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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 21:46

 

 

 

Addis Abéba, le 7 novembre 2017: Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, prend note avec satisfaction de la publication, par la Commission électorale nationale indépendante de la République démocratique du Congo, du calendrier électoral pour les scrutins jumelés présidentiels, législatifs et provinciaux, maintenant prévus pour le 23 décembre 2018. Il rappelle que l’Union africaine a constamment appelé à la publication rapide d’un calendrier électoral crédible et aussi consensuel que possible, en application de l’Accord politique du 31 décembre 2016.

 

Le Président de la Commission souligne le devoir et l’obligation qui incombent aux institutions et acteurs concernés, y compris les partis politiques, la société civile et les dirigeants religieux, d’œuvrer résolument ensemble  pour que ce nouveau calendrier soit scrupuleusement respecté. Il souligne également la nécessité de tout faire pour que les scrutins prévus soient organisés dans les conditions requises de transparence, de crédibilité et de régularité,  conformément aux instruments pertinents de l’Union africaine, y compris la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

 

Le Président de la Commission exhorte tous les acteurs politiques à faire preuve d’esprit de responsabilité et de s’abstenir de tout propos ou acte de nature à générer des tensions. Il rappelle l’importance que revêt la prise urgente de mesures de nature à rétablir la confiance entre les acteurs en présence et à décrisper l’atmosphère politique, dans l’esprit de l’Accord politique du 31 décembre 2016.

 

Le Président de la Commission réitère l’engagement de l’Union africaine, en étroite collaboration avec les organisations régionales compétentes, les Nations unies et d’autres partenaires, à accompagner et à soutenir le processus électoral en République démocratique du Congo, pour aider le Congo à franchir avec succès cette étape démocratique importante, en conformité avec sa Constitution. A cet effet, l’UA ne ménagera aucun effort pour la mobilisation des ressources requises tant auprès des États membres que de la communauté internationale dans son ensemble.  

 

Déclaration du Président de la Commission de l’Union africaine sur la publication du calendrier électoral en République démocratique du Congo

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 22:16
Arrestation de quatre preneurs d’otages au Cameroun

 

 

 

APA-Douala (Cameroun)  novembre 06, 2017 à 19:37 - Le Bataillon d’intervention rapide (BIR) a mis la main sur quatre bandits de grand chemin spécialisés dans les prises d’otages dans la région du Nord Cameroun, avec ramifications à la Centrafrique et au Tchad, a appris lundi APA de sources sécuritaires.

 

Selon la gendarmerie qui diligente l’enquête, ces preneurs d’otages opéraient dans la localité de Mbaiboum, à la frontière avec la Centrafrique et le Tchad et dont le chef de gang, un certain Oussouman Oumar, est un ex-militaire tchadien qui utiliserait une carte nationale d’identité camerounaise. 

 

Ce dernier qui été mis aux arrêts dans la localité de Mayo-Bocki, non loin de la ville de Ngong, et son interpellation a conduit à celle de trois de ses complices, dont son frère, Adamou Oumar.

 

L’interrogation desdits malfrats a conduit à leurs caches d’armes notamment dans la localité de Touboro où des fusils d’assaut, des boîtes de chargeurs et 89 cartouches ont été découverts. 

 

Ces derniers jours, les autorités camerounaises ont renforcé les mesures de sécurité aux frontières entre la Centrafrique, le Nigeria et le Tchad, où en dehors des incursions de la secte terroriste nigériane Boko Haram et des activités des bandes armées centrafricaines, l’on note une activité des « bandes armées » à l’origine de cette insécurité galopante.

 

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 22:13
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Une personne tuée par la LRA au village Mbangana au Nord

 

PAR RJDH LE 6 NOVEMBRE 2017

 

SAM OUADJA, 6 Novembre 2017 (RJDH)—Un chasseur du village Mbangana a été tué par les hommes de la LRA au nord du pays ce 4 novembre, non loin de Sam-Ouandja. Information confirmée au RJDH par des sources locales surplace.

 

La présence de la LRA dans la localité a réduit l’espace de chasse et de pêche pour les autochtones. C’est dans ce contexte que ce chasseur s’est fait tuer par la rébellion ougandaise. Cette tuerie est enregistré alors que les forces africaines et américaines se sont retirées et la population locale d’appeler à la présence de la Minusca pour pallier le vide.

 

Un habitant de Sam-Oundja et victime de la LRA a indiqué que la LRA monte en puissance à cause du vide laissé par les forces internationales « le 4 novembre, une personne a été tuée par la LRA lorsqu’elle se rendait à la chasse. Les attaques de la LRA et des ex-Séléka sont récurrentes dans cette localité. Après le départ des forces ougandaises, aucune autre force n’est présente dans la région pour contrecarrer les actions des rebelles et c’est ainsi que la LRA se réorganise pour tuer et enlever les gens pour se renforcer » a-t-il expliqué.

