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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 23:13

 

 

APA publié le : 18/05/2015 à 11:52 UTC

 

Une campagne de sensibilisation et de mobilisation en faveur du civisme fiscal a démarré, lundi à Bangui, à l’initiative de la direction générale des impôts et domaines de la République centrafricaine, sur le thème:  « rebâtissons notre pays en payant correctement nos impôts et taxes ».L’opération de cinq jours (18-22 mai) a pour objectif d’amener les contribuables à  se plier volontairement au paiement de l’impôt sans l’utilisation des moyens coercitifs.

 

La crise militaro-politique qui a ravagé la Centrafrique quatre ans durant a impacter négativement les activités de nombreux opérateurs économiques dont certains ont même dû fuir le pays. Nombre de contribuables ont également perdu biens et matériel pendant cette période de crise.

 

Certains hommes d’affaires restés au pays ont cependant vu leurs affaires prospérer et la crise a même fait naitre une nouvelle race d’opérateurs économiques. Nombre d’entre eux ne s’acquittent pas encore spontanément de leurs obligations fiscales.

 

La campagne de sensibilisation lancée par la direction générale des impôts prévoit notamment des rencontres entre les fonctionnaires de cette administration, les notables des arrondissements et les représentants des contribuables, des émissions dans les médias et des visites dans les entreprises pour identifier les problèmes les empêchant de s’acquitter correctement du paiement de leurs impôts et taxes.

 

Copyright : © APA

 

Centrafrique : Campagne de sensibilisation au civisme fiscal
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 22:27

 

 

 

confidentiels - Par La rédaction de "Mondafrique" - Publié le 18 Mai, 2015

 

Les relations déjà très conflictuelles entre la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza et son homologue congolais Denis Sassou N’guesso ne sont pas près de s’améliorer avec la décision des autorités du pays de s’en prendre à Karim Meckassoua, protégé du médiateur de la crise en RCA. Venu à Bangui participer au Forum de réconciliation nationale qui s’est achevé le 11 mai, M. Meckassoua, plusieurs fois ministres dans les gouvernements de Bozizé, s’est vu retirer son passeport sur ordre du ministre centrafricain de la Sécurité publique, Nicaisse Samedi Karnou.

 

Ce dernier a refusé ce week-end de lui restituer son passeport sans aucune explication. Malgré l’insistance du président congolais Sassou, Mme Samba-Panza avait refusé en août 2014 de nommer Karim Meckassoua au poste de Premier ministre, lui préférant l'un de ses proches Mahamat Kamoun. Le chef de l’Etat congolais avait, en retour, organisé en avril dernier des pourparlers entre les anciens présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia à Nairobi sans y associer Samba-Panza et son gouvernement. La guerre Samba-Panza/Sassou continue !

 

© Source : mondafrique.com

 

Lu pour vous : Catherine Samba-Panza règle ses comptes avec Sassou
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 21:56

 

 

 

Le pape a assuré de sa visite les évêques centrafricains, actuellement en visite ad limina à Rome.

 

La Croix 18/5/15 - 15 H 38

 

Rien n’est encore officiel mais la promesse tient toujours, selon l’épiscopat centrafricain. Le pape François a réaffirmé son souhait de se rendre en Centrafrique en novembre prochain devant les évêques de ce pays reçus vendredi 15 mai au Vatican, où ils effectuent leur visite ad limina.

 

« Nous lui avons demandé de rester un peu plus longtemps que prévu », a rendu compte à La Croix l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, qui attend une visite de l’équipe de préparation des voyages du pape dans la capitale centrafricaine en juillet.

 

Engagé dans le pays avec des dirigeants d’autres confessions au sein d’une plate-forme interreligieuse pour la paix, Mgr Nzapalainga avait invité le pape François à la fin d’une audience hebdomadaire en octobre dernier.

