Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:37
Lu pour vous : L’acquittement de Jean-Pierre Bemba révèle les échecs de la CPI
Lu pour vous : L’acquittement de Jean-Pierre Bemba révèle les échecs de la CPI
Lu pour vous : L’acquittement de Jean-Pierre Bemba révèle les échecs de la CPI

 

 

DÉCRYPTAGE

 

L’acquittement de Jean-Pierre Bemba révèle les échecs de la CPI

 

Par Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)

 

LE MONDE Le 14.06.2018 à 11h07 • Mis à jour le 14.06.2018 à 17h50

 

L’acquittement de l’ancien vice-président congolais met en avant les faiblesses des dossiers soumis à la Cour pénale internationale.

 

Acquitté par la chambre d’appel de la Cour pénale internationale, Jean-Pierre Bemba se trouve en liberté provisoire. L’ex-vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) a bien quitté les murs de la prison de Scheveningen, à La Haye (Pays-Bas), dans la soirée du 12 juin, mais n’a pas rejoint son domicile de Bruxelles. La Cour doit encore se prononcer sur la peine qu’il devra purger pour avoir suborné des témoins. Il faut, en attendant, qu’un Etat l’accueille sur son sol. La Belgique, où réside sa famille, n’avait toujours pas répondu à la Cour mercredi soir, a annoncé une source au Monde. Deux autres pays ont été approchés.

 

L’acquittement de M. Bemba, prononcé le 8 juin, à la majorité des juges de la chambre d’appel, révèle avec force les échecs de la Cour. L’affaire Bemba fut bâtie sur un postulat politique. C’est au nom de la « stabilité » de la RDC que l’ancien procureur, Luis Moreno Ocampo, avait poursuivi Jean-Pierre Bemba il y a dix ans. Beaucoup de diplomates et d’activistes soufflaient alors à l’oreille de ce procureur. Puisque « deux crocodiles dans un même marigot » ne font pas bon ménage, il fallait mettre fin au violent face-à-face opposant Joseph Kabila, fraîchement élu à la tête de la RDC, à Jean-Pierre Bemba. C’était en 2006.

 

Même si ses troupes s’étaient salement illustrées en RDC depuis 1998, le procureur avait décidé de le poursuivre pour les crimes de sa milice commis en République centrafricaine (RCA) entre 2002 et 2003. Depuis longtemps, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) recueillait de nombreux témoignages accablant les hommes de M. Bemba, envoyés soutenir le président Ange-Félix Patassé, menacé par la rébellion de François Bozizé (président de la RCA entre 2003 et 2013, après qu’un coup d’Etat l’a porté au pouvoir). L’organisation avait convaincu Bangui de saisir la Cour. Et fourni au procureur les bases d’un dossier. Mais jamais les crimes en Centrafrique et l’impunité criante dans ce pays n’ont été au cœur de la décision de l’ancien procureur. Raison pour laquelle les premiers responsables de cette guerre, Ange-Félix Patassé et François Bozizé, n’ont jamais été inquiétés.

 

Emotion appuyée

 

L’arrestation du « Chairman », comme le surnomment ses partisans, en mai 2008, à Bruxelles, empêchait son retour à Kinshasa, où il espérait se présenter pour la future présidentielle. C’est à La Haye qu’il passera les dix années suivantes. Au cours de son procès – conduit le plus souvent à huis clos – les juges avaient modifié les charges portées contre lui, avant de le condamner à dix-huit ans de prison.

 

La présidente, Sylvia Steiner, avait, tout au long de l’affaire, montré une émotion appuyée envers les témoins et fait preuve de clémence envers le procureur, malgré les manques de son dossier. M. Bemba avait été reconnu coupable de n’avoir ni puni ni empêché les meurtres, les viols et les pillages de ses soldats. Mais l’acquittement du 8 juin ne remet pas en cause le principe de la responsabilité du supérieur hiérarchique. A l’instar des anciens présidents Charles Taylor (Liberia) ou Slobodan Milosevic (Serbie), ceux qui à distance planifient et ordonnent les crimes – ce n’était pas le cas de Jean-Pierre Bemba en RCA – peuvent toujours craindre le glaive de la justice internationale.

 

L’acquittement de Jean-Pierre Bemba est symptomatique des faiblesses de la Cour. Encouragés par les organisations de défense des droits de l’homme, ses magistrats nourrissent une vision humanitaire de leur mandat, mais sont souvent dans l’incapacité de fournir des décisions irréprochables. Depuis ses premières enquêtes en 2004, la Cour a condamné trois miliciens, congolais et malien. Les juges ont prononcé deux acquittements et de nombreux non-lieux, dont le plus retentissant fut, en 2014, celui en faveur du président kényan, Uhuru Kenyatta.

 

Assistance de 1 million d’euros

 

En juillet, la Cour fêtera les 20 ans de son traité fondateur. Il lui sera difficile de faire de ces célébrations un exercice d’autosatisfaction. Elle ne pourra pas plus se cacher derrière la cause des victimes, si souvent brandie pour masquer ses errements : aucune des ordonnances en réparation n’a été à ce jour exécutée. Et les 5 229 victimes inscrites au dossier Bemba n’obtiendront pas réparation pour les horreurs de la guerre de 2002 en République centrafricaine, dont la Cour a sans relâche souligné l’horreur. Dans le sillage de l’acquittement, le Fonds de la Cour dédié aux victimes a promis une assistance de 1 million d’euros aux Centrafricains.

 

A l’absence de vision, l’amateurisme et l’émotion, s’ajoute la complexité de son mandat. La Cour enquête sur des pays vacillant entre guerre et paix. Et subi des pressions politiques, plus ou moins subtiles, d’Etats qui ne coopèrent que lorsque la Cour rencontre leurs intérêts stratégiques, ou à tout le moins ne les menace pas. Une fois menacés, tous les moyens sont bons pour espérer lui échapper. Dans ce bras de fer inévitable, c’est la Cour qui, par sa politique pénale bancale, fournit les armes de ses défaites successives. Persuadée d’obtenir la coopération des Etats en acceptant de se soumettre, elle n’utilise que rarement les pouvoirs réels dont elle dispose.

