né. Dès lors, il a fallu trouver une bouée de sauvetage pour le pays, toujours englué dans les méandres de la violence. C’est ainsi qu’on vient d’assister à une sorte d’exhumation des Accords de Brazzaville qui ont l’avantage d’avoir été signés par les anti-Balaka et les combattants de la Séléka et qui ont les faveurs de la communauté internationale et de la transition, surtout de sa présidente dont ils reconnaissent l’autorité.

 

En remettant au goût du jour les Accords de Brazzaville, les Anti-Balaka et la Séléka désavouent d’une manière ou d’une autre, Djotodia et Bozizé. C’est une façon d’enterrer l’accord de Nairobi signé par les mentors. De fait, Catherine Samba-Panza n’a jusque-là pas fait preuve d’enthousiasme, à l’idée de les associer à la recherche de la paix dans le pays. Mais la paix sans les mentors des camps armés est-elle possible en RCA ? Bozizé et Djotodia ne sont-ils pas incontournables pour le retour à la paix ? On peut estimer que ces deux gourous des milices qui sèment le chaos en Centrafrique pèsent encore sur le cours des événements dans le pays et que ce faisant, il aurait été important de parvenir à un accord avec eux. Un accord qu’ils auraient accepté de cosigner avec les autorités de la transition. En effet, les deux anciens dirigeants ont une certaine influence sur leurs éléments, à travers les financements qu’ils peuvent leur apporter. Ils tirent certainement les ficelles depuis leurs terres d’exil respectives. Et leur prise de position compte peut-être dans les attitudes et les actes de leurs miliciens. L’idéal aurait donc été qu’ils s’impliquent dans la quête du retour de la paix dans le pays. Un accord dans lequel ils se seraient reconnus, aurait de ce fait, été d’une précieuse aide pour la RCA.

 

Mais, cela n’enlève rien au fait qu’il est bon que les éléments sur le terrain prennent des engagements forts en faveur de la paix.

 

La pacification du pays dépend plus de la bonne volonté des combattants des deux camps

 

En effet, les accords que signeraient les mentors avec les autorités de la transition auraient été plus théoriques que pratiques. Ceux signés par les acteurs directs des violences peuvent être plus porteurs d’effets. En effet, les mentors ont déjà montré leur incurie en ce qui concerne la défense de l’intérêt général de leur pays et il est difficile de parier sur leur bonne foi, quand bien même ils prendraient des engagements en faveur de la pacification du pays. Il n’est donc pas évident que les engagements qu’ils viendraient à prendre seraient matérialisés sur le terrain par leurs soins. De plus, il n’est pas évident que leurs consignes seraient suivies à la lettre par les exécutants sur le terrain. Leur influence sur les troupes relève peut-être plus du mythe que de la réalité. Il est contreproductif de délaisser la contribution de quelqu’un qui a assisté à un événement pour solliciter le concours de celui qui pourrait seulement imaginer comment les choses se sont passées, dit en substance une sagesse de chez nous. Il est contreproductif donc de laisser les acteurs directs du conflit pour compter sur les cerveaux qui se cacheraient derrière eux. Si c’est à choisir, il est préférable de parier sur des combattants qui décident eux-mêmes et en toute responsabilité, de déposer les armes que sur leurs parrains supposés. Il paraît plus facile aux combattants de la Séleka et aux Anti-Balaka d’obliger leurs mentors à changer leur fusil d’épaule qu’à Bozizé et Djotodia d’obtenir de leurs bases respectives, l’arrêt effectif des violences. La pacification du pays dépend plus de la bonne volonté des combattants des deux camps à la base que du bon vouloir de leurs mentors. « C’est l’existence de sujets qui donne un sens au statut de chef », dit-on. C’est parce qu’ils ont des combattants qui leur obéissent que Djotodia et Bozizé sont des « chefs de guerre ».

 

Il convient, de ce fait, de mettre donc l’accent sur les combattants, les hommes de terrain, même s’il ne faut pas rejeter la contribution de Bozizé et de Djotodia au retour à la paix. Cet engagement des combattants à respecter les accords de Brazzaville qu’ils ont signés, est un signe d’espoir non négligeable. La lassitude qui a certainement gagné les combattants des deux camps et la pression qu’exercent sur eux l’équipe de Samba-Panza et la communauté internationale, ont certainement contribué à forger leur volonté de faire taire les armes. Quoi qu’il en soit, on ne peut que se réjouir de ce nouvel engagement des combattants anti-Balaka et Séléka, de travailler au retour définitif de la paix dans le pays. Il faudra espérer que la flamme de cet espoir brille longtemps, mieux, pour de bon. Il faudra croiser les doigts pour que cet engagement soit suivi d’effets concrets sur le terrain et ce, sans plus tarder, pour que la RCA sorte le plus vite possible de l’ornière.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : RCA : La paix sera-t-elle possible sans les mentors ?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 00:43

 

 

Centrafrique: attaque contre une base de l'ONU dans le nord, un manifestant tué (ONU)

 

10/04/15 (AFP)

 

Plusieurs centaines de manifestants ont tenté vendredi d'envahir une base de l'ONU à Kaga Bandoro, au nord de la République centrafricaine (RCA), et un manifestant a été tué dans les affrontements avec les Casques bleus, a annoncé l'ONU.