 

Centrafrique et Ouganda à la fin de cette année

 

Dans sa conférence de presse au retour des Philippines, en janvier dernier, le pape avait affirmé qu’il espérait se rendre en Centrafrique et en Ouganda à la fin de cette année. « Le projet est d’aller en République centrafricaine et en Ouganda. Ces deux pays. Cette année », avait-il déclaré à la presse le 19 janvier : « Je crois que ce sera vers la fin de l’année, en ce qui concerne la période. Il faut que l’on tienne compte du temps, afin qu’il n’y ait pas de pluies, de mauvais temps. (…) Ces deux voyages sont envisagés pour cette année. »

 

« Eglise-mère »

 

Selon Mgr Nzapalainga, le pape a écouté avec attention, vendredi 15 mai, les évêques lui expliquant la situation toujours très tendue en République centrafricaine et leurs efforts pour y être une « Eglise-mère », qui « accueille et soigne tout le monde, y compris les non-chrétiens ».

 

La Centrafrique reste plongée dans le chaos depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d’une rébellion à dominante musulmane, la Séléka. Celle-ci a commis des exactions, dès son arrivée au pouvoir, contre les populations en majorité chrétiennes. En réaction, des milices d’autodéfense, les anti-balaka, se sont créées et s’en sont pris aux civils musulmans. Des forces militaires françaises et une force de l’Onu sont déployées dans le pays.

 

Plusieurs déplacements

 

Toujours d’après l’archevêque de Bangui, la visite du pape François pourra se dérouler indépendamment de la tenue d’élections législatives et présidentielle. Alors que ces scrutins devaient se tenir avant août 2015, ils ont été reportés à la fin de l’année.

 

La visite du pape ne figure cependant pas dans le texte rendu public que celui-ci a remis aux évêques.

 

Le pape François accomplit plusieurs grands voyages durant cette année 2015 : après l’Asie en janvier dernier (Sri Lanka et Philippines), il se rend à Sarajevo le 6 juin, puis en Amérique latine en juillet (Équateur, Bolivie et Paraguay), avant une visite à Cuba et aux États-Unis en septembre.

 

Sébastien Maillard (à Rome)

 

Les voyages à l’agenda du pape François

Lu pour vous : La Centrafrique attend le pape François en novembre 2015
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 21:06

 

 

 

Les Afriques 18-05-2015  En réunion à huis clos, lundi 18 mai à Luanda, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) se penchent sur la situation sécuritaire et humanitaire dans la sous-région. En ligne de mire, le Burundi, la RCA, la RDC, le Soudan du Sud…

 

La région des Grands Lacs traverse une situation assez critique. A la réunion de la CIRGL, qui se tient ce lundi 18 mai à Luanda, les chefs d’Etat et de gouvernement qui y participent ne vont pas chômer. José Eduardo dos Santos, président angolais, qui assume, depuis 2014, la présidence rotative de la CIRGL pour 2 ans, accueille ses pairs. 

 

L’ordre du jour porte sur les cas du Burundi, de la République centrafricaine (RCA), de la République démocratique du Congo (RDC) et du Soudan du Sud. Aussi, au cours des discussions qui se poursuivent, au moment où nous rédigeons ces quelques lignes, une attention particulière sera accordée aux questions liées à la menace du terrorisme dans la zone. Si, d’après nos informations, les présidents Joseph Kabila de la RDC et Salva Kir du Soudan du Sud doivent faire respectivement le point sur la sécurité et le désarmement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et un exposé sur la situation au Sud Soudan, la présence de Pierre Nkurunziza du Burundi, annoncée, reste hypothétique. En définitive, il sera remplacé par le vice-président burundais. 

 

Catherine Samba Panza, présidente de la RCA, et Uhuru Kenyatta, chef de l’Etat kenyan, sont invités à informer leurs homologues sur la situation sécuritaire dans leurs pays respectifs. A noter la présence de Denis Sassou Ngesso de la République du Congo et que le Jacob Zuma, président sud-africain, va y participer en tant qu'invité. 

 

Pour rappel, ce sommet des dirigeants de la CIRGL a été précédé de 3 réunions, notamment celle des chefs d'Etat-major des forces armées et des chefs d'Intelligence, des ministres de la Défense et des chefs de diplomatie. Aussi, la CIRGL a été créée, à la suite des conflits politiques qui ont marqué la région des Grands Lacs en 1994. Parmi les Etats membres : l’Angola, le Burundi, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la Zambie. 

