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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 23:30
Escale technique: le chef de l’Etat centrafricain à Yaoundé

 

 

 

https://www.cameroon-tribune.cm  Grégoire DJARMAILA | 12-03-2018 11:23

 

En route pour l’Europe, le président Faustin-Archange Touadera a été accueilli vendredi soir par le Premier ministre, chef du gouvernement.

 

C’est vendredi dernier à 18h 25 mn que l’avion d’Air France transportant le président de la République centrafricaine a atterri à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

 

En provenance de Bangui et en route pour l’Europe, Faustin-Archange Touadera a été accueilli à sa descente d’avion, au nom du chef de l’Etat, Paul Biya, par le Premier ministre, Philemon Yang qui avait à ses côtés, l’ambassadeur de la République centrafricaine au Cameroun, Martial Beti-Marace, le gouverneur de la région du Centre,  Naseri Paul Bea, le préfet du Mfoundi, Jean-Claude Tsila et celui de la Mefou et Afamba, Emmanuel Djickdent.

 

Avant de prendre la direction de la ville de Yaoundé, le chef de l’Etat centrafricain a marqué une halte au salon d’honneur de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

 

Le cortège s’est ensuite ébranlé en direction de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Ici, le président centrafricain a été ovationné par les membres de la colonie centrafricaine vivant à Yaoundé.

 

Peu avant minuit, il a repris le chemin de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen pour rembarquer à bord de l’appareil d’Air France à destination de l’Europe.

 

Pays voisins, membres de la CEMAC, le Cameroun et la RCA ont établi des relations diplomatiques depuis 1962. Yaoundé prend une part active au processus de normalisation en cours en Centrafrique. Le Cameroun accueille de nombreux réfugiés centrafricains tout en participant aux opérations militaires de la MINUSCA.

 

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 23:08
[Reportage] RCA: à Berengo, la présence des militaires russes fait l’unanimité
[Reportage] RCA: à Berengo, la présence des militaires russes fait l’unanimité

 

 

 

Par RFI Publié le 12-03-2018 Modifié le 12-03-2018 à 02:27

 

Depuis fin janvier, des soldats russes occupent, avec la validation de l'Etat centrafricain, l'ancien palais impérial de Jean-Bedel Bokassa pour former des soldats centrafricains, loin des regards indiscrets. Reportage.

 

Terrain militaire, propriété de l'Etat, photos et vidéos interdites... C'est par ces mots qu'est accueilli le visiteur qui se présente au grand portail de l'ex-palais impérial.

 

Là, deux Faca, les Forces armées centrafricaines, montent la garde et appellent des instructeurs russes qui vivent ici depuis un mois un demi. Autorisation de se rendre jusqu'à la tombe de Jean-Bedel Bokassa. Pas plus. Et interdiction même de jeter un œil à la cour impériale où les soldats russes ont pris leurs quartiers.

 

A une dizaine de mètres du mausolée et de la statue de l'ancien dictateur, une quinzaine de tentes où dorment, eux, les soldats centrafricains. Fin de la visite.

 

Pour Roger Okouapenguia, le maire de la commune et ancien intendant de Bokassa, leur présence ne pose aucun problème.

 

« Ces militaires viennent parce qu'il est question de les aider un peu en armement à cause de l'embargo sur les armes en faveur des Faca centrafricains. Eh bien, nos amis russes viennent prêter main-forte aux Faca pour qu'ils défendent le pays », dit-il.

 

Au marché, la présence russe fait également l'unanimité. Et c'est la France que l'on tient pour responsable. « Tout ça c'est vous, c'est la France. Si la France avait accepté de bien contrôler la RCA, on n’aurait même pas à ramener les Russes ici », souligne un homme.

 

Une bataille diplomatique qui tend à donner une influence supplémentaire à la Russie dans une Centrafrique toujours occupée à 80% par les groupes armés.

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 02:15
"Coup d'Etat" manqué en Guinée équatoriale: la justice désigne Les exécutants
"Coup d'Etat" manqué en Guinée équatoriale: la justice désigne Les exécutants
"Coup d'Etat" manqué en Guinée équatoriale: la justice désigne Les exécutants

 

 

 

10.03.2018 à 20:00 (AFP)

 

Un Français, un Tchadien et un Centrafricain ont été désignés par la justice de Guinée équatoriale comme étant les exécutants de la tentative de "coup d'Etat" que Malabo a affirmé avoir déjoué début janvier, a rapporté samedi la télévision d'Etat TVGE.