 

LA PROCUREURE DE LA CPI N’A SURTOUT PAS FAIT LA MOINDRE AUTOCRITIQUE SUR LES ERREMENTS DE L’ENQUÊTE

 

Les attaques ont longtemps été le lot de responsables africains craignant d’être ciblés. Le cercle s’est élargi à la Russie, aux Etats-Unis et à Israël. Ils ont toujours rejeté la juridiction de la Cour et plus encore depuis l’ouverture d’une enquête sur la guerre russo-géorgienne de 2008, le dépôt d’une demande d’enquête en Afghanistan, ciblant entre autres les forces américaines, et les demandes d’intervention de la Palestine.

 

Vendredi, la procureure de la Cour, Fatou Bensouda, avait promis une réponse à l’arrêt de la chambre d’appel. Elle s’est bien gardée d’annoncer de nouvelles poursuites contre les commandants Mustapha Mukiza et Dieudonné Amuli, cités comme responsables par la chambre d’appel et dont les noms avaient, lors du procès, rythmé les récits des témoins. La procureure a préféré critiquer longuement cette décision de justice, ce qui ne se fait généralement pas. Elle n’a surtout pas fait la moindre autocritique sur les errements de l’enquête et n’a pas annoncé de sanctions contre ses équipes d’enquêteurs et de substituts, dont beaucoup, comme elle-même, sont issus de l’école Ocampo.

 

Après l’acquittement de Jean-Pierre Bemba, la Cour pourrait-elle survivre à un nouvel échec du procureur ? L’affaire Laurent Gbagbo, ouverte en 2011, présente des erreurs similaires aux autres dossiers : des vices de procédure et des accusations de « crimes contre l’humanité » bâties sur la thèse que l’ancien président ivoirien fut au centre d’« un plan commun » pour se maintenir au pouvoir. Si des crimes graves ont bien été commis en Côte d’Ivoire durant la période postélectorale de 2010-2011, les preuves présentées aux audiences ne correspondent pas à l’accusation. Depuis cinq ans, les juges alertent le bureau du procureur des impasses dans ce dossier. Rien n’y fait.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:33
CONFERENCE DU LEADERSHIP FEMININ :  Catherine Samba Panza au Gabon

 

 

 

http://ledefigabon.com 15 Juin 2018

 

C’est aux environs de 17h que la marraine de la 2eme Édition de la Conférence Nationale du Leadership Féminin, SEM Catherine Samba Panza, a été accueillie à Libreville au Gabon par les membres du Comité Gabon Leadership 2018, ainsi que par les femmes de la Communauté Centrafricaine du Gabon.

 

Un cocktail a été organisé ensuite au Onomo Hôtel de Libreville afin d’offrir à la marraine un moment convivial avec les femmes venues pour lui souhaiter la bienvenue dans le pays, à savoir Mme Rachel Ebaneth (SG du Ministère des PME, mais avant tout présidente du Chapitre AWEP GABON ) , ainsi que Mme Scholastique Ayoli (présidente de l’Association InterElles, Le Cercle des Femmes Actives ).

 

La marraine a pour sa part partagé son bonheur d’être au Gabon et affirmé son  impatience de rencontrer et d’échanger à compter de ce 15 juin avec les femmes du Gabon.

 

Pour rappel, c’est dans l’après-midi du 12 juin que les membres du comité Gabon Leadership 2018 , accompagnés par le Ministère de la Décennie de la Femme et de l’Egalité des chances, de la Représentante et membre de l’Observatoire Panafricain du Leadership Féminin (OPALEF) et des intervenants de la diaspora, ont organisé une conférence de presse afin de présenter aux hommes et femmes des médias la 2ème Édition de la Conférence Nationale du Leadership Féminin qui se tiendra dans la capitale gabonaise jusqu’à demain samedi.

 

Cette 2ème édition accueillera des hôtes de marque dont la marraine de l’événement SEM Catherine Samba Panza (République Centrafricaine), la Reine Douala Bell (Cameroun) et des invités venus du Benin et du Togo.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:23

 

 

 

(Agence Ecofin) vendredi, 15 juin 2018 11:30 - Lors d’un point de presse organisé le 13 juin 2018, le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo , a dévoilé le lancement par la République du Congo d’un appel d’offres international relatif à la construction des liaisons de fibre optique avec le Cameroun et la Centrafrique. C’est dans le cadre de la deuxième phase du projet Central Africa Backbone (CAB).

 

Financé grâce au soutien à 78,2% de la Banque africaine de développement (BAD), le projet dont la valeur est estimée à 43 658 000 000 Fcfa se déroulera en trois étapes pour chaque liaison.

 

Pour le Cameroun, il s’agit des travaux de génie civil,  la fourniture et de la pose terrestre de la fibre optique, la construction des sites techniques sur l’axe Ouesso-Sembe, Souanké et Ntam, à la frontière.

 

Pour le tronçon d’interconnexion avec la Centrafrique, sa réalisation inclura les travaux de génie civil, la construction d’un réseau sous-fluvial en fibre optique à partir de la Sangha, couplée à la fourniture et la pose sous-fluviale de la fibre, la construction des sites techniques sur l’axe Pokola-Ouesso-Kabo-Bomassa-Bayanga-Salo.

 

La durée des travaux d’interconnexion par fibre optique avec le Cameroun est fixée à huit mois et sept mois pour la Centrafrique.

 

Le lancement du processus d’interconnexion du Congo avec le Cameroun et la Centrafrique intervient deux mois après l’inauguration officielle du lien de fibre optique réalisé par le pays avec le Gabon. D’un coût de 15 milliards Fcfa, cette infrastructure, tout comme celles qui seront construites, renforcera la connectivité internationale du Congo.

 

Le Congo a lancé l’appel d’offres pour la construction des liaisons de fibre optique avec le Cameroun et la RCA
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:08
Poursuivi pour dette à Londres, Boris Becker se prévaut d'une immunité diplomatique

 

 

 

 

Boris Becker, poursuivi pour dettes au Royaume-Uni, met en avant son statut d'"attaché" de la Centrafrique pour échapper à la justice.