 

Daouda MBaye, rédacteur en chef

Angola : Réunion de la CIRGL à Luanda, le sécuritaire au menu
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 15:11

 

 

 

Bangui (République centrafricaine), de nos envoyés spéciaux Timothée Boutry et Philippe de Poulpiquet | 18 Mai 2015, 07h46

 

Bangui : en patrouille avec les soldats français de l’opération Sangaris

 

Une carte de Bangui déployée devant lui, l'adjudant Christophe entame son briefing. « La situation générale est très calme dans le VI e arrondissement. La population est favorable à nos forces », récite le sous-officier devant la vingtaine de soldats du 1er régiment de tirailleurs d'Epinal (Vosges) qui s'apprête, en cette fin d'après-midi, à patrouiller dans le sud de la capitale à bord de trois imposants véhicules blindés du combat d'infanterie (VBCI).

 

« Des éléments antibalakas peuvent chercher à nous harceler, équipés d'armes légères et de grenades », prévient néanmoins l'adjudant. Ces derniers jours, les attaques sont moins dangereuses mais plus humiliantes : elles sont verbales.

Alors que l'orage du matin a recouvert les pistes défoncées de Bangui d'une couche de boue rouge, le convoi s'ébroue du camp M'Poko où vivent des milliers de réfugiés. Sur le bord de la route, des enfants en haillons agitent les bras et lèvent le pouce. Les premières insultes ne se font pas attendre. « Violeurs », hurle un homme lorsque le convoi traverse le quartier musulman de PK5. Goguenard, son voisin mime l'acte du coït avec ses doigts. Lunettes de soleil sur les yeux, fusil-mitrailleur à la main, le soldat chargé de surveiller l'arrière du blindé reste impassible.


Doigts d'honneur


De fait, pas vraiment de quoi s'alarmer. La mise en place de la patrouille à pied ne provoque aucune émotion particulière dans cette rue animée du quartier Fatima. L'adjudant Christophe instaure le dialogue avec les commerçants. Emeri s'épanche : « Les accusations sont graves, il faut que justice soit faite ! » Le ton reste très courtois.

Deux semaines après la révélation des accusations, c'est d'ailleurs le soulagement qui prédomine au sein du déploiement. « Avec une affaire de ce type, on pouvait craindre un embrasement, admet le colonel Cluzel. On a donc été extrêmement attentifs aux réactions. Heureusement, on n'a ressenti aucune animosité exacerbée et les sourires sont encore nombreux. » Sur le fond, l'officier ne cache pas son dégoût. « Si les faits sont avérés, il faut que les auteurs soient sanctionnés à la hauteur de leur gravité. Mais nous ressentons aussi une certaine injustice. Car si ces faits ont été commis, ils vont jeter une ombre sur le travail remarquable que les quelque 10 000 soldats qui se sont succédé ici ont effectué. »


Le soleil commence à décliner, l'odeur du feu de bois pour la préparation du repas remplace celle de la terre mouillée et le convoi poursuit son chemin. Un contact est établi avec un poste avancé des casques bleus de la Minusca, désormais largement déployés et en première ligne pour assurer la sécurité à Bangui. Sur le chemin du retour, quelques doigts d'honneur sont de sortie, mais la route s'effectue sans encombre.

Centrafrique : à Bangui, les patrouilles entre insultes et indifférence
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:38

 

 

 

http://www.diaspora-magazine.com   Lundi 18 Mai 2015 à 06:00

 

Diaspora Magazine/ Dans le but de promouvoir le développement du tourisme, des arts et de la culture en République centrafricaine, madame Mauricette Psimhis, chef de ce département a accordé une interview à Diaspora Magazine le 15 mai 2015 à son cabinet afin de présenter son programme.

 

Diaspora magazine : Vous venez d’être nommée ministre du Tourisme. Quelles sont vos premières impressions ?