 

Les commanditaires sont des "Equato-guinéens" qui "ont contacté et contracté à Paris un citoyen français, Dominique Calas, à qui ils ont donné une avance de 500.000 euros", a affirmé David Nguema Obiang, procureur général de Guinée équatoriale, lors d'une conférence de presse retransmise par la TVGE.

 

Ce Français a ensuite fait appel à "un général tchadien, Mahammat Kodo Bani, chef de l'opération, et un militaire centrafricain, Ahmed Diallo", a ajouté le procureur.

 

Le 10 janvier, le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Agapito Mba Mokuy, avait affirmé que la tentative de "coup d'Etat" du 24 décembre avait "été organisée sur le territoire français", excluant cependant toute implication des autorités françaises.

 

Le 3 janvier, la Guinée équatoriale avait annoncé avoir déjoué un "coup d'Etat" en affirmant que le 24 décembre, un groupe de mercenaires étrangers avait voulu attaquer le chef de l'Etat, Téodoro Obiang Nguema.

 

Le président se trouvait à ce moment-là dans sa résidence de Koete Mongomo, située au carrefour des trois frontières entre Guinée équatoriale, Gabon et Cameroun.

 

Mahamat Kodo Bani avait été arrêté à Douala fin 2017 et désigné comme le "cerveau" de l'opération par des sources camerounaises.

 

II avait été présenté comme un ancien général de l'armée tchadienne et ex-membre des services de sécurité du président Idriss Déby Itno, déclenchant l'ire de N'Djamena qui avait très vite démenti cette information.

 

Ni M. Calas, ni M. Diallo n'avaient jusqu'à lors été cités dans cette affaire.

 

"Les mercenaires arrêtés sur le territoire équato-guinéen, ainsi que les commanditaires sont détenus dans les centres pénitentiaires de Guinée équatoriale", a affirmé le procureur général, sans en préciser le nombre.

 

Il a ajouté que le parquet avait déposé plainte le 6 février au tribunal de Bata pour "terrorisme", "trahison", et "détention d'armes et munitions".

 

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité de sa population vit dans la pauvreté, a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d'Etat depuis son indépendance de l'Espagne en 1968.

 

© 2018 AFP

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 00:21
"Cœur uni" remporte la majorité des postes du bureau parlementaire

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  samedi 10 mars 2018 13:50

 

Le groupe parlementaire "Cœur Uni" du Chef de l'Etat, Faustin Archange Touadéra, a remporté ce vendredi 9 mars 2018 la majorité des postes du bureau de l'Assemblée Nationale face au "Chemin de l'Espérance" de Abdou Karim Meckassoua. 

134 députés ont été inscrits pour le scrutin. Neuf élus de la nation dont trois femmes ont fait leur entrée dans l'équipe dirigeante du parlement contre cinq sorties. Les nouveaux membres ont un mandat d'un an renouvelable.


La 1ère Vice-présidence est revenue à Jean Symphorien Mapenzi de Bimbo 2. Il a obtenu 97 voix face à Aurelien Simplice Zingas qui en a eu 37. 


"J'aurais à charge des questions législatives, des relations avec les autres institutions, l'administration de l'Assemblée, des questions liées aux activités des parlementaires et des groupes d'amitié. En cas d'absence du président, je dois le suppléer et j'en ai conscience". 


Mathurin Dimbélé Nakoé de Sosso-Nakombo, est élu 2ème Vice-président (87 voix). Il a écarté Timoléon Mbaïkoa, député de Paoua 2 qui n'a que 26 voix. Le 3ème Vice-président Ernest Mizédio de Zémio a conservé son poste avec 105 voix contre 21 obtenues par Anselme Bindala Koudro, député de Ouango 1. Enfin, Dieudonné Marien Djémé de Nola 3 est  4ème secrétaire avec 88 voix. Il a écarté Gina Sanzé, député de Dékoa qui n'a que 44 voix.