 

Un proche de la victime parle d’une situation difficile « les viandes de chasse, les poissons fumés et produits de cueillette se font rares sur le marché. Il nous est difficile dans cette condition d’avoir à manger, nous ne pouvons pas aller loin pour cultiver à cause de la psychose liée à la présence et la tuerie de la LRA» a-t-il dit.

 

La localité de Mbangana est prise entre deux feux à la fois contrôlée par les ex Séléka et les menaces persistantes de la LRA.

 

 

Centrafricain : La population de Birao au nord préoccupée de la restauration de l’autorité de l’Etat

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PAR GILDAS KINTIN LE 6 NOVEMBRE 2017

 

BIRAO, 06 novembre 2017 (RJDH)—Une réunion sur la restauration de l’autorité de l’État, la cohésion sociale et le vivre ensemble a réuni les autorités politiques et administratives de Birao. Une initiative de Valentin Goumba, député de la localité avec le soutien de la Minusca.

 

Le retour de l’autorité de l’Etat après le retour à l’ordre constitutionnel était à l’ordre du jour de cette réunion. Cette réunion s’est tenue dans un contexte où Faustin Archange Touadera a fait son premier déplacement de Birao depuis son accession au pouvoir en mars 2016. L’enjeu est de taille pour la relance des activités administratives dans cette zone contrôlée par le FPRC.

 

L’honorable de Birao1 Valentin Goumba, initiateur de cette rencontre a indiqué que l’importance est de montrer à la population le rôle que jouent les autorités de l’État dans le cadre de la décentralisation du pouvoir avec les administrés de Birao « nous avons tenu cette réunion pour expliquer à la population l’importance de l’autorité de l’Etat et la politique de la décentralisation pour le développement de Birao. Mais cela passe aussi par le vivre ensemble et la culture de la paix dans cette ville qui a connue plusieurs crises militaro politique » a-t-il insisté.

 

Certains leaders des groupes armés joints par le RJDH ont salué l’initiative et marqué leur adhésion à la paix « notre pays a tant souffert, nous voulons maintenant cultiver la paix, c’est pourquoi nous avons pensé que l’heure n’est plus à la violence » a expliqué au RJDH un leader des groupes armés dans la région.

 

La réunion en faveur de la paix et du vivre ensemble intervient après une marche pacifique organisée par la population de Birao

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 23:48
Centrafrique : les commerçants n'acceptent plus les petites pièces de franc CFA
Centrafrique : les commerçants n'acceptent plus les petites pièces de franc CFA

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 05-11-2017

 

De nombreux clients en République centrafricaine (RCA) regrettent que les commerçants n'acceptent plus les pièces de 5, 10, 25, 50 et 500 francs CFA, a constaté dimanche Xinhua sur l'un des marchés de la capitale centrafricaine.

 

Ce phénomène a commencé à gagner certaines villes de provinces.

 

N'étant pas en mesure d'expliquer le motif de ce rejet, une commerçant déclare : "Ces pièces ne sont plus tolérées par les grossistes du Kilomètre 5, d'où le rejet de ces pièces par les détaillants".

 

Un observateur pointe la taille de ces pièces depuis les nouvelles versions mises en circulation par la banque centrale (BEAC). En effet, ces pièces sont si minuscules qu'elles font perdre du temps au moment de la comptabilité.

 

Face à des rumeurs faisant état de disparitions extraordinaires de billets de banque des portes-monnaies ou des poches des usagers, certains ont pris pour habitude de mutiler les billets de banque, neufs ou vieux, avant de les laisser circuler. C'est ce qui explique souvent une légère fente sur l'un des bords des billets de banque actuellement en circulation dans le pays.

 

Jusque-là, le gouvernement ne s'est pas prononcé sur la question par une campagne de sensibilisation de l'opinion.

 

Ce phénomène de contestation spontanée de pièces de monnaie est venu s'ajouter aux billets carrément déchirés mais scotchés, pour lesquels la banque centrale avait donné des consignes fermes de rejet, au même titre que les billets dits "fatigués" et les pièces dont les valeurs monétaires sont effacées.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 23:28
CICR – Communiqué de presse n° 17 / 82
CICR – Communiqué de presse n° 17 / 82

 

 

 
5 novembre 2017 


 

République centrafricaine : le CICR condamne le meurtre d’un de ses collaborateurs
 
 

Bangui / Genève (CICR) ­– Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est choqué et attristé par le meurtre d’un de ses collaborateurs en République centrafricaine. Youssouf Atteipe, chauffeur pour l’institution, a été tué samedi alors qu’il acheminait des secours vitaux aux victimes du conflit armé faisant rage dans le pays.

 

Youssouf a été tué par balle quand des assaillants non identifiés ont attaqué un convoi du CICR composé d’un camion et d’un quatre-quatre, semble-t-il pour le piller. L’incident a eu lieu à l’est de Kaga Bandoro, dans le centre-nord du pays. Youssouf circulait dans un véhicule arborant clairement l’emblème de la croix rouge.

