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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 18:14

 


 

Bangui, 1er  juin 2015 (RJDH)--- La coordination national du mouvement  des  ex- Anti-Balaka, dénonce la mise en place d’un autre nouveau bureau. Elle déplore "l’implication des médiateurs, dans l’affaire interne du mouvement", propos tenu par Igor Lamaka, porte-parole de ce groupe armé, ce lundi dans un point de presse.

 

«   C’est avec  grand étonnement que nous ex- combattants  d’Anti-Balaka,  avons   auprès des médias,  qu’une  nouvelle coordination  a été mise en place le week-end dernier. Nous  tenons  à préciser qu’aucune Assemblée Générale extraordinaire  n'a été convoquée. Nous  dénonçons  avec force le contenu  de tout ce qui a été publié dans les médias ce week-end », a déclaré le porte parole des ex-combattants Anti-Balaka.

 

Igor Lamaka a indiqué que  cette division pourra apporter des désordres au sein du mouvement, tout en réaffirmant  l’engagement des autres combattants  à savoir Edouard Patrice  Ngaïssona,  qui d’après lui, reste toujours le coordonateur  national "légalement désigné".

 

C’est à la fin de la semaine dernière,  que l’annonce  de la mise en place d’une nouvelle coordination des Anti-Balaka, a été rendue publique.  Selon Igor Lamaka, les signataires du  document de la mise en place de ce nouveau bureau, sont des ex combattants partisans de l'Accord de Nairobi.

 

Joachim Kokaté et Maxime Mocom sont respectivement, coordonnateur général et coordonnateur général adjoint de cette nouvelle tendance.

 

Le vendredi 29 mai, un groupe d’Anti-Balaka, sous la houlette de la Médiation nationale, a destitué le bureau dirigé par Edouard Patrice Ngaïssona, coordonnateur général des Anti-Bakala./ 

 

Annette Maélaine Malebingui.


 

Centrafrique/ Bangui: Des conditions pour quitter le site des castors ne sont pas réunies, selon les déplacés

 

Bangui, 1er juin 2015 (RJDH)- Les déplacés du site de l'église évangéliques du Camp des Castors  ont affirmé que les conditions pouvant leur permettre de quitter le site ne sont pas encore réunies. Ces personnes venues des quartiers Yakité, Sara et environnants, ont fait savoir que ces localités ont été transformés en lieu de pâturage et à des endroits d'abattage clandestins des boeufs.

 

« Les conditions dans lesquelles nous traversons sont déplorables. Nous voulons tous regagner le quartier. Ce qui nous empêche, c’est la présence des hommes armés qui font paître les bœufs  dans les quartiers.  Ces lieux sont aussi envahis par des hautes herbes » a dit Blaise-Oscar Eoné, coordonnateur des déplacés du Camp des Castors.

 

Il a par ailleurs relevé que la plupart des maisons ont été détruites. « La réhabilitation de ces logements, la restauration de la sécurité dans le secteur, le désarmement d'hommes armés et un appui financier, seraient nécessaires pour nous permettre de quitter le site des Castors », a-t-il suggéré.

 

Les déplacés vaquent librement à leurs activités quotidiennes

 

Plusieurs déplacés sont au dessus des tentes dressées en bâche, afin de raccommoder. A l’intérieur des tentes, il y a des traces de l’inondation après la pluie qui s’était abattue le samedi 30 mai dernier.

 

Sous une tente dénommée G2, on peut  compter une quarantaine de personnes, issues de différentes familles. Ces personnes vaquent librement à leurs activités. Une femme d'une soixantaine d'années entourée des membres de sa famille, prépare à manger.

 

D’autres femmes font la lessive à ce même endroit, des couchettes sont visibles, des nattes sont pliées et entassées dans une partie de la tente, des ustensiles de cuisine sont empilés ça et là. Des divers effets sont en pêle-mêle sous cet abris.

 

Solange-Clotilde Ouanzolin, déléguée de cet abri, a fait savoir que 47 personnes vivent sous ce toit. « Nous avons au total 14 hommes, 16 femmes, 17 enfants, 7 personnes du 3ème âge et deux handicapés moteurs. Ces personnes vivent difficilement, parce qu’il manque un appui financier », a-t-elle expliqué.

 

Plus de 2000 personnes sont encore sur le site des déplacés de l’église des frères du Camp des Castors, localité située dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui.  Aucune structure humanitaire n’aurait mené des activités dans le cadre du retour des déplacés du site des castors, selon les propos tenus par certains déplacés. / 

 

Auguste Bati-Kalamet.

Centrafrique/Bangui : Une partie des Anti-Balaka dénonce la mise en place d'une coordination parallèle
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Centrafrique-Presse.com
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:02
Communiqué de presse de la Coordination Générale des Partis et Associations politiques
Communiqué de presse de la Coordination Générale des Partis et Associations politiques
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Centrafrique-Presse.com
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 15:27

 

 

 

 

A en croire un article publié sur le site d’information www.afriquenewsinfo.net (http://afriquenewsinfo.net/2015/05/29/complot-qui-de-bozize-et-bida-koyagbele-veut-destabiliser-le-regime-de-samba-panza/), je serais associé à un sinistre projet politique (coup d’Etat), et serais nommé Ministre de l’Education Nationale dans un pseudo « gouvernement révolutionnaire » qui verrait le jour si ce coup d’Etat venait à être perpétré en Centrafrique. 