Augustin Tosha Bénza du Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC) remplace au poste de premier questeur, Maxime Bondjo, du Chemin de l'Espérance. 

Bernard Dillah de Ngaoundaye 1 maintient son poste de 1er secrétaire parlementaire. Il est secondé de  Bernadette Gambo Souninzi de Bossangoa 3 et Dorothée Tiyangou de Bakala. Elue par ses pairs, la 3ème secrétaire parlementaire s'est réjouie de son choix  et promet donner le meilleur d'elle pour l'émancipation de l'institution.

"Je suis fière. Ce que j'attendais depuis longtemps est arrivé. Je vais m'investir corps et âme".


Quatre membres sont élus : Luc Ninga de Baboua2, Jean Bernard Gbissigui Anioua de Bambouti, Joseph Désiré Gouveli de Carnot 3 et Alime Aziza Soumaïlou de Ndélé. 


Jean De Dieu Mandaba, député de Bimbo 3 a retiré sa candidature au profit de Alime Aziza Soumaïlou au nom de la cohésion sociale.


"Dans de ce bureau, la représentation des femmes n'y ait pas. C'est la raison qui m'a poussé à retirer ma candidature", a-t-il expliqué.


Le renouvellement du bureau a fait l'objet de nombreuses interprétations en amont dont les achats de conscience.

 

Les trois dames du nouveau bureau de l'Assemblée nationale

 

Mme Gambo
Mme Tyangou
Mme Soumaine

 

et les 2  VP 

 

Jean Symphorien Mapenzi (1er VP)

Mathurin Dimbélé Nakoé (2ème VP)

"Cœur uni" remporte la majorité des postes du bureau parlementaire
"Cœur uni" remporte la majorité des postes du bureau parlementaire
"Cœur uni" remporte la majorité des postes du bureau parlementaire

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 00:05

 

 

 

PAR ENOCK MOLEGUÉRÉ LE 10 MARS 2018

 

BANGUI, 09 Mars 2018(RJDH)— La justice populaire monte en puissance à Ndélé dans le nord du pays. Un homme de 50 ans, soupçonné de sorcellerie a été frappé le 7 mars jusqu’à ce que mort s’ensuive par les hommes du FPRC.

 

Selon les témoignages recueillis auprès des habitants de la localité, l’homme a été accusé de pratique de sorcellerie sur une femme de 39 ans et cela avait conduit à la mort de la victime.

 

Un habitant de Ndoka joint par le RJDH explique la réaction comme conséquence de l’avis d’un voyant de la localité, «le vieux  qui est le voisin de la femme était encore souffrante quand il habitait dans le voisinage du mis en cause. Son mari et ses parents ont été consulter un voyant qui les a rassurés que c’est le vieux voisin qui est à l’origine du mauvais sort jeté à la famille».

 

Ont alors fait des préméditations. Après le décès de la présumée victime, ils ont fait appel au FPRC pour lui régler ses comptes à leur base» a indiqué un témoin ayant requis l’anonymat.

 

Une source du FPRC à Ndélé a confirmé la torture de l’homme par des éléments dudit mouvement dans la nuit du 6 Mars, «lorsqu’ils l’ont amené, ces derniers ont voulu lui faire une correction, mais malheureusement la victime n’a pas pu supporter la torture», a-t-il expliqué.

 

Cette même source a souligné la ferme volonté des hommes armés de réprimer les présumés auteurs de pareils cas. Les autorités locales et la Minusca sont actuellement à pied d’œuvre pour sensibiliser les hommes armés afin de mettre fin à cette mauvaise pratique, car seule la justice est compétente pour trancher pareils litiges.

 

La justice populaire est l’un des phénomènes qui fragilisent l’autorité de l’Etat surtout dans la zone sous contrôle des groupes armés où les représentants de l’Etat font figure de spectateurs impuissants.

 

Centrafrique : Soupçonné de sorcellerie, un homme a été passé à tabac par les hommes du FPRC à Ndélé

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 00:03
La sortie de crise, une opportunité pour l'affirmation des femmes en Centrafrique
La sortie de crise, une opportunité pour l'affirmation des femmes en Centrafrique

 

 

 

Spécial #8Mars

 

https://www.saphirnews.com  par Elora Hervé | Samedi 10 Mars 2018

 

Quel état des lieux dresser du respect des droits des femmes en Centrafrique en 2018 ? Panorama sur la situation avec Elora Hervé, en partenariat avec l'Observatoire Pharos du pluralisme des cultures et des religions.