 

« Nous sommes consternés et bouleversés par le meurtre de notre collègue Youssouf, qui illustre à nouveau un manque flagrant de respect pour la vie humaine », déplore Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR à Bangui. « Le fait que cette attaque ait eu lieu alors que notre collègue convoyait des articles d’assistance destinés aux victimes du conflit en République centrafricaine rend cet acte encore plus tragique et inacceptable. »

 

Youssouf avait rejoint le CICR en février 2013. Il était marié et père de sept enfants.

 

Les violences en République centrafricaine s’intensifient depuis un an et font de nombreuses victimes parmi la population civile. Le CICR appelle toutes les parties au conflit à respecter les civils et à veiller à ce que les travailleurs humanitaires puissent accomplir leur mission. Le CICR a lancé cette année une campagne publique pour rappeler à chacun que ses collaborateurs sont des travailleurs humanitaires dont le seul but est d’alléger les souffrances des victimes de la guerre.

 

Nous répétons aujourd’hui le message de cette campagne : nous ne sommes #PasUneCible.

 

Informations complémentaires : 
Sylvie Pellet, CICR Bangui, tél. : +236 75 64 3007/72 66 8881
Matt Clancy, attaché de presse du CICR de permanence, tél. : +41 79 574 1554
 
 
 
 

Un humanitaire tué dans le nord de la Centrafrique

 

Un travailleur humanitaire centrafricain a été tué samedi dans des circonstances indéterminées à l'est de Kaga Bandoro, dans le nord de la Centrafrique, a annoncé dimanche le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

"Nous sommes consternés et bouleversés par le meurtre de notre collègue Youssouf, qui illustre à nouveau un manque flagrant de respect pour la vie humaine", a dit Jean-François Sangsue, chef du CICR à Bangui, dans un communiqué.

 

"Le fait que cette attaque ait eu lieu alors que notre collègue convoyait des articles d'assistance destinés aux victimes du conflit en République centrafricaine rend cet acte encore plus tragique et inacceptable", ajoute-t-il, indiquant que l'humanitaire était chauffeur, père de sept enfants et travaillait pour le CICR depuis 2013.

 

Selon des sources de l'ONU, des combats dans la zone auraient opposé des combattants antibalaka (antimachette), milices autoproclamées d'"autodéfense", à deux factions de l'ancienne coalition de la Séléka, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

 

Le CICR martèle, comme d'autres ONG le font régulièrement en Centrafrique, que les humanitaires ne sont "pas une cible" et demande à "toutes les parties au conflit (de) respecter les civils et à veiller à ce que les travailleurs humanitaires puissent accomplir leur mission".

 

"Cet acte de violence est intolérable en ce qu'il prive également des milliers de personnes dans le besoin d'une assistance vitale", a déclaré dans un autre communiqué la coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Najat Rochdi.

 

Depuis le début de l'année, 13 membres d'ONG ont perdu la vie en Centrafrique, faisant du pays le plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires.

 

La Centrafrique peine à sortir du conflit qui a commencé en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par l'ex-rébellion de la Séléka, entraînant une contre-offensive des milices antibalaka.

 

L'intervention armée de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca depuis 2014, quelque 12.500 hommes dont 10.000 Casques bleus) a réduit considérablement les violences, qui ont repris en intensité depuis le départ de la force française Sangaris.

 

Des groupes armés s'affrontent désormais pour le contrôle des richesses (diamants, or, bétail,) dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde.

 

Avec AFP

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 23:32

 

 

 

Centrafrique : des groupes armés se fondent dans un nouveau mouvement dit "pacifiste"

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 05-11-2017

 

Deux ailes des antibalaka, la coordination dite "Ngaïssona" et celle appelée "Mokom" se sont mis d'accords pour constituer un mouvement dit "pacifiste" qu'ils ont dénommé "Leaders combattants d'autodéfense pour la résistance (LCADRE)", a appris samedi Xinhua auprès de l'un des réputés chefs, Thierry Lébéné.

 

D'après M. Lébéné, "ce mouvement pacifiste a pour objectif de sensibiliser les autres ex-combattants à mettre un terme aux hostilités en République centrafricaine (RCA), en déposant les armes, en participant et en facilitant le dialogue entre les groupes armés et en faisant la promotion de la cohésion sociale et du vivre ensemble".

 

Tout en émettant le vœu d'étendre cette initiative dans les autres villes centrafricaines, il a annoncé que les deux ailes des antibalaka sont en de bons termes avec les ex-séléka du Km5 d'obédience musulmane qu'il félicite pour les efforts qu'ils déploient dans le but de rétablir l'ordre, la sécurité et la paix dans cette partie de l'agglomération du 3ème arrondissement de Bangui.