 

Légaliste et démocrate convaincu, j’apporte ici un démenti catégorique à mon association à un tel projet anticonstitutionnel et antidémocratique. Je suis totalement et absolument étranger à cette conspiration politique ; je n’ai jamais été consulté ni par le futur Président « autoproclamé » ni par la future Première Ministre, ni par aucun autre membre de cet éventuel gouvernement inconstitutionnel. Je ne connais ni l’idéologie politique des conspirateurs ni leur programme politique.

 

Et quand bien même j’aurai été consulté, rien en moi, rien dans l’éducation reçue de mes parents, rien dans mon engagement chrétien (ancien militant, Secrétaire National et Responsable National de la Jeunesse Etudiante Chrétienne - JEC), rien dans mon cursus scolaire (notamment ancien séminariste), rien dans mon cursus universitaire (Droit notamment Droit Constitutionnel), rien dans mes convictions démocratiques profondes, absolument rien dans mon parcours et dans ma vie ne m’aurait incité à répondre favorablement à cette sollicitation pour adhérer à une quelconque funeste conjuration politique qui s’inscrit ab initio dans la violence, et qui implique nécessairement de la part des conjurés l’étonnante volonté de contourner la volonté du peuple souverain, de renverser l’ordre constitutionnel et de s’imposer par la force !

 

Je considère que le fait d’avoir fait figurer mon nom, sans même une consultation, sur la liste des membres d’un gouvernement qui naîtrait d’un coup d’Etat est une véritable provocation à l’endroit du constitutionnaliste que je suis, et qui, à ce titre, a une image à défendre partout, surtout que j’ai été formé à l’Université de la Sorbonne. Je considère aussi qu’il s’agit d’une tentative de déstabilisation à mon égard, alors que depuis ma soutenance de Thèse, je contribue de façon citoyenne et très objective à une nouvelle ingénierie constitutionnelle et institutionnelle en Centrafrique, au moyen d’analyses constitutionnelles très éclairantes régulièrement mises en ligne et sous presse à la disposition des politiques et des compatriotes (http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/04/fonction-de-cabinet-ou-fonction-ministerielle-eclairage-constitutionnel-sur-la-transformation-du-cabinet-presidentiel-en-gouvernemen ; http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/04/fonction-de-cabinet-ou-fonction-ministerielle-eclairage-constitutionnel-sur-la-transformation-du-cabinet-presidentiel-en-gouvernemen).

 

Je crois à un avenir meilleur pour mon pays, mais je ne crois pas que c’est en réitérant les conjurations politiques institutionnellement dévastatrices du passé (coups d’Etat et rébellions armées) que le changement se fera. Jamais, je ne me compromettrai et me suiciderai en tant que constitutionnaliste. Jamais de mon vivant je ne ferai partie d’un gouvernement issu de coup d’Etat, même contre des milliards. Je suis un homme de conviction. Je tiens l’illégalité en abomination ! Ne me provoquez pas !

 

Je n’ai pas besoin d’être nommé ministre pour vivre ou m’épanouir. Mon seul rêve a toujours été d’enseigner le Droit. Mon âme de constitutionnaliste et de démocrate convaincu n’est pas à vendre, que cela soit clair une fois pour toutes !

 

Dominique Désiré ERENON

DEMENTI DE MONSIEUR ERENON DOMINIQUE DESIRE
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Centrafrique-Presse.com
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 15:04

 

 

 

Puisque nous passons notre chemin, et que les nécessités nationales nous survivent,  il faut des repères à ceux qui viennent. Ces repères sont les actes que nous posons, mais surtout les leçons à tirer de ces actes.


Parmi les sujets qui habitent ma pensée, il en est un sur lequel je voudrais dire des choses définitives: la cohabitation entre les différentes composantes de la nation.


Je le fais par conviction. Plus qu'à vous, je me suis promis, en m'engageant, d'être moi-même, c'est à dire d'être authentique, au service des idées auxquelles je crois. Si, en défendant ces idées, je rencontre la ferveur populaire, tant mieux. Mais jamais je ne me permettrais de vous être complaisant. Après tout, c'est aux leaders d'opinion de montrer le chemin. Or, ces temps derniers, par lâcheté, ou peur de déplaire dans l'instant, des leaders d'opinion ont soigneusement évité les sujets qui conditionnent notre existence en tant que peuple.


Donc, la cohabitation entre les différentes communautés religieuses de notre pays.


J'ai le sentiment qu'une meilleure connaissance de  notre histoire nous aurait
permis d'éviter certains pièges que l'ignorance et les sanglantes bêtises de certains extrémistes ont exacerbées.


Un peu plus de trois siècles plutôt, des tribus s'étendant des confins du Soudan au Tchad ont été islamisées par la force. Cette islamisation s'est prolongée à l'intérieur des terres devenues centrafricaines. Et si du coté de l'Est, dans les royaumes de Bangassou, Rafai, Zemio, Obo, nos aïeux n'avaient pas stoppé  militairement ces velléités, aujourd'hui nous serions également musulmans dans cette partie de notre pays. Résultat, avant même l'arrivée des occidentaux, nous avons commercé avec l'empire ottoman, dans le respect de l'intégrité territoriale de ces royaumes, dont certains seront plus tard rabaissés au rang de sultanats après la domination occidentale.