 

L'ancienne gloire allemande du tennis Boris Becker tente de se prévaloir de l'immunité diplomatique pour échapper à des procédures judiciaires pour dettes au Royaume-Uni : selon la presse britannique de vendredi, il met en avant la mission que lui a confiée en avril la Centrafrique en tant qu'"attaché" pour les affaires sportives dans l'UE. Les avocats de l'ancien numéro 1 mondial et triple vainqueur de Wimbledon, 50 ans, ont déposé un recours jeudi devant la Haute cour britannique dans lequel ils font valoir cet argument, rapporte l'agence britannique Press Association (PA).

 

Besoin de l'approbation de Boris Jonhson. Six fois titré en Grand Chelem, "Boum Boum" Becker a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d'euros de gains. Mais sa gestion de son après-carrière a viré au cauchemar au point qu'un tribunal londonien l'a déclaré en faillite en juin 2017

 

"Une farce", juge Becker. "La décision d'entamer des procédures pour banqueroute contre moi était injustifiée et injuste", a dit Boris Becker, cité par PA. "J'ai à présent fait valoir mon immunité diplomatique, comme j'y suis tenu, afin de mettre un terme à cette farce, pour que je puisse commencer à rebâtir ma vie". Selon les avocats de l'ancien joueur, cette immunité suppose que toute action légale contre Boris Becker devrait être préalablement approuvée par le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson et par son homologue centrafricain.

 

Vente de ses trophées. Boris Becker a tenté récemment de rassembler les trophées et récompenses accumulés pendant sa prestigieuse carrière, afin de les vendre pour éponger ses dettes. Mais il a égaré les plus prestigieux, notamment cinq de ses six trophées majeurs qui restent introuvables.

 

Des dettes impayés en Suisse et en Espagne. L'ex-n°1 mondial avait eu des déboires judiciaires pour des dettes impayées avec la justice espagnole, concernant des travaux dans sa villa de Majorque, et la justice suisse, pour ne pas avoir payé le pasteur qui l'avait marié en 2009. En 2002, la justice allemande l'avait condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi qu'à 500.000 euros d'amende pour quelque 1,7 million d'euros d'arriérés d'impôts.

 

 

Boris Becker se prévaut de l’immunité diplomatique pour échapper à la banqueroute

 

Le triple vainqueur de Wimbledon met en avant sa mission d’attaché pour les affaires sportives de l’UE auprès de la Centrafrique.

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.06.2018 à 09h42 • Mis à jour le 15.06.2018 à 15h20 |Par Christophe Châtelot

 

Afin d’échapper à la procédure de mise en faillite personnelle qui le vise au Royaume-Uni, l’ancien champion de tennis allemand Boris Becker tente de se prévaloir de l’immunité diplomatique centrafricaine, rapporte vendredi 15 juin la presse britannique.

 

Sans lien de proximité connu avec la Centrafrique, l’ancien joueur met en avant la mission que lui a confiée le 26 avril la Centrafrique en tant qu’« attaché » pour les affaires sportives dans l’Union européenne, comme il l’écrivait fin avril sur Twitter :

 

Diplomatic honours for me ! I have been appointed by the Central African Republic 🇨🇫 as its Attache’ for Sports/Hum… https://t.co/4RbQCrs8C3

— TheBorisBecker (@Boris Becker)

 

Recours déposé

 

Les avocats de l’ancien numéro un mondial et triple vainqueur de Wimbledon, âgé de 50 ans, ont déposé un recours, jeudi 14 juin, devant la Haute Cour de justice britannique dans lequel ils font valoir cet argument. Pour eux, cette immunité suppose que toute action légale contre Boris Becker devrait être préalablement approuvée par le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, et par son homologue centrafricain.

 

« La décision d’entamer des procédures pour banqueroute contre moi était injustifiée et injuste, a dit Boris Becker« J’ai à présent fait valoir mon immunité diplomatique, comme j’y suis tenu, afin de mettre un terme à cette farce, pour que je puisse commencer à rebâtir ma vie. » Joint par téléphone, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui, rappelle que « l’immunité des ministres, députés ou diplomates ne s’applique que dans des conditions bien précises ». Il ne se prononce pas sur le cas de Boris Becker « qui n’a pas été discuté en conseil des ministres ».

 

Sa nomination semble avoir été décidée au niveau de la présidence centrafricaine. Sur son compte tweeter, Boris Becker affiche d’ailleurs une photo sur laquelle il serre chaleureusement la main du président Faustin-Archange Touadéra, le 26 avril à Bruxelles. « Personne ne peut reprocher à la Centrafrique de faire appel à une personnalité étrangère connue internationalement, cette pratique n’est pas l’apanage de la Centrafrique », explique Ange-Maxime Kazagui.

 

Déboires judiciaires

 

Six fois titré en Grand Chelem, Boris Becker a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d’euros de gains. Mais sa gestion de l’après-carrière a viré au cauchemar au point qu’un tribunal londonien l’a déclaré en faillite en juin 2017. Il a tenté récemment de rassembler les trophées et récompenses accumulés pendant sa prestigieuse carrière, comme celui de sa première victoire à Wimbledon, ou une montre qui appartint à Novak Djokovic, afin de les vendre pour éponger ses dettes. Mais il a égaré les plus prestigieux, notamment cinq de ses six trophées majeurs qui restent introuvables.

 

L’ex-numéro un mondial avait eu des déboires judiciaires pour des dettes impayées avec la justice espagnole, concernant des travaux dans sa villa de Majorque, et la justice suisse, pour ne pas avoir payé le pasteur qui l’avait marié en 2009. En 2002, la justice allemande l’avait condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi qu’à 500 000 euros d’amende pour quelque 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

 

« La RCA, regrette un officiel à Bangui, a des problèmes de loin plus importants que la faillite d’un sportif de haut niveau ».