 

En octobre dernier, le célèbre chef des groupes d'autodéfense du Km5, Niméry Matar, alias "Force", s'était présenté au Premier ministre centrafricain Simplice-Mathieu Sarandji pour lui faire part de ce qu'il renonce officiellement à tout ce qui lui est reproché, à savoir le gangstérisme au Km5.

 

Pour montrer sa bonne foi et sa collaboration avec les forces de sécurité intérieure, désormais, M. Matar et ses hommes s'emploient à traquer les malfaiteurs du secteur qu'ils mettent immédiatement à la disposition de la police.

 

Au cours d'un témoignage, le porte-parole de la communauté musulmane du Km5, Abdouraman Bornou a évoqué les cas des braqueurs et voleurs fieffés de motocyclettes que les hommes de "Force" ont arrêtés.

 

Ce n'est pas la première fois que des leaders des groupes armés font marche-arrière, ces derniers temps. L'initiative d'une mission parlementaire visant à réconcilier des groupes armés rivaux dans la ville centrafricaine de Bria (centre-nord) a fait tâche d'huile.

 

Abdoulaye Hissène, l'un des chefs rebelles d'une des factions ex-séléka, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourrédine Adam, avait pris son bâton de pèlerin pour tenter de faire le prophète de la paix tant dans la préfecture de la Haute Kotto (centre-nord) que dans celle de la Ouaka (centre).

 

Dans la préfecture de la Ouaka, notamment dans la ville centrafricaine d'Ippy (centre-nord), Gaétan Boadé, chef d'une entité des autodéfenses et leader du mouvement armé Rassemblement des républicains (RDR), pourtant hostile à la réconciliation entre M. Hissène et Ali Darass, le chef peulh de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), a finalement accepté de signer, le 9 octobre dernier, avec ses ennemis d'hier, un accord de paix (RDR-UPC-FPRC).

 

Tout comme Abdoulaye Hissène, Gaétan Boadé se dit disposé à parcourir toutes les localités centrafricaines où sévissent encore les groupes armés et leur proclamer le message de la libre circulation des personnes et des biens, la cessation des hostilités, en un mot la paix.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : 1.750 victimes d'une inondation reçoivent de l'aide humanitaire

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 05-11-2017

 

Un total de 1.750 victimes d'une inondation en août dernier dans la ville centrafricaine de Kouango (centre-sud) viennent de recevoir de la Croix rouge centrafricaine (CRCA) des kits comprenant du bois de construction, des outils de couchage, nattes et moustiquaires imprégnés, et des instruments de cuisine, a appris samedi Xinhua auprès de ladite organisation.

 

D'après le chef de la gestion des catastrophes au CRCA, Jean-Moïse Modessi-Waguédo, les pluies diluviennes d'août dernier ont occasionné une inondation aux conséquences très dommageables : pollution des points d'eau potable, destruction des latrines et effondrement de maisons d'habitation. Cette situation, selon lui, a contraint "certaines victimes à se retrouver dans des familles d'accueil ou à se rétracter carrément dans les champs.

 

Les députés de la circonscription de Kouango, Sylvain Marandji et Davy Victorien Yama, ont été les premiers à tirer sur la sonnette d'alarme en ce qui concerne la dégradation de la situation humanitaire de leurs électeurs. Ensuite, la CRCA s'est intéressée au dossier. A son tour, elle a fait un plaidoyer auprès de la Fédération internationale de la Croix rouge (FICR), qui a accepté de soutenir l'assistance aux victimes.

 

En plus des kits déjà indiqués, les volontaires de la Croix rouge locale de Kouango vont être formés, pour qu'ils soient en mesure de sensibiliser sur la promotion de l'hygiène en cas de catastrophe. Ils apprendront, en outre, les techniques de désinfection d'eau et de latrines et la construction des canaux d'évacuation des eaux de ruissellement. Du matériel d'assainissement va par ailleurs être remis au comité local de la Croix rouge pour entretenir la salubrité.

 

Kouango n'a pas été la seule localité centrafricaine à subir une inondation. Toujours en août dernier, presque tous les quartiers situés au nord-ouest de la capitale centrafricaine avaient été gagnés par une inondation. Même le village Yombo, à 27 kilomètres à l'est de Bangui n'avait pas été épargné.

 

Le bilan de l'inondation à Yombo, établi par le Projet d'appui au retour et à la réintégration en RCA (PARET/RCA), une initiative du gouvernement pour accélérer le retour et l'installation des victimes de la crise, en partenariat avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), était de 527 ménages représentant 1.956 personnes sinistrés, 282 abris totalement détruits et 245 autres qui sont inondés et sur le point de s'écrouler.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Nouvelles nationales sur Xinhua
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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 22:48
Centrafrique: les combats continuent vers Batangafo (ONG)
Centrafrique: les combats continuent vers Batangafo (ONG)

 

 

 

04/11/17 (AFP)

 

De violents combats continuent de ravager la zone située entre Batangafo, Kamba Kota et Ouogo, dans la préfecture de l'Ouham dans le nord de la Centrafrique, annonce vendredi Médecins sans frontières (MSF).