Nous avons donc, au sein du corpus national, dès l'origine de l'Etat moderne, des compatriotes de confession musulmane.


Il convient de former davantage l'esprit national, pour une coexistence plus harmonieuse. Cette intégration dans la République passe par une acceptation mutuelle. 


 

Après avoir dit ça, il importe de préciser que la République ne saurait se transformer en un lieu de convergence de tous les criminels étrangers qui profitent de la faiblesse de l'Etat pour s'imposer, piller et violer.


La nation doit être suffisamment forte dans sa cohésion  et son expression militaire pour dissuader et éventuellement  châtier et renvoyer ceux qui n'ont rien à voir avec la République.


Après cet acquis, à consolider sans cesse, notre pays doit être accueillant vis-à-vis des étrangers qui vivent chez nous et apportent leur contribution à l'édification nationale. Aucun pays ne s'est développé durablement en s'enfermant sur lui-même. Et le Code de nationalité doit être suffisamment clair pour permettre à ceux qui désirent devenir citoyens Centrafricains, de le devenir.


Nous devons donc organiser la vie nationale en tenant compte de ces réalités.
Et toujours nous souvenir qu'aucune communauté ne peut être suffisamment forte pour dominer en permanence une autre dans un même pays. C'est d'ailleurs pour cette raison que les Irlandais, Catholiques et Protestants, ont fini par faire la paix après des décennies de massacres.


Souvenons-nous également du cas rwandais. L'immédiat après-indépendance avait été marqué par le massacre des Tutsis, dont une grande partie s'était éparpillée dans les pays voisins, et même au delà. Ils se sont organisés et sont revenus dans leur pays. Plus de dix ans après, ils sont encore au pouvoir.

  
Nous l'avons rappelé plus d'une fois: nul ne vient relever une nation qui s'abandonne  si ce n'est pour la mettre à son service. Michel Jobert l'a dit.
Les déclarations d'altruisme de certains dirigeants et membres de la communauté internationale ne trompent qu'en République Centrafricaine. Il y a au sein de ce peuple qui est mien comme une sorte d'infantilisme et de complexe d'infériorité. Ces tares sont d'abord le fait de nos élites, ombres portées qui n'existent par procuration. 


Je crois intimement que que le problème Centrafricain ne peut  être réglé que par les Centrafricains, avec l'aide sincère de certains. Pas l'inverse. 


Aujourd'hui que la Sangaris est pressée de repartir,  que nous connaissons certaines  vilenies que cette présence implique, que nous savons que la MINUSCA n'est pas éternelle  en Centrafrique, que se passera t-il quand les Centrafricains se retrouveront face à eux-mêmes, sans une armée digne de ce nom, tant les reformes militaires prennent du temps?


Faisons la paix maintenant, sans mascarade comme au forum de Bangui, en s'asseyant avec tous les acteurs concernés.



Me Crépin Mboli-Goumba

 

Président du PATRIE

REFLEXION SUR LES NECESSITES NATIONALES par Me Crépin MBOLI GOUMBA
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Centrafrique-Presse.com
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 13:37

 

 

 

Par RFI 01-06-2015 à 12:10

 

En Centrafrique, le gouvernement s'est fendu d'un communiqué dénonçant des tentatives de déstabilisation du pouvoir en place et promet d'être implacable envers ceux qui tenteraient d'affaiblir le processus de réconciliation. Parmi les personnalités visées, certains anti-balaka qui se sentent traqués depuis la fin du Forum de Bangui.

 

Yvon Konaté, un des leaders anti-balaka de Bangui, arrive casquette vissée sur la tête et short de sport. « Pour passer incognito », dit-il. Il fixe d’ailleurs rendez vous à une quinzaine de kilomètres de la capitale, car il s'estime traqué par le gouvernement qui l'accuse d'être un de ceux à l'origine des échauffourées qui ont éclaté le dernier jour du Forum de Bangui.

 

« Soi-disant que je suis en connivence avec ces gens et qu’on a essayé de bouleverser la fin du Forum pour chasser la présidente Catherine Samba-Panza du pouvoir. Donc, ils ont interprété cela d’une autre manière. Je suis toujours dans mon coin, je ne sors plus. On me cherche partout pour m’arrêter, je suis vraiment bloqué », confie Yvon Konaté.

 

Yvon Konaté estime que les revendications des anti-balaka n'ont pas été totalement prises en compte pendant le Forum et met en doute la possibilité d'un réel désarmement : « On a demandé la libération de nos hommes qui sont en maison d’arrêt parce que c’est eux qui ont commandé les troupes et qui connaissent bien leurs éléments. C’est eux qui sont habilités à venir auprès de leurs éléments pour demander à ce qu’ils puissent déposer les armes. Pour que le désarmement soit dynamique, il faut que ces gens-là soient dehors ».