 

Poursuivi pour dette à Londres, Boris Becker se prévaut d'une immunité diplomatique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 14:59
Minusca : Le contingent gabonais pourrait rester en RCA

 

 

 

http://gabonreview.com  par Griffin Ondo Nzuey  jeudi 14 juin 2018 à 16:55 

 

Arrivé à Libreville ce jeudi 14 juin, Faustin-Archange Touadéra a sollicité d’Ali Bongo le maintien des 450 soldats gabonais au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca).

 

Prévu pour le 30 septembre prochain, le retrait du contingent gabonais de la Minusca pourrait être retardé de plusieurs mois voire de quelques années, le temps que la sécurité et la stabilité soient totalement rétablies en République centrafricaine. C’est la principale demande exprimée par Faustin-Archange Touadéra à son homologue gabonais ce jeudi 14 juin à Libreville.

 

 «Récemment, le gouvernement gabonais a demandé le retrait de son contingent. Ce contingent est très actif, très engagé en République centrafricaine, il nous appui dans notre quête de stabilité. Aujourd’hui, je comprends (le souhait du Gabon), mais je pense que nous avons une relation de fraternité. Le peuple gabonais s’est toujours montré solidaire du peuple centrafricain pendant toutes ces périodes (de crise). Je suis venu dire à mon frère Ali (Bongo) que nous avons encore besoin de cette force dans notre quête de stabilité», s’est exprimé le président centrafricain, lors de la conférence de presse commune tenue à la présidence de la République.

 

Estimant que «la sécurité du Gabon commence par ses frontières» et que «dans cette sous-région, notre sécurité dépend les uns et des autres», Ali Bongo, par ailleurs président en exercice de la CEEAC, a semblé sensible au «cri du cœur» du président centrafricain. «Je vais réunir à nouveau le gouvernement, pour donner les indications que le président (Touadéra) viens de me fournir sur la situation. Nous allons réexaminer notre position, et je pense que nous allons répondre positivement et favorablement à la requête de nos frères», a-t-il promis.

 

 

Le président Touadéra demande au Gabon de maintenir son contingent

 

14 juin 2018 AFP

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, en visite officielle jeudi à Libreville, a demandé au Gabon de maintenir ses 444 soldats présents au sein de la mission de l'ONU en RCA (Minusca) que Libreville avait décidé de retirer en juin.

 

"Je suis venu dire à mon frère Ali Bongo Ondimba, président gabonais) que nous avons encore besoin de cette force dans notre quête de stabilité", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse commune avec le président Bongo.

 

En mars, à la suite de "problèmes d'équipement et d'abus sexuels", selon un responsable de l'ONU à l'époque, Libreville avait annoncé avoir décidé de retirer ses 444 soldats de la Minusca.

 

Mi-mai, une source onusienne avait indiqué à l'AFP que "leur départ prévu en juin a été reporté au 30 septembre", et que des négociations étaient en cours pour que les Gabonais restent au-delà de cette date en Centrafrique.

 

"Ce n'est pas au moment où nous demandons aux Nations unies de renforcer la Minusca par d'autres contingents que (...) nos frères retirent le contingent gabonais qui est encore utile et engagé auprès du peuple centrafricain", a déclaré Faustin-Archange Touadéra.

 

"C'est un cri du coeur que nous percevons", a répondu le président Bongo, ajoutant que Libreville allait "réexaminer" sa position. "Je pense que nous allons répondre positivement et favorablement à la requête de nos frères", a-t-il ajouté.

 

Des enquêtes ont été lancées au Gabon et à l'ONU concernant les accusations contre des soldats gabonais d'abus sexuels ou de vente de munitions à une milice armée.

 

Présente en Centrafrique depuis 2014, l'ONU peine à trouver des Casques bleus à envoyer dans ce pays en conflit depuis 2013 où les violences restent quasi quotidiennes et où plus d'un quart de la population a dû fuir son domicile.

 

Des contingents népalais et rwandais devraient arriver durant l'été en Centrafrique pour renforcer les 10.000 Casques bleus déjà présents.

 

AFP

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 00:45
Centrafrique : Une nouvelle cimenterie bientôt installée à Mbaïki au sud du pays
Centrafrique : Une nouvelle cimenterie bientôt installée à Mbaïki au sud du pays

 

 

 

PAR CARLOS WATOU LE 13 JUIN 2018

 

 

BANGUI, le 13 juin 2018— (RJDH)–Le Gouvernement Centrafricain vient de signer une convention dans le domaine minier le lundi dernier avec la société minière MEDCEM-QUIFEROU, de droit centrafricain pour l’exploitation de calcaire dans la Lobaye en vue de la construction d’une cimenterie à Mbaïki.

 

Cette annonce est faite dans un contexte où un silence règne autour de la cimenterie de Nzila située à 10 Km de la capitale, dont les travaux ont été suspendus depuis 2013 à cause du coup d’état de la coalition Séléka contre le régime de François Bozizé qui avait porté ce projet avec les partenaires indiens.

 

Pour ce nouveau projet de la cimenterie, il s’agit d’une base qui a été posée selon le Ministre des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli Fatrane. «Cette convention que nous venons de signer fait partie d’une demande qui nous a été introduite en 2016, sollicitant un permis de recherche de calcaire enfin de construire une cimenterie dans la Lobaye», a-t-il précisé.

 

Pour le membre du gouvernement, cette demande a fait l’objet de plusieurs études notamment au niveau du Ministère des Finances, du Ministère du Commerce et du Ministère des Mines et de la Géologie. «Cette convention a suivi toutes les procédures normales. Car nous avons aussi sollicité l’autorisation de l’Assemblée Nationale. Et après l’autorisation de l’Assemblée Nationale, nous avons obtenu un décret qui a octroyé à la société Quifeurou le permis de recherche de calcaire entre l’Ombella M’Poko et la Lobaye. C’est à l’issue de cette recherche que la société va construire une cimenterie à Mbaïki pour satisfaire les besoins de la population en ciment », a-t-il indiqué.