Mauricette Psimhis : Ce ministère est un grand département avec trois secteurs : celui du Tourisme, des Arts et  de la Culture et enfin celui de l’Artisanat. Ce sont des domaines assez spécifiques qui sous tendent un peu l’économie de la RCA, notamment l’artisanat avec 4% du PIB. Donc, c’est quand même des secteurs importants. Cependant avec les crises que notre pays a connues ces derniers temps, le tourisme qui est une activité qui a besoin de sécurité a connu un frein du fait des crises militaro-politiques.

Quelles sont, aujourd’hui, les difficultés que rencontre votre département ?

C’est d’abord les difficultés que connait le pays. Sur le plan sécuritaire pour avoir des touristes, il faut avoir un pays calme. Un pays qui attire. A ce niveau là,  tant que la situation ne se sera pas calmée, on ne peut pas faire des projets d’envergure. Donc, aujourd’hui avec le gouvernement de la transition dirigé par le Premier ministre Mahamat Kamoun sous l’impulsion de son excellence madame la présidente Catherine Samba Panza, nous mettons en œuvre l’architecture de ce que sera notre département après la transition.


Donc, on met en place le cadre légal, on élabore les grandes lignes d’activités pour sortir les projets qui seront des projets types et des projets prioritaires afin de relancer les différents domaines du tourisme, des arts et de la culture ainsi que de l’artisanat sachant que la culture est transversale. Elle entre en ligne de compte dans la refondation de notre pays parce que la culture est une activité qui permet aux Centrafricains de renouer avec leur identité.

La plupart des sites touristiques ne fonctionnent plus. Des braconniers étrangers ont envahi notre territoire. Des dispositions sont-elles prises pour arrêter cette hémorragie ?

Oui. C’est surtout des dispositions sécuritaires. Depuis quelques temps les forces internationales présentes en République centrafricaine on été déployées sur tout le territoire. C’est déjà une première phase pour sécuriser le pays et les différents sites. Mais il n’y a pas que les sites. La première des choses, c’est d’abord de libérer les zones, rétablir l’autorité de l’Etat.  Une fois que l’autorité de l’Etat est rétablie, on peut maintenant commencer à envisager de sécuriser les sites touristiques et bien sûr, toutes les activités qui tournent autour du tourisme.

En quoi le Forum national de Bangui qui vient de s’achever peut-il être bénéfique au département que vous dirigez ?

Le Forum national de Bangui qui vient de s’achever, à mon sens, est porteur pour le département que nous avons parce que la crise ou la série des crises que nous avons connues trouvent sa source dans les difficultés et également dans le manque d’identité culturelle que les Centrafricains ressentent aujourd’hui. Donc, ce Forum était nécessaire pour que les Centrafricains se retrouvent pour parler et débattre des sujets qui leur sont chers et surtout qu’ils puissent essayer ensemble de refonder la nation en commençant d’abord par la culture et par l’identité du Centrafricain.

Le village artisanal que vous avez présenté au forum a créé une grande sensation. Peut –on envisager la pérennisation et l’extension de cette expérience au niveau des parcs nationaux ?
 
Effectivement, nous avons pris l’initiative de créer ce village culturel et nous avons été appuyée dans nos démarches par la présidente de la République parce qu’il fallait des endroits où les Centrafricains puissent se retrouver. Où ils puissent sentir qu’ils sont Centrafricains. Et pour cela, nous avons demandé à tous les artisans, les artistes et tous les compteurs de venir s’exprimer. Donc, beaucoup d’activités ont eu lieu : des  danses traditionnelles, des dégustations des mets de nos 16 préfectures qui se sont retrouvés.  C’est ce qui a créé cet engouement parce qu’à travers ce village, les Centrafricains ont vu quelle était leur culture et leurs racines. Je pense que l’engouement vient de là. Pour l’instant nous avons prévu une semaine. Cette semaine là s’était passée avec beaucoup de plaisirs pour les populations centrafricaines et pour nous également, parce que nous nous attendions à quelque chose mais pas ce succès et nous allons voir si nous pouvons la renouveler sur Bangui et ensuite quand le pays sera sécurisé, nous essayerons de l’étendre aux différentes provinces. Parce que l’artisanal qui est la culture de l’Ombella M’Poko n’est pas celle de la Vakaga, celle de la Lobaye ou celle de la Haute  Kotto. Ça serait bien que l’on puisse amener une caravane culturelle dans  les différentes régions pour enrichir notre manifestation déjà au niveau de la RCA et pour enfin l’exporter au niveau de l’étranger,  pourquoi pas !