 

A Bangui, le gouvernement est sur le qui-vive, alimenté par les rumeurs foisonnantes. La dernière en date : celle d'un envahissement du tarmac de l'aéroport de Mpoko pour empêcher la présidente de revenir d'Europe. Finalement, l'avion a atterri sans aucune perturbation.

 

 

 

RCA: le pays et les ONG face au problème des enfants traumatisés

 

01/06/15 (RFI)

 

L'ONG Save the Children a interrogé plus de 500 enfants et les statistiques qui ressortent sont effrayantes. 60 % des enfants souffrent de traumatismes psychologiques après avoir été victimes ou témoins de violence. Mais le pays, qui a peu de professionnels spécialisés dans la protection de l'enfance, peine à prendre en charge les enfants traumatisés.

 

Face au manque de moyens et de structures adaptées pour la prise en charge des enfants traumatisés, les ONG composent avec les moyens du bord. Former les enseignants est l'une des pistes explorées par Save the Children.

 

« La recommandation a été faite de renforcer la capacité des enseignants pour que ce ne soient pas seulement des personnes chargées de délivrer des connaissances, mais que ce soient des personnes qui aient la capacité de détecter les besoins psychologiques des enfants de sorte qu'ils puissent être redirigés vers des structures un peu plus spécialisées », explique Réné Yetamasso, directeur des programmes de l'ONG. 

 

Sarah Khenati est psychologue pour Médecins sans frontières. Elle souligne que l'important, c'est de ne pas isoler un enfant traumatisé :

 

« Je rencontre beaucoup de mères qui ont été victimes de viol et qui me disent que leurs enfants ont été témoins de ça. Je prends le temps aussi de travailler avec ces mamans-là, en leur disant de récréer le dialogue avec l'enfant autour de ça, ou de leur demander s'il a été témoin, qu'est-ce qu'il en dit, comment il a vécu et comment l'enfant peut être accompagné lui, de son côté, pour digérer un petit peu tout ça. La pire des choses pour un enfant, après de tels drames, c'est l'isolement. Un enfant qu'on va isoler de son groupe socio-culturel, de sa famille, c'est un enfant qui aura beaucoup de difficultés à se reconstruire. »

 

Pour prendre en charge correctement ces victimes, le pays manque de tout et notamment de psychologues centrafricains. Sur l'ensemble du territoire, il n'y en a qu'un seul.

 

Pour consulter le rapport de l'ONG Save the Children :

 

ÉVALUATION DES BESOINS PSYCHOLOGIQUES DES ENFANTS D’ÂGE SCOLAIRE DANS LES LOCALITÉS DE BANGUI ET DE LA OUAKA EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Chronologie et chiffres clés

RCA: des anti-balaka se disent traqués depuis le Forum de Bangui
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 13:32

 

 

 

Vers une politique de trayeuse

de la vache à lait la

République Centrafricaine

 

                   1

 

Pourquoi je vous écris :

parce que la Race Noire

c’est leur torche-cul

de l’esclavage au colonialisme

d’aujourd’hui en l’an 2015

 

                   2

 

la corde au cou des chèvres

de l’esclavage de l’indépendance

s’est raccourcie en 1960

arrachée avec l’exemple

de l’Algérie indépendante

 

                   3

 

pourtant c’était le

général De Gaulle

l’Algérie la République

de Guinée elles ont passé

outre au chantage de l’ar-

gent de la France ou

de l’occident au prix

des bains de sang versés

 

                   4

 

les chèvres les cous des

travaux forcés la chair

de Mère Afrique pillée

des générations des centaines

de millions de ses enfants

considérés comme des animaux

morts démoralisés

sacrifiés, les colonialistes

pillent seulement

ils laissent la pauvreté

aux Africains

ils laissent les assassinats

de Lumumba, de Boganda

de Sankara, la mort

pour tous les Fils de

l’Afrique qui secouent

la corde au cou

l’homme intègre n’est

pas une chèvre qui

broûte le chemin

tracé :

le Président Jacques

Chirac l’a sur le cœur

l’argent que nous

sortons de notre poche

dit-il en 2014 appartient

aux Africains               

 

                   5

 

en 2014 le petit gouverneur

ambassadeur de France

à Bangui hausse le ton

gronde le Peuple Souverain

de Centrafrique en disant :

que les élections de la

Communauté internationale

voilà le progrès, si vous

marchez droit dans la

voie tracée par ces assas-

sins vous obtiendrez

de l’argent pour tomber

la corde au cou

dans le piège des rats

dans le chemin tracé

sous les racines des herbes

c’est le même mais

avec l’argent, les villages

de la pauvreté, de la mort

des Africains

De toutes façons Boganda

Lumumba, Sankara

la même âme dans

les corps de tous les

assassins le sort du

Peuple africain c’est

son assassin qu’il

tende le cou ou non.

Ils en ont pris l’ha-

bitude du mépris

du Voleur pour le

Volé, la Race Noire leur

Torche cul nu ou

vêtu de la cervelle au

pied des cravates des

nœuds des estomacs

à en manger leurs chaussures

de cuir noirci de

cireur des pieds des

colonialistes !