 

Andrien Bonny Eboumbou, PDG du Cabinet Inside Consulting de cette société a souligné qu’une fois que la réalisation sera effective, la société minière MEDCEM-QUIFEROU projette la production d’au moins «350.000 tonnes du Ciment par an». C’est la deuxième convention signée entre la société minière MEDCEM-QUIFEROU et le gouvernement centrafricain. La première concerne le permis de production de tôles et de fer.

 

Cette autorisation de recherche est entrée en vigueur depuis le  lundi 11 juin dernier. La Centrafrique ne dispose d’aucune cimenterie mais importe le ciment principalement du Cameroun.

 

 

Industries: La société camerounaise Quiferou va désormais produire du ciment en République Centrafricaine

 

TELES RELAY  13 juin 2018

 

La convention minière signée lundi entre le PDG de Quiferou, Jacquis Pogouya, et le ministre centrafricain des mines, Léopold Mboli Fatrane, permet à la société camerounaise d’exploiter le site de Bomoko au Sud-ouest de la Centrafrique.

 

La société Quiferou va produire en moyenne 350 mille tonnes de ciment par an. C’est donc une véritable bouffée d’oxygène pour l’économie centrafricaine, et surtout pour la main d’œuvre dans ce pays meurtri par la guerre qui a besoin de se reconstruire. Avec Quiferou, fini les pénuries de ciment et autres matériels de construction en RCA.

 

En effet, la société minière avait introduit une demande de permis de recherche de calcaire avant étude de faisabilité menée par les ministères des mines, des finances et du commerce. Ces derniers avaient présenté, en 2016, un projet de convention à l’assemblée nationale pour approbation.

 

« Après l’autorisation de l’Assemblée nationale, nous avons présenté le dossier au conseil des ministres et obtenu le décret qui a octroyé à la société minière MEDCEM-QUIFEROU le permis de recherche dans la région de l’Ombela Mpoko et de la Lobaye », a expliqué Léopold Mboli Fatrane, le ministre des mines et de la géologie.

 

Ainsi, au terme de la recherche, l’entreprise procédera à la mise en place de sa cimenterie, avec une production annuelle de 350 000 tonnes.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 23:20
Escorté par la police Belge, Bemba vient de quitter la CPI
Escorté par la police Belge, Bemba vient de quitter la CPI

 

 

 

C’est confirmé. Jean-Pierre Bemba vient de quitter la CPI ce mardi 12 juin.

Il a été notifié de sa mise en liberté aux environs de 16h58’ par la chambre de première instance VII suite au jugement de la chambre d'appel.

Après sa libération, le président du MLC a été escorté par la police Belge, certainement avec comme destination, Bruxelles où le chairman passera un temps avec sa famille avant de regagner la RDC où il attendu comme un prince par les militants et sympathisants de son parti.

C’est donc la fin d’un long épisode qui n’a fait que trop duré.

Partout à travers le monde, à la Haye où plusieurs cadres du MLC se sont rendus, à Kinshasa, à Bruxelles et ailleurs c’est la fête.

 

 

Communiqué de presse : 12 June 2018

 

Affaire Bemba et al. : la Chambre de première instance VII ordonne la mise en liberté provisoire de M. Bemba suite au jugement de la Chambre d'appel

 

ICC-CPI-20180612-PR1393

 

Aujourd'hui, le 12 juin 2018, la Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») a ordonné la mise en liberté provisoire sous conditions spécifiques de M. Jean-Pierre Bemba après avoir tenu ce matin une audience et reçu les observations des parties sur le maintien en détention de M. Bemba dans l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido du fait de sa condamnation définitive pour des atteintes contre l'administration de la justice.

 

Cette audience a été tenue suite à la décision du 8 juin 2018 de la Chambre d'appel, à la majorité, acquittant M. Bemba des charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité prétendument commis en République centrafricaine (RCA). Dans son arrêt, la Chambre d'appel a indiqué qu'il n'y avait pas lieu de maintenir M. Bemba en détention dans le cadre de l'affaire concernant les crimes allégués en RCA et qu'il revenait à la Chambre de première instance VII de déterminer si sa détention demeurait justifiée en vertu de sa condamnation pour des atteintes à l'administration de la justice.

 

Compte tenu de tous les facteurs pertinents et des circonstances de l'affaire dans son ensemble, la Chambre de première instance considère que les conditions juridiques d'un maintien en détention ne sont pas remplies. En particulier, et notant que M. Bemba a purgé plus de 80% de la peine maximale possible, la Chambre a considéré qu'il était disproportionné de continuer la détention de M. Bemba uniquement pour s'assurer qu'il comparaisse pour le prononcé de la peine. Ainsi, la Chambre a ordonné la mise en liberté provisoire de M. Bemba sous certaines conditions spécifiques, notamment de s'abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, de ne pas changer d'adresse sans préavis, de ne contacter aucun témoin dans cette affaire, et de se conformer pleinement à toutes les ordonnances dans cette affaire, et de se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l'exigeait. Il incombe maintenant au Greffe de procéder à toutes les dispositions et consultations nécessaires pour mettre en œuvre la décision de la Chambre.

 

Contexte : Le 19 octobre 2016, Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido ont été déclarés coupables de plusieurs atteintes à l'administration de la justice, en lien avec la subornation de témoins et la sollicitation de faux témoignages de témoins de la Défense dans l'autre affaire concernant M. Bemba devant la CPI. Le 22 mars 2017, la Chambre de première instance VII a rendu sa décision relative aux peines dans cette affaire. Le 8 mars 2018, la Chambre d'appel a confirmé les condamnations pour la plupart des accusations mais a acquitté M. Bemba, M. Kilolo et M. Mangenda de l'accusation consistant en la production d'éléments de preuve faux en connaissance de cause. Les condamnations et acquittements concernant les cinq accusés sont désormais définitifs.


Concernant les peines, La Chambre d'appel a rejeté les appels de MM. Bemba, Babala et Arido. Les peines infligées à M. Babala et à M. Arido sont désormais définitives. La Chambre d'appel a accordé l'appel du Procureur. La Chambre a annulé les peines prononcées à l'encontre de MM. Bemba, Mangenda et Kilolo et envoyé cette question à la Chambre de première instance pour une nouvelle décision.