 

Selon le communiqué de l'ONG, 21 combattants blessés par balle sont arrivés à moto mercredi 1er novembre au centre de santé de MSF dans la localité de Kabo (environ 60 km au nord de Batangafo).

 

Les combats entre groupes rivaux qui se sont déroulés fin octobre ont fait au moins 2 morts, selon des sources concordantes.

 

Depuis, les combats se sont poursuivis mais aucun bilan précis ne peut être établi, faute d'accès à la zone par les humanitaires et les forces de sécurité de l'ONU.

 

"Nos collègues qui travaillaient d'habitude sur ces axes (Batangafo - KambaKota - Ouogo) et avec qui nous sommes en contact, nous dépeignent des villages désertés, brûlés, des cadavres abandonnés, des postes de santé fermés, parfois pillés, des populations terrorisées en brousse...", explique Luz Linares, responsable MSF à Batangafo.

 

D'après des sources onusiennes, les combats ont opposé des combattants anti-balaka, milices auto-proclamées d'"autodéfense" au Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), l'une des factions de l'ancienne rébellion de la Séléka.

 

"La criminalité a augmenté et les acteurs humanitaires ont été contraints de limiter leurs mouvements et leurs actions alors que la population a besoin d’assistance", explique un responsable du bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU en Centrafrique (OCHA) joint par l'AFP.

 

Début septembre, Batangafo avait déjà connu une éruption de violences qui avaient fait six morts et privé 28.000 personnes d'aide humanitaire.

 

"Les événements du 7 septembre avaient occasionné le départ de la plupart des acteurs humanitaires de la zone", a précisé OCHA à l'AFP.

 

Fin juillet, Batangafo avait aussi été le théâtre de violences lorsque des affrontements entre des hommes non identifiés avaient fait 24 morts et provoqué la fuite d'habitants de la région.

 

La Centrafrique peine à sortir du conflit qui a commencé en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par l'ex rébellion de la Séléka, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka.

 

L'intervention armée de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca depuis 2014, quelque 12.500 hommes dont 10.000 Casques bleus) a réduit considérablement les violences, qui ont repris en intensité depuis le départ de la force française Sangaris.

 

Des groupes armés s'affrontent désormais pour le contrôle des richesses (diamants, or, bétail,) dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde.

 

 

 

RCA: appel de MSF pour accéder aux victimes des combats autour de Batangafo

 

Par RFI Publié le 04-11-2017 Modifié le 04-11-2017 à 19:57

 

En République centrafricaine (RCA), de nouveaux affrontements ont eu lieu dans la région de Batangafo, dans le nord du pays, entre membres du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), une branche de la Seleka, et des membres de groupes d'autodéfense. Une situation qui dure maintenant depuis près de trois semaines.

 

Aucun bilan, pour le moment, n’a été établi, mais plusieurs civils ont été blessés et beaucoup ne peuvent se rendre à l'hôpital, comme l’explique, à RFI, Caroline Ducarme, chef de mission de MSF Espagne.

 

« A l’hôpital de Batangafo, nous n’avons reçu que quatre blessés. Nous savons que c’étaient des blessés qui ont eu la chance de pouvoir marcher jusqu’à l’hôpital. Il faut savoir que les blessés qui sont arrivés ont fait un détour assez conséquent pour pouvoir accéder à cet hôpital. On a bien sûr, du coup, beaucoup de craintes par rapport au reste de la population, [des habitants, NDLR] qui, eux, n’ont pas réussi à faire tout ce détour ou qui restent bloqués de l’autre côté de la rive où les confits sont encore en cours », précise Caroline Ducarme.

 

« Notre inquiétude, c’est forcément pour les nombreux civils. Nous avons eu effectivement beaucoup de rapports de villages brûlés, de populations qui ont dû fuir tout l’axe, qui n’ont pas accès aux soins et qui sont, en ce moment, dans des champs, loin de tout hôpital et de toute structure sanitaire », a-t-elle ajouté avant de lancer un appel.

 

« On aimerait faire un appel à toutes les forces en présence sur Batangafo et sur les axes alentour pour laisser passer les civils, les malades ou les blessés, et pour laisser passer nos ambulances et nos équipes afin de pouvoir soutenir la population dans le besoin et pouvoir soigner les patients », a appelé Caroline Ducarme, chef de mission de MSF Espagne.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 13:27
Lu pour vous : La malnutrition n’épargne plus aucun pays dans le monde

 

 

 

 

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Audrey Garric


Une personne sur trois souffre de ce fléau, qu’il s’agisse de retard de croissance chez l’enfant ou de surpoids chez l’adulte.