 

                   6

 

de l’Algérie en connaissen-

ce de cause de la déna-

turasation du cerveau

du nègre le noir

devenu ce personnage

fabriqué à l’image

du tirailleur ou cet in-

tellectuel masque blanc

visage noir psychiatri-

que. (de Franz Fanon)

Un long travail de sape

et le nègre-blanc enterre

tout sous ses diplômes contraires

aux intérêts du Peuple

Africain le nègre-blanc

est fabriqué pour cela.

 

                   7

 

Monsieur Cornevin de la

documentation française

auprès du Premier

Ministre me disait

Bokassa on le connaît

ils connaissaient bien les ré-

sultats de leur forcing

de l’assimilation que

nous sommes masqués

blancs visages noirs

empoisonneurs de Ra-

cines saines de la Civi-

lisation Bantoue.

Ils les connaissent bien tous

et chacun des fossoyeurs

involontaires domestiqués

qui se vendent déjà

au jeu choisi des

soi-disantes élections

de 2015. Les coups

d’état militaires cruels

formentés par eux étaient-ils

démocratie des voleurs ?

 

                   8

 

Ils proposent les bas mor-

Ceaux de l’assimilation

psychiatrique pour leur

imitation forcée de

consommation comme

idéologie de la faim

du manque de la pau-

vreté, de la mort celle

de la Racine saine

du Peuple Bantou

 

                   9

 

Je vous écris parce que

leur pire ennemi

c’est l’Africain qu’ils

ne connaissent pas.

Ils furètent leur nez

autour de lui.

Ils ont fomenté la Crise

entre autres de mars 2013

en République

Centrafricaine, les Raci-

nes saines Bantoues

africains, la Résistance

pourtant naturelle

partout au monde

s’était levée, les

Anti-Balaka ils

trouvent prétexte eux

les colonialistes de leurs

propres assassinats

et pillages pour

déraciner devant des

tribunaux étudiés pour

tuer l’Âme africaine

y comprise chez les

adolescents pour des

générations espèrent-ils

Âme ancienne ne

commettez aucun crime

 

                   10

 

Je vous écris parce

que moi je ne me

ressens aucunement

comme étant de leur

torche-cul après des

études à Paris, cela

par chance solidi-

fié dans les Saines

racines Bantoues

à Bangassou

en 1960 nous étions

quelques-uns marxi-

sants apparemment

nous jurions de tra-

vailler pour le Peuple

cela avec quelle Pensée

debout d’elle-même

de la Terre d’Afrique!

Ils nous connaissaient

bien. Au fur et à me-

sure que nous retour-

nions surtout basés à Bangui

les assimilés aux consom-

mations ne trahissaient

même pas pour un

poste de nègre-blanc

de ministre choisi

par les confréries de

la place colonialiste

                  

11

 

Comment bâtir un

pays avec une langue

étrangère incrustée

dans les générations

d’enfants Centrafricains

la Langue Sangho pour-

tant a germé de cette Terre

elle attend sa forêt

mais le ministère de

l’éducation on le rejoint

à Paris conjointement

avec le ministère des

Finances

 

                   12

 

En 1973 je me souviens

étant Ambassadeur de

Centrafrique auprès de l’Unesco

J’ai accompagné le

ministre des finances

dans le 9 ième arrondisse-

ment : le fonds qu’il

attendait pourtant annoncé

n’était pas arrivé les

millions de quelque pro-

duit centrafricain vendu

mais selon Monsieur

le Président Chirac l’ar-

gent que l’on sort de

sa poche est africain.

Si j’avais accepté de re-

tenir des chèques dans

mon bureau – Bokassa

les aurait oubliés –

mes pauvres petits enfants mes enfants

et Nicole auraient un

héritage sur le dos

de l’État Centrafricain

et de son Peuple sou-

verain trahi

 

                   13

 

Comment donc bâtir quelque

chose ! le nègre-blanc

ni l’image psychiatrique

de la Françafrique

n’inspire pas confiance.

Il n’y a plus de confiance

en Centrafrique, il n’y a

que prime la méfiance

profonde due aux agres-

sions.

La Françafrique ne bâtit

rien mais depuis tant

d’années de pillages et

de crimes elle se trouve

dans la même baignoire

sale que par exemple Nguesou

du Kongo-Brazzaville

ou Bongo pour leurs

vols rapaces les dictateurs

africains au Canada aux

USA ailleurs auraient

fini en prison

Nguessou aurait détour-

né 140 millions d’euro

investis à Paris dans

des immeubles fructifiés

                  

14

 

Je vous écris parce

que la crise que

connaît la République

Centrafricaine aboutis-

sant au pouvoir de la

Seleka en mars 2013

me paraît être une re-

prise en main par la

France et d’abord par

sa propre armée en

décembre 2013 excluant

la FACA les Forces armées

centrafricaines

ensuite sinon en même

temps l’embargo sur les

armes et associé ou

celui aussi punitif

les Centrafricains ne

peuvent plus vivre

de la vente de leur

or de leurs diamants.

Francafrique psychiatri-

que masque blanc vi-

sage noir en marche

colons ! retardataires

 

                   15

 

Je vous écris parce que

la ̋"Communauté Interna-

tionales " de l’ONU dont

on espérait tout étant

jeune étudiant se résume

en des missions conduites

par des diplomates français

comme une manipulation

du Conseil de Sécurité

considérez-vous la

République Centrafricaine

comme étant un État

signataire à part entière ?

pourquoi en Centrafrique

n’avons-nous pas droit

de rencontrer d’ autres peuples du monde ?