 

Pour plus d'informations sur cette affaire, cliquez ici

Decision on Mr Bemba's Application for Release


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l'Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou à l'adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur TwitterFacebookTumblrYouTube et Flickr.

 

RDC: – »CPI »-: La Libération De Jean-Pierre Bemba

 

http://www.afriquediplo.com 12 juin 2018

 

L’ancien chef rebelle et vice-président congolais Jean-Pierre a recouvré sa liberté mardi sur décision de la Chambre de première instance de la Cour pénale internationale.

La Chambre de première instance VII ordonne la mise en liberté provisoire de M. Bemba suite au jugement de la Chambre d’appel, annonce la CPI.

A la suite de l’acquittement, la CPI avait sans doute besoin de quelques jours pour discuter de l’organisation de la mise en liberté de M. Bemba. Sa libération est donc plus que logique.

 

Au vu du temps déjà passé en prison, « il n’y a aucune justification juridique ou objective de séparer M. Bemba encore un jour de plus de sa famille » installée en Belgique, a déclaré l’avocate du Congolais, Melinda Taylor.

En prononçant son acquittement historique vendredi, la chambre d’appel a estimé qu’il n’a pas été prouvé que M. Bemba, qui n’était pas lui-même présent en Centrafrique lors des faits, aurait pu contrôler à distance les agissements de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

Ancien riche homme d’affaires devenu chef de guerre puis vice-président, Jean-Pierre Bemba avait été condamné en première instance en 2016 à 18 ans de prison en première instance, la peine la plus lourde jamais imposée par la CPI, pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice, entre octobre 2002 et mars 2003.

Le procès du Congolais, qui s’est ouvert à La Haye en novembre 2010, était le premier de la CPI mettant en avant la responsabilité d’un commandant militaire quant à la conduite des troupes sous son contrôle.

M. Bemba a passé plus d’une décennie en détention après sa condamnation en première instance en 2016 à 18 ans de prison, la peine la plus lourde jamais imposée par la CPI, pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003.

Les juges étudient désormais la condamnation de M. Bemba dans une affaire annexe en mars 2017 à un an de prison et 300.000 euros d’amende pour subornation de témoins dans le cadre de son principal procès.

A la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003), M. Bemba est devenu vice-président dans le cadre d’une transition politique dirigée par Joseph Kabila, qui a accédé à la tête de l’État à la mort de son père en 2001.

La chambre d’appel a estimé que M. Bemba, qui n’était pas lui-même présent en Centrafrique lors des faits, n’aurait pas pu contrôler à distance les agissements de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

Le procès du Congolais, qui s’est ouvert à La Haye en novembre 2010, était le premier de la CPI mettant en avant la responsabilité d’un commandant militaire quant à la conduite des troupes sous son contrôle.

A la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003), M. Bemba est devenu vice-président dans le cadre d’une transition politique dirigée par Joseph Kabila, qui a accédé à la tête de l’État à la mort de son père en 2001.

Battu par M. Kabila à l’élection présidentielle de 2006 après un entre-deux-tours émaillé de violences, il est élu sénateur.

La libération de M. Bemba, enfant chéri de Kinshasa, où il avait obtenu 70% des suffrages, intervient dans un contexte de tension croissante à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 23 décembre.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 23:13
Ebola, le DG de l'OMS visite la RCA

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 12 juin 2018 15:09

 

Docteur Tedros Adahanom Ghebreyeus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est arrivé lundi 11 juin 2018 à Bangui. La mission du numéro 1 de l'OMS a pour but de s'imprégner de la situation sanitaire dans le pays afin de faire face aux urgences de santé publique, dont l'épidémie Ebola qui sévit en RD Congo.


Sur invitation du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra, Dr Tedros Adahaonm Ghebreyeus vient ainsi se rendre compte des défis en matière de Santé publique en République Centrafricaine. Il est aussi dans le pays pour renforcer les dispositifs de riposte contre le virus Ebola. Son agenda a prévu une rencontre avec les autorités nationales, les partenaires humanitaires et la société civile.

 
"Ma mission sur invitation des autorités, c'est de venir évaluer différents points de programme sanitaire. Nous savons qu'il y a l'épidémie d'ébola qui est en train d'évoluer. C'est vrai, nous avons stabilisé, mais l'hémorragie continue. Nous travaillons pour la RD Congo et sommes venus en RCA pour discuter sur ce point ", a expliqué le directeur général de l'OMS. Il a indiqué l'autre point de son déplacement porte sur "l'aide humanitaire accordée aux Centrafricains".


Après son arrivée à l'aéroport Bangui M'Poko, Dr Tedros Adahaonm Ghebreyeus s'est rendu au centre de traitement des épidémies. Une rencontre avec la presse est prévue ce mardi 12 juin pour faire le point de sa mission avant de quitter la République Centrafricaine.


Le virus hémorragique d'Ebola n'a jamais été enregistré sur le territoire national alors que sa présence est signalée dans des pays voisins comme la RDC mais également au Nigéria, un des centres d'approvisionnement en marchandises.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 03:04

 

 

 

Chers internautes et fidèles lecteurs de Centrafrique-Presse,

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer que dans un souci de confort pour la navigation, votre site http://www.centrafrique-presse.info vient de se relooker et met dorénavant à votre disposition une nouvelle interface épurée, effectivement fluide pour la navigation. Il est maintenant RWD (Responsive Web Design) c’est-à-dire qu’il s’adaptera désormais automatiquement sur vos supports PC, Tablettes, Mobile, Ecran Télé etc… !

 

Il vous permet aussi de commenter les articles avec une profondeur égale à 1 autrement dit, vous aurez ainsi la possibilité de répondre à un commentaire… !  

 

Ce lifting n’a d’autres objectifs que de continuer à mériter votre fidélité en collant résolument à notre mission qui est de toujours mieux informer nos lecteurs.