Les relations entre les départements des Eaux et Forêts et le vôtre sont-elles au beau fixe ?

Oui. Nous travaillons en bonne intelligence surtout que nos domaines se chevauchent. Nous avons des sites comme celui de Bayanga qui se trouvent dans les fiefs des Eaux et Forêts et en général nous travaillons avec les services des Eaux et Forêts parce que nos domaines sont différents mais en rapport dans la mesure où ce sont des réserves d’animaux. Il faut développer l’activité de des Eaux et Forêts en bonne intelligence avec la faune et la flore. Donc, nous avons de très bonnes relations bien sûr.

Votre ministère n’est pas très connu du grand public. Avez-vous un plan de vulgarisation ?

Nous sommes en train de faire un plan d’action du ministère. Alors le ministère tel qu’il est aujourd’hui date de 2014. Celui de la Jeunesse et des Sports avait à l’époque la Culture et l’Artisanat qui étaient au Commerce. Donc, c’est une première fois d’avoir un grand ministère de ce type. Nous sommes en train de faire un plan d’action sectoriel, nous allons remonter dans un plan unique pour notre département et toujours sous le couvert du SRP qui est un espace créé  dans le cadre de la transition.  Nous avons un premier cadre réglementaire et nous essayons de faire une sorte de programme d’action générale. Dans ce cadre, nous avons prévu un plan de communication pour vulgariser tout ce qui concerne les activités des artisans et des artistes parce que qui dit artiste dit communication et également pour communiquer sur ce que nous faisons au niveau du touristique. Parce que si on veut avoir des touristes, il faut qu’ils sachent ce qui se fait en RCA. C’est donc nécessaire de communiquer là-dessus.

Votre dernier mot.

Je vous remercie d’avoir pensé à venir dans notre département pour nous poser cette série de questions. Je pense que nous sommes un département qui a beaucoup de choses à faire et à dire et nous avons notre rôle dans la refondation de la RCA. A mon avis, la culture est vectrice de paix et de cohésion sociale. Et je pense que nous avons un grand rôle à jouer.
 

Herve Serefio

 

Lu pour vous : Centrafrique: Mauricette Psimhis, ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture « Pour avoir des touristes, il nous faut un pays calme »
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:14

 

 

 

18/05/15 (APA)

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, M. Babacar Gaye, a exprimé son optimisme face aux efforts de paix déployés par toutes les parties au conflit en Centrafrique, sept jours après le forum national de réconciliation qui s’est déroulé à Bangui du 5 au 11 mai dernier.

 

A l'ouverture, dimanche à Libreville, d'une réunion sur les processus électoraux et la stabilité en Afrique centrale, M. Gaye a plaidé pour la ''mise en Å“uvre de toutes les résolutions du forum de Bangui'', afin de sortir la Centrafrique de l'instabilité qui prévaut dans ce pays depuis quatre ans.

 

Organisée par le Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), la réunion sur les processus électoraux et la stabilité en Afrique centrale, qui s'achève ce lundi, entre dans le cadre des actions de la diplomatie préventive, initiées par le représentant du secrétaire général des nations unies en Afrique centrale, chef du bureau de l'UNOCA, M. Abdoulaye Bathily.

 

Elle regroupe les envoyés spéciaux du secrétaire général de l'ONU, les directeurs régionaux et les coordonnateurs-résidents du système des Nations unies, les représentants et envoyés spéciaux du secrétaire général de l'ONU, les membres et les entités onusiennes basés hors de l'Afrique centrale avec lesquels l'UNOCA travaille sur des thématiques transversales ou des dossiers communs.