 

L'attaque a également fait "plusieurs blessés" parmi les manifestants, a indiqué le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

 

La Minusca (Mission de l'ONU en RCA) a procédé à des tirs de sommation contre les manifestants qui ont tenté de mettre le feu à la base et dont certains étaient armés de couteaux, a-t-il précisé. Les manifestants étaient "entre 300 et 400".

 

La Mission "regrette profondément cet incident" et va ouvrir une enquête. Il s'agit de la deuxième attaque en une semaine contre la mission "qui a toujours été en bons termes avec la population locale", a souligné le porte-parole.

 

Kaga-Bandoro est situé à 350 km au nord de Bangui et reste un foyer de tensions. En janvier dernier, huit membres d'une délégation officielle, dont le maire de la ville, avaient été brièvement enlevés puis libérés par des membres de l'ex-rébellion Séléka.

 

 

RCA: une base de l'ONU attaquée dans le Nord, un manifestant tué

 

0-04-2015 à 23:42 RFI

 

Des affrontements ont eu lieu vendredi à Kaga-Bandoro dans le nord de la Centrafrique. Plusieurs centaines de manifestants s'en sont pris à la base des casques bleus dans la ville. Bilan : un mort du côté des manifestants et plusieurs blessés.

 

Environ 300 à 400 manifestants ont violemment tenté de pénétrer dans la base des casques bleus à Kaga-Bandoro. Après avoir érigé des barricades, ils ont voulu forcer le portail de l'enceinte de la Minusca qu'ils ont enflammé. Munis d'armes blanches et de projectiles, les manifestants ont blessé plusieurs soldats. Le contingent pakistanais de l'ONU a immédiatement riposté à l'aide de grenades lacrymogènes, puis en effectuant des tirs de sommation.

 

Cette attaque est le résultat de tensions communautaires entre la population locale et les bergers peuls en pleine période de transhumance, comme l'explique Hamadoun Touré, le porte-parole de la Minusca : « C'est la seconde attaque en une semaine, indique-t-il. Les manifestants pensent que nous prenons parti pour une communauté alors que nous avons toujours affirmé notre impartialité. Ils pensent que nous prenons parti pour les Mbororo. Ce sont des Peuls qui sont là et en période de transhumance, ce genre d’incidents est fréquent. Un peu partout entre pasteurs et paysans il y a parfois des clashes. Mais cette ampleur est regrettable. »

 

Regrettable, car la riposte des casques bleus a fait un mort dans les rangs des manifestants qui parlent déjà de bavure. Plusieurs habitants contactés sur place accusent la Minusca d'avoir tiré sur la foule. Hamadoun Touré, le porte-parole, réfute toute idée d'acte volontaire et annonce avoir ouvert une enquête pour élucider les circonstances de l'accident.

 

 

Un camp de l’ONU attaqué en Centrafrique

 

Par Rédaction The Associated Press 10 avril 2015 | 16:16

 

Plusieurs soldats des forces de maintien de paix des Nations unies ont été blessés grièvement vendredi matin, lorsque près de 400 personnes ont attaqué un de leurs camp en République centrafricaine.

 

L’ONU a indiqué que l’un des assaillants avait péri et que plusieurs autres avaient été blessés.

 

Il s’agit du deuxième assaut contre les Casques bleus déployés dans la ville de Kaga-Bandoro, dans le nord du pays, où les relations avec la population avaient pourtant toujours été «harmonieuses», selon l’ONU.

 

Le pays vit actuellement une migration saisonnière qui est traditionnellement marquée par des tensions entre les communautés de la région, située à environ 385 kilomètres de la capitale, Bangui.

 

L’ONU n’a toutefois pas précisé ce qui pourrait avoir causé l’attaque.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a expliqué que des centaines de personnes avaient tenté de pénétrer à l’intérieur du camp en allumant un incendie à l’entrée.

 

Les Casques bleus ont tenté de contenir la foule, mais les manifestants, munis de pierres et de couteaux, avançaient vers eux et ont blessé plusieurs soldats.

 

«Devant la gravité de l’attaque, les Casques bleus ont tiré des coups de feu dans les airs», a indiqué la MINUSCA dans un communiqué, en se disant désolée qu’une personne soit morte. Une enquête sera menée sur l’incident.

 

Au moins 5000 personnes ont été tuées depuis l’intensification des violences entre les différentes communautés en Centrafrique, en décembre 2013.

Centrafrique: attaque contre une base de l'ONU dans le nord, un manifestant tué (ONU)
Repost 0
Centrafrique-Presse.com