 

Rendez-vous toujours aussi nombreux sur :

 

http://www.centrafrique-presse.info

 

En vous en remerciant

 

Le Directeur de publication

 

Prosper N’DOUBA

http://www.centrafrique-presse.info désormais accessible sur PC, Tablettes, Mobile et Ecran TV
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 02:22
Lu pour vous : COMMENT LA FRANCE A PERDU UNE RCA

 

 

CENTRAFRIQUE : COMMENT LA FRANCE A PERDU UNE RCA DONT VLADIMIR POUTINE EST PEUT-ÊTRE EN PASSE DE PRENDRE LE CONTRÔLE

 

 

La  Centrafrique  (RCA),  pays  qui  a  longtemps  constitué  une  pièce  essentielle  du  dispositif  militaire  français  en Afrique,  est  désormais  en  passe  de  devenir  le  pivot  de  la  stratégie  russe  dans  la  région.  L’explication  de  cette étonnante  nouveauté  est  plus  que  simple  :  Vladimir  Poutine  laissa  la  France  aller  au  terme  de  ses  gesticulations  démocratico-humanitaires  puis,  quand  cette  dernière  se  retrouva  enferrée  dans  ses  contradictions,  il  décida  une  intervention  surprise  qui  changea  totalement  la  situation,  non  seulement  en  RCA,  mais  dans  toute  la région.

 

La  tragédie  centrafricaine  est  certes  une  résurgence  de conflits  inscrits  dans  la  nuit  des  temps,  mais  son  déroulé  actuel  est  la  conséquence  de  plusieurs  grandes  erreurs  françaises. La  première  fut  commise  par  Nicolas  Sarkozy  le  30 mars  2010  quand  il  ordonna  à  l’armée  française  d’abandonner  son  emprise  de  Birao  dans  le  nord  du  pays.  Or, qui  tient  Birao  tient  la  RCA  et  couvre  le  flanc  sud-est  du Tchad. François  Hollande  accumula  ensuite  les  fautes. Résultat,  une  tache  grise  totalement  hors  contrôle  existe désormais  en  Afrique  centrale,  au  contact  des  foyers  de guerre  du  Soudan  du  Sud,  de  l’Ituri  et  de  la  région  de Beni  en  RDC.  Or,  en  raison  des  apparentements  ethniques  transfrontaliers,  cette  tache  peut  s’étendre  à  tout moment.

 

Sangaris  :  une  gesticulation  humanitaire  sous habillage  militaire

 

Fin  2012,  alors  qu’il  était  facile  de  «  traiter  »  avec  peu  de moyens  les  coupeurs  de  route  de  la  Séléka  qui,  soutenus par  le  Soudan  du  Nord,  marchaient  sur  Bangui, François  Hollande  demeura  inerte,  laissant  au  contraire se  développer  le  chaos.  Résultat,  le  24  mars  2013,  le  président  Bozizé  fut  contraint  de  s’enfuir  de  Bangui  et  les  rebelles  nordistes  musulmans  du  Séléka  prirent  la  ville.  Le pillage  débuta  alors,  suivi  par  un  massacre  des  Gbaya et  plus  généralement  des  chrétiens,  puis  l’anarchie  gagna  l’ensemble  du  pays. Au  mois  d’avril  2013,  Mgr  Dieudonné  Nzapalainga, archevêque  de  Centrafrique,  appela  les  chrétiens  à  la  résistance.  Ce  fut  alors  que  naquirent  les  milices  d’autodéfense  dites  anti-Balaka  dont  certains  éléments  se livrèrent  ensuite  à  de  sanglantes  représailles  sur  les  musulmans  accusés  d’avoir  soutenu  leurs  coreligionnaires du  Séléka.

 

Début  2014,  face  au  désastre  humanitaire  dont  ses  hésitations  et  ses  mauvais  choix  étaient  la  cause,  François Hollande  décida  finalement  d’intervenir,  mais  en  précisant  toutefois  que  l'entrée  en  scène  des  forces  françaises n'avait  pas  de  but  militaire.  Il  ne  fallait  en  effet  pas «  choquer  »  l’opinion  musulmane  en  paraissant  intervenir  aux  côtés  des  chrétiens… En  conséquence  de  quoi,  ni  l’  «  ami  »,  ni  l’  «  ennemi  » ne  furent  désignés,  Paris  demandant  simplement  à  nos soldats  de  jouer  les  «  bons  samaritains  ».  Entre  l’humanitaire  et  le  désarmement  des  milices,  quelle  fut  leur mission  ?  On  l’ignore  toujours…

 

Or,  intervenir  au  nom  de  l’  «  humanitaire  »  et  des «  droits  de  l’homme  »  est  un  exercice  délicat  car  les  protagonistes  locaux  sont  dans  une  logique  d’affrontements  et  de  règlements  de  comptes  ancestraux  quand les  étrangers  que  nous  sommes  nageons  à  la  fois  dans l’immédiateté  et  en  pleine  idéologie  désincarnée.

 

Le  plus  grave  est  que  le  déploiement  du  contingent français  se  fit  d'une  manière  totalement  contraire  à toute  tactique  militaire  cohérente  :

 

-  Alors  qu’il  fallait  leur  donner  les  moyens  de  sidérer l’adversaire  et  de  saturer  l’objectif,  les  chiches  moyens alloués  à  nos  troupes  ne  leur  permirent  que  de  lancer des  patrouilles,  non  de  quadriller  et  de  tenir  le  terrain.

 

-  Alors  que  l'objectif  militaire  prioritaire  aurait  dû  être le  verrou  de  Birao  dans  l'extrême  nord  du  pays  afin  de couper  la  Séléka  de  sa  base  soudanaise,  il  fut  au contraire  décidé  d'enliser  nos  soldats  au  sud,  à  Bangui, dans  une  mission  d'interposition  relevant  de  la  gendarmerie  mobile  et  non  des  forces  d’intervention.  L'intérieur  de  la  Centrafrique  fut  donc  laissé  à  la  Séléka  qui eut  tout  le  loisir  d'y  poursuivre  ses  massacres.