 

Pour la première fois, la planète entière est confrontée à une crise de la malnutrition. Selon le rapport sur la nutrition mondiale 2017, publié samedi 4 novembre, la totalité des 140 pays étudiés est confrontée à au moins une des principales formes de ce fléau : le retard de croissance chez l’enfant, l’anémie chez la femme en âge de procréer et le surpoids chez l’adulte. Et 88 % sont lourdement touchés par deux ou trois de ces troubles.

 

Si rien n’est fait pour enrayer la tendance, aucun des dix-sept Objectifs de développement durable, adoptés fin 2015 par les Nations unies afin d’« éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous », ne sera atteint d’ici à 2030. En découlerait une menace pour le développement humain mondial. Voilà le constat très inquiétant livré par un panel d’experts internationaux indépendants dans la quatrième édition de cet état des lieux annuel, le plus complet sur le sujet.

 

Il y a d’abord les chiffres bruts, qui donnent le tournis. Dans le monde, 2 milliards de personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels, comme le fer, la vitamine A ou l’iode ; 155 millions d’enfants de moins de 5 ans (23 %) présentent un retard de croissance, essentiellement en Afrique et en Asie, et 52 millions d’entre eux sont atteints de maigreur extrême ; 1,9 milliard d’adultes sont en surpoids ou obèses (32 % des hommes, 40 % des femmes), de même que 41 millions d’enfants de moins de 5 ans. Au total, une personne sur trois souffre de malnutrition, qualifiée de « nouvelle norme » par les auteurs – qui se basent sur les données des agences de l’ONU et des pays.

 

815 millions de personnes ont faim

 

Mais ce sont aussi les tendances qui inquiètent. Les chiffres sur la faim dans le monde évoluent dans la mauvaise direction : aujourd’hui, 815 millions de personnes se couchent le ventre vide, un chiffre en augmentation par rapport aux 777 millions de personnes recensées en 2015, comme l’a dévoilé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture dans son rapport de septembre. En outre, 38 millions d’entre elles sont confrontées à une insécurité alimentaire grave au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud, au Yémen, en Ethiopie et au Kenya.

 

Le nombre d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition – responsable de près de la moitié des décès dans cette tranche d’âge – a certes diminué dans de nombreux pays, mais cette baisse n’est pas assez rapide pour atteindre l’objectif d’y mettre fin d’ici à 2030. Le nombre de femmes de 15 à 49 ans souffrant d’anémie a augmenté depuis 2012, pour atteindre 38 %, une pathologie qui entraîne des impacts à long terme sur la santé de la mère et de l’enfant.

 

Enfin, le surpoids et l’obésité sont en hausse quasiment partout, aussi bien dans les pays à fort revenu que dans les autres. Sur le continent nord-américain, un tiers des hommes et des femmes sont obèses, tandis que 10 millions d’enfants africains présentent une surcharge pondérale.

 

Echapper à la pauvreté

 

« Il est urgent de réagir à cet enjeu planétaire majeur, alerte Corinna Hawkes, la coprésidente du groupe d’experts à l’origine du rapport, qui dirige le Centre for Food Policy de l’université de Londres. Il s’agit dorénavant de lutter contre toutes les causes de malnutrition de manière intégrée. » La malnutrition coûte très cher – 10 % du PIB mondial. Mais, à l’inverse, chaque dollar investi offre un retour sur investissement de 16 dollars, indique le rapport.

 

Car une bonne alimentation soutient le développement économique. Les enfants qui mangent à leur faim et sainement ont 33 % de chances en plus d’échapper à la pauvreté à l’âge adulte. En raison d’un meilleur développement cognitif, ils enregistrent des performances scolaires supérieures, puis un taux de rémunération plus élevé. La nutrition est de ce fait corrélée à la hausse du PIB. « La prévalence du retard de croissance chez l’enfant diminue d’environ 3 % pour chaque tranche d’augmentation de 10 % du revenu par habitant », notent les auteurs.

 

Le système de santé s’avère également gagnant. Améliorer la nutrition permet de réduire les maladies chroniques d’origine nutritionnelle, qu’il s’agisse du diabète, des maladies cardio-vasculaires, de l’hypertension, mais aussi de plusieurs formes de cancer (de l’œsophage, du côlon, du rectum, des reins).

 

Approche multisectorielle

 

Que faire, alors, pour favoriser cet enjeu si essentiel ? Pour les experts, tous les leviers doivent être activés : assurer une production alimentaire durable, améliorer les infrastructures qui acheminent les aliments du champ à l’assiette pour réduire le gaspillage alimentaire (30 % de la nourriture produite) et le mauvais assainissement (responsable de 50 % des cas de sous-alimentation), encourager l’allaitement, s’appuyer sur des systèmes de santé plus efficaces, favoriser l’équité, notamment vis-à-vis des femmes, lutter contre la pauvreté et réduire les risques de conflits ou de catastrophes.