Centrafrique : le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU optimiste
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 12:34

 

       

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-05-18 09:39:46  Le Pape François a appelé les évêques centrafricains à apporter leur soutien au processus de transition en cours dans leur pays, à l’occasion de la traditionnelle rencontre annuelle dite Ad Limina, entre le Saint-Père et les prélats centrafricains.

''C'est dans la crise, les violences que l'on doit vivre la fraternité et l'amour'', a déclaré le souverain Pontife, dans le communiqué de presse ayant sanctionné sa rencontre, samedi dernier à  Rome, avec les évêques centrafricains.


''Si la crise perdure et que la réconciliation peine à  être réelle en Centrafrique, c'est que l'évangile n'a pas véritablement touché le coeur de la majorité des personnes'', indique le communiqué, ajoutant que le Pape a appelé les évêques centrafricains à  évangéliser dans la rigueur et en se montrant exemplaires dans leur conduite.

L'église catholique centrafricaine est très impliquée dans la résolution du conflit en Centrafrique, non seulement dans le soutien aux victimes à  travers des organisations humanitaires telles que Caritas ou Catholic relief service, mais également dans sa médiation en vue du dénouement de certains conflits locaux.

Le Président de la conférence épiscopale, l'Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, qui a coprésidé, avec le Pr Abdoulaye Bathily, le forum national de réconciliation qui s'est déroulé du 5 au 11 mai à  Bangui, s'est souvent permis le dénouement de certaines situations de crise telles que les prises d'otage, en plus de prodiguer des conseils aux autorités de la transition.


Personnalité très respectée dans le pays qui compte huit diocèses catholiques, Mgr Nzapalainga mis sur pied, avec d'autres personnalités religieuses, une plateforme religieuse pour la résolution du conflit centrafricain.




http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=824159#sthash.GFWNNgd0.dpuf

Centrafrique : Le Pape François appelle les évêques centrafricains à soutenir la Transition
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 12:20

 

 

A Bangui, au "Kilomètre 5", réconciliation et affaires vont de pair

18/05/15 (AFP)

 

"Réconcilions-nous" affirme une banderole à l'entrée du principal marché de Bangui, le "Kilomètre 5" où se sont réfugiés la plupart des musulmans de la capitale centrafricaine lors des violences inter-religieuses qui ont embrasé le pays en décembre 2013.

 

"Avant, le Kilomètre 5 c'était Fort Alamo", se souvient un spécialiste de la sécurité.

 

Victimes des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka qui ont assassiné des centaines d'entre eux, les musulmans de Bangui s'étaient retranchés dans ce quartier protégé par l'ex-rébellion Seleka qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d'en être chassé en décembre 2013, coup d'envoi des affrontements religieux.

 

"Le KM-5 est un des points les plus sécurisés de Bangui aujourd'hui", assure le ministre de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karnou, pour qui la zone était une priorité en raison de son importance économique.

 

Le quartier avec son immense marché est le poumon de la capitale. L'activité reprend peu à peu avec la pacification progressive du pays. Les clients se pressent désormais pour acheter manioc, épices, viande, riz, farine, sacs, lessive, casseroles, vêtements...

 

- Commissariats remis en service -

 

Deux commissariats, abandonnés pendant les événements, ont été remis en service en "colocation" avec les forces onusiennes de la Minusca, qui sillonnent en permanence le quartier.

 

"Comment ça va?", lancent des commerçants aux Casques bleus africains, armes en mains, installés sur les véhicules. Ceux-ci répondent par des gestes amicaux.

 

"J'apprécie les patrouilles de la Minusca. Ça rassure", affirme Adim Al-Khalil, 65 ans, vendeur d'huile de palme.

 

Les forces françaises de l'opération Sangaris circulent aussi. Mais, l'accueil n'est pas chaleureux. "Sangaris, qu'est ce que vous faites? Vous êtes venus baiser des enfants?", lance un jeune, en allusion aux accusations de viols sur mineurs dont font l'objet certains soldats français.