 

Les femmes en République centrafricaine sont, avec les enfants, les premières victimes du conflit, selon l'UNICEF. Dans un rapport de Human Rights Watch datant du mois d'octobre 2017, l'ONG dénonce le recours aux viols et aux esclaves sexuelles durant le conflit entre 2013 et mi-2017 dont les chiffres ne peuvent pas être précisés puisque ces femmes se cachent. 



En effet, elles se retrouvent rejetées et humiliées par leurs familles et leurs communautés. Dans le même temps et dans un contexte de reconstruction et de retour à la paix, les textes de loi ont été modifiés avec l'arrivée du nouveau gouvernement pour une meilleure inclusion des femmes dans le processus de paix et les nombreuses organisations de la société civile semblent placer les femmes au centre des projets.


 

La Constitution de 2015 renforce la protection des femmes après la crise

 

Selon la loi de 2006 portant protection de la femme contre les violences, sont considérées comme violences les actes suivants : coups et blessures volontaires, mauvais traitements, injures publiques, excisions génitales, maltraitances lors du veuvage, mariages forcés type lévirat et sororat. Selon les données de Plan international, environ 24 % des femmes en RCA ont été soumises à des mutilations sexuelles, malgré leur interdiction formelle dans les textes de loi. 



La Constitution du 14 décembre 2015 confirme la volonté du gouvernement de protéger les femmes : il « réaffirme son adhésion à toutes Conventions internationales dûment ratifiées, notamment celles relatives à l’interdiction de toute forme de discrimination à l’égard des femmes » (Préambule, paragraphe 18). 



La Constitution indique par ailleurs que : « Les partis politiques doivent respecter les principes de représentation du genre et des régions prévues par la loi. » (Art.31, al.4) Mais c'est principalement la loi sur la parité datant de novembre 2016 qui traduit la volonté étatique d'inclure davantage les femmes dans les instances de décisions. 



En effet, « un quota minimum de 35 % des femmes est requis sur la base de leurs compétences, dans les instances de prise de décision à caractère nominatif et électif ». Si cette disposition n'est pas respectée, alors les décisions prises peuvent être déclarées comme « nulles ». Elle s'impose aux secteurs privés et publics. La création d'un Observatoire national de parité homme/femme doit être menée avec l'objectif « d'impulser le principe de parité auprès de structures de formation et toutes autres entités ».


 

Les femmes, actrices majeures dans le processus de paix dans une société qui demeure inégalitaire

 

Si le chef de l'État de transition de 2014 à 2016 a été une femme, l'ancienne maire de Bangui Catherine Samba-Panza, la place des femmes en République centrafricaine reste limitée. Sur 35 ministres, cinq ministres sont des femmes. En 2016, huit commissions parlementaires ont été créées, deux sont présidées par des femmes : la Commission des affaires étrangères et la Commission Population, Genre et Développement, Droits de l’Homme, Droit International Humanitaire. La parité n'est donc pas respectée, mais ce qu'il faut noter, c'est la place des femmes dans le processus de paix. 



Cela commence avec Virginie Baïkoua, ministre de l'Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale. Il semble qu'il y ait un engagement fort en ce sens avec divers acteurs tels que la MINUSCA dont la conseillère genre, Gladys Atinga affirme « afin de permettre aux femmes de s’exprimer comme il se doit, nous nous emploierons à mettre à leur disposition tous les outils possibles ». Les associations de femmes de la société civile organisent des actions telles que de la médiation, de la sensibilisation au respect mutuel et du plaidoyer en faveur de la place des femmes, de la prise en charge des victimes ou encore de l'accès à la justice. L'objectif n'est plus de valoriser les femmes comme pacificatrices au sein de la famille et porteuses des valeurs traditionnelles, comme cela fut souvent le cas pour les conflits passés. Au contraire, les femmes se distancient progressivement de ce rôle d'éducatrices pour porter leurs voix en tant qu'instigatrices de solutions parallèles.