 

Plus  encore,  alors  que  la  solution  était  à  l’évidence d'abord  militaire,  le  Quai  d’Orsay  ne  cessa  d'affirmer que  la  résolution  de  la  crise  se  ferait  à  travers  le  sempiternel  mirage  électoral.

 

Et  enfin,  le  dimanche  30  octobre  2016,  face  à  l’addition des  échecs,  François  Hollande  mit  un  terme  prématuré à  l’Opération  Sangaris,  abandonnant  ses  responsabilités au  contingent  de  l’ONU,  la  MINUSCA  (Mission  multidimensionnelle  intégrée  des  Nations-Unies  pour  la  stabilisation en  République  centrafricaine). 

 

Ce  volapük  composé  de  11 nationalités  dont  des  éléments  venus  de  Papouasie, d’Egypte,  du  Cameroun,  du  Pakistan,  de  RDC,  du Bangladesh,  du  Maroc,  de  Guinée  Bissau,  etc...  se  révéla naturellement  impuissant  avant  de  devenir  une  cible, laissant  plusieurs  dizaines  de  morts  sur  le  terrain. Après  le  départ  des  troupes  françaises,  le  chaos  atteignit  un  niveau  paroxystique,  et  c’est  alors  que  la  Russie entra  en  scène.

 

L’Intervention  russe  et  ses  buts

 

En  Centrafrique  où  rien  ne  semblait  pouvoir  mettre  un terme  à  une  guerre  de  tous  contre  tous,  il  est  peu  de dire  que  l’entrée  en  scène  de  la  Russie  fut  une  surprise. L’artisan  de  cette  politique  est  l’ambassadeur  russe  à Bangui,  Serguei  Lobanov  en  poste  depuis  2011,  donc parfaitement  au  fait  des  réalités  locales  et  régionales  car la  Russie  sait  maintenir  en  poste  des  diplomates  bon connaisseurs  des  réalités  locales  et  qui  ont  donc  pour eux  la  durée.

 

L’intervention  russe  se  fit  à  la  suite  d’un  accord  signé  le 9  août  2017  entre  le  président  Touadera  et  le  ministre russe  des  Affaires  étrangères.

 

Au  mois  de  janvier  2018,  aux  termes  de  cet  accord,  200 «  techniciens  »  furent  envoyés  afin  d’initier  au  maniement  des  armes  gratuitement  offertes  par  Moscou,  les 1300  soldats  auparavant  formés  par  l’Union  européenne…  mais  que  cette  dernière  refusait  d’équiper  en raison  de  l’embargo  décidé  par  l’ONU  !!!

 

Au  mois  de  mai  2018,  le  contingent  russe  présent  en RCA  s’élevait  à  environ  1500  hommes  dont  ceux  formant  la  garde  personnelle  du  président  Touadera,  les Rwandais  auparavant  chargés  de  cette  mission  ayant été  écartés  car  jugés  trop  proches  des  Américains  et  des Israéliens. Militairement,  les  Russes  ont  tout  naturellement  réoccupé  l’ancienne  emprise  française  de  Birao  car  leurs  chefs savent  lire  une  carte,  et  la  question  de  l’implantation d’une  base  aérienne  avec  création  d’une  piste  d’atterrissage  pour  les  avions  très  gros  porteurs  est  actuellement à  l’étude.

 

Preuve  de  l’intérêt  de  la  RCA  pour  la  Russie,  le  président  Touadera  devait  être  l’invité  personnel  de Vladimir  Poutine  fin  mai  2018  lors  du  forum  économique  international  de  Saint-Pétersbourg. Pourquoi  cette  étonnante  et  inattendue  implication russe  ?

 

La  RCA  est  située  au  cœur  de  l’Afrique  et  au  contact  de plusieurs  pays.  Totalement  enclavé,  le  pays  est tributaire  pour  ses  relations  commerciales  de  Pointe Noire,  à  plus  de  1800  km  par  le  chemin  de  fer  Congo-Océan  et  par  les  fleuves  Oubangui  et  Zaïre,  or  ces  derniers  ne  sont  pas  toujours  navigables.  Quant  au  port  de Douala,  il  est  situé  à  1500  km  par  la  route. La  France  a  toujours  cherché  à  tourner  le  pays  vers l’ouest  et  l’océan  atlantique. 

 

Tout  au  contraire,  la  simple lecture  d’une  carte  a  permis  aux  experts  russes  de  voir qu’il  serait  facile  de  le  tourner  vers  l’est  grâce  la  voie  ferrée  de  Khartoum  au  Soudan  du  Nord  qu’il  suffirait  de prolonger  de  Nyala  jusqu’à  Birao  pour  établir  un  continuum  ferroviaire.  D’autant  plus  que  le  Soudan  du Nord  est  un  allié  de  la  Russie  avec  lequel,  au  nom  de  la «  morale  »,  les  Occidentaux  ne  parlent  pas  officiellement  puisque  son  président  est  sous  le  coup  d’un  mandat  de  la  CPI…

 

La  Russie  a  également  compris  qu’aucun  règlement  de la  question  de  la  RCA  ne  peut  être  envisagé  sans  une  coordination  avec  ce  même  Soudan  du  Nord. Voilà  pourquoi,  si  l’actuelle  politique  russe  était  couronnée  de  succès,  un  règlement  politique  régional  pourrait être  envisagé  autour  de  la  résurgence  de  l’accord  tripartite  Centrafrique-Soudan-Tchad  du  mois  de  septembre 2016.

 

La  France  se  trouve  donc  évincée  d’une  nouvelle  partie de  son  ex-empire.  Une  région  qu’elle  soutint  à  bout  de bras  durant  plusieurs  décennies.  Au  train  où  vont  les choses,  la  prophétie  de  Michel  Jobert,  ancien  ministre des  Affaires  étrangères  de  Georges  Pompidou  est  en passe  de  se  réaliser  :  les  temps  approchent  qui  verront que  la  politique  africaine  de  la  France  se  résumer  à Barbès-Rochechouart…

 

 

L'AFRIQUE  RÉELLE  -  N°102  -  JUIN  2018

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com