Une partie de la communauté musulmane reproche surtout à la France son intervention. Beaucoup estiment qu'elle a facilité les attaques contre les musulmans. "On n'aime pas les Français. Si encore la France était venue amicalement vers les musulmans, mais...", juge Adim Al-Khalil qui se plaint aussi du manque d'activité: "Le business ça va pas. Juste, chaque jour on mange, pas plus".

 

La réconciliation entre chrétiens et musulmans semble pourtant en bonne voie. Eloge Bouteh, un vendeur chrétien de cotons-tiges, et Ali Uche, commerçant musulman de boucles d'oreilles, sont voisins et amis.

 

"Mon grand frère, mon cousin et ma grand-mère sont morts pendant les événements, mais chrétiens et musulmans on est ensemble déjà. Avant on ne s'entendait pas bien, maintenant on commence à s'entendre. Pendant les événements, on a tous fui pour rentrer chez nous mais ça s'est calmé. Le gens circulent librement", dit Eloge.

 

Son compère Ali Uche a lui aussi "perdu beaucoup de membres de sa famille: mon père, ma mère, des enfants, des petits frères..." Il affirme se sentir "Centrafricain" au même titre qu'Eloge mais souligne: "Nous ne pouvons pas aller dans leurs quartiers. Si les musulmans vont chez les chrétiens, les chrétiens les tuent. Nous, ils viennent au KM-5 mais on ne les tue pas".

 

- chrétiens et musulmans, tous clients -

 

"Les chrétiens et musulmans, tout ca c'est mes clients mais aujourd'hui le marché est mort" par rapport à avant, conclut-il.

 

Romaric Omagele, un chauffeur de 19 ans, mange à une "chouatterie" (mouton ou chèvre grillés). "Ici c'est bon, c'est méchoui, c'est musulman! Moi je suis chrétien et je mange chez mon frère. C'est la politique qui nous a détournés".

 

"Je reviens du travail je fais le marché et je rentre à la maison c'est mon pays!", raconte Nadège, une enseignante chrétienne : "j'ai perdu mes parents, c'est le destin (...). On veut maintenant reconstruire notre pays. Là où je trouve le moins cher, j'achète".

 

Pourtant, malgré l'optimisme ambiant, de gros problèmes subsistent. Si le jour la situation est normale, la nuit tombée les habitants ne sortent plus de chez eux, selon plusieurs témoins.

 

L’approvisionnement du marché, qui dépend surtout du Cameroun voisin, est encore dépendant des convois encadrés par les forces onusiennes deux fois par semaine. Les camions ne peuvent circuler dans le pays sans risque d'être attaqués.

 

De source proche des commerçants, d'ex-rebelles les rackettent désormais exigeant 1000 FCFA (1,5 euro) par commerçant par semaine. Récemment, un boucher a été tué, apparemment parce qu'il refusait de payer, explique l'imam Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique.

 

"Avant, ils étaient les défenseurs et la population se réjouissait de leur présence, souligne-t-il, mais aujourd'hui ils prennent la population en otage".

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 11:53

 

 

http://www.20min.ch  18 mai 2015 10:16; 18.05.2015 11:15

 

 

L'émission «Sept à Huit» diffusée dimanche sur TF1 a retrouvé un enfant victime de violences sexuelles commises par des casques bleus, notamment français, en République centrafricaine.

 

L'affaire, révélée fin avril par le quotidien britannique «The Guardian», continue de faire grand bruit en République centrafricaine. Au moins 14 militaires français sont soupçonnés d'avoir échangé de la nourriture contre des faveurs sexuelles avec des enfants, entre décembre 2013 et mai 2014.

 

L'émission «Sept à Huit» a retrouvé un garçon de 10 ans qui a raconté son calvaire avec des mots crus. Alors qu'il déambulait dans la rue près de l'aéroport de Bangui, il a été interpellé par des soldats. «Ils m’ont dit qu’ils me donneraient des rations si je couchais avec eux. J’ai accepté», raconte-t-il, estimant avoir été violé à au moins dix reprises.