 

Des manques sont à noter concernant le bien-être, l'éducation et l'émancipation, ainsi que la protection des droits des femmes et filles dans le combat contre la criminalité. Ce sont les conclusions du rapport de la MINUSCA publié à l'occasion de la journée du 8 mars 2017 autour de la parité femme/homme. En ce qui concerne la scolarisation des filles, la Centrafrique est classée parmi les pays où les filles ont le moins accès à l'éducation. De même, les violences basées sur le genre sont en recrudescence selon l'UNICEF alors que beaucoup de ces dernières ne sont pas toujours identifiées, tant par les femmes et filles victimes que celles qui en sont témoins. Le phénomène se perpétue donc et semble difficile à enrayer. Enfin, lors des poursuites judiciaires, le coordinateur de l’ONG Action et Développement explique que les victimes abandonnent souvent les charges et libèrent les responsables. 



Tout cela est très bien résumé par Danièle Darlan, présidente de la Cour constitutionnelle de Centrafrique et contactée à l'occasion de ce dossier : « Chacun sait que la femme subit de grandes inégalités tant du point de vue social qu'économique ou financier ; que le taux de scolarisation des filles est plus bas que celui des garçons et que les déperditions scolaires sont plus importantes chez les filles que chez les garçons. Qu’elles ont du mal à accéder aux postes de responsabilités et que dans la famille, l’homme dispose encore de pouvoirs dominants. Tout ceci est à déplorer. Même si des progrès ont été accomplis, ils restent insuffisants. »


 

Les femmes, perspectives culturelles et religieuses en RCA

 

La paix passe par la cohésion sociale au-delà des différences de culture ou de religion, les femmes en Centrafrique privilégient le dialogue interculturel et interconfessionnel pour trouver, ensemble, des solutions durables. A Bangui, des femmes musulmanes et chrétiennes s'associent dans des organisations de la société civile. 



L'Eglise de Centrafrique appelle à déposer les armes de manière générale, sans pour autant pointer du doigt les exactions commises à l'égard des femmes et il en est de même concernant les responsables religieux de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique qui soutiennent les actions de sensibilisation organisées par les femmes en faveur de la cohésion sociale mais ne prennent pas particulièrement position.

 

Elora Hervé est une Observatrice Junior, membre de l'Observatoire Pharos du pluralisme des cultures et des religions. Etudiante en Master 2 Aide et Développement humanitaire à la Sorbonne Paris 1, c'est par un volontariat onusien auprès de la Cour pénale spéciale centrafricaine qu'elle a pris connaissance des enjeux du pays. En novembre 2017, elle rejoint l'Observatoire Pharos pour s'engager en faveur des populations les plus vulnérables en informant sur ce qui intervient en Centrafrique, par la rédaction de la veille hebdomadaire.

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 02:29
Lu pour vous : Comment sauver le lac Tchad ?
Lu pour vous : Comment sauver le lac Tchad ?
Lu pour vous : Comment sauver le lac Tchad ?

 

 

 

http://www.valeursactuelles.com  Par Maud Fontenoy / Vendredi 9 mars 2018 à 12:536

 

Edito. 

 

Ce lac mythique partagé entre le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria, se trouve être la principale source d’eau potable en Centrafrique et a pourtant dangereusement perdu plus de 90% de sa surface en moins de 50 ans. Il fournit à boire à près de 40 millions de personnes provenant de ces quatre pays frontaliers et abrite plus de 128 espèces différentes de poissons. Par conséquent, ce lac représente aussi une source importante de revenus pour la région : on estime qu’environ 50 000 tonnes de poissons sont pêchées annuellement et que le secteur de la pêche à lui seul permettrait à 300 000 personnes de pouvoir travailler.

 

Il est aussi un apport d’eau considérable pour l’agriculture proche de ses rives. On comprendre donc aisément que l’épuisement - que de nombreux scientifiques redoutent pour 2020 - de cet immense réservoir d’eau serait une catastrophe tant écologique qu’économique. Combien de millions de personnes, dépendant de ce lac, seraient ainsi condamnées à la famine ou à l’émigration ? Une zone du monde déjà prise pour cible par le groupe djihadiste Boko Haram qui profite de la vulnérabilité de ces population pour recruter des milliers d’hommes. La situation est donc devenue urgente ! Mais, il est encore temps d’agir.