Favorisez donc le Colonialisme

français de votre complicité de

désespoir.

 

                   16

 

Je vous écris parce que

je me demande quelles so-

lutions tangibles trou-

verons-nous à cette

crise piège ? Avec

Nguessou avec les élections d’esprit étranger

Des pièges de la France

dite de la Communauté

internationale nous

conduisant en prison sans

espoir ne serait-ce

avec un Exécutif

masque blanc visage

noir psychiatrique ?

 

                   17

 

Je vous écris parce

que je cite Centrafrique

presse en date du

6 mai 2015 :

Omar Hilale est

ambassadeur du Maroc

auprès de l’ONU à New

York. Il vient rencontrer

à Bangui la Présidente

de transition l’Homme

de Fabius ministre des

affaires étrangères de France

Combien de cash pour

le soutien de la RCA

au Maroc pour cet

imbroglio larvé

du Sahara occidental ?

mais la soi-disante

Configuration ? Répu-

blique Centrafricaine

maintenir cette crise

au cœur de la Commu-

nauté internationale

et surtout les institutions

financières en dehors

de la Banque Mondiale

et du Fonds monétaire

internationale – Mon-

sieur l’Ambassadeur

du Maroc en fait re-

présentant de Commerce

des Pays pétrodollars

du Golfe persique

esclavagistes arrièrés

voici le temps psychiatrique

de faiblesse du Peuple

enchaîné par la ̎"Commu-

nauté internationale "

accourez en une année

seulement la transition

dit Le Monde possède

deux villas à Paris

"L’affairiste "Hilale Omar

lui aussi vient nous

voler tout ?

Ce sont ces Arabes avec

les Soudanais qui ont

armé les Seleka

visant tous à faire des

animistes des chrétiens

des musulmans esclaves

associés au colonialisme

 

                   18

 

pourtant Zo kwé zo

toute personne est une personne

animiste chrétien ou musulman

toute chose est une conscience

à respecter dit l’Animisme

Peuple souverain Amour

Compassion Jésus sortez votre

Cravache dans le Temple les

marchands affairistes combinent

des politiques de pillages assimilations.

 

 

MAKOMBO BAMBOTÉ   9 mai 2015

 

écrivain

 

À M.Plan à Mlle Camille Lepage  Jeune journaliste française tuée en R.C.A
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 12:33

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  samedi 30 mai 2015 12:54

 

Les réactions ne se sont pas faites attendre au lendemain de la publication des noms de Joachim Kokaté et Maxime Mocom, respectivement, nouveau coordonnateur général des Antibalaka et nouveau coordonnateur général adjoint de ce mouvement.

Le vendredi 29 mai, un groupe d'Antibalaka, sous la houlette de la Médiation nationale, a destitué le bureau dirigé par Edouard Patrice Ngaïssona, coordonnateur général des Antibakala. Selon Côme Hippolyte Azounou, chargé d'administration de la coordination des Antibalaka, l'un des organisateurs de cette rencontre, « Antibalaka est un mouvement d'auto-défense et de résistance, il ne devrait pas s'assimiler à la politique ».


Poursuivant ses explications, Côme Hippolyte Azounou souligne que « Les coordonnateurs et les comezones provinciaux sont à Bangui pour siéger et décider de l'élection d'un nouveau coordonnateur. Tout le monde est unanime pour prendre comme coordonnateur général Maxime Mocom et Joachim Kokaté au poste de coordonnateur adjoint ». 


Indexé par cette élection, Joachim Kokaté démontre que les retrouvailles au niveau de la Médiation nationale avaient pour but de réunir les miliciens autour d'un même idéal, le désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Seulement, il y a eu revirement de situation, ce qui ne rencontre pas son agrément.


« Hier, à la Médiation nationale, il était de mettre les Antibalaka ensemble parce qu'il y a une incompréhension. Subitement, ils ont organisé l'élection d'un coordonnateur général adjoint ce que j'ai refusé. Nous devons tout faire pour que tous les Antibalaka puissent respecter le processus DDR. Je peux jouer un rôle de conseil dans les groupes armés, mais être dans une coordination, je  rejette ».


Béranger Ludovic Igor Lamaka, porte-parole de la coordination des Antibalaka version Edouard Patrice Ngaïssona, qualifie de nulle et sans effet  cette nouvelle coordination mise en place selon lui, avec l'aval de la Médiation nationale.

 
« Nous contestons et dénonçons la fameuse coordination des Antibalaka mise en place par un groupuscule de personnes, par la même occasion, le comportement de la Médiation nationale . Nous ne nous reconnaissons pas dans cette coordination », a indiqué Bérenger Ludovic Igor Lamaka. Pour lui, « Edouard Patrice Ngaïssona est le seul et unique coordonnateur des antibalaka reconnu sur le plan national et international ».


Le caporal-chef, Alfred Yékatom surnommé Rambo, comzone des Antibalaka du sud, reste lui aussi attaché à Edouard Patrice Ngaïssona.