 

 « Nous devons mener des actions à double ou triple fonction. Par exemple, lutter à la fois contre la sous-alimentation et l’obésité implique de donner suffisamment de calories dans les cantines scolaires mais surtout de bonnes calories, explique Corinna Hawkes. Ou encore, favoriser l’accès à l’eau potable réduit les diarrhées et par conséquent le risque de sous-alimentation, tout en constituant une alternative aux boissons sucrées associées à la prise de poids. »

 

Pour lutter contre cette malnutrition, le Sénégal vient par exemple d’élaborer un plan quinquennal (2018-2022) qui fait intervenir douze ministères. « Il s’agit notamment de soutenir une agriculture familiale pour s’assurer que les ménages les plus vulnérables pourront produire, à partir de leur jardin, des aliments à haute valeur nutritive »détaille Abdoulaye Ka, coordinateur national de la cellule de lutte contre la malnutrition au Sénégal.

 

« Nous allons aussi intégrer des modules d’éducation nutritionnelle tout au long de la scolarité, poursuit l’expert, membre du comité qui a conseillé les auteurs du rapport. Au niveau du système de santé, les actions peuvent porter sur les consultations prénatales, pour assurer une bonne nutrition aux femmes enceintes et promouvoir l’espacement des naissances. Des services de proximité doivent également suivre la croissance des enfants en les pesant et en les mesurant tous les mois. » Coût du dispositif : 300 millions d’euros.

 

Financement insuffisant

 

C’est là que réside un défi majeur : dans le financement de ces mesures et le suivi des engagements. Or, ils s’avèrent insuffisants, selon le rapport. Les bailleurs de fonds ne consacrent que 0,5 % de l’aide publique au développement à la sous-alimentation, et 0,01 % à la lutte contre l’obésité et les maladies liées au régime alimentaire. Au total, 867 millions de dollars (746 millions d’euros) ont été alloués à la nutrition en 2015, huit fois moins que l’enveloppe qui serait nécessaire (70 milliards de dollars sur dix ans).

 

Le sommet mondial sur la nutrition qui se tient à Milan samedi 4 novembre a ainsi pour objectif de mettre davantage à contribution les gouvernements, les agences internationales, les fondations, les organisations de la société civile et du secteur privé. Ces acteurs devaient annoncer de nouveaux financements à hauteur de 640 millions de dollars, portant la somme totale à 3,4 milliards pour les prochaines années. Des promesses qu’il faudra ensuite honorer.


 http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/04/la-malnutrition-n-epargne-plus-aucun-pays-dans-le-monde_5210018_3244.html#EdMxYfATuWeDTELf.99

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 13:10

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 04-11-2017

 

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) est arrivé à un compromis avec les rebelles de la coalition ex-séléka ayant investi les camps militaires depuis la chute de François Bozizé en mars 2013 afin de les libérer pour qu'ils servent véritablement aux objectifs des Forces armées centrafricaines (FACA), a appris vendredi Xinhua d'une source proche du ministère de la Défense nationale.

 

Les camps militaires ciblés sont ceux du Bataillon de soutien et de service (BSS), du Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT) et de Béal, a précisé la ministre de la Défense nationale, Marie-Noëlle Koyara.

 

Le général Jean-Pierre Dolowaya, inspecteur des armées et président du comité des opérations de déguerpissement des ex-rebelles des camps militaires, a indiqué qu'il s'agit d'un programme qui concerne environ 1.000 ex-combattants, femmes et hommes, à qui seront remis à chacun d'eux la somme de 100.000 francs CFA à titre de mesure d'accompagnement. Après cela, ces ex-rebelles devront retourner à la vie civile en rejoignant les membres de leurs familles dans les quartiers.

 

Il a souligné qu'après l'opération de déguerpissement, qui a satisfait au moins la majeure partie des revendications des ex-rebelles, les différents camps vont permettre aux FACA de les réoccuper dans l'esprit du mandat qui est le leur.

 

Les négociations ayant abouti à l'opération de déguerpissement des camps militaires dans la capitale centrafricaine, Bangui, ont été menées par les ministères de la Défense nationale et des Affaires sociales, ainsi que la mission onusienne MINUSCA.

 

En renversant le régime de Bozizé en mars 2013, les rebelles de la coalition ex-séléka, sous la conduite de leur chef Michel Djotodja Am Non Droko, avaient investi puis annexé tous les camps militaires. Ils y sont restés jusqu'au moment de cette campagne de déguerpissement.

 

Au fur et à mesure que la tenson baisse en RCA, l'armée centrafricaine renaît de ses cendres. La mission de formation de l'Union européenne a déjà rendu disponibles deux bataillons des FACA. Un total de 144 militaires entièrement formés par la Guinée équatoriale venaient d'augmenter les effectifs. 202 autres sont encore en formation au Rwanda. D'autres pays africains, à l'exemple du Congo et de l'Afrique du Sud, sont disposés à leur emboîter le pas.