 

La conférence internationale pour la sauvegarde du lac Tchad qui a eu lieu le mois dernier a ainsi remis au cœur du débat un vieux projet imaginé dans les années 80: celui de renflouer le lit de ce lac par les eaux du fleuve Congo. L'idée serait de creuser un canal de 2 600 km depuis la République Démocratique du Congo (RDC), puis à travers la Centrafrique, jusqu'au lac d'eau douce. Aujourd’hui, avec l'arrivée du partenaire chinois PowerChina, qui a signé un accord en 2017 avec la société à l'origine du projet, les espoirs sur la faisabilité de ces travaux pharaoniques ont commencé à renaître.

 

Pourtant, c’est un dessein qui ne fait pas l’humanité : certains redoutant que l’on ne déplace un problème vers un autre. Par ailleurs, ce gigantesque canal, au-delà de traverser plusieurs pays à la géographie changeante et empêtrés dans une instabilité chronique, imposerait une coopération entre quatre pays riverains du lac. Cela parait bien difficile, et pourtant, face aux changements climatiques : Il y a-t-il un autre moyen pour sauver ces populations ?

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 02:09
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Faustin Archange Touadera reprend le contrôle de l’Assemblée nationale

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 9 MARS 2018

 

BANGUI, le 9 Mars 2018(RJDH)— L’Assemblée nationale renouvelle son bureau conformément à son règlement intérieur. Contrairement à 2017, ce renouvellement consacre le contrôle de cette Chambre par le groupe parlementaire «Cœurs Unis » plus proche de Touadera que «le Chemin de l’Espérance » reconnu proche du président de l’Assemblée Abdou Karim Meckassoua.

 

Symphorien Mapenzi, candidat malheureux au perchoir de la présidence de l’Assemblée est élu premier vice-président de ladite institution. Il devance Aurélien Simplice Zingas candidat à sa propre succession. Mathurin Dimbélé de Berberati a remporté haut la main avec 87 voix face à Mbaïkoua membre de l’ancienne équipe. La tendance montre clairement la réorganisation du groupe parlementaire «Cœurs Unis» porté par Steve Koba, député de Mbaïki 1.

 

L’enjeu de ces élections à la première Chambre de l’Assemblée est de taille. D’abord dans cette majorité parlementaire apparente on assiste à une crise de confiance marquée par un bras de fer politique entre l’Exécutif et le Parlementaire. Pour y arriver, les élus réputés proches de l’opposition ont été débauchés au profit de la majorité. C’est le cas des députés CRPS de Me Nicolas Tiangaye et ceux du groupe parlementaire RPR de Ferdinand Alexandre Nguendet qui ont rallié avec armes et bagages le camp juteux contrairement à la ligne politique de leur parti et de leurs leaders.

 

Si l’argent y est pour beaucoup dans le choix des élus au bureau de la Chambre, il n’en demeure pas moins que le soupçon de distribution d’argent pèse beaucoup lors du conclave de Boali réunissant les députés proches de « Cœurs unis ». Une leçon apprise et comprise alors !  Mais il reste encore à savoir si l’Assemblée nationale que Touadera contrôle aura le courage politique de contrôler comme le veut la règle de l’art l’action gouvernementale. C’est la question que l’on se pose.

 

Cette élection sonne la fin d’une série à laquelle les observateurs de la vie politique sont habitués depuis 2016

 

Composition du nouveau Bureau de l'Assemblée Nationale de la République Centrafricaine 


Président : Karim Meckassoua 


1er Vice-président : Jean Symphorien Mapenzi 


2ème Vice-président : Dimbele Nakoe Mathurin


3eme Vice-Président : Ernest Mizedio 


4e Vice-président : Djeme Marien Dieudonné 


1er Questeur Toh Sah Be Za Augustin

 
2e Questeur Issa Marc
3e Questeur Sall Karim Sedar
1er Secrétaire parlementaire: Bernard Dillah . 
2e Secrétaire parlementaire: Mme Gambo...
3e Secrétaire parlementaire: Mme Tiangou Dorothee 
1er Membre: Ninga Luc
2e Membre Gbassigui
3e Membre: Ngouveli Joseph
4e Membre: Soumaine Azize Alime

 

Centrafrique : Viol collectif à Bossangoa, 10 survivantes prises en charge par MSF

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 MARS 2018

 

 

BANGUI, 9 mars 2018 (RJDH)– Un viol de masse a été signalé après que dix survivantes ont été emmenées à l’hôpital de Bossangoa et prises en charge par le personnel de l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF). Information rendue publique par l’équipe de MSF.