Alors que l’on s’attendait à une réconciliation entre les différentes tendances de ce mouvement, celui-ci compte désormais deux coordinations, la première  conduite par Edouard Patrice Ngaïssona la seconde, sous le commandement de Maxime Mocom.

Confusion au sein du mouvement Antibalaka, une seconde coordination pose problème
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Centrafrique-Presse.com
31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 11:55

 

 

Communique de Presse pour l'amorce de la paix et de la reconciliation nationale

 

COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ES/06/15/NG



Nous, officiers supérieurs, secondaires et hommes de rang de l'ex coalition Séléka, réunis en ce jour du 25 mai 2015, avons décidés unanimement de converger nos points de vues afin de répondre aux aspirations du peuple Centrafricain dans sa totalité et d'assurer un avenir apaisé et meilleur a notre cher et beau pays la République Centrafricain.


Pour ce faire, nous avons convenu à l'adoptions des mesures préliminaires tendant à répondre à cet objectif. Nous demandons ainsi à tous nos éléments ainsi qu'aux éléments anti-balaka d'être vigilants et d'appréhender les fauteurs de troubles et de la zizanie au sein de la nation Centrafricaine (si jamais vous les rencontrerez). Il s'agit en occurrence de tous ceux qui ont le sang sur les mains, qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA et qui sont sous le couperet de la justice internationale. Il s'agit en particulier de (liste non exhaustive):


- M. Nouredine ADAM

- M. Albachar FADOUL

- Col. Abdelkader KHALIL

- Col. Bichara

- Youssouf AHMAT

- Abba TOM

- Col Yahya

- Patrice Edouard NGAISSONA

- Joachim KOKATE

- Abdoulaye MISKINE

- Armel SAYO BEDAYA

- Capitaine Eugene NGAIKOISSET

- Capitaine KAMIZOULAYE

- Leopold Narcisse BARO

- GUERE- PORO

- General MANGO LAMPETIT

- Commandant RAMBO

- Richard BEJOUANE

- Col Dieudonne ORANTI

- Col 12 Puissances et consorts.


En outre, nous demandons tant aux forces de maintien de la paix Onusienne, à la force Sangaris et aux forces de l'ordre de tous les pays limitrophes de nous assister en appréhendant et en extradant vers la RCA les personnes ci-dessus cites afin de satisfaire la soif de justice que réclame la population Centrafricaine toute entière et d'amorcer un pas décisif vers l'apaisement et la réconciliation nationale.


Nous demandons aussi aux autorités de la transition de ne pas tergiverser et d'entamer les processus pouvant enclencher la détente et l'amorce d'une véritable réconciliation nationale.


Fait à Kaga-bandoro, le 25 mai 2015


Ont signés avec nous:

 

- Gl ZOUNDEIKO

- Col Ramadan

- Gl Ahmat FAYA

- Gl Ahmat HASSAN

- Gl Baba HISSEN

- Gl Abdallah DOURBANE

- Gl Yaya SCOUT

- Col Ali HASSAN

- Capitaine Guy Vincent NGAIPORO

- Col Hypolite NAMSONA

- Lieutnant Narcisse TOUAZOUNAM

- Eugene Alexis KOYAYORO

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 19:37

 


        

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-05-30 17:35:49 Le gouvernement centrafricain a débloqué 2 milliards de FCFA pour la reconstruction des édifices publics détruits pendant la guerre qui a ravagé le pays, afin de restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

 

Le ministre de l'Urbanisme et des édifices publics, Dr Jacques Demanga Kamoun, a été chargé de la reconstruction des bà¢timents administratifs et autres symboles de l'Etat, principales cibles des rebelles de la Sélékas dans leur avancée pour la prise du pouvoir à  Bangui.


Les rebelles de la Séléka ont détruit tous les bâtiments administratifs et les logements des fonctionnaires dans les zones passées sous leur contrôle.

De nombreux agents de l'Etat n'ont pas encore regagné leur lieu de travail faute de logements, de bureaux et d'outils de travail, une situation également responsable du retard enregistré dans l'organisation des élections et le relèvement de l'Etat centrafricain.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=825216#sthash.zdBOLySs.dpuf

 

Centrafrique : Le gouvernement débloque 2 milliards de FCFA pour reconstruire les édifices détruits pendant la guerre
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 13:47

 

 

 

30/05/15 (Radio Vatican)

 

(RV) – Entretien: Synode sur la famille, dialogue entre les différentes religions, justice, réconciliation nationale et situation politique, appels en faveur des populations très pauvres : sont là quelques thèmes abordés par Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui et président de la Ceca (Conférence épiscopale de Centrafrique). A cœur ouvert au micro de Jean-Pierre BodjokoMgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui et président de la Conférence épiscopale de Centrafrique, commence par évoquer le dernier forum sur la paix qui s'est récemment tenu à Bangui et invite aussi au respect de la dignité de tous, dans son pays meurtri par la crise politique. Il s'est exprimé également en sango, une langue locale. Ecoutons-le!