 

Fellation contre friandises

 

Le lieu était toujours le même, «un abri construit avec des sacs remplis de sable», l'endroit où les militaires dormaient, précise le gamin, qui résume tristement: «Quand j'avais faim, j'allais les voir.» L'enfant insiste aussi sur les menaces de mort proférées par les soldats afin qu'il ne parle pas des violences subies. «Ils m'ont dit: «Quand on te baise les fesses, il faut que tu ne le dises à personne.»

 

Ce garçon n'est pas la seule victime. A Bangui, l'ONU en a interrogé au moins six autres. Dans son édition du jour, «Le Parisien» affirme avoir retrouvé deux autres enfants victimes d'abus commis par les soldats des Nations Unies. Un dénommé Isidore, âgé de 9 ans, raconte comment un soldat «musclé, grand et blanc», qui surveillait un check-point vers l'aéroport, lui aurait proposé à plusieurs reprises de «sucer son bangala (ndlr: pénis en sango, la langue locale) contre des biscuits et des bonbons».


«Culture du silence»

 

Le général Roméo Dallaire, ex-commandant des forces de l'ONU au Rwanda, a dénoncé dimanche une «culture du silence» dans les missions de l'ONU et a recommandé de donner un plus grand rôle aux commandants des forces de l'ONU pour traiter directement de telles affaires. «Souvent, au lieu d'une enquête, on voit arriver un avion et un groupe de gens sont renvoyés dans leur pays», a-t-il expliqué.

 

Selon les procédures de l'ONU, il appartient aux pays d'origine des Casques bleus de traiter les accusations de crime et de les sanctionner, en vertu de leurs lois nationales. «Nous voulons absolument que justice soit faite», affirme de son côté Tony Banbury, un des responsables des opérations de maintien de la paix de l'ONU. «Mais les outils dont nous disposons sont très limités, nous ne pouvons pas mettre quelqu'un en prison ni le traîner devant un juge, nous dépendons des pays qui fournissent les troupes (ndlr: aux missions) ou des autorités nationales», explique-t-il.

 

Peut mieux faire

 

Un rapport interne publié le mois dernier indique que les accusations de violences sexuelles portées contre le personnel civil ou militaire de l'ONU sont en baisse, passant d'un maximum de 127 en 2007 à 51 l'an dernier. Mais pour Aids Free World, il faut tenir compte du fait qu'une accusation peut concerner cinq personnes ou plus.

 

Tout en soulignant une «nette amélioration depuis une dizaine d'années», le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric reconnaît que «c'est un des domaines où nous pouvons toujours faire mieux».

 

 

L'armée française joue son honneur en Centrafrique

 

18/05/15 (Le Parisien)

 

La justice a décidé d'accélérer l'enquête sur les viols présumés de garçons à Bangui par des soldats français. Sur place, les enfants confirment leurs accusations. Un terminal d'aéroport décati, une base militaire et un camp où s'entassent dans des conditions déplorables des milliers de Centrafricains. La « scène de crime » est aussi sordide que les faits dénoncés : selon une note confidentielle du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU, rédigée au printemps 2014 mais révélée il y a deux semaines, quatorze militaires français de l'opération Sangaris sont soupçonnés d'agressions sexuelles sur des petits garçons, en échange de rations de nourriture, entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Histoire d'un rapport

 

En décembre 2013, les combats entre les ex-rebelles musulmans Séléka et les milices chrétiennes antibalakas font rage. A Bangui, jusqu'à 100 000 civils fuyant massacres et pillages se réfugient près de l'aéroport M'Poko, à proximité des soldats français de la force Sangaris déployée le 5 décembre pour casser la spirale de violence. Alexis Nguitte, un instituteur installé dans le camp, s'inquiète du sort des enfants. « Pour mieux comprendre leur situation, on en a interrogé 300. Certains ont confié les avances dont ils avaient fait l'objet de la part de soldats pour obtenir de la nourriture, explique-t-il. J'ai donc fait un signalement courant mai 2014 à Première Urgence - Aide médicale internationale (PU-AMI), l'ONG qui coordonne la gestion du camp. »

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