 

Un groupe de femmes est arrivé le 3 mars à l’hôpital de Bossangoa, au nord de la RCA. Selon ces femmes, le forfait a été perpétré le 17 février près de Kiriwiri,  village situé à 56 kilomètres de Bossangoa. Les dix survivantes ont expliqué qu’elles étaient dans un grand groupe de femmes dans la brousse en train de collecter de l’eau, de nettoyer des vêtements sales et de pratiquer des récoltes lorsque des hommes en armes les ont prises en otages. Certaines femmes sont parvenues à s’enfuir tandis que d’autres ont été enlevées et emmenées au camp d’un groupe armé où elles ont été violées à multiples reprises avant d’être remises en liberté.

 

Selon le personnel de MSF, cette attaque n’est qu’un exemple parmi tant d’autres mettant à nu les violences sexuelles perpétrées contre les femmes par des hommes armés vivant dans une logique de violence extrême.  «En raison d’une combinaison de facteurs, tels la situation sécuritaire particulièrement précaire, la peur d’éventuelles violences sexuelles et les pressions culturelles, les femmes qui ont pu bénéficier de soins médicaux n’ont pas quitté leur village avant le 2 mars, lorsqu’une autre organisation humanitaire est parvenue à envoyer des motos sur place pour les transporter à l’hôpital de Bossangoa, établissement où travaille une équipe de MSF. Les membres de l’équipe leur ont immédiatement fourni les premiers soins, suivis de soins gynécologiques, de vaccins contre le tétanos et les hépatites, ainsi que d’un soutien psychologique. Malheureusement, il était trop tard pour leur administrer le traitement essentiel contre la transmission du VIH, qui doit être pris dans les 72 heures suivant le viol», regrette MSF dans un communiqué y relatif.

 

«Les femmes que nous avons reçues réagissaient différemment à cette situation, mais toutes étaient très traumatisées. Certaines étaient totalement sous le choc, d’autres paralysées par la peur ou dans l’incapacité de parler de l’incident. Un certain nombre de ces femmes présentaient des plaies ouvertes, plaies pratiquées à l’arme blanche. C’était terrible à voir, ça m’a brisé le cœur. Notre équipe de la maternité les a prises en charge avec dignité et patience, et a mis à leur disposition un espace sûr et confidentiel afin qu’elles puissent commencer à digérer ce qui leur était arrivé», raconte Soulemane Amoin, la sage-femme travaillant pour MSF et responsable à l’hôpital de Bossangoa.

 

Les survivantes ont témoigné à MSF que de nombreuses autres victimes de cette attaque sont restées au village, préférant ne pas se rendre à l’hôpital de Bossangoa par peur de stigmatisation liée au viol, y compris la crainte d’être exclues de leur communauté en cas d’identification en tant que survivantes.

 

«Nous sommes choqués et très attristés par ce viol de masse, et particulièrement inquiets au sujet des nombreuses femmes toujours sans assistance qui ont besoin de soins médicaux de toute urgence. Cette attaque terrible symbolise bien le quotidien de la population en République centrafricaine, en particulier des femmes et des enfants qui sont les plus vulnérables dans ce conflit», explique Paul Brockmann, chef de mission de MSF en RCA avant d’ajouter «Cette attaque est l’une des conséquences de la nouvelle vague de violences aveugles qui a éclaté à la fin de 2016 et se poursuit sans relâche» .

 

Cette dernière attaque porte le nombre total de survivantes de viols et d’agressions sexuelles soignées par l’équipe de MSF à Bossangoa à 56, de septembre 2017 à ce jour, soit beaucoup plus que les cas des treize femmes prises en charge entre janvier et août 2017. Cette augmentation est non seulement le reflet d’une recrudescence de la violence dans la zone, mais aussi d’une intensification des activités du programme de MSF de lutte contre les violences sexuelles.