 

Le forum de Bangui a été un rendez-vous tant attendu par les Centrafricains. Nous avons vu qu’il y a eu déficit de communication dans la gestion du pouvoir et nous avons eu cette fois-ci l’opportunité de donner l’occasion aux Centrafricains à la base de parler, ce qu’on appelle consultations à la base. Le forum de Bangui était ce moment qu’on peut appeler l’arbre à palabres où tous les Centrafricains sont venus de l’est, de l’ouest, du nord et du sud. Tous s’asseyaient et se regardaient en face pour se dire la vérité, pour réfléchir autour de quatre ateliers thématiques en ce qui concerne la gouvernance dans notre pays, un des maux qui a gangréné ce pays c’est le problème de la mal gouvernance il faut le dire. Depuis toujours le pouvoir est caporalisé par un petit groupe et les autres n’ont pas droit à la parole ou bien encore à la gestion du pays et nous avons où ça nous a conduits: des frustrations, des prises d’armes. Un des ateliers a aussi abordé la question de paix et sécurité, quand il n’y a pas la paix on ne peut pas travailler, il n’y a pas de développement. C’est une culture qu’il faudrait acquérir, il faudrait déposer les armes et envoyer les enfants à l’école, c’est cela qui a manqué. Un autre atelier aussi important était le développement économique et social.

 

Un pays comme le nôtre riche en ressources naturelles mais qui est pauvre et dans la misère, il va falloir que nous puissions poser de bons diagnostics et que les gens qui vont dorénavant signer des contrats d’exploitation que ça soit connu par tout le monde. Un autre encore des ateliers thématiques qu’on a abordé c’est la question de justice et réconciliation parce que l’impunité a caractérisé notre pays. A chaque fois qu’il y a des problèmes on parle de l’amnistie or à chaque fois les mêmes bourreaux sont au pouvoir, ils continuent à vaquer librement à leurs occupations. Il est temps de siffler la fin de la recréation, de donner l’occasion aussi aux victimes d’être reconnues dans leur dignité; et en même temps aussi tout ne s’arrête pas avec les drames, les barbarise et les violences que nous avons connues. Il va falloir oser poser un autre acte pour tendre la main même aux bourreaux pour un dépassement, pour vivre ensemble, c’est ça le sens de la réconciliation.

 

Ce forum a été aussi organisé avec l’implication de l’Eglise afin de chercher l’harmonie entre les peuples

 

L’Eglise a pris des initiatives, moi-même plusieurs fois je suis allé à la rencontre de l’imam. L’imam a séjourné chez moi, nous avons aussi eu à circuler dans les camps pour parler aux uns et autres pour que la réconciliation s’instaure. Ce n’est pas en restant avec la peur dans nos coins qu’on va se retrouver pour faire avancer le dossier de la réconciliation, il faut oser aller à la rencontre de l’autre et les tabous et les masques pourront tomber et nous comme Eglise nous avons osé. L’Eglise est prophétique, l’Eglise est aussi une mère, elle a su accueillir. Maintenant elle doit donner des orientations à tous ses enfants.

 

Comment avez-vous pu préparer dans cette ambiance de crise le prochain synode consacré à la famille?                                                

 

En effet, avec la crise que nous avons connue, nos familles sont disloquées, le tissu familial a été brisé. Nous avons des familles où papa se retrouve en brousse, maman se retrouve à la maison, l’enfant se retrouve peut-être ailleurs. Voilà pourquoi nous avons parlé des familles éclatées qui ont maintenant des blessures parce que les jeunes filles qui se retrouvent dehors enceintes on a abusées d’elles avec les armes. Donc nos familles ont été confrontées à la situation de la guerre, il va falloir intégrer dans notre pastorale cette gestion de trauma de la guerre pour guérir, pour purifier la mémoire de nos familles afin qu’elles puissent aussi s’accepter parce qu’aucun modèle ne peut être trouvé ailleurs que le modèle de Nazareth. Nos familles maintenant sont en route et nous avons eu des sessions pastorales sur la famille pour demander que si la famille reste unie, si la famille se retrouve, si la famille donne un bon enseignement, si la famille éduque, si la famille accompagne, console, rassemble, la famille pourra être le socle pour ne pas dire le repère et proposera des hommes, des femmes qui vont tenir dans la société.

 

A part les défis causés par la crise politique, y’a-t-il d’autres défis pastoraux dans l’Eglise de Centrafrique?

 

Entre autres défis que nous voyons c’est le défi de la justice, les gens qui ont eu à souffrir crient justice. La justice est aussi un des noms de Dieu. En parlant de justice nous voulons aider nos frères à grandir en humanité. Un autre défi qui s’impose à l’horizon c’est l’acceptation de l’autre, avec ce qui s’est passé, on pense que l’autre est devenu un ennemi. Non! il n’est pas un ennemi, il reste un frère. Nous avons aussi un autre défi c’est le patriotisme, il faut que les Centrafricains aiment leur pays, il va falloir que nous puissions nous aimer pour éviter les trahisons, pour éviter les soupçons, pour éviter les divisions, pour rebâtir une nouvelle Centrafrique.

 

Est-ce que vous pouvez vous adresser au peuple centrafricain en utilisant une langue locale?

 

(Message en Sango: une langue parlée en Centrafrique)

Mgr Nzapalainga : «la paix est encore possible en Centrafrique»
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