 

Lors de sa dernière visite en RCA, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a reconnu les limites des forces onusiennes de la MINUSCA quant au rétablissement de la paix et de l'autorité de l'Etat en RCA. Il s'alignait tacitement derrière le vœu du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra de voir les militaires nationaux se redéployer sur le terrain, ont fait remarquer des observateurs locaux.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Le gouvernement centrafricain lance l'opération de déguerpissement des ex-rebelles des camps militaires
Le gouvernement centrafricain lance l'opération de déguerpissement des ex-rebelles des camps militaires

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 12:50

 

 

 

 

    Un an après son accession à la Maison Blanche, il est triste de constater que Donald Trump a oublié qu’il a quitté les plateaux de télévision ( trash TV ) pour l’arène politique où les mots de modération, de pondération et d’éthique sont à la mode et même conseillés . Il se complait dans un style clivant et grossier qui déconsidère l’Amérique, surtout quand le Président de la plus grande puissance mondiale dit tout haut ce que pensent tout bas ses électeurs les plus racistes . Cela devient d’autant plus gênant que les sujets de préoccupation ne manquent pas ! En a t-il seulement conscience ? Heureusement que les Etats-Unis ont des institutions républicaines solides !

 

    Non content d’insulter le Président nord koréen Kim Jung Un, qu’il traite de « petite fusée » et qu’il menace à longueur de journée de pulvériser en hypothéquant l’équilibre mondial,

 

     Non seulement il ne se préoccupe pas de nommer les plus de mille fonctionnaires fédéraux indispensables à la bonne marche de son administration fédérale,

     Non seulement il change de collaborateurs et de conseillers comme des chemises,

     Non seulement il a usé de moyens retors pour parvenir à la Maison Blanche,

 

Mais il ajoute ce qui doit le disqualifier irrémédiablement : une détestation de cette partie de l’Amérique qui n’a pas voté pour lui : les Noirs, les Hispaniques, les femmes et les intellectuels . Ce faisant, il se définit lui-même en creux comme un raciste, un sexiste, un Redneck ( bouseux du Middle West de l’Amérique)…

 

    Il en est aujourd’hui à détricoter tout ce que son prédécesseur a patiemment réussi à mettre en place comme l’Obamacare ou les accords avec l’Iran qui ont stoppé nette la prolifération des armes atomiques . Sa détestation de l’Obamacare est d’ordre racialiste, puéril et idiot .

    Quelqu’un peut-il dire à ce Monsieur que les footballeurs noirs, idoles de toute la nation, qu’il suggère maladroitement aux propriétaires de virer ( you’re fired) sont les descendants d’hommes qui étaient en Amérique avant l’arrivée de son grand père, parti de son Allemagne natale ? Là aussi, il laisse parler son instinct au lieu de faire appel à sa raison . Que pense Monsieur Trump du Super Bowl où brillent ces « fils de p….. » comme il les appelle ? Insulter des mères innocentes, ce n’est pas joli ; mais quand cela vient d’un Président …

 

     Pour un Hispanique, aller en Californie, en Arizona, au Texas ou au Nouveau Mexique est un juste retour au bercail .

 

    Quant à l’Afrique, l’homme qui twitte plus vite que son ombre en parle comme d’une réserve où ses amis sont partis pour devenir riches . Ses propos tenus dans une réunion au sommet avec les chefs d’états africains disqualifient définitivement monsieur Trump . L’Afrique a besoin d’écoles, d’universités, de centres de recherches, de centres de soins, de crèches, de routes etc et non des amis de Trump assoiffés et surtout pressés de s’enrichir . Ce n’est parce que l’Afrique a soif qu’elle doit se jeter sur la première gourde venue ! Que Dieu préserve l’Afrique des amis de Donald Trump !

 

     Maintenant que les élections ont terminées, Monsieur Trump doit s’atteler à la tache et cesser de battre les tribunes pour faire plaisir à ses électeurs en se projetant déjà dans le futur . Drôle de Président !   

 

     En tant que Centrafricain, cet homme ( Donald Trump), qui a retiré le petit contingent de militaires américains implantés dans l’est de mon pays, avec pour mission de traquer Joseph Kony, le criminel le plus recherché de l’Afrique, ne m’intéresse pas du tout . De plus il n’y a plus d’ambassade américaine à Bangui, alors …

 

     Les dernières nouvelles en provenance de Washington laissent entrevoir que l’étau se resserre autour de Donald Trump . Cet homme n’a pas fini de nous surprendre . Wait and see .

 

                                    Le 4 Novembre 2017

 

                                    David KOULAYOM-MASSEYO .

DONALD TRUMP OU L’INSULTE COMME MODE DE GOUVERNEMENT par David KOULAYOM-MASSEYO

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