 

300 autres survivantes sont soignées depuis 2018 à l’hôpital SICA de Bangui, 10 autres à la maternité de Gbaya-Dombia et 147 à l’Hôpital communautaire de Bangui.

 

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 02:06
Le Gabon annonce son retrait de la mission de l'ONU en RCA
Le Gabon annonce son retrait de la mission de l'ONU en RCA

 

 

 

09/03/18 (AFP)

 

Le Gabon a annoncé jeudi son intention de retirer ses quelques 450 soldats de la mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, selon un compte-rendu du Conseil des ministres.

 

"Le ministre (de la Défense) a sollicité l'accord du Conseil des ministres pour le retrait des forces gabonaises de la République centrafricaine eu égard au retour progressif de la paix et de la stabilité dans ce pays frère", dit le texte, indiquant que le Conseil des ministres a instruit aux ministères concernés d'entreprendre les démarches relatives à ce retrait.

 

Le Gabon, qui dispose de 444 soldats déployés au sein de la Minusca, a participé à la force de l'ONU en Centrafrique depuis son lancement, en 2014.

 

Lundi, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, est venu à Libreville discuter de la "coopération bilatérale" entre les deux pays, selon la présidence gabonaise.

 

"Les Nations unies respectent le choix du gouvernement gabonais et des discussions ont été engagées sur le calendrier du retrait de ce contingent dans des délais raisonnables", a réagi auprès de l'AFP Hervé Verhoosel, directeur de la communication de la mission onusienne, à Bangui.

 

M. Verhoosel a rappelé que l'engagement des Etats membres dans une opération de maintien de la paix était "un exercice volontaire", et que la contribution gabonaise avait été "très appréciée".

 

Les soldats gabonais en Centrafrique ont été cités dans des cas d'allégations d'abus sexuels. Fin 2016, le gouvernement gabonais avait annoncé l'ouverture d'enquêtes après l'identification par l'ONU d'une quinzaine de soldats gabonais soupçonnés d'avoir commis des agressions sexuelles en 2014 et 2015.

 

Depuis son déploiement, la Minusca fait face à une avalanche d'accusations d'agressions sexuelles, qui a déjà entrainé le renvoi de plus de 600 soldats du Congo Brazzaville, en 2017.

 

En novembre, le Conseil de Sécurité a acté un renforcement de 900 militaires de la Minusca, déjà forte de 12.500 hommes.

 

Mais, si des négociations ont eu lieu avec plusieurs Etats membres, le Brésil notamment, aucun pays n'a encore annoncé l'envoi de renforts en Centrafrique.

 

En janvier, une enquête interne de l'ONU avait recommandé un changement de stratégie de la Minusca pour une meilleure protection des civils, dans ce pays embourbé dans un conflit meurtrier depuis 2013.

 

L’État n'y a de contrôle que sur une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle du diamant, de l'or et du bétail, dans l'un des pays les plus miséreux au monde.

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 00:38
Retour de la paix en RCA : Le Gabon va procéder au retrait de ses militaires
Retour de la paix en RCA : Le Gabon va procéder au retrait de ses militaires

 

 

 

Libreville, 8 mars (Gabonactu.com) – Le gouvernement gabonais a décidé  jeudi en conseil des ministres le retrait prochain de ses forces de défense engagées depuis plusieurs années dans les missions de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA), un pays de l’Afrique centrale qui connait désormais un retour progressif de la paix   après des années des guerres civiles récurrentes et sanglantes.

 

«  Le Conseil des Ministres, tout en prenant acte, a instruit les Ministres des Affaires Etrangères  et de la Défense Nationale d’entreprendre les démarches appropriées, pour engager avec les partenaires concernés le calendrier de démobilisation de nos Forces dans les délais raisonnables », a mentionné le communiqué final du conseil des ministres présidé comme à l’accoutumé par le chef de l’Etat Ali Bongo.

 

Le Gabon est présent  en Centrafrique à travers ses militaires depuis 1997 avec l’AMISAB, première mission d’interposition sous la houlette de l’ONU.  Le pays est  englué dans des conflits armés depuis des décennies.  Le Gabon est également engagé dans la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), qui se retire petit à petit après avoir atteint les objectifs escomptés.

 

Sydney IVEMBI

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